

Entre défis et incertitude : Perspectives du bois 2026
























































Le Groupe Centres de rénovation
Castle ltée est un groupement d’achat de bois d’œuvre et de matériaux de construction sans but lucratif détenu et dirigé par ses membres. Formant un réseau national de commerces et de détaillants du secteur du bois et des matériaux de construction, nos membres sont des piliers pour leur collectivité. Nos relations avec eux, avec nos fournisseurs partenaires et avec notre industrie favorisent la croissance continue de notre groupement. Nous avons résisté à l’épreuve du temps en accordant la priorité à nos membres, en appuyant les communautés qu’ils servent et en tissant des liens solides avec nos partenaires de l’industrie.
Ensemble, nous bâtissons des communautés.
www.castle.ca/fr/
Le magazine numérique Build & Reno est une publication exclusive du Groupe Centres de rénovation Castle ltée. Chaque numéro rassemble des conseils d’experts, des nouvelles de l’industrie, des innovations de produits, des analyses des tendances et des exemples de projets réels pour aider les professionnels et les passionnés à mieux planifier et à gagner en efficacité. Conçue pour l’ère numérique, la publication propose un contenu dynamique, facile d’accès et optimisé pour tous les appareils.
MAGAZINE BUILD & RENO
Direction éditoriale et marketing Groupe Centres de rénovation Castle ltée
Jennifer Mercieca
Directrice des communications jmercieca@castle
Rédactrice en chef
Teresa Christine editor@castle.ca
Direction artistique et conception graphique
Sebastian Tan Espress Labs inc.

PREMIER NUMÉRO 2026
Volume 1, numéro 1
IDÉ
Photo : TAIGA BUILDING PRODUCTS
DANS CE NUMÉRO
Collaborations



Teresa Christine est une rédactrice en chef et autrice reconnue. Depuis plus de quinze ans, elle aide les organisations à développer leur image de marque et à raconter leur histoire grâce à sa vaste expérience en marketing, en relations publiques et en communications. Portée par son amour de l’écriture et sa passion pour le style et le design, elle a lancé en 2015 sa propre agence-boutique de services créatifs, Sassi Creative Co.
Lawrence (« Law ») Cummer est rédacteur et réviseur à la pige. Depuis près de dix ans, il collabore régulièrement à la production des magazines Avantage entrepreneur, IDEAS et Rough Construction. Cumulant plus de 20 ans d’expérience, il a écrit sur l’entrepreneuriat, la construction, le commerce en général, les technologies de l’information, la santé et la sécurité, les finances personnelles, ainsi qu’une foule d’autres sujets. Law aime profondément raconter des histoires et aider les gens, qu’ils soient entrepreneurs, technologues ou cadres d’entreprise, à travailler mieux, plus facilement et plus « intelligemment ».
Kate Zabriskie est présidente de Business Training Works inc., une entreprise du Maryland spécialisée dans le perfectionnement des compétences. Avec son équipe, elle donne des cours et des ateliers de formation comportementale aux États-Unis et ailleurs dans le monde. Pour en savoir plus, visitez le site www. businesstrainingworks.com.
LAWRENCE CUMMER
KATE ZABRISKIE
TERESA CHRISTINE



ENTRE
Après une année plus difficile que prévu pour l’industrie du bois d’œuvre, marquée par des chocs politiques, l’ombre des tarifs, des perturbations météo et des inquiétudes concernant l’abordabilité, 2026 pourrait rappeler une vérité bien connue : l’incertitude est la seule certitude.
LE LEADERSHIP EN ACTION
SIX PRATIQUES ESSENTIELLES
Tous les leaders ne sont pas de grands leaders. Beaucoup arborent le titre, mais peu méritent le respect, la confiance et la loyauté qui transforment un leader ordinaire en leader d’exception. La différence? Leur façon de penser, d’agir et de se rendre présents.
BÂTIR AVEC LES GENS, POUR LES GENS : DEBORAH BRINSON, GANDER BAY BUILDING SUPPLIES
La plupart des matins, Deborah Brinson fait exactement ce qu’elle fait depuis près de 20 ans : elle franchit les portes de Gander Bay Building Supplies à Victoria Cove, salue des visages familiers et se met au travail. Certains clients viennent chercher des matériaux, d’autres demandent une soumission et d’autres passent simplement pour échanger quelques mots. Pour Deborah, ils sont tous aussi importants.







Nous sommes heureux de vous présenter le premier numéro du magazine Build & Reno!
Une nouvelle publication numérique et bilingue, qui s’inscrit dans l’évolution du magazine imprimé Avantage Entrepreneur. Cette transition illustre la volonté de Castle d’innover, d’agir de façon durable et d’apporter une réelle valeur ajoutée à sa communauté en pleine croissance d’entrepreneurs, de constructeurs, de travailleurs spécialisés, d’amateurs de rénovation, de designers d’intérieur et de partenaires de l’industrie. Ce nouveau format numérique propose aux lecteurs une expérience
moderne et interactive, et offre aux fournisseurs des occasions publicitaires plus nombreuses avec ses 12 numéros par année.
Chaque numéro rassemble des conseils d’experts, des nouvelles de l’industrie, des innovations de produits, des analyses des tendances et des exemples de projets réels pour aider les professionnels et les passionnés à mieux planifier et à gagner en efficacité. Avec une ligne éditoriale renouvelée et une diffusion entièrement numérique, la publication mise sur la technologie pour proposer un contenu dynamique, facile d’accès et optimisé pour tous les appareils.
Nous remercions chaleureusement nos détaillants Castle au Canada et nos fournisseurs partenaires pour leur soutien continu. Nous espérons que vous prendrez plaisir à découvrir cette nouvelle publication!
— Jennifer Mercieca
Directrice de la rédaction, Groupe Centres de rénovation Castle ltée

I D É E S .
C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je vous présente le tout premier numéro du magazine Build & Reno.
Cette nouvelle publication marque une étape importante dans l’évolution des publications de Castle et reflète la force, l’expertise et le dynamisme de notre réseau. Au cœur de cette initiative se trouve une communauté grandissante de détaillants indépendants de matériaux de construction, appuyés par de précieux fournisseurs partenaires qui jouent un rôle essentiel dans leur réussite.
À mesure que le réseau de Castle continue de croître, le magazine Build & Reno offrira un espace pour échanger des idées, mettre en avant des innovations et
célébrer les personnes et les idées qui façonnent l’avenir de la construction et de la rénovation. Chaque numéro rassemble des perspectives de l’industrie, des connaissances sur les produits et des inspirations pratiques, fondées sur l’expérience des membres actifs au sein de leurs communautés.
En travaillant à cette publication, j’ai été particulièrement impressionnée par la solidité du lien qui unit les détaillants Castle à leurs communautés. Avec des rubriques comme Castle dans la communauté, nous voulons raconter les histoires qui vont au-delà des projets pour valoriser l’engagement de nos membres, leur soutien aux initiatives locales et leur contribution active au développement de leur milieu.
À titre de rédactrice en chef, je suis fière de mettre en lumière ces histoires et de créer une publication fidèle aux convictions de Castle : des relations fortes, le partage des connaissances et un ancrage communautaire sont les fondations sur lesquelles se construisent les communautés et les entreprises.
— Teresa Christine Rédactrice en chef, magazine Build & Reno

DOSSIER SPÉCIAL ‡ ‡
Entre défis et incertitude : Perspectives du bois 2026
par LAWRENCE CUMMER


Après une année plus difficile que prévu pour l’industrie du bois d’œuvre, marquée par des chocs politiques, l’ombre des tarifs, des perturbations météo et des inquiétudes concernant l’abordabilité, 2026 pourrait rappeler une vérité bien connue : l’incertitude est la seule certitude.
Les analystes de l’industrie anticipent un retour de l’instabilité vécue en 2025, mais avec une nuance : cette fois, tout le monde sait qu’elle s’en vient.

« L’incertitude sera comparable, et nous entamons la nouvelle année en étant pleinement conscients de cette réalité », explique Brent Brownmiller, vice-président de Gillfor Distribution. « Au début de l’année dernière, nous étions optimistes : on s’attendait à une reprise des mises en chantier et à une amélioration des prix. »


Cette année, dit-il, l’état d’esprit est différent. « Nous savons que l’incertitude sera au rendez-vous, ce qui incite les gens à faire preuve de prudence et à attendre de voir comment la conjoncture se précise. »
Photos : GILLFOR DISTRIBUTION














Quand les attentes de 2025 ont rencontré la réalité

Selon Brent Brownmiller, les événements du 6 janvier 2025 et l’ombre des droits de douane qui a suivi ont alimenté l’incertitude et freiné la confiance des consommateurs tout au long de l’année. Les difficultés d’abordabilité aux États-Unis ont généré un excédent d’offre de bois d’œuvre, entraînant le marché vers des planchers historiques.
Ce constat est partagé par Brendon Hiller, directeur général des produits de base chez Taiga, qui s’est étonné de la faiblesse globale de la demande en Amérique du Nord. « Au début de 2025, le marché était très optimiste. La situation a rapidement changé avec l’arrivée d’un nouveau gouvernement américain et la menace de droits de douane. L’incertitude est demeurée un thème central tout au long de 2025. »
Stephen Marshall, viceprésident du bois traité chez Doman, souligne qu’au-delà des obstacles commerciaux, le marché a été confronté à de nombreux défis majeurs. « Un début d’année au ralenti, des conditions météo défavorables et une forte incertitude causée par les perturbations du commerce avec les ÉtatsUnis et la Chine ont provoqué un ralentissement des affaires et de la construction. » Pour cette raison, 2025 a été, selon lui, une « année de prudence » qui s’est révélée plus difficile que prévu. « Le mauvais temps au début de l’année et
Photos : DOMAN
TAIGA BUILDING PRODUCTS
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“ Malgré un contexte de marché difficile, notre réseau est resté solide et a su faire des choix judicieux.”
KELVIN JOHNSTON Acheteur principal | Groupe Centres rénovation Castle

les importants bouleversements des échanges commerciaux ont freiné l’ensemble du marché, particulièrement en Ontario. »
Malgré l’instabilité, les menaces tarifaires et les revirements politiques, les détaillants Castle ont réussi à garder le cap, explique Kelvin Johnston, acheteur principal pour le Groupe Centres de rénovation Castle et responsable du bois d’œuvre et des panneaux. « Nos détaillants
ont connu une bonne année, dit-il, mais c’était malgré les conditions, et non parce qu’elles étaient favorables. »
Il explique ce succès par une gestion serrée des stocks, des relations locales solides et une attention portée aux catégories clés. « Malgré un contexte de marché difficile, notre réseau est resté solide et a su faire des choix judicieux. »

Les dynamiques à l’œuvre en 2026
Faute d’ententes sur les tarifs ou les différends commerciaux, ces enjeux demeurent une variable en ce début de 2026 et continueront d’orienter les perspectives pour l’année à venir, et possiblement pour les années suivantes.
Selon Brent Brownmiller, la confiance des consommateurs demeure fragile, toujours influencée par l’incertitude liée aux droits de douane qui a marqué l’année précédente. Il ajoute qu’« aucune politique n’a véritablement changé l’opinion de qui que ce soit ».
Pour Brendon Hiller, la confusion
entourant les droits de douane liés au différend sur le bois d’œuvre résineux continue de peser sur le marché. Stephen Marshall souligne que le problème dépasse le cadre de l’administration américaine actuelle : « Les enjeux liés au bois d’œuvre résineux existaient avant Trump et se poursuivront avec ou sans lui, tant qu’un règlement ne sera pas négocié. »
Plus encore que la politique américaine à l’égard du Canada, ce sont ses répercussions sur le marché immobilier américain, la confiance et les tendances d’achat qui pourraient façonner l’année, et peut-être les années suivantes.



« Cette situation n’est pas près de disparaître », indique Kelvin Johnston. « Il nous reste encore trois ans sous l’administration américaine actuelle, et c’est une réalité avec laquelle nous devrons composer. La question est de savoir jusqu’où l’économie américaine pourrait se dégrader. »
Malgré tout, il estime que le Canada est « en bonne posture », comme lors de la crise de 2009-2010. « Nous avons traversé cette période et nous le ferons encore, tant que nous réussirons à maintenir l’emploi. »
Stephen Marshall affiche un optimisme prudent. Bien qu’il prévoit encore de l’incertitude sur les plans économique et commercial, il constate que les taux d’intérêt et l’inflation semblent ralentir et que l’emploi au Canada tient bon. Il souligne aussi l’arrivée d’un nouveau leadership fédéral sous Carney, qu’il juge plus favorable aux entreprises que le gouvernement précédent, tout en prévenant que des industries comme l’automobile, l’acier et l’aluminium demeurent exposées aux frictions commerciales en cours.
Du côté de la production de bois d’œuvre, la solidité du marché de l’emploi constitue évidemment un enjeu majeur. La faiblesse de la demande et les pressions liées à l’abordabilité – particulièrement aux États-Unis – continuent de freiner le marché en 2026, ce qui multiplie les réductions de production et pourrait mener
: GILLFOR DISTRIBUTION
à des fermetures permanentes. Cette tendance pourrait donner lieu à ce que Brent Brownmiller qualifie de « villages fantômes », c’est-à-dire des communautés qui se vident à mesure que les scieries ferment et que les emplois disparaissent.
Tout le monde anticipe d’autres fermetures de scieries sous l’effet conjugué des pressions économiques, dont les faibles volumes écoulés, des prix bas et des conditions d’exploitation peu compétitives. Cette situation pourrait entraîner des difficultés à répondre à la demande lorsqu’elle se redressera.
Kelvin Johnston anticipe un rebond brusque du marché du bois d’œuvre lorsque la demande dépassera l’offre réduite, sans qu’il soit possible d’en prévoir le moment exact.
Il insiste toutefois sur un point : les prix extrêmement bas observés aujourd’hui, qui peuvent paraître avantageux à court terme, ne favorisent ni les entrepreneurs, ni les détaillants, ni les grossistes, ni les fournisseurs.
« Si les consommateurs peuvent se réjouir des bas prix, ceux-ci ne servent pas l’industrie. Des marchés stagnants pèsent sur toute la chaîne », explique-t-il. « Des prix trop bas réduisent les marges pour les détaillants et les entrepreneurs. Lorsqu’il n’y a ni hausse ni baisse marquée, le marché devient particulièrement concurrentiel. »
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Photos : TAIGA BUILDING PRODUCTS

Des réalités régionales différentes
Dans un pays aussi vaste que le Canada, 2025 n’a pas été vécue de la même façon partout, et 2026 ne fera sans doute pas exception.
Même si les tendances varient d’une province à l’autre, elles présentent des similarités, toutes influencées par les mêmes pressions macroéconomiques.
Brent Brownmiller fait remarquer que l’Ontario a terminé 2025 « de façon plutôt satisfaisante » et avait même commencé l’année « de manière exceptionnelle », mais que les perspectives pour 2026 demeurent liées au secteur


Photo : TAIGA BUILDING PRODUCTS

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à investir dans des projets de rénovation ou dans l’achat d’une nouvelle habitation, ce qui accroît la sensibilité des perspectives ontariennes de 2026 aux indicateurs économiques américains.
« L’économie de certaines régions (en Ontario) est durement affectée par les conflits commerciaux actuels avec les États-Unis et la Chine », explique Stephen Marshall. Kelvin Johnston note que les constructeurs
ontariens ont ralenti leurs activités il y a quelques années, en particulier dans le segment des copropriétés. « Je pense toutefois que le marché de l’habitation va évoluer, peut-être pas dès 2026, mais à plus long terme, avec un regain d’intérêt pour les maisons unifamiliales », explique-t-il.
Pendant ce temps, sur la côte ouest, la ColombieBritannique fait face à certains des obstacles structurels
les plus importants en 2026. Brent Brownmiller souligne que les coûts plus élevés des billots et les politiques de coupe provinciales rendent les scieries de la Colombie-Britannique moins compétitives que celles de l’Alberta et des producteurs américains. (Autant de facteurs qui, selon Brent Brownmiller et d’autres, mèneront aux réductions de production anticipées.)
Photos : DOMAN GILLFOR DISTRIBUTION TAIGA BUILDING PRODUCTS
Brendon Hiller abonde dans le même sens. « L’Alberta a été le marché le plus dynamique sur le plan de la demande, alors que la Colombie-Britannique, particulièrement la région de l’Okanagan, a enregistré une baisse marquée. Nous nous attendons à ce que la demande dans l’Okanagan demeure difficile, avec un excédent d’offre dans le multifamilial, un marché locatif très déprimé et le maintien des taxes imposées aux propriétaires de résidences secondaires provenant d’autres provinces. Tous ces facteurs pèseront sur le marché de l’habitation dans cette région. »
La production de panneaux OSB en Alberta et en Saskatchewan reste largement dépendante des mises en chantier d’immeubles multifamiliaux aux États-Unis. Alors que l’abordabilité demeure sous pression aux États-Unis, Brent Brownmiller avertit que les scieries des Prairies – souvent situées dans de
petites communautés dépendantes de la fibre locale – sont davantage exposées au risque de réductions de production. Kelvin Johnston observe toutefois que « l’immobilier tient bon dans certaines provinces, comme l’Alberta » et anticipe que la rénovation et la construction d’immeubles à logements multiples stimuleront la demande.
« L’activité résidentielle a varié considérablement selon les provinces au Canada. Le Québec et l’Alberta ont tiré leur épingle du jeu, mais ailleurs, le rythme était plus lent », renchérit Stephen Marshall.

« À l’échelle du Canada, les scieries aimeraient développer davantage le marché intérieur, mais les détaillants ont préféré jouer la prudence face au flot de mauvaises nouvelles et au contexte incertain rapporté par les médias. À la fin de 2025, la majorité des détaillants maintenaient des niveaux de stocks très bas. »
Photo : TAIGA BUILDING PRODUCTS
À surveiller en 2026 pour les entrepreneurs

Stephen Marshall souligne que les commandes hâtives au Canada ont été relativement solides, favorisées par des prix plus bas, mais que la solidité du marché dépendra du rythme d’écoulement et du réapprovisionnement au cours des mois plus chauds.
Il conseille aux entrepreneurs de garder un œil sur le marché immobilier américain : « Si le logement reprend de la vigueur, la demande américaine de bois d’œuvre augmentera et les prix suivront. » Selon lui, les indicateurs de base aux États-Unis restent favorables : les taux hypothécaires sur 30 ans sont désormais repassés sous la barre des 6 %, l’inflation est inférieure à 3 %, l’emploi est élevé et les dépenses gouvernementales en proportion du PIB sont en baisse. Il ajoute que de nombreux analystes prévoient une croissance du PIB supérieure à 5 %, soutenue par d’importants projets d’investissements en capital, des baisses d’impôts pour les entreprises et les contribuables, ainsi qu’un durcissement des politiques frontalières.
« L’économie américaine semble bien positionnée pour croître, dit-il. Cette croissance pourrait tirer vers le haut les prix des produits de base, comme le bois et les métaux, ici au Canada. »
Malgré des prix faibles cette année, Brent Brownmiller estime que ce n’est pas le moment d’appliquer la stratégie habituelle en période de ralentissement, soit acheter en janvier pour revendre en juillet. Les coûts de possession, l’incertitude de la demande et l’absence de reprise en début d’année incitent plutôt à maintenir des stocks serrés et à garder une certaine souplesse.

Alors que 2026 commence avec des niveaux d’inventaire réduits, beaucoup s’attendent à une année marquée par des achats prudents, effectués au fur et à mesure des besoins.
Brendon Hiller explique que les cours à bois ont acheté « le strict nécessaire » en 2025, dans un contexte où la spéculation avait disparu et où les consommateurs demeuraient prudents malgré des prix historiquement bas. Stephen Marshall ajoute que les scieries souhaitent compter davantage de clients canadiens, mais que les détaillants demeurent hésitants.
Les fermetures de scieries et la prudence des cours à bois laissent présager une offre restreinte en 2026. Cette situation, avantageuse à court terme pour les prix, pourrait toutefois provoquer un retournement rapide si la demande reprend.
Stephen Marshall souligne que depuis la fin de la pandémie, les détaillants et les entrepreneurs se sont habitués à des délais
de réapprovisionnement extrêmement courts, parfois le lendemain ou dans la même semaine. Ce niveau de service pourrait rapidement changer en cas de reprise du secteur de la construction.
Brent Brownmiller rappelle aux entrepreneurs de ne pas se concentrer uniquement sur les prix du bois d’œuvre. Même si les entrepreneurs surveillent de près les prix des produits de base, les propriétaires considèrent souvent le bois d’œuvre comme une composante relativement modeste du budget total d’un projet résidentiel. Par conséquent, les contraintes d’abordabilité globales ont un impact plus déterminant sur la demande que les fluctuations du prix des montants ou du parement.
Mais tout n’est pas morose pour autant.
Brendon Hiller observe que le segment de la rénovation et de la réparation, en recul depuis trois ans, devrait reprendre dans la
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seconde moitié de 2026, alors que davantage de ménages choisiront de rester dans leur maison et d’investir dans des améliorations. Il recommande aux entrepreneurs de sécuriser tôt les approvisionnements pour leurs projets déjà confirmés afin d’éviter les risques liés à une offre limitée ou à une flambée des prix.
Selon Kelvin Johnston, cette dynamique pourrait favoriser certains détaillants et entrepreneurs, avec une hausse attendue des dépenses des propriétaires en rénovations résidentielles. « Pour la plupart de mes magasins, l’essentiel des ventes ne provient pas
des nouvelles constructions, mais des projets de rénovation, de terrasses et de clôtures. Je pense que c’est ce qui fera de 2026 une autre bonne année pour les magasins Castle. »
Le marché est peut-être prudent, mais la préparation, l’ingéniosité et l’agilité font déjà partie de l’ADN de tout bon entrepreneur. Les entrepreneurs qui ajusteront leur planification et leurs achats en fonction des fluctuations de la demande, tout en misant sur des relations étroites avec leurs clients et la chaîne d’approvisionnement, seront mieux outillés pour traverser 2026 et continuer à bâtir.













Le leadership en action
Six pratiques essentielles
par KATE ZABRISKIE
RUBRIQUE
Tous les leaders ne sont pas de grands leaders. Beaucoup arborent le titre, mais peu méritent le respect, la confiance et la loyauté qui transforment un leader ordinaire en leader d’exception. La différence? Leur façon de penser, d’agir et de se rendre présents.
Ils ne se contentent pas de gérer – ils inspirent. Ils ne font pas que déléguer – ils responsabilisent. Ils ne se contentent pas de réagir – ils anticipent. Alors, qu’est-ce qui distingue vraiment les grands leaders? Voyons cela de plus près.

MONTRER LA VOIE, PAR L’EXEMPLE
Les grands leaders savent qu’ils incarnent, au quotidien, les comportements et les valeurs qu’ils attendent de leurs équipes. Si vous voulez que vos équipes travaillent fort, arrivent à l’heure et livrent des résultats, vous devez en faire autant.
VOICI COMMENT ILS DONNENT LE TON :
• Ils joignent le geste à la parole : Ils ne se contentent pas de parler de valeurs comme l’intégrité ou la collaboration; ils les incarnent. S’ils disent que les dates limites sont importantes, ils les respectent toujours.
• Ils assument leurs erreurs : Les grands leaders savent reconnaître leurs faux pas. Reconnaître une erreur et expliquer comment on va la corriger vaut toujours mieux que de l’ignorer.
• Ils gagnent le respect par le respect : Employés, collègues, clients : tout le monde est traité avec le même niveau de respect, qu’il s’agisse d’un stagiaire ou du PDG.
POSEZ-VOUS LES QUESTIONS SUIVANTES :
Quel message mes gestes envoient-ils à mon équipe? Y a-t-il un écart entre ce que je dis et ce que je fais?


PRIVILÉGIER LA CLARTÉ À LA COMPLEXITÉ
C’EST LA RAISON POUR LAQUELLE ILS FONT DE LA CLARTÉ LEUR FORCE
:
• Ils clarifient les attentes, sans ambiguïté : Leurs équipes savent exactement ce que l’on attend d’elles. Les leaders l’expliqueront clairement : « Nous devons améliorer les indicateurs de satisfaction de la clientèle de 10 % ce trimestre, et voici comment nous allons y parvenir. »
• Ils simplifient les objectifs : Ils transforment les grandes visions en étapes concrètes et réalisables. Par exemple, « augmenter la part de marché » devient « allons chercher trois nouveaux clients ce trimestre ».
Beaucoup de leaders pensent que les mots à la mode et le jargon les font paraître plus brillants. Les grands leaders savent que la complexité nuit à la compréhension.
• Ils communiquent sans relâche : Les grands leaders savent qu’une seule note de service ou une seule réunion ne suffit pas. Ils martèlent les priorités jusqu’à ce qu’elles soient bien comprises.
POSEZ-VOUS LES QUESTIONS SUIVANTES :
Les membres de mon équipe saventils clairement ce que l’on attend d’eux? À quelle fréquence est-ce que je vérifie leur compréhension?
BÂTIR LA CONFIANCE PLUTÔT
QUE DIRIGER PAR LA PEUR
Le leadership fondé sur la peur peut sembler un raccourci, mais c’est une impasse. On peut obtenir une réaction en aboyant des ordres, mais pas le respect. Les grands leaders savent que la confiance constitue la véritable valeur du leadership, bien avant la peur.
VOICI
COMMENT ILS BÂTISSENT LA CONFIANCE :
• Ils tiennent parole : S’ils disent qu’ils vont faire quelque chose, ils le font. Aucun détour. Aucune excuse.
• Ils écoutent plus qu’ils ne parlent : Les grands leaders ne se contentent pas d’entendre : ils écoutent vraiment. Ils prennent le temps d’écouter la rétroaction, les préoccupations et les idées, et ils agissent en conséquence.
• Ils font preuve de transparence : Quand les choses tournent mal, ils le disent franchement. Pas d’enrobage, pas de détours, pas de flou.
POSEZ-VOUS LES QUESTIONS SUIVANTES
Mes gestes renforcent-ils la confiance, jour après jour? Les membres de mon équipe diraient-ils qu’ils se sentent à l’aise de me parler de leurs difficultés?
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MISER SUR LA RESPONSABILISATION PLUTÔT QUE SUR LA MICROGESTION
La microgestion étouffe les équipes. Les grands leaders, eux, responsabilisent leurs équipes et les amènent à prendre en charge leur travail; les résultats parlent d’eux-mêmes.
VOICI COMMENT ILS RESPONSABILISENT LEURS ÉQUIPES :
• Ils délèguent le travail de la bonne manière : Ils fixent des objectifs clairs et font ensuite confiance à leur équipe pour trouver la meilleure façon de les atteindre. Ils sont présents pour accompagner, pas pour surveiller de près.
• Ils célèbrent les victoires : Les grands leaders ne cherchent pas à attirer toute l’attention. Quand les résultats sont au rendez-vous, ils en attribuent le mérite à leur équipe.
• Ils font place à l’erreur : Ce n’est pas simple, mais c’est nécessaire. Ils savent que certaines des meilleures leçons viennent des erreurs; ils créent ainsi une culture où l’échec est une occasion d’apprentissage, et non un événement qui met fin à une carrière.
POSEZ-VOUS LES QUESTIONS SUIVANTES :
Mon équipe a-t-elle suffisamment d’autonomie? Ses succès sont-ils suffisamment mis en valeur?

RESTER CALME SOUS PRESSION
VOICI COMMENT ILS GÈRENT LA PRESSION :
• Ils prennent le temps de réfléchir avant de réagir : Les décisions prises sur un coup de tête mènent rarement à de bons résultats. Les grands leaders prennent un moment pour évaluer la situation avant d’agir.
• Ils restent concentrés sur la solution : Quand d’autres se perdent en reproches ou en négativité, les grands leaders se concentrent sur la prochaine étape.
• Ils dégagent de l’assurance : Même s’ils sont nerveux intérieurement, ils projettent une confiance calme. Le calme est contagieux, tout comme le chaos.
Quand la pression monte, les grands leaders ne cèdent pas à la panique. Ils restent calmes, lucides et confiants, même dans la tourmente.
POSEZ-VOUS LES QUESTIONS SUIVANTES :
Comment est-ce que je gère la pression? Estce que j’aide mon équipe à rester calme et concentrée, ou est-ce que j’ajoute au stress?

NE JAMAIS ARRÊTER
D’APPRENDRE
VOICI COMMENT ILS FONT DE L’APPRENTISSAGE UNE PRIORITÉ :
• Ils sollicitent la rétroaction : Ils ne se contentent pas d’en donner : ils en demandent aussi. Qu’elle provienne de leur équipe, de leurs collègues ou de mentors, la rétroaction est pour eux une source constante d’amélioration.
• Ils restent curieux : Les grands leaders posent toujours des questions. « Qu’est-ce qui explique cette situation? Comment pouvonsnous faire mieux? »
• Ils investissent en eux-mêmes : Que ce soit par la lecture ou des ateliers, ils ne cessent d’évoluer et de renforcer leurs compétences.
POSEZ-VOUS LES QUESTIONS SUIVANTES :
Quand ai-je demandé de la rétroaction pour la dernière fois? Que fais-je concrètement, en ce moment, pour évoluer comme leader?
Les grands leaders savent qu’ils sont toujours en évolution. Ils cherchent constamment à évoluer, à s’améliorer et à garder une longueur d’avance.
Réflexion finale
Commencez modestement. Choisissez un élément de cette liste et engagez-vous à le faire mieux. Puis ajoutez-en un autre, puis un autre encore. Le leadership ne consiste pas à être parfait, mais à être présent, à faire le travail et à inspirer votre équipe à en faire autant.
Et si vous êtes déjà en position de leadership? Gardez ceci en tête : les grands leaders ne se limitent pas à obtenir de grands résultats – ils font grandir les personnes qui les entourent. C’est cette ambition qu’il vaut la peine de poursuivre, chaque jour.

Bâtir avec les gens, pour les gens : Deborah Brinson, Gander Bay Building Supplies
par TERESA CHRISTINE
La plupart des matins, Deborah Brinson fait exactement ce qu’elle fait depuis près de 20 ans : elle franchit les portes de Gander Bay Building Supplies à Victoria Cove, salue des visages familiers et se met au travail. Certains clients viennent chercher des matériaux, d’autres demandent une soumission et d’autres passent simplement pour échanger quelques mots. Pour Deborah, ils sont tous aussi importants.
« Les gens n’entrent pas toujours parce qu’ils ont besoin de quelque chose, explique-t-elle.

Parfois, ils ont juste besoin d’un endroit pour s’arrêter, parler, se sentir connectés. C’est ce que nous avons toujours voulu offrir comme magasin. »
Originaire de Gander Bay, Deborah a quitté Terre-Neuve au début de la vingtaine pour travailler dans l’industrie automobile en Ontario. En 2027, elle et son mari Todd ont décidé, presque sur un coup de tête, de rentrer au bercail et d’acheter le magasin de matériaux de construction local donnant sur la baie.
« Je venais des RH et de l’automobile. Je ne connaissais rien aux matériaux de construction, dit-elle en riant. Mais je connaissais les gens. Et je connaissais la communauté.»
DEBORAH BRINSON Gander Bay Building Supplies















« Je venais des RH et de l’automobile. Je ne connaissais rien aux matériaux de construction, dit-elle en riant. Mais je connaissais les gens. Et je connaissais la communauté. »
Alors qu’elle devait à la fois s’occuper d’un nouveau-né et apprendre les rouages de l’entreprise, Deborah s’est lancée dans un secteur qui lui était entièrement nouveau. Ce qu’elle y a découvert était exigeant, stimulant et profondément gratifiant.
Un magasin où l’on vous connaît par votre nom
Gander Bay Building Supplies se trouve au même endroit depuis 1912, à quelques pas seulement de l’océan. Le magasin a changé avec son époque, passant d’un magasin général à un centre de matériaux de construction moderne, mais sa place dans la communauté n’a jamais changé.
« Le magasin a toujours été un lieu emblématique. Tout le monde connaît le magasin. Même les gens qui ont quitté la région il y a des décennies en parlent encore. »
Au service d’une localité d’environ 1 300 habitants, et accueillant aussi des clients situés à plus d’une heure de route, le magasin fait partie intégrante de la vie quotidienne de la région. Certains clients fréquentent le magasin depuis des générations, d’autres y passent chaque semaine. Pour beaucoup, le magasin est un repère sur lequel ils comptent depuis des années. Ils sont nombreux à se faire accueillir par leur nom.
« Le service est une priorité pour nous. Mais ce qui compte encore davantage, ce sont les relations. Les prix et les produits peuvent être comparables. Les relations, elles, se bâtissent. »
Cette philosophie se traduit concrètement de bien des façons, que ce soit en égalant les dons communautaires recueillis lors des ventes de palettes ou en appuyant l’école, le service d’incendie, le comité des loisirs et les programmes jeunesse de la région. L’un des moments qui rendent Deborah le plus fière remonte à quelques années : avec un groupe de mères de la région, elle a amassé plus de 100 000 $ pour construire le premier terrain de jeux de la municipalité.
« Il n’y avait pas de terrain de jeux ici auparavant. Nous voulions un endroit où les enfants pourraient simplement être des enfants, dans leur communauté. »
Gander Bay Building Supplies a été un important commanditaire du projet, contribuant à la fois sur le plan financier et matériel. Aujourd’hui, le terrain de jeux rappelle que, lorsque la communauté se serre les coudes, de grandes choses peuvent se produire. Deborah estime que les entreprises ont aussi leur part de responsabilité dans le bien-être des familles.
« Être là pour la communauté, c’est bien plus que vendre des produits. C’est être présent quand les gens ont besoin de vous. »
Apprendre en avançant
À l’époque où Deborah et Todd ont acheté l’entreprise, une grande partie des opérations se faisait encore manuellement. Les commandes étaient prises à la main, les dossiers étaient rangés dans des registres, et tout fonctionnait selon des façons de faire établies depuis longtemps. Au lieu de brusquer les choses, Deborah a choisi d’avancer lentement.
constructions à chaque étape du processus. Une grande partie des clients qui construisent une nouvelle maison vivent à l’extérieur de la province. Todd se concentre sur les achats et les relations avec les fournisseurs. Leur approche est concrète et collaborative.
« Nous ne gérons pas les choses à distance, explique Deborah. Nous travaillons aux côtés de notre personnel. C’est important dans un petit magasin. »
Leadership, connexion et Castle
« Le service est une priorité pour nous. Mais ce qui compte encore davantage, ce sont les relations. Les prix et les produits peuvent être comparables. Les relations, elles, se bâtissent. »
La volonté de collaboration de Deborah a naturellement dépassé le cadre de son propre magasin. Elle est actuellement viceprésidente du conseil d’administration du groupe Centres de rénovation Castle, un rôle qui a grandement contribué à approfondir sa compréhension de l’industrie.
- DEBORAH BRINSON -
« Dès mes débuts, j’ai constaté que les défis sont essentiellement les mêmes, peu importe l’emplacement ou la taille du magasin. On apprend beaucoup simplement en parlant avec d’autres membres. »
La décision de se joindre à Castle en 2015 a marqué un tournant.
« Quand on reprend une entreprise et son équipe, il faut aller à la rencontre des gens là où ils en sont. On apprend ensemble. »
Avec le temps, le magasin s’est informatisé, a mis en place un système de point de vente et a modernisé ses processus, sans jamais perdre la culture qui faisait sa force dès le départ.
Deborah est responsable de l’ensemble des fonctions administratives et financières, de la gestion des soumissions de fenêtres et de l’accompagnement des clients de nouvelles
« Honnêtement, c’est l’un des meilleurs choix que nous ayons faits pour nos affaires.
Le soutien, l’innovation, le sentiment d’appartenance à la communauté : tout cela correspondait à notre façon de fonctionner. »
Elle apprécie également l’importance que Castle accorde au don à la communauté, notamment par l’entremise de subventions de reconnaissance communautaire qui contribuent à la réussite des projets locaux.
« Castle sait que des communautés fortes font des entreprises solides. Pour nous, c’est essentiel. »
Reconnue pour son excellence en vente au détail
En 2022, Deborah s’est vu décerner le Hardlines Retail Spirit Award aux Outstanding Retailer Awards, une reconnaissance nationale d’autant plus marquante dans le contexte d’une petite communauté.
« Nous ne faisons pas de publicité. Pas de radio, pas de télé. Dans ce contexte, ce prix a eu un grand retentissement. Toute la ville était fière. »
Pour Deborah, cette marque de reconnaissance était avant tout collective.
« Elle mettait en valeur notre équipe, nos clients et l’histoire du magasin. Cet endroit existe depuis plus de 100 ans. Nous n’en sommes qu’un chapitre de l’histoire. »
Une femme qui mène par l’exemple
Dans un milieu encore largement dominé par les hommes, Deborah a été confrontée, dès ses débuts, à son lot de préjugés.
« Souvent, les gens demandaient à parler “au patron” ou pensaient que les réponses techniques
viendraient de quelqu’un d’autre, explique-t-elle. On apprend vite à ne pas le prendre personnellement. »
Elle a plutôt misé sur l’apprentissage, en s’appuyant largement sur les fournisseurs, en posant des questions et en gagnant en assurance avec le temps.
« Je dis toujours aux gens d’apprendre le plus possible et de ne pas hésiter à poser des questions. Avoir de bons fournisseurs a été essentiel à ma réussite. »
Aujourd’hui, son leadership est ancré, concret et inclusif.
« Nous ne sommes pas un grand milieu corporatif. Nous sommes une équipe qui travaille ensemble. »
Famille, équilibre et perspective
Dès le départ, la famille a influencé l’approche de Deborah en matière de leadership. Elle a grandi dans une entreprise familiale; son fils Jacob a lui aussi baigné dans cet univers et poursuit aujourd’hui des études universitaires en commerce à Halifax. Todd reste son partenaire dans tous les sens du terme.
L’équilibre, dit-elle, tient avant tout à la flexibilité.
« Cette entreprise m’a permis d’être présente. C’est quelque chose que je ne tiens pas pour acquis. »
Regarder vers l’avenir et définir la réussite
Quand Deborah pense à l’avenir de Gander Bay Building Supplies, un mot s’impose : l’héritage.
« Le moment venu, nous aimerions que le magasin reste entre les mains de la communauté, dit-elle. Nous cherchons quelqu’un qui est aussi attaché que nous à cette communauté. »
Après presque vingt ans, sa vision de la réussite s’est transformée.
« La réussite n’est pas une question de titres ou de distinctions. Elle se mesure à ce que l’on a bâti, aux personnes que l’on a aidées et à celles qui vous ont soutenu! »
À Gander Bay, cette vision profondément humaine façonne bien plus qu’une entreprise : elle façonne une communauté.









