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Mercredi 27 mai 2020 12 pages


Message du ministre André Lamontagne

2020, l’année des défis

2 - La Pensée de Bagot - Mercredi 27 mai 2020 - Agriculture

La crise sanitaire que traverse le Québec représente un défi pour le monde agricole. Je suis fier de voir les agricultrices et les agriculteurs faire preuve de résilience et d’une grande force de caractère pour continuer à nourrir les Québécoises et les Québécois pendant cette tempête. Plus que jamais, l’agriculture est au centre de nos vies : les saveurs et la qualité des aliments produits au Québec constituent pour chacun d’entre nous une façon d’adoucir les moments difficiles et de savourer les petits bonheurs de la vie. Notre gouvernement se soucie de la santé et de la sécurité des hommes et des femmes qui travaillent à nous nourrir. La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail a préparé la « Trousse d’outils pour le secteur de l’agriculture ». J’encourage les employés et les employeurs agricoles à la consulter et à se l’approprier. Elle est la clef pour une pratique de l’agriculture sécuritaire pendant la pandémie de COVID-19.

Les pratiques changent, les habitudes évoluent également. L’achat local gagne en popularité et les consom mateurs montrent une réelle volonté d’encourager les agriculteurs de leur communauté et de privilégier la qualité et les saveurs d’ici. Cette tendance s’observe de plus en plus et je suis très heureux de constater que les circuits courts sont très prisés par les consom mateurs. Il s’agit d’une très bonne nouvelle pour les agriculteurs québécois. Je souhaite à chacun d’entre vous une saison estivale placée sous le signe de la sécurité. Ensemble, nous traverse rons cette épreuve et en ressortirons plus forts.

André Lamontagne Ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation Député de Johnson

Main d’œuvre agricole: manifestezvous ! Vous avez besoin de main-d’œuvre agricole pour la saison 2020? Le Centre d’emploi agricole de la Montérégie (CEA) procède à des jumelages entre les travailleurs locaux disponibles et les fermes de son territoire afin de soutenir les agricultrices et les agriculteurs dans la recherche de main-d’œuvre agricole. Afin de faire part de vos besoins, veuillez remplir le formulaire destiné exclusivement aux employeurs agricoles souhaitant embaucher de la main-d’œuvre locale. Par la suite, un représentant(e) du CEA communiquera avec vous pour identifier vos besoins et trouver la maind’œuvre appropriée. À noter que malgré cette initiative, l’Union des producteurs agricoles poursuit l’ensemble des négociations avec les différentes instances gouvernementales visant à assurer l’arrivée des travailleurs étrangers temporaires (TET). Information: Centre d’emploi agricole de la Montérégie, 450 774-9154 poste 5210 ou elussier@upa.qc.ca.


Touchée par la crise sanitaire du coronavirus

Idées Pousses garde espoir en l’avenir Alain BÉRUBÉ

La pandémie de la COVID-19 a bouleversé les plans de milliers d’entreprises à travers le Québec, dont plusieurs des domaines agricole et agroalimentaire. Idées Pousses, qui produit des micropousses dans ses installations du parc industriel d’Acton Vale, souhaite traverser cette période difficile la tête haute, gardant espoir en l’avenir. Avec l’acquisition de Déli-Pousse il y a deux ans, l’entreprise valoise - qui a vu le jour en 2015 - a connu un bel essor en doublant sa production. « Nos micro-pousses servent de garnitures dans plusieurs restaurants haut de gamme, ajoutant de la fraîcheur, de la couleur et du goût, en plus d’être riches en nutriments, On peut les ajouter par exemple dans une salade, un sandwich ou un repas principal. Le tout est fait dans un grand souci de qualité », affirme la présidente Isabelle Demers. Mme Demers, qui a œuvré pour Déli-Pousse durant dix ans en tant que gérante de production, compte sur

une formation en cuisine d’établissement. Elle espère conjuguer ces expériences afin de faire grandir l’entreprise. « Les micro-pousses méritent d’avoir davantage de visibilité. J’ai confiance que nous pouvons atteindre de nouveaux sommets », dit-elle. La crise du coronavirus a malheureusement ralenti grandement les activités d’Idées Pousses, qui compte sur une équipe de huit employés. « Notre production est actuellement minime, car la demande est très faible. On dessert quelques petites épiceries, mais c’est évident que la situation actuelle en restauration nous fait mal », avoue Mme Demers. Cette dernière espère donc que l’industrie de la restauration pourra bientôt reprendre graduellement ses activités. « Si le gouvernement du Québec permet aux restaurants, d’ici quelques semaines, d’accueillir au moins 50 % de leur clientèle, ce sera déjà un pas dans la bonne direction. En attendant, on doit trouver d’autres avenues afin que notre entreprise traverse cette crise. Ainsi, nous faisons pousser des plants de tomates, en plus de distribuer des paniers de fruits et

Isabelle Demers, présidente d’Idées Pousses, espère que la jeune entreprise valoise traversera avec succès la crise du coronavirus.

légumes et de faire partie du marché public en ligne de la MRC d’Acton », souligne Mme Demers. La présidente d’Idées Pousses n’a pas l’intention de baisser les bras.

« Nous avons consacré beaucoup de temps et de passion dans cette très belle aventure. Avec patience et persévérance, j’espère que le meilleur est à venir », conclut Mme Demers.

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Des entreprises audacieuses et innovatrices Alain BÉRUBÉ

Pour faire sa marque dans les domaines agricole et agroalimentaire, il faut de plus en plus d’audace et d’originalité. Nous vous présentons trois entreprises de la MRC d’Acton qui, en sortant des sentiers battus, connaissent une belle progression.

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Paule Ratté

Les Argousiers Sainte-Christine Depuis 2009, l’entreprise Les Argousiers Sainte-Christine travaille ardemment afin de faire connaître ce « super fruit » aux multiples vertus. « L’argousier est encore méconnu au Québec. Pourtant, ce fruit permet de produire entre autres des boissons santé, des tisanes, des cosmétiques, des gelées,

des teintures, des confitures et des produits pharmaceutiques. Et en plus, cette excellente source de vitamine C a des propriétés antioxydantes », affirme la copropriétaire Paule Ratté. L’entreprise est sur une bonne lancée, avec l’acquisition d’un séchoir et l’ouverture d’une boutique pour cet été afin de lancer une gamme de thés ainsi que de plantes culinaires et médicinales. « La crise du coronavirus n’a heureusement pas trop ralenti nos projets. Nous continuons de développer des produits. Notre thé Hang Over, fait à base de feuilles d’argousier et de racines de pissenlit, a déjà suscité de bonnes réactions lors des Marchés de Noël », mentionne Mme Ratté. Avec en plus l’autocueillette de fruits d’argousiers de cultivars russes, de plantes culinaires et de fleurs comestibles dès la mi-août sur rendez-vous, le site ne manquera pas d’activités au cours des prochains mois. « Notre mission, soit faire connaître l’argousier, est plus que jamais une priorité et c’est très bien parti », conclut Paule Ratté. Ferme A.V. Lors de la remise des bourses d’innovation agricole, tenue en mars par la MRC d’Acton, la Ferme A.V., d’Acton Vale,

Alexandre Vincent


faisait partie des finalistes en catégorie « produits de niche ». Il faut dire que le jeune producteur a de qui tenir, étant le fils de Mario Vincent et de Jacinthe Guilbert (« Agricultrice de l’année au Québec » en 2018), propriétaires de la Ferme Vinbert, également située à Acton Vale. « Nous avons pu développer la production de bovins Wagyu, qui donne une viande exceptionnelle au goût, avec une texture fort appréciée. C’est d’ailleurs très populaire auprès de plusieurs grands chefs cuisiniers », indique Alexandre

Vincent, qui a lancé son entreprise en 2017. Depuis sa fondation, la Ferme A.V. met l’emphase sur le développement des meilleurs animaux sur le plan génétique en combinant des méthodes d’élevages modernes prônant le bien-être des animaux. « J’ai beaucoup appris sur l’élevage bovin au fil des ans, notamment lors d’un stage en Alberta. Le bœuf Wagyu est l’une des multiples facettes de l’entreprise et sa popularité augmente à un rythme grandement au-delà de mes attentes », mentionne M. Vincent.

Le bouche à oreille et les médias sociaux ont permis à la Ferme A.V. de bâtir une clientèle fidèle. « Avec la pandémie actuelle, les services en ligne et la diversification de notre offre favorisent un contact direct avec notre clientèle, ce qui influence positivement nos ventes », confie Alexandre Vincent. Fleurs de ferme Lors de la remise des bourses d’innovation agricole de la MRC d’Acton, l’entreprise Les Fleurs de ferme, de

Sainte-Christine, a remporté le grand prix de 5000 $ dans la catégorie « Production traditionnelle ». Sophie Trouillet-Ducharme est très fière de constater le succès grandissant de son entreprise connue entre autres pour ses fleurs coupées biologiques pour bouquets. « Cette bourse de 5000 $ nous permettra d’augmenter nos activités durant toute l’année. On travaille vraiment très fort afin de faire notre place », déclare-t-elle. Cette ferme florale écoresponsable mise sur une culture biointensive sans pesticides. « Sur notre petite ferme familiale, qui accueille une bâtisse ancestrale, on cultive une grande variété de fleurs locales. C’est une alternative aux fleurs importées et nous souhaitons ainsi ajouter de la beauté tout en respectant l’environnement », soutient Mme Trouillet-Ducharme, qui opère l’entreprise avec son conjoint François Ducharme. Même si la pandémie a forcé l’annu lation de plusieurs mariages pour les prochains mois, l’optimisme est au rendez-vous. « Nous comptons sur de nombreux clients fidèles et on a plein de projets en tête, dont l’ouverture de notre boutique en ligne. Les fleurs poussent quand même et on garde le sourire! », allègue Sophie Trouillet-Ducharme.

Sophie Trouillet-Ducharme

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Domaine du Cap Érablière et vignoble

Saisir la chance ! Véronique LEMONDE

Depuis 2016, l’Érablière du Cap, à Acton Vale, a connu plusieurs changements, dont un changement de nom! Maintenant Domaine du Cap - Érablière et vignoble, l’entreprise de Mario Bisaillon et Sylvie Favreau a insufflé un vent de fraîcheur à ses produits traditionnels de l’érable avec la venue de leur relève, leur fille Zoé et son conjoint Nicolas Baron. Au-delà de tous ces produits tant aimés de sa clientèle, le Domaine du Cap produit maintenant des sauces BBQ, sorbets et gelatos, confits d’oignons, croute d’épices ou moutarde, tous agrémentés d’érable! Le développement de ces produits réinventés est surtout l’œuvre de Nicolas, qui a, entre autres, mis en place la confection d’un vin d’érable biologique, L’Avrillon. « Ce produit ressemble passablement à un hydromel, assez liquoreux, mais très délicat avec sa sensation douce de sucre », souligne M. Baron.

Zoé Bisaillon et Nicolas Baron (à droite) ont pris la relève de Mario Bisaillon et Sylvie Favreau ces dernières années.

prises offrant des produits de l’érable. « Les produits de l’érable ont présentement la cote et nos épices BBQ à l’érable, par exemple, ont été très populaires. Cela nous a permis de sonder le marché et de tester nos manières de faire au niveau des colis et du service à la clientèle. Maintenant, nous devrons rester très constants pour conserver cette clientèle et tourner cela à notre avantage sur le long terme. » Récipiendaire d’une bourse agricole remise par la MRC des Maskoutains en décembre 2019, le Domaine du Cap continue de miser sur l’innovation qui fait sa force depuis quelques années. Ainsi, la production d’un spiritueux aux saveurs d’érable est à venir, à la suite de la plantation de plusieurs plants de raisins sur sa terre à Acton Vale.

L’érable au temps de la COVID Pour la relève du Domaine du Cap, les dernières semaines ont été assez mouvementées. La présente pandémie lui a permis de relever de nombreux défis tels lancer son site d’achat en ligne et la mise en place d’une logistique de livraisons. « Nous étions prêts à faire le saut vers la boutique en ligne depuis environ trois ans, mais là, nous nous sommes mis en action très rapidement et la clientèle a été au rendezvous. C’est sûr qu’il s’agit d’un contexte très particulier, mais cependant, nous nous sommes fait connaître auprès de nombreux nouveaux clients qui, eux, risquent de demeurer », indique Nicolas Baron. La fermeture des érablières offrant de la restauration a aussi été l’opportunité pour les gens de découvrir de nouvelles entreL’Avrillon est un vin d’érable fin avec un sucre résiduel délicat. Ses arômes trouvent leurs origines dans un sirop d’étable biologique de haute qualité, une fermentation forte suivie méticuleusement et un élevage en

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cuve sur blocs de chêne français. On recommande de le servir entre 4 et 8 degrés Celsius.


Faites provision de petits fruits chez un producteur d’ici ! La saison des petits fruits est arrivée et vous envisagez de vous rendre chez un producteur de votre région pour faire le plein de délices colorés? Voici l’horaire suggéré d’une journée « fructueuse »! Avant Déterminez quel producteur vous souhaitez visiter. Consultez son site Web ou sa page Facebook ou contactez-le par téléphone pour vous assurer que son kiosque est ouvert et que, le cas échéant, les fruits sont prêts à être récoltés. Notez son adresse et vérifiez le

trajet pour vous y rendre; vous éviterez ainsi de vous égarer et de mal commencer votre activité. Informez-vous également des méthodes de paiement. Enfin, habillezvous adéquatement et n’oubliez pas votre crème solaire, surtout si vous souhaitez faire de l’autocueillette! Sur place Rendez-vous au kiosque pour connaître, au besoin, le fonctionnement de l’autocueillette et les coûts. Un employé vous indiquera la zone où vous pourrez procéder. Durant l’auto-

cueillette, assurez-vous de ramasser tous les beaux fruits sur votre passage. Non seulement vous remplirez plus rapidement vos contenants, mais vous permettrez ainsi au prochain visiteur de commencer son activité là où vous vous serez arrêté. Au kiosque, profitez de l’occasion pour faire le plein de fruits frais. Qu’il s’agisse de fraises, de framboises (rouges, jaunes, noires), de bleuets, de mûres ou de fruits moins connus (cassis, camerises, gadelles, baies d’argousier, etc.), faites-en des réserves pour vos recettes et vos collations. Selon l’offre du producteur,

procurez-vous également de délicieux produits transformés (confitu­res, gelées, tartes, etc.). Miam! Au retour Rangez vos fruits selon la méthode recommandée (au réfrigérateur ou à la température de la pièce). Si désiré, vous pouvez préparer vos recettes préférées tandis que les baies sont au summum de leur fraîcheur. La faim — ou la gourmandise — vous tenaille? Rincez immédiatement vos fruits et dévorez-les à satiété!

Andréanne Larouche remercie les agriculteurs La députée bloquiste de Shefford, Andréanne Larouche, tient à féliciter les agriculteurs pour leur excellent travail malgré la pandémie de la COVID-19. « Nos producteurs agricoles nous permettent de nous nourrir jour après jour. Leur service était, est et sera toujours essentiel, que ce soit avant, pendant ou après la crise de la COVID-19, et nous allons tout faire pour les soutenir. Ils sont la colonne vertébrale de notre société. Ils constituent un véritable moteur économique pour notre région. Tous ceux et celles qui travaillent à faire fonctionner la chaîne alimentaire méritent d’être reconnus à la hauteur des services qu’ils rendent à la population de Shefford et de partout ailleurs au Québec.À nos producteurs, à nos transformateurs, à tous ceux et à toutes celles qui s’assurent que nous pouvons savourer nos incroyables produits d’ici : #MerciInfiniment », déclare-t-elle.

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Savourons les aliments d’ici ! Consommer des produits locaux, c’est soutenir notre collectivité et protéger l’environnement tout s’assurant d’une fraîcheur et d’une qualité inégalables, rappelle le député de Saint-Hyacinthe-Bagot, SimonPierre Savard-Tremblay. « Nos agriculteurs font face à des défis sans précédents et ont besoin de notre soutien plus que jamais, soutient-il. Ils font la fierté de notre région, l’un des principaux pôles agricoles du Québec, et j’espère que les citoyens se joindront à moi pour leur envoyer un message fort : nous sommes avec eux », déclare-t-il. Choisir des aliments d’ici, c’est permettre à un voisin de conserver son gagne-pain, alors que les producteurs assument des milliers de dollars en pertes de revenus. Le moindre geste

compte : si chaque consommateur achetait seulement 30$ de plus en produits québécois par année, on injecterait un milliard de dollars de plus dans l’économie québécoise en cinq ans. « De plus, nos agriculteurs respectent les normes environnementales les plus élevées au monde et s’assurent ainsi de préserver nos terres pour les générations futures, ajoute-t-il. Acheter localement réduit de beaucoup les impacts environnementaux de nos achats, et on peut ajouter une autre savoureuse raison d’opter pour un aliment cultivé chez nous : ils sont fraîchement les meilleurs! », soutient M. Savard-Tremblay. Le député a également dévoilé qu’il prévoit annoncer des actions concrètes pour venir en aide aux agriculteurs au cours des prochaines semaines. Soyez à l’affût!

Simon-Pierre Savard-Tremblay

Célébrons le lait québécois et son industrie ! Saviez-vous que le 1er juin est la Journée mondiale du lait? Le Québec a assu rément toutes les raisons du monde de célébrer son industrie laitière, laquelle fournit des aliments sains et nutritifs aux consommateurs tout

en privilégiant des pratiques durables et responsables! Le lait contient 15 nutriments essentiels (calcium, vitamine D, protéines, etc.) qui contribuent à un corps en santé, notamment en ce qui concerne le pancréas, le

gros intestin, le système nerveux et le système immunitaire en général. Il joue également un rôle clé dans la croissance, la circulation du sang, la solidité des dents et le maintien de la masse osseuse. Enfin, il aide à gérer son poids et à avoir une peau d’apparence saine.

Au Québec, l’industrie laitière constitue le secteur agricole le plus important. Elle compte plus de 5600 fermes, crée plus de 80 000 emplois et rapporte au-delà d’un milliard de dollars au gouvernement! Pour en savoir plus, visitez lafamilledulait.com.

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Pour une continuité des opérations en toute sécurité

La CNEEST outille les entreprises du secteur agricole

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Pour assurer la continuité des opérations des entreprises du secteur agricole en toute sécurité, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) rend disponibles des outils pour appuyer spécifiquement les acteurs de ce secteur dans leur prise en charge de la santé et la sécurité du travail. L’objectif : soutenir le secteur agricole dans la mise en place des mesures de prévention appropriées et s’assurer que les activités se poursuivent dans les conditions les plus sûres et les plus saines possibles. Conçu spécifiquement pour ce milieu, un guide virtuel de normes sanitaires COVID-19, une affiche de même qu’une liste de vérifications quotidiennes peuvent être téléchargées dès maintenant sur le site Web de la CNESST. Des mesures sont aussi prévues pour les travailleurs étrangers temporaires (TET) concernant l’hébergement et le

travail. Tout comme l’ensemble des employeurs, celui d’un TET doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique du travailleur, comme le prévoit l’article 51 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST). Ces outils font partie de la Trousse COVID-19, élaborée par la CNESST, de concert avec la Direction générale de la santé publique (DGSP), l’Institut national de santé publique du Québec, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, l’Union des producteurs agricoles, le Comité sectoriel de main-d’œuvre de la production agricole (AGRIcarrières), l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail et le Réseau de santé publique en santé au travail. La trousse offre une réponse concrète aux préoccupations des employeurs, des travailleuses et des travailleurs

quant aux mesures de prévention à mettre en place pour éviter la propa gation du virus. « La crise que nous vivons actuellement nous rappelle tous les jours à quel point l’approvisionnement des Québécois et Québécoises en denrées alimentaires est quelque chose de crucial. Ma priorité est de soutenir nos agricultrices et agriculteurs pour qu’ils puissent continuer à nourrir la population québécoise de façon sécuritaire. La diffusion du guide de normes sanitaires pour le secteur agricole est donc un instrument essentiel pour accompagner les entreprises dans l’adaptation de leurs milieux de travail », déclare André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. La trousse d’outils de la CNESST s’inscrit dans la foulée de sa plus récente campagne de sensibilisation, intitulée Le Québec se remet au travail.

La campagne vise à rappeler l’importance de prendre tous les moyens pour protéger la santé et assurer la sécurité des milieux. Employeurs, travailleurs et travailleuses doivent collaborer pour que la reprise des activités se fasse de manière sécuritaire. Plus que jamais, chaque personne a un rôle à jouer. Pour télécharger les outils de la trousse d’outils de la CNESST destinés aux entreprises du secteur agricole : www.cnesst. gouv.qc.ca/salle-de-presse/covid-19/Pages/ outils-agriculture.aspx. Pour obtenir du soutien ou des renseignements de la part de la CNESST, communiquez avec nos préposés en ligne : cnesst.gouv.qc.ca/nous-joindre/Pages/ nousjoindre.aspx.


Abondance de cerfs de Virginie en Montérégie

Permis spéciaux pour les agriculteurs Chaque année, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) délivre des permis spéciaux permettant la récolte de cerfs sans bois, c’est-à-dire biches et faons, dans certaines zones de chasse ciblées dont en Montérégie. L’émission de tels permis vise, entre autres, le contrôle des populations de cerfs de Virginie en vue d’atteindre les objectifs de densité prévus au Plan de gestion du cerf de Virginie en vigueur. Ces permis spéciaux sont alloués par tirage au sort et autorisent le titulaire à chasser les biches ou les faons dans la zone ou partie de zone ciblée, pendant une période où seule la chasse au cerf avec bois (mâle adulte) est permise. Tous les chasseurs québécois sont admissibles à ce tirage selon certaines conditions. Des permis alloués aux agriculteurs et propriétaires fonciers Un certain nombre de permis est réservé spécifiquement aux propriétaires

des zones ciblées possédant une propriété de 4 hectares et plus de terrain. Les producteurs agricoles ou forestiers et propriétaires de ces terres peuvent obtenir ce privilège. Pour se prévaloir de ces permis spéciaux de chasse, il faut s’inscrire à un tirage au sort effectué par la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq). Pour se faire, il faut s’inscrire en ligne au www.sepaq.com/tirages (permis spéciaux de cerfs sans bois) ou par téléphone au numéro sans frais 1 800 665-6527. La période d’inscription se termine le 10 juin 2020. Pour en connaître davantage sur le programme d’émission de permis spéciaux de cerfs sans bois, vous pouvez consulter le site Web du MFFP ou contacter Caroline Charron (Fédération de l’UPA de la Montérégie) à ccharron@upamonteregie.ca.

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Supplément agricole  

La Pensée de Bagot - Édition du 27 mai 2020

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