Projet urbain
Cotière de l’Ain plus autonome
Etude urbaine en lisière de la métropole lyonnaise
Semestre 5 ENSAL
La zone d'étude est située à proximité de la métropole de Lyon, s'étendant sur plusieurs communes. Les premières constructions se sont installées en pied de coteau, préservées des crues du Rhône, à proximité des sources et terres fertiles. Le phénomène de métropolisation a engendré une mutation profonde de la côtière. L’étalement vers le sud accompagna l’arrivée successive des différents axes de transport, et l’assèchement du lit majeur du Rhône.
La dépendance à la métropole est croissante. Ce territoire rural à dominante agricole s'est progressivement transformé en espace périurbain aux activités fragmentées. C’est un territoire discontinu et diversifié qui se dessine. Des plaques monofonctionnelles se sont formées contraignant les habitants à de nombreux déplacements. Cet espace doit être repensé de manière systémique et la proximité doit naître de ces changements.
zone pavillonnaire
espace boisé hydrographie
corridors écologiques
zones industrielles et commerciales
Centralités existantes
Nouvelles centralités
voies partagées réseau pédestre gares existantes nouvelles gares
St Maurice de Beynost Beynost Miribel La Boisse Montluel Dagneux Thill NiévrozUne densification douce doit être opérée, pour répondre aux besoins démographiques plus larges, métropolitains, de redistribution de la densité, mais aussi de création de proximité.
Le plan d’intention permet ainsi d’organiser les divisions parcellaires ou la construction de petits collectifs. Le comblement des dents creuses n’est pas systématique, afin de préserver les respirations, les trames vertes.
Ces espaces contribuent aussi au développement de modes de vie plus durables. Le percement de nouvelles voies, la liaison des impasses existantes va permettre de mieux mailler le secteur, et contribuer de la sorte à rapprocher les personnes, les services, les lieux.
La suite de l'exercice consista à identifier dans cette vaste zone des lieux permettant d'amorcer ces changements. Saint Pierre se situe entre le centre historique de Beynost, et celui de Saint-Maurice, autrefois un simple hameau le long de la rue centrale. L’établissement français du sang s’est installé autour d’une ancienne ferme en 1958. Le site est inoccupé depuis sa fermeture en 2015, et est destiné à être détruit. Le site s'est construit par ajouts successifs formant aujourd’hui une composition hétéroclite.
Contre projet, la réhabilitation de l’ilot de l’ESF permettrait de générer et diversifier l’activité dans cette zone essentiellement résidentielle. Le projet amorce une transformation plus générale du quartier, c’est un projet point de départ. De nouveaux logements sont créés, du T2 au T5. A l’emplacement des bureaux actuels viennent s’installer des commerces, un cinéma, une crèche, un bistrot, des espaces de bureaux, coworking, et ateliers. La réhabilitation est progressive.
Percement de nouvelles voies
Divisions parcellaires stratégiques
Emplacements de petits collectifs stratégiques
Logements : (T2:6 T3:13 T4:5 T5:7)
Ateliers (1000 m²)
site, les fêtes de quartier)
Crèche (300 m² en RDC)
Commerces (en RDC)
Espaces de travail (1500 m² réhabilité en phase 1)
Espaces de travail (800 m² réhabilité en phase 2)
Espaces de travail (600 m² réhabilité en phase 3)
Salle commune (200 m² pour les associations, les entreprises du Cinéma (gestion partagée avec le bistrot) Bistrot (200 m²)CENTRALITES : de l’explosion à la cohésion
Les premières constructions se sont installées en pied de coteau, préservées des crues du Rhône, à proximité des sources et terres fertiles. Le phénomène de métropolisation engendre une mutation profonde de la côtière. L’étalement vers le sud accompagne l’arrivée successive des différents axes de transport, et l’assèchement du lit majeur du Rhône. La dépendance à la métropole est croissante. Le réseau viaire est une succession de voies parallèles au coteau auxquelles se greffent des voies perpendiculaires pour former un tissu en arêtes de poisson. Ville voiture, son emprise et sa dépendance est grandissante. Les centres historiques ont perdu, à l’exception de Montluel, leur rôle central même s’ils restent aujourd’hui des lieux identitaires pour les habitants. Ce territoire rural à dominante agricole se transforme progressivement en espace périurbain aux activités fragmentées. L’agriculture s’adapte aux cultures intensives, les vignes sont abandonnées et laissent les robiniers se propager.
Le paysage est désormais morcelé en plaques monofonctionnelles isolées les unes des autres.
C’est un territoire discontinu et diversifié qui se dessine. Les habitants sont contraints à de nombreux déplacements. Ces villes sont devenues polycentriques
La centralité, cette capacité d’action et d’attraction sur un espace périphérique est fragmentée en différents secteurs géographiques et fonctionnels. Ainsi, les espaces se juxtaposent, les interfaces sont hermétiques et sans transition.
A l’heure de la digitalisation, l’échelle de ces centralités s’est démultipliée, allant de la maison individuelle et son interconnexion, à l’aire urbaine de Lyon et au-delà. L’individualisme est devenu commun.
La centralité n’est pas univoque et simple. Elle évolue dans le temps et dans l’espace. Ce territoire de l’entre-deux est divers, multiple, discontinu. L’enjeu est de convertir cette complexité en atout et tendre vers l’autonomie. Devenir indépendant de la métropole signifie-t-il pour autant s’en affranchir? Cet espace doit être repensé de manière systémique. La proximité doit naître de ces changements. Le territoire est peuplé mais vaste. Cette faible densité ne permet pas cette proximité. Les interstices ne sont que mobilités. L’enjeu est de rendre ces espaces exclusifs plus affordants
Plusieurs solutions se présentent : densifier le territoire et permettre une installation viable de commerces de proximité, de services, créer des communs suffisamment proches des habitants, permettant ainsi au sein de cette grande zone urbanisée des centralités multiples.
Pour autant, comment concilier un mode de vie péri-urbain (maison individuelle) toujours fortement plébiscité avec la nécessité de limiter l’étalement urbain et l’artificialisation des sols.
Carte zonage de la Côtière
Coupes évolutives
Individualisme
Vies
archipel
Perte d’identité
Problèmes de mobilités - Congestion - Insuffisance
Paysage modifié
Biodiversité menacée
Artificialisation massive des sols
Entraine mode/ rythme de vie particulier
Négation de la géographie / du milieu
Fragmentation Etalement urbain
Eclatement des centralités locales
Construction d’infrastructures nuisantes
Centre historique délaissé (sauf Montluel)
Equilibre de vie
Dépendance à la voiture limitée
Hypothèse: Préserver / Renforcer:
- La trame verte
- La végétalisation des zones résidentielles
Fin de la compétition territoriale Problèmes de mobilités réduits
Territoire autonome
Renforcer la biodiversité
Reste soumis aux aléas naturels (crues Sereine, glissements terrain,...)
Retour de la ville complexe
Territoire en compétition
Territoire dépendant
Transformation de cet entre-deux spatial dans un entre-deux temporel (changement de comportements)
Intégrer les grandes infrastructures de trasnport
Grace à la grande interface avec des terres agricoles
Developpement d’une économie locale (consommation, emplois)
Repenser les grandes plaques multifonctionnelles
Retrouver une proximité
Faire avec, quid des zones à risques ?
Hypothèse: Les diversifier -> vers plaques multifonctionelles
Proximité avec la métropole de lyon et la plaine de l’ain
Eclatement des centralités métropolitaines
Attractivité de la maison individuelle
Coûts du foncier réduits
Qualité de vie supposée
Resserment sur la cellule familiale
Politique d’aménagement fonctionnaliste
Arbre à problèmes
Développement de l’automobile
Hypothèse: Prendre exemple sur la gestion de l’eau potable restée locale
Grace à la diversité et la juxtaposition des fonctions
Retrouver des centralités multiples
Hypothèse: Mailler le réseau viaire
Hypothèse: dé-densification (serait un gaspillage de l’existant?)
Hypothèse: Diversité architecturale
Hypothèse: Densification (perte ou gain de qualité de vie?)
Hypothèse: Diversité de densité
Hypothèse: Division parcellaire Petits collectifs
Arbre à enjeux