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LIFESTYLE MODE EVASION DECORATION ART DESIGN FOOD …

10# 03/042015

LA TENDANCE

MAKE-UP PRINTEMPS ÉTÉ 2015

LA MODE

ART Lucien Gilson

voit «la vie en noir»

NOUS EMMÈNE À LIÈGE

LE DESIGN

À MILAN


EDITO Le hasard fait parfois bien les choses. Hasard d’une rencontre, d’un prénom soufflé à l’oreille. Si l’on fait bien attention, on peut se rendre compte que la vie est bien faite. Tout a un sens, tout s’imbrique parfaitement. Il nous suffit d’ouvrir l’oeil et d’écouter. Et peut-être aussi d’un peu de chance. Le prénom de Fabrice soufflé à mon oreille par ma chère Catherine, le mail de Babi qui arrive, comme par hasard à point nommé, l’ami qui me parle d’un jeune créateur liégeois, la belle journée printanière le jour du shooting de la une… et la découverte de Rank a Brand, un comparateur de marques qui analyse et compare 500 marques issues du monde de la mode, de l’électronique, de l’alimentation et des voyages. Organisation indépendante, ce comparateur analyse si une marque respecte l’environnement, les droits des travailleurs, l’impact qu’elles ont sur le climat… Photographie © Ingrid Hulsmans et ensuite, une note est attribuée. En tant que Modèle : Marjorie Vandriessche Make up : Eliza Hatzi consommateur, nous pouvons être acteur et Stylisme : Fabrice Bertrang décider de ne pas acheter la marque dont la cotation est mauvaise ou alors mieux, leur faire savoir que l’on est déçu de leur note ce qui va, peut-être, les aider à s’améliorer et à changer de couleur (vert pour un score excellent à rouge pour une durabilité médiocre). Dans cette époque de surconsommation dénoncée par nombre d’artistes - que l’on veut de plus en plus transparente, il faut peut-être réinventer la mode. Les jeunes créateurs que nous avons rencontrés l’ont bien compris. Derrière leurs créations et leurs démarches il y a une réflexion et on aime ça !

CONTRIBUTORS

ARLETTE - CHRISTINE - DOROTHÉE- ELISA INGRID - MARJORIE - MAXIME


SOMMAIRE 7 L’ACCESSOIRE

8

NEWS

what’s up ?

20

14

ART

Noir Artist

AGENDA


23 EXPO

Dries Van Noten au MoMu

36

34

MODE

MODE Influences 70’s

58

Vu sur les podiums

42

MODE Dans notre dressing

48

MODE

DESI TEXT

Dans l’ate Babi Av

Carte blanche à Fabrice Bertrang

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8

92

LE MEILLEUR

MAKE-UP

pour la faim avec Julien Lapraille

Le teint, la tendance

84

DÉCO

Poulain/DIdden mariage stylistique

66

NEWS pour lui…

80

68

IGN TILE

elier de velino

88

62

FOCUS

SOCIÉTÉ Hipster, what is it ?

INTERVIEW

74

SALON

R+Huberty

73

DÉCO L’objet

Bois & Habitat

Muller Van Severen

76

DESIGN

Les belges à la Milan Design Week

Contact : dklikk@gmail.com Contact press : ingrid@dklikk.be Contact pub : dklikk@gmail.com Suivez nous sur www.dklikk.be


MODE D’EMPLOI En un clic, vous pouvez…

Visualiser des vidéos, Consulter le catalogue des diaporamas… d’un créateur, d’une marque…

Faire du shopping depuis votre salon.

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L’ACCESSOIRE Must-have de la saison, les chaussures et accessoires d’Emmanuelle Lebas ne laisseront pas les fashionistas de marbre. On est séduit par son univers épuré et la force de simplicité de ses pièces. Inspirée du cinéma, sa collection printemps/été 2015 se décline en chaussures (sandales plates, hautes, à plateforme et escarpins) et en accessoires (porte-monnaie et sacs à main). On y trouvera de quoi faire notre bonheur et rehausser notre tenue. www.emmanuellelebas.com

Photo © Lee Wei Swee


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NEWS

LA BIRCHBOX A NE PAS MANQUER : «LA CORBEILLE DE MARIÉE» Une pochette délicate et immaculée, de la créatrice de robes de mariée et esthète du rétro-chic Delphine Manivet, dans laquelle on pourra glisser les produits Guerlain, autre invité de marque de cette belle corbeille dont le mascara volume et courbe pour des cils d’enfer, «Kisskiss», le rouge crème galbant pour des lèvres glamour, un miroir et vaporisateur de sac à remplir de son parfum préféré et pour le teint, une base dans laquelle on retrouve des feuilles d’or pur. Cela ne s’arrête pas là, seront aussi glissés dans «La corbeille de mariée» des petits bonbons à l’anis de Flavigny, une boite de thé LØV ORGANIC, un joli vernis Essie transparent et doux et pour des cheveux brillants à tous les coups, «This is a shimmering must» de Davines. Bref, s’il y a bien une box indispensable, c’est cette édition limitée. Disponible dès le 19.03.15 au prix de 44€ pour les abonnées et de 49€ pour les non abonnées. http://birchbox.fr/box-mariage

WHAT’S UP ?

BIJOUX FASHION DVF «le bijou est une épice parfaite… il encense ce qui existe» déclare Diane von Furstenberg qui lance sa toute première collection de bijoux en collaboration avec Haskell Jewels, LLC. De la collection de chaînes maillées joignant la fluidité du jersey de soie aux pièces plus structurées évoquant l’influence de la coupe de la créatrice, la collection est faite de contraste dont le trait d’union en est le thème : «bijouterie fluide très textile». http://eu.dvf.com

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Pour sa collection printemps/été 2015, Jo De Visscher nous emmène dans le sud de la France. Couleurs inspirées du pastis et de la pastèque (en bonne gourmande qu’est Jo) mais aussi, pour cette collection, par le monde du tennis, qui se traduit par des jupes plissées et des bermudas style années 20. www.jodevisscher.be

ON PREND SOIN DE NOTRE PEAU EN UN SEUL CLIC Bonne nouvelle, Imwe, la gamme cosmétiques belge, bio et qui prend soin de notre peau sans abîmer la planète se dote d’un tout nouvel eShop. On pourra donc, de son fauteuil, se commander sa crème de soin visage ou corps préférée. www.imwe.be/store

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PETIT DÉTOUR PAR LA PROVENCE


UN PETIT AIR DE PRINTEMPS pour la surprenante collection capsule signée Aigle et Paul & Joe. On a d’un côté l’authenticité et le savoir-protéger d’Aigle, maître caoutchoutier depuis 1853, et de l’autre le style indéniable de Paul & Joe qui apporte sa touche inimitable en habillant les pièces Aigle d’imprimés fleuris. Ambiance romantique où pissenlits, roses et autres marguerites s’entremêlent aux oiseaux et abeilles. Disponibles chez Aigle Waterloo, 262 ch. de Bruxelles, chez Aigle Galerie Porte Louise, 100 av. Louise 1050 Bruxelles chez Aigle Woluwe Shopping Center, 70 bld de la Woluwe 1200 Bruxelles

LA PIÈCE MAÎTRESSE DU SALON Un nouveau venu chez MA, un canapé dans lequel on a envie de se lover. Si vous vous êtes rendus à la Biennale Intérieur de Courtrai en octobre dernier, peut-être l’avez-vous aperçu ? «Three Seater Sofa» est la toute nouvelle création de Marina Bautier. Canapé trois places, ses lignes droites contrastent avec les coussins moelleux et accueillants. Si vous voulez l’essayer, rendez-vous dans son showroom situé à Saint-Gilles. Et si vous êtes gourmand, préférez le dernier vendredi du mois. Son espace devient table d’hôte. Marina se met derrière les fourneaux et prépare le déjeuner en fonction du marché et de la saison. Il paraît que ça vaut le détour, mais n’oubliez pas de réserver. MA chaussée de Forest, 314 1190 Bruxelles www.maison-ma.com


ON A TESTÉ SÉRUM LUMIÈRE SUBLIME ET… C’EST SUBLIME ! Les laboratoires Cinq Mondes sont allés puiser les actifs les plus performants de la pharmacopée japonaise et les ont associés à des innovations cosmétologiques uniques pour donner naissance à une véritable solution 3 en 1 : anti-taches, éclat et protection cellulaire. D’emblée on a aimé la texture ultra légère, non collante et le parfum délicat. Après 8 jours, le teint était éclairci et au bout d’un bon mois les taches pigmentaires THE FASHION FOR THE NOSE étaient atténuées. Un vrai coup de coeur ! Karl Lagerfeld lance un nouveau duo olfactif au Et pour ne rien gâcher, nom paradisiaque «Paradise Bay». Composée par Les principaux actifs les nez Serge Majoullier et Cécile Matton, l’édition sont d’origine naturelle Paradise Bay pour femme mise sur une rondeur ou biologique, sans pafruitée. Pour la version homme, le parfumeur raben et sans colorant Jean-Christophe Hérault propose une fougère artificiel. boisée rafraîchie de bergamote et de feuilles de violette d’où fusent menthe verte, pomme et baies croquantes. Une histoire d’amour, de mode et de parfum signée Karl Lagerfeld.

www.cinqmondes.com

Disponible en tirage limité dans les parfumeries de luxe.

TOUT NOUVEAU, TOUT BEAU … le shop d’Auguste & Claire nous propose les créations des deux blogueurs. Matthieu (Auguste) et Bénédicte (Claire) s’amusent à détourner l’utilisation première d’un objet. Les tasses et soucoupes se transforment, par exemple, en suspension. On aime l’idée d’upcycling de leurs objets. N’hésitez pas à aller faire un petit tour sur leur blog pour découvrir une foule de choses intéressantes et qui sait, vous vous laisserez peut-être tenter par l’une de leurs créations. http://shop.augusteetclaire.com

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SUSHI SUSHI Une bonne faim et envie de manger sainement sans avoir à cuisiner ? Il y a la solution livraison de sushis ! Nous avons eu l’occasion de goûter les nouveautés à la carte Sushi shop et on n’a pas été déçu. A commencer par le duo pack remplis de 42 bonnes petites choses telles que des sushis au saumon, des makis au thon, des California rolls au saumon et à l’avocat... La carte propose aussi de délicieux ceviches de daurade ou de saumon extra frais. Les plus ambitieux choisiront la salade Ebi Ten, le mets du moment à Paris et Londres, une salade à base de crevettes en tempura et de mesclun avec une succulente petite sauce relevée… On vous suggère aussi le Fire roll, un set de 8 California à l’avocat, la crevette en tempura et la sauce mayonnaise ponzu recouverts de thon et de sauce épicée. De quoi réveiller vos papilles et des envies de voyages au Japon ! www.sushishop.be

ON S’OFFRE LES PHOTOS D’IRVING S.T. GARP POUR MOINS D’UN EURO

POUR LES YEUX & LES PAPILLES Dans une ambiance feutrée et résolument vintage, l’Eden se fera hôte d’une soirée d’exception: un cabaret burlesque digne des plus belles revues hollywoodiennes! Pour la première fois en Wallonie, un repas-spectacle haut de gamme attend les spectateurs, dans la plus pure tradition rétro. Six artistes de renommée internationale (Colette Collerette et Ginger Heartbreaker (Belgique), Miss Anne Thropy, Soa de Muse, Charly Voodoo (France) et Lou on the Rocks (Suisse)) les emmèneront, à grand renfort de plumes et de paillettes, dans une autre époque, alors qu’un menu gastronomique ravira leurs papilles. Délices burlesques à l’Eden, bld Jacques Bertrand 1-3 à Charleroi Plus d’infos sur Facebook

Bernard Caelen alias Irving S.T. Garp a réunit 80 photos - dont une trentaine inédites - issues de ses séries «Le Corps décortiqué», «Vous avez dit bizarre?», «Portraits cachés» et «Rubriques nécrologiques» dans un Ebook intitulé «Histoire en quatre actes» aux éditions Corridor Eléphant. Ses photographies s’égrènent comme les perles d’un humour porté trop souvent disparu. http://librairie.immateriel.fr


©Carmen De Vos

LE BORDEL DE LA POÉSIE POUR LA PREMIÈRE FOIS À BRUXELLES Et c’est à l’hôtel Le Berger que ça se passe. Evénement littéraire unique et immersif qui emporte la poésie loin des salles de classe et de conférence pour les emmener au coeur des intérieurs luxuriants d’une maison close. C’est dans le cadre sensuel et art déco de l’hôtel Le Berger, célèbre ancienne «maison de rendez-vous» que les clients peuvent se rapprocher des «Putains de Poètes» et s’offrir une lecture privée dans l’intimité tamisée d’une chambre à coucher. Et comme tout bordel qui se respecte a besoin d’une couverture, le Bordel de La Poésie prend l’allure d’un cabaret enivrant avec, entre les lectures, de la musique live, des danseurs, de la magie et des diseuses de bonne aventure. Très chers oiseaux de nuit, déployez vos ailes et courez au tout premier Bordel de la Poésie à Bruxelles le 11 avril ! Hôtel Le Berger - 24, rue du Berger - 1050 Bruxelles www.lebergerhotel.be Plus d’infos sur Facebook


LUCIEN GILSON Quand l’art

s’habille de noir NOIR Artist, alias Lucien Gilson exposera le 2 avril au Palais de Tokyo à Paris dans le cadre du concours Art & Care. Un beau prétexte pour explorer l’univers de ce jeune artiste liégeois de 25 ans.


«

Noir c’est noir» chantait Johnny Halliday mais dans le noir de Lucien Gilson, il y a une belle étincelle de lumière. J’ai découvert le travail de NOIR Artist dans le salon de coiffure liégeois Vic+Or et je suis tombée en pâmoison devant la fresque qu’il avait réalisée. Du noir, rien que du noir. La «non couleur» est son nom d’artiste et sa marque de fabrique. Peinture acrylique, fusain, crayon pierre noire ou aérosol, ses médiums sont multiples mais le seul pigment qu’il utilise est le noir. Pas de gris, ni de blanc non plus, juste du noir mais un noir tout en

nuances d’où il fait naître la lumière comme une matière du bout de ses pinceaux. Multiples aussi sont ses formats, supports et sources d’inspirations. Noir Artist réalise des peintures, des dessins, des fresques monumentales et son inspiration lui vient de sources différentes comme la publicité, l’art baroque, le tatouage et le Pop Art. Dans un esprit warholien 2.0, NOIR Artist cherche l’image qui va interpeller son regard dans les magazines, publicités, film de super héros, BD, sur le Web, dans les news people mais aussi dans la peinture baroque


Fresques réalisée pour la discothèque Fiesta Club

ou l’iconographie chrétienne. Chaque image brute est ensuite recadrée, triturée, détournée pour s’intégrer dans des carambolages visuels à haute teneur narrative. Le résultat de ses associations visuelles : des miroirs de notre époque et de notre société de surconsommation. « J’ai grandi dans la bulle Internet et les engrenages vers la société de surconsommation. J’ai toujours été fasciné par l’aspect éphémère des choses, la vitesse à laquelle arrivent et repartent les informations. Des publicités en surabondance à chaque coin

de rue, à chaque page de magazine. Nos yeux deviennent esclaves sans que l’on s’en aperçoive. Les thèmes de mon travail se sont naturellement portés vers le monde de la publicité et de la consommation. Plus précisément sur le constat que l’homme contemporain perd peu à peu la vision du beau dans un monde qui l’assaillit chaque jour un peu plus d’informations superflues (…) Mes réalisations sont souvent saturées d’informations, il y a très peu de respiration. L’œil se perd dans la composition, il ne trouve pas de repos dans le moindre espace blanc. »


Fresques réalisée pour le salon de coiffure Vic+Or

Influencé par l’artiste new yorkais Robert Longo, célèbre pour ses oeuvres monumentales hyperréalistes, et dont le style est définit par le journaliste Werner Spies de «romantisme fatal», le travail de NOIR Artist séduit au premier abord par sa technicité et son excellence dans l’art de l’illusion mais ne nous arrêtons pas au premier coup d’oeil car si l’on scrute et que l’on va voir un peu plus loin dans son oeuvre, on s’aperçoit que les toiles et les fresques de Lucien sont parsemées de détails infinitésimaux, les rendant fascinantes à l’infini. Sa façon de s’approprier l’espace qui lui est alloué, quelle que soit sa taille, évacue la monotonie et permet de multiplier les points de vue et les interprétations.


NOIR FAIT LE MUR Outre son travail personnel d’artiste plasticien, NOIR Artist aime particulièrement les grands formats qui offrent plus de liberté à sa créativité et, fresque après fresque, il a peaufiné son savoirfaire et créé son propre style. Nombre de boutiques liégeois l’ont déjà sollicité mais aussi des bureaux d’architectes et diverses entreprises. Alors, pourquoi pas vous ? NOIR Artist adore les défis artistiques et il n’y a pas de raison de se priver d’art lorque l’on peut inviter une fresque sur nos murs signée par un jeune artiste qui monte. www.noir-artist.com Très actif sur les réseaux sociaux, suivez son actu au jour le jour sur sa page Facebook

«Progrès Infini» - 110x150cm - Crayon Pierre noire, fusain et aérosol sur papier.

L’oeuvre «Progrès infini» de NOIR Artist, représenté par la galerie bruxelloise Mazel a été sélectionnée par un jury de renom dans le cadre du concours ART & CARE organisé par le premier site de vente en ligne d’oeuvres d’art Artsper et Philips Healtcare. NOIR Artist sera donc présent à Paris au Palais de Tokyo le 2 avril 2015.

Cliquez pour visualiser la réalisation en timelapse de la peinture «Progrès Infini»


AGENDA

En avril se déroulera la 33e édition d’Art Brussels. La foire d’art contemporain réunira, pour cette édition 2015, 191 galeries venant de 34 pays. Elles seront représentées en trois sections principales : PRIME qui se composera de 87 galeries présentant des oeuvres d’artistes établis. YOUNG qui réunira 90 galeries présentant des oeuvres d’artistes émergents et enfin, une toute nouvelle section nommée DISCOVERY où l’on pourra admirer les créations d’artistes émergents et prometteurs dont l’œuvre n’est pas encore connue du grand public en Europe occidentale. A ne pas manquer : le nouveau programme ARTIST’S MUSIC pour écouter en public et en direct les performances musicales d’artistes contemporains sur la Zinneke Terrasse 25.04.2015 > 27.04.2015 Brussels Expo (Heysel) Palais 1 & 3 Place de Belgique, 1 - &020 bruxelles www.artbrussels.com

Oscar Niemeyer Table en noyer et bois laqué gris métallisé, vers 1990 Ed. Moveis Teperman Ltda Ben «Le Temps plus Fort que l’Art» 1987

En marge d’Art Brussels, Cornette de Saint Cyr fixe rendez-vous aux collectionneurs et amateurs d’art contemporain le dimanche 26 avril. Parmi les pièces exposées et mises en vente, on pourra admirer une vingtaine d’oeuvres historiques signées Ben, des oeuvres signées Dennis Oppenheim, Antonio Tapies, Mario Merz… Le design américain et européen des XXe et XXIe siècles vous seront présentés au travers des pièces tout aussi iconiques qu’esthétiques avec au programme Oscar Niemeyer, Charlotte Perriand, le Corbusier, Maarten Van Severen… 23.04.2015 > 25.04.2015 de 11.00 à 18.00 et le 26.04 de 11.00 à 13.00 Cornette de Saint Cyr - Chaussée de Charleroi 89 - 1060 Bruxelles www.cornette-saintcyr.be


ANTWERPEN

BRUXELLES

BRUXELLES

© Alberto Saleh

Maya Ruznic «Air» 2013 - Encre sur papier © Maja Ruznic

Oeuvre de Pierre-Louis Flouquet - non datée © Photo : Nicolas Colbert

«DISCOVER ME» ALBERTO SALEH

«YELLOW THROAT RIBS» DE MAJA RUZNIC

«OEUVRES SUR PAPIER» FLOUQUET SERVRANCK, AVANT-GARDE BELGE

Alberto Saleh né à Anvers est issu d’une famille juive-libanaise. Sa passion pour la photographie, il l’a depuis l’âge de 13 ans, lorsqu’il a reçu en cadeau pour sa bar-mitsva un appareil photographique. Si les photographies oscillent entre portraits et paysages, son plus grand plaisir est de photographier la nuit. Paris, Jérusalem, Tel-Aviv, Venise, Rome, New-York, Las Vegas et Anvers, découvrez toutes ces villes de nuit à travers le regard d’Alberto. > 24.03.2015 ARTELLI GALLERY Mechelsesteenweg 120 2018 Antwerpen www.artelligallery.com

Maja Ruznic, originaire de Bosnie-Herzégovine, explore avec beaucoup de délicatesse les thématiques des traumatismes enfouis et du souvenir, du folklore et de la sexualité, à travers des portraits et des compositions figuratives tout en transparences. L’artiste utilise l’encre et des pigments à base d’eau dans sa recherche intuitive de l’expression de la vulnérabilité humaine. Ses portraits sont des agglomérats de taches et de traces dont la forme évoque davantage le souvenir que la représentation d’un personnage en particulier. Ces figures, au genre ambigu, sont des «avet, des «apparitions» en bosniaque . > 19.04.2015 GALERIE D’YS Rue de l’arbre bénit, 84 1050 Bruxelles www.galeriedys.com

Figures majeures de l’avantgarde en Belgique, les oeuvres avant-gardistes des années 20 de Pierre-Louis Flouquet et les oeuvres abstraites lyriques des années 40 de Victor Servranckx sont deux approches différentes mais tout autant importantes pour comprendre les grands courants artistiques qui ont marqué l’art moderne belge durant l’entre-deux-guerres. N’ayez pas peur de pousser la porte de la galerie pour admirer les dessins provenant d’une collection privée belge. L’exposition, dédiée à l’art moderne belge et aux oeuvres sur papier est gratuite. 26.03.2015 > 24.05.15 SCHILLER ART GALLERY Rue Van Moer, 24 1000 Bruxelles

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A VOIR


A VOIR dklikkAGENDA#22

BRUXELLES

Thomas Ruff, Portrait (A. Kachold, 1987) © Thomas Ruff/SABAM

FACES NOW Portraits photographiques européens depuis 1990. L’apparition de la photographie a généralisé la pratique du portrait. Dans les années 90, les photographes ont redécouvert le genre du portrait et depuis la chute du mur de Berlin, ils s’interrogent sur l’identité et la place de l’individu dans le monde numérique et globalisé. Que nous apprennent l’expression du visage, la pose, les vêtements et le cadre de la personne photographiée ? Faces Now vous fera découvrir les oeuvres réalisées en Europe par 31 photographes réputés. jusqu’au 17.05.2015 PALAIS DES BEAUX-ARTS Rue Ravenstein 23 1000 Bruxelles www.bozar.be

BRUXELLES

Marc Chagall, Moi et le village, 1912, crayon, aquarelle et gouache sur papier. Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, inv. 11108 © MRBAB, Bruxelles/Chagall ® Sabam Belgium 2015/photo : J. Geleyns/Ro scan

CHAGALL RÉTROSPECTIVE Plus de 200 oeuvres de Marc Chagall provenant du monde entier ont été rassemblées pour cette importante rétrospective. L’exposition parcourt l’ensemble de sa carrière artistique, depuis les premières peintures en 1908 jusqu’aux dernières oeuvres monumentales des années 80. On n’hésite pas à aller faire un tour sur le site www.expo-chagall.be pour préparer sa visite. Un explicatif des différentes périodes de l’artiste avec visuels à l’appui pour pouvoir en apprendre un peu plus sur l’artiste ou se rafraîchir les idées. On aime ! Jusqu’au 28.06.2015 MUSÉES ROYAUX DES BEAUX-ARTS DE BELGIQUE Rue de la Régence 3 1000 Bruxelles www.expo-chagall.be

PARIS

Manteau, 1937. Taffetas noir, broderies de paillettes dorées superposées. Patrimoine Lanvin. © Katerina Jebb

JEANNE LANVIN Le Palais Galliera, en étroite collaboration avec Alber Elbaz, directeur artistique de Lanvin, célèbre l’ancienne maison de couture française encore en activité. Consacrée à Jeanne Lanvin (1867-1946), cette exposition parisienne réunit, en une centaine de modèles, les fonds exceptionnels du Palais Galliera et du Patrimoine Lanvin. Jeanne Lanvin, c’est l’art des broderies, de la matière et de la transparence, des surpiqûres, entre-croisés, spérales, découpes : la virtuosité du savoir-faire. C’est un parfait classicisme à la française avec des robes de style très XVIIIe dialoguant avec la ligne «tube» de l’art déco. Une exposition à voir pour tous les amoureux de la mode. Jusqu’au 23.08.2015 PALAIS GALLIERA 10, av. Pierre Ier de Serbie 75116 Paris www.palaisgalliera.paris.fr


DRIES VAN NOTEN Inspirations

Après Paris et le musée «Les Arts Décoratifs» en 2014, c’est au tour du MoMu à Anvers de mettre en lumière le travail du créateur belge Dries Van Noten. © Photos : Mathieu Ridelle


Défilé Dries Van Noten Women Summer 2000 © Photos : Patrice Stable


B

aigné dans la mode dès son plus jeune âge, il est la troisième génération d’une famille de tailleurs. Son grandpère, entre les deux guerres mondiales, a introduit à Anvers la notion de prêt-à-porter. En 1970, son père a ouvert une grande boutique de mode haut de gamme dans la banlieue d’Anvers, suivie d’une deuxième dans le centre ville où il vendait les collections Ungaro, Ferragamo et Zegna. En parallèle, sa mère tenait un magasin franchisé Cassandre et recueillait des dentelles anciennes. Il était donc tout naturel que Dries soit initié aux rites et traditions du monde de la mode dès son plus jeune âge. A 18 ans, il entre dans le cours de design de mode de l’Académie royale d’Anvers. Issu de la même promotion début 1980 que les stylistes Walter Van Beirendonck, Ann Demeulemeester, Dirk Van Saene, Dirk Bikkembergs et Marina Yee, ils forment ensemble ce qu’on a appelé les «Six d’Anvers» que l’on considère comme l’avant-garde de la mode belge. Sa première collection homme est présentée à Londres avec le collectif et crée sa propre maison en 1986. Depuis 1993, il présente à Paris ses collections de prêt-à-porter homme et femme. Aujourd’hui, le Momu nous fait découvrir le travail du créateur anversois et ses multiples sources d’inspiration. Le projet nous invite à un voyage intime et affectif dans l’univers de Dries Van Noten et nous révèle son processus de création. Rassembleur d’affinités éclectiques, il aime faire dialoguer ses sources d’inspiration, les voir s’interpeller, créant ainsi d’étonnants mélanges. Divisée en 25 thèmes, l’exposition ne propose pas une rétrospective classique mais plutôt un parcours intime dans l’univers artistique du créateur, dévoilant la singularité de son processus créatif et ses nombreuses sources d’inspiration, de la peinture en passant par la musique, le cinéma, les différentes cultures, le folklore… Voici trois des thèmes proposés.


Dries Van Noten «Inspirations» © Photo : Koende Waal


SUMMER FLOWER « Sérénité et joie.» Détails folkloriques et teintes saturées se superposent dans une nature rêvée et extravagante où coexistent naturalisme et distorsion abstraite. Une grâce insolite naît de juxtapositions inattendues, d’une mosaïque de fleurs, de couleurs et de textures. Buissons opulents et métal scintillant, matières précieuses et décor surdimensionné s’entrecroisent dans un monde tropical imaginaire façonné d’un jeu de motifs et de drapés. DRIES VAN NOTEN Collection femme P/E 2008 LES ARTS DÉCORATIFS > Balenciaga Manteau d’intérieur A/H 1960-61 Robe du soir P/E 1959 > Yves Saint Laurent Blouson du soir A/H 1980-81 > Patrick de Barentzen Robe du soir ayant appartenu à la duchesse de Windsor vers 1970 INSPIRATIONS > Nick Cave «Soundsuits», 2008 > Makoto Azuma, 2014 Oeuvre murale spécialement commandée à l’artiste pour cette installation.


Dries Van Noten «Inspirations» © Photo : Koende Waal


PUNK « Titiller les émotions et les idées préconçues.» Rébellion et subversion des codes sociaux sont les prémisses d’un univers créatif fondé sur les contrastes. L’insoumission aux normes préétablies permet la naissance de l’archétype d’une forme, d’une couleur ou d’une attitude. L’innovation picturale d’Yves Klein, l’iconique Tailleur Bar de Christian Dior, le punk anglais de la fin des années 70 et la délicatesse bleutée d’un champ de campanules se rencontrent dans un jeu de perceptions et d’émotions. DRIES VAN NOTEN Collection femme A/H 2010-11 LES ARTS DÉCORATIFS Réplique d’après Christian Dior Tailleur Bar P/E 1947 INSPIRATIONS > Yves Klein Monique ant 57, 1960 > Cornélia Parker Alter Ego, 2010 > Yves Klein Anthropométries de l’époque bleue > James Ivory Howards End,1992 > Alfred Hitchcock Vertigo, 1958 > Peter Vernon Sex Pistols, 1976


Dries Van Noten «Inspirations» © Photo : Koende Waal


GOLD « La fructueuse exploration des définitions du bon et du mauvais goût.» A haute portée symbolique, l’or est le plus universel des archétypes. Traditions liturgiques et rituels païens, célébrations royales et procédés alchimiques - la splendeur de ce matériau précieux déploie un potentiel visuel illimité. Toujours à la limite de l’excès et du kitch, il est spectacle, faste et splendeur. Entre élégance et saturation outrageuse, l’or catalyse l’aspiration au sublime qui caractérise la création et suggère la transformation d’un matériau brut en oeuvre à admirer. DRIES VAN NOTEN Collection femme A/H 1997-98 LES ARTS DÉCORATIFS > Chanel Ensemble du soir, veste et robe P/E 1967 > Manteau de femme Pirpiri, Grèce ou Balkans, 1909 > Thierry Mugler Ensemble du soir A/H 1978-79


Défilé Dries Van Noten Women Summer 2010 © Photos : Patrice Stable


« C’est un travail d’introspection, une réflexion sur moi-même, sur ma façon de travailler en tant que créateur, ainsi que sur ma relation à l’art et à d’autres domaines qui me passionnent. Ce que je fais n’est ni une photocopie ni un hommage. Il s’agit juste d’être touché par l’œuvre de quelqu’un d’autre et de la transférer ailleurs, ce qui est aussi subjectif que personnel. Je ne veux pas me servir de l’art simplement comme d’un décor, une toile de fond. Il s’agit d’associer différents éléments et de décrire mon processus de création. » Dries Van Noten

Curieux, amoureux de la mode ou amateurs d’art, n’hésitez pas à découvrir cette belle exposition où des artistes et créateurs comme Marcel Broodthaers, Rothko, Picasso, Vasarely, Stanley Kubrick, Jane Campion, Christian Dior, Chanel et bien d’autres se mêlent aux créations de Dries Van Noten et où se crée entre les oeuvres, la musique, les projections… et les vêtements un véritable dialogue. Jusqu’au 19 juillet 2015 au Momu, Musée de la Mode de la Province d’Anvers Nationalestraat 28 - 2000 Anvers www.momu.be


VU SUR Véronique Branquinho

JC de Castelbajac

Tsumori Chi

Manish Arora

VIKTOR&ROLF © photo : team Peter stigter

Emanuel Ungaro

© photo : Stefano Guindani

Cédric Charlier


LES PODIUMS

isato

Ground Zero

Olympia Le Tan

Gosia Baczynska

Christine Phung

John Galliano

Agnès B

Anne Sophie Madsen


INFLUENCES

70’S

La mode en 2015 s’inspire des codes des années 70 où l’audace est incontournable. Première crise pétrolière, agitation politique et sociale importante, l’époque n’est pas rose. En forme de contestation, on voit arriver la naissance de plusieurs courants. On combat la morosité avec strass et paillettes, le disco est sur le devant de la scène. Dans les discothèques et les kermesses, Abba, Boney M, Donna Summer, les Bee Gees et chez nous Patrick Hernandez… nous font remuer le popotin. Plus contestataire,


dK

Pour tout savoir sur la mode des années 1970 en images, découvrir : la profusion de styles et de silhouettes, caractéristique d’une culture du libre arbitre, parfois qualifiée d’antimode dans ses aspects les plus extrêmes tels que le look punk. La décennie «du moi» voit l’explosion du prêt-à- porter, soutenu dans sa version haut de gamme à Paris par Yves Saint Laurent, tout comme le goût du «fait main», alternative à la production de masse. «La mode des années 1970 en images» aux éditions Eyrolles

Zalando

c’est aussi la naissance du mouvement punk avec dans la mode, comme chef de file, Vivian Westwood et sur les ondes Ramon et les Sex Pistols. Dans notre dressing, on trouve de tout. C’est l’avènement des couleurs franches et des pantalons pour les filles, surtout le jeans. Superpositions, pois, rayures, flower power, robe XXL, mix d’imprimés on ose tout ! Une phrase de Yoko Ono résume parfaitement le climat des seventies : “Vous pouvez changer le monde en étant vous-même !”


Twin Set

Ba&Sh


Sisley

LES ROBES SE FONT XXL


Liu Jo


Replay

Sofie d’Hoore pour Cachemire Coton & Soie

ON MIXE LES IMPRIMÉS


Twin Set

Nathan-Baume

Les couleurs se font

GOURMANDES Et s’inspirent du monde de la pâtisserie. Couleurs sorbets ou macarons, jaune pastel ou citron, rose poudré ou guimauve, vert pistache ou menthe… Les teintes insufflent un air candide à notre dressing. Allure tendre et romantique garantie.

Sac Sacha

Bague Tamawa Rue © Ismael

Zadig & voltaire & Other Stories


Filippa K

Hampton Bays Ba&Sh

Blanche Moumin

Palladium


Benetton

Mother of Pearl chez Icon Twin Set

& Other Stories

IKKS

mais… texturé, ajouré, brodé ou habillé de perles, Paul Smith de dentelles. Twin Set


IKKS

Esprit

Dorothée Schumacher

Liu Jo

KAKI en ville, comme à la plage, on porte la couleur en total look.

Fred de la Bretonière

UGG


American Vintage

IKKS

Levi’s

Sacha

Pepe Jeans


Filippa K

Liu Jo

ça sent bon les

EMBRUNS Classique et récurrent, le thème de la marine a toujours la cote.

Liu Jo


Carte blanche à

FABRICE BERTRANG


C’est rue Souverain-Pont, dans son atelier/boutique, que nous avons rendez-vous avec le jeune créateur de mode Fabrice Bertrang. L’endroit est lumineux et il y règne une atmosphère de sérénité à l’image du créateur. Fabrice est occupé à un essayage avec une cliente et nous en profitons pour voir et toucher ses créations qui, dès le premier coup d’oeil, nous avaient séduites.


certain niveau «Il faut beaucoup de passion, avoir l’oeil et sentir le vêtement, voir comment un vêtement est construit» nous dit Fabrice.

E

ntièrement autodidacte, la mode est venue à lui un peu par hasard. Au départ, il se destinait à être historien. C’est un jour, en entrant dans une boutique de tissu, qu’il a le déclic et se dit qu’il essaierait bien de faire quelque chose d’un bout de tissus. Il trouve un patron sur internet et crée un petit gilet. Il comprend de suite comment cela fonctionne et se rend compte qu’il a ça en lui. Il prend beaucoup de plaisir derrière une machine à coudre et en parallèle de ses études, sa machine à coudre devient son amie, sa future femme, Samuelle, sa muse. Il travaille, fait des tests, crée des robes pour sa compagne et petit à petit, le vêtement devient une passion, car pour apprendre seul la couture et arriver à un

Ses études d’historien terminées, deux choix s’offrent à lui. Partir sur l’histoire ou suivre sa passion. Comme créer des vêtements était ce qui lui donnait envie de se lever le matin, il choisit sa passion. Il s’inscrit à Job’In design et la réflexion qu’il a avec eux lui permet de voir clair dans ce qu’il veut faire et comment il peut gagner sa vie avec sa passion. L’aboutissement de ce travail, c’est l’ouverture de son atelier/boutique en mai 2014, car Fabrice se rend compte que ce qu’il aime, ce n’est pas seulement de dessiner un vêtement mais aussi de le créer de A à Z. Tous les vêtements proposés dans sa boutique «sortent» littéralement de ses mains. Il dessine, crée les patrons, coupe, coud. Les collections qu’il propose sont donc à chaque fois de petites séries. Il fait aussi un mix entre prêt-à-porter et sur- mesure. Il a les pièces du magasin qui peuvent être emportées telles quelles mais il propose aussi de refaire les pièces de sa collection en «sur-mesure» ou celles-ci sont adaptées en fonction de la morphologie de la personne mais aussi en fonction de ses goûts. Il peut changer les détails de la coupe, la couleur, un détail du vêtement. C’est une manière aussi pour lui de ne pas refaire la même chose à chaque fois.


POUR SA COLLECTION PRINTEMPS/ÉTÉ 2015 QUI EST EN COURS, FABRICE S’EST INSPIRÉ DE L’AUBE, DU MOMENT OÙ L’ON PASSE DE LA NUIT AU JOUR. LE PRINTEMPS EST VU À CONTRE-JOUR. PAS DE COULEURS VIVES NI DE MOTIFS FLEURIS, TOUT EST DANS LA POÉSIE ET DANS LE DÉTAIL D’UNE MANCHE OU D’UNE ENCOLURE «PÉTALE» AVEC LES DÉCOUPES DE FLEURS. ON RESTE DANS LA DISCRÉTION, LA SIMPLICITÉ ET LA NUANCE D’UN DÉTAIL CINTRÉ OU D’UN DÉCOLLETÉ.


Marjorie porte une robe de la collection P/E 2015 de Fabrice Bertrang. Bijoux : Lara Malherbe Make-up : Elisa Hatzi


SES ESSENTIELS Son livre de coupe des années 60 FABRICE BERTRANG, UN STYLE. Son inspiration, Fabrice la tire en grande partie du Japon et de la culture japonaise dont il se sent très proche. Culture de la simplicité, de la ligne, de la pureté où l’on ne s’encombre pas de trop de détails, de chichis, la culture japonaise va à l’essentiel. On retrouve tout cela dans ses créations. Architectural, structuré, c’est le détail qui fait le charme de ses créations. Il ne camoufle rien par la décoration. Il se débarrasse du superflu car ce qui l’intéresse c’est le côté sculptural du vêtement. Il aime les matières qui se tiennent et le côté pratique d’une tenue. Ce qui l’importe, c’est le bien-être qu’apportera un vêtement, son côté fonctionnel et intemporel.

Apprendre sans cesse, tous les jours, avec chaque cliente. Découvrir de nouvelles morphologies et trouver comment mettre en valeur chaque corps avec chaque vêtement. Voir les gens porter ses vêtements Etre proche des gens, travailler avec eux, écouter leurs envies.


L’hippopotame, créé à l’occasion de l’ouverture de la boutique/atelier est devenue la «mascotte» de la maison.

Réalisation d’une encolure et manche «pétale».

Il ne se base pas trop sur la mode et les tendances car «rien ne se démode plus vite que la mode» et il aime être dans son style, créer quelque chose qui lui ressemble et qui évolue. ON S’OFFRE UN «SERVICE DE LUXE» Pour une occasion - on a pu admirer une splendide robe de mariée en cours de réalisation - pour le plaisir de voir le vêtement prendre vie sur soi ou juste parce que l’on ne veut plus d’une démarche consumériste, on économise et on va prendre plaisir à dépenser son argent pour quelque chose de bien, de beau et qui en vaut la peine, car il y a une belle démarche chez Fabrice Bertrang qui recherche à apporter du bien-être et du plaisir aux gens à travers les vêtements qu’il crée. Et messieurs, n’hésitez pas non plus à pousser la porte de chez Fabrice car il crée aussi pour les hommes, mais pour le moment, seulement sur commande.

Fabrice Bertrang - Atelier/boutique rue Souverain-Pont 15 - 4000 Liège - T. 042 37 05 61 www.fabricebertrang.be Suivez son actualité sur sa page Facebook


Les belles adresses de Fabrice : Ce qu’il y a de bien à Liège, c’est d’avoir au centre ville deux pôles créatifs, En Neuvice et la rue Souverain-Pont où l’on trouve des artisans qui commencent petit à petit à se faire connaître. D’ailleurs, ouvrir sa boutique rue Souverain-Pont n’est pas un acte anodin, il y a quelque chose en plus que «d’ouvrir une boutique», on participe à la revalorisation d’une rue.

WATTITUDE Un super concept et une très belle vitrine pour les créateurs belges. Emmanuelle Wegria a eu LA bonne idée, celle de mettre en avant les créateurs wallons. www.wattitude.be RUE SOUVERAIN-PONT

LARA MALHERBE Artisan bijoutier, Lara fabrique elle-même ses bijoux. Elle fond ses métaux, transforme la matière en des bijoux élégants et délicats. Le petit mot de dKLIKK : on a littéralement craqué. Les bijoux sont raffinés et on peut se permettre une folie car les prix sont vraiment tout doux ! www.laramalherbe.be


LE CHAPEAU D’OR Virginie Ancion est à la base archéologue et a suivi des formations de modiste. Elle joue beaucoup sur les formes. Fabrice apprécie par-dessus tout son travail sur les feutres qu’elle «sculpte» de ses mains. www.lechapeaudor.be

EN DEHORS DE SOUVERAIN-PONT, FABRICE CRAQUE pour les chocolats de chez BENOÎT NIHANT avec qui il a collaboré pour créer les uniformes des vendeuses. Benoît va lui-même chercher et sélectionner les meilleures fèves de cacao afin d’obtenir le meilleur des chocolats. Très peu de chocolatiers fabriquent eux-mêmes leur chocolat à partir des fèves de cacao et Benoît Nihant fait partie de ceux-ci. www.benoitnihant.be

UNE PETITE FAIM RUE SOUVERAIN-PONT ? Fabrice a deux adresses : PITA ATLANDIDE. Le dürüm de Murat vaut le détour. Frais, délicieux, c’est un des restaurants les plus connus de Liège et cerise sur le gâteau, il propose des dürüms végétariens ! Un peu plus loin, MANDIBULE EN ROUE LIBRE qui propose un concept vraiment sympathique à découvrir !

IL AIME le travail du coiffeur Benoît Magis avec qui il a travaillé sur le shooting de Louise Kopij (à re-voir ici). «Benoît propose un travail très artistique, il sculpte véritablement le cheveu» www.cecinestpasunsalon.be


Dans l’atelier de

BABI AVELINO Dès la porte de l’appartement de Babi Avelino franchie, ça sent bon le soleil ! Est-ce la journée de printemps qui s’annonce ou le radieux sourire et le petit accent de Babi ? Après une matinée de discussion à bâtons rompus, aucun doute à ce propos, Babi est une artiste solaire !


O

riginaire de la mégapole São Paulo, Babi est une artiste d’images. Après des études de publicité/marketing au Brésil, elle décide de suivre des cours de cinéma. Deux choix s’offrent à elle : Cuba ou Bruxelles. Elle choisit Bruxelles et c’est à l’INSASS qu’elle suit ses cours. Sortie de l’école, elle se lance dans le documentaire. Ses sujets de prédilections sont antagonistes, des grattes-ciels de São Paulo aux espaces naturels des peuples indigènes d’Amazonie auprès desquels elle part vivre, Babi Avelino est une artiste plurielle. Artiste éthique aussi. Elle est admirative des Indiens qui créent de leurs mains tout ce dont ils ont besoin. L’écologie, le développement durable, l’artisanat sont ses fers de lance et un jour, elle se demande comment allier ce en quoi elle croit, à sa profusion d’images. Elle se dirige alors vers une formation liée à l’éco-design au Brésil et c’est là que Babi a le déclic : décliner ses images sur des objets de façon créative mais aussi de manière consciente et dans une réflexion de slow design. The Avelinos est né.

Il s’agit d’un studio spécialisé dans la création de motifs pour la mode et la décoration. Elle part pour créer ses imprimés d’une photographie qu’elle a réalisée. Fleurs, eau, feuilles de palmier, papillons, buildings, la nature comme la ville l’inspire. Elle multiplie le motif, joue avec la couleur, s’amuse. En tant que photographe, elle ne retouche pas ses images, là, quand elle recherche des motifs, elle peut laisser exploser sa créativité. En parallèle, Babi se réserve quelques imprimés et développe des collections en série limitée de coussins et foulards dans une philosophie d’éco-design. Son univers qu’elle décrit comme «un peu kitch et surréaliste» donne des imprimés aux images géométriques, abstraites, poétiques et colorées. Son travail l’amène à collaborer avec différents créateurs et éditeurs. C’est une chose importante pour elle car cela permet d’évoluer dans son travail et d’apporter un regard différent sur les choses.


Elle collabore entre autres en 2014 avec la styliste Laurence Pirnay. En 2015, elle détourne une salade en un motif gai et coloré pour les impressions textiles du «Petit potager». Pour sa nouvelle collection de foulards «Segundo», elle donne la parole au plasticien liégeois Bn Paes et à sa soeur Deborah, graphic designer. Elle leur demande de rester dans l’esprit de The Avelinos c’est-à-dire, de créer un motif pour un foulard à partir d’une photographie qu’ils ont réalisée. Le résultat est «Sacrifice» pour Bn Paes et «Praha» pour Deborah. Quant aux créations de Babi, elles portent toutes un prénom : «Vera», «Ina», «Lena», «Frans», «Ben» et «Cintia». Elle nous amène pour cette nouvelle collection dans un monde éclectique, fluide, original. Composés de 70% de soie et de 30% de coton, certains foulards de sa collection ne sont pas exclusivement réservés aux femmes. Les huit modèles sont proposés en série limitée de cinq exemplaires à shopper à Liège chez Coton Urbain et Wattitude, à Bruxelles chez Bel’Arte et Mellow concept store et en Wallonie chez Dromstor. www.theavelinos.com N’hésitez pas à visionner son lookbook et à vous imprégner des très beaux textes de l’écrivain portugais Fernando Pessoa.

Collection de foulards Segundo Photos © Babi Avelino

Le coussin de sol Luci est issu d’une collaboration avec LABEL. Réalisé dans la philosophie de Slow Design chère à Babi, il est confectionné en Belgique dans un atelier protégé, le rembourrage est fait en pure laine de mouton belge et le lin dont il est composé est aussi… belge. L’impression a été réalisée chez nos voisins aux Pays-Bas, qui utilisent un système d’impression sans rejet d’eau.

dK


Š Robin Huberty

R+HUBERTY un tout jeune label de mobe belge pour lui


Proposant des vêtements d’un style structuré comme on aime et fabriqués à la main en Belgique, nous avons voulu en savoir un peu plus sur Robin Huberty, jeune styliste audacieux sorti d’HELMo Mode à Liège en 2013.

© Nathalie Noël


© Nathalie Noël

Influencé par la rue et l’architecture, Robin Huberty lie, à travers ses créations, la culture nordique et asiatique. Sa palette de couleurs est monochrome, agrémentée de-ci de-là par des nuances de couleurs intemporelles. Les matières sont brutes, contrastées avec des matières synthétiques qui permettent des coupes avant-gardistes. Comment est née ta vocation mode ? Quel a été le déclic ? J’ai toujours aimé m’habiller et suivre un peu la mode mais sans plus. En secondaire, je me suis orienté vers des études de comptabilité. Rien à voir donc avec la mode et c’est un peu par hasard que je suis arrivé jusqu’à elle. Ne sachant pas la direction que j’aimerais prendre pour mes études supérieures, j’ai été au Siep voir ce qui pourrait éventuellement me plaire. Je suis tombé sur la section mode de l’HELMo à liège et je me suis dit «Pourquoi pas ?» Qu’est-ce qui a fait que tu te sois tourné vers la mode pour l’homme ? Dans les études, on est assez conditionné pour réaliser de la mode pour femmes. Je

voulais me démarquer des autres et j’ai tenté, lors de ma deuxième année, de proposer une collection masculine pour mon travail de fin d’année. J’ai eu de très bons retours de la part des membres du jury, ce qui m’a conforté dans cette voie. En plus, je me suis vraiment éclaté en créant pour l’homme. J’ai donc réédité l’expérience lors de ma dernière année et cela m’a apporté les félicitations du jury, ce qui m’a permis de montrer mon travail lors d’expos et autres événements. Pour toi, la mode c’est… ? D’abord une question d’identité. Chaque personne veut se créer sa propre voie, son propre style. Pour moi, la mode et l’architecture sont deux choses indissociables. Chacune de mes inspirations est liée de près ou de loin aux bâtiments, à la rue et la photographie. La mode n’est pas qu’une question d’habillement. Il y a tout un univers, une réflexion qui gravite autour du mot MODE. C’est en quelque sorte un style de vie pour certains. Après, ce que j’aime dans la mode, c’est clairement le grand nombre de créateurs qui osent proposer des choses nouvelles et qui donnent un peu de fraîcheur aux mouvements du moment.


Make-up : Donia Ben Photo : © Nathalie Noël

Tu as fait produire ta collection en Belgique. Choix éthique ? Clairement ! Produire en Belgique ou en Europe est pour moi une question d’éthique et de respect du travailleur. Faire produire en Europe garantit un certain gage de qualité, très important pour moi. Cela permet aussi un meilleur suivi de la production et les contacts avec l’atelier sont facilités. Je suis content de produire en Belgique cependant le coût est tellement élevé que j’espère pouvoir un jour partir vers un pays pour réduire le coût de ma production. Mais quoi qu’il en soit, ce sera toujours en Europe.

A chaque collection, j’essaye d’ajouter quelques modèles en plus pour varier et agrandir celle-ci. J’aimerais pour la prochaine saison trouver deux ou trois points de ventes supplémentaires car j’ai besoin de visibilité.

Pour finir, Robin, quels sont tes futurs projets ? Je ne suis pas trop gourmand. Pour le moment, j’essaye juste de vendre les pièces produites pour rentrer dans mes frais.

R+Huberty, un label et un jeune créateur à suivre !

Vous pouvez trouver la collection R+Huberty chez STIJL MEN, rue Antoine Dansaert au numéro 74 à 1000 Bruxelles. Il sera aussi présent au Nationa(a) Pop Up Store qui se tiendra cette année du 8 au 17 mai, rue aux Laines à 1000 Bruxelles. Il a en effet été sélectionné par Cathy Pill.

http://robinhuberty.com


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DES T-SHIRTS TRÈS MODE, TRÈS ROCK, TRÈS MÂLE !

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Comme un R de rock a soufflé sa première bougie fin février. Créé par le Belge Sébastien Rémy, Comme un R de Rock sont des t-shirts imprimés made in france, imaginés, conceptualisés et fabriqués en Belgique. Unis ou imprimés pour hommes au style affirmé, on est ici très loin de la “fast fashion”. On aime : les impressions funs, la qualité du coton venant de Troyes et les finitions irréprochables. www.commeunRderock.com

Du côté de chez

LUI

UNE NOUVELLE ADRESSE POUR LES HOMMES

Prenez une belle maison de maître installée au Sablon. A l’entrée, un bar vintage où déguster un whisky, un verre de vin, une bière Ginette, un café ou un thé. Prolongez cet espace convivial par un salon à l’esprit british et dans cette atmosphère chic et décontractée, offrez-vous, messieurs, une parenthèse dans votre quotidien et faites-vous, dans la plus pure tradition, raser ou tailler la barbe ou la moustache par le maître barbier old school… Olympia. Un endroit incontournable pour les messieurs un tantinet attentifs à leur image. Bayer & Bayer - Rue Joseph Stevens 35 à 1000 Bruxelles www.bayerbayer.be


CONTROL STUDIO, UN NOUVEAU LABEL BELGE QUI JOUE SELON SES PROPRES RÈGLES. Ethique avec des matières et des façonniers belges ou européens, ils veulent proposer un produit local à prix abordable. La collection capsule de cette saison est une recherche autour du costume masculin. Comment le rendre moderne et moins rigide à porter ? En le menant à l’essentiel ! www.control-studio.be

5 NEZ, 5 PARFUMS.

Après avoir si bien su séduire les femmes avec ses créations inspirées en grande partie par la nature, Christa Reniers met cette fois-ci la bague au doigt des hommes. Pour Scratch, Coral, Moonrock ou Cachet, elle est retournée à ses premières amours, l’argent, un indémodable.

Mercedes-Benz Perfume lance une première collection de parfums et coopère avec les maitres parfumeurs les plus talentueux de chez Firmenich. Cinq fragrances, cinq maitres parfumeurs, cinq couleurs pour cinq familles olfactives, de la plus fraiche à la plus intense. Energetic Aromatic par Annie Buzantian, un aromatique aquatique, intemporel, authentique et sophistiqué. Pure Woody par Harry Fremont, un boisé frais, symbole du classique chic à l’état pur. Black Leather par Honorine Blanc, un cuiré fruité, intensément masculin et moderne, Infinite Spicy par Olivier Cresp, un vibrant chypre épicé au sillage intense et persistant. Addictive Oriental par Alberto Morillas, l’incarnation même de l’oriental fougère sensuel. Cinq fragrances au style et à la personnalité propres… Il ne reste plus qu’à faire votre choix et trouver la fragrance qui vous correspond.

www.christareniers.com

Disponibles en parfumerie.

LA BAGUE AU MASCULIN VUE PAR CHRISTA RENIERS


HIPSTER, what is it ?

Par Dorothée Vandriessche

dKLIKK a décidé de démystifier le nébuleux phénomène hipster sans complexe et avec style… numéro spécial mode oblige.

V

oici quelques caractéristiques purement subjectives pour reconnaître le typique hipster dans la jungle urbaine.

SES CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES Le hipster se veut à contre-courant de la mode, il est persuadé d’avoir un look unique. Cependant, il y a des signes qui ne trompent pas. Lisez plutôt. Le spécimen masculin adoptera la moustache ou la barbe. Attention, pas n’importe quelle barbe négligée d’un hippie hirsute, non non, il la préférera soignée et bien dessinée, c’est bien plus coquet.


Les barbiers ne pourraient que les remercier… le métier est en plein boom ; chaque ville compte désormais son barber shop à la déco étudiée, toujours un brin rétro. Ah oui, le hipster affectionne le passé… A la vue de la situation économique et politique actuelle, nous ne lui jetterons pas la première pierre. Le hipster porte volontiers le bonnet de laine. Déjà, parce qu’en hiver il fait froid mais aussi parce que c’est stylé. Certains jeunes pousseront le vice de le porter en plein été. Après tout, on n’est jamais à l’abri d’une insolation. Les filles, quant à elles, ont de soyeux cheveux tie and dye blonds. Certains préféreront le terme « ambrage » moins répandu… Ah oui, le hipster fuit tout ce qui est « mainstream », excuse my english. Elle tentera aussi l’une ou l’autre autre couleur plus improbable comme le rose saumon ou le lila. On est d’accord, c’est mignon sous un bonnet ou un chapeau de pasteur mormon... le deuxième couvre-chef labellisé 100% hipster. Enfin, les plus paresseuses d’entre elles auront opté pour une coupe courte un peu décoiffée. Mesdames, le hipster est tatoué et par un artiste s’il vous plaît, avec qui il élaborera des projets uniques. On vous le disait, notre spécimen ne veut pas faire comme tout le monde.


Niveau fringues, notre sujet évitera de fréquenter les grandes enseignes si ce n’est pour détourner certains basiques. Et comme il n’a pas non plus un portefeuille Yvette Horner, il se fournira essentiellement en boutique de seconde main. Il assortira ses trouvailles avec certaines pièces de chez Urban outfitters, The kooples, & others stories ou un sweat Kitsuné… mais vous savez... la marque au renard ! Ah oui, en plus des chemises à carreaux, il raffole des imprimés de cerfs, de renards, ou d’oiseaux. Il complétera sa panoplie d’un casque audio faux vintage Marshall. Car il adore écouter de la musique, mais qui n’est pas mélomane de nos jours ? Là encore il évitera les grands hits (Hits ? Tubes ? Excusez-moi, j’ai grandi dans les années 90). Sur son compte Deezer, il écoute des labels indépendants d’électro, de folk ou de musique atmosphérique. Mais oui ! C’est un être tout doux au fond de lui, il ne faut pas le brusquer. Célibataires, sachez que pour brancher un hipster, il vous faudra parler de cinéma d’auteur ou de philosophie nietzchienne, alors, à vos écrans et vos livres, c’est pour votre bien après tout. Ah oui, le vrai hipster vous dira toujours qu’il n’en est pas un, il ne s’agit pas d’une communauté mais d’individualités affirmées. D’ailleurs, ce n’est pas ma faute si j’ai par hasard un tatouage de cerf bleu canard sur l’épaule. TOI AUSSI DEVIENS UN HIPSTER www.fredsbarbershop.be https://www.facebook.com/ArthurArtTattoo & Other Stories Av de la Toison d’Or 14-15 à 1050 Bruxelles http://www.stories.com/fr/ http://kitsune.fr/


L’OBJET Pour réaliser l’armoire «ARBOR-ESSENCE, Thomas de Lussac, récemment primé d’une Etoile par l’Observateur du Design en 2015 est parti d’une idée inédite : reproduire sur du chêne massif l’écorce d’un chêne scanné en 3d ! A l’intérieur, les artisans et le designer ont utilisé une vraie branche de chêne ramassée dans les bois et qui servira de tringle dans la penderie. Elle traverse l’armoire sur un des côtés pour devenir une patère/ portemanteau. Véritable lien avec la nature, cette branche externe apporte une touche de poésie à l’armoire Arbor-Essence. Le bois utilisé est évidemment local, avec une empreinte carbone faible. Il est issu de forêts du Perche dont la gestion est surveillée et certifiée PEFC afin de garantir une gestion durable de la ressource sylvicole. www.thomasdelussac.fr


Pour tout savoir sur

LE BOIS

La 17e édition de Bois & Habitat vous propose cette année : « Les idées et solutions pour étendre ou relooker sa maison grâce au bois »

Avec le temps ainsi qu’avec l’évolution des modes de vies et des besoins, la maison peut devenir trop étroite, trop froide ou simplement ne plus correspondre aux goûts de ses habitants. Pour répondre aux nombreuses questions du public à ce sujet, Bois & Habitat 2015 propose de mettre en lumière différentes formes d’extensions, d’agrandissements et de rehausses en bois. Apportant

une réelle plus-value à l’habitation, ces solutions augmentent la surface et le confort de la maison tout en la modernisant. Par nature, l’extension est une nouvelle intention architecturale qui modifie l’écriture existante. Plusieurs cas de figures sont possibles : soit l’extension se greffe à l’ouvrage existant et développe un volume en place (un salon prolongé en pignon), soit l’extension rompt


avec l’ouvrage existant et développe un module annexe (un atelier largement vitré) ou encore, l’extension permet d’amorcer ou de relier l’ouvrage existant (un espace vitré reliant espace professionnel et privé). Cette édition sera riche en rencontres et le public pourra profiter d’un vaste programme de conférences tant professionnelles que grand public. Afin d’affirmer Bois & Habitat comme plate-forme incontournable de la filière bois, le salon renforcera son ouverture vers les centres de formation et les écoles qui prennent une part active dans l’animation de l’événement. A cela viendra s’ajouter l’espace « Infos Bois » où les experts du secteur prodigueront leurs conseils en toute neutralité. En

marge de ces éléments, Bois & Habitat 2015 présentera son exposition design produite en collaboration avec le magazine Déco Idées depuis maintenant 4 ans. Cette exposition exclusive intitulée «Le bois prend l’air» mettra le bois en scène dans des ambiances extérieures totalement différentes. D’autres événements, concours et animations viendront agrémenter les 4 jours du salon.

Du 20.03 > 23.03.15 A Namur Expo Avenue Sergent Vrithoff, 2 - 5000 Namur www.bois-habitat.com


Les Belges à la

MILAN DESIGN WEEK

Du 14 au 19 avril 2015 se tiendra la Design Week de Milan. Evénement incontournable sur la scène du design, de nombreuses entreprises et créateurs belges seront présents.

Ateliers J&J - Marina Bautier - Jean-François d’Or © Diego Franssens - Pierre Emmanuel Vandeputte © MikoStudio Frédérique FIceroulle - Alain Gilles © Thomas De Boever - Kaju - Bram Boo © Joke Timmermans Nedda El-Asmar © E. Van Coillie - Stefan Schöning © C. De Keersmaecker - Muller Van Severen © M. Devriendt - .Rad Product Nathalie Dewez © Patricia Mathieu - Silvain Willenz - Twodesigners


2

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1. © Alain Berteau - Objekten 2. © Stefan Schöning for Fiamitalia 3. Mate by Bram Boo or Bulo © Bulo

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a créativité belge sera mise à l’honneur au travers de l’exposition «Confronting the Masters». En effet, cette année, chez nous, le «Prix du Designer de l’Année» a soufflé ses dix bougies. Dix ans déjà que Le Vif Weekend, en collaboration avec les institutions incontournables du secteur valorisent les créateurs par la remise du prestigieux prix du Designer de l’année. L’occasion parfaite de réunir les dix lauréats du prix depuis sa création en 2006. Alain Berteau, Sylvain Willenz, Nathalie Dewez, Alain Gilles, Stefan Shoning, Bram Boo, Nedda El-Asmar, JeanFrançois d’Or, Marina Bautier et le duo lauréat

de la 10e édition Muller Van Severen seront réunis pour une exposition surprenante, encourageant l’originalité et la spécificité du design belge à travers 10 regards uniques dont la réputation n’est plus à faire au-delà de nos frontières. Du mobilier aux luminaires en passant par les objets, chacun montrera ainsi sa propre identité, sa signature, son expertise. L’exposition se tiendra dans la Sala Napoleonica de l’Accademia di Brera, Sala Napoleonica Via Brera, 28 à Milan


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4 4. Chaise 01 - Ateliers J&J © Christophe Coënon 5. © Twodesigners 6. Pierre-Emmanuel Vandeputte © Delphine Mathy

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IL SALONESATELLITE Il SaloneSatellite, la première vitrine au monde pour les jeunes créateurs, célèbre cette année son 18e anniversaire. Le lieu réunit un meeting pot international de designers émergents et les créateurs de moins de 35 ans ont l’opportunité d’y croiser les plus grands noms du design contemporain, ainsi que leurs éventuels futurs éditeurs. Le titre de cette 18e édition est «Planète Vie» qui préparera le terrain pour le thème de l’Exposition universelle, «nourrir la planète, énergie pour la vie». A cette oc-

casion on pourra y voir cinq installations qui anticipent le thème de l’Expo 2015. Dans le cadre du projet Belgium is Design, 6 designers et studios de design belges ont étés retenus par un comité de sélection prestigieux. Frédérique Ficheroulle, PierreEmmanuel Vandeputte, Kaju Design, Twodesigners, .rad product by Laurent Charbrier et les Ateliers J&J présenteront leurs meilleurs projets, prototypes et créations. SaloneSatellite - Quartiere Fiera Milano Rho Pav. 22-24 stand B15


FOCUS

MULLER VAN SEVEREN

LE DUO GAGNANT Par Marjorie Vandriessche

A

mi-chemin entre art et design, se trouvent les créations de Fien Müller et Hannes Van Severen. Reconnaissables entre toutes avec leurs structures métalliques tout en légèreté, leurs couleurs acidulées et leur aspect multifonctionnel, elles incarnent la parfaite synthèse du design ancien et contemporain. Pas étonnant que le duo aient été élu designer belge de l’année 2015.

Fien Müller étudie la photographie avant d’entamer des études de sculpture à SintLukas de Gand. C’est là qu’elle rencontre Hannes Van Severen, son compagnon à la vie comme au travail. Hannes est issu d’une famille d’artistes; il est le petit-fils du peintre d’abstraction géométrique Dan Van Severen et le fils du grand designer Maarten Van Severen. C’est dans la sculpture qu’il choisit de s’illustrer.


C’est presque par hasard que Fien et Hannes se mettent à travailler ensemble, quand la galerie anversoise Valerie Traan propose à la photographe de faire une exposition et d’inviter d’autres artistes. En résulte, une série de meubles expérimentaux qui ne passeront pas inaperçu. Le duo Muller Van Severen était né. Ce qui avait commencé comme une expérience unique est devenu un vrai moyen d’expression pour le couple. Le dialogue et une certaine humilité font le succès et la force de leur travail. On leur souhaite tout le succès possible à la Design Week de Milan où ils exposeront leurs nouveaux projets en compagnie des 9 designers des années précédentes. Confronting the Masters - du 14 au 19 avril à l’Accademia di Belle Arti di Brera (Milan) http://www.belgiumisdesign.be www.mullervanseveren.be


Poulain/Didden, mariage

STYLISTIQUE Nathalie Didden de La Maison de tapis Didden & Co sait s’entourer. Didden & Co propose des collections capsules en séries limitées, élaborées en collaboration avec des artistes reconnus ou de jeunes designers. Après Benjamin Spark, Gerald Watlet, Julien Colombier… c’est Gauthier Poulain cette fois qui collabore avec Didden & Co et nous emmène dans un monde végétal et organique.

Photos © Nicolas Lobet

TAPIS N°1 «LOOPS» noir Loops est un tapis de forme aléatoire composé d’artsilk et de laine bouclée. Un ruban entrelacé donne un mouvement et un jeu de hauteurs qui laissent place à la douceur et au confort. Sobre et élégant, il peut se placer dans tous les styles d’intérieurs.


L

a démarche de Gauthier Poulain, designer et architecte d’intérieur se base sur le besoin de partager des émotions et de créer une communication poétique et fonctionnelle entre l’homme et la matière. Créant ses premiers objets en tant qu’artisan, le designer entretient un rapport particulier avec la matière et privilégie la recherche de contrastes forts entre celle-ci et les couleurs. Il confronte, tente des associations insolites pour faire d’un bloc de matière brute un objet intelligent et esthétique. La collaboration entre ce passionné d’art, de décoration, d’aménagement et la maison de tradition Didden & Co était une évidence. La rencontre entre Nathalie Didden et Gauthier Poulain, un coup de coeur réciproque. Le résultat : cinq tapis époustouflants sortis de l’imagination de Gauthier et du savoir-faire familial de Didden & Co. On retrouve un univers poétique et envoûtant où l’ombre et la lumière donnent vie à des formes abstraites aux connotations végétales.


TAPIS N°2 «ENRICH» noir & doré Sa forme ronde nous donne une sensation d’ouverture sur un monde végétal et organique. Son graphisme de lignes ondulées abstraites et son contraste de couleurs apportent à Enrich raffinement et éclat avec du lurex doré et un artsilk noir profond. TAPIS N°3 «FLOW» rouge & gris Plongez dans un univers poétique et envoûtant où l’ombre et la lumière donnent vie à des formes abstraites aux connotations végétales. Un subtil dégradé de gris en artsilk posé sur un fond rouge apporte légèreté et sensualité à Flow. TAPIS N°4 / N°5«THE DEPTHS 01 / 02» Gauthier Poulain vous offre un voyage dans les profondeurs de l’océan avec un dégradé de courbes bleues parfaites en artsilk structuré par des lignes rasées qui traversent la surface du tapis et laissant apparaître une base en coton tissé teinté.

www.gauthier-poulain.com Didden & Co : rue Blaes, 66 à 1000 Bruxelles - T. 02 512 72 85 www.diddenco.com


ON TERMINE EN BEAUTÉ

Et on décrypte les grandes tendances make-up de la saison ou le maître mot est légèreté. Légèreté des couleurs, des textures mais aussi légèreté de la vie. Pour cette saison, la diversité du choix prime mais le mot d’ordre est le teint. Que le maquillage soit déjanté ou nude, le dénominateur commun est «éclairer le visage».

© M.A.C Cosmetics


P

our illuminer le teint voici quelques règles auxquelles il ne faut pas déroger. On commence par gommer les petites imperfections telles que les boutons, cernes, pores dilatés avec un anti-cerne. Ensuite on applique le fond de teint. La teinte de celui-ci est primordiale. On le choisit une teinte plus claire que notre carnation. Il doit se fondre à la couleur de notre décolleté et de notre cou. On dépose une petite quantité du fond de teint sur le dos de

la main. On le chauffe avec les doigts et on l’applique en partant de la partie médiane du visage vers l’extérieur. «Pour illuminer le teint, il faut d’abord choisir le ton adéquat pour éclairer la base. Cela peut aller du blanc immaculé au doré profond en passant par l’étain. Ce qui compte, c’est le résultat : un teint de porcelaine plutôt qu’un hale bronze» explique Terry Barber, directeur artistique du maquillage chez M.A.C Cosmetics.

Notre sélection Frais et léger comme un fluide, nomade et pratique comme un compact, flouteur et unifiant comme une BB, Miracle Cushion de Lancôme rafraîchit, unifie et protège le teint des UV. L’application est simplissime et nous fait la promesse d’un teint frais et net en un clin d’oeil. Le petit plus : sa formule enrichie en extrait d’épine de pin pour un teint lumineux. Lancôme. En parfumerie

Elle hydrate, corrige, protège des UV, lisse le grain de peau. La CC crème d’Yves Saint Laurent est un indispensable dans notre trousse de beauté. Yves Saint Laurent. En parfumerie

La base pro Hydra Glow de chez Lancôme donne un teint lumineux et un effet bonne mine immédiat. Une formule intensément hydratante et hautement nutritive, sa nacre blanche baigne la peau d’une luminosité naturelle et sa nacre rose la fait subtilement rosir pour un effet bonne mine immédiat. Pour un teint frais, rayonnant et une peau souple, enveloppée de confort. Lancôme. En parfumerie

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MAKE-UP


LES YEUX COUTURE PALETTE COLLECTOR. On joue sur des nuances de beige et brun or sur la paupière mobile. Le noir mat se détourne en eye-liner en le posant au plus près des cils. Le rose donne au regard du volume et une touche glamour.

LE BLUSH Eblouissant et frais, le blush volupté n°4 couleurs passion réussit à donner un effet bonne mine naturel. On applique d’abord la teinte la plus intense sur les pommettes et par dessus, une touche de teinte claire sur les reliefs pour des pommettes rebondies.

Chez Yves Saint Laurent, Lloyd Simmons, directeur artistique maquillage YSL Beauté nous propose un maquillage rock et féminin où le rose a la cote. LES LÈVRES Se font innocentes et sensuelles à la fois avec volupté TINT-IN-OIL, couleur n5 Cherry My Chérie, un rose faussement innocent.


le meilleur pour

LA FAIM


Julien Lapraille Un cuistot 100% naturel Vous avez déjà vu sa bouille dans votre petite lucarne... Julien Lapraille a été l’un des candidats emblématique de Top chef. Dans la vie comme à la tv, passionné, un brin survolté et surtout sincère et entier, il a naturellement crevé l’écran. Il pratique une cuisine inventive basée sur les produits de sa région natale, la Gaume, tel le safran de Virton. Trêve de bavardage, découvrez donc ce chef atypique et surtout très sympathique. Par Dorothée Vandriessche

Si vous deviez résumer votre cuisine en un mot ou un adjectif, lequel choisiriez-vous ? Cuisine du terroir, très gourmande et remise au goût du jour ! Vous venez de sortir votre second livre, comment est né ce nouveau projet ? J’ai édité mon premier livre seul car les éditeurs m’ont pris pour un fou. J’ai donc demandé l’aide d’une amie photographe. C’était un livre lavable que nous avons imprimé en Espagne, vraiment à tout tout petit budget et indépendant. Avant même sa sortie, j’avais déjà une liste de 100 personnes alors que je sortais seulement 50-60 livres. L’intégralité de l’argent a été versé à une œuvre caritative africaine. Pour le livre «Ne M’appelez pas chef», le fait d’avoir participé à «Top Chef» m’a ouvert énormément de portes, c’était plus facile pour éditer un nouveau livre. Génération W a créé sa propre maison d’édition et par le biais de rencontres, j’ai proposé qu’ils éditent mon livre.


C’est le premier livre édité par la maison d’édition et on peut dire que c’est un petit succès : plus de 1400 livres vendus en 2 mois. Les photos de votre livre sont particulièrement esthétiques et originales ! Avez-vous laissé carte blanche au photographe ou aviez-vous des idées précises de mise en scène de vos plats ? Un partage avec Anthony Florio. On proposait tous les deux nos idées. Parfois, c’était inattendu au feeling, à l’instinct…Par exemple, pour la photo de couverture, il s’agit d’une voiture d’un client de mes parents. Cette voiture se situe hors du village dans un chemin de campagne et sert de transport pour les sapins de Noël. C’est simplement en roulant pour aller faire une photo que l’on a aperçu l’engin et directement on s’est dit «voilà ce qu’il nous faut!». En général, le visuel est-il important pour vous ou est-ce le goût qui prime  ? Le goût surtout mais le visuel a son importance pour attirer également l’œil du client. C’est avant tout les produits choisis, la cuisson et le goût qui priment. Cependant, je ne néglige pas du tout l’aspect esthétique et pour preuve, j’ai demandé à deux céramistes, Anne et Rita, de concevoir ma vaisselle. Vous êtes chef à domicile, avez-vous une anecdote cocasse ou un souvenir mémorable à nous livrer ? J’ai déjà servi un repas pour 14 personnes dans une cuisine de 2 mètres carré…Ou alors tenir le four avec ma jambe car il ne fermait plus. Pensez-vous que cette formule vous donne plus de liberté que d’être chef d’un restaurant ? Oui car le contexte est différent. Je suis chez les gens et ce sont eux qui rythment l’envoi des plats. S’ils veulent prendre leur temps, je suivrai. Au restaurant, on a peut-être plus l’impression de devoir respecter un timing.


Sur le dos du livre, dont les illustrations ont été réalisées par Fabien Vervenne, on peut voir un dessin représentant Jamie Oliver. Il pratique une cuisine intuitive, goûteuse, basée sur des produits simples et de qualité. Ces aspects de son travail sont-ils importants dans votre façon d’aborder votre propre façon de cuisiner ? Jamie Oliver est un peu mon exemple! J’aime son style et sa manière d’aborder la cuisine! C’est au feeling et surtout avec des produits de qualité en symbiose avec les producteurs. C’est vraiment cela que je préconise dans ma cuisine: les produits locaux et surtout la mise en avant des producteurs locaux. Avez-vous déjà eu l’occasion de goûter sa cuisine ? Je n’ai pas encore eu la chance de le rencontrer… un jour qui sait. J’espère vraiment ! Pour terminer, un petit portrait chinois culinaire : Si vous étiez : Un fruit, vous seriez… Une banane Un type de cuisine, vous seriez… Le terroir belge Une épice, vous seriez… Du piment Espelette Un ustensile de cuisine, vous seriez… Une cuillère ! Et pour conclure cette interview, la cuisine et vous c’est... comme avec ma copine Amélie, une belle et longue histoire d’amour Retrouvez toute l’actualité de julien Lapraille sur son site web : www.julcuistot.be


Mi mai

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