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no67

LE MAGAZINE ÉCONOMIQUE DE LA CCI DU DOUBS

COMMENT MÉCANIC OUTIL TRAVAILLE AVEC LA SUISSE PAGE 20

BESANÇON ""100 % VRAC"" PAGE 27

oct. > déc. 2016 UNIONS COMMERCIALES : AGIR POUR LA PLANÈTE PAGE 29

ÉLECTIONS CCI

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NE CESSE D’INNOVER. LA NÔTRE AUSSI.

EA67 (original 2).indd 2 Document non contractuel. Caisse d’Epargne et de Prévoyance de Bourgogne Franche-Comté. Banque Coopérative régie par les articles L. 512 85 et suivants du Code Monétaire et Financier SA à Directoire et Conseil d’Orientation et de Surveillance. Capital Social de 475 307 340 € - 352 483 341 RCS Dijon - Intermédiaire en assurance, immatriculée à l’ORIAS sous le n° 07 002 200 - ALTAMNN + PACREAU. Crédits : Gallery Stock / Brian Doben.

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Durant les 5 prochaines années, une nouvelle équipe pilotera et gérera votre Chambre de Commerce et d'Industrie. Expression Active cesse sa parution papier pour un numéro. En effet les procédures de marchés publics auxquelles est soumise la CCI demandent un délai de plusieurs semaines avant que le futur président puisse engager de nouvelles commandes. Pour ne pas perdre le fil, nous vous proposerons donc un magazine en ligne à compter du 15 janvier 2017. Il sera disponible sur notre site www.doubs.cci.fr par abonnement gratuit via un formulaire mail sur expression.active@doubs.cci.fr et sur notre page FB CCI du Doubs. Merci de votre fidélité !

sommaire

Document non contractuel. Caisse d’Epargne et de Prévoyance de Bourgogne Franche-Comté. Banque Coopérative régie par les articles L. 512 85 et suivants du Code Monétaire et Financier SA à Directoire et Conseil d’Orientation et de Surveillance. Capital Social de 475 307 340 € - 352 483 341 RCS Dijon - Intermédiaire en assurance, immatriculée à l’ORIAS sous le n° 07 002 200 - ALTAMNN + PACREAU. Crédits : Gallery Stock / Brian Doben.

D’ici quelques jours, vous serez appelé(e)s à voter pour vos représentants à la CCI du Doubs.

page 04 conjoncture Reprise économique : le doute persiste page 06 made in Doubs… et alentours. page 9 le dossier Quand la génération Z bouleverse l'entreprise ! page 17 cci en actions. page 20 échos de l'éco. Comment Mécanic Outil travaille avec la Suisse. Besançon "100 %" vrac. Unions commerciales : agir pour la planète. page 32 info'pratique. page 34 vu/lu. Journal de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs, 46 av. Villarceau, 25042 Besançon cedex, Tél. 03 81 25 25 25, www.doubs.cci.fr Contact : expression.active@doubs.cci.fr - Directeur de la publication : Dominique Roy, président de la CCI du Doubs - Rédacteur en chef : Sylvie Dejour-Albahary - Chef de projet : Corinne Nevière - Ont collaboré à ce numéro : Pierre Accard, Monique Clémens, Lucie Thiery - Photographies : Laurent Cheviet - Maquette : Magazine - Mise en page : Olivier Rovelas, CCI du Doubs - Abonnement : 25 euros par an. Publicité : Agence Elixir, tél. 03 81 81 28 75 - Dépôt légal : 2 e trimestre 2005. ISSN : 1637-9454. Imprimerie ESTIMPRIM (Franche-Comté)

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conjoncture éco Cette analyse est produite par le Département « études économiques et territoriales » de la CCI du Doubs au 16/09/2016.

Reprise économique : le doute persiste Le Grand Besançon (CAGB+) : Micronora, temps fort de la rentrée • Industrie : avec près de 850 exposants, c'est le rendez-vous incontournable des microtechniques en Europe. Un succès qui ne se dément pas, conforté cette année avec l’obtention par Besançon de la labellisation « Medtech Biotech » et le lancement du cluster « Aeromicrotech ». Des succès collectifs qui confortent le savoirfaire des entreprises dans les domaines porteurs du médical et de l’aéronautique.

1er semestre 2016

2e semestre 2016

• Commerce : les soldes ont déçu sur fond de baisse de fréquentation du centre-ville. La météo passable de juin mais aussi la concurrence d’internet et du commerce en périphérie y contribuent. Une situation préoccupante même si l’annonce d’une occupation à 100 % des Passages Pasteur, conforte l’attractivité du cœur de l’agglomération..

1er semestre 2016

• Aménagement : alors que l’État confirme son engagement de localiser près de 800 fonctionnaires au Pôle Viotte, au sein d’un ensemble tertiaire de plus de 15.000 m², le lancement ,de la révision du PLU de Besançon ville, doit permettre de reconsidérer la place de la ville-centre au cœur d’une agglomération élargie de près de 200.000 habitants.

2e semestre 2016

Haut-Doubs : la question suisse • Industrie : la faible dépendance des entreprises locales vis-à-vis de la Suisse voisine implique que la crise horlogère impacte peu un développement d’abord tourné vers les marchés français et européens.

1er semestre 2016

2e semestre 2016

• Commerce : le Franc suisse fort continue de booster l’activité des commerces. Une attractivité commerciale confortée par la mise en place, à Pontarlier, d’une navette gratuite, entre périphérie et centre-ville. Sur Métabief, un projet de galerie commerciale, sur 1.300 m², contribuera au renouveau de l’attractivité du pied des pistes.

1er semestre 2016

• Tourisme : le bel été aura permis de sauver un début de saison plombé par la météo. La baisse de fréquentation des touristes chinois, souvent en transit vers Paris ou la Suisse, semble compensée par une augmentation des visiteurs européens, en provenance de Belgique ou de Suisse par exemple.

croissance

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emploi

industrie agro-alimentaire

luxe

automobile

2e semestre 2016

commerce

travaux publics

bâtiment

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L’agglomération de Montbéliard : le Pôle Métropolitain officialisé • Industrie : sur le bassin d’emploi du Nord Franche-Comté, les difficultés d’Alstom inquiètent aussi sur le Pays de Montbéliard. Les bonnes nouvelles sont du côté du redressement spectaculaire du Groupe PSA, confortant par là même, le rôle moteur du site historique de Sochaux et relancent l’emploi, notamment dans le secteur du travail intérimaire. Faurecia n’est pas en reste avec un bénéfice net en hausse de 56 % au premier semestre 2016.

1er semestre 2016

2e semestre 2016

• Commerce : le centre-ville accueille avec soulagement une nouvelle enseigne de la grande distribution, avec 250 m² de surface commerciale. Côté tourisme, la baisse de fréquentation de 30 % d’un été sur l’autre interpelle et inquiète. 1er semestre 2016

• Aménagement : la création, début septembre, du Pôle Métropolitain du Nord Franche Comté, dans le respect de l’identité des agglomérations de Montbéliard et de Belfort, illustre la volonté des habitants mais aussi des entreprises à participer à des projets de développement à l’échelle d’un bassin de plus de 300.000 habitants.

2e semestre 2016

Pays Horloger : 1er semestre 2016

2e semestre 2016

Luxe&Tech, dix ans au service du développement économique • Industrie : les adhérents de l’association Luxe&Tech, sous-traitants du luxe, filière d’excellence, auront largement contribué, pendant toute cette période, au maintien du tissu industriel local mais aussi au rayonnement du Pays Horloger dans son ensemble. • Commerce : les enseignes annoncées au printemps poursuivent leurs travaux avant ouverture imminente, avec la perspective de rayonner en Suisse voisine..

1er semestre 2016

2e semestre 2016

• Aménagement : les travaux préparatoires au Parc Naturel Régional du Doubs Horloger se poursuivent. Au Bélieu, le projet de centre d’affaires « le Cadran » proposera aux entreprises suisses, notamment, une localisation de choix pour développer leurs activités en direction des marchés français et européens.

ALLEMAGNE ET SUISSE VOISINE • Allemagne : la croissance est confirmée, l’excédent budgétaire atteint des records. Résultats : 15 M€ de baisses d’impôts sont programmés en 2017, pour les particuliers comme pour les entreprises. • La Suisse : les exportations sont en hausse, malgré la hausse du Franc. Le chômage de jeunes est inférieur à 4 %. La capacité d’adaptation de l’économie helvétique impressionne. Paradoxalement, la Suisse voisine, horlogère, qui subit la crise de mutation de la filière, entre en crise. Côté France, on s’interroge sur les mesures de restriction sur la libre circulation des personnes que les autorités suisses devront annoncer ou prendre d’ici le printemps 2017, trois ans après la votation de 2014. 

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Ce qu’on peut retenir de l’actualité en France : la crise de confiance perdure • La reprise tarde, malgré des indicateurs plutôt favorables (taux de chômage en baisse, climat des affaires qui s’améliore, investissements en hausse dans l’industrie). Mais la consommation stagne. • Construction : les ventes de logements progressent fortement, notamment dans le neuf mais aussi dans l’ancien, mais pas les prix.

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... et alentours Ils étaient devenus des objets du passé. On n’en trouvait plus que dans des vestiaires vieillots. On les vit réapparaître il y a une dizaine d’années, sous la forme de « cadenas d’amour », accrochés aux grilles des ponts. À Rome d’abord, puis à Paris (sur le Pont des Arts), Moscou, Alger, Séoul… Au point de provoquer des interdits, parfois, quand le poids accumulé menace le patrimoine. Avec les cadenas Goodlock les preuves d’amour se font moins pesantes. Créée par Pierre Olivier Weichlein en 2015, la société bisontine a mis au point des cadenas d’amour légers, en bois (pour le boitier) et aluminium (pour l’anse). La marque propose plusieurs modèles, dont l’un est en forme de cœur. Chaque cadenas est

Goodlock revisite le cadenas d’amour personnalisable. Les amoureux peuvent choisir parmi plus de 250 décors existants, ou fournir leur propre visuel qui sera finement pyrogravé au laser. Ils pourront l’accrocher sur le pont de leur choix, mais beaucoup choisiront de ne pas s’en séparer. Car le cadenas Goodlock est aussi un bijou de sac à main, un porte-clés, un objet décoratif… De fabrication artisanale, son boitier est entièrement réalisé en FrancheComté, dans des essences issues de forêts régionales labellisées PEFC. Et il est entièrement recyclable. C’est un cadenas solide, même s’il n’offre pas la pérennité de l’acier. Il dure ce que durent les amours. sur www.goodlock.bio

Morteau et Montbéliard, les premières saucisses bio Une saucisse bio n’est intéressante que si elle est 100 % bio. Il faut pour cela des porcs bio, des aliments bio, mais aussi du petit-lait issu d'une fromagerie bio. En 2014, Jean-Pierre Brutillot, dirigeant de Haute-Loue Salaisons, expose son projet à quelques acteurs du bio comtois. Il est rapidement suivi par la Minoterie Dornier de Bians-les-Usiers, principale minoterie bio du Grand-Est, et la fruitière de la Chaux de Gilley, une coopérative qui travaille en bio depuis 40 ans. Il faudra 18 mois à ces professionnels exigeants pour mettre en place leur filière ; le temps, pour le patron de Haute-Loue Salaisons, de créer un nouveau bâtiment d’élevage capable d’accueillir 180 porcelets. Le résultat est une saucisse au goût un peu rustique. Aujourd’hui, la Morteau et la Montbéliard bio sont distribuées sous la marque Les Fumets Comtois. Vendues initialement dans les enseignes locales spécialisées dans le bio, elles sont aujourd’hui référencées par un grossiste qui met en place une distribution nationale. Les gourmets francs-comtois peuvent également acheter les produits Les Fumets Comtois dans les locaux même de Haute-Loue Salaisons, un beau site perché sur la colline de Longeville. au 03 81 86 43 40

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Platho ! Le jeu écolo de Bec et Croc La société Sauge est installée à Montlebon dans le Haut-Doubs depuis 1923. Spécialisée dans le charronage à l’origine (fabrication de roues en bois), la PME familiale a su adapter ses savoir-faire tout au long du siècle, confectionnant des caisses d’emballage pour l’horlogerie, puis des pièces de mobiliers, pour s’orienter finalement, à la fin des années 80, dans la fabrication de jeux et jouets en bois. Dirigée aujourd’hui par Olivier Sauge, petit-fils du fondateur, l’entreprise fabrique ses traditionnels jouets de bois (parmi lesquels l’indémodable Cheval à bascule), sous la marque Sauge Artisans du Bois. Mais elle est surtout devenue l’un des leaders français du jeu pédagogique en bois, à travers sa marque Bec et Croc principalement dédiée aux collectivités. C’est dans cette gamme de plus de 350 références que l’on trouve Platho ! Inspiré des anciens jeux de palets, Platho ! revisite le concept en y ajoutant un système d’élastique lanceur. Ce jeu intuitif et simple est le fruit d’une démarche d’éco design.

Chaque étape de la conception et chaque composante du produit ont été pensées dans une logique de réduction de l’empreinte environnementale. Les différentes essences de bois sont issues de forêts locales, gérées durablement. La finition est huilée, et l’emballage est luimême fabriqué dans le Doubs, en carton recyclable. Une démarche cohérente au regard des attentes des consommateurs, mais également mobilisatrice pour tous les salariés de l’entreprise. sur www.bec-et-croc.com et www.artisans-du-bois.com

Le bar à poivre Zanzibar Sur le site internet de Peugeot-Saveurs, on trouve plus de 200 références de moulins à poivre ou à sel, dans toutes les matières, de tous les styles, classiques ou contemporains, rustiques ou technologiques… Dans une gamme aussi riche, aussi diversifiée, innover est un défi. Défi relevé avec Zanzibar, un concept unique de moulin multi-poivres à réservoirs interchangeables. Ce bar à poivre se présente sur un petit plateau à trois alvéoles. L’une héberge le moulin lui-même, un objet au design élégant, confortable à manipuler. Son corps noir se prolonge d’un réservoir transparent qui laisse voir les baies sombres d’un grand poivre noir du Vietnam Ba-Ria. Sur les deux autres alvéoles se tiennent les réservoirs, pour deux grands crus de Madagascar aux arômes bien distincts. Tous les amateurs de poivre connaissent l’étonnante variété de ce prince des épices. C’est d’ailleurs là tout le plaisir : changer, varier, tester. Cinq autres poivres d’exception sont proposés à la vente (8 recharges au total qui peuvent être achetées individuellement). Le mécanisme du Zanzibar Peugeot est garanti à vie. Il offre 6 niveaux de concassage, indéréglables dans le temps. Lancé en 2015, Zanzibar est déjà un best-seller de la marque. La société franc-comtoise PSP (Poivrières Salières Production) réalise 70 % de son chiffre d’affaires à l’exportation dans plus de 80 pays. sur www.peugeot-saveurs.com

Eco Laundry, le lavage sans lessive La jeune société Tech-Ozone, basée à La Longeville (Doubs), diffuse en France cet appareil qui permet de laver et désinfecter le linge à basse température (maxi 30°) sans lessive, de manière efficace, tout en protégeant la peau et en préservant l’environnement. L’explication tient en un mot : ozone. Naturellement présent dans l'atmosphère, l’ozone est une variété allotropique de l'oxygène (sa molécule est formée de 3 atomes d’oxygène). Utilisé dans un dispositif de lavage, l’ozone nettoie en rompant les liaisons moléculaires qui 

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incrustent la saleté et les taches dans les fibres textiles. Il élimine également les micro-organismes, tels que des bactéries, par la rupture de leurs parois cellulaires. Le système Eco Laundry se présente sous forme d’un boitier de la taille d’une box. Une fois fixé à coté ou au-dessus du lave-linge, il se branche simplement et facilement entre l’arrivée d’eau et la machine. Au démarrage du cycle, l’eau froide est dirigée à travers le système Eco Laundry. Un générateur convertit l’oxygène (O2) en ozone (O3). Celui-ci est mélangé et diffusé dans le flux d’eau entrant. En sortie, l’ozone résiduel est reconverti en oxygène. Eco Laundry restitue un linge propre, sans odeurs, sans résidus chimiques. De plus,

simple à utiliser et extrêmement efficace, l’appareil en lui-même ne nécessite ni entretien, ni nettoyage, et il permet d’économiser 30 à 40 % sur le coût d’un lavage ordinaire. sur www.tech-ozone.fr

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le dossier MANAGEMENT

Quand la génération Z bouleverse l’entreprise ! Le management fait sa révolution, poussé par les arrivées successives des générations Y et Z et les changements de rythme imposés par les nouvelles technologies. Remise en cause de la hiérarchie, attachement à l’éthique et au « fun »… les règles du jeu évoluent et obligent les PME à revoir leur mode de management. Avis aux DRH, les jeunes gens d’aujourd’hui recherchent du sens et ne travaillent pas sans raison.

«

La fonction management est en pleine ébullition. La nécessité d’inventer de nouvelles formes de relations au travail se fait de plus en plus présente sous l’effet de la crise économique, des mutations de la société, de la généralisation du numérique et de l’arrivée sur le marché de l’emploi des générations Y et Z. Pour renouer avec la performance, certains dirigeants tendent à adopter un nouveau mode de fonctionnement destiné à encourager

la responsabilisation de chacun et à canaliser l’énergie d’une nouvelle génération biberonnée aux nouvelles technologies. « Il faut avant tout voir dans ces générations Y ou Z des personnalités désireuses de s’intégrer au sein d’entreprises correspondant à leurs attentes, explique Nicolas Eymin, DRH de FCI, un fabricant de connecteurs électriques, et président du groupe Franche-Comté de l’association des DRH de France. Ces jeunes ne cherchent pas à changer le monde, ils veulent simplement

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le dossier

MANAGEMENT

Les

5 attentes de la génération Z

1ère

Une entreprise

« fun »

2ème

Une entreprise

innovante

3ème

Une entreprise

éthique

4ème

Une entreprise

internationale

5ème

Une entreprise

prospère Source : La grande invazion, enquête The Boson Project et BNP Paribas, janvier 2015.

travailler dans des environnements plus heureux et sereins au sein desquels performances et d é velopp e m e n t personnel vont de pair. Cela devrait être le but reche rché par chacun d’entre nous ». Il s’agit dès lors de donner du sens… plutôt que des directives ! Ce qui implique, parfois, Nicolas Eymin "L'entreprise doit être porteuse de sens" de prendre le contre-pied des pratiques managériales dominantes et anciennes. Trop de dirigeants semblent en effet penser qu’il suffit de déployer, par injonction ou négociation, des objectifs financiers et opérationnels conformes aux attentes des actionnaires, pour motiver les collaborateurs et obtenir d’eux qu’ils les atteignent. « Les travailleurs se sentent aujourd’hui pressés en permanence, comme en situation d’apprentissage éternel, et en souffrent, précise Nicolas Eymin. Pour la nouvelle génération, le but ne peut être le seul profit. L’entreprise doit être porteuse de sens afin que chacun puisse être fier et intéressé à créer une valeur supérieure pour la communauté ». Libérer les talents Si elle veut mieux intégrer et fidéliser ses salariés, l’entreprise doit désormais leur démontrer son engagement et sa capacité à miser sur eux. Pour tout ce qui touche à l’humain, plus question de se contenter de beaux discours. La nouvelle génération demande des preuves, tout le contraire de la logique dominant-dominé qui a autrefois façonné les entreprises. « Il convient de mieux expliquer les stratégies, les buts poursuivis. Car lorsqu’on ne dit pas pourquoi on fait les choses, cela se passe moins bien, quelle que soit la génération concernée, indique encore Nicolas Eymin. Le manager est ainsi plus proche de ses équipes, plus en dialogue avec elles, moins dans le contrôle ou l’autoritarisme, il est autant coach, ou mentor, que manager… Les salariés se sentent ainsi mieux considérés et plus impliqués ». C’est le principe même d’une philosophie aujourd’hui expérimentée par certaines PME : le servant leadership, basé sur l’éthique et l’humanisme. Inventé dans les années 1970 par l’américain Robert Greenleaf, ce style de management entend réconcilier les impératifs d’efficacité économique et le bien-être des collaborateurs. Ce mode de leadership n’a rien d’autoritaire ; bien au contraire, il permet de libérer les talents par l’innovation, d’être solidaires dans les succès comme

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le dossier Chiffres

75 %

La proportion de salariés situant leur niveau de stress à 7 et + sur une échelle de 1 à 10. Source : Baromètre Cegos 2015

84,5 %

Le taux de jeunes désireux de choisir leur métier par passion et non par raison. Source : La grande invazion, enquête The Boson Project et BNP Paribas, janvier 2015.

53 %

La part des jeunes souhaitant être leur propre patron.

dans les échecs, de prendre soin des collaborateurs, de les écouter et de les reconnaître, de leur donner le droit à l’erreur. Autre principe novateur venu des États-Unis : celui de l’entreprise libérée, popularisé par Isaac Getz, professeur à l’ESCP Europe. Pour faire simple, le contraire d’une organisation noyée dans la bureaucratie, les processus informatisés, les règlements, les procédures, le contrôle, l'audit, le reporting… L’objectif est clair : des employés s'organisant librement sont responsables et plus heureux dans le cadre de leur travail. « C’est un beau concept où la fonction des managers n’est plus de dire « comment faire le travail » aux salariés et de jouer d’autorité, mais d’accompagner les collaborateurs dans leur prise d’initiatives, indique le DRH. Je ne suis pas convaincu que la méthode consistant à supprimer des fonctions intermédiaires débouche sur un meilleur bienêtre au travail et une augmentation des performances. Mais comme les managements très directifs ne marchent plus, nous devons en effet recréer des organisations hiérarchiques délestées de règles obsolètes, au sein desquelles les chefs d’équipe, par exemple, tirent vers le haut leurs salariés en les aidant à avancer ».

26 %

La proportion de salariés estimant que le manque de reconnaissance est leur principale cause de démotivation. En deuxième position, à hauteur de 22 % : une rémunération trop faible. Source : Ipsos-Endered

Le leader positif Titre de l’ouvrage paru en juillet dernier sous la plume d’Yves le Bihan, fondateur de l’Institut français du leadership positif. Cet ancien dirigeant donne des clés pour repenser son modèle d’entreprise et incarne les attitudes d’un manager positif. Il nourrit son propos d'exemples de pratiques managériales révolutionnaires et de cas d'entreprises innovantes et fournit des outils simples de développement personnel pour mieux transformer l’entreprise.

Il n’existe pas, pour autant, de recette miracle. Nicolas Eymin milite pour une entreprise apprenante, agile, où la politique de management est basée sur une vraie culture interne, une histoire à partager, une structure adaptée… Chaque dirigeant doit ainsi s’appliquer à mettre en place un projet de société lui convenant au mieux, basé sur la confiance, l’écoute et l’autonomie - mais pas l’anarchie - et l’implication de tous dans la construction de la stratégie. Une adaptation qui requiert du temps car les résistances, forcément, existent !

Le leader positif – Editions Eyrolles

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le dossier interview

« L’entreprise doit devenir un terrain de confiance » Jean-Marc Darragon, consultant APEC relations entreprises Franche-Comté, a animé, pour la CCI du Doubs en mai dernier, une conférence sur le thème « Génération Z, les mutants débarquent dans l’entreprise ». En se basant sur l’enquête "La grande invazion", réalisée par The Boson Project et BNP Paribas, il a analysé les bouleversements managériaux annoncés avec l’arrivée de ces jeunes en quête de sens. Nouveaux rythmes, envies d’internationalisation... comment les futurs employeurs doivent-ils intégrer la génération Z ? Les jeunes de la génération Z, ayant grandi avec des smartphones et des tablettes dans chacune de leurs mains, possèdent une image floue, faussée de l’entreprise. D’après différentes enquêtes, ils qualifient le monde du travail de compliqué, dur, difficile, impitoyable, fermé… Ces 15-20 ans expriment de réelles attentes par rapport à leur future entreprise : celle-ci doit être plus humaine et plus flexible, avec une hiérarchie aplatie et plus souple. Ainsi, les employeurs vont devoir rassurer les nouveaux arrivants, prendre le temps de les

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intégrer. De fait, leur modèle de management va évoluer, car les Z sont dans un autre référentiel où l’ancienneté ne rend pas une personne légitime. Les compétences priment sur le statut, ce qui peut parfois paraître pour de l’arrogance. Les jeunes n’hésitent plus à remettre en cause l’organisation
en place et attendent une relation gagnant-gagnant avec leurs supérieurs. La génération Y avait ouvert la voie, les Z intensifient le mouvement.

À quoi ressemblera l’entreprise de demain ? Face à la crise économique, aux scandales éthiques et financiers ou encore aux problèmes croissants de stress au travail, l’entreprise n’a pas d’autres choix que d’évoluer et de mobiliser le capital humain pour répondre aux nouveaux enjeux. L’un des sujets les plus importants, dans le cadre de ces multiples changements, est le passage du contrôle à la confiance. Il est la clé de cette transformation. Je ne parle pas des entreprises libérées, dont le principe m’interroge, mais d’entreprises dans lesquelles il faut créer un terreau culturel favorable à cette confiance.

Dans ce cadre-là, quel est le rôle des managers ? Les salariés, toutes générations confondues, ont besoin de savoir où ils vont. Cette génération Z, comme la Y, le clame haut et fort contrairement à leurs parents et grands-parents. Les jeunes ne souhaitent pas être de simples exécutants mais veulent être intégrés à des activités qui font sens pour eux, à des projets où ils s’estiment utiles. Cette recherche d’éthique nous incite à replacer l’humain au cœur du système, car l’autonomie ne leur suffit plus ; les jeunes veulent être informés, accéder aux données stratégiques de l’entreprise. Les managers doivent donc adopter une écoute plus attentive, une posture d’empathie et d’entraide, de la persuasion plutôt que de l’autorité. Ils sont au service de leurs équipes pour les accompagner à atteindre leurs objectifs et à les rendre plus performantes. E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 67 | OC TOBRE - NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2016

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MANAGEMENT

McDonald’s

Un management basé sur la proximité et la formation permet de revenir sur certains points importants et d’expliquer leurs intérêts et importances. Autre changement : le rôle des managers. « Nous leur avons demandé d’être plus à l’écoute et de relancer régulièrement la dynamique. Le travail effectué par nos employés est fatigant et physique pendant les périodes de rush. Face à cette génération « zapping », il est nécessaire de remotiver, d’encourager, de remercier. Car sans aucun état d’âme, les jeunes peuvent claquer la porte du jour au lendemain, même s’ils n’ont pas un autre travail derrière », poursuit Sylvie Gille. Ce besoin d’explication Sylvie Gille : Face à cette génération « zapping », il est nécessaire de remotiver, d’encourager, de remercier. se retrouve également dans le choix de promouvoir certains usqu’en 2013, les ressources humaines du McDonald’s de employés à des postes de responsable ou de manager. « Pontarlier étaient gérées par le comptable du restaurant Chaque génération est différente, conclut la directrice générale. en bon « père de famille ». Mais avec l’ouverture d’une Nous devons adopter notre management en permanence. deuxième franchise à Morteau, Sylvie Gille, la directrice Nous misons aujourd’hui sur la proximité et la formation pour générale de ces deux adresses, ressent le besoin de se accompagner les jeunes à mieux s’épanouir dans leur travail ». réorganiser et de s’adapter aux attentes de la nouvelle génération en embauchant un responsable RH en alternance. « Ce recrutement nous a apporté une bouffée d’air frais et nous a permis de nous remettre en question, analyse-t-elle. On ne manage plus aujourd’hui comme à nos débuts en 1995. Les jeunes issus des générations X respectaient la hiérarchie et effectuaient leur travail sans trop se poser de questions. Ils obéissaient à leurs managers. Aujourd’hui, nous avons régulièrement la sensation d’être dans une cour de récréation face à des personnes impatientes, en besoin permanent de reconnaissance et à la faible capacité de concentration ». Une des premières actions du DRH a été de mettre en place un programme de formations à destination de l’ensemble des salariés, ainsi qu’un suivi personnalisé via un passeport. Tous les six mois, en lien avec les exigences de McDonald’s, chaque employé bénéficie d’une remise à niveau en matière de normes alimentaires ou de règles d’hygiène. Cette sensibilisation

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le dossier

LES ÉLECTIONS DANS LES CCI DU 20 OCTOBRE AU 2 NOVEMBRE 2016

Entrepreneurs, votez sur jevote.cci.fr ou par courrier

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cci en actions

Retrouvez toutes les infos de la CCI du Doubs sur Facebook

8 clubs d’entreprises à la CCI Le 12 septembre, ils étaient près d’une centaine de chefs d’entreprises réunis à Besançon, à la CCI du Doubs pour un apéro clubs de rentrée. Un point commun : être tous membres de clubs d’entreprises bisontins et du grand Besançon. Leur proposer de se retrouver pour la première fois tous ensemble, a permis à chacun de se présenter rapidement et d’annoncer ses actions et événements à venir. Les clubs présents : Club Lafayette Entreprises, GE-EST ; BNI Besançon, ADEZI (association des entreprises de la zone industrielle Trépillot/Tilleroyes ; Silicon Comte ; Temis ; Temis Santé ; CJD Besançon ; CPCE.

Open Business Économie collaborative : demain, tous ubérisés ? Avant de clore l’année, le 29 novembre prochain, sur le thème de la robotisation et de l’intelligence artificielle, le cycle 2016 des Open Business de la CCI du Doubs s’intéressait à l’économie collaborative le 3 octobre dernier. Les invités : Nathalie Chiche, médiatrice de la filière numérique, rapporteur de l’étude « Internet : pour une gouvernance ouverte et équitable » ; Julien Coulon, co-fondateur de Cedexis ; Thomas Drouot, co-fondateur de My Mécano ; Francis Nappez, co-fondateur de Bla Bla Car et Jean-Baptiste Soufron, avocat, ancien secrétaire général du Conseil national du numérique.

NUMÉRIQUE Des clés pour les TPE Pour la 2e édition des Clés du numérique le 3 octobre dernier, près d’une centaine de dirigeants avaient pris le chemin de la CCI à Besançon. Il s’agissait de proposer aux TPE, commerçants, artisans du Doubs de découvrir l’univers connecté le plus concrètement possible « parce que l’économie est en pleine mutation et qu’il est temps de prendre la mesure du numérique ». La journée proposait donc à chacun de construire un parcours à la carte selon ses centres d’intérêts, balisé d’ateliers solutions, de temps de coaching personnalisé et de conférences plénières. Cet événement lancé en 2015 est conduit avec Silicon Comté, l’association franccomtoise des professionnels de la filière numérique.

En savoir + : 03 81 25 25 71 

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ÉLECTIONS DANS LES CHAMBRES

VOTER C'EST SIMPLE,

e) Dirigeant( ise d’entrepr

Du 20 octobre jusqu’au 2 novembre 2016 Vous serez amené à voter pour des candidats aux élections consulaires. Ils sont comme vous des hommes et des femmes, chefs d’entreprises.

VOTEZ POUR VOUS !

Dans votre CCI, ils travailleront pour les 5 prochaines années au développement de votre territoire et seront là pour accompagner vos projets de CRÉATION, de TRANSMISSION D’ENTREPRISES, de FORMATION, de TRANSITION ÉNERGÉTIQUE OU NUMÉRIQUE, d’INTERNATIONALISATION…

ILS SERONT À VOS CÔTÉS POUR CONSTRUIRE L’ÉCONOMIE DE DEMAIN.

LA CCI DU DOUBS, C’EST EN 2015 :

2 000 1 400

porteurs de projets accompagnés

3 800

340

formalités à l’international effectuées

entreprises accompagnées à l’international

contrats d’apprentissage enregistrés

230

étudiants futurs diplômés Commerce - Distribution à Iméa

… en savoir plus sur les actions de la CCI du Doubs : www.doubs.cci.fr

www.doubs.cci.fr EA67 (original 2).indd 18

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FA I R E AVA N C ER T O U T E S L E S EN V I E S D’EN T R EP R EN D R E

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DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE

RAPIDE, ET EFFICACE

Dès réception par courrier de votre matériel de vote… votez en 4 étapes

PAR INTERNET

1

927(=

ou

PAR COURRIER

1

jevote.cci.fr/doubs

2

identifiant de vote date de naissance

jj/mm/aaaa

2

Je saisis mon identifiant (fourni dans ce courrier)

3

Je glisse mon enveloppe de couleur dans l'enveloppe T

3 Je sélectionne mes candidats

4

Je sélectionne les candidats et j'insère mon bulletin dans l'enveloppe de couleur

Je saisis mon code confidentiel et je vote

Je signe au dos de l'enveloppe T

4 Je la poste

Pour plus d’informations : elections@doubs.cci.fr ou 03 81 25 25 40 

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INDUSTRIE

Comment Mécanic Outils travaille avec la Suisse développement Les outils coupants petits et précis de l’entreprise de Frambouhans plaisent aux horlogers suisses. Pour les servir plus vite, elle a mis en place le dédouanement domicilié.

C

réée à Maîche en 1987 pour développer des outils de coupe en carbure, Mécanic Outils est devenue le leader français des micro-forets. Implantée à Frambouhans depuis 1993, elle travaille pour des décolleteurs du Jura et de Haute-Savoie, des sous-traitants automobile et des entreprises de la filière horlogère, notamment suisses, qui apprécient la précision de ses forets et fraises de forme leur permettant de fabriquer boîtes, bracelets, cadrans de montres… Dirigée par Arnaud Dubail, le fils de l’un des trois fondateurs, Mécanic Outils compte 19 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires 2015 de

1,7 millions d’euros. « L’export représente 40 à 50 % de ce chiffre selon les années, essentiellement avec la Suisse », explique le PDG. « Nous travaillons un tout petit peu avec l’Allemagne et l’Italie, mais la Suisse reste notre cible. En 2001, la mise en place du dédouanement domicilié constituait l’amorce de notre volonté de travailler plus spécifiquement avec ce pays voisin. » La procédure avait été mise en place avec les douanes de Morteau, pour deux agréments : un à l’import, l’autre à l’export. «  Cela nous permet de passer la douane rapidement, les délais de livraisons, sans cela, étant beaucoup trop longs », explique Gaëlle Dubail, la sœur du dirigeant, qui assure la partie administrative de la société. « Les colis sont livrés dans la journée, avant il fallait 4 à 5 jours ouvrables. Nos clients doivent avoir un numéro de compte en douane, côté suisse, pour la TVA. Tout se fait rapidement par informatique, mais nous sommes régulièrement contrôlés. » Plusieurs entreprises de la bande frontalière ont mis en place ce dispositif. D’autres ont fait le choix d’implanter un site ou un bureau de l’autre côté de la frontière. D’autres encore confient leurs formalités douanières à un prestataire. « Mais pour nous, compte tenu des petits montants de nos envois, le coût serait trop important », ajoute Arnaud Dubail. Pour mieux se faire connaître de l’autre côté du Jura, notamment des utilisateurs directs des petits outils – horlogers et décolleteurs –, cette année, sa petite entreprise se montre sur les salons. Elle est allée au Siams, en avril, pour la première fois, et à l’Environnement Professionnel Horlogerie-Joaillerie (EPHJ), en juin, pour la troisième. www.mecanic-outils.com Mécanic Outils compte 19 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires 2015 de 1,7 millions d’euros.

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INDUSTRIE

Zimmer Biomet s’agrandit sur Technoland 2 croissance Le site franc-comtois est devenu le centre logistique pour la France. Il a embauché 20 personnes et revu toute son organisation.

C

élébré en 2014, le mariage de Zimmer et Biomet – deux groupes américains concur-

rents tous deux implantés dans l’Indiana – a donné naissance à un acteur important de l’orthopédie médicale et, en France, au plus gros vendeur de prothèses de hanches et genoux. Depuis ce rapprochement stratégique, Zimmer France a en effet entrepris d’intégrer les produits Biomet

L'e xt

en s

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de 1

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0 m2

Brognard, sur le parc Technoland

recruté, les produits intégrés, nous

II, est devenu le centre logistique

sommes en cours de finalisation et

et le service clients pour tout le

nous activons maintenant les actions

groupe dans l’Hexagone, et vient

d’amélioration », poursuit-il.

de prendre possession d’une exten-

A l’occasion de cette extension, toute

sion de 1.000 m réalisée en quelques

l’organisation du site a été revue, avec

mois

Montbéliard

un nouveau logiciel pour automatiser

Agglomération, qui les lui loue. « Les

les différentes opérations et la mise

acteurs locaux ont joué le jeu, il nous

en place de la RFID1. « Dans l’envi-

fallait vite intégrer les produits fabri-

ronnement Zimmer, nous serons le

2

par

Pays

de

fabriqués dans le centre opérationnel

qués à Valence, c'était la contrainte »,

premier pays à mettre en place cette

de Biomet, à Valence, qui élargissent

raconte Raoul Barthez, directeur des

technologie en Europe », assure le

considérablement sa gamme.

opérations. Dans le même temps,

dirigeant.

Dans la réorganisation qui a suivi le

le site franc-comtois est passé de

mariage, le site franc-comtois de

70 à 90 salariés. « Le personnel est

www.zimmerbiomet.fr

Micro Erosion s’offre un bureau d’études intégré solutions La petite entreprise de Doubs a tout d’une grande. Force de proposition auprès de grands groupes, elle a dédié son ancien chef d’atelier à la conception.

C

réée en 2000 à Doubs, Micro Erosion vient de créer son bureau d’études en interne une commune proche de la Suisse, Micro Erosion compte aujourd’hui 17 salariés – pour l’essentiel de jeunes diplômés ayant complété leur formation en interne –, et propose des prestations de micromécanique à de grands groupes du médical, de l’horlogerie ou de l’aérospatial, essentiellement. « Nous partons du besoin du client et nous sommes force de proposition », explique Alain Laude, le dirigeant fondateur. « Nous proposons des solutions techniques audacieuses en matière de matériaux ou de procédés d’usinage, et nous ne craignons pas de nous mettre en danger. Notre stratégie commence à payer, avec des clients qui ne nous considèrent plus comme un sous-traitant ni même comme un partenaire, mais comme leur propre atelier détaché. » 1 : Radio Fréquence IDentification 

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Après la numérisation de tous les documents de l’entreprise et la formation d’un tiers des salariés à l’anglais comme langue de travail, Micro Erosion vient de créer son bureau d’études en interne, où officie Florent Boiteux, dans l’entreprise depuis 14 ans, qui est passé de chef d’atelier à concepteur. « Il connaît parfaitement nos capacités, il sait très bien adapter la conception à la réalisation. J’assure le premier contact avec le client et lui arrive ensuite. On se connaît bien, on se challenge  », confie le dirigeant. C’est ainsi que, grâce à ce bureau d’études, la PME de Doubs a pu décrocher un marché avec Mersen, un industriel français du fusible. L’export représente 70 à 80 % d’un chiffre d’affaires 2015 de 1,35 million d’euros, qui devrait progresser de 25 % en 2016… www.microerosion.com

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F O R M AT I O N

école

Se former au digital business

plus, un manager doit aujourd’hui être familiarisé avec l’univers du digital d’où cette option », explique-t-on à Iméa. L’option «  Digital Business  » se présente comme une base de culture avec des thèmes aussi divers que la sécurité informatique, le e-business, la fidélisation des clients sur Internet, le web marketing… L’application se fait, elle, grandeur nature durant les stages. Ce parcours en entreprise peut s’assimiler à une fusée à deux étages  : on débute par un diagnostic qui débouche ensuite sur des propositions de solutions numériques budgétisées. Ce sont elles qui déterminent ensuite la poursuite de la démarche avec un second stage de mise en œuvre opérationnelle. « Cela permet aux entreprises, parfois désorientées par le foisonnement des possibilités, de pouvoir réfléchir et se lancer avec beaucoup plus de sérénité »

D

epuis la rentrée, Imea, l’école de Commerce des CCI du Doubs et de Haute-Saône, a lancé une nouvelle option pour la formation Negoventis Bac +3 Responsable Manager de la Distribution. Elle propose aux étudiants 87 heures de cours supplémentaires en digital business et surtout 28 semaines de stage en entreprise. Il s’agit de préparer les futurs diplômés à occuper des postes de plus en plus polyvalents et même à pouvoir candidater dans d’autres secteurs d’activités que le commerce et la distribution. « Nos étudiants ont un programme principalement basé sur les techniques de management et l’expertise commerciale. Ces compétences intéressent les entreprises y compris dans les services et l’industrie. De

www.imea.info

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22 AC TIVE → NUMÉRO 67 | OC TOBRE - NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2016 160629_EXPRESSION ACTIVE_AQUILA RH BESANCON MONTBELIARD 185mm x 120mm.inddE XPRESSION 1 29/06/2016 15:43:46

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"ll s’agit plutôt d’objets connectés"….


Au service des organisateurs d’événements

TERRITOIRE

I

l existe en France, des milliers de structures qui réunissent annuellement leurs membres (adhérents, ou salariés) pour des congrès, colloques ou autres séminaires. Parfois, ces rendez-vous sont « tournants » afin de laisser à chaque entité régionale l’honneur de recevoir. Un honneur qui peut donc s’avérer stressant car recevoir, c’est aussi organiser… C’est la raison pour laquelle un service, Besançon Congrès, a été développé par l’Office de Tourisme de Besançon à destination des clients potentiels intéressés par Besançon et sa région pour des événements grand format. Le principe consiste à mettre à leur disposition les compétences qu’ils n’ont pas toujours. Ils auront à leurs côtés un interlocuteur unique. Celui-ci aidera à structurer le projet, à identifier les prestataires les mieux adaptés (choix de la salle, du traiteur, de l’animation…). Il accompagnera dans chaque étape et aidera à répondre à toutes les demandes spéciales, émises par les futurs participants. L’autre point fort du dispositif est une plateforme en ligne, conçue sur le modèle des systèmes de réservation touristiques. Elle permet à l’organisateur de créer un mini-site dédié à son événement. C’est sur ce site que les participants viendront s’inscrire, choisir parmi les activités optionnelles, et réserver leur hébergement sur la base d’une liste d’hôtels sélectionnés sur des critères de prix, ou de proximité avec le lieu du congrès. Ce service d’accompagnement est un argument de poids pour vendre la ville et le département. Dans un contexte touristique concurrentiel, ce marché des congrès est intéressant. Il attire des visiteurs qui, sans ces circonstances professionnelles, n’auraient peut-être jamais découvert notre destination. Il étale la fréquentation tout au long de l’année. À cela s’ajoute le fait qu’un congressiste dépense en moyenne 176 € par jour, soit davantage qu’un simple touriste. Parmi les structures, la Maison de l’économie de la CCI du Doubs à Besançon. Depuis plus de 20 ans, cet équipement accueille des événements professionnels avec plus de 200 manifestations chaque année. En 2016, le site a renouvelé son offre avec la livraison d’une nouvelle salle des conférences grand confort et haut de gamme de 179 places et propose désormais 1 400 m2 connectés ! www.besancon-tourisme.com



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La Maison de l’économie de la CCI du Doubs à Besançon

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TERRITOIRE

DCF Besançon a 60 ans anniversaire Depuis 60 ans, le réseau des Dirigeants Commerciaux de France de Besançon défend la fonction commerciale et aide les dirigeants à adopter les bonnes pratiques.

L

e commercial souffre d’une image ambiguë. Indispensable pour développer une entreprise, sa fonction est souvent dévalorisée et vue comme peu éthique. Dans le même temps, ce métier est très recherché en France. 26 000 postes sont à pourvoir dans les petites et moyennes entreprises. « On manque de plus de 100 000 commerciaux en France  », estime Romain Valcin, Président de DCF Besançon. directeur commercial à Burocom, ce dernier connaît bien le sujet. Selon lui, la vente demande un travail de longue haleine basé sur le relationnel  : «  il faut un an minimum à un novice pour assimiler les techniques commerciales et les appliquer  », explique-t-il. DCF rassemble les dirigeants et commerciaux autour d’une table dans le but d’échanger sur les bonnes pratiques à adopter. DCF Besançon appartient à un réseau national et ne se définit pas comme un club affaires, mais comme «  un club de partage ». G

bien-être au travail ou encore la gestion du temps. Exigeant, le métier de commercial évolue. Ses missions se diversifient et de nouvelles compétences lui sont demandées. C’est pourquoi DCF Besançon a mis en place trois sessions de formation par an pour les adhérents uniquement et dans des domaines précis comme la veille commerciale.

Encourager les échanges Les échanges intergénérationnels sont favorisés puisque l’organisation DCF rassemble des juniors (moins de 30 ans), des actifs (plus de 30 ans) et des seniors retraités. « En entrant dans le réseau, on choisit un parrain ou une marraine qui nous aidera à grandir et à relever de nouveaux défis  », explique Florence Gachelin, jeune créatrice d’entreprise. Et les défis sont nombreux, car dans cette période de mutations où il est souvent difficile de garder en poste sa force comin rég alc or y G in V a m merciale, il faut sans cesse adapter eorges , o F l o r en c e G a c h elin , R Formation et réunions son approche managériale. «  Avec Pour ses 60 ans le réseau a organisé une soirée, le DCF, nous trouvons des solutions collectivement en 29 septembre dernier, animée par Michaël Aguilar, échangeant nos expériences » s’enthousiasme Grégory conférencier expert en vente et motivation. Chaque Georges, directeur commercial du groupe Moyse et mois, il organise des réunions plénières ouvertes à adhérent depuis un an à DCF. tous chefs d’entreprises ou commerciaux, pour traet : dcfbesancon vailler sur différentes thématiques : le changement, le

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TERRITOIRE



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L’horodateur devient une borne multi-services

COMMERCE

La Grange met en boîte des plats étoilés concept Installée à Besançon depuis près de deux

ans en lieu et place de l’ancien Kiosque de Chamars, La Grange propose un concept savoureux : manger étoilé à un prix accessible, sur place, à emporter ou à livrer.

Barbara Ballot et Romuald Fassenet, chef étoilé du Chateau du Mont-Joly

P

ar le slogan « Thé, café, manger bon  », La Grange affiche sa culture du goût. Installée Place Chamars, à l’emplacement de l’ancien kiosque, lieu bien connu

des Bisontins, La Grange propose une restauration rapide de qualité. Tous les thés, cafés et confiseries à consommer sur place peuvent s’acheter au détail. Barbara Ballot et son époux, tous deux gérants de la SARL BVB France spécialisée dans le domaine des boissons chaudes, ont créé cet établissement en 2014 sur la base d’un concept original : proposer des plats frais élaborés à base de produits régionaux et servis en bocaux. Pour passer de l’idée au projet, ils se sont associés à Romuald Fassenet, Meilleur Ouvrier de France et chef étoilé du Château du Mont-Joly à Sampans. Ce dernier élabore ses propres

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recettes dans ses cuisines puis livre chaque semaine ses plats frais servis dans des bocaux sous vide pour garantir une conservation optimale. « Ce qui me séduit dans cette aventure, c’est de pouvoir rendre ma cuisine accessible tout en la valorisant grâce à des contenants jolis et adaptés ». Pour 21 euros, le Chef réussit à concocter un menu haut de gramme. Sa cuisine est ainsi déclinée en plats de saison à l’instar de sa salade de quinoa aux agrumes, tomates rôties à l’ail doux, pistou de basilic, ou encore sa truite fondante d’ici, marinée au citron vert, légumes croquants à l’huile d’olive. Pour ouvrir cette offre aux entreprises, administrations, La Grange a conçu une box à emporter ou à livrer. Les bocaux dans lesquels sont servis les mets sont fixés dans une boîte en carton judicieusement agencée. Plus réactif grâce aux box, l’établissement est capable de livrer 200 à 300 repas lors d’un événement par exemple. Aujourd’hui, Babara Ballot et le Chef Romuald Fassenet penchent sur un nouveau projet  : des cours de cuisine ouverts à tous. ww.lagrangedirect.com

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COMMERCE

Besançon « 100 % vrac » Baptisé Le Vrac, le magasin d’Émilien Grandvaux a ouvert ses portes au début de l’été. Il a immédiatement séduit une clientèle de plus en plus sensible aux conséquences environnementales, sociales et économiques de ses actes d’achat. consommation

L

’achat de produits d’épicerie à la pesée était courant avant l’arrivée des supermarchés. Le libre service inaugura l’ère du packaging triomphant. Coloré, illustré, porteur de promesses, l’emballage devint l’outil ultime du marketing, capable de faire basculer la décision du consommateur dans les dernières secondes de l’acte d’achat. Avec l’alliance de la voiture et du caddie de supermarché, le packaging se fit « familial  » avec un axiome imparable  : il faut acheter beaucoup pour économiser. Tout au bout de cette logique, la France dépense 15 milliards d’euros par an pour traiter l’ensemble de ses déchets, selon un rapport de l’Ademe publié en 2014. Cette enquête estime que 20 kg par an et par habitant de produits alimentaires sont jetés par les ménages, dont 7 kg encore emballés. Mais les temps changent. Les enjeux environnementaux, sanitaires et économiques liés à la gestion des déchets se sont imposés à tous. En France, les questions relatives à l’emballage furent inscrites dans le plan d’action du Programme National pour l'Alimentation en 2010. Du coté des industriels, on cherche à rassurer en introduisant un peu de modestie dans le packaging. Les consommateurs, eux, n’ont pas envie d’attendre. Introduits par les enseignes du bio dans les années 90, les rayons vrac connaissent un succès grandissant. Les clients s’emballent pour, non emballé. Désormais, ce sont les magasins 100 % vrac que l’on voit fleurir un peu partout. À Besançon, c’est à un entrepreneur de 24 ans, Amélien Grandvaux, que l’on doit la première enseigne de la ville. Situé rue des Granges, Le Vrac est un élégant magasin, sobre et lumineux. Un long mur de distributeurs transparents propose un 

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Un mois après son ouverture Amélien avait déjà atteint ses prévisions

vaste assortiment d’épicerie sèche (céréales, graines, légumineuses, pâtes, riz, épices, fruits, biscuits…). De l’autre côté, des bonbonnes joufflues distribuent shampooing, détergent, lessive... On peut tirer son miel, son huile, son sirop. Titulaire d’un BTS en Management Force de Vente, obtenu à la CCI de Dole, le jeune créateur a mûri son projet pendant 18 mois. Six mois pour réaliser son étude de marché et réunir le financement, six mois pour trouver le bon emplacement, et six mois pour donner vie à ce lieu dont il a conçu lui-même le décor et l’implantation. « L’étude de marché était pour moi une façon de formaliser le projet aux yeux des banques. Mais j’aurais pu m’en passer. Je crois à l’avenir de ce mode de distribution. Les gens seront de plus en plus nombreux à adopter des comportements d’achat réfléchis. Notre gamme est bio à 95 %, et je privilégie les approvisionnements locaux autant que

possible. C’est ce qui intéresse mes clients. On échange beaucoup. C’est un magasin où l’on parle de ce que l’on achète. » Un mois après son ouverture Amélien avait déjà atteint ses prévisions. Aujourd’hui Le Vrac propose des fruits et légumes bio deux jours par semaine, et un agriculteur boulanger bio dépose son pain tous les mardi et vendredi. Pour de nombreux clients, l’expérience du vrac s’apparente souvent à une conversion, comme si la disparition de l’emballage permettait enfin de distinguer clairement l’accessoire et l’essentiel. : Le-vrac-Epicerie-sans-emballage

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COMMERCE fidélisation

Beau bilan pour la carte Client Roi

À

Besançon, tout le monde ou presque connaît la petite carte rouge. Ce système de fidélisation, lancé en 1965, a été adopté par 14 villes françaises (pour 310 magasins). Et c’est à Besançon, ville où elle a été inventée, que la carte réalise ses plus belles performances. En 2015, les clients ont reçu 1 000 chèques fidélité pour un total de 299 000 euros. Et les projections sur 2016 laissent entrevoir une spectaculaire progression de l’ordre de 40 %. Ce booster d’activité commerciale en centre-ville compte désormais 40 commerces adhérents à Besançon. Seule la ville de Versailles dépasse ce nombre, mais sans atteindre les résultats bisontins en terme de volume d’achats. Si le système Client Roi est séduisant aux yeux du consommateur (celuici reçoit un chèque fidélité de 5 % tous les dix achats), il apparaît de plus en plus intéressant aux yeux des commerçants. Pour une dépense annuelle qui s’étage entre 75 euros pour les plus petits chiffres d’affaires, et 185 euros pour les plus importants, les adhérents bénéficient d’un outil marketing qui leur serait inaccessible, économiquement, à titre individuel.

Les commerçants Client Roi sont aujourd’hui très nombreux à bâtir leurs propres campagnes de mailing ou emailing, à partir de cette base de données. Des progrès importants ont également été réalisés ces dernières années sur la signalétique de la marque. Une marque de plus en plus visible, de plus en plus présente dans l’esprit des consommateurs, et qui a su créer une véritable puissance de fidélisation. www.clientroi.fr

Une marque La mutualisation des moyens, l’expertise acquise au fil du temps, permettent à Client Roi d’investir dans des actions de promotion de plus en plus efficaces en terme de création de trafic. Mais l’intérêt des adhérents se porte aussi (et de plus en plus) sur la mise à disposition du fichier des porteurs de cartes, un fichier ciblé et qualifié, de plus de 20 000 clients actifs (pour Besançon).

reprise/cession

Un nouveau service à la CCI

L

es CCI de Franche-Comté ont décidé de rejoindre le réseau national Transentreprise

Environ 8. 000 offres d'entreprises

mise en relation entre repreneurs et

sont recensées et un millier d'an-

vendeurs.

nonces concernant les locaux vacants sont affichés sur TRANSENTREPRISE.

Transentreprise est un outil qui permet

aux

Géré par les CCI, les CMA et les

diffuser une annonce pour vendre

professionnels de la transmission

leurs entreprises ou leurs locaux

d'entreprise répartis sur 77 départe-

commerciaux et aux repreneurs de

ments, le site mis en place facilite la

www.transentreprise.com

trouver une affaire à reprendre.

recherche d'offres de cessions et la

mail : transentreprise@doubs.cci.fr

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d'entreprises

permet la sauvegarde des emplois et

de

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chefs

Une transmission d'entreprise réussie des savoir-faire, voire la relance de l'activité.

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COMMERCE

Unions commerciales : agir pour la planète initiative L’association Commerce Pontarlier Centre, à Pontarlier, a mis en place depuis la rentrée scolaire des navettes gratuites entre les différentes zones commerciales du secteur et propose aux enseignes des achats mutualisés de sacs non jetables personnalisés.

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epuis septembre à Pontarlier, chaque samedi de 10h à 18h, des navettes gratuites relient les quatre zones commerciales du secteur, à savoir : le centre-ville, Les Grands Planchants, Doubs et Houtaud. Mis en œuvre par l’association des commerçants « Commerce Pontarlier Centre », ce dispositif appelé «  navettes shopping  » est en phase d’expérimentation jusqu’en janvier 2017. Il a vu le jour grâce au soutien des trois communes concernées (Pontarlier, Doubs et Houtaud), des associations de commerçants des différentes zones desservies ainsi que l’appui de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs et la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Franche-Comté. « Il faut 15 minutes minimum pour réussir à se garer au centre-ville de Pontarlier, alors qu’en quelques minutes nos navettes gratuites conduisent les riverains faire leurs emplettes », explique Sylvie Dabère, présidente de l’association « Commerce Pontarlier Centre ». Deux minibus d’une capacité de huit places assises s’arrêtent devant quatre stations : le parking du magasin Sport 2000 à Doubs, Place Saint-Pierre au centre-ville de Pontarlier, devant le magasin Maison du Monde, zone des Grands Planchants et sur le parking 

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de M. Bricolage du côté de Houtaud. Chaque arrêt est matérialisé par des panneaux de signalisation. L’opération connaît un début de succès puisqu’une semaine seulement après sa mise en circulation, plus d’une quarantaine de personnes avaient emprunté ce nouveau moyen de déplacement. Économiques et écologiques les « navettes shopping » permettent de réduire le flux de véhicules autour de Pontarlier, tout en redynamisant le commerce local. Ce service, en test pendant cinq mois, représente un budget total de 20 000 euros. Achat groupé de sacs recyclables Dynamique, l’association pontissalienne qui organise une vingtaine d’événements par an, a plus d’un projet dans son sac. Sensible aux questions de préservation de l’environnement, elle propose à ses 130 adhérents un achat groupé de sacs non jetables. Ces sacs en toile pourront être personnalisés avec le logo de l’enseigne. « Cette démarche éthique permet de

Sylvie Dabère et Aurélien Salvi

lutter contre la production de déchets plastiques et répond à un réel besoin exprimé par les commerçants » précise Sylvie Dabère. En effet, depuis juillet 2016, un décret leur interdit d’utiliser des sacs en plastique à usage unique. Grâce à ce dispositif unique dans la région, le commerçant bénéficie de 30 % de réduction sur l’achat de sacs en tissus personnalisés. Ils sont nombreux à manifester leur intérêt. L’association a déjà enregistré un total de 20 000 sacs en commande. Les premiers points de vente seront livrés avant la fin de l’année 2016. www.commerce-pontarlier.com

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SERVICES

Paysages intérieurs tendances Depuis quelques années, la nature revient au cœur de nos vies citadines. On végétalise les

murs des immeubles, on plante des pelouses sur les toits où butinent désormais des colonies d’abeilles. La tendance est aujourd’hui au paysagisme d’intérieur. Un nouveau métier et un marché en pleine éclosion.

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La présence apaisante du végétal Julien Pourchet a bien perçu, lui aussi, l’émergence de ce marché. Il est le créateur et dirigeant de la société Créajardins, basée

à Montlebon dans le Val de Morteau. Paysagiste de formation, il a fait de son entreprise un généraliste des aménagements d’extérieurs. La PME, qui compte aujourd’hui sept salariés, est capable de prendre en charge des chantiers paysagers d’envergure pour la maison individuelle et l’entreprise. Pelouses, jardins et murs décoratifs, terrasses, cabanes, aires de jeux, mobilier… rien de ce qui environne la maison n’est étranger au savoir-faire de Créajardins. Mais ces dernières années, Julien Pourchet a constaté une demande croissante pour des aménagements végétaux à l’intérieur des villas comme des entreprises. « Pour nous, ces demandes n’étaient pas totalement étrangères à nos compétences  », souligne le dirigeant. «  Il s’agit toujours d’un travail de design et de scénographie. Il s’exerce simplement dans des contraintes spécifiques. Nous avons donc développé des solutions qui reposent sur l’usage de plantes stabilisées, un procédé totalement écologique qui consiste à remplacer la sève naturelle par un produit de conservation 100 % biodégradable  ». L’a c t i v i t é «  Murs végétalisés  » ayant pris de l’ampleur, Créajardins a récemment ouvert, au centre de Morteau, une boutique show-room dédiée aux tra va aménagements intérieurs. il d ed e si Une clientèle nouvelle qui offre gn et d également l’avantage d’une moindre e sc én o gr ap saisonnalité. hie" J u li en

e nouveau métier de paysagiste d’intérieur est celui de Gisèle Grand, créatrice de la société Home Végétal, à Besançon. Ses clients sont majoritairement des entreprises ou des institutions pour lesquelles elle conçoit des solutions d’aménagement, le plus souvent pour des halls d’accueil. Par le choix des plantes (naturelles ou artificielles), elle structure l’espace, le rythme, influençant le regard du visiteur et sa perception du lieu. De telles interventions sont vécues comme bénéfiques par les salariés de ces entreprises, selon Gisèle Grand. « L’expérience me prouve que la présence des plantes dans o tn n nos bureaux, ou dans nos ole ns o maisons, n’a pas seulement lc ét a g des vertus décoratives. Nous évové du mes r luons en permanence dans des décors o f d , les G is èl e G r a n géométriques, peuplés d’angles et de lignes droites, et je pense que les formes même du végétal, à un niveau probablement inconscient, consolent notre regard de toute cette rectitude  ». Home Végétal s’adresse aussi aux particuliers. Ils sont de plus en plus nombreux à solliciter l’entreprise pour la création de jardins intérieurs ou des aménagements de terrasse. Home Végétal est installé au sein de « La Maison du Paysage », un collectif d’entreprises dédiées à l’aménagement extérieur. Un showroom de solutions végétales paisible et inspirant.

sur www.homevegetal.fr et www.creajardins.net E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 67 | OC TOBRE - NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2016

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SERVICES

Tirep relève le défi du numérique technologie Les professionnels de l’impression et de la reprographie ont

vu leur métier bouleversé par le numérique et malmené par la crise. Comme les autres, le bisontin Tirep explore de nouvelles niches.

"90% des travaux sont imprimés en local", assure Thierry Châtelain

L

e métier historique de Tirep (« tirage et reprographie  »), société créée en 1972 à Thise, c’est l’impression de plans de bâti-

ments et d’architectes. Dans les années 80, elle avait développé une activité de fournitures techniques et de bureau, qui a représenté jusqu’à 70 % du chiffre d’affaires. « Mais nous avons stoppé

cette activité en 2012. Depuis la crise de 2008, notre chiffre d’affaires baissait », raconte Thierry Chatelain, président de Tirep et du groupe BNI Besançon Business. De 28 salariés, l’effectif était alors passé à 6, et n’a pas bougé depuis. Installée sur la zone de Trépillot depuis 2003, où elle disposait de 2.000 m2, la société s’est resserrée sur la

partie atelier et occupe aujourd’hui 900 m2 dédiés à l’impression numérique. Entre-temps, le numérique s’est imposé dans la transmission des données, Internet a remplacé les disquettes de papa et les fichiers informatiques n’ont plus forcément besoin d’être imprimés. Un casse-tête pour les ateliers de reprographie et imprimeurs fédérés au sein du groupement Green France, qui assure une veille technologique bienvenue et dont Tirep fait partie. A Trépillot, la petite entreprise s’adapte. « Le premier grand virage du numérique, nous l’avons pris en 1995, en mettant en place une plateforme d’échange de fichiers avec nos clients. Cela nous a permis de travailler sur le nouveau palais de justice, puis sur le magasin Ikéa de Dijon. Au début, j’allais faire un peu de formation auprès des entreprises du BTP qui soumissionnaient. Notre plateforme permet de déposer tous les fichiers, ceux

des bureaux d’étude, des maîtres d’ouvrage. Nous sommes revenus à notre métier de base, même si l’activité d’impression de plans est condamnée, à terme. Nous nous sommes recentrés sur l’échange de documents numériques. » Pour le reste, l’impression et la reprographie n’ont pas dit leur dernier mot et de nouvelles niches apparaissent : le grand format, les stands parapluies, drapeaux, cartes PVC, oriflammes, impression textile ou sur supports rigides, étiquettes techniques…

« La question est de savoir s’il faut continuer à investir dans du matériel coûteux ou devenir des imprimeurs en chambre, avec un commercial et des sous-traitants. » L’avenir le dira. « Pour l’instant, nous avons les machines et 90 % des travaux sont imprimés en local », assure Thierry Chatelain. www.tirep.fr

Dixit Transcription transcrit en temps réel initiative À Besançon, Virginie Jolibois, sténotypiste, a créé Dixit Transcription, une entreprise de prise de notes en temps réel et de rédaction de comptes-rendus.

S

ur son drôle de clavier à seulement 21 touches, Virginie Jolibois s’exerce à transcrire en temps réel une séance de procès diffusée en direct sur internet depuis la Cour Pénale Internationale de La Haye. Comme une athlète de haut niveau, elle s’entraîne ainsi quotidiennement - entre 2 et 3 heures – pour entretenir cette technique de prise de notes appelée sténotypie. Capable de taper à la vitesse de la parole des débats de plusieurs heures, son savoir-faire singulier force l’admiration. « En France, nous ne sommes que deux à maîtriser la sténotypie en temps réel avec ce logiciel si particulier qui permet la correction partagée en réseau, dans la langue de Molière ». Cette Bisontine vient de cofonder la société Dixit Transcription avec son associé Jérôme Robert, diplômé de Sciences Politiques et qui est chargé spécifiquement de la rédaction de synthèses. La jeune entreprise est spécialisée dans la prise de notes en sténotypie, la réalisation de comptes-rendus via un fichier audio ou vidéo et de soustitrages. Conférences, conseils d’administration, réunions, ses prestations s’adaptent à tout type d’environnement de travail et s’adressent aux collectivités, entreprises, associations. 

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Là où les logiciels de reconnaissance vocale peuvent se montrer défaillants, le travail de Virginie Jolibois, lui, ne laisse pas de place à l’erreur et s’appuie sur un réseau de rédacteurs-correcteurs. Avant de lancer Dixit Transcription, Virginie a travaillé 13 ans à l’ONU, en Tanzanie puis à La Haye. Des années enrichissantes mais éprouvantes. Taper des heures de récits de victimes ou témoins de viols, tortures fut son quotidien. « J’ai appris à gérer mes émotions en me concentrant sur ma mission » confie-t-elle. De retour sur ses terres natales, elle tient désormais à mettre ses compétences au service des acteurs de la région. sur www.dixit-transcription.fr 31

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AGENDA 24 & 25 OCTOBRE Besançon

1ères assises nationales du commerce de proximité « Inventer ensemble les pratiques innovantes du commerce de proximité du nouveau siècle » Programme sur : www.besancon. fr.lesassises

DU 20 OCTOBRE AU 2 NOVEMBRE

DU 28 NOVEMBRE AU 2 DÉCEMBRE

Élection des CCI

Besançon

jevote.cci.fr/doubs

En savoir + : elections@doubs.cci.fr ou 03 81 25 25 40 Besançon

Robotisation et intelligence artificielle : tel est le thème du dernier

Création d’entreprise : mode d’emploi Des réunions d’information, des ateliers thématiques… cette semaine offre l’occasion de se renseigner sur la création d’entreprise et de confronter son projet En savoir + : 03 81 25 26 40

Open#Business 2016, organisé par la CCI du Doubs et Silicon Comté à la Maison de l’Économie. En savoir + : 03 81 25 25 71

Vente Gestion Management www.imea.info.fr

Dara,

Mickaël,

Directrice adjointe d’une enseigne de prét-à-porter

Directeur

Diplômée Bac +2

d’un supermarché

Diplômé Bac +3

S’inscrire à IMÉA NEGOVENTIS sur APB* dès le 20 janvier 2017 www.admission-postbac.fr Des

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diplômes d’État, sous statut étudiant ou en alternance 3 campus Besançon - Montbéliard - Vesoul

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EUROPE Rubrique réalisée en collaboration avec la CCIR Franche-Comté service Europe Entreprise Europe Network

Les brèves de l'Europe REACH 2018 en ligne de mire La dernière phase d’enregistrements de substances au titre de REACH se déroulera en 2018. Elle concernera les substances fabriquées ou importées dans l’UE entre

2016 pour recueillir l’avis des professionnels

européens. Ils pourront donc être vendus sur

(entreprises, fédérations, syndicats …).

le marché français sans marquage d’origine.

Vous pouvez vous exprimer sur https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/ GROW-MS1?surveylanguage=FR

1 et 100 tonnes par an. Cette phase

Origine de la viande et du lait

impactera un grand nombre d’entreprises

Étiquetage obligatoire

et concernera davantage de PME/TPE.

Alors que la Commission européenne

Pour aider les entreprises à bien

est réticente à imposer un étiquetage

comprendre les enjeux de cette échéance

obligatoire de l’origine de la viande

et à s’y préparer au mieux une campagne

et du lait en tant qu’ingrédient dans

nationale d’information se déroulera en 2017.

les produits alimentaires transformés,

Les CCI de Franche-Comté y seront

la France vient de franchir le pas. Un

associées et proposeront une

décret, publié le 20 aout 2016, oblige les

réunion d’information en région

industriels français à mentionner l’origine

au premier semestre 2017.

de la viande (bovine, porcine ovine,

Conformité des produits Vers une surveillance accrue du marché dans l’UE ? L’Europe conduit actuellement une consultation publique jusqu’au 31 octobre

En savoir   : www.franche-comte.cci.fr Jean Michel CHAUVIN - T. 03 81 47 42 13



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caprine et de volaille) ainsi que du lait utilisés pour la fabrication de produits alimentaires à compter du 1er janvier 2017. Cette obligation sera expérimentée pendant deux ans jusqu’à la fin 2018 avant d’envisager une suite à donner à cette initiative. En attendant, cette obligation ne concernera pas les produits étrangers fabriqués et commercialisés légalement dans d’autres pays

Détachement de travailleurs dans l’UE Nouvelles règles Si d’un coté l’apport de main d’œuvre étrangère apparaît indispensable pour faire face aux besoins de nombreux secteurs industriels (en panne d’attractivité) d’un autre coté l’afflux de travailleurs détachés et le non respect de la réglementation contribuent à fausser la concurrence. En France, la loi Macron a créé de nouvelles obligations depuis le 1er juillet 2016 pour les transporteurs routiers étrangers qui réalisent des prestations sur le territoire français (attestation de détachement, désignation d’un représentant en France…) De son coté la Commission européenne a proposé en mars 2016 de modifier sa réglementation sur le détachement de travailleurs pour réduire les distorsions de concurrence tout en préservant la libre circulation des travailleurs et des services.

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vu lu

ARTS ET LETTRES

Samedi 10 septembre, Bernard Sertout, Président du Festival de musique de Besançon Franche-Comté, s'est vu remettre les Insignes de Chevalier des Arts et des Lettres, par Philippe Hersant, compositeur en résidence au Festival, au nom de la Ministre de la Culture.

LIVRE

Nous pouvons le constater chaque année à Besançon, en septembre, le talent d’un chef d’orchestre est toujours magique et tient même parfois du miracle. Lors du concours des jeunes chefs on peut ressentir combien l’emprise sur les musiciens change avec chaque candidat et donc le plaisir des auditeurs. Metin Arditi, d’autre part président de l’orchestre de la Suisse Romande, illustre ici le pouvoir de celui qui tient la baguette (même s’il dirige à mains nues). « Ce serait un triomphe, Alexis Kandilis le savait, il dominait tout. Les instruments, la musique, ce que les gens allaient ressentir… tout ». Il est vrai qu’il enchaîne les succès en dirigeant les plus grands orchestres du monde. Bien sûr il souffre d’une certaine tension provoquant des accès de mauvaise humeur et, surtout il lui arrive, en dirigeant d’entendre en surimpression les « chants des enfants morts » de Mahler. Quand cela lui arrive en dirigeant la 9ème symphonie de Beethoven au Victoria Hall et que le premier violon donne un tempo différent suivi par l’ensemble des cordes, c’est la catastrophe. Il s’agit en fait d’une fronde des musiciens consécutive à des reproches violents adressés à l’un d’entre eux. Le lendemain les plus grands critiques spécialisés du « Financial Time » ou de « Monde », en tête, détruisent celui qu’ils adoraient. Rejeté Alexis se laisse envahir par sa blessure intime (celle des « enfants morts ») et c’est la chute brutale de celui qui était au pinacle. Il sombre d’autant plus facilement qu’il est oublié par ses amis, privé d’activité et constate les triomphes de ses concurrents. Cette fatale représentation – celle de la 9ème avec son « hymne à la joie » -aura-t-elle été la dernière ou bien y aura-t-il un renouveau pour la joie… des mélomanes ? Bernard Sertout

© Photo : Yves Petit

Plus dure sera la chute

Bernard Sertout a commencé sa vie professionnelle dans l'automobile chez Peugeot à Tours, puis Pontarlier et enfin Besançon. Il a créé une grande agence immobilière à Besançon, et s'est impliqué dans de nombreux organismes et associations : président de la FNAIM B.F.C., fondateur de l'association pour le percement du tunnel de Besançon (1973), créateur d'une association pour la création d'un espace musical à Besançon, administrateur de l'établissement public de la Saline Royale d'Arc-et-Senans, fondateur de l'association des Mécènes du Musée des Beaux-Arts de Besançon et Membre de l'Académie des Lettres et des Sciences de Besançon. Il a eu également une riche carrière consulaire au sein de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Doubs et de la CCIR Franche-Comté, membre de diverses commissions (notamment en matière d'aménagement et de formation), et Vice-président de 1998 à 2008. Il a créé en 1989 au sein de la CCI la première Commission Culture et entreprise de France. Il a représenté la CCI au sein du Conseil d'administration du Festival international de musique de Besançon Franche-Comté depuis 1986, dont il devient président en 2006, réélu en 2009, 2012 et 2015, couronnant 30 ans d'engagement bénévole pour le Festival. EXPO

Peugeot et les arts ménagers Des moulins à café aux machines à laver le linge, en passant par les machines à coudre, sans oublier l’électroménager et le célèbre Peugimix, cette exposition fera découvrir un univers bien différent de l’automobile mais tout aussi passionnant. Pour l’occasion, des pièces inédites, entièrement restaurées par l’atelier du Musée, seront présentées. Un conceptcar unique et exceptionnel, le foodtruck Peugeot Le Bistrot du Lion, est également exposé à l’intérieur du Musée. Tous les jours de 10h00 à 18h00, jusqu'au 8 janvier 2017

« Prince d’orchestre » - Metin Arditi Actes Sud

Fermé les 25/12/2016, 01/01/2017 Musée de l'aventure Peugeot - Carrefour de l'Europe - Sochaux

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Le magazine économique de la CCI du Doubs. Élections CCI : VOTEZ

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