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SUPPLÉMENT SPÉCIAL

MERCREDI 25 AVRIL 2018

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2 - La PensĂŠe de Bagot - Mercredi 25 avril 2018 - Agriculture


Producteur agricole d’Upton

Claude Larocque, un grand ambassadeur pour la race Ayrshire Alain BÉRUBÉ

À la direction de la Ferme Claude Larocque inc. depuis 1981, Claude Larocque a reçu récemment le titre de « Maître éleveur 2017 » de la part de l’Association des éleveurs Ayrshire du Canada. Cet éleveur agricole réussit en plus, malgré son horaire bien chargé, à s’impliquer activement auprès de la communauté d’Upton.

« Nous possédons en tout 90 hectares de terre drainés 100 %, ce qui nous permet d’être autosuffisants », déclare M. Larocque. La classification du troupeau établit que cinq vaches sont « excellentes », 35 « très bonnes », 40 « bonnes plus » et sept « bonnes ». Afin d’améliorer les performances du troupeau, la ferme récolte les embryons de ses meilleures vaches.

En compagnie de son épouse Andrée Chicoine, devenue actionnaire en 1989, M. Larocque dirige cette ferme qui a vu le jour en 1913. « Avec la récente implication de nos enfants Joanie et Alexandre, tous deux dans la vingtaine, nous en sommes à la quatrième génération et j’en suis ravi. Mais toute la famille est impliquée dans la ferme, y compris notre fille Émilie », mentionne-t-il. La ferme Larocque compte en tout 75 vaches en lactation, pour un total de 145 têtes Ayrshire pur-sang. Plusieurs améliorations ont été apportées à l’étable depuis six ans, ce qui témoigne de l’essor de l’entreprise agricole.

Claude Larocque

« La race Ayrshire est méconnue au Québec, mais elle donne une production fort intéressante et du lait de grande qualité », soutient Claude Larocque. Ce dernier vient par ailleurs d’acquérir en compagnie de son fils Mathieu - le quota d’un voisin, incluant la location de l’étable et l’achat d’un troupeau de 100 têtes pur-sang, dont 60 vaches en lactation.

« J’ai encore bien des projets en tête, dont l’obtention d’un second titre de Maître-éleveur, en plus de poursuivre nos efforts afin d’améliorer la production et la conformation de notre troupeau, tout en participant à des expositions », mentionne M. Larocque. Tout ce travail acharné n’empêche pas l’agriculteur de faire sa part pour améliorer la qualité de vie à Upton. Conseiller municipal depuis 1994, Claude Larocque vient d’être nommé « bénévole de l’année » par la Corporation de développement de la rivière Noire (CDRN), où il s’implique depuis sept ans. « J’ai l’environnement à cœur et je suis fier d’avoir pu contribuer à la création du Parc-nature de la région d’Acton ainsi qu’à l’implantation de la passerelle en aluminium. On a semblé apprécier mon dévouement et ma détermination afin de faire avancer divers dossiers. Je suis heureux de vivre à Upton et tant mieux si mon engagement est apprécié », conclut-il.

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Agricultrice de Roxton Falls

Julie Bissonnette à la tête de la relève agricole du Québec

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Julie Bissonnette, une jeune agricultrice native de Verchères et habitant Roxton Falls, est la nouvelle présidente de la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ). L’élection s’est déroulée dans le cadre du 36e Congrès annuel de la FRAQ qui avait lieu récemment à Québec. « Il n’y a pas de mot pour décrire la fierté et la joie que je ressens. J’ai toujours voulu faire avancer les choses. Les jeunes producteurs agricoles représentent le futur de l’agriculture, c’est pourquoi j’adore m’impliquer et faire valoir les dossiers de la relève. J’ai choisi la FRAQ car c’est une grande famille principalement grâce à la diversité des membres, » a confié la nouvelle présidente. Dès l’enfance, Julie Bissonnette se passionne pour l’agriculture et s’implique dans la ferme laitière familiale. Elle poursuit son parcours scolaire à l’ITA de Saint-Hyacinthe. Depuis l’obtention de son diplôme, elle travaille dans le secteur agricole. Actuellement, Mme Bissonnette habite avec son conjoint sur une ferme laitière située à Roxton Falls. Elle assiste celui-ci dans un transfert d’entreprise dit « non apparenté », et donc sans lien familial entre le vendeur et l’acheteur. Âgée de seulement 25 ans, la présidente de la FRAQ cumule une feuille de route impressionnante. Elle a été active au sein de plusieurs organisations liées à l’agriculture: Verchères relève agricole Chambly (VRAC), Syndicat de l’UPA Marguerite-D’Youville, Association de la relève agricole de SaintHyacinthe (ARASH) et Fédération de l’UPA de la Montérégie. « Comme présidente, j’aspire à défendre les intérêts des jeunes en agriculture ainsi que ceux qui souhaitent démarrer une entreprise. Aussi, j’adore côtoyer des jeunes

impliqués à travers la province et découvrir leur réalité afin que les revendications soient d’actualité pour tous,» a conclu Julie Bissonnette. La FRAQ rassemble les jeunes de 16 à 39 ans ayant comme intérêt commun l’agriculture. Elle véhicule les messages de la relève et répond à ses aspirations en améliorant les conditions d’établissement en agriculture, en valorisant la profession d’agriculteur, en formant et en informant ses membres. Les actions prioritaires sont de favoriser l’accès aux actifs agricoles, d’encourager les transferts et les démarrages d’entreprises agricoles et d’assurer une formation en agriculture cohérente sur tout le territoire québécois. La FRAQ représente 2 000 membres à travers le Québec.

Julie Bissonnette


Gala Saturne pour la Montérégie-Est

Jacinthe Guilbert « agricultrice de l’année » Jacinthe Guilbert, qui exploite la Ferme Vinbert à Acton Vale, a été nommée « Agricultrice de l’année » lors de la 31e Soirée Hommage aux agricultrices de la Montérégie-Est tenue samedi à Saint-Hyacinthe. Jacinthe a grandi sur une ferme laitière à Acton Vale. Elle a acquis l’entreprise de ses parents avec son conjoint Mario Vincent, devenant ainsi la troisième génération à exploiter l’endroit. Afin d’augmenter les revenus et de demeurer disponible pour l’entreprise, Jacinthe a suivi une formation pour devenir agent immobilier spécialisé dans le secteur agricole. L’entreprise et la situation familiale ayant évolué notamment avec l’arrivée de deux enfants et le travail de son conjoint Mario comme enseignant à l’ITA SaintHyacinthe, Jacinthe Guilbert prend la décision de revenir travailler à plein temps sur la ferme. Elle a donc pris sous sa gouverne la gestion complète du troupeau et partagé les travaux aux champs et la comptabilté avec son conjoint. Or, pour développer une vision d’avenir de son entre-

prise, elle se perfectionne en suivant des formations portant sur la gestion, l’insémination et la qualité du lait. Jacinthe Guilbert participe à des projets dont l’accueil de stagiaires locaux et européens, plusieurs voyages à l’étranger, des missions internationales (en Uruguay et au Sénégal) et le développement du marché de la génétique, un domaine qui l’attire particulièrement et qui la passionne. Sa philosophie : élever des familles de vaches profondes à haut potentiel génétique pour attirer l’œil des centres d’insémination

Jacinthe Guilbert pose ici avec Hélène Frappier Campbell, présidente des Agricultrices de la Montérégie-Est. (photo Robert Gosselin)

pour l’obtention de contrats. À cet égard, la ferme Vinbert s’est vu décerner en 2010, le titre de maître éleveur à l’échelle canadienne. Mais, malheureusement, à la fin du printemps 2010, la ferme Vinbert a été victime d’un autre incendie qui a détruit la totalité de ses installations et presque tout le troupeau. Malgré cette dure épreuve, et avec l’assentiment de leurs enfants et future relève Marie-Pier et Alexandre, le couple en vient à la conclusion de se relever les manches et de rebâtir, avec l‘aide des enfants.

Afin de conserver un équilibre, Mme Guilbert s’implique au sein de différents comités et projets. Elle a notamment contribué au démarrage de la foire agroalimentaire d’Acton Vale et été membre du conseil d’administration. Elle a également siégé comme administratrice au sein du Syndicat de l’UPA Rivière Noire, du cercle d’amélioration du bétail CAB d’Acton Vale, de la Société d’aide au développement de la collectivité et au Fonds de Jeunesse de la MRC d’Acton. Jacinthe réalise à quel point il y a un fossé entre les citadins et les producteurs agricoles. Selon elle, il est essentiel de refaire ces liens afin de créer un sentiment d’appartenance. La proximité de sa ferme à la ville d’Acton Vale y contribue certainement. C’est aussi la raison pour laquelle, elle a convaincu Ricardo Larivée, Hélène Laurendeau et Sœur Angèle d’agir à titre de porte-paroles et conférenciers durant la foire agroalimentaire. Pour elle, l’agriculture est un mode de vie. Les fruits de son labeur sont bien visibles puisque ses deux enfants Marie-Pier et Alexandre s’engagent dans les mêmes sillons. Ils seront la cinquième génération à poursuivre le travail de leurs ancêtres.

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Gala des Agristars

Deux prix majeurs décernés dans la MRC d’Acton Les lauréats ont été dévoilés lors du 6e gala des Agristars organisé par la Fédération de l’UPA de la Montérégie. Plus de 325 convives ont assisté à l’événement qui s’est déroulé à l’Étoile Banque Nationale du Quartier Dix30 à Brossard.

Un des deux prix « Bon coup » a été remporté par le Syndicat de l’UPA de la Rivière Noire pour son projet de campagne de promotion de l’agriculture. « Une imposante campagne publicitaire mettant en valeur l’agriculture locale a été

Le Syndicat de l’UPA de la Rivière Noire a remporté un des deux prix « Bon coup », avec sa campagne de promotion de l’agriculture locale dans la MRC d’Acton. De gauche à droite: Marie-Ève Sylvestre

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(Hydro-Québec), Sophie Dubois, Éric Beauregard et Pierre Thibault, tous administrateurs à l’UPA de la Rivière Noire et Claude Lapointe (UPA de la Montérégie).

déployée. Le Syndicat voulait informer la population sur les retombées économiques de l’activité agricole dans la MRC d’Acton, faire connaître des agriculteurs et créer des partenariats avec le réseau d’entreprises paraagricoles. Quatre publicités ont parues dans le journal local distribué gratuitement à plus de 14 797 foyers. Les visuels ont été transformés en panneaux 4 X 8 qui furent exposés lors de la journée portes ouvertes sur les fermes. La campagne de promotion de l’agriculture a contribué à faire découvrir l’agriculture au grand public », explique l’UPA. Le Syndicat de l’UPA de La HauteYamaska, pour le Fonds de microcrédit agricole, a remporté l’autre prix « Bon coup ». Un autre prix a été décerné dans la MRC d’Acton, soit Julie Bissonnette, de Roxton Falls, en catégorie « Relève agricole » pour son leadership et son engagement à faire avancer cette cause. Le jury a décerné le prix « Coup de cœur » au Syndicat de l’UPA de Marguerite d’Youville/Longueuil pour la mobilisation visant à assurer le maintien de l’agriculture dans les Iles de Boucherville. Le prix « Ma ferme mon monde », qui souligne une bonne idée en gestion des ressources humaines, a été remis aux entre-

prises Jardins Damaco de Saint-Pauld’Abbotsford et Jardins Vinet de Saint-Rémi. La Ferme Lochette, de Mont-SaintGrégoire, a remporté le prix « Réussite entrepreneuriale » pour avoir complété avec succès un transfert familial d’entreprise. Finalement, Martine Bourgeois de SaintOurs et Catherine Lefebvre, de Saint-Michel, ont été nommées respectivement agricultrices de l’année en Montérégie Est et Ouest. Un hommage a par ailleurs été rendu Jean-Bernard Van Winden, agriculteur de Napierville, avec le prix « Coup de chapeau », pour avoir notamment grandement contribué à l’avancement de l’agriculture, à la valorisation et au rayonnement de la profession. Parmi les lauréats ayant cumulé plusieurs années d’implication au sein de l’UPA, on retrouvait Pierre Thibault d’Upton (35 ans d’engagement) et David Duval de Roxton Falls (20 ans). « Cette grande soirée rassembleuse a permis de souligner les réalisations des producteurs et productrices agricoles qui se sont démarqués au cours de la dernière année et de rendre hommage à ceux et celles qui font une différence dans le milieu agricole», a déclaré Christian St-Jacques, président de l’UPA de la Montérégie.


Concours Lait’Xcellent

La médaille d’argent pour un producteur de Saint-Liboire Les Producteurs de lait de MontérégieOuest ont profité de leur assemblée générale annuelle pour dévoiler le nom des gagnants du concours régional Lait’Xcellent, édition 2017. La Ferme F. Girard et Fils, de SaintLiboire, a remporté la seconde place. Les propriétaires Martin et Sylvain Girard comptent sur un troupeau composé de 70 têtes Holstein, dont 45 vaches en lactation. Pour la ferme, la qualité du lait passe par des animaux en santé application rigoureuse du bain de trayons au tarissement et en pré-vêlage; dépistage rapide des maladies potentielles et mise en œuvre de solutions; bonne communication entre les partenaires et les employés. Les Producteurs de lait de MontérégieEst sont fiers de souligner le travail de ces producteurs émérites. La qualité du lait est une préoccupation importante pour les producteurs qui doivent respecter des normes très sévères.

La Ferme F. Girard et Fils, de Saint-Liboire, a remporté la médaille d’Argent dans le cadre du Concours Lait’Xcellent. On voit ici Charles Graveline, administrateur des producteurs de lait dans le secteur des Maskoutains Nord-Est, en compagnie de Martin Girard.

Chaque année, le conseil régional, en collaboration avec les Producteurs de lait du Québec, souligne, par le Concours

Lait’Xcellent, les efforts déployés par les 559 producteurs laitiers de Montérégie-Est pour livrer un lait de qualité exceptionnelle,

exempt d’antibiotiques, et dont les comptages leucocytaire et bactérien sont très bas.

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FermEmploi à la récolte de talents Le nouveau programme FermEmploi, un outil de type «clé en main» conçu pour vous est maintenant offert pour combler les besoins de maind’œuvre dans les productions laitière, porcine, serricole, avicole et pour les opérateurs de machinerie agricole partout au Québec.

Les Centres d’emploi agricole (CEA) de la Montérégie-Est et de l’Estrie se chargent de vous trouver l’employé qu’il vous faut. Ce dernier viendra découvrir son futur milieu d’emploi, en vous rencontrant à la ferme. Par la suite, un stage d’expérimentation viendra valider l’intérêt et les aptitudes du candidat. Si le tout est concluant, un stage en milieu de

travail de 24 semaines débutera, par l’entremise du Programme d’apprentissage en milieu de travail (PAMT). Les avantages : un soutien gratuit pour le recrutement; un soutien gratuit pour la formation et l’intégration en emploi, hebdomadairement; du matériel pédagogique testé et facile d’utilisation; un

remboursement régressif du salaire du travailleur durant 24 semaines. Pour plus d’informations, communiquez dès maintenant au 819 346-8905 poste 124 (pour l’Estrie), avec AGRIcarrières au 450 679-0540, poste 8630 ou au 450 774-9154 poste 5210 pour la Montérégie-Est.

Des stagiaires du Salvador à la recherche de fermes laitières

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En collaboration avec UPA Développement international, l’UPA-Estrie recevra dix délégués du Salvador en production laitière. Elle est à la recherche de cinq à dix fermes laitières de l’Estrie qui accepteraient de recevoir un ou deux stagiaires à la ferme du 20 au 23 septembre. Un minimum de compréhension de l’espagnol constitue un atout. Les fermes recrutées recevront une journée de formation animée par UPA DI pour les préparer à jouer leur rôle (au bureau de l’UPA-Estrie); une allocation de 25 $/jour par délégué pour les frais de repas et d’hébergement; un remboursement des dépenses pour les activités et les déplacements liés au stage et des assurances pour les délégués. Informez-vous auprès de Valéry Martin à vmartin@upa.qc.ca ou au 819 346-8905, poste 143.


La CDRN, un organisme en bonne santé!

Le Regroupement Vigilance Hydrocarbures Québec a reçu le prix d’excellence de la CDRN. De gauche à droite: Micheline Racine (Béthanie), Jean Falaise (Durham Sud), Madeleine Laroque (Roxton Falls), Diane Racine (Acton Vale), Jacques Tétreault (responsable de la mobilisation), Richard Chartier (Ste-Christine), Luc Brunelle, Marc St-Cyr (Ste-Christine), tous membres du RVHQ en compagnie de Laurise Dubé, présidente de la CDRN. Denise Campillo (Canton de Roxton) n’apparaît pas sur la photo.

L’assemblée générale annuelle de la Corporation de développement de la rivière Noire (CDRN), qui a eu lieu récemment à Sainte-Christine, a connu un bon succès. Près d’une quarantaine de personnes se sont déplacées pour en apprendre davantage sur les projets réalisés en 2017. Deux postes sur les trois vacants au conseil d’administration ont été comblés. Laurise Dubé poursuivra comme présidente pour un 6e mandat et Huguette St-Pierre-Beaulac sera la nouvelle secrétaire. Mme Dubé a tenu à remercier Colette St-Hilaire, qui a été secrétaire pour la CDRN pendant six ans. Pour la deuxième année, la CDRN a par ailleurs décerné son prix d’excellence en environnement, alors que Jacques Tétreault, du Regroupement Vigilance Hydrocarbures Québec (RVHQ), a reçu cet honneur au nom de l’ensemble des comités œuvrant dans chaque municipalité de la région. Après l’assemblée générale, Zoë Ipiña, biologiste et coordonnatrice de projet à l’OBV-Yamaska, a dressé un portrait très instructif de la rivière Noire. Cette conférence a été très animée grâce à l’intérêt des participants pour les données sur la qualité de l’eau et l’analyse pointue du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

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Pour 2016-2017

70 nouvelles entreprises agricoles en Montérégie L’agriculture est un secteur économique en expansion en Montérégie. En 2016-2017, le démarrage de 70 nouvelles entreprises agricoles témoigne de cette vitalité.

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Ces nouvelles fermes exploitent des productions variées : lait, porcs, bovins, chèvres, raisins en serres, oies, grains biologiques, cultures maraîchères, alpagas, sirop d’érable, chevaux, foin, miel, vignoble, petits fruits biologiques, etc. Voici la répartition de nouvelles fermes sur le territoire, par MRC : - MRC des Maskoutains, 33 - MRC d’Acton, 15 - MRC Vallée-du-Richelieu, 11 - MRC Pierre-de Saurel, 6 - MRC Marguerite-D’Youville, 5. « Ces chiffres me réjouissent puisqu’ils démontrent l’importance de l’agriculture pour le développement économique de nos communautés. Ces 70 nouvelles entreprises sont des moteurs puisqu’elles créent de la richesse, particulièrement en milieu rural. Les agricultrices et les agriculteurs achètent, investissent et emploient de la main d’œuvre localement. Il est essentiel de valoriser et surtout de

soutenir le développement de notre agriculture, » a précisé Christian St-Jacques, président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie. Portrait économique du secteur agricole en Montérégie Lors de sa dernière assemblée générale annuelle, la fédération régionale a d’ailleurs lancé une vidéo informative qui trace le portrait détaillé du secteur agricole en Montérégie. En plus de préciser les conditions gagnantes à déployer pour assurer le développement de l’agriculture, cet outil de sensibilisation et d’information vise à rejoindre les décideurs publics et toutes les personnes sensibles aux enjeux. On peut le voir sur https://youtu.be/VwBZsCBdI70. Rencontre des nouveaux producteurs Une rencontre d’accueil des nouveaux producteurs a eu lieu en février. Plus de 30 personnes ont participé à cet événement. L’objectif visait à créer un contact humain pour permettre des échanges personnalisés avec les agricultrices et les agriculteurs afin de répondre à leurs questions et leurs préoccupations.

En 2016-2017, 70 nouvelles entreprises agricoles ont démarré leurs activités en Montérégie.

Les thèmes de la commercialisation, la rentabilité des entreprises, les permis et la réglementation municipale, les lois provin-

ciales, ainsi que les services offerts par l’UPA ont été abordés. La Montérégie a accueilli plus de 200 nouveaux producteurs en 2016-2017.


Paniers bio des fermiers de famille d’Équiterre

Une solution saine et abordable pour éviter les pesticides Avec le battage médiatique récent sur l’inutilité de plusieurs pesticides, leurs effets sur la santé humaine et sur l’environnement, le manque d’éthique et de transparence autour de la recherche et l’évaluation des pesticides et l’influence de l’industrie agrochimique, « l’agriculture biologique et les paniers bio des fermiers de famille d’Équiterre se présentent comme une solution concrète pour les citoyens qui souhaitent consommer des aliments certifiés 100 % biologiques et locaux », souligne Isabelle Joncas, chargée de projets au réseau des fermiers de famille d’Équiterre. La centaine de fermiers de famille offrent cette année plus de 20 000 abonnements aux paniers bio dans 15 régions du Québec, ainsi qu’en Ontario et au Nouveau-Brunswick. En région, les Jardins Fraisdel à Acton Vale, la Ferme La Bourrasque à Saint-Nazaire d’Acton, la Ferme de la Berceuse à Wickham, les Jardins du Lac à Béthanie, et les Jardins Les Pétioles de Valcourt font partie de ce réseau. Les fermiers de famille d’Équiterre ont introduit la formule des paniers bio

livrés près du domicile ou lieu de travail des Québécois-es il y a plus de 20 ans. En plus d’être des pionniers de l’agriculture biologique, nos fermiers de famille proposent de paniers bio près de 20 % moins chers que le bio dans les commerces. Au Québec, 2,4 % des superficies cultivables sont consacrées à l’agriculture bio. Elles sont passées de 49 535 hectares en 2013 à 81 499 hectares en 2017 (2), un bond de 65 %. Cette hausse doit se poursuivre car les produits bio consommés au Québec sont encore en bonne partie issus de l’importation. Le marché des aliments biologiques québécois a une valeur de plus de 400 M$ et il connaît une croissance annuelle moyenne de 10 % (3). La part de la population québécoise qui consomme des produits bio est de 50 % et 20 % des consommateurs optent pour des produits bio sur une base quotidienne, alors que 40 % le font sur une base hebdomadaire. Pour en savoir davantage: https:// equiterre.org/solution/paniers-bio.

Les paniers bio des fermiers de famille d’Équiterre représentent une solution à la fois bonne pour la santé et accessible.

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Des chevaux athlétiques et racés à Wickham! Véronique LEMONDE

Dans leur toute nouvelle écurie à Wickham - les chevaux du couple étaient à Saint-Germain-de-Grantham auparavant - Jean-Pierre Sarrazin et Katy Harrouart nous présentent leurs magnifiques chevaux Canadiens. Une dizaine dans les box intérieurs et presque une vingtaine dans leurs manèges extérieurs.

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Pour M. Sarrazin, l’amour des chevaux Canadiens remonte à aussi loin que le milieu des années 80, alors qu’il acquit une première jument de cette race patrimoniale. C’est à ce moment-là qu’il se prit de passion pour ces chevaux loyaux, attachants et travaillants. C’est l’amour de cette race qui a permis au couple de se former il y a quelques années, alors qu’elle possédait au départ des chevaux à Ferme-Neuve. « Je suis de la France et quand je suis arrivée au Québec j’ai découvert cette race rustique, forte de caractère. J’ai tout de suite adoré leur force, leur versatilité et leur endurance », mentionne Mme Harrouart. Fort de leurs expériences combinées, le couple produit des chevaux Canadiens de qualité, conformes au standard et possédant toutes les caractéristiques typiques de la race. Polyvalents, athlétiques et charismatiques, vifs et intelligents, leurs chevaux sont

aussi choisis pour leur génétique qui les situe dans la limite haute du standard (+/- 15.3-16 mains). « Nous avons cette passion pour le cheval Canadien et nous souhaitions avant tout produire des chevaux très beaux avec un mental agréable. Nous tentons d’adapter nos spécimens à un marché actualisé, soit un cheval plus sportif, gentil, de belle conformation. Oui, les chevaux Canadiens sont reconnus pour être très robustes et plus trapus, mais nous leur donnons toutes les chances de développer leur plein potentiel. Auparavant, les chevaux travaillaient très fort au champ et n’étaient pas aussi bien nourris, donc, avec nos moyens modernes, nous produisons des chevaux de très grande qualité. C’est important pour nous », ajoute Katy Harrouart. À preuve, le couple nous introduit à leur magnifique hongre Papillon de 16,1 mains et de couleur noir. Né en 2014, le cheval est impressionnant de par sa haute stature et son allure altière. Il a aussi été sacré plusieurs fois champion dans des concours de conformation. Papillon est dressé à l’attelage et à la selle. Sorti régulièrement dans divers événements, il est toujours patient, respectueux et à l’écoute. Outre leur grandeur plus haute que la moyenne chez les chevaux Canadiens, les chevaux de l’Écurie Sarrabelle se reconnais-

sent aussi à une crinière très abondante. Également, certains de leurs chevaux ont une couleur de robe plus rare pour cette race et font toute la particularité de l’élevage de Wickham. Passionnée de génétique des couleurs, Katy Harrouart a ainsi sélectionné, au fil du temps, des juments et étalons dotés de gènes de couleur spécifiques permettant ainsi de produire, entre autres, des chevaux Canadiens palominos, isabelle ou doubledilués (cremellos, perlinos ou smoky cream). Aucun compromis n’étant souhaitable, elle affine ses choix et sa sélection au fil des ans pour produire des chevaux alliant confor-

Jean-Pierre Sarrazin et Katy Harrouart avec leur magnifique étalon Canadien de couleur palomino, Alias. Photos François Larivière | Le Courrier ©

mation exemplaire, tempérament sociable, et ayant un taux de consanguinité le plus faible possible afin de préserver une diversité génétique salutaire pour la préservation des nombreuses qualités liées à la race. « Il y a à peine une quinzaine de chevaux Canadiens palominos dans toute la race, c’est très rare. Les chevaux Canadiens sont noirs à 70 %. Pourtant, le gène palomino peut se cacher sous le noir et apparaître quelques fois. Il faut bien étudier nos sujets pour créer l’alliance la plus prometteuse possible. Je l’avoue, la couleur, c’est vraiment ma passion! », souligne Mme Harrouart.


Paniers Équiterre: une campagne de financement pour les écoles

Votre école cherche une idée originale de collecte de fonds? Équiterre vous invite à mener une campagne de financement novatrice et à saisir une occasion unique de faire de l’éducation sur l’alimentation saine, locale et biologique auprès des jeunes et de leur famille : la vente de paniers de légumes biologiques produits par nos fermiers de famille! Chaque panier coûte 30 $ (6 $ revient à votre établissement). La livraison des paniers se fait dans votre établissement, à une date déterminée par vous et le producteur. Pour lancer une collecte de fonds avec de savoureux légumes d’ici dans votre établissement cet automne, il faut s’inscrire avant la fin de l’année scolaire (fin juin 2018) : un fermier de famille fera pousser pour vous de savoureux légumes sans pesticides cet été! Les avantages: Sensibiliser les jeunes à l’alimentation saine, locale et durable, récolter des fonds pour votre établissement, se régaler de légumes sans pesticides de synthèse ni OGM, réduire le kilométrage alimentaire et l’emballage, soutenir l’économie locale et les producteurs de chez nous. Information: www.equiterre.org.

Une ferme d’Upton récompensée

Récemment, de nouveaux champions régionaux furent intronisés au Club de l’Excellence d’Agropur, en raison de l’excellente de la qualité de leur lait. Seules 17 fermes parmi les 3 271 membres d’Agropur au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador peuvent se féliciter d’avoir obtenu ce titre. La Ferme de la Carrière d’Upton figure cette année parmi les nouveaux champions régionaux intronisés au Club de l’Excellence d’Agropur.

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MRC du Val-Saint-François

Deux services de récupération pour les producteurs agricoles Depuis déjà quelques années, la MRC du Val-Saint-François offre la récupération de plastique de balles de foin et de tubulures d’érablières. Les producteurs agricoles et acéricoles de la région peuvent aller déposer leurs matières à l’écocentre de Melbourne ou à celui de la région de Valcourt, selon l’endroit où ils habitent. Il est toutefois recommandé de s’informer des conditions applicables avant de se déplacer. Certaines municipalités offrent même la collecte des plastiques agricoles porte-à-porte. Récupérer les tubulures d’érablières En moyenne, la durée de vie des tubulures d’érablières est de 10 à 15 ans. Selon le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, cela équivaut à plus de 2 600 tonnes de déchets chaque année au Québec. Les plastiques acéricoles qui sont amenés aux écocentres seront transformés en granules. Celles-ci serviront à la fabrication de différents objets comme des drains agricoles et des modules de jeux dans les parcs. Les acériculteurs sont donc invités à aller déposer leurs vieilles tubulures sans frais dans un des deux écocentres de la MRC du Val-Saint-François.

Récupérer les plastiques agricoles Le plastique de balles de foin représente un volume important de déchets pour les agriculteurs. Une entreprise agricole utilise en moyenne 250 balles rondes par année et chaque balle est composée de 1 kg de plastique. Amener ses plastiques agricoles aux écocentres du Val-Saint-François est donc un beau geste à poser pour l’environnement. Il faut toutefois s’assurer qu’ils ne sont pas souillés et qu’ils ne sont pas mélangés à des débris. On recommande aux gens de téléphoner d’abord à l’écocentre pour s’assurer que les matières respectent bien les règles. Les municipalités de Saint-Claude, Ulverton, Melbourne et Sainte-Anne-de-laRochelle ont également mis en place des collectes spéciales directement chez les producteurs agricoles. On peut communiquer avec elles pour tous les détails. De plus, pour connaître les adresses et les heures d’ouverture des deux écocentres du Val-Saint-François, on peut consulter le www.val-saint-francois.qc.ca/fr/ecocentres.

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La MRC du Val-Saint-François propose la récupération de plastique de balles de foin et de tubulures d’érablières.


La campagne « J’appuie mon agriculture et ma forêt » à la rencontre des députés Les députés provinciaux de la Montérégie ont été sensibilisés aux différents enjeux agricoles en marge du prochain budget du gouvernement du Québec, de la future politique bioalimentaire et de l’élection générale d’octobre. En effet, des représentants des producteurs et des productrices agricoles de la Montérégie ont récemment rencontré leurs élus à l’Assemblée nationale pour ce rendezvous tout spécial. « Ces rencontres entre les producteurs agricoles et les députés ont pour objectif de mettre un visage humain sur les enjeux qui touchent l’agriculture. La Montérégie compte plus de 6 880 fermes, qui génèrent à elles seules 30 % du produit intérieur brut agricole québécois et 25 % des emplois agricoles au Québec. Ces chiffres démontrent l’importance de l’agriculture pour nos communautés,» a mentionné Christian St-Jacques, président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie. En tout, dix députés ont accepté l’invitation lancée par les producteurs agricoles, dont le ministre Stéphane Billette, ministre délégué aux Petites et Moyennes Entre-

prises, à l’Allègement réglementaire et au Développement économique régional et député de Huntingdon.

L’opération « J’appuie mon agriculture » vise à profiter de la session parlementaire pour échanger et faire connaître les enjeux

agricoles et forestiers à l’ensemble des élus. Le mouvement est une initiative de l’Union des producteurs agricoles du Québec.

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Profile for DBC Communications

De la TERRE à l'assiette  

La Pensée de Bagot - Édition du 25 avril 2018

De la TERRE à l'assiette  

La Pensée de Bagot - Édition du 25 avril 2018

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