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Bulles 7 - Afrique du Sud

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Sawubona ! Unjani ? *

Je suis heureuse de te retrouver après ces longs mois de silence. Bulles est de retour avec de nombreuses surprises pour toi ! Pour ce premier numéro de l’année 2021, nous prenons la direction de l’Afrique du Sud !

Nous découvrirons l’histoire de Shaka Zoulou, un chef très célèbre, Cheick et Moa visiterons plusieurs grandes villes du pays et feront face à une situation troublante, Salamina Mosese nous racontera son histoire et enfin Dube et Nka partageront avec nous leur aventure.

Prêt (e) pour ce voyage ?

On y va !

«Sawubona ! Unjani ?» : Bonjour ! Comment vas tu? en Zoulou

*6 numéros à 18.000 FCFA en Côte d’Ivoire, voir tarifs pour les autres pays sur le site www.bulles-magazine.com Le magazine des enfants qui aiment l’Afrique !

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À suivre

Shaka était un fils de Senzangakhona, le prince d’une petite tribu : les Zoulou.

Sa mère était Nandi, la fille d’un chef Langeni. Nandi était une femme belle et très fière. Lorsque le prince des Zoulou la rencontra, il lui promit de l’épouser. Nandi crut en sa promesse. Cependant, lorsque Shaka grandissait dans le ventre de sa mère, ses parents n’étaient toujours pas mariés selon les coutumes de leurs peuples, ce qui était une honte. Alors, quand le chef des Langeni apprit que la princesse Nandi était enceinte du prince des Zoulou, il envoya un messager leur porter la nouvelle.

Sigidi kaSenzangakhona, appelé Shaka, était un grand roi et conquérant zoulou. Il vivait dans une région du sud-est de l’Afrique, peuplée de nombreuses chefferies Nguni qui vivaient séparément. Pendant son règne, plus de cent chefferies ont été réunies en un royaume : le royaume Zoulou.

De quel enfant parlez-vous ? Nandi n’est pas enceinte, mais souffre surement d’un problème

!

Retourne d’où tu viens, messager ! Le prince ne connaît point de Nandi !

Ah ah ah
Ah ah !

Plus tard, Shaka est né sur le territoire de Langeni, dans la ferme de l’oncle de Nandi. Avec le temps, comme ses autres épouses n’arrivaient pas à lui donner un fils, le prince Senzangakhona, devenu roi des Zoulou, accepta Nandi comme troisième épouse. Shaka rejoignit donc son père. Il passa ses premières années en pays Zoulou.

Malheureusement, la relation entre les parents de Shaka était difficile et se termina par le fait que Nandi quitte la cour royale.

Mon fils, nous devons quitter le pays de ton père, car ta vie est en danger !

Où irons-nous, mère ?

Nous trouverons refuge dans la vallée de Mhlathuze, chez mon peuple, les Langeni.

Cependant, grandissant sans père, Shaka fut victime d’humiliation et de traitements cruels de la part des garçons Langeni.

Au feu !

Shaka !

Plus tard, vers 1802, Shaka fut emmené chez les Mthethwa. Il grandit ainsi dans la cour de Dingiswayo, qui les accueillit avec amabilité. Shaka, cependant, souffrait beaucoup de l’intimidation et des taquineries des garçons Mthethwa.

Ah ah ah ! Pauvre garçon sans père !

Shaka ! N’y va pas !

Fils de chef Zoulou ? Mon œil ! Ah ah ah !

À cette époque, il y avait deux groupes Nguni rivaux, les Mthethwa, dirigés par le chef suprême Dingiswayo, et les Ndwandwe, sous le féroce Zwide.

Chez les Zoulou, le pays de mon père, chez les Langeni, le pays de ma mère, et maintenant chez les Mthethwa, le pays de mon protecteur, je suis humilié. Un jour, je me vengerai.

Les années passèrent. Shaka devint grand et puissant : il développa une soif de pouvoir. Vers l’âge de vingt-trois ans, il entra dans un des régiments de Mthethwa. Dans le régiment, Shaka se fit des amis tandis que le champ de bataille lui permit de montrer à tous ses talents et son courage. Ses actes de courage exceptionnels attirèrent l’attention de son maître.

Shaka, dorénavant tu t’appelleras Nodumehlezi : celui qui, lorsqu’il est assis, fait gronder la terre. Te voilà commandant principal de mon armée !

Alors qu’il était dans l’armée de Mthethwa, Shaka s’occupait de stratégie et de tactiques de combat. Il devint un puissant guerrier.

Vers 1816, le père de Shaka mourut.

Oueee !!!!!!

Les Zoulous ont choisi leur nouveau roi, mon frère Sigujana. Ce trône, pourtant, me revient.

Si tu le souhaites, Shaka, je te prêterai le soutien militaire pour te faire chef des Zoulous. Va !

Shaka retourna dans le pays de son père. Il évinça son frère et s’installa comme nouveau chef des Zoulou. Il en profita pour conquérir les chefferies voisines, y compris le clan Buthelezi et les Langeni de son enfance.

Deux années plus tard, Dingiswayo partit à la guerre contre les Ndwandwe. Ce serait sa dernière bataille. Shaka n’arriva sur les lieux qu’après la capture de son maître. Il conserva donc ses forces intactes.

Nous sommes fichus ! Notre pays n’a plus de tête !

Shaka ! Notre Nkozi a été capturé !
Où est Baba Dingiswayo?

Lorsque l’État de Mthethwa, sans chef, s’est effondré, Shaka a immédiatement pris la tête des opérations et a commencé à conquérir lui-même les chefferies environnantes, ajoutant leurs forces aux siennes et construisant un nouveau royaume..

Après un premier échec contre les Zoulou, en avril 1818, Zwide envoya toute son armée au Zoulouland.

Je te vengerai, toi aussi, mon ami.

Et moi je t’écraserai, Shaka !

Nkosi ! Ils nous suivent !

Attirons-les sur notre territoire jusqu’à la rivière ! Allons-y !

Lorsqu’il réussit à épuiser les envahisseurs, Shaka lança ses propres régiments sur eux et les vainquit de manière concluante à la rivière Mhlathuze. Cette défaite fit voler en éclats l’État du Ndwandwe.

À cette époque, Shaka n’avait plus de grand rival dans la région de l’actuel KwaZoulou/Natal.

Pendant son règne, son armée ne cessa de se battre. Il l’envoyait toujours plus loin à la conquête des autres peuples, et ainsi il leur prenait leur bétail.

Si une chefferie résistait, elle était conquise. Shaka décidait ensuite si elle devait être détruite ou chassée en tant que réfugiés sans terre.

Lorsque la chefferie se soumettait, Shaka décidait de qui serait leur nouveau chef.

Fuyons !!!

Une partie de la force principale du Ndwandwe, ainsi que leurs alliés, s’enfuit vers le nord. En 1826, après une autre défaite face aux Zoulou, la majorité des Ndwandwe se soumit à Shaka. Il recruta alors d’autres guerriers parmi eux et leur apprit ses méthodes de combat.

Shaka réorganisa son armée pour la rendre plus puissante.

Vous voyez cette longue sagaie ? Nous avons eu l’habitude de la lancer à distance, mais dans les combats serrés, elle ne sert à rien !

Nous ne lancerons plus nos sagaies, mais nous nous approcherons de l’ennemi à l’abri d’une barrière de boucliers, et ensuite, nous frapperons !

Grâce à de nombreux exercices et à une grande discipline, Shaka renforça ses forces, qui devinrent rapidement la terreur du pays. Shaka interdit le port des sandales, endurcit les pieds de ses guerriers en les faisant courir pieds nus sur un sol épineux et rugueux.

Ayant prouvé les avantages de cette nouvelle tactique, Shaka arma ses guerriers de lances de poignard à manche court et les entraîna à se rapprocher de leurs adversaires en formation serrée, leurs boucliers en peau de vache de la longueur du corps formant une barrière presque impénétrable contre tout ce qui leur était lancé.

Sans chaussures, vous serez plus rapides.

Shaka maintenant ses hommes dans des campagnes militaires continues jusqu’à ce qu’il pense qu’ils avaient gagné le droit de retourner vivre dans leur communauté d’origine et de se marier. Shaka avait deux types de régiments, ou amabutho.

La victoire ou la mort !

L’amabutho masculin. Les jeunes hommes étaient emmenés pour être enrôlés avec d’autres de toutes les régions du royaume. On les rassemblait selon leur âge. Cela leur donnait un sentiment d’identité commune.

Chacun de ces amabutho avait son propre nom et était logé dans l’une des maisons royales, qui devinrent des communautés militaires tout en conservant leurs fonctions traditionnelles. Chaque colonie militaire avait son troupeau de bétail royal. Les jeunes guerriers s’y approvisionnaient en viande.

Lorsqu’un amabutho masculin est autorisé à se marier, un amabutho féminin est dissous et les femmes sont données en mariage aux guerriers.

Nous utilisons la peau des bœufs pour habiller les boucliers des guerriers.

Nous participons à des danses et aux spectacles des grandes cérémonies.

Pour les boucliers, nous choisissons des bovins ayant une couleur de pelage différente pour chaque amabutho.

L’amabutho des femmes. Un certain nombre de jeunes femmes du royaume étaient rassemblées dans les colonies militaires. Officiellement, elles étaient pupilles du roi. Elles étaient organisées en équivalents féminins de l’amabutho masculin.

Les femmes royales. Shaka donna le pouvoir aux femmes de son peuple. Dans chaque colonie se trouvait un groupe de femmes royales dirigé par une femme puissante, généralement l’une des tantes de Shaka.

Les Indunas, ou capitaines militaires, en tant que favoris du roi, recevaient de lui de nombreux bovins.

Shaka, cependant, ne voulait pas avoir d’enfant. Il ne se maria jamais. Quand Shaka n’était pas là, c’étaient les femmes qui géraient les colonies, aidées de leurs anciens chefs traditionnels. Cette manière de gouverner le Zoulouland a fait que les gens, même s’ils venaient de différentes chefferies, se sont mis ensemble pour former un seul peuple.

Au fil des années, le royaume Zoulou est devenu riche et puissant. Il est aussi devenu le cauchemar de beaucoup de peuples. Les nombreuses guerres organisées par les armées de Shaka ont provoqué la fuite des peuples et de leurs chefs vers le nord du pays jusqu’en Afrique Centrale. On appelait ces longues migrations forcées Mfecane, Difaqane, Lifaqane ou Fetcani. Là où les peuples, dans leur fuite, passaient, se trouvaient la famine, la destruction et le chaos. D’anciennes chefferies disparurent et de nouvelles furent créées.

Je suis curieux de connaitre leur technologie, leur culture, mais aussi de voir quel commerce nous pourrions faire ensemble.

Lorsque les premiers commerçants blancs arrivèrent à Port Natal en 1824, Shaka accorda le traitement le plus favorable aux commerçants blancs, leur céda des terres et leur permit de construire une colonie à Port Natal.

De son vivant, il n’y a pas eu de conflits entre les blancs et les Zoulou, car Shaka ne voulait pas précipiter les affrontements entre leurs forces militaires.

En 1827, la mère bienaimée de Shaka, Nandi, mourut. Le roi des Zoulou entra dans un profond chagrin. Shaka sacrifia de nombreux hommes lors des cérémonies de deuil, ses armées furent envoyées pour forcer les chefferies environnantes à faire leur deuil. Tout le Zoulouland en eut assez de la cruauté de son roi.

Shaka alla s’isoler près de sa caserne militaire à Dukuza, sans son armée. Le 22 septembre 1828, son garde du corps Mbopha et ses demi-frères Dingane et Mhlangana le trahirent. Avant de mourir Shaka, appela son frère Dingane :

Hé, frère ! Tu me tues en pensant que tu vas régner, mais c’est ce que feront les hirondelles .

Il parlait des étrangers Blancs, parce qu’ils faisaient leurs maisons en boue, comme les hirondelles. Selon les membres de sa famille, les derniers mots de Shaka furent : «Est-ce que vous me poignardez, rois de la terre ? Vous finirez par vous entretuer.»

Shaka Zoulou est l’un des chefs africains les plus populaire au monde. Son histoire a été raconté dans de nombreux livres, des pièces de théâtres et même des films. Il reste l’un des plus grands guerriers de toute l’Afrique.

Vu que Shaka n’avait pas d’héritier, c’est son frère Dingane qui devint roi du Zoulouland à sa place. Au fil des années, le royaume Zoulou a profondément influencé le cours de l'histoire sud-africaine.

Son peuple : l’Afrique du Sud compte plus de 58 millions d’habitants, on l’appelle la nation arc-en-ciel, car elle est composée de peuples de différentes couleurs : 80 % de noirs, 10 % de blancs et 10 % d’Asiatiques.

Sa terre : elle est très riche en or, en diamant et en charbon. Ce n’est pas tout ! On y trouve des paysages naturels à couper le souffle, ses mers favorables aux plus grandes compétitions de surf, de grandes villes modernes, mais aussi des champs de fruits et de légumes à perte de vue. En Afrique du Sud, la terre est généreuse !

Sa localisation : l’Afrique du Sud comme son nom l’indique se trouve au Sud du continent en Afrique australe. Elle a pour pays voisins le Zimbabwe, Botswana, la Namibie, le Mozambique, le Botswana et l’Eswatini. Le savais-tu ? Il existe un autre pays à l’intérieur de l’Afrique du Sud : le Lésotho !

Ici !

Ses fiertés : dans le sport, l’Afrique du Sud a plusieurs fois été championne du monde de Rugby, elle a ses champions mondiaux de formule 1, de course à pieds, de natation… De nombreuses compétitions mondiales se déroulent dans ce pays dont la première coupe du monde de football sur le sol africain en 2010. En politique également, on n’oublie pas le président Nelson Mandela, ni l’archevêque Desmond Tutu tout comme de nombreux autres héros dans des domaines tels que la science, le cinéma, la musique…

Qu’est-il arrivé aux Zoulou ?

Jusqu’au début des années 1870, les Zoulou étaient restés libres. Ils avaient réussi à ne pas se laisser envahir par les missionnaires, les commerçants et les recruteurs européens, car les Zoulou n’étaient ni intéressés par la culture des gens venus d’Europe, ni par leur religion. Les Européens ont alors décidé de briser ce royaume afin d’en faire une colonie.

Cetshwayo, roi des Zoulou, pensa qu’il fallait d’abord discuter avant de se battre. De plus, les Zoulou avaient déjà un ennemi déclaré : les Boers du Transvaal.

Cetshwayo s’arrangeait pour que les Zoulou vivent dans un climat de paix avec les colons anglais. Mais lorsque les Anglais ont pris la région du Transvaal en 1877 et qu’ils ont choisi un homme du nom de Shepstone comme administrateur, cette paix menée par Cetshwayo a disparu.

Shepstone a très vite décidé de soutenir les ennemis des Zoulou : les Boers. Un jour, les Boers ont franchi le fleuve qui les séparait du royaume Zoulou. Ils sont arrivés sur le territoire Zoulou, ils ont occupé des fermes, et enfin, ils ont réclamé à Cetshwayo qu’il leur donne les terres qu’ils avaient prises sans sa permission.

Pendant ce temps, Cetshwayo avait fait appel au lieutenant-gouverneur du Natal pour régler le problème entre les Zoulou et les Boers. Le lieutenant-gouverneur, après une enquête, donna raison au Zoulou et demanda aux Boers de retraverser le fleuve. Mais le chef de Shepstone, qui s’appelait Frere, était déterminé à détruire la nation Zoulou. C’est pourquoi il ne dit à personne que le lieutenantgouverneur avait donné raison aux Zoulou, jusqu’à ce que l’armée qu’il avait demandée soit arrivée. Ensuite, il trouva lui-même une excuse pour attaquer les Zoulou.

Le 28 juillet 1878, quand des Zoulou ont franchi le fleuve pour ramener les femmes du chef qui avait émigré au Natal, Frere et Shepstone racontèrent de l’Afrique jusqu’à Londres que les Zoulou s’apprêtaient à les envahir. Ils commencèrent à décrire l’armée Zoulou comme une force menaçante, et Cetshwayo sous les traits d’un tyran assoiffé de sang.

Frere ordonna à Cetshwayo de livrer les Zoulou qui avaient traversé le fleuve. En réponse, Cetshwayo proposa de payer une amende et de présenter ses excuses pour l’incident.

Le 11 décembre 1878, Frere exigea à Cetshwayo de livrer les accusés, avec 500 têtes de bétail, de ne plus avoir d’armée Zoulou dans le délai d’un mois, d’accepter la venue des missionnaires et d’un chef anglais en pays Zoulou. Frere savait que Cetshwayo était digne et qu’il n’accepterait jamais de telles conditions.

Alors, le 11 janvier 1879, une armée anglaise comprenant plus de 7 000 soldats, 1 000 volontaires blancs et 7 000 Africains envahit le territoire Zoulou. Malgré que les armes des anglais soient plus puissantes, l’armée Zoulou remporta une victoire mémorable à la bataille d’Isandhlwana. Les Anglais durent s’enfuir.

Mais le 4 juillet, les troupes anglaises revinrent en force et envahirent la nation Zoulou. Cetshwayo fut envoyé en exil au Cap. Le Zoulouland fut divisé en treize chefferies différentes. Les Anglais mirent comme chefs des Zoulou un rival de Cetshwayo, son cousin Hamu, qui avait rejoint les forces anglaises pendant la guerre, et un Blanc, John Dunn. Ces trois chefs acceptèrent de ne plus avoir d’armée Zoulou, de ne plus acheter d’armes et d’avoir au-dessus d’eux un chef anglais.

Mais cela ne fonctionna pas, car les différentes chefferies se battaient entre elles. Les Anglais ramenèrent Cetshwayo dans son pays. Une nouvelle guerre éclata en pays Zoulou et Cetshwayo mourut dans la bataille. Finalement, c’est son fils DiniZoulou, âgé de 15 ans, qui devint le nouveau roi des Zoulou. Seulement, son pouvoir et son autorité dépendaient du support des Anglais. Ainsi, les Zoulou succombèrent définitivement à la colonisation britannique.

Le labyrinthe !

Aide la maman impala à retrouver son petit. Attention !

Les prédateurs rodent !

CAP OU PAS CAP?

Serais-tu capable de trouver le bon chemin en moins d’une minute ?

Top chrono !

Les mots mêlés !

1 : langue bantoue parlée en Afrique du Sud, nom de peuple de Shaka,

: C’est

de la

2 : arc lumineux violet, indigo, bleu, vert, jaune, orange, rouge, visible dans le ciel souvent après la pluie,

3 : qui est contraire à la justice,

4 : nom de l’antilope d’Afrique australe,

5 : qui se trouve au sud,

6 : permet de transmettre des images et des sons sur un écran, on la trouve dans les maisons modernes,

7 : trou profond ou creusé ou foré pour obtenir de l'eau, du pétrole ou du gaz

8 : sentiment d'affection, de grande sympathie,

9 : déplacement important de populations qui vont dans un autre pays pour y vivre,

10 : bijou en anneau, porté surtout autour du poignet.

Le savais-tu ?

La cuisine sud-africaine est aussi riche et variée que les ethnies. Mais la viande constitue l’élément commun des repas. Par exemple : le Blitong qui est un plat de viande séchée, le mieliepap qui est une purée de maïs servie avec de la viande et le boerewor est fait de bœuf, de porc, d’herbes et d’épices.

Salamina, la reine de la télévision

Salut ! Je suis Salamina Mosese et je vais te raconter mon histoire.

Je suis née en Afrique du Sud, dans la province du Nord, appelée Limpopo. J'ai grandi dans le Gauteng, à Johannesburg.

L’Afrique du Sud est un pays magnifique, avec de belles routes et des plages à couper le souffle.

Mais c’est aussi un pays où certaines personnes sont extrêmement pauvres, tandis que d’autres vivent dans un grand luxe.

C'est un pays au passé difficile que nous cherchons encore à guérir.

Les Sud-Africains sont connus pour être de grands hôtes et de grands cuisiniers. Nous aimons nous divertir et avons un pays célèbre pour sa culture, son amour du sport et ses dirigeants de renommée mondiale.

J'ai passé une partie de mon enfance avec mes grands-parents maternels dans le Limpopo, au nord de l'Afrique du Sud. C'est une région rurale où les vaches errent dans les rues poussiéreuses et où les coqs nous réveillent le matin. J'adorais vivre à Zebediela, un endroit connu pour sa célèbre plantation d'oranges. C’était l'un des plus grands fournisseurs d'oranges au monde.

Quand je n’étais pas à la maternelle, je jouais avec mes cousins et mes frères et sœurs ou j’écoutais les histoires intéressantes de ma grand-mère.

Après avoir vécu quelques années à Zebediela, j'ai passé un an ou deux avec ma grand-mère paternelle à Soweto, un célèbre township* connu pour être l'ancienne résidence du prix Nobel de la Paix, Nelson Mandela*, et de l'archevêque Desmond Tutu. Dans mon pays, un township peut désigner un ghetto aux alentours des grandes villes ou tout simplement un quartier. J’aimais faire du sport et du vélo avec mon petit frère et ma grande sœur.

Nous avions aussi un groupe d'amis avec qui nous avions l'habitude de nous promener dans le quartier, lorsque nous avons ensuite emménagé avec mes parents et que j'ai passé le reste de mon enfance à Olifantsfontein. Nous aimions voyager à travers le pays, en famille, et décembre était toujours ma période préférée de l'année, car c'est à cette époque que nous allions à la plage.

La deuxième année, nous avons été admis dans des écoles multiraciales pour la première fois. Une école multiraciale est une école qui compte des personnes de différentes races : par exemple, des Blancs et des Noirs.

Je n'avais que 7 ans. Je ne parlais pas un mot anglais, mais ce que j'ai appris au cours de ces premiers mois en me frottant aux enfants blancs de mon âge et en suivant les mêmes cours qu'eux, c'est que tous les enfants, d'où qu'ils viennent, aiment se sentir acceptés et sont capables de réaliser tout ce qu'ils veulent, surtout quand ils ont le soutien et l'encouragement nécessaires.

Tu sais, j'ai grandi en travaillant à la télévision et maintenant, je dirige une entreprise avec ma meilleure amie, et nous produisons des films. J'aime être producteur de films et créer des histoires qui inspireront les autres à raconter les leurs.

Tu veux savoir comment je suis entrée dans le monde du cinéma ? Je vais te le dire. Voilà, j'ai été repérée pour la première fois comme mannequin pour un magazine quand j'étais au primaire. Quelques années plus tard, j'étais à une audition pour mon frère quand on m'a demandé de tenter ma chance pour un rôle, et ce fut le déclic. J'ai obtenu mon premier rôle à la télévision dans une série éducative pour enfants.

Cela a changé ma vie. Après un rôle dans la série Soul Buddyz que j'ai joué pendant plus de6ansàpartirdel'âgede14ans, j'ai continué à animer et à jouer dans diverses émissions de télévision. J’ai adoré pouvoir m’évader dans n’importe quel personnage que j’interprétais. C’est comme se réveiller chaque jour et jouer quelqu’un d’autre et vivre dans un autre monde.

J'ai toujours aimé regarder la télévision, et même si je ne pensais pas un jour devenir actrice parce que j'étais une enfant timide, j'ai senti que cela me convenait parfaitement dès le début. Dans la vie, j’aime commencer quelque chose de nouveau, à partir de zéro. Pouvoir créer des histoires, les voir passer de simples mots sur une page à de vrais emplois créés pour les gens, et ensuite, travailler ensemble pour créer un nouveau monde qui n’existait pas auparavant. En tant que productrice* et actrice, j’ai l’occasion de donner vie à de nouvelles créations.

Il est important pour nous de profiter de la vie, de célébrer nos histoires, nos voyages, et de montrer aux générations futures que nos histoires sont importantes et que nous devons créer de nouvelles façons de les raconter. Trouve ta voie, fais-toi confiance et apprend à trouver les moyens d'exprimer ta vérité. Bonne chance !

+ sur Salamina

Mosese

Sa couleur préférée : le bleu.

Son plat préféré : le ragoût de jarret d'agneau et le dumpling (pain cuit à la vapeur).

L’animal qui lui fait peur : Les grenouilles. Elles sont si imprévisibles.

Son sport préféré : le tennis.

L’oeil et le bon !

8 erreurs se sont glissées entre ces deux images ; sauras - tu les retrouver ?

Retrouve les mots dans la grille !

AFRIQUE - GUERRIER - RIVIERE

CINEMA - HERITIER - MYSTERE

VAUTOUR - CONQUERANT - HISTOIRE

EMISSION - ROYAUME - HIRONDELLE

Pssst !

Les mots sont écrits dans plusieurs sens ! Attention aux pièges !

Le bracelet

Kudala SiKulindile...

Merci de redresser votre siège. Nous entamons l’atterrissage.

Hein ? Quoi ? Où est mon assiette ?

Cheick !

CHEICK !!!!!

Réveille-toi, oui !!!!

Tu rêves même de nourriture ?

Tu ne changeras jamais !

Ben, ici tu ne risques pas d’en trouver. Nous atterrissons à Johannesburg !

Je suis sûr qu’en Afrique de Sud on mange bien !

Relaxe, Moa ! Nous sommes là pour découvrir le pays, pas aller à une réunion d’affaires ! Tu ressembles trop à Maman !

Tu verras ce qu’elle te fera quand je vais lui dire cela.

Je rêvais d’un bon plat d’alloco avec du poisson frit !

Nous sommes en retard, j’espère que Luthando ne nous attend pas trop.

Tu ne feras pas ça ! On verra bien !

Nous aussi ! Viens, on fait un selfie pour le montrer à Manuel depuis Luanda !

Moa, Cheick !
Luthando !
Je suis si heureux de vous revoir !

Moa, tu vas bien?

Tu en es sure ?Je te trouve bizzare…

Je vais bien, Cheick, cesse de me couver !

On fera le selfie une prochaine fois. Ma mère nous attend à la voiture.

Je la vois !

On y va ?

Si tu le dis !

y va !

Ça va, le voyage m’a fatiguée.

On

Ils sont enfin là, chef !

La partie peut commencer.

Ils ont fait près de 16 heures de vol à cause d’une escale à Addis-Abeba.

Le voyage n’a pas été trop pénible ?

Eh oui ! Moi, j’en ai profité pour dormir tout le long.

C’est long !

Moa, tu es bien silencieuse.

Euh… je suis juste un peu fatiguée.

C’est le jet lag !

Le jet lag, en anglais, ce qui signifie le décalage horaire, l’effet des longs voyages.

Ah, ok !

Nous, on fera la vaisselle !

le repas était délicieux.

Moa, tu peux aller te reposer.

Merci, Madame...

Tu me parleras de tous vos voyages !

Oui ! Et toi de t ous les bons endroits à visiter ici !

!

Merci

nouS t’attendionS. te voilà enfin !

Ah ! Que m’arrive-t-il ?

Moa, réveille-toi ! Le car arrive dans trente minutes.

J’arrive !

Nous allons visiter la maison de Nelson Mandela, elle est devenue un musée à Soweto, puis nous irons au musée de l’apartheid...

Beau programme !

Et enfin nous terminerons notre balade au berceau de l’humanité à Gauteng.

Génial !

Kudala Sikulindile

Ça veut dire : Nous t’attendions !

Qu’est-ce que tu racontes, Moa ?

Tu l’as appris où ?

Nous partons avec un guide et d’autres jeunes venus du monde entier. Ce genre de tour est assez courant ici en Afrique du Sud. Voici le bus qui vient.

Hey ! Tu parles Xhosas ?

Quoi ?!

Je n’en sais rien !

Ces mots trottent dans ma tête depuis notre arrivée ici !

Ah bon ? Ce que je viens de dire a un sens ?

Peut-être est-ce… un fantôme ? Ouhh ! Tu es possédée par un esprit !

Ce n’est pas drôle ! Aie !!! Ah ! Ah ! Ah ! Nous

Arrête, Cheick !!!

Le Nelson Mandela National Museum est la maison où Nelson Mandela a vécu de 1946 à 1962.

Bien qu’elle soit très petite, cette maison rappelle les immenses luttes de la famille de Mandela pour une Afrique du Sud libre.

Mandela a fait don de la maison en 1997, pour qu'elle soit gérée comme un musée.

Oui,

Tu vas bien ?

Hey !!!

Oh !

Pas du tout !

C’est courant, ici ?

Arrête de dire des bêtises, c’est un pur hasard !

Un vautour noiren pleine ville ! Hum, c’est un mauvais présage !

je crois !

Le Musée de l’apartheid, près de centre de Johannesburg, donne vie au souvenir du fameux système de l'apartheid.

J’ai soif.

Le sandwich était trop épicé !

En 1991, l’apartheid* a été aboli.

Cheick ! Je t’en prie, pas maintenant. Nous arrivons enfin sur le site !

Bien, je vais à la fontaine te prendre un verre d’eau. C’est bon ?

Hum !

SiyaKwamKela !

Merci, sœurette !

Ne t’es-tu jamais demandé d'où nous, les êtres humains, venions ? la réponse peut être trouvée dans un endroit : le Berceau de l'Humanité*.

SiyaKwamKela ! Moa ? Mais qu’estce qu’elle fait ?

MOA ?!

Qu’est-ce que c’est que cela ?

SiyaKwamKela !

Chut !!! On ne crie pas ici ! Ne t’inquiète pas, Moa nous rejoindra plus tard. Tu viens ?

Kudala SiKulindile !

Quoi ?! C’est donc toi ! Un bracelet !

MOA !!!

uSiKeleleKile, SiyaKwamKela* !

Lâche ce bracelet !

Lâche-le !!!!
Donne-le-moi !
Le vautour noir !
Donne-le !! Non !!!! Clack !
Nonnnnnn !!!!!!!!!

Qu’est-ce que c’est ? Je n’en sais rien.

Moa, où es-tu ?

Je n’arrive pas à joindre ta sœur, j’ai eu comme un mauvais pressentiment*. Tout se passe bien là-bas ?

Oui, maman.

Passe-moi ta sœur, s’il te plait.

Vrrrr !!!

Vrrr !!!

Elle, elle n’est pas à côté. Nous te rappellerons dans cinq minutes.

Tu es sûr que tout va bien ? Tu as une voix bizarre.

Aurevoir, maman !

Cheick ?!

Maman ?

Kufuneka sihambile !

kufuneka sihambile, khawuleza! !!!

La montre de Moa ! Moa !!! où es-tu ?

Quoi ?!

Tu me comprends maintenant ?

Je ne comprends pas ! Qui es-tu ?

Tu parles français ?

Cheick ! Nous n’avons pas le temps. Nous devons partir ! Attends, tu... tu connais mon nom !!! Mais qui es-tu ?

Fais-moi confiance. Moa est en danger !

C’est quoi cette histoire ? Dis-moi d’abord qui tu es et où se trouve ma soeur !

Ils arrivent !

Quoi ?

Je m’appelle N’déwuh ! Nous devons partir maintenant ! Je te raconterai tout en chemin, crois- moi !

Vite ! Prends ma main !

Maman…

Donne-moi ta main, vite !

Vrrr!!!!

Ils se sont échappés.

Ah, Ndéwuh, toujours aussi naïf.

Chef ! Grâce à la puce que j’ai posée sur le tee-shirt de ce garnement, nous saurons bientôt où ils atterriront.

Bip -Bip - Bip -

Ahhhh....

Où... Où suis-je ?

Ce voyage en Afrique du Sud est plein de mystères ! Qu’arrivera-t-il à Cheick ? Retrouvera-t-il sa sœur ? Où

se trouve Moa actuellement ?

La suite dans ton prochain Bulles !

Colorie comme Esther !

Esther Mahlangu est une artiste sud-africaine née en 1935. Elle fait de la peinture inspirée de sa culture Ndébélé. Son talent est connu à travers le monde. Elle peint même pour de grandes marques de voiture, tout cela... à main levée !

Fais ta BD !

Crée ton propre dialogue entre les personnages de ta bande dessinée Cheick et Moa !

Le puits de la sincérité*

Avec la participation de TV5 Monde

Il était une fois deux familles qui vivaient dans un village en Afrique du Sud. Chaque famille avait un fils de 10 ans et les deux garçons jouaient ensemble tous les jours. Dubé et Nka étaient les meilleurs amis au monde. Les parents de Dubé étaient des tisserands, tandis que les parents de Nka étaient des forgerons. Nka était frêle comme ses parents, alors que Dubé était solide comme un arbre. Ils étaient heureux et passaient toutes leurs journées ensemble à courir et à pêcher près des chutes de Tugela.

― Prends ceci, Dubé, je t’offre ce chapeau en signe de notre amitié.

― Oh, merci Nka ! Et moi, je t’offre ce collier d’amulettes comme gage de notre amitié.

― Il est magnifique ! Merci Dubé !

Cependant, près du jardin où ils adoraient jouer, il y avait un puits. Il avait été surnommé Makaya, le puits qui n’a jamais séché. La légende disait que dans ce puits vivait un esprit bienveillant qui faisait en sorte que les gens aient toujours à boire.

Comme le puits n’était jamais sec, personne ne savait à quel point il était profond. Les parents ont alors interdit à leurs enfants de jouer près du puits. Nka et Dubé avaient promis de faire bien attention, mais un jour, pendant qu’ils jouaient près du puits sous le regard bienveillant d’une petite hirondelle, un grand vent se souleva…

― Oh, mon chapeau !

― Attends, Dubé ! Ne t’approche pas du puits !

― Je sais ! Mais je ne veux pas le perdre ! Il est là, mon chapeau. Je vais juste le prendre et...

― Attention !! Dubé !!!!

― Ahhhh !!!!!

En s’approchant trop près, Dubé était tombé dans le puits et Nka ne savait pas quoi faire. Il se précipita au bord du puits et vit son ami flotter. L’hirondelle vint se poser près de lui.

― Ouf ! Dubé ! Tu m’as fait peur ! Tout va bien ?

― Oui, je flotte, mais je commence déjà à me fatiguer !

― Courage, mon ami, ne t’inquiète pas, je vais te tirer vers moi.

― Mais tu n’as aucune force, Nka !

― Si, tu vas voir ! Je vais te sortir de là. Je ne peux pas te laisser seul !

― Nka, j’ai peur que tu tombes dans le puits avec moi si tu essaies de me tirer vers toi !

― Je vais y arriver, j’ai une idée. Hirondelle ! Va dire à mes parents ce qui se passe ici !

Vas-y vite ! Allez ! Vole !

― J’y vais !

Et l’hirondelle se dirigea vers le village.

― Dubé, tiens-moi la main.

Lorsque Dubé attrapa la main de son ami, Nka se pencha vers le bas et son collier d’amulettes glissa vers le fond du puits.

― Non ! Mon collier !!!

En essayant de le rattraper, Nka perdit l’équilibre et tomba lui aussi dans le puits.

― Nka ! Nka ! Où es-tu en ce moment ?

― Dubé ! !! Je suis ici !!

― Oh Nka ! Je t’avais dit de ne rien tenter !

― Je sais, mais maintenant je suis avec toi. Nos parents arriveront bientôt.Tiens ma main, Nka… Et un voile de lumière les enveloppa. Bientôt, les parents de Nka et Dubé arrivèrent près du puits à la suite de l’hirondelle. Les parents de Nka avaient une corde tissée avec eux tandis que les parents de Dubé avaient la force de leurs bras.

― Le chapeau de mon fils ! Nka ! Dubé ! Oh, mon Dieu ! Regardons dans le puits !

― Il fait si noir ! Que pouvons-nous faire ! Nka ! Dubé ! pleurait la mère de Dubé.

― Hirondelle, descends dans le puits et dis-nous ce que tu vois.

L’hirondelle descendit et revint en disant :

― Il n’y a qu’un enfant à l’intérieur et je pense que c’est Dubé ! C’est Dubé !!!

― Oh non ! Nka !!! Nka !! pleura la Maman de Nka.

― Nous sommes désolés. dit la mère de Dubé.

― Pouvez-vous nous prêter votre corde, nous la jetterons à Dubé pour le sortir du puits, demanda le père de Dubé.

― Pas moyen, pas question ! répondit la mère de Nka.

― Nous avons perdu notre fils ! Pourquoi vous aider à sauver le vôtre ? Ce n’est pas juste ! ajouta le père de Nka

― S’il vous plaît, nous n’avons pas de corde et le village est loin ! implorèrent les parents de Dubé.

― Pas moyen. Vous allez devoir souffrir comme nous !

― Oh !

Les parents de Dubé furent surpris par la méchanceté des parents de Nka. L’hirondelle, qui avait suivi la scène, dit alors:

― Je me suis peut-être trompée !

― Hein ?! Comment ça ?

― Qu’est-ce qui te prend, l’oiseau ? s’énerva la maman de Nka.

― Je retourne au puits pour vérifier. dit l’oiseau.

L’hirondelle descendit dans le puits quelques instants puis remonta et s’écria :

― C’est Nka ! C’est Nka qui est accroché au fond du puits ! C’est Nka et non Dubé !

― Comment ? Hirondelle ! Tu nous avais dit le contraire plus tôt !

― Qu’est-ce qui prouve que tu dis la vérité cette fois ?

― Cet enfant est si mince qu’on ne pouvait presque pas le voir. Il porte aussi une amulette autour du cou !

― Oui !!! C’est notre fils ! Oh, Nka !! Nka !! Tiens bon trésor ! On te lance la corde !

― Cela veut dire que Dubé a disparu dans le puits ! pleuraient déjà les parents de Dubé.

Trop heureux de la nouvelles, les parents de Nka ne les regardaient plus. Vite ! Ils jetèrent la corde dans le puits et elle se raidit. Malheureusement, les parents de Nka, aussi frêles que leur fils, n’avaient pas de force.

― Oh hisse ! Oh, qu’est-ce qu’il est lourd !

― Nous n’avons pas assez de force !

― Je n’en peux plus ! se plaignit la mère de Nka.

Voyant qu’ils n’arrivaient à rien, les parents de Nka se tournèrent vers ceux de Dubé.

― Chers amis, donnez-nous votre force pour sortir notre fils du puits.

― Nous ? Ah ! Ah ! Ah ! Jamais ! se moqua le père de Dubé

― Vous avez été si méchants ! Pourquoi devrions-nous vous aider ? Hein ?

― Nous regrettons ! Aidez-nous, s’il vous plaît ! ― Jamais !

Ils restèrent là à discuter, les uns suppliant, les autres refusant, jusqu’à la tombée de la nuit. Tout d’un coup, le puits se mit à gronder. De grosses bulles éclatèrent, les parents devinrent effrayés. L’hirondelle se transforma en la fée de l’eau : c’était elle ! Makaya !

« Aussi sûr que vos enfants sont bons, vous êtes mauvais. Aussi sûr que vos enfants sont des amis

fidèles, vous ne l’êtes pas ! Pourquoi vouloir blesser les autres ou vouloir se venger ? Je suis Makaya, la fée de ce puits et je vais vous punir. »

― Pardon, Makaya ! Epargne-nous !

― Désolés ! Nous le regrettons !

― Seule la sincérité de votre repentir vous sauvera.

Et Makaya disparut.

― Elle a vraiment raison. reconnu le père de Nka.

― Nous avons mal agi. ajouta la mère de Dubé.

― Il n’est pas trop tard pour changer les choses.

Rapidement, les parents de Nka donnèrent la corde aux parents de Dubé qui la jetèrent dans le puits. Ils tirèrent, fortement encouragés par les parents de Nka. Cela dura des heures.

― Oh hisse !

― Courage ! Vous y êtes presque !

― Allez ! Allez !

Quand ils réussirent finalement à faire sortir quelque chose du puits, c’était une grosse pierre…

Les parents se mirent à pleurer chaudement, les uns dans les bras des autres. Ils décidèrent de retourner au village.

― Parents de Nka, nous sommes désolés pour notre dureté.

― Parents de Dubé, et nous, nous sommes désolés pour notre cruauté.

― Rentrons ensemble au village chercher des torches et de l’aide. proposa le père de Nka.

― Oui, nous travaillerons main dans la main pour sauver nos enfants. ajouta la mère de Dubé.

Ensemble, ils arrivèrent à l’entrée du village et, quelle surprise !

― Nka ?! Dubé ?! s’écrièrent-ils.

Les deux enfants étaient paisiblement endormis. Makaya les avait transportés délicatement jusqu’ici et, cachée dans un arbre, sous l’apparence de l’hirodelle, elle les veillait encore.

― Nos enfants !

― Youpi !! jubila la mère de Dubé.

― Papa ? s’éveilla Dubé.

― Maman ? s’écria Nka.

― Oui !!! Nos trésors ! pleurèrent de joie les parents en serrant bien fort contre eux leurs enfants.

— Merci Fée Makaya !! Où que tu sois !

Depuis ce jour, les parents sont aussi fidèles dans l’amitié que leurs enfants !

Qu’est-ce qu’un puits ?

Le puits est un bon moyen d’avoir sa propre réserve d’eau. Ce qui est bien, quand on a un puits, c’est que les eaux souterraines sont le plus souvent des eaux de bonne qualité qu’on peut boire. Elles peuvent aussi servir pour les champs, ou pour d’autres besoins. Pour construire un puits, il faut d’abord s’assurer que ton terrain dispose d’une nappe phréatique. Tu sais ce que c’est ? La nappe phréatique est une source d’eau naturelle qui passe sous la terre. Pour la trouver, tu peux avoir recours à un spécialiste qu’on appelle le sourcier. Il te dira à quelle profondeur se trouve l’eau, si elle est accessible et aussi quel type de puits installer. Il existe trois types de puits : les puits forés, les puits creusés et les puits foncés.

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Soro Adja Mariam Mahre

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Infographie

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Tirage: 3000 exemplaires

Les textes et illustrations présents dans Bulles Magazine sont la propriété de Voyelles Editions. Tous droits réservés.

Pour mieux comprendre

Le township : en Afrique du Sud, c’est le nom des quartiers pauvres réservés aux non blancs c’est-à-dire principalement occupés par des populations noires, métisses et des travailleurs indiens.

L’apartheid : signifie séparation, mise à part. C’était une politique qui consistait à séparer les populations selon leur race ou leur ethnie. Elle a été introduite en Afrique du Sud en 1948 et fut abolie en 1991.

Nelson Mandela : est un homme politique Sud-africain. Il a été l’un des grands dirigeants de la lutte contre l’apartheid avant de devenir le premier président noir de l’Afrique du Sud de 1994 à 1999.

Le berceau de l’humanité : est un site qui est composé de nombreuses grottes où l’on a découvert de nombreux ossements préhistoriques qui portent à croire que l’Afrique est le berceau de l’humanité.

Un conquérant : désigne une personne ayant fait de grandes conquêtes.

Productrice de film : est la chef d’une entreprise de production. Elle doit choisir le projet de film et mettre tout en œuvre (l’argent, le suivi…) pour la fabrication du film.

Un préssentiment : c’est le fait d’avoir l’impression de savoir à l’avance un évènement qui va se produire.

La sincérité : c’est la qualité de quelqu’un qui dit la vérité quand il parle. C’est exprimer ce que l’on ressent réellement. C’est l’absence de ce qui est faux.

Mais, mais ! Qu’est-ce qui t’attend dans le prochain

Vaudrait mieux savoir nager !!!!

Hâte de te retrouver très bientôt !

Ce mois-ci dans spécial Afrique du Sud !

Shaka Zoulou, le conquérant

...

Sigidi kaSenzangakhona, appelé Shaka, était un grand roi et conquérant zoulou. Il vivait dans une région du sud-est de l’Afrique. Pendant son règne, plus de cent chefferies ont été réunies en un royaume puissant : le royaume Zoulou. Découvre son histoire.

Salamina,

la reine

de la télévision ...

Salut ! Je suis Salamina Mosese et je vais te raconter mon parcours. Je suis née en Afrique du Sud, dans la province du Nord, appelée Limpopo. J’ai grandi dans le Gauteng, à Johannesburg. J’aime être productrice de films. Viens ! Je te dis tout !

ISSN 2616-535X

Le puits de la sincérité ...

Dubé et Nka étaient les meilleurs amis au monde. Ils étaient heureux et passaient toutes leurs journées à courir et à pêcher près des chutes de Tugela. Cependant un jour...

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