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CHAMBRE VAUDOISE DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE 10-2020 N°07

la cvci.ch

ACTUALITÉ L’INITIATIVE « ENTREPRISES RESPONSABLES » SERAIT UN FARDEAU POUR LES ENTREPRISES

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PARTAGEONS PLUS QUE L‘ÉNERGIE


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ÉDITORIAL OCTOBRE 2020

Les promesses de la blockchain Quand on évoque la blockchain ou les registres distribués (TRD), il est difficile pour la plupart d’entre nous d’en appréhender le fonctionnement, mais surtout le potentiel économique. TEXTE JULIEN GUEX RESPONSABLE DU SERVICE INNOVATION ET VEILLE JULIEN.GUEX@CVCI.CH PHOTO ZUZANNA ADAMCZEWSKA-BOLLE

SOMMAIRE ACTUALITÉ Agenda de la CVCI....................................... 4 Penser l’entreprise pour demain L’émergence d’un nouveau monde sportif passe par Lausanne......................... 8 Economie et politique L’initiative « Entreprises responsables » est irresponsable........................................ 11 Loi sur la Poste – Non à un projet qui fausserait la concurrence.................... 12 Pour tout savoir sur la blockchain............ 13 Chronique AEnEC...................................... 14 Chronique economiesuisse....................... 15 Les chiffres du mois.................................. 16

VOTRE CVCI Le choix de la FIT – DePoly........................17 YES – Ils créent de mini-entreprises à l’école....................................................... 18 Particularité : atypique.............................. 19 Nos nouveaux membres............................ 20 Nouvelles des membres............................. 21 Ready4life ? Une appli à recommander à vos apprentis................ 22

CAHIER PRATIQUE Fiche juridique N° 226 RHT Covid-19 ............................................ 23 Parole d’expert Pandémie : la transformation de l’entreprise est indispensable.............. 24

DE PARTENAIRE À PARTENAIRE Conférence Partenaire Infogestion.......... 25 Agenda des partenaires............................. 26

C’est pour présenter ce potentiel à un large public, mais avant tout aux chefs d’entreprise qui n’en connaissent souvent que l’aspect des crypto-monnaies, que la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie vient de publier l’étude « Les perspectives de la technologie des registres distribués et de la blockchain pour le financement des entreprises ». Ecrite par des experts du domaine, cette brochure – téléchargeable sur notre site – détaille le fonctionnement de la TRD. Les auteurs présentent par chapitres les différents types de blockchains et de jetons numériques et, surtout, en démontrent le potentiel et l’utilité pour l’économie réelle. Jusqu’à présent, les transactions sur le marché des capitaux s’effectuent par l’intermédiaire d’établissements financiers, comme des banques. La nécessité de recourir à des intermédiaires et d’entretenir des infrastructures de marché complexes renchérit singulièrement les opérations de financement, en particulier pour les PME. La TRD représente un intérêt particulier pour celles-ci, car elle simplifie ce régime, en permettant que le registre des investisseurs – au lieu d’être tenu par des dépositaires professionnels – le soit de façon décentralisée, transparente et fiable par une communauté de personnes. Elle permet ainsi de simplifier et d’automatiser un certain nombre de processus actuellement lourds et onéreux, comme l’entrée en Bourse ou encore l’acquisition d’actions. Les Chambres fédérales légifèrent actuellement sur la TRD. Contrairement à d’autres pays, le Conseil fédéral n’a pas voulu créer un régime spécifique pour les actifs digitaux. Il a choisi d’adapter des textes de lois existantes. De nombreux spécialistes estiment que cette technologie est à la fois flexible et rapide, tout en conservant la sécurité juridique et la transparence des instruments traditionnels du marché des capitaux. L’un des contri-

buteurs de notre brochure considère que le déploiement judicieux de cette technologie permettra « d’assurer un meilleur fonctionnement des marchés financiers, un transfert plus fluide de l’épargne des ménages vers l’économie réelle, ainsi que de meilleures perspectives pour les entreprises suisses et – de manière générale – pour l’économie et la prospérité de notre pays ». Pour la Suisse et le canton de Vaud, qui combinent un savoir-faire historique dans le domaine de la finance avec une capacité d’innovation reconnue mondialement, ce domaine est prometteur. Dans le canton de Vaud, un certain nombre d’entreprises et d’organisations non gouvernementales développent aujourd’hui la TRD dans l’idée de permettre aux entreprises d’accéder plus aisément aux marchés des capitaux. Plusieurs d’entre elles ont d’ailleurs participé à la rédaction de l’étude. Il est certain que le développement de cette technologie constitue un atout supplémentaire pour notre place financière et une corde de plus pour l’Arc lémanique. Cette brochure, rédigée pendant la pandémie de Covid-19, tombe à pic pour mettre en évidence les avantages de la TRD à l’heure où les entreprises ont mal à leurs liquidités. Les collectivités publiques ont soutenu l’économie du pays à travers des prêts, qui ne sauraient être des solutions pérennes. Dans les prochains mois, les levées de fonds seront cruciales pour de très nombreuses entreprises et dans ce contexte, cette nouvelle technologie devrait pouvoir amener des options supplémentaires aux entrepreneurs.


DEMAIN 10-2020

ACTUALITÉ AGENDA DE LA CVCI

RÉSEAUTAGE PETIT DÉJ’ DES PME & START-UP Le prochain petit-déjeuner des PME & startup traitera du thème « La durabilité en entreprise ». Pour rappel, les petit-déjeuners des PME & start-up sont organisés par le Service de la promotion de l’économie et de l’innovation (SPEI) en collaboration avec les partenaires de la promotion économique du canton de Vaud, et ont pour objectifs de : • Présenter des thématiques concernant directement les PME et la création d’entreprises (formation, apport de contenu et conseils) • Apporter des témoignages d’entreprises concernées et ayant vécu la thématique concernée • Offrir aux PME et créateurs d’entreprises la possibilité de poser des questions à des spécialistes en la matière • Favoriser le networking et les échanges 02.10.2020 07h45 … 10h00 CVCI Entrée libre, sur inscription Programme détaillé et inscriptions : petitsdejeuners-vaud.ch

5À7 AU CENTRE MONDIAL DU CYCLISME Après un point de situation économique et politique, cinq entreprises auront l’opportunité de se présenter en 3 minutes chrono. Ces entreprises auront été tirées au sort trois semaines avant la manifestation. Si vous désirez avoir une chance de présenter vos activités, merci de l’indiquer au moment de votre inscription. L’événement se conclura par un apéritif de réseautage dans les locaux de l’Union cycliste internationale (UCI). Une confirmation par mail sera adressée à chaque participant quelques jours avant la manifestation. Attention, places limitées : ne tardez donc pas à vous inscrire ! 29.10.2020 17h00 … 19h00 Aigle Inscription : www.cvci.ch/evenements Renseignements : veronique.maget@cvci.ch T. 021 613 36 41

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CONVENTION D’AFFAIRES FRANCO-SUISSE DANS L’INDUSTRIE DES MACHINES-OUTILS Dans un environnement toujours plus concurrentiel, l’industrie des machines-outils est confrontée à de profonds bouleversements. La crise actuelle démontre que, plus que jamais, la capacité d’innovation est un défi permanent. Comment adapter son modèle d’affaires, sa production, lorsque des événements imprévus surviennent ? Comment intégrer le concept d’industrie 4.0 et les différentes applications que les nouvelles technologies peuvent apporter ? Ces questions seront débattues lors de la Convention d’affaires de l’Union lémanique des chambres de commerce, organisée dans les locaux de l’entreprise Bobst, fleuron de l’industrie vaudoise. Des conférences et tables rondes seront organisées, et une large place sera faite au réseautage et aux échanges, à travers notamment la mise en place de rendez-vous B-to-B. Cette convention vous permettra ainsi d’identifier de nouveaux partenaires et d’échanger sur de potentielles opportunités de collaboration. 08.10.2020 08h30 … 15h30 Mex Programme détaillé et inscriptions : convention-ulcc-2020.matchmakingstudio.com

FORMATION GESTION DE LA MOBILITÉ LIÉE AU TRAVAIL (PLANS DE MOBILITÉ) La CVCI propose une formation de deux soirées sur le thème de la gestion de la mobilité liée au travail et sur les plans de mobilité. Elle traitera des enjeux et perspectives en matière de mobilité en Suisse et dans le canton de Vaud. Elle vise notamment à fournir les clés pour initier les réflexions au sujet de l’implémentation d’un plan de mobilité au sein de votre entreprise. Intervenants : Frédéric Borloz, Conseiller national et Membre de la Commission des transports et télécommunications, Thierry Chanard, architecte-urbaniste et propriétaire du bureau GEA Valloton-Chanard, Julien Lovey, expert plans de mobilité d’entreprises et responsable Citec Neuchâtel-Jura. Cette formation s’adresse principalement aux entreprises de plus de 25 collaborateurs. Le public-cible est aussi bien les membres de la direction, que les responsables RH, immobiliers ou logistiques. 26.10.2020 & 02.11.2020 17h00 … 20h00 CVCI Pour deux soirées : 300 francs membres CVCI 330 francs non-membres Renseignements et inscriptions : jelena.kovacevic@cvci.ch


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ACTUALITÉ AGENDA DE LA CVCI

INTERNATIONAL LINK

FORUM PERSPECTIVES RELOC’COFFEE HOW TO ENJOY PUBLIC SPEAKING

Pour la 1re fois, la BCV, la CVCI, Innovaud et KPMG s’associent pour un événement unique qui se déroulera le mardi 27 octobre au Mövenpick Hôtel à Lausanne. L’ambition de cet événement inédit ? Vous proposer une analyse prévisionnelle globale incluant les perspectives conjoncturelles et fiscales, mais aussi leur impact sur l’innovation.

Do you tremble at the idea of a group presentation or a speech during a charity event? We have all been there. This workshop will provide you with a safe space to experiment with speaking in front of an audience, trusting your voice and what you have to say. It will be the opportunity for improvisation exercises and interactive games to make the experience enjoyable.

27.10.2020 17h00 … 20h00 Mövenpick Hôtel, Lausanne Programme détaillé et inscriptions : www.cvci.ch/evenements

SWISS DATA FORUM (6 E ÉDITION) Cette journée d’échange a pour objectif de présenter des exemples de valorisation, de parler des bonnes pratiques et de partager les questionnements sur les données et leur exploitation. L’accent sera mis sur l’information et sur l’échange pour l’exploitation et la valorisation des données de l’entreprise. Au programme : • « Data Driven Society » pour le meilleur et sans le pire (Solange Ghernaouti, Myret Zaki, Kim Andrée Potvin) • Pourquoi Nespresso a révolutionné le monde du café ? (Eric Favre, Anna-Maria Pessina-Favre) • Stratégie opérationnelle : de la définition à l’exécution, comment gérer les données pour améliorer la performance des opérations (Sébastian Tornassat) • Jouer aujourd’hui, c’est gagner demain : la prospective comme avantage stratégique (Quentin Ladetto) • Digivitis – Histoire de la création d’un produit innovant et des changements amenés à l’entreprise et ses clients (Stéphane Poggi) Important : Cet événement est dédié aux entreprises n’étant pas actives dans le domaine du service informatique (SSII). 24.11.2020 08h30 … 18h00 Lausanne (Hôtel Aquatis) Entrée libre, sur inscription Programme détaillé et inscriptions : https://m.trivadis.com/fr/swissdataforum T. 021 654 24 24

PRÉSENTATIONS ENQUÊTE CONJONCTURELLE PRÉSENTATION DES RÉSULTATS Notre traditionnelle enquête conjoncturelle d’automne s’achève dans quelques jours. Nous remercions vivement toutes les entreprises membres qui y ont déjà répondu. Nous vous invitons à assister à la présentation de la situation conjoncturelle 2020 et des prévisions 2021 des entreprises vaudoises, lors de cinq séances qui se dérouleront en partenariat avec la BCV les :

09.10.2020 10:00am … 12:00pm CVCI Free of charge for partners of International Link members companies’ employees (check with us) 25 Swiss francs for non-members Information and registration: internationallink@cvci.ch

• Mardi 27.10.2020 à Lausanne (dans le cadre de l’événement « Forum perspectives ») • Lundi 02.11.2020 à Vevey • Mardi 03.11.2020 à Morges • Lundi 16.11.2020 à Yverdon-les-Bains • Lundi 23.11.2020 à Avenches Un tour d’horizon complet des perspectives conjoncturelles mondiale, suisse et vaudoise vous sera ainsi présenté. Participation gratuite, mais inscription obligatoire. 27.10.2020 Programme détaillé et inscriptions : www.cvci.ch/evenements

Tous nos prix sont indiqués hors taxe. La TVA sera facturée en sus.


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ACTUALITÉ AGENDA DE LA CVCI

FORMATIONS EXPORT

LE B.A.-BA DE L’EXPORT FORMALITÉS DOUANIÈRES ET NOTIONS D’ORIGINE DES PRODUITS Votre entreprise est amenée à travailler avec des fournisseurs ou des clients suisses et étrangers ? Vous souhaitez croître à l’international ? Pour que vos marchandises traversent les frontières rapidement, elles doivent être accompagnées des documents appropriés. Il vous sera utile de comprendre les différentes procédures douanières, les erreurs à ne pas commettre et leurs conséquences. Vous serez appelé à devoir déterminer l’origine de vos marchandises, à utiliser les Incoterms®, les accords de libre-échange et à établir les documents nécessaires.

LES PRINCIPAUX MODES DE PAIEMENT DANS LE COMMERCE INTERNATIONAL FORMATION SPÉCIALISÉE EN EXPORT – MODULE 6 Dans le commerce international comme dans le commerce domestique, l’acheteur doit s’acquitter du paiement de la marchandise et/ou du service dans les termes et prix convenus. Pour faciliter vos échanges commerciaux, il vous sera utile d’utiliser le mode de paiement le plus approprié à chaque situation. Afin de minimiser vos risques et sécuriser vos flux financiers, vous devrez parfois avoir recours à un intermédiaire bancaire. 24.11.2020 09h00 … 16h30 CVCI 400 francs membres CVCI 600 francs non-membres

FORMATIONS JURIDIQUES

Cette formation vous donnera une vue d’ensemble de tous les sujets liés à l’importation et à l’exportation, afin que vous soyez sûr d’entreprendre les bonnes démarches en toute conformité avec les règles et usages.

ASSURANCES SOCIALES Par la suite, pour approfondir vos connaissances, une formation spécialisée en six modules peut être suivie en bloc ou à la carte. 05.11.2020 13h30 … 17h00 CVCI 210 francs membres CVCI 300 francs non-membres

Présentation des différentes assurances sociales suisses et démarches à entreprendre, définition du salaire déterminant soumis aux cotisations sociales, législation de sécurité sociale applicable en cas d’activités dans plusieurs pays ou de détachement dans un autre pays, détermination du statut d’indépendant ou de dépendant en matière d’assurances sociales. 06.10.2020 08h30 … 16h30 CVCI 490 francs membres CVCI ou HR Vaud 650 francs non-membres Documentation, repas de midi et pauses-café inclus

CERTIFICAT DE TRAVAIL Principes applicables à la rédaction d’un certificat de travail (certificats qualifié/simple/ intermédiaire, d’apprentissage) : contenu, forme, cas particuliers, responsabilité de l’employeur, droits du travailleur, sous un angle pratique animé par un juriste et un spécialiste RH. 27.10.2020 08h30 … 16h30 CVCI 490 francs membres CVCI ou HR Vaud 650 francs non-membres Documentation, repas de midi et pauses-café inclus

CONTRAT DE TRAVAIL ET RÈGLEMENT DU PERSONNEL (WORKSHOP) Principaux éléments à insérer dans des contrats de travail et règlements du personnel sous un angle pratique avec un juriste et un spécialiste RH. 12.11.2020 08h30 … 16h30 CVCI 490 francs membres CVCI ou HR Vaud 650 francs non-membres Documentation, repas de midi et pauses-café inclus

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS POUR LES COURS DE DROIT DU TRAVAIL  Elodie Brechbühler droit@cvci.ch T. 021 613 36 37

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS POUR LES COURS EXPORT  legal@cvci.ch T. 021 613 35 36

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DEMAIN 10-2020

ACTUALITÉ PENSER L’ENTREPRISE POUR DEMAIN

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L’émergence d’un nouveau monde sportif passe par Lausanne La pandémie actuelle fournit à la plateforme de réseautage ThinkSport l’opportunité de réfléchir à l’avenir du sport. Sa directrice entend retirer du positif de cette crise et compte sur l’esprit d’innovation de l’écosystème vaudois pour ouvrir de nouvelles voies.

TEXTE JEAN-FRANÇOIS KRÄHENBÜHL JEAN-FRANCOIS.KRAHENBUHL@CVCI.CH PHOTOS THINKSPORT

Tim Friedland, de la start-up berlinoise ForwARdgame, a remporté la « Start-up Battle » de la première édition de THE SPOT, en 2018.

Des stades vides, des championnats et des événements annulés en cascade, des athlètes privés de compétition et parfois en quarantaine : le Covid-19 n’a évidemment pas épargné le monde du sport ces derniers mois. A l’échelle suisse, le Conseil fédéral a décidé au début du mois d’autoriser la présence de spectateurs lors des matches de football et de hockey à des conditions strictes. Mais qu’en sera-t-il demain, au gré de l’évolution de l’épidémie, et des progrès médicaux ? Ces incertitudes suscitent mille spéculations. Ce contexte complexe constitue cependant une opportunité pour la plateforme lausannoise ThinkSport. Créée en 2016 par le Canton, la ville de Lausanne et le Comité International Olympique (CIO), elle joue un rôle de facilitatrice pour les organisations sportives inter-

nationales, les entreprises et les institutions académiques dans le but de mettre talent et innovation au service du sport. Pour sa directrice, Anna Hellman, « il a fallu faire preuve d’humilité pour comprendre ce qui se passait et en prendre la mesure. Cette période de pandémie est affreuse, mais quelque part, je suis de celles et ceux qui cherchent la lumière dans un tunnel. Il y a toujours du positif à retirer d’une crise de cette ampleur. Le Covid est probablement là pour un moment et il faudra nous adapter. Dans l’écosystème sportif au milieu duquel nous sommes, il existe des organisations, des personnes très créatives aptes à trouver des solutions et à avancer malgré la situation. La Suisse a la possibilité de mettre en avant sa recherche et son innovation. » Et sa réactivité : cet été, le Tour de Suisse cycliste a été annulé. Mais ses organisateurs ont vite réagi en mettant sur pied une plateforme digitale en quatre semaines, permettant la tenue d’une compétition virtuelle avec des athlètes pédalant dans leur cave !

CESSER DE TRAVAILLER EN SILO Originaire de Suède, Anna Hellman a travaillé dans l’industrie et dans le secteur de l’« hospitality » et cela fait vingt ans qu’elle œuvre dans le milieu du sport. La création de ThinkSport a permis de combler un vide, alors même que le canton de Vaud accueille le CIO depuis 1915 et une bonne cinquantaine d’organisations sportives. « Il y a cinq ans, il existait peu pour faire la promotion de cette expertise. Notre plateforme met le domaine sportif en avant et joue le rôle de facilitateur pour connecter les différents acteurs de cet écosystème ; il faut arrêter de travailler en silo. Aujourd’hui, poursuit-elle, il est impossible pour une organisation d’avoir une vue globale sur l’innovation. On est obligé de travailler avec d’autres partenaires afin de comprendre pour quelle raison un secteur a décidé d’aller dans une certaine direction, et d’échanger. On ne peut pas connaître à 100 % tous les domaines. L’innovation va très vite de nos jours. » Pendant cette pandémie, des organisations et des sociétés ont pris contact avec ThinkSport pour envisager la manière avec laquelle il


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ACTUALITÉ PENSER L’ENTREPRISE POUR DEMAIN

ANNULÉ CETTE ANNÉE EN RAISON DE LA PANDÉMIE, THE SPOT DEVRA PROBABLEMENT SE RÉINVENTER L’AN PROCHAIN. POUR SA DIRECTRICE, IL DOIT TOUTEFOIS « RESTER UN PRODUIT QUI SOUTIENT LA RÉFLEXION DE L’INNOVATION ET QUI PERMET D’ÉCHANGER ».

sera possible de retourner dans les stades. La plateforme les a mises en relation avec le monde académique et celui des entreprises pour bénéficier de leur expertise. Le recours à des passeports d’immunité digitaux est l’une des pistes envisagées. « Dans ce monded’après, le sport doit avancer et nous devons apprendre à le consommer autrement, à l’introduire dans des domaines où il n’était pas présent. Il faudra faire preuve de flexibilité », soutient la directrice. La conférence en ligne Sport Future Rendez Vous, organisée le 10 septembre dernier par ThinkSport sur le thème général de l’olympisme, a été l’occasion de s’interroger sur les pistes à envisager. Des orateurs comme Jean-Loup Chappelet, professeur à l’UNIL, Nicolas Bideau, directeur de Présence Suisse, Virginie Faivre, présidente du comité d’organisation des JOJ 2020, et Quentin Tonnerre, doctorant spécialisé en diplomatie suisse et sport, ont exposé leurs vues et diagnostics.

L’ESSOR DU SPORT AMATEUR Lorsqu’elle parle d’activités sportives, Anna Hellman ne limite pas sa vision à l’élite. Elle inclut également le sport tourisme, le sport santé et le sport société. « Ce domaine traverse énormément de secteurs différents, y com-

pris le volet amateur. C’est très important et on l’a vu pendant le Covid : les Suisses ont eu la chance de ne pas vivre totalement confinés dans un appartement, ils ont pu sortir. Et je suis convaincue qu’un grand nombre de gens qui n’exerçaient pas ou que rarement des activités physiques ont ressenti le besoin de sortir, de se sentir bien à travers la marche ou le vélo. Il ne s’agit pas de courir à chaque fois un marathon. » La crise sanitaire a causé l’annulation de l’édition 2020 de THE SPOT, événement phare de ThinkSport qui permet de découvrir de nouveaux produits et solutions tout en réseautant. La prochaine édition est agendée en mai prochain. Mais sous quelle forme ? « Il est trop tôt pour le dire, note Anna Hellman. Là aussi, nous devons réfléchir à un éventuel nouveau concept. Toutes celles et ceux qui sont dans l’événementiel sont obligés de se poser des questions sur la façon qu’auront les gens de se comporter à l’avenir. Vont-ils voyager, dans quel délai, de la même façon ? THE SPOT doit toutefois rester un produit qui soutient la réflexion de l’innovation et qui permet d’échanger. Le numérique, c’est génial, comme on l’a vu pendant la période de semi-confinement, mais ça n’enlève pas le fait qu’il faut continuer de se voir. »

La Suisse, on l’a vu, est une terre promise pour les fédérations internationales. Il reste que de nombreux autres pays souhaiteraient en accueillir sur leur sol. Notre pays est-il armé pour faire barrage à ces convoitises ? « Il ne faut jamais prendre une situation pour acquise, relève la directrice de ThinkSport. Chaque année, des fédérations reçoivent des propositions. Je pense que notre région dispose d’atouts nombreux : il y a des infrastructures, des manifestations d’ampleur, le monde académique, le sport, le CIO, les entreprises, un panorama exceptionnel. Mais nous devons aussi réfléchir aux stratégies à adopter pour pouvoir offrir des services qui répondent encore mieux et plus aux besoins de ces fédérations. » En conclusion, Anna Hellman souligne à quel point le sport est un vecteur dans beaucoup de domaines : « Faire partie d’un groupe, c’est très bon pour tout le monde. Ces derniers mois, nous avons pu constater à quel point nous sommes vulnérables, et je pense important de rappeler les valeurs existant entre nous. La solidarité est plus grande aujourd’hui, c’est une très bonne chose. »


CHRONIQUE SODEY

Et si l’après pandémie offrait un équilibre de vie ? Après ces quelques mois de confinement, le constat est quasi unanime, notre qualité de vie est au cœur des discussions et pour de nombreux collaborateurs, responsables et dirigeants, celle-ci a augmenté et chacun souhaite la conserver ! Le télétravail est un moyen par lequel nous avons appris à modifier nos méthodes de travail, nos habitudes et notre organisation, ce qui a permis de mettre en évidence la responsabilité et l’engagement de tous.

Il est nécessaire de repenser à la dynamique et à la cohésion d’équipe, de s’assurer la fluidité de la communication pour tous, de revoir le système de délégation, de favoriser voire d’instaurer une culture du feedback, de garantir un niveau de qualité et de rentabilité en lien avec la vision, les buts et les missions de l’entreprise. Cet objectif est possible en réalisant un travail collaboratif, en accompagnant les équipes et la direction afin que la mise en œuvre soit une réussite ! En acceptant ce nouveau paradigme, les entreprises gagneront en motivation, plaisir et performance !

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Toutefois, grand nombre de collaborateurs ne pourront pas accéder à ce mode de travail et cela nécessite de bien réfléchir avant d’agir, car les attentes et les enjeux sont importants !

Comment faire pour maintenir l’équité au sein d’une entreprise ?

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ACTUALITÉ ÉCONOMIE ET POLITIQUE

L’initiative « Entreprises responsables » est irresponsable Le 29 novembre prochain, les suisses se prononceront sur l’initiative populaire « Entreprises responsables ». Ce texte, s’il part d’une bonne intention, pose de nombreux problèmes d’applicabilité, et menace directement l’emploi, la dynamique économique de notre région et l’image de la Suisse dans le monde. L’initiative « Entreprises responsables – pour protéger l’être humain et l’environnement » demande à ce que les normes internationalement reconnues en matière de droits humains et les normes environnementales soient appliquées en Suisse comme à l’étranger. Les entreprises ayant un siège statutaire ou leur administration centrale en Suisse (PME comprises) se porteraient ainsi garantes des agissements de leurs filiales et fournisseurs partout dans le monde.

L’INITIATIVE POSE PLUSIEURS PROBLÈMES • La responsabilité automatique, partout dans le monde, même pour des infractions commises par des fournisseurs. Comment être garant des agissements d’entreprises qu’on ne contrôle pas ? Les audits permettent certes d’évaluer la qualité des produits, mais dans de nombreux pays, les clients se heurtent aux limites de ce que leurs fournisseurs veulent bien leur montrer, sans capacités (techniques ou légales) d’investiguer plus loin. • Les « normes internationalement reconnues » est un concept flou. Dans le domaine des droits humains, il existe peu de règles internationales, mais beaucoup de recommandations, comme par exemple les principes directeurs de l’ONU. Avec cette approche, l’initiative n’atteindra pas son but tout en générant beaucoup d’incertitudes pour les entreprises. • La limite de responsabilité n’est pas clairement définie, et peut théoriquement être infinie. De nouveau, le risque majeur est de créer des zones grises pour les entreprises, qui n’auraient pas toutes

les moyens d’investiguer suffisamment pour s’assurer de la conformité aux exigences de « diligence raisonnable ». C’est en premier lieu le cas des PME actives dans des « secteurs à risque » (secteurs qui, d’ailleurs, ne sont pas définis par l’initiative, faisant aussi planer l’incertitude sur cet aspect). • La création de deux fors juridiques pour un même litige. Avec l’initiative, la Suisse imposerait au reste du monde une forme d’impérialisme juridique, considérant de fait que la justice de pays tiers n’est pas apte à investiguer et à juger des litiges sur leur propre territoire. C’est juridiquement et diplomatiquement très délicat, avec pour probable effet la création de deux fors juridiques. Donc pour une même infraction, une entreprise suisse pourrait se voir condamnée en Suisse et dans le pays où l’infraction a eu lieu. • De manière générale, l’initiative créerait une montagne bureaucratique que la plupart des PME (et même certaines grandes entreprises) ne peuvent tout simplement pas se permettre, avec, pour conséquence, de potentielles délocalisations, faillites, ou restructurations. N’oublions pas que toute l’économie suisse est très dépendante d’une chaîne de valeur complexe et internationale, et que les activités de nombreuses PME suisses sont directement ou indirectement liées à la présence de multinationales dans notre pays. Pour rappel, ces dernières emploient 88 000 personnes dans le canton de Vaud et génèrent directement plus de 40 % du PIB cantonal (source : GEM).

LE CONTRE-PROJET : LA VOIE VERS LA RESPONSABILITÉ Un contre-projet indirect (modification du droit de la société anonyme entrant en force automatiquement en cas de refus de l’initiative) permet de clairement définir qui est concerné, et quelles sont les responsabilités et obligations de chacun. Ainsi : • Les grandes sociétés (>500 collaborateurs) devront établir des rapports sur les questions non-financières. • Toutes les entreprises actives dans les minerais provenant de zones de conflits seront soumises à un devoir de diligence et auront l’obligation de fournir des rapports. • Les grandes entreprises auront aussi l’obligation de fournir des rapports concernant le travail des enfants. • Les entreprises resteront responsables des agissements de leurs filiales, mais dans les pays dans lesquels l’infraction a lieu, pas en Suisse (conformité au droit international). • Des amendes sont prévues en cas de violation de l’obligation d’établir des rapports (pas le cas avec l’initiative). Si l’initiative était acceptée, les quelques entreprises « moutons noirs » délocaliseraient simplement leur siège hors de Suisse, sans effet positif sur l’environnement ou les droits humains. Toutes les autres subiraient par contre une avalanche bureaucratique et beaucoup d’incertitude, avec pour conséquence probable l’abandon de certains marchés jugés trop risqués, laissant ainsi la place libre à d’autres entreprises provenant de pays moins regardants sur les droits humains et l’environnement. En d’autres termes, la question qui vous sera posée le 29 novembre est : « Souhaitez-vous soulager votre conscience en acceptant l’initiative, au risque de créer une nouvelle crise économique en Suisse, ou préférez-vous faire réellement progresser le respect des droits humains et de l’environnement grâce à un contre-projet applicable ? »

TEXTE RAPHAËL THIÉBAUD RAPHAEL.THIEBAUD@CVCI.CH


DEMAIN 10-2020

ACTUALITÉ ÉCONOMIE ET POLITIQUE

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Non à un projet qui fausserait la concurrence La CVCI rejette la modification de la loi sur l’organisation de la Poste (LOP), qui permettrait à PostFinance d’octroyer des hypothèques et des crédits à des tiers. La Poste Suisse doit faire face aux changements d’habitudes de sa clientèle et à la numérisation croissante de l’économie. Ces phénomènes engendrent un recul continu de ses volumes, notamment dans les secteurs du courrier et des marchés financiers. Le résultat d’exploitation de PostFinance a chuté de 591 millions de francs en 2011 à 240 millions en 2019. Selon la Poste, cette tendance négative devrait conduire à des résultats déficitaires d’ici à une dizaine d’années. Le service universel étant menacé, la Berne fédérale estime urgent de trouver d’autres sources de revenus. Aussi demandet-elle la levée de l’interdiction faite à Post-

Finance d’octroyer des hypothèques et des crédits à des tiers, via l’abrogation de l’art. 3, al. 3 de la LOP. Consultée sur ce projet de modification, la CVCI comprend bien que la Confédération souhaite pérenniser le service universel, à un moment où La Poste voit ses revenus baisser. La manière de l’envisager lui paraît en revanche inopportune. Tout d’abord, la base légale permettant cette extension des services financiers de PostFinance fait défaut. Un avis de droit rendu par l’Office fédéral de la justice, en 2006, conclut qu’aucune base constitutionnelle ne permet à la Confédération d’exploiter une banque, même si certains experts pensent le contraire. Il n’en reste pas moins que cet aspect est central. Ensuite, l’adoption de ce projet induirait une distorsion de concurrence à l’égard des

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banques cantonales. PostFinance dispose d’un large réseau dans tout le pays alors que ces dernières œuvrent sur leur territoire respectif. Elles seraient clairement lésées par l’arrivée d’un acteur à l’échelon national. Le marché hypothécaire est aujourd’hui très concurrentiel. Si l’offre devenait excédentaire, ce qui est probable, PostFinance serait avantagée, car elle dispose d’une garantie étatique que n’ont pas les autres acteurs du marché. Pour toutes ces raisons, la CVCI rejette la révision partielle de la LOP, et invite la Confédération à rechercher d’autres voies que l’octroi de prêts et d’hypothèques pour assurer la pérennité de PostFinance.

TEXTE JEAN-FRANÇOIS KRÄHENBÜHL JEAN-FRANCOIS.KRAHENBUHL@CVCI.CH


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ACTUALITÉ ÉCONOMIE ET POLITIQUE

Pour tout savoir sur la blockchain Pour Julien Guex, responsable du Service innovation et veille de la CVCI, cette étude a pour but « d’expliquer le potentiel de cette technologie et de montrer en quoi elle peut être utile à l’économie réelle, notamment en ce qui concerne le financement des entreprises ». Disponible en version papier et en téléchargement sur notre site, cette brochure « s’adresse à tout un chacun, mais surtout aux chefs d’entreprise encore peu intéressés ou concernés par la blockchain ». SIMPLIFICATION DE PROCESSUS LOURDS Les auteurs, notamment des avocats, détaillent et expliquent par chapitres les types de blockchains et de jetons numériques et, surtout, en quoi la TRD est pertinente pour le marché des capitaux et comment elle peut aider à financer des entreprises. Julien Guex explique que « cette technologie est intéressante dans le sens où elle permet de simplifier et d’automatiser un certain nombre de processus actuellement lourds et onéreux pour le financement des entreprises et des PME, comme l’entrée en Bourse ou encore l’acquisition d’actions ». Certains spécialistes estiment que la TRD combine la flexibilité et la rapidité des levées de fonds alternatives à la sécurité juridique

et à la transparence des instruments traditionnels du marché des capitaux. Pour l’un des auteurs, il est dès lors permis d’espérer que la technologie, si elle est correctement déployée, permettra d’assurer un meilleur fonctionnement des marchés financiers, un transfert plus fluide de l’épargne des ménages vers l’économie réelle, de meilleures perspectives pour les entreprises suisses et – de manière générale – pour l’économie et la prospérité de notre pays. L’industrie financière s’intéresse de près à la blockchain. Beaucoup d’entreprises et d’organisations non gouvernementales, dont un grand nombre provient de l’Arc lémanique, s’attachent à faire progresser cette technologie, le cadre réglementaire qui s’y rapporte et les infrastructures de marché pour permettre aux entreprises d’accéder plus aisément aux

marchés des capitaux. Plusieurs d’entre elles ont d’ailleurs contribué à cette brochure. Rédigée en pleine pandémie de Covid-19, cette étude tombe à point nommé pour mettre en évidence les développements de la TRD à l’heure où la santé financière des entreprises est mise à rude épreuve. La Confédération et les cantons ont soutenu l’économie du pays, le plus souvent au moyen de prêts. Ces solutions sont toutefois transitoires. Des opérations de financement s’avéreront indispensables. Directrice de la CVCI, Claudine Amstein souligne dans la préface de l’étude que ce processus, favorisé par la technologie, « est une perspective réjouissante dans un contexte qui ne l’est guère. Que notre canton et l’Arc lémanique regroupent de nombreuses entreprises, organisations et centres de recherche de pointe dans ce domaine est également une source d’optimisme. » m www.cvci.ch/etudes-annuelles 

DE QUOI PARLE-T-ON ? La blockchain ? Pour faire simple, il s’agit d’une base de données numérique, décentralisée, partagée et infalsifiable, dans laquelle une communauté de personnes peut inscrire des informations (transactions, tâches réalisées, etc.) codées et chiffrées. Ses utilisateurs peuvent valider les transactions des autres sans avoir besoin d’autorité supérieure ni d’intermédiaires. La première blockchain, le bitcoin, est apparue dans le sillage de la crise financière de 2008. Depuis, cette technologie gagne peu à peu en intérêt et en visibilité. Les Chambres fédérales sont en train d’examiner un projet de loi fédérale sur l’adaptation du droit fédéral aux développements de la technologie des registres électroniques distribués. Pour Julien Guex, « cela constituera un atout à la fois pour la place financière suisse et pour le secteur de l’innovation ».

TEXTE JEAN-FRANÇOIS KRÄHENBÜHL JEAN-FRANCOIS.KRAHENBUHL@CVCI.CH PHOTO SHUTTERSTOCK


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ACTUALITÉ ÉCONOMIE ET POLITIQUE

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Le Vivant pour inspiration Toute entreprise, comme une espèce vivante, doit s’adapter au fil de contraintes changeantes de son environnement. En l’occurrence économique, législatif, écologique… L’Agence de l’énergie pour l’économie (AEnEC) publie désormais un magazine annuel, Fokus*. Le prochain, cet automne, comportera deux articles introduits par une analogie entre entreprises et organismes, décrivant des adaptations remarquables d’organes – infrastructures ! - et de processus chez quelques « espèces industrielles ». L’AEnEC accompagne depuis 2001 l’évolution qu’ont induit les lois sur l’énergie et sur le CO2, et elle aide actuellement 4000 entreprises à atteindre des objectifs d’efficacité énergétique par des voies rentables spécifiques à chacune. A la différence de l’évolution biologique, l’évolution industrielle procède de la réflexion et aussi de l’imagi-

TEXTE JEAN-LUC RENCK, AENEC

nation, servies tant par l’innovation technique que par le bon sens. L’analogie entre entreprises et organismes n’est pas neuve. Elle fonde une discipline vieille d’un demi-siècle, l’écologie industrielle. Ecologie ici au sens de « science des écosystèmes » : ultimement, ses principes mènent à conjuguer dans le tissu industriel efficience économique et durabilité. Le Fokus AEnEC à venir l’exprime en ces termes : « Prospérant, progressant depuis près de quatre milliards d’années, le vaste réseau du Vivant met en œuvre quelques principes simples, dont le recyclage continuel des matériaux : ce qui est déchet pour un organisme devient ressource pour un autre. » Si l’écologie industrielle a tardé à s’imposer comme un outil de planification, un essor s’amorce : zones industrielles imaginées en « écoparcs » où se mutualiseraient des ressources ou, déjà, à moindre échelle, circulation instaurée entre

entreprises de « ce qui est déchet pour l’un… ». Exemples ? Excédents de chaleur d’une saline tempérant les eaux d’un élevage de crevettes, bulle à biogaz agricole chauffant et électrisant des serres horticoles, cimenterie recourant à 97 % à des déchets organiques pour la combustion de poudre de calcaire et mêlant ce même calcaire de cendres récupérées d’un chauffage à distance au bois local, permettant de réduire encore l’empreinte carbone de certains ciments, etc. Avec les imaginations nourries de principes optimisation, recyclages… – à l’œuvre dans le Vivant, notre tissu industriel court-il d’autre risque que progresser, prospérer lui aussi ? * Edition 2019 téléchargeable sur www.aenec.ch sous « Documents »

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ACTUALITÉ ÉCONOMIE ET POLITIQUE

Préoccupation légitime, instruments problématiques Les sociétés suisses doivent-elles, dans leurs activités à l’étranger, respecter les droits humains et l’environnement ? Bien sûr ! Personne ne conteste la préoccupation centrale de l’initiative « Entreprises responsables ». Toutefois, le Parlement rejette ce texte économiquement risqué et lui oppose un contre-projet. L’initiative exige que les sociétés examinent toute leur chaîne d’approvisionnement de manière à ce que les firmes qu’elles contrôlent (juridiquement ou par le biais d’un « pouvoir économique ») respectent les droits humains et les standards environnementaux. A cet effet, les entreprises devraient surveiller non seulement des filiales, mais toutes leurs relations commerciales, jusqu’au dernier fournisseur. En cas de problème, la so-

Les

ciété suisse serait tenue pour responsable. Ainsi, avec l’initiative, la société suisse serait donc punie pour des fautes de tiers à l’étranger. Elle ne pourrait se libérer d’une plainte qu’en démontrant qu’elle avait fait tout juste en matière de surveillance. Le fardeau de la preuve serait ainsi inversé. L’initiative est unique au monde. Elle ferait courir de grands risques aux entreprises suisses, alors que leurs concurrentes étrangères ne seraient pas soumises aux mêmes exigences. Des actes malveillants ou du chantage au procès ne pourraient être exclus. Si ces risques devenaient trop importants, les entreprises suisses devraient parfois se retirer des pays concernés, laissant la place à des concurrents moins scrupuleux.

TEXTE VINCENT SIMON, SUPPLÉANT ROMAND D’ECONOMIESUISSE

transparence en matière environnementale, climatique, de droits humains et de lutte contre la corruption. S’ajoutent deux devoirs de surveillance et de traçabilité étendus sur la question du travail des enfants et des minerais de conflits (or, notamment). Ce contre-projet est harmonisé avec les pratiques des pays les plus avancés au monde, mais sans les risques inutiles pour notre économie. Il entrera en vigueur automatiquement en cas de rejet de l’initiative.

Le Parlement oppose un contre-projet à l’initiative. Ce texte prévoit des obligations de

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DEMAIN 10-2020

ACTUALITÉ LES CHIFFRES DU MOIS

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L’évolution du tourisme dans le canton de Vaud Après une année record en 2019, la situation est tout autre aujourd’hui. VARIATION ABSOLUE DES NUITÉES CUMULÉES PAR RÉGION (de janvier à juin 2020, par rapport à la même période l'an dernier) La baisse est particulièrement importante dans les villes

- 54.2 % MONTAGNE

CAMPAGNE

- 97 451

- 104 417

PETITE VILLE

GRANDE VILLE

- 219 909

- 334 651

SOIT LA DIMINUTION EN POURCENTAGE DES NUITÉES HÔTELIÈRES DANS LE CANTON DE VAUD AU PREMIER SEMESTRE PAR RAPPORT À LA MÊME PÉRIODE L’AN DERNIER. UNE PROPORTION PLUS ÉLEVÉE QUE LA MOYENNE NATIONALE SOIT -47,5%

VARIATION DES NUITÉES CUMULÉES PAR PAYS DE PROVENANCE (2019 vs 2020, janvier à juin) Si les Suisses constituent toujours la majorité des nuitées, les touristes américains représentaient la hausse la plus forte en 2019. 2019

2020

30 25

0

- 41.0

US

- 43.4

- 53.6

- 64.0

- 67.9

- 74.9

- 75.1

US

CHINE

-10

20

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15 -30

CHINE GB

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DE

BE CH

0

+ 25.1

+ 10.1

+ 7.9

+ 2.1

+ 0.9

CH

-50

- 8.5

FR

- 13.2 -60

-5

DE -10 -15

-70

FR BE

-80

GB

SOURCES : OFS, OTV

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VOTRE CVCI CHOIX DE LA FIT

« J’étais convaincue que ça allait marcher » DePoly est une jeune start-up qui s’attaque aux questions de recyclage du plastique et notamment du PET. Rencontre avec Dr. Samantha Anderson, sa CEO et co-fondatrice. Qui êtes-vous et quel est votre parcours ? J’ai effectué un master en chimie organique au Canada avant de venir en Suisse, à l’EPFL, pour un doctorat en chimie des matériaux. A cette époque, j’avais déjà envie de rejoindre ou de fonder une start-up. DePoly a commencé comme un projet parallèle pendant mon doctorat, en parlant des questions de recyclage et pollution plastiques avec mes collègues, qui sont devenus les autres co-fondateurs de DePoly.

En Suisse, seuls 10 % des déchets plastiques sont recyclés et 80 % incinérés. Comment cela se fait-il ? Concernant le plastique, il y a beaucoup de malentendus sur ce qui peut et ne peut pas être recyclé. Le PET (polyéthylène téréphtalate) est le plus facile à recycler, mais s’il n’est pas pur, il est incinéré comme c’est la plupart du temps le cas en Europe, ou transporté vers des décharges. DePoly intervient pour tout ce qui contient du PET : nous l’extrayons et le recyclons. Et

cela ne concerne pas uniquement les bouteilles et contenants ! Certains tissus pourraient aussi être recyclés, notamment ceux en polyester. Nous avons d’ailleurs réussi à produire un tissu 100 % recyclé.

L’actualité de DePoly est riche en succès. Quels ont été les éléments clés de cette réussite ? Nous sommes en pleine construction de notre unité pilote qui pourra recycler 10 kg de PET par réaction, grâce notamment au prêt Tech Seed. En parallèle, nous menons une ronde de financement, avons remporté un prix SEIF et terminé parmi le top 10 du prix W.A. de Vigier. Nous devons notre développement technique aux compétences complémentaires de l’équipe. Bardiya est ingénieur chimiste, tandis que Christopher a travaillé dans l’industrie chimique et du papier, et moi en chimie organique. Nos expertises, et expériences en start-up également, nous permettent de maîtriser la chimie industrielle et à grande échelle.

Pour les aspects moins techniques, les organismes de soutien comme l’EPFL Innovation Park, Climate Kick, Venture Kick, MassChallenge ou la Fondation Ark, nous ont été d’une grande aide. Nous avons aussi pu échanger avec d’autres start-up dans des domaines proches du nôtre, comme Bloom Biorenewables.

Comment vous sentez-vous par rapport à l’avenir ? Dès que nous avions réussi à valider le procédé chimique, j’étais convaincue que ça allait marcher. Le processus de croissance est plus compliqué pour nous que pour une startup de software par exemple, mais c’est une question de temps. Si tout va bien, nous serons prêts à nous implanter à l’étranger en 2024 ou 2025. La crise du COVID a ralenti la construction de notre unité pilote, mais nous avons profité de ce temps pour concentrer nos efforts sur la recherche d’investisseurs. Même si nous avions déjà amorcé des discussions avec des investisseurs auparavant, le prêt Tech Seed de la FIT obtenu juste avant la pandémie nous a garanti une certaine sécurité financière si les investissements n’aboutissaient pas. Une fois que nous aurons l’unité pilote, nous nous attellerons à l’usine de démonstration. Celle-ci permettra de recycler une tonne de plastique par réaction, soit environ 6000 à 10 000 tonnes par an – la quantité des déchets PET générés en Romandie. A long terme, nous imaginons aussi implanter notre solution en Asie du Sud-Est pour lutter contre la pollution plastique des rivières et océans.

TEXTE JULIE BOCQUEL JULIE.BOCQUEL@FONDATION-FIT.CH PHOTO MOJTABA REZAEI

De gauche à droite : Dr. Christopher Ireland, Dr. Samantha Anderson et Bardiya Valizadeh


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VOTRE CVCI SERVICES ET PRESTATIONS

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Ils créent de mini-entreprises à l’école Grâce au Company programme, chapeauté par Young Enterprise Switzerland (YES), près de 200 petites entreprises sont créées chaque année en Suisse dans les gymnases, écoles de commerce et écoles professionnelles. Des expériences qui rendent plus concrète la voie de l’entrepreneuriat. L’aventure est maintenant aussi une réalité dans le canton de Vaud : le temps d’une année, des étudiants de 16 à 20 ans sont amenés à créer et gérer de mini – mais réelles ! – entreprises. Et certaines d’entre elles perdurent au-delà du milieu scolaire. Depuis son lancement, l’ambition du Company programme est de stimuler les vocations pour l’entrepreneuriat, la Suisse se révélant encore timide en la matière si l’on en croit le rapport 2020 du « Global Entrepreneurship Monitor ». Dans ce classement, notre pays se situe au 40e rang s’agissant « du pas à franchir pour créer une entreprise ». Depuis longtemps, l’économie d’entreprise est bien sûr abordée en classe, mais l’angle de la « création d’entreprise » à proprement parler se révèle rarement traité. « Nous le savons : l’esprit d’entreprise, ça se développe, notamment en sensibilisant dès l’école à l’importance de l’entrepreneuriat pour la pérennité et le succès d’une économie. C’est le but de notre programme », résume Florence Montellier, responsable de YES en Suisse romande. L’association YES, notamment soutenue par la Fondation de la CVCI, a implémenté avec succès le Company programme en Suisse allemande, puis dans les cantons de Fribourg et de Neuchâtel. « Nous travaillons également cette année avec des classes vaudoises, se réjouit Florence Montellier. L’un des plus de notre programme est de contribuer à l’employabilité des jeunes et à la réduction des risques de chômage. Les participants acquièrent en effet des compétences transversales utiles pour aborder leur entrée dans le monde du travail. » Pour elle, que le Company Programme ne soit pas une « simulation » d’entreprise fait toute la différence : « Rechercher des matières premières adé-

quates nécessite de trouver le chemin vers un fournisseur potentiel, de négocier les prix d’achat, ou encore d’estimer les quantités requises sur la base d’un prévisionnel de ventes. Des workshops sur des thèmes tels que la propriété intellectuelle préparent en effet les jeunes de manière très pratique à la création de leur marque et à la protection de leur invention. » En 2019, une mini-entreprise a ainsi conçu une application permettant à tout instant de retrouver son vélo dans la ville ; une puce placée dans la housse de protection de la selle permettant de le géolocaliser. L’équipe à l’origine de cette idée a remporté le prix de l’innovation de YES.

TEXTE FANNY OBERSON FANNY.OBERSON@CVCI.CH PHOTO YES

ce type d’accompagnement est précieux pour l’avenir des jeunes comme pour le développement des activités économiques.

COMMENT SOUTENIR LE PROJET ? Il est possible de soutenir le projet dans le canton de Vaud en tant qu’entreprise locale (coach d’entreprise ou sponsoring en contactant florence.montellier@yes.swiss). C’est aussi possible en participant au programme en tant qu’écoles.

UN INTÉRÊT À STIMULER Celles et ceux qui tentent l’aventure doivent bien sûr être prêts à y investir du temps et de l’énergie. Lorsqu’il était en 3e année au Collège de Gambach, à Fribourg, Joaquim Graber a participé au programme avec 4 camarades : « Développer « Frisi », notre entreprise de sirops locaux artisanaux, nous a beaucoup appris, sur le travail en équipe, la vente et le marketing. Personnellement, cela m’a aussi conforté dans l’idée de devenir plus tard chef d’entreprise. Et quand nous avons gagné le prix de Company of the Year 2019, parmi les 25 meilleures mini-entreprises de Suisse, cela a été la cerise sur le gâteau ! » De l’école à sa propre entreprise, il n’y a parfois qu’un pas. Certains projets scolaires deviennent des sociétés pérennes. Mediacy®, entreprise créée à Bienne en 2017 dans le cadre du Company Programme, en est un bel exemple. Ces apprentis médiamaticiens sont aujourd’hui à la tête de leur propre structure. Cette « success story » – et d’autres à découvrir sur www.yes.swiss – souligne combien

La mini-entreprise « Frisi », créée par cinq jeunes fribourgeois, ici en action à la Foire nationale, à la gare centrale de Zurich.


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VOTRE CVCI INTERNATIONAL LINK NEWS

Particularité : atypique Les parcours professionnels dits « atypiques » sontils un obstacle ou un avantage ? Tout est question de point de vue. Petit tour d’horizon avec un recruteur, une recruteuse, un patron et un employé. Nous connaissons tous dans notre entourage une personne au moins dont le parcours peut être qualifié d’atypique. Pour tenter de mieux cerner la définition de ce que représente une telle trajectoire, il peut être utile de se pencher d’abord sur la définition de ce qu’est un « parcours typique » : un tel cursus reflète une certaine linéarité, quand le domaine étudié correspond ensuite à celui de l’emploi, ou quand les divers postes occupés au fil d’une carrière le sont dans des entreprises certes différentes, mais que le métier reste le même. Pour qu’un parcours soit qualifié d’atypique, « il faut que le virage ait déjà eu lieu », comme l’explique Christophe Andreae, Associé au sein du cabinet de recrutement JRMC & Associés à Lausanne. Cependant, si l’on considère qu’une personne débutant aujourd’hui son activité lucrative changera en moyenne 4 à 5 fois de travail durant sa vie professionnelle, la notion d’atypisme n’aura bientôt plus de connotation inclassable ou hors norme, selon Catherine Pahud, Senior Consultant chez Adecco. Etre « trop » stable est même mal vu aujourd’hui : pour la recruteuse, mieux vaut avoir accumulé de l’expérience auprès de plusieurs sociétés.

LE PROFIL-TYPE « ATYPIQUE » N’EXISTE PAS Mais qui est-elle exactement, cette personne atypique ? Selon nos experts, il n’existe pas de profil-type : tout dépend autant des circonstances particulières d’un individu à un moment donné que de son caractère. Les personnes flexibles, positives et multitâches verront le changement comme source d’enrichissement ; elles savent saisir les opportunités et rebondir quand l’occasion se présente. D’autres, au contraire, n’ont pas les mêmes facultés, ne disposent pas du soutien ni de la résilience nécessaire : le changement leur fait peur, les déstabilise, voire les marginalise, avec des conséquences qui peuvent s’avérer malheureuses pour la suite de leur carrière. Dans tous les cas, une prise de risque et des efforts parfois conséquents doivent être consentis. Pour Kim Chiquet, diplômé en informatique et fondateur de HappyMeat, première e-boucherie destinée aux particuliers, il faut une grande volonté pour apprendre les bases d’une nouvelle profession « sur le tas ». Après 4 années passées dans des multinationales, gérer de A à Z les diverses tâches liées à la vie d’une PME s’est avéré être un challenge au-delà de la « simple » reconversion professionnelle.

Le contexte dans lequel s’inscrit le changement a aussi son importance : le « virage » est-il assumé ? Est-il voulu ou subi ? D’après Christophe Andreae, la question est également sémantique : si la situation est subie, on parlera plus facilement de reconversion professionnelle. Au contraire, une nouvelle orientation choisie et soigneusement planifiée sera plus volontiers qualifiée de parcours atypique. Mais il existe presque autant de points de vue que de personnes : alors qu’un juriste employé dans une entreprise vaudoise et ancien croupier voit clairement son parcours comme une reconversion professionnelle, tel n’était pas le cas de la psychologue du travail qui animait un « atelier emploi » auquel il avait participé. Cette dernière avait considéré son passage dans les casinos – 6 ans tout de même – tout au plus comme une interruption d’un parcours logique qu’elle voyait comme linéaire, alors que le juriste en question avait déjà fréquenté les bancs de la faculté de droit avant de bifurquer dans le monde des jeux.

LE RÔLE DU RECRUTEUR EST ESSENTIEL Cette multitude de points de vue peut poser problème, en particulier lorsqu’un tel parcours est vu comme incohérent par un employeur. Le rôle du recruteur est alors primordial : il s’agira de remonter le fil de l’activité professionnelle du candidat, de creuser l’historique et les raisons derrière le changement. Pour Catherine Pahud, de tels profils sont souvent riches et intéressants ; en outre, il est plus facile de savoir à qui l’on a affaire, de cerner les qualités d’une personne au parcours hors norme que face à un CV qui ressemble à une ligne droite. Plus le recruteur en saura sur le vécu du candidat, plus il lui sera facile de convaincre un futur employeur de lui accorder un entretien. Sans cet intermédiaire, un CV atypique a peu de chances d’arriver sur le bureau d’un futur chef. Personne ne devrait craindre de mettre en avant un parcours singulier : au contraire, mieux vaut d’emblée jouer la carte de la transparence puisque, comme le résume Christophe Andreae, tout est compréhensible si bien expliqué.

TEXTE LAURINE CHIARINI LAURINE.CHIARINI@CVCI.CH PHOTO SHUTTERSTOCK


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PRESTATIONS DE SERVICE AU CHIEN CHOU 1170 Aubonne Salon de toilettage pour chiens et chats Gaelle Magnollay T. 079 600 32 68 www.auchienchou.ch

TECHNIQUE, NETTOYAGE, ENTRETIEN AUXIMMO SA 1072 Forel (Lavaux) Société de nettoyage, Stéphane Glauser T. 021 644 22 00

1006 Lausanne Commerce de détail spécialisé, toilettage canin Christine Narbel T. 076 365 26 31

THITTI SÀRL 1091 Chenaux Commerce de vêtements et accessoires (recyclés) Maxime Thibaud T. 079 469 06 27 www.thitti.ch

L’actualité de nos entreprises sous la loupe Chaque mois, la CVCI donne l’occasion à ses membres de communiquer sur leurs activités et sur leur actualité.

NOUVELLE OFFRE DESTINÉE AUX CRÉATEURS D’ENTREPRISE

DU NOUVEAU CHEZ AVIA DISTRIBUTION SA

La Banque WIR a mis en place une solution pour accompagner les entrepreneurs d’aujourd’hui et de demain dans leur nouveau défi. Historiquement la Banque WIR est une banque dont le réseau fait partie de l’ADN, c’est l’essence même de la monnaie WIR, créée il y a plus de 80 ans, en temps de crise. Cette offre s’adresse aux nouvelles PME en cours de constitution (Sàrl ou SA), mais également aux raisons individuelles qui souhaiteraient évoluer en personne morale. Elle offre un compte de consignation ainsi qu’un paquet WIR pour PME comprenant un compte CHF/ CHW gratuit la première année, mais également un montant de 500 francs WIR afin de communiquer dans les médias WIR et un crédit immédiat de 10 000 francs WIR utilisable auprès des membres de la communauté.

Depuis le 1er juillet 2020, l’équipe d’AVIA Distribution SA au Mont-sur-Lausanne s’est renforcée avec l’arrivée d’un nouveau responsable de filiale pour le département du détail. Active dans la vente et la distribution de mazout de chauffage et carburants en Suisse romande depuis des décennies, AVIA a le regard dirigé vers le futur en proposant une gamme de mazouts écologiques et performants pour répondre à la demande de plus en plus croissante du marché. En effet, à partir de 2023, la qualité de mazout ECO, pauvre en soufre, sera obligatoire en Suisse. Partenaire des régies immobilières avec des solutions d’approvisionnement sur mesure, la jeune équipe d’AVIA souhaite développer sa notoriété et son expérience au service des entreprises en Suisse romande. Un service de dépannage est également disponible pendant toute l’année pour faire face aux urgences. Les propriétaires privés et agriculteurs peuvent également faire appel à AVIA Distribution SA pour une livraison de mazout ou de diesel. Une grande expérience au service des clients, notamment grâce au réseau de stations-services le plus vaste de Suisse.

m www.wir.ch/createur

RUBRIQUE COORDONNÉE PAR ZUZANNA ADAMCZEWSK A-BOLLE

m www.adsa.ch

ZUZANNA.BOLLE@CVCI.CH

L’équipe d’AVIA Distribution SA.

Keren Brandt, Antoine Berger et Raphaël Dewarrat de la succursale de Lausanne.


DEMAIN 10-2020

VOTRE CVCI SERVICES ET PRESTATIONS

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Ready4life ? Une appli à recommander à vos apprentis L’application de coaching Ready4life, développée par la Ligue pulmonaire, est évaluée positivement par les apprentis et leurs employeurs. Son ambition concrète ? Améliorer la santé, diminuer le stress et réduire la consommation de substances addictives.

ce programme de prévention soit un succès, souligne Luc Lebon. Nous les encourageons à continuer de nous contacter pour offrir un atelier interactif à leurs apprentis. » Cela permet d’améliorer les compétences de vie des apprentis et de valoriser le rôle social de l’employeur. Les entreprises n’ayant pas assez d’apprentis pour organiser un atelier peuvent leur proposer de s’inscrire directement (voir www.r4l.swiss/fr/).

« Depuis 2016, plus de 16 000 apprentis ont participé à Ready4life en Suisse, se réjouit Luc Lebon, coordinateur romand du programme. Et l’évaluation montre que leurs comportements à risque ont significativement diminué. Nous sommes donc encouragés à poursuivre sur cette voie. » Pour qu’ils adoptent ce coach virtuel, le message adressé aux jeunes est limpide : « Ready4life t’aide à surmonter le stress, à résoudre des conflits et à suivre ta propre voie. »

BAISSE SIGNIFICATIVE DE LA CONSOMMATION

COMMENT FAIRE « COACHER » VOS APPRENTIS ?

Si l’on se penche sur les résultats, ils se révèlent très encourageants : l’an dernier, 6200 apprentis se sont inscrits et ont choisi les deux thématiques qui les intéressaient le plus. Le thème de la gestion du stress a ainsi été privilégié par 78 % d’entre eux, 57 % ayant opté pour les compétences sociales, 32 % pour l’alcool et 32 % pour le tabac.

1) Contacter la Ligue pulmonaire vaudoise afin d’organiser un atelier interactif pour vos apprentis.

Ce projet, développé par la Ligue pulmonaire et l’Institut suisse de recherche sur la santé publique et les addictions, a aussi su convaincre au-delà de nos frontières. Déjà mis en œuvre en Allemagne et en Autriche, il vient d’être initié au Liechtenstein.

Quant aux effets du programme, ils ont été évalués en comparant les réponses à un questionnaire spécifique, avant et après le coaching. Parmi les apprentis ayant participé activement au programme, on note que les consommations à risque diminuent et que le bien-être augmente.

3) Ensuite, pendant quatre mois, vos apprentis recevront quelques messages par semaine avec questions et conseils pour améliorer leurs compétences de vie, comme la gestion du stress.

Du côté des entreprises et des écoles, les résultats sont appréciés, tout comme la facilité de mise en œuvre via l’application. Grâce à l’option « feed-back de groupe », ce programme les a également aidées à concevoir des interventions pédagogiques ciblées.

La version 2020-2021 de l’application, aujourd’hui disponible à partir de GooglePlay ou de l’App Store, a été enrichie de deux nouveaux modules : cannabis et internet. « Les entreprises formatrices contribuent à ce que

2) L’atelier en entreprise permet à vos apprentis de s’inscrire à Ready4life, de participer à un quiz sur le tabac et de réfléchir à une stratégie marketing.

4) À la fin de l’année scolaire, les moyennes anonymes sont analysées pour évaluer l’efficacité du programme et des prix sont tirés au sort pour les apprentis participants. Pour plus d’infos : m www.r4l.swiss/fr Contact à la Ligue pulmonaire vaudoise : Luc Lebon, T. 021 623 38 85, prevention@lpvd.ch

TEXTE FANNY OBERSON FANNY.OBERSON@CVCI.CH PHOTO READY4LIFE

Ready4life a aidé les écoles et les entreprises à concevoir des interventions pédagogiques ciblées.


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CAHIER PRATIQUE FICHE JURIDIQUE N° 226

Réduction de l’horaire de travail COVID-19 DROIT DU TRAVAIL I. PRÉAMBULE Le Conseil fédéral a apporté plusieurs adaptations au régime extraordinaire de l’indemnité en cas de RHT COVID-19, applicable pour la période du 1er septembre au 31 décembre 2020. Cette fiche détaille les principaux éléments dont il y a lieu de tenir compte dans le cadre de cette procédure.

II. AYANTS DROITS Le droit à l’indemnité est ouvert à l’égard des travailleurs qui cotisent à l’assurance chômage ou qui n’ont pas encore atteint l’âge minimum de l’assujettissement à l’AVS, et dont la durée normale de travail est réduite ou l’activité suspendue. Sont toutefois exclus des ayants droits les personnes suivantes : • travailleurs dont le rapport de travail a été résilié ; • travailleurs au bénéfice d’un contrat de durée déterminée (apprentis inclus) ou travailleurs intérimaires ; • travailleurs sur appel ; • travailleurs dont l’horaire de travail n’est pas suffisamment contrôlable ; • travailleurs occupant une position assimilable à celle d’un employeur ou qui travaillent dans l’entreprise du conjoint ou du partenaire enregistré ; • travailleurs dont la perte de travail est due à un conflit collectif du travail ; • travailleurs qui n’acceptent pas la réduction de l’horaire de travail (le cas échéant, ils doivent être rémunérés selon le contrat de travail) ; • travailleurs qui ne peuvent pas travailler pour des raisons personnelles – comme la maladie ou la peur d’être contaminés.

III. DEMANDE DE PRÉAVIS Au stade de la demande de préavis, l’autorisation est valable pour une durée de 3 mois et il s’agira de renouveler la demande à l’échéance, s’il y a lieu. Cela signifie que toutes les autorisations qui, au 1er septembre 2020 (ou ultérieurement), courent depuis plus de trois mois, perdent leur validité à cette date (ou ultérieurement). La réduction de l’horaire de travail doit être accompagnée d’une justification explicative (la mention au Covid-19

n’est plus suffisante). Le délai de préavis de 10 jours ayant été réintroduit, les entreprises souhaitant renouveler la demande devront le faire au moins 10 jours avant l’échéance de l’autorisation. La demande de réduction de l’horaire de travail doit être accompagnée d’une justification explicative (la référence au Covid-19 n’est plus suffisante). La procédure simplifiée est maintenue en l’état jusqu’au 31 décembre 2020, accessible en ligne sur le site de l’Etat VD : m https://www.vd.ch/themes/economie/ employeurs/demande-dindemnite-pourreduction-de-lhoraire-de-travail-rht/

IV. DEMANDE D’INDEMNISATION A partir du 1er septembre 2020, la demande d’indemnisation auprès de la caisse de chômage se fait selon les modalités suivantes : • l’indemnité s’élève à 80 % de la perte de gain prise en considération et elle est calculée par une procédure sommaire, versée sous la forme d’un forfait ; • un délai de carence de 1 jour est réintroduit ; • la période d’indemnisation maximale est prolongée de 12 à 18 mois et commence à courir le 1er jour de la 1re période de décompte pour laquelle l’indemnité est versée ; • les heures supplémentaires effectuées en dehors de la période de réduction de l’horaire de travail ne sont pas déduites des pertes de travail ; • les revenus tirés d’occupations provisoires ne sont pas décomptés de l’indemnité ; • l’exercice du droit à l’indemnité est ouvert pour les formateurs responsables de la formation des apprentis, en ce qui concerne les heures pour lesquelles ils auraient été en RHT, mais qu’ils ont consacrées à la formation d’un apprenti. La demande d’indemnité doit être présentée dans les 3 mois après l’expiration de chaque période de décompte. Le formulaire correspondant est disponible sur le site de l’Etat VD : m https://www.arbeit.swiss/secoalv/fr/ home/service/formulare/fuerarbeitgeber/kae-covid-19.html

D’autres informations utiles sur : m https://www.arbeit.swiss/secoalv/ fr/home/menue/unternehmen/ versicherungsleistungen/kurzarbeitcovid-19.html

V. OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR Pendant la réduction de l’horaire de travail, l’employeur doit payer au minimum le salaire correspondant à 80 % de la perte de gain imputable aux heures perdues et prendre à sa charge l’indemnité durant le délai de carence. Il doit payer intégralement les cotisations aux assurances sociales prévues par les dispositions légales et contractuelles (AVS, AI, APG, AC, AA, etc.) sur une base salariale à 100 % et déduire du salaire des travailleurs l’intégralité de la part des cotisations qui est à leur charge. Enfin, il doit disposer d’un système d’enregistrement du temps de travail.

TEXTE SERVICE JURIDIQUE DROIT@CVCI.CH


DEMAIN 10-2020

CAHIER PRATIQUE PAROLE D’EXPERT

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Pandémie : la transformation de l’entreprise est indispensable En avril, vous pouviez lire un article intitulé « Transformer l’organisation pour s’adapter aux changements ». Rédigé en début d’année, le texte avait été envoyé en mars à la rédaction. Quelques jours plus tard, la Suisse était frappée par la pandémie de Covid-19 et des mesures exceptionnelles étaient prises. L’économie allait être chamboulée, créant un séisme dans le monde des entreprises. Comme mentionné dans le précédent article, l’un des facteurs conduisant à la transformation organisationnelle est un changement de l’environnement externe de l’entreprise. Les conséquences de la crise sanitaire de Covid-19 en sont de bons exemples : variation soudaine de la demande, besoin d’adapter l’activité des collaborateurs, instabilité de l’économie et nouvelles contraintes légales sont autant d’éléments impactant la stratégie et l’organisation de l’entreprise.

PRENDRE UNE ORIENTATION ET GARDER LE CAP L’avenir étant incertain, pour beaucoup de sociétés, les prochains mois s’annoncent comme une traversée en eaux troubles. Le paysage économique a changé et notre manière de travailler aussi. Pour les dirigeants, il s’agira peut-être en priorité de revoir leur stratégie, voire tout simplement d’en définir une qui prenne en compte les nouveaux facteurs. Et comme stratégie et organisation sont intimement liées, il faudra rapidement revoir l’organisation pour rester aligné.

QUELLE ATTITUDE ADOPTER ? Deux types d’attitude peuvent être adoptés. D’une part, l’entreprise peut choisir une attitude « défensive » (compression des coûts, réduction du personnel, etc.). Aujourd’hui, des sociétés pourtant solides et pérennes comme Manor ou Bucherer sont dans cette situation et de nombreux emplois sont supprimés. A contrario, certaines optent pour une attitude « offensive », permettant de saisir de nouvelles opportunités. C’est le cas par

exemple de Digitec Galaxus AG, qui a embauché 200 nouveaux collaborateurs afin de pouvoir répondre efficacement à l’augmentation des ventes en ligne. Givaudan est également un exemple intéressant. Le fabricant de parfum a fait preuve d’une grande flexibilité : dans un laps de temps très court, des lignes de production à Genève, à Singapour et aux États-Unis notamment, ont été adaptées afin de produire du gel hydroalcoolique. Une étude publiée dans la Harvard Business Review* s’intéresse aux impacts des dernières crises et montre que, d’une manière générale, les actions offensives semblent plus efficaces que les actions défensives et permettent aux entreprises de recouvrer plus rapidement la croissance. Un autre constat important est que la réduction de personnel n’est pas une action qui a mené à de bonnes performances dans « l’après-crise ». Enfin, il semblerait que les entreprises qui ont su le mieux tirer profit de situations de crise sont celles qui ont adopté une attitude dite « hybride », définie comme une combinaison entre des actions offensives et défensives. La compagnie aérienne Swiss illustre ce cas de figure : pour pallier la chute vertigineuse du nombre de passagers, la filiale de Lufthansa a revu son offre et réduit ses coûts fixes. En parallèle, elle a adapté certains appareils afin de répondre à la demande de vols pour le fret, en nette hausse ces derniers mois. Fin janvier, alors que les premiers cas de Covid-19 étaient détectés en Europe, le groupe Disney avançait la sortie de la plateforme Disney+ en Europe, qui serait disponible dès mi-mars. Une action offensive qui tombait à pic, menée en parallèle de celles plus défensives, destinées à réduire

les coûts liés à la fermeture des parcs et l’annulation d’événements sportifs.

L’HEURE EST À LA RÉFLEXION ET AU CHANGEMENT La bonne attitude à adopter dépend d’un grand nombre de facteurs dont notamment le degré de flexibilité de l’entreprise, de la propension au risque et de la disponibilité des ressources. Ce qui demeure certain, toutefois, est qu’il est essentiel aujourd’hui de parler stratégie et qu’une transformation organisationnelle semble indispensable. Prenez de la hauteur, évaluez les possibilités, trouvez la meilleure combinaison possible et agissez ! * Gulati, R. Nhoria, N. & Wohlgezogen, F. « Roaring Out Recession », Harvard Business Review, Mars 2010, https://hbr. org/2010/03/roaring-out-of-recession

TEXTE ELVIS GONZALEZ, FONDATEUR DE M&BD CONSULTING SA EXPERT EN STRATÉGIE & ORGANISATION

Licencié en sciences économiques, Elvis Gonzalez dispose d’un MBA en management international, d’un DES en stratégie et gestion d’entreprise, ainsi que d’un diplôme en innovation & entrepneurship. En 2011, il fonde M&BD Consulting SA, un cabinet de conseil en management basé à Lausanne. Au fil des ans, il a mis son expertise au service de plus de trente entreprises.


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DE PARTENAIRE À PARTENAIRE CONFÉRENCE PARTENAIRE

Une conférence partenaire à ne pas manquer MICROSOFT EXCEL : DES APPLICATIONS / OPTIMISATIONS AUXQUELLES VOUS N’AVEZ PAS PENSÉ 99 % des entreprises travaillent avec Excel pour faire leurs tableaux de bord, budgets, de la gestion courante, ou encore des plannings. Mais Excel peut aussi s’avérer très intéressant pour des applications spécifiques et complexes, facilement implémentables et à moindre coût. Malheureusement, comme seul le 5 % de son potentiel est en général connu et exploité, les entreprises privilégient parfois des logiciels informatiques spécifiques qu’elles n’amortiront jamais. Infogestion SA est une société qui développe – sur mesure – des modèles de gestion complexes sur Excel. Elle réunit des contrôleurs de gestion et des économistes avec plus de 20 ans d’expérience, qui analysent la situation de chaque client pour créer des outils de gestion totalement personnalisés, sécurisés et performants.

Renseignements et inscriptions : www.cvci.ch/conference_partenaire

TÉMOIGNAGES CLIENTS • PME Concepteur de stand, Standconcept Sàrl Outil de gestion d’offre commerciale et suivi de stock de disponibilité sur Excel • PME Construction, Balzan + Immer SA Base de données Excel – suivi des offres / adjudication, et tableaux de bord • Nestlé Nespresso SA Outil de saisie de données modélisé par pays avec reporting par pays sur Excel. Rejoignez-nous afin de découvrir le potentiel de Microsoft Excel, lors de notre prochaine Conférence Partenaire, jeudi 5 novembre 2020, de 8h30 à 10h30, à la CVCI.

Vous pouvez désormais organiser avec la CVCI une Conférence Partenaire sous forme de webinaire. Renseignements : zuzanna.bolle@cvci.ch T. 021 613 36 13

RUBRIQUE COORDONNÉE PAR ZUZANNA ADAMCZEWSK A-BOLLE ZUZANNA.BOLLE@CVCI.CH

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DEMAIN 10-2020

DE PARTENAIRE À PARTENAIRE AGENDA DES PARTENAIRES

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ALCHIMIE DU VERBE

WORKSHOP GENILEM

FORMATIONS SCORE MANAGEMENT

Genilem organise à la CVCI un atelier pour tous ceux qui veulent connaître leur profil d’entrepreneur-e. Cet atelier vous donne l’occasion de vous analyser et de mieux vous connaître, dans le contexte du parcours particulièrement exigeant qui vous attend, et de comprendre comment combler vos lacunes et mieux vous entourer au démarrage.

SCORE Management organise à la CVCI une formation de deux jours – les jeudis 8 et 15 octobre – dont l’intitulé est « Vendre mieux, vendre plus, c’est tellement simple ! ».

06.10.2020 Lausanne Renseignements et inscriptions : Julie Gallet Genilem T. 021 601 56 11 julie.gallet@cvci.ch www.genilem.ch

CÉLINE RENAUD Céline Renaud organise, le 8 octobre au golf de Bonmont, un atelier destiné à toutes les personnes qui ont besoin de faire entendre leur voix. Cet atelier s’intitule : « Parler en public & Storytelling avec Céline Renaud ». 08.10.2020 Chéserex Renseignements et inscriptions : Céline Renaud T. 079 312 02 65 info@celinerenaud.ch www.celinerenaud.ch

08.10.2020 Lausanne Renseignements et inscriptions : Eric Bertin SCORE Management T. 078 655 62 30 www.score-management.ch/formation eric@score-management.ch

Alchimie du Verbe vous propose une formation pour développer vos capacités rédactionnelles et renforcer vos relations avec la clientèle : « Rédaction web, intranet, blog, newsletters ». Cette formation de deux demi-journées, en vidéoconférence, aura lieu les 29 octobre et 5 novembre 2020. 29.10.2020 Lausanne Renseignements et inscriptions : Sylvie Poza Alchimie du Verbe T. 021 729 32 52 info@alchimieduverbe.ch www.alchimieduverbe.ch

QUALITY-COACH.CH Quality-Coach.ch propose Power Speech®, un atelier interactif de 3 jours (27-28 et 29 octobre) qui vous fera oublier votre timidité, parler devant un public et qui vous donnera la possibilité de peaufiner vos capacités de présentateur, que cela soit devant votre chef ou avec vos clients, dans des réunions ou devant un comité, en privé ou en public. 27.10.2020 Bussigny-près-Lausanne Renseignements et inscriptions : Quality-Coach.ch Dr Jörg Hau T. 021 864 36 17 www.quality-coach.ch joerg.hau@quality-coach.ch

IMPRESSUM Editeur Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI), avenue d’Ouchy 47, CP 315, 1001 Lausanne T. 021 613 35 35, F. 021 613 35 05 cvci@cvci.ch, www.cvci.ch Rédaction Zuzanna Adamczewska-Bolle, Laurine Chiarini, Julien Guex, JeanFrançois Krähenbühl, Philippe Miauton, Romaine Nidegger, Fanny Oberson, Mathieu Piguet, Serge Sahli, Raphaël Thiébaud et Patrick Zurn. Gervaise Defago (rédactrice responsable) Conception Buxum communication, Avenue Charles Dickens 6, 1006 Lausanne, www.buxum.ch Imprimeur PCL Presses Centrales SA Acquisition de partenaires Urbanic Régie publicitaire, Chemin de SousMont 21, 1008 Prilly, T. 079 278 05 94, info@urbanic.ch Tirage 4500 exemplaires Parution 4e semaine du mois


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Profile for Gervaise Defago

"Demain" N° 07 - Octobre 2020  

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