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ARNAUD MOINE - MAYALEN GOUST

L’immense montagne qui fait face à la maison de Lucie l’a toujours fascinée. « On doit voir le monde entier de là-haut. », pense-t-elle souvent… Un beau soir, la fillette entreprend d’aller vérifier si le point de vue est aussi féérique qu’elle l’imagine : la voilà bientôt perdue dans les bois sombres des flancs de la montagne…

12 € ISBN : 978-2-917516-10-2

www.chocolat-jeunesse.com

Lucie et les lucioles

ARNAUD MOINE

MAYALEN GOUST


Lucie

et les lucioles

ISBN : 978-2-917516-10-2


Arnaud MOINE

À mes parents, à Oriane, à Oscar. A. M.

À Salomé. M. G.

Mayalen GOUST


Dans une région isolée vivait une petite fille. Elle était née par une belle nuit de pleine lune. La lumière de l’astre était venu l’éclairer dans son berceau dès que ses parents l’y avaient déposée, illuminant son visage à travers la petite fenêtre ronde de sa chambre. Ce fragile bébé, allongé sur le dos dans ce minuscule lit douillet, avait l’air d’un ange. Lucie veut dire “lumière”… C’est ce prénom que ses parents lui donnèrent.


La petite maison où elle habitait était perdue au beau milieu d’un paysage féerique : construite au bord d’une rivière, entourée d’une gigantesque forêt de sapins. On apercevait en face de la terrasse une haute montagne qui dominait le paysage, et semblait immense vue du bas. Depuis toujours, cette mystérieuse montagne l’attirait… « On doit voir le monde entier de là-haut. », pensait-elle.


Son père y partait souvent pendant quelques jours pour chasser. De retour, il lui racontait ses aventures, les rencontres avec les ours, les loups, tous ces dangers qui se cachaient dans cette sombre forêt. Lucie écoutait attentivement, les yeux grands ouverts, rêvant de ces endroits inconnus.


Un beau jour, cédant à la curiosité, elle décida de se rendre au sommet de la montagne. Alors que sa mère était occupée au jardin, elle prit son petit sac, y glissa quelques friandises et partit sans faire de bruit…


Elle pénétra dans la forêt. Il y avait déjà moins de lumière… Les arbres semblaient si grands ! Lucie enjamba une branche quand soudain… Elle s’arrêta net : Elle avait failli écraser une petite bête. « Désolée, je ne vous avais pas vue », dit-elle. Lucie reprit son chemin, en veillant bien à n’écraser personne… Elle dut marcher lentement, car elle voyait de moins en moins clair dans cette épaisse forêt. Le sentier commençait à monter, elle arrivait à présent sur les flancs de la montagne…


Lucie et les lucioles - Chocolat!Jeunesse