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no62

LE MAGAZINE ÉCONOMIQUE DE LA CCI DU DOUBS

MIRO MET LE CAP SUR LA MÉTHANISATION PAGE 22

juillet > septembre 2015

DELAHAYE, LA GENÈSE D’UNE MARQUE TEXTILE PAGE 25

NUMÉRIQUE

LES PME RÉSISTENT, ELLES ONT TORT !

CRÉATEURS D’ENTREPRISE À 17 ANS PAGE 27


e 155 742de 320 € –742 Siège : 50 avenue 75201 Paris75201 Cedex 13 –Cedex 13 – BPCE – Société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital 155 320social € – Siège social : Pierre-Mendès-France 50 avenue Pierre-Mendès-France Paris RIAS sous le n° 08 045 – Réf. 12/2014 : Bruno Clément RCS Paris n° 493 455 042 – BPCE, intermédiaire en assurance inscrit à l’ORIAS sous le 100 n° 08 045 :100 – Réf.–: Crédit 12/2014photographe – Crédit photographe : Bruno–Clément –

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#LaBonneRencontre


PAR DOMINIQUE ROY PRÉSIDENT DE LA CCI DU DOUBS

P

our ce numéro d’été, le dossier de votre magazine a choisi de mettre l’accent sur un thème au cœur des actions de la CCI en faveur des TPE : le numérique.

Depuis plus d’un an, nos services multiplient les outils pour les sensibiliser aux enjeux de cette révolution sans précédent. Ateliers, fiches d’information, rendezvous, événement sont autant de produits mis à disposition gratuitement. Les nouvelles générations ne consommeront plus jamais comme celles que l’on a connues. Aujourd’hui, même si la proximité reste un atout dans sa dimension de conseil et de lien social, je suis convaincu que la pérennité des entreprises passe par l’intégration de ces nouvelles technologies. Il ne s’agit pas d’abandonner ce qui se fait et ce que l’on connaît bien mais d’ajouter une corde supplémentaire à son arc de dirigeant.

Lequel d’entre nous n’est pas équipé, à titre personnel, d’un téléphone mobile, d’une tablette, ne cherche pas sur Internet des informations pour ses vacances ? Il est temps pour chacun, et surtout pour ces 70 % de TPE qui sont encore frileuses par méconnaissance ou crainte du digital, de passer de la sphère privée à la sphère professionnelle pour enrichir son activité et assurer son développement. L’engagement de votre chambre de Commerce et d’Industrie est l’exemple concret de sa vocation à vous accompagner dans les mutations économiques auxquelles vous devez faire face.

Action

Les CCI ne sont pas seulement présentes sur le champ politique pour défendre vos intérêts. Je revendique pour la Chambre de Commerce et d‘Industrie du Doubs que je préside le service direct aux entreprises. L’accès au numérique est l’un de ceux qui vous sont proposés. Usez-en !

sommaire

Bel été

page 04 conjoncture. L'économie locale doute, l'emploi patine page 06 made in Doubs… et alentours. page 9 le dossier. Numérique, les PME résistent, elles ont tort ! page 15 cci en actions. page 21 échos de l'éco. Mignographie en pôle position pour marques et enseignes. Miro met le cap sur la méthanisation. Accessibilité : accueillir toutes les clientèles. Créateurs d’entreprise à 17 ans

page 28 info'pratique. page 30 vu/lu.

Journal de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs, 46 av. Villarceau, 25042 Besançon cedex, Tél. 03 81 25 25 25, www.doubs.cci.fr - Contact : expression.active@doubs.cci.fr - Directeur de la publication : Dominique Roy, président de la CCI du Doubs - Rédacteur en chef : Sylvie Dejour-Albahary - Chef de projet : Corinne Nevière - Ont collaboré à ce numéro : Pierre Accard, Monique Clémens, Elise François-Dainville, NF2 (Agence de Presse), Jean-Philippe Roux, Blandine Sauter, Lucie Thiery - Photographies : Laurent Cheviet, Pierre Guénat - Maquette : Magazine - Mise en page : Olivier Rovelas, CCI du Doubs Abonnement : 25 euros par an. Publicité : MCC, tél. 03 81 55 44 44. - Dépôt légal : 2e trimestre 2005. ISSN : 1637-9454. Imprimerie ESTIMPRIM (Franche-Comté)

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conjoncture éco Cette analyse est produite par le Département « études économiques et territoriales » de la CCI du Doubs au 8 juin 2015

L’économie locale doute, l’emploi patine Le Grand Besançon (CAGB+) : la question régionale • Industrie : Les montres LIP sont à nouveau bisontines grâce à l’entreprise horlogère SMB.

2e semestre 2015

• Commerce : - En centre ville, les 3 premières éditions des « samedis piétons » ont été profitables et les travaux de l’îlot Pasteur touchent à leur fin. - En périphérie, l’extension du Mégarama de Valentin, en fait le multiplexe le plus grand du département. Un nouveau supermarché, sur Marchaux, ouvrira à l’automne.

1er semestre 2015

2e semestre 2015

• Aménagement : Sur le Pôle administratif et tertiaire de la gare Viotte, la construction de locaux tertiaires s’engage malgré les interrogations sur la localisation des agents de la future Région Bourgogne Franche-Comté.

1er semestre 2015

Haut-Doubs : les projets de territoire en route

2e semestre 2015

• Industrie : L'agro alimentaire poursuit sa croissance structurelle raisonnée. • Commerce : l’année 2015 s’annonce comme une année record. Le deuxième semestre sera vraisemblablement un temps de consolidation.

1er semestre 2015

• Tourisme : le bilan de la saison hivernale est très bon, tant au niveau de l’affluence que du chiffre d’affaires. La clientèle suisse est en hausse. • Aménagement : le passage progressif au Scot (Schéma de COhérence Territoriale) vient conforter les conditions du développement du territoire. L’impact de la Suisse voisine, en plus des règles propres au territoire français, est pris en considération de façon croissante.

croissance

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emploi

industrie agro-alimentaire

luxe

automobile

2e semestre 2015

1er semestre 2015

commerce

travaux publics

bâtiment

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L’agglomération de Montbéliard : mondialisation croissante

2e semestre 2015

• Industrie : l’internationalisation des marchés induit en retour une mondialisation des capitaux : après PSA avec Dongfeng, Peugeot Scooters avec l’Indien Mahindra, c’est au tour du FC Sochaux Montbéliard d’accueillir des investisseurs asiatiques avec le chinois Ledus. Des changements qui s’accompagnent aussi d’opportunités de développement nouvelles : ainsi, Peugeot Scooters aborde le marché vietnamien avec l’installation d’un bureau vitrine de la marque à Hô-Chi-Minh-Ville.

1er semestre 2015

2e semestre 2015

• Commerce : la fermeture du supermarché Match témoigne des difficultés de l’activité commerciale en centre ville. En parallèle, de nouvelles enseignes choisissent le quartier Velotte.

1 semestre 2015 er

• Travaux publics : la remise en cause de l’expansion commerciale en périphérie a pour effet indirect d’alimenter la crise.

2e semestre 2015

1er semestre 2015

Pays Horloger : une activité commerciale hors normes • Industrie : la menuiserie Simonin de Montlebon booste sa notoriété avec la construction du Pavillon France à l’exposition universelle de Milan. • Commerce : l’activité du premier semestre aura atteint des sommets, portée par la hausse durable du Franc suisse. Un dynamisme appelé à se maintenir tout au long de l’année 2015, avec une proportion croissante de clients suisses.

2e semestre 2015

1er semestre 2015

• Aménagement : la rédaction de la Charte du projet de Parc Naturel Régional entre dans une phase opérationnelle. Au delà de la question transfrontalière, il s’agira aussi de conforter le territoire en instruments de développement propres, de l’urbanisme à l’économie en passant par le tourisme.

Ce qu’on peut retenir : ALLEMAGNE ET SUISSE VOISINE, • Outre Rhin, la dynamique reste bonne. Un fait notable qui tranche avec la situation française : la bonne santé du secteur de la construction. Selon les dernières estimations de l’OCDE, la croissance pourrait atteindre 1,7 % en 2015 et dépasser 2 % en 2016. • L’industrie horlogère de Suisse subit de plein fouet le ralentissement des marchés asiatiques. Les ajustements d’effectifs se multiplient. L’année 2015 se confirme comme une mauvaise année. Si la compétitivité de la sous-traitance française s’est accrue de façon substantielle avec la hausse du Franc, c’est le niveau de commandes à venir qui inquiète.



• En France, les agents économiques semblent retrouver un certain optimisme. En avril, les industriels se disent à nouveau prêts à investir. Le moral des ménages est au plus haut depuis 2010. La Banque de France anticipe une croissance de l’économie française de 1,5 % en 2016. Mais, prudents, 70 % des dirigeants sont toujours réticents à embaucher. En cause, le coût du travail, le manque de visibilité puis les difficultés liées aux ruptures de contrat. • Construction : si le dispositif Pinel tend à rassurer et les ventes de logements neufs à repartir à la hausse (+ 10,4 % en France au premier trimestre 2015), la reprise locale n’est pas, pour l’heure, perceptible.

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... et alentours

Des Montbéliardes en résine Situé à Trépot, l'atelier de Cyril Jung est peuplé de spécimens préhistoriques. Tyrannosaures, velociraptors et autres dinosaures créés en matériaux composites font illusion à l'intérieur. Depuis un an, un animal mieux connu en Franche-Comté y a trouvé sa place : la vache montbéliarde. L'artiste s'est lancé dans cette nouvelle aventure sur une idée de Patrick Petitjean, agriculteur installé à Vercel qui décore des vaches miniatures.

Avant de lui donner naissance, il a étudié l'anatomie de cette ruminante à taches brunes auprès d'éleveurs du Doubs. Reproduite en taille réelle d'après son squelette, la vache est fabriquée à partir d'un contre moule en polyester. Réalisée en résine fibrée avec renforts en aluminium, elle ne pèse que 80 kg. Sculptée avec minutie et peinte au pistolet avec une laque carrosserie, ses taches sont ajoutées sur-mesure. Bien que figé, l'animal prend vie grâce à sa posture. Ce côté hyper réaliste a fait la renommée de Cyril Jung. Vendues 2 000 euros, avec ou sans cornes, ses vaches factices sont utilisées comme support publicitaire sur des salons, dans des commerces ou comme outil de mise en scène technique pour l'industrie agricole. Après la Montbéliarde, l'artiste s'intéressera à la Holstein puis pourquoi pas au cheval comtois. sur www.paleoartstudio.fr

Saint-Honoré : hommage à la Tour Eiffel Lorsque Victorin Frésard crée sa fabrique de montre à Charquemont, en 1885, Gustave Eiffel esquisse les premiers crayonnés de cette idée un peu folle qu’il va soumettre aux membres du comité de l’Exposition universelle qui doit se tenir quatre ans plus tard, en 1889, pour le centenaire de la Révolution française. À cette époque, le chef d’entreprise se rend souvent à Paris. Il voit s’élever cette tour fascinante dont il admire l’audace et la prouesse technologique. 130 ans plus tard, Thierry Frésard, petit-fils de Victorin et actuel président de Saint-Honoré, obtient une faveur insigne de la Société d’Exploitation de la Tour Eiffel : celle-ci accepte de lui céder une poutrelle de 200 kg ayant appartenu à la Dame de fer. C’est cet acier, fondu et rendu inoxydable par l’ajout de 15 % de chrome, qui forme la lunette de ce luxueux objet. Protégé d’un verre saphir, le cadran argenté reprend le motif architectural de la tour la plus célèbre au monde. Côté calibre, ce garde-temps étanche à 50 m est doté d’un mouvement suisse automatique Sellita SW 200. Ce modèle homme, à 2 490 euros, a été édité à 1885 exemplaires (année de naissance de l’entreprise). Quelques mois plus tard il est déjà l’un des best-sellers de la marque. Le modèle femme est annoncé pour l’automne. sur www.sainthonore.com/fr/

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La Tavalette des frères Vaucher C’est une toute petite chose comparée aux réalisations habituelles de l’entreprise. Dans les immenses ateliers des frères Vaucher, à Épenoy, on fabrique des charpentes de maisons individuelles et de bâtiments professionnels. Cette Tavalette, qui semble sortie tout droit d’un livre pour enfant, est pourtant une grande idée. Elle est née de la conjoncture défavorable qui mine le secteur de la construction. Olivier et Thierry Vaucher représentent la troisième génération de cette entreprise familiale créée en 1932. Ils savent que l’avenir impose des changements. Ils savent aussi que le tourisme vert raffole des hébergements nature, que les cabanes sont à la mode, qu’elles soient dans les arbres ou au fond du jardin. Ils ont donc imaginé ce concept d’habitat-loisir modulaire. Ils lui ont donné l’allure d’un sapin stylisé, une forme sympathique et fonctionnelle qui permet de loger un couchage dans la pointe du A. La Tavalette est entièrement fabriquée à partir d’essences régionales (épicéa et sapin). Son intérieur en bois clair naturel et ses trois ouvertures créent une étonnante luminosité. Autres vertus : ce petit chalet ne nécessite aucune fondation et il peut recevoir une isolation intégrale de 100 mm. Il lui reste désormais à conquérir son marché d’élection (communes, particuliers, aménageurs…). Pour cela, cette création originale ne manque pas de charme. sur www.vaucher-charpentes.com

Neo, la cuisine du futur Des tiroirs qui s’ouvrent, un four qui se met en marche, de l’eau réglée à bonne température dans l’évier, des étagères qui coulissent, et tout cela sur simple ordre donné à haute voix…la nouvelle cuisine à commande vocale élaborée par l’entreprise Gaio est un véritable bijou de technologie. Si le projet initial de cuisine domotique date de 2000 (à l’époque, il avait déjà été récompensé par le Grand Prix de l’Innovation à la foire de Paris), près de 15 ans plus tard le résultat est encore plus abouti. Pour concevoir « Néo », cette cuisine aux allures futuristes, l’entreprise haute-saônoise établie à la Longine a fait appel à des électroniciens et des informaticiens chevronnés. Le fonctionnement de cette cuisine repose sur trente-six moteurs reliés à une vingtaine d’automatismes. Mais ce n’est pas tout : en termes d’esthétique, l’entreprise est parvenue à allier esthétique, ergonomie et matériaux de qualité, tout en offrant une sécurité optimale. La cuisine, entièrement réalisée en bois massif et en verre saura certainement plaire à une clientèle haut de gamme. Mais l’intérêt de cette cuisine domotique réside également dans le fait qu’elle est parfaitement adaptée aux besoins des personnes à mobilité réduite.



Cap fraîcheur pour le steak haché

La société Dadaux, implantée à Bersaillin, non loin de Poligny, est née en 1975, à l’initiative de Michel Dadaux. Spécialisée dans la conception et la fabrication du matériel de boucheriecharcuterie puis de fromagerie, l’entreprise jurassienne est devenue leader européen sur le marché des hachoirs réfrigérés. « Entre 1975 et 1980, un constructeur lyonnais a créé le besoin en matière de hachoirs réfrigérés pour le steak , indique Jean-Claude Dadaux, PDg de la société éponyme. L’idée, c’est que la viande qui reste à l’intérieur garde sa fraîcheur. Et puis, le steak est haché devant le client, ce qui est important ! » Ainsi, le constructeur de machine a devancé la législation sanitaire, cela au profit du commerçant et de la clientèle. C’est en 1988 que le premier hachoir réfrigéré sort de l’usine de Bersaillin et rapidement il s’impose tant en France qu’à l’étranger (Italie, Grèce, Allemagne, Israël, Afrique…). Fournisseur de la grande distribution (hachoir, trancheur à charcuterie et à fromage, coupecôtelettes, poussoir à saucisses, etc.), Dadaux SAS (150 salariés) qui a ouvert une unité de chaudronnerie en Tunisie (2002) connaît une croissance à deux chiffres depuis plus de dix ans. sur www.dadaux.com

sur www.cuisines-gaio.com 

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le dossier NUMÉRIQUE

Les PME résistent, elles ont tort ! Aussi étrange que cela puisse paraître, les TPE et PME restent encore timides dans l'usage qu'elles font des outils numériques. À peine la moitié des entreprises de 10 à 20 salariés disposent d’un site internet. Et une proportion encore plus faible utilise le web comme canal de vente. Pourtant, le numérique permet de diminuer les coûts, d'augmenter les visibilités, d'améliorer la qualité des processus et produits. Donc de développer le chiffre d'affaires. Entreprises : en avant !

S

ur les 3 millions de Très Petites Entreprises (moins de 9 salariés) recensées dans l'Hexagone, une grande majorité est tout simplement inexistante sur le web faute de temps, de moyens ou de connaissances. Seules un tiers d’entre elles possèdent un site internet et à peine plus de 15 % ont investi dans une plateforme marchande. Quant à l'utilisation des réseaux sociaux, elle frise le niveau zéro : seulement 8 % de ces entreprises se sont emparées de Facebook ou de Twitter pour faire parler d'elles. Pourtant, d’après une enquête Fiducial, 66 % des patrons de ces petites entreprises jugent que le potentiel du numérique est important pour leur activité. L'usage de telles solutions se révèle en effet fréquemment un levier de croissance et E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 62 | JUILLE T-AOÛ T-SEPT EMBRE 2015

de compétitivité, quel que soit le secteur d'activité. Avec la démocratisation des technologies, et leurs coûts de plus en plus réduits, le numérique n'est plus réservé aux grandes entreprises. Les PME peuvent elles aussi intégrer ces outils et usages dans leurs processus. E-commerce, site Internet, cloud, CRM (relation clients), référencement… autant de technologies à adopter si l’on souhaite se développer. En matière de comptabilité par exemple, Internet donne accès à des logiciels ultra-performants, permettant de simplifier la gestion et les relations avec les fournisseurs, des tâches souvent chronophages pour l'entrepreneur pressé... Les équipes, grâce à des solutions apportant agilité et souplesse, deviennent plus productives. 9


le dossier CHIFFRES Pourquoi utiliser les réseaux sociaux Pour être plus visible : 79 % P our améliorer la diffusion d’information et la communication : 66 % P our la notoriété de la marque : 64 % P our donner une image moderne de l’entreprise : 54 % P our optimiser la relation avec ses clients : 47 % P our développer ses actions marketing : 46 % P our attirer les nouvelles générations : 41 % P our identifier et créer une communauté autour de la marque : 40 % P our diversifier les processus de recrutement : 38 %

La prise de décision est plus rapide ; le savoir est mieux partagé. Le numérique, c'est aussi la possibilité d'utiliser des logiciels de sécurité, de sauvegarde, de stockage de données ou encore de dématérialisation des factures. Avec des bénéfices incontestables ! Gain de temps, réduction des coûts, meilleure organisation du travail et de la gestion quotidienne, fidélisation des clients, conquête de nouveaux marchés… le cabinet McKinsey estime la progression de productivité de l’ordre de 7 % en moyenne. Web-to-store, un réel levier de développement Le consommateur, de son côté, a largement intégré les nouvelles opportunités offertes par Internet. La frontière séparant le commerce traditionnel du e-commerce s’est amenuisée. Désormais, le web et les points de vente physiques se partagent le processus d’achat. La majorité des consommateurs se sert d’Internet comme source d’information et de comparaison. Via les moteurs de recherche et les comparateurs de prix, ils visualisent les produits en ligne avant de les acquérir en magasin. Un achat effectué sur

P our ouvrir un nouveau canal de vente : 16 %

62 %

• Ils réduisent l'impression papier : 67 % • Ils me permettent d'être plus réactif : 63 % • Ils diminuent les temps de réunions, groupes de travail : 51 % • Ils facilitent mon organisation de travail : 29 % • Je peux suivre mon activité en dehors de mon travail : 65 % • Ces outils me permettent de travailler à domicile : 69 % • L'information circule mieux entre les services : 25 % • On partage plus nos savoirs, connaissances, références : 21 % Sources : 2e édition du Baromètre Cegos sur les usages et impacts du digital et des réseaux sociaux dans l’entreprise, octobre 2014.

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Programme des ateliers e-commerce • 7 septembre de 10h à 12h à Baume-les-Dames : e-réputation • 5 octobre de 10h à 12h à Montbéliard : protection de ses données sur internet • 2 novembre à Pontarlier de 10h à 12h : l’écriture sur le web, les bonnes pratiques pour être lu et vu •3  0 novembre à Besançon de 15h à 17h : réseaux sociaux et tourisme : gérer sa e-réputation pour les hôteliers-restaurateurs www.doubs.cci.fr - Tel : 03 81 25 26 50 - Inscription gratuite dans la limite des places disponibles.

Sysaxes

des salariés ont le sentiment que leur environnement de travail est de plus en plus digital. Les atouts des outils numériques

le web est retiré en points de vente. L’an dernier, 91 % des consommateurs ont adopté cette tendance au web-to-store, contre 78 % en 2013, selon une étude BVA-Mappy. Elle est même devenue une règle presque automatique pour l'électronique (82 %), l'électroménager (77 %), le tourisme (74 %) et les produits culturels et les

Le secret d’un bon référencement Internet Robot et collaboratif, deux mots qui ont boosté l’activité de l’entreprise Sysaxes basée à Montbéliard. En les tapant dans Google, le nom du revendeur de la marque Universal Robots, spécialisée dans les robots collaboratifs légers et simples d’usage, arrive en tête. Ce référencement efficace est le fruit d’un travail minutieux effectué en lien avec le géant américain. Différents items ont été testés afin de trouver la formule efficace. « En choisissant la solution Google Adwords, nous avons décidé de miser sur une grande visibilité sur internet afin de toucher le plus grand nombre, explique Eric Rosello, le cogérant. Aujourd’hui, ce pari est gagnant. 90 % de nos ventes sont issus d’un clic sur le moteur de recherche. Nous recevons de deux à trois demandes de devis par jour. Les 500 euros d’abonnement mensuel sont très vite amortis ! ». L’équipe de commerciaux prend ensuite le relais et entre dans le détail avec le prospect avant de finaliser la vente. L’entreprise vient d’investir dans une imprimante 3D destinée au prototypage de pièces adaptables aux robots. « Avec cet équipement nous gagnons du temps. Une nuit est nécessaire pour obtenir le prototype contre trois semaines précédemment, précise Eric Rosello. La phase d’essai et de validation est par conséquent réduite. Simplicité, flexibilité, rapidité… le numérique est indispensable aujourd’hui. D’ailleurs, nous avons conçu avec la CCI du Doubs un cahier des charges précis et ciblé des prestataires locaux pour la refonte de notre site Internet devenu aujourd’hui obsolète ». sur www.sysaxes.com


le dossier jeux (68 %). Et pourtant, seulement 46 % des commerçants de proximité ont un site Internet… La CCI en première ligne La Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs a donc formalisé une offre destinée à informer, sensibiliser et accompagner prioritairement les commerçants et les professionnels du tourisme. « Le numérique ne doit pas être subi. C’est un changement important qu’il convient d’intégrer pour faire émerger de nouvelles opportunités de

NUMÉRIQUE développement, augmenter les chiffres d’affaires et communiquer à grande échelle, explique Nicolas Montagnon, conseiller à la direction Entrepreneuriat et Développement d’entreprise de la CCI du Doubs. Ainsi, des fiches thématiques sont téléchargeables gratuitement sur le site de la CCI. Rédigées avec une approche concrète, elles apportent des réponses utiles pour initier un projet comme la création d’une boutique en ligne, le partage de fichiers, la sécurisation des données ou la mise en place d’un site internet vitrine. Elles précisent les pièges à éviter, les bases à connaître avant de se lancer ou encore

Le saviez-vous ? • 84 % des TPE du tourisme ont un site Internet contre 31 % des TPE du commerce alimentaire • Une TPE dépense en moyenne 900 euros par an pour s’équiper d’un site vitrine et 2 500 euros pour un site e commerce • Une TPE équipée d’un site vitrine consacre en moyenne une heure de son temps par semaine contre 10 heures pour un site e-commerce Source consultation nationale Les entreprises et Internet – ADEN - 2012.

Commerce Pontarlier Centre La carte de fidélité 2.0 L’association de commerçants Commerce Pontarlier Centre souhaite faire évoluer sa carte de fidélité lancée en 2001. « Le numérique offre aujourd’hui une multitude de possibilités, explique Sylvie Dabère, sa présidente. Parmi nos 130 commerçants adhérents, une soixantaine utilise notre système de fidélisation qui permet aux 15 000 clients détenteurs de la carte de cumuler de l’argent à chaque achat. Nous souhaitons rajeunir ce dispositif, précurseur à son époque, en l’associant avec les nouveaux outils digitaux ». Aujourd’hui, chaque vendeur insère la carte dans un terminal de paiement électronique bancaire pour créditer le compte du consommateur. Près de 250 000 euros ont été ainsi reversés dans les « tirelires ». L’association souhaite passer à un système de QR code, téléchargeable sur smartphone, à flasher sur une tablette numérique. « La carte sera ainsi dématérialisée, chacun la possédera sur son téléphone et ne risquera plus de la perdre ou de l’oublier, précise Sylvie Dabère. De plus, en équipant les commerçants de tablettes, nous pourrons communiquer plus facilement en leur envoyant des informations, des messages d’alerte si des vols à l’étalage se produisent ou si des incidents ont lieu dans leur rue. Avec un coût minimal. C’est aussi l’un des avantages du numérique ». Pour l’heure, l’association est en pleine phase de réflexion et étudie les différentes solutions pour donner vie à son projet. Cette carte de fidélité 2.0 devrait également permettre à Commerce Pontarlier Centre d’augmenter le nombre d’utilisateurs de ce système, aussi bien du côté des commerçants que des clients. E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 62 | JUILLE T-AOÛ T-SEPT EMBRE 2015

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le dossier Une application connectée Développée par la Banque Populaire Bourgogne FrancheComté, l’application Suite Entreprise Watch, existant déjà sur Smartphone et tablette, est désormais disponible sur la montre connectée Apple Watch. Ultra sécurisée, elle fonctionne comme un outil de contrôle et de pilotage permettant aux dirigeants de gérer les flux financiers de leur entreprise où et quand ils veulent. Ils peuvent consulter les soldes consolidés, avec des notifications les informant lorsque de nouveaux relevés sont disponibles ou valider une opération. Cette application est disponible sur Apple Store et Play Store, gratuite pour les utilisateurs de Suite Entreprise mobile.

les apports du numérique. Des ateliers e-commerce et e-tourisme, programmés à un rythme mensuel, permettent d’approfondir un sujet tel que la e-réputation ou la mise en place d’une boutique en ligne grâce à l’intervention de prestataires locaux dans le cadre d’un partenariat avec Silicon Comté. Durant deux heures, les participants échangent autour de cas pratiques avec un expert. Autre offre CCI, l’accompagnement des entreprises dans l’acquisition d’un positionnement numérique. « Nous nourrissons le marché local en mettant en relations les PME et TPE avec des pres-

tataires du territoire », souligne Nicolas Montagnon. À partir d’une visite in situ, un diagnostic est effectué avant de définir les outils à mettre en place en fonction de la stratégie, ainsi que des moyens humains et financiers. Avec l’aide de la CCI, l’entrepreneur rédige son cahier des charges puis prospecte lui-même parmi les fournisseurs locaux. « Pour les entrepreneurs possédant déjà un site internet, nous les incitons en complément à créer un compte sur un réseau social, indique Nathalie Bernard, directrice Entrepreneuriat et Développement d’entreprise. En s’assurant que les postes seront

Le Marulaz Une communication globale Le bar-librairie Marulaz connaît à Besançon une nouvelle jeunesse à la suite de sa reprise au printemps 2014 par un quatuor d’entrepreneurs. Alliant les plaisirs de la lecture et de la table, il mise sur une communication réfléchie. Venus d’horizons différents, les associés ont compté dans un premier temps sur leurs réseaux personnels pour se faire connaître. « Nous avons choisi d’être discrets et de ne pas abreuver les clients de newsletters et autres mails d’information qui se perdent parmi d’autres, explique Manuel Daull, directeur général du Marulaz. Notre stratégie correspond à notre tempérament et à notre clientèle ». Malgré cette envie de discrétion, le bar-librairie a lancé en juin 2014 un site internet. « Cet outil nous permet de nous présenter et de revenir sur des événements organisés comme des lectures et des concerts, poursuit-il. Une façon de dire « il s’est passé ça chez nous alors venez nous découvrir ». Nous sommes également présents sur Facebook, le réseau social le plus efficient ». Chaque jour, une personne de l’équipe poste le menu du jour ainsi que des informations sur les événements passés.« Internet et Facebook se complètent bien, ajoute Manuel Daull. Par exemple, nous avons mis en ligne une vidéo sur Facebook qui a été vue immédiatement par 1 500 personnes. Via ce réseau social, nous touchons plus de monde ». sur www.lemarulaz.com

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le dossier

NUMÉRIQUE

régulièrement mis à jour et donc susceptibles de créer un vrai lien, un relationnel fort et durable entre l’entreprise et le client ». Car dans un monde où les consommateurs sont connectés en permanence à leurs tablettes et smartphones, un like sur Facebook vaut toutes les publicités. La frontière entre réseau social et site marchand s’amenuise. Début juin, l'application américaine Pinterest, qui permet de publier sur son profil des photos liées à ses centres d'intérêts, a franchi le pas. Le réseau social aux 70 millions d'utilisateurs dans le monde teste aux États-Unis des épingles ecommerce sur la page de grandes marques et de vendeurs indépendants. Si l'utilisateur découvre

un produit qu'il désire acheter, il lui suffit d'appuyer sur Buy it et le paiement s'effectue via sa carte de crédit sans quitter l'application. La mondialisation du marché, la concurrence accrue et l'environnement de crise impliquent une réactivité, une adaptabilité et une agilité sans précédent. Le changement est donc indispensable et urgent. Plus concrètement, ne pas entrer dans le numérique génère un risque important pouvant se traduire par des pertes de parts de marché… et de clients qui privilégieront les produits et services des concurrents.

Cristel Une gamme d’outils performants Avec son concept Cook & Serve, permettant aux casseroles et poêles en acier inoxydable de passer de la cuisine à la table grâce à des accessoires amovibles, Cristel s’est imposé comme le fabricant français d’articles culinaires en inox haut de gamme. Basée à Feschesle-Châtel, cette entreprise de 80 salariés commercialise ses 1 000 produits auprès de revendeurs en France mais aussi dans une quarantaine de pays. « Nous avons décidé en 2013 de donner un coup d’accélérateur à notre communication, explique Antoine Devanne, chef de projet Marketing. Nous souhaitions rajeunir notre site et nous positionner sur les réseaux sociaux ». Cristel s’est donc doté d’un site à la fois vitrine, marchand et banque d’images au design moderne et aux couleurs de la marque. Cette refonte s’est accompagnée d’un travail de référencement sur les moteurs de recherche. En parallèle, elle a ouvert un compte Facebook : « Le plus évident par sa souplesse d’utilisation, pour toucher des consommateurs différents, créer une communauté autour de la marque et interagir avec le public ». Puis des films ont été réalisés sur les produits, l’histoire de la société ou des démonstrations avant d’être mis en ligne sur Youtube. L’entreprise labellisée depuis 2013 Origine France Garantie, avec un taux d’intégration de près de 90 % dans ses ateliers du Doubs, a ouvert, en début d’année, un compte Pinterest. « Nous publions régulièrement de beaux clichés de nos produits sur ce réseau social dédié au partage de photo, indique Antoine Devanne. Cette exposition contribue à renforcer l’image de marque de la société ». Enfin, des partenariats sont noués avec des bloggeurs influents passionnés de cuisine. Ceux-ci jouent le rôle d’ambassadeurs en parlant des produits ou en cuisinant avec des ustensiles signés Cristel. « En 18 mois, nous avons multiplié par deux le nombre de connexions uniques et de visiteurs », conclut Antoine Devanne.

Sifco : des formations selon son niveau Outre les traditionnels modules de prise en main de logiciels (Pack Office 2010, Windows 8.1…), Sifco, l’organisme de formation continue des CCI du Doubs, de Haute-Saône et du Territoire de Belfort propose, tout au long de l’année, une large gamme de formations liées au numérique : de la création de son site Internet au référencement en passant par le développement de sa communication à l’aide d´internet, la compréhension et l’utilisation des réseaux sociaux ou encore initiation à l’administration PC en réseau. sur www.sifco.eu

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le dossier

lundi 19 octobre 2015 Maison de l’économie - CCI du Doubs - Besançon

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cci en actions

Retrouvez toutes les infos de la CCI du Doubs sur Facebook

Le 1er juin dernier, la CCI du Doubs a organisé son assemblée générale annuelle à Montbéliard. C’est le siège

du Groupe Nedey Automobiles qui a accueilli l’événement placé sous le thème de « L’art de l’assemblage : un révélateur de talents. » Philippe Faure-Brac sommelier, restaurateur et chroniqueur a partagé son parcours personnel et professionnel. Près de 200 invités se sont retrouvés dans un public mêlant dirigeants d’entreprises, décideurs politiques et administratifs.

Le rapport d’activités 2014 est paru La CCI du Doubs a édité son rapport d’activités 2014, après le vote du budget exécuté le 1er juin dernier. Il est consultable en ligne sur son site internet et envoyé sur simple demande par courriel sur

communication@doubs.cci.fr 

RAPPORT D

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UN E ANN ÉE D’A CTI ON S

ACTIVITÉ

DE L A CHA MB RE DE CO MM ERC

Édito L’année 2014 a été, pour la CCI du Doubs, marqu par de nombreux ée choix, souvent contraints, à faire. La morosité de l’activité écono mique et les coupes sombres imposées à son budget par le Gouvernement l’ont conduite, en effet, à prend décisions diffici re des les mais inévit ables Parler de ce qui et courageuses . s’est réalisé en 2014 sans évoqu 2015 serait incohé er rent. Ainsi, l’année dernière, nous nous réjouissions d’assistante de des 50 ans de direction et de la formation la vitalité de nos les évolutions étudiants d’IME sont notables A. En 2015, faute de financemen professionnelles t. L’ensemble des diplômantes est formations progressivement (organisme de formation contin transféré à SIFCO ue commun aux Haute-Saône et CCI du Doubs, Territoire de Belfor t). Les programmes Negoventis pour mieux post-b répondre aux ac sont recent 1ère année de l’Ecole besoins des entrep rés sur rises locales et de Gestion et de la Bien entendu, Commerce n’ouvr la CCI accompagne ira pas à la rentré ra les étudiants e. jusqu’à la fin engagés dans de leurs étude le Bachelor EGC s, à l’été 2017. Du côté des action s en à la baisse et notam faveur des entreprises, les budge ts ont dû être ment la partic revus ipation financière nombre de struct ures économique de la CCI à un certain s. L’exploitatio Besançon-La Vèze n de l’aéroport a ainsi été transf de érée fin 2014 au mais la CCI du Doubs reste impliq Grand Besançon, uée dans le Syndic équipement struct at Mixte qui gère urant. cet La Chambre de Commerce et d‘Indu strie, ses élus, la volonté de servir ses collaborateu les entreprises rs conservent locales parce que Si les actions en faveur de l’indu c’est leur devoir strie et de l’in ! régionalisé

E ET D’I ND UST RIE

DU DO UBS

Les éta ssem ents du Doubbli s Commerce

5 700 établi

ssements

22 %

24 000 salarié s 24 % des effecti fs salariés tous secteu rs confondus

41 % 15 450

établissements

Nombre de salarié

79 % moins de 5 20 % entre 5 et 50 1 % plus de 50

37 % • 101 000 salarié s • 90 % des établissemen ts ont

DES OUTILS POUR INFORME R AGENDA

moins de 11

s

Services

Industrie

3 350 établi

ssements

47 000 salarié s 47 % des effecti fs salariés tous secteu rs confondus

Nombre de salarié

66 % moins de 5 30 % entre 5 et 50 4 % plus de 50

s

6 400 établi

ssements

30 000 salarié s 29 % des effecti fs salariés tous secteu rs confondus

Nombre de

salariés

83 % moins de 5 15,5 % entre 5 et 50 1,5 % plus de 50

salariés Source : CCI du

Expression Activ économique trimee : magazine aux 14 500 dirige striel adressé accessible en ants du Doubs et version numérique .

La CCI

Doubs, août 2014.

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cci en actions Le président sur le terrain

Dominique Roy Président de la CCI du Doubs a visité les entreprises Panopack (Voujeaucourt), Ruggeri (Morteau) et Antonietti (Exincourt)

APPEL D'AIR

LORS DE SON ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE le 15 juin dernier, le club des dirigeants du nord Doubs a accueilli Denis Sommer, vice président de Pays de Montbéliard Agglomération pour une présentation des projets économiques de la collectivité.

DOUBS HORLOGER

La CCI participe au diagnostic du futur PNR Le Pays Horloger porte le projet de PNR du Doubs Horloger en tant qu'outil de développement économique, culturel et social. Après la phase administrative de la démarche, le projet entre dans une phase plus participative, celle des travaux d'élaboration d'une Charte de développement durable. 7 commissions thématiques ont été mises en place. La CCI du Doubs participe à 4 d'entre elles : • Tourisme, culture et patrimoine, vie associative, • Paysages, urbanisme et aménagement durable, • Économie, emploi, services à la population • Énergie, environnement, développement durable Au côté des élus locaux, représentants des associations et partenaires institutionnels, il s'agira, à l'occasion du lancement officiel des Commissions, de partager et d'enrichir le diagnostic territorial élaboré par 2 bureaux d'étude. Suivront ultérieurement des réunions de travail en commissions pour déterminer les enjeux et les orientations stratégiques du territoire à 15 ans.

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NOUVEAUX ENTREPRENEURS

Des petits déjeuners de bienvenue à la CCI Depuis un an, la CCI du Doubs garde le contact avec les dirigeants d’entreprises nouvellement inscrits au registre du commerce et des sociétés en leur adressant un dossier présentant son offre de services. Pour entretenir les liens, elle organise dorénavant un petit déjeuner de bienvenue et d’échanges par territoire. Les premiers se sont déroulés les 15, 22 et 29 juin à Besançon, Pontarlier et Montbéliard.


cci en actions Philippe Pierre :

" Il faut s’obliger à s’étonner " Philippe Pierre est chercheur en sociologie de l'entreprise, enseignant (Dauphine, Sciences-Po, ESSEC...) consultant auprès de grandes entreprises et auteur de livres. Invité par CCI International - Expression active: Qu'est-ce qui motive le choix d'un tel sujet ? - Philippe Pierre : Avec la mondialisation aujourd'hui, la mobilité des cadres devient pour les entreprises un enjeu capital. Elle questionne sur la gestion des ressources humaines et la production de valeurs en milieu interculturel. Nous vivons dans l'illusion d'un monde sans frontières. Or, les grandes entreprises, pourtant dotées d'une forte culture organisationnelle, sont les premières affectées par la persistance des différences culturelles et leurs impacts sur la performance. La question est de savoir jusqu'à quel point une entreprise peut accepter la différence -qu'elle soit de culture, de genre, etc. - comme une valeur. Le maître-mot d'une approche interculturelle, c'est l'intégration, ce qui n'a rien à voir avec la domination de l'autre ou " le vivre côte à côte " sans tenir compte de l'intelligence de l'autre. - Justement, y a-t-il un modèle de management spécifique à la française ? - Il est évident que les Français vus par un ancien empire colonial sont bien différents de la vision qu'en ont les Américains ou les Chinois. Gardonsnous de toutes généralités. Mais, oui, il existe quelques qualificatifs récurrents qui nous sont donnés : les Français sont cultivés, sûrs d'eux, voire arrogants, ont un raisonnement très cérébral et nos grandes écoles sont élitistes. Nos

le 16 avril dernier lors de la soirée de remise

entreprises se caractérisent par une forte organisation hiérarchique. Dans ce modèle, on n'est pas au service de quelqu'un ; on rend service ce qui peut avoir des conséquences directes, comme par exemple, le fait d'accorder de l'importance à l'âge ou au statut. Il est rare, ainsi, qu'un Français accueille chez lui un collègue étranger alors que cela se pratique fréquemment aux États-Unis, au Canada. Nous restons dans une forme de distance symbolique avec nos bureaux fermés, la structuration de l'espace... Il y a une vraie différence entre le modèle français de management et celui anglo-saxon. Le premier se résumerait par le terme " loyauté ", ce qui revient à échanger une sécurité de destin contre une forte implication ; le second par " employabilité " qui implique mobilité géographique, professionnelle et familiale. Ainsi, en France, le leader est " un chef " qui applique un modèle monoculturel, c'est à dire certain qu'il n'y a qu'une seule façon de fonctionner. Dans le modèle anglo-saxon, le leader est un " manager " plus proche du multiculturel, qui revient à vivre côte à côte. Pour les Français, la nature de l'influence est le commandement ; pour les Anglo-Saxons, il s'agit de l'incitation. Ce que j'appelle de mes vœux, c'est l'approche interculturelle qui prône la reconnaissance : ce n'est pas de l'angélisme ; c'est un regard lucide sur nos différences

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des trophées de l'international, il a expliqué à son public " Comment les Français sont vus de l'étranger ". Interview. pour les dépasser. L'interculturel, c'est l'art du questionnement. - Comment donc se comporter si l'on travaille à l'étranger ? - Seuls 3,5 % de ressortissants français vivent à l'étranger aujourd'hui, ce qui tient compte des travailleurs autant que des retraités. Ils sont 6 % pour l'Allemagne, 12 % pour l'Italie, 8 % pour le Japon et 13 % pour la Suisse. 45,5 % des Français travaillant à l'international sont dans l'Union européenne et la majorité d'entre eux sont employés par une entreprise locale. Dans tous les cas, il faut comprendre l'importance du choc culturel, c'est à dire que l'on va découvrir le monde en étant soimême découvert dans ses différences. Mon mot fort, c'est l'étonnement. Il faut s'obliger à s'étonner, se dire que ce qui marche pour moi ne marchera pas forcément pour les autres. Si on vient à l'étranger avec nos conceptions, nos habitudes, nos préjugés, on loupera notre intelligence du terrain.

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cci en actions SERVICES

Un atelier pour mieux « marketer » son offre

La prochaine séance est prévue le 29 septembre prochain. Chefs d’entreprises, à vos agendas ! 18

Les copi es des titre du maî s ou dipl tre d’ap ômes prentis sage

APPRENTISSAGE

• Si l’en treprise emploie apprent à la fois is et des des salariés professi en onnalisa tion, 2 poss contrat de > 3 sala riés en ibilités alternan : 2 apprent is maximu ce (dont maî m) tre d’ap Quelle prentissa si le s compé salarié de l’entrep ge est tences > 2 sala rise ; pour le maître riés en alternan apprent d’appren ce (don is maximu t2 tissage m) si le d’appren Le tuteur ? maî tissa tre ge qui suiv est l’em ra le jeun entrepri ployeur. se doit e en La déroga être maj remplir eur et tion les cond La déci itions suiv sion pris • Être titul e par le ante de rédu aire du Recteur ire ou d’al même diplô s : que celu longer la du cont i préparé me rat ou de durée par l’ap justifier fixer le prenti et l’appren de 2 ann début de tissage ées d’ex professi hors péri périence onnelle ode léga dans ce • À défa le domaine ut, justi Original fier d’au d’expéri de l’au moins 3 travaux ence torisati danger on pou le domaine professionnelle années eux ou r de mac dans visé par utilisat hines dan l’appren ion l’appren gereus ti. es si ti(e) est mineur( e) Nombre L’attesta d’appren tis d’un com tion d’ouvert ure autorisé pte ban app cair s? renti form e pour un é par un ascenda • Si l’en nt. treprise emploie apprent uniq is, chaq ue maître uement des peut form d’appren er simu tissage ltanéme apprent nt deux is et un redoubla nt ; Contact s > Mar ie-France Constan tin : 03 81 62 40 Céc apprent 03 - Dav issage@ ile Mommaire id Laga : haute-s rde : 03 aone.cc 03 84 96 71 16 81 25 25 i.fr - app 2015 SERV 32 rentissa ICE PLUS ge@dou bis.indd bs.cci.fr 1 Les copi es des just d’expér ificatifs ience pro du maî fessionn tre d’ap elle prentis sage

Préparer le contrat

015

Contrat

Doubs mai 2

L’expertise de la CCI en plus

CCI du

L’intérêt de ces ateliers réside aussi dans leur format, court, donc particulièrement adapté aux emplois du temps de ces chefs d’entreprises. Chaque séance dure en effet 1h30 et les thèmes sont élaborés en fonction des demandes des participants. Dans le public, essentiellement constitué de jeunes chefs d’entreprises, certains découvraient la formule « Atelier des Services » de la CCI, d’autres y étaient plus habitués : « On repart à chaque fois avec de nombreuses idées, explique Grégory Chippeaux, président fondateur de la société Share and Move Solutions. « J’ai été cette fois très intéressé par les témoignages des chefs d’entreprises, et j’ai particulièrement apprécié l’intervention de Patrice Maillot qui a su ponctuer ses propos de nombreux exemples, et chez qui on sentait le vécu. » Après les interventions, les participants ont exposé leurs points de vue et poser leurs questions.

Conser vez au sein de l’entre pris justifica e les pièces tives su ivantes…

ation : Comm unication

Au programme de cette séance : des témoignages, ceux d’un industriel et d’un leader régional de la propreté industrielle, ainsi qu’une intervention, plus théorique, de Patrice Maillot (MaillotConsulting) : « l’idée de cet atelier était d’amener les personnes présentes à réfléchir sur ce qu’est une offre de service, à qui elle s’adresse et comment on l’élabore .» Au-delà de l’approche théorique, Patrice Maillot a surtout proposé des outils de méthodologie : « Les participants attendent du concret. Il faut que cela leur parle et qu’ils puissent ensuite réutiliser ce qu’ils ont appris ici ».

La Ville de Besançon a communiqué les dates des 5 dimanches d'ouverture pour les commerces. Le 28 juin 2015 a été le premier de l’année pour le dimanche suivant le début des soldes d'été. Le prochain sera celui après l'ouverture des Passages Pasteur (à venir). Enfin, les dimanches 6, 13 et 20 décembre 2015 les commerces seront ouverts durant les fêtes de fin d'année.

Bénéfici

d’appren

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de votr pertise e CCI

n & réalis

P

our le dernier atelier en date, le 22ème depuis le lancement du dispositif, une quarantaine de chefs d’entreprises avaient répondu présents. L’occasion pour eux de faire un point sur leur propre offre de services et de vérifier si leur stratégie est efficace.

COMMERCES BISONTINS OUVERTURE POUR 5 DIMANCHES

Conceptio

Voilà maintenant cinq ans que la CCI propose les Ateliers des Services pour accompagner les chefs d’entreprises prestataires de services. Le 23 avril dernier, ceux-ci ont été invités à réfléchir sur la notion d’offre de service. Prochain rendez-vous en septembre.

Le 16 juin dernier, le Président Roy a accueilli à la CCI du Doubs les réprésentants des entreprises locales (organisations professionnelles, compagnies consulaires et syndicats professionnels)

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RENDRE

23/04/2015

16:54

tel est le nouveau service proposé par la CCI pour un coût de 70 euros par contrat. Cette nouvelle offre, lancée le 1er juillet, complète le service public gratuit de la CCI qui met à disposition les informations à jour et les outils en libre service sur son site Internet. En savoir + : apprentissage@doubs.cci.fr E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 62 | JUILLE T-AOÛ T-SEPT EMBRE 2015


cci en actions ETUDIANTS

Les belles causes d’Iméa Joli succès pour les étudiants de première année de L’École Gestion et de Commerce, un programme d’Imea, avec leurs projets campus ! Plus de 7 000 euros ont été récoltés au profit d’associations.

Campus Besançon 11 avril : Organisation d’un match de football entre l’équipe féminine du Racing et l’équipe des transplantés de France (représentant l’Association Trans-Forme qui encourage la réhabilitation des personnes transplantées par l’activité physique et sportive). 12 avril : Organisation d’un grand vide grenier avec et au bénéfice de l’Association PARI, qui se consacre au soutien scolaire et culturel dans le quartier de Planoise. 100 exposants, environ 1 500 visiteurs, 1 400 euros de bénéfices versés à l’association

4 mai : organisation d’une collecte du sang pour le compte de l’EFS en collaboration avec la MJC de Palente. Bilan : 35 donneurs, en majorité nouveaux 31 mai : organisation de la deuxième édition de la « Color Life » avec la Ligue Contre le Cancer. 2000 participants et 5 000 euros de bénéfice

Campus Montbéliard 22 avril : Repas anti-gaspillage organisé en partenariat avec le lycée Nelson Mandela d'Audincourt : bénéfice de 1 060 € au profit de la Banque Alimentaire 31 mai : Marche gourmande : bénéfice de 1 300 € au profit l'association des 7 Chemins qui vient en aide à une jeune femme gravement accidentée.

PARTENARIAT

Le sport comme terrain d’apprentissage Depuis plusieurs années, un partenariat s’est noué entre l’ESBM et l’EGC Franche-Comté. Un bon moyen de développer les liens entre les étudiants et le club sportif à travers des actions concrètes. Ainsi cette année, 31 jeunes de 1ere année ont réalisé une action de marketing téléphonique en appui de la force de vente du club. Un cadre de l’ESBM assurait leur coaching. Au final 53 rendez-vous ont été décrochés dans des entreprises bisontines pour les commerciaux ESBM 

chargés de développer le sponsoring du club Affaires. De son côté, l’ESBM s’est fait le relais, durant ses matchs, des actions conduites par les étudiants EGC au profit d’associations. Lors de la Color Life bisontine du 31 mai dernier qui a rassemblé plus de 2 000 participants, c’est Christian Pône, manager du club, qui a d’ailleurs assuré la fonction de speaker. Côté sport, le club a remporté un Titre de Champion de France “ Elite ” pour les - 18 Nationaux à Bordeaux. Cette médaille est le fruit d’une saison qui débutait par un nouveau projet de jeu et de formation au sein du club, impulsé par son Président Christophe Vichot.

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L’ENGAGEMENT SOLIDAIRE 04/06/2015 16:35:03

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Mignotgraphie en pole position pour marques et enseignes L a nouvelle presse industrielle numérique : 1,2 million d'euros d'investissement

Investissement L’imprimeur vient de s’offrir la première imprimante numérique grand format de France. Grâce à elle, il peut répondre plus vite aux desiderata de la grande distribution.. « Lorsqu’on travaille pour une grande enseigne comme Camaïeu par exemple, l’intégralité des magasins est gérée par le siège, mais tous les magasins sont de taille et de décoration différentes », explique Grégoire Hugel, responsable du développement de cette imprimerie employant 44 salariés (7,5 millions de chiffre d’affaires 2014) sur la zone d’activité de Chemaudin. « Nous devons alors leur fournir des kits pour chaque pays, avec des langues différentes, des monnaies différentes, des quantités différentes. Nous devons avoir cette souplesse : pouvoir produire, à un prix linéaire, 1 000 kakémonos (grandes affiches suspendues dans les boutiques, ndlr) pour la France, 10 pour la Tchéquie et 5 pour la Slovaquie. » Il y a dix ans, pour compléter son parc machines de sérigraphie et diversifier ses technologies, Mignotgraphie avait 

commencé à s’équiper de machines numériques. Sérigraphie ou numérique, les deux technologies visent une image imprimée de grande qualité, mais c’est souvent la quantité qui dicte l’utilisation de l’une ou de l’autre : moins de 200 exemplaires, plutôt le numérique, au-delà de 200, la sérigraphie. En février, l’entreprise de Chemaudin s’est offert la première imprimante de France permettant un si grand format pour 1,2 M€ et avec l’appui de BPI France. La presse industrielle numérique HP Scitex FB10000 permet une impression de très haute qualité sur des formats de grande dimension, jusqu’à 160x320 centimètres. « L’atout de cette machine est d’offrir un bon rapport entre finesse et vitesse, elle permet d’imprimer 600 m2 à l’heure avec une qualité parfaite et un rendu réaliste », confie Alain Mignot, le dirigeant de l’entreprise, qui se félicite

de cette acquisition : « Deux mois après son arrivée, elle représentait déjà 25 % de notre activité. Notre objectif est de doubler le chiffre d’affaires en un an sur le numérique. » Occupant toute la largeur de l’atelier numérique et tournant en 2 x 8 (et en 3 x 8 dès que les commandes l’exigeront), la nouvelle imprimante offre la souplesse et la réactivité exigées par les clients que sont Camaïeu mais aussi Etam, Celio, Carrefour… « Pour la campagne d’été d’Etam, celle des maillots de bain, pour 11 000 kakémonos au total, nous avons eu à traiter 190 fichiers numériques en fonction des langues, des formats et des cadrages », explique Grégoire Hugel.

sur www.mignotgraphie.fr 21


INDUSTRIE

Miro met le cap sur la méthanisation diversification En se lançant dans le biogaz, le fabricant d'équipements de traitement et transfert d'effluents mise sur une approche globale.

C

onnue sous la marque Miro, l'entreprise Sermap (Société d'Études et Réalisations Matériel Agricole) installée à Pierrefontaine-les-Varans conçoit et fabrique des machines agricoles depuis près de 50 ans. Du robot racleur de lisier à l'évacuateur, en passant par l'épandeur, elle propose de nombreuses solutions de gestion des déjections animales. Un seul maillon manquait jusqu'ici à cette chaîne de traitement : la transformation de ces matières organiques en électricité et en chaleur thermique. Depuis quelques mois l'entreprise, qui emploie 80 personnes s'est alors lancée sur le marché de la méthanisation. « Nous pensons avoir le crédit nécessaire et la capacité de proposer des solutions adaptées aux besoins de l'éleveur, depuis l'étable jusqu'au champs », s'enthousiasme Gilles Devillers, dirigeant de la Sermap.

Cette diversification a nécessité trois ans de recherche et développement. Depuis fin 2014, un bureau d'études a été mis en place où sept personnes travaillent à temps plein sur ce projet. Les unités de méthanisation mises au point par Miro, en collaboration avec des bureaux d'engineering, répondent aux exigences de petites comme des grandes exploitations au moyen de moteurs de co-génération de 30 à 250 kW de puissance. En 2015, plus de 20 projets verront le jour dans le Grand Est et Nord Ouest de la France. Un démarrage concluant pour la société qui prévoit d'arriver à un rythme de 30 centrales installées par an dès 2016.

Unité de méthanisation, une mise au point réussie.

www. miro.fr

B to B UR ATION PO OMMUNIC RC QUELLE C USTRIELLES DE L’A ? IND LES PME O-SUISSE N FRANC IE S S A R » JU E-B2B « COM-PM eg Projet Interr

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22

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Un outil pour simplifier la communication D

ans le livre blanc « Quelle communication pour les PME industrielles de l’Arc jurassien franco-suisse » qui vient de paraître, les entreprises peuvent consulter des fiches pratiques destinées à simplifier leur communication. Et même si l’intitulé adresse ces

recommandations aux PMI de l’Arc jurassien, toutes y trouveront leur compte. Veille, web, presse, brochure, trophées …Autant d’outils passés au crible pour donner au dirigeant un aperçu de ce qui peut être utilisé sans engager des moyens importants. Autre information précieuse repérée : la définition des métiers de la communication pour être certain des compétences à retenir lors d’un recours à des professionnels externes. Ce livret est le fruit d’un travail

global conduit dans le cadre des journées franco-suisses d’intelligence économique et de veille stratégique auprès de 124 entreprises interrogées début 2015. L’IUT de Besançon, Université de Franche-Comté et la haute école de gestion Arc de Neuchâtel ont mené ce projet de recherche financé par Interreg pour aiguiller le « faire savoir du savoir-faire de ces PME industrielles ».

www.com-pmc-b2b.fr

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TERRITOIRE

600 000 euros pour des projets de mutation-développement Prêt Lancé par le réseau Entreprendre Franche-Comté en 2011, ce prêt d’honneur destiné à des entreprises en mutation a déjà bénéficié à une quinzaine d’entrepreneurs. Confirmé en 2014 après un premier bilan positif, au terme d’une expérimentation de trois ans, le prêt d’honneur « mutation développement » porté par le réseau Entreprendre Franche-Comté, est aujourd’hui doté de 600 000 euros de fonds (abondé par la Région et la Caisse des Dépôts) destinés à aider des entrepreneurs en mutation. « La philosophie du réseau est de planter des graines d’entrepreneurs, qui vont donner de beaux arbres, et aussi de rompre la solitude du dirigeant en l’intégrant dans un club », explique Charles Bernard, son directeur. « Mais ce produit-là s’adresse à des chefs d’entreprises déjà en place, dans des entreprises qui doivent muter de manière profonde pour assurer leur pérennité. » Comme les prêts d’honneur attribués aux entrepreneurs en herbe, celui-ci est un prêt personnel à 0 %, d’un montant maximum de 50 000 euros, sans caution ni garantie, et d’une durée de remboursement de 5 ans. Comme les autres, il est assorti d’un accompagnement personnalisé du dirigeant par un des membres du réseau, pendant deux ans, avec rencontres mensuelles.

Intégrer un réseau Quinze projets de mutations en ont déjà bénéficié. Parmi eux celui de Bernard Verdot, dirigeant de l’entreprise saint-vitoise de charpente SFCI, confronté à la crise du marché de la construction et qui, pour s’en sortir, s’est tourné vers la

construction bois. « Le gros avantage de ce dispositif, c’est de pouvoir formaliser son projet », confie-t-il. « L’avantage, c’est aussi d’intégrer le réseau Bernard Verdot dirigeant de SFCI et de bénéficier de contacts et de s'est tourné vers la construction bois retours d’expérience. » Quand il aura terminé de rembourser son prêt, le dirigeant de SFCI envisage de devenir accompagnateur à son tour et ainsi contribuer à l’élargissement du club. « Nous sommes 93 membres actifs auxquelles s’ajoutent 80 entreprises aidées, pour un réseau de 170 entreprises », précise Charles Bernard. « Les aidés devenant ensuite des aidants, il ne peut que grandir et s’enrichir. » Le réseau Entreprendre Franche-Comté a été créé en 2007 et est l’une des 70 associations du réseau francophone destiné à accompagner les opérations de création et reprise, avec un prêt éponyme. Initiative franc-comtoise, le prêt mutation et développement devait être présenté aux autres associations en juin pour, éventuellement, essaimer ailleurs.

: 03 81 25 29 80 ou cbernard@reseau-entreprendre.org

Un bilan positif pour le projet Secto Trois ans après son lancement en 2012, le projet Secto vient d’arriver à son terme et affiche un réel succès. Bijouterie/joaillerie, horlogerie, maroquinerie le projet Secto a éclairé les activités les plus représentatives de la filière luxe franc-comtoise. Objectif : accompagner et aider les entreprises locales de cette filière à consolider et diversifier leurs marchés. Pour cela, la CCI du Doubs, à la maîtrise d’ouvrage, a proposé deux types d’action : des temps sectoriels et des « afters ». Les premiers sont essentiellement dédiés à l’acquisition ou à l’actualisation de connaissance des marchés horlogerie, bijouterie-joaillerie ou maroquinerie (des organismes de formation et

de recherche référents sur les sujets traités, ainsi que des donneurs d’ordres sont également invités). Les «afters » réunissaient 5 ou 6 participants et ont surtout permis de rencontrer des donneurs d’ordre. « Pour l’ « after» bijouteriejoaillerie, nous avons organisé une visite guidée du Salon Mondial de l'Horlogerie et de la Bijouterie de Bale (BaselWorld) et une rencontre avec un cluster allemand. Pour celui consacré à l’horlogerie, nous sommes allés à la Journée internationale du marketing horloger à La Chaux-de-Fonds », précise Catherine Bourdin, chef du projet Secto à la CCI.

Développer des contacts Si les réseaux existent, il reste difficile pour certaines entreprises de se faire leur place. L’un des objectifs du projet était donc aussi de permettre aux entrepreneurs de créer de

Valérie Perrotin, Cheval Frères, "L’intérêt était d’aller apprendre de nouvelles choses" 

nouveaux contacts et d’obtenir des informations. Une occasion saisie par Valérie Perrotin, commerciale chez Cheval Frères, une société qui fabrique du composant horloger et qui développe une filière accessoires de luxe : « L’intérêt était d’aller apprendre de nouvelles choses sur le secteur dans lequel on est le moins à l’aise. » Elle a ainsi pu assister à l’intervention d’une gemmologue et aller à la rencontre de certains donneurs d’ordres, connus ou moins connus. « Au final, même si peu de choses ont encore été actées en termes de contrats, leur rencontre permet toujours de retirer un certain nombre d’éléments. » Ce projet, financé par la CCI du Doubs, l’Union européenne (via la Feder), l’Etat (à travers la Direccte), le Conseil régional de Franche-Comté et la CAGB (la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon), aura réuni plus de 130 participants au total.

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COMMERCE Pour vous aider dans vos démarches, la CCI du Doubs vous accompagne avec une permanence téléphonique chaque matin et un accompagnement spécifique aux établissements de 5ème catégorie (réalisation du diagnostic technique personnalisé, constitution du dossier d'Ad'AP, montage des demandes de dérogations) Contact CCI Doubs : 03 81 25 25 25 www.doubs.cci.fr

Accessibilité : accueillir toutes les clientèles

D

ans le bureau de tabacpresse-loterie de Pascale et Christophe Sage, à Quingey, fauteuils, poussettes et déambulateurs sont les bienvenus. L’établissement semble même être taillé sur mesure pour accueillir cette clientèle particulière, en majorité issue du centre de Réadaptation et Maison de Retraite situé à 200 mètres du bureau de tabac. « Nous accueillons chaque heure, deux personnes à mobilité réduite dans notre bureau de tabac, explique Pascale Sage, la gérante. « Ce sont des gens qui se déplacent avec des béquilles, des déambulateurs, ou des fauteuils aux dimensions souvent hors-normes, avec des accoudoirs larges par

exemple.» Dans leur précédent local, situé non loin de là, il était impossible de faire un demitour en fauteuil. « On faisait beaucoup de drive : on servait les clients à la porte. » Mais en 2009, le couple déménage le commerce et l’installe route de Lyon, dans un bâtiment qui est déjà aux normes. Du coup, il a simplement suffi au couple de réfléchir à l’aménagement de la boutique pour achever leur mise aux normes d’accessibilité : « Les meubles sont agencés de manière à ce qu’il y ait un sens de circulation. L’îlot central a été positionné en biais afin que les fauteuils puissent en faire le tour complet. Il est aussi possible de sortir facilement du comptoir

Question à Pierre Bouvier, président de l’Union des Commerçants Bisontins Les trois premiers samedis piétons au centre-ville bisontin sont terminés. La Ville a décidé de poursuivre l’initiative jusqu’à la fin de l’année.

pour venir en aide aux clients ». Au final, le bilan est positif puisque tous les clients, valides ou non, en retirent un certain confort, et ce, avec un minimum d’investissements.

C’est la loi du 11 février 2005, dite « pour l’égalité des droits et des chances », qui définit les exigences en termes d’accessibilité. Elle imposait qu’au premier janvier 2015, tous les ERP soient aux normes d’accessibilité. Mais devant l'impossibilité de respecter cette échéance, l'Ordonnance du 24 septembre 2014 a prévu la mise en place d'un dispositif d'échéancier des travaux appelé Agendas d'Accessibilité Programmée (Ad'AP). Il est le seul moyen pour être en accord avec la loi pour ceux qui n’ont pas encore satisfait aux obligations de la loi de 2005. Il apporte un cadre juridique sécurisé mais doit s’accompagner d’un calendrier précis et d’un engagement financier. Les propriétaires et exploitants d’ERP ont jusqu’au 27 septembre 2015 pour engager des démarches de projet.

C’est une bonne idée et l’UCB la soutient à la fois financièrement et par son implication. Les samedis piétons d’avril, mai et juin ont drainé du monde en ville. Même si cela ne signifie pas forcément des achats, c’est un premier pas vers le retour de la clientèle. J’ai eu des clients qui m’ont même dit qu’ils pensaient que les travaux n’étaient pas terminés dans Besançon ! Après cette expérimentation, nous observons ce qu’il faut améliorer, notamment au niveau des animations qui ne sont sans doute pas assez réparties dans le centre. Du côté de l’UCB, la mobilisation est bonne. Les commerçants nous ont communiqué leurs offres : des cadeaux, des remises, des services offerts. Nous nous sommes surtout beaucoup investis en préparant cela avec la Mairie et la Chambre de Commerce et d’Industrie. J’ai confiance en l’avenir, je sais que ceux qui sont venus et qui ont peut-être découvert la richesse des commerces en ville reviendront. La dynamique est enclenchée !

Quel bilan en fait l’UCB ? 24

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COMMERCE

Delahaye, la genèse d’une marque textile marque La boutique Delahaye qui a ouvert ses portes en février au centre ville de Besançon, n’est pas une boutique ordinaire.

C

e magasin est une boutique pilote. La marque Delahaye appartient à l’entreprise Dellalui, basée à MisereySalines. Dellalui est issue d’El Internationale dont elle partage les ateliers de création et les entrepôts logistiques. On l’ignore souvent en Franche-Comté, mais ces deux entreprises du textile sont des acteurs majeurs dans leur métier. À travers cinq marques, homme et femme, elles créent et produisent (en France, en Europe et en Asie) des collections diffusées à travers plus de 5 000 points de vente. Delahaye est la plus récente des marques dédiées à l’homme. Elle est née au début des années 2000 lorsque Dellalui a obtenu la licence pour ce nom, encore mythique, d’un constructeur automobile ayant connu ses heures de gloire dans la première moitié du XXe siècle. À ses débuts, la marque n’a présenté qu’une gamme restreinte de manteaux et de parkas. Positionnée milieu haut-de-gamme, elle fut d’abord distribuée chez des détaillants multimarques de centre ville, dans toute l’Europe. Forte de son succès, la collection

s’est étoffée. Elle propose aujourd’hui ce que les professionnels appellent un vestiaire complet. La suite logique, pour une marque qui gagne en notoriété et en diffusion, c’est le réseau de boutiques en franchise, une étape délicate dans cet univers ultra-concurrentiel. La création d’une boutique pilote, proche des ateliers de création, est la formule idéale pour s’y préparer. On peut y recueillir, en direct, sans le filtre du revendeur, les réactions des clients. Alors on parle beaucoup chez Delahaye à Besançon. On écoute surtout. Les avis, les réactions, sur les modèles, sur les tissus, sur les détails, sur les prix, sur la déco... Après un premier semestre d’ouverture, les dirigeants de Dellalui dressent un bilan positif. La collection d’été s’est bien défendue, les correctifs enregistrés sont mineurs. Mais il faudra attendre un cycle complet de saisons pour valider tous les aspects produits et marketing. sur w ww.delahaye-wear.com

L a création d'une boutique pilote proche des ateliers de création, est la formule idéale. On peut y recueillir en direct les réactions des clients

Bart

La boutique 20 sur 20 motive son équipe pour la Croix-Rouge « Participer à un challenge qui met en lien des associations caritatives et des clients, je considère que ça fait partie de mon métier de commerçante », déclare Sophie Sandri. Alors depuis 4 ans, la dirigeante de la boutique 20/20 à Bart, mobilise ses équipes pour l’opération "vide dressing week-end" au profit de la Croix rouge. Le principe est simple : le personnel est inscrit au challenge et sensibilise les clients à rapporter vêtements et chaussures dans les boutiques, les trie et remet ensuite les dons acceptables aux bénévoles de la CroixRouge locale qui leur donne

ront une seconde vie. « On constate un vrai dynamisme dans l’équipe de vente, souligne- t- elle. Les clients eux jouent le jeu et donnent de jolies choses et au final cela permet aussi une nouvelle relation avec la clientèle. » Par ailleurs, Sophie Sandri inscrit ses deux salariés au grand tirage au sort nationale organisé par le Fédération national de l’Habillement, pilote du projet. Et pour 2015, la surprise est de taille : c’est Ingrid, en formation à la boutique de Sophie Sandri, qui remporte le gros lot : un vélo pliant, une boxe, une tablette tactile et une montre connectée. Une récompense individuelle mais qui revient à toute l’équipe de 20 sur 20 pour son travail ! sur w ww.lecahierdestendances.com

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SERVICES

Sun City change de braquet développement Le concepteur-assembleur bisontin de vélos électriques passe à une seconde phase de son développement : la constitution d’un réseau de distribution.

J

ean-François Walger, le fondateur de Sun City, société implantée en zone industrielle de Thise, estime à 2 000 le nombre de ses vélos à assistance électrique qui circulent dans Besançon, et à 5 000 le parc total. Bisontin et entrepreneur dans l’âme, il avait senti une appétence pour le deux roues facile en ville, et le chantier du tram, qui allait rendre la circulation automobile encore plus complexe, avait fini de le convaincre. « J’ai étudié les modèles existants, la taille des roues, je suis allé à Berlin, à Copenhague, à Amsterdam… Je voulais que mon vélo soit pliant avec de petites roues, qu’on puisse l’emmener dans le TGV

pour l’utiliser à la descente de train. » C’est ainsi que fut créé Sun City, en 2009, pour concevoir et commercialiser des vélos électriques monopoutre (avec barre centrale) et pliants. « L’idée, c’était un vélo de qualité, avec une bonne autonomie et typé. Besançon, ville pentue, est un terrain de jeu parfait » Aujourd’hui, la petite entreprise – qui a réalisé 600 000 euros de chiffre d’affaires en 2014 et emploie six personnes – propose une gamme de quatre modèles, auxquels s’en ajouteront quatre nouveaux à l’automne au design soigné : Cross-Road, Aviator, London et New York. La commercialisation avait démarré avec le réseau de connaissances du fondateur, puis avec les collectivités et les comités d’entreprises qui se sont mis à encourager le déplacement sur deux roues. L’hôtel du Lac à Malbuisson, la Mutualité Française à Besançon, la polyclinique de Franche-Comté, la Ville de Besançon, l’établissement Georges Blanc à Vonnas, et même L'Oréal, à Paris, qui s’est offert une flotte d’une trentaine de vélos. L’étape suivante, c’est la mise sur pied d’un réseau de distribution. Avec son équipe, Jean-François Walger a construit un concept marketing unique, un catalogue offrant différentes formules et présenté à des « partenaires investisseurs » : un corner pour un commerce de cycles existant, un showroom pour un distributeur exclusif ou encore un « bike coffee » avec atelier SAV. Déjà, des points de vente ont ouvert à Cannes, Saint-Tropez, Lyon, Angers, Nantes, Strasbourg et en Belgique. D’ici fin 2016, la petite entreprise espère pouvoir compter sur 12 à 15 lieux de vente. À suivre…

cinéma

Un Mégarama

très grand format 700 places de parking gratuites, trois nouvelles grandes salles pour un total de 560 places en plus, un hall d'accueil qui fait peau neuve avec un espace détente pour les spectateurs, deux salles équipées 4K (ultre haute définition) et du son Dolby Atmos pour plonger dans chaque film : le Mégarama d’ÉcoleValentin, à proximité de Besançon, a terminé son lifting après plus de 6 mois de travaux et offre désormais à sa clientèle un modèle qui se rapproche des mégaplex américains ! Le chantier, d'un coût de 4,5 M€, est un investissement important pour le complexe cinématographique qui compte bien passer de 500 à 600 000 entrées par an. Jean Roy, le directeur à la tête d’une équipe de 12 salariés « dont les trois-quarts en CDI et à temps complets », se réjouit de ce bel outil de travail. « Satisfaire notre

clientèle a été le mot d’ordre du chantier : nous avons revu les flux d’entrées et de sorties pour éviter les gênes lorsque les entrants et les sortants se croisent ; la sécurité est importante avec 50 caméras installées pour couvrir l’immense parking. » Les cinéphiles viennent parfois de loin « de Baume-les-

Dames, à Rioz en passant par Valdahon et même des environs de Dole," précise le dirigeant. Ils seront accueillis confortablement :

sur 

les nouvelles salles sont construites

www.veloelectrique-suncity.com

en gradins pour que pas une tête ne dépasse et équipées de fau-

Jean-François Walger, le fondateur de Sun City,

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teuils basculables !

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SERVICES

Créateurs d’entreprise à 17 ans parcours Olivier (16 ans) et Robin (17 ans) sont lycéens à Jules-Haag, à Besançon. Ensemble ils ont développé un jeu pour smartphones et tablettes sous système Android. Pour lancer cette première application ils sont devenus, légalement, entrepreneurs.

I

s sont amis depuis leur entrée au lycée. Leur idée est née lors d’un voyage scolaire en Allemagne, comme si le franchissement d’une frontière et l’éloignement de la routine lycéenne avaient débridé leur imagination. C’était en mai 2014. Tout a commencé par une remarque de Robin (ou était-ce Olivier, ils ne savent plus), puis l’autre a rebondi. Deux silex qui provoquent une étincelle. À 16 ans, les idées ça jaillit… et puis ça passe. Mais Robin et Olivier, eux, ne l’ont pas laissé passer, leur idée. Ils l’ont retournée dans tous les sens et ils en ont fait un projet. Et ils l’ont mené à bien. Ce jeu : ce serait un parcours d’énigmes à résoudre, des énigmes de difficulté croissante. Toutes les fonctionnalités d’un smartphone seraient utilisées (tactile, navigation, mouvement dans l’espace…). Seulement voilà, un jeu c’est un produit. Il doit se démarquer dans un marché ultra concurrentiel. Il doit être original, attractif et addictif. Il faut donc inventer des énigmes accrocheuses, en doser les difficultés, varier les solutions et les pièges ; il faut dessiner, packager, créer un univers graphique, penser marketing. Et surtout, il faut développer l’application. Aucun des deux n’a jamais fait cela. La répartition des rôles s’opère naturellement entre les deux lycéens. Olivier est graphiste dans l’âme. Il a un regard d’artiste, il sait jouer avec les typos, les icônes, les couleurs. C’est donc lui qui créé l’habillage de ce jeu qu’ils baptisent « 33 », pour le nombre



d’énigmes à résoudre. Il réalise également trailer plein d’humour et superbement mis en musique. Robin, lui, s’attaquera au code. Il s’inscrit sur openclassrooms.com, une plateforme d'e-Education qui propose des centaines de cours en ligne. En six mois, il apprend le langage informatique. Il y consacre tout son temps libre. « Il y a eu un moment où j’ai failli laisser tomber », avoue-t-il, « C’était vraiment trop dur. Mais j’ai trouvé de l’aide sur les forums, des gens qui apprenaient, comme moi, mais qui étaient plus avancés. Il y a beaucoup d’entraide chez les développeurs. » Il leur faudra encore des mois pour ajuster, tester, déboguer.

Un statut professionnel

Pour le modèle économique, ils choisissent la gratuité du téléchargement, les revenus provenant des joueurs qui acceptent de visionner des publicités pour obtenir des indices. Revenus modestes en

perspective mais qui imposent aux jeunes créateurs de posséder un statut professionnel. La création d’entreprise en France n’étant pas accessible aux mineurs, Robin et ses parents, sur les conseils de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs, passent par une procédure d’émancipation. Quelques mois plus tard, après une audition devant un juge des tutelles, le lycéen devient « capable de tous les actes de la vie civile ». Retour à la CCI où le service des formalités l’accompagne dans la procédure de création. Il choisira la micro-entreprise. Celle-ci s’appellera « M. Pomme Studio ». Le jeu fait finalement sa sortie le 31 mai 2015, à 18h00 précises. Quinze jours plus tard, il a été téléchargé plus de 1 500 fois, en France surtout mais aussi par quelques joueurs en Malaisie, en Irak et en Russie. sur w ww.facebook.com/mpommestudio

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et recevez par mail votre magazine à feuilleter en ligne.

AGENDA • 20 JUILLET 2015

• 7 SEPTEMBRE 2015

• 5 OCTOBRE 2015

Négoventis-ECD :

Ateliers e-commerce/tourisme :

Ateliers e-commerce/tourisme :

prochaine sélection sur les 3 campus Besançon, Montbéliard et Vesoul.

Baume-les-Dames de 10h à 12h Thème : Comment gérer sa "e-reputation"

Pontarlier de 10h à 12h T hème : Comment protéger ses données sur internet

CONGÉS

CONSEIL

La gendarmerie propose des opérations “ surveillance établissement ”.

Publicités dans les annuaires pros : prudence !

Elles sont destinées à accentuer les patrouilles de surveillance aux abords des sites professionnels lors des périodes de congé dans le but de réduire au maximum les atteintes aux biens. Le chef d'entreprise ou le commerçant sollicitant une demande particulière de protection doit se déplacer obligatoirement dans une brigade de gendarmerie muni d'un justificatif de domicile de la société ou du commerce et d'une pièce d'identité. Pour gagner du temps, il peut renseigner l'imprimé joint et l'adresser au préalable à sa brigade de domicile où un rendez-vous sera fixé pour valider l'inscription. Ainsi, dans la période de fermeture mentionnée, la brigade locale effectuera dans le cadre normal du service, une surveillance à proximité de l'établissement ou du commerce et pourra prévenir si nécessaire le chef d'entreprise ou le commerçant de tout incident constaté. Le demandeur ou ses salariés rejoignant l'entreprise ou le commerce avant la date fixée doivent se présenter dans une brigade afin de demander la suppression de la fiche. En l'absence de cette démarche, une intervention de militaires de la gendarmerie pourrait être déclenchée inutilement par le centre opérationnel dans une entreprise ou un commerce réintégré par son dirigeant ou ses personnels supposés absents. Contact : la gendarmerie la plus proche du lieu de surveillance

La Direction générale des Finances publiques a édité un

document destiné aux entreprises en difficulté. Il présente l’ensemble des

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Si vous êtes sollicités par mail, courrier ou téléphone, avant d'acheter une publicité vous devez impérativement... •Identifier l'émetteur du document. S'il est domicilié à l'étranger, redoubler de vigilance •Se méfier des logos tricolores, des initiales ressemblant à des organismes officiels (RSI notamment), des sociétés étrangères pour la collecte et la publication des numéros de TVA Intracommunautaires, des noms contenant le mot "registre"... •Se méfier de ce qui ressemble à une "simple" demande de vérification de coordonnées proposée par des sociétés utilisant une mise en page, une couleur laissant croire à une autre offre. Prendre le temps de tout lire •Se méfier des blocs de petites lignes. Le cas échéant, le parcourir à la recherche d'un nombre caché... celui du prix annuel à acquitter, la durée de l'abonnement. Devant une sollicitation, un démarchage, une seule attitude : toujours comprendre ce que l'on fait et dans quel but avant de signer et alerter sur tous ces points vos agents ou employés en charge du traitement de ce type de courriers

NOUVEAUTÉ

La CCI délivre les cartes d'agents immobiliers Depuis le 1er juillet 2015, le réseau des CCI est amené à gérer les cartes d'agents immobiliers à la place des Préfectures. Un arrêté du 19 juin a fixé la rémunération des procédures pour les différentes prestations. Instruction et délivrance de carte professionnelle : 120 euros Modification : 50 euros Délivrance d'un récépissé de déclaration principale d'activité : 80 euros Délivrance d'une attestation pour la personne habilitée par le titulaire de la carte professionnelle : 50 euros En savoir sur www.doubs.cci.fr

dispositifs de soutien proposés par les services de l’État.

• Philippe GEBHART – 03 81 25 50 24 philippe.gebhard@adfip.finances.gouv.fr

Pour le Doubs les contacts sont :

• Davide MARIE –03 81 25 22 01 david.marie@dgfip.finances.gouv.fr E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 62 | JUILLE T-AOÛ T-SEPT EMBRE 2015


EUROPE Rubrique réalisée en collaboration avec la CCIR Franche-Comté service Europe Entreprise Europe Network

Les brèves de l'Europe Aides

Accédez aux financements Vous avez un projet, un besoin… vous ne savez pas si des financements européens existent pour répondre à vos besoins, La CCI FrancheComté peut vous aider à décrypter les différents dispositifs européens et leur fonctionnement. Rappelons que plus de 700 millions d’euros de fonds européens sont disponibles sur la période 2014-2020 pour notre seule région. Renseignez vous !

Produits

« check-up Normes et Réglementations »

Vous souhaitez mettre sur le marché de nouveaux produits en France et/ou dans l’Union européenne ? Vous voulez connaitre la réglementation et les normes qui s’appliquent à ces produits. La CCIR vous aide à sécuriser cette démarche et à identifier vos obligations grâce au diagnostic produit mis au point dans le cadre du réseau Enterprise Europe Network. Cofinancée par la Commission européenne et la CCIR, cette prestation est gratuite pour l’entreprise. Contactez nous !

Réglementation Réunions à la CCI Franche-Comté

Deux réunions sont prévues au second semestre 2015 La première se déroulera le 15 octobre pour évoquer le marquage CE et plus spécifiquement les exigences, normes et essais dans le cadre du risque électrique (basse tension-BT) et de la CEM qui concernent de très nombreux produits. Cette réunion interviendra alors qu’une version révisée des directives BT et CEM rentrera 

en application en avril 2016. La seconde réunion fera un point général sur REACH alors que va s’engager la dernière et la plus importante vague d’enregistrements de substances( a partir de 1tonne) qui impactera un nombre substantiel d‘entreprises.

ROHS

4 nouvelles substances La directive ROHS a été modifiée en juin 2015. Cette révision vient ajouter 4 nouvelles substances chimiques aux 6 déjà existantes. 4 nouveaux phtalates (DEHP, BBP, DBP, DIBP) devront donc être pris en compte à l’avenir dans la conception des équipements électriques et électroniques. La restriction pour ces nouvelles substances s’appliquera cependant à compter de juillet 2019 pour la majorité des produits et à partir de juillet 2021 pour les dispositifs médicaux et les instruments de contrôle et de surveillance.

être en possession d’un certificat de qualification appelé « certibiocide ». Ce certificat est délivré après une formation de 3 jours ou de 1 jour si la société est déjà détentrice d’un certificat pour les produits phytosanitaires « certiphyto ». Cette obligation ne concerne pas les entreprises qui utilisent des produits biocides dans leur processus de production ou de transformation mais elle s’appliquera en revanche aux éventuels prestataires intervenant dans ces entreprises.

De même et à compter du 1er septembre 2015 les produits contenant des substances actives autorisées dont les fabricants/fournisseurs ne seront pas inscrits sur une liste européenne ne pourront plus être mis sur le marché. Les entreprises pourraient donc avoir intérêt à vérifier que c’est le cas pour les produits qu’elles utilisent.

En savoir   www.franche-comte.cci.fr CCIR – Pole régional développement industriel - Enterprise Europe Network - tel : 03 81 47 42 13

Produits biocides Les échéances 2015

De nombreuses entreprises achètent, vendent ou utilisent des produits biocides Les produits biocides couvrent en effet 4 familles de produits : • Les désinfectants • Les produits de protection (ex : pour le bois, le cuir, les fluides pour la transformation des métaux…) • La lutte contre les nuisibles (ex : rodenticides, insecticides…) • Les autres produits (ex : peintures antisalissures, …) À compter du 1er juillet 2015 les entreprises qui achètent et utilisent des produits biocides destinés exclusivement aux professionnels devront

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vu lu EXPO

"Bêtes d'expo !"

Dans une mise en scène onirique, une exposition inédite sur l'art et l'animalité faisant dialoguer des œuvres du musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon avec des éléments des collections du Musée Comtois et du Muséum de la Citadelle. Amulettes égyptiennes, capes d'Indiens, vases grecs, sculptures classiques, coqs de clochers comtois, ou encore peintures hollandaises... Ce sont près de 170 œuvres, dont une quinzaine d'animaux naturalisés, qui sont réunies dans une ambiance à la fois poétique et ludique, pour nous éclairer sur notre rapport au monde animal. Un voyage dans le temps et aux quatre coins du monde.. Du 13 juin au 20 septembre. De 9 h à 18 h (19 h du 4 juillet au 30 août) Hangar aux Manœuvres et Muséum Visuel © Ville de Besançon, photographie Pierre Guenat.

FESTIVAL

La Franche-Comté en musique De Bach à Arvo Pärt, de Beethoven à Stravinsky, cette 68e édition vous convie à un large parcours du grand répertoire symphonique, pendant seize journées de musique. Brahms sera particulièrement à l’honneur, tandis que notre compositeur en résidence, Guillaume Connesson, sera programmé dans neuf des vingt concerts principaux. Avec quelques innovations mais toujours autant de suspens et de ferveur, le 54 e Concours international de jeunes chefs d’orchestre sera à coup sûr un des temps forts du Festival, sous la houlette du président du jury, Dennis Russell Davies. Plus de mille artistes sont invités à Besançon mais aussi sur les scènes de Vesoul, Belfort, à la Saline royale d’Arc-et-Senans et dans deux abbayes remarquables du Jura. Philippe Herreweghe et la Philharmonie Royale de Flandre, Emmanuel Krivine et sa Chambre Philharmonique, David Zinman et l’Orchestre Français des Jeunes, François-Frédéric Guy et le Sinfonia Varsovia, András Schiff, Abdel Rahman El Bacha, l’Orchestre symphonique de Bâle, La Chapelle Rhénane, Sequenza 9.3, l’Orchestre de chambre de Paris et le Fine Arts Quartet en seront les principales têtes d’affiches. Après les succès de 2014, les « afters » jazz du Pianos-bar et les concerts gratuits de la Boucle musicale sont reconduits, tandis que cinq soirées seront consacrées aux musiques métissées, du tango aux musiques balkaniques jusqu’au Cap vert… Du 10 au 26 septembre 2015 30

LIVRE

Art et argent Ce soir là, les médias se régalaient d’un événement rare : Ronald Kandiotis faisait don au musée des Arts du XXème siècle de deux toiles exceptionnelles : le même modèle avait posé nu pour Picasso en 1912 puis pour Braque en 1913. Les deux œuvres portant le même titre : « Juliette dans son bain », valant chacune une fortune, mais les deux réunies, proposées par un commissaire priseur, auraient fait exploser tous les records. Le généreux donateur, après avoir amassé une immense fortune commencée avec une petite entreprise, avait, au soir de sa vie, cessé toute activité, se contentant de gérer ses avoirs et se consacrait au marché de l’art et au mécénat. Ses dons et ses soutiens en faisaient le plus généreux au monde et lui valaient le respect de tous. Dans le même temps sa fille Lara, dix sept ans, sortant de son cours de chant, est kidnappée. Les services de police sont mobilisés au plus haut niveau, mais, au lieu d’une demande de rançon, les ravisseurs exigent que les journaux publient leur communiqué concernant certains épisodes de la vie du magnat des arts. Metin Arditi, l’auteur, tout en maintenant le suspens quant à la libération de Lara et quant à la réalité des attaques dont la presse se repaît bientôt avec délectation, nous fait profiter de sa vaste culture, en particulier dans le domaine musical. Il faut dire qu’il est aussi chef d’orchestre à Genève. Mais, au-delà d’un roman captivant, est posée la question : quel homme est sans défaut ? Et : « nous les hommes nous volons au secours de la victoire et des honneurs. Après quoi nous pourchassons ceux qui ont commis le crime d’avoir fait de nous leurs obligés ». « Juliette dans son bain » Metin Arditi – Ed. Grasset Les deux « Juliette » sont exposées au musée d’Orsay, salle 60 dite « Kandiotis » Bernard Sertout

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5136B.30 (04.2015) - 109 LAGENCE - Photos : Corbis, Shutterstock, Getty

LE CRÉDIT AGRICOLE

#Les nouvelles assurances collectives Santé et Prévoyance des Professionnels protègent vos salariés tout en s’adaptant à vos besoins. Les contrats d’assurances collectives Santé et Prévoyance des professionnels sont assurés par PACIFICA et PREDICA, filiales d’assurance de Crédit Agricole Assurances. Conditions et événements garantis indiqués aux contrats. PACIFICA, S.A. au capital entièrement libéré de 252 432 825 €, entreprise régie par le Code des assurances. Siège social : 8-10 Boulevard de Vaugirard - 75724 Paris Cedex 15. 352 358 865 RCS Paris. PREDICA, S.A. au capital de 986 033 325 € entièrement libéré, entreprise régie par le code des assurances – Siège social : 50/56, rue de la Procession – 75015 Paris – 334 028 123 R.C.S. Paris. Les mentions de courtier en assurance de votre Caisse sont disponibles sur www.mention.courtiers.credit-agricole.fr ou dans votre agence Crédit Agricole. Sous réserve de la disponibilité de cette offre dans votre Caisse Régionale.

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Vorsprung durch Technik

Engagement #1 : Emettre moins pour mieux avancer. Faire avancer votre entreprise, c’est vous proposer des véhicules efficients et optimisés fiscalement. Avec la gamme Audi ultra et son choix de 144 motorisations au bonus malus neutre et aux émissions de CO2 inférieures à 130g/km, vous bénéficierez d’une taxe sur les véhicules de société parmi les plus faibles du marché. Choisissez une finition business line répondant à vos besoins et retrouvez l’ensemble de nos engagements sur Audi.fr/fleet.

Audi A5 Sportback ultra. ultra Technologie de l’allègement

+ Efficience 109 gr de CO2/km en cycle mixte

+ Economie 4,2 L/100 km en cycle mixte

+ Optimisation TVS à partir de 436 € HT/an*

Audi Fleet Solutions. We delight your business.** **Faire avancer votre entreprise. *TVS additionnelle de 436 euros HT par an pour toute motorisation diesel. Volkswagen Group France S.A. au capital de 7 750 000 € – 11 avenue de Boursonne Villers-Cotterêts – RCS Soissons B 602 025 538. Audi recommande Castrol Edge Professional. Vorsprung durch Technik = L’avance par la technologie. Consommations en cycle mixte (l/100km) : 4,2 - 6,3. Rejets de CO2 mixte (g/km) : 109 - 164.

Espace 3000 Pontarlier

Espace 3000 Besançon

27 rue de la Libération - Pontarlier - Tél. 03 81 39 17 13 www.audi-pontarlier.fr

ZAC Châteaufarine - Tél. 03 81 41 28 28 www.audi-besançon.fr

Expression Active 62  

Le magazine économique de la CCI du Doubs. Numérique : les PME résistent, elles ont tort !

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