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Tectonique des femmes


Ouvrage publié avec le concours du Ministère de la Culture Direction Régionale des Affaires Culturelles Languedoc-Roussillon © Cadex Éditions, 2006 ISBN 2-913388-57-4


Ma rcel Mo re a u Tectonique des femmes Photographies de Je a n - David Mo re a u Cadex Éditions

Collection Éloge de l’ombre


Le photographe a bien vu. Bien entrevu. L’invisible dans tous ses états. Il a vu surgir, petit à petit, par fractures et p l i s s u res, « son » origine du monde à lui, ce moment particulier d’une intuition unive rselle. Il en a saisi l’essence féminine, sa présence fermentante dans les anfractuosités les plus équivoques, ou goulues, du Désir. Il l’a saisie sous son écorce, craquelée comme par perversité.

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Soit, certaines de ces images nous renvoient parfois à l’inconscient barbare, tels les spasmes telluriques d’un rite inaugural. D ’ a u t res sont oppressantes, à force d’ ê t re souterraines, par-dessous travaillées par une pulsion antique.

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Mais l’œil sexué, lui, est gagné par la familiarité de ce baroque au ralenti, enfoncé dans son non-dit, son non-montré. Il lui rappelle cet ailleurs désaxé de la chair en quoi l’amour qui a su être mystique sans passer par Dieu a cru, un jour, reconnaître le chaos de ses commencements, en incandescence et en adoration. C’est là, dans cette autre, ou seconde façon, pour lui, d’ ê t re intra-utérin, transféminin éperd ument et sans issue, que l’Amour amorc e son Ave n t u re : re c h e rche d’un Absolu ou conjuration d’un mythe. Le désespoir est dans les oscillations. Ou les habitudes. En son corps cryptique, la femme s’exerce à l’art pariétal des ténébreuses ; peindre l’immontrable de soi… Mais il suffit de son extase, parfois, de son tout-puissant déchirement en deux, pour que cela se sache sans que cela soit compris, ni compréhensible...

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Au-dedans de la femme, il est un dieu humide et magnétique dont je ne vois que les lèvres. Ma religion les ouvre, le temps qu’en leur jouir ma prière se perde. L’assouvissement, alors, c’est comme la tristesse muette de l’inexaucé. Je voulais savoir pourquoi la femme est infinie, je ne sais que pourquoi, en ses entrailles, infiniment je l’aime. Le dieu humide et sombre n’a rien dit d’ a u t re. Ses mots sont insondables, et ils sont régnants. Il n’en faut pas moins pour pro d u i re une vie, multiplier le plaisir, et jusqu’à celui d’en mourir, l’éternité au fond.

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Un continent noir. Ainsi le savant définissait-il la femme génitale. D’un tel continent, nous les amants, nous ne sommes que le peu, ou que l’ailleurs. Dur, phallique, pénétrant, l’homme peut bien cro i re qu’il est continental avec le continent, et en lui. C’est assez pour sa jouissance. Ce ne l’est pas pour sa connaissance. Jouir et connaître se séparent là où le mystère de la féminité impose sa démesure à l’orgueil mâle. Le mystère dévorant l’orgueil, comment dire autrement l’instant béni de la luxure à deux ? La femme tire son plaisir de cette part profonde de son corps que la misogynie ne veut savoir, et redoute. L’homme épris tire le sien de son ignorance exacerbée de cette part profonde. Peu importe, puisqu’il y a l’amour. Mais l’homme sait-il seulement qu’il aime un continent, par surcroît noir ? L’orgasme au féminin annonce le continent, sans le décrire, ni l’éclairer. Il en crie l’immensité, les tremblements, les abysses, les replis innombrables, les violentes bontés, les splendeurs compliquées, l’Atlantide…

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Alors, nous les émerveillés, nous caressons celle à qui nous devons d’ a voir vu en quelques secondes l’Amour pre n d re le visage de l’ Insensé, et l’Insensé celui de l’Immortalité.

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Nous n’irons pas plus loin. Nous sommes au bout de l’ange viscéral, a vec son sud qui crache et son nord qui délire. Nous avons dû beaucoup aimer pour en a r r i ver là, d’où l’on repart brisé, ou idiot, aveugle aux architectures strictes qui nous attendent au retour. L’accorte normalité du grand jour, t’en souvient-il, amie ? Nous ne pouvions la regarder en face. Elle nous semblait criminelle, mortellement didactique. Je n’irai pas plus loin que ce que je n’ai su a t t e i n d re. Au-delà, je mentirais sur la question de la chute, ou de l’inanition. Amie, je ne peux plus te décrire, c’est fini. Je n’avais demandé rien d’autre à la vie que de me mettre au moins une fois dans le péril extrême d’aimer extrêmement. J’y fus, maintes fois, et jusqu’à la juste et capiteuse démence de ne plus m’appartenir.

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Je n’irai pas plus loin, puisque, à l’endroit où tu m’arrêtes, tu me donnes à boire, de ton corps, ce dont la délicatesse dit que cela ne se boit, et à manger ce dont la décence dit que cela ne se mange. En moi, tu as pressé ta glande charismatique, jusqu’à la dernière goutte. Je n’irai pas plus loin, comme si, maintenant, j’en savais assez sur ta différence, ton exception, ton lourd et noir et renversant mystère de femme. Mais je n’en aurai jamais assez de t’aimer, je te le jure. Je n’irai pas plus loin. Plus loin, il n’y a que la triste image d’un autre homme, ramenant sur lui la quincaillerie dérisoire de la pornographie. Je ne veux pas de cette disgrâce. Ce que je veux, c’est te célébrer. Car tes organes débraillés t’ont fait l’âme belle, au point que je la chante, ainsi qu’il est écrit.

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Femme, sœur, amie, j’ai tourné autour de ton ventre plus de fois que je n’ai couru les bals. Femme, sœur, amie, amante, j’ai contemplé ton ventre plus souvent que les arts d’ici-bas, que les constellations là-haut. Femme, sœur, amie, amante, prêtresse, j’ai écouté ton ve n t re avec tant de c royance que ne m’en restait plus pour la croyance en l’homme. Femme, sœur, amie, amante, prêtresse, p é c h e resse, j’ai appris de ton ventre plus que ne m’enseignèrent les livres. Femme, sœur, amie, amante, prêtresse, p é c h e resse, agnelle, louve, succube, garce, grâce, FOLLE, j’ai noyé dans ton ve n t re plus de raison que ne s’en vidait mon esprit. Mais, Femme unique, jamais, au grand jamais, j5e ne pourrai jurer, sur ton ventre, à sa source, que je sais où je vais lorsque je vais en lui.

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Ceci n’est pas tout à fait un sexe. C’est l’entrée d’un pays qui commence par l’abyme. Ceci n’est pas tout à fait une fissure. C’est, balbutiée, la promesse d’ u n e béance. Ceci n’est pas tout à fait la naissance du désir. C’en est la convocation, nocturne, moite, grondante, interlope. Enfin, ceci n’est pas tout à fait la femme que l’on connaît. C’est, par-dessus sa feinte tranquillité de dormeuse, le sillon insomniaque de ses sens. C’en est l’histoire immémoriale, ramassée dans un bras du fleuve Amazone.

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C’est ainsi que la femme fut créée. Pour que les ténèbres soient plus douces que la lumière. Pour que le creux soit plus vrai que l’éminence. Pour que l’énigme soit plus belle que l’élucidation. Pour que le jour qu’elle donne et la volupté qu’elle répand soient des mêmes noces englouties qui réunissent le corps fécond et la chair dévergondée. Pour que l’homme, quand il lui fait l’amour, se sente ce nomade singulier qu’orientent les appels au ve rtige, tandis que l’égare le dérèglement des astres.

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Elle est la peau. Elle est la peau dont on ne sait que dire. La peau de ce qu’il y a au-dessous de la peau. La peau de nos Afriques languides, en proie au sommeil des sorciers. Elle est la peau des origines. De l’avenir des origines. Elle est ce dont s’habille la lascive sauva g e lorsqu’elle frissonne, dont elle se déshabille quand elle brûle. Elle sent bon l’onction musquée des prem i è res fièvres, l’ o i s i ve mouillure des ivresses cavitaires. Elle consacre les ruissellements, tous. Et pourtant, il se peut qu’elle appartienne à cette femme de haute lignée mélodieuse qui pose soudain sur vo t re épaule sa tête d’enfant et vous murmure les mots qui feront de vous, à genoux, son pur glorificateur.

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Tu n’es qu’une jeune femme, inconsciente et rieuse, qui se dénude le soir, lorsque je m’agenouille, et disperse ses cheve u x , lorsque je me relève.

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Tout est bien pour l’amour. Tout lui est propitiatoire. Sauf que, quelque part, un monstre enviable nous juge, du fond de son empire, aux dansantes frontières. Tu n’es qu’une jeune femme, inconsciente et rieuse, qui me donne du bonheur chaque fois qu’elle remue, et que ses cuisses s’ o u v rent, et sa bouche de même, au gré de ses gourmandises, en vue de ses avalements, voués à l’alternance. Sauf que, quelque part, un monstre enviable écrit pour nous, dans son livre de la Passion et du Néant, des pages que nous ne lirons jamais, ou alors plus tard peut-être… Peut-être…

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Seules ses illustrations arrivent jusqu’à moi. Et qu’y vois-je ? Toi, ma jeune amie inconsciente et rieuse. Mais comme tu as changé. Te voici grave , c o n v u l s i ve, tragédienne, entre meurt re et sainteté, si belle, évidemment, qu’à tes pieds je tombe. Et si, dans ton corps, ce soir-là, l’amour m o n s t re, ou fou, t’était apparu, le temps que d’une fulgurance il paraphe ton merveilleux désordre ?

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Ne dis pas ton nom. Ressemble à. Aie l’air de. Tais-toi, enveloppe de rien, de tout, inclassable et rêveuse, emballage d’un grouillement. Mais… Sue, suinte, sécrète, ton ombre obscène posée sur un soleil de stupre. Formes luisantes, velues, pelées, trouées, cousues, accentuées de bave, taciturnes comme par torpeur, bruissantes comme par conspiration, je crois soudain savoir que.

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Mais non, mais non, je fais erreur sans doute. Vous n’êtes pas cette bête, vous n’êtes pas cette plante, vous n’êtes pas cette maladie. Vous n’êtes pas de cette lune bronzée dont la dermatose excite les phantasmes.

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Vous êtes plus érotique que tout cela qui nous trouble, dont le sucement obsessionnel d’un muscle par un gouffre.

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Tu penses à quoi ? Je pense à une trituration mélancolique. Mais encore ? Je pense au contraire de la limpidité. À un royaume dont la reine s’étendrait, nue, d’une serre à une mangrove. Et puis ? Je pense à un torse de corail enlacé par une pieuvre. À une bacchante prêtant son entrejambe à une nonne. Je pense à une rime pour le mot « vulve ». Je pense à un prénom nouveau, suave, malicieux, comme Clitoïse… Et enfin ? Je pense à ton charme soyeux, et à sa moire espiègle et mordillante. Je ne pense qu’à toi. Ce n’est pas vrai ! Mais si, mais si. Tu sais bien que je t’aime, moi dont l’ a venir de cendres dépend de ton feu cannibale. Je t’aime tout simplement, ô combien.

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Tu me caches quelque chose... Quelque chose de bien plus bas que terre, une entrée dans tes pieds, une autre dans ta gorge. Tes pieds, ta gorge s’ouvrent, mais jamais par ces entrées qui mènent au flamenco... Quand bien même te couperais les pieds, te trancherais la gorge, ne tro u verais ce chemin que ton dieu seul connaît... Tu me caches quelque chose... Quelque chose de bien plus bas que mer... J’y enfonce mes genoux, mon poitrail et ma tête à la suite et tu m’as bâillonné pour que je ne crie pas... Je voudrais te rejoindre quand tu danses tes eaux à m’en pourrir l’éponge. Mais jamais ne verrai ce fond d’où tu me vois t’aimer d’amour encloaqué… Tu me caches quelque chose... Quelque chose de bien plus bas que ciel... N’ai plus rien à te dire... Ton amant est le Vent, que veux-tu que je fasse ? D’une brise il remonte ta robe, d’ u n e rafale il te l’ôte, il t’emporte en son souffle vers son bordel abstrait, où l’on change de désir comme on change de jouir et où les noces sont courtes, le temps qu’elles t’ é c a rtèlent. Tu me caches quelque chose. 44


Envahis-moi, dit-elle. Fais mille fois le tour de mon corps.Et qu’à chaque fois s’ e n s u i ve, dans mes sens, une battue, à m’en débusquer toute. J’aime ta battue, adore ta prise. En t re nous, il ne faut pas que ce soit une g u e r re, mais plutôt cette chasse. Une odeur de vènerie. Royale la vènerie, quand c’est moi la chasseresse, et que c’est toi la proie. Aimons-nous. Partageons nos saveurs, le goût des chairs sauvages. Une nuit, tu m’as mise à feu et à foutre... Toi le romantique, tu lâchais tes porcelets dans mes jambes, en leur écartement. Nos caresses nous couraient sous la peau. La langue pendante, on s’est mangés comme quatre, mais il n’y a pas de nombre pour dire ça, pas de honte à le dire, puisqu’une âme nous avons.

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On faisait un rêve d’occupation totale, c’était déraisonnable. Puis s’est levée l’auro re sur nos tas de tendresses. Alors, on s’est pénétrés, l’un et l’autre, à la fois de la douceur des choses et des murmures craignant la mort. T’en souvient-il ? Nos esprits animaux bruissaient d’alexandrins...

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Mais je suis une femme. Rappelez - vo u s que j’en suis une. Il est en moi une région reculée, très reculée, reculée à l’extrême. Tellement elle l’est que n’en vois point la fin... C’est là qu’à vos assauts je suis impénétrable. Vous avez en mon corps franchi bien des f ro n t i è res. Sauf celle-là passée laquelle je ne me connais moi-même. Loin d’elle, j’ai beaucoup capitulé, vo u s aussi d’ailleurs.

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L a s c i vement soldats, nous étions deux à nous re n d re en même temps au seigneur du vertige. Va i n c re ensemble n’est pas de ce monde, du moins en amour. Un jour, des mots m’ont entaillée à l’endroit où renonce à clouer le dur désir viril : cette région reculée, très reculée, reculée à l’extrême.

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Ils n’étaient qu’une poignée, ces mots, mais tous allongeaient râpeuse, en mon ventre, la langue osée de la transgression. Mélodieux et sauvages, n’ayant peur de rien et surtout pas de la vérité, vos mots n’ a vaient leurs pareils pour m’ouvrir les yeux sur un être plus grand, en faire tomber les chaînes. C’étaient comme des libérateurs, ils me retournaient la chair dans le sens de la conscience, celle qui de la Raison fait sauter les scellés. Ils étaient de vous. Ils avaient sur vos lèvres l’odeur de mon déluge. Ils sont ce qui me reste de votre amour de moi. Je les aime plus que vous, maintenant que vous êtes en allé, avec vo t re secret, vo t re façon de parler des femmes comme si vo u s en aviez les flancs. Vous me laissez inachevée. Il me manquait un livre pour savo i r qui je suis. vous ne m’en avez donné qu’une phrase. Désormais, je ne pourrai plus jouir que d’un homme qui saura me parler pour me transpercer toute, au lieu que ce soit seulement pour me baiser, ici ou là.

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Modèle complice de Jean-David Moreau : un canapÊ Chesterfield


D U M Ê M E AU T E U R

Aux mêmes éditions Chants de la tombée des jours (1992) Insensément ton corps (1997 et 2004)

Autres éditions Quintes, Buchet-Chastel (1963) Bannière de bave, Gallimard (1966) La Terre infestée d’hommes, Buchet-Chastel (1966) Le Chant des paroxysmes, Buchet-Chastel (1967) Écrits du fond de l’amour, Buchet-Chastel (1968) Julie ou la dissolution, Christian Bourgois (1971) ; rééd. Jacques Antoine, Bruxelles (1984) La Pensée mongole, Christian Bourgois (1972) ; Ether vague (1991) L’Ivre livre, Christian Bourgois (1973) Le Bord de mort, Christian Bourgois (1974) Les Arts viscéraux, Christian Bourgois (1975) ; Ether vague (1994) Sacre de la femme, Christian Bourgois (1977) ; éd. revue et corrigée, Ether vague (1991) Discours contre les entraves, Christian Bourgois (1979) A dos de Dieu ou l’ordure lyrique, Luneau Ascot (1980) Orgambide, scènes de la vie perdante, Luneau Ascot (1980) ; rééd. Lettres vives (2002) Moreaumachie, Buchet-Chastel (1982) Cahiers caniculaires, Lettres vives (1982) Kamalalam, L’Age d’homme (1982) Saulitude, (photos de Christian Calméjane) Accent (1982) Incandescences, Labor (1984) + Egobiographie tordue Monstre, Luneau Ascot (1986) Issue sans issue, Ether vague (1986) Le Grouilloucouillou, avec Roland Topor, Atelier Clot (1987)


Treize portraits, avec Antonio Saura, Atelier Clot, Bramsen, et Georges (1987) Amours à en mourir, Lettres vives (1988) Opéra gouffre, La Pierre d’Alun (1988) Mille voix rauques, Buchet-Chastel (1989) Neung, conscience fiction, L’Ether vague (1990) Grimoires et moires, avec Michel Liénard, Altamira (1991) Stéphane Mandelbaum : L’Œuvre Gravé, Didier Devillez (1992) Le Charme et l’épouvante, La Différence (1992) Noces de mort, Lettres vives (1993) Tombeau pour les enténébrés, (photos de Je a n - David Mo reau) L’Ether vague (1993) Bal dans la tête, La Différence (1995) La Compagnie des femmes, Lettre vives (1996) Les Tanagras, (ill. de Pierre Bettencourt) La Pierre d’Alun (1997) La Vie de Jéju, Actes Sud, (1998) Extase pour une infante roumaine, Lettre vives (1998) La Jeune fille et son fou, Lettres vives (1998) Féminaire, Lettres Vives (2000) L’Amour est le plus beau des dialogues de sourds, ULB (2001) Lecture irrationnelle de la vie, Complexe (2001) Corpus Scripti, Denoël (2002) Tectonique des corps, L’Ether vague -Verdier- (2003) Morale des épicentres suivi de Qu i n ze lettres d’Anaïs Nin à l’ a u t e u r, Denoël (2004) Adoration de Nona, Lettres vives (2004) Nous, amants au bonheur ne croyant…, Denoël (2005) Le Chant des parox y s m e s, suivi de La Nukaï, réédition, VLB Editeur, Québec (2005) Quintes, L’Ivre livre, Sa c re de la femme, Discours contre les entrave s, réédition, Denoël, collection « Des heures durant… » (2005)


J E A N - D AV I D M O R E AU , PH OTO G R A PH E Tombeau pour les enténébrés, ouvrage de photographies contenant 99 photos de charbonnages désaffectés du Nord, en collaboration avec Marcel Moreau pour les textes, éd. Patrice Thierry, L’Ether vague, 1993 Participation au tournage du film Moreau de Michel Jakar, photos de paysages et portraits, ARTE, 1997 Tectonique des corps, avec Eliette Dambès (dessins), Gilles Briaud (peintures) et Marcel Moreau pour les textes, L’Ether vague, 2003 Exposition de photographies en Belgique, et en France : Lille, Paris, Angoulême, Saint Geours de Marenne - Rencontres du Cadran - etc.


Achevée d’imprimer en février deux mille six sur les presses du Temps qu’il fait à Cognac, l’édition originale de Tectonique des femmes de Ma rcel Moreau sur des photos de Jean-David Moreau comprend sept cents exe m p l a i res sur couché satiné.



Tectonique des femmes de Marcel Moreau