

L’ÉDITORIAL DE CÉCILE VERDIER
Présidente de Christie’s France
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Présidente de Christie’s France
Christie’s a deux cent soixante ans ! Un anniver saire invite à regarder le chemin parcouru, mais surtout à mesurer la vitalité d’une vocation qui n’a jamais cessé d’animer notre maison. Depuis 1766, les œuvres circulent, passent de mains en lieux, de regards en récits. À travers ces mouvements, elles prolongent une histoire commune. Les accompagner dans ce passage, préserver leur mémoire et ouvrir de nouveaux dialogues demeure le cœur de notre engagement de pas seurs d’histoire, attachés à la transmission.
Ce numéro en porte l’esprit. Il revient sur les origines de Christie’s et l’inscrit dans la continuité des sensibilités qui façonnent aujourd’hui la scène française. À Paris comme en Europe, les projets que nous portons témoignent de la diver sité des collections que nous faisons rayonner, qu’il s’agisse du Fragonard issu de la collection Veil‑Picard, de l’élégance Art déco révélée par la collection Doux ou du raffinement du Château de Tournay. Les œuvres, de Matisse à Klee et aux Bonnard de la collection Claude Terrasse, dialoguent ici avec des voix contemporaines, de Riopelle aux artistes d’au jourd’hui, dont les créations se déploient dans ces pages. Cette diversité reflète la force d’un territoire artistique vivant, auquel Christie’s s’attache. Nous croyons que la circulation des œuvres crée des liens durables et éclaire notre rapport au temps et à la beauté. Le parcours récent du Zao Wou Ki ci contre, découvert dans le Sud Est avant de rejoindre Hong Kong, en offre une illustration et rappelle combien la France demeure un vivier d’œuvres que nous ouvrons à de nouveaux horizons. Cette conviction anime notre travail et inspire les projets que nous construisons, notamment en Moyen Orient, où nos équipes poursuivent un dialogue fécond avec des scènes en plein essor, fidèles à notre volonté d’en soutenir les transformations.
Je vous souhaite une belle lecture et j’espère que ces récits et ces découvertes vous inspireront tout autant qu’ils nous guident.
ZAO WOU-KI (ZHAO WUJI, 1920-2013) 01. 07. 75, 1975
Huile sur toile, 92 x 73 cm.
Estimation : 3 600 000 – 5 500 000 HKD 20th Century – Day Sale
Hong Kong • 28 mars 2026
En collaboration avec Pichon & Noudel-Deniau, commissaires-priseurs à Cannes.

« Ce numéro revient sur les origines de Christie’s et l’inscrit dans la continuité des sensibilités qui façonnent aujourd’hui la scène française. »
Cécile Verdier


EN COUVERTURE
PAUL KLEE (1879-1940)
Nördlich-Winterlich, 1923
Aquarelle sur papier contrecollé sur carton, 36,2 x 34 cm.
Estimation : 400 000 € - 600 000 €
Collection Radical Genius
Paris • 15 avril 2026
PAGE DE GAUCHE
BERTHE MORISOT (1841-1895)
Jeune fille cueillant des oranges, 1893 (détail)
Huile sur toile, 46 x 38 cm.
Estimation : 600 000 € - 800 000 €
20th/21st Century Art Evening Sale
Paris • 15 avril 2026
L’ACTUALITÉ DE CHRISTIE’S
6 Événement
1766 - 2026
Christie’s célèbre ses 260 ans
10 Les 25 ans de la galerie kreo
Un design exigeant
12 Vente
Le Paris de Mathilde Favier
LES TEMPS FORTS DU PRINTEMPS
16 La collection Veil-Picard
Restée secrète pendant 80 ans
20 La collection Barbier-Mueller
La bibliophilie, l’autre passion
21 La collection Nies
La face cachée de Marcel Nies
22 La collection Doux
Un panthéon intime de l’Art déco
24 La collection du château de Tournay
Le goût d’un amateur érudit
28 Nos ventes Luxe
30 Portfolio
Nos ventes d’art moderne et contemporain
CHRISTIE’S DANS LE MONDE
40 Louvre Abu Dhabi
Un musée universel
42 Développement
Christie’s regarde vers le Moyen Orient
44 Entretien avec Sultan Sooud Al Qassemi
CARNET CULTUREL
48 Expositions à Paris
Nos coups de cœur
50 Anniversaire
La galerie Larock Granoff a 100 ans !
52 Promenade avec…
Le Paris d’Alexis Maggiar
54 Expositions dans toute la France
Nos coups de cœur
56 Événement
Coup de projecteur sur la 61e biennale de Venise
ADJUGÉ !
58 À Paris
60 Dans le monde
CONTACTS
62 Paris
63 Régions & Europe
CALENDRIER
64 Nos ventes du printemps

Le nom de Christie’s est associé, depuis 1766, à l’excellence, aux records mondiaux, aux grands noms de l’histoire de l’art et aux grandes collections d’amateurs au goût exigeant. Une histoire toujours vivante grâce à trois piliers : expérience, expertise et confiance.
Deux cent soixante ans après sa pre mière vacation, la maison fondée par James Christie règne désormais sur un marché de l’art mondialisé.
De Londres à New York, de Hong Kong à Paris et Genève, Christie’s orchestre aujourd’hui des ventes dans plus de 80 domaines, des arts anciens aux NFT, avec 1 500 collaborateurs dont plus de 600 spécialistes. Ventes prestigieuses et records s’enchaînent. Les débuts étaient pourtant plus modestes…
L’aventure commence le 5 décembre 1766 à midi. James Christie (1730-1803), jeune commissaire‑ priseur de 36 ans, organise dans le quartier mondain de Pall Mall à Londres une vente de liquidation pour des biens ayant appartenu à un noble. Dans son pre mier catalogue figurent des bibelots, des bijoux, de la vaisselle, des armes à feu… mais aussi deux pots de chambre, une paire de draps et quatre fers à repasser. Très vite, ce « cabinet de curiosité commer cial » haut de gamme attire l’élite de son temps, de la vente des bijoux de la comtesse du Barry en 1795 à celle de la collection du duc de Buckingham en 1848, qui ne dura pas moins de 40 jours.
Dès lors, l’histoire de Christie’s sera jalonnée de vacations hors normes, qu’il s’agisse de battre le record absolu pour une œuvre d’art avec le Salvator Mundi de Léonard de Vinci (New York, 2017, 450 M$)
ou de disperser les collections privées les plus remar quables. Pour François Curiel, chairman Christie’s Europe & Moyen Orient, la longévité et le succès de la maison tiennent d’abord à trois mots clés : expé rience, expertise et confiance. « La grande évolution de la maison, qui était réputée pour le mobilier et les tableaux anciens, a été son ouverture aux arts des XXe et XXIe siècles grâce aux décisions avisées du mana gement et au recrutement des meilleurs experts dans ces nouveaux domaines », rappelle t il. L’inauguration d’une salle des ventes à New York en 1975, puis à Hong Kong en 1986, marque un tournant décisif dans l’internationalisation de la maison, qui sera renforcée en 2001 par son installation à Paris.
Cette stratégie d’expansion s’appuie sur un socle resté étonnamment stable : actionnariat patient, fidé lité des spécialistes, confiance des collectionneurs, capacité à épouser les mutations technologiques sans renier les rituels du marteau. Selon François Curiel, l’avenir passe par « une adaptation constante aux outils contemporains » et l’exploration de nouvelles places de marché comme aujourd’hui le Moyen Orient avec l’ouverture récente d’un bureau en Arabie saoudite. Pour lui, « l’essentiel est de continuer à être numéro un mondial grâce à l’excellente réputation de la maison, car à lui seul, le nom Christie’s est une forme de garantie, de sécurité et d’assurance. » Des valeurs intangibles, synonymes de réussite. l Carine Claude

THOMAS GAINSBOROUGH (1727-1788)
Portrait de James Christie (1730-1803) Commandé en 1778 par James Christie lui-même, et vendu aux enchères en 1927, ce portrait par Gainsborough saisit l’essence de celui qui reprit les rênes de l’entreprise familiale en 1803. Quelques années plus tard, il s’installe dans le prestigieux édifice de King Street en 1823, qui demeure aujourd’hui encore le siège historique de Christie’s, cœur londonien des grandes enchères.

1795 • Londres LES JOYAUX DE MADAME DU BARRY
La dispersion à Londres des bijoux de Madame du Barry marque la première vente de joaillerie chez Christie’s. À travers ces pierres chargées d’histoire, la Maison affirme déjà son rôle de passeur entre les cours européennes et les collectionneurs internationaux.

1990
VINCENT VAN GOGH
Portrait du Dr Gachet, 1890
82,5 millions de $
→ Record mondial à l’époque pour une œuvre impressionniste vendue aux enchères.
1882 • Londres LA VENTE HAMILTON PALACE
La remarquable collection de tableaux réunie par le 10e duc de Hamilton est dispersée au terme d’une vente qui s’étend sur 17 jours.
Onze œuvres sont acquises par la toute récente National Gallery de Londres.

2011 THE COLLECTION OF ELIZABETH TAYLOR
Collier La Peregrina
11,8 millions de $
→ Lot phare de la plus grande vente de bijoux jamais organisée par une maison de ventes.
1978 • Londres
La vente de la garde-robe de Chanel transforme la salle des ventes en scène historique. 1 500 personnes s’y pressent ; parmi les enchérisseurs figure le Victoria and Albert Museum. La mode entre au musée et dans l’histoire des grandes ventes.
Paris
Quatre jours de ventes, une ferveur mondiale, et la plus importante collection jamais dispersée en Europe. Parmi les lots phares, le fauteuil Dragons d’Eileen Gray s’impose comme une icône du design du XXe siècle et un symbole de cette dispersion exceptionnelle.


2017 LÉONARD DE VINCI
Salvator Mundi, 1499-1510
450 millions de $
→ RECORD ABSOLU D’UNE ŒUVRE VENDUE AUX ENCHÈRES.
2022 • New York VISIONARY: THE PAUL G. ALLEN COLLECTION
1,62 milliard de dollars, le record absolu pour une collection privée vendue aux enchères. Présentée à New York, cette collection exceptionnelle couvrait plus de 500 ans d’histoire de l’art, et marque avec Les Poseuses un nouveau record pour Georges Seurat, illustré en arrière-plan.

2022 ANDY WARHOL
Shot Sage Blue Marilyn, 1964 (Fondation Thomas et Doris Ammann)
195 millions de $
→ Record à l’époque pour une œuvre du XXe siècle vendue aux enchères.

À l’occasion des 25 ans de la galerie kreo, Christie’s célébrait avec une exposition cette enseigne parisienne, véritable laboratoire du design. La galerie s’est imposée grâce à une nouvelle approche, entre expérimentations et éditions limitées.
Il y a eu Montmartre dans les années 1920, Saint-Germaindes-Prés dans les années 1960… et puis le 13e arrondissement dans les années 1990. On l’oublie déjà, tant le petit cercle de galeries contemporaines, nichées rue Louise-Weiss et rue Duchefdelaville, a depuis pris les devants de la scène nationale et internationale. « Perrotin, Almine Rech, Air de Paris… Ces galeries amies étaient en voisinage direct. Le quartier formait une sorte de Soho à Paris », raconte Clara Krzentowski. La fille de Clémence et Didier Krzentowski, qui ont fondé en 1999 la galerie kreo, a rejoint l’enseigne familiale, qui entre-temps, avait vite grandi. Forte de son succès, la galerie déménage en 2008 au 31, rue Dauphine dans le 6e arrondissement, avant d’inaugurer en 2014 une seconde galerie dans le quartier huppé de Mayfair à Londres. Quinze ans après son ouverture, la galerie est devenue une référence dans
le secteur design, auquel elle « a introduit le principe d’éditions limitées de sculptures et de pièces de mobilier. La pratique était déjà courante dans le monde de l’art, mais pas dans le design, où l’on produisait soit en masse, soit des pièces uniques », explique Clara Krzentowski. Suivant la recette gagnante de huit modèles numérotés et signés, en plus des deux épreuves d’artiste, la galerie soutient la production de centaines de séries de jeunes talents, aujourd’hui des pointures : Ronan et Erwan Bouroullec, Pierre Charpin, Konstantin Grcic, Hella Jongerius, Jasper Morrison, Marc Newson…
Plus qu’un simple espace commercial, la galerie kreo est désormais connue et reconnue comme un véritable laboratoire. Un lieu d’expérimentation pour les créateurs, qui peuvent y aborder le design comme une pratique à la fois industrielle et artistique. « La recherche tient une place importante pour nous.


« La recherche tient une place importante pour nous. On donne les clefs à nos artistes pour qu’ils s’aventurent dans de nouvelles couleurs, matériaux, formes… »
Clara Krzentowski

On donne les clefs à nos artistes pour qu’ils s’aventurent dans de nouvelles couleurs, matériaux, formes… », note Clara Krzentowski. L’exposition chez Christie’s s’en est fait l’écho. Les 80 pièces réunies proviennent à la fois des archives et de la collection personnelle de la galerie – dont certaines éditions sont aujourd’hui épuisées – et de créations plus récentes, dont des exemplaires sont toujours disponibles à la galerie. Elles retracent ainsi le fil de son histoire et de ses chapitres marquants. »
Des pièces iconiques
Parmi les pièces de collection figure le fauteuil Zénith (1998) de Marc Newson, qui avait travaillé avec un carrossier d’Aston Martin pour créer le fauteuil en métal à la fois lisse et courbe.
Autre témoignage du tout début d’une carrière, la Black Light Triple (2007) des frères Bouroullec, qui fait l’effet d’un bouquet
de fleurs lumineuses tombant du plafond, réinvente l’idée d’un luminaire en une suspension sculpturale. La Frog Table (2009) de Hella Jongerius, une table entièrement en bois sur laquelle une grenouille géante rampe, brouille les lignes entre l’art et le design ; ou encore l’impressionnant banc luminaire Georges de Guillaume Bardet.
De nombreuses pièces de l’exposition ont été en outre présentées ou acquises par des musées, prouvant la notoriété et le nez fin de la galerie kreo, qui compte parmi sa clientèle fidèle des personnalités comme François Pinault, Azzedine Alaïa et pendant longtemps Karl Lagerfeld, dont la collection personnelle réunit non moins de 250 pièces kreo. l Jordane de Faÿ
Galerie kreo
31, rue Dauphine • 75006 Paris • 01 53 10 23 00 • galeriekreo.com
Christie’s dévoilait dans une exposition et une vente en ligne (du 26 janvier au 4 février) l’univers intime de Mathilde Favier, une figure de la scène de la mode internationale qui incarne à la fois l’élégance et le chic parisien.
Mathilde Favier voue une passion à sa ville comme elle l’explique : « J’ai eu la chance de vivre à New York, en Suisse et à Londres, mais lorsque je revenais à Paris, je ne faisais pas assez attention à ma ville, j’allais vite. Dès lors que je suis reve nue m’y installer, je me suis émerveillée de sa beauté, de son énergie, de son architecture et de sa lumière. Paris est une dame très majestueuse et raffinée. »
À la tête des relations publiques d’une grande maison de haute couture, Mathilde Favier incarne elle même l’élégance et se fait l’ambassadrice du chic parisien. Rapi dement, lorsqu’on lui demande de décrire à quoi res semble son Paris, elle parle d’emblée de sa famille et de ses amis qu’elle a mis à l’honneur dans son livre, Mathilde à Paris (2024). « C’est un peu grâce à eux que Paris est mon Paris. » En tête vient sa mère Françoise, puis ses sœurs, Pauline – créatrice de Bloom Paris – et Victoire – directrice artistique dans la mode –, son oncle, Gilles Dufour, et de nombreux amis parmi lesquels le décora teur Jacques Grange et le fondateur de la galerie du Passage, Pierre Passebon.
Grâce à Christie’s, elle a tourné une page en se sépa rant d’œuvres qui illustrent son goût éclectique, avec des signatures comme Claude et François Xavier Lalanne, Louis Cane, Mario Buccellati, Alice Gavalet ou encore Jean Dunand, JAR ou Boucheron. La vente a totalisé 1 171 575 €, avec des belles surprises comme Le Concert d’oiseaux de l’école flamande du XVIIe siècle – dans l’entourage de Franz Snyders – qui a triplé son estimation basse (190 500 €) ou le miroir Julie Hamisky, Les flots (44 550 €), qui a décroché un record mondial pour l’artiste.
« J’ai été sous le charme de l’approche innovante de Violaine d’Astorg et de Cécile Verdier qui, par ailleurs, m’a rejointe sur des œuvres de charité qui me tenaient à cœur et que je soutiens, notamment à l’Opéra comique. »
L’autre versant du Paris de Mathilde Favier. l Stéphanie Pioda

1. Mathilde Favier et Beatrice Borromeo Casiraghi
2. Tatiana de Nicolay
3. Mathilde Favier et Pierre Sauvage
4. Dominique van den Bosch et Olivier Gabet
5. Isabelle d’Ornano
6. Mathilde Favier, Hubert Barrère et Christine d’Ornano
7. Farida Khelfa, Mathilde Favier, Violaine d’Astorg et Nicolas Altmayer
8. Elie Top et Alexia Niedzielski


9. Charlotte di Calypso et Margherita Ruffo di Calabria
10. Nicolas Chaudun et Bénédicte Bonnet Saint Georges
11. Laurent Claquin et Rebecca de Ravenel
12. Vanessa Seward
13. Cécile Verdier et Ève Cazzani















Estimation : 100 000 € - 150 000 €
Collection Radical Genius
Paris • 15 avril 2026

La mythique collection Veil-Picard restée invisible depuis des décennies se dévoile chez Christie’s, révélant le goût raffiné et libertin du XVIIIe siècle français. Une merveille !
Directeurs de vente :
Pierre Étienne & Hélène Rihal
Il y a des œuvres que l’on cherche longtemps, que l’on désire même sans les avoir vues, dont on fantasme l’oubli et la disparition au point qu’elles en deviennent presque mythiques. Les œuvres de la collection Veil Picard sont de celles ci. Célébrées en leur temps lorsqu’elles ornaient le luxueux hôtel particulier d’Arthur Georges Veil Picard (1854-1944) – le « pre mier amateur de Paris » comme le surnommait le marchand de la Belle Époque René Gimpel –, sis au 63, rue de Courcelles. Elles étaient abondamment connues des historiens d’art grâce à la littérature des XIXe et XXe siècles, mais furent peu exposées depuis les années 1960, discrètement gardées dans la même famille depuis qu’Arthur Georges Veil Picard, entre 1900 et 1920, avait rassemblé ces trésors graphiques et peints du XVIIIe siècle, sans conseils ni avis exté rieurs. Un pur autodidacte, au goût infaillible. Il n’y a qu’à regarder ce délicieux Fragonard aux tons mor dorés, inspiré de la manière de Rembrandt, figurant une scène de famille, dite La Réconciliation, L’Heureuse famille ou Le Retour au logis (dont une étude préparatoire du visage de l’homme se trouve au musée André Malraux du Havre). On y admire la volupté de la composition qui se déploie dans une diagonale affectueuse non dénuée d’ambiguïté fri vole lorsqu’apparaît, au second plan, entre le couple, la tête presque effacée de la nourrice, tous les per sonnages se penchant vers le charmant couffin où l’enfant est sagement endormi. Tout aussi mutine et tendre, La Petite Coquette dite aussi La Lorgneuse, au visage penché et à l’œil malicieux.
Il semble que Jean Honoré Fragonard ait été le peintre préféré du collectionneur. De sa main, il pos sédait aussi de nombreux dessins, telle une Étude de trois têtes de chimères à la sanguine, à l’exquise spon tanéité. De sa collection proviennent également les deux peintures Renaud dans les jardins d’Armide et L’Étable, données au Louvre par ses descendants. C’est dire la qualité muséale des œuvres estampillées Veil Picard, bien souvent complétées par des prove nances antérieures tout aussi prestigieuses : François Walferdin (érudit qui participa à la redécouverte de Fragonard), Henri Didier, Georges Wildenstein, le comte de Pourtalès…
D’ailleurs, les nazis ne s’y trompèrent pas, embar quant l’ensemble et déportant l’amateur juif qui mourut en 1944. Les œuvres, heureusement, lui sur vécurent, restituées à la famille en 1946. La trentaine de lots de la vente est d’autant plus émouvante qu’elle éclaire le goût « pour la peinture française du XVIIIe siècle imprégnée de liberté et de spon tanéité, un style joyeux et festif tourné vers des scènes intimistes et confidentielles plutôt que vers des compositions mythologiques et religieuses », détaille Victoire Terlinden, spécialiste des maîtres anciens chez Christie’s. On s’at tarde sur un délicat pastel repré sentant l’épouse du peintre Hubert Robert par Marie‑Suzanne Roslin, une des rares femmes aca démiciennes des Lumières, à l’ins tar de Madame Vigée Le Brun, présente également avec le por trait à l’huile d’une jeune femme.
JEAN-HONORÉ
FRAGONARD (1732-1806) La Petite Coquette Huile sur panneau, 32 x 24 cm.
Estimation :
400 000 € - 600 000 €
Portrait d’Arthur Georges
Veil Picard par Giovanni Boldini


« Cette peinture du XVIIIe siècle est imprégnée de liberté et de spontanéité. »
Victoire Terlinden, spécialiste des maîtres anciens chez Christie’s
Les dentelles et les étoffes scintillent. Elles sont au diapason de l’élégance de cette collection, émaillée aussi d’œuvres de Louis Gabriel Moreau, dit l’Aîné, plus pittoresques, et de Jean‑Michel Moreau, dit Moreau le Jeune, illustrant par exemple les festivités données en l’honneur de la naissance du Dauphin, dont la minutie nous livre la silhouette de l’Hôtel de Ville ainsi que le feu d’artifice et les architectures éphémères construites pour l’occasion.
Mais le dessin le plus important reste la magni fique sanguine rehaussée à la pierre noire d’Antoine Watteau, « technique caractéristique de l’artiste. De plus, ici figure un de ses topos favoris, le croquis d’un acteur de la Commedia dell’arte, dont la pose fron tale évoque le fameux Pierrot du Louvre », souligne Hélène Rihal, directrice du département des dessins anciens chez Christie’s. Autre petite merveille, L’Académie particulière de Gabriel de Saint Aubin, dont le rendu presque pictural dessine avec ironie une séance d’un peintre avec son modèle dans une sphère privée, alors que les nus féminins étaient interdits à l’Académie. Deux peintures singulières et rares d’Hubert Robert, commandées à l’artiste par la célèbre salonnière Madame Geoffrin, couronnent cette atmosphère intimiste et feutrée.
Veil Picard, dont la fortune familiale ancrée à Besançon provenait de l’industrie textile, avait su la poursuivre en la développant dans la filière de la banque et des spiritueux. Sa merveilleuse collection, dont la qualité des œuvres frappe l’œil le plus averti, livre aujourd’hui un de ses plus beaux fragments, à travers lequel on peut déceler la personnalité du col lectionneur, si bien portraituré par son ami, le peintre Giovanni Boldini. l Julie Chaizemartin
Chefs-d’œuvre de la collection Veil-Picard Paris • 25 mars 2026
JEAN-HONORÉ FRAGONARD (1732-1806)
L’Heureuse Famille
Huile sur toile, 70 x 89 cm.
Estimation : 2 000 000 € - 3 000 000 €


Si le nom des Barbier-Mueller est associé aux arts extra-européens, Jean Paul Barbier-Mueller a toujours chéri des éditions originales de livres de la Renaissance comme l’illustre cette vente.

La Bibliothèque poétique Barbier Mueller occupe une place singulière au sein des vastes collections rassemblées par cette célèbre famille suisse férue d’art. Amoureux de poésie et de belles lettres dès son plus jeune âge, Jean Paul Barbier Mueller a constitué un ensemble excep tionnel consacré aux poètes français du XVIe siècle autour de la figure tutélaire de Ronsard et du groupe de la Pléiade.
Près de 1 000 ouvrages imprimés entre 1549 et 1630 ont été rassemblés au cours de quatre décen nies par cet érudit. L’œuvre d’une vie. « Jean Paul Barbier Mueller a patiemment construit une biblio thèque quasi exhaustive », explique Roxane Ricros, spécialiste au département des Livres rares et manus crits, et de préciser : « La bibliophilie traditionnelle est souvent centrée sur l’édition originale. Lui, au contraire, voulait pouvoir rassembler tous les textes de ces poètes, quelle que soit l’édition, pourvu qu’il s’agisse d’éditions anciennes. »
Quatrième et dernier volet de la dispersion inau gurée en 2021 chez Christie’s, la vente inclut de pré cieux unica, dont la première édition des œuvres complètes de Ronsard (1560). Autres raretés de la vacation : la licencieuse Muse folâtre, les Mélanges poétiques ou encore une lettre autographe du même

auteur. « Nous arrivons à la fin d’un cycle qui aura permis de montrer l’ampleur de cette entreprise. Cette ultime vente rend hommage à la passion litté raire d’un homme qui, au départ, s’intéressait aux textes avant de se convertir à la bibliophilie. Nous espérons que cette dernière vente permettra à ces livres de trouver des mains qui sauront, à leur tour, les défendre et les faire vivre », confie Roxane Ricros. l
Carine Claude
La Bibliothèque poétique de Jean Paul Barbier-Mueller Paris • 24 mars 2026
Marchand d’art asiatique réputé, Marcel Nies a constitué discrètement, avec sa femme, depuis les années 1970 une collection d’arts d’Afrique et d’Océanie unique que Christie’s met à l’encan le 26 mars.

Directeur de vente : Alexis Maggiar

«J’ai découvert les arts d’Afrique et d’Océa nie en 1963, lorsque mes parents, tous deux artistes, ont acquis leurs pre mières sculptures pour notre maison familiale », partage avec émotion Marcel Nies, marchand d’art asiatique réputé. « Mon parcours per sonnel de collectionneur a commencé peu de temps après, au début des années 1970, marqué par l’acquisition de ma première œuvre : un éléphant Igbo Izzi Wawa Ogbodo Enyi, que je possède et chéris encore aujourd’hui », poursuit il. Depuis, il partage cette passion secrète avec son épouse, Annick.
Au cœur de cette collection remarquable, des masques raffinés illustrent l’exigence et l’œil aiguisé de Marcel Nies. « Au fil des décen nies, il a constitué sa collection avec une rigueur extrême, privilégiant des œuvres d’une qualité exceptionnelle et d’une puissance formelle saisissante », observe Alexis Maggiar, directeur international des Arts d’Afrique et d’Océanie, et vice président de Christie’s France. Illustra tion avec l’icône de la vacation, une figure Fang similaire à celle conser vée au Saint Louis Art Museum (États Unis) qui s’impose comme un « exemple emblématique des canons classiques de cet art ». Puissance, sensibilité, force spirituelle suscitent naturellement l’admiration de cette œuvre parfaitement équilibrée.
Autre pilier de cette vente de 47 lots : la catégorie « Mains de maîtres » rassemble des œuvres attribuables à des artistes, dont un masque Bété du « maître de Gonaté » et une poulie du « maître de Bouaflé » ayant appartenu à Paul Guillaume. À noter également un couple de statues « Bulul » Ifugao des Philippines, « une rareté aux enchères », sorte de trait d’union entre les deux passions de ce grand marchand d’art d’Asie. l Carine Claude
Collection Nies
Paris • 26 mars 2026
Figure de reliquaire Fang,
Christie’s disperse fin mai une collection aussi rare que précieuse, demeurée à l’abri des regards pendant près de quarante ans. Réunie avec passion par Gérard et Marie-Hélène Doux, elle offre aujourd’hui au marché une redécouverte majeure de l’Art déco, portée par des signatures incontournables – Émile-Jacques Ruhlmann en tête – et des œuvres d’une qualité résolument muséale.
Directrice de vente : Agathe de Bazin
«Marie Hélène et Gérard Doux sont tombés sous le charme de l’Art déco au milieu des années 1980 et ont consti tué, au fil des années, une collection exceptionnelle pensée pour être habitée, regardée, vécue », explique Agathe de Bazin, direc trice du département Design chez Christie’s. Collec tionneurs discrets mais bien connus des connaisseurs et des professionnels, ils avaient tissé des relations étroites avec les galeristes historiques de l’Art déco et les maisons de vente.
Amateurs éclairés, ils disposaient d’une biblio thèque de référence et avaient imaginé l’aménage ment de leur appartement parisien comme un écrin Art déco. Dès l’entrée, les murs étaient habillés de marqueterie de paille, exécutée par Lison de Caunes, avant de dévoiler un salon et une salle à manger conçus comme de véritables period rooms La vente réunit tout ce qui fait la force des années 1920-1930 : audace formelle, raffinement des matières et virtuo sité des savoir faire. Émile Jacques Ruhlmann s’y impose naturellement comme le fil conducteur. Il illu mine la vente avec une rare suspension monumen tale modèle Vautheret en albâtre et bronze doré (esti mée 300 000 à 500 000 €), mais aussi avec une pièce iconique : le meuble d’appui Triplan (estimé 300 000 à 500 000 €), dont le modèle fut l’un des premiers exposés publiquement par Ruhlmann au Salon d’Automne de 1913, et qui se distingue par l’élégance de ses lignes et l’extrême qualité de son exécution mêlant placage de loupe d’Amboine et précieuse marqueterie d’ivoire. À travers l’œil exigeant et insa
tiable de Marie Hélène et Gérard Doux, la sélection déploie une vision transversale de l’Art déco et explore tous les champs de la création. De l’orfèvre rie sophistiquée de Puiforcat, aux spectaculaires tapis d’Ivan da Silva Bruhns, jusqu’à la porcelaine de la Manufacture de Sèvres, emblème de l’excellence du savoir faire français, chaque œuvre témoigne de l’in ventivité, du luxe et de la modernité de cette période d’exception.
Aux côtés d’autres figures majeures de l’Art déco, comme Armand Albert Rateau ou Jean Michel Frank, se dévoilent enfin des réalisations de Jean Dunand dont deux remarquables panneaux en stuc laqué, Les Vendanges et La Conquête du cheval, réductions originales des décors conçus pour le paquebot Normandie. « Ces œuvres illustrent l’épo pée des grands paquebots, vitrines du luxe et de la modernité des années 1930, qui ont offert aux plus grands créateurs de l’époque un terrain d’expression spectaculaire, contribuant à inscrire durablement l’Art déco sur la scène internationale », souligne la spécialiste. Chaque panneau est estimé entre 20 000 et 30 000 €.
Cette dispersion s’inscrit comme un prolonge ment naturel des célébrations du centenaire de l’Art déco et de l’Exposition internationale des arts déco ratifs et industriels modernes de 1925. Rare par son homogénéité, son caractère sensible et la grande qualité de ses œuvres, la collection Doux s’inscrit dans la lignée des plus importants ensembles appa rus sur le marché. l Stéphanie Pioda
Collection Marie-Hélène et Gérard Doux
Vente Design Paris • 26 mai

« Marie-Hélène et Gérard Doux sont tombés sous le charme de l’Art déco au milieu des années 1980 et ont constitué une collection exceptionnelle pensée pour être habitée, regardée, vécue. »
Agathe de Bazin, directrice du département Design chez Christie’s
Christie’s dévoile le riche ensemble d’arts décoratifs et la bibliothèque de ce château situé dans le canton de Genève, ayant, un temps, appartenu à Voltaire. Un ensemble exceptionnel d’un collectionneur éclairé.

Vue du château de Tournay à Pregny dans le canton de Genève, où Voltaire s’est installé le 25 décembre 1758 dans l’attente de la construction de son château de Fernay. Il a été restauré au début du XXe siècle par Alfred Baur, négociant et collectionneur d’art asiatique, puis en 2008 par le propriétaire actuel.
Directeurs de vente : Vincent Belloy & Hippolyte de la Féronnière
Selon Hippolyte de la Féronnière, respon sable du département mobilier européen de Christie’s, « il est assez rare d’avoir une col lection d’arts décoratifs classiques jumelée avec une collection de bibliophilie. Le pro priétaire actuel, qui a acquis ce château il y a un quart de siècle, l’a entièrement restauré pour y recevoir ses collections dans un écrin soigné et cohérent, avec une bibliothèque parfaitement intégrée au décor ». Soit un concentré du grand goût classique français.
Tapisseries, mobilier, objets d’art… Réuni entre les années 1960 et les années 1990, l’ensemble a été conçu dans l’esprit d’un amateur éclairé du XVIIIe siècle, conjuguant un goût très sûr pour les arts décoratifs français et une ouverture européenne ren voyant à l’aventure du Grand Tour italien, comme en témoigne un large groupe d’objets d’art en porphyre et montures de bronze doré, en vogue parmi les artistes et les gentilshommes des XVIIIe et XIXe siècles. Parmi les pièces phares de la vente figurent une paire d’encoignures de l’ébéniste Bernard Van Risen Burgh (BVRB) livrée pour le château de Bellevue, un paravent de la Savonnerie – dont un exemplaire simi laire se trouve au musée Nissim de Camondo –, un bureau plat d’époque Régence issu d’une collection
Torse d’Hercule Époque romaine, vers le IIe siècle après J. C., marbre, hauteur : 78 cm.
Estimation : 200 000 € - 3 00 000 €

« En représentant Hercule épuisé, enfin au repos, ce type iconographique offre un rare aperçu de son humanité. »
Hannah Solomon, directrice de l’Art classique et spécialiste d’Antiquité chez Christie’s
Rothschild, ainsi qu’une paire de fauteuils de l’époque
Louis XVI de Georges Jacob. Livrés en 1786 au Garde Meuble de la Couronne pour le cabinet inté rieur du roi à Fontainebleau, les fauteuils sont repro duits dans l’ouvrage de Pierre Verlet, Le mobilier royal français, et portent encore une étiquette ancienne mentionnant « Cabinet intérieur du roy à Fontainebleau ». Parfaitement documenté et doté d’une provenance prestigieuse, ce type de siège « intéresse particulièrement les collectionneurs », comme le précise le responsable du département.
« L’ensemble décoratif a été conçu dans l’esprit d’un amateur éclairé du XVIIIe siècle. »
L’ancrage voltairien entre en résonance avec la bibliothèque, où l’auteur occupe une place de choix avec plusieurs ensembles remarquables, notamment une série de 45 volumes de ses œuvres complètes, reliés en maroquin rouge de l’époque, aux armes de la tsarine Maria Feodorovna, épouse de Paul Ier de Russie, ou encore une édition monumentale dite « de Kehl » en 70 volumes, eux aussi reliés en maroquin rouge. « Il s’agit avant tout d’une bibliothèque de lit térature française, qui s’étend du XVIIe au XXe siècle, même si la vente mettra surtout l’accent sur les XVIIIe et XIXe siècles », précise Vincent Belloy, spécialiste au département Livres & Manuscrits.
Des provenances prestigieuses sont au menu de la vacation, avec des ouvrages aux armes du Dau phin, de Marie‑Antoinette, de la marquise de Pom padour, des filles de Louis XV – Madame Victoire, Madame Adélaïde, entre autres – ainsi qu’un bel ensemble de livres reliés pour l’impératrice Marie Louise, la seconde épouse de Napoléon. Le tout dans un excellent état de conservation. « Le collectionneur avait un goût très sûr et un œil extrêmement vif sur la condition des ouvrages, ce qui est un critère détermi nant pour les bibliophiles », ajoute Vincent Belloy. Une vente d’exception qui s’annonce comme une synthèse du grand goût bibliophilique et du raffinement au XVIIIe siècle. l Carine Claude
Collections du château de Tournay.
L’art en toutes lettres
Paris • 17 juin 2026 (Les Arts Décoratifs)
Paris • 18 juin 2026 (La Bibliothèque)


HANDBAGS: THE PARIS EDIT
DU 16 AU 26 JUIN

DIRECTRICE DE VENTE : LUCILE ANDREANI
JOAILLERIE PARIS
DU 15 AU 24 JUIN
DIRECTRICE DE VENTE : VIOLAINE D’ASTORG
CARTIER, BRACELET ART DÉCO
Aigues-marines, saphirs et diamants
Estimation : 20 000 – 30 000 €
HERMÈS, BIRKIN 30
Gris Perle Alligator PHW
Estimation : 35 000 – 40 000 €

PAIRE DE BOUCLES D’OREILLES
Perles fines et diamants, fin du XIXe siècle
Estimation : 26 000 – 35 000 €




Gooding Christie’s passe à la vitesse supérieure avec plus de 140 automobiles de collection signées Ferrari, RUF, Lamborghini, Avions Voisin, Mercedes-Benz et bien d’autres.
Le 15 avril, la collection Radical Genius impressionnera les amateurs avec un florilège de chefs-d’œuvre, parmi lesquels ce surprenant Turner orientaliste, l’extraordinaire Alfred Kubin ou l’émouvant dessin de Mondrian.
DIRECTEUR DE VENTE : ANTOINE LEBOUTEILLER

Study I for Broadway Boogie Woogie (recto) Sketch for a rectangle composition with color indications (verso), 1942 Fusain et estompe sur papier, 23,2 × 23,2 cm.
Estimation : 3 000 000 €5 000 000 €

Vue de Jérusalem
Aquarelle, 13,6 × 20,3 cm.
Estimation : 250 000 € - 350 000 €
Figur im Wind, 1902-1903
Pinceau et plume, encre et lavis sur papier, 27,6 x 22,2 cm.
Estimation : 450 000 € - 500 000 €

Rassemblée au cœur même de l’univers familial de Pierre Bonnard, la collection Claude Terrasse réunit un ensemble rare et complet d’œuvres témoignant de l’intimité créative du peintre. Alliant scènes domestiques, paysages lumineux et explorations graphiques, elle offre un panorama unique de la richesse artistique de Bonnard.
DIRECTRICE DE VENTE : VALÉRIE DIDIER
Étude pour le Nu à la baignoire, 1931
Gouache, aquarelle et graphite sur papier marouflé sur toile, 32,5 × 22,7 cm.
Estimation : 150 000 € - 200 000 €
Midi au jardin, 1946
Huile sur toile, 64,5 × 51,5 cm.
Estimation : 400 000 € - 600 000 €


sur papier
Cette collection embrasse toute la richesse du langage graphique de Matisse : des études de nus aux portraits délicats, des recherches décoratives aux dessins de danse, jusqu’aux motifs floraux et aux scènes baignées de lumière méditerranéenne. Parmi les œuvres phares, La Danse fait écho à celle conservée au musée d’Art Moderne de Paris.
DIRECTRICE DE VENTE : LOU CLINTON-CELINI
Étude de lys (recto et verso) Encre de Chine sur papier, 38,1 × 27,9 cm.
Estimation : 25 000 € - 35 000 € PARIS • DU 8 AU 17 AVRIL 2026


La Danse, 1935
Eau-forte en couleurs sur papier vélin d’Arches, 23,6 × 74 cm.
Estimation : 50 000 € - 70 000 €
Tête de jeune femme, 1946
Graphite sur papier, 42,5 × 32,4 cm.
Estimation : 35 000 € - 55 000 €

Après les trois collections des ventes 20/21 aura lieu la vente du soir rassemblent les chefs-d’œuvre de l’art d’après-guerre et contemporain, dont ce Riopelle qui est une belle surprise pour le marché, complétée par une sélection d’œuvres italiennes et cette sculpture d’Anish Kapoor.
DIRECTEUR DE VENTE : PAUL NYZAM

Sans titre, 2010
Acier inoxydable et résine, 230,2 × 230,2 × 43,8 cm.
Estimation : 400 000 € - 600 000 €


View beyond the Hudson River
(To Anita Pallenberg) Gigli d’acqua, 1964
Émail, graphite et pastel sur papier monté sur toile, diptyque, 127 × 254 cm.
Estimation : 200 000 € - 300 000 €



Inauguré le 8 novembre 2017, le

Alors que le Guggenheim Abu Dhabi prépare son inauguration, le Louvre Abu Dhabi, musée vétéran de l’île culturelle de Saadiyat, renforce son réseau institutionnel et son ancrage local-global.

JEWAD SELIM (1919-1961)
Alqailoula (La sieste), 1958
Huile sur toile, 68,8 × 101,8 cm.
À voir à l’exposition « Picasso – La figure »
I« Un lieu de rencontre et un centre névralgique de savoir pour les musées dans le monde et les professionnels de l’art. »
nauguré en grande pompe en 2017, le Louvre Abu Dhabi n’a pas failli aux attentes et aux promesses d’être « un musée universel, très rigou reux sur l’histoire de l’art, tout en narrant de façon accessible l’histoire de 10 000 ans d’humanité », explique son directeur, Manuel Rabaté [qui quittera ses fonctions le 31 mars 2026, voir encadré]. Plus d’un million de visiteurs viennent chaque année découvrir ses collections, traver sant les premiers villages néolithiques, les grands royaumes, les derniers empires, les religions, l’art contemporain… « La question clé du Louvre Abu Dhabi est celle du lien entre le local et le global. Abu Dhabi est un endroit bien particulier, qui s’y prête à merveille. Géographiquement et historique ment, le golfe Persique se trouve à la croisée des terres », note Manuel Rabaté. « Par rapport à Paris, on est ici proportionnellement beaucoup plus proches de l’Asie, de l’Océanie, de l’Afrique, tout en étant connectés à l’Europe, et capables de se projeter aux Amériques. C’est un coin d’équilibre du monde. » L’accord conclu entre le Louvre et la ville d’Abu Dhabi prévoyait une autono mie croissante du musée émirati. Si, au début, 70 % des œuvres exposées provenaient de prêts de Paris, le rapport est aujourd’hui inversé avec seulement 30 % en provenance de la France. Le Louvre Abu Dhabi est devenu « un lieu de rencontre et un centre névralgique de savoir pour les musées dans le monde et les professionnels de l’art », témoigne Manuel Rabaté. La liste des prêts obtenus par le musée pour ses expositions tempo raires et permanentes s’allonge de saison en saison. À l’entrée du parcours, les visiteurs sont ainsi en ce moment accueillis tête haute par un masque en or de la cité antique de Butuan (Xe XIIIe siècle) en provenance du musée Ayala aux Philippines, une célèbre tête colossale olmèque, pièce phare du musée d’Anthropologie de Xalapa à Mexico, et un buste monumental à deux têtes (vers 7 000) du site archéologique néolithique Ain Ghazal en Jordanie, acquis par le musée. Des œuvres où se croisent les chemins de l’humanité, et les regards émerveillés du public venu des quatre coins du monde. Les visiteurs pourront également admirer le Portrait du Docteur Boucard de Tamara de Lempicka (acquis chez Christie’s à Londres en mars 2025), tout comme l’ex position « Picasso – La figure », témoignant de la fascination de l’artiste pour la forme humaine. Avec une population composée à 90 % d’immigrés, Abu Dhabi est une ville monde : « Tous ces cercles d’identité et ces cultures se retrouvent, dans tous les sens du terme, au Louvre Abu Dhabi. Il ne s’agit pas d’abolir les différences, mais de ressentir le plaisir de les découvrir », conclut le directeur. l Jordane de Faÿ
« Picasso – La figure » Du 21 janvier au 31 mai 2026 • louvreabudhabi.ae

Directeur du Louvre Abu Dhabi
Diplômé de Sciences Po Paris et de HEC, Manuel Rabaté est passé par le Louvre et le Quai Branly avant de rejoindre le Louvre Abu Dhabi en 2008 en tant que de directeur financier. Il en a été à la tête de 2016 jusqu’au 31 mars 2026 ; il prendra ensuite la direction du Kiran Nadar Museum of Art (KNMA) à New Delhi.

Vingt ans après sa première implantation dans la région, Christie’s, véritable pionnière, continue de s’y enraciner durablement et favorablement, où les collectionneurs sont très actifs.

Lentement mais sûrement… et puis de plus en plus rapidement. Depuis son arrivée à Dubaï en 2005, Christie’s a cultivé un terreau fertile au Moyen Orient, où le marché local a connu une croissance économique et culturelle exponentielle en deux décennies. En témoigne l’arrivée de Sotheby’s à Dubaï, en 2017, et l’ouverture de plu sieurs institutions culturelles d’ampleur internatio nale, à l’instar du Louvre Abu Dhabi, aussi en 2017, et du futur Guggenheim Abu Dhabi en 2026. « La célébration des 20 ans de notre bureau à Dubaï a été festive. Les activités se sont largement accrues depuis, et 2024 a marqué un tournant important avec l’ouverture d’un deuxième bureau à Riyad et la nomination d’un directeur des affaires au Moyen Orient », explique le Tunisien Ridha Moumni, pré sident du bureau au Moyen Orient chez Christie’s. Outre l’élargissement du réseau de collection neurs de la maison dans la région, les ventes ont éga lement pris de l’ampleur quantitativement et quali tativement. « Nous sentons un engagement renforcé de nos clients fidèles, en parallèle de l’arrivée de nou veaux amateurs, notamment en Arabie saoudite, mais aussi à l’international. Tous nourrissent une forte appétence pour la scène artistique moderne et contemporaine, qui est très en vogue dans la région. Les collectionneurs n’achètent pas de manière locale, mais bien régionale : Irak, Liban, Syrie, Afrique du Nord, pays du Levant, pays du Golfe… », détaille Ridha Moumni.
De Londres à Dubaï
Cette politique de développement est renforcée par une stratégie globale, avec notamment deux ventes annuelles qu’organise Christie’s autour de l’art du Moyen Orient – l’une à Londres à l’automne, l’autre en ligne à Dubaï au printemps – connaissent un vif succès. En 2025, les enchères de Dubaï se sont conclues par un premier record avec 100 % des lots cédés, dont une belle sélection de toiles d’artistes femmes de renom telles que Samia Halaby, Etel Adnan, Helen Kahal, Huguette Caland, Tala Madani ou encore Tagreed Darghouth. À Londres, la maison poursuit son engagement pour la visibilité des artistes du monde arabe avec l’organisation depuis 2023 d’une exposition estivale à but non lucratif. Après une première exposition collective « Modern and Contemporary Art of the Arab World » en 2023 et une rétrospective de l’artiste contemporain saoudien Ahmed Mater en 2024, Christie’s mettait en lumière en 2025 l’œuvre du Syrien Marwan (1934-2016), figure phare de l’art arabe moderne, qui s’était exilé à Berlin à la fin des années 1950. L’exposition voyagera au printemps à Dubaï, du 12 au 22 avril, en parallèle d’Art Dubaï. L’immense talent du peintre se (re)découvrira au centre d’art Concrete. l Jordane de Faÿ

« UN
Professeur d’université et collectionneur d’art émirati, fondateur de la Barjeel Art Foundation, Sultan Sooud Al-Qassemi évoque l’expansion favorable de la scène institutionnelle des pays arabes. Sa collection de 2 000 œuvres sera bientôt exposée dans un nouveau musée à l’horizon de 2027.
La Barjeel Art Foundation aura bientôt un lieu propre. À quoi peut-on s’attendre ?
Après des années d’acquisitions et des dizaines d’ex positions aux Émirats et à l’international, nous enta mons enfin la construction d’un nouveau musée à Sharjah. Le bâtiment se déploiera sur environ 3 400 m², sur un seul étage, dans un style moderniste inspiré du patrimoine architectural historique de la ville. Il aura un design volontairement minimaliste pour mettre en valeur les œuvres.
Quelle place occupera-t-il dans l’écosystème culturel de la région ?
La scène artistique du monde arabe a connu un ful gurant développement ces dernières années. Il y a eu l’ouverture en 2010 du Mathaf – Arab Museum of Modern Art à Doha, la rénovation intégrale du musée Sursock à Beirut en 2023, et on attend, entre autres, l’inauguration prochaine du nouveau BeMA – Beirut Museum of Art. Ces lieux exposent chacun entre 100 et 300 toiles. La Barjeel Art Foundation, le premier et l’unique musée privé d’art arabe moderne, com plètera l’offre en présentant une collection perma nente de plus de 500 œuvres, d’artistes en partie méconnus ou inconnus du grand public et des professionnels.
Quels chefs-d’œuvre de la collection seront visibles ?
Les pièces maîtresses ne sont pas forcément les plus renommées ou les plus chères. Un de mes chevaux de bataille est la recherche et l’étude d’artistes
oubliés. Nous avons dans la collection beaucoup de talents dont la carrière fut très brève, ne durant que quatre ou cinq ans. Ce ne sont pas les artistes du monde arabe que l’on voit à la Tate, au MoMA ou au Centre Pompidou. Une de mes missions est de les redécouvrir, et de les faire découvrir. Il ne s’agit pas d’une révision de l’histoire de l’art arabe, mais de son étude approfondie. Ces œuvres seraient sinon invi sibles, ou négligées par d’autres musées. C’est là que nous intervenons, et c’est la recette secrète de la col lection. Je pourrais citer Mahmoud Said et Inji Efflatoun, mais il y a aussi Joséphine Bellamaa et Myriam Ben, moins connues.
Vous portez également une attention particulière aux artistes femmes… Depuis sept ans, j’œuvre, avec mes collègues Suheyla Takesh et Rémi Homs, à établir une parité dans la collection, aujourd’hui atteinte, dont le musée se fera l’écho. Notre objectif est de mettre en lumière les artistes femmes de l’art arabe moderne, bien trop souvent dans l’ombre. Les informations sont souvent lacunaires, et avec les années, les acquisitions se font plus rares. Je dois donc approfondir mes recherches, aller dans les coulisses, poser des questions, consul ter des catalogues des années 1960 pour découvrir qui était telle ou telle artiste, ce qu’elle est devenue, où se trouvent ses œuvres… Il y a un véritable travail d’investigation à mener pour parvenir à ces décou vertes, qui se poursuivent. l Propos recueillis par Ridha Moumni barjeelartfoundation.org
MAHMOUD SAID (1897-1964)
Girl in a Printed Dress, 1938, acquis chez Christie's à Londres en 2023 Huile sur toile, 81 x 55 cm.


« Renoir et l’amour – La modernité heureuse (1865-1885) » et « Renoir dessinateur »
Du 17 mars au 19 juillet
Musée d’Orsay • 75007 Paris • musee-orsay.fr
AUGUSTE RENOIR (1841-1919)
Le Pont des Arts, Paris, 1867-1868

Par Jordane de Faÿ

L’exposition explore les ténèbres, le crépuscule, le clair obscur à travers une sélection d’œuvres qui se dévoilent dans un jeu d’ombres et de lumières. Appartenant toutes à la Collection Pinault, les toiles, les installations et les photographies signées Bill Viola, Pierre Huyghe, Victor Man, Bruce Nauman, Yves Tanguy, Wolfgang Tillmans… interrogent notre perception et les notions de visible et d’invisible, où s’expriment la matérialité de la lumière et les zones d’ombre de l’inconscient.
« Clair-Obscur » Du 4 mars au 31 août 2, rue de Viarmes • 75001 Paris • pinaultcollection.com
Lorsque Matisse taille dans la couleur
Les années 1940 et 1950 sont marquées par la maladie autant que par une créativité radicale. À près de 80 ans, Matisse se réinvente avec la gouache découpée, un médium qui lui vaudra la création d’œuvres fameuses exceptionnellement réunies : la série des Intérieurs de Vence de 1947-1948, l’album Jazz, ainsi que les grandes figures en gouaches découpées de La Tristesse du roi, Zulma, La Danseuse créole et les célèbres Nus bleus
« Matisse – 1941–1954 » Du 24 mars au 26 juillet 17, avenue du Général Eisenhower • 75008 Paris • grandpalais.fr

Deux titans
Même puissance des corps en tension, même goût du non finito, même fascination pour l’antique. Le musée du Louvre réunit deux titans de la sculpture qui ont chacun marqué leur époque, Michel Ange et Rodin et qui, bien que quatre siècles les séparent, semblent si familiers. Une confrontation inédite où se révèlent continuités comme ruptures.
« Michel-Ange – Rodin. Corps vivants »
Du 15 avril au 20 juillet
Rue de Rivoli • 75001 Paris • www.louvre.fr
MICHEL-ANGE (1475-1564)
L’esclave mourant, 1513-1516 (à gauche)
AUGUSTE RODIN (1840-1917)
Adam, 1880-1881


Pour célébrer le centenaire de l’arrivée en France d’Alexander Calder et les cinquante ans de sa disparition, plusieurs expositions vont scander l’année, à commencer par la Fondation Louis Vuitton dès le mois d’avril. Plus de 300 œuvres font déambuler en majesté dans son univers lumineux, où le mouvement, le vent, la gravité et la légèreté se donnent tour à tour le change. À l’automne, rendez vous au château d’Azay le Rideau où l’artiste sera mis à l’honneur dans le cadre du festival AR(t]CHIPEL – grâce à un prêt du Centre Pompidou –, mais aussi à l’Atelier Calder à Saché.
« Calder – Rêver en équilibre »
Du 15 avril au 16 août • 8, avenue du Mahatma Gandhi 75116 Paris • fondationlouisvuitton.fr

Après avoir été mannequin et artiste surréaliste, Lee Miller (1907-1977) entame une carrière de pho tographe de mode et de correspondante de guerre accréditée par l’armée américaine. De ses débuts à New York aux années de conflit en Europe, en passant par son séjour en Égypte et sa vie à Londres, ses clichés retracent son parcours de vie singulier et sa carrière, du portrait au pay sage, et de la mode aux champs de bataille.
« Lee Miller » Du 10 avril au 2 août 11, avenue du Président Wilson • 75116 Paris mam.paris.fr
LEE MILLER (1907-1977)
Modèle Elizabeth Cowell porte un tailleur Digby Morton, Londres, 1941

ALEXANDER CALDER (1898-1976)
La Grande vitesse, 1969
La passion est le maître-mot qui anime Marc et Édouard Larock qu’ils ont hérité d’une figure forte, Katia Granoff. Ils poursuivent l’écriture d’une histoire familiale qui voit les maîtres du XXe siècle dialoguer avec les jeunes générations.
Katia Granoff (1895-1989) avait le regard franc, l’élégance naturelle et l’assurance d’avoir fait les bons choix, en l’occurrence, ceux qui l’ont amenée à devenir galeriste en 1924 et à soute nir des artistes comme Marc Chagall, Claude Monet ou Othon Friesz. « Ma grande tante est partie de Russie à la fin de la Révolution en 1917, elle s’est ins tallée à Berlin après avoir fait des études en Suisse, mais elle a rejoint sa sœur Rose à Paris en 1924 », raconte Marc Larock. « Rose, ma grand mère, était comme une éminence grise, toujours présente à la galerie quai Conti où toute la famille vivait. »
La liste des artistes que Katia a défendus impres sionne : Foujita, Vuillard, Bonnard, Chana Orloff, Volti mais aussi Jacqueline Marval, Dufy… Ce qui a permis la constitution d’un fonds important que les musées sollicitent aujourd’hui pour des expositions. Marc rappelle que lorsqu’il a reçu la Légion d’honneur début 2025, « les services du ministère de la Culture ont recensé plus de 1 000 prêts », dont des œuvres de Rebeyrolle, Calder, Mitchell, Hantaï, Monet,
Gauguin et pour les célébrations autour de Cézanne l’an dernier, un panneau de la décoration du Jas de Bouffan au musée Granet. Naturellement, « comme ils n’en ont pas, nous avons décidé de leur offrir », appuie Marc. « Nous avons été éduqués dans cette notion de partage culturel », conforte Édouard Larock, neveu de Marc qui a rejoint l’aventure fami liale avec son épouse Gabrielle.
Il n’est cependant pas question de rester ancré dans le passé mais bien d’avoir une vision pour cette galerie qui a plus de 100 ans. « On la voit comme un centre culturel. Mais un héritage ne s’entend que s’il y a de la nouveauté, c’est pourquoi nous faisons dia loguer des œuvres du fonds avec des jeunes artistes. Pour Katia, Chagall était son contemporain, nous espérons que nos jeunes artistes auront cette trajec toire », lance Édouard.
Illustration avec le face à face entre Olivier Gourvil et Amédée Ozenfant et l’exposition des œuvres de l’artiste sud africaine Diane Victor, der nière lauréate du prix de gravure Mario Avati. l Stéphanie Pioda

Katia Granoff à Cannes devant une œuvre de la série des Nymphéas, années 1970. « Si ma vie et mon activité ont pu servir le rayonnement de plus en plus intense de la peinture dans le monde, j’ai trouvé en elle un refuge, une délectation et une exaltation toujours renouvelées », écrit elle dans Histoire d’une galerie en 1949.
« Rendez-vous avec Amédée. Olivier Gourvil et Amédée Ozenfant »
Jusqu’au 28 mars 2026
« Diane Victor »
Du 9 avril au 30 mai 2026
Galerie Larock-Granoff 13, quai de Conti • 75006 Paris • larock-granoff.fr
« Diane Victor. Prix Mario Avati 2025 »
Du 2 avril au 30 mai 2026
Pavillon Comtesse de Caen • 23, quai de Conti 75006 Paris • academiedesbeauxarts.fr


Le directeur international du département d’Art d’Afrique et d’Océanie, et vice-président de Christie’s France, nous fait découvrir ses adresses favorites dans la capitale. Plongée dans le Paris d’un esthète.
Par Jordane de Faÿ
Un peu en vente, beaucoup dans son bureau et sur la route… et souvent au Serpent à Plume. « Lieu hybride dirigé par Alexander Rash, rare et surréaliste, le club est orné de véritables sculptures précolombiennes issues de la collection de Jean-Claude Binoche, propriétaire des lieux », témoigne Alexis Maggiar, que sa passion pour l’art accompagne et mène résolument partout.
Le spécialiste écume également les allées du Louvre, où la réouverture, début décembre, de l’ex-pavillon des Sessions, rebaptisé galerie des Cinq Continents et rénové grâce au soutien de Marc Ladreit de Lacharrière, a suscité « une grande émotion. C’est formidable d’admirer ces chefs-d’œuvre, qui me sont si chers, dans le plus grand musée du monde. C’est un lieu unique, où les cultures dialoguent véritablement face à face. »
Le Serpent à Plume 24, place des Vosges • 75003 Paris • serpentaplume.com
La galerie des Cinq Continents Musée du Louvre • louvre.fr

Alexis Maggiar garde cependant toujours un œil sur la création contempo raine. L’une de ses adresses de cœur pour faire le tour des jeunes talents est le centre Reiffers Art Initiatives, au 30, rue des Acacias, à deux pas de l’Étoile. Le lieu – qui accueille dans les années 1960 les grands noms de la photogra phie (Richard Avedon, Irving Penn, Peter Lindbergh…), avant de devenir le légendaire Studio Harcourt dans les années 1990 – a été relancé en 2014 par le collectionneur Paul Emmanuel Reiffers. Aujourd’hui, l’entrée au centre d’art se fait en beauté par La Façade aux acacias signée Daniel Buren. Après avoir franchi le pas de la porte, on y découvre le meilleur de l’émergence contem poraine, en dialogue avec « des artistes confirmés. C’est la force de ce lieu, qui mêle brillamment scènes nouvelles et établies. La dernière exposition de Miles Greenberg fut un choc », avance Alexis Maggiar.
Reiffers Art Initiatives 30, rue des Acacias 75017 Paris reiffersartinitiatives.com

Le Cherche Midi
22, rue du Cherche Midi 75006 Paris lecherchemidi.fr
Pour le vice président de Christie’s France, le voyage entre les époques se poursuit, à quelques pas de chez lui, dans le VIe arrondissement, au restaurant Le Cherche Midi. Institution parisienne, le lieu a appartenu pendant plus de quarante cinq ans aux fondateurs de la galerie Di Meo. Nello Di Meo nous a d’ailleurs récemment quittés. « C’est un morceau d’Italie, où la simplicité et la qualité des plats vous laissent sans voix. La véritable mozzarella de bufflonne, livrée chaque jeudi, offre un voyage inoubliable au cœur de la Campanie. » Pour le reconnaître parmi les tablées, il suffit de guetter une chemise col Mao, silhouette devenue signature. « Je ne porte que ça ! », sourit il. Le spécialiste achète toutes ses chemises chez Hollington, rue Racine. « Des vête ments à l’élégance détendue et intemporelle. »
Deux mots clés qui servent de fil rouge à toute promenade parisienne en compagnie d’Alexis Maggiar. l
Hollington 9, rue Racine • 75006 Paris • hollington.fr

Redécouverte de Louise Nevelson
Une personnalité hors normes que les habitants de Little Italy appelaient affectueusement « Mrs. N ». Louise Nevelson a construit un œuvre constitué d’as semblages de meubles glanés dans une New York en pleine mutation. Ses sculptures monumentales et monochromes prennent la forme d’autels, de portes magiques, de coffres forts secrets, de totems modernes… et composent de véritables « atmos phères » ou « environnements », comme l’artiste aimait à appeler ses expositions.
« Louise Nevelson – Mrs. N’s Palace »
Du 24 janvier au 31 août • 1, parvis des Droits de l’Homme • 57020 Metz • centrepompidou-metz.fr
Les Rencontres de la Photographie
Rendez vous incontournable des aficionados de la photo qui se retrouvent dès la semaine d’ouverture (du 6 au 12 juillet), les Rencontres de la Photographie 2026 s’annoncent riches d’une programmation fleuve : plus de 40 expositions dans 26 lieux, mettant notamment à l’honneur le continent africain. Coup de projecteur éga lement sur les photographes du bassin méditerranéen de la rive sud dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, aux côtés de figures majeures de la photographie et de talents émergents à découvrir.
Les Rencontres de la Photographie d’Arles
Du 6 juillet au 4 octobre • rencontres-arles.com
Semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles 2025.
NEVELSON (1899-1988) Dawn’s Presence II, 1969-1975


Après une rénovation complète de ses bâti ments et de son jardin de sculptures, le LaM rouvre ses portes le 20 février avec une exposition haute en couleur. Coorganisée avec le Centre Pompidou, elle plonge notre regard dans celui de Kandinsky : aux côtés d’une sélection de ses plus belles toiles, ses archives personnelles – jusqu’alors jamais montrées en France – permettent de décou vrir le peintre sous un autre jour.
« Kandinsky face aux images »
Du 20 février au 14 juin • 1, allée du Musée 59650 Villeneuve-d’Ascq • musee-lam.fr
VASSILY KANDINSKY (1866-1944) Tension en hauteur, 1924
Trois expositions pour la
Ce printemps, le MADD – musée des Arts Décoratifs et du Design fait peau neuve ! Le vaste chantier, qui se pour suit jusqu’en 2027, vise à relier en un unique ensemble architectural les deux bâtiments emblématiques de l’ins titution – l’hôtel particulier du XVIIIe siècle et l’ancienne prison municipale du XIXe siècle. Le 22 avril, une première étape est marquée avec la réouverture – pour laquelle Christie’s France est mécène – de trois espaces du musée et trois expositions qui inaugurent les lieux, dont une ode incontournable à l’art de la céramique.
« Céramiques – Corps sensibles »
Du 22 avril 2026 au 4 janvier 2028 • 39, rue Bouffard 33000 Bordeaux • madd-bordeaux.fr
« Morceaux choisis – Regard sur la collection de dessins de Jacques Sargos » Du 22 avril au 31 août 2026
« Pauline Deltour – Une apparente simplicité »
Du 22 avril au 21 septembre 2026
TAKAYUKI SAKIYAMA (NÉ EN 1958)
Sans titre, 2021. À admirer à l’exposition « Céramiques – Corps sensibles »


Le grand rendez-vous international de l’art contemporain est de retour !
L’artiste franco-marocaine Yto Barrada, connue pour son art engagé, y représentera la France avec un projet dévoilé à partir du 18 mars.
Après avoir fêté sa 60e édition en 2024 et ses 130 ans de naissance en 2025, la vétérane des biennales, loin de prendre un coup de vieux, entend bien se rajeunir. Sa 61e édition, qui se tiendra du 9 mai au 22 novembre 2026, marquera l’inauguration du pavillon national du Qatar – il n’y avait pas eu de nouveau pavillon national depuis 1996 ! – ainsi que le dévoilement du pavillon français, entièrement rénové après 15 mois de travaux. C’est à l’artiste franco marocaine Yto Barrada qu’est confié l’honneur de réinvestir le bâtiment, où celle ci promet d’ouvrir des portes grâce à son œuvre messagère. « Sa pratique multidisciplinaire fédère diverses com munautés artistiques et sociales en quête d’une nou velle utopie. Chercheuse iconoclaste, artiste totale et sans frontières, Yto Barrada transforme les canons du modernisme en un jardin pluriel. De Paris à Tanger, en passant par New York, elle dessine une cartogra
phie singulière qui recueille de nouvelles voix – invi sibles, fragiles, historiques ou oubliées – à trans mettre leurs récits », explique le jury chargé du choix de l’artiste, présidé par Claire Le Restif, directrice du Crédac – centre d’art contemporain d’Ivry.
Parmi les projets phares d’Yto Barrada figurent la fondation de la Cinémathèque de Tanger et du centre de recherche résidence The Mothership (le vais seau mère), construit autour d’un jardin de plantes tinctoriales, où s’entremêlent action écologique et pensée féministe. Ses œuvres, qui revêtent souvent un aspect participatif, traduisent un souci de la trans mission des savoir faire locaux, de la circulation de l’art et de la désobéissance sociale. Avec comme unique solution : le pouvoir pluriel du collectif et de l’acte collaboratif. l Jordane de Faÿ
Biennale d’art de Venise
Du 9 mai au 22 novembre 2026 • labiennale.org

« Lorna Simpson » et « Paulo Nazareth »
Punta della Dogana
Du 29 mars au 22 novembre
« Amar Kanwar » et « Michael Armitage »
Palazzo Grassi
Du 29 mars au 10 janvier 2027 pinaultcollection.com
Qui est Yto Barrada ?
Née en 1971 à Paris, Yto Barrada vit et travaille entre New York et Tanger. Elle a étudié l’histoire et les sciences politiques à la Sorbonne, puis la photographie à New York. Sa pratique multidis ciplinaire – installation, film, photographie, sculp ture, textile et édition – s’inscrit dans des projets au long cours permettant d’aborder de multiples questions socio économiques : les pédagogies alternatives, les politiques urbaines, le trafic inter national de fossiles de dinosaures, l’anthropologie coloniale, le panafricanisme… Ses œuvres font partie des plus grandes collections du monde, dont celles du Centre Pompidou, du MoMA, de la Tate Modern ou de la Collection Pinault.

3 293 000 €
CLAUDE LALANNE (1925-2019)
Choupatte, 2013
Pièce unique ; cuivre galvanisé et patiné, étain, 28 x 30 x 29 cm.
Vente du 26 novembre 2025

5 184 000 €
TÊTE FANG (GABON)
Hauteur : 30 cm.
Vente du 3 décembre 2025
18 375 000 €
YVES KLEIN (1928-1962)
California, (IKB 71), 1961
Pigment pur et résine synthétique sur toile montée sur panneau 196 x 421 cm.
Vente du 23 octobre 2025


BERTHE MORISOT (1841-1895)
La robe rose, 1894 Huile sur toile, 55,4 x 46,2 cm.

825 500 €
OSCAR WILDE (1854-1900)
Salomé, 1893
L’exemplaire d’Oscar Wilde, enluminé pour lui de dessins originaux à l’encre par ses amis Max Beerbohm et Charles Ricketts. Vente du 22 octobre 2025

LUCIO FONTANA (1899-1968)
Concetto Spaziale, Attesa, 1967 Peinture à l’eau sur toile, 47 x 38 cm. Vendu 693 000 € à Paris le 9 avril 2025

PAUL CÉZANNE (1839-1906)
Fillette au perroquet ou La fille au perroquet, vers 1860 Huile sur toile, 23 x 31 cm. Vendu 381 000 € à Paris le 24 octobre 2025

LE PHO (1907-2001)
Mère et enfant, vers 1960 Techniques mixtes sur soie, 35 x 21,9 cm. Vendu 44 100 € à Paris le 10 juin 2025

PATEK PHILIPPE
Bracelet montre, vers 1960 Or 18 carats, sertie de diamants, de saphirs et d’émeraudes, avec cadran caché. Vendu 95 250 CHF à Genève le 10 novembre 2025


44 335 000 $ (38 152 485 €)
DAVID HOCKNEY (NÉ EN 1937)
Christopher Isherwood et Don Bachardy, 1968
Acrylique sur toile, 212 x 303,5 cm. Vente du 17 novembre 2025
22 895 000 £ (26 377 330 €)
FABERGÉ
Œuf d’hiver impérial
décoré par Alma Theresia Pihl, Vente du 2 décembre 2025


673 100 CHF (724 195 €)
LACLOCHE FRÈRES
Bracelet exceptionnel Art déco Rubis, émeraude, onyx et diamants, 18 cm de long, 58 g. Vente du 11 novembre 2025

Hong Kong
FIGURINE IMPÉRIALE EN ALLIAGE DE CUIVRE DORÉ D’AVALOKITESHVARA
XIVe siècle







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+33 (0)4 67 47 28 00
Marambat – de Malafosse
Maître Xavier Marambat
Maître François de Malafosse contact@marambat malafosse.com
LIMOGES
Jeudi 5 mars
TOULOUSE
mardi 10 mars
LYON
+33 (0)5 61 12 52 02 Pour demander une estimation : Scannez ce QR code
mardi 17 mars
BORDEAUX
jeudi 26 mars
PÉRIGUEUX
mardi 1er avril
BERGERAC
mercredi 2 avril
LYON
jeudi 18 juin


24 MARS LA BIBLIOTHÈQUE POÉTIQUE DE JEAN PAUL BARBIER-MUELLER
25 MARS CHEFS-D’ŒUVRE DE LA COLLECTION VEIL-PICARD
25 MARS DESSINS ANCIENS ET TERRES CUITES
26 MARS MARCEL NIES ARTS D’AFRIQUE & D’OCÉANIE
DU 20 MARS AU 1er AVRIL COLLECTIONS ARTS DÉCORATIFS Vente en ligne
14 AVRIL DANS L’INTIMITÉ DE PIERRE BONNARD : COLLECTION CLAUDE TERRASSE
15 AVRIL RADICAL GENIUS
15 AVRIL 20TH/21ST CENTURY ART EVENING SALE
16 AVRIL ART CONTEMPORAIN
17 AVRIL ART IMPRESSIONNISTE & MODERNE
DU 8 AU 17 AVRIL ŒUVRES SUR PAPIER DE LA FONDATION PIERRE & TANA MATISSE
Vente en ligne
DU 13 AU 23 AVRIL ARTS D’AFRIQUE & D’OCÉANIE
Vente en ligne
26 MAI DESIGN PARTIE 1
27 MAI DESIGN PARTIE 2
DU 20 MAI AU 3 JUIN ART IMPRESSIONNISTE & MODERNE
Vente en ligne

HENRI MATISSE (1869-1954)
Couple romantique, 1931
Estimation : 40000 - 60 000 €
DU 20 MAI AU 3 JUIN ART CONTEMPORAIN
Vente en ligne
3 JUIN
ARTS D’AFRIQUE & D’OCÉANIE
10 JUIN ART D’ASIE
11 JUIN
MAÎTRES ANCIENS
PEINTURES & SCULPTURES
DU 29 MAI AU 12 JUIN MAÎTRES ANCIENS
PEINTURES & SCULPTURES
Vente en ligne
DU 29 MAI AU 12 JUIN ART D’ASIE
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JAN MASSYS (1509-1575) & ATELIER
Bethsabée au bain
Estimation : 80 000 - 120 000 € ➝ MAÎTRES ANCIENS, 11 juin


HERMÈS
Birkin 40 HAC Patchwork
Estimation : 28 000 - 32 000 €
➝ HANDBAGS ONLINE: THE PARIS EDIT, du 16 au 26 juin
17 JUIN COLLECTIONS
ARTS DÉCORATIFS
18 JUIN COLLECTIONS DU CHÂTEAU DE TOURNAY LA BIBLIOTHÈQUE
DU 15 AU 24 JUIN
JOAILLERIE, PARIS
Vente en ligne
DU 16 AU 26 JUIN HANDBAGS: THE PARIS EDIT
Vente en ligne
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Iconographie Marie Ophélie Tesson
Ont collaboré à ce numéro Carine Claude, Julie Chaizemartin, Jordane de Faÿ, Stéphanie Pioda
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Photo Credit: Jonathan Wilkinson P.63 © Hufton+Crow P.64 © Christie’s Images Limited / Courtesy Gerhard Richter P.65 © Juan Cruz Ibañez & Ezekiel Williams P.66 © Tony Fisher P.67 © Émilie Lebeuf

STATUE MONUMENTALE IMPÉRIALE EN BRONZE DORÉ D’UN MAÎTRE DE LA LIGNÉE DES KARMAPA
Chine, dynastie Ming, XVe siècle
Estimation : 800 000 - 1 200 000 €
➝ ART D’ASIE Christie’s Paris • 10 juin
