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Carrefour 1er juin 2016

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QuĂ©bec — P-A MĂ©thot n’a pas l’impression de travailler lorsqu’il monte sur scĂšne puisqu’il a trop de plaisir. AprĂšs une premiĂšre animation Ă  la barre d’un gala du ComediHa!, l’humoriste rĂ©cidive le 9 juin au Grand Théùtre. Une marque de confiance qu’il apprĂ©cie. Le Carrefour a voulu en savoir plus sur ce comique au grand coeur.

Comment as-tu commencĂ© Ă  faire de l’humour? C’est un accident de parcours. J’avais commencĂ© un deuxiĂšme bac en relation industrielle. Je faisais de l’impro avec la FĂ©dĂ©ration universitaire de l’humour qui faisait des shows Ă  l’UniversitĂ© Laval, dont du théùtre invisible. J’avais du fun Ă  faire ça sans plus. À un moment donnĂ©, il y a eu un concours d’humour durant le festival de sciences et gĂ©nie que Laurent Paquin animait. Je m’y suis inscrit. Il fallait dĂ©poser un numĂ©ro une semaine avant. J’ai Ă©crit quelque chose que j’ai dĂ©posĂ© et je suis allĂ© faire le concours. Je n’ai pas terminĂ© dans les trois premiers. Je suis sorti de lĂ  un peu «dĂ©timé», mais je l’ai essayĂ©. Sauf que Mario Grenier qui animait les lundis du Grand Rire au Dagobert Ă©tait lĂ . Il m’a dit : «tu t’en viens au Dag et tu essaies ça. Si tu es bon, je vais te faire revenir». J’y suis allĂ© et ça a bien Ă©tĂ©. J’ai reçu un cachet pour la premiĂšre fois en novembre 96. Depuis ce temps-lĂ , je n’ai jamais arrĂȘtĂ©.

Tu souviens-tu de ton premier numĂ©ro? Oui, trĂšs bien. J’expliquais pourquoi j’étais gros. Souvent en humour, tu vas parler de choses qui sont plus prĂšs de toi. Maintenant, je n’en fais plus de joke de gros parce que tout le monde le sait. Tu as Ă©tĂ© soutenu par Peter McLoed et Jean-Michel Anctil. Qu’est-ce qu’ils t’ont appris? Ils m’ont montrĂ© que l’humour c’est sĂ©rieux parce que tu as une responsabilitĂ©. Tes propos vont ĂȘtre entendus et jugĂ©s. Il faut que tu fasses attention. Si tu assumes de blesser des gens ou de rire de quelque chose, ça t’appartient. Il te faut aussi une routine comme se coucher, manger bien, concilier la vie de famille et de tournĂ©e. Peter m’a surtout montrĂ© que la scĂšne, c’est chez eux. C’est lui qui mĂšne. Au dĂ©but, j’entrais toujours sur le stage avec l’apprĂ©hension que les gens m’adoptent. J’attendais le rire ou la premiĂšre rĂ©action, le moment oĂč je pouvais me dire ok, ils m’ont adoptĂ©. Maintenant, je n’ai plus cette crainte-lĂ . Je suis plus confiant avec mon matĂ©riel et surtout de ce que je suis capable de faire. Prendrais-tu des jeunes de la relĂšve sous ton aile Ă  ton tour? Non, pas vraiment. J’aime tout le monde. Je suis comme un nounours. Je serais toujours dans les bras du monde. Souvent, ils sont nerveux avant un show et moi, je regarde si leurs tempes sont mouillĂ©es. À ce moment-lĂ , autant ils auraient besoin d’un conseil, autant ce n’est pas ce que je veux faire. Je veux les prendre

dans mes bras et les serrer fort. Ça me rend Ă©motif de dire ça parce que l’humour est un milieu difficile. Il y a beaucoup d’appelĂ©s et peu d’élus. J’ai toujours eu le rĂȘve utopique que dans la vie on est tous des amis. C’est un milieu compĂ©titif parce qu’il y a beaucoup de produits sur le marchĂ©. Je suis quelqu’un de trĂšs familial et j’ai besoin de materner et d’ĂȘtre maternĂ©. J’aime que les gens se sentent bien. Est-ce la raison pour laquelle tu as Ă©crit un livre sur ton parcours et que tu donnes des confĂ©rences aussi sur la bipolaritĂ©? C’est une idĂ©e de mon gĂ©rant. Au dĂ©but, ça ne me tentait pas. Je trouvais que ma vie ne mĂ©ritait pas ça. Mais il a rĂ©ussi Ă  me convaincre en me disait que ça serait plus sur mon parcours, sur le fait que j’en ai arrachĂ©, que je suis bipolaire, que j’ai pensĂ© mourir, mais que je m’en suis sorti. Ce n’est pas une biographie au sens du terme. Ç’a Ă©tĂ© une expĂ©rience Ă©pouvantable mĂȘme si j’étais dans le confort incroyable des mains de Gabrielle DubĂ© qui a Ă©crit le livre et qui a Ă©tĂ© pour moi une planche de salut. Ça m’a demandĂ© d’aller tellement creux, de revivre des affaires que j’avais oubliĂ© et dont je ne voulais pas repenser. Je peux te dire un secret : je n’ai pas fini de le lire. Il n’y a pas de punch! Je suis content de l’avoir fait parce qu’il y a des jeunes qui m’ont fait des tĂ©moignages. Ce n’est pas une honte d’avoir une maladie mentale, mĂȘme si ce n’est pas une fiertĂ©.

En rafale Quand tu as de la visite, oĂč les amĂšnes-tu manger? La BĂȘte et chez Enzo. Quelle ville aimerais-tu visiter? Prague en Ukraine. As-tu le temps de voyager? Non, pas en ce moment. À la fin de mes trois one-man-show, j’ai le goĂ»t de dĂ©coller quelques mois pour aller voir ailleurs. Sur quoi aimes-tu chialer dans la vie de tous les jours? Je mĂšne un combat contre l’intolĂ©rance en gĂ©nĂ©ral : les gens qui chialent dans les files d’attente, les automobilistes qui t’accotent en arriĂšre et qui klaxonnent. On vit tous sur la mĂȘme planĂšte, il y a assez d’espace. Pourquoi on commencerait Ă  se plaindre que tout le monde est trop proche de nous autres?

Photo : Courtoisie

TANYA BEAUMONT P.24

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Carrefour 1er juin 2016 by redaction - Issuu