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TÉHÉRAN


L’HEURE D’HIVER TEHERAN FILMS I EXPO I CONCERT 15.01 > 18.02 FR : Pour cette nouvelle édition de l’HEURE D’HIVER un focus sur le Cinéma Iranien est proposé au Cinéma GALERIES mais également dans d’autres lieux de Bruxelles. L’occasion de plonger au coeur de ce cinéma foisonnant d’auteurs singuliers et de cinéastes qui s’interrogent plus que jamais sur le monde et les hommes. Des rencontres, des inédits , des hommages, des performances, des expositions. Une programmation foisonnante de bonnes choses, un événement pluridisciplinaire qui réchauffera l’hiver. À quoi ressemble Téhéran? Comment les gens se déplacent-ils dans la ville? Comment y vivent ils ? Comment les classes sociales se mélangent? Comment la présence des femmes s’intègre-t-elle dans l’espace public? Quelles sont les traces du passé, l’histoire du pays, son identité? Et comment la ville planifie-t-elle le futur? Première impression ? Intimidante. Dans la rue, la capitale iranienne est grouillante de jeunesse, encombrée d’embouteillages et bruyante jusqu’à tard le soir. Dans la ville se mêle nostalgie du chah et culte de l’ayatollah Khomeiny. En bref, Téhéran déborde de vie. Le tchador est minoritaire dans le nord de la ville, mais on croise fréquemment des jeunes femmes très peu voilées, maquillées et affublées d’un petit bandage sur le nez. Le surgissement de la chirurgie esthétique à la mode californienne, dans une République islamique réputée prude, a de quoi surprendre. Pourtant, cette tension entre modernité et conservatisme illustre bien les rapports ambigus entre l’histoire récente et la réalité iranienne. Alors que l’actualité politique iranienne de ce début de mois de janvier surgit dans nos médias, que l’inquiétude se fait grandissante quant à la stabilité du pays et de ses relations avec les autres grandes puissances mondiales, c’est l’histoire des personnes qui y vivent dont nous voulons ici faire le témoignage. Il faudra pas moins d’un mois et une trentaine de films pour découvrir la capitale de l’Iran et les gens qui l’habitent. Parmi les films sélectionnés: « Writing on the city » (Vision du réel 2016) ouvrira le festival avec une rencontre du réalisateur Keywan Karimi. NL :Teheran, een eerste indruk: de Iraanse hoofdstad is overdonderend. Hels verkeer, luidruchtig, tot laat in de avond wemelen de straten van jonge mensen die barsten van levenslust. Slechts enkele vrouwen zijn volledig gehuld in een zwarte chador, anderen dragen een kleurrijke sluier of zijn amper gesluierd. Jonge vrouwen dragen make-up. Plastische chirurgie wint duidelijk aan populariteit. In het straatbeeld een mengeling van nostalgie naar de sjah en verering van ayatollah Khomeiny. Nieuwsgierig naar de sporen van het verleden, naar de geschiedenis, maar ook naar de toekomst van de Iraanse hoofdstad, gaan we in niet minder dan een maand tijd, doorheen een dertigtal films, op ontdekkingstocht en leren Teheran en haar bewoners beter kennen …

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TABLE DES MATIERES INHOUDSOPGAVE * L’heure d’hiver Téhéran - Films, Expo, Concert

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* Meet The Artists

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* Actor’s Studio

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* BOZAR : Tribute to Abbas Kiarostami

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* Atelier 210 : Galeries goes to 210

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* Exhibitions + Live Show * Les Thématiques - Les Films / Thema’s & Films

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“Le cinéma comme résistance / Cinema als manier van verzet“

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“L’Iran entre modernisation et tradition / Iran tussen modernisering en traditie“

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“Où en sont les femmes ? / Hoe is het vrouw te zijn ?“

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“Etre Afgan à Téhéran / Afghan zijn in Teheran“

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* Famille / Familie

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* Short Films

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* Calendrier/Kalender

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* Informations pratiques / Praktische Informaties

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MEET THE ARTISTS WRITING ON THE CITY - 15.01 - 19:00

Keywan Karimi , 2016, 60’ - VOSTFR @ CINEMA GALERIES

En présence de Keywan Karimi FR : Dans la tourmente de la révolution iranienne qui a changé toute l’histoire politique de ce pays mais aussi celle du monde, les portraits de Khomeini et Shariati étaient omniprésent à Téhéran. La grande diversité des slogans a teinté la ville de nouvelles couleurs. Puis la guerre Iran-Irak a éclaté. Les images de martyrs, de chefs militaires et de héros ayant bravé la mort ont tapissé la ville. Ses murs sont devenus le thermomètre social et politique de la société iranienne. Un nouvel espace d’expression publique était né. Le film raconte l’histoire de ces 30 années entre le début de la révolution islamique et la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en 2009.

> DE MÊME REALISATEUR

DRUM - 28.01 - 13:00

Keywan Karimi , 2015, 90’ - VOSTFR @ CINEMA GALERIES FR : L’ambiance est onirique, les personnages n’ont pas de nom, ni les rues. Téhéran est le seul personnage dont le nom est constamment évoqué. Un avocat, comme beaucoup d’autres, travaille et vit seul dans son appartement, qui est à la fois son bureau et son domicile. En une journée froide et pluvieuse, un homme fait irruption dans son appartement, echange quelques mots qui peuvent prêter à confusion, et lui donne un paquet qui va complètement changer sa vie.

TEHRAN A CONCEPTUAL ART - 11.02 I 13:00

Mohammad Reza Aslani, 2012, 76’ - VOSTFR @ CINEMA GALERIES

En présence de Gita Aslani FR : Ce film est une interprétation moderne d’une tradition s’appelant «Les symphonies d’une métropole». Les façades vitrées des gratte-ciels reflètent le passage des gens provenant des divers quartiers de Téhéran, elles dépeignent symboliquement l’Esprit de la ville. Cette réflection est accompagnée par la lecture des textes d’un poète réputé pour avoir illustrer la métropole dans les années soixante. Il est connu sous le nom de Poète de Téhéran.

Keywan Karimi - Writing on the city

* Gita Aslani Shahrestani est doctorante, enseignante et chercheuse en Études Cinématographiques à l’Université Paris Ouest-Nanterre la Défense. Elle est l’auteur d’une thése s’intitulant «La modernité cinématographique en Iran : un regard unique sur l’espace et le temps au cinéma, entre les théories du cinéma occidentales et l’héritage des perses (poésie, littérature, miniature).

SHORT FILMS - 10.02 I 13:00

Various Directors, In Persian with English subtitles @ CINEMA GALERIES (p.25)

Attended by Ali Hasanzadeh & Omid Adibparvar

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RELATIONSHIPS/LA RELATION - 29.01 I 19:00 Farnaz Jamshidi Moghadam, 2015, 53’, VOSTFR @ ACTOR’S STUDIO

En présence de Farnaz Jamshidi Moghadam FR : «La relation» est un documentaire sur les relations à court terme des jeunes adultes à Téhéran. Les relations émotionnelles ne semblent ne pas fonctionner et ne plus satisfaire. Ce film ne prend pas le parti de considérer cette situation comme un problème et crée un espace confortable et sincère dans lequel les deux genres en discutent librement, face à face.

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Basim Ghomorlou


Marie Tihon / Hans Lucas

ACTOR ‘S STUDIO

22/01 I 19:00 23/01 I 19:00 29/01 I 19:00 30/01 I 19:00 01/02 I 19:00 06/02 I 19:00 08/02 I 19:00 12/02 I 19:00 13/02 I 19:00 15/02 I 19:00

Under the skin of the city, 96’, Rakhshan Banietemad, 2001 - VOSTFR A waltz for Tehran, 53’, Zeinab Tabrizi, 2016 - In Persian with English subtitles Relationships/La Relation, 53’, Farnaz Jamshidi Moghadam, 2015 -VOSTFR Fête de devoir, 60’, Firouzeh Khosrovani, 2014 - VOSTFR En montant les marches/Going up the stairs, 52’, Rokhsareh Ghaemmaghami, 2012 - VOSTFR I love Tehran, 75’, Sahand Samadian, 2011 - In Persian with English subtitles Sonita, 90’, Rokhsareh Ghaem Maghami, 2015 - VOSTFR TEHERAN N’A PLUS SES GRENADES, 78’, Massoud Bakhshi, 2007 - VOSTFR TAXI TEHERAN, 82’, Jafar Panahi, 2015 - VOSTBIL RAFTAN, 78’, Navid Mahmoudi, 2017, VOSTBIL

TEHERAN N’A PLUS SES GRENADES - 12.02 I 19:00 Massoud Bakhshi, 2007, 78’, VOSTFR

@ ACTOR’S STUDIO FR : A partir du constat de l’impossibilité d’achever un film dans son pays, le réalisateur de «Téhéran n’a plus de grenades» nous invite une plongée délirante, humoristique et ironique dans l’histoire de Téhéran. De sa fondation à aujourd’hui, se dessine ainsi le portrait de la ville dans un subtil mélange d’images d’archives et d’images d’aujourd’hui, d’esprit caustique et d’amour profond.

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Seifollah Samadian

BOZAR: TRIBUTE TO ABBAS KIAROSTAMI

En collaboration avec - In samenwerking met BOZAR 76 MINUTES AND 15 SECONDS WITH ABBAS KIAROSTAMI - 16.01 I 19:30 SEIFOLLAH SAMADIAN, 2016, 76’

@ Palais des Beaux-Arts – Studio Séance introduite par Agnès Devictor De filmvertoningen wordt geïntroduceerd door Agnès Devictor. FR : Ce film dresse le portrait d’un artiste qui se définit, par son approche exceptionnelle de l’art et de la vie, comme l’un des plus fervents admirateurs de la vie elle-même. L’objectif premier de ce documentaire est de partager 76 minutes et 15 secondes de moments inédits de la vie et du travail d’Abbas Kiarostami, en hommage à son parcours créatif de 76 ans et 15 jours. Les images ont été sélectionnées parmi des heures d’archives, filmées au cours de 25 ans d’amitié, en Iran et à l’étranger, à diverses occasions : festivals de cinéma, expositions de photographies, séances photo, événements artistiques, ateliers, ainsi que des moments uniques de sa vie quotidienne.

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NL : Deze film schetst een portret van een artiest die, dankzij zijn bijzondere kijk op kunst en het leven, uitgroeide tot een van de vurigste bewonderaars van het leven zelf. De documentaire toont 76 minuten en 15 seconden nooit geziene momenten in Abbas Kiarostami’s leven en werk, als ode aan zijn creatieve reis die exact 76 jaar en 15 dagen duurde. De beelden in deze documentaire werden geselecteerd uit honderden uren beeldmateriaal, verzameld tijdens 25 jaar vriendschap, op tal van gelegenheden in en buiten Iran, van filmfestivals, fototentoonstellingen en fotoshoots tot artistieke

evenementen, workshops en unieke momenten in zijn dagelijkse leven.

+ TAKE ME HOME ABBAS KIAROSTAMI, 2016, 16’

24 FRAMES - 25.01 I 19:30

ABBAS KIAROSTAMI, 2016, 120 min

@ Palais des Beaux-Arts – Salle M Séance introduite par Jean-Michel Frodon. De filmvertoningen wordt geïntroduceerd door Jean-Michel Frodon. FR : Je me demande toujours dans quelle mesure les artistes cherchent à représenter la réalité d’une scène. Les peintres ne capturent qu’une seule image et rien de ce qui survient avant ou après. Pour « 24 Frames », j’ai commencé avec des peintures célèbres, puis j’ai décidé d’utiliser les photos que j’ai prises ces dernières années. J’y ai ajouté quatre minutes et demie de ce que j’ai imaginé avoir eu lieu avant ou après chacun des moments capturés. NL : Ik vraag me altijd af in welke mate een kunstenaar de realiteit van een tafereel wil weergeven. Schilders leggen slechts een momentopname vast, niet wat eraan voorafgaat, noch wat erop volgt. Voor 24 Frames nam ik eerst een aantal beroemde schilderijen als vertrekpunt, maar daarna stapte ik over op foto’s die ik doorheen de jaren had genomen. Daar voegde ik ongeveer 4 minuten en 30 seconden aan toe van wat er zich in mijn verbeelding afspeelde vóór en na het moment dat de foto op de gevoelige plaat werd vastgelegd. - Abbas Kiarostami. 8


Abbas Kiarostami - Close up

GALERIES GOES TO 210

CLOSE UP - 04.02 I 19:30

ABBAS KIAROSTAMI, 1990, 100’ - VOSTFR

@ ATELIER 210 FR : Cinéphile obsessionnel et sans emploi, Hossein Sabzian ne peut résister à la tentation de se faire passer pour le célèbre cinéaste Mohsen Makhmalbaf à qui il ressemble, afin de s’attirer les faveurs d’une famille iranienne bourgeoise. Une fois démasqué, cet homme est traîné devant la justice pour escroquerie. Apprenant ce fait divers, le réalisateur Abbas Kiarostami s’empresse de réunir une équipe de tournage afin de reconstituer les faits et de filmer le procès de Sabzian. *** « En 1990, la planète cinéphile découvre “Close up”, déconcertant chef-d’œuvre d’Abbas Kiarostami, qui va s’imposer comme le leader d’une nouvelle vague de cinéastes déployant ruses et artifices poétiques pour dépeindre la réalité de leur pays. (...) Close up est un véritable Ovni, la matrice d’un cinéma à venir, un film insaisissable qui brûle toutes les frontières entre la réalité et les chimères, la vérité et le mensonge, le documentaire et la fiction. C’est aussi un film poignant sur le désarroi des déshérités dans un pays en souffrance. Et un témoignage fondamental sur la place singulière du cinéma dans la société iranienne. » *Télérama

Les chats persanS / No one knows about the persian cats - 05.02 I 19:30 BAHMAN GHOBADI, 2009, 106’ - VOSTFR

@ ATELIER 210 FR : A leur sortie de prison, une jeune femme et un jeune homme musiciens décident de monter un groupe. Ils parcourent Téhéran à la rencontre d’autres musiciens underground et tentent de les convaincre de quitter l’Iran. N’ayant aucune chance de se produire à Téhéran, ils rêvent de sortir de la clandestinité et de jouer en Europe. Mais que faire sans argent et sans passeport … *** «Les Chats persans est le premier film iranien sur le rock, et même le premier film persan underground, dans tous les sens du terme puisque beaucoup de groupes évoluent dans les caves. Par sa vivacité, son humour, son agilité à insérer de la fiction dans de la matière documentaire, sans oublier la qualité de sa musique, il vaut tous les films rock occidentaux, avec le bonus incommensurable de constituer un véritable manifeste de résistance. C’est aussi un film où l’ego du cinéaste se met au service de ceux qu’il filme, avec une urgence et une immédiateté qui rappellent les vertus cardinales de l’esprit punk : “Il ne faut pas que la virtuosité esthétique surpasse la réalité filmée. Les grues n’ont aucune importance : ce qui compte, c’est l’histoire, les personnages, le sujet. Si je vous invitais à manger chez moi, je n’insisterais pas toutes les cinq minutes pour vous dire que ma cuisine est bonne : je vous laisserais apprécier ma cuisine tranquillement.”» *Les inrockuptibles

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Kamran Adle

EXPOSITION/TENTOONSTELLING

TEHERAN, UNE VILLE AU PIED DES MONTAGNES En collaboration avec / In samenwerking met Strass Iran Du mercredi au dimanche/ Van Woensdag tot en met Zondag 13:00 > 20:00. Entrée gratuite / Gratis @ CINEMA GALERIES Vernissage 18.01 I 19:00 FR : L’exposition se déroule autour des œuvres de Kamran ADLE et 17 autres photographes. La sélection des photographes et des photos s’est basée sur la diversité des paysages de Téhéran et des Téhéranais.e.s Kamran ADLE est un photographe au plein sens du terme. La photographie est pour lui à la fois travail, loisir et outil de communication. Né en 1941, il entre, il y a 50 ans, dans une école de photographie basée à Paris. Pour la 65eme année de sa vie de photographe, il ré-ausculte Téhéran avec une pellicule en noir et blanc. Les participant-e-s sont des photographes de paysages urbains, de l’architecture et de la vie sociale de Téhéran NL : En tentoonstelling over het werk van Kamran Adle en 17 andere fotografen. De keuze van de fotografen en de foto’s is gebaseerd op de diversiteit aan landschappen en inwoners van Teheran. Alle artiesten fotografiëren stadzichten, architectuur en het sociale leven in Teheran. Kamran ADLE, geboren in 1941, is een fulltime fotograaf. Fotografie is zowel zijn werk, zijn hobby als zijn communicatiemiddel. 50 jaar geleden werd hij aangenomen op de de technische hogeschool van Fotografie in Parijs. Ter gelegenheid van zijn 65ste verjaardag fotografeert hij Teheran opnieuw in zwart en wit. Mehdi VOSOUGNIA ; Lena VAFEY ; Rabeeh ARIANFAR ; Nazanin BABAIE ; Basim GHOMORLOU ; Ali DAGIGH ; Mohammad Hassan ETTEFAGH ; Saeid FADAEIAN ; Ali SHABAZYAR ; Farhad MANTEGH ; Hamid SHAMS ; Ali Mohammad RAZAGHMANESH ; Mina NABAEI ; Zahra SHAHCHERAGI ; Mojdeh FAKHRI ; Tahmineh MONZAVI, Afsaneh CHEHREHGOSHA

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KAVIR EXHIBITION En collaboration avec / In samenwerking met Subbacultcha Du mercredi au dimanche/ Van Woensdag tot en met Zondag 13:00 > 20:00. Entrée gratuite / Gratis @ CINEMA GALERIES Vernissage 18.01 I 19:00 FR : Niloufar Nematollahi réunit des artistes visuels et des musiciens d’Iran et de Belgique, créant une exposition et une expérience musicale conçues pour défier l’image et le son dans l’espace d’exposition du cinéma Galeries. Les invités musicaux incluent Soté, Kali, Dateless, Daze et Crat. Les artistes présentés sont un groupe éclectique composé à la fois de jeunes diplômés et d’artistes confirmés. Cependant, il y a un intérêt mutuel à réunir musique et images. Koi Persyn, un étudiant prometteur situé à Gand, créera le décor de l’artiste de renommée internationale Kali et cinq artistes visuels de Téhéran présentent des vidéos et des installations pendant la fête. L’esthétique traditionnelle et numérique sera opposée mais aussi unie dans ce projet unique combinant à la fois les héritages occidentaux et orientaux des créateurs.

LIVE SHOW - 09.02 I 19:00 - Presales 8€ / Ondoor 10 € @ CINEMA GALERIES

SOTE est un compositeur de musique

KALI est une productrice, artiste et

CRAT apporte un ensemble très

électronique et artiste sonore basé à Téhéran - publié son travail via des labels établis tels que Warp, Sub Rosa, Opal Rubans, Morph*ne et Repitch... La passion de Sote pour tous les types de musique et sa grande implication dans l’art sonore et le milieu universitaire l’a amené à composer dans une grande variété de styles musicaux. Ses œuvres montrent une forte accent mis sur les techniques électroacoustiques, les systèmes microtonaux et les motifs polyrythmiques.

DJ. Basée à Berlin depuis 2004, Maral Salmassi est une artiste perse qui, à travers Kali, s’est trouvé une identité parfaite pour développer son électro : le « Bolly-Tech (un mélange de Trap, Hip-Hop, Baile Funk et Ghetto Tech, sous l’influence des musiques traditionnelles issues de Bollywood ou du Maghreb).

énergique et éclectique pour clôturer la soirée. Accompagné par Victor Everaerts pour un spectacle visuel - Ils ont travaillés avec une variété d’images emprunté au milieu alternatif ainsi qu’à la culture populair. Ils visent à vous apporter une expérience qui se trouve entre un lightshow et la vision d’un film.

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Abbas Kiarostami - Close Up

Les Thématiques Les Films Thema’s & Films

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Le cinéma comme résistance Cinema als manier van verzet

Où en sont les femmes ? Hoe is het vrouw te zijn ?

WRITING ON THE CITY Keywan Karimi, 2016 > En présence du réalisateur A MAN OF INTEGRITY Mohammad Rasoulof, 2017 GOODBYE Mohammad Rasoulof, 2010 LES CHATS PERSANS Bahman Ghobadi, 2009 DRUM Keywan Karimi , 2015 I LOVE TEHRAN Sahand Samadian, 2011 TAXI TEHERAN Jafar Panahi, 2015

Under the Skin of the City Rakhshan Bani-Etemad, 2001 A WALTZ FOR TEHRAN Zeinab Tabrizi, 2016 RELATIONSHIPS/LA RELATION Farnaz Jamshidi Moghadam > En présence de la réalisatrice FÊTE DE DEVOIR Firouzeh Khosrovani, 2014 EN MONTANT LES MARCHES Rokhsareh Ghaemmaghami, 2012 TEHRAN SMILES Golbou Fiuzi, 2017

L’Iran entre modernisation et tradition - Iran tussen modernisering en traditie INVERSION Behnam Behzadi, 2016 LEILA Dariush Merjuih, 1997 LE CLIENT Asghar Farhadi, 2016 UNE SEPARATION Asghar Farhadi, 2011 LES ENFANTS DE BELLE VILLE Asghar Farhadi, 2004

KIDS PORTRAIT DE FAMILLE Collectif, 2013 LE PETIT MONDE DE BAHADOR Collectif, 2006

Etre Afghan à Téhéran Afghan zijn in Teheran THE TASTE OF CHERRY Abbas Kiarostami, 1997 SONITA Rokhsareh Ghaemmaghami, 2016 RAFTAN Navid Mahmoudi, 2017

Extra Screenings 76 MINUTES AND 15 SECONDS WITH ABBAS KIAROSTAMI Seifollah Samadian, 2016 > En présence de / In aanwezigheid van Agnès Devictor 24 FRAMES Abbas Kiarostami, 2016 > En présence de / In aanwezigheid van Jean-Michel Frodon CLOSE UP Abbas Kiarostami, 1990 Short films Various Directors > Attended by Ali Hasanzadeh & Omid Adibparvar TEHRAN A CONCEPTUAL ART Mohammad Reza Aslani, 2012 > En présence de Gita Aslani TEHERAN N’A PLUS SES GRENADES Massoud Bakhshi, 2007

Avec invité(s) / In aanwezigheid van ... 13


CINEMA ALS MANIER VAN VERZET / LE CINEMA COMME RESISTANCE

Le cinéma comme résistance : nouvelles formes pour contourner les lois Dans un pays où l’espace public et l’espace privé sont profondément entremêlés, les gens cherchent des espaces de liberté dans les brèches de cette liaison, ils poursuivent leur opposition à travers leur style de vie. Si c’est l’espace privé qui permet des expressions de révolte, car la possibilité d’une opposition qui passe par des activités politiques est impensable, en même temps c’est l’espace public qui accorde des libertés, des ouvertures que la vie familiale ne permet pas, vu qu’en Iran les plus simples actes quotidiens sont réglés par des lois. Choisir ses propres actes quotidiens est un acte d’opposition, d’expression, et notamment faire du cinéma, représente un vrai acte de résistance, sinon de révolte. Après la Révolution islamique le cinéma devient un symbole de corruption, d’occidentalisation, l’Ayatollah Khomeini soutient que le cinéma doit être réglé pour être un bon instrument : c’est le début d’une politique de censure et propagande. Si les artistes risquent l’emprisonnement, doivent être soumis à la censure, les idées pour poursuivre la création de vrai cinéma d’auteur surgissent. Jafar Panahi est resté en Iran après la Révolution pour mener sa résistance personnelle et il en a payé les frais: emprisonné en 2010, il ne pourra plus faire des films, voyager ou donner des interviews en Iran ou à l’étranger pour 20 ans. Si l’Iran lui interdit d’être lui-même, de jouer son rôle de cinéaste, Panahi invente des nouvelles manières pour le faire : son cinéma devient un cinéma clandestin. Dans « Taxi Téhéran », il se fait passer pour un chauffeur de taxi et, se déplaçant presque incognito dans la ville de Teheran, il fait face aux questions les plus importantes et les plus amères de la situation iranienne grâce la force du discours des différents clients qu’il prendra dans son taxi. Avec « Taxi Téhéran », Panahi gagne l’Ours d’Or à Berlin, alors que n’apparait ni son nom (ni celui d’autres personnes) dans le générique. « Les Chats persans » de Barman Ghobadi est un film documentaire qui représente aussi un cas de cinéma clandestin, illégal : un film tourné sans autorisation qui montre la vie de jeunes, la quête d’un group de rock qui rêve de pouvoir s’exprimer dans un pays où c’est interdit ainsi que leur tentative de partir à l’étranger. Un film engagé, qui dénonce et avant tout un vrai acte de courage : Barman Ghobadi a dû quitter le pays et s’exiler ailleurs.

Cinema als manier van verzet : nieuwe vormen om de wetten te omzeilen Vrijheid is een ingewikkeld begrip waar het publieke leven en het privéleven onderworpen zijn aan strenge regels en sterk met elkaar verstrengeld zijn. Rechtstreeks kritiek uiten d.m.v. politieke daden is ondenkbaar. Cinema kan in die context echter een krachtig expressiemiddel zijn. Na de islamitische revolutie wordt cinema maken als corrupt beschouwd, als een smet uit het Westen. Cinema wordt aan censuur onderworpen of gebruikt als propagandamiddel. Films maken gebeurt op eigen risico. Proberen te ontsnappen aan de censuurcommissie om een verhaal van verzet te kunnen vertellen, komt regisseurs, zoals Jafar Panahi en Barman Ghobadi, duur te staan. Jafar Panahi beslist het over een andere boeg te gooien. Zijn cinema wordt clandestiene cinema. Hij is zelf taxichauffeur in « Taxi Téhéran » (Gouden Beer in Berlijn). Het verhaal speelt zich volledig af in een taxi rijdend door de stad, waarbij tal van kleurrijke personages plaatsnemen op de achterbank. Geen enkele naam wordt vermeld op de aftiteling. No One Knows about « Persian Cats » van Barman Ghobadi is ook een voorbeeld van clandestiene cinema. De film is zonder toestemming gedraaid en voert jongeren op die met hun muziek en band naar het buitenland willen. Kritisch, rebels en moedig… Barman Ghobadi heeft het land moeten verlaten.

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Lieux Plaats WRITING ON THE CITY - 15.01 I 19:00 Keywan Karimi, 2016, 60’, VOSTFR En présence du réalisateur FR : « Dans la tourmente de la révolution iranienne qui a changé toute l’histoire politique de ce pays mais aussi celle du monde, les portraits de Khomeini et Shariati étaient omniprésent à Téhéran. La grande diversité des slogans a teinté la ville de nouvelles couleurs. Puis la guerre Iran-Irak a éclaté. Les images de martyrs, de chefs militaires et de héros ayant bravé la mort ont tapissé la ville. Ses murs sont devenus le thermomètre social et politique de la société iranienne. Un nouvel espace d’expression publique était né. Le film raconte l’histoire de ces 30 années entre le début de la révolution islamique et la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en 2009. » GOODBYE - 20.01 I 13:00 Mohammad Rasoulof, 2010, 104’ In Persian with English subtitles FR : Dans la situation désespérée de l’Iran d’aujourd’hui, une jeune femme avocate à qui on a retiré sa licence d’exercer, est enceinte de quelques mois. Elle vit seule car son mari journaliste vit dans la clandestinité. Traquée par les autorités, et se sentant étrangère dans son propre pays, elle décide de fuir... A MAN OF INTEGRITY - Séances régulières/Reguliere programmatie* Mohammad Rasoulof, 2017, 120’, VOSTBIL > Horaire sur/Tijd op www.galeries.be FR : Reza, installé en pleine nature avec sa femme et son fils, mène une vie retirée et se consacre à l’élevage de poissons d’eau douce. Une compagnie privée qui a des visées sur son terrain est prête à tout pour le contraindre à vendre. Mais peut-on lutter contre la corruption sans se salir les mains ? NL : Reza woont op het platteland met zijn vrouw en hun zoon. Hij leidt een teruggetrokken leven en wijdt zijn leven aan het kweken van zoetwatervissen. Een privé-onderneming heeft zijn oog laten vallen op zijn grond en is tot alles bereid om hem tot een verkoop te dwingen. LES CHATS PERSANS - 05.02 I 19:30 Bahman Ghobadi, 2009, 101’, VOSTFR FR : A leur sortie de prison, une jeune femme et un jeune homme musiciens décident de monter un groupe. Ils parcourent Téhéran à la rencontre d’autres musiciens underground et tentent de les convaincre de quitter l’Iran. N’ayant aucune chance de se produire à Téhéran, ils rêvent de sortir de la clandestinité et de jouer en Europe. Mais que faire sans argent et sans passeport … I LOVE TEHRAN - 06.02 I 19:00 Sahand Samadian, 2011, 75’ In Persian with English subtitles EN : This first feature film of Sahand Samadian relates the current situation of various young Iranians in today’s Tehran. Four groups of young Iraninan men and women and one married couple symbolize the reality of modern-day Iranian youth, living in a country with one of the world’s highest percentages of young people. We see what makes them tick as their attitudes towards religion, economics, culture and politics are explored. TAXI TEHERAN - 13.02 I 19:00 Jafar Panahi, 2015, 82’, VOSTBIL FR : Installé au volant de son taxi, Jafar Panahi sillonne les rues animées de Téhéran. Au gré des passagers qui se succèdent et se confient à lui, le réalisateur dresse le portrait de la société iranienne entre rires et émotion. NL : In TAXI TEHERAN zit Panahi zelf achter het stuur van een wagen, waarmee hij Teheran doorkruist en via gesprekken met z’n passagiers een kleurrijke mozaïek toont van het alledaagse leven in de Iraanse hoofdstad.

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MODERNISERING & TRADITIE /MODERNISATION & TRADITION

L’Iran entre modernisation et tradition Le cinéma de Farhadi met en lumière les contradictions et les questions culturelles qui touchent l’Iran où la tradition et la vie moderne urbaine se confrontent. Dans son dernier film, « Le client », Farhadi nous montre un Téhéran qui se dégrade, écrasé par des changements vertigineux, une ville instable entre déconstruction et construction. L’auteur parle dans ce film d’une instabilité entre passé et modernité. Il montre une bourgeoisie qui ne sait vraiment gérer ni une tradition trop stricte, ni une modernisation trop rapide ; il s’agit d’une classe qui est touché par un conflit paradoxale. La volonté de raconter des conflits privés est un fil rouge qui lie la filmographie de l’auteur iranien ; notamment dans Une séparation il nous raconte le conflit entre la volonté de partir et quitter un régime oppressant et celle de rester, il nous révèle en même temps la condition de la femme entre tradition et volonté d’émancipation. Nous retrouvons ce sujet dans le film « Inversion » : autour de son héroïne rayonnante, le réalisateur fait tomber les masques pour révéler un horizon bien sombre. Au point que l’affront fait à Niloofar, brutalement condamnée à un destin moyenâgeux, bouscule à peine l’ordre établi. Comme dans « Une séparation » (2011) d’Asghar Farhadi, les personnages s’affrontent à l’intérieur d’une société qui absorbe tout, même l’envie de révolte. Ce climat de tension, très maîtrisé par le moins connu Behnam Behzadi, pousse son « Inversion » vers la fable. La pollution, qui inverse les couches d’air chaud et d’air froid dans l’atmosphère, devient le signal d’alarme métaphorique d’un renversement urgent des valeurs. Un mur abattu dans l’atelier de couture dit le besoin, pour les femmes, de repousser les barrières... Un discours efficace et fort, porté par la délicatesse des portraits de Niloofar et de sa jeune nièce, qui se fait son alliée. Espoir d’une génération nouvelle, d’une (r)évolution à venir...

Iran tussen modernisering en traditie De films van Farhadi leggen de nadruk op de tegenstellingen en de culturele vragen in Iran, daar waar traditie en modern stedelijk leven met elkaar in confrontatie gaan. In zijn laatste film, «The Salesman », toont Farhadi ons een Teheran in verval, verpletterd door duizelingwekkende veranderingen, een instabiele stad tussen deconstructie en constructie. Hij schetst ons een beeld van instabiliteit tussen verleden en modernisering. Hij laat een middenklasse zien die noch met een te strenge traditie om kan gaan, noch met een modernisering die te snel gaat; het draait om een klasse die geraakt wordt door een paradoxaal conflict. Het verlangen om over persoonlijke conflicten te vertellen, loopt als een rode draad door de filmografie van de Iraanse regisseur. In « A Separation » toont hij meer bepaald de strijd tussen de wil te vertrekken en te ontsnappen aan een beklemmend regime en het verlangen te blijven. Tegelijkertijd heeft hij het over de situatie van de vrouw die heen en weer gesleurd wordt tussen traditie en zelfbeschikking.

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Lieux Plaats

INVERSION - 27.01 I 13:00 Behnam Behzadi, 2016, 84’ - VOSTFR FR : À 35 ans, Niloofar cohabite seule avec sa mère à Téhéran, mais alors que la pollution de l’air gagne la capitale iranienne, sa famille décide sans son accord de son déménagement à la campagne pour le bien-être de la matriarche. Habituée à se soumettre aux exigences des autres, elle décide cette fois de leur tenir tête. LEILA - 03.02 I 13:00 Dariush Merjuih, 1997, 124’, VOSTFR FR : Leila et Reza, couple moderne iranien, sont ravis de leur mariage récent. Lorsque la mère de Reza apprend la stérilité de sa belle-fille, elle entreprend de convaincre son fils de changer d’épouse. L’oppression de cette mère étouffante et le poids de la tradition semblent mener droit à l’effritement du couple. UNE SEPARATION - 04.02 I 13:00 Asghar Farhadi, 2011, 123’, VOSTBIL FR : Lorsque sa femme le quitte, Nader engage une aide-soignante pour s’occuper de son père malade. Il ignore alors que la jeune femme est enceinte et a accepté ce travail sans l’accord de son mari, un homme psychologiquement instable… NL : Nadat zijn vrouw hem verlaten heeft, huurt Nader een jonge vrouw in om voor zijn zieke vader te zorgen. Hij weet niet dat zijn nieuwe hulp zwanger is en bovendien zonder de toestemming van haar labiele man werkt. Nader komt al snel terecht in een web van leugens, manipulatie en confrontaties. LE CLIENT - 17.02 I 13:00 Asghar Farhadi, 2016, 125’ - VOSTBIL FR : Emad, professeur, et Rana forment un jeune couple qui prépare une représentation de la pièce de théâtre Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller. Suite à un tremblement de terre qui a endommagé leur appartement, ils doivent déménager et sur les conseils d’un ami ils emménagent dans un nouvel appartement. Celui-ci était occupé précédemment par une prostituée ; la venue d’un ancien client va changer leurs vies. NL : Gedwongen om hun appartement in het centrum van Teheran te verlaten door gevaarlijke werkzaamheden in een aanliggend gebouw, verhuizen Emad en Rana naar een nieuwe flat. Een incident verbonden met vorige huurder zal het leven van het jonge koppen dramatisch veranderen. LES ENFANTS DE BELLE VILLE - 18.02 I 13:00 Asghar Farhadi, 2004, 102’, VOSTFR FR : Akbar est jeune, il vient d’avoir 18 ans, mais Akbar est condamné à mort. Alors qu’il attend son exécution dans une prison de Téhéran, son meilleur ami et sa sœur vont tenter d’obtenir le pardon du père de sa victime, seul moyen pour lui d’échapper à son destin.


HOE IS HET VROUW TE ZIJN ? / OU EN SONT LES FEMMES ?

Test

Où en sont les femmes ? Selection par Fery Malek Madani (Art Cantara) En 2015, les autorités iraniennes parviennent enfin à signer un accord sur leur programme nucléaire et l’espoir naît dans ce pays mis à l’écart depuis plusieurs décennies par le cercle des nations. Si, pour le pouvoir, il s’agit surtout d’une garantie de la pérennité du régime et une redynamisation économique grâce aux investissements étrangers, pour le peuple, c’est l’espoir de voir le pays s’ouvrir aux valeurs d’ailleurs et, par-delà, aspirer à plus de liberté. Et ce sont les femmes qui ont été un des éléments les plus efficaces dans ce cheminement, qui a abouti à ce que l’Iran relève la tête sur la scène internationale. Aujourd’hui, la mégapole de Téhéran est investie par les femmes et, si leur statut continue à rester très discriminé dans les lois, leur dynamisme dans la société est surprenant. En tchador noir intégral ou en foulard bariolé : Elles ont le droit de vote et d’être élues mais ne sont que 17 sur 290 parlementaires. Toutes les facultés universitaires leur sont ouvertes mais, au bout du compte, le chômage les oblige à accepter des emplois sous-qualifiés ou à rester à la maison. Les clubs sportifs féminins sont pléthore même si les stades de foot leur sont toujours interdits. Elles sont avocates mais ne peuvent jamais devenir juges. Elles gèrent leur fortune mais n’héritent que de la moitié de leurs frères. Leurs films sont sélectionnés dans les festivals internationaux, elles se battent sur les tatamis du monde entier et remportent des médailles mais doivent demander l’autorisation de leur mari pour quitter le pays et y participer. Voici la vie des Téhéranaises, les plus libres des Iraniennes, un paradoxe à l’image de tout le pays où le possible et l’impossible se côtoient allègrement.

Hoe is het vrouw te zijn ? Vanaf 2015 waait er een nieuwe wind door Iran en kijkt het volk hoopvol naar de toekomst. Wat betekent dit voor vrouwen? We krijgen een dubbel beeld te zien. Op papier hebben Iraanse vrouwen tegenwoordig evenveel rechten o.a het stemrecht maar dit resulteert, uiteindelijk toch maar met 17 vrouwen t.o.v. 290 mannen in het parlement. Vrouwen mogen naar sportclubs, maar mogen geen voetbalstadion binnen. Ze mogen studeren aan de universiteit, maar geraken meestal slechts aan een job onder hun niveau of moeten thuisblijven. Ze beheren hun eigen geld maar erven de helft minder dan hun broers. Ze zijn advocaat maar mogen geen rechtspreken, … Vrouwen in Teheran, beschouwd als de meest vrijgevochten vrouwen in Iran, leven in een paradoxale wereld …

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Lieux Plaats TEHRAN SMILES - 07.02 I 19:00 Golbou Fiuzi, 2017, 52’ In Persian with English subtitles EN: Tehran smile is about the real Tehran and the image of Tehran produced by the media after the revolution. Here are some interviews of artists, who could be living in other countries, talking about their life about living in Tehran. Real life without any lies. Under the Skin of the City - 22.01 I 19:00 Rakhshan Bani-Etemad, 2001, 93’, VOSTFR FR : Tuba travaille tout les jours dans une compagnie textile en Iran et vit dans une famille problématique incluant : une fille, enceinte, battue régulièrement par son mari ; un adolescent dont la radicalité politique lui cause des problèmes et un garçon plus agé qui, voulant quitter l’Iran et travailler au Japon, tenta de vendre la maison familial. Malheureusement le garçon plus agé s’est fait volé. Il se retrouve sans argent, sans carrière et est endetté envers beaucoup de personnes. Pour régler ses problèmes il tente de délivrer un paquet d’héroïne qu’il perd. A WALTZ FOR TEHRAN - 23.01 I 19:00 Zeinab Tabrizi, 2016, 53’ In Persian with English subtitles FR : Mehrdad Mehdi, un des pionniers de la «street music» en Iran, décide de réunir son ancien groupe dans le but de fonder un festival de «street music» à Téhéran. Très vite, beaucoup d’obstacles et difficultés vont lui faire face. RELATIONSHIPS/LA RELATION - 29.01 I 19:00 Farnaz Jamshidi Moghadam, 2015, 53’, VOSTFR En présence de la réalisatrice FR : «La relation» est un documentaire à propos des relations à court-terme parmi des jeunes adultes à Téhéran. Les relations émotionnelles ne semblent ne pas fonctionner et ne plus satisfaire. Ce film ne prend pas le parti de considérer cette situation comme un problème et crée un espace confortable et sincère dans lequel les deux genres en discutent librement, face à face. FÊTE DE DEVOIR - 30.01 I 19:00 Firouzeh Khosrovani, 2014, 60’, VOSTFR FR : « Fest of Duty » est une cérémonie religieuse pratiquée dans les écoles élémentaires iraniennes visant à inculquer les croyances et valeurs islamiques chez les petites filles à l’âge de neuf ans, traditionnellement reconnue comme le début de la puberté. Le film observe l’impact de la religion sur la vie publique et privée de deux adolescentes, huit ans après leur « Fest of Duty ». Très proches lorsqu’elles étaient petites, elles se sont ensuite éloignées. Quel est ce point de rupture ? EN MONTANT LES MARCHES - 01.02 I 19:00 Rokhsareh Ghaemmaghami, 2012, 52’, VOSTFR FR : Warm, revealing and often surprisingly funny, Iranian filmmaker Roksareh Ghaem Maghami’s portrait of an unlikely an artist shows us that true talent will refuse to be stifled and you don’t need an education to channel your emotions into art. Chaleureux, révélateur et souvent étonnaments farceurs, le réalisateur iranien Roksareh Ghaemmaghami nous montre que le vrai talent ne peut être étouffer et que nul n’a besoin d’une éducation pour canaliser ses émotions en art.


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Monzavi


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AFGHAN ZIJN IN TEHERAN / ETRE AFGHAN A TEHERAN

Etre Afghan à Téhéran Près de quatre décennies après le début du grand exil, le pays abrite environ trois millions de réfugiés parmi ses 80 millions d’habitants. En mai 2016, lors d’une rencontre avec le président afghan Ashraf Ghani à Téhéran, le dirigeant iranien, l’ayatollah Khamenei, a souligné que « contrairement à certains pays comme les Etats-Unis et le RoyaumeUni, la République islamique d’Iran a toujours traité le peuple afghan avec respect et fraternité. hospitalité ». Sa déclaration pourrait être considérée comme une moquerie de la part de réfugiés nés et élevés en Iran. Contrairement à d’autres minorités telles que les Kurdes, les Arabes ou les Baloutches, les Afghans ne peuvent obtenir la citoyenneté. Au lieu de cela, ils subissent une litanie sans fin de discrimination qui pousse souvent la jeune génération à rêver d’atteindre l’Europe et de se tourner ainsi vers les contrebandiers. Être un réfugié afghan signifie que vous ne pouvez pas posséder une voiture, une maison, un compte bancaire ou une carte SIM (sauf par l’intermédiaire d’une tierce partie iranienne). Vous ne pouvez pas être un employeur. Vous pouvez être limogé à tout moment. Un directeur d’école décide si un enfant réfugié obtient une place dans l’année scolaire suivante seulement quand tous les Iraniens ont été inscrits. Si un Afghan est arrêté sans papiers ou permis de séjour, il peut alors être arrêté et expulsé vers des régions d’Afghanistan où il y a une présence importante et significative du groupe de l’Etat islamique. Les Afghans pourraient également être envoyés pour se battre avec les Gardiens de la Révolution iraniens en Syrie. Beaucoup de réfugiés font cela pour protéger les « sanctuaires sacrés » de ce pays; également pour obtenir un permis de séjour de longue durée ou un salaire plus élevé ou un compte bancaire. Mais même pour ceux qui sont envoyés sur le champ de bataille syrien, beaucoup de ces promesses ne sont jamais tenues. Malgré cela, les Afghans aisés forment un petit groupe, mais on s’attend à ce qu’ils se développent à mesure que la feuille de route vers l’assimilation devient plus séduisante pour les jeunes générations. Après 30 ans, bien qu’ils ne puissent pas avoir la citoyenneté, les Iraniens les acceptent et ils obtiennent des emplois. Certains d’entre eux s’enrichissent dans un pays où l’un de ses plus gros problèmes est le chômage. Ils trouvent un moyen dans un pays qui n’a jamais voulu que les Afghans s’y installent...

Afghan zijn in Teheran Iran telt op dit moment zo’n drie miljoen vluchtelingen op een bevolking van 80 miljoen mensen. In mei 2016 verklaarde ayatollah Khamenei, dat “ in tegenstelling tot landen zoals de V.S. en het Verenigd Koninkrijk, Iran het Afghaanse volk steeds met respect behandeld heeft.” Een aanfluiting voor de status van vluchtelingen die geboren en opgegroeid zijn in Iran. In tegenstelling tot andere minderheden in Iran, hebben de Afghanen geen recht op staatsburgerschap. Dit gaat gepaard met vele andere vormen van discriminatie, zo erg, dat de jongere generatie naar Europa wil en in de armen gedreven wordt van mensensmokkelaars. Afghaanse vluchtelingen mogen noch een auto, noch een huis bezitten, noch beschikken over een bankrekening of een SIMkaart. Ze mogen geen werkgever zijn. Een Afghaans kind kan pas ingeschreven worden op school wanneer alle Iraanse kinderen ingeschreven zijn. Een Afghaan zonder papieren of verblijfsvergunning wordt meteen teruggestuurd naar zijn land. Afghanen kunnen naar Syrië gestuurd worden om er zich in de strijd te werpen met de Iraanse Revolutionaire Garde. Door deel te nemen, hebben ze hoop op een langdurige verblijfsvergunning, een hoger loon of een bankrekening. Verwachtingen die meestal niet ingelost worden… Ondanks al deze problemen, vinden Afghanen na 30 jaar mogelijkheden om te werken en zich te verrijken in een land waar de werkloosheid een enorm probleem is, in een land dat hen nooit gewild heeft …

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Lieux Plaats

THE TASTE OF CHERRY - 21.01 I 13:00 Abbas Kiarostami, 1997, 95’, VOSTFR FR : Un homme d’une cinquantaine d’années cherche quelqu’un qui aurait besoin d’argent pour effectuer une mission assez spéciale. Au cours de sa quête, il rencontre dans la banlieue de Téhéran un soldat, un étudiant en théologie et un gardien de musée, vivant à la limite de la marginalité. Chacun va réagir à sa proposition de façon différente. SONITA - 08.02 I 19:00 Rokhsareh Ghaemmaghami, 2016, 91’, VOSTFR FR : A 18 ans, Sonita, qui aurait aimé avoir Michael Jackson et Rihanna comme parents, se rêve en rappeuse. Mais la jeune fille est une réfugiée afghane clandestine en Iran et habite depuis dix ans dans la banlieue pauvre de Téhéran. Sa mère ne la soutient pas du tout et la vend pour un mariage forcé contre la somme de 9 000 dollars. Sonita est une jeune forte, téméraire et passionnée, qui refuse qu’on lui dicte son avenir. Elle va tout faire pour échapper au joug familial... RAFTAN - 15.02 I 19:00 Navid Mahmoudi, 2017, 78’, VOSTBIL FR : Deux jeunes Afghans, Fereshteh et Nabi, s’aiment passionnément mais Fereshteh doit suivre ses parents qui quittent le pays pour se réfugier en Iran. Quelque temps après, Nabi décide de traverser illégalement la frontière pour rejoindre sa bien-aimée et l’emmener avec lui vers une vie meilleure en Europe. NL : Twee jonge Afghanen, Fereshteh en Nabi, zijn verliefd. Fereshteh moet vluchten met haar ouders naar Iran. Nabi besluit illegaal de grens over te steken, om samen met Fereshteh via Turkije in Europa...

En lien avec le festival, une sélection spéciale de livres vous est proposée à la librairie Tropismes. La librairie Tropismes est une librairie générale francophone qui privilégie la littérature et les sciences humaines ainsi que les beaux-arts et les livres pour la jeunesse. Elle ne cesse d’approfondir, dans un esprit d’indépendance et de recherche, sa vocation de service aux lecteurs et sa curiosité des livres...

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FAMILIE / FAMILLE

KIDS Kanoon-Iran Studio «Le générique, qui ouvre les films, montrant un oisillon posé sur un livre ouvert, est la promesse d’un moment de bonheur toujours renouvelé, avec cette montée de notes rapides et saccadées, avant les accords sereins et mélancoliques, qui préparent le spectateur à une histoire instructive et divertissante.» Apparu lors de Révolution blanche, initiée en 1963 par le dernier Shah d’Iran pour moderniser le pays, «Kanoon» («Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes »), est né de l’impératrice Leyli Amir-Arjomand et de son amie d’enfance Farah Diba face au constat du manque de littérature jeunesse en Iran. Les deux jeunes femmes traduisent et diffusent des ouvrages jeune public à travers des bibliothèques dont la première est inaugurée à Téhéran près du Parc Farah (aujourd’hui Parc Laleh) en 1966. Le département cinématographique nait en 1969 sous l’impulsion coinjointe d’Abbas Kiarostami et d’Ebrahim Forouzesh. La dimension informative et poétique, la présence des enfants et aussi l’handicap, souvent filmé dans les films iraniens sur l’enfance seront les caractéristiques principales du cinéma éducatif en Iran tel que le pratiquera «Kanoon». Des chefs-d’oeuvre ont vu le jour tel « Bahador », Grand Prix Cannes Junior et Eléphant d’Or Travelling de Rennes. Le récent ensemble de 5 courts « Portrait de famille » saura ravir les plus petits par son rythme et son énergie et éveiller leurs oreilles lors de la partie slamée clôturant le programme. A ne pas manquer!

PORTRAIT DE FAMILLE - 28.01 I 12:00 Collectif, 2013, 42’, Muet Dès 2/3 ans FR : « Maman corbeau et le renard » de Mohammad-Ali Soleymanzadeh : Maman Corbeau met au point une stratégie pour se débarrasser d’un renard affamé. « Le mariage du papillon » de Mahin Javaherian : La fête bat son plein chez les papillons… « La noce de Hajar » de Mahin Javaherian : Un village prépare avec enthousiasme, le mariage de la belle Hajar ! « Le mariage du corbeau » de Mahin Javaherian : Maître Corbeau va se marier sous les yeux d’un chat ébahi ! « La citrouille qui roule » de Morteza Ahadi : Grand-Mère qui n’a pas froid aux yeux prend la route pour rendre visite à son petit fils qui vient de naître. LE PETIT MONDE DE BAHADOR - 11.02 I 12:00 Collectif, 2006, 55’, Muet Dès 3 ans FR : « Bahador » de Abdollah Alimorad : Dans une contrée lointaine, vit une communauté de petites souris tyrannisées par un roi cruel à l’appétit insatiable. Bahador, une souris pas comme les autres, collecte de force, sous les ordres du roi, les provisions des paysans. Très vite, Bahador découvre à quel point ces pauvres petites souris ont faim….. Touché par leur malheur, il désobéit. Mais démasqué par les soldats, il est fait prisonnier… Sera-t-il, alors, assez courageux pour affronter le grand intendant ?

* Pour aller plus loin : des dossiers pédagogiques seront disponibles le jour même sur demande pour les deux ensembles de court-métrages 24


EN : Our chief purpose in collecting these short films has been to depict how Tehran looks and feels today, regardless of what limitations befalls the creators of these films or how Non-Iranians approach these works.

SHORT FILMS

SHORT FILMS

Selection by Sahand Kabiri

What shows itself at the very first, is that how these films seem to have been come from all around the globe, as they come from many different sub-cultures spread through Tehran in early 21st century. It may all seem disharmonious and prone to entropy. But this disharmony- for the better or worse- Is now the key to understanding Tehran`s culture and people. These last years, short film industry –as it doesn’t seem out of place to call it an industry- has been pretty much alive in Iran. Be it due arrival of a new generation of artists, more spaces opening up in society or simply the Digital Video Revolution. The results have been –at least to some extent- Creative, daring and independent short films that unfortunately have no peer in Iranian mainstream filmmaking. We genuinely hope that this stream of independence makes its way to bigger ports of mainstream and makes it “voice” heard on bigger, better stages.

SHORT FILMS - 10.02 I 13:00

Various Directors, In Persian with English subtitles Attended by Ali Hasanzadeh & Omid Adibparvar

When a kid was a kid Anahita Ghazvinizadeh, 2011, 17’ EN : Taha, a ten years old, is involved in a play in which children imitate their parents’ roles. Living with his divorced mother, Taha understands new things about his mom by playing her role. Quadrum virate Sahand Kabiri Neda wants to leave Iran. She has gone to the last trip with her friends. Die hard Omid Adibparvar, 2016 EN : Elahe is a hundred meters runner who is pregnant currently and plans to abort her child. Her doctor noticed that her intention is to raise the estrogen of the body through pregnancy in order to doping.she hesitate about participating in Olympics or keeping the child alive.Finally,she abort the child. Common hole Asma Ebrahimzadegan, 2016, 18’ EN : Mahmoud, a twenty seven year old boy has recently rented a room in a house owned by a man and woman. His relationship with the owners of the house is not an ordinary one.

Cette année encore, une librairie éphémère sera installée dans le cinéma avec le concours de la librairie TULITU, projet de librairie porté par deux amies passionnées par le livre. En complémentarité avec la vente de livres, TULITU consiste aussi en un lieu d’exposition et un environnement sonore de découverte ; de la musique et des œuvres d’artistes et illustrateurs; un coin bar accessible pendant les heures d’ouverture de la librairie et lors des événements tels que lancements, dédicaces, projection de films, débats. La programmation de films sera accompagnée par des suggestions de livres afin de poursuivre le voyage à travers la ville de Tokyo et le ci25 néma japonais.


15.01 I 19:00 - Writing on the city (Keywan Karimi, 2016) - p.4 En présence du réalisateur 20.01 I 13:00 - Goodbye (Mohammad Rasoulof, 2010) - p.15 21.01 I 13:00 - The taste of cherry (Abbas Kiarostami, 1997) - p.23 27.01 I 13:00 - Inversion (Behnam Behzadi, 2016) - p.17 28.01 I 12:00 - Portrait de famille (Collectif, 2013) - p.24 28.01 I 13:00 - Drum (Keywan Karimi, 2015) - p. 4 03.02 I 13:00 - Leila (Dariush Merjuih, 1997) - p.17 04.02 I 13:00 - Une separation (Asghar Farhadi, 2011) - p.17 07.02 I 19:00 - Tehran smiles (Golbou Fiuzi, 2015) - p.19 10.02 I 13:00 - Short films (Various Directors) - p25 Attended by Ali Hasanzadeh & Omid Adibparvar 11.02 I 12:00 - Le petit monde de Bahador - (Collectif, 2006) - p.24 11.02 I 13:00 - Tehran a conceptual art (Mohammad Reza Aslani, 2012) - p.4 En présence de Gita Aslani 17.02 I 13:00 - Le client (Asghar Farhadi, 2016) - p.17 18.02 I 13:00 - Les enfants de belle ville (Asghar Farhadi, 2004) - p.17 A man of integrity (Mohammad Rasoulof, 2017) - p.15 Séances régulières/Reguliere programmatie I Horaire sur/Tijd op www.galeries.be

22.01 I 19:00 - Under the skin of the city (Rakhshan Bani-Etemad, 2001) - p.19 23.01 I 19:00 - A waltz for Tehran (Zeinab Tabrizi, 2016) - p.19 29.01 I 19:00 - Relationships/La relation (Farnaz Jamshidi Moghadam, 2015) - p.19 En présence de la réalisatrice 30.01 I 19:00 - Fête de devoir (Firouzeh Khosrovani, 2014) - p.19 01.02 I 19:00 - En montant les marches (Rokhsareh Ghaemmaghami, 2012) - p.19 06.02 I 19:00 - I love Tehran (Sahand Samadian, 2011) - p.15 08.02 I 19:00 - Sonita (Rokhsareh Ghaemmaghami, 2016) - p.23 12.02 I 19:00 - Téhéran n’a plus ses grenades (Massoud Bakhshi, 2007) - p.7 13.02 I 19:00 - Taxi Téhéran (Jafar Panahi, 2015) - p.15 15.02 I 19:00 - Raftan (Navid Mahmoudi, 2017) - p.23

16.01 I 19:30 - 76 minutes and 15 seconds with Abbas Kiarostami (Seifolah Samadian, 2016) + Take me home (Abbas Kiarostami, 2016) - p.8 En présence de / In aanwezigheid van Agnès Devictor 25.01 I 19:30 - 24 Frames (Abbas Kiarostami, 2016) - p.8 En présence de / In aanwezigheid van Jean-Michel Frodon

04.02 I 19:30 - Close up (Abbas Kiarostami, 1990) - p.9 05.02 I 19:30 - Les Chats persans (Bahman Ghobadi, 2009) - p.9 26


OPENING

15.01 - 19:00 @ CINEMA GALERIES

WRITING ON THE CITY

Keywan Karimi , 2016, 60’, Documentaire VOSTFR En présence du réalisateur

INFOS PRATIQUES / PRAKTISCHE INFORMATIES L’heure d’hiver Téhéran Films I Expo I Concert 15.01 > 18.02 FILMS I Dans différents lieux/In verschillende plaatsen (p.24) EXPO I 18.01 > 18.02 I Du mercredi au dimanche/ Van Woensdag tot en met Zondag 13:00 > 20:00 Gratuit/Gratis. @ CINEMA GALERIES (p.10) CONCERT | 09.02 I 19:00 I Préventes/VVK: 8€ - Sur place/Ter plaatse : 10€. @ CINEMA GALERIES (p .11)

LIEUX / PLAATSEN CINEMA GALERIES

ATELIER 210

Galerie de la Reine 26 Koniginnegalerij 1000 Bruxelles Brussel www.galeries.be / 02 514 74 98 Train : Gare Centrale Métro : Ligne 1 & 5 / Arrêt Gare Centrale et De Brouckère BUS: 29, 38, 63, 66, 77 arrêt Arenberg Tram 3 & 4 Arrêts De Brouckère

Chaussée Saint-Pierre 210 Sint-Pieterssteenweg 1040 Bruxelles Brussel www.atelier210.be / 02 732 25 98 Metro : 5, 1 (Mérode) Bus : 22, 27, 80 Tram : 81 (Place Saint-Pierre)

ACTOR’S STUDIO

BOZAR

Petite Rue des Bouchers 16 Kleine Beenhouwersstraat 1000 Bruxelles Brussel www.actorstudio.be / 02 512 16 96 Train : Gare Centrale Métro : Ligne 1 & 5 / Arrêt Gare Centrale et De Brouckère BUS: 29, 38, 63, 66, 77 arrêt Arenberg Tram 3 & 4 Arrêts De Brouckère

POINT DE VENTES / VERKOOPPUNT Chaque ticket de film est vendu à l’endroit ou sur le site internet du lieu où le film est projeté. E-Ticketing : CINEMA GALERIES > buytickets.at/galeries BOZAR > www.bozar.be PASS en vente uniquement au Cinema Galeries

Rue Ravenstein 23 Ravensteinstraat 1000 Bruxelles Brussel www.bozar.be / 02 507 82 00 Métro : Ligne 1 - 5, arrêts Gare centrale ou Parc Tram : 92 & 94, arrêt Palais Bus : 27, 29, 34, 38, 63, 65, 66, 71, 71N, 95, arrêt Bozar

PRIX/PRIJS CINEMA GALERIES : 8,50€ (stand.), 6 ,50€ (red.), UGC Unlimited ACTOR’S : 8€ (stand.) 7€ (red.). UGC Unlimited BOZAR : 10€ (stand), 8€ (red.) & 6€ (stand.), 4€ (red.). A210 : 8€ (stand.) 6€ (red.). PASS Pass Festival: 40 euros

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Lena Vafaey kocheh

Profile for Cinéma Galeries

L'heure d'hiver Téhéran / FILMS EXPO CONCERT  

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