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LE MAGAZINE ÉCONOMIQUE DE LA CCI DU DOUBS

AVEC TIMEX, SILMACH RÉVOLUTIONNE LE MOTEUR HORLOGER PAGE 12

LA MOBILITÉ POUR TOUS SELON COLIBRIUS PAGE 19

oct. > déc. 2017 L'OPTICIENNE MOBILE ET SOLIDAIRE PAGE 22

INDUSTRIE

ENTREPRISES : MONTREZ-NOUS VOS SAVOIR-FAIRE


MTÉ BOURGOGNE-

FRANCHE-CO

Un réseau et des outils pour réussir votre cession ou reprise d’entreprise

Transentreprise, le dispositif d’accompagnement à la transmission/reprise d’entreprise des Chambres de Commerce et d’Industrie et des Chambres de Métiers et de l’Artisanat. CCI DE FRANCHE-COMTÉ


PAR DOMINIQUE ROY PRÉSIDENT DE LA CCI DU DOUBS

Fait heureux et indéniable, la situation économique s’améliore… enfin ! Tous nos indicateurs, qu’ils soient nationaux ou locaux, sont positivement orientés : les carnets de commandes atteignent des niveaux d’avant crise - particulièrement dans le secteur automobile - et notre dynamisme à l’export est réel. Le secteur intérimaire est de nouveau en pleine croissance et les recrutements traduisent une confiance en l’avenir retrouvée. Bref, l’élan de notre économie est indéniable. Il prouve dans les faits la persévérance des acteurs du monde de l’entreprise et leur formidable capacité d’adaptation. Une seule ombre au tableau vient infléchir ce vent d’optimisme : la difficulté de recruter des compétences adaptées, et ce plus particulièrement dans le domaine de l’industrie. A nous, CCI du Doubs, réseau consulaire, Région, d’expliquer encore et toujours que l’industrie d’aujourd’hui et de demain est un domaine d’excellence. Plus globalement, ce contexte favorable ouvre des perspectives à votre CCI, qui se doit de redéfinir son offre de service au plus près des besoins de l’entreprise. Pourtant, alors que les besoins sont tangibles et urgents et que nos réponses sont immédiates et opérationnelles, l’Etat, pour la seconde fois en quatre ans, s’apprête de nouveau à réduire la ressource fiscale du réseau consulaire, et ce à hauteur de 17 %. En votre nom, j’ai donc engagé une démarche d’explication et de mobilisation auprès de nos parlementaires. Créées et gérées par les entreprises, les CCI ont pour vocation de répondre à vos besoins en temps réel. C’est avec une détermination totale que j’entends me battre à vos côtés pour que notre patrimoine commun, la CCI et ses services, soient en mesure d’accompagner la reprise qui s’annonce.

sommaire

En avant !

Néanmoins il demeure capital d’imaginer l’avenir et de poursuivre nos missions. Ainsi, comme je m’y étais engagé, la mise en place des G.E.T. (Groupe Entreprises et Territoires) se poursuit. Ce dispositif innovant est d’autant mieux accueilli par les élus locaux qu’ils sont eux-mêmes confrontés à de lourdes restrictions. C’est bien collectivement - élus, entreprises et professionnels – que nous pérenniserons la reprise en cours.

page 4 conjoncture Une rentrée pleine d'opportunités page 6 made in Doubs… et alentours. page 9 cci en actions page 12 échos de l'éco. Avec Timex, Silmach révolutionne le moteur horloger. La mobilité pour tous selon Colibrius. L'opticienne mobile et solidaire. page 24 info'pratique. page 26 vu/lu. Journal de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs, 46 av. Villarceau, 25042 Besançon cedex, Tél. 03 81 25 25 25, www.doubs.cci.fr Contact : expression.active@doubs.cci.fr - Directeur de la publication : Dominique Roy, président de la CCI du Doubs - Rédacteur en chef : Elise Corbet - Chef de projet : Emmanuel Mangin - Ont collaboré à ce numéro : Pierre Accard, Monique Clémens, Jean-François Hauser, Photographies : Laurent Cheviet - Nicolas Waltefaugle - Maquette : Magazine - Mise en page : Olivier Rovelas, CCI du Doubs - Dépôt légal : 2 e trimestre 2005. ISSN : 1637-9454.

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conjoncture éco Cette analyse est produite par le Département « études économiques et territoriales » de la CCI du Doubs au 12 septembre 2017.

Une rentrée pleine d’opportunités Le Grand Besançon (CAGB+) : l’activité des entreprises microtechniques et métallurgiques est en hausse • Industrie : les multiples débouchés industriels des entreprises locales permettent d’amortir les crises. En cas de reprise, comme c’est le cas actuellement, elles bénéficient à plein de la croissance des marchés, en particulier dans l’automobile, l’aéronautique et le médical. Un bémol : les difficultés de la filière horlogerie.

1er semestre 2017

2e semestre 2017

• Aménagement : le transfert de la gestion de plus de 40 (!) zones d’activité à l’échelle de l’agglomération se poursuit. Il permettra de dégager des priorités. Dans cet esprit, une première conférence de l’investissement (7 septembre) a permis de mieux prendre en considération les attentes du monde économique en termes de localisation mais aussi en matière fiscale ou de modalités d’accès aux marchés publics locaux.

1er semestre 2017

2e semestre 2017

Haut-Doubs : la filière bois va mieux • Industrie : après des années difficiles, les entreprises du bois connaissent une embellie certaine, portée par une conjoncture favorable. Peut-être l’occasion de s’attaquer aux questions plus structurelles comme l’émiettement des parcelles forestières ou le développement de la deuxième transformation ?

1er semestre 2017

2e semestre 2017

• Commerce : la Haute Foire, 25ème édition, concomitamment à la coulée du Mont d’Or, contribue au rayonnement et à la promotion des savoir-faire du Haut-Doubs mais aussi à son offre commerciale. Une opération qui attire de nombreux visiteurs… et clients suisses. 1er semestre 2017

• Tourisme : le nombre de visiteurs est en hausse sensible, notamment sur la station de Métabief ou le Château de Joux. La plupart sont Français (3/4), souvent de passage. Les comportements évoluent : durée de séjour raccourcie, réservation de dernière minute. L’offre locale s’adapte et multiplie les initiatives. Indispensable.

croissance

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emploi

industrie agro-alimentaire

luxe

automobile

2e semestre 2017

commerce

travaux publics

bâtiment

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L’agglomération de Montbéliard : l’automobile au sommet 1er semestre 2017

• Industrie : l’usine PSA de Sochaux réussit à recruter 1 500 intérimaires pour produire les Peugeot 3008 et Opel Grandland. Objectif : 500.000 véhicules à produire sur Sochaux en 2018, du jamais vu. Autre entreprise en développement : FLEX’N’GATE, équipementier automobile avec 120 embauches en CDI prévues d’ici juin 2018.

2e semestre 2017

• Commerce, Montbéliard : en collaboration avec la CCI, la redynamisation du cœur de ville s’appuiera sur 6 axes : effet vitrine du cœur de ville ; qualité du parcours marchand ; locomotives de fréquentation ; attractivité de l’offre ; conquête de clientèle ; gouvernance. Essentiel.

1er semestre 2017

2e semestre 2017

• Territoire : le FCSM (Football Club de Sochaux Montbéliard) inquiète. Les (grandes) difficultés de l’actionnaire chinois en Chine (perte de capitalisation boursière conséquente) et en France (liquidation de LEDUS France) sont préoccupantes et menacent l’emploi. Audelà, c’est l’image de tout un territoire qui est affectée. 1er semestre 2017

2e semestre 2017

Pays Horloger : baisse du Franc suisse, prudence ?

1er semestre 2017

2e semestre 2017

• Industrie : la sous-traitance en direction de la Suisse est naturellement affectée par la mutation horlogère en cours. Mais les efforts de diversification, en particulier dans la maroquinerie de luxe ou la joaillerie, portent leurs fruits et permettent aux savoir-faire locaux non seulement de perdurer mais de se développer et d’innover. Autant de possibilités offertes à celles des marques horlogères suisses qui sauront tirer leur épingle du jeu. • Commerce : le développement qualitatif de l’offre, facteur d’attractivité, compense la baisse du Franc Suisse qui, pourtant, affecte le pouvoir d’achat des frontaliers et des clients suisses.

LA SUISSE VOISINE EN MUTATION •V  ers un taux de 1,20 CHF pour 1 € ?

Quels effets sur le « tourisme d’achat » ? •H  orlogerie : seul le (très) haut de gamme tire son épingle

du jeu. Une situation variable selon les marques. Les stocks de mouvements atteignent des niveaux record, symptôme d’une filière qui reste en surcapacités.



Ce que l’on peut retenir : beau fixe • Rebond spectaculaire de la production industrielle, tirée par trois secteurs : automobile, chimie, aéronautique. Cerise sur le gâteau, le moral des industriels est au plus haut depuis 2007 (Les Echos, août 2017) • Activité soutenue dans la construction

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... et alentours La Bisontine Blanche de Gangloff C’est à Laurent Fumey que l’on doit la renaissance de la marque. En 2015, ce bisontin, enseignant à l’Université de Lyon, œnologue de formation, décide de renouer les fils d’une histoire interrompue il y a 50 ans. Au XIXe siècle, Besançon pouvait s’enorgueillir d’une brasserie qui employa jusqu’à 250 salariés. Les bières Gangloff, que l’on consommait jusqu’aux terrasses des cafés parisiens, contribuaient à la renommée de la capitale franc-comtoise. L’aventure s’était achevée en 1966, dans le grand mouvement de concentration de l’industrie brassicole. Laurent Fumey reprend la marque, tombée dans le domaine public, et fait l’acquisition de sa première cuve de brassage. S’associant les compétences et l’expérience du brasseur luxembourgeois Jean Bollendorf, il entreprend d’élaborer la première bière Gangloff de nouvelle génération. L’eau provient des sources de Besançon, réputées pour leur pureté. Les malts et houblons sont issus de l’agriculture biologique (les céréales crues sont cultivées dans le HautDoubs). Un an plus tard, la marque Gangloff dévoile au public une gamme de quatre bières blondes au goût subtil de céréales, bien équilibrées en amertume et présentant une belle tenue de mousse. La production est modeste et la distribution est encore locale, mais les amateurs apprécient et la clientèle s’élargit au fil des mois. Et toute première consécration : la Bisontine Blanche de Gangloff, aux notes d’épices et d’orange amère, reçoit la Médaille d’or au Concours International de Lyon (meilleurs vins et spiritueux du monde) lors de son édition 2017. sur www. brasserie-gangloff.fr 6

La révolution AFULudine Dans l’univers du découpage et de l’emboutissage, on a encore un peu de mal à y croire. Depuis les débuts de l’ère industrielle, pour tout le monde, un lubrifiant c’est un fluide gras plus ou moins visqueux. AFULudine trouble donc les esprits. Le lubrifiant mis au point par la start-up bisontine est une solution à base d’eau et d’alcool. Il s’agit de molécules de synthèse qui se fixent sur la surface des métaux et réduisent le coefficient de frottement plus efficacement que la plupart des huiles. Son application est plus facile, et surtout, c’est un produit sans graisse qui épargne les coûteuses phases de nettoyage et de traitement des effluents. Et AFULudine ne présente aucun risque pour l’environnement ni aucune toxicité. Cette invention est en train de révolutionner le marché de la lubrification des métaux. Les auteurs sont trois enseignants chercheurs de l’Université de Franche-Comté : Fabrice Lallemand, spécialiste des traitements de surface, Jean-Marie Melot, spécialiste de synthèse, et Xavier Roizard, expert en mécanique des frottements. Leurs recherches ont été menées en étroite collaboration avec deux laboratoires de l’université, (l’Institut Utinam et l’institut FemtoST), et avec l’appui de partenaires industriels. Le procédé a fait l’objet d’un brevet mondial en 2015. En 2016, la start-up a opéré une première levée de fonds de 400.000 euros auprès d’Invest PME (Siparex). Cette même année, elle était lauréate du concours d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes, et elle recevait le Grand prix du ministère de l’Écologie. En 2017, le prix i-LAB lui a été délivré par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Et l’aventure ne fait que commencer. sur www.afuludine.com E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 7 1 | OC TOBRE-NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2017


Le vert sapin, une vraie bombe C’est en découvrant « La chèvre des Alpes », une mousse parfumée au vin blanc et à la liqueur d’orange, une spécialité de Savoie, que Pierre Guy a eu l’idée de mettre l’un des produits phare de la distillerie familiale en bombe. La société Ibex, qui produit la mousse savoyarde, a accepté le défi et le résultat est surprenant : baptisée « Le vert sapin », la mousse à la liqueur de sapin de la distillerie Guy séduit tout aussi bien les chefs que les clubbers. « Côté cuisine, on peut s’amuser avec cette liqueur, et côté bar, en shooter ou en cocktail, elle plaît beaucoup, notamment au Japon. Mais avec ses 40 degrés, elle peut effrayer un peu. La mousse n’affiche que 15 degrés d’alcool et niveau goût, elle a la qualité de la liqueur avec ses bourgeons que l’on récolte en juin », explique le représentant de la cinquième génération des Guy.

Ancrée dans la tradition, avec la récolte à la main, les secrets de fabrication transmis oralement, de père en fils, et la culture de l’absinthe – dont François Guy, son père, fut l’artisan du renouveau, au début des années 2000 – par des paysans locaux, la distillerie Guy fait un clin d’œil à la modernité. Et ça marche ! En moins de deux mois, le produit a été deux fois en rupture de stock, et les cuisiniers pros et amateurs s’amusent à la décliner. La production restera toutefois modeste, fabrication artisanale oblige. La distillerie familiale de Pontarlier, qui emploie 13 salariés, réalise les trois quarts de son chiffre d’affaires avec le Pontarlier-Anis, son apéritif anisé qui séduit de plus en plus de Français, d’Européens et même de Canadiens. sur www.pontarlier-anis.com

Sporthopeo, un instrument de liberté Le handicap ne doit plus être un obstacle à la pratique du sport. Ce souhait légitime est source d’une grande créativité dans le domaine des appareils prothétiques. À Montbéliard, la jeune société Sporthopeo a ainsi développé un ingénieux produit qui facilite la pratique du vélo à toute personne dotée de prothèses des membres inférieurs. L’idée a germé dans l’esprit de Yannick Adam en 2009. Il est alors rééducateur dans un centre de réadaptation. Son premier prototype restera sans suite. En 2015, il accueille en stage Julien Tripard qui prépare son Master STAPS (sciences et techniques du sport). L’étudiant et son maître de stage décident de reprendre le projet. Le tandem intègre l’Incubateur de Numérica à Montbéliard et se met au travail avec le concours d’un élève ingénieur de l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard. Le système est amélioré au fil des tests. Il se compose de deux modules. L’un contient un aimant et se fixe sur la pédale. L’autre est composé d’une fine plaque métallique qu’une sangle fixe à la semelle de la chaussure. Le calage est ferme et instantané, et le pied se dégage par un simple glissement latéral. Fin 2016, la start-up lance un appel à financement participatif. Elle reçoit également la bourse French Tech de BPI France, pour un montant de 20.000 euros. Les statuts sont déposés en janvier 2017. Son dirigeant, Julien Tripard, signe les accords de partenariat avec les fabricants (tous francs-comtois). Sporthopeo envisage une commercialisation auprès des grossistes (matériel orthopédique et équipements sportifs). En cet automne 2017, elle participe à son premier salon professionnel, Rééduca, à Paris. sur www.sporthopeo.fr 

L’horloge poétique de Prêtre et Fils Réalisée par l’entreprise Prêtre et Fils de Mamirolle (25), cette drôle de création est une horloge installée dans la cour du tout nouveau groupe scolaire du Rouet, à Marseille. S’appelant Les Couleurs du Temps, elle indique l’heure d’une façon originale qui stimule la réflexion des enfants. Jouant avec le soleil, elle donne à voir, sur le sol, le reflet perpétuellement changeant de ses trois disques colorés qui tournent au rythme des heures, des minutes et des secondes. Cette œuvre poétique est une création de l’artiste Gilles Desplanques. Dirigée par Nicolas Prêtre, la PME - spécialisée depuis sept générations dans l’horlogerie monumentale - possède depuis 2014 le prestigieux label Entreprise du Patrimoine Vivant, distinction acquise pour son savoir-faire exemplaire dans la restauration d’horloges d’édifice. sur www. pretre-et-fils.fr

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Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs 46 avenue Villarceau - Besançon Horaires d’ouverture : • le vendredi > 8h30–12h15 / 13h30-17h00

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FAIRE AVANCER TOUTES LES ENVIES D’ENTREPRENDRE

Création & conception : Communication CCI du Doubs - septembre 2017 - © photos Laurent Cheviet

• du lundi au jeudi > 8h30-12h15 / 13h30-18h00


cci en actions La CCI du Doubs, partenaire clé du Trophée des entreprises de FrancheComté Depuis 2013, le cabinet ORCOM fédère les acteurs du développement économique régional pour organiser le Trophée des Entreprises de Franche-Comté. La CCI du Doubs, avec l’appui de la CCI régionale, en est, dès l’origine, l’un des partenaires essentiels. Fort du succès d’un format de plus en plus reconnu par les entreprises et leur environnement, cet événement désormais majeur se renouvelle cette année pour une 5ème édition. Neuf lauréats ont été distingués dans huit catégories différentes, ainsi qu'un trophée spécial du jury* : AFUludine (Besançon) ; Les Bateaux du Lac Saint-Point (Malbuisson) ; Le Golf des Étraches (Pontarlier) ; JTD (Perrigny - 39 ; Mabi SARL (Botans - 90) ; Mag Lunch (Montlebon) ; Mécadécoupe (Chemaudin) ; No’Madd (Sermange – 39)* et

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La CCI et la Saline Royale font équipe Devenir mécène de votre patrimoine, c'était le thème de la soirée organisée le 20 juillet à la Saline royale d'Arc-et-Senans par la CCI du Doubs et la Saline. Une convention de partenariat a été signée avant de laisser place à la Soirée d'ouverture - Lux Salina#2. Il s’agit pour la CCI d’apporter un appui à la Saline Royale d’Arc et Senans en l’accompagnant dans son rapprochement avec le monde économique local.

Un partenariat CCI du Doubs et EDF pour développer l’activité hydraulique des entreprises locales Dominique Roy, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs et Pascale Lyaudet - Sarron, directrice de l’Agence EDF « Une rivière, un territoire », massif du Jura, ont signé une convention de partenariat le 25 août 2017 à l’usine de la Pretière de l’Isle sur le Doubs. Il s’agit pour les deux organisations de contribuer au développement économique local.

SARL Ideabois (Les Auxons).

Neuf lauréats comme autant de témoins de la richesse et du dynamisme du tissu productif franc-comtois. La cérémonie de remise des Trophées s’est déroulée le mercredi 27 septembre 2017, à 17h, dans l’enceinte de Micropolis, à Besançon.

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3 axes ont été identifiés pour un plan d’action d’une durée d’un an : > Aider les entreprises du Doubs à accéder aux marchés de la production hydraulique. > Permettre un financement EDF pour les entreprises ayant des projets innovants dans le domaine de l’eau, de l’énergie et de l’environnement. > Informer, lors d’événements organisés par la CCI du Doubs, les entreprises locales des opportunités d’affaires avec EDF. Le 06 décembre 2017, à l’Unité de Montbéliard de la CCI , une convention d‘affaires sera organisée pour permettre aux PME et TPE locales de mieux connaître les besoins en sous-traitance d’EDF et de pouvoir ainsi proposer leurs prestations.

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cci en actions INTERVIEW OLIVIER RAZEMON JOURNALISTE

"" Ce qui est en jeu, c’est la survie de la ville "" Le journaliste s’est penché sur la question de la dévitalisation des centres villes. Il en a tiré un livre qui vient d’être réédité. Pour lui, la problématique dépasse la question des commerces vides. Auteur de « Comment la France a tué ses villes » (éditions Rue de l’Echiquier, 2016), Olivier Razemon sera l’invité des « Rendez-vous de l’économie », le 26 octobre à Besançon au Petit Kursaal. Expression Active Comment s’est manifesté votre intérêt pour la problématique de la dévitalisation des centres villes ? O.R Les villes de France traversent une crise grave, les villes moyennes en particulier, et cela se matérialise par ce qui est le plus visible : des commerces vides. Mais la question est plus large que cela, il s’agit en fait de problèmes de revenus, de transport, d’habitants qui s’en vont. J’ai d’abord pensé que c’était une problématique locale, mais je me suis aperçu que le phénomène était évoqué soit seulement sous l’angle du commerce, soit comme un argument dont s’emparaient les candidats du Front national, au moment des municipales de 2014. Un argument évoqué pour des villes prêtes à basculer à l’extrême-droite. En réalité, c’est beaucoup plus complexe que ça, mais le phénomène ne concerne pas les grandes villes et n’est donc pas connu des décideurs. Il y a une incrédulité, une confusion avec les problèmes de ruralité. C’est pour ces raisons que j’ai voulu écrire ce livre.

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EA Comment avez-vous travaillé à ce diagnostic ?

O.R J’ai passé du temps dans les villes et j’ai observé. J’ai regardé les statistiques dont on disposait : elles dépassaient de loin la situation du commerce, mais il y avait assez peu de travaux universitaires sur cette problématique. Il est question d’urbanisme, de géographie, de commerce, c’est assez pluridisciplinaire et un peu casse-gueule… Mon livre est un livre de journaliste, j’en assume la méthode, empirique plutôt qu’universitaire. Pendant deux ans et demi, j’ai essayé de raconter ce que je voyais sur le terrain national. J’ai rencontré des élus, des spécialistes du transport, du commerce, des consultants, des associations de commerçants, des commissions d’aménagement commercial. Dans mon livre, je commence par le constat. Puis j’explique que c’est plus compliqué qu’il n’y paraît, et que le phénomène s’aggrave, que c’est l’affaire des métropoles. Je parle beaucoup de déplacement et de stationnement et je creuse ces questions. Remettre la voiture en ville, c’est asphyxier les centres villes. Le dernier chapitre

raconte les stratégies de certaines villes et comment de petites choses peuvent aller dans le bon sens. Et dans l’actualisation du livre, qui vient de paraître, j’ajoute deux éléments : la récente séquence électorale et comment le sujet y a été abordé ; et des recommandations d’actions à mettre en place, des idées repérées dans mon tour de France permanent.

EA Dans quelle mesure pensez-vous que Besançon soit concernée par ces problématiques ?

O.R Les villes concernées sont celles dont la densité n’est pas assez forte pour résister. Celles qui continuent à éclater à cause des zones commerciales mais pas seulement : les hôpitaux, les services publics… tout se fait en dehors de la ville d’origine, où il est plus simple de se déplacer en voiture. Le moteur individuel permet d’aller plus loin. Dans les grandes villes, la capacité de résistance est plus forte, on va moins loin. Le 26 octobre, je ferai l’analyse de la situation bisontine.

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cci en actions EA La sensibilisation est-elle urgente ? Le tableau est-il si noir ?

O.R Je pense que la sensibilisation doit concerner tout le monde. Les intercos, les villes, l’État, les hôpitaux… mais aussi les citoyens en colère contre les centres commerciaux, les acteurs culturels, les associations, les artistes... Je crois plus à la politique qu’à la loi. Si les acteurs politiques et locaux ne sont pas eux-mêmes conscients de l’intérêt d’agir, ils n’auront pas la capacité de répondre aux lobbys. Ce qui est en jeu, c’est vraiment la survie de la ville, l’endroit où on se croise, un endroit qui a une histoire, ici une boucle du Doubs. Un endroit où on sait pourquoi on est là. Si on oublie la ville, je crois qu’il y a un problème pour toute la société, cela va au-delà du sort des seuls commerces. Nous sommes en train de payer le prix de l’étalement urbain, qui était la pente la plus douce. On réfléchit parfois en termes stupides, uniquement en temps de transport, à l’exemple des gares TGV à l’extérieur des villes. Ce type de décision a des conséquences énormes : on éloigne un service public important, le personnel, les usagers, les services qui l’accompagnent. Mais le tableau n’est pas si noir. A Besançon, je vais récapituler tous les éléments positifs que j’ai recensés en France.

Tourismeeting Lundi 2 octobre 2017, plus de 90 participants étaient réunis à la Saline royale d'Arc-et-Senans pour le Tourismeeting : une rencontre entre des comités d'entreprises et des prestataires touristiques de la région Franche-Comté. Un événement inédit porté par la CCI du Doubs en partenariat avec la Saline royale d'Arc-et-Senans dans le cadre d’une convention de partenariat initiée en début d’année. Au programme : des rendez-vous d’affaires sur mesure, un déjeuner convivial, un temps d'échanges libre et une visite guidée de la Saline.

ses Le Club des Entrepri té

Pays de Montbéliard

& Nord Franche-Com

Dans le cadre d'une soirée organisée par le club de chefs d'entreprise Appel d'aire de la CCI du Doubs le 26 septembre, les adhérents ont eu le plaisir de découvrir l'histoire et l'atelier de la Maison VERGNE, à Montbéliard. > Au programme : démonstration, cocktail et dégustation de chocolats !

Françoise Sanchez, une nouvelle directrice pour IMEA Françoise Sanchez est la nouvelle directrice d’Imea, l’école de Commerce des CCI du Doubs et de Haute-Saône depuis le 16 août dernier. Après 10 ans d’activité comme consultante en entreprise (en communication, accompagnement des personnes, des équipes et des organisations), elle a décidé de tenter un nouveau challenge. « Mes objectifs à court et moyen terme sont de renforcer davantage le lien entre l’école et les entreprises et d’engager une réflexion sur des méthodes pédagogiques innovantes et le développement de nouvelles formations Bac+ » Pour l’heure, la rentrée d’Iméa s’annonce déjà bien avec 180 étudiants déjà inscrits dans les programmes Negoventis bac + 2 et bac + 3 en commerce et distribution. 

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INDUSTRIE

Patrice Minotti (à droite) : « Je veux participer à la revitalisation de Besançon, dans un domaine historique, celui de l’horlogerie, mais avec un changement de paradigme »

Avec Timex, Silmach révolutionne le moteur horloger innovation Spécialisé dans la motorisation des systèmes nomades, l’entreprise bisontine s’est associée au groupe horloger américain Timex pour industrialiser, à Besançon, un moteur horloger de nouvelle génération. Une innovation mondiale.

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a coentreprise créée à Besançon par Silmach et Timex avait été annoncée en juin, à Paris. Depuis, la pépite bisontine spécialisée dans les Mems (« micro-electromechanical systems  », des dispositifs micromécaniques hybrides à base de silicium) et le groupe horloger américain travaillent ensemble au plan d’investissement qui permettra d’ici quelques mois de lancer la production des nouveaux moteurs horlogers dans les locaux de Fralsen-Timex, où sera positionné ce joint-venture (JV). La filiale bisontine de l’horloger américain, qui emploie 85 personnes, fournit tous les composants de mouvements quartz du groupe américain et développe ici une partie des innovations du groupe. Chercheur au CNRS, spécialiste des Mems et fondateur de Silmach, en

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2003, Patrice Minotti veut contribuer avec ce partenariat à la création d’emplois locaux. Le chiffre de 100 à 200 est évoqué, à terme. « Je veux participer à la revitalisation de Besançon, dans un domaine historique, celui de l’horlogerie, mais avec un changement de paradigme », expliquet-il. Le PDG de Timex, Tobias ReissSchmidt, se félicite lui aussi. «  Grâce à Silmach, pionnier et leader dans le domaine des Mems, en partenariat avec nos ingénieurs horlogers, nous créons une fois de plus une première dans le secteur horloger. Ensemble, nous sommes engagés à transformer l’industrie », assure-t-il. Le JV a été baptisé TIMach, et fabriquera un moteur de montre révolutionnaire, né de la technologie de rupture de Silmach qui va ainsi

concrétiser son projet de diffuser sa technologie dans l’industrie. L’entreprise, qui emploie 22 personnes, travaillait jusque-là en toute discrétion pour la DGA, son client historique – pour laquelle elle développe des micro-drones libellules –, mais aussi pour le CEA, des donneurs d’ordre aéronautiques pour son activité dans les capteurs, les agences de défense allemande et suisse… Plus petit, plus compact, moins énergivore et offrant davantage de fonctionnalités que le moteur Lavet qui équipe les montres à quartz depuis leur apparition, le nouveau moteur est parfaitement adapté aux montres connectées. Baptisé PowerMems, il équipera d’abord les montres Timex. Mais les deux partenaires espèrent bien, ensuite, intéresser d’autres acteurs de l’horlogerie. Et pourquoi pas d’autres secteurs industriels… www.silmach.com

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INDUSTRIE

La trajectoire exemplaire de Mécanique Baumoise de Précision (MBP) stratégie Lorsqu’il créé son entreprise en 1991, Bernard Cour possède déjà une solide expérience en usinage sur machines à commandes numériques. Les débuts sont modestes. Son premier local lui est prêté par la ville de Baume-les-Dames. Il crée 4 emplois la première année.

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ingt-six ans plus tard, MBP réalise un chiffre d’affaires de aurait pu être une période morose fut chez nous une phase de renouveau. 15 millions d’euros pour un effectif de 145 salariés. Son taux de Cet état d’esprit a dynamisé la reprise ». La croissance se poursuit et croissance a connu une progression continue, une belle diagonale MBP développe sa présence sur de nouveaux marchés, dans les secteurs seulement marquée d’une encoche sur les années 2009 et 2010, au de la défense et de l’énergie. «  Notre objectif est de passer de 15 à plus fort de la crise. Ses ateliers s’étendent sur 6.500 m2 et son parc 19 millions d'euros de chiffre d’affaires d’ici 2019 ». Sur une vidéo de machine intègre le meilleur de la technologie dans toutes les formes présentation de l’entreprise, on remarque la présence féminine dans d’usinage. L’entreprise est référencée auprès des donneurs d’ordres les les ateliers, aux commandes des machines. C’est une autre volonté plus exigeants, principalement dans les secteurs du matériel agricole, du ferroviaire, de la construction et du transport de fluides. Une diversification réfléchie et maîtrisée. La clientèle est nationale à 80 % mais la part de l’export augmente année après année (Italie, Belgique, Allemagne…). Cette trajectoire exemplaire ne doit rien au hasard. Bernard Cour a su très tôt s’écarter des grandes séries à faible valeur ajoutée pour lesquelles la concurrence étrangère devenait irrésistible. Pour durer, il fallait hausser les compétences et développer les services. Dès lors, le dirigeant a pratiqué une politique d’investissement sans faille. « Nous avons toujours adopté les équipements de dernière génération », souligne Bernard Cour. «  Cette année encore, après avoir agrandi nos ateliers, nous implantons 3 machines (centres d’usinage 5 axes de grandes capacités). Mais cette technologie n’est Bernard Cour : « Notre objectif est de passer de 15 à 19 millions € de chiffre d’affaires d’ici 2019. » rien sans les hommes. Nous produisons des pièces de haute précision et des assemblages complexes, et très souvent les demandes qui nous sont affirmée du dirigeant. « Dans un monde industriel qui exige rigueur et faites représentent de véritables défis. J’ai donc besoin d’équipes méticulosité, c’est un choix qui s’impose naturellement. À mes yeux, il expertes, au meilleur niveau, dans tous les secteurs de l’entreprise. Lors n’y a pas de modernité sans cette mixité ». de la crise de 2008, j’ai mis à profit la baisse de charge pour lancer un large programme de formation, pendant deux années. De ce fait, ce qui www.mbp-usinage.fr



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INDUSTRIE

Avec la HD4, Reparalux affirme sa marque horlogère Julien Humbert-Droz, son grand-père et son père

nouveauté En juin 2016, l’atelier de réparation de montres de luxe avait lancé sa propre marque horlogère, Humbert-Droz. De belles automatiques équipées de mouvements anciens sortis de ses stocks. Les amateurs en redemandent.

Q

uinze mois après le lancement de son premier modèle, la montre HD1, qui avait dû être réédité rapidement, et après les succès des modèles HD2 et HD3, l’atelier bisontin de réparation et service aprèsvente de montres de luxe persiste et signe. Sa marque propre, Humbert-Droz, du nom de la famille fondatrice de cette discrète entreprise travaillant pour la plupart des grandes maisons de la place Vendôme, semble avoir trouvé son public : des amateurs de belles mécaniques et de mouvements anciens, iconiques pour certains, mais à prix abordables. C’est la cible visée par Julien Humbert-Droz, le représentant de la cinquième génération, qui a lancé l’initiative. Diplômé des métiers d’art et travaillant depuis dix ans dans l’entreprise – il n’avait alors que quinze ans et, à quatorze ans, fut le plus jeune horloger de France – il a 14

convaincu son père, Frédéric, qui gère l’entreprise, et son grand-père, Jean, toujours à l’atelier, de sortir la discrète société de l’anonymat. Pour la distribution - Réparalux n’ayant pas les moyens de s’offrir de coûteuses campagnes de communication - un site de vente en ligne a été créé, relayé par une page Facebook, où les amateurs attendent les nouveaux modèles avec impatience… « Quelques jours avant le lancement de la HD4, début septembre, elle faisait déjà le buzz », raconte-t-il. En cette rentrée de septembre, à la veille de l’ouverture de la vente, plus de 500 montres Humbert-Droz avaient déjà été vendues. Le modèle HD1 avait été réédité en une version quartz, mais dans sa première version, il était équipé d’un mouvement ETA 28-34 sorti du stock de l’atelier. Car c’est là le trésor de Réparalux : en 60 ans d’activité, cette entreprise a accumulé un petit trésor. Pour le reste, c’est Julien Humbert-Droz qui imagine la montre, en

collaboration avec un fournisseur de boîtiers de Hong-Kong, qui les réalise. Le reconditionnement du mouvement et l’assemblage sont réalisés à l’atelier, à Besançon, qui emploie 15 horlogers. Le modèle HD2, lui, était équipé d’un mouvement suisse à quartz, le ETA 955-112, et décliné en une version femme. Pour la HD3, c’est un mouvement France Ebauches FE 5611, une rareté, qui avait été choisi. « Pour la HD4, l’histoire est un peu la même », explique Julien Humbert-Droz. « Cela fait longtemps que j’entendais parler de ce mouvement allemand à quatre disques, que mon grand-père gardait précieusement au coffre et qui a la particularité d’offrir un affichage digital. Il nécessitait un calage de grande précision, et sans plan il a fallu cogiter. Nous avons travaillé un an et demi sur ce modèle mais ce fut une belle aventure. » Frédéric Humbert-Droz, son père, a travaillé sur le dessin et la mécanique du bracelet avec la manufacture Jean Rousseau, dans le Grand Besançon. Le logo est gravé sur le cuir du bracelet à boucle déployante, les amateurs apprécieront. « On a encore des trésors dans les tiroirs et déjà quatre ou cinq projets en route », ajoute le jeune horloger qui n’avait pas imaginé un tel succès. S’il se confirme, il pourrait bien justifier le recrutement d’un nouvel horloger. www.reparalux.com


INDUSTRIE

“L’horloger” de l’objet design séduit le Louvre, le MoMA, l’émir du Qatar… inspiration À Morteau, l’entreprise “Tout simplement” dirigée par le designer Philippe Ferreux alimente les boutiques des plus grands musées au monde. Faits main, les marque-pages, magnets ou cartes de vœux… reflètent la rigueur du Haut-Doubs.

D

e la fenêtre de son bureau, à Morteau, Philippe Ferreux entrevoit au loin un troupeau de montbéliardes pâturant dans l’herbe verte. C’est ici, au cœur du berceau de l’horlogerie, que le designer a installé en 1996 sa société de création d’objets de décoration. Ici qu’il puise son inspiration et trouve les compétences. Formé à l’école du bois de Mouchard, il a créé par exemple la Tour Eiffel en modèle réduit sur de l’inox, la porte du château de Versailles, la pyramide du Louvre… Il a également inventé le crayon de papier renfermant un aimant qui peut s’accrocher sur les surfaces métalliques ou des packagings pour des marques, des présentoirs. Les réalisations, fines et raffinées, sont vendues dans les boutiques officielles des musées entre 8 et 20 euros, voire davantage. “L’an dernier, suite aux attentats, nous avons connu une forte baisse d’activité. Aujourd’hui, ça repart. Depuis un an, nous travaillons avec la Tour Eiffel. Nous déclinons l’édifice en marque-pages, porte-photos. Nous travaillons aussi avec le MoMA. (musée d’art moderne de New-York), le musée Van Gogh (Amsterdam), l’Atomium (Bruxelles), le musée Rodin (Paris), Versailles…” témoigne Philippe Ferreux. Ce marché, il l’a conquis grâce à sa notoriété. Le ministère de la Culture lui a rendu service en demandant aux sites français des produits “Made in France” et non “Made in China”. “Tout simplement” – qui n’a pas de boutique de vente – remplit son carnet de commandes lors de salons spécialisés et sur Internet. “La force de Philippe, c’est d’avoir un carnet d’adresses large pour trouver toutes les compétences et sous-traitants nécessaires” témoigne Agnès, son épouse, qui gère la partie administrative. Les rubans des marquepages sont par exemple noués par les travailleurs en situation de handicap de l’E.S.A.T. de Maîche. Des entreprises ou particuliers sont aussi clients de “Tout simplement”.



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En début d’année il a ainsi réalisé de magnifiques cartons d’invitations expédiés dans le monde entier, pour un prince Qatari qui inaugurait une exposition de bijoux au Grand Palais à Paris. Le Ritz à Paris et le groupe Edmond de Rothschild en ont fait de même. Le savoir-faire mortuacien s’exporte ! www.design-objet.fr

Les réalisations fines et raffinées sont vendues dans les boutiques officielles des musées […]

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TERRITOIRE

La friche de la Rhodia, renaissance L’usine Rhodiacéta a fermé ses portes en 1982 mais c’est en 2015 seulement que la ville

© photo : N.Waltefaugle

de Besançon a pu acquérir les terrains, suite à d’âpres péripéties juridiques. Les travaux de conversion du site vont pouvoir commencer. Un nouveau parc urbain va naître sur la boucle du Doubs.

L

s’est constamment affirmée : préserver une part du récit historique, bâtir l’avenir en se souvenant du passé. Car l’histoire de la Rhodia est emblématique d’une époque, celle de la fin des «  Trente Glorieuses  » dans une région industrielle bousculée par la mondialisation.

L’industrialisation du procédé vaudra fortune et célébrité à son inventeur. En 1892, il fonde la Société de la Soie Chardonnet qui sera rachetée en 1952 par Rhodiacéta, une société du groupe Rhône-Poulenc qui spécialise l’usine bisontine dans la fabrication des fils Nylon et Tergal.

Présente dès le XIXème siècle L’histoire commence avec un personnage, le comte Hilaire de Chardonnet, né à Besançon en 1839. Chargé d’une étude sur la maladie du ver à soie, il parvient à reproduire en laboratoire ce petit miracle de la nature : le fil de soie. Une soie artificielle qui se révèle aussi fine, légère et brillante que la soie naturelle.

La Rhodia, comme on l’appelle familièrement, est une belle et grande usine qui incarne la modernité. Le bourdonnement incessant de milliers de bobines de fil emplit ses immenses ateliers. On est fier de travailler dans cette entreprise qui pratique des salaires plus élevés que ceux de l’horlogerie. Les équipes tournent en quatre/huit. Au milieu des années 60, la Rhodia compte 3.800 salariés. Mais la France n’est pas la seule à produire ces fibres textiles à la mode. Le marché se mondialise. L’employeur réduit les effectifs, durcit les conditions de travail. C’est le début du chômage technique. Les ouvriers

www.carnetdevoyage.eu

a collectivité n’a pas attendu ce titre de propriété pour réfléchir à l’avenir de ce site qui jouit d’une position exceptionnelle, au pied de la Citadelle, à deux pas du centre ville. Les services de l’urbanisme ont commencé à plancher sur sa reconversion dès les années quatre-vingts. Faute de faisabilité immédiate, le projet a eu le temps de mûrir. La réflexion a évolué mais dans tous ces scénarios envisagés, une volonté

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TERRITOIRE

une page va enfin se tourner…



C’est sur cette emprise de 5 hectares que les bisontins vont voir naître le parc urbain dessiné par Patrick Duguet, géographe urbaniste lauréat

du concours de projets organisé par la Ville de Besançon. Ce nouveau quartier fera la part belle aux espaces verts et rendra la rivière aux habitants. Tout le bâti se déploiera « en peigne  », depuis la rue, laissant de larges perspectives et des cheminements piétons le long du Doubs. De larges espaces de loisirs urbains permettront d’accueillir des événements culturels, sportifs ou populaires. La culture sera également présente à travers la « fabrique artistique  », qui hébergera des structures associatives dans un bâtiment réhabilité. À terme, un quartier résidentiel de « haute qualité environnementale » verra le jour. Les espaces publics seront livrés en 2019. De la vieille usine il ne restera donc que quelques vestiges habillés de neuf. Pour les Bisontins qui veulent se souvenir de la Rhodia, de son histoire industrielle et post-industrielle, il existe un captivant documentaire de 52 minutes, intitulé « Tant que les murs tiennent  », réalisé par Marc Perroud. On peut en voir la bande annonce et commander le DVD sur le site de la maison de production  : www.vie-des-hauts-production.com © photo : N.Waltefaugle

Quelques saisons plus tard, la végétation commence à fissurer le béton. La nuit, les riverains aperçoivent des lueurs de lampes torches derrière les vitres brisées. Des silhouettes fantomatiques apparaissent parfois sur les toits. Chaque matin révèle de nouveaux tags sur les façades. La vieille usine fascine les grapheurs. Tout est impressionnant ici, même le silence. Le plus grand atelier du site, « La Cathédrale  », pourrait contenir un paquebot. Comment un artiste ne serait-il pas fasciné par la brutalité et la poésie de cet univers post-apocalyptique ? En trente-cinq ans, plusieurs générations d’artistes ont exploré cette planète oubliée. Ils ont laissé derrière eux des milliers de graphes, sur les murs, les plafonds, les piliers, dans les caves… Tout cela disparaîtra au milieu des gravats lorsque les engins de démolition entreront en scène. La Ville de Besançon a donc décidé d’inventorier ce patrimoine artistique. Ce travail a été réalisé en 2016 par un photographe et un sociologue. Une grande exposition sera dévoilée en 2019 au moment où le nouveau parc urbain sera ouvert au public.

Un grand projet urbain pour l'avenir En attendant, les travaux viennent de commencer, en ce début d’automne. Cette première phase de démolition est un chantier lourd et complexe. L’ensemble de l’opération va durer 18 mois. Son coût est évalué à 2.5 millions d’euros. Des portions de l’ancienne usine seront conservées : un vénérable bâtiment de 1905 (l’ancien familistère des soieries de Chardonnet), le grand atelier baptisé «  La cathédrale  », le château d’eau et le quai de déchargement des péniches.

© photo : N.Waltefaugle

se mobilisent. Des figures syndicalistes émergent. Aiguillonnées par l’exemple bisontin, toutes les usines Rhodiacéta de France se mettent en grève. Mais l’issue est inéluctable. Les ateliers se dépeuplent petit à petit. L’activité s’arrête en décembre 1982 et les machines sont transférées en Thaïlande. A Besançon, on pose des cadenas sur les grilles. C’est la fin.

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COMMERCE

développement

La Maison Vergne voit l’avenir avec gourmandise Éric Vergne : "Je préfère approfondir notre présence locale.…"

E

n juillet 2016, le maître pâtissier-chocolatier Éric Vergne inaugurait, à Montbéliard, un tout nouveau site de vente et de fabrication. La Chocolaterie résultait d’un investissement de 900.000 euros. Le pari était audacieux. Jouissant d’une renommée exceptionnelle en région – et au-delà – la Maison Vergne, labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, avait besoin d’un outil de fabrication plus conforme à ses besoins. Depuis toujours, chocolats et pâtisseries étaient élaborés sur le site d’origine à Audincourt. Les murs en avaient déjà été repoussés à plusieurs reprises mais la solution avait trouvé ses limites. Et à Belfort, la boutique du centre-ville n’offrait pas d’extension possible. Une implantation à Montbéliard présentait de nombreux avantages et notamment celui de partir d’une page blanche. S’entourant des meilleurs partenaires locaux (architecte et artisans), Éric Vergne pu concevoir, en un lieu unique, une élégante boutique et un atelier de fabrication superbement équipé dont les clients peuvent admirer le spectacle à travers de larges baies vitrées. La mise financière était osée mais la

Chocolaterie connaît un succès immédiat. En un an le chiffre d’affaires a connu une progression de 27 % pour atteindre 1,9 millions d'euros. Dans le même temps l’effectif est passé de 19 à 27 salariés. Et l’avenir ? Si le développement en franchise tente certains grands chocolatiers, Éric Vergne se défend d’une telle tentation. « Je préfère approfondir notre présence locale. Il reste beaucoup à faire sur notre territoire. J’étudie en ce moment le marché de l’entreprise où l’on constate une demande pour des chocolats très fins en coffrets personnalisés. Je suis également attaché à l’idée de bâtir un environnement de travail de haute qualité pour mes équipes, sur le concept Great Place to Work. Car je suis persuadé que la cohésion et l’engagement sont la plus sûre façon d’inscrire notre marque dans la durée. » Fruit de cette ambition collective, la Maison Vergne va créer, à l’automne de chaque année, un nouveau chocolat destiné à constituer une collection « historique ». Chacun sera baptisé d’un numéro. Le « 1 » vient de paraître. C’est un bonbon de chocolat qui marie le praliné noisette et la ganache au yuzu. Le début d’une alléchante série. www.patisserie-vergne.fr

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COMMERCE

La mobilité pour tous selon Colibrius reconversion Créée par un ancien ingénieur de PSA, la petite société d’Étupes s’est spécialisée dans les vélos et solutions informatiques adaptés aux personnes handicapées. Mais pas seulement...

I

ngénieur formé à l’INSA de Lyon, « J’ai d’abord contacté des fournisJean-Louis Saugier a fait toute seurs, dont un Allemand basé près sa carrière de Strasbourg dans le groupe qui fabriquait PSA, à Sochaux. des vélos adapD’abord dans tés, robustes l’emboutissage, et de bonne puis au centre mécanique. J’ai d’essai de démarré l’actiBelchamp, où vité en achetant il était chargé quatre vélos que de tester des j’ai mis en locaprototypes. En tion à la base 2009, il a prode loisirs de fité d’un plan Brognard. Puis de reconversion je les ai venprofessionnelle dus d’occasion pour quitter le pour renouveler groupe et, deux le parc, et c’est ans plus tard, alors que le fabriJean-Louis Saugier : "…J’ai démarré l’activité en achetant quatre vélos que j’ai mis en créer Colibrius location.…" cant allemand avec son fils, m’a proposé de Julien Saugier. les distribuer », raconte Jean-Louis Celui-ci était déjà sensibilisé aux Saugier. problématiques du handicap. Il avait été formé aux outils inforUn commerce unique matiques et logiciels pour les Avec Colibrius, les Saugier père et paralysés, malvoyants ou dysfils ont créé un commerce unique lexiques par l’ONG Handicap en France. La location de vélos International. Son père avait pris adaptés au handicap est un an pour réfléchir à une créagénéralement assurée tion d’entreprise et, au hasard d’un par des associations. voyage en Hollande, où la culture Eux apportent du vélo est forte, avait croisé des un regard et des personnes à mobilité réduite équipratiques propées de vélos adaptés. Le déclic fessionnels et vient de là. Il était encore quesexplorent de tion de mobilité et de mécanique, nombreuses comme chez PSA. Et c’est ainsi pistes pour qu’est né Colibrius, en 2011, sur la d éve l o p p e r zone d’activité de Technoland, à l ’ac tivité. Etupes. Colibrius

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est aujourd’hui le distributeur exclusif du Petra, un dispositif pour la pratique du handisport développé par Connie Hansen - kinésithérapeute championne paralympique - que l’on peut utiliser pour la rééducation d’enfants ou de personnes accidentées. Jean-Louis Saugier, qui a laissé la partie informatique à son fils (20 % de l’activité), travaille aussi avec un fournisseur allemand pour développer un triporteur pour livrer les centres villes. Il s’apprête également à lancer la commercialisation d’un vélo avec siège enfant qui se transforme en poussette et pense même créer une franchise. Ses clients viennent de tout l’Est de la France et il y a un vrai potentiel, estime-t-il. www.colibrius.fr

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COMMERCE

Les bons petits plats de Cocotte cuisine Véronique Demoly, alias Cocotte, mitonne des menus du jour à destination des salariés des entreprises de Damprichard où elle promène son food-truck, ainsi que pour les frontaliers qui partent en Suisse. Le concept plaît.

P

Véronique Demoly, alia s Cocotte, prépare ses petites barquettes pour les salariés locaux ou ceux qui partent le ma tin en Suisse.

taliers notamment ont pris leurs habitudes, certains d’entre eux veulent déjà m’acheter un menu tous les jours. C’est encourageant.” Il faut dire qu’à 6,50 euros la barquette pour un plat 100 % maison élaboré avec des produits frais, c’est plutôt alléchant. Afin de peaufiner ses connaissances culinaires et asseoir sa notoriété sur le plateau de Maîche, Véronique Demoly s’est engagée pour une formation de 12 semaines au sein de l’école de cuisine créée par Thierry Marx à Besançon. “Histoire de me donner des techniques que je n’ai pas encore et qui me permettront d’être plus efficace dans l’élaboration de mes menus.” Cocotte met également à disposition ses menus aux personnes âgées de Damprichard et de ses environs à qui elle rend aussi un service apprécié.

lutôt que le menu parfois répétitif des cantines d’entreprise ou le sempiternel jambon-beurre, les clients de Véronique Demoly, ont vite fait leur choix. Il faut dire que son bœuf bourguignon maison, ses lasagnes ou sa blanquette de veau à l’ancienne font envie. Véronique Demoly a longtemps travaillé dans la restauration, mais côté service, et a toujours aimé faire plaisir à ses proches en leur concoctant de bons petits plats. Ce talent, elle le met désormais au service des clients du food-truck qu’elle installe depuis la rentrée de septembre devant des entreprises de Damprichard, la commune où elle vit. Et quand il n’est pas sur le parking des entreprises, son camion est posté sur la route de Trévillers, là où passent tous les travailleurs frontaliers qui se dirigent vers la Suisse. "L’accueil est plutôt favorable" se réjouit la jeune trentenaire. "Les fron-

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L’Amérique en un clic avec la Maison de l’oncle Sam

COMMERCE

voyage Passionnés par les États-Unis, Anne et Vincent Charles ont créé une boutique en ligne où l’on trouve des produits made in USA inédits.

C

’est l’histoire d’une passion. Celle qu’Anne et Vincent Charles ont depuis toujours pour les États-Unis. Ils y ont de la famille et y sont allés plusieurs fois. La dernière remonte à mi-2016 pour un roadmovie de deux mois, avec leur fille. « On a rencontré du monde, vu des produits, visité des usines et des manufactures  », raconte Anne Charles. «  A notre retour, en octobre, nous avons eu l’idée d’un site Internet où l’on pourrait trouver des produits artisanaux et manufacturés typiquement américains. Notre souhait était aussi de faire travailler les artisans. » Anne et son mari tenaient auparavant une franchise de restauration rapide américaine à Besançon qu’ils venaient de vendre. Ils ont lancé leur

projet en novembre et, début juin 2017, le site était en ligne. Baptisé « La maison de l’oncle Sam  », il s’étoffe peu à peu de nouveaux produits. Un séquoia géant de Californie en kit, du savon à la bière, de la cire à moustache ou encore des chaussettes en laine de bison se sont ajoutés aux pagaies peintes à la main, aux ballons en cuir et aux couteaux vintage à manches en bois. Réalisé par Koredge, une agence digitale bisontine, le site fleure bon l’Amérique profonde. Coloré et ergonomique, il accompagne l’acheteur en ligne selon son profil : le barbu, le campeur, le designer, le littéraire, le voyageur, le zen, le barman, le sportif, le pitmaster BBQ… Bricoleurs, chasseurs de tendances et hipsters peuvent dénicher là des produits insolites et, pour certains, inédits en France. Anne Charles a un p etit

Anne et Vincent Charles : " On a rencontré du monde, vu des produits, visité des usines et des manufactures "

faible pour l’un des nombreux décapsuleurs proposés et pour les bougies aux senteurs des parcs nationaux, dont le verre à whisky, gravé, est réutilisable. « J’ai l’impression de voyager encore  », dit-elle. La boutique en ligne, d’ailleurs, prolonge le voyage et raconte la marque, le fabricant, des anecdotes. La vente en ligne « a bien démarré », assurent ses fondateurs. Elle est animée depuis Chemaudin, où vivent les Charles et où ils entreposent les produits. Car après avoir trouvé les fournisseurs, il faut importer, gérer des droits de douane, organiser les stocks de façon à livrer dans les 48 ou 72 heures. Et trouver les fournisseurs de demain. Pour leur prochain voyage, les Charles sillonneront, cette fois, le nord des États-Unis. Et ramèneront sans doute de belles trouvailles. www.lamaisondelonclesam. com



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SERVICES

Deedo : une plateforme de streaming dédiée à la musique panafricaine initiative La crise de l’industrie musicale s’est traduite

par une chute de 70 % de ses recettes en 15 ans. L’inversion de cette courbe a commencé en 2014, et l’année 2016 a connu une progression de 5,9 %.

Sylvie Jeannin a lancé son activité de visites à domicile il y a un an.

L’opticienne mobile et solidaire

C

e réveil, le marché le doit au numérique qui représente désormais 50 % des ventes au niveau mondial (un peu moins en France). Et plus spécifiquement au streaming, en croissance continue, et qui atteint aujourd’hui 59 % des revenus du numérique*. Ces chiffres, Awa Girard les connaît bien. Originaire du Sénégal, cette franc-comtoise d’adoption a longuement muri son projet. La musique a été une passion d’adolescence lorsqu’elle vivait à Dakar. Le besoin de rester en contact avec cette production musicale africaine, elle l’a éprouvé lorsqu’elle est partie étudier le management aux États-Unis. Elle l’a ressenti encore lorsque son travail l’a conduite à Paris. Désormais installée en famille à Montbéliard, elle a décidé de combler un manque en créant Deedo, une plateforme de streaming exclusivement dédiée aux musiques d’Afrique. Les grandes plateformes existantes hébergent de nombreux artistes africains, mais leur production est quelque peu atomisée dans l‘immense concert planétaire. Quant aux initiatives africaines, elles sont le plus souvent centrées sur la musique du pays. Deedo ambitionne de réunir toutes les musiques d’Afrique, accessibles par genre et par pays, des majors aux petits labels, des grands aînés aux artistes émergents. Toute l’Afrique musicale, instantanément, du bout des doigts. Et Deedo sera une plateforme responsable. Une fraction de chaque abonnement sera reversée à des projets de développement dont les deedoers pourront suivre l’évolution au fil des mois. Le projet de Awa Girard a été soutenu par l’Agence de Développement Économique et par BPI France, et il a été lauréat 2017 du réseau Entreprendre. Deedo a ouvert les vannes de l’Afrique musicale le 6 octobre.

inédit Sylvie

Jeannin, opticienne à Besançon, a lancé un service original de consultation et vente au domicile de ses clients. Une façon de se différencier de la concurrence.

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www.deedo.io

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* Source : Ifpi (Fédération internationale de l’industrie phonographique)

C

omment se démarquer au milieu de dizaines de magasins d’optique ? Sylvie Jeannin est à la tête de l’enseigne Syl’Optic, rue Moncey, au centre-ville de Besançon. Elle a repris en 2012 une enseigne bien connue sur la place, l’optique Chevassus. Pour trouver un créneau original, elle mise non seulement sur ses collections de lunettes artisanales qui sortent du commun, mais aussi sur la notion de service qu’elle a développée à travers une prestation inédite qu’elle propose à ses clients : l’optique à domicile. Ainsi, tous les lundis, l’opticienne bisontine bloque sa journée pour aller rendre visite à ses clients qui ne peuvent pas de se déplacer. “ Je prends ma petite valise contenant une centaine de modèles, mes appareils, et je me déplace jusqu’à 35 kilomètres à la ronde. Je me rends également à l’hôpital ou dans les maisons de retraite ” commente l’opticienne qui ne fait même pas payer de coût supplémentaire pour ce service en plus. Le lundi, elle est sur les routes, puis du mardi au samedi dans son magasin. “ Le rythme est un peu compliqué, mais quand on est indépendant, on sait qu’on aura des horaires un peu élastiques ” sourit-elle. Sa satisfaction  : un contact beaucoup plus détendu au domicile des clients que dans le magasin. “ Les gens nous attendent, ils sont détendus, nous proposent à boire. Le contact est différent. ” Toujours à la recherche du facteur différenciant, Sylvie Jeannin donne également dans l’optique solidaire. Elle récupère des montures de seconde main et fournit gratuitement des élèves sénégalais en lunettes de vue suite à un partenariat qu’elle a noué avec une école de la banlieue de Dakar. Cette autre initiative a valu à l’opticienne solidaire de décrocher le trophée de la création d’entreprise au Forum de la diversité l’an dernier. www.syl-optic.fr

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SERVICES

sur-mesure

POPHAIR, une boutiquesalon qui innove

A

vec 83.200 salons, la coiffure occupe le deuxième rang des activités artisanales. Le secteur est un formidable gisement d’emplois (188.000 actifs), mais il doit faire face à de sévères enjeux de

rentabilité économique. Car les comportements de consommation évoluent. On va chez son coiffeur moins souvent, avec des exigences accrues, en termes de style, mais aussi en termes de soin. Hommes et femmes deviennent très attentifs à la santé et la beauté de leurs cheveux. Ces nouvelles attentes bousculent l’économie et l’organisation

POPHAIR, c’est avant tout un personnel expert, de l’écoute et du conseil.

traditionnelle du salon. Cette mutation est un défi, et celui-ci ne pouvait laisser indifférent Jean-Christophe Robelot, coiffeur et créateur inspiré de

en ligne et facilite la prise de rendez-vous. Les clientes sont averties en

7 salons en Bourgogne Franche-Comté (48 collaborateurs). En avril 2017,

exclusivité des nouveautés ou des produits pilote. Une carte POPHAIR VIP

il créé POPHAIR, au centre-ville de Besançon. Le concept est audacieux, il

(19,90 € par an) offre une cascade d’avantages et de remises. Et le concept

renverse la proposition classique. PopHair c’est tout d’abord une élégante

plaît. L’entreprise a très vite dépassé son point d’équilibre. Jean-Christophe

boutique qui offre un large éventail de marques (Kerastase, Shu Uemura, Redken, Biolage…), et c’est ensuite un salon de coiffure, de capacité plus modeste. Mais POPHAIR, c’est avant tout un personnel expert, de l’écoute et du conseil. Le diagnostic est offert, tous les produits peuvent être testés

Robelot, de toute évidence, a su répondre à un besoin qui se révèle dans le succès de POPHAIR. Preuve de sa pertinence : le développement du concept en franchise est déjà à l’étude. www.pop-hair.com

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26 OCTOBRE « Comment la France a tué ses villes » Conférence-débat avec Olivier Razemon, journaliste, dans le cadre des " Rendez-vous de l'économie ". Au Petit Kursaal à Besançon. Inscription jusqu'au 25 octobre sur www.doubs.cci.fr

7 NOVEMBRE Big data, les petites entreprises aussi ! Sera le thème du prochain Open Business.

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6 DÉCEMBRE Convention d'affaires

Besançon-Montbéliard-Vesoul EGC-GUCS (Bac+2) - Responsable de la distribution (Bac+3).

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DU 20 AU 24 NOVEMBRE Dans le cadre de la semaine régionale de la création-reprise d’entreprise,

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La CCI du Doubs propose aux porteurs de projets ou aux repreneurs une journée d’ateliers, de conférences et de rencontres avec des experts. Un pitch de 15’ vous sera proposé afin de tester votre projet auprès de professionnels.

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tout type de projet de création et en favoriser la réussite, les CCI de Franche-Comté ont créé un guide pratique dédié à la

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création d’entreprise. Il s’agit

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de manière détaillée, précisant, pour chaque

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étape, les services des CCI qu’il est possible

A retrouver dans la rubrique > Publications sur www.adnfc.fr/.

de solliciter et les actions qu’il faut engager. www.doubs.cci.fr

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E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 7 1 | OC TOBRE-NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2017


EUROPE Rubrique réalisée en collaboration avec la CCIR Franche-Comté service Europe Entreprise Europe Network

Les brèves de l'Europe L’Europe renouvelle son soutien à l’action des CCI pour la création d’entreprise

Bilan à mi-parcours des fonds européens en Franche-Comté

Un soutien financier des fonds européens (FEDER) a été accordé à la candidature commune des CCI et des chambres de métiers de Franche-Comté pour soutenir l’accompagnement à la création d’entreprise en 2017.

2017 est une année charnière car à mi-parcours pour les fonds européens qui couvrent la période 2014-2020.

En 2016 ce sont plus de 3.300 porteurs de projets qui ont été reçus et conseillés par les deux réseaux consulaires qui offrent une gamme de services complète et ont mis en place un portail internet CREACTION et un numéro de téléphone unique (0 972 585 133) pour simplifier le 1er contact et l’orientation des créateurs. Un accompagnement personnalisé à distance est également proposé pour travailler à son rythme avec des outils adaptés à partir d’une plateforme web sécurisée (https://business-builder.cci.fr/) A noter également qu’une semaine régionale de la création d’entreprise sera organisée du 20 au 24 novembre prochain en Bourgogne FrancheComté. Un concentré de RDV à ne pas manquer !

Après un démarrage tardif, la mise en œuvre des fonds européens en région semble avoir trouvé un rythme plutôt satisfaisant même si une vigilance sera de mise à l’avenir pour ne pas perdre le bénéfice des crédits mis à notre disposition par l’Europe. Fin juin 2017 ce sont 148 projets qui ont été soutenus par le FEDER. Près de 42 Millions d’euros de FEDER ont ainsi été programmés sur un total de 150, soit 28 % de l’enveloppe totale. Pour le FSE, ce sont 72 dossiers et 54 % des crédits européens (18 millions d’euros) qui sont d’ores et déjà consommés. Coté entreprises, un certain nombre d’investissements productifs bénéficient de ces fonds européens même si le volet immobilier d’entreprises n’est pas éligible auprès de l’Europe. Le soutien à la création et à la rénovation d’hébergements touristiques (hôtels…) est également une ligne budgétaire qui connaît une forte demande. En savoir

 : Jean-Michel CHAUVIN - jm.chauvin@bfc.cci.fr - T. 03 81 47 42 13

Matières plastiques : l’UE prépare une stratégie

l’internet des objets, l’intelligence artificielle, les systèmes énergétiques et la bioéconomie.

En 2017, 55 % des européens ont acheté des produits en ligne. Un renforcement des contrôles sur la conformité et la sécurité des produits vendus en ligne est donc souhaitable et attendu par l’Europe et les consommateurs.

Dans le même temps une consultation publique est ouverte jusqu’au 16 octobre 2017 pour recueillir l’avis de toutes les parties intéressées sur le thème des solutions à mettre en place pour réduire la présence de microplastiques dans l’environnement marin.

L’automatisation, rendue possible par les technologies de l’information, transforme les processus de fabrication traditionnels ainsi que la nature du travail. L’innovation et la création de valeur connaissent elles-mêmes de profonds changements avec un estompement de la distinction entre le processus de fabrication et les services. Les données sont en passe de devenir le nouveau facteur de compétitivité dans un monde connecté. Et dans un contexte de raréfaction des ressources naturelles et de changement climatique sans cesse plus tangible, la demande en produits durables et la consommation circulaire sont amenés à s’accroître de manière exponentielle.

https://ec.europa.eu/info/consultations/publicconsultation-investigating-options-reducingreleases-environment-microplastics_fr

En savoir  : http://eur-lex.europa.eu/legalcontent/FR/TXT/PDF/?uri=COM:2017:47 9:FIN&qid=1505368317002&from=FR

Stratégie revisitée pour une politique industrielle de l'UE

Surveillance du marché des produits vendus en ligne

Cette stratégie publiée en septembre 2017 présente les orientations et priorités de l’UE eu égard à la nouvelle ère industrielle que nous connaissons, ère qui se caractérise par l'accélération du rythme des transformations économiques, sociétales et environnementales, par des percées technologiques majeures dans des domaines tels que la robotique,

L’Europe souhaite qu’un meilleur contrôle soit opéré sur la conformité et la sécurité des produits vendus sur internet. Elle a publié récemment une communication avec des lignes directrices à l’attention des Etats membres pour aider les autorités à opérer une meilleure surveillance du marché.

La question de l’impact environnemental du plastique est un sujet qui alimente les débats au niveau européen depuis un certain temps. Dans sa stratégie industrielle publiée en septembre 2017, la Commission européenne annonce une nouvelle proposition sur l’économie circulaire et une stratégie européenne sur les matières plastiques.



http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TX T/?uri=CELEX%3A52017XC0801%2801%29 La CCI Bourgogne-Franche-Comté, membre du réseau Enterprise Europe Network, de la Commission européenne, aide les entreprises franc-comtoises à trouver des partenaires d'affaires en Europe et pays tiers. Contact pour obtenir les coordonnées relatives à toutes ces affaires européennes : http://franche-comte.cci.fr/sites/default/ files/documents/CCIR/newsletters/bofc/ bofc_annonces_europeennes_162.pdf Elle organise des conventions d’affaires en France et à l’étranger : http://franche-comte.cci.fr/developpementde-votre-entreprise/developper-etdiversifier-mon-chiffre-daffaires/rechercherdes-partenaires-letranger#onglet-4 En savoir

  : Martine CHARVET 03 81 47 42 12 m.charvet@bfc.cci.fr

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vu lu A quarante-cinq ans, Sylvain Tesson a déjà publié plus de vingt ouvrages et parcouru la planète hors des sentiers battus le plus souvent à pied ou en vélo. Doué d'un sens de quasi ubiquité il est un jour à Bakou, le lendemain dans les Aravis puis à Erevan. C'est ainsi qu'il rend compte dans : « Éloges de l'énergie vagabonde » d'un parcours à vélo, en solitaire, d'Ankara à Khartoum, en Azerbaïdjan. Un de ses exploits : avec un ami, il refait à pied, la route des évadés du goulag de la Sibérie jusqu'en lnde. On se souvient de son récit rapportant son hiver dans une cabane au bord du lac Baïkal, par moins trente degrés. Il est aussi passionné d'escalade qu'il pratique avec son confrère J.C. Ruffin. C'est ainsi qu'une nuit d'été 2014, en pleine euphorie alcoolisée, il tente de grimper le long de la façade d'un chalet à Chamonix. il chute, se retrouve à l'hôpital dans un long coma puis alité pour plusieurs mois. A sa sortie le médecin recommande une rééducation très lente et donc ... il se lance dans une traversée à pied de la France du Mercantour au Cotentin racontée dans : « Sur les chemins noirs ». Il vient de publier : « Une très légère oscillation ». Journal de deux années, dont le repos post traumatique qui ne lui fait pas perdre son humour : « J'adore les aides-soignantes, ce sont les seules femmes qui accourent quand on les sonne ». C'est pour lui l'occasion d'une longue méditation sur le monde contemporain avec des positions aussi hardies que pertinentes. Il nous livre aussi dans cet esprit une longue série d'aphorismes : « Chaque pilote de drone sera surveillé par un drone ». Performances physiques exceptionnelles, humour, réflexion de haut niveau : un homme décalé aussi. Comme disait Michel Audiard : « Heureux sont les fêlés, car ils laissent passer la lumière ».

INEDIT

Fêtes de fin d’année : une patinoire à la Saline

© Gilber t

Voyageur et écrivain... hors normes

PA INBL AN

C

LIVRE

Du 24 novembre 2017 au 08 janvier 2018, dans le cadre de la manifestation « C’est l’hiver à la Saline », une patinoire de 300 m² sera installée à l’intérieur de la grande berne, le plus grand bâtiment de la Saline Royale. On pourra donc, à cette occasion, glisser dans du patrimoine classé Unesco. A noter par ailleurs, la tenue d’un marché de Noël au sein de l’œuvre de Claude-Nicolas Ledoux, du vendredi 24 au dimanche 26 novembre 2017. www.salineroyale.com

EXPO

Biennale des arts plastiques La Biennale des Arts Plastiques se déroulera à Besançon Micropolis du 27 au 29 octobre 2017. Sur cet espace de 9 000 m², elle présentera une sélection de 150 artistes et plus de 2 000 œuvres. La Biennale proposera ainsi durant 3 jours une gigantesque galerie d’art. Cet évènement a pour objectif de faire découvrir l’art contemporain à un large public. La création artistique y sera représentée via la peinture, sculpture, gravure, photographie et les arts plastiques. L’association Pictura, qui en assure la direction artistique, innove pour cette édition 2017. Le visiteur y trouvera des galeristes locaux, mais aussi des nouveaux talents et des artistes déjà exposés. www.biennale-arts.com

Sylvain Tesson " Une très légère oscillation " - Ed. des Équateurs Bernard Sertout

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E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 7 1 | OC TOBRE-NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2017


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