Lors de mes rencontres avec vous, dans les quartiers comme dans les échanges du quotidien, j’ai entendu une préoccupation qui revient avec force : la difficulté, pour beaucoup, de boucler les fins de mois. Charges locatives, coût de l’éducation des enfants, de l’énergie, de l’alimentation, des transports ou du stationnement pèsent de plus en plus lourdement et fragilisent les
équilibres de vie. Au-delà du pouvoir d’achat, c’est bien le pouvoir de
vivre qui est aujourd’hui en jeu. Celui de salariés qui travaillent sans parvenir à dégager des marges de respiration, de retraités inquiets pour leur avenir, d’étudiantes et d’étudiants confrontés à la précarité,
de parents isolés qui doivent tout assumer seuls. Cette réalité, je l’ai entendue, je l’ai mesurée, et je refuse de m’y résigner.
Une ville comme Strasbourg ne peut accepter que l’accès aux droits essentiels devienne un parcours d’obstacles. Le logement, l’eau, l’énergie, la santé, l’éducation, la culture, la mobilité ne sont pas des privilèges : ce sont de