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Be Perfect B E LG I A N S TO R I E S


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Isabelle Leblans Gemmologue


Edito

Eté 2020

Cet été ne ressemble à aucun autre. Pourtant, loin de laisser la morosité l’emporter, on reprend le cours de notre vie et on profite des beaux jours tout en restant prudent-e. Cet été, on fait honneur à l’Horeca ! Figure de proue, Pascal Devalkeneer, le chef charismatique du Chalet de la forêt se livre en toute intimité. Qui est l’homme derrière le chef double étoilé Michelin ? Que fait-il de son temps libre ? On lui a posé des questions pertinentes et impertinentes pour percer ses petits secrets. Terre, vin et fête ! Thierry Pierson, entrepreneur naturophile, présente son vignoble en total accord avec Dame Nature. On découvre un écrin où officie le jeune et brillant chef Gary Kirchens. Intarissables, Jérémy Chauvaux, Sonny Mortiaux, Corentin Janssens et Jonathan Blanchart racontent leur passion pour les spiritueux. Alors oui, cet été, on trinque au Château Favori, au Gin Panda, au Gran Chaco 100% bio et on brunche, lunche ou dîne en terrasse des villes ou des champs. Cet été, on voit la vie en rose ! On refait son vestiaire 100% belge à l’instar de Julie Taton qui incarne à sa façon ce que notre pays a de meilleur : la joie de vivre, l’humour, la simplicité, et la beauté bien entendu. Elvis Pompilio fait pétiller l’été 2020, tout le monde trouve chapeau à sa tête. On craque sur le diamant rendu abordable par Camille Coppens. Objet d’art ou accessoire chic, on s’offre un carré de soie créé par Roseline d’Oreye. Ce qui fait courir les hommes ? JAGGS et ses costumes et chemises sur mesure.

Et Simple-Sophie que Jean-Baptiste Fabbricatore a déjà adoptée. Cet été, place aux sports ! L’histoire retiendra sûrement du kayak, le buzz du déconfinement en Belgique ! Elle a aussi fait rentrer dans ses pages le multi champion Maxime Richard. Larissa Paulius continue de porter le rêve construit à deux, avec son mari parti trop tôt. En cette année olympique, nos athlètes belges auraient pu briller aux JO japonais, l’occasion de se remémorer fièrement l’édition centenaire de 1920 à Anvers. Moteur ça tourne ! Prenez une Tesla, elle deviendra une Lenoir. Olivier De Nys a la passion comme carburant ; quant à l’Autoworld, le musée bruxellois consacre une expo à Porsche pour célébrer les 70 ans de la 356.

REDACTRICE EN CHEF Ariane Dufourny T : +32 475 66 07 47 ariane@beperfect.be RELATIONS PUBLIQUES & COMMUNICATION Nicolas De Bruyn T : +32 473 71 77 37 nicolas@beperfect.be REDACTION & COMMUNICATION Servane Calmant T : +32 475 94 01 77 servanecalmant@gmail.com RELATIONS PUBLIQUES Dominique Dufourny T : +32 475 35 62 12 dominique@beperfect.be REDACTION Servane Calmant Nicolas De Bruyn Ariane Dufourny Yves Merens Vanessa Schmitz-Grucker GRAPHISME Fauve Troiano T : +32 472 03 17 90 hello@fauvetroiano.com PHOTOGRAPHIE Anthony Dehez T : +32 473 68 96 86 anthony@dbcreation.be

Cet été, on rencontre sans filtre le célèbre architecte Marc Corbiau qui aime la lumière, à condition de la sculpter. Le designer Charles Kaisin expérimente l’espace, les formes et les matières. Thibaut Ickx, Marvin Weymeersch et Cameron Heal réinventent Hangar en proposant des live streams caritatifs. Christian Laurent capte des moments de grâce et les transmet à ceux qui contemplent ses photos.

COIFFEUR Maison Luc Depierreux T : +32 477 41 31 57 lucdepierreux@gmail.com

Cet été, on voyage en Belgique ! Direction la Saint-Tropez du Nord, Knokke-Heist où notre guide dévoile ses meilleures adresses. Flash sur nos points de chute préférés, certains luxueux d’autres franchement plus relax, tous de caractère, où s’évader chez nous, en toute tranquillité.

EDITEUR RESPONSABLE ADN Productions sprl

Bel été et prenez soin de vous !

ARIANE DUFOURNY Rédactrice en chef

MAKE-UP ARTIST Christine Orban T : +32 491 25 66 64 IMPRESSION Graphcom sprl REGIE PUBLICITAIRE info@beperfect.be T : +32 475 66 07 47

COUVERTURE Pascal Devalkeneer ©Anthony Dehez - Be Perfect SHOOTING Pascal Devalkeneer Réalisé au Chalet de la forêt et en forêt de Soignes. Photographe : Anthony Dehez Make-up artist : Luc Depierreux ©Anthony Dehez - Be Perfect Julie Taton Réalisé à la Plage de Renipont Photographe : Anthony Dehez Make-up artist : Christine Orban Coiffure : Carmelo Costanza Mise en scène : Madison Avenue ©Anthony Dehez - Be Perfect INFO@BEPERFECT.BE WWW.BEPERFECT.BE

Remerciements : A mon fils et sa chérie, à mes sœurs, à Servane, qui me donnent toujours la force d’être plus « perfect » ! A nos partenaires pour leur fidélité et leur confiance.

Copyright ©, toute reproduction de textes et de photos publiés par Be Perfect est interdite sans l’autorisation de l’éditeur. Les photos confiées à ADN Productions ne stipulant aucune mention d’auteur restent sous la responsabilité de leur propriétaire ou de leur RP. L’éditeur décline toute responsabilité pour les propos, documents et images qui lui ont été confiés spontanément.


Sommaire | BE |

10 Pascal Devalkeneer P 10 Pascal Devalkeneer

| PLACE TO BE |

18 Gary Kirchens

| B E TA S T Y |

24 Château Favori 30 Gin Panda 34 Nos plus belles terrasses gourmandes

| BE STYLE |

44 Elvis Pompilio P 64

48 Dazibao

Dans le vestiaire de Julie Taton

52 JAGGS 56 Roseline d’Oreye 60 Simple-Sophie 64 Dans le vestiaire de Julie Taton

| BE ACTIVE |

74 Maxime Richard 80 Larissa Pauluis 86 JO Anvers 1920

P 74 Maxime Richard


CONCEPT STORE AUX TENDANCES CASUAL & CHIC, DESTINÉ AUX HOMMES AMATEURS DE STYLE ET D’ÉLÉGANCE

LA FABRIQUE DE LASNE Rue de l’Église, 3 - 1380 Lasne 02/633 46 63

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Horaire d’ouverture : du mercredi au samedi, de 10h30 à 18h30

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Sommaire | B E T R AV E L |

92 Voyagez en Belgique P 92

99 Guide of Knokke-Heist

Voyagez en Belgique

| BE DESIGN |

106 Marc Corbiau 112 Charles Kaisin

| BE TO BE |

120 Olivier De Nys

| B E C U LT U R E |

122 Christian Laurent P 106 Marc Corbiau

126 Hangar 128 Lectures d’été

| B E FA S T |

132 Autoworld Porsche 356 136 Lenoir

| BE PLEASURE |

141 Shades of Pink

P 122 Christian Laurent


B E P E R F E C T | PA S C A L D E VA L K E N E E R


Dans l’intimité D’UN GRAND CHEF

Décembre 1999, Pascal Devalkeneer inaugure le Chalet de la Forêt. Vingt ans plus tard, il peut être fier d’avoir conservé l’ADN culinaire de sa Maison, sans s’être perdu en chemin. Qui est l’homme derrière le chef double étoilé Michelin ? Que fait-il de son temps libre ? Aime-t-il le slow ? Que renferme son frigo ? Comment envisage-t-il le monde de demain ? On lui a posé 20 questions parfois intimes, parfois pièges, pour percer ses petits secrets… M OT S : S E R VA N E C A L M A N T PHOTOS : ANTHONY DEHEZ

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a pire gaffe d’ado... « Quand j’ai roulé sans permis avec la voiture de mon père ! Il me demandait souvent de la ranger au garage ; alors j’en profitais pour faire un petit tour... J’ai toujours aimé conduire. Pendant près de 20 ans, j’ai participé à de nombreux rallyes comme pilote ou copilote, avant de raccrocher. La course ne me manque absolument pas ! J’ai été un grand passionné de voitures de collection, j’en ai eu beaucoup, et je les ai toutes revendues. Toutes, sauf une Porsche 911S, une 2 litres, avec laquelle j’ai beaucoup de plaisir à rouler… » Son premier slow langoureux... « Ah, la première boum, vers 16 ans… J’étais beaucoup trop timide pour inviter une fille ! C’est mon métier qui m’a permis d’avoir plus d’assurance. Aller à la rencontre de mes clients m’a obligé, par bonheur, à sortir de ma coquille… » Il pourrait tout quitter pour... « Pour ma fille, Noémie, et mon amoureuse, Pili Collado. Mais je suis quelqu’un de très cartésien, de très réfléchi. Je ne peux pas m’imaginer tout quitter sans but, sans projet nouveau, sans challenge concret… »

« Je réfléchis beaucoup à cette notion du temps après lequel on court tous… » Il l’a dit : Tout se passe autour d’une table ! Ou dans un lit. « Et je le confirme ! Toutes les nouvelles rencontres, toutes les amitiés, toutes les amours, toutes les relations familiales, tout le business, tout se passe autour d’une table. Et tout finit parfois au lit… » Sa plus belle prise... « Ahah ! Je vous parle de pêche, donc… J’ai demandé une canne à pêche à mes parents à 10 ans. Aujourd’hui, je pratique la pêche à la mouche, un sport complexe où j’apprends sans cesse. Je suis un grand contemplatif qui aime la nature. Quand je pars pêcher, je peux rester un jour, voire deux jours, sans parler à personne. La pêche est nécessaire à mon équilibre. Je suis un homme heureux, au milieu d’une rivière. » Il n’y a pas de réussite facile ni d’échecs définitifs. C’est l’avis de Proust. Et celui de Pascal ? « J’ai appris le métier à la dure ! J’ai commencé le métier comme apprenti à 20 ans, et je ne savais strictement rien faire en cuisine. En travaillant d’arrache-pied, j’ai vite grandi : à 27 ans, j’avais mon premier restaurant, le Bistro du Mail à Ixelles. J’ai été l’un des premiers à proposer de la bistronomie. Quel succès ! On m’en parle encore aujourd’hui. Pourtant, à l’époque, ma seule ambition, c’était de faire à manger pour les copains ! Ensuite, en 1999, j’ai relevé le challenge du Chalet de la Forêt, avec l’idée, très précise, de recréer une grande Maison, à l’instar des grands palaces, où tout est fait maison : le pain, le foie gras, le saumon. Les échecs ? Je n’en ai pas connus. Pas encore… »

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Son mentor… « Roger Souvereyns du Scholteshof. Je n’ai pas travaillé longtemps pour lui, mais il m’a toujours suivi, du Bistro du Mail au Chalet de la Forêt, et j’ai toujours pris plaisir à écouter ses conseils invariablement judicieux… » Il y en a toujours dans son frigo... « Du caviar et du champagne. Du parmesan pour les pâtes et du bouillon pour le risotto, aussi. » Une addiction... « Le temps. Oui, le temps qui rythme ma vie ! J’ai travaillé par le passé 15 heures d’affilée. Avec l’âge, et le confinement qui m’a obligé à décélérer, je réfléchis beaucoup à cette notion du temps après lequel on court tous… » Un don qu’il a... « Je suis un caméléon doté d’une grande capacité d’adaptation qui me permet de garder le cap, mais aussi d’innover sans cesse en cuisine, quitte à déstabiliser parfois les équipes ! » Il n’est absolument pas doué pour… « Pour l’informatique. Le monde virtuel, très peu pour moi ! Je préfère regarder pousser les semis dans mon potager… »


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Sa plus grande fierté... « Noémie, ma fille unique. Bien avant mes étoiles. J’aime la regarder grandir. Elle me permet de vieillir mieux. » Son avis sur Tripadvisor... « J’aime la critique, quand elle est constructive ! Les gens éduqués parlent avec l’équipe de salle, dialoguent avec le chef. Tripadvisor, c’est tout l’inverse : un défouloir pour des gens sans éducation qui, sous le couvert de l’anonymat, détruisent la profession par des commentaires faux et dénigrants. Honteux ! » S’il n’avait pas été chef... « Entrepreneur de jardin. J’adore le monde entrepreneurial, avoir des projets, les voir se concrétiser. Et j’adore la nature. Le bois, aussi. Peut-être menuisier… » Pascal Devalkeneer est-il un artisan… « A l’université, j’avais une certitude : les études, ce n’était pas ma voie ! Je souhaitais un métier créatif, manuel, pour travailler, façonner, anoblir un produit brut. Et je cherchais à avoir un retour immédiat du client. Je suis un manuel. » Où se perdent ses pensées quand il cultive son potager... « Mon potager, j’y suis tous les matins pour passer mes coups de fil et arracher les mauvaises herbes ! Mais comme je ne suis absolument pas passéiste, je pense à demain en regardant pousser une carotte. Je vis avec l’avenir. » 20 ans au Chalet de la Forêt, ça représente… « 20 ans d’amour, 20 ans de travail, 20 ans de passion, 20 ans d’investissement. Je suis arrivé au bout d’un projet qui me tient toujours à coeur. Un jour, peut-être, partirai-je m’installer dans le sud… »

Covid-19 : il y aura un avant et un après ? « Le confinement a peut-être permis à l’homme de réfléchir à l’hyper productivité, à l’hyper mobilité, à l’hyper consumérisme. Il était - il est - nécessaire de décélérer ! Mais quand j’apprends que pendant la crise, le cours de l’action d’Amazon a établi un nouveau record, je m’interroge… » Pour le plaisir… « Nous avons des clients réguliers qui viennent pour le plaisir de manger dans une belle maison. Nous avons également des clients à la recherche d’une expérience absolue. Si l’assiette ne les bluffe pas, ils ne sont pas contents. Or, je suis un chef simple, même si ma cuisine est sophistiquée. En 20 ans, je n’ai jamais cédé à la cuisine moléculaire, je n’ai jamais dérivé de l’essentiel, de l’ADN de la Maison qui est le goût de l’aliment comme source de plaisir. Entre le radis de mon jardin et celui d’une grande surface, il y a un monde ! Le Chalet de la Forêt refuse la médiocrité : non à l’élevage intensif, oui à une agriculture raisonnée. Je souhaite donc vivement que le confinement ait donné envie aux gens de ramener tout, à l’essentiel. » S’il était Nostradamus, comment prédirait-il son propre avenir ? « Pour la reprise après confinement, j’ai décidé de ne pas jouer la carte de la facilité et de chambouler la carte. Je range donc au placard, pour un temps, mes grands classiques comme le cœur de riz de veau braisé au suc de homard et miso. J’ai la chance de travailler avec une équipe jeune et formidable. Donc je (nous) prédis un avenir serein, créatif et résolument positif ! »

www.lechaletdelaforet.be

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TOUJOURS PROCHE


by Gary Kirchens

DE L’OR POUR UN CHÂTEAU Le jeune et brillant chef Gary Kirchens a trouvé un écrin à sa mesure. Grâce à son impressionnante et précoce carrière, il vient de prendre les commandes des nouvelles cuisines d’un coin de Limbourg dont on entendra parler. Visite au château. MOTS : YVES MERENS P H OTO S : B E N VA N D E S S E L

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n cette chaude journée de juin, le pont-levis de ce majestueux ensemble enjambe les douves qui rafraîchissent l’atmosphère. Quelques koï s’ébattent langoureusement à nos pieds. C’est ça l’histoire de ce château, faite de patience et de modernité à la fois. Ces douves n’ont évidemment pas toujours été un aquarium à carpes ornementales. Elles furent jadis comblées par les précieux gravats de marbre du château. Occupé par les nazis, celui-ci fut quasiment détruit par les bombardements alliés avant d’être rachetés à la fin du siècle dernier par la famille Sleurs qui y investit 20 ans de passion pour terminer cette somptueuse restauration. La demeure de 34 chambres quatre étoiles a su garder son allure médiévale avec une touche de modernité, sous l’œil d’un Charlemagne en pierre surveillant la cour. On croirait presque repartir en 1040, date du début de la construction, sauf que tout ici est neuf et… doré.

BE PERFECT | GARY KIRCHENS

Dans les salles à manger, les moulures et leurs feuilles d’or mettent en évidence certaines œuvres un brin moqueuses : un De Wever et son heaume côtoie un Di Rupo très gladiateur… Rigolo. Ce mélange historique suranné « refait » mais très actuel, aux couleurs foncées, fonctionne bien finalement, entre lustre en cristal et boiseries d’époque, sûrement récupérées dans les douves… En tout cas, le « Kasteel van Ordingen », très récemment ouvert, est une excellente adresse. Et sa table risque bien de devenir un lieu incontournable. Le restaurant « Aurum » by Gary Kirchens brille déjà de beaucoup d’éclats d’« Or » : du latin « Aurum metallicum » ! « Normal pour le château de « OR-dingen » nous glisse, malicieux, le patron des lieux. » D’ailleurs, la chevelure blonde du chef Kirchens est en harmonie avec ce métal précieux.


Une grande table, déjà ! Il faut dire que le jeune chef Gary Kirchens sait y faire. Son parcours est déjà singulier et émaillé de bien belles étapes, du haut de ses 32 ans. Tout commence à Eupen, « à 45 minutes d’ici », dit-il. Il a travaillé dur pendant deux ans d’apprentissage dans sa région avant de s’envoler pour le Sud de la France, à 19 ans. A l’Oustau de Baumanière des Baux-de-Provence, il plonge déjà dans les étoiles (3 !) pour mieux rejoindre, pendant les hivers, le chef Pierre Gagnaire aux Airelles à Courchevel. Pas si vite fait mais très bien fait, le voilà second au Strato de Sylvestre Wahid. Et la passion le gagne de plus en plus. On le retrouve au Cinq, le restaurant du Georges V à Paris aux côtés d’Eric Briffard puis de Christian Le Squer. Rien que ça ! Allez, terminons ce CV enjôleur avec son passage remarqué comme chef à la Villa Lorraine bruxelloise. Ok pour le niveau, on est au sommet ! Il y a ce qu’il faut pour que Gary vole de ses propres ailes sous les ors du Kasteel van Ordingen.

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Du neuf qui respecte l’histoire Sa cuisine est un savant mélange de tradition et de modernisme. Gary base ses plats sur le respect des traditions mais arrive à créer du neuf, de l’excellent pour donner sa touche contemporaine à l’assiette. Moderne et traditionnel, en harmonie avec le château. Deux coups de cœur se dégagent en plat : son homard, sucrine et ceviche est littéralement transcendé par sa vinaigrette de framboise au café ! Et son rouget au kumquat et fenouil servi avec sa véritable bouillabaisse nous envoie inévitablement sur le quai des Belges à Marseille. Cette cuisine inventive, bien soulignée par une cave à vins elle aussi originale et de caractère, fait la part belle au Sud que Gary connait si bien. « Je travaille avec les saisons. L’été est propice aux ingrédients acidulés », pétille-t-il. Certaines recettes font entendre les cigales, comme son agneau caviar d’aubergine et bayaldi, ce gratin de légumes provençaux, de toute beauté. « J’adore la cuisine avec beaucoup de goût. J’adore les produits du Sud mais je voudrais aussi travailler avec ce qu’il y a autour du château. C’est une région de fruits, de vergers. Mon objectif est de cuisiner grâce aux producteurs locaux. Je vais aussi planter un potager derrière le château, » prévoit-il. Rendez-vous en automne pour le menu suivant.

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Intelligent et passionné, Gary Kirchens fait plus que partager la destinée du Kasteel van Ordingen. Il risque fort de l’emmener vers de belles récompenses. C’est tout le bien qu’on lui souhaite.

KASTEEL VAN ORDINGEN « Aurum » by Gary Kirchens Ordingen-Dorp 50, 3800 Sint-Truiden www.kasteelvanordingen.be


L’été arrive et la vie devient facile ! Profitez de la fraîcheur de nos terrasses !

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OUVERT 7/7 midi et soir | TERRASSES | SERVICE VOITURIER COMMANDES EN LIGNE 7/7 de 11h à 19h (emporter & livraison) TOUCAN BRASSERIE +32 2 345 30 17 | TOUCAN SUR MER +32 2 340 07 40 | Avenue Louis Lepoutre, 1, 17-19, 1050 Bruxelles

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Château

FAVORI En total accord avec Dame Nature

Avant, il avait une start-up ; aujourd’hui, il est propriétaire d’un vignoble au cœur de la Provence verte. Thierry Pierson aime la terre et la fête. Il nous en parle, une après-midi de juin, en mode dégustation du rosé maison, le bien nommé Château Favori…

© Anthony Dehez

M OT S : S E R VA N E C A L M A N T

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hierry Pierson nous reçoit dans son domaine verdoyant… à Maransart. Sa start-up, il l’a revendue, ce qui lui a permis de changer radicalement de vie et de lancer un projet plus en phase avec ses convictions… Une success-story belge comme on les aime, d’autant que notre compatriote n’est pas né de parents particulièrement riches ; le travail, il sait ce que c’est ! Ses grands-parents et oncles, des fermiers ardennais, lui ont insufflé l’ardeur à la tâche et l’amour de la terre. « Oui, oui, j’ai un côté paysan », s’amuse-t-il à préciser. Festif aussi ! Sens de la fête qu’il a exalté avec des amis en ouvrant, dans le quartier du Sablon, Jalousy, un club privé pour les noctambules, et Vertigo, à destination des beformers, dont la gestion incombe désormais à Tristan, son fils, qui l’a également rejoint dans l’aventure Favori…

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Terre, vin, fête. Quand, il y a trois ans, Thierry entrevoit la possibilité de racheter un domaine provençal, dans cette magnifique région où il faisait du camping avec ses parents, c’est donc tout naturellement qu’il en tombe sous le charme ! Imaginez un petit paradis de 45 hectares de vignes à 200 mètres d’altitude, un sol argilo-calcaire idéal pour les vignes, pas de voisin… Heu, 45 hectares de vignes ? Mais c’est un vaste domaine ! Un entrepreneur naturophile… Qui dit Provence, dit rosé ! Un marché du rosé qui continue d’ailleurs à progresser, dopé par Minuty, l’irréprochable pionnier, ou encore Miraval, le rosé superstar de Brad Pitt et Angelina Jolie… L’été, Thierry Pierson aime un bon rosé, et c’est en homme déterminé qu’il compte inscrire Château Favori dans


Pour ce faire, l’entrepreneur naturophile a engagé comme consultants les époux Bourguignon. Trente ans

Photos : © Nicolas Facenda - Noir de vigne

une tradition d’excellence. Mais pas seulement ! « Je souhaitais acheter un vaste domaine où produire, à terme, des bouteilles par milliers, tout en pratiquant une culture raisonnée, dans le respect de la nature. Quand on regarde ce que les hommes font de la terre, il y a souvent de quoi désespérer ! L’agriculture conventionnelle est devenue un agrobusiness prédateur qui détruit toute forme de vie dans le sol, en rompant l’équilibre entre la matière minérale et la matière organique. Avec mon associé et mon fils Tristan, on promeut une agriculture raisonnée. Derrière le domaine Favori, il y a un vrai projet de revitalisation du sol, une vraie philosophie de vie en harmonie avec la nature… »

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© Nicolas Facenda - Noir de vigne

que Claude et Lydia sont devenus les spécialistes, en France et dans le monde, de la revitalisation du sol, en défendant une agriculture sans engrais, sans pesticides. Sans aucun labour aussi qui épuise les sols, qui deviennent alors de plus en plus durs, de moins en moins fertiles... « Quand l’équilibre est rompu, l’eau ne pénètre plus le sol, elle lave toute la bonne terre ! », s’insurge Thierry. « J’ai racheté le domaine à des Hollandais, il y a trois ans et, depuis, on vendange la nuit par économie d’énergie ! » Pour les vins rosés, les raisins ont en effet besoin d’être frais pour entamer le processus de transformation… « On pourrait évidemment les refroidir au chai, mais ce serait une dépense d’énergie inutile. De même, on a d’emblée stoppé l’usage de tout produit chimique. On produit donc du bio, mais ça ne me suffit pas : demain, j’aimerais prouver que, même à grande échelle, on peut rationaliser l’usage de l’eau en collectant l’eau de pluie et en irriguant avec parcimonie. Si, dans un futur proche, les 45 hectares du Domaine Favori produisent 300.000 bouteilles en respectant le sol, la nature, sans gaspiller l’eau et l’énergie, alors j’aurai tenu un discours cohérent. C’est mon but ! »

B E P E R F E C T | C H ÂT E A U FAV O R I

Dégustation • Première cuvée ? 2019. • Cépages ? 70 % grenache, plus syrah et rolle pour la touche florale. • Favori ? Du prénom du lieu où se trouve le vignoble, une terre qui a toujours été favorable à l’agriculture… Marketing élégant, regardez l’étiquette qui reflète la parfaite symbiose du domaine avec Dame Nature. Thierry Pierson ne laisse rien au hasard ! • Où l’acheter ? Notamment chez Pot de vin à Lasne, Wine Square à Rhode-Saint-Genèse, Vinalgros à Auderghem. • En ligne ? Plugwine,… • Où le déguster ? Notamment au Jalousy et au Vertigo à Bruxelles et durant cet été, au Knock Art Club Kustlaan 231 du lundi au dimanche de 11h à 19h. www.chateau-favori.fr


© Nicolas De Bruyn

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Il était une fois

QUATRE PASSIONNÉS de spiritueux… Au départ, une amitié professionnelle et un amour commun pour les spiritueux et le travail bien fait. Au fil de l’aventure, la production d’un gin premium à base de litchi, distillé en Belgique et 100% biologique et - attention, nouveauté ! - d’un rhum bio distillé au Paraguay. Pourquoi inclure un fruit tropical de couleur rose dans une recette de gin ? Comment ont-ils lancé leur petite entreprise ? Le bio, ils le défendent ! Ont-ils réussi à séduire au-delà de la Belgique ? Quand il est question de leur passion, Jérémy Chauvaux, Sonny Mortiaux, Corentin Janssens et Jonathan Blanchart sont tout bonnement intarissables… M OT S : S E R VA N E C A L M A N T

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a Belgique compte quelque 200 marques de gin produit sur ses terres. C’est que ce bon breuvage à base de baies de genévrier est bel et bien originaire de chez nous, enfin des anciens Pays-Bas qui incluaient l’actuelle Belgique à l’exception des cantons de l’Est et de la province de Luxembourg. La parenthèse historique refermée, tout le monde aura saisi l’essentiel : le Belge a toujours aimé le gin. Et Jérémy, Sonny, Corentin et Jonathan sont bel et bien belges. Un beau jour de 2016, les quatre amis décident de faire leur propre gin avec un alambic de moins de 30 litres. Et d’y ajouter du litchi. Du litchi ? Pour apaiser la fièvre du gin qui s’est emparée des consommateurs belges, il faut arriver à les séduire en se démarquant des autres flacons sur un marché très concurrentiel ! Les quatre jeunes entrepreneurs qui travaillent dans le secteur horeca sont formels : s’il existe du jus et de la liqueur de litchi, il n’y a pas (encore) d’alcool fort à base de litchi, dans nos bars. Cette piste, ils vont l’exploiter pour devenir les premiers au monde à intégrer le litchi dans une recette de gin. © Hadrien Hanse en collaboration avec O’nonto Zaman

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Le quatuor d’amis se met alors à tester les ingrédients à macérer, en fonction, eh oui !, du temps de macération propre à chaque baie, à chaque plante, à chaque fruit… Plusieurs ingrédients composent en effet leur gin : la cerise, l’écorce d’orange, le basilic, le romarin, la badiane, les baies de genièvre, le litchi donc, et l’eau des Hautes Fagnes, « la plus pure d’Europe », nous souffle Sonny. La production, incontestablement artisanale, est alors confidentielle, pour une consommation personnelle élargie aux potes. Après moins de 8 mois de recherche, de développement et de dégustation, les jeunes entrepreneurs décident de mettre le turbo, créent une petite entreprise, Gin Production, qu’ils vont financer par fonds propres et s’en vont chercher une distillerie qui correspond au cahier de charges qu’ils se sont fixé, à savoir : garantir au client un produit de qualité, qui sera certifié 100% bio par Certisys. C’est Radermacher, distillerie basée en région liégeoise, qui va stabiliser la recette de Jérémy, Sonny, Corentin et Jonathan, et produire un gin made in Belgium 100% bio à base donc, de sept plantes, racines et fruits différents, dont le litchi.

© Hadrien Hanse en collaboration avec O’nonto Zaman

L’affaire décolle, dans l’euphorie des premiers démarchages et des premiers contrats. Gin Production tourne à présent à plein régime, les associés quittent leur travail respectif pour s’investir à plein temps dans leur propre entreprise : trouver le visuel (le panda, summum de mignonitude), chercher de nouveaux points de vente, développer la comm’, gérer les réseaux sociaux, s’occuper de la compta. Bilan 2020 : 30.000 bouteilles produites et un gin qui s’exporte notamment au Grand-Duché de Luxembourg, en Allemagne, en Estonie, et aussi au Japon. Chapeau.

© Claudio Centoze en collaboration avec l’agence Curry Ketchup

La belle aventure aurait pu s’arrêter là… C’est sans compter la passion des spiritueux qui anime les quatre complices. Leur société s’élargit alors à la production de… tous les spiritueux premium, pour peu qu’ils soient 100% bio. Développé il y a 3 ans par la même bande, un Gran Chaco Ron est disponible depuis peu en Belgique chez les meilleurs cavistes. Puristes dans l’âme, les quatre entrepreneurs l’ont voulu 100% bio. Et comme la canne à sucre ne pousse pas en Belgique, ils se sont rendus au Paraguay et ont trouvé un producteur de canne à sucre bio… Le retour des beaux jours qui signe celui des cocktails en terrasse, devrait apporter au Gran Chaco, une belle visibilité, et conforter celle de Panda Gin. Quant à Jérémy Chauvaux, Sonny Mortiaux, Corentin Janssens et Jonathan Blanchart, ils savourent leur réussite, née d’une vraie alchimie entre eux, de compétences complémentaires, d’une volonté partagée d’inscrire leurs spiritueux dans l’excellence et dans le 100 % bio, et d’un carnet de commandes désormais bien rempli…

Suivre leurs aventures sur Instagram panda.gin gran_chaco_ron

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© Michel Figuet


Nos plus belles

TERRASSES gourmandes

Bruncher, luncher ou dîner en terrasse, en écoutant chanter les oiseaux ? L’une des activités principales de notre été ! Terrasses des villes ou des champs, braquées sur un étang, un bois, une piscine ou des vignes, brandissant une offre gastronomique ou bistronomique, situées à Bruxelles ou en Wallonie, … il y en a pour tous les goûts et tous les budgets ! M OT S : S E R VA N E C A L M A N T

Du côté de la Forêt de Soignes Réserver chez Pascal Devalkeneer, c’est l’assurance, en toute saison, d’un diner placé sous le signe de l’élégance et de la volupté. Mais profiter, un soir d’été, de la terrasse du Chalet de la Forêt et de son potager pour une balade digestive, c’est la promesse d’un moment d’exception. Mieux : c’est épouser la philosophie du chef, lui qui prend plaisir à marcher dans les bois, lui

qui n’est jamais aussi heureux que seul au milieu d’une rivière… La terrasse du Chalet de la Forêt, havre de paix envoûté par la nature généreuse de la forêt de Soignes, résonne comme un hymne à la quiétude, aux portes de la capitale. LE CHALET DE LA FORÊT Drève de Lorraine 43, Uccle www.lechaletdelaforet.be

DÔME ET RESTODÔME Chaussée de Waterloo 15, Rhode-Saint-Genèse www.dome.bio

© Dôme

A l’instar du Dôme, centre de bien-être qui fédère plusieurs « thérapies » de la tête, des émotions, de l’énergie, le Restodôme développe une même approche holistique qui considère l’homme dans sa globalité. La cuisine saine, en mode partage, d’inspiration locale, résolument tournée vers la nature et les saisons, se devait donc d’avoir un cadre enchanteur… Promesse tenue, avec une grande terrasse élégante, bordée d’herbes aromatiques, qui invite à vivre en symbiose avec la Forêt de Soignes. Décélération garantie.

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Du côté de Saint-Gilles DJO, c’est une demeure de charme où il fait bon s’attabler, un bistro-bar tendance où les plats se partagent, une ardoise qui suggère une savoureuse cuisine belgo-française qui évolue au fil des saisons. C’est encore des planches de salaisons et de fromages où les petits producteurs sont à l’honneur, et qui sont servies hors des heures de repas. C’est surtout un repaire estival incontournable, doté d’une adorable terrasse de ville, à l’écart du bruit. Décidemment, DJO a tout pour plaire…

© DJO

DJO Chaussée de Charleroi 227, Saint-Gilles www.djo-bistrobar.be

Du côté de la place Brugmann, à Ixelles A deux pas de la place Brugmann, l’Intemporelle a de quoi ravir les palais. Jamil Daghrir est architecte de formation, il est devenu chef par passion. Chez lui, on savoure une cuisine généreuse aux parfums méditerranéens (le tajine de poisson y est excellent), le sourire et la gentillesse du maître des lieux, en sus ! Aux beaux jours, sa jolie terrasse fleurie trône, telle une oasis, sur une des plus belles avenues de la capitale. Forcément, vous risquez de nous y trouver cet été ! L’INTEMPORELLE Avenue Louis Lepoutre 114, Ixelles

© Nicolas De Bruyn

Du côté de la place Brugmann, à Forest

© Brugmann

A un jet de pierres de l’avenue Molière et de la place Brugmann, une demeure de maître exceptionnelle construite en 1899 s’est offert un élégant relooking à la parisienne. Le chef Matthias Van Eenoo y orchestre une cuisine gastronomique moderne. Son tatin de foie gras à se damner se déguste en terrasse, avec ouverture sur le parc de l’Abbé Froidure. En journée, la lumière naturelle s’invite dans les moindres recoins du resto. A la nuit tombée, la lumière des photophores vibre sur les nappages immaculés et la fontaine se reflète dans le feuillage des arbres. Il y a de la magie dans l’air !

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BRUGMANN RESTAURANT Avenue Brugmann 52/54, Forest www.brugmann.com


Du côté du Bois de la Cambre, à Bruxelles Un café-restaurant près du lac du Bois de la Cambre, au coeur d’une magnifique zone naturelle protégée. Mieux : un lieu de vie à l’esprit familial. Hors drache nationale, on vient ici après une longue promenade au bois pour se sustenter entre amis ou en famille. L’équipe du Kiosque favorise au maximum le circuit court et invite à partager de belles planches gourmandes et des petits plats sans chichis servis avec amour (vitello tonnato, ribs à l’asiatique, etc.) Une halte ressourçante en diable.

© Nicolas De Bruyn

Photos La Patinoire : © Nicolas De Bruyn

LE KIOSQUE Avenue des Genêts, Bruxelles (côté Champ du Vert Chasseur) www.lekiosque.eu

A l’orée du bois de la Cambre, juste devant le Théâtre de poche, une belle façade anglo-normande met en avant ses nombreux atouts : vaste parking (à Bruxelles, c’est une aubaine !), tea-room, brasserie, écailler, et une terrasse de 300 couverts quand même, avec vue imprenable sur le bois ! Le chef Adrien Schurgers fait la part belle au répertoire de brasserie, tout en proposant des suggestions affriolantes à travers lesquelles on retrouve son parcours chez Bruneau. L’endroit idéal pour se gorger de soleil, s’offrir six huitres, un bon flacon choisi parmi 140 références, et beaucoup de plaisir. LA BRASSERIE DE LA PATINOIRE Chemin du Gymnase 1, Bruxelles www.brasseriedelapatinoire.be

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Du côté de Watermael-Boitsfort Nous sommes rue des Pêcheries, une voie qui doit historiquement son nom aux étangs de WatermaelBoitsfort. C’est ici au numéro 2, que se dresse The Lodge, une brasserie nichée dans un nid de verdure, qui propose une cuisine belgo-française bien rodée, tout en s’autorisant, ça et là, des influences italiennes et asiatiques (les sushis notamment, y ont la cote). Point d’orgue du Lodge, trois terrasses sur trois niveaux : bar-club, resto, et l’une, notre préférée, carrément suspendue au-dessus de l’étang, qui confère au lieu un cachet délicieusement exotique. Pas besoin d’aller très loin, pour s’évader ! THE LODGE Rue des Pêcheries 2, Watermael-Boitsfort www.the-lodge.be

© Marie Gourdin

© MorganeBallPhotography

Mise au point © L.arthumérique © Mireille Roobaert

Du côté de Kraainem

Du côté de La Hulpe

Un ancien presbytère du 17e siècle au charme fouuuu, blotti au cœur du Parc Jourdain, juste à côté du Kasteel, le « Hof te Crainhem » qui est d’ailleurs à l’origine de la naissance de Kraainem. Ok, on referme la parenthèse historique ! On vient chez Maxime Colin parce que le chef sait recevoir, que son savoir-faire est indéniable, que son blanc-manger d’œuf, cappuccino de truffes, mouillette au foie gras, est tout bonnement divin et que sa terrasse bordée par un étang naturel s’avère délicieusement champêtre. Un refuge hors du temps, que l’on quitte toujours à regret…

A quelques encablures de l’entrée du château de La Hulpe, Ernest fait salle comble depuis sa récente ouverture. Et pour cause : son burger met tout le monde d’accord et son généreux brunch dominical séduit plus d’une famille. Mais l’été, c’est sa terrasse qui risque bien d’être prise d’assaut ! Jeremy Nobels a des idées à revendre : formule BBQ Teppanyaki où chacun fait cuir sa viande, afterwork, bar truck, sharing food, Dj set, et panier pique-nique en mode brunch (avec champagne) ou en mode apéro à commander avant de faire un saut au parc du château ! Même les mômes en redemandent : la terrasse d’Ernest s’est en effet dotée d’une adorable petite plaine de jeux qui donne presque envie de retomber en enfance…

RESTAURANT MAXIME COLIN Chemin des Curés 1, Kraainem www.maximecolin.be

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ERNEST Avenue Ernest Solvay 112, La Hulpe www.ernest-restaurant.be


Du côté de Renipont

© Servane Calmant

On y fait de joyeux plongeons depuis 1937 ! RenipontPlage, sa guinguette gourmande, sa terrasse qui surplombe une piscine naturelle à ciel ouvert, c’est notre QG ! Que de temps passé à y faire trempette, bronzette, ou à regarder nager les carpes en sirotant une Lutgarde. La terrasse les pieds dans l’eau, le café matinal, le croustillant poulet frites, la tarte Tatin de 15 heures, les soirées arrosées qui ne finissent plus… Bucolique, conviviale, joviale, la Guinguette de Renipont-plage a, toute l’année, un air de vacances... LA GUINGUETTE DE RENIPONT Rue du Pont 9, Lasne www.la-plage-de-renipont.be

Du côté de Chaumont-Gistoux

© Luc Viatour

Dans sa pimpante maison située en pleine campagne brabançonne, le chef Denis Roberi (The Cube, Tram Expérience) a dressé quelques tables en face de la cuisine ouverte, où il officie du jeudi au samedi soir. Au menu : des produits de saison, de préférence locaux, qui proviennent des fermes et artisans de Grez-Doiceau. Côté vins, place aux petits vignerons qui cultivent en biodynamie. Accueillis par son épouse Corinne, les invités savourent l’apéritif au bord de la piscine à l’ombre d’une tente berbère ! TABLE ROBERTI BY LES GARRIGUES Rue Goffinet 11, Chaumont-Gistoux www.traiteur-garrigues.com

On prend de la hauteur ! Direction le toit du nouveau showroom Boulemberg. Victoria Boulenberg (qui gère le coworking du 1e étage) invite à des apéros afterwork sur l’immense terrasse qui jouxte le Toit Restaurant, lequel bénéficie aussi d’une impressionnante terrasse avec vue sur les champs. On vient ici pour déguster une cuisine franco-sarde (une idée de ses parents, des amoureux de la Sardaigne) simple et gorgée de soleil, orchestrée par Bruno Van Der Benner (ex Le Vert d’Eau à Plancenoit). La frégola, les pâtes typiques de l’île, sont notamment au menu. Décor champêtre outdoor, signature Antoine Pinto indoor. New Place to Be. TOIT-RESTAURANT Chaussée de Tubize 481, Braine-l’Alleud toit-restaurant.be

© Sebastien Bolle

Du côté de Braine-l’Alleud

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Photos Bioul : © Château de Bioul

Du côté de Bioul Dans ses courbes et sillons, la vallée de la Meuse nous emmène au château de Bioul, à une vingtaine de kilomètres de Namur. « Made with love in Belgium ! » Qu’il est savoureux le vin de Bioul, avec cette belle acidité typique du terroir belge. Du vrai vin du Nord, pas une copie de vin français ! On boit, on boit. Pas uniquement ! La visite du site du château (parcours découverte et dégustation) vaut franchement le coup. On s’installe ensuite sur la terrasse du chai face aux vignes, pour un lunch aux joyeux accents du terroir, arrosé d’une belle cuvée 2019, fraichement labellisée bio. Ah, on l’apprécie la vie de château… CHÂTEAU DE BIOUL Place de Vaxelaire 1, Bioul www.chateaudebioul.be

Du côté de Beaumont Solre-Saint-Géry, un village de 800 âmes, à mi-chemin entre Charleroi et Chimay. Devant, c’est la campagne. Derrière, c’est la campagne. A gauche, à droite, la campagne. Blotti parmi les lierres, le Prieuré étoilé de Vincent Gardinal distille un charme tranquille qu’une élégante terrasse aux allures de palace vient conforter. Menu hommage aux grands chefs et cheffes français qu’il admire ou plat canaille le midi, Vincent Gardinal continue à allier élégance et gourmandise. Le restaurant s’accompagne d’une hostellerie de charme… LE PRIEURÉ SAINT-GÉRY Rue Lambot 9, Beaumont www.prieurestgery.be © Mireille Roobaert

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© Luc Praet

B E P E R F E C T | E LV I S P O M P I L I O


Pompilio fait pétiller l’été 2020 N’importe quel chapeau pensé et créé par Elvis Pompilio accessoirise avec style et panache le look le plus classique. Rien n’entache la créativité de l’attachant modiste bruxellois. Rien ne freine son optimisme. Rencontre chaleureuse dans son atelier bruxellois. M OT S : S E R VA N E C A L M A N T

E

Elvis, soyez franc, avez-vous une tête à chapeau ? Rire. « Oui. Et je vous rassure : tout le monde trouve chapeau à sa tête. C’est souvent une question de volume du chapeau et d’harmonie ou de contraste avec la forme du visage… »

© Elvis Pompilio

lvis Pompilio nous reçoit dans son atelier bruxellois, situé Avenue Louise. Pendant le confinement, il a décéléré, comme tout le monde, par la force des choses. Enfin, presque décéléré... Car Magic Elvis en a profité pour dessiner de jolies capelines en paille (voir page suivante) qui viennent compléter sa collection d’été. C’est que son atelier se trouve, par chance, dans le même immeuble que son appartement… Un lieu ouvert à tous où Elvis Pompilio reçoit ses clients pour des essais ou des achats. « Avec le confinement, c’était soudain si calme, si étrangement calme..., nous confie-t-il, visible heureux de revoir, enfin, du monde !

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Dans son atelier de l’avenue Louise. « J’aime discuter avec le client. Cela me permet de déceler rapidement quelques pans de sa personnalité. Est-il timide ou extravagant ? Est-elle classique ou avant-gardiste ? Mon œil de visagiste fait le reste… Le client essaye évidemment plusieurs couvre-chefs et, la plupart du temps, il repart avec le premier chapeau que je lui ai conseillé ! »

Le chapeau idéal. « Il nécessite la création d’une forme. Cette forme, en bois, je la sculpte moimême sur base d’une forme standard. J’ai étudié la sculpture, pas la mode, croyez-moi, ça m’aide au quotidien pour mes créations ! Chaque béret, chaque capeline, chaque borsalino, chaque melon prend vie sur ces formes. En tant que professeur à la Cambre, j’apprends à mes élèves en Master Accessoires ce processus de création. Travailler la forme, c’est forcément se détacher de l’uniformité des chapeaux fabriqués à la chaîne ! Ensuite, vient le travail du modiste proprement dit, soit j’ai le chapeau en tête et il est prêt en deux jours, soit le processus de création est beaucoup, beaucoup plus long ! Rire. »

© CiciOlsson

La pression. « L’urgence, j’en ai besoin pour créer. Même quand je confectionne un chapeau pour un seul client, je ressens la même pression - positive, je vous rassure -, que lorsque j’accessoirise les collections de grands couturiers comme Thierry Mugler ou Hermès ! En revanche, je déteste la contrainte, j’ai besoin de liberté pour avancer... »

La révolution Elvis. « A mes débuts, on me demandait souvent un bibi à voilette, un canotier, un béret… Mon audace, mon inventivité, c’est de les avoir dessinés dans des proportions nouvelles, dans des versions pliables pour les mettre dans un sac à main, dans des matières plus modernes… » Sa collection été 2020. « Des pièces intemporelles, que je ne pense pas avoir créées en écho à la crise sanitaire. Ainsi cette grande capeline, que j’ai imaginée multicolore, estivale, joyeuse, pétillante, fantaisiste, ... Une collection baptisée Tutti Frutti, résolument gaie quoiqu’un brin nostalgique des années 50 et 60. Les couleurs sont acidulées, du rose, du jaune, comme des bonbons… Le naturel aussi, qui reste une valeur sûre. Le choix de la paille leur confère une légèreté aérienne, et le tressage offre un subtil jeu d’ombre et de lumière… A la réflexion, cette collection vitaminée, colorée, est peut-être une réponse à l’anxiété générée par cette crise sanitaire... Sans ce confinement, j’aurais sans doute créé une collection moins encline à favoriser l’optimisme ! » Elvis Pompilio s’est-il assagi ? « Non ! J’ai été perçu comme très audacieux, très fantasque. Pourtant, je n’ai pas l’impression de m’être assagi. Dans les années 80, j’étais le seul modiste à faire preuve d’une telle extravagance. J’étais le nouveau, tout simplement. Je ne le suis plus. Peu m’importe, je continue à créer de la même manière, avec la même passion ! » Avec le même talent, aussi.

La collection été 2020 Elvis Pompilio est à shopper chez Maison Johanne Riss : www.elvispompilio.com, shop@elvispompilio.com, www.johanneriss.com

© Elvis Pompilio

Atelier/showroom Elvis Pompilio : sur rendez-vous, Avenue Louise 437 à Ixelles.


BE PERFECT | DAZIBAO


Génération Y

CAMILLE COPPENS rend le diamant abordable

Dazibao, c’est l’histoire de Camille Coppens qui, lassée de ne pas trouver la bague parfaite, a décidé de la créer. Depuis, elle a lancé un concept innovant : ses clients sont les designers des bijoux de leurs rêves, à un prix accessible. MOTS : ARIANE DUFOURNY P H O T O S : E L I N E L O N C H AY

U

ne histoire intimement liée à l’univers des diamants…. Mon beau-père, André Gumuchdjian, étant diamantaire, j’ai été baignée dans son univers que je trouvais fascinant. J’aimais traîner au bureau et regarder la façon dont il triait les diamants et évaluait des pierres. Du manque vient la création… Comme cadeau pour mes 18 ans, je pouvais choisir une bague en bijouterie mais je n’ai pas trouvé un modèle qui me correspondait. Je me suis dit pourquoi ne pas acheter quelques petits diamants à mon beau-père et faire réaliser la bague que j’avais dessinée chez un artisan à Anvers. Dazibao, la genèse… De fil en aiguille, mes copines m’ont demandé de leur créer des boucles d’oreilles ou un collier. Ayant accès à de l’or et des diamants, le prix était forcément très intéressant. Puis, il y a eu un réel engouement ; les amies des amies, leurs parents m’ont également contactée. Sortant de mes études en communication et n’ayant aucune notion en business, j’ai fait un master en management et une formation en entrepreneuriat à Barcelone, puis j’ai lancé ma marque de

bijoux Dazibao. Il y avait un marché à prendre car les gens veulent avoir les bijoux de leurs rêves, pouvoir les dessiner, les porter tous les jours pour un prix abordable. Le concept de création collaborative… Mes clients peuvent devenir designers de leurs propres bijoux et concéder à Dazibao le design du bijou qu’ils ont imaginé. Leur création prend ainsi leur prénom et entre dans ma collection.

« Le diamant est une richesse personnelle. Une valeur sûre, une valeur refuge. »

Dazibao, un nom symbolique… En Chine, quand les gens étaient privés de liberté d’expression, ils s’informaient en allant écrire ce qu’ils avaient vu ou entendu sur un grand tableau appelé Dazibao. Je l’ai appelé ainsi car on peut acheter la création de quelqu’un d’autre et sa perception du bijou idéal.

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Des bagues de fiançailles sur mesure et pour tous budgets… C’est eux les designers et nous les artisans : les gens viennent vers nous avec quelques inspirations et un budget. Nous faisons tout le travail en amont afin d’avoir les meilleures pierres au meilleur rapport qualité/prix. Soit les clients savent exactement le design dont ils ont envie, soit ils n’ont aucune idée (souvent des hommes qui viennent seuls) et ils nous font confiance pour une création ; dans ce cas, je dessine la bague de A à Z. Question prix… On peut créer une bague de fiançailles merveilleuse pour 2.000 euros, puis il y a des budgets entre 5 et 10.000 euros et ensuite les 10.000 et plus. Certaines personnes souhaitent consacrer un budget pour avoir la pierre la plus pure, la meilleure taille, grandeur et poids soit ils préfèrent un budget abordable et bien souvent les réalisations sont dès lors plus jolies et plus originales qu’un gros caillou porté sur 4 griffes. Le secret pour rendre les bijoux accessibles… J’achète directement à la source et j’arrive à vendre à des prix de gros contrairement à d’autres bijouteries.

Une marque de bijoux en diamants et or sur-mesure, handmade et 100% belge… Tout est réalisé à Anvers, j’y mets un point d’honneur car j’achète local, je consomme local ! Ce n’est pas du tout dans ma philosophie d’avoir une production en Inde, en Turquie ou en Bulgarie même si les prix sont plus attractifs. Mon processus de création est le même que pour un architecte. Je fais le dessin et je suis toute la production. Je me rends à l’atelier pour tout contrôler et faire un check-up des tailles ; mes artisans savent que je suis très pointilleuse. Le diamant, la pierre parfaite… C’est la pierre qui brille le plus et qui est la plus résistante sur l’échelle de Mohs par rapport aux pierres de couleurs. Le diamant est éternel, il ne se casse pas, il traverse les années et ne dévalue pas. Il se transmet de génération en génération, d’ailleurs j’encourage mes clients à utiliser une pierre de famille hautement symbolique. Les diamants sont éternels… Ils sont plus tendance que jamais ! Il y a eu, ces dernières années, un rajeunissement du diamant notamment grâce à Tiffany & Co qui ont choisi comme égérie le mannequin Kendall Jenner ou encore la chanteuse Rihanna qui a posé pour Chopard. Parmi mes clientes, de nombreuses jeunes femmes s’offrent un bijou qui va traverser les années et qu’elles peuvent porter tous les jours. Elles préfèrent investir dans une pièce qui ne dévalue pas plutôt que d’innombrables bijoux de fantaisie. www.dazibao-antwerp.com

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Ce qui fait courir

les hommes ?

BE PERFECT | JAGGS


JAGGS ! La jeune marque belge de costumes et chemises sur mesure, mais aussi de jeans et chinos et, bientôt, de maille également sur mesure, a le vent en poupe ! La maison-mère située à Waterloo a choisi Namur pour sa deuxième boutique, avant de séduire d’autres villes francophones dans un futur radieux… Le secret de cette fulgurante réussite ? On en parle avec Alexandre Hames, le boss. M OT S : S E R VA N E C A L M A N T PHOTOS : THOMAS PURCARO

L

e costume cravate a fait son apparition en Angleterre vers 1820… Et évolué au gré des modes italiennes, des vagues d’anglomanie à la dandy et mods, des courants plus minimalistes, du look cintré ou de la slim attitude qui affine l’allure… Pourtant, Alexandre Hames, trentenaire élégant, trouvait rarement son bonheur dans les boutiques pour hommes… Aucune marque ne véhiculait une identité qui pouvait lui correspondre, aucune enseigne n’avait le niveau de qualité qu’il était en droit d’attendre. Quant au sur-mesure des grandes enseignes de luxe, il avait une allure vieillotte et aurait pu grever malicieusement son budget. Jusqu’au jour où…

Le costume n’est pas mort ! Non, mais… « Tous les hommes ont besoin d’un costume et quitte à en avoir un, un seul, autant qu’il soit de belle facture ! » Car au-delà des nombreuses professions qui imposent un dress code, le costume reste un marqueur identitaire fort pour exprimer qui on est, un peu comme une deuxième peau… Et quand l’homme ne porte pas le costume, il opte pour le seul blazer, un must have à endosser avec nonchalance sur une chemise-blanche-jeans-basket, pour un look professionnel résolument plus actuel.

C’est en effet pour répondre à un besoin tout simple, celui de s’habiller, que le jeune entrepreneur décide, il y a six ans, de lancer sa propre marque de costumes et chemises sur mesure. Et le succès est très rapidement au rendez-vous. Dès le troisième mois d’ouverture, le livre des commandes affiche complet. A ses débuts, Alexandre Hames travaille avec un apprenti ; aujourd’hui, il gère une équipe de dix personnes ! « Je prône une élégance décontractée » Alexandre Hames aime le beau, pas le chichiteux, nuance. Il nous reçoit dans son magasin de Waterloo en tenue décontractée. « Mes vendeurs portent le costume une fois par semaine. Le client qui franchit le seuil de JAGGS ne doit pas se sentir intimidé par le sur-mesure. Au quotidien, notre boulot s’apparente à un vrai travail d’éducation. », précise-t-il. C’est qu’il faut apprendre au client à décomplexer le costume et convaincre une clientèle jeune (les 2/3 des clients de JAGGS ont entre 25 et 40 ans) que le sur-mesure qualitatif peut être abordable…

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© JAGGS

C’est du belge ! Si JAGGS a choisi des ateliers de confections proches de notre frontière, la prise de mesures, les retouches et les conseils avisés dispensés par le patron et son équipe, sont en revanche 100% belges. « Le Belge est assez conventionnel - on n’est pas à Milan ni à Londres -, mais on lui propose de pimper son classicisme ! » Comment ? « En l’orientant notamment vers des doublures aux imprimés fleuris et colorés », précise Alexandre Hames. JAGGS travaille en effet avec la marque Liberty of London, qui a su s’entourer de designers de renoms pour créer sa large gamme d’imprimés… Personnaliser son costume, c’est choisir un tissu parmi une offre de 5.000 étoffes, une doublure, une couleur de feutrine sous le col, le nombre de poches avec ou sans

revers, des boutons, etc. On l’aura compris : JAGGS ne fait pas dans la demi-mesure ! La jeune marque belge offre du vrai sur-mesure à partir d’un vrai patronage, qu’on se le dise ! Costume à accessoiriser éventuellement avec des noeuds papillon… JAGGS en propose près de 1.000 en vitrine, déclinables à l’infini par les couturières-maison, le temps d’un café, ou d’un whisky, offert par un patron qui a fait de la convivialité envers le client, une exigence. Tout nouveau La volonté de prôner une élégance moderne s’exprime également à travers le jeans et le chino et, dans un avenir proche, la maille. JAGGS propose en effet de choisir sa propre étoffe (dont du denim japonais) pour la confection sur mesure d’un jeans, avec toujours la possibilité de nombreuses personnalisations, jusqu’au moindre rivet du pantalon ! Et, cet hiver, JAGGS se lancera dans le pull sur mesure, tissé en fonction de la taille précise de chaque client. Au fait, si vous n’aimez pas choisir car vous n’arrivez jamais à vous décider (un rdv avec un homme hésitant pouvant durer 3 heures !), soyez rassuré, les conseils d’Alexandre et de ses équipes guideront vos pas et vous ramèneront à l’essentiel : vous ! Car la coupe parfaite, ce n’est pas celle de tel ou tel instagrameur, c’est celle qui convient le mieux à votre personnalité.

JAGGS Chaussée de Bruxelles 273 à Waterloo Rue de la Monnaie 10 à Namur www.jaggs.be

BE PERFECT | JAGGS


Polo Ralph Lauren Mason’s 6 Jacob Cohen 6 Parajumpers 6 Hogan 6 Philippe Model 6 Sun68 6 RRD Tramarossa 6 Bella Dahl 6 Voile Blanche 6 Harris Wharf 6 Anne Fontaine

What Galerie - Chaussée de Bruxelles 238 - 1410 Waterloo Rue de l’Eglise 2 - 1380 Lasne


© Amaury Kestens BE PERFECT | ROSELINE D’OREYE


En accord avec

SOI(E)-MÊME Roseline d’Oreye crée des carrés de soie d’une élégance folle où s’exprime son goût des voyages, des récits, des couleurs, de la nature, de la poésie. Rencontre avec une artiste belge qui vous transporte ailleurs. M OT S : S E R VA N E C A L M A N T

O

n a découvert la boutique éphémère de Roseline d’Oreye, par un heureux hasard, en nous perdant dans les rues d’Ixelles. Ses carrés de soie enchantent le regard, c’est peu de le dire. Objets d’art ? Accessoires chic ? Une chose est sûre, nous devons faire plus ample connaissance avec l’artiste. Le lendemain, nous la retrouvons chez Balthasar Brussels, la nouvelle galerie du Grand Sablon qui réunit, sous un même toit, de nombreux créateurs. Roseline d’Oreye y expose ses carrés de soie et ses « nastrito », de jolis rubans de soie à porter autour du cou, au poignet, à son sac à main, à la manière des Twilly d’Hermès.

© Hannah Sharpe Photography

D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, Roseline a toujours dessiné. Et voyagé. Dans sa valise, elle emporte un kit de peinture portatif et un carnet de voyage, son compagnon de route où elle note ses découvertes, ses impressions, ses émotions. Roseline y dessine, notamment, des danseuses à Bali. De jolis croquis exotiques qui vont donner vie à un carré de soie qui ouvre le regard. Quand elle ne voyage pas, Roseline lit et se laisse inspirer par des poèmes de l’écrivain austro-hongrois Rainer Maria Rilke, avant de les transposer dans la composition d’un carré de soie. De la poésie à fleur de cou encore, avec la collection les Muses, où la grâce se mêle au mystère. Sa toute nouvelle collection, Ciel Bleu, parle d’un ciel bleu auquel tout un chacun aspire, le bleu du Jardin Majorelle si cher à Yves Saint Laurent, le bleu de la vita e bella, le beau du ciel de Magritte, aussi. © Jonàà Vvn

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© Hannah Sharpe Photography

C’est son but, sa bataille. Consacrer sa vie à ses passions. « J’ai été illustratrice et professeur en arts plastiques pendant 10 ans. Mais je n’arrivais pas à m’investir pleinement dans ce qui était vraiment ma passion. Je viens d’une famille noble catholique (les d’Oreye de Lantremange, ndlr) où l’art était considéré comme un divertissement du dimanche. Il n’était pas question de prétendre au statut d’artiste à temps plein. Ni à celui d’entrepreneur au féminin… » Roseline d’Oreye a pourtant la certitude, en son for intérieur, au-dedans, qu’elle doit s’accrocher à ses rêves, coûte que coûte. C’est une question de nécessité intérieure. Un WoWo Funding (plateforme de crowdfunding pour les femmes), des rencontres bienveillantes et un réseau qui se construit peu à peu, vont alimenter une première collection qui voit le jour en 2019. Roseline prend son envol, exprimant dans ses carrés de soie à la fois son talent d’illustratrice et celui de conteuse d’histoires. Désormais réconciliée avec son héritage, elle inscrit 1249, date à laquelle remontent les premières traces de sa famille paternelle, dans son logo… Pourquoi la soie ? « Parce qu’elle véhicule ma sensibilité, exprime la pérennité, le raffinement, le lien entre l’Orient et l’Occident. Et le carré, car il renvoie à la stabilité… ». On adore les carrés de soie de Roseline d’Oreye. On les plie en rectangle ou en triangle, on les positionne autour du cou pointe braquée sur la poitrine, ou sur le côté. A la cowboy, c’est plus girly que l’on imagine. Et l’été, le carré devient foulard, noué sous la nuque, pour un look bohème chic. En toute circonstance, on le noue au poignet ou à la anse d’un sac à main. Et vous, comment allez-vous vous approprier son carré de soie ?

Où trouver les carrés de soie de Roseline d’Oreye ?

© Sharon O’ Photography

Boutique Ephémère à Ixelles, Balthasar Brussels au Grand Sablon, Tumi to me à Waterloo, Belva à Leuven. Et sur son site : www.roselinedoreye.com


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La marque belge Simple-Sophie a déjà séduit le tout Knokke, avec une première boutique ouverte en juin dernier. Et pour cause : on y trouve des pulls et accessoires en cachemire de chez Todd et Duncan, les meilleurs artisans fileurs d’Ecosse, qui fournissent également Chanel, Dior, Prada ou encore Hermès… M OT S : S E R VA N E C A L M A N T P H O T O S : T H I B A U LT D E S C H E P P E R M O D È L E S : J E A N - B A P T I S T E FA B B R I C ATO R E E T L I L A M E R Y L

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est l’histoire de trois amis, Teresa Farley-Nel, Alain Kirsch et Guillaume Heller (qui a récemment quitté le projet) qui travaillaient depuis de nombreuses années dans l’industrie du vêtement. Ils rêvaient de développer une gamme simple mais élégante de vêtements en cachemire pour femmes et pour hommes… En 2017, les trois entrepreneurs peaufinent l’identité visuelle de la marque (leur logo, la mangouste, en souvenir d’un voyage commun à l’île Maurice) et lancent officiellement le projet… Pendant ce temps-là, sur les hauts plateaux himalayens du Cachemire, les chèvres attendent la fin de l’hiver. Bientôt, elles seront peignées et leur duvet exploité pour la confection de nos habits en cachemire… C’est sans oublier l’étape la plus importante de la confection d’un pull : le filage de la laine en fils textiles ! « Chez Simple-Sophie, on travaille avec les meilleurs : Todd et Duncan, leur cashmere est la base qualitative de notre marque ! », s’enthousiasme Alain Kirsch. Le fournisseur de toutes les maisons de luxe Todd et Ducan, c’est la filature la plus célèbre d’Ecosse, le fournisseur de toutes les maisons de luxe, mondialement réputé pour son expertise et son mélange de couleurs parfait ! Les couleurs, parlons-en ! Dans la boutique que Simple-Sophie a ouverte à Knokke en juin 2020, elles rivalisent de douceur ou d’audace : gris tendre, rose pastel, vert menthe à l’eau ou jaune citron pour un plein d’énergie. Et bientôt : un cachemire non teint. Du beige, du gris, de l’écru ou du marron, en fonction de la teinte naturelle du pelage de la chèvre dont est originaire le duvet…

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Les indispensables ? Le col en V et les étoles, pour les nuits fraiches d’été. Et pour les hommes, des basiques du dressing : des pulls tout en confort et élégance que l’influenceur Jean-Baptiste Fabbricatore (cf. photos) a déjà adoptés ! Au fait, Alain Kirsch, comment fait-on pour préserver son cachemire ? « On le lave ! Le cachemire aime l’eau, pas la peine d’espacer les lavages en espérant éviter les bouloches. Moi, je lave les miens en machine, au programme laine à froid, en programmant l’essorage sur 400 - 600 tours/minutes max. Evitez de repasser les manches si vous vous préservez leur élasticité… », conclut Alain Kirsch qui assure également un serviceclient diligent.

SIMPLE-SOPHIE Avenue Dumortier 9 à Knokke simple-sophie.com

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DANS LE VESTIAIRE DE

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Julie Taton incarne à sa façon ce que notre pays a de meilleur : la joie de vivre, l’humour, la simplicité et la beauté bien entendu. Attention les yeux, notre plus belle Miss Belgique nous ouvre les portes de son vestiaire estival 100% belge. MOTS : ARIANE DUFOURNY PHOTOS : ANTHONY DEHEZ

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tes-vous accro à la mode ? Eh oui ! J’aime la mode en général et celle qui est plus intemporelle. Je ne suis pas la nana qui doit avoir la pièce du moment mais je vais plutôt privilégier la qualité, la couleur, la forme ; une pièce que je vais pouvoir garder longtemps. L’apparence est-elle importante ? Oui, très importante car que tu le veuilles ou non, c’est la première chose que tu montres à quelqu’un et sur laquelle il se fait une première opinion. Ca donne une idée de la personne et des grandes lignes des traits de caractère.

MAKE-UP : CHRISTINE ORBAN C O I F F U R E : C A R M E LO C O S TA N Z A M I S E E N S C È N E : M A D I S O N AV E N U E

Je trouve cela chouette de faire un peu attention à son apparence car j’ai été élevée dans cette optique : quand je partais en vacances avec mes parents, nous ne prenions que nos beaux vêtements. Nous nous faisions « beaux » et pareils, c’était un moment de fête quand nous allions au restaurant. J’ai gardé ce même état d’esprit avec mon fils qui a ses vêtements d’école et les autres pour « on se fait beau » ! Je trouve cela chouette car ça ne doit pas être nécessairement cher ; actuellement, la mode peut-être hyper accessible, fun et tendance. Quel personnage admirez-vous pour son style ? Sarah Jessica Parker, alias Carrie Bradshaw dans « Sex and the City », qui était toujours « too much » mais tout lui allait. Maintenant, je suis plus en mode Meghan Markle qui est toujours stylée, sobre, chic. Quelle est votre couleur préférée ? Je suis très attirée par le vert malgré le souvenir de cette émission ! Je n’ai plus de pantalon vert mais des robes, tee-shirts et pulls verts. Quels sont les indispensables du dressing féminin ? Un jeans qui fait une belle silhouette, un beau teeshirt blanc bien coupé, une veste blazer, une petite robe noire bien taillée (sexy avec un beau décolleté, en dessous du genou ce qui est très féminin et plus joli qu’une mini-jupe), un stiletto (des escarpins dont les talons, obligatoirement fins, mesurent plus de 10 cm) et une bonne paire de baskets pour courir dans tous les sens. Quelle a été votre pire excentricité vestimentaire ? Sur le tournage de « Belgium’s got talent » que je présentais sur plusieurs semaines ! Durant la présentation des talents, j’ai porté une seule tenue par facilité pour la « prod » : un pantalon vert, teeshirt blanc, perfecto et pendant dix épisodes toute la Belgique a bouffé mon pantalon vert même si j’en avais plusieurs identiques.

Julie porte une robe Military Vegetal de chez Imprevu (129,99€), des bracelets « Maillons » de chez Camille Belgian Creation (75€) et un chapeau de chez Elvis Pompilio. Julie porte une robe Valentina de chez Essentiel Antwerp (265€). Julie porte une jupe Vibe (395€), un t-shirt No Thanks (65€), un sac Virtue (145€), des bottines Voutrageous (295€) de chez Essentiel Antwerp.

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Julie porte un maillot Adriana Neon Pink (245€) et un kimono Nevada Metallic Sunset (390€) de chez Les Filles à Papa. Julie porte une chemise en jeans Havana Flower Patches (490€) et un short Roméo (235€) de chez Les Filles à Papa.


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Julie porte une robe sur-mesure de chez Johanne Riss (Prix sur demande) Julie porte une robe Melina de chez Natan (595â‚Ź), une bague en or jaune (3500â‚Ź) et un collier (650â‚Ź) de chez Marie France.


Avez-vous des pièces fétiches ? Là, je suis en mode hyper pantoufles ! Je vis presque dedans, je les fais respirer et j’utilise des huiles essentielles pour qu’elles ne puent pas. J’adore leur côté décalé. Plutôt chaussures ou baskets ? Baskets car c’est plus facile pour courir dans tous les sens et des talons quand mon homme m’invite au resto ! Faites-vous attention aux accessoires ? J’adore les sacs, les chaussures que je garde et qui sont des accessoires magnifiques. J’aime aussi les bijoux même si je porte souvent les mêmes. J’aime porter une tenue classique avec un sac hyper coloré ou encore une grosse manchette ou des pompes décalées. Quelle est la pire faute de goût chez une femme ? Top court, trop décolleté, trop maquillé. Le trop est la pire des choses ! Qu’est-ce qui vous fait craquer dans le vestiaire masculin ? Les chemises ! J’adore les chemises bien coupées avec des cols propres. Il n’ y a rien de plus beau quand tu ouvres l’armoire d’un homme que d’y découvrir toutes des belles chemises nickel. Quels sont vos rituels beauté ? Je prends le temps de bien me démaquiller le visage en fin de journée et je mets mes petites crèmes après. J’adore aussi me faire des massages et des masques au moins une fois par semaine. Mon petit truc coup de cœur pour un effet bonne mine est le « Lift LPG » que je fais chez Hyvin - www.hyvin.be - qui défroisse totalement les traits du visage. Quelle est votre actualité ? « Taton TV », ma chaîne TV sur YouTube qui est née d’un délire avec des amis où on se lance des défis. A présent, on décline le côté « food » avec des interviews pour mettre en avant l’actualité de mes copains. On va également mettre en avant la déco, dont je suis une grande fan, pour donner des astuces. Quant à mon centre de bien-être Hyvin, notre équipe d’experts propose des soins esthétiques et énergétiques. Et dès la rentrée, je commence le « Wake Up show » sur NRJ. Un nouveau challenge ! Perfect ou imperfect ? Perfect, bien sûr avec beaucoup d’humour ! Je suis loin d’être parfaite mais c’est chouette de bosser pour et de se sentir bien.

Julie porte une robe Alison de Chez Just Eve (324,99€), un pendentif « scaracoeur » (650€) et des passementeries en soie naturelle (50€) de chez Marie France. Julie porte une Robe Cayenne de chez Just Eve (324,99€) et un collier de perles d’eau douce « allumettes » (2400€) de chez Marie France.

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MAXIME RICHARD Je peux pas, j’ai kayak !

L’histoire retiendra sûrement du kayak le buzz cocasse du déconfinement en Belgique ! Mais heureusement, elle a aussi fait rentrer dans ses pages un grand nom de chez nous : Maxime Richard, un esprit compétitif teinté d’un certain sens du récréatif. Champion de Belgique, champion d’Europe, champion du monde, celui qui est tombé dedans quand il était petit n’a rien laissé au hasard pour vivre à fond son rêve d’aventure ! M OT S : VA N E S S A S C H M I T Z- G R U C K E R PHOTOS : RED BULL

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quoi ressemblent les débuts d’un multichampion en canoë-kayak ? J’ai commencé le kayak très jeune puisque je n’avais que 7 ans. Nous étions en vacances en France : mon papa a toujours fait du kayak et quand on partait à l’étranger, le kayak nous suivait. J’ai donné mes premiers coups de pagaie sur le lac du Verdon en nonante-cinq, dès que j’ai eu la bonne taille ! Je combinais avec le foot que j’ai vite arrêté pour me consacrer au kayak. J’ai fait mes premières compétitions nationales et mes premières sélections internationales dans les juniors. À partir de là, l’entraînement est devenu très intensif mais j’ai eu la chance d’avoir un contrat professionnel dès ma deuxième année chez les seniors. C’est comme ça que j’ai fait du kayak à plein temps, ce qui n’était pas un objectif en soi au départ, mais c’était mon rêve gamin de faire partie des meilleurs et d’être champion du monde un jour. Je suis sur le circuit pro avec un contrat depuis mes 19 ans et je suis devenu champion du monde pour la première fois à 22 ans sur une rivière en Espagne que je connaissais vraiment bien. Depuis, il y a eu les Jeux olympiques et bien d’autres titres, beaucoup de voyages, beaucoup de rencontres, de partages, plein de moments très précieux, surtout avec mon père qui est mon entraîneur. Où peut-on s’initier et s’entraîner en Belgique ? J’ai la chance d’habiter du côté de Dinant où on a à la fois la Lesse et la Meuse. Donc, on a un bassin d’eau calme et une rivière plus vive. Je me suis personnellement dirigé vers le club où j’ai trouvé du matériel adapté dès l’âge de 7 ans, c’est là que j’ai progressé et évolué sous la tutelle de mon père.

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A quel âge peut-on commencer le canoë-kayak ? Il faut avoir la bonne taille pour tenir la pagaie et savoir nager, mais aussi ne pas paniquer sous l’eau en cas d’incident, c’est pourquoi 7/8 ans c’est le grand minimum. C’est, en fait, plus réaliste après 10 ans. Le kayak c’est dans votre ADN ou il y a quelque chose en particulier qui vous a attiré dans ce sport ? Ce qui m’a attiré dans un premier temps, c’était le côté partage. J’étais petit, je passais du temps avec mon papa, avec mon frère, dans un sport d’extérieur qui est sur l’eau, ce qui est assez cool quand il fait beau ! J’aimais le côté fun et sympa de la discipline, pouvoir profiter de l’eau différemment, avec des gens que j’aime, ma famille. Puis le côté physique de la discipline s’est imposé. J’ai toujours été un compétiteur dans l’âme, j’ai toujours aimé les sports individuels. C’est l’association du côté nature et du sport individuel : on est maître de son destin dans un sport très physique. Comment vous entrainez-vous ? On tourne à 26/28 heures d’entrainement par semaine. Ça fait des grosses journées. On a une à deux sorties sur l’eau avec un entraînement qui est fonction de la période de l’année. On travaille aussi le cardio : course à pied, vélo ou natation en hiver. À cela, il faut ajouter pas mal de musculation parce que c’est un sport qui requiert de la puissance et de la force. Et enfin, suffisamment de stretching.


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A 32 ans, comment voyez-vous le futur ? Pour ce qui est du futur proche, c’est compliqué. Théoriquement on aurait dû être au Championnat du monde aux États-Unis, mais ça a bien sûr été annulé. On attend encore l’évolution du calendrier mais c’est dur, la saison a bien été amputée et tous les gros événements ont été annulés, pas déplacés mais annulés. C’est sûr aussi que pour les années de très haut niveau, il y en a plus derrière que devant moi mais j’ai toujours besoin et envie de montrer des choses, je reste un compétiteur. Quoiqu’il arrive, le jour où je ne ferai plus de compétition, je resterai quand même dans ce monde-là avec des projets un peu plus axés aventure / traversée : j’aime aussi ce côté-là de la discipline.

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Le kayak s’est retrouvé malgré lui au centre d’un buzz sur les réseaux sociaux. On a pu lire qu’il était possible de faire du kayak mais pas de voir sa grandmère, entre autres. Est-ce que ce fut une surprise pour vous également ? Pour moi, ce n’était pas une surprise parce que depuis le début du confinement on pouvait continuer à faire du vélo et à aller courir. Il y a certaines disciplines sportives qui étaient autorisées. Avec le canoë-kayak, on a une distanciation sociale qui se fait naturellement. On ne peut pas venir bien près les uns des autres de par la taille du matériel. L’annonce fut plutôt un soulagement parce que la fédération avait beaucoup travaillé dans ce sens-là. Mais c’est le côté marrant de la chose, on a beaucoup parlé du kayak ! Toutefois, les gens ont mal compris l’annonce je crois, c’est en fait l’activité qui était autorisée aux membres pratiquants, pas le tourisme, la location ni la découverte du sport. C’était pour les sportifs comme les coureurs et les cyclistes !


Larissa Pauluis Depuis ses écuries de Braine-l’Alleud, Larissa Pauluis continue de porter le rêve construit à deux, avec son mari parti trop tôt. Telle une étoile filante dans le ciel, notre championne poursuit sa trajectoire sans faillir, portée par son amour des chevaux, son Valentin, leur Valentin et les espoirs naissants de First-Step Horses. Déjà propulsée dans le Top 10 mondial avec Valentin, Larissa entame cette saison de dressage confiante et positive. M OT S : VA N E S S A S C H M I T Z- G R U C K E R

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eut-on revenir sur vos premiers pas en équitation ? Il semblerait que vos parents vous aient beaucoup soutenue et que votre mère fut également cavalière… Ma maman a recommencé à monter à cheval quand elle avait 33/35 ans, en même temps que ma soeur et moi débutions. Ma mère était, en effet, passionnée. Si ma soeur a plus tard arrêté, moi j’ai continué. C’était vraiment pour le loisir, j’avais à peine 4 ans et demi, mais je me suis très vite trouvée fascinée par les chevaux. Petite fille, je voulais être vétérinaire. Mais finalement, après le bac, je me suis tournée vers les chevaux. J’avais 16 ans quand j’ai compris que je voulais en faire mon métier. Mes parents, médecin et dentiste, voulaient que j’aie un minimum de bagage, mais après le bac je ne savais pas quoi faire, alors ils m’ont autorisée à partir, en l’occurrence en Allemagne, à condition de faire une vraie et solide formation. C’est comme ça que je me suis retrouvée chez Norbert Van Laak (ndlr : entraîneur olympique). Avec mes parents derrière moi, vraiment. Et pourquoi être partie en Allemagne ? Il n’y avait pas d’équivalent en Belgique ? Non, les meilleures formations se trouvent en Allemagne et en Hollande. Les formateurs étaient meilleurs, puis je devais prendre de l’expérience et de la maturité. Je devais prouver que, oui, je savais faire. Quel a été le déclic pour que vous fondiez vos propres écuries ? Je suis rentrée d’Allemagne en 2001 et j’ai rencontré mon mari en 2007. On a très vite eu envie de chercher une terre pour construire, c’était notre rêve à nous © DR

deux. On a trouvé un terrain totalement nu et on a réussi le défi de tout construire pour atterrir dans nos propres installations en 2010. Il fallait un esprit d’entreprise pour se lancer dans cette aventure… Mon mari avait un sens de l’entrepreunariat incroyable, c’était quelqu’un qui avait une énergie de dingue, qui savait déplacer des montagnes pour ses idées et c’est ce qu’il a fait d’une main de maître avec ce projet qu’on a porté ensemble et que je porte toujours.

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Vous étiez la cavalière sous les feux de la rampe, il était le businessman derrière le rideau, c’est ainsi que le binôme fonctionnait ? Voilà ! On était ultra complémentaires. On était une équipe gagnante à tout point de vue. Je lui dois beaucoup et je continue à me battre pour lui. Jamais je ne l’oublierai.


La crise du Covid et les restrictions qu’elle a entrainées vous a-t-elle retenue loin de votre travail et de vos chevaux ? J’ai continué à monter, je les ai bien entrainés parce que j’attendais impatiemment que les concours reprennent. Les entrainements se sont très bien passés et je continue sur ma lancée, je prépare deux chevaux pour le Grand Prix dans le mois ou les deux mois qui arrivent. Valentin est fin prêt pour le concours et je pense que j’ai un autre cheval aussi qui va bientôt être prêt. Puisque vous évoquez Valentin, dites-nous en plus, c’est un peu votre cheval chouchou, n’est-ce pas ? Oui, c’est mon chouchou ! Nous avons beaucoup de projets, j’espère qu’on va tourner sur un Grand Prix assez rapidement et faire de beaux concours d’ici 5-6 mois. Il est encore jeune, il n’a que 8 ans donc je ne peux pas y aller trop fort, je ne veux pas qu’il lui arrive

quelque chose non plus ! On prend notre temps mais il est très bien parti pour sûr. C’est un cheval que vous avez eu très jeune ? On l’a acheté à 2 ans et demi, je débourre quasi tous mes chevaux. À quoi ressemble une journée de travail type dans vos écuries ? Je conduis ma fille aînée à l’école à 8h15. Quand je reviens, je suis à cheval vers 8h30-9h00 et je monte jusque 13 heures. Je passe mes journées à cheval et je donne quelques cours. Désormais, je dois aussi m’occuper des papiers et de la gestion de l’écurie. Il est donc plus difficile de vivre du dressage que du jumping encore aujourd’hui ? Il est certain que c’est beaucoup moins rentable au niveau de la compétition. Si vous faites les

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beaux-circuits en CSO et que vous remportez de belles épreuves, vous gagnez de l’argent, c’est sûr. Ce n’est pas du tout le cas en dressage. Donc, nous devons vivre sur le commerce. Évidemment, j’ai des saillies ici qui me rapportent un peu d’argent, ce qui me permet d’entretenir mes écuries et d’avancer. La compétition semble reprendre tout doucement, quels sont vos projets ? La compétition reprend gentiment, j’ai deux chevaux à sortir en Grand Prix et un très chouette 5 ans ainsi qu’un très chouette 6 ans. A mon avis, début juillet je suis déjà en concours avec mes chevaux. On n’a pas perdu de temps pendant le confinement. Quels sont ces chevaux que vous souhaiteriez mettre en valeur, à part Valentin ? J’ai Flambeau qui est un très chouette cheval ! Il est un peu plus âgé que Valentin, il a 10 ans. Je l’ai acheté il y a un an et demi. C’est un cheval qui ne savait absolument rien faire. Rien. Il était très très anxieux, il l’est toujours mais beaucoup moins. Il me fait de plus en plus confiance donc j’espère que j’aurai de bonnes surprises en concours avec lui ! Je l’ai déjà sorti en international et il s’est pas mal débrouillé. Mais là, il a vraiment fait un bond en avant et j’espère qu’on va pouvoir continuer pour la suite.

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Quelle est l’histoire de Flambeau ? 10 ans, ce n’est pas tout jeune pour débuter ! Je n’achète jamais de chevaux de cet âge-là, soit presque 9 ans quand il est arrivé chez nous. C’est mon mari qui trouvait ce cheval absolument génial. Pourtant, je doutais de pouvoir y arriver, c’était un cheval vraiment très paniqué. Mon mari a insisté pour que je tente l’aventure et Flambeau a appris tous les mouvements du Grand Prix en un an et demi. Je pense qu’il est exceptionnel dans la qualité mais il doit encore prendre confiance. C’est un cheval qui me touche car il donne beaucoup de lui quand je le monte et c’est de mieux en mieux. Je pense que je vais avoir une bonne surprise. Comment aviez-vous décelé ce potentiel chez un cheval de presque 9 ans ? J’ai vu qu’il avait un très bon galop, il avait une bonne propulsion à l’arrière même si tout était à faire. La base, la prise en main était juste catastrophique mais il avait tapé dans l’oeil dans mon mari alors je me suis dit « au boulot ! » Quelles sont les plus grandes fiertés de votre parcours équestre à ce jour ? C’est mes deux Top 10 au Championnat du monde avec mon Valentin. La concurrence est monstrueuse et c’est un cheval avec lequel on a fait tout le travail de zéro. C’était vraiment notre bébé et ça l’est toujours d’ailleurs. De voir qu’on ne s’est pas trompé, qu’on avance, qu’on fait des résultats, c’est motivant. Et vos objectifs ? Paris 2024 avec les deux chevaux.

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www.larissapauluis.be

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NOS Jeux olympiques belges MOTS : YVES MERENS PHOTOS : CIO

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n cette année olympique, nos athlètes belges auraient pu briller aux JO japonais, mais malmené par la pandémie, le Comité olympique International a postposé l’organisation en 2021. L’occasion de se remémorer fièrement l’édition centenaire de 1920, qui a pris une place importante dans l’histoire olympique grâce à notre pays.

C’est le 5 avril 1919, lors de la 17e session du CIO à Lausanne, qu’Anvers est désignée ville organisatrice. Les membres du Comité International Olympique ont voulu « rendre hommage aux souffrances infligées au peuple belge au cours de la guerre ». Anvers, détruite, se reconstruit en quelques mois pour accueillir les 2.622 athlètes des 29 pays participants. L’histoire regorge d’anecdotes sur ces Olympiades de la paix, paix mise en valeur par l’affiche des Jeux qui présente une farandole de drapeaux entrelacés pour signifier la réunion des peuples après la dramatique période 1914 - 1918. Vingt-deux sports y sont programmés dont les saugrenus pati-nage artistique et, pour la première fois, le hockey sur glace. Pour éviter les grandes chaleurs de l’été, le Palais de Glace débute d’ailleurs la compétition en avril alors que la cérémonie d’ouverture des Jeux n’aura lieu qu’en août. Pas encore de JO d’hiver à l’époque… « Daignez, Votre Majesté,… » C’est le 14 août que le Roi Albert 1er ouvre les festivités. « Daignez, Votre Majesté, déclarer ouverts les Jeux olympiques d’Anvers », lui lance le président du CIO, Henri de Baillet-Latour.

Victor Boin, porte-drapeau olympique, prononce le serment olympique pour la première fois.

Les athlètes défilent. Le porte-drapeau belge est Victor Boin, un sportif pour le moins polyvalent. Il est médaillé en water-polo en 1908 et 1912, nageur de course et escrimeur, il prendra l’argent à l’épée par équipes dans ses Jeux de 1920. Il est aussi un héros de guerre, pilote de l’armée de l’air belge. Pour la première fois de l’histoire, un sportif est appelé à prononcer le serment des athlètes. Victor Boin sort du rang, monte sur le podium, lève la main et déclare : “ Nous jurons de prendre part aux Jeux olympiques en compétiteurs loyaux, d’observer scrupuleusement les règlements et de faire preuve d’un esprit chevaleresque pour la gloire de nos pays et pour la gloire du sport ”. Les colombes parées des couleurs nationales s’envolent, les Jeux sont bien lancés par les 35.000 personnes présentes dans le stade. Ce fameux stade olympique d’Anvers, construit spécialement pour les Jeux est toujours debout. Il est devenu le stade du football de l’équipe du Beerschot. En 1920, autre première, le drapeau olympique gagne le stade. Les cinq anneaux entrelacés, bleu, jaune, vert et rouge sur fond blanc, expriment l’activité du Mouvement olympique : ils représentent l’union des cinq continents et la rencontre des athlètes du monde entier aux Jeux olympiques. Ce drapeau symbolique a été conçu dès 1913 par Pierre de Coubertin et c’est à Anvers qu’il flottera pour la première fois de l’histoire olympique.

Cérémonie d’ouverture - Albert I, Roi de Belgique et Henri DE BAILLET-LATOUR, Comité International Olympique (CIO) Belgique.

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Équitation. Un cavalier et son cheval sautent au dessus d’un obstacle (rivière). BE ACTIVE | 89


Au palmarès final, la Belgique remporte trente-six médailles ! Quatorze en or et onze en argent et en bronze. Ce qui la place en cinquième position sur vingt-neuf délégations présentes. Quelle fierté. Allez les Diables Mais, si, la Belgique a été championne de football ! Championne olympique en 1920 devant son public, avant même que la Coupe du monde de football ne soit inventée. En quart de finale, les Diables Rouges dominent l’Espagne 3-1 et arrivent en demi pour battre les Pays-Bas, 3-0. En finale, la Tchécoslovaquie s’incline 2-0 et laisse la médaille d’or aux Belges.

Football masculin - Finale. Tchécoslovaquie (TCH) - Belgique (BEL) 1er

A Anvers, le tir à l’arc est un des sports roi. Il n’y a pas moins de dix épreuves à l’affiche des jeux, cela va du tir à la perche grands oiseaux, au tir au berceau à 50 mètres, en passant par le tir à la perche petits oiseaux. Les initiés apprécieront. Ce qu’il faut surtout retenir, c’est qu’un Belge en est la grande vedette. Hubert Van Innis, alors âgé de 54 ans avait déjà gagné trois médailles aux Jeux de Paris vingt ans plus tôt. A Wilrijk, dans le parc Nachtegalen, il devient le maître incontesté de la discipline. Il monte sur le podium de toutes les épreuves au berceau (en longueur) : or en individuel à 33 m et à 28 m, or par équipes à 50 m et à 33 m, argent individuel à 50 m, argent par équipes à 28 m. Ca fait six médailles, pour un total de neuf podiums pendant sa carrière. 100 ans plus tard, il est toujours le Belge ayant décroché le plus de médailles olympiques. Natation feminine - Départ.

A côté de ces exploits, on retiendra aussi quelques anecdotes amusantes : en rugby, un seul match a été joué, devant 20.000 spectateurs, le 5 septembre 1920, puisque seuls la France et les Etats-Unis participaient à cette compétition. Les nageurs olympiques devaient, quant à eux, se serrer les uns contre les autres pour se réchauffer après chaque course. L’eau du bassin étant décrite comme fraîche et sombre. Le 12 septembre 1920, lors d’une cérémonie de clôture ponctuée par un discours de Pierre de Coubertin et par une cantate interprétée par 1.200 choristes et musiciens, le drapeau olympique est remis à Paris qui organisera les Jeux en 1924. L’identité visuelle olympique est née à ce moment-là, chez nous. Elle ne va que se renforcer au fil du temps.

Pour aller plus loin, le Sportimonium de Zemst, le musée du sport et de l’Olympisme, a mis en place l’exposition ludique « Breaking Boundaries » sur ces Jeux olympiques d’Anvers de 1920. www.sportimonium.be Les délégations rassemblées au Stade olympique durant la cérémonie d’ouverture.

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Cet été, voyagez en Belgique ! Sélection - forcément subjective - de nos points de chute préférés, certains luxueux d’autres franchement plus relax, tous de caractère, où s’évader chez nous, en toute tranquillité. M OT S : S E R VA N E C A L M A N T

Se faire chouchouter sur les hauteurs de Namur Le spa, c’était une étable et là où se dresse la salle du petit déjeuner, il y avait un poulailler… Vers 1900, les Namurois venaient chercher leurs œufs dans cette ferme entourée de pâturages, de vaches, de poules, … Depuis, la ferme a cessé toute activité, a été rachetée en 2002 et rénovée avec patience pendant 10 ans. Une parfaite rénovation signée par l’architecte d’intérieur Pierre Brahy, qui fait la part belle aux poutres en bois, aux murs de brique ou chaulés, aux feux ouverts dans

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les chambres. Cet écrin soyeux, ouateux, intimiste à souhait, propose quatre suites et deux duplex et, singularité de l’endroit, une restauration en suite. On y fait quoi ? On se fait servir ! Il n’existe pas de restaurant dans l’enceinte de l’hôtel qui, en revanche, propose une formule de restauration en suite. La plupart des hôtes se laissent séduire par un menu surprise 3 services avec accords vineux (à réserver 12 heures à l’avance). NE5T HÔTEL ET SPA Allée de Menton 26 à Namur ne5t.com


Décélérer au Domaine de Ronchinne

On y fait quoi ? On bouquine toute la journée dans la Tisanerie imaginée par Jadot. On profite du Lavoir, un espace qui décline piscine chauffée, bain nordique, hammam et plusieurs saunas. Ils sont jolis ces chemins arrondis ! C’est qu’ils répondent aux courbes du parc dessinées par l’architecte paysager belge Jules Buyssens, au siècle dernier. Amateur de la Slow Life, de matériaux bruts et naturels, Welcome !

© Domaine de Ronchinne

42 hectares abritent un château, des écuries et plusieurs concepts de logements adaptés à toutes les envies et à toutes les bourses. Une cabane perchée dans un arbre, un loftcube en pleine nature, des chariots bâchés à privatiser pour une soirée autour d’un feu de camp. Et le castel évidemment ! Pas de jugement hâtif pour autant : à Ronchinne, l’ambiance est délibérément cool ! Les propriétaires ont d’ailleurs fait appel à l’architecte Lionel Jadot pour survitaminer le resto à grand renfort de pans de murs colorés et d’éléments de décoration exotiques…

DOMAINE DE RONCHINNE Ronchinne 25 à Maillen www.domainederonchinne.be

© Naxhelet

Se mettre au vert à Naxthelet Il y a des lieux qui inspirent, invitent au calme, à la détente, à la concentration. Naxhelet fait partie de ces lieux. Cet ancien château-ferme, élégamment remis au goût du jour, s’épanouit dans une campagne verte et préservée - Naxhelet est d’ailleurs entièrement orienté nature et écoresponsable (énergie gérée, circuit court et terroir flattés). Respect ! L’hôtel 4 étoiles (avec un +, qui fait toute la différence) se dote d’un resto gastronomique, d’un espace wellness, d’une piscine couverte. Et d’un golf. Comment l’oublier ! C’est autour de son parcours que s’articule tout le projet de Naxhelet…

On y fait quoi ? On profite d’un golf 18 trous dessiné par le célèbre architecte anglais Martin Hawtree. Un golf… green, arrosé exclusivement par les eaux de pluie et entretenu avec des produits bio. Le label G.E.O. (Golf Environment Organization) pour preuve.

NAXTHELET Rue Naxthelet 1 à Wanze naxhelet.be

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Déconnecter face à un étang de la Molignée Ermeton-sur-Biert, un village de l’Entre-Sambre-etMeuse, à la périphérie de Maredsous. A l’écart du centre, à travers cultures et prairies, un chapelet d’étangs, six chalets sur pilotis, un horizon boisé. Ouvert en 2017, AquaLodge propose six lodges au confort douillet avec terrasse privative. On aime : la présence d’un passe-plat qui permet, en toute discrétion, de déposer le copieux panier du petit-déjeuner sans déranger les hôtes… Merveilleuse idée ! On y fait quoi ? On regarde les carpes koï nager dans l’étang. On enfourche son vélo pour rejoindre l’Abbaye de Mardesous par le RAVeL (9 km aller-retour), pour partir à la découverte de la vallée de la Molignée et ses Draisines ou encore pour visiter les villages de Sosoye et de Falaën, labellisés plus beaux villages de Wallonie. Et si on allait tout simplement se perdre dans les allées des Jardins d’Annevoie ?

AQUALODGE Germensau 16 à Ermeton-sur-Biert (Maredsous) www.aqualodge.be

© JF Gosset

Avoir une paix royale au Château de Vignée Le Château de Vignée vient de faire peau neuve ! Situé à moins de 5 kilomètres du superbe château royal de Ciergnon, dans la vallée richement boisée de la Lesse, le Château de Vignée a connu moult affectations. L’exploitation agricole du XVIIe, qui avait servi d’hôpital militaire au cours de la Seconde Guerre mondiale, puis de point de chute aux amateurs de la chasse, s’est donc muée en hôtel-boutique haut de gamme. On vient désormais au Château de Vignée pour s’immerger dans un univers de luxe feutré - le label Relais & Châteaux apposé sur le mur de la façade venant discrètement le rappeler… Derrière les fourneaux : Kwinten Boelen (Scholteshof, Radis Noir) orchestre un diner gastronomique à base de produits régionaux ardennais et… de son potager. L’hôtel va d’ailleurs convertir tout prochainement mille mètres carrés de champs en jardin à vivre pour ses hôtes… On y fait quoi ? On profite de la vie de château et d’un spa sous le signe de la vinothérapie. De la liesse avec vue sur Lesse. Quant aux golfeurs, ils apprécieront la proximité du château avec le terrain du Royal Golf Club du Château Royal d’Ardenne, le golf le plus ancien du pays…

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© Château de Vignée

HÔTEL CHÂTEAU DE VIGNÉE Rue de Montainpré 27 à Villers-sur-Lesse www.chateaudevignee.be


© cabanesderensiwez

Se ressourcer au cœur de l’Ardenne belge

du lieu : il n’y a pas d’éclairage public à Rensiwez ; en revanche, on reçoit une lampe de poche comme cadeau de bienvenue pour circuler sur le site !

Direction Rensiwez, à 8 km de Houffalize, 20 km de La-Roche-en-Ardenne, en Province de Luxembourg. C’est la forêt qui nous accueille ! Ici et là, des cabanes au bord de la rivière, sur la colline ou sur la crête, toutes revisitées, réinterprétées voire carrément mises en scène. Autant de nids désarmants symboles d’un nécessaire lâcher-prise. On hésite entre Le Nid et son lit douillet accroché au plafond ou Ernest, véritable tanière d’ours enterrée sous la colline, ou encore, la cabane de Manon et son bain nordique privatif en plein air. Petit détail qui en dit long sur la philosophie

On y fait quoi ? On se perd en pleine nature ! Les Cabanes de Rensiwez se nichent au cœur du Parc naturel des deux Ourthes, qui couvre une superficie de 75.998 hectares, soit le plus étendu parmi les neuf Parcs naturels de Wallonie. Et, par bonheur, Rensiwez est à un jet de pierre de la brasserie d’Achouffe… Santé !

LES CABANES DE RENSIWEZ Moulin de Rensiwez 1 à Houffalize www.lescabanesderensiwez.be/fr

Se poser au bord du lac de la Plate Taille « Rien que du bonheur », le slogan des Lacs de L’Eau d’Heure, promet le nirvana. C’est ambitieux mais pas complètement faux. Car c’est dans un cadre naturel authentique, au bord du lac de la Plate Taille plus exactement, que le Golden Lakes invite à découvrir 150 maisons de vacances entièrement équipées et un hôtel 4 étoiles qui jouissent, il faut bien l’avouer, d’un magnifique panorama sur l’étendue du lac… On y fait quoi ? Du kayak, évidemment ! Boutade à part, le site touristique des plus grands lacs de Belgique n’est pas avare de bons plans pour offrir à toutes et tous un bon moment d’évasion : découverte du lac, de la nature, RAVeL, parc aquatique, planche à voile, paddle, voile, plongée, jet ski … Et encore : visite du plus grand barrage de Belgique vu de l’intérieur.

© Golden Lakes Village

GOLDEN LAKES - LACS DE L’EAU D’HEURE Route de la Plate Taille 51 à Froidchapelle www.goldenlakesvillage.com/fr

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Plonger dans le nirvana made in Japan Plus la peine de se rendre à Tokyo pour faire l’expérience des sentô, les bains publics japonais. Une enfilade de dix baignoires individuelles en bois précieux, une robinetterie dernier cri, d’épais rideaux en patchwork pour assurer l’intimité et dans le fond de la pièce, un bar tamisé par des lanternes recouvertes d’inscriptions japonaises... Le décor planté par l’architecte Lionel Jadot est incroyable ! Bienvenue à l’Atsukan ! On y fait quoi ? On se récure jusqu’au dernier pli avant de s’installer nu.e, dans un petit cocon aquatique à 42°C. Pendant 30’, on va flotter, mais pas uniquement ! On va également grignoter des otsumami (tapas salées) ou des oyatsu (desserts sucrés), siroter un saké ou encore un whisky d’exception. On s’extrait ensuite de ce liquide quasi amniotique pour enfiler un yukata (kimono léger), prendre un verre de saké ou de sencha au bar, et passer par le sauna pour prolonger l’expérience… On l’aura compris : ceci n’est pas un spa mais un moment intime, hors du commun.

ATSUKAN AU JAM HÔTEL Chaussée de Charleroi 132 à 1060 Bruxelles atsukan@jamhotel.be • www.jamhotel.be

© Xavier Portela

Goûter à l’écoluxe d’une ferme d’hôtes à Loupoigne Une ferme médiévale en carré, méticuleusement rénovée, abrite 5 chambres de charme au design contemporain, un studio de yoga, une piscine couverte et les fourneaux du jeune chef Sebath Capela (ex-Bouchery ex-Bon Bon). Que représente le luxe aujourd’hui ? « C’est pouvoir profiter d’un espace au calme. Etre au plus près de la nature. Regarder un hérisson qui se promène dans le jardin, se nourrir des récoltes du potager… », répondent les propriétaires Philippe Brawerman et son épouse Jessica Heynis. Panneaux solaires, chauffage par géothermie, jardin cultivé sur les principes de la permaculture, bref respect de la nature et néanmoins luxe, sont les leitmotivs de la maison. On y fait quoi ? On profite de la beauté d’un lieu hors du temps, en regardant paître cinq alpagas. On déguste les plats signature du chef qui varient en fonction des récoltes du jardin et des producteurs locaux. On prend goût à toutes les variétés de yoga (vinyasa, hatha, yin, nidra, lyengar). On profite de la vie, quoi !

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© Indrani Lodge

INDRANI LODGE Chemin de la Waronche 1 à Loupoigne www.indranilodge.com


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NEW F-TYPE

FALL IN LOVE. FAST.

La nouvelle F-TYPE. Coupé ou Cabriolet. 2.0 I4 300 ch ou V8 575 ch. Échappement sport actif. Structure légère en aluminium. Répartition parfaite des masses pour une agilité et un dynamisme parfaits. Imaginez. L’amour au premier regard.

Jaguar Wavre Chaussée de Namur 242, 1300 Wavre T. 010/45.05.65 www.jaguarwavre.be 9,4-11,1 L/100 KM – CO2: 215-253 G/KM (WLTP). Jaguar Care inclus. Prix catalogue recommandé à partir de € 65.100 TVAC. Contactez votre concessionnaire pour toute information relative à la fiscalité de votre véhicule. Informations environnementales (AR 19/03/04) : jaguar.be. Donnons priorité à la sécurité. Modèle illustré équipé d’options et d’accessoires.


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GUIDE of Knokke-Heist

KNOKKE-HEIST

B E LG I Q U E

Cet été, direction la Saint-Tropez du Nord ! Reconnue comme le gastro pôle de la côte belge, une vaste plage partagée entre cinq régions (Heist, Duinbergen, Albert-Plage, Knokke et le Zoute), un panel de lounge bars et de sports de plage, pas moins de deux cents restaurants, une réserve naturelle préservée, une architecture esthétique avec des bâtisses de style anglo-normand, des hôtels de charme, une pléthore de luxueuses boutiques, un casino doté de joyaux artistiques, un golf 36 trous parmi les plus beaux d’Europe, l’eldorado des galeries d’art. On ne choisit pas cette station balnéaire huppée par hasard. Knokke-Heist ne se visite pas, c’est un mode de vie ! MOTS : ARIANE DUFOURNY

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© Manoir du Dragon © Jan D’Hondt

WHERE TO STAY ? Le Manoir du Dragon, un écrin de beauté aux abords du golf

Le Manoir du Dragon, le Lugano, le Britannia, le Coquin, le Petit Chopin ou encore la brasserie La Terrasse du Zoute ont un ADN commun, celui de l’hospitalité. Nicole Vanhollebeke a transformé une charmante maison de campagne datant de 1927 en luxueux hôtel quatre étoiles caractérisé par son charme et sa distinction. Toutes les chambres et suites procurent un confort inégalé. On aime : ses magnifiques jardins pour s’y détendre et déguster le petit-déjeuner composé de spécialités belges. Son parking privé gratuit, le service conciergerie pour réserver les restaurants, son service baby-sitting, la location de bicyclettes pour découvrir le Zwin ou se rendre à la plage.

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© Manoir du Dragon

Les golfeurs adorent : situé aux bords du Royal Zoute Golf Club, un des plus beaux d’Europe, Le Manoir du Dragon propose la réservation du green-fee et la location de voiturettes pour profiter pleinement du Champion Course (Par 72) et de l’Executive Course (Par 64). L’exceptionnel : séjourner dans la Caroline’s room, une superbe suite dotée de deux terrasses avec vue sur le golf.

Hotel Manoir du Dragon Albertlaan 73 - 8300 Knokke-Heist • T : 050/630590 www.manoirdudragon.be

© Lebeau

La famille Vanhollebeke et l’hôtellerie zoutoise semblent indissociables. Trois générations se succèdent avec un même leitmotiv : l’excellence !


Pavillon du Zoute, en bordure du Zwin avec piscine Grâce à l’accueil familial de Marc Schlüter et Caroline Hoste (quatrième génération), c’est le genre d’endroit où on aimerait avoir une chambre à l’année. Situé en bordure du magnifique parc naturel du Zwin, le Pavillon du Zoute 4*, construit en 1923 dans le style anglo-normand, est le point de départ parfait pour une partie au Royal Zoute Golf Club ou au Zoute Tennis Club.

© Pavillon du Zoute

On aime : son splendide jardin anglais, son parking privé, ses deux lounge bars à cocktails, son restaurant pour savourer son copieux petit-déjeuner buffet, le menu du jour en demi-pension ou la carte franco-belge en soirée. Les noctambules apprécient : le Knokke Out Zoute est situé à quelques encablures. Inutile de choisir entre boire ou conduire. Ses atouts : la piscine intérieure chauffée, le sauna (peignoirs, serviettes et pantoufles fournis), les chambres familiales, les animaux domestiques admis.

© Pavillon du Zoute

Pavillon du Zoute Bronlaan 4 - 8300 Knokke-Heist • T : 050/611061 www.pavillonduzoute.be

Lebeau, un repaire cosy au cœur du Zoute Walter Van Damme a relooké efficacement l’ancien Golf Hotel Zoute qui profite d’une véritable renaissance. Baptisé Lebeau, ce charmant boutique hôtel 3* propose 26 ravissantes chambres qui s’ouvrent sur le jardin et sur une agréable terrasse verdoyante. On apprécie ce côté « maison d’amis » et l’esprit Long Island qui y règne. Sa situation à côté du Koningsbos (mieux connu sous son nom local ‘t Sparrenbos), est idéale pour les vététistes.

© Lebeau

On aime : par beau temps, prendre le petit-déjeuner sur la terrasse ensoleillée, le lounge bar et sa carte exceptionnelle de vins et champagnes. Les amateurs de cigares apprécient : le salon à cigares où ils peuvent choisir parmi une large gamme de produits de tabac. Ses atouts : les chambres familiales, les animaux domestiques admis. Official Tesla Destination Charging Point : le parking privé est équipé de deux stations de recharge. Lebeau Zoutelaan, 175 - 8300 Knokke-Heist • T : 050/611614 www.lebeauhotelzoute.be

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© Tourisme Knokke-Heist

WHAT TO DO ? Se promener au gré du regard pour admirer l’art dans les espaces publics à l’instar de la « Tête » de Jean-Michel Folon, figure de proue de l’aquarelle et de la sculpture contemporaines. Elisabethlaan 251

© Antoine Leclercq

Découvrir la 27e Sculpture Link à pied ou à vélo (jusqu’au 16/08) sur la digue depuis le Zoute en direction de HeistOuest pour aboutir au parc du CC Scharpoord où a lieu la 45e édition d’ « Art Nocturne Knocke » du 8 au 16 août inclus. www.sculpturelink.be • www.artnocturneknocke.com Déambuler dans les galeries d’art : pour toutes les explorer • www.myknokke-heist.be/fr/galeries-dart Knock Art Club, Keith Haring en mode dégustation du Château Favori : Comment allier l’art à la dégustation de l’excellentissime rosé Château Favori de notre compatriote Thierry Pierson ? Le curateur d’ « Art Unity Gallery », William Hoek et ses associés Cédric Emelinckx et Jonathan Jossart, créent le buzz ! Durant cet été, Ils investissent un lieu éphémère très brut de béton. Au rez-de-chaussée, que des œuvres originales et des prints du vivant de Keith Haring, et en sus les dessins d’un tagueur. Au premier étage, place à l’art contemporain à l’instar de Fernand Léger, Paul Delvaux, Wim Delvoye, Julian Opie, Andy Warhol... Au deuxième, des artistes de leur galerie dont Pierre Brouwers, Didier Engels, Axelle Gosse. Tous les dix jours, un nouvel artiste sera à l’honneur mais également de jeunes enfants aux talents prometteurs exposeront pour la première fois. Knock Art Club Kustlaan 231 : du lundi au dimanche de 11h à 19h. Art Unity Gallery Kustlaan 253 • www.artunitygallery.com

© River Wood Beach Club

Sports et party au River Woods Beach Club, kite surf, voile, kayak, beach-volley, pétanque, bar, restaurant et musique ! Cette plage est indissociable et aussi animée que l’inéluctable Knokke Out, le rendez-vous ultime des soirées zoutoises. www.knokkeout.com/fr/river-woods-beach-club Se ressourcer au Zwin, ancien bras de mer ensablé, ses vasières et prés-salés sont partiellement ou totalement inondés à marée haute. Cette réserve naturelle frontalière avec les Pays-Bas, offre un biotope exceptionnel aux considérables espèces d’oiseaux et plantes. Se faire une partie de tennis au Royal Zoute Tennis Club & Tennis School • www.royalzoutetennisclub.be

© Keith Haring

S’adonner au golf et revoir son dresscode au Royal Zoute Golf Club. Les chemises doivent être rentrées et avoir des cols et des manches. Les hommes doivent porter des pantalons longs sur mesure ou des shorts élégants jusqu’aux genoux avec des chaussettes couvrant la cheville. Vous voilà prévenu-es ! www.rzgc.be

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Célebrer les 90 ans du Grand Casino de Knokke qui possède dans son hall le plus grand lustre du monde (sept tonnes de cristal vénitien) et notamment une fresque de Keith Haring, le « Voyage légendaire » de Paul Delvaux et le « Le domaine enchanté » de René Magritte. www.grandcasinoknokke.be


103 Faire du shopping, what else ! Natan, son fondateur Édouard Vermeulen associe Knokke à l’amitié, la famille et la tranquillité. Kustlaan 150 • www.natan.be

Pictures : © Olivier De Sartre Styling : Anne Rabeux - Lieu : Pavilion of human passions

Les Précieuses, le summer shop de Pili Collado en compagnie de Eva et Hugo Velazquez. Kustlaan, 154. Vuitton pour son it bag « ONTHEGO GM » où rose, bleu et jaune pastel s’entrecroisent sur la toile Monogram estampillé « Knokke » qui upgrade son allure rétro. Disponible dans la boutique Louis Vuitton à Knokke au prix de 2.270€ jusqu’à épuisement des stocks. Kustlaan 271 • www.louisvuitton.com

© The Guest

© Louis Vuitton

Simple-Sophie, la marque belge a déjà séduit le tout Knokke. On y trouve des pulls et accessoires en cachemire de chez Todd et Duncan, les meilleurs artisans fileurs d’Ecosse, qui fournissent également Chanel, Dior, Prada ou encore Hermès. Avenue Dumortier 9 • simple-sophie.com

The Guest rassemble plusieurs belles marques sous un même toit dans son pop-up. La magnifique villa de l’avenue du Littoral abrite à la fois de grandes marques influentes ainsi que de nouveaux petits labels prometteurs. NOS COUPS DE COEUR : • Morobé, la marque de chaussures haut de gamme de Virginie Morobé • www.morobeshoes.com • Senteurs d’Ailleurs, la boutique bruxelloise de Haute Parfumerie & Haute Cosmétique y sera présente le temps d’un été • www.senteursdailleurs.com • Laurence Vandenborre qui a créé des petits bracelets corde à mettre au poignet. Elle organise aussi un atelier privé afin de réaliser le bijou de vos rêves entièrement personnalisé en or 18kt avec diamant(s) et/ou pierre(s) de couleur • www.laurencevandenborre.com • Et aussi Cesar Casier, Clio Goldbrenner, Sarah de Saint Hubert, Valentine Witmeur, etc. Kustlaan 110 • www.theguest.store Simple-Sophie © Thibault de Schepper B E T R AV E L


© Grégoire De Poorter

WHERE TO EAT ? CAILLOU, UNE DÉCO QUI NE LAISSE PAS DE MARBRE Le célèbre chef étoilé du Sel Gris, Frederik Deceuninck, a fait appel à Marie’s Corner » pour réaliser les 48 chaises de son nouveau bébé « Caillou ». Ici, une chaise n’est pas un basique accessoire, elle participe pleinement à l’expérience multi sensorielle d’un repas et est la pierre angulaire de la décoration. L’architecte d’intérieur Heidi Wilde a multiplié les rappels au bois et aux matières organiques à l’instar de l’iconique chaise « Sonoma » (avec et sans accoudoirs) imaginée par le chef et la Maison belge de canapés tailormade. Quant aux tables, elles sont signées par Houtentiek, les photographies de Filip Moerman, les assiettes artisanales et décorations monumentales en pierre de Terra Torno, les vases sculpturaux et fleurs proviennent

ON AIME AUSSI Le Sel Gris*, une cuisine d’une grande finesse qui vaut le détour. Zeedijk 314 - 8301 Duinbergen • www.selgris.be Cuisine 33*, un voyage de saveurs qui vous emmènent vers le Sud. Smedenstraat 33 • www.cuines33.be/fr Mas Brasa pour les amateurs de viandes grillées ou à la plancha mais aussi des tapas dont les « bikinis » (une version de luxe catalane du croque-monsieur préparé sur un teppanyaki) et des poissons préparés selon des influences espagnoles, sud-américaines et asiatiques. Smedenstraat 57 • www.masbrasa.be/fr Les flots bleus pour déguster les spécialités de la mer sur la digue. Zeedijk-Albertstrand 538 • www.lesflotsbleus.be Escabèche, des produits de saisons ultra raffinés aux influences du monde. Dumortierlaan 94 • www.escabeche.be Bel-Etage, des associations réfléchies, des cuissons parfaites et des jus qui ont du goût. Gulden Vliesstraat 13 www.restaurantbeletage.be Vinum & Sensum, un bar à vin et restaurant gastronomique. Leopoldlaan 162 • www.vinumsensum.be Tablàvins quand l’Institution « Jardin » change de mains et se centre sur ce divin breuvage • www.tablavins.be

respectivement de l’Atelier Vierkant et de Daniel Ost.

Rubens pour les meilleures croquettes aux crevettes. Zeedijk-Albertsrand 589 • rubens-knokke.be

Côté cuisine, on y retrouve l’ancien bras droit du Sel Gris,

Ensō pour déjeuner ou bruncher en pleine conscience. Elisabethlaan 185 • www.ensohotel.be

le Chef Sander Van de Walle (désigné « premier Chef de Belgique » par le Club Prosper Montagné). Il y propose des plats de saison et une belle carte de vins européenne pour tous les budgets.

Caillou Knokkestraat 282-284 - 8300 Knokke-Heist • T : 050/669177 www.restaurantcaillou.be • www.mariescorner.com

Roots pour le petit-déjeuner, le déjeuner, des gâteaux et des crêpes • www.rootsknokke.be Marie Siska pour savourer une gaufre en cœur en famille. Zoutelaan 177 • www.siska-marie.com Glacier de La Poste, parce qu’on aime ! Zeedijk-Het Zoute 718 The Pharmacy, un concept en soi dans le monde des cocktails • thepharmacy.bar Calypso, un lieu archi tendance à la fois bar, restaurant et club • www.calypso-knokke.be

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Rencontre sans filtre avec

MARC CORBIAU

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Il aime la matérialité, pourvu qu’elle ne soit pas arrogante ! Il aime la lumière, à condition de la sculpter. S’il construit des murs harmonieux, c’est avant tout pour que l’art s’expose, explose ! Rencontre avec Marc Corbiau, chef de file de l’architecture belge contemporaine, architecte préféré des collectionneurs d’art, lui-même grand amateur d’art contemporain. MOTS : NICOLAS DE BRUYN

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© Caroline Bruyninck

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© Christian Hagen Tableau : Star Painting • Artiste : Ugo Rondinone

O

ù puisez-vous votre inspiration ? « Je suis né en aimant l’art. Et chaque rencontre m’a conforté dans cette voie. Je dois beaucoup à la famille Delville, des amateurs d’art contemporain, pour lesquels j’ai construit ma première maison en béton. Ils m’ont initié, ont formé mon goût pour l’art contemporain. Mes clients m’ont également ouvert l’esprit. Mes pairs évidemment : Le Corbusier, Ludwig Mies van der Rohe, Robert Mallet-Stevens. J’ai également été influencé par l’architecture moderniste des années 30 en Californie : Palm Springs était très inventive ! En Belgique, Jacques Dupuis, architecte borain d’après-guerre, avait un style inimitable, ses constructions étaient de la poésie condensée en matériaux… »

Bruxelles, ma belle ? « Bruxelles est un trésor d’architecture ! Je suis très ému par l’architecture que l’on peut rencontrer dans le bas de la Capitale. En revanche, je suis atterré par la médiocrité que l’on peut y rencontrer ! Tous ces crépis blancs dans une ville hyper polluée - une aberration ! Et tous ces immeubles construits au rabais… J’ai construit deux immeubles avenue Louise. Le premier, en granit blanc. La plupart des granits jaunissent sous la pluie, or je voulais qu’il reste blanc. C’est un ami marbrier qui a déniché cette pierre rare qui fait toute l’élégance de l’immeuble… Toujours sur cette même avenue, j’ai rénové un immeuble des années 50 en un habitat élégant, en jouant sur des volumes en béton, en fonction de la disposition des appartements. La vérité extérieure exprime la vérité intérieure - il ne faut pas tricher ! »

« Aujourd’hui, de nombreux architectes jouent avec les matériaux et créent des collisions visuelles. La matérialité doit être présente, pas arrogante ! » Les voyages forment l’homme… « J’ai fait en effet de nombreux voyages initiatiques. Vu ce qu’il fallait voir. New York, la côte est des EtatsUnis, puis la côte ouest, Milan, l’Autriche, le Mexique de Luis Barragán et le Japon de Tadao Andō, son travail sur le béton, ses lignes radicales… Tous ces voyages ont nourri ma culture. Un architecte sans culture n’est pas un architecte complet ! » Vous êtes un grand amoureux des jardins… « Oui ! J’ai une grande connaissance des plantes, que je partage avec mes clients - le package est complet ! » (rire) © Philippe D. Photography

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La mosaïque de la piscine est réalisée en platine afin d’obtenir la couleur du Lac Léman.

Qu’est-ce qu’une architecture réussie ? « Celle qui procure une émotion, un sentiment de bien-être. Il faut privilégier l’harmonie des matériaux, et l’adéquation des matériaux à l’environnement de l’habitat, au paysage et à l’esprit du lieu. Je n’aime pas ce qui choque. Aujourd’hui, beaucoup d’architectes jouent avec les matériaux et créent des collisions visuelles. La matérialité doit être présente, pas arrogante ! » Quand peut-on prétendre toucher à la perfection ? « La perfection ? Il n’y en a pas ! C’est comme les religions, laquelle détient la vérité ? Et quelle vérité ? Les maisons que j’ai construites il y a 20 ans sont très belles, mais ce que je fais aujourd’hui est différent. La notion même de perfection - si elle devait exister - est toujours susceptible d’évoluer… » Quel est votre rapport à la lumière ? « Un habitat composé de quatre blocs de verre apporte trop de lumière - c’est désagréable, presque une agression pour les yeux ! De plus, c’est rarissime de trouver un terrain où tu as la paix, alors un jour, tu finis par mettre des stores et tu te retrouves dans un bocal fermé ! Mies van der Rohe a conçu la Farnsworth House en verre et en acier, mais elle est nichée dans un domaine boisé, et sa vocation a toujours été d’être une maison de week-end ! La lumière, c’est une matière, qui comme

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les autres matières, doit être travaillée, sculptée. Il faut trouver un bel équilibre entre le verre, le construit, les murs et la lumière. » Ce qui fait courir Marc Corbiau ? « Une recherche perpétuelle de l’harmonieux. Je suis féru d’art contemporain. Je crée des murs harmonieux, pour que l’art s’expose et explose. Les amoureux d’art le savent ! » Son équipe ? «Nous sommes quatre, c’est un petit bureau d’architecture mais très fusionnel. J’adore mon équipe. Sur base de mes croquis, Patrice Rossetti, mon Project Manager, est capable, en deux jours, de sortir ce que j’ai dans le ventre. Il dessine comme un dieu ! » Quel regard portez-vous sur vos maisons ? « Les gens qui habitent mes maisons sont de passage, les vrais propriétaires, c’est le temps. Et je suis assez fier de constater que mes maisons se vendent cher ! » (rire) Le pire ennemi de l’architecte ? « Son nombril ! Il faut s’en méfier ! »

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BE PERFECT | CHARLES KAISIN


Les multiples facettes de

Il expérimente l’espace, les formes et les matières. Il aime profondément l’humain, qu’il ambitionne de surprendre en l’invitant à vivre des expériences uniques. Il a réussi à développer sa singularité et à imposer sa créativité débordante au monde. Designer hyperactif, Charles Kaisin ne s’ennuie jamais. Son invité, non plus ! L’art, c’est terriblement stimulant. M OT S : S E R VA N E C A L M A N T PHOTOS : NICOLAS LOBET

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C

harles Kaisin nous reçoit dans son loft bruxellois qui lui sert à la fois de lieu de vie et de travail, quelques jours avant son exposition Origami for Life au Kanal-Centre Pompidou. L’homme est exalté ! Son dernier projet est à peine bouclé, que le designer nous a déjà concocté une nouvelle surprise : un pop-up store habillé de 18.000 rouleaux de papier toilette ! A quoi carbure Charles Kaisin ? Au travail et à l’entraide. Charles Kaisin est né à Devant-les-Bois, un hameau de la commune de Mettet, de parents extrêmement aimants, bien ancrés dans les valeurs de la terre, de la solidarité et de l’entraide. C’est l’éducation qui fait l’homme. Et les belles rencontres qui le nourrissent. Quand le jeune Charles Kaisin monte à Bruxelles, il est ce rat des champs qui découvre les rats des villes. « Je quittais le cocon familial, j’acquérais une vraie autonomie et j’assumais mon homosexualité… » Dans

BE PERFECT | CHARLES KAISIN

la vie, c’est important de bien se connaître, surtout quand, comme lui, on est un hyperactif qui a soif de connaissance. Après des études d’architecture à Saint-Luc Bruxelles, Charles Kaisin se forme chez les meilleurs, chez le sculpteur britannique Tony Cragg, chez l’architecte français Jean Nouvel, chez le designer israélien Ron Arad. Autant de rencontres intéressantes, « stimulantes », il insiste sur ce mot. Il s’inscrit ensuite à l’université de Kyoto en section design où il apprend, notamment, la technique de l’origami. « Depuis la 2e moitié du 20e siècle, l’origami est inscrit comme cours obligatoire dans les écoles japonaises, pour apprendre aux jeunes la dextérité, la précision et le rapport à l’espace. » Charles Kaisin va retenir la leçon, combiner origami et recyclage et créer deux assises iconiques, la Hairy Chair


à partir de revues laminées par une déchiqueteuse de papier et le fameux K-Bench, un banc modulaire extensible qui se plie et se déplie au gré des envies de chacun, et qu’il a créé à partir du recyclage de journaux. Le designer belge aime également dessiner des objets fonctionnels (pour Val Saint Lambert, Royal Boch, Delvaux…) en interrogeant invariablement la matière, la forme, le processus créatif. Ce questionnement de l’objet, il le savoure, avec ses élèves de l’institut St-Luc à Bruxelles où il donne cours… Comment Charles, l’hyperactif, a-t-il géré le confinement ? « Je n’ai pas décéléré pendant le confinement ! Enfin si, j’ai décéléré pendant 4 jours (rire), j’ai même appris à faire du pain au levain ! » Ensuite, Charles Kaisin se met à réfléchir à la manière dont il pourrait soutenir la recherche de traitements contre le Covid à Erasme. Fasciné par les plissages, il imagine Origami for life, une action artistique et participative où il invite tout

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un chacun à confectionner un origami, avec la promesse que les partenaires privés et quelques donateurs très généreux verseront 5 euros à la Fondation Erasme, pour chaque origami envoyé… 25 personnes ont travaillé sur le projet Orgami for Life ! On connaît la suite : l’engouement du public est tel que Charles Kaisin reçoit… 20.000 origamis ! Il en espérait 10.000… Tous les visiteurs qui étaient présents les 13 et 14 juin derniers au Kanal-Centre Pompidou de Bruxelles, ont probablement ressenti à quel point Charles Kaisin aime vivre des expériences uniques, pour les partager avec autrui. C’est cette quête de moments de vie exaltants qui nourrit également son concept de « dîners surréalistes » réservés, soyons honnête, à quelques happy few, collectionneurs privés, hommes d’affaires, têtes couronnées, … A chaque fois, des lieux prestigieux et/ou extravagants: la Banqueting House à Londres, le Palazzo Vecchio à Florence, le casino de MonteCarlo en présence de la famille princière monégasque, les Bains de Bruxelles, mais aussi une rame de métro,

un bois, une église, le toit d’un gratte-ciel… Derrière chaque plat, la signature d’un chef étoilé. Pour charpenter le tout, une thématique originale : l’utopie, le voyage, un poème de Baudelaire… Et pour l’effet waouw, une scénographie délicieusement affolante qui stimule les cinq sens ! Charles Kaisin y office comme metteur en scène, orchestrant chaque détail de la soirée, de la serviette de table aux costumes des serveurs, bluffant les convives, travaillant sans cesse l’excellence, exaltant le surréalisme si cher à son pays. « Même si je vis entre Bruxelles et Londres, je reste fier d’être Belge ! ». La bonne nouvelle qui clôture notre rencontre avec Charles Kaisin : la confirmation d’un « dîner surréaliste » à Bruxelles fin 2020 - début 2021…

www.charleskaisin.com charles.kaisin charleskaisin

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Rue de l’été 15, 1050 Bruxelles +32 2 627 18 55

www.alternativ.be


LA PASSION comme carburant !

Féru de Porsche, Olivier De Nys a créé ODNS, une société de courtage à la pointe des dernières innovations en matière d’assurance habitation d’exception et voiture de prestige. M OT S : S E R VA N E C A L M A N T

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La tranquillité d’esprit n’a pas de prix ! Il y a 15 ans, Olivier De Nys oriente sa société vers les voitures de prestige et l’immobilier haut de gamme. A l’origine de cette spécialisation, la passion du fringant quinquagénaire pour les Porsche… Sa première Porsche, Olivier De Nys l’achète alors qu’il n’a pas encore 30 ans, et la première voiture qu’il assure, en 1987, c’est également une Porsche, une 928 ! Un signe du destin pour cet homme passionné de belles cylindrées, qui sait que le summum de la tranquillité d’esprit passe par une assurance full services. « Hier encore, j’ai assuré une rutilante Lamborghini… », se réjouit Olivier De Nys, acteur désormais incontournable dans son secteur. Aujourd’hui, les clients sont de plus en plus exigeants, ils attendent de plus en plus de services, mais Oliver De Nys ne s’en formalise pas. Il sait que la satisfaction clients est le préalable indispensable à toute réussite. Les quatre fers de lance de son métier, il les connaît par cœur : offrir les meilleurs services, les meilleures primes, les meilleures couvertures et les meilleures garanties. Et être à l’écoute de l’autre, car les exigences diffèrent bien évidemment d’un client à l’autre.

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© Jonathan Wei

paulé par cinq collaborateurs chevronnés, Olivier De Nys a pour principe de tailler à chaque client, qu’il soit particulier, professionnel ou PME, des solutions sur mesure. C’est qu’on n’assure pas une PME comme on assure un particulier ! Alors, pour garantir à tout un chacun une protection maximale, les meilleures couvertures et les meilleures primes, dans les meilleures conditions du marché, ODNS entretient une franche collaboration avec les compagnies d’assurances les plus réputées, en Belgique et partout dans le monde…

La formule assurance idéale ? La « tous risques sauf » qui couvre tout, sauf ce qui est expressément exclu dans les conditions générales. Elle a le mérite d’être très claire ! Et l’offre complète, qui assure à la fois l’habitation et le véhicule, et permet au client de profiter de tarifs plus avantageux (- 10% sur la voiture, - 5% sur l’habitation) Quand on lui demande ce qu’il fait de son temps libre ? Olivier De Nys ne se départit pas de son sérieux : « je suis des formations pour être toujours à la pointe des dernières innovations dans mon secteur… ». Son métier, c’est sa passion.

ODNS Avenue Molière 339 à Uccle T. : 02/372 15 50 • M. : 0475/24 50 84 info@odns.eu www.odns.eu N°FMSA 15.640A


© ducstar

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BE PERFECT | CHRISTIAN LAURENT


DANS L’ŒIL DE

CHRISTIAN LAURENT La vision de Christian Laurent est empreinte d’une sensibilité exacerbée qui lui permet de capter un moment de grâce et de le transmettre à celui qui regarde ses photos. Portrait d’un homme passionné par les animaux pour lequel l’émotion passe avant tout et flash sur ses clichés, forcément subjectifs, qui ont fait vibrer la rédaction. MOTS : ARIANE DUFOURNY PHOTOS : CHRISTIAN LAURENT

sionnels, je me suis dit « pourquoi pas moi ». Je suis donc parti au Kenya, puis en 2014, au Zimbabwe qui fut le point de départ des expos photos et de mon livre « Wild Emotions ». Le succès au rendez-vous… J’ai réalisé jusqu’ici de nombreuses expositions non seulement en Belgique mais aussi à l’international, notamment New York, Paris, Genève et mon livre a déjà été vendu à plus de 450 exemplaires dans de nombreux pays. Je me consacre à la photo « artistique » mais je ne me cantonne pas à l’art animalier en ouvrant mes portes à la photo de paysages, à l’art plus abstrait et récemment à des photos d’animaux retravaillées en couleurs sur logiciel ; une manière de mêler la photo à la peinture.

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otre parcours artistique et photographique… Lorsque j’étais étudiant, j’ai acheté un appareil photo et bizarrement j’ai commencé à photoraphier des animaux. Plus tard, je me suis consacré au dessin et à la peinture animalière. En 2011, j’ai été sollicité pour participer au « Festival Photos Nature Aves » à Namur où j’ai présenté une dizaine de peintures de félins aux côtés de photographes animaliers belges et internationaux. L’angoisse passée de montrer mon travail, j’ai pris goût aux expos. Dès lors, côtoyant de nombreux photographes profes-

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BE PERFECT | CHRISTIAN LAURENT


La particularité de vos photos… Je fais de la photo sur l’émotion ! Je ne suis ni naturaliste ni scientifique et je ne cherche pas l’exploit technique. Lorsque je photographie, je reçois quelque chose que j’essaie de transmettre par mes images à la personne qui n’était pas sur le terrain. Portraits rapprochés… Je tente de capter le regard des animaux parce que comme chez les humains c’est par là que passent les émotions ; raison pour laquelle j’aime les portraits rapprochés. Photographier une girafe les yeux dans les yeux, c’est plus compliqué (rire). De fait, je recherche alors une ambiance, un mouvement. Vos lieux de prédilection… Le Kenya, le Zimbabwe, le Sénégal, l’Afrique du Sud, la Camargue, le Spitzberg en Arctique, la Belgique également mais j’aimerais parcourir le monde pour photographier différentes espèces notamment celles en voie d’extinction. Mon objectif est de prendre mon pied dans la nature et d’aller à la rencontre des animaux. La découverte, c’est magique ! Capter le bon moment… Des instantanés, des scènes qui ne durent qu’un instant comme un jeune lion qui m’a regardé fixement durant dix secondes avant de refermer ses yeux et de se rendormir. Je dois être prêt au bon moment et anticiper ! Parfois, j’attends camouflé pour rien comme en Slovénie où, durant huit heures, je suis resté dans une cabane sans faire un bruit en espérant voir un ours que je n’ai vu que le deuxième jour. Et là, l’adrénaline de l’instant m’a fait oublier l’attente car c’était magique ! C’est cette émotion que j’essaye de capter, chaque photo retrace une histoire ! Vos workshops pour photographes amateurs… En août 2019, j’ai organisé un voyage sur un voilier au Spitzberg pour leur apprendre à photographier des ours, des baleines, des renards polaires, des oiseaux. Cette année, nous devions partir au Groenland mais le workshop fut annulé en raison du Covid. Pour le prochain, j’hésite encore sur la destination. Un message à faire passer… J’aime partager le beau, le rêve et ces moments d’émotions à travers mes expositions mais je voudrais aussi utiliser mes photos pour témoigner de ce que j’observe au niveau climatique et de la disparation de la biodiversité.

Exposition Sablon d’Art Du jeudi au dimanche de 11h à 19h jusqu’au 30 juillet 2020. Place du Grand Sablon, 2 - 1000 Bruxelles www.christianlaur.be

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Hangar envoie du lourd !

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© Jon Verhoeft

Piloté avec enthousiasme par trois jeunes entrepreneurs bruxellois, Thibaut Ickx, Marvin Weymeersch et Cameron Heal, Hangar réussit son pari de faire bouger la Capitale en orchestrant des soirées techno blindées. La clé du succès ? Combiner un line-up de DJs internationaux, des sites indus et un lightshow époustouflant. De quoi épater même les moins férus de techno. M OT S : S E R VA N E C A L M A N T

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hibaut Ickx, Marvin Weymeersch et Cameron Heal et ont entre 25 et 30 ans, comme leur public. Aucun d’entre eux n’est né à Detroit dans les années 80. Pourtant, la techno, ils en connaissent un rayon. Où s’est produit le bug temporel ? Parlons plutôt d’un déclic : une soirée festive à Barcelone, la ville qui accueille depuis 26 ans le festival de musique électronique Sonar… De retour d’Espagne, Thibaut Ickx transmet son envie de faire bouger Bruxelles à Marvin Weymeersch et Cameron Heal, les organisateurs des soirées Donuts.

© Simon Leloup

Réunis dans un projet commun, les trois jeunes entrepreneurs vont peaufiner leur concept de soirées techno indoor et lancer leurs premières invitations en septembre 2018. 2.000 raveurs se pressent à Key West, un ancien site industriel à Anderlecht. A ce premier coup d’envoi de Hangar, vont suivre six autres éditions dont la septième, en février 2020 qui a réuni 3.800 fêtards et fait carton plein.

Hangar sait y faire et convainc en combinant un lineup international (Apparat, Agents of Time, …), des warehouses qui pimentent l’invitation, un food market de qualité et une ambiance underground « avec un max de confort quand même », précise Thibaut Ickx. Et si le concept déplace les foules, c’est aussi parce que chaque rendez-vous est visuellement époustouflant, dopé par des projections laser maîtrisées de main de maître par la société belge Laser System Europe qui gère l’infrastructure technique des soirées. Pour fêter leur première année d’existence, Hangar a offert à son public, en première mondiale, un show cymatique (où le son crée la forme) qui en a scotché plus d’un/e. On confirme : Hangar envoie du lourd ! Se réinventer La 8e édition de Hangar devait se tenir le 31 avril 2020 ! Aïe. Le confinement ! « Hors de question de rester les bras croisés, au moment où Hangar devenait une référence pour les noctambules... », explique Thibaut Ickx. Aucun rassemblement de masse n’étant autorisé jusqu’à nouvel ordre, le trio a décidé de se réinventer en proposant des live streams caritatifs en collaboration avec Charles Kaisin (dans le cadre du projet #origamiforlife, au Kanal-Centre Pompidou) et Denis Meyers, pour un live painting dans l’église du Gesù à Bruxelles. Live stream impressionnant encore, avec l’artiste Colyn au cœur de la Grand-Place de Bruxelles, afin de récolter des fonds pour les hôpitaux Iris… En moins de deux ans, le trio gagnant a réussi à remettre la techno au goût du jour et à faire bouger Bruxelles. Et demain ? « On espère pouvoir programmer Maceo Plex ou Bicep, lors d’une prochaine soirée Hangar ! Et on va commencer à travailler d’arrache-pied à exporter le concept Hangar à l’étranger. », conclut Thibaut Ickx. To be continued… www.thehangar.be

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Lectures D’ÉTÉ Quelle merveilleuse sensation que de s’évader en ouvrant un livre ! Inutile de partir loin. Cet été, on lézarde au soleil avec un bouquin à la main. Flash sur notre sélection estivale sans prise de tête. MOTS : ARIANE DUFOURNY

LA VIE MENSONGÈRE DES ADULTES

L’AUDACIEUX MONSIEUR SWIFT

Elena Ferrante • Gallimard

John Boyne • JC Lattès

« Deux ans avant qu’il ne quitte la maison, mon père dit à ma mère que j’étais très laide.» Giovanna, fille unique d’un couple de professeurs, vit une enfance heureuse dans les hauteurs de Naples. L’année de ses douze ans, elle surprend une conversation dans laquelle son père la compare à Vittoria, une tante à la réputation maléfique. Bouleversée par ce rapprochement aussi dévalorisant qu’inattendu, Giovanna va chercher à en savoir plus sur cette femme. Un roman d’apprentissage au charme brutal.

Dans un hôtel berlinois, Maurice Swift rencontre par hasard le célèbre romancier Erich Ackerman qui lui confie son lourd passé, et lui permet de devenir l’auteur qu’il a toujours rêvé d’être. Quelques années plus tard, Maurice Swift s’est enfin fait un nom ; il a désormais besoin de nouvelles sources d’inspiration. Peu importe où il trouve ses histoires, à qui elles appartiennent, tant qu’elles contribuent à son ascension vers les sommets. Des histoires qui le rendront célèbre, mais qui le conduiront aussi à mentir, emprunter, voler. Ou pire encore, qui sait ? Avoir le monde à ses pieds quitte à en perdre son âme.

NO SEX IN THE CITY ?

Candace Bushnell • Albin Michel Vingt ans après avoir brisé les tabous et sacrément libéré les mœurs, l’auteure du best-seller légendaire Sex and the City revient… et elle n’a pas pris une ride. Ou presque. Car elle aborde ici les problèmes rencontrés par les quinquas qui se retrouvent seules sur le marché de l’amour. Finie l’ère de la performance, du coup d’un soir et de la frivolité, bienvenue dans le désert du… No Sex in the city ? Jubilatoire.

DERNIER ÉTÉ

Franz-Olivier Giesbert • Gallimard Où va le monde ? Sommes-nous devenus fous ? Sur fond de canicule, de bains de mer, de tyrannie de la «vertu» et de tensions en tout genre, Dernier été est une histoire d’amour mais aussi une satire drôle, féroce, de notre temps et de celui qui vient. Avec un parti pris : celui d’en rire. Un conte philosophique dénonçant avec humour et férocité l’évolution de notre société.

BE PERFECT | LECTURES D’ÉTÉ

LETTRE D’AMOUR SANS LE DIRE Amanda Sthers • Grasset

Alice a 48 ans, c’est une femme empêchée, prisonnière d’elle-même, de ses peurs, de ses souvenir douloureux (origines modestes, native de Cambrai, séduite et abandonnée, fille-mère, chassée de chez elle, cabossée par des hommes qui l’ont toujours forcée ou ne l’ont jamais aimée). Ancienne professeur de français, elle vit dans ses rêves et dans les livres auprès de sa fille, richement mariée et qui l’a installée près d’elle, à Paris. Tout change un beau jour lorsque, ayant fait halte dans un salon de thé, Alice est révélée à elle-même par un masseur japonais d’une délicatesse absolue qui la réconcilie avec son corps et lui fait entrevoir, soudain, la possibilité du bonheur. Voluptueux.


Lisez, c’est du belge. Nos coups de cœur ! A VENDRE OU À LOUER Valentine de le Court • Mols

Qui n’a pas rêvé de posséder les clefs des plus beaux appartements de Paris pour y vivre sans attaches ? Jean-Baptiste, agent immobilier, y retrouve ses conquêtes d’un soir et jouit de cette vie nomade et sans accrocs jusqu’au jour où le destin surgit dans l’une de ses garçonnières, sous les traits d’une inconnue agonisante, qu’il sauve in extremis et qui s’évapore aussitôt. Le monde de Jean-Baptiste déraille alors inexorablement et il se retrouve bientôt pris au piège entre chantages, enlèvements et le charme vénéneux d’une journaliste ambitieuse. Au coeur d’une conspiration diabolique, il est contraint de retrouver l’inconnue à tout prix pour sauver sa vie, et peut-être celle de beaucoup d’autres. Un thriller diabolique !

ET LES VIVANTS AUTOUR Barbara Abel • Belfond

Cela fait quatre ans que la vie de la famille Mercier est en suspens. Quatre ans que l’existence de chacun ne tourne plus qu’autour du corps de Jeanne, vingt-neuf ans. Un corps allongé sur un lit d’hôpital, qui ne donne aucun signe de vie, mais qui est néanmoins bien vivant. Les médecins appellent cela un coma, un état d’éveil non répondant et préconisent, depuis plusieurs mois déjà, l’arrêt des soins. C’est pourquoi, lorsque le professeur Goossens convoque les parents et l’époux de Jeanne pour un entretien, tous redoutent ce qu’ils vont entendre. Ils sont pourtant bien loin d’imaginer ce qui les attend. L’impensable est arrivé. Le dilemme auquel ils sont confrontés est totalement insensé et la famille de Jeanne, en apparence si soudée, commence à se déchirer autour du corps de la jeune femme… Un page-turner comme on les adore !

L’ÉNIGME DE LA CHAMBRE 622

IL ÉTAIT DEUX FOIS

Une nuit de décembre, un meurtre a lieu au Palace de Verbier, dans les Alpes suisses. L’enquête de police n’aboutira jamais. Des années plus tard, au début de l’été 2018, lorsqu’un écrivain se rend dans ce même hôtel pour y passer des vacances, il est loin d’imaginer qu’il va se retrouver plongé dans cette affaire. Que s’est-il passé dans la chambre 622 du Palace de Verbier ? Un triangle amoureux, jeux de pouvoirs, trahison et jalousie, le roman incontournable de cet été !

En 2008, Julie, dix-sept ans, disparaît en ne laissant comme trace que son vélo posé contre un arbre. Le drame agite Sagas, petite ville au cœur des montagnes, et percute de plein fouet le père de la jeune fille, le lieutenant de gendarmerie Gabriel Moscato. Ce dernier se lance alors dans une enquête aussi désespérée qu’effrénée. Diabolique.

Joël Dicker • Editions de Fallois

AU NOM DE LA VÉRITÉ Viveca Sten • Albin Michel

La Saint-Jean approche. A Lökholmen, une petite île en face de Sandhamn, une soixantaine d’enfants est rassemblée pour un camp de voile. Faute de surveillance, certains jeux dégénèrent en harcèlement. Et lorsqu’un enfant disparaît, la panique s’empare du camp. Accident ? Kidnapping ? Ou… un jeu qui aurait mal tourné ? Viveca Sten s’impose définitivement comme la nouvelle reine du polar.

Franck Thilliez • Fleuve Noir Diabolique

LE JOUR DES CENDRES

Jean Christophe Grangé • Albin Michel Dans un monde de pure innocence, quel peut être le mobile d’un tueur ? Dans une communauté sans péché, comment le sang peut-il couler ? À moins qu’à l’inverse… Le coupable soit le seul innocent de la communauté. Le nouveau thriller de l’auteur des Rivières pourpres.

LA MARQUE DU PÈRE

Emelie Schepp • Harpercollins En ce début de soirée, Sam Witell s’absente de sa maison pour une course rapide. À son retour, il a tout perdu : sa femme a été assassinée, son fils, Jonathan, six ans, a disparu. L’œuvre d’un pédophile ? d’un psychopathe ? Emelie Schepp, la nouvelle star du polar suédois.

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Autoworld

BE PERFECT | AUTOWORLD - PORSCHE 356

© 2020 Porsche Cars North America

70 ANS DE PORSCHE


© 2020 Dr. Ing. h.c. F. Porsche AG

En Belgique, on aime les voitures. Et ce n’est pas nouveau. L’un des modèles emblématiques absolus de la passion automobile, c’est la Porsche 356. Pour célébrer ses 70 ans, Autoworld lui consacre une expo à ne pas rater durant été. MOTS : YVES MERENS

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réée en 1950 à Gmünd en Autriche par Ferry Porsche, le deuxième fils du Professeur Ferdinand Porsche, la 356 est la Porsche. Rien que ça ! Cette petite voiture de sport légère, avec son moteur Boxer à quatre cylindres à plat, refroidi par air, a connu une évolution rapide, notamment grâce à de nombreux succès sportifs sur les grands circuits et sur le marché américain. Les premières ont été fabriquées en 1948 et 49 dans une ancienne scierie reconvertie mais c’est bien en 1950 que la production en plus grande série commence à Stuttgart. Pour la carrosserie, Porsche fait appel jusqu’en 1963 à plusieurs sous-traitants dont un Belge. Et non des moindres puisqu’il s’agit de la maison D’Ieteren.

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© 2020 Porsche Cars North America

Déjà importateur officiel de Porsche depuis le début en 1950, D’Ieteren se voit convier l’assemblage de 724 exemplaires de la 356 B Roadster en 1960 et 61. Beaucoup d’entre elles ont été expédiées aux USA. Très, très appréciées des collectionneurs grâce à leur qualité de fabrication irréprochable, 300 d’entre elles roulent encore aujourd’hui. Comme aujourd’hui, l’usine de Forest tendait vers l’excellence.

transmission modifiée qui permettait d’atteindre des vitesses plus élevées que la plupart des voitures de l’époque. Elles étaient équipées d’un feu clignotant bleu, d’un panneau stop, d’un système de transmission et d’un haut-parleur permettant d’intimer au contrevenant de s’arrêter. Il ne reste que 3 exemplaires en cet état de cette version, dont une à Autoworld évidemment !

Légère et de plus en plus puissante Si au départ, les 356 développent seulement 40 chevaux pour un poids plume de 680 kilos, leur puissance augmente progressivement pour arriver à 75 chevaux dans la 356 1600 S. Mieux encore, les versions sportives poussent les performances. La Porsche 356 1600 GS Carrera GT de 1959 lâche 115 chevaux et même 130 chevaux en 1964. On parle alors d’une vitesse maxi de 200 km/h.

Durant cette expo Porsche 356, le public pourra admirer de nombreuses versions de la 356, les différentes versions pré-A, A, B, C, sous leurs déclinaisons Speedster, Cabrio et Coupé, mais aussi la Denzel, la Zagato, la Hardtop Karmann, la D’Ieteren Roadster, la Carrera GT, la Carrera Abarth.

Très originale aussi, dotée d’un corps aérodynamique en aluminium, la 356 « Carrera Abarth » a été construite par Carlo Abarth à Turin, à la demande de Ferry Porsche. Bien avant qu’Abarth ne se rapproche de Fiat. Rapide et agile, la Porsche 356 était prisée par la police. La 356 T6 Polizei présentée à Autoworld est l’une des six Porsche 356 d’origine de la police autoroutière allemande. Elles ont été sélectionnées pour leur maniabilité, leurs accélérations et leur vitesse de pointe élevée. Les voitures étaient équipées d’un moteur « Polizei » spécial et d’une boîte de vitesses à

BE PERFECT | AUTOWORLD - PORSCHE 356

Chaque jour, l’une d’entre elles sera mise en valeur devant le musée.

AUTOWORLD Esplanade du Cinquantenaire – 1000 Bruxelles Ouvert tous les jours, de 10h à 18h Prix d’entrée : 12€/adulte - 10€/senior – 9€/étudiant - 5€/enfant 6-12 ans - gratuit pour les moins de 6 ans Infos : www.autoworld.be


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Lenoir du sur-mesure pour Tesla

Lorsque qu’on est passionné par l’automobile, un poil anticonformiste, féru de nouveautés et de créativité, l’on peut transcender l’existant. Prenez une Tesla, elle deviendra une Lenoir exclusive après être passée chez Clio Goethals et Simon Quintens. MOTS : YVES MERENS PHOTOS : DENNIS NOTEN

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nstallé à Hasselt, le show-room Lenoir est le fruit du travail de ce couple à la vie comme à la ville. Après avoir bâti deux maisons et une famille nombreuse, Clio Goethals et Simon Quintens ont relevé un nouveau défi : restyliser des voitures. Elle s’occupe de la gérance et lui est plus dans l’atelier. « Notre objectif est d’améliorer les détails et de rendre le style d’une voiture plus luxueux », explique Simon. Deux marques attirent particulièrement l’attention chez Lenoir : les Jeep deviennent subtilement chic entre leurs mains. Mais ce sont les Tesla qui ont retenu mon attention. Impossible de passer à côté de l’innovation électrique Tesla quand on s’appelle Lenoir puisque ce nom tire son origine de celui d’Etienne Lenoir, ingénieur de Virton qui a inventé le premier moteur à combustion commercial et la première voiture du monde ! C’était en… 1858 ! Cocorico.

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Le Graal : la finition « Les Tesla sont des voitures américaines super efficaces mais nous avons trouvé qu’il fallait en améliorer la finition, les détails pour qu’elles deviennent plus classes », explique Clio. Il faut dire que Tesla ne propose pas beaucoup de choix de couleurs ou de matières à ses clients, leurs intérieurs sont souvent noirs ou blancs. Du pain béni pour ces adeptes du custom sobre et chic. « Nous offrons du sur-mesure à nos clients. Ce que nous voulons proposer, ce sont des packages qui forment un tout cohérent, » nous démontre Simon avant de détailler : « à partir d’échantillons, d’exemples à toucher, nous réhabillons une voiture. Nous cherchons les éléments qui peuvent matcher. Nous avons par exemple un beau package avec une peinture extérieure British green de grande qualité, associée à quelques touches en carbone. » Les poignées de portes et autres éléments aérodynamiques sont alors mis discrètement en valeur. De plus bel effet aussi, le tableau de bord se couvre d’Alcantara foncé, là où la finition d’origine US a plus tendance à se refléter dans le pare-brise. Toutes numérotées et badgées, les Lenoir se distinguent par leur élégance racée et leur sobre raffinement. Des objets rares, made in Belgium.

www.lenoir.be

Tour de roues Conduire une Tesla, c’est entrer dans un autre monde, un autre mode de mobilité. Les Tesla sont électriques et surfent sur la vague du succès alors que les grands constructeurs cherchent à les détrôner. A peine la porte ouverte, le spectacle est total. Pas de boutons, pas de commandes, juste un volant et un énorme écran central qui commande tout : de la clim à la musique, de la téléphonie à internet et aux différents réglages dynamiques de la voiture. Il paraît que la fusée SpaceX du patron de Tesla, Elon Musk, lancée dernièrement, fonctionne aussi uniquement à partir d’écrans. Le meilleur reste à venir. Dans un silence électrique presque inquiétant, la Tesla prend la route. Et de quelle manière. La Model 3, « la petite » Tesla, roule déjà comme une grande sportive pour arriver à 261 km/h maximum ! Mais c’est la Model X, le SUV 7 places de la marque qui nous a le plus bluffé. L’ouverture des portes arrière en élytres a été pensée par la patron pour pouvoir installer ses enfants sans difficulté. Et quelle gueule ça donne à cette grande voiture. En plus, avec tous ses occupants à bord, les sensations sont extraordinaires, l’accélération sidérante. Digne des meilleures sportives. On parle de 2,8 secondes pour atteindre la vitesse de 100 km/h. Stratosphérique. Et, ce qui ne gâche rien, avec l’expérience acquise par la marque, l’autonomie grimpe allègrement au-dessus de 400 kilomètres alors qu’une charge de 15 minutes sur une borne « Tesla » permet de rouler 175 kilomètres de plus. De quoi en rassurer plus d’un.

BE PERFECT | LENOIR


NOUVEAU LAND ROVER DEFENDER

CAPABLE OF GREAT THINGS

DÉCOUVREZ-LE MAINTENANT DANS NOTRE SHOWROOM Le nouveau Defender rayonne de puissance, de durabilité et de fonctionnalité. Sous sa silhouette emblématique se cachent des technologies qui le rendent prêt à relever les plus grands défis. À l’intérieur, les détails de finition et le système d’infodivertissement vous permettent de vous concentrer pleinement sur vos aventures. Et parce que chaque aventure est différente, les possibilités de personnalisation sont infinies. Contactez-nous pour plus d’informations.

Land Rover Wavre

Chaussée de Namur 242, 1300 Wavre T. 010/45.05.65 www.landroverwavre.be

8,9-12,5 L/100 KM – CO2: 234-283 G/KM (WLTP). Contactez votre concessionnaire pour toute information relative à la fiscalité de votre véhicule. Informations environnementales [AR 19/03/04] : landrover.be. Donnons priorité à la sécurité. Modèle illustré équipé d’options et d’accessoires.


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PLEASURE Il est entré dans mon cœur Une part de bonheur Je vois la vie en rose

© Tanatat

Dès que je l’aperçois Alors je sens en moi Mon cœur qui bat…


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1. Natan, www.natan.be 2. AXL Jewelry, Sirciam : bague Sparkie Burst 2.920€ - www.axl-jewelry.com 3. Essentiel Antwerp, robe bustier rose fluo à volants plissés 265€. 4. Sac à main en PVC rose fluo 145€. 5. Jupe fourreau en jeans rose fluo 145€. 6. Sandales compensées en suède rose 285€ - www.essentiel-antwerp.com 7. Laurence Vandenborre, Toi & Moi Sapphire & Diamond ring 4.340€. www.laurencevandenborre.com BE PERFECT

8. Marie’s Corner, Glendale à partir de 1.577€ www.mariescorner.com 9. Les Filles à Papa, Poppy short pink 265€. 10. Swimsuit Ariana neon pink 245€ - shop.fillesapapa.com 11. Fabienne Kriwin, bague pampilles saphirs roses 755€ - www.fabiennekriwin.com 12. Tollet, bague or rose sertie d’un quartz 625€ - www.tollet.com 13. MC Alson, boxer 35€ - www.mcalson.com 14. Imprevu, www.imprevubelgium.com


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15. Carine Gilson, nuisette en soie légère et dentelle de Caudry 1.270€ - www.carinegilson.com 16. Cesar Casier, Mykonos sweater female 285€ www.cesarcasier.com 17. Wehve, Kaftan Blanch Flamingo 620€ www.wehve.com 18. Marie Jo, balconnet Tyra Renaissance Pink 94,90€ be-fr.mariejo.com 19. ACE – Active Chic Eco, Tote bag, pink nude 169€ www.activechiceco.com 20. Johanne Riss, www.johanneriss.com

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21. JAGGS, nœud papillon 39€ - www.jaggs.be 22. Demain, il fera jour, Nightbirds Sweatshirt Men light pink 79€ - www.demainilferajour.com 23. Bergman Jewels, Double Avalon Bracelet : bracelet en or rose 18K, morganite et diamants. 2.400€ - www.bergmanjewels.com 24. Delvaux, The Eye Catcher 1.200€ - www.delvaux.com 25. Bigli, Mini Sweety Blush. A partir de 1.070€ 26. Baobab Collection, Beach Club - D’Enbossa : fruits exotiques, jasmin, musc. A partir de 79€ www.baobabcollection.com BE PLEASURE


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Parfums irrésistibles, solaires protecteurs et embellisseurs, soins performants, make-up hyper désirable. Testés par la rédaction, les nouvelles fragrances et les rituels à adopter durant les beaux jours. 16

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1. Le parfumeur nous confie sa propre inspiration : « Alors que je composais l’Eau de Parfum Ambrée Narciso, j’avais une obsession : la peau dorée d’une femme, rayonnante de la chaleur du soleil. » 90ml - 110€. Coup de cœur de la rédac en chef ! 2. Profondo associe la fraîcheur des notes marines à l’énergie des essences aromatiques. Le légendaire Acqua Di Giò se réinvente par un retour à ses origines : la mer. 75ml - 97€ Coup de foudre de la rédac en chef ! 3. Des Clous et Une Pelure, une senteur purificatrice aux notes de pomme d’ambre fichée de clous de girofle. 100ml - 120€

6. L’Homme Idéal se montre oriental et boisé à l’EXTREME, soutenu par l’audace des épices et le charisme chaleureux du tabac. 100ml - 111€ 7. So Scandal de Jean-Paul Gaultier : fleur d’oranger, jasmin sambac, tubéreuse ; trois fleurs blanches qui se transforment en bombe ultra sensuelle. 80ml - 106,70€ 8. Angel Nova réinvente la signature d’Angel grâce à une rose super-naturelle à la MUGLER. Le patchouli fait place à l’Akigalawood. 100ml - 122€ 9. YSL : Mascara Volume Effect Faux Cils pour augmenter l’intensité du regard. 35€

4. Garancia : le soin mythique boosté qui procure immédiatement une peau raffermie et dès 7 jours, une réduction des capitons. 42,29€

10. Uriage : protection optimale qui protège du photovieillissement. Idéal pour les peaux les plus intolérantes au soleil. 18,50€

5. Mon Paris Floral : l’iconique et vertigineuse fleur de Datura est illuminée par un bouquet de fleurs blanches et par une note aérienne de pêche. 90ml - 135€

11. Talika : ce sérum concentré en prébiotiques, acide hyaluronique et aloe vera assure une hydratation optimale et redonne de l’éclat au visage. 30,90€

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12. Guerlain : la Terracotta Collector Brazilain Beach pour un effet « sun-kissed ». 68€ 13. Le Blush Brazilian Shimmer pour rafraîchir le teint et rehausser les contours. 42€ 14. Les Météorites Perles Collector Brazilian Fizz ensoleillent l’éclat de la peau grâce à un polymère réflecteur de lumière. 59€ 15. Weleda : 8 huiles végétales de qualité biologique regorgeant d’antioxydants pour lutter contre le vieillissement prématuré de la peau. 30ml - 27,99€ 16. Y Eau Fraiche un shoot de notes fraîches et fougueuses : citron et menthe poivrée fusants, force du géranium et du cèdre. 100ml - 110,50€ 17. Edition limitée du mythique Shalimar reprenant les ingrédients fétiches de la Guerlinade. 50ml - 100€ 18. Bois d’Amande, un collector extraordinaire qui évoque les effluves gourmands d’un amandier fantasmé. 75ml - 132€


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19. Omnia Golden Citrin, parfum solaire dont les ingrédients phares sont la mandarine de Sicile, le ylang-ylang et le benjoin doré. 65ml - 85€ 20. Nuxe Bio Organic, une gamme de 10 soins concentrés des bienfaits de la nature grâce à des actifs stars issus de technologies vertes. Les textures aux parfums 100% d’origine naturelle fusionnent avec la peau, procurant un plaisir dont NUXE a le secret. Eau micellaire : 19,35€. Masque 29,85€ 21. Esthederm : cette brume soyeuse prévient du photo-vieillissement et des taches brunes en neutralisant les radicaux libres et protégeant l’ADN cellulaire. La peau s’adapte plus rapidement au soleil pour un bronzage plus intense. 47,94€ 22. Le Mâle Le Parfum, aux accords de bergamote et de cardamome, s’habille de noir pour ses 25 ans ! 125ml - 105,90€ 23. Fusion D’Issey, un chaud et froid à la fraîcheur explosive d’un citron zesté rencontrant l’intensité des bois volcaniques. 100ml - 93€

24. Sisley : 2 soins procurant une hydratation durable et une coloration de la peau qui évolue au fil des jours pour un résultat ultra-naturel. Visage : 60ml - 107,50€ - Corps : 150ml - 98,50€ 25. L’Homme : un accord vibrant de bois ambrés précieux et de cèdre puissant. 100ml - 115€ 26. Dolce Shine, une fragrance florale fruitée aux notes de mangue et de jasmin mêlées aux bois blonds gorgés de soleil. 50ml - 89€ 27. Ydrosia, jeune marque belge, propose une nouvelle vison du soin : une brume essentielle qui en un seul geste hydrate la peau et la préserve de l’oxydation environnementale. 79€ 28. Shiseido : Ink Duo prépare, définit et sublime les lèvres pour une couleur longue durée. 26€ 29. Le Gloss Gel Lumière, enrichi en beurre de karité, enveloppe les lèvres d’un voile d’hydratation pendant 12 heures. 26€

30. Million : un accord cuir très sensuel patiné de notes de résine et de pin. L’impression d’une peau chauffée au soleil, à peine salée. 100ml - 103,20€ 31. Nuxe : un produit culte qui nourrit, répare et sublime la peau et les cheveux. Collector sur le thème de la piscine. 31,90€ 32. Clinique : ce gel agit comme un bouclier en protégeant la peau de la pollution, des UVA/UVB de la lumière bleue, corrige les premiers signes de l’âge et réveille le teint terne pour 12 heures d’action anti-fatigue. 50ml - 52,50 33. Patchouli Ardent dévoile sa complexité au fil des heures en s’installant sur la peau par des notes épicées de baies roses fusantes et de poivre noir intense, adoucies par une note de figue à la fois verte et subtilement fruitée. 125ml - 162€ 34. Good Girl Legere : jasmin royal sambac impérial, tonka enveloppée par du bois crémeux et l’arôme velouté de Dulce de Leche. 80ml - 117€

BE PLEASURE


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Be Perfect Magazine Eté 2020  

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