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Agriculture - Mercredi 13 septembre 2017 - La PensĂŠe de Bagot - B1


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La Ferme La Bourrasque, un défi relevé avec brio Alain BÉRUBÉ

Même s’il a grandi sur la ferme laitière familiale à Saint-Nazaire d’Acton, Philippe Benoit a surpris son entourage en prenant les rênes de la Ferme La Bourrasque, il y a cinq ans, en compagnie de son conjoint Maxime Dion. La jeune entreprise agricole bénéficie déjà d’une solide réputation, en plus de représenter un bel exemple d’audace et de persévérance. Bien qu’il ait complété des études universitaires en cinéma, Philippe a toujours gardé un lien sentimental pour la ferme appartenant à la famille depuis 1912. Il reprend donc une parcelle de la terre qui était autrefois gérée par ses parents, Martial Benoit et Francine Marcotte. Au fil des ans, une culture de régie biologique est implantée et les deux jeunes agriculteurs y érigent leur demeure, en plus d’acquérir les deux serres. « Notre service d’approvisionnement de légumes, reconnus pour leur grande qualité, a rapidement connu du succès. La croissance a été rapide et on a pu obtenir la certification biologique par Québec Vrai en 2014 », mentionne Philippe Benoit, âgé de 31 ans. La ferme, située sur le rang Brodeur à Saint-Nazaire d’Acton, regorge d’activités durant toute l’année. La culture sous tunnels

et sous serres froides permet d’étirer la saison en terre jusqu’à la fin décembre avec des légumes tels la tomate, la laitue, l’épinard, le mesclun, le kale, le radis, etc. Il y a également un entrepôt réfrigéré permettant de conserver les choux, carottes, betteraves, patates, ail, oignons, courges d’hiver et autres légumes. Les paniers peuvent ainsi être disponibles jusqu’en janvier et les inscriptions sont donc actuellement toujours ouvertes. « Grâce à nos paniers d’été et d’automne, nous pouvons desservir jusqu’à 200 familles

par année. En plus de notre ferme, nous avons des points de chute à Montréal et à Drummondville. On a entre autres une très belle présence au marché Jean-Talon », indique Philippe Benoit. Ce dernier est très fier de l’implication de la Ferme La Bourrasque au sein de la CAPÉ (Coopérative pour l’agriculture de proximité écologique). « Cette coopérative permet de regrouper et de bien encadrer les agriculteurs qui ont choisi cette voie. Nous sommes heureux d’être

Maxime Dion et Philippe Benoit, de la Ferme La Bourrasque. (photo François Larivière)

des ambassadeurs pour cette approche qui préconise peu ou pas d’intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs. Je constate également que nous bénéficions d’une belle reconnaissance en région, comme le témoigne le prix remporté au Gala Distinction 2015 dans la catégorie Entreprise agricole de niche », affirme M. Benoit. Les deux propriétaires de la Ferme La Bourrasque ont par ailleurs remporté en mai le Phénicia Entreprenariat, remis par la Chambre de commerce LBGT du Québec. « Maxime s’est beaucoup impliqué dans l’organisme Fierté agricole, inauguré par Au cœur des familles agricoles. On peut ainsi briser l’isolement et ouvrir des portes pour les agriculteurs homosexuels. Tant mieux si notre réussite peut être une source d’inspiration », conclut-il. La Ferme La Bourrasque invite la population, le dimanche 1er octobre, à sa grande fête de la courge et à son méchoui. L’activité est organisée en collaboration avec le BRAM secteur Bagot Rivière-Noire Maska, un groupe local de relève agricole associé à l’ARASH. Philippe Benoit compte parmi les administrateurs du BRAM. Information: www.fermelabourrasque.com ou sur Facebook.

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Une autre excellente année pour Expo-Champs

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Plus de 18 000 visiteurs et exposants du secteur agricole ont participé à la 19e édition d’Expo-Champs qui a eu lieu tout récemment à Saint-Liboire. Des agriculteurs et agricultrices avec des projets à réaliser et des découvertes à faire, la très grande qualité et la pertinence des produits présentés par les exposants, une programmation relevée et diversifiée, plusieurs nouveautés, des démonstrations commentées qui ont connu un grand succès, des essais libres qui ont répondu aux attentes de plus en plus élevées de nos visiteurs et les parcelles de cultivars de nos semenciers ont contribué à ce succès. « Depuis 19 ans, nos administrateurs et administratrices et nos équipes d’employés sont à pied d’œuvre afin de répondre aux besoins des familles agricoles. Nous travaillons dans le but de leur offrir chaque année de perfectionner leurs connaissances et de rencontrer des experts. Expo-Champs est devenu une plateforme d’affaire qui répond à leurs besoins d’aujourd’hui et de demain. Félicitations à l’équipe, merci à nos partenaires, nos exposants et nos visiteurs de nous faire confiance et de nous permettre de passer ensemble du rêve à la réalité. Nous vous donnons déjà rendez-vous l’an prochain, soit les 28, 29 et 30 août 2018, pour

la 20e édition », mentionne le président du conseil d’administration, André Cécyre. Plusieurs activités, dont les démonstrations de planteurs à maïs et la clinique de pneus agricoles ont été fort courues. Les exposants présentaient aussi plusieurs nouveautés et ils ont procédé à des lancements de nouveaux produits et services dont plusieurs modèles de tracteurs et d’équipements. La qualité des parcelles de cultivars de nos semenciers était exceptionnelle et l’animation sur celles-ci, par des experts, d’un très grand professionnalisme. « Je remercie notre conseil d’administration pour sa confiance et son soutien ainsi que l’équipe d’employés qui ont travaillé avec enthousiasme au cours des derniers mois. L’aménagement des terrains des exposants et la qualité de leurs présentations étaient exceptionnels. Nos visiteurs le remarquent et nous le mentionnent. Expo-champs offre une fenêtre unique sur la haute technologie et les différents services-conseils en agriculture. Nous organisons ce rendez-vous avec la préoccupation de conserver à l’ensemble une dimension humaine, mais aussi d’en faire une représentation de ce qu’est l’agriculture du Québec aujourd’hui : fière, innovante et

Plus de 18 000 visiteurs et exposants du secteur agricole ont participé à la 19e édition d’Expo-Champs, qui a eu lieu à Saint-Liboire

dynamique. Nos visiteurs avaient vraiment la tête pleine de projets cette année », a déclaré la directrice générale Sophie Gendron. Le Salon de l’agriculture est un organisme sans but lucratif qui soutient la formation de la relève agricole en organisant différents événements, dont Expo-Champs, le Salon de l’agriculture et le Gala Cérès.

Chaque année, le Salon remet des bourses à de jeunes méritants qui fréquentent les institutions d’enseignement tant au niveau professionnel, collégial, qu’universitaire et soutient financièrement différents établissements d’enseignement agricoles, projets ou causes reliées au développement des connaissances et de l’agriculture du Québec.


Réglementation sur les pesticides en milieu agricole: quelques éléments d’information Plusieurs choses se sont dites depuis l’annonce du gouvernement du Québec de limiter l’accès à certains pesticides en milieu agricole. Certaines personnes soutiennent que le projet de règlement nuira aux agriculteurs et qu’il interdira l’accès à ces produits, minant du coup la rentabilité et la compétitivité des entreprises. D’autres, au contraire, soutiennent que le projet de règlement ne va pas assez loin et que de nombreux autres ingrédients actifs auraient dû être inclus. Qu’en est-il réellement? Au-delà des discours alarmistes, analysons les changements prévus. Puisque la question est relativement complexe, prenons quelques lignes pour nommer les choses. Tout le débat tourne autour des modifications prévues par : « Le Projet de règlement modifiant le code de gestion des pesticides». Celui-ci, s’il est accepté, sera inclus dans la mise à jour par le gouvernement du Québec de la «Stratégie québécoise sur les pesticides 2015-2018». Le règlement sert à atteindre les objectifs fixés par la Stratégie. L’un de ces objectifs est de protéger la santé de la population, les pollinisateurs et l’environnement. Afin de remplir cet objectif de la façon la plus efficace possible, la Stratégie a choisi de mettre l’accent sur les pesticides les

plus à risque. Mais de quelle façon peut-on comparer les différents pesticides entre eux? Pour arriver à comparer entre eux des pesticides de composition différente, les instances gouvernementales ont conçu l’IRPeQ «indicateur de risque des pesticides du Québec». Les indices de risque sont séparés en deux, soit l’indice de risque pour la santé (IRS) et l’indice de risque pour l’environnement (IRE). Donc d’un côté, la toxicité, la cancérogénicité, les perturbations endocriniennes et les effets sur le développement et de l’autre côté, les effets sur les espèces non ciblées, la persistance et la mobilité. Chaque pesticide se voit attribuer un nombre pour chacun des deux indices. Plus le nombre est élevé, plus le risque est grand. Les pesticides qui ont été ciblés augmentent sensiblement les indices de risque à l’échelle de la province. Quels sontils? Un herbicide (l’atrazine), un insecticide (le chlorpyrifos) et trois traitements de semences (les néonicotinoïdes). Pourquoi ceux-ci? À cause des risques qu’ils présentent, soit leur IRS et/ou leur IRE. Par exemple, au Québec, les ventes d’atrazine et de chlorpyrifos comptent pour moins de 5 % des ventes de pesticides, mais contribuent pour 14 % à l’IRS et 20 % à l’IRE de la province.

Quant aux trois traitements de semences visés, bien que les indices de risque ne soient pas excessivement élevés, ils ont été détectés sur environ 70 % des abeilles mortes recueillies au Québec et en Ontario en 2012 et 2013. Les néonicotinoïdes se retrouvent aussi très facilement dans les rivières. Voilà toutes d’excellentes raisons de regarder de plus près la pertinence de l’utilisation de ces pesticides. Seront-ils interdits? Non. Ils appartiendront désormais à une nouvelle classe de pesticides. Les pesticides de cette nouvelle classe devront être «prescrits» par un professionnel de l’agriculture : un agronome. La décision d’utiliser ou non l’un de ces produits ne pourra plus revenir au producteur seulement. Cela risque-t-il de nuire aux entreprises agricoles? Non. Dans le cas des herbicides et des insecticides, il existe de nombreuses alternatives. De plus, s’il s’avère qu’ils sont essentiels pour régler un problème particulier, ils pourront être prescrits par l’agronome si celui-ci les juge nécessaires. Dans le cas des traitements de semences, ils sont utilisés sur la presque totalité des superficies en maïs et sur la moitié des cultures de soya. Ceci est beaucoup et est fait le plus souvent de façon préventive. Le projet

de règlement mettra fin à cette utilisation préventive. Dorénavant, l’utilisation se fera après une évaluation des besoins. Est-ce suffisant? Le projet de règlement, s’il est bien appliqué, réduira certainement l’usage des cinq matières actives ciblées. Pour que l’objectif de réduction des risques soit atteint, il faudra que ces produits soient remplacés par d’autres dont l’IRS et I’IRE sont plus faibles ou dans le cas des traitements de semences, qu’ils soient simplement moins employés. Certains groupes soutiennent que le glyphosate, ingrédient derrière le célèbre Roundup, aurait dû être visé par le règlement. Le glyphosate est une matière active qui soulève les passions principalement à cause justement du volume des ventes. De plus, les études contradictoires continuent de se multiplier. Cependant, dans la mesure des connaissances actuelles, ses indices de risque sont parmi les plus bas en comparaison des produits disponibles sur le marché. En limiter l’accès reviendrait donc probablement à le remplacer par pire que lui. Les conseillers du Club Agrinove seront en mesure d’accompagner les producteurs à travers cette nouvelle réglementation.

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L’effet Trump sur l’agriculture au Québec

Une Journée Champ bien remplie

Le syndicat de l’UPA de la Rivière noire tiendra son prochain congrès le 14 septembre, à 19 h 30, au Centre sportif d’Acton Vale (1503, 3e Avenue, entrée par la porte des joueurs) afin d’en apprendre d’avantage sur le sujet. Marie-Eve Bourdeau, conseillère en économie à la DREPA de l’UPA, présentera des statistiques sur les échanges commerciaux. Elle parlera également du président américain, Donald Trump, qui critique ouvertement l’ALÉNA affirmant que cette entente désavantage les États-Unis. Qu’en

La Fédération de l’UPA de la Montérégie, en collaboration avec le Club Agri-Action de la Montérégie, tiendra sa Journée Champ le jeudi 14 septembre, à la Ferme Iber-Grains (en transition biologique) située à Saint-Jean-sur-Richelieu au 2150, route 133. La Journée Champ, qui aura lieu beau temps, mauvais temps, permettra aux visiteurs d’apprécier les actions réalisées par les agriculteurs afin d’améliorer la qualité de l’eau tout en favorisant la biodiversité et l’habitat aquatique de ce bassin versant. Des

est-il justement? Les négociations ne font que commencer et il se dit prêt à quitter la table de négociation. Par ailleurs, M. Trump appuie fréquemment ses déclarations en utilisant des données liées à la balance commerciale des États-Unis avec d’autres pays. Mais qu’en estil vraiment en ce qui concerne le Canada? La conférencière poursuivra sa présentation sur les rouages de la renégociation de l’ALÉNA entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, les pourparlers ayant été lancés le 16 août.

conférences seront également données sur divers sujets d’intérêts et les représentants des médias auront l’occasion de réaliser des entrevues sur place avec les agriculteurs, conférenciers et organisateurs. À surveiller, en après-midi, la présentation du programme ALUS Montérégie et du projet Hazen-Bleury et à la Barbotte, les enjeux pour la mise en œuvre des initiatives des paiements pour services écosystémiques ainsi que les bénéfices de l’aménagement du paysage agricole sur la biodiversité et les services écosystémiques.

Un beau geste des producteurs de porc

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Les Éleveurs de porcs de la Montérégie ont fait un don de 2 250 $ en viande de porc haché à trois organismes de la région qui viennent en aide aux plus démunis, soit Moisson Granby, Moisson Rive-Sud et Moisson Sud-Ouest (750 $ chacun). À la rentrée scolaire, les familles ont des dépenses élevées qui augmentent année après année et les dons se font souvent plus rares et de moindre importance dans cette période. « Le mieux-être de chaque enfant et de leur famille est important pour nous, particulièrement en cette période cruciale », a mentionné le président François Nadeau. La production porcine est un moteur économique majeur en Montérégie, grâce aux 812 éleveurs de porcs qui supportent 6 582 emplois et génèrent plus de 660 millions en valeur ajoutée à l’économie de la région.


Santé et sécurité au travail : l’importance de la diligence raisonnable Lorsque je me déplace sur les fermes pour parler de prévention en santé et sécurité, on me demande souvent; que peut-il m’arriver si un accident se produit sur ma ferme? Il est difficile de répondre simplement à cette question. Plusieurs facteurs peuvent intervenir lors d’un accident de travail. Voici donc un extrait du programme de prévention en santé et sécurité au travail que nous remettons aux membres de la Mutuelle de prévention de l’UPA. Toutes les personnes qui assument des responsabilités en matière de santé et de sécurité du travail sont tenues de faire preuve de diligence raisonnable. Cela signifie qu’elles doivent prendre toutes les précautions raisonnables selon les circonstances pour protéger la santé et la sécurité des travailleurs. Cela implique notamment de: • Mettre en place des systèmes pour déceler et prévenir les dangers

• Adopter des politiques et procédures pour protéger les travailleurs contre les risques • Nommer le personnel de supervision approprié • Effectuer les suivis périodiques requis pour assurer l’application des mesures de prévention préconisées au sein de l’entreprise. L’obligation de diligence raisonnable repose sur trois devoirs : La prévoyance • Identifier les dangers et évaluer les risques reliés au travail afin de les contrôler à l’aide de moyens concrets. • Connaître la nature des tâches et opérations réalisées par les travailleurs afin de mettre en place des moyens de prévention et des mesures de contrôle adaptés au travail. • S’assurer que les employés ont les connaissances et la formation requises

pour s’acquitter de leurs tâches et qu’ils disposent des informations requises pour les réaliser de manière sécuritaire. • Fournir l’équipement et les outils nécessaires à la réalisation du travail qui soient en bon état de fonctionnement. L’efficacité • Fournir aux travailleurs des instructions claires sur la manière d’exécuter le travail. • S’assurer que les travailleurs connaissent les procédures, les consignes et règles de sécurité et les appliquent. • Rappeler les règles et procédures de sécurité associées au travail à effectuer.

intervenir dès qu’un écart est constaté. • Sévir à l’endroit de ceux et celles qui ne respectent pas les règles et procédures de sécurité. Vous avez des questions sur la Mutuelle de prévention? N’hésitez pas à me contacter. Je peux aussi vous offrir une estimation des économies potentielles pour votre entreprise si deveniez membre. Valérie Giguère Conseillère à la main-d’œuvre agricole UPA de l’Estrie 819 346-8905, poste 124 ou vgiguere@upa.qc.ca

L’autorité • Planifier le travail et en assurer la supervision. • Faire respecter les règles et procédures de sécurité par tous et en tout temps;

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Un bon coup de main pour Au cœur des familles agricoles

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Quelque 250 partenaires, producteurs agricoles et intervenants des milieux agricole et agroalimentaire se sont récemment réunis à Waterloo pour participer au tournoi de golf annuel au profit de l’organisme Au cœur des familles agricoles (ACFA). Organisée en collaboration avec l’Union des producteurs agricoles (UPA) pour une deuxième année, cette édition était sous la présidence d’honneur de Mario Hébert, directeur général du Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ). « Le tournoi est un rassemblement important du secteur pour une cause à laquelle le CIAQ croit beaucoup. Près de 37 000 $ ont été amassés au bénéfice de l’ACFA, ce qui représente un record ainsi qu’une réussite à tout point de vue », a mentionné M. Hébert, ajoutant que le Centre est un fier partenaire de l’ACFA depuis 2016 et s’implique activement dans son financement, directement et en organisant diverses activités. Pour le président de l’ACFA, Jaclin Bisaillon, « ce tournoi est plus qu’un

événement-bénéfice. C’est aussi, pour le secteur agricole, une occasion de démontrer son soutien. Les participants sont venus des quatre coins de la province pour souligner l’importance qu’ils accordent à notre organisme, le seul du genre au

Québec à prévenir la détresse psychologique chez les producteurs et à intervenir auprès de ceux qui vivent des moments difficiles ». « L’UPA est fière d’organiser conjointement cette activité pour une deuxième

année consécutive. La santé psychologique est un enjeu sur lequel nous travaillons depuis plusieurs années par l’organisation, notamment, d’un forum thématique en 2016, l’embauche d’une ressource, la création d’un comité provincial, la mise en place d’un réseau de responsables et la formation de sentinelles formées spécifiquement pour déceler la détresse psychologique », a conclu le deuxième vice-président de l’UPA, Martin Caron. Au cœur des familles agricoles est un service gratuit et confidentiel pour aider, soutenir, informer et établir des contacts. La mission de l’organisme sans but lucratif est d’offrir des services psychosociaux de première ligne favorisant l’amélioration du bien-être des familles agricoles sur tout le territoire du Québec. L’ACFA privilégie une approche proactive et participative d’intervention, ce qui implique la mobilisation de toutes les personnes qui gravitent autour des travailleurs agricoles et de leurs familles. Formation, sensibilisation et entraide communautaire sont les éléments qui sous-tendent la mission de l’ACFA.


Les producteurs de grains souhaitent être respectés davantage Alors que la belle saison bat son plein, les Producteurs de grains Montérégie Nord dénoncent l’accumulation des gestes négatifs du gouvernement du Québec à l’endroit de la production de grains, un secteur économique d’importance dans la région. Contraintes excessives à l’usage des pesticides Le gouvernement du Québec a dévoilé au mois de juillet sa prochaine réglementation en matière d’usage des pesticides. À cet effet, une approche coercitive ne garantit en aucun cas une amélioration de l’utilisation des produits phytosanitaires. Par ailleurs, les producteurs de grains sont parfaitement en mesure de faire usage des pesticides de façon planifiée et avec discernement. Pour couronner le tout, le gouvernement n’a prévu aucune mesure de compensation de la hausse des coûts de production et n’offre qu’un accompagnement symbolique.

Non-respect d’engagement en matière de fiscalité agricole Contrairement aux engagements du gouvernement, de nombreux producteurs de grains de la région ont reçu, au cours des dernières semaines, des factures pour remboursement de montants reçus en fonction du Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA). Rappelons que, cet hiver, le gouvernement a annulé sa réforme du programme parce qu’elle pénalisait trop de producteurs. Le gouvernement s’était aussi engagé à gérer de façon souple le plafond annuel de ce programme, afin d’éviter les demandes de remboursement, qui ont finalement été envoyées sans consultation ni discussion. Rumeurs de baisse du soutien financier au secteur À cela s’ajoute l’enjeu de l’utilisation du solde du Programme d’assurance

stabilisation des revenus agricoles (ASRA), à la suite du retrait des cultures de maïs-grains et de soya. En effet, les producteurs s’attendaient à ce que le solde, d’un montant de 38 millions de dollars, soit consacré au soutien à la production de grains. Or, l’utilisation de cette somme à d’autres fins par le gouvernement est contraire au souhait des producteurs de voir se concrétiser un réinvestissement dans le secteur. « Les mauvaises nouvelles s’accumulent, au mépris d’une activité économique respectueuse de l’environnement, qui ne reçoit qu’un faible soutien financier des différents niveaux de gouvernement. Au cours des prochaines semaines, nous irons donc à la rencontre des élus de notre région, dont nos ministres régionaux, dans l’objectif d’obtenir des correctifs de la part du gouvernement », résume M. Alain

Gervais, président des Producteurs de grains Montérégie Nord. Une force de frappe majeure Les Producteurs de grains du Québec représentent quelque 11 000 productrices et producteurs présents dans toutes les régions du Québec. À l’échelle de la province, ils cultivent plus d’un million d’hectares de terre, pour un chiffre d’affaires annuel de 1,3 milliard de dollars. Les producteurs québécois produisent et commercialisent principalement des grains de céréales (maïs, blé, orge, avoine) et d’oléagineux (soya, canola). Les Producteurs de grains Montérégie Nord représentent 1142 productrices et producteurs répartis sur le territoire des MRC d’Acton, de la Vallée-du-Richelieu, des Maskoutains, de Marguerite- D’Youville et de Pierre-De Saurel ainsi que de l’agglomération de Longueuil.

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Taxes foncières agricoles

Des factures qui ne passent pas pour les agriculteurs

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La Fédération de l’UPA de la Montérégie dénonce très fortement l’attitude du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) qui a fait parvenir des factures aux agriculteurs cet été, alors qu’ils s’attendaient à recevoir un crédit suite à l’abolition de la réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA) en février dernier. Selon le MAPAQ, les montants alloués au PCTFA pour 2016 ont augmenté de 9 % alors que ceux-ci ne pouvaient excéder 5 % du budget de 2015. Le MAPAQ se tourne donc maintenant vers les producteurs agricoles pour réclamer le 4 % manquant, représentant ainsi 6,3M $, dont près du tiers en Montérégie. « Ces factures représentent un véritable affront pour les agriculteurs et ne passent tout simplement pas. Le jeu du chat et de la souris doit s’arrêter. C’est une situation vraiment aberrante et ce sont les producteurs qui sont

encore perdants », a mentionné Christian St-Jacques, président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie. Il ne faut pas oublier que les producteurs agricoles attendent toujours les remboursements annoncés suite à l’abolition de la réforme. « Nombreux à se poser des questions suite à l’arrivée de ces factures plusieurs mois après la fin de 2016, nos producteurs sont inquiets et se demandent s’ils auront vraiment droit au remboursement attendu. Le MAPAQ va-t-il trouver une autre astuce pour se défiler de ses obligations? », se questionne M. St-Jacques. Un enjeu électoral Alors que les élections municipales et provinciales sont inscrites à l’agenda prochainement, la fédération et les syndicats locaux de la Montérégie s’assureront que

cette problématique devienne un réel enjeu électoral. « Ce dossier traîne depuis trop longtemps et les montants alloués au MAPAQ ne doivent plus servir à financer les municipalités. Il est plus que temps que cesse le transfert du fardeau fiscal sur le dos des producteurs », a dénoncé Jérémie Letellier, 1er vice-président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie. L’application volontaire du taux varié par les municipalités n’a aucunement réglé les distorsions, car trop peu de municipalités l’ont mis en application. La situation actuelle démontre que le programme ne correspond plus aux nouveaux enjeux agricoles et que la fiscalité foncière agricole doit être complètement revue, comme le demande l’UPA depuis maintes années. Si le gouvernement ne change pas ses façons de faire, cette situation se

répétera année après année. Ce n’est que partie remise. « Nous demandons une rencontre avec le ministre de l’Agriculture, M. Laurent Lessard, afin d’avoir enfin un portrait clair de la situation et de trouver des solutions durables. Selon nous, afin de colmater rapidement l’hémorragie, il faut introduire dès maintenant dans la Loi sur la fiscalité municipale un plafond de l’évaluation foncière des immeubles agricoles, comme cela existe pour les taxes scolaires », a renchéri M. St-Jacques. La fédération a informé ses 7 000 entreprises agricoles de la Montérégie de la situation par l’envoi d’une lettre postale, mais il revient au gouvernement d’expliquer les factures qu’il a émises. La fédération invite donc les agriculteurs à contacter le MAPAQ au 1 866 822-2140 s’ils ont des questions.


À Saint-Valérien-de-Milton

Le Festival du Labour fait honneur à la tradition Alain BÉRUBÉ

23e

Pour une édition, la nostalgie sera au rendez-vous le samedi 14 octobre, lors du Festival du Labour de SaintValérien-de-Milton. Les traditions ancestrales liées au métier d’agri culture seront alors mises en valeur. « Le temps du labour avec les chevaux est bien révolu, mais cette pratique occupe les temps libres de quelques passionnés déterminés qui participent à des concours et festivals

comme celui-ci», explique l’instigateur Réal Désourdy. Le 10e Rang accueillera encore cette année les activités du festival, qui concentre cette année sa program mation sur une seule journée. Plusieurs laboureurs, qui arriveront à partir de 9 h, se mesureront dès 10 h lors du concours mettant en vedette cinq catégories, soit amateurs, professionnels, femmes, 65 ans et plus et sulky.

« Les spectateurs assistent à une compétition où la pratique de labour Richard est à l’honneur, ce qui lui donne une touche traditionnelle », mentionne M. Désourdy. Le grand public pourra également assister au défilé des laboureurs et participer au jeu du drapeau. L’an dernier, plus de 900 personnes étaient sur place. « Cette année, notre souper méchoui s’adresse uniquement aux laboureurs, ceux-ci ayant reçu une invitation spéciale.

La remise des rubans aura lieu durant la soirée », nous précise M. Désourdy. Le Festival du Labour a par ailleurs reçu en décembre une mention spéciale lors des Prix du Patrimoine, décernés par la MRC des Maskoutains. « C’est une reconnaissance qui nous inspire et nous pousse à continuer nos efforts », conclut Réal Désourdy. Pour en savoir davantage sur l’événement: www.festivaldulabour.ca ou 450 278-6494.

Le Festival du Labour de Saint-Valérien-de-Milton sera de retour le samedi 14 octobre, sur le 10e Rang, avec des activités mettant en valeur les traditions agricoles. (photo courtoisie Festival du Labour)

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Agriculture biologique

Animaux d’élevage

Une grande démonstration des plus récentes avancées

Les dangers de la résistance aux antimicrobiens

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Le marché des aliments biologiques est en pleine expansion au Québec et la demande des consommateurs pour ces produits ne cesse de croître. C’est notamment pourquoi, au cours des dernières années, l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) a développé, en collaboration avec de nombreux partenaires, des solutions concrètes à quelques-uns des principaux enjeux agronomiques rencontrés au Québec en agriculture biologique. Le 11 septembre, près de 200 producteurs agricoles et intervenants ont répondu à l’invitation de l’IRDA pour assister à plusieurs démonstrations sur les plus récents projets menés à la Plateforme d’innovation en agriculture biologique de Saint-Bruno-de-Montarville. Les visiteurs ont entre autres pu en apprendre davantage sur les possibilités de cultiver du chia – une nouvelle culture biologique qui pourrait faire son entrée au Québec – sur les moyens de lutte biologique aux mauvaises herbes, sur les engrais verts et sur les autres alternatives

pour fournir les nutriments nécessaires aux cultures ainsi que sur des techniques novatrices pour lutter contre les ravageurs. « L’agriculture biologique est une tendance forte des marchés et une priorité pour l’IRDA. Notre organisation, qui regroupe la plus importante masse de chercheurs et de professionnels dans le domaine au Québec, s’assure de livrer des résultats de recherche transférables aux producteurs agricoles désireux de relever avec succès le défi de passer d’une production conventionnelle à une production biologique », a affirmé Georges Archambault, président et chef de la direction de l’IRDA. À propos de l’IRDA L’IRDA est une corporation de recherche à but non lucratif qui réalise des activités de recherche, de développement et de transfert en agroenvironnement visant à favoriser l’innovation en agriculture, dans une perspective de développement durable.

Les médicaments antimicrobiens, comme les antibiotiques, jouent un rôle primordial dans la gestion de la santé humaine et animale. En agriculture, ils sont majoritairement utilisés dans le but de traiter, de combattre ou de prévenir certaines maladies causées par des micro-organismes (bactéries, virus, parasites, etc.) qui peuvent s’attaquer aux animaux d’élevage. Toutefois, l’utilisation abusive et souvent non règlementée de ces médicaments représente une source de préoccupation importante pour la santé mondiale, la sécurité alimentaire et le développement global. La résistance aux antimicrobiens (RAM) — également appelée « antibiorésistance » — est un phénomène qui se produit lorsque des micro-organismes évoluent et deviennent résistants à un ou à plusieurs médicaments, les rendant par le fait même inefficaces. Ainsi, ces micro-organismes peuvent provoquer chez l’animal ou chez l’humain des infections qui seront plus difficiles à traiter ou plus longues à guérir, par exemple.

Afin de prévenir et de combattre la propagation de la RAM, les agriculteurs peuvent prendre plusieurs mesures, telles que : • Ne fournir des médicaments aux animaux d’élevage qu’avec la recommandation d’un vétérinaire; • Ne pas utiliser des antibiotiques uniquement dans un but de prévention contre les maladies; • Faire régulièrement vacciner les animaux afin de réduire le besoin d’antibiotiques et, si possible, utiliser des solutions de remplacement à ces médicaments, le cas échéant; • Appliquer et promouvoir les bonnes pratiques lors de chaque étape de la production et de la transformation des aliments d’origine animale et végétale; • Adopter un système durable promouvant les mesures de sûreté biologique; • Privilégier des conditions d’élevage qui respectent le bien-être des animaux.


15e édition des Portes ouvertes sur les fermes

Un autre grand succès! En Montérégie, 20 fermes ont accueilli dimanche plus de 30 000 personnes pour la 15e édition de la journée Portes ouvertes sur les fermes du Québec dans les MRC d’Acton, de Brome-Missisquoi, du Haut-Richelieu, de la Haute-Yasmaka, du Haut-Saint-Laurent, des Jardins-de-Napierville, de Pierre-De Saurel, des Maskoutains et de Vaudreuil-Soulanges. « Grâce à cette activité conviviale et rassembleuse, les visiteurs ont pu constater le savoir-faire de leurs voisins agriculteurs et apprécier le fruit de leur travail. Je tiens par ailleurs à remercier chaleureusement les 20 fermes qui ont ouvert leurs portes cette année et les 570 bénévoles qui ont permis à cette journée d’être un succès sur toute la ligne », a déclaré Christian St-Jacques, président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie. Devenue au fil des ans la plus importante vitrine sur le savoir faire des agricultrices et des agriculteurs de chez nous, la journée

Portes ouvertes sur les fermes a permis, comme chaque année, de visiter gratuitement des installations agricoles dans toutes les régions du Québec. Dégustations de produits régionaux, démonstrations agricoles, rencontres avec des experts, animations et jeux pour toute la famille étaient au rendez-vous. L’événement a été rendu possible avec l’appui matériel et financier de plusieurs partenaires locaux, dont les MRC de Brome-Missisquoi, du Haut-Richelieu, des Maskoutains, de Pierre-De Saurel et de Roussillon, ainsi que Agri-Robotique, Agropur, Inotrac, la municipalité de SaintIgnace-de-Stanbridge, L.S. Bilodeau, Bureau vétérinaire d’Upton, Traction Plus, Équipements de ferme Tardif, Excavation Sylvain Plante, Constructions Dannick Chaput, La Coop, Coffrages MB, Meunerie Ducharme et Constructions Roméo Lépine.

La ferme laitière Mignot et fils, à Upton, faisait partie des fermes à l’honneur des journées portes ouvertes de dimanche.

De nombreux visiteurs ont profité de la journée de dimanche pour découvrir la ferme d’élevage mixte La Rabouillère, à Saint-Valérien de Milton.

Agriculture - Mercredi 13 septembre 2017 - La Pensée de Bagot - B13


Des nouveautés pour l’Expo San-T-Sols

B14 - La Pensée de Bagot - Mercredi 13 septembre 2017 - Agriculture

L’Expo San-T-Sols, organisée par les Producteurs de grains de l’Estrie, sera de retour pour une troisième année ce jeudi 14 septembre, au Centre de recherche et de développement de Sherbrooke, dans l’arrondissement de Lennoxville. Initiée en 2015 dans le cadre de l’Année internationale des sols, cette activité unique

en Estrie a pour objectif de conserver et d’améliorer la santé des sols tout en favorisant une agriculture durable et rentable. En plus des démonstrations de machineries agricoles et des exposants, les visiteurs auront l’occasion de rencontrer Lionel Levac, journaliste qui couvre

l’agriculture depuis de nombreuses années à Radio-Canada. Par ailleurs, du côté des parcelles de démonstration, les tests de fongicides dans le soya, ainsi que les cultures intercalaires dans le soya, le maïs et le blé

sont parmi les nouveautés qui seront présentées. Un volet horticole, développé en collaboration avec le Club agroenvironnemental de l’Estrie, sera aussi de retour cette année. Information: http://san-t-sols.ca.


L’agrile du frêne cogne aux portes du Val-Saint-François La présence de l’agrile du frêne a récemment été confirmée dans la Ville de Drummondville et dans d’autres municipalités de la région du Centre-du-Québec. L’invasion devrait donc toucher la MRC du Val-SaintFrançois d’ici quelque temps. L’agrile du frêne est un insecte envahisseur et extrêmement destructeur qui s’attaque uniquement aux frênes. Un arbre infesté peut mourir au bout de deux à cinq ans. « Depuis sa découverte en Amérique du Nord en 2002, il aurait causé la perte de dizaines de millions de frênes. Il est primordial de lutter contre sa propagation », précise Karine Bonneville, responsable du service d’aménagement et d’urbanisme à la MRC du Val-Saint-François. Avec la saison froide qui approche à grands pas, les citoyens feront bientôt l’achat de leur bois de chauffage. Afin d’éviter la propagation de l’agrile du frêne, il est important d’éviter d’acheter du bois provenant de l’extérieur de la région. « Nous demandons aux citoyens d’être vigilants et de s’informer sur la provenance de leur bois de chauffage »,

affirme M. Luc Cayer, préfet de la MRC du Val-Saint-François. Information: www.inspection.gc.ca.

On voit ici un agrile du frêne ainsi qu’un exemple d’arbre ravagé par l’insecte. (photo: Agence canadienne d’inspection des aliments)

Une deuxième vie pour les frênes Collaboration spéciale, La Terre de chez nous Alors que l’agrile gagne du terrain, de plus en plus de municipalités cherchent de nouvelles avenues pour valoriser le bois de frêne. Observé pour la première fois au Québec en 2008, le petit insecte originaire de l’Asie continue de faire des ravages et d’entraîner l’abattage de plusieurs arbres sur le territoire québécois. C’est pourquoi le Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes (CQEEE), en collaboration avec la Fédération des producteurs forestiers du Québec, a lancé un projet d’accompagnement personnalisé pour aider les municipalités à trouver les solutions de valorisation les plus rentables. Selon Marc-André Rhéaume, ingénieur forestier à la Fédération, le défi pour les municipalités est de regrouper les arbres qui sont éparpillés ici et là pour en faciliter le transport. Les battages doivent être prévus pendant la période de dormance de l’agrile, entre le 1er octobre et le 31 mars. Il faut aussi des billots assez longs pour en maximiser la valeur.

Agriculture - Mercredi 13 septembre 2017 - La Pensée de Bagot - B15


B16 - La PensĂŠe de Bagot - Mercredi 13 septembre 2017 - Agriculture

Agriculture - Supplément agricole - La Pensée de Bagot  

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