LE BULLETIN DU PERSONNEL DE L’HME | Publié par les Communications | hopitaldemontrealpourenfants.ca
Un retour à la maison en douceur après une hospitalisation — page 3
ÉGALEMENT DANS CE NUMÉRO :
Réduire le stress lors des visites à l’urgence — page 6
Des invités bien spéciaux à l’HME — page 9
Un tourbillon d’activités pour les Fêtes — page 12
Une communauté unique en son genre
Àl’Hôpital de Montréal pour enfants (HME), il y a quelque chose de spécial qui dépasse nos murs, nos programmes et même nos résultats cliniques remarquables. C’est quelque chose que vous ressentez dès que vous franchissez les portes de l’hôpital. Cela imprègne nos couloirs, nos unités, nos bureaux, jusqu’aux moments plus discrets en coulisses. C’est notre sens de la communauté.
Chaque jour, nous voyons des personnes extraordinaires accomplir un travail extraordinaire, souvent sous pression, souvent dans l’ombre et toujours avec une profonde compassion. Ce qui rend l’HME vraiment exceptionnel, ce n’est pas seulement l’expertise de nos équipes, mais aussi la façon dont nous sommes présents les uns pour les autres, ainsi que pour les enfants et les familles qui nous font confiance.
Dans toutes les disciplines et services, notre personnel, nos médecins, nos étudiants, nos bénévoles et nos équipes de soutien travaillent ensemble dans un but commun : soigner, guérir et défendre les intérêts des enfants. Ici, la collaboration n’est pas un slogan, c’est une expérience vécue. Que ce soit dans les moments de crise ou de célébration, nous intervenons, nous nous soutenons mutuellement et nous avançons ensemble.
Dre Tanya Di Genova
Directrice associée des services professionnels, Hôpital de Montréal pour enfants
Ces dernières années nous ont rappelé à quel point cette communauté est résiliente, créative et généreuse. Nous nous sommes adaptés, nous avons résolu des problèmes et nous nous sommes épaulés à travers des défis qui nous ont mis à l’épreuve sur le plan professionnel et personnel. Tout au long de cette période, la force de l’HME a résidé dans ses gens : votre dévouement, votre gentillesse, votre volonté d’aller plus loin, même lorsque cela était difficile.
Ce qui distingue véritablement cet hôpital, c’est sa culture de soins qui s’étend non seulement à nos patients et à leur famille, mais aussi à chacun d’entre nous. Une main tendue sans qu’on la demande. Un moment pris pour enseigner, écouter ou simplement prendre des nouvelles. Ces gestes, petits ou grands, sont ce qui constitue le tissu de notre communauté.
À tous les membres de la famille de l’HME : merci. Merci pour l’expertise que vous apportez, la compassion dont vous faites preuve et l’humanité que vous mettez dans votre travail chaque jour. Vous êtes le cœur de cet hôpital et c’est grâce à vous que l’HME reste un lieu où les enfants reçoivent des soins exceptionnels et où les gens se sentent chez eux.
Nous sommes profondément fières de diriger à vos côtés.
Cindy McCartney
Directrice associée des soins infirmiers, Hôpital de Montréal pour enfants et Mission santé des femmes du CUSM
Une nouvelle infirmière de liaison facilite le retour des familles à la maison
Par Maureen McCarthy
L
’Hôpital de Montréal pour enfants (HME) a créé un nouveau poste qui améliore considérablement la façon dont les patients et leur famille se préparent à rentrer chez eux après un séjour à l’hôpital. En tant qu’infirmière de liaison pour les congés, Adriane Provost, B. Sc. inf., apporte un soutien indispensable aux unités et aide les familles à aborder avec confiance les prochaines étapes des soins de leur enfant.
Adriane travaille à l’HME depuis environ sept ans, dont la plupart en tant qu’infirmière de chevet à l’unité B9. Cette expérience lui a fourni une base solide pour assumer son nouveau rôle d’infirmière de liaison pour les congés depuis juillet dernier.
La Dre Mylène Dandavino, cheffe de service des unités d’hospitalisation médicales à l’HME, a été la première en octobre 2022 à proposer l’idée d’une infirmière de liaison pour coordonner les congés et a travaillé avec Catherine Bouchard, cheffe de service
en gestion opérationnelle des activités cliniques et accès aux soins, pour créer ce poste.
La Dre Dandavino savait que ce poste existait dans d’autres grands centres hospitaliers et en voyait les avantages potentiels pour l’unité B9. La planification des sorties implique à la fois l’évaluation des besoins individuels des patients en matière de soins de santé et l’intégration des services hospitaliers et communautaires. Une planification inefficace des congés est associée à des séjours hospitaliers prolongés, à des
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u Ci-dessus : Adriane Provost est la nouvelle infirmière de liaison pour les congés de l’Hôpital de Montréal pour enfants.
sorties tardives et à une insatisfaction des patients à l’égard du processus global.
Une infirmière de liaison pour les congés assure une transition sûre et rapide vers la communauté ou d’autres hôpitaux et institutions, tout en réduisant la charge de travail des infirmières et des équipes médicales de l’unité pendant les périodes de pointe.
« Tous les détails et la logistique entourant la sortie d’un patient nécessite d’être familier avec le système et la plupart de nos étudiants en médecine suivent un cycle court, ce qui ne permet pas une grande continuité dans la connaissance. C’est là qu’Adriane joue un rôle important : elle est là quand un nouveau patient arrive et quand il part, même si c’est plusieurs mois plus tard », explique la Dre Dandavino.
PRÉSENTE
À CHAQUE ÉTAPE DU SÉJOUR
L’expérience antérieure d’Adriane à l’unité B9 l’a aidée à se mettre promptement au travail.
« Au cours des premières semaines, il s’est passé beaucoup de choses, le rôle a évolué rapidement », dit-elle. « J’ai créé une liste de contrôle pour identifier les patients/familles qui pourraient avoir besoin de mes services et à partir de là, j’ai commencé à développer les outils de travail que j’utilise. »
Adriane rencontre une famille dès que l’enfant est admis dans l’unité afin de commencer à planifier sa sortie.
« Si un enfant est admis pour de l’asthme, par exemple, mon rôle consiste à discuter avec les équipes infirmières et médicales
pour voir si l’enfant aura besoin d’une pompe ou d’autre équipement à domicile, si la famille nécessitera une formation, etc., puis à coordonner avec les personnes c oncernées pour que tout soit prêt. »
Parfois, lorsqu’une famille est restée à l’unité pendant une période beaucoup plus longue, Adriane peut être amenée à répondre à ses inquiétudes quant au fait de ne pas se sentir prête à rentrer à la maison et à quitter la sécurité de l’hôpital.
u Kim Ross et sa fille Nora ont bénéficié des services d’Adriane en juillet dernier.
« L’un des objectifs de la présence d’une infirmière de liaison pour les congés est de mieux préparer les parents à s’occuper de leur enfant à la maison et de réduire le risque qu’ils reviennent à l’urgence », ajoute Catherine Bouchard.
AUCUNE JOURNÉE NE SE RESSEMBLE
Au cours d’une semaine type, Adriane travaille avec 10 à 20 familles. Cela varie d’une semaine à l’autre, mais en moyenne, la moitié des cas sont assez complexes et la sortie des autres est plus facile à préparer.
Chaque matin, lorsqu’elle arrive à l’unité, elle consulte le tableau des lits.
« J’ai un fichier Excel que je peux partager avec mes collègues », explique-t-elle. « J’identifie les patients à l’aide d’un code de couleurs, en déterminant ceux qui seront prêts à sortir dans quelques semaines ou dans quelques jours. Les patients qui ont déjà reçu l’autorisation de rentrer
chez eux font partie d’un autre système de couleurs. Lorsque j’arrive le lundi, si un patient a eu son congé pendant la fin de semaine, je m’assure de mettre à jour ses informations. Il s’agit essentiellement d’un système de triage que j’ai progressivement mis au point. »
À ses débuts, elle a rencontré d’autres services, tels que le suivi néonatal et le Programme de santé des enfants du Nord, afin de comprendre comment elle pouvait les aider. L’idée n’est pas de remplacer leurs services, mais plutôt d’agir comme intermédiaire pour leurs patients ayant des besoins complexes qui sont sur le point de sortir de l’hôpital.
« Par exemple, lorsque je consulte le tableau des lits et que je vois qu’un patient est atteint du syndrome de Guillain-Barré, il est possible qu’il ait besoin d’être orienté vers le Centre de réadaptation Marie-Enfant. Je peux donc suite >
commencer à planifier en fonction de ses besoins. Parfois, le triage est plus subjectif qu’objectif, mais lorsque je fais des tournées avec l’équipe médicale plusieurs fois par semaine, je me fais une idée des patients qui sont prêts pour les étapes suivantes. »
Parmi ses nombreuses autres responsabilités, elle s’occupe des demandes de suivi dans un CLSC pour les patients qui ont besoin d’une surveillance étroite, d’injections, de médicaments, etc., ainsi que du suivi postnatal. Elle organise également le transport des patients qui sont transférés vers des hôpitaux en région ou même celui des patients qui quittent l’HME pour rentrer chez eux.
« J’aide également à organiser les soins de première ligne pour les patients qui n’ont pas de médecin de famille, afin de trouver une clinique près de chez eux où ils peuvent se rendre. » Elle ajoute que pour les patients aux besoins complexes, elle communique avec un pédiatre de leur région qui peut prendre en charge leurs soins.
La Dre Dandavino ajoute que le travail d’Adriane permet aux équipes médicales de se concentrer davantage sur l’enseignement et le travail clinique.
« Il y a certains aspects du travail d’Adriane que nous devons tous connaître pour comprendre le processus de congé, mais nous pouvons désormais mieux nous concentrer sur la formation des étudiants et des résidents au travail qu’ils devront accomplir en tant que médecins. »
La Dre Dandavino affirme qu’Adriane excelle dans son rôle. « Elle est arrivée en connaissant très bien l’unité B9. Elle est
très douée pour résoudre les problèmes, trouver des solutions et est extrêmement proactive. L’un de mes collègues a déclaré dès le premier jour que le travail d’Adriane était déjà en train de changer les choses. Et j’entends constamment la même chose de la part des médecins de l’unité. »
LE POINT DE VUE D’UN PARENT
Kim Ross a passé trois semaines à l’HME en juillet dernier avec sa fille Nora, qui a été hospitalisée parce qu’elle éprouvait de la difficulté à boire et à respirer, ce qui l’amenait à devenir bleue et à manquer d’oxygène. Elle a également connu une baisse du taux d’oxygène dans son sang pendant son sommeil. Leur passage à l’HME a eu lieu pendant les premières semaines de travail d’Adriane.
« Vers la fin de notre séjour, Adriane a organisé le transport avec l’avion médical à l’hôpital de Val-d’Or, plus près de notre domicile », explique Kim. « Elle nous a également préparé du matériel pour la maison puisque Nora était encore nourrie sous tube nasogastrique. Nous n’avions rien à organiser, seulement attendre le transport. »
Kim affirme qu’Adriane a été d’une aide précieuse. « Nous étions c ontents de savoir que nous n’avions rien à faire et que tout allait être organisé. Elle a répondu à toutes nos questions et restait disponible en tout temps. Mon conjoint a seulement eu à prendre la route pour nous retrouver à l’hôpital. »
Lorsque le moment est venu de prendre rendez-vous pour le suivi de Nora à la fin du mois d’août, Kim ne savait pas comment organiser le transport, car Nora était toujours sous oxygène. « Une fois de plus, Adriane a fait les démarches et
nous a contactés pour nous donner la date et l’heure de notre vol avec l’avion médical. »
LES AVANTAGES D’UNE APPROCHE MULTIDISCIPLINAIRE
Adriane participe non seulement aux réunions quotidiennes de l’équipe médicale, mais elle effectue également des tournées avec les équipes de nutrition, de travail social et du Programme de santé des enfants du Nord.
« Grâce à ces réunions, je peux recueillir beaucoup d’informations dont j’ai besoin sur les problèmes et l’évolution de chaque patient. Il y a également une réunion générale toutes les deux semaines pour l’ensemble du personnel d e l’unité afin de discuter des patients qui sont là depuis longtemps et qui peuvent avoir besoin d’un soutien pour des besoins plus complexes. Je rencontre aussi fréquemment l’infirmière responsable dans un cadre moins officiel. »
Pour Adriane, ce travail correspond en tous points à ses attentes. « Ayant une formation d’infirmière de chevet, j’avais une idée de ce à quoi cela ressemblerait et la réalité est assez proche. J’aime beaucoup ce poste, qui consiste à coordonner toutes ces équipes et les soins, tout en restant en contact avec la famille et le patient, ce qui est très important pour moi. »
« Je trouve que le travail multidisciplinaire à l’HME a toujours été formidable et c’est la principale raison pour laquelle je suis revenue [après mon congé de maternité]. Il y a un tel esprit de famille quand on travaille ici et on est vraiment intégré à une grande équipe, donc j’ai le sentiment que mon rôle s’inscrit parfaitement dans cette vision. J’apprécie vraiment cela. » i
Transformer l’expérience à l’urgence
Quand les Services en milieu de vie pédiatrique font une différence
Par Caroline Fabre
L
orsqu’un enfant arrive au Département d’urgence de l’Hôpital de Montréal pour enfants (HME), il s’agit souvent de son tout premier contact avec le milieu hospitalier, une expérience qui est souvent anxiogène, voire même un peu effrayante. Depuis la fin du mois d’août, deux conseillères en milieu pédiatrique travaillent à transformer ces moments difficiles en occasions d’autonomisation et d’adaptation positive.
Veronica Chan et Danae Lim-Cesario assurent ainsi une couverture sept jours sur sept à l’urgence, de 13 h à 21 h. Leur présence marque le retour d’un service qui a d’abord été établi en 2001 sur l’ancien site de l’HME.
« Une visit e à l’urgence est souvent la première expérience que les enfants ont avec un hôpital »,
explique la coordonatrice professionnelle des Services en milieu de vie pédiatrique de l’HME, Sabrina Drudi, qui a travaillé à l’urgence au début de sa carrière.
« En tant que conseillères en milieu pédiatrique, nous faisons partie de l’équipe psychosociale. Nous travaillons avec les médecins et les infirmières
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u Ci-dessus : La présence des conseillères en milieu pédiatrique Danae Lim-Cesario et Veronica Chan aide à réduire le stress des patients lors des visites à l’urgence.
pour aider à minimiser l’anxiété, maximiser l’adaptation et aider les enfants à comprendre ce qui se passe de manière appropriée à leur âge et à leur développement. »
Après une pause de cinq ans, la décision de rétablir le rôle a été motivée par les répercussions significatives qu’ont eues les Services en milieu de vie pédiatrique, la reconnaissance de leur importance lors d’analyses comparatives avec d’autres hôpitaux canadiens et grâce au soutien d’un généreux donateur à la Fondation de l’HME.
À CHACUN SES BESOINS
Veronica et Danae arrivent toutes deux avec des parcours différents et complémentaires. Veronica a étudié la psychologie avant de travailler comme assistante en milieu pédiatrique à l’urgence pour ensuite retourner aux études et devenir conseillère. De son côté, Danae a fait ses études en loisir thérapeutique et a également travaillé comme assistante en milieu pédiatrique pendant un an et demi avant de passer à son poste actuel.
Chaque quart de travail commence par une routine essentielle : consulter la liste des patients, discuter des plans de soins avec l’équipe de l’urgence et prioriser les
interventions. Elles rencontrent ensuite les familles, prennent le pouls de la situation et adaptent leur intervention en fonction de l’âge de l’enfant, de ses besoins particuliers et de ce qu’il traverse à cet instant.
« Pour moi, le moment où j’entre dans une salle et je vois un patient inquiet face à une procédure est le moment où je sais que je peux faire une différence », explique Veronica. « L’aider à se sentir plus en contrôle et lui donner des outils qu’il pourra réutiliser, mainte-nant et dans le futur, c’est exactement ce que j’aime dans ce travail. »
Les conseillères en milieu pédiatrique arrivent avec des bacs de distraction remplis d’outils appropriés à l’âge de chacun : des toupies lumineuses, des balles antistress, des jouets sensoriels et plus encore. Mais leur rôle va bien au-delà de la simple distraction. Grâce à des poupées médicales appelées shadow buddies, à des livres de préparation et à des démonstrations concrètes, elles aident les enfants à comprendre ce qui va se passer, et surtout pourquoi, d’une manière adaptée, rassurante et compréhensible.
Veronica se souvient d’une intervention auprès d’un jeune patient qui devait subir sa toute première chirurgie. Après avoir
évalué ses besoins, elle s’est assise pour passer en revue les étapes à venir, le familiariser avec l’environnement de la salle d’opération et lui expliquer le déroulement du processus à l’aide d’un shadow buddy et d’un masque d’anesthésie. Ensemble, ils ont exploré les différentes odeurs disponibles pour l’anesthésie et lu un livre de préparation à la chirurgie avec des images.
« Il m’a dit que cela l’avait vraiment aidé à en savoir plus sur le processus chirurgical et que sa mère avait grandement apprécié notre soutien », partage Veronica.
ÉPAULER LES FAMILLES, MAIS AUSSI LE PERSONNEL
L’effet des conseillères en milieu pédiatrique s’étend à l’ensemble du Département d’urgence, aidant non seulement les patients et leur famille, mais aussi le personnel. Les parents qui vivent de l’appréhension face à la situation médicale de leur enfant trouvent souvent réconfort auprès des conseillères en milieu pédiatrique, qui reconnaissent que le stress parental peut être transmis aux enfants. La fratrie reçoit également de l’attention pendant ces moments d’incertitude.
« Il y a beaucoup de mouvement à l’urgence » , note Danae. « L orsque les enfants
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La production de Chez nous est rendue possible grâce au financement de la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants.
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Sur la page couverture : Kim Ross et sa fille Nora ont bénéficié des services de la nouvelle infirmière de liaison pour les congés de l’HME.
Photo couverture : Courtoisie de Kim Ross suite >
u À l’aide de poupées médicales, les conseillères en milieu pédiatrique expliquent aux enfants les procédures qu’ils s’apprêtent à vivre.
rencontrent autant de cliniciens à la fois, cela peut être perturbant pour eux. Notre rôle est de nous assurer que tant le patient que la famille se sentent aussi à l’aise que possible. »
La collaboration avec le personnel de l’urgence a été essentielle au succès du programme. Les conseillères en milieu pédiatrique sont souvent au chevet des patients lors des prises de sang, des sutures ou de la pose d’un soluté afin d’aider les enfants à mieux vivre la procédure tout en soutenant l’équipe clinique. Elles sont également une ressource précieuse lorsqu’il s’agit de questions de développement, en favorisant la corégulation par le jeu thérapeutique et en aidant à développer des capacités d’adaptation dans les moments de stress.
Kelly Cummins, infirmière gestionnaire du Département d’urgence, a observé com-
ment ce partenariat améliore la prestation des soins : « La présence de Veronica et Danae a considérablement amélioré l’expérience de nos patients pédiatriques et de leur famille en réduisant l’anxiété, en permettant aux enfants de s’adapter pendant les procédures et en les aidant à mieux comprendre à quoi s’attendre lors de visites souvent stressantes. Le soutien qu’elles offrent renforce aussi la capacité de notre équipe à fournir des soins plus efficacement. En aidant au soutien procédural et à la désescalade, les Services en milieu de vie pédiatrique permettent aux cliniciens de se concentrer sur les soins médicaux tout en s’assurant que les besoins émotionnels et développementaux des enfants sont satisfaits. »
Les commentaires ont été extrêmement positifs. Les parents apprécient l’assistance apportée lorsque leurs enfants s’impatientent pendant les longues attentes.
Les membres du personnel accueillent favorablement l’aide supplémentaire et le travail d’équipe qui s’est développé.
Comme le souligne Kelly : « Les commentaires des familles et du personnel continuent de refléter la valeur de ce service, renforçant à quel point les Services en milieu de vie pédiatrique sont essentiels à des soins de haute qualité et centrés sur la famille au Département d’urgence. »
L’horaire d’après-midi et de soir, déterminé parce que l’activité de l’urgence atteint son maximum entre 15 h et 23 h, permet aux deux conseillères d’être présentes pendant les heures les plus achalandées du département. Lorsqu’elles ne sont pas disponibles, les infirmières ont accès à différents outils de renforcement positif.
CRÉER UN EFFET DURABLE
Au-delà du réconfort immédiat, le travail des conseillères en milieu pédiatrique a des conséquences à long terme. Lorsque les enfants sont bien préparés et soutenus à travers leurs expériences médicales, ils développent des stratégies d’adaptation positives qui leur serviront lors de prochaines rencontres avec le milieu médical. La visite à l’urgence, plutôt que de devenir une source de stress, peut représenter un moment où ils se sont sentis entendus, compris et en contrôle.
Pour Danae, l’aspect le plus valorisant de son rôle est simplement d’être présente : « J’apprécie êtr e là pour les patients et leur famille. C’est tellement gratifiant de voir les enfants sourire lors de leur départ e t d’entendre les parents dire qu’ils apprécient le soutien qui leur est apporté. » i
Une visite qui marque des points : les Canadiens à l’HME
Par Christine Bouthillier
Le 17 décembre dernier, les joueurs de hockey des Canadiens de Montréal sont venus célébrer le temps des Fêtes avec les jeunes patients de l’Hôpital de Montréal pour enfants (HME) et leur famille. Cette tradition précieuse, qui en est à sa 60e édition, a débuté dans les années 1960 et est devenue un événement attendu avec impatience par les patients et le personnel. suite >
u Ci-dessus : Le petit Henri n’est pas prêt d’oublier sa rencontre avec les joueurs Alexandre Carrier, Oliver Kapanen et Cole Caufield.
Les joueurs ont visité les différents étages de l’hôpital, distribuant des cadeaux, signant des autographes et partageant des moments réconfortants avec les enfants et leurs proches. Pour les patients placés en isolement, les Canadiens ont également pris part à un quiz en ligne, permettant ainsi à tous de participer aux festivités.
« C’est vraiment génial de pouvoir redonner, d’inspirer un peu ces enfants et de leur rendre le sourire. Une chose est sûre, cela NOUS inspire vraiment », partage Cole Caufield, ailier pour l’équipe.
Des événements comme celui-ci créent sans contredit des souvenirs inoubliables pour tous les participants. Nous remercions les Canadiens pour leur engagement continu et pour avoir rendu cette saison des Fêtes particulièrement spéciale pour les patients de l’Hôpital de Montréal pour enfants. i
u Les joueurs ont signé des autographes, au plus grand plaisir des patients.
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u Les patients sous isolation ont pu participer à un quiz en ligne avec les athlètes, animé par les Services en milieu de vie pédiatrique. Quelques enfants étaient également présents en personne.
u Les nouveau-nés hospitalisés à l’Unité de soins intensifs néonatals ont aussi reçu de la belle visite !
Célébrer le temps des Fêtes tous ensemble
Par Caroline Fabre
Le temps des Fêtes à l’Hôpital de Montréal pour enfants (HME) a prouvé une fois de plus que ce n’est pas parce qu’on est à l’hôpital qu’on ne peut pas célébrer. Décembre a ainsi été ponctué de visites de la part d’invités très spéciaux, incluant le Père Noël, le Grincheux, des musiciens et des danseurs talentueux, ainsi que de distribution de cadeaux et autres surprises pour les patients et les membres du personnel.
Grâce à l’équipe des Services en milieu de vie pédiatrique, les patients de l’HME et leur famille ont eu la chance de célébrer la nouvelle année avec de délicieuses friandises et plusieurs activités amusantes. De quoi bien commencer 2026 !
Mi-décembre, les membres du personnel de l’HME se sont réunis lors de leur célébration des Fêtes pour déguster de délicieuses bouchées et boissons chaudes, et participer à des activités festives, comme un concours de maisons en pain d’épices et un espace photo. Ils ont ensuite pu admirer une prestation offerte par deux danseurs des Grands Ballets Canadiens, avant de profiter d’un concert donné par le duo Contracello.
L’HME a eu le privilège d’accueillir quatre musiciens de l’Orchestre Métropolitain, qui se sont déplacés dans plusieurs unités de l’hôpital, offrant de magnifiques interprétations des plus grands classiques du temps des Fêtes. Les artistes se sont ensuite installés dans l’Atrium P.K. Subban pour un concert à l’heure du dîner.
Cette année, le Père Noël a descendu la façade de l’HME en rappel, avant de se faire voler les cadeaux destinés à nos patients par le Grincheux. Heureusement, des membres du Groupe tactique d’intervention du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) étaient présents pour lui venir en aide. Après la descente, le Père Noël a été rejoint par Flik, la mascotte du SPVM, ainsi que quelques policiers pour distribuer des présents aux enfants.
Les membres du personnel de l’HME ont troqué leurs blouses et uniformes pour des pyjamas douillets, des pantoufles moelleuses et des motifs festifs le temps d’une journée, contribuant ainsi à créer une ambiance détendue et accueillante pendant le temps des Fêtes.