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A partir du 28 janvier 2013, nous lançons notre enquête satisfaction adhérents 2013. 300 personnes seront interrogées par téléphone. Nous vous remercions par avance pour le temps que vous pourrez y consacrer.

Au fil des

H I V E R 2 0 12 - 2 0 13 # 42

saisons l e

j o u r n a l

d e s

a d h é r e n t s

d u

c o m p t o i r

a g r i c o l e

La performance à cœur La récente collecte de maïs a dépassé toutes les espérances et aussi toutes les prévisions. Mais la coopérative a su y faire face. La performance est depuis toujours son moteur. Sa bonne situation financière présentée lors de la dernière assemblée générale en atteste. Une performance qui se veut cependant responsable. Vous le lirez, les campagnes de récupération des emballages vides et autres déchets agricoles ont connu un franc succès en 2012. Et la coopérative se prépare à répondre aux exigences du Grenelle 2 en matière de conseil à ses adhérents. Enfin, dans ce premier numéro de 2013, nous rendons hommage à Eugène Schaeffer, Président du Comptoir agricole de 1989 à 2012. Homme de cœur et d’idées, il laisse à son successeur Marc Moser une entreprise de dimension régionale, solide et efficiente.

s o m m a ire pages

2, 3 et 4 La vie du Comptoir

Spécial assemblée générale Interview d’Eugène Schaeffer Une collecte de maïs record Des modes d’achat de plus en plus « prévus » page

5 AUDIT QUALITé

Et c’est reparti pour un an de progrès !

repère La Responsabilité Mutuelle pages

6 et 7 agronomie et environnement

Bilan de la campagne Une collecte de déchets en constante progression Des nouvelles du Plan Ecophyto Certification du conseil page

8 les brèves du comptoir

edito

Cher Président !

A

vec votre départ de la tête du Conseil d’administration, c’est une page de la coopérative qui se tourne. Et elle ne peut l’être sans que nous exprimions notre gratitude envers vous. L’exercice est difficile parce que, forcément, l’on voudrait être exhaustif. Nous vous disons donc merci, Président, pour ce long mandat de 23 années durant lequel vous avez activement agi, au service du Comptoir, de l’Agriculture alsacienne et française. Merci pour le temps et l’énergie consacrés au développement de la coopérative, pour vos prises de position visionnaires et volontaristes. Merci, aussi, pour ces filières que vous avez créées, structurées ou soutenues. Nous retenons les valeurs que vous avez toujours portées et qui ont contribué à nous construire : la solidarité, l’équité, l’intégrité, le don de soi, le désintéressement, l’exemplarité, la transparence. Elles sont autant de piliers sur lesquels nous pourrons, avec Marc Moser et le Conseil d’administration, bâtir le Comptoir agricole de demain. C’est un bien précieux que vous nous confiez. Garant du revenu d’une grande partie des agriculteurs de la région, il se doit d’être ambitieux et entreprenant tout en étant responsable et prudent. Nous nous y attacherons, Président… Denis Fend

Directeur du Comptoir agricole


la vie du comptoir Sp é ci a l A s s e m bl é e g é n é r a le

Le Conseil d’Administration au complet.

L’exercice 2011-2012 en chiffres Le Groupe Comptoir agricole  Chiffre d’affaires : 398 M€ (+24%) Résultat net : 9,4 millions d’euros (+27%) Capital & réserves: 121 M€ (+8%) Les Hommes : 302 salariés permanents

Le Comptoir agricole Maison mère Les Hommes  21 administrateurs

Un nouveau départ avec un groupe en excellente santé : L’assemblée générale 2012 qui s’est tenue le 20 décembre au centre des congrès du Bischenberg a été l’occasion de présenter l’excellente santé du groupe pour la campagne passée. Le Président Eugène Schaeffer a annoncé à cette occasion son souhait de ne pas se représenter. Avec son départ, c’est une page de vingt-trois ans qui se tourne. Il confie un groupe coopératif en pleine croissance, leader agricole alsacien, à Marc Moser. Eugène SchAEffer

Président du Groupe Comptoir agricole

« Le groupe Comptoir agricole est une des entreprises les plus importantes de la région. Grâce à nos fonds propres et à la confiance qu’ils inspirent aux banques, nous pouvons obtenir les lignes financières nécessaires pour payer l’acompte des céréales de nos adhérents dans un délai de dix jours à deux semaines. Ce qui n’est pas le cas d’autres coopératives françaises. Le résultat de ce dernier exercice nous permet de verser aux adhérents un complément de prix de 2€/t sur toutes leurs livraisons de céréales et d’accorder une ristourne de 2% sur leur chiffre d’affaires appro. Par ailleurs, le conseil d’administration a décidé d’accorder un complément de prix de 20€ sur les blés livrés cette année, ce qui amène le prix payé aux agriculteurs à ce jour à 220€/t. »

MARC BELLEIL

Directeur administratif et financier 

« Le périmètre de consolidation du groupe Comptoir a changé durant le dernier exercice, avec l’intégration de la société Arnold et Niess, le rachat des parts de Costal qui est désormais détenu à 100% par le groupe et la liquidation de Hop France. Son résultat consolidé s’élève à 9,4 M€ et ses capitaux propres à 121 M€, ce qui représente 60% du total du passif. C’est un bilan impressionnant issu d’une trentaine d’années de saine gestion. Le groupe apparaît extrêmement solide financièrement. »

ANTOINE WUCHNER, Responsable d’EUREPI

« La sécheresse historique en Russie en juillet 2012 (-30% de production de blé), le tremblement de terre au Japon et le tsunami qui a suivi ainsi que l’épisode de sécheresse du printemps 2011 et celle historique aux USA (-100Mt de production de maïs) ont été des éléments majeurs de l’évolution des cours des céréales et de leur volatilité au cours des trois dernières campagnes. Sur le court terme, les bilans devraient rester tendus, mais sans nouvel élément haussier, les prix n’ont aucune raison de progresser. La révision des productions à la hausse dans l’hémisphère Sud, les conditions satisfaisantes dans l’hémisphère Nord, la sortie des fonds US des marchés matières premières, et une parité euro/dollar actuellement défavorable pour nos exportations sont autant d’éléments qui pèsent sur les cours. »

Denis Fend

Directeur général du Groupe Comptoir agricole

«  Sous l’effet combiné de bons rendements et de l’augmentation des prix des céréales, le Comptoir agricole termine l’exercice clos au 30 juin 2012 avec un chiffre d’affaires en hausse de 29% à 206 M€. La collecte de la coopérative frôle les 600 000 t de céréales soit une augmentation de 15% avec une forte hausse pour les tonnages de maïs (+21%) et une légère diminution de ceux de blé (-3%). La sécheresse printanière a été pénalisante pour le blé mais la qualité tant meunière que sanitaire a été préservée en 2011. En maïs, les conditions extrêmement favorables ont permis de réaliser un rendement moyen record pour le département : 118 qtx/ha. Les filières Pommes de terre et Houblon connaissent plus de difficultés avec une baisse de leurs chiffres d’affaires respectifs de -34% et -31% et des niveaux de prix payés aux producteurs inférieurs à leurs attentes. »

161 salariés permanents (+2%) 3993 adhérents dont 3374 adhérents actifs

Les activités Chiffre d’affaires : 206 M€ (+ 29%) Résultat net : 6 millions d’euros (+ 4%)

Collecte et ventes de céréales Chiffre d’affaires : 135,7 M€ (+44%) 597 213 tonnes collectées (+15%)

Ventes d’agro-fournitures Chiffre d’affaires : 48,7 M€ Commercialisation de : 70 000 tonnes d’engrais 101 000 doses de semences de maïs 1 555 tonnes de semences de blé

Ventes de fournitures aux professionnels des espaces verts Chiffre d’affaires : 3,1 M€

Collecte et ventes de pommes de terre Chiffre d’affaires : 1,9 M€

DANY MULLER

5 011 tonnes vendues

Responsable commercial

« La vente d’agrofournitures progresse de 15 % à 48,7 M€. Les engrais représentent plus de 50 % du chiffre d’affaires total et leurs ventes affichent une progression de l’ordre de 23%. Cette évolution s’explique essentiellement par la hausse des prix des engrais (+ 26% pour les azotés et 7% pour les composés). La part des produits phytosanitaires baisse de près de 6% malgré une légère augmentation des prix (2-3%). Le retournement des blés et orges d’hiver suite au gel, a conduit à une baisse des ventes de produits de protection (désherbants et fongicides) et des raccourcisseurs mais à une augmentation du poste semences du fait des re-semis de blé et d’orge de printemps et surtout, de maïs. La consommation d’herbicides en maïs a été moins importante car les produits de pré-levée ont bien fonctionné et il y a donc eu peu de rattrapages en post. L’approvisionnement en variétés performantes de maïs sur des volumes suffisants a été difficile du fait de la pénurie de semences sur le marché suite à la sécheresse dans les Pays de l’Est, principale zone de production de semences. »

Au fil des saisons #42 hiver 2012-2013

2

Collecte et ventes de houblon Chiffre d’affaires : 2,4 M€ 510 tonnes vendues

Marc Moser, agriculteur à Kur tzenhouse, membre du bureau et administrateur depuis 20 ans devient le 7ème Président du Groupe Comptoir agricole le 20 décembre 2012.


I NT E R V I E W D ’ E UG è N E S C H A E FF E R

30 ans au service du Comptoir agricole A l’occasion du départ d’Eugène Schaeffer de la présidence du Comptoir agricole, AFDS lui consacre une interview exclusive sur l’évolution du groupe Comptoir agricole et de l’agriculture alsacienne durant son mandat. Rappelons qu’Eugène Schaeffer est entré au Conseil d’administration du Comptoir agricole en 1978 alors qu’il venait de quitter le CNJA dont il était Président. Il sera élu Président en 1989.

Retour en arrière AFDS : Quel regard portez-vous sur les trente dernières années de l’agriculture alsacienne ? Eugène Schaeffer : L’agriculture alsacienne a connu un fort développement avec à la clé une évolution économique et sociale importante. Ces changements se sont traduits par une baisse du nombre d’agriculteurs, une restructuration des exploitations agricoles par les superficies et un recentrage des productions. À l’époque, les productions animales occupaient une place bien plus importante dans l’économie agricole de notre région. Entre temps, les élevages laitiers se sont fortement restructurés. La production de viande bovine a évolué positivement et les productions porcines, de volailles et d’œufs se sont considérablement développées. Le paysage agricole alsacien s’est beaucoup transformé. Le maïs a détrôné le blé et domine à l’heure actuelle toutes les autres cultures. AFDS : Où en était le Comptoir agricole, en 1989, lorsque vous accédez à la présidence ? ES : Quand j’ai succédé à Roger Weiss, le groupe Comptoir agricole en était au début de sa construction. Les négociations autour du rachat de la société Gustave Muller avaient démarré en 1987 et elles ont abouti en 1989. Nous devions alors imaginer comment un négoce et une coopérative agricole pouvaient cohabiter dans un même groupe et évoluer positivement au service de nos adhérents et des agriculteurs. C’était une époque passionnante. AFDS : Quels sont pour vous les faits marquants de cette période 1982-2012 ? ES : Le fort développement de la production céréalière, notamment la culture du maïs dont la surface de production a été multipliée par quatre, est sans aucun doute un des changements majeurs de ces trente dernières années. Sur la même période, en moyenne, les rendements du maïs sont passés de 60 à 110 quintaux par hectare. Les progrès techniques et génétiques ont permis de gagner environ 1,5 quintal par an par hectare. En même temps, les superficies de blé ont reculé et la productivité de cette culture n’a de loin pas connu la même progression que celle du maïs. Le développement de la production céréalière alsacienne a énormément contribué à l’essor économique de la filière céréalière, notamment à travers les industries agroalimentaires locales. AFDS : Comment expliquez-vous cette explosion de la culture du maïs ? ES : Le Comptoir des années 80 a clairement établi une stratégie s’appuyant largement sur le maïs, sans pour autant négliger les autres productions végétales. Cette stratégie était ambitieuse mais réaliste : nous voulions assurer le meilleur revenu aux agriculteurs avec un outil économique performant. Nous avons misé sur le conseil et le progrès technique pour assurer une valorisation optimale des productions agricoles. Nous avons développé nos outils de collecte, de séchage et de stockage et recherché en permanence de nouveaux débouchés pour nos productions. Nous avons considérablement renforcé notre politique d’approvisionnement et de conseils aux adhérents et aux agriculteurs. Dans cette stratégie, le rôle de notre service agronomique a été, et reste, déterminant. AFDS : Quels ont été les leviers pour mener cette stratégie ? ES : Nous avons toujours agi en transparence,

avec l’adhésion et la confiance des adhérents et des agriculteurs. Pour que cette stratégie soit gagnante il fallait que les objectifs soient partagés. Nous devions tous tirer dans le même sens. Il fallait que notre message soit clair et aussi qu’il soit partagé par les différentes organisations professionnelles agricoles.

s truc ture s sont-ils oppor tuns pour le Comptoir ? ES : Nos adhérents et les agriculteurs attendent de leur coopérative et du groupe qu’ils soient performants, à la hauteur des services demandés. Au travers du partenariat étroit en place avec le groupe Téréos (via la société Syral) c’est une valorisation optimale de leurs produits que nous visons, afin de leur procurer le meilleur revenu possible. Nous développons des relations de confiance avec l’ensemble de nos clients via une politique contractuelle basée sur les volumes et les démarches de qualité. Il faut par ailleurs procurer aux agriculteurs des intrants à des prix les plus serrés possibles, pour une bonne maîtrise de leurs charges et coûts de production. C’est l’objectif recherché avec l’Alliance Régionale Est Appro (AREA) dont nous sommes partie prenante. Dans cette conjoncture de crise des productions animales, nous avons restructuré nos usines de fabrication d’aliments du bétail avec entre autres nos coopératives voisines de Lorraine, la LORCA et la CAL, pour amener aux éleveurs l’aliment au prix le plus compétitif. Nous avions aussi en son temps accepté de participer à la SCI Synergie Alsace, propriétaire du foncier et des locaux de l’abattoir de Holtzheim. Pour le soutien de la viticulture alsacienne, notre politique d’approvisionnement devra aussi contribuer à la maîtrise de charges de production et de commercialisation.

AFDS : Le mode de gouvernance est-il important d’un point de vue stratégique ? ES : Au Comptoir, à l’interne, règne une grande confiance, une ambition partagée par le Conseil d’administration, la Direction, les équipes administratives, techniques et commerciales. Le Conseil d’administration est un lieu d’échanges mais surtout un organe de prise de décisions qui doit savoir anticiper les évolutions en cours et fixe un cap à l’entreprise. Il n’a pas le droit de se tromper sur la stratégie d’avenir du groupe et de ses investissements. Il gère l’argent des adhérents. Le bon fonctionnement du tandem PrésidentDirecteur est également important. Il doit régner une confiance totale entre les deux hommes. Ils doivent partager les mêmes valeurs et objectifs et chacun doit assumer ses responsabilités dans ses fonctions respectives.

Demain AFDS : Quelle peut être la place de la c o o p é r a t i o n a g r i c o l e s u r l ’é c h i q u i e r économique de demain ? ES : La coopérative agricole appartient aux adhérents, c’est leur pouvoir économique sur les marchés. La coopération repose sur la solidarité. C’est une organisation mutualiste qui est un gage de réussite pour préparer et faire face à l’avenir. Il faut aussi faire confiance à l’innovation et au progrès scientifique. Il y a des créneaux de recherche qui demain devront se traduire en résultats économiques. Bien sûr, il faut satisfaire la demande du consommateur avec une production de qualité, respectueuse de l’environnement. La compétitivité doit être au cœur de notre réflexion et de notre stratégie de filière. C’est l’ambition du groupe Comptoir agricole.

AFDS : Comment faire face aux nouveaux défis qui attendent l’agriculture alsacienne ? ES : Pour y faire face, il faut des agricultrices et des agriculteurs qui soient de véritables chefs d’entreprise avec une solide formation de technicien expert en productions végétales et animales. Des femmes et des hommes à l’esprit ouvert sur les grands enjeux de la société. Ils devront aussi être d’excellents gestionnaires pour piloter leurs entreprises, appréhender les marchés et prendre en main leur destin. L’évolution de la PAC imposera davantage de rotation des cultures. L’Alsace doit continuer à valoriser ses productions spéciales : le tabac, le chou à choucroute, le houblon. Pour ce dernier le Comptoir agricole et la Cophoudal se sont justement regroupés pour tenter d’assurer un avenir à la filière houblonnière alsacienne. Je n’oublie pas les pommes de terre. Cette filière

AFDS : Quelles sont, selon vous, les attentes des agriculteurs ? L’investissement dans l’aval ou le rapprochement avec d’autres

L e s d i f f é re n t e s fo n c ti o n s d’ E u g è n e Sch a e f f er au co u r s d e s a c arri è re

dans laquelle le Comptoir est présent depuis 10 ans maintenant doit être préservée et développée. Il faudra également continuer d’investir dans les productions animales (lait, viande bovine, porc, et volailles) et poursuivre la diversification des productions agricoles indispensables à l’agr i culture a ls aci e nne d e d e m a in . L e Comptoir agricole, dans le cadre d’une politique de filière, en par tenariat avec le couvoir Scherbeck, l’abattoir Bruno Siebert et l’usine d’aliment Costal/Lorial est partie prenante du développement de la production de volailles de chair. Des investissements pour la construction de nouveaux bâtiments sont aujourd’hui en cours. La production d’œufs constitue également un créneau de développement pour les exploitations. Enfin, l’avenir passera aussi par une politique dynamique d’installation des jeunes agriculteurs qui représentent notre avenir. Notre groupe devra y apporter tout son soutien. Il faut redonner davantage de liber tés économiques et d’initiatives aux agriculteurs. Il faut desserrer l’étau des contraintes administratives et réglementaires dans lequel est enfermée notre profession. Notre ambition, fort du soutien et de la confiance de nos adhérents et de nos agriculteurs, est de construire sur des bases solides et durables, une agriculture et une filière agroalimentaire contribuant au développement de nos exploitations agricoles et de l’économie alsacienne.

Les chiffres du Groupe Comptoir de 1989 à 2012 évolution de la collecte (toutes céréales) de la coopérative en tonnes 597 000 Groupe : 1 062 000 t

302 000 111 000

1978

1988

2011

évolution des capacités de stockage (céréales) de la coopérative en tonnes 496 000 Groupe : 770 000 t

Fonctions locales 1971 – 2008 1978 1989 – 2012 1989 – 2007 2001 – 2007 Depuis 1983

Membre du Conseil municipal et Adjoint au Maire de Geispolsheim Entrée au Conseil d’administration du Comptoir agricole Président du Comptoir agricole Président de la Chambre d’Agriculture du Bas-Rhin Président de la Chambre d’Agriculture régionale Président d’Alsace Volailles

170 000 43 000 1978

1988

2011

évolution du chiffre d’affaires de la coopérative en mE

Fonctions nationales 1976 – 1978 Président du Centre National des Jeunes Agriculteurs (CNJA) 1984 – 2005 Vice-Président de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants agricoles (FNSEA) 1984 – 2011 Président Confédération Française de l’Aviculture (CFA) 1984 – 2011 Président de l’Institut Technique de l’AVIculture (ITAVI) 1986 – 2007 Membre du Conseil Economique et Social 1987 – 2011 Président de l’ACTA (Réseau des Instituts des filières animales et végétales) 1995 – 2007 Vice-président de l’Association Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA)

Au fil des saisons #42 hiver 2012-2013

3

206 Groupe : 398

115

33 1978

1988

2011


la vie du comptoir C o llec t e d e s c é r é a le s

RYTHME DE LA COLLECTE DE MAÏS SUR LES TROIS DERNIÈRES CAMPAGNES 600000

Une collecte de maïs record La récolte 2012 de maïs restera dans les annales. Plus en raison des volumes engrangés que des très bons rendements obtenus qui – compte tenu du potentiel génétique de la plante – sont vraisemblablement condamnés à être dépassés.

500000 400000 300000 200000 100000 0

O

n a cru un moment que le rendement record de 2011 serait battu. Mais non… Avec une moyenne de 117 qtx/hectare sur le département du Bas-Rhin*, le maïs récolte 2012 affiche un petit quintal de moins que le score officiel de l’année passée. Si le record de productivité n’a pas été dépassé, il en est un autre qui a volé en éclats : celui de la production et de la collecte alsacienne de maïs. La «faute» à des rendements élevés mais surtout à une augmentation substantielle des superficies emblavées. L’épisode de gel sévère de février 2012 qui avait conduit au retournement de près d’un tiers des superficies de céréales d’automne a amené la sole de maïs à un niveau proche du plafond de 2004. Pour la coopérative, c’est une première : la collecte dépasse les 500 000 tonnes. Les quantités réceptionnées durant la campagne de récolte avoisinent les 520 000 tonnes ; elles sont en hausse de 13% par rapport à l’année

dernière. Heureusement ces quantités importantes n’ont pas été combinées avec une humidité du grain élevée. La collecte affiche des teneurs en eau légèrement supérieures à celles de l’an passé – de l’ordre de 27,5% – caractéristiques d’une année précoce et plutôt «sèche». Une bonne nouvelle, financièrement pour les producteurs mais aussi pour la coopérative, qui en cas d’humidité élevée, se trouve face à un choix cornélien : préserver la qualité ou privilégier le débit ? De tels volumes ne sont cependant pas sans poser problème à un organisme stockeur. D’autant que les bonnes conditions météorologiques ont accéléré et concentré la collecte qui s’est déroulée sur cinq semaines contre huit il y a encore quelques années. Au plus fort de la période, la coopérative a réceptionné près de 120 000 tonnes de maïs sur une semaine, avec une pointe de 115 camions/jour nécessaires pour désengorger les centres de collecte. Les files d’attente

de livreurs dans les cours des silos ont alors été fréquentes et des aménagements en termes d’horaire d’ouverture des sites ont dû être décidés. La politique commerciale de la coopérative en faveur des maïs cornés – plus précoces – et le système des primes de post-campagne ont contribué à un étalement de la collecte qui cette année s’est avéré être indispensable à l’organisation logistique. Cette imposante et encombrante récolte a également contraint la coopérative, comme sa filiale G. Muller, à louer des capacités de stockage de courte durée afin d’absorber temporairement le surplus de collecte et de limiter les ventes de dégagement pénalisantes financièrement. Le silo de Lauterbourg – actuellement en cours de construction – permettra à la coopérative, dès 2013, d’améliorer son efficacité logistique et économique. * Source : FranceAgriMer

MA R C H é D E S C é R é A L E S

Des prix de céréales de plus en plus imprévisibles, des modes d’achat de plus en plus « prévus » Le sujet a été évoqué durant les assemblées de section. La coopérative doit impérativement adapter ses modes d’achat des céréales en culture. Les marchés sont devenus erratiques et les attentes des producteurs ont évolué. Denis Fend, directeur de la coopérative, revient sur ce qui va changer en 2013. Au Fi l D e s S a i s o n s : O n évo qu e régulièrement le phénomène de volatilité des prix sur le marché des céréales. Quelles sont les incidences en ce qui concerne leur commercialisation ? Denis Fend : S’il constitue une problématique quotidienne pour notre organe de vente de céréales qu’est EUREPI, l’amplification du phénomène de volatilité

nous oblige également à prendre certaines dispositions en ce qui concerne nos formules d’achat des céréales en culture.

par EUREPI, reste plus que jamais la formule phare et c’est d’ailleurs celle qui est choisie par 90% des adhérents à ce jour. Mais n’est pas moins bon adhérent celui qui choisit de vendre ses céréales à un « Prix Net », au cours du jour. Ses motivations peuvent être diverses : arbitrer un prix d’achat d’aliments pour son bétail, maîtriser son prix de vente… L’exigence principale pour l’agriculteur étant alors d’être au quotidien au fait des marchés et d’accepter de parfois gagner… mais aussi souvent de perdre. Le mode d’achat à « Prix Net » pouvant s’accompagner d’éventuelles options (EVOL+, SECURE…).

AFDS : Il existe donc, pour l’adhérent, plusieurs façons de vendre ses céréales à la coopérative ? DF : En effet, le prix « Acompte à la récolte + compléments » vendu et optimisé clé en main

Libre choix est aujourd’hui laissé à nos adhérents entre l’un ou l’autre des deux modes de commercialisation, voire un panachage des deux. AFDS : Qu’est-ce qui, aujourd’hui, contraint à faire changer les choses ? DF : C’est le cas de la commercialisation du mode « Acompte + compléments », confiée à EUREPI, où les choses vont devoir évoluer quelque peu. En effet, la commercialisation d’une récolte de maïs par exemple peut se faire sur une période de près de 20 mois (de décembre 2011 à juillet 2013 pour la récolte 2012 par exemple). Suivant les prix du moment et les tendances prévues, les ventes d’EUREPI peuvent se positionner plus ou moins fortement à certaines périodes, justement pour optimiser le prix de vente. Au fil des saisons #42 hiver 2012-2013

4

Seulement pour vendre, encore faut-il savoir quelle quantité vendre ! Nous maî trisons relativement bien les surfaces de céréales récoltables et les quantités « livrables » à la coopérative, même si les aléas climatiques aidant, nos techniciens ont parfois plus de mal à prévoir précisément les rendements moyens par culture. Mais c’est bien au niveau du choix du mode de commercialisation que la prévision est la plus difficile, certains adhérents se décidant parfois au dernier moment, voire après la livraison. AFDS : Quelle est alors la nouveauté ? DF : À par tir de cette année et pour la par ticipation au mode « Acompte » uniquement, nous demanderons à nos adhérents un engagement écrit. Pour les blés avant le 30 juin 2013 et pour les maïs avant le 31 août 2013. Différentes « options » seront ouvertes comme par exemple : - Je livrerai toute ma récolte au Comptoir et je veux que l’intégralité de ma récolte soit payée au mode « Acompte ». - Je livrerai toute ma récolte au Comptoir et je veux que l’intégralité de ma récolte soit payée au mode « Acompte » sauf X tonnes que je fixerai au « Prix Net ». - J e livrerai Y tonnes qu’on me paiera au mode « Acompte ». Cet engagement sera gage d’équité entre les apporteurs de céréales et permettra à EUREPI d’améliorer encore sa performance pour les tonnages qui lui sont confiés. C e cadrage est très impor tant et nos adhérents doivent y réfléchir dès à présent pour prendre une décision posée et sereine avec l’aide de leur technicien-conseil.


AUDIT QUALITé Et c’est reparti pour un an de progrès ! Traditionnellement le début du mois de décembre est dédié aux audits de notre système Qualité par un organisme de certification. Les équipes internes, bien que rompues à l’exercice, appréhendent toujours cette « épreuve » annuelle. Lors de l’audit, l’organisme certificateur vérifie de manière objective la mise en œuvre des bonnes pratiques selon un référentiel unifié et reconnu pouvant prendre le format d’une norme. Ces audits sont réalisés chaque année sur un cycle de trois ans selon le schéma suivant : un audit de renouvellement puis deux audits de suivi. Le Comptoir et Gustave Muller sont certifiés ISO 9001 depuis 2001, CSA/GTP depuis 2003 et 2BSvs depuis février 2012.

A

insi, l’audit 2012 a porté sur la norme ISO 9001 : 2008 (management de la qualité) et sur deux référentiels « métier » 2BSvs et CSA/GTP. L’audit conduit sur quatre jours a permis aux auditeurs André Werner et Jean-François Leveugle de la société SQS* de rencontrer la Direction générale, la Direction administrative et financière et les responsables de différents services (Houblon, Entretien, Développement & Communication, Système d’Informations). Bien entendu plusieurs silos du Comptoir et de la société Gustave Muller ont eux aussi été audités. A l’issue de l’audit de renouvellement CSA/GTP et de suivi ISO 9001 et 2BSvs, le Comptoir agricole et sa filiale Gustave Muller ont conservé leur certification sur l’ensemble des trois référentiels. Un plan d’actions correctives a été établi afin de répondre aux points d’améliorations identifiés par l’auditeur.

Quelques rappels sur les certifications spécifiques aux métiers du grain

vérification indépendante, le respect des critères de durabilité

La certification CSA/GTP (Charte Sécurité Alimentaire/ Good Trading Practice) développée par Coop de France Métiers du Grain, la FNA** et le SYNACOMEX*** couvre les activités de collecte, de stockage, de commercialisation et de transport des céréales, oléagineux et protéagineux. Elle permet une reconnaissance des bonnes pratiques d’hygiène et de traçabilité (qualité sanitaire des marchandises mises sur le marché). La certification 2BSvs (biomasse, biocarburants, schéma volontaire pour la durabilité) a été développée par les opérateurs français des filières de production végétale et de biocarburants. Le schéma volontaire 2BSvs permet de démontrer, via une

permet ainsi de certifier la biomasse utilisée comme matière

fixés par la directive européenne 2009/28/CE. Cette démarche première et les biocarburants (biodiesel et bioéthanol) répondant aux exigences de durabilité de la Directive Énergies Renouvelables. *SQS: Association Suisse pour le Système de Qualité et de Management **FNA : Fédération du Négoce Agricole *** SYNACOMEX : Syndicat Nationale du Commerce Extérieur

repère L e s f o n d a m e n t a u x d u c a pi t a li s m e c o o p é r a t i f ( 7 / 7 )

La Responsabilité Mutuelle Nous l’avons vu à travers les autres principes, l’opération économique coopérative se caractérise fondamentalement par la mise en commun des productions ou services et par un partage équitable et négocié entre coopérateurs des sommes générées par cette action collective. Le principe de responsabilité mutuelle s’illustre par la participation économique des membres de la coopérative, plus particulièrement dans le financement de l’action coopérative qui présente certaines spécificités par rapport aux entreprises « capitalistes ».

U

ne coopérative ne peut être financée que par des prêts financiers – au premier rang desquels figure le capital social –, par des réserves constituées par les coopérateurs, voire par des provisions ayant un caractère de réserve. La constitution d’un capital social est né c e s s a i r e p our l e d é m a r r ag e d’une coopérative et un apport en capital est toujours demandé aux nouveaux adhérents. Le coopérateur n’est pas libre de souscrire le montant du capital social qu’il souhaiterait détenir. C’est en fonction de l’activité réalisée avec la coopérative qu’est calculé le montant du capital social à souscrire par chaque adhérent. Ce « financement » est destiné à la réalisation de services et non d’un profit. Le

capital social d’une coopérative ne peut donc pas être assimilé à un capital-actions, c’est un facteur de production et il doit être rémunéré en tant que tel. Il n’a pas à couvrir l’exigence d’actionnaires et, par conséquent, sa rémunération ne peut égaler celle d’un capital risqué. C’est pourquoi, dans les coopératives, l’intérêt versé aux sociétaires sur le capital social est plafonné au taux de rendement des obligations des sociétés privées. Lorsque elle est favorable, l’activité de la coopérative permet de constituer des réserves suffisantes qui prennent le relais du capital social en matière de financement. Ces réserves sont constituées suite à la décision de l’assemblée générale de ne pas distribuer une partie de l’excédent

distribuable aux coopérateurs. Elles confèrent aux coopératives une dynamique financière d’un grand intérêt pour leurs adhérents. Elles conduisent à un autofinancement complémentaire à celui constitué par la pratique fiscale de l’amortissement, largement insuffisante pour renouveler en permanence les investissements de la coopérative et lui permettre de garantir à terme sa compétitivité et par conséquent sa vie même. Au-delà de cette fonction de couverture du coût économique de l’action en commun, les réserves constituent un financement en fonds propres permettant une économie de frais financiers. Dans tous les cas, ces réserves demeurent indisponibles aux coopérateurs. Elles sont un bien collectif constitué

Au fil des saisons #42 hiver 2012-2013

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progressivement par des générations de coopérateurs et transmis aux nouveaux coopérateurs afin qu’ils puissent bénéficier de l’œuvre commune ainsi créée. De ce fait, les parts sociales d’un adhérent sortant ne sont pas remboursées à un montant plus élevé que celui de leur souscription car cela reviendrait à partager la valorisation de l’outil économique utilisé par la coopérative et donc à réduire la valeur économique de l’outil au profit de ceux qui partent et au détriment de ceux qui restent. À travers cette notion de réserves impartageables, on retrouve l’idée que la responsabilité sociale de l’entreprise coopérative dépasse celle de ses membres actuels.


agronomie et environnement équipements présents sur le marché. C’est pourquoi des essais «vitesse de semis» (6 à 12 km/h) ont été menés avec des semoirs Horsch et Monosem. Objectifs recherchés : mesurer la régularité de levée, la distance inter-graines et le rendement obtenu. Autre matériel testé : le Striptill, un outil de travail du sol se limitant à la ligne de semis. L’expérimentation de cette technique culturale simplifiée visait à mesurer son impact sur le peuplement de maïs, comparativement à un itinéraire conventionnel.

B I L AN D E L A C AM P AGN E

Toujours plus d’innovations au service Agronomie et Environnement

Guide technique 2013 : un guide revisité pour toujours plus de performance

Comme chaque début d’année, l’équipe du service Agronomie et Environnement est fortement mobilisée par la préparation des réunions techniques où sont présentés les résultats des essais conduits la campagne passée. C’est aussi à cette période que nos adhérents reçoivent leur ouvrage de référence : le Guide technique. Cette année, il a été construit en deux parties distinctes pour s’adapter à la réforme en cours de la certification du conseil.

Deux onglets pour deux parties différentes : à vous de choisir !

d é vel o ppe m e n t d u r a ble

BilanS

Dans le domaine du machinisme agricole, les matériels pour le semis et la préparation du sol évoluent régulièrement. Il est indispensable d’acquérir des références avec ces nouveaux

B a s é s u r l e s e x p é r i m e n tat i o n s 2 0 12

M é t é o / C yCl e / R ava g e u R s / s e M i s / va R i é t é s / a g R o - p e R f o R M a n Ce

Niveau désherbage, le travail d’expérimentation du service agronomique a été axé sur l’optimisation de la dose de produit apportée par rapport au stade phénologique de la culture, l’objectif

2 0 13

ConSeilS

Protection ciblée et techniques culturales

Guide technique

D é s h e R b a g e / p y R a l e / va R i é t é s / f o n g i Ci D e s / s o l u t i o n s a lt e R n at i v e s

L

étant d’en améliorer l’efficacité. Par ailleurs, des températures basses au moment du désherbage des maïs, ont mis en lumière des symptômes de phytotoxicité à l’encontre de ces derniers. Après analyse, il s’est révélé que le froid a empêché l’action du « safener ». Cette molécule présente dans la formulation de l’herbicide, a pour fonction de réduire les effets de celui-ci sur la culture à protéger et d’améliorer la sélectivité du produit entre la culture et ses adventices. Avec le froid, l’action du « safener » a été inhibée. Il a été observé des décolorations foliaires (jaunissement et blanchiment) ainsi que des tassements végétatifs. Suite à ce constat, des essais ont donc été conduits pour en mesurer les impacts physiologiques sur le maïs et les conséquences sur son rendement.

e gel hivernal survenu au mois de février avec des températures comprises entre -15 et -20°C constitue sans doute l’événement le plus marquant de la campagne 2012. Pour les blés, cet épisode s’est soldé par le retournement de nombreuses parcelles ainsi que par des phénomènes de phytotoxicité. Malgré ces conditions extrêmement défavorables, les rendements obtenus en blé sont tout à fait honorables. Pour le maïs, ce sont les conditions de fin de cycle qui ont été mauvaises, sans être vraiment pénalisantes pour les rendements. Le progrès génétique a permis dans bien des cas de compenser cette situation.

Le Service Agronomie et Environnement édite chaque année un guide technique à destination de nos adhérents. Ce document de référence assure la transmission de l’expertise technique du service

et permet de conseiller au mieux les adhérents pour faire les bons choix agronomiques. Cette nouvelle présentation du Guide technique fait la part belle à l’innovation au cœur du progrès agronomique. Son contenu est le fruit d’une expertise « trentenaire » en phase avec l’évolution technico-économique que connaissent les agriculteurs. Pour ce trentième numéro, le service agronomique a décidé de revoir l’organisation de cet outil d’aide à la décision. À partir de cet hiver, le Guide technique est découpé en deux grandes parties : - 1ère partie : le bilan de l’année n-1, résultats, analyse des expérimentations et des faits marquants de la campagne passée - 2ème partie : elle est dédiée aux recommandations techniques à tenir en fonction des ravageurs, maladies, adventices pour le colza, le tournesol, le blé, le maïs ainsi que sur les pommes de terre et le houblon, pour chaque situation pédoclimatique rencontrée. Cette nouvelle version marque une évolution majeure de la qualité du guide : - g ain de temps : chacun va directement à la partie qui l’intéresse, en fonction de son besoin - plus de souplesse : pour chaque situation sont proposées des solutions de lutte conventionnelle et alternative - plus de précision : pour chaque type d’adventice, une grille de décision rappelle les produits phytosanitaires disponibles et la dose conseillée optimale par rapport au stade phénologique de la plante - aide au calcul sur l’équilibre de la fertilisation azotée pour les cultures suivantes : colza, tournesol, blé, maïs (mesure qui rentre dans le cadre de la révision du 4ème programme de la directive Nitrates).

Bonne lecture ! Le cycle des réunions techniques a débuté le jeudi 10 janvier pour se terminer le jeudi 17 janvier en passant par Sessenheim, Erstein, B erg , S c hwindr at zhe im , D osse nhe im Kochersberg, Ebersheim et Hohwiller.

R é u n i o n a n n u elle d e s d é l é g u é s AD I V A LO R au Co m p to ir 

Une collecte de déchets en constante progression

Comme chaque année, vous êtes de plus en plus nombreux à nous rapporter vos déchets agricoles. Le groupe Comptoir agricole mobilise toute l’année ses équipes (Coopérative, Gustave Muller et Viti.com) pour offrir toujours davantage de services et améliorer la collecte et le recyclage des déchets. Ainsi pour er la campagne 2011/2012 qui s’est clôturée au 1 octobre 2012, 344 t de plastiques ont été collectées et 325 t ont été recyclées.

P

our cette campagne, on constate une augmentation de la collecte des Films à usages agricoles ( FAU bâche ensilage, enrubannage) alors que celle des emballages vides (EVPP), Big Bags et sacs se stabilise. Tous ces efforts témoignent de l’engagement fort du groupe en faveur du développement durable. La faible collecte des produits phytosanitaires non utilisés (PPNU) résulte des efforts qui ont été réalisés lors des précédentes collectes pour éliminer les anciens stocks. Le reliquat PPNU est donc aujourd’hui très faible.

Évolution des quantités de déchets collectés (en tonnes) Le 20 décembre dernier, les six délégués régionaux et le personnel d’ADIVALOR accompagnés de son Président, Jacques Dousset, se sont rendus en Alsace pour leur réunion annuelle et ont été accueillis au Comptoir pour découvrir le groupe et échanger sur les résultats de la collecte. À l’occasion de leur séjour alsacien, ils ont visité l’exploitation laitière du GAEC du Faubourg avec Monsieur Christian Suss, éleveur à proximité d’Hochfelden.

Le Comptoir agricole en adaptation permanente aux attentes de ses adhérents Pour répondre à la problématique d’élimination des ficelles pour palissage et des ficelles/filets pour presse, le groupe a testé un mode de collecte dédié pour ce besoin et en a organisé le recyclage avec des prestataires extérieurs. Il s’agit là d’une première dans cette filière car ces deux produits ne sont pas encore pris en charge dans la convention ADIVALOR. Et aujourd’hui le groupe peut se targuer d’être le pilote national pour ADIVALOR sur ce projet. Pour la campagne, 28 t de ficelles (75% vigne et 25% élevage) et 22 t de filets auront été récoltées.

Nouveauté 2013 : Lors de la nouvelle campagne de collecte, les sacs de semences en papier, les Big Bags d’engrais et de semences seront collectés en même temps que les EVPP (emballages vides). Au fil des saisons #42 hiver 2012-2013

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A m é li o r a t i o n d e s pr a t iq u e s

Des nouvelles du Plan Ecophyto Le plan qui a été mis en place à la suite du Grenelle Environnement en 2008 et qui est piloté par le Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Forêt (MAAF), a pour but d’accompagner les agriculteurs à la réduction progressive de l’utilisation des produits phytosanitaires. À mi-parcours, Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, a souhaité que le plan Ecophyto garde son cap tout en proposant une réorientation des actions à conduire avec cinq volets.

A

l’occasion du point d’étape réalisé lors du Comité National d’Orientation et de Suivi (CNOS) du plan Ecophyto, la mention 2018 a été supprimée du logo du plan Ecophyto car il y a une prise de conscience de la part de l’Etat que les efforts demandés aux agriculteurs ne pourraient se faire avec une échéance aussi courte. Par ailleurs, le ministre s’inscrit dans la continuité et réaffirme que « le principal défi du plan Ecophyto est de diminuer le recours aux produits phytosanitaires, tout en continuant à assurer un niveau de production élevé tant en quantité qu’en qualité ». L’esprit reste le même avec cette fois une absence chiffrée sur la diminution globale de l’utilisation des produits phytosanitaires. L’une des réorientations prévue par le ministre est la mise en place d’indicateurs qui cibleront davantage les objectifs de réduction par type de culture et par bassin de production. Il soutiendra également le développement du bio-contrôle et la mise en place d’une fiscalité incitative allant dans le sens de la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires. Il évoque par ailleurs, le souhait d’une plus grande professionnalisation et indépendance sur la question du conseil agricole et la vente des produits phytosanitaires. Affaires à suivre en 2013. Pour mémoire, le plan Ecophyto est organisé en 9 axes à l’échelle du territoire national et extra-métropolitain. Toutes les régions ne sont donc pas concernées par l’ensemble des mesures du plan. Chaque région rédige une déclinaison régionale du plan Ecophyto avec l’ensemble des acteurs locaux. De par son expertise reconnue, le Comptoir agricole est membre du CROS (Comité Régional d’Orientation et de Suivi), participe à la déclinaison régionale du plan Ecophyto en étant responsable de la mise en place d’actions spécifiques.

Avec la disparition de la mention 2018, Ecophyto devient un plan à plus long terme.

Le Service Agronomie et Environnement est en charge du pilotage de quatre actions de ce plan régional relatives aux enjeux 1 et 8 : • E n j e u 1  : R é d u c t i o n d e l’u s ag e d e s p r o d ui s

Co u p d e pr oj ec t e u r s u r l a co n f é re n ce n ati o n a le « Agricultures, produisons autrement »

phytosanitaires et limitation des pollutions ponctuelles en agriculture - R éalisation de diagnostics Aquasite

©

sur les

exploitations : 12 déjà réalisés en 2012 - Evaluer et proposer des programmes de traitements visant à réduire les herbicides maïs : Essais en culture avec moins de grammage à l’hectare - P articipation à des programmes de recherche Epur’Phytos : traitement biologique des effluents phytosanitaires : Test en pilote avec le CRITT RITTMO

À l ’o c c asion de l a conférence nationale « Agricultures, produisons aut rement » organisée au Conseil Economique Social et Environnemental par le MAAF, le Ministre Stéphane Le Foll souhaite que la France devienne le leader européen dans le domaine de l’Agroécologie : « Je veux promouvoir un modèle agricole plus respec-

• Enjeu 8 : Communication - Sensibilisation régulière aux enjeux et aux actions environnementales de la coopérative dans son journal : « Au fil des saisons » : 4 numéros par an

tueux de l’environnement, plus en phase avec les attentes de la société. Ce nouveau modèle, où l’agronomie doit retrouver tout son sens, permettra aussi de renforcer la performance des agriculteurs. Pour encourager les dyna-

L’intégration de ces actions, propres au Comptoir agricole,

miques nouvelles, je vais également mettre en place un

dans le plan Ecophyto régional est une marque forte de

nouveau modèle d’organisation collective permettant de

la reconnaissance des pouvoirs publics pour le travail

réaliser des investissements favorables à l’environnement

de notre coopérative et de nos équipes. Rappelons

ou d’effectuer des changements de pratiques agricoles. »

également que les experts du Comptoir participent

Très concrètement, le Ministre présentera prochainement le

quotidiennement à ce plan à travers des BSV qui sont

plan qu’il souhaite mettre en place pour atteindre cet objectif.

édités à partir des observations des acteurs de terrain et

Il désire d’ores et déjà que certaines mesures du second pilier

avec la co-animation du groupe de fermes DEPHY avec la

de la PAC soient orientées dans ce sens notamment pour 2014.

Chambre d’agriculture du Bas-Rhin.

D

le c o n s eil d e d e m a i n

ans le cadre des arrêtés 2011 relatifs à l’agrément et la certification individuelle obligatoire des distributeurs, conseils et applicateurs de produits phytosanitaires (Plan Ecophyto), les textes prévoient un meilleur encadrement du conseil concernant l���utilisation de ces produits. Le législateur veut s’assurer que les recommandations apportées aux agriculteurs soient étayées. À cette fin, il demande à ce que les préconisations de produits phy topharmaceutiques soient écrites et reposent sur un diagnostic cultural (observations et analyse de la problématique). Un document devra donc être établi par le conseiller et remis aux agriculteurs. Il ne s’agira pas d’une simple « ordonnance » mais d’une fiche de préconisation détaillée précisant, outre le produit et la dose recommandés, la ou les parcelles concernées

Certification du conseil : une opportunité de valoriser un savoir-faire et une expertise reconnue Il est des projets qui fédèrent les énergies d’une entreprise. Ecophyto est l’un de ceux-là. Le plan impose d’assurer, dès 2013, la traçabilité des conseils prodigués aux agriculteurs en matière de protection des cultures. La coopérative est à pied d’œuvre pour répondre à cette nouvelle contrainte réglementaire.

Au fil des saisons #42 hiver 2012-2013

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(avec la superficie correspondante), la justification de l’intervention, les conditions du traitement ( stade végétatif, degré d’infestation conditions climatiques…), les éventuelles méthodes alternatives existantes, les risques éventuels (pour l’applicateur ou l’environnement ou la culture…). La coopérative a toujours eu pour volonté d’avoir des techniciens-conseil ayant une réelle valeur-ajoutée pour les agriculteurs. Ils mettent à profit – depuis longtemps déjà – expertise et innovation. Cette nouvelle réforme oblige simplement l’entreprise à formaliser un mode de fonctionnement habituel. Elle permettra de justifier les méthodes de travail de la coopérative et de témoigner des efforts entrepris par les agriculteurs.


les brèves du comptoir Le Comptoir fait le plein de nouvelles compétences Pierre Henri KRESSER Début décembre, Pierre Henri Kresser a rejoint le Comptoir agricole pour intégrer l’équipe de Gabriel Diemert en charge du développement du nouveau Système d’Informations (SI ) de la coopérative. En tant q u’a n a l y s te - p r o g r a m m e u r, il contribuera à l’analyse des besoins et à l’élaboration des solutions techniques de traitement informatique. Ce passionné d’histoire, de rugby et de NTIC*, master en développement en poche, a travaillé lors de son parcours en apprentissage au laboratoire de recherche de l’Ecole de Management de Strasbourg (EMS) et au Crédit Mutuel. Nous lui souhaitons bienvenue et pleine réussite au sein de l’équipe SI. *Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication

Matthieu LUTHIER Six mois après le départ de Christophe Klotz, Matthieu Luthier a rejoint le groupe le 20 novembre dernier pour lui succéder sur les champs du développement et de la communication. Cet ingénieur agricole de Beauvais, passionné d’agronomie et d’agro-machinisme, arrive au Comptoir avec une spécialisation en marketing, communication et stratégie. Fort d’un parcours professionnel plutôt atypique, il a travaillé en concession agricole John Deere, au Ministère de l’Agriculture sur la PAC avant de s’installer comme consultant indépendant en gestion de projet agricole. Il sera en charge au sein de l’entreprise du marketing clients, de la communication, du lobbying, de la R&D et du développement durable via notre démarche 360°. Nous lui souhaitons de belles réussites

dans les différentes missions qu’il aura à assumer avec à la clé des enjeux essentiels pour l’agriculture alsacienne.

Maxime CHRIST Dans un contexte d’augmentation des rendements e t d ’i n te n s i f i c a t i o n d e l a collecte en 2012, les équipes du Comptoir sont mobilisées pour répondre au mieux aux besoins des agriculteurs mais aussi aux at tentes de nos clients. Depuis septembre 2010, Maxime Christ travaillait comme intérimaire chez Lactina puis au Comptoir. Il rejoint aujourd’hui l’équipe intégrée de SILONORD où il aura pour mission le bon fonctionnement du site sous la responsabilité de Pascal Figuéréo. Maxime s’est formé au lycée agricole d’Obernai où il a effectué un BEPA et un Bac Professionnel avec comme spécialité les productions végétales. Nous le remercions de la confiance qu’il nous témoigne en intégrant le groupe et nous lui souhaitons de réussir dans ses nouvelles missions.

Cédric FORMERY Cet ancien salarié du négoce COMAPRO basé à Diemeringen a rejoint le C omptoir agricole fin décembre pour renforcer l’équipe commerciale dans le secteur Nord du Bas-Rhin. Ce jeune homme qui fête ses trente ans en janvier a travaillé auparavant au sein des abattoirs de Sarreguemines en tant que bouvier où il était en charge du triage, de la mise en lots et du suivi de la traçabilité des bovins. Bien que non issu du monde agricole, il

Une exposition à ne pas manquer : Les Champs du possible  Les agriculteurs s’engagent pour l’environnement en Alsace L’Alsace réunit sur un territoire restreint une population importante, une agriculture diversifiée et productive, ainsi que des richesses naturelles importantes et variées, tant par la diversité des paysages et des milieux que par celle des espèces qui y vivent. Dans le souci de trouver un équilibre entre activité agricole et préservation des ressources naturelles, de nombreux agriculteurs s’engagent un peu partout en Alsace pour faire évoluer ou maintenir certaines pratiques. Cette exposition tous publics, informative et ludique, est présentée dans les locaux de la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF), du 17 décembre 2012 au 31 janvier 2013. Elle a pour but de faire connaître l’e ng ag e m e nt et l e s i ni ti ati ve s des agriculteurs alsaciens et des partenaires qui les accompagnent d a ns l’évoluti on d e s p r ati que s agricoles pour un plus grand respect de l’environnement. À noter que l’exposition sera proposée en version itinérante sur différents

a développé un goût prononcé pour l’agriculture à travers ses formations agricoles : BEPA Productions Végétales, BAC PRO CGEA* et un BTS ACSE**. Ce passionné des chevaux a trouvé un équilibre entre son métier au contact des agriculteurs et son intérêt agricole en gardant un pied dans la production en aidant son beau-père sur l’exploitation laitière. Nous lui souhaitons qu’à l’occasion de cette nouvelle page professionnelle, il puisse écrire une belle histoire au sein du Comptoir. *CGEA (Conduite et Gestion de l’Exploitation Agricole) **ACSE (Analyse et Conduite des Systèmes d’Exploitation)

Régis ANCEAUX En prenant la succession de Véronique Toussaint, Régis Anceaux vient renforcer l’équipe Qualité, un peu plus d’un an après l’arrivée de Marie-Line Moerschel. Arrivé dans notre groupe le 4 décembre, pour la semaine des audits de suivi ISO 9001 et de renouvellement CSA-GTP, il a connu un vrai baptême du feu. Après s’être initialement formé à l’université pour un diplôme dans l’enseignement sportif, Régis s’est reconverti dans la Qualité en lien avec l’alimentation avec un BTSA QIABI* réalisé en alternance à Soissons au sein du groupe coopératif AX’ION (COHESIS). Avant de nous rejoindre, Régis a travaillé un an et demi à la Case aux épices en tant qu’attaché qualité puis adjoint de direction de production. En 2001, il a ensuite rejoint le groupe industriel Pierre Schmidt-Stoeffler leader sur son marché, où il était responsable Qualité traiteur. Au quotidien, il était en charge de l’HACCP**, de la qualité produits, des analyses bactériologiques et des relations avec les clients et services officiels. Ce passionné

de nature, qu’il arpente à VTT, a toujours fait le lien entre sa passion et son métier. Homme de terrain, moteur dans l’amélioration continue, son domaine professionnel de prédilection se situe au carrefour de la nature et de la production de denrées alimentaires. *QIABI : Qualité des Industries Agro-alimentaires et Bio Industries **HACCP : Hazard Analysis and Critical Control Points (Système d’analyse des dangers - points critiques pour leur maîtrise)

Thierry Scheer Christophe Poitout étant amené à occuper d’autres fonctions au sein du groupe, il manquait au sein de l’équipe des techniciensconseil du Comptoir agricole un spécialiste de l’arboriculture. C’est chose faite avec l’arrivée de Thierry Scheer, depuis fin octobre. Après s’être formé aux métiers de paysagiste et de pépiniériste, Thierry a travaillé comme professionnel dans ce secteur en Alsace et en Suisse pendant dix ans. Les 10 années suivantes, il œuvre au sein du Conseil Général du Bas-Rhin sur la problématique de l’entretien des dépendances vertes. Entendez par cela qu’il assurait le suivi opérationnel des prestataires extérieurs en charge de la plantation et de l’entretien des accotements des routes du département. Ce passionné de nature et d’apiculture est engagé depuis de nombreuses années dans deux associations pour accompagner les personnes souhaitant approfondir leurs connaissances dans le domaine de la taille des arbres, du compostage et de l’apiculture. Pas de doute que sa passion fera écho aux projets biodiversité développés dans le cadre de la démarche de développement durable du Comptoir agricole.

lieux : Chambres d’Agriculture, Lycées agricoles, DDT 68/67, DRAAF, Conseil Régional, Parcs, DREAL, Conseil Général du Bas-Rhin. Ouverture du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 16h30 DRAAF - Cité administrative Gaujot Porte 7, Bâtiment D – 14, rue du Maréchal Juin – Strasbourg / Renseignements : srea.draaf-alsace@agriculture.gouv.fr - 03.69.32.51.02

Toujours plus de fleurs dans les fermes bas-rhinoises Comme chaque année, le Comptoir agricole était partenaire avec les Jeunes Agriculteurs du concours des fermes et gîtes fleuris 2012. Le Comptoir a offert un diplôme reconnaissant le travail accompli par les 70 sélectionnés sur les 90 participants ainsi que trois bidons d’engrais professionnels pour les finalistes des différentes catégories. Pour leur prestations citons : Pour les fermes à colombages, Schultz de Uttenheim(1er Prix), Reibel Gabrielle de Scherwiller (2ème Prix), Pfleger Francis de Nordhouse (3ème prix). Pour les fermes sans colombages, Haug Tharcisse de Witternheim (1er Prix), Binnert Fabien de Limersheim (2ème Prix), Assal André de Elsenheim (3 ème Prix). Pour les fermes en activité, Gangloff Betty de Duntzenheim (1er Prix), Schaeffer Liliane de Hilsenheim (2ème Prix), Hetzer Marie-Louise de Mackenheim (3ème Prix).

1er prix catégorie «Fermes en activité», de Mme Gangloff Betty de Duntzenheim.

O d ile K NAB Odile Knab travaillait au Comptoir agricole depuis 42 ans. Elle était chargée de la réception et de l’envoi du courrier à Hochfelden. Plusieurs dizaines de milliers de factures, de décomptes, de compléments et de flashes techniques, de Fils des saisons passaient dans ses mains chaque année. Malgré sa longue et difficile maladie, elle a tenu à rester présente et fidèle au poste jusqu’à la fin de l’année dernière. Odile nous a quittés le 31 décembre 2012. Nous nous associons à la douleur de sa famille face à un départ si soudain.

Directeur de la publication : Denis Fend - Coordination : Matthieu Luthier - Rédaction : Marita Bach, Denis Fend, Matthieu Luthier, Mathieu Walter Photographies : Patrick Bogner, Philippe Groslier, Comptoir agricole, tous droits réservés - Illustrations : Antoine Neumann Mise en page et réalisation : Candide / www.agencecandide.com - Impression : Gyss / Obernai - Dépôt légal : janvier 2013 - Tous droits de reproduction interdits Contact journal : Comptoir agricole / Au Fil des Saisons / 35, route de Strasbourg / 67270 Hochfelden / au-fil-des-saisons@comptoir-agricole.fr

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