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CHANTS ET

CHANSONS POPULAIRES DU LANGUEDOC


CHANTS ET

CHANSONS POPULAIRES DU LANGUEDOC RECUEILLIS ET PUBLIES

AVEC LA MUSIQUE NOTÉE ET LA TRADUCTION FRANÇAISE PAR

Louis

LAMBERT

TOME PREMIER

MONTPELLIER IMPRIMERIE CENTRALE DU 1905

MIDI


[f

JAN111967

i

1

S**/ry or to«5S

1-


.

INTRODUCTION

Les amis de la poésie populaire ont, depuis longtemps déjà, exprimé leurs plaintes et leurs regrets de la perte certaine de nos chants populaires.

y a plus de quarante Champagne

il

Voici ce (pie 'disait ,

ans, l'auteur

du Romancero de

:

Partout, en France, chaque année qui s'écoule voit se détache" une pierre de notre vieil édifice provincial, et quand

chaque fois elle efface une empreinte. Dans nos villages, déjà la mémoire des vieillards hésite ou se tait. Les échos de nos humbles montagnes ne redisent plus les chansons de nos pères

s'en va la neige d'antan,

Tarbé, Romancero de C/tampagne Reims, .

18G3,

t. I,

p. G.

Les pieux antiquaires qu anime la poétique folie du folklore, les Maurice Bouchor, les Gabriel Vicaire, les Paul Sébillot, les Charles de Sivry, les Henri Carnoy, les Albert Meyriac, les Jean-François Bladé, qui vont par les campagnes, recueillant sur les lèvres des bergers et des vieilles filandières les secrets de la

noté plus d'un petit

poème

muse

rustique, ont transcrit et

exquis, plus d'une suave mélodie

qui s'allaient perdre sans écho dans

les bois

et

les

champs,

car la chanson populaire est près de s'éteindre. C'est grand dommage; et pourtant ces présages d'une fin prochaine

apportent un attrait puissant craint de perdre

;

il

ng

:

il

n y a de cher que ce qu'on ! que ce qui

a de poétique, hélas

n'est plus.

Anatole France, La vie littéraire,

on ne saurait trop répéter

3° série.

Paris, 1891, p. 93.

d'alarme poussé depuis longtemps par ceux qui ont à cœur de sauver de le

cri


.

II

de ces antiques manifestations de notre esprit national, car ils disparaissent de jour en jour, et je ne crois pas être prophète de malheur en prédisant que la l'oubli les vestiges

génération qui naît actuellement n'en connaîtra plus rien.

Le mal encore

sera moins

est-il bien

grand

si

les

livres les ont conservés

sûr que nous soyons arrivés à temps

Julien Tiersot,

?

Chansons populaires des Alpes françaises

Grenoble, 1903, préface,

La

:

de

première partie

celte

p. 8.

composée

collection,

uniquement des chants du berceau, fut publiée dans la Revue des Langues romanes, pendant les années 18741875,

et

(Paris,

à part en un volume de

tirée

Maisonneuve,

1880,

XI 1-5 88

éditeur),

pages

aujourd'hui

épuisé.

La

publication était à peine commencée qu'un dou-

loureux événement

me

privait

brusquement de

mon

cher collaborateur et ami, Achille Montel, subitement atteint d'un

mal

incurable,

qui transformait en quel-

ques jours une intelligence d'élite en un être inconscient,

pour

mort eût

lequel la

moment, me charger seul de la publicaChants populaires du Languedoc; l'absence

Je dus, à tion des

été préférable.

ce

malheureux ami me rendit cette tâche doublement pénible. Malgré les encouragements qui de

mon

cher

et

m? arrivaient de fous

cotés, les

appréciations

bienveillantes

de

comptes rendus

MM.

Milâ y Fontanals, d'Ancona, Bladé,

et

les

Gaston Paris, etc. (I

),

ce triste

Gaston Paris, Romania, t. IX, p. 634; Milâ y Fontanals, Diario de Barcelona, 1880 d'Ancona, La Rassegna settimanale. Ronia, 21 novembre 1880; Bladé, Poésies populaires de la Gasco(l)

/;/

gne. Paris, 1882,

;

t.

I,

pag. 357;

Rolland, Rimes

et

jeux de

l'enfance.


III

événement m'avait découragé au point d'abandonner cette publication

par mes amis et mes collègues de la Société pour l'étude des Langues romanes, j'ai dû céder à leurs instances et me décider à continuer l'œuvre inacheSollicité

vée,

mais non

triotes

des

oui/liée, afin

recherches

de ne pas priver mes compa-

matériaux accumulés

des

et

pendant plus de quarante années, car je n'ai jamais cessé de recueillir des chants partout où j'en ai trouvé l'occasion. La collection a acquis une importance considérable et compte aujourd'hui plus de quinze cents

chants ou versions différentes. J'ai fait appel à tous ceux qui ont conservé l'amour

de la terre natale, l'esprit

finesse,

le

culte

du

fiasse, le respect des

aïeux,

de la race, avec son mélange de sensibilité sa langue

si

et

de

expressive et son heureuse organi-

sation musicale.

Partout j'ai reçu

l'accueil le

tous côtés ont afflué de

plus sympathique, de

nombreux matériaux, chacun

voulant contribuer à cette intéressante restitution. liste

La

placée en tête de ce recueil montre, jdus éloquem-

ment que je ne saurais le faire, la part importante p/'ise, par les amis des traditions populaires, à la formation de Palmarès,

ce recueil. Cette liste constitue

de Livre d'honneur provincial,

adressons, à chacun d'eux, venir.

une

le

sorte de et

nous

plus reconnaissant sou-

Je dois cependant témoigner particulièrement

vive gratitude

au Conseil général de l'Hérault

et

ma au

Conseil municipal de la Ville de Montpellier, qui ont bien voulu

donne r un généreux appui à

Paris, 1883, p. 3; Julien Tiersot, Histoire Paris, 1889, p. 136-139, etc.

cette publication,

de la Chanson populaire.


IV

en lui accordant une subvention; à de Belesta

M.

à

;

le

M

lle

Marie Lambert,

docteur Chaussinand, médecin en

chef de l'Asile des aliénés de Dole, etc. Mais après cette longue interruption, combien de nos amis, aujourd'hui disparus, devraient être compris dans ce

une longue

liste

nombre

? C'est

nécrologique qu'il faudrait dresser, où

noms de dévoués collaborateurs MM. le docteur Guibaud, de Narbonne ; le pasteur Fesquet, de Colognac ; mon cher ami Achille Mir, de Carcassonne ; A. Germain, le savant historien de Montpellier ; le vicomte de Gourgues, du Périgord, et bien d'autres encore, dont le nom, souvent répété dans ce trouverait les

l'on

:

dans

recueil, restera

mémoire des amis de nos tradi-

la

tions populaires.

au début de la publication. Ce programme (adopté par plusieurs collectionneurs) consiste à suivre l'homme d'âge en âge, au moyen des chants créés par lui-même, Je continuerai à suivre

méthodique

l'ordre

établi

de la naissance à la tombe, en passant successivement

par toutes

les

p hases

de son existence.

Les chants du premier âge seront l'enfance, les danses, rondes,

mariage, relatifs

religieux, les

jeux de

chants d'amour, de

métiers, les chants satiriques,

les

aux

les

suivis des

les

chants

usages, les chansons pastorales, les chants

noëls,

cantiques,

chansons narratives,

les

les

légendes

dramatiques,

chants historiques

et

poli-

tiques.

Mais, tout en conservant ce plan,

permet plus de

dans

la

'liants

lui

à

titre

commentaires publiés en

les

accompagner de

de notes comparatives avec

France ou à

me

le

de doraaumts, sans et

ne

même développement que Je me borne donc à publier ces

donner

première partie.

mon âge

l'étranger.

Le

les recueils

but que je pour-


uniquement de sauver d'un

suis est

malheureuse-

oubli,

ment trop certain aujourd'hui, les traditions de n ancêtres, de fixer pour toujours les chants qui firent leur joie au sein du foyer, les chansons improvisées par les

travailleurs,

labeurs les

aidèrent à supporter

les

les

rudes

une journée passée au milieu des champs, sous

d>

brûlant ou

cinglemenl de

la

disant dans une éloquente simplicité leurs joies

et

rayons d'un

bise,

qui

soleil

le

dans

leurs douleurs, leurs croyances et leurs aspirations,

tantôt sentimental ou gai, sérieux ou badin,

un langage

naïf à la

spirituel et

joyeux ou

triste,

fois.

chant

le

Heureux ou malheureux les

console,

,

chantent

ils

toujours.

Le chant fait, en quelque sorte, partie de la nature même du méridional ; sa joie, sa gaieté, ses plaintes, ses larmes se traduisent par des chants. Il nest pas une circonstance de sa vie qui n'ait son chant particulier.

Tout

pour

est,

simple,

lui, sujet

de chanson;

un oiseau échappé de sa cage

un couplet

lui inspire aussitôt

:

Moderato

:pi=^3pq :j=î :t

11

La

hjn

cal- la

r

f

la- da, S'es

y bé

fait le plus

le

i

S'es

p Ç en-vou

i.»

r

I

-

Moussu Vab

p

la-da,

t*—i

en-vou

La

de

-

calla de

\^d la

l~T~

1

J

J

La

cal

p

y

-

'

-

la

~

bé, S'es

1

Moussu

l'abbé

en

-

von-

'

j J

J

1

de Mous-su Vab-

" r

da sus lou clou

S'es envoulada, (bis)

p~*=

i

i

» quiè.

\

=n


VI

La

Moussu

calla de

S'es

l'abbé

envoulada sus lou clouquiè. Communiqué par M.

l'abbé Cassan,

curé de Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault).

La

de Monsieur l'abbé

caille

Monsieur

l'abbé, qui sans

s'est

envolée sur

le

clocher.

doute affectionnait ces gra-

cieux oiseaux, remplaça l'infidèle par une autre caille qui prit

un jour

sa volée,

manqua pas

teur ne

commençant

comme

la première.

Le chan-

de signaler cette nouvelle fuite, en

ainsi son couplet

:

/7\

m &e£e*=£ee&UV

V

La

se-

T

V

goun-da

cal

-

la.!

Quelques- uns de ces chants sont l'écho lointain d'aventures, de faits

dramatiques, d'incidents locaux traités

avec vivacité et souvent d'une façon

D'autres réunissent garçons

un peu

et filles

leste.

dans une joyeuse

ronde autour du Mai, du feu de la Saint-Jean ces

danses rustiques, ou

avec la voix,

l'office

les

et

dans

danseurs eux-mêmes font,

de ménétriers sur un air connu,

bien rythmé, populaire dans toute la région, improvi-

sent parfois, en

un

petit couplet,

une mordante satire

d'un individu, d'un village ou des habitants d'une province voisine.

Sur un laideron Allegretto =

}'ii

ir c

[

Jane-

r

to,

i

i.j

c

au bord de

l'ai- go,

U'jj'J

-

-P

i

r

re-gar -do souri pour-tret,

1


VII

l*

,

p

J'

r

i

vèi-re tan

se

efe

f

ca

-

-

r

pi-co

ai

t^r

p man, di

pèd;

de paspousque agra-dà!

so

gnai -re,

li -

r

r

i

lai- do,

Ai! quesieima-lu-rou

vj'ei £res

0>

tou

-

ti

très

m'an qui -là

yl -

(1)

Janelo, au bord de Vaigo, reçjardo soun pourtret,

De

se vèire tan laido, pico di man, di pèd ; Ai! que siei malurouso de pas pousque agradà, Aviei 1res calignaire, louti 1res m an qui ta.

M me

Julia

Lambert, Saint-Gilles-du-Gard.

— regarde

Jeannette au bord de l'eau

si laide, elle frappe des mains, des pieds : malheureuse de ne pouvoir plâtre! J'avais

les (rois

Une

:

Uno fdle

fil ho

A h!

trois

que je suis amoureux, tous

amourouso soun galant

amoureuse

Il arrive souvent

que

— les

breux couplets en ajoutant

second au troisième,

et

faire durer la chanson

la vôu pas,

son galant ne la veut pas.

chanteurs forment de nomle

premier vers au second,

ainsi de suite,

dans

le

le

but de

plus longtemps possible. Lors-

le

ce fait s'est produit,

mant

en se voyant

m'ont quittée.

Variante

que

son image,

je F ai indiqué, ?nais en suppri-

ces répétitions. J'ai

également supprimé

le

retour

du refrain après chaque couplet, l'indiquant seulement au premier et au dernier.

La (1)

mélodie, malgré l'indication de

Air

:

Il

pleut,

il

pleut bergère.

la

mesure,

est


.

VIII

nombreux repos sur certaines modifications que le caprice du chanteur lui

souvent chantée avec de notes

; les

fait subir parfois, lui lière, qu'il n'est

donnent une allure toute particu-

pas toujours

facile de fixer graphique-

ment. Il faudrait, en bien des cas, surcharger outre mesure la notation par des points d'orgue fréquents, des indications de rallenti ou de pressé qui,

malgré

ne rendraient pas avec fidélité l'impression ressenà F audition d'une chanson de bouvier, par exemple,

cela, tie

s

envolant à pleine voix, au milieu des champs trouvera parfois des versions déjà publiées dans

On

d'autres recueils, mais avec des variantes assez sensibles

ou des mélodies Toutes

notée.

différentes, souvent

les fois

sans mélodie

que j'ai pu combler une de

lacunes, je ri y ai jamais

manqué. C'est

emprunts assez nombreux que

les

même

qui justifie

ce

j'ai faits

ces

aux provin-

le

langage populaire offrait une grande

similitude avec

le

languedocien.

ces voisines,

On y

trouvera

même

quelques chants provençaux inédits.

Nos

traditions populaires disparaissant

de jour en jour, j'espère que l'on

sauvé de été

l'oubli bien des

perdus

mieux

Ce

et, si le

les fixer

me

rapidement

saura gré d'avoir

chants qui, sans cela, auraient

fait se produisait, j'estime qu'il vaut

plutôt deux fois qu'une.

recueil contient aussi,

mais en petit nombre, quel-

ques citants en langue française, je n'ai pas cru devoir les

éliminer. J'en ai noté de très intéressants, toujours

sous la dictée de languedociens vince est fier de parler, en

;

le

peuple de notre pro-

même temps que

maternelle, celle de la grande patrie française; tionne son village, sa montagne, son clocher,

familier des aïeux,

cœur à

la

il

sa langue s'il

le

affec-

langage

rien est pas moins attaché de tout

mère commune.


LISTE des personnes qui ont concouru à la publication du

présent ouvrage

Le Conseil général de l'Hérault Le Conseil municipal de Montpellier

M mes Ancktte,

Montpellier.

M

lles

Andrieu, Saint-Chély.

Alden, Nimes.

Arguel, Millau.

Bonn el, Mens.

Auzillion (Caroline), Mont-

Boutonnet, Saint-André-de-

pellier.

Azaïs, Lézignan-la-Cèbe.

Sangonis.

Bourdiol, Le Pouget. Cros, Montpellier.

Dalichoux, Saint-André-de-

Benoit, Saint- Georges- de -

Luzençon.

Causse (Anna), Meyrueis. Chassary, Montpellier.

Sangonis.

Dlssol, Saint-André-de-San-

Hermet

(Alice),

Genolhac.

Lacout-Widmer, St-Mandé.

gonis.

Ganiv^t, Saint -André -deSangonis.

Lambert

(Jeanne), Montpel-

lier.

Gilbert (Vve), Avignon.

Lambert

(Marie), Belesta.

1

Lambert

(Pauline), Belesta.

Jeanjean, Montpellier.

Lambert

(Rosalie), Belesta.

Jobite, Belesta.

Laporte

(J.),

Hormoys

Lambert

(d

),

Luxembourg.

(Julia), St-Gilles.

Clermont-Fer-

rand.

Laporte, Marvejols.

Pascal, L'Epine. Passet, Camprieux.

Lauret (Anna), Rodez.

Reboul

Mialane

(Vve), Lunel-Viel.

Reboul (Marthe),

Arles.

Mir

(Clara), Lunas.

(Amélie), Carcassonne.

Robert-Nicole, Montpellier.

Privât (Anaïs), Nimes.

Rose N..

Revillout (Louise),

,

Montpellier.

Tourn'emire, Montferrier.

pellier.

Mont-


X

M

llcs

Revillout

(Marguerite),

Teissier (Germaine), Mont-

(Henri), Brissac.

docteur),

lie

Vidal (Ernestine), Cornus.

MM. Adhémar (le Comte Roger d'),

Non-

Chassary, Camprieux.

Chaussinand

docteur),

(le

Coux.

Aimargues.

Le

docteur),

(le

(Camille),

tron.

Mens.

(Emilie),

Mont-

ferrier.

Chabaneau

pellier.

Agussol

Causse Cavani

Montpellier.

Terras

MM.

Chauvet, Vendémian. Conort, St-Frézal-d'Albuges

Caylar.

Aiguepkrse

baron

(le

d'),

Coste

docteur), Saint-An-

(le

dré-de-Sangonis.

Saint-Paul-d'Eyjeau.

Ardouin, Nimes.

Delaruelle, Nimes.

Arnaud, Mens.

Délayant, La Rochelle.

Arnavirlle, Mais.

Deloncle, Cahors.

Atger, Montpellier.

Desfougères, Vichy.

Auzière, Saint-Laurent-d'Ai-

Deydou

Bordeaux.

Diot, Vichy.

gouze.

Drouault, Saint-Pardoux-la-

Babret, Capestang.

Badiou

d'abbé),

(l'abbé),

Bordeaux.

Rivière.

Barbe, Buzet.

Du Mège,

Toulouse.

Barbie, Bernis.

Espagne

Barthès (Melchior),St-Pons.

Faure (Maurice),

Bazinet, Champcevinel.

Ferrand, Lanuéjols.

Besse, Argentat.

Fesquet

Blanc, Ganges.

Blavet

(le

docteur), Aspiran

(le

Alais.

pasteur), Colo-

gnac.

(P.-R.), Saint-André-

Gaidan, Nimes.

Gay-Montel, Mens.

de-Sangonis. Boissée, Le Puy.

Germain, Montpellier.

Bompart, Lapeyre.

Gleizes

Bonnet

Gleizes (Etienne), Azillanet.

(Henri), Montpellier-

Boucherie (Anatole), Cognac.

Bouquet

(Henri),

Montpel-

Gourgues

(le

vicomte

de),

Couze-Saint-Front.

Granier (Armand;, Montpel-

lier.

Bringuieh (Octavien), Mont-

lier.

Guibaud

pellier.

Cali.on,

(Clair), Azillanet.

Saint-

Romain-

le-

lhem-le- Désert.

docteur),

Nar-

bonne.

Guichard, Mens.

Désert.

Caksan d'abbé),

île

Saint-Gui-

Hamei.in (Ernest), Rueil.

Hugouneng, Lodève.


XI

MM.

MM.

Jamks, Belvèzé.

Petit Dl Plas, Saint-Par-

Lambkrt

(Etienne), Belesta.

doux-la-Rivière.

Lambert

(Gaston), Montpel-

Plane, Mudaison.

Portalon

lier.

(de), Béziers.

Landks, Sarlat.

Prat, Belesta.

Lefort, Antoingt.

Revillout (Charles), Mens.

Lespy, Pau. Liebich

(le

Ricateau, Millau. pasteur),

Saint-

Germain- de-Calberte.

Rigal, Agen.

Rigaud, Belesta.

Marcourel, Montpellier.

Robert, Cazouls-les-Béziers.

Marsal, Montpellier.

Rouis, Lodève.

Massoubre, Bordeaux.

Roumanille, Avignon.

Mazat., Saint-Geneys.

Roumieux, Nimes.

Miquel

Rouzaud, Belesta.

Mir

(le frère),

(Achille),

Rabastens.

Carcassonne.

Smith

(Victor), St-Etienne.

Mistral (Frédéric), Maillane

Silhol, Le Crès.

MONTAGARD. Montel (Achille), Montpel-

Taillebot, Brioude. Trinquier, Rodez.

Troubat

lier.

Nigot, Saint-Paul-d'Eyjeau.

(Jules)

,

lier.

Obrador Benassar, Palma.

Vermère, Ceyras.

Paulinikr, Montpellier.

Vidal, Fraisse.

Pegat (Georges) Montpellier

Villaret, Alais.

,

Montpel-


CHANTS DU PREMIER AGE


CHANTS POPULAIRES DU LANGUEDOC -»>

»*«<«-

I

CHANTS DU PREMIER AGE Les chants de cette

série sont

inépuisables,

autant que l'amour

maternel qui les a inspirés.

Malgré

le

nombre considérable qui en a

partie de ce recueil, j'en ai récolté

été publié dans la première beaucoup d'autres versions, dont

quelques-unes méritent de prendre place dans la collection. Je les donne

ici

comme supplément

intéressant à la série des Chants

du Berceau.

CHANTS POUR ENDORMIR I.

— Nen nen


—4— Nen

nen, petitou

;

Ta mairino es al cantou, Que te pourtarà *n coucou,

Un

paniè de figos,

Per que t'enrigos;

Un

paniè de sorbos,

Per que t'endormos.

Som

som,

Vèni, vèni d'oundacon. Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Nrn nen. — Dors, dors, petit — ta marraine est au coin [près — t'apportera un œuf, — un panier de figues — pour réjouir, — un panier de sorbes — pour que tu t'endormes. — Sommeil, sommeil, — viens, viens de quelque part. d'ici]

;

;

te

elle

II

Nen nen, La marna

petitou; es al cantou,

Pourtarà de figos, Mai que t'endourmigos,

De figos de cabassou, Mai que dourmigos prou. X..., Lézignan (Aude).

Dors, dors, petit;

— ta mère est au coin; — elle apportera des figues,

— pourvu que tu t'endormes — ;

des figues dans un petit cabas,

pourvu que tu dormes longtemps.

III.

SOM SOM

Som som som, Vèni, vèni, vèni, vèni

;

Som som som, Vèni, vèni d'enquicon

Som som.

Sommeil

{ter),

— viens

viens de quelque part.

(1)

Var.

:

Vôni, veni tout de bon.

(quat.)

(1).

;

— sommeil

(te?'),


_5— Santa Margarida,

1.

Que

ses tan poulida,

Endourmissès moun enfan Jusqu'à l'âge de quinze ans.

Som

som,

etc.

Quan quinze ans saran passa, Nous lou caudra maridà

2.

Embe una Richa

e

poulida

de bona familha.

Som som, Moun

3.

filha,

etc.

enfan vai s'endourmi,

Se lou somsom vôu veni; E la santa Margarida

Es brava autant que poulida.

Som som, 4.

etc.

Boun moun enfan s'endourmis Anen veire lous amis. Bona santa Margarida !

Osca

!

:

ses brava e poulida.

Som som

som,

Vèni, vèni, vèni, vèni

Som som

;

som,

Vèni, vèni d'enquicon. Recueilli à Montpellier et

au Comité de

langue

la

,

des arts de la France par

Sainte Marguerite, — qui — jusqu'à l'âge de quinze ans. 1.

2.

Quand

— avec une

les quinze

jolie fille

êtes si jolie,

ans seront passés,

communiqué

de l'histoire et

M. Paulinikr.

— endormez mon enfant il

nous faudra

le

marier

— riche et de bonne famille.

— sommeil veut venir; — et la — est bonne autant que 4. Bon mon enfant s'endort — allons voir amis. — Bonne sainte Marguerite, — vrai vous êtes bonne et 3.

Mon

enfant va s'endormir,

si le

sainte Marguerite

jolie.

les

:

!

jolie.

!

M. Paulinier ajoute «

et

Aux

à ces couplets les

commentaires suivants

:

jours de sang de 1815, à cette infernale époque des réaction-;

des vengeances politiques, pendant que

mon

pore et

mon

aïeul mater-


—6— nel, tous

du Gard

deux attachés de cœur et d'âme, comme tous les protestants de l'Hérault, au grand Empereur et à son gouvernement,

et

fuyaient, l'un d'un côté, l'autre d'un autre, devant la rage de ceux qui refaisaient à la face du soleil la Saint-Barthélémy pendant que ma mère,*une jeune femme de vingt -trois ans à peine, se désespérait et versait d'abondantes et amères larmes près du berceau de son fils de quelques mois seulement, une petite bonne, brune claire aux yeux pers et aux cheveux blonds, m'a endormi plus de cent fois avec ce lent et monotone chant qu'elle avait apporté de son pays natal, SaintEtienne d'Escatte, villageot, pour ne pas dire hameau, peu éloigné de la petite ville de Sommières (Gard). Quelques années plus tard, et dans un temps moins néfaste, je vis souvent bercer et endormir mon frère avec ce mémo chant; et, depuis l'âge de quatre ans que j'avais alors, il est resté fidèlement gravé dans ma mémoire. Je ne puis que regretter vivement de n'être pas musicien, pour vous en donner l'air, comme je vous en donne les paroles. Tout ce que je puis vous dire, c'est que cet ;

très monotone et très lent, mais dont on presse vers la fin la mesure, est, en effet, un air à faire dormir debout. La mesure s'en bat lentement en poussant du pied le berceau, et, grâce tout à la fois à ce balancement régulier et à la monotonie du chant, rarement la nourrice ou la bonne finissent-elles la chanson, qui peut-être a plus de couplets l'enfant, à moins qu'il ne soit malade et encore que je n'en sais souffrant, est bientôt endormi, ainsi que le signale on ne saurait plus air,

:

naïvement

le

dernier couplet.

Vous remarquerez mieux que moi

le

carac-

tère moitié païen, moitié catholique de cette production ingénue, et son

ton mi-mondain mi-dévot. On y invoque tour à tour, comme vous le voyez, et le sommeil, ainsi qu'en un hymne antique, et l'une des saintes du calendrier grégorien, la jeune et jolie Marguerite, patronne des sagesfemmes et aussi, paraît-il, des soubrettes et des nourrissons qu'elles gardent.

On

y célèbre moins la sainteté de la jeune bienheureuse que c'est parce et, si l'on y parle un instant de sa bonté,

sa jolie figure,

du travail et permet d'aller voir les amants. Vous saumettre en relief et faire sentir tout le charme et toute que moi mieux rez cette production vraiment populaire. Et n'allez pas grâce de fraîche la croire qu'elle sorte du cadre que vous avez imposé à votre recueil pour avoir été chantée en 1815 et 1819 par une jeune fille de vingt à vingtcinq ans, elle n'appartient pas à notre siècle. Elle est au moins du dix-huitième siècle, si elle n'est même du dix-septième. Ces sortes de chants ont une origine souvent bien plus antique qu'on ne le pense à première vue. Il en est qui ont traversé plusieurs siècles mais mon qu'elle dispense

:

;

me

donner, est qu'ils ne l'ont pas fait sans de grandes altérations, des modifications profondes, des coupures et des appendices, qui parfois ont eu pour effet de changer complètement

opinion,

le

et

si

vous

permettez de

la

caractère de la composition primitive, de faire quelquefois mondaine

chanson

qui,

Je dois à l'obligeance de

mon

grivoise

une

dans

le

principe,

était

morale

et

religieuse. »

compatriote et ami, M. Jules Troubat.


—7— conservateur à

la

Bibliothèque

Nationale,

cation, qu'il a bien voulu oopier dans

de

La

France, ms. 3341,

t.

IV, pp.

le

12'J et

c<;!le

intéressante

Recueil de»

l'<»

:

iet

commani

populaire*

suivantes.

— NONO NINA

IV.

Nono

nina;

Santa Catarina Sarà sa meirina, Li achatarà un chabri

Que

farà

:

bè, bè.

Tiro-li lou pè

M me Nono elle lui

nina.

— Dors, dors;

achètera un chevreau

V.

!

Pascal, L'Épine (Hautes-Alpes).

sainte Catherine

— qui fera

:

— sera sa marraine; —

ht! bê!

— Tire-lui

le

pied!

— Sainte Catherine sainto Catherino

Qu'indormez lous efans, Indormez-nos

le

notro

Et rendez-nos

le

grand.

M. Victor Smith, version du Forez.

VI.

— SOM SOUNETO

Bengo, nin som souneto, Naneto Bengo, nin som, LTenfan que nou dorm. ;

Marie Lambert, Belesta (Allège).

Som souneto.

viens, petit sommeil,

Viens, petit sommeil,

— Naneto

— l'enfant ne dort pas.

(Annette?);


—8— VIL — Dodo =ff

S

\JL

Do

-

do

r.

pa-ta

iLiJl-^ tou,

ï

JLlt

-

tou;

S£ La ma

m

P2=i V=£=$l

-

meta

es

m

au can-

±=fr


-

— Dodo, mon cuire un œuf; —

Dodo. qui fait

petit;

-

9

au coin [du feu], la grand'mère s'est

la grand'inère est

l'œuf est trop cuit,

évanouie. C'est

une scène rustique qui ne manque pas de

sel et

que Ton peut

de mœurs, de la Berceuse attribua à l'tbbé rapprocher, comme Chants populaire* du LaiiguedocVarls, Lamkert, et Morel.(V. Montel trait

1880, in-8o, p. 126, pi.

I.)

la Ici, pendant que la paysanne endort son enfant, son bon ami vient mais, chanson, pas sa n'interrompt Elle champs. voir, croyant le mari aux tout en continuant, elle Favertit du danger qu'il court.

Pour le

ce côté ironique des berceuses, voyez aussi, loc.

Saut, où le paysan ne se reconnaît pas pour

VIII.

m £S

Fais

— Fais dodo

t t=^=£=5=#

tfc

do

do, Co-lin, pe

-

*

r

7±=p=3£=£=U

do, tu au-ras

du

lo

=# frè -re; Fais do-

- tit

r ^=J= ES^SM V=fr -

lo.

»

r ,

,

»

pp. 207-211,

cit.,

être le père de l'enfant.

Ma-man

est

en haut, Qui

fait le fri-

DG

cot;

£

t=r-

pa-pa

est

f=te

*=£

U=P

bas, Qui fait le

en

tra

cas.

Fais dodo, Colin, petit frère; Fais dodo, tu auras du lolo.

Maman Qui

Papa Qui

est en haut,

fait le fricot;

est en bas,

fait le tracas.

Fais dodo, Colin, petit frère

;

Fais dodo, tu auras du lolo. Emilie Terras,

Var.

Maman Qui

fait

Papa Qui

est

Mens

(Isère).

en haut,

des chapeaux

;

est en bas,

fait

des cabas. M. Ricateau (Aveyron).


IX.

Dedans

le

10

Le Brissac brissac

Devinez ce qu'y a? Il

y a un

Le plus

arbre,

bel arbre de tous les arbres;

L'arbre est dans la terre,

La

terre est dans le brissac.

Dedans

le brissac

Devinez ce qu'y a? Il

La

y a une branche,

plus belle branche de toutes les branches;

Cette branche est sur l'arbre,

L'arbre est dans la terre,

La Puis, on

terre est dans le brissac.

met un nid sur

l'œuf, etc., jusqu'à ce

mettre dans

le

la

que

branche, un œuf dans

les

le nid,

un oiseau dans

yeux fermés de l'enfant permettent de

berceau, qui, sans doute, est aussi dans

le

le brissac.

M. Délayant, La Rochelle.

CHANTS POUR REVEILLER

I.

— Arri Arri

^^t^^z^^tz^^E^^^^^V Ar

- ri

ar

!

- ri

bour-ri

!

quet

-

.0 JE ? fi :p=_[/_4L-J/ net,

A

-

V=Z

^

ni-ren

na-lho Vei - ren ;

lei

à

Ver

;

A - ni

ren

-

biôulau

sa-lho;Vei

y

- rà, Lai

1

I Eir-g—g

y ga

- ta-

ren pos que ca-

-

->=£=£ i

Cas

V

P=P= -

à

-

li-noi

se

-me-


u

!

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b

u

nà; Lei

i

11

b

b

— 1

b -=fc

jouns fa -ran

-

pi

b

i

î

tc4Pdf-g gas-sos fa

-

I

U—V

:S:

jL-D—

ran fouas-sos. Roun, roun, Sau-

to,

a-

*

3. i

\f

Las

four,

al

mi

£; -

t

roun.

Arril arri! bourriquet;

Aniren à Castanet, Aniren à Versalho Veiren pos que canalho Veiren lei biôu laurà, Lai galinoi semenà ;

;

;

Lei pijouns faran

al four,

Las agassos faran fouassos.

Roun roun, Sauto, mitroun. Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— ma bourrique; — nous irons à Cas— — nous n'y verrons que des ca— nous verrons bœufs labourer, — poules semer — pigeons mettre pain] au four, — pies des

Arri Arri Marche, marche, nous irons à Versailles

tanet,

nailles

grain],

fouaces.

;

les

;

les

Bon

les

[le

les

[le

faire

ron, saute, mitron.

II

Arri! arri

Porto la

!

cabalié;

Mounpelié De Mounpelié al pont bas.... E, quan tournaras, sai à

;

Repausaras Sophie Arguel, Salles-Guran (Aveyron).

Marche, marche, cavalier; porte le sel à Montpellier; de Montpellier [tu iras ensuite] au pont bas.... et, quand tu reviendras,

tu te reposeras.


-

12

III

Harri! harri! chibalou!

Segoutex

la

You m'en bau

proube

;

ent' Olourou,

Lous autes que s'en tournen.

Au Au En avant! galop

\

galop! au galop! au galop! M. Lespy, Pau (Basses-Pyrénées).

(bis) petit cheval,

vais à Oloron,

au trot!

trot! au trot!

— les

secoue la poussière;

autres s'en retournent.

Au

— je

trot! (ter)

m'en

— Au

(ter).

IV Arri

arri

!

cabalet

!

;

De sant Peire à Nougaret, De Nougaret à Peirolado ;

Manjaren

forso calhado. (Aveyron).

Marche, marche, garet,

de fromage

;

nous mangerons beaucoup

caillé.

— Ferro Ferro

V.

On

Nou-

petit cheval; [nous irons] de Saint-Pierre à

de Nougaret à Peirolade

tient l'enfant sur les

genoux, et on frappe légèrement sur

la plante

de son pied.

Ferro, ferro-me

Que

te

dounarei un diniè

Ferro, ferro-me

Que

te

pèd,

le

dounarei

;

le dit,

'n ardit

;

Ferro, ferro-le tout nôu,

Que Si

te

dounarei un sôu.

nou me Y ferros pas

Nou

te voli pas

pla,

pagà.

Marie Lambert, Belesta ( Ariège).

— Ferre, ferre-moi ferre-moi doigt, — je

Ferro ferro.

ferre,

le

la tout neuf,

bien,

— je

te

le pied,

te

donnerai un liard;

donnerai un sou.

je ne veux pas

te

payer.

— je te donnerai un denier;

Si tu

ne

me

ferre

,

ferre-

le ferres

pas


u

— VI.

13

— A CHEVAL,

^^^

GENDARME »

V~^

A

-&-

gen

chc-val,

g

guer

la

P

f

'

-

.

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T

pied,bour-gui-

^E55 £4M

:

kfc

re,

-

Comm'

les autr'

j

nr-y

*

V-

t.

vont.

à

3=4*

:

j Al - Ions à

gnon.

dar-me;

-

*

.

J

Pm, pa-ta-pan,

pa-ta

pa-ta-pan;

pan,pa-ta-pin,

t=£

£=*=£

tt

pan, pin,pa-ta

pan,

-

pan, pa-ta-pin, pa- ta-

-

pin, pa-ta-pin,

V=ï

S

a £=£

pa-ta-pan, pin, pa

A

cheval,

A

pied, bourguignon.

gendarme

-

ta

pa-ta-

¥ -pan.

;

Allons à la guerre,

Comm

1

y vont.

les autr'

Pin, patapan,

patapin patapan, )

M. Emile Hamelin, Rueil (Seine-et-Oise).

VII.

— Pan

Pan

Pan! Pan!

I

Jan Bertran Monto au plan, rescontro un ase blanc,


— A

14

Tase lèvo la pel,

un mantel, un caramel. Vai trouva l'ami Jan Blan douvris-me! « Jan Blan « Noun, t'ouvrirai pas Piei se n'en fai

E

das

os'

:

— —

»

!

»

:

Ma fenno s'es ajaguiô. A fach uno mariô, Touto boubouriô Manido coumo uno favo, Coure per la cavo ; Manido coumo uno lentilho, Coure per la teulhio. ;

N'a Per N'a Per

Pan Pan

ren qu'uno dent

mordre

la gent;

ren qu'un artel courre au sourel.

— Jean blanc —

»

monte à la plaine pour à l'âne il enlève la peau il y rencontre un âne Il va trouver et des os un chalumeau. s'en faire un manteau, «Non, je ne «Jean Blanc, ouvre-moi! » l'ami Jean Blanc:

Pan

pan.

!

Bertrand

!

t'ouvrirai pas

:

court par la toiture.

qu'un

— ma femme

une Marie),

(litt.

s'est

toute bourrue

cave; —

petite

— pour courir au

;

petite

elle a fait

comme une

lentille,

— pour mordre

les

une

fève,

;

elle

par

elle court

gens

fille

la

elle n'a

soleil. »

M. Maurice Faure,

VIII.

accouchée,

comme une

Elle n'a qu'une dent

orteil

;

:

recueillie à Saint-Benoît (Drôme).

— Las

Campanos

Pan! Pan! Las campanos de Curan; Din Din Las campanos de Vesin. !

!

Sophie Arguel, Salles-Guran (Aveyron).

Les Cloches. din

!

— les

— Pan!

pan!

cloches de Vesins

les cloches de

(2).

(1—2) Localités du département de l'Aveyron.

Curan

(1);

Din

!


— —

!

15

IX Daudeto

!

Daudau Las campanetos De Milhau. Salles-Curan (Aveyron).

d. d.

I

Les petites cloches de Millau

y

3!

rfr-r-f-y-œ

ni,

ez

r. i

Sant-Ser

(1).

1-

Sant-Sal-ba

dou,

La Bas-


16

XI Las campanos de Paris Uno plouro, Tautro ris;

:

Bendômo! Bendômo! Marioun la sono.

L'autro fa

:

M. Deloncle, Cahors.

une pleure, l'autre Les cloches de Paris Marion la sonne. Vendôme! (Lis) :

rit;

— une autre

dit

:

XII

Campanos traucados, Aucel migarel, '

La filho es poulido, Lou jouven es bel. M.

Cloches fêlées

homme

,

Clair Gleizes, Azillanet.

— oiseau mignon, —

la fille est jolie,

le

jeune

est grand.

XIII.

— Nadalet

Nadalet,

(bis)

Nadalet s'en ba; Daissas lou,

(bis)

Que retournarà! M. Clair Gleizes,

Les cloches de Noël.

va; — laissez-le

— Le petit Noël,

[partir], (bis)

XIV. Sus

il

(bis)

reviendra

!

— Lous DETS

la carriereta

una lebreta Aquel la veget, Aquel ie courriguet, l'a

;

Azillanet.

le petit

Noël s'en


17

Aquel l'agantet,

Aquel la manjet. Cuil cui! N'en vole un mouci.

M me Les doigts.

Sur un petit chemin

— celui-là —

là (le

médius)

l'attrapa,

il

y a un

petit lièvre

(l'index) le poursuivit,

eelui-là (le pouce) le vit,

cuil

S. B., Montpellier.

celui-là (l'annulaire) le

mangea.

;

celui-

Cui!

J'en veux un petit morceau.

XV Aquel s'en ba à l'aigo, Aquel al bi, Aquel al binagre, Aquel à la sal, Aquel que fa: quiquiriquil

Que moun

pairi

Ne manjariô un

bouci.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— celui-là (l'index) au vin, — celui-là (l'annulaire) au

Celui-là (le pouce) s'en va à l'eau, celui-là

médius) au vinaigre,

(le

celui-là (le petit doigt) fait: rait bien

un

petit

sel,

quiquiriquil

mon

— —

parrain en mange-

morceau.

XVI Pichounel,

Segoundel,

Rei de toutes, Palpo-rimotos, Trusso-barbotos. M. Deloncle, Gahors.

Le plus bouillie,

petit,

le

le petit

tue-vermine.

second,

le

roi

de tous,

le

palpe-


18

XVII

Axô Axô

es

Axô Que

es sa porcelleta,

soun pare, es sa mare, Aquest demana pa, Aquest diu que no n'hi ha,

(Acaba

la

fa

cansô pessigant

:

cui

I

cui! cui

l

el dit petit.)

M. Obrador Bennassar, Palma de Mallorca. Celui-ci (le pouce) est son père,

demande

[du] pain,

truie qui fait

:

cui

— celui-là

!

— celui-ci est sa mère, — celui-là n'en a pas, — ceci est sa petite

dit qu'il

(ter).

(La chanson s'achève en pinçant

le petit doigt.)

XVIII

Margarideta Frunt de fustayna, Ceyues arcades,

Uys mirados, Nas tabacayre, Buca rumbayna, Barba fexuga, Coll de tortuga,

Ventre tu ventre, Cuixa manduxa,

Jonoy redô,

Cama Peu

llongueta,

petite.

Guindé guindô, ,

Margarideta! M. Obrador Bennassar, Palma de Mallorca.

La petite Marguerite. brillants,

nez à tabac,

cou de tortue,

rond,

— Front de — arqués, — yeux — bouche grondeuse, — menton pointu, ventre, — cuisse rondelette. — genou cils

petit

— jambe longuette, — pied tout

Marguerite.

satin,

petit.

— Amuse-toi

(bis), petite


— XIX.

19

— Lou

Penchinaire

Tiro-li la

Dôu

quouô

penchinaire,

Tiro-li-la gaire

Li

fai

gaire

;

Tiro-la-li bien

Li

peu ne

:

:

fai rien.

M.

Le Peigneur.

:

le

Tire-lui la

D

r

Chaussinand, Goux (Ardôche).

— au peigneur, — tire-la-lui — tire-la-lui bien fort — cela

queue

cela ne lui fait guère (d'effet);

:

lui fait rien.

Ceci se chante lorsque l'enfant s'efforce de mettre en objet trop lourd pour

lui.

mouvement un


II

BRANLES, RONDES ENFANTINES


II

BRANLES, RONDES ENFANTINES

Ces petites rondes se composent,

nages

:

le

plus souvent, de deux person-

un enfant, trop faible encore pour se tenir debout,

et la mère,

qui le tient par les bras en l'égayant par son chint. 11

est à

remarquer que

la série des

Chants du premier âge n'em-

prunte rien à la poésie populaire du nord; son fonds est bien à

à

elle seule, paroles et Il

n'en est pas de

elle,

musique.

même

dans celle des rondes enfantines, qui a

beaucoup emprunté aux chants français. Ces rondes ont subi naturellement les influences extérieures; c'est la conséquence d'un système d'éducation uniforme, du contact des enfants aux écoles, où la langue française est uniquement employée. J'aurais pu négliger quelques-unes de ces pièces qui se trouvent

dans des recueils déjà publiés (rarement avec des airs notés);

j'ai

cru

devoir les recueillir, elles donnent souvent des variantes inédites, des

peuvent servir à l'étude des modifications que subis-

airs différents, et

sent parfois les chants populaires en changeant de région.

I.

— Lou

Rousié

Andantino

4

\j

Rou

i;

-

sié,

m

b rou

sié,

^U-M—i=y-n —

*=t=£ '

;

ro-sos

e

de

flous,

±=Ë :E=tfc

Tout plé

y-

Ma-dou mai

de

v=& vo

sos,

-U— U-U-U-

sè-lo, vi-rats

-

De

s vous.


24

Rousiè

(bis)

Tout plé de rosos, De rosos et de flous, Madoumaisèlo, virats-vous. Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Le Rosier. fleurs,

Les petites «

— Rosier

(bis)

couvert de roses,

— mademoiselle, retournez-vous. filles

de roses et de

chantent ce couplet à tour de rôle; lorsqu'on

dit

:

virats-vous», elles se retournent toutes à la fois et la ronde continue

à l'envers.

II

Andantino

ï

m—0

te

-G>-

[

=*3^3t Rou-

-

ro-sos

rou

sié,

e

de

Tout car-gat de

sic,

flous,

Be-lhos

Rousiè

fil

-

ro-sos,

hos, vi- rats

-

De

vous.

(bis)

Tout cargat de rosos,

De rosos Belos

e de flous,

filhos, virats-vous.

M Ue Amélie Rosier, rosier, -

belles

filles,

Mir, Garcassonne.

tout couvert de roses,

de roses et de fleurs,

retournez-vous.

III

Rousiè cargat de rosos,

De rosos

e de flous,

Madoumaisèlo, vira-vous, Que darriè vous l'a un amourou.s Madoumaisèlo s'es virado, ;

Soun galan Ta 'mbrassa

lo.

M. Guihaud, Narbonne.


— —

25

mademoiselle, Rosier chargé do roses,— de roses et de fleuri, madeil y a un amoureux que derrière vous

retournez-vous, moiselle s'est

retournée, —

;

son amoureux

IV.

l'a

embrassée.

La Roso

Andantino

t=

=£=£

i ro

no

-

e

l'a

m

p

-

me

Si

rau-bon, N'en au

la

l'a

jar-

tEEm^m

*-

-7 di;

moun

Din

so

-

^

eno roso

moun jardi Se me la raubon, Din

;

N'en aurô M.

La Rose. vole,

H

y a une rose

le

D

r

dans

gi.

Chaussinand, Goux (Ardèche).

mon

jardin

;

gne

lous,

on

si

me

la

— je n'en aurai point. Andantino

m

Ht

JK=Ï X-

ÎT=p=t£ Las

-

fe

de-tos

lous

e

a -

m

tE$=ea^ de-tos

C'

a

CCPlrr

be-to, Lasfe

-

de-tos

-gne

le e

- lous,

fi

Dans-

li

lous a

-

a

Las

fe-

f=F=f, 7-

U—

lous

e

-

-

L

U

'J :

vou su3 Ter-

*=£

r

;=

V:z±.

gne-lous,Tou-tes

Las fedetos e lous agnelous (bis) Dansavou sus Terbeto, Las fedetos e lous agnelous, Toutes dou>«. M. le pasteur Liebich, Saint-Germain de Galberte (Lozèrq),

P dous.


— 26 Les petites brebis

menue,

agneaux

et les

(bis)

agneaux,

les petites brebis et les

VI.

dansaient sur l'herbe

tous ensemble.

Lou Roussignôu

Allegretto

S 3XU-P Au

^=p

jar - di

y=%=-y=$.

ma

de

tan

£ chan-to;

V

fe=tt=t

Fai tou-tou-net,

Au

Fai

:

il

fait

:

D

le

fait

il

\

tou-tou-net,

ma

tanto,

j. \

fai

§3 cri!

;

cri!

:

r

Ghaussinand, Coux (Ardèche).

— Au jardin de ma tante — — cri!

toutounet (bis)

gnôu

toutounet (bis),

Fai M.

j-

\i

fai

jardi de

-

M.

±=£ g—

Lou roussignôu chanto

Le Rossignol.

rous-si

3

3

Il

Lou

- to,

le

rossignol chante;

:

VII Brandi, Calandri.

La filho de Lissandri, Lou pessègue ben madur, La figo ben maduro, Lou rousiè tout flouri. Coucou toupif M. Funel,

instituteur, Cannes.

— calandre. — La d'Alexandre, — pêche bien mûre, — Coucou toupi — figue bien mûre, — rosier tout Branle, la

En

la

fille

le

fleuri.

!

disant: «coucou toupi!», tous les enfants qui forment la ronde

s'accroupissent.


— VIII.

27

— A LA RONDE

Allegretto

A

la

ron-de,

ron-de, pour

De-mi

con-ten-ter

le

^mtt^^^E^

£=£#

âf

monde, Les grands

et les $e-tits,Tout petits

A

I

tout petits! tout petits!

la ronde,

Demi ronde, Pour contenter

le

monde,

Les grands et les petits, Tout petits (ter) !

Jeanne Lambert, Montpellier.

Aux mots

:

€tout petitsd , les enfants s'accroupissent, en imitant des cris

d'oiseaux.

IX Allegretto

-jt—â

f—f—f-


28

Tan que l'ordzen durorè, Lo pitsounèlo dansorô. M. Landes,

Sarlat.

— Tant que l'argent durera, — la petite dansera. petite tant que l'argent durera, —

La petite

fille.

la

XI.

fille (bis),

fille

— Mataleno

Allegretto

£i?_£L:Ënp

&=Ë Ma-ta ft

»*

-

le

-

no Re-no

:

ï V=& (E=£

v-

re-no, Cinq iôus

à

la

pa


29

Quan Jan-Pierre bat les iôus Ande la toucadouro dei biôus, Hemeno la cansalado Ande la palo del four; Atal danso la mainado,

Quan

a soun ventre sadoulh.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Jean-Pierre. des bœufs,

danse

il

la fillette,

— Quand Jean-Pierre bat œufs — avec l'aiguillon — ainsi lard — avec la pelle du four remue — quand a son ventre plein. les

le

;

elle

— Las Cramalhos

XIII.

Las cramalhos soun

sul fioc,

Patotinteino (bis)

Las cramailhos soun

sul fioc,

Patotinteino Patafîoc.

Viro de

sa,

Viro de

là.

Baiso. (quater)

Viro de sa,

Viro de

là,

Baiso la que te plaira. Le Frère Miquel, Rabastens-sur-Tarn.

La crémaillère. — La crémaillère est sur feu, patotinteino — la crémaillère est sur feu. — P. P. — Vire de — vire de — Embrasse, (quater) — Vire de — vire de — embrasse celle le

(bis),

le

ci,

là,

ci,

qui te plaira.

XIV.

Laderibobo

Laderibobo

!

Chascun viro sa mio, Aquele que n'aurô gis Virorô la couô dôu chi. M.

le

D

r

Ghaussinand, Goux (Ardèche).

là,


— Laderibobo. point

— feront

— Chacun

fait

30

tourner sa mie

;

ceux qui n'en auront

tourner la queue du chien.

XV Aime

E

lou bon Dieu

Senta-Vierja,

la

Aime lou bon Dieu, Que n'es mort per ièu. Quant on es sage, Quante avantage Anaren au Ciel

Embe

:

l'anje G-rabiel.

M. Bouquet, Montpellier.

qui est

— et la Sainte-Vierge, — j'aime — Quand on est sage, — quel

bon Dieu mort pour moi.

J'aime

le

nous irons au

bon Dieu,

le

avantage

:

— —

— avec l'ange Gabriel.

ciel

XVI.

— Allons

a la montagne

Allegretto

s

i

$=p

rrrr-f: V-iUj-M :

Al

-

Ions à

la

V-

mon

-

ta-gne; Pri

-

£=k=±y

oqs pour No-tre-

£ Da-me; Al

-

Ions en pa-ra

-

dis,

*

Pri-ons pour Jé-sus-Ghrist.

Allons à la montagne,

Prions pour Notre-Dame

;

Allons en paradis,

Prions pour Jésus -Christ.

M XVII.

— La

lle

Cep, Montpellier.

Saca de blat

Allegretto

i

A-

-tr;

-K:

7Pei-re,

#

Pei-re, fô de

v=v=v blat

:

Pa-ra

la

\at

*=*: +PJÏ

sa-ca, ve-ni ne


y

-

3Si

^ 31

3X

3=* ?=PH? 5t

querre;Peire, Peire,

de blat: Pa-ra

i'6

la saca, veni

3

sa-ca, n'aven pas cap.

la

Peire, Peire, fô de blat

Para

±

tt

:

ne querre

;

Peire, Peire, fô de blat:

Para M.

le

D

Coste, Saint-André de Sangonis (Hérault),

r

blé.

— Pierre

viens en prendre;

— Pierre

Le Sac de

n'aven pas cap.

la saca,

(bis), (bis),

j'enferme du blé

j'enferme du blé

:

:

— ouvre ton — ouvre

sac,

ton sac

nous n'en avons point.

XVIII.

— Lou

Mouliniè

V

m

g—r-r

5^

3=U

Lou mou -

r

r

-

li

niô

r

-

t=t=£ V

Am

J

.<

-bé

que

de

£

il

De

mer

mai? De

-

fa

la

f

r

V

\1

ri

-na.

—¥

V

r \i

da de

ga

li

-

ÏS3 7=v=^=^ 1

¥

M. de-que il

?

v=&

pas -sa

-r

V

v—yAm

Que

g

mer-da, de

ca

na.

± -

cai.

— Lou mouliniè Que passa

la farina.

— Ambé dequé?

— De merda de galina. — Ambé dequé mai — De merda, de cacai. ?

M. H. Bouquet,

Montpellier.

Le Meunier. Le meunier passe la farine. Avec quoi? De la fiente de poule. Avec quoi encore ? Avec du caca.

:


32

XIX.

— Lou

Lapin

Allegretto

En

qua-tre emb' Enri cinq Se voulièu batre emb'un la-

- ri

t=£ ititt pin

;

Lou

la -

pin saguc pus fort,

En - ri

saguè mort.

quatre

Enri quatre emb' Enri cinq

Se voulièu batre emb' un lapin Lou lapin saguè pus fort Enri quatre saguè mort.

;

;

M. Arnavielle,

Le Lapin.

Alais.

— Henri quatre avec Henri cinq — voulaient se battre — lapin — Henri quatre fut mort. plus

contre un lapin;

fut le

le

XX.

fort,

Ronde des Muets

Allegretto

-jh

7T

f

f

m

m

f

f

p—

s


— —

XXI.

33

Les petits Poissons

Allegretto

ao %~9 Les

p'tits

pois-sons

P

——

*-

F

V

7-

na-gent;

g lï

Les

pois

p'tits

-

sons

sont dans l'eau

qui

ï

£

%

tt Na-gent com-me il

£

*=£ y—y-

ê

na-gent;

Les

pe

- si.

Les

m

- tits

pois

m -

na-gent,

sons

Nagent; p'tits

^

P±=B >-

pe -

tits

les pe-tits

^m

£

pe-tits pois -sons

p'tits .poissons qui

Les

les

Les grands et

p=£=E* 2=2

na-gent; Les

et

aa

ï£=fct

PC

;-

¥=?=¥=* E=£ E

fe

9 Na-gent, wa-^e aus

->

V

tt

Na-gent, na-gent,

£=£

Les grands

faut.

fc

[)

j

9 =ft

,--

Na-gent, na-gent,

qui sont dans l'eau

1

j-f

V=&

V-

^—\i—V=V ¥=V

Na-gent, na-gent

Na -

ge

-

ront.

sont dans l'eau

(ter)

poissons qui sont dans l'eau

Nagent comme

il

faut.

Les grands et les petits Nagent, (ter) Les grands et les petits Nagent, nage aussi. Les petits poissons

Nagent (ter) Les

petits poissons

Nagent nageront.

M

,le

J.

Lambert, Montpellier. 3


—Ê

XXII.

-

34

La Capucine

Allegretto

M

2: tt Dan

-

I

sons la

nous

;

Y'en

a chez la voi

É tt=tt

pc

ca-pu

t=£=9=& #=U

i

S

PC

£t=s

ci - ne,

N'y a pas de pain chez sec

wrw.

P=P

V=&

- si-

Mais

ne,

il

£=£

n'est pas

Dansons la capucine, N'y a pas de pain chez nous Y'en a chez la voisine, Mais il n'est pas pour nous. Chou!

M Ue

XXIII.

pour nous. Chou!

;

Caroline Auzillion, Montpellier.

Catarino

Moderato

%

s

•-

M-S-LU Ga-ta

-

ri -

no,

U=U: Ma ve

JEZJi

- si-no, Pres-ta

£

V~~0 bour,

Que ma

ca-to Se

ma

-

-•

-IUL4

U

ri- do

:

La vo

-

me

vos -te tam-

0—t - le

r

0-

y-

£^

fà dan-sa'n tour,

Catarino,

Ma

vesino,

Presta-me voste tambour,

Que ma cato Se marido

La

:

vole fà dansa 'n tour.

M m8

Gilbert, Avignon.

— Catherine, — ma voisine, — prêtez-moi votre tam— bour, que ma chatte se marie: — je veux la faire danser un tour. Catherine.


-

-

35

XXIV Moderato

5

^i îXX-P

Ma cou 122

-

P

bour, Que

Ma

si-no,

fi-lho

Se

vos-te

tam-

lu

f=* ÈE^E^ESfl

*=£

ma

me

si-no, Pres-ta

ve

ma-

ri-do|: Li fa

-

ren

vi

rà dous tour.

-

Ma cousino, Ma vesino, Presta-me voste tambour,

Que ma

filho

Se marido

:

Li faren vira dous tour.

M

Dr

le

Ghaussinand, Coux (Ardèche).

— ma voisine, — prêtez-moi votre tambour, — que ma — se marie: nous la ferons tourner deux tours.

Ma fille

r

cousine,

XXV Catarino,

Ma

vesino,

Prasta-mi voste tambour,

Que ma cato si marido, La boudriô fa dansa 'n tour. M.

le

pasteur Liebich, Saint-Germain de Galberte (Lozère).

— ma voisine, — prêtez-moi votre tambour, — que ma danser un tour. se marie, — je voudrais la

Catherine, fille

faire

XXVI.

g -A—M

-/-

ff

Ni-co

-

las

,

— Nicolas

EÊ £=*

s'é -tait fait

3C3C ton-dre,

^

?=t £=* 11

n'a

-

vait plus de che-


A

36

IP^J^pgllËpg^^B veux

;

Il

U-ne per

bli-gé de met-tre

o-

fut

Nicolas s'était

1.

ruque sans queue.

-

tondre,

fait

cheveux

Il

n'avait plus de

Il

fut obligé de mettre

;

Une perruque sans queue.

En

2.

passant par l'Angleterre,

Sa perruque s'envola Ah! mon Dieu! quelle misère Pour le pauvre Nicolas ;

!

M

lle

Caroline Auzillion, Montpellier.

XXVII. °— MlNOU Ml NET Moderato

p^=H=fr=r Mi - nou mi

ï

t:

iL-U

A

-

tat

la

-

G A man

ta

-

G

G

jat

lou

I

?=r-

—f=frv—y-

qui

ne

-

G

I

±:

#=#

V=£ ï Per soun de - ju

7-

tes - ta

rat,

nà.

-

Minou mineta

A A

manjat lou

rat,

quitat la testa

Per soun dejunà. M. Bouquet, Montpellier.

— Minon Minette, chat] — a — pour son déjeuner.

Minon Minette.

il

[le

mangé

le rat,

a laissé la tête

XXVIII.

m

Allegretto

v

— La

Co dôu Cat v

,.

v

£=£ La

co

de

moun

cat

Que

tou- jours bou-


lA.f/o. la

do

r.o co

37

moun

cat

La

Tou-jourbou Tou- iour bou

moun

co de

- le-ga le-<ra - ra.

cat

Que toujour boulègo,

La

moun

co de

cat

Toujour boulegarà. M. Ardouin, Nimes. La.

la

Queue du Chat. queue de

N.-B.

mon

chat

La queue de mon chat

toujours remue,

toujours remuera.

Se chante en rond, puis le cercle se rompt et Ton continue formant une longue file, qui se roule et se déroule (c'est la

à danser en

queue du

c hat).

XXIX.

Lou Cat

Nostre paure cat

N'ô de nieiros, (bis) Nostre paure cat N'6 de nieiros un plen sac. Si grato,

freto,

si

N'atrobo pas ges,

Perso qu'es sens dets. M.

Le Chat. vre chat il

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

— Notre pauvre chat —

a des puces,

— a des puces un plein sac. —

n'en trouve point,

— Lou

Allegretto -fi-

i

v

T'an tou

*=9ï=i£

se gratte,

— parce qu'il n'a point de

XXX.

g

Il

-

cà,

da

7-

mo

ë ±=M

\y-

tt càtountam-bou-ri

-

-

net;

il

notre pau-

se frotte,

doigts.

Tambourinât

M

Ma

(bis)

E, s'as

\t

de

±=tt

±z

Gam -

—y—

bis,

T'an tou-

^S

î^

tt

v

peu que lou

cat

te

-w

±êzJ

lou


— 38 — man

Qt

m y—u-U Frè

- ge,

-

to

-

bous

'no

li

- sel -

lo

?

d'à - iet.

Tan toucà, Madamo de Cambis, Tan toucà toun tambourinet E s'as pôu que lou cat te lou mange, ;

Freto-li 'no boussello d'aiet.

M. Arnavielle,

Le petit Tambourin.

— On

battu sur ton petit tambourin

mange,

;

et,

— frotte-le avec une gousse

XXXI.

Madame

a battu,

si

Alais.

de Cambis,

— on a

tu as peur que le chat te le

d'ail.

Lou Ratet

Moderato

-g—r-r

^—P-

:£=B=t£ Lou ra

U -Jjj -

\J

tet s'en vai

xt

V de

niuè,

A

ÏI

P=P cuiè,

i

mai-re din

Sa

*

#:

plou-ro

La tour

Lou

A

-

*

va soun pai-re

-

a=p:

tt* P P=tc l'ou-lo;Lou ra- tet gin

— a: £^-{ÛM fcr Wf â:

trou

-fr-P-

S3htiz -

gou-lo. Plou-ro,

^E5

*

V=V=

tou-ro; Ris,

ris,

Laper

- dris.

ratet s'en vai de niuè,

trouva soun paire cuiè,

Sa maire din l'oulo Lou ratet gingoulo. Plouro

;

(bis)

La tourtouro

t=£

JJuJj_-JZ=X£

;

Ris (bis)

La perdris. M. Arnavielle,

Alais.


— Le petit Rat.

— Le

39

petit rat s'en

va la nuit,

il

a trouvé son père

petit rat gémit. — Pleure cuit, — sa mère dans la marmite; — — la tourtourelle — rit (bis) — la perdrix. •

le

(bis)

;

XXXII — Lou Dimenchb Moderato

m

W=¥=B-

feyEfefes *=?=V=V=?-

v-v-v-u De-man

es

di

X3- £

J^M

U-V •

A

do -no

-

de Cou

-

men-je

*-

i

Pen-ja-renma

Fes-to

men-che,

-

cas-sei

la

*

Se mous-sù ba

bol,

Deman

ro

- lo

;

5EEÊ

t=*

ë.

\}^H=^=U

-

y-y

p

-

La pen-ja

-

ren pel

col.

dimenche,

es

Festo de Coumenje

;

Penjaren madono

A la

casseirolo

;

Se moussu ba bol,

La penjaren Le Dimanche.

— Demain

— nous pendrons le veut,

— nous

la

la

pel col.

dimanche, — fête de — gouvernante à la casserole — c'est

;

pendrons par

si

Comminges Monsieur

( 1

;

)

cou.

le

M

11

'

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

XXXIII Demain

c'est

Dimanche,

C'est la fête de

ma

tante

Demain c'est jeudi, Que les poules pisse au M. (1) Liit.:

Si le maître le veut.

le

D

r

;

lit.

Ghaussinand, Coux (Ardéche).


-

— GUILHAUME

XXXIV. Allegretto K:

ir

S

40

^H=#l^^ pas

vés

hau-me? Sus

Guil

vist

s=s vert, sus

lou

ft= sus

gris,

jau -ne

lou

S

£

tj

A

-

^

vos pas vist Guil

5c

$t

\t

hau - me, Guil

hau

-

\^m

-

me

U: Guil

hau-me lou toun-dut,

Avès pas Sus

!

vist

lou toun

^^

-

% hau-me

Guilhaume

T

-+

lou toun- dut

le

jaune

!

?

?

lou vert, sus lou gris, sus lou faune!

(ter)

Le Frère Miquel, Nissergues

sur

Guil-

dut,

Avès pas vist Guilhaume, Guilhaume loutoundut? (1)

Guillaume.

lou

— Avez-vous vu

Guillaume

?

— Sur

(Hérault).

le vert,

— Avez-vous vu Guillaume, — Guillaume

le

sur

le

tondu?

gris, (ter)

XXXV Avès pas

vist

Guilhaume,

Abilhat de vert e de jaune

Avès pas

vist

Moussu,

Abilhat de vert e de blu

M

(1)

Var.

:

?

me J.

— habillé de vert — habillé de vert de bleu

Avez-vous vu Guillaume, vous vu Monsieur,

et

Guilhaume Guillaume

s'es

s'est

perdut.

perdu.

?

(ter)

Lambert, Montpellier.

et de ?

jaune?

— Avez-


F

F

-

41

— La

XXXVI.

/

Girouflàdo

Allegretto

*==m=k —• S 3=£=£ Te

—7—

fi:

i

vo

- li

è

frount; Si

#—•A

r r r u ; ; u

ri-do,

ri -

-

La

do,

gi-rou-

=2=

tC=tt=t?

?

i

i

u b —-u y-y—y

l

fi—F""

miechdal

fla-do al

Mar-ga

plan-tà,

L^f r—

iA—

'

sa

la

-

*

pc

pla flou-

viôs ta

?

±

lavour-drios a- vé tou-joun, tou-joun, tou- joun.

I

Te La

voli planta,

Se

la saviôs ta pla flourido,

Margarido,

girouflàdo al miech dal frount;

vourdriôs avé toujoun,

I la

Tou joun

(bis).

M.

La Giroflée.

le

D

Guibaud, Narbonne.

r

— Je veux placer, Marguerite, — — tu savais bien — tu

milieu du front

;

avoir toujours,

la giroflée

te

la

si

toujours

si

fleurie,

l'y

au

voudrais

(bis).

XXXVII

mmm^^zm^ mm ^

Allegretto

Te vo -le

plan-tà, Mar-ga - ri- da,

=Ï=F

En

qua-li

à

toun jar-

— —0—0-

-0

y=&

di,

La gi-rou-flada

-J:-

- tat

Vi

de puspou-li-da

Fragment que

je n'ai

pu compléter.


42

XXXVIII.

— Ma

L'autre jour maridère

Gran

ma

gran

Sapristi, qu'èro vielho

;

!

Pouiô pas cacha lou pan Sapristi, qu'èro vielho ma gran! ;

loui croquan.

Mais cachavo bien M.

Ma

Grand'mère.

r

Ghaussinand, Coux (Ardèche)

!

— Elle ne

sapristi, qu'elle était vieille

bien les croquants.

D

L'autre jour je mariai

sapristi, qu'elle était vieille

le

ma

ma

grand'mère;

pouvait pas mâcher le pain

grand'mère

!

— Mais

elle

;

mâchait


III

LA SAUTEUSE


III

LA SAUTEUSE

C'est le jeu favori des enfants, principalement des jeunes

dant

l'hiver.

Deux

filles,

pen-

d'entre elles tiennent l'extrémité d'une corde assez

longue pour pouvoir, en la faisant tourner, l'élever au-dessus d'une ou de plusieurs camarades, qui sautent en cadence, et la laissent passer sous leurs pieds lorsqu'elle arrive à terre, pendant que les tourneuses chantent les couplets suivants, qui règlent le

mouvement des

sauteuses.

Lorsque l'une d'entre

elles

a,

par maladresse, entravé la corde

sous ses pieds, elle devient tourneuse et chanteuse à son tour.

a s

=fca

Ma-de -moi

-

sel -le,

deux

ans,

a

-

vez

-

vous?

Un

1 7

7-

Van,

Quel âge

ans,

trois

quatre

ans.

Mademoiselle,

Quel âge avez-vous

Un

an,

deux ans,

M

11

*

?

trois ans, etc.

Caroline Auzillion, Montpellier.

C'est un ingénieux moyen, employé dans les classes enfantines, pour apprendre à compter. Les plus habiles arrivent parfois jusqu'à cent ans.


*

— 46 — II

fe&É=£EÊES

^

Trois pe -

7Trois pe

-

tits

tés

Ma

!

che

-

mi

$=&

tits

k=tt -

-

tés

!

La

voi

le.

lé!

!

chemise brûle.

Trois petits pâtés

La

brû

-

*

£

Trois petits pâtés

Ma

±: brû

- se

!

voilà brûlé. Très populaire à Montpellier.

III.

— Chapeau

de paille

:£ Cha-peau

de

——

É

-*=* ^ ^

Que Pau-line

Jfc

Sans plus

i&=

-

temps

pail-le,

tt bel -

est

I at

ten-dre,

le,

-

se

-

reux

^=

£^ la

veut

-

man-de

de

=fc

ma

- ri

er.

Sans plus attendre, la

demande;

Sans plus attendre, Ils

vont se marier.

M 1U Germaine

!

bt la

Chapeau de paille, temps (ou tant) d'amoureux; Que Pauline est belle, que Louis la veut! Louis

;

3£=tE

Que Lou-is

tt Lou-is

ten-dre, Ils vont

-mou

d'à

£

* m=^

9

Sans plus at

-&

*=£

tfc

Teissier, Montpellier.

;


—— IV.

— En

Barque

^=3T

seS

V-

barque, en barque, en bar

que, Trois jeu- nés

-

Nous par

-

ti-rons

ba-tail-

— F—h— miSÊÊ A

di-man-che

En barque,

h p-s-1

i1

\-

Ions,

±=W/

7

.

En

47

i

la voix

du ca-non,

(ter)

Trois jeunes bataillons,

Nous partirons dimanche

A

la

voix du canon.

Si j'étais hirondelle,

Que

je puisse voler,

J'irais

à Sainte-Hélène,

J'irais

me

reposer.

En barque,

M

V. "~p"

11

*

etc.

Caroline Auzillion, Montpellier.

Bonjour, ma Tante


?

— VI.

48

Le petit Soldat

^m *£ rs=m^ Où

pe

vas - tu,

-

t

— — —

i?

-&-

^f ^3 f

ter

Que portes-tu dans ton sac? Des pommes de terre. Jeanne Lambert, Montpellier.

Prêtre

petit

ft=fr=T

:2:

#=£=$=&:

P=U Un

pe

- tit

prè

Sa bou-teil-le

-

plei -

ne Jus

S t=tt=ut ?îo«, ci au -

rw

-

net

Un

tre

S

i—V—iJz

- te.

-

Sor

?

-

tant

du

pa

—iL—-y—

-

ra - dis,

É

qu'à de-main

:?

u.

mi-

di.

Sa

Mes

sou-liers Sont dé -

li - es.

petit prêtre (1)

bouteille pleine

Jusqu'à demain midi

(2).

Clairunon, clairunette.

Mes Sont

M

(3)

110

souliers déliés (3).

Marguerite Revillout, Montpellier.

Va*. Un petit homme. Var. Jusqu'à samedi. Var. Mes souliers ont des :

:

:

C lai-ru-

V ^-^f-V-H/— j^-g =F^

Sortant du paradis,

(2)

re

vas-tu petit soldat ?

VIL — Le

(1)

-

Je pars pour la guerre.

M Ue

H

i> z

Je pars pour la

sac?Despom-mes de

guer-re. Quepor-tes- tu dans ton

h

h

- dat?

sol

tit

———

I^ëS

ï

-â:

lunettes.


— VIII.

Modéré

49

Marguerite de Paris


2

— 50 — X.

J?—

i

i

f

— Minet I

*

,

-,

f

—,

-+-


— XII.

XTpË ±=b V

— Quelle heure

t=±v Z£=z f=f=fF^ j-M—+ n

-l

est -

Mi

il?

\t

est-il?

*=£ it

Quelle heure

ris.

51

5A

Sest - elle?

v

la

Quelle heure est-il

— — —

l'a

Qui

La Où

A

Que Une

p'tit'

f—r- -=*^ --/-

V.

cha -pelle. Que

fait

la chapelle. fait-elle ?

dentelle.

Pour qui ? Pour la Vierge Marie Pour qui plus? Pour l'enfant Jésus.

|es

!le

(1).

Jeanoe Lambert, Montpellier

— Saint-Crépin

7-

de

jour

-S-

Saint- Gré

-

tri -

Pour

pin,

V Mon

cou

^ -

sin,

Les

V=i==7=

-7-

don-niers

(1)

elle?

souris.

4t

-

-

?

zzft Le

p'tit'sou-

est-ellô ?

XIII.

cor

La

l'a dit ?

M

m

dit?

Midi.

— — — — — —

Qui

- di.

se

sent.

al

-

Var. Pour la dame de Paris. Autre Pour l'enfant qui prie. Autre Pour la petite Mimi. Autre Pas pour vous: vous êtes trop

1er

voir

:

:

:

:

laide.

Ca-


t

i

i

I

tin,

Mon

52

^

ft

F

cou

sm,

-

chan-gent

Ils

de

che

-

mi

-

se.

Le jour de Saint-Crépin,

Mon

cousin.

Les cordonniers se frisent. Pour aller voir Catin,

Mon Ils

cousin.

changent de chemise.

M Ue

Caroline Auzillion, Montpellier.

XIV

3

fr

j

:

*j

tout

C'est

-k—

£

ba

en

£

=tt

V

- di

^-

nant Que

-

j'ai

per-

£

U— U— U-i du

ma

ta -

ba

tiè - re; C'est

i^Hp^i nant

Que

j'ai

=3=^=p=l

=P=

per

K

tout

du

ba

- di-

m—

S=fc=P

-

en

mon

35:

tt

ten-dre a

-

mant.

C'est tout en badinant

Que

j'ai

perdu

ma

tabatière

;

C'est tout en badinant

Que

j'ai

perdu

mon

M

XV. â:

— Le

11

*

le

Caroline Auzillion, Montpellier.

Temps des Noisettes

V V=£=±=$ C'est

tendre amant.

temps des

&

-pP^£=g=fc

noi-sett'

Is

-

ira

is -

ira

is-


-

^m :£

p

faut ma-rier nos

1.

m -

fil

temps

le

C'est

£

V-

:t

la - la!

ira

-

53

v-

fcfc

les,

faut ma-rier nos

il

Ma

^ Il

les.

fil

temps des faut marier nos

!

C'est le

noisett'

Il

filles (Ois).

2. Laquelle marions-nous

La grande ou La

itz=

- sett',

temps des noisettes,

C'est le

Istra (ter)

3.

noi

des

la'petite

:

:

?

plus jeune des deux,

Parce qu'elle est plus gentille. 4

.

La grande monte au

salon,

Elle pleure et se désole. 5.

Son père, en la voyant, Lui

6.

On

dit: Qu'as-tu

a marié

Nous

fille ?

ma sœur,

Et moi je reste 7.

ma

fille.

te marierons,

Istra (ter) lala

!

Nous te marierons Avec quatre pois-chiches.

M XVI.

*

n

lle

— Vieux Bal de Saintonge Ï=F

fi:

rv

A

Germaine Teissier, Montpellier.

la

-

EË^E^^

de che des

mou -les

-1:

Nous

n'irons

m Vplus,

Ma-man; A

la

-

che

des

mou-

les


— dk

-

tf^U

Nous

s

54

Les

n'i-rons plus.

gar-çons

Ma-

de

^

S

*=*

ç: ren - nés

M'ont pris

mon pa

- nier,

Ma-man;

t

I

lt£=it gar-çons de

Ma

A

-

la

¥#

7

ren -nés M'ont pris

mon

pêche des moules

Nons

n'irons plus,

Maman ;

A la pêche Nous

des moules

n'irons plus.

Les garçons de Marennes M'ont pris mon panier,

Maman; Les garçons de Marennes M'ont pris

mon panier.

Les

pa

-

nier.


IV

JEUX D'ENFANTS


IV

JEUX D'ENFANTS

formules d'élimination Lorsque

les enfants veulent faire la ronde, jouer

à tout autre jeu,

ment

le plus

ils

à cache-cache ou forment d'abord un rond. L'an d'eux, ordinaire-

grand, ou celui qui a le plus d'ascendant, prononce une

espèce d'incantation, psalmodiée sur deux ou trois notes, quelquefois chantée, mais toujours bien rythmée; c'est ce qu'ils appellent fairela

pouma (faire la pomme). Cespoumas sont composées presque

toujours de mots bizarres, dénués

de sens et, partant, intraduisibles, sorte de gymnastique

nique qui plaît aux enfants par son absurdité

même

mnémotech-

et leur sert à faire

désigner, par le sort, le rang que devra occuper chaque joueur, celui

qui devra se placer au milieu du rond, ou courir après ses camarades,

jusqu'au dra

le

moment où

il

pourra en saisir un autre, qui, à son tour, vien-

remplacer.

Le moniteur du jeu touche successivement, à chaque temps rythmique, la poitrine de tous les petits joueurs

celui qui est touché en prononçant la dernière syllabe est élagué du cercle, et va se cacher ou se placer à la ronde. Lorsqu'il n'en reste plus qu'un, le petit chan-

teur continue la

pouma

;

en touchant son camarade et lui-même à tour désigné par le sort pour cligner.

de rôle, et c'est lui, parfois, qui est

En Provence, presque

toujours, on fait précéder la

terrogation suivante, en montrant

le

Quau vôu ma péro? (qui

poing

veut

pomme

de

l'in-

:

ma

poire?)

Iéu! (Moi!)

répond vivement

le

plus

pressé;

c'est

par celui-là que commence

l'incantation.

Mais, la

s'il

y a discussion entre eux pour savoir quel est celui qui fera

pouma, un enfant cache dans une main un ou

plusieurs objets et 5


58

présente à un de ses camarades ses deux poings fermés, en tant, toujours sur l'air traditionnel

:

s:

p

:i±

Tou - Ion, bou L'autre répond

:

lui

-

p tt

r

loun, din quau

z mo

soun

?

chan-


59

Nirga,

Niarga,

Carbounet, Vira la gauta,

Un bon

souflet. Montpellier

(très populaire

dans tout

le Midi).

II

Uno poumeto. Nicleto,

Niclau,

Santo bagueto (ou barbeto) Escalo niau... Pèire,

Vèire,

Charpentié,

Viro

la

Un bon Ou

bago, souflet.

bien

Niaque,

Niaque,

Carbounèu, Ausso la man;

Un bon

bacèu.

M. Fréd. Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône).

III

Uno poumeto. Micleto,

Miclau,

Santo Barbeto, Escaragnau. Niargue, niargue,

Carbouné, Viro la gauto.

Un bon

souflet.

M

n,e

Gilbert, Avignon.


,

60

IV TJno lauveto

Vouleto,

Me

chau

Sauto, Margau,

Davan lou niau, Pauro aucelou, Paro aube Talo (1) En bouon atout. :

M.

le

docteur Chaussjnand, Coux (Ardèche).

V

— Quau vôu ma pero — Ièu

?

!

La pero, La davero, Lou rigau, Gau, gau, A perdu sa troumpeto Enco de san Vigau. Soun mantèu Qu'èro tant bèu! Lis aguïoun,

Lis aguïeto,

Courron de long

De la carreto. Poung eici, poung eila, La plus bello sauto eila. M. Fréd. Mistral, Maillane. Version d'Arles (Bouches-du-Rhône).

VI

— Qu vôu aquelo pero — Ièu! La pero gardano Que bâte 1)

Var.

:

Paro

ta jôuto

la lano,

?


,

-61 Lou

fiéu

Tourtiéu,

La La

din

dan,

Va-t'en.

M. Fréd. Mistral, Maillane (Bouchcs-du-Rhône). (Version de Marseille).

VII

Uno poumo redouno Que passo sul pount de Narbouno, Que fai tin-tin, tan tan; :

Courneto, va-t'en.

M Une pomme dodue, fait

:

tin-tin,

tan-tan

;

lle

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— qui passe sur — cornette, va-t'en.

le

pont de Narbonne,

— qui

VIII

Uno poumo rouge, Toulouso Que Uno poumo blanco, Que fa le tour de Frantso. fa le tour de

M Une pomme blanche,

rouge,

— qui

fait le

— qui

lle

fait le

;

Marie Lambert, Belesta (Ariège). tour de Toulouse

;

— une pomme

tour de France.

IX La pero L'endevero L'estindou, Siés sus la sello

E

sul selou

;

Lèvo te d'aqui Paure garsou.

M

1 '

Sophie Arguel, Salles-Guran (Aveyron).


62

En pounpero, En debero, Esplingoun,

Doundoun

A

;

Sus

la roco,

Sus

la fount,

la fount

i

'a piel d'aigo,

Jigo jargo jirgoulet

;

Foro Micoulet. M. Rigal, Agen (Lot-et-Garonne).

XI Uno poumo,

la deveso,

Sant Andriéu lou pescadou, Viro

fiel

Tan de

e viro flou, (1)

flous

que viraras

Cugarén, cugaras. M.

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

XII

Un poung,

(ou

poum

?)

Bourdoun, Jôusé, Simoun

La

!

peiro muscado

— de lano — coutoun, En plan Devino

Coumpaire, Coumaire, Bessoun. M. Fréd. Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône).

(1)

Var.

:

Viro roso, viro flou, Tan de flous que viraras, Clugaren, clugaras.

M.

le

pasteur Liebich, Saint-André de Lancize (Lozère).


63

XIII

Poun, pin, Sus

la

roco del moulin,

Qun pas Tu fa. s, Million

Quejou

;

Petra Girounda,

Sus

Nadal,

la fount de

Qui qui

ri cal.

M. Rigal, Agen (Lot-et-Garonne).

XIV

Quau vôu ma pero?

— Ièu! — L'ame mai — per moun chin Que

Tambourin. Tambourin,

s'apello

Vai au vin

!

Cacalauso

Bouto taulo

!

Cacho-fio, Bouto-fio,

A

la taulo di

gavot.

M. Fréd. Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône). (Version d'Arles)

XV

— Quau vôu ma pero? — Ièu! L'ame mai per moun chin, Que s'apello Tambourin Tambourin vai à vespre ;

Ame

sis

habit de festo.

Tambourin Vai au vin Cacalauso,

;


64

Bouto-taulo, Escarfio, Bouto-fiô,

A

la taulo di gavot,

Fai peta

chicarrot.

li

Mm

*

Gilbert, Avignon.

XVI

Quau vôu aquelo poumeto?

Ièu

!

Aime mai la dounà à moun Que s'apelo Pelegri

chi

;

Pelegri n'es amourous

D'uno

filho

coumo vous

;

Peiro tan roundo Mounto sus roundo, De roundo à la mar, Cric crac,

Vai M. Qui veut cette petite

mon fille

chien,

ti

le

negar.

pasteur Fesquet, Golognac (Gard).

— Moi! — J'aime mieux la donner à — Pèlerin est amoureux — d'une — pierre ronde — monte sur l'onde, — de

pomme?

qui s'appelle Pèlerin;

qui vous ressemble

l'onde à la mer,

— cric

;

crac,

— va te noyer. XVII Lentiho Petiho,

Quan

l'aigo resquiho

;

Pachin Pachôu,

A vôu L'estam se found, Coumpaire, ;

Coumaire, Bessoun. M. Fréd. Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône).


- 65

XVIII

Uno

ï

Pe

ho

-

- ho

til

;

quan

-

l'ai

Res-

go

^\=£=3=3=dj==m=r=tt

/quil - ho,

fai

:

broutl

té!

Uno

ilho

Petilho

;

Quanl'aigo Resquilho, fai

:

brout! té\

M Ue Une brout

!

étincelle tè

pétille

;

quand

Hermet, Genolhac (Gard).

l'eau

rejaillit,

elle fait

!

XIX -£

i$EE±

m

l'ai -

=P Le

*=£ Fai

i

\l

il go,

:

=tt bou

car

chiu,

-7-

toum

dm

bo

-

Ê^PÉ^ $=* chiu! Ti

-

ro

te

¥ quiu.

d'à

Le carbou toumbo din Taigo, Fai: chiu! chiu!

Tiro te d'aquiu. M"° Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Le charbon [ardent] tombe dans de là [Tire-toi de

là].

l'eau,

fait

:

chiu

!

chiu

!

Sors


;

66

XX

Ga

- ti

ca-ti

-

fi

ti

ca

- ti

fi

-

le

Len-go

co,

^m

P—-? $=$=$=$.

i

mau

briè, fo -

de

pe

-

dau-co, Ca-

m

V=s=W=& &=%=%=& -

fo

ro

ro

le

dar

- riè.

mauco, Lengo de pedauco

Cati cati,

Cati cati, lebriè,

Foro, foro

M

,le

le darrié.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

XXI Deman

dimenche,

es

Manjaren de penche

Deman

;

es dilus,

Manjaren de

fust.

M. Arnavielle,

Demain

c'est

c'est lundi,

dimanche,

— nous

—nous mangerons

mangerons des peignes;

Alais.

— demain

du bois.

XXII Es dema dimenje

La lengo

;

se penje

An'un cap de fiai, Al mieg de Foustal. M. N.-B. de

fil

— C'est demain dimanche; —

— au milieu de

la

langue se pend

— à un

bout

la maison.

recommandation des parents aux enfants d'être plus retenus moins bruyants dans leurs jeux le jour du dimanche.

C'est la et

Clair Gleizes, Azillanet (Hérault).


67

XXIII

^^m 'S

*=t=i?=»:

Plèu, plôu; La

ga

-

li

£EŒ

Toutlou

vi s'es -

*=p: mar,Pa-ta

na dau pai

-

cam-pa. De

rôu

Tcm-ba

glis-

t-r-^-f, y—v- v—Vsô - la

la

à

la

:':

9=£

ttzXt

11

^ -

«t

*=?=£ san-ta,

V=&

t-y-y-

-

tin,

pa

- ta

V=3£ -

fi-ca

tan,

Plôu, plôu

me

camp.

lou

;

La galina dau pairôu Tomba glissanta, Tout lou

De

vi

s'escampa.

la sèla à la

mar,

Patatin, patatan,

Fica-me lou camp. M. Marsal, Montpellier.

XXIV Pouleto Rousseto,

Qu'a pô un iôu Que n'ei ni eue ni c'ru, Vai-t-en,tu

!

M. Ghabaneau, Nontron. Petite poule ni cru,

— rousse, — qui a

va- t'en, toi

pondu un œuf,

— qui n'est

ni cuit

!

XXV

Iffi^

7=

Le sou-rel

/rse

m h' -

vo

:p=

^ZZZ^g

ÎE=#=$=£ De-joustun

tau

-

lié


,

t

fe^^ La

pus

V.: - lo

68

?

V=Pfil

-

ho

Le sourel

Ei

la

d'en bou

-

ier.

se lèvo

Dejoust un tauliè

La pus bèlo

;

filho

Ei la d'en bouier.

M"e Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Le

soleil

est celle

se lève

— sous

un banc de pierre

du bouvier, (de Monsieur

;

la plus belle fille

le Bouvier).

XXVI Riquiqui,

Trou lan Marioun que Marioun que

M

lle

;

l'auri

l'aura.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

XXVII

-#-«—

la


M

— -

-

69

XXVIII Escudelou plen de mèu, Plen de ciro ;

Bèlo

filho s'en retiro.

M,u Sophie Arouel,

Salles-Guran (Aveyron).

XXIX Uno oureto pleno de mèu, Ton de mèu coumo de ciro Lo bèlo filho si retiro.

;

Daudvif daudan, Courneto, bai- fan. M.

le

pasteur Liebich, Saint-André de Lancize (Lozère j.

XXX

£

:p==p:

S

Tf-

Al

s

clu

-

Tu

guet,

P

*=£

-

do,

l'a

-

li -

/

L'a -

li

lu

-

retl L'a -

- o's

li

- o's

—#-=P

-

do.

Al

clu

-

guet, Tu

-fF=r=i ±=u *=?£=£

? re<

tt -

5= eau

o's

^—

i

ro

-

m

u—v—y=$t eau

£

îfc

eau

-

do, Tra - po

lou

L'alio

's

det.

!

caudo.

[bis)

Al cluguet, Turoluret L'alio

's

M.

le

!

caudo,

Trapo lou

D

det. r

ro

- lu-

i^

Al cluguet, Turoluret

-

Guibaud, Narbonne.


!

— Au (fo- s )

70

— turelurel — la bouillie est chaude. — turelure — la bouillie est chaude, — elle

cligneur, (ou à la cachette)

Au

cligneur

!

colle le doigt.

Celui qui chante ce couplet tient sa main ouverte, à la tous les joueurs viennent appliquer le bout de l'index.

En

paume de

laquelle

chantant les derniers mots, il ferme vivement la main afin d'attraper d'un camarade, qui devient le clugaire. S'il n'en prend aucun,

le doigt

c'est

lui-même qui

cligne.

XXXI Escudeloun Plen de peissoun,

Tubes Et plugues. M. Louis Roumieux, Orange.

XXXII Escudelou Pie de peissou, Sauto, belugo,

Plugo M. Arnavielle,

Alais.

XXXIII

Una arencada Empouisounada,

Un

floc de

pan,

Patin pat an. M. Ardouin, Nimes.

XXXIV Un bouci de sardo, Un tros de pà ;

Plouco

tu,

Bei t'amagà.

M Ue

Marie Lambert, Belesta (Ariège).


71

XXXV Aderigou aderigaguo,

De

pèl de figo, de castagno.

M. Arnaviei.le,

Alaifl.

XXXVI

— merulo, — foc à — trancho, manjo, — bei t'en, Terulo

le

noun boles pos

la

truno,

tu,

que

res.

M

lle

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

XXXVII Un

dous e très e quatre,

e

Septe

beit e bint e quatre,

Bint e quatre e bint

e

cinq

Sept e beit e nàut e bint.

M

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

lle

XXXVIII

Un

dous

e

Jacou

e très e quatre,

me

vouliô batre,

M'a batut, M'a roumput, M'a arrountat din Tatahuc.

M Un il

deux et m'a battu, et

trois et

quatre

lle

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

le petit

m'a roué (de coups)

il

me

battre,

dans

le cer-

Jacques voulait

il

m'a

jeté

cueil.

XXXIX 1.

gne

Une

5.

dune

2.

calegnat

plingat

10. dets

i

8.

— —

picoutin

3.

trene

9.

4. cale-

nouclarmount

0. roufiat

7.

soun.

M. Rio al, Agen (Lot-et-Garonne).


£

.

72

XL

— doune — trene — calene — pouchingue — remène — lairoun — quediUne

choun Le même.

XLI doune — trene — quarene — — courdelet — trabecet — coutelet — arimoun — dets soun.

Une

porsingla

M

lle

Marie Lambert, Belesta (Ariège)

XLII

— ni doune — ni trene — cadène — cadenà — pourcelha — troumeli — coudeli — alioun — cou dex soun. Uno

MUe N.-B.

regos, que

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Ces quatre dernières formulettes servent aussi au jeu de las

Ton trouvera plus

loin.

XLIII

*=£ v=*

:=£

Un, deux,

trois,

4—U—

VJe m'en vais

au

Un, deux,

trois,

bois

Je m'en vais au bois

1

;

quat cinq,

six, etc.

;

Quatre, cinq, six, Cueillir des cerises,

Sept, huit, neuf,

Dans mon panier neuf, Dix, onze, douze,

Qui seront tout' rouges.

M

Ile

Louise Revillout, Montpellier.


73

-

XLIV f


— —

74

XLVI

Un clou

ï

ïr

gi -

rou ga-rin ga

*~

pon

dan

-

gar-g'a-li-

§p

f=2 -h

feuil-le meuil-le

mon

-

£:

£=f: ±=t£

4

rou de-pui Si

-

dan

-

clou gi

-

rou.

— girou — garin — garou — de pui — Simon — gargalipon — dandé — feuille — meuille — dandé — clou Un

clou

girou.

M On

lle

Jeanne Lambert, Montpellier.

trouve cette formulette dans TEmpro Genevois (1), recueil des plus composé uniquement des rondes et jeux de l'enfance en

intéressants,

Suisse. L'auteur fait à ce sujet une dissertation plus ingénieuse que con-

vaincante pour en trouver

Empro,

le sens, il la

donne

ainsi avec sa traduction

:

giro.

Carin, Garo, Dupuis, Simon, Garcaille, Brifon, Piron, Labordon.

Tant

est follhe mollhe, tant est clu

Trad. — En premier

lieu,

1

plaçons-nous en

cercle.

Carin, Caro, Dupuis, Simo?i, Carcaille, Brifon, Piron, Labordon.

Tant

est

la feuille mouillée,

qu'enfin

elle

tombe! ou: qu'enfin tout

est fini.

XLVII

t£=U Pim - pa

-

ni

-U -

cail-le,

fi=fi

— —*=£ u

Roi des

pa

-

pil

(1)

fai-sant la

V Empro

bar

-

be, Se

Genevois, Caches,

-

Ions,

*=*—*—$: ±=i^=p=j?=ti

se

tz

u

cou-pe

le

men-ton,

^n^^-

Un

deux,

rondes, rimes et kyrielles enfanti-

nes, etc., par Blavionac, Genève, 1875, in-12 (sans musique).


,

75

=*=?;

— trois,

de

—r~

--

i

'j

bois; quatre, cinq,

six,

de

buis.

Pimpanicaille,

Roi des papillons, Se faisant la barbe Se coupe le menton. Un, deux, trois,

De

bois

;

Quatre, cinq,

De

buis

six,

;

Sept, huit, neuf,

De bœuf

;

Dix, onze, douze,

De bouze

Toulouse

{parlé) Va-t-en à

M

lle

;

!

Marguerite Revillout, Montpellier.

XLVIII

Une

souris verte

Qui courait dans l'herbe Je l'attrape par la queue, ;

Je

la

porte à ces messieurs.

Colinon, colinette,

Tes souliers ont des lunettes.

M

lle

Marguerite Revillout, Montpellier.

XLIX Un De

I,

un 0,

pic e de po,

De sarsabo, De fourcamà, de tirlangô, S'en va chercher son père pigeon. Volez,

Sortez

I

M.

le

D

p

Guibaud, Narbonne,


76

Un

I,

un 0,

De pi, de po, De sansavô, De san cervelo, La figo nouvelo, De rasin do, Piqueto, picô. M.

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

LI

«

Un

t=£ I,

#

?=£ £

un

L,

Un

wt^rn

it

Ga-zin,

I,

ca

-

zel,

Du pied, du

jon.

un L,

Cazin, cazel,

Du

pied, du jon,

Coquiir bourdon,

Un

loup passant par un désert Fit

M

un gros saut, Pour qui ? Pour toi. lle

Marguerite Revillout, Montpellier.

lu Un

I,

un L,

La mèr' Michel Qui nT du

fin

coton

;

1

Le pèr Bichon, Son chat Si

dit à la souris

tu étais entre

Tu

mes

:

griffes,

ferais Bis-ti-cui.

M" Marguerite Revillout, 9

Montpellier.


— —

N

£

77

LUI

Un La

Pour

la

un L,

I,

mèr' Michel

Des choux, des rav' Des raisins doux mère Pe-rou-chou.

M ,u

Marguerite Revillout, Montpellier.

LIV

?=?

1e^_P.-P-^: U

-

ne pom-me

rou

£5: v— mon!Pre-nez garde

\j

y

à

la

mai

vient

u

^

un

ca

U

- tes

m

?=?=£: -y.

pu

- cin.

lou

- se,

*

p

-

son:

-

y

S'il

-

ne,

-

«:

un

^

*—#—

un coup

- lui

vient

S'il

5=P=P=

Don-nez

tt=tt

kc

Tau

lui

Si-

i_J/__lA-U_47

<

$.-=&

y

-

-

* r—

i;

Fai

vre,

wê^m

É=fcM u

F=* <>t—

ï -

:

Qui vient de Tou

ge

-

=

pau

f

P

y-3?=p=2.

de

vin.

Une pomme rouge Qui vient de Toulouse,

Simon Prenez garde à

!

maison S'il y vient un pauvre Faites-lui l'aumône S'il y vient un capucin, Donnez-lui un coup de vin. la

:

;

M"* Jeanne Lambert, Montpellier.

LV Am, sam, gram,

pic et pic et col et

gram

mistram

gram.

M Il

faut

prononcer amm, samm,

etc.

lle

J.

Lambert, Montpellier.


78

LVI La maichanto pepido M'a tuât le pouilh,

Nou

cantarà pus

arc-,

Camarado, très ouros davant joun

A

Vivo V amour

M

tenant,

— m'a tué — camarade, —

V amour

!

La mauvaise

pépie

Ue

le

l

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

coq

;

heures

trois

:

ne chantera plus mainVive avant le jour il

:

LVII

Ta mairo Per Que

te

sono dins un bosc

te

douna de lach calhat

la cigalo t'a

Penden

A

mountat,

très ans,

l'ouro del

temps

Vai-t-en

M Ta mère

Sophie Arguel. Salles-Curan (Aveyron).

t'appelle dans

que la cigale va-t-en

lle

t'a

monté,

;

!

pour te donner du lait un bois à l'heure pendant trois ans,

caillé

dite

;

!

LVIII

-2:

il

V

U

\j

\t-

-

ne

pou

:[2z=p

t=£ V £

CO

du

te

pain

\zm==i^^=k^L ta,

Voi

- là

la

U - le

#=&.

v

un

sur

mur, Qui

VL dur,

-V pou

pi

V - le

-

co

V-

qui

\t

pi-

VL -

ti,

pi

-

co-

mimt. s'en

va.


79

Une poule

sur un mur, Qui picote du pain dur, Picoti, picota,

Voilà la poule qui s'en va.

M" Jeanne

Lamisert, Montpellier.

8

LIX

£=&=£

3t V-

Pom

?=£

V-

de

-

le,

-

pon

^^g

Tu

d'or,

se

ras

$=$=Ç=SE& -J--

Pom - pon

Tu

d'or,

ras

se

de

-

hors.

Pompon d'or Tu seras fidèle, Pompon d'or Tu seras dehors.

MUe

Jeanne Lambert, Montpellier.

Pour éviter entre eux toute contestation, les enfants prononcent, avant de commencer leurs jeux, les formules suivantes, qui doivent, comme une sorte de serment juridique, assurer la sincérité de leurs conventions et avoir force de loi dans tous les cas. Celui qui refuse de s'y soumettre est impitoyablement exclu du jeu par ses camarades.

et

mis en quarantaine

ENGAGEMENT MUTUEL CONTRACTE PAR SERMENT Les deux enfantts se tiennent par leurs petits doigts.

So qu'es fach Chicaneto,

et fa,

chicana,

Lou bon Dieu hou-z-a regarda! M. A. Arnavielle, Ce qui est entre nous]

fait

le

est fait [pour toujours].

bon Dieu en

est témoin.

Alais (Gard).

C. C. [point

de chicane


— Autre

En

-

80

:

étendant la main

:

Fèr

La man

fèr

!

fèr

!

!

din Pinfèr

Tout dubèrt

!

M. A. Arnavielle, Alais (Gard).

Fer

!

(ter)

— la main dans l'enfer — tout ouvert. Cadeneto

Qu'au

De

fà,

foun

fin

le

docteur Ghaussinand, Coux (Ardèche).

— — — qu'au plus profond de

Petite chaîne! petit chaînon

!

La nisado

Si je défais ce

M.

le

que j'ai

fait

aujour-

l'enfer j'aille brûler.

et lou boulet,

Lou prumiè que

La

!

ei

Tinfer ane brulà.

M.

d'hui,

so qu'uei

desfau

Si

cadenoun

!

i'o

lou det.

Pasteur Fesquet, Golognac (Gard).

nichée, ainsi que le bolet (champignon),

— appartient au premier

qui l'aura touché du doigt.

Lorsqu'un enfant trouve un objet entre eux ce dialogue

et

qu'un camarade

le voit,

il

s'établit

:

Palho d'oli, Iéu ne voli. Palho de fé. Digus n'a ré.

M. Barthès, Saint-Pons. Paille d'huile

— moi j'en

veux,

paille

de foin

personne n'a

rien.

Un Un Un

cop dounat, cop bastounat:

escut e la lengo coupado.

M

11

"

Marie Lambert, Bclesta (Ariôge).

••


— Une

donné,

fois

une

donnera] un écu et [aura]

la

81

convenu,

fois

qui

(celui

se

dédira

langue coupée.

Les mauvais joueurs, qui ne craignent pas de renier leur serment disent

^

:

Prestà de Carcassouno

Qui

me

me

presto

:

douno.

M. A. Mir, Carcassonne. Prêter de Carcassonne

:

— celui qui

me

prête

me donne.

Pour demander pardon ironiquement.

Vous demande bèn perdoun

A

la

cimo d'un bastoun,

Jamai noun lou

Moun

paire, sias un gus.

Je vous demande bien pardon je ne le ferai plus,

Ce dicton où l'un dit

est

farai plus,

mon

à la pointe d'un bâton,

père, vous êtes

jamais

un gueux.

connu jusqu'au sommet des Alpes, du côté de Salures

:

Vous demande bèn perdoun, À la cimo d'un bastoun, Bastoun fourchu,

Me

foute de tu.

Je vous demande bien pardon, fourchu,

— je me

f...

de

— à la pointe

d'un bâton,

bâton

toi.

M. Fréd. MisTRAL, Maillane (Bouches-du-Rhône)

Dans les jeux d'enfant, quand l'un d'eux demande trêve pour un moment, celui qui occupe un bon rang au soleil ou à un jeu quelconque assure sa place en disant:

Défende moun barrai et,

Lou que me toco

s'i

met.

.M. Clair Gleizes, Azillanet (Hérault).

Je défends

son

mon

petit baril,

celui qui

me

touche se met [dans

tort].

On

dit aussi

ou bien touche du

:

:

me

dessali (je

me

barro de fer (barre de

fer).

desselle) 1er),

ou bien encore

:

toque ferre


.

— En reprenant

82

sa place, on doit dire

loi es saiita

:

Couloumba,

Qu'a perdut sa plassa

retoumba.

ie

V. de Montpellier.

Aujourd'hui c'est Sainte-Colombe,

perdu sa place la

celui qui a

reprend.

Mais si on quitte sa place sans rien en disant loi es

Que

dire,

on est en droit de la prendre,

Sant Filibert,

se leva de sa plassa la perd.

Anjourdhni c'est la Saint-Philibert,

Celui qui quitte sa place la

perd.

Var. de Montpellier,

ou bien

:

Quai est à

Perd sa

la

guerro

sello (sa terro).

Celui qui est à la guerre

— perd

sa selle, sa terre (sa place).

Var. d'Azillanet.

Lorsque un enfant

mot

suffit à le

quitte le jeu et se déclare vaincu,

il

dit

Geba! ce

dégager.

Var. de Montpellier.

Quand un enfant

a à se plaindre de l'un de ses camarades,

reçu un mauvais coup, disant

il

l'avertit

de

se

tenir sur

ou en a

ses gardes, en

lui

:

Routo As afaire à un tourniè !

!

M. Clair Gleizes, Azillanet (Hérault).

Tout est rompu le mal que tu lui as !

C'est

tu as affaire à quelqu'un qui saura te rendre

fait.

une sorte de vendetta enfantine.

Quand

les enfants

en chantant

sont las de jouer,

ils

se séparent

presque toujours

:

ft

^r

BSEEEEÉ

A Fi

-

ca -

me

lou

camp

ca

-

na

-

lhas,

Fi-


— —

83

#

=S=B

l

ca

-

me

lou

camp

-

d'ai

M'a

ci;

ta

-

»

gnas M'a

-

-

vos

man-jat mas

——

-/-

Vz

&

v:

v:

_#

m

(*

be

vès

-

cas-

-_ Jl

gut tout

moun

vi.

Fica me lou camp, canalhas,

me

camp d'aici M'avès manjat mas castagnas M'avès begut tout moun vi.

Fica

lou

;

',

Fica me lou camp, canalhas, Fica

me

lou

camp

d'aici.

Montpellier, très populaire.

Décampez

d'ici,

canailles,

m'avez mangé mes châtaignes,

décampez bien loin d'ici vous m'avez bu tout mon

M'avès gastat touta ma palha. (1) Var Vous m'avez gâté toute ma paille. :

;

— vin.

vous


JEUX

I.

Les enfants détrempent terre

glaise

dont

ils

— (le

Peta-trau plus souvent avec leur salive), de la

forment une boule, au milieu de laquelle

ils

creusent une cavité en ne laissant qu'une couche mince à la surface et jettent avec force ce petit engin sur le pavé où

il

détonne,

a été bien préparé, et disent, suivant les différentes localités

-m

4~

£-HH Pe

- ta

=b=3

:/:

trau

-

es - cla

7-

pas couma un

W=f=f=\

-t=^

:

ca

-

fi

-

dou,

?=m

se

pe

-

tes

,r

Te

nou,

.s'il

:

tue

Peta-trau esclafidou,

Se petes pas couma un canou,

Te tue

!...

M. Octavien Bringuier, Montpellier. Pétard détonnant, tue

si

tu n'éclates pas

comme un canon

1...

Une

autre version montpelliéraine dit

:

Peta-traou de manissiou (Pétard de munition.)

Escargot Fai toun pot, Pistoulet

Fai toun pet. M. Louis Roumieux, Nimes

Escargot—

fais ton pot,

— pistolet —

fais ton

explosion.

— je

te


-

86

Escritori

Boudoli

!

!

Se petes pas

Te métrai

din

i'oli.

M. A. Arnavielle, Encrier

!

Outre

!

tu n'éclates

si

pas,

— je

Alais (Gard).

te

mettrai

dans

l'huile.

C'est un jeu favori des enfants du raidi, on le retrouve partout, sous différents

noms; en Languedoc

Peto-bard, Tipo-tapo.

:

Peta-trau

Peto-barrau, Chicarot,

En Limousin

:

;

Pim-pôu. En Provence

:

Meritapo. Dans les Cévennes

Petarel. Et jusqu'en

Espagne

:

:

Patas-de-

Bart.

II.

— L'ESCLAFIDOU

C'est encore un petit engin détonnant, que les enfants fabriquaient

au moyen d'une branche de sureau, de m ,10 à m ,15 de longueur, dont ils avaient vidé la moelle. En fermant les deux orifices du tube avec des bouchons de chanvre roulé, ils introduisaient autrefois

dans

une tige d'égal diamètre, et la poussant vivement, comprimé faisait partir le bouchon de l'extrémité opposée,

l'intérieur

l'air ainsi

et produisait

une

petite détonation.

Ce

jeu-là,

comme

tant d'autres

a, depuis longtemps disparu.

III.

— Lou Sautarel (Le Sautereau)

Ce jeu consiste en un

petit

3 centimètres de diamètre

bâtonnet deO m ,10 de longueur et de 2 à

,

appointé aux deux bouts, en forme da

fuseau.

En

au moyen d'une

frappant sur l'une des extrémités,

m ,20 de longueur sur 5 à 6 centimètres de ter le sautarel et l'adresse

pour

le

voyait,

diriger vers

du joueur consistait à

un but déterminé

par maladresse, sur la figure

,

et

depuis

de

le

frapper en

mais bien souvent on

l'air,

l'en-

d'un camarade, ou dans les

vitres d'un voisin. Aussi ce jeu était-il très

ces divers inconvénients,

latte

largeur, on faisait pirouet-

peu pratiqué, à cause de

longtemps

les

enfants

l'ont

abandonné.

Aucun chant n'accompagne ce moire.

jeu, je ne le rappelle que pour

mé-


IV. Allegretto

- 87 — — La Cadièro


— —

VI.

A

l'es-cu-de

m

"I*

L'ESCUDÈLA.

le

»-

l'es-cu-de

-

l 'a

M. L'Ecuelle.

le

IV n

ta,

—— m

en-fan que

I'a'n

en-fan

ta,

-

,r

* pi-cho

tou.

l'escudeleta

'n

enfan que teta

A

Tescudelou

'a 'n

te

£^J=st=±

lou,

A

I

-

-m

Z=&=j=3~ï=±-J A

88

;

enfan pichotou.

docteur Goste, Saint- André-de-Sangonis (Hérault).

—A

à la grande écuelle

la petite écuelle

il

il

y a un enfant

qui tête

;

y a un enfant tout petit.

IV Galino pelado

Court per la prado

;

Ausselet

Bermelet,

Escut de Frantso, Besi ta palantso

Mn

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— pelée) — court à travers — écu de France, — je vois ton cheval fourbu

Poule plumée vermeillet,

°

!

la prairie;

(lit.

oiselet-

!

L'enfant sur le doigt duquel on a dit

Besi ta palantso, va aussi loin peut courir. On est tenu d'aller après lui et de le ramener en le portant à la cadieireto, ou à la brasseto; on le porte à la Brasseto en passant le bras sous l'aisselle et derrière le dos de l'enfant, qui, de son :

qu'il

du cou de

côté, enroule ses bras autour

V. Mistral. Mirèio, p. 218

;

ses

deux porteurs.

id. lis Isclo d'or, p.

146.


— —

V.

-

89

Lou Sèti

Porte uno damo dins un cruvèl

La

;

sièto d'or, lou culié d'argen.

Cagassounet

!

Lèvo-te dret! M. A. Arnavielle,

Le Siège. l'assiette

droit

— Je

[est]

dame dans une

porte une

d'argent.

d'or, la cuiller

d'œuf

coquille

Baisse-toi

Alais.

!

;

Lève-toi

!

Les enfants élèvent et abaissent alternativement leur camarade, ainsi que le dit la chanson.

VI.

Deux

petites filles se

à former

un

8; elles

prennent

L'AUMELETO les

mains en croisant les bras de manière

s'avancent de front en chantant

:

Dounas-nous un pau de lait Pervira nostro aumeleto. Turolureto.

A fait

ce dernier mot, elles font une évolution sur elles-mêmes, le 8 se reà l'envers et elles reprennent, toujours de front, le

chemin parcouru.

M. Melchior Barthbs, Saint-Pons. Donnez-nous un peu de

— pour

lait,

tourner notre omelette-

Turlurette.

VII.

— Vire le Moulin

ï :c:

Mon grand

^

Mon cou

-

V -

sin,

Et

-

Ma

re,

tt vi

VL -

re

grand

-

-

S le

mou

re,

£ -

7

lin.


— Mon

90

grand-père,

Ma grand-mère, Mon cousin, Et vire

M

moulin.

le

Jeanne Lambert, Montpellier.

Ile

— La Coquillette

VIII.

Moderato -2-

:4=£=p==tn=b A

y

co-quil

la

Ma

- let - te,

v=vSix sous,

Ma

U

U

17

corn-mèr Jean

£=P=

par der-rière

six blancs,

A

———

et

-

£fc

£

par

de

net-te

-

vant.

la coquillette,

commèr' Jeannette,

Six sous, six blancs,

Par derrière

M IX.

par devant.

et

lle

Lacout, Version de l'Aunis.

— Le Crabit

Allegretto

EBËEE £ Qui

me bol croum-pa'n

^LTJ^lfl rtt

cra-bit

à cinq sôus

Qui me bol croumpa

A

cinq sôus

manco

M Le Chevreau. moins un'liard

Ue

ÎE^f^ & 3t man-co'n ar

- dit.

'n crabit

'n ardit?

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Qui veut m'acheter un chevreau

— à cinq sous

?

Se chante en sautant à l'improviste sur

les épaules d'un

camarade.


91

Quai voL croumpa 'n crabit Pla gras e pla nouirit ?

— bien gras

Qui veut m'acheter un chevreau pendant que d'autres camarades

et bien nourri ?

tapent sur ses fesses, en chantant

lui

:

Tioul de coumuno,

Baiso qui vol. C...

de commune,

baise qui veut.

M. Melchior Bartsès, Saint-Pons.

XI.

Bufo-Farino

— Tu m'as panât un poulh. —

E

tu,

A

uno galino. moulinié

dit, le

Que nous faschen al bufo-farino Le prumié que rira

Un

souflet aura.

M

11 '

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— Tu m'as volé un coq. — Et — que nous allions porter nos premier — qui rira — recevra un

La Trémie. meunier a

le

;

dit

toi,

une poule.

— Le

plaintes à la trémie

;

soufflet.

Les enfants se soufflent mutuellement au visage jusqu'à ce que l'un d'eux rie et reçoive la

promise.

giffle

XII.

A

Le Rat

passât un rat

Esqueno

pelât,

Sentse eugo, Sentse cap.

M Le Rat. sans

tête.

Il

est passé

11 *

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

un rat,— l'échiné pelée,

sans queue,


— Les petites la

main un

filles

92

sont assises en rond; l'une d'elles, la mairo, tient à bague ou dé à coudre; elle passe successivement

petit objet:

les joueuses, en disant à chacune ce petit couplet et faisant de cacher entre leurs genoux l'objet, que la cagairo (cligneuse)

devant toutes le geste

doit trouver.

En Provence

couplet dit ainsi

le

A

:

la founchi,

A la

founchau;

Ten-lou ben eau,

Que

l'as

1

M me A

la founchi,

—à

— tiens-le bien

founchau;

la

Gilbert, Avignon.

chaudement,

[c'es toi] qui l'as.

Lorsque le tour est fini, la mairo dit Moussu lou juge, quau a la bago ? Si la cligneuse devine, elle fait échange de place avec celle qui :

détenait l'objet.

A

Montpellier, on passe dans

tenu en main par tous

un anneau un

aux autres, en chantant en chœur cligneuse ait deviné

aux deux bouts et une bague des uns couplet suivant, jusqu'à ce que la fil

lié

les enfants, qui font circuler le

:

m

Allegretto

=£=2t

Il

JE

court,

court,

il

m^m du

^

-F

Le

ret,

ret,

-

-

se

dam';

Il

court,

il

court, le

fu-

m=S=fc

fu

par

fu-

te

ret

-

du

bois

jo

-

li.

H^^li^lMi pas

Le

v=*

*=

mes

bois,

fu

le

45:

V-

ret

£

fctzt

i

-

ci,

Il

re

-

pas-se-ra par

est

Il

D.G.

£ là.


— court,

Il

1)

Le

court, le furet,

il

furet du bois,

court,

Il

93

court

il

mesdam'; le furet,

Le furet du bois 2)

11

par ici, repassera par là.

11

court,

est jpassé

Il

Nontron, on

dit

j

6t5

j

court, etc.

il

M A

joli.

IU

Jeanne Lambert, Montpellier.

:

Gach', cach', cach', cabri,

N'dis pas où je

mis.

l'ai

M. Camille Chabaxbau.

— Fato Brulo

XIII

Un

enfant cache un objet quelconque,

il

appelle ensuite son

cama -

rade, afin que ce dernier cherche cet objet jusqu'à ce qu'il l'ait trouvé.

Quand

le

chercheur se trouve éloigné de la cachette,

dit rien; toutes les fois qu'il

en approche,

Fato brulo Plus

il

répétition

I (le

on lui dit fort Fato brulo! Fato brulo!

Ce jeu cesse lorsque

le

lui crie

:

chiffon brûle).

est près, plus :

il

premier ne

le

:

Fato brulo

chercheur a trouvé

!

en accélérant la

l'objet, et celui-ci, à

son

tour, le cache.

M. A. Arnaviblle, Ce jeu

est le

même

Alais.

que celui de Vanguila, que l'on trouvera plus

loin.

XIV. Le jeu de

la

crabo se

fait

— —

La Crabo

en récitant

le

dialogue suirant

Crabo, es-tu crabo

:

?

Oui, soun crabo.

— As cornos? — Oui, cornos. — Quan n'as ai

?

— Coumtas-las, Am

que trege

n'ai

'uno que ne farai.

M.

le

D

r

Guibaud, Narbonne.


— —

La Chèvre.

Comptez-les, j'en

Pendant qu'on achève,

Dans

il

le

es-tu chèvre?

Chèvre,

As-tu des cornes?

Oui,

— Oui, je

des cornes.

j'ai

avec une que je

ai treize

le récite,

94

chèvre.

suis

— Combien en as-tu — ?

ferai.

on trace des raies sur

sable

le

et,

quand on

faut qu'il y en ait juste treize.

Minervois on

dit

:

— Crabo, crabo? — Oui, soui crabo. — As crabit — Oui, crabit. sios la la ?

ai

— Al cap

As banos?

Oui, ai banos.

— las

Ount las as? ai; coumtas los, que trege M.

n'ai.

Clair Glkizes, Azillanet (Hérault).

— Oui, je suis la chèvre. — As-tu un cheun chevreau. — As-tu des cornes? — Oui, — Oui, comptez-les, j'en des cornes. — Où les as-tu ? — A la tête je les Chèvre, es-tu la chèvre?

vreau?

j'ai

j'ai

ai

;

ai treize.

Version de l'Aveyron

:

Cabro, siès tu cabro

M1U

Sophie Arquel, Salles-Guran (Aveyron).

— Si je suis — As-tu des cornes? —

Chèvre, es-tu chèvre ? chèvre.

des cornes.

?

Se sièu cabro? Oida, sièu cabro. As tu bonos ? S' ai bonos? Oida, ai bonos. Quant sai n'as ? Quantos n'ai ? Comto-los, que trege n'ai.

chèvre? Certainement je suis

Si j'ai des

Combien en as-tu

?

cornes? Certainement, j'ai

Combien

j'en ai?

Compte

j'en ai treize.

Il

y a en français un jeu analogue dont voici les paroles

Quinze

:

fois quinze,

Revenons à quinze; S'il

n'y en a pas quinze,

Comptons-les. M. le D r Guibaud, Narbonne.

les,


95

Le jeu est difficile pour celui qui ne sait comment il faut s'y prendre. Pour gagner, il s'agit de ne pas tracer les raies avec précipitation et à l'aventure,

comme

le

font presque tous

en trois groupes de quatre plus un,

groupes de cinq,

joueurs, mais de les diviser

les

si le

chiffre est treize, et

en

trois

l'on a dit quinze.

si

Variante de Belesta (Ariège'!

nombre

le

:

est dix.

Porc-singla,

Trabecet, Coutelet,

Arimoun, Dets soun.

M

mettent

se

filles

Marie Lambbrt.

»

— Las Espillos

XV. Plusieurs jeunes

11

à jouer des épingles

;

elles

ramassent un petit tas de sable ou de menu gravier et y cachent l'enjeu. L'une d'elles divise ensuite ce tas en autant d'autres petits tas qu'il

prend

y a d'enfants. Celle qui fait le partage ne peut choisir, elle qu'on lui laisse. Les autres choisissent à tour de rôle et

le tas

prononcent les paroles suivantes

:

Cresto, Balesto,

Lou cor me Les Epinglbs.

— C.-B.

dits

de préne aquesie.

Le cœur me M.

XVI.

Un

dit le

de prendre celui-ci.

D

r

Guibaud, Narbonne.

Cambareleto

'

des petits joueurs, la maire, est assis et reçoit sur ses genoux

monte sur le dos à califourchon, tenant dans sa main plusieurs menus objets ou élevant un certain nombre de doigts, en chantant la tête

du cugaire

(le cligneur)

;

un autre,

le

cavalier, lui

:

1

Cheval fondu.

Ce jeu porte aussi

Jordi. Cf. Sauvages, Dict., voc. Cabalet.

le

nom

de Cabalet de Sant-


.

— Rou-bi-nèu, Rou-bi

R

R.

Combien de

.

il

est

ne devine pas, celui-ci

3gj

4

nèu,

Quan d'es-te

petites étoiles y a-t-il

Si le cugaire devine, S'il

-

96

au

- le -

5

P- p-

tos

i'a

cel?

al

ciel ?

immédiatement remplacé parle cavalier

lui

répond

:

H; tj=j=£=j ^ uI^LO-^lLuzL^-p Toun

£it

.

mi - lo

Si de très

ca-va

n'a-vios di,

Mlu Si tu avais dit trois mille (le

-

lhè n'au-riô fe - ni.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

nombre

voulu), ton cavalier aurait

fini.

Et l'on recommence jusqu'à ce que

nombre

Montpellier on dit

deviné.

:

Roumiau, roumiau, Quan Ta d'estèlas sus lou S'aviès dich

ait été

est très populaire dans tout le Midi.

N. B. Ce jeu

A

le

X

fiau

?

toun cavalier série dessendut. M. Bouquet.

Variante d'Alais

:

Quan Si le cligneur ne devine pas

n'i'a?...

:

Se de un (ou tout autre nombre) aviès

Moun

di,

chival auriè pas menti.

M. Arnavielle. Si X... tu avais dit,

Un (chair

— mon cheval n'aurait pas menti.

autre jeu de Saute-mouton, appelé par les enfants salée),

consiste

patient, mais à le franchir en

mains sur son dos.

A

:

car salada

non pas à sauter à califourchon

ce jeu,

il

sur

le

sautant et en s'appuyant des deux

peut y avoir plusieurs patients, l'un à

la suite de l'autre, tandis qu'à cambareleto,

il

n'y en a qu'un.

XVII. L'espitau L'Hôpital.

— C'est

le

jeu de Qui perd gagne.

Les enfants appellent VEspitau un jeu de cartes. Le jeu est distribué


— en entier; celui auquel

dames, valets,

rois,

lui

a attribué les plus fortes cartes

le sort

finit

-

97

par amasser

:

jeu de tous les autres; c'est

le

qui perd et devient lou cugaire (le cligneur).

Lorsqu'un

sur

roi paraît

le jeu,

^

igaa

î

p=-

-/-

En An

-

v

y

N'ia pas pus

En

%

-f-

tes lous rèis souir morts,

Pf=P

¥

Que n'e-xiste en

guer-ra,

de

-

îy=p

t

v

:

y=u Tou

gle - ter - ra,

W=^ V

on chante

cor.

-

Angleterre,

Toutes lous rèis soun morts, N'ia pas pus de guerra,

Que En

Angleterre,

n'existe encor.

tous les rois sont morts,

n'y a plus de

il

guerre — qui existe encore.

une dame, on

Si c'est

^

i

dit

:

£ *=t :z

fr

S Oi,

Ma

-

dama,

a

-

gran

vès

*=£

î

V mes

- sa,

I

V d'à

J

tt

nà'

la

\

-

1? tort

mes

- sa,

la

mes

- sa

sort.

— —

la

Jt -

vés gran

* sort.

tort

tort

messa quand on

Madame, vous avez grand tort Madame, vous avez grand tort

Oui,

1

(bis),

Madama, avès gran 'la

-

7-

Ç quand on

Madama, avès grand

D'anà

D'à

Ma-dama, a

Oi,

tt

D'anà' la messa Oi,

tort

tfc

I?

D'à - nà'

Oi,

oui,

ILI^i-Jjl

sort.

d'aller à la d'aller à la

messe

(bis),

messe quand on


98 Pour

les valets,

on chante

:

~2:

il

Var

/

m

m

- let,

P

*

f=T:

v=?=—y

y-

\j

var

-

let,

~

m

*

Man

- ja -

m

m

*

crous

-

9

f

tet,

Dar-

m


— l'index sur

chacun des doigts

99

plies, en

commençant par

le

plus bas et

montant graduellement.

A

chaque doigt

qu'il touche,

il

dit

:

Poun, pougnel

poing,

(le

le

petit poing).

Arrivé au pouce, il demande Quouro sian à moussu lou Curât ? (Quand serons-nous arrivés à Pas encaro (pas encore), répond le M. le Curé?)

la

:

la

chambro de chambre de

propriétaire de

la main.

Et ainsi de

tant qu'il

suite,

y a des doigts à indiquer et des

pouces pour servir d'arrêt.

Au

— —

— — — — —

dernier pouce, le dialogue suivant a lieu

De que

dins aquéu gros det?

Cinq cent vacos.

Quau li gardo ? La bastardo. De qu'i douno ? De pan rousset. De qu'i fa bèure ? De vi claret. Aquéu que mostro

Qu'y

a-t-il

garde ? — pain

i'a

:

li

dent aura un bèu souflet.

dans ce gros doigt?

La

rousset.

bâtarde.

— Que

leur

Que

Celui qui montrera les dents

Cinq cents vaches.

leur donne-t-elle [à

fait-elle

XIX. le

manger]

Du

?

— La

vin clairet.

Clair Gleizes, Arles.

Batalô

poing fermé, se tiennent mutellement par

l'un d'eux chante, toujours sur les

deux notes invariables

le

pouce

;

:

:*=

bEILJI-JU^ Tou-rou-tou toun- tei-no, Le

foc

à

lamoun

Touroutou tounteino,

Le

les

— Du

— recevra un beau soufflet. M.

Les enfants,

boire?

— Qui

foc à la mounteino;

Tout lou mounde crido

— Ande qui maridarei ma

:

filho

?

-

tei

-no.


— —

100

Ande moussu de Caudiès. Cent escuts,

De

Uno

rebatuts,

galino morto

Per pourtà à

Un

Per pourtà

M

La Bataille.

— Le

lle

ma

bois recépés,

fille ?

couplet est

le

tout le monde crie. M. de Caudiès. Cent

une poule morte,

tieuse est la dot de la

Quand

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— Avec

— pour porter

un chat écorché,

mercat.

al

Touroutou tounteino (appel de trompette simulé).

feu est à la montagne,

marierai-je

l'orto,

gat escourjat

pour porter

Avec qu

écus,

des

au jardin,

au marché. (Cette énumération face"

fille.)

se

fini, il

Les mains s'ouvrent vivement,

met à crier A la batalo ! à la batalà chacun cherche à donner le plus de I

:

et

horions possible sur les mains des autres.

XX A

Saint-Pons (Hérault), ce jeu est appelé piquet pougnet et se

pratique de la

même

façon.

Le dialogue seul

diffère.

Piquet pougnet,

De que Ta

dins aquel castelet

— D'argentet. — Quai Ta mes — Paire e maire. — Quai lou ne tirarà — Sorre e ié

?

?

?

fraire.

A

la batalho

l

à la batalho!

M. Melchior Barthès. Petit poing,

d'argent.

Sœur

A

— Qui

et frère.

ce

— l'y

—A

qu'y

a-t-il

a mis?

dans ce

Père

la bataille !

petit

et mère.

château ?

— Qui

:

Un

peu

l'en sortira?

{bis).

moment, toutes les mains se heurtent confusément A la batalho! A la batalho!

voix crient

et toutes les


F

-

-

101

XXI 2

ë

g

ë

H

*

Gue-rin, gue-rin,

— S^^

ga

sa - rà

des

—— F

Mar

- io,

B—U-U

U

Quau

?

5

de

- tin

pa

la

Ë

P=P - sout,

pa

ga

-

- io,

per

-

tout.

Guerin, guerin, gaio,

Martin de

la paio,

Quau sarà

dessout,

Pagarà per

J

tout.

Mm G. G. G.

— Martin

de la paille,

*

Gilbert, Avignon. qui sera dessous

celui]

payera pour tous.

— La Bataio

XXII.

Au

jeu de la bataio ou de

visage à qui mieux mieux.

deux enfants se soufflent au provoquent ainsi

la boufeto,

Ils se

:

Quau m'a près moun fen?

— Quau m'a près ma paio — Jouguen à bataio.

?

la

M. Fréd. Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône.) Qui m'a pris

mon

foin ?

— Qui m'a pris

ma

paille?

— Jouons à la

bataille.

XXIII.

^m

T-

Las Calotos

fpc

Pounl pounlpoun! Las ca

I

I

!

*=£ £ y y

lo - tos,

-

las

£tt=g=U

fctrqj

Poun poun poun Las ca

y

-

lo

-

tos,

cops de

ca

-

lo - tos,

y—y poung. Pi-co


102

dounl

Ma

m

v—V

tfc - ri -

oun, Tes- to

tt

£ lAJ^Jfcrtt

pla

frappant sur

le

- to,

quiéu re

Pi-

7

poun

1

-

doun, Fai sa

^=A ^=¥

tt

soupo emb'-un cou-doun. Poun

En

tt

7

poun

!

dos d'un de leurs camarades,

I

poun

!

les enfants

!

chantent

:

Poun poun poun! Las calotos, las calotos, Poun! poun! poun! Las calotos,cops de poun. Pico doun Marioun, !

!

!

Testo plato, quiéu redoun, Fai sa soupo emb'un coudoun,

Poun

poun

!

!

poun

poun

!

!

M. A. Arnjlvieillh,

Les Tapes.

Poun

!

(ter)

tapes, les coups de poing. c.

rebondi,

fait

— Poun

les tapes {bis),

!

Alais.

(ter)

les

— Frappe donc — Marion, — tête plate, !

sa soupe avec un coing.

XXIV.

— Tabô

Poun!

(quat).

!

C'est le jeu belliqueux des enfants se combattant à coups de pierres,

Le

quartier contre quartier, terroir contre terroir.

mun

est

Tabb

— Tabb

!

!

per lou mercat!

cri

de guerre

— Tabb per l'abadiè

com-

! crie-

t-on à Alais. Cela s'appelle jouer à la tabb. L'on y joint des bravados chantées, dont voici deux exemples :

Lou Mercat

n'a pas qu'un iuèl,

Fai tramblà tout lou Pont-vièl. Le

[quartier du]

Marché

n'a qu'un œil,

il

quartier du] Pont-vieux.

Et

le quartier

du Pont-vieux de répondre

Lou

:

Pont-vièl n'a pas cala

Tout lou Mercat

fai

:

tramblà.

fait

trembler tout

[le


u

— tout

le [quartier du]

eu peur,

n'a pas

[quartier du] Pont-vieux

Le

103

trembler

fait

il

Marché.

M. A. Arnavielle,

il se met à sa pourcampo ! à la campof de La Fare, à propos du mot Tabàï employé par ce

l'un des

Lorsque

donne

suite et lui

Alais.

L'éditeur

deux camps

voit faiblir l'autre,

la chasse en criant

A

:

la

poète cévenol, donne une curieuse description de ces batailles d'en, fants à Alais (Voyez

Las Castagnados,

XXV.

notes, p. 350).

L'Anguila

enfant cache un mouchoir dont l'un des coins a été fortement

Un

noué. Celui qui

le

trouve poursuit les autres, en leur donnant des

coups de mouchoir dans

le

dos et en disant

:

Pin! Pan!

Porta acô à ta gran. Pin

!

Pan

!

— porte cela à ta grand'mère,

Jusqu'à ce qu'ils aient atteint

Toque

!

toque

!

(je

le

but désigné; alors

il

dit

deux

fois

:

touche, j'ai touché). Montpellier (très populaire).

Fato

connu à Alais sous

brulo, fait aussi partie de ce jeu,

le

nom

de Fatèto cuiècho (V. Sauvages, Dict.), littéralement: chiffon cuit. Cette expression l'endroit qui et

quand

il

vient

de

s'en éloigne

:

te

XXVI.

i

ce que, quand

recèle l'anguila, on lui dit

it

:

brulles ! (tu te brûles),

jales (tu te gèles).

Quicho-Quichous.

V=V

tt

un

Save

s'approche de

le patient te

de

nis

qui

-

cho

chous,Tu man-ja-ras

la

merdo,

E iéulousau-ce

qui-

£

V-V-V-\t P=t£

v=y—i/—u—

-

-

lous.

Save un nis de quicho-quichous, Tu, manjaras la merdo,

E

ièu lous aucelous.

M.

le

D

r

Guibaud, Narbonne.


-

«

et

— Je sais un nid de quicho-quichous, — tu man-

Quicho-Quichous. geras la m...

104

moi

les petits oiseaux.

Jeu d'attrape usité parmi

dont l'un dit connaître une

les écoliers,

nichée d'oiseaux qu'il appelle quicho-quichous.

Sabe un nis de quicho-quichous Fai-me courcacèlo ', t'en dounarai dous. ;

Je sais un nid de petits oiseaux;

— fais-moi la courte

échelle, je

t'en donnerai deux.

Si quelqu'un prête son dos au dénicheur,

coups de genoux sur

il

en est puni par quelques

le dos.

A Castres, suivant l'abbé Couziniè (Dict. castrais), un enfant engage ses camarades à aller sans bruit chercher un oiseau qui se trouve sous un chapeau celui qui s'y laisse prendre soulève le chapeau tout doucement, et met sa main sur une ordure, au milieu de la risée de ses camarades 2 » ;

.

Azaïs, Dict., voc. Quicho-Quichous.

XXVII.

— Lou Porc.

ë

ê

yzqc

[;...-

Animato

mB

fi:

Vau

j y

fai - re

fi

£

moun tour

lan

m 1

2

Un

so,

louis

d'or,

a

a

u

es - eut

Pi

co

se

Jfc

Des

sa

-

-

M

IL

le

moun

gu,

porc.

Var. de Montpellier, carga-sèla (califourchon). Var. de Narbonne. Sabi l'a

'n nis de toco-toco, dous iôus am' uno broco.

M. Je sais un nid de touehe-touche,

êZ

f—f-

S-

=P=

Un

Ai per-du mi ba -

Fran-so,

de

fe* -

fi

V-V-V-4J-

il

le

y a deux œufs

D* Guibaud. et

un bâton.


Vau

moun

faire

105

tour de Franso,

Ai perd ut mi balanso,

Un

escut,

Pico segù,

Un

louis d'or

Dessale

moun

;

porc.

M. Barbier, Bernis (Gard).

Le Porc. balances,

dessale

mon

— Je

vais faire

un écu,

mon

tour de France,

— un

frappe à coup sûr;

j'ai

perdu mes

louis d'or;

je

porc.

Les enfants, ayant attaché un porc par

la patte et le

tenant par la

corde, tournent autour de lui en chantant ce couplet.

— La Pelheta.

XXVIII. Allegretto

*

*=pt

t-^-v vLa pe-lheta au

¥=$-

Ç

v-

La pelhe-ta

au

te

V=£

Ê Mè

cùou Mous-su lou

^=V-

-

ra

}

Ë

V

cùou, Lou trau dau

cùou.

La pelheta au cùou, Moussu lou Mèra, La pelheta au cùou, Lou trau dau cùou. M. Bouquet, Montpellier.

Le Chiffon. Maire,

Le

petit chiffon sort

— le petit chiffon au

Ceci se chantait aux enfants dont culotte, qui s'ouvrait jadis

On

dit

à Alais

Monsieur

le

chemise sortait un peu de

la

par derrière,

derrière la

par derrière.

:

Quant vendes toun

vin blan

?

M. Arnavielle,

— Combien vends-tu ton vin blanc

Alais.

?

Allusion au rameau appendu au-dessus de la porte des marchands de vin.

8


-

106

XXIX On met

sur la tête ou sur l'épaule d'une personne, sans que celle-ci

un objet quelconque d'un poids

s'en aperçoive,

chante

insignifiant,

La

bello bestio qu'es aqui

Porto soun

fais sens lou senti.

M. Arnavielle,

La

et l'on

:

belle bête qui est là

Variante de l'Ardèche

— porte son fardeau sans

Alais.

le sentir.

:

Pauro bestio qu'es aqui Pouorto soun La pauvre bête

qui est là

Variante du Gard

fai

sens lou senti. M. le D r Ghaussinand, Coux.

— porte son faix sans

le sentir.

:

Jan d'Àlen Torticoi Porto la biasso sus soun

coi.

A. Arnavielle, Alais.

Jean d'Alen cou tordu — porte

la

besace sur son cou.

Variante de l'Ariège:

Ièu bézi un aze cargat de bren

Que jamès noun

s'en sent.

M Je vois un âne chargé de son

lle

— qui ne

Marie Lambert, Belesta. s'en doute pas.

XXX Un le

enfant dit à un autre, en feignant de

devant de sa chemise

lui

montrer une tache sur

:

Gaito quno taco? Vois cette grosse tache? l'enfant baisse la tête et reçoit

rime voulue

:

tico

un coup de doigt sur

le

nez avec la

taco!

MUe Marie

Lambert, Belesta (Ariège).


U

— XXXI. La

107

— Margot (La

rue est divisée en deux camps,

Pie).

au milieu,

ayant,

le

ruisseau

pour limite commune; un côté est occupé par un certain nombre de petits joueurs; l'autre, par celui

que

a désigné pour être Mar-

le sort

got et qui doit défendre les incursions de ses camarades sur ses terres

;

braver, en passant et repassant sur son domaine et

ceux-ci viennent

le

chantant

couplet suivant, jusqu'à ce qu'il ait pu en saisir un,

le petit

qui le remplacera et sera la

^m m

Margot à son

tour.

Allegro

*=P=FrP

fi:

:

V=ï=&

î

t=^=i=^t

Iéu soui din tas ter-ras, Mar-got,

A

-

maitelastre

-

pi-lhe.

Iéu soui din tas terras, Margot,

Amai Margot.

— Je

suis

te las trepilhe.

dans tes terres, Margot,

— et même je les pié-

tine.

M. Bouquet, Montpellier. Variante

:

^^mm^m ^ Je suis dans tes ter-res, Margot,

*=£ tfc

v

:

Je suis dans tes ter

-

res.

Je suis dans tes ter

-

res.

Autre variante

Je suis dans tes ter-res, Margot,

Variante de TAunis ft

R

g£S

:

S £S

ta=fi=ï

£

Je

2=2

suis sur ton pa-vé, Ri-go-det, Je

4

—M—

man-ge

ta

-

mo-ru

- e.

Je suis sur ton pavé, Rigodet,

Je

mange

ta morue.

M Ue

Lacout.


108

— Lous Cantous.

XXXII.

fY— —i=g:

Et

Chan-jen de

tt man, Ja

*=£ £ 12

Tv

PS

2:

-

ne

-

Ghan-jen de

ta,

£ man.

Version de Montpellier.

Changeons de main, Jeannette, changeons de main. C'est le jeu des quatre coins.

désignés

:

Il

se joue à cinq; quatre points sont

coins de rue dans un carrefour, ou quatre arbres. L'un des

enfants est au milieu et

un de ses camarades pendant

attraper

doit

change de coin avec un autre, mais on ne peut changer de place Si, pendant cette muta-

qu'il

qu'en se tendant la main et se la saisissant. tion, l'un

des deux petits joueurs est attrapé,

il

remplace

le

pa-

tient,

A Narbonne,

quoique

n'empêche pas que

8, 10

le

jeu

soit

ou 12 enfants ne puissent y prendre part. Le

trimeur indique à chacun la place où

maison, à la porte de entre eux;

il

s'agit,

telle

pour

appelé lous quatre cantous, cela

le

il

doit se poster, à l'angle d'une

autre, etc. Les enfants

changent de place

trimeur, d'en saisir un au passage pour lui

faire prendre sa place.

Note de M.

XXXIII.

le

D

r

Guibaud.

— Rescounduda

C'est le jeu de cache-cache. Lorsque le sort a désigné celui qui doit

cligner (lou cugaire), celui-ci

doit se

placer

la face tournée contre

un mur, jusqu'à ce que tous les enfants aient choisi leur cachette que

l'un d'eux, en

déguisant sa voix, crie

î 11

se

met

<T\

£ $r Tou

et

:

-

è

!

«

alors à la recherche de ses petits camarades, et celui qui

est découvert le premier prend sa place.

Ce jeu se pratique aussi d'une autre façon, appelée par cachette ouverte

;

ils

se placent tous en

les enfants

rang à une certaine distance

de celui qui cligne et chantent, en courant de tous côtés

:


109

Très vite

m

S S

mi Tou

tou

ô,

tou

ô,

lan-

•'-,

ï± tou

la,

tou

6,

par lou cugaire et prenne sa

jusqu'à ce que l'un d'eux soit touché place.

tou

è,

Lejeu recommence indéfiniment.

Quelquefois on convient d'un nombre que rer à haute voix, c'est ordinairement 31

;

il

le

cligneur devra énumé-

dit ensuite

:

Lou qu'es pas rescoundut, que se resconde Que celui qui n'est pas caché, se cache

!

!

et

il

se

met à

la

recherche de ses camarades. Montpellier.

A «

Alais,

pendant que

brouqueto uno, brouqueto dos, brouqueto

chiffre

convenu entre eux, puis

Lou

il

ajoute

qu'es pas rescoundut,

li

A

Belesta,

chantant

/

2

» etc,

mande moun

mon

jusqu'au

serjant.

sergent.

genoux d'un autre

cligneur met sa tête sur les

le

maire

très,

(la

mère), qui frappe sur son épaule en cadence en

m

*

:

a

:

:

Celui qui n'estpas caché, je lui envoie

enfant, la

cligneur doit dire

les enfants se cachent, le

a

—«—

9

m

a

*

~

fi

*

m

a


110

— Ount soun les

porcs?

— A vigno. — Quemanjoun? — Escalhous. — Bei atrapà per la

les

sont les porcs ?

— Va

noix.

Variante

—A

la

les aurelhous.

vigne.

Que mangent-ils

?

Des

les attraper parles oreilles.

:

— Roco, rococouinet — Ount as toun paire? — A la vigno.

— Que fa — Que focho. — Que manjo? — Soupeto. — Que bèu ?

?

— Aigueto.

— Bei

R. R.

— Où

— Va

claire.

— A la vigne. — Que — pioche. — Une petite soupe. — Que boit-il ? — De l'eau père?

est ton

— Que mange-t-il ?

les attraper

Pendant ce temps, s'est laissé

tant

atrapà per las aurelhetos.

les

fait-il?

Il

par les oreilles.

camarades se sont cachés. Le premier qui ramené à la maire, tenu par l'oreille en chan-

les

prendre est

:

/

W=f=Tr

M^^EEEBEEÈB Au-re

-

lhous, au-re

Mais, pour que la prise soit valable, formules suivantes 1.

-

lhous,

au-re

3Z -

lhous

le cligneur doit dire l'une

des

:

Poung

poung cTalà, Las campanas se van vira.

Un

d'aci,

!

dous

!

très

!

Tu es près. Poing de trois

'

ci,

poing de là,

tu es pris.

les cloches vont sonner.

— Un

!

deux

!


— Tu Tu

2.

es tu, iéu soun iéu,

es bestio,

noun pas

tu es bête,

moi

Toi, tu es toi; moi, je suis

A

;

iéu.

non pas moi.

Alais on dit: 3.

Un, deux,

trois,

;

Un, dous, très, Lougal es près.

— le coq est pris.

Le dialogue entre lités

111

maire

la

en voici quelques-uns

:

Un e dous Nôu e dès

1.

et le cugaire diffère suivant les loca-

e très e quatre,

fôu vintequatre,

Vintequatre e vintecinq,

Nôu

e dès fôu quatrevint,

Quatrevint e

Nôu

la

doutzèno,

e dès foula q'ranténo,

La q'ranténo elou

Nôu

miliau,

e dès fôu lou quintau,

Bounet rouge, bounetblan, Aquel qu'es pas rescouôs, que si rescouondio, Que li vôu manda moun sartjan. M.

Un

et

deux

le

pasteur Liebich, Saint-André-de-Lancize (Lozère).

et trois et quatre,

vingt-quatre et

vingt-cinq,

quatre-vingts et la douzaine,

quarantaine et

le millier,

rouge, bonnet blanc. vais lui envoyer

2.

mon

— neuf

— neuf — neuf

et dix font vingt-quatre,

et

dix

font quatre-vingts,

et dix font la

neuf

et dix

quarantaine,

font le quintal,

sergent.

es escapat,

Es anat din lou Una granoulha

valat,

le

la

— Que celui qui n'est pas caché, se cache, — je

Lou roussignôu

M.

— bonnet

Un, dous, très e quatre, Ma mèra me vôu batre, M'a dounat un sôu Per acheta un roussignôu,

Ne

sioi estât

D

r

l'a

manjat.

tout laiat.

Coste, Saint-André-de-Sangonis (Hérault).


112

— —

elle m'a ma mère veut me battre, Un, deux, trois et quatre, le rossignol s'est pour acheter un rossignol, donné un sou il est allé dans le fossé, une grenouille l'a mangé, échappé,

j'en ai été tout attristé.

Un

3.

e

dous e très e quatre,

Sept e beit fan binto quatre, Binto quatre e binto cinq,

Sept e beit e nàut e bint. M. A. Mm, Escales (Aude). Un, deux

et trois et quatre,

vingt-quatre et vingt-cinq,

Un

4.

e

huit font vingt-quatre,

sept et

— sept et huit

et

neuf et vingt.

dous e très e quatre,

Jacoumèl me bouliô batre,

Me

batèt,

me

rebatèt,

me gitèt. Las coulobros me picaboun, Lous grapaus me debouraboun, Din lou canal

Piu, piu, piu.

Encaro soun biu! M. A. Mir, Carcassonne.

Un

il

vres

et

deux

et trois et quatre,

le petit

Jacques voulait me battre,

— me jeta dans

me battit, me rebattit, me piquaient, — les crapauds me

— Les couleu— Je — Piu

le canal.

dévoraient.

(ter).

suis encore vivant.

5.

La peroun peraulo, Que lou loup s'embaumo. La pecoulo de fumiè Fum, fum à la coumpaniè. Se l'arrapes per Taurelho, Fout li nôu cops de boutelho.

Un, dous,

très, quatre, cinq, sieis, sept, ioch,

nôu

!

Biôu! M.

La P. P.

— que

le

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

loup s'enferme [dans sa grotte].

— Le crottin du

fumier — parfume toute la compagnie. — Si tu l'attrapes par donne-lui neuf coups de bouteille. sept, huit, neuf!

Bœuf!

— Un, deux,

trois,

l'oreille,

quatre, cinq, six,


— Madamo

6.

Que

113

Paumo

la

Tempaumo,

lou loup

Fu,

fu,

Capelu,

La

Un Quau

mourdu,

cigalo m'a !

dous e très!

es pas rescoundu, que se resconde.

M. Louis Roumieux, Nimes.

Madame velu

[?)

la

Paume,

— La cigale m'a

que

le

— fu, — chedeux et trois — Que celui

loup l'empaume,

mordu. — Un

1

fu,

!

qui n'est pas caché, se cache.

7.

— Roumiéu, roumiéu, de mounte vènes? — De Roumo. — Que faire — Achata de poumo. — Quant vendes? — Cinq pata. — Pito, pito quau pourra. ?

li

M. Frédéric Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône). Pèlerin, pèlerin, d'où viens-tu?

Acheter des pommes. Attrape

(bis) celui

Combien

que tu pourras.

— les

De Rome. vends-tu?

— Qu'y faire? — — Cinq jpatards.


DIALOGUES,

RANDONNテ右S


DIALOGUES, RANDONNÉES

— La Vaco

I.

Ounte menés

A

la fieiro

ta

vaco

?

per Pestaco.

La vos ti vendre

?

Nou, qu'o vedel

al

ventre.

Ni vos ti cent escuts? Nou, qu'o banos al suc. Siès be

A

mau

l'escolo m'

élevât

?

ou mandat.

Acô de quau demores Acô de Jan de l'oli. Ti fo

ti

Mange

E

bono vido

fa

?

?

pas que d'aigo boulido,

de de qu'es toun pan

?

D'euzinos et d'aglans.

As ti bono pitanso ? Aumeleto e coudeno ranso. Ti fo bèure de bon vi ?

De

pissô de chi.

Au mens

ti

pago ben

?

De soun argent ai pas vist Pago li ti eau réclama ? Mes vôu pas m'entendre. Lou ti eau fa cita ?

res.

Lai voudriè pa'nà. Li eau sauta'l col.

Crido coum'un M.

le

fol.

pasteur Fesquet, Golognac(Gard).


— Où conduis-tu ta vache? — A la

Là Vachh.

118

foire,

— —

demeures-tu fait-il faire

?

Chez Jean de

l'huile (loc. prov.

— Je ne

bonne chère?

mange que

par l'attache.

— En veux-tu — Tu es bien

La veux-tu vendre ? Non, car elle est pleine. cent écus ? Non, car elle a des cornes au front. mal élevé. On m'a, cependant, envoyé à l'école. :

Chez qui

le hibou).

de l'eau bouillie.

Te

— De

— De faînes de glands. — As-tu une bonne — Omelette couenne rance. — Te donne-t-il du bon — Du pissat de chien. — Du moins vin — Je paye bien jamais vu de son argent. — faut réclamer ta paie. — ne veut pas m'ecouter. — faut faire — ne voudrait pas [chez jugej. — faut sauter au cou (l'emmener par — comme un quoi est

fait

ton pain ?

et

nourriture ?

et

?

il

le

Il

le

Il

n'ai

11

citer.

aller

Il

lui

Il

crie

?

te

lui

11

le

collet).

fou.

II

— — —

Quan vos d'aquelo vaco La tène perl'estaco. Quan de temps ô?

?

— Nasquet co lou cô. — A despallat — Ou pasagachat. — Vos pas vendre — A lou vedel ventre. — Sios un pau calut ?

ai

la

?

ai

?

Es per acô que sièu vengut.

M Ue

Sophie Arguel, Salles-Curan (Aveyron).

Combien veux-tu de cette vache? Je la tiens par l'attache. Combien de temps a-t-elle ? Elle naquit en même temps que chien.

A-t-elle vêlé ?

pas la vendre

— Elle a

?

— le

Je ne

l'ai

pas regardé.

veau au ventre.

*

Tu

Ne

— le

veux-tu

es un peu toqué?

C'est pour cela que je suis venu.

III.

(1)

Cedebecuc

(1)

Cedebecuc, anen anen

Cedebecuc, ount vos qu'anen?

Cedebecuc

=

!

Ceze bécuc, pois pointu, pois-chiche.

ses environs veut que le Une dimanche des Rameaux on mange des pois-chiches, en mémoire du Christ, qui traversa un champ semé de ces pois {una cezieira), en allant

tradition particulière à Montpellier et

à Jérusalem.


— — — — — — —

— —

-

119

Cedebecuc, à raglan. Cedebecuc, n'ia pos d'oungan. Cedebecuc, qu' Tamanjado? Cedebecuc,

le

porc de

Cedebecuc, ount es Madame-? Cedebecuc, à la cabano.

Madamo

Cedebecuc, qu'i fa

Cedebecuc, que

Cedebecuc, de quno

Cedebecuc, de

— — —

— —

lèit

?

froumage.

fa

— —

Madame

lèit ?

de vaco.

la vaco? mountagno. Cedebecuc, à la Cedebecuc, and' que la gardo Cedebecuc, and' uno barro, Cedebecuc, and' que la toco ? Cedebecuc, and' uno broco. Cedebecuc, and' quelaviro? Cedebecuc, and' uno brintso.

Cedebecuc, ount es

Cedebecuc, and' que l'astaco?

Cedebecuc, and' uno jouato.

Cedebecuc, and' que

And' uno oulo sentse founs.

M Cedebecuc, allons, allons!

!la

la

?

moûts?

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Où veux-tu que nous

allions?

— Qui a — Où est maîtresse — A cabane. — Qu'y maîtresse — Elle des fromages. — — Du de vache. — Où est vache — A monAvec quel tagne. — Avec quoi garde-t-elle — Avec un bâton. — Avec — Avec une petite branche. — Avec quoi quoi conduit-elle — Avec une gaule. — Avec quoi l'attache telle — Avec — Avec une marmite sans fond. un joug. — Avec quoi —

Ramasser des glands. Le porc de

mangés?

Il

n'y en a pas cette année.

la maîtresse.

fait la

la

lait?

la

?

?

fait

la

lait

?

la

?

la

la

les

la

?

vire-t-elle ?

-

la trait-elle ?

IV.

— QUINQUIRIÉ

Quinquirié, dau

mas dau

prat.

— Quinquirié, que as fach? — Quinquirié, un oustalet. lai

?


120

— Quinquirié, quau — Quinquirié, uno bastardo. — Quinquirié, que dounat? t'a'judat

!

i'as

— Quinquirié, de pan de lach. — Quinquirié, ount agut l'as

?

— Quinquirié, de mas fedetos.

— Quinquirié, ount

bèure?

las fas

— Quinquirié, souto un tèule. M1U

Marie Lambert, Belesta (Ariêge ;

.

— Quinquirié de la métairie du pré. — Qu'as-tu ? — Unejpetite maison. — Qui aidé? — Une bâtarde. — Que as— Où l'as-tu pris ? — A mes brebis. — tu donné? — Un bol de Où les fais-tu boire? — Sous un (ou sous une Quinquirié

fait

t'a

lui

lait.

toit

V.

— Jano

— Jano

tuile).

la sourdo

soussourdo,

Quant vendes

coucourdo

vôsti

— Passas de

?

l'autre coustat, que siéu sourdo. Prenès n'en uno, prenès n'en dos,

Leissas-me

ma

bello clèro.

— La pode pas avé. — Metès-ie lou poudé. —-

La pode pas

traire.

— Metès-ie l'araire. —

Te

farai tant courre

Delong de la tourre, Te farai tant camina Delong dôu valat... M. Frédéric Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône).

— Jeanne

Jeanne la sourde. vos citrouilles?

Prenez-en une, prenez-en deux, Je ne peux pas l'avoir. l'arracher.

long de

la sourde,

Mettez-y

Mettez-y la charrue.

la tour,

— combien vendez-vous

Passez de l'autre côté, car je suis sourde.

— je

te ferai

ma

laissez-moi le

pouvoir.

— Je

te ferai

tant cheminer —

le

belle claire.

— —

Je ne peux pas tant courir

long du fossé...

le


— VI.

-

121

La Talho

— Adissias, moussu Biadel — Planti de paissels. — Vène cercà Targent de talho — Lou diable lou fausset que ta pau talho !

la

?

!

— Vous faran de — Porte lou capel de travès. frès.

— Avès aqui de

bel cezes.

Coumo

Dieurias m'en douna un cousinal

vezès.

— Soun pas ben —

?

tecats.

Avès aqui uno bèlo vaco?

— La mené pel l'estaco. — La voulès vendre — A lou vedel ventre. — Cregne pla que ses — Praco, Taures pas milhou mercat. ?

al

fat ?

M.

ne

Rigal, Agen.

— Bonjour M. Biadel — Je plante des échalas. — Je — Diable chercher l'argent de de qui

La Taille. viens

J.

taille

!

la taille.

pas!

— On vous fera

la faucille

soit

des frais.

Je porte mon chapeau de

— Vous avez de beaux pois-chiches — En vous ne sont pas voyez. — Vous devriez m'en donner un plein pot. — menée encore graines. — Vous avez une belle vache — Je — Elle va pour reposer. — La voulez-vous vendre là

travers.

?

effet,

le

Ils

ici

l'ai

?

la laisser

bientôt vêler. (Litt.

vous ne soyez

?

:

elle a le

fou? —

Malgré

veau au ventre.) tout,

— Je crains

que

vous ne l'aurez pas à meilleur

marché.

VII.

fort

— Paire Capouchin

— Paire capouchin, de mounte vènes — Paire capouchin, de moun jardin. — Paire capouchin, que Ta dedins — Paire capouchin, de jaussemin. — Paire capouchin, quau lou gardo — Paire capouchin, uno bastardo. — Paire capouchin, quant douna

?

?

te

i'as

?

?


— —

122

Paire capouchin, un sôu marcà.

— Paire capouchin, coume s'apello — Paire capouchin, Quiéu-d'escudello. — Paire capouchin, soun autre noum — Paire capouchin, Quiéu de bouissoun. ?

?

M. Frédéric Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône).

Père capucin, d'où viens-tu? Père Capucin. De mon jardin. Du jasmin. Qiu te le garde? a-t-il dedans? Une Un sou marqué. Combien lui as-tu donné? bâtarde. ComC... d'écuelle. (quel est) Son prénom ?— ment s'appelle-t-elle ?

— Qu'y

— —

C... de buisson.

VIII. -

— COUMAIRE CERIEIRO

Coumaire Cerieiro, Vos veni à la fieiro ?

-

Quau me gardarà moun oustau?

»

La

galino à Courchaut.

Mounte

es la galino ?

-

Souto lou bancau

-

Mounte

es lou

?

bancau

?

L'aigo Ta 'nmenà.

Mounte es Taigo ? Lou biôuTa begudo. Mounte es lou biôu?

A la

cimo de

Mounte

la

laurado.

es la laurado

?

L'aucèl n'a fa 'no becado.

Mounte

A

la

es Taucèl ?

cimo dau pinèl.

Mounte

es lou pinèl

?

La cabro n'a fà 'n moucèl. Mounte es la cabro? Lou loup Ta manjado. Mounte es lou loup? Souto s un bouissou lèvo-li la

cougo, boufo-li dessout. M. A. Arnavielle,

Alais.


— Commère

Cerise.

poule ?

Sous

le

est l'eau ? sillon.

est l'oiseau ? fait

loup

l'a

queue

Commère

banc.

— Le — Où est

Où du

en a

ma maison

Qui gardera

mangée.

et souffle

— Où est

—A

la

banc

le

bue.

l'a

le sillon?

une bouchée.

— Où est

veux-tu venir à la foire

:

le

Courchaut.

— L'eau

?

est le

— L'oiseau en

cime du pin.

(Litt.

Cerise,

— La poule à

?

bœuf

123

l'a

bœuf?

emporté.

Au

a fait une becquée. le

Sous un buisson... lève-lui

Cerieiro, la fieiro?

Cau gardarié moun oustau? La galinoblanco. Ount

es la galino blanco

?

Jout loubancau.

Ount es lou bancau? Lou fiocFa brunlat. Ount es lou fioc? L'aigo Ta amoussat. Ount es l'ai go? Lous biôus Fou begudo, Ounte sou lous biôus?

A

la laurado.

Ount es la laurado? Lous aucels Fôu becado. Ounte sou lous aucels ? Per lou bos. Ount es lou bos ? Las cabros Fôu manjat. Ounte sou las cabros?

Lou loub las o manjados. Ount es lou loub? Un pau pertout. Ausso-li la cùio, Boufas-i dejout. M.

le

)

IX

Voulès veni à

bout

dessous.

Ma tanto

?

est li

— Où est pin? — La chèvre — Où est la chèvre? — Le

un morceau. loup?

— Où

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

la


124

— voulez-vous venir à la foire — Qui garderait — ma maison? La poule blanche. — Où est la poule blanche? — banc ? — Le feu banc. — Où est Sous brûlé. — Où est éteint. — Où est l'eau? — Les bœufs l'ont bue. — feu? — L'eau Ma

tante Cerise,

?

le

le

l'a

le

l'a

— Au labour. — Ouest labour? — Les oiseaux oiseaux? — Dans becqueté. — Où sont bois. — Où est bois? — Les chèvres mangé. — Où sont chèvres? — Le loup a mangées. — Où est loup? — Un peu partout. — Lèvequeue, — souffles-y dessous. Où

sont les bœufs?

le

les

l'ont

le

l'ont

le

les

les

le

lui la

X

— Ferma, ount avès vostre home

—A — —

?

la fieira.

Deque vous pourtarà?

Una carga

de miralhets.

— M'en dounarias pas un? — Nimai la mitât d'un.

— Fenna, vostre home —

Aube lou

vostre,

s'&s tuât.

noun pas

lou miéu.

A. Montel, Le Pouget (Hérault).

Femme, où est votre époux ? Une charretée de petits Pas même la moitié pas un? t-il?

tué.

— Plutôt

le vôtre,

non pas

XI.

—A

la

foire.

miroirs.

d'un. le

Femme,

mien.

Dominiquet

Dominiquet, anen, anen! Dominiquet, ountaniren? Dominiquet, amassa gram.

Dominiquet, n'ia pas d'oungan. Dominiquet, quilz'amanjat?

Dominiquet, loubiôu del comte.

Dominiquet, ount es lou comte? Dominiquet, à las cabanos.

Dominiquet, ount as ta damo? Dominiquet, à l'oustal pasto. Dominiquet, de quno pasto?

Dominiquet, de

leit

devaco.

Que vous portera -

Ne m'en

donneriez-vous

votre époux s'est


125

Dominiquet, ountas

-

las

vacos?

Dominiquet, à lamountagno. Dominiquet, qui las te gardo? Dominiquet, uno minardo. Dominiquet, coussint l'as apelado?

Dominiquet, Mario-Jano. Dominiquet, coussint l'as abilhado? Dominiquet, de pel de crabo. Dominiquet, de que i'as feit le bastou? Dominiquet, d'uno pelb d'azerou.

Dominiquet, que

i'as

croumpat?

r

Dominiquet, un curbelhet.

M Dominiquet. chiendent.

— 11

Allons, allons

1Ie

!

Marie Lambert, Belesta (Aricge).

— Où irons-nous? — Ramasser du

n'y en a pas cette année.

Qui

l'a

mangé?

Le

— Où est comte? — A la cabane. — Où est ta — A la maison, — Que pétrit-elle? — Du — — de vache. Où sont les vaches? A la montagne. — Qui — Comment F appelles-tu — Mariegarde? — Une petite Jeanne. — Comment Tas-tu habillée? — D'une peau de chèvre. bœuf du comte.

le

maîtresse?

elle pétrit.

lait

te les

?

fille.

De quoi

— De

lui

as-tu fait le jupon (?) (Cf. Sauvages, Dict., voc. Bastos).

peau d'ânon.

— Que

lui as-tu

acheté?

— Un petit crible.

— Patatin

XII.

Patatin gardo

li

cabro,

Patatin gardo

li

chin.

Touti

li

Patatin

filho lis

que passavon,

embrassavo.

Patatin gardo

li

Patatin gardo

li

cabro, chin.

M. A. Arnavielle, Alais. Patatin. Toutes

— Patatin garde

les filles qui

les chèvres,

— P.

passaient

les chèvres,

P. garde les chiens.

Patatin les embrassait.

garde les chiens.

XIII.

— QUIQUIRIQUI

Quiquiriqui

Le

rei ei

!

mort.

— P.

garde


.

.

-

126

— Qui tuât — Un gra de — Ount a bacos? — A la mountagno. — Qui las gardo — Uno — Coussint s'apèlo? — Janilheto. ?

l'a

blat.

lai

?

i

filheto.

Coussint es abilhado

De

?

pel de crabo.

Mlle Marie Lambert, Belesta (Ariège). tué ? — Un grain de blé. Quiquiriqui. — Le roi est mort — Qui — Où sont ses vaches — A la montagne. — Qui les y garde ? — l'a

!

?

Une ment

fillette.

— Comment se nomme-t-elle

est-elle vêtue ?

De peau de

XIV.

Petite Jeanne.

-

?

— Com-

chèvre.

— Li

Perlo

— Poun poun, perlo — Ounte soun perlo — Soun à Magaloun. !

ti

De que

fan

?

— Chaplon d'erbo. — D'erbo de laarado. A

la porto de

la

.

Franco

Ai leissa mi balanço.

A

?

.

porto dôu paradis

Ai leissa mi soulié

gris.

M. Frédéric Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône).

— Où sont tes perles? — Elles — Elles coupent de l'herbe. — — laissé mes De l'herbe des champs... — A la porte de France — laissé mes souliers gris. balances... — A la porte du Paradis — —

Poun poun, perlo Les Perles. Que font-elles? sont à Magalon.

!

j'ai

j'ai

XV.

— Lou

Coucut

Bourrut,

Coucut


-

127

Al cap d'un truc.

Moussu Berna', Que lai o fach?

— —

Un houstalou. Que t'a dounai?

De pan de

lach.

D'ount

agut?

De sas cabretoi. Quau lai li gardo?

Sa

— —

Quau Sa

Quau

l'o

bristardo. lai

li

buto?

flahuto. lai

li

clau

?

— Un boundoulau. — Quau 'staco? lai

li

Sa pastrasso.

Mlle Sophie Arguel, Salles-Guran (Aveyron).

— Coucou velu — au haut d'un monticule. — Monsieur — qu'a-t-il fait? — Une petite maison. — Que — D'où donné? — Du pain au eu? — De ses petites chèvres. — Qui les garde? — Sa bâtarde. — Qui les mar— Qui les enferme? — Un frelon. — Qui les cher? — Sa Le Coucou.

Bernard,

t'a-t-il

lait.

l'a- t-il

lui fait

lui

flûte.

attache ?

lui

lui

Sa grosse bergère.

XVI

— — —

— — — — — — —

D'ount benêts?

De Fanjaus. Mai nous aus. Pla plazé. Iéu tabès.

D'ount abets lous bendemiaires?

De Fanjaus. Mai nous aus. Pla plazé. Iéu tabès. Mlle Marie Lambert, Belesta (Ariôge).


128

D'où venez-vous? De Fanjeaux (1). Nous aussi. Beaucoup de plaisir. Nous aussi. D'où avez-vous (fait venir) les vendangeurs? De Fanjeaux. Nous aussi. Beaucoup de plaisir.

Nous

aussi.

XVII.

Jan de l'Hort

Quau

Jan de l'Hort.

— — — —

mort

es

?

Quau lou plouro? La tourtouro. Quau lou ris ? La perdris. Quau n'en porto lou dôu? Lou quièu dau peirôu.

M. Arnavielle, Alais.

Jean du Jardin. Qui La tourterelle.

pleure?

porte son deuil?

mort?

est

— Qui

Jean du Jardin.

s'en réjouit?

La

perdrix.

Qui

le

Qui

— Le cul du chaudron. XVIII.

COUTORBO

Coutorbo!

— Plaig? — D'ount benêts? — De Paris. — Que pourtats — Sant — Moustra-le. — Me pas. ?

flouris

— —

plai

mau

M'abets

Coumo

dit.

l'ei dit.

M'abets moulhé.

Coumo

le

pèd.

Cercats per tout

le

palhé.

Mlle Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Goutorbe!

Qu'apportez-vous? (1)

Plaît-il?

— Sainte

D'où venez-vous?

fleur.

— Montrez-la.

Fanjeaux (Aude), chef-lieu de canton.

— —

De Il

ne

Paris.

me

plaît


— pas.

Vous m'avez mal répondu.

ma femme? la

meule de

— Comme

le pied,

-

129

Vous

l'avez

— Vous

dit.

cherchez dans tout

le

avez

grenier (ou

paille*.

XIX Un

enfant propose à un camarade la réponse suivante à toutes les

questions qu'il

lui

posera

— — — — — — —

Amai

:

iéu [moi aussi).

Vôu al bouos Amai iéu.

?

Preni uno apio?

Amai

iéu.

Cope un aubre

Amai

?

iéu.

Ni fou un nau?

Amai

— —

Lous pouors Amai

iéu.

monjou?

i

M. Gonort, Saint-Frézal-d'Albuges (Lozère).

Je vais au bois? aussi.

Moi

aussi.

Moi aussi. — Les porcs

XX.

j

— Je

Moi mangent?

Je coupe un arbre?

MOUN

prends une hache?

aussi.

Moi

J'en fais un baquet?

Moi...

FRAIRE ESCARAMOUCHET

Moderato

:£:

s=ç=£ Ai

un

fraire

es

-

ca

-

ra

i

-

mou

-

t

r

chet; Per

r

i

i

ei - ri-

ii-iigiiPis^^i r-fr-ftr

ta-ge m'a dou-na'n

to - ri;

Pa

- ra

-

si

dis

-

es

blet.

pas

Un

si

Pur-ga

-blet es pa'n

-

to

-

ri,

es -cri-

Pur-ga-


-

es

tori

130

U

pas Pa-ra-dis,

-

no lèbre es pas 'no per-dris.

P. R. Blavet, Saint- André- de-Sangonis (Hérault).

Toutes

les

versions

suivantes out été

conservées sous forme de

ce n'est qu'à Saint-André-de-Sangonis que

pu noter l'air qui précède. Cet air est on ne peut mieux approprié à cette amusante malheureusement tout le reste de la et très populaire randonnée récit

:

j'ai

;

chanson y est oublié.

On

peut adapter, sur cet

recueillies,

mais

il

air,

quelques couplets des diverses versions

est impossible

de faire entrer dans ce cadre

pièce tout entière, à cause de l'irrégularité des rimes.

La

la

version de

Colognac (V. XXII), où deux rimes féminines et deux rimes mascudans un ordre constant, pourrait seule se chanter

lines se succèdent

sur les huit dernières mesures, qui se répéteraient indéfiniment.

Ai un fraire escaramouchet

Per

eiritage

Un siblet es Lou Paradis

es pas lou Purgatôri,

Lou Purgatôri

Uno Uno

;

m'a douna 'a siblet. pa 'n escritôri. es pas lou Paradis.

lèbre es pas 'no perdris, perdris es pas 'no lèbre.

Veici la mort que nous vèn querre,

bon coume li marrit gènt. Uno gengivo es pas no dent,

Li

Uno dent es pas 'no gengivo. Uno morto es pas uno vivo, Uno vivo es pas uno morto. Ni lou berroul es pas

la porto,

La porto n'es pas lou Uno nièiro es pas un

berroul.

Un

pesoul,

pesoul es pas uno nièiro.

Lou variétés pas la chambrièiro, La chambrièiro es pas lou varlet. Uno bledo es pas un caulet,

Un

caulet es pas uno bledo.

Uno vaco

es pas

uno fedo,


Uno

131

fedo os pas uno vaco.

Ni lou pan

es pas la fougasso,

La fougasso n'es pas lou pan. Lou clerc es pas lou capelan, Lou capelan es pas lou clerc. Ni Anduzo n'es pas Vauvert, Ni Vauvert n'es pas Ici le

conteur s'interrompt

de chercher la suite de son

comme

récit,

s'il

avait oublié,

répète

il

et,

ayant

l'air

:

Ni Anduzo n'es pas Vauvert, Ni Vauvert n'est pas jusqu'à ce que celui qu'il veut attrapper, dise

en riant

:

Anduzo.

On lui

dit alors

:

Beiso au quiéu quau se i'amuso. M. Louis Roumieux,

J'ai

— Un

un

gatoire,

— pour

frère Escaramoucliet,

Purgatoire n'est pas

le

— une

une perdrix,

héritage

pas une écritoire.

sifflet n'est

le

il

m'a donné un

Le Paradis

Paradis.

Nirnes.

sifflet.

n'est pas le

Pur-

— Un lièvre n'est pas — Voici la mort qui

perdrix n'est pas un lièvre.

— — Une gencive n'est pas une dent, — une dent n'est pas une gencive. — une vive n'est pas une morte. — Une morte n'est pas une Le verrou*n'est pas verrou. — Une porte, — porte n'est pas vient nous chercher,

bons comme

les

mauvaises gens.

les

vive,

la

la

le

— un pou n'est pas une puce. — Le valet n'est — la servante n'est pas valet. — Une blette n'est

puce n'est pas un pou, pas

la

servante,

pas un chou,

pas une brebis,

pas la fouace,

— Vauvert, —

le prêtre,

Baise au

le

un chou n'est pas une

la fouace n'est

le prêtre

ni

c...

blette.

— Une

une brebis n'est pas une vache. pas

n'est pas le

Vauvert n'est

pas....

le pain.

clerc.

qui s'y amuse.

XXI me dounè'n

Per

eiritage

Un

siblet n'es

vache Le pain

Le clerc

;

siblet,

pas 'n escritôri.

n'est n'est

n'est pas

Ni Anduze n'est

Anduze.

Ai un fraire Escaramousset

pas


132

Paradis es pas Purgatôri, Purgatôri es pas Paradis.

Uno lèbre es pa 'no perdris, Uno perdris es pa 'no lèbre. Uno coumbo n'es pa 'n serre,

Un Un

serre n'es pas uno coumbo.

uno boumbo, Uno boumbo es pas un tinau. Uno miolo es pas un chivau, Un chivau n'es pas uno miolo. tinau n'es pas

Fiho sajo es pas Fiho

Ni

fiho folo,

folo n'es pas las dents,

las

dents soun pas las gengivos.

Fiho morto es pas fiho vivo, Fiho vivo es pas fiho morto.

Ni lou barroul n'es pas

La porto

Uno

la porto,

n'es pas lou barroul.

nieiro n'es

Unpesoul

pa

n'es pas

'n

pesoul,

une

nieiro.

Lou varlet es pas la chambrieiro, La chambrieiro es pas lou varlet. Uno bledo n'es pa'n caulet,

Un caulet n'es pas uno bledo. Un agnèl n'es pas uno fedo, Uno fedo es pas un agnèl. Uno vaco es pas un vedel, Un vedel es pas uno vaco. Boufo-la au quieu, la pas sara facho. M. A. Arnavielle, un frère Escaramousset;

J'ai

Alais.

— pourhéritageilme donna un

sifflet.

pas Purgatoire, — — Paradis — Purgatoire n'est pas Paradis. Un n'est pas une perdrix, — — — Un vallon une perdrix pas un pas une — Une cuve n'est pas une bombe, une pas un une bombe pas une cuve. — Une mule n'est pas un cheval, — sage n'est pas un cheval n'est pas une mule. —

Un

sifflet n'est

pas une écritoire.

n'est

lièvre

n'est

n'est

lièvre.

colline,

vallon.

colline n'est

n'est

Fille

fille folle

Fille

n'est pas les dents,

morte n'est pas

morte.

Le verrou

fille

les

fille

folle,

dents ne sont pas les gencives.

vivante,

n'est pas la porte,

fille

vivante

n'est

la porte n'est

pas

pas

le

fille

ver-


rou.

— Une puce n'est pas

133

— un pou n'est pas

un pou,

— la

une puce.

valet, servante n'est pas Le valet n'est pas la servante, un chou n'est pas une poirée. Unepoirée n'est pas an chou, Un agneau n'est pas une brebis, une brebis n'est pas un agneau. le

— un

Une vache

n'est pas un

soufflez-lui

au derrière, la paix sera

veau,

veau n'est pas une vache

faite.

XXII De moun

fraire

Escaramouchet

Iéu eritère d'un siblet,

Un

siblet es

pa

'n escritoli.

Lou Paradis es paslou Precatori, Lou Precatori es pas lou Paradis. La lèbre es pas la perdiz, Las perdizes sou pas de lèbres

;

Las coumbos sou pas de serres,

Lous serres sou pas d'oustaus Las boutos sou pas de barraus, Lous barrais sou pas de boutos La cambi n'es pas d'estoupo, Las estoupos sou pas de bertels Lous fuzes sou pas de fourrels, Lous fourrels sou pas de retortos Lous berouls sou pas de portos, Las portos sou pas de berouls Las nieiros sou pas de pezouls, ;

;

;

;

;

Lous pezouls sou pas de nieiros

;

Lous varlets sou pas de chambrieiros. Las chambrieiros sou pas de varlets ;

Las bledos sou pas de caulets,

Lous caulets sou pas de bledos; Lous moutous sou pas de fedos, Las fedos sou pas de moutous Las filhos sou pas de garsous, Lous garsous sou pas de filhos; Lous faviôus sou pas de lentilhos, Las lentilhos sou pas de faviôus ;

;

Las vacos sou pas de biôus,

:


134

Lous biôus ni sou pas de vacos Lous souliés sou pas de sabatos, ;

Las sabatos sou pas de souliés Lous talhurs sou pas de courdouniès, Lous courdouniès sou pas de talhurs, Mais lous boulangés sou de voulurs. ;

M.

De mon n'est pas

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

frère Escaramoucliet

une

écritoire;

un

j'ai hérité

Paradis n'est pas

le

sifflet.

— Un

Purgatoire,

le

sifflet

le

— Le lièvre n'est pas la perdrix, — les vallons ne sont pas des — — les outres ne les collines ne sont pas des maisons collines, chansont pas des barils, — les barils ne sont pas des outres; — vre n'est pas de l'étoupe, — les étoupes ne sont pas des fuseaux — Purgatoire n'est pas

les perdrix

le

Paradis.

ne sont pas des lièvres

;

;

le

;

les

fuseaux ne sont pas des cocons,

cordes

;

les verrous

des verrous — des puces —

les

;

cocons ne sont pas des

les

ne sont pas des portes,

— les portes ne sont pas — les poux ne sont pas

puces ne sont pas des poux,

les valets

;

ne sont pas des valets

;

ne sont pas des servantes,

— les poirées ne

— les

servantes

sont pas des choux,

— les

moutons ne sont pas des brechoux ne sont pas des poirées les filles ne sont pas les brebis ne sont pas des moutons bis, ;

;

des garçons,

les

garçons ne sont pas des

sont pas des lentilles, les

— les

lentilles

vaches ne sont pas des bœufs,

vaches

les

;

— les souliers ne sont

sont pas des souliers; les cordonniers

— les

;

les

les

savates ne

ne sont pas des cordonniers,

tailleurs,

— mais

les

boulangers sont

XXIII

Un

;

ne

bœufs ne sont pas des

des voleurs.

Variante de la Lozère

les haricots

ne sont pas des haricots

pas des savates,

tailleurs

ne sont pas des

filles

:

vedel n'es pas uno vaco

;

Lou motolas n'es pas uno saco, Uno saco es pa 'n motolas ;

Uno côucheto es pas'un debas, Un debas n'es pa 'no côucheto Un culiè n'es pa 'no fourcheto, Uno fourcheto n'es pas un culiè ;

;


— —

135

-

Un esclop n'es pasunsoulié, Un soulié n'es pas un esclop Uno jisclo n'espas lou gorp,

;

Lou gorp n'es pas uno gisclo Lou curât es pas lou ministre.

;

Mlle

Un

veau n'est pas une vache;

sac n'est pas un matelas;

corbeau,

pas

le

un

soulier,

;

;

pasteur (protestant).

XXIV.

— L'Amouro

L'ia'no belo amouro

De

vers l'amourié

L'amouro Coumo si demouro

!

(bis)

Souto Vamouriè. 2.

N'es vengù

la

mousco

De la mouscariè, Per manjà l'amouro De l'amourariè. La mousco, L'amouro si demouro

Coumo

(bis)

Souto Vamouriè. 3.

N'es vengù Taragno

De

l'ara gnariè,

Per manjà ia mousco

De 4.

la

mouscariè.

N'en venguè lou ratou

De

la ratariè,

Per manjà l'aragno

De

un

un

cuiller

cuiller

— un corbeau n'est pas une bergeronnette; —

1.

— une n'est pas une fourchette, — un sabot n'est pas un sabot — une bergeronnette n'est pas un

une fourchette n'est pas une n'est pas

matelas n'est pas un sac,

le

une chaussette n'est pas un bas,

bas n'est pas une chaussette;

un soulier

Anna Causse, Meyrueis.

l'aragnariô.

le

curé n'est


— 5.

136

-

N'en venguè lou gatou

De

la gatariè,

Per manjà lou ratou De la ratariè. 6.

N'en venguè lou chinou

De

la chinariè,

Per manjà lou gatou De la gatariè. 7.

N'en venguè lou loup

De

la loubatariè,

Per manjà lou chinou

De

la chinariè.

8.

Venguè lou cavalou De la cavalariè, Per agantà lou loup De la loubatariè.

9.

Venguè

lou serpenti

Delà serpentariè, Per pougne lou chivau De la chivalariè. 10.

N'en venguè lou diable

De la diablariè, Per coucha lou serpenti De la serpentariè. 11.

Venguè lou bon Dieu De la boundiéunariè, Per coucha lou diable

De 10.

la diablariè,


— XXIV.

138

— Grando mai dôus Creipelous

Grando mai dôus creipelous !... Fasès n'en trei, dounas m'en dous !...

Ou s'en vai davant la porto, La buso lous li emporto.

— Grando mai, dounas m'en mai — Tu n'auras pas de mous creipelous !

Que n'aye'gu de la plumo de la buso. M'en vau à la buso Buso dono-me de ta plumo.

— — Tu n'auras pas de ma plumo Que n'aye'gu dôus budès dôu vedè. — M'en vau ou vedè :

!

:

dono-me de tous budés. Tu n'auras pas de mous budés Que n'aye'gu dôu là de la vacho. M'en vau à la vacho Vacho dono-me de toun là.

Vedè

!

:

!

— Tu n'auras pas de moun

Que n'aye'gu de Therbo dôu prà. M'en vau ou prà, Prà dono-me de toun herbo,

!

— Tu n'auras pas de moun herbo Que n'aye'gu dôu dalh dôu faure. M'en vau ou faure Faure dono-me de toun dai.

— — Tu n'auras pas de moun dai Que n'aye'gu dôu lard dôu porc. — M'en vau ou porc Porc dono-me de toun lard. — Tu n'auras pas de moun lard :

!

:

!

Que n'aye'gu dôus

aglians dôu chaîne.

M'en vau ou chaine Chaîne dono-me de tous :

!

aglians.

Tu n'auras pas de mous aglians Que n'aye'gu dôu vent de la mar. M'en vau à la mar

:


— La mar

130

m'eiveinto,

I'eivente lou chai;

Lou chaine m'engliando, Fengliande lou porc

,

Lou porc nTenlardo, I'enlardo lou faure

Lou

;

faure m'endaino,

Tendainc lou prà,

Lou pra m'enherbo, Fenherbe la vacho, La vacho nf enlacho, I'enlache lou vedè,

Lou vedè m'enbudèlo, Fembudèle labuso, Labuso m'emplumo, I'emplume ma mai

(1)

:

La m'en dounè mai. M. T. Bernard, version du Périgord.

La Grand'mère aux petites Crêpes. Civpes

Il

,

— faites-en

s'en

Grand'mère aux petites

donnez-m'en deux

trois,

va devant la porte,

la

!...

buse les

lui

— Grand'mère, donnez-m'en davantage — Tu n'auras pas de mes petites crêpes —

emporte.

!

plume de la buse. Je m'en vais à

(1)

Variante

la

buse

(qui suppose

— Buse

:

!

un début

que je n'aie eu de

donne-moi de

différent)

la

ta plume.

:

Femplum? moussur, Moussur m'encliauno, Fencliaune madame, Que me dono dôu po

Per'mour de Dî

Que

;

sio,

n'en vouiio plo. M. Ghabaneau, Nontron (Dordogne).

J'emplume Monsieur, la clef à soit,

Madame, — qui

Monsieur

me donne

me donne du

— car j'en voulais bien.

pain

;

— je

donne pour l'amour de Dieu la clef,


,

— — Tu n'auras pas

ma

de

140

— que je

plume,

n'aie eu des

boyaux du

veau.

— Je m'en vais au veau: — Veau donne-moi de tes boyaux. — Tu n'auras pas de mes boyaux — que je n'aie eu du de !

lait

la

vache.

Je

m'en vais à

vache

la

:

Vache

donne-moi

!

de ton

lait.

— Tu

mon

n'auras pas] de

lait

que je n'aie eu de l'herbe du

pré.

— Je m'en vais au —- Tu

pré

n'auras pas de

— Pré

:

donne-moi de ton herbe.

!

— que je n'aie

mon herbe

eu de

la

faux du

forgeron.

Je

m'en vais au forgeron

:

Forgeron

!

donne-moi de

ta

faux.

— —

Tu

ma

n'auras pas de

Je m'en vais au porc

— Tu n'auras

pas de

— que je n'aie eu du lard du — Porc donne-moi de ton lard.

faux

:

porc.

!

mon

lard

— que

je n'aie eu des glands du

chêne.

— Je m'en vais au chêne — :

Tu

n'auras pas

Chêne

donne-moi de

!

tes glands.

de mes glands — que je n'aie eu du vent de

mer.

Je m'en vais à la mer

La mer

m'évente,

J'évente le chêne

Le chêne m'englande, J'englandele porc

,

Le porc m'enlarde, J'enlarde le forgeron

,

Le forgeron m'enfauche J'enfauche le pré

,

,

Le pré m'enherbe, J'enherbe la vache

La vache

,

m'enlaite,

J'enlaite le veau

,

Le veau m'emboyaude, J'emboyaudela buse La buse m'emplume, J'emplume ma grand'mère ,

:

Elle m'en donna davantage.

,

la


-

141

XXV.— Dans

la pièce suivante,

de rectifier:

été possible

avec

Fetelho(I)

existe une confusion

il

l'énumération finale est

qu'il

ne m'a pas

en contradiction

le début.

En commençant, sur le mûrier. Cet

Fetelho, un paresseux qui

s'agit de

il

pas aller ramasser du bois,

ne veut

et, àlafin, c'est laMOuCHKqui reste seule

amalgame de

deux versions différentes est un

qui se produit parfois chez nos conteurs populaires.

fait

vainement

J'ai

fait

des recherches pour les rétablir toutes deux;

il

aurait été facile d'en reconstituer au moins une, mais je préfère don-

ner celle-ci, telle que je

l'ai recueillie,

à cause de l'intérêt qu'elle offre

au point de vue dialectal.

— —

Fetelho! vos anà à la lheno?

Nou m'en jauti. Vau querre le loup que te manjarà. Loup vos manjà Fetelho, que vol pos anà Nou m'en jauti. Vau querre le gous que te jauparà.

— — — — Gous vosjaupà — Nou m'en jauti. !

!

*—

Vau querre

la

al

loup?

à la lheno?

etc. (2)

barro que tetrucarà.

— Barro! vos trucà gous?ete., — Nou m'en jauti. — Vau querre foc que te cremarà. — Foc! vos cremà la barro? le

le

— Nou m'en jauti.

— — —

Aigueto! vos atedà

— — — —

Biôu! vos bèure aigueto?

(1)

Vau querre l'aigueto que le

Nou m'en jauti. Vau querre le biôu que

te bèurà.

Nou m'en jauti. Vau querre la cordo quête Le conteur prononçait: Fetelho,

rait d'après

eux: feu de paille. Fe£

de chanvre). (2)

t'atedarà.

foc?

Je supprime l«s répétitions.

penjarà.

et d'autres Fetelo.

= feu,

Ce

nom signifie-

telho =paille (écorce de brins


142

— —

Cordo! vos penjà biôu?

Vau querre

Nou m'en

jauti.

rat que te ratarà.

loti

— Rat vos rata cordo — Nou m'en jauti. — Vau querre gat que — Gat! vosmanjà rat? ?

!

le

— —

-

te

manjarà.

Nou m'en jauti. Vau querre le clergue que

t'aspersarà.

— Clergue! vos aspersà gat? — Nou m'en jauti. — Vau querre vicari que te coumandarà. — Vicari vos coumandà clergue — Nou m'en jauti. — Vau querre ritou que t'acamparà. — Ritou vos acampà vicari, — que vicari vol pos coumandà clergue, — que clergue vol pos aspersà gat, — que — que rat vol pos rata cordo, — que gat vol pos manjà cordo vol pos penjà biôu, — que biôu vol pos bèure aigueto, — que aigueto vol pos atedà foc, — que foc vol pos cremà le

?

!

le

!

rat,

— que barro

que gous vol pos jaupà loup,— que loup vol pos manjà Fetelho, que Fetelho barro,

vol pos

anà à

vol pos trucà gous,

la lheno.

Nou m'en jauti.

— vicari de clergue, — clergue de gat, — gat de rat de cordo, — cordo de biôu, — biôu gueto, — aigueto de foc, — foc de barro, — barro de gous, — gous de mandro, — mandro de poulh, — poulh de rnousco Ritou de vicari, rat,

d'ai-

mousco d'amouro,

,

ta pla ista

be soulo sus Vamouriè e

Vamouro.

mon

Écrit sous la dictée de

oncle, J.-B.

Lambert, à Belesta (Ariege).

— Fetelho! veux-tu ramasser du bois? — Non, je — Je vais chercher loup, qui te mangera. soucie pas. aller

— Loup

— Non,

ne m'en

le

veux-tu manger Fetelho, qui ne veut pas aller au bois

!

je ne

m'en soucie pas.

Je

vais

chercher

t'aboiera.

— Chien veux-tu aboyer au loup ? — Non, — Je vais chercher bâton qui frappera. ...

!

le

te

etc.

le

?

chien qui


-

143

— Dâton veux-tu frapper chien?... — — Je vais chercher feu, qui brûlera. le

!

Non,

etc.

te

le

— Feu! veux-tu brûler bâton?... — Non, — Je vais chercher qui t'éteindra. — Eau veux-tu éteindre feu — Non,... — Je vais chercher bœuf, qui boira. — Bœuf! veux-tu boire l'eau — Non, — Je vais chercher corde, qui pendra. — Corde veux-tu pendre bœuf?... — Non,... — Je vais chercher rongera. qui — Rat veux-tu ronger corde — Non, — Je vais chercher chat, qui mangera. — Chat! veux-tu manger rat?... — Non,... — Je vais chercher qui t'aspergera. — Clerc! veux-tu asperger chat?... — Non,... — Je vais chercher vicaire qui commandera. — Vicaire veux-tu commander clerc?... — Non... etc.

le

l'eau,

le

I

?. ..

te

le

?...

te

la

le

!

te

le rat,

la

!

...

!...

te

le

le

le clerc,

le

le

te (le)

,

le

!

— Je vais chercher recteur, qui te chassera. — Recteur! veux-tu chasser vicaire, qui ne le

le

der le clerc,

ne veut pas asperger

le clerc

veut pas manger

le rat,

veut pas

le chat,

comman-

le

chat ne

— la

rat ne veut pas ronger la corde,

le

— bœuf ne veut pas boire l'eau, — l'eau ne veut pas éteindre feu, — feu ne veut pas brûler chien ne veut chien, — bâton ne veut pas frapper bâton, — loup ne veut pas manger Fetelho, — pas aboyer au loup, — corde ne veut pas pendre le bœuf,

le

le

le

le

le

le

le

le

Fetelho ne veut pas aller au bois.

— Non, je ne m'en soucie pas. Recteur de vicaire, — vicaire de clerc, — clerc de chat, — chat — rat de corde, — corde de bœuf, — bœuf d'eau, — eau de de — feu de bâton, — bâton de chien, — chien de renard, — renard de poulet, — poulet de mouche, — mouche de mûre — restait rat,

feu,

bien seule sur le mûrier et la mûre.

XXV. La

L'Agnel Blanc

sourneta de VAgnel blanc est une attrape qui n'a

d'autre

que de provoquer l'ennui et l'impatience des petits auditeurs dit-on proverbialement

:

acb's la cansou de

qui s'éternise, d'un récit qui n'a pas de

Le conteur «

— Save

dit

lou

aux enfants

VAgnel

;

but

aussi

blanc, d'une affaire

fin.

:

conte d? IWgnel blanc, se voulès que vous lou

digue, vous lou dirai?


-

«

»

Voulen be

144

répondent-ils en chœur.

»

Vous eau pas dire: voulen 'be; se voulès que vous lou

digue, vous lou dirai. »

— E bel conta — Vous eau pas dire E

«

lou. »

«

bé l conta lou ; se voulès que vous

:

lou digue, vous lou dirai ? »

Les enfants, ne se tenant pas pour battus, épuisent toutes

mules affirmatives S'ils ajoutent,

et s'attirent invariablement la

impatientés

réplique.

:

— Nou, voulen pas. — Cau pas dire nou, voulen pas

«

même

les for-

»

«

:

;

voulès que vous lou

se

digue, vous lou dirai. » S'ils parlent,

il

ne faut pas parler;

se taire; s'ils remuent,

faut s'asseoir faut pas rire Il

;

s'ils s'ils

;

est facile de

tant,

il

s'ils

se taisent,

ne faut pas remuer;

sont assis,

se fâchent,

il

il

s'ils

faut être debout

;

ne faut pas se fâcher,

comprendre combien cela

finit

il

ne faut pas

sont debout,

s'ils rient, il

il

ne

etc.

par devenir impatien-

quoique les enfants, qui n'y voient qu'un sujet de jeu, sachent

trouver dans leur heureuse nature de quoi s'en amuser pendant long-

temps.

Quand on lui

disant

est initié,

on arrête

le

conteur dès les premiers mots, en

:

VAgnel

mort dins lou prat,

es

Aqui toun

— L'agneau est mort dans

conte es acabat. le

pré

;

— voilà ton

conte achevé.

(Très connu à Montpellier).

Et

il

est obligé de s'arrêter.

Variante d'Alais

:

— V03 que te n'en conte uno ? — Oi. — Fau pas dire oi se vos que te la conte, te la countarai. — Eh be conto-la. ;

!

— Fau pas dire

:

conto la

;

se

vos que te la conte, te la

countarai, etc.

M. A. Arnà VIELLE.


VI DIFFICULTÉS DE PRONONCIATION


Vf

DIFFICULTÉS DE PRONONCIATION

Toutes ces petites pièces doivent se dire plusieurs très vite

;

quand on se trompe,

tournure plaisante ou grivoise,

qu'il suffit d'indiquer,

Les enfants forment un rond les

phrases suivantes;

dement ou 1.

si

ai la

ma

de suite et

sans y insister.

chacun d'eux répète tour à tour

prononcée assez rapi-

phrase n'est pas

on se trompe en

Din lavigno de

et

fois

prennent presque toutes une

elles

la disant,

mairino

i

on donne un gage.

a uno

souco que fa cinq

cents soucarilounets, cinq cents soucarilounets, cinq

cents

soucarilounets... Mlle Marie Lambert, Belesta (Ariège).

2.

Uno souco souquilhounado ame

cinq souquilhounets sets

(secs).

M.

3.

D

Uno souco souquilhounenco ame

quilhounous, coussi la

4.

le

Un

r

Guibaud, Narbonne.

sous cinq cens sou-

desensouquilhounariès-vous ? M. Melchior Barthès, Saint-Pons.

souquioun, dous souquioun, trea souquioun, etc.

Mme

J.

Lambert, Saint-Gilles (Gard).

un souc; dejout lou souc ausso lou souc, laisso lou gloup dejout lou souc. 5.

Al foun del prat

i'o

M.

le

i'o

un gloup;

pasteur Fesquet, Colognac(Gard).


148

Pendocousto, couro te desapendacoustaras ? Ièu me desapendacoustarei quan pendocousto se desapen-

6.

dacoustarà. Mlle Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Uno poumo pantocoustenco

7.

coustencous;

— coussi

ame

sous quatre panto-

la desenpatocoustencariès-vous

?

M. Melchior Barthès, Saint-Pons.

Uno pero pendecoustenco, ande sous

8.

me

coussi bous

la

metrependocoustencariots-bous Mlle Marguerite Lambert,

Un

9.

très pendecoustous

Belesta (Ariège).

madamo

plen plat de poums(l) coupas,

depoums coupas, madamo; coupas, madamo; quatre... etc.

plats

;

dous plens

très plens plats de

M. A. Arnavielle,

Un

plein plat de

10.

pommes

coupées,

madame deux ;

Ai uno poumo guiraudenco, quau

;

?

la

poums Alais.

pleins plats, etc

mi vôu desengui-

raudencà? Al que

mi desenguiraudencarô dounarai

la

las cinq

cens

desenguiraudencadouiros. M.

11. Aviei

une

sello

;

le

pasteur Fesquet, Golognac (Gard).

cronto quatre pecouls èro

dère al cronto-quatre-pecoulhaire

;

;

la

man-

se l'aviei cronto-quatre-

pecoulhado, Tauriei milhou cronto-quatre-pecoulhado, lou cronto-quatre-pecoulhaire

que

la

que

cronto-quatre-peoou-

lhèt.

M.

12.

Uno

Qu'il faut

le

pasteur Fesquet, Golognac (Gard).

ouiro, dos ouiros, très ouiros, etc.

prononcer jusqu'à 12 sans respirer.

M me

(i)

Dans

la

Lozère et

le

Vivarais

la

J.

Lambert, Saint-Gilles (Gard).

poumo

se dit

poum

:

un poum.


— 13.

Il

faut compter des œufs depuis un jusqu'à neuf:

Un au

149

chiffre

neuf

la

iôu, dous iôu, très iôu, etc.,

personne

Nôu

presque toujours

dit

:

biôus (neuf bœufs).

M. James, Belvez (Aude).

14.

«

.

Piti,

«

plôu-t-eu?

Petit, pleut-il ? »

»

Plo, pai, plôu. » M. Chabaneau, Nontron

«

Oui, père,

«

pleut.

il

»

15. Ièu n'ei 'n petit pinpanierioulet, ièu n'ei nierioulet...

M1U 16. Aragnouniè

un petit pinpa-

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

!

Ièu te desaragnounarai,

Que tan desaragnounat M. Prunellier

!

— je

le

t'ai.

docteur Guibaud, Narbonne.

— moi qui

cueillerai tes prunelles,

si

souvent t'en

ai dépouillé.

anan à Limoux, tout en culhen de cardous (chardons), en mai courriô, en mai de cardous culho, en cour17. TV-ut en

rent culhen, cardous culho.

M.

D

le

r

Guibaud, Narbonne.

Aqui 'no counoulho pla encounoulhada, couro counoulharas ? 18.

— Sara desencounoulhado quan

la

M. Voilà

une

quenouille

la

desen*

desencounoulharai.

le

D

r

Guibaud, Narbonne.

bien enquenouillée,

quand

la

désenque-

nouillerez-vous?

— Elle sera désenquenouillée quand je la 19. Ei

désenquenouillerai.

uno fedo beludo, belado, Cournudo, ferrado,


,

— Qu'a

.

150

un agnèl

fait

belut, belat,

Cournut, ferrât,

Coumo

la fedo,

beludo, belado,

Cournudo, ferrado, Que Ta fait.

M 1U Anave

20.

Amélie Mir, Garcassonne

à la messo,

Coudesso de pico poutesso.

Troubère uno lèbre, Coudègre de pico poutégro.

La pourtère

à

ma

maire,

Coudaire de pico poutaire

«

Qu'en venguen de

la

messo,

Coudesso de pico poutesso.

Quiècho

sié la lèbre

!

»

Coudègre depicopoutègre.

Anère à

la

messo

Coudesso de pico poutesso.

En venguen de

la

messo

,

Coudesso de pico poutesso

c

Eh

be,

ma

maire,

Coudairo de pico poutaire Quiècho es la lèbre ? » Coudègre de pico poutègre. « Es que lou cat

Coudât de picopoutat. mountat su la taulo, Coudaulo de pico poutàulo Et t'o près la lèbre » . Coudègre de pico poutègre.

En coulèro coum'un

virou,

Coudou de pico poutou. Bourère ma maire ;

Coudaire de pico poutaire.

Lou sanc rajavo à sous

talous.

Coudous de pico poutous M.

le

pasteur Fesquet, Golognac (Gard).


-

151

-

— je trouvai un lièvre, — je portai à ma — mère « — Qu'en revenant de la messe — lièvre soit cuit! J'allai à la messe — en revenant: — Hé bien ma mère, — — « C'est que chat — est monté sur la table, vre cuit? — et pris — En colère comme un (tourbillon?), — je — sang coulait à ses talons. frappai ma mère En

allant à la messe,

le

»

le

:

«

:

est-il t'a

»

le

le lièvre.

»

le

;

21.

le liè-

!

Un uganau

se

desuganaudiguet per ne desuganaudi'n

autre.

M.

Un huguenot

Clair Gleizes, Azillanet (Hérault).

se convertit pour en convertir

Mount

22. Sus la costo de

un autre.

auti i'aviô très

voulion desigounaudi; se desigounaudiguèrou

igounaus que se ;

quan fouguèrou

desigounaudits, se troubèrou caoulics. Le F. Miquel, Rabastens (Tarn).

23. Papié blu, blu papié

;

papié blu, blu papié... M. Melchior Barthès, Saint-Pons.

24.0uro, oureto, casea, cascariueto. Mlle Marie Lambert, Belesta (Ariège).

25.

Un coudounmadamo;dous coudoun,madamo;

doun, madamo,

etc.,

Mme J. Il

très cou-

Lambert, Saint-Gilles (Gard).

faut le dire douze fois très vite sans prendre respiration.

26.

Tap tara tapara

pas, tap pas taratapara.

M. Auzières, Saint-Laurent-d'Aigouze (Gard).

Bouchon

11

taré ne bouchera pas,

faut dire très vite

27. Capèl paga,

bouchon non taré bouchera.

:

paga capèl

;

capèl paga, paga capèl...

M. A. Arnavielle,

Alais.


152

Quiou cousu, madamo

28.

qulou cousu, madamo, etc.

;

à dire 12 fois sans respirer.

Mme

J.

Lambert, Saint-Gilles (Gard).

29.

ÉP^^

i=U pas nôu

Que di-gues

:

E

-

a

nen nous cou

-

a

chà, e

Que digues pas nôu

Ç

y-

fes

sans

^ Nôu

fes,

gPXpff^l^ nà

W

- le-

#=F=

nen nous cou

-

a

-

chà.

fes,

Nôu fes sans alenà E anen nous coucha. ;

(9 fois)

H. Bouquet, Montpellier. [Je gage] que tu ne diras pas neuf fois,

Et allons nous coucher (0

30.

On

dit

à quelqu'un

Comto L'interloqué dit

Un

lou

neuf

sans respirer

fois

fois).

:

mot ouioun jusqu'à cinq:

:

ouioun, dous ouioun, très ouioun, quatre ouioun, cinq...

L'attrape est là.

De même pour

oueto, et pour tous les mots que la gaminerie peut

trouver.

31

Un

ouiou, dous ouious, très

ouious, quatre ouious,

cinqouious.

M. James, Belvez (Aude). Les garçons font dire cette attrape aux jeunes

32.

Me

siei

miralhat et

me

Mangerou

:

remirarai mai. M.

33.

filles

L.

Roumieux, Nimes.

tout lou pan

Qu'aguerou sur

la taula. Montpellier.


VII

DICTONS FACÉTIEUX

SUR DES NOMS DE BAPTÊME

11


VII

DICTONS FACÉTIEUX SUR DES NOMS DE BAPTÊME

I.

— JÔUSÈ Jôusè,

Pico dôu pèd,

La

sabato

Quièu de pato, Li soulié de marrouquin Doubla de peu de lapin. Glin ! Glin l Glin

!

— Joseph, — frappe du pied, — la savate — éculée, — les souliers de maroquin — doublés de peau de lapin. — Glin Joseph.

(ter).

On

dit

aux environs de Saluées

:

Giuseppe,

La cagna ne fa sette Unbianc, un rous,

Un Joseph, joli

la chienne

coume vous.

joli

en a

;

fait

sept:

— un

blanc, un roux,

un

comme vous. M. Fréd. Mistral, Maillane (Bouehes-du- Rhône). II

Jôusè,

Pico dôu pèd, Pico de

Eme un Eme un

la

sabato

floc

de pato,

floc

de marrouquin

;

Jôusè es un couquin:

M mo

Gilbert, Avignon.


-

156

— frappe du pied, — frappe de la savate — avec un morchiffon, — avec un morceau de maroquin; — Joseph est un

Joseph ceau de coquin.

— Pierre

III.

Pèire l'oupignastre,

Qu'a mes sa femo à

l'aste,

Sis enfants

A

la sartan,

Pèire lou groumand Pierre.

— Pierre

l'opiniâtre,

ses enfants à la poêle,

!

— qui a mis

sa

femme à

la broche,

Pierre le gourmand!

M. Fréd. Mistral, Maillane (Bouches -du-Rhône). IV.

— DOUMENICO

Doumenico Gros-artèu Toujour pago, toujour dèu. M. A. Arnavielle, Dominique.

Dominique gros-orteil

— toujours

Alais.

paye et toujours

est endetté,

V.

— Jan.

=e± facz^i=: 4==|g==p z= h=fz^i i=tt=t=q? it=P

13:

Jan! Vai t'en

Jan

à

las

cra-bos; Jan! Las cra-bos s'en van. \

!

Vai- t'en à las crabos;

(

>

Jan

i

!

Las crabos s'en van. M. Jean.

,.

ois

le

/

docteur Guibaud, Narbonne.

— Jean — va-t'en [garder] les chèvres — Jean — les chè!

!

;

vres s'en vont.

VI

Quan le paure Jan venguet de l'aurado, De tant qu'abio talent, la fam l'escanabo

;


~

157

Se manjecun porc tout en carbounado, Se manjec un biôu tout en gresilhado.

Mu« Quand

le

appétit, [que] la faim l'étranglait, il

Marie Lambbrt, Belesta (Ariège).

pauvre Jean revint du labourage,

mangea un bœuf

sur

il

avait un

mangea un porc en

il

si

grand

sauce,

le gril.

VII.

— Gaspard Gaspard

A

manja

lou lard.

— Ounte Ta près — Din lou placard. — Hou lou galavard ?

!

!

M. Louis Roumieux, Nimes.

Dans

le

Gaspard placard. Oh!

Gaspard.

— a mangé

— Où

l'a-t-il

pris?

le goinfre.

— Maurissou

VIII.

Tu

le lard.

Grand Maurissou, uno auco;

n'as panât

Porto-me-lo E bei ne querre uno autro.

M Grand et

[petit]

Maurice

— tu

lla

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

as volé une oie

;

apporte-la-moi

va en prendre une autre.

Se

dit contre

quelqu'un que l'on suppose avoir volé.

IX.

— Batisto Batisto

En cagant perdeguè Baptiste.

Aux

— Baptiste — en

environs de Saluées on

la visto.

ch... perdit la

dit

:

Batista Fila d'arista, L'arista eschanca,

vue.


-

158

Batista es sus la banca,

La banca roump, Batista es su Testrount

;

L'estrount s'eslarga, Batista es sus la brasa

La brasa

;

tuba,

Batista es un galup,

Un galupoun E 'sta vuech ans :

en presoun.

— Baptiste — chanvre casse, — du chanvre, — banc — banc se rompt, — Baptiste es sur Baptiste est sur — — Baptiste est sur la braise — la braise fume, — Baptiste est un galopin, — un galopin — est resté huit ans Baptiste.

l'étr.

.

.

le

filait

le

;

le

l'étr.

t

s'élargit,

.

. ;

;

il

:

en prison.

M. Fréd. Mistral, Maillane (Bouches-du -Rhône).

X.

Bertran

Bertran aviè 'no cabro, La méno per lou champ

;

un cop de bano,

lé fico

lé fai pissa lou sanc.

Repeto, Bertran

(bis).

M. Ardouin, Nimes. Bertrand avait une chèvre, lui

donne un coup de corne,

trand

il

la

mène dans

et fait couler

Catarino

Catarino

Tasto Tiôu à la galino. Catherine

Aux

— touche l'œuf à

la poule.

environs de Saluées on dit

:

Catarina Tira un pet à la farina,

La farina eschiopa, Lo mouli se dérocha,

champs

son sang.

(bis).

XL

les

;

elle

— Saute, Ber-


159

Catarina es dessout

Eme Catherine. éclate,

le

suo col rout.

— Catherine —

moulin s'effondre,

un pet à

fait

la

farine,

la farine

— Catherine est dessous — avec son cou

rompu.

M. Fréd. Mistral, Maillane(Bouches-du-Rhône ). /

^ XII.

S

y=

Ma

Mario, Lalio

:£=p - ri - o,

PC

La

o,

&

*

blat:

i£=ï£ Le sè-goun, Le

P=

V

Las

au

a.

Lalio

Las aucos

-

cos

al

t=* i£=$ ï=$

li-goun, Le mè-toun

Mario

±fc

sac.

al

!

!

al blat

:

Le sègoun, Le ligoun, Le mètoun al sac.

M lu Marie Lambert, Belesta (Àriôge). Marie, Eulalie. de] blé

:

ment dans

elles le

— Marie — Eulalie — les oies [sontj !

!

moissonnent,

[en gerbes],

le lient

au [champ

le sac.

XIII.

Marianno

Marianno Coudanno, La maire das catous,

Monto sus latéulado,

Ne trobo vint e dous Vo dejout lou pairôu, Ne trobo vint e nôu

;

;

Passo jout I

M.

la grasilho,

trobo sa familho. le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

l'enfer-


— M

arianne.

chats

sous

le

— y trouve

— —

le toit,

elle

la mère des petits Coudanne (?), elle en trouve vingt-deux elle va

Marianne

monte sur

chaudron,

160

;

— elle passe sous

en trouve vingt-neuf;

le gril,

sa famille.

XIV Mariano coutanno, La mairo deis auzels, S'enbolo sus la taulo, S'en trigo

M M. C,

la

Ue

le

pus bel.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— s'envole

mère des oiseaux,

sur la table,

— et

choisit le plus gros.

DIVERS

XV En voyant passer un

prêtre

:

Moussu

lou Curât,

Vostra cata a catounat, N'a fach un, n'a fach dous, N'i a un nègre couma vous. M. Bouquet, Montpellier. Monsieur en a

fait

le

un,

Curé, elle

— votre chatte a

en a

fait

deux,

fait il

des petits chats

;

elle

y en a un noir comme

vous.

XVI Lou capel tras Taurelho, La mestresso al coustat, La boutelho per bèure :

« «

M.

le

A

vostro santat,

Moussu

lou Curât

!... »

pasteur Liebich, Saint- André-de-Lancize (Lozère).

:

la maîtresse au côté, Le chapeau sur l'oreille, Monsieur le Curé « A votre santé, pour boire

!

»

la bouteille


XVII.

-

161

Las

Fii

Quan Las

filhos

— hos dk CussàC

plôu,

de Cussac

Se (iestupoun lou tioul Per s'aniagà lou cap. M.

le

docteur Guibaud, Narbonne.

les filles de Cuxac Qaand il pleut, Les Filles de Cuxac. se découvrent le c... pour se couvrir la tête. par dessus la tête, C'est-à-dire qu'elles relèvent leur jupon

comme

il

est raconté de Virginie

et

de Paul, dans

le

touchant récit

de Bernardin de Saint-Pierre.

De

cette habitude, assez

doc, l'ironie

montagnarde a

générale dans nos villages de Languefait

XVIII.

^=2=

une satire.

L'Amoulaire


— Le Rémouleur.

de cordonnier;

162

— Le rémouleur — —

l'alêne

ne sait pas faire

met en peine,

le

le

métier

le ligneul

lui fait peur.

XIX Les habitants du Comtat parodient ainsi

la prononciation des

gens

de Tarascon.

Turututù! Turutulê! S'i

Uno que

perdu dos

siblo,

Li que

clê

:

Tautro que siblo pê auran trouvé

;

lis

Vendran ver moussu lou curé Saran recoumpensê.

;

Turututu! Turututê!

M me T. T. (appel de trompette simulé).

une

(forée) qui siffle, l'autre qui

trouvées

pensés.

— iront

— T.

(les

ne

siffle

rapporter) chez

M.

On

Gilbert, Avignon.

a perdu deux clefs

pas — ceux Curé; — ;

le

ils

:

qui les auront

seront récom-

T.

XX Contre une femme coquette

:

Es vestido en modo de reinar

Val mai

la

pel que

M.

C. Gleizes, Azillanet (Hérault).

Elle est vêtue à la façon des renards chair.

:

la car.

:

— la

peau vaut plus que

la


VIII

INCANTATIONS ENFANTINES


VIII

INCANTATIONS ENFANTINES

Les enfants vivant en plein fois leurs

air,

jeux pour adresser

dans

les

au

soit

champs, interrompent parà la lune, aux nuages,

soleil,

ou bien aux animaux, aux oiseaux, etc., des incantations rythmées sur les deux notes traditionnelles dont ils font un si fréquent usage. Ces sortes de conjurations, de prières païennes sont destinées à faire briller

le soleil

momentanément caché par

les

nuages, à faire

lever la lune. Ils ont aussi des formules spéciales pour pronostiquer

temps d'après

le

le

chant du coq,

le vol

des oiseaux ou des insectes

d'autres pour détacher l'écorce d'une branche de saule, dont

un

sifflet, etc.,

ils

;

font

etc.

Ces petites compositions populaires se retrouvent identiques dans tout le Midi et forment l'un

des chapitres les plus curieux de cette

collection.

I.

Le

soleil,

c'est le

Midi

LE SOLEIL

car

,

il

est

non seulement

l'existence, la

lumière, mais encore ce que le méridional affectionne par dessus tout.

Un

trait,

rappelé par Arago à propos de l'éclipsé totale de 1842,

peint entièrement cette admiration des natures méridionales pour le soleil

:

«

Un

petit enfant de Sieyés, petit pâtre,

voyant

la lumière dis-

paraître et l'ombre se répandre, sinistre, se mit à pleurer; mais, lors-

que

les

rayons reparurent,

il

aux yeux et

se leva, la joie

Obèu

tendant ses mains vers l'astre resplendissant « :

soulel

s'écria, !

en

» {Journal

des Beaux-Arts, 9 juillet 1842.)

m

1

.

LOU SOURELHÉ

V—sj

yr-ySou-rel

- hé,

le -

vo

-

Per

ti

y

pau-res en

v

~

- fan-


— I£2_

166

—1^=UE

5

-U—U Que

cul

-

de

Lou

sou-rel

s'a -

£ ? -

rel

s'es -

P=?

^=p:

ten;

?

*=

de rou-ma

Lou sou

- rin,

-

bais-so;

rel

es

per

ca

Un

cul-

S

bs hé

;

!t=tt

d'ar-gen, Lou sou

cul - hé

fré

V=$=#=U grais-so,

HMM/

Un

g

Que mo-ron de

pa-lho,

la

4£=p

pc

Un

souri sus

T»=p=li

-

min

Sourelhé, lèvo-te

Per ti paures enfanté Que soun sus la palho,

Que moron de

Un

Un

sourel s'abaisso

culhé d'argent

Lou

— Petit

— qui sont sur la lerée de graisse, — enfants

:

Un

Une

cuiller d'étain,

Autre

(2)

cuillerée de

Variante:

Autre

:

riz,

Un

— pour

tes

pauvres petits

— qui meurent de froid; — une s'abaisse — une d'argent, —

cuil-

;

cuiller

,

soleil est

par les champs.

culhé de ris

Lou sourel

Une

Lambert, Saint-Gilles (Gard).

sourel es per lou champ.

— le

Un

:

(2),

paille,

culhè d'estam

Lou

J.

soleil, lève-toi

le soleil

Variante

;

sourel es per camin.

M me

(1)

;

(1),

sourel s'esten

culhé de roumarin

Lou Le petit Soleil.

;

culhé de graisso,

Lou

Un

fré

s'espandis.

le soleil s'étend.

culhè de sahin (saindoux),

Lou

sourel se leva,

S'espandis per terra. (Montpellier).

le


soleil s'étend

;

-

167

— une cuiller de romarin, —

par les che-

le soleil est

mins.

Les enfants sont en rond, accroupis, les mains jointes devant les genoux ils font la ronde ainsi, ou bien se poursuivent sans changer ;

de posture, ce qui amène de nombreuses culbutes et de joyeux éclats

de

rire.

Rajo, rajo, sourelhou,

2.

Te dounarei

Si bei nou, le

Demà

miu brespalhou,

le

dema Taure,

passât te l'embouiarè

;

le gous de sant Marti T'embouiarè pa e bi.

Per

M He Rayonne, rayonne, si

petit soleil,

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

je te donnerai

mon

goûter

— après-demain je te l'enverrai — — je t'enverrai [du] pain et [du] vin.

ce n'est aujourd'hui ni demain,

par

le chien

de saint Martin

1 ,

Soulel

3.

;

;

soulelhaire,

Douno-nous Tesclaire,

A iéu,

à

moun

paire,

Amai

al paure pastourel Qu'a pas ni capo ni mantel Abiô qu'un capel de palho

Qu'a perdut à

La

la batalho

;

;

batalho es morto

Darniè

'n

E moun Darniè

ped de porto,

paire es biu

'n

ped d'ouliu. M. Achille Mir, Escales (Aude).

Soleil soleillant,

— il

et aussi

la bataille est

1

chapeau de

morte

— à moi,

donne-nous la lumière,

au pauvre pastoureau

n'avait qu'un

est vivant

— qui n'a —

paille,

— derrière un

— derrière un

olivier.

Allusion à l'arc- wi-ciel.

il

ni

l'a

à

mon

père,

cape ni manteau

perdu à la bataille

seuil de porte,

et

mon

;

;

— —

père


— 4.

168

Rajo, rajo tras lou piech,

Prègo Dieu que

Mas

E

siè lèu niech,

cabretos sou sadoulos

de troun e de broun.

Broun

es mort,

Amai soun porc

Ma galino

moun

becat

;

becarèlo escudèlo,

L'escudeleto d'argèn,

Ma soupeto Moun Vei

En

de froumen,

culhè de costo baisso.

la rajo

coumo

baisso

!

tau pais eau anà,

Per veire lous cats voulà, Lous pijouns caufà lou four, Las agassos, lous agassous, Lous agassous, lous fougassous. D'un biôu aviei la testo,

E

voulièu ni fa la festo

Lou

;

cousiniè que cousinavo

Touquet

Ount

al pairôu,

èro la testo de biôu

:

Acabèt tout. M.

le

pasteur Fesquet, Golognac (Gard).

— prie Dieu bien— — mes petites chèvres sont rassasiées à force de broutôt — Broun est mort, — ainsi que son porc — ma poule au bec pointu — a becqueté mon écuelle, — ma petite écuelle d'argent, — de bois. — Vois où y a ma soupe de froment, — ma faut dans un pays — pour lumière baisse — comme — — pigeons chauffer four, pies voir chats voler, — de les fouaces. — J'avais leurs cuisinier qui faisait d'un bœuf, — je voulais m'en régaler,— — — — la du bœuf: tout fut chaudron, où heurta cuire Rayonne, rayonne derrière

la colline,

qu'il

soit

nuit,

ter.

;

cuiller

il

la

!

aller

les

les

petits,

Il

les petits

était

et

la

le

le

les

la pie, [faire]

tête

perdu.

tel

le

tête

la


169

II.

Laluno

1.

LA NUIT, LA LUNE sort de darrè le soulelh.

— Qu'es pairi? — Le roumani. — Qu'es lamairino? — La trauco toupino. le

M La lune

sort

romarin. —

de derrière

lle

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

le soleil.

Qui est la marraine ? —

Qui est

le

parrain?

Le

Le pot cassé.

Béni, béni, nèit,

2.

Qu'aniren

al lèit.

M. A. Mir, Escales (Aude). Viens, viens

;

nuit,

— nous irons au

lit.

Béni, béni, jour,

3.

Que faren l'amour. M. A. Mir, Escales (Aude). Viens, viens

4.

;

jour,

— nous ferons l'amour.

Pico campano, abantso sourelh, Fei-te lèu nèit que nous alren.

M lu Sonne, cloche, avance soleil

Marie Lambert, Belesta (Ariège). ;

qu'il fasse bientôt nuit,

nous partions.

5.

Cau anà'sarrà, Las vaquetas an prou rnanjat

De sagneta ou de prat. La pouleta becarèla

A

becat nostra escudèla,

Nostra escudeleta d'argent,

La soupa de froument, Lou culheirou de baissa. 12

pour que


170

Lou sourel s'abaissa, Lou diable s'estrangola, La ferma alai trigola. M. H. Bouquet, Montpellier. 11

faut

mangé

aller

enfermer

— d'herbes

le

d'étang ou des prés

a becqueté notre écuelle,

soupe de froment,

bétail,

les

— notre petite

— la petite cuiller de

le diable s'étrangle,

la

femme

bois.

becque

écuelle d'argent,

— Le

soleil

descend,

la

là-bas s'impatiente.

Cau anàsarrà. Lou soupà es quioch La vielha es morta

6.

petites vaches ont assez

— La petite poule qui

;

Darrier la porta.

La

cervèla es au toupi

Per lou dejunà dau chi; Las tournas à la faissèla Per lou dejunà de la lachèira; La car es au jarlier Per lou dejunà dau vaquier. M. H. Bouquht, Montpellier. Il

— souper est — La cervelle est

faut aller enfermer le bétail,

est

morte

pour

— le

l'égouttoir

derrière la porte.

déjeuner du chien.

— pour

la jarre — pour

7.

le

le

le

Les fromages

déjeuner de la laitière.

cuit;

— la

dans

la

frais

sont dans

La viande

est dans

déjeuner du vacher.

La luno noubèlo Mounto sus Tescabèlo,

E de pa e de bi, Un plen toupi de Lou Lou

fabos.

toupi se crèbo, garel lou lèbo.

A, bai-lo lebà, I,

vieille

marmite

tourno-lo-i;

Se Ta de merdo, juco-lo-i. M. Ph. Miquel (Rabastens-sur-Tarn).


— La lune nouvelle

— un plein A, va le

I,

monte sur l'escabeau.

— le pot se retourne-le, —

pot de fèves

lever, —

171

;

y a de

s'il

crève

Du

le lève.

la m..., suce-la.

Pronostics tirés de la forme du croissant de la lune 8.

pain et du vin,

boiteux

le

:

Luno penden, Terro fenden

;

Luno chabrolo, Terro molo. M. Chabaneau, Nontron.

Lune (aux cornes) pendantes, de chèvre (dressées),

terre fendue

;

— lune aux

cornes

— terre molle. 9.

Luno virado Terro bagnado.

M. Bonnet,

Lune renversée,

Un

dit

Menjo, Cazouls-les-Béziers (Hérault).

terre mouillée.

proverbe très connu dans cette région

En lunoperdudo

se

la lune est absente,

10.

:

semeno pas (le

Quand

dit

res.

même).

on ne doit rien semer.

Corno pendento, Terro fendento Corno quilhado, Terro bagnado; Un round à la luno, Vent ou brumo. ;

M. Rigal, Agen. Cornes mouillée

— terre fendue — cornes dressées, — un rond à la lune (halo), — vent ou brume.

pendantes, ;

11.

;

terre

Quan la luno fa auriolo, La terro es lèu molo. M. G. Gleizes, Azillanet (Hérault).

Quand

la lune

fait

(mouillée par la pluie).

auréole (halo),

— la

terre est bientôt molle


172

III.

LES NUA3ES, LA PLUIE, LE VENT Rougeirola dai sère Bel tems espéra;

1.

La

dai mati,

Ploja ou vent per cami.

M

mo

Dussol, Saint- André-de-Sangonis (Hérault].

La lueur rouge du matin,

— pluie

Variante

soir

fait

espérer le beau temps

;

— celle du

ou vent en chemin.

:

Aubo

roujo,

Vent ou

ploujo.

M. Riqal, Agen.

Aube rouge

— vent ou pluie.

Variante de la Lozère

:

Rougioguo

del vespre

Souguelho soun mestre, Rougioguo del mati

Mouolho soun

vesi.

M. Gonort, Saint-Frézal-d'Albuges.

La

lueur rouge du soir

ensoleille son maître,

— celle du

matin

— mouille son voisin. 2.

Se

fai tard, ornai vai plôure,

Lou coucut

se bagnarô.

— Si se bagno, que se bagne, Quauque jour M. Il

lera.

se fait tard,

S'il

a'essuiera.

le docteur

sûrement

se mouille,

s'eissuejarô.

il

Chaussinand, Goux (Ardèche).

va pleuvoir,

qu'il se mouille,

le

coucou se mouil-

dans quelques jours

il


173

3.

—J—

b£-«

i~\


174

Lou bon Dieu Tescouto Darriès uno souco.

— La poule fera l'œuf — La terre se mouille, — Le coucou — les pâtres n'auront plus l'herbe — Dieu l'écoute — bon grange (femelle) chante — derrière Il

pleut

il

!

pleut

!

!

froid.

croît,

la

derrière

le

;

un pied de vigne. Saillans (Drôme).

M. Maurice Faure, Se chante pendant

les pluies

du prin-

qui ont lieu à l'approche

temps.

Plôu! plôu!

6.

La

galino de Pouzôu fach un iôu

Din lou peirôu. Porto palho, porto fé, La galino vôu pas pus

M

ré.

Sophie Argubl, Salles-Curan (Aveyron).

pleut — la poule de Pouzol — a — — apporte du Apporte de la chaudron.

Il

le

Ue

pleut

il

!

fait

!

paille,

ne vaut plus

un œuf

foin,

Plôu

La

!

plôu

galino farà l'iôu fé

;

M. Melchior Barthès, Saint-Pons

foin

;

poule

!

Sus de palho, sus de La galino bal pos ré.

pleut

— dans

la

rien.

7.

Il

{bis),

— la

la poule

poule fera l'œuf

— sur de la paille

(Hérault).

ou sur du

ne vaut rien. 8.

Plôu! plôu!

La galino de Bagnôu Monto sus la roco, Fai un

fais

de broco

;

Monto sus lou banc, Fai un iôu tout blanc. M. Louis Roumieux, Beaucaire (Gard). Il

fait

— La poule de Bagnols — monte sur la roche, monte sur banc, — un œuf un fagot de menu bois — pleut

!

tout blanc.

il

pleut

!

;

elle

le

fait


175

Plôu! plôu,

9.

Rabagnôu!

La galino coco Monto sus la roco Sus

;

la roco,

Sus un banc, Fai un iôu tout blanc.

M me Il

pleut!

il

— monte sur

Gilbert, Avignon.

— Rabagnôu! — la poule pondeuse (couveuse?) roche — sur la roche, — sur un banc, — un œuf

pleut, la

fait

;

tout blanc.

Plàu, plàu,

10.

Sus

vigno de Labàu

la

;

Plàu pas sus la nostro,

Que d'argent nous

costo

!

Le Frère Miquel, Rabastens-sur-Tarn. Il

pleut {bis)

nôtre,

— sur

la vigne de

Lavaur

— que d'argent cela nous coûte Plàu

11.

!

!

;

il

ne pleut pas sur la

(cela nous fait perdre).

plàu

!

Fangos à Cailhau.

Le

ritou de Carcassouno

Lai souno,

Le

ritou de Palaja

Lai

fa.

M. James, Belvez (Aude). Il

pleut!

il

pleut!

de Carcassonne

[il

y aura de

l'appelle,

12.

Plôu

!

le

la]

boue à Cailhau

curé de Palaja

(1)

plôu e sourèio

Per lou pont de Marselho Se Marselho vouiè, Tout lou mounde couririé Se poudien pas courre,

(1)

Villages

du département de l'Aude.

!

;

(1).

— la

Le curé

fait.


176

dau mourre Se poudien pas marcha, Fouiarien dau nas.

13. Fouiarien

;

M. Maurice Faure, Saint-Benoît (Drôme). Il

pleut

il

!

pleut et

Marseille voulait,

courir,

ils

— tout

Quand

Lou

monde

le

sur le pont de Marseille courrait

;

ils (la)

;

s 'ils

si

ne pout

:

soulel de Mountalba, que fa susà las peiros.

soleil

de Montauban, qui

Lou

14.

(Hérault).

suer les pierres.

fait

sourel de Mountalba

Fai susà las peiros {par.

:

lous bartasses)

M. Gleizes, Azillanet

Le

!

M. Melchior Barthès, Saint-Pons Le

!

ne pouvaient pas

s'ils

fouilleraient de leur nez

pleut et fait soleil on dit

il

museau

fouilleraient (la terre) de leur

vaient pas marcher,

13.

soleille

il

soleil

de Montauban

sons. (C'est-à-dire

:

il

fait

(Hérault).

suer les pierres. Var.

pleut et fait soleil en

même

:

les buis-

temps.)

15.

ÏS *

Ç3=Ç

[3E& ii

pleut,

so

fait

il

m=Ff=mj=% dia -

ble

3^# ton.

bat

fem

sa

-

Le

leil,

C-i ' C A grands coups

me

r

g.

de

bâ-

=fc

EEË

7Vi

11

ve

Na

pleut,

il

-

Le

A

-

po

-

on!

fait soleil,

diabhe bat sa

femme

grands coups de bâton. Vive Napoléon

!

(Très populaire à Montpellier).


177

Lou soulei Lou boun

16.

mai ca plôu te soun filhôu.

raio I)î

CL

|I.

Le

soleil luit et

pleut,

il

bon Dieu

le

Ciiabaneau, Nontron.

tient

son

filleul.

Dans ce dicton populaire on retrouve l'esprit gaulois de nos pères pendant que le bon Dieu fait briller le soleil, son filleul ne

:

pas pour faire pleuvoir. 17. Allegretto

a &

Que

-7

£ 7

7

pc

j-

ne

plo - gue, que

Que

- je,

S

I glans,

li

fi

ifc

±fc -

ho pou

-

do soun pas sens

-

li

-

be

5S

fcfc

tt

tom

v:

ga

d'à-

t - lans.

Que plogue, que nèje, Que tombe d'aglans, Li fiho poulido

Se maridaran.

M me Qu'il pleuve, qu'il neige, jolies —

qu'il

J.

Lambert, Saint-Gilles (Gard).

pleuve des glands,

les filles

se marieront.

Variante

:

Que plogue, que nège, que tombe d'aglans!

18.

Las

filhos poulidos

soun pas sens galans. M. Maurice Faurb,

Qu'il jolies

pleuve, qu'il neige, qu'il

tombe des glands

!

Alais.

Les

filles

ne sont pas sans amoureux.

19.

G^=g

I3|Eé

Al

I

-

le -

lu

-

la

-

dos

se

^FRE^Ffey P

^

ia !

fcp ±

ZZ tiéu

*=*

zz

ba

Moun

-

gna

pai

-

a -

re,

plôu, Las

=t

rezrzzct

rôu. Se

se

ba~


^m gnou,

178

wm^

-f^i

-G-

f se-ca

se

-

rou.

Al

-

le

lu

ta.

Alléluia ! «

Moun

paire, plôu,

Las tiéulados se bagnarôu.

— Se se bagnou, se secarôu

».

Alléluia!

M mB Alléluia -

S'ils se

!

<t

Mon

mouillent,

ils

père,

pleut,

il

se sécheront ».

— les — Alléluia

se mouilleront.

toits

!

S

&

1

£ tomb'

Il

de

V l'eau,

±=Z

de

l'eau,

7=

mouil

tomb' de l'eau, Qui

- le

1

mouil -le

11

tomb' de

Il

tomb' de l'eau,

comme

il

l'eau,

faut.

l'eau, (bis)

Qui mouill' Qui mouille

tomb de

Il

;

;

(ter)

comme

(bis) il

Qui

£

Pi

mouill', qui mouill', qui

20.

tomb'

il

m

1

Je an je an, Millau.

faut. Montpellier.

il


-

IV.

La

1.

179

L'ARC-EN-CIEL

ricliano de l'ensei

Meno La

Taigojasei

;

ricliano de l'enmati

Meno

l'aigo à pie

chami. M.

— mène l'eau

L'arc-en-ciel du soir

matin

mène

C.

Ghabaneau, Nontron.

se coucher

;

l'arc-en-ciel du

;

l'arc-en-ciel du

l'eau à plein chemin.

Variante du Périgord 2.

:

La recacano

del ser

Retiro pledzo cha elo

;

La recacano del mati Met la pledzo pel cami. L'ar-en-ciel du soir

matin —

met

— remise la pluie chez

la pluie

3.

elle

par les chemins.

L'arc en ciel del sèro

Lou

bel tems espèro

;

L'arc en ciel del mati

Tiro lou boue de pel cami. M. Rigal, Agen.

L'arc-en-ciel du soir

du matin

fait

retire le bouvier

espérer le beau temps

;

— l'arc-en-cie

du chemin.

Arcanciel dal vespre,

4.

Loupastre pot coucha ai campestre.

M me Dussol, Arc-en-ciel du soir

5.

,

Quan

le

Saint- André-de-Sangonis (Hérault).

pâtre peut aller coucher aux champs.

veiras l'arcanciel

Pastre,^rintra toun troupel.

Mm Quand

«

Dussol, Saint- André-de-Sangonis (Hérault).

tu verras l'arc-en-ciel,

— berger,

remise ton troupeau.


— 6.

Lou Que

saucle de sant Marti, lou vei lou vespre

Pot anà

Que

180

al

campestre

;

lou vei lou mati

Pot anà dourmi. M. Emile Robert, Gazouls-les-Béziers (Hérault).

celui qui le voit le Le cercle de saint Martin, peut aux champs celui qui le voit le matin ;

soir

peut aller

aller dormir.

Lou saucle de sant Marti,

7.

Vol mai lou vèire lou vespre que lou mati. (Le

Le

cercle de saint Martin

il

vaut mieux

même).

le voir

le soir

que

le

matin.

8.

Arcanciel de vespre

Bèu tems deu Arcanciel dau

Acoumplis soun

estre

ma

r

;

i

vesi.

M. Marsal, Montpellier.

Arc-en-ciel du soir satisfait

— beau temps amène; — arc-en-ciel du

son voisin.

matin


!

-

— LES

,V.

A

181

OISEAUX

l'on renverse sur le dos

un moineau que

:

Passerat de sant Marti,

1.

Se te lèbos pas cTaqui, Saras mort demà mati. M. Melchior Barthès, Saint-Pons Passereau de saint Martin,

si tu

ne

te lèves

pas de

là,

(Hérault).

— tu seras

mort demain matin.

2.

Lou Coucut

Lou prumiè

d'abriéu,

Sauprés se soui mort ou viéu. M.

— Au premier

Le Coucou.

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

avril,

— vous

saurez

si

je suis mort ou

vivant.

3. Si la

Coucut Coucut branco péto, soun 1

M Coucou

1

— Si la

(bis)

11

*

ficut.

Marie Lambert, Belesta (Ariege).

branche casse,

je

suis mort.

4.

Moderato

A!

ï

hup

f^ï

q:

ga

lo?

-

hup

A!

'nten

-dut Can-tà

i la

ci-

!

iï'a-vès pa'nten-dut Caii-tà

Fin

j-

cou

N'a-vès pa

l

w^

e^pPSjgp^pl

&i * lou

;=&=

m^mm,

-a-p-

-

m&H

eut ?

Lou cou-cut

es

j

f

w^

mort, Es mort

en

Es-


S —

182

D. C.

fc

*=**:

Ë=± pa

-

V:

*^t

§=pE^^

£

becEm-b'u -no

gno, l'an ta-pat lou

A

hup

!

-

cas

-

ta

gno.

!

N'avès pà'ntendut

Cantà

la cigalo ?

A!

hup l

N'avès pà'ntendut

Cantà lou coucut I

Lou coucut

es mort,

Es mort en Espagno, l'an tapât lou

bec

Emb' uno castagno.

A

I

hup

M A! hup

!

Le bec

hup !

— N'avez-vous pas

lu

! etc.

A. Hermet, Genolhac (Gard).

entendu

chanter la cigale ?

— N'avez-vous pas entendu — chanter coucou? coucou est mort, — est mort en Espagne, — on

A

!

le

-

lui

a clos le

avec une châtaigne.

Moderato

£

$5 Lou cou

-

es mort,

eut

ta -pat lou

Am-b'u

cùou

-

•:

V

i>

mort en

5

ft=fr é

i^il Fan

es

|V

-*-

]

<>

ii

Es-pa-gna,

fffît

na cas-ta-gna, Hup

l

ï^m^f^^-M-h^ N'as pas en

:d~

N'as

-

ten-dut

Gan

- ta

lou cou-cut?

~£^m pas

en

-

ten

-

dut

Gan

- ta

Hup

!

w

lou cou-cut?


.

— 1)

183

Lou coucut

— es mort,

Es mort en Espagna,

Tan tapât

lou

cùou

Amb'u.na castagna.

Hup ! N'as pas entendut

Cantà 2)

lou coucut ?

Lou coucut es mort, Es mort en Africa, Tan fach Tentarrà

Ambé 3)

de musica.

Lou coucut

es mort,

Es mort en Angleterra, Fan tapât lou clôt Amb' un pau de terra.

Hup! I\'as

pas entendut

Cantà lou coucut?

le c...

il est mort en Espagne, Le coucou est mort, on lui a bouché avec une châtaigne.— Hup! N'as-tu pas entendu chan-

ter le

coucou t

1

2.

Le coucou

enterrement 3.

est mort,

— —

— chanter

le

il

est

mort en Afrique,

on a

fait

son

avec de la musique.

Le coucou est mort, avec un peu de

sa fosse

il

est

terre,

mort en Angleterre,

— on a fermé

— Hup — N'as-tu !

pas entendu

coucou ?

M. Bouquet, Montpellier.

6.

Turo

La

— L'Auriol

Jan Lauriol maduro, roussignol.

luro,

figo

;

M Le Loriot. rossignol.

Turelure,

11 "

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Jean Loriot

;

la

figue

est

mûre,


y

184

Variante du Périgord :

Soun madurlei

7.

figue,

Lei devirorôi.

— je

Les figues sont mûres,

On

que

sait

les dévorerai.

le loriot est très friand

±t

mer

Quan lou

g cou

i

le

u_u

naus-sa

5 prat,

-

s'en bô au

:p=

Naus-sa

prat,

la

E

- ga,

^

*=?

*=£ t=£

fi:

fruit.

— Lou Merle

8.

sH

de ce

tt

cou

la

Quan

ga;

Quan lou

fe

=t*

Naus-sa

-

cou

la

-

ga,

mer - le

K

s'en

bô au

I

Bais -sa

lou

cap.

lou merle s'en bô au prat,

Naussa la couga (bis)

Quan

;

lou merle s'en bô au prat,

Naussa

la couga,

Baissa lou cap.

M Quand le

le

me

Dussol, Saint-André-de-Sangonis (Hérault).

merle s'en va au pré,

merle s'en va au pré,

il

il

hausse la queue

hausse la queue

{bis);

— et baisse la

— quand tête.

Très populaire dans toute la région des Cévennes. 9.

sa £^fe^

-0—0-

Quan lou mer-le vèn dau

Quan Lèvo

V^ prat, Lô-vo la

PS

tout

%

ï

qu-io,bais-so lou cap.

lou merle vèn dau prat, la quio,

baisso lou cap.

M. Gaston Lambert, Lacaune (Tarn).

Quand

le

merle vient du pré,

il

lève la queue et baisse la tête.


,

10.

185

Lou Chot

Moderato

m

rt* W^rfrt à=±=^^^^=^=^. Jan ca-go blan Cou-fes-so

S

3=3

mou - ni-nos Toum-bo

lai

;

del

fegSEffEëËp^^^^ cel,

Se co-po

Toum-bo

las es-qui-nos;

del

^^3

ï m pel;

Toum-bo

del

cel,

-

Se

lat,

co

Jan cago blan Coufesso lai mouninos

Toumbo

del cel,

Se copo

las esquinos

Toumbo

co

-

po lou ca-

ii^ipa

:*

téu

Se

-

po

le

cous

- tat.

;

;

del cel,

Se copo lou capel

;

Toumbo

del téulat,

Se copo

le coustat.

Mlle Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— Jean ch... blanc (1) — confesse guenons — — se casse l'échiné; — tombe du — se casse — se casse côtes. chapeau) — tombe du

Le Hibou. tombe du ciel, tête

(litt. le

les

;

ciel,

Variante de Narbonne

11.

la

les

toit,

;

il

:

Jan Pierre Jan Coufesso las mouninos

Toumbo

dal

Se coupo

Toumbo

las

esquinos

;

dal cel,

Se coupo lou capel

Toumbo

;

banc

;

dal taulat,

Se coupo lou coustat. M. (1)

Jean

ch...

le

docteur Guibaud, Narbonne.

blanc est le terme populaire pour désigner

le

hibou.

13


P

12.

2:

186

-

U— d— 2 Jan *S

ft

ni -

£ blan Coun-fes

ca - go

— —w p V-

1=?.

Se

cèu,

;

(i)

^=±-K qui

Quau vôu de

no.

co

po

-

mou-

li

m

es-

lis

*

EÈE$EE£ -

so

*=4

V

no Toum-bo dôu

-

==E

%= sanc Qu'a-pa

-

re

la

sar(1)

fc=b=g Quau ne vôu

tan!

b— i

V

»

jin

Que

^

*

co - pe

Jan cago blan (3) Counfesso li mounino Toumbo dôu cèu, Se copo lis esquino. Quau vôu de sanc Qu'apare la sartan Quau n'a pa proun Qu'apare un cournudoun

lou tou

-

pin.

;

!

Quau

!

n'a de resto

L'escampo à

la fenestro

!

Quau n'aura tro Que nègue sis esclô Quau ne vôu jin Que cope lou toupin! !

M me Jeanch... blanc

— confesse

guenons

les

;

Gilbert, Avignon.

— tombe du

— Qui veut du sang, — apporte un qui n'en a pas assez, — — par la fenêtre — qui en a de qu'il

brise les reins.

reste,

sabots (1)

que

!

le jette

qu'il casse le

trop,

pot

!

— qui

!

se

en a

qu'il noie ses

!

er ton (transposé) du plain-chant, ainsi Cette mélodie appartient au 1

la

précédente.

(2) Cette reprise est (3)

!

— qui n'en veut point, —

apporte la poêle

petit cuvier

qu'il

ciel,

Variante

:

répétée quatre fois.

Jean Peto-Jan.


y

13.

S Jan

mal.

dal.

Fa

-

£ ze

bra

ma

-

Vche

h fcip^

la vielho,

vo,

-

ft

-

pe

en

Jan

no,

-

Sou

se-

i vna

-

-

vo

Bi-

P^

no Dar

rié

-

h

1

V

lou

bu-

fc

-v— Ti

un sou

fico

-

flet.

l'oli

Béu Dejoust

-

joust la

-

£

^

gat Se pen

^l^ E

De

l'o - li

ZJr

^^

Lou

fei

fet,

Béu

li

V

Quan

i$

-

l'o

187

l'oli

la semai.

Quan Faze bramavo,

Sounavo Bidal.

Lou gat Se pencheno Darrié lou bufet,

E

la vielho,

Ti

fico

un

M.

le

en peno, souflet.

docteur Guibaud, Narbonne.

Jean de l'Huile (le hibou) Jean de l'Huile. Quand l'âne brayait, sous la comporte (1).

boit l'huile

appelait

il

-

Vidal.

Le chat se peigne lui donne une giffle.

derrière le buffet

14.

— et la

vieille,

en peine,-

— LOU COURBATAS

Courbatas

!

courbatas

!

Fai lou tour del moulinas,

(1)

Petite cuve en bois qui sert

vendante.

au transport des

raisins,

pendant

la


188

Troubaras un coutelas ti couparas lou nas. Que ta maire es morto Dejout uno porto,

E

Que toun

paire es mort

Dejout un embord. M.

le

pasteur Fesquet, Golognac (Gard).

Le Corbiîau. — Corbeau Corbeau — — tu trouveras un grand couteau — !

!

fais le tour

et tu te

ta mère est morte un buisson.

du grand moulin, Car le nez.

couperas

— sous une porte, — et ton père est mort — sous Courpatas!

15.

Vai-t'en à toun mas,

Que Que t'a

maire es morta,

ta

quitat

Dejout

la

un

floc

porta

de pan

;

Courris vite

Que

lou chi l'emporta.

M. H. Bouquet, Montpellier. Corbeau morte

;

!

— va-t'en

elle

cours vite,

t'a

— car ta mère est — sous la porte —

à ta maison des champs,

laissé

un morceau de pain

;

— car le chien l'emporte. 16. Courbatas, te vese

Rede coumo un pesé. M. A. Arnavielle, Alais.

Corbeau, je te vois

— raide comme un

pois.

17. Courbas, courbas, Reviro-te debes bas

Qu'as

le foc

M Corbeau, corbeau, à la queue.

11 *

à la cugo.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— retourne-toi vers

le bas,

— car

tu as le fou


189

18. Gorp, gorp, vai-t'en à la raar,

Que

ta maire a tirât la car de l'oulo.

M. Melchior Barthès, Saint-Pons Corbeau, corbeau, va-t'en à la mer, du pot.

19.

— car

ta

mère a

(Hérault). tiré la

viande

La Rato-penado

Rato-penado, vène eici, Te dounarai de pan bénit

;

Rato-penado, vai eilà,

Te dounarai de pan

rata.

M. L. Roumieux, Beaucaire (Gardj.

La Chauve-souris. du pain bénit;

— Chauve-souris,

viens

chauve-souris, va là-bas,

ici,

— je

te

donnerai

je te donnerai

du

pain de rat (rongé).

-

20. Rato-penado, vene lèu,

Te dounarai de pan nouvèu.

M m9 Chauve-souris, viens bientôt,

21

— je

te

donnerai du pain nouveau.

Rata-penada, veni

.

Gilbert, Avignon.

aici,

Te dounarai de froumage

coufit.

M. H. Bouquet, Montpellier. Chauve-souris, viens

ici,

— je

23.

te

donnerai du fromage

confit.

— LouGal

Cacaraca

!

— Vène de dinna. — Que as manjat — Un sestié de blat. — Ount Tas mes? — Din lou trau de ?

la paret.

M

1U

Marie Lambert, Belesta (Ariège)

Le Coq. — Cacaraca — Je viens de dîner. — Qu'as-tu mangé — Un setier de blé. — Où l'as-tu mis? — Dans trou de la muraille.

?

1

le


190

Cacaraca

23.

De Maurelhà

— Ount es toun paire — A prado. — E de que fa — Curbèlo de — An ount lou met — Al saquet.

?

la

?

blat.

?

M. Melchior Barthès, Saint-Pons Cacaraca de Maureïlhan Qu'y

fait-il ?

24

Il

crible

!

du

— Où

— A la prairie. — — Dans sac.

ton père?

est

— Où

blé.

(Hérault).

le

met- il?

le petit

Cacaraca I

.

— De que t'an fa — M'an rauba sac de — Ounte mes — Dinc un saquet. — Pico, pico, martelet. ?

'n

l'an

blad.

?

M. L. Roumieux, Nimes. Cacaraca

l'a-t-on

!

mis

Que ?

t'a-t-on fait ?

— Dans un

petit

— On m'a volé

un sac de

sac. — Frappe, frappe,

blé.

petit

mar-

teau.

Cacalacal

25.

— Moun paire mi bat. — De que fach ?

i'as

— Fai raubat un sac de blat. — Ounte Tas mes — Dins un trauquet. ?

— Pico, pico, martelet. M. Cacalaca ai

!

Mon

volé un sac de blé.

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

me bat. — Que lui as-tu fait? — Où l'as-tu mis? — Dans un petit

père

Frappe, frappe, petit marteau. Variante de Montpellier

:

Pica, pica, poulet.

Je

trou.

lui


191

Cacaracaf

26.

—E

de que s'as

?

— Ai cambo routo. — Quau te Ta routo — Jan de Mouto. — E de que fa? — manjà soun — Ai qu'a bien fa la

?

la

i'aviès

bla.

I'aviei

!

!

M. Maurice Faure, Saint-Benoît (Drôme).

Cacaracaf Et qu'as-tu donc? Qui te l'a rompue? Jean de la Motte.-

Je

mangé son

lui avais

Variante

Ah

1

blé.

— Ah

!

J'ai la

jambe rompue.

— Que

lui avais-tu fait ?

qu'il a

bien fait

— —

!

:

que tu as bien

Ai

!

fait

!

qu'as bien fa

!

Version provençale Cacaracaf

27.

28.

— Merdo de cat — Quau batu — Pichot moussu. — Ounte es ana !

t'a

?

?

Darrié

Qu'es ana faire

ma.

la

— —

— — —

?

— Un batejat.

— Quau es meirino — Santo Catarino. — Quau es lou peirin — Sant Martin. la

?

?

Cacaracaf

Qu

t'a

pica ?

Pichoun moussu

De

l'àbi blu.

Ounte es ana ? la ma. Qu'es ana faire

Darrié

Un

batejat.

Qu'

s

?

lou peirin

?

Sant Agustin. Qu'

s la

meirino

?

Santo Catarino.

(Arles).

(Marseille).

M. Frédéric Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône).

— Cacaraca — M... de chat — Qui battu — Le petit homme. — Où allé ? — Derrière la maie. — Qu'y allé faire? — Un baptême. — Qui est la marraine? — Sainte Catherine. — Qui 27.

!

!

est-il

t'a

?

est-il

— Saint Martin. 28. Cacaraca! — Qui battu? — Petit monsieur — — Derrière maie. — Qu'y bleu. — Où est le parrain?

t'a

est-il allé ?

la

de l'habit

est-il allé faire ?


!

— — Un baptême. — Qui est la

marraine

?

29.

192

parrain

le

Saint Augustin.

?

Qui est

— Sainte Catherine. Cacaracal

— Merdo de — Quau batu — Lou picho moussu. — Mounte anà — A Carpentras. — De qu ana — Un batejà. cat.

?

t'a

eis

?

i'es

fà ?

— Quau la meirino — Santo Catarino. — Quau lou peirin? ei

?

,

ei

— Sant

Crespin.

M me

— Qui Où ? — A Carpentras. — baptême. — Qui est la marraine? — Cacaraca

!

- m... de chat-

parrain?

battu

t'a

est-il allé

Vve Gilbert, Avignon.

Qu'y

?

est-il

Le

allé

Sainte Catherine.

— Saint Crépin.

30. fi

^

±

*=*=*

ffc

Ca

-

ca

-

ra

faire ?

Un

Qui est

le

=F

J*!

ca Qu'est-ce que

-

h:

h

*=

petit maître.

!

tu

as?

Cacaraca

— Qu'est-ce que tu as — mal au doigt. — Qui te — C'est minet.

?

J'ai

l'a fait ?

le

M 1U 31.

Caroline Auzillion, Montpellier.

— Deman es dimenche, — Lou gai cantarô — Ni prendre sa penche, — Se penchinarô. ;

M. C'est

gne,

demain dimanche,

— et se peignera.

le

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

coq chantera

;

il

prendra son pei-


— 32. Variante d'Avignon

193

:

Gardara sa cr-esto Per se maridà.

— pour se marier.

gardera sa crête

Il

33.

La Galineto

— Ounte vas, —

Vau

galineto?

al païs bas.

— E de vas — Gagna ma videto.

faire

qu'i

?

— Pren mi ou mange — Nou, nou, mi manges pas, ti

Que quan

revendrai

ni

Sarai pus grasseto.

M.

— Où

La pbtite Poule. bas (dans la plaine).

pasteur Fesquet, Colognac(Gard).

le

vas-tu, petite poule?

vie.

Je vais au pays

— Prends-moi avec ou je te mange pas, — car lorsque je reviendrai —

ma

Gagner péniblement Non, non, ne me mange. je serai un peu plus grasse.

Qu'y vas-tu faire? toi

34.

m

P=*=É

:2:

XL-U—b—V-L

U—V-'d

.

U

-

na ga

- li

ne-taVou-liô

-

p=^ #=*

ip=pi—id a

;

Aus

-

sa

sa

cou

y

p

gue

-

-

fl

ta,

*=*

^i

Lou

fa

fai-re

guet

-

-*-*-vsôu.

ai

S bt le

-

ta,

Clou

-Jz

V=^t ras

de

ci -

va

Una

^

que

-

-

de

-

ta,

- ta

Pou-

tt Fai

-

lèu:

lou

Au-

^E

Un

plen cru

galineta

Vouliô faire Tiôu

l'iôu,

;

-

vel.


194

Aussa sa cougueta,

Lou faguet

ai sôu.

Pouleta,

Clouqueta, Fai-lou lèu

:

Auras de civadeta

Un

M

1U

plen cruvel.

Paule Riffard, Saint-André de Sangonis (Hérault).

leva sa petite petite poule — voulait faire l'œuf; — — — — queue, petite pondeuse — fais-le Poulette, à avoine — un plein crible. bientôt — tu auras de

Une

elle

le

terre.

fit

fine

:

35.

Le Poulh

Quiquiriqui

!

Qu'as-tus, poulet ?

Qu'ei fret.

— Bei-te — E ount — — Antsodetamairino. — Nounmi bol pos. — Que panât calfà. ?

i'as

Un

Ount

?

sac de blat. l'as

pourtat

?

— A la régo del prat. — Chi F te gardo — La coucardo. — Chi r te mol? — Le moulinier. — Chi T te pasto — Le boulanger.

?

(1)

?

M Ue

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— Quiquiriqui! — Quas-tu, petit poulet? — J'ai Va te chauffer. — A quel endroit — Chez ta marraine. — Elle ne — Un sac de blé. — Où l'asas-tu dérobé me veut pas. — Que Le Poulet

froid.

?

lui

tu porté

— Qui

?

— Au

te le

sillon

moud

?

Prononcez

:

?

— Qui

te le

garde?

— Le meunier. — Qui

langer. (1)

du pré.

tchi.

— La couveuse — Le bou-

te le pétrit ?

(?)


-

195

Quequerequet

36.

— — — —

Mori de

!

fret.

Vai te caufà.

An ount

?

Co de tamairino.

— Nou, gausi pas. — Que panât? — Un sac de — Ount Tas pourtat? i'as

blat.

A

— —

!

Mountagut.

Quan

n'as agut

Un

Ount l'as metut Darré la porto.

!

?

bel escut. ?

lou diable que te Temporto.

M. Rioal, Agen.

— Je meurs de froid. — Va te — Chez ta marraine. — Je n'ose pas. — Que

Quequerequet qui ?

Un

sac de blé.

t'en

a-ton donné

porte.

— Tiens!

chauffer.

!

?

l'as-tu porté ?

— Un bel écu. — Où

tiens

!

le diable te

mis

?

Chez

?

Combien

— Derrière

la

l'emporte.

I

l'escala

La galino s'èro vantado Que lou galet l'aviô 'mbrassado Mais, quan lou galet

De

as-tu volé

Montaigu.

l'as-tu

37. Quequerequet

Débat

A

lui

la galino a

l'a

;

sagut,

pus voulgut. M. Rioal, Agen.

Quequerequet petit

!

— Sous

coq l'avait embrassée

la poule

il

n'a plus voulu.

l'échelle ;

la poule s'était

mais, quand

le

vantée

petit coq

— que

l'a su,

le

de


— VI.

196

IMITATION DU CRI DES OISEAUX La Galina

1

.

La

poule qui vient de pondre crie

Couti

:

coutesco

l

!

Gouzinié, Dict. p. 134. Castres.

Cot! cot! cot! Version de Montpellier.

Cat ! cat

! cat

!

cat

cadà

!

I

Version de Montpellier.

Lou Roussignôu 2.

Le rossignol chante

sur une guidalbe pattes

;

depuis,

(

la

que autrefois

nuit, parce

clematis vitalba

),

ne veut plus dormir et pour cela

il

Durmirai pu, pu, pu, pu, pu

Me

s'endormit

il

chante

:

!

tourzounaiô la bi. M.

Je ne dormirai plus [5 fois),

vicomte de Gourgubs (Périgord).

le

la vigne (l) m'entortillerait.

Dur I dur l dur Mol ! mol ! mol

3.

il

vrilles entortillèrent ses

les

Chuco

!

chuco

! !

!

Roussîgnol.

M 4.

lle

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

La Cauquilhada

(l'Alouette huppée)

Vinto nou couquiéuf vinto nou couqw'éu Vingt-neuf cocus

(1)

La clématite

!

fait

[bis).

des vrilles

comme

la vigne.

!


Une

197

version de la Charente dit ceci

Quand

elle

monte,

elle prie

:

— Mon pHit bon Dieu Quand

elle

descend, elle jure

Foutri

!

bon Dieu

p'tit

:

Vve Boucherie, Challignac (Charente).

De même à Nontron, quand

l'alouette

Zurarai pu

5.

Mon

foutri I foutri l

!

Mme

:

monte,

elle dit

:

dî ! (ter)

Je ne jurerai plus Dieu.

Quand

elle

descend, elle

Foutintin

Ce

qui équivaut à

:

Va

!

dit

:

foutintin ! foutintin

!

te faire f

M. 6.

Lou Galapastre

(la

C.

Chabaneau.

Bergeronnette)

Chichibibino !

M.

7.

Lorsque l'ortolan chante

le

docteur A. Durand, Mende.

L'Ortolan

:

Tmlfiulûu! tu! on prétend

qu'il dit

:

De Du

pa, de car, de vi, de ru.

pain, de la viande,

du

vin,

du

raisiné

M. Melchior Barthès, Saint- Pons (Hérault). 8.

— La Calho

Très per un

W Trois pour un

!

(bis).

(la Caille)

I très

per un

!

u Marie Lambert, Belesta (Ariège).


198

9.

— Lou Chot Chot

(le

hibou)

chot !

l

Que n'a pai de mestre Noun s'en pot !

M Chut! Chut

lle

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— qui n'a pas de [nouveau] maître ne peut [quitter sa

!

place].

Ce qui

l'oblige à faire

comme le 10.

-

Miau

Miau En

été

!

:

Miau

!

— Reste

Chot

!

en hiver

:

Lou Cat !

Resto

M

chat

lle

Miau

I

siau.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

coi.

:

Miau!

c'est-à-dire que le valet, en été,

peut trouver une autre place, tandis qu'en hiver la volonté

du maître.

il

est

subordonné à


.

— VIL

-

LE3 INSECTES

1.

-

199

L'Abelha

Lorsqu'on veut s'emparer d'un essaim d'abeilles, on s'avance avec précaution, en tenant un sac ouvert et en chantant sans interruption

jusqu'à ce que l'essaim soit pris, les paroles suivantes

:

I^F^^J^g^gg^ Pau-za,

bô - la

Pauza bêla

:

:

Tous-tau

nôu.

l'oustau nôu,

A. Vernière, Ceyras (Hérault,

L'Abeille.

— Repose-toi, belle — :

[voici] la

maison nouvelle.

— Lou Prego-Dieu

2.

Guilhaumeto, prego Diéus Per lous morts et per lousviéus. M. Melchior Barthès, Saint-Pons

— Guillaumette, prie Dieu — pour

La Mante religieuse. et

pour

(Hérault). les

morts

les vivants.

3.

— La Doumaiselo

Deumoiselo,

Couô d'ôuzelo, Aurelhas de parpalhôu, Ioucresiô minjà 'no lèbro, l'ai

M.

le

minjà

'n chat-eicueirôu.

baron d'AiouEPERSE, Saint-Paul d'Eyjeaux (Haute-Vienne).

— Demoiselle, — queue — je croyais manger un lièvre, —

La Libellule. pillon,

Cf.

4.

d'oiselle, j'ai

— oreilles

mangé un

de pa-

écureuil.

Beronie. Dict. Escurol, Tsat Escurol.

La Galineta

Galineta monta au

ciel,

Te dounarai de pan

d'agnel.

Très populaire dans l'Hérault.


—h

#

-

200

— Coccinelle, monte

La Coccinelle.

au

ciel

— je te

donnerai du

pain d'agneau.

En Provence on

dit

:

Galineta dôu bon Dieu, Coccinelle du bon Dieu.

Dans l'Ardèche,

pour assurer un beau temps

les enfants,

main, font envoler une coccinelle en chantant

— —i

5.

£=fc=i Pi

rou

-

-

h

R=fr

i

*

-

le

tdôu bouon

to

i^lÉÉI^g ^ ïW vouo-lo din lou

&

es

n

per

-mu

-

sa

:

Que de

- lo,

£=£

w

ma pri

-

m

è - ro

De-mô

ve

pas.

F^^PP^:

1>

s'a

Diêu,Vouo

-#

Dieu mouon-to

cièu; à

lende-

le

:

-i=<t-

-

plo

sai

-

Pirouleto dou bouon Dieu,

Vouolo, vouolo din lou cièu

ADiéu mouonto ma

Demô M.

le

sai

:

plove pas.

docteur Chaussinand, Goux (Ardèche).

vole, vole dans le du bon Dieu, demain nous nous amuserons prière,

Coccinelle

monte ma

prièro,

es per s'amusa

Que demô

;

ne pleuve pas

6.

ciel; :

— qu'à Dieu

— que demain

il

!

Perdigouleto del bouon Dieu,

Ounte mi maridarai iéu

En

sai,

en

?

lai,

Al ciel ou à la terro ?

M. Coccinelle du bon Dieu,

— au

ciel ou sur la terre ?

me

le

pasteur Liebich (Lozère).

marierai-je,

moi

?

ici,

là-bas,


201

monta ai ciel; Traparas un home viel, Que plumarô de castagnas T'en bailarô una pèl, Per te n'en faire un mantèl. Galineta monta ai ciel. Galineta,

7.

;

M

Paule Riffard, Saint-André-dc-Sangonis (Hérault).

118

Coccinelle; monte au

des châtaignes

;

,

vieillard,

donnera une pean,

t'en

il

— Coccinelle

un manteau.

— tu trouveras un

ciel,

monte au

—qui

pour

pèlera

t'en faire

ciel.

Pinpanèlo, volo, volo,

8.

Que demà farô souléu Après demà plôura.

;

Mlle Sophie Arouel, Salles-Curan (Areyron).

— car demain

Coccinelle, vole, vole, il

fera soleil,

il

— après-demain

pleuvra.

Galineto

9.

me

Ensigno

galineto

!

Que manjaren de

Coccinelle

(bis)

1

mangerons de

car d'agnèl.

M.

docteur Guibaud, Narbonne.

le

— et de

Galineto

10.

Monto au

!

!

Coccinelle

11.

I

chemin du

le

ciel,

— où

galinau

!

ciel, qu'ei

ben pus naut.

Lambert, Saint Gillei (Gard).

— Monte au

— La Tora

Conjuration contre les chenilles

ciel,

qui est bien plus haut.

(la Chenille)

:

Avalisca, tora! (bis).

M.

le

docteur Coste, Saint-André-de-Sangonis (Hérault).

Disparais, chenille

!

nous

la chair d'agneau.

Mme J. Coccinelle

galeto

Ede

enseigne-moi

la galette

!

lou cami dal cèl,

(bis),

n


— 12.

202

Erugo eruguieiro Sourtis de

Em

!

ma rabieiro,

d'aigo del dimergue

Iéu t'escumergue. M. Blanc, Ganges

— sors de mon champ — l'eau du dimanche je t'excommunie. Chenille malfaisante,

13.

de raves

;

(Hérault).

— avec de

mau, Monta, monta un pau pus naut.

Bestia, bestia que fas

Version de Montpellier. Bête, bête malfaisante,

— monte, monte un peu plus haut.

14.

Lou Verme Torto,

Bigorto,

Passo dejout

la porto

Dis à sa vesino

,

:

Aparo-me de ta galino, Que de toun chi ai pas pôu. M.

Le Ver. la porte,

— [La dit

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

petite bête] torte,

à sa voisine

:

de ton chien je n'ai pas peur.

— deux,

fois torte,

— Défends-moi contre

— passe sous

ta poule,

car


VIII.

3

.

Ca

S

-

J=£ V Ma

£ ta

LES ANIMAUX

1.

.

-

ci -

vada

ve

si

E

que

te

rou

- se

f Dis sa

lis -

niei - ra

Din

la

cham-briei-ra,

Lou

Ma

vesina,

Baila de civada as biôus

E

de bren à las galinas,

Se vos que 2.

Lou

te

fagou d'iôus.

gai canta,

L'ase brama,

Lou passerou Dis sa lissou.

La Din

carbounieira, la

las

ga-

S 2=2

can-ta, L'a-se

sou.

La car-bou-

î

ni - zer Jout lou cou - ver.

Catarina,

1.

- la

s

ir=r îr v=?-

£

V~

à

v=

:ffc$=Cc

t

V

Bai

=>-

fa-gou d'iôus.Lougal

£=£ ma, Lou pas

bren

de

i:

Se vos

- na,

i

biôus

as

I -

v-

na,

t=j=^=i

li-nas,

If

1

S bra

Catarina

ri -

:;:

de

-

203

chambrieira


——

.

-

204

Lou

nizer

Jout lou couver. P. R. Blavet, Saint- André-de-Sangonis (Hérault).

1

Catherine,

— ma voisine, — donne de l'avoine aux

du son aux poules,—

:

dit sa leçon).

et

— l'âne — l'oiseau — son chant, — Le charbon — sous trépied, — nid sous

Le coq chante,

2. (Litt.

bœufs

situ veux qu'elles te fassent des œufs. fait

brait,

le

le

le toit.

La rent

version montpelliéraine est identique, mais

l'air

en est

diffé-

:

^ Ga

ta

-

£

±Ê ri -

-

na,

Ma

si -

ve

na, Bai - la

p

£ï*Et de

ci -

vada

Z2 biôus

as

f 1

V=2 E

bren

de

£:

à

r

i*

las

ga-

v—b

P=£ tt

Jfc li

-

nas,

Se

Variante des Cévennes

que

vos

fa -

te

gou

d'iôus.

:

L'ase bramo,

Lou gai canto, Lou passerou Dis sa lissou.

La cardounilho Ni

E

bresilho,

lou lazer

Dis soun pater.

M. L'âne brait, chardonneret

le

le

coq chante,

— gazouille, — et

pasteur Fesqukt,

le

passereau

le lézard

dit

Colognac (Gard).

— dit sa leçon. — Le son pater.


205

Catarina,

3.

Ma Arriba

Que déman

vesina, las galinas,

te faran d'iôus.

L'ase brama,

Lou gai canta, Lou passerou Dis sa lissou,

Lou

lezert

Dis lou pater. M. H. Bouquet, Montpellier Catherine,

— ma

le

passereau

donne à manger aux poules, pour œufs demain. L'âne brait, le coq chante,

voisine,

qu'elles te fassent des

— dit sa

leçon,

Ma Ma

4.

Me

— le petit lézard — dit le pater. cousino, vesino,

farià pas lou plasi

Vène tuia eno nièro Que toujour courre praqui? M.

le

docteur Ghaussinand, Coux (Ardeche).

— ma voisine, — ne me feriez-vouspas venir tuer une puce — qui toujours court par Ma

cousine,

le plaisir

— de

ici ?

5.

L'ase bramo,

Lou jar chanto, Lou passerou Di sa lissou. I

gai no i

Grano Jità,

M. L'âne brait,

M

1-

çon).

— le

— Aux

ferent des œufs.

e le

von faran

d'iôu.

docteur Chaussinand, Coux (Ardèche).

coq chante, poules

fino

— jetez

le

passereau

de la graine

— gazouille — et elles

(Litt.

fine,

:

dit

vous


— 206 — A

un bœuf qui passe

:

Biôu, biôu bano,

6.

Presto -me

ti bano Per ana à Santo-Ano.

Santo Ano es routo Passo-iedessouto. M. Frédéric Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône).

Bœuf, bœuf cornu, prête-moi tes cornes pour aller à SainteAnne. Sainte-Anne est détruite, passes-y dessous.

L'Angrola

7.

*=^U-i-U

-U-y-Mi A

l'es

-

co

- la

-

pau.

^m tau

i

IVn

ï

7-

W-

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gra

an

-

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A

co

-

l'es

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V=ti din

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-

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- la,

A

la

I'a'n'

&

v=&

Au

- la,

IVn'

I'a'n

Tous-

v=# -

an-

V la

pm.

Tescola

Fà' n'angrola,

AFoustau Ta 'n grapau.

A

l'escola

r

a n'angrola,

Au F a

1

jardin 'n lapin.

Très populaire à Montpellier.

la

A l'école Le petit Lézard. il y a un crapaud. maison

A

— l'école —

lapin.

il

il

y a un

y a un petit lézard [gris],

petit lézard [gris],

— au jardin —

il

y

— a

à

un


207

Lou

8.

chi

Lou chinas De Caucanas Fo gnouf, gnaf ! Se mi dones pas ta

filho

Ti vendrai manjà dimas. M.

pasteur Fesqukt, Colognac (Gard).

le

— Le gros chien — de Caucanas — donnes pas ta — je viendrai

Le Chien. Si tu ne

me

te

fille,

9.

Mineta,

fait

gnouf, gnaf

!

manger mardi.

La Cata

Cateta,

Catarineta

Coussi vai

?

— Pas mau, pas mau. M. H. Bouquet, Montpellier.

La Chatte. Catherine

?

— Pas

La demande et

— Minette, — petite chatte, — comment

lentement

;

va

la petite

mal, pas mal.

se fait en caressant le dos do la chatte tout au long la réponse,

en

lui

donnant quelques légères tapes sur

la tête.

10.

miaulo

Cato

Jout la taulo. M.

La

chatte miaule

— sous 11.

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

la table.

Pierre!

La mort te ven querre Le grapaut Te fa le trauc La sintsolo Te remicolo La fourni <zo ;

;

T'abiigo

;

;


208

L'esquirol

Te porto

le dol

;

Les courbasses

Te sounoun

lous classes

;

L'escourpioun

Te reboun.

M1U Pierre

glas

La mort

;

;

;

[gris]

la petit

le

scorpion

crapaud — la — — réjouit; la fourmi proton deuil — corbeaux — sonnent

vient te prendre

— lézard — l'écureuil — porte

fosse

tège

!

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

;

le

— te

t'enterre.

te fait te

;

les

le


— DIVERS

IX.

1

209

La Cagaraula

.

Cagarauleta

!

Sourtis tas banetas,

E

veiras toun paire

E

ta maire.

M. H. Bouquet, Montpellier. L'Escargot. ton père —

— Escargot — sors tes petites cornes, — et tu verras !

et ta

mère.

Cagarauleto

2.

Sor

ti

!

baneto.

Cagarauloun Sor ti banoun. !

M. Louis Roumieux, Nimes. Escargot

!

cornes.

sors tes petites

— Escargot! —

sors tes

petites cornes.

3.

Cacalauso mourgueto Sor ti baneto.

Se

!

las voles pas sourti,

Vau sounalou manescau, Que

t'acrase toun oustau.

M me Escargot pas les

nonnette

sortir,

— je

!

vais

sors tes

Gilbert, Avignon.

— Si tu ne veux — qui écrasera ta

petites cornes.

appeler le

maréchal,

maison.

Une

version

identique

a

été

recueillie à

Roumieux.

4.

Mali-malicorno,

Moutro-me to corno, Te moutrarei toun pai,

Orange par M. Louis


.

-

210

To mai, Que soun

din lo cavorno.

M. le baron d'AïauEPERSB, Saint-Paul d'Eijeaux (Haute-Vienne).

— montre-moi ta corne, — je te montrerai ton père, — qui sont dans la caverne.

Mali-malicorne,

ta

mère,

Lumasso, lumasso,

5.

Carcasso, carcasso, Si souortes pas tai banos,

Iéu te tiue.

M. Limace

(bis),

le

carcasse

docteur Chaussinand, Coux (Ardèche).

(bis),

tu ne sors pas tes cornes,

si

je te tue.

Lorsqu'on veut

on

dit

boire

qu'on rencontre

et

de

l'eau

courante

L'aigo que courre

6.

Fai pas L'eau qui court

est

mau au mourre.

bonne à boire

(Litt.

:

ne

fait

pas mal au

museau). Si l'eau est en repos:

L'aigo que dort

Fai de L'eau qui dort

fait

mau au

cors.

du mal au corps.

M. A. Arnavielle,

Alais.

Aigo courrento,

7.

Siosni salo ni pudento;

Se me deves fa mal, Laisso-m'arribà à l'oustal Le Frère Miquel, Rabastens (Tarn).

Eau

,

:

courante,

faire mal,

tu n'es ni trouble ni puante;

laisse-moi arriver jusqu'au logis.

si

tu

dois

me


On

dit

à l'eau trouble,

si l'on

211

veut quand

la boire

:

Aigo, aigueto,

8.

Te dounarei pa

Me

ni à lous de

M

— je me fasses pas mal, — Eau, petite eau,

11

l'oustal.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

"

donnerai pain et sel

te

moi

ni à

un enfant qui

e sal,

fascos pas mal

Ni à iéu

A

môme

bâille

ceux de

ni à

[pour que tu ne]

maison.

la

:

Badalhà vôu pas menti,

9.

Vôu manja ou vôu dourmi. Populaire à Montpellier.

Bâiller (celui qui

ne veut pas mentir,

bâille)

veut manger ou

il

veut dormir.

10.

Lou Sanglout

Ièu ai lou sanglout,

Moun

Ma E

pairi l'a tout,

mairina n'a la mitât,

lou sanglout m'a passât.

M. Mars al, Montpellier.

Le Hoquet.

ma

J'ai le

marraine en a la moitié,

11

hoquet,

— et

le

Sanglout

.

!

mon

parrain

l'a tout

entier,

hoquet m'a passé.

sanglouti

Vai-t'en veire

moun

!

pairi

;

Se moun pairi te vol pas, Tournaras aici.

M me Hoquet ne

te

!

hoquet

veut pas,

!

Donnadieu, Gazouls-lès-Béziers (Hérault).

— va-t'en voir tu reviendras ici.

mon

parrain

;

si

mon

parrain


212

12. Sanglout! Minglout! (1)

Que ma mairino ou

aje tout.

M. E. Robert, Cazouls-lès-Béziers

(Hérault).

Version semblable à Saint-André-de-Sangonis.

Hoquet

hoquet

!

!

— que ma marraine Tait

tout entier. (Il faut dire

cela neuf fois sans respirer).

13. Sangut!

Besangut Trei co

t'ai'

!

gut,

Trei co t'aurai,

Ou pus prè

de

me

te balharai.

M.

— hoquet! — trois fois je

Hoquet!

au plus rapproché de moi je

14.

t'ai

G.

Chabaneau, Nontron.

eu,

trois fois je t'aurai,

te donnerai.

hoquet!

J'ai le

me

Dieu Je ne

donné

l'a

l'ai

;

plus,

Vive Jésus

!

Très populaire à Montpellier.

15.

La Caramèlo

En frappant avec un couteau saule,

pour en détacher l'écorce

sur une branchette de frêne ou de et

en faire une espèce de

sifflet, les

enfants disent d'une voix cadencée, sur deux notes invariables, l'in-

cantation suivante, persuadés que l'opération ne réussirait pas,

s'ils

ne disaient ces paroles sacramentelles.

Ca-ra-mè-lo, vè - ni,

vè - ni

;

Te dou-na-rai u-no pru-nè-lo,

Caramèlo, vèni, vèni,

Te douuarai uno prunèlo,

E

de pa e de

vi,

Que t'estoufe vitomen Te trairai dins un bartas ;

(1)

Var.

:

Mesengiout.


213

Que jamai

t'en sourtiras.

Sabo, sabo, sabo, AnV une- alencado

;

Sabi, sabi, sabi,

Am

1

uno cô de toupi.

Le Frère Miquel, Nissergues

Le Chalumeau. une

prunelle — et

— je —

te jetterai

Sève

(ter)

Chalumeau, viens,

du pain

du

et

vin,

viens

— qui

,

t'étouffe

(Hérault).

je te donnerai

promptunent

;

— d'où jamais tu ne pourras — avec une — sève sardine salée

dans un buisson, avec une

sortir.

(1er)

;

queue de pot.

Nous retrouvons même air) dans tout

la le

même

formule d'incantation (toujours sur

le

Midi.

16. Sabo, sabo, sabarol

Sabaras

!

Dius a bol (pour ba bol),

si

Lai crabos soun à l'autà

Que

se

creboun de cagà.

Crist, Crist,

Per l'amor de Jesus-Crist.

M Ue Sève l'autel

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— tu sèveras Dieu veut. — Les chèvres sont à — qui s'efforcent de ch. — Christ — pour l'amour de î

(ter)

le

si

.

(bis),

.

Jésus-Christ.

17. Sabo

!

sabo

!

sause,

Per Madamo d'Aubre

Uno

S'enfuro à la sousto

Se

la

;

poudian arrapa,

La manjarian touto

Ne

;

lèbre courto

;

gardarian qu'un talhou

Per Madamo d'Avignou. Fouio! Fouio

!

Fouio

!

Per la cô de la granoulho La granoulho es morto. Lou catet l'emporte

!

M. Maurice Faure, Saillans (Drôme).


!,

— Sève taud

!

(bis)

saule,

— s'esquive (pour

vions attraper, —

pour

214

madame

d'Arbre.

aller se mettre) à l'abri.

Un Si

lièvre cour-

nous

le

pou-

nous mangerions tout entier — nous n'en garderions qu'un morceau — pour madame d'Avignon. — Fouille! — Par la queue de la grenouille — La grenouille est morte, — le le

;

(ter)

!

petit chat l'emporte.

Les enfants qui font des le

morceau de bois

huitième vers.

A

avec des branches d'osier frappent

sifflets

qu'ils veulent

Fouio

partir de

dépouiller de son écorce jusqu'au

! ils le

passent rapidement sur leurs

lèvres pour le rendre humide, de façon à détacher l'écorce.

V.

Montel et Lambert, Chants

18.

populaires du Languedoc, p. 217.

Sabo! sabo! Pel de crabo

Pel de crabo, pel de biôu. Binto-quatre, doso-nôu.

Se

te bos

pas dessabà,

M'alassi pas de sabà.

Sabo que dessabaras, Abant que ièu siogue

las.

M.Etienne Gleizes, Azillanet Sève

!

(bis)

— peau de

— Vingt-quatre, me ras

chèvre,

dix-neuf.

lasserai pas de frapper.

Si

— peau de

(Hérault).

chèvre, peau de bœuf.

tune veux pas

te détacher,

Je frapperai tant, que tu

te

— je

ne

détache-

— avant que je me sois lassé. 19. Sabo

!

sabo

Ped de cabro, La galino o fach un Sus

iôu

la porto dal mouli.

Se tus sourtisses pas d'aqui, dins un bartas,

Te sacarai Que jamai

M

110

t'en sourtiras

!

Sophie Arguel, Salles-Guran (Aveyron).

— pied de chèvre, — poule a ne sors pas de — je porte du moulin. — — jamais tu ne d'où un buisson, Sève

la

!

la

(bis)

Si tu

fait

là,

sortiras.

un œuf

— sur

te jetterai

dans


IX

RONDES


IX

RONDES

I.

Lous Enfans de Mount-pelié

Allegretto

l

* mmz £=$£=$=£

ii

En

fans de Mount-pe -

-

^

ms

£^33

|t=|=ts

En -fans de Mount-pe

mour.

S

v-

la

W

£=*

ï Vous sou-ven-drès tou-jour De

la

V=

hr

d'à-

t=t

^

Fil - he-tas

JEU

M

pou-ma

T^ - lié,

dau quar-

- tas

f f t=tt

De

3^

*=ffc tié,

Fil -

Vous sou-ven-drès tou- jour

tié,

î

Ï=F^ne

lié,

^^-J-j-T-2

s

*

#-

-fi-t—Ê

dau quar-

S^

pou-ma d'a-mour.

Enfans de Mount-pelié, Filhetas dau quartié

(1),

Voussouvendrés toujour

De

la

pouma d'amour. M. Bouquet (Montpellier).

filLes Enfants de Montpellier. Enfants de Montpellier, lettes du quartier, de la pomme vous vous souviendrez toujours d'amour (litt. la tomate).

:

(1)

Variante

:

E dau méma Et du môme

quartié. quartier.

15


U

— II.

218

— Lou

Malhol

Allegro

m

-fi;

P

-h:

£

tt

L'an que

ven,

Diéus

se

ou

Au-

vol,

*

î de pas - sa

ren

±

*

i

ma

Se

\>

- ri -

p au malhol Per

de ra-sins

# ha,

S

mal-hol Per

ttztzzp:

E

ra - sins

¥

Vz au

S de

E

ha,

ril

i

i

la

fil

Per

ma

ha.

m

-V—

Lt

ma

- ri -

la

fil-

q^

p* g vol,

-

«ÈES

- ri -

la

fil

- ha.

L'an que ven, se Diéus ou vol,

Auren de passarilha

E

de rasins au malhol bis.

Per maridà

la filha,

Se vol, Per maridà

la filha.

M

lle

Noémie Azaïs, Lézignan-la-Cèbe (Hérault).

— L'an prochain, Dieu veut, — nous aurons — une récolte au jeune plantier — pour marier

Le Plantier (1). du raisin bien mûr la

fille,

si elle

Variante

le

si

et

veut,

— pour marier la

fille.

:

Aqueste an, se Diéus ou vôu,

Auren de passarilha E de ramas dau gran malhôu, (1)

On

appelle ainsi une jeune vigne.


.

219

Per maridà

la filha,

Se vôu,

Per maridà M. Cette année, et

Dieu

si

la filha.

docteur Espaone, Aspiran (Hérault).

lo

le veut,

— nous

aurons du raisin bien mûr

une bonne récolte au grand plantier,

— pour marier [notre]

elle veut,

III.

— pour marier

la fille,

si

fille.

— La

Cabilhèira

Allegro

x

fi

a

¥

Vt

Ma

i

tcz

S=P v=x

t=£ tanta ven

Per-pi-gnan,Ven

de

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dié

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ca-bil-

* gg=§JËg De

hèi - ra,

*

ca - bil-hèi

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£:

:p_É_É_r_? V=P=ï t=

A

pe-tas-sà las caus-sas

Ma

De

- ra,

fiéu blanc,

4tF

e— #-

*3=*

Jan, Per pe-tas-sà las

tanta ven de Perpignan,

Vendié de cabilhèira,

)

Per

caus-sas.

,

j

De~cabilhèira

De

fiéu blanc,

Per petassà

A Per petassà

M 1U

las caussas

Jan, las caussas.

Noémie Azaïs, Lézignan-la-Gèbe

(Hérault).

— Ma tante vient de Perpignan, — vendait — de la chevillière, — du blanc, — pour chevillière, de rapiécer chausses — de Jean, — pour rapiécer les chausses. La Chevillière. la

elle

fil

(bis)

les

IV.

Alleerro

zrlfcfc ifc

:=b:

— La

S^

l'a - viô

u

-

na

Filha de granja

¥ fil

-lia

Ç=*=\ de

M-=$=fr

V-

gran- ja, Tout cour-ri-


— 220 — -é-z-

:_==£

Û

?

I'aviô

P=

Pc

i^^ lai

fct

guen toum-bet au

-

fÈE

->—

mor

sôu, Sem-bla - va

lan

V=#=&

sôu, Toutcour-ri

guen toum-bet au

£ cour

una

- ri

filha

E

ta;

guet,

L'ar

-

re

ga-

i

P=P -

soun

-

mas

set.

de granja,

Tout courriguen toumbet au sôu, Semblava morta

(bis)

;

E

soun galan

lai

courriguet,

L'aire masset.

M 1U La Servante de

— en

Noémie Azaïs, Lézignan-la-Gèbe

métairie.

y avait une servante de métairie, elle semblait morte (bis)

Il

courant elle tomba par terre,

mais son amoureux accourut,

V.

(Hérault).

;

la releva.

il

— Lai Filhos

de Peylaurens

Allegro ife

1 t=£=p:

g Trei

fil

hos

-

3=Ê=t

fct=U

tfc

gen, N'anpoi d'ar-gen;

m&m pren. .Fa

1.

-

li-doun

de

-

Si s'en

# Pey - lau

fcS£ van pas-sà

i

Vz -

rens N'an poi

S le

bosc,

tt d'ar-

ft tt La

^=it nèit les

1S 3EZ3E tt de-to. Si

t'en

vas,

Trei filhos de Poylaurens

N'an poi d'argen (bis) Si s'en van passa le bosc, ;

en

-

me -no

-

ni en.


— La

221

nèit les pren.

Falidoundeto.

Si

t'en vas,

Si s'en

2.

La

emmeno-m'en.

van passa

le

bosc,

nèit les pren.

Rancountroun un carbounié

Cami

fasen. (1)

Falidoundeto.

Si «

3.

t'en vas,

Aro

Vourdriots nous passa

»

»

Noun

»

Un

;

T'en dounaren.

o

Le carbounié qu'enten acô La pou lou pren.

7.

Pren sous esclots à

An 9.

?

baisât de toutoi très

»

8.

bosc

pas an d'or ni d'argen,

Que nou n'aven

»

6.

le

Te pagaren.

»

5.

digos, carbounié,

Qu'es ta valen,

»

4

emmeno-m'en.

E

ma

la

fugissen.

la palo e le rastelh

Egalomen. 10.

«

Nostro-Damo de »

11.

»

Pietat,

Assistats-mé,

Qu'ei trei diaples dins la cabano »

Sourtets-les

;

m'en.

(1) Tous les couplets de cette chanson sont formés, comme celui-ci, par la répétition des deux derniers hémistiches du couplet précédent, qui ne forment, en réalité, qu'un seul vers de 11 syllabes (7 4), toujours

+

suivis

du

refrain. Cet

enchaînement

se produit souvent

dans

les

chansons

populaires. Je l'indiquerai, lorsqu'il y aura lieu, en supprimant les répétitions.


12.

»

Que nou panoun

E

»

13.

»

»

la pigasso

ferromens,

Que nou panoun

E

»

E

222

la pigasso

ferromens,

rastelhs e la palho

lei

Encaro mens.

»

»

talidoundeto.

Si

t'en vas,

emmeno-m'en. M. Antoine Prat, Belesta (Ariège).

Les Filles de Puilaurens n'ont point d'argent;

En

2.

voulant passer

«

4.

» Voudrais-tu

tu t'en vas,

le bois,

— Dis- nous donc, petit

3.

Trois

1.

— la nuit

de Puilaurens

filles

en voulant passer

— chemin

un charbonnier

trent

(bis)

— Faridondaine. — Si

prend.

(1).

— la nuit les

le bois,

emmène-moi. les

prend

;

rencon-

elles

faisant.

charbonnier,

nous accompagner dans

qui es

si

vaillant,

— Nous

le bois.

te

paye-

rons.

Non pas avec or ni argent, — nous n'en avons Un baiser de toutes trois — te donnerons. »

5.

»

6.

»

7.

Quand

8.

Il

9.

Et

10.

«

le charbonnier entend cela, la peur prend ses sabots à la main fuyant, en

— également. — assistez-moi diables dans ma cabane; — sortez-les-moi,

la pelle et le râteau

Notre-Dame de

» J'ai trois

12.

» Afin qu'ils

ne

Afin qu'ils ne

Pitié,

me me

!

volent pas la hache volent pas la hache

les râteaux et la paille encore moins. »

vas,

— et les outils. — et les outils, —

— Faridondaine. — Si

emmène-moi.

VI 1.

Très

filhas del

Pioch-Laurens

N'ôu pas d'argen (bis) vôu passa lou boues, ;

Se s'en

La nioch

las

pren.

Falidoundeina.

Se (1)

prend.

11.

13. »

le

pas.

t'en vas,

emmena- nous

Puilaurens, arrondissement de

en.

Limoux (Aude).

ni

tu t'en


223

Rancountrèrou un carbouniè

2.

Cami fasen

3.

;

Se nous vos passa lou boues « Te pagaren.

«

Noun

»

pas d'or ni mai d'argen,

Que nou n'aven

»

Un

»

;

baisât de toutas très

Te dounaren.

»

»

Lou carbouniè enten acô, La pou lou pren Pren sous esclops à la raan,

4.

;

S'en vô courren. 5.

Maugradiéutche lou magau

«

El'ignouren,

»

»

Sap pas prene sa fourtuna Quan li ven t>

6.

!

Se iéu m'ère rencountrat

»

D'aquel

»

»

E

moumen,

bé bailat

ni n'auriô

Per soun argen.

»

(bis)

»

Faîidoundeina.

Se

t'en vas,

emmena-nous-en. M. Rouis, Lodève.

1.

Trois

filles

vont passer

— n'ont pas

de Puilaurens

le bois,

Si tuïen vas, emmène-nous avec 2. tu

veux nous accompagner pour passer Ni de

l'or, ni

ser de toutes trois 4.

Le charbonnier entend

sabots à la main, 5.

«

Maudit

la fortune 6.

te

soit le

le

— chemin faisant — « Si bois, — nous payerons. » :

te

pas

;

— un bai-

donnerons. »

cela,

nigaud

— la peur

le

prend;

— et l'ignorant, —

lui arrive

» Si je m'étais trouvé là,

elles s'en

il

prend ses

s'enfuit en courant.

— quand elle

bien donné

Faîidoundeina.

— nous n'en avons

de l'argent,

— nous

toi.

Elles rencontrèrent un charbonnier,

3. «

d'argent;

nuit les surprend.

la

toi.

ne sait pas prendre

!

— en ce

pour leur argent.

vas, emmène-nous avec

il

»

— je leur en aurais — Faîidoundeina. — Si moment,

tu t'en


224 VII

S

g £_ E-LL-L é

J'ai

$

y

y

mais a

fc=t?

y voir

-

é - té

I

;

blés

-

A

se,

Pa

?

Paris

comme

à Ver-

?

tt

-

gé.

;

à Versailles,

m'a protégé

C'est le Ciel (1) qui

2.

ÉÈ

comme

ris

pro - té

m'a

qui

Ciel

le

-

Sans jamais avoir été blessé

A

Sans ja

dans plusieurs batailles

J'ai été

1.

tail - les

?=p:

Vsail - les, C'est

-

tt

rf

î

l

&

g

dans plu-sieurs ba

(2).

Ton m'enterre marches du Panthéon grave sur la pierre

Si je meurs, que

Sous

Que

Ma

les

;

l'on

ceinture et

mon

ceinturon

(3).

Mlle Ghassary, Montpellier.

VIII.

i

P=& fri- que,

i Var.

v

v=^ Mel-chi

%

or

-

y .

et

^^^

Sont partis d'A

v

zar Sont par-

:

Melchior et Baltazar

y tis

y Bal

.

-

y .

ta

^m -

zar Sont par -

£=£

? - fri -

que,

chi - or

Z M^?—p— b~ d'A-frique

(l)le sort. (2) préservé. (3) et

a - vec

mon

et Bal-ta-

t=f---

;

b

|

le

roi

sabre et

d'A-

^=f=t £ ^LU - U-d

4t

Mel -

tis

»

mon

-^ Gas-pard.

éperon.


225

Melchior et Baltazar Sont partis d'Afrique,

1.

(bis)

Melchior et Baltazar Sont partis d'Afrique

Avec

roi

le

Gaspard.

Arrivés à Bethléem,

2.

Ils défir'

manne,

leur

(bis)

Arrivés à Bethléem, Ils défir'

manne

leur

Et leur mannequin.

comme

Affamés

3.

des loups,

manger' la soupe, (bis) Affamés comme des loups, Ils manger' la soupe, La soupe aux choux. Ils

Mlle Chassary, Montpellier.

IX.

a

Le

petit Jésus

ï=P=Eâ==l=£=£

P=P Le pe

fct=^^-^dd

- tit

Je

sus s'en va-t-à Té

-

T e *=$=e=t=t u-u u

§=P===f=

=

v=&

v

croix dessus son 6

tant sa

S

î±

co-le,Enpor-

-

-

pau-

le,

Son pain

fc* po-che

la

t=£

l£dfci=ztd=éd=3

main, sa pom' dans sa

à

\j

U

,

-

y

v=$t

ne

pom-me

rou-ge

3 fois

v=& £ pour mettre

à

sa

t=t=£

V blan-che

V

\L

bou

pour mettre à

v sa

-

V

E

ne

pom

Q

3*=¥

?c

—Xi

M U

- che,

9-

:

man-che,

U

-

-

me

£=£= %

ne pom' de 16


£

— :fczjt

--J-

tou-tes

les

226

S

3E=Ê

V=&

ït=3£

cou-leurs pour met- tre

sur son cœur.

Le petit Jésus s'en va-t-à l'école, En portant sa croix — dessus son épaule

— sa pomm dans sa poche, Une pomme rouge — pour mettre à sa bouche, Une pomme rose — pour mettre à sa robe, Une pomme verte — pour mettre à sa Une pomme blanche — pour mettre à sa manche, Son pain à

1

main,

la

tête,

Une pom' de

toutes les couleurs

Pour mettre sur son cœur. Mlle Jeanne Lambert, Montpellier.

Le

petit Jésus allait à l'école,

En

portant la croix dessus son épaule;

Quand il disait bien sa leçon, On lui donnait un gros bonbon, Une pomme douce Pour mettre àsabouche,

Un bouquet

de fleurs

Pour mettre à son cœur. M.

le

XI.

i

6:

3T—

—m

Vous

voi

If^Épi* v. rè - re.

1.

Vous

-

là,

Le Bouquet

£

V-

£

#=fi

docteur Chaussinand, Goux (Ardeche).

!==&=#

mon bel

OE

of

-

fi

-

il p p

4iinufcft-ri;

voi-là,

Vous

mon

\

U

\

\

U

ri

voilà,

mon

bel officier!

voilà,

mon

bel officier

Tari, tari, taré.

!

ta-

bel of-fi- cier! Ta-ri, ta-ri, ta-ré.

Tari, tari, tarère.

Vous

ta-

cier! ta-ri


227

2.

Vous avez un

3.

A

4.

Je

bouquet.

joli

qui donnez-vous

le

bouquet?

mets à votre corset.

le

(incomplète) Notée au passage dans une rue de Cette (Hérault).

Malbrough

XII.

?C3

£

SEp £È5 1

=/

/-

Malbrough s'enva-t-en guer-re.

Vi

-

ve

le

^ roi!

Mal-

m=cmti^^mmm brough ne re

-

vient pas. Vi-ve

PI brough ne re

ro-se,vi-ve la

la

ro-

se/

Mal-

TCZ=MZ=a=ZtZ]Zi=i=Zf=l^

O^S3i

-

vient pas. Fz'-ue

rose et

/a

S3i le

li -

las!

Malbrough s'en va- t-en guerre. bis.

Vive

le

roi!

Malbrough ne revient pas. Vive la rose

! (bis)

Malbrough ne revient pas. Vive la rose Il

et le lilas!

reviendra à Pâques. Vive

Ou

le

roi! (bis)

à la Trinité. Vive la rose

Ou à

Vive la rose

La

!

la Trinité. et le laurier !

Trinité se passe.

Vive

le

roi!

Malbrough ne revient pas. Vive la rose!

(bis)

Malbrough ne revient pas. Vive la rose

et le lilas!

M. Bouquet, Montpellier.


%

XIII.

228

La Galineta

Allegretto

'IL—

?

p-

-

?'


229

— Mas

XIV.

amours

Allegretto

A ben

^m

T'ai

ve;

a-mours,

mas

dich,

f

-

j

+

Que tou-jour

t'ai-

ï-

vT'ai

ma

='

±fc

#

t

*

#-

m

mas a-mours,

ben dich,

S

Fin

P^5s

î jour.

P

P.

*t±

£

T'ai-ma-rai tou-

\^-V—J-

ga

D'ai

jus

-

quas

la

à

ca-

«UH-IO-B vil

Ma

ha,

-

^M

R=b:

ga jus-quas à

Refrain

mi

T'ai

:

ca

la

ma

a,

mi

=p=pc

=£=£:

£

v.-

vil

-

ha,

Ma

mi

- a,

-

S mas

ben dich, mas amours,

Que toujour t'aimave T'ai ben dich, mas amours, ;

T'aimarai toujour. 1.

D'aiga jusquas à la cavilha,

Ma

mia,

D'aiga jusquas à

Ma mia Refrain

(2),

T'ai

2.

Lou ped,

la cavilha,

mas amours.

ben dich,

:

etc.

lou ginoul e la camba,

Tout trambla (1)

Variante

(2)

Variante

:

:

[bis)

(1),

;

Tout brilha (bis), Tout brilha, mas amours. Maria, mas amours.

(bis)

a,

a

D'ai-

D.

G.

-fa-

mours.


— Lou

230

ped, lou ginoul et la camba,

Tout trambla, mas amours. Refrain

T'ai

:

ben dich,

etc.

Très populaire à Montpellier, dans

le

département

de l'Hérault et les départements du Gard, de Vaucluse, des Bouches-du-Rhône, etc.

— Je

Mes Amours. t'aimais;

-

je

— que toujours je

dit, mes amours, que mes amours,

bien

t'ai

bien

t'ai

dit,

je t'aimerai tou-

jours. 1.

De

l'eau jusqu'à la

cheville,

ma

mie, (bis)

— ma mie, mes amours. genou jambe, — tout

de l'eau

usqu'à la cheville, 2.

Le

pied, le

pied, le

genou

et la

et la

— tout tremble,

jambe,

tremble,

(bis)

;

le

mes amours.

XV 1

.

T'ai ben

mis amour,

di,

Que toujour t'amave; T'ai ben

di,

mis amour,

T'eimarai toujour. 2.

Ta

belo figuro amaranto

M'enchanto,

(bis)

Ta

belo figuro amaranto M'enchantarà toujour.

T'ai

ben

M 1.

je

Je

t'ai

2.

t'ai

bien

Ta

bien dit,

Je

— mes

t'ai

bien

di,

mis amours,

mes amours,

— que toujours je t'aimais — ;

que je t'aimerai toujours.

— m'enchante amarante — m'enchantera toujours. (?)

dit, etc.

XVI Isabèu,

Ti boutéu,

Te

li

etc.

Marthe Reboul, Arles-sur-Rhône.

amours,

belle figure

figure amarante 3.

dit,

ma

vole vèire

Isabèu,

;

(bis),

ta belle


——

N

231

Ti boutèu.

Te

M m#

Isabcau, mollets,

— je

voirai lèu.

li

Marthe Reboul, Arlcs-sur-Rhône.

— je

tes mollets,

veux

les voir;

Isabeau,

tes

les verrai bientôt.

Variante

Isabèu,

Toun bendèu Es pas à la modo

(1)

;

Isabèu,

Toun bendèu Es pas res de bèu. M.

pasteur Fesquet, Golognac (Gard).

le

— ton

Isabeau,

bandeau — n'est — n'est rien de beau.

ton bandeau

XVII.

pas à la mode

— La

;

Isabeau,

Galopo

Allegro

•—•—#-

i

Ai

de

ri

_r,

i

,_j

—V—•

,

-ban, de ri-ban, de ri-ban, Per

BEfeî -

ho

Ai

;

de

ri

3S *=£=£ 1

-ban, de

i- u

ri

-•

cam-bo m-

ri

$

-ban De

f=£ ?t=Gl

i=ti

Per

pan.

di

-7-

-l^b

ban, de

±

7BL

*—t

qua-tre sôu lou

li

-•

E~gfil

±. t=*=rF m—«.

fai-re

la

ga

-

lo-po, Fau

fc=Ë=&=^t de

sou -liés d'es

(1)

- to

-

fo,

Var: Es pas de

E

de

ri -

dantèlo.

N'est pas en dentelle.

ban,

de

ri-


— 232 -

^m

S

-

de

ban,

ri -

v-At—v-

9 Do

ban

qua

- tre

sôu

pan.

lou

Ai de riban,

1.

De riban Per li cambo di

(bis)

filho

;

Ai de riban,

De riban

(bis)

De quatre sôu

lou pan.

Per

2.

faire la galopo,

Fau de

E

souliès d'estofo,

de riban,

De

riban

De quatre sôu Fau

3.

(bis)

lou pan.

estre de griseto

Per pourta

E

li

mancheto,

de riban,

De riban De quatre sôu

(bis)

lou pan.

Mlle Anaïs Privât, Nimes.

Le Galop. jambes des sous 2.

le

filles

;

Pour danser

Il

rubans,

J'ai des

j'ai

le

galop,

des rubans,

des rubans

— des rubans

— pour les — de quatre

(bis)

(bis)

pan.

et des rubans, 3.

1.

— des rubans

Les jeunes

des rubans

filles

faut avoir des souliers

(bis)

faut être des grisettes

des rubans,

il

(bis)

— —

— de

quatre sous

le

d'étoffe

pan.

pour porter des manchettes de quatre sous

le

— et

pan.

attachaient jadis leur chaussure, qui consistait en

une pantoufle légère, avec de longs rubans noirs ou de couleur foncée, enroulés autour de la

jambe

tière (ainsi qu'on le voit

tram, de l'opéra Robert rie

et

dont les extrémités formaient jarre-

encore dans le

le

costume traditionnel de Ber-

Diable). Elles avaient, de plus, la coquette-

de mettre des bas blancs et des jupons courts, qui laissaient voir,

dans l'entraînement de la danse, ce gracieux ornement de féminine.

la toilette


233

Variante

Per

:

faire la galopo,

Cau de

souliès d'estofo

E De

de ribans, ribans

(bis)

Per cambaiàlacamba,

E de De

ribans,

ribans

(bis)

Per agrada's galans. M.

Pour danser

le

galop,

rubans,

des

rubans,

des rubans (bis)

rubans

le

il

(bis)

XVIII.

pasteur Fesqdet, Golognac (Gard). faut des souliers en étoffe

— pour entourer jambe, — — pour plaire aux amoureux. la

Lous Ribans

p

p

et des et des

Allegretto

p

p

il

:*=£

V-

Moun pai-re m'a dou

-

Moun pai-re m'a dou

De

De

ri

nat

w~r

tt bans, dej den-

-

:£ V-

£=ii^=t2=U Moun

V

P=?

fi-t—É—fi

tô-las,

TJl

-

nat

De

V

ri -

bans sa

^^

- ti

-

nas.

paire m'a dounat

ribans, de dentelas,

Moun De

paire m'a dounat

ribans satinas. M. Bouquet (Montpellier).

-

Les Rubans. Mon père m'a donné des rubans, des mon père m'a donné des rubans satinés.

dentelles,

XIX

m

Allegretto

=&:

fcrfc

3EEÉÏ=£E&m Mon

-

re m'a

don

-

né Des

ru

-

bans, des ru-


m

3

pe-re m'a don

Z3z£

S

m

nés,

g

Pour

^

^

^

u

—é— o Ma

-

ne

:45~

jar' - tière

Î5=hv=1 bans sa

-

r—

grand'mère est en-ter

trft

É

A ma

vieil-le

-

i

—h—

-r-h—h

-ft

Ç chien

grand'

a

Mon

h

in

-

rg'Dans l'jar-din de m'sieu l'eu

£^e

ré, le p'tit

- ti

ft^rm^m —^

^

^

né Des ru

-

^E£

faire

é

mè-re.

i

Mon

bet-tes,

234

S

pi - pid'ssus,Elle est re- ve - nu.

fait

père m'a donné

Des rubans, des rubettes Mon père m'a donné Des rubans satinés, Pour faire une jar'tière

;

A ma vieille grand'mère. Ma grand'mère est enterré Dans 1' jardin de M'ssieu Y curé, Le p'tit chien a fait pipid'ssus, Elle est revenu !

MUe XX.

Jeanne Lambert Montpellier.

— Lou paure

Pastrb

Allegro tt

É=pc S'a

cou -pat

I'ar

ç=e=6=p S'a

cou -pat

l'ar

-

-

tel

m

tel,

Tan

ÊpES^^ ne-to,

Pago de

vi

blan,

De

Lou pau

-

pas-tre

re

;

v pis

per

el!

T

Ja-

D. C.

couste-le-tos, Sa-rai toun ga-lan.


235

S'a coupât l'artel

1.

Lou paure

pastre

;

S'a coupa l'artel,

Tan

per

pis

el

!

Janeto,

2.

Pago de vi blan, De cousteletos, Sarai toun galan. S'a coupât l'artel, etc.

3.

Las tortos Soun à boun mercat,

4.

Las vinto-quatre

Un

diniè traucat.

S'a coupât l'artel, etc.

5.

M.

Le pauvre Pâtre. il

s'est cassé l'orteil, 2. Jeannette,

:

1. Il s'est

— tant

pis

le

docteur Guibaud, Narbonne.

cassé l'orteil,

pour

lui

le

pauvre pâtre

;

!

— paye-moi du vin blanc, — des côtelettes, — je serai

ton amoureux. 3. 4.

tre,

Il

s'est

cassé

l'orteil, etc.

Les [femmes] tortes

— un denier troué.

sont à bon marché

:

les vingt-qua-

5. Il s'est cassé l'orteil, etc.

XXI Allegro

S

S

«:

*=£

tt=} V—

{f-lUUl Pas-tou-ro,

rands-i l'es-quel-hou

:

Le

immmmÊî^ tro-bi qu'a ra

-

zou.

A

sau-tat

le

\f

pas-tre

3=p:

plou-ro,

$=^=

V=3rbalh, le

pau

-

re


— -

236

$=£j^£

'^m pas-tre,

cou-pat

S'a

l'ar

$=* telh,

Tant

Le pastre plouro,

per

pis

Pastouro, rands-i l'esquelhou

A

ï

¥=?-

-

elh

!

:

trobi qu'arazou.

sautât le balh, le paure pastre, S'a coupât l'artelh,

Tant

M

lle

Bergère, rends-lui le grelot

a raison. l'orteil,

a sauté

11

per elh

pis

!

Rosalie Lambert, Belesta (Ariège).

berger pleure,

le

le fossé, le

tant pis pour lui

!

pauvre berger,

— je trouve —

s'est

il

qu'il

cassé

!

XXII Allegro

V=V=$=&

La

=Ée

Ma-ri-dà

mi-g-o

^=Ç=fctt De-gusnouia

ft—

$

à sôu,

IN

h

-

da

-

IV t

è

êl

mo

del

é

Ma

vol;

se

Mous-su

vol.

H=P

'-7-

aii

r=t=£

te

qtrpc

t=£

*=3 à=àx

Coumo

es

»

f-

p

tt

pe

ba-rri

h £=£ fK

*—fi—^

i'a

I

-

le -

to,

?=£

dou-nat un

m

V

ï-r-*

four un gou-be

ti -

R=fi=t*=i

V=^=^ del

-

nôu.

tou

La migo Marida

Coumo

se vol

Degus nou

Moussu

Madamo La mignonne

sonne ne la veut.

Madame du

;

es petito, la vol.

dounat un sôu, del four un goubelet ou nôu

del barri i'a

veut se marier;

— Monsieur

du

— comme rempart

!

elle est petite,

lui

— per-

a donné un sou,

four un petit gobelet neuf.

M

lle

Rosalie Lambert, Belesta (Ariège).


237

XXIII Allegro -H

F1

f

>J'aim' pa

^i§

-

pa,

j'aim'

ma-man,

p'tit chat, p'tit

ff -J-

jt

V"

chien, p'tit frère, J'aim' papa, j'aim'maman,

J'aim' papa, j'aim'

Mon

Mon

Mon

S

p'tit cerf-volant.

maman,

p'tit chat, p'tit chien, p'tit frère,

J'aim' papa, j'aim'

Mon

maman,

pt'it cerf-volant.

Mm

*

J.

Lambert, Montpellier.


238

RONDES AVEC UN PATIENT AU MILIEU

L

Lou

Cat

Allegretto

*—?—? 2k=&=V=Ç=p3bt=ti

I

Lou

cat

au

es

sou

*=£ £

V—V=%=$-W—v=v Lou

sôu, Se

au

cat es

£

Se sou

sôu,

Lou

i

1

:

P=P

rel-ha, se

-

ï£=t£ -

relha

sou

rel-ha;

-

*^

Ç=P

E

dis

que

plôu.

cat es au sôu,

Se sourelha (bïs) Lon cat es au sôu, ;

Se sourelha

E Le Chat.

que plôu.

dis

— Le chat est à terre, — — se chauffe au

le chat est à terre,

L'enfant qui

il

se chauffe au soleil (bis);

A

la fin

du couplet,

semblant de gratter la terre et disent

A

rau-gne, en

la troisième fois, ils sautent

pris par le chat avant d'être sorti

II.

:

S

ft

£ -

et dit qu'il pleut.

les enfants se baissent, font

trois fois

ft

En

chat se place au milieu du rond accroupi, pelo-

fait le

tonné, agroumoulit.

il

soleil

p -

rau-gne, en

-

ï

rau-gne

vivement en arrière; celui qui est

du rond, devient chat à. son

tour.

— La grossa Boumba

Allegretto

£=t£=u Lais

-

sa

- la

pas -

Vsa,

tt

l

La gros

t

tt - sa

boum

-

ba

;


^

aw

EE Lais

i

sa

pas

- la

É^

239

V=P-

V"

-

sa,

que

La gros

U

1^

boum-ba

sa

Se

m

-r:

Pren soun

li -

dan

vai

-

sa.

m

— — —ma

ç=U -

^

^^

va

le -

D. G.

—?^^£ ——

:>l

E

bre

s'en

22:

Ui

i^

vai

le

gi-

Laissa-la passa,

1.

La grossa boumba; Laissa-la passa,

Que

vai dansa.

La grossa boumba

2.

Se leva mati, Pren soun libre

E

s'en vai legi.

Laissa-la passa, etc.

3.

Très connu à Montpellier.

La grosse Fille. sez-la passer, 2.

3.

1

.

Laissez-la passer,

— la grosse

fille

;

lais-

— elle va danser.

La grosse

va [apprendre

fille

— se

lèvematin,

elle

prend son

livre

et s'en

à] lire.

Laissez-la passer, etc.

L'un des enfants a été désigné par le sort pour être le patient, ses camarades essayent de l'enfermer dans un cercle l'adresse consiste à ;

leur échapper.

III. -—

LOU FOUCHAIRE

Allegretto

Pt^i^^^^^^ Un

cop

i'a-vie 'n

ho

-

me

Que fou

-

cha

-

va

l'hort


240

La

p

£ ±Si

--%

~V-

foui

-

ra

Tes

ca

-

-

Lou ve

pa,

ti -

M

rou

\t

la

-

li

gne

rou lou

ti -

Ve

- ta,

ï mort.

qui

?=i-

ja - qui

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~i.

pe

que

-

ta;

£^ V=fr

V=9=V I ié

ja

-

t=* v=&

f=fr-v=.\i

-

Ve

fiéu,

- ja

qui qu'es

-

viéu.

Un

cop i'avié 'n home Que fouchava l'hort La fouira i' escapa, Lou vejaqui mort. ;

Ié tirou la ligneta,

Vejaqui que peta

;

Ié tirou lou fiéu,

Vejaqui qu'es viéu. Très populaire à Montpellier.

Le Piocheur. din

;

— Une

fois

là colique le prend,

le voilà

qui p..;

— on

il

y

un homme

avait

le voilà

mort.

le fil,

lui tire

— qui piochait

— On

le jar-

lui tire la ligneta,

— le voilà en vie.

IV

Un

cop i'aviô

'n

home

Que fouchavo l'hort La fouiro i'escapo,

;

Gar' l'aqui qu'es mort. I

tiroun la garganto,

Gar' l'aqui que canto

;

I tiroun lou fiéu-fiéu,

Gar' l'aqui que viéu. M.

Une que

le

fois

il

prend,

chante,

— on

y avait un

docteur Guibaud, Narbonne.

— qui piochait jardin — la — On gosier, — voilà qui

homme

le voilà mort.

lui tire le

le

fil,

le

lui tire le

le voilà

en

vie.

;

le

coli-


— — 241 V.

— Le

Rosier

s^^m^m^m Moderato

A ma

main

droite

S 4

droite

il

F

-p

sb:

/?ewr

1.

un

y a

f

ro

m

aw

- te

^=^

mai,

i

moe's

sier,

ft

por

gui

à

ma main

Ç=¥

Qui por

sier

m-

au mois de

fleur

-

3ÉÈ^

U

ji

un ro

y a

il

-

te

fleur, fleur,

fleur, fleur,

—rriM

i

v—r-r maz.

cte

gué! ô

guél ô

gué!

A ma

main droite il y a un rosier [bis) Qui porte fleur (ter) aumois de mai. (bisj gué

! (ter)

Entrez en danse, charmant rosier.

2.

Faites un tour et saluez.

3.

Et saluez qui vous aimez.

4.

Qui porte

au mois de mai

fleur (ter)

gué

M

11

»

(bis)

/(ter)

Anna

Gausse, Meyrueis (Lozère).

VI Moderato

:

-ff

-? ir = rzrzjE 3fc

i-Tzf-f-p

fc.

£

i=6

En-trez en

dan

.-f-f- y zjirtn D

- se,

jo

- li

L— ï^RFF^

dan -se,

jo -

li

ro

-

sier,

^ i * en-trez en

*=tt

à

1

P,rrS

ro-sier, Quipor-te

la

rose

au mois de 17


*

242

E*

ï £$-^-$-P-i4^^-4AJk E

5t

E<.

wzaf,

m

(7

por -

te

Entrez en danse,

1.

aw mois de

rose

ta

joli rosier, (bis)

Qui porte la rose au mois de mai, Celle que j'aime, la voici,

2.

Qui porte

Elle l'embrasse sur les

3.

Qui porte

la J'ose

(bis)

(bis)

au mois de mai.

la rose

mai,

(bis)

deux joues,

au mois de mai.

(bis)

(bis)

M. H. Bouquet, Montpellier.

— Le beau

VII. Moderato

S

2=fi=?=t:

V=*

beau Guil- lau-me,

m

?=£ V=£

Eh!

oui,

mes

da-mes,

£

as

tu

j'ai

té d'a-lou - et -te, Guil -

§

ni

cun s'em-bras-se

!

!

î

bien dé -jeu

Î5=K

*=pc

V=& ?=* man

-

du

Du

té.

it

lau-me, Guil-lau

V

-

ra, Guil

U

-lau-me

J \

£q

ï met

-

-

te,

Gha-

±

V jO=\

res - te

né?

î V-

ra.

beau Guillaume, as-tu bien déjeuné oui, mesdames, j'ai mangé du pâté.

La ronde reprend

-

f—r—r=fz

r

v-v—u-

— Oh — Eh

-

éSê^ &=&

mattt -

*=WV=&-

:fr=fl=

P— pâ

m

--£=* -

Guillaume

?

:

Du

pâté d'alouette,

Guillaume, Guillaumette,

Chacun s'embrassera, Guillaume restera. M. H. Bouquet, Montpellier.


— -

243

Les enfants doivent être en nombre impair; l'un deux, Guillaume, est

mouvement du cordonnier qui

accroupi au milieu du rond, imitant le tire le ligneul.

A

du couplet, ceux qui font

la fin

la ronde, (y

Guillaume), s'accouplent deux à deux et s'enfuient, mais,

nombre impair,

sont en

compris

comme

ils

l'un des enfants reste seul et vient remplacer

Guillaume.

on retrouve

Très populaire,

cette

ronde dans

les

montagnes de

la

Lozère.

VIII.

La Prisonnière

Allegretto

*=ê t=£ Hr-^Br^R/

-U-y-^—^-

En-trez dans ce rond tout rond, En-trez

t.

ne

Et

bon,

pas

pas

lais - sez

y donc tout de

£

6 V=3£

à=j—p—V

-

ser Cette

ai-

j±3£=3t=£3B [

y

t

ma

-

ble

pri-son

-

nié

-g

vous

vous vou

Si

re.

p Cher -chez F

ci,

-

y

p

dans

la

sor

y?

\J

com

- lez

-

pa

trou

Entrez

-

ve

-

^

d'i-

fcr^td

-

gnie,

£ *±* * *=£ V==tt tt v=%- *=V ^ que vous y

- tir

rez Gel - le

dans ce rond tout rond

ai -

Et

puis

m me

rez.

,

Entrez-y donc tout de bon,

Et ne

laissez pas passer

Cette aimable prisonnière.

vous voulez sortir d'ici, Cherchez dans la compagnie, Si

Et puis vous y trouverez Celle que vous aimerez. M. H. Bouquet, Montpellier.

Chaque enfant passe tour à tour au milieu du rond celui

— ou celle — qui

lui plaît.

et

embrasse


— IX.

244

— L'Olivier

Allegretto

à

fi:

£ Au

m

tf jar

S^

rfct

mon

de

din

-

-

re

y a un

II

o

è

MlU^JJ SœsSffiSSpp & ^UAmu^m $

é-*-

V-

Qui

vier

cou - vert de

est

ro

- ses

de

de lau-

rose' et

Refrain

rier.

Cel-le

-

cei-le - là,

ci,

C'est

cel-le

démon

i=*

t & y=&

pè-re, Cel-le

- ci,

cel-le - là,

Au jardin Il

Qui

y a un

(1)

mon

-

pa.

père

olivier,

est couvert

De rose' Refrain

de

pa

C'est cel-le de

de roses,

et de laurier.

Celle-ci, celle-là,

:

C'est celle de

mon

père;

Celle-ci, celle-là,

C'est celle de papa.

M. H. Bouquet, Montpellier.

X.

Allegretto

IMV *=*=* fi

Là-

La-haut sur la montagne

^^

haut, la -haut, sur

cet

£=£-

- te

=fi=

7-

mon

- ta -

gne, J'en-ten-

mains se détachent et, mettant les poings sur les hanches, en pirouettant pendant tout le refrain une fois sur le premier temps des deux premières mesures, deux fois sur les 1 er et 2 me temps de la troisième, et sur le temps suivant il en est de même pour les quatre dernières mesures. (1) Ici, les

les enfants sautent

:

;


— — dis

m

245

du ber

voix

la

p

Qui

ger

-

rae

dit

—p- -f— — — -

-m

sel

-

Qui m'a

le,

dit

p

r

la

- ri -

V-^ -fi ——^ ^ fi

fr

selle, eri-trez

en dan-se, Fai-tes

P=*=P

de-mi tour, Em-bras

Ifa

Ma

la clé-

de

h -

moi-

den-

ce. (/n

Pî^

tt

v-

vos chers

- sez

-

moi-

5=

Ct

V

h

I

P=P=

P=t£=P £ow>*,

n

-

m T~»^*

3EC tourde

le

de

-

y

té:

Jfc

/-

i

m

Ma

:

a

-

mours.

Là-haut, là-haut, sur cette montagne, J'entendis la voix du berger

Qui me dit Mademoiselle, Qui m'a dit la vérité: :

Mademoiselle, entrez en danse, Faites le tour de la clédence (1).

Un

Un

tour,

demi- tour,

Embrassez vos chers amours.

M

Ile

Jeanne Lambert, Montpellier.

XI

&

Allegretto

f=m

ï-

j-

y

fct

i

haut, sur

S

tt fleurs,

(1)

Glédcnco

la

mon

-

v

'

ta - gne,

/-

PC

tt

A

-

vec

un

= crédence. — Var.

:

J'i

ru

Faites

-

ban

-

rai cueil-lir

Jt

S-

des

S

ro - se

Au-

un tour do contredanse.


#

— 246 — *-

tour

u

i

mes che

de

-

i

f

r

Un

de

un

tour,

a

-

mi

ï

P

dos

£ows

sez

r

V-

fc=*

ii

fowr, Z?ra - 6ras

v

veux. Fai-tes

£=* et

f-

ï=£

*— y—i?=fc=b:

mours.

Là-haut, sur la montagne, J'irai cueillir des fleurs,

Avec un ruban rose Autour de mes cheveux. Faites un tour,

Un

demi-tour,

Embrassez tous vos amours.

M XII.

lle

Anna Gausse, Meyrueis

— Nous n'irons plus au bois

m

Moderato fi:

F^

v=v v=v bois: Les lau-riers

Nous n'i-rons plus au

*=£ pés;La

b-^—9

que voi

-

p-tfcft I-ra les

———— — m

»

m

*

»

V

V tam-bour qui

±±

i%=^=^=^ 'R:

Al- Ions,

1

vit

,

¥

X

bel - le

J'entends le

sont cou-

f-

£

:<j:

(Lozère).

£

bat,

EEB :

.

ra-mas

t=£ =3t .U

Et l'a-mour qui m'ap-pel-le;

£

&

l=r-

$=$=£

dé-pê-chez-vous, Em-bras-sez la plus

Nous

n'irons plus au bois

Les lauriers sont coupés La belle que voilà

:

;

Ira les ramasser.

J'entends

le

- ser.

tambour qui

bat,

Ë ^^ bel-le.


247

Et l'amour qui m'appelle; Allons,

vit',

Embrassez

dépêchez-vous,

la plus belle.

M IU

Jeanne Lambert, Montpellier.

XIII Moderato

m

R=R Nous

r pés

h

;

La

n'i -

rons

'h

T\

ses.

Em-bras

-

que voi -

Les

vous plai

a tous

ra

mas-

bat,

Ç

7

tt

Ma man -

Faisons-en de

- ra,

-

:±z=

â

tam-bour qui

sez qui

9=Z

bois: Les lau-riers sont cou-

vu* le

/r

v-

P=UE

J'en-tends

pel-le;

plus au

bel - le

R=ft

i

Ê

qui m'ap-

mè-rae.

Nous n'irons plus au bois Les lauriers sont coupés La belle que voilà Les a tous ramassés. J'entend le tambour qui bat, :

;

Maman

qui m'appelle

Embrassez qui vous Faisons-en de

M

lla

même.

Anna Gausse, Meyrueis

Le Romancero de Champagne, Tarbé, couplet

;

plaira,

t.

p. 241,

II,

:

Nous

n'irons plus au bois

Les lauriers sont coupés

La

belle que voilà

La lairons-nous entrer

?

:

;

(Lozère).

donne

ainsi ce


,

248

Entrez dans la danse,

Voyez comme on danse, Sautez, dansez,

Embrassez qui vous voudrez. Nous ne connaissons en Languedoc qu'un 'couplet. Dans

le

Romancero

de Tarbé, la chanson est complète et compte dix couplets.

— La belle Hélène

XIV.

Cette ronde a été publiée dans plusieurs recueils, mais la version suivante offre des particularités à signaler. Elle se compose de divers

personnages

:

le père, la

mère,

le frère, la

sœur,

l'oncle, la tante, le

cousin, la cousine, toute la parenté, jusqu'au parrain et à la marraine,

représentés par autant d'enfants.

Le moniteur (ou plets

la monitrice)

au milieu du rond,

« parent »,

qui non seulement

d'aller

les

membres de

danser

à chaque

successivement

s'adresse

et

en énumérant tous

refusent la permission

du jeu chante les deux premiers coula

<t

famille » qui lui

enfin elle arrive au « frère

;

»,

y consent, mais encore veut bien l'accompagner.

Moderato

TT

Au

pont de

-8-0

±^=à^. cé,

Au

*

^=F=t. 3=E=fr_j+-V-4£=i

t

P=tt

un

Nan-tes

bal

an -non-

est

-t=T *=* -3*=P=ff éJ —?E=bt p

^1

l/

pont de

un

Nan-tes

bal est an -non -ce.

Au

pont de Nantes un bal est annoncé,

La

belle

Hélène voudrait bien y

(bis)

aller.

— « mon cher père, voulez-vous danser? — Non, non, ma tu n'iras pas danser. — ma cher mère, voulez-vous, etc.. La sœur, — l'oncle, — la tante, — cousin, — — cousine, — parrain, la marraine. — mon cher frère, voulez-vous danser qu'j'aill'

«

»

»

fille,

1

«

le

la

le

«

qu'jaill'

« Oui, oui,

Le puis

ma

? »

sœur, tous deux irons danser ». sœur dansent ensemble au milieu du rond

frère et la ils

tombent par

terre.

Le Chœur:

Le pont

s'écroule, tout le

M

1U

monde

est noyé.

Anna Causse, Meyrueis

(Lozère).


— —

XV.

249

LOU ROUSSIGNOLET

Allegro

m\^^m fë^^^^m :ir.

:(i

zfcî

:«:

Rous-si-gno

Z±3t

%

re

let,

-

vel-lia

Rous-si

te,

-

gno-

ï=ï

fi

3C

vel-ha

-

re

let,

-

/ Qu'a-nan

te,

*=¥ bran

lou

ni

fi

Roussignolet, revelha-te,

Qu'anan Qu'anan

ni loubran-le,tan-

-

fi

y-

1

la!

Qu'a-nan

le.

(bis)

fini

lou branle, lanla!

fini

lou branle.

Es à Maria a ié dintrà, (bis) Qu'anan fini lou branle, lanla! (Très populaire à Montpellier).

— Rossignolet,

Le petit Rossignol. va

finir,

lanla !

C'est à

On

le

branle va

Marie à y entrer,

— le branle

réveille-toi, (bis)

finir.

le

branle va

finir,

se place dans le cercle à tour de rôle, le

lanla!

nom change chaque

fois: Enricou, Pierrou, Janeta, Liseta, etc..

XVI.

Marion

Allegro v--

fi:

Bel-

le

Ma

- rion

tt

fcfc

ré - veil

-le

-

veil -le

-

toi,

-

de,

lai - la

l

Ton

ber

-

- le

Ma-

ir

¥

Ton

ger

Bel

toi,

^m

=t

LM-J-& man

v-

tt

-J:

P=p=P rion,

±E

£=*=£

:tz

m^^

te

ber

de

-

-

ger

man

te

-

de.

de-


250

Belle Marion, réveille-toi, (bis)

1.

Ton berger Ton berger

Et

2.

quel

est

te

demande,

te

demande,

lalla !

donc ce berger -là

Qui toujours me demande

?

Acô's X... sens lou noumà,

3.

Que toujour

ti

demando.

Celui-là je ne l'aime pas,

4.

Je m'en vais tomber morte. Belle Marion, réveil le -toi,

5.

J'en chercherai

Aco's Louiset, per lou noumà,

6.

Que toujour

A

7.

celui-là,

Je donne

ti

3. C'est X...

sans

C'est

petit

le

le

demando.

que j'aime bien,

ma

vie et

M.

6.

un autre.

le

nommer,

mon

bien.

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

Louis, pour

qui toujours te le

nommer,

demande.

qui

toujours

te

demande.

Une jeune

fille

Au

fait

l'endormie pendant que

les

autres

d'elle.

refuse

de répondre. Elle ne se réveille, en chantant

que lorsque

le

tournent

3 e couplet on lui désigne divers noms, auxquels elle

autour

nom

lui

le

7 e couplet,

convient.

XVII.

Marioun

Allegro

&

S Re f: a

L^_

X

-

-

vel -

-

man

f=P=

JE

vous, hè

==3> 33

t=*

tt Vmant vous de

ha

-

Ma-rioun:Vostre

lo

s

?

I

|

do, Vostre

a

-

mant vous

m de-


— man-do, Lan -

la,

251

a -

Vostre

mantvous de

Réveilha-vous, bèlo Marioun

1.

Vostre amant vous demando

-

man

-

do.

:

(bis)

;

Lan la ! Vostre amant vous demando.

Et quau soun doun lous amourous

2.

Que toujour me demandoun

E

3.

?

bèu Louis demando.

n'es aqui lou

Que n'a

fa la

Lou bèu

Louis, (1) lou vole pas Paulino (1) me lou plouro.

4.

M.

le

:

docteur Chaussinand, Coux (Ardèche.)

votre amoureux Marion. 1. Réveillez- vous, belle Marion: vous demande, (bis) Lanla! votre amoureux vous demande. qui toujours me deman2. Et quels sont donc les amoureux

dent ?

4.

Louis, je ne le

XVIII.

Quan

1.

beau Louis, qui en a fait la demande. veux pas: Pauline le pleure.

3. C'est celui-ci, le

— Lou Roussignôu lou sourel se lèvo,

Lèvo en pau pertout, A la cimo de la roco

f2)

Li lèvo toujou,

Lou roussignôu li chanto Que di ? Que Leoni (1) n'es blancho. ;

Nani

!

(ou que

Chanto, chanto roussignôu

2.

Soun Piarrou

(1) di

que

(1)

Les noms changent à chaque couplet.

(2)

Var

:

A

si !)

la

cimo de

la

bonco.

(même

la

vôu.

signification).


— M.

Le Rossignol.

-

Lou roussignôu chantarô bé, Soun Piarrou la prendre bé.

3.

partout,

252

le

docteur Ghaussinand, Coux (Ardèche).

Quand

1.

le soleil se lève,

à la cime du rocher

gnol y chante. (ou bien Oui !)

Que

dit-il ?

se lève toujours.

il

Que Léonie

un peu Le rossi-

se lève

il

— Non

est blanche.

!

:

2. Chante, chante, rossignol, 3.

Le rossignol chantera

XIX. Allegro

M

ft=fr

-9r

A

-

-

— son Pierre — son petit Pierre la

dit qu'il la veut.

petit

bien,

prendra bien.

Adieu donc, la belle

&

î^$

dieu donc la

bel - le,

que

je

É-

^t

m'en

va. 3

ft=^ft -

I

^=a

h-

p>

ïQ£Eg X fau-dra

Il nous

F-

v

di-re

rai

h-

y

b

-•

m

#-

tnrtî Ve-nez

a

-

vec

moi, je vous

en

3

^=t^^-^=^-y-V-^4

don-ne

-

Quel

rai.

amant me donne-rez

/rv

m

son pour-quoi. C'est des a

ft-fi—fi—fr

F

mants que je n'en veux.

m

la

-

^ ±

fr

goût? N'es

fc=ft=fr a - qui

Piar

-•

-

——

rou,

Fa-

-

riô

V\p .

vous Fait à

bien per

Adieu donc

Il nous

C'est

Venez avec moi, je vous en donnerai.

Quel amant

que je m'en va.

faudra dire la raison pourquoi. des amants que je nen veux.

me donnerez-vous

y

mon

,#-

la belle,

i

vous.


-

253

mon goût

Fait à

— ?

N'es aqui Piarrou,

Fariô bien per vous. S'il plaît,

on chante, sur une seule note

Mon Piawou

(le ré)

:

a de belles boucles,

Ses pendants sont en argent,

Son cheval va rondement. au contraire,

Si,

volubilité

il

ne plaît pas, on chante, sur la

même

note, avec

:

merdo, fouto,

Soun quiou, sous nas, toutli degouto, Soun chivau li vei pas gouto.

Oh

!

m...,

son

f...,

c...,

son nez, tout

lui

dégoutte,

— son

cheval

n'y voit pas goutte.

M.

le

docteur Chaussinand, Coux (Ardôche).

XX. — Le père Adam Moderato

i

fi=R

2:

A-dam

V

i

- tre

père

à

P

f

à

tous,

:

Ne somm'nous

sin' ?

1.

Ne somm'nous

Adam

V est

pas cousins cou-

^a

fe^È}3±d

je2i

A - dam

^-^tt^i

r,

tous

£=P

£* p=t£ rfcézfe ^ë=î

no-tre père

est

im-uj no

:â:

pas

cou-sins

est notre père à tous

:

ger

-

(bis)

somm' nous pas cousins cousin' ? Ne somm' nous pas cousins- germains

iYe

?

mains?


— 2.

254

en embrassera deux entout(fo's).

Il

Ne somm"

1

nous pas cousins cousin',

etc.

Très populaire à Montpellier.

Le nombre

par l'un des enfants quelquefois il y met un peu « Il n'en embrassera point du tout», etc., et le sort du rond sans embrasser personne. est fixé

de malice en disant

Père

Adam

;

:

XXI.

— — — —

— L'EsCABELLO.

Quau boutaren

sus l'escabello

?

Léoni, que n'es tant bello.

Quau

li

boutaren davan

?

Poulitou, que l'amo tan.

Sau pas

si

l'amo bien ou gaire.

Que d'embrassos li ai vist faire Toujour bramo au mièi dou sou, Toujour bramo que la ?ôu. La meno à la proumenado, !

Li couonto quauco galejado

Te

farei en

En bouquet De Quan

bèu bouquet, de girouflèios,

rosos e de pansèios. la

pansèio flourirô,

Poulitou t'espousarô

:

Léoni, arresto-te,

La pansèio

;

n'a flouri,

Poulitou m'a planta qui. M. L'Escabelle. est

si belle.

l'aime tant.

docteur Ghaussinand, Coux (Ardèche).

— Qui mettrons-nous

sur l'escabelle

?

— Léonie, qui

mettrons-nous devant — Le petit Hippolyte qui elle l'aime beaucoup ou peu. — Que ne sait pas

— Qui —

lui

?

si

Il

d'embrassades je ronde,

le

lui ai

— toujours

il

vu

faire

!

toujours

crie qu'il la veut.

Il

la

au milieu de la mène à la promenade,

il

crie

— jeté ferai un — — giroflées, roses de de un bouquet et de pensées. beau bouquet, — petit Hippolyte t'épousera. — La — Quand la pensée — petit Hippolyte m'a plantée pensée a lui conte

quelque sornette.

fleurira,

fleuri,

le

Léonie, arrête-toi,

le

là.


255

XXII Quau boutaren en l'escabelle ? La Marie, que n'ei tant Quau lhi boutaren davan ?

belle.

— Louis, que l'ame tan. Save pas

si

l'ame bien,

Treis poutous

si

lhi ai

l'ame gaire,

vegù

faire.

Trique, traque, per lou sol

Acô marque que Qui mettrons-nous sur l'escabeau Qui

lui

mettrons-nous devant

ne sais pas ai

vu

faire.

s'il

l'aime bien,

s'il

?

?

— La Marie, qui est Louis,

le sol !

si belle.

qui l'aime tant.

l'aime guère,

— Trique, traque, sur

!

la vol.

— Je

trois baisers je lui

Cela prouve

qu'il la veut.

M. A. Gallon, Saint-Romain-le-Désert (Ardèche.)

XXIII.

— Grô de froument

Grô de froumen I grô de civado ! Quau maridaren oquestoonnado?

X..., que n'es ton pla couifado.

— Quau metrô lou pè davon — X..., que l'aimo ton. — Quau sap l'aimo gaire — Très poutous vistes — Quau sap l'aimo prou? — Très poutous darriè 'nbouissou. ?

li

si

?

faire.

i'ai

si

M Grain DE Froment.

lle

Sophie Arquel, Salles-Guran (Aveyron).

Grain de froment ! grain d'avoine! Qui X..., qui est si bien coiffée. marierons-nous cette année? Qui lui mettra le pied devant? X..., qui l'aime tant. Qui sait

— —

s'il

l'aime

un peu

l'aime assez ?

?

— Trois baisers je

lui ai

vu

faire.

— Qui

sait

Trois baisers derrière un buisson.

XXIV.

— Lou

Lila

Moderato

M'a-ias be

-

di,

sout lou

II

-

la,

m'a-ias be

s'il


111 di

que

me

3

l^ïê ^PS^I ^È £

v

m as

qui-ta-rias pas; tu

45:

ïat

vai pau-re

sa,

256

dro

- le

M'aias be

t'en

di,

tu

ta,

pen

re -

sout lou

M'aias be

Que me

qui-

m'as

leis-

ras.

Li

lila,

di

quitarias pas

;

Tu m'as quità, Tu m'as leissà; Vai, paure drôle, t'en repentiras. M. le D r Ghausinand, Goux (Ardèche)

Le Lilas. dit

— que

délaissée;

tu

Tu m'avais bien dit, ne me quitterais pas

— va, pauvre garçon,

On forme

sous ;

le lilas,

— tu m'as

— tu m'avais bien — tu m'as

quittée,

tu t'en repentiras.

autant de couplets que l'on veut en changeant

le

nom

de

l'arbre. Il

est curieux d'entendre les enfants chanter leurs petites rondes

sur des airs empruntés aux tonalités du plain-chant ici

ut,

un

;

nous trouvons

8e ton, assez bien caractérisé par la finale sol et la dominante

avec

le si

bémol exigé pour éviter

XXV. 1.

le triton.

Janet

Ount lai anà, Janet, Ount lai anà?

Vau ver la fabrico, Vèire moun amigo ;

Lai vau souer e mati

Per 2.

— —

Que li pourtà, Janet, Que li pourtà? Li pouorte eno fouiasso

Din

Eno

la réjoui.

ma

biasso,

pinto de vin blan,

Que l'amo

tan.


3.

257

Entourna-vous, Janet,

Entourna-vous So que lai anà faire, Es pas de faire

En

:

;

autre lou fai per vous,

Retira-vous. M.

Petit Jean.

1.

Docteur Chaussinand, Goux (Ardèche).

le

— voir mon

vais à la fabrique

—où

allez-vous, petit Jean,

amie,

allez-vous?

matin

j'y vais soir et

— Je pour

la réjouir. 2. lui

Que

porte une fouace

qu'elle 3.

aime

— dans

ma

besace,

— Je — une pinte de vin blanc — que

portez-vous ?

lui

tant.

Retournez-vous, petit Jean,

allez faire

Jean,

lui portez-vous, petit

— n'est pas à

faire

;

retournez-vous

un autre

:

ce que vous

pour vous,

le fait

retirez-

vous.

XXVI.

— La

S &^E£

£=£

Rosa de Mai

Allegretto

La ro

t=£

#

—— •

quau

la

dou-na

-

ren?

A

pas 'span

•-

Ma-ri'

,

la

ft len

na

-de

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man ma

-

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-

y=vsoun

ga

s'en

-

^

ben.

vai tan

V-

da.

li

:i=t *

vai

mes

la

lant,

sem-bla u

-

-

sa

3

azpc -7-

-

Lou

2=1

s=

£:

Am

que

i^^iis -

êp

pus pou

A

da,

-

fr-t-t—g

tt^Wh-b-b-ç Soun man-tau d'in - diè -

- di

*=P

V-

'yJjJMJtt

R=fiq

±=3t

V-

maien-caraes

de

- sa

2=p: 2:

na prin

-

18

ces

- sa.


^

258

^—&— b— Vi

-

ra

-

vous

?

da

van: Qua-tre

-

ca - pe

lans;

-

Presto

^:

sW

ft

=P=?C

$$

Vi-ra- vous dar

tfc

fcfc

- ries

» •=P=P 0=P rUZ tt=K

ro-sas,

.

que de flous

:

Qua-tre

azzpc

/r

P=t£

bt flous!

£ ?=?c îtt*

V-v-v=xl -

se -la, vi-ra

-

-

f-f-f-

4-V—V

vous;

-t^U-U-

-

se -la, vi-ra

es pas 'spandida (1),

galan

(3),

M

vous.

-

Aquauladounaren? A (2)*** la pus poulida Soun mantau d'indièna que ié vai tan ben. Lou lendeman mati s'en vai à la messa

Ambé soun

Que de

+=&

4^

Ma-dou-mai

La rosa de mai encara

Que de

- liés.

*=£=£

Madoumai

!

ca - va

0- 1 -*

U=U p=£ ro-sas, que de

V=V=

7-

:

sembla unaprincessa.

Vira-vous davan

Quatre capelans

:

;

Vira-vous darriès

:

Quatre cavaliès.

Que de rosas, que de

flous

!

(4) bis

Madoumaisèla

,

vira-vous. Très populaire à Montpellier.

— La rose de mai n'est laplus à qui la donnerons-nous ? — A X. La Rose de Mai.

..,

(1)Var.

:

pas encore épanouie,

jolie. — [Elle a mis] son tablier

encara n'es pasflourida. n'est pas encore en fleur.

A chaque reprise nouvelle, le nom de la jeune fille change, jusqu'à que toutes celles qui font la ronde aient été placées à leur tour au

(2)

ce

milieu.

Var.

soun galan au bras. son amoureux au bras. les enfants qui, jusqu'à (4) Ici la ronde devient beaucoup plus animée ce moment, avaient plutôt marché que sauté, tourbillonnent autour de la petite fille placée au milieu, en sautant, sur chaque temps frappé de la (3)

:

;

mesure, aussi haut qu'elles

le

peuvent.


d'indienne qui

va

lui

bien.

si

avec son amoureux

— ^9 — — Le lendemain mntin —

devant: [voici] quatre prêtres; cavaliers.

— Que

va à la messe,

elle

ressemble à une princesse.

elle

;

#

Regardi

/.

regardez derrière: [voici] quatre

— Mademoiselle, retournez-

de roses, que de rieurs!

vous.

— La

XXV11. Allegretto

z2=^E b La

é

:

ro

-

Pz

&

v Mai En-cara

de

se - ta

A

da,

-

ri

pris:

' _l_jg

tt

Roseta de Mai

quaula dou-na

-

pas

es

ALi-sa,

rai?

pou-

pus

la

mmmï^mm

*=*T-

da

A-quc-la

:

coi

-

fe

-

que

ta

=t=P=

f

[V

m

+=\

==t_|_-_l^_

Em-be soun ga

-

lan

l'a-me

P

ma

3=ÈÉ

- ti s'en vai

Em-be soun

ga

I

|:

à

*

#— mes

la

-

se

^ -

ta,

Jsz

lan, ne sem-bla

Lou

ben.

- ta

ri

tt

ft -

-

?:

^=^=i

#

£

7-

di-men-che

tan

vai

ÏEjE?

ben.

flou-

u-na

gri

-

se

-

ta

=

^

±-é Vi -ra-vous da

van: Qua-tre

-

ca

-

pe

lans;

Presto

PC

ij^

Vi-ra-vous dar

- ries

igl

#

ro-sas, que de

flous!

:

:

Qua-tre

p

#

g

=P ca

p

-

r va

-

lies.

-f±=2

-f tt

Ma- dou- mai

-

su -la, vi - ra -

P Que de

ï vous!


— 260 — La

roseta de mai

Encara es pas flourida, A quau la dounarai?

A

Lisa, la pus poulida

:

Aquela coifeta que ié vai tan ben. Embé soun galan l'amerita ben. Lou dimenche mati, s'en vai à la messeta Embé soun galan, sembla una griseta. Vira-vous davant Quatre capelans Vira-vous darriès: Quatre cavaliès. Que de rosas, que de flous! Madoumaisèla, vira-vous p ' ;

.

J

!

M. H. Bouquet, Montpellier.

— La petite rose de mai — n'est pas encore — A Elise, [qui la plus — Elle a une petite — qui bien va avec son amoureux sont bien assortis. — Le dimanche matin, va à la messe — avec son amoureux, on une grisette. — regardez devant — quatre prêtres — regardez derrière — quatre cavaLa

petite Rose de Mai.

fleurie,

— à qui

la

donnerons-nous? coiffe

lui

est]

si

:

elle

ils

dirait

[voici] liers.

jolie.

:

[voici]

:

;

— Que

de roses, que de fleurs!

— Mademoiselle, retournez-vous!

XXVIII La

roseta dau

mes de mai

Encara es pas 'spandida, A quau la dounarai ?

A

la bêla

Margaridà,

N'a una coifeta que ié vai tan ben, Ende soun galan que Tamerita ben. Lou dimenche au mati s'en vai à la messa Ende soun galan, sembla una princessa. Quatre reculets, vira-vous davan ;

Quatre reculets, vira-vous darriè. Madamouisèla s'es virada,

Soun galan l'a 'mbrassada. Que de rosas, que de flous, De touta mena de coulous

!

Mlle A. Privât, Nimes.


— La

261

du mois de mai à n'est pas encore épanouie, quiladonnerai-je? A la belle Marguerite. Elle a une petite coiffe petite rose

qui lui va

si

bien,

dimanche matin

— avec son amoureux va à

elle s'en

messe

la

sont bien assortis.

ils

avec son amoureux,

Le elle

— Quatre petits pas [en arrière], virez-vous devant; — quatre petits pas [en arrière], virez-vous derrière. — Mademoiselle s'est retournée, — son amoureux embrassée. — Que de roses, que de fleurs — de toutes sortes de couleurs! ressemble aune princesse.

l'a

XXIX.

— Lou Trau

de moun lapin

Moderato

Lou trau de moun

S Lou

\\'m,Capouchin,ca-pou-chin ca-pou-

-

-^mm^^m :

chei-nol

la

Ç=

trau de

7

moun la

ft=fr

ir

H

Qu

!

vous

v

V-

I

chan

^

])'m.Capouchin,capouchin ca-pou-

i>:

?=3

&

-

a

dou-nà

'que

- lo

dou-

EsggggggpfcN=^ lour de l'a-mour,de Ua-mour de

m

*=W-

£

V=tt? a

dou-nà 'que-lo dou

I

£T

!

i)

Qu

V \t lour De Ca-mour de

la

^

bel - lo? Sia

j-

n'es

Jôu

que

se

fai

V=*=t vous De Va-mour, de

^^

Va-mour de

la

bel - lo,

que

fai

per

-jr.

Se n'es Jôu-

£±£=tfc£

se

vous

ft-fi-fi—fi-lfr—

0-

V

-

i Se

vous.

P

ÏE£

bel - lo?

la

per vous De V amour de la bel-lo, Sia vous.

i


— 1.

Lou

262

trau de

Capouchin

moun

(bis)

lapin,

capoucheino

Lou trau de moun Capouchin 2.

Qu vous

(bis)

!

lapin,

capouchan

!

a dounà 'quelo doulour

De V amour (bis) de la bello ? Qu vous a donna 'quelo doulour De V amour de la bello ? Sia vous. 3.

Se n'es Jôusè que

De V amour

fai

per vous,

(bis)* de la bello,

Se n'es Jôusé que

De l'amour de

per vous,

fai

la bello,

Sia vous.

Mme

Marthe Reboul, Arles-sur-Rhône.

capucin 1. Le trou de mon lapin, Le Trou de mon lapin. capucin (bis) capuchan. Le trou de mon lapin, capucine! de V amour (bis) de la belle 2. Qui vous a donné cette douleur de V amour de la belle'1 — C'est qui vous a donné cette douleur

(bis),

;

.

vous. 3. Si c'est

Joseph qui vous convient,

belle

est à vous.

il

Un

Si c'est

Joseph qui vous convient,

enfant est placé au milieu de la ronde

embrasse un autre,

fille

de

l'amour

(bis)

— de l'amour de la ;

à la

ou garçon, qui vient

le

fin

remplacer.

— Ai un gran mau de taloun De

De

(1)

Var

:

(1)

la bello (bis),

Ai un gran

mau

de taloun

la bello, signa-vous.

2.

— Quau vous a dounà 'quelo 'doulou?

3.

— Es moun mari,

de geinoun

=

genou.

belle,

des couplets,

XXX 1.

de la

qu'es jalous.

il

en


263

— Vous n'en côusiren un pus dous. — Chaucho-carau sarà per vous

4. 5.

De

la bello (bis),

C haucho-carau De la

sarà per vous

bello, signa vous.

M. Gaidan Nimes. «

— J'ai

au talon « « «

grand mal au talon

— De la

— De

la belle (bis),

— J'ai

grand mal

signez-vous. »

belle,

— Qui vous a donné cette douleur? — C'est mon mari qui est jaloux. — Nous vous en choisirons un plus doux »

»

:

Patrouille-V ornière sera pour vous. »

Au

dernier couplet toute la ronde se met à boiter en chantant.

XXXI.

LOU RlBAN VERD

£=fc

ÎEÊ Lou ri-ban

verd,

La

la

f -

chu-ga,

la

TTt V-

:z:

Lou

ri -

vert,

La

la -

^

E

1

ques-ta, Qu'a

-

ga,

lou jau -

bert.

cou -lou pus

la

D. C.

ij-Jj l'au - tra,

Qu'a

la

Prenguen aquesta Qu'a

la

E Qu'a

coulou pus fresca,

quiten l'autra,

la

\j

cou-lou

Lou riban verd, La lachuga (bis) Lou riban verd, La lachuga, lou jaubert.

2.

fres - ca,

P=fr

qui-ten

.

-

$

V—u—u—u

V=ï Pren-guen a

chu

chu-ga,

la

i

V-U-Mt-y.

ban

1

coulou malauta.

\J

ma

ii

:

-

lau-ta.


-

264

Maria, per soun noum, Que m'arrape (ôis),

3.

Maria, per soun noum, Que m'arrape au coutilhoun. Très populaire à Montpellier.

1.

vert, 2.

— la laitue Prenons

sons l'autre 3.

Le Ruban vert.

Le ruban

celle-ci

— qui a

dont la

la laitue (bis)

couleur est plus fraîche,

la couleur de

Marie, que j'appelle,

— m'attrape parle La ronde

vert,

le

ruban

et le persil.

— et lais-

malade.

— m'attrape

(bis)

— Marie, que j'appelle,

;

jupon.

est faite par les.petites filles qui tiennent le jupon relevé

par dessus la tête de celle qui est placée au milieu. Celle qui conduit tourne seule autour et désigne les autres à tour de rôle. Celles-ci viennent se placer derrière elle en se tenant mutuellement par le jeu,

la jupe. Lorsqu'il n'en reste plus

alors et poursuit ses petites qu'elle a

pu

dans camarades

est remplacée par celle

elle

;

saisir.

Les enfants chantent aussi cette ronde sur

â:

la patiente se lève

le cercle,

ê

ÎC

Ai

lou

m ri -

ban

l'air

suivant

h:

t=W-

La

verd,

:

chu-ga,

la -

^^^m

la-

la

£: Ï=K :prr^r:^rvzqr=:t:a^zz^_i;-l-|^_.U_i;_^. :£:

chu-ga. Ai

ri-ban verd, Ea

lou

Variante

la-chuga

e

lou jau-bert.

:

^:

i 3N*

2:

p=it±. Lou

ri

-

y—tt

-x-

ban verd, La

la -

chu

-

ga,

^ la

la -

chu

m

=ï==b:

ï=& Lou

ri

-

1

£

H_4rzI=jfc=K

ban verd, La

la -

chu-ga

}

lou

-

jau

- fort.

ga.


265

XXXII L'ansalado et lou jaubert,

La bledo

e lou caulct verd

;

Viro-t'en sai,

Viro-t'en lai!

Embrasso-mi M.

!

ti

plai.

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

persil, — la blette et chou vert — et — embrasse celui (ou qui plaira.

La salade vire de là

le

que

lo

le

le

celle)

XXXIII.

— LOU

Disoun

«

:

Ount' aniren velhà?

L'amour qui la meno. c Ount' aniren velhà Disoun L'amour qui l'aura. :

2.

Nou-n-aniren

«

Per

3.

rire

— —

Janetou

Acô's pas

«

«

»

? »

Doro

'co de la

e caqueta. »

Acè's pla

Pierrounet

?

»

la courtisarà. » le

boun

courtisaire,

Pierrounetla courtisarà. 5.

(bis)

Qui sarà 'quel soun courtisaire

a

— 4.

ferme

ci,

COURTISAIRE

Toutis lous goujats s'assoucioun;

1.

de

vire

;

te

le

boun

»

courtisaire,

(bis)

(1) la courtisarà.

L'amour qui la meno. Pierrounet la courtisarà.

L'amour qui

l'aura. »

M L'Amoureux. «

irons-nous veiller? 2. «

(1)

1.

Tous

irons-nous veiller?

Nous

Var.

:

»

»

les

1Ie

garçons s'associent [bis);—

— L'amour qui

— L'amour qui

irons chez la

Pierroutou.

Amélie Mir, Carcassonne.

Doro

la

mène.

ils

disent

Disent

:

l'aura.

— pour

rire

ferme et caqueter. »

«

:


— 266 — 3.

Ce

un bon amoureux,— Petit-Pierre la courtisera.» un bon amoureux Petit-Pierre la courtisera. »

n'est pas

« C'est là

5.

— Janet la courtisera. »

Quel sera son amoureux ?

« «

4.

XXXIV 1.

Ount' aniren anèit, tambours e viéulouns

Aniren

'co

Vèni

2.

de

me

la

Jano, que las

m'amour

dourbi,

Que Jousé 3.

1

Ount aniren

1.

— Où

irons nous ce soir,

2.

Il

:

les filles

les

lle

Jano,

Anélie Mir, Carcassonne.

tambours

et violons ?

y sont.

— Nous irons

— car Joseph est

noms de Jeanne, de Joseph

à chaque répétition du couplet, par ceux des

prennent part à la ronde.

?

soun.

es aici.

Viens m'ouvrir, m'amour la Jeanne,

va sans dire que

la

i

anèit, etc..

M chez la Jeanne

filhos

ici.

sont remplacés,

autres

enfants qui


267

RONDES DIALOGUÉES

I.

La Janèlo

se marido,

A

nous couvido.

la festo

— Venen

D.

{Parlé)

— La Janèlo

vèire se dounarios

festo

quicouom per

fa la

?

— Vous dounarai d'iôus. D. — (Même demande). R. — Vous dounarai de pan. D. — R.

{ld.).

— Vous dounarai de

R.

vi.

— R. — Vous dounarai un froumage grumelous,

D.

{Id.).

Que vous La petite Jeanne.

estoufe toutes dous.

— La petite Jeanne se

marie,

—à

la fête elle

nous convie. D.

Nous venons

voir

si

vous nous donneriez quelque chose pour

faire la fête ?

R. D.

— Je vous donnerai des — (Même demande).

œufs.

— Je vous donnerai du pain. D. — R. — Je vous donnerai du D. —

R.

(Id.),

vin.

[Id.).

R. - Je vous donnerai un fromage grumeleux,

— qui vous étouffera

tous les deux.

M Ce jeu se Janèlo

en

lui

a,

fait

ainsi

:

lle

Sophie Arguel, Salles-Curan (Aveyron).

deux novis (deux fiancés) font

sur le dos, un sac rempli de paille

donnant

le bras. C'est lui qui fait les

;

la

son fiancé

demandes

;

quête

la

les

;

la

conduit

réponses

sont faites par les autres enfants, à tour de rôle.

Tant que

les réponses sont convenables, les petits joueurs,

armés


268

A

de bâtons, restent tranquilles.

— dernière réponse, qui est inju«

la

rieuse, ils frappent sur le dos de la Janèlo, en la poursuivant.

— La Gambieto

II.

Les enfants disent à un des leurs, qui sur une canne

«

Ount' anà, gambieto?»

«

Vau à

«

Me

«

— —

«

Boiteuse.

!

«

messeto.

Et

pas

allez-vous boiteuse (ou boiteux)

— «Je

? »

»

«

? Allons, venez, je

»

p...

!

«

«

Oh

!

Vous

vous mènerai à la messe. »

elle les conduit, tous s'agenouillent, puis elle dit le Pater,

moment

toute autre prière, mais à tout p...

»

— «Vous ne m'y mèneriez pas un peu — — Oh non, nous ne pas. —

non, car vous p... trop. p...

la messeto. »

menarià pa 'n pau ? » Oh noun, que petarià trop. » Oh! noun, petaren pas. » Petarèpas? Anen, venè, vous menarai à

«

vais à la messe. »

ne

boiteux en s'appuyant

:

la

La.

fait le

innombrables qui se font autour

elle est

d'elle

;

elle

ou

interrompue par les

perd bientôt patience,

interrompt sa prière, et les poursuit en donnant des coups de bâton

à tous ceux qu'elle peut atteindre. Lorsqu'elle a distribué assez de horions, tous les enfants reviennent auprès d'elle, et l'on recommence.

M.

le

III.

docteur Ghaussinand, Goux (Ardèche).

— La

Boiteuse

Allegretto

M

*=£

f=W

pË^f^:=| &=F±3£=#=Ç=U: Où

vas

-

tu,

bel - le

rpzzp=?=ETG=ï

boi

teu

-

?=*

- se ?

EË3EÉ fe^=fc5=l= &fant.

1.

Où vas

- tu,

— Où

bel -le

boi

-

W

(bis).

-

-

teu-se? Bel en

vas-tu, belle boiteuse?

Bel enfant,

Bel en

fant, bel en-

H

-

t

fant char-mant.


— Oà

269

vas-tu, belle boiteuse ?

Bel enfant charmant. 3.

— Je m'en vais au bois seulette. — Pour quoi faire au bois seulette?

4.

2.

C'est pour cueillir des violettes.

— — — —

5. 6. 7. 8. 9.

10.

Pour quoi faire ces violettes Pour en couronner ma tête. Si tu rencontres la Vierge

?

?

Je ferai trois révérences.

Si tu rencontres le diable

?

Je ferai les quatre cornes.

Bel enfant

(bis).

Je ferai les quatre cornes.

Bel enfant charmant. M. H. Bouquet, Montpellier,

IV.

— Lou

Bj^^S n

±=t A-ven

un cas

- tel,

Castel

La tan,

vi- ro, vi

:fcfr-T ^

vi-ro; A-ven 1.

un

cas

- tel,

La

-

Avèn un castel, La tan, viro f

vtro (ter).

y

2.

3. 4.

5. 6. 7. 8. 9.

viro^ bel.

bel.

— — Al nostre un maréchal. — 'no grando cour. — Al nostre flou d'amour. — Vous lou demouliren. — Quau sarà lou massou — X... es soun noum. l'a

la

?

La tan

viro,

viro (ter).

vi- ro,

fr-ft-

vi-ro, vi-ro, vi-ro,

tan,

Avèn un castel, La tan viro, viro, Lou nostre es pus Ta de doumaisels.

- ro,

bel


#

noum.

X... es soun

La

270

tan, viro, viro, viro, bel.

M.

docteur Guibaud, Narbonne.

le

— Nous avons un château, — la — nous avons un château, — la tan vire — Le nôtre est plus beau. — [Dans nôtre] y a des damoiseaux. — [Dans nôtrej y a un maréchal. — [Dans nôtre] y a une grande cour.

Le Château.

1.

(ter); 2. 3. 4.

vire,

le

il

le

il

le

5.

tan vire, (bis),

— vire

beau.

il

— Au nôtre y la fleur d'amour. — Nous vous démolirons. — Qui sera maçon? — X. est son nom.

6.

a]

[il

7.

le

le

8.

9.

.

Allegretto

t

:a

A-ven un

wmmm

$=##

bel cas -tel,

Que

la tan

vi - ro, Vi - ro, vi- ro,

^P^e^ia

F>=N=ft S=tt pdtt=t±fc=0=É£ viro;

A-ven un bel

Que

cas-tel,

Aven un Que

la tan vi-ro,

Vi-ro, vi-ro

bel.

bel castel,

la tan viro,

Viro (ter).

Aven un

bel castel,

(>ue la tan viro,

Yiro

(bis) bel.

M

lle

Marie Lambert, Belesta (Ariôge).

VI Allegretto

î

-U—# N'ei

un

bel

cas -

m

¥=+

â:

tel,

Que

la

*=pc }£=£=/

y

cam

-

pa-no

vi

-

ro,


— —

m

271

mz

\=*=0-

v=% vi-ro; N'ei

un

bel cas -

Que

tel,

la

Vz

cam

VZ3Z

pa-no

-

vi - ro

bel.

N'ei un bel castel,

campano viro, viro N'ei un bel castel, Que la campano viro bel. Que

la

M.

VII.

;

Clair Gleizes, Azillanet (Hérault).

Le petit Oiseau

(1)

Moderato

\=3dk

Pȧ En

-jt

seau;

-

fin

nous

te

te

P^^

En

- fin

nous

h:

te

te

^ fait

^

m-

#

t

t-

fants; Dieu m'a

1.

«

-

nons, et nous

fait

-

1er,

Gen

- tils, gen-tils

V=3£

5t=tt -

1er

:

te

lais-sez -

moi m'en

tenons,

petit oiseau ;

Enfin nous te tenons,

Et nous te garderons. 2.

a

— Dieu m'a

fait

»

pour voler,

Gentils y gentils enfants

Dieu m'a

;

pour voler Laissez-moi m'en aller. »

(1)

Chanson semi-populaire.

fait

en-

= pr-fl =g

£

— Enfin nous

Charmant

gar-de-

te

V-JJ-M—,

pour vo

pour vo

oi-

F=g=^-

-=£

rons. Dieu m'a

Ht

-

t v=u

tt

7-

dt

t£=!£

nons, Char-mant pe

-

:

al

-

1er.


U

-

272

Mais nous te donnerons, Charmant petit oiseau ; Mais nous te donnerons

3.

«

Une cage en 4.

«

La

d'or. »

fil

plus belle maison,

Gentils, gentils enfants,

La

plus belle maison

Est pour moi la prison. 5.

«

— Mais nous

donnerons,

te

Charmant petit Mais nous

»

oiseau;

donnerons

te

Biscuits, sucre et bonbons. »

6.

«

Ce n'est pas me nourrir,

Gentils, gentils enfants ;

Ce

7.

n'est pas

me

nourrir,

C'est

me

faire mourir. »

Tu

dis la vérité,

«

Charmant

Tu

petit oiseau;

dis la vérité

Reprends

:

ta liberté. »

M — La

VIII.

lle

Cep, Montpellier.

Blancho

bello

Moderato

m

V=& La

I

Si£ Dins

bel

Blan-cho

m

If-U.

Qu vous

de

la

-

man

-

do

?

=;

£

v,

Ei

lou

£: u

- lo,

*=£-

i*r-V

-

u_u de

rei

pzztfc .1 no

ca

p===b=t=t

-

1

Fran-ço.

»

ser - no,

t JL-U Ca

Moun-te, ?

la

——— f

U

-

ser

no

noun

P=

-

te -

de

-

pal

-

ho,


m

N'estou-to

2EE

V-

iy=*

-

273

U

fres-co, N'en pren-dren a

2-

gbé Lï Mur

-

ti -

ro,

La

a

Qu vous

«

Ei lou Rei de Franco.

«

Mounte

«

Dins uno caserno,

«

Caserno de palho;

— —

N'ei touto fresco,

«

a

—*

ber

«

A

:â=P==£=£

Ti - ro,

cjo,

ques-to.

-

:a=pr

^—fr co,

jz

';

Un

-

la

1LA

gà.

-

bello Blancho ? la

demando?

tenoun

la

?

N'en prendren aquesto.

A

la co,

Margo, Tiro, tiro, berlingo.

Parlé

:

Mounte vos anà? Ou

M me «

La

France.

belle

Blanche? la

ou à Tinfer

ciel

Marthe Reboul, Arles-sur-Rhône.

Qui la demande.

tient-on ?

— C'est

Dans une caserne,

-

?

roi

de

caserne

de

le

— Elle est toute fraîche, — nous prendrons celle-ci. — queue, — Margot, — berlingot. Parlé — Où veux-tu aller Au ou à l'enfer paille.

A

la

tire, tire,

?

:

Une

enfant est au milieu du rond, à genoux, avec son jupon relevé

par derrière, sur sa ciel

?

ciel

ou à

l'enfer,

tête.

Lorsqu'on

lui

demande

si elle

veut aller au

après avoir répondu, elle se relève vivement et court

après les autres, qui s'enfuient

;

celle qui est attrapée

prend place au

milieu du rond.

IX. C'est un jeu déjeunes l'une

(1)

derrière

l'autre,

filles.

Madono

(1)

Elles se tiennent toutes par la jupe,

sauf une

:

celle qui fait les

Madono, gouvernante, f«mme de

demandes à

confiance.

19

la


274

Madono. 11 s'agit pour elle d'attraper la dernière de labande (la queue de Madono). Le jeu consiste à l'eu empêcher le plus longtemps possible. On recommence jusqu'à ce que Madono reste seule.

Allegro

i

Quan

do

a

-

r

ç pou

de

-

Quan

no ?

r

--7-

los

a

pou

de

—U

U -

vêts,

- los,

Ma

-

do

(bis)

N'aven cinquante uno, Madono, N'aven cinquanto uno. M'en dounariots pas uno ?

(bis)

(bis)

bé, prenets-en uno.

3

/O,

f=?=p=pz=?=r—f~-r=f=f: i§Euzz^L-^z^tzzU-=U--M— U—JJ—U Vau

pre

«

-

ne

la

Ma-

no?

-

Quan de poulos avets, Madono, Quan de poulos, Madono ?

E

no,

-

Ma -do

Ni mai la cougo d'uno. Lous cavaliès d'armado Vou'n daicharan pas uno. E bé, prenets-en uno, Madono;

u

V

pus

bel

Vau prene

-

lo

del

cas -tel

zt nôu. Cu

-

ro l'ioul

la pus bello delcastel nôu. Curo Viou !

M Ue

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— Combien avez-vous de poules, Madono? — combien de poules — Nous en avons cinquante et une.' — Ne m'en donneriez-vous pas une? — Pas seulement queue d'une. — Les cavaliers d'armée — ne vous en laisseront pas une. — La Gouvernante.

(bis)

?

(fris)

la

Eh

bien

neuf.

!

prenez-en une.

— Cure

l'œuf !

— Je

vais prendre la plus belle

du château


.

275

Cette ronde se chante aussi sur

— suivant

l'air

Allegro

Pr-"ccc Quan. de pou-los a -vêts,

M a-do-no,

quan de pou-los

a

-

vêts?

^pp^i^ip^^

l

"

v

N'ei cin-quan-to

-

i

i

u-no,Ma-do-no,

M 1U

u

'

i

n'ei

cinquanto

-

u

-

no.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

X Une jeune

fille

(A) est assise au milieu du rond, deux autres tien-

nent sa robe relevée par dessus sa tête

du cercle

;

le

,

une autre (B) tourne autour

dialogue suivant s'établit entre elles, toujours chanté

sur deux notes

A B A B A B

:

«

« «

» «

«

— Qui passo per mas terros? — Le rei de l'Angleterre-». — Que demando? — Uno galino blanco »

».

— —

L'aura pos, qu'ei embarrado

Toutes les petites

filles

M

le

lle

nombre des joueuses

Ount anats, M'en vau à de que le

la

:

fenno

? »

la fieiro ». ?

»

Croumpà auquetos

»

Aci n'avets de pla poulidetos

»

— Pour quoi faire? — Je vais à déjeunes oies. — vous en avez de bienjoliettes.

allez-vous,

Acheter

soit épuisé.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Variante

E

».

se mettent à courir, et celle qui se laisse

prendre, tourne jusqu'à ce que

«

».

Ieu cridarei, farei un gran ravage,

Preni aquesto per gaje

-

»

femme?

la foire.

Ici


— —

XI.

Quan avès de

-

276

La Margot

Madamo

poulo,

— N'ai cinquante-e-uno. — Me n'en dounarias pas — Noun, noun, Madamo. — Se mete moun poung en

d'uno?

la cô

Agante

la

pu

:

testo,

lesto,

(Elle fait mine d'en attraper une disant

;

mère

la

lui

donne une tape en

)

Atrapo acô, Margot

!

A la

?

ce moment, toutes les 'poules se sauvent celle qui Margot se met à sa place et l'on recommence. ;

M. Louis Roumieux La. Pie.

cinquante et

(recueilli à Orange).

Combien avez-vous de poules, Madame?

une. —

Ne m'en

donneriez- vous pas

— Je mets mon — Attrape ça, Margot.

Non, non, Madame. la plus leste.

est prise par

XII.

— JANETO DEL

J'en ai

queue d'une

la tête,

?

— j'attrape

PEL ROUS

Janeto del pel rous,

Quan de

poing sur

la

Cinq à

filhos

la

avets-vous?

guero,

Cinq démets terro, Cinq à l'oustal,

Que

fan le carnaval,

Cinq à

Que Cinq

Que

la fount,

se lavoun lou frount, al

noùiè,

se lavoun le ped,

Cinq à Tentour,

Que sourtoun

M

Ue

le

pa del four.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Jeannette aux cheveux roux. Jeanne aux cheveux roux, combien avez-vous de filles? Cinq à la guerre, cinq aux champs,


— .

-

cinq à la maison,

qui se lavent le front,

— cinq à

l'entour,

— — cinq à fontaine, — qui se lavent pieds,

qui font le carnaval,

— cinq

au noyer,

qui sorLout

XIII.

Un

277

le

la

les

pain du four.

Las Coulous

enfant prend la direction du jeu, c'est la maira (la mère)

;

il

assigne aux enfants alignés une couleur.

Deux autres (tous eugaires) représentent le bon Dieu et le Diable. Le bon Dieu s'avance et, parlant lentement, avec une douce voix, engage le dialogue suivant avec la mère :

#=£ 4—^

£=PS

v

c

Pan

pan!

Quau

—?

pi

— Pan pan — Quau pica? — Lou bon Dieu embé — De que demanda? — Una coulou. — Quanta — La X...

ca?

-

!

soun bastou

d'or.

?

Les couleurs. bâton d'or. S'il

— Pan pan — Qui !

frappe ?

Le bon Dieu avec son

— Que demande-t-il ? — Une couleur. — Laquelle — La X. ?

.

devine, l'enfant portant la couleur désignée le suit et va se

placer du côté droit.

Le Diable

vient ensuite et, d'une grosse voix, dit

:

9=*

t=t

12 Pan

ifczti

*§=±

— — —

— — —

pan

!

Quau

Pan pan Quau pica? Lou diable embé sas De que demanda?

pi -

ca?

!

Una

coulou.

Quanta

La

X...

?

cornas.


Pan pan

Qui frappe

!

demande-t-il?

?

— 278 — — Le diable

— Une couleur. —

Les enfants désignés par

avec ses

Laquelle?

cornes.

Que

La X...

diable s'alignent du côté gauche. Le

le

bon Dieu passe alors devant les deux rangées et tous, en chœur, chantent

:

Lent

V=? t=W: #

Su

V==V=V=ffi Quan lou bon Dieu

Quand

le

bon Dieu passe,

Puis vient jusqu'à ce

il

eau lou

sa

-

lu

- dà.

faut le saluer.

rejoint la mère,

qu'il ait

que

le

poursuivant,

l'on a placée, à dessein, le

:

:P=f£

=p=ï£ S Quan

=*=£

- sa,

du Diable, auquel on chante, en

le tour

plus loin possible

pas

lou dia

-

ble

pas

7- sa,

t=W-

-f—

f-

V=3?-

±zz±

Gau lou

ben bour

:t

ï

- rà.

Quan lou diable passa, Cau lou ben bourra. Quand

le

Diable passe,

il

faut le battre bien fort.

M. Bouquet, Montpellier.

Dans

les «

une version pot de fleurs,

Rimes

et

très jolie et,

Jeux de l'enfance» »,p. 134, M. Rolland donne de ce jeu, où chaque enfant représente un

pp. 136-138, deux versions similaires, où les fleurs

sont remplacées par des rubans de diverses couleurs.

XIV. Deux

Lou Pont

enfants, les deux plus grands, élèvent leurs bras en joignant

leurs mains et forment

ment

le

pont sous lequel doivent passer successive-

tous les petits joueurs.

L'un a pour défilé ils

nom

chantent

Lent.

^#=f-

:

lou bon Dieu et l'autre lou Diable

;

pendant

le


279 ï=ï

i ?#

U

f

U

Pzê

=

-y-v

les,Toué, toué, pas-sons-les, la der-nière ar-rô-tons-lef.

A

ce dernier mot,

ils

baissent vivement les bras et saisissent celui

(ou celle) qui est sous le pont, en chantant

:

Animé

*=*=^

igE^ :tî

On

a

vper-du

Puis lui

ils

Qui pique

'ne

fil

i

-

-

"i

l

let,Qui pi-que

E...

i

- li-

1_

;-

pa-gno

le

la voilà

:

3Z.

plan de l'O

-i^-^-i^-7 pa-c/no

#:

.#

au

le

font sauter l'enfant en criant

demandent où

le

*

'

?=

P..

333^ Ia-U-U-Uvier,

f

pendue

-

let.

! (bis) et

elle veut' aller.

Ounte vos anà? Au diable ou au bon Dieu?

L'enfant choisit et va se placer derrière celui qu'elle a désigné. Lors-

que tous ont passé sous suivent en criant

sera vainqueur

:

le

pont,

ils

forment deux camps, qui se pour-

Ion Diable! lou Diable.

s'agit de savoir lequel

Il

du Diable ou du bon Dieu.

Parfois les deux enfants qui forment le pont, prennent le

nom

de la

rosa et de Vartichau (la rose et l'artichaut).

M. Bouquet, Montpellier.

XV.

— Lou Pont toumbat

Allegro

F

ÊEE5E3E3EÊ

V=& Lou pont -\

iW=ë me 1.

- ta,

:fcn?

es

S Lou pont

toum

- bat,

Ma

--

-

Lou pont

-u—j—b-

da

-

me

ma

- ta,

:&z

2=£ es toura-bat,

t=*

Ma-da

es toumbat,

Madameta (bis), Lou pont es toumbat,

tfc -

me

- ta,

ma da -

-

da-

m -

ma.


-

280

Madameta, madamà.

— Caudrà Farrenjà. 3. — N'aven pas d'argen. 4. — N'anaren raubà. — 'que fan as voulurs? 6. — Louspenjou per lou

2.

5.

col,

Madameta^ Lous penjou per lou col, Madameta, madamà. (bis)

M. H. Bouquet, Montpellier.

— Le pont est tombé, — ma — ma petite dame, madame. pont est tombé,

Le Pont tombé. le

2.

3.

4. 5.

6.

— — —

11

1.

dame

petite

(bis),

faudra l'arranger.

Neus n'avons point d'argent. Nous irons en voler. Que fait-on aux voleurs ? On les pend par le cou.

XVI. Le jeu

se

compose de

trois

La Lebreto

personnages principaux

maître et le valet; aux autres enfants est dévolu

le

:

le lièvre, le

rôle

de chiens

courants.

Lou mestre Le lebreto Lou mestre

Lou varlet Lou mestre Lou varlet Lou mestre

:

— Lebreto, lebreto, trai-te de moun prat — Nani, que mouu mestre me coumandat.

:

:

!

i'a

varlets.

— Dejunoun. — Que dejunoun. — Dinnoun, — Que dinnoun. — Goustoun. — Que goustoun. — Soupoun. — Que soupoun. — lé mande lou cat — Mando lou — mande lous gousses? — Mando lous gousses. — Bôuf Bôu! Bôu ?

:

cat.

:

: :

Lous gousses

Vau manda mous

:

!

M.

le

D

r

Guibaud, Narbonne.


281

Petit lièvre, petit lièvre, sors Le petit Lièvre. Le maître maître Le Non, mon m'en a donné le droit. de mon pré! Le lièvre: :

maître

goûtent. le

— déjeunent. — Qu'ils — Qu'ils dînent. — goûtent. — Qu'ils — — soupent. Qu'ils soupent. Le valet: Enverrai-je Enverrai-je les maître Envoie chat. — Le valet

Je vais t'envoyer m

:

déjeunent.

Ils

Ils

— Le

chat?

Ils

le

:

— Le maître: Envoie

chiens?

Ils

ts.

dînent.

:

— Les chiens

les chiens.

Bon

:

Bou

!

!

Bout... Aussitôt les chiens se mettent à la poursuite du lièvre, dont est rempli par le plus agile très loin

avant d'être pris

de

le rôle

bande, qui mène souvent les chiens

la

et porté

au maître sur

les épaules

de ses

camarades.

XVII.

Lou Loup

Lent

*=£

^ V==t=st=st±±.

iE^EÎ

A-nen

à

la

vi

—i—l-p-

gna,

\j

\j

i

*

/-

Que lou loup Tes

pas;

Vif

ï^f^^^Ë?

,

f=f=f=fz zp=fc.=p=£=f

U

V

z&

>J

Man-ja-rende

fi-gas

E

££

:a

de bon mus-cat.

Loup

!

t

ËMeÊ^M^ÊeSS^: loup! t

Man-ja-ras

pas

de

?^^5^EH

mas

qczzp:

t loup!

Man-ja-ras

pas

fil

-

he-tas;Loup!

m^:

É=Ê==*= tt

tt

de mous gar- sous.

Anen à la vigna, Que lou loup es pas; i

MaDJaren de figas E de bon muscat. Loup loup Manjaras pas de mas filhetas. Loup loup Manjaras pas de mous garsous. I

!

!

!

Très populaire dans tout

le

Midi.


— — Allons

Le Loup.

— nous — Loup loup — tu ne et du bon muscat. — loup! loup — tu ne mangeras pas

à la vigne,

282

loup n'y est pas

le

mangerons des figues mangeras pas de mes fillettes; de

;

!

!

!

mes garçons. Celui qui fait le loup sort de la cachette où

logue suivant s'engage entre

Loup

loup

!

De que

!

il

était blotti, et le dia-

chef de la bande

lui et le

fas aqui

:

?

— Fau caufà moun aiga. —- Per de-qué aquela aiga? — Per amoulà mous coutels. — Per de-qué aqueles coutels? — Per coupa una branca. — Per de-qué aquela branca? — Per una escala. — Per de-qu'es aquela escala? — Per agantà lous aucelous dau — N'auras pas ges, n'auras pas ges. faire

faire

faire

faire

faire

ciel.

Loup, loup, que

— Que

fais-tu là?

faire de ces

— —

?

couteaux?

veux-tu faire de cette branche? de cette échelle ?

Je fais chauffer de l'eau.

— Aiguiser mes couteaux. — Couper une branche. — Que — Une échelle. — Que veux-tu

veux-tu faire de cette eau

Que veux-tu

— Prendre tous

faire

les oiseaux

du

ciel.

— Tu n'en

auras

point, tu n'en auras point.

A

peine a-t-on terminé ces mots, que le loup se précipite et cherche

à attraper l'un des enfants placés à la queue leu-leu. Le chef de la

bande, d'après la règle, ne pouvant être saisi par

le loup, s'efforce,

aussi longtemps que possible, de faire un rempart de son corps contre le loup.

a)

De-qué

Un

fas

Variante

:

aqui?

fiouquet.

— De-qué vos faire d'aquel fiouquet? — Faire caufà d'aigo. — Per de-qué — Azugà mous coutelets. — De-qué vos de tous coutelets? faire

faire

?


— —

— — —

— — — —

Vole coupa uno branqueto. De-qué vos faire d'aquelo branqueto

?

Faire uno escaleto.

De-qué vos faire d'aquelo escaleto Mountà'l ciel.

?

De-qué vos anà faire al ciel? Manjà toutes lous poulets que i troubarai. Nimanjaras pas lous miéus almen ? Pas aqueles que poudrai pas arrapà. M.

Dans

283

le

pasteur Liebich, Saint-André-de-Lancize (Lozère).

la Lozère la lutte a lieu entre la cloutzo (la poule

couveuse

)

et lou rainalhou (le petit renard).

h)

— — —

Variante

:

De-qué fas aqui, loubet? Azugue moun coutelet. Per de-qué faire?

Uno

escaleto.

De-qué vos

fa d'uno escaleto

?

— Mounta — De-qué vos anà fa — Manjà quauquos fedetos. al ciel.

al ciel ?

De quantos? De las miéunos? De las que pourrai arrapà. M.

le

c)

Le

loup, tenant à la

pasteur Fesquet, Golognac (Gard).

Variante

main deux

:

petites baguettes de bois, fait

blant de les aiguiser l'une contre l'autre

;

rangés à la queue leu-leu

le

Le dialogue suivant

;

le

premier est

s'établit entre

le

les autres

berger.

berger et

le

loup

— Que loup — Agusi mas couteletos. — Qu'en bos de tas couteletos? — Pertuà vostros fedetos. — Gausarets pos. fas,

?

enfants

:

semsont


— Le loup se un

saisir

;

jette sur les enfants,

le

:

il

fait

Le berger

que défend

le

berger, et tâche d'en

berger doit toujours se trouver entre

moutons. Voyant que feinte

284

le

berger est trop

adroit,

le

le

loup et les

loup

fait

une

semblant de s'éloigner. dit alors

:

Le loup s'en ba, quan fa mal tems Le loup tourno, quan fa bel tems. Le loup revient

;

alors et la lutte s'engage de nouveau, jusqu'à ce

qu'un enfant soit pris et devienne loup à son tour. Mlle Marie Lambert, Belesta (Ariège).

XVIII Andantino [


Que

poulets crient

Sur leur chemin, ;

ils

:

!

rencontrent Groulin-Groulasso, accroupie et

mère

la

:

rien leissà.

i'o

Ancn-li, anen-li

grattant la terre

lou loup lai o passa

Lai et tous les petits

285

lui dit

:

— Que fasè 'qui Groulin-Groulasso — Fau en crousoulet. — Que voulè faire d'aqué crousoulet? — Li vole faire chaufà d'aigo. — Que voulè faire d'aquelo aigo — Vole aguzà mous coutelous. — Que voulè faire aube vostous coutelous — Vole coupa de branchetos. ?

?

— — — —

Que voulè

faire d'aquelos

N'en vole

faire

branchetos

?

?

eno eschaleto.

Que voulè faire d'aquelo eschaleto Vole mountà au cier. Que voulè anà faire au cier?

?

— — Vole anà chausi plus gentos pouletos que — Nou'n faras pas, Groulin-Groulasso — Nou'n faras pas, Groulin-Groulasso la

trouvorei.

li

!

!

répètent à l'envie les petits.

Quand

tous les petits ont été pris, qu'il ne reste que la mairo,

Groulin-Groulasso la prend et va la crucifier; tous les petits la suivent en pleurant. Elle reste un étendus en

croix,

moment

allongée par terre, les bras

puis elle ressuscite et se

met à

courir. Groulin-

Groulasso et les petits enfants fuient en poussant des

mais bientôt

ils

cris d'effroi

;

se rassurent, reviennent autour de la mère, et le jeu

recommence.

M.

Groumn-Groulasso

le

loup y est passé

;

le

docteur Chaussinand, Goux (Ardèche).

(laGuenilleuse).

il

Il

n'y a rien laissé.

Que faites-vous là, Groulin-Groulasso fourneau. Que voulez-vous faire de ce

(l)Chomérac,

ch.-l.

faut aller à Chomérac(l),

de canton de

l'air,

?

Allons-y

Je creuse un petit

petit

!

allons-y

fourneau ?

de Privas (Ardèche).

!

C'est


— Que voulez- vous

pour y faire chauffer de l'eau.

— Je veux

aiguiser

mes

petits couteaux.

avec vos petits couteaux ?

Que voulez-vous petite échelle.

monter au aller

ciel.

de ces branchettes

faire

faire

de cette eau?

Que voulez-vous

faire

veux couper des branchettes.

Je

— Que voulez-vous — Que voulez-vous

choisir les plus

286

— J'en

veux ?

faire

— Je

une

veux

au ciel?

Je veux

que j'y trouverai.

Tu ne

aller

jolies poulettes

?

de cette échelle

faire

faire

le

feras pas, Groulin-Groulasso ! (bis).

XX.

le petit Avocat

Allegro

—m

HË^Efe=& Il

é

tait

un

a

vo

-

P=Pi

Vli-re,

eHêêEE£E5 Il

é - tait

1.

un a Il

-

$4 VU

7-

vo

était

\ttt -

était

Tire 2. 3. 4.

5. 6.

7. 8. 9.

10. 11. 12.

13.

Ti

J-JJL

re

li

-

re,

li -

J-f-f-4-f.

«fctB S fc£rat

- cat,

Ti-re

li-re,

li -

re

la.

un avocat,

Tù e lire, Il

cat,

-

lire,

un avocat,

lire, lire la.

Sa chemise en peau de chat, Son chapeau dessous son bras, Dans une auberge il entra; Du poisson il demanda, Du poisson on lui donna ;

Une arête Tétouffa, De tisane il demanda, De tisane on lui donna

;

Le dimanche il décéda, Le lundi on l'enterra; Sur sa tombe on lui grava Les gourmands s'attrapent Tire

M

1Ic

!

!

lire, lire.

Les gourmands s'attrapent Tire

:

lire la.

Anna Gausse, Meyrueis

(Lozère).

re


287

XXI. - Madama de Siran Allegro

ap3Sl£^+=f=t= ft

:ti

Boun

-

jour,

Ma-da-ma

ÏEÏE

-

Si-ran;Ma

de

-

ri-das vos-tras

:':

JT3

#-ï-

IB-C-fi.

7

Ma

- has,

fil

v:

- ri -

^^F

das vos-tras

fil

- lias, dowrc.

gH^H

Ëzpab^Ezfac: 5=P=P=t=td=t

Ma-ri-das vos-tras fil-has/iowra.Ma-ri-das vos-tras

1.

— Bounjour,

Madama

de Siran

Maridas vostras filhas; Maridas vostras filhas doun Maridas vostras filhas. 2.

— Ma

filha te

Ambé 3.

fil

-has.

;

(bis)

vos marida

souldat de guerra ?

— Souldat de guerre vole pas, Iéu vole un capitani.

4.

Capitani tu n'auras pas,

Tu 5.

siôs pas doumaisèla,

— Doumaisèla se iéu Ai de dequé per

6.

sioi pas,

l'estre.

— Nautres manjan ce que voulen, De roustidas au

De

sucre,

roustidas au sucre, doun.

De

roustidas au sucre.

M. Achille Montel, Le Pouget (Hérault).

Madame de

Siran.

1.

Bonjour,

madame

de Siran;

— mariez

vos

don, — mariez vos mariez vos — Ma marier, — avec un soldat de guerre veux-tu — Soldat de guerre je ne veux pas, — je veux un capitaine. — Capitaine tu n'auras pas, — tu n'es pas demoiselle. ce qu'il faut pour 5. — Demoiselle je ne suis pas, — — Nous mangeons ce que nous voulons :— des rôties au sucre.

filles, —

2.

filles.

filles

?

te

fille,

3.

4.

si

6.

j'ai

l'être.


B

— C'est

chante

288

un chant dialogué entre le

premier couplet.

Il

la mère, la fille et le capitaine, qui a de chaque côté un pareil nombre de y

Ceux qui ne chantent pas restent immobiles; ceux qui chantent vont au-devant des autres, dansent et petites filles et de petits garçons.

reviennent à leur place. Le tout se termine par une ronde générale.

XXII.

La Cavalièro

De boun mati me

1.

E davan

soui levado, (bis)

lou soulel levan.

Servitur très humblement. 2.

Din moun jardi soui intrado Per uno porto d'argent,

3.

E E

d'ount venès, cavalièro,

d'ount venès, que credas tan?

Veni del

4.

pais, la belo,

Del païs que moroun tan.

E

5.

resta aiei, cavalièro, (bis)

moroun pas

Qu'ap'reici

Servitur très

M.

La Chevalière. soleil levant.

le

1.

to

humblement.

de Gourgues, version du Périgord.

Bon matin

je

me

suis levée [bis),

— avant

le

Serviteur très humblement.

2.

Dans mon jardin je

3.

— Hé

!

V

tan.

suis entrée,

— par une

d'où venez-vous, chevalière,

porte d'argent.

d'où venez-vous que vous

criez tant ? 4.

— Je viens du pays,

5.

tant.

Hé!

restez

ici,

la belle,

du pays où

— par

chevalière (bis),

— Serviteur très humblement. XXII I. Allegretto

±=ç=i=dé N'ei per

-du

i§i

ittfcp

m -

Lisou

*

ê

dos mas

a -

t=£

;==t£=£=bt

sou, N'eiper-du-dos

_-

v=v=&

mou

-

ft Tt

re

meurt

l'on ici

tant.

on ne meurt pas

m - tos,

Ten

V. -

pè,

Li-

t-r-w y-u-V-±

mas a-mou-re - tos. Lou Reifen

vol,

Li- sou.


— —

1.

N'èi perdudos

«

289

mas amouretos,

Tan ph, Lisou

2.

;

N'èi perdudos

mas amouretos,

Lou Rei

t'en vol, Lisou. »

«

A-n-ount es que las as perdudos

Ten

?

pè, Lisou ;

A-n-ount es que las as perdudos?

T'auran pas

3.

«

Lou

rei

que

ta Lisou. »

me

las a

abudos,

(1)

Vertat, Lisou;

Lou

4.

«

que me las a abudos, M'a preso ma Lisou. »

rei

Moun De

Moun

Dieu, qunos causos cregudos

Lisou;

ta

Dieu, qunos causos cregudos?

T'auran pas

5.

«

ta Lisou. »

Lisou, vès el cresi

(2), te

mudos,

Pauro Lisou ! Lisou, vès

el cresi, te

mudos,

T'agrado mai, Lisou.

6.

«

»

Mai mas arpos saran pas mudos, Pin, pan, al Rei!

Mai mas arpos saran pas mudos, Ne volt pas de Rei. » 7

.

Lisou, saras

«

mas amouretos,

Noun, pas Lisou, saras

E

del Rei

;

mas amouretos,

daissarras lou Rei. »

M. Etienne Gleizes,

Lison.

1

.

« J'ai

perdu mes amours,

(1)

Var.

:

perdu mes amours,

le

roi

ti

— tiens pied, Lison — ;

j 'ai

veut, Lison. »

Agudos.

Var.: Es pus poulit, changes. (2)

U

Azillanet (Hérault).

mudos.

Il

est plus joli

[que moi], tu

20


— 2. «

les as-tu

dus? — on ne 3. «

perdus ?

— liens pied, Lison — où les as-tu per;

prendra pas

la Lison. »

n'est-ce pas Le Roi me les a pris, il m'a pris ma Lison. »

les a pris, 4. «

le

290

vrai,

Lison

Quelles choses vas-tu croire

?

de ta Lison?

le

Roi

me

Quelles cho-

— on naîtra pas ta Lison. je crois, tu changes, — pauvre Lison — Lison, — plaît mieux \que moi], Lison. tu changes pour je » Mes ne seront pas muettes, — pif! paf! au Roi; — mes ne seront pas muettes, — je neveux pas de Roi. Lison, tu seras mes amours, — non pas ceux du Roi; — Lison, »

ses vas-tu croire ? 5. « Lison,

pour

lui,

!

?

crois,

lui,

il te

griffes

6.

griffes 7.

»

tu seras

mes amours,

et laisseras le Roi. »

XXIV.

Le Roi d'Angleterre

Moderato

Tout

me

en

v= nant

Le

pro-rne

£

-

nant,

!*=±.

long de

¥

tt

V=±z la

ri

-

ta tfc

vie - re,

Le long de

don C a-pi -tai-ne don don,

£ P=F :

Que

la

Le chœur 1.

Tout en me promenant

Le long de Que

la rivière,

dis-je,

que don

Capitaine dondon,

Le long de 2.

J'ai

la rivière.

aperçu de loin

(bis)

Cinq à six demoiselles.

Que

dis-je, etc.

me pro-me-

en

tout

(bis)

que

dis - je,

ri - vie

-

re.


291 LE ROI

(Un garçon s'avance en saluant). 3.

J'en

ai

salué une.

J'en

ai

salué deux,

Je quitte

la plus belle.

UNE FILLE 4.

A

quoi reconnais-tu

Que

(bis)

je suis la plus belle?

LE ROI 5.

A tes beaux jeux brillants, A ta bouche vermeille.

(dis) (1)

la Fille 6.

me

Pourquoi

quittes-tu,

Mauvais roi d'Angleterre? LE ROI

Parce que je te vois:

7.

Tu

es

une

infidèle.

LA FILLE 8.

Si je prend»

mon

poignard... (bis)

LE ROI

Et moi, (La

poignarde

fille

ma

tombe

le roi, qui

LE 9.

baïonnette... et fait le mort).

CHŒUR

Bon, bon,

le roi est

Nous n'aurons

mort,

(tas)

plus de guerre.

LE ROI 10.

Non, je ne

suis pas mort,

Je suis encore en vie.

(1)

Var.

:

A

tes jolis

yeux bleus.

(///s)


— 292 — LE CHŒUR 11.

Eh bien! faisons la paix (bis). Nous n'aurons plus de guerre. Que

dis -je,

que don

Capitaine dondon,

Nous n'aurons

plus de guerre.

M. Bouquet, Montpellier.

XXV.

— La Marjolaine

:£=£=£:

H

*

F

m

ê

F —P=£ F-

vQu'est-ce qui frap-pe

db=$:

£

ici

tard? Com-pa- gnon de la mar-jo-

si

tz=&=3nrr-b=&=&=\

&5

lai - ne. Qu'est-ce qui frap

pe

-

i- ci

tard? Hé

si

/7\

h:

V-

Vlai - ne.

1.

-

va

-

nés che

— Qu'est-ce qui Compagnon

-

va

- liers.

Hé! sur

ici si

tard?

de la marjolaine.

sur

le

— Sont trois jeunes

ici, si

tard

?

quai.

chevaliers. »

2.

«

3.

«

4.

«

— Que demand' ces chevaliers? — Une à marier.»

5.

«

— N'avons point à vous donner.

6.

<

7.

«

»

fille

— Le roi — Le

dit qu'

vous en avez.

»

»

du roi s'est bien trompé. Compagnon de la marjolaine. fils

F f

#

x

frappe

Qu'est-ce qui frappe

Hé !

»

Com-pa-gnon de

- liers.

w—r—r £ v—U—u—u-

Sont trois jeu

«

f

y=.v—v-v-

quai. Sont trois jeu-nes che

tïz±

*=?=t=t:

sur

l

la

le

fr mar-jo

k le

quai.


Le

du roi

fils

Hé!

2913

s'est

sur

le

bien trompé.

quai. » Montpellier.

Quoique cette chanson

soit très

connue, j'en donne

la version sui-

vante, notée très exactement, pendant qu'une dizaine de fillettes

la

chantaient sous mes fenêtres, à cause de l'intérêt qu'elle offre au point de

vue tonal

;

la

gamme

employée pour

des

1

er

demandes

les

du plain-chant est tour à tour les demandes, sur le réponses

et 2° tons et les

:

ton plagal, et les réponses, sur le ton authentique.

gamme

Cette les

fréquemment dans

est une de celles qu'on rencontre

mélodies populaires de notre région.

entendu parfois les enfants terminer

J'ai

les couplets

par une finale

imprévue.

î XXVI.

Hé ! Sur

quai.

le

Les Frères a marier

Allegretto

B

;

s

a

£:=fi=^: ZT

Nous som

-

mes cinq

Ç frères,

Tous

cinq

les

K=$ 4 er.

1

Je

é

suis

q£=Ê cer.

Ma - ri

^ le

e - ra

plus jeune, C'est

F

G

qui vou

-

dra,

If

£±U i

guô-re, Ma-ri

- e -

9

Moi

je

-

, r. &

les cinq à

| i

Le

chiffre varie suivant le

ne

(1) frères,

marier.

nombre des

h

enfants.

n

fr

i ne

J* * " E J

Je suis le plus jeune, (1)

? veux com-men-

qui

F

ra qui vou-dra,Moi je

Nous sommes cinq Tous

ff u

moi

- ri-

Frfs:

y=&

ma

à

me

me

% ma-ri'

'C £g ma-ri' pas.


294

moi qui veux commencer. Mariera qui voudra, Moi je ne me mari' guère Mariera qui voudra, Moi je ne me mari' pas. C'est

;

Montpellier, 1res populaire.

Les enfants sont alignés,

les filles

en face des garçons

chanté ces couplets, un enfant s'avance vers salue;

s'il plaît,

retourne et

lui fait la

Quand tous générale.

la fille lui fait la révérence

;

le

s'il

;

après avoir

rang des

filles,

ne plaît pas,

et

elle se

révérence à rebours.

les frères sont mariés,

lanoce estcélébrée par une ronde


295

RONDES MIMEES LOU BOUSSUT.

I.

Modéra lo

1

4

J'cc r

1

A

bra

-

Tom-bre

vo

;

Ja-no

P^ bra

t

n ^m

d'un rou

- to

llPiv=&— bravo

\

-

Ja

sié

0-

&^P

*

en

la,

Ah\

Ja

$=%=&

V

no

soum

Ja

vo,

A

s'a -

j sa,

Jano s'asoumbravo en

la,

Que

(bis)

}

l'arregardavo.

Ah!

la,

(bis)

Que regardas-vous, boussut?

Per ta pichoto que Cal que siôs ma mio. «

«

là»)

sa,

Iéusouitrop pichoto.

(*«*)

Ah!

;

Que l'arregardavo en Que Varregardavo en

bra

boussut vèn à passa

Que l'arregardavo

«

no

-

-

Jano s'asoumbravo Jano s'asoumbravo en

Un

Se ta mio vos que

»

siôs, »

siô,

Cal que ta bosso sauto.

s'a-soum-

1=£

l'oumbreto d'un rousiè

Jano s'asoumbravo.

s'a-soum-

s

a

-

soum-

v=*

;

no

Ja-no

s'a-soum-bravo en sa,

*

-

dti

»

-

vo.


— —

6.

«

Se

ma

296

bosso dèu sauta

...

")

Adieu, pauroJano;

'

)

Adieu, pauro Jano en sa, Adieu, pauro Jano en

Adieu, pauro Jano M.

— LA

Le Bossu. sait

;

Jeanne

l'ombre

— Jeanne se reposait. 2.

de

ci,

ci,

bossu vint à passer,

— qui Ah

là,

!

docteur Guibaud, Narbonne.

le

— qui la regardait de

Un

Ah

d'un petit rosier

de

se reposait

la,

(bis) »

!

Jeanne se repo-

— Jeanne se reposait de la regardait;

— qui la

!

Ah!

là,

— qui la regardait

regardait.

Que regardez-vous, bossu? Je suis trop petite. » il faut que tu sois ma mie. u Pour si petite que tu sois,

3. « 4.

5. « Si ta

6. « Si

mie tu veux que je

sois,

il

vre Jeanne

»

doit sauter, — adieu, pauvre Jeanne — adieu pau— adieu, pauvre Jeanne Ah! — adieu, pauvre Jeanne. »

ma bosse ci,

»

faut que ta bosse saute. ;

là,

C'est la ronde

mimique des

comment

bossus. Voici

s'exécute

elle

:

les deux premiers vers, avec leur reprise, sont chantés en tournant au troisième, les mains se détachent et, jusqu'à la fin du couplet, les ;

enfants imitent l'action indiquée

:

au premier couplet, c'est une demoi-

prend des attitudes nonchalantes

selle qui

qui fait le gros dos

;

mains se rejoignent

et la

ainsi des autres.

au deuxième, un bossu

;

Ah!

Après l'exclamation:

les

ronde recommence.

Cette danse est très populaire, elle se faisait surtout en

temps de

carnaval par des jeunes gens déguisés en bossus, qui la chantaient à tous les carrefours et sur les places.

II.

Marioun

Moderato zfczz

:-2

Î^Ë^È Ma

- ri -

na

va

£

s'a - fais-sou-

Que

;

a-fais-sou- nava ai-lai,

\£=i=XI=$=^

v-

s'a - fais -

es

s'

Que

=t£

V=3j=fr Que

-=— U-£

un pou-mié,

oun joust

3S ï -

fcl -£±

sou

-

nava

ai

-

ci,

feu

P2^3=fc =$— * é • V Que

***=*

s'a-fais-sou - na

-

va.


297

Marioun joust un poumiè,

1.

Que

s'afaissounava

;

Que s afaisssounava Que s'afaissounava

Que

Un

2.

aici, ailai,

s'afaissounava.

boussut ven à passa

Que l'arregardava.

3.

Moussu, que regardas tan?

«

Iéu soui trop pichota. 4.

5.

»

Per que pichota vous Vous serès ma mia. » «

ses,

Se vostra mia ièu soui,

«

Cal coupa la bossa

;

Cal coupa

la bossa aici,

Cal coupa

la bossa ailai,

Cal coupa la bossa.

»

M. Rouis, Lodève.

Marion.

1.

qui minaudait de 2.

Un

3. « 4. «

Marion sous un pommier, ci,

— qui minaudait de

bossu vint à passer,

là,

Puisque vous êtes

petite, (2)

-

(1)

— qui minaudait.

qui la regardait.

Monsieur, que regardez-vous tant?

5. « Sije suis voJre mie,

— qui minaudait;

il

— je suis trop petite.

— vous serez ma mie.

»

»

faut couper la bosse. »

III

Allegretto

m

-^

gl

-^

^lÊjÉ

v=-

Jous las feu-lhas d'un pou-mier,Jous las feu-lhas d'un pou-

is

t±=f-±t mier,

(1) Litt. (2)

^ *=r*

h-

^

On

:

Go

no

o

jar

- di

Ê

Ê

fc=p: i

-

ro

nie

x

o

no

Qui se façonnait.

pourrait aussi

le

traduire par:

Pour

si

petite

que vous

soyez;.


.

298

=*t

tt

*

v7'ar - di -

wfero en

I

sai,

no

o

jar

s^^m

lai,

Co

no jar-di

o

i

ro.

su

ven-gué

1

pas

à

$

Ou

sa,

Jous

las feulhas d'un

Co

o no jardiniero

i

lo

pi -

ti

re

gar

-

m

t=à

V -

bous-

da-vo.

poumier ;

1 o no jardiniero en

sai,

1 o

no jardiniero en

lai,

Co

i

o no jardiniero.

Un piti boussu vengué Ou lo regardavo

2.

Un

^=^~

¥$$=£=£ -

en

di - niero

EÎ333=

nié

-

-

a passa,

;

3.

Ou Ou

lo

regardavo en sai.

lo

regardavo en

Ou

lo

regardavo.

«

lai,

Que regardas-tu, moun

Regardas-tu to mio 4.

» Si tu volei

que

6.

boussu

?

sio to mio,

Fai coupa to bosso. 5.

piti

? »

»

Lou piti boussu tiro soun couteu, Ou copo sa bosso. Veiqui be doun' lou

piti

Que n'o pu de bosso Ou no pus de bosso en Ou n'o pus de bosso en

boussu

;

Ou

n'o

sai, lai,

pus de bosso.

MM. Drouault

et

Petit de Plas,

Saint-Pardoux-la-Rivière (Dordogne).


— IV.

299

-

— Janktounsous en poumiè

Moderato

Ja

ï¥

-

ne-toun sous

£=P Ztzzj:

en pou-mié Que se souloum-bra -

*=#

--J

Se sou-loum-bra

-

vo

-f—w

:&

2=2

d'ei-çai, Se

vo;

*z=jz v-

sou-loum-bra-vo

d'ei-lai, (1)

Ja- ne

-

toun sous

1.

en pou-mié Que se souloumbra

Janetoun sous en poumiè Que se souloumbravo ;

Se souloumbravo d'eiçai, Se souloumbravo d ei lai, Janetoun sous en poumiè, 1

Que

se

souloumbravo.

Vène à passa en boussù Que l'arregardavo;

2.

L'arregardavo

d'eiçai,

L'arregardavo d'eilai;

Vene à passa en boussù, Que l'arregardavo. 3.

«

Qu'arregardà-vous, boussù,

N'en siéu tro pichoto

;

Siéu tro pichoto d'eiçai,

Siéu tro pichoto

d'eilai,

Qu'arregardà-vous, boussù,

N'en siéu tro pichoto.

5.

«

Iéu vostro mio serei,

Si la bosso sauto.

(1)

C'est l'air de

»

La bonne

aventure, ô gué

I

-

vo.


-

300

bosso, sauto deiçai, bosso, sauto deilai,

lèu vostro mio serei, Si la bosso sauto. »

6.

N'a sourti soun coutelou Per rasa la bosso; Raso la bosso d'eiçai, Raso la bosso deilai; N'a sourti soun coutelou, N'es rasa la bosso.

7.

Si la bosso n'ei rasa,

Laplaço sannavo; n'en sannavo deiçaï,

n'en sannavo deilai;

Ai! la bosso n'ei rasa,

Moun 8.

Dieu

!

que sannavo

!

Toun amour si vos moustrà, Douono me ta fourtuno «

;

ta fourtuno deiçai, ta fourtuno

deilai

;

Toun amour si vos moustrà, Douono ta fourtuno. » 9.

Ai

!

S'ei

la

plaço a tro sannà,

'nanado

la

vido

;

La vido coulo deiçai, La vido coulo deilai; Ai

!

la

plaço a tro sannà,

S'escoulo la vido. 10.

Ai

!

la

mouort

vengù,

n'ei lèu

Sai ven e l'empouorto La mouort Vempouorto

;

d'eiçai,

La mouort Vempouorto deilai, Ai la mouort n'ei lèu vengù, Tout entiè l'empouorto. !

11.

E

quan sugué bien mouort, Janeto plouravo;

piei,


— —

301

Que n'en plouravo d'eiçai. Que n'en plouravo (Teilai Epièi, quan sugué bien mouort, Toujour n'en plouravo. ;

M.

Jeannette sous un pommier

I.

mise à Vombre de

sous un pommier 2.

docteur Chaussinand, Coux (Ardèche).

le

ci,

s'était

mise à l'ombre;

s'était

Jeannette

mise à l'ombre.

s'était

Vint à passer un bossu,

3. «

mise à V ombre de là t

s'était

qui la regardait.

Que regardez-vous, bossu

— je suis

?

trop petite. »

4 5. «

Quand

la

bosse saute. »

— pour raser bosse. — place saignait. la

bosse fut rasée,

la

— donne-moi ta fortune. — s'est en allée la vie.

veux prouver ton amour,

8. « Si tu

9. Hélas

la

si

son petit couteau

6. Il a sorti

7.

Votre mie je serai,

la place a trop saigné,

!

10.

La mort

II.

Et puis, quand

est bientôt venue,

il

elle vient et l'emporte.

— Jeannette pleurait —

fut bien mort,

pleurait de là;

pleurait de

ci,

— toujours

elle pleurait-

elle

»

— et puis,

elle

;

quand

il

fut bien mort,

Variante

*

ft==tsr==rfs

V=£ Ma

-

» na

• -

ri -

oun joust

nabo

un

s'a -

fais-sou-nabo ai

s'a - fais-sou-

Que

- ci,

P

s'a- fais-sou-

^^

l a

Que

pou-mié

p—*-=F—*—»-=*— *

=?=?

bo; Que

et

-g-*-

V -

Que

là,

s'a

-

fais -

sou

-

na

- bo.

Marioun joust un poumiè,

Que Que

s'afaissounabo

;

s 'afaisounabo aicif

Qae s'afaisounabo

Que

alâ.

s'afaisounabo.

M 1U Clara

Mialane, Millau.


— — LOU

V.

302

BOUSSUT DE LA BARLARIÉ

Allegro

*

^=t=

z=2:=i=s

&

A

1;

Lou bous

-

fr=ft==fr

3=t

-ç=ï=£sut

de

Bar

la

- la

f;^^^^^^^ u

a

na

-

bos

A

rie

u

-â-

Près

sut de

ic

na

bos

-

sa

-

na

la Bar-la-

?^=£

couma

pa

'n

-

nié.

=t

—#—•—•-

?=w F—F—»

t=£

l

zz4:

-

-

iS

R=fi=fi

-1:

Lou bous

- sa,

u

4=*: f—f—•=*=*: £=£=£

iz=tz±5=±5=te±: bos-sa,

A

rié

-

•--

fc=tf=E -

ta -

me toun

cou-pa

per

cou-te-let

ma

bos-sa.

^=^=4=^=^=^^^^4= Cau que ma

±

bos - sa

sauta ai

Cau que ma bos-sa

- et,

tt

§=êe|è^e§ee^=>ee*e3ee§ sawta a

-

Cau que ma bos

Lai,

Lou boussut de

A

la

un a bossa,

Lou boussut de

A c

-

sau

sa

- te.

Barlarié {bis)

la Barlarié

una bossa couma' n panié. Presta-me toun coutelet

Per coupa ma bossa.

Cau que ma bossa sauta aici, Cau que ma bossa sauta alai^ Cau que ma bossa saute. » M. Bouquet, Montpellier.

Le Bossu de la Barralerie. a une bosse

(bis)-,

(1) C'est le

nom

le

Le bossu de

bossu de la Barralerie

d'une rue de Montpellier.

la Barralerie (1)

— a une bosse

comme


303

un panier. — Prête-moi ton petit couteau — pour couper rna bosse. — Il faut que ma bosse saute — faut que ma bosse saute -bas — faut que ma bosse saute. ici,

là,

il

il

VI.

— Fragment

Allegro

35&

«=Ê

V—V:E

Ai!

I

B h ^=F=^ Ai! Que U

.

Ai!

b

Lj

di - ra

mai

rna

£=ir 3=tt

S$=E=g=p£l£

:

:«t=«t

me ven

man

à

-

£

r

r

S'a - cô

- re,

£-

d'à-

-N-s-

?:

ï

?

s'a - co

?

f,

:

E

qui

u~

I

?

d'à - qui, s'a - cô

d'à-

t i tfc=M^^^ T~f~^=gE3 S'a

/à,

-

Ai

!

d'à

(1er)

-

me ven

qui

ma

que dira

S'acô d'aqui

me vèn

man

à

ca.

maire,

mancà

à

?

S'acô d'aqui, s'acà d'alà, S'acô d'aqui

me ven M.

Hélas si ceci,

!

[ter)

que dira

si cela,

si

ma

mère,

le

cela vient à

VII.

à

mancà?

docteur Guibaud, Narbonne. si

cela vient à

me manquer ?

me manquer.

— PlMPÈ

Moderato

|a=g^^iiËgl

R=ft=ft=

=ft

l

Pim

m

-

pim

pè,

-

ba,

ï pèd.

Pim

pim

pè,

-

Se

sl^ë 9 ¥

£=£ cam

-

- pè,

pim

- pè,

?=rjc

E= U_V— U- * Ai!

que dan

-

sa

pim

cou- pet

la

*=ï-

a=#=F£ -

pè Se cou-pet lou

M

ben La

sa

s -

ca

de


304

m

D. C. lT==t

î^

fc ben La

Ai! que dan -sa

pa-lha,

Refrain

Pimpè

:

S

5=:i

Se coupet

sa

-

de

ca

bren.

(ter) la

Pimpè

camba,

(ter)

Se coupet lou pèd. Ai

que dansa ben

!

La saca de Ai

!

palha!

que dansa ben

La saca de bren Refrain

Pimpé,

:

!

etc.

Très populaire à Montpellier

Pimpè.

Pimpè

(ter)

se cassa le pied.

Ah

!

qu'il

danse bien

le sac de son

En chantant seul pied, puis

— le

et

se cassa la jambe,

sac de paille

!

dans

— Ah

!

les environs.

Pimpè qu'il

(ter)

danse bien

!

le refrain, les ils

enfants font la ronde en sautant sur un

chantent le couplet en faisant la ronde

comme

l'ordinaire.

Variante

Un

:

pèd,

Dous pèd, Très pèd,

Se coupet

Un

la

camba;

pèd,

Dous pèd, Très pèd,

Se coupet lou pèd.

M 1U

Anaïs Privât, Nimes.

à


— —

305

VIII. Allegretto

\?îmm

S

frin-go

*=* v=&

-r

un

Ai

La Fringo

me

pèd que

—ibzf=

*

ç=±/dôu, L'au-tre

fai

frin-go,

la

I^=ft==fc

R=fi:

fc^=

;

Ai un

me

pôd que

dôu,L'autre

Ai un pèd que L'autre

me

-tf" au

L'autre

dôu,

fai la

me

dôu,

fringo au sôu.

M. Villaret, J'ai

un pied qui me

me

fait

fait

IX. Allegro :ii:

:H;

=E

no-bre,

-

— Lou tt

*=*=

? Ma

mal, —l'autre sautille; sautille,

— l'autre sautille par

mal,

ma

j'ai

un

Manobre

s=t

'mmm -

Alais.

terre.

no

-

bre

v-

=^=F =f

3=î

crè-ba lou sou

tè - ne,

mau au

de

a

:q=^zj===z:q=:z:|-4=^=i|zz *r :^=J: pôd, Se pot pas

sou.

fai la fringo-fringo;

Ai un pèd que

pied qui

11

la fringo

fai

Soun

- lié.

D. G.

r

f-ç paire

es

*=Ê= t=ï

e£ {

cour-dou

Manobre

~¥=T-

tfc t-L-^ -

Pe

- nie,

[bis)

a de

-

L

tas-sa lou sou

mau au

•—

Ê=

- lié.

pèd,

Se pot pas tène, crèba lou souliè Soun paire es courdouniè,

;

Petassa lou souliè.

Manobre

(bis)

a de

mau au

pèd,

Se pot pas tène, crèba lou souliè. M. H. Bouquet, Montpellier. 21


— Le Manœuvre.

— Manœuvre

plus tenir, crève le soulier soulier.

— Manœuvre, X.

;

306

(bis)

a du mal au pied,

il

n'y peut

— rapièce

son père est cordonnier,

le

etc.

— Mes cotillons vont-ils bien

?

Allegro

t

A

P^

ft

Ma com

&

-

- re,

7-

quand

£ dan -

je

£ Mes

se,

co-

D. G.

i^ïSi^^ilig til-lons vont-ils

Ma

bien?

Ils

vont par

ci, Ils

vont par

là.

commère, quand je danse,

Mes

cotillons vont-ils bien?

Us vont par ci, bis Us vont par là, Ma commère, quand je danse,

Mes

cotillons vont-ils bien

M

lle

?

Jeanne Lambert, Montpellier.

Très populaire.

En

disant

Ih

:

vont

par

ci, ils

vont par

s'arrêtent

là, les fillettes

et,

prenant en mains leurs jupons, les font aller à droite et à gauche, ainsi que dit la chanson.

XI.

— Le

Bois de Toulouse

Allegretto

V=$fM HH

*=Ê e

Au

bois de Tou-lou-se

5

des

vo

y a

-

-•

z.

leurs.

y a

des

vo

-

leurs.

-

Efe

leurs,

:s:

^Ë=±

-/r

La ma

5EEË353EÈ-ï^ Il

±fc

y a des vo

il

m

1lE^EEEEfe Il

=#=£ £=»=£ t s:

t=tt=Ç=t£

- rin

quin

-

que -ne!

V=* La

ma

-

rin quin

ï -

quin

!


— 1

Au

.

bois de Toulouse Il

307 il

y a des voleurs,

a des voleurs.

y

La marin quinquène! y a des voleurs. La marin quinquin!

Il

2.

Il

y en a cinquante autour d'un

3.

Il

passait un

4

Adieu donc, brave homme, as-tu de l'argent

.

5.

homme

mes poches

J'ai

ruisseau.

sur un beau cheval. ?

pleines et de bon argent,

Et de bon argent.

La marin quinquène! Et de bon argent.

La marin quinquin l Au

dernier couplet, les mains se détachent, la ronde s'arrête et les

enfants chantent le refrain en frappant alternativement dans les mains et sur les

poches du pantalon.

M. H. Bouquet, Montpellier.

On en trouve une Jeux de V enfance, Paris, de son chien, tue tous les

Plusieurs couplets manquent à cette chanson. version complète dans

1883, p. 93, où le brave

Rimes

Rolland,

:

homme, avec

et

l'aide

voleurs. «

Le chien en tua quarante

XII.

et le maître dix ».

Le Pont d'Avignon

Moderato

zEs^a ^=F=1 Sur

Vdan

le

î - se;

t=£ V=& Pont d'A-vi

-J

Sur

V -

gnon, Tout

E !/_.: le

monde

y danse,

y

fc=2

S

ïfcz

le

—v=$p

&=&

Pont

d'A

- vi

gnon, Tout

=tt

$=$&

monde y danse en rond. Les mes-sieure font comm' ce

-

ci,

le

S

Les mes-


c

-

m =$

^

P=±: sieurs font

comm'

308

-F

^=±

ce

Sur

1.

<

mes-sieurs y

Les

la,

F

ICÇ F— pas

sent.

-

Pont d'Avignon,

le

Tout le monde y danse, y danse; Sur le Pont d'Avignon, Tout le monde y danse en rond. Les messieurs font comm'

2.

ceci,

Les messieurs font comme cela, Les messieurs y passent (1).

M

lle

Jeanne Lambert, Montpellier.

Les enfants font passer successivement sur les

dames,

le

Pont d'Avignon

les boiteux, les bossus, les cordonniers, etc., etc.,

en

fai-

sant des gestes comiques pour les imiter.

XIII.

SAVEZ-VOUS PLANTER LES CHOUX?

Allegretto

m

*=t=£ 7 !=?=£ V^i Sa

vez - vous plan-ter

-

les

#—r—«—*A

choux

^=F mo-de, à

la

aczj

mo-de,

Sa- vez- vous planter

les

-7-

choux

A

mo-de de chez

la

dV

:ftn=[^ir£=ft

\=ï=*b u y b

-É—W—t

vnous? On

»

ï

les

plante a

-

vec la

Y

main

A

Savez-vous planter

A Var.:

la

dansent.

la

mode

la

{bis),

les

mo-de, à

la

:V =P=

1.

(1)

A

main

j^-j>—hT-js=j^-j>~n>: mitzz*: azzezzi:

mo-de, On les plante a-vec

la

~*-V

7 1 -J-J-U-t-

-7

la

£=* * * v mode de chez

y

cboux

:

nous.


309

ehoux mode de chez nous ?

Savez-vous planter

A 2,

On

les plante

A On

les

coude, —

plante le

îa

avec

la

main

(bis),

avec

la

main

mode de chez nous.

la

le

avec

mode

les plante

A On

la

les

pied,

le

nez,

l'oreille,

le

genou, etc., etc. ^

A chaque

partie du corps désignée,

chacun doit la

populaire.

faire

toucher

terre.

On cat.

chante cette ronde dans

V. p. 286.

1

ra

sur l'air

:

Il était un avo-


^

u

310

RONDES ÉNUMÉRATIVES

Moderato

1

Sa

-

îf=R: F—r 5t=jt

F

W=£ F F

vez

tous

ce qu'il

y a

F

-far-*i—

P=£ :^=^ Dieu, Qui

S

gne dans

rè -

-

un?

Il

tp

n'y a qu'un seul

:p=£ £=p=±=£=t2=:t^=

izp=p: deux.

les

Sa

-

vez

vous

ce qu'il y a

lï^E^P^P^P^Î deux?

m

y

Il

a

deux

tes - ta -

5£=ù: veau.

n'y a

Il

qu'un seul

Dieu, Qui

—u— —

Sa

vez

*=$.

\^-.

trois

vous

-

ce

-?=x=r-

deux

rè -

m Fils

?=>

gne

:

ce

dans

Dieu, qui

qu'il y

les

y a

Il

Saint-Es-prit.

et

-

cien et

le]

a quatre

Il

?=* nou-veau.

Il

7-

gne

5=5 ? Il

dans

les

.

p

deux.

r

j^_u— u_

y a quatre

y

fi=fiq

a=f?:

L'an

£=t2=£=£ri=t= vous

trois?

V=! £

—p—r=ï

nou-

-I

z±zt

tes - ta-ments

qu'un seul

le

\J-

y a

qu'il

:

P-

et

£±b-\^JJL-y. t v=v

per-sonnes en Dieu Pè-re,

Ta

y—

^-b

-

:

^m- v=ç

- -[^ deux.

ments L'ancien

é-van-gé

n'y a

m

Sa -vez-

3C3 - lis-tes.


— 1.

Savez-vous ce Il n'y

a

quun

y a un?

les

cieux

y

a

qu'il y a deux deux testaments le

nouveau.

n'y a qu'un seul Dieu, etc.

Savez-vous ce Il

? (bis)

:

L'ancien et Il

(bis)

!

Savez-vous ce Il

3.

qu'il

seul Dieu,

Qui règne dans 2.

311

y

qu'il

y a trois?

a trois personnes en Dieu:

Père, Fils, et Saint-Esprit. Il

4.

Savez-vous ce Il

Il

5.

11

y y a quatre

y

7.

Il

8.

Il

9.

Il

10.

Il

changées

qu'il

y a sept?

y a sept sacrements. y a six urnes, etc. qu'il

y a huit?

y a huit béatitudes. y a sept sacrements, qu'il

etc.

y a neuf?

y a neuf chœurs des anges. y a huit béatitudes, etc,

Savez-vous ce Il

y a six?

de Cana en Galilée.

Savez-vous ce 11

qu'il

y a cinq livres de Moïse, etc.

Savez-vous ce 11

y a cinq?

évangélistes, etc.

Savez-vous ce Il

qu'il

six urnes qui furent

Aux noces Il

y a quatre?

a cinq livres de Moïse.

Savez-vous ce Il

qu'il

etc.

y a quatre évangélistes, y a trois personnes en Dieu, etc.

Savez-vous ce Il

6.

y a deux testaments,

qu'il

y a dix?

y a dix commandements. y a neuf chœurs des anges,

etc.


y

— 11

312

Savez- vous ce qu'il y a onze Il y a onze mille vierges.

.

y a dix commandements,

Il

Savez-vous ce

12.

qu'il

?

etc.

y a douze?

11.

Il

y a onze

10.

Il

y a

9.

11

y a neuf chœurs des anges.

8.

Il

y a huit béatitudes.

7.

Il

y a sept sacrements.

6.

Il

y a

mille vierges.

commandements.

dix

urnes qui furent changées

six

Aux noces

de Cana en Galilée. livres de Moïse.

5.

11

y a cinq

4.

Il

y a quatre évangélistes.

3.

H

2.

Il

y a trois personnes en Dieu Père, Fils et Saint-Esprit.

y a deux testaments

L'ancien et 1

Il ri y

.

{bis)

y a douze apôtres.

11

:

:

nouveau.

le

a qriun seul Dieu,

Qui règne dans

M

II.

les lle

deux.

Marie Lambert, Bélesta (Ariège).

Unus est Deus

Moderato

3=»Ë 22

.

.

U

.

-nus

J

—£_

est

De

ÎW

t=f=i i^=ît=V=ç

- us,

Qui re-gnat

ï=fi=fi=I

*

=£=£=£=: sunt tes-ta-men

- ta.

in

P=P: est

De

g- u -iH^

-

=ç=t£±$=&=tt=£ in

-

lis.

Très sunt

De

-

i

per

-

Du-o

lis.

V-

~f

U-nus

-

us,

Qui re-gnat

t—

so - nae.

—U

Du

-

o

-


A

îee e

g

sunt tes

m

313

fiffl

c - ta -

U

men-ta.

-nus

est

De

-

us,

Qui

re

-

gnat

'-<

in

-

Qua-tu-or sunt

lis.

e -van-ge-lis - tœ.

Très sunt

35=

fDe

-

i

per-so

- nse.

—Vest

1.

De

us,

-

Unus

Du-o

sunt tes-ta-men

U

- ta.

-

nus

ït=£ Qui

re

gnat

-

in

-

lis.

etc.

est Deus,

Qui régnât

in cœlis.

2.

Duo sunt testamenta.

3.

Très sunt Dei personae.

4.

Quatuor sunt evangelistae. Très sunt Dei personae.

Duo sunt testamenta. Unus est Deus, Qui régnât

in cœlis, etc.

M.

le

docteur Guibaud, Narbonne.

III

1.

T'en boli dire uno

2.

T'en boli dire dos,

Dos

(bis).

e uno,

T'en boli dire uno. 3.

T'en boli dire très, Très e dos e uno, T'en boli dire uno.

4.

T'en boli dire quatre,

Quatre

e très e dos e

T'en boli dire uno.

uno,


314

T'en boli dire cinq, Cinq e quatre e très,

5.

E

dos e uno,

T'en boli dire uno.

M Ue Marie 1.

Je veux t'en chanter une

2.

Je veux t'en

chanter

Lambert, Bélesta (Aricge).

(bis).

deux,

deux

et

une,

veux

je

t'en

chanter une. 3.

t'en

Je veux t'en chanter chanter une,

trois,

— trois

une,

et

— je

veux

etc., etc.

IV.

La Semmana

Quan ven

1.

lou dilus,

Moun

marit mi dis de

Quite

ma

la

vido iéu ni

Quan ven

2.

Moun

pas pus

fialà

fialouso e laisse

Jamai de

Tue

deux

et

moun

fiale

;

fus,

pus.

lou dimas,

marit mi dis de

fa'

n bon repas

;

las galinos e laisse lou gai,

Jamai de

un tan bon régal.

la vido

Quan ven

3.

Moun

lou dimecres,

marit mi dis de faire de bresses

;

Iéu ni fau de bresses e de bressilhous Per bressà las filhos embé lous garsous.

Quan ven

4.

Moun

lou dijôus

,

marit mi dis de garda lous biôus

;

Iéu garde las vacas e laisse lous biôus

Par so qu'où de banos

Quan ven

5.

Moun Anan

marit

me

à la fieiro

dis :

e

m'embanariôu.

lou divendre,

que

me

voulié ven Ire

pas ges de marchans,

Jamai de la vido iéu ni rise tan. 6.

Quan ven

Moun marit mi

dis

lou dissate,

que mi voulié batre

;

;


— [E] se tu

me

N'arrape

la

Moun

marit

Arrape

la

mi fagues mau,

bâtes, que

biho e t'assucarai.

Quan ven

7.

315

me

lou dimenche,

dis

d'arrapà la penche

moun

Siei la pus poulido de tout

M. Blanc, sous Ganges (Hérault).

Recueilli par

La Semaine.— plus

2.

tilles

4.

un

Quand

ceaux

vient

— je

;

n'ai fait] 3.

ma

;

tue si

avec

mon

vient le mercredi,

— mon

berceaux

Quand

de

ma ().

-

Quand

vendre

vient le jeudi,

— mon mari me

;

vient le vendredi,

— nous allons

vie je n'ai autant

Quand

« Si

tu

Quand

à la foire

dit

me

de ne

— jamais

de faire

un bon

de la vie [je

de faire des ber-

pour bercer

les

vient

le

peigne; -j'attrape

de garder les bœufs

parce qu'ils

:

dit

qu'il

;

ont des

voulait

point de marchands. — Jamais

ri.

— mon mari me voulait me battre; tu me mal, — j'attrape garrot je dimanche, — mon mari me d'attraper peigne, je me peigne un peu — je suis dit qu'il

bats, si »

mon mari me

vient le samedi,

t'assommerai. 7.

dit

dit

les garçons.

garde les vaches et laisse les bœufs, cornes et m'encorneraient. 5.

fuseau,

— Jamais

et des bercelets

—je me

dit

me

mari

me

mari

mon

me

mari

poules et laisse le coq.

les

bon régal.

— je fais des

— mon

quenouille et laisse

mardi,

le

oustau.

d'Emilie Caizeroues, à

la dictée

vient le lundi,

vie je ne filerai plus.

Quand

repas

Quand

— je quitte

filer;

ma

de

1.

;

penche, mi penchine un pau,

fais

le

et

dit

le

le

la

:

plus jolie de toute la maison.

Dilus e dimas festo,

Dimecres de

mémo,

Bijou Ton se proumeno, Divendre 'co vau plus Dissate la

M.

le

semmano

la

peno,

a feni.

docteur Chaussinand, Coux

'

x

Ardèche).


— — La Semaine.

— Lundi et mardi

l'on se

promène,

samedi

la

316

fête,

— mercredi de même, —

jeudi

vendredi ce n'est pas la peine [de commencer],

semaine est

finie.

VI.

Janetoun

N'en maridoun Janetoun,

1.

Turlureto,

Aube lou

fis

d'en baroun,

Turlureto, turluroun.

Li bailoun en oustalou,

2.

En moutou, en aucelou. 3.

Lou fiô pren à l'oustalou, Lou chat ploumo Taucelou.

4.

Dôu foun

d'en bouôs en bèu loup

Souort, n'empouorto lou moutou.

La doulour

5.

tuio Janetoun,

Turlureto,

E d'amour muert

lou baroun,

Turlureto, turluroun.

M.

2.

On

docteur Chaussinand, Goux (Ardèche).

— On marie Jeanneton, — turlurette, — avec le — turlurette, turluron. donne une petite maison, — un mouton, un petit

Jeanneton. d'un baron,

le

1

fils

.

lui

oiseau. 3.

Le feu prend à

4.

Du

fond

d'un

la maison,

bois

un

le

chat plume l'oiseau.

gros loup

sort

et

emporte

le

mouton. 5.

La douleur

baron, —

tue Jeanneton,

turlurette,

turlurette, turluron.

VII Allegretto

Fî^fi

p

—p-

— et d'amour meurt

le


i '7

sau

lou

se - to,

S

:.-:

pè-ro? 1

.

-

dei

-

v=zE Lou lou

-

3.

Lou

et

lo

pi

vos-tre

/ eu

-

lié

ro.

!

gran plà.

toupi, lo cosseto, lou fièro.

toupi e lo culièro.

Que i voulià-vous, moussu? Lou toupi lo cosseto lou saudeiroun.

5.

,

y

Vouliôi uno de sai filhos.

6.

Lou toupi

e lo

gran grilho,

Qualo voulias vous, moussu?

7.

Lou 8.

toupi, lo cosseto, lou saudeiroun.

Vouliôi lo pus poulido.

Lou

toupi e lo

gran grilho.

Lo pus poulido n'aurès pas. Lou toupi, lo cosseto, lou gran plà Aurès

Lou

lo

saumo

griso sou entendet.

toupi, lo cosseto, loucalfo-let.

S'ei

Lou

griso.

toupi e lo gran grilho.

La saumo Lou

13.

':

vus vou

toupi, lo cosseto, lou saudeiroun.

N'es estât à la

4.

12.

±

-

Nostre pèro nou-z-is pas.

Lou

11.

a

Ount avès vou vostre pèro? Lou toupi e lo culièro.

2.

10.

Ounl

roun.

Adissias, Janetoun

Lou

9.

317

metudo à recanà.

toupi, lo cosseto, lou

gran plà.

Semblavo uno troumpeto. Lou toupi e lo cosseto. M.

le

vicomte do Gouroues (Périgord);

Tairaété noté parM. Petit de Plas.


F — —

— 1.

2.

3.

318

— Le pot, la casserole, — Le pot la Où — Le pot la Notre père n'y est pas. — Le pot la à est Bonjour, Janneton!

avez-vous votre père ?

5.

Que vouliez-vous de lui, monsieur ?

dron 6.

Je voulais une de ses

7.

Laquelle voulez-vous,

le

— Le pot la grande monsieur? — Le pot, la casserole,

le

filles.

8. Jpt voulais la plus jolie.

11,

12.

13

Le

pot, la casserole,

dron

10

grand plat.

cuillère.

et

Il

9.

casserole, le

,

la foire.

allé

4.

chaudron.

le

cuillère.

et

et la

grande

La plus jolie vous n'aurez-pas. Lepot,la Le pot et Vous aurez l'ânesse grise. L'ânesse grise l'entendit.

grille.

et

— Le pot

— — Le pot, la

chau-

grille.

casserole,le la

chau-

grande

grand plat.

grille.

casserole, le chauffe-lit.

grand plat. Elle se mit à braire. — Lepot, la casserole, On aurait dit une trompette. — Le pot la casserole. le

et

VIII.

La Rousso

Allegretto

£e£e£

â A: La

rous

-

mm

eau

-

1.

cou-mo

La rousso Le

le

joun, be

La

rous-so

*=£

7.

cou-mo

n'a 'no filho,

toupiy l'ascudèlho, la cauquilho;

La rousso n'a 'no filho, Belo coumo le joun (bis). 2.

La Le

vol

maridà

'n

TT-* - lo

Franso,

toupi, Vascudèlho, la balanso

La vol maridà 'n Franso, En Franso voui maridarets.

tou-

\ £=È=

WHZM.

7

- lo

Le

ho,

V

qui-lho;

V=¥- 7

-ho, be

-

+-

fc

pczpc

fil

R=R

i

HRRRiF—

pi, Vas-cu-dè-lho, la

'no

n'a

so

. fr. ^=«=P~*=Ï=£=Ï

fil

$m

-7-

;

le

é

m •

n'a 'no

m joun.


319

Très catets de Toulouse,

3.

Le toupi, l'ascudèlho, la fialouso; Très catets de Toulouso L'an feito demanda.

De que

4.

plourats, la belo

?

toupi, l'ascudèlho, la g amèlo ;

Le

De que plourats, la belo, De que vous tourmentats

?

Iéu n'en plouri raubeto,

5.

Le

toupi, l'ascudèlho, l'escalfeto;

Iéu n'en plouri raubeto.

Raubeto vous aurets.

Per qui

6.

Le

la faren faire?

toupi, l'ascudèlho, l'araire;

Per qui Per

la faren faire?

la courdurièiro del rei.

Acado courdurado,

7.

Le

toupi, l'ascudèlho, V agulhado ;

À

cado courdurado

Ta un

souspir d'amour.

— Que souspirats,

8.

la

belo?

Le toupi, l'ascudèlho, lagamèlo;

Que souspirats la belo, De que vous tourmentats

9.

Le

?

Iéu ne plouri coufeto,

toupi, l'ascudèlho, l'escalfeto;

Iéu ne plouri coufeto.

10.

Coufeto vou3 aurets.

Per qui

Le

la

faren faire

toupi, l'ascudèlho, l'araire ;

Per qui

la faren faire?

— Perla courdurièiro 11

.

?

A Le

cado courdurado,

toupi, l'ascudèlho,

A

del rei.

l'

agulhado;

cado courdurado

Va un souspir d'amour.


12.

Que

320

souspirats, la belo?

Le toupi, Vascudèlho^

la

gamèlo

;

Que souspirats la belo, De que vous tourmentats?

13.

Iéu ne plouri souliès,

Le toupi, Vascudèlho, lesculiès; Iéu ne plouri souliès.

— 14.

Lei souliès vous aurets.

Per qui lei faren faire ? Le toupi, Vascudèlho, V araire; Per qui lei faren faire ?

Pel courdounié del rei.

A cado alzenado,

15.

Le

toupi, Vascudèlho,

A

Vagulhado

l'a

un souspir d'amour.

Que

16.

Le

;

cado alzenado

souspirats, la belo?

gamèlo

toupi, Vascudèlho, la

;

Que soupirats, la belo, De que vous tourmentats?

17.

Iéu plouri davantalh,

toupi, Vascudèlho, le miralh;

Le

Iéu plouri davantalh,

Davantalh vous aurets.

Que

18.

souspirats, la belo

Le toupi, Vacudèlho,

la

?

gamèlo

Que souspirats, la belo, De que vous tourmentats

19.

Le

;

?

Iéu ne plouri courdous,

toupi, Vascudèlho, loui

moutous

;

Iéu ne plouri courdous.

20.

— Lei courdous vous aurets. — Per qui faren faire lei

Le

toupi, C ascudèlho ,V araire ;

Per qui lei faren faire ? Perla courdurièiro del

M

11

'

rei {bis).

Marie Lambert, Belesta (Ariège).


L\ rousse.

coquille,

la

La rousse a une

1.

rousse a une

En France vous vous

4.

Vécuelle,

la

Vécuelle la balance.

le pot, Vécuelle, la quenouille,

—le pot,

Pourquoi pleurez-vous, la belle pourquoi vous tourmenter ?

?

le

— Je pleure [pour avoir] une petite robe. —

5.

chauffe-lit,

Par qui

6.

A chaque

pot,

Vécuelle,

la

le pot, Vécuelle, le

Petite robe vous aurez.

ferons-nous faire ?

la

du

la couturière

7.

pot,

le

le jour.

demander.

l'on faite

gamelle,

fille,

comme

belle

marierez.

Trois cadets de Toulouse

3.

Par

fille

Elle veut la marier en France,

2.

-

321

pot,

le

Vécuelle, l'araire,

roi.

aiguillée

le

pot, Vécuelle, Vaiguillon,

elle

pousse

un soupir d'amour.

8.

Pourquoi

soupirez-vous, la belle ?

gamelle, — pourquoi vous tourmenter — Je pleure [pour avoir] une petite

le

pot,

Vécuelle,

la

?

9.

chauffe-lit, 10.

Par 11.

le

pot Vécuelle,

le

Petite coiffe vous aurez.

Par qui

la ferons-nous faire ?

la couturière

A

coiffe.

du

le

pot,

Vécuelle, Varaire,

roi.

chaque aiguillée

le

pot, Vécuelle, Vaiguillon,

elle

pousse

un soupir d'amour. 12.

— Pourquoi soupirez-vous, — pourquoi vous tourmenter — Je pleure [pour avoir] des — Les souliers vous aurez.

la

gamelle, 13.

belle ?

le pot,

Vécuelle, la

?

souliers.

le

pot, Vécuelle les

cuillers,

Par qui

14.

— Par 15.

le

les

A chaque

ferons-nous faire?

cordonnier du

Le

pot, Vécuelle, l'araire.

roi.

coup d'alêne,

le pot,

Vécuelle, Vaiguillon,

elle

pousse un soupir d'amour. 16. Pourquoi soupirez-vous, la belle ?

Pourquoi vous tourmenter. 17.

— Le pot, Vécuelle, la gamelle.

Je pleure [pour avoir] un tablier.

— Lepot,

Vécuelle, le miroir.

Tablier vous aurez. 18.

Pourquoi sonpirez-vous,

la belle?

— Pourquoi vous tourmenter Je pleure [pour] cordons. — Le pot,

gamelle. 19.

pot,

Vécuelle,

la

les

du

Vécuelle, les ynoutons.

aurez.

20. Par qui les ferons-nous faire? la couturière

Le

?

— Les cordons vous Par

— Le

pot, Vécuelle, Varaire.

roi.

22


— IX. Allegro

& H: L'au

322

L'ase

m^

- tre

&^

jour

dins

îf

Û un

bous

V-

quet, ren - coun-

S

tt


.

32:3

L'autre jour dins un bousquet

3.

Rencountrère l'aurelha de l'ase. Ai Paura aurelha, !

N'espoussaras pas pus

las abelhas.

L'autre jour dins un bousquet

4.

Rencountrère l'esquina de l'ase. Ai Paura esquina, !

Ne

pourtaras pas pus

la farina.

L'autre jour dins un bousquet

5.

Rencountrère Ai

Ne

la testa

Paura

!

de

l'ase.

testa.

seras pas pus de la festa.

E dau

mouli à

meisoun

la

Cocha me

E dau

mouli à

la

l'ase (bis),

meisoun

Cocha me

Que

l'ase,

n'a de besoun.

Madame L'ane.

de

— —

L'autrejour, dans un bosquet,

1.

l'âne.

Ah

!

pauvres pattes,

— vous

Cros, Montpellier.

rencontréles pattes

j'ai

ne passerez plus dans la

boue.

Et du moulin à à

la

2.

— tapez sur Vâne (bis), — du moulin l'âne, — qui en a besoin. etc., — j'ai rencontré la queue de l'âne. — Ah

la

maison

et

maison — tapez sur L'autre jour,

!

— tu ne chasseras plus les petites mouches. — rencontré les oreilles de l'âne. — L'autrejour,

pauvre queue, 3.

etc.,

pauvre 4.

oreille,

j'ai

— tu ne chasseras

L'autrejour, etc.,

j'ai

Ah!

plus les abeilles

rencontré l'échiné de l'âne.

— Ah

1

pauvre échine, tu ne porteras plus la farine. 5. tête,

L'autrejour,

tu

etc., j'ai

ne seras plus de

Et du moulin à

— Ah!

la maison, etc.

X. 1.

rencontré la tête de l'âne. la fête.

— Jan janibus

Quand Jan Janibus tournet Trapet sa fenno morto. I palpet lou pèd en disen

dal

:

camp

pauvre


— Pèd que

«

324

sabiès tant pla boulegà

Boulegaras pas pus.

»

Jan Janibus.

Quand Jean Janibus tournet

2

«

camp

dal

Trapet sa fenno morto. I palpet la cambo en disen: Cambo que sabiès tan pla cambejà Cambejaras pas pus. »

Jan Janibus.

Jean Janibus. sa

femme morte.

savais 2...

lui

gourdie,

Quand Jean Janibus revint du champ,

.

Il lui

bien remuer,

si il

1

toucha

en disant

pied

le

:

«

il

trouva

pied

qui

— tu ne remueras plus.» — Jean Janibus.

— «jambe

toucha la jambe en disant:

— tu ne marchera plus»,

qui

étais

dé-

si

etc.

genou qui savait si bien se plier; la cuisse qui se bouche qui embrassait si bien, et ainsi de jusqu'aux cheveux qui frisaient naturellement et que sentour-

Puis

il

touche

le

faisait si bien valoir, la suite,

Jan Janibus.

tibilharan pas pus (ne s'entortilleront plus).

M.

Clair Gleizes, Azillanet ^Hérault)

— Lisette

XI. Allegretto

&

^=^=^=:: =i4

¥=t

V=U:

¥

:i=gz=i: L'au-trejour

en

au

al-lant

bois. J'ai

V=t=s=* tré bel-le

Li-

set-te, L'au-tre

jour en

al-lant

au

ren-con-

perte

fcfc=£rrrr=] bois, L'ai vu' qui

3EE5EEÏ=3E :U:

cueil-lis - sait

des

noix.

N'en cas

zr^zrrf^zjrf— f deux, N'ya bien as

-

sez

-

u

se

-

ne, n'en cas

-

se

*-^_|irp=j_fi-^ ==IT-

pe-til'

Li

-

sel-te.

N'y a bien as-


— —

mi m sez

1

ï=rypour u

.

-

r V:

-i

\t

ne

325

fois,

— r— ï —fcP=^=i

-b =£=£ \)

1

De long-temps ne viens plus au

bois.

L'autre jour, en allant au bois, J'ai

rencontré belle Lisette,

L'autre jour en allant au bois L'ai vu' qui cueillissait des noix

2.

N'en casse une, n'en casse deux, N'y a bien assez petit' Lisette, N'y a bien assez pour une fois, De longtemps ne viens plus au bois

M ma L'énumération continue u

N'en casse

;

trois,

et

forme autant de couplets que

n'en casse quatre », etc.

XII. 1.

Marthe Reboul, Arles.

Martin

Un deminche lou mati Que Marti paio de vi, Lou louon de

la ramièiro,

N'en parlèroun que d'amour, Touto la pranièiro. 2.

Quan n'agucroun prou Que Marti s'es enouià, Marti n'a prés

A

di

:

Adieu, 3.

— —

«

la

parla,

voula

lo

;

Ma miouno, adieu, ma miouno. »

«

Se bien chagrinado

? »

Pouei bé r'esse chagrinn, Que moun galan m'a quità, M'aiô be fa la proumesso h.

Que 4.

sariéu sa

femno

».

Si Marti s'es envoulà,

'Cô n'èro per l'esprouvà

Arrivo din trei

semano

:

;

l'on veut


— «

Vène,

326

ma

miouno,

Que saras mafemno

».

Quan venguè per espousà,

5.

N'en saion pas d'ount passa, Seguèroun quatre coumunos,

En dansen, en chanten, Manjèroun de prunos.

Quan venguè per

6.

lou repas,

N'aguèroun rien per manjà, Rien qu'en pau de chabro ranso,

Moun

Dieu, qu'èro ranso

!

Qu an venguè per se coueijà, N'aguèroun rien per s'acatà, Rien que la peu de la chabro

7.

;

Saion pas d'ount la vira,

De tan que

Quan venguè per

8.

Metèroun Marti se

Que

li

M.

le

1.

le

ils

lou coueissin,

couô dôu chin

;

assetavo,

à soun coustà

fasiè barro.

Un dimanche

long de la ramure,

la

li

E la belo

Martin.

fleiravo.

docteur Ghaussinand, Coux (Àrdèche).

— où Martin payait du

matin,

ne parlèrent que d'amour

vin,

dans toute

l'après-midi.

Quand

2.

a pris sa volée 3.

grinée,

«

eurent assez parlé,

ils ;

Vous

il

a dit

:

«

galant

— que je serais sa femme envolé, — Si Martin — semaines au bout de Quand

:

«

il

«

— Martin

ennuyé,

— adieu

ma

mie.

»

Je peux bien être cha-

m'avait bien

fait

la

pro-

»

c'était

s'est

trois

5.

!

s'est

mie, adieu,

m'a quittée, —

messe

ma femme.

ma

êtes bien chagrine ? »

mon

4.

— Martin

pour l'éprouver

Viens,

ma

mie,

;

Viens

il !

arrive

tu seras

»

vinrent les épousailles,

communes.

ils

ils

mangèrent des prunes.

parcoururent trois

ils

En

ne savaient pas où aller dansant, en chantant,

:


— 6.

Quand

rien qu'un

327

-

ils

vint l'heure du repas,

peu de chèvre rance,

— Mon Dieu, qu'elle —

Quand vint l'heure du coucher,

7.

vrir,

que

rien

Pour leur

Martin

la

servir de coussin,

dessus

s'assit

peau do

ils

chèvre

;

était rance

!

n'eurent rien pour se cou-

ne savaient de quel

ils

— tant elle puait.

côté la tourner 8.

la

n'eurent rien à manger,

mirent la queue du chien

ils

côté —

et la belle, à son

XIII.

;

lui faisait barre.

La lauseto e lou pepissou

Moderato

— — Êi±E£ÉKEÏErf vp 4 v V -f/*\

*-^'

F

a

La

lau

-

a

seto

ieÊÉ

-

de

-

U

ri - ra, lan-flan

^ h

roun tou

- tis

i

pis

la

h

pi

=ft

dous, Lan-flan

La lauseto amé

* P

-

-

re

V-

dè-rountou-tis

-

É la

to,

Se maridèroun toutis dous, Laflan larira.

Quart ajèroun espousat,

pa per manjà.

Pr'aqui passo'n merle blan,

soun bec porto'n pa blan.

Aro de pa n'aben prou, Mes de car nou n'aben nou. Pr'aqui passo un reiatou, Sus soun cos porto'n moutou.

Se ma-ri

»^ =*=*= =

ri

l'pepissou (bis)

Laflan larira, lanflan larireto,

A

u_

lau-

"J^

Se maridèroun toutisdous,

J'ajèt pas de

;

J

|

1

ma -ri

ri

i

sou, la

-

T

M

S

é~ -*—T " -

4a

i

p -

sou, Se

--Ï

dous, Lan-flan la

f^

E

:>.

4=â=Éc

ï

F

me'l pe

seto a - me'l pe-pis

p>

P

ra.


328

6.

Aro de car n'aben prou, Mes de bi nou n'aben nou.

7.

Pr'aqui ne passso'n mouscal,

Sus 8.

9.

l'alo

Aro de Mes de

porto'n barrai.

bi

n'aben prou,

nocejaires nou.

Lou cimet

sort dal trauquet

Tout descoufat, sans bounet. 10.

De nocejaires n'aben prou, Mes de bal nou n'aben nou.

11.

Lou

rat sourtis dal palhè,

Amé

soun biuloun darniè.

12.

De musicaires n'aben prou, Mes de dansaires n'aben nou.

13.

La piuse quito l'iansol, Fa cinq espinguets pel sol.

14.

Lou pesoul Agafo

15.

sort dal petas,

la piuse pel bras.

Aro abèts prou

fait

de sauts,

Poudets nous daissà'n repaus. 16.

La

lauseto se coulguet,

Sabi pas se dourmiguet. 17.

Mes lou pepissou m'a dit Que quicom abiô'spelit. Laflan larira lanflan larireto ,

Que quicom abiô

,

'spelit

Laflan larira.

M.

Cette version

Montel

et

a été publiée dans les Chants pop. du Languedoc,

Lambert,

p, 504,

mais sans

L'Alouette avec le Pinson.

— se marièrent tous

les deux,

se marièrent tous les deux. 2.

Quant

ils

Achille Mir, Escales (Aude).

eurent épousé,

la notation

musicale.

— L'alouette avec le pinson — lanflan larira, lanflan larireto, — 1

.

lanflan larira.

ils

n'eurent rien à manger.

(bis)


,

— 3.

Par

329

passe un merle blanc

— à son bec

porte un pain

il

blanc. 4.

— mais

Maintenant de pain nous avons assez,

de viande D

n'avons point.

— sur son cou

5. Par là passe un roitelet, 6. Maintenant, de viande

il

porte un mouton.

— mais

nous avons assez,

de vin nous

n'avons point. 7.

Par

passe un moucheron,

sur son aile

8. Maintenant, de vin nous avons assez,

porte un baril.

il

mais d'invités nous

n'avons pas. 9.

— toute décoiffée, sans bonnet. — mais de bal nous n'avons point. — avec son violon au derrière. Le rat sort du grenier à De musiciens nous avons assez, — mais de danseurs nous

La punaise

sort d'un petit trou,

10. D'invités nous avons assez, 11. 12.

paille,

n'avons point. 13. 14.

La puce sort du drap délit, Le pou sort d'un chiffon

15. Maintenant, vous avez

saisit la

puce par

— vous

sauté,

gambade? sur

cinq

fait

le

le sol.

bras.

pouvez nous laisser en

repos. 16. L'alouette se coucha, 17.

Mais

le

pinson m'a

larira, lanfian larireto

XIV.

— je ne sais

dit

— que quelque chose

elle dormit.

si

— que quelque chose était éclos,

La Lauseto

lanfian

était éclos, lanfian tarira.

e lou pioussou

Moderato

î La

lau

1^

?£=!£=$= seto

-

e

-

me

l'

:$= VJ

pious

sou,

lau-

la

UESt

A=É seto e-mel'pious

-

^^

sou,

La

fa

-

ri -

ma

don

dè-rou tou

- ri

* SB

=tt

dous,

Se

de

- to,

P=£ de

-

rou tou

- tis

dous, La

tis

s$=fc^

35=

45:

te

-

yfa

-

ri -

Se

ma

don

-

m

da.

-

ri-


— 1.

La

lauseto,

330

eme

l'pioussou (bis)

Se maridèrou toutis dous. la

faridondeto

Se maridèrou toutis dous, la

2.

faridonda.

Quan venguèrou d'espousà N'aguèrou ré per manjà

3.

4.

De la ne sourtis lou gorp Que trigoussavo un ase mort. Aro de car n'aven

Mes de pan nou 5.

6.

Vésou veni lou pijoun Embé'no micho sul frount

Aro de pan, n'aven

Mes 7.

8.

de

vi,

pla prou,

nou n'aven, nou.

Vésou veni l'auriol Embé'no barrico sul Aro de

La negro

col.

n'aven pla prou,

vi,

De dansaires 9.

pla prou,

n'aven, nou.

n'aven, nou.

sort del linsol,

Fai quatre ou cinq sauts per 10.

Lou pesoul Trapo

11.

12.

13.

De De

la

sol.

sort del petas,

negro pel bras.

dansaires n'aven prou, cantaires n'aven, nou.

Del traucou sourtis lou

rat,

Emb

coustat.

Lou

soun tambour

al

cat sourtis dal cendrié

Sauto sus lou tambournié la faridondeto

Sauto sus lou tambournié la faridonda.

M.

le

docteur Chaussinand, Albi.


— L Alouette kt le Pinson. pièrent tous

deux, 2. 3. 4.

L'alouette et

1.

la faridondette

— se

pinson

le

rna-

se marièrent tous les

la faridonda.

Quand De

deux,

les

331

— — qui

vinrent d'épouser

ils

corbeau

la nuit sort le

n'eurent rien pour manger.

ils

traînait un

âne mort.

Maintenant, de viande nous avons bien assez,

mais de pain

nous n'avons point.

voient venir le pigeon

avec une miche sur

5.

Ils

6.

Maintenant, de pain nous avons bien assez,

le front.

— mais

de vin n&us

n'avons point. voient venir le loriot

avec une barrique sur

7.

Ils

8.

Maintenant, de vin nous en avons bien assez,

cou.

le

— mais de dan-

seurs nous n'avons point. 9.

La puce

sort

du drap de

lit,

le sol.

quatre ou cinq sauts sur

fait

— attrape

puce par

10.

Le pou

11.

Maintenant, de danseurs nous avons bien assez,

sort d'un chiffon,

la

le

bras.

mais de

chanteurs nous n'avons point. 12.

D'un

13.

Le chat

petit trou sort le rat,

faridondette, —

et saute sur le

XV.

avec son tambour au côté.

— et saute sur

sort du cendrier,

tambourineur,

— La Lauveto

le

n

»

dfc r , J J »

1

I

, . f r

| I

la

— la

faridonda.

e lou Quinsou

Animato

L

tambourineur,

a

I

3 J

.

»

h

JT"ïï

J

f

*

vLa lau

-

veto e lou quin

sou, la lau

-

sou,Vou-liôu- faire en ma-ria

-

§i

J

j

J

JTgJ

re- to Vou-liôu

La

faire

p

'

J

l

lauveto e lou quinsou

Vouliôu

faire

Leroun

-

rotin

WM=^ J

f= g

en ma-ria-jou Le

^

Le

jou,

z ^ig=q=i:=zip=^[zgz^zzz=^=ii>|

-

veto e louquin

-

-

rotin

3

le-

FEF31 iJv il

le - ra,

[bis)

en mariajou, lereto

Vouliôu faire en mariajou.

Leroun M.

le

1er a.

docteur Ghaussinand, à Coux (Ardèche).


-

— 332 — — voulaient

L'alouette et le pinson (bis)

Leroun

lereto,

faire

un

voulaient faire un petit mariage,

XVI.

petit

mariage,

— Lercun leva.

Variante du Gard

Animato

=T

â

r

y=%=± L'a - lau

seto

un

e

£h

lou

quin

-

la

li

g

r *=Ç=9 sou,

-

faire

ma

un

re - to,

lau-

l'a -

- ria-

Vou-lièu

?=£=£=£=?

±fc=p

ma

i

sou vou-lieu

Lan- fan Lan- fan

A#=£=* faire

seto

quin

lou

e

jou,

-

S:

iï it=yzi^=ii=^=e=kiz:±

ria - jou,

Lan-fan lan-fan

la

li

-

rou.

Mlle Alice Hermet, Genolhac (Gard).

XVII.

LTalauseto e le pijoun FRAGMENTS

1.

L/alauseto ande

Tiroun

lai

1'

pijoun

nouncios'queste joun.

Prachi passo V mouscalhou

And' soun pipot sul talou. Fauriol

And' un biôu roustit sul colh. le

Sa pigasso

al

courbas

plec del bras.

Fan acouvidat 1' simet Tout deseaus, sensé bounet. le rat

An<le sa troumpeto al bras. «

— Per

sounà,ja sounariô,


— Mes «

333

T gat m'espeloutariô.

— Mes iéu ja vous

Que V gat

»

disiô

b;i

m'espeloutariô. »

— Encaro m'a pas acabat, M'a manjat re qu'un coustat.

«

»

Mlle Marie Lambert, Belesta (Ariège).

L'Alouette et lk Pigeon.

L'alouette avec le pigeon

font

leurs noces aujourd'hui.

Par

...

le

— avec son

moucheron

avec un bœuf

corbeau

rôti

baril sur le talon.

sur le cou.

[avec] sa cognée au pli du bras.

— sans chaussures, sans bonnet. — avec sa trompette au bras.

a convié la punaise

... «

le

le loriot

...

On

passe

le rat

Pour sonner, [de

la trompette] je sonnerais bieu,

mais

le

chat m'arracherait la peau.

«

«

Il

côté.

Voyez, je vous

le disais bien

ne m'a pas encore achevé,

— —

que il

le

chat m'écorcherait.

ne m'a

mangé

»

rien qu'un

»

XVIII.

— Lo Sinzilho

Moderato

L_E

^

p

p

Se, dis -set lo

t=¥=+ Iou mo-ri-de-mo

1.

2.

t>

D

[j

I

sin-zi-lho,

:i=p=p:

9

f

Iou moride

mo

Reipoundé

lu tour,

Se disset

E

f.

filho. (bis)

lo

pampoto,

to filho ei grosso.

—p

p

^

f

lo sinzilho {bis)

Li n'avo fa l'amour. 3.

^

dis - set

ioumo-ri-de mo

li-lho,

Se disset

f

Ci

se,

lo

1

F

Cffi

sin-zi-lho

>

ii-lho.

rê q

?


334

4.

Reipoundé lu djai, N'in pode pas de mai.

5.

Se disset lu pinsou, Beliu

si

fau be iou.

6.

Reipoundé lu rat, Fôudrô se maridà.

7.

Se disset Iou

8.

9.

sirai

lo trôio,

countro-novio.

Reipoundé lu tsé, Iou la menarai ou Se disset

lo

poulo,

Iou forai

lo

soupo.

lié.

10.

Reipoundé lo perdri, Mai iou un boun rôti.

11.

Se disset

verdaudjo,

lo

Iou servirai à taulo. 12.

Se disset

lo tentso,

Coumtorai 13.

Reipoundé

la

lu tsobri,

Zu métrai per 14.

Se disset

depenso.

écrit.

lu rat,

Droleis fou 'na donsà. 15.

Reipoundé

lo tsoueito,

Djugorai de 16.

Se disset

lu poulet,

Mai iou de 17.

Se disset

lo fleito.

Teituflé.

lu tsà,

Donsorai la polcà. 18.

Reipoundé lo tsato, Te foutras dins lo cavo.

19.

Se disset lu merle, Elà nous van tous perdre. !

20.

Reipoundé

Nou

lu

dindau,

n'ôuren pas de mau. M. Bazinet, à Ghampcevinel (Dordogne).


— —

La Bergeronnette.

sange)

je

marie

ma

Ce, dit la bergeronnette, (Azaïs dit mé-

1.

fille.

Ce, répondit le tourdre,

3.

Ce

4.

Répondit

5.

Ce

— je

2.

dit la

dit le

6.

Répondit

7.

Ce

neur

huppe

:

pinson,

le rat,

dit la truie,

(?)

:

geai

le

335

l'amour.

lui faisais

ta fille est enceinte.

je n'en peux mais.

peut-être c'est bien [de] moi.

faudra la marier.

il

je serai

(Demoiselle d'hon-

contre-épouse.

?)

Répondit

8.

le

— je

chien,

— je

9.

Ce

10.

Képondit

11.

Ce

dit la verdoie,

12.

Ce

dit la tanche,

13.

Répondit

14.

Ce

15.

Répondit

16. 17.

Ce Ce

18.

Répondit

dit la poule,

le

— je

la chouette,

— — je

dit le poulet,

la chatte,

le

XIX. 1.

il

faut aller danser.

moi du

et

!

nous allons tous nous perdre.

— nous n'aurons point de mal.

Lai nau Coumaires

Sa diguec

moun

Me

(du pipeau).

dans la cave.

te jetteras

Al mièi d'un rastouih Si

sifflet

la flûte.

danserai la polka.

— tu

dindon,

je la mettrai par écrit.

— je jouerai de

— hélas

19. Ce dit le merle,

20. Répondit

— enfants,

dit le chat,

rôti.

servirai à table.

je compterai la dépense.

chevreau,

dit le rat,

lit.

— et moi, un bon

la perdrix,

au

la conduirai

ferai la soupe.

si

i

'no coumaire; (bis)

elo touto soulo

:

marit èro 'no poulo

l'manjariô pla touto soulo.

E soulo èro,

soulo soun,

Touto mal maridadeto soun. 2.

Al mièi d'un rastouih

si i'a

dots coumaires

;

Sa diguec uno d'aqueloi dots: Si

moun

marit èro

'n

os

Noul'manjarion pla toutoi

E

dots.

dots èroun e dots en,

Toutoi mal maridadetos en. 3.

Al mièi d'un rastouih

si i'a

très

coumaires;

Sa diguec uno d'aqueloi très Si

moun marit

:

èro'n porc angles


— Nou

336

l'manjarion pla toutoi très,

E très èroun e

très en,

Toutoi très mal maridadetos en.

Al mièi d'un rastoulh,

4.

a quatre coumaires;

si n'i

Sa diguec uno d'aqueloi quatre Si moun marit nous vouliô batre Noustournarion pla toutoi quatre. :

E quatre

èroun, etc.

Al mièi d'un rastoulh,

5.

si n'i

a cinq coumaires;

Sa diguec uno d'aqueloi cinq Si

moun

marit èro

:

'n rasin

Le piquarion pla toutoi cinq. Al mièi d'un rastoulh,

6.

a sièis coumaires

si n'i

Sa diguec uno d'aqueloi Si

moun

;

;

marit èro un feich,

Bé l'alhumarion Al mièi d'un rastoulh,

7.

sièis

pla toutoi sièis.

a sept coumaires

si n'i

;

Sa diguec uno d'aqueloi sept: Si

moun

Nous

marit èro

Al mièi d'un rastoulh

8.

'n

pressée,

manjarion pla toutoi sept.

1'

a bèit coumaires;

si n'i

Sa diguec uno d'aquelos bèit:

moun marit èro' n pa cueit Nou l'manjarion pla toutos bèit. Si

Al mièi d'un rastoulh,

9.

si n'i

a nau coumaires;

(bis)

Sa diguec uno d'aqueloi nau Si moun marit èro 'n brau Nou l' manjarion pla toutoi nau. nau èroun, e nau en, Toutoi mal maridadetos en. :

E

M Les neuf Commères.

— ce

1

.

1Ie

Au

Et 2.

seule elle était,

Au

deux deux.

:

si

mon

:

— seule je suis —

si

il

y a une com-

mon mari était une

toute

mal mariée

poule,

je suis.

ce dit une de ces y a deux commères nous le mangerions bien toutes mari était un os

milieu d'un

milieu d'un chaume,

dit-elle toute seule

mère; je la mangerais bien toute seule. {bis)

Marie Lambert, Belesta (Arriège).

chaume

il


— Et deux nous

étions

-

337

deux nous sommes,

et

mal mn

toutes

sommes. 3.

Au

:

il y a trois commères, ce dit l'une de mari était un porc à soins blanches non

mon

si

mangerions bien toutes 4.

Au

trois.

chaume

milieu d'un

de ces quatre:

Au

ces cinq:

lui]

mon mari

si

voulait

nous

battre,

ce dit l'une

nous nous

toutes quatre.

chaume

milieu d'un

— —

y a quatre commères,

il

mon mari

si

tournerions bien [contre 5.

chaume

milieu d'un

ces trois

il

y a cinq commères

un

était

raisin,

nous

-

;

ce dit l'une de

picoterions bien

le

toutes cinq. 6.

Au

ces six

:

chaume

mon

si

ce dit l'une de y a six commères; mari était un fagot [de bois] nous l'allumerions

milieu d'un

il

bien toutes six. 7.

Au

ces sept

chaume

milieu d'un

:

si

mon

mari

il

était

ce dit l'une de y a sept commères une pêche, nous la mangerions bien ;

toutes sept. 8.

Au

ces huit

milieu d'un

:

si

mon

chaume

ce dit l'une de y a huit commères mari était un pain cuit nous le mangerions il

;

bien toutes huit. 9.

Au

milieu d'un

ces neuf:

si

mon

chaume

— ce

y a neuf commères mari était un taureau nous il

;

dit l'une

de

mangerions

le

bien toutes neuf.

Et neuf nous

étions et

neuf nous sommes,

toutes

mal mariées

sommes.

XX.

Pierrou

Allegro

*=É:

#

*=tnt: t=fcfc Vo

-

le Pier-rou,

ma mai -

Vo

re,

isëÈ

1=5

vun brave en-fan 1.

- tou,

marnai-

re,

- le

vVo-le

Pier - rou

Pier

-

ma

ma

maire,

;

maire,

Vole Pierrou

#-

!

rou!

Vole Pierrou, Vole Pierroul Es un brave enfantou

!

23

w Es


— 2.

Pren un

ma

talhur,

farà toun bounur;

ma

filha.

Pren un 3.

talhur,

filha,

Pren un

Que

338

talhur.

Prenès lou vous, ma maire Prenès lou vous, -,

Que

farà prou per vous

ma

maire

Prenès lou vous. 4.

Un courdouniè, ma filha, Un courdouniè Te

farà de souliès,

ma filha, Un courdouniè. 5.

Vole Pierrou,

ma

maire.

Vole Pierrou Es un brave enfantou !

ma

;

maire.

Vole Pierrou! 6.

Pren un

ma

fustié

filha,

Pren un fustié, Vous farà d'escaliès.

ma

filha,

Pren un 7.

fustié.

Vole Pierrou,

ma

maire,

Vole Pierrou Es un brave enfantou; !

ma

maire,

Vole Pierrou

!


— 8.

Un

339

esclopié

ma filha, Un esclopié, Que

te farà d'esclops.

ma fdha, Un esclopié. 9.

Vole Pierrou,

ma

maire,

Vole Pierrou!

Es un brave enfantou

ma

Vole Pierrou 10.

farà de capels.

ma

Un .

!

Un capeliè ma filha, Un capeliè, Te

11

;

maire,

fil ha,

capeliè.

Vole Pierrou,

ma

maire,

Vole Pierrou Es un brave enfantou !

ma

Vole Pierrou 12.

;

maire,

Pensa à

la

I

mort

ma filha, Pensa à

la

mort,

Qu'acô's un triste sort.

ma

filha,

Pensa à 13.

la

mort.

Pensas-i vous

ma

maire,

Pensas-i vous,

Vous ten per

ma

coutilhous,

maire,

Pensas-i vous. Mlle Noémie Azaïs, Lézignan-la-Gèbe (Hérault).


— IV.

ht

— — C'est

Pikhiik.

Petit-Pierre!

840

Je veux Pctit-Picrro,

1.

un brava garçon

;

— ma mère, —

— mamère,

jo

veux

je veux Petit-

Pierre. 2.

Prends un

ton bonheur;

— prends un tailleur — qui fera — via — prendi an vous-même — eola convient pour vous. tailleur,

fille,

ma fdle

tailleur.

.'{.

Prenez-le

4.

Prends un cordonnier

5.

Je veux Petit-Pierre,

etc.

6.

7.

Prendi un charpentier Je veux Petit-Pierre, etc.

8.

Prends un sabotier

9.

Je veux Petit-Pierre, etc.

des souliers.

il

te fera

il

vous fera des escaliers.

il

te

fera des sabots.

10.

Prendi un chapelier

11.

Je veux Petit-Pierre, etc. Pense à la mort [tu te préparai] un triste sort. Pensez-y vous, mamère, pensez-y vous-mflme,

12. LS.

— —

vous tient par

les

jupons,

des chapeaux.

te fera

il

— ma mère, — pensez-y XXI

1

.

Volo Piorrou,

Ma maire, Volo Piorrou Volo Pierrou

bit

J

!

Es un bon drôle, Vole Pierrou

Ma 2.

maire,

Dounat-mo lou Quo no vos fà

Ma

?

(Mio

Que no vos fà ? Que no vos fà,

\

(

bis

\

Se sat pas penchinà

Ma

drouleto (bis),

Se sat pas penchinà

Ma 3.

drolo

Que ne vos fà ? Quon iou l'aurai

Ma Quon

maire iou l'aurai

\

> )

bis

VOUI-méme.

elle


— Quon

341

iou l'aurai

lou lou penehinarai,

maireto (Wi)

lou lou penehinarai,

Ma

maireto

Quon

l'aurai.

M. Conout, Saint-Frézal-d'AlbugM

1.

.Jo

— matnèrê — je

veux l'etit-l'ienv,

veux Petit-Pitrre

1

t

un bon enfant,

c'est

(Loaére).

veux Petit-Pierre

je

— ma mère, — donnez-le-

moi. 2.

sait jille '.'>.

Qu'en veux-tu pat 16 peigner

gnerai,

l'aurai,

fille,

ma fUUUe

qu'en veux -tu faire

Quand je

l'aurai,

— ma

f.iirc,

qu'en veux tu faire

m

ne tait pai

il

'(

peigner,

Il

ne

- ma

?

ma

mire,

quand

— moi, peignerai, — ma — ma petite mère, — quand

je

l'aurai,

petite mère,

je le

quand je moi je le pei-

je L'aurai.

XXII.

Fragments

All<

Vo

-

Ja

i<;

cou

-

ma mai

Vo

re,

-

cou, Bi

Le

P=P=Z

y: l>r;j

vc

-

bn

-

///

mai-v, mû

/

mnir<-, El

un

:bizf:=f»—f z=f-[zy=yzzt £ =]=::==:ft

h

p

rliMii,

an

re

pi

-

chou, mai

-

re,

Vole Jacou,

mù maire Vole Jacou, Rs un bravo piohou

ma ESi

maire

(bis)

un brave [>icbou

maire

Vole Jacou.

Vo

-

Le

.in

-

oou.


— —

342

Te vendrai vèire mia Al cap dal jou,

A

la piano,

Te

à la piano

vendra vèire

A la

piano, à la piano

Al cap dal jou.

Mm

e

S. B., Pardeilhan (Hérault).

Petit-Jacques, — ma mère, — je veux Je veux — c'est — c'est un brave enfant, — ?na mère — mère — je veux petit Jacques.

Jacques,

le petit

le

(bis)

fant,

un brave en-

le

— mie — au point du jour, — sans voir — sans bruit — au point du jour.

Je viendrai te voir bruit,

bruit,

— je viendrai

sans

te

La Madelon Allegro

i»ir

n

r

dez

vos

^4=t=t3=

Gom-bien ven

-A*

F

lei

P-

- ne,

1.

#:

-

¥=? zfcc

Gom-bien

ri?ipi*rrrr oi

gnons, La

3= itzttzfc

ven-dezvos oi-gnons? Z,a ma-de

Combien vendez vos oignons, Combien vendez vos oignons?

La

ma -de-

re

ZÊL

&

La mère madeleine madelon.

2.

A

3.

Ils

4.

Montrez-les, nous choisirons.

5.

Laquelle prenez-vous donc?

6.

X... c'est son

7.

-

six liards sont les oignons.

sont chers, mais

ils

sont bons.

nom. Quel métier lui donnerons?

-

F Ion.


-

Le métier de

8, ici

343

les enfants passent successivement en revue divers métiers).

Ce métier nous acceptons

9.

La mère madeleine Ce métier nous acceptons La madelon.

Mme

XXIV.

Marcadier, Montpellier.

La Guihaumè:

Allegro

S

-ft

Ef=£

La

Gui-hau

-

^S

na

pas

m

cap

- lo

P

zara,

Fa

lo,

-

P

»

J

zm

zozm

e

-

val

f=t=df=L tal;

ai

-

ren dan

I

J

.

U

Lous os

ses

-

-

sa

la

Gui-hau

-

Lous osses ié traucou la sèlo, Faren dansa la Guihaumèlo

La Guihaumèlo

es

e

zan,

bouno efan.

La Guihaumèlo n'a un chi Que ié véi pas d'aqui aqui, lé cargaren las lunetos

Per pourre 1

legi las gazetos.

C'est l'air de Cadet-Rousselle.

la

Zin,

- lo,

v

zan, La Gui-hau -mèlo es bouno e

La Guihaumèlo n'a 'n chaval Que lou rei n'a pas cap aital,

2.

tr«u-cou

5=:

tp=£z£=tzfc

Zin, zan, zin, zoun

rei

-Ï-

^

P

Que lou

X.

5=>

:U=î£=t£=U: se

+:

n'a'n clia

i-U

£=£=£=£=

f—f-

=£ y=*=X=$=Ç=Z

:«t=*

-

fan.


— 3.

344

La Guihaumèlo

n'a très cos,

L'un japo prim e l'autre gros, L'autre remeno la couarèlo Faren dansa la Guihaumèlo.

;

4.

La Guihaumèlo n'a un porc Que joust lou col porto la mort, Joust la cougo uno bufarèlo Faren dansa la Guihaumèlo.

5.

La Guihaumèlo n'a 'n toupi Que jamai nou vol pas bouli Se

pas dos ou très tindèlos

i'a

Faren dansa 6.

;

la

La Guihaumèlo

;

Guihaumèlo. a 'n coutilhou

Lous pesouls i' fôu garnisou, Las piuses i' fôu sentinèlo. Faren dansa la Guihaumèlo. Zin, zan, zin, zoun

La Guihaumèlo

e

zan,

bouno efan.

es

M. Vidal,

La Guihaumèlo. pareil,

les os lui

Zin, zan, zin, zoun 2.

La G.

à Fraïsse (Hérault).

La G. a un cheval dont le roi n a pas trouent la selle. Nous ferons danser la G. 1.

et

zan.

a un chien

— La G.

est

bonne enfant.

qui n'y voit pas d'ici là,

— pour pouvoir les gazettes. La G. a trois chiens, — l'un aboie et l'autre remue la queue. — Nous ferons danser la G.

trons des lunettes

4-

fin

La

— qui sous cou porte — Nous ferons danser G. pot — qui jamais ne veut

G. a un porc, soufflet.

nous

lui

met-

lire

3.

queue un

le

le

gros,

la mort,

— l'autra — sous

la

la

bouillir — a pas — Nous ferons danser la G. 6 La G. a un cotillon — les poux y tiennent garnison, — les puces y font sentinelle. — Nous ferons danser la G. — Zin, zan, zoun zan. — La G. bonne enfant 5.

La G. a un

deux ou

trois tranches

s'il n')-

de jambon.

zin,

et

est

XXV 1.

La Guihaumèlo es bono efan., Quan o manjat, o pas pus fam. Très toupis, quatre cabucèlos.


345

Per fa dansa

Guihaumelo,

ta

drin

dran,

y

La Guihaumelo

bono efan.

et

~.

La Guihaumelo n' o' n toupi Que vôu pas rire, ni bouli, Vo pas ni fioc, ni cabucèlos,

3.

La Guihaumelo Qu'o pas ni

1

n escudeliô

o'

sièto, ni culié,

Las estajos soun en pinpèlo. 4.

La Guihaumelo nV un porc Que jout lou nas porto la mort, Jout

5.

la

cougo,

la

La Guihaumelo

reganèlo. n poustat

n' o'

Ounte degus o pas passât; Lous escaliès soun en dindèlo. 6.

La Guihaumelo Ounte

ni

soun en dindèlo.

La Guihaumelo Ounte

To

pas

un prat

n' o

dalho o pas passât.

la ni

Per fa

placard

pas graisso, ni lard,

Las portos 7.

n' o' n

palho, ni gavèlo,

dama

la

Guihaumelo

drin, dran,

La Guihaumelo M.

1.

La Guihaumelo

est

le

es

bono efan.

pasteur Fesquet, de Colognac (Gard),

bonne enfant,

quand

elle a

mangé,

elle n'a

— Trois pots, quatre couvercles. — Pour faire danser Guihaumelo — Drin, dran, — la G. bonne enfant. — — n'y La G. a un pot chauffer, ni qui ne veut

plus faim.

la

est

2.

ni

ni feu ni

bouillir,

il

a

couvercle.

3 La G.

a un dressoir

-

qui n'a ni assiette ni cuiller,

— les

éta-

gères sont en écorce de pin. 4.

La G. a un porc

queue 5.

liers 6.

— sous la

qui sous le groin porte la mort,

la reganèlo.

La G. a une soupente

sont en dindèlo (jujubier

La G. a un placard

portes sont en jujubier.

où personne n'a pu passer

;

les esca-

?...)

— où

il

n'y a ni graisse ni lard,

les


-3467.

La G. a un pré

paille ni javelle.

est

— où la faulx

n'a jamais passé

Pour faire danser

la

G.

;

il

drin, dran,

n'y a ni

la G.

bonne enfant.

Variantes 1

.

La Guihaumèlo N'en vouliô

2.

faire

La Guihaumèlo N'en vouliô

3.

Quan

faire

3. 4.

un avoucat.

n'auriô ni cùou, ni pato,

Mlle

2.

un medeci.

n'aviô 'n gat

faire

N'en voudriô

1.

un capelô.

n'aviô 'n chi

La Guihaumèlo N'en voulô

4.

n'aviô 'n cô

faire

uno avoucato.

Anna Lauret, Millau

(Aveyron).

— — —

elle voulait en faire un prêtre. La G. avait un chien, elle voulait en faire un médecin. La G. avait un chien, elle voulait en faire un avocat. La G. avait un chat, Quand il n'aurait ni c... ni patte, elle en voudrait faire une

avocate.

La Guihaumèla n'a un chi Que lou vôu mètre medeci, Medeci sus una sèla. Per fa dansa la Guihaumèla Zin, zoun

La Guihaumèla

zan

e e

soun efan.

Saint- André-de-Sangonis (Hérault).

La Guihaumèlo aviô 'n toupi Que jamai vouliô pas bouli Sans mètre las très tindelos, Parlas-me de la Guihaumèlo, i

Ha!

ha! zin, zoun

Le Guihaumèlo

e

e

zan

soun efan.

M. G: Gleizes, Azillanet (Hérault).


— La G. avait un pot y mit zin,

trois

qui jamais ne voulait bouillir

tranches de jambon.

zoun, zan.

— La G.

et

l'ailcz-moi de la G,

— La

La pauro

.

— sans qu'on

— lia

!

ha

!

son enfant.

XXVI. 1

347

vielho

vielho

N'a pas qu'uno dent, lé tramblo quan fa vent.

2.

La pauro

vielho!

La pauro

vielho

N'a pas qu'un coufet, Lou cargo quan fa fret. La pauro vielho !

La pauro

3.

vielho

N'aviô qu'un esclop,

Lou metet al fioc. La pauro vielho! 4

La pauro

.

vielho

N'a pas qu'un riban, Lou cargo quan a van. La pauro vielho! 5.

La pauro vielho N'a pas qu'un toupi S'en servis cado mati.

6.

La pauro

vielho

La pauro

vielho

!

Vourriô pas mouri,

Mais un jour carguet parti La pauro vielho! M. Vidal, Fraïsse (Hérault).

elle lui 1. La pauvre vieille n'a plus qu'une dent, La Vieille. tremble quand il fait du vent. La pauvre vieille! n'a qu'une petite coiffe, elle la met quand 2. La pauvre vieille

il

— n'avait qu'un sabot, elle

le

fait froid.

3.

La pauvre

vieille

mit au

feu.


— 4.

Li pauvre

est joj 5.

348

— n'a qu'un

vieille

ruban,

elle le

met quand

elle

use.

La

pauvre

vieille

qu'un pot,

n'a

elle s'en

sert

chaque

matin. 6.

— ne voudrait — La pauvre

La pauvre

fallut partir.

vieille

pas mourir,

— mais

un jour

vieille !

— Lo Fi do Ré

XXVII. 1.

Lo

fi

do ré s'en vai tsassà. liron lé té y té', té,

liron lan la.

2.

Mai

3.

Li èroun bien ses à lou leva.

4.

Li èroun bien sèt à lou pourtà.

5.

Li èroun bien uèit à lou ploumà.

6.

Li èroun bien nov à Faprestà.

7.

Douze moussurs per lou mandzà.

8.

Lou

9.

«

10.

si

n'a tiuà un grand ocelas.

tsa es vingiù lieur tsa, tsa, tsa

Mais

si

11.

Devan

12.

a

13.

Ton

!

tiu

empourtà.

sera roà.

pris, l'on estatsà.

lou dzuze

Ton mena.

dzuze, dzuza-ma que tsa a

»

Boufa lou quiou, laissa

!

»

l'anà. »

M. Victor Smith, Sainte-Eulalie

Là Fils du Roi. té (ter)

2.

Il

1.

Le

fils

du

roi

liron lan la.

a tué un gros oiseau.

3. Ils étaient bien six à le soulever. 4. Ils étaient

bien sept à le porter.

5. Ils étaient

bien huit à le plumer.

6. Ils étaient

bien neuf à l'apprêter.

7.

Douze messieurs pour

8.

Le chat

le

manger.

est venu, le leur a emporté.

(Ardèclie).

s'en va chasser, liron

il


840

chat, chat, chat! tu seras roué

0. a

».

10. Ils l'ont pris, ils l'ont attache. 1

1.

Devant

12. « 13. «

le

juge

l'ont

ils

mené.

— juge, jugez-moi ce chat. — Soufflez-loi au cul, laissez-le »

aller.

XXVIII 1.

Lou

dôu Reis'en vai chassa,

fis

p in piroulé tan de ré

Lou

fis

lo

pi noua

dôu Rei s'en vai chassa

de raupino de la la

de raupino piroulé

pin piroulé tan dé ré

lo

pi noua.

2.

Se n'a tuât en gran aucelas.

3.

N'èroun bé dousper lou pourtà.

4.

N'èroun bé très per lou ploumà.

5.

N'èroun quatre per l'apprestà.

6.

N'èroun bé cinq per lou manjà

7.

Lou chat vène,

8.

«

Juge

9.

a

Boufà

M.

le

!

lus lo

empourtà.

juja-me aquel chat

li

».

lou quiou, leissa-lou anà .»

docteur Ghaussinand, doux (Ardeche)

Lou Chastèu 1.

Moun

2.

N'es bosti en très carrèu

3.

Lous

4.

Eno fouont

paire a bosti un chastèu, ;

très carrèu soun en diaman, li

trai

ou mitan

;


.

vôu nadan,

5.

Très canars blans

li

6.

Lou

vai chassan

7.

Se n'a tua lous canars blans

8.

Lous a ploumas en s'entournan,

9.

Elus ploumos

dôu

fils

La

11.

Es per n'en

li

;

van voulan.

s'en

faire

Aube eno M.

:

un bouon

lié

I.

le

Mon

docteur Ghaussinand, Goux (Ardèche).

père a bâti un château,

trois

est bâti

;

3. les trois 4.

jaillit

;

5. trois

6. le fils

7.

il

roi les

;

les trois

;

s'en

8. les

1 1

plumes s'en vont volant. La reine va les ramasser c'est pour en faire un bon lit blanc,

9. et leurs

10.

blan,

drolo de quinje ans.

carreaux — en carreaux sont en diamant, — au milieu — une fontaine canards y vont nageant, — va chassant — du canards blancs — a tué retournant, — a plumés en il

;

Li coueijà lou rei ou mitan

13.

Lk Château.

rei

reino vai las acampan

10.

12.

2.

350

:

12. pour y coucher le roi au milieu 13. avec une fille de quinze ans.

XXIX. 1.

— LOUS TRES CANARS

Z'aval din la rivièro

(bis)

N'iô très canars privés, falira doundena,

N'iô très canars privés. falira doundé. 2.

N'iô-z-un qu'ol'alô verto, L'autre, lou bé dauré.

3.

L'autre pren la

voulèio

Sus branco d'ouliviè.


La branco

4.

n'èro primo,

Dejous pès

i

petè.

toumbà per

D'el n'es

5.

351

terro

S'es tout escarcassé.

va très jouinos

Io

6.

Per ou 1

Uno

7.

filhos

mu dé.

faire

porte à bouèio

li

K L'autro à mangé. L'autro, camiso blanco

8.

Per lou

faire

mudé,

falita doundeno

Per lou

faire

mudé.

falira douniïé.

V. du Pcrigord, rec. par M.

vicomte de Gourguf.s.

— Là-bas, dans la rivière, — y a trois — falira dondaine, — y a trois canards privés, —

Les trois canards. canards privés,

le

1.

il

il

falira dondé.

— l'autre, bec doré. — [se pose] sur une branche d'olivier. La branche était faible, — sous ses pieds cassa. est tombé par terre, — s'est brisé les côtes la carcasse). — pour faire changer. y va trois jeunes porte à boire, — et l'autre, a manger. 7, L'une faire changer, — falira donL'autre, chemise blanche — pour — — pour faire changer dène falira dondé. 2. Il

y en a un qui à

l'aile

verte,

le

3. L'autre prend la volée

elle

4.

5. 11

6.

(litt.

filles

11

le

lui

le

8.

le

XXX. 1.

— Margarideto

Belo Margarideto

Reino de meis amour, Te jougarai d'ôubado

E 2.

la

niue e lou jour.

M'enchôu de teis ôubado Emai de toun viéuloun, Fai que per pou que digues Iéu

me

fague peissoun.


.

— 3.

352

S'encà per pôu que digue

Tu

te fasiés

peissoun,

léu rae farai pescaire

E 4.

t'ôurai en pescan.

Se tu

te fas

pescaire

Que m'agues en pescan,

me

léu

fairai lebreto

D'aquéu bouas qu'ei tan gran 5.

Se tu te fas lebreto D'aquéu bouas qu'ei tan gran,

me

léu

E 6.

farai cassaire

t'ôurai en cassan.

Se

tu te fas cassaire

Que m'agues en cassan, léu me farai mourgueto D'aquéu couven tan gran. 7.

mourgueto D'aquéu couven tan gran, Se tu

léu

te fas

me

farai Iou prètro

T'ôurai en counfessan. 8.

Se tu te fas lou prètro M'agues en counfessan,

me farai la luno D'aquéu cier qu'ei tan gran.

léu

9.

Se tu te fas la luno D'aquéu cier qu'ei tan gran,

me

léu

farai lou nivo

Te passarai davan. 10.

Si tu te fas lou

nivo

Que me passes davan, léu n'en farai la morto

E 11

pièi

m'entarraran.

Se tu n'en

fas la

morto

Que

pièi t'entarraran,

léu

me

De

farai terreto

iéu te couvriran.


353

Se tu te fas terreto,

12.

Que de

tu

me

eouvriran,

Outan vôu que tu m'agues Coume un autre galan. M. Montaoard, Ghâteauneuf de Gadagne (Vauri

La belle Marguerite. amours, 2.

Je

peu que 3. Si,

— je

te jouerai des

me moque tu dises,

— je

me

— de

et la nuit et le jour.

aussi de ton violon

;

— pour

tu te faisais poisson,

et

que si

moi je me

en péchant,

tu m'aies

— je

me

grand.

de ce bois qui est

grand,

si

je

me

ferai

en chassant.

6. Si tu te fais chasseur,

nonne

de ce bois qui est

— je t'aurai

me3

de

rcitie

ferai poisson.

dise,

pêcheur

5. Si tu te fais lièvre

chasseur,

— et

— et je t'aurai en péchant.

4. Si tu te fais

ferai lièvre

i

de tes aubades

pour peu que je

ferai pêcheur,

Belle Marguarite,

1.

ce couvent

si

— que tu m'aies en chassant, — je me ferai grand.

— de ce couvent grand, — je me — je t'aurai en confessant. tu prêtre, — que tu m'aies en confessant, — je me lune — de ce qui est grand. Si lune — de ce qui est grand, — je me

7. Si tu te fais

nonne

ferai le

si

prêtre, 8.

Si

te fais

ferai la 9. le

ciel

si

tu te fais la

nuage, — je te

ciel

ferai

si

passerai devant.

nuage, — que tu me passes devant, — moi je — et puis on m'enterrera. la morte, — que puis on t'enterre, — me ferai

10. Si tu te fais le

ferai la morte,

11. Si tu te fais

je

— de moi on te couvrira. — que de on Si que tu m'aies — qu'un autre amoureux. terre,

12.

tu te fais terre,

toi

me

couvre,

autant vaut

XXXI Moderato

v—V

v-v-

Par un beau dimanche, a-pres

manche, a-près

dî - ner,

A- vec ma

cl

î

-

ner,

Par un beau

maîtress', j'i-rai

24

di-

pro-me-


— —

354

rr * ^tij *-~tj «S p

ner; Je

1.

p

pro

p

r

mô-nerai

la

r

&

r,

bel -le

par

a

-

Par un beau dimanche, après dîner, Avec ma maîtress' j'irai promener,

mi

[bis)

Je promènerai la belle par amitié. 2.

Plutôt que d'aller

me

me promener,

champs, Et tu n'auras de moi point d'agrément. Je

3.

ferai biche, biche des

Si tu te fais biche,

Je

me

biche des champs,

pour

ferai chasseur

te chasser,

Je chasserai la biche par amitié. 4.

pour

Si tu te fais chasseur

Je

me

ferai carpe,

me

chasser,

carpe à l'instant,

Et tu n'auras de moi point d'agrément. 5.

Si tu te fais carpe,

Je

me

carpe à l'instant,

pour

ferai pêcheur,

te pêcher,

Je pécherai la carpe par amitié. 6.

Si tu te fais

Je

me

pêcheur pour me pêcher,

ferai rose sur

un rosier,

Et tu n'auras de moi point d'agrément. 7-

Si tu te fais rose sur

Je

me

fais

un rosier,

jardinier pour t'arroser,

J'arroserai la rose par amitié.

8.

Si tu te fais jardinier

me

pour m'arroser,

nonne dans un couvent, Et tu n'auras de moi point d'agrément.

Je

9.

ferai

Si tu te fais

Je

me

ferai

nonne dans un couvent, prêcheur pour

te prêcher,

Je prêcherai la nonne par amitié. 10.

Si tu te fais

prêcheur pour me prêcher,

Je ferai la morte sur un

lit

blanc

(1),

Et tu n'auras de moi point d'agrément.

(1)

Var

:

Je ferai la morte sur un blanc lit, Et tu n'auras de moi point de souci.

-

tié.


.

— 11.

Si tu fais la

me

Je

355

morte sur un

ferai saint Pierre

ma

J'ouvrirai la porte à

lit

blanc

(1),

du paradi bonne amie.

12.

du Paradis, Je me ferai étoile au firmament, Et tu n'auras de moi point d'agrémerr.

13.

Si tu te fais étoile au firmament, (bis)

Si tu te fais saint Pierre

me

Je

ferai

Je couvrirai

nuage, nuage blanc, l'étoile

par agrément.

M" e Marie Lambert, Bclosta (Ai

XXXII Variante

Si tu te fais la rose sur

me

Je

ferai le

fils

un rosier,

du jardinier,

Je cueillerai la rose par amitié. Si tu te

rends

le fils

du jardinier,

Je

me

Tu

n'auras de la belle point de plaisir.

rendrai carpe dans un étang,

Si tu te rends carpe dans

Je

me

un étang,

rendrai pêcheur pour te pêcher,

Je pécherai

la belle

par amitié.

pêcheur pour me pêcher, Je me rendrai la biche dedans un bois, Tu n'auras de la belle aucun plaisir. Si tu te rends

Si tu te

Je

me

rends

la

bi^he dedans un bois,

rendrai chasseur pour te chasser,

Je chasserai la biche par amitié.

pour me chasser, malade dedans un lit, Je me rendrai Tu n'auras de la belle aucun plaisir. Si tu te rends chasseur

Si tu te

Je

me

rends malade dedans un

Je panserai la belle par amitié. (1)...

sur

un blanc

lit.

lit,

rendrai panseur pour te panser,


356

— me panser, mon lit,

Si tu te rends panseur pour

Je

me

Tu

n'auras de la belle aucun plaisir.

rendrai morte dessus

morte dessus ton lit, Je me rendrai saint Pierre du Paradis, Si tu te rends

Je n'ouvrirai la porte qu'à Si tu te

mon

amie.

rends saint Pierre du Paradis,

me rendrai clarté du firmament; mon cœur, mon cher amant.

Je

Tiens, voila

Version du Luxembourg, donnée par

Mme

Dhormoys.

xxxiu Variante

me

Je

ferai truite

dans

la rivière.

Si tu te fais truite dans la rivière,

Moi je prendrai mon épervier, Je prendrai la truite dans

mon

filet.

Si tu prends la truite dans ton

me

Je

Tu

ferai lièvre dans les

filet,

champs,

n'auras de moi contentement.

Si tu te fais lièvre dans les

champs,

Je prendrai la forme d'un chien courant.

me Je me Je me

Je

ferai herbette, herbette d'un pré. ferai

faucheur pour te faucher.

ferai

nonne dans un couvent.

Je prendrai l'habit d'un moine blanc,

Je

te confesserai

Alors

il

Mon

dans

le

couvent.

faudra donc que je t'épouse, cher amant.


— —

357

RONDES D'ADULTES

I.

Moun Pastourel

Allegro

Moun

3©E

ma

m'o

re

-

=£:

>.:

i

pai

da-da.

- ri

Jo

- //a

di

i

=*='-«

p

moun pas

AeZ

-

fou

re/;

Amb

1

un

=R==R==n=TZ=R= na

-

Cent bouis

da,

-

sous,

rTr^rf0" '

bra

é

-

'

V

E

s

ft=^=£=- = ï=3t Lous cou

b

E

ge cent bouissounets. 7o -#a de/

Moun

m'o dou-

ger

c -

- ti -

lhous,

E

l'oum-

à

k$-H4& //e/

mounpastou-

re

-

Ze/.

paire m'o maridada, «/o</a

(/<?/

bel

Moun pastourel ; Amb'un berge m'o dounada, Cent bouissous,

Lous coutilbous,

E

à l'oumbrage cent bouissounets.

Joga

del bel

Moun

pastoitrelet.

M. Rouis, Lodève.

Mon

père m'a mariée,

un berger

— et

il

m'a donnée,

il

[et

joue du bel

1

mon

à l'ombrage cent petits buissons.

—à — les cotillons,

pastoureau;

pour dot^ cent buissons,

Il joue du

bel

mon

petit pastoureau.

conque marine, dont se servent les bergers pour rassembler le troupeau, et les métayers pour annoncer aux travailleurs des champs l'heure du repas ? 1

Cet instrument

serait-il Le

buccin lou

biëtl,

la


358

IL

Lou VlÉUSE

Allegro

^E^EE^E^E^E^E^E^^ as Très

à l'her-ba s'en van, Très fil-has

fil- lias

à l'her-ba s'en

É^^p^iiÉ^ÉsS van,Unviéusé

li

pas-set da

-

van,

La

HUIS da, J'ai -

1

.

me

Très

Un La

- ri,

j'ai -

filhas

viéuse li

me

la

li

^=fi=i:

-

lan

ra,

¥

- fa,

la - ri

da.

(bis),

passet davan.

f aimera,

lanfa, larida.

2.

3.

— Regarde vostre bel davan. — Viéuse, lou regardés pas tac,

Viéuse

!

que regardas-vous tan?

Que per acô vous Taures

-

la la, lan fa, larida,

Saimeri,

4.

lan-fa, la -ri-

^=i

à Therba s'en van li

la,

Ai

!

ai

Moun

!

ma

paire

pas.

maire, savès pas

me

vol marida

?

!

5.

6.

— Aquel viéuse que passa — Ma nou lou prengues pas,

Ma

quant

filha,

te

vol

dounà

?

alà.

filha,

Prengas pas un 7.

Pren lou

blat espoulsat.

flourit e pla

Que posques

granat

lou pourtà'l

marcat

8.

Que toun argent sarô coumptat, De pèssas e de sôus mercas.

9.

De pèssas

E

e de sôus

marcas,

;

(bis)

de diniès e de patars.

La

li

la la, lanfa, larida,

J'aimeri,

f aimera,

lanfa, larida.

M. Rouis, Lodève,


— —

Trois

filles

veuf passa devant

elles.

1

Le Veuf.

.

faimera, 2.

359

s'en vont

La

li

ramasser de l'herbe.

Un

— faimeri,

lanfa, larida,

la la,

lanfa, larida.

tant?

que regardez-vous

Veuf,

regarde

Je

votre

beau

tablier.

3.

— car,

Veuf, ne le regardez pas tant,

malgré

vous ne

cela,

l'aurez pas.

4.

Ah

Ah ma

!

mère, vous ne savez pas?

!

mon

père veut

me

marier! 5.

Ma

fille,

6.

Ma

fille,

qui veut-il te donner?

ne

le

— Ce

veuf qui passe là-bas.

prends pas, — ne prends pas du blé éventé,

7. Prends-le fleuri et bien grenu,

pour que tu

le

puisses porter

au marché, 8.

ton argent sera compté

[avec] des

marqués, 9.

Des pièces

— La

li

et des sous

marqués,

la la, lanfa, larida,

des

pièces et

sous

et des deniers et des patards

— j'aimeri, j' aimera,

lanfa, larida.

III

:zte=lz=n=fi

5E=fc

£=^L^-U-jL-^ Très

r J

r

rniJ

r r n t=&±ï=ç=î i

pas-set da

-

1.

mo

Très

-

-

je

li,

filhas à

mo

-

la,

i

Lan

l'herbas'en van,

la, lan-fev, li

^

5t=«t

:k

r

à Ther-ba s'en

ri,lan

q:

t=St=i=iz Je

i

^

J

J

van, ^a

*=* la,

p

à l'her-ba s'en van, Très fd-has

fil-has

van, Louviéu-se

'

*

-fer,

li

-

la.

(bis)

Lou viéuse ié passet davan. Lan, lanla, lanfer, lila, Jemoli,je mola,

Lan fer

y

lila.

M. Rouis, Lodcve. 1.

Trois

filles

Un

vont ramasser de l'herbe,

veuf leur passa devant, Lari, lanla,' lanfer,

lila, etc.

(bis)


360

IV Trei

1.

filhoi, la nèit

Sus Therbeto

de Sant-Jan,

eloi s'en van.

Lali, lala,

Manturo, lura, jemuli, o j émula,

Manturo, lura,

Sus Therbeto

2.

Un véuse

van,

eloi s'en

loui passo davan.

Un véuse loui passo davan. « O véuse, que'n regardas

3.

tan

4.

«

Ne

5.

«

N'es poi per vous

6.

«

Que moun paire me

7.

«

Que m'a proumés un

8.

«

Qu'es poulit, esearabilhat.

9.

«

Fai de sautets coum' passerat.

10.

«

E

? »

regardi toun riban blan. »

moun

riban blan.

croumpat.

l'a

»

»

bel goujat. » »

de poutets cop de brassats.

» »

Lali, lala,

Manturo, lura,

O jemuli,

o

j émula,

Manturo, lura. Mlle Marie Lambert, Belesta ( Ariège).

1.

Trois

filles,

la nuit

de Saint-Jean,

3.

Un veuf leur « — O veuf,

4.

«

Je regarde ton ruban blanc. »

5.

K

11

6.

«

C'est

7.

«

11

8.

«

Joli et bien éveillé. »

'J.

ce

11

10.

«

Et des caresses à pleins bras. »

2.

que regardez-vous tant

n'est pas pour vous,

mon

père qui

me

l'a

des sauts

comme un

? »

mon ruban acheté,

m'a promis un beau garçon fait

— sur l'herbe

passe devant.

blanc. »

»

»

passereau

»

s'en vont.


#

— —

V.

m

361

Per un Dinié

Allegro

£=£:

J rrirT.ic i

Per

un

Lous ho-mes

di - nié

à

E

pla-ça,

la

per un

\^m^^\à$\mm^m On

liar

J

a lous

JeE

pus gal-hars. Se

r r

i

cau-si

tras-sa,

me-na-riô

ièu sa - viô, lé

J

r~ tu-E-H-g c

i

-

riè

Lou

que m'agra-da

y

i

-

moun

riô.

— Per un diniè Lous homes à E per un

On

la plassa, liar

a lous pusgalhars.

— Se iéu saviô, menariô moun trassa,

E

causiriô

Lou que m'agradariô. M.

un

Pour un denier liard on a

mon

malingre,

Dans

le

docteur Espagne, Aspiran

— [on achète] les hommes les plus robustes. — Si je

— et je

choisirais celui qui

Hérault).

(

sur la place, savais,

me

pour

conviendrait.

Pézenas, ce couplet se chante sur

les environs de

et

mènerai*

j'y

l'air

sui-

vant:

Allegro

*?

4

r b

i

I

r

rt-f-»

'

'

I

di

-

p

I

1

fr

un

Per

l

nié

ï *P

e

*

J

4

fi:

fr

Lous ho-mes

à

la

plas-sa,

Ht

E

per un

,= liar

Pre-nès

me-na-riô

lous pus gai

^

moun trassa, E

M

lle

-

hars.

Se

iéu sa - viô,

^

V cau-si

-

riô

Lou que m'agrada

Noémie Azais, Lézignan-la-Cèbe

-

riô,

(Hérault).


— —

362

Variante

A nôu

diniès

N'avès tant que voulès.

— vous en avez

Pour neuf deniers

autant que vous voulez.

VI Allegretto

D'a-co d'à -qui n'iapasper ri-re, Nos-tre mes-tre nous a

rg^it^q»

>

r p

-»-4W

"mm*-* £

*

:tfc=t£

?

di,

f

d'à- qui n'ia pas per

D'a-co

i= *

i

î ES

i=*^i:

ri-re,

Nous

a

tou-tes a - ver-

g—i=i-ô

«

z fc

-

m~

£=P ti;

Nous

a

di

5ÈÉ30=Ï fans,

E

r

:

Te

-

nès-vous

r B r

près-

r

fl I

sus-tout saguès ben

i* J

les-tes

D'acô d'aqui n'ia pas per

Nostre mestre nous a

Mous

tes,

1

1

En dan

2 -

en-

^

J

san.

rire,

di,

D'acô cTaqui n'ia pas per

Nous a toutes averti Nous a di Tenès-vous

rire,

;

:

Mous

prestes,

enfans,

E sustout saguès ben lestes En dansan. Lunel-Viel (Hérault).

De

ceci

il

ne faut pas

n'y a pas à rire, prêts,

mes

il

rire,

notre maître nous a

dit,

dit

nous a tous avertis

enfants,

;

il

nous a

et surtout soyez bien lestes

— de :

ceci

il

Tenez-vous en dansant.


.

— VII.

— Lou

363

Camin de Perpignan

Moderato

^Ii_J-jL^LjL^^ gcrs

^P--

z±=zQz

Au

ca-min de Per-pi

L'un

6ow,

L'un

perd, l'autre

1.

Au camin

tre

-

Bon, bon

2.

Per

iéu

l'ai

ga

de Perpignan,

E bon, L'un

e

rebonbon

i'ai

(bis)

.

gagno

pas ren gagna,

ma mio

Jano.

3.

La siei anado cercà (1) De per touti li mountagno.

4.

Ai courregù niuech

Sens trouva castel 5.

Foro un pichot

Que 6.

7.

li

:

e

jour,

ni granjo.

oustalet,

téule èron de paio.

I'avié très

damo

Touti très

dedin,

disièn Jano.

Beli damo, per la niue

Douna-me Var

«no.

bon, bon,

perd, l'autre

perdu

gno.

re - />on

perd, l'autre ié gagno,

laretirado.

Ounte l'anaren cercà?

• ;-

-

e

j>

de Per-pi-

B b<m,bon, -o

*= 6o?z

perd, l'au

L'un

(1)

ga

i

iri-fr #-«

ipczzfczzïz:

7?o??,

Au ca-min

gnan,

±z=±==r,£

ft

#— *

HÈHH F

e=pa gnan,

-

s

T=S

/:

bon.


364

mancarà ren

Ientras, vous

8.

Ta de

:

de castagno.

vi e

Manjas

9.

dansaren

e pièi

La danso de

mountagno.

la

10.

Per manjà, manjarai proun, Per dansa, dansarai gaire.

11.

Coucharai proche dôu fioc, Sus un pauquetet de paio.

12.

Chambrièireto, lèvo-te,

(bis)

Lou galan bralo si braio. Bon bon, bon. Lou galan brulo si braio.

»

M. Gaidan, Nimes. La mélodie a

été notée sous la dictée de

Le chemin de Perpignan. l'un

y perd l'autre y gagne.

Au chemin

1. «

M Ue

Anaïs Privât.

de Perpignan

'Bon, bon, bon. L'un

y perd,

(bis)

l'autre

— y

gagne. 2.

Pour moi je n'y

3.

Je suis allé la chercher

Excepté une

6. Il 7.

8.

— j'y

rien gagné,

ai

— dans toutes

— sans petite maison —

couru nuit et jour

4. J'ai

5.

ai

ma

perdu les

mie Jeanne.

montagnes.

trouver château ni grange.

dont

les toits étaient

de paille.

— toutes s'appelaient Jeanne. dames, pour la nuit, — donnez-moi l'hospitalité

y avait trois Belles

dames dedans,

trois

?

Entrez,

il

ne vous manquera rien,

y a

il

du

vin et des châ-

taignes. 9. 10.

Mangez

et puis

nous danserons

la

danse de

Pour manger, je mangerai bien;

la

montagne.

pour danser, je ne dan-

serai guère. 11. 12.

Je coucherai près du feu,

— Servante,

bon, bon.

lève-toi,

— Le galant

le

sur un petit peu de paille.

galant brûle ses chausses,

Bon,

brûle ses chausses.

VIII Moderato

,

1

Au

U-l chas

l;

-

\J

Y

[/_

tôu de Per-pi

t±=z ttzza: —}—£=<=$=.

-

i

gnan,

Au

chas

-

ton de Per-pi-


— -

m

365

mmi

&

-fi

1=9==*= u-.

gnan,

L'un

1

Au

L'un

gué.

laîi-la

.

ga

l'ai

-

gno.

perd, l'au-tre

lai

chastèu de Perpignan

L»'un lai perd, l'autre lai

gagno.

Lnnla deritou, lanla gué. L'un lai perd, l'autre lai gagno. Iéu

2.

Li

E A

3.

li

ei

ei

pas rien gagna,

perdu

la siéu

las plus

Iéu

4.

lai ei

ma mio

Jano.

anà chercha nautos mountagnos. pas rien trouva,

Rien qu'eno vielho cabano. 5.

Trei damisèlo dedin,

Que petassavoun de braio. 6.

L'uno m'invito à soupà

E 7.

8.

l'autre- à

coueijà aub'élo.

Per soupà, souparai hé, Per coueijà vous en remarcie Coueijarei au pè dôu

;

fiô,

Subre eno brassât de palho. 9.

10.

Quan vengué la mièio-nuè, Lou fiô se bouoto à la palho.

— Chambrièirouno,

lèvo-te,

Vé, que lou soûler s'esclaro. 11.

— Acô n'es pas lou soûler, Lou galan brulo

12.

— Si

aias coueijà

sai

bralho. (1)

aube iéu,

N'aurias pas brulà tai bralho.

(1)

Var

:

[>

Lan

f\-

-

la

+=• de

-

ri-

&

P—*¥=* tf V=V tou,

perd, l'au-tre

l'ai

Sa toualho.

Son vêtement.

lai

ga-gno


Encaro n'en

13.

366

tems,

siès à

T'en achatarei eno autro.

— Noun, noun,

14.

lai

M'ame mai anà

sen bralho.

— Semblaras en chamisar,

15.

An 16.

vole pa'nà,

vène doun din

!

— Quan E

las

la coueijo.

chabros faran d'iôu, de froumage,

las poulos

Lai vous i'anarèi trouva

17.

Mes

;

iéu siéu fidèlo à Jano,

Lanla deritou, lanla gué.

Mes

iéu siéu fidèlo à Jano.

M.

Au

1.

Lanla

docteur Ghaussinand, Coux (Ardèche).

le

château de Perpignan

— l'un y

perd, l'autre y gagne.

— L'un y perd, l'autre y gagne. perdu ma mie Jeanne. rien gagné, — j'y — sur les plus hautes montagnes. la chercher

deritou, lanla gué.

2.

Moi

3.

Je suis allé

4.

Je n'y

5.

Trois demoiselles dedans,

6.

L'une m'invite à souper,

7.

«

je n'y ai

ai

ai rien trouvé,

rien qu'une vieille cabane.

— qui rapiéçaient des chausses. — et l'autre à coucher avec

elle.

— pour

Pour souper, je souperai bien;

coucher, je vous en

remercie. 8. Je coucherai près

du

feu,

— sur une —

9. Lorsque vint l'heure de minuit,

10. 11.

— Petite servante, — Cela n'est pas

lève-toi,

le soleil,

— vois

brassée de paille

».

feu se mit à la paille.

le :

le soleil est levé.

galant brûle ses chausses.

le

12. Si tu avais couché avec moi,

tu n'aurais

pas brûlé tes

chausses. 13.

Tu y

14.

— je t'en achèterai une autre paire. n'y veux pas — j'aime mieux m'en aller

es encore à temps,

Non, non, je

aller,

sans chausses. 15.

couchette 16.

Tu sembleras un

camisard,

allons

!

viens donc dans la

».

Quand

les

chèvres feront des œufs

— et

les poules des fro-

mages, 17.

Alors je viendrai vous trouver

Jeanne.

— Lanla deritou, lanla gué.

;

mais je

reste

fidèle

à

— Mais je reste fidèle à Jeanne.


— Lou Pais del Verbouisskt

IX. 1.

367

Al païs del verbouisset

Un

lai

perd, l'autre

gagno.

lai

0! 01

Un 2.

3.

l'ai

perdut

La

lai

gagno.

pas res gagnât,

lai ai

la

miéuno Jano.

soui anado cercà fin

Iéu

foun de las mountagnos.

lai ai

Qu'un 5.

perd, l'autre

Iéu

Al 4.

lai

pas res troubat,

castel bastit de palho.

I'aviè très

damos dedin,

Très que s'apelavou Jano. 6.

M'envitèrou à soupà,

A 7.

soupà, à coucha emb' élos.

— Per soupà, souparai

be,

Mais del coucha, gramecis 8.

Coucharai crontro lou Sus un manit

9.

A

fais

l'ouro de mièjo-niech,

— Eh

!

— Mestro,

es per la

— Digo-li que Que

13.

cambro.

acô's pas lou sourel,

Lou galan brunlo 12.

sas bralhos.

chambrièiro, lèvo-ti,

Lou sourel 11.

fioc,

de palho.

Lou galan brunlo 10.

;

sas bralhos.

vengue

aici,

iéu l'en farai de novos.

— La mestro,

vôu pas veni,

Dis que n'o de petassados.

01 0! Dis que n'o de petassados.

M.

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).


.

— Le pays du Buisson vert

368

(1).

y perd, l'autre y gagne.

l'un

— Au

1.

010!

pays du buisson vert

l'un

y

perd, l'autre

y

gagne 2.

Moi je

n'y ai rien gagné,

3.

Je suis allé la chercher

4.

Je n'y ai rien trouvé

5.

Il

y

avait trois

perdu

j'y ai

— tout

ma mie

Jeanne.

au fond des montagnes.

— qu'un château bâti avec de dames dedans, — qui toutes s'appelaient la paille.

trois

Jeanne.

— à souper, à coucher avec souperai bien, — mais pour coucher, grand

6. Elles m'invitèrent à souper, 7.

— Pour souper, je

merci

elles.

;

8. Je coucherai près 9.

A

10.

— Hé

du feu

l'heure de minuit, !

le

servante, lève-toi,

— Maîtresse, ce n'est pas

sur un petit fagot de paille.

galant brûla ses braies.

le soleil est

dans la chambre.

soleil — galant brûle ses braies. — Dis-lui qu'il vienne — je en ferai de neuves. 13. — Maîtresse, ne veut pas venir — dit qu'il en a de rapiécées, — 01 01 — qu'il en a de rapiécées.

11.

12

le

le

:

ici;

lui

il

il

;

Il dit

(1)

Verbouisset.

= Petit

houx, arbrisseau toujours vert (Azais, Dict.)

X 1.

Al chiami d'un bel bouissou, Ai perdut

E

Oun

A

mio Jano.

6o, bo, guè, guè, lala.

Ai perdut 2.

ma

ma mio

Jano.

l'anarai iéu cercà ?

las

pus naltos mountaguos.

Quon fouguère

3.

(bis)

à mièch

comi

Troubère un chastelou de palho. 4.

Paviè très mios dedins,

Toutos très s'apelavou Jano. 5.

M'envitèrou à soupà,

A 6.

coulzià 'nbé la pus bravo.

— Per

soupà, souparai bé

;

Mes, per coulzia, vous en remerchie.


.

Coulziàrai al caire del fioc

7.

Amb'un 8.

cluziassou de palho.

— Quon venguè Lou galan

9.

ma mio

lèvo-ti,

!

es per muralhos.

— Acô n'es pas lou souguel Lou galan

11.

mièzio-nuech,

la

brullet sas bralhos.

Lou souguel 10.

369

:

brullo sas bralhos.

— Mouostro-li

toun coutilhou,

Per vèire s'acô Tagrado. 12.

— Acô

m'agradario bé.

Mes

touijour

E bo, Mes

graumilhavo.

si

bo, gué, gué, lala,

touijour

si

graumilhavo.

M. Ferrand,

instituteur, à Lanuéjols (Lozère).

Au chemin d'un grand buisson (bis) j'ai perdu ma mie Jeanne. Et bo, bo, gué, gué, lala. J'ai perdu ma mie Jeanne. 2. Où irai-je la chercher? Sur les plus hautes montagnes. 3. Quand je fus à mi-chemin, je trouvai un petit château de 1

paille.

y avait trois

dedans,

4.

Il

5.

Elles m'invitèrent à souper,

filles

6. « Pour souper,

vous remercie

— je

le

— toutes

veux

trois s'appelaient

coucher avec

et à

— mais,

bien,

Jeanne.

la plus gentille.

pour coucher, je

;

7.

Je coucherai au coin du feu

8.

Quand

9.

— ma mie! — Ce n'est pas

— avec

vint l'heure de minuit, lève-toi,

10.

le

le

le soleil

une gerbe de

paille. »

galant brûla ses chausses.

éclaire les murailles.

soleil [qui éclaire]

le

galant brûle ses

chausses. 11. 12.

— Montre-lui ton cotillon — pour voir — Cela me conviendrait bien. Mais toujours

[il

]

si

cela lui plaît.

se grattait.

Et bo, bo, gué. gué, lala. Mais toujours il se grattait.

Une

version identique a été recueillie par

M. Conort,

instituteur,

à Saint-Frézal-d'Albuges (Lozère). 25


370

Ce chant est très populaire dans tout le midi de la France, j'aurais pu en donner de nombreuses versions, mais elles n'offraient avec les précédentes que des différences insignifiantes. J'ai cependant conservé les deux airs suivants, qui viennent de la Provence.

Moderato

ips^l

h:

frL£-£-fc £

i Au

-

ca

-

min de Per-pi

L'un

gnan,

j^C

perd, l'au-tre

3t L'un

zarc.

Au

M

*=f*

u i

I

gnan,

-

2: ga-gno.

perd, Tau

min de Per-pi-

-

:jk=jk

V—V-^J-

ca

- tre

Madame

Zm, zoun

SS63 ga

e

4= gno.

-

Gilbert, Avignon.

Moderato

m

â

±É Au

ca

-

min de Per-pi

a

-^Hï gnan, L'un

i

-Q-

f

-

p

£zï-M-Jj .

perd, l'au

fr=£

zan. L'un

:&=*

t=w^t^ï^zs^f^^

*=*

R:

- tre

gnan,

Au

min de Per-pi-

p- a- ^-ra jF?3 F=?= ga

¥3^

*

fc£

perd, l'au - tre

ca-

-

gno. Zin, zoun e

m

¥- ***=* ié

ga

Madame Marthe Reboul,

Variante notée à Montpellier, sous

Sus

lou ca

-

mi de

la dictée

Per-pi

-

gno.

Arles.

de M. Henri Bouquet.

-

gnan, Sus lou ca-


— P=P=P: 1 sga^^ 3tt mi de

âzÊ gnan, L'un

-

mm

:

*=£

gagna. Z/h, zown, za-ga-da

XI.

U-

perd, l'au-tre

gan. L'un

-

u y

y

ui

perd, l'autre

:p ga

-

Le Roumiéu

:P=P=

ï&

U

ii^i :

gzzz ^i

*5m

——

£C: U

Per-pi

T~P~~i

371

Ê.—W-

*

:p

fc Vou-lets ar

-

re

-

ti -

rà'n rou-miéu,

Ma -do

-

no,

ma-do-no? (1)

t

*

Vou-lets ar - re

1. «

P

P

£

9=-

:z: -

ti -

Ca-mor de Dieu!

Per

rà'n rou-miéu,

— Voulets arretirà'n roumiéu, Madono, madono? Voulets arretirà'n roumiéu, Per Vamor de Dieu ? »

2. «

— Bé metets voui

darrè

la porto,

Paure home, paure home ; Bé metets voui darrè la porto, Per Vamor de Dieu. 3. «

4. «

— Bé metets voui sus

»

me moussegarion, Madono, madono. »

Lei gousses

l'escalié,

Paure home, paure home. 5. «

»

— Quan engragnarion, me peririon, Madono, madono.

G. «

— Metets-vous

al

mièi de l'oustal,

Paure home, paure home. L'idée de psalmodier ce dialogue facétieux sur l'intonation lYslivale

(1)

du 8

e

mode du

plain-chant, produit

un

effet

des plus bizarres.


.

.

— — Quan

7. «

372

me

sirventos

lai

S'en trufarion. 8.

— Bé metets-vous

«

veirion,

»

pè del foc,

al

Paure home, paure home 9.

— Quan lou foc cremariô,

«

me

brulhariô,

Madono, madono

— E

10. «

anats-vous-en

!

al lèit,

Paure home, paure home.

11

— Avets-ti pla durant anèit

«

?

Paure, home, paure home 12.

«

Toutoi

lai

pieuses m'an pounit,

Madono, madono, -

13. «

E

anats voui faire foutre,

!

Paure home, paure home;

E

bé! anats voui faire foutre,

Per Vamor de Dieu.

M

Le Pèlerin. Madono, madono l amour de Dieu 2.

— Eh — Les

3.

bien

1.

(1) ?

— Voulez-vous héberger

?

mettez-vous derrière la porte,

!

me

chiens

5.

— Quand on balayerait, —

un

pèlerin,

— pour

— pauvre homme

mordraient.

— Eh bien!

6.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Voulez-vous donner l'hospitalité à un pèlerin,

4.

7.

lle

mettez-vous sur l'escalier.

on

me

salirait.

Mettez-vous au milieu de la maison.

— Quand les

servantes

me verraient,

elles se

moqueraient [de

moij.

— Eh bien — Quand

8.

10.

11. 12.

13.

bien

mettez-vous au coin du feu.

!

le feu s'allumerait,

9.

!

— Eh bien

!

me

allez-vous mettre au

brûlerait.

lit.

— Avez-vous bien dormi cette nuit — Toutes puces m'ont piqué. — pauvre homme{bis). — Eh — Eh bien! allez vous ?

les

faire f

allez

vous faire

Dans l'ariège servante du curé. (1)

il

f....,

le titre

— pour

de Madono

V amour de Dieu. est celui

par lequel on désigne

la


—La

XII. *-

7^

A

-

r

P~

1

Aro, digo,

Ount as Sus

2.

—m-

Que I'ei

f-.-M—__

r

nits,Ount as

le

nits?

le

la calho,

le nits? (bis)

bel païs.

Aro, digo,

4.

,

nautos mountagnos,

lai

Moun 3.

Calho

ca-lho,Ountas

ro,di-go, la

1.

373

i'a

la calho,

dedins?

très doumaiseletos

Per me

servi.

L'uno per an'à Taigo,

5.

E

Tautro

al vi.

L'autro fa la coucheto

6.

Per m'endourmi.

Mme

— ouest ton nid — mon beau pays. Aujourd'hui,, dis-moi, caille, — qu'y a dedans? — pour me servir. y a trois jeunes L'une pour aller chercher de l'eau, — et l'autre, du vin.

La Caille. 2. 3.

Sur

les

1.

Aujourd'hui, dis-moi, caille,

t-il

filles

6. L'autre fait la

Une

couchette pour m'endormir.

autre version, notée à Belesta, donne cette variante

â:

— —p=b

U

l^

ro

di

:

m

?

hautes montagnes,

4. 11

5.

Marie Jobite, Belesta (Ariège),

£=& t niuc,

Ount

-

go

la

0-^

ca

=t /

as

le

niuc,

Ount

pc

v.

as

- lho,

m le

p

=i

Ount

as

£ 5 niuc

?

le


T

374

XIII

1.

Bello, bello caio,

Ounte es toun nis? - Darrié la

2.

Au

plan pais.

— De que — Ta très

3.

mountagno,

Uno

i'a

dedins

?

damisello

:

soupo,

fai la

L'autro vai au vin,

L'autrocago au toupin. M. Frédéric Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône).

1.

Belle, belle caille,

2. Derrière la 3.

Qu'y

soupe,

a-t-il

où est ton nid?

— dans

montagne, dedans ?

l'autre

y a

Il

va au vin,

le

pays de plaine. demoiselles:

trois

— l'une

fait la

au pot.

et l'autre ch...

XIV Allegretto

Ai!

ca-lho, Ount

ca -lho, bel-lo -#

—T

»

*

val,

de

#

a

-

dins

E^^^F'

~^~t\UUi

d&=*

dis,

Lou

prat de

Ai

!

-

vant

Bip

la

'

por-to,

calho, bello calho,

Ount as toun nis?

Aval, dedins la prado,

Tras un pudis;

un pu-

pra-do, Tras

la

f=ML

— — — toun

3

F nis?

as

V La

)

\

font

al

mièch.


375

Lou prat davan la porto, La font al mièch. M.

pasteur Fesquet, Colognac (Gard),

le

notation de M. Bousquet, de Lasalle (Gard).

Ah

!

prairie derrière la

caille, belle caille,

où as-tu ton nid

un buisson puant,

le

?

Là-bas dans

pré est devant la porte,

la

fontaine au milieu.

XV Allegretto

t'-

Ai!

ca

val,

^^

de - din

de

-

]J

- lho, bel - lo

pra

la

din

ca

Û

*=i E^=z=^^V=^ val,

y— —£

te

lho,

Ount

A-

toun nis?

as

V=¥

p

do, Joust

un

pu

^ =f-

A-

dis,

-

*4*

$=¥

pra

la

-

-

-

do, Joust

pu

un

Variante de Camprieux (Gard), chantée par

M me

-

dis.

Passet.

XVI

S

Û

m E.§EE

Al

:t=fe

jar

- di

m de

Mas M.

Je ne donne que

l'air

recueil provençal. Cf. p. 103.

s-

ia'n

pai - re,

ëiS^E^

pi,

t. Il,

moun

^

a-mours, le

tan

*

yi'a'n

tan bel

bel

pi.

docteur Guibaud, Narbonne.

de cette chanson, qui est identique à celle du

Damase Arbaud, Chants pop.

de la Provence,


X FARANDOLES


i


FARANDOLES

I.

— Farandole

Allegro

=** ïeePe£e£ fcfc£: ?=P

=&=±±

Na

Bel-lo

fln,

Lous

S£ "

P

ne-to,

-

es - car

-

Hi^lëil IT- — — "

"

Pouorto

pin.

Vai

flou

à

U

I

-

la

re

- to,

mes-so,

U

U-

Loui sou- liés

Quan

es

>f

>

bien

Fin.

*

Ijg—f

Li- j_U- E*ZL_;_ «_: ritEEiti l

mes-so,

E

le-gis

=p==:=-tv

:

6à,

Fa

p>

-

samessoen

ren

fi

|

la

J nos

Quant au- r en tout a

la - tin.

J^ - so,

JHH jS Fa -ren

la

-

ca-

3é=é: nos- so

;

Quant au D.C.

£:

=«= ren tout a

-

1.

ca

-

bà,

Fa- ren

la

nosso en Dau- fi

Bello Naneto(l),

Pouorto floureto, (1)

Var

:

Pauro Naneto.

-

nd.


380

Loui souliès

fin,

Lous escarpin.

E

Vai à

la

Quan

es bien messo,

legis sa

messo,

messo en

Quant auren

Refrain:

latin.

tout acabà,

Far en la nosso (bis) ; Quant auren tout acabà, Far en la nosso en Daufinà. 2.

Loui patrioto

Pouortoun lai boto, Loui muscadin, Loui souliè fin. Loui jour de voto Fan prou riboto,

E

lou dilus fan bien lou trin.

Quant auren M.

1

.

Belle Nanette,

escarpins. lit

le

docteur Chaussinand, Goux (Ardèche).

— porte

Elle va à la

tout acabà, etc.

fleurettes,

messe, —

quand

— les mise, — et

souliers fins,

les

elle est bien

sa messe en latin.

Quand nous aurons tout achevé, nous ferons la noce (bis) quand nous aurons tout achevé, nous ferons la noce en Dauphiué. ;

2.

Les patriotes

— portent

les bottes,

— Les jours de fête — font beaucoup de tapage. — Refrain. souliers fins.

ils

Cette farandole se chante à Coux, le Pouzin, le

muscadins,

les

font ribote,

les

et le lundi ils

Rochemaure

et tout

long du Rhône.

:*=£=£ j£=*=*:

V

É

Ons'enchauD'a-nà des-cau, Mai que Ton man-je,Maiqueron

ï :«*=£ '-J-

bou-je^ns'enchauD'anà des

-1—,

fr=ft ±=fe

P== ±ES3 v -

eau,

Mai que

l'on

bou-je

à plen


+

381

#

-0

tt=v— U r^=: -

trau.

^H ren

na-ren tou-tes,

l'a -

très en-fans;

*?

v—y^— Sa pa

Nos- tra jour-na-da

V—J—

-

±-r

f=*--

*

Me-na *

-U—f^-U-^t

F

nos-

^^S

3C3^E

<

l'a- na-rcii t'.u-te.s,

I

l

ga

-

A

da

1

.

-

On

de

s'en

pes-sas

de

vint

t'rans

chau

D'anà descau, Mai que l'on manje,

Mai que

l'on

On

chau

s'en

bouje

;

D'anà descau, Mai que Ton bouje à plen trau. 2.

I'anaren toutes

(bis),

Menaren nostres enfans

;

Nostra journada

Sarà pagada Aîné de pessas de vintfrans(lU M. H. Bouquet, Montpellier.

1.

On

se soucie peu d'aller déchaussé,

pourvu que

l'on boive;

— pourvu que

ou se soucie peu

l'on

d'aller

— pourvu que l'on boive — à plein gosier. 2.

Nous

journée

irons tous {bis),

— sera payée —

- nous mènerons nos enfants

avec des pièces de vingt francs.

Variante I'anaren tôuti

Menaren

:

(bis),

nostis enfans,

Nosto journado

(1)

Var Gouma :

Gomme

se travalhavian. si

nous

travaillions.

mange,

déchaussé,

;

notre


382

Sara pagado

Coume

se travaiavian.

Pièi quan an tout acabà,

Fumon Pièi

sa pipo

{bis);

quan an tout acabà,

Fumon

sa pipo sens tabà.

M. Arnavielle,

Nous journée

— nous mènerons nos enfants — irons tous — sera payée — comme nous travaillions. (bis),

notre

;

si

quand ils ont tout achevé, quand ils ont tout achevé,

III.

ils

ils

fument leur pipe sans tabac.

Puis, puis,

Alais.

fument leur pipe

{bis);

Lous Castagnous

Animato

ï

A cinq sôus louscasta-gnous, Vè-ni

lous quer-re,

ni lous

-

EEEEE3ÏE3E3E3: A

quer-re;

cinq

sôus lous cas -ta- gnous,

-

lous

ni

Fin.

ri

J

b

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1

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I

II

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b

qner-re.Que sounpla

==&=

bous.

Vè-ni lous quer-re,

-

ni lous

P=£=*

^ç~^pï^^t=^ quer-re, Vè

- ni

lous quer-re,

'-v-v—y-

que sounpla bous; Vè-ni lous D. G.

\Z\L\L

L1 t

»

— ?—u— _ull _u ---^^-^^-^-^-^^—?-Ç i

>

1

quer-re, Vè-ni lous quer-re, Vè-ni lous querre,

A

cinq sous lous castagnous,

Vèni lous querre

A

Que soun pla bous.

[bis)

;

cinq sôus lous castagnous,

Vèni lous querre, que soun pla bous.


383

Véni loi lous Guerre, (bis) Vèni lous q uerre, que soun pla bous. M.

ils

;

)

docteur Guibaud, Narbonne.

(1).

les

sont très bons.

Viens

(bis)

.

— A cinq sous les châtaignons — viens les — a cinq sous les châtaignons, — viens chercher,

Les Chataignons chercher

le

)

les

Viens

chercher

les

(bis)

chercher

(bis)

viens les chercher,

Viens les

ils

sont très bons.

chercher,

ils

sont très

bons.

A

cinq sous les châtaignons, etc.

A

Chalabre

(2),

on ajoute

le

couplet suivant

:

Si la Fabrico

Nou va Chalabro

poi brico, es à l'espital

;

De fennoi sajo, De fennoi bravos Crebaran coumo d'animals.

Mm Si la fabrique

Grauby,

dite la Catteto, Belesta (Ariege).

ne va pas du tout,

Chalabre deviendra un

— des femmes sages, — des femmes honnêtes — crèveront

hôpital

;

comme

des animaux.

(1)

«

Châtaignes sèches.

Chalabre, chef-lieu de canton du département de l'Aude, qui possède d'importantes manufactures de drap. (2)


p

384

IV

* a

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S D. C.

r

f r

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i

nm

M. Barbe, Buzet (Haute Garonne).


— On trouvera dans

385

les chapitres suivants

notamment aux chants des moissonneurs, sent

garçons autour des feux de

filles et

Et du reste, toute chanson, tique, servait de

même

d'autres rondes, celles

la

qui

i.

Saint-Jean,

triste, parfois

etc.

un air de can-

musique à une réunion d'enfants ou de jeun<-

gens, lorsque chacun d'eux avait épuisé son petit répertoire.

N'entendons-nous pa3 encore chantant

les fillettes

tourner en ron

Catherine?

pas.

A

I

complainte bien connue du martyre de sainte

la

-

ve

Ma

-

riat Sanc

-

ta

Ca-tha -ri

FIN DU TOME PREMIER

nal


ERRATA

Page

32, dernière ligne, au lieu de

Page

61, VIII, rouge, lisez

Page

67,

Page

81, ligne 15, l'un dit,

XXIV, Qu'a

LI, N'oi, lisez

Page

LV, garda,

tion, Mlle

Page

An

139,

rieu, lisez (1)

:

lisez :

Variante

lisez

:

toujours,

roujo.

pô, lisez

Page 109, 111,

:

oujours,

:

poun.

:

lisez

l'on dit.

:

N'ai. :

gordà.

LVI,

même

correc-

Andrieu. :

J'emplum,

lisez

:

J'emplume.

Page 159, la dernière note de l'air est un UT au lieu de RE Page 180, VIII, ligne 3, ma i, lisez mati. Page 199, III, Deumoiselo, lisez Doumaiselo. Page 236, XXII, ligne 6, un goubelet ou, lisez un goube:

:

:

letou.

Page 253, XX,

la 2 e

mesure de

la

2 e ligne est à

Page 276, XII, ligne 8, lou frount, lisez Page 327, ligne 2, J'ajet, lisez I ajet.

:

Page 342, Page 358,

la

dernière mesure est à

ligne 5, te vendra, lisez

ligne 6, Prengas, lisez

:

:

J.

le frount.

:

Page 332, XVI,

2

..

te vendrai.

Prengues.


TABLE DES MATIÈRES Pages Introduction.

Chants du premier âge

1

Chants pour endormir.

3

Chants pour réveiller

10

Branles, rondes enfantines

23

La sauteuse

45

.

Jeux d'enfants

57

Formules d'élimination

57

Jeux Dialogues, randonnées

117

Difficultés de prononciation

Dictons facétieux sur des

noms de baptême

Incantations enfantines I.

Le

nuit, la

47

165

169

lune

Les nuages, la

III.

1

155

165

soleil

La

II.

85

,

pluie, le vent

172

IV. L'arc-en-ciel

179

V. Les oiseaux

181

VI. Imitation du cri des oiseaux

196

VIL Les

199

VIII

.

insectes

Les animaux

203 209

IX. Divers

Rondes I.

.

.

Rondes

II.

III.

Rondes avec un patient au milieu

Rondes dialoguées

IV. Rondes mimées

217 217 238 267

295

V. Rondes énumératives

310

VI. Rondes d'adultes

357

VII. Farandoles

379


MONTPELLIER.

— IMPRIMERIE CENTRALE DU MIDI.


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Lambert, Louis Chants et chansons ulaires du Languedoc

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Chantsetchansons01lamb bw (1)  
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A historic book about old songs of Languedoc.

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