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Le moulin d’Eperlecque s par G. Vandenbergue

Des moulins dans la Bibliothèque : l’exposition Bibliothèque d’Agglomération de Saint-Omer 1er septembre— 10 octobre 2012


LE MOULIN : UN ENJEU ÉCONOMIQUE MAJEUR

Au Moyen Âge les moulins jouent un rôle économique de première importance car ils pourvoient en premier lieu à la fabrication de la farine, et donc à celle du pain, aliment de base de la société médiévale. Ils constituent à ce titre une véritable unité administrative dont la gestion fait l‟objet d‟une réglementation rigoureuse qui implique également des enjeux de pouvoir sociaux et financiers. Les archives municipales en dépôt à la Bibliothèque conservent un certain nombre de documents juridiques concernant les moulins de la ville et de ses faubourgs qui illustrent bien la place des moulins dans l‟économie médiévale .

A. Derville, « Moulins, cultures, cultures industrielles et marchands dans les campagnes artésiennes et flamandes », Revue du Nord, 71, 1990, p. 578 : « Au XIVe siècle la Ville de Saint-Omer réglait la hauteur des ventailles (vannes) des 13 moulins de l’Aa entre Arques et Gondardennes à 28 pouces soit (0,7m) ».

La construction et l‟usage des moulins est un droit seigneurial ou banalité appelé « droit d‟eau et de vent », soumis à une taxation réglementée. C‟est un investissement coûteux dont il faut évaluer la rentabilité avant la construction. Ainsi, les boulangers sont

tenus d‟utiliser le moulin banal moyennant une redevance au seigneur laïc ou religieux qui le possède. Dans la région, les deux grands seigneurs qui avaient la main mise sur les moulins locaux étaient l‟abbé de Saint-Bertin pour les moulins de l‟Aa qu‟utilisaient les habitants des terres de l‟Abbaye, et le châtelain de Saint-Omer pour ceux des faubourgs de la ville dont il tenait le ban en fief du Comte d‟Artois.

Saint-Omer, BASO, archives de la ville, BB 191-5 verso: Ordonnance sans date concernant (entre autre) la hauteur des ventailles des moulins et dénombrement de ces derniers.


Les moulins audomarois ont fait l‟objet d‟une série de transactions importantes sous la seigneurie de Guillaume VIII de Fauquembergues ( entre 1283 et 1290), châtelain de Saint-Omer. Et notamment en 1281, année pendant aquelle il édite une charte en vertu de aquelle il vend à la ville son droit d‟eau et de vent moyennant 1.200 livres parisis, une petite fortune pour l‟époque !

Seulement, bien que Guillaume prie a tres noble homme et mon tres chier seigneur Robert, conte d’Artois, kil voille gréer et approuver et confermeir comme sires toutes les choses devant dites et doneir les lettres a toutes les fois kil en sera requis, ce dernier lui refusera cette vente : Robers, quens d’Artois, faich savoir […] ke je ai mis […] nostre baillieu de Saint-Omer pour saisir et pour aireter les maieurs, les eschevins et toute la communité de me vile de Saint-Omer de tel marchiet et de cet vendage ke Willames, castelains de Saint-Omer […]. C’est asavoir […] de tout le droit k’il avoit de faire moeulins et de faire faire en toute le banlieuwe de Saint-Omer […].

Saint-Omer, BASO, BB 80

Saint-Omer, BASO, BB 80


LES MOULINS DE DIEU Dans la pensée chrétienne, le pain occupe une place particulière en raison de son rôle dans l‟Eucharistie en tant qu‟une des deux saintes espèces (substances destinées à devenir par transsubstantiation –changement de nature- le sang et le corps du christ). De là découle toute une allégorisation du pain des activités qui dérivent de sa production, et en particulier la meunerie. Cette figure du moulin mystique Ainsi le thème du moulin mystique, qui s’inspire d‟un verset du livre biblique d‟Isaïe (XLVII, 2) : olle molam et mole farinam / Tournez la meule, faites moudre la farine, occupe une place importante dans la mystique chrétienne. Elle compare l‟activité du meunier qui broie le grain pour en faire de la farine à celle de l‟homme de Dieu qui médite le message biblique.

La première conférence de Jean Cassien illustre très bien cette interprétation (18) : « Ce travail de l’esprit [la méditation] pourrait, non sans justesse, se comparer à la meule qu‟actionne un courant rapide. Sous la poussée incessante de l‟eau, celle-ci ne peut s‟arrêter de remplir son office. Cependant, il est au pouvoir du maître du Moulin, de lui faire moudre, à son gré, du blé, de l‟orge ou de l‟ivraie. Ce qui est certain, c‟est qu‟elle ne donnera que ce qui lui sera fourni par celui à qui ce soin a été commis. […] Si, comme je l‟ai dit, nous retournons à la méditation constante des Écritures, et élevons notre mémoire au souvenir des réalités surnaturelles […], nécessairement les pensées qui naîtront de là seront spirituelles […]. Si, au contraire, cédant à la paresse et à la négligence, nous nous laissons envahir de pensées coupables et prendre par les conversations inutiles […], de là germera comme une sorte d‟ivraie. Travail funeste à notre cœur que de broyer ce grain ». Le moulin est occasionnellement l‟attribut des saints et l‟objet de miracles tel celui attribué à Winoc, abbé de Wormouth vers 640-717.

La bibliothèque possède trois versions de la vie de Winoc relatant ce miracle, dont l’une des plus anciennes actuellement conservées dans le manuscrit 764 daté du Xe siècle. Saint-Omer, BASO, ms. 755, Les abbés de Saint-Bertin, Saint-Bertin, 14001407, f. 40 : l’abbé Lambert de Saint-Bertin.


Celui-ci, déjà vieux, s‟était donné pour tâche de moudre la farine nécessaire à la consommation de son monastère – suivant en cela les préceptes de la règle monastique qui impose un temps de travail manuel aux moines. Attendri par le courage du vieillard, Dieu répond à ses prières en lui faisant la grâce d‟actionner la meule à sa place. Le prodige intrigue ses compagnons et l‟un d‟entre eux décide d‟espionner son supérieur. A peine l‟indiscret a-t-il eu le temps de voir le prodige s‟opérer qu‟il tombe aveugle et paralysé au pied du mur. Il ne retrouvera la vue qu‟après avoir confessé sa faute et obtenu le pardon de Winoc.

Saint-Omer, BASO, ms. 764, recueil, Saint-Bertin, Xe siècle, f. 196 (détail) : incipit de la vie de saint Winoc.

Avant de devenir abbé de Wormouth, Winoc fut un temps moine à Saint-Bertin, parmi les abbés de l‟abbaye audomaroise, il s‟en trouve deux qui ont aussi un moulin pour attribut, mais cette fois c‟est en vertu de leur action de développement de l‟activité minotière de l‟abbaye. C‟est le cas d‟Odland le sourcier, 9 abbé qui tint la crosse de 795 à 804 et fit construire les premiers moulins de la région à Arques en déviant les eaux de l‟Aa. Et de Lambert, 40e abbé (de 1095 à 1123) qui fit construire les moulins de Saint-Bertin même. Un autre abbé de Saint-Bertin s‟illustra pour l‟usage qu‟il fit des moulins, c‟est Guillaume Loemel qui, en 1617, s‟inspire des pratiques hollandaises pour établir des moulins sur les terres inondées de l‟abbaye afin de les assécher. Il sera imité en cela par le Magistrat de la Ville qui fit construire des moulins à cet usage dans les faubourgs de Saint-Omer, et qui perdurèrent jusqu‟au milieu du XIXe siècle.

Jean-Baptiste Vrints, gravure, Anvers, s. d. [XVIIe s.] : saint Winnoc et le moulin.


UNE GRANDE DIVERSITÉ D’USAGES

d‟émigré. En 1806, un autre contrat de vente précise que le moulin est à moudre grains et tordre huile. Il change plusieurs fois de propriétaires pour finalement devenir une hôtellerie et une table réputées.

Le molin à ole Un document daté de 1397 indique qu‟un torgeoir* à ole est actif dans la banlieue audomaroise. Les moulins à huile – à eau ou à vent – seront longtemps exploités dans la région. En 1807, l‟arrondissement de Saint-Omer recense encore 39 moulins. Les olieurs fabriquent l’huile utilisée essentiellement pour l‟éclairage (lampes), les chandelles de suif, le savon et la draperie. La guède – plante tinctoriale* bleue – est d‟ailleurs cultivée pour notre cité drapière. Le moulin de Maubec – mauvais marais aujourd‟hui dénommé Mombreux – est une ancienne possession de l‟abbaye de Saint-Bertin. Au XIIIe siècle, le moulin appartient aux seigneurs de Seninghem. En 1759, ce moulin est à usage de moudre bled. À la révolution, le moulin, confisqué, est vendu comme bien

Les moulins d‟Hallines sont également anciens. Il existe un moulin à papier dès 1473. Le rôle des centièmes* de 1559 indique qu‟un certain Simon Desgardin loue un moulin à usage de papier gris, et que Robert Le Neu est propriétaire d‟un moulin à huile et papier gris. En 1759, le rôle des vingtièmes* recense cinq moulins dont quatre sont à tordre huile. Le moulin d‟Ophove figure sur la carte de Cassini de 1740. Ce moulin à tordre huile est situé au lieudit « Le Pautre », entre les moulins du château d‟Arques et le moulin du château de Blancbourg de Blendecques. Il est la propriété de la veuve Louis Loquéty de Saint-Omer. En 1795, le moulin est vendu à Pierre Porion.

Le cours de la rivière Aa depuis l'abbaye de Saint-Bertin jusqu'au pont de Gondardenne. Détail : Blendecques à la fin du 15e siècle. Dessin aquarellé sur papier récemment marouflé sur toile, 326 x 29,2 cm Saint-Omer, vers 1475-1499 (BASO, ms. 1489)


La poudrerie d’Esquerdes En 1686, les moulins Sainte-Barbe et Saint-François - anciennement destinés à battre huile et à tordre les écorces de chêne pour la tannerie sont transformés en moulins à poudre, et dépendent de la Ferme des poudres et salpêtres contrôlée par François Berthelot, commissaire général de l‟artillerie. Les moulins, mus par la force hydraulique, sont installés sur la rivière Aa. Exposés à d‟éventuelles explosions, trois des murs des moulins sont épais et appuyés sur des contreforts. Le quatrième côté présente une charpente recouverte extérieurement de planches. Le toit, léger et incliné, permet l‟évacuation des eaux pluviales et de la neige. Les moulins à poudre d‟Esquerdes sont réputés sous le règne de Louis XIV. La poudre est alors composée de salpêtre, de souffre et de charbon de bois. Le dosage de ces trois éléments est précis et l‟on reconnait la qualité d‟une poudre à sa couleur proche de l‟ardoise. Depuis le XVIIe siècle, les moulins - et les terrains sur lesquels ils sont situés sont la propriété du sieur Denis François Joëtz et de ses descendants. En 1821, les « deux moulins à eau sur la rivière d‟Aa » sont vendus au profit du gouvernement de sa Majesté, pour le service de la Direction des poudres. En 1835, une terrible explosion détruit le bâtiment. Une fois reconstruite, la poudrerie royale d‟Esquerdes fabrique 2 à 300.000 kilogrammes de poudres diverses. Deux moulins à meules roulantes sont utilisés pour la poudre de chasse. En effet, la poudrerie approvisionne les départements du Pas-de-Calais, du Nord, de la Somme et de la Seine Maritime.

La poudrerie est fermée en 1933 par ordre du ministre Pétain, elle rouvre en 1936, avant de cesser définitivement ses activités en 1971.


UN ELÉMENT INCONTOURNABLE DU PAYSAGE LOCAL L‟abbé Augustin Dusautoir soulignait non sans lyrisme que « la multiplicité des moulins établis autrefois à Saint-Omer sur les remparts et dans les prairies avoisinantes lui donnait la physionnomie (sic) d’une ville Hollandaise ». (Histoire des Faubourgs de la ville de Saint-Omer…, Saint-Omer, Impr. De L‟indépendant du Pas-de-Calais, s. d. , p. 35. )

susceptibles d‟être employées dans les arts graphiques : courbe pour la tour de son corps, diagonale des ailes, verticale de son axe, horizontale de son socle… Sans parler des effets de texture que permet le contraste de la voilure avec le corps charpenté, et entre l‟immobilité de la masse architecturée et le mouvement suggéré par les tournoiement des ailes ou de la roue à aube qui fait écho à celui des éléments. Bref, c‟est un motif d‟académie à lui tout seul, qui permet aux peintres de mettre en œuvre toutes les techniques de leur art et de briller par leur virtuosité en rendant ce mouvement dans l‟immobilité prônée par les moines zen, et qu‟incarnent si bien ces majestueux géants de nos campagnes et faubourgs.

Pas étonnant donc qu‟ils aient été tant Rembrandt Harmenszoon Van Rijn, Vue ancienne appréciés par les artistes du Nord et en d’Amsterdam (B. 210), estampe, s. d. n. s., vers particulier des Flandres et de Hollande. 1640, [repr. dans A.-Ch. Coppier, Les eauxDes Bruegel (Chasseurs dans la neige, fortes authentiques de Rembrandt, Paris, Firmin- 1565, huile sur panneau, 117 × 162 cm, Didot et Cie éd., 1929, n° 210, f. 43. (BASO, Kunsthistorisches Museum, Vienne) aux Inv. : 30714)] Ruysdael père et fils (Jacob van Ruysdael, Le Moulin de Wijk-bij-Duurstede, vers 1670, Huile sur toile, 83 × 101 cm, Le fait se vérifie lorsque l‟on se penche Rijksmuseum, Amsterdam) en passant sur la production artistique locale, dont bien sur par Rembrandt (Le moulin, l‟art paysagé compte effectivement le 1650, Huile sur toile, 105.5 x 87.5 cm, National Gallery of Art, Washington), moulin parmi ses leitmotive picturaux. Van Goyen* (Schloß Montfort, 1645, Ces architectures offrent, il est vrai, de huile sur panneau, 65 × 96,5 cm, Musée nombreux avantages en matière de Thyssen-Bornemisza, Madrid), ou encore composition, associant à la présence Hobbema (Le moulin à eau, vers 1666, imposante de leur corps massif, la huile sur panneau, 0,5 x 85 cm, structure aérienne et diaphane de leurs Rijksmuseum, Amsterdam). ailes. Tous se sont essayés à représenter ce Le moulin est un motif qui semble motif emblématique de nos régions. concentrer toutes les formes de lignes


Plus près de nous, le peintre parisien Léon Fleury (1804-1858), Roger Thibaudeau, artiste peintre originaire de St Omer et qui a confié une série de ses œuvres à la bibliothèque, ou encore Auguste Boitel, négociant industriel à Saint-Omer qui s‟investit beaucoup dans la vie sociale locale et s‟essayait à la photographie durant ses loisirs, se sont eux-aussi laissé séduire par la silhouette des moulins de la région.

François Antoine Léon Fleury, Canal aux environs de Saint-Omer Salon de 1830, lithographie (23.7 x 31.8), imprimerie de Lemercier Bernard et C ie (BASO, Inv. : CP 618-50).


Guillaume

SEGUIER

proprement appelés batterie de cuisine, des lampes, des objets d‟ornement pour les églises, et surtout des chandeliers (d‟où leur ancien nom de caudreliers). Ce corps de métiers travaillait divers métaux tels que l‟or, le cuivre, l‟argent ou encore l‟étain. La corporation des chaudronniers avait pour patron, saint Eloi, et disposait d‟une chapelle spéciale qui se trouvait en face du Marché au Poisson (actuelle place Pierre Bonhomme).

Ailes du moulin à vent de la corporation des meuniers de Saint-Omer, cuivre repoussé et martelé, H. 96 x l. 23 x prof. 32 cm, sign., dat. sur les ailes mobiles : TFP Guillaume Seguier 1688 (Musée de L‟Hôtel Sandelin, inv. 7080 )

Guillaume Seguier l‟auteur du moulin en cuivre ici présenté, est issu d‟une véritable dynastie de chaudronnier. Il est le fils de Charles Seguier chaudronnier, et de Madeleine Guilbert, et petit-fils de Jacques Seguier, maître chaudronnier et fondeur installé à Saint-Omer. Son père, Charles Seguier est même cité en 1645 comme doyen du Métier des chaudronniers. Guillaume Seguier (1647ap.1698), maître chaudronnier et Bourgeois de Saint-Omer, épouse à Saint-Omer le 12 septembre 1670 Antoinette Thérèse Pingrenon, fille de Louis Pingrenon, Bourgeois et Maître couvreur de tuiles à Saint-Omer et de Marie Thienbronne. Il achète la même année la moitié d‟une maison située Grosse Rue Haute à Saint-Omer (aujourd‟hui rue Carnot). Les chaudronniers fabriquaient des bassins, chaudières, chaudrons et autres ustensiles,

Guillaume Seguier est l’auteur avéré de deux objets d’ornement : 

Une cloche d‟un poids de 300 livres commandé en 1679 par les représentants de la communauté de Leulinghem.

Un moulin en cuivre, emblème de la corporation des Meuniers, daté de 1688. Une chandelle y été fixée lorsqu‟il était mené en procession lors des fêtes du Saint-Sacrement. Ce moulin est aujourd‟hui conservé au Musée municipal de Saint-Omer. Il porte une inscription : TFP Guillaume SEGUIER. 1688.


Pour aller plus loin


ŒUVRES PRÉSENTÉES DANS L’EXPOSITION 

CHARTE DE GUILLAUME, CHÂTELAIN DE SAINT-OMER. Encre sur parchemin, 32,5/32 x 28,5/29,5 cm (repli 2 cm) Juin 1281 (BASO, inv. BB 249 - 2a)

LETTRE DE ROBERT, COMTE D’ARTOIS. Encre sur parchemin, 32,5/31,5 x 14,5/12 cm (queue 3 cm), Juin 1281. (BASO, inv. BB 249 – 7)

CHARTE

D’ALIÉNOR, FILLE DE

GUILLAUME CHÂTELAIN DE SAINT-OMER. Encre sur parchemin, 27,5 x 16 cm (queue 2,5 cm), Mars 1290 (BASO, inv. BB 249 – 8) INCIPIT DE LA VIE DE SAINT WINOC. Retranscrite dans un recueil de vies de saints écrite d’après des manuscrits de l’Abbaye de Saint-Bertin. Encre sur papier, 250 x 19 cm, 18e siècle (BASO, ms. 814, f. 276v.-277) G. VANDENBEGUE, BOURBOURG – MOULIN. Bois dans le texte de J. ROBERT, Flandre & Artois, Saint-Omer, L. Loïez, 1926, p. 22-23. 15,03 x 11,02 cm (BASO : inv. : 24004 - ex. num. 91) REMBRANDT HARMENSZOON VAN RIJN, LE MOULIN. Estampe (B. 233), 14,4 x 20,7 cm, sign. Rembrandt f. 1641 (BASO : A.-Ch. COPPIER, Les eaux fortes authentiques de Rembrandt, Paris, Firmin-Didot et Cie éd., 1929, f. 51. inv. : 30714) L’ENCYCLOPÉDIE ou DICTIONNAIRE RAISONNÉ DES SCIENCES, DES ARTS ET DES MÉTIERS, Diderot Denis et D‟Alembert Jean (éds.),Paris, Briasson, 1751-1780 (BASO, inv. 4487, planches, vol. 1 et vol. 5) SAINT-OMER. VUE PRISE AUX QUATRE MOULINS. J.Lemez, Lithographie, 18,8x26,3 cm. (BASO : Inv : CP 61951).

AUGUSTE BOITEL, PHOTOGRAPHIE SANS TITRE [Moulin de la Grande Mer à SaintOmer] ? Epreuve sur papier albuminé, 11,7 x 16 cm, XIXe siècle (BASO, inv. 43252- 2, p. 32-33)

CHRONIQUE ANONYME DES ABBÉS DE SAINT-BERTIN, ODLAND ET NANTARE, ABBÉS DE SAINT-BERTIN, Abbaye de Saint-Bertin, vers 1400-1407 (BASO, ms. 755, f. 9v.-10 - Enluminures sur parchemin, 9 x 10, 5 c)

LE

COURS DE LA RIVIÈRE

AA

DEPUIS L'AB-

SAINT-BERTIN JUSQU'AU PONT DEGONDARDENNE. Détail : Blendecques à la fin du 15e siècle. Dessin aquarellé sur papier récemment marouflé sur toile, 326 x 29,2 cm Saint-Omer, vers 1475-1499 (BASO, ms. 1489) BAYE DE

SAINT-OMER - FAUBOURG DE L'ISLE. VUE DE 4 MOULINS EN 1830. Carte postale, impression sépia sur papier, 14 x 9 cm, Librairie Jeanjean, St-Omer, vers 19001930 (BASO, inv. 1Fi 190).

SAINT-OMER EN 1892. L'ENTRÉE EN VILLE DE LA HAUTE-MELDICQ. LE MOULIN ST-BERTIN. Carte postale, impression sépia sur papier, 14 x 9 cm, Librairie Jeanjean, St-Omer, vers 1900-1920 (BASO, inv. 1Fi 193).

EMBLÈME

DE

PROCESSION.

MOULIN

À

VENT DE LA CORPORATION DES MEUNIERS

SAINT-OMER. Cuivre repoussé et martelé avec ajout de pièces fondues. H. 96 x l. 23 x prof. 32 cm (dim. moyennes maximales). Sign., dat. sur les ailes mobiles : TFP Guillaume Seguier 1688 (Musée de L‟Hôtel Sandelin, inv. 7080). DE

ZUIZANDE (ZEELANDE HOLLANDE), MOULIN DANS LA CAMPAGNE, ROGER THIBEAUDAU, Estampe, 38,5 x 28 cm, sign. “Thibeaudau 100”, numerotée 1/30, (BASO, inv. CP 1060)


VOCABULAIRE

des contribuables et le montant de leur imposition (Petit Larousse Illustré). Le nom vient de ce qu'à l'origine, de tels documents étaient constitués de parchemins cousus ou collés entre eux et conservés sous forme de rouleaux. Le centième, institué en 1559 par Philppe II, roi d'Espagne, était un impôt sur le capital immobilier et dans une certaine mesure mobilier, levé sur les sujets des PaysBas.

Albums de Croÿ, J.-M. Duvosquel (dir.), t. XVII, Lille/Bruxelles, 1985, pl. 18 : Abbaye Sainte-Marie d‟Hénin-Liétard à HéninBeaumont (détail)

Torgeoir : ou tordoir, A. - Moulin à huile ; B. - Instrument pour presser la cire (Dictionnaire de Moyen Français).

Tinctoriale : destiné à produire une teinture, en l‟occurrence le bleu pour la guède (plante bisannuelle de la famille des brassicacées).

Rôle des centièmes et des vingtièmes : Le rôle est document administratif utilisé pour le recouvrement des impôts directs et portant le nom

Le vingtième est un impôt direct touchant l‟ensemble de la population (tiers-état, nobles et clergé) dont le montant correspond à 5% (1/20) des revenus. Il entre en vigueur le 19 mai 1749, le jour même de son enregistrement.


Bibliographie Section adultes

Section jeunesse

Romans

Romans

Le moulin du Ceroux, Maryse Batut, Paris, J, C. Lattès, 2007. R BAT

Le moulin magique, conte de Joan Amades, Joan Amades, adapté par Francesc Boada, Trad. de Alice Déon, ill. de Mikel Valverde, Paris, Calligram, 2004. R AMA

Le roi en son moulin, Gilbert Bordes, Le Mans, Libra diffusio, 2010. R BOR moulin des sources, Françoise Bourdon, Paris, Calmann-Lévy, 2010. R BOU

Les Lettres de mon moulin, Alphonse Daudet, Paris : Hatier, 2004. R DAU

La terre et le moulin, Georges Coulonges, Paris, Presses de la Cité, 2002. R COU

L'attaque du moulin, et autres nouvelles, Emile Zola, Paris, Nathan, 1984. R ZOL

Le moulin de la dérobade, Annie Degroote, Paris, Presses de la Cité, 2001. RL DEG

Documentaires

Le

Le moulin du loup, Marie-Bernadette Dupuy, Paris, Presses de la Cité, 2010. R DUP Le moulin de la discorde, Jean-Paul Etienne, Saint-Paul (HauteVienne), L. Souny, 2009. R ETI Les

chemins d'améthyste, Gérard Georges, Paris, Presses de la Cité, 2010. R GEO

Rivières et étangs, Georges Feterman, ill. de Benjamin Bachelier, photographies de Bios, Arles, Actes Sud Junior, 2008. 551.46 FET Le petit moulin de Lautrec, Sylvie Girardet, Claire Merleau-Ponty, Paris, Réunion des Musées Nationaux, 2003. 750 LAU Multimédias

Crime au Moulin vert, Kerry Greenwood, traduit de l'anglais par Pascale Haas, Paris, éd. de la Loupe, 2009. RP GRE

Chante en couleurs les classiques, Gérard Dalton, S.l., WEA, 2009. Contient entre autre, Tourne petit moulin. 7.11 DAL

Will du moulin, Robert Louis Stevenson, traduit de l'anglais par Marcel

Les

Schwob, Paris, Allia, 2009. T STE

lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet, par la Compagnie de La Farigoule et le groupe musical des Lavandins, Vincennes, Frémeaux & Associés, 2000. 7.21 COM

Activités d'éveil avec bébé, s. l., éditions éveil et découvertes, 2009 Contient entre autre: Tourne, tourne, petit moulin. - Meunier, tu dors. 7.30 REM


Section patrimoniale

Monographies [Les] Moulins du Pas-de-Calais, Gérard Leclercq, Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire), A. Sutton, 2009. Inv. 46397

Articles « Esquerdes, cité papetière et poudrière », Annie Bordelais, avec la collaboration de Daniel Mutez, L'indépendant, 31 Août 2001. – Inv. 44803 « Le moulin de l'abbaye de Woestyne », Bulletin de l’association « Renescure d’hier et d’aujourd’hui », 15, 2011, p. 22-23. « Le moulin de Frévent », M. Delplanque, Revue septentrionale, p 166 à 171. – Inv. 31030 « Les moulins de Wismes (canton de Lumbres) », Jean-Luc Hochart, Bulletin historique du Haut-Pays, 13, 1977, p. 146 à 149. « Les moulins à Eau de l'Aa et de ses affluents », Bernard Level, Mémoires de la Société des Antiquaires de la Morinie, 41, 1992. « Moulins, cultures, cultures industrielles et marchands dans les campagnes artésiennes et flamandes », Alain Derville, Revue du Nord, 11 - 1, 1996, p. 239 à 257. « La poudrerie d‟Esquerdes : des techniques et des hommes », Daniel Mutez, Etudes et documents, n°26, 2000. « Saint-Martin-au-Laërt, ville "hors les murs" », Céline Rault, L'indépendant, 3 août 2001. – Inv. 44810 « Saint Winoc, abbé de Wormhout, patron de Bergues (vers 640-717) », Abbé Ch. De Croocq, Annales du Comité flamand de France, Tome 44, 1944.

Aspects du Patrimoine Régional, Comité Economique et social régional. L'espace rural: l'eau, le vent, les voies navigables, Béthune, Léonce Desprez, 1981. Inv. 43133-4 L'Association Régionale des Amis des Moulins Nord- Pas-De-Calais, le Crédit du Nord, Roubaix, 1978 (VDB). Inv. 43157

Découvrez

nos

moulins,

Dictionnaire historique et technique du moulin dans le nord de la France,

de Lille à Cambrai, du 13e au 18e siècle, Yves Coutant, illustrations de Paul Gauters, Jean Bruggeman, Gerrit Pouw et al, Turnhout (Belgique), Brepols, 2009. Inv. 46489 U Histoire des faubourgs de la ville de Saint-Omer. Le Haut-Pont & Lyzel, depuis leurs origines jusqu'au XXe siècle, Abbé Augustin Dusautoir,

Saint-Omer, Indépendant, sd. Inv. 31390 Histoire des flamands du Haut-Pont et de Lyzel. Iles flottantes. Portus Itius. Histoire de Watten et de Clairmarais..., Henri Piers, Saint-

Omer, Lemaire, 1836. Inv. 5259 L'Ardresis et ses moulins, Michel Cabral,

Jean Bruggman, Francine Thorel, photos de René Pecquart, S. l., ACHA, 1993. Inv. 43880 Le maître du Moulin-Blanc, Mathilde Alanic, Paris, Flammarion, sd. Inv 10180 Le moulin au fer blanc. Une aventure industrielle à Blendecques 17771809, Bernard Level, Mémoires de la Société des Antiquaires de la Morinie, 42, 1994. Le moulin: Chanson Boulonnaise, Jean de Misaine, Paris, L. Aerts Inv. 15863


Le plan monumental du cours de l'Aa, Une image du paysage audomarois à la fin du XVe siècle, Marie Montaigne, Arras, Université d'Artois, 2002. Inv. 45025

Recueils de sources Recueil de documents relatifs à l'ancienne province d'Artois. Artois 1765-1774. – Inv. 34019

Les moulins à eau de la haute Lys et de ses affluents, De Verchin à Nielles, de Fruges à Lugy et Wandonne, Philippe May, Wambrechies (Nord), Groupement généalogique de la Région du Nord, 2009. Inv. 46511

Recueil de documents relatifs à l'ancienne province d'Artois. Artois 1706-1735. – Inv. 34014

Les moulins du pays de Montreuil, Philippe Valcq, préf. de Jean Bruggeman, Saint-Josse-sur-Mer, imp. du Moulin, 1981. Inv. 42687

Recueil de documents relatifs à l'Ancienne Province d'Artois. Conseil d'Artois 1770-1790. – Inv. 34008

Lisbourg (62), Moulins et meuniers, Michel Champagne, Wambrechies, Groupement généalogique de la Région du Nord, 2004. Inv. 46267

Recueil de documents relatifs à l'ancienne Province d'Artois. Histoire générale 1775-1788. – Inv. 34021

Moulins à vent du Nord, photos aériennes par cerf-volant par Patrice Bourel, textes écrits avec le concours de Marie-Françoise Défossé, Lille, La Voix du Nord, 2006. Inv. 46890 Moulins des Flandres. Guide pour la Flandre française et la Flandre- Occidentale, Yves Coutant, Ingersheim, SAEP, 1986. Inv. 43205 Moulins du Pas-de-Calais, Pascale Bréemersch, Jean-Michel Decelle, Arras, Imp. Centrale de l'Artois, 1995.Inv. 44215 Nos moulins, Flandres, Hainaut, Cambrésis, Jean Bruggeman, introd. de Philippe Jessu, préf. de Gustave Descamps, Actica, 1971. Inv. 42204 Témoins de la vie paysanne. Le Nord, Jacques Freal, Paris, Garnier, 1980. Inv. 42592

Recueil de documents relatifs à l'ancienne Province d'Artois. Artois 1556-1699. – Inv. 34012

Recueil de documents relatifs à l'ancienne province d'Artois. SaintOmer 1652-1808. – Inv. 34025 Woordenboek der Toponymie. Elfde Deel (Moulin de Zoteux-Ouden Boom wegh), Karel de Flou, Brugge, A. Van Poelvoorde, 1930. Inv. 31549 U


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Bibliothèque d’Agglomération de Saint-Omer Septembre 2012


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