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PROCHAINEMENT

CHÂTEAUVALLON.COM

LES NUITS FLAMENCAS– Danse 11ème édition- direction artistique Juan Carmona Vendredi 28, samedi 29 juillet 2017 à 22h00 Amphithéâtre de plein air

INITIATION À LA SÉVILLANE BAL SÉVILLAN

Rendez-vous incontournable de la saison estivale de Châteauvallon, les Nuits Flamencas sont très attendues de tous ceux qui ont le flamenco à fleur de peau. La 11e édition, concoctée par Juan Carmona, créera l’événement en accueillant Eva Yerbabuena !

— DURÉE — SPECTACLE —

22H00 1h30 avec entracte

CARMEN Johan Inger

Le 28 juillet sera une occasion rare de voir cette figure majeure de la danse flamenca accompagnée d’un ballet et de cinq musiciens dans son spectacle Carne u Hueso. Le 29 juillet, dans la plus pure tradition des tablaos, Casa Patas reviendra au théâtre couvert avec sa dernière création nous faisant vibrer aux rythmes séculaires d’un flamenco in vivo. La soirée se prolongera dans l’amphithéâtre en plein air avec Latent de Jose Maya, voyage original dans les profondeurs de l’âme d’un danseur flamenco qui accompagne Keith Richards, Björk ou Beyoncé ! Comme toujours, Juan Carmona libère l’image du flamenco de ses résonances folkloriques pour en offrir le meilleur visage.

VENDREDI 21 ET SAMEDI 22 JUILLET 2017

DATE(S)

HORAIRE(S)

VENDREDI 28 JUILLET À partir de 19h00 _____________________

DANSE

GENRE

— MENTIONS —

AMPHITHÉÂTRE


CARMEN Directeur artistique José MartÍnez 22 danseurs Chorégraphie Johan Inger Assistante Chorégraphie Urtzi Aranburu Musique Georges Bizet et Rodion Shchedrin Musique originale additionnelle Marc Álvarez Éditeur original de l´oeuvre musicale Carmen Suite, Bizet-Shchedrin Musikverlag Hans Sikorski, Hambourg Costumes David Delfín Dramaturgie Gregor Acuña-Pohl Scénographie Curt Allen Wilmer (AAPEE) Assistante Scénographie Isabel Ferrández Barrios Lumières : Tom Visser

Qui mieux que la Compagnie nationale de danse d’Espagne pour épouser le tempérament passionné et fougueux de Carmen ? Surtout quand son directeur José Martinez confie la chorégraphie à un homme venu du Nord, Johan Inger, chorégraphe associé au prestigieux Nederlands Dans Theater ! Revisitant le mythe sans jamais le trahir, le chorégraphe suédois déplace savamment le cadre originel du roman - l’usine de tabac, les abords de Séville et les montagnes de Ronda - dans une banlieue délaissée, et centre son propos sur la violence au travers du regard pur d’un enfant. Dress code intemporel en rouge, blanc et noir ; jeu de miroirs démultipliant les silhouettes à l’infini ; spectre lumineux précieux entre éclats colorés et ombres noires : l’alliance du chaud et du froid donne un nouveau souffle au ballet qui redouble d’énergie et de volupté. Plus que jamais Carmen est une héroïne libre, courageuse, contemporaine… voire même une personnalité apocalyptique.

Depuis 1875, date à laquelle Georges Bizet présente l’opéra qu’il a tiré de la nouvelle de Prosper Mérimée, Carmen n’en finit pas d’inspirer metteurs en scène, cinéastes et et chorégraphes. En 1939, Ruth Page chorégraphie «Guns and Castanets» et mêle danse classique et modern dance et place l’intrigue pendant la Guerre Civile d’Espagne. En 1949 à Londres, La Carmen la plus connue fait son apparition, celle de Roland Petit. Il rencontra un immense succès, dû à une chorégraphie audacieuse, à une très belle scénographie, et surtout à l’interprétation de Carmen par Zizi Jeanmaire. Avec Antonio Gades en 1983, l’héroïne retrouve ses terres d’origine avec le flamenco et Carmen est avant tout une femme libre. En 1992, la Carmen de Mats Ek est aussi exubérante que troublante : Ana Laguna est la première formidable interprète de ce rôle. Toujours un cigare à la bouche, elle est pleine de morgue et d’insolence. Toute une série de Carmen se succèdent : «Car Men» court métrage burlesque en noir et blanc de Jiri Kylian, «Carmen» de Dada Massilo, mêlant danse zoulou, flamenco et danse contemporaine, puis d’autres encore comme celles de John Cranko, Matthew Bourne, avec toujours un même enjeu pour les chorégraphes comme pour les interprètes : le personnage complexe et mythique que Carmen représente.

Lorsque Johan Inger a reçu la commande de la CND de monter une nouvelle version de Carmen, lui étant suédois et Carmen une œuvre à fort caractère espagnol, il s’est retrouvé face à un énorme défi, mais également face à une grande opportunité. Son approche à ce mythe universel devrait apporter quelque chose de nouveau. C’est pourquoi Inger a décidé de se centrer sur le sujet de la violence, en s’y approchant à travers un regard pur et non pollué… celle d’un enfant. En partant de ce point de vue, Inger crée un personnage, qui implique le fait que nous soyons témoins de tout ce qui se passe, à travers ses yeux innocents, en même temps que nous contemplons sa propre transformation. Johan Inger a été primé au Benois de la Danse 2016 pour sa chorégraphie Carmen créée pour la CND.

Extraits de presse ___________________________________________ La force de cette Carmen est d’être revisitée à l’aune de notre temps : l’héroïne est une femme d’aujourd’hui libre et courageuse, les montagnes de Ronda ressemblent à des banlieues défavorisées, les militaires se transforment en cadres supérieurs et le torero devient une star de cinéma. La compagnie est impressionnante de sensibilité et de virtuosité. On est touché de voir avec quelles liberté et énergie les danseurs se sont appropriés ce mythe de la culture nationale. France culture

Conduite par José Martínez la Compagnie Nationale de Danse d’Espagne est une troupe impressionnante de virtuosité et de sensibilité. Elle a confié le soin à Johan Inger de présenter une Carmen fougueuse et passionnée, à la hauteur de cette oeuvre universelle où l’amour et la mort se rencontrent. C’est un plaisir de constater que José Martínez a su enrichir le répertoire de la CNDE tout en lui donnant une identité.

Le journal du blog festival de danse cannes

Il y a, dans ce personnage, un certain mystère, il pourrait s’agir de n’importe quel enfant, cela pourrait être Don José enfant, la jeune Micaëla, ou le fils pas encore né de Carmen et José. Il pourrait même s’agir de nous-mêmes, avec notre bonté primitive blessée par une expérience avec la violence qui, même brève, aurait eu une influence négative dans nos vies et dans notre capacité de nous lier avec les autres pour toujours. ----------------------------------------------Johan Inger

La Compagnie Nationale de Danse

Dirigée depuis 2011 par José Martínez, Étoile du Ballet de l’Opéra de Paris, la formation espagnole est arrivée au cours de ces trois années à se transformer en une référence de versatilité, force et jeunesse. Ses danseurs dégagent énergie et envie sur la scène et sont capables d’aborder avec succès un classique de Petipa, ou une pièce de Balanchine, en passant par la difficulté technique de Forsythe, l’élégance de Kylián, l’émotivité de Mats Ek ou la capacité interprétative du langage d’Ohad Naharin. Avec l’arrivée de José Martínez, la CND travaille un répertoire oublié depuis vingt ans, tout en regardant vers le futur avec des pièces avant-gardistes et contemporaines qui mélangent sur la scène, la danse, la vidéocréation, la mode, la musique originale, l’art et la poétique. En à peine trois ans, la CND s’est transformée en une compagnie du XXIe siècle qui aborde des titres classiques, sans laisser de côté les grands chorégraphes du XXe siècle, qui continuent à avoir une place très soulignée dans sa programmation.

2017, 21 and 22 JULY. CHÂTEAUVALLON (FR) CND program CARMEN  
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