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Un réseau canadien de centres d’excellence

étendre notre portée

Rapport annuel 2011 2012 Travailler ensemble pour des cerveaux en santé


NeuroDevNet

, un réseau de centres d’excellence (RCE) du Canada, a pour mission d’aider les enfants et leur famille à surmonter les troubles du cerveau.

Vision

NeuroDevNet travaille à améliorer la qualité de vie des enfants atteints de troubles du cerveau, ainsi que celle de leur famille, en accélérant et en intégrant à la pratique les découvertes et connaissances en matière de troubles neurologiques, ainsi qu’en favorisant le diagnostic précoce, la prévention et la thérapie.

Mission

NeuroDevNet est un réseau multidisciplinaire national qui se consacre à la recherche sur le syndrome du spectre autistique, sur la paralysie cérébrale et sur l'ensemble des troubles causés par l'alcoolisation fœtale. L’organisme souhaite donner espoir aux enfants atteints de ces troubles, à leur famille et à leurs soignants. NeuroDevNet finance la recherche intégrée par équipe portant sur les causes des troubles neurologiques, sur leur diagnostic précoce et sur les interventions auprès des personnes atteintes. NeuroDevNet mobilise ses partenaires, les intervenants et les familles à l'échelle nationale et internationale afin de préparer une nouvelle génération de chercheurs talentueux qui sauront transformer les résultats de recherche en thérapies efficaces, et réformer les politiques et les pratiques actuelles.

Objectifs

Logo

Mise en valeur du potentiel

Le logo en forme de spirale de NeuroDevNet communique le changement, la progression, l’évolution. Sa palette de couleurs vives rappelle l'importance que le réseau accorde aux enfants. En commençant par un petit neurone jaune, indiquant l’espoir, les neurones évoluent en un crescendo se terminant par un neurone vert, représentant la santé. Le troisième rapport annuel commence par les neurones violets de la spirale avec pour thème la sagesse.

Former la prochaine génération d'experts en troubles du développement du cerveau.

Recherche Faire preuve d’excellence et appuyer celle-ci en recherche multidisciplinaire.

Transfert des connaissances Conscientiser le public aux troubles de développements du cerveau et diffuser les résultats de la recherche pour que les soins soient dispensés correctement et que la politique soit appropriée.

Développement commercial Appliquer les résultats de la recherche à l’élaboration de solutions de prévention, de diagnostic et de traitement.

Appui NeuroDevNet doit son existence aux Réseaux de centres d’excellence du gouvernement, une initiative du gouvernement fédéral qui vise à faire progresser la science et la technologie.

NeuroDevNet remercie chaleureusement de leur soutien l’Université de la Colombie-Britannique et le Child and Family Research Institute.

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NeuroDevNet

RAPPORT ANNUEL 2011 2012


Table des matières Message du directeur scientifique et directeur général . . . . . . . . . . . . . . . . 4 Message du président du conseil d’administration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 Conseil d’administration de NeuroDevNet Profils des nouveaux membres. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 NeuroDevNet en chiffres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 Recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Programme Opportunités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 Formation et éducation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 Stages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 Activités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 États financiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 Partenaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62 Chercheurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 Information sur l’entreprise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66

établir des connexions

NeuroDevNet Université de la Colombie-Britannique Child and Family Research Institute 950 W. 28th Avenue Vancouver (Colombie-Britannique) V5Z 4H4 www.neurodevnet.ca/fr 604.875.2424, poste 5436

ISSN 1927-3975 Rapport annuel (NeuroDevNet. Imprimé) ISSN 1927-3983 Rapport annuel (NeuroDevNet. En ligne)

Design basic elements design

NeuroDevNet

Photos Shawn Andrews Christian Beaulieu Chris Bertram Martin Dee Darcy Fehlings Paul Pavlidis Kim Williams

RAPPORT ANNUEL 2011 2012

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directeur scientifique e t directeur général C o m m e n t a i re d u

AVEC UN ÉLAN ACCRU, NeuroDevNet rassemble les chercheurs, les décideurs politiques, les parents et les enfants, les professionnels de la santé et un éventail toujours plus vaste de partenaires partageant une passion commune pour la compréhension du cerveau en développement et les moyens de venir en aide aux familles et aux personnes aux prises avec des défis que présentent les troubles neurologiques du développement. Nos progrès en tant que réseau au cours de notre deuxième année d’existence vont au-delà de la quantité et de la diversité des initiatives de recherche que nous finançons pour mieux comprendre et traiter l’autisme, la paralysie cérébrale et l’ensemble des troubles causés par le syndrome de l’alcoolisation fœtale (ETCAF). Ils s’observent aussi dans le nombre croissant de stagiaires et de jeunes professionnels que nous attirons chez NeuroDevNet avec nos bourses, ateliers et stages supervisés par nos chercheurs et nos partenaires de l’industrie. Nos progrès se constatent également dans l’impact croissant de nos activités, attribuable à nos ententes de collaboration avec nos partenaires de partout au Canada, ainsi qu’à nos alliances à l’échelle mondiale.

NeuroDevNet se taille une place de choix comme partenaire de confiance engagé dans le soutien à la recherche sur le cerveau et les initiatives touchant le développement du cerveau. En font foi le nombre sans cesse croissant d’intéressés sollicitant notre participation ainsi que notre capacité en tant que réseau à utiliser nos ressources comme levier afin d’obtenir un soutien financier externe substantiel pour nos activités. La première année, nous avons établi une entente de partenariat avec 18 organismes. Un an plus tard, ce nombre est passé à 70. Nos partenaires à l’œuvre dans notre secteur d’activités sont des agences gouvernementales, des entreprises, des établissements de recherche réputés et des organismes sans but lucratif. Au cours de la dernière année, un des faits saillants de notre collaboration avec des organismes partageant nos intérêts fut l’annonce le 27 mars 2012 par la ministre fédérale de la Santé Leona Agulukkaq du lancement d’un concours pour l’attribution d’une nouvelle chaire de recherche visant à favoriser les approches novatrices dans le traitement et les soins du trouble du spectre de l’autisme. NeuroDevNet est partenaire de cette initiative par sa contribution de 150 000 $, qui représente 15 % du million de dollars nécessaires aux Instituts de recherche en santé du Canada pour financer la Chaire. Nous avons déployé des efforts concertés pour catalyser la recherche dans tous les aspects des neurosciences du développement. Nos chercheurs ont façonné ce processus en partageant leurs divers intérêts et leur expertise par l’entremise de notre réseau pancanadien. C’est là une des forces du programme de Réseaux des centres d’excellence (RCE), et c’est aussi une caractéristique propre de NeuroDevNet. Aujourd’hui, notre réseau a atteint sa vitesse de croisière et nous sommes fiers des résultats que nous partageons avec vous dans les pages de ce rapport annuel. Nos chercheurs effectuent des découvertes génétiques d’importance mondiale sur l’autisme ; ils mettent sur pied un registre pancanadien destiné à améliorer les soins aux enfants atteints de paralysie cérébrale ; ils comprennent les enjeux reliés au cerveau dans l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale ; ils développent des programmes d’activité physique au moyen de technologies de jeu vidéo qui servent à définir pour chacun des trois troubles des interventions efficaces et fondées sur des faits scientifiques établis. suite à la page suivante

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NeuroDevNet

RAPPORT ANNUEL 2011 2012

Daniel Goldowitz

Nicola Lewis

Le directeur scientifique, NeuroDevNet

La directrice générale de NeuroDevNet


Président

Message du

du conseil d’administration

Ces initiatives sont soutenues par les activités de recherche et de conception liées à l’infrastructure des données. Leur mise en œuvre est assurée par notre groupe de Neuroinformatique, qui avec sa base de données Neurocarta et l’outil connexe Gemma peut comparer de vastes quantités de données sur le génome et les troubles neurologiques du développement. Notre groupe de Neuroéthique a analysé l’information de traitement produite par les organismes de revendication ainsi que les défis auxquels font face les parents et les décideurs politiques lorsque vient le temps de prendre des décisions de santé documentées par de l’information puisée dans Internet.

AU NOM DE MES COLLÈGUES du conseil d’administration de NeuroDevNet, je suis fier de présenter ce rapport annuel, qui met en lumière nos activités de la dernière année, laquelle fut émaillée de progrès et de réalisations exceptionnelles. Au cours de cette deuxième année d’activité, NeuroDevNet, un réseau de recherche unique en son genre, a commencé à remplir la promesse qui justifie son existence : par des approches novatrices de recherche concertée et la diffusion des résultats de cette recherche auprès des familles et des praticiens, aider les enfants et leurs proches à surmonter les difficultés associées aux troubles neurologiques du développement.

L’application et l’utilisation des fruits de nos recherches ont été florissantes en 2011-2012. Nos efforts combinés, avec l’aide de notre groupe de l’Application des connaissances, ont placé de l’information pertinente et utilisable dans les mains de partenaires et d’intervenants, mais surtout dans celles de familles touchées par les troubles neurologiques du développement. Quant à elle, notre Conférence annuelle sur le développement du cerveau poursuit son essor et continue d’attirer des présentateurs et des participants émérites.

Dans ce rapport annuel 2011-2012, vous apprendrez comment nos chercheurs travaillent à isoler les racines génétiques de l’autisme, de la paralysie cérébrale et de l’ensemble de troubles causés par l’alcoolisation fœtale. Vous constaterez par ailleurs comment le soutien de NeuroDevNet pour la mise en œuvre d’interventions thérapeutiques contribue à aider de façon importante et mesurable les enfants et leurs parents, pour qui les signes encourageants n’ont été que trop rares ces dernières années.

Une des clés de nos succès de la dernière année aura été le don désintéressé de temps et d’énergie des membres de notre Comité de gestion de la recherche et de notre Comité de formation à la recherche, lesquels nous ont aidés à garder le cap sur l’excellence. Nous mobiliserons de nouveau les services de notre Conseil consultatif scientifique, que nous remercions de nous avoir orientés dans la bonne direction dès le départ, afin de nous positionner pour le renouvellement attendu dans deux ans. Le potentiel de nos recherches, le caractère stimulant de nos activités et l’espoir que nous faisons naître augmentent sans cesse tandis que nous unissons nos forces pour aider les enfants et les familles à surmonter les troubles neurologiques du développement. Grâce à vous, nous approchons du but.

Depuis son lancement en décembre 2009 grâce à un financement de 19 millions de dollars sur cinq ans accordé par le Programme des réseaux de centres d’excellence (RCE) du gouvernement du Canada, le réseau NeuroDevNet a déjà accompli d’importantes réalisations malgré sa jeune existence.

En répartissant de manière stratégique les ressources financières qui nous sont confiées, nous avons accordé la priorité au soutien à la recherche multidisciplinaire, par laquelle nous souhaitons : déterminer les causes des troubles neurologiques du développement et améliorer le diagnostic précoce ; élargir nos programmes de formation pour les scientifiques de la neurologie de demain afin d’y inclure la préparation à des carrières en dehors du milieu universitaire ; traduire les fruits de nos recherches en produits commercialisables susceptibles d’influer sur la pratique clinique et la politique en matière de soins de santé, dans le but d’améliorer la qualité des soins prodigués et leur aspect économique. Ce rapport présente des exemples des ces éléments clés des activités de NeuroDevNet. Au cours des années à venir, nous souhaitons poursuivre et même étendre nos efforts dans la direction indiquée ici. La collaboration est l’un des éléments significatifs du Programme des RCE, et les partenariats mis en place par NeuroDevNet constituent l’une de ses grandes forces. Le rayonnement de notre réseau se mondialise, ce qui permet de réunir des chercheurs et des établissements à l’avantgarde de la recherche sur le développement neurologique venant des États-Unis, de France, d’Israël et d’Australie. Avec des collègues qui partagent leurs vues dans les grandes économies émergentes de l’Inde et de la Chine, cette communauté échange des connaissances et favorise le renforcement des capacités en recherche et en traitement. suite à la page suivante

NeuroDevNet

RAPPORT ANNUEL 2011 2012

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Message du

Président du conseil d’administration

Au cours de la dernière année, le conseil d’administration de NeuroDevNet a joué un rôle essentiel en guidant le réseau vers les partenariats et les accomplissements présentés ici, ainsi que vers d’autres réalisations particulières exposées dans ce rapport. Pour l’exercice 2011-2012, le conseil était formé de 14 membres aux niveaux d’expérience et d’expertise variés et issus des secteurs privé, universitaire et public. NeuroDevNet a pu compter sur l’imposant réservoir de compétences et d’aptitudes de ses administrateurs, qui ont assumé le rôle important de surveiller la gouvernance, la stratégie et la gestion du réseau. Nous avons la chance d’avoir à nos côtés un groupe de personnes engagées qui remplissent leurs fonctions et exercent leur rôle d’intendance avec le plus grand soin et toute la diligence requise. Ce fut particulièrement le cas cette dernière année, notamment dans la définition de l’orientation stratégique qu’adoptera NeuroDevNet ces deux prochaines années, avant la phase de renouvellement.

continué

Lors de son assemblée générale de 2012, NeuroDevNet a accueilli plusieurs nouveaux membres au sein de son conseil d’administration, soit Glenis Godlovitch, Patrick Lafferty, John O’Neil, David Phipps et James Reynolds. Collectivement, ces personnes possèdent des compétences dans les domaines de l’industrie, des partenariats avec le secteur privé, de la commercialisation, de l’application des connaissances, de l’éthique, du droit, de la direction d’entreprise, des finances, de la recherche sur la santé des populations autochtones et de celle sur l’ensemble de troubles causés par l’alcoolisation fœtale. Chacun d’eux a en outre une bonne compréhension du mandat et du caractère unique du Programme des réseaux de centres d’excellence. Je sais qu’ils apporteront à NeuroDevNet de judicieux conseils et des idées novatrices. De concert avec les membres du conseil d’administration et du personnel de NeuroDevNet, ainsi qu’avec les scientifiques, chercheurs stagiaires et partenaires de notre réseau, nous travaillons à surmonter les troubles neurologiques du développement, tant en sensibilisant le milieu à leur existence qu’en atténuant leurs effets. Nous vous invitons à en apprendre davantage au sujet de NeuroDevNet et à vous joindre à nous afin d’aider les enfants atteints de troubles neurologiques du développement à vivre en meilleure santé.

Trois de nos membres ont quitté le conseil en 2012 au terme de leur mandat. Il s’agit d’Aubrey Tingle, de Franz Hefti et d’Irene Bridger. Je tiens à les remercier de leur contribution en tant qu’administrateurs de NeuroDevNet. Leurs solides compétences ont été essentielles à la réussite de notre RCE, qui a pour mandat de faire en sorte que les connaissances produites soient appliquées en diagnostics et en moyens préventifs, thérapeutiques, sociaux et économiques, ainsi qu’en bénéfices de santé pour tous. Je remercie chacun d’entre eux pour leur soutien et les services qu’ils ont rendus à NeuroDevNet.

Henri Rothschild Président du conseil d’administration, NeuroDevNet

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NeuroDevNet

RAPPORT ANNUEL 2011 2012


Conseil d’administration

de

NeuroDevNet

P ro f i l s d e s n o u v e a u x m e m b re s

EN 2012, NEURODEVNET A ACCUEILLI CINQ NOUVEAUX MEMBRES DISTINGUÉS AU SEIN DE SON CONSEIL ’ADMINISTRATION. Nous sommes honorés de pouvoir compter sur le soutien et les conseils de Mme Glenys Godlovitch, de M. Patrick Lafferty, du Dr John O’Neil, du Dr David Phipps et du Dr James Reynolds, qui contribueront à guider NeuroDevNet durant la période critique de sa croissance et de son développement qui mènera à son renouvellement en 2014.

La Dre Glenys Godlovitch C’est une heureuse coïncidence qui a amené Glenys Godlovitch, philosophe et avocate, à s’intéresser au droit de la santé et à l’éthique. Cela s’est passé en 1994, après son déménagement à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Avant son déménagement, motivé par des raisons familiales, la Dre Godlovitch pratiquait le droit en Alberta et enseignait à l’occasion la philosophie, la jurisprudence et le droit criminel à l’université. À son arrivée en Nouvelle-Zélande, la Dre Godlovitch a d’abord travaillé comme avocate au sein d’une régie régionale de la santé. En 1996, elle a accepté un poste de professeur au Département de droit et de philosophie de l’Université Lincoln, où elle enseigna le droit commercial et immobilier, ainsi que l’introduction à la philosophie et la philosophie morale. La même année, elle s’est jointe au Canterbury Ethics Committee à titre d’éthicienne en 1996 et a commencé à axer ses travaux et publications sur la bioéthique, le droit médical et le droit des biens. En 2002, la Dre Godlovitch est revenue au Canada, où sa famille l’a suivie, après avoir accepté un poste à l’Université de Calgary, où elle a donné des cours de droit de la santé et en éthique, supervisé des étudiants, siégé à plusieurs comités nationaux et provinciaux visant à harmoniser les analyses de l’éthique de la recherche, et présidé le comité mixte sur l’éthique dans la recherche en santé de l’Université. Elle a pris sa retraite de son poste de professeur agrégé de la faculté de médecine de cette même université en septembre 2012, et elle préside maintenant l’Alberta Cancer Research Ethics Committee, en plus de siéger au comité directeur du réseau MICYRN (Mother, Infant, Child and Youth Research Network). Elle s’intéresse tout particulièrement à la recherche médicale et au recours aux biobanques, aux registres et à l’utilisation secondaire de renseignements médicaux. Elle entretient toujours des liens avec la Nouvelle-Zélande.

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Conseil d’administration P ro f i l s d e s n o u v e a u x m e m b re s

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de

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continué

M. Patrick Lafferty

Le Dr John O’Neil

Patrick D. Lafferty a pris sa retraite en 2002 après avoir passé plus de 38 années au service de PricewaterhouseCoopers LLP à Toronto, à Londres (R.-U.), à Montréal, à New York et à Ottawa. Il a assuré des services de vérification, d’évaluation d’entreprises, de gestion financière et de planification stratégique pour le compte de sociétés privées, d’industries réglementées, des trois ordres de gouvernement, de sociétés de la Couronne et des Nations Unies. Il a occupé le poste de vérificateur général adjoint du Canada ; il a été membre du comité sur les normes de vérification et de comptabilité dans le secteur public de l’Institut canadien des comptables agréés ; il a cosigné une étude sur la gouvernance intitulée Efficacité : la communication et la vérification de l’information sur l’efficacité dans le secteur public ; il a été directeur national des services gouvernementaux, postaux et de télécommunications. Il a en outre siégé aux conseils d’administration de l’Opéra Lyra, du Rideau Club et du Country Club. Durant les années 1990, il a effectué de la planification stratégique au Conseil de recherches médicales, au Fonds de Découvertes médicales canadiennes Inc., aux Instituts de recherche en santé du Canada, à la plupart des directions de Santé Canada, au Réseau ontarien de recherche sur le cancer, à la Fondation Rick Hansen, au Canada West Health Innovation Council, ainsi qu’à plusieurs universités et instituts de recherche. Depuis qu’il est à la retraite, Patrick Lafferty a été membre de l’Ontario Cancer Working Group et a effectué de la planification stratégique pour le compte de nombreux organismes : St. Boniface Hospital Research Institute, Génome Canada, Ontario Photonics Institute et Alberta Heritage Foundation for Medical Research. Jusqu’ à tout récemment, il faisait partie du conseil des Amis des Instituts de recherche en santé du Canada et de celui du Prix international de la recherche en santé Henry G. Friesen. Aujourd’hui, il continue de siéger au conseil de la Fondation orthopédique du Canada.

Le Dr John O’Neil est professeur et doyen de la faculté des sciences de la santé de l’Université Simon Fraser. Il était auparavant directeur du Manitoba First Nations Centre for Aboriginal Health Research, ainsi que professeur et chef du Département des sciences de la santé communautaire de l’Université du Manitoba. Il siège actuellement au Conseil consultatif des sciences de Santé Canada, au Conseil consultatif du Centre national de collaboration de la santé autochtone, ainsi qu’au conseil d’administration de la Fondation Michael Smith pour la recherche en santé. Le Dr O’Neil a par ailleurs été président fondateur du conseil consultatif de l’Institut de la santé des Autochtones des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) de 2000 à 2006. Ses travaux pour cet institut portaient principalement sur la santé des autochtones, un sujet qu’il a abordé dans plus de 120 articles et rapports. Parmi les enjeux qu’il a étudiés figurent l’autogouvernance et le développement d’un système de santé, la compréhension culturelle des risques environnementaux pour la santé et les déterminants sociaux des disparités en santé. En reconnaissance de son travail dans ces domaines, le Dr O’Neil a été nommé chercheur principal des IRSC en 2000. Dernièrement, il a commencé à travailler à la prévention du VIH/SIDA dans les pays à faible et à moyen revenu. C’est ainsi qu’il a obtenu des subventions de la Fondation Bill et Melinda Gates, des IRSC et de l’ACDI pour créer une capacité d’intervention publique locale en santé en Inde et en Chine dans le domaine de la prévention du VIH/SIDA. Il a en outre publié des articles sur le contexte culturel de la prévention du VIH/SIDA en Inde. Le Dr O’Neil possède un doctorat en anthropologie médicale de l’Université de la Californie (San Francisco / Berkeley).

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Conseil d’administration P ro f i l s d e s n o u v e a u x m e m b re s

de

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Le Dr David Phipps

Le Dr James Reynolds

Le D David Phipps est titulaire d’un doctorat en immunologie de l’Université Queen’s (Kingston, Ontario). Il a effectué des études postdoctorales en recherche sur le VIH à l’University Health Network de Toronto. Après avoir quitté les laboratoires, il a mené une carrière en gestion de la recherche universitaire, occupant successivement des postes de direction à la Fondation de l’Université de Toronto pour l’innovation (gestionnaire, biotechnologie et sciences de la vie), au Réseau canadien de l’arthrite (directeur, Développement) et aux Instituts canadiens de recherche en santé (directeur, Partenariats). En 2001, Le Dr Phipps, qui détient une maîtrise en administration des affaires de la Rotman School of Management de l’Université de Toronto, est aussi directeur des Services de recherche et d’échange du savoir à l’Université York, où il gère toutes les subventions et tous les contrats de recherche, sans oublier le transfert des connaissances et des technologies. C’est lui qui a rédigé les modalités de la première subvention versée par le Programme de mobilisation de la propriété intellectuelle des trois conseils pour financer la mobilisation des connaissances en partenariat avec l’Université de Victoria. L’infrastructure du réseau de mobilisation du savoir créé grâce à ce programme comprend aujourd’hui l’Université Memorial de Terre-Neuveet-Labrador, l’Université du Québec à Montréal, l’Université Guelph et l’Université de la Saskatchewan. Le Dr Phipps dirige par ailleurs l’Unité de mobilisation des connaissances de l’Université York, qui dispense des services aux chercheurs, aux organismes communautaires et aux agences gouvernementales qui désirent recourir aux politiques et pratiques de recherche pour éclairer les politiques publiques et la pratique professionnelle. En 2012, l’Unité de mobilisation des connaissances de l’Université York a obtenu un prix de pratique exemplaire du Knowledge Economy Network, un réseau établi en Europe.

Le Dr James Reynolds est diplômé de l’Université Queen’s (B.Sc. : 1982 — Ph.D. : 1987). Sa thèse de doctorat portait sur les mécanismes neurochimiques sous-jacents à la toxicité des métaux lourds. Il a suivi une formation postdoctorale à la Fondation de la recherche sur les dépendances de l’Université de Toronto. Le Dr Reynolds a décroché son premier poste d’ensiengment universitaire à l’Université Memorial, à Saint-Jean, Terre-Neuve. Il est revenu à Queen's en 1995, où son programme de recherche s’est étendu pour englober la recherche fondamentale et clinique. Le Dr Reynolds est professeur titulaire au Département des sciences biomédicales et moléculaires ainsi qu’au Centre d’études des neurosciences de l’Université Queen’s. Ses recherches des 20 dernières années ont porté sur les effets de l’alcool sur le fonctionnement du cerveau. Son programme de recherche actuel vise à comprendre les mécanismes des traumatismes cérébraux causés par l’exposition prénatale à l’alcool, ainsi que les déficits comportementaux et cognitifs qui en résultent. À plus long terme, il a comme objectif de comprendre comment l’exposition prénatale à l’alcool altère la neurochimie et la structure du cerveau, et par le fait même son fonctionnement chez l’enfant. Ce sont les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) qui ont assuré le financement de ses recherches interdisciplinaires fondamentales et cliniques sur les mécanismes cellulaires et les conséquences neurocomportementales de l’ETCAF (ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale), tout comme les recherches sur l’ETCAF menées par son équipe de sept personnes, ainsi que le projet de démonstration de l’ETCAF au sein de NeuroDevNet.

r

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NeuroDevNet e n chiffres : p r i n c i p a u x d é v e l o p p e m e n t s , 2 0 1 0 - 2 0 1 2

20

6

Stages

2010 / 11

2011 / 12

Établissements membres

25 24

2011 / 12 2010 / 11

83

Collaborateurs — publication*

42

1 Articles publiés par les collaborateurs

3 2010 / 11

2011 / 12

* La catégorie « Collaborateurs — publication » représente le nombre de chercheurs non membres du réseau qui sont engagés dans d’importantes collaborations de publication avec nos chercheurs membres.

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N e u ro D e v N e t e n c h i f f re s : p r i n c i p a u x d é v e l o p p e m e n t s , 2 0 1 0 - 2 0 1 2

Ensemble des partenariats

110

18 millions $ 2011 / 12

75

Fonds de recherche engagés

Partenariats internationaux

17

11

S.O. 2010 / 11

Demandes de brevet soumises par les chercheurs

2010 / 11

6

2011 / 12

Tous les stagiaires et jeunes professionnels mobilisés (personnel hautement qualifié PHQ)

200

188

Stagiaires et jeunes professionnels financés 150

Chercheurs financés

100

98

100

64 50

43

41

37

0

50

0

2010 / 11

2011 / 12

2011 / 12

2010 / 11

zero

NeuroDevNet

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Recherche

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NeuroDevNet

En l’identification de ces gènes… nous permettra [dans le future] à terme de proposer des traitements mieux ciblés et plus personnalisés aux personnes atteintes des TSA.

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RECHERCHE

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Le groupe de recherche en autisme Le groupe de recherche en autisme de NeuroDevNet a réalisé plusieurs découvertes importantes qui permettent de mieux comprendre les origines génétiques de l’autisme et des autres troubles neurologiques du développement. Le groupe est aussi à l’origine d’efforts internationaux visant à mettre sur pied une banque de tissus biologiques destinée à soutenir la recherche visant à déterminer l’influence des gènes dans l’apparition des troubles du spectre de l’autisme (TSA) chez les bébés à risque de souffrir de ce syndrome.

La fine pointe de la recherche détermine les facteurs génétiques et environnementaux ayant un lien potentiel avec les TSA

Mettre les ressources de NeuroDevNet au service d’une banque de tissus biologiques utile à la recherche sur l’autisme

Au cours de la dernière année, la découverte la plus notable du groupe a été de déterminer la variation héréditaire très rare d’un gène associé aux troubles du spectre de l’autisme, ainsi qu’aux troubles de déficit de l'attention/ hyperactivité (TDAH) et à d’autres problèmes neurologiques du développement. La variation du nombre de copies (VNC) est un phénomène qui survient lorsque des gènes du génome humain —le livret d’instruction du corps— manquent ou sont copiés par erreur. Cette variation peut entraîner des conséquences sur de nombreuses fonctions du corps, dont le développement du cerveau. Le Dr Stephen Sherer, cochercheur principal au sein du groupe des TSA de NeuroDevNet, est un auteur chevronné et l’un des premiers à avoir identifié le lien entre la VNC et l’autisme.

Les docteurs Zwaigenbaum et Scherer ont obtenu une bourse de 1,3 million de dollars de deux organismes : la Fondation Simons pour l’initiative de recherche sur l’autisme et le groupe Autism Speaks US. Grâce à ce support, ils dirigeront un partenariat international visant à constituer une nouvelle banque de tissus biologiques. Cette banque, rassemblant des échantillons d’ADN et d’autres tissus biologiques, facilitera la recherche sur l’influence des gènes dans l’apparition des troubles du spectre de l’autisme (TSA) chez les bébés à risque de souffrir de ce syndrome. La banque permettra de lier des échantillons biologiques à des données observées chez des sujets provenant de divers milieux, dont ceux du groupe de recherche Canadian Sibling Study (mené par les Drs Zwaigenbaum, Susan Bryson, Wendy Roberts, Jessica Brian, Isabel Smith et Peter Szatmari) et ceux, au nombre de cinq, du Baby Siblings Research Consortium (BSRC), un regroupement international.

Publiée dans Science Translational Medicine, cette découverte a attiré l’attention des médias à l’échelle nationale en plus d’être reprise par plusieurs organismes scientifiques prestigieux des États-Unis. Dans un second article paru dans l’American Journal of Human Genetics, le groupe a ensuite identifié une rare variation héréditaire du gène NRXN3, un gène déjà associé aux TSA. « L’identification de ces gènes nous aidera à poser de meilleurs diagnostics dans le futur, explique le Dr Scherer. Cette découverte contribuera aussi à la compréhension des mécanismes particuliers qui entraînent des anomalies dans le développement du cerveau, ce qui nous permettra à terme de proposer des traitements mieux ciblés et plus personnalisés aux personnes atteintes des TSA. »

« La bourse de la Fondation Simons vient compléter le financement que nous avions reçu de NeuroDevNet, explique le Dr Zwaigenbaum. Il nous permettra de rassembler davantage d’échantillons sanguins et de données sur le phénotype, c’est-à-dire des renseignements relatifs au comportement et à la personnalité des parents et d’autres membres de la famille, à l’environnement familial et à l’exposition à certains éléments pendant la grossesse. Le financement du groupe Autism Speaks US servira quant à lui à l’analyse de microéchantillons, une technique permettant d’étudier simultanément l’expression de plusieurs gènes. » « Dans ce projet, le soutien de NeuroDevNet a rendu possibles les efforts locaux autant que la collaboration internationale, ajoute le Dr Zwaigenbaum. Nous pourrons partir d’où nous sommes pour avancer dans la recherche génétique et obtenir des résultats applicables aux enfants à risque, tout en offrant aux chercheurs internationaux des ressources pour les années à venir. »

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Le groupe de recherche en autisme

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Une proportion élevée des adultes atteints de troubles du spectre de l’autisme (TSA) demeurent sans emploi ou sont sous-employés.

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NeuroDevNet appuie la Conférence d’orientation professionnelle des TSA Une des plus grandes préoccupations des adultes atteints du trouble du spectre de l’autisme (TSA) ainsi que de leurs parents est l’absence de possibilités d’obtenir un emploi digne de ce nom ou de mener toute activité professionnelle. Reconnaissant l’importance de cet enjeu, NeuroDevNet appuie la conférence « On the Job: Advancing Vocational Opportunities for Persons with Autism Spectrum Disorders (ASD) », qui se tiendra en février 2013 à Toronto. En 2012, ce rassemblement a attiré 260 personnes de partout au Canada et des États-Unis, notamment des personnes atteintes du TSA et leurs familles, des aidants, des employeurs et du personnel RH, des chercheurs, des décideurs politiques, des élus et d’autres intervenants. « C’est un sujet important, car le fait de pouvoir occuper un emploi est considéré critique pour gagner sa vie ne serait-ce que minimalement, ainsi que pour l’estime de soi et la qualité de vie des adultes », explique le Dr David Nicholas, superviseur du partage des connaissances au sein du groupe de recherche sur l’autisme de NeuroDevNet. Le Dr Nicholas a joué un rôle clé dans l’organisation de la Conférence, en compagnie de la Dre Wendy Roberts. « Une préoccupation majeure est que même si les occasions de carrière revêtent une importance capitale pour les adultes atteints du TSA, une part substantielle de cette population demeure sans emploi ou sous-employée », enchaîne le Dr Nicholas. Bien qu’il existe des programmes réussis et bénéfiques à l’intention des adultes atteints du TSA, des écarts substantiels subsistent entre les connaissances et la pratique. Les chercheurs se penchent de plus en plus sur les modèles documentés par des preuves scientifiques afin de mettre en lumière les résultats obtenus dans ce domaine, ajoute encore le Dr Nicholas. Parmi les présentations figurant au programme de la conférence 2012, une plénière a été animée par M. Thorkil Sonne. Celleci traitait de Specialisterne, l’entreprise danoise qu’il a fondée, et qui offre aux personnes atteintes du TSA des emplois en technologie de l’information. « M. Sonne a présenté les éléments qui font le succès de son initiative, précise le Dr Nicholas, notamment l’évaluation extensive, le soutien et la formation des employés. Il a présenté l’objectif inspirant qu’il poursuit, celui de créer à l’échelle mondiale un million d’emplois pour les adultes atteints de TSA. » Parmi les autres présentateurs figuraient Randy Lewis de l’entreprise américaine Walgreens, ainsi que Susan Bryson, une chercheuse engagée qui milite en faveur d’une vie meilleure pour les adultes atteints de TSA. La recherche et les services sont en croissance dans le domaine de l’orientation professionnelle des personnes atteintes du TSA. Selon le Dr Nicholas, les prochaines étapes consisteront à élaborer une base théorique et des preuves scientifiques solides destinées à baliser les pratiques d’orientation professionnelle de cette clientèle, ainsi qu’à développer des approches optimales face à la diversité du spectre de l’autisme, et à transformer les données en action aux échelles régionale, provinciale et nationale. La deuxième édition de la conférence d’orientation professionnelle est prévue pour juin 2013, à Calgary. Elle sera coprésidée par la Dre Margaret Clarke, par le Dr Nicholas et par un comité organisateur national. Les autres organismes qui ont appuyé la conférence d’orientation professionnelle du TSA 2012 sont l’Unité de recherche sur l’autisme du Hospital for Sick Children’s (SickKids), la Fondation SickKids, la Fondation familiale Sinneave, le Centre de formation New Haven, Autism Speaks Canada, la Faculté de travail social de l’Université de Calgary et la Fondation KRG.

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Le groupe de recherche sur la paralysie cérébrale La paralysie cérébrale est l’une des causes les plus communes de déficience physique chez les enfants. Le groupe de recherche sur la paralysie cérébrale de NeuroDevNet progresse à pas de géant dans la détermination des facteurs de risque et du profil des personnes atteintes de la paralysie cérébrale au sein de la population canadienne. Le groupe travaille également à approfondir sa compréhension des causes de ce syndrome, en plus de chercher des moyens de le traiter et de le prévenir.

Création du premier registre de la paralysie cérébrale en Amérique du Nord Le lancement en 2011 du Registre canadien de la paralysie cérébrale et la progression de son utilisation dans plusieurs régions du pays nous rapprochent de la détermination de facteurs de risque potentiels pendant la grossesse et d’une meilleure compréhension du rôle qu’exerce dans le syndrome l’interaction des gènes avec l’environnement. Le registre est maintenant opérationnel au Québec, dans le Grand Toronto, dans le nord et le sud de l’Alberta, à Terre-Neuve, en NouvelleÉcosse et en Colombie-Britannique. Il constitue une base de données sûre et anonyme qui contient des renseignements sur les enfants nés avec la paralysie cérébrale à partir du 1er janvier 1999. « Nous voulons connaître la prévalence et le spectre de la paralysie cérébrale au Canada, explique le Dr Micheal Shevell, chercheur principal du groupe paralysie cérébrale de NeuroDevNet et codirecteur de l’équipe du registre de la paralysie cérébrale. Nous cherchons à découvrir quels types de la paralysie cérébrale frappent les Canadiens, la sévérité de ce syndrome et ses causes potentielles, ainsi que la condition des personnes qui en souffrent. Nous cherchons aussi établir la distribution géographique des enfants ayant reçu un diagnostic de la paralysie cérébrale au pays. » Un total de 690 enfants ont vu leur nom inscrit au registre depuis le printemps 2012. L’équipe responsable du registre veut se servir de ces données pour étudier les facteurs liés à ce syndrome avant, pendant et après la naissance, ainsi que les conditions environnementales, maternelles et fœtales associées aux divers types de Ia paralysie cérébrale, d’une part, et à la gravité de ce syndrome, de l’autre. Le Dr Shevell et ses collègues ont scruté les données du registre et ont fait paraître des articles dans des publications scientifiques de renom. Les chercheurs qui étudient le registre veulent aussi déterminer la manière dont les familles recourent aux services de santé mis à leur disposition et obtenir le point de vue des parents sur les soins prodigués à leurs enfants. Dans le futur, on entend analyser à l’aide du registre la sévérité de la paralysie cérébrale et des syndromes qu’elle entraîne en fonction du revenu et de l’éducation des familles des enfants qui en souffrent.

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Nous voulons connaître la prévalence et le spectre de la paralysie cérébrale au Canada

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Le groupe de recherche sur la paralysie cérébrale

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Nous nous réjouissons du fait que la matière blanche du cerveau puisse faire l’objet d’une réparation et d’une régénération fonctionnelle et anatomique de cette nature.

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Cellules souches : une avancée prometteuse pour le traitement de la paralysie cérébrale et des troubles neurologiques La démyélinisation — la perte de la matière grasse blanche (la myéline) qui entoure normalement les neurones — est l’un des principaux indices de la paralysie cérébrale. La myéline augmente la vitesse de l’influx nerveux transmis par les neurones individuels, et sa présence est essentielle au fonctionnement normal du système nerveux. Le Dr Micheal Shevell, codirecteur scientifique de NeuroDevNet et membre du groupe de recherche sur la paralysie cérébrale, est parvenu à démontrer que les cellules souches transplantées dans le cerveau migrent en certains endroits précis où elles deviennent des cellules capables de produire de la myéline. En effectuant des tests d’imagerie par résonance magnétique sur des cerveaux ayant reçu une transplantation de cellules souches, le groupe de recherche a observé des signaux accrus indiquant la présence de la matière blanche associée à la myéline. Des tests électrophysiologiques permettant d’évaluer le fonctionnement des neurones après la transplantation des cellules souches ont ensuite permis de confirmer la présence de myéline. Ils ont montré que les neurones ayant accès à la matière blanche produite par les cellules souches fonctionnaient comme des neurones possédant un taux de myéline normal. « Nous nous réjouissons du fait que la matière blanche du cerveau puisse faire l’objet d’une réparation et d’une régénération fonctionnelle et anatomique de cette nature, explique le Dr Fehlings. Des études supplémentaires pourraient confirmer l’immense potentiel clinique de cette découverte dans le traitement de la paralysie cérébrale et d’autres affections où l’on constate la démyélinisation, comme dans le cas de la sclérose en plaques ou de blessures à la moelle épinière. »

gaine de myéline

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Le groupe de recherche sur la paralysie cérébrale

La paralysie cérébrale : intervention précoce et diète prénatale auraient des retombées positives Le groupe du Dr Jerome Yager a fait une série de découvertes révélant l’importance d’une intervention précoce dans le traitement de la paralysie cérébrale. Il a aussi élaboré une stratégie alimentaire qui permettrait de prévenir l’apparition de ce syndrome. Le groupe s’est penché sur les variations de l’inflammation chez des fœtus de rats exposés à l’insuffisance placentaire, une incapacité du placenta à fournir suffisamment d’oxygène et de nutriments au fœtus. L’insuffisance placentaire est reconnue comme une des causes sous-jacentes les plus répandues de la paralysie cérébrale. « Avec surprise, nous avons découvert une mutation dans la réaction inflammatoire chez les rats nouveau-nés, lesquels, sur le plan du développement, sont comparables à des bébés humains prématurés, explique le Dr Yager. Cette découverte est importante en ce qu’elle pourrait nous aider à déterminer le moment idéal pour entreprendre certains traitements de la paralysie cérébrale, surtout ceux ayant recours à l’introduction de cellules souches. » « La plupart des études actuelles portent sur l’effet des interventions pratiquées tard dans l’enfance, poursuit le Dr Yager. Nos découvertes laissent croire que les traitements avec cellules souches pourraient être entrepris beaucoup plus tôt, dès qu’on constate des lésions chez le nouveau-né, ce qui pourrait avoir des retombées potentiellement plus importantes dans le traitement de ce syndrome. » Le groupe du Dr Yager a aussi exploré diverses stratégies de prévention de la paralysie cérébrale et l’apparition de lésions au cerveau chez les nouveau-nés. « Nous avions déjà montré que le fait de manger des pousses de brocoli, qui agissent comme inducteurs enzymatiques de phase 2, prévient les lésions à la matière blanche du cerveau qu’on retrouve typiquement dans les cas de paralysie cérébrale. Plus important encore, chez les animaux, ces pousses empêchent l’apparition de déficiences sur le plan du développement. » Les inducteurs enzymatiques de phase 2 augmentent la capacité du corps à lutter contre l’inflammation et l’oxydation, qui provoquent les dommages infligés aux cellules par les radicaux libres. « Comme le fœtus et le nouveau-né possèdent un organisme immature, ils ont habituellement de la difficulté à supporter le stress supplémentaire induit par l’insuffisance placentaire, précise le Dr Yager. C’est là que les inducteurs enzymatiques de phase 2 viennent les aider. » En vue des premières étapes des essais cliniques, où la consommation de pousses de brocoli sera testée chez les humains comme stratégie de prévention de la paralysie cérébrale, le groupe du Dr Yager a effectué une revue systématique des écrits scientifiques pour s’assurer que l’utilisation de plantes médicinales de la famille des cruciféracées — brocoli, chou et chou de Bruxelles, notamment — est inoffensive. Des groupes de consultation ont également été sondés pour évaluer la volonté des femmes enceintes d’ajouter des pousses de brocoli à leur régime alimentaire si leur fœtus peut en bénéficier. « Dans les deux cas, les résultats préliminaires semblent prometteurs », conclut le Dr Yager.

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Le groupe de recherche sur l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF) L’exposition prénatale à l’alcool peut entraîner une série de problèmes de développement chez l’enfant. C’est la première cause de déficience mentale au Canada. Les chercheurs associés de NeuroDevNet qui étudient l’ETCAF font appel aux techniques d’imagerie du cerveau avec un double objectif : améliorer leur compréhension des signes physiques précoces indiquant la présence de ces troubles, et tenter de prédire les conséquences de ces troubles chez les enfants qui en souffrent. En plus d’aider les familles aux prises avec les problèmes comportementaux associés à l’ETCAF, ces chercheurs s’engagent aussi à partager leurs découvertes avec les parents, les professionnels de la santé et les autres intéressés du milieu pour convaincre les femmes enceintes d’éviter de boire de l’alcool pendant la grossesse.

Créer un portrait global de l’effet de l’ETCAF sur les jeunes cerveaux Dirigé par le Dr Christian Beaulieu, le groupe de l’ETCAF de NeuroDevNet a mené dans plusieurs villes une étude en ayant recours aux techniques d’imagerie du cerveau. En combinant des images du cerveau obtenues par IRM à une mine de renseignements sur le fonctionnement cognitif et comportemental, ces chercheurs sont parvenus à créer ce qui pourrait bien être la plus grosse base de données du monde dans le domaine du syndrome de l’alcoolisation fœtale. Avec des appareils de marque différente dans quatre villes — Edmonton, Winnipeg, Vancouver et Kingston —, l’équipe de recherche a passé au scanneur huit images « fantômes » de contrôle dans chacune des villes pour s’assurer que les résultats sont comparables d’un site de recherche à un autre. Ces efforts représentent une contribution importante aux méthodes de recherche en imagerie du cerveau. « Dans notre étude, nous avons eu recours à “l’imagerie en tenseur de diffusion”, explique le Dr Beaulieu. Ce type d’imagerie permet de reconnaître et de mesurer de manière très précise les traces de matière blanche dans le cerveau, ce qui est impossible avec les autres techniques d’imagerie du cerveau. » «L’analyse du cerveau des personnes touchées par l’ETCAF nous a permis de déterminer trois différences par rapport à la norme, soit la petitesse de la tête et du cerveau par rapport à la taille du corps, la minceur du corps calleux et le sousdéveloppement du cervelet, enchaîne le Dr Beaulieu. Étant donné la grande variété des problèmes cognitifs et neurologiques entraînés par l’ETCAF, d’autres régions du cerveau sont aussi susceptibles d’être affectées. C’est pourquoi nous devons poursuivre nos observations. En plus de nous permettre de voir les “connexions” rendues possibles par la matière blanche, nos méthodes d’imagerie nous permettront de mesurer partout dans la boîte crânienne le volume du cerveau et son épaisseur, ainsi que les structures profondes de la matière grise comme l’hippocampe et le noyau amygdalien, qui sont essentiels à diverses aptitudes motrices et cognitives. »

image: Christian Beaulieu

Le Dr Beaulieu et son équipe pourront ensuite comparer leurs images du cerveau à toute une série de données — cognitives, comportementales, génétiques et relatives au mouvement des yeux — recueillies sur chaque enfant ayant participé à l’étude. Ce croisement de données permettra de générer un modèle global de connectivité de l’ensemble du cerveau et de ses fonctions. « Il nous faut un portrait étendu du cerveau des enfants souffrant de troubles causés par l'alcoolisation fœtale pour mieux comprendre ces affections neurologiques répandues », conclut le Dr Beaulieu.

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Le groupe de recherche sur l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF)

Conscientiser à l’ETCAF et promouvoir l’éducation et la prévention L’ETCAF a des effets néfastes sur toutes les facettes de la société. C’est une des causes principales des troubles cognitifs et comportementaux chez les enfants. Selon les estimations de Santé Canada, 9 bébés sur 1000 seraient touchés par ces troubles, mais la prévalence réelle de l’ECTAF serait probablement plus importante. En novembre 2011, le groupe de l’ETCAF et le groupe de l’Application des connaissances de NeuroDevNet ont uni leurs efforts pour organiser ce qu’ils ont appelé le Café scientifique, une activité qui visait à permettre aux chercheurs, aux cliniciens, aux organismes du milieu, aux agents de la santé publique et aux familles touchées par l’ETCAF d’énoncer leurs recommandations au sujet de l’ETCAF. L’événement a aussi donné lieu à une discussion informelle sur les défis posés par les beuveries. Le thème du Café, qui a réuni 70 participants à Kingston, en Ontario, était « Quand est-ce "trop" ? Comprendre l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale et leurs effets sur les sujets, les familles et la société. » « Le Café fut une occasion de conscientiser le public aux défis de l’ETCAF, explique le Dr James Reynolds, cochercheur principal au sein du groupe de l’ETCAF de NeuroDevNet. Nous avons présenté l’état des recherches actuelles dans le domaine ainsi que les nouvelles connaissances pouvant donner de l’espoir aux familles frappées par les troubles causés par l’alcoolisation foetale. Nous avons aussi abordé le problème du point de vue de la santé publique en nous intéressant, parmi d’autres défis à relever par la société, aux coûts considérables que nous devons assumer collectivement lorsqu’une personne touchée par ces troubles se retrouve dans le système judiciaire. Nous avons évoqué les lacunes dans la sensibilisation et rappelé l’augmentation de la consommation d’alcool excessive chez les jeunes femmes, ce qui fait augmenter le taux d’exposition à l’alcoolisation fœtale. Les familles qui élèvent des enfants touchés par l’ETCAF ont aussi pu partager leur histoire et leur expérience, ce qui est peut-être la chose la plus importante », conclut le Dr Reynolds. Nombre de familles et de travailleurs communautaires ayant pris part à l’événement ne connaissaient pas auparavant l’existence du réseau NeuroDevNet avant la tenue du Café scientifique, lequel a suscité de l’intérêt à l’échelle locale et continue de le faire à l’échelle du pays. Plusieurs participants ont indiqué être prêts à faire partie de l’étude menée par le groupe de l’ETCAF de l’Université Queen’s, à Kingston, et depuis la tenue du Café, les commentaires positifs ont fusé de toutes parts, diverses personnes engagées dans la lutte contre l’ETCAF partout au Canada ayant pu voir les deux vidéos largement diffusées qui ont immortalisé l’événement et les discussions. Le Café a été rendu possible grâce au soutien des Instituts pour la recherche en santé du Canada et du groupe de l’Application des connaissances de NeuroDevNet.

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Le Café scientifique fut une occasion de conscientiser le public aux défis de l’ETCAF, dont le principal consiste à faire comprendre à la population qu’aucune quantité d’alcool ne peut être ingérée de manière sûre pendant la grossesse si l’on veut que celle-ci reste saine.

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Le groupe de recherche sur l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF)

L’éducation à distance pour les familles aux prises avec des défis comportementaux Un programme d’éducation destiné aux familles touchées par le syndrome de l’alcoolisation foetale est actuellement mis sur pied grâce à un partenariat regroupant NeuroDevNet, le Centre de santé Izaak Walton Killam (IWK), de Nouvelle-Écosse, et l’Agence de santé publique du Canada. Dans le cadre de cette initiative, le groupe de l’Application des connaissances et celui de l’ETCAF de NeuroDevNet a choisi de s’associer au Dr Patrick McGrath, du Centre de santé IWK, pour soumettre aux Instituts pour la recherche en santé du Canada (IRSC) un projet visant l’élaboration d’un programme d’éducation à distance entièrement voué à l’amélioration du comportement des enfants touchés par l’ETCAF. « Bien qu’il existe toute une variété d’approches cognitives et comportementales visant à traiter les troubles du comportement d’origine neurologique, très peu de recherches visant précisément l’ETCAF ont été entreprises jusqu’ici, explique le Dr James Reynolds, cochercheur principal au sein du groupe de l’ETCAF de NeuroDevNet. Nous savons que le manque de communication entre les familles aux prises avec l’ETCAF, d’une part, et les fournisseurs de services et les décideurs politiques, d’autre part, constitue un problème majeur qui ralentit la mise en place de programmes appropriés pour les enfants. Ceci est d’autant plus vrai que les familles aux prises avec des troubles causés par le syndrome de l’alcoolisation foetale résident souvent dans des communautés peu populeuses ou éloignées, et n’ont ainsi pas accès aux services appropriés. » En 2005, l’Agence de santé publique du Canada a publié un document intitulé ETCAF : un cadre d'action, dans lequel elle émettait plusieurs recommandations précises, comme l’importance de déterminer le type de soutien requis par les enfants atteints et leur famille, ainsi que la nécessité de trouver des moyens appropriés d’offrir des services aux communautés au niveau fédéral, provincial et territorial. « Les conclusions du rapport de l’Agence ont servi de base à notre proposition de recherche, a expliqué le Dr Reynolds. En faisant appel aux principaux intervenants dans le domaine pour nous aider à surmonter les obstacles, nous croyons pouvoir mettre sur pied un programme en ligne conçu sur mesure pour l’ETCAF, et destiné à la formation des parents. Un tel programme aidera les familles qui sont à la recherche de soutien et de services. » L’équipe de recherche travaillera à la conception d’un programme éducatif inspiré par les résultats d’un vaste sondage mené auprès des intervenants du milieu, ainsi que par l’initiative « Familles plus fortes », lancée par le Dr McGrath et son équipe au Centre de santé IWK, et qui vise à aider les familles à gérer les problèmes les plus communs chez les enfants touchés par l’ETCAF. Pour confirmer la faisabilité et l’utilité du programme, NeuroDevNet ciblera plus particulièrement les parents et les soignants des enfants âgés de 5 à 12 ans. Le Dr Reynolds et ses collègues prévoient que la création de divers partenariats partout au pays fera partie des bénéfices découlant de ce projet de recherche. « Nous espérons créer une plateforme où nous pourrons partager nos ressources et nos idées avec les parents, les tuteurs, les cliniciens, les chercheurs et les autres intervenants qui pourront profiter de nos découvertes, précise le Dr Reynolds. Notre but ultime est d’influencer les décisions politiques et d’améliorer la qualité de vie des personnes frappées par l’ensemble des troubles causés par le syndrome de l’alcoolisation fœtale. »

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Groupe de l'Application des connaissances L'application des connaissances (AC) est un aspect intégral des activités de NeuroDevNet. Un de nos groupes de recherche et de pratique y est voué, et ce volet est aussi pris en compte par les groupes de recherche individuels qui examinent nos trois maladies cibles. Nos chercheurs, employés et stagiaires de ce domaine s’emploient à développer des capacités en recherche et en traitement et à créer et des occasions et des tribunes de partage et d'échange de renseignements fondés sur des données probantes et axés sur l'utilisateur final.

Boîte à outils ACi : une trousse d'application des connaissances pour NeuroDevNet Il y a encore un écart entre les données probantes publiées et la pratique dans un environnement clinique où sont vus et traités les enfants atteints de troubles neurologiques du développement. Le groupe de l'Application des connaissances propose de combler cette lacune en favorisant l’adoption d’une approche intégrée d'application des connaissances (ACi) au sein de NeuroDevNet et en étudiant l’efficacité de celle-ci. « Plusieurs stratégies d'AC sont en cours d'élaboration et de mise à l'essai, commente la Dre Mayada Elsabbagh, qui gère le portefeuille d'AC pour NeuroDevNet. Ces stratégies visent à appuyer l'engagement des utilisateurs des connaissances au sein du réseau. » « Quatre applications pilotes de la boîte à outils ACi sont en cours de développement, enchaîne la Dre Elsabbagh. Elles sont conçues en partenariat avec les chercheurs de NeuroDevNet et les intervenants de la communauté, y compris l'Association canadienne des centres de santé pédiatriques, le CanChild Centre for Childhood Disability Research et la International Society for Autism Research (INSAR). » NeuroDevNet a d'abord entamé avec les familles touchées par l'autisme un dialogue au sujet de la recherche sur les marqueurs biologiques et sur la façon dont les données probantes actuelles pourraient être utilisées dans un environnement clinique. Le groupe tente d'aider les familles touchées par les TSA. À ces familles, qui posent des questions importantes, NeuroDevNet veut pouvoir proposer les meilleures solutions possibles. « Nous tentons de déterminer ce que les personnes touchées par la paralysie cérébrale pensent de la thérapie aux cellules souches, ajoute la Dre Elsabbagh. Nous voulons savoir quels bénéfices potentiels ils croient pouvoir retirer de cette thérapie. » Le groupe AC et ses partenaires examineront ensuite dans quelle mesure les données probantes sont utilisées de façon optimale dans une pratique clinique. « Nous le ferons en discutant avec les professionnels de la santé qui participent à la détection précoce et aux interventions auprès des enfants souffrant de troubles neurologiques du développement. » Le but ultime de NeuroDevNet est de favoriser l'accès aux connaissances et de créer une capacité de recherche mondiale en matière de détection et d'intervention précoces. « Dans cette portion de notre travail, nous demanderons aux chercheurs et aux cliniciens de partout dans le monde de partager leurs expériences de réussite et les obstacles qu'ils ont rencontrés », conclut la Dre Elsabbagh. Les renseignements obtenus grâce au projet de boîte à outils ACi seront utilisés pour développer des ressources au service des familles qui veulent obtenir des tests de marqueurs biologiques et qui souhaitent recourir à la thérapie aux cellules souches. Ces renseignements serviront aussi à bâtir une infrastructure d'AC nationale dans le domaine de la détection précoce des troubles neurologiques du développement et de l'intervention précoce qui devrait s’ensuivre.

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Cette année, plusieurs activités étaient destinées aux enfants, à qui l’on voulait enseigner comment fonctionne le cerveau et comment le protéger

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Le groupe AC facilite le déroulement de la semaine « Cerveau en tête » au Canada La semaine « Cerveau en tête » (« Brain Awareness Week » en anglais) est une initiative lancée aux États-Unis par la Dana Alliance for Brain Initiatives. La semaine, qui se déroule sur sept jours aux quatre coins du globe au mois de mars, est consacrée à la promotion d'activités de sensibilisation sur le cerveau. Le groupe de l’Application des connaissances de NeuroDevNet a contribué de façon importante aux activités canadiennes dans le cadre de l’édition 2012 de la Semaine.

Promouvoir de NeuroDevNet lors du « Brain Blast » annuel de Saskatoon Le groupe a commandité de la publicité et un kiosque faisant la promotion de NeuroDevNet lors du Brain Blast annuel de Saskatoon, un événement annuel interactif à entrée libre qui s’est tenu au City Hospital de Saskatoon. Plusieurs centaines de personnes ont participé à ce rassemblement éducatif qui s’adressait à un public de tous âges. Les participants ont visité divers pavillons présentant différentes affections du cerveau, comme les traumatismes crâniens, les tumeurs cérébrales et la maladie d'Alzheimer, ainsi que des techniques comme la neuroimagerie. « Le Brain Blast est un rassemblement très médiatisé qui se déroule annuellement à Saskatoon depuis plusieurs années, explique Fleur Macqueen Smith, conseillère du groupe de l’Application des connaissances (AC). Cette année, plusieurs activités étaient destinées aux enfants, à qui l’on voulait enseigner comment fonctionne le cerveau et comment le protéger. » L'an prochain, NeuroDevNet prévoit installer un stand encore plus actif et éducatif en partenariat avec d'autres habitués de l’événement.

Inciter les étudiants du secondaire à s'intéresser aux neurosciences dans le cadre du Brain Bee de Vancouver Vancouver a été fidèle encore cette année à sa réputation de carrefour important des neurosciences. Divers événements ont été organisés dans la ville, y compris les qualifications nationales de l’épreuve annuelle « Brain Bee », une compétition internationale sur les connaissances en neurosciences s’adressant aux étudiants du secondaire. Les concurrents devaient répondre à des questions testant leurs connaissances du cerveau et du système nerveux pour remporter le titre de vainqueur de l’épreuve nationale canadienne. Le groupe AC a participé au financement de l’épreuve, à laquelle ont pris part 35 étudiants de 4e secondaire, de 5e secondaire et de 12e année. CIHR Canadian National Brain Bee: http://brainbee.ca

Promouvoir la connaissance de l’interaction entre l'environnement, le développement du cerveau et la santé À l’occasion de la semaine « Cerveau en tête », le Dr Bryan Kolb, chercheur principal au Canadian Center for Behavioural Neuroscience de l'Université de Lethbridge, et membre du Comité de gestion de la recherche de NeuroDevNet, a fait une présentation devant 500 personnes, dans une salle bondée, durant un événement commandité par le groupe AC. Cette présentation à entrée libre était l'une des six activités organisées pour souligner la semaine « Cerveau en tête » à Lethbridge.

Détruire les mythes au sujet du cerveau et en discuter Le 14 mars, des neuroscientifiques de renom se sont réunis à Montréal durant la semaine « Cerveau en tête » dans le but de décortiquer pour le grand public les mythes et réalités au sujet du cerveau dans le cadre d'une initiative appelée le « Café scientifique ». Le Dr Michael G. Fehlings, directeur scientifique adjoint de NeuroDevNet, a agi comme présentateur avec le soutien du groupe AC. L'événement a attiré 120 personnes, qui ont participé à des discussions sur des sujets variés allant de la mémoire jusqu’à l'interface ordinateur-humain, en passant par la régénération des cellules souches.

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… et polliniser l'application des connaissances sur les troubles du développement lors de rencontres en personne avec les chercheurs La série Dialogues sur l'application des connaissances de NeuroDevNet Dialogue a débuté en novembre 2011. Les membres de l’équipe de l’Application des connaissances ont lancé ce programme dans le but d'améliorer la compréhension du contexte de recherche précis de chacun des groupes, et dans le but aussi de démystifier les principes d'application intégrée des connaissances, où l'application des connaissances est l'une des premières considérations d'un projet de recherche. Des activités de la série Dialogues ont été organisées à Montréal, à Toronto, à Kingston et à Vancouver pour les groupes de recherche spécialisés dans l'autisme, la paralysie cérébrale et l’ETCAF. Les participants ont eu des échanges utiles qui contribueront à façonner les prochains ateliers. « L'atelier m’a été très utile, a indiqué un des participants. Il m’a permis d’élargir ma conception de l'application des connaissances et de la manière d’administrer cette dernière. » Un autre participant a affirmé qu'il avait de la difficulté à concevoir l'application des connaissances relatives aux modèles animaux, mais qu'il comprenait maintenant qu'il s'agissait d'un « exercice utile et réalisable ». Un autre encore a exprimé ce souhait : « je désire poursuivre l'élaboration d'un plan d'application des connaissances, et pour ce faire, je recourrai certainement aux services d'experts-conseils [du groupe AC de NeuroDevNet] ». « Nous voulons encourager la réflexion sur les possibilités et les défis relatifs à l'intégration de l'application des connaissances, explique le Dr Muhajarine, chef du groupe AC de NeuroDevNet. Nous souhaitons déterminer entre différents groupes de recherche les éléments communs et les différences en matière d'application des connaissances. Nous avons comme objectifs d’accroître la capacité en recherche et en traitement et de faciliter la création de noyaux d'AC partout au pays. »

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Groupe de l'Application des connaissances

Le groupe de l’Application des connaissances fera la promotion de la consommation de sulfate de magnésium pour prévenir la paralysie cérébrale Des preuves solides viennent étayer la thèse selon laquelle une certaine forme de magnésium offre une protection aux bébés prématurés à risque de la paralysie cérébrale. Les obstacles à l'application de ces résultats de recherche à la pratique clinique et l'efficacité de cette application font l’objet d’une étude nationale financée par les Instituts de recherche en santé du Canada. Les membres de l'équipe de l’Application des connaissances (AC) ont déjà mené des consultations sur l'étendue des activités de partage des connaissances prévues par les collaborateurs de l’étude, et le groupe doit participer à la conception du matériel promotionnel et éducatif destiné aux chercheurs de plus de 10 lieux d'étude au Canada. « L'équipe de l’AC participera à la définition et à l'évaluation des interventions relatives au magnésium, explique le Dr Nazeem Muhajarine, chef du groupe de l’Application des connaissances de NeuroDevNet, afin de déterminer les pratiques de l’AC qui se révèlent les plus efficaces en milieu clinique. » « Le recours au sulfate de magnésium pour protéger les bébés prématurés de la paralysie cérébrale est une application nouvelle et très prometteuse, commente la Dre Laura Magee, une scientifique chevronnée du Child and Family Research Centre de Colombie-Britannique et qui est la chercheuse principale de cette initiative. Plusieurs facteurs font toujours l'objet d'un débat, dont l'âge gestationnel idéal pour l’administration du sulfate de magnésium au bébé, les dosages et les effets secondaires. » Le Dr Steven Miller, chercheur du réseau NeuroDevNet, emploie des techniques d'IRM avancées pour mieux comprendre le développement du cerveau et les lésions constatées chez les bébés prématurés. Il envisage de générer l’image du cerveau de 175 nouveau-nés parmi les nourrissons à l'étude pour examiner les effets physiques du sulfate de magnésium sur le cerveau de ces derniers. « Nous surveillerons de près l'innocuité et l'efficacité du sulfate de magnésium dans une pratique clinique, ajoute la Dre Magee. Nous participons à cette recherche parce que l’examen des preuves déjà recueillies nous porte à croire que ce médicament est très prometteur comme mesure préventive. » « Un des objectifs de cette étude est de déterminer si un programme énergique du groupe de l’Application des connaissances pourrait mener à l'utilisation du sulfate de magnésium dans un environnement clinique dans 80 % des cas d’ici quatre ans, enchaîne la Dre Magee. Nous souhaitons également voir diminuer à moins de 10 % des cas la surutilisation de sulfate magnésium pour le traitement des bébés qui risquent d'être prématurés, à la différence de ceux dont la naissance prématurée est une certitude. Bien entendu, nous voulons prouver que l'atteinte de ces objectifs entraînera la réduction anticipée du taux de la paralysie cérébrale infantile. » Les résultats de cette étude devraient être connus dans environ quatre ans.

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Groupe de Neuroéthique Ce groupe cherche à anticiper les problèmes éthiques que peuvent soulever les recherches de NeuroDevNet et trouve des moyens de les résoudre. Il évalue les perspectives et les valeurs de deux groupes : celles des chercheurs qui étudient les troubles neurologiques du développement, et celles des patients et des familles qui vivent au quotidien avec ces troubles. Les faits relevés par le groupe de Neuroéthique servent de base à la formulation des balises éthiques destinées à régir la recherche pédiatrique et la recherche sur les troubles neurologiques du développement, en plus de contribuer à la réflexion neuroéthique sur l’ensemble des recherches soutenues par NeuroDevNet. Les travaux récents du groupe de Neuroéthique ont abordé les problèmes associés aux biomarqueurs en imagerie neurologique et aux services et soins offerts aux jeunes atteints de troubles neurologiques du développement, notamment. Le groupe a aussi tenté de déterminer comment NeuroDevNet peut collaborer avec les communautés autochtones pour trouver des moyens de pallier les lacunes en matière de recherche au sein des populations vulnérables.

Les défis éthiques de l’utilisation de l’imagerie du cerveau dans la prévention des troubles neurologiques du développement chez les nouveau-nés Il est capital de pouvoir prédire les conséquences des lésions au cerveau chez certains nouveau-nés très malades. Les médecins et autres professionnels de la santé travaillant aux soins intensifs néonataux font parfois face à des défis techniques et médicaux qui rendent de telles prédictions difficiles à réaliser, et ce, même chez les nouveau-nés souffrant seulement de lésions modérées causées par un manque d’oxygène ou d’irrigation sanguine. Dans une initiative de recherche codirigée par le Dr Éric Racine, codirecteur du groupe de Neuroéthique de NeuroDevNet et directeur de l’Unité de recherche en neuro-éthique de Montréal, ainsi que par le Dr Michael Shevell, responsable du groupe de la paralysie cérébrale de NeuroDevNet, des entrevues ont été réalisées avec des néonatologistes et des neurologues pédiatriques afin de déterminer la manière dont on utilise l’imagerie du cerveau pour prédire les conséquences de certains troubles médicaux chez les nouveau-nés et les enfants. « Nous étudions certains aspects de l’application des connaissances pour déterminer de quelles manières les technologies d’imagerie du cerveau sont utilisées et intégrées dans la pratique clinique et les soins », indique le Dr Racine. « Plusieurs chercheurs et cliniciens affirment que notre capacité à effectuer des prédictions justes passe par le développement d’outils qui amélioreront notre capacité à reconnaître, à prévoir et à prévenir les lésions aux cerveaux chez les nouveau-nés, ajoute-t-il. » Au départ, cette initiative menée en collaboration avec le Dr Jerome Yager, codirecteur du groupe de la paralysie cérébrale de NeuroDevNet, cherchait à explorer les défis éthiques entourant les décisions relatives à la fin de vie et à l’utilisation de l’imagerie du cerveau dans les soins intensifs aux nouveau-nés. La portée des travaux s’est toutefois élargie lorsque les groupes de Neuroéthique, de la paralysie cérébrale et de l’Application des connaissances ont uni leurs efforts pour concevoir un protocole permettant d’explorer les modèles de prédiction en contexte néonatal, dans le but d’améliorer le processus de décision clinique et le partage des connaissances dans le traitement des nouveau-nés souffrant de lésions au cerveau. Actuellement, la formation et la pratique médicales se préoccupent assez peu de cette capacité de prédiction, et le manque d’expérience dans ce domaine représente un défi pour les médecins. Des recherches approfondies menées dans le milieu des soins intensifs pédiatriques et néonataux montrent par ailleurs que la formation, l’âge, l’expérience, les croyances religieuses et les conditions de pratique du médecin influencent la manière dont il prend les décisions relatives à la fin de vie, et ce, indépendamment de la condition du patient. « Nous croyons que notre travail nous aide à déterminer et à comprendre les divers défis éthiques liés à l’utilisation de l’IRM dans la prédiction des conséquences des lésions sévères constatées au cerveau des nouveau-nés, indique le Dr Racine. Les résultats de nos études nous permettront de mieux évaluer les défis actuels et de rehausser la valeur éthique de nos processus de décision », indique pour sa part la Dre Emily Bell, chercheuse associée à cette recherche et au réseau NeuroDevNet. Selon la Dre Bell, le fait d’engager le groupe de l’Application des connaissances de NeuroDevNet avec les médecins spécialistes sur le terrain devrait contribuer à l’adoption rapide de nouvelles pratiques. « Selon les résultats de cette étude, indique-t-elle, nous pourrions étendre nos recherches à l’examen des différences professionnelles entre d’autres intervenants engagés dans le traitement des nouveau-nés dans un état critique. » RECHERCHE

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Groupe de Neuroéthique

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Le groupe de Neuroéthique de NeuroDevNet a réalisé que… les enfants d’origine autochtone sont sous-représentés dans les études sur la santé infantile.

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Étudier les troubles neurologiques du développement dans les communautés autochtones canadiennes La recherche montre que les enfants autochtones du Canada sont en moins bonne santé que les non-autochtones, et ce, pour tous les critères de santé pris en compte. De façon générale, les autochtones ont un poids plus faible à la naissance et une nutrition déficiente. Ils courent aussi un risque accru de contracter des maladies ou de mourir en bas âge. Le groupe de neuroéthique de NeuroDevNet a réalisé que malgré cette triste réalité, les enfants d’origine autochtone sont sous-représentés dans les études sur la santé infantile. Pour pallier cette lacune dans la recherche, le groupe de neuro-éthique a effectué une recension des écrits scientifiques pour déterminer le niveau d’engagement des chercheurs et des communautés autochtones dans trois des axes de recherche de NeuroDevNet, soit l’ensemble des troubles causés par le syndrome de l’alcoolisation fœtale (ETCAF), les troubles du spectre autistique (TSA) et l’infirmité motrice cérébrale (IMC). « On sait actuellement très peu de choses au sujet de la prévalence et de la gravité des troubles du développement chez les enfants autochtones », explique la Dre Judy Illes, codirectrice du groupe de neuroéthique de NeuroDevNet. Aux côtés de la Dre Nina Di Pietro, une autre chercheuse du groupe de neuro-éthique, la Dre Illes a commencé par tenir une série de consultations auprès d’experts en éthique de la recherche et en santé des enfants autochtones. « Nous sommes à la recherche des meilleures façons d’aller de l’avant », indique-t-elle. « Un des principaux éléments révélés par ces rencontres est qu’il nous faut analyser les études sur l’ETCAF, les TSA et l’IMC qui ont été menées par le passé afin d’identifier les forces et les lacunes de nos connaissances actuelles, enchaîne la Dre Di Pietro. Parmi nos principales découvertes, nous avons réalisé qu’il n’existe pratiquement aucune étude des TSA ou de l’IMC chez les enfants autochtones, tandis que plus de 50 études et rapports ont déjà été publiés au sujet de l’ETCAF. » « 98 % des publications que nous avons recensées portaient sur le problème de l’alcoolisation fœtale, tandis qu’un seul article traitait de l’IMC, poursuit la Dre Di Pietro. La prévention de l’ETCAF et les services d’intervention sont les sujets les plus largement traités. Sont aussi bien représentés dans la littérature la recherche clinique, les études de prévalence et d’incidence, les connaissances sur l’ETCAF, ainsi que les méthodes de sensibilisation et leur effet sur le système de justice criminel. » « La recherche sur l’ETCAF est essentielle en ce qu’elle contribue notamment à améliorer la vie des enfants autochtones et de leur famille, poursuit la Dre Illes, mais l’absence d’écrits scientifiques portant sur les TSA et la’IMC soulève trois questions auxquelles nous devons répondre. Les TSA et l’IMC sont-ils répandus chez les enfants autochtones? S’ils sont aussi répandus que l’ETCAF, pourquoi la recherche en ce domaine est-elle insuffisante ? Et, finalement, si l’évaluation de l’incidence n’est pas comparable, comment pouvons-nous expliquer cette situation ? » Des directives récentes émises pour encadrer l’éthique de la recherche au Canada exigent l’équité et l’impartialité face aux populations étudiées. « Avec ces directives, nous sommes en droit d’espérer que les populations autochtones soient représentées équitablement dans toutes les études financées par le gouvernement fédéral, explique la Dre Illes. Grâce à son vaste réseau de chercheurs, NeuroDevNet est bien placé pour amorcer une collaboration fructueuse avec les communautés autochtones du Canada, afin de combler les lacunes les plus criantes dans le domaine de la recherche. » Les Dres Illes et Di Pietro entendent publier bientôt un article où elles énoncent les résultats de leurs recherches. Ce faisant, elles veulent promouvoir la collaboration entre le réseau NeuroDevNet et les chercheurs autochtones.

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Groupe de Neuroinformatique La neuroinformatique est l’application de méthodes de calcul et de méthodes informatiques au domaine de la recherche sur le système nerveux. Les approches multidisciplinaires et de haute technologie adoptées par les chercheurs de NeuroDevNet génèrent une importante quantité de données qu’un être humain ne pourrait traiter ni comprendre sans l’aide d’un ordinateur. Le groupe de Neuroinformatique répond aux besoins des chercheurs de NeuroDevNet en recourant à des outils de pointe pour collecter, gérer, conserver, diffuser et analyser les nombreux types de données provenant de multiples sites de partout au Canada.

NeuroDevNet stimule la qualité de la recherche grâce à LORIS, un système de gestion en ligne des données Certaines initiatives de recherche de longue durée se déroulent dans des lieux multiples et intègrent les techniques d’imagerie du cerveau aux études cliniques, comportementales et génétiques. Ces études nécessitent des systèmes hautement spécialisés de classement et de gestion des données. C’est ce qui fait de LORIS (Longitudinal Online Research and Imaging System) un outil clé pour les groupes de recherche de NeuroDevNet et pour le réseau dans son ensemble. LORIS est hébergé à l’adresse suivante: http://cbrain.mcgill.ca/loris. « Au départ, LORIS a été créé pour les Instituts nationaux de santé mentale des États-Unis, qui poursuivait une étude de 10 ans portant sur le développement normal du cerveau, explique le Dr Alan Evans, responsable de l’imagerie au sein du groupe de Neuroinformatique de NeuroDevNet. LORIS a été conçu pour permettre le partage confidentiel des renseignements, tout en intégrant les données comportementales et celles obtenues par imagerie numérique. Avec le temps, le système s’est perfectionné, au point de permettre aujourd’hui de gérer la cueillette, l’analyse, la recherche, la visualisation et le contrôle de la qualité des données. LORIS est actuellement utilisé dans des projets de recherche portant sur le développement et la dégénérescence neurologiques. » « Il existe un grand nombre de produits informatiques capables de stocker, de traiter et même de gérer séparément des données comportementales ou d’imagerie du cerveau, explique le Dr Paul Pavlidis, directeur scientifique du groupe de Neuroinformatique de NeuroDevNet. Nous avons toutefois choisi LORIS, parce que très peu de systèmes peuvent, comme lui, gérer l’ensemble des données utilisées dans notre réseau de recherche. Nous sommes très heureux d’avoir mis en place LORIS pour nos collègues de NeuroDevNet, parce qu’il peut être configuré pour suivre les besoins de la recherche et s’adapter aux problèmes selon la perspective de l’utilisateur final. » « Le fait de pouvoir suivre efficacement l’évolution du travail et d’y intégrer des mesures de contrôle de la qualité nous a permis d’améliorer grandement la qualité des données de nos essais de recherche », reprend le Dr Evans, qui a dirigé le développement de LORIS pendant l’étude des Instituts nationaux de santé qui a vu naître le système. « De nouveaux modules sont constamment ajoutés, et les fonctions du système ne cessent d’être améliorées et optimisées. Une nouvelle fonction de visualisation 3D comme le “Brain Browser”, par exemple, permet aux usagers de générer des images interactives à partir d’un simple navigateur Web », poursuit le Dr Evans. « Le système LORIS illustre bien l’approche que souhaite adopter NeuroDevNet pour favoriser la collaboration et la coordination entre les chercheurs du Canada, conclut le Dr Pavlidis. Des outils comme LORIS sont le ciment informatique sur lequel reposent la qualité, la standardisation et la reproductibilité des données de recherche. »

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Groupe de Neuroinformatique

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Il s’agit d’un guichet unique pour les scientifiques à la recherche de gènes candidats pouvant être liés à divers problèmes dignes d’intérêt

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Lier les gènes aux traits physiques et comportementaux grâce à une base de données sur mesure La compréhension de la cause génétique des maladies est une des clés de l’amélioration des méthodes de diagnostic et de traitement des troubles neurologiques du développement. Malheureusement, on ne peut accéder en ligne qu’à une faible proportion des données publiques permettant de lier les gènes au phénotype, c’est-à-dire à l’ensemble des traits physiques et comportementaux observables chez une personne. Un autre obstacle est que lorsque ces données sont accessibles, elles sont souvent disséminées, et y accéder requiert plusieurs outils. Neurocarta est un système qui rassemble des données sur les gènes et les phénotypes de sources diverses, et qui permet d’analyser les liens entre ces données. La saisie des données peut être automatique ou manuelle, et l’on peut copier dans le système des données provenant d’autres sources lorsque celles-ci aident à associer des gènes à des phénotypes. Neurocarta permet en outre à l’utilisateur d’entrer ses propres annotations. La plateforme est accessible en ligne à http://neurocarta.chibi.ubc.ca. Le groupe de Neuroinformatique de NeuroDevNet a conçu cette plateforme d’intégration des données génétiques pour faciliter l’interprétation et l’analyse des études sur le développement neurologique produites au sein du réseau. Neurocarta contient actuellement plus de 30 000 lignes de données liant plus de 6 800 gènes à 1 800 phénotypes, et il est en croissance constante. « Il s’agit d’un guichet unique pour les scientifiques à la recherche de gènes candidats pouvant être liés à divers problèmes dignes d’intérêt, précise le Dr Pavlidis. Neurocarta donne aux chercheurs une vue d’ensemble des liens avérés entre les gènes et les phénotypes, et il leur permet de filtrer les données pour retenir uniquement celles qui sont les plus pertinentes pour leur recherche. » « Nous voulons que Neurocarta bénéficie des recherches actuelles et futures du réseau, pour améliorer notre compréhension des troubles neurologiques du développement et de la relation entre les gènes et le phénotype, ajoute le Dr Pavlidis. Par-delà les données associées aux troubles du cerveau, Neurocarta rassemble une masse de renseignements pertinents pour toute une variété de maladies, ce qui en fait un outil utile à l’ensemble de la communauté de chercheurs en génétique. Notre approche intégratrice permet à Neurocarta de tirer parti des nouveaux types de données récoltées avec les technologies de nouvelle génération. »

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Nous sommes heureux d’avoir pu créer une occasion de rassembler les chercheurs canadiens en neuro-informatique

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Faire de NeuroDevNet un chef de file national et international de la neuroinformatique Le groupe de Neuro-informatique de NeuroDevNet poursuit ses efforts pour conclure des ententes de collaboration et de partenariat avec des chercheurs et des centres de recherche canadiens, ainsi qu’avec les principaux organismes internationaux actifs dans son domaine. « Nous collaborons avec l’Institut d’informatique en recherche clinique associé à l’Institut de recherche en santé maternelle et infantile de l’Université de l’Alberta, ainsi qu’avec le Réseau de recherche en santé des enfants et des mères, qui loge à l’Institut de recherche sur l’enfant et la famille de l’Hôpital pour enfants et du Centre de santé des femmes de Colombie-Britannique », précise le Dr Pavlidis. « Nous avons décidé de nous unir pour améliorer les normes de gestion des données partout au Canada, ajoute le Dr Pavlidis. En particulier, nous voulons accroître l’usage du système REDCap, une application Web conçue spécialement pour faciliter la saisie de données en contexte de recherche. Nous possédons déjà une expertise en gestion de données, acquise à l’aide de REDCap principalement, et nous souhaitons accroître l’usage de cet outil dans le domaine de la recherche clinique. » C’est dans cette optique que le directeur du groupe de Neuroinformatique s’est rendu à Ottawa pour participer à un atelier d’un jour intitulé « Données : protection, gestion, usage judicieux ». Plusieurs initiatives de collaboration ont suivi cet atelier. Notre groupe a notamment établi des liens avec le groupe des Déficiences intellectuelles traitables de NeurDevNet, qui a conçu un outil interactif pour les cliniciens de l’Université de la Colombie-Britannique. Nous avons aussi été retenus comme conseillers auprès du Réseau intégré de découverte en neurosciences pour la paralysie cérébrale hémiplégique chez l’enfant (CP-NET), dirigé par la Dre Darcy Fehlings, chercheur associé de NeuroDevNet à l’Institut du cerveau d’Ontario. Parallèlement à ces activités, le groupe de Neuroinformatique mène une initiative de concertation auprès des spécialistes canadiens de l’informatique neuroscientifique ; il souhaite mobiliser ces spécialistes et les inciter à s’organiser. « Nous avons réalisé que le Canada devait augmenter ses capacités de recherche en neuroinformatique pour favoriser l’engagement international de ses chercheurs et accroître son rayonnement dans le monde, précise le Dr Pavlidis. L’existence du réseau NeuroDevNet et sa mission lui donnaient les moyens de faire bouger les choses dans cette direction. Notre principale initiative a été d’entreprendre il y a quelque temps déjà des discussions au sujet d’une éventuelle adhésion du Canada à l’INCF (International Neuroinformatics Coordinating Facility). Nos efforts en ce sens doivent cependant commencer par la mise sur pied d’une meilleure organisation ici, au pays. » Actuellement, les pays membres de cet organisme sont les États-Unis, plusieurs pays d’Europe et le Japon. « Devenir membre de l’INCF permettrait au Canada d’augmenter ses capacités de recherche en neuro-informatique grâce à des partenariats internationaux, enchaîne le Dr Pavlidis. En mai 2012, l’INCF a d’ailleurs financé un atelier en collaboration avec l’Association canadienne des neurosciences, une initiative à laquelle le groupe de Neuroinformatique de NeuroDevNet s’est associé à titre de partenaire. « Nous sommes heureux d’avoir pu créer une occasion de rassembler les chercheurs canadiens en neuro-informatique, ajoute le Dr Pavlidis. Nous entendons organiser d’autres ateliers du genre pour renforcer les liens de l’INCF au Canada. »

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Plus elle pédale vite, plus son avatar est puissant.

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Opportunités

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Programme Opportunités de NeuroDevNet

Neuf initiatives de collaboration financées par NeuroDevNet s'ajoutent aux travaux de nos groupes de recherche ou explorent des avenues de recherches de pointe touchant d'autres troubles du développement du cerveau. Les projets financés par le programme Opportunités de NeuroDevNet mettent tous l'accent sur une approche interdisciplinaire et interlaboratoire. Quatre initiatives ont émergé de NeuroGAMe, le programme lancé conjointement par NeuroDevNet et le Réseau de centres d'excellence Graphisme, animation et nouveaux médias (GRAND). Ces initiatives cofinancées ainsi qu’une autre initiative de NeuroDevNet visent l'élaboration de thérapies novatrices basées sur des technologies de réalité virtuelle et de ludiciels dans le but de traiter les problèmes comportementaux associés aux troubles neurologiques du développement. En combinant l'expertise en informatique et en développement neurologique que possède chaque réseau de centres d'excellence, la collaboration avec NeuroGAMe est passée, dans un cas, du stade de projet pilote à celui d’une initiative dotée d’un financement plus durable grâce à une subvention de Recherche concertée sur la santé. Une sélection de projets du programme Opportunités sont présentés dans les pages suivantes.

photo: Darcy Fehlings

Participant du projet CP Fit ‘n’ Fun : consulter l’article de la page 33

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Programme Opportunités de NeuroDevNet

Évaluation de l'utilité de la formation cognitive informatisée pour les enfants atteints de l’ETCAF (Kimberly A. Kerns, Université de Victoria, Jacqueline Pei et Carmen Rasmussen, Université de l'Alberta)

illustrations: Jan Karen Campbell www.pupuchaku.net

Caribbean Quest, un ludiciel conçu pour améliorer l'attention et la mémoire opérationnelle des enfants, a retenu l'attention des médias et a même été nommé dans un blogue lancé par des ergothérapeutes en Australie. Le jeu vidéo est conçu pour améliorer l'attention et la mémoire opérationnelle des enfants touchés par l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF). « Les problèmes de fonctions exécutives et d'attention sont l'une des principales caractéristiques de l’ETCAF», explique la Dre Kimberley Kerns, psychologue à l'Université de Victoria. L'incapacité à rester assis sans bouger, à réfléchir avant de réagir ou à comprendre les limites personnelles est un obstacle de taille au bien-être des enfants atteints de troubles de l’ETCAF. « Pourtant, il existe peu d'interventions ciblant ces enfants, précise la Dre Kerns, tandis que les approches visant le maintien de l'attention et les différents aspects des fonctions exécutives sont courantes pour les adultes souffrant de traumatismes crâniens. Notre étude portait sur 25 enfants qui ont passé 12 semaines à jouer à Caribbean Quest à l'aide d'un moniteur qui formulait des suggestions ou présentait des stratégies de résolution de problème lorsque les enfants rencontraient un obstacle ou ne pouvaient résoudre leur frustration. » Des images par résonance magnétique (IRM) prises par le Dr Christian Beaulieu à l'Université de l'Alberta durant cette période révèlent une modification de la substance blanche de ces enfants (consulter les articles sur les scans du cerveau aux pages 16 et 41). L'étude n'en est qu'à ces débuts, mais ses techniques sont déjà mises à l'essai par des assistants en éducation de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

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Programme Opportunités de NeuroDevNet

Projet Fit 'n' Fun sur la paralysie cérébrale : améliorer la santé et la vie sociale par des jeux d'entraînement virtuels chez les adolescents atteints de la paralysie cérébrale (Darcy Fehlings, Université de Toronto, et Nicholas Graham, Université Queen’s)

photos: Darcy Fehlings

Les fonctions physiques des enfants atteints de la paralysie cérébrale diminuent souvent lorsqu'ils arrivent à l'adolescence. Les enfants qui pouvaient utiliser un déambulateur doivent souvent se rabattre sur un fauteuil roulant pour se déplacer. Lorsqu'ils utilisent un déambulateur, ils se fatiguent rapidement et les distances parcourues raccourcissent. Une mobilité réduite est souvent synonyme d’isolement social et de qualité de vie réduite. Souvent aussi, les enfants touchés sont en mauvaise condition physique et éprouvent de la faiblesse musculaire. Une chercheuse de NeuroDevNet, la Dre Darcy Fehlings, en collaboration avec un chercheur du réseau Graphisme, animation et nouveaux médias (GRAND), le Dr Nicholas Graham et leurs groupes respectifs ont misé sur l'attrait des jeux vidéos pour inciter les jeunes atteints de la paralysie cérébrale à faire de l'exercice physique et à interagir socialement avec leurs pairs. En pédalant sur un vélo stationnaire installé à leur domicile, ces adolescents actionnent un avatar dans un jeu à joueurs multiples où ils peuvent voir les avatars des autres pédaleurs. Plus ils pédalent vite, plus leur avatar est puissant. L'appareil est par ailleurs muni d'un micro qui permet aux jeunes de discuter en direct avec d'autres joueurs depuis leur domicile respectif. Les jeunes planifient leurs rencontres de jeu d'entraînement sur un site Facebook « Notre objectif général de recherche consistait à déterminer si les jeux d'entraînement en réalité virtuelle ont des bienfaits pour la santé, explique la Dre Fehlings. Nous voulions savoir notamment s’ils améliorent la condition physique et la qualité de vie des jeunes atteints de la paralysie cérébrale. L'expertise combinée de GRAND et de NeuroDevNet dans le cadre de cette initiative vise à promouvoir le recours à la réalité virtuelle comme traitement de réadaptation viable pour les enfants handicapés. »

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Interventions basées sur les forces des enfants atteints de l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF) (Chris P. Bertram, Université de la vallée du Fraser)

photos: Chris Bertram

La plupart des thérapies destinées aux enfants atteints de l’ETCAF sont axées sur les activités ou comportements pour lesquels les enfants éprouvent le plus de difficulté : apprentissage, réflexion et comportements sociaux acceptables. Une initiative de recherche novatrice dirigée par le Dr Chris Bertram de l'Université de la vallée du Fraser, en ColombieBritannique, combine deux activités parmi les plus bénéfiques pour les enfants atteints de l’ETCAF : les jeux vidéos et l'activité physique. De fait, Bertram et son groupe ont conçu deux programmes qui mettent l'accent sur ces activités : FAST Club et Brain Gamers. Le chercheur espère qu'en favorisant le mouvement et l'intérêt, ces programmes généreront une réponse neuroplastique et une restructuration du cerveau qui aura des effets sur le comportement et la faculté d'attention. « Nous utilisons le jeu pour révéler un ensemble de compétences cachées, d'une façon agréable, intéressante et stimulante, affirme le Dr Bertram. C'est un type de thérapie invisible ou, si vous préférez, furtive. Nous espérons améliorer la vie de ces enfants et de leurs familles à long terme. »

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Caractérisation fonctionnelle des gènes liés à l'autisme (Ann Marie Craig, Université de la Colombie-Britannique) L'autisme a été décrit comme un trouble des synapses, les zones de contact entre les neurones. Les chercheurs croient que l'autisme pourrait être causé par un déséquilibre entre les facteurs qui augmentent et diminuent l'activité du cerveau. La Dre Ann Marie Craig, une chercheuse de l'Université de la Colombie-Britannique, examine comment les nouveaux gènes liés à l'autisme agissent sur les synapses pour réguler l'activité du cerveau. Selon elle, ce type d'analyse approfondie permettra de définir les fondements génétiques et biochimiques des troubles du spectre de l'autisme (TSA). « Nous espérons trouver quels gènes contribuent le plus aux TSA et, peut-être, à quels aspects des troubles ils contribuent. Comprendre les voies biochimiques touchées, dans les cultures cellulaires et les modèles animaux, permettra d'élaborer des traitements moléculaires et pharmaceutiques pour les personnes atteintes de TSA. »

Entraînement adaptatif des fonctions cognitives chez les personnes atteintes de TSA et de TDAH (Elizabeth Kelley, Daryl Wilson, James Reynolds et Douglas Munoz; Centre for Neuroscience Studies, Université Queen's) Jouer à des jeux vidéos peut augmenter la capacité d'attention et améliorer la cognition. Les Drs Kelley, Wilson, Reynolds et Munoz élaborent un programme d'entraînement intéressant et agréable basé sur des jeux vidéos, et qui s'adapte aux forces et aux faiblesses cognitives individuelles des enfants. « Nous espérons que cette forme d'entraînement adaptatif entraînera une amélioration plus nette de la capacité d'attention, des fonctions exécutives et des compétences générales que ne peut le faire un jeu vidéo classique », explique la Dre Kelley. Le groupe testera son processus de formation auprès d’enfants atteints d'autisme et de TDAH. « L'entraînement adaptatif de cette nature n'a jamais été testé auprès de ces enfants, mais notre jeu vidéo pourrait constituer un traitement rentable et efficace pour les enfants souffrant de problèmes cognitifs », indique la Dre Kelly.

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Pathophysiologie des accidents vasculaires cérébraux périnataux (Adam Kirton, Université de Calgary, Patricia Massicotte, Université de l'Alberta, et Kamran Yusuf, Université de Calgary, et coll.) Les risques les plus élevés de souffrir d'un accident vasculaire cérébral au cours d'une vie se concentrent dans la première semaine suivant la naissance. La plupart des survivants d'un accident ischémique cérébral — un blocage des vaisseaux sanguins du cerveau — souffrent d'une faiblesse du côté du corps opposé à celui de la région touchée dans le cerveau. Ils souffrent aussi de troubles du langage, de l'apprentissage et du développement du comportement, ainsi que d'épilepsie. Les accidents ischémiques cérébraux sont la cause de la plupart des cas de la paralysie cérébrale. Même s'ils sont courants et ont des effets importants, les accidents vasculaires cérébraux périnataux sont pourtant « négligés dans la recherche sur la paralysie cérébrale », affirme le Dr Adam Kirton. « Dans la plupart des cas, la cause de l’accident est inconnue. Cette mauvaise compréhension du phénomène fait obstacle au développement de traitements et de stratégies d'intervention. Dans ce contexte, l’équipe de recherche sur les accidents vasculaires cérébraux périnataux de l'Alberta a entrepris de catégoriser les différents accidents vasculaires cérébraux périnataux dans le but d'en déterminer les causes. Une base de données contenant des données sur plus de 800 enfants ayant subi un accident servira de fondement aux analyses examinant les anomalies inflammatoires, placentaires et de coagulation pouvant entraîner un accident vasculaire cérébral périnatal, explique le Dr Kirton. Ces recherches sont essentielles, conclut-il, pour atténuer les problèmes dont souffrent des milliers d'enfants canadiens victimes d'un accident vasculaire cérébral périnatal. »

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Ces recherches sont essentielles, pour atténuer les problèmes dont souffrent des milliers d'enfants canadiens victimes d'un accident vasculaire cérébral périnatal

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PROGRAMME OPPORTUNITÉS

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Programme Opportunités de NeuroDevNet

Analyse bio-informatique des réseaux de gènes dans le développement neurologique (Paul Pavlidis, Université de Colombie-Britannique)

image: Paul Pavlidis

Un des obstacles que doivent surmonter les chercheurs qui étudient les troubles neurologiques du développement est de celui de dresser le pont entre les renseignements sur les gènes d’une part, et les observations cliniques, de l’autre. « Une simple agrégation des données provenant de différentes sources est insuffisante, précise le Dr Paul Pavlidis, chef du groupe de recherche en neuro-informatique de NeuroDevNet. Nous voulons combler l'écart entre l'incroyable quantité de données génomiques recueillies sur le développement neurologique et la capacité des chercheurs à utiliser ces données. L'intégration de connaissances en génomique fonctionnelle avec les réseaux de gènes aidera les chercheurs de NeuroDevNet à mieux cibler leurs analyses génétiques et à interpréter plus précisément les résultats obtenus. Notre recherche les aidera à commencer à déterminer les origines génétiques communes à la paralysie cérébrale, aux TSA, aux ETCAF et à d'autres troubles neurologiques du développement. Ils pourront ensuite élaborer de nouvelles stratégies de diagnostic et de traitement. »

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Formation et éducation « NeuroDevNet s’efforce d’améliorer le développement et l’intégration des jeunes chercheurs dans son réseau ainsi que dans les nombreux milieux où les Canadiens et les Canadiennes s’investissent dans la santé et le bien-être des enfants atteints de troubles neurologiques du développement.

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Activités de formation de NeuroDevNet Améliorer la capacité en recherche et en traitement des troubles neurologiques du développement au Canada est un élément central de la mission de NeuroDevNet. Il faut tout un réseau de chercheurs, de cliniciens et d’enseignants pour former la prochaine génération de chercheurs. NeuroDevNet rassemble une expertise variée provenant des quatre coins du pays afin d’offrir à ses stagiaires des occasions de formation interdisciplinaire à volets multiples. Il s’efforce d’améliorer le développement et l’intégration des jeunes chercheurs dans son réseau ainsi que dans les nombreux milieux où les Canadiens et les Canadiennes s’investissent dans la santé et le bien-être des enfants atteints de troubles neurologiques du développement. NeuroDevNet 101 Un des principaux défis auxquels font face les chercheurs intéressés par les troubles neurologiques du développement consiste à transformer les découvertes génétiques en thérapies prometteuses. En janvier 2012, le programme de formation de NeuroDevNet inaugurait un cours interdisciplinaire de formation à distance à l’intention des stagiaires de NeuroDevNet. Le cours aborde le défi de la conversion des découvertes en thérapies en étudiant le cas des troubles du spectre de l’autisme (TSA). En adoptant une approche collaborative et interdisciplinaire, les participants doivent développer une stratégie de validation des gènes liés à l’autisme, comprendre la fonction de ces derniers et déterminer des cibles génétiques de traitement. Ce cours interactif comporte un volet magistral et un volet groupe de travail. En 2012, ses 22 sessions se sont étalées sur une période de 14 semaines, soit jusqu’en avril. Unique par son envergure pancanadienne, le cours a attiré 27 participants, dont 12 étudiants inscrits. Quinze professeurs associés de NeuroDevNet ont donné chacun un cours magistral, et deux spécialistes internationalement reconnus ont été invités à donner une conférence. Le logiciel GoToWebinar, conçu par Citrix, a permis une interaction et des discussions en temps réel entre les présentateurs et les étudiants sur des sujets allant de la biologie du développement du cerveau jusqu’aux approches et à l’analyse expérimentales, en passant par l’exploration de la compréhension clinique des troubles de développement du cerveau. Les étudiants devaient travailler en équipe avec des stagiaires issus de domaines variés afin de concevoir un plan destiné à valider les gènes liés à l’autisme par des méthodes de recherche génétique, clinique, moléculaire et d’imagerie. Les exemples utilisés étaient tirés de multiples troubles neurologiques observés chez l’enfant et chez l’adulte ainsi que de systèmes de modélisation animale. Le cours NeuroDevNet 101 a culminé avec trois demandes de bourses présentées sous forme de rapport, et avec une présentation-discussion de la recherche d’une durée de 30 minutes. Une participante a converti la demande de bourse qu’elle avait produite pour le cours en une demande de bourse de perfectionnement NeuroDevNet. Un autre, en réponse à une question du sondage anonyme portant sur l’élément le plus précieux de ce cours, a écrit : « Alors que je commençais à songer à la direction que je souhaitais donner à mon projet de recherche doctorale, je suis devenue de plus en plus tentée d’y incorporer des éléments de génétique. Le cours m’a donné les bases pour comprendre ce que je pourrais être en mesure de faire et comment. »

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Activités de formation de NeuroDevNet

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Les bourses de perfectionnement NeuroDevNet récompensent l’adoption d’une approche multidisciplinaire

Faits saillants des bourses de perfectionnement 2011-2012 Les deux rondes du concours pour l’octroi des bourses de perfectionnement NeuroDevNet ont attiré une forte représentation d’un bassin croissant d’étudiants du doctorat, de chercheurs postdoctoraux et d’étudiants en recherche clinique. Au cours de la période de financement 2011-2012, quatre bourses de formation ont été décernées : deux pour du perfectionnement postdoctoral, et deux autres pour des études doctorales. Les bourses de perfectionnement NeuroDevNet récompensent l’adoption d’une approche multidisciplinaire assortie d’un programme de formation en mentorat conjoint dans le cadre duquel le projet même du stagiaire couvre plus d’une discipline. Deux chercheurs superviseurs du réseau mettent leur expertise et leurs laboratoires au service des boursiers et du programme. Ils ont pour tâche d’envisager une perspective élargie à laquelle ils pourraient ne pas avoir pensé avant que l’édition 2011-2012 du programme de bourses ait démontré les avantages de l’approche décrite plus haut. Deux étudiants de la cohorte 2011-2012, formés en sciences informatiques, travaillent avec des enseignants spécialisés en neuroimagerie et en neurocomportement. Le projet de Carl Jackson, boursier postdoctoral, combine la modélisation mathématique avec le traitement sensorimoteur chez l’enfant dans le but de développer une série de tests capables de caractériser le comportement moteur des enfants types ainsi que les déficits de coordination des deux mains que l’on constate chez les enfants atteints d’un des troubles de l’ETCAF. Le projet de Shawn Andrews (se reporter à la page adjacente), boursier en perfectionnement aux études supérieures, combine pour sa part des méthodes d’analyse d’image avec l’imagerie structurelle du cerveau par IRM dans le but de développer de nouvelles façons de déterminer les changements subis au fil du temps par la matière blanche chez les enfants atteints de paralysie cérébrale. Ces changements peuvent survenir à la suite d’une blessure entraînant une détérioration progressive ou à la suite de progrès enregistrés grâce à une thérapie. Les boursiers Jackson et Andrews mènent tous deux des analyses de données correspondant à leur formation primaire, mais par l’interaction avec leurs comentors et les enfants évalués dans leurs laboratoires, les deux chercheurs découvriront les volets clinique et personnel de la recherche. « Grâce à mes travaux financés par NeuroDevNet, je peux collaborer étroitement avec des neurologues du BC Children's and Women's Health Centre, relate Andrews. Cela me donne des bases solides pour élaborer la méthode que je propose pour classer les dommages à la matière blanche. Mes travaux me donnent en outre une meilleure compréhension des retombées éventuelles de mes travaux en milieu clinique. »

Bourses de perfectionnement 2012-2013 NeuroDevNet a lancé son deuxième concours de bourses de perfectionnement en mars 2012 et s’attend pour cette deuxième ronde à recevoir un nombre accru de demandes de formation dans divers domaines liés aux troubles neurologiques du développement. Par ailleurs, le réseau a mobilisé 246 000 $ pour six bourses de formation additionnelles financées en partenariat avec le Programme de formation en recherche sur l’autisme (FRA), la Fondation Michael Smith pour la recherche en santé et le Programme canadien de cliniciens-chercheurs en santé de l’enfant. La contribution totale des partenaires, qui s’ajoute à celle de NeuroDevNet, a atteint 341 000 $.

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Activités de formation de NeuroDevNet Ces images du cerveau, captées par imagerie à résonnance magnétique, sont celles de cerveaux d’enfants nés prématurément. Elles ont été obtenues au moyen d’une technique unique appelée « diffusion par imagerie tensorielle », ou DIT. Ici, la DIT montre des simulations de tractus de substance blanche. L'image A montre le cerveau d'un enfant d'un âge gestationnel de 36 semaines et dont la substance blanche ne présente aucune lésion. L'image B montre le cerveau d'un enfant d'un âge gestationnel de 32,5 semaines et dont la substance blanche présente des lésions sévères. Les tractus de fibres apparaissant dans les images ont été marqués par un code de couleur correspondant à leur longueur, le rouge représentant les fibres les plus longues, et le bleu, les plus courtes. Normalement, les différences de longueur et de densité des tractus ne sont pas typiquement aussi évidentes que le montrent ces images, qui ont été sélectionnées en raison de la clarté particulière des variations qu’on y constate.

A

images: Shawn Andrews

B

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Activités de formation de NeuroDevNet Intendance des programmes d’éducation et de formation de NeuroDevNet Ville

Associés et techniciens de recherche

Candidats à la maîtrise

Candidats au doctorat

Études postdoctorales

Étudiants de premier cycle

ABBOTSFORD 2 1 5 CALGARY 3 1 2 2 EDMONTON 10 11 7 3 2 HALIFAX 5 1 HAMILTON 1 4 1 KINGSTON 4 2 5 MONTRÉAL 16 1 8 3 4 SASKATOON 1 1 TORONTO 5 8 6 8 4 VANCOUVER 16 8 9 6 2 VICTORIA 3 2 3 WINNIPEG 1 1 Total 64 36 43 23 22

Total 8 8 33 6 6 11 32 2 31 41 8 2 188

Ces statistiques issues des groupes de recherche et du programme Opportunités de NeuroDevNet indiquent le nombre de stagiaires et de jeunes professionnels qui bénéficient du financement de NeuroDevNet. Le recrutement par NeuroDevNet a dépassé les projections de sa proposition initiale. Le nombre de candidatures aux bourses de perfectionnement s’est accru d’environ 50 % de 2010-2011 à 2011-2012. Parallèlement, le nombre de résumés de recherche que les stagiaires ont présentés en vue de notre conférence annuelle a doublé au cours de la même période. Les stagiaires financés par le réseau ont la chance de participer à la Conférence annuelle sur le développement du cerveau de NeuroDevNet, et NeuroDevNet leur propose du soutien afin qu’ils assistent à des ateliers spécialisés et qu’ils aient accès à des cours virtuels comme NeuroDevNet 101, et pour qu’ils aient la chance de vivre des stages de recherche en entreprise. Plusieurs autres stagiaires et jeunes professionnels, dont le nombre total atteint 400, sont affiliés à NeuroDevNet, mais ne sont pas comptabilisés dans les statistiques présentées ci-dessus, car ils ne travaillent pas directement à un projet financé par NeuroDevNet ; ils effectuent plutôt un stage ou ils sont à l’emploi d’un chercheur-enseignant ou d’autres membres affiliés du réseau NeuroDevNet. Notons que certains d’entre eux sont entrés en contact avec NeuroDevNet à la suite de nos efforts de diffusion et de mobilisation des connaissances, ainsi qu'à l'occasion de congrès et d'initiatives comme notre Conférence annuelle sur le développement du cerveau ou l’ART-NeuroDevNet Winter Institute.

2011-2012 PHQ Personnel hautement qualifié

Nombre total de stagiaires et d’autres jeunes professionnels

Calgary 8

(par ville)

Edmonton 33 Vancouver 41

Saskatoon 2

Montréal 32

Toronto 31

Abbotsford 8 Victoria 8 Winnipeg 2

Hamilton 6

Halifax 6

Kingston 11

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Stages en neurologie du développement – p a r t e n a r i a t e n t re N e u ro D e v N e t e t M i t a c s En collaboration avec Mitacs, NeuroDevNet propose des stages Accélération qui permettent aux stagiaires et à leur professeur superviseur de participer à des recherches sur les troubles neurologiques du développement chez l’enfant. Ces recherches sont menées pour le compte d’entreprises et organismes partenaires de Mitacs et de NeuroDevNet. Jusqu’à présent, NeuroDevNet a parrainé plus de 20 stages chez ses divers partenaires : entreprises, organismes privés sans but lucratif du domaine de la santé, et organismes gouvernementaux. Nos stages donnent aux diplômés l’occasion d’examiner des questions de recherche tout répondant aux priorités des partenaires. L’inauguration de ces stages a permis aux professeurs superviseurs d’établir de nouvelles relations de recherche, et à NeuroDevNet, d’élargir son réseau de contacts.

Un lien ou un obstacle : Internet comme lien entre les parents, les groupes de revendication et les renseignements sur les troubles neurologiques du développement Comment présenter aux lecteurs de journaux et à des téléspectateurs un fait scientifique de manière intéressante, pertinente et juste ? Rebecca Cheung, une étudiante à la maîtrise en journalisme à l’Université de la Colombie-Britannique, a été appelée à relever ce défi cet été au journal Vancouver Sun, où elle a effectué un stage de journalisme spécialisé en troubles neurologiques du développement. Appuyée par NeuroDevNet et par le programme Accélération C.-B. de Mitacs, Mme Cheung a partagé son temps entre la salle de rédaction du Sun et le groupe de recherche National Core for Neuroethics de l’Université de la Colombie-Britannique, où sa principale interlocutrice était la Dre Judy Illes, codirectrice du groupe de Neuroéthique de NeuroDevNet. « Dans le cadre de mon stage, je devais me débrouiller pour proposer aux lecteurs du Sun des récits et du contenu intéressants qui traitaient de façon approfondie de science et d’éthique », relate Mme Cheung. La stagiaire a produit notamment une analyse multimédia de la difficulté qu’ont les parents d’enfants touchés par l’autisme ou le syndrome d’alcoolisation foetale à évaluer les renseignements sur les traitements présentés dans Internet. L’un des articles de Mme Cheung, portant sur l’autisme, a été publié à la Une du Sun le 16 septembre 2011 et a fait l’objet de capsules vidéos sur le site Web du journal. En juin 2011, Mme Cheung a par ailleurs agi comme panéliste au cours de la deuxième Conférence annuelle sur le développement du cerveau de NeuroDevNet. Quelques mois plus tard, en octobre, elle se rendait en Arizona, au congrès des rédacteurs scientifiques de la National Association of Science Writer’s (NASW), où elle présentait ses recherches et relatait son expérience de stagiaire au Sun, une allocution qu’elle allait répéter en février 2012 devant l’auditoire de l’American Association for the Advancement of Science, à Vancouver. « Ce fut une fabuleuse expérience d’apprentissage, unique en son genre, s’exclame Mme Cheung. Je suis extrêmement privilégiée d’avoir obtenu ce stage. »

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Stages en neurologie du développement – p a r t e n a r i a t e n t re N e u ro D e v N e t e t M i t a c s

Faire comme les autres enfants : un entraînement rapide à la propreté améliore la qualité de vie des enfants aux prises avec des troubles du développement L’acquisition tardive de la propreté est un important obstacle à la qualité de vie des enfants atteints d’autisme ou d’un autre trouble du développement. À l’été 2011, Katherine Rinald, stagiaire NeuroDevNet, a étudié l’efficacité d’un protocole modifié d’apprentissage précoce de la propreté (APP) constitué d’ateliers destinés aux enfants atteints d’autisme ou d’un autre trouble du développement. Le protocole APP modifié est un programme à volets multiples conçu pour enseigner la continence aux enfants. Il comporte de l’ingestion de liquides, des séances à la toilette planifiées, un renforcement positif, une stratégie neutre de correction des erreurs et l’enseignement de la propreté autonome. C’est Mme Rinald, une étudiante à la maîtrise en éducation spécialisée à l’Université de la Colombie-Britannique, qui a effectué cette étude sous la supervision de la professeure la Dre Pat Mirenda, de la même université, et en collaboration avec la société Coast Behavior Analysis. Le programme analysé par la stagiaire était le premier destiné à enseigner aux parents une version du protocole APP modifié applicable à la maison. Mme Rinald a découvert que les parents apprenaient rapidement les techniques de l’APP. Dans le cadre de l’étude, les parents suivaient un atelier de 5 heures et mettaient en pratique les techniques à la maison avec leur enfant, en bénéficiant du soutien téléphonique d’un conseiller en comportement. La plupart des cinq enfants participant à l’étude utilisaient la toilette de façon autonome après un suivi d’un mois. Le temps moyen de réussite pour l’acquisition de la propreté est de trois à six mois. « Cette étude est une contribution importante au maigre corpus de recherche qui mobilise aussi les parents en matière d’acquisition de la propreté », affirme la Dre Pat Mirenda. Le compte rendu des travaux de Mme Rinald a été publié dans la revue Research in Developmental Disabilities.

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L’acquisition tardive de la propreté est un important obstacle à la qualité de vie des enfants atteints d’autisme ou d’un autre trouble du développement.

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Stages en neurologie du développement – p a r t e n a r i a t e n t re N e u ro D e v N e t e t M i t a c s

Sous pression : les dispositifs thérapeutiques gonflables peuvent-ils aider les enfants atteints des troubles neurologiques du développement ? La pressothérapie recourant à de l’équipement comme des vestes proprioceptives est couramment utilisée pour traiter les troubles du spectre de l’autisme, même s’il existe peu de preuves scientifiques étayant son efficacité. Au printemps 2012, Kayla Ten Eycke, une étudiante au doctorat en psychologie à l’Université de Victoria, a effectué un stage chez Squeezease Therapy, une entreprise en démarrage de Vancouver. Elle devait y étudier les effets du prototype de veste proprioceptive de l’entreprise sur des enfants autistes. La veste Squeezease est conçue pour appliquer une pression d’air sur le torse. Durant son stage, effectué sous la supervision du Dr Ulrich Mueller, Mme Ten Eycke a testé la pression sanguine, le rythme cardiaque, le cortisol salivaire des enfants et a relevé différentes mesures psychologiques et comportementales destinées à évaluer l’efficacité de la veste. « Nous avons noté une corrélation importante entre le traitement et la capacité d’attention, commente Mme Ten Eycke. Les parents ont indiqué que le niveau d’attention de leur enfant était plus élevé après qu’il avait porté la veste proprioceptive, par comparaison avec les jours de contrôle, où il ne la portait pas. Nous avons également constaté que le port de la veste était associé à des niveaux significativement plus bas de cortisols salivaires. » Des niveaux de cortisol élevé sont indicateurs d’un stress élevé. Les troubles de l’attention, le stress et les comportements problématiques sont les principaux défis auxquels font face les enfants atteints de troubles du spectre de l’autisme, ainsi que leurs parents. « Des recherches plus poussées sont nécessaires pour corroborer ces résultats », précise Mme Ten Eycke, qui a depuis publié un article sur ses recherches dans le Canadian Journal of Occupational Therapy. Lisa Fraser, fondatrice et principale actionnaire de Squeezease, admet que des recherches plus poussées sont nécessaires, mais elle n’en croit pas moins que le projet pilote a été important pour le développement de son entreprise. « Les investisseurs potentiels et les bailleurs de fonds gouvernementaux ont pris mon entreprise plus au sérieux, parce que notre propre étude avait aussi donné des résultats positifs », confie-t-elle. Elle ajoute avoir appris des éléments importants sur l’utilisation de son produit durant la recherche. « Au-delà des facteurs physiologiques et cognitifs testés, explique-t-elle, j’ai pu voir comment les enfants agissaient avec le produit. J’ai pu déterminer s’ils l’installaient adéquatement, s’ils étaient à l’aise avec lui et s’ils pouvaient gonfler la veste eux-mêmes. Toutes ces observations m’ont été très utiles. »

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Activités

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NeuroDevNet parraine des initiatives qui rassemblent diverses parties intéressées par la compréhension du développement du cerveau et des défis qu'affrontent les enfants atteints de troubles du cerveau ainsi que leurs familles. Ces rencontres sont par ailleurs une tribune de partage des pratiques exemplaires dans les domaines de la thérapie clinique, des sciences du comportement et des sciences sociales.

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Le fait de comprendre comment les expériences de petite enfance peuvent modifier l’expression des gènes et les caractéristiques physiques provoque une révolution dans les sciences biologiques, dont les neurosciences.

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Deuxième conférence annuelle NeuroDevNet sur le développement du cerveau La deuxième conférence annuelle NeuroDevNet sur le développement du cerveau a eu lieu du 19 au 21 juin 2012 à Vancouver, en Colombie-Britannique. Elle a attiré 190 cliniciens, stagiaires et chercheurs auxquels se sont joints des parents, des décideurs politiques et des défenseurs des intérêts des personnes concernées par le développement du cerveau et les troubles neurologiques du développement. Un des faits saillants de cette rencontre a été l’allocution Fraser Mustard, présentée au pied levé par le conférencier Dr Bryan Kolb, membre du comité de gestion de la recherche de NeuroDevNet. Le Dr Kolb a pris le relais du Dr Mustard lorsque ce dernier, décédé depuis, a dû se désister pour des raisons de santé. Fidèle au dévouement dont il a fait preuve toute sa vie durant, le Dr Mustard s’est engagé activement dans la préparation de ce que le Dr Kolb a appelé une présentation conjointe. L’allocution fascinante, intitulée « Environnement, santé, génétique et comportement » expliquait que le fonctionnement sain du cerveau dépend notamment de son développement pendant la petite enfance. « Les études en laboratoire confirment que les expériences en bas âge modifient l’expression des gènes et l’organisation des réseaux neuronaux dans le cerveau, explique le Dr Kolb. Les études sur les populations montrent que les programmes de développement pendant la petite enfance ont des effets qui durent toute la vie sur la santé physique et mentale. Les premières expériences ont donc un impact sur la santé physique et mentale, ainsi que l’apprentissage, et ce, toute la vie durant. » « Le fait de comprendre comment les expériences de petite enfance peuvent modifier l’expression des gènes et les caractéristiques physiques provoque une révolution dans les sciences biologiques, dont les neurosciences, ajoute Dr Kolb. Les implications en matière de santé publique sont énormes et devraient faire l’objet d’un important effort de diffusion de la part de NeuroDevNet. » NeuroDevNet a fait sien d’emblée le message des docteurs Kolb et Mustard, en faisant valoir aux décideurs politiques de la Colline du Parlement l’importance du développement en bas âge et de l’expression des gènes. Un atelier de la troisième Conférence annuelle sur le développement du cerveau, qui s’est tenue en septembre 2012, portait sur le transfert des connaissances acquises en neurologie du développement dans les politiques. Il aura comme objectif de favoriser le transfert des connaissances entre les chercheurs qui y assisteront.

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Notre réception d’après-midi, animée par le Sénateur Jim Munson, a attiré 50 personnes, tous des parlementaires et des membres de leur personnel.

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Une journée sur la Colline : riches et fructueux échanges avec les députés fédéraux La semaine « Cerveau en tête » 2012 marquait le début des efforts de conscientisation des parlementaires par NeuroDevNet. Notre réseau souhaite mieux faire connaître aux parlementaires les troubles neurologiques du développement chez l’enfant ainsi que la nature du travail de NeuroDevNet. Le 15 mars, trois équipes composées du personnel de NeuroDevNet, de chercheurs du réseau et de membres de son conseil d’administration, de représentants des organismes partenaires et de défenseurs des intérêts des parents ont rencontré 11 députés fédéraux et trois conseillers principaux en politique. Les personnes rencontrées représentaient tous les partis politiques. « Nous avons tenté d’obtenir principalement des rencontres avec des membres du comité permanent sur la santé et du comité de l’industrie, des sciences et de l’innovation », explique Nicky Lewis, directrice générale de NeuroDevNet. « Malgré la concurrence de la semaine de relâche printanière en Ontario et la session d’après-midi à la chambre, notre réception d’après-midi, animée par le Sénateur Jim Munson, a attiré 50 personnes, tous des parlementaires et des membres de leur personnel », précise Jim Brooke, directeur, Développement et Gestion des acteurs de NeuroDevNet. « Le Sénateur Munson et son personnel ont fait des pieds et des mains afin que la réception soit un succès, ajoute M. Brookes. Notre Journée sur la Colline a mené à une collaboration qui se poursuit avec plusieurs députés fédéraux et a réussi à faire mieux connaître NeuroDevNet et le programme des Réseaux de centres d’excellence. Nous sommes reconnaissants du soutien et de la participation de la Sinneave Family Foundation, de CanAssist, et de nos trois défenseures des parents — la Dre Sheila Laredo, Gillian Horvath et Elspeth Ross — qui ont décrit de manière très concrète l’importance et les effets des troubles neurologiques du développement. » Une autre journée sur la Colline est prévue en 2013.

De gauche à droite: M. Henri Rothschild (président du conseil d’administration); L’honorable Colin Carrie (député); Mme Gillian Horvath (defenseure des parentes); Le Dr James Reynolds (chercheur); et le Dr Dan Goldowitz (directeur scientifique de NeuroDevNet)

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Le programme est aussi social que scientifique.

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DOHaD en action – NeuroDevNet commandite un atelier expliquant comment la santé et les maladies tirent leurs origines du développement Depuis 20 ans, la recherche est parvenue à mieux comprendre les processus du développement de la petite enfance qui sont si critiques pour la santé et la prédisposition à la maladie pendant l’enfance, à l’adolescence et à l’âge adulte. Tandis que les systèmes de santé du monde entier peinent à maintenir les niveaux de soins souhaités, il devient urgent de mettre en pratique de nouvelles approches en matière de soins aux personnes, aux familles et aux populations. Les 15 et 16 septembre 2011, NeuroDevNet organisait DOHaD in Action (Developmental Origins of Health and Disease in Action), une discussion par satellite qui s’est tenu à Vancouver dans le cadre du 7e Congrès mondial de DOHaD, qui lui avait lieu à Portland, en Oregon. La réunion de Vancouver a réuni 60 participants dans une discussion visant à déterminer les raisons pour lesquelles les décideurs politiques, les administrateurs de la santé et le grand public devraient savoir que les maladies tirent leur source du développement et qu’il ont le devoir de se soucier de cette réalité. La discussion a aussi porté sur la stratégie commune devant provoquer les changements souhaités. Les sujets couverts lors de cette rencontre d’une journée et demie touchaient les liens entre les maladies de la petite enfance, les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’obésité, la santé mentale et la fragilité, d’une part, et les facteurs socioéconomiques et environnementaux qui influent sur le développement du fœtus, d’autre part. Le président de DOHaD in Action était le Dr John Challis, professeur émérite à l’Université de Toronto. « Nous avons appris à nous synchroniser non seulement avec nos propres besoins, mais aussi avec ceux des gouvernements, qui touchent le contrôle des coûts, les bienfaits économiques et la création d’emplois, en plus de la stratégie de santé publique, a commenté le Dr Challis. Le programme est aussi social que scientifique. » La liste des conférenciers internationaux comprenait la Dre Jane Harding, vicechancelière adjointe (recherche) et professeure de néonatalogie à l’Université d’Auckland (Nouvelle-Zélande), la Dre Roberta Ballard, professeure de pédiatrie à l’Université de Californie à San Francisco, et le Dr Andrew Calder, directeur adjoint honoraire en santé reproductive à l’Université d’Édimbourg (Écosse). À leurs côtés, on trouvait Moira Stilwell, députée à l’Assemblée législative et secrétaire parlementaire à l’Industrie, à la Recherche et à l’Innovation au sein du gouvernement de la Colombie-Britannique, de même que Dr Jeff Reading, du Centre de recherche sur la santé des autochtones de l’Université de Victoria.

LES ACTIVITÉS

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le t r a n s f e r t d e s c o n n a i s s a n c e s e t l’ i m p o r t a n c e d e l’ e f f e t d e s p o l i t i q u e s

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Regrouper les familles, les clients, les professionnels de la santé et les chercheurs – enfin, c’est chose faite ! Merci !

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Le symposium Holland Bloorview’s Cerebral Palsy Cell to Person met en valeur la recherche de NeuroDevNet Les pistes de recherche explorées par les chercheurs du groupe de recherche sur la paralysie cérébrale de NeuroDevNet ont fait les manchettes le 13 mai 2011 lors du symposium Advances in Cerebral Palsy – Cell to Person. Ce congrès national, organisé en partenariat avec NeuroDevNet a attiré 189 participants. Il portait sur le transfert des connaissances et de l’information issues des avancées en recherche sur la paralysie cérébrale. Les participants du symposium — cliniciens et professionnels de la santé le matin, et parents et familles l’après-midi — lui ont accordé une excellente note, soit 4,8 sur un maximum de 5 dans 64 évaluations. Le Dr Michael Fehlings, directeur scientifique associé de NeuroDevNet, a présenté une allocution intitulée « Repair and Regeneration of the Brain with Stem Cells in Cerebral Palsy, Hope or Hype? » Le Dr Fehlings signalait que si aucun traitement par cellules souches n’a encore prouvé son efficacité chez les personnes atteintes de la paralysie cérébrale, une grande part de la recherche sur ce type de traitement est en cours au Canada, et NeuroDevNet joue un rôle important dans le processus d’élaboration de traitements prometteurs pour ce syndrome. Ont également fait des présentations le Dr Michael Shevell, chef du groupe de recherche sur la paralysie cérébrale de NeuroDevNet, et son codirecteur, le Dr Jerome Yager, ainsi deux chercheurs NeuroDevNet, la Dre Darcy Fehlings et le Dr Adam Kirton. Le Dr Shevell abordait la question du nouveau registre multiprovincial de la paralysie cérébrale, tandis que le Dr Yager traitait des résultats prometteurs émergeant de la recherche effectuée à l’aide de modèles animaux. La Dre Fehlings présentait les changements observés au cerveau à la suite de la thérapie de contrainte chez les enfants atteints de la paralysie cérébrale, tandis que le Dr Kirton s’intéressait à la stimulation magnétique transcranienne (des impulsions électriques émises par un appareil à travers le cuir chevelu vers la surface du cerveau) afin de comprendre et d’améliorer les fonctions motrices chez les personnes atteintes de la paralysie cérébrale hémiplégique. Le symposium Cell to Person s’est conclu par un débat d’experts et par un forum familial. Un participant a écrit : « Regrouper les familles, les clients, les professionnels de la santé et les chercheurs – enfin, c’est chose faite ! Merci ! » L’occasion d’interagir avec les plus éminents chercheurs fut une belle occasion d’apprendre pour plusieurs parents, qui ont aimé qu’on mette l’accent sur le partage des pratiques exemplaires avec les aidants. « Je suis parent d’un enfant de 17 ans atteint de la paralysie cérébrale , relate un participant. Je cherchais ces renseignements depuis sa naissance – continuez, je vous en supplie ! »

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le t r a n s f e r t d e s c o n n a i s s a n c e s e t l’ i m p o r t a n c e d e l’ e f f e t d e s p o l i t i q u e s

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La rencontre de Banff fut exceptionnelle en ce qu’elle a exploré notamment les défis juridiques et éducatifs qui compliquent la question de l’ETCAF.

»

Conférence internationale sur l’ETCAF de Banff, en collaboration avec NeuroDevNet Le directeur scientifique de NeuroDevNet, le Dr Dan Goldowitz, a siégé à titre de président du comité organisateur du 44e Congrès international de Banff sur les sciences du comportement, présenté du 18 au 21 mars 2012. Le congrès, intitulé Banff XLIV : Fetal Alcohol Spectrum Disorder: Challenges in Practice, Research and Policy portait sur les défis en matière de diagnostic de l’ETCAF sous l’angle des principes cliniques et fondamentaux du développement du cerveau, et traitait des interventions appuyées sur des preuves scientifiques visant à améliorer le sort des enfants aux prises avec les troubles du syndrome de l’alcoolisation foetale, de même que des stratégies destinées à les prévenir. Le Congrès a attiré un public international composé de plus d’une centaine de cliniciens, enseignants, chercheurs et décideurs politiques œuvrant dans le domaine de l’ETCAF et de la santé mentale chez l’enfant. NeuroDevNet a financé la participation de stagiaires issus des domaines de la biologie fondamentale et de la recherche sur des modèles animaux de l’ETCAF, à qui le réseau voulait donner l’occasion d’entendre des conférences enrichissantes et de discuter de sujets dépassant leur expérience universitaire habituelle de laboratoire. « La rencontre de Banff fut exceptionnelle, a analysé le Dr Goldowitz, en ce qu’elle a exploré notamment les défis juridiques et éducatifs qui compliquent la question de l’ETCAF. Le Congrès a attiré un vaste public composé notamment de cliniciens, d’enseignants et de chercheurs. » « Un des faits saillants fut notre collaboration avec l’honorable Dre Kristy Duncan, députée fédérale d’Etobicoke, en Ontario, conclut le Dr Goldowitz. Nous avons pu rédiger une motion touchant la recherche sur l’ ETCAF, qui sera présentée devant la Chambre des Communes. »

LES ACTIVITÉS

NeuroDevNet

RAPPORT ANNUEL 2011 2012

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États financiers

au 31 mars 2012

RAPPORT DES VÉRIFICATEURS À l’intention des administrateurs du Réseau de neurodéveloppement Inc. Nous avons vérifié les états financiers du Réseau de neurodéveloppement (le Réseau), qui comprennent sa situation financière au 31 mars 2012 et l'état des opérations, ainsi que le solde de fonds et le flux de trésorerie pour l’exercice terminé à cette date. Ce rapport présente également un résumé des principales conventions comptables ainsi que d’autres renseignements explicatifs pour l’exercice. Responsabilité de la direction par rapport aux états financiers La direction est responsable de la préparation et de la présentation loyale de ces états financiers en toute conformité avec les principes comptables généralement reconnus au Canada. Elle est également tenue, en fonction de son propre jugement, d'assurer un encadrement interne suffisant pour permettre la préparation d'états financiers exempts de toute inexactitude importante, qu'elle résulte d’erreur ou de fraude. Responsabilité des vérificateurs Notre responsabilité est d’exprimer une opinion sur ces états financiers en s’appuyant sur une vérification de ceux-ci. Nous avons mené notre vérification conformément aux normes de vérification généralement reconnues au Canada. Ces normes requièrent que nous nous conformions à des exigences éthiques et que nous planifiions et effectuions la vérification de manière à acquérir la certitude raisonnable que ces états financiers ne comprennent aucune inexactitude importante. La vérification implique l'emploi de méthodes ou procédés visant à obtenir des éléments probants concernant les montants et l’information divulgués dans les états financiers. Les méthodes, sélectionnées selon le jugement du vérificateur, comprennent l'évaluation des risques d'inexactitudes importantes dans les états financiers, que celles-ci résultent de fraude ou d’erreur. En menant cette évaluation du risque, le vérificateur prend en considération, dans le choix des procédés de vérification appropriés aux circonstances, l’encadrement interne pertinent fourni par l'entité au cours de la préparation et de la présentation loyale des états financiers, sans toutefois chercher à exprimer une opinion sur l'efficacité du contrôle interne exercé par celle-ci. Une vérification comprend aussi l’évaluation de la qualité des conventions comptables suivies et de la vraisemblance des estimations comptables effectuées par la direction, ainsi que de la présentation globale des états financiers. À notre avis, les éléments probants obtenus sont satisfaisants et suffisamment pertinents pour que nous puissions émettre notre opinion de vérificateur. Opinion Selon notre opinion, les états financiers présentent fidèlement, dans tous ces éléments essentiels, conformément aux principes comptables généralement reconnus au Canada, la situation financière du Réseau au 31 mars 2012, sa performance financière et son flux de trésorerie pour l'exercice terminé à cette date. Autres déclarations Les états financiers en date du 31 mars 2011 et ceux de l'exercice se terminant le 31 mars 2011 ont été vérifiés par d'autres vérificateurs qui ont exprimé une opinion identique à la nôtre dans leur propre rapport daté du 22 juin 2011.

Hay & Watson Comptables agréés Vancouver (Colombie-Britannique) 12 juin 2012

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États financiers

au 31 mars 2012

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SITUATION FINANCIÈRE au 31 mars 2011

2012 $

2011 $

ACTIF Actif à court terne Liquidités affectées 2 238 435 Liquidités non affectées 51 842 Fonds de subventions de recherche inutilisés chez les établissements participants (note 5) 815 902 Frais payés d’avance 18 003

1 340 611 10 714

3 124 182

3 437 784

4 497

8 996

3 128 679

3 446 780

PASSIF Passif à court terme Comptes débiteurs et frais à payer 196 836

228 419

Équipement (note 6)

2 079 394 7 065

Contributions reportées (note 4a) Contributions en capital reportées (note 4b)

2 874 004 4 497

3 200 800 8 996

3 075 337

3 438 215

53 342

8 565

3 128 679

3 446 780

Fonds non affectés

Les notes complémentaires sont parties intégrales de ces états financiers.

APPROUVÉ PAR LE CONSEIL D’ADMINISTRATION

Henri Rothschild, Président du conseil d’administration

Bernard Bressler, Membre, Conseil d’administration

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États financiers

au 31 mars 2012

R é s e a u d u n e u ro d é v e l o p p e m e n t

ÉTAT DES RÉSULTATS D’EXPLOITATION ET SOLDES DES FONDS Fin de l’exercice

2012

31 mars

Revenus Contributions du RCE et de l’établissement d’accueil (note 4a) 4 299 133 Contribution provenant d’autres organismes (note 4a) – Autres sources ou financement 76 620 Amortissement des contributions en capital reportées (note 4 b) 4 499

2 766 443 7 500 12 426 4 499

4 380 252

2 790 868

Dépenses Communications 35 049 Amortissement 4 499 Assurances 10 125 Dépenses diverses 1 043 Réseautage 184 238 Mise en place de la plateforme – Honoraires professionnels 121 998 Recherche et formation (note 5) 3 179 180 Salaires et avantages 565 750 Équipement et frais de bureau 52 495 Transports et réunions 181 098

30 922 4 499 3 312 740 81 615 2 954 144 544 1 910 017 434 731 44 651 124 318

4 335 475

2 782 303

44 777

8 565

Fonds non affectés – solde d’ouverture

8 565

Fonds non affectés – solde de clôture

53 342

8 565

$

Excédent des revenus par rapport aux dépenses pour l’exercice

Les notes complémentaires sont parties intégrales de ces états financiers

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2011

31 mars

NeuroDevNet

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$


États financiers

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ÉTAT DES LIQUIDITÉS Fin de l’exercice

2012

31 mars

$

Liquidités provenant des activités d’exploitation Excédent des revenus par rapport aux dépenses pour l’exercice 44 777 Éléments hors trésorerie Amortissement de l’équipement 4 499 Éléments hors caisse du fonds de roulement Subventions de recherche inutilisées 524 709 Frais payés d’avance (7 289) Comptes débiteurs et charges à payer (31 583) Contributions reportées (331 295)

2011

31 mars

$

8 565 4 499 (1 340 611) (10 714) 114 775 1 447 558

203 818

224 072

Liquidités provenant des activités d’investissement Équipement acheté –

(6 486)

Augmentation des liquidités Liquidités au début de l’exercice

203 818 2 086 459

217 586 1 868 873

Liquidités à la fin de l'exercice 2 290 277 Liquidités composées de : Liquidités affectées 2 238 435 Liquidités non affectées 51 842

2 086 459

2 086 459

2 290 277

2 079 394 7 065

Les notes complémentaires sont parties intégrales de ces états financiers

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Notes afférentes aux états financiers au 31 mars 2012

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1. NATURE DES OPÉRATIONS Le Réseau de neuroéveloppement (« NeuroDevNet » ou le « Réseau ») est un organisme sans but lucratif qui a été mis sur pied par les Réseaux de centres d'excellence (RCE) du gouvernement du Canada. Le Réseau a été fondé pour promouvoir la recherche sur les troubles du cerveau et la mise en place de solutions concrètes et applicables destinées à améliorer tangiblement la qualité de vie des enfants atteints et celle de leur famille. Le Réseau poursuit sa mission en octroyant, par l'entremise des établissements participants, des subventions à ses chercheurs principaux pour qu’ils mènent à bien des initiatives de recherche approuvées. Le Réseau de neurodéveloppement Inc., le gestionnaire du Réseau, a été dûment incorporé à titre d’organisme sans but lucratif le 9 décembre 2009 en vertu de la partie II de la Loi sur les corporations canadiennes. Le 22 janvier 2010, NeuroDevNet a conclu un accord avec l'Université de la Colombie-Britannique (UCB) en vertu duquel celle-ci serait l’établissement d’accueil du Réseau, mettant ses installations et services à la disposition du centre administratif de NeuroDevNet. Ces états financiers ne comprennent que les contributions que le Réseau a reçues par l’entremise du programme des RCE et celles que lui ont versées son établissement d’accueil et d’autres organismes, sans oublier celles qui ont été versées en son nom par certains organismes. Il est possible que NeuroDevNet ne parvienne par à maintenir ses activités actuelles si ce financement cesse ou est considérablement réduit. 2. PRINCIPALES CONVENTIONS COMPTABLES Ces états financiers ont été préparés conformément aux principes comptables généralement reconnus au Canada pour les organismes sans but lucratif. Le Réseau souscrit à la méthode du report pour la comptabilisation des contributions. Les principales conventions sont les suivantes : Liquidités – affectées et non affectées Les fonds reçus des RCE pour les subventions de recherche sont traités comme des liquidités affectées et sont gérés par l'UCB, l'établissement d’accueil du Réseau. Les autres fonds sont gérés par le Réseau comme des liquidités non affectées. Subventions de recherche inutilisées chez les établissements participants Les montants des subventions de recherche octroyées à un établissement participant qui ne les a pas utilisés seront reportés dans les états financiers jusqu’à ce que l’établissement en question engage les coûts de recherche admissibles. Dès lors, les fonds versés sont reconnus comme dépenses de recherche et de formation. Comptabilisation des revenus Conformément à l’entente conclue avec les RCE, les fonds issus du RCE permettent verser des subventions aux établissements participants et de couvrir des dépenses d’exploitation et des dépenses en capital. À la réception d’une contribution restreinte, cette dernière est comptabilisée d’avance à titre de revenu pour l’exercice au cours duquel le Réseau, ou l’organisme participant, effectue la dépense. Les contributions restreintes utilisées pour l’acquisition de meubles et d’équipement sont comptabilisées d’avance et enregistrées à titre de revenus au taux correspondant au taux d’amortissement des meubles et de l’équipement. Les contributions non affectées sont comptabilisées à titre de revenus pendant l’exercice en cours si l’on peut raisonnablement estimer et assurer la perception du montant à recevoir.

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2. PRINCIPALES CONVENTIONS COMPTABLES (continué) Instruments financiers Le Réseau a adopté les dispositions de la section 3855, Instruments financiers – Comptabilisation et évaluation, et de la section 3861, Instruments financiers – Information à fournir et présentation, du Manuel de l’Institut canadien des comptables agréés du Canada (ICCA) tels qu’elles s’appliquent aux organismes sans but lucratif. Les nouvelles normes exigent que tous les éléments d’actif et de passif soient comptabilisés à leur juste valeur, à l’exception des placements destinés à être détenus jusqu’à leur échéance, et à l’exception aussi des prêts et comptes débiteurs, ainsi que des autres éléments de passif au coût amorti au moyen de la méthode du taux d’intérêt effectif. Les liquidités sont comptabilisées à leur juste valeur en fonction des entrées de niveau 1. Les comptes débiteurs, les comptes fournisseurs et les charges à payer sont comptabilisés au coût amorti. Au 31 mars 2012, les montants comptabilisés correspondaient à leur juste valeur. Le Réseau classe et présente les mesures de juste valeur selon une hiérarchie à trois niveaux : • Niveau 1 – entrées correspondant au prix coté sur les marchés actifs pour les éléments d'actif sectoriels ou les éléments de passifs identifiables. • Niveau 2 – entrées autres que celles qui correspondent au prix coté du niveau 1 directement ou indirectement et qui sont observables en fonction des éléments d’actif ou de passif. • Niveau 3 – entrées d’éléments d’actif ou de passif ne s'appuyant pas sur des données de marchés observables. Équipement L’équipement est comptabilisé au prix coûtant et les dépenses sont amorties selon la méthode linéaire sur une durée de vie utile de trois ans. Utilisations d’estimations La préparation des états financiers nécessite que la direction fasse des estimations et des hypothèses qui ont des répercussions sur les montants déclarés d’actif et de passif au moment de la réalisation des états financiers, d’une part, et sur les montants déclarés de revenus et de dépenses au cours de la période de déclaration, d’autre part. Les chiffres réels peuvent différer des estimations. Les estimations pour les éléments qui requièrent l’utilisation de la direction incluent la vie utile de l’équipement. Avantages futurs Les employés de NeuroDevNet sont admissibles au régime de retraite des employés de l’UCB. Le régime de retraite des employés de l’UCB propose une rente correspondant à 2 % de la moyenne du salaire de base des trois meilleures années d’emploi, multiplié par le nombre d’années de cotisation, desquelles on soustrait un ajustement des gains cotisables du Régime de pensions du Canada. La contribution employeur de NeuroDevNet s’établit à 9 % du salaire. En cas de fonds insuffisants, les contributions de NeuroDevNet demeureront fixes et les prestations aux membres pourront être réduites. En conséquence, NeuroDevNet comptabilise ses contributions annuelles au régime de retraite à titre de dépenses applicables à l’exercice en cours. La sécurité des prestations du régime est accrue par le maintien d'une réserve pour éventualités. La valeur de cette réserve, recommandée par l'actuaire du régime et approuvée par la commission des pensions de l’Agence du revenu du Canada, représente 40 % du passif. Les contributions versées au régime au cours de l’exercice s’élèvent à 26 782 $, contre 25 547 $ en 2011. Impôts sur le revenu NeuroDevNet n’est pas assujetti à l’impôt sur le revenu des gouvernements provincial et fédéral. Contribution en nature Les contributions en nature de l'UCB (note 3) et d’autres organismes ne sont pas incluses dans ces états financiers.

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Notes afférentes aux états financiers au 31 mars 2012

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2. PRINCIPALES CONVENTIONS COMPTABLES (continué) Modifications de conventions comptables futures En décembre 2010, le Conseil des normes comptables de l'Institut canadien des comptables agréés (ICCA) a publié la partie III du Manuel de l'ICCA, laquelle énonce les normes comptables pour les organismes sans but lucratif. Ces normes, qui entreront en vigueur le 1er janvier 2012, permettent aux organismes sans but lucratif non gouvernementaux d'appliquer les normes comptables des organismes sans but lucratif, qui s’inscrivent dans le prolongement de celles qui régissent les entreprises privées ou les IFRS, le cas échant. NeuroDevNet ne s’attend pas à ce que l’adoption des nouvelles normes comptables entraîne des changements importants à la situation financière dépeinte dans ce rapport, à ses résultats d’exploitation ni à son flux de trésorerie. 3. OPÉRATIONS ENTRE ENTITÉS APPARENTÉES ET DÉPENDANCE ÉCONOMIQUE Subventions des RCE Le Conseil des recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), le Conseil de recherche en sciences humaines (CRSH) et l'Institut de recherche en santé du Canada (IRSC) ont accepté de verser des contributions totalisant 19 572 000 $ pour financer le Réseau pendant une période de cinq exercices se terminant le 23 décembre 2014. Ces contributions ont été planifiées et réparties de la manière suivante : Exercice financier 2009-2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013 2013-2014 2014-2015

CRSNG 733 865 $ 302 500 $ 527 000 $ 576 000 $ 530 000 $ –

CRSH 1 151 500 $ 400 000 $ 1 000 000 $ 1 000 000 $ 1 000 000 $ –

IRSC 28 500 $ 3 453 500 $ 2 292 000 $ 2 364 000 $ 2 296 000 $ 1 917 135 $

Total 1 913 865 $ 4 156 000 $ 3 819 000 $ 3 940 000 $ 3 826 000 $ 1 917 135 $

Financement total

2 669 365 $

4 551 500 $

12 351 135 $

19 572 000 $

Les sommes des contributions annuelles seront débloquées selon les conditions suivantes : • Fonds imputés au crédit parlementaire à chaque exercice financier. • Constatation d’un progrès satisfaisant déterminé par le secrétariat des RCE en fonction de jalons fixés à l’avance pour le Réseau des RCE. • Maintien de l’admissibilité des RCE et de l’établissement d’accueil du Réseau des RCE. • Respect des termes de l'entente de financement. Comme l’indique le tableau ci-dessus, un financement total d’un montant de 3 819 000 $ a été reçu au cours de l'exercice 2011-2012 (contre 4 156 000 $ en 2010-2011). Il a été comptabilisé dans ces états financiers. Subvention de l’établissement d’accueil L’entente de réseau entre NeuroDevNet et l’UCB prévoit une subvention en argent de 200 000 $ sur cinq ans, versée progressivement jusqu’au 23 décembre 2014, ainsi que des contributions en nature. Les dons en nature, qui ne sont pas comptabilisés dans ces états financiers, incluent la coordination des services juridiques, la paie, les approvisionnements ainsi que la gestion des subventions et de la propriété intellectuelle, le soutien TI et les services d'hébergement Web.

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Notes afférentes aux états financiers au 31 mars 2012

R é s e a u d u n e u ro d é v e l o p p e m e n t

4. CONTRIBUTIONS REPORTÉES a) Contributions reportées relatives aux dépenses des exercices futures

2012 $

2011 $

3 200 800

1 755 229

Contributions reçues pendant l'exercice Subventions de l’IRSC 2 292 000 Subventions du CRSNG 527 000 Subventions du CRSH 1 000 000 Subventions de l’établissement d’accueil 20 000 Subventions d’autres organisations 133 337

3 453 500 302 500 400 000 20 000 50 000

7 173 137

5 981 229

Montants comptabilisés à titre de revenus durant l’exercice Montants utilisés pour l’acquisition de meubles et d’équipement durant l'exercice

(4 299 133)

(2 773 943)

(6 486)

Solde – fin de l'exercice

2 874 004

3 200 800

b) Contribution en capital comptabilisée d’avance pour l’acquisition d’équipement 2012 $

2011 $

Solde – début de l’exercice

Solde – début de l’exercice Attribution des contributions comptabilisées d’avance (note 4a) Montant amorti à titre de revenus

8 996 – (4 499)

7 009 6 486 (4 499)

Solde – fin de l’exercice

4 497

8 996

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Notes afférentes aux états financiers au 31 mars 2012

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5. DÉPENSES NeuroDevNet verse des fonds à des chercheurs par l'entremise de leur établissement d’accueil. Les fonds sont détenus en fiducie par les établissements et sont comptabilisés à titre de dépenses de NeuroDevNet à mesure que les établissements utilisent les fonds. En 2012, les dépenses pour la recherche et la formation ont atteint 3 179 180 $. De ce montant, 2 782 764 $ sont des fonds transférés à des établissements à des fins de recherche. Des dépenses supplémentaires de 396 416 $ ont été effectuées par le centre administratif pour divers programmes de recherche et de formation. Solde au Subvention Dépenses de l'exercise de l'exercise 1er avril 2011 courant courant $ $ $ Établissements – subventions principales Holland Bloorview 93 956 71 134 129 959 Hospital for Sick Children 85 250 393 000 385 303 IWK Health Center 19 534 52 066 1 393 Université McGill 368 683 283 967 481 612 Université McMaster 11 000 37 500 48 500 Université Queen’s 44 598 245 490 273 675 Université Health Network 40 215 65 785 106 000 Université de l’Alberta 183 049 174 285 325 679 Université de la C.-B. 240 751 765 526 764 069 Université de Calgary 33 157 41 843 66 586 Université du Manitoba – 20 000 9 008 Université de Montréal 16 003 48 084 64 087 Université de la Saskatchewan 160 665 – 58 234 Université de Fraser Valley 18 750 46 875 65 625 Université de Victoria 25 000 12 500 3 034

2 258 055

2 782 764

Autre recherche et formation

396 416

Total – recherche et formation

3 179 180

6. ÉQUIPEMENT Amortissement Coût cumulé

2012 Valeur comptable nette

Ordinateurs

60

NeuroDevNet

1 340 611

13 495 $

RAPPORT ANNUEL 2011 2012

8 998 $

É TAT S F I N A N C I E R S

4 497 $

Solde au 31 mars 2012 $

35 131 92 947 70 207 171 038 – 16 413 – 31 655 242 208 8 414 10 992 – 102 431 – 34 466 815 902

2011 Valeur comptable nette 8 996 $


Notes afférentes aux états financiers au 31 mars 2012

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7. GESTION DES CAPITAUX NeuroDevNet définit son capital comme constitué des montants de son actif net, de ses contributions reportées et de ses contributions en capital reportées. En matière de gestion financière, NeuroDevNet poursuit le double objectif de respecter les exigences des bailleurs de fonds qui financent ses subventions de recherche et de poursuivre ses activités visant l’atteinte des objectifs du Réseau. NeuroDevNet est soumise à des restrictions externes quant à l’utilisation des contributions reportées et des contributions en capital reportées, comme l'explique la note 4. NeuroDevNet a mis en place des méthodes de contrôle internes visant à assurer le respect des restrictions relatives à l’utilisation des ressources à sa disposition et a agi conformément à ces restrictions au cours de la période. 8. RISQUE LIÉ AUX INSTRUMENTS FINANCIERS NeuroDevNet ne court aucun risque important de taux d’intérêt, de devises ou de crédit. 9. DONNÉES COMPARATIVES Les données comparatives ont été reclassées pour être présentées correctement dans l'année courante.

É TAT S F I N A N C I E R S

NeuroDevNet

RAPPORT ANNUEL 2011 2012

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Partenaires Nos partenariats avec l’industrie et les organismes gouvernementaux et sans but lucratif nous permettent d’appliquer la recherche de manière à enrichir la science fondamentale et à favoriser l’obtention des meilleurs résultats cliniques possible pour les enfants atteints de troubles du cerveau et leur famille.

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Les membres du réseau

Universités

Université Dalhousie Holland Bloorview Kids Rehabilitation Hospital Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) IWK Health Centre Foundation (Halifax) Université McMaster Institut de cardiologie de Montréal Université Queen's Université Ryerson Université Simon Fraser Université de Toronto The Hospital for Sick Children Université de Montréal Réseau universitaire de santé (Ontario) Université de l’Alberta Université de la Colombie-Britannique Université de Calgary Université de Lethbridge Université du Manitoba Université de la Saskatchewan Université de Fraser Valley Université de Victoria Université de Western Ontario Université York

Canadian Centre for Behavioral Neuroscience Croatian Institute for Brain Research (CIBR) Université Laval Université McGill Université d’état de San Diego Université Simon Fraser The Hotchkiss Brain Institute – Université de Calgary Université de la Californie, Los Angeles Université d’Ottawa Université de Pittsburgh Université de Zagreb Vancouver Coastal Health Research Institute Université de Vanderbilt Oregon Health & Science University Université des Nations Unies Université Nipissing, campus de Muskoka Université OCAD Collège de médecine de l’Université d’Iowa

NeuroDevNet

RAPPORT ANNUEL 2011 2012

Entreprises Cerner Corporation Vancouver Sun Electronic Arts Ideas for independent living Inc. Woods Homes NeuroChip Bionetics Squeezease Therapy Inc. Westcoast Child Development Group Premier Technology Société TELUS Communications PeriGen (Canada) Inc. GE Healthcare Kasian Architecture REDCap (Research Electronic Data Capture) Software

PA R T E N A I R E S


Partenaires

Agences et organismes fédéraux

Organismes sans but lucratif

Institut du biodiagnostic du Conseil national de recherches Canada Réseaux de centres d’excellence National Institutes of Health (NIH) Agence de la santé publique du Canada Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents (IDSEA) Conseil national de recherches Canada (NRC) Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI)

Autism Research Training (ART) Program Autism Speaks Canada Baby Siblings Research Consortium Association canadienne des centres de santé pédiatriques (ACCSP) Canadian Epigenetics, Environment and Health Research Consortium (CEEHRC) CanAssist Canada FASD Research Network (CanFASD) Canada-Israel FASD Consortium Alliance canadienne des troubles du spectre autistique (ACTSA) Programme canadien de cliniciens-chercheurs en santé de l’enfant (PCCCSE) Children's Hospital of Philadelphia (CHOP) Computational Approaches in Neuroscience Action Control & Transformations (CAN-ACT). CP International Research Foundation Early Intervention Services of York Region Enhancing the Scientific Study of Early Autism (ESSEA) Fondation Père Favron Graphisme, animation et nouveaux médias (GRAND) RCE Institute for Ethics, History and Theory of Medicine, Université de Munich Institut de neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT) Neurological Health Charities Canada (NHCC) Réseau de recherche en santé des enfants et des mères (RRSEM) Mitacs National Institute of Mental Health and Neurosciences (NIMHANS) Norlien Foundation Ontario Brain Institute Ontario Science Centre/Café Scientifique Research Institute of the Cerebral Palsy Research Alliance In Australia R. Howard Webster Foundation SickKids Foundation Simons Foundation Autism Research Initiative Sinneave Family Foundation Réseau des cellules souches

Agences et organismes provinciaux Alberta Innovates – Health Solutions Centre for Molecular Medicine and Therapeutics The Child & Family Research Institute Mount Sinai Hospital Ministère de la Santé et du Mieux-être de la Nouvelle-Écosse Régie de l'assurance maladie du Québec Commission d'accès à l'information du Québec (CAI) WCHRI Clinical Research Informatics Centre The Michael Smith Foundation for Health Research (MSFHR) Women's Health Research Institute BC Women’s Hospital & Health Centre

PA R T E N A I R E S

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Chercheurs

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Chercheurs du réseau

Chercheurs associés

Evdokia Anagnostou John Andersen Christian Beaulieu Chris Bertram Susan Bryson Brian Christie Albert Chudley Ann Marie Craig Marie-Pierre Dubé Mayada Elsabbagh Alan Evans Darcy Fehlings Michael Fehlings Eric Fombonne Daniel Goldowitz Geoffrey Hall Krista Hyde Judy Illes Elizabeth Kelley Kim Kerns Adam Kirton Michael Kobor Annette Majnemer Steven Miller Pat Mirenda Nazeem Muhajarine Tim Oberlander Paul Pavlidis Alan Peterson Éric Racine Carmen Rasmussen James Reynolds Wendy Roberts Stephen Scherer Michael Shevell Peter Szatmari Joanne Weinberg Daryl Wilson Pia Wintermark Jerome Yager Lonnie Zwaigenbaum

May Abou Zahra Yasser Ad-Dab'bagh Dana Anaby Linda Andersen Gail Andrew Daniel Ansari Anthony Bailey Michal Begin Armando Bertone Elaine Biddiss Gunnar Blohm Francois Bolduc Virginia Bourget Richard Brown Michael Brudno David Buckley Jacob Burack Catherine Cameron Peter Carlen Sterling Clarren Michael Colicos Wendy Comeau Melanie Couture Suzanne Curtin Deborah Dewey Graziella Di Cristo Adele Diamond David Eisenstat Margaret Fahnestock Tiago Falk Bridget Fernandez Martin Frasch Jan Friedman Liisa Galea Helly Goez Ruth Grunau Richard Hawkes Geoffrey Hicks Liisa Holsti Mary Jane Hornaas Shannon Johnson Suzanne Johnson K. S. Joseph Bhushan Kapur Kathy Keiver Louise Koclas Bryan Kolb Sri Krishnan Deborah Kurrasch Nancy Lanphear Anna Lehman

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CHERCHEURS

Chercheurs associés continué Nicole Letourneau Christine Loock Jan Lutke Karon MacLean Frank MacMaster Krisztina Malisza Adam McCrimmin Audrey McFarlane Gerlinde Metz Fiona Miller Kishore Mulpuri Doug Munoz Diane Munz Andras Nagy David Nicholas Sarah Nikkel Lucy Osborne Maryam Oskoui Nicole Pigeon Quentin Pittman Marco Prado Mojgan Rastegar Urs Ribary Bryan Richardson A. Jane Roskams Dawa Samdup James Sanders Guillaume Sebire Sidney Segalowitz Isabel Smith Laurie Snider Marla Sokolowski Isabelle Soulieres Greg Stanisz Pat Stroman Jane Summers Heidi Sveistrup Margot Taylor Tracy Vaillancourt Esias van Rensburg Alexander Velumian John Vincent Naznin Virji-Babul Joanne Volden Charlotte Waddell Lucie Wade Wyeth Wasserman Rosanna Weksberg Ellen Wood Virginia Wright Jaynie Yang


Chercheurs Stagiaires du réseau Shawn Andrews Kimberly Armstrong Gillian Hanley Carl Jackson Danielle Levac Anath Lionel Keiko Shikako-Thomas Katarzyna Stepien Susan Walker Julia Wei Virginia Wright Farah Zahir Jill Zwicker

Stagiaires associés et personnel hautement qualifié PHQ Megan Alexander Pamela Arstikaitis Quentin Balley Omer Bar Yosef Lauren Baugh Emily Bell Terry Bennett Tamara Bodnar Heather Brown Susanne Brummelte Rebecca Cheung Isabelle Chouinard Jennifer Corrigan Colleen Curtis Charles de Leeuw Kennedy Denys Nina Di Pietro Krissy Doyle-Thomas Kelly Drummond Eric Duku Miriam Elfert Linda Ellis Stuart Falkner Trehani Fonseka Nicholas Foster Debra Fulton Sara Furlano Stelios Georgiades Satvinder Ghotra Allyson Graham Simone Griffin Layla Hall Ameer Hamza Kasey Hemington Hamilton Hernandes

Stagiaires associés et personnel hautement qualifié PHQ continué

Stagiaires associés et personnel hautement qualifié PHQ continué

Amy Hewitt Jacquie Hodge Sandra Hodgetts Parker Holman Linda Horwood Marnie Hutchison Jamil Jivrav Irwin Julie Stephanie Jull Satvinder Kaur Rob Kelly Andrew Kim Susan Kobus Ryan Konarski Johanna Lake Lisa Marie Langevin Danae Lariviere-Bastien Vivian Lee Jonathan Leef Damon Li Anath Lionel Jonathan Lipszyc Sarah Mah Landa Mark Jen Marshall Stacey McHenry Kaitlyn McLachlan Jennifer McSween Mathew Milen Aleksandra Mineyko Shelley Mitchell Ania Mizgalewicz Marie Morimoto Antoinette Nguyen Kaori Ohasi Tia Ouimet Angelina Paolozza Anna Patten Francesco Pisani Aparna Prasad Katie Rinald Crystal Ruff Lori-Ann Sacrey Jennifer Salmon Cheryl Savery Cathryn Schroeder Ori Scott Anna Sinova Kasia Stepien Richard Stock

Hideto Takahashi Rebecca Titman Sarah Treit Nadine Trottier Ana Tryfon Kathryn Vaillancourt Sari Van Delft Jillian Vinall Lucie Wade Susan Walker Hong Weng Louise Whiteley Jared Wilcox Loriann Williams Katherine Wyper Ye Yang Dongming Zhou

CHERCHEURS

Chercheurs fondateurs Ronald Barr Bruce Bjornson Tom Boyce Lara Boyd Jessica Brian Jim Brien Max Cynader Marc Del Bigio Deborah Giaschi Ruth Grunau Michael Hayden Anthony Herdman Clyde Hertzman William Honer Grace Iarocci Sheila Innis Evelyn Lambe Suzanne Lewis Catherine Limperopoulos Bruce McNaughton Michael Meaney Freda Miller Tim O’Connor Catherine Rankin Stuart Shanker Moshe Szyf Derek van der Kooy Daniel Weeks Janet Werker Ian Wishaw

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Information sur l'entreprise Directeur scientifique, Daniel Goldowitz Directeur scientifique associé, Michael Fehlings Directrice générale, Nicola Lewis

Conseil d’administration Henri Rothschild, président du conseil d’administration, NeuroDevNet – président et chef de la direction, Partenariats internationaux en science et technologie du Canada (ISTP Canada) Peter Allen, vice-président du conseil d’administration, NeuroDevNet – président, Mercator Investments ltée Bernie Bressler, professeur, Université de la Colombie-Britannique Glenys Godlovitch, professeure agrégée, Université de Calgary (retraitée) Daniel Goldowitz, directeur scientifique (d’office) Patrick Lafferty, partenaire, PricewaterhouseCoopers LLP (retraité) Nicola Lewis, directrice générale, NeuroDevNet (d’office) Angus Livingstone, administrateur délégué, Bureau de la liaison entre l’Université et l’industrie, Université de la Colombie-Britannique Peter Morand, président, Peter Morand & Associates Inc. John O'Neil, doyen et professeur, faculté des Sciences de la santé, Université Simon Fraser David Phipps, directeur, Research Services & Knowledge Exchange, Université York James Reynolds, professeur, Université Queen’s Carol Richards, professeur, Université Laval Kathleen Thurber, directrice, éducation et communications, Alberta Heritage Foundation for Medical Research Gary Wechsler, directeur financier, WowWee Holdings Inc.

Conseil consultatif scientifique Samuel Weiss, président, comité consultatif scientifique de NeuroDevNet – professeur, Université de Calgary Ellen Wright Clayton, professeure, Université Vanderbilt Bernie Devlin, professeur, Université de Pittsburgh Jay Giedd, chercheur principal, National Institute of Mental Health (NIMH) Neal Halfon, professeur, Université de la Californie Mark Hoffman, vice-président, sciences de la vie, Cerner Corporation Michael Johnston, vice-président principal et médecin-chef, Kennedy Krieger Institute Ivica Kostovic, professeure, Université de Zagreb Pat Levitt, professeur, Université du sud de la Californie Edward Riley, professeur, Université d’état de San Diego

Anciens membres du conseil d'administration Irène Bridger, associée, Bennett Jones, LLP Michael Fehlings, directeur médical, Krembil Neuroscience Center Franz Hefti, conseiller scientifique en chef, Avid Radiopharmaceuticals Incorporated Jo Kennelly, président-directeur général, Global Health Systems Michael Shevell, directeur du Département de pédiatrie de la Faculté de médecine de l’Université McGill Aubrey Tingle, directeur adjoint, Réseau de recherche en santé sur les enfants et les mères

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I N F O R M AT I O N S U R L ' E N T R E P R I S E


Information sur l'entreprise

Comité de gestion de la recherche Daniel Goldowitz, président, comité de la gestion de la recherche et directeur scientifique, NeuroDevNet Evdokia Anagnostou, chargée de cours, Université de Toronto Daniel Ansari, professeur agrégé, Université Western de London, Ontario Mark Bieda, professeur agrégé, Université de Calgary Kym Boycott, professeure agrégée, Université d’Ottawa James Brien, professeur, Université Queen’s Ryan D’Arcy, chef d’équipe, Institut du diagnostic du CNRC (Atlantique) Darcy Fehlings, professeure agrégée, Université de Toronto Jan Friedman, professeur, Université de la Colombie-Britannique Richard Hawkes, premier doyen agrégé (recherche), Université de Calgary Mary Johnston, directeur associé par intérim (retraité), Initiative sur l'ensemble des troubles causés par l'alcoolisation fœtale (ETCAF), Agence de la santé publique du Canada Bryan Kolb, Canadian Centre for Behavioural Neuroscience Lucyna Lach, professeure agrégée, Université McGill Nicola Lewis, directrice générale, NeuroDevNet (d’office)

Vérificateurs Hay & Watson, comptables agréés

Conseiller juridique Borden Ladner Gervais LLP, Vancouver, Colombie-Britannique

Équipe Bethany Becker, gestionnaire, Communications Jim Brookes, directeur, Développement Darlene Cripps, gestionnaire principale Bruno Grazzioto, directeur, Finances Anthony Santelices, adjoint, Communications Douglas Swanson, gestionnaire, Formation et Éducation Christine Tang-Ayushi, adjointe administrative

I N F O R M AT I O N S U R L ' E N T R E P R I S E

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NeuroDevNet Université de la Colombie-Britannique Child and Family Research Institute 950 W. 28th Avenue Vancouver (Colombie-Britannique) V5Z 4H4 www.neurodevnet.ca/fr 604.875.2424, poste 5436

établir des connexions

Un réseau canadien de centres d’excellence


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