Page 1

AVIRON BAYONNAIS 2016 • 2017

MAGAZINE

Handball

Les filles en N1

Surfer

les vagues géantes

Être Pro

Matiouze Royer Loïc Chetout

27080-2017 #02 4,90€

RIO2016

Perle Bouge en Bronze Matthieu Androdias en finale


21, rue des Barthes - 64600 Anglet - 05 59 57 50 00 Ouvert du lundi au samedi de 9h à 20h sans interruption ENCART ANGLET.indd 2 Cyan quadriMagenta quadriJaune quadriNoir quadri

30/11/15 16:26


édito Laurent Irazusta, président de l’Aviron Bayonnais - Club Omnisports.

A

R © Cédric Pasquini

vec les jeux de Rio 2016, cette année était olympique. Comme quatre ans plus tôt à Londres, l’Aviron Bayonnais était représenté par deux de ses sociétaires. Perle Bouge et Matthieu Androdias ont tous les deux participé aux épreuves d’aviron. Depuis des générations, l’excellence s’exprime dans notre club. Avec nos athlètes olympiques l’Aviron Bayonnais a encore brillé au sommet de la planète Sport. La médaille de bronze de Perle et la place en finale olympique de Matthieu ont été de belles récompenses. En 2015, nous avons donné un souffle nouveau à l’Aviron Bayonnais en révolutionnant notre communication. Pour 2016 nous nous devions de faire encore mieux en respectant l’histoire de notre club et pour faire honneur à nos généreux partenaires. C’est dans cet esprit que l’Aviron Bayonnais Magazine a été réalisé. En feuilletant l’édition 2016-2017 de ce nouveau numéro d’Aviron Bayonnais Magazine, vous aurez l’occasion de découvrir la diversité des disciplines, l’énergie de nos sportives féminines, l’ouverture vers le handicap et la santé, l’histoire et la rigueur individuelle de nos champions. Tout au long de cette saison sportive, l’esprit de l’Aviron Bayonnais s’est exprimé avec fierté. Grâce à nos sélectionnés olympiques bien sûr, mais pas seulement. Il y a eu la belle épopée vers la Nationale 1 des handballeuses, la confirmation de la jeune Marie Pachebat en aviron, le nouveau succès populaire de la Luchon-Bayonne organisée par notre section Cyclo. Difficile de tous et

toutes les citer ici, mais encore bravo pour cette belle saison en bleu et blanc. Feuilleter cet Aviron Bayonnais Magazine est aussi l’occasion de se souvenir du début de chaque histoire sportive : « le temps de l’accueil et la formation pour tous ». Cela reste la base et le fondement de notre pyramide, même si le contexte économique est peu favorable et que les subventions s’amenuisent d’année en année. Alors nous redoublons d’énergie pour être à la hauteur des missions de notre club. C’est ainsi, les années s’écoulent avec leurs satisfactions mais aussi leurs déceptions. L’histoire dure depuis 112 ans sous le regard bienveillant de la Nive qui nous effleure. Et ce n’est pas près de s’arrêter. En tant que Président de ce club formidable, j’ai l’honneur de clamer : Que vive encore longtemps l’Aviron Bayonnais ! z

ioko jokoekin, aurten urte olinpikoa izan dugu. Duela lau urte bezala Londresen, Aviron Baionnais-ko bi bazkidek klubea ordezkatu zuten. Perle Rouge eta Matthieu Androdiasek arraunketako probetan parte hartu dute. Belaunaldiz belaunaldi, gorentasuna nabarmentzen da gure klubean. Gure kirolari olinpikoekin, Aviron Bayonnais, kirola planetaren gailurran kokatzen da. Perlen brontzeko medaila eta Matthieuren finala olinpikoa sari ederrak izan dira guretzat. 2015ean, hats berria eman diogu Aviron Bayonnais-ri gure komunikazioa indartuz. 2016.urterako, hobeto egin behar ginuen gure klubeko historia errespetatuz eta gure partaideei ohore eginez. Ildo honetik, Aviron Bayonnais aldizkaria sortu dugu. 2016-2017ko Aviron Bayonnais aldizkariaren alea begiratzen baldin baduzue, diziplinen aniztasuna, gure emazte kirolarien energia, ahalmen urritasuna eta osasunari buruzko idekidura, gure txapeldunen historia eta zorroztasu n indibiduala ezagutzeko aukera izanen duzue. Kirol sasoi honetan zehar, Aviron Bayonnais-ren izpiritua harrotasun handiz adierazi dugu. Hautatutako jokalari olinpikoei esker bistan dena, baina ez bakarrik. Saskibaloi emazte-ekiparen epopeia bizi izan dugu Nazional 1ean, Marie Pachebat gaztearen konfirmazioa arraunketan eta gure Cyclo sekzioak antolatutako Luchon-Baionaren arrakasta ederra. Zaila izan zaigu denak aipatzea hemen, baina berritz ere zorionak sasoi eder honentzat zuri eta urdinez. Aviron Bayonnais aldizkaria hostokatzea, kirol historia bakoitzaren hastapenaz oroitzeko aukera da ere: “harreraren garaia eta denentzako formakuntza”. Gure piramidearen oinarria geratzen da, nahiz eta testuinguru ekonomikoa ez den oso baikorra eta urtez urte diru languntzak txikitzen diren. Orduan, gure klubearen karguak errespetatzeko, indar handia ematen dugu. Honela, urteak pasatzen dira pozbideak ekarriz baita ere atsekabeak. Badu 112 urte historiak irauten duela, bihotz oneko Errobi ibaiaren begipean. Eta ez da oraindik bukatuko. Klube zoragarri honen lehendakari gisa ohorez aldarrikatzen dut: Aviron Bayonnais luzaz bizi bedi! z

Publication : Aviron Bayonnais - Club Omnisports • Club House Maurice Celhay • 1, rue Harry Owen Roë • 64100 Bayonne • Tél. 05 59 63 33 15 Directeur de la publication : Laurent Irazusta, président de l’Aviron Bayonnais - Club Omnisports • Direction artistique et communication : Vincent Ahetz-Etcheber • Tél. 06 32 13 82 65 • v.ahetz@altergraf.com Conception et réalisation : Régie publicitaire : Image64 • Frédéric Castets • Tél. 06 03 09 46 65 • frederic.castets@image64.fr Rédaction « actualité », « dossier » et « portrait » : Marc Dufrêche (sauf mention contraire) • Rédaction « zapping », « 100 % sections » « fiers de nos couleurs » et « ils sont le Club » : service de communication des Sections et de l’Omnisports • Participation rédactionnelle : Henri Bourel, Stéphane Darrieulat • Traduction basque : Bai Euskarari © Photographies : Les photographies sont la propriété de l’Aviron Bayonnais Omnisports et des différentes sections sauf mentions contraires © Photographies de couverture : FFA - Éric Marie (M. Androdias) et CPSF - M. Hartmann (P. Bouge) Impression : Imprimerie Abéradère (certifiée ) • 14, rue Chalibardon • ZA Saint-Frédéric • 64100 Bayonne • Tél. 05 59 55 09 65 • contact@imprimerie-aberadere.fr Édition 2016-2017 • Dépôt légal à parution • N° ISSN 1631-7661

1


BAYONNE

27, RUE ORBE TÉL. 05 59 25 59 14 Collection optique et solaire Dispositif médical CE. Demandez conseil à votre opticien. Octobre 2016. RCS Paris 304 577 794.

CO

Le matériel Peigne à wax Eponge Papier à poncer 500 Vernis adapté au support et à l’utilisation

MMENT

customiser sa board

SO

NV ÉLO

S , SON CA

QU

E

LE DESSIN

Imaginer ou trouver son dessin, le reproduire sur papier et placer les principaux modules sur la planche afin d’évaluer la taille et les emplacements des éléments. Réaliser le graphisme avec les feutres POSCA et repasser ensuite les contours et les détails. Laisser sécher quelques heures et protéger le dessin avec vernis adapté à l’utilisation de la board (avec l’aide d’un adulte selon l’âge)

Chez ARTÉÏS Feutres POSCA

LA PRÉPARATION

Supprimer toutes traces de poussière, sel et eau. Poncer toutes les petites craquelures. Pour décorer le deck de la planche, mouiller la wax avec un peu d’eau chaude et enlever le plus gros avec un peigne à wax. Bien frotter pour faire disparaître les dernières traces. Passer une dernière fois la planche à l’eau chaude et laisser sécher complètement.

G A L E R I E D E S A R È N E S - L E F O R U M - B AY O N N E - 0 5 5 9 5 7 0 3 0 5

2 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

Financière des Arts, Avenue de la légion Tchèque, BP 50306, 64103 Bayonne Cedex. Siret : 45066396800011, RCS Bayonne, APE : 6420Z. Photos non contractuelles. Crédits photos : © jakkapan, © Drobot Dean, © ivanbaranov, © PerlenVorDieAugen - Fotolia.com, © Posca.

15, quai Amiral Jauréguiberry 64100 Bayonne 05 59 25 60 13


Sommaire 4 zapping

Ils ont brillé Une très belle année 2016 Agenda 2016-2017

11

actualité

Rio 2016, l’Aviron Bayonnais au Top Handball, les filles en Nationale 1 Luchon-Bayonne, un mythe bien vivant Esku Pilota et Pampi Laduche

Infos+ Aviron Bayonnais - Club Omnisports Club House Maurice Celhay 64100 Bayonne • Tél. 05 59 63 33 15 www.aviron-bayonnais.asso.fr omnisports@aviron-bayonnais.asso.fr Accueil, Secrétariat Delphine Peronny • Tél. 05 59 63 33 15 secretariat@aviron-bayonnais.asso.fr Comptabilité Muriel Calleja • Tél. 05 59 63 22 72 comptabilite@aviron-bayonnais.asso.fr Marie-Christine Maillouquet Tél. 05 59 63 33 15 secretariat@aviron-bayonnais.asso.fr Tennis Accueil et secrétariat • Tél. 05 59 63 33 13 tcavironbayonnais@gmail.com 2, av. André Grimard • 64100 Bayonne Football Aviron Bayonnais Football Club Tél. 05 59 58 20 19 contact@avironbayonnaisfc.fr www.avironbayonnaisfc.fr Rugby Pro Tél. 05 59 42 72 10 • contact@abrugby.fr www.abrugby.fr Rugby Amateur Aviron Bayonnais Rugby • Tél. 05 59 52 15 15 secretariat.asso@abrugby.fr Centre de formation • Tél. 05 59 52 06 33 dir.formation@abrugby.fr

© fotolia.com

Boutique AB-RDK Centre commercial BAB2 • Tél. 05 59 63 50 88 Boutique officielle 6, rue d’Espagne • 64100 Bayonne Tél. 05 59 59 71 52 Brasserie de l’Aviron Bayonnais Tél. 05 59 58 27 27

26 dossier

Sport santé Running

36 portrait

Gautier Garanx : surfer les vagues géantes Marie Pachebat : aux Mondiaux juniors Matiouze Royer et Loïc Chetout : être Pro

53

100 % sections Les sections en chiffres Aïkido • Athlétisme • Aviron • Basket Boxe • Cyclisme • Cyclo • Escrime Gym volontaire • Handball • Judo Natation • Pelote basque • Pirogue Préparation physique • Savate Surf • Tennis • Triathlon

90 fiers de nos couleurs Rugby amateur Rugby professionnel Football

99 ils sont le Club

Le Conseil d’Administration L’Amicale des Supporters La Commission Sociale L’Union des Anciens Les fondateurs, insignes d’Honneur médailles d’or, présidents, blasons et les internationaux

3


[1]

4 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

© Antoine Justes

© DR

© DR - Cofidis - Loïc Chetout

[2] [3]

[4] © FFA - Emmelieke Odul

[ zapping ]


[1] CYCLISME Loïc Chetout sur la Vuelta 2016 (Tour d’Espagne), l’objectif du cycliste bayonnais : le Tour de France en 2017 ! [2] TENNIS Henri Crutchet double champion du Monde en simple et double messieurs + 85 ans à Umag en Croatie le 25 septembre 2016. [3] SAVATE Lorris Filhol 4e Cadet de France lors des championnats nationaux disputés sur l’île de la Réunion les 13, 14 et 15 mai 2016.

brillé

SURF Deux champions de France Handi Surf avec Gwendal Halna du Fretay [4] champion de France déficient visuel et Pierre-Olivier Coutant [5] champion de France déficient auditif, le 23 octobre 2015 à la plage de la Côte des Basques à Biarritz. [6] AVIRON Les juniors médaillés d’or avec le 4 de pointe sans barreur lors des championnats de France Cadets-Juniors du 30 juin au 3 juillet 2016 à Vichy. [7] NATATION Célia Pinsolle victorieuse du Trophée national Lucien-Zins 2016 les 2 et 3 juillet à Béthune. [8] PELOTE BASQUE Les Benjamins Pablo Jeannou et Andoni Castera champions de France à Xare à Urt le 26 mars 2016.

[10]

AVIRON Guillaume Lescoulier et Tristan Lautrette [10] (à gauche sur la photo) et Marie Pachebat [13] dans le Top 10 mondial aux championnats du Monde Juniors à Rotterdam (Pays-Bas) du 21 au 28 août 2016. [11] BOXE Matiouze Royer bat le n°3 français, Laurent Ferra, à Toulouse au début 2016. [12] ATHLÉTISME Pauline Nogaledo 10e française aux championnats de France Espoirs et Nationaux à Aubagne les 16 et 17 juillet 2016 sur le 400 m. z

[11]

© FFA - Daniel Blin

© Guillaume Arrieta

[5]

[9] HANDBALL La joie des filles après leur accession en N1 validée le samedi 14 mai 2016 avant même le dernier match de la saison. Nouvel objectif : le maintien !

© Marc Dufrêche

Ils ont

[12]

[6] [9]

© DR

[8]

[13]

© FFA

[7]

zapping

5


[ zapping ]

belle 2016

Une très

Découverte de la première édition de « Aviron Bayonnais Magazine » lors de la soirée de présentation en décembre 2015.

© Catherine Marchand

La Course du Bout de l’An a rassemblé un peloton record de 3 000 coureurs le 27 décembre 2015. 3e victoire consécutive pour l’ex-bayonnais Pierre Urruty.

L’équipe Lissar/Etchemaite (AB) a remporté le trophée Renée Cornu du 6 tournoi paleta gomme pleine du trinquet Louis Etcheto le 2 juillet 2016. e

Nouveau record d’affluence pour la 46e Randonnée Luchon-Bayonne les 25 et 26 juin 2016 avec 1 270 inscrits.

6 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


année Les 80 ans du trinquet Louis Etcheto fêtés dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine le samedi 17 septembre 2016.

Victoire en relais pour les Minimes sur la distance S les 10 et 11 septembre 2016 à Saint-Jean-de-Luz et 4 titres de champions départementaux lors de l’Aquathlon de Saint-Pée le 3 septembre 2016 pour la section Triathlon.

En Basket, magnifique saison des Poussins 1 et Benjamins 1 qui ont remporté les finales du championnat de France Excellence, le 4 juin 2016 à Bonnut.

5 titres aquitains en Athlétisme aux championnats d’Aquitaine CJES (Cadet/Junior/Espoir/Senior) à Dax le dimanche 12 juin 2016.

Un sélectif national Océan Racing a eu lieu les 2 et 3 avril 2016 : 3 courses sur 2 jours avec plus de 119 concurrents : certains ont même cumulé les 3 épreuves.

La 6e édition du Challenge à l’épée de la Ville de Bayonne le samedi 11 juin 2016 au Palais des sports de Lauga : le trophée maître Kayser reconquis par l’AB !

zapping

7


SÉCURITÉ • CONFIDENTIALITÉ • FIABILITÉ

Tél. 05 59 85 10 14 • Fax 05 59 85 13 63 www.larchivage.fr larchivage@wanadoo.fr

Stockage Conservation Gestion Destruction

J COM’ JOLIE Prêt-à-Porter Féminin

PAPETERIE DE LA NIVE

Fournitures de bureau • Articles scolaires Tampons caoutchouc • Cadeaux • Meubles de bureau Télécopieurs et imprimantes • Consommables informatique

Votre premier réseau social d’assurances sur la Côte Basque

AGENCE DE BAYONNE (Mairie)

2, place du Réduit • 64100 BAYONNE

05 59 59 11 20

mma.bayonne@mma.fr

8 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

*Hors soldes et promotions

35, quai Jauréguiberry • 34, rue des Basques • 64100 Bayonne Tél. 05 59 59 19 59 • Fax 05 59 59 11 59 • Mail : papeterie.nive@wanadoo.fr

Galerie Espace Foch - 4, av. Maréchal Foch 64200 Biarritz - +33 (0)9 83 65 90 52 www.jcomjolie.fr


Décembre 2016 Dimanche 4

• Aviron > Championnat Départemental d’Ergomètre

Dimanche 18

• Athlétisme > Course du Bout de l’An

Janvier 2017 Date à définir

• Pirogue > Cold Water Series 1/3

Samedi 7 et dimanche 8 Samedi 21

• Aviron > Tête de rivière du Nouvel An

Samedi 28

• Pelote Basque > Finales du 2e tournoi de Baline de l’Aviron Bayonnais

Février Date à définir

• Handball > Loto du Handball • Pirogue > Cold Water Series 2/3

Samedi 4

• Aviron > Championnats de France indoor à Paris

Dimanche 19

• Aviron > Challenges d’Aquitaine

Agenda Saison 2016 -2017

Mai Date à définir

• Cyclotourisme > Randonnée Donostia-Baiona • Escrime > 7e Challenge à l’Épée de la Ville de Bayonne

Juillet Du 7 au 8

• Aviron > Championnats de France J16 et J18 à Libourne

Samedi 15

Samedi 6 et dimanche 7

• Pirogue > Participation à La Porquerollaise

• Pirogue > Cold Water Series 3/3

Samedi 13 et dimanche 14

Animations Fêtes de Bayonne Mercredi 26

• Cyclisme > Course SaintFrédéric, Minimes et Cadets

Du 24 au 28

Jeudi 27

• Aviron > Tête de rivière de Zone à Sainte-Livrade

Juin

• Aviron > Régate Ligue en Bateaux Courts • Cyclisme > Grand Prix Leclerc : Course 3e Catégorie et Juniors, Bayonne–Saint-Pierre-d’Irube

• Pelote Basque > Finales du 6e tournoi Pala de l’AB • Pirogue > Belha’Race : Course de pirogues en relais

Mars Date à définir

• Natation > 25e Meeting Roger Noblet

Dimanche 5

• Aviron > Championnat Régional Jeunes J12-J13-J14

Dimanche 12

• Pirogue > Participation à la Vendée Va’a

Dimanche 19

Avril Date à définir

• Aviron > Animation lors du Rallye Citoyen des Lycéens • Boxe > Gala de Boxe de l’Aviron Bayonnais • Pelote Basque > Compétitions Chistera Joko Garbi et Rebot

Samedi 1er et dimanche 2 • Aviron > Championnats de Zone Bateaux Courts et Régate de Zone J16

Date à définir

Du 3 au 5

• Aviron > Championnats de France Seniors à Bourges • Aviron > Randonnée des 3 Rivières • Pirogue > Sélectif National

Samedi 10 et dimanche 11 • Aviron > Championnats de Zone à Brive

Samedi 17

• Triathlon > Triathlon des Corsaires (Ciboure-Socoa)

Dimanche 18

Dimanche 2

• Cyclisme > PampeluneBayonne

Du 14 au 16

• Aviron > Championnats de France Jeunes et Vétérans

• Cyclisme > Trophée Biltoki Course Juniors à Ustaritz • Aviron > Championnats de France Bateaux Courts

Du lundi 17 au samedi 29

• Tennis > Tournoi de Pâques

Samedi 29 et dimanche 30 • Aviron > Coupe de France MAIF

© Fotolia.com

• Savate > Stage Self-Défense et Boxe de rue avec R. Paturel

Samedi 24 et dimanche 25

Octobre Date à définir

• Tennis > Accueil d’une journée du Championnat Départemental de Tennis adapté

• Surf > Course de pirogues La Nive en Fête

• Handball > Animation Handball à la Journée des Enfants

Du 27 au 30

• Pelote Basque > Animations et démonstrations

Journées pour le « don du sang » prévues à l’Aviron Bayonnais.

• Aviron > Régate des Fêtes

JANVIER Vendredi 6 de 15h à 19h MARS Mercredi 1er de 7h30 à 11h30 Jeudi 2 de 15h à 19h Vendredi 3 de 15h à 19h Samedi 4 de 9h30 à 13h AVRIL Vendredi 10 de 15h à 19h MAI Jeudi 4 de 15h à 19h Vendredi 5 de 15h à 19h Samedi 6 de 9h30 à 13h AOÛT Jeudi 31 de 7h30 à 11h30 SEPTEMBRE Vendredi 1er de 15h à 19h Samedi 2 de 9h30 à 13h OCTOBRE Mercredi 4 de 15h à 19h NOVEMBRE Jeudi 16 de 7h30 à 11h30 Vendredi 17 de 15h à 19h Samedi de 9h30 à 13h

Samedi 29

Dimanche 30

• Pelote Basque > Traditionnel Repas des Fêtes au fronton du stade Jean Dauger

Août Date à définir

• Handball > Tournoi San Nicolas

Du mardi 1er au mercredi 16

• Tennis > Open 64, Tournoi d’été

Septembre Date à définir

• Handball > Tournoi -18 Filles • Pirogue > Participation aux Mimizan Paddle Games • Pelote Basque > Journées européennes du Patrimoine • Pirogue > Euskal Challenge : Course de pirogues en relais

Samedi 2

• Triathlon > Aquathlon de Saint-Pée-sur-Nivelle

Samedi 9

• Omnisports > Opération Portes Ouvertes (10h-13h)

agenda

9


[ actualité ]

Rio 2016 L’Aviron Bayonnais au top Propos recueillis par Marc Dufrêche

LES JEUX OLYMPIQUES REPRÉSENTENT L’ABOUTISSEMENT POUR LES RAMEURS. UN VRAI MOMENT, LE SEUL, OÙ L’AVIRON EST RÉELLEMENT SUR LE DEVANT DE LA SCÈNE. LE TRAVAIL EFFECTUÉ À L’OMBRE DES MÉDIAS EST ENFIN RECONNU. MAIS CET INSTANT DURE SEULEMENT L’ESPACE DE QUINZE JOURS ET TOUS LES QUATRE ANS. UN LONG INTERVALLE ACCOMPAGNÉ DE QUELQUES MOMENTS DE DOUTE. COMME LORSQU’IL S’AGIT DE REPARTIR POUR QUATRE ANS SUPPLÉMENTAIRES APRÈS AVOIR TERMINÉ LES JEUX.

Finaliste aux Jeux Olympiques

10 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

© FFA - Éric Marie

Matthieu Androdias


Perle Bouge

© CPSF - M. Hartmann

Médaille de bronze aux Jeux Paralympiques

actualité

11


[ actualité ]

C’était de super jeux

© FFA - M. Hartmann

Perle Bouge

De manière générale, comment juges-tu ces Jeux de Rio ? C’était de super jeux. On ne peut pas comparer avec Londres. C’était totalement différent. Il y a eu des grosses polémiques sur l’organisation de la part des médias mais ça s’est très bien passé. L’hébergement, la restauration, tout était bien. Bon, le premier jour il n’y avait pas d’eau chaude, mais ça a vite été réglé. Dès qu’on avait un souci, ils étaient très à l’écoute et essayaient de trouver des solutions. Du côté du public, c’était vraiment super aussi.

Comment était le village olympique ? À Londres, on était sur un site à part. À Rio, c’était nos premiers jeux où on était dans le village avec tous les athlètes, toutes les disciplines. C’était plutôt très sympa. Tout était accessible mais il y avait beaucoup d’efforts à fournir en raison de la distance entre les lieux. Ça demandait de l’énergie. On a dû mettre un vélo à disposition pour Stéphane, car il y avait

12 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

trop de déplacements. Même pour moi, alors que pourtant au niveau des bras ça va, c’était long. Alors je m’accrochais à la selle de Stéphane pour faire le tour du village, ou aller à la restauration.

Les pontons d’embarquement des Jeux.

Et Rio de Janeiro ? C’est une destination exotique mais quand on arrive, on est au village, en vase clos. C’était vraiment « village olympique – site d’entraînement » et « site d’entraînement – village olympique ». On était dans la compétition. On prenait la navette pour aller au bassin, entre 40 minutes et deux heures suivant la circulation. Il y a des matins où on a dû se lever à 4h30 pour aller s’entraîner. Pendant la compétition, on était escorté par la Police et ça allait plus vite.

Avez-vous pu visiter Rio quand même ? Après le 12 septembre, une fois notre compétition terminée. On a visité le Corcovado, le pain de sucre. On a eu aussi une belle rencontre avec des jeunes des favelas. C’était dans une caserne militaire où ils s’initiaient au rugby. Pour les sortir des favelas, où ils risquent de faire des bêtises, les jeunes sont pris en charge et encadrés pour faire des activités. On a eu des échanges super intéressants, des sourires formidables. C’était génial à vivre.

© Perle Bouge

PERLE BOUGE ET STÉPHANE TARDIEU ÉTAIENT PARTIS EN QUÊTE D’UNE MÉDAILLE D’OR AU JEUX OLYMPIQUES DE RIO APRÈS AVOIR OBTENU LA MÉDAILLE D’ARGENT À LONDRES QUATRE ANS PLUS TÔT. ILS ONT FINALEMENT DÉCROCHÉ LE BRONZE EN DEUX DE COUPLE MIXTE AU LAGOA STADIUM DE RIO. SI PERLE BOUGE N’A PAS CACHÉ SA DÉCEPTION À L’ARRIVÉE, ELLE EST AUJOURD’HUI FIÈRE DE CETTE MÉDAILLE. LA BAYONNAISE NOUS RACONTE SES JEUX DE RIO.

La compétition a bien démarré avec une première place dans votre série et une accession directe en finale. On a fait une belle course maîtrisée. On était devant dès le début et on voyait les autres bateaux. C’est forcément plus agréable. Les Anglais gagnent de leur côté leur série. Mais les Australiens, champions du monde depuis trois ans, se font sortir. Le Brésil, qui est souvent finaliste, pareil. Les jeux, ça reste une course à part entière, à un moment bien précis. Si on a le stress, la pression, ça peut être difficile. La Chine arrive. Ils reviennent à chaque fois pour les jeux. Entre leur temps au mois de mai et celui aux JO, il y a un énorme écart. On ne sait pas ce qu’ils font pendant trois mois pour être performants comme ça. Nous on se dit : « On est toujours sur les podiums et il va quand même falloir faire attention. » La Hollande, la Pologne et l’Ukraine sont aussi en finale. C’est une catégorie très serrée.


En finale, vous finissez troisième. Quelle saveur a cette médaille ? C’est une médaille et c’est dur à avoir. C’est quand même très bien. Les deux bateaux devant nous sont professionnels. On est un bateau amateur sur le podium. Il faut être content de ça. Et on est le bateau numéro 1 au classement paralympique sur les quatre dernières années. Sur la scène internationale, depuis qu’on a commencé, on a toujours été sur les podiums. Maintenant, il y a la frustration de ne pas avoir fait une belle course. Les autres sont partis fort et on s’est laissé embarquer, alors qu’on aurait dû faire notre course. Il y a 500 à 600 mètres de course qui ne sont pas bien ramés. En finale paralympique, ce n’est pas possible. L’or était trop difficile, mais l’argent était accessible.

Vous êtes quand même fière de votre médaille de bronze ? Il faut relativiser. J’ai plein de collègues de l’équipe de France qui ont fait quatrième et qui n’ont pas fait de médaille. Tu ne peux pas arriver au village olympique en disant : « Cette médaille je m’en fous. » Par respect pour le collectif, ce n’est pas possible. Le quatrième aurait bien aimé faire médaille de bronze. Un collègue de l’athlétisme, Louis Radius, a été médaillé de bronze et m’a dit :

© FFA - M. Hartmann

« Les deux bateaux devant nous sont professionnels. On est un bateau amateur sur le podium. »

« Ma médaille, je l’ai mise au fond d’un placard, ce n’est pas celle que je voulais. » Je lui ai dit : « Par respect pour tes collègues, pour ta famille, dis-toi que c’est une belle médaille ». Sur le moment, heureusement que tu es déçu. Je l’étais énormément. Par contre, tu dois quand même te dire que tu as réussi à gagner une belle médaille.

Où se trouve ta médaille de Rio ? Elle est là (Perle montre son sac à main). On me la demande tous les jours, alors elle est en permanence dans mon sac, prête à sortir et se montrer. Après, elle sera à la maison bien rangée. Ma mère a retrouvé ma médaille de Londres lors de mon dernier déménagement. Je ne savais plus où elle était. Ça m’avait impactée. Ce n’est pas en soi l’objet médaille mais c’est tout ce que la médaille représente. z

Perle Bouge réfléchit à son avenir…

I

l y a beaucoup, beaucoup d’incertitude chez Perle Bouge lorsqu’on lui demande si elle poursuivra sa carrière olympique jusqu’au Japon en 2020. Après Rio, elle a perdu son coéquipier Stéphane Tardieu avec qui elle faisait la paire depuis 2010. À 46 ans, le rameur de l’Athlétic Club Boulogne Billancourt a décidé d’arrêter sa carrière internationale. Perle pourrait continuer en Aviron mais attend encore les décisions que doit prendre la Fédération Internationale en février-mars 2017. Elle saura alors si le skiff sera intégré ou non aux prochaines échéances internationales. Seule sur son bateau, Perle ne serait pas contre ce « nouveau challenge » : « Si c’est en skiff, je peux m’entraîner à Bayonne, je peux faire plein de choses à Bayonne. L’entraîneur national peut venir ici. Ça simplifie beaucoup de choses. S’il y a du double, il faut que l’on me prouve que c’est pour faire mieux. Je ne me vois pas ramer avec quelqu’un pour faire moins bien. Aujourd’hui, des noms que je vois, je dis non. Pour l’instant non. » Perle Bouge est une boulimique de l’effort physique et ne s’arrêtera pas de faire du sport. Alors, elle regarde d’un œil intéressé vers d’autres disciplines : « J’aime bien le handbike. J’ai vu aussi le kayak. Ils ont un groupe France sympa. À Rio, j’ai vu leur DTN vivre pendant une semaine avec des ath-

lètes paralympiques. Ça m’a touchée de voir un mec venant du monde valide faire le choix de s’immerger avec les “handis”. Ça montre l’intérêt de la Fédé pour ses athlètes. Ça reste un sport d’eau, un sport de glisse, pourquoi pas ? Il y a une ancienne basketteuse allemande qui a fait médaille d’argent en kayak à Rio. C’est marrant, parce que j’avais joué contre elle au basket en équipe de France. » Si Perle Bouge n’est pas certaine de son avenir, c’est aussi qu’elle n’est pas satisfaite du traitement fait au handisport. Lors de ces olympiades, elle a pu mesurer le fossé qui existait encore avec le fonctionnement anglais. Un Pays où les « handis » s’entraînent avec les valides, où tous ont le même budget. Ce qui n’est pas le cas en France. Ce qui révolte la rameuse Bayonnaise : « Quand une prime à la performance est divisée par deux parce qu’on est handicapé, je ne comprends pas. Ma médaille n’a pas moins de saveur que celle d’un valide. Je ne dis pas que la fédération ne fait rien. Il y a des budgets, des cadres techniques… Mais les médailles ne valent pas la même chose. Ça renvoie le handicap dans la tête comme jamais. Ce handicap contre lequel je me bats déjà tous les jours. On nous dit souvent vous n’avez pas la même concurrence. Est-ce qu’on y peut quelque chose si on gagne. Je m’entraîne tous les jours. Tous les jours je vais au club m’entraîner. Et puis s’il n’y avait pas de concurrence, on serait tout le temps médaille d’or. » z

Perle Bouge et Stéphane Tardieu viennent de recevoir leur 2e médaille paralympique.

actualité

13


[ actualité ]

L’instant d’un doute Matthieu Androdias

Un début de réponse

«

Les semaines ont passé et les nuages se dissipent légèrement. Matthieu a un début de réponse. Certes, il n’est toujours pas certain d’aller au Japon, mais il commence à y voir plus clair sur les moyens à mettre en place : « Je suis décidé à repartir, mais ça dépendra du cadre. Je ne repartirai pas pour quatre ans comme j’ai fait les quatre années précédentes. Et je peux arrêter à tout moment si tout n’est pas réuni. J’ai vraiment envie de poser les rames un jour et de me dire que j’ai été au bout de ma ligne de conduite, au bout de mon projet. En suivant le courant pendant quatre ans, ça ne m’amènera pas plus haut. »

J

e suis chaque fois dans un état dépressif, soupire Matthieu quelques jours après son retour en France. Ça retombe, on est seul chez soi.

Un objectif de 4 années On vient de sortir d’un objectif de quatre ans et derrière : c’est le vide. » Chez lui, le rameur de l’Aviron a repris peu à peu contact avec son entourage familial, puis sportif : « J’avais besoin d’avis extérieurs pour essayer de construire la suite. Il y avait comme une grosse impression de gâchis. Mon entourage est au même niveau d’implication que moi pendant quatre ans sauf qu’il ne récolte jamais rien. À part partager la joie si jamais j’ai une médaille… Ou de la peine. » Le doute habite l’athlète qui va jusqu’à remettre en cause la suite. « Les jours après la finale, je n’étais pas fixé sur le fait de continuer ou pas. » Tant de sacrifices. Pourquoi continuer ? Pour qui ? Comment ? Dans quel objectif ? Autant de questions, d’incertitudes.

Une troisième olympiade ? Après Londres et Rio, s’il doit y avoir une troisième olympiade pour le Bayonnais, elle doit être synonyme de médaille. Fort de l’expérience passée, Matthieu trace les contours de ce qui doit être mis en place pendant quatre ans pour lui permettre d’être le meilleur pendant un peu plus de six minutes un jour de juillet 2020.

© FFA - Éric Marie

Le professionnalisme comme solution

14 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

Pour cela, il veut aller « vers la professionnalisation ». Il poursuit : « Ce n’est pas évident à mettre en place. Surtout, dans ma discipline, je n’ai pas de modèle. » La structure de l’Aviron Bayonnais semble être le support idéal : « Je vois beaucoup dans l’échange et l’association de compétences. Pour moi Bayonne a toutes les qualités pour accueillir un tel projet. Il y a un réseau ici qui pourrait m’aider à monter ce cadre professionnel. » Gérard Bafcop, président de la section Aviron, le soutient : « L’optique de Matthieu, c’est de faire un team, avec un préparateur physique, un préparateur mental… Et qu’on trouve ici un groupement d’entreprises qui investisse en image sur l’athlète. Il serait en équipe de France mais il aurait aussi cette préparation individualisée. » Tout cela ne se fait pas en quinze jours. Sans doute faudra-t-il un peu de temps pour voir les décisions aboutir, des budgets approuvés, mettre le cadre en place. « Il va y avoir une année de construction, calcule Mat-

thieu. Ça touche des compétences que je n’ai pas. Le principal est de bien s’entourer. » Pour l’instant, seule certitude au milieu d’une rivière de doutes : si Matthieu doit aller à Tokyo, ce sera à ces seules conditions. S’il reste persuadé que Bayonne est « le meilleur endroit » pour construire son chemin vers le Japon, il n’exclut pas de partir, si cela était nécessaire : « Il y a des jours où je peux remettre beaucoup de choses en question. Jusqu’à me dire qu’il faut que je parte à l’étranger pour aller chercher ce qui se fait de mieux dans mon sport. Dans mon sport, ce sont les Croates avec qui j’ai de bonnes relations. Pourquoi pas ? Peut-être vaisje aller faire mes études aux États-Unis et profiter du système universitaire américain fait pour la performance sportive. Ça peut être Bayonne qui est mon choix numéro un, Toulouse, Lyon, l’étranger, avec des projets professionnels tout aussi variés. » z

« S’il doit y avoir une troisième olympiade pour le Bayonnais, elle doit être synonyme de médaille. » 

© Matthieu Androdias

MATTHIEU ANDRODIAS EST REVENU DES JO DE RIO LA TÊTE DANS LA BRUME. IL DOIT FAIRE AVEC LA DÉCEPTION D’UN RÉSULTAT QU’IL ESPÉRAIT AUTRE, MAIS ÉGALEMENT TENTER DE SE PROJETER VERS LES PROCHAINS JEUX OLYMPIQUES AU JAPON.


Carte postale de Rio

Les « stars » arrivent Au fil des jours, le village s’est rempli. Il bouillonne et les « stars » de la délégation française, Riner, Parker, Tsonga, etc, sont là. Nous regardons la cérémonie d’ouverture à la télévision.

© Matthieu Androdias

C’est 31 bâtiments, qui mériteraient quelques finitions, et plus de 3 000 appartements pouvant accueillir 18 000 personnes. Pour y pénétrer, il faut passer plusieurs points de contrôle sous l’œil des militaires bien présents. Nous sommes six par appartement. Lorsqu’on tire de l’eau chaude, une forte odeur de gaz se dégage. Une douche froide de temps en temps, c’est finalement bon pour la récup. Le village olympique est assez loin du Lagoa Stadium. Le trajet de cinquante minutes se fait en bus et sous forte escorte policière. On

Le village olympique, 3 000 appartements pouvant accueillir 18 000 personnes.

Matthieu avec ses camarades de l’équipe de France dans l’enceinte olympique. © Matthieu Androdias

Le village olympique

passe tous les feux à vive allure pour traverser Rio. D’un œil extérieur, la qualité de l’eau du bassin semble correcte. Le relief autour rend les vents maritimes totalement irréguliers et imprévisibles. C’est un bassin très technique.

© Matthieu Androdias

N

ous sommes parmi les premiers athlètes à arriver au Parc Olympique de Rio qui se trouve dans le quartier de Barra-des-Tijuca en front de mer. Nous commençons la compétition le lendemain de la cérémonie d’ouverture et nous devons prendre nos marques et récupérer du décalage horaire (cinq heures de décalage entre la France et Rio. Il faut un jour pour récupérer une heure de décalage horaire, NDLR).

« On est passé à côté de notre finale »

L

es séries olympiques ont commencé le lendemain de la cérémonie d’ouverture pour Matthieu Androdias et son coéquipier du deux de couple Hugo Boucheron. Ce jour-là, un vent latéral violent souffle au Lagoa Stadium, rendant le plan d’eau agité. Ces conditions obligent les Français à changer de stratégie. « Ce ne sont plus les meilleurs qui gagnent, mais ceux qui font le moins de fautes », rappelle Matthieu Androdias. Pari gagnant, puisqu’ils terminent deuxièmes derrière les Croates, favoris pour le titre olympique. En demi-finale, Matthieu et Hugo retrouvent l’Italie, l’Azerbaidjan, la Lituanie, l’Allemagne et la Serbie. Le jour de la course, la météo est bonne. Le feu s’allume et les Français prennent les commandes avant d’être doublés par les Lituaniens et de passer deuxièmes aux 500 mètres. Derrière, les Italiens emmènent dans leur sillage les Allemands et les Français se retrouvent quatrièmes à 500 mètres de l’arrivée. Matthieu se souvient : « Un doute nous traverse l’esprit, le corps brûle, les muscles se tétanisent. Je lance une dernière attaque avec mes dernières forces. Je n’ai pas parlé mais Hugo l’a compris et me suit sans réfléchir. » Les Italiens tiennent, les Allemands craquent, les Français seront en finale olympique. Cette demi-finale a demandé beaucoup d’énergie. L’un des deux Italiens vomit pendant dix minutes. Les Allemands tombent l’un après l’autre au sol, inanimés, et terminent leur matinée à la Croix-Rouge. La veille de la finale, Matthieu s’imprègne des nombreux encouragements reçus sur son

téléphone. Mais le jour de la course, il coupe tout et reste face à l’événement seul avec son coéquipier. Le duo s’entretient brièvement avec l’entraîneur de l’équipe de France. La mise en route, l’échauffement se fait à deux. Matthieu et Hugo partent correctement, mais très vite ils voient les bateaux leur passer devant un à un. Les Français semblent sans ressources en ce jour de finale et terminent sixièmes. « On est passé à côté » juge Matthieu. « Je pense que ça s’est joué dans l’heure avant la course. Ce sont peut-être des mots que l’on n’a pas su échanger. Notre association avec Hugo est assez récente et dans ces moments-là, le jour J, il faut être capable de lire dans son coéquipier sans avoir besoin de parler. Sur cette finale on n’était pas assez agressif, pas assez acteur. Il y avait aussi peut-être un peu trop d’euphorie après la demi-finale. C’est vrai qu’elle était particulièrement à risque. Les bateaux qui ont joué les premiers rôles en finale n’ont pas eu d’émotions particulières en demi. Ils ont fait leur course. » Gérard Bafcop, le président de la section Aviron de l’Aviron Bayonnais, conclu : « Notre objectif au club était qu’ils soient en finale. Le rêve, c’est de faire la breloque. Mais quand on voit la course, on ne peut pas être déçu. Objectivement, on a été dominé. Les Croates, les Lituaniens et les Norvégiens étaient loin devant. Et puis c’est un bateau qui revient de loin. Il a été constitué seulement cet hiver, alors que les bateaux olympiques le sont depuis quatre ans. Finir en finale olympique avec l’entraînement qu’ils ont eu, bravo. » z

En route pour le Corcovado, un des nombreux sommets qui entourent la ville. Il est célèbre pour accueillir la statue du Christ Rédempteur.

Dans l’ambiance des Jeux Nous débutons les séries le lendemain et pas question de dépenser l’énergie inutilement. Avec mon coéquipier Hugo Boucheron, nous finissons sixième en finale du deux de couple. On est déçus. On espérait mieux. La déception s’évapore petit à petit et il est temps d’aller soutenir les Français. L’ambiance est pas mal dans les stades, seulement le public brésilien est très chauvin. Il y a eu l’épisode Lavillénie, mais c’est un peu partout la même histoire. Dès qu’un représentant brésilien est en compétition, l’adversaire a droit à un traitement particulier. C’est dommage. Ce n’est pas très « esprit olympique ». On profite également du séjour pour découvrir un peu Rio. J’avais vu des reportages sur des favelas, la misère. Mais voir tout ça en vrai, ça fait bizarre. Ça nous a un peu secoués. On était entre potes, on déconnait un peu, et là certaines scènes nous ont refroidis. Tout ça fait relativiser aussi le résultat. La cérémonie de clôture est une grande fête. Après le spectacle un peu fouillis des Brésiliens, les Japonnais prennent le relais. Des mecs font des triples saltos et retombent ensemble à la demi-seconde près. On sent vraiment qu’à Tokyo ce sera carré. C’est la fin de l’aventure. À dans quatre ans à Tokyo… Si tout va bien d’ici-là. z actualité

15


[ actualité ]

Handball

Les filles en Nationale 1

Interview de Philippe Darbos, président de la section Handball de l’Aviron Bayonnais Par Marc Dufrêche

L’ÉQUIPE FÉMININE DE HANDBALL DE L’AVIRON BAYONNAIS A ÉTÉ PROMUE EN NATIONALE 1 AU TERME D’UNE TRÈS BELLE SAISON 2015-2016. LE PRÉSIDENT, PHILIPPE DARBOS, EST ÉVIDEMMENT RAVI DE VOIR LES FILLES JOUER CETTE SAISON AU TROISIÈME NIVEAU NATIONAL. LE CHALLENGE SERA ÉVIDEMMENT DIFFICILE, POUR LES JOUEUSES COMME POUR LES DIRIGEANTS.

L’an dernier, l’équipe féminine senior a fini la saison sur une accession en Nationale 1. La montée, ça motive tout un club. Sportivement, la Nationale 1, c’est très bien, presque extraordinaire vu les moyens que nous avons. Mais c’est maintenant que tout se complique. On essaie de promouvoir un sport au Pays basque qui n’est ni du rugby, ni de la pelote, et avec des filles. Ce n’est pas simple.

On imagine que les difficultés sont d’obtenir des moyens supplémentaires pour être compétitif ? J’ai un budget de 150 000€ pour tout le club et de 35 000€ pour la Nationale 1, c’est un budget de fonctionnement de Nationale 2. En face, ce sont des clubs qui ont quatre ou cinq fois plus. En plus, avec cette poule où il y a beaucoup d’équipes du Sud-Est, il y a 30 000€ qui vont dans les déplacements.

16 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

La joie et la fierté des filles lors de la montée en Nationale 1.

Avez-vous pensé à refuser cette montée ? À aucun moment le club n’a pensé à ne pas s’engager. On y va. Les filles l’ont mérité, gagné sportivement. Une seule méthode à l’AB Handball : les dirigeants dirigent, les entraîneurs entraînent et les joueuses jouent. Aux dirigeants de se débrouiller à trouver les moyens. Nous avons la saison pour trouver.

Quelle a été la politique de recrutement ? Même si nous sommes dans une division 100 % amateur, toutes les filles que nous avons essayé de recruter ont demandé directement ou indirectement des émoluments. Alors on a fait du bricolage. L’entraîneur Mickael Moreno est parti pour une expérience dans le Handball pro et nous avons pris Stéphanie Ludwig. Elle connaît les exigences du

« À aucun moment le Club a pensé ne pas s’engager. » haut niveau et possède un réseau. C’est un recrutement réussi et intelligent. On a trouvé du boulot à certaines, d’autres étaient déjà dans la région. Tout le groupe de la N2 est conservé, moins une fille partie faire des études à Toulouse. Il faut que l’on soit plus malin, plus rapide, car nous allons nous heurter à des gabarits. L’an dernier, nous avons joué en coupe de France contre des clubs de N1 et nous sommes tombé sur des filles de 1,75 m à 1,80 m. Nous, on a des « petits rats » qui courent partout.


Il était question l’an dernier d’un possible rapprochement avec Anglet-Biarritz en cas de montée en N1. Cela ne s’est finalement pas fait, mais n’était-ce pas judicieux dans le cadre de cette montée ? C’était la solution, mais les licenciés d’Anglet-Biarritz se sont prononcés « contre » lors d’un vote. Il y avait un véritable intérêt, car on agglomérait les compétences. Financièrement, nous n’avions certes aucun engagement écrit, mais on pouvait aller voir des partenaires avec une étiquette de l’équipe de la Côte Basque. Et dans ce désert de handball dans lequel on se trouve ici, on avait vraiment l’appui de la Fédération, de la Ligue et du Comité pour faire éclore une équipe de haut niveau de handball féminin. Et puis ce n’était pas une fusion, mais seulement une entente entre les deux équipes seniors féminines. Cette entente pouvait disparaître si ça ne fonctionnait pas. Chaque fille restait licenciée dans son club et toutes les autres équipes restaient dans leur club. C’est vraiment dommage, et sportivement, et économiquement. z Effectif des féminines seniors [les recrues 2016-2017 en italique] Gardiennes : Chloé Laborie (26 ans, Oloron, N3), Fatou Diadhiou (27 ans). Arrières : Maitena Carricart (22 ans), Justine Mourgoux (21 ans), Florence Amadou (28 ans), Estelle Chabat (23 ans), Emilie Delattre (37 ans, Anglet-Biarritz, N2), Laura Rambaut (28 ans), Fanta Diallo (28 ans, Sainte-Maure-Troyes, N1), Wendy Hill (23 ans). Pivots : Jennifer Rosetti (25 ans, capitaine), Margot Mayer (26 ans, Mios, N2), Fanny Napias (22 ans). Ailières : Pauline Gehin (27 ans), Léa Ozcoïdi (21 ans), Clémence Amadou (26 ans, Mont-de-Marsan, N3), Intza Altuna (17 ans), Magalie Ricarrère (26 ans).

Une championne du monde

I

MICKAEL MORENO PARTI ENTRAÎNER LE CLUB PROFESSIONNEL D’OCTEVILLE, L’AVIRON BAYONNAIS DEVAIT TROUVER UN NOUVEL ENTRAÎNEUR CAPABLE DE MENER L’ÉQUIPE EN NATIONALE 1. LE CLUB N’EST PAS ALLÉ CHERCHER TRÈS LOIN. STÉPHANIE LUDWIG, CHAMPIONNE DU MONDE 2003, ARRIVE DE L’ANGLET-BIARRITZ OLYMPIQUE OÙ ELLE ENTRAÎNAIT LA SAISON DERNIÈRE L’ÉQUIPE GARÇONS ÉVOLUANT EN NATIONALE 3.

l est presque logique de retrouver la jeune femme à la tête de cette équipe bayonnaise en Nationale 1. « J’avais entendu parler de l’entente Bayonne-Anglet-Biarritz par des amis et j’ai pris contact il y a deux ans pour me retrouver à l’Anglet-Biarritz Olympique », rappelle-t-elle. L’entente ne s’est pas faite et l’ex-internationale française (153 sélections) retrouve le haut niveau avec ces Bayonnaises promues en Nationale 1.

Jusqu’aux championnats du Monde Stéphanie Ludwig est un nom qui sonne dans le milieu du handball. Elle fut championne du monde en Croatie en 2003 avec une équipe de France entraînée par l’actuel sélectionneur Olivier Krumbholtz. Stéphanie Ludwig était plus forte que les garçons dans la cour de l’école de Bar-leDuc. Ce qui incita l’instituteur à la pousser vers le club de Handball de la ville. Très vite, la jeune fille devient une joueuse à part, repérée. Elle est régulièrement retenue avec les diverses sélections de jeunes. Puis vient le sport-études et un premier contrat pro à Béthune l’année de ses 18 ans. Un petit tour par Bondy et la voilà du côté de Metz où elle passera la plus grande partie de sa carrière professionnelle (6 ans). Avec cette équipe où évolue la moitié de l’équipe de France féminine (l’autre moitié jouant à Besançon), Stéphanie Ludwig remporte quatre titres de championne de France. Mondiaux, championnat d’Europe, Jeux Olympiques, elle est de toutes les campagnes internationales avec l’équipe de France. Après le très haut niveau, elle ne décroche pas pour autant avec ce handball. En 2007, elle rejoint pour deux saisons Leila Lejeune, son amie de l’équipe

de France, au club de Case Cressonnière à La Réunion. Elle restera finalement sept ans sur l’île où elle passera ses diplômes d’entraîneur. Pour des raisons personnelles, elle rejoint Anglet et le Pays basque en 2014, non loin de Bordeaux où résident ses parents.

Un nouveau challenge À Bayonne, la voilà à la tête d’un challenge relevé : maintenir en N1 une équipe aux moyens très modestes. Elle a conscience de la difficulté de la tâche mais reste persuadée qu’il est possible « de créer la surprise ». Dans le même temps, il sera nécessaire selon elle « de continuer à structurer le club » dans son ensemble : « On peut se maintenir cette saison, mais on ne pourra pas le faire deux ou trois ans avec les moyens actuels. À un moment il faut que la structure suive et que les partenaires soient plus nombreux. Sinon on sera cantonné à évoluer en Nationale 2, Nationale 3. »

La vitesse comme objectif Elle qui fut une joueuse réputée pour sa rapidité est tournée vers un handball fait de vitesse : « Pour moi, le handball moderne c’est la rapidité du jeu. Un jeu dynamique qui va de l’avant. Le jeu en grand espace c’est plutôt l’évitement et aller le plus vite possible vers le but adverse. C’est un jeu qui demande de l’anticipation, du dynamisme, de la vitesse. » Une manière de voir le handball qui colle parfaitement avec l’équipe bayonnaise : « On a quand même ici des petits gabarits et je veux garder leurs qualités. Si on veut faire déjouer ces équipes et ces grands gabarits, il faut jouer ce jeu rapide. On sait très bien que les grandes ont plus de mal à courir, sont moins mobiles que les petites. » z

© Maité Photo

Deux Bayonnaises à la Coupe d’Afrique des Nations

Fatou Diadhiou, une gardienne efficace.

L’Aviron Bayonnais Handball aura deux représentantes lors de la Coupe d’Afrique des Nations qui se déroulera du 2 au 11 décembre 2016 en Angola. La gardienne Fatou Diadhiou et l’arrière Fanta Diallo font en effet partie de la sélection entraînée par Kevin Decaux. La Guinée affrontera dans le groupe B, la Tunisie, tenante du titre, l’Algérie, l’Egypte et le Congo. Le groupe A réunira l’Angola, la RD Congo, le Cameroun, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Le Top 5 africain du handball féminin se compose actuellement de la Tunisie, de l’Angola, de la RD du Congo, du Sénégal et du Cameroun. Malgré tout, la Guinée des Bayonnaises Fatou Diadhiou et Fanta Diallo, visent le dernier carré lors de cette CAN 2016. z actualité

17


[ actualité ]

       Luchon Bayonne

Un mythe toujours bien vivant

Interview de Jean-Bernard Etchegoyen, secrétaire de la section Cyclotourisme de l’Aviron Bayonnais Propos recueillis par Marc Dufrêche

LA CYCLO-MONTAGNARDE LUCHON-BAYONNE REPREND LE PARCOURS DE LA MYTHIQUE ÉTAPE DU TOUR DE FRANCE COURUE ENTRE 1910 ET 1929. AU PROGRAMME LES CÉLÈBRES COLS PYRÉNÉENS AUBISQUE, TOURMALET, ASPIN, PEYRESOURDE, OSQUICH. CETTE CYCLO-MONTAGNARDE EST ORGANISÉE PAR LA SECTION CYCLOTOURISME DE L’AVIRON BAYONNAIS. ELLE A LIEU TOUS LES DEUX ANS ET, À CHAQUE ÉDITION, LES CANDIDATS AU DÉFI SONT DE PLUS EN PLUS NOMBREUX. EN 2016, LA 46e ÉDITION A VU ROULER 1 270 CYCLOS, DONT PLUS DE 700 VENUS D’ESPAGNE.

La prochaine Luchon-Bayonne aura lieu en 2018.

18 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

Quelle préparation faut-il pour participer à cette cyclo-montagnarde ?

Il n’y a pas de chrono du côté des organisateurs, mais on imagine que certains cherchent un temps ?

Il n’y a pas de chrono, mais il faut de l’endurance. Avec une préparation, c’est à la portée de tout le monde. Il faut faire du kilomètre. Rouler en janvier, février, faire le fond. Le jour de la course, il faut y aller à son rythme et ne pas se mettre dans le rouge. On en a vu qui n’étaient pas préparés et c’était la catastrophe. Ils arrivaient à dix heures du soir à Larruns à la moitié du parcours. Pour comparer, les premiers qui arrivent à Bayonne font les 325 bornes en un jour et arrivent à 19h.

Chez nous, il n’y a pas d’histoire de chronomètre. Mais il commence à y avoir des choses qui vont dans ce sens. Dans les Vosges, ils ont mis en place une puce pour chaque participant. Il n’y a pas de classement, mais on sait le temps, le temps de passage, en combien de temps vous avez monté tel col. Sur la Luchon-Bayonne, certains se font la course et on ne peut pas les en empêcher. C’est une démarche personnelle. Ils ont des copains qui l’on fait, qui ont mis tant de temps, et ils essaient de faire mieux. Et puis tout le monde se le dit après.


Ascension entre le col du Soulor à 1 474 m et le col d’Aubisque à 1 709 m.

« les premiers qui arrivent à Bayonne font les 325 km en un jour et arrivent à 19h. » Comment se passe l’organisation d’un tel événement ? On commence par poser notre candidature auprès de la Fédération Française de Cyclotourisme. Une fois que c’est accordé, on fait les demandes d’autorisation à la Préfecture, puis les inscriptions débutent. On est plus de 80 à travailler sur la cyclo. La section était assez fière d’elle cette année. De voir ce monde, de voir les gens qui sont contents de l’accueil. J’ai été félicité à Morzine à l’arrivée de l’étape du Tour. J’avais le maillot de la Luchon-Bayonne et un gars me dit : « Ah tu t’es préparé pour la Luchon-Bayonne. » Je lui réponds : « Non, je ne l’ai pas faite, je l’organisais avec l’Aviron. » « Bravo, félicitation, j’ai deux copains qui l’ont faite et ils étaient enchantés. Je la ferai avec eux dans deux ans. » Ça fait plaisir d’entendre ça. C’est de l’investissement, ça prend du temps, mais tout le monde est content. On est toujours motivé pour le faire.

on arrivait, on pointait et c’était terminé. Maintenant on les reçoit, on donne à manger. On les chouchoute de plus en plus. Ils ne payent que 13 € lorsqu’ils sont licenciés ou 19 € quand ils ne le sont pas. Ils ont un ravitaillement à l’Aspin, un au Tourmalet, un au Soulor, un à l’Osquich et un à l’arrivée. Les vieux vous diront qu’autrefois ils s’arrêtaient dans un bar et ils y faisaient pointer leurs cartes. Ils étaient autonomes et se débrouillaient. Aujourd’hui, on les assiste beaucoup, c’est vrai, mais on ne fera plus machine arrière. Les participants sont enchantés de cette organisation. z

Vous allez donc continuer à l’organiser ? Évidemment, et en s’améliorant. On progresse nous aussi au fil des éditions. On est un peu mieux structuré. Avant, à Bayonne,

Un groupe d’Espagnols dans l’Aspin. Après l’effort, le réconfort. actualité

19


© DR

[ actualité ]

Une étape mythique du Tour

L

« Vous êtes des assassins… sans dérailleur, chemins caillouteux… C’était la première Luchon-Bayonne. » Après le Peyresourde, Octave Lapize, dit le « Frisé », passe en tête à l’Aspin à 5h43, suivi par Gustave Garrigou à trois minutes. Le Tourmalet (le mauvais détour en patois) se dresse face aux coureurs. La pente s’élève et Lapize poursuit à pied après treize kilomètres d’ascension. Garrigou tient bien sur son vélo et revient sur le leader. Lapize le voit et remonte en selle pour le devancer de 500 mètres au sommet. Plus bas à Argelès, les deux hommes se retrouvent devant en compagnie de l’Italien

20 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

Eugène Christophe dans le Tour 1913.

Octave Lapize vainqueur le 21 juillet 1910 de l’étape Luchon-Bayonne.

Pierino Albini. Dans l’enchaînement Soulor, Tortes, Aubisque, un quatrième homme surgit. Le local de l’étape, François Lafourcade, est le seul à ne pas être descendu de vélo sur ce tronçon. Il revient sur les hommes de tête, les dépasse et passe en haut de l’Aubisque avec 15 minutes d’avance. Lafourcade paye son effort sur la route menant à l’Osquich. Il est rejoint par Lapize et Albini. À Bayonne, devant plus de 10 000 personnes, Lapize remporte l’étape devant Albini. Le Luxembourgeois François Fabert prend la troisième place après une deuxième partie d’étape très rapide. Il devance sur la ligne Trousselier et Lafourcade. Garrigou, 2e en haut du Tourmalet, arrive à Bayonne à la 8e position, 56 minutes après le vainqueur.

Eugène Christophe perd le Tour et entre dans la légende En 1913 et pour la première fois, le peloton du Tour de France démarre de Bayonne pour arriver à Luchon. Cette étape restera à jamais gravée dans la légende de la course avec les mésaventures du Français Eugène Christophe. Christophe et le Belge Philippe Thys mènent la course à Argelès. Thys lâche Christophe dans la montée et passe le sommet avec cinq minutes d’avance. Mais le Français ne panique pas. Il est à ce moment de la course leader du classement général. Dans la descente, tout se complique. Le tube de sa fourche avant se casse après avoir heurté un caillou. Il va abandonner quand on lui indique la présence d’une forge, plus bas au village de Sainte-Marie-deCampan. Une chance pour celui qui fut serrurier à Malakoff. Il charge son vélo sur l’épaule et parcourt à pied les dix kilomètres le séparant du village. Deux heures plus tard, il est dans l’atelier du dénommé Joseph Bayle. Sous les yeux d’un commissaire de course intransigeant, Eugène Christophe répare en 1h30 sa

fourche et la remonte. Il récolte tout de même une pénalité de trois minutes. Un jeune garçon l’a aidé à actionner la machine à percer du forgeron. Christophe remonte en selle et arrive à Luchon à 20h44, soit 3h50 après le vainqueur Philippe Thys. Eugène Christophe a, ce jour-là, perdu tout espoir de remporter le Tour de France 1913 dont il était l’un des favoris. Le « Vieux Gaulois » ne remportera jamais la Grande Boucle mais restera dans la légende avec cet acte de courage.

Douze fois entre 1910 et 1929 L’étape fut douze fois au programme du Tour de France lors des douze éditions organisées entre 1910 et 1929. Les trois premières années, le peloton part de Luchon pour arriver à Bayonne, mais à partir de 1913 et jusqu’à 1929, l’étape change de sens pour partir de Bayonne. En 1928, les organisateurs font une entorse à la tradition en proposant un départ d’Hendaye. En 1930, les organisateurs du Tour veulent des étapes plus courtes. La Bayonne-Luchon est divisée en deux étapes : Bayonne-Pau et Pau-Luchon. Cette dernière devient par la suite l’une des étapes reine du Tour de France perpétuant l’enchaînement Aubisque, Tourmalet, Aspin, Peyresourde. z

Tour de France 1928, le Belge Maurice Geldhof dans l’Aubisque.

© DR

’étape Luchon-Bayonne est l’une des étapes mythiques du Tour de France. Mais ce trajet de 320 kilomètres et 5 250 mètres de dénivelé n’a plus sa place sur le parcours actuel de la grande boucle. Trop long, trop dur… Trop tout. « Vous êtes des assassins », lâche Octave Lapiz vainqueur le 21 juillet 1910 de cette étape du tour de France. Quelques mois plus tôt, le parcours de la Grande Boucle 1910 était dévoilé avec le massif pyrénéen comme principale nouveauté. Les cols pyrénéens et leurs chemins de bergers à peine praticables rebutent une partie du peloton à prendre le départ à Paris. Ils sont finalement 110 à s’engager contre 150 un an plus tôt. Les étapes sont longues. Entre chacune d’elles, le peloton a droit à un jour de repos. Le 20 juillet, les 59 rescapés récupèrent après avoir traversé, la veille, la moitié des Pyrénées entre Perpignan et Luchon. Ils se préparent au terrible plongeon dans l’inconnu qui les attend le lendemain. 326 km sur lesquels s’enchaînent les cols de Peyresourde, d’Aspin, du Tourmalet, du Soulor, de Tortes (disparu des cartes routières depuis 1920), d’Aubisque et d’Osquich, le tout, sur des vélos de près de 13 kg sans dérailleur. Le 21 juillet, à 3h30 du matin, le départ de l’étape Luchon-Bayonne est donné à la lueur des lanternes.


actualitĂŠ

21


22 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


Luchon-Bayonne avec Joseph Agro, non-voyant

[ actualité ]

JOSEPH AGRO EST NON-VOYANT. IL SOUHAITAIT GRIMPER DES COLS DANS LES PYRÉNÉES ET, À L’OCCASION D’UNE RENCONTRE, JE ME SUIS PROPOSÉ DE LE GUIDER DANS CETTE AVENTURE CYCLISTE.

L

e mercredi 22 juin, je suis en gare de Bayonne pour l’accueillir. Le lendemain, nous essayons le tandem qui nous permettra d’aller de Luchon à Bayonne. Nous arrivons à Bagnères-de-Luchon la veille du départ. Après une nuit au Chalet du Lys, nous pointons nos carnets de route le samedi 25 juin à 6h30.

Dans le rythme Nous voilà avec notre drôle de machine sur les pentes du Peyresourde. Dans le brouillard, nous prenons tranquillement le rythme. Je suis un peu inquiet, mais Joseph est très cool. Il faut équilibrer les forces, trouver le bon pédalage. Les nombreux cyclos espagnols nous doublent et nous encouragent. Joseph est attentif à tous les sons. Il entend les « Clarines » des vaches. Dans la descente, il faut se couvrir car le froid nous glace. Joseph reste efficace et semble satisfait.

Pour Joseph Agro (en maillot jaune), les crampes se manifestent dans la montée du Soulor.

Et voilà l’Aspin… L’Aspin, deuxième difficulté de la journée, sera un peu plus difficile, mais un bon ravitaillement au sommet nous donnera des forces nouvelles. La descente n’est pas évidente sur le goudron rendu très gras par la pluie. Il faut aussi faire quelques écarts pour éviter les vaches qui traversent paisiblement. Nous sommes frigorifiés et il faudra du temps pour se réchauffer. La montée du Tourmalet nous y aide. Il faut user les grandes couronnes de la roue libre. Tout va bien jusqu’à la Mongie où nous nous alimentons copieusement et reprenons un peu de force. Nous ne nous attardons pas au sommet du géant

des Pyrénées car il fait très froid. Après une photo nous basculons vers Barrèges. Après Argelès, la montée de la côte d’Arras est un peu pénible et, sur le plateau d’Arrens, les muscles se rebellent. Les crampes se manifestent dans le Soulor. Quelques portions de marche et nous arrivons au « contrôle ravitaillement ». La ventrèche, les bananes, le riz au lait, la soupe, sont appréciés. Le crachin nous accompagne tout le long du « Cirque du Litor ». En haut de l’Aubisque, on ne voit rien et la descente sur Larruns est dantesque. Nous arrivons congelés à 20h15. Joseph n’est pas trop dépité et garde un bon moral. Un désistement nous permet d’avoir une chambre à 23h. La douche et un bon lit font notre bonheur. Les tensions et la fatigue s’effacent (en partie).

Deuxième jour Le lendemain matin, départ 6h. Nous retrouvons vite le rythme dans cette vallée qui nous emmène à Oloron à 30 km/h. À Tardets, le petit déjeuner nous attend. Les cafetiers ne sont pas très vaillants le dimanche matin, mais de notre côté la forme est là. Entre Tardets et Mauléon, nous suivons un groupe d’Espagnols, mais nous laissons partir la fusée qui file à plus de 40 km/h avant les pentes de l’Osquitch. Nous risquons d’exploser. Ce dernier col est monté avec tranquillité et le dernier ravitaillement nous redonne le courage et le mental pour finir cette belle épreuve à Bayonne où nous arrivons à 14h au gymnase Robert Caillou. z

© Guillaume Bavière

Récit d’Henri Bourel

Le col du Soulor à 1 474 m, un col pyrénéen mythique.

actualité

23


[ actualité ]

Esku Pilota & Pampi Laduche « Une nouvelle jeunesse pour le trinquet Louis Etcheto » Interview de Pampi Laduche Propos recueillis par Stéphane Darrieulat

* Esku Pilota est une association Loi 1901. Elle a vu le jour à l’initiative de Jean-Baptiste de Ezcurra, en septembre 2008, entouré de quelques passionnés de la pelote. L’association à but culturel et sportif a pour objet principal de promouvoir et faire exister la pelote à main nue en Pays basque.

24 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

Pro et des jeunes en devenir au trinquet Louis Etcheto.

Pampi Laduche, pouvez-vous nous parler de votre rôle au sein d’Esku Pilota ?

masser. C’est primordial. La pelote à main nue est un sport violent. Cela pose problème avec le « matériel » : au tennis, on change la raquette mais chez nous, c’est impossible ! Sans protection, le pelotari ne pourrait pas jouer tant de parties (entraînements et compétitions, NDLR). Beaucoup de joueurs ont arrêté en raison de problèmes aux mains. Très tôt, je m’y suis intéressé car j’avais des « mains de cristal ». J’ai appris à les protéger. J’ai fait mon expérience au trinquet familial d’Ascain, en regardant les joueurs se préparer. Je suis très demandé, beaucoup de jeunes viennent me consulter. Je suis aussi très content d’avoir fait école, puisque les joueurs dont je m’occupe transmettent mon savoir-faire. Je fais en moyenne 35 pansements par semaine ; aujourd’hui (il est 18h, NDLR), j’en suis au 7e joueur (Peio Guichandut, NDLR). Un pansement demande une heure de préparation par main pour un joueur d’Élite, 35 minutes pour un jeune joueur.

Je me déplace dans les trinquets à la rencontre des joueurs. J’organise des entraînements . J’interviens dans tous les domaines : technique, physique avec des exercices spécifiques à la spécialité, tactique, mental, confection des pansements, récupération. Les joueurs sont bien formés par les clubs, mais il y a un cap important à franchir pour passer du monde amateur au monde professionnel. Je les aide à atteindre le très haut niveau. Les meilleurs joueurs actuels (Ducassou, Larralde, Guichandut, Ospital, et bien d’autres…) sont issus de la filière d’Esku Pilota.

Vous mettez l’accent sur la préparation des mains. Il y a une signature Pampi ? Mon travail au sein d’Esku Pilota est aussi d’enseigner aux joueurs comment protéger leurs mains efficacement, comment les

Vous avez hérité d’une passion familiale. La transmission semble une valeur importante pour vous…

Beñat Iribarren avec Pampi Laduche qui lui confectionne son pansement.

© Stéphane Darrieulat

L

a Section Pelote Basque de l’Aviron Bayonnais célèbre cette année le 80e anniversaire de l’un de ses plus vieux compagnons de jeu, le trinquet Louis Etcheto. Ce joyau du patrimoine sportif bayonnais, édifié en 1936 sur les bords de la Nive au siège du Club connaît une nouvelle jeunesse depuis sa rénovation complète par une équipe de bénévoles du Club en 2011 et l’organisation du tournoi annuel de pala ancha (125 équipes inscrites en 2016). Un projet est désormais à l’étude pour permettre au trinquet de pouvoir accueillir des spectateurs dans de bonnes conditions. Dans le cadre d’une convention signée au printemps 2016 par l’association Esku Pilota* du Président de Ezcurra, Laurent Irazusta Président de l’Aviron Bayonnais Omnisports, et Alain Betbeder Président de l’Aviron Bayonnais Pelote Basque, les meilleurs joueurs de main nue utilisent depuis quelques mois le trinquet Louis Etcheto et la salle de musculation du Pôle Excellence du club Omnisports. Ce rapprochement a pu se réaliser grâce aux bonnes relations qu’entretiennent Jean-Louis Fontan de la Section Pelote Basque et Pampi Laduche, l’ancien professionnel et désormais mentor des pilotaris d’Esku Pilota. Tous les mercredis, le grand champion askaindar dirige les entraînements des joueurs de l’Élite

Oui. La pelote basque coule dans mes veines. Elle fait partie de notre patrimoine. Aita (Joseph Laduche, le père de Pampi, a été 9 fois Champion de France, NDLR) était mon premier conseiller. J’ai beaucoup reçu durant toute ma carrière de joueur et je veux maintenant rendre à la pelote tout ce qu’elle m’a ap-


© Stéphane Darrieulat

Pampi Laduche Après avoir collectionné les titres de Champion de France main nue trinquet dans les catégories de jeunes et amateurs, Pampi Laduche devient Champion du monde amateur en 1974 à Montevideo. Il passe professionnel chez les « Indépendants » et remporte les titres en individuel et par équipe deux années consécutives. Il intègre ensuite le circuit professionnel mur à gauche au Pays basque espagnol où il fait carrière pendant dix ans. Il dispute 3 finales consécutives (1987, 1988 et 1989) et il est sacré Champion d’Espagne avec son coéquipier Joxean Tolosa en 1987 et 1989. Couronné dans les deux mondes de la main nue, il réussit aussi sa reconversion comme entraîneur réputé et artiste renommé.

Jon Iturbe coaché par Pampi Laduche.

Pampi, parlons de votre arrivée au trinquet de l’Aviron. Il ne vous est pas inconnu… En effet, Aita était ami avec Louis Etcheto. Il avait beaucoup de respect pour l’homme et l’entraîneur. Les jeudis, quand il n’y avait pas école, il m’emmenait depuis Ascain pour jouer avec Michel Etcheverry , le « boulanger » (le buteur de la célèbre équipe de rebot de l’Aviron des années 80, NDLR), un très bon joueur de pelote de ma génération, et profiter des conseils éclairés de Louis Etcheto. J’ai revécu ces bons moments de jeunesse en revenant ici.

Que pensez-vous des caractéristiques de ce trinquet ? Il est très agréable à jouer. Le mur est vif. Il est clair et très bien tenu. On y rencontre de bonnes conditions de jeu. Il bénéficie en plus de la présence d’une salle de musculation moderne pour prolonger le travail, s’entraîner et progresser. J’ai un regret : qu’on ne puisse pas accueillir actuellement des spectateurs.

C’est un beau projet, une excellente initiative. Vous savez, la main nue trinquet qui a connu il y a quelques années une période difficile, vit actuellement des moments exceptionnels : il y a à nouveau un grand engouement chez les jeunes. Dans le cadre de mon activité au sein d’Esku Pilota, je peux constater ce renouveau jusque dans les petits villages où des tournois sont remis au goût du jour. Ici, à Bayonne, j’ai remarqué que beaucoup de gens s’arrêtent et regardent nos entraînements avec les joueurs de haut niveau. Rendre le trinquet accessible aux spectateurs permettrait d’organiser des parties du circuit d’Esku Pilota, mais aussi d’amener des écoles de pelote ou des scolaires pour voir les entraînements. Cela aurait un rôle éducatif très intéressant. Je soutiens ce projet et j’espère qu’il aboutira. z

© Beñat Harosteguy

Que vous inspire le projet d’aménagement de ce trinquet porté par la Section Pelote Basque et soutenu par le club Omnisports ?

© Beñat Harosteguy

porté. Quand j’étais encore en activité, j’entraînais et je conseillais d’autres joueurs comme Martiarena ou Bideondo. Je me suis occupé aussi de Xala (Yves Sallaberry) qui comme moi avait franchi les Pyrénées pour se confronter au monde professionnel du mur à gauche. Ce fut une très belle aventure concrétisée par des titres de champion par équipe et la consécration en 2011 avec le tête-à-tête. Il faut beaucoup donner. Les jeunes sont en attente de conseils. Je suis aussi très curieux. Je m’inspire d’autres sports pour enrichir et développer mon enseignement. J’apporte toujours une dimension ludique dans ce travail rigoureux et difficile que les joueurs fournissent aux entraînements. Cela les aide à se surpasser.

Le projet de réaménagement du trinquet de La Section Pelote Basque de l’Aviron Bayonnais est entamé depuis plusieurs mois, il a un double objectif : accueillir des spectateurs dans la structure pelote et aménager des salles de vie disponibles pour toutes les sections du club Omnisports.

actualité

25


SPORT SANTÉ [ dossier ]

Il est désormais admis que le sport permet de mieux vivre la maladie. L’Aviron Bayonnais a donc décidé d’ouvrir une section pour permettre à ceux et celles qui suivent un traitement de pratiquer une activité physique. La section « Sport Santé » de l’AB ouvrira ses portes en janvier 2017 et deviendra alors officiellement la vingtième section du club Omnisports. Elle permettra d’accueillir de nouveaux sociétaires pour faire de l’Aviron un club toujours plus dynamique. Le « Sport santé » s’appuie sur la politique de santé publique mise en place depuis quelques années autour de l’activité physique. Cette section est une nouveauté à Bayonne, mais pas seulement. En France, le Stade Montois fut le premier club omnisports à mettre en place ce genre de section il y a un peu plus d’un an. Avec succès. Autour du président Bernard Grenet et du vice-président Jean-Pierre Mathieu, l’Aviron se lance et devient l’un des précurseurs en France.

Propos recueillis par Marc Dufrêche

« Le sport m’a aidée à m’aérer, à me dire : “Tu es comme avant.” »

Témoignage VIRGINIE EST ATTEINTE D’UN CANCER DU SEIN. ELLE ÉTAIT UNE SPORTIVE RÉGULIÈRE AVANT DE CONNAÎTRE LA MALADIE. ELLE N’A PAS ARRÊTÉ LE SPORT MALGRÉ LE TRAITEMENT.

V

irginie a été prise par le tourbillon de la maladie en avril 2015. Une mammographie, une échographie, puis une biopsie, ont diagnostiqué un cancer du sein. La stupeur est grande pour la jeune femme. Elle pense d’abord que c’est « un mauvais rêve », imagine même que son dossier « a été interverti avec celui d’une autre ». Mais la première chimio est bien réelle le 2 juillet. Avec ses effets visibles dans le miroir. Virginie raconte : « J’ai perdu toute ma féminité. J’avais les cheveux jusqu’aux bas des épaules et là plus rien. J’ai perdu un sein. C’est super difficile. Tu as la tête de monsieur propre. C’est une horreur. » Les premières semaines sont rythmées par la maladie, entre les rendez-vous chez les docteurs, les séances de chimiothérapie, etc. « On a un emploi du temps super réglé et la tête dans le guidon », se rappelle Virginie. « Le sport m’a aidée à m’aérer, à me dire : ”Tu es comme avant.“ On a un Port-a-Cath comme ça sous la peau (elle montre le bas de sa clavicule où se trouve une cicatrice attes-

26 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

tant la présence passée du cathéter servant à la chimio). On est cassé. Quand on fait du sport, ça requinque. Ça ne fatigue pas, bien au contraire. Ça donne de la bonne énergie. Je me trouvais vraiment mieux en sortant du sport. Fatiguée, mais avec de la bonne fatigue. Je n’avais pas l’impression d’avoir cette fatigue chimique due au traitement. J’ai continué à faire de la natation et surtout du vélo. Entre mes injections pour les globules blancs et les chimios, je faisais 40 à 50 km à vélo, pour moi c’était essentiel. » La période de soins est difficile et pourtant Virginie va connaître un moment encore plus délicat. Lorsque le traitement chimique s’arrête et que l’emploi du temps se vide d’un coup : « C’est horrible. J’étais en bas. Tout s’arrête, tu ne travailles pas. Il n’y a plus rien, si ce n’est cette gueule dans le miroir, sans cheveux, sans sourcils. On se sent seule et on se dit : ”Et maintenant tu fais quoi ?” C’est la descente totale. À ce moment-là il n’y a que le sport. » Marche, vélo ou natation, elle prend, grâce au sport,

sa bouffée d’oxygène, sa sensation de bienêtre. « Le sport m’a permis d’être bien », résume-t-elle simplement. Aujourd’hui Virginie a appris à vivre avec la maladie. Elle a repris son travail à mi-temps, va construire une nouvelle maison avec son compagnon. Elle continue évidemment de faire du sport toutes les semaines malgré un traitement hormonal qui la fatigue et lui donne « quelques douleurs. » « Je continue bien sûr. C’est une drogue le sport. Il me rassure. Je le conseillerais à tout le monde. Je crois qu’il faut vraiment bouger,» conclu Virginie. À l’occasion de notre rencontre Virginie, nous a donné son avis sur l’ouverture prochaine de la section Sport Santé à l’Aviron Bayonnais. « Je trouve ça génial, extraordinaire. C’est vrai qu’on est coupé du monde à un moment donné. Surtout quand tout s’arrête. Il y a un côté social qui est sympa. C’est bien de vouloir faire quelque chose. Je ne savais pas que l’Aviron Bayonnais allait faire ça. J’irai voir, c’est sûr. J’aimerais qu’il y ait un truc du style Tai Chi. Quelque chose pour aller chercher ce bien-être, cette paix entre l’esprit et le corps. Si j’ai envie de “tambouriner”, je sais faire sur un vélo ou en allant nager. » z


L’exemple « montois » LE STADE MONTOIS EST DEVENU IL Y A UN PEU PLUS D’UN AN LE PREMIER CLUB OMNISPORTS DE FRANCE À OUVRIR UNE SECTION SPORT SANTÉ. BERNARD LABAU, PRÉSIDENT DE CETTE 32e SECTION DU STADE MONTOIS, NOUS FAIT PART DE SON EXPÉRIENCE.

Où en est cette 32e section du Stade Montois ?

À quoi ressemble le dispositif ? La Mairie est partie prenante avec la mise à disposition de toutes les structures. La CPAM de Mont-de-Marsan ne nous aide pas financièrement, mais nous aide en réalisant tous nos supports de communication par leur service imprimerie. On a aussi un partenariat privé avec le club de forme Océania. Pour l’aquagym, ils nous offrent gratuitement leur bassin une heure par semaine. Avant de commencer, on s’était rapproché de Didier Simon, médecin généraliste à Mont-de-Marsan, qui nous a aidés à établir une charte de partenariat avec tous les généralistes. Cette charte ainsi que le certificat de prescription ont été validés par le conseil de l’Ordre. Si ça n’avait pas été validé, les médecins n’auraient pas accepté de signer. Il n’y a qu’eux qui prescrivent.

Pouvez-vous nous décrire le parcours du futur adhérent de la section ? La personne atteinte d’une maladie chronique va chez le médecin qui lui établit le certificat médical. Sur ce certificat il y a les coordonnées de nos deux éducateurs référents. La personne fait le point avec un éducateur lors d’un entretien d’une demi-heure. En fonction de cet entretien, l’éducateur voit si le médecin a prescrit une activité juste. S’il y a un problème, l’éducateur revient vers le médecin. Ils discutent ensemble et valident une nouvelle orientation. Puis il y a des petits tests pour savoir où en est la personne physiquement (assouplissement, respiration, équilibre, NDLR). Ensuite l’activité débute.

Marche nordique, tai chi chuan, renforcement musculaire, pilates, vélo, aquagym sont pour l’instant les activités proposées et on travaille maintenant pour intégrer basket, badminton, tennis de table et arts martiaux.

Y a-t-il des améliorations notables chez les personnes qui sont venues à la section Sport Santé ? Lors de l’entretien on remet un carnet de suivi sur lequel la personne peut prendre des notes. Ensuite on fait un point tous les trimestres avec un retour vers le médecin qui peut vérifier s’il y a des améliorations. Ils se sont vite rendu compte d’une baisse des prescriptions médicales et d’un changement complet de l’état d’esprit des personnes. Il y a l’activité sportive qui va stimuler le corps, mais il y a aussi tout le lien social qui se fait. Certaines personnes étaient en marge de la société en raison de leur maladie et elles se retrouvent à faire des activités en groupe. Ça leur fait un bien énorme.

Quelle est la suite ? Notre problématique actuelle est que 99 % de ces personnes sont des retraités ou des inactifs. On a des créneaux de fonctionnement pendant le temps scolaire, donc ça fonctionne bien. Mais notre difficulté est de recevoir des gens qui sont toujours actifs et qui ont ces pathologies. C’est le prochain chantier. Nous allons récupérer l’ancien dojo qui va être rénové, adapté et réservé à la section Sport Santé. On attend avec impatience cette salle. Mais ce ne sera pas avant début 2018. Nous aurons alors la structure pour accueillir des actifs. z

© fotolia.com

Elle a eu un an le 15 octobre 2016. Au 30 juin 2016, nous avions 115 licenciés. En une année c’est beaucoup pour une agglomération comme Mont-de-Marsan. On a redémarré fin août et depuis les éducateurs accueillent entre cinq à sept personnes toutes les semaines. Les médecins ont bien vu que c’était quelque chose qui tenait la route et sérieux et ils continuent à nous envoyer des personnes.

dossier

27


RUNNING [ Dossier ]

YVES VIGNAU EST L’ENTRAÎNEUR DES COURSES DE FOND ET DEMI-FOND AU SEIN DE LA SECTION ATHLÉTISME DE L’AVIRON BAYONNAIS. IL COURT LUI-MÊME EN DEHORS DES STADES DEPUIS LES ANNÉES 1970, LORSQUE CE GENRE DE PRATIQUE N’ÉTAIT PAS BIEN VU. DÉSORMAIS, LA MODE EST AU SPORT ET YVES VIGNAU VOIT TOUJOURS AUTANT DE MONDE SE METTRE À LA PRATIQUE DU RUNNING.

Beaucoup de gens courent, le running semble toujours aussi populaire ? Oui, même si en ce moment c’est plus la course nature qui est en train de prendre très fort. Surtout dans notre région où on a un terrain qui s’y prête. À Paris, le trail n’a pas d’intérêt. Les mecs courent sur la route. Ici, la course nature a pris un peu de monde à la course sur route, mais ce n’est pas pour autant que la course sur route baisse. Il y a une augmentation constante des effectifs. On est de plus en plus dans une logique de santé. Les gens ont compris qu’il fallait faire une activité physique et la course à pied est parfaite pour ça. Et puis, on peut courir à n’importe quel moment de la journée et n’importe où. C’est la liberté.

Le running est-il une pratique très ancienne ? La course à pied est venue avec les premières courses sur route organisées dans les années 1970. Il y avait le marathon qui était codifié et qui a toujours existé, mais les dix ou quinze bornes n’existaient pas. Quand j’ai commencé à courir dans les années 1970, on ne courait

28 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

pas dehors sinon on te regardait avec les gros yeux. C’était les farfelus qui couraient hors stade. La route n’était pas une course naturelle comme elle est aujourd’hui. Dans les années 1980, ça a commencé à prendre pas mal. Ça a vraiment explosé dans les années 2000.

On imagine que le matériel a beaucoup évolué. Il n’y avait aucun matériel adapté. Même pas les tennis. La course à pied, c’était le cross et ça s’arrêtait là. Il y avait des chaussures pour s’échauffer et ensuite on mettait les pointes. Il y a eu une progression énorme. Quand on a commencé, les survêts, quand ils étaient mouillés, pesaient une tonne. Maintenant, il y a quand même un confort fabuleux. Quand il fait froid, il n’y a plus besoin d’avoir quatre couches. Il y a des trucs extra-légers, incroyablement chauds et qui évacuent la transpiration. Même les coloris sont devenus super.

Qui sont les gens qui viennent courir en club comme à l'Aviron Bayonnais ? Il y a de tout. Des gens qui courent déjà de leur côté. Ils viennent chercher un collectif, des conseils et un entraînement varié. Beaucoup de gens viennent à la course à pied sur

le tard. Des gens qui, à 30 ans, avec la santé se sont rendu compte que c’était pas mal de courir un peu. Les femmes aussi viennent ou reviennent sur le tard. Quand les enfants ont entre dix et douze ans, qu’elles peuvent être un peu plus libres. Toutes n’ont pas envie d’aller dans des salles.

Comment ça se passe lorsqu'on vient au club ? Il faut d’abord venir essayer. La licence, on verra après. Tu essaies trois ou quatre fois et si le groupe te plaît, c’est bon. Il faut aussi que l’ambiance plaise. Il se fait des groupes facilement et des amitiés.

Et si je veux faire un dix kilomètres dans six mois alors que je n'ai jamais fait de sport. C'est possible ? On commence par des footings progressifs de 20, 30, 40 minutes. On fait de la préparation physique générale avec des circuits training. On habitue le cœur à monter en fréquence. On monte petit à petit le niveau et on progresse très vite. Celui qui n’a jamais couru, en six mois, je le fais progresser sans problème pour faire un dix ou un vingt kilomètres où il se fera plaisir. Le kilométrage n’est pas une limite à ce niveau. C’est surtout l’intensité que l’on met dans la course. z

« Les gens ont compris qu'il fallait faire une activité physique, la course à pied est parfaite pour ça. »

© fotolia.com

Propos recueillis par Marc Dufrêche


dossier

29


30 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


[ Dossier ]

S’il fallait faire un dix kilomètres, ce serait la Course du Bout de l’An Passage de la course sur l’Adour…

© Cédrix Pasquini

Bayonne au début des années 1990. Pour les plus patients, les organisateurs offrent l’apéritif à tous les participants une fois la ligne d’arrivée passée. Autre attention portée au bien-être des coureurs, la présence après la course des étudiants du Collège d’ostéopathie du Pays basque. Sous le chapiteau habituellement réservé aux soirées d’après match du rugby professionnel de l’Aviron Bayonnais, ils massent les participants désireux de vouloir récupérer au plus vite afin de participer dans les meilleures conditions au prochain marathon, celui des Fêtes de fin d’année. z

… et les bords de Nive.

© Cédrix Pasquini

L

e succès de la Course du Bout de l’An est sans cesse plus grand à chaque édition. En 2015, ils étaient plus de 3 000. Il y avait de tout dans le peloton. Des runneurs aguerris aux premières loges, les joggeurs du dimanche, mais aussi beaucoup de sportifs venus réaliser un dernier effort avant les agapes de fin d’année. Une manière agréable de brûler quelques calories dans une joyeuse ambiance collective. S’il fallait conseiller une course à faire dans l’année, les Bayonnais choisiraient assurément la Course du Bout de l’An. Forcément : elle se court dans Bayonne. C’est sans doute ce parcours bayonnais qui rend cette course unique. En plein centreville et sur dix kilomètres, les coureurs démarrent derrière le stade Jean Dauger pour traverser les quartiers Saint-Léon, Lauga, Saint-Esprit, Petit Bayonne, Grand Bayonne. Ils longent la Nive et l’Adour sans oublier de passer par les historiques Portes d’Espagne et de Mousserolles. Avant une arrivée jugée au pied de la tribune honneur du stade Jean Dauger. L’esprit festif bayonnais est également présent puisque les organisateurs positionnent le ravitaillement à mi-course en plein cœur du Petit Bayonne, le cœur festif de la ville. Parce que la course marque la fin de l’année et que les comptoirs sont nombreux au « Petit », il se dit que certains osent un petit apéritif en guise de ravitaillement au lieu de la traditionnelle bouteille d’eau. À la manière des participants de l’éphémère marathon des leveurs de coudes organisé dans les rues de

L’édition 2016 de la Course du Bout de l’An aura lieu le dimanche 18 décembre. Désormais, les inscriptions se font uniquement via le site internet de la course www.courseduboutdelan.com

© Cédrix Pasquini

« Ils longent la Nive et l’Adour sans oublier de passer par les historiques Portes d’Espagne et de Mousserolles. » Top départ derrière le stade Jean Dauger.

dossier

31


[ dossier ]

Cédric

Jabeur,

le plaisir d’avoir souffert à Hawaï

EN METTANT LES PIEDS SUR L’ÎLE D’HAWAÏ, CÉDRIC JABEUR N’EST PLUS QU’À UNE ENJAMBÉE DE SON RÊVE. IL SERA BIENTÔT AVEC CETTE FOULE DE « TARÉS » CAPABLES DE S’ÉLANCER POUR UNE ÉPREUVE HORS NORMES : 3,8 KM DE NAGE, 180,2 KM À VÉLO ET 42,195 KM À PIED. BIENVENUE À L’IRON MAN D’HAWAÏ, L’ENFER DÉSIRÉ DE CEUX QUI AIMENT SOUFFRIR.

© Finisherpix

« Ne pas s’arrêter, ne pas marcher, finir… »

32 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

L’ambiguïté de la souffrance et du plaisir au paradis.


Départ imminent Samedi 8 octobre 2016, le départ est dans deux heures et Cédric marche désormais sur ce tapis vert délimitant la zone réservée aux concurrents de l’Iron Man. Ça y est, il est là au milieu de ses semblables. Il vérifie une dernière fois son vélo et regarde avec des yeux d’enfants les pros qui ne sont qu’à quelques minutes de leur départ. Un bénévole lui tatoue son numéro, puis le Bayonnais passe à la pesée. Boom ! Un coup de canon vient de lancer le Triathlon des pros. Cédric est dans la zone d’attente. Son tour arrive. Il ne cesse de penser à l’épreuve de natation. Ils seront 2 000 à se jeter à l’eau en même temps. Cédric déteste ces départs en masse. Il se positionne sur la gauche. Trop de monde. Il partira finalement côté droit, un peu à l’écart. Tranquille, quitte à nager un peu plus. Boom ! Deuxième détonation de la matinée, c’est le grand départ des amateurs. Le Bayonnais frôle à deux reprises la crise de panique et confessera plus tard : « Je n’ai pas pris de plaisir sur la natation tellement j’ai stressé tout le long à l’idée d’être entouré par une horde de hyènes qui, de temps à autre, te montraient les dents. »

© Finisherpix

© Finisherpix

C

édric Jabeur est de ceux-là mais il est stressé. Son objectif est proche. Tellement proche que la tête gamberge et le corps réagit négativement. Les petits bobos se sont réveillés, le genou grince. Le Bayonnais est même au bord de la panique lorsqu’à l’aéroport d’Hawaï son vélo manque à l’appel. « Il sera là demain », lui dit-on. Cédric ne retrouvera un semblant de sérénité qu’une fois les deux mains sur le guidon quarante-huit heures plus tard. En trois jours, il fait connaissance avec l’environnement. L’eau chaude est agréable et le rassure avec son exercice le moins apprécié. Les longues lignes droites du parcours cycliste et l’atmosphère particulière de l’île lui donnent « une sensation d’étouffement ». La reconnaissance se termine sur « une intense fatigue » au bout d’une heure de course à pied. Cédric Jabeur en est maintenant certain : « Tu vas en chier mon pote ! », se dit-il.

foulée reste courte, le genou le chatouille. Quelques kilomètres plus loin, le rythme est là, les sensations sont bonnes. Un état qui pousse Cédric à tenter une accélération au 25e kilomètre. Mais il va payer cet enthousiasme. Après avoir remonté une vingtaine de concurrents, le Bayonnais n’a plus rien sous les pieds. Les dix derniers kilomètres sont très difficiles et les concurrents le doublent un à un. Cédric n’y fait plus attention et n’a plus qu’une idée en tête : « Ne pas s’arrêter, ne pas marcher, finir. »

Après la natation, Cédric engloutit les 180,2 km de vélo en 5h30.

Délivrance Au bout de 3h 26mn de course à pied, la ligne d’arrivée est enfin devant lui. Cédric Jabeur termine en 9h 53mn 30sec, 83e de sa catégorie (35-39 ans), 378e toutes catégories confondues. Il a beaucoup souffert, mais il a aimé. Il était venu pour ça. Il sourit : « C’était génial ! Je suis rarement satisfait de mes courses, mais là c’était exactement ce que j’espérais. Je voulais faire moins de 10 heures en tout et moins de 3h30 au marathon. ». z

Les chiffres de l’Iron Man d’Hawaï 2016

8h 06’ 30’’

Le temps du vainqueur, l’Allemand Frodeno.

16h 56’ 02’’

Le temps du dernier, L’Américain Leo Di Canio, la dernière femme termine en 16h 57’ 52’’.

2 316

Le nombre d’engagés.

Les épreuves s’enchaînent

109

Les abandons.

Cédric sort de l’eau après 53 minutes de nage. Une libération. Une douche de quelques secondes, il enfile sa combinaison, monte sur son vélo. Cédric gère bien sa course pour remonter quelques places lors de la longue ligne droite de retour. Cinq heures et demie de vélo sous la chaleur ont tout de même entamé son physique. À l’arrivée, un bénévole prend en charge son vélo et Cédric s’élance jogging aux pieds. Il fait chaud, la © Finisherpix

378e toutes catégories confondues, juste derrière les Pros.

dossier

33


RRUN Bayonne

Espace Jeanpi Rue les Pontôts ZA le Forum 64 100 BAYONNE 05 59 52 96 38

Spécialiste

Ski • Running • Trail • Rando • Fitness 11, rue Argenterie • 64100 Bayonne • 05 59 59 10 05

20% DE REMISE

pour tous les adhé rents*

à côté de KIABI 27 bis rue Jean Léon Laporte 64600 ANGLET • 05 59 63 07 15 * hors solde et promotion

-20%

DE N A M M O UR LA C N DE LA CARTE S

S

ISPORT ENTATIO SUR PRÉSONNAIS CLUB OMN AY AVIRON B

Offre non cumulable avec d’autres promotions en cours, valable dans votre restaurant Quick de Bayonne sur présentation de la carte AB Omnisports dans la limite d’une seule par jour, par personne et par encaissement jusqu’au 31/12/2017.

POUR VOTRE SANTÉ, MANGEZ AU MOINS CINQ FRUITS ET LÉGUMES PAR JOUR. WWW.MANGERBOUGER.FR

34 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


Le phénomène du

Trail

[ Dossier ]

COURIR DANS LA NATURE RASSEMBLE TOUJOURS PLUS DE MONDE. VOILÀ DEUX ANS, JÉRÔME LOUPS A CRÉÉ LA SPÉCIALITÉ TRAIL AU SEIN DE LA SECTION ATHLÉTISME DE L’AVIRON BAYONNAIS. IL REVIENT POUR LE MAGAZINE DE L’AVIRON SUR LE TRAIL, LE PHÉNOMÈNE DU MOMENT.

La mode Trail

Pourquoi un tel engouement ? Ce sont des valeurs que recherchent les gens. Le respect de la nature, le dépassement de soi, l’entraide qui existe dans le Trail. Un traileur, si quelqu’un tombe devant lui, va s’arrêter pour l’aider et voir comment il va. On ne verrait pas ça sur la route. Peut-être qu’il passerait à côté en se disant : « Tiens j’ai gagné une place. » En Trail ça ne marche pas comme ça. Le Trail est aussi accessible à tous, parce qu’il y a une alternance d’allures qu’il n’y a pas sur la route. Quand ça monte, on marche. Quand ça descend, on court. C’est ouvert à tout le monde.

Quid de l’entraînement ? Pour un débutant, trois entraînements par semaine c’est déjà bien. Mais cela dépend de la motivation et de l’environnement familial et professionnel. C’est l’individu qui décide. On varie beaucoup les lieux d’entraînement. On garde un entraînement sur piste et après on fait le tour des lacs, les escaliers à la Côte des Basques, Chiberta, la côte du VVF… Pour nous, courir sur du plat ne nous intéresse pas vraiment. On s’entraîne sur les types de terrains que l’on va rencontrer lors des Trails : de la montée, de la descente, des cailloux, de l’herbe. Et, bien sûr, on va beaucoup sur la Rhune et sur tous les massifs du Pays basque. Tous les week-ends il y a des sorties.

Euskal Trail, le trail mythique du Pays basque.

Quand on commence, il y a de l’engouement pour toutes les petites courses au Pays basque. Elles sont vraiment « sympas ». On a toujours envie d’en faire plus. Surtout quand on arrive à faire quelques résultats. Mais il faut savoir se freiner. Une course par mois c’est raisonnable. On a le temps de profiter de la saison, de s’entraîner et de bien récupérer. Si on respecte la période de relâchement et de régénération, on ne peut que progresser.

Où en est-on avec le matériel ? C’est fini l’époque où on partait avec les cartes. Maintenant il y a les montres GPS. On télécharge les parcours sur la montre depuis un site. Ensuite on n’a plus qu’à suivre la flèche. Tout évolue. Le matériel est de plus en plus léger. Au magasin, certains bataillent pour 10 ou 20 grammes quand il suffit de prendre un gel de moins dans la poche. C’est 70 grammes de gagnés. Sinon on prend une veste, un minimum d’eau et d’alimentation, le téléphone, une couverture de survie, le sifflet, la montre GPS. On sort avec un minimum de sécurité qui est maintenant intégré dans tout le matériel vendu.

Et les très longues distances ? L’ultra Trail, c’est la chasse à la plus grande course. Les gens se lancent des défis. Est-ce que je suis capable de faire 40 km, et 100 et 160 et je ne sais pas où on s’arrêtera d’ailleurs. Il y a le Tor des Géants (Vallée d’Aoste - Italie) qui fait 330 km, 24 000 mètres de dénivelé. Est-ce que c’est bien, pas bien ? Je ne sais pas. z

« Pour un débutant, trois entraînements par semaine c’est déjà bien. » © V. Ahetz-Etcheber

Il y a un engouement énorme. On était une quinzaine à la création de la section Trail il y a deux ans et demi. Là, ça explose. Je n’arrête pas de recevoir des mails. On va être cette année entre 50 et 60. Il y a beaucoup de monde sur toutes les courses, ici au Pays basque et partout ailleurs. Avant on n’avait pas besoin de s’inscrire longtemps à l’avance. Maintenant sur des courses relevées, on est obligé de s’inscrire en janvier pour faire la course en août, septembre ou octobre. Il ne faut pas perdre de temps maintenant pour s’enregistrer sur une course. En début d’année on fait une réunion pour ça. Pour avoir les objectifs de la saison et s’inscrire aux courses. Une course comme la Skyrhune (fin septembre sur La Rhune, NDLR) se fait même sur tirage au sort maintenant. Il y a 900 demandes pour 300 places. Tout le monde ne peut pas y participer.

dossier

35


[ portrait ]

Interview de Gautier Garanx surfeur

LES VAGUES GÉANTES 36 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

© Aurélien Laborde

Propos recueillis par Marc Dufrêche


Le jet ski, matériel indispensable pour le surf de grosses vagues.

© Jorge Figueira

GAUTIER GARANX

FAIT PARTIE DE LA SECTION SURF DE L’AVIRON BAYONNAIS. IL EST CE QUE L’ON APPELLE UN SURFEUR DE GROSSES VAGUES. UN GARS SUR UNE PLANCHE CAPABLE D’ÊTRE TRACTÉ PAR UN JET SKI POUR S’ÉLANCER À 60 KM/H SUR DES MONSTRES D’ÉCUME DÉPASSANT LES QUINZE MÈTRES DE HAUT. AU PAYS BASQUE, IL A ÉVIDEMMENT SURFÉ LA MONSTRUEUSE ET FASCINANTE BELHARRA. DES VIDÉOS ET DES PHOTOS RETRAÇANT SON EXPLOIT ONT FAIT LE TOUR DE LA PLANÈTE ET L’ONT RENDU CÉLÈBRE. POUR LE MAGAZINE DE L’AVIRON BAYONNAIS, GAUTIER GARANX RACONTE LE SURF DE GROS, REVIENT SUR SES PLUS BELLES SESSIONS, MAIS AUSSI SUR SES PLUS BELLES FRAYEURS À BELHARRA ET NAZARÉ AU PORTUGAL. ÂMES SENSIBLES, S’ABSTENIR.

Comment as-tu débuté dans le surf de grosses vagues ? Ça vient au fur et à mesure. En surf, on faisait de la compét’ entre nous. Celui qui faisait le plus de manœuvres, qui s’engageait le plus. Moi, ce qui me plaisait c’était l’engagement et ça, on le trouve dans la puissance des vagues. Dès que les conditions deviennent plus marines, c’est mon élément. On réfléchit un peu moins, il faut y aller. Un jour, il y avait des super-grosses vagues à Anglet, entre 3,50 m et 4 m. Les vagues au large étaient vraiment très belles. Trop gros, pour y aller à la rame. On se disait avec Julien (Molia, NDLR) qui deviendra mon binôme en surf tracté : « Il faut qu’on achète un jet ski pour pouvoir aller surfer ces vagues. » Ce qu’on a rapidement fait. On a commencé le surf tracté à marée basse à Anglet quand c’était gros. Puis on a été dans les Landes où les vagues étaient un peu plus grosses, plus creuses. Ensuite, on a fait quelques sessions à Guéthary. Quand Belharra a commencé à fonctionner, on y est allé direct. Ça faisait trois ans qu’on faisait du surf tracté.

Lorsque l’on voit Belharra depuis la corniche entre Socoa et Hendaye, elle semble effectivement énorme, mais c’est loin. C’est quoi Belharra quand on est sur l’eau et à quelques mètres ? Ce qui est impressionnant, c’est le bruit. C’est indescriptible. Tu as l’impression d’avoir une avalanche qui explose juste au-dessus de toi. Quand la vague déferle, même en hurlant, on

ne s’entend pas. C’est affolant ce bruit. Ensuite, il y a la vitesse. Comme c’est une vague en pleine mer, elle n’est pas du tout ralentie. Elle arrive plein pot. Quand on se lance avec le jet ski, on est à 60 km/h. C’est beaucoup. En comparaison, une vague normale de trois mètres c’est du 25 km/h, et ça va déjà très vite.

Sur ce genre de vague on parle souvent du surfeur, mais le pilote du jet ski a aussi une énorme importance. Le pilote du jet ski commence par sortir le surfeur de l’eau en « water-start », comme en ski nautique. Ensuite, il va chercher la houle vers le large pour pouvoir faire un demi-tour sur la houle et positionner le surfeur. C’est quasiment le pilote qui fait tout. Il doit bien te positionner, au bon moment et te faire entrer en vague avec la bonne vitesse. Quand il sort de la vague, il doit faire un virage assez large tout en accélérant pour donner au surfeur un effet catapulte. Quand le surfeur lâche le palonnier, c’est à lui de gérer sa trajectoire pour essayer de garder un maximum d’inertie, de descendre dans la vague sans perdre trop de vitesse. On maintient la vitesse avec une bonne lecture de vague et beaucoup d’anticipation. Ce qui est très compliqué, c’est d’arriver à surfer la vague à la même vitesse qu’elle déferle. Aujourd’hui, on a encore du mal à faire ça.

portrait

37


[ portrait ]

Se faire prendre par la vague faute de vitesse, c’est exactement ce qui s’est passé à Belharra en décembre 2013. Peux-tu nous raconter cette session qui deviendra historique ? C’était notre deuxième fois à Belharra avec Julien. Les vagues étaient démesurées. Quand on est arrivé au pic, on a observé une heure. On s’est demandé si on y allait ou pas. Les vagues étaient grosses, mais elles étaient quand même jolies. Alors on a décidé d’y aller et notre tour est arrivé. La vague était vraiment grosse. Lorsque je lâche le palonnier, je me retrouve seul, comme un parachutiste qui s’élance dans le vide. Tout se passe bien et je file tout droit. Arrivé en bas, la mousse me rattrape une première fois et je m’en sors. Mais ensuite elle me passe par-dessus. Là, j’ai vraiment bouffé. Je le savais en partant et j’y étais préparé. Quand je suis remonté à la surface, je vois repartir les jet skis vers le large au lieu de venir me chercher. Je me retourne et là une deuxième vague arrive. Avec mon petit gilet de flottaison, je flottais la tête hors de l’eau. J’étais tellement proche de la vague et elle était tellement haute que je ne voyais plus le ciel. Ça n’a duré que quelques secondes, mais c’est fou le nombre de choses qui passent alors par la tête. Je me suis demandé : « Qu’est ce que je fais là. » Et puis, je me suis rappelé que dans la Passe il y avait le bateau des pompiers de Saint-Jean-deLuz avec tout le matos, défibrillateur et tout le reste. Je me suis dit : « Il ne faut pas que je panique. Au pire je fais une syncope, je perds connaissance et eux me feront repartir. » C’est hallucinant, mais c’est ce qui m’a permis de ne pas paniquer et de ne pas m’épuiser. Alors j’ai fait une brasse à l’envers pour aller vers le fond et ne pas prendre

38 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

l’impact de la mousse. Je devais être à un mètre sous l’eau et, malgré ça, la mousse m’a éjecté hors de l’eau. J’ai pu reprendre une respiration avant de repartir direct au fond. En un claquement de doigts, je suis passé à moins dix mètres sous l’eau. Mes oreilles ont sifflé comme jamais. Sous l’eau, c’est extrêmement violent. Tu ne sais plus où est le haut, le bas, la droite, la gauche. Je voulais me tenir la tête pour éviter le coup du lapin, mais la force était telle que je n’arrivais même pas à ramener mes bras. J’ai attendu que ça se calme et puis j’ai dû envoyer sept brasses pour remonter à la surface. Cette vague m’a tellement gardé et secoué, qu’elle m’a sorti de la zone d’impact. Elle m’a recraché plus loin. Après ça, j’ai repris une petite mousse sur la tête, mais rien à voir avec la précédente. Tous les jet skis me cherchaient et Julien est arrivé. J’étais tellement séché que je n’arrivais pas à monter sur le jet. Il m’a attrapé et m’a tiré. J’étais vidé. C’était la première et la dernière vague de la journée.

Vous vous êtes fait une belle frayeur, mais cette vague va aussi vous rendre célèbre en étant retenu pour le Billabong XXL dans la catégorie de la plus grosse vague surfée dans l’année. Le photographe Eric Bellande avait donné la photo au XXL sans que je sois au courant. La semaine suivante, on a vu cette fameuse photo avec mon nom et marqué XXL. J’étais

déjà au paradis à ce moment-là. Trois mois plus tard, au mois de mars, Bill Sharpe, le patron du XXL, me contacte. Il me demande si je suis en mesure de lui fournir des vidéos de la session. J’appelle Rico Leroy pour savoir s’il peut me trouver ça. Le jour de la session, il avait emmené sur son bateau Eric Bellande et aussi des gars qui filmaient. Et je reçois un mail de Bill Sharpe où il est écrit : « C’est bon, Rico Leroy m’a envoyé une vidéo. » Début avril, ils balancent les cinq finalistes sans prévenir personne avant. On est dedans et on n’y croit pas. Être dans les cinq plus grosses vagues qui ont été surfées dans le monde sur toute une saison ! Il y avait deux vagues de Jaws (Californie), deux de Nazaré (Portugal) et la nôtre à Belharra.

La suite, c’est une cérémonie à Los Angeles et surtout ce prix que vous gagnez. Lorsqu’il est question d’aller à la cérémonie, on se dit avec Julien que ça ne se représentera jamais et on se paye les billets d’avion. Cette soirée, c’était un truc de fou. On était dans l’espace VIP où il y avait les plus grands surfeurs de grosses vagues de la planète. On a été hyper bien accueillis. Juste avant que la soirée ne commence, Bill Sharpe nous interpelle et nous dit : « Je vous ai mis à une super table. Vous allez être super bien placés et vous pourrez bien profiter de la soirée. Et en plus, il va y avoir une surprise. » Il savait (rires). C’était Piter Mel, un surfeur de gros qui animait la soirée. Quand il lance notre catégorie, il raconte que ça a été une année incroyable en Europe. Puis, ils envoient sur l’écran géant les vidéos des vagues. À chaque vidéo, le public réagit. Notre vidéo passe en dernier, le public du théâtre fait « waahooouuuu » et se met à applaudir.


« Il ne faut pas que je panique. Au pire je fais une syncope, je perds connaissance et eux me feront repartir. »

portrait

© Eric Bellande

Gautier Garanx sur Belharra.

39


40 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


[ portrait ]

© DR

Gautier à la rame pour rejoindre le spot.

« … le premier choc dans l’eau c’est comme si tu prenais un crochet dans les côtes et tu craches tout ton air. »

Si l’on revient au jour de la vague. Combien de temps a-t-il fallu pour te remettre de cette expérience extrême ? J’ai mis une bonne semaine à récupérer. Quand je suis rentré dans l’après-midi, j’étais blanc et je ne voulais pas trop raconter. Le lendemain, on partait en vacances avec ma femme faire du snowboard dans les Alpes. On a fait la route et je ne parlais pas trop. Mon télé-

Comme cette décision de faire un entraînement spécifique en apnée ?

© Julien Molia

La vidéo est brute, sans musique, avec le bruit de la vague. En voyant les images sur ce grand écran, on a vraiment réalisé que la vague était monstrueuse. Elle était plus grosse que les autres. Piter Mel ouvre alors l’enveloppe et prononce mon nom. Je ne me lève pas et le gars qui était à la poursuite cherche partout quelqu’un qui se lève dans la salle. Piter Mel répète mon nom en changeant la prononciation de peur de ne pas avoir été compris. Et Julien réagit : « Mais p…, c’est nous. » Et là, je me lève pour aller chercher le prix. Le lendemain matin, on s’est réveillé et on avait ce gros chèque de 10 000 dollars au bout du lit. Julien me dit : « Bon, on va à Santa Barbara chez Al Merrick, on va acheter des planches. » On a aussi pensé à aller à Las Vegas tout claquer, mais c’était trop loin (rires). Ça nous a finalement permis de rembourser tous nos frais du voyage (avion, hôtel, voiture de location), d’acheter quelques planches et un nouveau jet ski.

Gautier dans le tube à Mentawai.

phone n’arrêtait pas de sonner. Je ne répondais même pas, alors que d’habitude je suis toujours sur mon téléphone. Le surlendemain, on a commencé à voir les photos circuler sur le net, ma femme a compris. J’ai laissé passer un bon mois avant de tout lui raconter. Julien n’en parlait pas non plus. Il a eu la peur de sa vie. On est responsable l’un de l’autre dans l’eau. Il se voyait déjà aller voir mes parents. On a beau se dire : ça fait vingt-cinq ans qu’on surfe, on a un bagage technique pour aller surfer ces vagues, elles ne nous font pas peur. Mais là, ce jour-là, on a eu une belle frayeur. On a eu une grosse prise de conscience qu’il fallait autre chose.

Oui, exactement. On fait de l’apnée dynamique. Au départ, je faisais vingt-cinq mètres sous l’eau et je ressortais écarlate. Maintenant, je peux enchaîner plusieurs vingt-cinq mètres avec des petites récups. Tu progresses très, très vite. On fait des apnées quand on est dans le rouge, des apnées sans air, poumons vides. On tient alors jusqu’à trois minutes trente. En surf, tu as rarement le temps de prendre ta respiration avant d’aller sous l’eau. À Belharra, ça ne sert à rien de prendre de l’air, car sur le premier choc dans l’eau, c’est comme si tu prenais un crochet dans les côtes et tu craches tout ton air. Il y a aussi un travail d’imagerie mentale pour conserver son calme dans les éléments. Moi, je visualise une vague parfaite aux îles Mentawai. Là-bas, l’eau est à trente degrés. Ici, quand tu manges, c’est souvent en hiver et l’eau est froide. Mentalement tu es ailleurs, dans une eau chaude et en short. Je m’imagine cette vague au ralenti. Je fais un tube, un roller, un cut-back. Je m’applique à la position des mains pour que ce soit hyper esthétique. Aujourd’hui, lorsqu’on fait de l’apnée statique à la piscine, on arrive tellement à rester dans notre bulle qu’on est à deux doigts de rester au fond et de s’endormir. Le coach nous donne des balles de ping-pong. Si on fait une syncope, les mains s’ouvrent et les balles remontent. Et hop ! ils viennent nous chercher.

Est-ce que cet entraînement spécifique en piscine t’a été utile par la suite ? Cet hiver, on a eu un gros accident à Nazaré (Portugal, NDLR) et pour le coup, sans entraînement, on ne s’en sortait pas. On était seuls au monde. portrait

41


Gautier et Julien à Nazaré au Portugal, autre haut lieu de grosses vagues.

[ portrait ]

Que s’est-il passé ?

Quand tu racontes ces histoires, on a l’impression que rien ne peut vous freiner à prendre toujours plus de risques.

© Julien Molia

pages étaient en train de se mettre à l’eau au port et entendaient le message. Mais pour venir sur le site il faut traverser toute la baie (dix minutes, NDLR). On était seuls pour s’en sortir. Quelques minutes après, on s’est retrouvé sur la plage. On s’est pris dans les bras et le premier truc qu’on s’est dit, c’est : merci la piscine. Avec Pilou, on a eu le même ressenti. On était plus à l’aise sous l’eau en train de se faire démonter qu’à la surface. On était avec nos gilets airbag et, entre les vagues, le courant nous tirait vers la falaise au sud. On devait nager vers le nord pour sortir vers la plage. Nager entre chaque vague comme si on faisait un cent mètres.

Avec Julien, on suit un vrai protocole d’entraînement pour éviter les risques et nous rendre plus performants en étant mieux préparés au carton, à la chute. Dans la préparation, sur cette niche que représente le surf tracté, on a quand même un niveau d’expertise intéressant. Ça repousse la limite mais on reste amateurs* et on sait où est notre place. Rien ne nous oblige à aller surfer plus gros. Lorsqu’on était à Nazaré, on a vu des vagues sur lesquelles on a jugé qu’on était en capacité de surfer. Pour relativiser, ce jour-là, il y avait des vagues entre quinze et dix-huit mètres. Benjamin Sanchis a pris à Nazaré une vague de trente mètres. À ce niveau-là, on ne se pose même pas la question. Surtout maintenant, connaissant le spot comme on le connaît. z *Gautier Garanx est responsable du personnel chez Leroy Merlin et Julien Molia est dentiste.

« … Ça repousse la limite mais on reste amateur. »

Belharra à la tombée du jour, avec Gautier Garanx.

42 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

© DR

On est allé pour la première fois sur cette vague avec Julien et Pilou Ducam. On est arrivé un samedi et on a bien été briefé par les locaux. Forts de ça, le dimanche on était super motivé et on va à l’eau. Les locaux nous disaient : « Faites quand même attention. Votre jet est un peu petit. S’il faut récupérer des mecs, ça va être chaud. Pour cette première session, contentez-vous d’observer, de piloter. » Mais au bout d’un quart d’heure, tu as envie de prendre des vagues. On y est allé et ça s’est hyper bien passé. Le soir, on a mangé tous ensemble et les mecs disaient : « Bravo vous avez super bien géré. » Le lendemain, lundi, on devait reprendre la route dans l’après-midi et on voulait profiter de la matinée pour une dernière session. Les conditions prévues n’étaient pas incroyables et les autres équipages y allaient à la cool. Nous, on leur disait, tant pis on ne vous attend pas. On est parti avec un autre équipage, celui du Chilien Raphael Tapia, l’un des Top 10 mondiaux du surf de gros à la rame. Quand on arrive au fond, je suis tout seul sur le jet ski, Julien est sur celui de Tapia avec son pilote. Pilou et Tapia décident de tenter les premières vagues à la rame. Les prévisions annonçaient une houle de six mètres. Mais finalement, c’était beaucoup plus gros. À la rame c’était juste infaisable. Pilou et Tapia ont quand même tenté le coup. Ils ont raté la première. Tapia a compris que ça ne passerait pas et a ramé vers le large. Pilou, lui, a essayé d’en prendre une autre. À la troisième, il tombe. Je fonce avec le jet pour le récupérer, mais une quatrième vague déboule. Le jet manque de puissance et on s’est fait attraper. Là c’était chaud. On avait perdu le jet et on savait que personne n’était là pour nous récupérer. Les « spoteurs », des mecs équipés de VHF et situés au phare de Nazaré, ont déclenché le bouton panique sur la fréquence commune. Les autres équi-


mutuelle ociane

Le bon plan santé FORMuLEs ÉCONOMIquEs

jusqu’à

20 % mOins CHer

*

et tOujOurs bien rembOursés

- RCS Paris B 337 934 483 - 008473 - Photo : LUCKY STUDIO

* Par rapport à une garantie classique Ociane de même niveau.

ociane.fr 0 810 100 200 service 0,06 € ttC/mn + prix appel

Mutuelle soumise aux dispositions du Livre II du Code de la Mutualité

Bien conseillé, bien protégé

portrait

43


[ portrait ]

Marie Pachebat aux Mondiaux juniors

LA JEUNE RAMEUSE DE L’AVIRON BAYONNAIS PROGRESSE TRÈS VITE DEPUIS QU’ELLE A COMMENCÉ L’AVIRON. SURCLASSÉE EN CATÉGORIE JUNIOR EN 2016, ELLE VEUT DÉSORMAIS ÊTRE RÉGULIÈREMENT APPELÉE AVEC L’ÉQUIPE DE FRANCE. POUR RÉUSSIR, ELLE PEUT COMPTER SUR UN MENTAL HORS NORMES. Par Marc Dufrêche

44 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

I

l n’y a pas beaucoup de certitudes dans la vie de Marie Pachebat. Rien d’étonnant à cela, car la jeune fille est comme celles de son âge. À 16 ans, elle se cherche encore. Mais lorsqu’elle trouve, comme avec l’aviron, son esprit ne doute plus. Elle est convaincue de la voie à suivre.

Naissance d’une passion La rame est aujourd’hui l’élément concret de la vie de Marie. Elle sait vouloir aller loin. Elle est prête à faire les efforts pour. Cet état d’esprit ne date pas du premier jour de rame sur la Nive. Pour une question d’ambiance, Marie venait d’arrêter en 2010 l’athlétisme et cherchait une pratique sportive. Elle raconte : « Ma mère m’a proposé l’aviron parce qu’elle en faisait en loisir. J’ai essayé. J’aimais bien mais je ne venais pas à tous les entraînements. » Il n’y avait donc pas grande motivation chez la jeune fille au tout début. Au point de se faire bousculer par ses entraîneurs. Elle rigole : « Ils m’ont dit de m’activer. Un dimanche ils m’ont même engueulée. J’avais la flemme de me lever ». Ce sera une sorte d’électrochoc

pour Marie qui, depuis, est devenue l’une des plus assidues de tout le club à l’entraînement.

Un mental d’acier Les résultats ont également aidé à la prise de conscience. Très vite, Marie se montre capable de tout gagner. « Quand on fait des bons trucs, c’est toujours plus motivant », ditelle. « Tout de suite, elle s’en sortait pas trop mal, mais là où elle a vraiment commencé à percer, c’est en minime deuxième année. Dans la zone Aquitaine elle gagnait tout », témoigne son entraîneur Jonathan Bertrand. Marie possède un physique de sportive mais rien d’extraordinaire dans le monde de l’aviron. Techniquement, elle est propre. C’est en haut, dans la tête, que la jeune fille fait la différence. Jonathan Bertrand décrit ce caractère de championne : « Elle n’est pas plus épaisse que les autres. Certes, elle est très endurante, mais c’est surtout sa volonté qui est incroyable. Elle a une rage et une volonté énormes. Elle veut toujours en faire plus. On

© FFA - Daniel Blin

Marie Pachebat, au « 7 » du huit de l’équipe de France (2e en partant de la droite).


sent qu’elle veut être au moins la meilleure du club. Elle ne veut personne devant elle. Dès qu’il y a une fille qui la bat, le lendemain il faut qu’elle la batte. » Marie acquiesce : « Je pense avoir du mental. Je sais que je ne suis pas la plus grande, la plus costaude. Du coup, je me motive et je suis obligée de m’entraîner. »

Un fort potentiel Très vite identifiée au sein de l’Aviron Bayonnais comme un talent potentiel, elle est accompagnée dans sa progression par les entraîneurs du club et, désormais, ceux de l’équipe de France. Marie a intégré la sélection nationale au cours de la saison 2016-2017. Une performance notable car la Bayonnaise a été, et c’est un fait rare, retenue avec les juniors françaises alors qu’elle n’était encore que cadette. À Bayonne, elle avait déjà été surclassée avec les seniors filles. Cette fois elle se frotte au niveau international avec un an de moins. « Elle s’est fait repérer grâce à ses nombreux résultats. De son âge, c’est la meilleure de France », juge Jonathan Bertrand. Fin août 2016, Marie était dans le Huit français qui a terminé huitième aux championnats du Monde à Rotterdam. Qu’est-ce qui attend désormais la jeune Bayonnaise ? Les Jeux Olympiques en 2020 au Japon ? Marie Pachebat ne voit pas si loin : « Je voudrais faire un bon truc lors des épreuves en bateau court cette saison pour être à nouveau prise en équipe de France en 2017. » Son entraîneur ajoute : « Le but est qu’elle reparte en équipe de France et qu’elle ait une médaille aux bateaux courts au mois d’avril. Ensuite on verra. Elle a deux ans pour faire du résultat et progresser encore. Notamment physiquement. Arrivée en senior, on verra où elle en est. » z

2016, la belle année de Tristan et Guillaume

M

arie Pachebat n’est pas la seule des jeunes de l’Aviron Bayonnais cette saison à avoir connu les sélections françaises chez les jeunes. Guillaume Lescoulier et Tristan Lautrette ont eux aussi participé avec l’équipe de France aux championnats du Monde à Rotterdam fin août 2106. Thomas Gonzalez, leur entraîneur à l’Aviron Bayonnais, nous parle d’eux. « Ils ont tous les deux 18 ans cette année et rament depuis minimes. Cette année, ils ont réussi à être sélectionnés en équipe de France, ce qui était leur projet en début de saison. Ils font quatrième ensemble sur l’étape des bateaux courts, les sélections individuelles pour entrer en équipe de France. Suite à ça ils ont été mis en confrontation en quatre sans barreur avec un bateau constitué des deuxièmes et troisièmes paires françaises. Eux ramaient avec une autre paire moins bien classée. Et ils ont battu le bateau de l’équipe de France à la régate de Mâcon au mois de mai. Ils ont donc pris leur place en équipe

Le 4 sans barreur junior de l’équipe de France au championnat du monde à Rotterdam termine en 7e position avec Tristan Lautrette (à gauche) et Guillaume Lescoulier (à droite).

de France. Ensuite ils ont fait les championnats d’Europe en Lituanie et les championnats du Monde à Rotterdam où ils font 7e en gagnant la finale B du quatre sans barreur. »

Guillaume Lescoulier « C’est la force tranquille. Il est plutôt calme. Intégré à l’ISA BTP à Anglet en 2016, il a fait le choix de privilégier ses études. Mais il aura quand même des arrangements pour s’entraîner. En senior désormais, il va ramer en toute catégorie. Il tentera les sélections comme tout le monde, en skiff ou deux sans barreur. Selon ses performances, on verra ce qu’il est capable de faire. »

Tristan Lautrette « Tristan est une boule de nerfs. Il a un profil poids léger (70 kg). Il va dans cette catégorie qui lui correspond. Il part s’entraîner au pôle de Lyon, le centre où résident tous les meilleurs poids légers que l’on a vus aux JO de Rio. C’est pour l’aviron qu’il est làbas. Son projet d’étude IUT Génie Civil était possible à Toulouse ou Bordeaux, mais il a décidé de se donner les moyens d’intégrer l’équipe de France poids léger d’ici moins de trois ans. » z

Le Huit garçon de l’Aviron Bayonnais a eu fière allure cette saison, il termine à la 2e place du championnat de France à Gravelines le dimanche 2 octobre 2016. Les rameurs olympiques Julien Desprès et Matthieu Androdias étaient accompagnés des internationaux français Julien Montet, Tristan Lautrette, Guillaume Lescoulier, Maxime Bellon, Romain Garcia et de l’international espagnol Imanol Garmendia (à la nage). Pour aider ce huit à décrocher ce bon résultat, l’Aviron Bayonnais avait acheté une véritable formule 1 des plans d’eau. Un bateau de marque Empacher entièrement en carbone. Il mesure un peu plus de 17 m pour seulement 75 kg.

© FFA - Daniel Blin

Le beau Huit de l’Aviron Bayonnais

portrait

45


© Marc Dufrêche • DR

[ portrait ]

46 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


ÊTRE

PRO Interview de Loïc Chetout cycliste professionnel et Matiouze Royer boxeur professionnel Par Marc Dufrêche

LE BOXEUR MATIOUZE ROYER ET LE CYCLISTE LOÏC CHETOUT SONT DEUX SPORTIFS PROFESSIONNELS À POSSÉDER LEURS LICENCES À L’AVIRON BAYONNAIS OMNISPORTS. ILS ONT TOUS LES DEUX DES LOOKS ET DES PROFILS SINGULIERS. LA BOXE A PERMIS À MATIOUZE DE SE SORTIR D’UNE ENFANCE DIFFICILE. DÉSORMAIS, IL S’ENTRAÎNE TOUS LES JOURS, WEEK-ENDS INCLUS. IL DOIT TOUJOURS ÊTRE PRÊT À RÉPONDRE À L’INVITATION D’UN ORGANISATEUR. LOÏC AIME CULTIVER SA DIFFÉRENCE DANS LE PELOTON PROFESSIONNEL. IL POSSÈDE UN CONTRAT AU SEIN DE L’ÉQUIPE COFIDIS AVEC QUI IL VIENT NOTAMMENT DE DISPUTER LA VUELTA 2016. ENTRE CHAQUE COURSE, IL S’ENTRAÎNE SUR LES ROUTES DU PAYS BASQUE, MAIS DÈS QU’IL PEUT, IL S’ÉCHAPPE POUR REJOINDRE SON UNIVERS.

portrait

47


[ portrait ]

Matiouze  Royer « the wonderful » À 29 ANS, MATIOUZE ROYER EST UN BOXEUR PROFESSIONNEL LICENCIÉ À L’AVIRON BAYONNAIS. À SON ACTIF IL AFFICHE 52 COMBATS POUR UN BILAN DE 26 DÉFAITES, 19 VICTOIRES ET 7 NULS. MAIS IL N’A DISPUTÉ QUE SIX COMBATS CHEZ LUI À BAYONNE ET DOIT SOUVENT COMBATTRE DEVANT DES PUBLICS ACQUIS À L’ADVERSAIRE ET DES JUGES SOUS PRESSION. IL LE REGRETTE MAIS ACCEPTE LE JEU. IL EST MÊME UN BOXEUR QUE LES MANAGERS SOLLICITENT SOUVENT CAR ILS LE SAVENT FIABLE, TOUJOURS PRÊT. MATIOUZE S’EST FORGÉ CETTE RÉPUTATION À COUP D’ENTRAÎNEMENTS. DES HEURES D’EFFORTS PHYSIQUES ET QUASIMENT DIX COMBATS PAR AN QUI ONT AUSSI FAIT DE LUI UN « MEC » BIEN ET RESPECTÉ. UN TOUR DE FORCE POUR CE JEUNE HOMME À L’ENFANCE DIFFICILE.

L

a sonnette retentit dans la salle d’entraînement de l’Aviron Bayonnais. Matiouze Royer martyrise le sac de frappe. Il tourne autour, crochète, bascule la tête pour éviter le retour du sac, pose une droite. L’exercice dure trois minutes, le temps d’un round de boxe. Épuisant dans la répétition. Une séance de plus pour le boxeur dont le cœur bat à 38 pulsations par minute au lever du lit. L’une des raisons pour lesquelles il préfère le monde professionnel et les longs efforts. « J’ai beau m’échauffer plus, j’ai toujours besoin d’au moins deux rounds pour m’installer dans un combat. En amateur, ce sont trois rounds de trois minutes, trois rounds à fond. C’est pas pour moi. »

© Marc Dufrêche

Au bout de l’effort, la vie

48 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

Les coups ne faiblissent pas, s’enchaînent. L’énergie est bien là. Pourtant, Matiouze n’a pas dormi. Il est rentré chez lui à sept heures du matin après une nuit à surveiller un camping de la Côte basque. Trois heures de sommeil auront suffi à le remettre sur pied pour un entraînement intensif d’une heure et demie. Pour ce sportif de haut niveau, dont la pratique ne garantit pas un revenu régulier, ce travail de nuit est une obligation. « À la base


j’étais peintre dans l’Aéronautique. Mais quand l’Aéronautique s’est cassé la gueule, j’ai été licencié économique. Après ça j’ai bossé dans la charpente, la maçonnerie. Mais il y a tellement de filous dans le bâtiment. Alors j’ai passé mon CQP sécurité (Certificat de qualification professionnelle). Là j’ai travaillé tout l’été dans un camping. Je préfère travailler la nuit. Je suis insomniaque. Je suis comme ça depuis tout gamin. J’ai plein de traumatismes de l’enfance. C’est con, j’ai peur du noir. Quand la nuit tombe, je stresse, je suis agacé et je n’arrive pas à dormir. Quand je bosse la nuit, je suis bien. » Seul face à son sac, Matiouze a les yeux à demi fermés. Il est concentré sur le moindre geste. La boxe est le catalyseur de cet enfant de la DDASS. La boxe lui permet d’évacuer ses angoisses, de calmer ce tempérament qu’on devine bouillant. À 29 ans « il s’en est sorti » quand tout le destinait à autre chose*. Il se remémore le passé : « Sur une centaine de gars que j’ai croisés dans les foyers, on doit être cinq à s’en être sorti. Soit ils sont en prison, soit ils sont clochards. Au début j’avais quelques contacts, mais on ne prenait pas le même chemin. » Matiouze a eu quand même droit à son passage à l’ombre pour quelques mois à dix-huit ans. « Le résultat d’années de conneries. Au bout d’un moment, tu le paies », dit-il. L’expérience lui aura fait prendre conscience qu’il voulait faire autre chose de sa vie et devenir un « mec bien ». « Il m’est arrivé beaucoup de conneries étant jeune. Mais c’est comme ça et il y a toujours moyen de s’en sortir. On peut au moins faire quelque chose vers le bon chemin. Quand je vois quelqu’un de quarante balais comme ça, tu as envie de lui dire : putain, t’as toujours pas compris ou quoi ? Un gamin de 15 ans, tu peux comprendre, il se cherche. Mais à quarante ans ? »

Boxeur né Matiouze Royer est de la catégorie des Super-Moyens (entre 72,574 kg et 76,205 kg) et a pour exemple Marvin Hagler dit « the Marvelous » (le magnifique en anglais). Il est un boxeur offensif et ne cesse d’avancer sur son adversaire. Forcément il encaisse des coups. Lorsqu’il le voit enchaîner autant de combats, son entraîneur Hervé Ibaremborde l’engueule et s’inquiète pour son cerveau. Matiouze continue, mais n’est pas inconscient pour autant. Tous les six mois, il passe une batterie de tests : scanner, prise de sang, tests à l’effort. « Tout est nickel », sourit le boxeur toujours apte au combat. De toutes les façons, luimême pose la santé, la sienne, celle de sa fille et de son ex-compagne, comme le préalable incontournable au bonheur. « Il y a toujours des gens pires que soi. C’est aussi facile de se dire ça tout le temps. Ouais, mais quand même. Pourquoi veux-tu que je me plaigne ? Ma fille est en bonne santé, moi aussi, sa mère aussi. J’ai pas de crédits, je ne suis pas endetté, je ne suis pas à la rue… »

Matiouze Royer : en chiffres Né le 27 novembre 1986. 1,84 m pour 72 kg. Débuts professionnels 19 mars 2009. 19 victoires, 26 défaites, 7 nuls. Numéro 3 français. Challenger au titre de Champion de France en 2015, finaliste du tournoi de France, 2 fois finaliste de la Coupe de la Ligue.

Tu te rends compte que tu es mieux en faisant moins de salle et en diversifiant. » Le « street workout » permet également de sortir de cette salle d’entraînement sans fenêtre et aux lumières artificielles trop blanches. Matiouze a trouvé à Saint-Jean-de-Luz un espace dédié à l’exercice. Là, au bord de la Nivelle et face à la Rhune, il « respire » et s’entraîne encore. « Il faut faire de la muscu, mais de la muscu spécifique à la boxe. Le “street” est parfait pour ça. On ne travaille pas qu’un seul muscle à la fois. Et puis dans les salles de muscu, des mecs se piquent aux stéroïdes. Il y en a de plus en plus. Sur internet il y a tout maintenant. Il suffit de commander. Mais ne serait-ce que pour être bien soi-même je n’en vois pas l’intérêt. » La boxe a appris la discipline, donné une hygiène de vie et un avenir à Matiouze. Il veut « bien vieillir » et ne veut pas tout gâcher pour un coup de boost artificiel.

Le street workout, base de l’entraînement Maintenant sous la barre de traction, le boxeur bayonnais soulève à plusieurs reprises son corps avec une facilité déconcertante. La suite de son entraînement consiste en une série d’exercices de musculation où il utilise uniquement le poids du corps. Matiouze a ramené la pratique d’un de ses nombreux séjours aux États-Unis, ou on appelle cela le « street workout » (entraînement de rue). « Je faisais trop de rounds, trop de sparring (combat face à un adversaire à l’entraînement). Aux États-Unis, au bout d’une heure et demie de boxe, le mec te dit : “C’est bon tu en as assez, fais autre chose.”

Matiouze « the wonderful » Alors il s’entraîne encore et toujours, matin et soir, souvent seul. Son prochain objectif, le combat à venir, mais aussi se débarrasser de ce dernier petit truc qui l’empêche de se considérer l’égal des autres parce qu’il vient de la DDASS. « Je suis né comme ça. C’est pas ma faute », a-t-il encore besoin de justifier. Il ne devrait pas, pourtant. Lui, le fils laissé par ses parents, est devenu un homme, un père, un boxeur respecté. C’est Matiouze « the Wonderful » Royer, diraient les Américains. z * Une étude datant de 2006 de l’Institut national des études démographiques (Ined) établit que 40 % des SDF âgés de 18 à 24 ans sortaient du dispositif de protection de l’enfance.

© Marc Dufrêche

« Sur une centaine de gars que j’ai croisés dans les foyers, on doit être cinq à s’en être sorti. Soit ils sont en prison, soit ils sont clochards… »

portrait

49


[ portrait ] LORSQU’IL N’EST PAS SUR SON VÉLO AU MILIEU DU PELOTON PROFESSIONNEL, LOÏC CHETOUT ENFOURCHE UNE AUTRE MACHINE. SON PIGNON FIXE EST LE COMPAGNON DE SES BALADES ET DE QUELQUES ENTRAÎNEMENTS. IL EST AUSSI LE VÉLO QUI ENTRETIENT LA DIFFÉRENCE ENTRE LOÏC ET LES ROUTIERS.

L

oïc Chetout a les cheveux gominés, la barbe est fournie et soigneusement taillée, les tatouages se montrent nombreux. Le peloton professionnel regorgeant d'enfants de leur époque, avec son look on imagine bien le Bayonnais à l'aise au milieu de ses semblables. Eh bien non ! Loïc Chetout rigole : « Je suis complètement décalé. C'est assez stéréotypé le peloton. »

Être en décalage Dans le cyclisme professionnel, le coureur a l'apparence du gendre idéal, lisse et bien sous tout rapport. Attention, Loïc Chetout n'est pas pour autant un « mauvais garçon ». Là encore il rigole : « J'ai une dégaine de rockeur, j'en suis conscient, mais j'ai une vraie vie de curé ! ». Il poursuit : « Le peloton est un monde vachement “carré” où tout le monde fait la même chose. C'est ce que je n'aime pas trop dans ce milieu et j'ai envie de changer un peu ça. Alors j'affirme encore plus ma personnalité. » Être en décalage avec son milieu est l'une des caractéristiques principales de ceux que l'on surnomme les « hipsters », ces hommes et femmes qui évoluent en marge des habitudes dites « mainstream » (les courants dominants, NDLR). Loïc Chetout a épousé cette culture « street ». C'était son quotidien lorsqu'il était du côté de Toulouse lors de son passage au club de Blagnac.

Dans le « fix » Aujourd'hui encore, il se rend régulièrement dans la ville rose où il a « pas mal de copains tatoueurs ». « Je suis clairement dans la mode fix, poursuit-il. Je suis toutes les tendances du milieu. » Le fix ? Le fixie en fait, ou pignon fixe. Un vélo sans frein, sans dérailleur, sans roue libre. Ici le vélo se fait minimaliste : un cadre, deux roues, un guidon, une selle, un pédalier et un pignon fixe. En clair, cet unique pignon est solidaire de la roue arrière et vous oblige à pédaler tout le temps, même en descente. Vous voulez freiner ! Arrêtez de pédaler, la roue arrière se bloque et vous dérapez. C'est un vélo de pistard, mais dans le cas du fixi, l'un des symboles de la culture hipster, le vélo est inspiré de ceux des coursiers new-yorkais qui, au milieu des années 1970, ont enlevé

« J’ai une dégaine de rockeur, j’en suis conscient, mais j’ai une vraie vie de curé ! » tous les éléments mécaniques du vélo pour ne plus avoir de panne. Mieux vaut maîtriser la pratique du vélo pour se lancer avec de telles machines sur les routes. « En fix, il faut tout anticiper, explique Loïc. En ville, avec les feux, les piétons, les voitures, il faut être en alerte permanente. À la campagne nos sens sont multipliés par dix. » De ce passe-temps, le Bayonnais en a fait un élément de son entraînement. La pratique du pignon fixe lui permet de travailler « l'habilité sur le vélo ». Utile lorsqu'on se retrouve en plein milieu d'un peloton. « L'hiver, lors de la reprise », il va au chaud du côté du vélodrome de San Sebastián pour enchaîner les tours et faire monter le cardio sur son pignon fixe.

Le pignon fixe, à l’origine utilisé par les coursiers new-yorkais dans les années 1970.

Un podium à Londres Depuis deux ans maintenant, on peut voir le « fix » noir de Loïc Chetout sur le circuit Redhook : « Ce sont des critériums sur route en pignon fixe. Il y a quatre épreuves dans le monde (Brooklyn, Londres, Milan et Barcelone) avec tous les meilleurs riders du monde. J'ai fait Londres cet été et j'avais fait Milan l'an dernier. » Lors de sa première italienne en 2015, Loïc Chetout n'a pu éviter la chute. Mais il a vite appris si l'on en juge par sa deuxième place à Londres le 9 juillet 2016. Mais le Bayonnais ne va pas sur le circuit Redhook pour faire un résultat : « Ce n'est pas qu'une compétition mais le rassemblement d'une communauté. Par moments, on ne sait plus si on est dans une convention de tatouage ou sur une course. » Dans cet univers, les meilleurs riders sont aussi connus que le plus beau des tatoués ou le propriétaire du vélo le plus original. Et le soir, « tous se retrouvent en boîte de nuit. C'est très différent de la route », rigole Loïc Chetout. Rouler sur la route sans frein au guidon situe le coureur bayonnais un peu plus à part dans le peloton professionnel où la pratique a très peu d'adeptes car elle est synonyme de danger. Peu importe. Sur son vélo à transmission directe, il revient à l'essentiel, fait corps avec la machine et sent le vent de la liberté lui claquer le visage. z

Loïc Chetout s’échappe sur son pignon fixe 50 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


Comment as-tu vécu cette première sur la Vuelta, ton 1er grand tour ? C’était une belle expérience. Il y a eu des jours très durs et d’autres moins durs. Mais en règle générale ça s’est bien passé. Je n’ai pas eu de journée galère. La journée en montagne, tant redoutée, s’est finalement bien déroulée. J’ai beaucoup appris, vu comment ça se passait. Maintenant j’ai au moins l’expérience d’un premier grand tour pour la suite et espère faire le Tour de France ou un autre grand tour.

Prudence ou risques sur ces trois semaines ? Clairement, j’ai joué la prudence tous les jours. J’ai essayé de faire attention en permanence. Je ne savais pas du tout où je mettais les pieds et il a fallu que je joue la sécurité. L’étape Dantxarria-Aubisque a été la plus compliquée de toutes les étapes car je ne suis pas du tout grimpeur et il y avait un rythme assez conséquent. Je ne l’ai pas super mal vécu non plus. J’ai fini des courses en étant plus mal que celle-là.

Qu’apprend-on d’abord d’une première course à étape de trois semaines ? On apprend la gestion de l’effort. On court différemment d’une course d’un jour. On est sur trois semaines et on est en permanence sur la récupération, la gestion de l’effort. Ces choses qu’on pourrait éventuellement négliger sur certaines courses d’un jour ou deux, sont essentielles sur un grand tour. Déjà, j’ai vu que je récupérais bien. Ce n’est pas négligeable sur un grand tour. Je finis relativement bien physique-

ment, malgré trois semaines de courses. La condition physique était là. Physiquement j’arrive à répondre sur des courses longues. Pour mon prochain grand tour, je gérerai différemment.

Cette Vuelta t’a donné envie d’autres grands tours ? Avec mes caractéristiques, je suis mieux sur des courses d’un jour. Mais honnêtement, j’aimerais beaucoup retourner sur une Vuelta, un Tour de France ou un Giro. C’est différent. On ne peut pas trop comparer. Un tour, il y a toute une ambiance. La pression médiatique n’est pas la même et, mentalement, il faut gérer la chose différemment. La Vuelta, tout le monde l’attend, la connaît. On est sollicité en permanence. Les journalistes, les gens, faire des photos, des autographes. Ça en devient même extrêmement pesant sur la fin avec la fatigue. Tout ça, on ne l’a pas sur une course d’un jour.

Tu as pu expérimenter la médiatisation avec ce geste que tu as fait avec Pierre Latour, ça a fait le buzz sur le net ? (Il rigole) Ah le dab*. C’était de la rigolade avec Pierre Latour. On rigolait dans le peloton et on a vu que la caméra était en train de tourner devant nous. On en a profité pour faire ce geste. Ça nous a fait plaisir et ça a fait un peu de buzz, c’est marrant.

On imagine que tu aimerais t’attaquer au Tour de France ? Évidemment. J’aimerais bien faire le Tour de France l’an prochain. Mais ça ne dépend pas que de moi. Ça dépend de ce que veut faire l’équipe. Chez nous, ce sera plus pour Nasser Bouani, notre sprinter. Ce sera axé sur le sprint et je ne pense pas que ce sera pour moi. Mais sait-on jamais. On est vingt-six et c’est une équipe de neuf qui est engagée. z

© Marc Dufrêche

« J’aimerais faire le Tour de France. »

* Le dab est un mouvement venu du hip hop américain et repris par des sportifs. Le geste consiste à incliner sa tête dans le pli du coude. Lors de la 15e étape de la Vuelta, Loïc Chetout et Pierre Latour de l’équipe Ag2r ont synchronisé le geste face caméra.

Loïc Chetout a participé du 21 août au 11 septembre à la Vuelta. C’était la première fois de sa jeune carrière qu’il était engagé dans une course de trois semaines. Il a terminé à la 138e position à 4h30’55“ du vainqueur Nairo Quintana. La place est anecdotique car le premier objectif du Bayonnais était d’arriver à Madrid. Loïc Chetout ne cache pas avoir « joué la prudence ». Capable de tenir la distance, il affirme maintenant que pour son prochain grand tour il gèrera « différemment ».

portrait

51


CENTRE VILLE 4, rue Victor Hugo

DL PYRÉNÉES

LE FORUM

CONSTRUCTIONS MÉTALLIQUES

Rond-point Atchinetche

www.groupedl.fr

CENTRE COMMERCIAL IKEA

Z.I. Saint-Étienne • 64100 BAYONNE Tél. 05 59 55 37 00 • Fax. 05 59 55 45 31

2 - 4, av. du Portou • 64990 Saint-Pierre-d’Irube

Installateur agréé

INSTALLATIONS TÉLÉPHONIQUES - INTERPHONES SONORISATION - RÉSEAUX INFORMATIQUES TÉLÉCOPIE - ALARME INCENDIE DÉPANNAGES - ENTRETIEN ZA de Maignon • Les Pyramides • Route de Pitoys 64600 Anglet • Tél 05 59 31 38 38 www.atlantic-telephone.fr • jp.miremont@atlantic-telephone.fr

CONTRÔLE TECHNIQUE AUTO

MONCADE

14 €* de remise sur présentation de la carte de licencié AB BAYONNE - Allée de Biarnès - RN117 - 05 59 50 03 06 BAYONNE - Av. du Cpt Resplandy - 05 59 31 69 70 ANGLET - Bd du BAB - Jorlis - 05 59 52 17 07

www.controletechniquemoncade.fr *Offre non cumulable sur CT complet

Des experts proches de votre entreprise COMPTABILITÉ

GESTION

SOCIAL

FISCALITÉ

JURIDIQUE

CONTACTEZ-NOUS! GCL Pissos

529, Route des Lacs, 40410 Pissos Tel : 05 58 08 90 47 email : pissos@gcl.tm.fr

52 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

GCL Bayonne - Anglet - Biarritz

7 bis, rue du Pont de l’aveugle, 64600 Anglet Tel : 05 59 31 04 80 email : bayonne@gcl.tm.fr

GCL Pomarez

Place des Arènes, 40360 Pomarez Tel : 05 58 89 39 53 email : pissos@gcl.tm.fr


les

chiffres

L'Aviron Bayonnais est le 5e Club Omnisports français. Entre traditions et modernité, il est en évolution constante avec notamment la dernière section créée, la section « Sport Santé ». Ce sont dorénavant 20 disciplines sportives qui sont proposées en bleu et blanc. L’Aviron Bayonnais, c’est également plus de 2 800 sociétaires avec 36 % de féminines. Chacun peut y trouver une activité à sa mesure, du débutant à l’olympisme, sans oublier le handisport et le sport-santé !

5

e

2 856

20

sociétaires

(1557 de -18 ans)

20

salariés

220

disciplines sportives

(136 titulaires d’un brevet)

98 000

Club Omnisports français !

314

bénévoles

éducateurs sportifs heures de bénévolat

[ 2 856]

Nombre de sociétaires par section

sociétaires dont 1 023 féminines

[  38 ] Aïkido [  211 ] Athlétisme [  296 ] Aviron [  153 ] Basket [  156 ] Boxe anglaise [  27 ] Pirogue [  79 ] Cyclisme [  53 ] Cyclotourisme [  51 ] Escrime [  84 ] Gymnastique volontaire [  339 ] Handball [  187 ] Judo [  294 ] Natation [  120 ] Pelote Basque [  19 ] Préparation physique [  53 ] Savate [  15 ] Sport Santé [  36 ] Surf [  494 ] Tennis [  151 ] Triathlon 100 %% sections 100 sections53 53


Soutien scolaire individuel et en petits groupes ACADOMIA S’AGRANDIT À BAYONNE RETROUVEZ-NOUS DANS LE QUARTIER SAINT-LÉON 5, av. de l’interne Jacques Loeb • 64100 Bayonne 05 59 03 34 35 • acadomia.fr

54 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


Le stage est un moment de convivialité et d’échange ouvert aux pratiquants externes au Club.

Aïkido D

es cours pour les plus jeunes, des stages, des passages de ceinture et des démonstrations, encore une année très dynamique pour l’Aviron Bayonnais Aïkido.

Cours enfants et partage avec les parents La section Aïkido accueille les enfants de 9 à 13 ans, tous les samedis de 14h à 15h. Le cours est assuré par Dominique Gerbaud, 4e dan, titulaire du Brevet d’État. Les enfants pratiquent aussi bien entre eux qu’avec des adultes confirmés qui les accompagnent dans leur apprentissage. L’absence de compétition leur permet de progresser selon leur rythme. Les enfants trouvent un bon équilibre dans un environnement non violent tout en se dépensant physiquement. Sont développées, notamment, la coordination et l’endurance. Deux cours exceptionnels ont été organisés pour permettre aux parents volontaires de monter sur les tatamis pour échanger avec leur(s) enfant(s).

www.avironbayonnaisaikido.org

… et des stages Pour la 5e année, la section invitait Sébastien Heurteau, jeune enseignant ayant vécu et pratiqué intensément au Japon pendant sept années. Ce stage ouvert aux pratiquants extérieurs permet autant d’échanger que d’avoir un aperçu de l’enseignement japonais. Simplicité et convivialité étaient à nouveau de mise. Rendez-vous l’année prochaine !

Président Alain Bret

Passage de Ceinture noire Les efforts de la préparation ont été récompensés : toutes nos félicitations à Liviu Cîrje pour l’obtention de son shodan devant jury à Cestas (33) ! z

Médaille du Mérite Laurent Metge Vice-Président Dominique Gerbaud Secrétaire Johann Moncada Trésorière Émilie Gerbaud Courriel contact@avironbayonnaisaikido.org

De belles démonstrations… Cette année encore, la section s’est engagée à donner un aperçu de cette pratique par des démonstrations : - « 3e Festival des Arts Martiaux et des Sports de Combat » à Bayonne, parmi 20 autres disciplines. - « 6e Nuit des Arts Martiaux et des Cultures Traditionnelles » à Saint-Jean-de-Luz. Événement caritatif organisé par « Kiwanis », au profit de l’association « Les Deux Jumeaux » qui vient en aide aux personnes handicapées.

L'aïkido est un art martial japonais, fondé par Morihei Ueshiba O sensei entre 1925 et 1969. Il se compose de techniques avec armes et à mains nues utilisant la force de l'adversaire. Ces techniques visent non pas à vaincre l'adversaire, mais à réduire sa tentative d'agression à néant.

Sébastien Heurteau, invité pour la 5e année pour un stage très actif.

100 % sections

55


Des jeunes de la section en « éveil athlétique ».

Le groupe de Trail avant le départ. Première place pour Mélanie Dupassieux lors de La Foulée des Festayres.

Pauline Nogaledo en préparation avant la compétition.

Le groupe de Marche Nordique.

56 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


Athlétisme www.paysbasqueathletisme.athle.com

Président Kaiet Etchart

L

a section Athlétisme de l’Aviron Bayonnais pour la saison 2015/2016 a compté 261 licenciés, ce chiffre est stable par rapport à la saison précédente.

La diversité de la section Au sein de la section, il est possible de pratiquer de l’athlétisme en compétition par la pratique du cross, de la piste ou du trail, mais aussi du loisir, de la course sur route, de la remise en forme et de la marche nordique.

Les moments forts La section organise en décembre « La Course du Bout de l’An » qui connaît un très grand succès, puisque 3 067 coureurs ont pris le départ à Jean Dauger pour sillonner les rues de Bayonne sur 10 km.

Nationale 2 et championnat de France Cette saison, le club évolue en Nationale 2 pour les interclubs. En individuel, le club est représenté au niveau national lors de différents championnats de France, que ce soit chez les jeunes ou les seniors lors des cross, championnats en salle ou en plein air sur piste. Des compétions ont été organisées sur la piste de la Floride pour des championnats par équipe ou individuel aux mois d’avril et d’octobre 2016.

Médaille du Mérite Mélanie Dupassieux Vice-Présidents Yves Vignau, Yannick Peronny Secrétaire Marie Mail Secrétaire-adjointe Véronique Latapy Trésorier Fabien Laclau Courriel abathle@orange.fr

De bons résultats Lors des différents championnats pour la saison 2015/2016, la section a obtenu plusieurs titres : - 4 titres régionaux par équipe en cross ; - 1 titre interrégional par équipe en cross cet hiver ; - une dizaine de titres cet été en individuel sont revenus aux athlètes de la section. Il faut remarquer que 10 athlètes ont représenté le club aux championnats de France de cross cet hiver et 2 d’entre eux ont représenté le club aux championnats de France individuel cet été. Au niveau du groupe Trail, plusieurs athlètes ont participé aux grands rendez-vous comme le GRP, l’Euskal Trail. À noter, la première place lors de La Foulée des Festayres en féminine de Mélanie Dupassieux. z 100 % sections

57


Aviron

5

e

Club labellisé “Valides Handicapés”

club d’Aviron Français

www.avironbayonnaisaviron.fr

« performance »

2

U

e

ne saison 2016 olympique très longue qui nous a transportés à Rio de Janerio avec nos deux rameurs Perle Bouge et Matthieu Androdias.

club d’Aviron Français « jeunes »

Deux rameurs olympiques Deux très belles finales qui verront Perle se couvrir de bronze et Matthieu se battre courageusement après une demi-finale d’anthologie. Le peuple bayonnais a enfin découvert qu’on pratiquait du sport de très haut niveau à la section Aviron et qu’il n’y avait pas que le ballon ovale dans la ville. Trois grands regrets néanmoins du côté olympique : la non sélection de Guillaume Lemire alors qu’il avait participé à la qualification du bateau pour Rio lors des championnats du Monde, la non sélection de Julien Desprès et Julien Montet après les championnats de France de Cazaubon.

Président Gérard Bafcop

Médaille du Mérite Hervé Luyer-Tanet Vice-Président chargé de la Commission Sportive Jean-Pierre Mathieu Vice-Président chargé des Loisirs Hervé Luyer-Tanet Courriel avironram@gmail.com

club d’Aviron Français « handi »

Toutes compétitions confondues, Coupe de France, Championnats de France indoor, Championnat de France bateaux courts, Championnat de France bateaux longs, Sprint, Championnat d’Europe, Coupe du Monde, Championnats du Monde, Jeux Paralympiques, nous gagnons 9 titres, nous sommes 3 fois vice-champions, nous enlevons 11 médailles de bronze, soit 23 podiums, nous participons à 34 finales ! Rien qu’aux championnats de France bateaux courts Élite, nous engageons 8 bateaux qui vont tous en finale, nous enlevons 2 titres et une 3e place et nous finisssons 3 fois à la 4e place.

La formation paie

© DR

… et un de plus pour Perle Bouge également.

© DR

© FFA - Daniel Blin

À la fin de la saison, notre club finira sur la deuxième marche du podium français chez les jeunes avec entre autres ses quatre huit qualifiés aux championnats de France chez les J13-14 dont un finira sur le podium à la troisième place. Chez les handis, deuxième

© DR

Des résultats exceptionnels

Historique, un 4e titre national consécutif pour Matthieu Androdias…

58 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

2

e

marche du podium également grâce aux performances de Perle, Guillaume, Sophie et Jérôme. À Vichy, les J16-17 Femme en quatre barré deviennent vice-championnes de France, le Huit barré J18 Femme monte lui aussi sur la troisième marche du podium et, cerise sur le gâteau, le quatre de pointe sans barreur J18 Homme est champion de France ! À Gérardmer, dans les Vosges, les seniors ont participé à quatre finales, rem-

Le 8 junior féminin, médaille de bronze aux championnats de France.


© DR

Un 3e huit médaillé aux championnats de France minime avec une 3e place.

© DR

Julien Desprès (à gauche) au pied du podium national.

© DR

© DR

En junior, l’or pour les garçons… l’argent pour les filles en cadette.

Le 8 senior, 2e dans l’épreuve reine aux championnats de France.

portant le bronze chez les féminines et l’or chez les handis, en course de critérium. À Gravelines, le 8 senior Homme monte sur la deuxième marche du podium et le quatre senior Femme sur la troisième. Et enfin, en Coupe du Monde, Matthieu Androdias ramènera le bronze de Poznan en Pologne et Perle Bouge l’OR d’Italie.

Que du bonheur pour les coachs et le Président.

Nos anciens Les anciens sont toujours aussi présents sur les bassins et en accompagnement des jeunes, la section Aviron est bien le fleuron de notre grand Club bleu et blanc.

Champion de France, tout simplement !

Les valeurs de la section • Compétition, une école de la vie : Performance, Loyauté, Volonté, Esprit d’Equipe, Partage… Un sport complet et formateur. • Handi : L’Aviron est dans l’approche du club un outil irremplaçable de développement social. • Aviron Santé : Une pratique sécurisée et adaptée à tous dans un objectif de santé et de bien-être. • Loisir : Découvrir librement la nature et retrouver les vraies valeurs sur les lacs, les rivières, dans un esprit de partage. z

Le collectif J13-J14 à Aiguebelette.

100 % sections

59


Basket

avironbayonnais.basket@sfr.fr

L Président Xavier Lasserre

a section Basket a vécu une saison 2015/2016 très intense, marquée en particulier par des résultats sportifs exceptionnels. Avec 152 licenciés, les effectifs de la section sont en légère hausse : 12 équipes étaient en compétition dont 8 en coopération territoriale avec le club d’Anglet Côte Basque Basket (ACBB). L’école de Basket a par ailleurs accueilli les plus petits tous les samedis matin à la salle du Polo.

Une année haute en couleur

Médaille du Mérite Xavier Morin

Présidente d’honneur Danny Dubroca Vice-Président Christian Lartigau Secrétaire Jean Dubroca Trésorière Danny Dubroca Courriel jean.dubroca@numericable.fr

Sept événements majeurs ont rythmé la saison précédente. Tout d’abord, la poursuite de la Coopération territoriale avec l’ACBB qui a permis de remporter des titres et des places de finalistes dans les compétions de jeunes. Notons également la participation de l’école de Basket aux diverses manifestations organisées par le Comité Départemental et au tournoi du mini-basket d’Anglet. Pour les fêtes de fin d’année, nous avons organisé un arbre de Noël destiné à tous les enfants de l’école de Basket, une galette

des rois a été proposée à l’ensemble des membres de la section. La fête annuelle de la section, le 28 mai 2016, a rassemblé plus de 120 personnes au repas de clôture de la saison. Des supporters de plus en plus nombreux se sont retrouvés dans la salle du Polo pour manifester leur soutien dans un très bon esprit sportif. Le déplacement de ces mêmes supporters sur les lieux des phases finales ont animé, avec beaucoup de bonne humeur, le déroulement des rencontres. Le samedi 21 mai 2016, la salle du Polo a été le théâtre des demi-finales du championnat départemental des jeunes : une organisation impeccable. Et enfin, la participation durant les vacances scolaires de la section Basket à l’opération Ticket Découverte organisée par les services municipaux, qui permet d’initier des enfants de 7 à 11 ans à la pratique du Basket.

Pour son école de Basket, la Section vient d’obtenir le label

HHH

Les benjamins, champions Excellence 2016 !

60 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


Explosion de joie pour les seniors, champions Excellence.

Duel dans les airs avec les poussins devenus champions départemental Excellence.

Les seniors.

Des résultats sportifs remarquables

Un public massif et enthousiaste est venu assister aux différents matchs de la section tout au long de la saison.

Le basket-ball en quelques chiffres

5 > Nombre de joueurs + 5 remplaçants par équipe.

1891 > Année de l’invention du basket par James Naismith.

46 > Diamètre d’un arceau en centimètre chez les seniors.

3,05 > Hauteur du panier en mètre chez les seniors. 1936 > Le basket aux Jeux Olympiques pour la première fois.

450 > Ce sont près de 450 millions de pratiquants dans le monde.

Après un parcours en tout point remarquable, les seniors 1 ont terminé à la 1re place de la saison régulière du championnat départemental de Promotion Excellence, dont ils ont par la suite remporté brillamment le titre de champion lors de la finale jouée à Serres-Castets. L’équipe évoluera la saison prochaine en Excellence Départementale. Le 5 juin 2016, 4 équipes de jeunes participaient aux finales départementales organisées en Béarn par le club de Bonnut. Les poussins 2 et les minimes 2 se sont inclinés de peu après avoir vaillamment lutté jusqu’au coup de sifflet final. En championnat Excellence, les poussins 1 et les benjamins 1 ont su assumer leur statut de favoris pour conquérir le titre de champion départemental. Après avoir éliminé Pau Nord-Est et Lons, les poussins se sont imposés de belle manière contre Lahourcade. Les benjamins ont pour leur part dominé l’équipe d’Idron Pau NE en s’assurant dès le début de la rencontre une marge substantielle. Les poussins ont également été finalistes du tournoi d’Orthez et ont remporté les tournois d’Urcuit et celui du Coteaux de Luy. À noter, la qualification des minimes 1 pour les quarts de finale du championnat Excel-

lence et des cadets pour les quarts de finale du championnat Honneur Départemental. Trois joueurs du club ont été sélectionnés dans l’équipe U13 des Pyrénées-Atlantiques vainqueur du tournoi inter-comités Zone Sud-Ouest. Ils ont participé aux finales nationales qui ont eu lieu du 4 au 8 mai 2016 au Temple-sur Lot.

Les objectifs 2017 - Maintien de l’équipe Senior 1 en Excellence départementale ; - q ualification du plus grand nombre d’équipes de jeunes aux phases finales départementales ; - renouvellement de la labellisation départementale de l’école de Basket ; - privilégier la formation des entraîneurs et les accompagner dans l’obtention de diplômes fédéraux ; - dégager des créneaux d’entraînement supplémentaires pour permettre l’accueil de tous les jeunes qui souhaitent pratiquer le basket-ball. z

100 % sections

61


Rond-Point du Grand Basque • 1bis, rue Chalibardon • 64100 BAYONNE Tél. 05 59 55 16 26 • www.villanueva-sport-automobile.com

Des compositions florales originales par Pauline et Xabi ! Le Jardin de Foch est un commerce de Bayonne où Xabi et Pauline, artisans fleuristes, mettent leur savoir-faire à votre service pour vous produire de magnifiques bouquets et compositions florales réalisés avec des végétaux de saison, pour la plupart issus de production française.

Le Jardin de Foch Tél. 05 59 25 79 76 - 24, av. Maréchal Foch - 64100 Bayonne

62 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


Boxe

www.aviron-bayonnais.asso.fr/boxe.htm

Président

© Alain Nouvel

Christian Malfar

Échauffement de Sellem Barkaoui avant son combat.

Les Jeux Olympiques pourvoyeurs de vocation Avec 100 licenciés sur la saison 2015-2016, la section est bien dynamique. Ce chiffre devrait encore augmenter cette année grâce à la forte audience des JO.

5 « pros » à l’Aviron Bayonnais ! La dernière saison a été particulièrement bonne pour nos sections puisque, en amateurs, nous avons eu deux finalistes aux championnats d’Aquitaine et Sellem Barkaoui s’est hissé en quart de finale aux championnats de France poids moyen. Il passera professionnel en janvier 2017 avec les quatre autres déjà validés chez les « pros » : - Thierry Aftah en super plume. - Jérôme Hamchhoueng en poids léger. - Guy Gabo en poids lourd. - Matiouze Royer, numéro 4 français en 2016, qui a perdu en 2015 la finale des championnats de France moyen aux points face à l’actuel champion de France, le Calédonien Nicolas Dion. Matiouze reste dans la course au titre car il doit boxer en octobre 2016 l’invaincu numéro 2, Ismailov.

Un sport pour tous ! La boxe est un sport accessible aux plus jeunes, seule obligation, une visite médicale. Voici donc les différents crénaux d’entraînement que vous propose la section Boxe de l’Aviron Bayonnais. - Amateurs compétiteurs et professionnels : lundi, mercredi et vendredi de 18h à 20h30 avec Hervé Ibaremborde et Bernard Dylbaytis pour la technique. - Loisirs : mardi et jeudi de 18h à 19h30. -Boxe éducative : samedi de 15h30 à 16h30 pour les plus jeunes et 16h30 à 18h pour les plus grands, encadrés par Christophe Loes. z

Médaille du Mérite Élias Wajou Secrétaire Barbara Chaubadindeguy Trésorier Léon Lachamp Courriel avironbayonnaisboxe@gmail.com

Guy Gabo, Poids Lourd Professionnel avec 4 combats, 3 victoires et 1 défaite.

Quart de finale des championnats de France du poids moyen, Sellam Barkaoui, à la Pommeraie.

Défaite de Matiouze Royer (à gauche) en Angleterre face au médaillé d’argent des JO de Pékin et invaincu en « Pro », Vijender Singh’s. 

Victoire de Matiouze Royer à Bayonne face à Lyes Chaibi (à gauche).

100 % sections

63


Cyclisme

Les petits de l’école de Vélo, un axe fort du développemet de la section.

www.cyclismeavironbayonnais.com

L Président Éric Meyzenc

Médaille du Mérite Philippe Kuentz Présidente d’honneur Anette Seinforin Trésorier Daniel Tambourindéguy Secrétaire Martine Darthayette Directeur Sportif Thierry Elissalde Responsable des courses Philippe Kuentz Courriel abcyclisme@gmail.com

a saison qui s’achève était placée sous le signe de la consolidation avec comme points d’ancrage le développement de l’école de Vélo et la formation des jeunes jusqu’aux juniors. Objectifs atteints avec l’obtention de deux titres de champions d’Aquitaine pour Bastien Ospital et Tom Arranno, respectivement âgés de 7 et 17 ans. Le titre junior, premier de la section, récompense les efforts collectifs d’un groupe magnifique. Tom l’a obtenu après une course contrôlée de bout en bout par son équipe. Avec Patxi Darthayette, Jon Pelletrat et Imanol Etchebarne, ils forment une équipe prometteuse. Bastien Ospital, quant à lui, double champion d’Aquitaine, montre du haut de ses 7 ans toute l’ambition de notre groupe dans une « école de Vélo » dynamisée par Jean-Michel Lazcano et son équipe.

Dans un sport où la victoire est si difficile à atteindre, on retiendra beaucoup d’application et des places encourageantes à tous les niveaux. En senior, dans une équipe remarquée, Sylvain Courtois se montre en progrès constant et obtient pour la deuxième année consécutive un titre départemental sur route.

L’engagement transfrontalier Notre position excentrée en Aquitaine rend la pratique de la compétition plus difficile. La proximité du Pays Basque Sud, région historique du cyclisme, nous ouvre de grandes perspectives. Nos projets transfrontaliers, soutenus par le Département et la Région, sont en constant développement. Déjà nos groupes ont la chance de disposer, avec le

Une approche résolument compétitive C’était l’autre objectif fixé à nos équipes dès les minimes. Le message est passé, pour preuve une victoire de Bixente Gorostegui, la première en dix ans dans la catégorie minimes, trophée obtenu après de nombreuses places d’honneur.

Bixente Gorostegui vainqueur minime à Orioule.

64 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


Sylvain Courtois, champion départemental seniors.

vélodrome d’Anoeta, d’un équipement important. Nos coureurs y ont participé au Trophée du Guipuzkoa. Chez les juniors, en individuel, Patxi Darthayette et Imanol Etchebarne ont brillé, Patxi obtenant la deuxième place, classement confirmé par équipe. Cadets et juniors ont pu compléter leur calendrier aquitain par des participations en Guipuzkoa et en Navarre où ils ont bien figuré. L’Aviron Cyclisme se pose ainsi dans le paysage sportif du Pays Basque Sud avec de nombreuses invitations. Cet engagement ancien nous vaut de recevoir le Trophée des sportifs de l’année en Navarre pour 30 ans d’organisation de la course Bayonne-Pampelune. Un nouveau pas a même été franchi cette année :

l’organisation avec le grand club guipuzkoan « Oriako Limousin » du Trophée Biltoki junior, challenge au meilleur de deux courses : Ustaritz et Tolosa. Le projet en cours est un rapprochement des deux clubs et la promesse d’échanges prolifiques.

Sans oublier l’élite Tout naturellement, notre élite se tourne vers le sud et c’est par la fondation Euskadi basée à Bilbao que seront passés les deux derniers espoirs du club, Dorian Aramendi et Loïc Chetout. Pour Dorian, qui fait son apprentissage dans l’élite espoir, c’est une expérience en cours marquée cette année par deux victoires à Amorebieta et Saint-Palais. Loïc de son côté, après être passé par la fondation, est aujourd’hui dans la prestigieuse équipe Cofidis avec laquelle il aura participé cette année à son premier grand tour : La Vuelta España. Une forme de consécration pour notre section et son directeur sportif Thierry Elissalde, inlassable cheville ouvrière d’un projet sportif ambitieux. z Loïc Chetout, à la Vuelta étape Urdax-Aubisque, à la rencontre des petits de l’école de Vélo.

Tom Arranno, champion d’Aquitaine junior, avec Jon Pelletrat, Patxi Darthayette et Imanol Etchebarne ; l’équipe junior première année au complet.

Championnat d’Aquitaine junior, Jon, Tom et Imanol à l’avant.

100 % sections

65


ANGLET

05.59.57.99.03 vélos route / vtt vélos à assistance électrique

Gérard Winckel Peinture

intérieur et extérieur

258, avenue des Glycines 64990 Mouguerre Tél. 06 63 77 51 28 ou 05 59 59 80 29 gerardbasque642@hotmail.com

66 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

Ets. JOANTEGUY Joantéguy Philippe • Salabaraas Alain

Serrurerie toutes marques Ferronerie • Clôture • Portails et Grilles • Volets roulants Toutes automatisations

Tél. 05 59 63 05 15 ZI Lauga 19, allée de Floride 64100 Bayonne joanteguy@range.fr


Cyclo

www.cyclotourismeavironbayonnais.fr

« Au gré des kilomètres. ce sont des paysages magnifiques qui s’offent à nous ! »

I

l est bon de rappeler les principales activités de la section. Tous les dimanches, jeudis et jours fériés de l’année, les cyclos se retrouvent devant le garage à bateaux pour une sortie programmée dans un calendrier, établi en début de saison. Le départ est groupé, histoire de refaire le match de la veille puis, suivant la forme du moment, deux ou trois groupes peuvent se constituer. Les cyclos de l’Aviron essaient de répondre présent dans les randonnées organisées dans le 64 et le 40.

Des voyages organisés Du 4 au 8 mai 2016, c’était un séjour en étoile dans l’Aveyron. Seize cyclos et cinq accompagnantes ont sillonné les routes du parc régional des Grands Causses, des gorges du Tarn, de Millau… sans oublier, quelques bonnes tables au gré des différents parcours. Début juillet, le deuxième voyage nous a conduits de Menton à Morzine, soit la grande traversée des Alpes en passant par les cols mythiques : Izoard, Lautaret, Galibier, Alpe d’Huez, etc. Neuf cyclos et deux accompagnateurs-chauffeurs étaient du voyage qui s’est terminé par l’étape du tour Megève-Morzine. Une météo parfaite a contribué à la réussite de ce séjour.

En VTT aussi ! Le VTT tient toujours sa place au travers de sorties entre membres ou diverses randonnées organisées : Téléthon d’Urcuray, mucoviscidose à Bonloc, Ainhoa, Sare…

Les autres rendez-vous de la section Les membres se retrouvent le mercredi à la permanence du bureau pour échanger et passer un bon moment ensemble. La section organise également quelques rendez-vous festifs : galette des rois, soirées à thèmes, fêtes de Bayonne…

Président Jean-Henri Deburggraeve

Une médaille bien méritée Sébastien Chéron a commencé tout jeune à la section Cyclisme de l’Aviron Bayonnais. Après quelques temps passés à Paris pour raisons professionnelles, il est revenu tout naturellement à la section Cyclo. Son action au sein du bureau et son investissement lors de l’organisation Luchon-Bayonne lui font valoir tout naturellement la Médaille du Mérite 2016. z

Médaille du Mérite Sébastien Chéron Vice-Président Jean-Paul Hamon

Projets 2017 Il est prévu cinq jours dans le Lot au mois de mai et la traversée Bayonne-Cerbère au mois de juin.

Le groupe Cyclo dans les Gorges du Tarn.

100 % sections

67


Challenge de Bayonne, l’Aviron Bayonnais au combat.

Escrime Président François-Xavier Cuendé

© Franck Bellevier

F

idèle aux valeurs de l’escrime, et notamment la combativité face à l’adversité, notre section a su repartir vers l’avant après deux saisons difficiles marquées par la perte de figures historiques, le maître d’armes François Kayser et son épouse Patricia Maringer-Kayser. L’engagement des encadrants, professionnels et bénévoles et la constance du soutien des escrimeurs et de leurs familles en ont été des facteurs décisifs.

Médaille du Mérite Marin Dumard Président d’Honneur Bernard Grenet Secrétaire Catherine Mathey Courriel 04048@escrime-ffe.fr

© François-Xavier Cuendé

En Aquitaine et au-delà Sur la saison 2015-2016, nos compétiteurs ont porté haut les couleurs bleu et blanc sur les pistes en Aquitaine et au-delà. Pour certains jeunes escrimeurs, c’était leur première expérience en compétition hors des murs rassurants de notre salle.

Le Challenge d’épée à Bayonne Et la fin de la saison a été marquée par notre désormais « classique » Challenge d’épée de

Leçon à la salle, sous l’œil attentif d’un moniteur.

la ville de Bayonne. Sa sixième édition, le 11 juin 2016, a réuni 47 compétiteurs (35 masculins, 12 féminines) de 15 clubs (10 français, 5 espagnols) ; notre section a remporté par équipe le « trophée du Maître Kayser ».

Partage et partenariats Pour autant, nous ne délaissons pas l’escrime-loisir, et tout le monde est le bienvenu dans la section : l’important est que chacun, quelle que soit sa pratique, y prenne plaisir. La section « sort » aussi de sa salle pour contribuer à diverses manifestations tissant du lien social, comme notre première participation à la Journée du sport partagé, aux Hauts de Sainte-Croix, le 27 avril 2016. Soulignons, enfin, la collaboration renforcée avec le club d’Escrime, voisin et ami, de l’Anglet Olympique ; nous avons dorénavant le même maître d’armes, Olivier Marthe-Bastien, et nous avons organisé la première édition du Challenge Côte basque entre nos deux sections.

Les Jeux Olympiques, un plus

Les participants au Challenge de Bayonne 2016.

68 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

La saison 2016-2017 s’annonce sous de bons auspices, avec de nombreuses nouvelles inscriptions, grandement impulsées par les bons résultats de l’escrime aux JO de Rio : l’effectif de la section a quasiment doublé par rapport à la saison dernière. z


Gym volontaire Présidente Valérie Di Cicco

Médaille du Mérite Bernadette Cauchard-Petit Courriel dicicco.valerie@gmail.com

L

e Pilates est une méthode de gymnastique douce reposant sur une meilleure connaissance de son corps afin d’optimiser le placement, la concentration et solliciter les muscles profonds responsables de l’alignement idéal et du gainage. Cette discipline harmonise le corps et l’esprit grâce à la maîtrise des mouvements.

Des exercices à visée esthétique Après échauffement, la séance comporte des exercices de renforcement musculaire de tout le corps, mélangeant exercices posturaux, gainages, renforcement de la sangle abdominale, renforcement musculaire à visée esthétique. Chaque renforcement est suivi de son étirement. Des exercices adaptés sont prévus pour les personnes présentant des problèmes spécifiques en accord avec leurs médecins, kinésithérapeutes, ostéopathes… La fin de séance est axée sur des exercices respiratoires, de relaxation ou encore d’étirements. Cours avec Cécile de 18h à 19h le lundi soir, Cécile alternera le cours : une fois sur deux des séances de gym et des séances spécifiques Pilates seront proposées. Ce groupe, sur la saison 2015-2016, était de 10 à 15 personnes, idéal pour un travail efficace.

Retrouver la confiance en vos appuis Sur un rythme plus lent, ce cours est consacré aux exercices d’équilibre permettant de retrouver la confiance en vos appuis, d’autres exercices vous aideront à vous relever avec plus d’aisance. Les exercices posturaux, de gainage, et de renforcement musculaire de tout le corps font également partie du cours. Ce cours est proposé le mardi matin de 9h à 10h avec Cécile.

Renforcement musculaire et stretching David axe ses cours sur du renforcement musculaire et du stretching. Pour ce faire, il utilise plusieurs méthodes dont le « body balance » et le « Pilates ». Il travaille par cycle, haut du corps, bas du corps et renforcement total. L’important est que le ou la pratiquante prenne conscience de son travail musculaire allié à sa respiration. Rejoignez David le jeudi matin de 9h à 10h. z

Le tarif de la section Gym pour la saison 2016-2017 est de 160 € pour l’année. Cela donne accès à 1 à 6 cours par semaine.Il n’y a pas de cours pendant les vacances scolaires, ceux-ci peuvent être rattrapés. Tous les cours sont donnés à la salle Lauga, au dojo. Les horaires : - Lundi de 12h30 à 13h30 : Pilates. - Lundi de 18h à 19h : Gym avec renforcement musculaire et Pilates. - Mardi de 9h à 10h : Gym douce. - Jeudi de 9h à 10h : Gym douce. - Jeudi de 12h30 à 13h30 : Pilates. - Jeudi de 18h à 19h : Gym cardio dynamique.

100 % sections

69


Président Philippe Darbos

Médaille du Mérite Chantal Pauzat Président d’honneur Fred Zollkau Vice-Président Jean-Michel Bares Trésorière Laurence Aizpurua Secrétaire Patricia Sanchez Courriel bayonnehandball@yahoo.fr

Handball avironbayonnaishandball.fr

C

’est le 15 novembre 1968 que la section voit le jour. Elle compte 36 licenciés. Depuis son ouverture, les demandes d’inscription sont toujours aussi nombreuses en début d’année. Pour la saison 2016-2017, l’Aviron Bayonnais Handball compte 335 licenciés. Le club engage pour cette nouvelle saison sportive, 14 équipes de jeunes en compétition. Chez les seniors, garçons et filles, 4 équipes sont inscrites au championnat. À cela s’ajoutent deux équipes de Hand Loisir, l’école de Hand et le Baby Hand.

Quatre équipes Seniors, le même objectif L’année dernière, l’équipe première des seniors féminines évoluait en Nationale 2. L’objectif avait clairement été défini, il fallait monter. Pari tenu. Le collectif finit deuxième au classement de la saison 2015/2016, et accède au niveau supérieur. Nouvelle saison, nouvel objectif, les filles vont tout faire pour se maintenir et prouver qu’elles sont capables d’évoluer en Nationale 1. L’équipe réserve des seniors filles, quant à elle, évolue au niveau Pré-Région. Elles espèrent, après avoir raté de peu le carré final la saison passée, monter en division supérieure. Les seniors garçons ont également vu la montée leur échapper. Évoluant en Région

70 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

Honneur, le collectif s’agrandit et se renforce. Ils se donnent les moyens d’aller jusqu’au bout, et d’atteindre leur but. La réserve masculine, réintégrée au championnat depuis l’année dernière en Département Promotion, permet aux jeunes de s’adapter au niveau senior. Accompagné par les plus anciens, le collectif évolue cette année en Département Excellence.

saison 2015/2016, trois de nos équipes jeunes crient victoire. Lors des finales départementales organisées à Oloron, les -13 ans Filles ainsi que les -15 ans Filles et Garçons brandissent la coupe et la médaille d’or. Les -15 ans filles ne s’arrêtent pas là. Premières du championnat départemental Excellence, les filles se qualifient pour les finales régionales qui ont lieu à Bayonne. Durant cette journée, les meilleurs équipes de la région s’affrontent pour le titre de Championne Régionale. Bayonne sort vainqueur de la petite finale et termine troisième de la Région.

Des jeunes en forme !

Les ciel et blanc représentés en France et au-delà

Depuis quelques années, le nombre de licenciés chez les jeunes ne cesse d’augmenter. Accompagnés par de jeunes entraîneurs diplômés pour certains, des plus anciens pour d’autres, les résultats sont présents. Fin de

Durant la saison, plusieurs de nos équipes ont participé à différents tournois. Les -13 ans Garçons sont partis se mesurer à des équipes de la région Midi-Pyrénées au tournoi organisé par le Handball Club Muret. Une rencontre Les -15 ans Garçons, vainqueurs du Championnat départemental Honneur.

« Label Or » pour l’ école de Handball (5 à 9 ans) délivré par la Fédération Française de Handball.


Croates, etc. Ce fut pour eux une expérience inoubliable sportivement et humainement. Ils n’ont qu’une question : On repart quand ?

L’équipe de Nationale 1 renforcée Le samedi 28 mai, les seniors Filles peuvent le dire, elles sont en Nationale 1 ! Dirigé par Mickaël Moreno et Beñat Legleu, le collectif a atteint son objectif. En 2014 déjà, les joueuses fêtaient la montée en Nationale 2. Deux ans plus tard, nous sommes tous réunis à Lauga pour le dernier match de la saison, la sonnerie de fin de match retentit, elles l’ont fait !

Nouvelle saison, nouvelles recrues À la fin de l’année, Bayonne doit dire au revoir à Ana Ascery (pivot), qui part pour ses études et intègre donc le collectif de Bruguières. Mickaël Moreno (Directeur technique et Entraîneur Nationale 2) quitte également la Côte basque. Il change complètement d’environnement, et part entraîner la Nationale 1 d’Octeville-surMer. La phase recrutement s’enclenche rapidement et l’Aviron Bayonnais souhaite la bienvenue à cinq nouvelles joueuses venues des quatre coins de la France. Fanta Diallo (Poste, La joie et la fierté des seniors lors de la montée en Nationale 1.

28 ans, 1m80) : ancienne joueuse de Nationale 2 pour le club de Sainte-Maure-Troyes (département de l’Aube), elle s’intègre très rapidement dans son nouvel environnement et participe activement à la vie du club en mettant son savoir-faire au service du groupe des -15 ans Filles. Elle joue également pour la Sélection guinéaise, tout comme Fatou Diadhiou (gardienne de la Nationale 1). Margot Mayer (Pivot, 25 ans, 1m70) : elle arrive tout droit du club de Mios, qui évoluait en Nationale 2. Elle jouait son dernier match de la saison face à ses nouvelles coéquipières. Emilie Delattre (Arrière, 36 ans, 1m74) : elle évoluait la saison passée dans le collectif de la Nationale 2 à Anglet Biarritz. Chloé Laborie (Gardienne, 26 ans, 1m67) : Elle rejoint Fatou dans les cages pour cette saison. Elle propose également ses services pour accompagner tout au long de l’année nos jeunes gardiens. Clémence Amadou (Ailière, 26 ans, 1m63) : après avoir joué pour le Stade Montois, Clémence revient à Bayonne et rejoint sa sœur Florence Amadou sur le terrain. Maintenant que le collectif est au complet pour entamer le championnat, il ne manque plus que l’entraîneur. Pour occuper ce poste, nous souhaitons la bienvenue à Stéphanie Ludwig. z

L’équipe 1 des seniors filles au complet. Premier rang : Pauline Gehin, Fanny Napias, Estelle Chabat, Léa Ozcoidi, Magalie Ricarrère, Jennifer Rosetti, Clémence Amadou. Deuxieme rang : Chloé Laborie, Wendy Hill, Fanta Diallo, Margot Mayer, Intza Altuna, Florence Amadou, Laura Rambaut, Emilie Delattre, Fatou Diadhiou, Stéphanie Ludwig. (De gauche à droite)

Nicolas Pachebat, en action pour le but. © Maité Photo

très intéressante, qui leur a permis de découvrir d’autres façons de jouer au Handball. Mais c’est également un événement qui permet de passer un bon moment tous ensemble. Ils finissent vainqueurs du Tournoi. Au mois de juillet, les -18 ans Garçons ont voyagé le temps d’un week-end en Gironde afin de participer au Sandball de Saint-Loubès Handball. Un séjour qui leur a permis de clôturer la saison dans la bonne humeur, mais toujours en faisant du sport. Le plus gros projet, chez les jeunes, pour la section cette année, a été le Tournoi International « Génération Handball ». L’objectif était de permettre à des jeunes de partir une semaine à Viborg (Danemark) participer à un tournoi. Après plusieurs actions, et des aides financières, quatre équipes sont inscrites (13 à 15 ans). Les enfants, accompagnés de quatre entraîneurs, ont pu se mesurer à des équipes du monde entier. Ils ont rencontré des Chinois, des Biélorusses, des Taïwanais, des

© MM Photos

Les Filles -13 ans, vainqueurs du championnat départemental Honneur.

Magalie Ricarrère en contre-attaque face à Anglet.

100 % sections

71


Judo

www.judo-aviron-bayonnais.jimdo.com

Rigueur et discipline avec Ludovic Coupra, gage de succès.

Médaille du Mérite Oriana Celaya

Vice-Président Jean-François Lassalle Secrétaire Jean Petetin Trésorier Aurélien Lapuyade Courriel judoavironbayonnais@gmail.com

L

a section Judo de l’Aviron Bayonnais connaît un nouveau dynamisme depuis maintenant deux saisons, avec ses activités Judo, Ju-Jitsu et depuis un an Kendo, sous la direction technique de JeanPierre Pividori, 6e DAN.

Sous l’impulsion de Ludovic Coupra Chaque professeur endosse la responsabilité d’une catégorie d’âge : ainsi, Ludovic Coupra, 3e DAN, sportif de haut niveau plusieurs fois qualifié pour les championnats de France 1re division, s’occupe des Benjamins, Minimes, Cadets, Juniors et Seniors (à partir de 14 ans). En plus des cours dispensés les mardis et vendredis de 18h30 à 19h30 pour les Benjamins et Minimes et de 19h30 à 21h à partir de Cadets, il n’hésite pas à proposer régulièrement des séances de préparation physique, voire des entraînements supplémentaires dans d’autres clubs de la Côte basque voire en Espagne. Les résultats de son engagement ne se sont pas fait attendre car pas moins de 5 judokas se sont brillamment qualifiés pour des phases finales de championnats de France en 2016 : • Maïtena Pardo : Coupe de France Cadet le 15 octobre 2016 à Ceyrat (63).

72 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

© Yannis

Président Grégory Vuidard

Les plus jeunes à l’entraînement… comme des grands.


• Paul Pividori : Critérium National Cadet le 16 octobre 2016 à Ceyrat (63). • Oriana Celaya : Coupe de France Minime le 30 octobre 2016 à Montigny-le-Bretonneux (78). • Aurélie Perret : Championnats de France Senior 1re Division le 13 novembre 2016 à Montbéliard (25). • Paco Darrigade : Coupe de France Junior le 10 décembre 2016 à Paris (75).

Paul Pividori au plus haut

de 17h30 à 18h30 et les samedis de 11h30 à 12h30. Les cours de Baby Judo (4-5 ans) sont assurés par Alain Bertoche, 4e DAN, les mercredis de 15h à 17h et par Adrien Gillet, 2e DAN, les samedis de 9h30 à 11h15.

Les nouvelles activités En plus du Judo, le club propose encore cette saison des cours de Ju-Jitsu, les mercredis de 18h30 à 20h, animés par leur professeur expert de cette discipline, Rémi Dischert, 4e DAN. Cette activité est accessible à tous

Paul Pividori, grâce à un travail opiniâtre, s’est hissé, avec beaucoup de classe, sur la deuxième marche du podium de son critérium national, comme pour montrer la voie à ses partenaires d’entraînement Oriana, Aurélie et Paco qui disputeront leur compétition quelques semaines plus tard…

Chez les plus jeunes

Les 5 qualifiés pour la phase finale du championnat de France, avec leur professeur Ludovic Coupra.

© Yannis

Philippe Burtin-Laborde, 4 e DAN, ayant participé à plusieurs compétitions internationales, s’occupe pour sa part des Mini-Poussins et Poussins (de 6 à 9 ans), dont les entraînements ont lieu les mercredis

les adultes désirant apprendre des techniques efficaces de Self Défense. Enfin, la section Judo pérennise cette année son activité Kendo, encadrée par Frédéric Wiart, 4e DAN dans cette discipline, dont les entraînements se déroulent les lundis de 19h à 20h, les mercredis de 18h à 19h, puis les samedis de 9h à 10h.

Et plus encore… Cette saison encore, il tient à cœur des dirigeants de pouvoir proposer aux adhérents de la section, des plus jeunes aux plus expérimentés, d’autres activités, tels des déplacements aux plus grandes compétitions (Championnats de France 1re Division, Tournoi de Paris), des rencontres avec de grands champions, médaillés olympiques, afin de permettre à chacun de tutoyer, même un court instant, ce qui se fait de mieux en terme de judo dans le monde. z

Paul Pividori (à gauche), vice-champion de France Cadet en - 66 kg en octobre 2016 à Ceyrat (63) au Critérium National Cadets.

L’équipe seniors championne départementale 2016.

100 % sections

73


Natation A

près le déménagement à la piscine des Hauts de Sainte-Croix en janvier 2011, la section Natation de l’Aviron Bayonnais est maintenant bien en place pour accueillir des demandes d’inscription toujours plus nombreuses.

Président Patrick Carrey

Médaille du Mérite Léa Robert Vice-Président Tony de Pellegrini Secrétaire Agnès Davant-Bartheu Trésorier Jackie de Pellegrini Courriel avironbayonnaisnatation@hotmail.fr

74 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

Fidèle à ses valeurs La section Natation reste fidèle à ses trois valeurs fondatrices, qui sont : - L’éducation par le sport : l’école de natation, vivier de la section, est aujourd’hui forte de 70 petits nageurs dans les catégories « avenirs », « poussins ». Le club propose deux séances hebdomadaires. - L’épanouissement du nageur : ce sont plusieurs groupes de perfectionnements, des benjamins aux masters adultes et 11h de créneaux hebdomadaires qui sont à disposition de 120 nageurs. - La compétition : très exigeante dans l’effort et la discipline qu’elle demande, cette troisième valeur est mise à disposition de 15 poussins, 25 benjamins et 40 minimes, cadets et juniors qui s’entraînent de 3 à

6 séances par semaine. L’objectif est la recherche de qualifications régionales, interrégionales et nationales.

Des éducateurs qualifiés Le Club est encadré sportivement par deux éducateurs salariés (Stéphanie et David) et une dizaine de bénévoles, ils assurent l’entraînement de tous ces groupes. Notons que la formation de ces jeunes éducateurs est une priorité. Pour l'année 2016, plusieurs ont obtenu leur Brevet Fédéral : Fanny et Oihana BF1, Ana et Léa BF2 et enfin Thomas BF4.

Ophélie Aspord, mission accomplie La section remercie chaleureusement Ophélie Aspord qui a porté durant 13 années les couleurs du Club sur les compétitions internationales : 6e aux JO de Londres en 2012 et 6e aux championnats du Monde à Barcelone en 2013. À 25 ans Ophélie, avec son Master 2 de droit en poche, a mis fin à sa carrière sportive et démarre une nouvelle vie professionnelle.


Des résultats prometteurs

L’Aviron Bayonnais remporte la coupe Jean Raynal récompensant le meilleur club formateur d’Aquitaine en interclubs benjamins-minimes.

Célia Pinsolle, Oiana Trillo avec le coach-président Patrick Carrey.

Championnat Régional benjamins, 9 nageurs qualifiés. 6 médailles d’or, 1 d’argent et 2 de bronze. Le Relais mixte s’est offert un titre de champion régional lors du 4x50m NL avec Pinsolle Célia, Fabet Matthieu, Trillo Oïana, Roger Aurian.

Lors du Trophée national Natathlon, Célia Pinsolle remporte le trophée National Lucien Zins à Béthune (62). Véritable « Championnat de France » de la catégorie benjamins, la finale nationale Lucien Zins a récompensé la meilleure nageuse française sur un combiné de 6 épreuves le week-end du 2 juillet 2016. Par la même occasion, elle s’octroie 4 records régionaux 13 ans (bassin 50m). Oiana Trillo a participé à cette finale nationale où seules les 136 meilleures benjamines françaises étaient qualifiées. Le même week-end à Pau avait lieu la finale interrégionale Lucien Zins. Sept nageurs bayonnais ont participé : Roxane, Lucie, Illan, Louis-Gonzague, Mathieu, Romain, Aurian ont clôturé leur saison avec d’excellents chronos en bassin de 50 m. Prometteur pour la saison prochaine ! Les derniers nageurs qualifiés pour les N2 d’été (50m) sont Nicolas Dufour et Teva Molinier. Ils ont su faire preuve de combativité en réalisant leurs meilleures performances individuelles, ainsi que plusieurs finales.

Les membres et éducateurs bénévoles de la section Un grand merci pour le travail accompli à Xavier Aspord, Pierre Cazade, Jean et Patxi Elichagaray, Céline Indurain, Régis Ladeveze, Thomas Soulan et Eztitxu Vivanco. z L’école de natation française (ENF)

Championnat Régional d’été à Agen. 11 nageurs qualifiés. Plusieurs finales disputées et un titre de champion d’Aquitaine obtenu par Teva Molinier au 200m 4N.

L’ENF est un programme de formation des nageurs. Il s’articule autour de trois étapes dans lesquelles l’enfant développe des compétences variées. Ceux nés à partir de 2004 devront avoir validé toutes ces épreuves pour pouvoir participer ensuite aux compétitions. Le sauv’nage Ce premier test se présente sous la forme d’un parcours qui permet d’évaluer différentes compétences de l’enfant lui permettant d’assurer sa propre sécurité dans l’eau. Il peut être admis comme test de sécurité pour la pratique des activités nautiques.

Remise des Bonnets à l’école de Natation, offerts par l’Amicale des Supporters en présence de son président, Jean-Louis Noguès.

Le pass’compétition Le pass’compétition est la dernière étape du parcours de formation. À la différence des étapes précédentes, ce test est spécifique à une discipline, chaque sport a son propre pass’compétition.

100 % sections

75

© forolia.com

Le pass’sports de l’eau C’est une découverte de différentes disciplines aquatiques : le plongeon, le water-polo, la natation synchronisée, la nage avec palmes et la natation sportive. Un test est proposé dans chacune de ces disciplines, valider le pass’sports de l’eau suppose d’en avoir réussi au moins trois.


Pelote Basque abpelote.com

L Président Alain Betbeder

a saison d’été au fronton du Stade Jean Dauger a été riche et variée avec toutes les spécialités de Pelote Basque qui s’y sont jouées. Le mardi 12 juillet 2016, notre club a organisé les finales de Ligue du Pays Basque à paleta gomme pleine 2e et 1re séries. Se sont succédées tout au long de l’été des parties de Rebot, de Chistera Joko Garbi, Main Nue et Grand Chistera selon les compétitions.

Les Fêtes de Bayonne

Médaille du Mérite Frédo Teillery Vice-Présidents Michel Martinez, Stéphane Darrieulat Secrétaire Beñat Harosteguy Secrétaire-adjoint Patrice Lataillade Trésorier Jean-Louis Fontan Trésorier-adjoint Émilie Diribarne Courriel abpelote@gmail.com

Dans le cadre des Fêtes de Bayonne et de ses animations gratuites et accessibles à tous, le fronton a fait le plein jeudi et vendredi avec le Chistera Joko Garbi et le Grand Chistera. Le sommet fut atteint le samedi avec deux demi-finales de Main Nue seniors du Championnat de France dans un fronton comble avec des chaises côté route et à l’arrière du fronton aux 40 m. Un beau moment de Pelote pour les spectateurs et surtout pour les joueurs. Le dimanche, sous la tribune Est, le traditionnel repas des Fêtes a connu son succès habituel. Le mercredi soir 6 juillet, l’entraînement pour le défilé des Fêtes de Bayonne de la Tamborrada Ttiki sur la cancha Tournoi des Fêtes de Bayonne 2016 en Joko Garbi avec S. Etcheberry, A. Lolibe, E. Sarratia.

Marie Lefèvre à Pala 1re série, victorieuse en Union Basque.

a aussi été un moment fort. Sous la houlette de la peña Besteak et de son pilotari musicien Yves Castera, une soixantaine de jeunes entre 6 et 11 ans ont tapé en rythme sur les tambours avant de s’essayer pour un certain nombre d’entre eux au Chistera Joko Garbi.

Main Nue élite pro, un accord historique Date importante pour notre club, le 26 mars 2016, où fut signée une convention entre AB Pelote, AB Omnisports et Esku Pilota qui gère la Main Nue élite pro. Désormais, l’élite de la Main Nue utilise les installations de l’Aviron Bayonnais, la salle de préparation physique et le trinquet Louis Etcheto. Venez assister aux entraînements de ces champions au trinquet de l’Aviron le mercredi à partir de 19h avec les conseils avisés de Pampi Laduche.

Tournois de l’Aviron N’oublions pas également les deux tournois organisés au trinquet de l’Aviron qui remportent de plus en plus de succès : le tournoi Baline de Patrice Lataillade et le tournoi Pala Ancha de Frédo Teillery et Jean Lissar.

Projets sportifs Le succès grandissant de nos tournois Baline et Paleta gomme pleine, ainsi que l’arrivée de la Main Nue élite pro nous incitent à nous interroger sur une modernisation du trinquet de l’Aviron qui permettrait de recevoir des spectateurs, plus que le maximum actuel, à savoir 80 personnes. Nous y réfléchissons très sérieusement avec un projet global, mêlant salle polyvalente intersections et gradins. Les 80 ans du trinquet de l’Aviron, célébrés durant les journées du Patrimoine en septembre, ont mêlé justement tradition et modernité, passé et futur.

76 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


Le social : objectif 2017 de la section

Sophie Perochena, finaliste Union Basque 2e série.

Le côté compétition qui nous anime comme toute association sportive n’occulte pas la dimension sociale du sport. À ce titre, notre club souhaite développer le sport Santé et le sport Handicap : l’année 2017 devrait donc voir démarrer ce projet.

Guillaume Betbeder, sportif mais aussi éducateur diplômé pour le sport Handicap et sport Santé.

Côté patrimoine La Pelote Basque faisant partie de notre patrimoine à Bayonne, la réflexion sur une route de la Pelote Basque a été lancée avec les clubs de Pelote bayonnais et la Ville de Bayonne, ville d’art et d’histoire. Il s’agit de répertorier tous les lieux de Pelote Basque à Bayonne et de les identifier par un panneau. En étroite collaboration avec les services Culture et Patrimoine de la Ville de Bayonne, le projet avance.

Le Xare avec A. Castera, S. Moncada et P. Jeannou.

Bilan sportif 2016 Magnifique doublé des benjamins à Xare, Andoni Castera à l’arrière et Pablo Jeannou à l’avant, champions du Pays basque et champions de France. Félicitations à ces deux jeunes joueurs. Dans le tournoi Gravni, victoire à Xare moins de 22 ans de Sébastien Etcheberry. Superbe performance également de Xan Alchouroun qui atteint la finale juniors du Championnat de France Main Nue trinquet tête-à-tête. En Union Basque, victoire à Pala 1re série trinquet de Marie Lefèvre et Émilie Diribarne face à leurs partenaires de club Maylis Lafitte et Stéphanie Jocou. À signaler dans le 6e tournoi de l’Aviron, en 1re série, victoire de nos joueurs Jean Lissar et Bettan Etchemaité face aux deux Ramuntxo, Amestoy et Paulerena. En 2e série, victoire de notre président Alain Betbeder associé à Jérôme Lasserre face aux jeunes et talentueux Arnaud Celan et Basile Aguer. Et en 3e série, le titre pour les Bayonnais Olivier Lefèvre et François Carrère. z

L’entraînement pour le défilé des Fêtes de Bayonne de la Tamborrada Ttiki sur la cancha.

Merci à tous nos partenaires

Fêtes de Bayonne 2016, Jean-Pierre, Didier, Agnès, Nathalie et Hervé.

Le repas des Fêtes 2016 au complet !

Milesker gure laguntzaler Anglet John Larcher Surf School Lagunak (VVF) • Le Sunset (Marinela) Les Sables D’or • Kalico • Promocash Txabola (Sables d’or) Arcangues Arbolak Bayonne Afge Bureau d’études Accus du Sud Ouest • Alza Palas Bar Camino • Auberge du Petit Bayonne Boucherie Codega • Chocolat Pascal Éts Bellecave • Garage Daniel Argote Intersports Bayonne • Krys Opticien Les Vins de Vincent • Maison Montauzer Maurice Arangois TP Maconnerie Zamora MTP • Noblia Racing Biarritz La Trattoria Bordeaux Xilo Hasparren Coreba • Expaba Saint-Jean-de-Luz Sedisal Tarnos B2ct Ustaritz Pilotari Sports 100 % sections

77


Pirogue Section affiliée à la Fédération Française de Canoë-Kayak

Président Didier Rocher

Médailles du Mérite et Championnes d’Aquitaine Marie Rocher (à gauche) en Pirogue hawaïenne Céline Chauvin (à droite) en Va’a.

Aviron-Bayonnais-Pirogue Courriel : didier@wisuel.com

78 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

Pari gagné ! Voilà plusieurs années qu’un sélectif National Océan Racing n’avait pas été organisé sur la Côte basque. La section Pirogue, en unissant ses forces à celles du Biarritz Sauvetage Côtier et du Belharra Watermen Club de Socoa, a relevé le défi. Grâce à ce travail d’équipe, ils ont obtenu toutes les autorisations nécessaires (mairies, région, fédération, affaires maritimes), organisé la sécurité, prévu l’accueil des participants et communiqué pour mobiliser les compétiteurs. Ainsi, les 2 et 3 avril 2016, ce sélectif a eu lieu à Socoa. Trois magnifiques courses sur deux jours pour 167 participations. Toutes les catégories de la discipline étaient représentées : OC1*, OC2*, V1*, K1*, K2* et V6*. Des rameurs sont venus des quatre coins de la France et du Pays basque Espagnol pour se mesurer sur l’océan le long des côtes entre Hendaye et Anglet. Non seulement ce furent de superbes courses mais ces deux journées se sont déroulées dans une ambiance très conviviale. Et, même si les OC1 et K2 ont dû affronter un vent violent sur la deuxième moitié de leurs parcours, cela n’a pas entamé le moral des troupes puisque la grande majorité des compétiteurs a demandé à ce que ce

sélectif s’inscrive désormais, chaque année, sur le calendrier officiel. En 2017, ce sélectif devrait avoir lieu les 3, 4 et 5 juin. Voilà donc un nouveau rendez-vous sportif qui revient officiellement sur nos côtes !

Partenariat interclub Dans le magazine 2015, la section Pirogue partageait sa rencontre avec leurs homologues rameurs de Thonon-les-Bains : le club VAI’PUNA. En septembre 2015, les liens se sont encore consolidés lors de l’Hoalen


Belha’Race en juin 2016.

En septembre 2015, Émilie Rincel club Vai’Puna et Didier Rocher Aviron Bayonnais, équipage OC2 sur l’Hoalen.

Christophe Amestoy, sélectif national en 04/16.

Challenge (course relais V1, 0C1 et OC2) organisé par la section. En juin 2016, le partenariat est véritablement concrétisé. Une équipe multiclub est constituée pour courir la course relais V6 au Pays basque « La Belha’Race ». Plus de 60 km de rame en plein océan où l’entente et la cohésion de groupe sont primordiales. Le principe : une équipe est constituée de 2 équipages de 6 rameurs. Les équipages se relaient à chaque étape. Les étapes sont : 1 > Socoa - Hendaye (baie de Txingudi) 2 > Hendaye - Guéthary 3 > Guéthary - Anglet 4 > Anglet - Socoa. Ce fut une journée intense en effort, intense en partage, une magnifique journée courronnée de succès avec un équipage 100 % Aviron Bayonnais arrivé 2e en 6h07’50’’ et un équipage Aviron Bayonnais - Vai’Puna 3e en 6h08’30’’. Plus important que les résultats : les rameurs en pirogue de l’Est et l’Ouest sont désormais réunis sous une même bannière, celle de l’amitié !

De l’initiation à la compétition Les entraînements se font essentiellement en V6 ou en OC2. Comme son nom l’indique, la pratique de l’OC1 est plus individuelle. Toutefois, les pratiquants ont plaisir à se retrouver pour ramer ensemble ou faire un « down wind* ». Cold Water Serie 1 en janvier 2016.

Belha’Race en juin 2016.

L’initiation est proposée le jeudi de 18h à 20h avec 10 séances encadrées par un animateur diplômé d’État afin d’acquérir les bases. Les loisirs se retrouvent le mercredi de 18h à 20h et le samedi de 10h à 12h en fonction des conditions et du nombre de participants : sortie V6 et/ou OC2. Le principe est que six rameurs s’organisent en toute autonomie en fonction de la disponibilité du bateau. Concernant la compétition, des sorties en V6 sont organisées avec des rameurs qui s’entraînent au minimum une fois par semaine avec pour objectif de participer aux différentes courses tout au long de la saison. z

GLOSSAIRE Va’a : Pirogue polynésienne sans dérive, bateau adapté à la navigation sur eau calme. Outrigger Canoë (OC) : Pirogue hawaïenne avec dérive, bateau adapté à la navigation en mer. Le chiffre accolé après V ou OC indique le nombre de rameurs ; par exemple une V6 est une Va’a 6 rameurs. Down wind (traduction : vent dans le dos) : consiste à partir d’un point A pour rejoindre un point B dans la direction du vent. Le principe est de surfer les vagues formées par le vent (bumps) pour une glisse maximale en utilisant l’énergie de l’eau plus que celle du rameur. 100 % sections

79


80 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


© V. Ahetz-Etcheber

Maïna Lasarte, en coaching.

 Physique

Préparation

A

près un an et demi d’ouverture de la salle, nous constatons une légère augmentation de la fréquentation ; à ce jour, nous comptons une vingtaine d’abonnés, des adhérents extérieurs au club. La salle prend forme petit à petit, le club s’attache à apporter les améliorations nécessaires pour satisfaire la demande du sportif comme l’achat de nouveaux appareils.

Une salle atypique C’est une salle atypique grâce à cette ouverture offrant une vue magnifique sur la Nive et sur le Petit Bayonne. Elle est d’une part bien visible par les passants et attire beaucoup de curieux et d’autre part bien plus agréable d’utilisation pour les sportifs qui peuvent se distraire constamment tout en « travaillant ». Par ailleurs, la salle a la particularité de permettre à chacun de croiser des sportifs de haut niveau. Pour rappel, la section Aviron vient « d’envoyer » deux rameurs aux Jeux Olympiques… Cette spécificité permet d’apprendre toujours un peu plus sur les divers sports proposés à l’Omnisports et sur la préparation de ces athlètes.

Une offre adaptée Maïna Lasarte, la responsable de la salle, s’adapte aux différentes demandes des sportifs suivant leurs objectifs, que ce soit pour se maintenir en forme ou pour une préparation à une compétition. Elle propose des exercices avec « machines » ou bien des scéances réalisées « au poids du corps ». Pour aller toujours plus loin et proposer encore plus de services, un projet d’avenir est en cours, il se portera sur le « sport santé ». 

Trésorier Claude Marcos Secrétaire Jean Dubroca Courriel secretariat@aviron-bayonnais.asso.fr

Un centre d’entraînement de haut niveau

© V. Ahetz-Etcheber

Des jeunes aux retraités Le créneau « 10h - 14h » est intéressant car il permet de recevoir des personnes de tout âge : les retraités, qui préfèrent venir le matin, et les plus jeunes pendant leur pause déjeuner. Afin d’attirer plus de monde, le club envisage d’élargir ce créneau au soir.

Président Laurent Irazusta

L’Aviron Bayonnais se positionne aujourd’hui comme un centre d’entraînement pluridisciplaire de haut niveau et cette salle de sport en est un élément majeur. L’accord signé au printemps 2016 entre l’Aviron Bayonnais et l’association semi-professionnelle de Pelote à main nue Esku Pilota en est une parfaite illustration. Désormais, les pilotaris pourront bénéficer du matériel et des compétences mises à diposition par le club auprès des sportifs entraînés par Pampi Laduche, ancien champion du Monde de pelote. Pour plus de renseignements, contacter le secrétariat du Club au 05 59 63 33 15. z 100 % sections

81


BAYONNE

LE Du commerce et des services

LE FORUM • BAYONNE • 05 59 56 93 03 82 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


Savate

Festival des Arts Martiaux de Bayonne en novembre 2015.

Lorris Filhol 4e en finale des championnats de France Cadets, ici avec un de ses entraîneurs Benoît Bourcey.

C

Festival des Arts Martiaux de Bayonne en novembre 2015.

réée en septembre 2009, la section Savate entame cette année sa 8e saison. Avec trois entraîneurs, nous souhaitons cette année développer notre discipline notamment auprès du jeune public et du public féminin, peu représentés. Nous ferons au mieux pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés malgré des conditions d’entraînements difficiles et le peu de plages horaires dont nous disposons. Cette année, nous avons dû dire au revoir à notre compétiteur Elite A, préférant arrêter la compétition. Le niveau des championnats de France Elite A étant très élevé, il nécessite un entraînement quotidien, ce que nous ne sommes pas en mesure d’offrir à nos compétiteurs. Nous ne pouvons que saluer le parcours de Jonathan Boubée qui a fêté son 100e combat aux Championnats de France à Toulouse en janvier dernier. Nous continuerons à encourager et à nous engager auprès des licenciés désireux d’apprendre la Savate et de progresser dans cette

Présidente Marie-Aurore Montero

Médaille du Mérite Lorris Filhol

discipline ainsi qu’auprès des jeunes compétiteurs, dont Lorris Filhol arrivé quatrième aux Championnats de France Cadets en juin dernier. z

100 % sections

83


Surf

www.aviron-bayonnais.asso.fr/surf

Président Jean-Marc Saint-Geours

Médailles du Mérite Médaille du Mérite Gauthier Garanx et son binôme Julien Molia Vice-Président Régis Lefranc Secrétaire Yoann Anerot Trésorier Bertrand Baechler

C

réée en 2006 par des passionnés de surf et de Bayonne voici dix ans, la section Surf de l’Aviron Bayonnais a vu passer près de 3 500 jeunes et moins jeunes licenciés ou stagiaires durant ces dix années.

Le Surf pour tous Très vite, la section s’est tournée vers le Surf pour tous véhiculant au travers du Surf les valeurs du sport et de partage, sans forcément tendre vers la compétition. Elle s’est tournée tout d’abord vers les publics des zones dites sensibles que la section continue à promouvoir. Puis en 2008, sous l’impulsion de François Gouffrant et JeanMarc Saint-Geours, vers les enfants porteurs d’autisme, projet qui est devenu Association Nationale Handi Surf, récompensé par le Président de la République le 31 août 2016. Elle est aussi la première dans le Surf à développer le Surf Santé, qu’elle va accroître au côté de la nouvelle section de l’Omnisports Sport-Santé.

84 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

Le Club est labellisé Handi Surf. Club labellisé “Valides Handicapés”


Des Landes au Pays basque

© Guillaume Arrieta - Comité Régional Aquitaine de surf

Pierre Olivier Coutant, Champion aquitain déficient auditif.

© Antoine Justes - Comité Régional Aquitaine de surf

Maxime Cabanne, Champion Aquitain catégorie couché.

© Guillaume Arrieta - Comité Régional Aquitaine de surf

Tourné vers une pratique de plaisir et de loisirs, ses éducateurs vous accueilleront pour pratiquer le Surf sur le littoral basque et landais, mais aussi des activités stand up paddle sur la Nive et ses affluents. Pour ceux qui souhaiteront pratiquer la compétition, Yoann Anerot, ancien compétiteur, sera heureux de vous faire partager son expérience. Ainsi, de février à fin décembre, la pratique des activités de la section Surf, Stand Up et toutes les disciplines associées, vous sera accessible chaque semaine. Notez que des stages sont également possibles. z

Gwendal Halnal du Fretay Champion aquitain déficient visuel.

© Antoine Justes - Comité Régional Aquitaine de surf

Les jeunes de la section Surf.

Pierre Pochat, Champion aquitain catégorie assisté.

Le Stand Up sur la Nive.

100 % sections

85


Tennis L

a saison de la section Tennis de l’Aviron Bayonnais a comme chaque année été riche en événements sportifs. La section a tout d’abord revu son organisation de l’école de Tennis en libérant des créneaux afin que tous les enfants de l’école de Tennis aient accès aux courts couverts de la Zup. Les effectifs des enfants ont donc augmenté mais malheureusement, conjointement, ceux des adultes diminuaient considérablement.

Président Xabi Valdivielso

Des infrastructures couvertes Médaille du Mérite Philippe Orthet Vice-Présidente Isabelle Labadie Secrétaire Frédéric Chevalier Trésorier Éric Nicolau Courriel tcavironbayonnais@gmail.com

Sans nouvelles infrastructures couvertes, le club sera en péril, nous souhaitons voir enfin des décisions concrètes de nos élus. Nous le méritons ! L’amour des Bayonnais pour le cadre sans pareil du club et le fait que nous soyons une discipline majeure, nous permetent d’atteindre néanmoins 380 membres.

Fidèle ! Un des témoignages de cette affection pour notre Tennis est la fidélité des participants à nos deux tournois dont plus particulièrement l’Open 64 qui a atteint cette année le

Henri Crutchet, Champion de France des + 80 ans et Champion du Monde +85 ans.

L’équipe 1 féminine perd avec les honneurs en finale de Prénationale.

86 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

Cédric Pioline nous a fait l’honneur de participer à l’Open 64 de l’Aviron Bayonnais en double avec son fils.

© Christian Bibal

www.tennisavironbayonnais.com

nombre conséquent de 954 inscriptions (premier tournoi de la région). Durant ce tournoi, des tennismen des quatre coins de la France sont venus arpenter nos installations et on y a même vu quelques VIP comme Vincent Etcheto ou Cédric Pioline (ancien finaliste de Wimbledon et de l’US Open) nous honorer de leur présence.

Nos équipes en forme Honneur aux Dames qui ont failli créer l’exploit en ne s’inclinant qu’au bout de doubles lors de rencontres très disputées en finale du Prénationale. Elles retourneront en Nationale, ce n’est que partie remise !


Les garçons ont rempli leur objectif qui était de se maintenir en Nationale 4, même si le déroulement de la compétition laisse quelques regrets, la montée étant passée très près. L’équipe 2, quant à elle, grâce à de belles perfs, s’est maintenue en Prénationale. Il est important pour le club de truster les premiers rôles dans ces disciplines par équipes en ayant un domaine d’exigence élevé car il s’agit de la vitrine du club. Cette image doit nous permettre à terme de récupérer de nouveaux éléments ou à nos espoirs du club d’évoluer au plus haut niveau pour s’aguerrir. Il est essentiel de souligner à cet effet les résultats très prometteurs de Marie Bannmeyer, 9 ans, qui a atteint la finale du Tournoi Interligues de Pau en juin dernier et remporté plusieurs tournois dans la catégorie d’âge au-dessus.

Venons-en aux résultats individuels L’événement majeur est le titre de notre éternel Henri Crutchet qui réalise l’exploit retentissant du doublé chez les + 85 ans aux Mondiaux se déroulant à Umag en Croatie, en s’imposant en simple mais aussi dans l’épreuve du double messieurs aux côtés du Canadien Lorn Main.

L’été avait extrêmement bien commencé pour lui avec le titre de champion de France chez les 80 ans (il en a 85 !). Il s’agit d’ailleurs de son 20e titre individuel. Quel modèle ! Merci Henri ! Isabelle Labadie atteint la finale de Ligue en + 50 ans dames et Xabi Valdivielso s’incline au 2e tour des Championnats de France + 35 ans à Honfleur, après avoir remporté le Championnat de Ligue. Thibault Gasser est demi-finaliste de Ligue chez les 17/18 ans.

Marie Bannmeyer, jeune espoir du club en détection au CNE à Paris.

Thibault Gasser demi- finaliste de Ligue des 17/18 ans.

Un club labellisé « Valides Handicapés » Au niveau des actions sociales, le club, labellisé pour l’accueil des Valides Handicapés (c’est-à-dire en situation de handicap mental) s’est vu récompensé pour la deuxième année consécutive par la FFT pour son action. Nous continuerons à accueillir toutes les personnes qui souhaitent jouer au Tennis en respectant l’adage de notre Fédération : « le tennis, un sport réservé à tous », en y conjuguant l’esprit de l’Aviron Bayonnais à savoir une identité forte mêlée à une convivialité unique au sein de nos chers courts des Remparts. z Club labellisé “Valides Handicapés”

L’équipe 1 se maintient en N4, ici en déplacement à Lyon.

Les enfants du Mini Tennis en tournoi à l’Aviron.

Isabelle Labadie, finaliste de Ligue +50 ans dames.

Xabi Valdivielso perd au 2e tour des Championnats de France +35 ans à Honfleur.

100 % sections

87


Triathlon www.ab-triathlon.fr

Président Sébastien Froment

Médaille du Mérite Thomas Bernal

Pour les jeunes

Deux belles compétitions

L’école de Triathlon compte à ce jour plus de 40 enfants. Elle participe à toutes les épreuves jeunes de la région, les effectifs ne cessent de croître chaque année. Elle détient le label 1re étoile de Triathlon depuis deux ans. Ce label est décerné par la Fédération Française de Triathlon lorsque les clubs proposent : - une pédagogie adaptée à chaque âge et à chaque niveau ; - un niveau d’encadrement ayant reçu une formation spécifique ; - des manifestations sportives destinées aux jeunes. Objectif pour 2017, l’obtention de la 2e étoile.

La section organise deux compétitions rassemblant un nombre conséquent de participants. Le Triathlon des Corsaires s’est déroulé le 8 juin 2016 sur la plage de Socoa où plus de 600 compétiteurs se sont engagés. Nous avons proposé trois types d’épreuves accessibles aux enfants et adultes. Il faut remarquer que ce Triathlon, organisé sur la route de la Corniche (fermée pour l’occasion) entre Hendaye et Saint-Jean-de-Luz, est l’un des plus beaux de la région. L’Aquathlon de Saint-Pée-sur-Nivelle a, quant à lui, rassemblé près de 250 participants autour du Lac sur l’épreuve de natation et course à pied.

Des effectifs en augmentation Secrétaire Nicolas Gounet Trésorier Pierre Poeydomenge Courriel avironbayonnaistriathlon@gmail.com

Les effectifs de la section ont augmenté de plus de 15 % pour atteindre 140 licenciés. Cette progression est liée au développement du sport loisir et féminin. Les entraînements sont adaptés en fonction du degré de pratique du licencié. Cela offre la possibilité à chacun de trouver sa place, du loisir au compétiteur en passant par le jeune de l’École de Triathlon.

Un de nos Moussaillons !

88 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

© Studio AMPROD

H Label 1re étoile de Triathlon décerné par la FFTRI


Le bilan sportif de la section

Stephane Arrayago à Lacanau.

© Georges Soubelet

Cédric Jabeur à Hawaii au Championnat du Monde

Triathlon de Saint-Jean-de-Luz avec Tom Morel Journel, Rafael Renou et Tanguy Poties.

© Georges Soubelet

- Championnats d’Aquitaine de Duathlon à Périgueux : Rafael Renou est champion d’Aquitaine minime. - Triathlon de Lacanau : Stéphane Arrayago 1er en vétéran. - Ironman de Nice, quatre Bayonnais finishers : Stéphane Nieto, Laurent Foncillas, Olivier Belot et Cédric Jabeur. - Triathlon de Sames : Baptiste Lapoublade est 1er en junior. - Triathlon des Corsaires : Rafael Renou (1er), Tanguy Poties (2e), Tom Morel Journel (3e) chez les minimes Hommes et Jeanne Hauscariague (2e) chez les mimimes Filles. - Ironman de Saint-Malo : Rafael Marque est finisher. - Triathlon de Layrac : Rafael Renou devient Champion d’Aquitaine et Stéphane Arrayago se classe 1er vétéran. - Triathlon Half du Levezou : 1re place pour Marie-Cécile Benimelli. - Triathlon 70.3 Vichy : Patrick Bergeyre 2e dans la catégorie 60-64 ans se qualifie pour le championnat du Monde 70.3 qui aura lieu aux États-Unis à Chattanooga dans le Tennessee. - Ironman de Vichy : finisher pour Denis Joyeux. - Ironman Maryland : finisher pour Stéphane Nieto également.

Les Bayonnais à l’Aquathlon de Saint-Pée-sur-Nivelle.

L’école de triathlon.

Départ du Triathlon des Corsaires.

100 % sections

89

© Studio AMPROD

Cédric Jabeur sur l’Ironman d’Hawaii en octobre 2016.

© Finisherpix

© Georges Soubelet

Le samedi 8 octobre 2016, Cédric Jabeur était présent sur le Championnat du Monde d’Ironman à Hawaii. Il termine à la 82e place en 9h 53’ 30” dans sa catégorie et 378e au général sur les 2 316 athlètes inscrits. z


Rugby Amateur ab-espoirs.com

Président Jean-Paul Champres Un Comité Directeur de 17 membres gère l’Association. Secrétaire Général Michel Lesgards Trésorier Jean-Claude Iriart Courriel secretariat@assoab.fr formation@assoab.fr abespoirs@assoab.fr

La formation bayonnaise Déjà bien classée depuis plusieurs saisons (ayant obtenu des titres Cadets Gaudermen et Reichel en 2012, finale Alamercery en 2013, et Espoirs en 2014), c’est logiquement et sur des critères objectifs qui évaluent les domaines sportifs, sociaux, scolaires et le suivi médical, que chaque centre est noté. Cette première place nous stimule et nous motive pour poursuivre notre tâche d’éducation rugbystique. La formation débute dès l’École de rugby, qui demeure le socle de l’éducation, elle commence aujourd’hui à l’âge de cinq ans révolus. Après les différentes catégories de l’École de rugby, l’Association Aviron Bayonnais Rugby est invitée à participer aux championnats de France du plus haut niveau en Cadets et Crabos. C’est la filière obligée pour notre Association, c’est également une exigence de qualité qui favorise les joueurs du cru, sans négliger la détection, pour offrir leur chance à tous. Enfin la catégorie Espoirs, véritable antichambre du milieu professionnel, joue à Bayonne au plus haut niveau depuis 2004 (seuls 5 clubs sont dans ce cas) et les exemples de ceux qui sont issus de notre

Centre de Formation et sont devenus professionnels ne manquent pas. Pour la saison écoulée 2015/2016, l’Association présente encore un bilan de haut vol en matière de résultats et de performances.

École de rugby L’École de rugby, forte de 205 joueurs, demeure avec un effectif stable compte tenu de la réforme des âges depuis deux saisons, une importante composante du club. Nos jeunes ont comme par le passé glané ici et là des titres en tournois et challenges : Bidart, Ustaritz, Soustons, Tyrosse, Anglet, Zarautz et le trophée Alain Fabre à Bayonne. Les minimes ou M14 qui participent régulièrement aux derniers carrés des compétitions ont été conviés à la finale du Super Challenge de France à Orthez, ils avaient au préalable été finalistes à La Rochelle.

Cadets Gaudermen et Alamercery Au nombre de soixante, ils ont disputé une difficile poule qualificative similaire, avec de longs déplacements : Nantes, Vannes, La Rochelle, Brive, Bordeaux-Bègles, Pau…, ce qui impose à ces adolescents une discipline et une maturité certaines pour conjuguer études, vie sociale et rugby ! Toutes les deux qualifiées pour les huitièmes de finale, elles ont échoué contre l’US Colomiers – finaliste en Alamercery (Bordeaux-Bègles étant couronné) et champion de France en Gaudermen.

Crabos 42 joueurs pour cette formation qui a terminé à la deuxième place de leur phase de qualification. Ils terminent leur saison en huitièmes

© Passion Images, J.-L. Alvarez, P. Ordas et P. Berho

Fin mai 2016, la Ligue Nationale de Rugby a publié les résultats de la saison précédente 2014/2015 pour ce qui concerne le classement des centres de formation du Top 14. L’Association Aviron Bayonnais Rugby (qui intègre les joueurs ayant le potentiel pour évoluer au niveau professionnel) se voit récompensée par la première place nationale, devant Toulouse, Toulon, Montpellier, Racing 92…

LE RÔLE D’UNE ASSOCIATION SUPPORT D’UNE ENTITÉ PROFESSIONNELLE EST DE FORMER DES JOUEURS AFIN QU’ILS INTÈGRENT LE PLUS HAUT NIVEAU DANS LES MEILLEURES CONDITIONS, SANS OUBLIER L’ASPECT SCOLAIRE ET UN SUIVI SOCIAL ET MÉDICAL ADAPTÉ.

Alamercery 2015-2016.

90 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

Crabos 2015-2016.


[ fiers de nos couleurs ]

Six victoires lors des six dernières rencontres : une très belle fin de saison pour les Espoirs.

Les cadets A très motivés.

de finale en perdant d’un petit point contre Biarritz. Il y a de la qualité dans ce groupe, et certains vont pouvoir prétendre à évoluer en Espoirs alors que les plus jeunes seront toujours Crabos.

Performances Nos trois équipes ont donc pour la saison 2015-2016 été qualifiées pour les huitièmes de finale au plus haut niveau. Seuls 10 clubs en France ont atteint ce niveau : 1 en Féd. 1 ; 2 en Pro D2 et 7 en TOP 14. Parmi nos joueurs, 8 ont joué au niveau international, 24 ont représenté le Comité Côte Basque Landes de Rugby et 10 ont évolué en sélections à VII.

Espoirs Après des débuts délicats, et face à des équipes souvent mieux armées, nos 43 Espoirs ont su avec du travail, de l’application et une volonté jamais démentie durant la saison, redresser la barre. Six victoires lors des six dernières rencontres et nous voici huitièmes de cette poule Élite – premier club de Pro D2 –, résultat amplement mérité. Il faut souligner que conjointement, ce groupe fournit des joueurs à l’équipe professionnelle : Chouzenoux, Laveau, Bordenave ou Tisseron étaient Espoirs cette saison.

Les résultats obtenus ces dernières années ne font que conforter les options prises par l’équipe dirigeante, les éducateurs et l’environnement de l’Association. Maintenir un tel niveau suppose des moyens matériels et financiers, mais également des compétences et… de la passion. Autant de valeurs, de détermination et de motivation pour qu’avance l’Association Aviron Bayonnais Rugby. z Chez les cadets, discipline et maturité sont de rigueur. Fiers de nos couleurs

91


BAYONNE • 7, rue Huges (face Gare SNCF) ANGLET • Boulevard du BAB (Centre Cial BAB 3000)

92 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


© Aviron Bayonnais Rugby Pro

[ fiers de nos couleurs ]

L’Aviron Bayonnais retrouve le TOP14 le 20 août 2016 : Aviron Bayonnais-RC Toulon [28-23].

www.abrugby.fr

Q

tenaires et des supporters pour atteindre ce but. Nous sommes convaincus qu’il est à la portée d’un groupe dont nous pouvons témoigner des valeurs humaines autant que sportives. Nous savions, en prenant la direction de l’Aviron Bayonnais Rugby Pro, que la tâche ne serait pas facile. Nous en sommes désormais convaincus. Pour autant, la force partagée qui s‘est dégagée de notre remontée n’a pas quitté nos rangs. Et nous sommes plus que jamais déterminés à faire de l’Aviron Bayonnais le grand club de notre territoire. Francis Salagoïty, Christian Devèze

#WEAREBAIONA

Président du Conseil de Surveillance Francis Salagoïty Président du Directoire Christian Devèze Courriel contact@abrugby.fr

Partenaires officiels du club Banque Française Mutualiste, Centre Commercial BAB2-Carrefour, ETPM, Groupe IDEC, Groupe Lagrange, LAUAK, Mutuelle Générale de la Police, Ville de Bayonne.

© Aviron Bayonnais Rugby Pro

uand nous avons décidé de revenir aux responsabilités à la tête de l’Aviron Bayonnais Rugby Pro, la situation était confuse et peu en adéquation avec l’idée que nous nous faisions de l’image de notre club. Nous avons de suite senti que l’écrasante majorité de ses acteurs voulait tourner cette page. Certes, les gestionnaires que nous sommes avons compris que le défi serait difficile à relever, mais l’enthousiasme était tel autour de nos couleurs que nous avons d’emblée cru au succès. La remontée en Top 14 est venue très vite, et nous n’allons pas nous en plaindre. Mais il a fallu passer en quelques jours de l’euphorie de la finale de Toulouse aux réalités de recrutement et d’adaptations multiples du haut niveau. Et nous avons constaté qu’il avait encore évolué dans ses exigences ! Nous avions fort heureusement anticipé tout ce qui pouvait l’être. Voilà donc l’Aviron dans le grand bain un an après notre prise de fonctions. Tout est allé à une allure vertigineuse et nous voulons dire ici que, sans le total soutien de la Ville de Bayonne et de son maire Jean-René Etchegaray, rien n’aurait été possible. Dans un respect scrupuleux des sphères de compétences des uns et des autres, que nous voulons saluer ici, nous pouvons désormais avancer en toute confiance. L’objectif du maintien est quotidiennement présent à notre esprit. Nous en mesurons d’ores et déjà la difficulté. Il faudra beaucoup de solidarité des actionnaires, des par-

Rugby Pro

Un public toujours présent ! Le 29 mai 2016, demi-finale de PRO D2 : Aviron Bayonnais-US Colomiers.

Fiers de nos couleurs

93


La Grange RESTAURANT

Cuisine gastronomique Tél. 05 59 46 17 84 26, Quai Galuperie - 64100 Bayonne

94 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


[ fiers de nos couleurs ]

Bayonne et son territoire Notre Centre de Formation, détenteur de la première place nationale, n’est pas étranger non plus à la solidité du socle de « joueurs maison » sur lequel on peut compter. Plus que jamais, le ciment de l’Aviron Bayonnais Rugby Pro 2016/2017 s’appelle Bayonne et son territoire. Et ce n’est pas en Pays basque que l’on doit convaincre longtemps de ce que l’amour d’une ville et d’une terre peut susciter de forces et d’ambitions partagées.

Tout reste à construire de cette nouvelle ère du rugby professionnel à Bayonne. Il faudra que tout le monde, et à tous les niveaux, réponde présent face à ce que certains nous annonçaient, il y a peu encore, comme une mission impossible. L’histoire sportive de Bayonne et du Pays basque mérite amplement des lendemains glorieux pour le rugby de haut niveau. Rien ne sera facile, compte tenu de l’évolution technique et physique de ce sport. Mais l’aventure humaine sur laquelle notre remontée en un an a reposé démontre que l’Aviron Bayonnais a des ressources que seuls les clubs de légende parviennent à trouver. z Finale d’accession de PRO D2. Stade Ernest Wallon à Toulouse le 6 juin 2016, l’Aviron remporte la finale 21 à 16 et remonte en TOP 14.

© Aviron Bayonnais Rugby Pro

La saison passée restera gravée dans le marbre de notre club. Il n’en aura fallu qu’une pour que la remontée en Top 14 soit assurée. Qui l’aurait prévu il y a quelques mois encore ? Entre les premiers entraînements d’été où l’effectif n’était même pas encore au complet et cette finale gagnée à Toulouse contre Aurillac, il y a toute la magie du rugby et, vraisemblablement, la force inédite dont l’Aviron Bayonnais a toujours été capable dans les moments difficiles. Du plus haut niveau décisionnel aux dirigeants, du staff sportif aux joueurs, des supporters aux actionnaires et partenaires, la mobilisation a été entière. Le boulet était passé trop près… La façon dont les joueurs les plus anciens au club et les nouveaux venus se sont retrouvés autour de l’objectif commun de la remontée, fut absolument exemplaire. Ce fut sûrement un des socles les plus solides de cette réussite collective. Maintenant, il reste à confirmer que tous ces efforts en valaient la peine. L’élite du rugby français est à nouveau atteinte. Le but de cette année sportive est de s’y maintenir contre vents et marées. Les conditions un peu précipitées dans lesquelles le recrutement a dû s’organiser ont conduit le club à faire appel à des garçons qui ont le sens des responsabilités. L’Aviron Bayonnais, le vrai, n’a jamais aimé courir après les stars. En revanche, entre le club et nos équipiers premiers, tout repose sur une totale confiance et un esprit d’équipe poussé et cultivé au quotidien.

Jean Monribot, capitaine de la remontée.

© Aviron Bayonnais Rugby Pro

Un nouveau défi !

Fiers de nos couleurs

95


e n i a t i u q A S I D CO

Coopérative de commerçants détaillants

www.codis-aquitaine.fr

96 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


[ fiers de nos couleurs ]

Football

L’équipe fanion de CFA2 pour la saison 2016-2017.

www.avironbayonnaisfc.fr

Président Jean-Pierre Mainard Courriel contact@avironbayonnaisfc.fr

Les plus jeunes de l’Aviron Bayonnais à l’entraînement à l’école de Football.

D

ans l’ensemble, notre club a connu une saison satisfaisante au niveau des équipes U17 et U19, malgré la concurrence de clubs professionnels. Les équipes se maintiennent au niveau national et, pour un club amateur comme nous, c’est une performance. Notre équipe senior n’a pu se maintenir au niveau CFA, cela est dû au mauvais début de saison que nous avons effectué et aux diverses péripéties qui jalonnent une saison, gageons que la nouvelle équipe technique saura nous faire remonter. Notre club aujourd’hui est fort de près de 600 licenciés avec un pôle féminin qui ne cesse de progresser. L’école de Football est toujours aussi prolifique.

En cette période trouble, nous restons convaincus que les associations ont un rôle socio-éducatif auprès de notre jeunesse et l’ABFC s’ attache depuis des années à inculquer à ses jeunes membres, les valeurs nécessaires au « bien vivre ensemble ». z

Fiers de nos couleurs

97


CONTRÔLE TECHNIQUE AUTO

MONCADE

14 €* de remise sur présentation de la carte de licencié AB TARNOS - C. C. Carrefour 05 59 74 70 70 BOUCAU - ZA du Bazé 05 59 45 56 52 www.controletechniquemoncade.fr *Offre non cumulable sur CT complet

MONTET Jean-Louis

MONTELEC 64 ÉLECTRICITÉ • PLOMBERIE • CARRELAGE Dépannage, mise aux normes, douche à l’italienne, rénovation tous travaux

12, allée du Val-des-Prés • 64340 Boucau Tél. 06 21 24 24 61 • montelec64@free.fr

98 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

F. PIERNÉ J. P. BRUGEILLE 23, allées Paulmy • 64100 BAYONNE & 05 59 46 16 47

CAROLINE DUMAS CONSEIL IMMOBILIER


[ ils sont le Club ]

© François-Xavier Cuendé

François-Xavier Cuendé

Conseil

le d’administration de l’Aviron Bayonnais Membres du Conseil d’Administration présents sur la photo : Carrey Patrick • Cuende François-Xavier • Dubroca Jean • Grenet Bernard Herrera Sophie • Irazusta Laurent • Legleu Caroline • Marcos Claude • Marlin Laurent Martinez Michel • Marty Jacques • Mathieu Jean-Pierre • Moinier Jean-Pierre Salanne Jean-Marc • Scohy Philippe

La médaille d’Or de l’Aviron Bayonnais a été décernée lors de l’Assemblée Générale à Françoise Aulanier.

Autres membres du Conseil d’Administration : Aubry Jean • Baechler Bertrand • Bafcop Gérard • Bribet Christian Deburggraeve Jean-Henri • Labadie Isabelle • Meyzenc Eric • Montero Marie-Aurore Peronny Yannick • Saint-Geours Jean-Marc • Saint-Severin Anne • Valdivielso Xabi Membre à titre consultatif : Pontacq Jean-Louis, Président de l’Union des Anciens, représenté sur la photo par Raymond Hiraboure. Composition du « Bureau » de l’Aviron Bayonnais - Club Omnisports : Président : Laurent Irazusta Vice-Présidents : Jean-Pierre Moinier • Bernard Grenet • Jean-Pierre Mathieu Secrétaire Général : Jean Dubroca • Secrétaire Générale adjointe : Isabelle Labadie Trésorier : Claude Marcos • Trésorière adjointe : Anne Saint-Séverin Membre : Jean-Marc Salanne

ils sont le Club

99


[ ils sont le Club ]

l’Amicale des

supporters

Avec Jean-Louis Noguès, président de l’Amicale des Supporters

F

aisons un tour au milieu des sections de l’Omnisports, en commençant par l’Aïkido, présent lors de manifestations et de stages divers ; beaucoup de réussite avec les passages de grades. Les championnats de France, les Interclubs en Athlétisme, ont vu triompher des sportifs en bleu et blanc ; de nouveaux et très jeunes Bayonnais sont arrivés. En Aviron : 22 médailles sur 27 distribuées dans l’escarcelle du club dans toutes Vice-président Christian Duboué Secrétaire Danny Lonné Trésorier Jean-Claude Benoît

les grandes compétitions : France, Europe, Monde. En Basket, masculin et un peu féminin, sans oublier l’école pour les plus jeunes, des équipes grimpent dans leur classement respectif. En Boxe anglaise, Selem Barkaoui et Mathiouze Royer sont des exemples pour la centaine de licenciés. Saluons les éducateurs bénévoles qui encadrent les jeunes coureurs cyclistes sur les routes du Pays basque d’où ils ramènent un bon nombre de victoires avant de rejoindre la section Cyclotourisme qui fait des sorties allant jusqu’à 1 200 km. L’Escrime a essuyé ses larmes après les décès de M. et Mme Kayser avec des victoires en championnat d’Aquitaine. Les activités physiques proposées par la section Gymnastique permettent de préserver la bonne santé de tous, quel que soit l’âge. Que des bonnes nouvelles pour le Handball qui ne cesse de progresser. En Judo c’est encore plus structuré ! Le Jiu-Jitsu et le Kendo complètent

la Commission

sociale I Avec Jean-Pierre Moinier, président de la Commission Sociale

Secrétaire Jean-Claude Faure Secrétaire adjointe Joana Larroque

100 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

l y a bientôt 40 ans que l’Aviron Bayonnais, sous l’impulsion de son Président Jean Grenet, a créé une Commission sociale. Cette initiative a d’abord été mise au service de la section Rugby qui faisait alors partie de l’association Omnisports, n’étant pas encore entrée dans le professionnalisme. L’équipe première jouait alors les premiers rôles au niveau national et il était important de donner aux joueurs les meilleures conditions d’intégration, en étant dégagés au maximum de toute préoccupation extrasportive, ce qui passait souvent par l’obtention d’un emploi. Les membres de la Commission, choisis pour leurs compétences professionnelles dans ce domaine et pour leur attachement au club, s’emploient à remplir au mieux cette mission. Pour autant, les autres sections du club n’étaient pas négligées. En effet, un athlète, pour réussir dans sa discipline, a besoin d’un équilibre qui peut être menacé par des soucis d’intégration à la vie scolaire ou professionnelle et le club, en créant cette Commission, s’honore d’essayer

la palette des choix sportifs. La Natation évolue en eau calme et les bons résultats suivent. La Pelote Basque a vu l’arrivée de benjamins, minimes, cadets, juniors qui bientôt disputeront des compétitions seniors. La nouvelle section Pirogue est heureuse dans son élément marin, mais aussi sur la Nive et l’Adour. La Préparation Physique réussit bien ce pour quoi cette section fut créée. En Savate, Lorris Filhol est la nouvelle figure de proue des 60 licenciés de la section. Le Surf et surtout le Handi-Surf méritent un grand coup de chapeau pour leur volonté de faire profiter de la mer à des sportifs handicapés. Le Tennis souffre du manque de courts couverts, hélas ! Malgré la difficulté de ses trois disciplines, le Triathlon brille à Bayonne ! Cédric Jabeur, Cindy Sabliet et Marie-Cécile Bénimeli tirent derrière eux plus de 100 licenciés. Bon vent à tous les sportifs de l’Aviron Bayonnais ! z

de lui venir en aide. Pendant de nombreuses années, Marcel Constantin fut l’animateur et l’âme de cette entité qui, pour être efficace, se doit d’être à l’écoute des demandes formulées par de jeunes sportifs ou par des éducateurs et de les mettre en relation avec un réseau de partenaires prêts à aider le club. Aujourd’hui, la Commission continue d’assurer son rôle dans un contexte qui a fortement évolué. Le Rugby et le Football disposent de structures autonomes, mais fidèles à l’esprit qui a présidé à leur création, et la Commission continue d’accueillir des sollicitations émanant de ces entités (Football et Rugby amateurs). De plus, force est de reconnaître que la démarche de recrutement est de plus en plus professionnalisée et qu’elle échappe parfois aux décideurs locaux, ce qui réduit les marges de manœuvre de la Commission. Depuis quelques années, une grande partie de l’activité de la Commission consiste à rechercher des emplois d’été permettant à de jeunes sportifs d’intégrer la vie d’une entreprise, tout en finançant une fraction de leurs études. z


L’Union des

N

anciens Avec Jean-Louis Pontacq, président de l’Union des Anciens

otre président Omnisports, Laurent Irazusta, avait exposé, lors de réunions de notre Conseil d’Administration, sa conception des liens entre l’Union des Anciens et l’Aviron Bayonnais Omnisports et soulignait le rôle important que l’Union avait à jouer en tant que mémoire du club et garante d’une éthique ciel et blanc.

Vice-Présidents Françoise Aulanier Jean Iraçabal Secrétaire Marcel Constantin Trésorier Claude Marcos

Hitz da Hitz ! Laurent nous avait fait part de son projet de permettre à l’Union de donner son avis, lors des prises de décision concernant la vie du club. Notre président Omnisports est un homme de parole, qui respecte le dicton basque : Hitz da Hitz, la parole, c’est la parole. Désormais, les statuts modifiés du club précisent, à l’article 4, que l’association se compose de sociétaires qui sont, soit des personnes physiques, soit des personnes morales à but non lucratif qui concourent à la réalisation de l’objet social du club ; plus loin, l’article 13 indique que l’Assemblée générale peut, sur proposition du Conseil d’ Administration, désigner une personne morale membre de l’Association pour siéger au Conseil d’Administration avec voix consultative. À nous de faire honneur à la confiance qui nous est accordée.

reusement, ses problèmes de santé ne lui permettent pas de se déplacer, en voiture, le soir, pour assister à nos réunions. Merci, Jean-Marie, pour ton implication au niveau de l’Union des Anciens. Jean-Marie Dambier est remplacé, au Conseil d’Administration, par Jean-Louis Etcheto. Jean-Louis est engagé dans le projet de constitution d’archives de l’Aviron Bayonnais. Dans ce but, soutenu par Laurent Irazusta, il a établi de précieux contacts avec Jean-Claude Larronde, président du Syndicat mixte du Musée Basque et de l’Histoire de Bayonne. Une convention cadre entre l’Aviron Bayonnais Omnisports et le Musée Basque a été signée, le 20 mai dernier. Il est bien évident que l’Union des Anciens, qui constitue la mémoire vivante du club, soutient pleinement cette initiative. Jean-Louis Etcheto a proposé d’organiser, sous la houlette de l’Union, des conférences relatives à des faits marquants de l’histoire du Club. Son projet a été très bien accueilli et nous nous réjouissons de contribuer à de tels évènements.

Doublement honorée Notre vice-présidente, Françoise Aulanier, a été doublement honorée, ces derniers mois : elle a d’abord reçu la médaille de bronze de la Fédération Française d’Athlétisme et, le 29 avril dernier, la médaille d’or de l’Aviron Bayonnais lui a été décernée pour tant d’années de dévouement à nos couleurs, en tant qu’athlète et en tant que dirigeante. Bravo, Françoise ! Jean-Marie Dambier a démissionné de son siège au sein de notre Conseil d’Administration, pour raisons de santé. Nageur de l’Aviron Bayonnais, dans les années 50-60, Jean-Marie Dambier, ingénieur des Arts et Métiers, a fait carrière dans la Marine Nationale, jusqu’au grade de Vice-Amiral. Revenu au port, notre marin avait rejoint l’Union des Anciens, dont il demeure membre. Malheu-

© Michel Herrera

Jean-Louis Etcheto parmi nous

Nos Anciens de la section Boxe Notre séance plénière du 11 juin a permis de mettre à l’honneur la section Boxe. Jacques Darré et René Labeyrie ont fourni de précieuses informations au sujet de l’histoire de la Boxe à Bayonne. Nous avons voulu, en présence de Laurent Irazusta et Laurent Lagoarde Ségot, président de la section, rendre hommage à de glorieux anciens : Bernard Gimond, Fernand Galvan, Bernard Dylbaitys, Vicente Macias, ainsi qu’un pratiquant plus contemporain, ancien équipier premier de la section Rugby, Mario Gimond (bon sang ne saurait mentir !). Alicia Ram Borja a été choisie pour représenter la Boxe au féminin : elle mérite d’être félicitée pour sa motivation à la salle ; elle débute une carrière chez les amateurs que nous souhaitons fructueuse. Les Anciens regrettent la mise en sommeil de la section Lutte, longtemps connue comme un fleuron du club. Ils espèrent qu’elle pourra se relancer dans un futur proche.

… et le Rugby pro Enfin, gloire au Rugby Pro qui, partant de la terre brûlée, vit une aventure humaine peu commune et constitue, au fil de la saison, un groupe (joueurs, entraîneurs, dirigeants) exceptionnel, en communion avec un public fou d’amour. À l’arrivée, notre troupe obtient le droit de participer la saison prochaine au Top 14. La ville est en fusion. Vincent Etcheto décrète l’ouverture des pré-fêtes de Bayonne ! z

ils sont le Club

101


102 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017


[ ils sont le Club ]

l’Aviron Bayonnais 28 ] membres fondateurs

ses [ 

Louis Bargelès • Pierre Bargelès • Léon Barneix • Adolphe Bernard • Louis Bernard • Raoul Bernard • Adolphe Brand Jean Daramy • Henri Dordosgoity • Paul Dousseau • Félix Duperé • Fernand Forgues • Paul Georges • Michel Guilbeau Joseph Halcet • Guillaume Lamothe • Joseph Laporte • Joseph Larran • Paul Larran • Léon Moumas • Martin Noblia Jean Nogues • Emmanuel Ohaco • Achille Reinflet • Émile Reinflet • Gabriel Rivière • Martin Sourbe • Léo Susbielle

13 ] insignes d’Honneur

ses [ 

Françoise Aulanier • Jean-Claude Benoit • Jean Bouresmau • André Charbonnier • Robert Colomez • Jean Condon • Marcel Constantin • Pierre Foix • Paul Labadie • René Labeyrie • Jean Mayerau • François Moulonguet • Jean Peyroutet

84 ] médailles d’Or

16 ] présidents depuis 1905

ses [ 

depuis 1924

1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 De 1938 à 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1971 1972 1973 1974

ARNAUDIN Jean DUPLAA Rémy MARSAN Pierre ETCHEPARE Albert ROE Harry Owen IGUINIZ Laurent THEODOLY Fernand PALASSIE Charles LARROUDE Edouard AINCIART Edouard BROUZENG Paul CELHAY Maurice ELISSALDE Edmond HAITCE George non attribuée non attribuée CASTEIGT Jean DAUGER Jean CATAPON Sauveur SUHUBIETTE André LABADIE Paul HERRERA Alfred GARCIA Laurent GELES Marcel CANTON Emile LACHAISE Jean SORIN Jacques LARREGUY Gilbert FORGET Louis FAGE Paul LALANNE Gérard MENDIBOURE Jean DUBROCA Pierre BERGERON Georges ETCHETO Roger DUBOUE Louis BEAUDIER Roger PERPERE Jean ETCHEPARE Pascal LOUME André CHARRAZAC Ernest

ses [ 

Joseph Larran Joseph Choribit Fernand Forgues André Frois Alfred Dubos Georges Darhan Henri Grenet Robert Lahet Maurice Celhay Jean Grenet Jean-Louis Domergue Jean-Pierre Dussarrat Jean-Michel Barnetche Max Duguet Philippe Ducasse Laurent Irazusta

1974 1975 1976 1977 1978 1979 1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1993

LARRIEU Jean-Claude IRACABAL Jean SUBRECHICOT Alfred PEYRE Jeanne PAUZAT Louis URRUTIAGUER J.-C. PETRISSANS Roland DUHALDE Michel BARNEBOUGLE D. SAUSSIE Jean LABORDE Guy DOSPITAL Jean-Pierre GAVEL Raymond AROTCA René DUFOURG Roland BELASCAIN Christian UTHURRISQ Claude PRAT François PERRIER Patrick IRAZUSTA Laurent GARIN Jean LAFITTE Marcel

1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2012 2013 2014 2015

Mars 1905 - 6 janvier 1910 6 janvier 1910 - 22 décembre 1921 10 juin 1922 - 27 juin 1928 27 juin 1928 - 10 octobre 1940 10 octobre 1940 - 31 juillet 1946 31 juillet 1946 - 8 septembre 1954 8 septembre 1954 - 9 juillet 1959 9 juillet 1959 - 30 juin 1965 30 juin 1965 - 21 juin 1976 22 juin 1976 - 31 décembre 1989 2 janvier 1990 - 14 septembre 1993 15 septembre 1993 - 8 décembre 1996 9 décembre 1996 - 25 septembre 2000 25 septembre 2000 - 10 octobre 2001 15 octobre 2001 - 22 avril 2011 Depuis le 2 mai 2011

8 

et ses [  ] Blasons d’Or

SORDES Jean ALONSO José DUGUET Max BOREL André BIGORRE Jacques UNHASSOBISCAY François VIGUERA René GALVAN Fernand DE PELLEGRINI Tony SARRAMAGNA Christian LANNES Guy MARTIREN Agnès ELISSALDE Thierry DUBERGIER Alain CRUTCHET Henri CARREY Patrick PETRIACQ Lionel ELICHAGARAY Jean ASPORD Ophélie et BOUGE Perle LABEYRIE René VIGNAU Yves AULANIER Françoise

Jean Grenet

Président de l’Aviron Bayonnais et Député Maire de Bayonne

Jean Borotra

Tennisman, ancien vainqueur de la Coupe Davis

Claude Bez

Président des Girondins de Bordeaux

Philippe Chatrier

Président de la FFT et de la Fédération Internationale de Tennis

Jean Dauger

International de Rugby, figure emblématique du club

Gérard Forgues

Directeur départemental de la Jeunesse et des Sports

Henri Grenet

Président de l’Aviron Bayonnais et Maire de Bayonne

Roger Meynard

Président du Racing-Club de France ils sont le Club

103


© Daniel Velez

Pierre Dospital, Laurent Pardo, Jean Iraçabal et Bernard Duprat au début des années 80.

© Archives AB Omnisports

[ ils sont le Club ]

141 ] internationnaux

Le Bureau de l’Aviron Bayonnais vers 1904.

les [ 

Athlétisme ////////// Jean Barrague • (J.) Demi-fond Jean-Pierre Colusso • Perche Christophe Gomez • (J. et Espoir) Disque Julien Klisz • (Cadet) Sprint Monique Lalanne • Disque Michel Lerme • (J.) 110 M Haies Pierre Leroy • (Cadet scolaire) Hauteur Jean-Louis Mairot • (Mil.) Demi-fond Stéphanie Manel • Semi-Marathon Alpha Santos • (Espoir) 800 M Pierre Urruty • (Mil.) Cross Court Aviron ////////// Matthieu Androdias Maxime Bellon Perle Bouge Julien Desprès Laurent Irazusta Rachel Jung Tristan Lautrette Guillaume Lemire Guillaume Lescoulier Julien Montet Marie Pachebat Romain Traille

© Archives AB Omnisports

capés sous le maillot Bleu et Blanc

Sur la Nive, l’équipage de yole de mer champion de France 1905 : Joseph Halcet, Joseph Laporte, Emmanuel Ohaco et Fernand Forgues.

Natation ////////// Ophélie Aspord Isabelle Daverat Tony De Pellegrini Patxi Elichagaray Antton Haramboure Lucie Maire Nicolat Miquelestorena Jean-Pierre Pascouau André Suhubiette • (Mil.)

Pelote Basque ////////// Philippe Bolajuzon Jean-Marc Bonnet Daniel Borda Boxe ////////// René Cadeilhan Jean Cyrille Claude Celhan Gérard Lledo Armand Cordobes Jean-Michel Valdes • (J.) Stéphane Darrieulat Bruno Driolet Cyclisme ////////// Roland Dufourg Pierre Biscay Henri Duhau Loïc Chetout Jean-François Duprat Football ////////// Jean-Marie Etchart Félix Lacuesta • (J.) Damien Fagalde Christian Sarramagna • (J.) François Froget Jean-Baptiste Garat Lutte ////////// Michel Garbizu Roger Bontemps Séverine Graciet Laurent Garcia Maïté Haran Damien Haramboure Jean-Pierre Harcaut Pierre Llera Pascal Harotçarene Patrick Hiriart Jean-Michel Hourdillé Alain Ithurbide Basket ////////// Claude Marcos • (Mil.)

104 Aviron Bayonnais Magazine 2016•2017

Tennis ////////// Henri Crutchet François Landrieu

Michel Laborde Mikaël Labourdique Yannick Labourdique Patrick Lasarte Anne Lerchundy Thierry Lerchundi Nadine Mailharin Audrey Mellier Stéphanie Mellier Jean-Pierre Milhet Bruno Paul Jean-Marc Petrissans François Prat Uzuri Rosas Laeticia Saphores Nicole Seilhan Sandra Simao Joël Sistiague François Unhassobiscay Pierre Unhassobiscay

Rugby ////////// Édouard Ainciart André Alvarez René Arotça Paulin Bascou Robert Baulon Christian Belascain Félix Bergeze André Behoteguy Eugène Billac Théophile Cambre Maurice Celhay Albert Chateau Jean Dauger Jean Domercq Pierre Dospital Bernard Duprat Pepito Elhorga Edmond Elissalde Albert Etchepare Benjamin Fall Forgues Fernand Jean-Michel Gonzalez Maurice Hedaimbaigt Cédric Heymans Yoann Huget Emmanuel Iguiniz Jean Iraçabal Louis Junquas Paul Labadie Patrice Lagisquet

André Laffond Gilbert Larreguy René Lasserre Joseph Laurent Chris. Magnanou Lionel Mazars Laurent Pardo Patrick Perrier Jean-Baptiste Peyras François Poeydebasque Julien Puricelli Jacques Rollet Scott Spedding Armand Vigneau Surf ////////// Guillaume Betbeder Timothée Creignou Stéphane Iralour Jonathan Larcher Thierry Leroy Xavier Leroy Sylvain Mercandali (Pirogue) François-Xavier Morin (Pirogue)


atre sans barreur ju u q nio en 6 r 1 0 2 e nc

au

m

eL

es

co

uli er

•B

eña

t Am

unarr iz • Adrien Delos

Cham pio nd eF ra

ETPM accompagne les rameurs Bleu et Blanc dans le TOP 5 français.

ll ui G •

tte FFA) e r ut • ©

e a n L gauch a t s Tri ite à

dro (de

Construit au quotidien les réseaux de demain www.etpm.fr

Aviron Bayonnais magazine 2016 2017  

Magazine de sport édité par l'Aviron Bayonnais Omnisports destiné à tous les amoureux du sport et du club mythique de l'Aviron Bayonnais. Le...

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you