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LE MAGAZINE ÉCONOMIQUE DE LA CCIT DU DOUBS

R.BOURGEOIS TOUJOURS PLUS PAGE 24

TVA : L'INQUIÉTUDE DES LIBRAIRES PAGE 28

FEMMES DIRIGEANTES

ENTREPRENDRE : ELLES ONT OSÉ !

no48 mars-avril 2012 LE SAUVAGE, HÔTEL DE CHARME PAGE 31


PAR DOMINIQUE ROY PRÉSIDENT DE LA CCI TERRITORIALE DU DOUBS

D

ès le début de ma prise de fonction en novembre 2011, j’ai souhaité réaffirmer le rôle de la Chambre de Commerce et d‘Industrie Territoriale du Doubs comme outil de proximité auprès des entreprises. En effet, il est primordial de se souvenir qu’elles confient à notre Chambre, établissement public, par l’impôt qu’elles lui versent, la mission de les représenter et de leur apporter des services. Mon programme de mandat repose sur trois piliers : créer les conditions d’une action visible de la CCIT du Doubs ; contribuer au projet de régionalisation du réseau consulaire et répondre aux besoins des ressortissants. Ils seront déployés jusqu’en 2015 à travers une série de mesures concrètes qui impliqueront à la fois les élus et les collaborateurs. Ils reposeront sur une gestion rigoureuse des budgets. Ils garantiront des moyens d’actions au service des entreprises. Au fil des mois, vos élus de la CCIT du Doubs se rendront sur le terrain pour vous rencontrer, dirigeants et partenaires de l’économie. Je me suis, pour ma part, déjà engagé dans cette voie avec plusieurs visites d’entreprises ces dernières semaines. Les commissions de travail ont, elles, d’ores et déjà traduit en plans d’actions les attentes des entreprises qui avaient été recensées. Leur mise en œuvre sera régulièrement rapportée dans votre magazine, Expression Active, qui viendra témoigner de l’action de la CCIT du Doubs et de celle des entrepreneurs . Vous êtes, chefs d’entreprise, les formidables ressources de notre territoire !

sommaire

Outil de proximité

page 04 conjoncture éco 2012, un début d'année incertain. page 06 made in Doubs… et alentours. page 8 le dossier Entreprendre : elles ont osé ! page 17 ccit en actions Les 3 orientations clés pour la CCIT du Doubs. Plan d'action Loue : préserver la ressource. Les 93 lauréats de la charte qualité 2012.

page 24 échos de l'éco. R. Bourgeois : toujours plus. Augmentation de la TVA :

l'inquiétude des libraires. Le Sauvage : hôtel de charme.

page 32 info'pratique. page 34 vu/lu.

Journal de la Chambre de Commerce et d’Industrie Territoriale du Doubs, 46 av. Villarceau, 25042 Besançon cedex, Tél. 03 81 25 25 25 Contact : expression.active@doubs.cci.fr - Directeur de la publication : Dominique Roy, président de la CCIT du Doubs - Rédacteur en chef : Sylvie Dejour-Albahary - Chef de projet : Corinne Nevière - Ont collaboré à ce numéro : Pierre Accard, Monique Clémens, Hubert Demazure, NF2 (Agence de Presse), Florence Mourey, Bernard Rerat, Blandine Sauter - Photographies : Laurent Cheviet, Daniel Nowak, Agence DER - Maquette : Magazine - Mise en page : Cécile Blary, CCIT du Doubs - Abonnement : 25 euros par an. Publicité : Michel Boucly, tél. 03 81 25 27 87. www.doubs.cci.fr - Dépôt légal : 2e trimestre 2005. ISSN : 1637-9454. Imprimerie Simon.

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conjoncture éco Cette analyse est produite par le Département « études économiques et territoriales » de la CCIT du Doubs.

2012, la confiance sera déterminante 1er semestre 2012

Présentée lors de l’Assemblée Générale du 30 janvier dernier, cette analyse de conjoncture locale présente les tendances observées dans les territoires et les filières pour apporter un éclairage ponctuel.

2e semestre 2012

1er semestre 2012

2e semestre 2012

Le Grand Besançon étendu (CAGB+) : la diversité des débouchés industriels et le poids du secteur public comme amortisseurs •U  ne année de prospérité pour les microtechniques et l’horlogerie, tirées par le dynamisme des marchés de l’aéronautique, du médical et du luxe. · Le bâtiment connaît quant à lui des difficultés en lien avec la réforme de la fiscalité des plus values immobilières, les reports d’investissement combinés aux difficultés d’accès au crédit

1er semestre 2012

2e semestre 2012

· Le chantier du tramway, s'il dynamise le secteur des travaux publics, bouscule le commerce de centre ville qui : • Optimise ses immobilisations (stocks…) • Limite les embauches a minima • Délocalise - de façon définitive ou temporaire - certaines boutiques • Développe des offres nouvelles, notamment sur internet

1er semestre 2012

2e semestre 2012

croissance

04

emploi

industrie agro-alimentaire

luxe

automobile

commerce

travaux publics

bâtiment

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1er semestre 2012

L’agglomération de Montbéliard et l’Aire Urbaine (PMA+) : un territoire de plus en plus ouvert

2e semestre 2012

1er semestre 2012

2e semestre 2012

• Avec la gare TGV, c’est la fluidité des affaires qui s’en trouve bouleversée, les échanges démultipliés. Tandis que l’incertitude automobile en Europe pèse sur le territoire, l’ouverture de nouveaux sites de production horlogère sur le Canton du Jura confère à la Suisse voisine un impact croissant • Au niveau du commerce : les fêtes de fin d’année et le début des soldes font que la situation est plutôt bonne, proche sans doute de celle de l’agglomération bisontine avec, en plus, les effets positifs du Marché de Noël.

Pays Horloger : une industrie en proie au doute…

1er semestre 2012

2e semestre 2012

1er semestre 2012

2e semestre 2012

L’industrie du Pays Horloger bénéficie de moins en moins de la Suisse en tant que marché. La difficulté de maintenir les compétences fait désormais partie du paysage. Au final, le développement des entreprises bloque sur une capacité de production limitée par le déficit de main d’œuvre. La question du développement de la production industrielle sur des territoires moins exposés aux attraits du travail frontalier est désormais clairement posée. … et un commerce qui se développe Parmi les projets, la transformation d’un bâtiment de 3000 m² dont l’ouverture est programmée fin 2012 sur Morteau.

SUISSE ET ALLEMAGNE, La Suisse horlogère surfe sur la crise - 2012 s'annonce comme une nouvelle année de croissance. La croissance en Allemagne (3% en 2011) résiste, et avec elle l'Euro.

Haut-Doubs : un dynamisme commercial exceptionnel • Les soldes d'hiver ont démarré sur un rythme extrêmement rapide. On parle d’une hausse de 30% par rapport à la même période de 2011. • Le bâtiment devrait bénéficier du pouvoir d’achat des travailleurs frontaliers et de la zone Scellier sur Pontarlier.



Ce qu’on peut retenir Zone frontalière exceptée, où la prospérité de la Suisse

horlogère poursuivera son impact, le scénario qui se dessine est celui d’une stagnation au premier semestre suivie d’une reprise au deuxième. La confiance des entreprises et des ménages sera le facteur clé de cette année 2012, au niveau global et au niveau local. Dans ce contexte, pour les entreprises, l’investissement pourrait être un choix judicieux, tourné vers l’avenir. Et ceci malgré la baisse des montants de prêts consentis, la hausse des taux et, des critères d’éligibilité durcis. Les entreprises qui relèveront ce pari devront convaincre plusieurs banques pour un même projet pour des montants moins importants et, travailler des ingénieries financières innovantes.

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... et alentours le pâté en croûte Baud récompensé À Besançon la pâtisserie Baud est depuis plusieurs générations une véritable institution familiale créée et développée par la « dynastie » Baud. Son magasin, Grande Rue, est le rendez-vous des gourmets « acros » à la qualité des produits : sucrés, salés, cuisinés, chocolatés, glacés, chauds, froids. Nouveau challenge remporté par Pierre Baud, Raphaël Regnier et leur équipe : leur participation au championnat du monde du pâté en croûte, disputé à Tain l'Hermitage, devant un jury composé de Pierre Troisgros, Regis Marcon, Fabrice Brunet, Pierre Leprince, cuisiniers

pipe et couteau en bruyère

Les deux vont si bien ensemble. On imagine facilement qu’un fumeur de pipe soit aussi un homme à aimer les couteaux. L’une dans la poche de la veste, l’autre dans la poche du pantalon. Cette parure est signée Chacom, l’entreprise emblématique de Saint-Claude, la capitale mondiale de la pipe. Elle est le fruit d’un partenariat avec l’atelier de coutellerie à l’origine de la création du Morézien, le célèbre couteau au manche en forme de J comme Jura. Morez et Saint-Claude se sont donné la main pour une création originale et pertinente. Le manche du couteau, comme la pipe, sont en bois de bruyère. La parure existe en six coloris différents.

Meilleur Ouvrier de France (M.O.F.). Le pâté (une recette octogénaire) subtil cocktail de veau, cailles façon ortolans, légumes du jardin de Pierre Baud, aligoté de Vosne Romanée, jambon de chez Belot, gelée maison, écrin de pâte feuilletée, s'est classé 4 e, remportant une médaille en chocolat prometteuse d'avenir. Le jury a apprécié, couronné le fabuleux pâté bisontin signé « Baud ». La revanche d'une tradition goûteuse dont la pâtisserie bisontine peut s'enorgueillir et les gourmets se réjouir. sur www.baudbesancon.com

skis en bois pour bambins Cet hiver, la marque Wed’ze, distribuée par Décathlon (sports de glisse sur neige), s’est enrichie d’un produit original fabriqué par l’entreprise Marotte de Passenans dans le Jura. Le Baby Uski est une paire de skis d’apprentissage en bois. Les techniques d’usinage du bois, c’est la spécialité de la PME dirigée par Damien Marotte (quatre générations à la tête de l’entreprise). Ensemble, Wed’ze et Marotte ont développé un produit résolument original, malin et écologique. Le Baby Uski permet aux parents de faire découvrir à leurs enfants leurs premières sensations de glisse, sans contrainte. Pas besoin de chaussures de ski ; l’enfant, aidé de ses petits bâtons, pourra pratiquer en après-ski grâce à une fixation multipointures. Et lorsqu’il sera fatigué, il pourra se reposer grâce à un petit siège qui viendra se clipser sur les fixations, transformant les skis en un mini traîneau. Un système d’ergots le long des champs du ski rempli le rôle d’anti recul. Le Baby Uski a fait l’objet d’une démarche globale d’éco-conception. Le ski est en bois PEFC (bois issu de forêts gérées durablement). Les décors sont réalisés par gravage, les vernis respectent l’environnement, les fixations sont en plastique 100 % recyclable. Le packaging lui-même a fait l’objet de la même attention. Le Baby Uski, disponible dans les magasins Décathlon et sur le site de la marque, connaît déjà un beau succès. sur www.wedze.com

sur www.pipechacom.com 06

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le gâteau du TGV Pâtissier renommé de la Cité des Princes, Sébastien Pawly a non seulement du talent mais le sens de la créativité. En célébrant l'arrivée du TGV, l'artiste de la gourmandise sucrée a tapé dans le mille en créant un entremets montbéliardais. Le « Paris Montbéliard », succulente superposition de choux croquants, d'un financier au chocolat à la crème mousseline pralinée, parsemé de chocolats blancs et beurre de cacao, décorés par de jolis dessins à la gloire de Cuvier, du château, du Temple St. Martin, de la pierre à poissons, illustre de façon parfaite, esthétique et gustative, la renommée de la ville. Une première dégustation festive, à la fameuse pâtisserie de la place Denfert, a mis le gâteau en vedette. Les invités se sont régalés, réservant une « standing ovation » à son auteur et à son équipe. En attendant qu'il soit proposé aux passagers du TGV, en dégustation à 320 km heure, le « Paris Montbéliard » a battu le record de la qualité gastronomique. Tél. 03 81 91 01 68

la poivrière bois de PSP Dirigé par Jean-Claude Fornage, PSP est le leader mondial des poivrières et salières haut de gamme. Dans son usine de Quingey (Doubs), le groupe fabrique chaque année quelque 3 millions de ces objets qui ornent les plus grandes tables de la planète. Quand il a quitté la direction de Stanley à Besançon, Jean-Claude Fornage a repris la licence de fabrication des mécanismes des moulins à poivre. Dans la foulée, il a persuadé la famille Peugeot de revenir dans l’aventure des moulins qui porte son nom. En janvier 2012, PSP a lancé un nouveau modèle – entièrement blanc et laqué, dans sa célèbre gamme Paris. « Cette ligne est emblématique, c’est la plus vendue dans le monde. » Aymeric Géant, directeur commercial et marketing de PSP, explique que les moulins de la gamme Paris sont fabriqués en hêtre, issu de forêts franccomtoises certifiées PEFC, donc gérées durablement. « Le hêtre vient de notre terroir, son toucher chaleureux procure une richesse de perceptions à l’utilisateur, un côté tactile, sensuel. » Pour Aymeric Géant, les qualités intrinsèques de ce bois autorisent de nombreuses finitions et un laquage du meilleur effet.

les tableaux chauffants de Thermopan

Oubliez les radiateurs disgracieux. Ceux-ci sont minces, élégants, et ils s’affichent fièrement dans l’habitat. Installée à Frasne (25), la société Thermopan est la filiale française du groupe suisse du même nom. Ses tableaux chauffants bousculent toutes nos conceptions du chauffage individuel. La technique est ici celle de « l’infrarouge long ». L’électricité est convertie en rayonnement électromagnétique, comparable à celui du soleil. Ces rayons infrarouges sont doux et ne doivent pas être confondus avec les rayons UV agressifs. Contrairement aux radiateurs par convection, ce rayonnement possède la particularité de chauffer les objets, les murs et les corps qu’il rencontre, sans chauffer l’air. Une chaleur saine et confortable se fait sentir en quelques minutes et la température ne chutera pas au moindre courant d’air. Côté déco, c’est le client qui décide. Il peut choisir parmi les visuels proposés par Thermopan, mais il peut aussi faire imprimer ses propres images en haute définition, quel que soit le format des panneaux. Une révolution est en marche. sur www.thermopandiffusion.com

sur www.peugeot-moulins.com 07


Christine-Noëlle Baudin P-DG de SBCI à Baume-les-Dames

Anne Auperpin directrice de l'usine Nestlé à Pontarlier

Véronique Brunet gérante de l'Imprimerie du Square à Besançon

Asma Zerouali-Bardai, créatrice et gérante de Nephtys à Besançon et Pontarlier Joëlle Verdier P-DG de Stainless à Dannemarie-sur-Crète

Alice Sancey-Richard gérante, à la retraite, de la Fromagerie du Mont d'Or à Métabief

Brigitte Mairot directrice générale de Mairot béton à Mathay

« la première motivation est rarement l’argent, c’est avant tout un souhait d’épanouissement » Danièle Dulmet, déléguée régionale aux droits des femmes et à l’égalité. 8

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le dossier FEMMES DIRIGEANTES

Entreprendre : elles ont osé ! En France, on peine à faire connaître et à reconnaître le travail des femmes qui entreprennent, alors que 30 % des créateurs d’entreprise sont des créatrices. Dans le Doubs, comme ailleurs, ce sujet de société évolue doucement. De nouvelles initiatives bousculent les idées reçues. Rencontres avec sept dirigeantes.

1965

 : droit de travailler sans l’autorisation de son mari. 1975 : droit de créer une entreprise sans l’autorisation de son mari. Janvier 2011 : la loi Copé-Zimmermann stipule que les femmes devront représenter 40 % des conseils d’administration en 2017. La place des femmes dans l’entreprise ou à la tête de celleci est un sujet récent. Investie en faveur de la condition féminine depuis 30 ans, Danièle Dulmet est devenue déléguée régionale aux droits des femmes et à l’égalité en Franche-Comté en 1999. « Au départ, on travaillait de façon très empirique. Aujourd’hui, nous avons davantage de données sur l’entrepreneuriat des femmes, même si la première thèse sur ce sujet ne date que de janvier dernier*. » Fait admis depuis quelques années : les femmes ont autant envie de créer que les hommes. Pourtant, elles représentent à peine 30 % des entreprises créées au niveau national. Taux qui avoisine les 26 % en FrancheComté ; un chiffre s’expliquant logiquement par le moindre nombre de créations dans la région E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 4 8 | MAR S-AV RIL 2012

Les femmes et par le contexte local. Comme ont autant envie de créer que les l’explique Danièle Dulmet  : « la région hommes est tournée vers l’industrie… or, les femmes sont plus diplômées que les hommes mais surtout dans le tertiaire. Il y a donc inadéquation entre la formation et les possibilités de créer. Autre point, la moyenne nationale des femmes dans les écoles d’ingénieur s’élève à 25 %, elle est de 13 % en Franche-Comté. À cela s’ajoutent des freins sociétaux et culturels. » La délégation mène donc un travail de fourmi pour faire évoluer les mentalités. Elle propose, par exemple, des expositions telles que « La tête de l’emploi » pour lutter contre les stéréotypes dès le milieu scolaire et souhaite intervenir dans les écoles d’ingénieur ou de management pour amener les jeunes femmes à se projeter en tant que dirigeante. Son cheval de bataille : rassembler les organismes et les structures dans une optique première de communication. « Nous voulons montrer que les femmes sont aussi compétentes et nécessaires à la vie économique 09


le dossier Je m’épanouis et je fais enfin ce qui m’intéresse : des phrases récurrentes chez les créatrices.

et que nous avons besoin de ce vivier.  » En 2006, la Franche-Comté est ainsi la première région à lancer un concours : « Entreprendre au féminin », avec la plateforme d’accompagnement Doubs Initiative. « L’ambition était à la fois de donner une visibilité aux aides existantes, dont le fonds de garantie à l’initiative des femmes (FGIF), de sensibiliser les acteurs, de mettre en lumière les créatrices d’entreprise et d’en inciter d’autres à oser… », résume Philippe Vogne, directeur de Doubs Initiative. L’action a porté ses fruits : le taux de créatrices d’entreprise accompagnées par Doubs Initiative est passé de 28 % en 2006 à 44 % aujourd’hui. Une augmentation également due à la formation des conseillers, car les approches inégalitaires se manifestent régulièrement : «  et votre mari, il nous rejoint quand ? demande un banquier à une créatrice d’entreprise », relate Philippe Vogne. Il faut dire que les femmes, elles-mêmes, se mettent des freins, notamment sur l’investissement, ce qui limite l’envergure de leur projet. La conciliation vie professionnelle - vie familiale reste essentielle et sur le volet accompagnement, les femmes ont besoin d’être confortées dans leur projet. Autre constat

à l’échelle locale et nationale, les femmes créent davantage dans les secteurs des services aux particuliers et du commerce et les profils sont de plus en plus des moins de 25 ans souhaitant s’installer dans des métiers techniques ou, des plus de 55 ans, auparavant salariées. Comme le souligne Danièle Dulmet, « la première motivation est rarement l’argent, c’est avant tout un souhait d’épanouissement, de concilier vie professionnelle et vie familiale mais aussi d’apprendre de nouvelles choses. » Une fois le pas franchi, les chefs d’entreprise des deux sexes partagent les mêmes préoccupations, font face aux mêmes responsabilités. Et même si les femmes managent davantage en équipe que les hommes, l’isolement s’avère aussi fréquent, d’où l’intérêt de systèmes de parrainage ou de réseaux professionnels, féminins ou mixtes, tel que dooRezo, celui de Doubs Initiative sur www.doubs-initiative.fr * « Le processus entrepreneurial des femmes en France », Typhaine Lebègue, docteur en sciences de gestion.

A G R O -A L I M E N TA I R E

Anne Auperpin, pur produit Nestlé Entrée chez Nestlé aussitôt son diplôme en poche, Anne Auperpin a gravi les échelons et multiplié les casquettes au sein du groupe avant de revêtir celle de directrice de l’usine de Pontarlier fin 2010.

Je voulais entrer chez Nestlé et, dès le départ, mon ambition était de devenir directrice d’usine… ». Anne Auperpin est du genre déterminé. Arrivée dans le groupe agro-alimentaire dès sa sortie de

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l’Institut national agronomique de Paris, cette ingénieure-agronome de 40 ans a atteint son objectif en décembre  2010, en prenant les rênes de l’usine Nestlé de Pontarlier, vaisseau de 340 personnes d’où sont sorties, en 2011, 53 610 tonnes de boisson instantanée chocolatée et de poudre à base de café. «  La direction d’usine est un poste à la fois intéressant et complet, explique Anne. Je gère des hommes, des machines et des produits. Je dois m’assurer que l’usine remplisse sa mission de production, tout en alignant sa stratégie sur celle de l’activité et en travaillant à notre intégration dans le tissu social et économique local. » Un poste multifacette auquel Anne Auperpin est parvenue après quinze ans chez Nestlé. Audit interne, division des

produits laitiers frais, expert technique produit… Elle a fait son petit bonhomme de chemin sans quitter des yeux son objectif de départ : « J’ai besoin de faire quelque chose qui me plaît et je n’ai jamais caché mes aspirations. Certes, les entreprises ont besoin d’être rassurées sur les capacités des femmes à occuper les postes de direction, mais c’est important que ces dernières soient claires sur leurs objectifs, l’ambition n’est pas une tare. » Passionnée par le management, Anne aime développer ses équipes et les rendre autonomes, « savoir faire avancer tout le monde sans que personne n’ait un sentiment de contrainte ». Car pour la directrice, « l’autorité est naturelle, ce n’est pas une question de sexe. Être une femme ne change donc rien au quotidien et, au milieu des hommes, cela peut être un atout parce qu’on vous remarque plus vite… Mais si vous n’avez pas les compétences, on ne vous fait pas de cadeau. »

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le dossier

FEMMES DIRIGEANTES

CARTONNAGE

Christine-Noëlle Baudin, s’accomplir dans une boîte Christine-Noëlle Baudin est une chef d’entreprise épanouie. Après avoir enseigné le droit et l’économie, elle a repris les rênes de la Société Baumoise de cartonnage et d’impression (SBCI) créée par son beau-père.

U

n accident de santé contraignant son mari à interrompre son activité, elle a mis ses « connaissances

théoriques en pratique » et s’est « très vite impliquée dans la vie l’entreprise et de la filière. » P-DG de SBCI depuis 22 ans, ChristineNoëlle Baudin dirige également Cartonnages Pfahrer, une entreprise de Morteau rachetée voici 6 ans, afin de proposer une offre globale et décupler les savoir-faire. Elle est également présidente du Comité français de l’emballage papier-carton (filière qui représente 620 entreprises et 5,6 Md€ de chiffre d’affaires), membre du Comité exécutif du cartonnage pliant européen et du Comité économique, social et environnemental de FrancheComté. De multiples casquettes qu’elle porte avec aisance et enthousiasme. « Quand on a la chance d’accéder à des instances nationales et internationales, on bénéficie d’une vision macro et microéconomiques et d’une connaissance des enjeux. Cet engrenage vivifiant et exaltant a des avantages collatéraux, on prend du recul, on fournit des réponses adaptées aux clients et on responsabilise les collaborateurs auxquels on délègue. Le chef d’entreprise ayant les yeux rivés sur ses tableaux de bord, il doit écouter les avis et s’ouvrir. » Pour elle, la clé d’une entreprise qui dure, c’est l’adaptabilité et l’appropriation collective des projets. Une stratégie qui a porté ses fruits et a établi sa crédibilité. « Never without men » « Rien sans les hommes » souligne le slogan de la société. sur www.sbci.fr



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le dossier

84 %

CARRIER

Brigitte Mairot, carrier de père en filles

des femmes sont

Bercées par l’ambiance de la carrière Mairot Robert, Brigitte Mairot et ses sœurs ont emboîté le pas à leurs parents. Elles font perdurer et grandir l’entreprise familiale. Interview. Prendre la suite de vos parents à la tête de la société d’exploitation de carrières, une évidence ? Brigitte Mairot : Non, après mes études de droit, mon objectif était de diriger une agence bancaire. Quand mon père a pris sa retraite en 1985, il a proposé à ses filles de reprendre le flambeau. Pour nous, il était primordial de continuer le chemin parcouru par nos parents. Pour compléter l’activité, nous avons créé Mairot Béton, en 1989, une fabrique de béton prêt à l’emploi. Aujourd’hui, Martine, l’aînée, est directrice du service transport, Sylvie, la cadette, est directrice du service administratif et j’assure la direction générale. Je n’ai jamais eu envie de changer de voie et la Légion d’honneur que j’ai reçue est une reconnaissance du travail familial. Faire carrière dans l’univers des carriers, est-ce difficile pour une femme ? BM : « Que va devenir l’entreprise ? » disaient les gens quand mes parents ont eu trois filles… Nous sommes toujours là ! Ce n’est pas une revanche mais une fierté. Je n’ai jamais rencontré de problèmes relationnels avec les salariés, les clients ou les fournisseurs. Mes sœurs et moi étions déjà connues, le changement s’est fait naturellement, notre père était présent pour nous conseiller mais il nous a laissé prendre nos décisions. Rapidement, nous avons modernisé l’entreprise : mise en place de l’activité de transports, ouverture d’une deuxième carrière, installation de l’informatique… jusqu’à la construction d’une centrale à béton en 2010.

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satisfaites d’avoir fait le choix de diriger une entreprise

71 % pensent qu’il n’est pas plus difficile pour une femme de diriger une entreprise Quel chef d’entreprise êtes-vous ? BM : J’essaye d’être à l’écoute car le relationnel est primordial. Pour moi, la réussite d’une entreprise rime avec pérennité et fidélité. Les nombreux développements ont permis de doubler les effectifs et de réaliser un chiffre d’affaires de 8 M€. Depuis quelques années, il faut se battre pour décrocher les chantiers. Heureusement, nous n’avons jamais eu à licencier. La gestion est aussi plus complexe : normes, sécurité, environnement… J’ai suivi des formations et je fais partie du conseil des prud’hommes de Montbéliard. En tant que présidente de la section industrie, je suis au fait des questions sociales car, sans connaissances sociales, on ne peut pas diriger une entreprise. Je suis également toujours disponible pour participer à des rencontres, échanger et défendre les PME françaises. sur www.carriere-mairot.com

80 % pensent qu’il n’est pas plus difficile pour une femme d’accéder aux marchés, à la clientèle Étude l’entrepreneuriat au féminin dans les PME et TPE françaises - APCE – Agence pour la création d’entreprise/TNS Sofres, 2007.

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le dossier

FEMMES DIRIGEANTES

SOINS

Asma Zerouali-Bardai, créatrice de bien-être L’envie de créer son entreprise, Asma Zerouali-Bardai l’a caressée du bout des doigts pendant des années avant de la saisir à bras-le-corps, à 30 ans, et d’ouvrir un premier hammam sous le nom de sa marque, Nephtys. J’ai toujours eu envie d’être seule décisionnaire, confie Asma ZeroualiBardai. Mais hors de question de me lancer à l’aveugle, j’ai donc énormément défriché avant de franchir le pas : étude de marché, recherche de financements… » Son idée de départ ? Un hammam-spa avec des soins pour tous les budgets. « Je tiens à cette clientèle variée et mixte, le bien-être doit être à la portée de tous, d’où des prestations entre 15 € (une heure de hammam) et 750 € ». Belle philosophie qui a pourtant eu un peu de mal à voir le jour : « J’avais beau avoir une étude de marché bien ficelée, j’étais jeune, d’origine étrangère, peu expérimentée, mon activité était assez méconnue, je faisais venir des matériaux marocains… Je n’entrais dans aucune case. » Des difficultés surmontées brillamment avec l’ouverture d’un premier hammam à Besançon en 2009 et l’obtention du 2e prix du concours Entreprendre au féminin, la même année. « Ce prix a été un coup de pouce formidable en matière de communication, l’activité a démarré très vite ! », poursuit Asma. Un succès qui a abouti à l’ouverture d’un second hammam à Pontarlier en 2011. « Désormais je souhaite me consacrer à l’essor

de la marque Nephtys via des franchises, consolider l’activité afin de la pérenniser. J’arrive à un moment où il faut choisir entre un développement aux quatre coins de la

France et ma stabilité familiale. C’est ça aussi être une femme à la tête d’une entreprise. » sur www.hammam-nephtys.fr

72 % des femmes ont pour objectif d’assurer leur propre emploi, contre 62 % des hommes. 71 % ont une clientèle de particuliers et 63 % de proximité. Plus de la moitié des femmes ont investi moins de 8 000 € pour mettre en place leur projet. Les créatrices d’entreprise – APCE, 2009.



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le dossier FROMAGÈRE

Alice Sancey-Richard, une voie lactée En épousant Maurice, Alice Sancey-Richard a aussi épousé sa profession : fromager. Employés durant quelques années, ils reprennent la fromagerie de Métabief en 1961, fabriquant et vendant des fromages au lait cru de montagne. Entre la fabrication et la vente, il faut travailler tous les jours. Mais lorsque l’on fait ce qu’on aime et que l’on travaille pour soi, on ne compte ni son temps ni son argent ! », explique Alice qui a pris sa retraite l’année dernière, à 75 ans, confiant les rênes de la Fromagerie du Mont d’Or à ses quatre enfants. Trois garçons et une fille qui ont rejoint les rangs plus ou moins rapidement. « Travailler en famille est une chance, l’implication et la solidarité sont plus fortes. Les deux aînés sont arrivés après le décès de leur père en 1981, ça a été une évidence. » Évidentes aussi, selon elle, les bonnes idées d’Alice

pour développer son activité. Comme l’invention du Petit Sancey « pour proposer du fromage à pâte molle et faire entrer de l’argent frais, parce que le comté, c’est de l’argent qui dort en cave d’affinage » ou l’ouverture d’une galerie dédiée aux touristes. « Les gens ont toujours été très curieux, s’amuse-t-elle. Mais les faire entrer n’est ni pratique ni hygiénique ». Modeste, Alice a quelques fiertés, la Légion d’honneur reçue en 2011 et le « yaourt d’Alice », clin d’œil de ses enfants. sur www.fromageriedumontdor.com

HAUTE TECHNOLOGIE

Joëlle Verdier : une solide ascension professionnelle En 1982, Joëlle Verdier entre chez Stainless, société de distribution de produits métalliques haut de gamme pour l’industrie, comme secrétaire de direction. En 2010, elle est nommée P-DG et se retrouve à la tête de près de trente salariés.

S

i cette chef d’entreprise se dit « satisfaite de son évolution de carrière », une telle progression ne faisait pas forcément partie de ses ambitions : « Au départ, je recherchais une petite entreprise polyvalente, avec l’objectif de me sentir bien dans mon poste. » Vite intégrée, Joëlle est orientée vers la fonction commerciale… elle y prend goût et devient responsable commerciale de la branche médicale, premier marché de Stainless. Mais, historiquement implantée en région parisienne, sa société emménage en 2004 en Franche-Comté et plus précisément à Dannemarie-sur-Crête, région active dans le secteur des microtechniques. Joëlle Verdier suit le mouvement et ne le

regrette pas : « C’est une réussite au niveau professionnel et personnel. Ici, on se sent vraiment partie prenante du tissu économique local. Lors de notre arrivée, la CCI du Doubs nous a soutenus et accompagnés à tous les niveaux, c’est vraiment appréciable. » Devenue P-DG, elle n’abandonne en rien sa fonction de responsable commerciale : il est primordial à ses yeux de rester en contact avec les clients. Comme pour chacun de ses postes, elle s’installe dans la durée, histoire de « trouver le bon positionnement et de s’imposer par les compétences et l’honnêteté professionnelle. » Aujourd’hui engagée dans une stratégie de développement à l’export, Joëlle Verdier

tient aussi à participer à la vie économique. Elle fait partie du jury du dispositif « Visa Reprise » de la CCIT du Doubs, le d ispositi f d’aide à la reprise de PMIPME. sur www.stainless.eu


FEMMES DIRIGEANTES IMPRIMEUR

Véronique Brunet imprime sa marque À la tête de l’Imprimerie du Square à Besançon, Véronique Brunet marche dans les pas de sa mère, sur un chemin imprévu, mais qui lui va comme un gant. Interview. Vous vous destiniez à l’enseignement du français à l’étranger, pourquoi avoir rejoint, à 28 ans, l’imprimerie de votre mère ?

materner ni me surveiller, elle est toujours disponible. Mais il y a des inconvénients, on n’a pas avec sa mère les mêmes relations qu’avec un employé et nos caractères étant très différents, il faut composer !

Véronique Brunet : Son associé a pris sa retraite fin 1999, elle ne savait pas si elle devait racheter ses parts ou vendre l’imprimerie. Je lui ai proposé de venir l’aider ponctuellement. Mais mon mari m’a convaincue de ne pas faire les choses à moitié : j’ai racheté les parts et me suis lancée dans l’aventure. J’ai vite compris que mes capacités étaient dans la gestion l'administratif, la relation clients et fournisseurs… des choses que n’affectionnait pas ma mère. Les rôles se sont repartis naturellement et j’ai pris la direction de l’imprimerie tout aussi simplement. Quels avantages et quels inconvénients y a-t-il à travailler dans une petite structure familiale ? VB : Tout dépend de l’ambiance ! Ma mère m’a toujours laissé faire, même lorsque j’ai modernisé l’imprimerie. Aujourd’hui, elle

L’imprimerie est un univers masculin, comment avez-vous fait votre place ?

estime que sans tout cela, elle aurait mis la clé sous la porte. Clément, notre graphiste depuis 11 ans, est le seul garçon. Arrivé à 16 ans, c’est comme s’il faisait partie de la famille. Ma mère, à la retraite depuis 3 ans, vient presque tous les jours, sans me

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VB : Comme j’étais jeune et inexpérimentée, je me suis déguisée avec un tailleur pendant quatre ans pour paraître crédible ! J’avais l’impression de devoir être deux fois plus persuasive. Ce n’est pas rare que l’on demande à parler « au patron » et, parfois, les clients veulent avoir l’avis de « la dame », ma mère, plus âgée, donc plus expérimentée… J’aime le travail bien fait, je ne lâche rien et je sais m’adapter, ces atouts m’ont permis d’acquérir confiance et assurance. sur www.imprimerie-du-square.com

15


Professionnels du tourisme avec

Intégrez une démarche qualité • Accueil des visiteurs, • Qualité des prestations, • Respect de l’environnement • Promotion de l’identité régionale Les membres bénéficient d’actions promotionnelles collectives. Grand Vert assure notamment sa présence en Alsace à travers des salons et des événements. contact : grandvert@doubs.cci.fr

La Maison de l'économie en travaux À compter du 16 janvier et jusqu'au 30 avril 2012, la Maison de l'économie est en travaux pour effectuer la mise aux normes nécessaire à l'accueil des personnes à mobilité réduite. Contact : 03 81 25 26 48

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ccit en actions ENJEUX

Les 3 orientations clés pour la CCIT du Doubs

ont été présentées par le Président Dominique Roy, lors de l'assemblée générale du 30 janvier. actions conduites par la CCIT en faveur des entreprises. Pour permettre un suivi politique régulier chaque membre du Bureau devient un référent thématique ou territorial des actions de la CCIT.

1

Créer les conditions d’une action visible pour les entreprises

« C’est répondre en permanence et de façon claire pour les entreprises à la question : « une CCIT, à quoi ça sert ? » c'est aussi mobiliser et impliquer fortement les élus pour en faire les ambassadeurs de notre action » a déclaré le président Dominique Roy. Un temps d’échanges d’une heure entre membres titulaires et associés, juste avant l’Assemblée Générale, a été mis en place dès ce début d’année. Il sera l’occasion d’informer les élus des

357

adhérents au dispositif Alerte Commerce SMS En savoir + 03 81 25 26 50 

2

Contribuer au projet de régionalisation du réseau consulaire

« Il s’agit de développer les partenariats reconnaissants à chacun ses savoir-faire et de ne pas empiler les mille-feuilles : nous n’avons plus les moyens de le faire. » Garantir la représentation des ressortissants de la CCIT du Doubs - affirmer la place particulière du Doubs dans l’économie régionale (un peu plus de la moitié de son poids économique), - assurer une équité de traitement en étant un leader affiché sur les sujets qui concernent

particulièrement le Doubs : le transfrontalier et la Suisse, le luxe, les microtechniques, l’automobile, en utilisant la capacité unique de la Chambre à porter financièrement des projets importants. Nous devons mobiliser toutes les énergies du Doubs dans le portage des schémas sectoriels régionaux et plus particulièrement du schéma industrie. Il y a un grand projet de pôle régional de développement industriel qui sera l’interlocuteur naturel du Conseil régional compétent en matière de coordination économique. Il faut enfin assurer un appui politique permettant de régionaliser ces moyens notamment en s’appuyant sur des relations particulières que nous avons déjà expérimentées. Assurer une gestion rigoureuse des budgets « L’enjeu, c’est de conserver la capacité d’agir malgré la baisse de ressource fiscale »

Il s’agit de renforcer la gestion rigoureuse des services. Pour cela un plan d’économie est en cours d’élaboration. Nous devons, nous aussi, nous remettre en cause et nous remettrons en question le catalogue produits.

3

Répondre aux besoins des ressortissants

Services, projets et accompagnement des entreprises quel que soit leur secteur d’activité, tels sont les trois axes majeurs autour desquels l’action de la CCIT s’articulera durant le mandat. La question des investissements matériels (équipements structurants) ou immatériels (formation) est aussi à l’ordre du jour et sera traitée. Enfin, l’information des entreprises du département sera accentuée avec la reprise de cycles de conférences sur les grands thèmes économiques actuels.

EXPRESSION ACTIVE :  RECEVOIR GRATUITEMENT LA VERSION NUMÉRIQUE Vous pouvez recevoir gratuitement votre magazine, Expression Active, dans votre boîte mail, en version numérique, en vous inscrivant en ligne sur www.doubs.cci.fr 17


ccit en actions ACTUS BANQUES-ENTREPRISES : LE RECOURS AU CRÉDIT EN PROGRESSION

Selon le directeur régional de la Banque de France, Patrick Bernard, « la distribution du crédit est depuis un an sensiblement plus dynamique dans le Doubs que sur le territoire national (9 % contre 5,4 %) ». Une observation attentive permet cependant de noter que

la progression d’encours de crédit concerne surtout les entreprises de grande taille. Elle est en revanche plus faible pour les PME-TPE qu’au niveau national.

Transports routiers : une situation qui se dégrade Le coût du gasoil, le cabotage illégal des entreprises étrangères sur le territoire, l’emploi de chauffeurs étrangers par des transporteurs français sont autant de préoccupations évoquées par François Mercier, secrétaire général de l’Otre/Unotre Franche-Comté Bourgogne et Marie-Françoise Roumet de Dominici, déléguée régionale FNTR Franche-Comté. Le secteur du transport routier est selon eux « fragilisé » avec de plus une activité ralentie. Marie-Françoise Roumet de Dominici demande un allégement des charges pesant sur le

coût du travail et rappelle que la FNTR se bat contre la libéralisation totale du cabotage depuis son ouverture à la Roumanie et à la Bulgarie. « La mise à l’heure européenne de la réglementation française » fait aussi partie des revendications tout comme une fiscalité nouvelle puisque, rappelle-t-elle, « le secteur routier est 4,5 fois plus fiscalisé que la moyenne de l’économie française ». Enfin, la FNTR souhaite une vision plus positive du camion « en tant qu’acteur économique des territoires et agent d’un service indispensable aux populations.»

ZOOM

Plan d'action Loue : préserver la ressource La CCIT du Doubs s’implique. Objectif : sensibiliser puis accompagner les entreprises

La Loue a connu depuis avril 2010 des épisodes de mortalité anormale au sein de la faune piscicole. Cette situation a conduit à une mobilisation générale afin de rechercher les causes de cette surmortalité. Parmi les facteurs identifiés figure la pollution générale du cours d'eau, qui peut être due en partie aux rejets des professionnels. Des actions sont conduites 18

actuellement au niveau de l'agriculture, des rejets des stations d'épuration, des communes et des particuliers. En ce qui concerne les rejets des professionnels hors agriculture, il semble nécessaire d'améliorer la connaissance des problématiques de rejets des effluents non domestiques et de sensibiliser certains établissements aux bonnes pratiques. Le projet de la CCIT du Doubs pour la Loue s'inscrit dans la lignée des actions déjà conduites dans le domaine de la réduction des rejets diffus des entreprises. Sur 2012 et 2013, une analyse des

données et la définition de priorités seront établies en recensant les établissements présents dans le sous-bassin hydrographique de la Loue (184 communes concernées, dont 20 dans le Jura), pour réaliser ensuite un état des lieux des pratiques puis mettre en œuvre des visites de sensibilisation dans les entreprises afin de les accompagner dans leurs évolutions. Le coût prévisionnel du projet est de 120 000 €, la CCIT du Doubs y consacrera 24 000 € aux côtés de l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse et du Conseil régional de Franche-Comté.

Je ne peux que saluer le projet de la CCIT. C’est important que l’ensemble des acteurs se mobilise par rapport à cet enjeu de préservation de la ressource en eau. » Pascale Humbert, directrice de la Direction Départementale des Territoires du Doubs et Chef de la mission interservices de l’eau.

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ccit en actions

Les 93 lauréats de la charte qualité 2012 • Arnaud et Didier Musy, Musy Traiteur, Amancey • Yannick Previtali, Pompes Funèbres Previtali, Ornans

Pays de Montbéliard AUDINCOURT

• Elise Antoine, Salon Mylord • Isabelle Beji, Epoques et Styles Déco • Blandine Dupont, Optic 2000

Les lauréats - Pontarlier Mont d'Or

Pontarlier Mont d’Or PONTARLIER CENTRE

• V irginie Boichut, Mod Style • Georges Bonnet, Bonnet Traiteur

• Christophe Erard, Optique Erard

Val de Morteau

BESANCON QUARTIERS

• Christophe Jaccachoury, Netsoluce

• Jacques Belin, Purement Chocolat

• David Monnin, Garage Renault

• Saïd Alouza et Julien Rota, Espace Cuisine

• Michel Bitard, Century 21

• Raphaël Tissier, Optique Tissier

• Sébastien Arnoux, Aux Délices du Val,

• Gaëlle Bourgeois, Auto-Ecole Bourgeois

Morteau et Villers-le-Lac

• Albert Cramaro, Chaussures Cramaro

BART

• Alain Ricot, La Passion des Pains

• Sophie Sandri, Boutique 20/20

• C atherine Buhler, Fémina

• Martine Jacquet, Le Chalet Jacquet

• Frédéric Buliard, Assurances Chardon

• Philippe Jeanmonnot, Bobby Sport Aventures

• Christelle Carmillet, Simplement Chocolat

• Christophe Petit, Parfumerie Anne-Charlotte

GRAND BESANCON

MANDEURE

• A line Chevalier, La Beauté dans l’Hair

• Sylviane Simon, Mad’Boutik

• François Nicod, Pharmacie Nicod, Franois

• Thierry Kisel, CIMM Immobilier

• Sylvie Dabère, La Douceur en Couleur

• Cédric Valion et Alexandre Bonnet,

• Lucie et Cédric Couvreur, Le Moulin à

• Brigitte Germain, Luminaires Germain

Morteau Immobilier

• Thomas Gresset, Optique Gresset - Optic 2000 • Philippe Jeanmonnot, Sport Aventures • Chantal Lutique, Ecrin de Femme

MATHAY

Légumes, Valdahon • Claire Metadieu, Laurenzo Serreti, Saint-Vit

Grand Besançon

• Manuel Barbosa, Point S

• Yannick Thouesny, V.A.I, Roulans MONTBÉLIARD

• Cyrille Mattera, L’Immobilier Pontissalien

BESANÇON CENTRE

• Nicole Merel, PAP Huguenin,

• Françoise Cart, Cart Encadrement

• Guillaume Morel, Audition Santé Morel

• Séverine Chambelland, Les Roses

BAUME LES DAMES

• Ornella Caput, Caput (cv)

• A nne Parnet, A Fleur de Peau

• Pierre Chevassu, Librairie Siloë Chevassu

• Alain Blanc, JCR Automobiles Garage Ford

• J-P Debrie, Debrie, pâtisserie-chocolaterie

• Raymond Perrin, Shany

• Pierre Fleck, L’Exèdre, librairie religieuse

• Patrice Droz, Garage Droz

• Sophie Debuchy, Krys

• Christophe Petit, Parfumerie Anne-Charlotte

• David Giannella, Roger Territoire d’Homme

• Eric Laurent, Photo Lab Services

• Christophe Evieux, L’Agence Immobilière

• S andra Tetard, Dany Mod

• Christine Grosjean, Roger Bernard Boutique

• Marc Renaud, Marc Optique

• Julie et Frédérique Viennet, Néferti’tif

• S ophie Malfuson et Eric Godart, Krys

• Claude Roy, Pâtisserie Roy

• Gérard Balducelli, Grand Optical

Doubs Central

• François Capello, Agence AXA

• Olivier Paulin, Physio, parapharmacie METABIEF

• J-C Robelot, Les Barbiers de St-Amour

• Cyrille Mattera, L’Immobilier Pontissalien

• Aurélie Trouillot et Martine Demesmay, Eve Boutique • Jean-Sébastien Voinet, Boutique Aigle

Christophe Evieux • Christine Grosjean, Roger Bernard Boutique • Sylvie Jeanney, Encadrement Montagnon

Loue Lison

• Evelyne Lab, Optic 2000

• A-C Calvaruso, L’Hair du Temps, Liesle

• Daniela Marila, Singulier Immobilier

• J -C Fritz, Au Pétrin Comtois, Arc-et-Senans

• Rodolphe Oudart, La Poissonnerie Rudy

• Sylvie Maignier, La Bijouterie Louis Chappatte

• Jean-Philippe Ragot, La Chocolatière Ragot • Guillaume Rioton, Century 21 • Nordine Taleb, L’Oasis des Douceurs SELONCOURT • Pierre Sattonnet, Iris Optique VALENTIGNEY • Martine Lambert, Centre Institut Capillaire Martine Lambert • Patrick Mercier, Boucherie Charcuterie Salaisons Mercier

Les lauréats - Val de Morteau

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ccit en actions

Pont de Roide • Benjamin Blanc et Magali Pautonnier, Krys • Thierry Dheilly, DIAG 25 • Cécile Pegeot Clauss, Optique Pégeot Atol les Opticiens

Les lauréats Pays de Montbéliard - Pont de Roide - L'Isle sur le Doubs - Pays Horloger

L'Isle sur le Doubs • Thierry Fournier, Menuiserie Fournier • Jérôme Grillot, Grillot Automobiles • Frédéric Perrot, L’Isle Immobilier

Pays Horloger • Paul Joly, Boulangerie Pâtisserie, Belleherbe • Paul Joly, Proxi «Goumois Gourmand», Goumois

Les lauréats Grand Besançon - Baume-les-Dames - Loue-Lison

Le président sur le terrain

Semaine de l’industrie : les entreprises se mobilisent

Le 1er février à Fesches-le-Chatel et le 3 à Pontarlier,

Du 19 au 25 mars, les entreprises du Doubs participent à cet événement national destiné à valoriser l’industrie auprès des jeunes et du grand public. À cette occasion la CCIT du Doubs a travaillé avec le Rectorat pour organiser des visites et accueils de classes de collèges et lycées sur mesure. Des dirigeants ont aussi choisi de faire se déplacer dans les établissements scolaires pour mieux faire connaître leurs métiers et les activités de leurs entreprises.

Dominique Roy a visité 3 entreprises locales : Cristel, les distilleries Guy et Les Fils d'Emile Pernot. Un moyen pour lui de se rapprocher des ressortissants de la CCIT, d’échanger sur leurs attentes et leur perception et de prendre en compte ces informations pour mettre en œuvre les actions de la CCIT.

sur www.semaine-industrie-franche-comte.fr

Échange franco-suisse au club Appel d’Aire Le 8 février, rencontre des dirigeants d’entreprises du Pays de Montbéliard, adhérents au club avec le ministre de la Justice, des Finances et de la Police de la République et canton du Jura pour une présentation comparative des systèmes français et suisses. Appel d'Aire : 03 81 31 25 02



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ccit en actions BILAN ET PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE RÉGIONALE

Rebond en 2011, prudence pour 2012 « Après 2010, l’année du redressement, 2011 fut celle de la consolidation de l’activité économique franc-comtoise » estime Patrick Bernard, directeur régional de la Banque de France, en guise de commentaires de l’enquête annuelle réalisée fin 2011 début 2012 par ses services. 860 entreprises ont été interrogées. Malgré la décélération, observée à partir de septembre, les chiffres d’affaires ont connu sur l’année des hausses de 5,8 %

dans l’industrie, de 6,4 % dans les services et de 4,7 % dans le BTP. La même tendance est observée pour l’emploi (chiffres arrêtés fin septembre) avec une augmentation des effectifs salariés de 2,4 %. « Mais la vraie bonne surprise, c’est l’investissement. Il y a eu un vrai rebond, notamment dans l’industrie qui enregistre une hausse de 27,2 %. Même si certains investissements ont pu être gelés fin 2011, à l’échelle de l’année, ces chiffres sont bons.

L’investissement, c’est un des éléments clés de la compétitivité des entreprises. » L’année 2012, elle, pourrait être celle de la prudence. Début janvier, les chefs d’entreprise affichaient des carnets de commande presque équilibrés, mais manquaient de visibilité. « Ceci amène à des prévisions modestes : +3,2 % de hausse du chiffre d’affaires dans l’industrie, +2 % dans les services et -1 % dans le BTP. » Ils prévoyaient aussi

une compression des effectifs (-1,4 % dans l’industrie, -3,1 % dans le BTP), qui devrait toucher en priorité les intérimaires (10 % de l’effectif en Franche-Comté). Ces tendances régionales valent aussi pour le Doubs, dont la particularité tient à l’importance de sa filière agroalimentaire qui, avec presque 10 % de croissance en 2011 et une prévision de +5 % en 2012, se porte bien. Source : Banque de France

Le site achatdoubs en 2011 www.achat-doubs.com

406 314 visiteurs uniques 936 970 pages vues

71 commerçants adhérents et 6 associations

Soutien aux entreprises : « Le

Service public de l’emploi : « Il sera

Tramway bisontin : « Tout sera mis en

Alternance : « Une campagne promeut

L A P A R O L E D E L’ E T A T

Pierre Clavreuil, secrétaire général de la Préfecture

26 janvier dernier, le Préfet a réuni à la CCIT du Doubs les chefs d’entreprises industrielles pour les informer des dispositifs de soutien et d’accompagnement mis en place par l’État ». œuvre avec les services de l’État pour assurer une prise en charge et un suivi optimal des entreprises qui seront accompagnées dans le cadre de l’indemnisation de la sous-activité du chômage partiel durant les travaux ».

Transports routiers : « Nous sommes

extrêmement conscients des difficultés de ce secteur. Nous souhaitons maintenir un lien étroit avec l’ensemble des professionnels ».

Contact avec les entreprises :

« Un vaste plan a été lancé pour connaître individuellement et collectivement les attentes et les besoins des entreprises. Je remercie les dirigeants de bien vouloir s’y prêter pour donner à cette action toutes ses chances de réussite ». 22

renforcé. Il a été annoncé 1 000 personnes en plus au niveau national pour permettre un meilleur accompagnement des salariés en difficulté ».

actuellement zéro charge pendant un an pour tout recrutement d’un contrat en alternance avant le 30 juin 2012. Cette mesure clé s’ajoute à la simplification des conditions pour être maître d’apprentissage, celle des procédures d’enregistrement réalisées par les Chambres consulaires, et la création de la carte d’étudiant des métiers. »

Zones franches urbaines : « Le dispositif est prolongé jusqu’en 2014 avec dorénavant le critère d’employer la moitié des salariés dans la zone urbaine sensible contre un tiers auparavant. La ZFU de BesançonPlanoise, créée en 2004, est passée de 413 à 955 entreprises, l’emploi salarié de 2007 à 2 842. Il y a eu, en 2010, 136 créations et 31 transferts d’établissements. » E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 48 | MAR S-AV RIL 2012




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INDUSTRIE

R.Bourgeois : toujours plus savoir-faire Elle a bien grandi la petite entreprise familiale d'outillage née en 1929 à

Besançon. Aujourd'hui, le groupe fort de 800 salariés, leader mondial, s'apprête encore à étendre ses locaux et est toujours à la recherche de nouveaux collaborateurs.

C

'est l'une des plus grandes entreprises, sise au cœur même de Besançon ; c'est aussi l'un des leaders mondiaux dans sa spécialité : la conception-fabrication d'outillages en carbure et le découpage de tôles magnétiques pour les moteurs électriques ou les transformateurs. R.Bourgeois est née en 1929 alors que Raymond, outilleur, s'installait à son compte. C'est aujourd'hui un groupe de 800 personnes, dont 500 rue du Trépillot à Besançon, une cinquantaine en Suisse et 150 à Shangaï auquel s'ajoute depuis 1988 plus d'une centaine de salariés de la société sœur Scoder. Raymond Bourgeois, le troisième, est toujours propriétaire à 70 % de cette entreprise, 30 % du capital étant détenu par Arcelor, plus gros producteur d'acier mondial. Environ 175 000 tonnes d'acier sont ainsi transformées chaque année -un record en France - à destination des plus grands de toute la planète puisque 70 % de la production est exportée. Sa force, cette entreprise la doit évidemment à son savoir-faire basé sur une précision d'exécution au micron près ; précision qui est obtenue grâce à un parc de machines toujours performant : 5 % des 180 millions d'euros du CA annuel du groupe sont réinvestis dans les nouvelles technologies telles la machine Yasda venue du Japon ou cette presse « extraordinaire et unique en Europe ». Sa force, R.Bourgeois la doit aussi à sa réactivité qu'il s'agisse des moteurs électriques qui ont le vent en poupe (R.Bourgeois assemble actuellement les premiers moteurs de la très attendue Renault Zoé et est chargé du découpage du moteur de la Chevrolet Volt premier véhicule hybride américain), des moteurs industriels de machines toujours appelés à consommer moins, de l'éolien aussi. Une activité qui évolue donc sans cesse à l'image de l'entreprise 24

R .Bourgeois cherche en permanence à recruter : outilleurs, machinistes, dessinateurs…

bisontine qui cherche encore et toujours à pousser ses murs : avec une surface de 74 000 m2 aujourd'hui, elle est dans l'attente d'une acquisition d'encore 18 000 m2 sur le terrain de l'ancienne gendarmerie voisine. De même, R.Bourgeois qui s'estime « si peu connue dans sa ville » cherche à recruter : outilleurs, machinistes, dessinateurs sont recherchés en permanence par l'entreprise et

surtout, précise Thomas Lecuppe, responsable outillage et développement, « en vue du turn over attendu en 2015, année où nombre de salariés devraient partir en retraite.» sur www.rbourgeois.com

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INDUSTRIE

Une seconde vie pour les déchets alimentaires pionnier Les industries agroalimentaires, supermarchés,

restaurants, fromagers, cantines hospitalières ou scolaires apprennent dorénavant à trier leurs déchets alimentaires. Collectés puis broyés, ils deviennent substrats pour le compost ou méthanisés en vue de la production d'électricité. Sita France Est est pionnier en la matière.

M

ais que deviennent les restes de repas d'une cantine ou d'un restaurant ? Les invendus ou « impropres à la consommation » d'une entreprise ? Les déchets verts d'une grande surface ? Jusqu'à présent, en Franche-Comté, deux sites de stockage de ces biodéchets fonctionnaient : Sita, filiale du groupe Suez environnement, à Faverney et Nicollin à Corcelles-Ferrières. Tous deux ont cessé cette activité suite à une interdiction régionale d'enfouir les déchets alimentaires. Sita Centre Est a donc installé en novembre, à Chemaudin, un site de « déconditionnement » capable de séparer les emballages de la matière organique. Cette dernière, broyée, devenue substrat, est alors envoyée en unités de méthanisation ou en plate-forme de compostage. 90 % des biodéchets sont ainsi valorisés pour servir à la production d'électricité par exemple ou à l'épandage sur les sols. Seul un autre site en France, celui de Sita Alsace, utilisait jusqu'à présent une telle méthode. Autant dire que la Franche-Comté devient pilote pour les autres régions. Car, l'enjeu est de taille : le Grenelle 2 rend obligatoire pour les « gros producteurs » la valorisation organique des biodéchets. Ceux-

ci ont jusqu'à janvier 2016 pour s'y mettre. Actuellement, Sita et ses 120 salariés, traitent quelque 200 tonnes par mois. Les volumes devraient grandir vite à la mesure des bénéfices environnementaux évidents : moins d'engrais utilisés en agriculture, une réduction des déchets éliminés et de la production de gaz à effet de serre. « On va dans le sens de l'histoire » s'enthousiasment David Ferrand, coordinateur environnement qualité et sécurité et Stéphane Gaugey, responsable d'exploitation à Sita Centre Est.

Sita et ses 120 salariés, traitent quelque 200 tonnes par mois

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sur www.sita.fr

Estimprim valorise le tri La cinquantaine de salariés est invitée à trier tout ce qui est récupérable et partage 50 % des revenus générés. «Pour nous le développement durable est un axe majeur du développement de l'entreprise » aiment à souligner Philippe Berteaux et Stéphane Béra, respectivement Directeur général et Président d'Estimprim implantée sur trois sites en Franche-Comté : Montbéliard, Besançon/Roche-lez-Beaupré et Champagnole. « Plus même, il s'agit d'une philosophie ». Une philosophie qui aboutit, en 2009, à l'embauche d'un ingénieur environnement via l'association Avenir environnement, dont plusieurs PME franc-comtoises sont aussi membres. Première réussite pour Estimprim : l'obtention en avril 2011 de la fameuse certification ISO 1401 qui l'oblige « à réexaminer en profondeur chacune de ses activités ». Dans cette perspective, est attendu prochainement le « bilan carbone », soit le diagnostic des gaz à effet de serre générés par l'imprimerie. Les pistes d'amélioration (voitures plus propres, livraisons de papier plus espacées) pourraient être nombreuses à suivre. L'une d'elles est d'ailleurs déjà mise en place : la valorisation des déchets papier. « La cinquantaine de salariés est invitée à trier tout ce qui est récupérable, non utilisé alors que jusqu'à maintenant tout partait dans une même benne. Ce qui fait , explique Olivier Guermouh, directeur du développement, que la tonne de déchets qu'on nous rachetait jusqu'à présent 10 € est vendue aujourd'hui 100 € . » Un peu plus contraignants mais finalement très simples, ces gestes de bon sens sont adoptés à l'unanimité. Il faut dire qu'Estimprim a su y impliquer ses salariés qui se partagent 50 % des revenus ainsi générés, soit environ 3 000 € par trimestre pour une vingtaine de tonnes mensuelles. sur www.estimprim.fr

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INDUSTRIE

"Visa reprise" pour Gresset et Associés transmission Christian Mary cherchait une entreprise saine à reprendre. La CCIT l’a

identifié comme « repreneur grand format » et l’a présenté aux dirigeants de Gresset, qui souhaitaient, eux, céder leur société à une personne physique.

L

a vente de la société a été conclue en janvier 2012, mais les premiers contacts entre Christian Mary, repreneur potentiel - identifié grâce à l’outil « Visa reprise » de la CCIT - et les actionnaires de Gresset et Associés remontent à l’été 2010. Le nouveau chef d’entreprise a gardé les 40 salariés et pilote désormais seul cette société de sous-traitance en mécanique de précision essentiellement tournée vers le marché aéronautique et basée à Nods. Il a déjà embauché trois personnes supplémentaires et nourrit des projets de diversification, de secteurs et de clients. Il envisage aussi d’ajouter des compétences techniques. Mais pour en arriver Le nouveau chef d’entreprise a gardé les 40 salariés et pilote désormais seul cette société de sous-traitance en mécanique de précision.

là, pour lui comme pour la CCIT, rien n’a été laissé au hasard. Petit retour en arrière… « C’était mon scénario » Dans le cadre de l’action de transmissionreprise mise en place en 2008, et baptisée « Visa reprise », la chambre consulaire du Doubs se propose d’identifier des candidats qualifiés à la reprise. C’est ainsi que Christian Mary a été qualifié de « repreneur grand format », c’est-à-dire une structure de plus de dix salariés. « Cela nécessite certaines connaissances », assure Pierre Lacanal, cheville ouvrière du dispositif à la CCIT. Ingénieur généraliste originaire d’Alsace, Christian Mary venait de passer vingt ans dans de grands groupes industriels et en était arrivé à la conclusion que la reprise d’une entreprise saine était la solution qui lui convenait le mieux pour la seconde partie de sa carrière. « Je voulais partir d’une bonne base et essayer de développer. C’était mon scénario. » Adéquation Après une formation à la reprise d’entreprise à l’Essec, à Paris, Christian Mary a multiplié les contacts dans la cible géographique qu’il s’était fixée : le grand Est. Gresset et associés fut son troisième contact poussé. « L’entreprise était déjà bien structurée, avec une équipe de cadres qui est restée après la cession. C’était

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fondamental pour moi qui ne suis pas du métier. Ce qui m’a plu, c’est la bonne adéquation entre les valeurs des cédants et les miennes : la qualité, le respect des délais et la convivialité. Cela m’a rendu la chose encore plus attractive. »

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TERRITOIRE

Les zones franches urbaines prolongées

L

a Zone Franche Urbaine de BesançonPlanoise, ZFU, dispositif créé pour développer l’activité d’une zone en favorisant l’implantation d’activités économiques par des avantages sociaux et fiscaux, vient d’être prolongée jusqu’à fin 2014. Entre début 2004 et fin 2010, sur ce petit territoire de 150 hectares allant de la rue Lafayette à la route de Franois, et jusqu’à la limite du boulevard Ouest, le nombre d’entreprises est passé de 413 à 955. Ce boom de l’activité s’est accompagné de la création de 1 523 emplois (dont 1 178 ont bénéficié d’exonérations sociales) et parmi ces derniers, 409 ont été occupés par des résidants de cette cité ouest de Besançon. Installé rue du Luxembourg, dans des locaux dédiés, Gérard Nappey est missionné par la CAGB pour booster le dispositif. « Nous avons mis en place un service « émergence » pour faciliter l’installation des entreprises. Nous travaillons en lien avec les CCI, la Boutique de

Gestion, etc. mais nous intervenons en amont. Notre service a réellement favorisé des créations, avec 70 % d’entreprises nouvelles. » La loi de finance 2012 a ainsi reconduit les ZFU (une centaine en France) pour trois ans, mais également renforcé les conditions d’éligibilité aux exonérations. Pour les exonérations sociales, le dispositif exige désormais l’embauche d’un salarié sur deux (un sur trois auparavant) parmi les habitants des zones urbaines sensibles de la ville ou de la ZFU ; quant aux exonérations

RHIN-RHÔNE

FINANCEMENT

La curiosité pour seul guide Dans quelle ville du Doubs peuton boire du lait frais du jour servi à la pompe ? Dans quelle autre ville fut créée la première fosse d'orchestre au monde ? Blandine et Philippe Sauter, journalistes, se sont intéressés à ces petites choses que les guides touristiques ne citent pas. Leur ouvrage « Petit précis de curiosités le long de la ligne TGV ; 250 lieux entre Rhin et Rhône » recensent des endroits insolites, inattendus, choisis parmi les 12 agglomérations qui composent la Métropole Rhin-Rhône reliées par la nouvelle ligne à grande vitesse RhinRhône Branche Est. On s'y promène du Creusot à Bâle en découvrant un restaurant dans lequel on mange dans le noir ou une chouette qui porte bonheur quand on la touche. Dans le Doubs, Besançon et Montbéliard ont la part belle… * Petit précis de curiosités le long de la ligne TGV, Néo Éditions, 12 €



fiscales, les entreprises peuvent y avoir droit à la seule condition de bénéficier de l’exonération sociale. Le périmètre, lui, n’a pas bougé. Après avoir permis l’implantation d’entreprises sur le parc Lafayette, la ZFU pourrait maintenant aider à « remplir » Témis Santé… Infos au 03 81 61 59 23.

Sur le parc Lafayette, centre d’affaires et entreprises ont pu bénéficier de la ZFU.

a soutenu 1 600 entreprises régionales en 2011

Jérôme Bouquet, directeur régional d'OSEO Franche-Comté, a présenté le 7 février dernier le bilan de l'activité d'OSEO Franche-Comté en 2011 et les engagements pour 2012.

En 2011, OSEO FrancheComté a soutenu près de 1 600 entreprises. Elles ont obtenu 368 millions d’euros de financements. En 2012, l'intervention d'OSEO s'élargit avec la création d’OSEO Industrie qui sera doté d’un

milliard d’euros de fonds propres. OSEO accueille également les équipes de FSI Régions. 350 millions d’euros pourront être investis directement dans les entreprises ou les accompagner vers un fonds partenaire.

Enfin, depuis début janvier, OSEO délivre le rescrit pour sécuriser l’éligibilité au Crédit Impôt recherche des dépenses de R & D des PME et des ETI. Oseo Franche-Comté : 03 81 47 08 30

MASSIF JURASSIEN

Nordic Magazine : plus proche du territoire Le numéro 2 de Nordic Magazine vient de paraître. Lancé en fin d’année dernière, il propose de découvrir le massif du Jura franco-suisse aussi bien sous un angle sportif, touristique, culturel, qu’économique. Ainsi parce que Cébé est née dans les montagnes du Jura il y a tout juste 120 ans, il est proposé d’entrer dans les coulisses du service Recherche &

Développement du lunetier et de découvrir comment les champions participent à l’élaboration des nouveaux produits. Nordic Magazine est disponible gratuitement dans les offices de tourisme et sur Internet. sur www.nordicmagazine.info 27


COMMERCE

Augmentation de la TVA : l'inquiétude des libraires taxe Au 1er avril, la TVA sur le livre passera à 7 %. La hausse des prix attendue n'a rien de

réjouissant pour les professionnels de ce secteur déjà en crise. livre de poche augmente : elle est actuellement de 30 %. Elle montera peut-être à 35 ou 40 % car heureusement il y a encore des gens qui aiment feuilleter… » À condition d'être patient - un livre de poche sort plus d'un an après l'édition originale - et à condition qu'on leur en donne l'envie : « Le Conseil régional qui paye aujourd'hui les livres scolaires, c'est très bien, mais ces jeunes gens qui venaient acheter leurs manuels à chaque rentrée étaient aussi des lecteurs potentiels. Aujourd'hui, on les voit moins... »

Christophe Becoulet, gérant des librairies Rousseau de Pontarlier et Morteau.

Marie-Hélène Nicod, responsable de la librairie du même nom à Valentigney.

L

a mesure devait s'appliquer au 1er janvier : la TVA sur le livre passant de 5,5 à 7 %. Finalement, après mobilisation des libraires et éditeurs, un moratoire a pu être obtenu jusqu'au 1er avril prochain. Cela n'a rien de réjouissant pour les professionnels du livre. Car outre le fait que cette augmentation de TVA engendre une organisation drastique pour la profession, elle génère aussi plusieurs inquiétudes. « Nous n'aurions pas pu changer les prix du livre en une nuit » explique Marie-Hélène Nicod, responsable de la librairie du même nom à Valentigney. « Il nous a fallu réfléchir, car si l'éditeur n'augmentait pas son prix initial alors que la TVA augmentait, c'est nous, les libraires qui perdions de l'argent par rapport à notre marge qui reste la même. Décision a donc été prise d'augmenter le prix du livre. » Une augmentation qui, selon Marie-Hélène Nicod sera de quelques centimes : « Un livre à 20 € aujourd'hui sera vendu environ 28

20,30 €. Un bon lecteur ne va pas s'arrêter à 30 cts de plus. » Mais pour les autres, les occasionnels et au-delà les collectivités, bibliothèques ou lycées qui commandent des quantités importantes ? « Le secteur du livre est déjà en crise » juge, de son côté, Christophe Becoulet, gérant des librairies Rousseau de Pontarlier et Morteau. « En 2011, on peut estimer qu'on a fait entre 5 et 10 % de ventes en moins au niveau national. La concurrence de la vente en ligne et du livre numérique est une réalité : aux États-Unis, en avance de deux ans sur la France, la part du numérique est déjà de 10 %. Il en sera de même chez nous d'ici quelques années. Cette mesure est bien évidemment un frein supplémentaire à notre développement », explique encore Christophe Becoulet qui, à part porter une vigilance accrue à la gestion des stocks et des effectifs, ne voit pas comment la contrecarrer. « Il faut sans doute s'attendre à ce que la part du E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 48 | MAR S-AV RIL 2012


COMMERCE

Techni'Café s'agrandit L’entreprise de négoce de café et de matériels joue la carte de la diversification C'est en 1997 qu'Éric Girardet crée l'entreprise de négoce de café et de matériels, Techni'Café, dans le garage familial à Bonnay. Il acquiert ensuite un local, puis s'installe en 2002 dans un bâtiment de 350 m2 à Devecey. « J'avais la place pour investir dans du matériel de torréfaction ». Depuis il torréfie des cafés en pure origine et en assemblage sous la marque La Dame blanche, selon une méthode artisanale. Aujourd'hui l'entreprise compte sept employés. Ses clients sont les cafés, les restaurants, les boutiques et magasins de la grande distribution de toute la FrancheComté, ainsi que les particuliers qui achètent à la boutique contiguë à l'atelier. L'entreprise s'apprête à franchir un nouveau pas. Suite à l'agrandissement du bâtiment, une nouvelle boutique plus spacieuse a ouvert en novembre 2011. En mi-juin prochain,

une salle de réception accueillera les groupes et visiteurs. « Derrière une vitre, les gens pourront assister à la torréfaction. On leur présentera aussi un film sur les plantations de cafés. » Une idée qui fait suite à l'engouement suscité lors des journées portes ouvertes à l'atelier. « Et nous aurons aussi un petit écomusée avec des objets anciens sur le café, des petits moulins aux gros percolateurs. » Enfin, Éric Girardet propose de louer la salle de réception La Caféine, avec cuisine adjacente, et une salle de réunion pour les séminaires et les groupes qui veulent déjeuner. « Tout ça peut être loué le week-end pour des événements familiaux. » Une diversification de l'activité qui a pour but de se faire connaître. sur www.techni-cafe.fr

CHARTE QUALITE COMMERCE ARTISANAT SERVICES ACCUEIL - ECOUTE - CONSEIL

Commerçants, artisans et prestataires de services, engagez-vous à • Accueillir avec amabilité et courtoisie • Recevoir dans un magasin propre et agréable • Écouter et conseiller en véritable professionnel • Présenter une vitrine originale et attrayante • Assurer un accueil téléphonique de qualité • Afficher et respecter vos horaires d'ouverture • Accepter les réclamations

Contact CCIT du Doubs : 03 81 25 25 25

www.qualitecommerce.fr 

Grâce à ce sigle apposé sur votre vitrine, vous vous engagez dans cette démarche de progrès pour mieux répondre aux attentes de vos clients.

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Actions solidaires chez Néolia Néolia s’est engagée depuis plusieurs années sur les chemins de la solidarité : adaptation des logements pour les personnes âgées, développement de l’emploi pour les personnes handicapées… En 2011, nous avons initié de nouvelles actions, afin d’apporter une aide et un accompagnement aux publics les plus fragiles, mais aussi pour renforcer la position et l’engagement de notre Société en tant qu’Entreprise-Citoyenne. Nous poursuivrons nos actions en 2012.

Les récoltes solidaires

Action : A Besançon en juin, Néolia a proposé à l’Association d’insertion Julienne Javel d’effectuer la récolte des fruits situés sur un terrain nous appartenant avant la réalisation d’un programme locatif. Cette action est profitable en terme d’emplois et de gains obtenus (vente de fruits frais ou transformés). Après la saison de production, l’association a récupéré les arbustes pour les replanter ailleurs. Bilan : près de 70 kg de fruits récoltés pour un montant de 874 €, 6 personnes en parcours d’insertion travaillaient à la récolte sur le site pendant une semaine (135 h de travail).

Le don utile

Action : Il s'agit de donner une

2e vie à notre matériel informatique en l'offrant à des Associations de quartier où se situe notre patrimoine locatif et qui ont un réel projet pédagogique. Bilan : En novembre, nous avons remis respectivement à deux Associations du Pays de Montbéliard (Réussir ensemble à Audincourt et au Centre social de Valentigney) : 4 ordinateurs portables, 4 écrans, 4 imprimantes couleurs et 2 scanners. Ce matériel va permettre de renforcer des cours d’alphabétisation, d’aide aux devoirs ou des cours d’initiation. Les dirigeants des Associations nous ont chaleureusement exprimé leur satisfaction de pouvoir disposer de ces nouveaux outils au bénéficie de leurs adhérents.

www.neolia.fr

La collecte de l’entraide

Action : Cet été, nous avons fait appel aux dons de mobiliers et d’appareils ménagers auprès du personnel Néolia afin d’aider des familles dans un grand dénuement matériel, qui ont été identifiées par nos équipes, et qui bénéficiaient d'un accompagnement social de Néolia. Bilan : grâce aux salariés, nous avons récolté : un canapé, 2 fauteuils, 2 frigos, 1 micro onde, 1 matelas, 1 lit (sommier + matelas), 1 bahut, 1 table et des chaises. En décembre, puis au printemps 2012, nous remettons ces équipements à deux familles habitant Besançon.

Le recyclage papier éco-responsable :

Action : Nous initions un système de collecte de papiers de bureau usagés pour récupération et rachat par l’ADAPEI du Territoire de Belfort. La démarche, présente un double intérêt : • en recyclant le papier usagé, nous faisons un geste d’écocitoyenneté, • en confiant le papier usagé à l’ADAPEI, nous générons de l’activité pour les personnes handicapées, qui trient et conditionnent le papier pour en faire de la pâte à papier. Bilan : En test à l’agence de Belfort depuis octobre 2011, nous avons recyclé en 2 mois, plus de 400 kg de papier. La démarche est aujourd'hui déployée au Siège Social à Montbéliard. Notre objectif est de généraliser, à terme, ce système d’éco-recyclage sur tous les sites Néolia.

Contact : Néolia Habitat Solidaire, 34 rue de la Combe aux biches 25200 Montbéliard. Tél. 03 81 99 16 16

p u b l i - r e p o r ta g e


SERVICES

Le Sauvage, hôtel de charme patrimoine Besançon s’enrichit d’un superbe hôtel 3 étoiles. Le Sauvage offre à ses clients

une situation exceptionnelle.

À

deux pas des rues commerçantes, le quartier de la Cathédrale Saint-Jean est une oasis de tranquillité. Ses ruelles pavées s’étagent sur le flanc escarpé que dominent les remparts de la Citadelle. De sa terrasse et des fenêtres de ses chambres, l’hôtel embrasse le majestueux panorama de la vieille ville lovée dans la boucle du Doubs. Depuis le milieu du XIXe siècle vivait ici une petite communauté religieuse. Lorsque les dernières Sœurs Clarisses quittèrent Besançon en 2009, Philippe et Véronique Mathieu, propriétaires de l’hôtel voisin Charles Quint, firent l’acquisition du couvent, avec son parc et sa chapelle. Trois ans plus tard, la renaissance est spectaculaire. Elle témoigne du talent du couple et de leur respect pour cet « héritage ». Si les ouvertures généreuses, les lustres

à pampilles, les canapés intimes, les iris odorants font oublier l’ancienne et austère vocation du lieu, rien dans la décoration ne trahit la noblesse de ces vieux murs. Rien, ici, n’est uniforme ni banal. Chacune des 24 chambres est unique, étonnante. Les détails sont soignés, le raffinement est discret. À l’étage, la salle de séminaire livre la ville au regard. Tout en bas, au pied de la terrasse, le parc a conservé ses haies de buis. On entre dans l’hôtel par l’ancienne chapelle. Le visiteur souvent s’étonne : pourquoi Le Sauvage ? C’est un hommage, un clin d’œil à Vauban qui, lorsqu’il venait contrôler ses travaux à Besançon, logeait invariablement à l’Auberge du Sauvage. Un prétexte pour parler de l’Histoire. sur www.hotel-lesauvage.com

Les belles rencontres du Doubs Ateliers des services tourisme

S

e réunir sous une bannière commune pour avoir plus de force et de visibilité, c’est ce que propose le CDT du Doubs aux professionnels du tourisme. Une nouvelle signature touristique a été lancée en novembre dernier pour remplacer « le Doubs réserve naturelle d’idées neuves » qui comptait plus de 25 ans de bons et loyaux services. Dorénavant, le Doubs promet de « belles rencontres » sous un logo stylisé reprenant points d’exclamation et d ‘interrogation exprimant « surprise, enthousiasme et admiration » selon le CDT. Tous les professionnels du tourisme sont donc invités à intégrer cette signature à leur communication pour porter la notoriété de leur département. Un Kit est mis gratuitement à leur disposition. sur w  ww.doubs.travel signature@doubs.com

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B TO B

Le programme 2012 des Ateliers des Services de la CCIT du Doubs se décline avec 4 nouveaux rendez-vous en mars, juin, septembre et novembre. Pour cette 3e année d’existence, ils proposent aux entreprises de services B to B intéressées par des contenus pratiques de se retrouver durant des rendez-vous gratuits de deux heures. La prochaine thématique invitera, le 7 juin, les prestataires de services à réfléchir ensemble sur la stratégie et les outils à mettre en œuvre

pour communiquer efficacement lorsqu’on ne vend pas de produit. À la rentrée, le 20 septembre, l’Atelier portera sur les techniques et astuces utilisées pour organiser une prospection efficace, dans le cadre d’échanges de bonnes pratiques ; enfin, le 22 novembre, les prestataires de services pourront découvrir ou s'approprier gratuitement la Méthode Balise : des moyens simples et pragmatiques pour améliorer la relation professionnelle avec les clients ou la qualité de l’organisation. À chaque

rendez-vous, des experts répondent aux questions, examinent des situations particulières et présentent des cas concrets. Lancés en début 2010, les ateliers des services ont déjà réuni plus de 200 entreprises locales. Info : 03 81 25 25 93 www.doubs.cci.fr

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AGENDA

MERCREDI 21 MARS DE 13H30 À 17H

L'Atelier de l'apprentissage Organisé par l'école de la CCIT du Doubs, Negoventis ECD à Montbéliard, l'Atelier de l'Apprentissage propose aux élèves de Terminale, futurs bacheliers, et aux étudiants de moins de 26 ans de découvrir ses formations Bac +2 par alternance dans le secteur du commerce et de la distribution. Ils pourront rencontrer des apprentis en poste dans des entreprises locales,s'exercer à la construction d'un CV ou à la simulation d'entretien d'embauche. Contact Negoventis-ECD Montbéliard : 03 81 31 25 06 Entrée libre et gratuite - 4 rue Jean Bauhin - Montbéliard

DU 19 AU 25 MARS

13 MARS

23 MARS

Elle permet aux jeunes et aux demandeurs d’emploi, de découvrir l’industrie et ses métiers, grâce à des journées portes ouvertes en entreprise, des forums des métiers, des ateliers pédagogiques, des jeux concours sur l’industrie, des conférences, des débats… Contact : 03 81 25 25 88 sur www.semaine.industrie.gouv.fr

Prestataires : comment piloter votre performance ? Quelles sont les informations utiles pour quelle décision ? Comment déterminer les indicateurs essentiels ? Comment les faire évoluer ? Quels impacts sur votre stratégie ? Contact : 03 81 25 25 50 sur www.doubs.cci.fr

L'association des Restaurants du Cœur du Doubs organise un dîner gastronomique au Kursaal de Besançon, concocté par 6 grands chefs et pâtissiers régionaux. Chaque participation, d’un montant de 85 €, permettra d'offrir 70 repas aux personnes en difficulté. Inscriptions : 06 88 86 96 22 ad25.siege@restosducoeur.org

Semaine de l'industrie

Ateliers des services

15 000 repas pour les Restos du cœur

MÉMO Internet Lutter contre la cybercriminalité La diffusion des technologies de l'information engendre en continu de nouveaux usages numériques, principalement sur internet. Cette croissance des usages en ligne offre aussi des opportunités nouvelles pour le développement d'activités cyber-criminelles. Les entreprises n'y échappent pas et peuvent même faire l'objet d'attaques massives. Celles-ci prennent diverses formes : les « courriels » destinés à infiltrer les systèmes d'informations et réseaux privatifs, les sites internet détournés pour obtenir des informations sensibles et confidentielles, les téléchargements de fichiers et applications pour s'emparer à distance des machines et

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serveurs qui serviront lors d’attaques massives. Dans ce contexte, les pouvoirs publics ont pris l'initiative de recenser l'ensemble des attaques émises sur internet. Le ministère de l'Intérieur a donc lancé le portail officiel de signalement des contenus illicites de l'Internet. Il propose des conseils, un espace de signalement d'escroqueries constatées ainsi qu'une rubrique d’actualités qui recense les attaques en cours.

sur www.internet-signalement. gouv.fr

Conseil Des consultants à la rencontre des chefs d’entreprise Le Tour de France du Conseil fera

escale à Besançon le 30 mars 2012 à l'initiative de la Chambre Professionnelle du Conseil de Franche-Comté (CPC-FC, affiliée à la fédération nationale). À cette occasion les entreprises intéressées pourront réaliser un certain nombre de prédiagnostics gratuits. Réalisé par des consultants membres de la CPC-FC sur la base d'un entretien avec le dirigeant, des comptes annuels de la société et d'un logiciel d'analyse des facteurs internes à une entreprise, ce pré-diagnostic aide à mettre en évidence les points forts et les points faibles de l'entreprise et permet au dirigeant de prendre un temps de recul sur son activité et de bénéficier de l'appréciation d'une personne externe et neutre. À l’issue

du diagnostic, un rapport écrit est remis. Les dirigeants intéressés par un prédiagnostic gratuit peuvent s’inscrire à CCIT du Doubs : 03 81 25 25 93

sur www.tourdefranceduconseil.fr

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EUROPE ROHS : nouvelles exemptions à l’étude La directive ROHS (2002/95) concerne la conception des équipements électriques et électroniques qui sont classés en 10 grandes catégories. Elle limite et/ou interdit la présence de 6 substances dangereuses (plomb, cadmium, chrome VI ; mercure, PBB, PBDE) dans ces produits. En janvier 2012, 18 nouvelles demandes d’exemption ont fait l’objet d’une consultation publique qui s’achève en mars 2012. Si ces exemptions sont retenues, les industriels pourront continuer dans un certain nombre de cas à utiliser certaines substances pour des applications particulières.

Produire durable : la Commission consulte les PME Une consultation publique a été lancée par l’Union européenne jusqu'au 3 avril 2012. Elle invite notamment les entreprises à donner leur avis sur les politiques concernant la conception des produits, le recyclage et la gestion des déchets ; les marchés publics « écologiques » (qui consistent à encourager les organismes publics à privilégier des solutions respectueuses de l'environnement) ; les actions menées pour améliorer la performance



environnementale des produits ; les actions visant à améliorer la performance environnementale des organisations (empreinte écologique des organisations - EEO).

REACH : Ne pas baisser la garde 2012 doit servir d’année de préparation à la deuxième vague d’enregistrements de substances prévue en 2013. Au 1er juin 2013 devront être enregistrées toutes les substances produites ou importées dans l’UE dans une quantité comprise entre 100 et 1 000 tonnes par an. L’enregistrement intéresse les importateurs de substances ou de préparations mais aussi tous les utilisateurs aval de substances qui doivent se préoccuper de savoir si leurs fournisseurs vont bien enregistrer les substances qu’ils utilisent sous peine de devoir changer de fournisseur ou de produits ! Pour aider les entreprises à « se remettre dans le bain » de REACH le ministère de l’environnement a publié une brochure en janvier 2012. En savoir plus : CCIR -Enterprise Europe network Tél. 03 81 47 42 13

Fonds européens : une ressource encore mal connue

Un comité de suivi des fonds européens en Franche-Comté s’est déroulé le 27 janvier 2012. Cette réunion a permis de faire un point sur l’utilisation des fonds européens en région à deux ans de l’achèvement des programmes 2007-2013. L’état d’avancement réalisé fait apparaître un taux d’utilisation de 70 % de ces fonds. Les perspectives de consommation sont satisfaisantes. Elles devraient permettre de mobiliser la totalité des fonds d’ici fin 2013 sans avoir à rendre de l’argent à Bruxelles. 486 projets ont été financés par le FEDER depuis le début du programme avec un montant moyen de fonds européens de 280 000 euros par projet. Plus de 1 000 projets ont également reçu un soutien du FSE (Fonds social européen) pour des actions de formation, d’insertion ou de soutien des demandeurs d’emploi. Malgré l’importance de ces financements pour la région, une enquête réalisée en Franche-Comté montre que le public ne connaît pas ou mal les projets financés par les fonds européens. Une liste complète des projets aidés est disponible sur le site de la préfecture de région. sur www.europe-franche-comte.fr

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vu lu

LIVRES

Naissance d'un pont

EXPOS

La splendeur chromatique de Bonnard s'expose Jusqu’au 13 mai, la fondation Beyeler, à Bâle, célèbre Pierre Bonnard (1867-1947), l’illustre coloriste français. Une soixantaine de peintures provenant de musées et de collections particulières déroulent un panorama qui couvre tous les épisodes de la vie de l’artiste. Il dépeint la vie parisienne, ses rues, ses cafés, la Normandie, la Côte d’Azur avec sa lumière et les couleurs de la nature méditerranéenne. Bonnard prend pour modèle sa muse et épouse, Marthe, peint d’énigmatiques intérieurs, des nus dans leur intimité, de bouleversants autoportraits, des paysages dont la splendeur chromatique est unique dans la peinture moderne.

Sous ce titre banal se cache la chronique d’une construction extrême qui est aussi celle d’une parenthèse dans la vie de centaines de personnes venues de toute la planète pour une mission d’exception. L’auteur n’a pourtant pas voulu parler de roman, de même qu’elle a choisi d’exclure tout dialogue, son style percutant suffit d’ailleurs à l’animation. À l’origine une ville champignon en Californie, au bord d’un fleuve avec gratte-ciel, sa vie trépidante et son maire qui souhaite marquer son action par un chantier ambitieux. C’est un consortium international

sur www.fondationbeyeler.ch

à direction française qui remporte

Pierre Bonnard, Le Café, 1915, huile sur toile, 73 x 106 cm (©TATE, LONDRES, 2011/©2011, PROLITTERIS, ZURICH)

l’appel d’offres. Un chantier à quinze milliards de dollars pour un viaduc rappelant ceux de Tancarville ou Millau. Arrivent alors ouvriers, techniciens, spécialistes et parmi eux, Diderot « le bridgeman » qui sera le général en chef. Vétéran des travaux publics ayant conduit des chantiers sur tous les continents, il l’a emporté, dans une tour de la Défense sur les jeunes loups « performers des Mines ou caciques des Ponts et

Chaussées » en disant : « Donne-moi des plans et je te construis ce que tu veux, même un pont pour l’enfer ». Il le fera, maîtrisant géotechnique, budgets, plannings et… ses

Phenomena of resonance au Musée du château des ducs de Wurtemberg

problèmes personnels. Sans oublier le facteur humain : les souffrances,

Jusqu'au 1 avril 2012

moins occultés des uns et des autres. Et puis il y a la rive opposée

er

L’artiste israélien Ariel Schlesinger expose pour la première fois en France. Au travers de sculptures, installations, vidéos et photographies, le visiteur découvre de curieux dispositifs, jouant sur l’insolite et la magie. De fait, le Pays de Montbéliard, vallée industrielle connue pour être un creuset d’inventeurs, semble être le parfait lieu d’accueil pour le travail d’Ariel Schlesinger. Tél. 03 81 99 22 61

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le danger, la surcharge de travail, l’éloignement des familles, la promiscuité de l’hébergement ravivant les traumatismes plus ou du fleuve où conduit le pont au milieu de nulle part : des forêts peuplées d’Indiens et de travailleurs prenant un bac pour venir en ville. D’où un décalage douloureux, là encore, source de conflits. Maylis de Kerangal, un nom qui chante pour un écrivain au verbe dru, concret, comme pour un pont : du béton.

«Bubble Machine», 2006, collection privée, Ljubjana (photo Elad Sarig).

Naissance d’un pont - Follio Bernard Sertout E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 48 | MAR S-AV RIL 2012


Expression Active n°48 - Mars/Avril 2012  

Le magazine économique de la CCI du Doubs. "Entreprendre : elles ont osé !"

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