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no74

LE MAGAZINE ÉCONOMIQUE DE LA CCI DU DOUBS

MC ROBOTICS A VENDU SON LOGICIEL KACTUS À RENAULT PAGE 10

FAIRE SON MARCHÉ SUR LA TOILE AVEC PLACE DU LOCAL PAGE 15

juillet > sept. 2018

LAMSTER, UNE START-UP À L'AVENIR PROMETTEUR PAGE 16

RÉINVENTION

CES APPLICATIONS QUI RÉINVENTENT LE COMMERCE


à Montbéliard

vos événements professionnels clé en main

Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs Unité de Montbéliard 4, rue Jean Bauhin

Contact : Sandrine LODS / Siham DANDON Tél. : 03 81 31 25 25 Fax : 03 81 31 25 00

accueilmontbeliard@doubs.cci.fr

Location de : > salle de conférence, > salles de réunion


PAR DOMINIQUE ROY PRÉSIDENT DE LA CCI DU DOUBS

L’action de la CCI du Doubs auprès des entreprises et des territoires a su bâtir au cours des décennies, et même des siècles, une politique et un panel de compétences reconnu pour leur efficacité. Une efficacité propre à cette structure publique unique, puisque dirigée par des chefs d’entreprise pour des chefs d’entreprises. Nul ne le contestera, nous avons – nous, CCI, nous chefs d’entreprises élus par nos pairs, nous experts permanents attachés au développement des entreprises – au fil de toutes ces années déployé un nombre extraordinaire d’efforts et d’initiatives qui, pour la plupart, auront porté leurs fruits. Cet honorable bilan constitue notre principale force, et notre raison d’être essentielle. Las, pour une nouvelle fois, notre tutelle entend contracter nos moyens, et il nous appartient donc de comprendre cette nouvelle donne, de l’intégrer à notre quotidien, et ce afin de persévérer sur le chemin qui est le nôtre. Malgré la contraction de nos moyens, je suis fier d’annoncer que la fin de cette année 2018 permettra de poursuivre, sans encombre nos deux nouveaux projets structurants : je parle d’abord de notre engagement accru sur la zone frontalière, à Pontarlier, via l’ouverture d’une nouvelle antenne consulaire, à la fois moderne et performante, qui permettra, dès la rentrée 2019, d’accueillir des formations commerciales en apprentissage au cœur d’un territoire plein d’avenir. Par ailleurs, et depuis la première signature, en décembre 2017, de notre première convention Groupements Entreprises et Territoires, je suis également heureux d’annoncer que de nouveaux conventionnements se concrétiseront ces prochaines semaines, avec l’objectif d’élargir encore et toujours le périmètre des alliances désormais incontournables entre territoires et représentants du monde économique.

sommaire

Projets

Année après année, l’histoire s’écrit à bas bruit. Mais il est une constante qui toujours fondera notre fierté : malgré l’adversité, élus et collaborateurs de votre CCI resteront mobilisés, aujourd’hui, demain, plus que jamais, à vos côtés.

page 4 Les GET le temps de la revitalisation des centres-villes est venu page 6 made in Doubs… et alentours. page 8 cci en actions. page 10 échos de l'éco. MC Robotics a vendu son logiciel Kactus à Renault. Faire son marché sur la toile avec Place du Local. Lamster, une start-up à l'avenir prometteur.

page 28 info'pratique.

page 30 vu/lu. Journal de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs, 46 av. Villarceau, 25042 Besançon cedex, Tél. 03 81 25 25 25, www.doubs.cci.fr Contact : expression.active@doubs.cci.fr - Directeur de la publication : Dominique Roy, président de la CCI du Doubs - Rédacteur en chef : Elise Corbet - Chef de projet : Emmanuel Mangin - Ont collaboré à ce numéro : Pierre Accard, Monique Clémens, Photographies : Laurent Cheviet Maquette : Magazine - Mise en page : Olivier Rovelas, CCI du Doubs - Dépôt légal : 2 e trimestre 2005. ISSN : 1637-9454.

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Doubs Central /// La croissance économique retrouvée pose la question du recrutement et de l’attractivité

Les GET

NS 1er semestre 2018

Conjoncture économique locale, par GET (groupes entreprises et territoires) : situation et perspectives au 12 juin 2018

NS 2e semestre 2018

Le temps de la revitalisation des centres-villes est venu

1er semestre 2018 2e semestre 2018

Por

Grand Besançon Grand Besançon /// Bientôt Micronora qui affiche depuis longtemps complet. Le salon microtechniques de référence en Europe

Loue Lison

1er semestre 2018 2e semestre 2018

Loue Lison /// Comment, à l’échelle de l’EPCI, donner corps à la montée en charge de la compétence économique ?

1er semestre 2018

Haut-D

2e semestre 2018 1er semestre 2018 2e semestre 2018 Les flèches indiquent des dynamiques : une tendance à la hausse

1er semestre 2018

une forme de stabilité sinon une incertitude

2e semestre 2018

une dégradation

CCI 25 - Direction des Etudes Economiques et Territoriales - territoires@doubs.cci.fr - T. 03.81.25.25.24

croissance

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emploi

industrie agro-alimentaire

luxe

automobile

commerce

travaux publics

bâtiment

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PMA /// PSA : 2018, année d’investissements massifs, consolidation du site de Sochaux. Exceptionnel

1er semestre 2018 2e semestre 2018

Pays de Montbéliard Agglomération

1er semestre 2018

Doubs Central

2e semestre 2018

Portes du Haut-Doubs /// La question croisée des mobilités, du recrutement et de la fidélisation des salariés est devenue une priorité collective

rtes du Haut-Doubs

Pays Horloger

Pays Horloger /// Le développement de l’offre commerciale en direction de la Suisse voisine se poursuit

NS 1er semestre 2018

NS 2e semestre 2018

1er semestre 2018

1er semestre 2018

2e semestre 2018

2e semestre 2018

1er semestre 2018

Doubs

Territoires : des effets « Suisse » différents :

2e semestre 2018

Haut-Doubs /// Relation à la Suisse : après dix ans d’opportunités, le temps de l’optimisation ?

NS 1er semestre 2018

NS 2e semestre 2018

1er semestre 2018 2e semestre 2018 

Très fort : Pays Horloger / Haut Doubs / Haut Jura - Portes du Haut Doubs Important en volume mais relatif : Aire Urbaine nord FC Faible : CAGB+ / DC / Loue Lison 5


... et alentours Fleur de Sureau, le dernier parfum de la Maison Rième Sur le site web de Rième Boissons, à la rubrique Histoire, on découvre quelques photos en noir et blanc des deux fondateurs, Marcel-Alcide et Adrien, et leur beau camion de l’époque. C’était il y a presque un siècle. Ces jeunes patrons avaient vingt ans à peine, et ils étaient fiers de se voir déjà à la tête de leur propre limonaderie. On ne peut s’empêcher de penser à eux lorsque l’on parcourt la rubrique Produits de ce même site internet. La limonade des origines est toujours présente, avec son éternel bouchon mécanique à bascule. Mais la vénérable Mortuacienne a aujourd’hui des cousines acidulées, et la famille des produits s’est élargie de toute une gamme de sirops artisanaux. Trente-neuf parfums au total ! Le petit dernier est un sirop très subtil, à la fleur de sureau. Légèrement herbacé, floral, il développe des arômes d’une agréable complexité. C’est un sirop raffiné, élégant, qui se révèle très intéressant dans les cocktails, avec ou sans alcool, notamment avec le citron ou les fruits rouges. Vendu en petit format (25cl), il est présent dans les épiceries fines, les boutiques de produits régionaux, et dans le magasin de la marque à Morteau. sur www.rieme-boissons.fr

O’Garden, un potager dans le salon

Basée à Charquemont, Res'EAU Pro Rai'SON d'Être est une société coopérative (SCIC) fondée par Éric Girard. L’entreprise intervient sur les problématiques environnementales, notamment l’eau, le son et l'énergétique. Pour cela, elle anime un réseau d’acteurs aux compétences multiples visant la préservation de la planète et la sauvegarde du bien-être humain, dans un souci de rigueur scientifique. L’un des partenaires du réseau est une entreprise québécoise qui a confié à Res'EAU

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Pro Rai'SON d'Être la fabrication (en France) et la distribution en Europe de son produit phare, le jardin d’appartement O’Garden qui permet de planter et de récolter des légumes même en hiver. Salades, légumes, plantes aromatiques poussent dans une roue qui tourne lentement. Les racines grandissent dans un mélange nourricier biologique qui subvient automatiquement à leurs besoins. Le mouvement rend les plantes vigoureuses. Une lampe spéciale apporte la lumière nécessaire aux végétaux. Une innovation fascinante à découvrir sur le site du fabricant. sur www.eauenergieconcept.fr

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Des montres bisontines pour la Patrouille de France

Rhizo, par Mélitine Courvoisier Pour créer Rhizo, Mélitine Courvoisier s’est inspirée des plantes tropicales dont les racines aériennes plongent dans les eaux de la mangrove. L'eau contenue dans le vase monte par capillarité dans la coupe de faïence non émaillée qui a la propriété de rester poreuse. Rhizo maintient ainsi la terre à humidité constante, bénéfique à la plante. Cette attention portée aux vertus singulières des matériaux, à leurs alliances, est la marque du travail de la créatrice bisontine. Diplômée de l’École Boulle et de l’École supérieure d'art et design de Saint-Étienne, la jeune femme partage son activité entre la création d’objets édités sous son propre nom (mobilier, luminaires, objets de décoration, art de la table…), et des missions de design-produits pour des manufactures et des entreprises industrielles. Sa collaboration avec Verallia, troisième producteur mondial de l'emballage en verre, lui a valu les honneurs de la presse spécialisée, alors que la créatrice était encore étudiante. Rhizo et toutes les créations de Mélitine Courvoisier sont disponibles sur son site internet. sur www.melitinecourvoisier.fr

Créée en 1978, la société SMB est devenue l’un des plus importants groupes horlogers français indépendants. C’est elle, en 2014, qui a fait revivre les montres LIP à Besançon, berceau de la marque. Aujourd’hui, l’entreprise de Chatillonle-Duc se distingue à nouveau en signant une collection complète de montres pour la prestigieuse Patrouille de France. Composée de 9 pilotes et de 35 mécaniciens, la patrouille acrobatique officielle de l'Armée de l'Air fascine un large public (200 000 fans suivent ses réseaux sociaux). Elle souhaitait offrir à ses admirateurs une ligne de montres à son effigie. La Patrouille voulait de la précision, de la lisibilité et des montres fabriquées sur le territoire national. Elle a choisi SMB. Les montres ont été dessinées par Philippe Bérard luimême, Président-directeur général de l’entreprise. Cette collection Athos (le nom de code radio des pilotes) comporte 19 modèles, disponibles sur un site internet dédié. sur www.montrespatrouilledefrance.fr

L’été en beauté selon Samélie Plantes Samélie Plantes est une jeune marque de cosmétiques biologiques, née au cœur du Haut-Doubs. Il est important de mentionner le berceau de l’entreprise car tous les ingrédients actifs de ses produits sont issus des plantes récoltées dans les montagnes environnantes : genévrier, sapin, calendula, camomille, mélisse, thym, carotte sauvage, sauge, verveine… pour n’en citer que quelques-uns. L’entreprise créée en avril 2017 par Émilie Cuenot propose une large gamme de produits de beauté et d’hygiène pour le visage, le corps et les cheveux. Samélie Plantes garantit une composition naturelle (environ 99 %) exempte de tous perturbateurs endocriniens, molécules allergisantes, nanoparticules et autres parfums de synthèse… Certifiée Cosmos Organic, la production est entièrement issue des laboratoires de l’entreprise. La marque est présente dans notre région à travers les magasins Biocoop et un réseau de pharmacies, boutiques bio, salon de coiffure et de beauté. Pour aborder l’été, Émilie nous conseille Sam’Gomme, un exfoliant purifiant enrichi en menthe, sauge et genévrier, et disponible sur le site-boutique de la marque. sur www.samelieplantes.com 

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cci en actions ctivité

Rapport d’a UNE ANN ÉE

MBR E DE LA CHA D’AC TION S

CE DE COM MER

TRIE ET D’IN DUS

Le rapport d’activité de la CCI du Doubs

DU DOU BS

est en ligne !

2017

NCER FA IRE AVA

D’EN T REPR ES EN V IES TOU T ES L

Vous pouvez le consulter sur www.doubs.cci.fr. À l’image de l’année qui vient de s’écouler, ce bilan d’actions reflète les enjeux d’une nouvelle organisation, les faits marquants et les actions conduites au niveau territorial dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint. Il est le fruit d’un travail quotidien de l’ensemble des collaborateurs.

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La CCI du Doubs est intervenue en ouverture de la réunion d’information sur la VAE. Le 17 mai, à la CCI du Doubs, avait lieu la 3ème matinée d'information régionale sur la validation des acquis de l'expérience en entreprise, organisée par le Comité Régional des Certificateurs Publics. En présence de Fouzi FETHI, juriste à Centre Info, la présentation a été suivie de témoignages et paroles d'experts. Cette réunion destinée aux chefs d'entreprise, RH, responsables formation, a montré l'intérêt d'organiser et de financer une VAE collective en entreprise.

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démarche qualité nationale pour les commerces et les services

Préférence Commerce : une démarche qualité nationale ! Le 10 avril se tenait l'Assemblée Générale de l'Union Des Commerçants de Besançon à la CCI du Doubs. L'occasion pour les équipes de la CCI de rappeler son dispositif "Préférence Commerce", une démarche qualité nationale pour les commerces et les services, qui permet d'afficher l'engagement qualité auprès de la clientèle. Plus d’infos sur : sur www.doubs.cci.fr

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Retrouvez toutes les infos de la CCI du Doubs sur Facebook

RGPD : une nouvelle réglementation en vigueur ! Mardi 10 avril, environ 60 personnes assistaient à la réunion d'information sur le RGPD (Règlement Général de Protection des Données), organisée par la CCI du Doubs, à Besançon. Cette nouvelle règlementation sur la sécurité des données personnelles, est entrée en vigueur le 25 mai 2018. D'autres réunions étaient également organisées, à Pontarlier le 24 avril et Montbéliard le 3 mai.

Des temps d’échanges « GET » initiés par la CCI du Doubs. Le 5 avril, une dizaine de personnes étaient présentes au 2ème temps de rencontres et d’échanges Groupes Entreprises et Territoires (GET) dans les locaux de Cuisines et Bains Lombardot à Étalans. Thème abordé : « Présentation détaillée de l'économie des différents territoires du Doubs » - Points de repère ; diagnostic ; enjeux. Les participants ont terminé par une visite de l’entreprise. Le 3ème et dernier temps a eu lieu le jeudi 7 juin à Valdahon dans l’entreprise SIS.


cci en actions TOURISME & NUMÉRIQUE Professionnels du tourisme du Grand Besançon, développez votre visibilité en participant à des ateliers sur le thème du numérique !

Les Ateliers Tourisme & Numérique

En collaboration avec l’Office de tourisme et des congrès du Grand Besançon, la CCI du Doubs a mis en place les Ateliers Tourisme et Numérique sur le 1er semestre 2018 : un programme de 4 séquences de 2 actions chacune (un atelier conférence suivi d’un atelier pratique). Réalisées dans nos locaux, Un partenariat en co-animation par notre conseiller numérique, OFFICE DE TOURISME ET DES CONGRÈS DU GRAND BESANÇON & CHAMBRE Nicolas et celui de l’OT, Frédéric Feuvrier, ils DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE Montagnon DU DOUBS viennent 2018 de se terminer le 26 juin. Ces ateliers ont réuni une soixantaine de professionnels avec une belle satisfaction des participants en ce qui concerne les sujets choisis, le contenu et la complémentarité des ateliers conférence et pratique.

Trophée des entreprises ORCOM et ses partenaires dont la CCI du Doubs, acteurs du développement économique, lancent la 5ème édition du Trophée des Entreprises de Franche-Comté. Les objectifs sont : • valoriser le savoir-faire des entreprises franc-comtoises représentatives de la richesse et du dynamisme du tissu économique de cette région ; • partager l’expérience des entreprises moteurs en créant une effervescence autour de projets concrets ; • développer la notoriété des lauréats notamment par une bonne couverture médiatique. Démontrant notre confiance résolue dans l’économie régionale, seront distingués huit lauréats dans huit catégories différentes : Innovation, Made in Franche Comté, Croissance et développement économique, Startup, Transmission et reprise d’entreprise, International, Economie solidaire et sociale, Junior entreprises. La remise des Trophées aura lieu le 3 octobre 2018 à Micropolis, à partir de 17h. sur : http://tropheedesentreprises-fc.com

La CCI du Doubs aux Assises Nationales du Centre-Ville Le 7 juin, la CCI du Doubs a participé à la 13ème édition des Assises Nationales du Centre-Ville à Metz. Une édition résolument tournée vers l'Europe ! Le Président de la CCI Dominique Roy y a notamment retrouvé Vitabri et Teekers.fr. E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 74 | JUILLE T-AOÛ T-SEPT EMBRE 2018

Assemblée Générale CCI du Doubs Le 25 juin avait lieu l’Assemblée Générale de la CCI du Doubs à Besançon. Au programme : plusieurs délibérations, une présentation de la Fruitière à Énergies, par M. Yves Monnot, une intervention du Président du Tribunal de Commerce M. Pierre Bourgeois, une information sur les marchés publics prévus ou en cours, et une partie ouverte aux commerçants du Doubs portant sur la revitalisation des centres villes et des centresbourgs avec l’intervention de M. Martial Bourquin, Sénateur du Doubs, co-rapporteur de la proposition de loi portant sur le Pacte national de revitalisation des centres villes et centres-bourgs. Dominique ROY, Président de la CCI du Doubs - Yves MONNOT (à droite), Président de la Fruitière à Énergies - Pierre BOURGEOIS, Président du Tribunal de Commerce - Martial BOURQUIN, Sénateur du Doubs

Suivez le concept de La Boutique de demain Les comportements d’achat des consommateurs ont changé ! C’est un constat. Comment les séduire, via internet ou dans un point de vente ? Comment les fidéliser et leur donner envie de revenir ? La CCI du Doubs s’empare de la Boutique de demain, un concept imaginé par les CCI de Bourgogne, pour permettre à un public de commerçants de découvrir des technologies numériques innovantes. Applications mobiles, qr-code, réseaux sociaux, marketplace, miroir intelligent, géolocalisation, avis de consommateurs... autant d’outils que des clients peuvent avoir à disposition lors de leur parcours d’achat. Pour s’adapter à ces nouveaux comportements et appréhender ces technologies numériques qui permettent d’y répondre, la CCI du Doubs proposera dès le mois d’octobre un événement unique dans différentes villes du Doubs ! À suivre… 9


INDUSTRIE

Mathieu Charles : "Plutôt qu’être concurrent des grands fabricants, nous travaillons avec eux"

MC Robotics a vendu son logiciel Kactus à Renault adaptabilité La start-up a conçu un logiciel de pilotage de robots universel. Le constructeur français le teste à son technocentre mondial, à Guyancourt.

C

inq ans après la création de sa start-up, Mathieu Charles, jeune spécialiste de robotique, a changé son fusil d’épaule : le propos de départ était de concevoir et fabriquer des robots à prix modérés pour que les PME puissent s’en équiper. Pour permettre un moindre coût, en effet, ses machines offraient une précision de l’ordre du 10e de millimètre, inférieure aux autres fabricants, certes, mais suffisante dans la majorité des cas, avait-il estimé. Son bonus était constitué d’une plateforme logicielle permettant de piloter l’ensemble du parc d’une entreprise, quelle que soit la marque du robot.

C’est ce logiciel, baptisé Kactus, qui occupe MC Robotics à 100% aujourd’hui. « Nous avons arrêté de fabriquer nos propres robots, ce n’est pas notre métier », explique-t-il, fraîchement installé à Valparc, à Valentin. « Plutôt qu’être concurrent des grands fabricants, nous travaillons avec eux. Ils font de super robots mais leurs logiciels sont vilains, en noir et blanc et prennent du temps à être pris en main. Notre logiciel à nous est facile et on le rend compatible avec tous les robots. » Le concept commence à plaire. Le constructeur Renault, qui avait trois logiciels pour trois marques de robot avec 10

chacune son équipe technique, a passé commande début 2018 pour le tester à son technocentre mondial d’essai, à Guyancourt. Il devrait en équiper tous ses sites français. Un joli contrat pour la start-up qui compte aujourd’hui 5 salariés et recrute ; un bon moyen pour le constructeur de standardiser ses lignes de fabrication, « mais aussi d’étendre la robotisation et de faire cohabiter robots et humains », assure Mathieu Charles. En 2017, MC Robotics avait déjà vendu 20 licences «  à des entreprises qui ont embauché », explique le dirigeant pour couper court au discours sur le remplacement de l’homme par la machine. La start-up vise 1.000 licences par an. « C’est jouable si nous sommes portés par de gros clients. Notre stratégie avait évolué parce que le coût du robot n’était plus forcément le cheval de bataille, nous sommes sortis de la crise, et notre solution s’adresse à des utilisateurs qui n’ont pas besoin d’être hyper doués en informatique.  » Dans le Grand Besançon, l’entreprise Camelin vient aussi de franchir le pas pour 4 de ses machines. www.mcrobotics.com

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INDUSTRIE

Le pari de Chronotools sur-mesure Pensée en mode start-up, la nouvelle venue dans les microtechniques bisontines se positionne sur la conception d’outils coupants sur mesure et premium.

«

Nicolas Conche et David Lam

Notre métier commence là où s’arrêtent les catalogues  », explique David Lam, le président de Chronotools, société fraîchement installée à Palente, à Besançon. Décolleteur, il avait rencontré son associé, Nicolas Conche, dans l’entreprise suisse qui l’employait. Une société leader en outils coupants, dans laquelle Nicolas Conche assurait la fonction de responsable adjoint d’une unité de production, et où David Lam s’occupait de réalisation de catalogues. «  C’était un peu frustrant. Mais pour certains clients j’ai étendu les familles de produits et j’ai voulu approfondir cet aspect tout en redonnant un sens au métier d’outilleur. » Chronotools est née de cet esprit  : répondre aux besoins spécifiques des entreprises en matière d’outillages et d’outils (« tools », en anglais) coupants, apporter du conseil et de l’expertise. Son premier marché est l’horlogerie. Mais la petite société pensée en mode start-up – elle mise sur un modèle économique innovant et cherche déjà des profils créatifs – fournit aussi des outils à des sous-traitants des secteurs aéronautique, médical et automobile. Frontaliers installés à Morteau, David Lam et Nicolas Conche ont choisi Besançon et son tissu microtechnique pour se lancer. Partis de zéro, ils ont investi, sur fonds propres, dans un centre d’affûtage, un microscope de mesure, une machine de marquage laser et des logiciels de conception 3D. Fin mai, Chronotools comptait déjà 5 clients industriels locaux. En juin, accompagnée par la CCI, la jeune pousse allait se montrer à l’EPHJ, à Genève. Le décollage semblait imminent. David Lam vise 1 million d’euros de chiffre d’affaires d’ici 3 ans.

FCE Polycaptil ou la carte électronique sur mesure complémentarité A Besançon, Polycaptil s’est installée à Témis et poursuit ses innovations en toute discrétion. A Guyans-Vennes, sa filiale FCE les industrialise.

«

C’est beau une carte électronique, on dirait une ville », dit en souriant Etienne Lotz, le directeur commercial de Polycaptil. Cette entreprise technologique bisontine s’était installée mi-2017 sur les hauteurs de Témis après avoir vécu 26 ans à Palente, où elle fut fondée par André Jeambrun, un ancien ingénieur Lip. Spécialisée dans l’électronique et la mécatronique, Polycaptil appartient au groupe alsacien Delta depuis 2007, qui l’avait rachetée à son fondateur. A son tour, Polycaptil s’était offert une filiale en 2011 en reprenant 100 % de FCE, un soustraitant électronique employant une vingtaine de salariés à Guyans-Vennes et complétant bien ses prestations de R&D. A elles deux, les sociétés comptent 35 salariés, pour un chiffre d’affaires total de 6 millions d’euros en 2017. Le vaste bureau d’études où une seule travée sur trois est occupée – laissant de la place pour de futurs développements – réunit plusieurs activités : la construction mécanique, le hardware et le software. Le savoir-faire de Polycaptil est là, dans le hardware et le routage de la carte électronique en CAO, avec des composants désormais intégrés en surface. «  Plus on veut miniaturiser, plus on a intérêt à densifier pour rendre la carte la plus compacte possible », poursuit Etienne Lotz. Les composants sont posés par un robot puis amalgamés par fusion dans l’atelier voisin. Au poste suivant, deux jeunes salariés s’occupent de la partie software. Ici, une carte magnétique est en cours de conception pour un système de mesure magnétique pour montres de luxe. Chez Polycaptil, tout est fait sur mesure pour des clients du médical ou de l’aéronautique, essentiellement, « des leaders mondiaux de leur secteur », assure Etienne Lotz. Dans l’atelier voisin se côtoient les machines de distribution de plateaux de cantine, dont les cartes électroniques gèrent le fonctionnement par capteurs – les appareils en sont à leur sixième version et le système gère 1 million de plateaux par jour – et les cartes remplaçant les cartons jacquard de fabrication de dentelles de Calais, une petite industrie artisanale que, paradoxalement, l’innovation de Polycaptil a permis de maintenir en vie. Deux autres marchés de niche, récurrents, qui permettent à l’entreprise de poursuivre sa route. www.polycaptil.eu

Etienne Lotz : « Plus on veut miniaturiser, plus on a intérêt à densifier pour rendre la carte la plus compacte possible »

www.chronotools.fr 

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INDUSTRIE

FSH Welding Group, le dernier des Mohicans dans les consommables de soudage et brasage pérennité Spécialisée dans les métaux d’apport pour soudage et brasage, l’entreprise franc-comtoise revendique le made in France et les produits spéciaux, certifiés et sur mesure.

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SH Welding group. Malgré son nom à consonance anglo-saxonne, cette

discrète entreprise qui représente l’activité soudage et brasage du holding Viellard Migeon et Compagnie (VMC) – l’une des quatre activités avec celle des fixations assurée par le groupe Lisi, sa locomotive – est Emmanuel Viellard : « Notre savoir est là, pourtant bien française  : dans la formulation des électrodes » FSH est l’acronyme de Forges de SaintHippolyte, une entreprise créée en 1870 par un ascendant d’Emmanuel Viellard, l’actuel président de FSH Welding Group (et du groupe Lisi). Au sein de cette société, en 1952, André Viellard avait lancé une unité de fabrication d’électrodes enrobées sur le site historique de Grandvillars, dans le Territoire de Belfort, où Juvénal Viellard, le premier de cette dynastie d’industriels, avait démarré toute l’aventure. L’activité était lancée. Gérard Marchand, directeur général de FSH Welding, raconte volontiers

cette histoire familiale et locale. Aujourd’hui, l’entreprise emploie 180 personnes (pour 40 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 55 % à l’export) réparties essentiellement entre le site de Grandvillars (100 salariés) et Roche-lezBeaupré, dans le Grand Besançon, où se trouve la fonderie Reboud rachetée en 2000 (et où elle a installé son siège, pour 45 emplois au total). Le reste de l’effectif est partagé entre cinq implantations commerciales dans le monde. A Grandvillars, Selectarc conçoit et fabrique des consommables de soudage, électrodes et fils spéciaux. A Roche-lez-Beaupré, Reboud Roche est spécialisé dans les consommables de brasage pour la fabrication de moteurs électriques, de climatisations, d’automobiles... Deux métiers à la fois très proches et très différents. «  Nous sommes le dernier fabricant français de consommables en soudage, et aussi la dernière fonderie française de produits de brasage. Si nous restons sur des produits standards, nous disparaissons. Il nous faut sortir des frontières, être meilleurs, plus agiles et plus innovants que nos concurrents », explique Gérard Marchand. C’est ainsi que FSH Welding s’est engagé dans le sur-mesure, les produits techniques et le travail à façon pour des clients (de l’aéronautique, du transport, de l’énergie, de la chimie, de la maintenance…) qui ont besoin d’alliages aux propriétés particulières. Chacune des deux usines dispose de son laboratoire et innove : ici un fil fourré de brasage, pour faire gagner du temps à ses clients, là un alliage aluminium, deux-en-un, où le métal est mélangé au flux (la poudre qui prévient l’oxydation). « Notre savoir est là, dans la formulation des électrodes », assure le directeur général. www.fsh-welding.com

DERNIÈRE MINUTE : SBCI À L'HONNEUR

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écernés par la Fédération française du cartonnage et des articles de papeterie tous les 3 ans, SBCI, implantée à Baume-lesDames, vient une nouvelle fois de remporter tous les lauriers de sa créativité et de son savoir-faire en

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recevant, lors des Assises nationales de juin 2018, 2 trophées du cartonnage 2018 et 3 nominations. Les 2 trophées ont été reçus, dans sa spécialité, le cartonnage « pliant » pour un calendrier de l’avent original conçu comme un arbre à chocolat et le second dans la catégorie « objets en carton » pour une guirlande de fleurs revisitant avec modernité les techniques de l’origami japonais.

SBCI réalise en 2018 le grand chelem en recevant également 3 nominations pour ses réalisations en « plv  », (publicité sur le lieu de vente) pour une conception aux couleurs du Tuyé de Mesandans, en «  cartonnage pliant  » pour la start-up parisienne de livraison de fleurs Bergamotte et en « objet carton » pour une lampe d’ambiance. Par ces nouvelles distinctions nationales, SBCI couronne ses 60 ans d’existence. Bravo à elle !

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COMMERCE

ambassadeur

La petite épicerie de la Réunion spécialités. La création de ce commerce n’a fait l’objet d’aucune étude marketing. C’était, de la part de Sébastien, un pur acte de foi. Un premier semestre d’activité lui donne raison. Sebastien Fribourg : « manger, c’est incorporer un territoire » Sa clientèle se partage entre les Réunionnais de les « rhums arrangés » préparés par souche (plus nombreux que Sébastien Carmen, la maman de Sébastien. ne l’avait imaginé), les amateurs Ces clients amoureux de la Réunion d’expériences nouvelles, mais aussi donnent raison au géographe Jean de nombreux Bisontins heureux de Bruhnes (1869-1930), spécialiste retrouver dans leur ville les trésors de de l’alimentation, qui considérait la gastronomie d’une île découverte que «  manger, c’est incorporer un des années auparavant lors de territoire  ». Avec ses rayons bien voyages. Pour eux, la sauce Rougail, rangés et des peintures ethniques en les samoussas, le miel de litchi, les décor, Le Réunionnais est une petite vieux rhums, la confiture d’ananas ambassade gastronomique. Victoria ou le café vanillé, sont autant Le Réunionnais - Besançon de souvenirs réveillant d’autres délicieuses sensations. Sans oublier * Source LSA

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i « nous sommes ce que nous mangeons  », alors la France est un pays très ouvert et curieux des autres. Dans le secteur de la grande distribution, la famille «  produits du monde  » est devenue la pépite du rayon épicerie avec une croissance annuelle de 15 % (en valeurs) depuis une décennie*. Le phénomène se traduit également par une éclosion d’épiceries ethniques, à l’image de, Le Réunionnais, l’épicerie bisontine créée par Sébastien Fribourg. Ce Franc-comtois de naissance a toujours éprouvé un profond attachement pour la grande île qui a vu naître ses parents. Le créole a bercé son enfance, une langue qu’il pratique avec bonheur à chacun de ses voyages. Ouverte en décembre 2017, sa petite boutique propose une gamme appétissante de

Le Bistrot Champagney, nouveau labellisé Qualité Tourisme démarrer en mettant toutes les chances de notre côté. Même si l’on s’attache à tout faire du mieux que l’on peut, on a forcément des points plus faibles, des choses à améliorer. L’audit permet de les détecter et ensuite d’y retravailler. C’est très intéressant pour des perfectionnistes comme nous. » En Bourgogne Franche-Comté, la gestion de la marque est assurée par le Comité Régional du Tourisme, en lien avec des partenaires locaux. Dans le Doubs, l’un de partenaire est la Chambre de Commerce. La démarche repose sur une visite initiale permettant d’évaluer la capacité de l’établissement à se conformer au cahier des charges de la marque. Le restaurateur dispose d’un délai de quelques mois pour travailler sur les points faibles détectés. Il fait ensuite l’objet d’un audit dont le rapport est soumis à la commission régionale d’agrément. Si le rapport est favorable, l’établissement est alors ajouté sur le portail national de la marque (où les commentaires sont pris en compte pour opérer un suivi de satisfaction). Le restaurateur peut alors mettre en place le panonceau de la marque et reprendre le logo dans sa communication. Au Bistrot Champagney, la marque est visible sur le site web, Facebook, Instagram et sur la carte du restaurant.

distinction Qualité Tourisme est la seule marque d’État attribuée aux professionnels (hébergements, restauration, lieux de visite, activités sportives et de loisirs…) pour la qualité de leur accueil et de leurs prestations. Ces professionnels sont 5 140 en France à ce jour. Le Bistrot Champagney est l’un des établissements bisontins ayant récemment obtenu le label.

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oël Favrot et Émilie Beaufils sont aux commandes de cet élégant restaurant situé au cœur du quartier Battant, dans une belle demeure du XVIe siècle. Ces adeptes des circuits courts proposent une cuisine bistronomique qui se renouvelle au fil des saisons. « Nous nous sommes engagés dans la démarche dès que nous avons repris le restaurant en septembre 2017  », souligne Joël Favrot. «  C’était une façon de



bistrot-champagney -

www.bistrot-champagney.com 13


COMMERCE

tendance

La recette du succès de Basilic Instant

Les plats sont livrés aux entreprises par les coursiers écologiques de Véloconnect.

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’est l’histoire d’une transmission d’entreprise réussie. En règle générale, quand un restaurateur indépendant prend sa retraite, il est rare que son repreneur conserve le nom, le cadre et le concept du restaurant. C’est pourtant qui s’est produit pour Basilic Instant. Mais il faut admettre que Catherine Sibille, avait su développer une formule originale qui avait fidélisé une clientèle qu’on pourrait presque qualifier de communauté. Une réussite qui tient en deux mots : cantine végétarienne. On peine à imaginer que l’idée de cantine, avec sa connotation ouvrière, puisse séduire une clientèle urbaine d’un centre-ville bisontin un peu bourgeois. Et pourtant… Associé

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au concept végétarien, ce mot de cantine devient le parfait symbole d’une simplicité et d’une convivialité revendiquées, tout à fait dans l’air du temps. C’est précisément ce qui a séduit Fabrice Rosse. Responsable logistique dans l’horlogerie de luxe en Suisse, ce natif de Laviron (25) rêvait d’une autre aventure p rofessio n n e lle , dans la restauration. C’est par hasard qu’il entra un jour à Basilic Instant. Tout lui plut dans ce petit restaurant à l’ambiance chaleureuse. Il y revint, fit plus ample connaissance avec Catherine, découvrit qu’elle envisageait la cession de son activité dans un avenir proche. Tout le reste s’enchaîna de façon naturelle. Fabrice quitta son emploi, passa un CAP de cuisine et s’inscrit pour un accompagnement à la création d’entreprise auprès de la BGE de FrancheComté. Le 1er mars de cette année, Fabrice prit les commandes de la cantine, accompagné de trois salariés (un chef, une cuisinière-pâtissière et une serveuse). La formule, pour l’essentiel, reste la même, un buffet à volonté composé d’un large assortiment de plats froids et chauds : salades, lasagnes,

crumbles, gratins, tartes, légumes mijotés et un velouté quotidien. Le restaurateur a cependant apporté sa touche personnelle en développant résolument une cuisine sans gluten, sans lactose et sans sucre ajouté (le sans gluten représente déjà deux tiers des plats et desserts). Il a également complété l’activité restauration (sur place ou à emporter) par une offre traiteur. Les plats sont livrés aux entreprises par les coursiers écologiques de Véloconnect. Autre nouveauté : le restaurant peut désormais être privatisé pour des anniversaires ou des mariages en mode vegan. Une offre déjà très appréciée. En peu de temps, Fabrice Rosse a ainsi déployé l’activité de Basilic Instant, sans rien perdre de l’esprit maison qui en fait tout son charme, comme en attestent les messages enthousiastes déposés sur le Facebook de la cantine. www.basilicinstant.com


COMMERCE

Faire son marché sur la toile avec Place du Local circuit-court Lancée en 2016, la plateforme numérique placedulocal.fr vend et livre des produits d’agriculteurs et artisans locaux dans tout le Nord Franche-Comté.

L’accès à la plateforme est libre, sans contrainte d’abonnement.

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uoi que l’on dise du numérique, quelles que soient les craintes récolter) la marchandise qui sera enlevée par les camionnettes frigoqu’il suscite parfois, il offre des opportunités tout à fait exrifiques de Place du Local. Les colis sont préparés dans les ateliers de ceptionnelles. La plateforme placedulocal.fr en est un brillant l’entreprise au Technoland d’Étupes, dans le respect des normes d'hyexemple. À 28 ans, Josselin Pradier a créé une entreprise qui résout des giène et de la chaîne du froid. Autre bénéfice appréciable pour le client : problèmes qui n’avaient pas de solution satisfaisante avant l’ère digisa commande pourra être livrée, selon sa convenance, à son domicile, tale. Nous avons tous été sensibilisés aux vertus écologiques des cirsur son lieu de travail ou dans l’une des Ambassades de Place du Local. cuits courts. Nous sommes conscients des difficultés que connaissent Un retrait directement à l'entrepôt d'Étupes est également possible. les petits producteurs pour subsister dans un univers dominé par l’inLes tarifs de livraisons prennent en compte la distance (le rayon de dustrie et la grande distribution. Nous aimerions, idéalement, translivraison est limité à 45 minutes autour de Belfort/Montbéliard). Tout férer nos achats sur ces artisans locaux, mais le passage à l’acte est est clair, l’interface est pratique, le paiement sécurisé. Côté fourniscompliqué. Il existe bien des boutiques artisanales, mais elles ne représeur, la plateforme représente une précieuse opportunité commersentent qu’une petite partie de l’offre régionale. Quant aux marchés, ciale, d’autant plus appréciable que Place du Local s’occupe de toute la leur présence ponclogistique. En moins de tuelle ne correspond deux ans, l’entreprise pas forcément à nos a trouvé son public. disponibilités. Elle livre plus de 150 Avec Place du Local.fr, clients par semaine. Ce le consommateur peut sont majoritairement accéder à une offre de des particuliers, mais 500 produits proposés la formule intéresse un par une soixantaine nombre grandissant de d’agriculteurs, éleveurs restaurateurs ou colet artisans locaux. En lectivités locales qui quelques clics il peut trouvent là une solution commander fruits, pratique pour centralilégumes, viandes, froser leurs achats de promages, produits laiduits locaux. Josselin tiers, boissons, épicerie Pradier est aujourd’hui sèche, confiseries, bouà la tête d’une PME de langerie, et même des quatre salariés, tous Un retrait directement à l'entrepôt d'Étupes est également possible. produits cosmétiques associés. La formule naturels. Chaque artisan et chaque produit fait l’objet d’une présentaétant désormais bien rodée, l’avenir de Place du Local, selon son dirition claire et détaillée. geant, pourrait s’opérer par une reproduction du concept sur les autres L’accès à la plateforme est libre, sans contrainte d’abonnement. Les agglomérations franc-comtoises. commandes sont prises du jeudi matin au lundi midi pour des livraiwww.placedulocal.fr sons du mercredi au vendredi suivant. Elles sont envoyées aux producteurs qui disposent de deux à trois jours pour préparer (ou fabriquer ou E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 74 | JUILLE T-AOÛ T-SEPT EMBRE 2018

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SERVICE

ressources humaines

Lamster, une start-up à l’avenir prometteur

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e progrès naît souvent d’une insatisfaction, nourrie par l’imagination. En 2013, Valentin Lamielle est « équipier » dans un MacDo bisontin. Ce job à temps partiel lui permet de subvenir à ses besoins d’étudiant (DUT de Gestion des Entreprises et des Administrations). Il n’a pas de responsabilité dans la gestion du personnel du restaurant, mais il ne peut s’empêcher de remarquer l’épineuse complexité liée au turnover des salariés et à la quantité de contrats de travail mis en place pour des durées éphémères. Il avait fait le même constat quelques années plus tôt, dans des hôtels de Chamonix où il faisait des extras pendant ses vacances. Le problème aiguillonne ses pensées. Ce système dont l’étudiant constate les failles, il se sent capable d’y remédier. De toute évidence, il y a là quelque chose à inventer. Trois ans plus tard, à 23 ans, Valentin Lamielle dirige Lamster, une prometteuse start-up basée à Temis. L’entreprise bisontine qu’il a créée en mars 2017, après une année et demie à l’Incubateur de Franche-Comté, compte déjà huit salariés. Son logiciel visant à optimiser la gestion des ressources humaines a été adopté par de grands noms de l’hôtellerie, à l’image de l’AFA (Association des Franchisés Accor). Et ce n’est que le début de l’aventure.

Lamster est une application multisupport, accessible depuis un PC, une tablette ou un smartphone. Sa philosophie repose sur le partage et la mise à jour des données en temps réel. Embaucher, c’est tout d’abord collecter des documents de toute nature sur le futur salarié (diplômes, certificats, attestations diverses…). Lamster permet à celui-ci de transmettre ses pièces à l’employeur en les déposant dans l’espace qui lui sera dédié. C’est dans ce coffre-fort numérique sécurisé que l’employeur, de son coté, déposera le contrat de travail, la convention collective, les consignes particulières au poste, les fiches de salaire, le planning de travail… Le recrutement d’un extra se fera ainsi dans un temps record. Mais le grand avantage de Lamster réside avant tout dans ses fonctionnalités organisationnelles. Si l’employeur doit faire face à un pic soudain d’activité, le logiciel lui donne une visibilité immédiate des personnels auxquels il pourra proposer une modification d’horaire ou une extension de mission. Le salarié recevra une alerte et pourra valider son nouveau planning de travail, ou proposer une solution horaire différente. Les contrats seront instantanément modifiés et communiqués. Rapidité, simplicité, souplesse… Lamster apporte à la relation contractuelle une fluidité qui profite à l’employeur comme au salarié. Lauréate nationale du prix Pépite 2017 (Tremplin pour l’entreprenariat étudiant), l’entreprise de Valentin Lamielle poursuit sa croissance en France et envisage un développement aussi à l’étranger à travers ses clients internationaux. Parallèlement, les équipes de Lamster développent des versions du logiciel adaptées à d’autres métiers caractérisés par des flux d’embauches très variables, tels que la sécurité et la grande distribution. www.lamster.fr

Mais le grand avantage de Lamster réside avant tout dans ses fonctionnalités organisationnelles.

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SERVICE

Véloconnect poursuit une diversification imaginative écologie Dans nos villes encombrées, le vélo est devenu le moyen de transport le plus rapide. Écologique et silencieux, c’est aussi le plus sympathique. Clément Ecoffey et Rémi Gallerand, les créateurs de Veloconnect, le savent bien ; on apprécie ces livreurs sportifs qui affrontent les éléments en toutes saisons. Ecoffey et Rémi Gallerand sont déjà en réflexion avec plusieurs d’entre eux. Dans cette perspective, ils ont fait l’acquisition de remorques à plateau afin de pouvoir prendre en charge des colis volumineux. En attendant la concrétisation des accords de partenariat, ce nouvel équipement a suscité, très spontanément, une demande de prestation de déménagement de la part de bisontins (particuliers ou entreprises) ayant à migrer sur de courtes distances, à l’intérieur même du centre-ville. Et là encore, le vélo s’est révélé la solution la plus simple, la plus rapide et la moins coûteuse. www.veloconnect.fr

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ais la concurrence est forte dans ce nouveau marché qui fait figure d’eldorado. En quelques années, le créneau spécifique des livraisons de repas a vu l’arrivée de gros opérateurs internationaux tels que UberEATS, Foodora ou Deliveroo. Si Véloconnect possède une clientèle de restaurateurs, les deux créateurs ont eu la sagesse, dès le départ, d’adopter un positionnement bien plus large. Ces « coursiers express 100% vélo » s’adressent aux entreprises, administrations et autres institutions. En deux ans, Véloconnect s’est installé dans le paysage bisontin. L’entreprise songe désormais à confirmer cet ancrage en diversifiant davantage son offre. On parle beaucoup, ces dernières années, de la problématique du « dernier kilomètre ». Pour les grands transporteurs, c’est la partie du trajet la plus complexe et la plus coûteuse. Une entreprise comme Véloconnect intéresse donc ces opérateurs du transport. Clément E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 74 | JUILLE T-AOÛ T-SEPT EMBRE 2018

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SERVICE

Too Good To Go, une application anti gaspillage changement Les pays occidentaux jettent une quantité indécente de nourriture. La prise de conscience est relativement récente. Elle s’est traduite par d’innombrables initiatives visant à modifier nos

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e thème du gaspillage alimentaire a fait une apparition dans l’actualité mondiale en 2009 lorsque Tristram Stuart, historien et écrivain anglais, a publié « Waste » (paru en France sous le titre « Global Gâchis. Révélations sur le scandale mondial du gaspillage alimentaire »). En un an, le livre est devenu un best-seller planétaire. L’auteur a accompagné la promotion de l’ouvrage en appelant à l’organisation d’immenses repas, baptisés Feeding the 5 000, qui se tenaient dans l’espace public de grandes villes. Ces banquets populaires étaient composés exclusivement de nourriture destinée à la destruction. On vit le monde associatif se mobiliser dans des dizaines de capitales (New York, Sydney, Londres, Dublin, Amsterdam, Bruxelles…). Un Feeding the 5 000 se tint à Paris en 2015.

Pâtisserie Baud Les deux établissements de l’enseigne Baud (pâtissier, chocolatier, traiteur) ont adopté l’appli, à l’initiative d’Hélène Baud. « J’en avais entendu parler lors d’une réunion à la CCI sur le gaspillage alimentaire. C’est un sujet qui m’importe, et depuis longtemps. J’ai eu l’occasion d’y travailler en tant que vice-présidente des Traiteurs de France. Notre association a été signataire du Pacte National de Lutte contre le Gaspillage Alimentaire le 16 octobre 2015 à l’Assemblée Nationale. Traiteurs de France est par ailleurs associé à un programme européen sur les pratiques anti-gasti au niveau de processus de fabrication. Adhérer à Too Good To Go n’est qu’une façon de compléter notre engagement. » Dans chacune de ses boutiques, la Maison Baud propose deux ou trois paniers chaque jour (pâtisserie ou traiteur). D’une valeur de 15 euros, cédés 5 euros, ils trouvent preneurs dans les minutes qui suivent leur mise en ligne.

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*Rapport d’Urban Food Lab pour le ministère de l’Agriculture

Cette campagne globale popularisa une cause jusqu’alors négligée. Nous découvrions que les pays occidentaux jettent chaque année une quantité de nourriture qui pourrait nourrir 7 fois le milliard d’êtres humains souffrant de malnutrition. En France, ce sont plus de dix millions de tonnes de nourriture parfaitement comestibles qui sont gaspillées tous les ans par les différentes formes de distribution. Un gaspillage qui soulève des questions environnementales, éthiques et économiques, alors même que les démographes prédisent que nous serons 9 milliards d’habitants sur terre. Et autant de bouches à nourrir. Changer par la loi Depuis lors, tous les gouvernements ont inscrit le gaspillage alimentaire à leur agenda politique. La France organisa sa première journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire en 2013 (la prochaine édition aura lieu le 16 octobre 2018). Une loi relative à la lutte contre le gaspillage fut promulguée en février 2016. Elle ambitionne de réduire de moitié les pertes alimentaires d'ici 2025. Sa principale mesure consiste à obliger chaque supermarché de plus de 400 m2 à rechercher un partenariat avec une association d'aide alimentaire pour lui céder ses invendus, au lieu de les détruire. Dans la restauration commerciale, les pertes de nourriture sont 5 fois plus élevées qu'au domicile. Elles représentent 157 grammes par personne. Soit l'équivalent d'1 euro par repas*. Pour y remédier, la loi de février 2016 recommandait au restaurateur le recours au « doggy bag ». La recommandation fut peu suivie. Depuis, un amendement a été voté, rendant obligatoire cette pratique déjà courante chez nos cousins anglosaxons. Changer les habitudes Mais la loi n’est pas la seule issue. Le défi du gaspillage a favorisé l’éclosion de nombreuses initiatives, collectives ou


SERVICE

alimentaire qui séduit les restaurateurs bisontins comportements. L’adoption de l’appli anti-gaspi par les restaurateurs et les consommateurs illustre ce changement d’attitude.

Les bagels et muffins de Columbus Café Yvan Duveau, propriétaire du coffee-shop, a constaté un jour que sa fille, étudiante à Strasbourg, avait singulièrement réduit ses dépenses d’alimentation. C’est ainsi qu’il a découvert l’un des effets bénéfiques de Too Good To Go. Il a donc adopté l’appli pour son Columbus Café bisontin. Les paniers, cédés au prix de 4 euros, sont très variés (muffins, sandwiches, wraps, bagels…). « Tout part très vite. Jusqu’à présent, les clients des paniers sont plutôt les jeunes et les seniors. Mais ce qui m’a le plus étonné, c’est de voir que les gens ont appris très vite que nous sommes engagés dans cette démarche anti-gaspi. Ils l’apprécient et ils nous le disent. »

(70 % moins cher). L’internaute réserve son panier qu’il viendra récupérer à un horaire convenu. La transaction passe par l’appli, la start-up prélevant une commission sur chaque panier vendu. En deux ans Too Good To Go s’est développée à une vitesse phénoménale. Déjà accessible dans la plupart des grandes villes de France, l’appli étend son emprise géographique et le nombre des commerçants adhérents. La jeune entreprise compte aujourd’hui 30 salariés. Elle poursuit l’implantation de son concept dans une dizaine de pays européens. À Besançon, Too Good To Go recense une dizaine de commerçants, à découvrir en téléchargeant l’appli.

individuelles (label, manuels anti-gaspi, guides des bonnes pratiques…). L’une des plus remarquables est probablement l’application Too Good To Go (trop bon pour être jeté), imaginée par la parisienne Lucie Basch, une jeune ingénieure centralienne. Lancée en 2016, l’application met en relation des restaurateurs et commerçants qui proposent quotidiennement des invendus, et des citoyens qui veulent réduire leurs dépenses alimentaires. Le principe en est très simple. Les commerçants adhérents apparaissent en géolocalisation sur l’appli. Chacun d’eux affiche quotidiennement ses « paniers  » en affichant le prix normal et le prix offert

Les petits déjeuners de l’hôtel Mercure Au Mercure de Besançon, l’information concernant l’appli est venue du réseau, mais Bénédicte Jeunot, chargée de clientèle, se dit personnellement sensible à la cause anti-gaspi. Les paniers concernent ici les petits déjeuners (viennoiseries et fruits), cédés pour 1,80 euros. L’hôtel en propose 2 ou 3 par jours (sauf le weekend), et ils trouvent toujours preneurs. Étudiants, seniors, mères de famille… les clients Too Good To Go sont de toutes conditions. Pour le Mercure, la vente de ces paniers est totalement accessoire en terme commercial, mais l’appli permet, chaque jour, à quelques bisontins de découvrir cet hôtel dont on ne soupçonne pas toujours qu’il possède aussi un restaurant, un bar et une salle de petit déjeuner ouverts à tous.

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F O R M AT I O N

Un trio IMEA, lauréates des Entrepreneuriales

Margaux Marle - Françoise Sanchez - Mathilde Busi

trophée Au premier contact, on perçoit leur entente et leur complémentarité. Véloop, c’est une idée de Margaux. Elle a très vite réalisé que son projet avait de quoi séduire les organisateurs des Entrepreneuriales, et peut-être même de grimper sur le podium. Mais pour participer à ce concours il faut se présenter en équipe. Alors Margaux a sollicité ses deux amies, Mathilde et Déborah. Ensemble elles ont peaufiné leur dossier, encouragées et épaulées par Françoise Sanchez, directrice d’IMEA. Et un an plus tard, Véloop a remporté la mise.

R

Commerciale

Spécialisée,

forma-

eprenons depuis le début. À IMEA, tous les jeunes (apprentis ou étudiants) ins-

tion Bac +2), doivent travailler, en

crits en GUCS (Gestionnaire d’Unité

tion d’entreprise. Margaux, Mathilde



équipe, sur une simulation de créa-

et Déborah, qui ne se connaissaient pas en début d’année, ont intégré des groupes différents. Déborah sur un concept de restaurant spécialisé, Mathilde sur un projet de commerce de vêtements connectés, et Margaux sur une idée qu’elle avait en tête depuis longtemps. Elle lui avait déjà trouvé un nom. Véloop est un produit de découverte touristique. Le cœur de concept est une appli proposant toute une gamme de parcours-découverte à travers la ville et ses alentours. L’appli fonctionne sur tablette, elle-même installée sur un vélo électrique. Le dispositif est bien pensé. Le visiteur découvre l’offre 21


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F O R M AT I O N Veloop sur son PC, depuis chez lui (ou son hôtel). Il choisit le type de parcours qui convient à ses envies (la découverte des Forts autour de Besançon a été la toute première idée de Margaux). Il réserve son créneau horaire et effectue le paiement en ligne. À l’heure dite, notre touriste et sa petite famille se rendent en ville, au point Veloop. Quelques mots d’explication de l’hôtesse, un sourire, et chacun enfourche sa bicyclette pour une balade ludique et instructive au cours de laquelle l’appli Veloop « raconte », en mode audio et vidéo, les points d’intérêt qui jalonnent le parcours. C’est vivant, passionnant et les récits sont pleins d’anecdotes. À la fin de la première année scolaire, le projet Veloop est déjà remarquable (et remarqué au sein de l’école) par son originalité et sa pertinence marketing. Margaux veut le porter plus loin. Elle a en tête Les Entrepreneuriales. C’est un programme d’entraînement à la création d’entreprise. C’est aussi un concours, accessible à tout étudiant dès le niveau Bac +2. Les candidats doivent tout d’abord proposer leur projet, en équipe. Si celui-ci est accepté à concourir, l’équipe dispose de cinq mois pour en développer toutes les facettes, à un niveau professionnel. Pour cela, elle bénéficie d’un accompagnement de haut niveau (coaches et parrains entrepreneurs, sessions d’information avec des experts, outils d’e-learning…). Au final, toutes les équipes présentent leur projet devant un jury de leur région. Les meilleurs projets

sont récompensés, mais seul LE meilleur a la possibilité de s’inscrire pour le second concours, au niveau national. Margaux hésite. Se présenter aux Entrepreneuriales, c’est s’infliger une grosse charge de travail, en plus des cours. L’équipe devra être soudée, et déterminée. L’amitié peut faire la différence. Elle s’en ouvre à Déborah et Mathilde, qui acceptent de relever le défi.

« Ces cinq mois ont été intenses  », insiste Margaux. «  On a vraiment beaucoup travaillé. Alexis Bailly, notre coach, et Dominique Charmoille, notre parrain, ont été très présents. À la fin, nous savions que notre dossier était solide. Ce que l’on redoutait un peu, c’était la présentation devant le jury. Mais Françoise Sanchez nous a entraînées et on a fini par se sentir à l’aise. Le jour J tout s’est bien passé. C’était le 5 avril, à Montbéliard. Le jury a auditionné 18 équipes, tout au long de la journée, et le soir tout le monde devait revenir pour présenter une vidéo de deux minutes résumant le projet. Cette présentation se déroulait dans une grande salle, devant un public de professionnels et de chefs

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d’entreprises. C’était impressionnant mais le trac a disparu dès que nous sommes entrées sur scène. Et c’est nous qui avons obtenu le premier prix, Trophée de l’Excellence. » Véloop verra-t-il le jour ? Quand on leur pose la question, les trois étudiantes hésitent. C’est une question qu’elles se posent elles-mêmes. Ces « jeux » de création d’entreprise sont conçus pour révéler la fibre entrepreneuriale des candidats, et pour mettre en lumière les meilleures idées d’entreprises. Mais une idée, aussi bonne soit-elle, doit trouver son heure. Pour l’instant, Margaux, Mathilde et Déborah ont des préoccupations plus pressantes avec les examens qui arrivent. Une seule chose est certaine, elles partiront toutes les trois à Montréal, au cours de l’été, un voyage offert par les

Entrepreneuriales et qui récompensait le projet lauréat de l’année 2018. www.imea.info


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Les jeunes champions d'IMEA engagement Lorsque l’on est, comme IMEA, une école « orientée entreprise », on ne peut pas être indifférent à ces profils atypiques que sont les jeunes sportifs de haut niveau. Ce sont des étudiants d’un genre particulier ; ils abordent les études supérieures en ayant déjà un engagement très intense dans leur discipline. On ne pourra pas leur demander un investissement exclusif dans leur formation ; il faudra composer avec l’autre passion. Mais derrière cette singularité, et en dépit des contraintes liées aux entraînements et compétitions, il y a beaucoup de choses intéressantes. Il y a de l’énergie, de la détermination et un formidable sens de l’effort. Françoise Sanchez, directrice de l’école de commerce IMEA (elle-même maman d’un sportif de haut-niveau) apprécie ces étudiants pour ce qu’ils sont, mais aussi pour ce que leur présence apporte à l’école. Actuellement, IMEA est fière de compter dans ses rangs deux champions particulièrement prometteurs, le cycliste Jossua SibilleSiron à Vesoul, et Téhan Bourgeois à Besançon, qui lui est Nak Muay (c’est ainsi que l’on nomme un boxeur Thaï).

Jossua, habitué des podiums C’est presque une passion tardive. C’est son oncle, entraîneur à l’Amicale Cycliste Bisontine, qui lui donne envie d’enfiler le cuissard. Jossua est alors en classe de 4e. Quatre ans plus tard, il est titulaire d’une licence Élite de 1ere catégorie, celle qui précède la catégorie Professionnel. À 18 ans, le jeune champion Bourgogne FrancheComté 2017 (et Top 10 au championnat de France 2017), est l’un des espoirs régionaux que la Fédération Française de Cyclisme couve de ses attentions. Se pose alors la question qui hante tous les jeunes champions habitués des podiums, celle de l’éventualité d’une carrière professionnelle. Cette question intervient 24

au moment même où les études supérieures requièrent un fort engagement. L’équation n’est pas facile. Ne pas faiblir sur la préparation sportive, les entraînements et les nombreuses compétitions qui permettent, semaine après semaine, de progresser dans les tableaux. Ne pas négliger les études, parce qu’il faut rester lucide. Après avoir obtenu son Bac, Jossua envisage IMEA. L’école de Vesoul est à deux pas de chez lui, ce qui est important pour les entraînements, et le type de formation le séduit. Mais il craint que sa passion sportive soit perçue comme un obstacle aux études. Sa rencontre avec Françoise Sanchez, la directrice de l’École, le rassure pleinement. « Je ne m’attendais pas à une telle écoute. C’est très motivant. Ça me donne envie de prouver que je suis capable de m’investir autant dans les études que dans mon sport. Aujourd’hui, lorsque je fais des courses, j’ai l’impression de rouler pour l’école ». Les semaines sont denses pour Jossua. Le vélo se glisse dans les moindres interstices d’un agenda bien rempli par les cours à IMEA, ses missions à l’Union Commerciale et Industrielle de Haute-Saône (dans le cadre du cursus scolaire), et les cours privés (maths, physique, SVT) que l’étudiant donne à quelques collégiens pour compléter sa bourse et les primes de courses. Anouk, sa petite amie, étudiante elle aussi, le voit peu. C’est leur regret. Mais, précise Jossua : « Elle aussi est sportive, elle fait de l’athlétisme. Ça favorise la compréhension. »


F O R M AT I O N

Téhan, champion de France de Boxe Thaï La boxe thaïlandaise, abrégée en boxe thaï, est un art martial classé en Occident parmi les boxes piedspoings (BPP). Téhan Bourgeois a 14 ans lorsqu’il prend sa première licence au Team Alpha de Pontarlier. Il est alors lycéen en sport-étude. En embrassant cette discipline, Téhan fait un choix qui correspond parfaitement à ses dispositions naturelles, sa vélocité, son endurance, et surtout cette énergie contenue que l’on devine à son contact. Quatre ans plus tard, en 2017, il fait la fierté de son club en décrochant le titre de champion de France Junior dans sa catégorie des moins de 63,5 kg. Aujourd’hui, à 19 ans, Téhan est

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Colorlife

L

e 26 juin, les étudiants d'Iméa l'École de Commerce ont eu le plaisir de remettre un chèque de 19.710€ à la Ligue contre le Cancer - Comité du Doubs Besançon. Cette somme a été collectée lors de la 5ème édition de la Color Life Besançon. Merci aux étudiants chargés de l'organisation pour leur engagement. Et merci aux partenaires, bénévoles et aux 2.200 participants qui ont fait de cette journée une vraie réussite.

entré dans la catégorie Senior. Il termine sa première année de GUCS (Gestionnaire d’Unité Commerciale Spécialisée, formation Bac +2), comme apprenti, à l’IMEA de Besançon. Son entreprise d’apprentissage est la boutique Sport Aventure, à Pontarlier. Un choix idéal. Comme tous les sportifs de haut niveau, l’entraînement occupe l’essentiel du temps libre de Téhan. Il est présent au club presque tous les soirs, et il possède les clés de la salle d’entraînement où commencent très souvent ses journées, avant les cours à Besançon, ou avant le travail au magasin. Le calendrier de la saison est bien entendu rythmé par les combats, en France mais aussi à l’étranger. Ses performances sont très encourageantes. Un avenir professionnel est possible pour un jeune champion de son niveau, mais Téhan ne néglige aucune autre piste. Sa formation à IMEA pourrait très bien lui permettre, demain, de concilier sa pratique sportive et ses aptitudes commerciales. L’Armée est une autre option envisageable. Il y trouverait sans peine une fonction d’instructeur en sport de combat. Pour l’instant il consolide. IMEA lui permet d’assumer son double engagement, scolaire et sportif. Les grands choix sont pour l’année prochaine, l’année de ses vingt ans. E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 74 | JUILLE T-AOÛ T-SEPT EMBRE 2018

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05/10/2017 16:05

Pontarlier : la CCI du Doubs a déménagé ! Retrouvez désormais l’antenne pontissalienne de la CCI du Doubs au 7 Rue des Bernardines à Pontarlier (25300). Des travaux de cloisonnement temporaire ont été réalisés de manière à pouvoir transférer dans un premier temps nos deux collaboratrices et les services existants rue du Vieux-Château.

Et ensuite ? Les travaux suivront leur cours. La date d’achèvement définitive du chantier est estimée au printemps 2019. Mais cela n’empêche pas l’antenne de la CCI de développer progressivement ses activités.

T. : 03 81 25 26 80 HORAIRES D'ÉTÉ DU LUNDI 9 JUILLET AU VENDREDI 24 AOÛT L’accueil sera ouvert Tous les jours de 8h30 à 12h et 13h30 à 17h 26


F O R M AT I O N

L’École de production de Besançon, un rôle économique mais aussi sociétal objectifs Inaugurée en avril, cette école lancée par l’UIMM Franche-Comté forme des élèves décrocheurs scolaires aux métiers industriels en tension. Elle accueillera sa deuxième promotion en septembre.

I

ls sont 9, pour la première promotion qui a démarré en septembre 2017, à apprendre le

métier de conducteur d’installation de production en usinage. Neuf élèves de 15 à 18 ans, des décrocheurs scolaires qui, dans cette école de la

deuxième

chance

lancée

par

l’UIMM, ont trouvé une voie vers la

À Palente, dans l’atelier qui se

financement de l’école en répondant

remplit de machines d’usinage au

à de vraies commandes passées par

fur et à mesure de la montée en

de vrais clients qui leur ont accordé

charge de l’école, un îlot théorique

leur confiance.

précède les autres, où les élèves

L’école de production de Besançon

peuvent revenir à tout moment.

est l’une des 40 existant en France.

Juste

de

Des établissements privés, à but

pilotage de la performance, comme

non lucratif, préparant aux diplômes

dans les entreprises réelles, avec

d’État. Celle de Besançon est née

ses

à

de la volonté de l’UIMM Franche-

deuxième

Comté de répondre à une double

jour

en

face,

indicateurs

un

et

quotidiennes.

promotion,

celle

panneau

ses La de

mises

la

rentrée

problématique

locale

:

former

d’octobre 2018, est en cours de

aux métiers en tension, dans un

recrutement.

l’école

contexte de métiers très demandés

pourrait compter 40 élèves répartis

(notamment les outilleurs) et lutter

en quatre promotions : deux en CAP

contre

A

terme,

et deux en bac pro. L’établissement est dirigé par Alexis Guilmain, ingénieur arts et métiers en totale adhésion avec le concept

formation aux métiers de l’industrie.

des écoles de production. A ses

Ils affichent d’ailleurs, dans le dos

côtés, trois maîtres professionnels

de leur combinaison de travail, le

qui vont accompagner les élèves

slogan de la campagne nationale

toute la journée. Dans les mêmes

menée par le syndicat patronal de

lieux, ces futurs professionnels de

la métallurgie : «  La fabrique de

l’usinage suivront cours théoriques

l’avenir ».

et cours pratiques et participeront au

le décrochage scolaire, « avec des jeunes qui vont rejoindre les bancs des chômeurs  », déplore Michel Goetz, président de l’école bisontine. «  Dans les entreprises locales, il y aurait 250 à 500 emplois à pourvoir. Le CFAI, que je préside aussi, compte environ 500 apprentis mais il y a 200 demandes qui n’ont pu être honorées, faute de candidats. » www.uimm-fc.fr

Michel Goetz : « Dans les entreprises locales, il y aurait 250 à 500 emplois à pourvoir.[…]

E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 74 | JUILLE T-AOÛ T-SEPT EMBRE 2018

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Abonnez-vous à la version électronique d' sur www.doubs.cci.fr

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AGENDA DU MERCREDI 27 JUIN AU MARDI 7 AOÛT

JEUDI 6 SEPTEMBRE

Soldes d'été

Formation CCI entreprendre

www.doubs.cci.fr MARDI 10 JUILLET JEUDI 13 SEPTEMBRE Formation CCI entreprendre à la CCI du Doubs - Montbéliard www.doubs.cci.fr MARDI 10 JUILLET MARDI 18 SEPTEMBRE

www.micronora.com

à la CCI du Doubs - Besançon

MARDI 2 OCTOBRE - 19h30

www.doubs.cci.fr MARDI 11 SEPTEMBRE 2018 - 18h-19h MARDI 18 SEPTEMBRE 2018 - 8h30-9h30 Comment répondre aux marchés publics à la CCI du Doubs - Besançon www.doubs.cci.fr

Formation CCI entreprendre

DU MARDI 25 AU VENDREDI 28 SEPTEMBRE

à la CCI du Doubs - Pontarlier

Salon Micronora

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Parce des exposition - Micropolis - Besançon

Et le prélèvement à la source ? Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu entrera en vigueur le 1er janvier 2019. Terminé le décalage d'un an entre vos revenus et l'impôt correspondant ! A partir de 2019, vous paierez l'impôt sur vos revenus de l'année. Attention, vous devrez toujours déclarer vos revenus et l'impôt sera calculé de la même manière. En revanche, son montant s'adaptera, sans attendre, à votre situation (revenus, mariage, naissance, ...) Dès cette année, en déclarant vos revenus en ligne, vous pourrez connaître immédiatement le taux de prélèvement à la source qui vous sera appliqué au 1er janvier 2019 et accéder à un service en ligne conçu spécialement pour vous permettre de gérer votre prélèvement à la source.

Une question ? L'administration fiscale reste votre interlocuteur unique En savoir : 0811 368 368 (Service 0,06€ / min + prix appel) - www.prelevementalasource.gouv.fr

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à la CCI du Doubs - Besançon www.doubs.cci.fr DU 22 AU 31 OCTOBRE En exclusivité dans le département du Doubs Présentation de "La Boutique de demain" (cf. art. p.9)

La déclaration des revenus en ligne devient progressivement obligatoire. Cette année, vous êtes concernés si votre revenu fiscal de référence de 2016, figurant sur l'avis d'impôt reçu à l'été 2017, est supérieur à 15.000€. En 2019 tous les foyers fiscaux seront concernés.

OPEN#BUSINESS : thème : « Dirigeants, face à vos isolements : partagez, échangez, respirez »

RGPD : soyez conforme ! Le nouveau règlement européen sur la protection des données (RGPD) est entré en vigueur le 25 mai 2018. L’adoption de ce texte permet désormais à l'Europe de s'adapter aux nouvelles réalités du

RAPPEL

numérique. La réforme de la protection des données poursuit trois objectifs :

1. Renforcer les droits des personnes, notamment par la création d’un droit à la portabilité des données personnelles et de dispositions propres aux personnes mineures ; 2. Responsabiliser les acteurs traitant des données (responsables de traitement et sous-traitants) ; 3. Crédibiliser la régulation grâce à une coopération renforcée entre les autorités de protection des données, qui pourront notamment adopter des décisions communes lorsque les traitements de données seront transnationaux et des sanctions renforcées. En savoir : https://www.cnil.fr/fr/reglement-europeen-sur-la-protection-des-donnees-ce-quichange-pour-les-professionnels

HORRAIRES D'ÉTÉ À LA CCI DU DOUBS DU LUNDI 9 JUILLET AU VENDREDI 24 AOÛT 2018 Besançon : L’accueil sera ouvert du lundi au jeudi de 8h30 à 12h et de 14h à 17h30, le vendredi de 8h30 à 12h et de 14h à 17h. Montbéliard : tous les jours de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h Pontarlier : tous les jours de 8h30 à 12h et 13h30 à 17h E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 74 | JUILLE T-AOÛ T-SEPT EMBRE 2018


EUROPE Rubrique réalisée en collaboration avec la CCIR Franche-Comté service Europe Entreprise Europe Network

Les brèves de l'Europe Budget de l’Europe 2021-2027 : quelles priorités ? Les actions de l’Europe s’organisent dans un cadre pluriannuel. La prochaine génération de programmes européens couvrira donc la période 2021-2027. La Commission européenne a dévoilé une première ébauche du cadre financier pluriannuel : elle prévoit de baisser les dotations consacrées à la politique de cohésion (fonds structurels) ainsi qu’à la PAC pour pouvoir financer de nouvelles priorités (l’Europe de la défense, la lutte contre la cybercriminalité, la gestion des flux migratoires…) mais aussi pour accorder plus de moyens à la politique de recherche et d’innovation ou encore aux programmes en faveur de la mobilité des jeunes (ERASMUS)

Programmes 2021-2027 : propositions dévoilées Parallèlement au cadre financier pluriannuel (budget 2021-2027), la commission européenne prépare actuellement la prochaine génération de politiques et programmes pour la période 20212027. Elle vient de publier plusieurs propositions de règlements dévoilant le contenu des programmes qui pourraient remplacer les actuels programmes H2020, COSME, LIFE,…ainsi que les projets de règlements pour les futurs fonds structurels. Les négociations vont désormais s’engager pour arrêter le contenu et les modalités de mise en œuvre de ces différents programmes.

Quelle Europe voulons-nous ? S’il est indéniable que l’Europe s’est progressivement éloignée des peuples, il s’agit aujourd’hui collectivement d’essayer de redessiner l’Europe que nous voulons et de se réapproprier la question européenne. Le cycle de consultations citoyennes sur l’Europe initié par la France a été repris dans tous les pays européens. Il a pour finalité de redonner la parole aux citoyens sur l’Europe. Les CCI apportent leur contribution à cet exercice de démocratie participative en invitant les entreprises, les jeunes… à s’exprimer. Pour retrouver l’agenda de toutes les débats sur l’Europe : https://www.touteleurope.eu/consultations-citoyennes.html

Accord sur le détachement des travailleurs en Europe Après d’âpres négociations la révision de la directive sur le détachement des travailleurs est sur le point d’aboutir. Les États se sont en effet accordés et le nouveau texte à venir devrait favoriser à la fois une concurrence plus loyale et réserver un meilleur sort aux travailleurs détachés. Ces derniers devront en effet être payés aux mêmes conditions que les salariés du pays d’accueil y compris lorsque le détachement est le fait d’agences de travail temporaire.

Étiquetage des aliments et indication de l’origine En complément du règlement INCO 1169/2011 qui régit l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires, un règlement du 28 mai 2018 est venu préciser les règles qu’il faudra suivre à partir d’avril 2020 lorsque l’ingrédient primaire d’une denrée n’a pas la même origine que celle indiquée pour la denrée elle-même. Pour en savoir plus : https://eur-lex. europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32018R0775

Action de l’Europe en faveur de l’apprentissage L’apprentissage fait l’objet de toutes les attentions. Le gouvernement français souhaite le remettre à l’honneur et en valeur. L’Europe s’y intéresse également et a publié en mars 2018 une recommandation intitulée « cadre européen pour un apprentissage efficace et de qualité ». De son côté le sénateur Jean Arthuis a remis en janvier 2018 à la ministre du travail un rapport visant à booster la mobilité européenne des apprentis déjà entamée dans le programme « Erasmus + » puisqu’un volet « ERASMUS pro » est actuellement expérimenté. Il apparaît clairement que les possibilités de se former et d’acquérir une expérience dans un autre pays européen pour les apprentis deviendront de plus en plus nombreuses En savoir

  : Jean Michel CHAUVIN - jm.chauvin@bfc.cci.fr - 03 81 47 42 13

Si vous ne pouvez participer aux réunions organisées par les CCI ou d’autres organisateurs une contribution en ligne est possible sur : https://ec.europa.eu/ commission/consultation-future-europe_fr

Pour toute recherche de partenariats européens, merci de prendre contact avec : Martine CHARVET, CCI BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ - ENTERPRISE EUROPE NETWORK Tel : 00 33 (0)3 81 47 42 12 - Mail : m.charvet@bourgognefranchecomte.cci.fr 

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vu lu LIVRE

Un été à la grecque Un été à la grecque : Sylvain Tesson, cette fois, ne prend pas prétexte de ses étonnants périples mais raconte le plus célèbre des voyageurs en décryptant le portrait qu'en fait Homère, celui d'Ulysse. On connaît l'histoire : la guerre et la fureur règnent partout dans « l'Iliade », « l'Odyssée » raconte, elle, le voyage d'Ulysse pour regagner sa patrie : Ithaque, quand il fut lassé du sang versé. Le parcours durera vingt ans et le verra faire escale sur de nombreux rivages de la Méditerranées où il affrontera tentations et dangers. Chez Circé la magicienne, amante fatale qui change les hommes en bêtes. Face au Cyclope, monstre réputé invincible. Que dire des Sirènes : « elles tiennent les hommes à l'œil, connaissent la biographie de chacun, elles rôdent, incarnation avant la lettre de« Big Brother », préfiguration de ce cauchemar dans lequel nous barbotons : le Big Data de nos vies. » Nous y voilà, chaque péripétie Homérique est prétexte à tirer leçon, comparer à l'image de l'homme actuel : « Homère nourrissait la préscience de ce qu'il adviendrait au XXlème siècle grâce aux GAFA ». Les vers homériques nous décrivent le sort du héros. Ulysse atteindra Ithaque, ne sachant quelle fut la vie de Pénélope, son épouse, et découvrira ce que fut sa vertu. Il faut dire qu'il a été constamment sous la protection d'Athéna déesse qui allie la toute-puissance à la sagesse. Alternant les vers de l'Odyssée et le discours qu'ils lui inspirent, l'auteur dont la notoriété s'accroît à chaque publication illustre le fait que la barbarie n'a pas disparu, bien que les terribles dieux de l'Olympe aient cédé la place aux religions monothéistes, et après vingt-cinq siècles. Il le fait avec un texte toujours plaisant qui constitue une excellente réflexion estivale.

EXPO

Guerre aux démolisseurs ! Victor Hugo et la défense du patrimoine « Guerre aux démolisseurs ! », écrivit Victor Hugo en 1832, pour « arrêter le marteau qui mutilait la face du pays » en détruisant les édifices historiques. Aujourd’hui, une exposition rend hommage à ce pamphlet dans lequel l’écrivain exigeait le vote d’une loi pour la protection de notre patrimoine architectural. Une vision contemporaine sur le patrimoine sera présentée parallèlement à la Maison Victor Hugo sur la même période.

TEMPS MAISON VICTOR HUGO

GUERRE AUX DÉMOLISSEURS ! VICTOR HUGO

PROGRAMMATION CULTURELLE

Besançon, Musée du Temps et Maison Victor Hugo, du 16 juin 2018 au 17 janvier 2019 www.mdt.besancon.fr

Les horlogers du Val de Morteau 1700/2000 Pour la première fois, une grande exposition rend hommage aux horlogers du Val de Morteau, qui, pendant 3 siècles, ont assuré le développement et le bien-être du territoire. Cette première est le fruit d’une collaboration étroite entre la Communauté de communes et un amateur d’horlogerie ancienne, Yves Droz.

Bernard Sertout

Morteau, Château Pertusier, du 30 juin au 30 septembre 2018

Un été avec Homère. Sylvain Tesson Éd. Équateurs www.musee-horlogerie.com/fr

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Le magazine économique de la CCI du Doubs. Ces applications qui réinventent le commerce

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