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CHANTS ET

CHANSONS POPULAIRES DU LANGUEDOC


CHANTS ET

CHANSONS POPULAIRES DU LANGUEDOC RECUEILLIS ET PUBLIES

AVEC LA MUSIQUE NOTÉE ET LA TRADUCTION FRANÇAISE PAR

Louis

LAMBERT

TOME PREMIER

MONTPELLIER IMPRIMERIE CENTRALE DU 1905

MIDI


[f

JAN111967

i

1

S**/ry or to«5S

1-


.

INTRODUCTION

Les amis de la poésie populaire ont, depuis longtemps déjà, exprimé leurs plaintes et leurs regrets de la perte certaine de nos chants populaires.

y a plus de quarante Champagne

il

Voici ce (pie 'disait ,

ans, l'auteur

du Romancero de

:

Partout, en France, chaque année qui s'écoule voit se détache" une pierre de notre vieil édifice provincial, et quand

chaque fois elle efface une empreinte. Dans nos villages, déjà la mémoire des vieillards hésite ou se tait. Les échos de nos humbles montagnes ne redisent plus les chansons de nos pères

s'en va la neige d'antan,

Tarbé, Romancero de C/tampagne Reims, .

18G3,

t. I,

p. G.

Les pieux antiquaires qu anime la poétique folie du folklore, les Maurice Bouchor, les Gabriel Vicaire, les Paul Sébillot, les Charles de Sivry, les Henri Carnoy, les Albert Meyriac, les Jean-François Bladé, qui vont par les campagnes, recueillant sur les lèvres des bergers et des vieilles filandières les secrets de la

noté plus d'un petit

poème

muse

rustique, ont transcrit et

exquis, plus d'une suave mélodie

qui s'allaient perdre sans écho dans

les bois

et

les

champs,

car la chanson populaire est près de s'éteindre. C'est grand dommage; et pourtant ces présages d'une fin prochaine

apportent un attrait puissant craint de perdre

;

il

ng

:

il

n y a de cher que ce qu'on ! que ce qui

a de poétique, hélas

n'est plus.

Anatole France, La vie littéraire,

on ne saurait trop répéter

3° série.

Paris, 1891, p. 93.

d'alarme poussé depuis longtemps par ceux qui ont à cœur de sauver de le

cri


.

II

de ces antiques manifestations de notre esprit national, car ils disparaissent de jour en jour, et je ne crois pas être prophète de malheur en prédisant que la l'oubli les vestiges

génération qui naît actuellement n'en connaîtra plus rien.

Le mal encore

sera moins

est-il bien

grand

si

les

livres les ont conservés

sûr que nous soyons arrivés à temps

Julien Tiersot,

?

Chansons populaires des Alpes françaises

Grenoble, 1903, préface,

La

:

de

première partie

celte

p. 8.

composée

collection,

uniquement des chants du berceau, fut publiée dans la Revue des Langues romanes, pendant les années 18741875,

et

(Paris,

à part en un volume de

tirée

Maisonneuve,

1880,

XI 1-5 88

éditeur),

pages

aujourd'hui

épuisé.

La

publication était à peine commencée qu'un dou-

loureux événement

me

privait

brusquement de

mon

cher collaborateur et ami, Achille Montel, subitement atteint d'un

mal

incurable,

qui transformait en quel-

ques jours une intelligence d'élite en un être inconscient,

pour

mort eût

lequel la

moment, me charger seul de la publicaChants populaires du Languedoc; l'absence

Je dus, à tion des

été préférable.

ce

malheureux ami me rendit cette tâche doublement pénible. Malgré les encouragements qui de

mon

cher

et

m? arrivaient de fous

cotés, les

appréciations

bienveillantes

de

comptes rendus

MM.

Milâ y Fontanals, d'Ancona, Bladé,

et

les

Gaston Paris, etc. (I

),

ce triste

Gaston Paris, Romania, t. IX, p. 634; Milâ y Fontanals, Diario de Barcelona, 1880 d'Ancona, La Rassegna settimanale. Ronia, 21 novembre 1880; Bladé, Poésies populaires de la Gasco(l)

/;/

gne. Paris, 1882,

;

t.

I,

pag. 357;

Rolland, Rimes

et

jeux de

l'enfance.


III

événement m'avait découragé au point d'abandonner cette publication

par mes amis et mes collègues de la Société pour l'étude des Langues romanes, j'ai dû céder à leurs instances et me décider à continuer l'œuvre inacheSollicité

vée,

mais non

triotes

des

oui/liée, afin

recherches

de ne pas priver mes compa-

matériaux accumulés

des

et

pendant plus de quarante années, car je n'ai jamais cessé de recueillir des chants partout où j'en ai trouvé l'occasion. La collection a acquis une importance considérable et compte aujourd'hui plus de quinze cents

chants ou versions différentes. J'ai fait appel à tous ceux qui ont conservé l'amour

de la terre natale, l'esprit

finesse,

le

culte

du

fiasse, le respect des

aïeux,

de la race, avec son mélange de sensibilité sa langue

si

et

de

expressive et son heureuse organi-

sation musicale.

Partout j'ai reçu

l'accueil le

tous côtés ont afflué de

plus sympathique, de

nombreux matériaux, chacun

voulant contribuer à cette intéressante restitution. liste

La

placée en tête de ce recueil montre, jdus éloquem-

ment que je ne saurais le faire, la part importante p/'ise, par les amis des traditions populaires, à la formation de Palmarès,

ce recueil. Cette liste constitue

de Livre d'honneur provincial,

adressons, à chacun d'eux, venir.

une

le

sorte de et

nous

plus reconnaissant sou-

Je dois cependant témoigner particulièrement

vive gratitude

au Conseil général de l'Hérault

et

ma au

Conseil municipal de la Ville de Montpellier, qui ont bien voulu

donne r un généreux appui à

Paris, 1883, p. 3; Julien Tiersot, Histoire Paris, 1889, p. 136-139, etc.

cette publication,

de la Chanson populaire.


IV

en lui accordant une subvention; à de Belesta

M.

à

;

le

M

lle

Marie Lambert,

docteur Chaussinand, médecin en

chef de l'Asile des aliénés de Dole, etc. Mais après cette longue interruption, combien de nos amis, aujourd'hui disparus, devraient être compris dans ce

une longue

liste

nombre

? C'est

nécrologique qu'il faudrait dresser, où

noms de dévoués collaborateurs MM. le docteur Guibaud, de Narbonne ; le pasteur Fesquet, de Colognac ; mon cher ami Achille Mir, de Carcassonne ; A. Germain, le savant historien de Montpellier ; le vicomte de Gourgues, du Périgord, et bien d'autres encore, dont le nom, souvent répété dans ce trouverait les

l'on

:

dans

recueil, restera

mémoire des amis de nos tradi-

la

tions populaires.

au début de la publication. Ce programme (adopté par plusieurs collectionneurs) consiste à suivre l'homme d'âge en âge, au moyen des chants créés par lui-même, Je continuerai à suivre

méthodique

l'ordre

établi

de la naissance à la tombe, en passant successivement

par toutes

les

p hases

de son existence.

Les chants du premier âge seront l'enfance, les danses, rondes,

mariage, relatifs

religieux, les

jeux de

chants d'amour, de

métiers, les chants satiriques,

les

aux

les

suivis des

les

chants

usages, les chansons pastorales, les chants

noëls,

cantiques,

chansons narratives,

les

les

légendes

dramatiques,

chants historiques

et

poli-

tiques.

Mais, tout en conservant ce plan,

permet plus de

dans

la

'liants

lui

à

titre

commentaires publiés en

les

accompagner de

de notes comparatives avec

France ou à

me

le

de doraaumts, sans et

ne

même développement que Je me borne donc à publier ces

donner

première partie.

mon âge

l'étranger.

Le

les recueils

but que je pour-


uniquement de sauver d'un

suis est

malheureuse-

oubli,

ment trop certain aujourd'hui, les traditions de n ancêtres, de fixer pour toujours les chants qui firent leur joie au sein du foyer, les chansons improvisées par les

travailleurs,

labeurs les

aidèrent à supporter

les

les

rudes

une journée passée au milieu des champs, sous

d>

brûlant ou

cinglemenl de

la

disant dans une éloquente simplicité leurs joies

et

rayons d'un

bise,

qui

soleil

le

dans

leurs douleurs, leurs croyances et leurs aspirations,

tantôt sentimental ou gai, sérieux ou badin,

un langage

naïf à la

spirituel et

joyeux ou

triste,

fois.

chant

le

Heureux ou malheureux les

console,

,

chantent

ils

toujours.

Le chant fait, en quelque sorte, partie de la nature même du méridional ; sa joie, sa gaieté, ses plaintes, ses larmes se traduisent par des chants. Il nest pas une circonstance de sa vie qui n'ait son chant particulier.

Tout

pour

est,

simple,

lui, sujet

de chanson;

un oiseau échappé de sa cage

un couplet

lui inspire aussitôt

:

Moderato

:pi=^3pq :j=î :t

11

La

hjn

cal- la

r

f

la- da, S'es

y bé

fait le plus

le

i

S'es

p Ç en-vou

i.»

r

I

-

Moussu Vab

p

la-da,

t*—i

en-vou

La

de

-

calla de

\^d la

l~T~

1

J

J

La

cal

p

y

-

'

-

la

~

bé, S'es

1

Moussu

l'abbé

en

-

von-

'

j J

J

1

de Mous-su Vab-

" r

da sus lou clou

S'es envoulada, (bis)

p~*=

i

i

» quiè.

\

=n


VI

La

Moussu

calla de

S'es

l'abbé

envoulada sus lou clouquiè. Communiqué par M.

l'abbé Cassan,

curé de Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault).

La

de Monsieur l'abbé

caille

Monsieur

l'abbé, qui sans

s'est

envolée sur

le

clocher.

doute affectionnait ces gra-

cieux oiseaux, remplaça l'infidèle par une autre caille qui prit

un jour

sa volée,

manqua pas

teur ne

commençant

comme

la première.

Le chan-

de signaler cette nouvelle fuite, en

ainsi son couplet

:

/7\

m &e£e*=£ee&UV

V

La

se-

T

V

goun-da

cal

-

la.!

Quelques- uns de ces chants sont l'écho lointain d'aventures, de faits

dramatiques, d'incidents locaux traités

avec vivacité et souvent d'une façon

D'autres réunissent garçons

un peu

et filles

leste.

dans une joyeuse

ronde autour du Mai, du feu de la Saint-Jean ces

danses rustiques, ou

avec la voix,

l'office

les

et

dans

danseurs eux-mêmes font,

de ménétriers sur un air connu,

bien rythmé, populaire dans toute la région, improvi-

sent parfois, en

un

petit couplet,

une mordante satire

d'un individu, d'un village ou des habitants d'une province voisine.

Sur un laideron Allegretto =

}'ii

ir c

[

Jane-

r

to,

i

i.j

c

au bord de

l'ai- go,

U'jj'J

-

-P

i

r

re-gar -do souri pour-tret,

1


VII

l*

,

p

J'

r

i

vèi-re tan

se

efe

f

ca

-

-

r

pi-co

ai

t^r

p man, di

pèd;

de paspousque agra-dà!

so

gnai -re,

li -

r

r

i

lai- do,

Ai! quesieima-lu-rou

vj'ei £res

0>

tou

-

ti

très

m'an qui -là

yl -

(1)

Janelo, au bord de Vaigo, reçjardo soun pourtret,

De

se vèire tan laido, pico di man, di pèd ; Ai! que siei malurouso de pas pousque agradà, Aviei 1res calignaire, louti 1res m an qui ta.

M me

Julia

Lambert, Saint-Gilles-du-Gard.

— regarde

Jeannette au bord de l'eau

si laide, elle frappe des mains, des pieds : malheureuse de ne pouvoir plâtre! J'avais

les (rois

Une

:

Uno fdle

fil ho

A h!

trois

que je suis amoureux, tous

amourouso soun galant

amoureuse

Il arrive souvent

que

— les

breux couplets en ajoutant

second au troisième,

et

faire durer la chanson

la vôu pas,

son galant ne la veut pas.

chanteurs forment de nomle

premier vers au second,

ainsi de suite,

dans

le

le

but de

plus longtemps possible. Lors-

le

ce fait s'est produit,

mant

en se voyant

m'ont quittée.

Variante

que

son image,

je F ai indiqué, ?nais en suppri-

ces répétitions. J'ai

également supprimé

le

retour

du refrain après chaque couplet, l'indiquant seulement au premier et au dernier.

La (1)

mélodie, malgré l'indication de

Air

:

Il

pleut,

il

pleut bergère.

la

mesure,

est


.

VIII

nombreux repos sur certaines modifications que le caprice du chanteur lui

souvent chantée avec de notes

; les

fait subir parfois, lui lière, qu'il n'est

donnent une allure toute particu-

pas toujours

facile de fixer graphique-

ment. Il faudrait, en bien des cas, surcharger outre mesure la notation par des points d'orgue fréquents, des indications de rallenti ou de pressé qui,

malgré

ne rendraient pas avec fidélité l'impression ressenà F audition d'une chanson de bouvier, par exemple,

cela, tie

s

envolant à pleine voix, au milieu des champs trouvera parfois des versions déjà publiées dans

On

d'autres recueils, mais avec des variantes assez sensibles

ou des mélodies Toutes

notée.

différentes, souvent

les fois

sans mélodie

que j'ai pu combler une de

lacunes, je ri y ai jamais

manqué. C'est

emprunts assez nombreux que

les

même

qui justifie

ce

j'ai faits

ces

aux provin-

le

langage populaire offrait une grande

similitude avec

le

languedocien.

ces voisines,

On y

trouvera

même

quelques chants provençaux inédits.

Nos

traditions populaires disparaissant

de jour en jour, j'espère que l'on

sauvé de été

l'oubli bien des

perdus

mieux

Ce

et, si le

les fixer

me

rapidement

saura gré d'avoir

chants qui, sans cela, auraient

fait se produisait, j'estime qu'il vaut

plutôt deux fois qu'une.

recueil contient aussi,

mais en petit nombre, quel-

ques citants en langue française, je n'ai pas cru devoir les

éliminer. J'en ai noté de très intéressants, toujours

sous la dictée de languedociens vince est fier de parler, en

;

le

peuple de notre pro-

même temps que

maternelle, celle de la grande patrie française; tionne son village, sa montagne, son clocher,

familier des aïeux,

cœur à

la

il

sa langue s'il

le

affec-

langage

rien est pas moins attaché de tout

mère commune.


LISTE des personnes qui ont concouru à la publication du

présent ouvrage

Le Conseil général de l'Hérault Le Conseil municipal de Montpellier

M mes Ancktte,

Montpellier.

M

lles

Andrieu, Saint-Chély.

Alden, Nimes.

Arguel, Millau.

Bonn el, Mens.

Auzillion (Caroline), Mont-

Boutonnet, Saint-André-de-

pellier.

Azaïs, Lézignan-la-Cèbe.

Sangonis.

Bourdiol, Le Pouget. Cros, Montpellier.

Dalichoux, Saint-André-de-

Benoit, Saint- Georges- de -

Luzençon.

Causse (Anna), Meyrueis. Chassary, Montpellier.

Sangonis.

Dlssol, Saint-André-de-San-

Hermet

(Alice),

Genolhac.

Lacout-Widmer, St-Mandé.

gonis.

Ganiv^t, Saint -André -deSangonis.

Lambert

(Jeanne), Montpel-

lier.

Gilbert (Vve), Avignon.

Lambert

(Marie), Belesta.

1

Lambert

(Pauline), Belesta.

Jeanjean, Montpellier.

Lambert

(Rosalie), Belesta.

Jobite, Belesta.

Laporte

(J.),

Hormoys

Lambert

(d

),

Luxembourg.

(Julia), St-Gilles.

Clermont-Fer-

rand.

Laporte, Marvejols.

Pascal, L'Epine. Passet, Camprieux.

Lauret (Anna), Rodez.

Reboul

Mialane

(Vve), Lunel-Viel.

Reboul (Marthe),

Arles.

Mir

(Clara), Lunas.

(Amélie), Carcassonne.

Robert-Nicole, Montpellier.

Privât (Anaïs), Nimes.

Rose N..

Revillout (Louise),

,

Montpellier.

Tourn'emire, Montferrier.

pellier.

Mont-


X

M

llcs

Revillout

(Marguerite),

Teissier (Germaine), Mont-

(Henri), Brissac.

docteur),

lie

Vidal (Ernestine), Cornus.

MM. Adhémar (le Comte Roger d'),

Non-

Chassary, Camprieux.

Chaussinand

docteur),

(le

Coux.

Aimargues.

Le

docteur),

(le

(Camille),

tron.

Mens.

(Emilie),

Mont-

ferrier.

Chabaneau

pellier.

Agussol

Causse Cavani

Montpellier.

Terras

MM.

Chauvet, Vendémian. Conort, St-Frézal-d'Albuges

Caylar.

Aiguepkrse

baron

(le

d'),

Coste

docteur), Saint-An-

(le

dré-de-Sangonis.

Saint-Paul-d'Eyjeau.

Ardouin, Nimes.

Delaruelle, Nimes.

Arnaud, Mens.

Délayant, La Rochelle.

Arnavirlle, Mais.

Deloncle, Cahors.

Atger, Montpellier.

Desfougères, Vichy.

Auzière, Saint-Laurent-d'Ai-

Deydou

Bordeaux.

Diot, Vichy.

gouze.

Drouault, Saint-Pardoux-la-

Babret, Capestang.

Badiou

d'abbé),

(l'abbé),

Bordeaux.

Rivière.

Barbe, Buzet.

Du Mège,

Toulouse.

Barbie, Bernis.

Espagne

Barthès (Melchior),St-Pons.

Faure (Maurice),

Bazinet, Champcevinel.

Ferrand, Lanuéjols.

Besse, Argentat.

Fesquet

Blanc, Ganges.

Blavet

(le

docteur), Aspiran

(le

Alais.

pasteur), Colo-

gnac.

(P.-R.), Saint-André-

Gaidan, Nimes.

Gay-Montel, Mens.

de-Sangonis. Boissée, Le Puy.

Germain, Montpellier.

Bompart, Lapeyre.

Gleizes

Bonnet

Gleizes (Etienne), Azillanet.

(Henri), Montpellier-

Boucherie (Anatole), Cognac.

Bouquet

(Henri),

Montpel-

Gourgues

(le

vicomte

de),

Couze-Saint-Front.

Granier (Armand;, Montpel-

lier.

Bringuieh (Octavien), Mont-

lier.

Guibaud

pellier.

Cali.on,

(Clair), Azillanet.

Saint-

Romain-

le-

lhem-le- Désert.

docteur),

Nar-

bonne.

Guichard, Mens.

Désert.

Caksan d'abbé),

île

Saint-Gui-

Hamei.in (Ernest), Rueil.

Hugouneng, Lodève.


XI

MM.

MM.

Jamks, Belvèzé.

Petit Dl Plas, Saint-Par-

Lambkrt

(Etienne), Belesta.

doux-la-Rivière.

Lambert

(Gaston), Montpel-

Plane, Mudaison.

Portalon

lier.

(de), Béziers.

Landks, Sarlat.

Prat, Belesta.

Lefort, Antoingt.

Revillout (Charles), Mens.

Lespy, Pau. Liebich

(le

Ricateau, Millau. pasteur),

Saint-

Germain- de-Calberte.

Rigal, Agen.

Rigaud, Belesta.

Marcourel, Montpellier.

Robert, Cazouls-les-Béziers.

Marsal, Montpellier.

Rouis, Lodève.

Massoubre, Bordeaux.

Roumanille, Avignon.

Mazat., Saint-Geneys.

Roumieux, Nimes.

Miquel

Rouzaud, Belesta.

Mir

(le frère),

(Achille),

Rabastens.

Carcassonne.

Smith

(Victor), St-Etienne.

Mistral (Frédéric), Maillane

Silhol, Le Crès.

MONTAGARD. Montel (Achille), Montpel-

Taillebot, Brioude. Trinquier, Rodez.

Troubat

lier.

Nigot, Saint-Paul-d'Eyjeau.

(Jules)

,

lier.

Obrador Benassar, Palma.

Vermère, Ceyras.

Paulinikr, Montpellier.

Vidal, Fraisse.

Pegat (Georges) Montpellier

Villaret, Alais.

,

Montpel-


CHANTS DU PREMIER AGE


CHANTS POPULAIRES DU LANGUEDOC -»>

»*«<«-

I

CHANTS DU PREMIER AGE Les chants de cette

série sont

inépuisables,

autant que l'amour

maternel qui les a inspirés.

Malgré

le

nombre considérable qui en a

partie de ce recueil, j'en ai récolté

été publié dans la première beaucoup d'autres versions, dont

quelques-unes méritent de prendre place dans la collection. Je les donne

ici

comme supplément

intéressant à la série des Chants

du Berceau.

CHANTS POUR ENDORMIR I.

— Nen nen


—4— Nen

nen, petitou

;

Ta mairino es al cantou, Que te pourtarà *n coucou,

Un

paniè de figos,

Per que t'enrigos;

Un

paniè de sorbos,

Per que t'endormos.

Som

som,

Vèni, vèni d'oundacon. Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Nrn nen. — Dors, dors, petit — ta marraine est au coin [près — t'apportera un œuf, — un panier de figues — pour réjouir, — un panier de sorbes — pour que tu t'endormes. — Sommeil, sommeil, — viens, viens de quelque part. d'ici]

;

;

te

elle

II

Nen nen, La marna

petitou; es al cantou,

Pourtarà de figos, Mai que t'endourmigos,

De figos de cabassou, Mai que dourmigos prou. X..., Lézignan (Aude).

Dors, dors, petit;

— ta mère est au coin; — elle apportera des figues,

— pourvu que tu t'endormes — ;

des figues dans un petit cabas,

pourvu que tu dormes longtemps.

III.

SOM SOM

Som som som, Vèni, vèni, vèni, vèni

;

Som som som, Vèni, vèni d'enquicon

Som som.

Sommeil

{ter),

— viens

viens de quelque part.

(1)

Var.

:

Vôni, veni tout de bon.

(quat.)

(1).

;

— sommeil

(te?'),


_5— Santa Margarida,

1.

Que

ses tan poulida,

Endourmissès moun enfan Jusqu'à l'âge de quinze ans.

Som

som,

etc.

Quan quinze ans saran passa, Nous lou caudra maridà

2.

Embe una Richa

e

poulida

de bona familha.

Som som, Moun

3.

filha,

etc.

enfan vai s'endourmi,

Se lou somsom vôu veni; E la santa Margarida

Es brava autant que poulida.

Som som, 4.

etc.

Boun moun enfan s'endourmis Anen veire lous amis. Bona santa Margarida !

Osca

!

:

ses brava e poulida.

Som som

som,

Vèni, vèni, vèni, vèni

Som som

;

som,

Vèni, vèni d'enquicon. Recueilli à Montpellier et

au Comité de

langue

la

,

des arts de la France par

Sainte Marguerite, — qui — jusqu'à l'âge de quinze ans. 1.

2.

Quand

— avec une

les quinze

jolie fille

êtes si jolie,

ans seront passés,

communiqué

de l'histoire et

M. Paulinikr.

— endormez mon enfant il

nous faudra

le

marier

— riche et de bonne famille.

— sommeil veut venir; — et la — est bonne autant que 4. Bon mon enfant s'endort — allons voir amis. — Bonne sainte Marguerite, — vrai vous êtes bonne et 3.

Mon

enfant va s'endormir,

si le

sainte Marguerite

jolie.

les

:

!

jolie.

!

M. Paulinier ajoute «

et

Aux

à ces couplets les

commentaires suivants

:

jours de sang de 1815, à cette infernale époque des réaction-;

des vengeances politiques, pendant que

mon

pore et

mon

aïeul mater-


—6— nel, tous

du Gard

deux attachés de cœur et d'âme, comme tous les protestants de l'Hérault, au grand Empereur et à son gouvernement,

et

fuyaient, l'un d'un côté, l'autre d'un autre, devant la rage de ceux qui refaisaient à la face du soleil la Saint-Barthélémy pendant que ma mère,*une jeune femme de vingt -trois ans à peine, se désespérait et versait d'abondantes et amères larmes près du berceau de son fils de quelques mois seulement, une petite bonne, brune claire aux yeux pers et aux cheveux blonds, m'a endormi plus de cent fois avec ce lent et monotone chant qu'elle avait apporté de son pays natal, SaintEtienne d'Escatte, villageot, pour ne pas dire hameau, peu éloigné de la petite ville de Sommières (Gard). Quelques années plus tard, et dans un temps moins néfaste, je vis souvent bercer et endormir mon frère avec ce mémo chant; et, depuis l'âge de quatre ans que j'avais alors, il est resté fidèlement gravé dans ma mémoire. Je ne puis que regretter vivement de n'être pas musicien, pour vous en donner l'air, comme je vous en donne les paroles. Tout ce que je puis vous dire, c'est que cet ;

très monotone et très lent, mais dont on presse vers la fin la mesure, est, en effet, un air à faire dormir debout. La mesure s'en bat lentement en poussant du pied le berceau, et, grâce tout à la fois à ce balancement régulier et à la monotonie du chant, rarement la nourrice ou la bonne finissent-elles la chanson, qui peut-être a plus de couplets l'enfant, à moins qu'il ne soit malade et encore que je n'en sais souffrant, est bientôt endormi, ainsi que le signale on ne saurait plus air,

:

naïvement

le

dernier couplet.

Vous remarquerez mieux que moi

le

carac-

tère moitié païen, moitié catholique de cette production ingénue, et son

ton mi-mondain mi-dévot. On y invoque tour à tour, comme vous le voyez, et le sommeil, ainsi qu'en un hymne antique, et l'une des saintes du calendrier grégorien, la jeune et jolie Marguerite, patronne des sagesfemmes et aussi, paraît-il, des soubrettes et des nourrissons qu'elles gardent.

On

y célèbre moins la sainteté de la jeune bienheureuse que c'est parce et, si l'on y parle un instant de sa bonté,

sa jolie figure,

du travail et permet d'aller voir les amants. Vous saumettre en relief et faire sentir tout le charme et toute que moi mieux rez cette production vraiment populaire. Et n'allez pas grâce de fraîche la croire qu'elle sorte du cadre que vous avez imposé à votre recueil pour avoir été chantée en 1815 et 1819 par une jeune fille de vingt à vingtcinq ans, elle n'appartient pas à notre siècle. Elle est au moins du dix-huitième siècle, si elle n'est même du dix-septième. Ces sortes de chants ont une origine souvent bien plus antique qu'on ne le pense à première vue. Il en est qui ont traversé plusieurs siècles mais mon qu'elle dispense

:

;

me

donner, est qu'ils ne l'ont pas fait sans de grandes altérations, des modifications profondes, des coupures et des appendices, qui parfois ont eu pour effet de changer complètement

opinion,

le

et

si

vous

permettez de

la

caractère de la composition primitive, de faire quelquefois mondaine

chanson

qui,

Je dois à l'obligeance de

mon

grivoise

une

dans

le

principe,

était

morale

et

religieuse. »

compatriote et ami, M. Jules Troubat.


—7— conservateur à

la

Bibliothèque

Nationale,

cation, qu'il a bien voulu oopier dans

de

La

France, ms. 3341,

t.

IV, pp.

le

12'J et

c<;!le

intéressante

Recueil de»

l'<»

:

iet

commani

populaire*

suivantes.

— NONO NINA

IV.

Nono

nina;

Santa Catarina Sarà sa meirina, Li achatarà un chabri

Que

farà

:

bè, bè.

Tiro-li lou pè

M me Nono elle lui

nina.

— Dors, dors;

achètera un chevreau

V.

!

Pascal, L'Épine (Hautes-Alpes).

sainte Catherine

— qui fera

:

— sera sa marraine; —

ht! bê!

— Tire-lui

le

pied!

— Sainte Catherine sainto Catherino

Qu'indormez lous efans, Indormez-nos

le

notro

Et rendez-nos

le

grand.

M. Victor Smith, version du Forez.

VI.

— SOM SOUNETO

Bengo, nin som souneto, Naneto Bengo, nin som, LTenfan que nou dorm. ;

Marie Lambert, Belesta (Allège).

Som souneto.

viens, petit sommeil,

Viens, petit sommeil,

— Naneto

— l'enfant ne dort pas.

(Annette?);


—8— VIL — Dodo =ff

S

\JL

Do

-

do

r.

pa-ta

iLiJl-^ tou,

ï

JLlt

-

tou;

S£ La ma

m

P2=i V=£=$l

-

meta

es

m

au can-

±=fr


-

— Dodo, mon cuire un œuf; —

Dodo. qui fait

petit;

-

9

au coin [du feu], la grand'mère s'est

la grand'inère est

l'œuf est trop cuit,

évanouie. C'est

une scène rustique qui ne manque pas de

sel et

que Ton peut

de mœurs, de la Berceuse attribua à l'tbbé rapprocher, comme Chants populaire* du LaiiguedocVarls, Lamkert, et Morel.(V. Montel trait

1880, in-8o, p. 126, pi.

I.)

la Ici, pendant que la paysanne endort son enfant, son bon ami vient mais, chanson, pas sa n'interrompt Elle champs. voir, croyant le mari aux tout en continuant, elle Favertit du danger qu'il court.

Pour le

ce côté ironique des berceuses, voyez aussi, loc.

Saut, où le paysan ne se reconnaît pas pour

VIII.

m £S

Fais

— Fais dodo

t t=^=£=5=#

tfc

do

do, Co-lin, pe

-

*

r

7±=p=3£=£=U

do, tu au-ras

du

lo

=# frè -re; Fais do-

- tit

r ^=J= ES^SM V=fr -

lo.

»

r ,

,

»

pp. 207-211,

cit.,

être le père de l'enfant.

Ma-man

est

en haut, Qui

fait le fri-

DG

cot;

£

t=r-

pa-pa

est

f=te

*=£

U=P

bas, Qui fait le

en

tra

cas.

Fais dodo, Colin, petit frère; Fais dodo, tu auras du lolo.

Maman Qui

Papa Qui

est en haut,

fait le fricot;

est en bas,

fait le tracas.

Fais dodo, Colin, petit frère

;

Fais dodo, tu auras du lolo. Emilie Terras,

Var.

Maman Qui

fait

Papa Qui

est

Mens

(Isère).

en haut,

des chapeaux

;

est en bas,

fait

des cabas. M. Ricateau (Aveyron).


IX.

Dedans

le

10

Le Brissac brissac

Devinez ce qu'y a? Il

y a un

Le plus

arbre,

bel arbre de tous les arbres;

L'arbre est dans la terre,

La

terre est dans le brissac.

Dedans

le brissac

Devinez ce qu'y a? Il

La

y a une branche,

plus belle branche de toutes les branches;

Cette branche est sur l'arbre,

L'arbre est dans la terre,

La Puis, on

terre est dans le brissac.

met un nid sur

l'œuf, etc., jusqu'à ce

mettre dans

le

la

que

branche, un œuf dans

les

le nid,

un oiseau dans

yeux fermés de l'enfant permettent de

berceau, qui, sans doute, est aussi dans

le

le brissac.

M. Délayant, La Rochelle.

CHANTS POUR REVEILLER

I.

— Arri Arri

^^t^^z^^tz^^E^^^^^V Ar

- ri

ar

!

- ri

bour-ri

!

quet

-

.0 JE ? fi :p=_[/_4L-J/ net,

A

-

V=Z

^

ni-ren

na-lho Vei - ren ;

lei

à

Ver

;

A - ni

ren

-

biôulau

sa-lho;Vei

y

- rà, Lai

1

I Eir-g—g

y ga

- ta-

ren pos que ca-

-

->=£=£ i

Cas

V

P=P= -

à

-

li-noi

se

-me-


u

!

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b

u

nà; Lei

i

11

b

b

— 1

b -=fc

jouns fa -ran

-

pi

b

i

î

tc4Pdf-g gas-sos fa

-

I

U—V

:S:

jL-D—

ran fouas-sos. Roun, roun, Sau-

to,

a-

*

3. i

\f

Las

four,

al

mi

£; -

t

roun.

Arril arri! bourriquet;

Aniren à Castanet, Aniren à Versalho Veiren pos que canalho Veiren lei biôu laurà, Lai galinoi semenà ;

;

;

Lei pijouns faran

al four,

Las agassos faran fouassos.

Roun roun, Sauto, mitroun. Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— ma bourrique; — nous irons à Cas— — nous n'y verrons que des ca— nous verrons bœufs labourer, — poules semer — pigeons mettre pain] au four, — pies des

Arri Arri Marche, marche, nous irons à Versailles

tanet,

nailles

grain],

fouaces.

;

les

;

les

Bon

les

[le

les

[le

faire

ron, saute, mitron.

II

Arri! arri

Porto la

!

cabalié;

Mounpelié De Mounpelié al pont bas.... E, quan tournaras, sai à

;

Repausaras Sophie Arguel, Salles-Guran (Aveyron).

Marche, marche, cavalier; porte le sel à Montpellier; de Montpellier [tu iras ensuite] au pont bas.... et, quand tu reviendras,

tu te reposeras.


-

12

III

Harri! harri! chibalou!

Segoutex

la

You m'en bau

proube

;

ent' Olourou,

Lous autes que s'en tournen.

Au Au En avant! galop

\

galop! au galop! au galop! M. Lespy, Pau (Basses-Pyrénées).

(bis) petit cheval,

vais à Oloron,

au trot!

trot! au trot!

— les

secoue la poussière;

autres s'en retournent.

Au

— je

trot! (ter)

m'en

— Au

(ter).

IV Arri

arri

!

cabalet

!

;

De sant Peire à Nougaret, De Nougaret à Peirolado ;

Manjaren

forso calhado. (Aveyron).

Marche, marche, garet,

de fromage

;

nous mangerons beaucoup

caillé.

— Ferro Ferro

V.

On

Nou-

petit cheval; [nous irons] de Saint-Pierre à

de Nougaret à Peirolade

tient l'enfant sur les

genoux, et on frappe légèrement sur

la plante

de son pied.

Ferro, ferro-me

Que

te

dounarei un diniè

Ferro, ferro-me

Que

te

pèd,

le

dounarei

;

le dit,

'n ardit

;

Ferro, ferro-le tout nôu,

Que Si

te

dounarei un sôu.

nou me Y ferros pas

Nou

te voli pas

pla,

pagà.

Marie Lambert, Belesta ( Ariège).

— Ferre, ferre-moi ferre-moi doigt, — je

Ferro ferro.

ferre,

le

la tout neuf,

bien,

— je

te

le pied,

te

donnerai un liard;

donnerai un sou.

je ne veux pas

te

payer.

— je te donnerai un denier;

Si tu

ne

me

ferre

,

ferre-

le ferres

pas


u

— VI.

13

— A CHEVAL,

^^^

GENDARME »

V~^

A

-&-

gen

chc-val,

g

guer

la

P

f

'

-

.

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T

pied,bour-gui-

^E55 £4M

:

kfc

re,

-

Comm'

les autr'

j

nr-y

*

V-

t.

vont.

à

3=4*

:

j Al - Ions à

gnon.

dar-me;

-

*

.

J

Pm, pa-ta-pan,

pa-ta

pa-ta-pan;

pan,pa-ta-pin,

t=£

£=*=£

tt

pan, pin,pa-ta

pan,

-

pan, pa-ta-pin, pa- ta-

-

pin, pa-ta-pin,

V=ï

S

a £=£

pa-ta-pan, pin, pa

A

cheval,

A

pied, bourguignon.

gendarme

-

ta

pa-ta-

¥ -pan.

;

Allons à la guerre,

Comm

1

y vont.

les autr'

Pin, patapan,

patapin patapan, )

M. Emile Hamelin, Rueil (Seine-et-Oise).

VII.

— Pan

Pan

Pan! Pan!

I

Jan Bertran Monto au plan, rescontro un ase blanc,


— A

14

Tase lèvo la pel,

un mantel, un caramel. Vai trouva l'ami Jan Blan douvris-me! « Jan Blan « Noun, t'ouvrirai pas Piei se n'en fai

E

das

os'

:

— —

»

!

»

:

Ma fenno s'es ajaguiô. A fach uno mariô, Touto boubouriô Manido coumo uno favo, Coure per la cavo ; Manido coumo uno lentilho, Coure per la teulhio. ;

N'a Per N'a Per

Pan Pan

ren qu'uno dent

mordre

la gent;

ren qu'un artel courre au sourel.

— Jean blanc —

»

monte à la plaine pour à l'âne il enlève la peau il y rencontre un âne Il va trouver et des os un chalumeau. s'en faire un manteau, «Non, je ne «Jean Blanc, ouvre-moi! » l'ami Jean Blanc:

Pan

pan.

!

Bertrand

!

t'ouvrirai pas

:

court par la toiture.

qu'un

— ma femme

une Marie),

(litt.

s'est

toute bourrue

cave; —

petite

— pour courir au

;

petite

elle a fait

comme une

lentille,

— pour mordre

les

une

fève,

;

elle

par

elle court

gens

fille

la

elle n'a

soleil. »

M. Maurice Faure,

VIII.

accouchée,

comme une

Elle n'a qu'une dent

orteil

;

:

recueillie à Saint-Benoît (Drôme).

— Las

Campanos

Pan! Pan! Las campanos de Curan; Din Din Las campanos de Vesin. !

!

Sophie Arguel, Salles-Guran (Aveyron).

Les Cloches. din

!

— les

— Pan!

pan!

cloches de Vesins

les cloches de

(2).

(1—2) Localités du département de l'Aveyron.

Curan

(1);

Din

!


— —

!

15

IX Daudeto

!

Daudau Las campanetos De Milhau. Salles-Curan (Aveyron).

d. d.

I

Les petites cloches de Millau

y

3!

rfr-r-f-y-œ

ni,

ez

r. i

Sant-Ser

(1).

1-

Sant-Sal-ba

dou,

La Bas-


16

XI Las campanos de Paris Uno plouro, Tautro ris;

:

Bendômo! Bendômo! Marioun la sono.

L'autro fa

:

M. Deloncle, Cahors.

une pleure, l'autre Les cloches de Paris Marion la sonne. Vendôme! (Lis) :

rit;

— une autre

dit

:

XII

Campanos traucados, Aucel migarel, '

La filho es poulido, Lou jouven es bel. M.

Cloches fêlées

homme

,

Clair Gleizes, Azillanet.

— oiseau mignon, —

la fille est jolie,

le

jeune

est grand.

XIII.

— Nadalet

Nadalet,

(bis)

Nadalet s'en ba; Daissas lou,

(bis)

Que retournarà! M. Clair Gleizes,

Les cloches de Noël.

va; — laissez-le

— Le petit Noël,

[partir], (bis)

XIV. Sus

il

(bis)

reviendra

!

— Lous DETS

la carriereta

una lebreta Aquel la veget, Aquel ie courriguet, l'a

;

Azillanet.

le petit

Noël s'en


17

Aquel l'agantet,

Aquel la manjet. Cuil cui! N'en vole un mouci.

M me Les doigts.

Sur un petit chemin

— celui-là —

là (le

médius)

l'attrapa,

il

y a un

petit lièvre

(l'index) le poursuivit,

eelui-là (le pouce) le vit,

cuil

S. B., Montpellier.

celui-là (l'annulaire) le

mangea.

;

celui-

Cui!

J'en veux un petit morceau.

XV Aquel s'en ba à l'aigo, Aquel al bi, Aquel al binagre, Aquel à la sal, Aquel que fa: quiquiriquil

Que moun

pairi

Ne manjariô un

bouci.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— celui-là (l'index) au vin, — celui-là (l'annulaire) au

Celui-là (le pouce) s'en va à l'eau, celui-là

médius) au vinaigre,

(le

celui-là (le petit doigt) fait: rait bien

un

petit

sel,

quiquiriquil

mon

— —

parrain en mange-

morceau.

XVI Pichounel,

Segoundel,

Rei de toutes, Palpo-rimotos, Trusso-barbotos. M. Deloncle, Gahors.

Le plus bouillie,

petit,

le

le petit

tue-vermine.

second,

le

roi

de tous,

le

palpe-


18

XVII

Axô Axô

es

Axô Que

es sa porcelleta,

soun pare, es sa mare, Aquest demana pa, Aquest diu que no n'hi ha,

(Acaba

la

fa

cansô pessigant

:

cui

I

cui! cui

l

el dit petit.)

M. Obrador Bennassar, Palma de Mallorca. Celui-ci (le pouce) est son père,

demande

[du] pain,

truie qui fait

:

cui

— celui-là

!

— celui-ci est sa mère, — celui-là n'en a pas, — ceci est sa petite

dit qu'il

(ter).

(La chanson s'achève en pinçant

le petit doigt.)

XVIII

Margarideta Frunt de fustayna, Ceyues arcades,

Uys mirados, Nas tabacayre, Buca rumbayna, Barba fexuga, Coll de tortuga,

Ventre tu ventre, Cuixa manduxa,

Jonoy redô,

Cama Peu

llongueta,

petite.

Guindé guindô, ,

Margarideta! M. Obrador Bennassar, Palma de Mallorca.

La petite Marguerite. brillants,

nez à tabac,

cou de tortue,

rond,

— Front de — arqués, — yeux — bouche grondeuse, — menton pointu, ventre, — cuisse rondelette. — genou cils

petit

— jambe longuette, — pied tout

Marguerite.

satin,

petit.

— Amuse-toi

(bis), petite


— XIX.

19

— Lou

Penchinaire

Tiro-li la

Dôu

quouô

penchinaire,

Tiro-li-la gaire

Li

fai

gaire

;

Tiro-la-li bien

Li

peu ne

:

:

fai rien.

M.

Le Peigneur.

:

le

Tire-lui la

D

r

Chaussinand, Goux (Ardôche).

— au peigneur, — tire-la-lui — tire-la-lui bien fort — cela

queue

cela ne lui fait guère (d'effet);

:

lui fait rien.

Ceci se chante lorsque l'enfant s'efforce de mettre en objet trop lourd pour

lui.

mouvement un


II

BRANLES, RONDES ENFANTINES


II

BRANLES, RONDES ENFANTINES

Ces petites rondes se composent,

nages

:

le

plus souvent, de deux person-

un enfant, trop faible encore pour se tenir debout,

et la mère,

qui le tient par les bras en l'égayant par son chint. 11

est à

remarquer que

la série des

Chants du premier âge n'em-

prunte rien à la poésie populaire du nord; son fonds est bien à

à

elle seule, paroles et Il

n'en est pas de

elle,

musique.

même

dans celle des rondes enfantines, qui a

beaucoup emprunté aux chants français. Ces rondes ont subi naturellement les influences extérieures; c'est la conséquence d'un système d'éducation uniforme, du contact des enfants aux écoles, où la langue française est uniquement employée. J'aurais pu négliger quelques-unes de ces pièces qui se trouvent

dans des recueils déjà publiés (rarement avec des airs notés);

j'ai

cru

devoir les recueillir, elles donnent souvent des variantes inédites, des

peuvent servir à l'étude des modifications que subis-

airs différents, et

sent parfois les chants populaires en changeant de région.

I.

— Lou

Rousié

Andantino

4

\j

Rou

i;

-

sié,

m

b rou

sié,

^U-M—i=y-n —

*=t=£ '

;

ro-sos

e

de

flous,

±=Ë :E=tfc

Tout plé

y-

Ma-dou mai

de

v=& vo

sos,

-U— U-U-U-

sè-lo, vi-rats

-

De

s vous.


24

Rousiè

(bis)

Tout plé de rosos, De rosos et de flous, Madoumaisèlo, virats-vous. Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Le Rosier. fleurs,

Les petites «

— Rosier

(bis)

couvert de roses,

— mademoiselle, retournez-vous. filles

de roses et de

chantent ce couplet à tour de rôle; lorsqu'on

dit

:

virats-vous», elles se retournent toutes à la fois et la ronde continue

à l'envers.

II

Andantino

ï

m—0

te

-G>-

[

=*3^3t Rou-

-

ro-sos

rou

sié,

e

de

Tout car-gat de

sic,

flous,

Be-lhos

Rousiè

fil

-

ro-sos,

hos, vi- rats

-

De

vous.

(bis)

Tout cargat de rosos,

De rosos Belos

e de flous,

filhos, virats-vous.

M Ue Amélie Rosier, rosier, -

belles

filles,

Mir, Garcassonne.

tout couvert de roses,

de roses et de fleurs,

retournez-vous.

III

Rousiè cargat de rosos,

De rosos

e de flous,

Madoumaisèlo, vira-vous, Que darriè vous l'a un amourou.s Madoumaisèlo s'es virado, ;

Soun galan Ta 'mbrassa

lo.

M. Guihaud, Narbonne.


— —

25

mademoiselle, Rosier chargé do roses,— de roses et de fleuri, madeil y a un amoureux que derrière vous

retournez-vous, moiselle s'est

retournée, —

;

son amoureux

IV.

l'a

embrassée.

La Roso

Andantino

t=

=£=£

i ro

no

-

e

l'a

m

p

-

me

Si

rau-bon, N'en au

la

l'a

jar-

tEEm^m

*-

-7 di;

moun

Din

so

-

^

eno roso

moun jardi Se me la raubon, Din

;

N'en aurô M.

La Rose. vole,

H

y a une rose

le

D

r

dans

gi.

Chaussinand, Goux (Ardèche).

mon

jardin

;

gne

lous,

on

si

me

la

— je n'en aurai point. Andantino

m

Ht

JK=Ï X-

ÎT=p=t£ Las

-

fe

de-tos

lous

e

a -

m

tE$=ea^ de-tos

C'

a

CCPlrr

be-to, Lasfe

-

de-tos

-gne

le e

- lous,

fi

Dans-

li

lous a

-

a

Las

fe-

f=F=f, 7-

U—

lous

e

-

-

L

U

'J :

vou su3 Ter-

*=£

r

;=

V:z±.

gne-lous,Tou-tes

Las fedetos e lous agnelous (bis) Dansavou sus Terbeto, Las fedetos e lous agnelous, Toutes dou>«. M. le pasteur Liebich, Saint-Germain de Galberte (Lozèrq),

P dous.


— 26 Les petites brebis

menue,

agneaux

et les

(bis)

agneaux,

les petites brebis et les

VI.

dansaient sur l'herbe

tous ensemble.

Lou Roussignôu

Allegretto

S 3XU-P Au

^=p

jar - di

y=%=-y=$.

ma

de

tan

£ chan-to;

V

fe=tt=t

Fai tou-tou-net,

Au

Fai

:

il

fait

:

D

le

fait

il

\

tou-tou-net,

ma

tanto,

j. \

fai

§3 cri!

;

cri!

:

r

Ghaussinand, Coux (Ardèche).

— Au jardin de ma tante — — cri!

toutounet (bis)

gnôu

toutounet (bis),

Fai M.

j-

\i

fai

jardi de

-

M.

±=£ g—

Lou roussignôu chanto

Le Rossignol.

rous-si

3

3

Il

Lou

- to,

le

rossignol chante;

:

VII Brandi, Calandri.

La filho de Lissandri, Lou pessègue ben madur, La figo ben maduro, Lou rousiè tout flouri. Coucou toupif M. Funel,

instituteur, Cannes.

— calandre. — La d'Alexandre, — pêche bien mûre, — Coucou toupi — figue bien mûre, — rosier tout Branle, la

En

la

fille

le

fleuri.

!

disant: «coucou toupi!», tous les enfants qui forment la ronde

s'accroupissent.


— VIII.

27

— A LA RONDE

Allegretto

A

la

ron-de,

ron-de, pour

De-mi

con-ten-ter

le

^mtt^^^E^

£=£#

âf

monde, Les grands

et les $e-tits,Tout petits

A

I

tout petits! tout petits!

la ronde,

Demi ronde, Pour contenter

le

monde,

Les grands et les petits, Tout petits (ter) !

Jeanne Lambert, Montpellier.

Aux mots

:

€tout petitsd , les enfants s'accroupissent, en imitant des cris

d'oiseaux.

IX Allegretto

-jt—â

f—f—f-


28

Tan que l'ordzen durorè, Lo pitsounèlo dansorô. M. Landes,

Sarlat.

— Tant que l'argent durera, — la petite dansera. petite tant que l'argent durera, —

La petite

fille.

la

XI.

fille (bis),

fille

— Mataleno

Allegretto

£i?_£L:Ënp

&=Ë Ma-ta ft

»*

-

le

-

no Re-no

:

ï V=& (E=£

v-

re-no, Cinq iôus

à

la

pa


29

Quan Jan-Pierre bat les iôus Ande la toucadouro dei biôus, Hemeno la cansalado Ande la palo del four; Atal danso la mainado,

Quan

a soun ventre sadoulh.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Jean-Pierre. des bœufs,

danse

il

la fillette,

— Quand Jean-Pierre bat œufs — avec l'aiguillon — ainsi lard — avec la pelle du four remue — quand a son ventre plein. les

le

;

elle

— Las Cramalhos

XIII.

Las cramalhos soun

sul fioc,

Patotinteino (bis)

Las cramailhos soun

sul fioc,

Patotinteino Patafîoc.

Viro de

sa,

Viro de

là.

Baiso. (quater)

Viro de sa,

Viro de

là,

Baiso la que te plaira. Le Frère Miquel, Rabastens-sur-Tarn.

La crémaillère. — La crémaillère est sur feu, patotinteino — la crémaillère est sur feu. — P. P. — Vire de — vire de — Embrasse, (quater) — Vire de — vire de — embrasse celle le

(bis),

le

ci,

là,

ci,

qui te plaira.

XIV.

Laderibobo

Laderibobo

!

Chascun viro sa mio, Aquele que n'aurô gis Virorô la couô dôu chi. M.

le

D

r

Ghaussinand, Goux (Ardèche).

là,


— Laderibobo. point

— feront

— Chacun

fait

30

tourner sa mie

;

ceux qui n'en auront

tourner la queue du chien.

XV Aime

E

lou bon Dieu

Senta-Vierja,

la

Aime lou bon Dieu, Que n'es mort per ièu. Quant on es sage, Quante avantage Anaren au Ciel

Embe

:

l'anje G-rabiel.

M. Bouquet, Montpellier.

qui est

— et la Sainte-Vierge, — j'aime — Quand on est sage, — quel

bon Dieu mort pour moi.

J'aime

le

nous irons au

bon Dieu,

le

avantage

:

— —

— avec l'ange Gabriel.

ciel

XVI.

— Allons

a la montagne

Allegretto

s

i

$=p

rrrr-f: V-iUj-M :

Al

-

Ions à

la

V-

mon

-

ta-gne; Pri

-

£=k=±y

oqs pour No-tre-

£ Da-me; Al

-

Ions en pa-ra

-

dis,

*

Pri-ons pour Jé-sus-Ghrist.

Allons à la montagne,

Prions pour Notre-Dame

;

Allons en paradis,

Prions pour Jésus -Christ.

M XVII.

— La

lle

Cep, Montpellier.

Saca de blat

Allegretto

i

A-

-tr;

-K:

7Pei-re,

#

Pei-re, fô de

v=v=v blat

:

Pa-ra

la

\at

*=*: +PJÏ

sa-ca, ve-ni ne


y

-

3Si

^ 31

3X

3=* ?=PH? 5t

querre;Peire, Peire,

de blat: Pa-ra

i'6

la saca, veni

3

sa-ca, n'aven pas cap.

la

Peire, Peire, fô de blat

Para

±

tt

:

ne querre

;

Peire, Peire, fô de blat:

Para M.

le

D

Coste, Saint-André de Sangonis (Hérault),

r

blé.

— Pierre

viens en prendre;

— Pierre

Le Sac de

n'aven pas cap.

la saca,

(bis), (bis),

j'enferme du blé

j'enferme du blé

:

:

— ouvre ton — ouvre

sac,

ton sac

nous n'en avons point.

XVIII.

— Lou

Mouliniè

V

m

g—r-r

5^

3=U

Lou mou -

r

r

-

li

niô

r

-

t=t=£ V

Am

J

.<

-bé

que

de

£

il

De

mer

mai? De

-

fa

la

f

r

V

\1

ri

-na.

—¥

V

r \i

da de

ga

li

-

ÏS3 7=v=^=^ 1

¥

M. de-que il

?

v=&

pas -sa

-r

V

v—yAm

Que

g

mer-da, de

ca

na.

± -

cai.

— Lou mouliniè Que passa

la farina.

— Ambé dequé?

— De merda de galina. — Ambé dequé mai — De merda, de cacai. ?

M. H. Bouquet,

Montpellier.

Le Meunier. Le meunier passe la farine. Avec quoi? De la fiente de poule. Avec quoi encore ? Avec du caca.

:


32

XIX.

— Lou

Lapin

Allegretto

En

qua-tre emb' Enri cinq Se voulièu batre emb'un la-

- ri

t=£ ititt pin

;

Lou

la -

pin saguc pus fort,

En - ri

saguè mort.

quatre

Enri quatre emb' Enri cinq

Se voulièu batre emb' un lapin Lou lapin saguè pus fort Enri quatre saguè mort.

;

;

M. Arnavielle,

Le Lapin.

Alais.

— Henri quatre avec Henri cinq — voulaient se battre — lapin — Henri quatre fut mort. plus

contre un lapin;

fut le

le

XX.

fort,

Ronde des Muets

Allegretto

-jh

7T

f

f

m

m

f

f

p—

s


— —

XXI.

33

Les petits Poissons

Allegretto

ao %~9 Les

p'tits

pois-sons

P

——

*-

F

V

7-

na-gent;

g lï

Les

pois

p'tits

-

sons

sont dans l'eau

qui

ï

£

%

tt Na-gent com-me il

£

*=£ y—y-

ê

na-gent;

Les

pe

- si.

Les

m

- tits

pois

m -

na-gent,

sons

Nagent; p'tits

^

P±=B >-

pe -

tits

les pe-tits

^m

£

pe-tits pois -sons

p'tits .poissons qui

Les

les

Les grands et

p=£=E* 2=2

na-gent; Les

et

aa

ï£=fct

PC

;-

¥=?=¥=* E=£ E

fe

9 Na-gent, wa-^e aus

->

V

tt

Na-gent, na-gent,

£=£

Les grands

faut.

fc

[)

j

9 =ft

,--

Na-gent, na-gent,

qui sont dans l'eau

1

j-f

V=&

V-

^—\i—V=V ¥=V

Na-gent, na-gent

Na -

ge

-

ront.

sont dans l'eau

(ter)

poissons qui sont dans l'eau

Nagent comme

il

faut.

Les grands et les petits Nagent, (ter) Les grands et les petits Nagent, nage aussi. Les petits poissons

Nagent (ter) Les

petits poissons

Nagent nageront.

M

,le

J.

Lambert, Montpellier. 3


—Ê

XXII.

-

34

La Capucine

Allegretto

M

2: tt Dan

-

I

sons la

nous

;

Y'en

a chez la voi

É tt=tt

pc

ca-pu

t=£=9=& #=U

i

S

PC

£t=s

ci - ne,

N'y a pas de pain chez sec

wrw.

P=P

V=&

- si-

Mais

ne,

il

£=£

n'est pas

Dansons la capucine, N'y a pas de pain chez nous Y'en a chez la voisine, Mais il n'est pas pour nous. Chou!

M Ue

XXIII.

pour nous. Chou!

;

Caroline Auzillion, Montpellier.

Catarino

Moderato

%

s

•-

M-S-LU Ga-ta

-

ri -

no,

U=U: Ma ve

JEZJi

- si-no, Pres-ta

£

V~~0 bour,

Que ma

ca-to Se

ma

-

-•

-IUL4

U

ri- do

:

La vo

-

me

vos -te tam-

0—t - le

r

0-

y-

£^

fà dan-sa'n tour,

Catarino,

Ma

vesino,

Presta-me voste tambour,

Que ma cato Se marido

La

:

vole fà dansa 'n tour.

M m8

Gilbert, Avignon.

— Catherine, — ma voisine, — prêtez-moi votre tam— bour, que ma chatte se marie: — je veux la faire danser un tour. Catherine.


-

-

35

XXIV Moderato

5

^i îXX-P

Ma cou 122

-

P

bour, Que

Ma

si-no,

fi-lho

Se

vos-te

tam-

lu

f=* ÈE^E^ESfl

*=£

ma

me

si-no, Pres-ta

ve

ma-

ri-do|: Li fa

-

ren

vi

rà dous tour.

-

Ma cousino, Ma vesino, Presta-me voste tambour,

Que ma

filho

Se marido

:

Li faren vira dous tour.

M

Dr

le

Ghaussinand, Coux (Ardèche).

— ma voisine, — prêtez-moi votre tambour, — que ma — se marie: nous la ferons tourner deux tours.

Ma fille

r

cousine,

XXV Catarino,

Ma

vesino,

Prasta-mi voste tambour,

Que ma cato si marido, La boudriô fa dansa 'n tour. M.

le

pasteur Liebich, Saint-Germain de Galberte (Lozère).

— ma voisine, — prêtez-moi votre tambour, — que ma danser un tour. se marie, — je voudrais la

Catherine, fille

faire

XXVI.

g -A—M

-/-

ff

Ni-co

-

las

,

— Nicolas

EÊ £=*

s'é -tait fait

3C3C ton-dre,

^

?=t £=* 11

n'a

-

vait plus de che-


A

36

IP^J^pgllËpg^^B veux

;

Il

U-ne per

bli-gé de met-tre

o-

fut

Nicolas s'était

1.

ruque sans queue.

-

tondre,

fait

cheveux

Il

n'avait plus de

Il

fut obligé de mettre

;

Une perruque sans queue.

En

2.

passant par l'Angleterre,

Sa perruque s'envola Ah! mon Dieu! quelle misère Pour le pauvre Nicolas ;

!

M

lle

Caroline Auzillion, Montpellier.

XXVII. °— MlNOU Ml NET Moderato

p^=H=fr=r Mi - nou mi

ï

t:

iL-U

A

-

tat

la

-

G A man

ta

-

G

G

jat

lou

I

?=r-

—f=frv—y-

qui

ne

-

G

I

±:

#=#

V=£ ï Per soun de - ju

7-

tes - ta

rat,

nà.

-

Minou mineta

A A

manjat lou

rat,

quitat la testa

Per soun dejunà. M. Bouquet, Montpellier.

— Minon Minette, chat] — a — pour son déjeuner.

Minon Minette.

il

[le

mangé

le rat,

a laissé la tête

XXVIII.

m

Allegretto

v

— La

Co dôu Cat v

,.

v

£=£ La

co

de

moun

cat

Que

tou- jours bou-


lA.f/o. la

do

r.o co

37

moun

cat

La

Tou-jourbou Tou- iour bou

moun

co de

- le-ga le-<ra - ra.

cat

Que toujour boulègo,

La

moun

co de

cat

Toujour boulegarà. M. Ardouin, Nimes. La.

la

Queue du Chat. queue de

N.-B.

mon

chat

La queue de mon chat

toujours remue,

toujours remuera.

Se chante en rond, puis le cercle se rompt et Ton continue formant une longue file, qui se roule et se déroule (c'est la

à danser en

queue du

c hat).

XXIX.

Lou Cat

Nostre paure cat

N'ô de nieiros, (bis) Nostre paure cat N'6 de nieiros un plen sac. Si grato,

freto,

si

N'atrobo pas ges,

Perso qu'es sens dets. M.

Le Chat. vre chat il

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

— Notre pauvre chat —

a des puces,

— a des puces un plein sac. —

n'en trouve point,

— Lou

Allegretto -fi-

i

v

T'an tou

*=9ï=i£

se gratte,

— parce qu'il n'a point de

XXX.

g

Il

-

cà,

da

7-

mo

ë ±=M

\y-

tt càtountam-bou-ri

-

-

net;

il

notre pau-

se frotte,

doigts.

Tambourinât

M

Ma

(bis)

E, s'as

\t

de

±=tt

±z

Gam -

—y—

bis,

T'an tou-

^S

î^

tt

v

peu que lou

cat

te

-w

±êzJ

lou


— 38 — man

Qt

m y—u-U Frè

- ge,

-

to

-

bous

'no

li

- sel -

lo

?

d'à - iet.

Tan toucà, Madamo de Cambis, Tan toucà toun tambourinet E s'as pôu que lou cat te lou mange, ;

Freto-li 'no boussello d'aiet.

M. Arnavielle,

Le petit Tambourin.

— On

battu sur ton petit tambourin

mange,

;

et,

— frotte-le avec une gousse

XXXI.

Madame

a battu,

si

Alais.

de Cambis,

— on a

tu as peur que le chat te le

d'ail.

Lou Ratet

Moderato

-g—r-r

^—P-

:£=B=t£ Lou ra

U -Jjj -

\J

tet s'en vai

xt

V de

niuè,

A

ÏI

P=P cuiè,

i

mai-re din

Sa

*

#:

plou-ro

La tour

Lou

A

-

*

va soun pai-re

-

a=p:

tt* P P=tc l'ou-lo;Lou ra- tet gin

— a: £^-{ÛM fcr Wf â:

trou

-fr-P-

S3htiz -

gou-lo. Plou-ro,

^E5

*

V=V=

tou-ro; Ris,

ris,

Laper

- dris.

ratet s'en vai de niuè,

trouva soun paire cuiè,

Sa maire din l'oulo Lou ratet gingoulo. Plouro

;

(bis)

La tourtouro

t=£

JJuJj_-JZ=X£

;

Ris (bis)

La perdris. M. Arnavielle,

Alais.


— Le petit Rat.

— Le

39

petit rat s'en

va la nuit,

il

a trouvé son père

petit rat gémit. — Pleure cuit, — sa mère dans la marmite; — — la tourtourelle — rit (bis) — la perdrix. •

le

(bis)

;

XXXII — Lou Dimenchb Moderato

m

W=¥=B-

feyEfefes *=?=V=V=?-

v-v-v-u De-man

es

di

X3- £

J^M

U-V •

A

do -no

-

de Cou

-

men-je

*-

i

Pen-ja-renma

Fes-to

men-che,

-

cas-sei

la

*

Se mous-sù ba

bol,

Deman

ro

- lo

;

5EEÊ

t=*

ë.

\}^H=^=U

-

y-y

p

-

La pen-ja

-

ren pel

col.

dimenche,

es

Festo de Coumenje

;

Penjaren madono

A la

casseirolo

;

Se moussu ba bol,

La penjaren Le Dimanche.

— Demain

— nous pendrons le veut,

— nous

la

la

pel col.

dimanche, — fête de — gouvernante à la casserole — c'est

;

pendrons par

si

Comminges Monsieur

( 1

;

)

cou.

le

M

11

'

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

XXXIII Demain

c'est

Dimanche,

C'est la fête de

ma

tante

Demain c'est jeudi, Que les poules pisse au M. (1) Liit.:

Si le maître le veut.

le

D

r

;

lit.

Ghaussinand, Coux (Ardéche).


-

— GUILHAUME

XXXIV. Allegretto K:

ir

S

40

^H=#l^^ pas

vés

hau-me? Sus

Guil

vist

s=s vert, sus

lou

ft= sus

gris,

jau -ne

lou

S

£

tj

A

-

^

vos pas vist Guil

5c

$t

\t

hau - me, Guil

hau

-

\^m

-

me

U: Guil

hau-me lou toun-dut,

Avès pas Sus

!

vist

lou toun

^^

-

% hau-me

Guilhaume

T

-+

lou toun- dut

le

jaune

!

?

?

lou vert, sus lou gris, sus lou faune!

(ter)

Le Frère Miquel, Nissergues

sur

Guil-

dut,

Avès pas vist Guilhaume, Guilhaume loutoundut? (1)

Guillaume.

lou

— Avez-vous vu

Guillaume

?

— Sur

(Hérault).

le vert,

— Avez-vous vu Guillaume, — Guillaume

le

sur

le

tondu?

gris, (ter)

XXXV Avès pas

vist

Guilhaume,

Abilhat de vert e de jaune

Avès pas

vist

Moussu,

Abilhat de vert e de blu

M

(1)

Var.

:

?

me J.

— habillé de vert — habillé de vert de bleu

Avez-vous vu Guillaume, vous vu Monsieur,

et

Guilhaume Guillaume

s'es

s'est

perdut.

perdu.

?

(ter)

Lambert, Montpellier.

et de ?

jaune?

— Avez-


F

F

-

41

— La

XXXVI.

/

Girouflàdo

Allegretto

*==m=k —• S 3=£=£ Te

—7—

fi:

i

vo

- li

è

frount; Si

#—•A

r r r u ; ; u

ri-do,

ri -

-

La

do,

gi-rou-

=2=

tC=tt=t?

?

i

i

u b —-u y-y—y

l

fi—F""

miechdal

fla-do al

Mar-ga

plan-tà,

L^f r—

iA—

'

sa

la

-

*

pc

pla flou-

viôs ta

?

±

lavour-drios a- vé tou-joun, tou-joun, tou- joun.

I

Te La

voli planta,

Se

la saviôs ta pla flourido,

Margarido,

girouflàdo al miech dal frount;

vourdriôs avé toujoun,

I la

Tou joun

(bis).

M.

La Giroflée.

le

D

Guibaud, Narbonne.

r

— Je veux placer, Marguerite, — — tu savais bien — tu

milieu du front

;

avoir toujours,

la giroflée

te

la

si

toujours

si

fleurie,

l'y

au

voudrais

(bis).

XXXVII

mmm^^zm^ mm ^

Allegretto

Te vo -le

plan-tà, Mar-ga - ri- da,

=Ï=F

En

qua-li

à

toun jar-

— —0—0-

-0

y=&

di,

La gi-rou-flada

-J:-

- tat

Vi

de puspou-li-da

Fragment que

je n'ai

pu compléter.


42

XXXVIII.

— Ma

L'autre jour maridère

Gran

ma

gran

Sapristi, qu'èro vielho

;

!

Pouiô pas cacha lou pan Sapristi, qu'èro vielho ma gran! ;

loui croquan.

Mais cachavo bien M.

Ma

Grand'mère.

r

Ghaussinand, Coux (Ardèche)

!

— Elle ne

sapristi, qu'elle était vieille

bien les croquants.

D

L'autre jour je mariai

sapristi, qu'elle était vieille

le

ma

ma

grand'mère;

pouvait pas mâcher le pain

grand'mère

!

— Mais

elle

;

mâchait


III

LA SAUTEUSE


III

LA SAUTEUSE

C'est le jeu favori des enfants, principalement des jeunes

dant

l'hiver.

Deux

filles,

pen-

d'entre elles tiennent l'extrémité d'une corde assez

longue pour pouvoir, en la faisant tourner, l'élever au-dessus d'une ou de plusieurs camarades, qui sautent en cadence, et la laissent passer sous leurs pieds lorsqu'elle arrive à terre, pendant que les tourneuses chantent les couplets suivants, qui règlent le

mouvement des

sauteuses.

Lorsque l'une d'entre

elles

a,

par maladresse, entravé la corde

sous ses pieds, elle devient tourneuse et chanteuse à son tour.

a s

=fca

Ma-de -moi

-

sel -le,

deux

ans,

a

-

vez

-

vous?

Un

1 7

7-

Van,

Quel âge

ans,

trois

quatre

ans.

Mademoiselle,

Quel âge avez-vous

Un

an,

deux ans,

M

11

*

?

trois ans, etc.

Caroline Auzillion, Montpellier.

C'est un ingénieux moyen, employé dans les classes enfantines, pour apprendre à compter. Les plus habiles arrivent parfois jusqu'à cent ans.


*

— 46 — II

fe&É=£EÊES

^

Trois pe -

7Trois pe

-

tits

tés

Ma

!

che

-

mi

$=&

tits

k=tt -

-

tés

!

La

voi

le.

lé!

!

chemise brûle.

Trois petits pâtés

La

brû

-

*

£

Trois petits pâtés

Ma

±: brû

- se

!

voilà brûlé. Très populaire à Montpellier.

III.

— Chapeau

de paille

:£ Cha-peau

de

——

É

-*=* ^ ^

Que Pau-line

Jfc

Sans plus

i&=

-

temps

pail-le,

tt bel -

est

I at

ten-dre,

le,

-

se

-

reux

^=

£^ la

veut

-

man-de

de

=fc

ma

- ri

er.

Sans plus attendre, la

demande;

Sans plus attendre, Ils

vont se marier.

M 1U Germaine

!

bt la

Chapeau de paille, temps (ou tant) d'amoureux; Que Pauline est belle, que Louis la veut! Louis

;

3£=tE

Que Lou-is

tt Lou-is

ten-dre, Ils vont

-mou

d'à

£

* m=^

9

Sans plus at

-&

*=£

tfc

Teissier, Montpellier.

;


—— IV.

— En

Barque

^=3T

seS

V-

barque, en barque, en bar

que, Trois jeu- nés

-

Nous par

-

ti-rons

ba-tail-

— F—h— miSÊÊ A

di-man-che

En barque,

h p-s-1

i1

\-

Ions,

±=W/

7

.

En

47

i

la voix

du ca-non,

(ter)

Trois jeunes bataillons,

Nous partirons dimanche

A

la

voix du canon.

Si j'étais hirondelle,

Que

je puisse voler,

J'irais

à Sainte-Hélène,

J'irais

me

reposer.

En barque,

M

V. "~p"

11

*

etc.

Caroline Auzillion, Montpellier.

Bonjour, ma Tante


?

— VI.

48

Le petit Soldat

^m *£ rs=m^ Où

pe

vas - tu,

-

t

— — —

i?

-&-

^f ^3 f

ter

Que portes-tu dans ton sac? Des pommes de terre. Jeanne Lambert, Montpellier.

Prêtre

petit

ft=fr=T

:2:

#=£=$=&:

P=U Un

pe

- tit

prè

Sa bou-teil-le

-

plei -

ne Jus

S t=tt=ut ?îo«, ci au -

rw

-

net

Un

tre

S

i—V—iJz

- te.

-

Sor

?

-

tant

du

pa

—iL—-y—

-

ra - dis,

É

qu'à de-main

:?

u.

mi-

di.

Sa

Mes

sou-liers Sont dé -

li - es.

petit prêtre (1)

bouteille pleine

Jusqu'à demain midi

(2).

Clairunon, clairunette.

Mes Sont

M

(3)

110

souliers déliés (3).

Marguerite Revillout, Montpellier.

Va*. Un petit homme. Var. Jusqu'à samedi. Var. Mes souliers ont des :

:

:

C lai-ru-

V ^-^f-V-H/— j^-g =F^

Sortant du paradis,

(2)

re

vas-tu petit soldat ?

VIL — Le

(1)

-

Je pars pour la guerre.

M Ue

H

i> z

Je pars pour la

sac?Despom-mes de

guer-re. Quepor-tes- tu dans ton

h

h

- dat?

sol

tit

———

I^ëS

ï

-â:

lunettes.


— VIII.

Modéré

49

Marguerite de Paris


2

— 50 — X.

J?—

i

i

f

— Minet I

*

,

-,

f

—,

-+-


— XII.

XTpË ±=b V

— Quelle heure

t=±v Z£=z f=f=fF^ j-M—+ n

-l

est -

Mi

il?

\t

est-il?

*=£ it

Quelle heure

ris.

51

5A

Sest - elle?

v

la

Quelle heure est-il

— — —

l'a

Qui

La Où

A

Que Une

p'tit'

f—r- -=*^ --/-

V.

cha -pelle. Que

fait

la chapelle. fait-elle ?

dentelle.

Pour qui ? Pour la Vierge Marie Pour qui plus? Pour l'enfant Jésus.

|es

!le

(1).

Jeanoe Lambert, Montpellier

— Saint-Crépin

7-

de

jour

-S-

Saint- Gré

-

tri -

Pour

pin,

V Mon

cou

^ -

sin,

Les

V=i==7=

-7-

don-niers

(1)

elle?

souris.

4t

-

-

?

zzft Le

p'tit'sou-

est-ellô ?

XIII.

cor

La

l'a dit ?

M

m

dit?

Midi.

— — — — — —

Qui

- di.

se

sent.

al

-

Var. Pour la dame de Paris. Autre Pour l'enfant qui prie. Autre Pour la petite Mimi. Autre Pas pour vous: vous êtes trop

1er

voir

:

:

:

:

laide.

Ca-


t

i

i

I

tin,

Mon

52

^

ft

F

cou

sm,

-

chan-gent

Ils

de

che

-

mi

-

se.

Le jour de Saint-Crépin,

Mon

cousin.

Les cordonniers se frisent. Pour aller voir Catin,

Mon Ils

cousin.

changent de chemise.

M Ue

Caroline Auzillion, Montpellier.

XIV

3

fr

j

:

*j

tout

C'est

-k—

£

ba

en

£

=tt

V

- di

^-

nant Que

-

j'ai

per-

£

U— U— U-i du

ma

ta -

ba

tiè - re; C'est

i^Hp^i nant

Que

j'ai

=3=^=p=l

=P=

per

K

tout

du

ba

- di-

m—

S=fc=P

-

en

mon

35:

tt

ten-dre a

-

mant.

C'est tout en badinant

Que

j'ai

perdu

ma

tabatière

;

C'est tout en badinant

Que

j'ai

perdu

mon

M

XV. â:

— Le

11

*

le

Caroline Auzillion, Montpellier.

Temps des Noisettes

V V=£=±=$ C'est

tendre amant.

temps des

&

-pP^£=g=fc

noi-sett'

Is

-

ira

is -

ira

is-


-

^m :£

p

faut ma-rier nos

1.

m -

fil

temps

le

C'est

£

V-

:t

la - la!

ira

-

53

v-

fcfc

les,

faut ma-rier nos

il

Ma

^ Il

les.

fil

temps des faut marier nos

!

C'est le

noisett'

Il

filles (Ois).

2. Laquelle marions-nous

La grande ou La

itz=

- sett',

temps des noisettes,

C'est le

Istra (ter)

3.

noi

des

la'petite

:

:

?

plus jeune des deux,

Parce qu'elle est plus gentille. 4

.

La grande monte au

salon,

Elle pleure et se désole. 5.

Son père, en la voyant, Lui

6.

On

dit: Qu'as-tu

a marié

Nous

fille ?

ma sœur,

Et moi je reste 7.

ma

fille.

te marierons,

Istra (ter) lala

!

Nous te marierons Avec quatre pois-chiches.

M XVI.

*

n

lle

— Vieux Bal de Saintonge Ï=F

fi:

rv

A

Germaine Teissier, Montpellier.

la

-

EË^E^^

de che des

mou -les

-1:

Nous

n'irons

m Vplus,

Ma-man; A

la

-

che

des

mou-

les


— dk

-

tf^U

Nous

s

54

Les

n'i-rons plus.

gar-çons

Ma-

de

^

S

*=*

ç: ren - nés

M'ont pris

mon pa

- nier,

Ma-man;

t

I

lt£=it gar-çons de

Ma

A

-

la

¥#

7

ren -nés M'ont pris

mon

pêche des moules

Nons

n'irons plus,

Maman ;

A la pêche Nous

des moules

n'irons plus.

Les garçons de Marennes M'ont pris mon panier,

Maman; Les garçons de Marennes M'ont pris

mon panier.

Les

pa

-

nier.


IV

JEUX D'ENFANTS


IV

JEUX D'ENFANTS

formules d'élimination Lorsque

les enfants veulent faire la ronde, jouer

à tout autre jeu,

ment

le plus

ils

à cache-cache ou forment d'abord un rond. L'an d'eux, ordinaire-

grand, ou celui qui a le plus d'ascendant, prononce une

espèce d'incantation, psalmodiée sur deux ou trois notes, quelquefois chantée, mais toujours bien rythmée; c'est ce qu'ils appellent fairela

pouma (faire la pomme). Cespoumas sont composées presque

toujours de mots bizarres, dénués

de sens et, partant, intraduisibles, sorte de gymnastique

nique qui plaît aux enfants par son absurdité

même

mnémotech-

et leur sert à faire

désigner, par le sort, le rang que devra occuper chaque joueur, celui

qui devra se placer au milieu du rond, ou courir après ses camarades,

jusqu'au dra

le

moment où

il

pourra en saisir un autre, qui, à son tour, vien-

remplacer.

Le moniteur du jeu touche successivement, à chaque temps rythmique, la poitrine de tous les petits joueurs

celui qui est touché en prononçant la dernière syllabe est élagué du cercle, et va se cacher ou se placer à la ronde. Lorsqu'il n'en reste plus qu'un, le petit chan-

teur continue la

pouma

;

en touchant son camarade et lui-même à tour désigné par le sort pour cligner.

de rôle, et c'est lui, parfois, qui est

En Provence, presque

toujours, on fait précéder la

terrogation suivante, en montrant

le

Quau vôu ma péro? (qui

poing

veut

pomme

de

l'in-

:

ma

poire?)

Iéu! (Moi!)

répond vivement

le

plus

pressé;

c'est

par celui-là que commence

l'incantation.

Mais, la

s'il

y a discussion entre eux pour savoir quel est celui qui fera

pouma, un enfant cache dans une main un ou

plusieurs objets et 5


58

présente à un de ses camarades ses deux poings fermés, en tant, toujours sur l'air traditionnel

:

s:

p

:i±

Tou - Ion, bou L'autre répond

:

lui

-

p tt

r

loun, din quau

z mo

soun

?

chan-


59

Nirga,

Niarga,

Carbounet, Vira la gauta,

Un bon

souflet. Montpellier

(très populaire

dans tout

le Midi).

II

Uno poumeto. Nicleto,

Niclau,

Santo bagueto (ou barbeto) Escalo niau... Pèire,

Vèire,

Charpentié,

Viro

la

Un bon Ou

bago, souflet.

bien

Niaque,

Niaque,

Carbounèu, Ausso la man;

Un bon

bacèu.

M. Fréd. Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône).

III

Uno poumeto. Micleto,

Miclau,

Santo Barbeto, Escaragnau. Niargue, niargue,

Carbouné, Viro la gauto.

Un bon

souflet.

M

n,e

Gilbert, Avignon.


,

60

IV TJno lauveto

Vouleto,

Me

chau

Sauto, Margau,

Davan lou niau, Pauro aucelou, Paro aube Talo (1) En bouon atout. :

M.

le

docteur Chaussjnand, Coux (Ardèche).

V

— Quau vôu ma pero — Ièu

?

!

La pero, La davero, Lou rigau, Gau, gau, A perdu sa troumpeto Enco de san Vigau. Soun mantèu Qu'èro tant bèu! Lis aguïoun,

Lis aguïeto,

Courron de long

De la carreto. Poung eici, poung eila, La plus bello sauto eila. M. Fréd. Mistral, Maillane. Version d'Arles (Bouches-du-Rhône).

VI

— Qu vôu aquelo pero — Ièu! La pero gardano Que bâte 1)

Var.

:

Paro

ta jôuto

la lano,

?


,

-61 Lou

fiéu

Tourtiéu,

La La

din

dan,

Va-t'en.

M. Fréd. Mistral, Maillane (Bouchcs-du-Rhône). (Version de Marseille).

VII

Uno poumo redouno Que passo sul pount de Narbouno, Que fai tin-tin, tan tan; :

Courneto, va-t'en.

M Une pomme dodue, fait

:

tin-tin,

tan-tan

;

lle

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— qui passe sur — cornette, va-t'en.

le

pont de Narbonne,

— qui

VIII

Uno poumo rouge, Toulouso Que Uno poumo blanco, Que fa le tour de Frantso. fa le tour de

M Une pomme blanche,

rouge,

— qui

fait le

— qui

lle

fait le

;

Marie Lambert, Belesta (Ariège). tour de Toulouse

;

— une pomme

tour de France.

IX La pero L'endevero L'estindou, Siés sus la sello

E

sul selou

;

Lèvo te d'aqui Paure garsou.

M

1 '

Sophie Arguel, Salles-Guran (Aveyron).


���

62

En pounpero, En debero, Esplingoun,

Doundoun

A

;

Sus

la roco,

Sus

la fount,

la fount

i

'a piel d'aigo,

Jigo jargo jirgoulet

;

Foro Micoulet. M. Rigal, Agen (Lot-et-Garonne).

XI Uno poumo,

la deveso,

Sant Andriéu lou pescadou, Viro

fiel

Tan de

e viro flou, (1)

flous

que viraras

Cugarén, cugaras. M.

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

XII

Un poung,

(ou

poum

?)

Bourdoun, Jôusé, Simoun

La

!

peiro muscado

— de lano — coutoun, En plan Devino

Coumpaire, Coumaire, Bessoun. M. Fréd. Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône).

(1)

Var.

:

Viro roso, viro flou, Tan de flous que viraras, Clugaren, clugaras.

M.

le

pasteur Liebich, Saint-André de Lancize (Lozère).


63

XIII

Poun, pin, Sus

la

roco del moulin,

Qun pas Tu fa. s, Million

Quejou

;

Petra Girounda,

Sus

Nadal,

la fount de

Qui qui

ri cal.

M. Rigal, Agen (Lot-et-Garonne).

XIV

Quau vôu ma pero?

— Ièu! — L'ame mai — per moun chin Que

Tambourin. Tambourin,

s'apello

Vai au vin

!

Cacalauso

Bouto taulo

!

Cacho-fio, Bouto-fio,

A

la taulo di

gavot.

M. Fréd. Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône). (Version d'Arles)

XV

— Quau vôu ma pero? — Ièu! L'ame mai per moun chin, Que s'apello Tambourin Tambourin vai à vespre ;

Ame

sis

habit de festo.

Tambourin Vai au vin Cacalauso,

;


64

Bouto-taulo, Escarfio, Bouto-fiô,

A

la taulo di gavot,

Fai peta

chicarrot.

li

Mm

*

Gilbert, Avignon.

XVI

Quau vôu aquelo poumeto?

Ièu

!

Aime mai la dounà à moun Que s'apelo Pelegri

chi

;

Pelegri n'es amourous

D'uno

filho

coumo vous

;

Peiro tan roundo Mounto sus roundo, De roundo à la mar, Cric crac,

Vai M. Qui veut cette petite

mon fille

chien,

ti

le

negar.

pasteur Fesquet, Golognac (Gard).

— Moi! — J'aime mieux la donner à — Pèlerin est amoureux — d'une — pierre ronde — monte sur l'onde, — de

pomme?

qui s'appelle Pèlerin;

qui vous ressemble

l'onde à la mer,

— cric

;

crac,

— va te noyer. XVII Lentiho Petiho,

Quan

l'aigo resquiho

;

Pachin Pachôu,

A vôu L'estam se found, Coumpaire, ;

Coumaire, Bessoun. M. Fréd. Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône).


- 65

XVIII

Uno

ï

Pe

ho

-

- ho

til

;

quan

-

l'ai

Res-

go

^\=£=3=3=dj==m=r=tt

/quil - ho,

fai

:

broutl

té!

Uno

ilho

Petilho

;

Quanl'aigo Resquilho, fai

:

brout! té\

M Ue Une brout

!

étincelle tè

pétille

;

quand

Hermet, Genolhac (Gard).

l'eau

rejaillit,

elle fait

!

XIX -£

i$EE±

m

l'ai -

=P Le

*=£ Fai

i

\l

il go,

:

=tt bou

car

chiu,

-7-

toum

dm

bo

-

Ê^PÉ^ $=* chiu! Ti

-

ro

te

¥ quiu.

d'à

Le carbou toumbo din Taigo, Fai: chiu! chiu!

Tiro te d'aquiu. M"° Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Le charbon [ardent] tombe dans de là [Tire-toi de

là].

l'eau,

fait

:

chiu

!

chiu

!

Sors


;

66

XX

Ga

- ti

ca-ti

-

fi

ti

ca

- ti

fi

-

le

Len-go

co,

^m

P—-? $=$=$=$.

i

mau

briè, fo -

de

pe

-

dau-co, Ca-

m

V=s=W=& &=%=%=& -

fo

ro

ro

le

dar

- riè.

mauco, Lengo de pedauco

Cati cati,

Cati cati, lebriè,

Foro, foro

M

,le

le darrié.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

XXI Deman

dimenche,

es

Manjaren de penche

Deman

;

es dilus,

Manjaren de

fust.

M. Arnavielle,

Demain

c'est

c'est lundi,

dimanche,

— nous

—nous mangerons

mangerons des peignes;

Alais.

— demain

du bois.

XXII Es dema dimenje

La lengo

;

se penje

An'un cap de fiai, Al mieg de Foustal. M. N.-B. de

fil

— C'est demain dimanche; —

— au milieu de

la

langue se pend

— à un

bout

la maison.

recommandation des parents aux enfants d'être plus retenus moins bruyants dans leurs jeux le jour du dimanche.

C'est la et

Clair Gleizes, Azillanet (Hérault).


67

XXIII

^^m 'S

*=t=i?=»:

Plèu, plôu; La

ga

-

li

£EŒ

Toutlou

vi s'es -

*=p: mar,Pa-ta

na dau pai

-

cam-pa. De

rôu

Tcm-ba

glis-

t-r-^-f, y—v- v—Vsô - la

la

à

la

:':

9=£

ttzXt

11

^ -

«t

*=?=£ san-ta,

V=&

t-y-y-

-

tin,

pa

- ta

V=3£ -

fi-ca

tan,

Plôu, plôu

me

camp.

lou

;

La galina dau pairôu Tomba glissanta, Tout lou

De

vi

s'escampa.

la sèla à la

mar,

Patatin, patatan,

Fica-me lou camp. M. Marsal, Montpellier.

XXIV Pouleto Rousseto,

Qu'a pô un iôu Que n'ei ni eue ni c'ru, Vai-t-en,tu

!

M. Ghabaneau, Nontron. Petite poule ni cru,

— rousse, — qui a

va- t'en, toi

pondu un œuf,

— qui n'est

ni cuit

!

XXV

Iffi^

7=

Le sou-rel

/rse

m h' -

vo

:p=

^ZZZ^g

ÎE=#=$=£ De-joustun

tau

-

lié


,

t

fe^^ La

pus

V.: - lo

68

?

V=Pfil

-

ho

Le sourel

Ei

la

d'en bou

-

ier.

se lèvo

Dejoust un tauliè

La pus bèlo

;

filho

Ei la d'en bouier.

M"e Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Le

soleil

est celle

se lève

— sous

un banc de pierre

du bouvier, (de Monsieur

;

la plus belle fille

le Bouvier).

XXVI Riquiqui,

Trou lan Marioun que Marioun que

M

lle

;

l'auri

l'aura.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

XXVII

-#-«—

la


M

— -

-

69

XXVIII Escudelou plen de mèu, Plen de ciro ;

Bèlo

filho s'en retiro.

M,u Sophie Arouel,

Salles-Guran (Aveyron).

XXIX Uno oureto pleno de mèu, Ton de mèu coumo de ciro Lo bèlo filho si retiro.

;

Daudvif daudan, Courneto, bai- fan. M.

le

pasteur Liebich, Saint-André de Lancize (Lozère j.

XXX

£

:p==p:

S

Tf-

Al

s

clu

-

Tu

guet,

P

*=£

-

do,

l'a

-

li -

/

L'a -

li

lu

-

retl L'a -

- o's

li

- o's

—#-=P

-

do.

Al

clu

-

guet, Tu

-fF=r=i ±=u *=?£=£

? re<

tt -

5= eau

o's

^—

i

ro

-

m

u—v—y=$t eau

£

îfc

eau

-

do, Tra - po

lou

L'alio

's

det.

!

caudo.

[bis)

Al cluguet, Turoluret L'alio

's

M.

le

!

caudo,

Trapo lou

D

det. r

ro

- lu-

i^

Al cluguet, Turoluret

-

Guibaud, Narbonne.


!

— Au (fo- s )

70

— turelurel — la bouillie est chaude. — turelure — la bouillie est chaude, — elle

cligneur, (ou à la cachette)

Au

cligneur

!

colle le doigt.

Celui qui chante ce couplet tient sa main ouverte, à la tous les joueurs viennent appliquer le bout de l'index.

En

paume de

laquelle

chantant les derniers mots, il ferme vivement la main afin d'attraper d'un camarade, qui devient le clugaire. S'il n'en prend aucun,

le doigt

c'est

lui-même qui

cligne.

XXXI Escudeloun Plen de peissoun,

Tubes Et plugues. M. Louis Roumieux, Orange.

XXXII Escudelou Pie de peissou, Sauto, belugo,

Plugo M. Arnavielle,

Alais.

XXXIII

Una arencada Empouisounada,

Un

floc de

pan,

Patin pat an. M. Ardouin, Nimes.

XXXIV Un bouci de sardo, Un tros de pà ;

Plouco

tu,

Bei t'amagà.

M Ue

Marie Lambert, Belesta (Ariège).


71

XXXV Aderigou aderigaguo,

De

pèl de figo, de castagno.

M. Arnaviei.le,

Alaifl.

XXXVI

— merulo, — foc à — trancho, manjo, — bei t'en, Terulo

le

noun boles pos

la

truno,

tu,

que

res.

M

lle

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

XXXVII Un

dous e très e quatre,

e

Septe

beit e bint e quatre,

Bint e quatre e bint

e

cinq

Sept e beit e nàut e bint.

M

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

lle

XXXVIII

Un

dous

e

Jacou

e très e quatre,

me

vouliô batre,

M'a batut, M'a roumput, M'a arrountat din Tatahuc.

M Un il

deux et m'a battu, et

trois et

quatre

lle

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

le petit

m'a roué (de coups)

il

me

battre,

dans

le cer-

Jacques voulait

il

m'a

jeté

cueil.

XXXIX 1.

gne

Une

5.

dune

2.

calegnat

plingat

10. dets

i

8.

— —

picoutin

3.

trene

9.

4. cale-

nouclarmount

0. roufiat

7.

soun.

M. Rio al, Agen (Lot-et-Garonne).


£

.

72

XL

— doune — trene — calene — pouchingue — remène — lairoun — quediUne

choun Le même.

XLI doune — trene — quarene — — courdelet — trabecet — coutelet — arimoun — dets soun.

Une

porsingla

M

lle

Marie Lambert, Belesta (Ariège)

XLII

— ni doune — ni trene — cadène — cadenà — pourcelha — troumeli — coudeli — alioun — cou dex soun. Uno

MUe N.-B.

regos, que

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Ces quatre dernières formulettes servent aussi au jeu de las

Ton trouvera plus

loin.

XLIII

*=£ v=*

:=£

Un, deux,

trois,

4—U—

VJe m'en vais

au

Un, deux,

trois,

bois

Je m'en vais au bois

1

;

quat cinq,

six, etc.

;

Quatre, cinq, six, Cueillir des cerises,

Sept, huit, neuf,

Dans mon panier neuf, Dix, onze, douze,

Qui seront tout' rouges.

M

Ile

Louise Revillout, Montpellier.


73

-

XLIV f


— —

74

XLVI

Un clou

ï

ïr

gi -

rou ga-rin ga

*~

pon

dan

-

gar-g'a-li-

§p

f=2 -h

feuil-le meuil-le

mon

-

£:

£=f: ±=t£

4

rou de-pui Si

-

dan

-

clou gi

-

rou.

— girou — garin — garou — de pui — Simon — gargalipon — dandé — feuille — meuille — dandé — clou Un

clou

girou.

M On

lle

Jeanne Lambert, Montpellier.

trouve cette formulette dans TEmpro Genevois (1), recueil des plus composé uniquement des rondes et jeux de l'enfance en

intéressants,

Suisse. L'auteur fait à ce sujet une dissertation plus ingénieuse que con-

vaincante pour en trouver

Empro,

le sens, il la

donne

ainsi avec sa traduction

:

giro.

Carin, Garo, Dupuis, Simon, Garcaille, Brifon, Piron, Labordon.

Tant

est follhe mollhe, tant est clu

Trad. — En premier

lieu,

1

plaçons-nous en

cercle.

Carin, Caro, Dupuis, Simo?i, Carcaille, Brifon, Piron, Labordon.

Tant

est

la feuille mouillée,

qu'enfin

elle

tombe! ou: qu'enfin tout

est fini.

XLVII

t£=U Pim - pa

-

ni

-U -

cail-le,

fi=fi

— —*=£ u

Roi des

pa

-

pil

(1)

fai-sant la

V Empro

bar

-

be, Se

Genevois, Caches,

-

Ions,

*=*—*—$: ±=i^=p=j?=ti

se

tz

u

cou-pe

le

men-ton,

^n^^-

Un

deux,

rondes, rimes et kyrielles enfanti-

nes, etc., par Blavionac, Genève, 1875, in-12 (sans musique).


,

75

=*=?;

— trois,

de

—r~

--

i

'j

bois; quatre, cinq,

six,

de

buis.

Pimpanicaille,

Roi des papillons, Se faisant la barbe Se coupe le menton. Un, deux, trois,

De

bois

;

Quatre, cinq,

De

buis

six,

;

Sept, huit, neuf,

De bœuf

;

Dix, onze, douze,

De bouze

Toulouse

{parlé) Va-t-en à

M

lle

;

!

Marguerite Revillout, Montpellier.

XLVIII

Une

souris verte

Qui courait dans l'herbe Je l'attrape par la queue, ;

Je

la

porte à ces messieurs.

Colinon, colinette,

Tes souliers ont des lunettes.

M

lle

Marguerite Revillout, Montpellier.

XLIX Un De

I,

un 0,

pic e de po,

De sarsabo, De fourcamà, de tirlangô, S'en va chercher son père pigeon. Volez,

Sortez

I

M.

le

D

p

Guibaud, Narbonne,


76

Un

I,

un 0,

De pi, de po, De sansavô, De san cervelo, La figo nouvelo, De rasin do, Piqueto, picô. M.

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

LI

«

Un

t=£ I,

#

?=£ £

un

L,

Un

wt^rn

it

Ga-zin,

I,

ca

-

zel,

Du pied, du

jon.

un L,

Cazin, cazel,

Du

pied, du jon,

Coquiir bourdon,

Un

loup passant par un désert Fit

M

un gros saut, Pour qui ? Pour toi. lle

Marguerite Revillout, Montpellier.

lu Un

I,

un L,

La mèr' Michel Qui nT du

fin

coton

;

1

Le pèr Bichon, Son chat Si

dit à la souris

tu étais entre

Tu

mes

:

griffes,

ferais Bis-ti-cui.

M" Marguerite Revillout, 9

Montpellier.


— —

N

£

77

LUI

Un La

Pour

la

un L,

I,

mèr' Michel

Des choux, des rav' Des raisins doux mère Pe-rou-chou.

M ,u

Marguerite Revillout, Montpellier.

LIV

?=?

1e^_P.-P-^: U

-

ne pom-me

rou

£5: v— mon!Pre-nez garde

\j

y

à

la

mai

vient

u

^

un

ca

U

- tes

m

?=?=£: -y.

pu

- cin.

lou

- se,

*

p

-

son:

-

y

S'il

-

ne,

-

«:

un

^

*—#—

un coup

- lui

vient

S'il

5=P=P=

Don-nez

tt=tt

kc

Tau

lui

Si-

i_J/__lA-U_47

<

$.-=&

y

-

-

* r—

i;

Fai

vre,

wê^m

É=fcM u

F=* <>t—

ï -

:

Qui vient de Tou

ge

-

=

pau

f

P

y-3?=p=2.

de

vin.

Une pomme rouge Qui vient de Toulouse,

Simon Prenez garde à

!

maison S'il y vient un pauvre Faites-lui l'aumône S'il y vient un capucin, Donnez-lui un coup de vin. la

:

;

M"* Jeanne Lambert, Montpellier.

LV Am, sam, gram,

pic et pic et col et

gram

mistram

gram.

M Il

faut

prononcer amm, samm,

etc.

lle

J.

Lambert, Montpellier.


78

LVI La maichanto pepido M'a tuât le pouilh,

Nou

cantarà pus

arc-,

Camarado, très ouros davant joun

A

Vivo V amour

M

tenant,

— m'a tué — camarade, —

V amour

!

La mauvaise

pépie

Ue

le

l

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

coq

;

heures

trois

:

ne chantera plus mainVive avant le jour il

:

LVII

Ta mairo Per Que

te

sono dins un bosc

te

douna de lach calhat

la cigalo t'a

Penden

A

mountat,

très ans,

l'ouro del

temps

Vai-t-en

M Ta mère

Sophie Arguel. Salles-Curan (Aveyron).

t'appelle dans

que la cigale va-t-en

lle

t'a

monté,

;

!

pour te donner du lait un bois à l'heure pendant trois ans,

caillé

dite

;

!

LVIII

-2:

il

V

U

\j

\t-

-

ne

pou

:[2z=p

t=£ V £

CO

du

te

pain

\zm==i^^=k^L ta,

Voi

- là

la

U - le

#=&.

v

un

sur

mur, Qui

VL dur,

-V pou

pi

V - le

-

co

V-

qui

\t

pi-

VL -

ti,

pi

-

co-

mimt. s'en

va.


79

Une poule

sur un mur, Qui picote du pain dur, Picoti, picota,

Voilà la poule qui s'en va.

M" Jeanne

Lamisert, Montpellier.

8

LIX

£=&=£

3t V-

Pom

?=£

V-

de

-

le,

-

pon

^^g

Tu

d'or,

se

ras

$=$=Ç=SE& -J--

Pom - pon

Tu

d'or,

ras

se

de

-

hors.

Pompon d'or Tu seras fidèle, Pompon d'or Tu seras dehors.

MUe

Jeanne Lambert, Montpellier.

Pour éviter entre eux toute contestation, les enfants prononcent, avant de commencer leurs jeux, les formules suivantes, qui doivent, comme une sorte de serment juridique, assurer la sincérité de leurs conventions et avoir force de loi dans tous les cas. Celui qui refuse de s'y soumettre est impitoyablement exclu du jeu par ses camarades.

et

mis en quarantaine

ENGAGEMENT MUTUEL CONTRACTE PAR SERMENT Les deux enfantts se tiennent par leurs petits doigts.

So qu'es fach Chicaneto,

et fa,

chicana,

Lou bon Dieu hou-z-a regarda! M. A. Arnavielle, Ce qui est entre nous]

fait

le

est fait [pour toujours].

bon Dieu en

est témoin.

Alais (Gard).

C. C. [point

de chicane


— Autre

En

-

80

:

étendant la main

:

Fèr

La man

fèr

!

fèr

!

!

din Pinfèr

Tout dubèrt

!

M. A. Arnavielle, Alais (Gard).

Fer

!

(ter)

— la main dans l'enfer — tout ouvert. Cadeneto

Qu'au

De

fà,

foun

fin

le

docteur Ghaussinand, Coux (Ardèche).

— — — qu'au plus profond de

Petite chaîne! petit chaînon

!

La nisado

Si je défais ce

M.

le

que j'ai

fait

aujour-

l'enfer j'aille brûler.

et lou boulet,

Lou prumiè que

La

!

ei

Tinfer ane brulà.

M.

d'hui,

so qu'uei

desfau

Si

cadenoun

!

i'o

lou det.

Pasteur Fesquet, Golognac (Gard).

nichée, ainsi que le bolet (champignon),

— appartient au premier

qui l'aura touché du doigt.

Lorsqu'un enfant trouve un objet entre eux ce dialogue

et

qu'un camarade

le voit,

il

s'établit

:

Palho d'oli, Iéu ne voli. Palho de fé. Digus n'a ré.

M. Barthès, Saint-Pons. Paille d'huile

— moi j'en

veux,

paille

de foin

personne n'a

rien.

Un Un Un

cop dounat, cop bastounat:

escut e la lengo coupado.

M

11

"

Marie Lambert, Bclesta (Ariôge).

••


— Une

donné,

fois

une

donnera] un écu et [aura]

la

81

convenu,

fois

qui

(celui

se

dédira

langue coupée.

Les mauvais joueurs, qui ne craignent pas de renier leur serment disent

^

:

Prestà de Carcassouno

Qui

me

me

presto

:

douno.

M. A. Mir, Carcassonne. Prêter de Carcassonne

:

— celui qui

me

prête

me donne.

Pour demander pardon ironiquement.

Vous demande bèn perdoun

A

la

cimo d'un bastoun,

Jamai noun lou

Moun

paire, sias un gus.

Je vous demande bien pardon je ne le ferai plus,

Ce dicton où l'un dit

est

farai plus,

mon

à la pointe d'un bâton,

père, vous êtes

jamais

un gueux.

connu jusqu'au sommet des Alpes, du côté de Salures

:

Vous demande bèn perdoun, À la cimo d'un bastoun, Bastoun fourchu,

Me

foute de tu.

Je vous demande bien pardon, fourchu,

— je me

f...

de

— à la pointe

d'un bâton,

bâton

toi.

M. Fréd. MisTRAL, Maillane (Bouches-du-Rhône)

Dans les jeux d'enfant, quand l'un d'eux demande trêve pour un moment, celui qui occupe un bon rang au soleil ou à un jeu quelconque assure sa place en disant:

Défende moun barrai et,

Lou que me toco

s'i

met.

.M. Clair Gleizes, Azillanet (Hérault).

Je défends

son

mon

petit baril,

celui qui

me

touche se met [dans

tort].

On

dit aussi

ou bien touche du

:

:

me

dessali (je

me

barro de fer (barre de

fer).

desselle) 1er),

ou bien encore

:

toque ferre


.

— En reprenant

82

sa place, on doit dire

loi es saiita

:

Couloumba,

Qu'a perdut sa plassa

retoumba.

ie

V. de Montpellier.

Aujourd'hui c'est Sainte-Colombe,

perdu sa place la

celui qui a

reprend.

Mais si on quitte sa place sans rien en disant loi es

Que

dire,

on est en droit de la prendre,

Sant Filibert,

se leva de sa plassa la perd.

Anjourdhni c'est la Saint-Philibert,

Celui qui quitte sa place la

perd.

Var. de Montpellier,

ou bien

:

Quai est à

Perd sa

la

guerro

sello (sa terro).

Celui qui est à la guerre

— perd

sa selle, sa terre (sa place).

Var. d'Azillanet.

Lorsque un enfant

mot

suffit à le

quitte le jeu et se déclare vaincu,

il

dit

Geba! ce

dégager.

Var. de Montpellier.

Quand un enfant

a à se plaindre de l'un de ses camarades,

reçu un mauvais coup, disant

il

l'avertit

de

se

tenir sur

ou en a

ses gardes, en

lui

:

Routo As afaire à un tourniè !

!

M. Clair Gleizes, Azillanet (Hérault).

Tout est rompu le mal que tu lui as !

C'est

tu as affaire à quelqu'un qui saura te rendre

fait.

une sorte de vendetta enfantine.

Quand

les enfants

en chantant

sont las de jouer,

ils

se séparent

presque toujours

:

ft

^r

BSEEEEÉ

A Fi

-

ca -

me

lou

camp

ca

-

na

-

lhas,

Fi-


— —

83

#

=S=B

l

ca

-

me

lou

camp

-

d'ai

M'a

ci;

ta

-

»

gnas M'a

-

-

vos

man-jat mas

——

-/-

Vz

&

v:

v:

_#

m

(*

be

vès

-

cas-

-_ Jl

gut tout

moun

vi.

Fica me lou camp, canalhas,

me

camp d'aici M'avès manjat mas castagnas M'avès begut tout moun vi.

Fica

lou

;

',

Fica me lou camp, canalhas, Fica

me

lou

camp

d'aici.

Montpellier, très populaire.

Décampez

d'ici,

canailles,

m'avez mangé mes châtaignes,

décampez bien loin d'ici vous m'avez bu tout mon

M'avès gastat touta ma palha. (1) Var Vous m'avez gâté toute ma paille. :

;

— vin.

vous


JEUX

I.

Les enfants détrempent terre

glaise

dont

ils

— (le

Peta-trau plus souvent avec leur salive), de la

forment une boule, au milieu de laquelle

ils

creusent une cavité en ne laissant qu'une couche mince à la surface et jettent avec force ce petit engin sur le pavé où

il

détonne,

a été bien préparé, et disent, suivant les différentes localités

-m

4~

£-HH Pe

- ta

=b=3

:/:

trau

-

es - cla

7-

pas couma un

W=f=f=\

-t=^

:

ca

-

fi

-

dou,

?=m

se

pe

-

tes

,r

Te

nou,

.s'il

:

tue

Peta-trau esclafidou,

Se petes pas couma un canou,

Te tue

!...

M. Octavien Bringuier, Montpellier. Pétard détonnant, tue

si

tu n'éclates pas

comme un canon

1...

Une

autre version montpelliéraine dit

:

Peta-traou de manissiou (Pétard de munition.)

Escargot Fai toun pot, Pistoulet

Fai toun pet. M. Louis Roumieux, Nimes

Escargot—

fais ton pot,

— pistolet —

fais ton

explosion.

— je

te


-

86

Escritori

Boudoli

!

!

Se petes pas

Te métrai

din

i'oli.

M. A. Arnavielle, Encrier

!

Outre

!

tu n'éclates

si

pas,

— je

Alais (Gard).

te

mettrai

dans

l'huile.

C'est un jeu favori des enfants du raidi, on le retrouve partout, sous différents

noms; en Languedoc

Peto-bard, Tipo-tapo.

:

Peta-trau

Peto-barrau, Chicarot,

En Limousin

:

;

Pim-pôu. En Provence

:

Meritapo. Dans les Cévennes

Petarel. Et jusqu'en

Espagne

:

:

Patas-de-

Bart.

II.

— L'ESCLAFIDOU

C'est encore un petit engin détonnant, que les enfants fabriquaient

au moyen d'une branche de sureau, de m ,10 à m ,15 de longueur, dont ils avaient vidé la moelle. En fermant les deux orifices du tube avec des bouchons de chanvre roulé, ils introduisaient autrefois

dans

une tige d'égal diamètre, et la poussant vivement, comprimé faisait partir le bouchon de l'extrémité opposée,

l'intérieur

l'air ainsi

et produisait

une

petite détonation.

Ce

jeu-là,

comme

tant d'autres

a, depuis longtemps disparu.

III.

— Lou Sautarel (Le Sautereau)

Ce jeu consiste en un

petit

3 centimètres de diamètre

bâtonnet deO m ,10 de longueur et de 2 à

,

appointé aux deux bouts, en forme da

fuseau.

En

au moyen d'une

frappant sur l'une des extrémités,

m ,20 de longueur sur 5 à 6 centimètres de ter le sautarel et l'adresse

pour

le

voyait,

diriger vers

du joueur consistait à

un but déterminé

par maladresse, sur la figure

,

et

depuis

de

le

frapper en

mais bien souvent on

l'air,

l'en-

d'un camarade, ou dans les

vitres d'un voisin. Aussi ce jeu était-il très

ces divers inconvénients,

latte

largeur, on faisait pirouet-

peu pratiqué, à cause de

longtemps

les

enfants

l'ont

abandonné.

Aucun chant n'accompagne ce moire.

jeu, je ne le rappelle que pour

mé-


IV. Allegretto

- 87 — — La Cadièro


— —

VI.

A

l'es-cu-de

m

"I*

L'ESCUDÈLA.

le

»-

l'es-cu-de

-

l 'a

M. L'Ecuelle.

le

IV n

ta,

—— m

en-fan que

I'a'n

en-fan

ta,

-

,r

* pi-cho

tou.

l'escudeleta

'n

enfan que teta

A

Tescudelou

'a 'n

te

£^J=st=±

lou,

A

I

-

-m

Z=&=j=3~ï=±-J A

88

;

enfan pichotou.

docteur Goste, Saint- André-de-Sangonis (Hérault).

—A

à la grande écuelle

la petite écuelle

il

il

y a un enfant

qui tête

;

y a un enfant tout petit.

IV Galino pelado

Court per la prado

;

Ausselet

Bermelet,

Escut de Frantso, Besi ta palantso

Mn

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— pelée) — court à travers — écu de France, — je vois ton cheval fourbu

Poule plumée vermeillet,

°

!

la prairie;

(lit.

oiselet-

!

L'enfant sur le doigt duquel on a dit

Besi ta palantso, va aussi loin peut courir. On est tenu d'aller après lui et de le ramener en le portant à la cadieireto, ou à la brasseto; on le porte à la Brasseto en passant le bras sous l'aisselle et derrière le dos de l'enfant, qui, de son :

qu'il

du cou de

côté, enroule ses bras autour

V. Mistral. Mirèio, p. 218

;

ses

deux porteurs.

id. lis Isclo d'or, p.

146.


— —

V.

-

89

Lou Sèti

Porte uno damo dins un cruvèl

La

;

sièto d'or, lou culié d'argen.

Cagassounet

!

Lèvo-te dret! M. A. Arnavielle,

Le Siège. l'assiette

droit

— Je

[est]

dame dans une

porte une

d'argent.

d'or, la cuiller

d'œuf

coquille

Baisse-toi

Alais.

!

;

Lève-toi

!

Les enfants élèvent et abaissent alternativement leur camarade, ainsi que le dit la chanson.

VI.

Deux

petites filles se

à former

un

8; elles

prennent

L'AUMELETO les

mains en croisant les bras de manière

s'avancent de front en chantant

:

Dounas-nous un pau de lait Pervira nostro aumeleto. Turolureto.

A fait

ce dernier mot, elles font une évolution sur elles-mêmes, le 8 se reà l'envers et elles reprennent, toujours de front, le

chemin parcouru.

M. Melchior Barthbs, Saint-Pons. Donnez-nous un peu de

— pour

lait,

tourner notre omelette-

Turlurette.

VII.

— Vire le Moulin

ï :c:

Mon grand

^

Mon cou

-

V -

sin,

Et

-

Ma

re,

tt vi

VL -

re

grand

-

-

S le

mou

re,

£ -

7

lin.


— Mon

90

grand-père,

Ma grand-mère, Mon cousin, Et vire

M

moulin.

le

Jeanne Lambert, Montpellier.

Ile

— La Coquillette

VIII.

Moderato -2-

:4=£=p==tn=b A

y

co-quil

la

Ma

- let - te,

v=vSix sous,

Ma

U

U

17

corn-mèr Jean

£=P=

par der-rière

six blancs,

A

———

et

-

£fc

£

par

de

net-te

-

vant.

la coquillette,

commèr' Jeannette,

Six sous, six blancs,

Par derrière

M IX.

par devant.

et

lle

Lacout, Version de l'Aunis.

— Le Crabit

Allegretto

EBËEE £ Qui

me bol croum-pa'n

^LTJ^lfl rtt

cra-bit

à cinq sôus

Qui me bol croumpa

A

cinq sôus

manco

M Le Chevreau. moins un'liard

Ue

ÎE^f^ & 3t man-co'n ar

- dit.

'n crabit

'n ardit?

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Qui veut m'acheter un chevreau

— à cinq sous

?

Se chante en sautant à l'improviste sur

les épaules d'un

camarade.


91

Quai voL croumpa 'n crabit Pla gras e pla nouirit ?

— bien gras

Qui veut m'acheter un chevreau pendant que d'autres camarades

et bien nourri ?

tapent sur ses fesses, en chantant

lui

:

Tioul de coumuno,

Baiso qui vol. C...

de commune,

baise qui veut.

M. Melchior Bartsès, Saint-Pons.

XI.

Bufo-Farino

— Tu m'as panât un poulh. —

E

tu,

A

uno galino. moulinié

dit, le

Que nous faschen al bufo-farino Le prumié que rira

Un

souflet aura.

M

11 '

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— Tu m'as volé un coq. — Et — que nous allions porter nos premier — qui rira — recevra un

La Trémie. meunier a

le

;

dit

toi,

une poule.

— Le

plaintes à la trémie

;

soufflet.

Les enfants se soufflent mutuellement au visage jusqu'à ce que l'un d'eux rie et reçoive la

promise.

giffle

XII.

A

Le Rat

passât un rat

Esqueno

pelât,

Sentse eugo, Sentse cap.

M Le Rat. sans

tête.

Il

est passé

11 *

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

un rat,— l'échiné pelée,

sans queue,


— Les petites la

main un

filles

92

sont assises en rond; l'une d'elles, la mairo, tient à bague ou dé à coudre; elle passe successivement

petit objet:

les joueuses, en disant à chacune ce petit couplet et faisant de cacher entre leurs genoux l'objet, que la cagairo (cligneuse)

devant toutes le geste

doit trouver.

En Provence

couplet dit ainsi

le

A

:

la founchi,

A la

founchau;

Ten-lou ben eau,

Que

l'as

1

M me A

la founchi,

—à

— tiens-le bien

founchau;

la

Gilbert, Avignon.

chaudement,

[c'es toi] qui l'as.

Lorsque le tour est fini, la mairo dit Moussu lou juge, quau a la bago ? Si la cligneuse devine, elle fait échange de place avec celle qui :

détenait l'objet.

A

Montpellier, on passe dans

tenu en main par tous

un anneau un

aux autres, en chantant en chœur cligneuse ait deviné

aux deux bouts et une bague des uns couplet suivant, jusqu'à ce que la fil

lié

les enfants, qui font circuler le

:

m

Allegretto

=£=2t

Il

JE

court,

court,

il

m^m du

^

-F

Le

ret,

ret,

-

-

se

dam';

Il

court,

il

court, le

fu-

m=S=fc

fu

par

fu-

te

ret

-

du

bois

jo

-

li.

H^^li^lMi pas

Le

v=*

*=

mes

bois,

fu

le

45:

V-

ret

£

fctzt

i

-

ci,

Il

re

-

pas-se-ra par

est

Il

D.G.

£ là.


— court,

Il

1)

Le

court, le furet,

il

furet du bois,

court,

Il

93

court

il

mesdam'; le furet,

Le furet du bois 2)

11

par ici, repassera par là.

11

court,

est jpassé

Il

Nontron, on

dit

j

6t5

j

court, etc.

il

M A

joli.

IU

Jeanne Lambert, Montpellier.

:

Gach', cach', cach', cabri,

N'dis pas où je

mis.

l'ai

M. Camille Chabaxbau.

— Fato Brulo

XIII

Un

enfant cache un objet quelconque,

il

appelle ensuite son

cama -

rade, afin que ce dernier cherche cet objet jusqu'à ce qu'il l'ait trouvé.

Quand

le

chercheur se trouve éloigné de la cachette,

dit rien; toutes les fois qu'il

en approche,

Fato brulo Plus

il

répétition

I (le

on lui dit fort Fato brulo! Fato brulo!

Ce jeu cesse lorsque

le

lui crie

:

chiffon brûle).

est près, plus :

il

premier ne

le

:

Fato brulo

chercheur a trouvé

!

en accélérant la

l'objet, et celui-ci, à

son

tour, le cache.

M. A. Arnaviblle, Ce jeu

est le

même

Alais.

que celui de Vanguila, que l'on trouvera plus

loin.

XIV. Le jeu de

la

crabo se

fait

— —

La Crabo

en récitant

le

dialogue suirant

Crabo, es-tu crabo

:

?

Oui, soun crabo.

— As cornos? — Oui, cornos. — Quan n'as ai

?

— Coumtas-las, Am

que trege

n'ai

'uno que ne farai.

M.

le

D

r

Guibaud, Narbonne.


— —

La Chèvre.

Comptez-les, j'en

Pendant qu'on achève,

Dans

il

le

es-tu chèvre?

Chèvre,

As-tu des cornes?

Oui,

— Oui, je

des cornes.

j'ai

avec une que je

ai treize

le récite,

94

chèvre.

suis

— Combien en as-tu — ?

ferai.

on trace des raies sur

sable

le

et,

quand on

faut qu'il y en ait juste treize.

Minervois on

dit

:

— Crabo, crabo? — Oui, soui crabo. — As crabit — Oui, crabit. sios la la ?

ai

— Al cap

As banos?

Oui, ai banos.

— las

Ount las as? ai; coumtas los, que trege M.

n'ai.

Clair Glkizes, Azillanet (Hérault).

— Oui, je suis la chèvre. — As-tu un cheun chevreau. — As-tu des cornes? — Oui, — Oui, comptez-les, j'en des cornes. — Où les as-tu ? — A la tête je les Chèvre, es-tu la chèvre?

vreau?

j'ai

j'ai

ai

;

ai treize.

Version de l'Aveyron

:

Cabro, siès tu cabro

M1U

Sophie Arquel, Salles-Guran (Aveyron).

— Si je suis — As-tu des cornes? —

Chèvre, es-tu chèvre ? chèvre.

des cornes.

?

Se sièu cabro? Oida, sièu cabro. As tu bonos ? S' ai bonos? Oida, ai bonos. Quant sai n'as ? Quantos n'ai ? Comto-los, que trege n'ai.

chèvre? Certainement je suis

Si j'ai des

Combien en as-tu

?

cornes? Certainement, j'ai

Combien

j'en ai?

Compte

j'en ai treize.

Il

y a en français un jeu analogue dont voici les paroles

Quinze

:

fois quinze,

Revenons à quinze; S'il

n'y en a pas quinze,

Comptons-les. M. le D r Guibaud, Narbonne.

les,


95

Le jeu est difficile pour celui qui ne sait comment il faut s'y prendre. Pour gagner, il s'agit de ne pas tracer les raies avec précipitation et à l'aventure,

comme

le

font presque tous

en trois groupes de quatre plus un,

groupes de cinq,

joueurs, mais de les diviser

les

si le

chiffre est treize, et

en

trois

l'on a dit quinze.

si

Variante de Belesta (Ariège'!

nombre

le

:

est dix.

Porc-singla,

Trabecet, Coutelet,

Arimoun, Dets soun.

M

mettent

se

filles

Marie Lambbrt.

»

— Las Espillos

XV. Plusieurs jeunes

11

à jouer des épingles

;

elles

ramassent un petit tas de sable ou de menu gravier et y cachent l'enjeu. L'une d'elles divise ensuite ce tas en autant d'autres petits tas qu'il

prend

y a d'enfants. Celle qui fait le partage ne peut choisir, elle qu'on lui laisse. Les autres choisissent à tour de rôle et

le tas

prononcent les paroles suivantes

:

Cresto, Balesto,

Lou cor me Les Epinglbs.

— C.-B.

dits

de préne aquesie.

Le cœur me M.

XVI.

Un

dit le

de prendre celui-ci.

D

r

Guibaud, Narbonne.

Cambareleto

'

des petits joueurs, la maire, est assis et reçoit sur ses genoux

monte sur le dos à califourchon, tenant dans sa main plusieurs menus objets ou élevant un certain nombre de doigts, en chantant la tête

du cugaire

(le cligneur)

;

un autre,

le

cavalier, lui

:

1

Cheval fondu.

Ce jeu porte aussi

Jordi. Cf. Sauvages, Dict., voc. Cabalet.

le

nom

de Cabalet de Sant-


.

— Rou-bi-nèu, Rou-bi

R

R.

Combien de

.

il

est

ne devine pas, celui-ci

3gj

4

nèu,

Quan d'es-te

petites étoiles y a-t-il

Si le cugaire devine, S'il

-

96

au

- le -

5

P- p-

tos

i'a

cel?

al

ciel ?

immédiatement remplacé parle cavalier

lui

répond

:

H; tj=j=£=j ^ uI^LO-^lLuzL^-p Toun

£it

.

mi - lo

Si de très

ca-va

n'a-vios di,

Mlu Si tu avais dit trois mille (le

-

lhè n'au-riô fe - ni.

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

nombre

voulu), ton cavalier aurait

fini.

Et l'on recommence jusqu'à ce que

nombre

Montpellier on dit

deviné.

:

Roumiau, roumiau, Quan Ta d'estèlas sus lou S'aviès dich

ait été

est très populaire dans tout le Midi.

N. B. Ce jeu

A

le

X

fiau

?

toun cavalier série dessendut. M. Bouquet.

Variante d'Alais

:

Quan Si le cligneur ne devine pas

n'i'a?...

:

Se de un (ou tout autre nombre) aviès

Moun

di,

chival auriè pas menti.

M. Arnavielle. Si X... tu avais dit,

Un (chair

— mon cheval n'aurait pas menti.

autre jeu de Saute-mouton, appelé par les enfants salée),

consiste

patient, mais à le franchir en

mains sur son dos.

A

:

car salada

non pas à sauter à califourchon

ce jeu,

il

sur

le

sautant et en s'appuyant des deux

peut y avoir plusieurs patients, l'un à

la suite de l'autre, tandis qu'à cambareleto,

il

n'y en a qu'un.

XVII. L'espitau L'Hôpital.

— C'est

le

jeu de Qui perd gagne.

Les enfants appellent VEspitau un jeu de cartes. Le jeu est distribué


— en entier; celui auquel

dames, valets,

rois,

lui

a attribué les plus fortes cartes

le sort

finit

-

97

par amasser

:

jeu de tous les autres; c'est

le

qui perd et devient lou cugaire (le cligneur).

Lorsqu'un

sur

roi paraît

le jeu,

^

igaa

î

p=-

-/-

En An

-

v

y

N'ia pas pus

En

%

-f-

tes lous rèis souir morts,

Pf=P

¥

Que n'e-xiste en

guer-ra,

de

-

îy=p

t

v

:

y=u Tou

gle - ter - ra,

W=^ V

on chante

cor.

-

Angleterre,

Toutes lous rèis soun morts, N'ia pas pus de guerra,

Que En

Angleterre,

n'existe encor.

tous les rois sont morts,

n'y a plus de

il

guerre — qui existe encore.

une dame, on

Si c'est

^

i

dit

:

£ *=t :z

fr

S Oi,

Ma

-

dama,

a

-

gran

vès

*=£

î

V mes

- sa,

I

V d'à

J

tt

nà'

la

\

-

1? tort

mes

- sa,

la

mes

- sa

sort.

— —

la

Jt -

vés gran

* sort.

tort

tort

messa quand on

Madame, vous avez grand tort Madame, vous avez grand tort

Oui,

1

(bis),

Madama, avès gran 'la

-

7-

Ç quand on

Madama, avès grand

D'anà

D'à

Ma-dama, a

Oi,

tt

D'anà' la messa Oi,

tort

tfc

I?

D'à - nà'

Oi,

oui,

ILI^i-Jjl

sort.

d'aller à la d'aller à la

messe

(bis),

messe quand on


98 Pour

les valets,

on chante

:

~2:

il

Var

/

m

m

- let,

P

*

f=T:

v=?=—y

y-

\j

var

-

let,

~

m

*

Man

- ja -

m

m

*

crous

-

9

f

tet,

Dar-

m


— l'index sur

chacun des doigts

99

plies, en

commençant par

le

plus bas et

montant graduellement.

A

chaque doigt

qu'il touche,

il

dit

:

Poun, pougnel

poing,

(le

le

petit poing).

Arrivé au pouce, il demande Quouro sian à moussu lou Curât ? (Quand serons-nous arrivés à Pas encaro (pas encore), répond le M. le Curé?)

la

:

la

chambro de chambre de

propriétaire de

la main.

Et ainsi de

tant qu'il

suite,

y a des doigts à indiquer et des

pouces pour servir d'arrêt.

Au

— —

— — — — —

dernier pouce, le dialogue suivant a lieu

De que

dins aquéu gros det?

Cinq cent vacos.

Quau li gardo ? La bastardo. De qu'i douno ? De pan rousset. De qu'i fa bèure ? De vi claret. Aquéu que mostro

Qu'y

a-t-il

garde ? — pain

i'a

:

li

dent aura un bèu souflet.

dans ce gros doigt?

La

rousset.

bâtarde.

— Que

leur

Que

Celui qui montrera les dents

Cinq cents vaches.

leur donne-t-elle [à

fait-elle

XIX. le

manger]

Du

?

— La

vin clairet.

Clair Gleizes, Arles.

Batalô

poing fermé, se tiennent mutellement par

l'un d'eux chante, toujours sur les

deux notes invariables

le

pouce

;

:

:*=

bEILJI-JU^ Tou-rou-tou toun- tei-no, Le

foc

à

lamoun

Touroutou tounteino,

Le

les

— Du

— recevra un beau soufflet. M.

Les enfants,

boire?

— Qui

foc à la mounteino;

Tout lou mounde crido

— Ande qui maridarei ma

:

filho

?

-

tei

-no.


— —

100

Ande moussu de Caudiès. Cent escuts,

De

Uno

rebatuts,

galino morto

Per pourtà à

Un

Per pourtà

M

La Bataille.

— Le

lle

ma

bois recépés,

fille ?

couplet est

le

tout le monde crie. M. de Caudiès. Cent

une poule morte,

tieuse est la dot de la

Quand

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

— Avec

— pour porter

un chat écorché,

mercat.

al

Touroutou tounteino (appel de trompette simulé).

feu est à la montagne,

marierai-je

l'orto,

gat escourjat

pour porter

Avec qu

écus,

des

au jardin,

au marché. (Cette énumération face"

fille.)

se

fini, il

Les mains s'ouvrent vivement,

met à crier A la batalo ! à la batalà chacun cherche à donner le plus de I

:

et

horions possible sur les mains des autres.

XX A

Saint-Pons (Hérault), ce jeu est appelé piquet pougnet et se

pratique de la

même

façon.

Le dialogue seul

diffère.

Piquet pougnet,

De que Ta

dins aquel castelet

— D'argentet. — Quai Ta mes — Paire e maire. — Quai lou ne tirarà — Sorre e ié

?

?

?

fraire.

A

la batalho

l

à la batalho!

M. Melchior Barthès. Petit poing,

d'argent.

Sœur

A

— Qui

et frère.

ce

— l'y

—A

qu'y

a-t-il

a mis?

dans ce

Père

la bataille !

petit

et mère.

château ?

— Qui

:

Un

peu

l'en sortira?

{bis).

moment, toutes les mains se heurtent confusément A la batalho! A la batalho!

voix crient

et toutes les


F

-

-

101

XXI 2

ë

g

ë

H

*

Gue-rin, gue-rin,

— S^^

ga

sa - rà

des

—— F

Mar

- io,

B—U-U

U

Quau

?

5

de

- tin

pa

la

Ë

P=P - sout,

pa

ga

-

- io,

per

-

tout.

Guerin, guerin, gaio,

Martin de

la paio,

Quau sarà

dessout,

Pagarà per

J

tout.

Mm G. G. G.

— Martin

de la paille,

*

Gilbert, Avignon. qui sera dessous

celui]

payera pour tous.

— La Bataio

XXII.

Au

jeu de la bataio ou de

visage à qui mieux mieux.

deux enfants se soufflent au provoquent ainsi

la boufeto,

Ils se

:

Quau m'a près moun fen?

— Quau m'a près ma paio — Jouguen à bataio.

?

la

M. Fréd. Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône.) Qui m'a pris

mon

foin ?

— Qui m'a pris

ma

paille?

— Jouons à la

bataille.

XXIII.

^m

T-

Las Calotos

fpc

Pounl pounlpoun! Las ca

I

I

!

*=£ £ y y

lo - tos,

-

las

£tt=g=U

fctrqj

Poun poun poun Las ca

y

-

lo

-

tos,

cops de

ca

-

lo - tos,

y—y poung. Pi-co


102

dounl

Ma

m

v—V

tfc - ri -

oun, Tes- to

tt

£ lAJ^Jfcrtt

pla

frappant sur

le

- to,

quiéu re

Pi-

7

poun

1

-

doun, Fai sa

^=A ^=¥

tt

soupo emb'-un cou-doun. Poun

En

tt

7

poun

!

dos d'un de leurs camarades,

I

poun

!

les enfants

!

chantent

:

Poun poun poun! Las calotos, las calotos, Poun! poun! poun! Las calotos,cops de poun. Pico doun Marioun, !

!

!

Testo plato, quiéu redoun, Fai sa soupo emb'un coudoun,

Poun

poun

!

!

poun

poun

!

!

M. A. Arnjlvieillh,

Les Tapes.

Poun

!

(ter)

tapes, les coups de poing. c.

rebondi,

fait

— Poun

les tapes {bis),

!

Alais.

(ter)

les

— Frappe donc — Marion, — tête plate, !

sa soupe avec un coing.

XXIV.

— Tabô

Poun!

(quat).

!

C'est le jeu belliqueux des enfants se combattant à coups de pierres,

Le

quartier contre quartier, terroir contre terroir.

mun

est

Tabb

— Tabb

!

!

per lou mercat!

cri

de guerre

— Tabb per l'abadiè

com-

! crie-

t-on à Alais. Cela s'appelle jouer à la tabb. L'on y joint des bravados chantées, dont voici deux exemples :

Lou Mercat

n'a pas qu'un iuèl,

Fai tramblà tout lou Pont-vièl. Le

[quartier du]

Marché

n'a qu'un œil,

il

quartier du] Pont-vieux.

Et

le quartier

du Pont-vieux de répondre

Lou

:

Pont-vièl n'a pas cala

Tout lou Mercat

fai

:

tramblà.

fait

trembler tout

[le


u

— tout

le [quartier du]

eu peur,

n'a pas

[quartier du] Pont-vieux

Le

103

trembler

fait

il

Marché.

M. A. Arnavielle,

il se met à sa pourcampo ! à la campof de La Fare, à propos du mot Tabàï employé par ce

l'un des

Lorsque

donne

suite et lui

Alais.

L'éditeur

deux camps

voit faiblir l'autre,

la chasse en criant

A

:

la

poète cévenol, donne une curieuse description de ces batailles d'en, fants à Alais (Voyez

Las Castagnados,

XXV.

notes, p. 350).

L'Anguila

enfant cache un mouchoir dont l'un des coins a été fortement

Un

noué. Celui qui

le

trouve poursuit les autres, en leur donnant des

coups de mouchoir dans

le

dos et en disant

:

Pin! Pan!

Porta acô à ta gran. Pin

!

Pan

!

— porte cela à ta grand'mère,

Jusqu'à ce qu'ils aient atteint

Toque

!

toque

!

(je

le

but désigné; alors

il

dit

deux

fois

:

touche, j'ai touché). Montpellier (très populaire).

Fato

connu à Alais sous

brulo, fait aussi partie de ce jeu,

le

nom

de Fatèto cuiècho (V. Sauvages, Dict.), littéralement: chiffon cuit. Cette expression l'endroit qui et

quand

il

vient

de

s'en éloigne

:

te

XXVI.

i

ce que, quand

recèle l'anguila, on lui dit

it

:

brulles ! (tu te brûles),

jales (tu te gèles).

Quicho-Quichous.

V=V

tt

un

Save

s'approche de

le patient te

de

nis

qui

-

cho

chous,Tu man-ja-ras

la

merdo,

E iéulousau-ce

qui-

£

V-V-V-\t P=t£

v=y—i/—u—

-

-

lous.

Save un nis de quicho-quichous, Tu, manjaras la merdo,

E

ièu lous aucelous.

M.

le

D

r

Guibaud, Narbonne.


-

«

et

— Je sais un nid de quicho-quichous, — tu man-

Quicho-Quichous. geras la m...

104

moi

les petits oiseaux.

Jeu d'attrape usité parmi

dont l'un dit connaître une

les écoliers,

nichée d'oiseaux qu'il appelle quicho-quichous.

Sabe un nis de quicho-quichous Fai-me courcacèlo ', t'en dounarai dous. ;

Je sais un nid de petits oiseaux;

— fais-moi la courte

échelle, je

t'en donnerai deux.

Si quelqu'un prête son dos au dénicheur,

coups de genoux sur

il

en est puni par quelques

le dos.

A Castres, suivant l'abbé Couziniè (Dict. castrais), un enfant engage ses camarades à aller sans bruit chercher un oiseau qui se trouve sous un chapeau celui qui s'y laisse prendre soulève le chapeau tout doucement, et met sa main sur une ordure, au milieu de la risée de ses camarades 2 » ;

.

Azaïs, Dict., voc. Quicho-Quichous.

XXVII.

— Lou Porc.

ë

ê

yzqc

[;...-

Animato

mB

fi:

Vau

j y

fai - re

fi

£

moun tour

lan

m 1

2

Un

so,

louis

d'or,

a

a

u

es - eut

Pi

co

se

Jfc

Des

sa

-

-

M

IL

le

moun

gu,

porc.

Var. de Montpellier, carga-sèla (califourchon). Var. de Narbonne. Sabi l'a

'n nis de toco-toco, dous iôus am' uno broco.

M. Je sais un nid de touehe-touche,

êZ

f—f-

S-

=P=

Un

Ai per-du mi ba -

Fran-so,

de

fe* -

fi

V-V-V-4J-

il

le

y a deux œufs

D* Guibaud. et

un bâton.


Vau

moun

faire

105

tour de Franso,

Ai perd ut mi balanso,

Un

escut,

Pico segù,

Un

louis d'or

Dessale

moun

;

porc.

M. Barbier, Bernis (Gard).

Le Porc. balances,

dessale

mon

— Je

vais faire

un écu,

mon

tour de France,

— un

frappe à coup sûr;

j'ai

perdu mes

louis d'or;

je

porc.

Les enfants, ayant attaché un porc par

la patte et le

tenant par la

corde, tournent autour de lui en chantant ce couplet.

— La Pelheta.

XXVIII. Allegretto

*

*=pt

t-^-v vLa pe-lheta au

¥=$-

Ç

v-

La pelhe-ta

au

te

V=£

Ê Mè

cùou Mous-su lou

^=V-

-

ra

}

Ë

V

cùou, Lou trau dau

cùou.

La pelheta au cùou, Moussu lou Mèra, La pelheta au cùou, Lou trau dau cùou. M. Bouquet, Montpellier.

Le Chiffon. Maire,

Le

petit chiffon sort

— le petit chiffon au

Ceci se chantait aux enfants dont culotte, qui s'ouvrait jadis

On

dit

à Alais

Monsieur

le

chemise sortait un peu de

la

par derrière,

derrière la

par derrière.

:

Quant vendes toun

vin blan

?

M. Arnavielle,

— Combien vends-tu ton vin blanc

Alais.

?

Allusion au rameau appendu au-dessus de la porte des marchands de vin.

8


-

106

XXIX On met

sur la tête ou sur l'épaule d'une personne, sans que celle-ci

un objet quelconque d'un poids

s'en aperçoive,

chante

insignifiant,

La

bello bestio qu'es aqui

Porto soun

fais sens lou senti.

M. Arnavielle,

La

et l'on

:

belle bête qui est là

Variante de l'Ardèche

— porte son fardeau sans

Alais.

le sentir.

:

Pauro bestio qu'es aqui Pouorto soun La pauvre bête

qui est là

Variante du Gard

fai

sens lou senti. M. le D r Ghaussinand, Coux.

— porte son faix sans

le sentir.

:

Jan d'Àlen Torticoi Porto la biasso sus soun

coi.

A. Arnavielle, Alais.

Jean d'Alen cou tordu — porte

la

besace sur son cou.

Variante de l'Ariège:

Ièu bézi un aze cargat de bren

Que jamès noun

s'en sent.

M Je vois un âne chargé de son

lle

— qui ne

Marie Lambert, Belesta. s'en doute pas.

XXX Un le

enfant dit à un autre, en feignant de

devant de sa chemise

lui

montrer une tache sur

:

Gaito quno taco? Vois cette grosse tache? l'enfant baisse la tête et reçoit

rime voulue

:

tico

un coup de doigt sur

le

nez avec la

taco!

MUe Marie

Lambert, Belesta (Ariège).


U

— XXXI. La

107

— Margot (La

rue est divisée en deux camps,

Pie).

au milieu,

ayant,

le

ruisseau

pour limite commune; un côté est occupé par un certain nombre de petits joueurs; l'autre, par celui

que

a désigné pour être Mar-

le sort

got et qui doit défendre les incursions de ses camarades sur ses terres

;

braver, en passant et repassant sur son domaine et

ceux-ci viennent

le

chantant

couplet suivant, jusqu'à ce qu'il ait pu en saisir un,

le petit

qui le remplacera et sera la

^m m

Margot à son

tour.

Allegro

*=P=FrP

fi:

:

V=ï=&

î

t=^=i=^t

Iéu soui din tas ter-ras, Mar-got,

A

-

maitelastre

-

pi-lhe.

Iéu soui din tas terras, Margot,

Amai Margot.

— Je

suis

te las trepilhe.

dans tes terres, Margot,

— et même je les pié-

tine.

M. Bouquet, Montpellier. Variante

:

^^mm^m ^ Je suis dans tes ter-res, Margot,

*=£ tfc

v

:

Je suis dans tes ter

-

res.

Je suis dans tes ter

-

res.

Autre variante

Je suis dans tes ter-res, Margot,

Variante de TAunis ft

R

g£S

:

S £S

ta=fi=ï

£

Je

2=2

suis sur ton pa-vé, Ri-go-det, Je

4

—M—

man-ge

ta

-

mo-ru

- e.

Je suis sur ton pavé, Rigodet,

Je

mange

ta morue.

M Ue

Lacout.


108

— Lous Cantous.

XXXII.

fY— —i=g:

Et

Chan-jen de

tt man, Ja

*=£ £ 12

Tv

PS

2:

-

ne

-

Ghan-jen de

ta,

£ man.

Version de Montpellier.

Changeons de main, Jeannette, changeons de main. C'est le jeu des quatre coins.

désignés

:

Il

se joue à cinq; quatre points sont

coins de rue dans un carrefour, ou quatre arbres. L'un des

enfants est au milieu et

un de ses camarades pendant

attraper

doit

change de coin avec un autre, mais on ne peut changer de place Si, pendant cette muta-

qu'il

qu'en se tendant la main et se la saisissant. tion, l'un

des deux petits joueurs est attrapé,

il

remplace

le

pa-

tient,

A Narbonne,

quoique

n'empêche pas que

8, 10

le

jeu

soit

ou 12 enfants ne puissent y prendre part. Le

trimeur indique à chacun la place où

maison, à la porte de entre eux;

il

s'agit,

telle

pour

appelé lous quatre cantous, cela

le

il

doit se poster, à l'angle d'une

autre, etc. Les enfants

changent de place

trimeur, d'en saisir un au passage pour lui

faire prendre sa place.

Note de M.

XXXIII.

le

D

r

Guibaud.

— Rescounduda

C'est le jeu de cache-cache. Lorsque le sort a désigné celui qui doit

cligner (lou cugaire), celui-ci

doit se

placer

la face tournée contre

un mur, jusqu'à ce que tous les enfants aient choisi leur cachette que

l'un d'eux, en

déguisant sa voix, crie

î 11

se

met

<T\

£ $r Tou

et

:

-

è

!

«

alors à la recherche de ses petits camarades, et celui qui

est découvert le premier prend sa place.

Ce jeu se pratique aussi d'une autre façon, appelée par cachette ouverte

;

ils

se placent tous en

les enfants

rang à une certaine distance

de celui qui cligne et chantent, en courant de tous côtés

:


109

Très vite

m

S S

mi Tou

tou

ô,

tou

ô,

lan-

•'-,

ï± tou

la,

tou

6,

par lou cugaire et prenne sa

jusqu'à ce que l'un d'eux soit touché place.

tou

è,

Lejeu recommence indéfiniment.

Quelquefois on convient d'un nombre que rer à haute voix, c'est ordinairement 31

;

il

le

cligneur devra énumé-

dit ensuite

:

Lou qu'es pas rescoundut, que se resconde Que celui qui n'est pas caché, se cache

!

!

et

il

se

met à

la

recherche de ses camarades. Montpellier.

A «

Alais,

pendant que

brouqueto uno, brouqueto dos, brouqueto

chiffre

convenu entre eux, puis

Lou

il

ajoute

qu'es pas rescoundut,

li

A

Belesta,

chantant

/

2

» etc,

mande moun

mon

jusqu'au

serjant.

sergent.

genoux d'un autre

cligneur met sa tête sur les

le

maire

très,

(la

mère), qui frappe sur son épaule en cadence en

m

*

:

a

:

:

Celui qui n'estpas caché, je lui envoie

enfant, la

cligneur doit dire

les enfants se cachent, le

a

—«—

9

m

a

*

~

fi

*

m

a


110

— Ount soun les

porcs?

— A vigno. — Quemanjoun? — Escalhous. — Bei atrapà per la

les

sont les porcs ?

— Va

noix.

Variante

—A

la

les aurelhous.

vigne.

Que mangent-ils

?

Des

les attraper parles oreilles.

:

— Roco, rococouinet — Ount as toun paire? — A la vigno.

— Que fa — Que focho. — Que manjo? — Soupeto. — Que bèu ?

?

— Aigueto.

— Bei

R. R.

— Où

— Va

claire.

— A la vigne. — Que — pioche. — Une petite soupe. — Que boit-il ? — De l'eau père?

est ton

— Que mange-t-il ?

les attraper

Pendant ce temps, s'est laissé

tant

atrapà per las aurelhetos.

les

fait-il?

Il

par les oreilles.

camarades se sont cachés. Le premier qui ramené à la maire, tenu par l'oreille en chan-

les

prendre est

:

/

W=f=Tr

M^^EEEBEEÈB Au-re

-

lhous, au-re

Mais, pour que la prise soit valable, formules suivantes 1.

-

lhous,

au-re

3Z -

lhous

le cligneur doit dire l'une

des

:

Poung

poung cTalà, Las campanas se van vira.

Un

d'aci,

!

dous

!

très

!

Tu es près. Poing de trois

'

ci,

poing de là,

tu es pris.

les cloches vont sonner.

— Un

!

deux

!


— Tu Tu

2.

es tu, iéu soun iéu,

es bestio,

noun pas

tu es bête,

moi

Toi, tu es toi; moi, je suis

A

;

iéu.

non pas moi.

Alais on dit: 3.

Un, deux,

trois,

;

Un, dous, très, Lougal es près.

— le coq est pris.

Le dialogue entre lités

111

maire

la

en voici quelques-uns

:

Un e dous Nôu e dès

1.

et le cugaire diffère suivant les loca-

e très e quatre,

fôu vintequatre,

Vintequatre e vintecinq,

Nôu

e dès fôu quatrevint,

Quatrevint e

Nôu

la

doutzèno,

e dès foula q'ranténo,

La q'ranténo elou

Nôu

miliau,

e dès fôu lou quintau,

Bounet rouge, bounetblan, Aquel qu'es pas rescouôs, que si rescouondio, Que li vôu manda moun sartjan. M.

Un

et

deux

le

pasteur Liebich, Saint-André-de-Lancize (Lozère).

et trois et quatre,

vingt-quatre et

vingt-cinq,

quatre-vingts et la douzaine,

quarantaine et

le millier,

rouge, bonnet blanc. vais lui envoyer

2.

mon

— neuf

— neuf — neuf

et dix font vingt-quatre,

et

dix

font quatre-vingts,

et dix font la

neuf

et dix

quarantaine,

font le quintal,

sergent.

es escapat,

Es anat din lou Una granoulha

valat,

le

la

— Que celui qui n'est pas caché, se cache, — je

Lou roussignôu

M.

— bonnet

Un, dous, très e quatre, Ma mèra me vôu batre, M'a dounat un sôu Per acheta un roussignôu,

Ne

sioi estât

D

r

l'a

manjat.

tout laiat.

Coste, Saint-André-de-Sangonis (Hérault).


112

— —

elle m'a ma mère veut me battre, Un, deux, trois et quatre, le rossignol s'est pour acheter un rossignol, donné un sou il est allé dans le fossé, une grenouille l'a mangé, échappé,

j'en ai été tout attristé.

Un

3.

e

dous e très e quatre,

Sept e beit fan binto quatre, Binto quatre e binto cinq,

Sept e beit e nàut e bint. M. A. Mm, Escales (Aude). Un, deux

et trois et quatre,

vingt-quatre et vingt-cinq,

Un

4.

e

huit font vingt-quatre,

sept et

— sept et huit

et

neuf et vingt.

dous e très e quatre,

Jacoumèl me bouliô batre,

Me

batèt,

me

rebatèt,

me gitèt. Las coulobros me picaboun, Lous grapaus me debouraboun, Din lou canal

Piu, piu, piu.

Encaro soun biu! M. A. Mir, Carcassonne.

Un

il

vres

et

deux

et trois et quatre,

le petit

Jacques voulait me battre,

— me jeta dans

me battit, me rebattit, me piquaient, — les crapauds me

— Les couleu— Je — Piu

le canal.

dévoraient.

(ter).

suis encore vivant.

5.

La peroun peraulo, Que lou loup s'embaumo. La pecoulo de fumiè Fum, fum à la coumpaniè. Se l'arrapes per Taurelho, Fout li nôu cops de boutelho.

Un, dous,

très, quatre, cinq, sieis, sept, ioch,

nôu

!

Biôu! M.

La P. P.

— que

le

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

loup s'enferme [dans sa grotte].

— Le crottin du

fumier — parfume toute la compagnie. — Si tu l'attrapes par donne-lui neuf coups de bouteille. sept, huit, neuf!

Bœuf!

— Un, deux,

trois,

l'oreille,

quatre, cinq, six,


— Madamo

6.

Que

113

Paumo

la

Tempaumo,

lou loup

Fu,

fu,

Capelu,

La

Un Quau

mourdu,

cigalo m'a !

dous e très!

es pas rescoundu, que se resconde.

M. Louis Roumieux, Nimes.

Madame velu

[?)

la

Paume,

— La cigale m'a

que

le

— fu, — chedeux et trois — Que celui

loup l'empaume,

mordu. — Un

1

fu,

!

qui n'est pas caché, se cache.

7.

— Roumiéu, roumiéu, de mounte vènes? — De Roumo. — Que faire — Achata de poumo. — Quant vendes? — Cinq pata. — Pito, pito quau pourra. ?

li

M. Frédéric Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône). Pèlerin, pèlerin, d'où viens-tu?

Acheter des pommes. Attrape

(bis) celui

Combien

que tu pourras.

— les

De Rome. vends-tu?

— Qu'y faire? — — Cinq jpatards.


DIALOGUES,

RANDONNテ右S


DIALOGUES, RANDONNÉES

— La Vaco

I.

Ounte menés

A

la fieiro

ta

vaco

?

per Pestaco.

La vos ti vendre

?

Nou, qu'o vedel

al

ventre.

Ni vos ti cent escuts? Nou, qu'o banos al suc. Siès be

A

mau

l'escolo m'

élevât

?

ou mandat.

Acô de quau demores Acô de Jan de l'oli. Ti fo

ti

Mange

E

bono vido

fa

?

?

pas que d'aigo boulido,

de de qu'es toun pan

?

D'euzinos et d'aglans.

As ti bono pitanso ? Aumeleto e coudeno ranso. Ti fo bèure de bon vi ?

De

pissô de chi.

Au mens

ti

pago ben

?

De soun argent ai pas vist Pago li ti eau réclama ? Mes vôu pas m'entendre. Lou ti eau fa cita ?

res.

Lai voudriè pa'nà. Li eau sauta'l col.

Crido coum'un M.

le

fol.

pasteur Fesquet, Golognac(Gard).


— Où conduis-tu ta vache? — A la

Là Vachh.

118

foire,

— —

demeures-tu fait-il faire

?

Chez Jean de

l'huile (loc. prov.

— Je ne

bonne chère?

mange que

par l'attache.

— En veux-tu — Tu es bien

La veux-tu vendre ? Non, car elle est pleine. cent écus ? Non, car elle a des cornes au front. mal élevé. On m'a, cependant, envoyé à l'école. :

Chez qui

le hibou).

de l'eau bouillie.

Te

— De

— De faînes de glands. — As-tu une bonne — Omelette couenne rance. — Te donne-t-il du bon — Du pissat de chien. — Du moins vin — Je paye bien jamais vu de son argent. — faut réclamer ta paie. — ne veut pas m'ecouter. — faut faire — ne voudrait pas [chez jugej. — faut sauter au cou (l'emmener par — comme un quoi est

fait

ton pain ?

et

nourriture ?

et

?

il

le

Il

le

Il

n'ai

11

citer.

aller

Il

lui

Il

crie

?

te

lui

11

le

collet).

fou.

II

— — —

Quan vos d'aquelo vaco La tène perl'estaco. Quan de temps ô?

?

— Nasquet co lou cô. — A despallat — Ou pasagachat. — Vos pas vendre — A lou vedel ventre. — Sios un pau calut ?

ai

la

?

ai

?

Es per acô que sièu vengut.

M Ue

Sophie Arguel, Salles-Curan (Aveyron).

Combien veux-tu de cette vache? Je la tiens par l'attache. Combien de temps a-t-elle ? Elle naquit en même temps que chien.

A-t-elle vêlé ?

pas la vendre

— Elle a

?

— le

Je ne

l'ai

pas regardé.

veau au ventre.

*

Tu

Ne

— le

veux-tu

es un peu toqué?

C'est pour cela que je suis venu.

III.

(1)

Cedebecuc

(1)

Cedebecuc, anen anen

Cedebecuc, ount vos qu'anen?

Cedebecuc

=

!

Ceze bécuc, pois pointu, pois-chiche.

ses environs veut que le Une dimanche des Rameaux on mange des pois-chiches, en mémoire du Christ, qui traversa un champ semé de ces pois {una cezieira), en allant

tradition particulière à Montpellier et

à Jérusalem.


— — — — — — —

— —

-

119

Cedebecuc, à raglan. Cedebecuc, n'ia pos d'oungan. Cedebecuc, qu' Tamanjado? Cedebecuc,

le

porc de

Cedebecuc, ount es Madame-? Cedebecuc, à la cabano.

Madamo

Cedebecuc, qu'i fa

Cedebecuc, que

Cedebecuc, de quno

Cedebecuc, de

— — —

— —

lèit

?

froumage.

fa

— —

Madame

lèit ?

de vaco.

la vaco? mountagno. Cedebecuc, à la Cedebecuc, and' que la gardo Cedebecuc, and' uno barro, Cedebecuc, and' que la toco ? Cedebecuc, and' uno broco. Cedebecuc, and' quelaviro? Cedebecuc, and' uno brintso.

Cedebecuc, ount es

Cedebecuc, and' que l'astaco?

Cedebecuc, and' uno jouato.

Cedebecuc, and' que

And' uno oulo sentse founs.

M Cedebecuc, allons, allons!

!la

la

?

moûts?

Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Où veux-tu que nous

allions?

— Qui a — Où est maîtresse — A cabane. — Qu'y maîtresse — Elle des fromages. — — Du de vache. — Où est vache — A monAvec quel tagne. — Avec quoi garde-t-elle — Avec un bâton. — Avec — Avec une petite branche. — Avec quoi quoi conduit-elle — Avec une gaule. — Avec quoi l'attache telle — Avec — Avec une marmite sans fond. un joug. — Avec quoi —

Ramasser des glands. Le porc de

mangés?

Il

n'y en a pas cette année.

la maîtresse.

fait la

la

lait?

la

?

?

fait

la

lait

?

la

?

la

la

les

la

?

vire-t-elle ?

-

la trait-elle ?

IV.

— QUINQUIRIÉ

Quinquirié, dau

mas dau

prat.

— Quinquirié, que as fach? — Quinquirié, un oustalet. lai

?


120

— Quinquirié, quau — Quinquirié, uno bastardo. — Quinquirié, que dounat? t'a'judat

!

i'as

— Quinquirié, de pan de lach. — Quinquirié, ount agut l'as

?

— Quinquirié, de mas fedetos.

— Quinquirié, ount

bèure?

las fas

— Quinquirié, souto un tèule. M1U

Marie Lambert, Belesta (Ariêge ;

.

— Quinquirié de la métairie du pré. — Qu'as-tu ? — Unejpetite maison. — Qui aidé? — Une bâtarde. — Que as— Où l'as-tu pris ? — A mes brebis. — tu donné? — Un bol de Où les fais-tu boire? — Sous un (ou sous une Quinquirié

fait

t'a

lui

lait.

toit

V.

— Jano

— Jano

tuile).

la sourdo

soussourdo,

Quant vendes

coucourdo

vôsti

— Passas de

?

l'autre coustat, que siéu sourdo. Prenès n'en uno, prenès n'en dos,

Leissas-me

ma

bello clèro.

— La pode pas avé. — Metès-ie lou poudé. —-

La pode pas

traire.

— Metès-ie l'araire. —

Te

farai tant courre

Delong de la tourre, Te farai tant camina Delong dôu valat... M. Frédéric Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône).

— Jeanne

Jeanne la sourde. vos citrouilles?

Prenez-en une, prenez-en deux, Je ne peux pas l'avoir. l'arracher.

long de

la sourde,

Mettez-y

Mettez-y la charrue.

la tour,

— combien vendez-vous

Passez de l'autre côté, car je suis sourde.

— je

te ferai

ma

laissez-moi le

pouvoir.

— Je

te ferai

tant cheminer —

le

belle claire.

— —

Je ne peux pas tant courir

long du fossé...

le


— VI.

-

121

La Talho

— Adissias, moussu Biadel — Planti de paissels. — Vène cercà Targent de talho — Lou diable lou fausset que ta pau talho !

la

?

!

— Vous faran de — Porte lou capel de travès. frès.

— Avès aqui de

bel cezes.

Coumo

Dieurias m'en douna un cousinal

vezès.

— Soun pas ben —

?

tecats.

Avès aqui uno bèlo vaco?

— La mené pel l'estaco. — La voulès vendre — A lou vedel ventre. — Cregne pla que ses — Praco, Taures pas milhou mercat. ?

al

fat ?

M.

ne

Rigal, Agen.

— Bonjour M. Biadel — Je plante des échalas. — Je — Diable chercher l'argent de de qui

La Taille. viens

J.

taille

!

la taille.

pas!

— On vous fera

la faucille

soit

des frais.

Je porte mon chapeau de

— Vous avez de beaux pois-chiches — En vous ne sont pas voyez. — Vous devriez m'en donner un plein pot. — menée encore graines. — Vous avez une belle vache — Je — Elle va pour reposer. — La voulez-vous vendre là

travers.

?

effet,

le

Ils

ici

l'ai

?

la laisser

bientôt vêler. (Litt.

vous ne soyez

?

:

elle a le

fou? —

Malgré

veau au ventre.) tout,

— Je crains

que

vous ne l'aurez pas à meilleur

marché.

VII.

fort

— Paire Capouchin

— Paire capouchin, de mounte vènes — Paire capouchin, de moun jardin. — Paire capouchin, que Ta dedins — Paire capouchin, de jaussemin. — Paire capouchin, quau lou gardo — Paire capouchin, uno bastardo. — Paire capouchin, quant douna

?

?

te

i'as

?

?


— —

122

Paire capouchin, un sôu marcà.

— Paire capouchin, coume s'apello — Paire capouchin, Quiéu-d'escudello. — Paire capouchin, soun autre noum — Paire capouchin, Quiéu de bouissoun. ?

?

M. Frédéric Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône).

Père capucin, d'où viens-tu? Père Capucin. De mon jardin. Du jasmin. Qiu te le garde? a-t-il dedans? Une Un sou marqué. Combien lui as-tu donné? bâtarde. ComC... d'écuelle. (quel est) Son prénom ?— ment s'appelle-t-elle ?

— Qu'y

— —

C... de buisson.

VIII. -

— COUMAIRE CERIEIRO

Coumaire Cerieiro, Vos veni à la fieiro ?

-

Quau me gardarà moun oustau?

»

La

galino à Courchaut.

Mounte

es la galino ?

-

Souto lou bancau

-

Mounte

es lou

?

bancau

?

L'aigo Ta 'nmenà.

Mounte es Taigo ? Lou biôuTa begudo. Mounte es lou biôu?

A la

cimo de

Mounte

la

laurado.

es la laurado

?

L'aucèl n'a fa 'no becado.

Mounte

A

la

es Taucèl ?

cimo dau pinèl.

Mounte

es lou pinèl

?

La cabro n'a fà 'n moucèl. Mounte es la cabro? Lou loup Ta manjado. Mounte es lou loup? Souto s un bouissou lèvo-li la

cougo, boufo-li dessout. M. A. Arnavielle,

Alais.


— Commère

Cerise.

poule ?

Sous

le

est l'eau ? sillon.

est l'oiseau ? fait

loup

l'a

queue

Commère

banc.

— Le — Où est

Où du

en a

ma maison

Qui gardera

mangée.

et souffle

— Où est

—A

la

banc

le

bue.

l'a

le sillon?

une bouchée.

— Où est

veux-tu venir à la foire

:

le

Courchaut.

— L'eau

?

est le

— L'oiseau en

cime du pin.

(Litt.

Cerise,

— La poule à

?

bœuf

123

l'a

bœuf?

emporté.

Au

a fait une becquée. le

Sous un buisson... lève-lui

Cerieiro, la fieiro?

Cau gardarié moun oustau? La galinoblanco. Ount

es la galino blanco

?

Jout loubancau.

Ount es lou bancau? Lou fiocFa brunlat. Ount es lou fioc? L'aigo Ta amoussat. Ount es l'ai go? Lous biôus Fou begudo, Ounte sou lous biôus?

A

la laurado.

Ount es la laurado? Lous aucels Fôu becado. Ounte sou lous aucels ? Per lou bos. Ount es lou bos ? Las cabros Fôu manjat. Ounte sou las cabros?

Lou loub las o manjados. Ount es lou loub? Un pau pertout. Ausso-li la cùio, Boufas-i dejout. M.

le

)

IX

Voulès veni à

bout

dessous.

Ma tanto

?

est li

— Où est pin? — La chèvre — Où est la chèvre? — Le

un morceau. loup?

— Où

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

la


124

— voulez-vous venir à la foire — Qui garderait — ma maison? La poule blanche. — Où est la poule blanche? — banc ? — Le feu banc. — Où est Sous brûlé. — Où est éteint. — Où est l'eau? — Les bœufs l'ont bue. — feu? — L'eau Ma

tante Cerise,

?

le

le

l'a

le

l'a

— Au labour. — Ouest labour? — Les oiseaux oiseaux? — Dans becqueté. — Où sont bois. — Où est bois? — Les chèvres mangé. — Où sont chèvres? — Le loup a mangées. — Où est loup? — Un peu partout. — Lèvequeue, — souffles-y dessous. Où

sont les bœufs?

le

les

l'ont

le

l'ont

le

les

les

le

lui la

X

— Ferma, ount avès vostre home

—A — —

?

la fieira.

Deque vous pourtarà?

Una carga

de miralhets.

— M'en dounarias pas un? — Nimai la mitât d'un.

— Fenna, vostre home —

Aube lou

vostre,

s'&s tuât.

noun pas

lou miéu.

A. Montel, Le Pouget (Hérault).

Femme, où est votre époux ? Une charretée de petits Pas même la moitié pas un? t-il?

tué.

— Plutôt

le vôtre,

non pas

XI.

—A

la

foire.

miroirs.

d'un. le

Femme,

mien.

Dominiquet

Dominiquet, anen, anen! Dominiquet, ountaniren? Dominiquet, amassa gram.

Dominiquet, n'ia pas d'oungan. Dominiquet, quilz'amanjat?

Dominiquet, loubiôu del comte.

Dominiquet, ount es lou comte? Dominiquet, à las cabanos.

Dominiquet, ount as ta damo? Dominiquet, à l'oustal pasto. Dominiquet, de quno pasto?

Dominiquet, de

leit

devaco.

Que vous portera -

Ne m'en

donneriez-vous

votre époux s'est


125

Dominiquet, ountas

-

las

vacos?

Dominiquet, à lamountagno. Dominiquet, qui las te gardo? Dominiquet, uno minardo. Dominiquet, coussint l'as apelado?

Dominiquet, Mario-Jano. Dominiquet, coussint l'as abilhado? Dominiquet, de pel de crabo. Dominiquet, de que i'as feit le bastou? Dominiquet, d'uno pelb d'azerou.

Dominiquet, que

i'as

croumpat?

r

Dominiquet, un curbelhet.

M Dominiquet. chiendent.

— 11

Allons, allons

1Ie

!

Marie Lambert, Belesta (Aricge).

— Où irons-nous? — Ramasser du

n'y en a pas cette année.

Qui

l'a

mangé?

Le

— Où est comte? — A la cabane. — Où est ta — A la maison, — Que pétrit-elle? — Du — — de vache. Où sont les vaches? A la montagne. — Qui — Comment F appelles-tu — Mariegarde? — Une petite Jeanne. — Comment Tas-tu habillée? — D'une peau de chèvre. bœuf du comte.

le

maîtresse?

elle pétrit.

lait

te les

?

fille.

De quoi

— De

lui

as-tu fait le jupon (?) (Cf. Sauvages, Dict., voc. Bastos).

peau d'ânon.

— Que

lui as-tu

acheté?

— Un petit crible.

— Patatin

XII.

Patatin gardo

li

cabro,

Patatin gardo

li

chin.

Touti

li

Patatin

filho lis

que passavon,

embrassavo.

Patatin gardo

li

Patatin gardo

li

cabro, chin.

M. A. Arnavielle, Alais. Patatin. Toutes

— Patatin garde

les filles qui

les chèvres,

— P.

passaient

les chèvres,

P. garde les chiens.

Patatin les embrassait.

garde les chiens.

XIII.

— QUIQUIRIQUI

Quiquiriqui

Le

rei ei

!

mort.

— P.

garde


.

.

-

126

— Qui tuât — Un gra de — Ount a bacos? — A la mountagno. — Qui las gardo — Uno — Coussint s'apèlo? — Janilheto. ?

l'a

blat.

lai

?

i

filheto.

Coussint es abilhado

De

?

pel de crabo.

Mlle Marie Lambert, Belesta (Ariège). tué ? — Un grain de blé. Quiquiriqui. — Le roi est mort — Qui — Où sont ses vaches — A la montagne. — Qui les y garde ? — l'a

!

?

Une ment

fillette.

— Comment se nomme-t-elle

est-elle vêtue ?

De peau de

XIV.

Petite Jeanne.

-

?

— Com-

chèvre.

— Li

Perlo

— Poun poun, perlo — Ounte soun perlo — Soun à Magaloun. !

ti

De que

fan

?

— Chaplon d'erbo. — D'erbo de laarado. A

la porto de

la

.

Franco

Ai leissa mi balanço.

A

?

.

porto dôu paradis

Ai leissa mi soulié

gris.

M. Frédéric Mistral, Maillane (Bouches-du-Rhône).

— Où sont tes perles? — Elles — Elles coupent de l'herbe. — — laissé mes De l'herbe des champs... — A la porte de France — laissé mes souliers gris. balances... — A la porte du Paradis — —

Poun poun, perlo Les Perles. Que font-elles? sont à Magalon.

!

j'ai

j'ai

XV.

— Lou

Coucut

Bourrut,

Coucut


-

127

Al cap d'un truc.

Moussu Berna', Que lai o fach?

— —

Un houstalou. Que t'a dounai?

De pan de

lach.

D'ount

agut?

De sas cabretoi. Quau lai li gardo?

Sa

— —

Quau Sa

Quau

l'o

bristardo. lai

li

buto?

flahuto. lai

li

clau

?

— Un boundoulau. — Quau 'staco? lai

li

Sa pastrasso.

Mlle Sophie Arguel, Salles-Guran (Aveyron).

— Coucou velu — au haut d'un monticule. — Monsieur — qu'a-t-il fait? — Une petite maison. — Que — D'où donné? — Du pain au eu? — De ses petites chèvres. — Qui les garde? — Sa bâtarde. — Qui les mar— Qui les enferme? — Un frelon. — Qui les cher? — Sa Le Coucou.

Bernard,

t'a-t-il

lait.

l'a- t-il

lui fait

lui

flûte.

attache ?

lui

lui

Sa grosse bergère.

XVI

— — —

— — — — — — —

D'ount benêts?

De Fanjaus. Mai nous aus. Pla plazé. Iéu tabès.

D'ount abets lous bendemiaires?

De Fanjaus. Mai nous aus. Pla plazé. Iéu tabès. Mlle Marie Lambert, Belesta (Ariôge).


128

D'où venez-vous? De Fanjeaux (1). Nous aussi. Beaucoup de plaisir. Nous aussi. D'où avez-vous (fait venir) les vendangeurs? De Fanjeaux. Nous aussi. Beaucoup de plaisir.

Nous

aussi.

XVII.

Jan de l'Hort

Quau

Jan de l'Hort.

— — — —

mort

es

?

Quau lou plouro? La tourtouro. Quau lou ris ? La perdris. Quau n'en porto lou dôu? Lou quièu dau peirôu.

M. Arnavielle, Alais.

Jean du Jardin. Qui La tourterelle.

pleure?

porte son deuil?

mort?

est

— Qui

Jean du Jardin.

s'en réjouit?

La

perdrix.

Qui

le

Qui

— Le cul du chaudron. XVIII.

COUTORBO

Coutorbo!

— Plaig? — D'ount benêts? — De Paris. — Que pourtats — Sant — Moustra-le. — Me pas. ?

flouris

— —

plai

mau

M'abets

Coumo

dit.

l'ei dit.

M'abets moulhé.

Coumo

le

pèd.

Cercats per tout

le

palhé.

Mlle Marie Lambert, Belesta (Ariège).

Goutorbe!

Qu'apportez-vous? (1)

Plaît-il?

— Sainte

D'où venez-vous?

fleur.

— Montrez-la.

Fanjeaux (Aude), chef-lieu de canton.

— —

De Il

ne

Paris.

me

plaît


— pas.

Vous m'avez mal répondu.

ma femme? la

meule de

— Comme

le pied,

-

129

Vous

l'avez

— Vous

dit.

cherchez dans tout

le

avez

grenier (ou

paille*.

XIX Un

enfant propose à un camarade la réponse suivante à toutes les

questions qu'il

lui

posera

— — — — — — —

Amai

:

iéu [moi aussi).

Vôu al bouos Amai iéu.

?

Preni uno apio?

Amai

iéu.

Cope un aubre

Amai

?

iéu.

Ni fou un nau?

Amai

— —

Lous pouors Amai

iéu.

monjou?

i

M. Gonort, Saint-Frézal-d'Albuges (Lozère).

Je vais au bois? aussi.

Moi

aussi.

Moi aussi. — Les porcs

XX.

j

— Je

Moi mangent?

Je coupe un arbre?

MOUN

prends une hache?

aussi.

Moi

J'en fais un baquet?

Moi...

FRAIRE ESCARAMOUCHET

Moderato

:£:

s=ç=£ Ai

un

fraire

es

-

ca

-

ra

i

-

mou

-

t

r

chet; Per

r

i

i

ei - ri-

ii-iigiiPis^^i r-fr-ftr

ta-ge m'a dou-na'n

to - ri;

Pa

- ra

-

si

dis

-

es

blet.

pas

Un

si

Pur-ga

-blet es pa'n

-

to

-

ri,

es -cri-

Pur-ga-


-

es

tori

130

U

pas Pa-ra-dis,

-

no lèbre es pas 'no per-dris.

P. R. Blavet, Saint- André- de-Sangonis (Hérault).

Toutes

les

versions

suivantes out été

conservées sous forme de

ce n'est qu'à Saint-André-de-Sangonis que

pu noter l'air qui précède. Cet air est on ne peut mieux approprié à cette amusante malheureusement tout le reste de la et très populaire randonnée récit

:

j'ai

;

chanson y est oublié.

On

peut adapter, sur cet

recueillies,

mais

il

air,

quelques couplets des diverses versions

est impossible

de faire entrer dans ce cadre

pièce tout entière, à cause de l'irrégularité des rimes.

La

la

version de

Colognac (V. XXII), où deux rimes féminines et deux rimes mascudans un ordre constant, pourrait seule se chanter

lines se succèdent

sur les huit dernières mesures, qui se répéteraient indéfiniment.

Ai un fraire escaramouchet

Per

eiritage

Un siblet es Lou Paradis

es pas lou Purgatôri,

Lou Purgatôri

Uno Uno

;

m'a douna 'a siblet. pa 'n escritôri. es pas lou Paradis.

lèbre es pas 'no perdris, perdris es pas 'no lèbre.

Veici la mort que nous vèn querre,

bon coume li marrit gènt. Uno gengivo es pas no dent,

Li

Uno dent es pas 'no gengivo. Uno morto es pas uno vivo, Uno vivo es pas uno morto. Ni lou berroul es pas

la porto,

La porto n'es pas lou Uno nièiro es pas un

berroul.

Un

pesoul,

pesoul es pas uno nièiro.

Lou variétés pas la chambrièiro, La chambrièiro es pas lou varlet. Uno bledo es pas un caulet,

Un

caulet es pas uno bledo.

Uno vaco

es pas

uno fedo,


Uno

131

fedo os pas uno vaco.

Ni lou pan

es pas la fougasso,

La fougasso n'es pas lou pan. Lou clerc es pas lou capelan, Lou capelan es pas lou clerc. Ni Anduzo n'es pas Vauvert, Ni Vauvert n'es pas Ici le

conteur s'interrompt

de chercher la suite de son

comme

récit,

s'il

avait oublié,

répète

il

et,

ayant

l'air

:

Ni Anduzo n'es pas Vauvert, Ni Vauvert n'est pas jusqu'à ce que celui qu'il veut attrapper, dise

en riant

:

Anduzo.

On lui

dit alors

:

Beiso au quiéu quau se i'amuso. M. Louis Roumieux,

J'ai

— Un

un

gatoire,

— pour

frère Escaramoucliet,

Purgatoire n'est pas

le

— une

une perdrix,

héritage

pas une écritoire.

sifflet n'est

le

il

m'a donné un

Le Paradis

Paradis.

Nirnes.

sifflet.

n'est pas le

Pur-

— Un lièvre n'est pas — Voici la mort qui

perdrix n'est pas un lièvre.

— — Une gencive n'est pas une dent, — une dent n'est pas une gencive. — une vive n'est pas une morte. — Une morte n'est pas une Le verrou*n'est pas verrou. — Une porte, — porte n'est pas vient nous chercher,

bons comme

les

mauvaises gens.

les

vive,

la

la

le

— un pou n'est pas une puce. — Le valet n'est — la servante n'est pas valet. — Une blette n'est

puce n'est pas un pou, pas

la

servante,

pas un chou,

pas une brebis,

pas la fouace,

— Vauvert, —

le prêtre,

Baise au

le

un chou n'est pas une

la fouace n'est

le prêtre

ni

c...

blette.

— Une

une brebis n'est pas une vache. pas

n'est pas le

Vauvert n'est

pas....

le pain.

clerc.

qui s'y amuse.

XXI me dounè'n

Per

eiritage

Un

siblet n'es

vache Le pain

Le clerc

;

siblet,

pas 'n escritôri.

n'est n'est

n'est pas

Ni Anduze n'est

Anduze.

Ai un fraire Escaramousset

pas


132

Paradis es pas Purgatôri, Purgatôri es pas Paradis.

Uno lèbre es pa 'no perdris, Uno perdris es pa 'no lèbre. Uno coumbo n'es pa 'n serre,

Un Un

serre n'es pas uno coumbo.

uno boumbo, Uno boumbo es pas un tinau. Uno miolo es pas un chivau, Un chivau n'es pas uno miolo. tinau n'es pas

Fiho sajo es pas Fiho

Ni

fiho folo,

folo n'es pas las dents,

las

dents soun pas las gengivos.

Fiho morto es pas fiho vivo, Fiho vivo es pas fiho morto.

Ni lou barroul n'es pas

La porto

Uno

la porto,

n'es pas lou barroul.

nieiro n'es

Unpesoul

pa

n'es pas

'n

pesoul,

une

nieiro.

Lou varlet es pas la chambrieiro, La chambrieiro es pas lou varlet. Uno bledo n'es pa'n caulet,

Un caulet n'es pas uno bledo. Un agnèl n'es pas uno fedo, Uno fedo es pas un agnèl. Uno vaco es pas un vedel, Un vedel es pas uno vaco. Boufo-la au quieu, la pas sara facho. M. A. Arnavielle, un frère Escaramousset;

J'ai

Alais.

— pourhéritageilme donna un

sifflet.

pas Purgatoire, — — Paradis — Purgatoire n'est pas Paradis. Un n'est pas une perdrix, — — — Un vallon une perdrix pas un pas une — Une cuve n'est pas une bombe, une pas un une bombe pas une cuve. — Une mule n'est pas un cheval, — sage n'est pas un cheval n'est pas une mule. —

Un

sifflet n'est

pas une écritoire.

n'est

lièvre

n'est

n'est

lièvre.

colline,

vallon.

colline n'est

n'est

Fille

fille folle

Fille

n'est pas les dents,

morte n'est pas

morte.

Le verrou

fille

les

fille

folle,

dents ne sont pas les gencives.

vivante,

n'est pas la porte,

fille

vivante

n'est

la porte n'est

pas

pas

le

fille

ver-


rou.

— Une puce n'est pas

133

— un pou n'est pas

un pou,

— la

une puce.

valet, servante n'est pas Le valet n'est pas la servante, un chou n'est pas une poirée. Unepoirée n'est pas an chou, Un agneau n'est pas une brebis, une brebis n'est pas un agneau. le

— un

Une vache

n'est pas un

soufflez-lui

au derrière, la paix sera

veau,

veau n'est pas une vache

faite.

XXII De moun

fraire

Escaramouchet

Iéu eritère d'un siblet,

Un

siblet es

pa

'n escritoli.

Lou Paradis es paslou Precatori, Lou Precatori es pas lou Paradis. La lèbre es pas la perdiz, Las perdizes sou pas de lèbres

;

Las coumbos sou pas de serres,

Lous serres sou pas d'oustaus Las boutos sou pas de barraus, Lous barrais sou pas de boutos La cambi n'es pas d'estoupo, Las estoupos sou pas de bertels Lous fuzes sou pas de fourrels, Lous fourrels sou pas de retortos Lous berouls sou pas de portos, Las portos sou pas de berouls Las nieiros sou pas de pezouls, ;

;

;

;

;

Lous pezouls sou pas de nieiros

;

Lous varlets sou pas de chambrieiros. Las chambrieiros sou pas de varlets ;

Las bledos sou pas de caulets,

Lous caulets sou pas de bledos; Lous moutous sou pas de fedos, Las fedos sou pas de moutous Las filhos sou pas de garsous, Lous garsous sou pas de filhos; Lous faviôus sou pas de lentilhos, Las lentilhos sou pas de faviôus ;

;

Las vacos sou pas de biôus,

:


134

Lous biôus ni sou pas de vacos Lous souliés sou pas de sabatos, ;

Las sabatos sou pas de souliés Lous talhurs sou pas de courdouniès, Lous courdouniès sou pas de talhurs, Mais lous boulangés sou de voulurs. ;

M.

De mon n'est pas

le

pasteur Fesquet, Colognac (Gard).

frère Escaramoucliet

une

écritoire;

un

j'ai hérité

Paradis n'est pas

le

sifflet.

— Un

Purgatoire,

le

sifflet

le

— Le lièvre n'est pas la perdrix, — les vallons ne sont pas des — — les outres ne les collines ne sont pas des maisons collines, chansont pas des barils, — les barils ne sont pas des outres; — vre n'est pas de l'étoupe, — les étoupes ne sont pas des fuseaux — Purgatoire n'est pas

les perdrix

le

Paradis.

ne sont pas des lièvres

;

;

le

;

les

fuseaux ne sont pas des cocons,

cordes

;

les verrous

des verrous — des puces —

les

;

cocons ne sont pas des

les

ne sont pas des portes,

— les portes ne sont pas — les poux ne sont pas

puces ne sont pas des poux,

les valets

;

ne sont pas des valets

;

ne sont pas des servantes,

— les poirées ne

— les

servantes

sont pas des choux,

— les

moutons ne sont pas des brechoux ne sont pas des poirées les filles ne sont pas les brebis ne sont pas des moutons bis, ;

;

des garçons,

les

garçons ne sont pas des

sont pas des lentilles, les

— les

lentilles

vaches ne sont pas des bœufs,

vaches

les

;

— les souliers ne sont

sont pas des souliers; les cordonniers

— les

;

les

les

savates ne

ne sont pas des cordonniers,

tailleurs,

— mais

les

boulangers sont

XXIII

Un

;

ne

bœufs ne sont pas des

des voleurs.

Variante de la Lozère

les haricots

ne sont pas des haricots

pas des savates,

tailleurs

ne sont pas des

filles

:

vedel n'es pas uno vaco

;

Lou motolas n'es pas uno saco, Uno saco es pa 'n motolas ;

Uno côucheto es pas'un debas, Un debas n'es pa 'no côucheto Un culiè n'es pa 'no fourcheto, Uno fourcheto n'es pas un culiè ;

;


— —

135

-

Un esclop n'es pasunsoulié, Un soulié n'es pas un esclop Uno jisclo n'espas lou gorp,

;

Lou gorp n'es pas uno gisclo Lou curât es pas lou ministre.

;

Mlle

Un

veau n'est pas une vache;

sac n'est pas un matelas;

corbeau,

pas

le

un

soulier,

;

;

pasteur (protestant).

XXIV.

— L'Amouro

L'ia'no belo amouro

De

vers l'amourié

L'amouro Coumo si demouro

!

(bis)

Souto Vamouriè. 2.

N'es vengù

la

mousco

De la mouscariè, Per manjà l'amouro De l'amourariè. La mousco, L'amouro si demouro

Coumo

(bis)

Souto Vamouriè. 3.

N'es vengù Taragno

De

l'ara gnariè,

Per manjà ia mousco

De 4.

la

mouscariè.

N'en venguè lou ratou

De

la ratariè,

Per manjà l'aragno

De

un

un

cuiller

cuiller

— un corbeau n'est pas une bergeronnette; —

1.

— une n'est pas une fourchette, — un sabot n'est pas un sabot — une bergeronnette n'est pas un

une fourchette n'est pas une n'est pas

matelas n'est pas un sac,

le

une chaussette n'est pas un bas,

bas n'est pas une chaussette;

un soulier

Anna Causse, Meyrueis.

l'aragnariô.

le

curé n'est


— 5.

136

-

N'en venguè lou gatou

De

la gatariè,

Per manjà lou ratou De la ratariè. 6.

N'en venguè lou chinou

De

la chinariè,

Per manjà lou gatou De la gatariè. 7.

N'en venguè lou loup

De

la loubatariè,

Per manjà lou chinou

De

la chinariè.

8.

Venguè lou cavalou De la cavalariè, Per agantà lou loup De la loubatariè.

9.

Venguè

lou serpenti

Delà serpentariè, Per pougne lou chivau De la chivalariè. 10.

N'en venguè lou diable

De la diablariè, Per coucha lou serpenti De la serpentariè. 11.

Venguè lou bon Dieu De la boundiéunariè, Per coucha lou diable

De 10.

la diablariè,


— XXIV.

138

— Grando mai dôus Creipelous

Grando mai dôus creipelous !... Fasès n'en trei, dounas m'en dous !...

Ou s'en vai davant la porto, La buso lous li emporto.

— Grando mai, dounas m'en mai — Tu n'auras pas de mous creipelous !

Que n'aye'gu de la plumo de la buso. M'en vau à la buso Buso dono-me de ta plumo.

— — Tu n'auras pas de ma plumo Que n'aye'gu dôus budès dôu vedè. — M'en vau ou vedè :

!

:

dono-me de tous budés. Tu n'auras pas de mous budés Que n'aye'gu dôu là de la vacho. M'en vau à la vacho Vacho dono-me de toun là.

Vedè

!

:

!

— Tu n'auras pas de moun

Que n'aye'gu de Therbo dôu prà. M'en vau ou prà, Prà dono-me de toun herbo,

!

— Tu n'auras pas de moun herbo Que n'aye'gu dôu dalh dôu faure. M'en vau ou faure Faure dono-me de toun dai.

— — Tu n'auras pas de moun dai Que n'aye'gu dôu lard dôu porc. — M'en vau ou porc Porc dono-me de toun lard. — Tu n'auras pas de moun lard :

!

:

!

Que n'aye'gu dôus

aglians dôu chaîne.

M'en vau ou chaine Chaîne dono-me de tous :

!

aglians.

Tu n'auras pas de mous aglians Que n'aye'gu dôu vent de la mar. M'en vau à la mar

:


— La mar

130

m'eiveinto,

I'eivente lou chai;

Lou chaine m'engliando, Fengliande lou porc

,

Lou porc nTenlardo, I'enlardo lou faure

Lou

;

faure m'endaino,

Tendainc lou prà,

Lou pra m'enherbo, Fenherbe la vacho, La vacho nf enlacho, I'enlache lou vedè,

Lou vedè m'enbudèlo, Fembudèle labuso, Labuso m'emplumo, I'emplume ma mai

(1)

:

La m'en dounè mai. M. T. Bernard, version du Périgord.

La Grand'mère aux petites Crêpes. Civpes

Il

,

— faites-en

s'en

Grand'mère aux petites

donnez-m'en deux

trois,

va devant la porte,

la

!...

buse les

lui

— Grand'mère, donnez-m'en davantage — Tu n'auras pas de mes petites crêpes —

emporte.

!

plume de la buse. Je m'en vais à

(1)

Variante

la

buse

(qui suppose

— Buse

:

!

un début

que je n'aie eu de

donne-moi de

différent)

la

ta plume.

:

Femplum? moussur, Moussur m'encliauno, Fencliaune madame, Que me dono dôu po

Per'mour de Dî

Que

;

sio,

n'en vouiio plo. M. Ghabaneau, Nontron (Dordogne).

J'emplume Monsieur, la clef à soit,

Madame, — qui

Monsieur

me donne

me donne du

— car j'en voulais bien.

pain

;

— je

donne pour l'amour de Dieu la clef,


,

— — Tu n'auras pas

ma

de

140

— que je

plume,

n'aie eu des

boyaux du

veau.

— Je m'en vais au veau: — Veau donne-moi de tes boyaux. — Tu n'auras pas de mes boyaux — que je n'aie eu du de !

lait

la

vache.

Je

m'en vais à

vache

la

:

Vache

donne-moi

!

de ton

lait.