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LIFESTYLE MODE EVASION DECORATION ART DESIGN FOOD …

16#

05/062016

PORTRAITS Les 10 finalistes de la Vitrine de l'Artisan

au jardin

La permaculture

LES INCONTOURNABLES FESTIVALS DE L'éTé

Mode

qu'est-ce qui inspire les créateurs ? Petite sélection pour l'été


EDITO

Centre ville déserté, grève du rail, des gardiens de prison, de la justice… printemps sous une pluie incessante. Tout fout le camp ! Tout fout le camp ? Mais non !

Photo de couverture, boutique/atelier Niyona http://niyona.be Photo © Ingrid Hulsmans

L’été va bien finir par pointer le bout de son nez. Et avec lui, une pléiade de festivals, des balades qui nous mèneront voir des expositions incontournables, des spectacles, de jolies boutiques… La Belgique est aussi un petit pays qui regorge d’artisans de génie. On vous tire le portrait des dix finalistes de la Vitrine de l’Artisan. De belles découvertes en perspective. Et pendant les vacances, on se coupe du monde, on se déconnecte un peu en laissant notre dieu smartphone au placard (mais pas pendant l'Euro 2016). Toute la rédaction vous souhaite de belles vacances et si vous avez deux minutes à nous consacrer, cliquez ici. dKLIKK vous réserve une nouveauté pour dans quelques temps et votre avis est important ! On se retrouve à la rentrée ! D’ici là, portez-vous bien… * Badge "Ca va dalér !" de Badjawe : www.badjawe.com

CONTRIBUTORS

ancat - ARLETTE - CHRISTINE - dorothée INGRID - MARJORIE - maxime - mirella


SOMMAIRE 7

L'OBJET

8

SHOPPING Fête des pères en noir, jaune, rouge.

10 Les humeurs de Mimi : "T'as pas entendu sonner ?"

12

NEWS

What's Up ?


38

17

PRèS DE CHEZ VOUS

on épingle

PORTRAITS La Vitrine de l'Artisan

45

3 Festivals

CONCOURS 6001 is the new 1060

64

46

55

RENCO

58

avec Yse

MODE BELGE

& inspiration

MODE

Quel look pour quel festival ?

dKLIKK est un magazine bimestriel gratuit et édité par dKLIKK. dKLIKK tente d’assurer l’exactitude de toute information contenue sur le site, mais n’accepte aucune responsabilité pour des fautes ou omissions éventuelles. dKLIKK ne saurait être tenu responsable d’actions que vous entreprendriez en vous fondant sur les informations fournies sur le site. Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit des pages ou images publiées dans la présente sans accord préalable constitue une contrefaçon. Cette édition comprend des liens vers des sites web, des boutiques en ligne, des catalogues. Ces liens sont purement informatifs et l’éditeur n’est pas responsable du contenu de ces sites et de l’usage qui pourrait en être fait.


4

81

69

de Tufan

EXPO

90

84

LE MEILLEUR POUR LA FAIM eFarmz & moi

PERMACULTURE

Bruno Pieters

78

ONTRE

eult D.

Dans l'atelier

En route vers le futur

EXPO

75

Entre design & art végétal

AGENDA

87 BALADE

dans le potager des délices

Contact : dklikk@gmail.com Contact press : ingrid@dklikk.be Contact pub : dklikk@gmail.com Suivez nous sur www.dklikk.be


MODE D’EMPLOI En un clic, vous pouvez…

Visualiser des vidéos, Consulter le catalogue des diaporamas… d’un créateur, d’une marque…

Faire du shopping depuis votre salon.

dK & commenter, diffuser


l’objet

"Pourquoi Getly ? Nous voulons ajouter un caractère social au football. Nous connaissons l'effervescence de ce genre de compétition et nous voulons rapprocher les gens lors de ces grands événements grâce à la première app sociale de foot."

L’Euro 2016. C’est de saison et on n’y échappera pas ! Les fans de foot seront ravis, les autres moins. Mais qui n’aime pas une ambiance festive ? Alors, pour inviter les amis, choisir les matchs que l'on veut voir et savoir dans quels bars ils seront diffusés, faire des pronostics juste pour rire, on fonce installer l’app Getly qui permet de retrouver les meilleurs bars et les écrans géants dans la ville en fonction de ses amis et de la géolocalisation. Derrière cette initiative sociale super sympa il y a un groupe d’amis qui se demandait, avec l'arrivée de la Coupe du Monde 2014, où voir les matchs. Une idée est née, Getly et l'app. fut lancée à cette occasion. Grâce à ce projet, ils ont ouvert leur agence digitale Digital Advice Group et redonnent vie à Getly pour l'Euro 2016 en lui donnant de nouvelles fonctionnalités. C’est tant mieux car les filles, même si vous n’aimez pas le foot, un match entre amis au bistro, il n’y a rien de mieux… Si Getly est destinée aux footeux, elle est surtout destinée aux personnes qui apprécient de supporter leur pays, leur équipe et qui adorent l'ambiance de ce genre d'événement, plus que le foot en lui-même. À la rédaction on n'est pas très foot, mais on va les soutenir nos diables ! www.getly.eu


SHOPPING dklikk#8

Votre papa est un passionné de Napoléon ou tout simplement féru d'histoire ? Proposez-lui une petite partie de Trivial Pursuit ! À shopper à l'Empreinte Belge : rue Godefroid 22 5000 Namur - http://lempreintebelge.wix.com/ lempreintebelge

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Pour les papas dandys et tendance, on craque pour le noeud pap aux couleurs de notre drapeau de chez Edmunds. https://edmunds.be

Quelques idées pour

FÊTER papa

Ce 12 juin, c'est la fête de tous les papas. Comme cela coïncide (presque) avec l'Euro 2016, on vous a concocté pour l'occasion une petite sélection noir/jaune/rouge.

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La lampe de chevet du designer belge Thierry Bataille se décline en noir, jaune rouge. "Cette petite lampe de chevet est le fruit d'une longue réflexion basée sur l'attitude étonnante et confortable d'une personne assise sur son Chopper." thierrybataille.com


Parce qu'un peau douce pour les hommes c'est important aussi, cette formule 2 en 1 pour corps et cheveux contient de l'huile d'amande douce pour réguler le taux d'hydratation de la peau et donc ne la déssèche pas. Bodysol EK Red Devils Sport Energy, en édition limitée. www.bodysol.be

Pour se faire un petit BBQ entre les matchs. Et grâce à son couvercle, vous transformez votre Barbekook Edson en table de bar robuste. www.barbecook.com P'tit Peket, Eau de Villée et Griotte, un trio savoureux en noir, jaune, rouge de la célèbre Distillerie de Biercée. Parce que ça change "Des hommes savent pourquoi" ! À consommer avec modération bien sûr. Coffret dégustation Taste Belgium www.distilleriedebiercee.be

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Tout dépendra du déroulement du match… http://belgeunefois.com

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SHOPPING


Les humeurs de Mimi

SONNER? T'as pas entendu

«J’ai consulté mon téléphone : je n’avais aucun message. C’est à cela que servent les téléphones portables, à se rendre compte que personne ne pense à vous. Avant, on pouvait toujours rêver que quelqu’un cherchait à vous joindre, à vous parler, à vous aimer. Nous vivons maintenant avec cet objet qui matérialise notre solitude…» (David Foenkinos, La tête de l’emploi) Ou pas ! Parce que cela peut être juste l’inverse : joignable tout le temps. À toutes les heures, toutes les minutes. Pas de répit. Tu as un téléphone portable ?

Par Mirella Cara

Eh bien, tu le portes ! Mieux, tu le transportes partout, toilettes compris. Oui, mais non. Avant tu prenais connaissance de tes messages une fois rentré à la maison ou au bureau, le répondeur te les gardait bien au chaud jusqu’à ce que tu sois disposé à les écouter. De nos jours, si tu ne réponds pas à la microseconde, c’est l’émeute, la crise, l’avalanche de questions : « T’étais où ? » « T’as pas entendu sonner ?? » « Qu’est-ce que tu fous, je te vois connecté ! »


Parce qu’il y a pire que le téléphone portable, il y a le Smartphone ! C’est celui qui dit à tous tes « amis » que tu es joignable là, maintenant, tout de suite parce que tu es connecté ! Connecté à quoi ? Au monde pardi ! À l’univers même. Donc, comment tu justifies que tu ne répondes pas si ce téléphone, TON téléphone dit que tu l’es, joignable… ? Je ne le justifie pas. Parce que je peux être en train de lire un article qui, oh zut, m’intéresse. Et que là, tout de suite, eh bien oui, mon article me botte plus qu’un appel. Même de ta part. Je suis seule avec ma lecture, en tête à tête avec un sujet qui me parle. Des mots qui me racontent une histoire, un fait, une connerie. Je me suis construit pour quelques minutes une bulle, isolée de tous. Ou bien j’ai oublié de déconnecter l’engin, et là, c’est la parole de ce satané téléphone contre la tienne « Ben tu es connectée là… pourquoi tu ne me réponds pas ??? » Et parfois, j’ai juste envie d’éclater des boules de couleur, parce que ça me vide la tête… Au secours… Et que dire de ces personnes qui, Oh Misère, se sentent absolument démunies si elles ont oublié leur téléphone quelque part ? Ou pire : l’ont perdu, l’ont cassé ou se sont vues voler le précieux objet ?? Là c’est la crise !!! Les hurlements, la douleur, la panique… Il y a quelques années, ma filleule m’a posé cette terrible question alors que j’éteignais mon téléphone pour la nuit : « Mais Marraine, si jamais ta meilleure amie est en danger de mort et qu’elle tente de t’appeler, comment vas-tu faire pour lui porter secours ? » Heuuu… J’avoue qu’à l’époque, je me souviens lui avoir répondu : « J’espère pour elle qu’elle pensera appeler les secours et pas moi en premier… »

Voilà comment on fait des générations de personnes qui se trouvent avec un téléphone greffé au bout d’une main, qui ne s’en défont jamais, ni même pour dormir. Le téléphone gentiment glissé sous l’oreiller. Et s’il y a surchauffe ?? Vous avez entendu parler de cette jeune femme morte au volant de sa voiture pour avoir voulu faire un selfie afin de montrer au monde combien elle était heureuse ?? Il est vrai que c’est facile de trouver sa route, un bon plan, un resto, le programme du cinéma, suivre un programme sportif personnalisé. Et téléphoner partout, à tout le monde, tout le temps. Ou pas. On devrait pouvoir répondre à notre guise, et ne pas se sentir en faute si jamais on fait autre chose. Ne pas avoir le sentiment de rater un truc primordial si on ne répond pas instantanément. Parce que, au fond, c’est un peu de cela dont il s’agit : le temps, l’instant, et l’aliénation à une toute petite machine qui donne ce sentiment de faire partie d’un tout qui nous dépasse. Et qui renseigne tout le monde sur l’heure exacte à laquelle nous l’étions !!! Bravo pour avoir réduit les distances : je parle en vidéo avec mon amoureux tous les soirs, mais la dérive c’est d’être connectés en permanence. Personnellement, entendre la conversation d’un illustre inconnu alors que je suis dans une file d’attente, ou à table quelque part, je dis non. La personne n’est pas seule sauf que moi, je ne l’ai pas invitée à table, ou dans la file. Je me fiche de ses problèmes, de ses conneries et du reste. La sphère privée éclate et tout le monde en profite… sauf que je ne suis pas intéressée. Et passer tout mon temps pendue à un téléphone, aussi Smart soit-il, ce n’est pas très réjouissant comme passe-temps.


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NEWS

On craque complètement … pour l'humour "déjanté", parfois noir mais toujours drôle des Petits Morpions qui propose des vêtements décalés pour les femmes enceintes et les enfants. Un clin d'oeil à la franchise des enfants et un humour décapant à la belge ! www.petitsmorpions.com

ANnabel winship débarque à Bruxelles Des chaussures à l'identité assumée qui ont de l'allure et dans lesquelles on se sent comme dans un chausson. C'est ce que nous propose cette anglaise qui réalise un travail d'orfèvre et qui nous conte une histoire avec ses chaussures, à mi-chemin entre le conte de fée et un monde féérique. On craque littéralement pour le botillon Ziggy Stardust, bel hommage au grand David Bowie. À shopper chez Rose : 56 - 58 rue de l'Aqueduc Bruxelles. T. 02 534 98 08

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www.roseshop.be

WHAT’S UP ? À L'HEURE BRUXELLOISE

Marquons notre belgitude avec la toute nouvelle montre Swatch appelée tout simplement Ketje from Brussels. Elle est tirée de la série DESTINATION. Chaque montre Destination s’accompagne d’un boîtier particulier sur lequel figure le timbre correspondant à la destination en question. Pour Bruxelles, le timbre affiche un chou de Bruxelles, le célèbre légume vert que la Belgique a été la première à cultiver en grandes quantités. En vente dans le Swatch Megastore de Bruxelles Rue au Beurre 42 - 1000 Bruxelles


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NEWS

ON SUBLIME SES FORMES

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Osez porter les couleurs ! consommatrice sur trois Une aimerait porter davantage de couleurs mais n'ose pas sauter le pas. Eh bien aujourd'hui, c'est fini. On ose les couleurs grâce à My Color Passport, un véritable coach couleurs personnel qui va nous permettre de combiner les différents coloris. Mais c'est quoi au juste ? Plusieurs choses. Pour commencer, une analyse personnalisée de vos couleurs par un expert en magasin. Ensuite un passeport avec nuancier, une application, un abonnement d'un an à vos couleurs tendance et un magazine trimestriel. Alors on dit : "bye bye le noir, bonjour mes couleurs". On les combine, on crée, on expérimente et tout ça dans un parfait accord. Disponible dans une sélection de magasins ICI PARIS XL www.iciparisxl.be

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Beth Ditto, la chanteuse du groupe pop-rock Gossip et militante pour l'acceptation du corps, a depuis toujours un faible pour la mode. Elle crée d'ailleurs une partie de sa garde-robe et à lancé, ce printemps, une collection grâce à laquelle elle nous fait profiter de son expérience. Une mode féminine, colorée, graphique et intemporelle pour les femmes de grande taille qui méritent d'aimer leurs corps et leurs vêtements. http://shop.bethditto.com


Un A'Design awards pour vector equilibrium L'un des modèles des luminaires belges Gobo du designer Nicolas Brevers vient tout juste de remporter un A'Design Award. Et ce prix n'est pas n'importe quel prix puisqu'il s'agit d'un des plus grands concours de conception du monde récompensant les meilleures conceptions, les meilleurs concepts, produits et services. Alors on dit bravo ! Surtout qu'on a un véritable coup de coeur nous aussi pour le Vector Equilibrium que l'on a pu admirer lors du Marché des Créateurs organisé par la Maison du Design de Mons. Vector Equilibrium est un luminaire en suspension modulable équipé d'un système de poulie. Sa force : l'équilibre. L'équilibre des proportions, des forces en jeu et des matériaux dans un esprit d'harmonie mais aussi la commodité agréable de pouvoir modifier la luminosité de la pièce en modulant la forme de ce design.E www.gobo.bigcartel.com

AMIS COLLECTIONNEURS On peut collectionner une foule d'objets, de la petite automobile aux miniatures de parfums en passant par les pierres, les chats, les trains, les figurines en plomb ou de bandes dessinées… Si vous êtes addict à l'une ou l'autre collection (eh non les filles, pour les chaussures ça ne marchera pas !), voici de quoi mettre en valeur vos précieux objets dans votre intérieur tout en les protégeant de la poussière : la vitrine TOON de chez Jo-A. Composée de boitiers orientables de tailles différentes (carrés ou horizontaux) disposés sur des montants verticaux, ils s'adaptent à tous les objets, à votre espace et à vos besoins. Bref, on crée sur mesure la vitrine de nos rêves pour nos précieux objets. ON NOTE : Jo-a ouvrira début juin son enseigne rue Delaunoy 60 à 1080 Bruxelles. Pourquoi ne pas aller voir sur place et y faire un petit tour surtout si votre papa est collectionneur ! http://www.jo-a.eu/fr/


QUAND éCONOMIE RIME AVEC éCOLOGIE Economie et écologie peuvent coexister et c'est ce que nous démontre Ecco Nova, la plateforme de financement participatif liégeoise. Nous pouvons désormais devenir "Ecco-investisseur" en prenant une part active au développement des énergies renouvelables de notre région. Une plate-forme qu'on ne pouvait passer sous silence. www.ecconova.com

SORTEZ MALIn, SORTEZ GRATUIT ! Qui a dit que pour se cultiver et s'amuser il fallait avoir un portefeuille bien garni ? En tout cas, depuis la sortie du "Guide des Sorties Gratuites" la chose est révolue. Né sous l'impulsion de Damien, le guide vous propose plus de 1000 idées de sorties gratuites tout au long de l'année en Belgique, Nord Pas de Calais et Picardie. Des musées aux châteaux en passant par différents événements et manifestations, c'est LE BON PLAN pour organiser vos sorties sans toucher à vos sous. Damien essaye d'ouvrir les portes de lieux aux personnes ayant un pouvoir d'achat peu élevé et contribue, à son niveau, à la rencontre des gens et de notre patrimoine, notre histoire, notre culture. Un concept qu'on adore chez dKLIKK. Alors maintenant, plus d'excuses pour rester enfermé chez vous ! http://www.les-sorties-gratuites.fr


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NEWS

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A nous les bons jus !

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Nous sommes de plus en plus à envisager de vivre autrement en améliorant notre mode de vie et en mangeant sainement. Pour enrichir cette nouvelle alimentation, l'Extracteur de Jus fait son entrée dans la gamme Années 50 très vintage du petit électroménager de Smeg avec la technologie de pressage lente à froid SSTTM pour garder les propriétés nutritives de vos fruits et légumes ! www.smeg.fr

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adieu plastique, bonjour bag to green À l'heure ou le "Zéro déchet" fait de plus en plus d'adeptes, on adopte les emballages réutilisables belges Bag to Green. Durables, écologiques, solides et produits localement, ces emballages réutilisables pouvant contenir une foule de produits (pains, légumes, fruits, aliments secs…) sont réalisés en lin provenant de Belgique ou de France. La créatrice de Bag to Green, Isabelle, vient de remporter le 2e prix du développement durable de la Province de Namur. On dit bravo et belle continuation ! À shopper à l'Empreinte Belge Rue Godefroid 22 à Namur www.lempreintebelge.wix.com www.bagtogreen.com

cet été, on va fondre sans complexes pour les glaces belges franklin

Du bon, du belge, de l'éthique, du local avec une prédilection pour les produits de notre terroir… Bon, d'accord, la vanille provient de Madagascar mais les glaces Franklin sont faites à partir du bon lait cru de vaches des Hautes Fagnes, du bon beurre frais de ferme, des fraises de nos terroirs, du chocolat belge… et cerise sur le gâteau, pas d'artifices pour Franklin avec un refus revendiqué d'ajouter du sucre, cet outil de séduction trop facile qui travestit et écrase le goût originel des matières premières. Déguster une glace Franklin, c'est s'ouvrir à un monde de saveurs pures et de sensations qui explosent en bouche pour un moment résolument authentique et gourmand à dose ultra faible de calories, de quoi régaler tous les gourmands. www.glacesfranklin.com


Qui sera

L'artisan de l'année 2016 ? C omme chaque année depuis 11 ans, la Vitrine de l'Artisan met le savoir-faire des créateurs belges à l'honneur en sélectionnant, après un appel à candidature, dix artisans représentatifs de la qualité de leur secteur. Diversité des métiers et de la zone géographique, notre pays, comme on peut le voir au travers de cet événement, est riche en artisans hors pair. Pour cette édition, les jeunes sont à l'honneur avec une nouveauté, le "Prix apprenti 2016", qui s'adresse aux jeunes se formant auprès d'un artisan, qu'ils soient ouvriers, stagiaires, apprentis, compagnons. La Vitrine de l'Artisan existe pour faire connaître nos artisans au plus grand nombre mais aussi pour susciter des vocations auprès des jeunes. C'est pour cela qu'en mai, une visite des ateliers des dix artisans en lice est organisée avec la presse, les autorités communales mais aussi un groupe

de jeunes afin qu'ils découvrent un métier parfois méconnu mais surtout, qu'ils bénéficient du témoignage de l'artisan qui leur transmettra sa passion. En juin seront remis les différents prix : prix du jury, prix du public et prix coup de coeur qui sera cette année attribué à un jeune de moins de trente ans qui a osé se lancer. Nous ne pouvions passer sous silence cette belle initiative qui vise à promouvoir l'artisanat dans notre pays. Voici un portrait des 10 artisans concourant pour la finale. Découvrez leur univers et donnez votre voix pour le prix du public, du 10 au 30 juin, à celui qui vous touche le plus. L'exercice ne sera pas facile car pour en avoir rencontrés certains, on peut vous dire qu'ils sont tous de vrais passionnés possédant un savoirfaire hors pair. www.lavitrinedelartisan.com www.facebook.com/vitrinedelartisan


Maud Bekaert Sculptrice de lettres Photos © Claire Hennen

Maud est arrivée au métier de sculptrice de lettres un peu par hasard. Avant d'entrer à l'université, elle décide de prendre une année sabbatique et de profiter de ce temps pour travailler de ses mains. Elle se décide pour la sculpture de lettres et très vite, elle tombe sous le charme des lettres et de leur histoire, de la pierre, du marteau et du ciseau, des formes et des proportions, de la magie de la création… Elle prend conscience que c'est cela qu'elle veut faire toute sa vie et l'année sabbatique va devenir trois années de formations auprès de sculpteurs de lettres et de calligraphes.

En 1996, elle se lance et ouvre son propre studio à Bruges, sa ville natale. Pierres tombales, plaques nominatives et pierres d'inauguration sont créées sur commande. Elles sont toutes personnalisées. Chaque commande est unique. Maud discute avec son client de ce qu'il aimerait sur base de dessins, photos et modèles et elle convertit le tout dans son projet. La première étape : le dessin des lettres au crayon sur papier ou encore à l'encre, au pinceau ou à la peinture. Lorsque le client est satisfait, elle dépose l'esquisse sur la pierre à l'aide de papier carbone à l'ancienne pour


finalement transposer sa création sur la pierre avec un marteau et un burin. Mais son travail ne s'arrête pas à la commande. Elle crée aussi des bijoux et des objets de décorations (pierres en boîte, pierres avec bougies…) que l'on peut retrouver dans son magasin situé dans le centre de Bruges ou sur sa boutique en ligne. Aimant également marier tradition et innovation, elle expérimente de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques, sans pour autant abandonner la pierre. Elle grave ainsi des lettres au laser en acier Corten, elle crée d'imposants monuments en béton et elle explore le potentiel des imprimantes 3D. Ses oeuvres sont exposées en Belgique et à l'étranger. www.lettersinsteen.be


Nina bodenhorst Maroquinière Nina Bodenhorst a été baignée dans un monde de culture et d'artisanat. Un grand-père peintre et designer, un père menuisier, c'est tout naturellement qu'elle se tourne vers des études en Design Industriel à la Cambre. Elle enchaîne ensuite quatre ans de cours du soir aux arts et métiers et se forme chez Delvaux et Nathan-Baume. "La maroquinerie est un métier où il faut voir les choses en trois dimensions et qui demande de la patience. Lorsque je travaille, je suis dans un état proche de la méditation." En 2010, elle ouvre son atelier de maroquinerie sous le label Niyona avec, pour objectif, de revenir aux sources en proposant un travail de tradition et de sur-mesure


mais en le combinant avec une esthétique et une approche contemporaine. "Un sac, c'est le compagnon de chaque journée, il faut qu'il soit le plus intime possible et pour cela, il faut comprendre les besoins de la cliente et savoir comment y répondre au mieux. Il faut écouter, ressentir et comprendre les gens pour pouvoir mettre en forme leurs émotions". Nina crée une collection par an. Collection qui est la base du volume sur lequel la cliente choisira les détails, le choix du cuir (exotique, tanné ou encore végétal belge), le choix des doublures… afin que le sac devienne une pièce unique correspondant aux attentes de la cliente. Cependant, son travail de création et du façonnage de cuir ne se limite pas exclusivement au sac à main. Elle aime s'exprimer au travers la bagagerie souple de voyage qui lui permet d'étaler son savoir-faire.

www.niyona.be


KOEN BOON Menuisier Photos © Claire Hennen

Koen Boon est né dans les copeaux de bois. Il s'est vite avéré, comme une évidence, qu'il avait un don pour créer de nouvelles choses avec de vieux objets en bois. En 2009, il reprend Alinhout, une vieille usine de moulures fondé en 1939 et située à Antwerpen. Sa devise : "Laissez-nous vous inspirer, inspirez-nous !" "Chez Alinhout, nous travaillons le bois de qualité en utilisant des techniques souvent oubliées, avec une affinité pour les détails naturels et une ouverture à la créativité. Nous faisons confiance à nos mains et à notre tête. Nous ne cherchons pas la perfection stérile et froide que produisent les machines digitales, mais la chaleur et la perfection naturelle que l'on ne trouve

qu'avec des instruments et des techniques artisanales. C'est en utilisant cette passion, cette fascination, cette vision de la qualité et cette relation avec le client que nous créons des moulures, des chambranles, du tournage et du fraisage, des meubles en bois sur mesure, dans tous les formats, aussi bien pour les intérieurs classiques que pour les modernes. Bien que les exigences de qualité soient élevées, il faut se rendre compte qu'on ne pourra jamais atteindre la connaissance absolue de ces techniques et des ces merveilleux matériaux. Mais il faut toujours essayer… "

www.alinhout.be


LUDOVIC ELENS Artisan lunetier C'est un peu par hasard que Ludovic Elens se dirige vers le métier de l'optique. Enfant turbulent, en cinquième humanité se pose pour lui un choix. Soit il double son année, soit il change de direction. 3 choix s'offrent à lui et par élimination, il se dirige vers ce qui va devenir sa passion : l'optique et les lunettes. Ce qui l'intéresse dans ce métier ce sont les différentes facettes qu'il propose, passant de la mode au paramédical et de la technique au côté plus commercial. Ses études finies, il travaille quelques années pour un grand lunetier. S'ensuit un départ en Afrique où Ludovic travaillera pour des ONG. Lorsqu'il revient en Belgique, il travaille chez Hoet, rue Antoine Dansaert à Bruxelles. Il se rend compte, pendant tout son cheminement professionnel, qu'il y a une demande de plus en plus grande concernant le sur-mesure et la personnalisation des montures de lunettes. Comme il n'y a aucune formation en Belgique, il part pour la France pendant un an et demi et se forme dans le Jura auprès des meilleurs ouvriers de France. Il possède aujourd'hui sa propre boutique à l'ambiance chaude et design où, d'un côté il propose des marques de fabricants de lunettes mais avec une proposition diffé-

rente des autres lunetiers où le look des montures, l'originalité et la qualité sont rois. D'un autre côté, il propose ses services d'artisan lunetier et crée des lunettes sur mesure. Pour qui ? Soit pour les personnes sortant des standards de lunettes présentant un nez un peu plus large ou plus fin que la moyenne ou alors pour des gens qui ont une idée en tête et qui viennent avec une demande particulière. Ludovic Elens participe au concours de la Vitrine de l'Artisan, car il a envie de montrer aux gens que l'on peut faire des lunettes de manière artisanale. Chaque paire qu'il crée est unique et basée sur la rencontre et une réflexion qu'il mène avec son client. De la prise de mesure aux choix des matières, Ludovic crée des lunettes de tout genre, solaires, optiques, rondes, classiques, excentriques, discrètes, grandes, papillonnantes. Si vous passez par le Sablon un jour, arrêtez-vous devant son enseigne et regardez le-travailler. Il a en effet créé un périscope de 2m de long dans la vitrine, qui vous donne la possibilité de le voir au travail.

www.lunetierludovic.be


Yanne, mira & lize feryn Maroquinières Photos © Claire Hennen

Depuis l’enfance, Yanne, Mira et Lize Feryn partagent un amour de la beauté, de la créativité, de l'honnêteté et une grande affection mutuelle. Il devient vite clair que les sœurs se complètent l’une l’autre, et se tirent par la main lorsque l’une d’entre elles rencontre un obstacle. Personne n’est donc surpris de finalement les voir joindre leurs forces pour accomplir de grandes choses. Une formation en maroquinerie réveille en elles une passion pour l'artisanat et la création, et l’Atelier Feryn suit comme un enchaînement logique. La marque Feryn représente des sacs en cuir réalisés entièrement à la main. Les sœurs aiment proposer une pièce unique. Les collections sont très limitées, et sont en outre numérotées. Si vous trouvez le numéro 2/5 dans votre sac à main, cela signifie que vous possédez le deuxième sac de seulement cinq exemplaires. Vous êtes donc propriétaire d’un sac non seulement unique, mais aussi d’une véritable pièce de collection. Rencontrer quelqu'un d’autre avec le même sac que vous n’est donc plus contrariant, mais devient au contraire un excellent sujet de conversation.


Les sœurs ne suivent ni les saisons ni les tendances, mais obéissent uniquement à leurs propres sentiments et à leur inspiration. Outre les pièces de collection, il y a également plusieurs modèles de base que vous pouvez entièrement personnaliser, en choisissant la taille, ou en ajustant les couleurs et l'agencement des poches intérieures, pour créer un sac à main tout à fait unique à votre goût. www.atelierferyn.be


RAPHAËL GIOT Pâtissier / Chocolatier La pâtisserie, on peut dire que Raphaël Giot est "tombé dedans quand il était petit". Ses souvenirs d'enfance, ce sont les vergers et les tartes que préparait sa grand-mère pour chaque occasion. De là est née son envie de devenir pâtissier. Après ses études à l'ITN de Namur, il part à Bruxelles pour se consacrer entièrement à la pâtisserie. Un arrêt à la Pâtisserie Debaere et Mahieu, avec, entre les deux, un petit retour à Namur chez Rouard. Riche de ses diverses expériences, il part travailler à New York pendant un an et demi dans la plus grande brasserie belge de La Grosse Pomme : "Markt".


En 2009, il décroche avec deux collègues la médaille de bronze à la coupe du monde de Pâtisserie. La pâtisserie qui lui fait remporter cette médaille, Cristal, est composée d'un des produits fétiches de Raphaël Giot, la violette. Depuis trois ans, il a créé sa propre enseigne à La Hulpe, petit village au coeur du Brabant wallon. Il propose une pâtisserie créative, gastronomique et design où le choix des matières premières a toute son importance. Il ne travaille qu'avec des produits nobles, issus de notre terroir. Pâtisseries, macarons, chocolats, glaces et guimauves ornent les étalages et depuis un an, Raphaël Giot propose aussi des pains confectionnés dans son atelier. Proche de sa clientèle, il partage avec elle l'intérêt gastronomique de ses créations et sans cesse en "ébullition", il ne reste pas sur ses acquis et se remet chaque jour en question pour proposer une approche créative du goût et de la décoration de ses pâtisseries. www.patisseriegiot.be


CHARLIE MARTENS Céramiste Photos © Claire Hennen

Charlie Martens a fondé le Studio Mattes, un atelier situé dans le Limbourg, et plus précisément à Herk-de-Stad où il produit avec sa petite équipe des collections de vaisselle et de tasses de café pour des restaurants à travers l'Europe. Le tout de manière artisanale bien entendu. Le Studio a d'ailleurs obtenu il y a un an le label "HANDMADE IN BELGIUM" qui garantit que les produits sont fabriqués au minimum 50% à la main, et entièrement en Belgique. Charlie Martens a une passion : créer des services originaux et exclusifs afin de soutenir les chefs cuisinier dans la présentation de leurs plats. Pour cela, il utilise le grès. Mais de manière extrême et non-conventionnelle afin de créer un produit à la fois original et reproductible avec comme

philosophie, l'imperfection. Chacune de ses assiettes présente souvent une fissure, une brèche, un coup ou encore, une imperfection afin d'ajouter une dimension humaine à la vaisselle qui ne révèle sa perfection que lorsque le chef se met au travail et l'utilise. Le Studio Mattes dispose de collections propres, mais travaille en grande partie sur commande pour les clients. Ceux-ci viennent avec une idée pour leur vaisselle personnalisée et le Studio tente ensuite de la développer sur mesure. Ils comptent parmi leurs clients notamment de Wulf, Bon Bon, Librije, Beluga, Treeswijkhoeve, De Lindenhof, De Slagmolen, Jason Atherton et bien d'autres encore. https://www.facebook.com/studiomattes


NICOLAS NOBLET Artisan cadreur Nicolas Noblet est un amoureux du vélo. Son métier, il l'a choisi avec passion et le fait avec amour, sérieux et sans contrainte de temps. Il réalise des cadres de vélos : Noble. Pièces uniques, fabriqués sur mesure et entièrement à la main, selon vos envies et surtout, en tenant compte de votre budget, "chaque nouveau vélo Noble est un nouveau projet et chaque nouveau projet est un nouveau défi". Il travaille seul dans son atelier et ses vélos sont uniques, pensés et réalisés juste pour vous avec les meilleurs aciers actuels. La géométrie, les tubes, les raccords et tous les composants sont personnalisables. www.noblecycles.be


FREDERIK ROMBACH Souffleur de verre Photos © Claire Hennen

Frederik Rombach est un voyageur. Né à Louvain, il a grandi à Benoni en Afrique du Sud. Il a ensuite fait ses études aux Pays-Bas et a travaillé aux Etats-Unis, au Mexique, en Norvège. Il reviendra finalement en Belgique et plus précisément à Anvers pour travailler le verre. À 20 ans, il découvre le travail du verre dans une entreprise familiale aux Etats-Unis. Il y travaille 3 jours par semaine avec le fils de la famille, un architecte, et réalise des plans. Les 3 autres jours, il travaille auprès du père qui est sculpteur. Frederik réalise avec celui-ci des éléments architecturaux en bois, en acier, en plastique et… en verre. Le soir, après le travail, il a l'occasion de s'amuser avec les restants de verre. C'est là que lui vient le déclic. Son mentor lui a fait comprendre à l'époque que l'artisanat est un chemin long et difficile et, en particulier, le travail du verre. "Il n'avait pas tort. Le chemin ne fut pas facile. Mais pourtant je n'ai jamais voulu laisser tomber. L'effet du verre quand un objet réalisé “voit le jour” pour la première fois, reste toujours un moment spécial pour moi. J'ai commencé à travailler le verre sous forme de réalisation de vitraux.


Avec les années, j'ai expérimenté d'autres techniques, telles que la fusion du verre, le Tiffany, et maintenant le soufflage du verre" Autodidacte, le chemin fut long car il a dû découvrir par lui-même toute une série de gestes de base. Cependant, cela lui a permis aussi de trouver son propre style, sa signature. Aujourd'hui, à l'âge de 37 ans, il regarde en arrière et se rend compte que ces 17 dernières années lui ont demandé beaucoup d'efforts et d'investissements personnels pour évoluer dans son métier et sa passion. Au cours des années, il a souvent pratiqué d'autres métiers comme la construction et la rénovation. Il a aussi assuré la présidence artistique d'une ASBL car il ne comprenait pas encore bien comment faire tourner une entreprise artisanale. Tous les autres jobs qu'il a réalisés pendant ces premières années lui ont apporté les connaissances qu'il utilise aujourd'hui pour gérer son entreprise. Il n'a de cesse de continuer à se développer. Il essaye aussi d'impliquer un maximum de jeunes issus de quartiers difficiles et de familles à problèmes dans l'artisanat et la création. " Je pense que l'artisanat permet de construire une existence honnête, saine et surtout durable. Cela prend du temps et c'est difficile, c'est vrai. Mais c'est aussi pur, profond, et assez viril, à mon avis."

www.rombachs.com


VINCENT VERLEYEN Fromager Photos © Claire Hennen

Fasciné depuis toujours par l’ingéniosité de la nature, c’est dès son enfance qu’est née une passion qui a abouti à ce que fait aujourd’hui Vincent Verleyen : produire des fromages à base de lait cru, en imaginer de nouveaux, les affiner, les proposer à la clientèle de sa fromagerie et en parler avec enthousiasme. Dans l’atelier de la fromagerie, il en fabrique entre 30 et 40 selon les techniques de fabrication propres aux fromages artisanaux, tout en respectant les normes d'hygiène modernes. Diplômé en agronomie en 1988, cet amoureux de la nature a toujours évolué dans le domaine de l’agriculture, dont 15 ans à la Faculté de Médecine vétérinaire de l’ULg. Il a suivi en 2003 sa première formation de fromager-affineur organisée par l’IFAPME dans l’espoir d’un jour mettre sur pied un projet de fromagerie. L’occasion s’est présentée en 2010, la Fromagerie du Samson située entre Gesves et Andenne cherchait un repreneur. Le rêve allait se réaliser ! Après plusieurs mois de négociations, le 1e juillet 2011, Vincent reprenait l’atelier de production, le magasin et tout le personnel en place pour une aventure pleine de surprises.

Dès l’été 2012, il proposa un de ses fromages au concours à Harzé et remporta la médaille d’argent dans sa catégorie. Depuis, il a créé de nouveaux fromages qu'il a proposés à ce même concours et a eu le plaisir de s'y distinguer avec plusieurs autres médailles chaque année, dont la médaille d'or pour le Bleu de brebis en 2015. Autre prix qui lui tient à coeur, le concours de Meilleur Fromager de Belgique qu'il a eu la joie de remporter en octobre 2014. « Si je devais résumer aujourd’hui les valeurs que je souhaite défendre avant tout, je dirais ceci : produire à base de lait cru dans le respect des producteurs et de notre terroir, être créatif, travailler en circuit court, donner toujours priorité à la qualité et enfin, faire connaître ces valeurs au plus grand nombre. C’est pourquoi j’organise chaque année une journée Portes Ouvertes. Je suis également devenu formateur à l’IFAPME. C’est au quotidien le leitmotiv de Carlo Petrini (Slow Food) "BON, PROPRE ET JUSTE" qui guide ma démarche.»

www.fromageriedusamson.com


Maintenant,

A VOUS DE JOUER ! Du 10 au 30 juin, soutenez votre artisan préféré et votez pour lui sur www.lavitrinedelartisan.com


Près de chez

VOUS !

Les nouveautés, les bons plans, les nouvelles adresses immanquables, les événements à ne pas rater… Bref, ça se passe près de chez vous !

à Villers-la-Ville AMADEUS Cette année, cela fera 30 ans que l’on se régale l’été de spectacles de théâtre épiques et populaires hors du commun à Villersla-Ville. À l’origine, Patrick de Longrée qui venait de se lancer dans la production théâtrale. L’autorisation de la province en poche, il fait appel à Dominique Haumont qui rêvait de monter le Barabbas de Ghelderode. Les deux jeunes inconscients se sont lancés dans l’aventure, très vite rejoints par Rinus Vanelslander pour la direction logistique et une importante équipe de création. Ce premier spectacle fut un grand succès critique et public qui donna le coup d’envoi à la longue série de succès qui suivirent. Faust, Cyrano de Bergerac, Quasimodo, La Belle au Bois dormant, Jésus Christ Superstar, Les Misérables, Macbeth, Le Nom de la Rose… furent quelques-une des créations dont ont pu se régaler les spectateurs qui sont, chaque été, quelque 20.000.

Pour l’avoir vécu de l’intérieur (il y a vingt ans, Barabbas était de retour dans les ruines de Villers et j’y étais comme maquilleuse), l’aventure humaine et artistique y est extraordinaire. Pour ses 30 ans, Del Diffusion s’offre Amadeus. Un spectacle flamboyant, emmené par une grande équipe dans une mise en scène ample, une scénographie monumentale, au sein d’une abbaye métamorphosée par les projections d’images et enveloppée des plus belles musiques de Mozart. Un spectacle mis en scène par Alexis Goslain, à ne pas manquer.

Amadeus à l’Abbaye de Villers-la-Ville du 13.07.16 > 06.08.16 Infos et réservations : www.amadeus2016.be


à La Hulpe Workshop

Le Workshop, qui a ouvert ses portes en novembre 2015, est une boutique qui met à l'honneur les artisans. Tout ce qui est proposé ici est donc "fait main". À l'origine de la boutique, il y a une styliste, Thu-Van et son compagnon Thom. Quand on est artisans, il est parfois difficile de trouver des distributeurs. Les commissions sont souvent très importantes et l'objet proposé par le créateur devient du coup un peu hors de prix. Ayant eu dans le passé une boutique/atelier à Bruxelles, Thu-Van a voulu créer une boutique qui alliait les avantages d'un magasin (une vitrine et un point de vente) sans en avoir les contraintes (obligation d'être présente, renouveler le stock…). L'idée a germé d'une coopérative qui regrouperait plusieurs artisans. Ceux-ci participent aux frais de l'endroit, mais il n'y a pas de commissions sur les ventes et chacun met la main à la pâte en étant présent deux jours par mois. Une façon aussi pour les artisans de profiter de différents réseaux. L'expérience est modulable et sans contrainte car les artisans s'investissent minimum pour deux mois. Pour nous client, ce n'est que du bonus car l'on peut, ainsi, acquérir un objet artisanal pour un prix démocratique tout en rencontrant l'artisan qui l'a façonné.

Pour le moment, vous pourrez y admirer les chapeaux de Muriel Lefebvre, modiste de Mélin ; les robes et tops de la photographe Yseult D. ; les jouets en bois issus de la philosophie Waldorf de Betty ; les robes de Thu-Van, Nuage d'Automne (sa marque étant la traduction de son nom) qui propose des robes de mariée, des costumes de cérémonie et du prêt-à-porter pour hommes et femmes. Sa matière fétiche est la soie vietnamienne et elle s'associe régulièrement à différents artistes pour créer les motifs qui ornent les tissus. Si vous aimez le cuir, nul doute que vous craquerez pour les sacs de Thomas Lescrainier. Il travaille avec une des dernières tanneries de Belgique et réalise les coutures à la main, de manière traditionnelle au point sellier. Mais ce n'est pas tout. Au Workshop on vend - on travaille - on forme. Le lieu comprend un espace de travail où se déroulent tout au long de l'année des ateliers donnés par des professionnels. Bref, si vous ne connaissez pas encore, poussez la porte !

Workshop Rue des Combattants 104 - 1310 La Hulpe http://workshopatelierboutique.com/index.html


à Genval

Matières Nomades Au coeur du Brabant wallon, dans le petit village de Genval, un tout nouveau concept store vient de voir le jour : Matières Nomades. À lui seul, le nom est promesse d'évasion et chaque objet proposé nous fait voyager dans le bassin méditérannéen, pays dans lesquels Donatella aime poser ses valises. Cette passionnée de décoration n'a qu'une envie, nous faire découvrir de nouveaux créateurs et proposer des objets aux matières nobles (lin, coton, laine, bois…) que l'on a envie de sentir et toucher. Elle accorde aussi une très grande importance à l'humain, privilégie les petites productions et veut savoir qui est derrière chaque objet, du créateur à la main qui l'a façonné.

Matières Nomades Av. Albert Ier, angle rue de Rosières 10B - Genval https://www.facebook.com/matieresnomades www.matieresnomades.com


à Huy

Les Perles du Château Une jolie boutique vient de voir le jour à Huy. "Les Perles du Château". Pour y accéder, cela commence par un jeu… de piste. On suit le parcours fléché, on traverse le pont-levis pour arriver dans un bel espace à la décoration douce et chaleureuse aux tons taupes. Des écrins faits de caisses de bois blanchi accueillent les nombreux objets. Ici, vous trouverez de quoi (vous) faire plaisir. Des accessoires avec, par exemple pour l'été, les tongues et sandales faites main en véritables coquillages aux petits objets déco à l'esprit shabby chic. La boutique fait aussi une place de choix aux créateurs belges avec les foulards "Allez dis oui", les bracelets Loliloop, les bijoux Youpla, les créations des Allumés… Vous ne saurez pas où poser les yeux. C'est un endroit où l'on a envie de s'arrêter, de regarder et faire papote avec Sandrine qui a eu l'idée de cet lieu qui deviendra bien vite un incontournable de la région. Pour la fête des papas, on a craqué pour les jolis noeuds pap de Véronique Billiet ! Les Perles du Château Rue Sous le Château 51/1 (entrée par le garage) à Huy https://www.facebook.com/lesperlesduchateau


Rayon9 On se fait livrer, oui… mais à vélo ! Un geste pour la planète mis en oeuvre par le service de livraisons cyclo-urbaines Rayon9. Adieu camions et camionnettes, vive le VAE-cargo (vélo à assistance électrique) et le vélo de course pour assurer la collecte et la livraison de colis et de marchandises. Rayon9 répond à un réel besoin pour les commerces et entreprises liégeoises en acheminant leurs livraisons en temps et en heure. Merci Benoît Renard, Serge Mignonsin et Julien Demonceau pour cette belle initiative et votre souhait de faire évoluer notre société vers un modèle économique plus équitable et solidaire en replaçant l'humain au centre de l'activité économique. Rayon9 / Pôle Image Rue de Mulhouse, 36 - 4020 Liège www.rayon9.be

à Liège Difficile de ne pas avoir entendu parler de La Boverie. Surtout si vous êtes liégeois. L'ouverture du lieu était LE rendez-vous "place to be" du 5 mai. Et le soleil, de la partie, a fait de cet événement l'incontournable du jour de l'ascension. À la fois musée des Beaux-Arts et centre d'expositions de renommée internationale, La Boverie vient ponctuer la dynamique de redéploiement urbain mise sur pied à Liège depuis une dizaine d'années. Situé sur l'île formée par la Meuse et sa Dérivation, le musée de La Boverie s'installe dans un ensemble constitué d'un bâtiment historique, construit en 1905 pour l'Exposition Universelle, et

d'une aile moderne pensée par l'architecte Rudy Ricciotti et par le Cabinet liégeois p.HD. N'hésitez pas, si vous êtes de passage à Liège, à vous y arrêter. En collaboration avec Le Louvre, La Boverie propose une exposition sur le rapport entre l'homme et la nature intitulée "En plein air". Conçue par Vincent Pomarède et Aline François-Colin du musée du Louvre à partir des collections de Liège, du Louvre et de prêts internationaux majeurs, l'exposition étudie en un parcours chronologique de 80 oeuvres la manière dont l'essor progressif de la pratique du plein air, du XVIIIe siècle à aujourd'hui, a coïncidé avec la mise en scène


à Awans Cact'us Bout de Ficelle, jolie boutique dédicacée à l'univers des plus petits ouvre un corner pop up store : "Cact'us". Au programme : de la déco sympa, des vêtements et accessoires pour combler toute la famille. On y retrouve aussi une belle brochette de créateurs belges comme les bijoux Habille ton col, les mi-bas funs et colorés de la collection Sukka, les badges et carnets Badjawe qui mettent le wallon à l'honneur, les créations de Pupa Biasucci, les T-shirts de Paper Clip - tiens, chouette idée comme cadeau pour les papas - les pochettes de la jeune marque belge Bohemians… Les produits de bouche auront aussi une place de choix avec les thés, les chocolats bean-to-bar et nous voyageront jusqu'au Portugal avec de délicieuses confitures. Cact'us pop up store Rue de Bruxelles 122 à Awans www.facebook.com/Cactus-pop-up-store

La Boverie de nouveaux plaisirs du monde moderne, promenades, loisirs et flâneries. Et en parlant de flâneries, après votre visite, perdezvous dans le parc ! La Boverie Parc de la Boverie 4020 Liège Exposition "En plein air" Jusqu'au 15 août 2016 www.laboverie.com © Rudy Ricciotti - © Ville de Liège


à Charleroi

5e édition de "6001 is the new 1060" Marché de créateurs à Charleroi

"6001 is the new 1060" est le marché des créateurs qui monte ! Les quatre premières éditions ont drainé un public large et enthousiaste et des exposants venus d'un peu partout en Belgique et de France. Ce 11 juin est à nouveau une journée consacrée à la découverte du travail d'une quarantaine d'artistes et créateurs dans une ambiance stimulante et conviviale. Des sérigraphes, des créateurs de bijoux, de fringues et

d'accessoires, des micros-éditeurs, des passionnés de vintage, des illustrateurs… sont quelques-uns des créateurs que vous aurez l'occasion de rencontrer. Ils ont tous été choisis pour la qualité, l'originalité de leurs créations et l'amour du travail artisanal bien fait. Vous pourrez mettre aussi la main à la pâte et vous essayer à la création avec certains artistes lors de workshops et ateliers créatifs. Enfin pour les gourmands, un espace bar sera présent pour vous désaltérer ainsi que des food-trucks comme, par exemple, Bugs in Mugs qui propose un voyage en entomophagie ! 6001 is the new 1060 Le samedi 11 juin 2016 de 11h à 19h Chez Raoul, rue de la Villette à Marcinelle (le bâtiment vert derrière la gare de Charleroi-Sud www.6001isthenew1060.be

CONCOURS

EN COLLABORATION AVEC 6001 IS THE NEW 1060 & THE COOLEX Vous comptez vous rendre au marché des créateurs "6001 is the new 1060" ? Alors ceci est pour vous. Nous avons à vous offrir un sac "6001 is the new 1060" et un poster The Coolex, qui vient spécialement de Clermont-Ferrand pour l'occasion et propose de la sérigraphie artisanale sur textile et papier. Pour participer rien de plus simple, CLIQUEZ ICI ! Les gagnants seront tirés au sort le jeudi 9 juin et le sac et poster seront à retirer lors de votre venue à l'événement. On vous souhaite bonne chance et si vous participez, c'est que vous aimez donc, n'hésitez pas à liker la page The Coolex et 6001 is the new 1060. Partagez l'événement avec vos amis. Plus on est de fous…


Festival Esperanzah! © Ingrid Jacquemart

LES FESTIVALS à l'heure de l'écologie, du développement durable et de l'engagement sociétal

C'est avec impatience que nous attendons l'été. Pour le soleil, le beau temps et le farniente… Mais surtout, pour les incontournables festivals. On vous en a épinglé deux. Pour leur affiche, bien sûr, mais surtout pour les valeurs qu'il véhiculent et mettent en place.


1

Esperanzah ! Chassons les vrais monstres ! C'est la campagne de sensibilisation 2016 lancée par le festival Esperanzah! qui fêtera son quinzième anniversaire cette année et son principal partenaire, le CNCD-11.11.11.


© Gaëtan Nadin

Manu Chao La Ventura © Hugues Thibaut © Gaëtan Nadin

A

ttention à la diversion ! Les réfugiés ne sont pas une menace. Le vrai danger c'est le TTIP et les traités de libre-échange. La diversion consiste à pointer du doigt des boucs émissaires ou à agiter des peurs, afin de faire passer des décisions contraires à l'intérêt général. Le ton est donné ! Le festival Esperanzah! que l'on aime pour son atmosphère multiculturelle sera une zone hors TTIP et clamera haut et fort : Welcome Refugees. La thématique "Chassons les vrais monstres !" sera déclinée en plusieurs projets forts mettant en avant les alternatives au modèle imposé : un court-métrage de fiction exceptionnel sur le TTIP, un projet de radio itinérante, une collaboration avec le Collectif Citoyen Solidaire de Namur pour les réfugiés, une pièce de théâtre réécrite pour le festival, la projection de films forts, des débats avec des experts, un concert

Emir Kusturika © DR

spécial Força Esperanzah!, un envoi de lettres massif à nos députés… Toujours en perpétuelle recherche d'une cohérence toujours plus grande en inscrivant ses actions dans le cadre du développement durable, Esperanzah! prône la diversité culturelle en programmant des artistes émergents, novateurs et reconnus pour leur authenticité, leur engagement et/ ou leurs grandes qualités humaines. Sur le festival, des efforts constants sont aussi faits pour réduire l'impact environnemental avec, par exemple, le groupement d'achat collectif pour les restaurateurs, le tri et la valorisation des déchets, des toilettes sèches, le choix privilégié de fournisseurs locaux… À l'affiche de cette 15e édition Comme toujours, Esperanzah! sera dansant et bourrés d'influences sonores venues d'un peu partout : le groove et l'énergie


A-WA © Tomer Yosef

© DR

Refugees for Refugees © DR

Patti Smith © DR

débordante de Deluxe, la folie de la fanfare new-yorkaise Too Many Zooz, l'Afro-Deep de St Germain ou encore l'énergie rock aux accents balkaniques et tziganes d'Emir Kusturica et son No Smoking Orchestra. L'affiche accordera aussi une belle place aux voix féminines avec Ana Tijoux, considérée par la presse comme la Lauryn Hill latino ; A-wa, les protégées de Tomer Yossef, qui en surprendront plus d'un avec leur premier album mixant chansons folkloriques yéménites et électro contemporaine. Nul doute aussi que vous vous laisserez envoûter par la voix vintage unique et les ballades jazzy soul d'Ala.ni. Comme 15 ans de festival ça se fête avec les amis, Manu Chao sera présent. Une belle histoire le lie à Esperanzah! C'est en effet grâce à l'énergie et la force ressentie lors d'un concert de Manu Chao qu'est née l'envie de créer Esperanzah! en 2002. En

2003, une partie de l'équipe du festival le rencontre dans sa ville de Barcelone. 5 ans après, Manu monte sur la scène du festival et revient cette année pour affirmer l'indépendance, la différence et l'engagement du festival. Il proposera un concert "spécial 15e" avec des invités et des surprises. Pour clôturer le festival le dimanche, c'est une des figures mythiques du rock qui montera sur scène : Patti Smith. Artiste multiple, engagée à l'univers captivant et militant, elle fera souffler un vent de tolérance et de liberté sur les scènes de l'abbaye de Floreffe.

Festival Esperanzah! Les 5, 6 et 7 août 2016 à l'Abbaye de Floreffe http://www.esperanzah.be


2

Paradise city Après une première édition en 2015 réussie, Paradise City a acquis de l'expérience et le festival veut, plus que jamais, revendiquer son rôle innovateur en matière écologique parmi les festivals belges. 3 ingrédients vous sont proposés  : organisation durable, affiche alléchante proposant de la musique électronique de qualité et un catering raffiné pour une expérience festivalière pure et authentique !

R

éunir du monde autour de la musique a toujours enthousiasmé les Belges. Les organisateurs de Paradise City, Gilles et Dimitri, estiment toutefois que les festivals de musique ne tiennent pas assez compte de l'aspect écologique de leur production et ils n'hésitent pas à prendre leurs responsabilités à cet égard. Grâce à un éventail d'actions fondamentales qui diminuent sensiblement l'impact climatique et environnemental du festival, Paradise City s'est déjà vu attribuer en 2015 le label CO2 Neutral Festival.

La nourriture du futur L'année dernière, le festival a déjà joué la carte d'une nourriture raffinée, de qualité et organique. En 2016, Paradise City réserve, à nouveau, une place de choix à de nombreuses perles culinaires. Le thème récurrent qui sous-tend cette offre est la durabilité : un large assortiment de mets végétariens produisant moins d'émissions de CO2, une gestion pertinente des déchets et des food trucks favorisant les produits naturels du terroir. Bonne nouvelle aussi pour les gastronomes parmi les festivaliers : la Chef Sofie Dumont apporte une touche délicieuse et


saine empruntée à la haute cuisine. Pour 59 euros, les convives pourront profiter pendant le midi et le soir d'un repas composé de 3 plats qui chacun font la part belle à la cuisine saine et savoureuse. Sofie utilisera en l'occurence le plus possible les légumes du terroir issus de l'agriculture locale et elle optera bien sûr pour des produits de saison. Cerise sur le gâteau, la Chef Sofie Dumont prévoit d'assaisonner ses plats avec des fleurs et des herbes qui poussent au sein du domaine. À l'affiche : musique électronique pour connaisseurs Avec ses trois scènes (2 scènes pour DJ et 1 scène pour les performances live), Paradise City a sciemment opté pour un festival à petite échelle et de grande qualité. Réparti sur deux jours, le festival met à l'affiche quelque 40 DJ et artistes. Attendez-vous à une sonorité audacieuse qui représente la musique d'aujourd'hui et de demain ; un éventail composé de vedettes ainsi que d'artistes un peu moins connus, mais très respectés du milieu professionnel. Un véritable régal pour tout amateur de musique électronique. On épingle deux duos : Henrik Schwarz et Frank Wiedeman formant le duo Schwarzman occuperont la scène Silo le dimanche 26 juin. Une expérience qui peut être qualifiée d'unique pour tout connaisseur de musique qui se respecte. Un autre duo de circonstance, Tuff City Kids, qui réunit Gerd Janson et Lauer. Notons aussi les prestigieux groupes belges Aeroplane et Compuphonic. On se dépêche car pour conserver le caractère intimiste du festival, le nombre de billets d'entrée pour Paradise City est strictement limité. Et on y va bien sûr en vélo ou transport en commun. Sinon, un incentive très intéressant a été imaginé en collaboration avec Uber : la personne qui partage sa course entre Bruxelles et Perk avec deux amis bénéficie de 25 euros de réduction sur la course en question ! Paradise City Festival Samedi 25 et dimanche 26 juin 2016 Château de Ribaucourt, Perk (Steenokkerzeel) www.paradisecity.be facebook.com/paradisecityfestival


Dour Festival 2015 / Photo © Dorian Jespers

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DOUR Dans le cadre du dispositif Festiwapp, de nombreux festivals dont Dour, s'engagent à devenir plus propres et éco-responsables ! Tri et réduction des déchets, accessibilité des PMR, sensibilisation sur les comportements à risque en milieu festif, l'asbl 3D contribue au respect environnemental de l'événement.


renouveau. Pour cette année s'ajoute la Cubanisto Dancing, une scène intimiste à la programmation électro pointue et à l'ambiance mystérieuse. Mais Dour est bien plus qu'un rassemblement musical, c'est avant tout un moment de partage, de rencontres, de moments forts et inattendus.

P

as tout à fait trentenaire, le Festival de Dour est pourtant loin de faire une crise existentielle. 27 ans déjà qu’il secoue la Plaine de la Machine à Feu ! Réputé pour sa programmation singulière, pointue et alternative, Dour fait partie des plus grands festivals d’Europe. Mais ce n'est pas uniquement à sa sélection musicale que le festival doit sa notoriété, c'est aussi à son public et à sa convivialité. Avec 9 scènes, de nombreux espaces à projets comme le bar du Petit Bois, les zones vertes, le village ONG, le bar à bières spéciales où l'on peut goûter des bières de notre terroirs… le Festival est en perpétuelle quête de

Dour s'engage en 3D pour l'environnement. Depuis plus de 10 ans, les équipes de la Green Cross assurent la propreté du site et informent les festivaliers sur le tri des déchets et les dispositifs mis en place, en partenariat avec Fost+ et Shanks. Le festival demande à tous les stands présents sur le site de pratiquer le tri entre PMC, verre, papier/carton, déchets organiques, huiles usagées, piles, emballages plastiques, gobelets et tout-venant. Le festival incite aussi les stands à être éco-responsables. Conscient que les transports représentent plus de 70% des postes à émission de gaz à effet de serre, le Festival de Dour met des choses en place. Il a décidé d'offrir un accès privilégié au Blablaparking aux 250 premières voitures avec au moins 4 passagers à bord. Des navettes gratuites assurent la liaison entre la gare de SaintGhislain et le site du Festival. ON AIME Le Festival de Dour veille à être un festival accessible à tous et une attention particulière est portée à l'accès des festivaliers à mobilité réduite. Un camping, un parking, des accès privilégiés, des podiums surélevés, des douches et sanitaires adaptés sont mis à disposition. En partenariat avec l'asbl Article 27, des tarifs préférentiels sont accordés aux personnes défavorisées. Dour Festival Du 13 au 17 juillet 2016 www.dourfestival.eu/


Schotch & Soda

Liu Jo

Silhouette IKKS

Silhouette Aigle

quel look pour quel festival ? Dr Martens


Chapeau Springfield

Calzedonia

Schotch & Soda

Lunettes Diesel

Herschel

DOUR & Cie

Denim short Weekday

Dour, Les Ardentes, Rock Werchter, Ronquières Festival… Au soleil ou sous la pluie ? That is the question ! Parce que c'est quand même la Belgique et qu'on n'est jamais certain de ce qui nous attend, canicule ou drache nationale. On prévoit la tenue adéquate pour bouger, sur du rock, de la soul, de la chanson française… ou encore de la pop, quelle que soit la météo ! Catwalk


Lunettes Chloé

Sac Herschel

Roseanna chez Icon

dK Orelia chez de Bijenkorf

MUSIQUES DU MONDE

Kennel Schmenger chez Zalando

À Esperanzah!, Couleurs Café ou encore au Festival d'Art de Huy, l'esprit bohème est de mise et on se la joue tendance hippie chic et branchée. Short & blouse IKKS

dK www.halebob.com

Kanna


Twin Set Bikini Tezenis Génifique Soleil de Lancôme En parfumerie

& Other Stories

Parfum Eau Soleil Biotherm, en parfumerie

TO THE BEACH Lollipop Beach Festival à Knokke où encore Karma Hotel à Ostende, on croise les doigts pour que le soleil brille ! Sacha


mode & inspiration. Quelques unes des collections belges pour le printemps/été 2016 et leur histoire. Comment sont-elles nées ? Quel a été le déclic, l'élément déclencheur dans l'imagination du créateur ?


ODE à LA CUISINE MAROCAINE POUR JO DEVISSCHER

Chaque saison, Jo De Visscher crée ses collections autour d’un thème culinaire différent. La collection été 2016 est inspirée par la cuisine marocaine, où « Ainek Mizanek » exprime un véritable savoir-faire qui peut être traduit par « à l’œil » et non selon un dosage ou un minutage précis. Cet esprit relax se retrouve dans la collection. Les vêtements sont développés dans des matières agréables avec des pantalons larges très confortables. Les robes sont droites avec un léger drapé flatteur pour la silhouette. Les combinaisons de jupes et tops sont bien représentées et jouent de couleurs contrastées. Ce ne sont pas seulement les couleurs et les motifs qui sont inspirés de manière subtile par la culture marocaine, ce sont aussi les modèles des vêtements. Ainsi, les décolletés arrondis des djellabas se retrouvent dans les T-shirts et les tops ainsi que dans les bases arrondies des jupes et pantalons. www.jodevisscher.be Photos © Alexander Popelier


UNE RENCONTRE FICTIVE POUR ANNEMIE VERBEKE

La collection printemps été 2016 "Light & Joy" est née d'une rencontre fictive avec Nico (1938 - 1988), chanteuse allemande qui a vécu à New York au sein du Velvet Underground. Elle sort son premier album "Chelsea Girl" en 67 et évoluera sur son harmonium durant toute sa carrière. Elle aura une influence notamment sur Patti Smith et Bjork. L'inspiration de la collection été 2016 vient essentiellement du goût sobre et stricte, intemporel, pop et parfois folk. Lumière et fraîcheur autour des tissus lumineux accentuent l’univers Sixties avec des rayures bayadère qui soulignent les constructions et rythment les robes et les jupes. L’asymétrie légère amplifie les impressions sur voile de soie et donnent un souffle aérien aux robes amples. Les plissés soleil et les textures gaufrées sont à la fois vibrants, en mouvement et d’un grand confort. Des longueurs escarpées, travaillées, sont présentées dans une revenante : la robe bustier.Le trompe-l’œil dans les mailles apporte des palettes de couleurs fortes et abstraites, les mailles ottoman fines, ajourées, flammées et jacquard renouvèlent les cardigans, qui seront les incontournables de la saison. www.annemieverbeke.be


Dance pour Gioia Seghers

Gioia Seghers s'est inspirée de l'oeuvre Dance de la chorégraphe Lucinda Childs. Dance est une performance réalisée en 1979 avec la participation des artistes Philip Glass et Sol LeWitt. Gioia explore avec sa collection "Her Shifting Rhythm" l'attrait de la fluidité dans des environnements structurés en créant une dynamique gracieuse tout autour des formes de la femme. S'il est vrai qu'elles sont très ajustées, il n'en reste pas moins que ses créations évoluent librement autour du corps avec une certaine nonchalance. Elle concentre son propos sur une palette de couleurs limitées - blanc, beige et noir - et sur des créations très près du corps afin de réinterpréter la simplicité en recherchant un subtil équilibre entre confort et esthétique. Mue par la volonté de souligner la facilité et la légèreté, la styliste belge conçoit des vêtements transformables et portables de deux manières différentes en recourant à des ourlets asymétriques pour dynamiser la silhouette. Ainsi par exemple, un pantalon ajusté se pare d'un empiècement qui donne l'illusion d'une longue jupe quand il est porté à la taille. Elle renoue également avec la résille vaporeuse qu'elle a réinterprétée l'été dernier. Elle l'insère dans des éléments clés pour obtenir un jeu de transparences ludiques, révélant la peau tout en l'occultant. Du fresco de laine à l'organza en passant par le lin et la viscose, Gioia évoque les plaisirs tactiles d'un été fugace. Certaines de ses créations se passent de doublure et deviennent caresse, à la manière d'une seconde peau. http://gioiaseghers.tumblr.com


L'été inspire DELPHINE

Des bonnets pour l'été ? Avec Delphine Quirin, sûr qu'on va les adopter ! Quand la belle saison arrive, Delphine Quirin laisse échapper toute sa créativité pour créer des pièces uniques plus extravagantes pour des occasions telles que des mariages ou des commandes privées. Inspirée par tout ce qui est rétro, la chapelière aime cependant réactualiser ses pièces au goût du jour grâce à des touches de couleurs où de matières contemporaines. Les bases sont dans des tons naturels, doux et toujours agrémentées d’un petit plus qui permet de reconnaître son travail. Ces pièces sont façonnées dans son atelier, rue Pierreuse, qui se transforme le temps d’un mois en magasin vivant. Pour ces prototypes, Delphine Quirin démontre encore son génie. Elle aime l’association de différentes matières et textures. Considérant ses pièces été comme une bouffée d’air frais, une parenthèse dans laquelle elle s’essaye à de nouvelles choses. Elle prend soin d’ajouter une petite touche inattendue et colorée, comme la fourrure ou la paille, à chacune de ses créations. À coté de ses créations uniques, son interprétation du bonnet d’été en coton ligné peut être considéré comme un classique de la marque. N’hésitez pas à la contacter. À la rédaction, on craque complètement pour ses petits chapeaux ! Delphine Quirin : delphine.quirin@cybernet.be | +32/4/221 05 52 www.delphinequirin.be


ON PLONGE AU COEUR DE L'UNIVERS AVEC les bijoux d' ENORA ANTOINE

Pour cette saison, la jeune créatrice bruxelloise, Enora Antoine a exploré l'immensité de l'univers et plus particulièrement l'activité solaire. En a découlé une ligne dorée, chaleureuse et rayonnante où la simplicité des formes mettra en valeur votre féminité. Les bijoux se déclinent en trois matières : l'argent massif, l'or jaune ou rose 18 carats agrémentés de topazes et de diamants véritables. Résolument et délibérément contemporains, les bijoux "Enora Antoine" propose une ligne de bijoux délicate et épurée aux designs originaux et intemporels. Une collection poétique qui ne pourra que vous enchanter ! www.enoraantoine.com


© Yseult D.


YSEULT D. Quand la soie devient

support photographique Par Ingrid Hulsmans

Direction Tervuren. J'ai rendez-vous avec Yseult D. dans sa petite maison d'artiste. Dès l'entrée, je suis entourée d'images où le street art, la nature et les pays d'Israël sont omniprésents. Rencontre avec une photographe qui a choisi - entre autre - un support atypique pour nous livrer ses images.


R

ien ne prédisposait vraiment Yseult D. à devenir photographe. Passionnée par la littérature, le cinéma, les arts et la photographie, elle suit cependant le parcours de ses parents, initiateurs de la méthode bébés nageurs en 1965. Formée comme professeur de natation et en hydrothérapie, elle travaille suivant la méthode de ceux-ci pendant de nombreuses années. En 2011, une idée la taraude. Elle a envie de se perfectionner, pour son plaisir, à la photographie. Et comme le hasard fait souvent bien les choses, elle rencontre lors d'un dîner Pierre Scheys, professeur de photographie à Braine-l'Alleud en cours du soir de Promotion Sociale. Elle s'inscrit au cours, intensif et très enrichissant mais surtout basé sur la technique. Le regard artistique n'étant pas très développé, elle se forme en parallèle auprès d'un ami artiste peintre Marc Aghemio. Passionné par l'histoire de la photographie, il lui fait démonter de vieux appareils pour mieux en comprendre le fonctionnement et l'aide à aiguiser son regard artistique. Un voyage déclencheur En 2012, son diplôme en poche, elle continue la photographie sans pour autant avoir la vision d'en faire son métier. Un voyage à Jérusalem sera le déclic de beaucoup de choses par rapport à elle et la photographie. Elle s'y rend pour des vacances avec, au départ, quelques aprioris mais une fois arrivée sur place, ceux-ci tombent les uns après les autres et elle se rend compte de la complexité de la vie là-bas. "Ce n'est pas blanc ou noir en Israël. Il y a beaucoup de mélange. Ce n'est pas d'un côté les Israeliens et de l'autre les Palestiniens. Il y a des Israéliens amoureux de Palestiennes et vice versa, il y a des Israéliens très à droite et d'autres très à gauche et surtout, il y a une grande jeunesse. C'est ce qui m'a frappé. La jeunesse propulsée très vite dans le monde adulte mais avec une soif de vivre intense."


Par chance, son voyage coïncide avec la fête du Pourim, fête juive joyeuse et extravagante où le mot d'ordre est boire, beaucoup boire. Dans cet environnement très festif, Yseult peut photographier en toute décontraction et réussit à faire des images dans des lieux interdits. De retour en Belgique, une rencontre chez son coiffeur va lui permettre d'exposer au CCLJ - Centre Communautaire Laïc Juif pendant trois mois. Elle a carte blanche pour monter son exposition "Il était une fois Jérusalem". Cette expérience va être révélatrice et va décider Yseult à se se lancer plus à fond dans la photographie.

Une photographie, un support. Pour se démarquer de la photographie originelle, Yseult réfléchit à une manière différente pour montrer ses images. C'est son compagnon qui va lui souffler l'idée du tissu comme support. Elle fait des recherches sur internet et rencontre France. Installée à Barcelone, celle-ci développe l'impression sur textile en travaillant principalement la soie. Yseult fait un essai qui est concluant et décide de se lancer dans une première petite collection de foulards-boléros. Ils rencontrent un vif succès et depuis, Yseult décline ses photos sur différents supports en soie. Des foulards mais aussi des tops


© Yseult D.

et depuis cette saison, des robes. Le tout, pour mettre en valeur la photographie bien entendu mais aussi nous, qui les portons. Les modèles vont à beaucoup de femmes et le patron a été étudié pour qu'il corresponde à différentes morphologies. Elle imprime à chaque fois de petite collections. Yseult aime le côté exclusif et ne voudrait pas monter au-delà d'une vingtaine de pièces par photographie pour que cela reste une oeuvre d'art. Toutes ses photographies ne se retrouvent pas non plus sur de la soie. Pour Yseult, le choix du support est très important. Pour elle, "une photo n'est vraiment finie que quand elle est imprimée". Support soie, contrecollé sur papier fine art, chromalux… à chaque image son support.

Ses sujets de prédilection Yseult aime capter un moment. Ce moment est peut-être insignifiant mais le fait de l'avoir figé le rend important. Elle aime les moments simples, insignifiants, un paysage, la lumière exceptionnelle de la Zélande, les contrastes, les flaques d'eau, les reflets. Un thème qu'elle développe et qui lui tient à coeur c'est d'aborder une ville par le street art. C'est également pendant son voyage en Israël, lorsqu'elle visite Jaffa, repère de street art fabuleux, que prend naissance ce qui va devenir "Interaction entre street art et street life".

www.yseultd.com

Prochaine exposition : Galerie Art'et Miss - Exposition collective du 13 au 26 juillet 14 rue Sainte Anastase - 75003 Paris


Curator Bruno Pieters © Lee Wei Swee

Bruno Pieters

Décortique le réseau de la mode anversoise

Cette année, la ville d’Anvers met le talent créatif de sa cité sur le devant de la scène avec "Born in Antwerp ». Dans ce cadre, une flopée d’expositions et d’événements seront prévus tout l’été. dKLIKK a décidé de s'arrêter sur la proposition du créateur de mode Bruno Pieters qui, au travers son exposition « (Behind) the Clothes », va décortiquer le réseau de la mode anversoise.


S

elon Bruno Pieters, l'avenir de la mode n’est pas seulement une question de tendances mais nécessite aussi un nouveau type de conscience. « La mode haut de gamme doit devenir un modèle d’entreprenariat socialement responsable, dans le respect des normes éthiques les plus strictes », explique le designer. « Ces normes doivent être transparentes, afin que le consommateur soit conscient des choix éthiques qui peuvent être faits ». Avec cette exposition, Bruno Pieters présente non seulement des créations éthiques et respectueuses de l'environnement, mais ouvre aussi la voie à une politique de transparence totale vis-à-vis du consommateur. L'exposition s’articule en deux parties, ‘The Clothes’ et ‘Behind the Clothes’. The Clothes The Clothes se décline en trois volets. Dans A Tribute, Pieters présente cinq nouveaux slogans et créations dédiés à l’un de ses héros de la mode, la créatrice britannique Katharine Hamnett. Hamnett a été la première à utiliser la mode en tant qu’engagement fort contre les problèmes politiques, environnementaux et philosophiques. Avec le deuxième volet, Transparency, Pieters offre la transparence sur cinq créations de son label Honest By, avec toutes les informations concernant les matériaux et procédés de fabrication utilisés, la fixation des prix et même le bénéfice de Honest By. Pour Re-made, le troisième volet, Pieters redessine certains de ses plus célèbres manteaux, vestes et jupes avec des matériaux éthiques pour leur apporter un caractère durable. Un défi résultant de son label Honest By.


Honest By - Collection 5


Honest By - Collection 2


Honest By - Collection 4

Behind the Clothes Dans la deuxième partie de l’exposition, Pieters nous emmène - littéralement et au sens figuré - Derrière les vêtements. Le créateur présente une série de portraits de plus de quarante personnalités de l'industrie de la mode anversoise. Tous jouent un rôle dans l'ensemble du processus productif et créatif de la création, depuis les producteurs de matières premières jusqu’aux créateurs de campagnes. Parmi eux, Etienne Debruyne - un producteur de lin belge ; Raymond Libeert - CEO de l'un des rares producteurs de lin en Belgique ; ainsi que Rosalinde Heerkens et Aurélie Callewaert de Trois Quarts - un duo anversois renommé de patronnières. La série place également des esprits créatifs de la mode sous le feu des projecteurs, comme le photographe Alex Salinas, la make-up artist Gina Van den Bergh, la styliste Ilja de Weerdt et le modèle Anouck Lepère.

Le designer honore également des musiciens dans son exposition. La bande sonore 'Applause' de l’exposition ‘(Behind) the Clothes’ a été produite par le designer sonore anversois Senjan Jansen de SenStudio. Depuis le début de sa carrière, Pieters travaille en étroite collaboration avec Jansen. Il collabore également avec les créateurs belges Dries Van Noten, Haider Ackermann et Christian Wijnants.

05.06.16 > 31.07.16 11h-18h - Fermeture le lundi Entrée gratuite Kattendijkdok Oostkaai 22 2000 Antwerpen Plus d'infos sur "Born in Antwerp" www.antwerpen.be Plus d'infos sur Bruno Pieters & Honest By http://www.honestby.com


AGENDA

Charleroi

Jérémie Renier. La promesse, 1996 © Christine Plenus

CHRISTINE PLENUS "SUR LES PLATEAUX DES DARDENNE" Oeil silencieux et attentif, le photographe de plateau doit autant témoigner du film qui s'élabore devant son objectif, que de ceux qui le font, des acteurs à l'équipe de tournage. Un travail qui ne peut que s'inscrire dans celui d'un autre avec ses limites et ses contraintes préétablies que sont l'éclairage, le cadrage, les vêtements des acteurs, le décor de la scène. Depuis trente ans, Christine Plenus photographie chaque tournage de Jean-Pierre et Luc Dardenne. L'exposition "Sur les plateaux des Dardenne" se développe au travers des films photographiés, s'émancipant de leurs propres histoires. Traduisant sans jamais le trahir l'univers des frères Dardenne, les quelques 120 photographies qui composent l'exposition nous offrent ce privilège de raconter les films autrement et de percevoir des moments magiques au coeur de la création. Parmi les thèmes récurrents, l'on retrouvera les étreintes, la solitude ou les courses éperdues. Jusqu'au 04.12.2016 Musée de la photographie Charleroi Avenue Paul Pastur 11 - 6032 Mont-sur-Marchienne www.museephoto.be


dklikkAGENDA#38

A VOIR

VICHY

MONS

PARIS

Exposition photographique d'Irving S. T. Garp - Créa'City Photographie © Irving S. T. Garp

PORTRAIT(s) Chaque été, Vichy se met à l'heure de la photographie avec le festival "Portrait(s)" qui se déploie dans la ville. Le festival rend hommage à tous les types de portraits, qu'ils soient issus de la tradition documentaire ou bien qu'ils relèvent de la fiction, de l'intime ou encore de dispositifs plus conceptuels. Il réunit des portraits de célébrités comme des visages anonymes, et s'appuie sur les oeuvres de photographes confirmés comme d'artistes plus jeunes. Il propose un voyage dans une pluralité de visions et de regards afin de permettre au public de découvrir ou redécouvrir le portrait dans ses formes les plus classiques comme les plus déroutantes. 10.06.16 > 04.09.16 En centre ville et à l'extérieur de la ville de Vichy www.ville-vichy.fr

IRVING S. T. GARP "TÊTES AU CARRé" Les photographies d'Irving S. T. Garp vont occuper les murs de la chouette boutique montoise Créa'City qui aime mettre en valeur le travail de créateurs et d'artistes locaux. Et cela tombe bien car elle offre au photographe, qui a exposé un petit peu partout dans le monde, sa première exposition dans son fief natal : Mons. "Têtes au Carré" est un jeu de mot : têtes car portraits et carré étant le format de l'image. Avec cette série de phototgraphies, le photographe s'est lancé un défi, raconter 20 histoires sans décor, avec juste un fond, un modèle et des accessoires. Pari gagné ! Vous pourrez aussi y découvrir une autre artiste montoise, Valérie Piérart alias "Miss Bla Bla" 04.06.16 > 30.07.16 Créa'City Rue de Nimy, 34 - 7000 Mons www.creacity.eu www.irvingstgarp.wix.com

DANS L'ATELIER. L'ARTISTE PHOTOGRAPHIé D'INGRES à JEFF KOONS Le petit palais propose avec cette exposition de pénétrer dans le monde secret des ateliers d’artistes : plus de 400 photographies mais également des peintures, sculptures et vidéos permettent de s’approcher au plus près du processus de création de l’artiste, depuis Ingres, en passant par Picasso, Matisse, jusqu’à Joan Mitchell… ou encore Jeff Koons. Jamais une exposition n’a traité à grande échelle et de façon aussi spectaculaire de ce regard photographique sur l’atelier. Cette entrée dans l’atelier, grâce à la photographie, invite à un voyage dans l’esprit des créateurs. Jusqu'au 17 juillet 2016 Petit Palais Av. Winston Churchill 75008 Paris www.petitpalais.paris.fr


Copyright © Fondation Boghossian Villa Empain

RÉPÉTITION En 1962, Robert Rauschenberg expérimente différentes techniques de gravure en utilisant des plaques d’impression de journaux. Dans le processus, il voit se fendre la pierre lithographique et appelle la lithographie qui en résulte ‘Accident’. S’inspirant de cette expérience, Répétition est conçue comme un système au travers duquel circulent, au sein de la Villa Empain, images, objets et corps. L’exposition esquisse la distribution des arts visuels par-delà les barrières nationales et idéologiques, avec une attention particulière accordée au pouvoir du hasard. Une sélection d'oeuvres issues du Centre International des Arts Graphiques de Ljubljana et de la Galerie moderne est montrée en Belgique pour la 1ère fois. Jusqu'au au 21.08.16 Fondation Boghossian Villa Empain Av. Franklin Roosevelt 67 1050 Bruxelles www.villaempain.com

CHIMAY

MONS

Portrait de Jean-Luc Moerman © Jean-Luc Moerman © Château de Chimay

Jean-luc moerman @ chateau de chimay Cette année, c’est le plasticien belge Jean-Luc Moerman qui présentera ses œuvres dans la Maison des Artistes et le Château de Chimay. Nourri par la culture de la rue à laquelle il participe directement, l’artiste laisse entrevoir dans son travail des sources d’inspiration diverses comme le tag ou le graffiti, la BD, les mangas japonais, l’univers de la science-fiction ou encore de la mode ou de la publicité. Ses formes abstraites, fortement colorées, organiques et évoquant une permanente évolution font le buzz parmi la jeune génération et convainquent les amateurs d’art. À voir cet été. Jusqu'au 31.07.2016 Château de Chimay Rue du Château 6460 Chimay www.chateaudechimay.be

CHEMINS CROISéS À l’occasion de son départ du WCC-BF, Anne Leclercq, fondatrice du WCC-BF, réunit 35 artistes de Belgique et d’ailleurs dont elle a, au fil de sa carrière, croisé le chemin. Des artistes synonymes pour elle de rencontres heureuses, de collaborations fructueuses, d’œuvres remarquables. Fondatrice du WCC-BF, cette association professionnelle, pour ceux qui ne connaîtraient pas, regroupe plus de 200 créateurs et vise à la promotion des arts appliqués d'expression contemporaine chez nous, mais aussi à l'étranger. Cette exposition se veut une sorte de carnet de voyage marquant les jalons de 35 années consacrées à la promotion des arts appliqués. WCC•BF Site des Anciens Abattoirs 17-02 rue de la Trouille 7000 Mons www.wcc-bf.org

dklikkAGENDA#13

bruxelles

A VOIR


Entre

DESIGN & art végétal La Cité de la Mode et du Design à Paris accueillera jusqu'au 11 septembre, The Bulk Garden/Le Jardin en stock, une installation végétale spectaculaire et évolutive créée par l'artiste paysagiste Christophe Ponceau.


T

he Bulk Garden / Le Jardin en stock, autrement défini comme un jardin en attente, propose un stockage d'arbres qui forment un vallon invitant au voyage. Un clin d'oeil à l'usage premier des docks, espace de transit, de stockage et de passage. Cette installation végétale se présente comme une pépinière qui descend vers la Seine, une microforêt de Ginkgo Biloba, "l'arbre aux quarante écus". Seul arbre ayant résisté à Hiroshima, il symbolise la nature en danger, exploitée mais toujours forte et capable de s'adapter. Organisé sous un lustre baroque et aérien de baladeuse de chantier, ce morceau de paysage éphémère et factice interroge sur la place accordée au monde végétal. The Bulk Garden/Le Jardin en stock, installation végétale de Christophe Ponceau Jusqu'au 11 septembre 2016 De 10h à minuit. Les Dockx - Cité de la Mode et du Design Quai d'Austerlitz 34 - 75013 Paris www.citemodedesign.fr

Après des études d'architecte d'intérieur à l'école Boulle, puis un diplôme d'architecte DPLG, Christophe Ponceau se forme au paysage auprès du paysagiste Gilles Clément. Contronter l'univers du jardin à la diversité de la création contemporaine lui est rapidement apparu primordial. En effet, si le sujet du jardin est actuellement présent partout, il reste souvent éloigné de la modernité. Peu enclins à la communication, les créateurs de jardins restent méconnus et "à part" alors que leurs créations accompagnent maintenant les oeuvres architecturales les plus médiatisées.


Dans l’atelier de

TUFAN

On a tous rêvé, étant petit, d’une jolie cabane perchée dans un arbre pour y vivre 1001 aventures. Certains ont réalisé leur rêve, d’autres non. Qu’importe. Il n’y a pas d’âge pour profiter d’une jolie cabane dans son jardin. Nous avons rencontré Tufan dans son atelier à Rixensart, qui se consacre, depuis quelques temps, à réaliser de jolies constructions dans les arbres ou sur pilotis pour s’abriter, jouer, rêver… En un mot, s’évader dans son propre jardin.

A

rrivé à l’âge de 15 ans en Belgique, Tufan a un parcours atypique parsemé de diverses expériences. Ne parlant pas un mot de français en débarquant sur le sol belge, ses parents l’inscrivent en internat au CERIA option hôtellerie. Ensuite,

Par Ingrid Hulsmans il se tourne vers l’électromécanique. Son diplôme A2 en poche, il entre en polytechnique. En parallèle, il est stagiaire journaliste pour l’agence nationale turque. On lui propose un poste qu’il va occuper pendant 8 ans. Après le journalisme, il ouvre une société immobilière.


S'ensuit l’ouverture d’un restaurant au Sablon proposant une cuisine ottomane. Là, ce qui l’amuse surtout, c’est de décorer son restaurant à la feuille d’or. Au bout de quelques années, il se rend compte qu’il n’a plus de temps pour lui et décide de le vendre et de partir faire un tour du monde en vélo et paramoteur. Il rencontre sa futur épouse et son projet de tour du monde tombe à l'eau. À la place, il décide de s’installer dans un petit village en Turquie en pleine montagne. Il achète un terrain, construit de ses mains une maison à l’ancienne ne comprenant ni eau ni électricité. Tufan et son épouse vivent là pendant 13 ans, tout en gardant un pied en Belgique pour s’occuper de chantiers de décoration. Lorsque l’heure de la scolarisation sonne pour les enfants, retour en Belgique où le couple s’installe à la campagne. Tufan reprend un boulot dans l’immobilier de luxe où il s’occupe des maquettes et prototypages jusqu’au jour où un ami lui souffle l’idée de réaliser avec lui des cabanes. Ils réalisent ensemble des cabanes artisanales, bien étudiées et durables. Tufan y prend beaucoup de plaisir. Son ami part vivre en France mais lui, continue l’aventure. Les cabanes de Tufan Ses cabanes, sur mesure bien entendu, sont plus à associer avec des constructions à ossature bois. On pourrait y vivre - certaines sont d’ailleurs pensées pour - et s’intègrent à la nature environnante. Chacune a sa personnalité, ses exigences et chaque projet est unique. Pour les réaliser, Tufan refuse le béton. Ici rien que du bois et il vous proposera d'abord du bois local, issu de nos forêts. Les essences de bois sont également importantes car il veut des essences qui vieillissent sur place, comme le mélèze. Pas de chichis non plus, il va à l’essentiel. Dans la simplicité. Pas d’imitation de « cabane au Canada », de cabanes de plage ou de cabanes scandinaves, ici, cela n’a pas de sens. Il nous propose des cabanes qui s’intègrent parfaitement dans notre paysage belge en privilégiant, bien souvent, les teintes bleutées avec un soupçon de gris. Mais attention, "simplicité" ne veut pas dire simpliste car même si les cabanes ont l’air simples, elles comportent chacune des finitions très différentes et possèdent leur âme propre. Tufan travaille en pensant au lieu où va se trouver la cabane et en accordant une grande attention aux désirs de ses clients. Son moteur : apporter de la magie aux gens et réaliser leur rêve tout en proposant un prix le plus raisonnable possible. Un havre de paix dans son jardin. Ma Kabane www.makabane.be - Tél. 0485/00 45 06 - info@makabane.be


En route vers le futur ?

Des jardins naturels Ă  portĂŠe de main Par Ancat


E

n ces temps de chaos alimentaire, on se sent de plus en plus à la place du consommateur manipulé et empoisonné au profit de mégastructures. L’aliment devient pour certains une source de revenus infinie, peu importe la manière, puisqu’il faut générer de l’argent, beaucoup d’argent. Aucun scrupule car en créant des cancers, l’industrie pharmaceutique de s’en met plein les poches. Alors, que les maîtres du monde se disputent pour savoir qui pisse le plus loin, les vrais gens, eux, rêvent de solutions. Souvent, en dépit du bon sens, nous achetons des produits visuellement parfaits, des fruits qui ont poussé à l’autre bout du monde (par exemple les kiwis bizarrement low-cost de Nouvelle-Zélande), des légumes cultivés en hiver dans des serres chauffées et éclairées aux Pays-Bas, d’autres arrosés d’eau fossile en Espagne, le tout baignant dans une solution de désherbant et d’insecticide. Parce que c’est plus beau, parce que l’on n'a pas le choix, parce que l’on n’a pas les sous… Les "Bio - Eco - Durable - Equitable" sont des solutions qui calment suffisamment nos inquiétudes tout en continuant d’alimenter le système, des emplâtres sur des jambes de bois, du « moins pire ». En regardant un peu plus loin, on voit poindre le mot permaculture, à la mode lui aussi, mais au fait qu’est ce que c’est exactement? Mise au point au milieu des années 70, la permaculture (culture permanente) est née en réaction à une utilisation grandissante de méthodes agro-industrielles destructrices qui polluent l’eau, la terre, et réduisent la biodiversité.


La permaculture est une méthode complexe et globale qui vise à concevoir des habitats humains et des systèmes agricoles en s'inspirant de l'écologie naturelle et de la tradition. C'est l'intégration harmonieuse de l'homme dans son environnement pour qu'il puisse en retirer ce qui lui est nécessaire, la nourriture, l’énergie et le logement. Adaptable aussi bien à un micro-jardin qu’à une petite exploitation, c’est un système qui ouvre des horizons. Les trois principes éthiques sur lesquelles se base la permaculture sont : > Prendre soin de la Nature (les sols, les forêts, l’eau et l'air). > Prendre soin de l’Humain (soi-même, la communauté et les générations futures). > Créer l’abondance et redistribuer les surplus. Bien plus qu’une agriculture permanente, nous avons affaire ici à une culture permanente qui tend à la création de sociétés humaines jugées durables. Et qu’est-ce que ça donne dans nos jardins ? Les méthodes utilisées permettent aux terres de maintenir leur fertilité naturelle. Par exemple, le système de butes, où l’on intègre des morceaux de bois sous la terre, apporte des nutriments et favorise le développement d’une faune souterraine bénéfique aussi appelée pédofaune. L’approvisionnement en eau est optimisé. Les permacultivateurs ont recours au paillage (litière de végétaux séchés au-dessus de la terre) pour éviter l’évaporation excessive. Ce même paillage aide à éloigner les limaces, limite grandement la pousse des mauvaises herbes et engraisse la terre en se décomposant. Ce qui rejoint un des buts recherchés qui est de réduire au maximum la pénibilité du travail. Pas de labour, moins d’arrosage, moins de nettoyage, une fertilisation automatique des sols font un jardinier heureux, non ? Il s’agit également de prendre en considération la bio-diversité et de profiter des services gratuits rendus par les écosystèmes, comme d’utiliser les associations de cultures et les compagnonnages de plantes. Par exemple, nous pouvons planter à proximité d’un légume une fleur qui va éloigner un nuisible, ou grouper une plante très vorace avec une autre qui produit de l’azote, comme le faisaient les Aztèques en associant le maïs et les haricots. Le jardinier va favoriser les plantes vivaces, la récupération des graines, les purins végétaux, redécouvrir des savoirs et cultiver sa curiosité. Cela donne un jardin naturel, très sauvage, à l'image de la nature quand on la laisse en liberté !


Une balade idyllique dans le

POTAGER DES DéLICES

Par Ancat


D

errière ce nom charmant se cache toute une vie, une famille, une maison, une passion. C’est à Blaregnie (entre Mons et la frontière française) que JeanFrançois Reynvoet, ancien moniteur de voile, a installé son aventure. L’homme de la mer a choisi de faire vivre son amour de la terre en se formant à un panel de méthodes de cultures naturelles, pour finalement en tirer son assemblage idéal. Il accumule les connaissances et teste les combinaisons de pratiques agricoles qui vont cohabiter au mieux sur ses parcelles. Car il s’agit bien là de tests ; des expériences menées, de l’observation, des adaptations qui donnent un grand laboratoire de vie dans le respect absolu

de l’environnement. C’est au cours d’une visite guidée au cœur de son potager, que ce paysan atypique et sympathique me détaille sa mosaïque de petits lopins, m’expliquant à grands coups d’agroforesterie, de permaculture, d’associations de végétaux, de plantes mellifères, de récupération de graines et de purins végétaux, comment ce joyeux désordre trouve ses solutions et évolue dans une logique singulière. Sieur Jean-François désirait faire de son Jardin un endroit d’épanouissement, mais également un lieu de recherches, de partages et de transmissions. C’est pourquoi d’une part, à différents endroits, l’on peut croiser des salons de palettes qui permettent de se poser un instant


pour observer et réfléchir à des solutions efficaces, tout en feuilletant les livres mis à disposition, des mines de renseignements à compulser au gré des phénomènes rencontrés, et d’autre part, il a mis au point des formations en jardinage et des journées découvertes du Potager riches d’échanges et de partages. Certains thèmes particuliers, comme les plantes sauvages comestibles, la taille des fruitiers, la conservation des fruits et légumes, sont aussi abordés lors d’ateliers ou sous forme de conférences. Havre naturel (et Bio), le Potager des Délices c’est aussi une épicerie où l’on peut trouver les productions maison et des produits de partenaires choisis, constituer

un panier bio, des plantes à repiquer au fil des saisons.

www.potagerdesdelices.be Programme de sa semaine Bio : www.potagerdesdelices.be/accueil/actualites La semaine Bio : www.apaqw.be/Semaine-Bio


dklikkGOURMAND#60

TESTING

le meilleur pour

LA FAIM

efarmz & moi

Par Dorothée Vandriessche

Le bio et le locavore c'est à la mode, un peu bobo certes, mais pour une fois c'est plus qu’un feu follet tendance écolo. Dans notre société d'hyper consommation, il est important d'être acteur de ce que l'on mange et cuisine. Privilégier les circuits courts, c'est encourager nos agriculteurs et producteurs et les rémunérer correctement. Oui, votre journaliste food est un brin écocitoyenne mais aussi et surtout, une bonne gourmande! Et parcourir la Belgique pour faire ses courses et tenter de dénicher les bons petits produits n’est pas possible au quotidien. C’est pourquoi, j'ai testé eFarmz, un site internet qui permet de faire ses achats cool Raoul bien blotti dans son divan. Et ce, où que l’on soit en Belgique, ou presque. Plus qu'un site, c’est une vrai démarche

privilégiant les produits belges et les petits producteurs qui nous est proposée. Je me connecte pour voir. Bon point; l’interface est facile d'utilisation avec un graphisme clair mettant bien les produits en valeur. Je m’amuse beaucoup à consulter les pages descriptives des producteurs. Je trouve très intéressant de mettre un visage sur les produits que je consomme. J’ai le choix entre des paniers de légumes ou de fruits de saison. Je craque pour un grand panier gourmand, débordant de légumes. À moi les vitamines!


dennaise r a a l l e r Moza

TESTING dklikkGOURMAND#61

Panier gourmand

Simone a soif, la bonne limonade belge sans sucre ajouté aux goûts surprenants !

Recette de courget de houmous tes crues a u basilic

Produits du terroir

Le mien comportera des navets, une courgette, des carottes et des oignons… Parfait pour un grand couscous! Mais si les idées vous manquent… pas de panique… le colis comprend également des recettes savoureuses comme un houmous de courgettes crues au basilic. Quoi, vous n'êtes pas fan des paniers garnis? Pas de panique, il est également possible de composer son papier et de le remplir soi-même (virtuellement mais quand même) de légumes et de fruits de saison. Hop, un clic et un peu rhubarbe… Celle-ci, pleine de saveur, servira d’ingrédient principal à une tarte dont ma petite famille vous donnerait des nouvelles. eFarmz, c'est finalement un petit supermarché hors du commun où l’on peut faire de belles découvertes comme cette mozzarella di buffala produite dans les Ardennes à la texture parfaite et au goût divin. Qui aurait cru qu’il existait de la mozzarella belge aussi bonne? Pas moi en tout cas. Ou encore la nouvelle boisson « Simone a soif » avec son étiquette toute mimi. On a aussi un choix de produits du terroir comme les saucissons ardennais de chez Antoine. Avec le temps, le phénomène eFarmz a pris de l’ampleur et on livre aujourd’hui dans

presque toutes les villes francophones. Dans un souci d’écologie, les livraisons à domicile ou dans des points de retraits certaine fois comme à Liège à vélo… le tout pour un prix modique. La veille de la réception de mon colis, je reçois un e-mail avec un créneau horaire très précis ce qui me permet de m’organiser. Ponctuel à en faire pâlir le lapin d’Alice, le livreur sonne à ma porte. J’ouvre rapidement mon précieux colis; les produits sont empaquetés dans des caisses réutilisables… Mes jolis épinards sont emballés dans des sacs biologiques. Tout est fait avec délicatesse et dans le détail. Décidément, tout est cohérent dans ce concept! En bref, vous voulez des produits bios, produits en circuit court, à prix raisonnables, alors foncez les yeux fermés et passez commande ! Site approuvé et estampillé « bon plan » par votre aventurière de la cuisine… qui va de ce pas se ravitailler en légumes!

www.efarmz.be


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vous retrouve en septembre, pour un numéro très design. D'ici là, belles vacances ! Pour être averti de la sortie du prochain numéro, abonnez-vous, c’est GRATUIT !*

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