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31 juillet > 3 septembre

N°085

août 2013

Jeune & Jolie Film français de François Ozon (2013 - 1h34min) Interdit aux moins de 12 ans avec Marine Vacth, Géraldine Pailhas, Frédéric Pierrot, Charlotte Rampling...

Dans la filmographie de François Ozon, il y a les machines de guerre, parfaitement assemblées et huilées, souvent irrésistibles : Huit femmes, Potiche, Dans la maison... Et il y a les films plus secrets, plus aventureux, où le cinéaste ne dévoile son sujet que progressivement, comme s’il le cherchait lui-même en chemin : Sous le sable, Le Temps qui reste, Le Refuge... Jeune & Jolie appartient à cette deuxième veine. C’est, a priori, un portrait de lycéenne des beaux quartiers, en quatre saisons. Identification d’une fille ? Or, justement, entre un dépucelage catastrophique sur une plage une nuit d’été, et des débuts très lucratifs dans la prostitution (sans aucun besoin d’argent de

poche), l’automne suivant, à Paris, la jeune fille est de moins en moins identifiable, alien aux yeux de sa famille, de ses amants-clients, et à ses propres yeux... Où va son désir ? Quel est son plaisir, si toutefois il y en a ? Ozon passe sans crier gare de la comédie au grand malaise. Il sait depuis longtemps mêler les registres, mais il gagne encore en fluidité, en maîtrise du récit et des ellipses. Et ses acteurs (la jeune et jolie Marine Vacth, mais aussi Géraldine Pailhas et Frédéric Pierrot) sont comme toujours excellents. Plus rares chez lui : l’émotion diffuse, le spleen délicat qui imprègnent ce portrait de débutante. A rebours du film provoc’ (pas de scène

à partir du 21 août choc pour faire parler les festivaliers cannois), très loin du film-dossier (du genre Moi, 17 ans Bourgeoise et Prostituée), Jeune & Jolie s’affirme peu à peu comme une exploration de la solitude adolescente, affective et sexuelle. Une étude pleine d’empathie sur l’envie et l’impossibilité d’aimer – physiquement ou sentimentalement, selon les saisons. Et comme une botte secrète, un arme fatale, ce sont quatre (très belles) chansons de Françoise Hardy qui ponctuent cette histoire, et en révèlent soudain l’ampleur mélancolique. (merci Télérama !)

mardi 13 aoûT à 21h00 Avant-Première Nationale du Film

Horaires des films en pages centrales


Les films

Sommaire Landes

p.11

Aya de Yopougon

p.10

31 juillet > 20 août 31 juillet > 20 août

Trilogie Bill Douglas Ploddy

jusqu’au 6 août

mercredi 24 juillet (après la séance de 20h)

Rencontre avec les réalisateurs belges Peter Brosens et Jessica Hope Woodworth

p.28

31 juillet > 13 août

Hijacking

La Cinquième Saison

p.8

31 juillet > 1er septembre

jusqu’au 12 août

p.7

Le Quatuor / Météora

p.5

jusqu’au 12 août / 31 juillet > 13 août

Ma Meilleure Amie, sa Soeur... p.6 jusqu’au 5 août

Shokuzai / Pacific Rim

jusqu’au 18 août / jusqu’au 20 août

p.4

Metro Manila / Plein Soleil p.6/p.4 jusqu’au 5 août / jusqu’au 6 août

Quadrophenia / If....

jusqu’au 20 août / jusqu’au 19 août

p.9

Moi, Moche et Méchant 2

p.28

Le Roi et l’Oiseau

p.28

Les Salauds

p.14

jusqu’au 27 août jusqu’au 12 août 7 > 27 août

Le Monde Enchanté de J. Demy p.12 7 > 27 août

Monstres Academy 7 > 26 août

Michael Kohlhaas 14 > 27 août

Kick-Ass 2

à partir du 21 août

Jeune & Jolie

à partir du 21 août

b

p.29 p.32 p.23 p.1

Mon Bel Oranger

p.24

Grand Central

p.25

Alabama Monroe

p.27

Les Apaches

p.24

Magic Magic

p.26

Oggy et les cafards

p.28

à partir du 21 août à partir du 28 août à partir du 28 août à partir du 14 août à partir du 28 août à partir du 28 août

Film belge de Peter Brosens et Jessica Hope Woodworth (2013 - 1h33min) avec Aurélia Poirier, Django Schrevens, Sam Louwyck...

Une mystérieuse calamité climatique frappe un village belge des Ardennes : l’hiver refuse de laisser sa place au printemps ! (ça ne vous rappelle rien ?) Le cycle de la nature semble brisé… Peut-être est-ce pour cela que les graines ne poussent plus dans les champs, que les animaux tombent malades, que la disette s’installe peu à peu. La faute à qui ? Les relations entre les gens se détériorent, on cherche un coupable… Alice et Thomas, deux adolescents du village, vont se battre pour donner un sens à leur vie dans un monde qui s’effondre peu à peu autour d’eux… Premier plan : vue latérale d’un homme attablé dans sa cuisine, face à un coq qui refuse de chanter. Humour à froid et composition géométrique du cadre où rien ne dépasse : nous sommes assurément chez Abel, Gordon et Romy (L’Iceberg, La Fée). Comédie ? Attendons la scène suivante, une procession regroupant tous les habitants d’un village perdu dans la nature. Religiosité, mutisme et animisme supposé : c’est Michelangelo Frammartino et son Le quattro volte qui apparaît. Fable métaphysique? Pas plus. Arrive l’une des meilleures scènes du film, celle où la procession, arrivée au sommet d’une colline, échoue à allumer le bûcher de « l’oncle hiver » censé marqué la fin des mauvais jours. On comprend que les mauvais jours en question ne font que commencer et qu’on ne sera finalement pas chez Abel et Gordon, ni même chez Frammartino, mais bien plus du côté de Belà Tarr (façon Le Cheval de Turin) ou Tarkovski. Peter Brosens et Jessica Woodworth nous livrent en effet un film inclassable d’une beauté formelle à couper le souffle. Passé l’« humour » noir et froid presque clinique, leur Cinquième saison devient une fable foisonnante sur la vengeance de Mère Nature. Nous avons affaire à une histoire de fin du monde, d’épuisement total de la terre, des denrées et des êtres, mais surtout des ressources éthiques et morales, une douce et lente chute dont le coq mutique du début était en fait le signe avant-coureur. Dans cette fable écolo-alarmiste, l’expression « il n’y a plus de saisons » prend tout son sens. Et face à ce cataclysme naturel, qui semble annoncer l’Apocalypse finale, peu à peu les hommes se retournent vers Dieu, ou cèdent à l’anarchie…

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jusqu’au 20 août

Pacific Rim

Film américain de Guillermo del Toro (2013 - 2h11min - VOST) avec Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi, Ron Perlman...

Les abysses sont un formidable réservoir de peurs primales, Steven Spielberg et James Cameron en savent quelque chose. Les monstres surgissent des failles de l’océan comme autant de cauchemars d’apocalypse. Nées dans le Japon post-Hiroshima, ces créatures sous-marines géantes (le fameux Godzilla) ont longtemps permis d’exorciser le péril nucléaire. En opposant aux bestioles venues des flots des robots géants pilotés par des humains, le Mexicain Guillermo del Toro, maître du conte fantastique et psychanalytique (Le Labyrinthe de Pan), réunit à l’écran deux sous-genres de la science-fiction japonaise. Son inventivité est toujours aussi ludique, et l’ébouriffante fluidité des effets spéciaux numériques, élaborés par les champions du genre, comble notre désir cathartique de destruction. Finie l’époque des maquettes piétinées par des sauriens en caoutchouc ! Pour venir à bout des monstres préhistoriques, dotés de deux cerveaux comme certains dinosaures, l’homme va devoir utiliser ses neurones. C’est la riche idée et le fil conducteur du film : le salut passera par la connexion. D’abord entre les binômes de pilotes des robots (un père et son fils, deux frères), dont les cerveaux sont reliés pour mutualiser leurs réflexes, avec toutes les conséquences psychologiques imaginables. Connexion encore lors d’une expérience où un scientifique tente de pénétrer dans le cerveau d’une bestiole ennemie pour trouver la faille de son système de défense. Qui, à part Guillermo del Toro, pouvait ainsi fusionner blockbuster et film d’auteur et célébrer les noces monstrueuses de Freud et Godzilla ? (Jérémy Couston – Télérama)

jusqu’au 18 août

Shokuzai part 1

Celles qui voulaient se souvenir Film japonais de Kiyoshi Kurosawa (2013 - 1h59min - VOST) avec Kyôko Koizumi, Hazuki Kimura, Yû Aoi... Dans la cour d’école d’un paisible village japonais, quatre fillettes sont témoins du meurtre d’Emili, leur camarade de classe. Sous le choc, aucune n’est capable de se souvenir de l’assassin. Quinze ans après, que sont-elles devenues ? Sae et Maki veulent se souvenir. 4

jusqu’au 18 août

jusqu’au 6 août

Shokuzai part 2

Plein Soleil

Film japonais de Kiyoshi Kurosawa (2013 - 2h28min - VOST) avec Kyôko Koizumi, Sakura Ando, Chizuru Ikewaki... Il y a quinze ans, quatre fillettes étaient témoins du meurtre d’Emili, leur camarade de classe. Incapables de se souvenir du visage du tueur, elles étaient menacées de pénitence par Asako, la mère de la disparue. Contrairement à Sae et Maki, Akiko et Yuka veulent oublier. Et la mère d’Emili, que cherche-t-elle encore après tout ce temps ?

Film français de René Clément (1960 - 1h54min) avec Nicolas Petrov, Viviane Chantel, Alain Delon... . Tom Ripley est chargé par un milliardaire américain, M. Greenleaf, de ramener à San Francisco son fils Philippe qui passe de trop longues vacances en Italie auprès de sa maîtresse Marge. Tom entre dans l’intimité du couple et devient l’homme à tout faire de Philippe qui le fait participer à toutes ses aventures sans cesser de le mépriser. C’est alors que Tom tue Philippe et usurpe son identité...

Celles qui voulaient oublier


Les films jusqu’au 12 août

Le Quatuor Film américain de Yaron Zilberman (2013 - 1h45min - VOST) avec Catherine Keener, Christopher Walken, Philip Seymour Hoffman...

Ils sont quatre. Juliette, Peter, Robert et Daniel. Un quatuor. Ils sont ensemble depuis plus de vingt ans. Une longue, une belle histoire d’harmonie, d’équilibre, de recherche de la perfection sans sacrifier l’émotion, la tendresse. De renommée internationale, l’ensemble s’apprête à célébrer sur scène son 25e anniversaire, et le cadeau qu’ils veulent offrir à leur public est un monument : Le Quatuor à cordes n°14 en ut dièse mineur, opus 131, de Ludwig van Beethoven. Peter (violoncelle) est un peu le père symbolique de cette famille musicale. A l’origine de la création du quatuor, il est le plus ancien. Mais si la vie et le temps qui passe n’ont guère de prise sur les chefs d’œuvre musicaux, ils se rattrapent sur les pauvres humains. Peter vieillit, s’affaiblit, et ses mains, jusqu’alors fidèles et disciplinées partenaires de son instrument, ne lui obéissent plus…

Météora Film grec de Spiros Stathoulopoulos

31 juillet > 13 août

(2013 - 1h22min - VOST) avec Theo Alexander, Tamila Koulieva-Karantinaki ...

Le second long métrage du grec Spiros Stathoulopoulos est une expérience unique qui sonde de manière hypnotique des êtres perdus entre désir d’élévation spirituelle et tentations charnelles. Au coeur de la Grèce, les monastères de Météora trônent sur des colonnes de grès vieilles de millions d’années, comme suspendus entre ciel et terre. Dans les vallées qu’ils surplombent, les cycles éternels de la vie paysanne contrastent avec le monde austère des religieux. Le jeune moine Theodoros et la nonne Urania ont voué leur existence à Dieu mais une attirance grandissante les pousse l’un vers l’autre. Déchirés entre dévotion spirituelle et désir charnel, ils sont bientôt contraints à un choix terrible…

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jusqu’au 5 août

Ma Meilleure Amie, sa Soeur et Moi

Film américain de Lynn Shelton (2013 - 1h30min - VOST) avec Emily Blunt, Rosemarie DeWitt, Mark Duplass...

Après Humpday que nous vous avions dévoilé en 2009, nous avons le plaisir de vous présenter le nouveau film de Lynn Shelton. Et ce second film est une petite réussite, si simple et qui pourtant nous happe dès les premières scènes et jusqu’à la toute dernière image. Un an après la mort de son frère, la douleur est toujours aussi vive pour Jack. Lors d’une cérémonie à la mémoire du défunt, il se voit proposer par sa meilleure amie Iris (et ex-petite copine du frère) un séjour dans le chalet familial au large de Seattle pour lui permettre de se vider la tête. Mais alors qu’il aurait dû s’y retrouver tout seul, il tombe sur la grande sœur d’Iris, qui, venant de rompre après une longue relation, s’était mise en tête de trouver le calme pour faire le point. Franck et Hannah finissent par se rapprocher autour de quelques verres de tequila. Lorsqu’ Iris arrive sur place pour une visite surprise, elle déclenche une série de révélations pour le moins inattendues… Il est rare de voir des acteurs jouer avec autant de sincérité. La simplicité de la mise en scène met en avant le jeu plus que naturel du trio Rosemarie Dewitt, Emily Blunt et Mark Duplass. Ils révèlent un talent d’improvisation, et une très grande justesse dans la palette d’émotions. Partant d’un sujet grave, le film ne verse jamais dans la caricature ni dans le facile et le démonstratif. L’humour surgit par petites touches, au détour d’une conversation délicate ou d’une situation dramatique. De ce fait, le film semble très léger en apparence et joue avec les non-dits d’une manière stupéfiante. On s’attache de plus en plus aux personnages, en découvrant leurs faiblesses, et aussi leurs forces.

Metro Manila

jusqu’au 5 août Film britannique de Sean Ellis (2013 - 1h55min - VOST) avec Jake Macapagal, Althea Vega, John Arcilla...

Couronné justement d’un prix du public au dernier festival de Sundance, Metro Manila est une belle surprise ! Comme le dit le proverbe philippin déformé qu’Oscar cite au début du film : « Naître pour être pendu, c’est éviter la noyade… ». Petit paysan incapable de nourrir sa famille en raison de la chute des cours du riz, Oscar part s’installer avec sa famille à Manille. Mais, comme trouver du travail et de l’argent n’est guère plus facile dans la capitale qu’à la campagne, Oscar se retrouve vite à « faire des affaires » avec des gens peu recommandables. L’avenir semble s’éclaircir un peu lorsqu’il trouve un emploi de convoyeur de fonds… mais à Manille c’est un travail très risqué qui vous place au milieu de bien des dangers et bien des convoitises… La grande réussite de Metro Manila est d’être tout autant un « film social » qu’un polar haletant et sans concessions. Tourné à l’arraché sans l’autorisation des pouvoirs locaux, filmé très près des personnages, Metro Manila est d’une grande force formelle, c’est un cinéma brut, un cinéma de la nécessité, un cinéma de l’urgence... Mais c’est surtout une superbe histoire d’amour, de vie et de survie dans un monde complexe. Nous y découvrons les rouages de l’exode rural philipin où comment plus qu’ailleurs encore on oppose les hommes les uns aux autres... 6

Prix du public Sundance 2013


Les films jusqu’au 6 août

Hijacking

Film danois de Tobias Lindholm (2013 - 1h39min - VOST) avec Pilou Asbæk, Søren Malling, Dar Salim...

Le film danois Hijacking est sans aucun doute l’un des grands films de l’année 2013. Si son réalisateur Tobias Lindholm s’était déjà fait la main et surtout un nom avec la série The Borgen, il franchit un cap avec ce thriller politique fiévreux qui distille une tension et une pression psychologique palpables de tout son long. Hijacking est en effet l’un de ses films dont on ressort hyper enthousiaste et marqué. En plein océan indien, un cargo danois est pris d’assaut par des pirates somaliens qui retiennent en otage l’équipage et réclament une rançon de 15 millions de dollars. Parmi les sept hommes à bord, on retrouve Mikkel, le cuisinier, marié et père d’une petite fille. Prisonnier et affaibli, il se retrouve au cœur d’une négociation entre Peter, le PDG de la compagnie du cargo et le négociateur recruté par les pirates. Deux mondes commencent à s’affronter et malgré sa poigne de fer et son expertise dans la négociation commerciale la grosse compagnie mondialisée se retrouve vite sans défense face à des pirates somaliens qui ont tout pouvoir sur l’équipage. Le sang-froid et les millions suffiront-ils à ramener tous ses marins dans leur famille ? …

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La trilogie bill douglas est diffusé en 2 programmes : 1/ My childhodd + My ain folk (1h43min) 2/ My way home (1h12min)

Trilogie de Bill Douglas

31 juillet > 1er septembre 3 films britanniques de Bill Douglas (1970’s - 2h55min - VOST- Versions restaurées)

Voici 3 films fabuleux, 3 chefs-d’œuvres inédits en salle à ne pas rater, programmés grâce à nos copains d’UFO Distribution qui décidemment sont définitivement de vrais flibustiers du cinématographe en nous dénichant cette trilogie aussi ovniesque que jubilatoire. Ca fait rudement du bien, merci à eux !!! My Childhood (48min – 1972) En 1945, dans un village minier de l’Ecosse, un garçon de 8 ans vit avec sa grand-mère et son frère. Passant la plupart de son temps seul, il noue une amitié forte avec un soldat allemand retenu prisonnier dans un camp. Mais le soldat doit bientôt quitter le village. Ce premier épisode relate la première étape de la vie d’enfant de Bill Douglas, organisée autour de sa grand-mère maternelle. My Ain Folk (55min – 1973) A la mort de leur grand-mère, les deux frères sont séparés de force. Tommy, le plus âgé, est emmené à l’orphelinat. Démarre alors cette seconde période de l’enfance du cinéaste, où Jamie est recueilli par sa grand-mère paternelle et son oncle. Il continue de vivre dans la solitude, subit la violence et le rejet des adultes. Un regard d’enfant sur le monde où tout est sensation et immédiateté, filmé avec la conscience du cinéaste adulte. My Way Home (1h12min – 1978) Jamie vit un moment en orphelinat, comme son frère, puis retourne chez sa grand-mère. Devenu adolescent, il travaille un temps à la mine puis chez un tailleur. Puis il part pour l’Egypte faire son service militaire. Il y rencontre Georges, un jeune homme qui devient son ami et l’aide à s’ouvrir à la vie... Critique de Jean Roy paru à l’occasion d’une séance exceptionnelle le 5 avril 2010 à 14h au cinéma 2 du Centre Georges Pompidou : « Parfois, un film mal identifié nous tombe sur la gueule, venant nous rappeler que le cinéma ne se réduit pas à sa veine dominante. Tel est le cas de la trilogie autobiographique de Bill Douglas, composée de « My Childhood » (« Mon enfance »), « My Ain Folk » (« Ceux de chez moi »), « My Way Home » (« Mon retour »). Les deux premiers volets étaient sortis au cours de l’été 1978 à Paris, dans une salle Olympic où nous étions bien peu. Le troisième, vu en festival et annoncé pour la fin de l’année par la presse de l’époque, n’avait jamais trouvé le chemin des écrans. Pourtant, quelle force. De contenu d’abord, car le moins qu’on puisse dire est que Bill Douglas n’est pas sorti du moule doré d’où viennent tant de cinéastes, ceci expliquant probablement cela. C’est en 1945 à Newcraighall, village minier au sud d’Edimbourg qui semble s’être figé au temps de Dickens, que nous faisons connaissance de Jamie, huit ans, héros de la trilogie, et de son demi-frère Tommy, douze ans, unique compagnon avec une grand-mère au soir de ses jours et un prisonnier de guerre allemand, Helmut, que Jamie va initier à la langue anglaise. Pour le reste, la mère est à l’hôpital psychiatrique et le père aux abonnés absents. Ce n’est pas rose, on le voit. C’est même d’un noir absolu, comme Zola ou Goya. Et alors ? Soit donc le jeune Jamie, qui va perdre sa grand-mère, voir Helmut retourner dans son pays, être confié à son autre grand-mère en proie aux abus d’alcool, devoir abandonner Tommy, perdre sa mère, être confié à un orphelinat, s’essayer au travail de la mine, aller de gîte en gîte pour finir à l’Armée du salut avant que d’échouer dans la troupe en Egypte où un Anglais de bonne famille va enfin lui donner le goût des livres à travers, précisément, « David Copperfield » de Dickens. La boucle est bouclée, le bref résumé des péripéties des trois films ici évoqués restant au plus succinct afin d’éviter de donner l’envie de fuir au lecteur. Pourtant, c’est le réflexe inverse le bon. Jamais, depuis Dreyer, on n’avait connu enfance de cinéaste aussi malheureuse ni handicaps à l’ascension sociale et culturelle si flagrants. D’où l’alternative consubstantielle d’une telle situation : ne jamais devenir artiste où figurer au nombre des grands. Il n’y a pas de moyen terme et ce n’est pas Genet qui nous démentira. Bill Douglas (mort en 1991 après un dernier film, « Comrades » camarades – tourné huit ans après sa trilogie et consacré aux martyrs de Tolpuddle) appartient indéniablement au groupe restreint des inventeurs de formes. La composition des plans, en noir et blanc, renvoie au Eisenstein de « Que viva Mexico ». La méconnaissance (réelle ? prétendue ?) des lois du montage classique fait penser à Vigo. Le refus du déplacement de caméra inutile, l’absence de toute musique d’appoint sont du côté de Bresson. Quand aux comédiens, il faut se pencher vers les maîtres du réalisme britannique, de John Grierson au Ken Loach des débuts, pour en trouver l’équivalent. Autant dire qu’il est indispensable de découvrir la trilogie de Bill Douglas. »

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Les films jusqu’au 19 août

If.... Film britannique de Lindsay Anderson (1969 - 1h51min - VOST) Interdit aux moins de 12 ans avec Malcolm McDowell, David Wood, Richard Warwick...

If…. C’est le film culte de Lindsay Anderson, plus qu’un grand film, une bombe couronnée d’une Palme d’or à Cannes en 1969. Rentrée des classes dans une public school des environs de Londres. Derrière les dorures d’un vénérable décor, fils à papa et futurs businessmen se soumettent aux rituels sadiques qui sont de rigueur entre anciens et « bizuts ». Coupables d’une fugue et d’un vol de moto, trois étudiants reçoivent une sévère correction. Leur vengeance éclate le jour de la distribution des prix... Comme écrit sur le cahier d’un écolier studieux, If se divise en chapitres bien clairs : « Le collège » ; « Période des cours » ; « Rituel et romance »... Derrière cet ordre apparent, le réalisateur, un des leaders des Angry Young Men (la nouvelle vague anglaise), s’emploie à dynamiter son récit en passant du réalisme absolu à l’onirisme, de la couleur au noir et blanc, le tout culminant dans l’explosion finale et libé­ratrice.

Quadrophenia Film britannique de Frank Roddam

jusqu’au 20 août

(1980 - 2h03min - VOST - Version restaurée) avec Phil Daniels, Mark Wingett, Leslie Ash, Garry Cooper, Sting...

A travers 10 titres des Who, Roddam met en scène à la sauce sexe, drogue et rock’n’roll, le personnage de Jimmy (Phil Daniels) dans le Londres du milieu des années 60. A cette époque, c’est la guerre entre les Mods et les Rockers. Deux bandes de jeunes qui s’affrontent régulièrement pour savoir qui a la meilleure vision de la vie. C’est en fait une vraie crise identitaire. L’identité de groupe prévaut sur l’identité personnelle. Jimmy, un véritable Mod, prend alors conscience de son identité personnelle. Mais il est jeune, et ne sait pas encore comment réagir face à cette nouvelle idée : « I don’t wanna be the same as everyone else. That’s why I’m a Mod, see ? ». Face au malaise social de l’époque, les ambitions de carrière des jeunes sont réduites à néant. Et pour répondre à ce malaise, la seule réponse possible vient des rixes urbaines. Quadrophenia est donc un film extrêmement moderne.

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31 juillet > 20 août

Aya de Yopougon

Film français de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie (2013 - 1h24min) avec les voix de Aïssa Maïga, Tella Kpomahou, Jacky Ido, Eriq Ebouaney...

Fin des années 1970, en Côte d’Ivoire à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan. Aya, 19 ans, est une jeune fille sérieuse qui préfère rester étudier à la maison plutôt que de sortir avec ses copines, Adjoua et Bintou. Ces dernières ne pensent qu’à aller gazer en douce à la nuit tombée dans les maquis [bars de nuit en Côte d’Ivoire, Ndlr]. Adjoua se retrouve enceinte. Qui est le père ? Adapter au cinéma une bande dessinée à succès est toujours un exercice périlleux, tant la rigidité du trait s’oppose parfois à l’exercice animé. Pour porter à l’écran Aya de Yopougon, Marguerite Abouet et Clément Oubrerie ont beaucoup travaillé sur les voix et les démarches des personnages pour conserver l’authenticité et la couleur du récit original et c’est une vraie réussite ! On retrouve le charme de la BD, la tchatche et l’humour des spots de pub vintage en plus, sans perdre la nostalgie qui affleurait de ce récit d’une Côte d’Ivoire des années 70 alors en pleine croissance. « Tout déborde de vie (...), les couleurs vibrent (...). L’évocation des années 1970 est savoureuse. » (Télérama) « Le charme du film est (...) dans sa tendresse réaliste et sans complaisance, dans son humour ponctué d’argot abidjanais et dans sa manière d’aborder les sujets les plus graves dans de très sonores éclats de rire. » (Première) 10

La BD «Aya de Yopougon» est recommandée par Gérard et disponible à sa boutique L’Étrange Rendez-vous (rue Faure Belon)


Les films 31 juillet > 20 août

Landes

Film français de François-Xavier Vives (2013 - 1h35min) avec Marie Gillain, Jalil Lespert, Miou-Miou...

Voila un très beau film d’époque, plein de poésie et d’émotions. Années 1920, dans les Landes. Une immense forêt industrielle, une crise sociale qui couve... Pour Liéna, 35ans, fini le temps de l’insouciance ! Elle perd son original de mari, hérite de ses vastes propriétés et de son drôle de rêve : l’électricité partout sur ses terres. A tout prix, Liéna veut faire de ce « rêve électrique » une réalité. Sauf que personne n’en veut, ni son milieu, ni les syndicats. Alors elle bataille, lutte, s’entête, se trompe... finit par regarder la Lande en face, prend conscience de la modernité qui est en elle, sent qu’il existe en fait un autre rêve, un ailleurs social, un ailleurs émotionnel au-delà de la réalité figée et étouffante du pays… Pour écrire le scénario de Landes, François-Xavier Vives s’est inspiré de l’histoire de sa propre famille et en particulier celle de la sœur de son arrière arrière-grand-mère : « Mon grand-père m’a souvent parlé d’elle. Une femme très autoritaire qui avait perdu son mari très tôt et choisi de le remplacer à la tête de ses domaines, ce qui était assez original au début du siècle. Dans ce milieu encore très masculin, très patriarcal, cette forte tête avait vraiment réussi à s’imposer comme patronne : elle était crainte et très respectée. J’aimais beaucoup cette figure féminine – c’était une héroïne idéale. Je l’ai romancée bien sûr. Dans la réalité, la Liéna de ma famille était infiniment moins moderne et progressiste que la Liéna du film. Et elle ne partageait certainement pas les mêmes rêves », explique le réalisateur. Originaire des Landes, François-Xavier Vives a réalisé un documentaire en 1995 (1860 sur l’extrême horizon) dans lequel il se concentrait sur Félix Arnaudin, un photographe du XIXème siècle passionné par la région française. Au moment d’écrire son premier long-métrage de fiction, le cinéaste a une nouvelle fois pensé à cette immense forêt dans laquelle il a grandi. En plus d’être le sujet de son film, elle en est également le décor idéal : « Elle me renvoie aux grands espaces des westerns américains. Un peu ce que Monument Valley représentait pour John Ford, si je peux oser ce clin d’œil. »

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Les Parapluies de Cherbourg

7 > 24 août

Film français de Jacques Demy (1964 - 1h31min - Version restaurée) avec Catherine Deneuve, Nino Castelnuovo, Anne Vernon...

Madame Emery et sa fille Geneviève tiennent une boutique de parapluies. La jeune femme est amoureuse de Guy, un garagiste. Mais celui-ci part pour la guerre d’Algérie. Enceinte et poussée par sa mère, Geneviève épouse Roland, un riche bijoutier. « Superbement restauré, un grand classique du cinéma français, sorti pour la première fois en 1964, à voir ou revoir en famille » La Croix «Avec son art en-chanté de l’assemblage, Demy donne une forme opératique au quotidien, saisit avec préciosité l’instant (le film est l’un des premiers à aborder le sujet tabou de la guerre d’Algérie) comme l’éternel (l’amour, toujours).» Critikat

La Baie des Anges

9 > 26 août

Film français de Jacques Demy (1963 - 1h19min - Version restaurée) avec Jeanne Moreau, Claude Mann, Paul Guers...

Méconnu, ce film qui est le deuxième de Jacques Demy est un des ses plus grands. Jean Fournier, modeste employé de banque, est initié au jeu par son collègue Caron. Favorisé par la chance, il part pour Nice contre l’avis de son père. Il rencontre dans ce sanctuaire sa reine, une certaine Jackie dont il tombe immédiatement amoureux. Jackie n’est pas insensible au charme de Jean mais les ailes de leurs amours vont se brûler à la passion du jeu... « De la pointe de la langue à la racine des cheveux, Jacques Demy a métamorphosé Jeanne Moreau. Elle parle à toute vitesse, oublie les points pour faire durer les virgules, bafouille, virevolte, agitant une incroyable ­ chevelure blond platine. Cette coiffure incandescente est un puits de lumière où le petit employé de banque, vêtu comme un croque-mort, rêve de se noyer pour oublier les ténèbres de l’ennui.» Télérama

Lola

8 > 27 août Film français de Jacques Demy (1962 - 1h30min - Version restaurée) avec Anouk Aimée, Marc Michel, Jacques Harden...

Lola, danseuse de cabaret, élève un garçon dont le père, Michel, est parti depuis sept ans. Elle l’attend, elle chante, danse, et aime éventuellement les marins qui passent. Roland Cassard, un ami d’enfance retrouvé par hasard, devient très amoureux d’elle. Mais elle attend Michel… Pour son premier film qu’il dédie à Max Ophüls, Jacques Demy signe une oeuvre autour de la recherche du bonheur et de l’amour dans le monde moderne. Comme la vie, son film est construit sur des rencontres et des coïncidences. Autour de la rayonnante et inoubliable Anouk Aimée, les personnages se croisent pendant trois jours sous le doux ciel de Nantes, la ville natale du cinéaste. Comment rester de marbre devant ces chassès-croisès amoureux entre la petite Cècile et le matelot Frankie, entre Roland et Lola, qui attend depuis sept ans le retour de son mari...

7 > 25 août

Les Demoiselles de Rochefort Film français de Jacques Demy et Agnès Varda (1967 - 2h04min - Version restaurée) avec Catherine Deneuve, Françoise Dorléac, Anne Germain...

Delphine et Solange sont deux jumelles de 25 ans, ravissantes et spirituelles. Delphine, la blonde, donne des leçons de danse et Solange, la rousse, des cours de solfège. Elle vivent dans la musique comme d’autres vivent dans la lune et rêvent de rencontrer le grand amour au coin de la rue. Justement des forains arrivent en ville et fréquentent le bar que tient la mère des jumelles. Une grande foire se prépare et un marin rêveur cherche son idéal féminin... A partir d’une trame élémentaire (la recherche de l’âme soeur), Jacques Demy a su créer un univers unique, à mi-chemin entre ses souvenirs de provincial rêveur et l’imaginaire des contes de fées. En sortant d’un tel film, vous risquez de danser sur les trottoirs, de chanter au nez des passants et de parler en alexandrins avec le plus grand naturel! 13


7 > 27 août

Les Salauds

Film français de Claire Denis (2013 - 1h41min) avec Vincent Lindon, Chiara Mastroianni, Julie Bataille, Lola Creton... Interdit aux moins de 12 ans

Commandant, à bord d’un supertanker, Marco Silvestri doit rentrer d’urgence à Paris, abandonner le navire. Sa sœur Sandra est aux abois… son mari suicidé, une entreprise en faillite et sa fille unique à la dérive. Sandra désigne le coupable : l’homme d’affaires Edouard Laporte. Marco loue un appartement dans l’immeuble où Laporte a installé sa maitresse et leur fils. Mais Marco n’avait pas prévu les omissions et les secrets de Sandra, qui brouillent la donne… Longtemps, Claire Denis a filmé les gens de peu, les marginaux, les éleveurs de coqs de combat, les immigrés africains... Ses personnages pouvaient être violents, pervers, ce n’étaient pas des salauds. Ceux auxquels fait référence le titre de ce nouveau film, présenté dans la section Un Certain Regard, sont des riches. Des gens que l’argent a corrompus jusqu’à l’os, au point de les rendre capables d’atrocités inimaginables, de dissoudre tout sentiment moral, toute considération pour autrui. Claire Denis n’a pas son pareil pour construire un récit. Celui des Salauds avance par séquences sensuelles pleines de mystère, par vagues fluides de boucles et d’ellipses. Il fait sentir les choses sans les expliquer, ni perdre le spectateur. Ce nouveau film se passe dans les beaux quartiers, à Paris, où un homme est retrouvé mort au milieu de la rue. Il s’est probablement défenestré. Dans le même temps, une jeune fille déambule nue, en pleine nuit, l’air hagard, juchée sur des talons aiguilles. C’est sa fille (Lola Créton). Au commissariat, la veuve accusera un certain Edouard Laporte, qu’aucun autre indice ne désigne. Seule au monde, dit-elle, elle n’a plus pour l’aider que son frère Marco (Vincent Lindon), un marin qui quitte son bateau pour la rejoindre et tenir la main de sa nièce qui a terminé à l’hôpital. Il va s’installer dans un grand appartement jouxtant celui d’Edouard Laporte (Michel Subor). C’est Marco que l’on suit, seul personnage un peu droit et solide de toute cette affaire, qui va découvrir à ses dépens les ressorts sordides du suicide inaugural, une histoire ignoble dans laquelle tous les protagonistes ont pris leur part. Y compris la jeune épouse d’Edouard Laporte (Chiara Mastroianni). Dettes, chantage, parties fines pédophiles et plus encore, le tableau se dévoile peu à peu tout en restant dans un flou relatif, jusqu’à… (merci Le Monde)

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Les films à partir du 7 août

Gold

Film allemand de Thomas Arslan (2013 - 1h41min - VOST) avec Nina Hoss, Marko Mandic, Lars Rudolph...

Été 1898, Amérique du Nord. Durant la ruée vers l’or, un groupe d´immigrés allemands se lance dans un long voyage vers une mine d’or récemment découverte au Canada. Ils sont sept, n’ont rien à perdre et espèrent bien avoir quelque chose à gagner. Tandis qu’ils partent de New York pour rejoindre le Nord du pays, Emily Meyer (lumineuse Nina Hoss), femme parmi les hommes et ayant des moyens limités, décide de prendre un raccourci, un chemin de traverse bien évidemment sauvage et parfois dangereux… Un western venu d’outre-Rhin avec Nina Hoss (Barbara, Yella), icône du cinéma allemand contemporain transformée en chercheuse d’or du XIXe siècle... vous trouvez ça cocasse ? Nous aussi nous étions sceptiques… Au final, quelle belle surprise: Thomas Arslan relève avec panache cet étonnant défi ! Pour notre plus grand plaisir, il renouvèle pleinement le genre en s’intéressant aux immigrés allemands tentés par la ruée vers l’or. Seul film allemand de la compétition au dernier Festival de Berlin, Gold possède tous les ingrédients du western classique (la caravane d’Européens qui essayent de traverser l’Amérique, les Indiens, les chevaux, les grandes étendues arides et la musique lancinante) ainsi que beaucoup des motifs qui font le sel de la nouvelle vague allemande, cette vraie/fausse École de Berlin qui constitue le meilleur du cinéma européen actuel. En effet, on loin du western choucroute, Gold est un film réaliste et concret où le western est plus une affaire d’épuisement que de coups de revolver. Un très curieux objet de cinéma, hybride et enthousiasmant en somme.

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MéliMélodie

les musiques que vous entendez en salles 3 & 4 ont été sélectionnées par MéliMélodie et Le Bar de Lyon

13 rue Notre Dame 42000 St Etienne 04 77 33 25 96

Les nouveautés de la semaine : Ploddy ; Trilogie Bill Douglas ; Aya de Yopougon ; Landes ; Météora

Mercredi

31

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1

er

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5€ la place aux séances de 16h et 22h

5€ la place aux séances de 16h et 22h

5€ la place aux séances de 16h et 22h

5€ la place aux séances de 16h et 22h

5€ la place aux séances de 16h et 22h

5€ la place aux séances de 16h et 22h

14h10 Ploddy 14h05 Moi, moche et ... 2 13h50 Landes 13h50 Plein Soleil 14h10 Ploddy 14h05 Moi, moche et ... 2 13h50 Landes

16h00 Ma Meilleure Amie 16h05 Aya de Yopougon 15h50 Landes 16h10 Pacific Rim 16h00 My Childhood & My Ain Folk 16h05 Aya de Yopougon 15h50 Le Quatuor

18h00 Hijacking 18h05 La 5ème Saison 17h50 Le Quatuor 19h00 Météora 18h00 My Way Home 18h05 La 5ème Saison 17h50 Landes

14h00 Pacific Rim 14h10 Le Roi et l’Oiseau 14h05 Moi, moche et ... 2 13h50 Landes 13h50 Pacific Rim 14h10 Ploddy 14h05 Aya de Yopougon 13h50 Landes 13h50 Plein Soleil 14h10 Le Roi et l’Oiseau 14h05 Moi, moche et ... 13h50 Landes 14h10 Météora 14h10 Ploddy 14h05 Moi, moche et ...

16h30 Pacific Rim 16h00 Ma Meilleure Amie 16h05 La 5ème Saison 15h50 Landes 16h20 Météora 16h00 My Childhood & My Ain Folk 16h05 Moi, moche et ... 15h50 Le Quatuor 16h10 Pacific Rim 16h00 Hijacking 16h05 Aya de Yopougon 15h50 Landes 16h10 Pacific Rim 16h00 My Childhood & My Ain Folk 16h05 La 5ème Saison

18h00 Hijacking 18h05 Aya de Yopougon 17h50 Le Quatuor 18h00 Pacific Rim 18h00 My Way Home 18h05 La 5ème Saison 17h50 Landes 19h00 Météora 18h00 Ma Meilleure Amie 18h05 La 5ème Saison 17h50 Le Quatuor 18h40 Plein Soleil 18h00 My Way Home 18h05 Aya de Yopougon

13h50 Landes 13h50 Plein Soleil (d)

15h50 Landes 16h10 Pacific Rim

17h50 Le Quatuor 19h00 Météora

5€ la place aux séances de 16h et 22h

31 juillet > 6 août 20h00 My Childhood & My Ain Folk 20h05 Aya de Yopougon 19h50 Landes 21h00 Pacific Rim 20h00 Ma Meilleure Amie 20h05 Aya de Yopougon 19h50 Landes 19h30 Shokuzai 1 20h00 My Childhood & My Ain Folk 20h05 La 5ème Saison 19h50 Landes 20h30 Plein soleil 20h00 Ma Meilleure Amie 20h05 Aya de Yopougon 19h50 Landes 21h00 Pacific Rim 20h00 My Childhood & My Ain Folk 20h05 Aya de Yopougon 19h50 Météora 21h00 Pacific Rim 20h00 Ma Meilleure... (d) 20h05 La 5ème Saison 21h00 Landes 21h00 Pacific Rim 21h00 Hijacking (d) 21h00 Aya de Yopougon 20h30 If... 21h00 Pacific Rim

22h00 My Way Home 22h00 La 5ème Saison 21h50 If...

22h00 Metro Manila 22h00 La 5ème Saison 21h50 Quadrophenia 21h30 Shokuzai 2 22h00 My Way Home 22h00 Aya de Yopougon 21h50 If...

22h00 Metro Manila 22h00 La 5ème Saison 21h50 Quadrophenia

22h00 My Way Home 22h00 La 5ème Saison 21h30 Landes

21h50 Metro Manila (d) 22h00 Aya de Yopougon

(d) : dernière séance du film


Les horaires

les musiques que vous entendez en salles 1 & 2 ont été sélectionnées par

7 > 13 août Mercredi

7

Jeudi

8

Vendredi

9

Samedi

10

Dimanche

5€ la place aux séances de 16h et 22h

5€ la place aux séances de 16h et 22h

5€ la place aux séances de 16h et 22h

5€ la place aux séances de 16h et 22h

5€

11

la place aux séances de 16h et 22h

Lundi

5€

12

Mardi

13

la place aux séances de 16h et 22h

5€ la place aux séances de 16h et 22h

(d) : dernière séance du film

Les nouveautés de la semaine : Gold ; Les Salauds ; Monstres Academy ; Les Parapluies de Cherbourg ; La Baie des Anges ; Lola ; Les Demoiselles de Rochefort

14h10 Ploddy 14h05 Aya de Yopougon 13h50 Les Salauds 14h00 Monstres Academy 14h10 Le Roi et l’Oiseau 14h05 Aya de Yopougon 13h50 Les Salauds

16h00 Landes 16h05 Moi, moche et ... 2 16h20 Pacific Rim 16h30 Les Parapluies... 16h00 Landes 16h05 Moi, moche et ... 2 16h20 Pacific Rim

18h00 My Childhood & My Ain Folk 18h05 Météora 19h00 Gold 19h00 La Baie des Anges 18h00 My Way Home 18h05 La 5ème Saison 19h00 Gold

19h50 Landes 20h05 Aya de Yopougon 21h00 Les Salauds 21h00 Les Demoiselles... 19h30 Landes 20h05 Aya de Yopougon 21h00 Les Salauds

14h00 Monstres Academy 14h10 Ploddy 14h05 Aya de Yopougon 13h50 Les Salauds 14h00 Monstres Academy 14h10 Landes 14h05 Moi, moche et ... 2 13h50 Les Salauds 14h00 Les Demoiselles... 14h10 Ploddy 14h05 Moi, moche et ... 2 13h50 Les Salauds 14h00 Les Parapluies... 14h10 Le Roi et l’Oiseau (d) 14h05 Aya de Yopougon 13h50 Les Salauds 14h00 Monstres Academy 14h10 Ploddy (d) 14h05 Aya de Yopougon 13h50 Les Salauds 14h00 Monstres Academy

16h30 Les Demoiselles... 16h00 Landes 16h05 Moi, moche et ... 2 16h20 Shokuzai 1 16h30 Les Parapluies... 16h00 Le Roi et l’Oiseau 16h05 Aya de Yopougon 16h15 Shokuzai 2 16h30 Monstres Academy 16h00 Landes 16h05 Aya de Yopougon 16h20 Les Salauds 16h30 Monstres Academy 16h00 Landes 16h05 Moi, moche et ... 2 16h20 Shokuzai 1 16h30 Les Demoiselles... 16h00 Landes 16h05 Moi, moche et ... 2 16h15 Shokuzai 2 16h30 Les Parapluies...

19h00 Lola 18h00 My Childhood & My Ain Folk 18h05 Météora 19h00 Gold 19h00 La Baie des Anges 18h00 My Way Home 18h05 La 5ème Saison 19h00 Gold 19h00 Lola 18h00 My Childhood & My Ain Folk 18h05 Météora 19h00 Gold 19h00 La Baie des Anges 18h00 My Way Home 18h05 La 5ème Saison (d) 19h00 Gold 19h00 Lola 18h00 My Childhood & My Ain Folk 18h05 Météora (d) 19h00 Gold 19h00 La Baie des Anges

21h00 Les Parapluies... 19h50 Landes 20h05 Aya de Yopougon 21h00 Les Salauds 21h00 Les Demoiselles... 19h30 Landes 20h05 Aya de Yopougon 21h00 Les Salauds 21h00 Les Parapluies... 19h50 Landes 20h05 Aya de Yopougon 21h00 Pacific Rim 21h00 Les Demoiselles... 19h30 Landes 20h05 Le Quatuor (d) 21h00 Les Salauds 21h00 Les Parapluies... 19h50 Landes 20h05 Aya de Yopougon 21h00 Les Salauds 21h00 AVP Jeune & Jolie

21h40 Shokuzai 1 22h00 Gold

21h30 Shokuzai 2 22h00 If ...

21h40 Pacific Rim 22h00 Gold

21h30 Pacific Rim 22h00 Gold

21h40 La 5ème Saison 22h00 Quadrophenia

21h30 Pacific Rim 22h00 Gold

21h40 Pacific Rim 22h00 If ...

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VIDÉO EN POCHE ! www.videoenpoche.info

Qu’est-ce que Vidéo en Poche ?

1 clé USB + 5 euros = 1 film

Aller voir un film en salle, voilà une pratique qui vous est chère (sinon vous ne seriez pas en train de tenir la gazette du Méliès entre vos mains) et cela ne vous empêche pas de regarder du cinéma chez vous sur votre télévision, ordinateur, ou même dans les transports grâce votre tablette numérique. Le Méliès, en association avec le réseau Utopia (Avignon, Bordeaux, Toulouse et Saint-Ouen L’Aumone), le cinéma des Cinéastes à Paris et plusieurs autres salles aux quatre coins de la France, participe et anime le réseau Vidéo en Poche. En quelque sorte, il s’agit du trait d’union entre la salle et votre pratique individuelle de visionnage. Vous venez dans votre cinéma préféré (le Méliès donc !) armés de votre clé USB ainsi que de 5 euros, et après avoir consulté la liste des films présents sur le catalogue (consultable sur www. videoenpoche.info) ou demandé conseil à notre sympathique équipe de caisse, vous pourrez repartir avec un film en format numérique d’excellente qualité ! Le fichier n’est pas protégé par une DRM, c’est à dire par un cryptage, ce qui vous permet de le voir autant de fois que vous le désirez, sur une période de temps illimité. « Venir avec sa clé usb pour la faire remplir au cinéma, très écologique, on vient avec son contenant. Ça me rappelle mon village quand ma maman allait chercher du lait dans sa bouteille alu. » 01net

Une alternative aux systèmes de diffusion impersonnels Ce système est une alternative et une réponse, d’après nous, intelligente et cohérente, à l’impersonnalité d’Internet, des plateformes de VOD et SVOD. Vous n’êtes pas sans ignorer que le DVD tend à disparaître et qu’il faut, dès aujourd’hui, anticiper le mode de diffusion de demain pour un certain cinéma Art et Essai, celui que nous défendons et celui que vous aimez. C’est ce type même de cinéma qui est noyé dans la masse, actuellement, sur les plus grandes plateformes de téléchargement légales, et qui est donc difficilement visible. Pourquoi donc ne pas tenter, avec vous, de faire vivre des films après leur exploitation en salle, tout en préservant un rapport humain indispensable pour le vivre ensemble ?

Et les films ? Ce mois d’août, nous avons choisi de mettre en avant cinq films du catalogue, des films qui nous ont plu, que nous voulons partager avec vous, et qui résonnent pour certains, directement avec la programmation que nous vous proposons dans nos salles. Voilà notre selection : trois films mettant en scène des personnages féminins forts et atypiques, un film sur une lutte fratricide dans une amérique redneck et un documentaire surprenant sur le flicage des moutons. De nombreux autres films sont néanmoins disponibles dans le catalogue Vidéo en Poche, à vous de les consulter et d’établir vous même votre programmation.

La Nana

Film français de Luc Moullet (2009 - 1h26min - 1,04Go résolution DVD - Les Films du Paradoxe) avec Catalina Saavedra, Claudia Celedòn, Alejandro Goic, Mariana Loyola

C’est l’histoire de Raquel, domestique dans une famille noble, qui voit sa place menacée par l’arrivée d’une nouvelle collègue, embauchée pour lui donner un coup de main. Elle à l’impression qu’on lui prend sa place établie depuis plus de vingt ans et s’arrange pour rester la seule domestique des lieux. Et puis il y a Lucy, une énième prétendante, qui va l’ouvrir sur le monde et lui faire comprendre que le repli sur soi n’est pas la solution pour une vie heureuse. Comme dans Magic Magic, son dernier film que vous pouvez voir chez nous dès le 28 août, Silva filme un personnage pris dans l’agitation de son environnement, Raquel sort du cadre, y revient, agite et influe sur les interactions des membres du foyer et sur ses collègues successives. La caméra bouge, à l’épaule, à hauteur d’homme, de femme. Mais attention, il ne s’agit pas d’un journal d’une femme de chambre misérabiliste qui n’entraînerait que compassion, non non ! On a envie de la suivre, de partager un moment avec cette femme tout simplement humaine, qui rit, pleure et bouge !

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Belle Épine Film français de Rebecca Zlotowski

(2010 - 1h20min - Résolution DVD - Pyramide films) avec Léa Seydoux, Anaïs Demoustier, Agathe Schlencker, Johan Libéreau

Grand central sort ce mois ci sur nos écrans, et nous vous proposons à cette occasion le précédent (et premier) film de Rebecca Zlotowski dans Vidéo en poche. Prudence Friedman a 17 ans. Soudain livrée à elle même dans l’appartement familial, elle rencontre Marilyne, une frondeuse du lycée qui lui fait découvrir le circuit sauvage de Rungis, où tournent dangereusement grosses cylindrées et petites motos trafiquées. Fascinée par ce petit monde, Prudence va essayer de se faire accepter… On pense au Pialat de Passe ton bac d’abord ou d’A nos amours et le film est accompagné par la musique symphonique et électro de Rob. Un journaliste du Monde, dans un article paru à la sortie, écrivait : « Il y a toujours une émotion particulière à signaler les belles premières fois. On en voit au moins deux dans Belle Epine, à la fois le premier long métrage de Rebecca Zlotowski et sinon la première, du moins la plus belle apparition de la jeune actrice Léa Seydoux sur un écran, qui porte, comme on dit, le film sur ses très belles épaules. ». bre 2010)

vem Coup deb Méliès (no

Shotgun stories Film américain de Jeff Nichols

(2007 - 1h32min - VOST - 1,12 Go résolution DVD - ASC Distribution) avec Michael Shannon, Douglas Ligon, Barlow Jacobs, Natalie Canerday

Un père, deux facettes. Trois enfants qui ne se souviennent que de cet être violent qui les a abandonné. Trois enfants, nés ensuite, se souviennent eux d’un père catholique et bon. Un enterrement, deux clans, des fusils, des yeux au beurre noir… « A peine sorti de son école de cinéma, Jeff Nichols signe un coup d’essai étonnant de maîtrise en puisant, sans complexe, dans Sophocle et Shakespeare. Tout y est : le messager ou le choeur - incarné par un personnage de clown sinistre dont la parole, maladroite ou maligne, agit sur l’action comme un soufflet sur les braises - la consanguinité, la vengeance, la passion de personnages esclaves de leurs pulsions.. » C’est Telerama qui le dit !. Après Shotgun Stories, Jeff Nichols, que l’on soutient un max, a réalisé deux chef d’œuvres : Take Shelter et Mud…. Et puis Michael Shannon, qui est un peu à Nichols ce que De Niro est à Scorsese, explose le film de sa superbe. A ne pas manquer si vous aimez l’amérique profonde et les vieux pick up rouillés !

Mouton 2.0 Film français de Antoine Costa et Florian Pourchi

(2012 - 1h17min - VOST - 1,13Go résolution DVD - Synaps Collectif)

« La lutte des éleveurs contre le puçage RFID des moutons peut apparaître comme un combat de plus. Pour certains c’est un combat comme un autre, un combat contre les obligations. Cependant comme nous l’avons constaté dans nos entretiens avec les éleveurs il ne s’agit pas d’une obligation supplémentaire. C’est une volonté à moitié camouflée d’industrialiser l’élevage ovin et caprin, une volonté de contrôle total afin d’amener l’élevage vers d’autres aménagements futurs, sur le terrain de la génétique notamment. Nous revenons avec chaque éleveur sur les raisons qui les ont amenés à ce métier, à cette passion. Nous partageons avec eux leurs inquiétudes mais aussi leurs espoirs.» Voilà ce que nous disent les réalisateurs de ce documentaire sur leur travail. Plus qu’un documentaire engagé, il s’agit d’une prise de pouls du milieu agricole et de ses révolutions, et allons même plus loin : au fond, n’est il ici pas plus largement question de la minority reportisation du monde dans lequel nous vivons ? On vous a proposé ce film dans nos salles en février dernier, si vous l’avez manqué ou si vous voulez le revoir (et soutenir ces réalisateurs qui ont fait ce film de manière 100% indépendante), séance de rattrapage sur Vidéo en Poche

La Reine des Pommes Film français de Valérie Donzelli

(2009 - 1h22min - 1,08 Go résolution DVD - Shellac) avec Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm, Béatrice de Staël, Dominik Moll

« Dans un cinéma en référence à Jacques Demy, tout en musique, mélangeant lyrisme, mélancolie et grand scène de bonheur, Valérie Donzelli signe un premier film référence franchement abouti » dixit le Nouvel Obs’. En parallèle du cycle consacré au réalisateur de Lola dans notre cinéma, Vidéo en Poche vous propose de voir comment le réalisateur enchanteur a laissé des traces dans l’imaginaire d’une créatrice d’aujourd’hui. Adèle se pose des questions. Elle doit se relever d’une rupture et désacraliser cette relation, reprendre du poil de la bête. C’est sa cousine qui va la prendre sous son aile et l’aider à trouver du travail, puis dans un second temps, démythifier son ex en rencontrant d’autres hommes. Ce qui nous a plu dans ce film, c’est l’enchantement d’une mise en scène atypique. Des chansons sautillantes, des dialogues détachés et soignés et un Paris coloré qui font de ce film une sympathique première œuvre pour celle qui est aujourd’hui une cinéaste incontournable dans le paysage français.

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MéliMélodie

les musiques que vous entendez en salles 3 & 4 ont été sélectionnées par MéliMélodie et Le Bar de Lyon

13 rue Notre Dame 42000 St Etienne 04 77 33 25 96

14 > 20 août

Les nouveautés de la semaine : Les Apaches ; Michael Kohlhaas b

Mercredi

14

Jeudi

15

Vendredi

16

Samedi

17

Dimanche

18

Lundi

19

Mardi

20

20

5€ la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

14h00 Monstres Academy 13h50 Les Apaches 13h50 Les Salauds 14h10

16h00 Landes 15h40 Moi, moche et... 2 16h20 Pacific Rim 16h30

14h00 Monstres Academy 13h50 Gold 13h50 Pacific Rim

16h00 Landes 15h50 Les Apaches 16h20 Les Salauds

14h10

16h30

14h00 Monstres Academy 13h50 Les Apaches 13h50 Les Salauds 14h10

16h00 Landes 15h40 Moi, moche et... 2 16h20 Les Salauds 16h30

14h00 Landes 13h50 Gold 13h50 Pacific Rim 14h10

16h00 Monstres Academy 15h50 Les Apaches 16h20 Les Salauds 16h30

14h00 Monstres Academy 13h50 Les Apaches 13h50 Les Salauds 14h10

16h00 Landes 15h40 Moi, moche et... 2 16h20 Pacific Rim 16h30

14h00 Monstres Academy 13h50 Gold 13h50 Les Salauds 14h10

16h00 Landes 15h50 Les Apaches 16h20 Les Salauds 16h30

14h00 Monstres Academy 13h50 Les Apaches 13h50 Les Salauds 14h10

16h00 Landes 15h40 Moi, moche et... 2 16h20 Pacific Rim (d) 16h30

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

18h00 My Way Home 17h30 Lola 19h00 Gold 19h00 Aya de Yopougon 18h00 My Childhood & My Ain Folk 17h40 La Baie des Anges 19h00 Gold 19h00 Aya de Yopougon 18h00 My Way Home 17h30 Lola 19h00 Gold 19h00 Aya de Yopougon 18h00 My Childhood & My Ain Folk 17h40 La Baie des Anges 19h00 Gold 19h00 Aya de Yopougon 18h00 Shokuzai 1 (d) 17h30 Les Parapluies... 19h00 Gold 19h00 Aya de Yopougon 18h00 My Way Home 17h40 La Baie des Anges 19h00 Gold 19h00 Aya de Yopougon 18h00 My Way Home 17h30 Lola 19h00 Gold 19h00 Aya de Yopougon (d)

19h50 Landes 19h30 Les Apaches 21h00 Les Salauds 21h00

21h40 Quadrophenia 21h10 Les Demoiselles...

19h50 Landes 19h30 Les Parapluies... 21h00 Les Salauds

21h40 If ... 21h15 Les Apaches

Michael Kohlhaas b

21h00

Michael Kohlhaas b

19h30 Shokuzai 1 19h30 Les Apaches 21h00 Pacific Rim 21h00

21h40 Shokuzai 2 21h10 Les Demoiselles...

19h50 Landes 19h30 Les Parapluies... 21h00 Les Salauds 21h00

21h40 Quadrophenia 21h15 Les Apaches

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

20h30 Shokuzai 2 (d) 19h30 Les Apaches 21h00 Les Salauds 21h00

21h10 Les Demoiselles...

Michael Kohlhaas b

19h50 Landes 19h30 Les Parapluies... 21h00 Pacific Rim 21h00

21h40 If ... (d) 21h15 Les Apaches

19h50 Landes (d) 19h30 Les Apaches 21h00 Les Salauds 21h00

21h40 Quadrophenia (d) 21h10 Les Demoiselles...

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

(d) : dernière séance du film


Les horaires

les musiques que vous entendez en salles 1 & 2 ont été sélectionnées par

21 > 27 août Mercredi

21

Jeudi

22

Vendredi

23

Samedi

24

Dimanche

5€ la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

5€

25

la place aux séances de 22h

Lundi

5€

26

Mardi

27

la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

(d) : dernière séance du film

Les nouveautés de la semaine : Mon Bel Oranger ; Jeune & Jolie ; Kick-Ass 2

14h00 Monstres Academy 14h00 Jeune & Jolie 14h10 Les Apaches 14h00 Kick-Ass 2 14h00 Mon Bel Oranger 14h00 Jeune & Jolie 14h10 Les Apaches 14h00 Kick-Ass 2 14h00 Moi, moche et... 2 14h00 Jeune & Jolie 14h10 Les Apaches 14h00 Kick-Ass 2 14h00 Mon Bel Oranger 14h00 Jeune & Jolie 14h10 Les Apaches 14h00 Kick-Ass 2 14h00 Moi, moche et... 2 14h00 Jeune & Jolie 14h10 Les Apaches 14h00 Kick-Ass 2 14h00 Mon Bel Oranger 14h00 Jeune & Jolie 14h10 Les Apaches 14h00 Kick-Ass 2 14h00 Moi, moche et... (d) 14h00 Jeune & Jolie 14h10 Les Apaches 14h00 Kick-Ass 2

16h00 Mon Bel Oranger 16h00 Jeune & Jolie 16h30

Michael Kohlhaas b

16h20 Kick-Ass 2 16h00 Monstres Academy 16h00 Jeune & Jolie 16h30

Michael Kohlhaas b

16h20 Les Salauds 16h00 Mon Bel Oranger 16h00 Jeune & Jolie 16h30

Michael Kohlhaas b

16h20 Kick-Ass 2 16h00 Monstres Academy 16h00 Jeune & Jolie 16h30

Michael Kohlhaas b

16h20 Les Salauds 16h00 Mon Bel Oranger 16h00 Jeune & Jolie 16h30

Michael Kohlhaas b

16h20 Kick-Ass 2 16h00 Monstres Academy (d) 16h00 Jeune & Jolie 16h30

Michael Kohlhaas b

16h20 Les Salauds 16h00 Mon Bel Oranger 16h00 Jeune & Jolie 16h30

Michael Kohlhaas b

16h20 Kick-Ass 2

18h00 Les Parapluies... 18h00 Gold 19h00 Les Apaches 18h40 Kick-Ass 2 18h00 La Baie des Anges 18h00 My Childhood & My Ain Folk 19h00 Les Apaches 18h40 Kick-Ass 2 18h00 Lola 18h00 My Way Home 19h00 Les Apaches 18h40 Kick-Ass 2 18h00 Les Parapluies...(d) 18h00 Gold 19h00 Les Apaches 18h40 Kick-Ass 2 17h50 Les Demoiselles...(d) 18h00 Jeune & Jolie 19h00 Les Apaches 18h40 Kick-Ass 2 18h00 La Baie des Anges (d) 18h00 My Childhood & My Ain Folk 19h00 Les Apaches 18h40 Kick-Ass 2 18h00 Lola (d) 18h00 My Way Home 19h00 Les Apaches (d) 18h40 Kick-Ass 2

20h00 Mon Bel Oranger 20h00 Jeune & Jolie 21h00

21h50 Les Salauds 22h00 Jeune & Jolie

Michael Kohlhaas b

21h00 Kick-Ass 2 20h00 Mon Bel Oranger 20h00 Jeune & Jolie 21h00

22h00 Kick-Ass 2 22h00 Jeune & Jolie

21h00 Kick-Ass 2 20h00 Mon Bel Oranger 20h00 Jeune & Jolie 21h00

21h50 Les Salauds 22h00 Jeune & Jolie

21h00 Kick-Ass 2 20h00 Mon Bel Oranger 20h00 Jeune & Jolie 21h00

22h00 Kick-Ass 2 22h00 Jeune & Jolie

21h00 Kick-Ass 2 20h10 Mon Bel Oranger 20h00 Jeune & Jolie 21h00

22h00 Les Salauds 22h00 Gold

21h00 Kick-Ass 2 20h00 Mon Bel Oranger 20h00 Jeune & Jolie 21h00

22h00 Kick-Ass 2 22h00 Jeune & Jolie

21h00 Kick-Ass 2 20h00 Mon Bel Oranger 20h00 Jeune & Jolie 21h00 (d)

21h50 Les Salauds (d) 22h00 Jeune & Jolie

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

Michael Kohlhaas b

21h00 Kick-Ass 2

21


les musiques que vous entendez en salles 1 & 2 ont été sélectionnées par Les nouveautés de la semaine : Oggy & les Cafards ; Grand Central ; Magic Magic ; Alabama Monroe

Mercredi

28

Jeudi

29

Vendredi

30

Samedi

31

Dimanche

1er

Lundi

2

Mardi

3

22

5€ la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

5€ la place aux séances de 22h

28 août > 3 septembre

14h00 Oggy & les Cafards 14h00 Jeune & Jolie 14h10 Magic Magic 14h00 Kick-Ass 2 14h00 Grand Central 14h00 Mon Bel Oranger 14h10 Magic Magic

16h00 Grand Central 16h00 Mon Bel Oranger 16h30 Alabama Monroe 16h20 Kick-Ass 2 16h00 Oggy & les Cafards 16h00 Jeune & Jolie 16h30 Alabama Monroe

18h00 Grand Central 18h00 Jeune & Jolie 19h00 Magic Magic 19h00 Mon Bel Oranger 18h00 Grand Central 18h00 Jeune & Jolie 19h00 Magic Magic

20h00 22h00 Grand Central Kick-Ass 2 20h00 22h00 Jeune & Jolie Jeune & Jolie 21h00 Alabama Monroe 21h00 Kick-Ass 2 20h00 22h00 Grand Central Kick-Ass 2 20h00 22h00 Jeune & Jolie Jeune & Jolie 21h00 Alabama Monroe

14h00 Kick-Ass 2 14h00 Oggy & les Cafards 14h00 Jeune & Jolie 14h10 Magic Magic 14h00 Kick-Ass 2 14h00 Grand Central 14h00 Mon Bel Oranger 14h10 Magic Magic 14h00 Kick-Ass 2 14h00 Oggy & les Cafards 14h00 Jeune & Jolie 14h10 Alabama Monroe 14h00 Kick-Ass 2 14h00 Grand Central 14h00 Mon Bel Oranger 14h10 Magic Magic 14h00 Kick-Ass 2 14h00 Grand Central 14h00 Jeune & Jolie 14h10 Magic Magic 14h00 Kick-Ass 2

16h20 Kick-Ass 2 16h00 Grand Central 16h00 Mon Bel Oranger 16h30 Alabama Monroe 16h20 Kick-Ass 2 16h00 Oggy & les Cafards 16h00 Jeune & Jolie 16h30 Alabama Monroe 16h20 Kick-Ass 2 16h00 Grand Central 16h00 Mon Bel Oranger 16h20 Magic Magic 16h20 Kick-Ass 2 16h00 Oggy & les Cafards 16h00 Jeune & Jolie 16h30 Alabama Monroe 16h20 Kick-Ass 2 16h00 Grand Central 16h00 Mon Bel Oranger 16h30 Alabama Monroe 16h20 Kick-Ass 2

19h00 Mon Bel Oranger 18h00 Grand Central 18h00 Jeune & Jolie 19h00 Magic Magic 19h00 Mon Bel Oranger 18h00 Grand Central 18h00 Jeune & Jolie 19h00 Magic Magic 19h00 Mon Bel Oranger 18h00 Grand Central 18h00 Jeune & Jolie 18h20 Alabama Monroe 19h00 Mon Bel Oranger 18h00 Grand Central 18h00 Jeune & Jolie 19h00 Magic Magic 19h00 Mon Bel Oranger 18h00 Grand Central 18h00 Jeune & Jolie 19h00 Magic Magic 19h00 Mon Bel Oranger

21h00 Kick-Ass 2 20h00 Grand Central 20h00 Jeune & Jolie 21h00 Alabama Monroe 21h00 Kick-Ass 2 20h00 Grand Central 20h00 Jeune & Jolie 21h00 Alabama Monroe 21h00 Kick-Ass 2 20h00 Grand Central 20h00 Jeune & Jolie 20h30 My Childhood & My Ain Folk (d) 21h00 Kick-Ass 2 20h00 Grand Central 20h00 Jeune & Jolie 21h00 Alabama Monroe 21h00 Kick-Ass 2 20h00 Grand Central 20h00 Jeune & Jolie 21h00 Alabama Monroe 21h00 Kick-Ass 2

+ rencontre avec le rélisateur

22h00 Kick-Ass 2 22h00 Jeune & Jolie

22h00 Kick-Ass 2 22h00 Jeune & Jolie

22h00 Kick-Ass 2 22h00 Jeune & Jolie 22h15 My Way Home (d)

22h00 Kick-Ass 2 22h00 Jeune & Jolie

22h00 Kick-Ass 2 22h00 Jeune & Jolie

(d) : dernière séance du film


Les films à partir du 21 août

Kick-Ass 2

Film américain de Jeff Wadlow (2013 - 1h53min - VOST) avec Jim Carrey, Aaron Taylor-Johnson, Chloë Grace Moretz, Christopher Mintz-Plasse...

Kick-Ass, Hit Girl et Red Mist sont de retour pour le second volet de l’irrévérencieux pastiche de film de super-héros tiré des comics de l’écossais Mark Millar. Et figurez vous que cette suite tant attendue du génial Kick-Ass signé Matthew Vaughn en 2010 arrive sur les écrans du Méliès (et en VO s’il vous plait!) dès le 21 août. Et c’est peu dire d’affirmer que de deuxième opus que nous découvrirons en même temps que vous est à nos yeux au moins aussi attendu que le deuxième volet de la saga Terminator en son temps ! Voilà le programme : Devenue célèbre grâce à internet, l’audace insensée du vengeur masqué autodidacte Kick-Ass a inspiré une nouvelle vague de super-héros masqués sans pouvoirs. Menée par un ex-truand reconverti, le Colonel Stars & Stripes (Jim Carrey himself !), cette fine équipe s’est regroupée au sein de la ligue Justice Forever afin de patrouiller les rues de la ville et d’assurer la sécurité générale. Mais quand Red Mist, réincarné en Mother F%&*^r, décide de s’attaquer à ces super-héros amateurs, leur suprématie commence à battre de l’aile... De leur côté, la jeune tueuse Hit Girl et notre « vigilant » Kick-Ass tentaient de mener leur vie comme des ados normaux, sous leurs vraies identités de Mindy et Dave. Mais la fin des études approchant et ne sachant vers quelle carrière s’orienter, Dave décide, avec l’aide de Mindy, de lancer la première association de super-héros de l’histoire. Malheureusement, après s’être fait attrapée à faire le mur dans son attirail de Hit Girl, Mindy est condamnée à prendre sa retraite, et à affronter seule l’univers impitoyable du lycée, peuplé de terribles pestes prêtes à s’occuper de son cas. Ne sachant vers qui se tourner, Dave s’allie à la brigade Justice Forever. Alors que leurs efforts contre le crime commencent à porter leurs fruits, le super-vilain n°1, Mother F%&*^r, met sur pied sa propre ligue maléfique et élabore un plan pour faire payer à Kick-Ass et à Hit Girl ce qu’ils ont fait subir à son mafieux de père dans le premier épisode. Voilà le hic : en s’en prenant à un des membres de Justice Forever, c’est le courroux de tous qu’il va évidemment déclencher...

23


à partir du 21 août

Mon Bel Oranger

Film brésilien de Marcos Bernstein (2013 - 1h30min - VOST) avec José de Abreu, Caco Ciocler, Eduardo Dascar...

Mon Bel Oranger est l’adaptation par Marcos Bernstein, le scénariste de Central do Brasil, du grand classique de la littérature brésilienne signé José Mauro de Vasconcelos. Comme Sa Majesté des Mouches ou Un Sac de Billes, c’est depuis longtemps l’un des livres à faire lire à tous ceux qui disent qu’ils n’aiment pas lire ! Un livre et désormais un film qui s’adresse à chacun dans la langue universelle de l’enfance, dans une fraicheur que chacun a connue et a vécue. Zézé est un petit garçon de presque huit ans qui grandit dans la campagne brésilienne, au cœur d’une famille pauvre. Son père est au chômage et sa mère traîne son hernie à l’usine pour un salaire de misère. Il fait beaucoup de bêtises alors son père le bat. Son père le bat donc il fait beaucoup de bêtises. Il est le diable ! Tout le monde le dit autour de lui, les adultes en tout cas. Alors il finit par le croire, et fait en sorte de jouer son rôle au mieux. Mais Zézé n’est pas qu’un petit garçon arrogant qui mène une vie dure. Il est très intelligent et a une imagination sans limites. Il est une fontaine d’imagination. Elle déborde de lui au point que son univers fantasmé se confond avec le monde réel. Deux vieux sièges enfoncés dans la terre, quelques bouchons en plastique et deux feuilles de bananier, il fait un avion. Dans son avion il emmène son petit frère en Europe, pour visiter un zoo fascinant. Il revient et part à cheval, à la conquête de jours meilleurs... En plus, il a un arbre magique, un petit oranger à qui il confie ses secrets, ses souffrances, ses peines, ses espoirs, ses désirs d’ailleurs, de mieux, de plus doux. Et son arbre lui répond ! Il lui donne des solutions ! Tout se passe dans sa tête, on le sait… Mais son refuge est aussi un peu le notre alors on attrape sa main et on le suit avec d’autant plus de plaisir dans ses aventures.

Les Apaches

14 > 27 août Film corse de Thierry de Peretti (2013 - 1h22min) avec François-Joseph Culioli, Aziz El Haddachi, Hamza Meziani...

Pendant que des milliers de touristes envahissent les plages, les campings et les clubs, cinq adolescents des quartiers populaires de Porto-Vecchio trainent. Un soir, l’un d’eux conduit les quatre autres dans une luxueuse villa inoccupée où il a été embauché pour faire le jardinage... La bande y passe clandestinement la nuit. Avant de partir, ils volent quelques objets sans valeur et deux fusils de collection. Quand la propriétaire de la maison débarque de Paris, elle se plaint du cambriolage à un petit caïd local de sa connaissance… Le réalisateur corse Thierry De Peretti n’emprunte pas que son titre au genre western, il en emploie aussi et surtout les codes pour les appliquer fidèlement à une situation locale, ancrée dans le réel de la Corse d’aujourd’hui. Une ville anonyme, ses devantures de magasins, ses quartiers dont les limites épousent parfaitement celles séparant les différents groupes sociaux. Il y a les riches « gaulois », seigneurs aux résidences secondaires qu’ils ne visitent que sporadiquement ; les intendants du cru qui gèrent à leur place les affaires au quotidien et assurent le maintien de la hiérarchie ; et le bas peuple, cantonné aux basses œuvres et ghettoïsé – les arabes remplaçant souvent les indiens dans ce rôle peu enviable. De Peretti compose une heure durant un récit captivant, tout en franchise et âpreté. Les enjeux sont clairs (une bêtise d’adolescents dégénère en escalade de mauvaises décisions et de coups de sang, forcés par la panique grandissante), les personnages carrés, la logique du pire inflexible. Sans jamais avoir besoin de forcer son matériau, le réalisateur maintient une tension étouffante, principalement grâce au talent qu’il démontre à inscrire ses scènes dans la durée jusqu’à son plan final où l’incroyable violence sourde nous balance en pleine figure l’horreur de la transmission générationnelle de la haine et des inégalités de classe. En bref, Les Apaches est à la Corse ce que le cinéma des frères Dardenne est à la Belgique, un manifeste naturaliste puissant dont on ne ressort pas indemne. 24


Les films à partir du 28 août

Grand Central

Film français de Rebecca Zlotowski (2013 - 1h35min) avec Léa Seydoux, Tahar Rahim, Olivier Gourmet...

Dans Grand Central, Tahar Rahim incarne Gary, un jeune homme agile, frondeur, un mec qui s’en sort comme il peut en sautant d’un boulot saisonnier à un autre et qui en ce début d’été va atterrir dans l’envers du décor d’une centrale nucléaire, au plus près des réacteurs, où les doses radioactives sont les plus fortes et dangereuses. Là, où le danger est constant, il va trouver ce qu’il cherchait, de l’argent, une équipe à défaut d’une famille (on ne verra de sa vraie famille qu’une sœur dont le conjoint le rejette visiblement) même si elle le deviendra presque, mais aussi Karole (Léa Seydoux), la femme de son collègue Toni (Denis Menochet). Tandis que les radiations le contaminent progressivement, une autre forme de chimie (ou d’alchimie), l’irradie, puisqu’il tombe amoureux de Karole. Chaque jour, la menace, de la mort et de la découverte de cette liaison dangereuse, plane un peu plus… C’est sur le mode du thriller(s) que la cinéaste nous entraîne : Thriller amoureux évidemment avec une superbe histoire d’amour aussi sensuelle que romanesque, dans laquelle le désir est toujours plus fort que le danger. Thriller fantastique également, tant l’univers de la centrale dans lequel des hommes côtoient le danger et la mort chaque jour est terrifiant. La réalisatrice parvient d’ailleurs parfaitement à retranscrire le climat anxiogène de la centrale notamment par un habile travail sur le son, des bruits métalliques assourdissants qui nous font presque ressentir les vibrations du danger (on pense parfois à Alien de Ridley Scott). Thriller d’investigation enfin, puisqu’entre autres atoûts, Grand Central se révèle être aussi une véritable plongée au plus près des conditions de vie des employés de la centrale nucléaire. Plongée quasi documentaire puisque tournée dans une vraie centrale autrichienne pas encore en service et conseillée techniquement par Claude Dubout, cet ouvrier qui avait écrit le récit autobiographique Je suis décontamineur dans le nucléaire. Mais Grand Central reste avant tout une superbe histoire d’amour, de désirs dont la force est renforcée par la proximité d’un double danger. C’est un film sensuel, presque animal, qui pratique une économie de dialogues et qui repose sur de beaux parallèles et contrastes. Parallèle entre l’amour de Gary pour Karole, qui se laisse irradier par elle et pour rester auprès d’elle. Parallèle entre le sentiment amoureux, presque violent, impérieux, qui envahit lentement et irrémédiablement celui qui l’éprouve comme la centrale qui contamine. Parallèle entre les effets du désir amoureux et les effets de la centrale : cette dose qui provoque « la peur, l’inquiétude », les jambes « qui tremblent », la « vue brouillée » comme le souligne Karole lors de la scène du bistrot. Parallèle entre ces deux dangers que Gary défie, finalement malgré lui. Contraste entre cette centrale clinique, carcérale, bruyante, et la nature dans laquelle s’aiment Gary et Karole et que Rebecca Zlotowski filme comme une sorte d’Eden, ou comme dans Une Partie de campagne de Renoir, même si, telle une Ken Loach française, elle n’élude rien des difficiles conditions de vie des ces ouvriers/héros qui habitent dans des mobile-homes près des centrales. Bonus Méliès : le premier film de Rebecca Zlotowski (Belle Épine) est disponible sur Vidéo en Poche. (cf. page 19) 25


à partir du 28 août

Magic Magic

Film américain / chilien de Sebastián Silva (2013 - 1h37min) avec Juno Temple, Michael Cera, Emily Browning...

Alicia, jeune américaine introvertie et mal dans sa peau, part en vacances au Chili avec sa cousine Sara et sa bande d’amis. Sur le trajet, Sara se voit contrainte de renoncer au voyage, mais promet à Alicia de la rejoindre très rapidement. Cette dernière se retrouve avec des inconnus qui parlent mal l’anglais sur une île inhospitalière. Dans l’incapacité de s’intégrer au groupe, Alicia se replie peu à peu sur elle-même et commence à sombrer dans la folie… Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs 2013, ce drame à la lisière du fantastique raconte comment une fille fragilisée par un entourage toxique perd les pédales dans l’indifférence générale. Jeune cinéaste chilien que nous suivons de près depuis La Nana (2009) et Les Vieux chats (2010), Sebastian Silva montre sa descente aux enfers dans une atmosphère hypnotisante, et une paranoïa grandissante qui la pousse aux pires extrémités. Piégée, isolée, déprimée, Alicia déraille. Cauchemar éveillé, hallucination ou réalité ? Une ambiguïté entretenue par le réalisateur chilien (également 1er assistant d’Inárritu, Malick ou Schnabel), dont l’univers étrange demeure paradoxalement très cohérent.

Bonus Méliès : le premier film de Sebastián Silva (La Nana) est disponible sur Vidéo en Poche. (cf. page 18)

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Les films à partir du 28 août

Alabama Monroe

Film belge de Felix Van Groeningen (2013 - 1h52min - VOST) avec Veerle Baetens, Johan Heldenbergh, Nell Cattrysse...

Didier et Élise vivent une histoire d’amour passionnée et rythmée par la musique. Lui, joue du banjo dans un groupe de Bluegrass Country et vénère l’Amérique. Elle, tient un salon de tatouage et chante dans le groupe de Didier. De leur union fusionnelle naît une fille, Maybelle... Après son excellente Merditude des choses (coup de cœur du Méliès en décembre 2009), le réalisateur belge Felix Van Groeningen revient sur nos écrans avec cette superbe ballade douce-amère nord américaine. Comme La Vie d’Adèle, que vous pourrez découvrir le 9 octobre prochain, ce drame puissant et bouleversant a quasiment de quoi changer le cours de la vie de ses spectateurs. Tout commence comme dans un mélodrame classique, savoureux mélange entre Blue Valentine (coup de cœur Méliès avec Ryan Gosling de juin 2011) et La Guerre est déclarée (coup de cœur Méliès - septembre 2011). On y suit alternativement la naissance d’un couple (elle tatoueuse, lui musicien) et leur combat, sept années plus tard, pour sauver leur jolie petite Maybelle des griffes d’un cancer salement tenace. De quoi faire pleurer dans les chaumières ? Oui, certes, mais pas seulement. La construction du film, qui opèrera ensuite un basculement inattendu, permet non seulement de radiographier un amour, mais aussi et surtout de s’interroger sur ce qu’est vraiment l’amour conjugal et sur ce qu’il peut supporter. Parce qu’on n’est plus jamais le même une fois qu’on est parent, et parce que certaines tragédies sont irréversibles, le couple d’Alabama Monroe - The Broken Circle Breakdown est voué à un échec à plus ou moins court terme. Déprimant ? Forcément, oui. Mais le style de Groeningen est d’une amplitude folle, entre poésie du quotidien et rage permanente, considérations sur la nécessité de croire et le revers de la médaille... Chaque scène semble fonctionner exactement comme son réalisateur l’a prévu, et c’est une tornade émotionnelle (mais jamais racoleuse) qui s’empare de vous. Adapté d’une pièce de théâtre co-écrite par l’acteur principal Johan Heldenbergh, Alabama Monroe est une ballade déchirante dont le ton colle de très près à sa bande originale Bluegrass, branche de la musique country s’appuyant sur des harmonies mélodiques souvent ambitieuses et sur des instruments (banjo, contrebasse...) capables en quelques notes de vous faire chavirer le cœur. Un bon réalisateur, une belle histoire faite de belles âmes et une belle musique laissez vous emporter par la tornade émotionnelle Alabama Monroe. Rencontre avec le réalisateur Felix Van Groeningen - jeudi 29 août à 21h00 Projection du film Alabama Monroe suivie d’une rencontre avec Felix Van Groeningen en visioconférence 27


Les horaires des films à destination du jeune public sont signalés en vert dans les grilles en pages centrales

,

LÉté

Le Roi et l oiseau Film français de Paul Grimault

3 ans

(1980 - 1h27min) Textes de Jacques Prévert d’après « La Bergère et le Ramoneur » de Hans Christian Andersen

Le Roi Charles V et Trois font Huit et Huit font Seize règne en tyran sur le royaume de Takicardie. Seul un Oiseau, enjoué et bavard, qui a construit son nid en haut du gigantesque palais, tout près des appartements secrets de Sa Majesté, ose le narguer. Le Roi est amoureux d’une charmante et modeste Bergère qu’il veut épouser sous la contrainte. Mais celle-ci aime un petit Ramoneur. Tous deux s’enfuient pour échapper au Roi et, réfugiés au sommet de la plus haute tour du palais, sauvent un petit oiseau imprudent pris à l’un des pièges du Tyran. Le Père Oiseau reconnaissant promet en retour de les aider. La police retrouve la trace des fugitifs. Une folle poursuite s’engage. Des machines volantes conduites par des policiers moustachus, de mystérieuses créatures couleur de muraille qui espionnent la ville, des tritons motorisés et le Roi sur son trône électrique flottant, ou sur son gigantesque Automate, les pourchassent…

jusqu’au 12 août

Moi, moche et méchant 2

Film américain (réalisé par 2 frenchies !) de Chris Renaud et Pierre Coffin (2013 - 1h38min - VF)

5 ans

Ayant abandonné la super-criminalité et mis de côté ses activités funestes pour se consacrer à la paternité et élever Margo, Édith et Agnès, Gru, et avec lui, le Professeur Néfario et les Minions, doivent se trouver de nouvelles occupations. Alors qu’il commence à peine à s’adapter à sa nouvelle vie tranquille de père de famille, une organisation ultrasecrète, menant une lutte acharnée contre le Mal à l’échelle planétaire, vient frapper à sa porte. Soudain, c’est à Gru, et à sa nouvelle coéquipière Lucy, que revient la responsabilité de résoudre une série de méfaits spectaculaires. Après tout, qui mieux que l’ex plus méchant méchant de tous les temps, pourrait attraper celui qui rivalise pour lui voler la place qu’il occupait encore récemment. Rejoignant nos héros, on découvre : Floyd, le propriétaire du salon Eagle Postiche Club pour hommes et suspect numéro 1 du crime le plus abject jamais perpétré depuis le départ de Gru à la retraite ; Silas de Lamolefès, le super-espion à la tête de l’Agence Vigilance de Lynx, patron de Lucy, dont le nom de famille est une source inépuisable d’amusement pour les Minions ; Antonio, le si mielleux objet de l’affection naissante de Margo, et Eduardo Perez, le père d’Antonio, propriétaire du restaurant Salsa & Salsa et l’homme qui se cache peut-être derrière le masque d’El Macho, le plus impitoyable et, comme son nom l’indique, méchant macho que la terre ait jamais porté.

jusqu’au 27 août

PLODDY

la voiture électrique mène l’enquête

3 ans

Film norvégien de Rasmus A. Sivertsen (2013 - 1h14min - VF)

Pendant une opération de sauvetage, Ploddy la fringante voiture de police est victime d’une forte secousse électrique. Tout le monde craint le pire… Et puis, miracle : la voiture survit, plus énergique que jamais ! Tant mieux, car il lui faut affronter deux criminels qui prélèvent l’eau d’un lac de montagne pour la revendre. Ploddy et Dottie, son amie loutre, mettent tout en œuvre pour résoudre l’affaire…

31 juillet > 13 août 28


Les films

des Enfants Monstres Academy Film américain de Dan Scanlon (2013 - 1h44min - VF)

Même quand il n’était qu’un tout petit monstre, Bob Razowski rêvait déjà de devenir une Terreur. Aujourd’hui, il est enfin en première année à la prestigieuse université Monstres Academy, où sont formées les meilleures Terreurs. Son plan de carrière bien préparé est pourtant menacé par sa rencontre avec James P. Sullivan, dit Sulli, un vrai crack qui a un don naturel pour Terrifier. Aveuglés par leur désir de se prouver l’un à l’autre qu’ils sont imbattables, tous deux finissent par se faire renvoyer de l’université. Pire encore : ils se rendent compte que s’ils veulent que les choses aient une chance de rentrer dans l’ordre, ils vont devoir travailler ensemble, et avec un petit groupe de monstres bizarres et mal assortis… « L’un des plus brillants rejetons de l’écurie Pixar » Mad Movies « Original, rigolo, nostalgique et éclairé. Même si, de ce côté de l’Atlantique, on ne saisit pas forcément la totalité des clins d’oeil et des références, le plaisir est total. » Télérama «Production Pixar et Disney, cette animation compte parmi les plus réussies et les plus drôles de ces derniers temps.» Positif

5 ans

7 > 26 août

Oggy et les cafards 6 ans

Film français de Olivier Jean-Marie (2013 - 1h20min)

Depuis la nuit des temps, deux forces s’affrontent en un combat perpétuel, total et sans pitié. Un combat dont nous ne soupçonnions pas l’existence malgré sa férocité. Ce choc de titans, cette lutte ancestrale, cette bataille qui perdure à travers les âges, ce n’est pas celle du bien contre le mal... C’est celle d’Oggy contre les cafards ! Après la série TV, voici enfin le film qui reprend la structure burlesque du cartoon à la Tex Avery. Comme le dessin animé TV, cette version cinéma enchaine les gags hilarants et les situations complètements absurdes pour le plus grand plaisir de nos zygomatiques. La société « Xiliam Animation » fondée en 1999 aura offert à la jeunesse d’illustres perles dans le domaine de la série animée telles que les Zinzins de l’espace, Ratz, Lucky Luke et bien sûr Oggy et les cafards. La production du dessin animé TV a été temporairement arrêtée après la quatrième saison afin de permettre aux équipes, qui sont majoritairement les mêmes, de se consacrer pleinement à la conception de ce long-métrage.

à partir du 24 août

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Prochainement Gare du Nord

à partir du 4 septembre Film français de Claire Simon avec Nicole Garcia, Reda Kateb, François Damiens...

Paris, Gare du Nord, tout peut y arriver, même des trains. On aimerait y rester, mais il faut se dépêcher... Comme des milliers de vies qui s’y croisent, Ismaël, Mathilde, Sacha et Joan vont s’y rencontrer. Chaque jour, Ismaël est ébloui, fasciné, épuisé par ce lieu. C’est sur le quai du RER qu’il voit Mathilde pour la première fois. Peu à peu, ils tombent amoureux. Ils croisent Sacha et Joan. Sacha est à la recherche de sa fille disparue, Joan passe sa vie dans cette gare entre Lille, Londres et Paris. La gare est comme une bulle que tous traversent, Français, immigrés, émigrés, voyageurs, fantômes...

Ilo Ilo

à partir du 4 septembre Film singapourien de Anthony Chen avec Koh Jia Ler, Angeli Bayani, Tianwen Chen plus...

A Singapour, Jiale, jeune garçon turbulent vit avec ses parents. Les rapports familiaux sont tendus et la mère, dépassée par son fils, décide d’embaucher Teresa, une jeune Philippine. Teresa est vite confrontée à l’indomptable Jiale, et la crise financière asiatique de 1997 commence à sévir dans toute la région…

Jimmy P.

à partir du 11 septembre Film français de Arnaud Desplechin avec Benicio Del Toro, Mathieu Amalric, Gina McKee...

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Jimmy Picard, un Indien Blackfoot ayant combattu en France, est admis à l’hôpital militaire de Topeka, au Kansas, un établissement spécialisé dans les maladies du cerveau. Jimmy Picard souffre de nombreux troubles : vertiges, cécité temporaire, perte d’audition... En l’absence de causes physiologiques, le diagnostic qui s’impose est la schizophrénie. La direction de l’hôpital décide toutefois de prendre l’avis d’un ethnologue et psychanalyste français, spécialiste des cultures amérindiennes, Georges Devereux.

à partir du 11 septembre Film américain de Lee Daniels avec Forest Whitaker, Oprah Winfrey, John Cusack, Jane Fonda, Cuba Gooding Jr., Lenny Kravitz,Terrence Howard, Melissa Leo...

L’histoire vraie d’un majordome à la Maison-Blanche, qui fut le témoin privilégié des bouleversements politiques et des grands événements historiques, durant ses trente années de service auprès de sept présidents différents.

Le Majordome

Tarifs Abonnement (validité 30 juin 2015) Carte 10 places 5,20 c la place (Carte : 52 c )

Carte 5 places (Carte : 34 c )

Carnet 2 > 18ans

6,80 c la place 4 c la place

(5 tickets : 20c )

Carnet CE

5,20 c la place

(20 billets : 104 c )

Tarif avant 13h & 22h Tarif réduit / Plein tarif Tarif - 18 ans // Supplément 3D

5 c la place 6,90 c la place 8,90 c la place 4,50 c la place 2c

/ tous les jours pour les étudiants, séniors, chômeurs... et pour tous le mercredi toute la journée // sur présentation d’un justificatif

Le Méliès accepte :

Prochainement Ma Vie avec Liberace

Film américain de Steven Soderbergh avec Michael Douglas, Matt Damon, Dan Aykroyd...

à partir du 18 septembre

Blue Jasmine

Film américain de Woody Allen avec Cate Blanchett, Alec Baldwin, Sally Hawkins...

à partir du 25 septembre

La Vie d’Adèle

Film français d’Abdellatif Kechiche avec Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos Palme d’Or - Cannes 2013

à partir du 9 octobre

La Bataille de Solférino Film français de Justine Triet avec Laetitia Dosch, Vincent Macaigne, Arthur Harari...

à partir d’octobre

30


Notre coup de

b

prochaine gazette disponible le 31 août

Michael Kohlhaas

14 > 27 août Film français de Arnaud des Pallières

puis au

(2013 - 2h02min) avec Mads Mikkelsen, Mélusine Mayance, Delphine Chuillot, Bruno Ganz, Denis Lavant...

à partir du 28

Michael Kohlhaas est un film impressionnant (au sens où il devrait pour longtemps s’imprimer dans notre cerveau). Ne serait-ce que la séquence d’ouverture, où l’on voit apparaître, en un panoramique somptueux, des cavaliers chevauchant sur une lande pierreuse. On se dit alors que Arnaud des Pallières va nous entraîner sur la voie étroite d’un western cévenol, quelque part entre Anthony Mann et John Ford. Et puis très vite arrive le générique : le film est « librement adapté » de Michael Kohlhaas, une nouvelle d’Heinrich von Kleist. Publié en 1808, ce texte était un des livres préférés de Franz Kafka. En voici le début de l’incipit : « Sur les bords de la Havel vivait, vers le milieu du XVIe siècle, un marchand de chevaux du nom de Michael Kohlhaas, fils d’un maître d’école, l’un des hommes à la fois les plus intègres et les plus effroyables de son temps... » Dans le film de des Pallières, ni l’époque ni le pays où se situe l’action n’ont vraiment d’importance. C’est de justice qu’il va s’agir. De justice et de droit. Au XVIe siècle, donc, quelque part dans les Cévennes, un marchand de chevaux mène une vie tranquille, entouré de sa femme et de sa fille. C’est un homme honnête, fort et rigoureux, vivant selon ses « principes » ; un protestant lecteur de la Bible ; un marginal vivant selon sa propre loi, aux marches du royaume. Victime de l’injustice d’un seigneur (deux de ses chevaux ont été retenus en gage et épuisés à la tâche, avant que sa femme ne soit sauvagement assassinée), il décide de lever une armée avec une seule obsession : rétablir son droit. La guerre, alors ? Il semble en mesure de la mener et même de la gagner. Il préfère pourtant y renoncer. Au nom de ses principes justement. A la différence du Joseph K. du Procès, Michael Kohlhaas ne se soumet pas. Ce qu’il veut, c’est un procès équitable. Quitte à mettre sa vie en péril... La force peu commune qui se dégage de ce film aussi âpre que radical provient pour l’essentiel d’une étrange alchimie entre l’image (signée Jeanne Lapoirie), le son (hyper appuyé) et la musique (entêtante) de Martin Wheeler. Tandis que d’immenses panoramiques célèbrent la nature, des gros plans saisissants rendent compte de l’intensité des conflits humains. L’immense coup de chapeau que l’on doit à Mads Mikkelsen, raide et droit comme la justice, ne doit pas faire oublier quelques seconds rôles étonnants (Mélusine Mayance, Delphine Chuillot, Bruno Ganz, Denis Lavant, Amira Casar...). Il faut prendre ce film pour ce qu’il est : une réflexion épique sur les rapports entre le pouvoir et la justice, entre la force et le droit. Inutile de chercher à appréhender le contexte historico-politique précis : Michael Kohlhaas est, aussi, un héros de notre temps, en butte à une société qui ne s’acquitte pas de son devoir envers lui. C’est un individualiste forcené, fier de sa progéniture, obsédé par l’idée d’obtenir réparation, incapable de formuler quelque projet politique que ce soit. (merci Le Monde)

Au Méliès, toute l’année à 22h c’est 5 euros ! Le Méliès cinéma indépendant 10 place Jean Jaurès 42000 Saint-Etienne

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Gazette Cinéma Le Méliès n° 85 - Août 2013 - Saint-Etienne  

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