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STANDARDISER LES OPÉRATIONS

LES DONNÉES

La nécessité d’en avoir.

LA SÉCURITÉ AVANT TOUT

Le nouveau programme VSP.

INSPIRER LE CHANGEMENT Des modèles de succès à IBIS 2013.

DES PIONNIERS Les propriétaires de Fix Auto Verdun et Fix Auto Rosemont ont été les premiers à se joindre au réseau.

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AUTOMNE 2013   l   4,95$ 

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le Matrix Wand, des cabines et des pistolets de peinture et les procédures opérationnelles normalisées. l 

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SOMMAIRE

COUVERTURE 16  DES PIONNIERS AU QUÉBEC

Volume 4 Numéro 2, Automne 2013

Carlos et George Salsa ont eu la vision d’être les premiers à se joindre au réseau Fix Auto.

20

ARTICLES 20  INSPIRER LE CHANGEMENT Futurs modèles de succès, IBIS 2013. 23  LA FINITION Quelques choix de cabines et de pistolets de peinture.

PRODUIT VEDETTE S S!!

27  LA SÉCURITÉ AVANT TOUT Le programme VSP permettra aux techs d’accéder aux renseignements sur les pièces originales. 31  STANDARDISER LES OPÉRATIONS Les PON aident les ateliers à devenir plus efficaces et organisés.

27

NOUVELLES

23

06 NOUVELLES Une nouvelle assurance de Desjardins; nouvel atelier CARSTAR; lancement canadien de Matrix Wand; CARSATR commandite les Alouettes de Montréal.

SECTIONS STANDARDISER LES OPÉRATIONS

LES DONNÉES

La nécessité d’en avoir.

COUVERTURE : Carlos et George Salsa, de Fix Auto Rosemont et Fix Auto Verdun. Photographie par Corey Narsted.

LA SÉCURITÉ AVANT TOUT

04  BILLET DU DIRECTEUR  par Darryl Simmons

Le besoin d’avoir des données.

Le nouveau programme VSP.

INSPIRER LE CHANGEMENT Des modèles de succès à IBIS 2013.

DES PIONNIERS Les propriétaires de Fix Auto Verdun et Fix Auto Rosemont ont été les premiers à se joindre au réseau.

U NOUVEA ! PRODUIT

AUTOMNE 2013

PLUS le Matrix Wand, des cabines et des pistolets de peinture et les procédures opérationnelles normalisées. l

4,95$

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Convention de la poste-publications numéro 40841632

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VOTRE SOURCE INTERNET La ressource au Canada pour des renseignements sur la carrosserie. De nouveaux articles et des grands titres à tous les jours. Visitez collisionquebec.com.

14  QUI CONDUIT?  par Jay Perry

Faites attention.

186, rue Jean-Proulx, Suite 104, Gatineau, QC, J8Z 1V8

COLLISIONQUEBEC.COM

34  LE DERNIER MOT  par Mélanie Grondin

À VOUS LA PAROLE Nous voulons connaître vos commentaires sur tout ce que vous lisez dans Collision Québec. Envoyez vos réactions à editor@collisionrepairmag.com.

Impact mondial.

AUTOMNE 2013  COLLISION QUÉBEC 03


BILLET DU DIRECTEUR

LESDONNÉES Nos questions nécessitent des réponses.

ÉDITEUR

Par Darryl Simmons

RÉDACTEUR EN CHEF

I

l n’y a aucun doute : l’industrie canadienne de la carrosserie fait actuellement face à de nombreux défis. Mais ces défis deviennent problématiques lorsque vient le temps de les quantifier avec précision. En bref, il nous manque des données. Nous avons des anecdotes, des suppositions et des estimations. C’est bon pour les conversations près de la cafetière ou lors d’une conférence, mais ce ne sont pas de bons guides quand vient le temps de prendre une décision. Il ne faut pas oublier que ce sont des décisions qui ont un impact sur notre gagne-pain, la santé et le bien-être de votre équipe, voire de votre communauté.

DARRYL SIMMONS publisher@collisionrepairmag.com MIKE DAVEY editor@collisionrepairmag.com

constant. Cela dit, nous allons bientôt couvrir un aspect important de l’économie automobile qui a trop longtemps été négligé : l’industrie du remorquage et du recouvrement de véhicules. Tout comme le magazine Collision Québec met l’accent sur les propriétaires d’atelier de carrosserie progressistes, notre couverture du remorquage mettra l’accent sur les personnes et les entreprises qui tentent d’améliorer leur industrie et d’aider leurs partenaires en assurance et de l’industrie de la carrosserie. Je crois qu’il est plus important de mettre l’accent sur ceux qui font bien les choses. Les choses changent, mais l’industrie a tout de même

RÉDACTRICE DE LANGUE FRANÇAISE

MÉLANIE GRONDIN melanie@documensolutions.com ADJOINT À L’ÉDITEUR

RYAN POTTS ryan@mediamatters.ca

DIRECTRICE ARTISTIQUE

DANIELA LUBERTO daniela@collisionrepairmag.com RÉDACTEUR ADJOINT

ANDREW ARDIZZI andrew@mediamatters.ca ADJOINT AU MARKETING

WILL JACQUES will@mediamatters.ca STAGIAIRES

ABBY COHOE, AVI PATEL, HAYDEN KENEZ VP RELATIONS INDUSTRIELLES

LES CHOSES CHANGENT, MAIS L’INDUSTRIE A DES CONSTANTES. Nous prenons nos décisions en nous basant sur les données disponibles. Malheureusement, trop souvent, les meilleures données disponibles se basent sur l’intuition et non la réflexion. Si je me fie à quelque chose que j’ai entendu récemment au CCIF, ça va bientôt changer. Le CCIF est en période de transition avec une nouvelle administration : l’Automotive Industries Association (AIA). Parmi les nombreux changements, le plus stimulant est que l’AIA commencera à sonder les ateliers de carrosserie partout au Canada, tant les ateliers indépendants que les franchises, pour recueillir de solides données qui peuvent être partagées au sein de l’industrie. Répondez aux sondages aussi souvent et aussi correctement que possible. L’information fournie vous aidera, vous et l’industrie entière. Nous nécessitons de vraies données pour prendre de vraies décisions dans ce monde changeant. Et il est plus évident que jamais que l’industrie est en changement 04  COLLISION QUÉBEC  COLLISIONQUEBEC.COM

ses constantes. Une de ces constantes et le besoin de continuer à former les gens. De nouvelles technologies nécessitent de nouvelles techniques, et les techniciens doivent rester à jour pour ne pas rester en arrière. C’est aussi simple que ça. Ce qui n’est pas facile est d’y accéder. Le manque de renseignements centralisés peut être un obstacle. Vous vous souvenez sans doute du Collision Repair Training Directory que nous avons publié il y a quelques années. Je suis fier d’annoncer que le Training Directory est de retour. Vous pouvez y jeter un coup d’œil au trainingmatters.ca. Le site est en version bêta, mais vous pouvez déjà voir qu’il s’agit d’un grand avantage.  CQ

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Collision Québec est une publication bimensuelle de Media Matters Inc., au service des intérêts commerciaux de l’industrie de la carrosserie. Les articles dans Collision Québec ne peuvent être reproduits sous aucune forme sans l’autorisation écrite de l’éditeur. L’éditeur se réserve le droit de refuser toute publicité et décline toute responsabilité pour les opinions et déclarations faites par les publicitaires ou les chroniqueurs indépendants. Tout fait, opinion ou déclaration présentés dans cette publication appartient uniquement aux rédacteurs et chroniqueurs et ne peut être d’aucune façon considéré comme étant des déclarations, opinions ou témoignages faits par l’éditeur. IMPRIMÉ EN BEAUCE, QUÉBEC, PAR SOLISCO IMPRIMEURS, ISSN 1707-6072 CONVENTION DE LA POSTE-PUBLICATIONS NUMÉRO 40841632 PORT DE RETOUR GARANTI Envoyez l’avis de changement d’adresse et copies non délivrés à : 186, rue Jean-Proulx, Suite 104, Gatineau, QC  J8Z 1V8

Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques du ministère du Patrimoine canadien.

Collision Québec est publié par Media Matters Inc., l’éditeur de :

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NOUVELLES

Desjardins offre maintenant des assurances en fonction de l’usage en Ontario, au Québec Desjardins Assurances a lancé une nouvelle assurance en Ontario et au Québec, nommée Ajusto. Un communiqué de Desjardins indique qu’Ajusto permet aux consommateurs de prendre le contrôle de leur rabais en assurance auto et d’économiser jusqu’à 25 % de plus sur leur prime, en supplément des rabais déjà existants. « Avec Ajusto, Desjardins Assurances contribue à changer le modèle traditionnel de l’assurance auto, fondé sur des caractéristiques communes telles que l’âge, le sexe ou le type de véhicule. Desjardins Assurances repousse les limites en proposant une assurance qui s’inspire des dernières tendances mondiales, basées sur les réelles habitudes de conduite propres à chaque conducteur », explique Mme Sylvie Paquette, Présidente et chef de l’exploitation de Desjardins Groupe d’assurances générales et Première vice-présidente et directrice générale, Assurance de dommages du Mouvement Desjardins. Pour déterminer le rabais auquel l’assuré a droit, le programme Ajusto analyse trois critères : la distance parcourue (jusqu’à 10 % de rabais), la quantité de freinages et d’accélérations brusques (jusqu’à 10 % de rabais), de même que le moment de la journée où le véhicule est conduit (jusqu’à 5 % de rabais). De plus, Ajusto n’entraîne pas d’augmentation du coût de l’assurance d’un client. Chaque client, à l’aide d’outils sécurisés en ligne, peut suivre et améliorer ses habitudes de conduite, puis voir l’impact de ces

dernières sur son rabais. Les données du tableau de bord sont mises à jour quotidiennement et soumises aux politiques de confidentialité les plus strictes. Le rabais est calculé sur une base mensuelle. « Nous nous engageons depuis de nombreuses années à offrir une protection sur-mesure, parce que chaque conducteur mérite une assurance qui lui est propre. Ajusto en est la preuve ultime, mentionne Denis Côté, Vice-président Commercialisation chez Desjardins Assurances. Comme le rabais Ajusto est ajouté aux rabais sur-mesure déjà offerts par Desjardins Assurances, le consommateur profite d’économies véritablement adaptées à sa réalité ». À peine plus gros qu’un téléphone cellulaire, le dispositif d’Ajusto s’installe facilement, sans l’aide d’un mécanicien, en suivant les instructions simples fournies dans le guide qui l’accompagne, lors de l’envoi du colis par la poste. Le programme Ajusto est offert gratuitement et sur une base volontaire, aux conducteurs du Québec et de l’Ontario qui possèdent une auto fabriquée à partir de 1998, à l’exception de quelques marques et modèles dont l’utilisation immédiate d’Ajusto est limitée par des contraintes pour lesquelles des correctifs sont en cours d’exécution. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le www. ajusto.com.

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Javier Torres

Cathy Russelle & Jim Shirtliff


NOUVELLES

FIX AUTO DÉCARIE, MATRIX COLLABORENT AU LANCEMENT CANADIEN DE MATRIX WAND Fix Auto Décarie devient l’un des premiers ateliers de carrosserie canadiens à acheter Matrix Wand, l’application de mesure électronique de Matrix. « C’est un outil exceptionnel, tout à fait unique », dit Nick Allegretta, copropriétaire de Fix Auto Décarie, qui gère l’atelier avec son père Gaetano. « Tous ses aspects ont été réfléchis. Lorsqu’on écrit l’estimation, tout y est. On a seulement besoin des paramètres de la voiture. » Le Matrix Wand est un outil d’imagerie 3-D qui aide les techniciens travaillant dans les ateliers de carrosserie à rapidement identifier les points endommagés d’un véhicule et à générer une meilleure documentation pour chaque travail. L’outil est muni de deux appareils photo numériques à chaque extrémité, lesquels sont combinés à deux écrans situés au milieu de l’appareil. L’appareil de 5 kg permet aux techniciens de rapidement prendre des photos et d’utiliser le logiciel fourni pour analyser les défauts structurels de tout véhicule. Allegretta dit qu’il est très facile d’apprendre à utiliser le Matrix Wand, notant que nombre de ses techniciens purent l’utiliser efficacement moins de trois jours après leur formation. Il dit que son polisseur et son démonteur ont appris rapidement et en sont les utilisateurs principaux à Fix Auto Décarie, ajoutant que le logiciel convivial est facile à utiliser. « Puisque vous pouvez prendre une photo, les dommages peuvent être vus immédiatement », dit-il. Où que vous soyez, tant que la lumière est favorable, vous pouvez prendre une photo. » Grâce à sa convivialité et à son habileté à simplifier les opérations, le Matrix Wand a déjà aidé Allegretta à améliorer le flux de travail de son atelier. « Mon cycle de temps s’est grandement amélioré et les assureurs ne paient que les dommages réels, car on a des preuves », dit-il, encourageant les autres propriétaires d’ateliers à acheter le Matrix Wand. « C’est une couche supplémentaire de sécurité pour protéger l’atelier. »

Le Matrix Wand mesure le haut du véhicule sans nécessiter de cibles.

Allegretta dit que le Matrix Wand est un bon moyen d’aider les ateliers à maintenir leurs documents, s’assurant que les réparations sont correctement documentées afin de protéger les ateliers de carrosserie et les assureurs. Ceci permet une estimation complète des dommages, et ce, dès le début de la commande, ce qui évite aux techniciens de trouver un dommage non détecté au milieu ou à la fin d’une commande. Il permet aussi de diminuer le risque qu’un client non satisfait revienne avec une réclamation frauduleuse. « Vous pouvez facilement identifier ce qui est mesuré, dit Allegretta. Tant que vous gardez vos photos, si un client revient se plaindre, vous avez les preuves nécessaires démontrant que le véhicule fut correctement réparé.” Allegretta est devenu un grand amateur du Matrix Wand, mais il dit qu’on doit en faire l’expérience en personne. « Le mieux est de l’utiliser », dit-il. Pour plus de renseignements sur le Matrix Wand, veuillez visiter le thematrixwand.com. Pour plus de renseignements sur Fix Auto Décarie, veuillez visiter le fixauto.com/decarie.

Uni-Select élimine plus de 600 emplois aux États-Unis operations Uni-Select a annoncé une restructuration de ses opérations américaines. Plus de 600 postes seront éliminés avec la fermeture ou la vente de nombre de magasins et de centres de distribution. L’entreprise s’attend à économiser 30 millions de dollars par année grâce à ces compressions. Les changements sont le résultat d’une étude formelle des stratégies potentielles, laquelle fut commencée en avril 2013, afin de trouver des valeurs supplémentaires pour les actionnaires de UniSelect. Un communiqué de Uni-Select indique que le Conseil d’administration considéra une grande variété de possibilités et conclut qu’une stratégie interne et un plan opérationnel, centrés sur les opérations américaines et conçus pour améliorer la rentabilité de manière importante, sont le meilleur moyen de maximiser la valeur des actionnaires. L’entreprise demeure engagée aux marchés secondaires canadiens et américains et s’attend à ce que sa présence croisse dans les secteurs de la mécanique et de la carrosserie.

08  COLLISION QUÉBEC  COLLISIONQUEBEC.COM

Au cours des dix dernières années, Uni-Select s’est grandement développé, faisant plus de 70 acquisitions. Cette expansion a permis à l’entreprise d’accroître ses activités, d’améliorer ses produits, d’accroître sa présence et de renforcer ses opérations. Par contre, un communiqué de l’entreprise indique que ceci signifie que son réseau doit être optimisé pour éliminer la redondance. Le plan d’action comprend une optimisation majeure du réseau de distribution américain et nombre d’améliorations opérationnelles qui amélioreront la rentabilité. Le plan d’action comprend la fermeture, le démantèlement ou la fusion de 48 magasins et la fermeture de 12 centres de distribution. Uni-Select optimisera son réseau de distribution en mettant l’accent sur de grands centres de distribution. Deux centres de distribution régionaux seront ouverts. La mise en œuvre du plan est en cours.


NOUVELLES

CARSTAR OUVRE UN NOUVEL ATELIER AU QUÉBEC AVEC CARSTAR ST-LIN CARSTAR est fier d’annoncer l’expansion de son réseau québécois avec l’ajout de CARSTAR St-Lin. CARSTAR St-Lin est situé au 985, route St-Isidore, au cœur de St-Lin-Laurentides, un endroit idéal pour offrir des services à la communauté de St-Lin et aux régions avoisinantes. Appartenant à un père et son fils, Jacques et Maxime Lajeunesse, CARSTAR St-Lin est géré par Jasmin Lajeunesse, qui apporte 16 ans d’expérience.

L’atelier CARSTAR St-Lin comprend six baies de travail et un stationnement pour 12 véhicules et répare aussi camions et motocyclettes. La décision de se joindre à l’équipe de CARSTAR est basée sur la réputation et l’image de marque de CARSTAR au sein de l’industrie. « Avec CARSTAR, nous avons maintenant les outils essentiels pour fournir le meilleur service », dit Jasmin Lajeunesse. Pour plus de renseignements, veuillez visiter carstar.ca.

CARSTAR St-Lin est le plus récent atelier du réseau CARSTAR à Québec.

Jasmin Lajeunesse gère le nouvel atelier CARSTAR à St-Lin-Laurentides.

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NOUVELLES

CARROSSIER PROCOLOR AIDE LES COMMUNAUTÉS Outre son don récent pour venir en aide aux résidents du Lac-Mégantic (voir page 10), Carrossier ProColor est, encore une fois cette année, venu en aide aux personnes dans le besoin. S’impliquant dans la Fondation Rêves d’enfants depuis 2008, ProColor a recueilli plus de 500 000 $ pour la Fondation grâce à diverses campagnes de financement, soulignant la grande générosité de ses franchisés et de ses partenaires. En effet, ils ont permis à 50 enfants souffrant avec des maladies mortelles de réaliser leurs rêves les plus chers. Lors de leur dernier congrès en mai, plus de 30 000 $ furent recueillis. Carrossier ProColor était aussi le fier partenaire distributeur de l’édition 2013 du guide routier Québec Country Road afin de recueillir des fonds pour la Fondation En cœur, une fondation aidant les enfants souffrant de problèmes cardiaques. Distribué au Québec et en France par l’intermédiaire de différents partenaires, le guide routier Québec Country Road se veut à la fois ludique, informatif et pratique, offrant une multitude d’informations à propos

des attraits country de dix régions touristiques du Québec. Illustré et tout en couleurs, il est offert avec un CD musical de 10 chansons (avec chorégraphies) réalisé par Peter Myles, l’un des principaux ambassadeurs de la chanson canadienne sur la scène country internationale. Cinquante pour cent des profits de vente furent donnés à la Fondation En cœur. Carrossier ProColor fut aussi le commanditaire d’une campagne de financement pour la Fondation des maladies du cœur: le Gala de la Robe Rouge qui a eu lieu en octobre 2012. Il s’agissait d’un événement fantastique qui commença avec un cocktail dînatoire pour près de 180 personnes et qui fut suivi d’une prestation exclusive de Marc Dupré devant près de 500 personnes. Plus de 27 000 $ durent recueillis lors de l’événement tenu pour la Fondation des maladies du cœur. Pour plus de renseignements sur Carrossier ProColor, veuillez consulter le carrossier-procolor.com.

GRANDE OUVERTURE DE CARROSSERIE PROCOLOR A25 La coupe du ruban pour officiellement ouvrir Carrosserie ProColor A25 à Montréal. De gauche à droite : Jacques Boisvert, directeur des opérations fixes, Circuit Ford Lincoln & Carrosserie A25; Chantal Rossi, conseillère municipale; Michel Charbonneau, VP Uniselect & ProColor; Denis Coderre, député fédéral; Sylvain Lamer, gestionnaire de l’atelier de carrosserie, Carrosserie A25; Peter McLean, président, Circuit Ford Lincoln & Carrosserie A25; Philip McLean, vice-président, Circuit Ford Lincoln & Carrosserie A25; Gilles Deguire, maire de Montréal-Nord; Clémentina TetiTomassi, conseillère municipale et Jean-Marc Gibeau, conseiller municipal.

À la fin du mois d’avril, Carrosserie ProColor A25 a accueilli plus de 400 intervenants de l’industrie à sa grande ouverture. Le nouvel atelier, membre de CSN Collision & Glass, est situé à Montréal-Nord. Le nouvel atelier, un centre de collision pour toutes les marques et tous les modèles, appartient aux propriétaires de Circuit Ford Lincoln. L’atelier de carrosserie était auparavant dans le même immeuble que le concessionnaire, mais le désir d’agrandir le concessionnaire fit en sorte que l’atelier de carrosserie dû aussi déménager et agrandir. « Nous voulions agrandir la salle d’exposition du concessionnaire», dit Peter McLean, président de Circuit Ford Lincoln. « Nous avons considéré diverses options, mais la meilleure solution était de déménager à un nouvel emplacement. » L’équipe de Circuit Ford Lincoln perçut ce défi comme une occasion en or. Le nouvel emplacement de Carrosserie ProColor A25 n’est plus à l’arrière du concessionnaire, mais à sa propre adresse dans un tout nouvel immeuble de 11 000 pi. ca. 10  COLLISION QUÉBEC  COLLISIONQUEBEC.COM

Pour plus de renseignements sur Carrosserie ProColor A25, veuillez visiter carrosseriea25.com.

Le nouvel atelier de Carrosserie ProColor A25.


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NOUVELLES

CARSTAR commandite les Alouettes de Montréal pour une autre saison CARSTAR Carrosserie & Vitres d’auto annonce son retour en tant qu’un des commanditaires principaux des Alouettes de Montréal. « Les Alouettes de Montréal sont fiers d’être partenaires de CARSTAR pour une autre saison. C’est une bonne combinaison, car les deux entreprises partagent les mêmes valeurs, notamment l’excellence et l’engagement communautaire. Nous avons hâte de travailler avec CARSTAR et nos admirateurs partout au Québec pourront tirer profit de ce partenariat  », dit Mark Weightman, directeur de l’exploitation des Alouettes de Montréal. Ce partenariat permet à

L’appui de CARSTAR représente un gros merci aux clients québécois et une célébration de leur croissance dans toute la province. Le premier atelier CARSTAR du Québec ouvrit en 1997. Aujourd’hui, l’entreprise a 43 ateliers québécois, dont 22 ont ouvert cette année.  «  Nous sommes fiers de notre expansion au Québec et nos partenaires s’engagent à renforcer leurs ateliers et à développer une image de marque forte et de confiance », dit Yves Robichaud, directeur régional de CARSTAR au Québec. Le partenariat représente aussi la vision de CARSTAR qui veut être là pour les communautés qu’il dessert partout au Canada. « C’était fantastique d’avoir les meneuses de claque des Alouettes au CARSTAR Lachute pour notre lave-auto national, une

CARSTAR d’atteindre tant les admirateurs que les clients. « Les Alouettes font partie de la culture et de l’histoire de la province. Nous en sommes conscients et nous y aspirons nous-mêmes, dit Lisa Mercanti-Ladd, première vice-présidente de CARSTAR.

collecte de fonds pour la fibrose cystique », dit Robichaud. L’équipe est un véritable exemple de partenariat communautaire, un trait important qu’ils partagent avec CARSTAR. Le partenariat de 2013 comprendra aussi une promotion en magasin, où un admirateur chanceux et six amis gagneront une soirée VIP avec le centre, Luc Brodeur-Jourdain et le secondeur, Marc Olivier Brouillette.  Pour plus de renseignements, veuillez visiter carstar.ca.

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Le réseau Carrossier ProColor vient en aide à la communauté de Lac-Mégantic C’est avec une grande fierté que Carrossier ProColor annonce qu’elle remettra un don de 5 000 $ en argent à la Croix rouge afin de venir en aide à la communauté de Lac-Mégantic durement éprouvée suite au déraillement du train de la MMA le 6 juillet dernier. « Nous croyons qu’il est de notre devoir de venir en aide aux personnes touchées par la tragédie qui a fait de malheureuses victimes, sans compter les dommages irréparables aux infrastructures et bâtiments de la ville de Lac-Mégantic. En offrant un don à la Croix Rouge, nous sommes très heureux de contribuer à la reconstruction de la communauté de Lac-Mégantic », déclare Michel Charbonneau, Vice-président, Développement des marchés de la carrosserie, comptes majeurs et marketing chez Carrossier ProColor. Le réseau Carrossier ProColor compte 144 succursales au Québec. Son alliance avec le réseau canadien CSN Collision & Glass en fait le plus grand réseau national avec plus de 280 ateliers de carrosserie au Canada. Le réseau Carrossier ProColor se caractérise par sa modernité, son service impeccable et sa recherche constante de l’innovation. Carrossier ProColor offre sans aucun doute le meilleur rapport qualité-prix sur le marché. Plus de détails sur le site Internet : carrossierprocolor.com.


NOUVELLES

Les Québécois aiment les voitures électriques Par Hayden Kenez D’après un sondage pancanadien effectué par la CAA, les Québécois sont les plus susceptibles d’acheter une voiture électrique. Le sondage dévoila que 42 % des Québécois pensent, ou sont prêts, à acheter un véhicule électrique. Les résidents de la Colombie-Britannique, quant à eux, sont partagés : 45 % disent qu’ils considéreraient acheter une voiture électrique. Malgré leur réponse positive aux véhicules électriques, les Québécois soulignent nombre d’inquiétudes reliées aux voitures électriques depuis leur émergence. Parmi les plus grandes inquiétudes des Québécois se trouvaient la fiabilité, le prix et la peur d’être à sec quelque part sans avoir accès à des stations de recharge. « Ces chiffres sont très révélateurs », dit Jeff Walker, viceprésident des affaires publiques de CAA. Ils démontrent que les Québécois ont plus confiance aux nouvelles technologies automobiles que les autres Canadiens. Par contre, les chiffres montrent aussi que les gens de l’industrie ont encore beaucoup de travail à faire avant que les consommateurs fassent le saut. »

Atelier montréalais victime d’une bombe incendiaire Les pompiers ont dû percer le toit en acier de Lux Auto pour éteindre le feu. Les pompiers ont dû percer le toit en acier de Lux Auto pour éteindre le feu.

Un atelier d’esthétique et de personnalisation situé à Repentigny, QC, a été la victime d’une bombe incendiaire en juillet. Les pompiers ont dû percer le toit de Lux Auto pour éteindre un feu que les autorités disent être criminel. Des officiers patrouillant ont vu le feu vers 3 h. Les pompiers ont combattu le feu pendant environ une heure avant de réussir à l’éteindre.  D’après les policiers, des preuves indiquent que la fenêtre avant de l’atelier a été brisée et qu’une bombe incendiaire a été lancée dans l’atelier. Une enquête est en cours.  Il s’agit de la sixième bombe incendiaire d’une entreprise locale de Repentigny au cours des dernières semaines.

AUTOMNE 2013  COLLISION QUÉBEC 13


QUI CONDUIT?

FAITESATTENTION Votre équipe doit savoir que VOUS savez qu’ils sont là.

Par Jay Perry

J

’ai de mauvaises nouvelles pour ceux et celles qui ne prêtent pas attention à leur personnel. Un sondage récent, publié par l’American Psychological Association démontre que… Seulement 39 % des employés croient qu’ils peuvent avancer dans leur carrière. Seulement 51 % des employés se sentent valorisés au travail. Seulement 46 % des employés se sentent adéquatement rémunérés. Seulement 43 % des employés sentent qu’ils reçoivent la reconnaissance qui leur est due.

reçoivent doit être égale, mais pas nécessairement la même. Par exemple, vous avez deux représentants, un Boomer et un employé de la génération Y. Que recherche le Boomer, que l’employé de la génération Y ne recherche pas? Probablement plus d’avantages comme des assurances supplémentaires. L’employé de la génération Y, quant à lui, pourrait donner plus de valeur à son temps, à un horaire flexible ou à plus de vacances. Peu importe la solution, la valeur de ce que chaque employé reçoit doit être la même. La partie la plus importante de cette approche est la communication et la transparence nécessaire

POUR CE QUI EST DE LA RÉMUNÉRATION, NOUS RECOMMANDONS UNE APPROCHE PERSONNALISÉE. Wow. Ce n’est pas plaisant pour le reste des employés lorsqu’ils doivent passer un tiers de leur journée à faire un travail qu’ils n’aiment pas, où ils ne sont pas valorisés, qui n’est pas assez rémunéré, etc. Où se situe votre équipe? Le savez-vous? Avez-vous déjà fait un sondage? Auriez-vous peur d’en faire un? Ça fait plus de 30 ans que je suis dans l’industrie et j’ai vu bien des choses pouvant faire en sorte que les employés se sentent ainsi : de l’oisiveté à des conflits de personnalités en passant par de l’ignorance de la part de l’employeur comme de l’employé. Un exemple d’ignorance est un employeur qui refuse catégoriquement que les travailleurs de la génération Y utilisent leurs appareils électroniques. En tant que Baby Boomer, il ne comprend pas leurs différentes valeurs et leur besoin d’être constamment en communication. Avec un peu d’éducation, de recherche et de coaching, il a pu voir la nécessité d’être flexible, de changer des politiques pour s’aligner à son équipe et de créer un meilleur environnement. Pour ce qui est de la rémunération, nous recommandons toujours une approche personnalisée, juste et équilibrée. Ceci signifie que si deux personnes font le même travail, la valeur de ce qu’ils 14  COLLISION QUÉBEC  COLLISIONQUEBEC.COM

pour montrer aux individus le respect dont ils ont besoin. Lorsqu’ils voient ce respect, ils se sentent appréciés et leur satisfaction au travail en est accrue. Une autre composante est l’équilibre en ce qui concerne la manière dont la rémunération est déterminée. Le marché influence ce que vous payez. Si le taux d’un ouvrier de base est de 14 $ l’heure, vous ne serez pas concurrentiel en offrant le salaire minimal. Je crois qu’un employé peut ajouter de la valeur à une entreprise et se démarquer des autres. Cette valeur, en plus de l’efficacité de l’employé, doit aussi être prise en considération. On le voit souvent quand un employé reçoit plus d’argent qu’un autre et que l’employé moins bien payé n’est pas rencontré pour trouver un moyen de lui permettre de gagner plus d’argent. C’est en faisant attention à ce genre de détails que vous resterez au volant de votre entreprise. CQ

Jay Perry est le fondateur et le propriétaire de Automotive Business Consultants (ABC), une entreprise de coaching se spécialisant dans l’industrie du service automobile. Son adresse courriel est jayperry@a-b-c-inc.com.


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Carlos et George Salsa, propriétaires de Fix Auto Verdun et Fix Auto Rosemont. 16  COLLISION QUÉBEC  COLLISIONQUEBEC.COM


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DES

Par Melanie Grondin

PIONNIERS AU QUÉBEC Carlos et George Salsa ont eu la vision d’être les premiers à se joindre au réseau Fix Auto.

A

lors que certaines personnes attendent de voir vers où tourne le vent avant d’agir, d’autres embarquent dans le bateau avant même que les amarres ne soient larguées. Les frères Carlos et George Salsa sont de ces derniers. En effet, leur atelier de Rosemont, jadis nommé Garage Azores, est devenu le tout premier atelier de carrosserie à se joindre au réseau naissant de Fix Auto. Ayant grandi dans le milieu automobile, Carlos et George Salsa ont toujours su ce qu’ils feraient dans la vie. En effet, leur père ouvrit un garage de mécanique à la fin des années 1960 et leur propre cheminement ne faisait aucun doute. « Je suis passionné des voitures. J’aime les autos et j’adore les réparer », s’exclame Carlos qui s’est joint à son père en 1979.

« Quand nous étions jeunes, mon frère et moi faisions de la course — de la course d’accélération. On a profité du garage : on y modifiait les voitures, on les réparait. » Et George, qui lui s’est joint à l’entreprise familiale en 1983, est bien d’accord : « C’est vraiment l’automobile qui me passionne. Je les aime de A à Z. C’était un choix de carrière facile avec la passion que j’ai pour elles. » Mais jamais Carlos et George ne se sont assis sur leurs lauriers. Au contraire, dès que l’occasion se présentait, ils n’hésitaient pas à aller de l’avant et à développer l’entreprise. Après avoir temporairement déménagé dans un garage plus grand en 1987, ils ont acheté un terrain à Rosemont et y ont construit le garage qui allait devenir Fix Auto Rosemont. « On avait un

Fix Auto Rosemont.

gros client dans les années 1980, Honda de Sigi, raconte Carlos. On faisait de la sous-traitance et ils vendaient beaucoup d’autos alors le garage à l’époque était beaucoup trop petit. Il avait une superficie d’environ 2500 pi2. On y était très serrés. Alors, on a acheté un terrain sur la rue de Lanaudière, à Rosemont, et on y est déménagé en 1991. » Mais avec un plus grand garage, Carlos et George avaient besoin de plus de clients. « On avait juste un gros client et deux compagnies d’assurance qui nous référaient du travail; ce n’était pas assez! » Et c’est à ce moment-là qu’est entré en jeu Jean Delisle, fondateur de Fix Auto. Carlos était entré en communication avec M. Delisle, qui était consultant à l’époque, pour lui demander de l’aider à trouver plus de clients. Mais M. Delisle avait une meilleure idée. AUTOMNE 2013  COLLISION QUÉBEC 17


EN COUVERTURE

Paulo Santos travaillant sur la voiture d’un client.

« Il n’y avait pas de franchises dans le domaine de la carrosserie, à l’époque », explique Mme Sophie Bourdon, gestionnaire marketing événementiel et promotionnel, qui travaillait auprès de M. Delisle aux tous débuts de Fix Auto. « Il y en avait dans le domaine de la restauration, mais pas dans la carrosserie, et il y avait vraiment un besoin. Pour preuve, dès la première année, nous avons eu 45 franchisés, mais Carlos et George sont les premiers à nous avoir fait confiance. Et cette confiance était réciproque. » Quand M. Delisle demanda à Carlos si une bannière l’intéressait, Carlos répondit que si c’était pour lui donner plus de travail, il dirait oui, mais il avait tout de même quelques inquiétudes. « Je lui ai dit : “Écoute, le Big Mac goûte pa-

DÈS QUE L’OCCASION SE PRÉSENTAIT, CARLOS ET GEORGE SALSA N’HÉSITAIENT PAS À ALLER DE L’AVANT ET À DÉVELOPPER L’ENTREPRISE.

Dirienzo Gennaro, membre de l’équipe de Carlos et George Salsa.

18  COLLISION QUÉBEC  COLLISIONQUEBEC.COM

reil, peu importe où on va, mais ce ne sont pas tous les carrossiers qui travaillent de la même manière.” Chez Garage Azores, on avait toujours donné de la qualité à nos clients. » Quand M. Delisle lui a assuré qu’il ne laisserait que les bons joueurs se joindre au réseau, Carlos a accepté de se joindre à la bannière Fix Auto. « Ça m’a rassuré, dit-il. C’est facile de détruire un nom, surtout qu’il fallait déjà le changer. » «  Au début, ce n’était pas facile, se souvient George. C’était difficile d’avoir des assureurs de notre côté. C’est M. Delisle qui a bâti la confiance entre les garages et les assureurs. On a fait un véritable investissement. » Depuis, Carlos et George n’ont jamais regretté leur décision. « On était le premier atelier Fix Auto, explique George, on a eu la vision d’avancer dans l’industrie. C’est pourquoi on est différent des autres ateliers. On est vraiment des leaders dans l’industrie. » En 1999, ils ouvrirent Fix Auto Verdun — où le fils de Carlos, David, est devenu gérant — et ils continuent aujourd’hui de voir grand. Après deux ateliers employant une quarantaine de personnes et offrant tous les services possibles, de la carrosserie à la mécanique, en passant par la peinture, l’esthétique et l’alignement, C arl o s e t G e orge ve u l e nt ag r and i r

l’entreprise encore une fois. « En ce moment, dit Carlos, on cherche à ouvrir un autre atelier sous la bannière Fix Auto, mais ce n’est pas facile de trouver des emplacements à Montréal. Et c’est plus exigeant d’opérer un atelier aujourd’hui, puisque nous faisons affaire à une clientèle de plus en plus renseignée. » Mais le secret de leur réussite les aide sans doute. «  Mon père m’a toujours dit : “dans la vie, c’est facile, il faut respecter le monde pour te faire respecter et il faut être honnête”, se souvient Carlos, et on a toujours suivi cette recommandation. Mon fils aussi la suit à Fix Auto Verdun. Je pense que les gens le voient quand on les respecte, quand on est honnête avec eux. On a toujours travaillé comme ça et je pense que c’est important. On a beaucoup de clients qui reviennent. » « Et puis on est de bons patrons, ajoute George. On a des employés de longue date, car on les traite bien. » Que ce soit grâce aux bons conseils de leur père ou à leur dur labeur, Carlos et George Salsa continuent de réussir. « Ils ont eu du flaire en se joignant au réseau Fix Auto et continuent encore aujourd’hui à grandir tout en faisant conf iance à l’équip e de s outien Fix Auto », de conclure Michel Bourgeois, vice-président, directeur général pour la région du Québec.  CQ


VISION MONDIALE

INSPIRER LE CHANGEMENT Par Mike Davey

Futurs modèles de succès à IBIS 2013.

Des séances et des présentations stimulantes ont captivé l’attention des 380 professionnels internationaux qui ont participé à IBIS 2013.

V

ous pouvez inspirer le changement à l’aide d’un leadership de type « relater, recadrer et répéter », de dire Paul Gange, président/directeur de l’exploitation de Fix Auto USA. Gange parla du moyen d’obtenir le meilleur des entrepreneurs lors du International Bodyshop Industry Symposium 2013. Cette année, IBIS accueilli 380 des professionnels les plus importants de l’industrie de la carrosserie, venus de 35 pays. Ils se sont rassemblés à Montreux, en Suisse, pour parler affaires, partager leurs connaissances et réseauter. Le magazine Collision Québec est le partenaire médiatique de l’IBIS. « Les employés engagés feront avancer la stratégie, mais ceux qui ont déjà abandonnés, abandonneront », a dit Gange. 20  COLLISION QUÉBEC  COLLISIONQUEBEC.COM

Le thème cette année était « Les modèles d’affaires de l’avenir : les stratégies du succès ». Offrant une gamme très variée de séances, David Lingham, directeur de l’IBIS, a dit aux participants : « Le contenu d’IBIS 2013 a tiré son inspiration de nombreuses personnes, de nombreux événements et de nombreux pays. Au cours de ces deux jours, nous allons voyager autour du monde. » Desmond D’Silva est le PDG de Assured Automotive, la plus grande société opérant multiples magasins au Canada. Un participant fréquent d’IBIS, D’Silva nota qu’IBIS peut aider à développer un point de vue mondial. « Il était intéressant de voir que, partout dans le monde développé, c’est notre modèle qui s’est le plus propagé, a-t-il

dit. Je sais que ça fonctionne pour nous au Canada, mais ça fonctionne aussi partout ailleurs. Les assureurs recherchent de l’uniformité et de l’autogestion, et nous l’offrons. » Michael Macaluso est le directeur de l’exploitation de CARSTAR Automotive Canada. C’était la première fois qu’il participait au congrès international. « Ça offre de bonnes occasions de réseautage et du très bon contenu. On peut voir ce qui se passe dans les marchés émergents et les marchés plus développés comme l’Allemagne et le R.-U. Les différentes régions apportent différentes perspectives pour les problèmes connus et les solutions trouvées. C’est bien de voir la place du Canada dans ce casse-tête », a dit Macaluso.


VISION MONDIALE

IBIS offre nombre d’occasions de réseautage. De gauche à droite : Lara Leal, Steve Leal de Fix Auto Canada, Bob Kirstiuk de Advantage Data Systems, Nickole Macauley, Jennifer Randles et Dave Hodges de Fix Auto.

L’animateur d’IBIS, David Lingham.

CETTE ANNÉE, À MONTREUX, EN SUISSE, IBIS A ACCUEILLI 380 DES PERSONNES LES PLUS IMPORTANTES DE L’INDUSTRIE.

De gauche à droite : Nick DiLuca de CARS Auto Collision~CSN, Darryl Simmons de Collision Repair magazine, Flavio Battilana de CSN Colision & Glass et Michel Charbonneau de Carrossier ProColor.

Michael Macaluso de CARSTAR et Bob Kirstiuk de Advantage Data Systems.

IBIS attire des intervenants des plus hauts niveaux. De gauche à droite : Sam Mercanti, PDG de CARSTAR Automotive Canada; Brock Bulbuck, PDG de Boyd Group; Desmond D’Silva, PDG de Assured Automotive.

Une connexion en direct a été établie avec les É.-U. pour parler avec le fondateur et le PDG de Solera, Tony Aquila, qui a développé une partie du programme. Aquila a dit aux participants : « On voit que les marchés BRIC (Brésil, Russie, Indie et Chine) se développent. Le Brésil semble immunisé contre la crise économique mondiale et continue de croître rapidement. » Un aperçu du marché chinois fut donné par Xiaolong Peng, directeur général de Longco et par Karen Fiest, présidente de KerenOr Consultants. La séance souligna la complexité du marché chinois, lequel est contrôlé par le gouvernement et basé sur un système de classes. « Il y a de nombreux ateliers qui réparent et peinturent les véhicules dans

la rue, a dit Xiaolong. Les réseaux deviendront populaires avec le temps. Les assureurs le demandent. » Le congrès a aussi compris des présentations de Brock Bulbuck, PDG de Boyd Group Income Fund; Chris Denison, fondateur de Ingenin; René Lang, viceprésident des ventes de l’Europe, BASF Coatings; Nina Nyman, gestionnaire du marché mondial, Mirka Finland; et bien d’autres encore. Les partenaires de l’événement étaient 3M, Audatex, AkzoNobel, Automechanika, BASF, Enterprise, Innovation Group, Quindell Portfolio plc et SunCorp Group. IBIS 2014 aura lieu à Barcelona, en Espagne, du 19 au 20 mai 2014. Pour plus de renseignements, veuillez visiter www. ibisworldwide.com.  CQ

Un point de vue réellement mondial est l’une des forces de l’IBIS. Grâce à l’expertise des intervenants clef et des penseurs de l’industrie venus de partout dans le monde, IBIS et ses participants ont des perspectives qui’ils ne peuvent trouver ailleurs. Comme nombre de ses participants fréquents l’ont mentionné, il arrive souvent que les défis auxquels nous faisons face ont été soulevés ailleurs dans le monde. S’ils résolvent le problème, nous pouvons alors copier leur solution. Sinon, on sait par où commencer.

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PRODUITS

LA FINITION Ces articles sont conçus pour économiser du temps, du matériel ou les deux. On ne peut surestimer l’importance de l’atelier de peinture. Le manque de soin coûte cher, peu importe l’étape de la réparation, mais son impact est des plus évidents à l’étape de la peinture. Le coût des matériaux de peinture a récemment augmenté, par conséquent tout ce qui peut aider à assurer que tous les matériaux sont vraiment utilisés pour réparer la voiture vous fera économiser à la longue. Au cours des pages suivantes, nous avons énuméré quelques-uns des systèmes de pointe actuellement disponibles. Il y a des cabines et des pistolets de peinture, mais nous avons aussi ajouté un article qui n’est ni l’un ni l’autre, mais qui promet de rendre ces deux articles plus efficaces et économiques. Comme toujours, veuillez faire vos propres recherches avant d’acheter quoi que ce soit. La présence d’un produit dans cette section ne constitue pas un endossement de la part de Collision Québec ou de son équipe.

Garmat

Blowtherm

La cabine de peinture à courant descendant 3000 Series est la cabine de pointe de Garmat. Elle a une circulation d’air supérieure et la luminosité la plus efficace du marché. Comme leurs clients le demandent depuis des années, toutes ces fonctionnalités sont standards. Une porte d’entrée d’une largeur de trois mètres, des lumières intérieures de quatre tubes et une cabine de huit mètres ne sont que quelques-uns des avantages de la 3000 Series. La cabine est faite de panneaux à emboîtement à double paroi, complètement isolés, enduits de poudre, durables et conçus pour prévenir la perte de chaleur. Les panneaux des murs et du toit sont isolés, permettant des opérations plus silencieuses, ce qui est toujours un problème dans un atelier occupé. La 3000 Series vient avec une filtration à trois étapes et les filtres de plafond sont conçus pour être facilement remplacés. Garmat utilise des gonds spécialement conçus. D’après l’entreprise, les ajustements verticaux et horizontaux permettent un bon alignement de la porte tandis que les œillets de nylon minimisent l’usure quotidienne. Les lumières sont placées au-dessus are placed above and below the beltine for optimum illumination.

Ça fait plus de 50 ans que Blowtherm s’est lancé dans le monde de la finition, mais l’entreprise continue d’innover. La nouvelle cabine de peinture, Extra, est conçue pour la finition de véhicules à passagers. Blowtherm dit que le tout dernier article, conçu pour l’opérateur exigeant, fut développé pour offrir des résultats exceptionnels et une grande productivité. Les caractéristiques comprennent un filtre et des lumières articulés pour un remplacement facile. Toutes les cabines Blowtherm, notamment la nouvelle Extra, peuvent être munies, en option, du système Blowpower. Blowtherm dit que le système Blowpower offre une performance extraordinaire en matière d’économie d’énergie, de meilleure productivité et d’impact environnemental. D’après l’entreprise, le Blowpower permet une attente plus courte entre les couches, un temps de cuisson plus court et le retrait plus rapide des composés volatils avant le début du processus de réticulation. Le récupérateur intégral de chaleur permet de faire des économies d’énergie importante, surtout en hiver. Puisque le cycle est plus court, Blowpower permet aussi à la consommation d’énergie est plus basse et une plus grande productivité.

3000 SERIES

> www.autoquip.ca

EXTRA

> www.flatlinessi.com AUTOMNE 2013  COLLISION QUÉBEC 23


PRODUITS

Global Finish Solutions

SATA

D’après Global Finishing Solutions, la cabine de peinture Performer fut conçue et construite avec le propriétaire d’atelier en tête. Bien qu’il s’agisse d’une cabine de peinture à bon prix, elle comprend toutes les caractéristiques clefs auxquelles on s’attend des cabines de peinture haut de gamme. L’entreprise dit que la cabine de huit mètres, isolée et à double paroi est la solution parfaite pour les ateliers de carrosserie de petite ou de moyenne taille. Les caractéristiques comprennent des panneaux isolés à double paroi, une porte d’entrée à trois volets, des lumières à quatre tubes, un système d’aération de haute performance, une porte d’entrée avec fenêtre, un panneau de contrôle AXIOM et un appareil de chauffage de 1200 BTU. La cabine a aussi des options de disponibles, notamment une configuration de passage, des lumières avec six tubes et un appareil de chauffage SpaceSaver, entre autres caractéristiques. Le Performer est aussi disponible avec un système de circulation d’air accéléré AdvanceCure, lequel permet une turbulence contrôlée dans la cabine lors des cycles de séchage et de cuisson.

SATA dit que le nouveau SATAjet 4000 B a été optimisé et a subi des tests pratiques intenses. L’entreprise dit que le résultat de ces tests est une ré p a r t i t i o n d e p u l v é r i s a t i o n douce, une ergonomie parfaite et une atomisation incroyable pour une excellente finition. Les avantages de ce design ergonomique sont un pistolet plus léger, une meilleure saisie et une plus grande précision. SATA a réduit son poids de 15 pour cent comparé au modèle précédant. De plus, le centre de gravité du pistolet est beaucoup plus bas. SATA mentionne aussi l’amélioration des contrôles. Avec un simple quart de tour du contrôle novateur, la répartition de la pulvérisation peut s’adapter à la forme de l’objet, ce qui entraîne une application plus sécuritaire et confortable. La nouvelle buse du SATAjet 4000 B a été améliorée pour satisfaire les normes des systèmes de peinture modernes. Le pistolet fournit un jet uniforme, peinturant de manière égale et douce. Le niveau de bruit a été réduit de 50 pour cent. Une plus grande précision de couleur et une distribution uniforme de peinture assurent un fini brillant et rapide.

PERFORMER

SATAJET 4000 B

> www. globalfinishing.com

> www.sata.com

Anest Iwata

NitroHeat

Il y a déjà deux versions à grand volume et à basse pression du pistolet Supernova de Anest Iwata, l’une pour l’enduit lustré et l ’ a u t re p o u r l a c o u c h e d e base. Les deux pistolets viennent avec une buse de 1,3 mm ou de 1,4 mm, selon la marque de peinture utilisée. La version pour couche de base est reconnaissable par un chapeau de couleur or. Mais, Anest Iwata a récemment ajouté un nouveau pistolet et a introduit le LS400H Supernova Hybrid qui utilise une technologie hybride. D’après l’entreprise, le nouveau Supernova Hybrid utilise la technologie d’atomisation, incorporant le meilleur de la technologie à grand volume et à basse pression. Le LS400H Supernova Hybrid respecte les normes en matière de pistolets à grand volume et à basse pression, car il maintient une pression dynamique de 10 psi, tout en accroissant la vitesse et la productivité. Le LS400H est aussi disponible en deux configurations, avec un chapeau or pour une atomisation grossière et un chapeau platine pour une atomisation fine.

NitroHeat est un système indépendant qui filtre l’air comprimé afin de fournir jusqu’à 98 pour cent d’azote pur, ce qui, d’après l’entreprise, est idéal pour la plupart des applications de peinture. L’azote est réchauffé jusqu’à 150 degrés Fahrenheit pour terminer le processus de réchauffement de l’azote et la rendre prête à être appliqué. L’air d’un compresseur a généralement de l’humidité, même après être séché. L’azote, par contre, est à la fois inerte et sans humidité. Parce que l’azote n’est pas humide, l’entreprise dit que l’application de la peinture est plus uniforme comparée à une application similaire utilisant l’air comprimé. NitroHeat dit que le résultat est un transfert de peinture supérieur et une finition de plus grande qualité, utilisant moins de matériel tout en fournissant une meilleure couverture. De plus, l’entreprise dit que le système NitroHeat aide au temps de séchage et diminue le temps de cuisson. NitroHeat offre un nombre d’options de financement.

> www.anestiwata.com

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Sur la route. Km 24

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Avril 2013

Mai 2013

Juin 2013

Juillet 2013

Bourse d’études avril 2013

Bourse d’études mai 2013 M. Stéphane Gaudette

Bourse d’études juin 2013 M. Daniel Roy

Bourse d’études juillet 2013

Mme Caroline Meloche et son équipe Fix Auto Châteauguay

Carrossier ProColor Tracy-Contrecoeur

Carrossier ProColor St-Eustache

MM. Denis Ruel, Yves Brisson Simon Bédard et Denis Harvey Promutuel Maison Mère, Québec

Bourse d’études avril 2013 Mme Sonia Milano ProColor Centre-ville

Bourse d’études mai 2013 M. Éric Masseau Lexus Laval

Bourse d’études juin 2013 M. Alain Turgeon, Mme Stéphanie Clermont et M. Eddy Humphreys

Bourse d’études juillet2013 M. Sylvain Perrier Longue Pointe Chrysler, St-Léonard

Honda de Laval

Janvier 2013

Février 2013

Mars2013

Août 2013

Septembre2013

Octobre 2013

Novembre2013

Décembre 2013

Bourses d’études ARPAC.COMM Au cours de 2013, Arpac.comm procédera chaque mois au tirage de deux bourses d’études d’une série de 24 qui seront tirées au hasard parmi les utilisateurs du site Internet Arpac.comm de recherches et de ventes de pièces usagées de véhicules. Chacune de ces bourses incluent 3 cours I-CAR au choix du gagnant. Les nouveaux utilisateurs d'Arpac.comm peuvent obtenir gratuitement un code d'accès et un mot de passe en s'inscrivant à l'adresse www.arpac.org/arpac.comm. Nous invitons tous les carrossiers, évaluateurs, estimateurs et experts en sinistres à s'inscrire Québec. La liste et le calendrier des cours I-CAR disponibles au Québec sont accessibles sur le site I-CAR www.i-car.ca

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QUESTIONS TECHNIQUES

Avec l’avancée technologique des véhicules, les outils de diagnostic sont devenus essentiels pour les techniciens.

Secure Standard Standard Sécurisé L’accès aux renseignements confidentiels des pièces originales redonne vie à l’industrie. Par Andrew Ardizzi

P

our terminer une commande de réparation, les techniciens nécessitent trois choses : des re ns e i g n e m e nt s , d e s pro grammes de correction et des outils spéciaux. La plupart des ateliers auront les programmes et les outils sous la main pour terminer le travail, puis les renseignements aideront les techniciens à comprendre comment un système précis fonctionne et quels outils/quelles méthodes correspondent à quel travail. Mais que se passerait-il si la connaissance était l’outil nécessaire pour bien performer, mais que vous ne l’aviez pas? Lorsque la CASIS fut lancée en septembre 2009, son objectif était d’offrir aux carrossiers un accès aux spécifications

clefs des pièces originales afin qu’ils puissent terminer les réparations. La CASIS a aidé à ouvrir le flot d’information pour les carrossiers et l’un de ses promoteurs, Dale Finch, PDG de la Western Canadian Automotive Business Association, est fier d’avoir réussi à l’obtenir pour l’industrie. « Ça fait un bout de temps que nous essayons de créer quelque chose comme la CASIS, raconte Finch. Nous avons pu rassembler tout le monde et sommes arrivés à une entente que tout le monde aime. » Depuis que la CASIS est devenue active au sein du marché secondaire, ce marché a grandement tiré profit de cet accès accru aux renseignements auxquels les concessionnaires ont accès pour terminer leurs réparations. Mais, parce que le Canada AUTOMNE 2013  COLLISION QUÉBEC 27


QUESTIONS TECHNIQUES

n’avait pas la structure nécessaire pour publier les renseignements confidentiels des fabricants, les paramètres en matière de la publication de renseignements confidentiels n’ont pas fait partie de l’entente de 2009 entre les fabricants de voitures et le marché secondaire. Finch comprenait la gravité de publier cette information et les étapes nécessaires pour s’assurer que ces renseignements confidentiels ne soient pas compromis. « C’est pourquoi nous avons dit que cette phase serait longue à terminer », dit Finch. Jason Kerr, le directeur des politiques et des communications d’AIA Canada, est d’accord que des mesures doivent être prises pour assurer la protection des renseignements critiques. « Ce n’est pas quelque chose qu’on pouvait mettre en œuvre immédiatement, car il n’y avait pas de base de données centrale pour enregistrer les utilisateurs autorisés », dit Kerr. Il n’y avait pas moyen de déterminer si un serrurier ou un professionnel de l’industrie devrait avoir accès à ces renseignements pour les bonnes raisons. » Entre en scène Vehicle Security Professional (VSP), une structure pour renseignements confidentiels qui assure que les professionnels du marché secondaire aient accès à tous les mêmes renseignements confidentiels qu’un concessionnaire. Le VSP est un système de partage de données conçu par les fabricants d’automobiles et la communauté des réparateurs de voiture indépendants en collaboration avec les assureurs et les policiers. Le résultat est un programme qui donne accès aux renseignements confidentiels d’une voiture tout en protégeant la sécurité des clients et l’intégrité des systèmes de sécurité automobile. John Norris, le directeur général de la CIIA, était un joueur clef dans le développement de VSP. Il croit que le marché secondaire tirera profit de cet accès complet aux renseignements. « Il y avait des problèmes dans tout le secteur. Si l’on avait besoin de codes de sécurité, de codes de sac gonflables, de codes pour réinitialiser les radios, même certaines des nouvelles technologies pour éviter les accidents, on ne pouvait pas les avoir », dit Norris au sujet des anciens problèmes auxquels les carrossiers faisaient face. Norris dit qu’avant les ateliers pouvaient uniquement réparer les véhicules jusqu’à un certain point, car leur travail 28  COLLISION QUÉBEC  COLLISIONQUEBEC.COM

était interrompu par le manque d’accès. Les ateliers devaient ensuite transporter le véhicule au concessionnaire pour que le travail soit terminé. Avec le lancement de VSP en octobre 2012, ce n’est plus le cas. « On peut maintenant le faire nous même. C’est fantastique », dit-il. Norris croit que ce sera encore plus important au fur et à mesure que les véhicules deviennent sophistiqués. Kerr est d’accord, indiquant qu’un nombre croissant de tech-

« VSP N’EST PAS BIEN CONNU DES CARROSSIERS. C’EST POURQUOI IL EST IMPORTANT D’EN PARLER. » – DALE FINCH

niciens trouve que les réparations sont liées aux systèmes de sécurité, une réalité dont les obstacles ont été retirés avec la venue de VSP. « Plus les véhicules deviennent compliqués, avec les ordinateurs et autres technologies, plus les techniciens travaillant au sein du marché secondaire et les carrossiers nécessitent des renseignements confidentiels, dit Kerr. Certains processus nécessitent des codes d’accès même si la tâche comme telle n’est pas liée à la sécurité. VSP permet aux techniciens d’aider leurs clients de manière comparable au service offert par les concessionnaires, ce qui leur permet d’assurer que les affaires restent dans l’industrie de la carrosserie. » Tous les joueurs impliqués – les fabricants, le marché secondaire, les policiers et les assureurs – voulaient s’assurer que tous les renseignements confidentiels étaient protégés. Ils ont fait en sorte que l’application pour devenir membres certifiés VSP était complète. Afin d’avoir les qualifications nécessaires, un serrurier, un

technicien en mécanique ou en carrosserie doit remettre une demande entièrement remplie, toutes les polices d’assurance et les licences pertinentes, les références d’affaires, etc., et ils doivent accepter de suivre une formation VSP si elle est offerte. Ça ne garantit tout de même pas la certification, car le processus comprend la vérification complète d’antécédents criminels. L a rigueur du pro cessus d’enregistrement aide à protéger contre les activités criminelles, car chaque professionnel reçoit un code d’identité unique. « Si un véhicule est volé et est réparé, les policiers ou les assureurs peuvent vérifier le registre pour l’identité de l’utilisateur qui a accédé aux renseignements du véhicule, dit Kerr. Votre numéro d’identité est unique, alors lorsqu’il est utilisé, il est enregistré dans le système et toute activité frauduleuse peut être retracée. » Kerr dit que cet aspect était critique pour avoir l’appui complet des intervenants. Norris dit qu’une sécurité élaborée était nécessaire pour rassurer les fabricants que leurs renseignements confidentiels seraient correctement traités. Toutes les parties comprenaient que les renseignements ne pouvaient être donnés à n’importe qui disant travailler au sein du marché secondaire. Avec VSP en place, ce marché peut maintenant faire concurrence aux concessionnaires. Ça a entraîné une croissance des commandes au sein du marché secondaire américain et canadien. « Au Canada et aux États-Unis, nous avons reçu 374 000 requêtes en 2012 de la part du marché secondaire. Ça fait 374 000 nouvelles factures que nous n’aurions pas générées autrement, dit-il. C’est une excellente occasion de réparer plus de voitures. » Finch dit que ça permet à plus d’ateliers d’accepter plus de travail, ce qui n’était pas possible avant VSP. « En tant qu’atelier ou serrurier, quand un véhicule a un problème de sécurité, vous pouvez obtenir les codes requis si le système est verrouillé, dit-il. Vous pouvez ensuite terminer le travail. Il y avait de nombreux ateliers ou serruriers qui devaient refuser du travail, car ils disaient : “Vous êtes mieux de l’envoyer au concessionnaire”. » Au final, Finch reconnaît Norris pour son travail dans le développement de VSP, disant qu’il a fait un travail extraordinaire.


QUESTIONS TECHNIQUES

Les techniciens nécessitent un plus grand accès à l’information pour faire face aux technologies émergentes.

« Il y a maintenant un choix. Avant l’entente, il n’y en avait pas, ditil. Avant la CASIS, il devenait évident que nous allions toujours devoir envoyer les voitures au concessionnaire. » Norris croit que c’est la raison pour laquelle VSP est essentiel, surtout avec l’évolution des technologies automobile. « Puisque de moins en moins de voitures viennent dans nos ateliers, qu’il y a moins de réclamations et d’activités et puisque de plus en plus de véhicules possèdent de l’équipement et des technologies spécialisés, les ateliers ne peuvent plus refuser du travail. Le programme VSP leur donne l’habileté de travailler sur des véhicules qu’ils refusaient avant », dit Norris. Vu la réalité du marché, Kerr croit que VSP n’aurait pu arriver à un meilleur moment. Le système ouvre la porte à une ère de plus grande concurrence au sein du marché secondaire, ce qui offre plus d’options aux clients en matière de réparation automobile. « Sans cette information, les entreprises œuvrant au sein de notre industrie

ne peuvent entrer en concurrence avec les fabricants automobiles et leur réseau de concessionnaires, lesquels avaient déjà cette information, c’est-à-dire les codes de réparation et les outils pouvant lire ces codes et pouvoir savoir ce que ça signifie, dit Kerr. Avant la CASIS, un atelier qui n’était pas concessionnaire aurait pris des heures pour réparer quelque chose manuellement parce qu’il n’avait pas accès aux mêmes outils diagnostic ou à l’information. » Même si VSP est crucial au marché secondaire, trop peu d’ateliers en connaissent l’existence. « Les ateliers ne font que découvrir ce tout nouveau processus au Canada. Si un atelier veut prospérer, il doit réaliser qu’un accès à des données de

réparation spécialisée pour réparer de l’équipement et les technologies est important, dit Norris. De plus en plus de voitures endommagées arriveront à leur atelier avec des besoins spécialisés. Par conséquent, l’accès aux données de réparation de VSP et leur ut i lis at ion s er a bientôt critique au bon fonctionnement de leurs affaires. » Avant VSP, un des problèmes primaires était le refus de travail à cause du manque des renseignements nécessaires pour terminer la réparation. Finch dit que maintenant le fait que les gens ne soient pas au courant peut être tout aussi dommageable. « Il y a tant d’ateliers qui ne peuvent toujours pas terminer le travail et qui disent : “envoyons-le au concessionnaire pour faire le travail”, et je crois que c’est une occasion manquée, car chaque fois que vous sortez le véhicule de votre atelier et l’envoyez ailleurs, ça ralentit le processus, surtout si le véhicule n’est pas complètement assemblé », dit-il. Finch croit qu’il est tout aussi dommageable pour les ateliers de ne pas être au courant du système et des technologies émergentes, surtout dans leur compréhension de la direction où s’en va l’industrie automobile en matière de technologie. « Je crois que le plus gros problème est de faire en sorte que les propriétaires d’atelier comprennent le côté électronique, dit-il. L”électronique est considéré comme faisant partie du côté mécanique, et de nombreux propriétaires ont gravi les rangs en tant que peintre ou carrossier. Ils n’ont jamais vraiment été exposés à l’électronique. Ils ne sont pas à l’aide avec ça et c’est un gros problème. » Il est donc impératif de se familiariser avec tous les aspects des affaires et de ne pas s’asseoir sur ses lauriers ou de se fier aux anciennes méthodes d’affaires. « VSP n’est pas bien connu des carrossiers. C’est pourquoi il est important d’en parler, dit Finch. De nombreux concessionnaires et de nombreux ateliers ne s’attaquent pas aux aspects électroniques. Ils manquent une belle occasion, non seulement de faire du profit, mais aussi de raccourcir leur temps de cycle et bien mieux contrôler le travail. »  Pour de plus amples renseignements, veuillez visiter le www.vehiclesecurityprofessional.ca.  CQ AUTOMNE 2013  COLLISION QUÉBEC 29


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QUESTIONS TECHNIQUES

Il est important de s’assurer que tout le monde est sur la même longueur d’onde lorsque vous créez ou suivez des procédures opérationnelles normalisées.

STANDARDISER LA COLLABORATION Gestionnaires et employés doivent collaborer lors de la création de PON. Par Andrew Ardizzi

L

a simplification des opérations est l’une des clefs faisant en sorte qu’une entreprise demeure fonctionnelle. Il faut aussi s’assurer que tout fonctionne aussi efficacement que possible. En ce qui concerne le temps de traitement d’un atelier, des procédures inefficaces combinées à un grand nombre de réclamations peuvent créer plus de problèmes que nécessaire. C’est à ce moment-là qu’il faut des PON. « En tant que réseau, il est crucial de s’assurer que tout est fait de manière uniforme et répétable », dit Jay Hayward,

vice-président des opérations à CSN Collision & Glass. « La standardisation est nécessaire afin d’assurer que tout le monde, gestionnaires et employés, est sur la même longueur d’onde. » CSN Collision & Glass possède plus de 280 ateliers partout au Canada, ce qui, d’après Hayward, rend les PON nécessaires pour faire en sorte que tout le monde travail dans le même sens. « Nous avons des PON au niveau de l’organisation et des PON solides au niveau des ateliers, dit Hayward. Au niveau de l’atelier, par exemple, il est crucial d’inscrire le client et d’examiner les dommages an-

técédents d’un véhicule afin de s’assurer que tout est documenté et que toutes les parties sont d’accord. Ceci permet d’éviter tout problème potentiel plus tard. » Hayward dit que les PON aident à faciliter la communication et rendent les attentes claires et honnêtes afin de créer une expérience uniforme pour la clientèle. Dave Miller, président de Fix Auto Abbotsford — et de sept autres ateliers en C.-B. et en Alberta — dit qu’il est très important de suivre les PON, car une seule omission peut retarder la commande, ce qui retarde ensuite d’autres commandes et bloque le bon fonctionnement de l’atelier. AUTOMNE 2013  COLLISION QUÉBEC 31


QUESTIONS TECHNIQUES

QUATRE ÉTAPES STEVE TRAPP dit qu’il y a QUATRE ÉTAPES nécessaires pour mettre en œuvre et mettre à jour des PROCÉDURES OPÉRATIONNELLES NORMALISÉES (PON) au travail.

DÉVELOPPEMENT Lorsque vos employés et vous concevez des PON, vous devez travailler ensemble pour identifier les éléments clefs. Il est crucial de se demander quelles sont les problématiques auxquelles l’atelier fait face. Il est important d’identifier les aspects de votre atelier qui fonctionnent bien (activités à valeur ajoutée) contre les activités sans valeur ajoutée. Lorsque vous concevez les PON, vous devez vous demander si les PON amélioreront l’efficacité de l’atelier ou lui permettront de garder les fonctions actuelles. Ensuite, identifiez les problèmes clefs — ce qui est inefficace — et trouvez comment vous débarrasser du gaspillage. « Sur quoi devriez-vous vous concentrer? Les choses qui peuvent être le plus améliorées, dit Trapp. Il faut surtout chercher le gaspillage au sein de votre processus et ce qui aura un plus grand impact sur votre rentabilité si vous l’améliorez. »

DÉFINIR UN STANDARD DE QUALITÉ Après que les gestionnaires et les employés se soient rassemblés pour discuter, ils doivent définir un standard de qualité de base pour commencer. La définition de ce standard et la détermination du moyen de l’atteindre font suite à la découverte des aspects inefficaces et de la manière dont vous allez les résoudre. Avec notre objectif en tête, la définition de standards vous aide à faire avancer le processus. Parlez à vos employés, développez les standards ensemble et ça va fonctionner.

ATTENTION AUX DÉTAILS Des réunions régulières avec le personnel afin d’identifier ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas vous aideront à peaufiner votre PON, et ce, grâce aux commentaires des employés. Il est important de se souvenir de mettre l’accent sur les endroits où le processus échoue et non où un employé peut échouer. Le but de ces réunions devrait être de trouver des moyens de rendre les opérations les plus efficaces possible. Faites un plan de l’état actuel de l’atelier et trouvez ce qui fonctionne et ce qui doit être changé. Trouvez comment le client tirera profit de ces modifications au processus. Demandez-leur de se concentrer sur les endroits où il y a du gaspillage et aidez-les à trouver un moyen d’améliorer leur travail.

PILOTER, TESTER, AUDITER, RÉPÉTER Les PON doivent toujours évoluer. Une réévaluation régulière vous aide à toujours garder le flot de votre atelier en tête afin de vous assurer que l’expérience du client est au mieux. Les PON ne peuvent être théoriques et doivent être mises en pratique afin que vous puissiez découvrir les endroits où le travail ne fonctionne pas. « L’idée est de piloter le projet, puis d’ajuster au besoin », dit-il. En règle générale, Trapp croit qu’une formule facile à suivre lorsque l’on conçoit de PON et qu’on les met en œuvre est de les planifier, de les tester, puis de les ajuster pour se conformer aux réalités de l’atelier.

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« Les PON sont centrales. Si vous sautez une étape, il y aura un problème de production, dit Miller. Les gens doivent les suivre et y adhérer sans déroger. Tout s’écroule s’ils ne le font pas. » Une des PON de Miller, à Fix Auto Abbotsford, met l’accent sur le temps d’attente et assure que tout est vérifié avec le client, et ce, dès le départ, afin que le client et l’atelier sachent ce que le travail comprend. C’est aussi un grand avantage pour l’atelier. « C’est la clef, dit-il. Vous vous occupez de tout dès le départ et vous vous assurez de vos estimations, de vos pièces et que tout ce que vous avez fait est exact et complet. Lorsque le véhicule entre en production, il est prêt. » La question est : comment les mettre en œuvre? Steve Trapp, gestionnaire des programmes à DuPont Performance Services, dit que l’important est de s’assurer que lorsque vous créez des PON les employés font partie du processus, car ils sont le moteur qui fait fonctionner le tout. « Il est important qu’ils fassent partie du processus », dit Trapp, sentant que le meilleur moyen de faire participer les techniciens est de leur demander de faire des suggestions lors de la création de PON. « S’ils l’écrivent, ils vont la suivre, car ils vont la comprendre. » Hayward dit que les meilleures personnes pour développer des PON sont généralement les techniciens qui comprennent la réalité de l’atelier. « Je crois sincèrement que ça commence par le personnel. Ils ont déjà l’expérience et le savoir-faire, et, généralement, ils ne réagissent pas aussi bien aux PON imposées qu’aux PON auxquelles ils ont participés », dit Hayward, qui croit que la collaboration entre gestionnaires et techniciens est essentielle à la conception de PON. « Je ne le ferais jamais différemment. Chaque fois que nous avons mis en œuvre un processus, les meilleurs résultats sont toujours obtenus après des collaborations. » Hayward croit que toutes les parties doivent y croire. Lorsque l’engagement s’affaiblit, cela ralentit l’habileté des techniciens à fournir les résultats requis pour réussir. Hayward indique, par contre, qu’au d é p ar t , l e s P ON p e uve nt d é r ange r l’efficacité et le flot de travail des ateliers. Mais lorsque tout le monde est d’accord, cela devient routinier. Selon Trapp, le flot de l’atelier est crucial – c’est le but des PON. Il dit qu’avoir


QUESTIONS TECHNIQUES

des PON en place satisfait les besoins structurels d’une personne, aide à améliorer l’efficacité des techniciens et, par conséquent, rend les opérations de l’atelier plus fonctionnel. « Un meilleur flot signifie plus de travail et plus d’argent. Le flot est meilleur lorsqu’il y a moins de voitures sur les lieux, dit Trapp. Faites le travail assigné avant de penser à du nouveau travail et assurez-vous que les voitures sortent pour limiter le nombre de véhicules dans l’atelier à la fois. » Trapp explique que le développement d’une PON spécifique à une tâche peut rendre l’atelier plus efficace, et ce, simplement en gardant l’atelier organisé. Vu l’importance des outils, on ne peut jamais mettre assez d’insistance sur le fait qu’ils doivent être au bon endroit et qu’ils doivent être rangés de manière organisée. « L’utilisation du bon outil rend le processus plus efficace », dit Trapp, notant que la PON concernant l’utilisation d’outils doit aussi être précise et concise. Il dit que l’utilisation du mauvais outil créera une certaine inefficacité. L’efficacité est la chose la plus importante, tout comme la perfection à chaque étape du processus, afin de s’assurer que tout fonctionne sans hic et que chaque véhicule est réparé et retourné à son propriétaire. Au final, peu importe la PON, Hayward dit qu’elles doivent représenter les réalités de l’atelier — ce qui se passe réellement dans l’atelier. Elles ne peuvent être imposées par les gestionnaires et elles ne peuvent être perçues comme des commandements immuables. Elles doivent d’abord et avant tout évoluer pour concorder aux réalités actuelles et Hayward dit que tout le monde, des gestionnaires aux employés, doit s’engager à son amélioration. Trapp dit qu’en travaillant ensemble et qu’en restant engagés à l’amélioration des processus, des employés peuvent facilement développer des PON efficaces. Tout découle de la communication entre les gestionnaires et les employés afin que les deux parties puissent mieux cerner leurs préoccupations. « Que devons-nous changer et qu’estce qui aura un plus gros impac t? » demande Trapp. En ce qui concerne l’efficacité, Trapp dit qu’il faut demander aux employés de leur dire là où il y a du gaspillage. Après qu’une PON est créée, il ne reste qu’à la mettre en œuvre et à la tester.

Un plan détaillé est souvent une partie clef d’une PON. Elle permet aux techniciens de déterminer l’étendue des dommages avant de passer aux prochaines étapes.

« Allez-vous toujours réussir parfaitement? Non. Vous allez probablement devoir l’ajuster », dit-il. Trapp ajoute que la création de PON n’est pas une science, mais qu’un bon point de départ est de mettre l’accent sur l’expérience du client et de simplifier les fonctionnalités de l’atelier. « Demandez-vous à quoi le client s’attend de ce processus tant à l’interne qu’à l’externe, dit Trapp. Si votre PON ne satisfait pas les attentes du client, c’est une mauvaise procédure. Les PON doivent être conçues avec cela en tête. » Hayward est d’accord. « L’état d’esprit change quand on se concentre sur l’amélioration de l’expérience du client et sur le meilleur moyen d’y arriver. Le monde change et l’on doit adapter les processus pour s’assurer que l’expérience du client reflète ces changements. » Le développement — et le redéveloppement — de PON est un processus sans fin. Il est important de comprendre qu’aucune méthode n’est parfaite et qu’elle puisse nécessiter des modifications selon les circonstances, le

développement continu, la formation, les tests et les audits. Miller est d’accord et ajoute qu’il est crucial de gérer sans arrêt et d’être au courant de ce qui se passe dans l’atelier. Ainsi, si un problème a lieu au cours de la production, il peut être réglé. « Nos PON et nos énoncés de mission sont clef, dit-il. Nous y retournons sans cesse et en chantons les louanges. » Miller maintient que les PON doivent toujours être en développement et qu’il peut être long de développer celles qui vont fonctionner pour vos clients et votre atelier. « Ça prend du temps et nous travaillons sur les nôtres depuis des années. Elles continuent d’évoluer », dit-il. Dès que vous trouvez le point de départ, tout le reste — le flot, l’efficacité et la satisfaction du client — tombe en place. Mais il faut toujours réévaluer. « Vous devez documenter ce que vous faites en réalité, en ce moment, dit-il. Ensuite, vous vous demandez s’il y a un meilleur moyen. »  CQ AUTOMNE 2013  COLLISION QUÉBEC 33


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le fabriquant d’aluminium Alcoa s’attend à tripler ses ventes de feuilles d’aluminium aux fabricants d’automobiles d’ici 2015. L’aluminium est passé d’un matériel utilisé uniquement dans le marché haut de gamme au marché de masse. D’après Randell Scheps, directeur de marketing automobile mondial d’Alcoa, on s’attend à ce que l’utilisation nordaméricaine d’aluminium pour les châssis de voitures quadruplera d’ici 2015. Alcoa croit aussi que l’utilisation d’aluminium pour d’autres parties du véhicule croîtra au cours de la même période. Scheps a aussi dit que ces projections sont aussi près de la

a pas beaucoup pour commencer. Même si l’on quadruple la quantité d’aluminium utilisée, il n’y aura qu’un petit nombre de voitures en aluminium sur les routes. L’acier avancé à haute résistance (AHSS) va probablement continuer à dominer le marché. C’est vrai, le coût de l’aluminium chute, tout comme le poids des structures en AHSS d’ailleurs, mais ce ne sont pas que les problèmes d’attaches et de façonnage qui augmentent le prix de l’aluminium. Le minerai d’aluminium est plus rare que le minerai d’acier et il est généralement plus difficile d’en extraire ce qu’on veut. Le design initial du FutureSteelVehicle (FSV) de 2011 a réussi à réduire le poids de

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réalité que possible, puisque les véhicules sont déjà conçus. Pour de nombreux fabricants, l’avenir est fait d’aluminium. Mais l’acier n’est pas pour autant une chose du passé. WorldAutoSteel a publié des études suggérant que les structures en acier de l’avenir peuvent être aussi légères que les châssis en aluminium d’aujourd’hui, et ce, tout en respectant toutes les normes de collision et en demeurant à un prix comparable à celui des structures d’acier actuelles. Le coût a toujours été l’un des problèmes de l’aluminium. Une partie de ce coût, du moins en ce qui concerne les voitures, est dû aux attaches mécaniques et aux soudures exigeantes en main-d’œuvre utilisées pour la fabrication des pièces. Pour y remédier, Alcoa a développé sa technologie « 951 ». Il s’agit d’un prétraitement qui permet aux fabricants d’utiliser des produits adhésifs. Ceci explique pourquoi Alcoa croit à la croissance d’utilisation d’aluminium. Bien que le nombre de voitures en aluminium accroîtra dans un avenir rapproché, il ne faut pas oublier qu’il n’y en

35 %. Depuis, ils l’ont diminué de 39 %. Le châssis FSV optimisé ne pèse que 176,8 kg. Ceci rend le FSV égal à de nombreux designs en aluminium. Et la structure FSV ne « triche » pas. Elle est conçue pour porter des motopropulseurs électriques plus lourds, elle équivaut les véhicules (à moteur à combustion interne en aluminium) les plus légers et égale d’autres designs utilisant d’autres matériaux. L’AHSS a un avantage que les autres matériaux n’ont pas que personne ne mentionne. Les fabricants de voitures essaient surtout de nouveaux matériaux pour respecter les normes d’émissions plus strictes. La production d’AHSS génère peu d’émissions. Ne devrions-nous pas penser aux émissions résultant de la production et non seulement des véhicules? CQ Mélanie Grondin est la rédactrice de Collision Québec. Elle est aussi propriétaire des Solutions Documens. melanie@ documensolutions.com.


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