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www.doubs.cci.fr

no55

Le magazine économique de la CCI du doubs

Le Bourget 2013 : un bon cru pour les entreprises page 22

McDo dans le haut doubs : et de deux page 27

export

l'export : une arme antimorosité !

oct. > déc. 2013 onefit medical : le monde à conquérir page 30


par Dominique Roy Président de la ccI du Doubs

L

e Projet de loi de Finances 2014 prévoit de priver notre réseau d’une ressource fiscale de 270 millions d'euros, soit un coup de rabot de 20 %. Cela représente 4 millions d'euros pour les CCI de Franche-Comté. Que les choses soient dites clairement : à périmètre d'action et de moyens constants, nous ne saurons et ne pourrons pas faire ! Il faudra donc envisager, avec nos collègues des autres CCI, de reconsidérer les offres de services directs proposées aux entreprises mais aussi celles engagées avec les collectivités : appui et conseil au développement à l’international, actions collectives pour le commerce et pour l’industrie, accompagnement à la création d’entreprise, gestion d’équipements, formation des jeunes… Cette coupe sombre arrive au moment même où, par le fait de la régionalisation, les CCI territoriales accentuaient leur proximité avec les entreprises et les territoires, dans la seule perspective d’un développement économique et social durable. L’histoire, l'expérience et l'expertise acquises au fil des décennies voire des siècles, leur donnent pourtant la légitimité pour agir en matière d’accompagnement des entreprises et ce d’abord parce qu’elles sont dirigées par les chefs d’entreprises eux-mêmes ! Alors certes, nous devons tous contribuer à l'effort de redressement des finances publiques mais, en la matière, nous avons le sentiment que si nous sommes tous égaux devant cette responsabilité collective, s'agissant des efforts à fournir, certains seraient plus égaux que d'autres… Ceci étant posé, la bonne gestion de cette maison – et je remercie mes prédécesseurs et tous ceux qui y ont contribué – nous laissent des marges de manœuvre pour continuer à investir. Nous le ferons différemment, compte tenu du contexte, mais c'est par la création de valeur que nous contribuerons à la relance de notre économie et au redressement des finances publiques.

sommaire

Budget

page 04 conjoncture Vers un rebond ? page 06 made in Doubs… et alentours. page 9 le dossier Export : une arme antimorosité ! page 17 cci en actions page 22 échos de l'éco. Le Bourget 2013 : un bon cru pour les entreprises. McDo dans le Haut Doubs : et de deux ! Onefit Medical : le monde à conquérir

page 32 info'pratique. page 34 vu/lu.

Journal de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs, 46 av. Villarceau, 25042 Besançon cedex, Tél. 03 81 25 25 25 Contact : expression.active@doubs.cci.fr - Directeur de la publication : Dominique Roy, président de la CCI du Doubs - Rédacteur en chef : Sylvie Dejour-Albahary - Chef de projet : Corinne Nevière - Ont collaboré à ce numéro : Pierre Accard, Monique Clémens, NF2 (Agence de Presse), Blandine Sauter - Photographies : Laurent Cheviet, DER, Denis Bretey - Maquette : Magazine - Mise en page : Cécile Blary, CCI du Doubs - Abonnement : 25 euros par an. Publicité : MCC, tél. 03 81 55 44 44. www.doubs.cci.fr - Dépôt légal : 2e trimestre 2005. ISSN : 1637-9454. Imprimerie Simon GRAPHIC.

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conjoncture éco Cette analyse est produite par le Département « études économiques et territoriales » de la CCI du Doubs au 26 septembre 2013

Vers un rebond ? De juin à septembre les indicateurs économiques d’Expression Active n’ont pas changé en raison, en partie, d’une situation économique française atone, hors effet frontière. A suivre…

L’agglomération de Montbéliard : une année déterminante pour l’industrie automobile

Industrie : le premium et le luxe en avant Deux stratégies industrielles complémentaires s’imposent aux marques et aux équipementiers : - La montée en gamme - Le développement de capacités nouvelles au plus près des marchés en croissance en association avec des partenaires locaux.

1er semestre 2013

1er semestre 2013

2e semestre 2013

2e semestre 2013

NC

1er semestre 2013 2e semestre 2013

• Aménagement et infrastructures - Tandis que les projets d’aménagement commercial se multiplient, le nombre de cellules vides en centre-ville interpelle. - Après les impacts de la LGV, les infrastructures de transports poursuivent leur œuvre de transformation des déplacements sur l’Aire Urbaine (Caden’Cité et Optymo).

1er semestre 2013

NC

Le Grand Besançon (CAGB+) :

Pays du Haut-Doubs : l’économie résiste bien

commercial

• Industrie Temis poursuit son développement et attire de nouveaux investisseurs. Diversité sectorielle et haut de gamme voire luxe entretiennent un mouvement lent mais continu de développement industriel du bassin d’emploi tout entier. •Commerce : Les fermetures d’enseignes ont été nombreuses au cours de l’été. La mutation de l’offre commerciale se poursuit sur fond de crise économique et de perspective d’ouverture de la ligne de tramway. •Construction : la crise est sévère en particulier dans le secteur de la maison individuelle.

• Une industrie qui se nourrit de la diversité des savoir-faire, de la variété des débouchés et de l'innovation. • Commerce : un bon niveau d’activité • Tourisme : un été ensoleillé et un phénomène nouveau : le tourisme des familles de frontaliers non originaires de la région.

• Industrie : la question clé des capacités Les principaux secteurs d’activité ont de bonnes perspectives de développement mais restent freinés par les questions de maintien des compétences en lien avec l’évasion de main d’œuvre vers la Suisse voisine. • Commerce : l’offre se développe et séduit de plus en plus

un commerce en mutation

croissance

4

2e semestre 2013

emploi

industrie agro-alimentaire

Pays Horloger : dynamisme

Suisse et Allemagne,

• La politique économique allemande, faite de rigueur et de dynamisme industriel, s’est vue confirmer aux élections fédérales et devrait donc poursuivre sur la même voie • La Suisse voisine, si elle ralentit un peu, reste dynamique à l’exportation, en particulier dans l’horlogerie. D’autant que la Confédération a habilement négocié des baisses de taxes à l’importation avec ses deux grands marchés que sont la Chine et la Russie. De bon augure pour nos territoires et leurs projets horlogers.

luxe

automobile

commerce

travaux publics

bâtiment

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... et alentours la cancoillotte aux cèpes de la Belle Étoile La Belle Étoile est le nom d'un petit village proche de Besançon. C'est là que la Fromagerie Poitrey fabrique sa cancoillotte depuis 1880. L’entreprise est aujourd’hui installée dans des locaux modernes, adaptés aux exigences sanitaires de notre époque. La tradition s’y s’exprime toujours dans la volonté d’honorer les sens, de préserver les saveurs. On sait d’où l’on vient et on connaît les recettes du plaisir. Mais l’on sait aussi capter les désirs des gourmets d’aujourd’hui, comprendre leur envie de nouveauté, leur besoin d’étonnement. Il faut savoir sortir des sentiers battus. La Belle Étoile avait fait frémir les puristes il y a trois ans en lançant la cancoillotte en squeezer. Cette présentation contemporaine a permis à des milliers de consommateurs de découvrir et d’adopter ce fromage à nul autre pareil. Demain, la Belle Étoile va surprendre, encore une fois, avec sa cancoillotte aux cèpes sylvestres. Une fois exprimée, l’idée a semblé naturelle : l’herbe, le lait, la prairie, et puis la forêt, les sousbois, les cèpes… Sur le pain, l’alliance des saveurs se révèle harmonieuse, profonde, intéressante. On goûte et l’on pense déjà à des recettes de cuisine. C’est le terroir qui se réinvente de nouvelles histoires. sur www.poitrey.fr

LEM Palladium, le nouveau robot de Laser Cheval Issue de la société Cheval Frères (créée en 1848), l’activité laser voit le jour en 1980. À cette époque, c’est une technologie naissante. Le principe en a été décrit par Einstein en 1917 mais il faudra attendre 1960 pour voir la première émission d’un faisceau laser, et les années soixantedix pour qu’apparaissent les premières têtes de découpe. La société Cheval, elle, se dote très tôt d’une source laser pour le marquage et la décoration dans l’horlogerie et la bijouterie, son secteur historique. Très vite, elle élargit son activité de soustraitance en développant sa première machine de marquage au laser. Baptisé LEM, ce robot compact intéresse toutes les industries. Il ouvre à l’entreprise de nouveaux marchés à l’exportation (Suisse, Inde).

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L’activité laser devient autonome en 2000 avec la création de la société Laser Cheval à Pirey (25). Au fil des ans le LEM sera perfectionné, spécialisé, décliné. L’entreprise devient le premier fabricant français de lasers industriels. En 2010 apparaît le LEM2, encore plus compact, plus ergonomique, plus performant. Très vite il donne naissance à toute une famille de LEM2 baptisés Émeraude, Topaze, Onyx, Opale… Le dernier né des robots de Laser Cheval marque un tournant. Derrière sa vitre panoramique, le LEM Palladium combine gravure laser et polissage. L’atout productivité du Palladium capte l’attention du marché. Dans la famille des LEM, celui-ci fera date.

sur www.lasercheval.fr

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la cabane Lodge de Altaïs

D’où nous vient cette drôle de passion pour les cabanes ? Sommes-nous en train de succomber à la nostalgie d’une enfance idéalisée ? La cabane est-elle devenue le symbole d’une simplicité oubliée ? Pour Yvan Perrin, le fondateur de la société Altaïs, basée à Passavant (25), ces explications ne suffisent pas. Ses clients hébergeurs (campings, villages de vacances et autres acteurs du tourisme rural), pensent que la cabane est la réponse idéale aux attentes des familles qui souhaitent de l’autonomie, du confort et du naturel. On veut un petit chez soi, solide, bien aménagé, et qui sente bon le bois. Pour l’acheteur particulier, elle est parfois une variante originale de la chambre d’amis. Yvan Perrin a dirigé longtemps un centre de loisirs nature dans la vallée de la Loue. Lorsqu’il créé Altaïs en 2000, il ambitionne de développer une offre régionale, sur des standards de qualité exigeants, en mobilisant le savoir-faire d’un territoire qui connaît bien le bois. Treize ans plus tard, Altaïs affiche une gamme de modèles dont les images font rêver. Toutes les cabanes, de la plus modeste (5 m2) à la plus imposante (30 m2), sont réalisées en Douglas massif, une essence locale, un bois naturellement imputrescible. Les toits sont proposés en toile (adaptée aux conditions climatiques extrêmes), ou en bardeaux bois. L’offre d’Altaïs évolue avec la demande d’une clientèle qui est pour moitié franc-comtoise et pour moitié suisse. Sa nouvelle Cabane Lodge est proposée avec lit à baldaquin, baignoire en bois et lustre à pampilles. Car dans nos rêves d’enfants, les cabanes et les châteaux, c’était un peu la même chose. sur www.altais-hebergement.com

Élite, la boîte aux lettres design Chaque jour, les millions d’enveloppes et de colis qui circulent sur les routes et dans les airs finissent leur course dans cette petite antichambre du domicile. On croit qu’elle est toujours la même ; en réalité, elle a beaucoup évolué. Dominique Pequegnot, dirigeant de l’entreprise CTS, basée à École-Valentin (25), a vécu cette mutation. « Nous fabriquons des boîtes aux lettres depuis 35 ans. Lorsque mon père a commencé dans cette activité, le cahier des charges était relativement simple. Depuis, les contraintes techniques sont devenues draconiennes. La fabrication, exclusivement française, répond désormais aux exigences de la norme ISO 9 001 version 2008 qui concerne par ailleurs tous nos autres produits. » Aujourd’hui, pour être sélectionnées par les sociétés de HLM, les boîtes aux lettres doivent réunir toutes les qualités ; on les veut sûres, solides et esthétiques. Et leurs prix doivent demeurer très serrés. Pour continuer à se développer sur un marché aussi exigeant, CTS a su moderniser son outil industriel et jouer la carte du design. La boîte aux lettres Élite en est la parfaite illustration. Le motif de son portillon galbé est réalisé en acier galvanisé, en une seule pièce, dans les tolérances ultimes de la matière. C’est un coffre fort en tenue de gala.

sur www.c-t-s.fr

At’ome, une maison tournée vers le futur C’est la dernière création des « Habitations Gardavaud » (Valdahon). Elle a été baptisée At’ome parce qu’elle se compose d’un noyau central et de deux volumes périphériques. Son concept modulable se décline en six modèles, six façons de rythmer l’espace. Le volume principal, sur deux niveaux d’habitation, peut recevoir un toit plat d’inspiration contemporaine, un toit classique, deux pans, à large débord (une signature Gardavaud), ou un toit quatre pans. Les deux volumes contigus, quelle que soit leur destination (garage, salon et terrasse couverte) offrent la même liberté de style, la version « toit plat » pouvant être végétalisée. At’ome est une maison lumineuse et fonctionnelle. C’est aussi, comme toutes les réalisations Gardavaud, une maison à ossature bois. Cette technologie, au-delà de sa souplesse de mise en œuvre, a depuis longtemps prouvé ses performances en matière énergétique. Le bois, c’est aussi la garantie d’une empreinte écologique la plus modeste possible. Respectueuse, économe, adaptable et facile à vivre, At’ome est une maison qui s’adapte à son époque. sur www.gardavaud.com


le dossier export

L'export : une arme antimorosité ! Augmenter son chiffre d’affaires, accroître sa notoriété, se positionner sur un marché de niche… Quels que soient les objectifs, l’internationalisation constitue un levier de développement et insuffle un regain de dynamisme en même temps que de nouveaux objectifs. Allons-y !

L

a part de marché des exportations françaises dans le commerce international a reculé de 36 % depuis 2000, passant de 5,1 % à 3,3 %, contre un recul inférieur à 10 % en Allemagne ou en Espagne. Et le déficit des échanges de marchandises, hors énergie, n’a cessé de croître depuis 2007. Le gouvernement a donc fixé l’objectif d’atteindre l’équilibre commercial (hors énergie) en 2017 ; projet ambitieux qui passe par un plus grand dynamisme international des PME et des ETI. Au-delà de l’aspect purement politique, l’internationalisation représente une arme antimorosité pour les industries de toutes tailles et de tous secteurs. Elle permet de compenser l’atonie du marché intérieur, notamment dans les secteurs automobiles et agro-alimentaire, en se positionnant sur des pays à taux de croissance positifs, tels les Brics (Brésil, Inde, Chine…). D’après les résultats du Baromètre CCI International dédié, en juin dernier, à l’internationalisation des PME-ETI



2,3 %

La contribution franc-comtoise aux exportations de la France

françaises, les entreprises hexagonales exportatrices sont 38 % à enregistrer un chiffre d'affaires en augmentation par rapport à 2012, tandis que 42 % ont su maintenir leur activité. Mieux, 66 % d’entre elles annoncent des perspectives de développement pour les douze prochains mois.

Mais attention, toutes les PME ne touchent pas le jackpot. La France comptait, en 2011, 119 000 exportateurs - 900 dans le Doubs - dont 30 000 débutants à l’export. Seul un tiers de ces primo-exportateurs ont poursuivi au-delà d’un an ! «  Le one shot ne suffit pas pour tenir sur le long terme. Seuls les dirigeants qui ont mis en place une réelle stratégie sur plusieurs années avec une équipe dédiée s’en sortent. Il est nécessaire de professionnaliser le parcours, car la prospection et la relation client sont chronophages, analyse Caroline Astier, directrice de CCI International Franche-Comté. On ne part pas la fleur au fusil, une démarche export se prépare. ». L’occasion, en interne, de revoir l’organisation de son entreprise 9


le dossier Forum

L'export sous toutes ses facettes Forum régional de développement international des entreprises de Franche-Comté, Les Clés de l’International se dérouleront le 3 décembre de 9h à 18h à Besançon à la CCI du Doubs - Maison de l’économie. Objectif de cet événement devenu incontournable : fournir aux entreprises franc-comtoises des informations pratiques sur les outils et moyens opérationnels existants, ainsi que des zooms sur différents secteurs. Organisée par CCI International Franche-Comté, cette 8e édition s’articule autour de différents temps forts : les rendez-vous b to b de l’international avec une quinzaine d’experts sectoriels et pays issus des CCI françaises à l’étranger, d’Ubifrance et d’organisations spécialistes du commerce international. Les ateliers thématiques permettent de présenter des dispositifs et outils destinés à structurer le développement international des PME, tandis que le café-pays offre un moment convivial autour de témoignages de chefs d’entreprise racontant leurs expériences à l’export. Toute la journée, les visiteurs pourront parcourir le Village Experts où sont regroupées l’ensemble des structures d’appui locales et nationales. Un parcours spécifique aux primo-exportateurs est également prévu. L’accès au forum est gratuit Inscription sur www.cciinternational.fr

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et de dynamiser les équipes autour d’un projet d’avenir. Ce nouvel élan doit être incarné par un dirigeant motivé mais patient, prêt à consacrer de l’argent et du temps à la réussite de la démarche. Car d’une entreprise à une autre, d’un pays à un autre, les besoins peuvent varier à l’infini, d’où l’importance de se rendre à l’étranger, d’étudier d’autres marchés, d’identifier les besoins… Ce travail en amont fait souvent éclore des idées puis des innovations, un atout en période de crise. Les retours et les suggestions émises par la clientèle étrangère améliorent globalement l’approche clients et le marketing de l’entreprise, y compris pour les débouchés domestiques. « Pour aborder un marché à l’étranger, il ne suffit pas d’être visionnaire. Il est nécessaire de bien comprendre et d’assimiler la culture du pays ciblé. Tout se vend mais le produit ou le service doit être en phase avec les besoins locaux », poursuit Caroline Astier. Booster l’internationalisation Bénéficiant des infrastructures pour se connecter rapidement à l'ensemble des centres de décisions - Paris, Lyon, Zurich, Francfort, Strasbourg et Marseille -, ainsi qu’aux aéroports de Paris Charles-de-Gaulle ou de Lyon Saint-Exupéry, les entreprises du Doubs ont une carte à jouer à l’export, notamment dans les secteurs de la construction automobile, de la sous-traitance et de l’agro-alimentaire. CCI International, en lien avec la CCI du Doubs, les CCI françaises à l’étranger, la Région Franche-Comté et Ubifrance les accompagne, qu’elles soient primo-exportatrices ou confirmées. Objectif : faire sauter les verrous de l’international un à un. Financement, stratégie, organisation, veille

économique… sans compter les journées pays, les missions de prospection et le forum Les Clés de l’International… les services proposés sont opérants et efficaces sur w ww.cciinternational.fr

Principaux marchés étrangers des PME du Doubs

14,8 %

Espagne

11,5 % 12,2 %

Suisse

8,7 % 11,7 %

Allemagne

Italie

Royaume Uni

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le dossier

export

Principaux produits exportés par les Pme du Doubs

47,6 %

7,9 % Produits de la construction automobile

Produits alimentaires

5,4 %

5,2 %

Matériel électrique

6,2 %

Appareils de mesure, d'essai, de navigation/ horlogerie

Équipement pour automobile

3,1 %

Ouvrage en métaux (coutellerie…)

exportations TERRITOIRE DE BELFORT

HAUTE-SAÔNE

14,5 %

20,2 %

Les exportations en franche-comté en 2012

Les exportations dans le doubs en 2012

9,96 milliards d'euros

doubs

51,9 %

4,9 milliards d'euros JURA

13,4 %

RÉPARTITION DES exportations EN FRANCHE-COMTÉ PAR DÉPARTEMENT

Les ENTREPRISES DU DOUBS et leurs échanges ZONE

UNION EUROPÉENNE

UNION EUROPÉENNE DONT ZONE EURO

EUROPE HORS UNION EUROPÉENNE

AFRIQUE

AMÉRIQUE

PROCHE ET MOYEN ORIENT

ASIE

AUTRES

EXPORT (%)

73,8

53,3

14,9

2,3

4,5

0,4

4

0,1

IMPORT (%)

56,3

46,4

25,9

2,3

2

0,1

10,2

3,3

importations TERRITOIRE DE BELFORT

HAUTE-SAÔNE

13,9 %

19,6 %

Les IMportations en franche-comté en 2012

6,7 milliards d'euros

Les IMportations dans le doubs en 2012

doubs

53 %

3,7 milliards d'euros

JURA

13,5 %

RÉPARTITION DES IMportations EN FRANCHE-COMTÉ PAR DÉPARTEMENT

Source : Douanes Chiffres clés de la région 

Source : Douanes Chiffres clés du département

Source : Douanes sur la période 3e trimestre 2012 - 2e trimestre 2013

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le dossier Récompense

Des Entreprises performantes Quelles seront les prochaines entreprises lauréates des Trophées de l’international ? Réponse

le 18 mars 2014 lors de la soirée de remise des prix. Cet événement met à l’honneur dans trois catégories les TPE, PME

et ETI (Établissements de taille intermédiaire) franc-comtoises qui se sont démarquées par leur dynamisme, leur croissance et leur réussite en matière de développement à l’export. En 2012, CCI International et la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté ont distingué

la TPE Ibride, spécialisée dans l’édition de mobilier et d’objets contemporains, la PME L’eau pure, dédiée au traitement de l’eau et l’ETI VMC Pêche, fabriquant d’hameçons. Information : CCI International Corinne Berger – 03 81 25 25 84

A ides & financement

Partir bien accompagné Bpifrance, Ubifrance et Coface unissent leurs forces depuis mai. Réuni sous la bannière Bpifrance Export, le trio propose une gamme de solutions adaptées aux besoins des PME. > Prospecter les marchés internationaux

• Ubifrance, l’Agence française pour le développement international

des entreprises, favorise les projets de croissance à l’étranger, via un accompagnement personnalisé ciblé sur l’ouverture de nouveaux marchés, le renforcement de la visibilité de la marque sur les salons et dans les médias professionnels… • Coface propose une assurance prospection qui prend en charge le risque financier du développement export et indemnise les dépenses. Le remboursement s’effectue seulement en cas de succès commercial. Un produit simplifié et forfaitaire est destiné aux primo-exportateurs. > Financer son développement à l’international

> Sécuriser son projet export

• Coface couvre les risques d’interruption de contrat et de non remboursement de crédit consenti à son acheteur, via l’assurance crédit. Elle prend en charge les fluctuations de change pendant la négociation et le déroulement du contrat. > Réussir son investissement à l’étranger

• Ubifrance accompagne votre implantation à l’international et vous aide à faire le meilleur choix entre rachat, participation, création…

• Coface protège vos investissements à l’étranger contre les risques politiques • Bpifrance sécurise les fonds propres de vos filiales à l’étranger grâce à sa garantie de projets à l’international.

• Bpifrance finance les besoins en fonds de roulement et les

investissements des PME via son prêt de développement export. • Coface se porte garant auprès de votre banque quand elle émet en votre faveur des cautions ou accorde un crédit de préfinancement.

3 %

sur w ww.coface.fr 03 88 32 27 50

Art de joaillerie et bijouterie

Machines et équipements d'usage général 12

sur w ww.bpifrance.fr Bpifrance Franche-Comté 03 81 47 08 30

2,5 %

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le dossier

export

S avoir - faire

Planète pain : la baguette française à la conquête du monde

Symboles français par excellence, la baguette et le croissant se dégustent aux quatre coins du monde. Une prouesse liée en partie à la réussite de Planète pain, qui vend ses pains et viennoiseries précuits dans 22 pays.

P

ourquoi la baguette est-elle absente chez nos voisins européens ? Telle est la question que se pose Jean-Paul Robinet en 1990 au moment de la création à Saint-Vit de son entreprise baptisée Planète pain. Treize ans plus tard, les pains et viennoiseries précuits ou surgelés pétris sur le six lignes de production du boulanger - 5 à Saint-Vit et 1 à Audincourt – se dégustent dans 22 pays. Chaque heure, 12 500 baguettes sont préparées à destination de l’international. De la Russie au Royaume Uni, en passant par Bahreïn, les grossistes en boulangerie, les sandwicheries, les restaurants et autres entreprises de transformation ont succombé aux délices d’une baguette bio, d’un petit pain multi céréales et d’un pain au chocolat 100 % français. « L’attrait pour ce produit typiquement français joue en notre faveur à l’étranger mais c’est insuffisant, explique Claudia Ebert-Pecqueur, directrice commerciale de Planète pain. Nous devons offrir un service de qualité : tous nos salariés parlent anglais pour répondre efficacement aux demandes et aux remarques de nos clients. On est aussi en capacité de produire des

 laudia EbertC Pecqueur, directrice commerciale de Planète pain. Nous devons offrir un service de qualité : tous nos salariés parlent anglais.

Chaque heure, 12 500 baguettes sont préparées à destination de l’international.

pains de taille et de forme spéciales sur commandes ». Un savoir-faire que Planète pain continue à promouvoir aux quatre coins du monde. Quand la PME n’assiste pas à un salon international, comme le Sirha à Lyon, le Gulfood exhibition de Dubaï et l’Anuga à Cologne, elle part en mission de prospection dans les pays en ciblant prioritairement le territoire européen afin de diminuer les coûts. « Nous pétrissons de la farine, de l’eau et de la levure… nous n’apportons pas une grande valeur ajoutée à nos produits,

sur w ww.planetepain.com

Planète pain

• Effectif : 140 employés

• Création : 1990

• Part de l’export : 90 % du chiffre d’affaires

• Activité : fabrication et la distribution de pains et viennoiseries précuits 

analyse la directrice commerciale. Leurs prix de vente doivent donc rester raisonnables ce qui est impossible si on doit expédier des palettes à l’autre bout du monde… exception faite en Russie et dans les pays du Moyen Orient où le pain français est considéré comme un produit de luxe ». Une stratégie gagnante pour Planète pain, qui réalise 90 % de son chiffre d’affaires à l’international et s’apprête à partir à la conquête de Dubaï.

• Marchés internationaux : 22 pays dont Allemagne,

Royaume-Uni, Italie, Russie, Pays-Bas, Autriche, Suisse, Hongrie, Roumanie, Bahreïn, Belgique, Chypre, Scandinavie… 13


le dossier réactivité

R&D Moteurs : l'export, accélérateur d'activité Le démarrage de R&D Moteurs a rencontré quelques ratés liés à la situation économique du secteur automobile français. Pour dégripper la situation, la PME de Brognard est allée chercher des clients Outre-Rhin.

S

i R&D Moteurs a été officiellement créé en novembre 2011, la société de Brognard a réellement débuté en juillet 2012 son activité de laboratoire d’essai de moteurs à combustion interne à destination des constructeurs et équ ipementiers automobiles de rang 1. La PME de 7 salariés a quelque peu calé au démarrage, confrontée à une conjoncture économique plus compliquée que prévu. « Face à la situation du marché automobile français, on s’est vite rendu compte que nous étions condamnés à court terme, l’entreprise était trop jeune pour absorber les effets de la crise et attendre une embellie, analyse Bruno Courtalon, le pdg de R&D Moteurs. La devise aide-toi, le ciel t’aidera nous a guidé… et nous sommes partis prospecter en début d’année de l’autre côté de la frontière, en Allemagne, où le secteur auto est moins fragilisé. Le réseau d’équipementiers y est également plus puissant ». Le jeune entrepreneur a donc recensé les entreprises du 14

secteur implantées dans un rayon de 400 kilomètres de l’autre côté du Rhin, une restriction de périmètre nécessaire pour abattre l’atout de la proximité et donc de la réactivité. Après un moment d’adaptation au fonctionnement des entreprises germaniques, il signe dix contrats avec des équipementiers séduits par les attraits de la PME : « La modernité de nos équipements a joué en notre faveur, comme notre flexibilité. Nous avons réussi à démontrer qu’un mouton à cinq pattes ne nous fait pas peur. Nous sommes une équipe de commandos, toujours prêts à réagir vite et bien dans des délais très courts… et un client content est un client fidèle ! », analyse Bruno Courtalon. Prochaines étapes pour R&D Moteurs : conclure un contrat avec un constructeur automobile français et prospecter du côté de la Suisse. Une internationalisation qui devrait atteindre 40 % du chiffre d’affaires à court terme. sur w ww.rdmoteurs.com

r&d moteurs • Création : 2011 •A  ctivité : recherche et développement sur moteurs à combustion interne • Effectif : 7 employés •P  art de l’export : 15 % du chiffre d’affaires •M  archés internationaux : Allemagne et Suisse

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le dossier

export

Un passeport pour l’export : le VIE Le Volontariat International en Entreprises (V.I.E) permet aux entreprises françaises de confier à un jeune de moins de 28 ans une mission professionnelle à l’étranger. Elle se déroule sur une période modulable de 6 à 24 mois, renouvelable une fois dans cette limite. « La mission peut être

commerciale ou technique, selon le projet de l’entreprise », explique-t-on à CCI International. « Une étude de marché, de la prospection, le renforcement d’équipes locales, l’accompagnement d’un contrat, d’un chantier, la participation à la création d’une structure locale sont autant d’exemples

14 V.I.E d’interventions possibles ». Côté candidats les profils peuvent être très variés : ingénieurs, commerciaux, techniciens, informaticiens, gestionnaires… Pour l'entreprise, c'est un moyen de tester une personne qui peut ensuite être embauchée à la fin du contrat V.I.E - tout en

dans les entreprises du Doubs au 1er septembre 2013.

bénéficiant de soutiens publics. C’est Ubifrance qui assure la gestion administrative et juridique du V.I.E et sa mise à disposition. sur w ww.ubifrance.fr

D É P L OIE M ENT

Parkéon a validé le ticket de l'international le déploiement en interne d’une nouvelle organisation destinée à instaurer une relation client efficace avec les mairies, les communautés de communes et autres opérateurs. Par exemple, l’entreprise a intégré un même système d’informations à destination de ses 1 100 salariés répartis dans six pays européens et aux États-Unis : « Ce sont nos relais sur le terrain et par rapport à nos clients, il est important que nous soyons proches d’eux ». Pour autant, la PME n’oublie pas la France. Elle vient de remporter le marché de la billetterie du réseau de transport en commun de Besançon. sur w ww.parkeon.fr

D

e New-York à Djeddah, en passant par Mexico et Yaoundé, les automobilistes et les utilisateurs des bus et tramway utilisent quotidiennement l’un des 165 000 horodateurs et 5 000 distributeurs de titres de transport conçus par l’entreprise bisontine Parkéon. Présente aujourd’hui dans plus de 3 000 villes dans le monde, cette PME réalise 80 % de son chiffre d’affaires à l’export, en particulier dans les pays émergents. « Notre force réside dans nos produits qui proposent un système innovant permettant de maîtriser tous les aspects 

de la gestion d'une infrastructure de stationnement et facilitant leur mise en œuvre et leur contrôle, explique Danielle Chautard, responsable communication et marketing de Parkéon. Ces prestations de services vont de la conception à l'installation de systèmes également disponibles en mode partagé. Elles couvrent la création et le développement de logiciels, d'applications et d'équipements. On intègre aussi de nouvelles technologies plus propres, comme des panneaux solaires et des bornes de recharge pour les voitures électriques ». Une forte internationalisation qui a nécessité

parkéon • Création : 2003 • Activité : fabrication et commercialisation de solutions de gestion du stationnement et billettiques pour les transports publics • Effectif : 1 100 employés, dont 600 à Besançon • Part de l’export : 80 % du chiffre d’affaires • Marchés internationaux : 3 000 villes dans 50 pays 15


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Retrouvez toutes les infos de la CCI du Doubs sur Facebook

Les notions clés de Pascal Picq Le célèbre paléoanthropologue, professeur au Collège de France et auteur du livre « Un paléoanthropologue dans l’entreprise » a livré, lors de l’assemblée générale de la CCI, sa vision d’un monde qui change. Réflexions d’un scientifique à l’aune de ses travaux sur l’évolution de l’humanité.

« On ne devrait jamais commencer une journée sans s’assigner 6 idées irréalisables à mettre en œuvre ». aspects quantitatifs mais aussi sur le qualitatif.

La course de la reine rouge L’évolution Cela n’a jamais

été un long fleuve tranquille avec des espèces qui évoluent gentiment… L’évolution ce sont des périodes de relative stabilité, de relatif progrès et aussi de changements brutaux. Aujourd’hui nous sommes en train de connaître un changement mais nous ne sommes pas en crise.

Le changement Il naît de

catastrophes naturelles comme le volcanisme, la fonte de la

calotte polaire… Pour s’adapter il faut anticiper et comprendre. En matière économique nous avons hérité de l’idée que le progrès résolvait tout et cela fonctionnait. Certaines entreprises en ont fait les frais. Il y a 20 ans Kodak avait 92 usines dans le monde avec pour cœur de métier l’argentique. Bien que disposant de tous les brevets pour le numérique Kodak est resté sur ce cœur de métier… Kodak a disparu aujourd’hui. On peut disparaître de ses points

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forts si on ne voit pas arriver les autres !

La croissance L’idée de la

croissance reposait sur le fait que nous disposions d’énergie, d’une croissance démographique favorable, de forces de travail. Mais dès 1972, le club de l’Europe a alerté sur les limites de la croissance et sur la nécessité de chercher d’autres modèles… Ce que nous faisons 30 ans après. La croissance ne va plus être fondée sur les seuls

Dans Alice au Pays des merveilles, la fillette court avec la reine de cœur et reste sur place… S’en étonnant, elle interroge la reine qui lui répond « ici il faudra courir le plus vite possible pour rester à votre place ! ». C’est ce que nous vivons. Les pays industrialisés en Europe et en Amérique ont mené longtemps en tête la course de la reine rouge sans prendre garde à l’Asie…

La mondialisation Pour

les paléoanthropologues, le 17


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Encourageons nos jeunes à créer des entreprises et à être innovants. Notre culture, à travers l’éducation qui est donnée, nous élimine sur l’erreur or il ne faut pas confondre erreur et faute.

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jeunes femmes et notamment le grand-père de Darwin, médecin et inventeur. Il s’agit là d’un véritable engagement d’une grande bourgeoisie humaniste, cultivée, industrieuse opposée à la noblesse fondée sur la féodalité. phénomène a toujours existé : Cro-Magnon présent en Europe échangeait des produits avec des êtres à l’autre bout de la Sibérie !

Les difficultés actuelles Nous

vivons sur les adaptations du passé. Nous avons du mal à comprendre que notre modèle ne fonctionne plus même s’il a encore des atouts. Un bon Darwinien reprend chaque matin la dernière réplique du film de Tim Burton dans Alice « On ne devrait jamais commencer une journée sans s’assigner 6 idées irréalisables à mettre en œuvre ». Anticiper n’est pas prévoir l’avenir ; c’est se donner les moyens de s’adapter face à une complexité de facteurs qu’on ne maîtrise pas et qu’on appelle les contingences.

Le libéral C’est quelqu’un qui

prend un risque, qui crée une entreprise, des emplois, qui est confronté aux difficultés. Il appartient à un libéralisme avec une éthique car il a bien compris qu’une société qui exploite un groupe d’hommes ou de femmes n’innove plus. Les libéraux britanniques du 18e ont milité pour l’abolition de l’esclavage et l’éducation des

Les équilibres ponctués

L'évolution comprend de longues périodes d'équilibre, ou quasiéquilibre, ponctuées de brèves périodes de changements importants, c’est le cas aujourd’hui avec la 3e révolution industrielle.

Cultures Nos cultures nous incitent ou pas à nous engager dans le changement ou à résister. Les pays empreints de mouvements religieux fondamentalistes sont très marqués par des systèmes macroéconomiques qui consistent à exploiter les ressources de matières premières : c’est le cas de l’Amérique religieuse de Reagan ou Bush, du wahhabisme en Arabie saoudite, de la remontée en force de l’orthodoxie en Russie… La justification est que ces richesses ont été données par le créateur et qu’on peut donc en bénéficier comme on veut. Ces systèmes contestent d’ailleurs tous les théories de l’évolution et refusent le changement dans le futur donc le développement durable. Le Canada du premier ministre Stephen Harper, chef du parti conservateur, est sorti des accords de Kyoto pour exploiter

les sables bitumineux de la province de l’Alberta.

Innovation Chez nous on a

tendance à penser qu’il s’agit d’améliorer des filières qui existent déjà. Nous formons nos élites à faire carrière dans des structures existantes. Dans le film « the social Network », le président de Harvard explique que « la majorité de ses étudiants sont en train de créer leur job ». Encourageons nos jeunes à créer des entreprises et à être innovants. Notre culture, à travers l’éducation qui est donnée, nous élimine sur l’erreur or il ne faut pas confondre erreur et faute. Innover c’est savoir aussi changer une équipe qui gagne. Pas en se séparant des joueurs mais en les faisant travailler ensemble différemment pour reconstruire un projet ensemble.

Collectif Travailler en cluster, partager des marchés c’est l’avenir. Les régions qui innovent le plus sont celles qui ont un tissu où se rencontrent différentes compétences, différents métiers. Un exemple édifiant est celui de la Silicon Valley, pôle des industries de pointe situé en Californie, avec les universités voisines de Berkeley et de Standford. Les enseignants passent de l’université à l’entreprise sans aucune difficulté…

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cci en actions Apprentissage

Le CFA des CCI fête ses 10 ans L’ISA (Institut Supérieur d’Apprentissage des CCI de Franche-Comté) fête ses 10 ans. Créé le 1er septembre 2003 avec le soutien du Conseil Régional de FrancheComté et le CFA (Centre de Formation d’Apprentis), il accueille aujourd’hui 229 apprentis dans 8 écoles des CCI de Franche-Comté.

- Gestionnaire d’Unité Commerciale (Besançon, Montbéliard, Lons-le-Saunier, Dole), - Responsable Manager de la Distribution (Besançon), - École de Gestion et de Commerce (Vesoul, Montbéliard), - ESTA (Belfort). sur www.cfa-isa.fr

Réseau

Rencontre entre les dirigeants du nord Franche-Comté Appel d'Aire, le club des dirigeants d'entreprise du Pays de Montbéliard organise une Soirée concert au Moloco à Montbéliard le jeudi 12 décembre 2013, à 18 heures. Au programme de la rencontre la visite de la salle de spectacle et un apéro-concert avec le groupe Yules. La manifestation est organisée en partenariat avec le Club Affaire de l'Aire urbaine et le Club de Chefs d'entreprise de Delle. En savoir

CCI du Doubs - Tony Roy 03 81 31 25 24

Rapprocher le monde éducatif de celui de l'entreprise La semaine École-Entreprise est née de la volonté de rapprocher le monde éducatif de celui de l'entreprise afin de préparer l'intégration des jeunes dans le monde du travail et de leur donner envie de devenir entrepreneur. Cette semaine a pour objectif de permettre aux collégiens et lycéens, ainsi qu'à leurs enseignants, de partir à la découverte de l'entreprise à travers diverses actions de



sensibilisation sur l'ensemble du territoire. Elle se déroule cette année du 18 au 23 novembre. La CCI du Doubs y participe en se rendant, à la demande de certains établissements, dans les classes afin d’expliquer ses missions aux élèves et de leur donner des repères sur l’économie du Doubs. En savoir

CCI du Doubs communication@doubs.cci.fr

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cci en actions Des hôteliers restaurateurs cédants à Paris Pour accompagner des hôteliers restaurateurs locaux souhaitant vendre leur établissement, la CCI a réservé un espace dans la partie Entreprendre en Région au salon ProvEmploi, à Paris, le 15 octobre. ProvEmploi s’adresse aux Franciliens souhaitant quitter Paris et l’île de France et pour certains, reprendre une entreprise. « J’ai souhaité que la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs soit présente sur ce salon avec les professionnels de notre territoire ayant des projets de cession, explique Dominique Roy, président de la CCI. En effet, la CCI a pour mission d’épauler les cédants, de les aider à formaliser leur projet de vente afin que la transmission se réalise dans les meilleures conditions. L’objectif est de garantir la pérennité des activités. ProvEmploi est donc pour notre CCI, l’occasion de jouer pleinement son rôle aux côtés des dirigeants intéressés. » Le syndicat hôtelier a accompagné la Chambre dans ce projet. La Région Franche-Comté a elle mis à disposition des documents permettant de découvrir le territoire. Les hôteliers cédants ainsi que l’équipe « Commerce-Tourisme » de la CCI seront sur place pour répondre à toutes les questions des visiteurs. sur www.provemploi.fr

Un speed meeting pour valoriser et créer des courants d'affaires

116 diplômés Iméa en 2013 • MSc in international business developpement Bac+5

13 diplômés •B  achelor EGC Franche-Comté Bac +3

33 diplômés • Negoventis ECD Bac +2

40 diplômés • A ssistant(e) de direction Bac +2

18 diplômés • Responsable en commerce International bac+2

12 diplômés 20

Le 5 décembre, la CCI du Doubs propose, à Besançon un speed meeting pour favoriser le contact entre les dirigeants des entreprises de services du Doubs. Ces rencontres sont organisées de façon à leur permettre de rencontrer, en un minimum de temps, les partenaires et les prestataires qui correspondent à leurs projets mais aussi de se faire connaître. Chaque dirigeant, préalablement inscrit, disposera d’une fiche qu’il aura préparée grâce à un outil mis à sa disposition par la Chambre de Commerce et d’Industrie. Il s’agira ensuite pour lui de présenter son activité en quelques minutes avant de pouvoir nouer des contacts. En savoir

CCI du Doubs Nathalie Aubry-Dany 03 81 25 25 93

sur www.provemploi.fr

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industrie

Le Bourget 2013 : un bon cru pour les entreprises

business Quelques semaines après la tenue du salon aéronautique, les 12 entreprises

emmenées par la CCI de Franche-Comté sont optimistes. Les contacts sont prometteurs.

L

a 50e édition du salon du Bourget a eu lieu au tout début de l’été dans un contexte d’embellie du marché mondial de l’aéronautique. Record de participation battu avec 2 215 exposants que sont venus rencontrer 315  000 visiteurs, et près de 115 milliards d’euros de commandes ont été annoncés. Cet excellent cru a mis du baume au cœur des sous-traitants de la filière et en particulier des douze entreprises franc-comtoises emmenées par la Région et la CCI de Franche-Comté qui, ensemble, avaient organisé cette vitrine commune. L’été fini, la plupart d’entre elles, déjà, mesuraient les retombées de leur présence au Bourget. Pour certaines, comme Spaleck Industries, c’était une première. « C’était un galop d’essai qui s’est avéré po-

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sitif », confirme Élise Pichon, gérante d’une entreprise de machines-outils installée à Pierrefontaine-les-Varans et employant 6 salariés. « Cela nous a permis de mettre en place des partenariats avec d’autres types de fabricants de machines intervenant en amont des nôtres. L’aéronautique représente 30 % de notre chiffre d’affaires et nous avons déjà vendu des installations à Airbus ou Latécoère. Nous n’avions jamais été présents sur ce salon mais avec l’engouement actuel, nous voulions être là. » Début septembre, Spaleck entamait le processus commercial consécutif aux contacts noués au salon de l’aéronautique, avec démonstrations et premières pièces chez les clients, et la petite entreprise envisage déjà de revenir pour

la prochaine édition. Mais, cette fois, en direct, avec un partenaire industriel venu en visiteur au Bourget. Les contacts sont « plus que très avancés » aussi pour Emmanuel Lache, commercial aéronautique et énergie pour l’entreprise Metatherm. « Nous en sommes aux démarches de qualification. Suite à notre présence au Bourget, des marchés arrivent de Belgique pour des pièces qui seront fabriquées à Besançon. L’aéronautique représente 4 à 5 % de notre chiffre d’affaires mais vu la croissance du marché, il y aura du travail pour tout le monde. Les donneurs d’ordre sont demandeurs de nouveaux sous-traitants. Ce secteur nous fait évoluer dans les procédures et dans la qualité, ce qui est bon aussi pour les autres secteurs avec lesquels nous travaillons, comme l’automobile. » Metatherm a déjà validé son inscription pour l’édition de 2015 et viendra, cette fois, avec un stand plus important. « C’est un coût important mais c’est la référence », estime Emmanuel Lache. Chez Langel, 20 salariés à Besançon, l’enthousiasme est tout aussi fort. L’entreprise de mécanique de précision est une habituée du salon mais venait pour la première fois en tant que filiale du groupe Axe, dont elle fait partie depuis début 2013. « Aujourd’hui nous pouvons proposer de l’usinage aéro, de la tôlerie et de l’intégration mécano-électronique. Ça ouvre des portes chez les grands donneurs d’ordre. Les contacts noués au Bourget commencent à décoller et l’année 2014 s’annonce positive », explique Yoann Giorgetti, commercial de Langel et de la filiale Axe Systems, implantée à Romorantin, dans le Loir-et-Cher. sur w ww.salon-du-bourget.fr

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industrie

Label origine France pour PSA Peugeot-Citroën Au mois de mai 2013, le constructeur PSA Peugeot Citroën recevait, pour six de ses modèles, le label « Origine France Garantie ». Avaient été retenues pour cette distinction : la Peugeot 508 produite à Rennes, la Citroën DS3 produite à Poissy, la DS4 produite à Mulhouse, et les Peugeot 3008 et 5008, ainsi que la Citroën DS5, issues des ateliers de Sochaux. Ce mois-ci, PSA a reçu ce label pour

la nouvelle 308. Le label, décerné par l’Association Pro France, présidée par le parlementaire né à Besançon Yves Jego vise à promouvoir des produits fabriqués dans l’Hexagone. Il n’offre pas seulement l’assurance que le produit est Made in France, il garantit que plus de 50 % de la valeur de son prix de revient résulte d’une production locale (et non d’un simple assemblage). Pour PSA

Peugeot Citroën, cette part de la valeur produite en France s’élève en moyenne à 68 %, + de 75 % pour la nouvelle 308. "En cela, cette labellisation témoigne de notre engagement de rester un acteur industriel majeur sur le territoire français", a souligné dans un communiqué, Philippe Varin, président du directoire du groupe qui emploie en France 91 000 salariés. Pour un

constructeur qui exporte plus de la moitié de ses véhicules, l’affichage d’un tel label repose sur la conviction que l’industrie française jouit dans le monde d’une image valorisante, et que son seul défaut est peut-être de ne pas l’affirmer avec suffisamment de conviction.

sur www.psa-peugeot-citroen.com

Schrader : une stratégie du dépôt de brevets

stratégie L’entreprise pontissalienne a toujours misé sur la propriété industrielle de ses

innovations technologiques. Un « mal nécessaire », pour son président.

À

Pontarlier, où l’aventure industrielle de Schrader a été lancée en 1898, l’entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de valves n’a jamais cessé de croître. Elle emploie aujourd’hui 450 salariés, produit 200 millions de pièces par an, livrées dans 80 pays et réalise un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros. L’une des raisons principales de cette belle santé est sa stratégie d’innovation technologique, qu’elle valide et protège par des dépôts de brevets, ce qui lui permet de toujours garder une longueur d’avance. Ainsi, lorsque le gouvernement américain a rendu obligatoire, en 2007, l’équipement des véhicules en systèmes de surveillance de pression des pneus, la

valve intelligente de Schrader était prête. Elle représente aujourd’hui 50 % du marché mondial et, grâce à elle, l’entreprise a doublé son chiffre d’affaire entre 1998 et 2008. Cette belle progression aurait dû se poursuivre avec l’annonce, par l’Europe, de rendre cet équipement obligatoire sur le vieux continent à partir de 2014. « Cela représente un potentiel de croissance énorme », confirme Jean-Michel Bolmont, président de Schrader Valve Groupe (cinq usines sur neuf dans le monde). Produit leader L’assemblage et la vente jusqu’alors réalisés à Pontarlier pourraient bien partir dans l’usine Schrader d’Irlande, après l’annonce, par le

gouvernement britannique, d’un crédit d’impôt de 10 % sur les produits brevetés. Un tapis rouge pour les actionnaires de Schrader, des fonds de pension américains, craint son président qui a alerté les politiques français et estime ne pas avoir été entendu. Pour lui néanmoins, le dépôt de brevet est « un mal nécessaire ». « C’est un des moyens de protection, même s’il n’est pas idéal. Cela permet de ne pas être mis en porte-à-faux par rapport à d’autres sociétés. » Directeur du site de Pontarlier, Damien Tournier est sur la même longueur d’onde. « Le dépôt de brevet force la recherche et donne une image positive de l’entreprise à nos clients. Mais en révélant tout, on suscite aussi la copie… » Dans l’éventualité du départ de la fabrication des valves pontissaliennes vers l’Irlande, produit leader, il remobilise son équipe R&D sur d’autres innovations elles aussi brevetées mais en attente d’exploitation. L’aventure continue. sur w ww.schraderinternatioanl.com



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industrie

Cryla : plus grand, plus performant investissement L'entreprise spécialisée dans la fabrication de petites pièces de haute

technologie destinées à l'aéronautique, aux appareils médicaux et de plus en plus au secteur du luxe, a quitté la rue Fontaine-Ecu à Besançon pour une usine plus spacieuse et lumineuse sur Témis. L'entreprise grandit, le CA aussi !

E

n 2011, Thierry Bisiaux, directeur général de Cryla, annonçait la construction d'une usine neuve sur le site de Témis à Besançon. Début août 2013, le nouveau bâtiment étant enfin achevé, c'est un déménagement peu commun qu'il a fallu réaliser : quelque 80 machines, dont certaines pesant plusieurs tonnes, à transférer du vieux bâtiment de la rue Fontaine-Ecu, à Besançon, vers la rue Sophie-Germain, au cœur de la moderne technopole. C'est donc par la voie des airs que cela s'est fait, toit détuilé au préalable et filins hyper costauds bien pensés. Depuis cet été, les 72 salariés de l'entreprise savourent donc un nouvel environnement, plus spacieux - 3 500 m² avec des réserves de terrains attenantes - plus lumineux aussi « À Fontaine-Ecu, certaines personnes ne voyaient pas la lumière du jour. » explique Thierry Bisiaux. Ici, tout est ouvert. Et les trois bâtiments construits sur pilotis permettent une vision cohérente de la production. Le tout ayant coûté la somme de 4M€ dont 10 % financés par les collectivités (CAGB, conseils général et régional). Un sacré pari en ces temps de crise ? « Au contraire », précise le DG, qui avoue cependant une baisse de régime en 2008 : « La croissance est aujourd'hui continue. Avec un CA de 7,5 M€ en 2012 contre 6,8 l'année précédente

Les 72 salariés de l'entreprise savourent donc un nouvel environnement, plus spacieux.

et 5,3 en 2010. » Cryla, petite entreprise fondée en 1951 par Gérard Langel était alors orientée vers l'horlogerie. Puis, vint dans les années soixante une ouverture sur l'aéronautique encore légère face à l'essentielle fabrication de lames de

rasoir ou de composants pour les moteurs de machines à laver le linge. Au fil du temps, c'est cependant l'aéronautique qui a pris le dessus au point d'en constituer aujourd'hui 60 % de son activité. Le reste se répartissant entre les secteurs du luxe (l'horlogerie toujours) et du médical qui ne cesse de progresser. En 2011, alors que se profile l'ombre de ce déménagement, est aussi achetée l'ex-entreprise bisontine Duplex, société de prototypage spécialisée dans le développement pour le luxe et les bureaux d'étude. Société alors renommée Cryla développement dont les quatre salariés ont intégré le site de Témis. Autant d'atouts destinés à mieux penser l'avenir : « Un accompagnement et développement du composant au sous-ensemble dans l'aéronautique, dans le médical et dans le luxe. De toute façon, toujours des petites pièces jamais plus grosses que ce qui tient dans une main. » sur w ww.cryla.fr

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territoire

Mettre un territoire en musique mécénat De plus en plus, le mécénat séduit les chefs d'entreprise.

Besançon

Passages Pasteur : encore quelques mois

photo : JF Berne

Exemple à la Rodia où ils sont déjà une dizaine à s'investir pour le développement des musiques actuelles.

D

eux cent huit artistes parmi lesquels les très prometteurs lycéens francs-comtois Carbon Airways, 91 concerts, plus de 35 000 spectateurs… tel est le bilan au terme de l'année 2012, la SMAC (salle des musiques actuelles) de Besançon. Inutile de dire combien ça bouge dans ce nouveau lieu dédié à la musique qui oscille dans sa programmation entre découvertes et têtes d'affiche. La Rodia, établissement public, est porté par la Ville de Besançon, les collectivités territoriales, l'État et l'Europe. Ses fonds propres issus de la billetterie, du bar, etc. font le reste. « Et puis, explique Manou Comby, son directeur, des mécènes sont arrivés par tâtonnement… » Au point, qu'en mai dernier, est né le Rodia House, club des mécènes auquel participent déjà une dizaine d'établissements. « Être mécène, c'est apporter un soutien matériel,



sans contrepartie directe de la part du bénéficiaire » poursuit Manou Comby. « C'est plus discret que sponsor » bien que les avantages existent néanmoins : places de concerts, nom du partenaire sur les flyers ou programmes et réductions d'impôt. Mais, enthousiaste, le directeur préfère axer son discours sur « la mission d'intérêt général que cela représente : l'entreprise participe ainsi à un projet qui anime le territoire ; elle soutient une activité d'aujourd'hui et de demain ; s'investit auprès des créateurs locaux, nationaux ou internationaux… » Aujourd'hui, sur un budget de 1 750 000 milion €, 4 % proviennent du mécénat. « Le but n'étant pas que le mécène se substitue aux fonds publics. On est dans un projet de développement avant tout : l'un de nos partenaires, par exemple, souhaite que son argent serve à financer les premières parties… » Devenir mécène est à la portée de tous, quelle que soit la taille de son entreprise ou sa compétence. « Certains n'ont pas souhaité être cités pour des raisons de déontologie professionnelle. D'autres sont dans un mécénat de compétences. C'est le cas du Tuyé de Mésandans qui nous fournit en produits locaux. Un sacré investissement lorsque nous organisons une soirée ou recevons des artistes en résidence… » sur w ww.larodia.com

2006-2015… neuf années seront donc nécessaires pour voir s'ouvrir les Passages Pasteur, ce centre commercial d'envergure au cœur de la boucle de Besançon, sur lequel se greffent une centaine de logements et un parking de 332 places, dont 250 ouvertes au public. Le chantier, centré sur l'ancienne emprise de l'usine Weil, intéresse particulièrement les Bisontins, nombreux à le visiter lors des portes ouvertes ou à participer aux réunions organisées avec la CCI : ils étaient ainsi une cinquantaine, en juin dernier, à venir écouter les explications données par l'aménageur, la SedD et le commercialisateur Klepierre. C'est donc bien au printemps 2015 que s'ouvrira ce centre. Il faudra néanmoins attendre le début d'année 2014 pour connaître le nom des enseignes qui occuperont les 15 000 m2 dévolus au commerce. Déjà Monoprix, une belle locomotive, en fait partie. Le magasin, temporairement basé sur le parking du marché Beaux-Arts, doublera ainsi sa surface sur deux niveaux. Une vingtaine de boutiques, spécialisées dans l'équipement de la personne, de la maison ou des loisirs, devraient le rejoindre. Le café Leffe et Doubs direct font déjà partie de ce secteur sur lequel la Ville fonde beaucoup d'espoirs pour redynamiser son centre.

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c o mm e r c e

McDo dans le Haut Doubs : et de deux !

développement Après Pontarlier ouvert il y a presque 19 ans, Philippe Gille installe un

McDonald's à Morteau. Avec un concept ultramoderne !

30 permanents et une vingtaine d'étudiants ont été embauchés à Morteau.

Tout ceci n'est qu'une conséquence de ma crise de la quarantaine ! » dit, en riant, Philippe Gille aujourd'hui à la tête de deux McDonald's dans le HautDoubs, l'un à Pontarlier ouvert en 1995 et où travaillent une soixantaine de personnes, l'autre inauguré en juillet à Morteau. Après 20 ans « dans l'assurance », il se lança, en effet, via les conseils d'un ami bien avisé, dans la restauration rapide, telle qu'elle était pratiquée par le géant américain McDonald's. À l'époque, Pontarlier représentait la « plus petite zone de chalandise de France. » Les Suisses, déjà pourvus, ne faisaient pas le déplacement. C'était sans compter sur l'immense connaissance du terrain de cet homme entrepreneur, qui aujourd'hui peut se targuer de figurer parmi les McDo les plus performants de l'Est de la France. Au point qu'à partir de 2003, Philippe Gille se dit qu'il serait bon de renouveler le concept à Morteau. Il mit dix ans à réaliser ce souhait. « Car Morteau dispose de peu de terrains constructibles. » C'est à la faveur de déménagements de plusieurs entreprises qu'il put enfin s'implanter sur cette zone, accessible 

à pied depuis le centre-ville, et appelée à encore se densifier, via le prochain déménagement d'Intermarché, l'implantation de franchises de prêt-à-porter et la proximité du Bricomarché. Le 16 juillet dernier donc, s'ouvrait enfin le McDo mortuacien. Et déjà, le premier jour, était battu « le record de France des ouvertures », c'est à dire que plus de 2000 personnes ont passé commande ce jour-là ! « Je suis bien conscient qu'il y a un léger déplacement de ma clientèle » avoue Philippe Gille, « car je reconnais beaucoup de mes clients de Pontarlier… mais les Suisses devraient arriver. » Pour servir tout ce monde, 30 permanents ont été embauchés, auxquels se joignent une vingtaine d'étudiants. « Ce fut un vrai problème » reconnaît Philippe Gille. « Comme toutes les entreprises d'ici, je souffre de la proximité de la Suisse où les salaires sont plus conséquents. Il nous a fallu faire une seconde vague de recrutements en plein été. » N'empêche qu'il est parfois bon de patienter, car ce McDo innove dans de nombreux domaines : l'enseigne jaune et vert est moins criarde dans le paysage ; l'intérieur n'oublie

pas le bois du Haut-Doubs, mélangé à des murs « street art » très tendance, les plateaux se trient après consommation - d'un coté le récupérable, de l'autre le jetable - le drive, qui cumule 50 % des commandes- est équipée de machines à boissons dont seuls trois exemplaires existent en France, et surtout, ici, on ne passe plus jamais commande à la caisse. Le tout se fait via des bornes (entourées de chargés d'accueil pour qui craint l'informatique) reliées aux cuisines où le personnel s'affaire à fabriquer des sandwichs uniquement à la commande. Garantie d'hyper fraîcheur et de moins de pertes… Garantie d'efficacité aussi : « Tout le monde est tout le temps occupé. » La prochaine innovation de ce McDo nouvelle génération sera le service en salle : on commande, on choisit sa table, le repas nous parvient servi sur un plateau ! McDonald's, 11 chemin des Pierres, Morteau. sur w  ww.restaurants.mcdonalds.fr/MORTEAU

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c o mm e r c e Internet

achat-doubs. com soutient le commerce de proximité Difficile, aujourd’hui, d’imaginer un magasin sans sa vitrine numérique. Même le commerce de proximité, celui qui repose sur la qualité relationnelle, doit offrir à ses clients la possibilité de « voir avant de venir ». Encore faut-il trouver la bonne façon de se doter d’un site Internet. L’offre n’est pas facile à cerner et le jargon technique suscite la méfiance. C’est pour toutes ces raisons que le réseau des CCI a créé, en 1999, le portail de sites internet achat-ville.com. Pour un abonnement de 30 euros par mois, le commerçant possédera un site internet qu’il pourra structurer et alimenter à sa guise Son interlocuteur CCI l’aidera. Il le conseillera sur le choix du nom de domaine, sur la façon d’optimiser le référencement. Il pourra également l’orienter vers des prestataires locaux en fonction de ses besoins. Hélène Marchal (notre photo), propriétaire de Cache Poussière, une boutique de skateboards et streetwear à Montbéliard, n’avait pas encore de site web lorsqu’elle a adopté la formule achat-ville.com. « J’ai trouvé rassurant de savoir que je peux appeler la CCI à tout moment pour me faire aider. Aujourd’hui, nos jeunes clients nous découvrent à travers notre page Facebook, et de là ils viennent visiter notre site internet. » Achat-ville.com propose différents niveaux de prestation. À Pontarlier, le magasin IDS Sport a adopté la formule qui permet la vente en ligne. Jérôme Spielmann fait le constat que les personnes qui commandent en ligne ne cessent pas pour autant de venir au magasin. Brigitte Germain, propriétaire de l’enseigne Luminaires Germain à Pontarlier, avait vécu une mauvaise expérience avec un site internet qui la liait au prestataire. Aujourd’hui, la page d’accueil de son site affiche le macaron Charte Qualité Commerce, Artisanat Services. « Pour nous, les deux démarches étaient liées. Nous avons considéré que la qualité de l’accueil commençait par la qualité de notre site internet. »

sur w ww.achat-doubs.com

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Un photographe en mouvement marché En 35 ans de photographie, Éric Laurent installé à

Baume-les-Dames en a vu des évolutions : de l'argentique au numérique d'abord, de l'image fixe à animée aujourd'hui. Il s'adapte sans cesse et il adore ça !

L

es photographes ont-ils encore un avenir à l'heure où chacun peut dégainer son Smartphone pour immortaliser les événements de sa vie ? « Oh que oui » répond sans hésitation Éric Laurent, directeur du magasin « 3 images photographies » de Baume-lesDames. A condition évidemment de savoir s'adapter à ce marché en totale mouvance. Lui n'a pas hésité. Depuis 1979 qu'il œuvrait au centre de Baume-les-Dames, il a choisi il y a quelques mois de faire construire son nouveau studio photo à l'entrée de la ville, avenue de Verdun. « Ici, ce sont 12 000 voitures qui passent quotidiennement. Nous avons une meilleure visibilité sans problème de stationnement. » Un bon point donc que confirme l'augmentation de 30 à 50 % de son CA chaque mois. Mais l'environnement extérieur doublé d'un confort intérieur peu commun - avec notamment un spacieux et virginal studio photo aux angles arrondis - ne suffisent évidemment pas. La force d'Éric Laurent, c'est son pouvoir d'adaptation aux nouvelles technologies d'abord, dans lesquelles il n'hésite jamais à investir, et sa certitude qu'il n'est « qu'un maillon, une mise en relation d'autres talents. »

bien des secteurs. Les portraits de Sophie, individuels ou lors de réunions tels des mariages, n'en finissent pas d'être réclamés ; les événements couverts par Kevin de même, notamment depuis que « 3 images » a acheté un camion avec mâts télescopique de 21 mètres permettant des prises de vue exceptionnelles. Les ambitions ne s'arrêtent pas là : Éric Laurent travaille aujourd'hui avec le vidéaste Marc Perrey et l'informaticien Cyprian Melian pour développer le streaming (la diffusion d'un événement en continu et en direct) et la photo aérienne. A moyen terme, un magasin devrait aussi s'ouvrir à Besançon, ou plutôt un pôle images fixes et animées, portraits et manifestations. De quoi largement s'occuper pour Éric Laurent qui pense néanmoins déjà prendre sa retraite en 2016. En savoir

contact@3images.net

Un futur pôle images C'est ainsi qu'il travaille aujourd'hui avec Sophie Alferoff, seule diplômée en Franche-Comté du très convoité titre de « portraitiste de France » et Kevin Rueflin, un sportif spécialisé dans la photo événementielle. «  Nous avons chacun notre spécialité, moi-même étant plus porté sur la photo aérienne et de chantier. » Voilà de quoi balayer e xpression ac tive → numéro 55 | oc tobre-novembre-décembre 2013


services

Datacenter, fibre optique, cloud : quel intérêt pour les PME ? équipement De la connectivité, un espace de stockage, des

services… Avec le réseau Lumière et le datacenter Neoclyde, les entreprises de l’agglomération bisontine sont équipées comme celles des grandes agglomérations.

L

e cloud, ou plus précisément le cloud computing est un vocable à la mode depuis quelques années, et ce concept né du web 2.0 serait, nous dit-on, inévitable pour tout utilisateur intensif du numérique et du transfert de données informatiques, et a fortiori pour toute entreprise. Selon le NIST (National institute of stardarts and technology, qui fait référence), le cloud computing est l’accès, via un réseau de télécommunications, à des ressources informatiques partagées et configurables. Mais qu’apporte concrètement ce « nuage » ? Le numérique étant désormais omniprésent dans le monde économique, cet informatique dématérialisé s’adresse évidemment avant tout aux entreprises. « Une PME peut avoir besoin de plus de puissance et de plus de ressources informatiques pour accompagner sa croissance », explique Arnaud Laurent, responsable des relations publiques pour Neo Telecoms, l’entreprise qui a construit, avec Euclyde, le datacenter Neoclyde de Besançon. Cet équipement dernière génération et hypersécurisé compte déjà une quinzaine de clients, des entreprises et collectivités dont les



serveurs informatiques occupent des baies ou lieux de stockage, et qui répondent ainsi, à moindre coût, à la nécessité d’un PCA (plan de continuité d’activité). L’offre du datacenter va en effet de l’externalisation du stockage dans des conditions maximales de sécurité (froid et redondance des équipements), ce qui permet de garantir un plan de continuité de l’activité (PCA) à coût mutualisé, à des ressources virtuelles à la demande, autrement dit à du cloud. Le datacenter, un grossiste A Besançon, avec le réseau Lumière qui a maillé l’agglomération en fibre optique avant tout le monde et qui permet un raccordement à prix bas, le datacenter prend tout son sens. Le support physique et la connectivité (l’abonnement très haut-débit) sont une réalité, et Neoclyde est une sorte de grossiste qui fournit le reste : l’énergie virtuelle et le stockage informatique sécurisé. Filiale du groupe Yoni, Adeo Informatique est un intégrateur informatique qui emploie 25 salariés à Ecole-Valentin, et c’est l’un des quinze premiers clients du datacenter bisontin. « Soit on construisait notre

propre datacenter, mais les coûts sont assez délirants, soit on s’installait chez Neoclyde, pour des coûts mutualisés. C’est le choix qu’on a fait », explique Frédéric Courtet, responsable commercial. « C’était un choix stratégique. Aujourd’hui, on développe une offre de cloud computing pour nos clients. En premier lieu, ils veulent héberger leurs applications, leur messagerie. Ensuite, ils souhaitent avoir leurs serveurs propres, qu’on apporte dans les armoires de stockage de Neoclyde. Et on ajoute : commutateurs, serveurs, des équipements  disques de stockage. On peut ensuite proposer des applications en locatif, comme des logiciels de gestion, par exemple, et on propose un contrat de gestion. La gestion des serveurs, ce n’est pas le métier de nos clients, et c’est facile à externaliser. »

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services

Onefit Medical : le monde à conquérir

innovation La jeune entreprise bisontine est leader en matière d'optimisation d'implantation de

prothèses orthopédiques. Les chirurgiens européens s'y rallient. Les États-Unis devraient suivre. malgré la difficulté à obtenir les autorisations, devraient suivre. » Autant que les embauches -avec des seniors cette fois, « moins spécialisés en nouvelles technologies mais plus expérimentés en encadrement » - et un CA afférent : « D'ici 4 ans, nous prévoyons 10 M€. » Ceci étant, cette prévision n'englobe que le produit existant. Alors que Onefit Médical travaille déjà à la seconde génération de prothèse du genou, au lancement d'un même système pour la prothèse de la hanche, puis devrait suivre en 2014-2015 une solution concernant l'épaule… et tout le reste, cheville comprise. Autant de discrétion doublée à des perspectives certaines, cela valait vraiment un trophée de l'entreprise reçu le 20 juin dernier à Besançon. sur w ww.onefit-medical.com

En 2 ans, Onefit Medical est passé de 2 à 14 salariés. Moyenne d'âge : 26 ans.

D

ire que son diplôme d'économétrie en poche, il se voyait travailler chez un soustraitant de l'automobile. L'automobile y a peut-être perdu mais la science y a forcément gagné ! Car Sébastien Henry, Montbéliardais d'origine, est aujourd'hui à la tête d'une société, Onefit Medical, basée dans la pépinière d'entreprises de Témis à Besançon, qui n'en finit plus de grandir. Spécialisée dans la conception et la fabrication de logiciels pour l'industrie orthopédique, la jeune pousse bisontine créée en août 2011 propose un système totalement novateur pour l'implantation de prothèse du genou. « Jusqu'à présent, » décrypte Sébastien Henry, « la chirurgie liée à l'implantation d'une prothèse dans le genou était très invasive -plus d'une heure d'intervention - avec une précision perfectible - une prothèse sur quatre était mal positionnée. Nous, nous travaillons à partir des données fournies par les IRM et scanners de chaque patient que 30

nous envoient les chirurgiens. Nous reconstruisons le genou en trois dimensions et pendant l'opération, le chirurgien, qui a analysé la problématique via son ordinateur, sait exactement où positionner la prothèse ». Une sorte de service personnalisé, plus rapide donc moins coûteux ; plus doux aussi car le patient perd moins de sang. En deux ans, Onefit Medical qui n'a commencé qu'avec deux salariés, travaille aujourd'hui avec 14 personnes. Tous des jeunes, ingénieurs ou non, dont c'est la première expérience professionnelle et d'une moyenne d'âge de 26 ans. « J'ai 42 ans, c'est moi qui fait baisser la moyenne ! » reconnaît Sébastien Henry. Mieux : le marché français étant déjà conquis, l'Europe étant en passe de l'être - « puisque nous sommes les seuls en Europe à fournir cette solution » - naissent aujourd'hui de grandes ambitions : « Les Émirats arabes, l'Australie, les États-Unis très demandeurs


formation

Devenir manager avec Formacadre carrière Depuis 2011, Sifco propose

Formacadre, une formation de l’ICN Business School de Nancy. Ce cursus généraliste de niveau II est conçu comme un accélérateur de carrière pour les cadres ou les aspirants cadres.

Jusqu’en 2011, dans le catalogue de Sifco, il n’y avait pas d’équivalent au cursus pour l’encadrement intermédiaire que propose l’ICN Business School de Nancy depuis vingt ans. Un manque que Nicolas Bourguignon, directeur général de Sifco, a souhaité combler en se rapprochant de l’établissement lorrain dans le cadre d’un partenariat. C’est ainsi qu’une première promotion de « Formacadre Manager opérationnel d’un centre de profit » a démarré en février 2012, pour un an. Ce programme généraliste et évolutif prépare les cadres à un rôle de manager et est validé par un certificat de niveau II. Sur douze mois, à raison de quatre à cinq jours par mois, il permet à l’élève d’acquérir les principaux outils de gestion. La première promo bisontine réunissait sept profils différents, des cadres de l’industrie, du commerce, des services ou du commerce. « A l’issue de la formation, certains ont obtenu la promotion visée. On les a senti évoluer », assure Nicolas Bourguignon. « Une grande boîte à outils » Chargé d’affaires chez Mplus, une PME de 48 salariés implantée à La Chapelle-sous-Rougemont, Ludovic Fritsch s’est vu proposer de suivre ce cursus par son entreprise. « J’occupais déjà un poste de cadre depuis sept ans et c’est mon directeur général qui m’a proposé cette formation pour valider mon expérience et mon statut. Du coup, je suis monté en compétences, cela m’a permis de rentrer au conseil de direction, de prendre part aux décisions et à la stratégie du groupe Mplus auquel nous appartenons », explique-t-il. Consultant en recrutement dans une société de travail temporaire, à Besançon, Carlos Notario voulait reprendre des études pour compléter son BTS et avoir un diplôme reconnu. Il a pu intégrer cette première promotion via un congé individuel de formation, avec l’aval de sa direction, et a trouvé avec Formacadre la réponse exacte à ses attentes. « Compta, gestion, RH, j’ai pu acquérir les bases nécessaires à un poste de manager. Cela m’a permis de prendre un peu de hauteur, de disposer d’une grande boîte à outils pour mieux fonctionner dans mon travail. » Il ne compte pas s’arrêter là et envisage d’intégrer un master en sciences de gestion. Pendant ce temps, Sifco enchaîne les promotions : une deuxième est en cours et une troisième démarre en novembre.

sur w ww.sifco.eu e xpression ac tive → numéro 55 | oc tobre-novembre-décembre 2013

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Abonnez-vous à la version électronique d' sur www.doubs.cci.fr

et recevez par mail votre magazine à feuilleter en ligne.

A G EN D A Commerce

15 OCTOBRE

3 DÉCEMBRE

La CCI du Doubs accompagne des hôteliersrestaurateurs du département souhaitant céder leur établissement. Espace Champerret Hall A - Paris 10 heures > 20 heures sur www.provemploi.fr

Les Clés de l'international Village d’experts, ateliers thématiques, cafés Pays, Tremplin export ainsi que des rendez-vous permettant d’être informés sur des marchés cibles selon les secteurs d’activités sont au programme de cette 8e édition. CCI International Tél. 03 84 86 42 52 sur www.cciinternational.fr

Provemploi

Nouvelle procédure de détaxe à l'exportation A compter du 1er janvier 2014, la procédure de détaxe à l'exportation pour les voyageurs sera totalement informatisée. Elle devra être obligatoirement réalisée au moyen de l'application informatique PABLO, en remplacement des bordereaux de vente à l'exportation. Le télé-service

Commerce/Tourisme

Des ateliers gratuits pour apprivoiser les nouvelles technologies Les TIC constituent un réel levier de développement pour les entreprises. La Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs accompagne notamment celles du commerce dans leurs projets liés à Internet. Avec Achatdoubs, elle leur permet l’accès à un portail qui offre une première visibilité sur la toile (Lire page 28). Pour accentuer encore cette action auprès des entreprises du commerce et du tourisme, un cycle de conférences gratuites est proposé en

PABLO-Indépendants (PABLO-I)

novembre et décembre 2013 sur le site bisontin de la CCI, en partenariat avec Franche-Comté Interactive. Le lundi 4 novembre les réseaux sociaux seront décryptés pour permettre d’en tirer parti de la meilleure façon possible et d’en éviter les pièges. Le 10 décembre les professionnels du tourisme aborderont le M Tourisme c’est-à-dire accès à l’information touristique via les technologies mobiles (smartphones, tablettes, codes barres 2D…).

permet à chaque commerçant utilisateur de créer, imprimer et suivre ses bordereaux de vente en détaxe, directement sur internet, sans affiliation à un opérateur de détaxe et donc sans aucun frais. PABLO-I permet de recevoir en temps réel le visa de la douane lors du passage en douane du client en frontière, d'archiver de manière électronique les bordereaux de vente pendant la durée légale de conservation, de rembourser plus rapidement la TVA aux clients

Inscription obligatoire - CCI du Doubs 03 81 25 25 59

étrangers.

En savoir

sur www.doubs.cci.fr

  Direction Régionale des Douanes Tél. 09 702 76 616

Paiement

SEPA : il est urgent de se préparer Au 1er janvier 2014, toutes les entreprises des 27 pays de l’Union Européenne, des 4 pays de l’Association Européenne de Libre Échange et de la Principauté de Monaco devront utiliser un format unique pour les opérations en euro de virement et de prélèvement, et ce aussi bien pour les opérations nationales que pour les opérations transfrontières. Les formats et les circuits utilisés actuellement ne pourront plus être utilisés, et ne pas être prêt conduira à un blocage. Les changements imposés par la réglementation vont se traduire par une nécessaire refonte des traitements informatiques de toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, et pour toutes celles qui réalisent des prélèvements. Pour ces opérations, le règlement impose l’utilisation du langage informatique XML et l’adoption, pour les formats de fichiers, de la norme ISO 20 022. Les coordonnées bancaires habituelles (le RIB pour

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les opérations nationales) seront remplacées par l’utilisation du BIC (Bank Identifier Code – identifiant international de la banque de la contrepartie) et de l’IBAN (International Bank Account Number – format international du numéro de compte en banque de la contrepartie). De plus, l’autorisation de prélèvement va être remplacée par un « mandat » qui va devoir être conservé par le – ou sous la responsabilité du – créancier. Il devra l’archiver et pouvoir le produire en cas de contestation du débiteur. Les délais de contestation étant allongés, le format du

mandat étant différent de celui de l’autorisation de prélèvement, nombre de détails dans la gestion des prélèvements étant modifiés, cette évolution se révèle être un véritable projet d’entreprise impliquant nombre de services. Les interlocuteurs principaux pour une entreprise restent les partenaires banquiers, les experts comptables qui travaillent pour l’entreprise et les éditeurs de logiciel. SEPA sera rapidement un accélérateur de l’activité globale, faisant disparaître un frein à la saisie des occasions d’achat ou de vente en euros de produits ou de services à l’intérieur de cette zone, frein lié aux moyens d’échanges monétaires relatifs à ces échanges commerciaux.

sur www.sepafrance.fr

e xpression ac tive → numéro 55 | oc tobre-novembre-décembre 2013


europe Rubrique réalisée en collaboration avec la CCIR Franche-Comté service Europe Entreprise Europe Network

Export

Conformité technique des produits Le 3 décembre, à l’occasion du forum « les clés de ‘international », le service Europe de la CCI Franche-Comté interviendra au cours d’un atelier consacré à la conformité normative et réglementaire des produits et intitulé « votre produit est-il exportable ? ». Un stand sera consacré aux services gratuits offerts aux entreprises dans le domaine de la réglementation des produits mais aussi de la recherche de partenaires d’affaires ou encore de l’accès aux financements européens. Le service Europe de la CCIR est membre du réseau Enterprise Europe Network de la Commission européenne



regroupant 600 organisations à travers 53 pays.

 sur : www.cciinternational.fr Aides européennes aux entreprises : le nouveau paysage 2014-2020 se précise Tout le paysage des programmes et des financements européens est en cours de révision pour déboucher sur une nouvelle génération de fonds 2014-2020. C’est le cas pour les fonds structurels européens en région (FEDER, FSE, FEADER) dont le pilotage passera de l’État aux conseils régionaux. Les travaux se concentrent sur la stratégie et le type de projets qui seront soutenus avec une inflexion

forte vers des domaines d’excellence et d’avenir pour notre région ainsi que vers l’efficacité énergétique. C’est également le cas pour le programme de recherche de l’UE baptisée HORIZON 2020 qui lancera ses premiers appels à projets en décembre prochain. Ce programme devrait intéresser davantage de PME en prévoyant des mesures simplifiées. Pour préparer les entreprises à ces nouveaux financements des réunions d’informations seront organisées dans les prochains mois par la CCIR et ses partenaires.

En savoir  : CCIR service Europe : europe@franche-comte.cci.fr Tél. 03 81 47 42 13 Jean-Michel CHAUVIN

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vu lu Noël dans le Doubs

livre

Besançon, cité artisane des plus belles fêtes de Noël

Doués, mais pourquoi ?

Du 1er au 24 décembre 2013 Cette année, le Marché de Noël bisontin célèbre ses 20 ans ! Pas moins de 4 places et 4 marchés jalonnent le centre-ville et offrent aux promeneurs autant de belles occasions de flâner et de s’émerveiller : la Promenade Granvelle, la Place du 8 septembre, sur le parvis de l’Église Saint-Pierre, la Place de la Révolution où 70 chalets au pied d’un majestueux sapin composent le Marché de Noël traditionnel et enfin la Place Pasteur où le Marché de Noël des Métiers d’Art accueille une quinzaine de chalets et autant d’artistes et artisans d’art.

C’est la question posée dans cet ouvrage publié par Odile Jacob, spécialiste du domaine psychologique. Il s’agit là d’un sujet resté discret ; il est en effet aussi déplacé de s’affirmer intelligent que de se dire riche. Pourtant, d’après l’auteur, les tests de Q.I. accordent le titre de surdoué à 2 % de la population soit plus d’un million de Français. Le plus important serait donc le « dépistage » chez les enfants. Pas évident car ils ne sont pas toujours en tête de classe ; au contraire. Souvent les parents préfèrent ne pas approfondir leurs doutes et, à la lecture de certains chapitres on peut en effet s’interroger. D’après l’auteur, qui fait autorité dans le domaine, si une intelligence élevée offre les avantages que l’on connaît elle ne facilite pas le bonheur. Toujours en éveil elle crée des « arborescences » mentales qui multiplient les possibles et génèrent l’anxiété face à l’avenir assortie d’une constante impatience. Jeanne Siaud-Facchin a réussi un ouvrage remarquable de pertinence mais toujours d’accès facile. Qui sait, peut être incitera-t- elle le lecteur à se faire diagnostiquer ? A ses risques et périls car si « l’intelligence est un don, elle n’est pas un cadeau ».

sur www.besancon-tourisme.com

Montbéliard, la ville lumière Du 23 novembre au 24 décembre 2013 Le Marché de Noël s’est étendu pour retrouver les invités d’honneur des années précédentes : la Toscane, le Pérou, l’Irlande, la Pologne et le Pays Basque. Au rang des invités, cette année, la Bretagne traverse la France et occupe la place d’honneur. Blotti autour du Temple Saint-Martin et dans les rues adjacentes, le Marché de Noël de Montbéliard tient toutes ses promesses de magie. Du Temple justement, émergent les voix des chanteurs du Diairi. L’astuce féérique : le 21 décembre, et pour préparer son corps aux agapes de ces fêtes, la randonnée des Lumières est organisée par l’Association de la Randonnée Hérimoncourtoise. Entre le centre-ville et les hauteurs de Montbéliard, une jolie balade de 10 km où sont attendues 2 500 personnes ! sur www.paysdemontbeliard-tourisme.com Expo

La CCI accueille l'Art En cette fin d’année 2013, la CCI a décidé d’ouvrir ses portes à la culture sur son site de Besançon. Une première exposition de l’artistepeintre Grazyna Tarkowska se déroule du 25 septembre au 31 octobre. 8 toiles offrent « un autre regard » sur le monde qui nous entoure à travers de portraits saisissants. A compter du 12 novembre, l’Institut Supérieur des Beaux Arts (ISBA) prend le relais avec l’exposition de plusieurs œuvres « INDUS » pour terminer l’année 2013, année de l’Industrie pour les CCI de France. CCI du Doubs 46 avenue Villarceau - Besançon 34

Bel exemple d’un esprit brillant, Michel Audiard nous a donné des dialogues de films qui ont fait le bonheur de générations de fans depuis 50 ans, « les Tontons flingueurs » entre autres. Ses formules percutantes sont dans toutes les mémoires. Son roman autobiographique est trivial et désespéré. Il nous conduit dans ses errances nocturnes où il croise des personnages hors normes, comme cet ancien CRS « recyclé dans l’inquiétude ». Il s’agit du lamento d’un homme malheureux, parfois sans mesure, donné avec sa gouaille parisienne dans un style constamment délicieux, et poignant. La formule de Chris Marker : « l’humour est la politesse du désespoir » semble faite pour lui. Jeanne Siaud-Facchin - Trop intelligent pour être heureux Éditions Odile Jacob Michel Audiard - La nuit, le jour, et toutes les autres nuits Éditions Pocket Bernard Sertout

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