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CENTRE HOSPITALIER DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

VOLUME 3

Spécial reconnaissance Retrouver l’usage de la main nicolas a eu quatre doigts sectionnés alors qu’il s’affairait à des rénovations chez lui. le centre hospitalier de sa région l’a aussitôt envoyé au CHUM où il a été pris en charge par une équipe du Centre provincial d’expertise en réimplantation et revascularisation microchirurgicale d’urgence. la réadaptation post-traumatique a été réalisée au Centre de la main du CHUM. Son histoire en page 17.

la nouvelle Direction de la transformation les cafétérias à l’heure des repas santé le 2e symposium du travail social / viH - SiDa

· NUMÉRO 3 ·

2012


à la une

SPÉCIAL RECONNAISSANCE Pages 9, 10, 11, 12, 13

chumagazine est publié par la Direction des communications du CHUM 3840, rue Saint-Urbain Montréal (Québec) H2W 1T8 Éditrice Irène Marcheterre Rédactrice en chef Camille Larose

LA NOUVELLE DIRECTION DE LA TRANSFORMATION Pages 4 et 5

Collaboration Sandra Aubé (DCOM) Manon Bélanger (Nouveau CHUM), Sophie Bergeron (DRC), Lise Boisvert (DG), Amélie Giguère (DCOM), Élodie Grange (Fondation), Jacynthe Genesse (DSI), Chantal Harvey (DCOM), Sylvie Lafrenière (DSI), Fabienne Landry (DCOM), Nathalie Larose (CU), Natalie Pinoteau (DCOM), Nathalie Ross (DPSD), Mathieu St-Gelais (DCOM), Karine Vigneault (DQPSPP) Conception graphique Émilie Perrotte

L’OFFRE ALIMENTAIRE DES CAFÉTÉRIAS Page 6

Conseiller graphique André Bachand Photographes Stéphane Lord (page couverture), Stéphane Gosselin, Dominique Lalonde, Luc Lauzière, Judith Gauthier (photo du dîner gastronomique de la Fondation, p. 21), Catherine Petitclerc (photo de Me Éric-Alain Laville, p. 14) Révision Annie Kobril, Johanne Piché

LE 2E SYMPOSIUM TRAVAIL SOCIAL / VIH-SIDA Page 7

ActualitéS Les vélos Fruixi sont de retour......................................................................... 8 Une vidéo sur la version du siège.................................................................. 24 Jeanne Mance, fondatrice de Montréal.......................................................... 26

Impression Imprimerie Moderne

chumagazine est publié six fois l’an, tous les deux mois. Les textes et photos doivent parvenir à la rédaction six semaines avant la parution du numéro bimestriel. Sauf pour les infirmières, le masculin est utilisé dans les textes afin de faciliter la lecture et désigne aussi bien les hommes que les femmes. Les articles du chumagazine peuvent être reproduits sans autorisation, avec mention de la source. Les photos ne peuvent pas être utilisées sans autorisation.

Disponible sur l’intranet du CHUM Accueil/dc/publications/chumagazine/volume3numéro3

Rubriques

Disponible sur le web chumagazine.qc.ca

Éditorial.......................................................................................................... 3 Félicitations.................................................................................................. 14 Les pages de la recherche............................................................................. 18 Les pages de la Fondation............................................................................. 20 Nouveau CHUM.............................................................................................. 22 Planification stratégique............................................................................... 23 Interventions aînées...................................................................................... 24 Brèves............................................................................................................ 24 Le comité des usagers................................................................................... 27 C. A. ........................................................................................................... 27

ISSN 1923-1822 chumagazine (imprimé) ISSN 1923-1830 chumagazine (en ligne)

Formé de l’Hôtel-Dieu, de l’Hôpital Notre-Dame et de l’Hôpital Saint-Luc, au cœur de Montréal, le CHUM est le plus grand centre hospitalier universitaire francophone en Amérique du Nord. À ce titre, il occupe une place prépondérante dans l’application d’approches de soins novatrices, dans la recherche de nouvelles connaissances, de même que dans la transmission du savoir auprès des professionnels et des futurs professionnels de la santé.

Le patient est au cœur DE notre action (et en page couverture de chumagazine).

En plus d’accueillir la clientèle adulte de son territoire désigné, le CHUM reçoit des patients de partout au Québec dans les spécialités où il possède une expertise reconnue, notamment en oncologie, maladies cardiovasculaires et métaboliques, neurosciences, médecine des toxicomanies, hépatologie (spécialité des maladies du foie), transplantation d’organes, plastie de reconstruction y compris les soins aux grands brûlés et, plus récemment, en gestion de la douleur chronique.

Hôpital Notre-Dame du CHUM 1560, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 4M1

Structuré en grandes unités cliniques regroupant plusieurs spécialités, le CHUM place le patient au cœur de son action et vise à ce que chaque geste de chaque intervenant tienne compte de ce grand principe. Une réalité qui sera de plus en plus tangible grâce à la construction du nouveau CHUM, au 1000, rue Saint-Denis, et de son centre de recherche avoisinant, où médecins, chercheurs et autres professionnels de la santé travailleront côte à côte sous un même toit.

Un seul numéro de téléphone 514 890-8000

Pour joindre la rédaction, commentaires et suggestions chumagazine.chum@ssss.gouv.qc.ca camille.larose.chum@ssss.gouv.qc.ca 514 890-8000, poste 23679

INTERNET chumontreal.com

Hôtel-Dieu du CHUM 3840, rue Saint-Urbain, Montréal (Québec) H2W 1T8

Hôpital Saint-Luc du CHUM 1058, rue Saint-Denis, Montréal (Québec) H2X 3J4

Internet chumontreal.com


éditorial

Se transformer pour mieux soigner Au cours de la dernière année, nous avons régulièrement parlé, dans les pages du CHUMagazine, de notre plan stratégique 2011-2015, ainsi que de la construction de nos nouvelles installations, l’un étant lié de près à l’autre. Dans cette édition estivale, vous découvrirez quantité de textes décrivant les volets de notre mission et l’engagement de nos équipes. Et pour la toute première fois, vous trouverez également un article traitant de la transformation du CHUM et de la direction qui pilote cet enjeu stratégique pour notre établissement hospitalier : la Direction du soutien à la transformation (DSAT). Je dis transformation et non pas transition. Car nous avons la volonté, avec l’ouverture, au cours des prochaines années, de notre nouveau CHUM au centre-ville sur un site unique, de revoir et de transformer nos pratiques et notre offre de services afin d’assumer pleinement notre rôle de leader de la médecine moderne, tant au plan national qu’international. Ce n’est pas un « copier-coller » de nos installations et de nos pratiques que nous allons réaliser : nous ouvrirons un nouvel hôpital, un CHUM complètement transformé. Qui dit transformation dit donc changement : c’est notre rôle, dès aujourd’hui, de déterminer ensemble comment nous allons réaliser notre ambition, par quels processus nous deviendrons l’hôpital que nous voulons être. Le Plan fonctionnel et technique (PFT), préparé au cours des dernières années, a permis à nos architectes ainsi qu’à nos équipes de projet de créer le lieu physique du nouveau CHUM, selon nos besoins cliniques. Aujourd’hui, nous avons le devoir de revoir nos pratiques et notre offre de services afin qu’elles soient les plus pertinentes et les plus performantes. Cela, afin de garantir des soins de qualité. Les meilleurs qui soient. C’est pour accompagner toute la communauté du CHUM dans cette période de changement que la DSAT a été créée. Elle a pour mission de soutenir les projets de transformation liés à l’ouverture du nouvel hôpital (ouverture en 2013 du Centre de recherche, du Centre intégré d’enseignement et de formation (CIEF) ainsi que des bâtiments administratifs; ouverture en 2016 de l’hôpital lui-même.)

Christian Paire, directeur général

Nous avons la volonté, avec l’ouverture de notre nouveau CHUM au centre-ville sur un site unique, de revoir et de transformer nos pratiques et notre offre de services afin d’assumer pleinement notre rôle de leader de la médecine moderne.

Le défi est de taille. Après tout, ce n’est pas tous les jours que l’on construit un hôpital ultramoderne de 772 lits…où il faudra aussi emménager! Pour chacun de nous, la transformation représente une occasion extraordinaire de créer des façons de faire novatrices liées à chaque volet de notre mission : les soins, l’enseignement, la recherche, la promotion de la santé et l’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé. Mais au-delà de l’innovation, la qualité, la sécurité et la continuité des soins donnés aux patients demeureront toujours notre objectif premier. La DSAT est donc là pour accompagner l’ensemble de notre communauté afin que le passage vers le nouveau CHUM soit des plus harmonieux. Ses travaux sont intimement liés à ceux du plan stratégique, mais aussi à ceux de la Direction générale. Il s’agit d’accomplir un immense travail d’équipe, d’entamer ensemble un véritable marathon. Car on ne saurait réaliser un projet d’une telle ampleur en vase clos. L’engagement de chacun est nécessaire, tout autant que l’expertise de nos partenaires.

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TRANSFORMATION

DSAT : le changement planifié DSAT. Un acronyme encore méconnu pour une nouvelle direction qui a des objectifs bien concrets. La Direction du soutien à la transformation, créée à la fin de l’année 2011, a un mandat à deux volets : le soutien à la transformation et la transition vers le nouveau CHUM.

L’actuelle équipe de la DSAT : Claudia Poulin, agente administrative, Jean-François Fortin Verreault, directeur, les conseillers David Normand, Nathalie Beaulieu, Kristine Bachand, Ève Blais (de la DCOM), Cécile Lagoutte, Valérie Jacob (devant, centre) et Anne-Marie Jacques (devant, droite). Absente : Francine David, de la DGIQP .

Une mission à deux volets La mission de cette direction, pilotée par M. Jean-François Fortin Verreault, est de soutenir les projets de transformation liés à l’ouverture du nouveau CHUM sur un site unique, qui comprend aussi le Centre de recherche, le Centre intégré d’enseignement et de formation (CIEF) et les bâtiments administratifs. Cette mission se réalise en partenariat avec l’ensemble des intervenants du CHUM et se décline prioritairement en deux volets. Premier volet : en collaboration avec la Direction de la planification stratégique et du développement (DPLAN), la DSAT vise à faciliter la mise en œuvre du plan stratégique 2011-2015 du CHUM. La DPLAN assure la coordination de la mise en œuvre du plan; elle veille aussi à la mise en œuvre des partenariats externes nécessaires et s’assure que les choix internes de développement sont cohérents avec les orientations stratégiques de l’organisation. La DSAT offre de son côté un service-conseil auprès des

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équipes qui mettent en œuvre le plan, selon les orientations stratégiques déterminées touchant chaque direction. Comment améliorer la performance de nos pratiques de soins et de gestion? Comment consolider notre présence en tant que pôle universitaire d’évaluation et de diffusion des nouvelles connaissances? La DSAT, grâce à un groupe spécial de conseillers, fait équipe avec les directions et la DPLAN afin de conseiller le personnel. Le deuxième volet du mandat de la DSAT, tout aussi majeur, est celui de la transformation du CHUM pour sa migration vers ses nouvelles installations (trois phases : 2013, 2016, 2019). Jean-François Fortin Verreault explique que sa direction « existe pour que l’effet de levier soit maximal. On ne veut pas simplement transférer nos activités dans le nouvel hôpital. Nous voyons le nouveau CHUM comme une occasion de s’améliorer. On veut changer, se positionner comme un véritable centre académique, ayant toujours en tête notre mission universitaire. » Les deux volets de la mission de la DSAT sont donc intimement liés à l’avenir du CHUM et à sa transformation.


La création de la DSAT

Du concret

La DSAT a été créée après une analyse des besoins internes, la consultation de spécialistes en gestion du changement (HEC Montréal et Université McGill, notamment), ainsi qu’une série de rencontres avec d’autres centres hospitaliers ayant vécu ou vivant présentement des changements majeurs liés à la construction de nouveaux espaces. Constat : la mise en place d’une structure spéciale à l’accompagnement dans le changement est à la source d’un changement réussi. Il faut y consacrer temps et énergie. M. Fortin Verreault précise que sa direction est temporaire et disparaîtra avec l’achèvement du nouveau CHUM, en 2019.

Comment la DSAT intervient-elle sur le terrain? Un exemple : alors que le CRCHUM, le CIEF et le bâtiment administratif ouvriront leurs portes dans à peine plus d’un an, plusieurs questions se posent au plan logistique. Des équipes provenant des trois hôpitaux seront réunies.

Le comité de soutien à la transformation La DSAT relève directement du directeur général associé du CHUM, M. Yvan Gendron. Celui-ci préside le comité de la transformation, dont le mandat principal est de coordonner la transformation du CHUM en un grand centre hospitalier universitaire d’envergure internationale et d’assurer la transition vers un site unique. Le comité travaille au plan de transformation visant un repositionnement des soins et des services en termes de performance et de qualité. On retrouve à ce comité hautement stratégique plusieurs membres de la direction du CHUM, dont MM. Yvan Gendron (DGA) et JeanFrançois Fortin Verreault, Mmes Pauline Maisani (DPLAN) et Esther Leclerc (DGA chargée de l’Hôpital Notre-Dame et de l’optimisation des processus de soins) Mme Sylvie Bénard (DRC), le Dr François Lespérance (directeur général adjoint – Affaires médicales et académiques et DSP), Mmes Christiane Arbour (DSP adjointe) et Myriam Giguère (DSH), MM. Jocelyn Boucher (DGA administration, affaires financières et partenariats économiques) et Paul Landry (NCHUM), ainsi que Mme Sylvie Lavallée (directrice associée, projet NCHUM). Le comité de la transformation décide notamment des orientations du futur hôpital, en cohérence avec les orientations stratégiques. Ce comité traitera entre autres des éléments suivants : • les ressources humaines : gestion du changement, organisation du travail, planification de la main-d’œuvre, formation et relations de travail; • les espaces : design, localisation et fonctionnalité; • les équipements : cadrage, évaluation et bilan; • les technologies de l’information : vision, financement, choix d’investissement et mise en œuvre.

Celles-ci ont des modes de fonctionnement divergents. Le défi : créer une culture commune et être performants dès l’ouverture. Les procédures d’approvisionnement, les procédures de fonctionnement des équipements, l’accès au site, aussi : tout doit être arrimé, coordonné et uniformisé pour réussir la transformation. La DSAT vient en appui au CRCHUM afin que toutes ces questions trouvent réponse. C’est un travail d’équipe. Un autre exemple, celui du fonctionnement des unités de soins, qui sera fort différent de celui que nous connaissons aujourd’hui. Ces nouveaux espaces sont souvent aménagés en longueur, avec un poste central et des postes satellites aux extrémités. Il faut repenser le travail et les modes de fonctionnement en fonction des espaces et du flot d’activités. Un mandat qui a été confié à Mme Francine David. La DSAT voit donc à la coordination et au soutien touchant l’ouverture des nouveaux bâtiments. Cela touche également la révision des modes d’organisation du travail ainsi que des processus cliniques et administratifs clés, qui gagnent à être harmonisés afin de devenir plus performants. Plusieurs processus seront révisés : « Nous avons défini une dizaine de processus transversaux qu’on veut traiter de façon plus centralisée, explique Jean-François Fortin Verreault. C’est le cas du circuit du médicament : de la prescription par le médecin jusqu’à sa prise par le patient, tout un travail doit être fait pour déterminer les rôles et responsabilités de chacun, dans un CHU où plusieurs opérations seront automatisées et où la technologie numérique sera de plus en plus présente. » Acquisition d’une culture commune, gestion du changement nécessaire à la transformation, redéfinition de la fonctionnalité des unités de soins, optimisation et harmonisation des processus, planification de la maind’œuvre… la liste des défis qui attendent la DSAT et l’ensemble du personnel du CHUM jusqu’au déménagement dans nos nouvelles installations est longue. Mais elle en vaut la peine. C’est un CHUM redéfini, plus performant, efficient, que nous aurons. Des changements dont le but ultime est d’offrir de meilleurs soins à nos patients.

Le comité voit à la création d’un plan de transformation intégré aux orientations de la planification stratégique, en plus de créer la structure et les groupes de travail requis pour assurer la prise de décision pour le nouvel hôpital et l’actualisation du plan de transformation. En accompagnant les équipes du CHUM dans le changement, la Direction du soutien à la transformation concrétise sur le terrain les mandats du comité.

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actualitéS

Cafétérias et offre alimentaire La santé dans l’assiette

Logique, diront certains. Restrictive, diront d’autres. Diversifier les choix alimentaires et offrir davantage de produits santé est plus conforme à ce qu’on attend d’un hôpital promoteur de santé. D’ailleurs, c’est le ministère L’aide-cuisinière Claudine Lévesque, au nouveau comptoir à lui-même qui dicte les sandwichs sur baguette de la cafétéria Mailloux. recommandations qu’il faut dorénavant adopter. « Il est important d’être cohérent dans les messages que nous lançons aux patients, aux visiteurs et aux membres du personnel, explique Mme Louise Tremblay, coordonnatrice des activités d’alimentation au CHUM. Promouvoir la santé signifie de revoir l’offre alimentaire pour rendre disponible à tous des produits de grande valeur nutritive. ».

Par le biais d’une politique alimentaire, mise en vigueur en 2010, le CHUM a adopté une approche proactive de promotion de la saine alimentation. D’ici mars 2013, l’offre alimentaire du CHUM sera conforme aux recommandations du cadre de référence Miser sur une saine alimentation : une question de qualité du ministère (document disponible en ligne sur le site du MSSS). Le retrait de la friture et du bacon dans les cafétérias des trois hôpitaux en 2011 fut l’un des changements importants. Le dernier changement majeur est prévu au début du mois d’août 2012 : le retrait des boissons gazeuses. D’ici mars 2013, resteront les cocktails et autres boissons sucrées à retirer de l’offre alimentaire. Nous ne mettons pas l’accent sur ce qui a disparu, nous misons plutôt, avec l’équipe des services alimentaires, sur la diversité de l’offre : comptoirs à soupes, à salades et crudités, à sandwichs, sautés minute et soupes tonkinoises, pizzas gourmets, sans compter les menus du jour, préparés selon des normes de santé rigoureuses. La rénovation des cafétérias a amené tout un lot de nouveaux produits. Il ne reste que le meilleur, et cela, pour tous les goûts.

Concert à la cafétéria Mailloux

Concert d’inauguration La salle à manger de la cafétéria Mailloux, à l’Hôpital Notre-Dame, s’est transformée en salle de concert le 3 mai dernier pour souligner la fin des rénovations des cafétérias. Sous la direction du jeune chef Nicolas Ellis, un orchestre bénévole, composé de 21 étudiants en musique de l’Université de Montréal, a égayé les lieux pendant près d’une heure avec des œuvres classiques. Le personnel et les visiteurs de l’hôpital, de même que quelques patients accompagnés de bénévoles, ont pris part en grand nombre à cet événement rassembleur. M. Christian Paire, directeur général du CHUM, a profité de l’occasion pour exprimer sa fierté à l’égard de l’offre alimentaire et des transformations opérées dans les cafétérias. Non seulement les lieux ont subi une métamorphose, mais celle-ci était pensée en fonction de la politique pour une saine alimentation au CHUM. Mme Myriam Giguère, directrice des services hospitaliers, a 6 | CHUMAGAZINE |

souligné le travail de tous les membres du personnel des services alimentaires qui ont contribué à faire de ce projet une réalité de tous les jours et qui ont dû s’adapter à leur nouvel environnement de travail. Elle n’a pas manqué de mentionner au passage les efforts de la Direction des services techniques et de tous les partenaires qui ont pris part aux rénovations. Notons aussi que l’événement a eu lieu grâce en partie à l’organisme Les porteurs de musique, dont la mission est d’amener la musique dans des lieux où elle n’est pas ordinairement accessible, comme une cafétéria d’hôpital, par exemple. Bien manger dans un environnement convivial : tel était le pari. Force est de constater que c’est mission accomplie!


actualitéS

Symposium Le travail social et le VIH/SIDA 2012 Devant le succès obtenu l’an dernier avec leur premier symposium, les travailleurs sociaux se devaient de répéter l’expérience. Un 2e symposium a donc été organisé, les 14 et 15 juin dernier à l’auditorium Rousselot de l’Hôpital Notre-Dame, sous le thème des meilleures pratiques, cette fois avec invitation formelle aux collègues anglophones, qui se sont présentés en grand nombre. Tous les participants pouvaient se munir d’appareils de traduction simultanée. Le CHUMagazine a été invité à couvrir deux des onze conférences à l’affiche, celle du Dr Mark Tyndall sur les sites d’injection supervisée, et l’autre, de la travailleuse sociale newyorkaise Barbara Willinger, sur comment se comporter avec des clients difficiles.

Faire confiance au service social Nous avons pu d’abord assister au mot de bienvenue du président de l’Ordre des travailleurs sociaux, M. Claude Leblond (photo), lequel a rappelé que l’Ordre regroupe 8500 membres au Québec, et que les travailleurs sociaux ont été parmi les premiers intervenants à implanter des politiques de soins et d’engagement envers la clientèle affectée par le sida, d’abord aux États-Unis, puis rapidement de ce côté de la frontière. Trop souvent, a-t-il expliqué, l’accent est mis sur l’aspect médical et pas assez sur la perspective psychosociale, avec pour conséquence qu’on néglige la moitié du problème des patients et qu’on sous-utilise les travailleurs sociaux. Pourtant, leur expertise est grande et leurs Claude Leblond, président interventions réussissent à stabiliser le mode de de l’Ordre des travailleurs vie, favorisent l’autonomie et font en sorte que les sociaux du Québec. patients ne sont pas des objets de soins, mais les sujets de leur propre vie.

La nécessité des sites supervisés Le Dr Mark Tyndall (photo) a travaillé au Kenya et à l’Université de Colombie-Britannique. Il a notamment évalué la clinique Insite d’injection supervisée de Vancouver et enseigne présentement à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa. C’est un médecin et un chercheur de grande réputation, spécialisé en maladies infectieuses, considéré comme un leader dans la prévention et les soins du VIH, notamment auprès des personnes consommant des drogues illégales. Il croit qu’Ottawa a besoin d’une clinique comme celle de Vancouver, mais son ouverture se heurte à de nombreux obstacles. Malgré que de telles cliniques aient largement fait leurs preuves, à Vancouver, mais aussi dans plusieurs pays européens où elles sont en fonction depuis des années, malgré aussi la décision de la Cour suprême du Canada dont les membres ont unanimement appuyé le maintien d'Insite, les difficultés, préjugés et obstacles continuent de Dr Mark Tyndall, un leader international dans la lutte s’accumuler, bloquant leur multiplication. contre le sida.

À tel point qu’il juge non nécessaire d’attendre l’approbation des corps policiers ou d’une majorité de citoyens avant d’ouvrir de telles cliniques, « cela n’arrivera tout simplement pas ! » Pourtant, des cliniques supervisées sont indispensables dans la lutte contre la propagation des infections telles que le VIH ou l’hépatite C. Ils font également baisser la criminalité, donnent l’occasion de rencontrer du personnel médical, d’avoir accès à des traitements, améliorent et sauvent des milliers de vies. La réduction des méfaits a fait ses preuves, assure-t-il. Il a été démontré partout que les préjugés et craintes à leur égard n’étaient pas fondés (ces sites n’encouragent pas la consommation, n’attirent pas les trafiquants, n’augmentent pas le désordre public, etc.). Une dizaine de villes canadiennes bénéficieraient de leur implantation. Il faut encourager les gouvernements à se baser sur les preuves scientifiques plutôt que sur des lois rétrogrades (abstinence, prohibition) qui ne fonctionnent nulle part. Le bon sens doit prévaloir.

Se comporter avec des clients difficiles Mme Barbara Willinger compte 20 ans d’expérience en travail social, principalement à l’Aids Institute de New York. Des clients difficiles, qui monopolisent l’attention, qui argumentent, parlent fort, deviennent agressifs, pleurnichent, sous l’effet de drogues et d’alcool qu’ils nient avoir consommé ou qui sont en crise, elle en a eu, comme tous les intervenants sociaux. Sa conférence a permis de faire le tour des caractéristiques du trouble de la personnalité, de reconnaître les phases de l’aggravation du comportement du client et de fournir quelques stratégies pour réagir le mieux possible lorsque le comportement s’aggrave. Les troubles de la personnalité en jeu sont la crainte maladive du rejet et de l’abandon, alliée à une mauvaise maîtrise des impulsions, à des expériences de relations instables et mal adaptées, lesquelles déforment les convictions cognitives et l’image de soi. Mme Willinger considère les comportements difficiles comme des méthodes de survie, des révélateurs de souffrance et de douleur émotionnelle. Il est important de comprendre les phases du cycle d’agression, depuis le déclenchement jusqu’à la post-crise, en passant par l’intensification, la crise et l’adoucissement. Le meilleur moment pour intervenir, selon Mme Willinger, est au moment du déclenchement, qu’il faut donc savoir reconnaître et qui est le plus souvent constitué d’un changement dans le comportement habituel du client, dans le ton de sa voix, dans l’emploi de mots inappropriés, dans une soudaine anxiété. Il est en effet plus difficile d’intervenir quand le malaise s’intensifie ou quand le client fulmine, en pleine crise. Les principales stratégies consistent à reconnaître les sentiments du client, même s’ils sont inappropriés, à toujours rester calme, même si on a peur, à répéter sincèrement qu’on souhaite aider, et à assurer sa propre sécurité et celle du client. L’objectif est d’amener le client à discuter de l’événement, que ce soit le jour même, le lendemain ou à la prochaine visite, afin qu’il ne le reproduise plus. Il est utile de se fier à son intuition pour trouver les mots justes qui rassurent et qui calment. On peut par ailleurs pratiquer des phrases rassurantes à utiliser au moment opportun. Demander une formation ou de l’encadrement, réviser les politiques de l’établissement à ce sujet ou, si une telle politique est inexistante, insister pour que soit mis en place un code de conduite dans son milieu de travail, restent des actions recommandables. Merci à l’organisateur de cet intéressant symposium, M. René Thibodeau, travailleur social à l’UHRESS de l’Hôpital Notre-Dame. | CHUMAGAZINE | 7


promotion de la santé

LE RETOUR DE FRUIXI

La lutte aux marécages alimentaires Avez-vous remarqué le retour depuis quelques semaines des vélos Fruixi sur les parvis du CHUM? Avec leur cargaison colorée de fruits et de légumes de saison, récoltés à proximité de Montréal, ces marchés sur roues ont tout pour mettre l’eau à la bouche. Les employés et les patients du CHUM sont d’ailleurs nombreux à se laisser tenter par une pause saveur bien méritée. Pourquoi résister, en effet, devant tous les bienfaits santé des fruits et des légumes? En plus d’aider au maintien d’un poids santé, manger des fruits et des légumes chaque jour contribue à réduire les risques d’apparition de maladies cardiovasculaires et de certains types de cancers. Ces bienfaits devraient pousser une majorité de Québécois à mettre les fruits et les légumes à l’honneur dans leur assiette. Dans les faits, deux Montréalais sur trois ne consomment même pas le minimum recommandé de cinq portions de fruits ou de légumes par jour. Comment expliquer cette situation ? Entre autres par les difficultés vécues par certains résidents de l’île pour accéder à des aliments sains. En 2006, une étude montrait que 40 % de la population de l’Est et des quartiers centraux de Montréal n’avait pas accès à une offre adéquate en fruits et légumes à distance de marche, c’est-à-dire à moins de 500 mètres. Les résidants de ces quartiers – qui, pour la plupart, n’ont pas de voiture – doivent donc le plus souvent se tourner vers les dépanneurs pour répondre à leurs besoins. Comme l’explique M. Jean-Philippe Vermette, directeur du Marché Solidaire Frontenac, c’est de ce constat que sont nés les vélos Fruixi : « On a décidé de mettre Fruixi sur pied parce notre quartier est situé dans ce qu’on appelle maintenant un marécage alimentaire, c’est-à-dire une zone où l’offre alimentaire n’est pas bonne. En effet, 73 % de l’offre alimentaire du quartier

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Centre-Sud vient des dépanneurs, et les fruits et les légumes qu’on y trouve sont souvent de mauvaise qualité. En plus, leur prix est très élevé parce qu'ils ne sont aussi populaires que certains autres produits ». Avec Fruixi, des aliments de qualité et à prix raisonnable circulent dans les rues et les parcs du quartier Centre-Sud. Il est même possible d’offrir à certaines personnes à faible revenu des fruits et des légumes au prix coûtant  : « Pendant certains événements, par exemple les Picnik Électronik et le festival Juste pour Rire, une marge de profit est réalisée – marge moins grande que celle de la plupart des supermarchés – ce qui nous permet de vendre dans les HLM au prix coûtant. » Une partie de l’organisation est subventionnée par la Direction de la santé publique de Montréal pour assurer ce type de service. La livraison de paniers bio en entreprises sert aussi à financer les Fruixi. Cet été, pourquoi ne pas vous régaler tout en agissant contre les inégalités en matière d’accès à une saine alimentation? Encouragez les vélos Fruixi lors de leur passage au CHUM et faites chaque semaine le plein de saveurs! Fruixi est présent au CHUM tous les jeudis, de 10 h à 14 h, jusqu’au début du mois d'octobre aux endroits suivants : Hôtel-Dieu, à l’entrée du pavillion de Bullion Hôpital Notre-Dame, à l’entrée du pavillion Lachapelle Hôpital Saint-Luc, à l’entrée principale du pavillon Édouard-Asselin


SPÉCial ReCONNAISSANCe

La DSI remet ses prix reconnaissance

Les récipiendaires de l’Hôtel-Dieu : les infirmières Chantal Jeannotte (engagement) et Nicole Carrier (excellence des soins); l’infirmier auxiliaire Ibrahim Hammouni.

Mirela Vaduva, infirmière auxiliaire, Hôpital Saint-Luc

Sylvie Urbain (excellence des soins) Hôpital Saint-Luc

le 11 mai dernier, la Direction des soins infirmiers (DSi) du CHUM remettait ses prix reconnaissance aux infirmières et aux infirmières auxiliaires. Cet événement s’est tenu à l’occasion des activités entourant la Semaine de l’infirmière et de l’infirmière auxiliaire qui avait pour thème expertes tous les jours! Dans la catégorie Excellence des soins dispensés à la clientèle, les infirmières récipiendaires sont Mmes Nicole Carrier, assistante infirmière-chef, 2 e Le Royer (HD); Muriel Legault, infirmière, 6e AB (HND), nouvellement retraitée; et Sylvie Urbain, infirmière, 9e Ouest (HSL). Dans la catégorie Engagement auprès des pairs et de la relève, les infirmières récipiendaires sont Mmes Chantal Jeannotte, infirmière clinicienne assistante

Les récipiendaires de l’Hôpital Notre-Dame : les infirmières Muriel Legault (excellence des soins) et Denise Ouellet (engagement); l’infirmière auxiliaire Mickaelle Moise.

infirmière-chef, Centre d'expertive de la douleur chronique (HD), et Denise Ouellet, infirmière, 3e AB (HND). Dans la catégorie Qualité des soins dispensés à la clientèle, les infirmières auxiliaires récipiendaires sont M. Ibrahim Hammouni, 7 e DB (HD); Mmes Mickaelle Moise, 6e CD (HND) et Mirela Vaduva, hémodialyse (HSL). Les gagnants ont reçu une bourse d’une valeur de 500 $. Les membres du comité de reconnaissance du personnel en soins infirmiers invitent les équipes à penser dès maintenant aux candidatures pour les prix reconnaissance qui seront remis aux préposés aux bénéficiaires et aux agentes administratives (commis) des unités de soins, à l’automne 2012.

Semaine des gestionnaires

Lyne Marquis

Danielle Désormeaux

Julie Désailliers

Jean-Marc Riverin

Une semaine consacrée aux gestionnaires a été organisée en juin pour une septième année consécutive, comprenant des activités de formation et de ressourcement, un dîner Zumba pour l’aspect sportif et une initiation au journal créatif pour l’aspect culturel. Des prix aux gestionnaires qui se sont démarqués ont aussi été remis : le Prix Passion à Mme Lyne Marquis, cogestionnaire clinico-administrative du regroupement de cardiologie; le Prix Inspiration à Mme Danielle Désormeaux, cogestionnaire clinico-administrative du regroupement allergie, médecine respiratoire et digestive; le Prix Espoir à Mme Julie Désailliers, chef technologue en radiologie; et le Prix Créativité à l’équipe du service traiteur du CHUM, nommément MM. Jean-Marc Riverin, Rock Galarneau, Jean-François Ostiguy, Pierre-Alain Tremblay, Pierluc Dupont, Antonio Giuletti, Charles-Antoine St-Germain et Mme Élaine Boisvert.

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SPÉCial ReCONNAISSANCe

Fête de l’enseignement

félicitations aux récipiendaires des bourses postdoctorales (fellowship) et aux lauréats des prix esculape! le CHUM a tenu le 5 juin dernier sa fête de l’enseignement 2012 au Marché bonsecours. lors de cet événement, la Direction générale, les départements et services médicaux, le conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) ainsi que la fondation du CHUM ont offert aux médecins et professionnels de la santé des bourses postdoctorales de surspécialité (fellowship) totalisant un million de dollars.

les bourses postdoctorales rappelons que ces bourses sont données à des médecins poursuivant leurs études ailleurs, mais s’engageant à revenir au CHUM, et certaines permettent à des étudiants d’ailleurs de venir se spécialiser au CHUM. voici les 22 récipiendaires de bourses postdoctorales : Dr Tian You An Anesthésie thoracique / chirurgie et greffe pulmonaire Mme Sophie Berger Doctorat en sciences infirmières Mme Stéphanie Côté Doctorat en sciences biomédicales Dr Stéphane Doucet Hématologie et oncologie médicale (syndrome lymphoprolifératif) Dre Andréanne Gauthier Malformations artérioveineuses Mme Marie-Ève Grenier Cardiologie, Université de Toronto Dr Karim Hammamji Chirurgie de la rétine et oncologie oculaire Dre Geneviève Huard Transplantation hépatique et intestinale Dre Geneviève Landes Recherche en biomécanique Dre Anne Lavoie Anesthésie obstétricale Dre Jessica MacKenzie-Feder Moniteur clinique en endocrinologie

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Le Dr Paul Perrotte, président du CMDP (à l’extrême gauche) et M. Gilles Dulude, président du C.A. de la Fondation (à l’extrême droite, en haut) entourent quelques-uns des bousiers, de gauche à droite : Patrice Savard, Marie-Ève Grenier, Stéphanie Côté, Sophie Berger, Geneviève Huard et Alphonse Tran.

Dre Valérie MartelLaferrière Hépatite virale et co-infection VIH/VHC Dr Guillaume Martel Moniteur clinique en chirurgie hépatobiliaire et pancréatique Dr Alexis Matteau Cardiologie interventionnelle Dr Marc-Élie Nader Chirurgie oto-neurologique et base du crâne Dr Frédéric Nicodème Physiologie œsophagienne Dr Brian Potter Recherche clinique en cardiologie interventionnelle Dr Giovanni Romanelli Échocardiographie tridimensionnelle

Dre Mélissa Saber Dermatologie Dr Patrice Savard Prévention des infections Dr Alphonse Tran Tomographie par émission de positrons et tomodensitométrie oncologique Dr Simon Turcotte Chirurgie hépatobiliaire et pancréatique Parmi tous ces lauréats, le Dr Brian Potter a reçu une bourse supplémentaire de 5000 $ de la Fondation Yvon-Chartier, un heureux ajout aux prix décernés annuellement par l’enseignement.


spécial Reconnaissance

Les prix Esculape La Direction de l’enseignement a aussi remis un prix Esculape aux 21 médecins suivants, dont la qualité exceptionnelle de l’enseignement a été reconnue par les médecins résidents : Dre Annie Bélisle Département d’anatomopathologie Dr Serge Bélisle Service d’obstétrique Dr Jean Éthier Service de néphrologie Dr David Fortier Département de médecine d’urgence Dre Christiane Gaudreau Département de microbiologie et infectiologie Dre Béatrice Granger Département de psychiatrie Dr Pierre Karakiewicz Service d’urologie Dr Dominique Lafrance Département des soins intensifs Dre Carole Lambert Département de radio-oncologie Dr François Larivière Département de biochimie

Les prix Esculape : 1re rangée, les Drs David Fortier (et le jeune Arnaud Fortier), Isabelle Payot, Annie Bélisle, Carole Lambert, Issam Saliba, Louis Paradis et la directrice de l’enseignement, la Dre Marie-Josée Dupuis; 2e rangée, les Drs Dominique Lafrance, Nathalie Provost, Jean Éthier, Arnaud Robitaille, Béatrice Granger, Diem-Quyen Nguyen, Antoine Leblond, Louise Samson et Pierre Bourgouin.

Dr Antoine Leblond Service de médecine nucléaire Dre Diem-Quyen Nguyen Service de médecine interne Dr Sarto Paquin Service de gastroentérologie Dr Louis Paradis Service d’allergie et immunologie Dre Isabelle Payot Service de gériatrie Dr Claude Poirier Service de pneumologie

Dre Nathalie Provost Service de dermatologie Dr Jean-Marc Raymond Service de cardiologie Dr Arnaud Robitaille Département d’anesthésiologie Dr Issam Saliba Service d’oto-rhinolaryngologie Dre Louise Samson Département de radiologie

Grands prix Esculape Parmi ces professeurs cliniques récipiendaires d’un prix Esculape, les trois médecins suivants ont remporté les grands prix Esculape : Le Dr Louis Paradis, du Service d’allergie et immunologie de l’Hôpital Notre-Dame, a reçu le prix Dr Sadok Besrour en enseignement clinique (grand prix Esculape), accompagné d’un montant de 10 000 $. Les 2e et 3e prix Esculape, respectivement les Dres Carole Lambert, du Département de radio-oncologie de l’Hôpital Notre-Dame, et Béatrice Granger, du Département de psychiatrie de l’Hôpital Notre-Dame, ont reçu un prix en enseignement clinique de la Fondation du CHUM, chacun accompagné d’une bourse de 2500 $.

Le Dr Louis Paradis, allergologue, grand prix Esculape, recevant son prix du Dr Sadok Besrour

La Dre Carole Lambert, radio-oncologue, 2e prix Esculape, avec Ékram Antoine Rabbat, pdg de la Fondation du CHUM

La Dre Béatrice Granger, psychiatre, 3e prix Esculape, avec Ékram Antoine Rabbat, pdg de la Fondation du CHUM

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spécial Reconnaissance

L’excellence en enseignement des soins infirmiers Des prix ont par ailleurs souligné l’excellence de l’enseignement de trois équipes en soins infirmiers : les équipes des unités de soins du 1er Le Royer et de l’urgence de l’Hôtel-Dieu, ainsi que l’équipe des soins intensifs de l’Hôpital Saint-Luc. Une mention spéciale a par ailleurs été accordée à deux autres équipes en lien avec l’appréciation des stagiaires, celles du 2e Le Royer de l’Hôtel-Dieu et du 10e Est de l’Hôpital Saint-Luc.

Quelques membres de l’équipe du 1er Le Royer : de gauche à droite, Jocelyne Bélisle, assistante infirmière-chef, Josée Dupuis, infirmière, Carole Rajotte, infirmière clinicienne, et Lucille Leblanc, infirmière-chef. L’équipe du 10e Est : Stéphane Rochefort, infirmier-chef, Virginie Maurice, infirmière, le Dr Rock Parent, interniste, Valérie Leblond, préposée aux bénéficiaires (pab), Dominique Nadeau, directrice adjointe à l’enseignement, Renia Jean-Charles, pab, Nadia St-Jean, agente administrative, Anitha Habimana, pab, Natasha Danis, infirmière, Marie Valiquette, infirmière de liaison, Fatima Laghrissi, infirmière auxiliaire, Erika Koppan, infirmière, Gene Caron, infirmière.

Représentant l’équipe des soins intensifs de l’Hôpital Saint-Luc : Pierre-Xavier LeCornec, infirmier, Valérie Mercier, infirmière clinicienne, Guy Dionne assistant infirmier-chef, Chantal Zaryczny, assistante infirmière-chef, Danielle Renaud, conseillère en soins infirmiers, et Julie Labrecque, infirmière-chef.

L’équipe du 2e Le Royer : Marthe Ntelolo, préposée aux bénéficiaires (pab), Lamya Zimi, pab, Elizabeth Durand, infirmière auxiliaire, Diane Rifon, agente administrative, Martine Dion, infirmière-chef, Dominique Nadeau, directrice adjointe à l'enseignement, Mylaine Coles Tessier, infirmière, Mariama Thibert, infirmière auxiliaire, Maria Pauwn, infirmière auxiliaire, Marie-Thérèse Félix, infirmière, Lyne Marleau, infirmière, Danielle Desormeaux, cogestionnaire clinico-administrative, Djamina Goldman, infirmière, Arianne Lévesque, infirmière, Cécile Fraïsse, infirmière, Albina Chadmira, infirmière auxiliaire, Brahim Rh-Chim, pab.

L’équipe des urgences de l’Hôtel-Dieu, 1re rangée, de gauche à droite : David Barbier, infirmier clinicien, Josée Desrochers, conseillère en soins infirmiers, Franck-Annick Ahoa, infirmière, Caroline Foure, infirmière, André Poitras, infirmier-chef; 2e rangée, en partant de la gauche : les infirmières Carmen Roselle Innocent, Danielle Lambert, Justine BoudreaultNoël, clinicienne, Eliane Forget, assistante infirmière-chef, clinicienne, Viviane Paquette, Mélissa Dubreuil et Debby Rodrigues, infirmières cliniciennes.

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SPÉCial ReCONNAISSANCe

l’engagement auprès des stagiaires secteur interprofessionnel Pour clore la soirée, la Banque TD a dévoilé qu’elle faisait un don d’un million de dollars à la Fondation du CHUM dont 500 000 $ seront consacrés au développement de la simulation au CHUM. Mme Christine Roberge, adjointe à la directrice de l’enseignement et animatrice de la soirée, a rappelé que les deux premiers étages du Centre de recherche présentement en cours de construction abriteront dès 2013 les locaux du CIEF (Centre intégré d’enseignement et de formation).

Le prix de la formation collégiale a été décerné à Hakima Kebladj, cytologiste, ici avec Christine Roberge, adjointe interdisciplinaire à l'enseignement.

Le prix de la formation universitaire a été attribué à Marie-Stéphane Rainville, orthophoniste.

Jacques Beaudouin, vice-président régional, gestion privée, TD Waterhouse, annonçant un don d'un million.

Le prix de la formation professionnelle a été remis ex aequo à Richard Boudreau et Yannick Baker, préposés en hygiène et salubrité.

Furent également remis les Prix reconnaissance – engagement auprès des stagiaires du secteur interprofessionnel, qui vise à reconnaître l’engagement d’individus se démarquant par leurs rôles et compétences dans les activités d’encadrement des stagiaires autres que dans les soins infirmiers et secteurs médicaux. Ces prix s’adressent aux superviseurs de stage, aux moniteurs cliniques ou à toute personne-ressource ayant un titre formel ou informel de responsable de la supervision de stagiaires.Trois niveaux de formation sont ainsi reconnus, l’universitaire, le collégial et le professionnel. Se sont démarqués pour ce prix au sein de diverses disciplines les finalistes suivants : M. Yannick Baker, hygiène et salubrité M. Richard Boudreau, hygiène et salubrité Mme Hakima Kebladj, cytologiste M. François Laplante, ergothérapeute Mme Sylvie Parent, inhalothérapeute Mme Cinthia Prince, travailleuse sociale Mme Céline Quintin, nutritionniste Mme Marie-Stéphane Rainville, orthophoniste Mme Diane Santerre, physiothérapeute

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félicitations

Huguette Desjardins-Themens, médaillée de la Reine Mme Huguette Desjardins-Themens, infirmière auxiliaire au 5e AB de l’Hôpital Notre-Dame, a reçu la Médaille du Jubilé de Diamant de la Reine Elizabeth II, pour les services qu’elle a rendus à ses pairs et à sa communauté. Mme Desjardins-Themens a en effet consacré une bonne partie de ses loisirs à s’occuper, pendant de nombreuses années, des scouts et des guides, à s’impliquer tant dans son quartier que dans divers conseils d’administration ou en faisant du bénévolat auprès de personnes en fin de vie. Cette médaille lui a été remise, le 18 mai dernier, par M. David Johnston, gouverneur général du Canada, au bureau du chef de l’opposition, M. Thomas Mulcair, qui l’avait désignée digne récipiendaire.

Ramy Karam et Dre Marie-Andrée Lortie, 1er et 2e prix Paul-Cartier Le Dr Stéphane Elkouri, chef du Service de chirurgie vasculaire, nous informe que l’externe Ramy Karam et la Dre Marie-Andrée Lortie, en étude de surspécialisation (fellow) au programme de chirurgie vasculaire de l’UdeM, ont remporté les premier et second prix au concours Paul-Cartier pour leurs présentations intitulées L’endartériectomie carotidienne sans shunt carotidien et Cure élective d’AAA : les facteurs influençant la mortalité hospitalière. Ce prix leur a permis de présenter leurs travaux de recherche au congrès annuel de la Société de Chirurgie Vasculaire de Langue Française, qui a eu lieu du 22 au 25 juin, à Paris. Sur la photo, le Dr Benoit Cartier (au centre), secrétaire de l’Association des chirurgiens vasculaires du Québec, avec les deux finalistes. Le concours Paul-Cartier a été instauré en l’honneur du médecin du même nom, chirurgien vasculaire (1919-2008) à l’Hôtel-Dieu pendant près de 45 ans.

Éric-Alain Laville Mérite AAPI 2012 Au nom du CHUM et du groupe de travail sur la confidentialité et la protection de l’information qu’il préside par intérim, Me Éric-Alain Laville (photo) a reçu, le 25 avril dernier, le Mérite AAPI (Association sur l’accès et la protection de l’information) 2012, pour la trousse d’information destinée aux quelque 300 gestionnaires de l’établissement, dans le cadre de la campagne de sensibilisation à la confidentialité des renseignements personnels. L’estampe CONFIDENTIEL apposée sur les dossiers n’est pas passée inaperçue, ni au CHUM ni auprès des membres du jury! Décerné depuis 2003, le Mérite AAPI est la reconnaissance la plus importante du secteur de l’accès à l’information et de la protection des renseignements personnels au Québec.

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FÉLICITATIONS

Dr fadi Massoud 2e prix iMS brogan Le Dr Fadi Massoud, gériatre à l’Hôpital Notre-Dame du CHUM, a reçu le deuxième prix IMS Brogan dans la catégorie médecins spécialistes. Ce prix vise à reconnaître la contribution de pharmaciens et de médecins du Québec à l’éducation de leurs pairs. Les lauréats sont reconnus pour la publication d’articles sur la consommation appropriée de médicaments. L’article du Dr Massoud s’intitulait : Switching cholinesterase inhibitors in older adults with dementia et a été publié dans International Psychogeriatrics en 2011. Dr Massoud est entouré de Sylvie Gaumond de IMS Brogan, et de la Dre Diane Francoeur, de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.

le Dr Pierre Mayer fait don de ses droits d’auteur à la fondation Le Dr Pierre Mayer, pneumologue et directeur de la clinique du sommeil de l’Hôtel-Dieu du CHUM, publie Dormir : le sommeil raconté aux Éditions Pierre-Tisseyre. L’œuvre s’adresse au grand public et fait découvrir les mécanismes du sommeil ainsi que ses bienfaits pour la santé. Ce livre, né d’une demande de ses patients, raconte le sommeil au moyen d’histoires tirées de leur vécu et de sa pratique. Le Dr Mayer a choisi de faire don de ses droits d’auteur à la Fondation du CHUM. Pour se procurer le livre : www.tisseyre.ca

Marielle Toupin Technologue émérite 2012 L’Ordre des technologues en imagerie médicale et en radio-oncologie du Québec a souligné, en mai dernier, la contribution exceptionnelle au développement de la profession et de l’Ordre en remettant le prix de la technologue émérite 2012 à Mme Marielle Toupin (à droite sur la photo), technologue en imagerie médicale et coordonnatrice technique à la formation au CHUM. Une bourse de 500 $ et une inscription à vie au congrès annuel de l’Ordre accompagnent ce prix. La présidente de l’Ordre, Mme Danielle Boulé (à gauche sur la photo), a fait l’éloge de Mme Toupin, notamment en rappelant la constance de son engagement dans la formation initiale des étudiants comme dans la formation continue et sa participation dynamique dans la mise en place des conseils multidisciplinaires dont elle fut membre de l’exécutif durant plusieurs années.

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félicitations

Le Service d’ergothérapie du CHUM Prix d’excellence en enseignement

Sylvie Scurti, coordonnatrice à la formation clinique, programme d’ergothérapie, UdeM; Lucie Hébert, ergothérapeute et coordonnatrice de l’enseignement clinique en ergothérapie, CHUM; Christine Roberge, adjointe interdisciplinaire, Direction de l’enseignement, CHUM; Louise Demers, directrice de l’école de réadaptation, Faculté de médecine, UdeM. Absent : François Laplante, ergothérapeute et coordonnateur à l’enseignement clinique en ergothérapie, CHUM.

Au nom du Service des ergothérapeutes du CHUM, Mme Lucie Hébert, coordonnatrice de l’enseignement aux ergothérapeutes, a reçu le prix partenaire d’excellence d’enseignement clinique en ergothérapie, remis lors de la collation des grades tenue le 11 juin dernier à l’Université de Montréal. Mme Louise Demers, directrice de l’école de réadaptation à la Faculté de médecine de l’UdeM, a souligné la grande qualité de la gamme de services offerts par les ergothérapeutes du CHUM, lesquels favorisent l’autonomie des patients et sont basés sur des plans d’intervention individualisés, tant en gériatrie qu’en santé mentale et physique des adultes. Le programme d’ergothérapie de la faculté est le plus grand au Canada. Ce prix est accordé pour la première fois et il était naturel qu’il revienne au CHUM, qui reçoit plus de la moitié de tous les étudiants d’ergothérapie de ce programme, et dont l’accueil comme la formation, est exemplaire. « Nos préférés », a laissé échapper Mme Sylvie Scurti, coordonnatrice de la formation clinique au programme d’ergothérapie de l’UdeM.

Les ergothérapeutes du Centre de la main Prix Ginette-Théorêt

Alain Bibeau président de l’Ordre des ergothérapeutes du Québec avec l’équipe du Centre de la main : France Desjardins agente administrative, les ergothérapeutes Marjorie Laberge, Jacinthe Cloutier, Tokiko Hamasaki, Guylaine Lebeau, Sarah Villeneuve, Josée Arsenault et Estelle Morisse; enfin, Manon Labelle, préposée en ergothérapie.

Le 20 juin, les ergothérapeutes du Centre de la main recevaient le prix Ginette-Théorêt remis tous les ans par l’Ordre des ergothérapeutes du Québec (OEQ) à un ergothérapeute (ou à un groupe d’ergothérapeutes) qui se distingue parmi ses pairs par son engagement et ses actions de mise en valeur, de promotion ou d’actualisation des compétences de la profession. Les outils mis au point par l’équipe d’ergothérapeutes en réimplantation et revascularisation du membre supérieur ont contribué à la reconnaissance de l’expertise du CHUM dans ce domaine, notamment lors de l’agrément du CHUM par l’INESSS, il y a 18 mois. Le président de l’Ordre, M. Alain Bibeau, ne tarissait pas d’éloges à leur sujet, vantant la grande place laissée à l’ergothérapie par l’organisation, l’intérêt des ergothérapeutes de ce centre à développer les compétences dans ce domaine dans tout le réseau de la santé au Québec, à élaborer des protocoles d’intervention basés sur les meilleures pratiques, à créer un programme d’enseignement exceptionnel, toujours dans le souci de la plus grande qualité des soins : « votre centre fait vivre le goût de l’ergothérapie ». Cette remise de prix s’est faite lors d’une brève cérémonie dans les locaux du Centre de la main, où l’on a aussi remercié les Drs Alain Danino et Patrick Harris, piliers de la chirurgie de réimplantation, pour leur indéfectible soutien à la profession.

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suite de la page couverture

Nicolas, patient au Centre de la main au CHUM, utilise le HandTutorTM pour sa réadaptation.

« Mon ergothérapeute m’appuie dans toutes les sphères de ma réadaptation. » Un accident survenu le 23 février 2011 a failli coûter la main gauche de Nicolas. Son pouce, son index, son majeur et son annulaire sont sectionnés par la scie avec laquelle il travaille. Sa conjointe l’amène au Centre hospitalier de Saint-Jean-sur-Richelieu où l’on constate rapidement qu’il a besoin de soins spécialisés. Moins de deux heures après l’accident, il arrive au Centre provincial d’expertise en réimplantation où l’équipe du Dr Patrick Harris l’attend. Chacun de ses doigts sectionnés est réimplanté, une procédure minutieuse effectuée par les Drs Harris et Danino. Dès le deuxième jour de son hospitalisation, il fait une rencontre déterminante au Centre de la main : son ergothérapeute, Josée Arsenault. « On se voit presque tous les jours depuis l’accident. Elle m’aide non seulement dans ma réadaptation, à raison de 25 heures par semaine, mais beaucoup sur le plan psychologique également », dit le jeune militaire de 29 ans. La guérison ne va toutefois pas aussi bien que prévue et la nécrose s’installe dans son majeur et son annulaire. On doit malheureusement les lui amputer en partie. Des points de vue physique et psychologique, c’est difficile de se retrouver avec une main aussi abîmée à 29 ans. C’est difficile du point de vue social aussi, quand tout le monde pose les yeux sur un membre incomplet. C’est pourquoi Josée Arsenault entreprend des recherches pour voir ce qui se fait de mieux dans le domaine de la reconstruction de la main. De concert avec

Nicolas, l’équipe conclut qu’un transfert d’orteil est une solution adéquate. Cette option est proposée à Nicolas, qui l’accepte d’emblée. Le 3 octobre 2011, on amput un orteil à Nicolas pour le lui greffer à la partie restante de son majeur. Il fait partie des rares Québécois à bénéficier de ce traitement. « Josée m’a suivi en salle d’opération et était même présente lorsque je me suis réveillé. » Pour son annulaire, une prothèse esthétique très réaliste a été faite sur mesure. Sa main a ainsi l’air complète. Aujourd’hui, plus d’un an et demi après son accident, Nicolas poursuit ses efforts de réadaptation. En plus des exercices qu’il fait avec son ergothérapeute, il participe à un programme de réalité virtuelle avec le gant HandTutorTM dans le cadre du projet d’un étudiant à la maîtrise en réadaptation à l’Université de Montréal. « La réalité virtuelle est une avenue intéressante pour la réadaptation des patients ayant subi une réimplantation », dit Josée Arsenault. Nicolas est de retour à la base militaire où il effectue, pour le moment, du travail de bureau. Il ne perd pas espoir de reprendre un jour son métier de militaire, mais considère aussi la possibilité de devenir instructeur. Son ergothérapeute a toujours entretenu un lien avec les médecins de l’armée. « J’ai été privilégié d’avoir été pris en charge par une équipe où l’on mettait mes intérêts au premier plan », dit-il avec reconnaissance.

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recherche

Obésité et dépression

Lien démontré

Stéphanie Fulton

L’équipe de Mme Stéphanie Fulton, chercheuse au CRCHUM, a démontré que l’obésité causée par un régime alimentaire riche en gras et en sucre modifie la dopamine, une molécule du cerveau, et induit la dépression. À l’aide d’expériences menées avec des souris de laboratoire, l’équipe a noté qu’un groupe de souris alimentées avec un régime riche en gras saturés sont devenues non seulement obèses, mais déprimées, en plus de démontrer des signes évidents de stress pendant différentes épreuves. C’est la dopamine, et en particulier certaines cellules du cerveau qui reçoivent la dopamine et d’autres signaux, qui expliquent cette dépression. Plus précisément, l’équipe a noté que l’expression de certaines protéines avait été altérée. « Ce sont ces mêmes altérations que l’on retrouve dans le cerveau des toxicomanes et des dépressifs humains, explique la chercheuse. De fait, la prise de nourriture riche en gras et en sucre provoque immédiatement la sécrétion de dopamine, ce qui envoie au cerveau un signal de récompense, mais cette sensation disparaît rapidement, ce qui induit les comportements dépressifs ». Lorsque immobilisées, les souris obèses sécrètent plus de corticostérone, l’hormone du stress, que les souris normales, indiquant leur faible résistance aux situations anxiogènes. D’ailleurs, d’autres chercheurs ont également noté que le niveau de stress est élevé chez les humains obèses. Les travaux de Stéphanie Fulton ont permis de découvrir les mécanismes potentiels qui expliquent ce stress et les comportements dépressifs qui en découlent.

Ce guide propose des balises claires pour dépister, évaluer et traiter la dépression selon les meilleures recommandations actuellement disponibles. Plus simple d’utilisation qu’un guide de pratique clinique, il en a cependant toute la rigueur. Il a été élaboré par l’équipe de recherche du projet Jalons. Les chercheuses principales, Mmes Louise Fournier du CRCHUM et Pascale Roberge de l’Université de Sherbrooke, travaillent depuis plus de deux ans à sa réalisation. L’équipe travaille actuellement à mettre au point des stratégies pour faciliter la mise en place des recommandations incluses dans ce protocole. L’objectif est de contribuer à améliorer les Louise Fournier pratiques, à obtenir de meilleurs résultatsde santé pour les personnes atteintes et à favoriser une meilleure efficience du système de soins. Il a été conçu pour le Québec, en continuité avec les orientations ministérielles sur les services de première ligne en santé mentale. Faire face à la dépression au Québec est disponible en ligne gratuitement à www.qualaxia.org

Arthrose

Thérapies plus efficaces

Dépression

Nouveau protocole de soins Au Québec, les problèmes de santé mentale touchent environ 20 % de la population adulte. Chaque année, environ une personne sur 20 est, par exemple, frappée par la dépression. Dans ce contexte et devant le manque d’outils pour soutenir les intervenants de première ligne, un tout nouveau protocole de soins a été créé à leur intention : Faire face à la dépression au Québec. 18 | CHUMAGAZINE |

L’équipe du Dr Mohit Kapoor, de gauche à droite : Dr Yue Zhang, Faezeh Vasheghani, Dr Mohit Kapoor, Meryem Blati, Dre Parisa Ghassemi et Caroline Tremblay.

La revue Arthritis and Rheumatism présente en page couverture de son édition de mai 2012 les travaux in vivo de l’équipe dirigée par Dr Mohit Kapoor, chercheur au CRCHUM, démontrant l’importance du PPARy dans le développement du cartilage et des os. La plupart des os longs de notre corps se développent par ossification endochondrale, un processus hautement régulé. Toute déstabilisation de cet équilibre mène à des anomalies importantes telles le nanisme, des malformations squelettiques et l’arthrose.


Les recherches de Mohit Kapoor démontrent pour la première fois qu’une déficience génétique du PPARy dans le cartilage mène à plusieurs troubles de croissance, notamment les anomalies du plateau de croissance, une réduction de la taille, du poids corporel, de la densité osseuse et de la longueur des os longs, ainsi que la déposition calcaire. Dans ses recherches en cours, Mohit Kapoor s’intéresse au potentiel thérapeutique de la signalisation du PPARy dans l’arthrose. Ses données préliminaires suggèrent que l’absence de PPARy pourrait mener à de l’arthrose grave. Les résultats de ces recherches ouvrent la voie au développement de nouvelles thérapies plus efficaces contre l’arthrose.

Défi CRCHUM

80 000 $, un record !

Cancer

Augmenter l’efficacité des thérapies Christian Demers en pleine course

Dr Jean-François Cailher

Pourquoi certains traitements anticancéreux ne sont-ils pas efficaces dans 100 % des cas? L’équipe du Dr Jean-François Cailhier, chercheur au CRCHUM, suggère un nouvel élément de réponse à cette question. Dans une étude publiée le 30 avril dernier par la revue scientifique PLoS One, le Dr Cailhier dévoile les résultats de recherche préclinique en laboratoire qui pourraient entraîner des incidences importantes sur la façon d’attaquer les vaisseaux sanguins des cancers. Ainsi des recherches in vitro ont démontré qu’une molécule est relâchée lors de la mort cellulaire programmée (par apoptose). Cette molécule, la MFG-E8, réduirait la réponse du système immunitaire et, par conséquent, sa capacité à lutter contre le cancer. Grâce aux observations des chercheurs, les effets néfastes de cette molécule sont maintenant mieux compris. Ces résultats ouvrent la voie au raffinement et à l’amélioration des thérapies anticancers ciblant les vaisseaux tumoraux. Les recherches seront maintenant poursuivies in vivo, chez les patients bénéficiant de thérapies antitumorales, afin de moduler les effets de la MFG-E8 et d’augmenter l’efficacité des traitements en maximisant l’immunité antitumorale.

Cette année, M. Christian Demers (photo), du secrétariat de la gestion des programmes scientifiques, a couru son troisième Défi CRCHUM. « Je participe au Défi en sollicitant des fonds et en courant 21 kilomètres. La cause en vaut la peine : c’est d’ailleurs pour le Défi CRCHUM que je me suis mis à m’entraîner à la course », dit celui qui a battu son record de temps personnel cette année. Pour une troisième année d’affilée, le CRCHUM s’est classé premier parmi les 35 organismes qui ont participé au Défi Scotia le 29 avril dernier. Les 131 membres de l’équipe du Défi CRCHUM ont en effet recueilli tout près de 80 000 $, son meilleur résultat à ce jour. Ce succès lui a mérité un prix d’une valeur de 5000 $. Merci à tous les participants et à tous les donateurs !  Les bénéfices de cette activité sont consacrés notamment à des bourses étudiantes, des bourses de développement professionnel pour les membres du personnel et pour le maintien des plateformes de recherche.

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fondation

CAMPAGNE CONJOINTE La campagne conjointe auprès des entreprises constitue un partenariat historique entre le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) ayant pour objectif d’aider chacun des centres hospitaliers universitaires à amasser 300 millions de dollars pour la modernisation du milieu hospitalier universitaire à Montréal. M. Guy Savard est le président de la campagne majeure de financement de la Fondation du CHUM, dont le lancement public aura lieu cet automne. Voici trois dons importants à cette campagne.

Domtar donne 1 000 000 $

Le cabinet Blakes donne 383 000 $

John A. Rae, président de la campagne Les meilleurs soins pour la vie, du CUSM; Norman M. Steinberg, membre du conseil exécutif de la campagne Les meilleurs soins pour la vie, du CUSM; Normand Rinfret, directeur général et chef de la direction par intérim du CUSM; France Denis, coprésidente de la campagne Les meilleurs soins pour la vie et maître de cérémonie; Guy Savard, président de la campagne majeure de la Fondation du CHUM; John D. Williams, président et chef de la direction de Domtar; le Dr François Lespérance, directeur général adjoint, affaires médicales et académiques et directeur des services professionnels du CHUM; Yvon Deschamps, porte-parole bénévole de la Fondation du CHUM; et Ékram Antoine Rabbat, président-directeur général de la Fondation du CHUM

John A. Rae, président de la campagne Les meilleurs soins pour la vie, CUSM; Alain Massicotte, associé, Blakes; Sophie Tremblay, avocate, Blakes; Patrick M. Shea, associé, Blakes; Robert Torralbo, associé administrateur du bureau de Montréal, Blakes; Irène Marcheterre, directrice de cabinet et des communications, CHUM; Guy Savard, président de la campagne majeure de la Fondation du CHUM

La Fondation du CHUM et la Fondation du CUSM ont annoncé le 25 avril un don d’un million de dollars de l’entreprise Domtar à leur campagne conjointe. « Domtar est fière de s’associer au CUSM et au CHUM, a indiqué M. John D. Williams, président et chef de la direction de Domtar. L’engagement est au cœur des valeurs de Domtar et nous croyons qu’une part essentielle de notre responsabilité est d’apporter notre appui à des projets tournés vers l’avenir. » « Ce don, le plus important que Domtar ait jamais fait, est un beau geste de confiance envers notre projet et de générosité envers la communauté », a pour sa part souligné M. Guy Savard, président de la campagne majeure de la Fondation du CHUM. « Savoir que d'autres membres de la communauté des affaires sont, comme moi, séduit par cet incontournable projet que constitue le nouveau CHUM me confirme que c'est ensemble que nous faisons la différence pour les patients d'aujourd' hui et de demain. Cette contribution témoigne du rôle primordial de la communauté des affaires dans la réalisation du nouveau CHUM », a-t-il conclu en saluant le geste généreux de Domtar. Ce don se traduira, au CHUM, par la création d'un fonds ciblé au démarrage de projets de recherche.

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Tous les membres du bureau montréalais du cabinet d’avocats Blakes, qu’ils soient associés, avocats ou membres du personnel de direction, se sont unis pour remettre la somme de 383 000 $ aux fondations du CHUM et du CUSM, le 4 juin dernier, dans le cadre de leur campagne conjointe. « Je suis ravi de la générosité de mes collègues, a dit Patrick M. Shea, coordonnateur de la campagne conjointe pour le cabinet. Une équipe composée de juristes dévoués chez Blakes et un appui généralisé à la cause ont assuré la participation de tous pour aider à la création d’installations médicales de pointe qui transformeront la médecine et la science au Québec au cours des prochaines décennies. » « Ce don collectif exceptionnel reflète bien la philosophie du cabinet de soutenir les initiatives pour le bien commun. Que ce soit pour aider des entrepreneurs à faire fleurir leur entreprise ou pour aider la collectivité à avoir accès à de meilleurs soins de santé, nous sommes d’avis qu’il est possible d’accomplir davantage en unissant nos forces. Je tiens à remercier l’équipe Blakes de Montréal pour cet accomplissement remarquable », a ajouté M. Robert Torralbo, associé administrateur du bureau de Blakes à Montréal.


fondation

Gaz Métro donne 1 000 000 $

John A. Rae, président de la campagne Les meilleurs soins pour la vie du CUSM; Marie-Josée Gariépy, présidente, Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants; Normand Rinfret, directeur général et chef de la direction par intérim, CUSM; Jean Houde, président du conseil d’administration, Gaz Métro; Christian Paire, directeur général et chef de la direction, CHUM; Guy Savard, président de la campagne majeure, Fondation du CHUM; et Ékram Antoine Rabbat, président-directeur général, Fondation du CHUM

Le 5 juin dernier, la Fondation du CHUM et la Fondation du CUSM ont reçu un don d’un million de dollars de Gaz Métro dans le cadre de leur campagne conjointe de financement des deux hôpitaux universitaires. « Permettre à la population de bénéficier d’un réseau de santé accessible et efficace est l’une des priorités de Gaz Métro en matière d’investissement communautaire, a mentionné Mme Sophie Brochu, présidente et chef de la direction de Gaz Métro. Nous sommes très fiers d’y contribuer. » Les nouvelles installations du CHUM et du CUSM, qui sont actuellement en construction, adhéreront à des normes environnementales strictes (certification LEEDmd argent), en plus d’encourager le développement durable, l'économie d’énergie, la circulation d’air sain, la consommation d’eau efficiente, la réduction des déchets, le recyclage et les activités écologiques. Tout comme le CHUM et le CUSM, Gaz Métro partage cette vision avant-gardiste. « Bien plus qu’à un centre hospitalier, c’est à un véritable projet de société que Gaz Métro contribue », a indiqué M. Guy Savard, président de la campagne majeure de la Fondation du CHUM. Pour votre vision, votre grande responsabilité sociale et votre engagement dans le domaine de la santé, nous vous remercions sincèrement. » « Tout comme le CHUM et le CUSM, Gaz Métro s'engage à améliorer la qualité de vie à long terme de la communauté. C'est donc tout naturellement qu'elle a choisi de prendre part à leur campagne conjointe. »

Dîner gastronomique

Plus de 1 000 000 $ La 14e édition du Dîner gastronomique annuel de la Fondation du CHUM, réunissant quelque 275 convives au Parquet du Centre CDP Capital, le 12 juin dernier, a permis d’amasser la somme record de 1 010 000 $. La soirée avait pour thème Sillonnez la Bourgogne. Les invités, rassemblés pour manifester leur soutien aux patients du CHUM, ont savouré des mets préparés par l’équipe du célèbre restaurant Toqué! et des vins issus de la région française de la Bourgogne : un véritable voyage pour les papilles! M. Ékram Antoine Rabbat, président-directeur général de la Fondation du CHUM, a adressé des remerciements chaleureux aux précieux donateurs de la Fondation. Il a également tenu à remercier le président et les coprésidentes d’honneur de la soirée. Il a, en outre, souligné l’engagement des membres du cabinet de la campagne majeure de la Fondation du CHUM.

De gauche à droite, rangée du bas : Christian Paire, directeur général et chef de la direction, CHUM; Ékram Antoine Rabbat, président-directeur général, Fondation du CHUM. Rangée du haut : Mélanie Joly, associée directrice, Cohn & Wolfe, coprésidente d’honneur; Yvon Deschamps, porte-parole bénévole, Fondation du CHUM; Louise Martel, associée, Raymond Chabot Grant Thornton, coprésidente d' honneur; François Côté, président, TELUS Québec & TELUS Solutions en santé, président d’honneur; Marie-Berthe Des Groseillers, secrétaire corporative, Groupe BMTC inc., présidente, Fondation Brault & Martineau, coprésidente d’honneur; Gilles Dulude, président du conseil d’administration, Fondation du CHUM

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nouveau chum

Une tournée d’information Proposée par le comité de maintien des opérations de l’Hôpital Saint-Luc, une tournée d’information dans les trois hôpitaux s’est déroulée du 30 mai au 13 juin dernier. De nombreux employés ont répondu à l’une des sept invitations à la présentation, animée par M. Jacques Morency, directeur associé, construction et ingénierie. L’évolution des travaux du chantier du nouveau CHUM ainsi que les futures étapes des prochains mois y étaient présentées en détail. De plus, les participants ont eu l’occasion d’admirer la maquette du nouveau CHUM, de constater toute l’importance de ce grand projet de construction et, pour la première fois, de découvrir leur futur environnement de travail. Les membres du personnel qui n’ont pu assister à ces séances peuvent consulter la présentation déposée sur la page d’accueil de l’intranet. Ces séances d’information seront offertes au personnel du CHUM deux fois par année. Le prochain rendez-vous est prévu au début de l’année 2013.

Une nouvelle recrue En mai dernier, Mme Marie-Ève Hébert, nouvelle conseillère en développement communautaire, s’est jointe à l’équipe du CHUM. Elle remplace Mme Dicki Chhoyang. Le CHUM bénéficie dorénavant de la solide expérience de Mme Hébert qui, depuis plus de 15 ans, a occupé différentes fonctions de direction auprès d’organismes communautaires et d’économie sociale. Son principal mandat est de favoriser le déploiement des stratégies élaborées dans le plan d’intégration. Mme Hébert assure le lien entre les représentants du CHUM et la communauté locale, en soutenant notamment des initiatives visant l’intégration sociale, économique, culturelle et urbaine de l’institution dans son milieu. De plus, elle orchestrera les séances d’information publiques semestrielles dont l’objectif principal est de présenter l’état d’avancement ainsi que les prochaines étapes des travaux de construction du nouveau CHUM.

Le ballet des grues La construction du nouvel hôpital est entrée dans une nouvelle phase. En effet, depuis la fin du mois de mai, quatre grues font désormais partie du paysage du centre-ville. Voilà un signe concret qui illustre bien l’avancement des travaux sur le chantier. Au cours de l’été, les travailleurs s’affaireront à la construction du bâtiment principal, en commençant par les sous-sols. La structure atteindra le niveau du sol en décembre 2012. De plus, les bâtiments de la buanderie et de la centrale thermique actuels seront démolis. Au début de l’automne, une cinquième grue sera érigée sur le chantier afin de permettre la construction du Centre ambulatoire.

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PLANIFICATION STRATÉGIQUe

le plan stratégique se concrétise ! Vous vous souvenez que le conseil d’administration a approuvé à l’unanimité le plan stratégique 2011-15, Prendre notre avenir en main, le 29 novembre dernier. Depuis, que s’est-il passé? Chacune des directions contribue, ensemble, à rendre concrètes les décisions et orientations qui figurent dans notre plan. S’agissant d’un plan pour le futur (horizon 2015), l’année 2012 correspond aux premières étapes de la mise en œuvre. Les six derniers mois ont aussi été l’occasion de travailler en ateliers pour préciser le volet clinique, c’est-à-dire définir nos ambitions dans nos domaines d’excellence : cancérologie, neurosciences, cardiovasculaire et métabolique, greffe et musculosquelettique fonctionnel. En parallèle, des chercheurs, cliniciens et gestionnaires ont précisé nos objectifs dans les domaines transversaux qui sont de formidables leviers de développement pour nos domaines d’excellence, à savoir la génétique et les biomarqueurs, l’immunologie, l’imagerie, les technologies avancées. Rappelons que chacune des neuf orientations stratégiques se décline en objectifs thématiques. Par exemple, dans la 6e orientation Dynamisme de nos partenariats, des projets concrets ont été mis en œuvre, par exemple, la collaboration avec le CSSS Jeanne-Mance pour concevoir le futur de l’Hôpital Notre-Dame.

Un autre volet de cette orientation touche l’organisation des corridors de services avec nos partenaires de l’île de Montréal et de sa périphérie, dans le but d’une prise en charge rapide et efficace des personnes dans le continuum de soins. À cet égard, citons comme réalisations l’amélioration de nos procédures internes interdirections et départements de même que l’effort d’évaluation de nos partenariats depuis les six derniers mois. La 6 e orientation compte d’autres volets, comme la promotion du développement durable au CHUM, qui ont également progressé. Chacune des neuf orientations stratégiques inscrites dans notre plan a ainsi fait l’objet de pas concrets ces derniers mois, qui nous mettent sur la voie du CHUM de demain. C’est ce qu’a démontré l’équipe de direction du CHUM, à l’occasion d’une réunion spéciale du comité de direction, le 21 juin. Sous la présidence du directeur général, un tour d’horizon complet a démontré la mobilisation de nombreux acteurs et témoigné que le CHUM sait où il va.

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MIEUX SOIGNER MADAME ROSE AVEC LES SIGNES AINÉES

Les personnes âgées n’ont pas toutes les mêmes problèmes de santé ni les mêmes capacités. C’est pourquoi, il est essentiel que les professionnels de la santé qui soignent une personne âgée à l’hôpital s’informent de ses capacités habituelles à la maison afin de les maintenir durant l’hospitalisation et surtout, afin de ne pas attribuer au vieillissement normal un problème de santé qui nécessite d’être analysé et traité. D’ailleurs, il faut savoir que l’incontinence, la confusion et les chutes, par exemple, ne sont pas liés au vieillissement, mais causés par des maladies. Au moment des évaluations, réalisées à l’arrivée et pendant l’hospitalisation, l’équipe traitante compare six aspects chez la personne âgée, notant les écarts depuis le séjour à l’hôpital, soit : A utonomie et mobilité I   ntégrité de la peau N utrition et hydratation É limination E tat cognitif et comportement S ommeil. Ces aspects sont désignés comme les signes AINÉES1. Chez la personne âgée, une détérioration d’un ou de plusieurs de ces signes, par rapport à la condition habituelle à domicile, annonce des complications et une perte d’autonomie qui peuvent possiblement être évitées si les causes sont recherchées et traitées. 1

Traduction et adaptation de l’acronyme SPICES, avec permission de l’auteure : Fulmer, T. (2007). Am J Nurs, 107(10), 40-48.

Illustration Philippe Béha Réalisée grâce à une contribution financière de la Fondation Jean-Marc-Boucher

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BRèves

Vidéo sur la version du siège

Le 20 juin dernier, le Centre des naissances du CHUM lançait une vidéo détaillant une procédure courante mais méconnue : la version de siège. Il s’agit, vers la 36e semaine de grossesse, d’effectuer des manipulations précises sur le ventre de la mère afin que le bébé, qui se présente par le siège, les fesses vers le vagin et la tête en haut, soit replacé dans une position céphalique, c’est-à-dire qu’il présente sa tête. Une présentation de la tête assure un accouchement plus facile et permet souvent d’éviter une césarienne. La technique est réalisée au CHUM depuis 1986 par des gynécologuesobstétriciens d’expérience, et connaît un taux de réussite autour de 40 à 50 %. Au CHUM, nous en pratiquons une centaine par année, en moyenne, toujours dans des conditions sécuritaires pour la mère et le fœtus, avec vérification régulière du cœur du bébé et du confort de la mère. Aux dires des patientes qui témoignent dans la vidéo, cela se passe bien et avec relativement peu de douleur. La Dre Marie-Josée Bédard (photo), chef du Département d’obstétriquegynécologie et chef du Service d’obstétrique, explique : « La création de cette vidéo est née du besoin de démystifier les idées préconçues et les croyances par rapport à cette manœuvre. Il existe peu d’informations officielles pour les femmes enceintes à ce sujet. L’information sur les forums de discussion La Dre Marie-Josée Bédard présentant la n’est pas toujours fiable. C’est dans l’esprit nouvelle vidéo. d’informer correctement les futurs parents et de les rassurer sur cette manœuvre que cette vidéo a été produite ». En plus d’informer et de rassurer, la vidéo vise aussi d’aider à diminuer les taux de césarienne, en hausse au Canada (23,7 %) et au Québec (22,6 %), et de les ramener sous la barre des 15 %, un taux jugé plus normal. La vidéo peut être visionnée sur YouTube et sur le site Web du CHUM.

Parlons cancer de la prostate

3e ÉDITION

LE CANCER DE LA PROSTATE SYMPTÔMES - DIAGNOSTIC - TRAITEMENTS - RÉADAPTATION

« Vous avez un cancer de la prostate. » Ces quelques mots, on voudrait ne jamais avoir à les entendre. Pourtant, au Canada, un homme sur sept risque de développer un cancer de la prostate. Il s’agit du cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes et son incidence a augmenté de 30 % depuis 1988. Bien qu’il frappe le plus souvent après l’âge de 70 ans, il arrive qu’il touche des hommes dans la quarantaine ou dans la cinquantaine. À l’instar d’autres types de cancers, cette maladie affecte non seulement le patient, mais aussi sa compagne et sa famille. Au moment du diagnostic, bien des interrogations demandent à être dissipées. Ce livre, qui est devenu au fil des ans et des éditions successives un ouvrage de référence, fournit des explications simples, concises et pratiques pour aider à mieux comprendre la maladie. Il représente une formidable source d’information sur la prévention et les causes du cancer de la prostate, sur le diagnostic précoce, ainsi que sur les options de traitement qui s’offrent aux patients, leurs effets secondaires et les complications auxquelles elles sont associées.

LE CANCER DE LA PROSTATE

Interventions aInéEs

Bien que le cancer de la prostate soit le cancer le DE LA PROSTATE plus diagnostiqué chez les hommes au Canada, la population en général et les hommes en particulier savent bien peu de choses à son sujet. C’est pourquoi le CHUM tenait en mai dernier, pour une huitième année, les Journées de sensibilisation au cancer de la prostate à la Grande-Place du Complexe Desjardins. MM. Jean Pagé et Winston McQuade, qui ont tous les deux combattu ce cancer, ont partagé leur expérience avec le public. On a aussi pu entendre des médecins spécialisés en urologie et en radio-oncologie, des sexologues, des nutritionnistes et des représentants de groupes d’entraide qui offraient de précieux conseils. Le cancer de la prostate est un problème majeur qui touche un homme sur sept au Canada et qui constitue la troisième cause de décès parmi les cancers. Un homme sur 28 en mourra. Toutefois, lorsque le cancer de la prostate est détecté et traité précocement, les chances de guérison sont excellentes. Pour en savoir plus, on pourra consulter le livre des Drs Fred Saad et Michael McCormack sur le sujet, lequel a été gracieusement distribué aux visiteurs. En vente dans la plupart des librairies. LE CANCER

Docteur Fred Saad

Docteur Michael McCormack

D r Fred Saad

Chef du service d’urologie, Directeur de l’uro-oncologie, Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) Professeur titulaire de chirurgie, Université de Montréal

D r Michael McCormack

Urologue, Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) Professeur agrégé de clinique au département de chirurgie, Université de Montréal ISBN 978-2-923830-03-2

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La culture, c’est la santé! Les 11 et 12 juin dernier avaient lieu au CHUM deux journées de réflexion et d’échange sur les initiatives artistiques et culturelles possibles en milieux de santé. Une quarantaine de personnes de divers milieux y ont participé et plusieurs conférenciers se sont exprimés sur la question, à partir des expériences menées dans leur milieu respectif, notamment l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, le CSSS QuébecNord, le CHU Sainte-Justine et, bien sûr, le CHUM, sans oublier un exemple français, celui du CHU de Rouen. L’occasion a aussi été donnée à des organisations comme la Fondation de l’art pour la guérison et la Société pour les arts en milieux de santé d’expliquer leur apport particulier. L’événement a eu lieu grâce à une subvention du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda 21 de la culture du Québec, qui avait aussi envoyé leurs représentantsconférenciers. L’exercice permettra de rédiger un guide à l’intention des établissements de santé québécois qui souhaiteraient amorcer des projets alliant culture et santé. Par ailleurs, les mini-concerts Mélo-Cité sont de retour, tous les vendredis midi des mois de juillet et d’août au parc Persillier-Lachapelle derrière l’Hôpital Notre-Dame et à l’entrée principale de l’Hôpital Saint-Luc. Jazz, musique celtique, klezmer (spécial du 16 août sur la terrasse de l’entrée Lachapelle), folk et rock sont à l’honneur! Merci aux organisateurs de l’arrondissement Ville-Marie d’avoir intégré les deux hôpitaux de son territoire dans leur programmation!

Sondage CHUMagazine, en résumé Dans le numéro de mars 2012, la Direction des communications a sondé l’opinion des lecteurs du CHUMagazine afin d’évaluer leur degré de satisfaction et d’améliorer les futures publications. La moyenne de toutes les réponses s’élève à 8 sur 10, ce qui démontre une réelle satisfaction des lecteurs. Une exception : la distribution des magazines dans les présentoirs. Il serait souhaité que le CHUMagazine soit mieux mis en valeur. La Direction des communications étudiera la question pour améliorer la distribution. Parmi les commentaires recueillis, le type de papier utilisé pour l’impression du CHUMagazine a été soulevé plusieurs fois. À cela, la Direction des communications répond que le CHUM est préoccupé par le développement durable et que des efforts sont faits en ce sens. C’est pourquoi le CHUMagazine est imprimé chez un imprimeur certifié FSC (Forest Stewardship Council). Cette certification garantit que le papier provient de forêts en santé. Il s’agit d’un système international de certification des forêts et des produits forestiers qui a l’appui de WWF Canada, de Greenpeace et de la Fondation David Suzuki. Visitez le site fsccanada.org pour plus de renseignements. De plus, la majorité des répondants au sondage a consenti à l’ajout de contenus publicitaires dans une perspective d’autofinancement, et ce, à hauteur de 15 % du contenu. En terminant, les suggestions et commentaires reçus par le biais du sondage ont tous été pris en note, atteignant ainsi le but de l’exercice : s’assurer que le CHUMagazine soit une publication vivante, à l’image du CHUM et de ses lecteurs. Merci à tous les participants!

Du papier au clavier

BRèves

Les infirmières du 1er LeRoyer de l’Hôtel-Dieu ont été les premières à inscrire leurs notes dans Oacis.

Les infirmières et les infirmières auxiliaires du CHUM saisissent maintenant la documentation clinique dans le dossier clinique informatisé Oacis. Le déploiement de ce module s’est déroulé entre le printemps 2011 et le printemps 2012 dans toutes les unités de soins du CHUM. Ce module permet la saisie et la consultation des paramètres cliniques (signes vitaux, oxygène et saturation O2, poids, taille, circonférences crânienne et abdominale, âge gestationnel à la naissance, fréquence d’élimination), en plus des données nécessaires à l’évaluation selon l’échelle de Braden, des allergies et intolérances, des codes d’évacuation, etc. L’intégration du module de documentation clinique constitue une étape cruciale du déploiement d’Oacis, puisqu’elle amène le personnel des soins infirmiers à enrichir le système d’information clinique, pour le bénéfice de tous. Sur la photo, on aura reconnu Mme Danielle Fleury, alors directrice des soins infirmiers, qui a joué un grand rôle dans cette transition.

25 ans : Chapeau à Virage ! Soulignant cette année ses 25 ans de dévouement aux personnes atteintes de cancer et à leurs proches, le groupe d’entraide Virage a tenu son événement bénéfice annuel le vendredi 11 mai dernier, au Windsor, sous la présidence d’honneur de Mme Diane Giard, première vice-présidente à la direction, marketing, Banque Nationale du Canada. Ce gala- bénéfice intitulé 25 ans : chapeau!  fut l'occasion de célébrer et de « passer le chapeau », ce qui a permis d'amasser la jolie somme de 200 000 $. Parmi les 340 personnes présentes, citons le Dr Jean-Pierre Guay, radio-oncologue au CHUM et membre fondateur actif du conseil d’administration du groupe d’entraide Virage, ainsi que les Drs Pierre Drouin et Philippe Sauthier, gynécologues.

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BRèves AGA du CM

Le 5 juin dernier, le conseil multidisciplinaire du CHUM tenait son assemblée générale annuelle. À cette occasion, les membres présents ont pris connaissance des activités réalisées par le comité exécutif du CM (CECM) et par les comités permanents. Le CECM a, lors de cette assemblée, présenté les orientations qu’il entend mettre de l’avant pour l’année 2012-2013. Parmi celles-ci : renforcer la position de consultant du CM, poursuivre la collaboration avec le projet du futur CHUM, les activités de visibilité et la promotion de la recherche et de l’enseignement. Finalement, les membres du CECM élus sans opposition pour un mandat de deux ans sont (dans l’ordre apparaissant sur la photo, de gauche à droite) : Mmes Louise Belley, nutritionniste, Véronique Boulianne, travailleuse sociale, Véronique Bossé, physiothérapeute et Myriam Giguère, directrice des services hospitaliers (membre d’office), M.Charles Martin, orthophoniste et secrétaire, Isabelle Brisson, kinésiologue et trésorière, Sophie Lépine, coordonnatrice administrative au Département de pathologie et viceprésidente, et, assise, Stéphanie Emond, orthophoniste et présidente. Absentes au moment de la prise de photo : Mmes Marie-Claude Guénette, assistante-chef technologue, et Nicole Reeves, psychologue. Les officiers ont été élus le lendemain de l’assemblée.

Soirée des employés Le 24 mai dernier se tenait, à la grande salle de bal du Marché Bonsecours, la soirée de reconnaissance annuelle des employés comptant 25, 30, 35, 40, 45… et même 50 années de service au CHUM! C’est Mme Louise Ouimet (photo), une infirmière auxiliaire à la clinique dentaire de l’Hôpital Notre-Dame à qui revient l’honneur d’avoir accumulé 50 ans de service, étant entrée en fonction le 1er septembre 1961. Elle a d’abord travaillé sur les étages puis, en 1972, en stomatologie où elle est toujours. Bravo ! Cette année, un total de 508 employés et médecins, expérimentés et dévoués, ont accumulé plus de 25 années de service. En plus de la jubilaire de 50 ans, trois ont accumulé 45 ans de service, 14 sont encore au CHUM après 40 ans, 165 après 35 ans, 169 après 30 ans et 156 célèbrent 25 années de service. Bravo à tous et merci d’être là ! Le menu de cette soirée a été assuré par le service traiteur du CHUM, une première en l’occurrence; ce menu était digne des meilleurs cocktails dînatoires, aux dires de tous. Plusieurs des 450 participants ont immortalisé l’événement grâce à deux photographes mis à leur disposition toute la soirée. Une fête devenue traditionnelle, encore une fois Louise Ouimet, 50 ans très réussie ! de service, dont 40 à la clinique dentaire de l’Hôpital Notre-Dame.

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Jeanne Mance, fondatrice de Montréal

À la cérémonie en l’honneur de la proclamation de Jeanne Mance à titre de fondatrice de Montréal : Alain Cousineau, président du C. A. du CHUM, l’historien Jacques Lacoursière, sœur Thérèse Payer, hospitalière, Helen Fotopulos pour la Ville de Montréal, Didier Loiseau, maire de Langres (France), Christian Paire, directeur général du CHUM.

Jeanne Mance, qui a créé et dirigé l’Hôtel-Dieu de Montréal, a aussi joué un rôle important dans l’établissement d’une colonie à Montréal au XVIIe siècle. Le 17 mai dernier, elle a été reconnue officiellement fondatrice de la métropole par la Ville de Montréal. Elle partage dorénavant ce titre avec Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve. Une cérémonie rassemblant plus de 200 personnes a d’abord eu lieu à l’hôtel de ville de Montréal. Le maire Gérald Tremblay, de même que M. Richard Bergeron, Mme Louise Harel et nombre d’autres conseillers ont souligné fièrement son arrivée dans l’histoire de la ville. Une deuxième cérémonie a eu lieu quelques heures plus tard dans le jardin des religieuses hospitalières, réunissant plusieurs invités dont M. Didier Loiseau, maire de Langres, ville natale de Jeanne Mance, M. Jacques Lacoursière, historien, et sœur Thérèse Payer, directrice du Centre Jeanne-Mance et fondatrice du Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal. Mme Helen Fotopulos représentait la Ville de Montréal. Tous ont louangé cette femme courageuse au destin exceptionnel, dont l’exemple « a inspiré de nombreuses générations de jeunes femmes au service de ceux qui sont dans le besoin. Les valeurs d’équité, d’altruisme et d’entraide qui ont guidé ses pas sont encore celles qui motivent nos actions », a souligné M. Christian Paire, directeur général du CHUM.

Monument Jeanne Mance. Œuvre du sculpteur Louis-Philippe Hébert, 1909. Entrée de l’Hôtel-Dieu, avenue des Pins.


Semaine des droits des usagers Du 24 au 28 septembre 2012

24-26 septembre – Activité d’évaluation du degré de satisfaction des usagers du CHUM, conduite dans les cliniques externes – sondage effectué par le Comité des usagers, dans le cadre légal de son mandat 26-28 septembre – Lancement du nouveau site web du Comité des usagers du CHUM dans les entrées des trois hôpitaux – Soyez parmi les premiers à le consulter et concourez au tirage de nos prix de participation !

Fier de souligner une année riche en activités et en réalisations, le Comité des usagers du CHUM vous convie à son Assemblée générale annuelle qui se tiendra le lundi 24 septembre 2012, à 17 h, au Salon Lucien-Lacoste, Hôpital Notre-Dame, pavillon Mailloux, entrée nord. Les documents relatifs à cette assemblée, soit l'ordre du jour, le procès-verbal de l'Assemblée générale annuelle 2011, ainsi que les nouvelles règles de fonctionnement du Comité devant Au plaisir de vous y rencontrer ! être adoptées, sont disponibles à plusieurs endroits : sur notre Nous sommes parmi vous, pour vous. site web (www.cuchum.ca), aux kiosques d’information des bénévoles du CHUM dans les entrées de l’Hôtel-Dieu et des hôpitaux Notre-Dame et Saint-Luc, et au bureau du Comité, situé à l'Hôtel-Dieu. La rencontre sera l’occasion de lancer officiellement la Semaine des droits des usagers du CHUM. Les autres De gauche à droite, 1re rangée : Nathalie Larose, coordonnatrice, Danièle activités au programme sont:

C. A.

Bastien, Diane Brodeur, secrétaire du comité des usagers (CU), Louisa Defoy, présidente du CU, Nicole Lauzon; 2e rangée : Michèle Bernard, viceprésidente du CU, Richard McCabe, Christine Mastrofrancesco, Jacques Lapointe, Maryse Senécal, membre cooptée, Barbara Vincke, Serge Brodeur, Ginette Milord.

Faits saillants des réunions du conseil d’administration des 8 et 29 mai et du 19 juin 2012. Le conseil d’administration a procédé à la nomination des personnes suivantes : Mme Sylvie Dubois, directrice des soins infirmiers Dre Marie-Josée Dupuis, directrice de l’enseignement, pour un second mandat de quatre ans Dre Michèle de Guise, directrice de la qualité, de la promotion de la santé et de l’expérience-patient Dre Emmanuelle Jourdenais, chef du Département de l’urgence, pour un deuxième mandat de quatre ans Mme Françoise Rollin, commissaire locale par intérim aux plaintes et à la qualité des services, durant l’absence de Mme Geneviève Frenette. Il a nommé les personnes suivantes sur divers comités du C. A. : Me Pierre L. Baribeau (coopté) et M. Normand Bergeron (coopté), au comité d’évaluation des mesures disciplinaires. Mme Louise Dostie (population) au comité de révision es plaintes médicales. Dr Raymond Lalande (Université de Montréal), au comité de vigilance et de la qualité. 

Le conseil a entériné la nomination des médecins et pharmaciens suivants : Dr Tian You An, membre actif, Département d’anesthésiologie Dr Diego Barrieras, membre associé, Service d’urologie Dre Matarzyna Biernacki, membre active, Département d’ophtalmologie Dre Geneviève Boulva, membre associée, Service de périnatalité Dre Chiraz Chaalala, membre active, Service de neurochirurgie Dre Andréanne Côté, membre active, Service des soins palliatifs Dr Bernard Faulques, membre actif, Service de gastroentérologie Dre Andréanne Gauthier, membre active, Service de pneumologie Dre Geneviève Huard, membre active, Service d’hépatologie Dre Laurence Jawroski, membre associée, Département d’ophtalmologie Dre Maude Labelle, membre active, Service de radiologie Dre Catherine Larochelle, membre active, Service de neurologie Dre Lucie Lemieux, membre active, Département de médecine préventive et de santé publique

Dre Émilie Lemieux-Blanchard, membre active, Service d’hématooncologie Dre Clara-Flore Moukhatar, membre associée, Service de médecine familiale Dre Marie-Jo Ouimet, membre active, Département de médecine préventive et de santé publique Dr Michel Rossignol, membre actif, Département de médecine préventive et de santé publique Dre Louise Roy, membre active, Département d’anesthésiologie Dre Mélissa Saber, membre active, Service de dermatologie Dr Wouter-Vladimir Saint-Phard, membre actif, Service de cardiologie. Dre Mariève Tétreault-Deslandes, membre associée, Service de périnatalité Dr Zhi Wang, membre actif, Service d’orthopédie Dre Nancy Wassef, membre active, Département de médecine préventive et de santé publique M. Jean-Philippe Adam et Mme Mélissa Ratelle, membre actifs, Département de pharmacie .


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CHUMagazine Volume 3 numéro 3  

DOSSIERS: Spécial reconnaissance La nouvelle Direction de la transformation