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N°21 - JUIL. 2011 - 2 e

ENTREPRENDRE Magazine de la Chambre de Commerce et d’Industrie

en Beaujolais

DOSSIER

Reprendre une entreprise : les étapes incontournables pour réussir


SOMMAIRE

ENTREPRENDRE EN BEAUJOLAIS N°21 JUILLET 2011

Réalisation : Chambre de Commerce et d’Industrie de Villefranche et du Beaujolais 317 Bd Gambetta - BP 70427 69654 Villefranche sur Saône Cedex Tél. : 04 74 62 73 00 Fax : 04 74 65 31 79 www.beaujolais-cci.com E-mail : cci@villefranche.cci.fr ISSN 1951-0918

4 TABLEAUX DE BORD

6 ACTUALITÉS 8 PRODUITS 10 DOSSIER

Reprendre une entreprise : les étapes incontournables pour réussir

10

P.

DOSSIER

www.beaujolais-cci.com

Coffani Immobilier construit son avenir avec un apprenti

19 INDUSTRIE

Métalform donne la forme aux ouvrages d’art

20 SERVICES

Bathys sonde les fonds

Changement dans la continuité au Calad’in Comptoir

22 ACTUALITÉS JURIDIQUES 23 DOSSIER RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE

18

P.

FORMATION

• 27 juillet 2011 . Permanence INPI à la CCI . Business Plan : tester votre projet devant un jury d’experts à la CCI. • 31 août 2011 Conférence : Entrepreneuriat féminin, les synergies d’un réseau à la CCI. • 5 et 6 septembre 2011 Stage 2 jours : Pérennisation des entreprises et prévention des difficultés à la CCI. • 6 septembre 2011 Création et reprise d’entreprise. Séance d’information à la CCI. • 8 septembre 2011 Rencontre du Club Entreprendre en Val de Saône. • 12, 13, 14, 15 ,16 et 21 sept. 2011 Stage 5 Jours pour Entreprendre. Formation pour les futurs créateurs et repreneurs à la CCI. • 13 septembre 2011 Séminaire Dirigeant à la CCI.

21 À TABLE

Adhérent :

G Vous souhaitez recevoir la NEWSLETTER de la CCI du Beaujolais G Vous souhaitez connaître les coordonnées des entreprises citées dans ce numéro

Flashage, impression, façonnage Imprimerie Chirat 42540 Saint-Just-la-Pendue

Cette publication est adressée aux ressortissants de la CCI du Beaujolais gracieusement.

Le Grenier Gourmand met les papilles en émoi

18 FORMATION

Montage et réalisation du magazine : Shifumi - www.shifumi.com 69004 Lyon

Abonnement au trimestriel : 8 € (4 numéros par an) Tirage : 7000 exemplaires

21

17 COMMERCE

Rédactrice en chef : Elisabeth BALLERY

Crédits photos : Kris Kustom Cycles, Auvafil, L’Or-fève, Le Tastevin, Alexandr Mitiuc - Fotolia.com pressmaster - Fotolia.com Tous droits réservés. Reproduction interdite sauf accord de la direction Entreprendre en Beaujolais

P.

À TABLE

Coordination de la réalisation : Elisabeth MEYZEN

Photos : Francis Mainard

• 21 juillet 2011 Rencontre des entrepreneurs de Anse/Limas.

5 ÉDITORIAL

Directeur de la publication : Noël COMTE

Rédaction : Agence de presse Be-presse (M. Massip - F. Sigot)

AGENDA

L’innovation touristique gagne Rhône-Alpes.

31 ACTUALITÉS CCI • Plan de Mandat 2010/2015 • Séminaire Dirigeant : session 2011 ! • La Suisse, invitée d’honneur du Salon de l’Entreprise • Nouvelle Union Commerciale !

• 14 septembre 2011 . Lancement du Club des Entrepreneurs de Beaujeu. . Permanence INPI à la CCI. • 15 septembre 2011 . Atelier repreneurs : La décision de vendre, la décision d’acheter, à la CCI. . Rencontre des entrepreneurs de Anse/Limas. . Rencontre du Club Azergues Entreprendre. • 19 septembre 2011 Club des Présidents - Fédération des Associations de Commerçants et Artisans du Pays Beaujolais. • 20 septembre 2011 création et reprise d’entreprise. Séance d’information à la CCI. • 22 septembre 2011 . Business Plan : tester votre projet devant un jury d’experts à la CCI. . Charte CO2. • 26 et 27 septembre 2011 Stage Auto-Entrepreneur : tout savoir sur le statut d’autoentrepreneur et faire les bons choix, à la CCI. • 29 septembre 2011 . Club Made In Beaujolais. . Club Qualité Sécurité Environnement. • 30 septembre 2011 Conférence  : comment optimiser sa rentabilité ? À la CCI. Contact CCI Dominique Cérutti Tél. : 04 74 62 73 00

ENTREPRENDRE EN BEAUJOLAIS JUILLET 2011

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TABLEAU DE BORD

Indicateurs économiques du Beaujolais Taux d’occupation des hôtels du Pays Beaujolais 80

70

Nombre de visiteurs dans les offices de Tourisme

60

50

Nombre de visiteurs

Office de tourisme

14 300

OT de Villefranche-en-Beaujolais

12 950

OT du Beaujolais des Pierres Dorées (Anse et Oingt)

12 720

OT Au cœur du Beaujolais (Beaujeu et Fleurie)

11 490

OT du Haut-Beaujolais

6 010

OT Beaujolais Val-de-Saône

40

30 janv.

mars

2010

mai

juillet

sept.

nov.

(taux en %)

2011

(source INSEE)

Fréquentations des musées et activités de loisirs Musées et activités de loisirs parmi les plus importants

Commune

Nombre d’entrées

Musée Paul Dini

Villefranchesur-Saône

18 920

Les Sources du Beaujolais

Beaujeu

18 180

L’Espace Pierres Folles

Saint-Jeandes-Vignes

15 920

L’Espace de musique mécanique

Oingt

10 830

La Tour d’Oingt

Oingt

7 000

Le Pôle Œnotouristique

Vaux-en-Beaujolais

6 000

La maison du patrimoine/ Musée des Conscrits

Villefranchesur-Saône

3 590

(source : observatoire Rhône Tourisme)

Les parcs et bases de loisirs

Commune

Nombre d’entrées

La forêt de la Flachère

Bois d’Oingt

29  670 passages

Le plan d’eau du Colombier

Anse

23 570

Le plan d’eau du Bordelan

Villefranchesur-Saône

20 545

(source : observatoire Rhône Tourisme)

4

ENTREPRENDRE EN BEAUJOLAIS JUILLET 2011

(source : observatoire Rhône Tourisme)

Fréquentation des principaux festivals et manifestations Festivals et manifestations

Commune

Nombre d’entrées

Le festival des aquarellistes

Bagnols

11 000

Ternand Médiéval

Ternand

8 000

Festival en Beaujolais, Continents et Cultures

Villefranchesur-Saône

6450

Festival du cinéma francophone

Beaujolais

4 500

Nouvelles Voix

Villefranchesur-Saône

3 200

(source : observatoire Rhône Tourisme)


ÉDITORIAL

Devenir entrepreneur ! O

n ne naît pas chef d’entreprise, mais on peut le devenir. L’envie de la liberté d’action, le goût pour les responsabilités, le souhait d’être son propre chef, l’aspiration à l’ascension sociale sont quelques-unes des motivations qui suscitent les vocations d’entrepreneurs. Ce cheminement de réflexion et de projection dans la vie fait régulièrement l’objet de présentations par des chefs d’entreprises passionnés, heureux de faire partager leur vision du monde auprès des élèves de classes de seconde dans le cadre d’un partenariat avec les établissements scolaires. Ce programme de sensibilisation à l’esprit d’entreprise, que j’ai souhaité construire, est engagé depuis cinq ans afin de démystifier le « métier de patron ». Il connaît toujours le même succès ! C’est avec une attention constamment soutenue que les lycéens écoutent le récit de nouvelles aventures humaines. Si l’école du chef d’entreprise n’existe pas, plusieurs voies conduisent à l’entrepreunariat, par la création d’une activité ex nihilo ou la reprise d’une entreprise. Quelle que soit l’option choisie, les qualités exigées pour entreprendre et réussir restent identiques : compétences, travail, ténacité, audace pour ne citer qu’elles. Mais avant de se lancer, il faut bien se préparer, recueillir les informations indispensables pour dimensionner et valider son projet ! Concernant la transmission-reprise, le marché se caractérise par la petite taille des entreprises concernées à l’image du tissu économique national : 94 % des entreprises françaises ont moins de 10 salariés. Sur le Beaujolais elles représentent 91 % du tissu économique. Autre élément d’information, l’âge n’est plus l’élément déterminant dans la cession d’une entreprise. Si en 1998, 60 % des dirigeants vendaient leur activité pour prendre leur retraite, ils ne sont plus que 50 % aujourd’hui (source ACFCI).

Au-delà des étapes incontournables à respecter, avec les volets financier, comptable, juridique, administratifs et d’audit, au cours desquelles la Chambre de Commerce et d’Industrie du Beaujolais et de nombreux experts accompagnent le candidat, la reprise d’entreprise peut s’avérer complexe, ce qui ne la rend nullement irréalisable. Elle se définit avant tout comme une aventure humaine. Elle suppose une rencontre réussie entre le cédant et l’acquéreur et implique indirectement une reconnaissance réciproque. Aussi, dans ce nouveau numéro d’Entreprendre en Beaujolais, je vous invite à découvrir les témoignages et portraits d’hommes et de femmes heureux qui ont fait le choix de la reprise d’entreprise pour devenir entrepreneurs en Beaujolais. Conscient que la reprise d’entreprise est une opération complexe, pour être toujours plus proche des attentes des candidats à l’entreprenariat et favoriser les échanges de bonnes pratiques, j’ai le plaisir de vous annoncer la création du Club des Repreneurs, qui verra le jour à l’initiative de la CCI du Beaujolais au second semestre 2011. Enfin, j’appelle tous ceux qui ont déjà repris une entreprise et vous tous, entrepreneurs du Beaujolais et du Val de Saône, à rompre votre isolement. Rejoignez vos pairs au sein des clubs territoriaux animés localement par votre CCI, et qui maillent le territoire du nord au sud, à Belleville/Saint-Jean d’Ardières, dans le Val d’Azergues, à Anse-Limas, et dès septembre dans le pays de Beaujeu. Ces réseaux d’entrepreneurs donnent tout son sens au terme « proximité », synonyme de circuit court, de solidarité, et aussi de convivialité sur le Beaujolais. Bienvenue dans le monde de l’entreprenariat !

Noël Comte, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Villefranche et du Beaujolais

Ajoutons que cette démarche doit s’assortir de patience : il faut compter entre 6 à 18 mois, pour réaliser et réussir une opération transmission-reprise.

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ACTUALITÉS

Brouilly et Côte de Brouilly adhèrent à la Charte de Fontevraud

Publi-Vog sur le chemin du succès De cette boutique située en cœur de Belleville-sur-Saône sort une grande partie des cocardes des conscrits. Un savoir-faire que Fabienne Gaudioz et son équipe qui a repris Publi-Vog en début d’année compte bien perpétuer : « nous réalisons les cocardes de A à Z entièrement à la main. Nous découpons les rubans, collons, imprimons tous les éléments et nous vendons également les chapeaux », décrit la nouvelle responsable de la boutique. Si les cocardes constituent une grande partie de l’activité de l’enseigne qui en fabrique jusqu’à un millier les années en dizaine, l’offre va bien au-delà. « Ici une petite dépense est égale à un grand plaisir », résume avec enthousiasme Fabienne Gaudioz. Les articles et costumes de fêtes côtoient donc quelques petits éléments de décoration et d’autres objets humoristiques. Mais surtout, la bonne humeur est au rendez-vous et Publi-Vog propose désormais de se déplacer jusque chez ses clients pour décorer les salles à l’occasion de fêtes, mariages et autres anniversaires.

F

ermement décidés à mettre en valeur et préserver leurs paysages, les vignobles de Brouilly et Côte de Brouilly viennent d’être retenus comme signataires de la Charte de Fontevraud. Ils rejoignent ainsi le Val de Loire, les vignobles de Lavaud en Suisse, ceux de Château Chalon, de la Côte Méridionale de Beaune et des Costières de Nîmes. Désormais, c’est une sorte d’union sacrée qui se met en place pour la protection et la valorisation de ces paysages typiques. « La charte née en 2003 vise à œuvrer pour

toire, et les actions destinées à mettre en valeur les paysages de ces deux appellations du Beaujolais. « Ce sont souvent des actions simples comme l’adoption d’une signalisation commune ou l’aménagement d’aires de stationnement permettant aux touristes de photographier les paysages », annonce Chantal Pegaz. La signature officielle de cette adhésion du pays des Brouilly à la Charte Internationale de Fontevraud aura lieu le 24 septembre prochain au sommet du Mont Brouilly.

Le monde entier se donne rendez-vous au Festival en Beaujolais

P

lacé sous le parrainage artistique de Francis Huster, la 31ème édition du Festival en Beaujolais se déroule cette année du 28 juin au 29 juillet. Une nouvelle occasion de découvrir les artistes des différents continents aux habitants du Beaujolais et aux visiteurs de passage. « A travers cette manifestation itinérante qui se déroule dans plusieurs villages,

nous faisons venir le monde dans le Beaujolais », commente Hélène Deiber, responsable des relations presse du Centre Culturel Associatif Beaujolais, organisateur du Festival. Plus de 10 pays présenteront donc durant un mois leurs créations musicales, artistiques, et théâtrales. Le programme des manifestations est disponible sur : http://ccab.fr/actualites.html

En bref Nouveau départ pour le Marchand de Couleurs En moins de trois mois, Bryan Galby a trouvé ses marques et donné une nouvelle impulsion au Marchand de Couleurs, l’enseigne de droguerie à Beaujeu. « J’avais travaillé dans la

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la connaissance, la préservation, et la valorisation des paysages viticoles. Son objectif est de faire travailler ensemble les acteurs d’un territoire afin de développer le tourisme en soutenant la viticulture », rappelle Chantal Pegaz, viticultrice de la Côte de Brouilly et initiatrice de cette démarche volontaire. Collectivités locales, syndicats viticoles, mais aussi office du tourisme, fédération de chasse et autres acteurs majeurs de la vie du territoire ont identifié au cours d’un audit les points forts et points faibles de leur terri-

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pub, mais cet univers ne me convenait pas ; lorsque j’ai su que cette boutique était à vendre, je n’ai donc pas hésité », confie le jeune homme qui n’a pas non plus tardé à faire évoluer l’offre. « Je propose plus d’articles de petit bricolage et moins

de produits liés au linge et aux vêtements ». Un virage apprécié puisque depuis début avril, date à laquelle il est aux commandes de la boutique, l’activité va bon train. n


ACTUALITÉS

PVC Frachon Publiseri écrit son avenir dans de nouveaux locaux

S

pécialiste de l’impression sur PVC et cartons, notamment pour la publicité sur les lieux de vente, les têtes de gondoles et l’industrie, PVC Frachon Publiseri a emménagé depuis avril dans un nouveau bâtiment à SaintGeorges de Reneins, sur la zone d’activité PVC Frachon Publiserie a emménagé depuis avril dans un nouveau bâtiment Les Vernailles à Saint-Georges de Reneins. Ouest aménagée par la CCI du Beaujolais. de mieux nous organiser. La de PVC Frachon Publiseri. Près de 800 m² ont été zone est très attractive car Sans compter que désormais, construits spécialement pour nous sommes à proximité im- la société dispose d’une réles besoins de cette entreprise médiate de l’autoroute. Cette serve foncière qui lui permetqui emploie 3 salariés. « Nous situation facilite nos dépla- tra de s’étendre. avons fait le choix d’acheter cements, nos clients sont sur le terrain et de faire édifier toute la France », commente un bâtiment qui nous permet Grégory Veilloux, dirigeant

Les Business Angels du Beaujolais changent de président

J

ean-Baptiste Maisonneuve, président fondateur de Beaujolais Business Angels vient de passer la main à Claude Martin. Un changement sous le signe de la continuité : « Je vais poursuivre le travail engagé afin de mieux faire connaître notre association pour que des entrepreneurs aient le réflexe de prendre contact avec nous et que les projets de création d’entreprise ou de développement

nous parviennent », commente le nouveau président des BBA. Après avoir dirigé pendant 15 ans une société de conseil aux entreprises sur l’international, puis racheté la société Moreau, leader mondial du vêtement de gymnastique qu’il a dirigé pendant 8 ans avant de la céder à son tour, Claude Martin compte bien aussi faire profiter les jeunes entrepreneurs de son expérience. « Le rôle des

Nouveau tour de roue pour les Cycles Terrasson Après plus de vingt ans d’activité à La Poste, Vincent Terrasson a fait le grand saut en reprenant un magasin de cycles à Saint Jean d’Ardières. « Je suis cycliste, j’ai fait de la compétition pendant trente ans et j’ai toujours réparé les vélos de mes proches. J’ai donc décidé de vivre de ma passion », raconte t-il. Une aventure familiale car dans la famille Terrasson tout le monde fait du vélo. « J’ai une fille qui fait de la compétition et un fils qui est passionné par la réparation. D’ailleurs, j’envisage de le prendre en apprentissage dès l’année prochaine », anticipe Vincent Terrasson. En attendant, c’est donc seul qu’il préside désormais à la destinée des Cycles Terrasson. Et les projets ne manquent pas. Entre la commercialisation de vélos électriques et la volonté affichée de développer la vente de vêtements cyclistes pour femmes, les Cycles Terrasson sont en route pour un développement prometteur.

business Angels est également d’accompagner les jeunes dirigeants et de leur donner des conseils », souligne t-il. Créée en 2009, l’association BBA regroupe désormais 22 adhérents et a déjà pris 5 participations.

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La Harley Davidson à la carte de Kris Kustom Cycles Soixante ans après l’Equipée sauvage, la Knucklehead de Lee Marvin a encore ses adeptes ; le « Captain America »  de Peter Fonda dans Easy rider fait toujours rêver… Bref, de plus en plus de fanatiques de Harley Davidson sont attirés par des modèles personnalisés, tout le contraire de la moto neuve achetée en concession. Un profil de bikers pour qui Christophe Tosi, alias Kris, a fondé en novembre dernier à Blacé son atelier : Kris Kustom Cycles. « Je crée ou transforme à la demande et à la carte des Harley de A à Z, pièce par pièce si vous le désirez, pour des créations uniques », explique l’ancien compagnon tailleur de pierre, recyclé dans la mécanique. « Finalement, je m’occupe toujours de monuments historiques : une Harley, c’est une cathédrale ! Chaque détail est primordial. » Avec une vingtaine de créations complètes par an, Kris cultive une esthétique qui lui est propre, liée aux années 50, dépouillée, où la mécanique est mise en valeur. « Le client vient avec un projet et nous commençons par échanger des idées. Il y a d’abord une phase de questionnement et d’écoute, où la moto prend vie dans nos têtes », continue Kris. Car la moto est toujours une histoire d’envie et de passion. Même si le rider de Harley est aujourd’hui plutôt quadra, voire quinqua, la légende fonctionne toujours plein pot.

Auvafil file le parfait amour avec le métal Sous-traitant spécialisé dans le façonnage du fil métallique (acier, inox, galvanisé), Auvafil a fait de la petite et moyenne série son domaine de prédilection. L’acquisition récente de deux commandes numériques leur permettent, à ce jour, d’évoluer très favorablement dans les séries à forts volumes. « Nous concevons et réalisons des pièces et sous-ensembles pour l’industrie, le médical (hôpitaux, centres de recherche et d’expérimentation), l’ameublement, l’alimentaire ou la PLV. Le fil métallique est un matériau léger, facile à entretenir et qui répond bien aux normes sanitaires. Si bien qu’on le retrouve aujourd’hui dans de très nombreux domaines. Ce que résume notre slogan : « le fil métallique dans tous ses états », explique Frédéric Velu, gérant, qui a repris la société de Villefranche-sur-Saône en septembre 2010. En amont de la fabrication, l’ancien chaudronnier a développé une activité de recherche et développement qui permet de concevoir un produit spécifique adapté à chaque besoin exprimé par le client. Frédéric Velu part ensuite de ses propres gabarits en bois, pour réaliser aussi bien une béquille de capot moteur, un porte-biberon ou un support pour des axes destinés au décolletage... « Même si nous avons investi dans deux machines à commande numérique, rien ne remplace le métier manuel, qui reste notre force dans une optique de petite série et de réactivité », argumente Frédéric Velu. Un positionnement qui trouve un écho favorable chez les industriels : l’accroissement de l’activité va permettre à Auvafil (4 salariés actuellement) d’embaucher de nouveau cet été.

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PRODUITS

L’Or-fève : un chocolatier en or C’est après huit ans chocolatier chez Bernachon et une saison en patisserie chez Paul Bocuse que Tony Speranza a ouvert cette année pour Pâques son magasin rue Maréchal Foch, à proximité de la gare de Belleville. Dans cette véritable caverne d’Ali Baba des gourmands, d’où l’on peut apercevoir le maître chocolatier travailler dans son atelier flambant neuf, l’amateur de cacao ne sait où donner de la tête. Du Forastero, spécialité à base de ganache et pistache présentée dans une enveloppe en forme de cabosse, en passant par la simple tablette ou le palet noir, on n’a que l’embarras du choix. « Nous sommes fiers de proposer uniquement des produits artisanaux haut de gamme dont nous avons testé chaque recette », explique Tony Speranza. Il propose également petits fours et entremets glacés, toujours faits maison. À l’opposé des chocolatiers industriels, il tient à mettre en avant le côté naturel de ses produits : « L’essentiel est de préserver les arômes, le goût naturel d’un produit de qualité, sans passer par des artifices. » Ce qui n’empêche pas ce véritable or-fève en la matière de travailler finement la forme, avec des créations qui flattent la vue avant l’odorat et le goût. Et comme en plus, l’accueil souriant est à la hauteur des produits… Autant de prestations de qualité qui poussent de plus en plus de Bellevillois - et Saint Jean d’Ardiérois - à redécouvrir un quartier de la gare en plein renouveau commercial.

Le Tastevin distille conseils et bonnes bouteilles Vous cherchez un single malt du Speyside, pas trop tourbé, pour l’anniversaire de papy ou mamie, balancez entre blanc ou rouge pour la blanquette de dimanche, mourrez d’envie d’une bonne bière belge à découvrir ? Respirez : au Tastevin, vous êtes chez un caviste, un vrai, qui saura vous écouter et vous orienter parmi ses 500 références de vins, 150 de whiskies, sans compter les alcools divers et une sélection de spécialités houblonnées… « Le contact avec la clientèle et le conseil sont les raisons d’être du commerce de proximité. Ce métier est d’abord une passion : je choisis tous mes vins en direct, chez les propriétaires, et une de mes grandes satisfactions est de trouver ce que mes clients cherchent et qu’ils ne trouvent pas ailleurs », confie Guillaume Bourgain-Vialar. Ce ch’ti pur jus a repris il y a cinq ans la cave historique de la rue Nationale à Villefranche, ouverte en 1971. Depuis, le magasin a pris un coup de jeune avec une gamme élargie et la volonté d’attirer un public diversifié. « La tendance est à boire moins, mais mieux, en se faisant vraiment plaisir quand on achète une bouteille. Le caviste, avec sa connaissance du produit, est donc l’intermédiaire le plus adapté aux nouveaux modes de consommation  », plaide Guillaume Bourgain-Vialar. Il proposera d’ici quelques semaines des soirées dégustation à thème, histoire de prolonger la découverte et l’échange avec les professionnels. www.le-tastevin.fr

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DOSSIER

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Reprendre une entreprise n’admet pas d’improvisation et passe obligatoirement par des étapes incontournables. Tour d’horizon en sept points clés.

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INDUSTRIE DOSSIER

Parce que reprendre une entreprise ne s’improvise pas, des experts et la CCI du Beaujolais délivrent leurs conseils pour franchir toutes les étapes d’une reprise réussie. De l’idée de départ à la finalisation du projet, voici les principales données à étudier avant de se lancer.

Reprendre une entreprise : les étapes incontournables pour réussir R

eprendre une société est un projet qui séduit. Souvent moins risqué qu’une création d’activités pour un primo-entrepreneur, parfois nécessité par l’interruption d’un emploi salarié ou l’envie de réorienter sa carrière, il reste prisé par les candidats à l’entreprenariat. Les motivations sont aussi multiples que les individus. Mais l’une d’entre elles revient dans la bouche des repreneurs : « Devenir son propre patron, prendre les manettes de commande en assumant sa liberté d’action et ses choix », cite par exemple Jennifer Rongeat, jeune repreneuse de Au fil des arbres, société qui gère le parc d’aventures nature du Col de Saint-Bonnet, à Blacé (5 salariés en saison).

Un goût pour la liberté qui n’a pas empêché le rythme des reprises de ralentir depuis deux ans. « La crise financière de 2008 a reporté de nombreux projets de cession d’activités, commente Stéphanie Gresle, expert-comptable au cabinet Ceralp, à Villefranche. A l’époque, des dirigeants souhaitant partir à la retraite ont du se résoudre à poursuivre leur activité après un bilan dégradé qui diminuait la valeur de leur entreprise. Ils ont préféré réaliser deux ou trois bilans plus favorables avant de vendre leur société. Du coup, nous commençons à ressentir aujourd’hui une certaine reprise sur les transactions. » Et le potentiel demeure important : selon la Chambre de Commerce

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et d’Industrie du Beaujolais, environ 900 entreprises (commerces, services, industries…) avaient à leur tête un dirigeant de plus de 58 ans en juin dernier. Reste que reprendre une entreprise n’admet pas d’improvisation et passe obligatoirement par des étapes incontournables. Tour d’horizon en sept points clés.

Étape 1 : Analyser sa situation personnelle

On ne le dira jamais assez : diriger une entreprise est un choix de vie qui implique tout l’entourage. Faire le point sur ses motivations est indispensable pour être sûr de savoir ce que l’on est prêt à accepter en terme de risque financier, et d’investissement en temps passé. « Après un bac professionnel et deux ans de travail dans plu-

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sieurs corps de métier du bâtiment, je ne savais pas où m’orienter, raconte Damien Galland, plombier chauffagiste à Saint-Etienne des Oullières (2 salariés). Ce n’est qu’après avoir fait le point sur mes motivations - rester travailler dans mon village, diriger mes propres chantiers - et en avoir parlé avec mon entourage que j’ai décidé de reprendre la société de plomberie Galland Fils, créée par mon grand-père. » « Dans ce choix de vie, l’accord du conjoint est bien sûr obligatoire. Reprendre une entreprise pour un ex-salarié représente un changement important pour tout l’entourage », insiste Stéphanie Gresle. En résumé : la bonne volonté ne suffit pas et il faut être très clair d’entrée sur ce que l’on veut obtenir et ce que l’on est prêt à donner.

Étape 2 : Définir sa cible

Quelle activité viser ? Quelle taille d’entreprise ? A quel endroit ? Pour ne pas s’éparpiller, un ciblage


Sermop : « À deux, nous sommes plus forts ! »

C

’est après un passage par l’Université, le temps de décrocher un diplôme en économie, que Yohann Fasseu a intégré l’entreprise familiale de mécanique générale Sermop, à Villefranche, afin de parfaire sa formation à la fonction de tourneur-fraiseur. « Je suis entré il y a quatorze ans dans l’entreprise créée par mon père en 1973, car j’étais intéressé par l’usinage. L’idée de reprendre est venue petit à petit. Dans cette optique, il était important de maîtriser la technique de production, le travail de l’atelier, pour être complètement légitime auprès des salariés, des fournisseurs et des clients », raconte Yohann Fasseu. En 2007, quand Sermop recherche son nouveau responsable de production, Mickaël, le frère de Yohann, diplômé en management et lui aussi passionné par les aspects techniques du métier, intègre l’entreprise. Deux ans plus tard, Mickaël et Yohann (34 et 37 ans aujourd’hui) prennent les commandes en devenant co-gérants de la SARL. Mais dans les faits, ils ont déjà pris l’entreprise en main : intégration d’un logiciel de fabrication assistée par ordinateur (FAO) en 3D, investissements dans un parc machines tout automatisé, virage commercial vers la fabrication de pièces en petite série… « Nous avons trouvé un équilibre dans notre complémentarité, et à deux nous sommes plus forts, assurent les deux frères. Nous échangeons nos points de vue en permanence, et souvent encore avec une personne qui a l’expérience de l’entreprise, notre père. » Avec un objectif inchangé : poursuivre les investissements et continuer à être rentable.

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précis s’impose. « Nous observons plutôt des managers, des financiers ou des commerciaux issus de grands groupes qui pensent pouvoir reprendre tout type d’entreprise industrielle, sans se préoccuper de l’activité. Mais la réussite de ces entreprises venait souvent des compétences techniques du cédant. Bien sûr, il est possible de se former, de s’appuyer sur l’équipe en place, mais autant cibler un domaine que l’on maîtrise. Changer de métier reste très compliqué, surtout dans le cadre d’une reprise », observe un conseiller CCI. « Avec mon master en Sports loisirs et tourisme, mon expérience comme travailleuse saisonnière en stations, je n’envisageais pas de diriger une entreprise dans un domaine autre que les loisirs. Même si l’activité est très saisonnière et tributaire de la météo,

que l’on vit un peu à contre-courant avec des horaires décalés et un travail essentiellement les week-ends, j’ai choisi en toute connaissance de cause », témoigne ainsi Jennifer Rongeat. « Après 23 ans dans la vente de matériel de motoculture, quand j’ai décidé de reprendre une affaire, je me suis demandé : « qu’est-ce que tu sais faire ? La réponse était évidente : ce serait l’activité que je connais le mieux, la vente de matériel de motoculture », raconte Frank Delorme, aujourd’hui dirigeant de Motoculture beaujolaise, à Liergues. Autre constat : dans l’industrie, la reprise par des salariés, cooptés ou pas par l’ancien dirigeant, avec objectif de continuation de l’emploi, reste un cas courant et souvent une bonne voie de réussite, pour qui partage déjà la culture de l’entreprise. Autre

figure classique, la reprise dans un cadre familial, quand elle est bien réalisée, est un gage de pérennité apprécié par l’environnement (clients, fournisseurs, banquiers…) « Nos clients historiques, dont certains sont fidèles depuis quarante ans, étaient particulièrement satisfaits que je reprenne la société, poursuit Damien Galland. Cela les rassure aussi de voir que mon père fait encore partie de l’entreprise et que mes oncles ne sont pas loin… Ce qui est sûr, c’est que je n’aurais pas pris la suite si je n’avais pas été entouré par la famille ».

Étape 3 : Chercher une entreprise

S’il y a bien un moment où le futur dirigeant se sent seul, c’est celui-là. Pour ne pas rester isolé, il convient d’abord

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d’utiliser son réseau : clients, fournisseurs, collègues connaissent peut-être un patron d’un certain âge, susceptible de… « C’est grâce à des échanges avec des relations professionnelles que

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j’ai appris qu’il y avait une société, sur le secteur depuis trente ans, dont les patrons souhaitaient se retirer », continue Frank Delorme. Autre piste, les bases d’annonces professionnelles se multiplient. Sans compter les outils mis à dis-

Pour être efficace, il faut se faire aider par un professionnel

Burotic-DS : Passer de salariés à dirigeants

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alariés moteurs du distributeur de matériel de bureau et informatique créée en 1981 à Belleville, Sophie Seigneret et Didier Desgranges sont devenus co-gérants de Burotic-DS (enseigne Rouge Papier) en mai 2009, après une période d’attente de deux ans. Didier Desgranges, 26 ans d’ancienneté dans le magasin de la rue Maréchal Foch, revient sur cette période : « Nous avons choisi de reprendre la société pour une continuation d’activités, suite à la volonté de céder de l’ancien dirigeant. La transition a duré deux ans ». Pendant ce temps, les deux futurs co-gérants ont fait « tourner l’entreprise » et ont appris leur métier de dirigeant sur le tas. « Au jour J, nous avons eu la fonc-

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tion de dirigeants, mais cela n’a rien changé, car nous assurions déjà la gouvernance de la société. Cela s’est avéré positif pour la continuité : certains clients n’ont même pas relevé la transition », poursuit Didier Desgranges. Sophie Seigneret renchérit : « Pour nous, la reprise a d’abord été l’opportunité de pérenniser notre emploi. Quand nous sommes arrivés, un lundi matin, avec le titre de co-gérant, rien n’avait changé dans notre travail par rapport au vendredi précédent ». Rien, si ce n’est une chose : « maintenant, nous savons vraiment pourquoi nous investissons l’essentiel de notre temps à Burotic-DS », répondent en chœur les co-gérants.


position par des spécialistes, comme les CCI. Voir notamment la base d’annonces cédants-repreneurs c-cible (www.ccible.fr). Au candidat ensuite à faire cadrer le mieux possible la recherche avec la cible définie à l’étape précédente.

est important aussi d’être patient, de prendre le temps de se déterminer sur des critères objectifs, de ne pas se précipiter : vous allez faire un choix qui va déterminer de nombreuses années de votre vie professionnelle et personnelle », ajoute Stéphanie Gresle.

Étape 4 : Etudier l’affaire à reprendre

Étape 5 : Négocier

Premier conseil : faire appel à un conseil. « Il y a des éléments prioritaires à analyser sérieusement par le repreneur : les trois derniers bilans, le marché de l’entreprise, son potentiel de développement et, le cas échéant, le bail commercial. Pour être efficace, il faut se faire aider par un professionnel », explique Monique Bouvier, en charge de la transmission-reprise à la CCI. Ce premier bilan peut être effectué par un expert-comptable. Certains d’entre eux conseillent gratuitement au départ - voire réalisent un prévisionnel - en vue de fidéliser les porteurs de projets quand ils ont créé leur entreprise. « La porte d’entrée pour nous est l’analyse du bilan, du chiffre d’affaires, de l’endettement, de la rentabilité, du nombre de salariés, en vue d’estimer la valeur de l’entreprise et de se lancer dans un prévisionnel. Et à partir d’une certaine taille - autour de 10 salariés - un audit complet est indispensable », commente Stéphanie Gresle. « Une bonne connaissance de l’entreprise reprise, mais également de son marché, est indispensable : si la rentabilité de l’entreprise est basée sur une niche fiscale appelée à disparaître, qu’elle réalise 80 % de son activité avec un seul client, que les cadres commerciaux clé sont prêts à suivre le cédant dans une nouvelle activité, attention ! Le problème pour les repreneurs, c’est qu’ils n’ont accès à une partie importante des informations qu’une fois qu’ils ont signé », poursuit Evelyne Badet-Chauviré, avocate spécialiste en droit des sociétés à Villefranche. « Il

« Amener des chiffres et des éléments sur la rentabilité de l’entreprise permet d’enclencher la discussion sur le prix de vente avec le cédant », conseille l’expert comptable. Avant de négocier, il est donc important de se fixer des limites, de se dire jusqu’où il est possible raisonnablement d’aller, de s’y tenir et d’être patient. « Il s’est passé six mois entre le début des négociations et la reprise, se souvient Frank Delorme. Le cédant demandait un prix trop élevé et je n’aurais pas été suivi par ma banque si je n’avais pas négocié le prix. C’est là que l’aide d’experts, qui m’ont permis de faire le point sur la valeur réelle de l’entreprise et de négocier avec des arguments concrets, s’est révélée précieuse ».

Étape 6 : Financer son projet

Constat numéro un : acheter une entreprise sans mise de fond personnelle est impossible aujourd’hui. « Plus un dossier ne passe sans apport personnel, confirme Stéphanie Gresle. 20 % d’apport semble un minimum ». Règle numéro deux : il va falloir soigner votre dossier. CV détaillé, dossier étoffé (analyse du marché, prévisionnel réalisé par un expert-comptable, potentiel de développement…) et argumentaire soigné, bref : le produit que vous devrez vendre à votre banquier, c’est vous ! Pour compléter les principales sources de financement que sont les banques, la CCI pourra orienter vers des organismes ou des dispositifs comme Oséo, les accompagnements régionaux à la reprise, Beaujolais Initiatives, les aides à la reprise dans

le cadre d’un plan social, les aides à la reprise d’entreprises innovantes… Votre projet correspond peut-être à l’un des dispositifs d’aides existant.

Étape 7 : Finaliser la reprise

Une fois d’accord avec le cédant sur un prix, reste à choisir un statut. Montage en nom propre, en société, rachat de titres, reprise de fonds… La nature de l’activité doit aider à faire un choix, mais la situation personnelle joue également : célibataire sans enfant ou père de famille quadragénaire, cela change tout en terme de protection sociale, de statut fiscal ou juridique… Et là encore, les professionnels sont là pour aider à la prise de décision. « Plus l’entreprise est importante, plus il est intéressant de reprendre les titres du cédant, argumente Evelyne BadetChauviré. Dans ce cas il faut établir un protocole d’accord, document contractuel passé entre les parties décrivant les conditions de la vente et la description complète de la société (actif et passif). A ce stade, on ne peut se passer d’un avocat et de son expertise juridique dans l’élaboration de documents. Pour un repreneur, certes l’accompagnement d’un professionnel a un coût financier mais il évite des erreurs qui peuvent par la suite se révéler désastreuses pour l’entreprise elle-même, mais également sur la situation financière du repreneur. » A chacun son métier !

Conclusion : L’humain est la clé de la réussite

Ça y est, vous êtes à la tête de votre entreprise. Et le respect des étapes énumérées ne suffira pas néanmoins à votre réussite. « Il y a une dimension moins rationnelle, plus difficile à expliquer, du succès d’une reprise : on peut avoir un prévisionnel parfait et passer à côté du facteur humain. Aligner des chiffres n’est, finalement, pas si compliqué. Mais les profils du repreneur, du cédant, leurs qualités

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personnelles, leur entente sont la clé du succès », confie Stéphanie Gresle. A la CCI du Beaujolais, on explique : « la reprise est aussi une affaire de séduction entre un repreneur et un cédant : il faut qu’ils se reconnaissent entre eux. Le plombier avec son CAP peut avoir des affinités avec quelqu’un qui a la même formation que lui. Mais le courant peut aussi passer avec un cadre financier qui sait mettre la blouse et écouter tout ce que le cédant a envie de transmettre. » Une autre histoire commence : à vous de l’écrire ! Matthieu Massip

Calad’Jardins Services : « Quatre ans pour prendre l’entreprise en mains »

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Sylvain Perret, dirigeant de Calad’Jardins Services.

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n an après la reprise de l’entreprise familiale de création/entretien d’espaces verts Calad’Jardins services (Arnas), Sylvain Perret dresse un premier bilan positif. « J’ai eu quatre ans pour prendre la société en mains, confirme le jeune homme, né en 1980, l’année de création de Calad’Jardins services par son père. J’ai pu tourner avec toutes les équipes, me faire connaître de nos clients et fournisseurs. C’est une situation idéale. » Même si, au moment de la reprise, l’entreprise sort tout juste d’une phase difficile. « Ce n’était pas gagné d’avance, mais en même temps, cela m’a obligé à faire des choix, à repartir sur de bonnes bases en réfléchissant à la manière de diminuer nos coûts de fonctionnement, sans perdre en qualité. » Avec pour premier objectif de rembourser les emprunts contractés pour la reprise, Sylvain Perret a revu le mémoire technique de la société afin de répondre plus efficacement aux appels d’offre des collectivités, qui représentent 70% de l’activité (contre 30% pour les particuliers). « J’essaie de trouver la formule idéale du fonctionnement d’une société d’aménagement extérieur, commente Sylvain Perret : trouver la juste dose entre des chantiers pour les collectivités, assurant un certain volume, et le travail pour les particuliers, moins important, mais plus créatif. L’équation est difficile, mais fait partie de l’apprentissage de tout repreneur ».


COMMERCE

Le Grenier Gourmand met les papilles en émoi ici », souligne Béatrice Trin.

Parmi les premiers commerces installés au pôle commercial des Pont Tarrets sur la commune de Legny, le Grenier Gourmand joue aujourd’hui à plein son rôle de locomotive.

Pâtissier de formation, le fondateur du Grenier Gourmand a su trouver les bonnes recettes pour faire mouche. « Chaque jour, nous proposons une petite dizaine de salades, les traditionnels sandwichs, n ouvrant un troisième point quiches, pizzas et des plats cuiside vente aux Ponts Tarrets, nés qui varient tous les jours, sauf Béatrice et Philippe Trin quelques incontournables comme ont opté pour une offre un peu le tartare de tomates ». En plus de différente de celle développée à l’espace de vente, le site des Ponts Chatillon d’Azergues, berceau de Tarrets abrite également le laboraleur activité et à Lozanne. « Nous toire de boulangerie, tandis que la souhaitions installer un salon de pâtisserie et les plats cuisinés sont thé à Châtillon depuis plusieurs confectionnés à Châtillon d’Azerannées, mais nous manquions de gues, Lozanne n’hébergeant pour place. C’est donc aux Pont Tarrets sa part qu’un point de vente. Une que nous avons concrétisé ce proorganisation sans faille qui fait jet. Par ailleurs, compte tenu de intervenir une trentaine de perla typologie de la clientèle, nous sonnes (19 en équivalents temps avons beaucoup développé les plein). Une entreprise où le chef plats cuisinés en plus de la bouland’orchestre met l’accent sur la gerie et de la pâtisserie. Du coup, créativité : « Mon mari varie son nous avons autant, voir plus de offre pour que les clients soient salé que de sucré », décrit Béatrice certains de trouver des plats difféTrin. Parmi les premiers installés, Un large choix de pains spéciaux, pâtisseries et plats rents tous les jours. En boulangele Grenier Gourmand a visé juste cuisinés. rie, nous proposons aussi des pains en diversifiant son offre. Entre la spéciaux », souligne la dirigeante. clientèle de passage, les nombreux trajets blissements du pôle commercial, notam- Béatrice Trin assure le plus souvent la pendulaires effectués chaque jour entre ment le tout nouvel hôtel Coté Hôtel qui vente et la gestion de l’établissement de un domicile situé dans le Beaujolais et le a choisi de se fournir en pain et viennoi- Châtillon d’Azergues et vient de temps lieu de travail, les fidèles du week-end, serie au Grenier Gourmand. « Il existe en temps prêter main forte à l’équipe des la boulangerie, pâtisserie, salon de thé une véritable solidarité et une très bonne Ponts Tarrets. ne désemplit pas. Sans compter les éta- ambiance entre les commerçants installés

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Des aides pour booster l’emploi en alternance Les jeunes et les séniors sont ceux qui actuellement peinent le plus à trouver un emploi. C’est pourquoi, depuis le 1 er mars 2011, l’État verse aux entreprises une aide financière de 2 000 euros pour toute embauche d’un demandeur d’emploi de 45 ans et plus, en contrat de professionnalisation. Cette aide financière est en outre cumulable avec

les autres aides - dont celle versée par Pôle emploi pour les contrats de professionnalisation destinés aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus (2 000 euros sur 10 mois). L’aide permet en outre l’exonération des charges patronales dont bénéficient déjà les contrats de professionnalisation pour les demandeurs d’emploi de 45 ans

et plus. Cette mesure est applicable dans toutes les entreprises, quelle que soit leur taille et leur activité. Depuis le 1er mars et jusqu’au 31 décembre, l’embauche des jeunes en alternance est également facilitée. Ainsi, les entreprises de moins de 250 salariés qui intègrent dans leur effectifs un jeune sous contrat d’apprentissage ou de profes-

sionnalisation supplémentaire, vont percevoir une aide de l’Etat. Le montant de l’aide correspondant à une compensation des cotisations patronales restant dues par l’employeur pour une durée de douze mois. Il varie selon le niveau de rémunération des contrats.

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FORMATION

Coffani Immobilier construit son avenir avec un apprenti L’agence immobilière caladoise a choisi l’alternance pour former et transmettre les rouages d’un métier exigeant à un jeune homme qui devrait prochainement être embauché.

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our Lionel Chaintreuil, directeur de l’agence immobilière caladoise Coffani Immobilier, l’apprentissage est une affaire de conviction. « J’ai déjà eu l’occasion de former des apprentis dans un cadre professionnel antérieur et j’ai pu éprouver la pertinence et l’apport de ce dispositif. Par ailleurs, sur un plan purement personnel, c’est une vraie satisfaction de pouvoir transmettre son savoir à un jeune ». Le dirigeant est tout aussi certain que l’improvisation n’a pas sa place dans l’apprentissage. C’est pourquoi, lorsque Lionel Chaintreuil a repris Coffani Immobilier en 2009, il a d’abord souhaité structurer son équipe avant de recruter et de former un jeune en alternance. « Je suis entré chez Coffani Immobilier en 1994, puis j’en suis devenu le responsable il y a deux ans lorsque le fondateur est parti en retraite. La force de notre entreprise réside dans une organisation et une méthode de travail spécifique. Avant d’intégrer un apprenti, il était important de stabiliser l’équipe, car former un jeune demande du temps et de l’investissement », retrace t-il. Tout naturellement, un jeune apprenti est donc venu rejoindre les cinq collaborateurs de Coffani Immobilier

- quatre commerciaux et une assistante - fin 2009. Présent à l’agence trois jours par semaine, le jeune homme suit des cours à Lyon pour préparer un BTS professions immobilières. « Contrairement à ce que beaucoup pensent, notre métier exige des connaissances pointues, et une formation adaptée Lionel Chaintreuil mise sur l’apprentissage. à ces spécificités est indispensable. Même si l’expérience interne, sa présence est motivante pour sur le terrain est aussi très formatrice », l’ensemble de l’équipe car désormais, argumente le directeur de Coffani même avec peu d’expérience, il parvient Immobilier. à prendre en charge et à mener à bien En marge des ficelles du métier, Lionel certains dossiers. C’est très bon pour Chaintreuil s’est donc d’abord attaché à l’émulation. » Dans quelques semaines en transmettre à son apprenti quelques règles effet, le contrat d’apprentissage de Yoann de savoir-être, notamment sur la façon de arrivera à son terme, mais le jeune homme s’exprimer et d’aborder les clients. Un devrait voir son emploi pérennisé au sein passage obligé si l’on veut réussir dans de l’agence immobilière caladoise. En rela transaction immobilière, la spécialité vanche, pour l’instant, Lionel Chaintreuil de Coffani Immobilier. Par ailleurs, pour n’envisage pas de recruter un nouvel lui permettre de découvrir la location, apprenti. « Pourtant, nous sommes énorLionel Chaintreuil a confié son apprenti mément sollicités et c’est très bien car à un collègue, spécialiste du domaine. cela signifie que notre métier attire et Les progrès sont au rendez vous. « Il s’est qu’il se professionnalise », observe-t-il. très vite intégré et il est très à l’écoute, poursuit le maître d’apprentissage. En

La France a sa marque Pour mieux valoriser les produits fabriqués dans l’hexagone, la Marque France et le label «  Origine France Garantie », marque collective déposée à l’INPI, créée à l’initiative du gouvernement, peuvent être sollicités. Ce label pourra être attribué à tout types de produits, sous réserve que deux critères cumulatifs

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soient respectés. Le premier concerne le lieu où le produit prend ses caractéristiques essentielles. La France doit pour une large part être le pays de la conception, de l’assemblage, de la fabrication et du montage pour briguer le label national. Le second critère porte sur la valeur du produit dont au moins 50 % doit cor-

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respondre à des activités de production en France. Le label « Origine France garantie », transversal et non sectoriel, sera certifié par Bureau Veritas Certification. Pour mettre en œuvre ces nouvelles dispositions, l’association d’entreprises et de fédérations professionnelles, Pro France, a vu le jour en juin 2010. Le nouveau

label « Marque France » sera censé être plus restrictif que la simple apposition « Made in France ». Ainsi, il vise moins à mettre en avant la qualité française qu’à apporter la signification qu’une majorité de la valeur ajoutée suscite des retombées en France, spécialement en terme d’emplois. http://www.profrance.org


INDUSTRIE

Métalform donne la forme aux ouvrages d’art Discret, le spécialiste de la fabrication de coffrages sur mesure œuvre dans l’ombre pour la construction de grands ouvrages  emblématiques - ponts, parkings souterrains, écluses et bâtiments… nationaux et internationaux.

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ares sont les ouvrages d’art majeurs en France ou à l’étranger qui ne doivent pas leur forme et leur solidité à Métalform. Cette PME basée à Arnas est en effet l’une des rares entreprises à concevoir et fabriquer des éléments métalliques d’aide à la construction sur mesure. « Toutes nos réalisations sont des prototypes très éphémères puisqu’ils ne servent Les produits de Métalform sont utilisés sur des chantiers tels que le viaduc de Millau, que durant quelques mois, le les parkings souterrains, la future autoroute A89 à Balbigny. temps du chantier », explique contraintes. «  Nos clients nous trans- plaisante t-il - et il s’appuie sur une équipe Jean-Jacques Grégoire, dirigeant fondateur de Métalform. Mais si la mettent leurs plans à partir desquels nous de 13 personnes formées à la chaudronvie des coffrages de Métalform est tem- devons dessiner et fabriquer les coffrages nerie pour la réalisation des coffrages. poraire, les ouvrages qu’ils permettent de qui sont faits en acier, en aluminium ou Des compétences pointues et rares. C’est réaliser sont, eux, bien durables. « Nous en inox. Il nous arrive également quelques pourquoi Jean-Jacques Grégoire cultive la avons travaillé sur le viaduc de Millau, rares fois d’être sollicités pour le montage discrétion et forme la quasi-totalité de ses sur le chantier de la Grande Bibliothèque des coffrages que nous avons fabriqués, équipes lui-même. « Il est devenu presque de France, et plus proche de nous, sur et dans ce cas nous nous rendons sur les impossible de trouver des chaudronniers le viaduc de l’autoroute de Nantua dans chantiers », résume le dirigeant. Les don- issus du système scolaire, donc nous intél’Ain, sur les chantiers de nombreux neurs d’ordres sont exclusivement de grons régulièrement des jeunes que nous parkings souterrains de Lyon, ou actuel- grands groupes du BTP. « Nous pouvons formons en interne et surtout nous avons lement sur celui des ouvrages d’art de la participer à la réalisation d’ouvrages pour la chance d’avoir un personnel fidèle, future autoroute de Balbigny, mais aussi la SNCF, ou Voies Navigables de France même si ce métier n’est pas toujours pour des écluses sur le Rhône », égraine et d’autres, mais nos interlocuteurs sont facile  », reconnaît-il. Un savoir-faire uniquement les constructeurs. Nous ne apprécié par Bouygues, Vinci et autres Jean-Jacques Grégoire. sommes jamais en contact avec les clients groupes comme Eiffage, qui permet à finaux. De fait, nous évoluons dans un Métalform de voir son activité régulièreDu sur-mesure pour les grands univers assez restreint ou tout le monde ment progresser. groupes de la construction se connaît et cela permet de travailler Pour chaque mission, le processus est en confiance », souligne le fondateur de unique, immuable et exigeant : dessiner Métalform. et construire le coffrage capable de don- Jean-Jacques Grégoire prend personner naissance à une pièce de béton unique nellement en charge les opérations de et souvent porteuse de nombreuses dessin - « je suis le bureau d’études », ENTREPRENDRE EN BEAUJOLAIS JUILLET 2011

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SERVICES

Bathys sonde les fonds Déjà bien ancré sur son marché, ce spécialiste de la qualification des fonds aquatiques vient de se doter d’un équipement ultra moderne lui permettant de gagner encore en précision. De quoi s’ouvrir les portes de nouveaux marchés, notamment hors de nos frontières.

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onstruire un ouvrage d’art sur un fleuve, s’assurer d’un tirant d’eau suffisant pour la navigation, mais aussi enfouir sous l’eau canalisations et autres câbles… autant d’opérations devenues courantes, mais qui nécessitent de parfaitement connaître la nature des sols dissimulés sous les eaux douces ou salines. C’est à ces occa- Bathys intervient en eau de mer comme en eau douce. sions que Bathys entre en scène. Créée en 2005, la jeune entreprise installée à Gleizé a déjà sommes équipés pour aller jusqu’à eu le temps de se faire une réputation de 3 miles des côtes, soit environ 5 kilopremier plan pour les levés bathymé- mètres », préviennent Nicolas Fuentes et triques, autrement dit, la cartographie des Sébastien Foulard. Pas de quoi arrêter le fonds aquatiques. « À l’aide d’une barque développement de Bathys dont les donmotorisée équipée d’un GPS et d’un neurs d’ordres se multiplient. De l’éneréchosondeur, nous procédons à des rele- géticien national qui fait appel à la société vés que nous analysons ensuite à l’aide régulièrement pour dresser des états des d’un logiciel spécifique. Ce travail nous lieux de ses barrages, aux compagnies permet de cartographier les sols recou- de navigation souhaitant vérifier les tiverts par l’eau de mer ou l’eau douce », rant d’eau pour assurer des conditions dévoilent Nicolas Fuentes et Sébastien de navigation optimales, en passant par les exploitants de granulats ou la SNCF Foulard, co-fondateurs de Bathys. pour des opérations de confortement des berges où prennent appui les voies ferLa société s’internationalise rées, la clientèle est très diverse. Sans pour lisser son activité compter les acteurs du BTP, soucieux par sur l’ensemble de l’année exemple de surveiller le bon ancrage de Pour mener à bien ses missions, la société piles de ponts, et les bureaux d’études. Le intervient aussi bien dans des lacs que spécialiste des levés bathymétriques qui sur des fleuves et les rivières, mais aussi ne comptait il y a moins de cinq ans que en mer sous réserve que les analyses se les deux fondateurs, emploie désormais cantonnent aux zones côtières. « Nous trois techniciens et une assistante admi20

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nistrative à temps partiel. Et la société franchit petit à petit les frontières. Ainsi est-elle à pied d’œuvre sur le lac Léman à Genève pour suivre les opérations d’enfouissement d’une canalisation d’eau douce. Elle vient également de répondre à plusieurs appels d’offre à l’étranger ainsi qu’en Martinique et en Guadeloupe. «  Nous avons fait récemment l’acquisition de matériel multi faisceaux nous permettant de réaliser des analyses extrêmement précises des fonds aquatiques. Grace à cet équipement, nous allons pouvoir poursuivre notre développement, notamment à l’étranger car le marché français reste relativement restreint  ». Le franchissement des frontières devrait aussi permettre à Bathys de mieux lisser son activité sur l’ensemble de l’année, car jusque là, météo oblige, l’hiver était moins porteur que les trois autres saisons. 


À TABLE

Changement dans la continuité au Calad’in Comptoir Le Calad’in Comptoir a changé de mains cet hiver. C’est le moment de redécouvrir la terrasse du restaurant de La Chartonnière, revisitée par une enfant du Beaujolais qui réussit à concilier ses deux passions : la cuisine et le vin.

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uand une jeune pousse issue d’une grande maison du Beaujolais reprend une institution culinaire caladoise, c’est forcément un événement ! Arrière petite-fille du fondateur des vins Henry Fessy et responsable commerciale de la société pendant une dizaine d’années, Marion Fessy a décidé de voler de ses propres ailes après la vente de l’entreprise familiale à une maison bourguignonne. « Entrée dans le monde du vin par la table, j’ai une formation en école hôtelière et j’ai fait mes gammes dans plusieurs restaurants. Revenue ensuite dans l’entreprise familiale, j’ai toujours gardé une attirance pour les métiers de la restauration dans un coin de la tête. Aussi, quand s’est présentée l’opportunité de reprendre le Calad’in Comptoir je n’ai pas trop hésité », raconte la jeune femme, qui, en bonne caladoise, fréquentait déjà l’établissement de La Chartonnière depuis de nombreuses années. Un restaurant où se brassent depuis des décennies les milieux d’affaires, les industriels et le barreau caladois, dans une ambiance feutrée, tendance lounge, bonne cuisine et musique branchée en fond sonore. Et si elle dit vouloir avant tout assurer la continuité de l’établissement, la nouvelle patronne, par petites touches, réussit à faire évoluer son outil de travail. « Je voulais quelque chose de convivial, jovial, même, à mon image, avec une attention à la décoration, qui fait que l’on se sent bien ici », poursuit Marion Fessy. Côté cour, elle a donc complètement rénové la terrasse, désormais équipée d’un parquet en bois, pour les longues soirées d’été tapas-rosé ou un concert de blues. Et comme on ne se refait pas, elle a décidé de mieux exploiter le potentiel d’une magnifique cave à vins voûtée (capacité d’une quarantaine de

Une adresse de qualité, toujours conviviale et pourvue d’une nouvelle terrasse.

personnes), sous la salle à manger, afin de proposer des prestations autour de séminaires et réunions de travail.

Superbe côte de veau Côté cuisine, si elle en connaît un rayon, la nouvelle maîtresse de maison continue de faire confiance au chef Eric Ott et à ses spécialités, toujours demandées par les nombreux habitués : la « superbe côte de veau », proposée avec une sauce aux morilles ou un foie gras poélé ou l’assiette de viandes XXL. A midi, le restaurant fait le plein pour son menu entréeplat-fromage ou dessert à 16 € (tartare crabe & crevettes, saumon fumé, salade ou croustillant de chèvre en croûte de jambon serrano/filet de cabillaud poêlé à l’huile d’olive et ses petits légumes ou noix de porcelet à la graine de moutarde/ desserts maison…). Le soir, formule assiette & dessert de 18 € à 30 € (trilogie de poisson, assiette XXL, carpaccios, pâtes etc.). « Tout fonctionne « à l’ardoise » du jour : je suis livrée en poissons tous les matins, je vais sur les marchés. Il est in-

dispensable de se renouveler quotidiennement pour notre clientèle d’habitués », continue Marion Fessy qui propose, cela va sans dire, une riche carte des vins dont elle pourrait parler pendant des heures : Beaujolais bien sûr, qu’elle défend ardemment, mais aussi une belle sélection de vins de la Vallée du Rhône. C’est normal, elle est diplômée sommelière ! « Les métiers du vin et de la restauration ont quand même en commun la notion de plaisir. Il s’agit d’en prendre en proposant une prestation qui nous rende fiers et qui en procure en même temps à nos clients. » La promesse est tenue ! Le Calad’In Comptoir La Chartonnière 400, RN6 69400 Gleizé Tél.  : 04 74 68 56 04 Formule du jour à 16 e à midi en semaine (entrée-plat-fromage ou dessert.) Carte. Ouvert du lundi au vendredi, midi et soir. Fermeture de trois semaines en août et entre Noël et le premier janvier.

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ACTUALITÉS JURIDIQUES

Loi de simplification et d’amélioration de la qualité du droit : mesures de simplifications comptables et autres La loi de simplification et d’amélioration de la qualité du droit du 17 mai 2011 contient plusieurs mesures de simplification comptables en faveur des entreprises.

Comptabilité de trésorerie : extension aux personnes morales commerçantes La loi étend aux sociétés commerciales placées sur option ou de plein droit sous le régime réel simplifié d’imposition la possibilité de tenir une comptabilité de trésorerie (enregistrement des créances et des dettes à la clôture de l’exercice). Jusqu’à présent cette mesure était réservée aux seuls commerçants personnes physiques placés sous ce régime. Toutefois, les sociétés contrôlées par une société qui établit des comptes consolidés ne disposent pas de cette faculté. De même, la loi procède à une simplification des règles d’enregistrement des recettes et des dépenses professionnelles des titulaires de BNC.

Tenue d’un livre d‘inventaire : suppression

L. n° 2011-525 du 17 mai 2011, art. 55, 1, 5°.

La loi supprime l’obligation de tenue d’un livre d’inventaire imposée jusqu’à présent aux commerçants personnes physiques ou personnes morales. L’obligation matérielle d’inventaire annuel demeure pleine et entière mais sa traduction dans un livre d’inventaire est devenue inutile dans la mesure où celui-ci recense des éléments qui figurent d’ores et déjà dans les comptes annuels (bilan, compte d’exploitation et annexe). Ainsi, sont supprimés du Code de commerce (art. L. 225-115, 1° modifié) l’inventaire des documents dont tout actionnaire a droit d’obtenir communication et du CGI (art. 1743 sanctionnant les écritures inexactes ou fictives dans les livres comptables) la référence au livre d’inventaire. L. n° 2011-525 du 17 mai 2011, art. 17.

SA et SAS : conventions conclues avec un dirigeant ou un actionnaire La loi supprime l’obligation de communiquer au président du conseil d’administration ou de surveillance ainsi qu’au commissaire aux comptes (CAC) de SA les conventions courantes conclues à des conditions normales entre la société et l’un de ses dirigeants ou actionnaires détenant plus de 10% des droits de vote. De même, la loi supprime l’obligation de communiquer aux CAC de SAS les conventions courantes conclues à des conditions normales entre la société et l’un de ses dirigeants. Corrélativement, n’existe plus le droit des actionnaires ou associés de ces sociétés d’obtenir communication de ces conventions.

Signalement des changements de règles ou méthodes comptables Les changements de règles ou de méthodes comptables d’un exercice à l’autre, qui doivent être justifiés dans l’annexe (comptes annuels), doivent désormais également être signalés dans le rapport du Commissaire aux Comptes s’il en existe un. Ce signalement est imposé tant aux commerçants personnes physiques qu’aux sociétés commerciales. L. n° 2011-525 du 17 mai 2011, art. 55, I, 3° et 6° ; C. com. art. L. 123-17.

L. n° 2011-525 du 17 mai 2011, art. 58 ; C. com. art. L.225-39, al. 2 et L. 225-87, al. 2 ; C. com. art. L. 225-15 et L. 227-11 modifiés.

Baux des activités tertiaires : création d’un indice optionnel (ILAT) La loi créé un nouvel indice de révision des baux commerciaux et des baux professionnels propre aux professionnels libéraux et aux exploitants d’activités commerciales exercées dans des locaux à usage exclusif de bureaux.

Sociétés commerciales : faculté d’établissement d’une annexe abrégée La loi permet aux sociétés commerciales qui bénéficient déjà de la présentation simplifiée des comptes annuels et qui sont placées sur option ou de plein droit sous le régime réel simplifié d’imposition de n’être astreintes, si elles le souhaitent, qu’à une annexe abrégée selon un modèle fixé par règlement de l’ANC. Les commerçants personnes physiques placé sous ce régime sont déjà dispensés d’établir cette annexe. L. n° 2011-525 du 17 mai 2011, art. 55, I, 2° ; C. com. art. L. 123-16 modifié et art. L. 123-16-1 nouveau.

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L’Indice des Loyers des Activités Tertiaires (ILAT) est composé pour 50% de l’IPC, 25 % de l’ICC et pour 25 % de l’évolution du produit intérieur brut en valeur. Il sera publié trimestriellement par l’INSEE dans des conditions fixées par décret (à paraître). Son entrée en application est différée jusqu’à publication dudit décret. L’ICC reste l’indice légal de référence, sauf manifestation de volonté d’appliquer l’ILAT. Cet indice optionnel, plus stable que l’ICC, devrait permettre une augmentation moins élevée des loyers. L. n° 2011-525 du 17 mai 2011, art. 63 ; C. com. art. L.145-34 et L. 145-38 modifiés ; C. mon et fin., art. L.112-2 et L. 112-3 modifiés.


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Chambre de Commerce et d’Industrie du Beaujolais

ACTUALITÉS CCI

www.beaujolais-cci.com - Contact • Tél : 04 74 62 73 00 - E-mail : cci@villefranche.cci.fr

Plan de Mandat : la feuille de route 2010-2015 Elus en 2010, les Membres Titulaires ont voté leur « plan de mandat » qui constitue leur feuille de route pour la période 2011/2015. Programme stratégique, le plan de mandat est le fondement des actions qui seront déclinées par les différentes commissions et groupes de travail au sein de la CCIT du Beaujolais. Son esprit est en totale cohérence avec les schémas sectoriels déclinés au plan régional. Ces schémas assurent la cohérence de la politique consulaire à l’échelon des onze CCIT de Rhône-Alpes. Trente chefs d’entreprise ont été élus par leurs pairs aux fins de représenter et de défendre les intérêts économiques du Beaujolais. Ils sont entourés d’autres chefs d’entreprise - membres associés et conseillers techniques - qui ont également la volonté et l’enthousiasme de participer à cette aventure économique et humaine. Il revient à cette équipe - depuis le début de l’année et jusqu’à fin 2015 - de gérer la CCI du Beaujolais et de lui donner une feuille de route, véritable ligne politique, qui guidera les actions en faveur de la croissance territoriale. En ce début de mandat, je souhaite mettre plus que jamais « le client » au cœur de chacune de nos préoccupations. C’est vers lui et lui seul que toutes nos actions doivent converger : Qu’il soit industriel, commerçant ou prestataire, il est avant tout entrepreneur !

Avec l’équipe qui m’entoure, élus et collaborateurs, nous renforçons quotidiennement les missions de la CCI en proximité pour les satisfaire toujours mieux. La CCI du Beaujolais doit être initiatrice de projets, animatrice de réseaux ou d’actions transversales, fédératrice d’initiatives, organisatrice d’événements, représentante des intérêts des entreprises auprès des Pouvoirs Publics et bien sûr ambassadrice du territoire du Beaujolais Val de Saône ! Ces missions prennent tout leur sens avec la notion de proximité, fondement de notre CCI territoriale. Les réformes auxquelles nous avons été appelés et auxquelles nous avons souscrits par volonté marquée de performance et d’efficience, nous conduisent à « faire plus avec moins », en optimisant régulièrement nos méthodes et en faisant toujours preuve de plus d’imagination. Elus et collaborateurs partagent cette même vision et s’engagent à vous servir pour qu’ensemble nous gagnions en croissance et que le Beaujolais soit une belle terre d’excellence !

Noël Comte

Président

Les porteurs de projets constituent le vivier du renouvellement de notre tissu économique et entrepreneurial. Nous devons leur porter la plus grande attention. Les collectivités locales sont également au nombre de nos clients. Nous devons les alerter constamment sur l’impérieuse nécessité qui s’impose à elles d’être au niveau  des exigences du moment pour construire leur territoire de demain. En effet, il n’y a pas d’implantation d’entreprises importantes, réussies et durables, sans collectivités locales attractives, bien desservies, aux espaces sécurisés, à l’animation socioculturelle de qualité, et technologiquement bien dotées, notamment en matière de réseaux de télécommunications de haut débit. Répondre aux attentes de nos clients, anticiper leurs besoins, sont les fondamentaux de notre action. ENTREPRENDRE EN BEAUJOLAIS JUILLET 2011

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Trois principes d’action Le plan de mandat qui guidera nos actions tout au long des cinq prochaines années s’articule autour de trois principes généraux qui se déclinent en axes stratégiques.

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Premier principe :

Renforcer les compétences car la performance collective naît de la bonne conjugaison des performances individuelles.

Deuxième principe :

Contribuer à la compétitiv ité des entreprises car leurs résultats économiques créent la richesse de leur territoire d’implantation.

Troisième principe :

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Favoriser l’attractivité du territoire parce qu’il faut assurer le renouvellement du tissu économique dans un environnement européen où la concurrence est encore plus rude que dans les années antérieures.

1. Renforcer les compétences Poursuivre la promotion de l’apprentissage sur des métiers en devenir en créant les conditions d’ouverture de sections d’apprentissage.

Poursuivre toutes les démarches qui assurent la promotion de l’Entreprise et du métier de Patron auprès des lycéens et des enseignants.

Développer et enrichir l’offre de formation locale en adéquation avec les besoins des entreprises et en synergie avec les appareils de formation des branches professionnelles.

Développer les initiatives qui concourent à favoriser le lien social par l’Entreprise : parrainage des jeunes, coaching des étudiants étrangers, mécénat culturel, mécénat sportif…

Favoriser les dispositifs de formation des dirigeants.

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2. Contribuer à la compétitivité des entreprises Accompagner le développement et le travail en réseaux pour : • Mailler le territoire du Beaujolais de clubs territoriaux en complément de ceux existants : Beaujolais Val de Saône, Val d’Azergues, Anse/Limas. • Initier des réseaux d’entreprises par filière, marchés cibles, thématiques en complément des clubs existants, Ressources Humaines, International, QSE. • Poursuivre l’appui apporté aux Unions Commerciales. Renforcer les moyens mis en œuvre en faveur de l’innovation et du développement à l’international.

S’engager pour l’émergence de filières d’excellence dont l’existence constituera un élément fort d’attractivité de nouvelles entités économiques. Participer et accompagner le travail collaboratif porté par les Clusters. Représenter et défendre la cause de l’Entreprise et des Entrepreneurs auprès des Pouvoirs Publics afin de leur donner des arguments d’amélioration de la compétitivité des entreprises et contribuer aux réflexions pour lever les freins administratifs au développement économique.

3. Favoriser l’attractivité du territoire Favoriser la création et la transmission d’entreprises par la mise en avant des réussites exemplaires et la promotion de structures telles que Beaujolais Initiatives et Beaujolais Business Angels.

Soutenir les initiatives de promotion touristique valorisantes pour la région du Beaujolais.

Mobiliser les collectivités locales pour la création de Zones d’Activités à vocation industrielle et un aménagement équilibré du territoire en matière commerciale. Susciter l’adhésion de ces mêmes collectivités locales pour la création de pépinières d’entreprises complémentaires de l’offre privée. Promouvoir et développer les équipements structurants constitutifs d’une valeur ajoutée du territoire  : le port fluvial, les dessertes ferroviaires de fret, le Parc des Expositions et des Congrès à Villefranche…

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ACTUALITÉS CCI

Séminaire Dirigeant : session 2011 !

La Suisse, invitée d’honneur du Salon de l’Entreprise Le Salon de l’Entreprise se tiendra à Parc Expo Villefranche, jeudi 20 octobre 2011 de 9 h à 21 h

7 entreprises ont choisi de suivre la session 2011 du programme Séminaire Dirigeant qui a démarré ce 21 juin. Cet outil d’aide à la décision stratégique s’adresse aux dirigeants des PME locales industrielles ou de services à l’industrie. Il est soutenu par la Région Rhône-Alpes et l’ARDI (Agence Régionale du Développement et de l’Innovation), et est mis en œuvre chaque année par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Beaujolais sur son territoire. L’objectif est de donner aux chefs d’entreprise des outils pour mieux formaliser leur stratégie et leurs projets de développement, gérer leurs projets d’innovation en intégrant leur environnement, leurs compétences et leurs ressources. 5 journées collectives, espacées toutes de 3 semaines environ, comportant des applications pratiques au cas de chaque entreprise, des apports méthodologiques et des outils pragmatiques sont proposées. La taille du groupe favorise dynamique et échanges. Elles sont complétées de 3 demi-journées d’accompagnement individuel par un consultant dans chaque entreprise pour mettre en œuvre et suivre le plan d’actions ainsi défini. Ces plans d’action portent sur différents thèmes tels que la stratégie de l’entreprise, une démarche de diversification, l’organisation et le pilotage de l’action commerciale, la mise en place de nouveaux services, la gestion du temps du dirigeant, la gestion des ressources humaines, la conduite d’un projet d’innovation.

Forum économique, village d’entreprises, espace de rencontres professionnelles et d’exposition, le Salon de l’Entreprise est ouvert aux commerçants, industriels, prestataires de services, groupement d’entreprises, créateurs repreneurs et collectivités locales. Plus de 70 exposants seront présents et offriront une palette de services et d’offres locales. 12 ateliers/conférences permettront à chacun - en l’espace de 45 minutes- d’être informé sur une multitude de sujets en lien avec le développement de son entreprise. La Suisse sera le pays invité d’honneur du « Salon de l’Entreprise ». Après avoir accueilli le 9e Forum Économique Rhodanien à Villefranche en octobre 2009 la CCI du Beaujolais a tissé des liens avec la Confédération helvétique, plus particulièrement le canton du Valais. Des échanges collaboratifs sont en cours et notamment autour des marques territoriales « Made in Beaujolais » et « Valais Excellence ». Il sera également possible de découvrir dans le cadre d’un espace « Innovation » des réalisations exemplaires et innovantes par des entreprises du territoire. Non loin de cet espace « Innovation », une visite de la « boutique exemplaire » permettra aux commerçants de s’inspirer de ce qui se fait de mieux en matière d’aménagement durable des boutiques : accessibilité, excellence environnementale, éclairage performant, gestion de l’eau, gestion des déchets… La remise des prix « Excellence 2011 » qui récompense les entreprises exemplaires du territoire clôturera de façon très conviviale cette journée. Le Salon de l’Entreprise a reçu le soutien de la Caisse d’Epargne, de Groupama, de la Banque Populaire, et de la Région RhôneAlpes, à travers le CDDRA.

Contact : Christophe Blanc - cblanc@villefranche.cci.fr

Contact : Pascal Danger - pdanger@villefranche.cci.fr ou Mylène Vivier - mvivier@villefranche.cci.fr

Nouvelle Union Commerciale ! Le 9 juin dernier, l’Union Commerciale et Artisanale lierguoise a vu le jour lors de son assemblée générale constitutive, après plusieurs réunions préparatoires initiées par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Beaujolais en collaboration avec la Mairie

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de Liergues. Vivement attendue par les commerçants de la commune, cette association compte déjà 26 membres. Contact : Aurélia Dozier adozier@villefranche.cci.fr

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Membres du bureau : • Président : Vincent EGAL Pharmacien • Secrétaire : Stéphane JEANJEAN - Plombier • Secrétaire Adjoint : Grégory GARCIA - La Corbeille fleurie • Trésorier : Sandrine BARATIN - Natur’elfe • Trésorier adjoint : Pascal BERGER - Poissonnier


CCI formation

MANAGEMENT, COMMUNICATION & DÉVELOPPEMENT PERSONNEL, GESTION DES RESSOURCES HUMAINES, VENTE & MARKETING, GESTION & COMPTABILITÉ, INFORMATIQUE, COMMERCE INTERNATIONAL, QUALITÉ, HYGIÈNE, SÉCURITÉ, DÉVELOPPEMENT DURABLE, ACHATS, LANGUES

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MANAGEMENT & COMMUNICATION

SÉCURITE

• Conduire et animer un projet............... 26, 27 sept.,11 oct. et 7 nov. • Le management d’équipe................. 3, 4, 20 oct. et 17 nov. • La gestion des tensions et des conflits........ 6, 13 et 20 oct. • Savoir recruter................................................ 10 et 18 oct. • Réussir ses entretiens annuels....................... 10 et 17 oct. • Animer des réunions efficaces............22, 27 sept. et 4 oct.

• Sauveteurs secouristes du travail...................... 3 et 4 oct.

GESTION DES RESSOURCES HUMAINES • Attribution et fonctionnement du CE........................14 oct. • L’essentiel en droit du travail : ....................... 11 et 21 oct. VENTE & MARKETING • Accueil, la relation client au téléphone......... 20 et 29 sept. • Convaincre par l’écoute et l’art de la négociation......................................6 et 7 oct. • Un accueil professionnel en face à face.......... 14 et 21 oct. • Un accueil professionnel en face à face.......... 17 et 18 oct. COMMERCE INTERNATIONAL • Les techniques de base du commerce international......................... 3, 11 et 20 oct. INFORMATIQUE • Se familiariser à la bureautique...................... 21, 28 sept., 5, 12 et 19 octobre • Premiers pas avec un ordinateur.................. 13 et 19 sept. • Windows XP...........................................................23 sept. • Word initiation version 2007.......................... 27 et 30 sept. • Word perfectionnement version 2007........... 4, 7 et 13 oct. • Excel initiation version 2007...................... 12, 16, 22 sept. • Excel perfectionnement version 2007...... 29 sept. et 6 oct. • Open Office Writer initiation......... 26 et 29 sept. Nouveau ! • Powerpoint version 2003....... 6 (journée) et 14 (matin) oct. • Publisher.................................................... 11 oct. (matin) • Access niveau 1........................................... 3, 10 et 18 oct. • Internet et la messagerie Outlook Express............... 3 oct. • Outlook - agenda, messagerie, carnet d’adresses.................................. 11 oct. (après-midi)

GESTION & COMPTABILITE • Comptabilité pour non comptable (module 1)............................................... 13, 20 et 27 sept. • Tenir ses comptes au quotidien (module 2)..............................................6, 11, 17 et 21 oct. • Finance pour non financier................................ 13, 20 oct. • Les bases de la paie (niveau 1)............29 sept., 4 et 10 oct. -> 2 formations = 1 prix ! Pour bénéficier de l’offre tandem ! FORMATION DIPLOMANTE . DCG (Diplôme de Comptabilité 1 ou 2 unités à partir et de Gestion) du 3 oct., en cours du soir

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Contact : Rachida SLASSI - Tél 04 74 62 95 89 FORMATIONS EN LANGUES • Anglais, Italien, Espagnol, Allemand -> Session de 30h en groupe (journée ou soirée). Ouverture à tout moment de l’année ! -> Formations sur mesure en groupe, à distance, en individuel ou en binôme -> Venez vous former pendant l’été : Semaines intensives pour tout public adultes et scolaires -> Validez vos compétences en langues, notre centre est agréé BULATS ! (Certification Européenne du niveau linguistique)

Contact Gisèle DUBOIS - Tél 04 74 62 90 25 !

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