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Ça c'est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans.
C'est tout à fait comme ça que je le voulais !
Crois tu qu'il faille beaucoup d'herbe à ce mouton ?
Sommaire
Du grain au pain premier projet d’architecture L1
Les trappes projet d’architecture L2
Profondeur de la ligne projet d’architecture L2
De Beynost à Danieux projet urbain L3
Enclôt projet d’architecture L3
L’arbre projet d’art L2
Trait de charpente
Echantillons de réalisations
Habiter autrement
Construction d’une habitation, d’un lieu de fabrication, transformation et vente du pain
Conte géométrique Semestre 1 ENSAL
Le vent bruit sur cette contrée plane, les blés partout plient d’un même mouvement. Ces ondes se propagent et se dissipent à l’approche des murets de pierres fermant les parcelles.
L’eau, au cours du temps creusa des vallons qui aujourd’hui encerclent le plateau. Bien qu’isolé, ce mont n’est toutefois pas dépourvu de vie, un village s’étale sur le flans d'un cirque. À l’horizon, les fines crêtes des montagnes environnantes se heurtent aux ailes acérés du nouveau moulin. Là, s’est implanté un homme, tour à tour paysan, meunier et boulanger. Le grain de céréale cultivé sur ces terres, lui fournit la farine pour le pain qu’il confectionne. L’eau et le vent qui façonnèrent ce paysage, sont aujourd’hui le moteur de cette entreprise.
Le projet s’étire depuis les murets de pierres, il est un chemin reliant les champs de blé au village, transformant les grains de blé en pain. La construction se divise en trois parties: un espace de rangement pour le matériel agricole, un espace de travail et de vente, et enfin l’habitation. Le sentier est dévié. Les sept fenêtres du moulin laissent entrevoir le processus de fabrication du pain. A l’extrémité, l’ouverture sur les champs rappelle aux promeneurs l’origine de pain.
La maison est quant à elle désaxée, car détachée du processus de production. Sa toiture, parallèle à la pente, reprend progressivement l’écriture traditionnelle des toits à deux pans du village voisin.
L’ensemble du projet est construit en petites pierres extraites du plateau, tandis que la charpente provient des forêts alentour. Depuis le plateau l’ensemble du projet semble s’effacer, se confondant avec les murets. Seuls trois points émergent: le silo, les ailes du moulin, et la cheminée du four.






Equipement universitaire campus de Villeurbanne
Semestre 3 ENSAL Trappes
Le projet se développe au coeur d’une friche du campus universitaire de Villeurbanne, où d’anciens ateliers étaient regroupés sous une grande halle.
Réhabilité, ce vaste espace est désormais comblé par des boîtes, utilées par les étudiants pour leurs travaux personnels, ou leurs révisions en petits groupes. Ces espaces indépendants, quelque peu exigus, favorisent les rencontres à leurs intersections. Dans cet espace du monde actif et réel, les déplacements se font de droite à gauche, d’avant en arrière, de haut en bas.
Au-dessus, dans l’entre toit, le négatif des boîtes empilées crée un espace de détente ouvert, offrant une échappatoire propice à la rêverie. C’est un lieu où l’on évolue d’un point à un autre, d’ana en kata, dans une quatrième dimension.
Trappe : Ouverture pratiquée au niveau du sol et dissimulée dans l’architecture, par laquelle on peut s’extraire ou s’enfermer.
Intérieur des boites, espaces contraints favorisant la rencontre et l'isolement
Circulation limitées d'une Libre parcours
Circulations limitées, d'une boite à l'autre
Usages définis

nf :
boite à l'autre
boites, favorisant l'isolement
limitées, l'autre
Surfaces des boites Deux espaces distincts joints par de discrètes trappes
Libre parcour
Usages infinis
Densification d’un faubourg lyonnais par la construction de logements collectifs Semestre 4 ENSAL (collectif puis individuel)
Le projet prend place dans un quartier de faubourg, à la jonction entre la trame dense et régulière du plateau de la croix rousse et un habitat pavillonnaire négociant avec la pente. L’ilot où se déploie le projet est actuellement occupé par des jardins ouvriers entourés de pavillons. Pour répondre à la nécessité de densification, ces derniers sont remplacés par des logements collectifs. Cependant, le cœur d’îlot sera préservé tout comme les potagers partagés. De plus, un verger et une serre seront aménagés le long de la rue Eugène Pons.
Le bâtiment, situé au sud-ouest de l’îlot, s’insère entre les deux jardins. De forme linéaire et étroite, il suit presque parfaitement les courbes de niveau naturelles. S’élevant sur 5 étages, il s’abaisse progressivement en gradins jusqu’à la faille. Le passage entre les deux jardins devient l’espace de rencontre des habitants de l’immeuble, jouant le rôle de place, et de petit amphithéâtre à ciel ouvert. Au-dessus, une mezzanine, fermée par des baies vitrées, s’ouvre entièrement en été. La continuité verte est conservée entre les deux jardins, insectes et petits mammifères peuvent emprunter la tranchée plantée qui longe le passage.
Les murs en pisé et l’isolation extérieure en laine de chanvre assurent une régulation hygrothermique efficace des logements. Les murs de refend sont percés en leur centre pour permettre d’éventuelles mutualisations d’appartements. De même, les cloisons non-porteuses favorisent la flexibilité des appartements. Pendant l’été, les fenêtres extérieures au sud restent ouvertes, l’épaisseur du mur agissant comme une casquette. En hiver, si l’ensoleillement est suffisant, les fenêtres au nu intérieur restent ouvertes. Entre les deux, des bacs de terre sont diposés. Les coursives s’accrochent à la façade nord. Le décalage de niveau entre celles-ci et les appartements crée une distance. On y trouve des sas d’entrée, des remises privatives surplombées à nouveau par des bacs de terre.
L’immeuble, est cette structure immobile, qui rassemble ce qui est mis à part, à savoir des vies et leurs histoires, les antithèses de l’immobilité.
Ligne :
Profondeur: est une suite, ce qui relie, ce qui sépare, mais la ligne est sans épaisseur.
est une dimension ou un endroit éloigné de la surface, ce qui est abscons.






























Etude urbaine en lisière de la métropole lyonnaise
Semestre 5 ENSAL (collectif puis individuel)
La zone d'étude se situe à proximité de la métropole de Lyon, s'étendant sur plusieurs communes. Les premières constructions ont vu le jour en pied de coteau, à l’abri des crues du Rhône, près des sources et des terres fertiles. Le phénomène de métropolisation a entraîné une mutation profonde de la côtière. L’étalement vers le sud accompagna l’arrivée successive des différents axes de transport, ainsi que l’assèchement du lit majeur du Rhône.
La dépendance à l’égard de la métropole ne cesse de croître. Ce territoire autrefois rural, à dominante agricole, s'est graduellement transformé en espace périurbain aux activités fragmentées. C’est aujourd’hui, un territoire discontinu et diversifié qui se dessine. Des zones monofonctionnelles se sont formées, contraignant les habitants à de nombreux déplacements. Cet espace doit être repensé de manière systémique, et faire naître une plus grande proximité.
Situation actuelle : territoire fragmenté


espace boisé hydrographie

corridors écologiques

zone pavillonnaire
zones industrielles et commerciales
Centralités existantes
Nouvelles centralités
voies partagées réseau pédestre gares existantes nouvelles gares
Une densification douce doit être mise en oeuvre, afin de mieux répartir la densité au sein de la métropole grandissante, créant ainsi une plus grande attractivité et remédiant à la fragmentation du territoire.
Le plan d’intention vise à organiser les divisions parcellaires et la construction de petits collectifs. Le comblement des dents creuses n’est pas systématique, afin de préserver des ouvertures et les trames vertes.
Ces espaces contribuent également au développement de modes de vie plus durables. Le percement de nouvelles voies et la liaison des impasses existantes permettront de mieux mailler le secteur, rapprocher les personnes, les services, les lieux.
Percement de nouvelles voies
Divisions parcellaires stratégiques
Emplacements de petits collectifs stratégiques
La suite de l'exercice dans cette vaste initier ces changements.
Saint Pierre se de Beynost, et un simple hameau
L’établissement autour d’une site est inoccupé 2015, et est s'est construit aujourd’hui une
En contre-projet, l’ESF pourrait dans cette zone Le projet initie générale du quartier. La réhabilitation progressive, avec logements allant commerces, un des espaces de d’ateliers.
l'exercice consistait à identifier vaste zone des lieux propices pour changements.
situe entre le centre historique celui de Saint-Maurice, autrefois hameau le long de la rue centrale. L’établissement français du sang s’est installé ancienne ferme en 1958. Le inoccupé depuis sa fermeture en destiné à être démoli. Le site par ajouts successifs, formant une composition hétéroclite.
contre-projet, la réhabilitation de l’ilot de générer et diversifier l’activité zone principalement résidentielle. initie une transformation plus quartier. réhabilitation se fera de manière avec la création de nouveaux allant du T2 au T5 ainsi que des un cinéma, une crèche, un bistrot, de bureaux, de coworking, et

Logements : (T2:6 T3:13 T4:5 T5:7)
Ateliers (1000 m²)
Salle commune (200 m² pour les associations, les entreprises du site, les fêtes de quartier)
Cinéma (gestion partagée avec le bistrot)
Bistrot (200 m²)
Crèche (300 m² en RDC)
Commerces (en RDC)
Espaces de travail (1500 m² réhabilité en phase 1)
Espaces de travail (800 m² réhabilité en phase 2)
Espaces de travail (600 m² réhabilité en phase 3)
Centre culturel ZAC Gratte ciel Villeurbanne
Semestre 6 ENSAL
Le projet s’inscrit au coeur du quartier des gratte-ciel à Villeurbanne, actuellement en plein renouvellement, dont la planification est menée par l’agence Anma.
En coeur d’ilot, bordé par le projet de Nicolas Michelin, le centre culturel s’éleve lui aussi de 6 mètres de hauteur, en prolongeant les dalles. Le projet se détourne du cours Zola, une artère très fréquentée, pour s’enrouler autour d’un vide central, un jardin. Cet espace, inaccessible au public, abritera une importante densité végétale sur près de 1000 m².
Les salles d’exposition, polyvalentes, de musique et de danse ainsi que la bibliothèque, toutes construites en ossature bois, s’ouvrent généreusement sur ce jardin.
Accolé, une structure de masse complémentaire en brique de terres comprimées accueille les espaces servants.
Le toit, accessible depuis la rue par une rampe en pas d’âne, offre au quartier un tiers lieu au milieu des immeubles.



Isolant laine minérale entre les deux ossatures
Double ossature bois
Enduit terre avec application en surface d’huile de lin pour améliorer résistance aux frottements
Accroches métalique entre poteaux
Goutte à goutte
Occultants
Gouttière
Support membrane
Chappe de béton 150 mm
Isolation 400 - 450mm Pente 3.5%
Isolation 150 mm
Poutre bois 400 x 150 mm
Parquet bois 20 mm
Résilient
Terre dans alvéoles 100 mm
Fermacel 20 mm

Laine de chanvre 80 mm
Latis bois 30 mm
Poutre bois 350 x 150 mm
Chappe béton 60 mm
Isolant rigide 120 mm
Dallage béton 200 mm
Gravier
Pare vapeur

Membrane d’étanchéité
Détail façades et système occultant/gouttières/porte à faux/garde corps



Fête des Lumières 2020 (exposé en 2021)
Semestre 3 ENSAL (collectif)
Lors de la fête des Lumières à Lyon, des oeuvres de petite dimension réalisées par des étudiants sont exposées. Cette année là, elles étaient installées au jardin André Malraux, niché au coeur de la colline de Fourvière. À l’entrée du parc se trouve une esplanade bordée d’arbres, de simples silhouettes dans l’obscurité de la nuit.
Nous y avons implanter un arbre, ou plutôt, une représentation de l’arbre. La démarche s’inspire du travail de Mondrian, cherchant par la stylisation des formes à essentialiser l’arbre. Une structure ligneuse s’étendant verticalement et horizontalement, recouverte d’un feuillage, source de vie, et dont les variations de teintes soulignent le rythme de vie cyclique de l’arbre.




Le trait de charpente, en usage depuis le XIIIème siècle en France, permet de projeter au sol un volume en trois dimensions, aussi complexe soit-il, définissant ainsi les pièces de charpente, leurs assemblages, et tout ce qui est necessaire à leur taille et montage.
L'art du trait, est à la fois un exercice de géométrie descriptive permettant d'intégrer en vraie grandeur des volumes et des épaisseurs de bois, mais c'est aussi un art en ce sens qu'il est un savoir se transmettant de génération en génération, un travail d'esprit auquel les compagnons s'exercent.












Muret de petites pierres
Corps d'enduit terre paille sur barbotine
Chaux - chanvre banché
Terre - paille banchée
MOB bottes de paille
Adobes
Maçonnerie blocs de chauxchanvre
Essais enduits de finition sable ou chaux



Enduit de ragréage chauxchanvre-sable (bas), et terre paille (haut) sur béton de chaux
Couverture tuiles canales
Charpente, pose voliges
Veture toles ondulées
Menuiserie intérieure à claire-voie
Bardage vertical Trait de Jupiter Noue









Grands Ateliers, charpente treillis
St Bonnet: Charpente sous tendue
Université Rodez: CLT, Charpente
Vernosc: Charpente, MOB, Vêture
Arretier dévoyé avec repos, empannons et barbe de panne
Ecole Maringues: MOB, Charpente 22. 24. 21. 23. 19. 17. 20. 18. Ecole Maringues: Charpente
Maison individuelle: MOB, charpente, couverture, menuiseries intérieures, vêture
2022
Chantier participatif BotMobil
MO: Atelier Belanfant Daubas
Casanoé est un collectif d’habitant réuni au sein d’une coopérative à capital variable, situé en Loire Atlantique, sur une ancienne friche que ces habitants ont rénovée. Le collectif entend créer une manière d’habiter où la mise en commun et la collaboration leur permettent d’accéder à un lieu de vie confortable, pleins d’aménités, durable, sous une forme à l’intersection entre propriété et location.
A l’occasion d’un chantier participatif, j’ai pu durant une dizaine de jours intégrer leur projet, découvrir le mode de vie qu’ils souhaitaient, la singulière frontière qu’ils dessinent entre partage et indépendance, ainsi que la créativité et l’entrain que le collectif permet.

