Du 24 novembre au 3 dĂ©cembre sâest tenu le Festival des arbres Northwestel, lâĂ©vĂ©nement de collecte de fonds annuel de la Fondation des hĂŽpitaux du Yukon. Si la vente aux enchĂšres dâarbres de NoĂ«l est le moment phare du festival, la semaine est aussi animĂ©e de plusieurs activitĂ©s. La SociĂ©tĂ© de cirque du Yukon a fait une reprĂ©sentation le 27 novembre Ă lâhĂŽtel Sternwheeler. Johanna Goossens y a prĂ©sentĂ© un numĂ©ro dâacrobatie aĂ©rienne.
No de convention : 4061051 Retour sur la COP 27 4 Vers une rĂ©forme du recyclage 5 Queer Yukon tient son AGA 6 Situation critique Ă HaĂŻti 7 Ăa jazz, avec Justin Ziegler-Giraud 11 LittĂ©rature inuite 15 Courir en hiver, câest possible! 17 Chroniques 18-21 LE JEUDI 8 DĂCEMBRE 2022 | VOLUME 39 | NUMĂRO 22
Les jeunes francophones du Yukon plus impliquĂ©s que jamais Camille Boyer Fournie PAGE 9 BibliothĂšque de Whitehorse : un nouveau lieu dâĂ©changes Laurie Trottier Laurie Trottier PAGE 2 Ă DĂCOUVRIR
Johanna Goossens
Un nouveau chapitre Ă la bibliothĂšque de Whitehorse
Les bibliothĂšques nâaccueillent pas que des lecteurs et lectrices; souvent, quand le mercure plonge, des personnes nâayant nulle part ailleurs oĂč aller y trouvent refuge pour se rĂ©chauffer un peu. Pourquoi ne pas profiter de leur prĂ©sence pour faciliter des rencontres avec des Ă©quipes dâintervention sociales? Câest le pari quâont fait plusieurs bibliothĂšques Ă travers le Canada ces derniĂšres annĂ©es. Ă Whitehorse, lâheure est encore aux essais.
Laurie Trottier
Melissa Yu Schott, directrice des bibliothĂšques publiques du Yukon, le mentionne dâentrĂ©e de jeu : « nous prĂȘtons des histoires, mais nous en recevons aussi beau coup ». Mme Yu Schott voit tout le potentiel de cette institution qui incarne un important morceau du filet social dâune municipalitĂ©. Car si une partie de sa clientĂšle vient plonger le nez dans un roman, pour une autre partie de cette clientĂšle, câest une tout autre histoire.
Un lieu de connexion communautaire
« Les gens utilisent les ordina teurs pour mettre Ă jour leur curriculum vitae ou consulter les rĂ©seaux sociaux pour se connecter avec leurs familles. Et certaines personnes viennent parce quâelles nâont nulle part dâautre oĂč aller [âŠ] pour rester au chaud, et câest bien, ce sont toutes des utilisations lĂ©gitimes de la bibliothĂšque elle. Pour Melissa Yu Schott, la bibliothĂšque sâĂ©rige comme un lieu de connexion communautaire.
Dâautres bibliothĂšques Ă travers le Canada ont Ă©tendu ce dĂ©sir de communautĂ© jusquâĂ avoir des travailleuses et travailleurs sociaux sur les lieux en tout temps
lors des heures dâouverture. Câest le cas de la municipalitĂ© de London, en Ontario, qui sâest lancĂ©e dans cette initiative en avril dernier. Ă Whitehorse, un projet en collabo ration avec Safe at Home en est Ă ses balbutiements.
Point dâentrĂ©e, point de contact social
Un petit kiosque, une Ă deux personnes, une Ă©coute attentive. Depuis le printemps dernier, lâor ganisation Safe at Home assure une prĂ©sence bimensuelle devant la porte dâentrĂ©e de la bibliothĂšque de Whitehorse, les mercredis de 10 h Ă midi. « Nous avons lancĂ© le projet pilote avec lâorganisation et nous verrons comment ça se passe. LâidĂ©e, câest de rencontrer des gens lĂ oĂč ils se trouvent », prĂ©cise Melissa Yu Schott. Pour
abordable. « Il y a un Ă©cart entre les services offerts et cette clientĂšle, et câest Ă la bibliothĂšque que je mâen suis rendu compte. »
Anthony Boisvert, intervenant, a effectuĂ© quelques quarts de travail Ă la bibliothĂšque, surtout cet Ă©tĂ©. Il affirme y avoir surtout rencontrĂ© des personnes qui connaissaient dĂ©jĂ bien lâorganisme. Selon lui, pour avoir davantage dâimpact, le service devrait ĂȘtre offert plus frĂ©quemment.
Les bienfaits dâun visage familier
Pour Anthony Boisvert, le service pourrait aller encore plus loin. « Si câest toujours la mĂȘme personne, qui est connue des gens, je pense que ça fait toute la diffĂ©rence. Le fait de reconnaĂźtre un visage, câest beaucoup plus efficace que juste une pancarte ou un kiosque »,
[âŠ] Avoir un travailleur social, ou mĂȘme du personnel formĂ© en santĂ© mentale ou en intervention de crise, ce serait un atout ».
Melissa Yu Schott affirme quâenviron 50 incidents se produisent chaque annĂ©e Ă la bibliothĂšque de Whitehorse, nĂ©cessitant une intervention de la part du personnel. La majo ritĂ© dâentre elles proviennent de personnes en Ă©tat dâĂ©briĂ©tĂ© ou Ă©vanouies. Si le projet ne prĂ©voit pas de rendre disponible un ou une intervenante Ă temps plein pour lâinstant, reste que le besoin se fait sentir. « Nous aimerions ĂȘtre capables dâen faire plus. Notre personnel est trĂšs empathique
attentes », affirme Melissa Yu Schott, qui souligne du mĂȘme souffle que le rĂŽle dâintervention ne peut pas retomber uniquement sur les Ă©paules des bibliothĂ©caires. Plusieurs formations sont toutefois dĂ©jĂ offertes au personnel, comme lâadministration de la naloxone Ă des personnes en surdose ou la dĂ©sescalade de conflits.
La bibliothĂšque de Whitehorse se dit ouverte Ă davantage de col laboration avec diffĂ©rents parte naires, dans le but de mieux servir la clientĂšle. Melissa Yu Schott sâinterroge ainsi : « Comment pouvons-nous tous nous rĂ©unir pour rĂ©pondre Ă un besoin? Il y a beaucoup de potentiel. »
2 SCĂNE LOCALE
Melissa Yu Schott, directrice de la bibliothĂšque publique de Whitehorse, voit dâun bon Ćil la collaboration avec Safe at Home. En tout, plus de 129 000 matĂ©riels ont Ă©tĂ© empruntĂ©s ou renouvelĂ©s Ă la bibliothĂšque en 2021, dont plus de 12 000 en français.
Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
Laurie Trottier
sauf en juillet, mois de relĂąche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre Ă 1950 exemplaires.
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LâĂQUIPE
Maryne Dumaine
Directrice et rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca
Laurie Trottier
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Kelly Tabuteau
Ăquipe
Maryne Dumaine
En pleine Coupe du Monde de la FIFA, partout Ă travers le monde, les peuples mettent de cĂŽtĂ© leurs diffĂ©rences pour regarder dans la mĂȘme direction. Pourquoi? Pour suivre, encourager leurs Ă©quipes favorites et vibrer avec elles.
Quel thrill ça doit ĂȘtre dâĂȘtre dans une Ă©quipe qui joue en Coupe du Monde! LâĂ©quipe qui reprĂ©sente un pays, câest bien plus que les quelques athlĂštes qui courent aprĂšs le ballon : câest un pays entier. Ce sont des gens qui rĂȘvent ou dâautres qui vivent de la fiertĂ© dâavoir vu la progression de la qualitĂ© de jeu. Des millions dâhumains qui se sentent proches les uns des autres. LâĂ©quipe dâune Coupe du Monde, en fait, câest une Ă©norme communautĂ©.
Au moment dâĂ©crire ces lignes, je suis en plein MĂ©diarama Canada : le tout premier rassemblement du monde du journalisme professionnel francophone en milieu minoritaire. Le but : sortir plus forts pour conti nuer Ă vous fournir de lâinformation fiable, de qualitĂ©, et qui vous touche.
Je ne sais pas pour vous, mais moi jâaime bien faire partie dâune Ă©quipe. Ăa mâa beaucoup nourri de travailler avec des gens dâune grande Ă©quipe pendant ces quelques jours. Non seulement jâĂ©tais dans le rĂ©seau des journaux francophones minoritaires, mais en plus, MĂ©diarama a Ă©tĂ© comme un coup dâenvoi qui a donnĂ© une dimension coupedemondiale Ă mon expĂ©rience : dâun seul coup, lâAurore borĂ©ale sâest retrouvĂ©e Ă faire Ă©quipe avec des radios et mĂȘme avec des mĂ©dias dâexpres sion anglaise au QuĂ©bec! Dans le mĂȘme bateau.
En fait, on fait toutes et tous partie dâune Ă©quipe. Un couple, une famille, une organisation locale, rĂ©gionale, nationale, une Ă©quipe de sport, un clubâŠ
Mais si câest sympa dâĂȘtre au sein dâune Ă©quipe, câest encore plus plaisant quand câen est une qui performe. Et pour avoir une Ă©quipe gagnante, qui atteint ses objectifs, je crois que câest essentiel dây culti
ver quelques Ă©lĂ©ments. Lâentraide, lâinspiration, lâĂ©volution des idĂ©es, les Ă©changes, les collaborations. Dans une Ă©quipe solide, on partage des discussions, on y dĂ©bat souvent certes, mais y on Ă©coute aussi. Les bonnes Ă©quipes se basent sur la curiositĂ© de la diffĂ©rence et lâap prentissage, loin des jugements hĂątifs et des confrontations stĂ©riles.
Dans ce journal, on mentionne aussi les grandes victoires des Ă©quipes de sport de nos Ă©coles francophones : les jeunes du CSSC ont enflammĂ© les foules lors dâun tournoi de Volleyball tandis que lâĂ©cole Ămilie-Tremblay a remportĂ© la premiĂšre place « overall » aux tournois inter-Ă©coles des sports arctiques! En sâengageant indivi duellement Ă donner leur meilleur dâeux et dâelles-mĂȘmes pour le groupe, ces Ă©lĂšves ont pu consta ter lâampleur des rĂ©sultats que ça peut donner!
Jâaime ça, moi, les belles Ă©quipes. Et en fait, pendant que je vis un moment privilĂ©giĂ© sur le territoire non cĂ©dĂ© de la Nation algonquine anishinaabe (Ottawa), une autre Ă©quipe se dĂ©marque : les employĂ©es du journal franco-yukonnais mettent les bouchĂ©es doubles pour accom plir mes tĂąches en plus des leurs, toute occupĂ©e Ă rĂ©seauter que je suis. Les abeilles de lâAurore borĂ©ale collaborent, apprennent et grandissent ensemble. Alors cette semaine, Ă©quipe AB, je ne vous envoie pas de fleurs mais je vous dĂ©die cet Ă©dito! Merci! Jâaimerais aussi mentionner que je lâaime tellement, mon Ă©quipe, quâau lieu dâun party des fĂȘtes, cette annĂ©e, nous sommes allĂ©es ensemble aux sources thermales. Ben oui mĂȘme les athlĂštes de haut niveau doivent se ressourcer un peu, des fois. « Quoi!? Pas juste!! » sâĂ©crierait ma fille de 9 ans.
Meuh non!!... On ne garde pas ça rien que pour nous : cette semaine, on lance un concours de photos du temps des fĂȘtes. Il y a plein de cadeaux Ă gagner, dont des entrĂ©es pour aller dans lâeau thermale! Parce quâau final, notre plus belle Ă©quipe, câest vous! Bonne lecture!
Merci Ă XXXXXX 3 ĂDITORIAL 3
Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca 302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1 867 668-2663 | TĂ©lĂ©copieur : 867 667-3511 auroreboreale.ca ABONNEMENT 30 $ , plus tx. par annĂ©e format papier* ou PDF. 150 $ Ă lâĂ©tranger pour la version papier. 1,25 $ lâunitĂ© au Yukon. Par chĂšque LâAurore borĂ©ale 302, rue Strickland Whitehorse, Yukon Y1A 2K1 Visa/Master Card 867 668-2663 poste 500
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Le
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pub@auroreboreale.ca Correspondant·e·s : Julie Gillet, Claude Gosselin, Nelly Guidici, AurĂ©lie Lacassagne, Yves Lafond, Karine Lavoie, AgnĂšs Viger RĂ©vision des textes et correction dâĂ©preuves : Olivier Berger Distribution
Stéphane Cole Caricature
Annie Maheux CONCOU R S PHOTO Le temps de s f ĂȘ tes au Yukon Ă gagner : EntrĂ©es aux sources thermales Eclipse Nordic Spa, bouteille et tour de cou de lâAurore borĂ©ale, certificat cadeau de Bullet Hole Bagel et des livres dâYves Lafond et de Marielle Veilleux. RĂ©solution minimum de 500 ko. Indiquez une lĂ©gende et le nom de la personne qui a pris la photo. En envoyant vos photos, vous acceptez quâelles soient diffusĂ©es par lâAurore borĂ©ale, dans la version papier, numĂ©rique ou sur ses mĂ©dias sociaux. Si des personnes sont sur vos photos, assurez-vous dâavoir leur consentement. Participer : dir@auroreboreale.ca Date limite : 3 janvier 2023
Ă la
Marie-Claude Nault
867 333-2931
:
:
Plus de 45 000 personnes ont participĂ© Ă la COP 27, Ă Charm el-Cheikh, en Ăgypte.
COP 27 : le Yukon mise sur le réseautage
Le Yukon a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ© de multiples façons lors de la COP 27, qui sâest tenue Ă Charm el-Cheikh, en Ăgypte, du 6 au 18 novembre derniers.
« La conversation a vraiment Ă©voluĂ© ». La directrice du SecrĂ©tariat du changement climatique du Yukon, Rebecca Turpin, assistait Ă sa troisiĂšme ConfĂ©rence des parties Ă la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, surnommĂ©e COP. Pour elle, la confĂ©rence a pris un tournant plus inclusif : « Avant, on ne parlait pas des problĂšmes sociĂ©taux, de lâĂ©galitĂ© entre les communautĂ©s, de soutenir les pays et les rĂ©gions les plus affectĂ©es », se rĂ©jouit la directrice, de retour Ă Whitehorse.
Deux COP en une
Rebecca Turpin a beaucoup appris en Ăgypte : « il y a vraiment deux COP [âŠ]. Il y a la COP des nĂ©gos (les ministres qui passent des heures dans des salles pour nĂ©gocier tous les aspects dâun accord), et la deuxiĂšme COP qui est le rĂ©seautage, les partenariats, lâapprentissage », explique-t-elle.
MĂȘme son de cloche pour
Emily Ross, coordinatrice du ComitĂ© jeunesse pour BYTE, un organisme yukonnais Ă Whitehorse. « Nous nâĂ©tions pas dans des salles de nĂ©gociation. On se concentrait sur le rĂ©seautage, le renforcement des capacitĂ©s dans le Nord et la colla boration interrĂ©gionale », affirme la Yukonnaise. Emily Ross a Ă©tĂ© invitĂ©e par la Fondation Students on Ice (SOI), qui dĂ©veloppe des pro grammes Ă©ducatifs pour les jeunes. Celle-ci aurait toutefois souhaitĂ© voir un plus grand nombre de jeunes au cĆur des dĂ©libĂ©rations. « Câest notre droit de nĂ©gocier pour notre futur », rappelle-t-elle.
Carissa Waugh, de la PremiĂšre Nation des Kwanlin DĂŒn, a Ă©tĂ© agrĂ©ablement surprise par la reprĂ©sentation autochtone Ă la confĂ©rence environnementale. « Le simple fait de pouvoir ĂȘtre lĂ avec tous les peuples autochtones du monde entier, ressentir ce pouvoir », Ă©taient des points forts Ă ses yeux. Elle estime cependant que la voix des peuples autochtones aurait dĂ» pouvoir se rendre jusquâaux tables de nĂ©gociations.
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Plus dâavancĂ©es que lâan dernier
Les critiques se font nombreuses quant aux retombĂ©es rĂ©elles des COP. Cette annĂ©e, il Ă©tait minuit moins une lorsquâun accord a Ă©tĂ© conclu, sâattardant sur le finance ment des pertes et prĂ©judices que subissent les pays vulnĂ©rables les plus touchĂ©s par la crise climatique. Emily Ross voit dâun bon Ćil le fait que la limitation Ă 1,5 degrĂ© Celsius de lâaugmentation de la tempĂ©ra ture mondiale ait Ă©tĂ© rĂ©itĂ©rĂ©e, mais le reste des rĂ©sultats a selon elle manquĂ© de mordant. La maniĂšre dâadministrer les fonds pour les pays vulnĂ©rables nâa pas Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e et « le Canada nâa pas militĂ© pour lâin clusion de lâĂ©limination progressive des combustibles fossiles ».
Rebecca Turpin nâest pas sur prise de cette position canadienne : « Au Yukon, on est encore en train de dĂ©velopper notre stratĂ©gie sur le net zĂ©ro. En ce moment, ce nâest pas clair quâon a les solutions pour enlever complĂštement ces gaz. »
La crise sous toutes ses facettes
Toutes trois ont été trÚs impres sionnées par la qualité des panels et conférences qui se sont tenus au courant des deux semaines.
Carissa Waugh a particuliĂšrement aimĂ© ceux qui se concentraient sur le concept dâallié·e·s. « Jâai apprĂ©ciĂ© tous les panels qui exa minaient le changement climatique comme un symptĂŽme de tous les systĂšmes oppressifs dans lesquels nous vivons au lieu dâĂȘtre le seul problĂšme », ajoute quant Ă elle Emily Ross. Lors du panel auquel Liam Watts, un autre membre de la dĂ©lĂ©gation de la Fondation SOI, a participĂ©, elle en a beaucoup appris sur les solutions aux changements climatiques de la jeunesse de lâArc tique et de lâAfrique en passant par le Pacifique. Rebecca Turpin affirme que son bureau a lâintention dâaller Ă la prochaine COP, Ă DubaĂŻ aux Ămirats arabes unis, en 2023.
IJL â RĂ©seau.Presse LâAurore borĂ©ale
4 ENVIRONNEMENT
Laurie Trottier
Fournie Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
Carissa Waugh (gauche) et Emily Ross (droite) ont pu y assister.
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Réduire, réutiliser, recycler et⊠réformer
Le Yukon envisage de rĂ©former sa gestion du recyclage et demande Ă la population de soumettre ses commentaires dans le cadre dâune consultation publique. Lâadoption dâun systĂšme transfĂ©rant davantage de responsabilitĂ©s aux grandes entreprises est au cĆur du projet.
Trottier
Le Yukon Ă©tudie la question dâadopter le modĂšle de la respon sabilitĂ© Ă©largie des producteurs (REP) pour assurer une meilleure gestion du recyclage au territoire. Lâinstauration dâun tel modĂšle est prĂ©vue dâici 2025, selon la stratĂ©gie du Yukon sur les changements climatiques, lâĂ©nergie et lâĂ©conomie verte, adoptĂ©e en 2018. Ce serait le premier territoire Ă aller de lâavant avec la REP. Toutes les provinces canadiennes ont dĂ©jĂ mis des systĂšmes similaires en place.
Qui produit, paie
La REP transfĂšre les responsabi litĂ©s en matiĂšre de recyclage aux grandes entreprises, explique Jennifer Dagg, du ministĂšre de lâEnvironnement. « Le finance ment et la gestion du recyclage reviennent aux producteurs des produits, par opposition Ă un gou vernement municipal ou territorial », simplifie-t-elle.
Dans cette optique, le recy clage incomberait aux grandes entreprises Ćuvrant au Yukon, comme Save-on-Foods ou Walmart. Le coĂ»t â des fractions de centimes, selon le gouverne ment â serait donc enfoui dans le prix de chaque produit ou aliment achetĂ©, et les entreprises paieraient pour le traitement et la collecte des matiĂšres recyclables. La consulta tion publique vise Ă comprendre les intĂ©rĂȘts de la population yukonnaise quant aux cibles, Ă la maniĂšre et Ă la quantitĂ© de produits quâil serait possible de recycler.
Mettre fin à la volatilité
Selon le gouvernement territorial, le systĂšme actuel, qui dĂ©pend des organisations comme Raven Recycling Society ou PNM Recycling, est fragile et insoute nable. VĂ©ritable cheville ouvriĂšre dans le domaine, lâorganisation Ă but non lucratif Raven Recycling Society gĂšre le dĂ©pĂŽt et traite les matiĂšres recyclables au territoire depuis plus de 30 ans. Depuis de nombreuses annĂ©es, lâorganisa tion environnementale persĂ©vĂšre en permettant Ă la population de recycler ses produits, mais a aussi dĂ» fermer Ă plusieurs reprises.
En 2019, Raven Recycling a envoyĂ© une lettre au gouverne ment territorial, lâavisant que le mode de financement actuel ne lui permettait pas de poursuivre ses activitĂ©s. Selon la directrice Heather Ashthorn, câest le marchĂ©
des matiÚres premiÚres qui pose problÚme : « le montant auquel on peut vendre [les matiÚres recyclées au dépÎt] ne couvre plus le coût de fonctionnement du programme. Aussi, le prix que nous obtenons pour ces produits change tout le temps ».
Pour Jennifer Dagg, la REP rÚgle cet enjeu : « C'est un modÚle d'utilisateur-payeur, par opposition à l'utilisation de l'argent des contri buables pour que tout le monde paie pour le recyclage. Plus vous utilisez de produits, plus vous payez pour le recyclage. Si vous utilisez moins de produits, vous payez moins. C'est plus équitable pour les citoyens et les consommateurs ».
Ă chacun son REP
Si la REP est devenue la norme dans la majoritĂ© des provinces, chaque modĂšle diffĂšre dâune rĂ©gion Ă lâautre et Ă©tablit des exigences diffĂ©rentes. Jennifer Dagg affirme que le Yukon Ă©tudie le modĂšle de la Colombie-Britannique, la premiĂšre entitĂ© Ă sâĂȘtre dotĂ©e dâune REP, pour jeter les bases du programme yukonnais. « Ils ont plus d'expĂ© rience sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. En plus, ils sont nos voisins les plus proches et nous pouvons travailler avec eux, en particulier parce quâils desservent leurs communautĂ©s du Nord, comme Lower Post et Atlin », explique-t-elle.
Heather Ashthorn Ă©met des doutes quant Ă ce modĂšle, puisque les grandes entreprises ont davan tage de contrĂŽle sur la quantitĂ© de tonnes de matiĂšres quâelles sou haitent recycler que dans dâautres localitĂ©s canadiennes. Selon elle, une telle autonomie transforme la REP en une « politique de gestion de lâargent », plutĂŽt quâune politique environnementale. Les cibles, soit le nombre de tonnes de matĂ© riaux recyclĂ©s souhaitĂ© par annĂ©e, deviennent de plus en plus faibles chez ce voisin du sud, selon la directrice. « Ăa revient Ă dĂ©termi ner quel pouvoir, quelle autoritĂ© et quelle autonomie les producteurs seront autorisĂ©s Ă avoir dans ce systĂšme », met-elle en garde.
Raven Recycling Society a déjà fait part de la plupart de ses préoccupations au gouvernement yukonnais, toutes environnemen tales : « Faites ceci parce que c'est bon pour l'environnement, fixez des objectifs élevés pour que nous recyclions plus, faites en sorte que les producteurs doivent recycler tous les produits, ou qu'ils doivent compenser les communautés s'ils
ne le font pas, etc. », énumÚre Heather Ashthorn.
Les entreprises locales dans le néant
Si Raven Recycling Society et Blue Bin Recycling, une entreprise de collecte du recyclage en bordure de rue desservant les quartiers de Whitehorse, ont accueilli favo rablement le dĂ©veloppement dâun modĂšle de REP au Yukon, les deux organisations nâont aucune idĂ©e du rĂŽle quâelles pourront jouer une fois le systĂšme mis en place. Une fois les entreprises responsables de la collecte et du traitement des matiĂšres, elles pourront faire affaire avec les compagnies quâelles dĂ©sirent.
« Ce que cela va changer, potentiellement, c'est que si la com pagnie qui va gĂ©rer [la REP] dĂ©cide qu'elle veut faire le ramassage en bordure de rue, nous pouvons potentiellement le faire pour elle, ou ne plus le faire du tout », sou ligne Daniel Lessard, directeur de Blue Bin Recycling. « Nous nâavons aucune certitude », mentionne quant Ă elle Heather Ashthorn.
La consultation publique se dĂ©roule en ligne jusquâau 27 janvier, sur le site Web du gouvernement du Yukon. Les gens peuvent notam ment donner leur opinion sur les produits ou sources de dĂ©chets spĂ©cifiques que la rĂ©glementation devrait viser; les attentes quant au niveau de service; les exemptions pour les petites entreprises; et la planification et lâapprobation des programmes, indique le sondage. Une sĂ©ance dâinformation publique se tiendra en personne le mer credi 14 dĂ©cembre de 17 h 30 Ă 18 h 30, Ă la BibliothĂšque publique de Whitehorse.
IJL â RĂ©seau.Presse âLâAurore borĂ©ale
Changer la façon de recycler
Grande nouvelle! Le Yukon pense changer sa façon de faire du recyclage.
Si le projet est approuvĂ©, le Yukon deviendrait le premier territoire (toutes les provinces lâont dĂ©jĂ fait) Ă dĂ©velopper le REP. Le REP, ça veut dire ResponsabilitĂ© Ă©largie des producteurs. Dans ce systĂšme, ce sont les entreprises qui sont responsables de gĂ©rer le recyclage des produits quâelles proposent, au lieu que ce soit la responsabilitĂ© des gens qui les achĂštent. Ainsi, plus une compagnie crĂ©e des dĂ©chets, plus elle paie pour le recyclage.
Selon les personnes rencontrĂ©es pour Ă©crire lâarticle, ce systĂšme serait une bonne idĂ©e!
Voici un exemple : si on achĂšte du lait, un sac de pommes et une boĂźte de cĂ©rĂ©ales Ă lâĂ©picerie Ă Whitehorse, avec le systĂšme REP ce serait Ă lâĂ©picerie de sâoccuper du recyclage et donc de sâassurer que la bouteille vide, le sac et la boĂźte en carton soient recyclĂ©s au bon endroit. LâĂ©picerie pourrait payer une entreprise pour organiser la collecte de recyclage si elle le souhaite. Mais ce serait Ă elle de gĂ©rer ça, et non plus Ă ses clients.
Plusieurs choses risquent de changer
En ce moment, il y a une consultation publique Ă ce sujet sur le site Web du gouvernement du Yukon. Tout le monde peut donner son avis et ses commentaires, donc toi aussi!
Par exemple, est-ce quâon veut dĂ©velopper un systĂšme de collecte du recyclage chez nous, comme pour le compost et les dĂ©chets Ă Whitehorse? Est-ce quâon veut recycler le verre, comme avant?
Sâil y a beaucoup dâincertitude, Daniel Lessard mentionne que Blue Bin Recy cling est prĂȘte Ă continuer son travail et Ă adapter son modĂšle de gestion pour rĂ© pondre aux besoins des entreprises une fois la REP adoptĂ©e.
Si tu as des idĂ©es, câest le moment de les partager. Le sondage est disponible en français sur le site du gouvernement du Yukon.
On a jusquâau 27 janvier pour donner notre opinion.
5 ENVIRONNEMENT
Laurie Trottier
Pour Raven Recycling Society, lâimportant est que le modĂšle de gestion du recyclage puisse permettre Ă la population de recycler plus facilement, et quâil encourage les entreprises Ă rĂ©duire leurs dĂ©chets.
Laurie Trottier
Laurie
Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
Revue de lâannĂ©e pour Queer Yukon Society
Queer Yukon Society a tenu son assemblée générale annuelle (AGA) en ligne et en présentiel le 29 novembre, précédée par une assemblée générale spéciale lors de laquelle les rÚglements de la société ont été actualisés.
Camille Boyer
Queer Yukon Society a dĂ©butĂ© son AGA en votant lâaccĂšs gratuit aux nouveaux et nouvelles membres qui souhaiteraient se joindre Ă la sociĂ©tĂ© cette annĂ©e.
La prĂ©sidence de la sociĂ©tĂ©, Britt OâLaney, a par la suite dĂ©butĂ© sur une revue de lâannĂ©e : « Cette annĂ©e fut une grosse annĂ©e pour le changement au sein de Queer Yukon Society. En tant que conseil dâadministration, nous avons vu lâorganisation passer Ă travers plusieurs accrochages et dĂ©fis et avons soutenu notre personnel Ă travers des transitions majeures ».
« Le comitĂ© dâembauche a confirmĂ© plusieurs choses que jâavais intuitivement tenues pour acquises Ă propos du Yukon, dont le nombre de personnes dĂ©diĂ©es, intelligentes, radicales et gĂ©niales que lâon a dans notre communautĂ© », a fiĂšrement dĂ©clarĂ© Britt OâLaney.
Situation financiĂšre
Le bilan de lâannĂ©e financiĂšre 2021 2022 a Ă©tĂ© approuvĂ© et une proposition pour dĂ©placer la fin de lâannĂ©e financiĂšre au 31 mars a Ă©tĂ© validĂ©e pour se coordonner avec certaines subventions que la sociĂ©tĂ© reçoit.
Nouveaux rĂšglements
Cette annĂ©e, lâintĂ©gralitĂ© des rĂšglements de Queer Yukon a Ă©tĂ© revisitĂ©e pendant leur assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale spĂ©ciale, afin de se conformer Ă la nouvelle Loi sur les sociĂ©tĂ©s qui impliquait deux principaux changements pour eux.
En premier lieu, la classification des sociétés a évolué. Ce change ment implique pour Queer Yukon Society une obligation différente face aux examens financiers que la société doit partager chaque année, comme la fréquence à laquelle elle doit remettre des rapports.
Ensuite, de nouveaux stan dards gĂ©nĂ©raux de rĂ©glementations sont maintenant requis, et Queer Yukon Society sâest conformĂ©e Ă ces nouveaux dĂ©tails techniques. Les principaux changements apportĂ©s dans les rĂšglements de la sociĂ©tĂ© sont en lien avec les Ă©lections du conseil dâadmi nistration et le dĂ©roulement des assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales.
DĂ©sormais, les membres du conseil dâadministration sont Ă©lus sans ĂȘtre assignĂ©s Ă un poste parti culier. AprĂšs avoir Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s, les membres dĂ©cident entre eux des fonctions quâils occuperont. « De cette façon, les membres du conseil dâadministration jouissent dâune plus grande libertĂ© » explique Mona Luxion, directeurice de la sociĂ©tĂ©.
Il a également été voté que les membres de la société puissent maintenant participer et voter à distance, de façon virtuelle. Ce nouveau rÚglement permet à des membres de partout dans le Yukon de participer aux rencontres.
Les élections
Le conseil dâadministration a reçu deux nouvelles candidatures Ă lâAGA de cette annĂ©e, et elles ont toutes deux Ă©tĂ© acceptĂ©es. LâassemblĂ©e a Ă©lu Veronica Ryan et Arturo Calvo, qui se joignent Ă Britt OâLaney et Cindy-Anne Naylor pour leur deu xiĂšme mandat cette annĂ©e.
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Crises Ă HaĂŻti : Morgan Wienberg revient temporairement au Yukon
Ă HaĂŻti, la situation se dĂ©tĂ©riore. La perle des Antilles est ravagĂ©e par des crises humanitaire, politique et militaire qui paralysent la population. Pour Morgan Wienberg, une Yukonnaise qui a dĂ©mĂ©nagĂ© Ă HaĂŻti il y a 10 ans, câest du jamais vu.
Laurie Trottier
La situation Ă HaĂŻti est telle que Morgan Wienberg, directrice de Little Footprints, Big Steps (LFBS), a dĂ©cidĂ© de revenir au Yukon pour quelques mois, dans le but de protĂ©ger sa petite fille. RencontrĂ©e dans sa maison fami liale Ă Riverdale, M me Wienberg affirme que rentrer fut une dĂ©cision crĂšve-cĆur pour elle, qui est Ă la tĂȘte dâune organisation visant Ă rĂ©unifier les familles haĂŻtiennes en faisant fermer des orphelinats insalubres. « Jâai un trĂšs grand sentiment dâappartenance envers ma communautĂ© et dans les moments difficiles, je veux ĂȘtre lĂ . Mais en tant que maman, je ne veux pas mettre mon enfant dans cette situation », ajoute-telle, consciente de ses privilĂšges. « Quand je suis ici, jâai un Internet constant et une plus grande tran quillitĂ© dâesprit, je peux faire plus de travail pour expliquer aux gens ce qui se passe et militer. » Elle a dâailleurs organisĂ© une sĂ©ance dâinformation publique le jeudi 1er dĂ©cembre pour tenter de sen sibiliser la population yukonnaise.
Escalade des conflits
Ă HaĂŻti, Morgan Wienberg vit Ă Les Cayes, une ville au sud de la capi tale. Elle affirme que la situation sâest envenimĂ©e en aoĂ»t, quand des gangs criminels ont bloquĂ© le transport de carburant et de vivres, entraĂźnant une Ă©norme inflation du coĂ»t de la vie. Comme exemple, elle mentionne quâelle payait environ 200 gourdes (2 $ CA) pour un sac de riz il y a six mois, et que les prix avoisinent maintenant les 1 500 gourdes (14 $ CA). La population peine Ă sâalimenter, les Ă©coles ont Ă©tĂ© fermĂ©es pendant longtemps et les entreprises locales ont de la difficultĂ© Ă fonctionner normale ment. Les Nations Unies ont fait le point sur cette situation alarmante le 30 septembre dernier.
« Le rĂ©seau national ne fournit plus que quelques heures dâĂ©lec tricitĂ© par jour et les rĂ©serves de carburant pour les systĂšmes dâap point, principalement basĂ©s sur des gĂ©nĂ©rateurs fonctionnant au diesel, sâĂ©puisent. Par consĂ©quent, des services essentiels tels lâaccĂšs Ă lâeau et les tĂ©lĂ©communications sont gravement compromis », a Ă©crit lâorganisation sur son site Internet.
Le premier ministre Ariel Henry sâest emparĂ© du pouvoir aprĂšs
lâassassinat du prĂ©sident Jovenel MoĂŻse lâannĂ©e derniĂšre. Une partie de la population rĂ©clame que des Ă©lections se tiennent le plus rapi dement possible.
Aide canadienne dévoilée
De passage au Sommet de la Francophonie le 20 novembre, le premier ministre Justin Trudeau a annoncĂ© une aide de 16,5 M$ Ă HaĂŻti, dans le but de « rĂ©ta blir lâordre et de rĂ©pondre aux besoins humanitaires immĂ©diats des HaĂŻtiens », a soulignĂ© le gouvernement libĂ©ral par voie de communiquĂ©. La moitiĂ© de ces fonds seront allouĂ©s Ă la sociĂ©tĂ© civile. Une enveloppe de 5 M$ est destinĂ©e Ă vaincre la corruption en HaĂŻti, et les 3,5 M$ restants visent Ă renforcer et « amĂ©liorer lâaccĂšs Ă lâaide juridique pour les
victimes de violence fondée sur le sexe ». En marge du Sommet, des sanctions visant des personnalités haïtiennes connues ont également été annoncées.
Pour Morgan Wienberg, lâim portant est de sâassurer que cette aide est durable. « Le soutien que le Canada apporte devrait crĂ©er des emplois et renforcer la capacitĂ© des HaĂŻtiens, comme construire des infrastructures et remettre sur pied des industries. », insiste-telle. « Nous ne pouvons pas garder HaĂŻti dans une situation oĂč elle doit demander de lâaide perpĂ©tuelle ment. » Selon M me Wienberg, la communautĂ© internationale ne peut pas considĂ©rer les propos du premier ministre haĂŻtien actuel comme la voix du peuple haĂŻtien. « Cela revient au fait que le gou vernement [haĂŻtien] doit ĂȘtre tenu responsable des conditions de la population. Le gouvernement
devrait protéger les gens contre cela », déplore-t-elle.
Continuer sa mission, coûte que coûte
Depuis 11 ans, Little Footprints, Big Steps sonne lâalarme sur la question des orphelinats, qui contribuent Ă une industrie « dans laquelle les enfants sont traitĂ©s comme des attractions touristiques et, dans certains cas, victimes de trafic humain et dâexploitation », expose son site Internet. En raison de lâinfla tion, les conditions de vie dans les orphelinats se sont dĂ©gradĂ©es dans la derniĂšre annĂ©e, selon Morgan Wienberg. « Les enfants sont de plus en plus nĂ©gligĂ©s. Il y a un risque accru que les gangs armĂ©s recrutent des enfants dans leurs rangs », avertit-elle. Mme Wienberg a dĂ©noncĂ© la situation devant le sous-comitĂ© des droits internatio
naux de la personne du ComitĂ© permanent des affaires Ă©trangĂšres et du dĂ©veloppement international, le 4 novembre, ajoutant que 700 orphelinats opĂ©raient toujours illĂ©galement, commettant des violations des droits des enfants. Cependant, pas question pour LFBS de baisser les bras. « Chaque employĂ© que nous sommes capables de garder, chaque famille que nous sommes capables dâaider, fait une diffĂ©rence. » Morgan Wienberg espĂšre retourner Ă HaĂŻti en janvier 2023.
IJL â RĂ©seau.Presse LâAurore borĂ©ale
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yukon.ca/fr/securite-auto Prudenceetsécurité avanttout
De passage à Riverdale pour quelques mois, Morgan Wienberg tente de sensibili ser la population yukonnaise à la situation à Haïti. Elle souligne que plus de 100 000 personnes sont actuellement déplacées, en raison des tremblements de terre anté rieurs et de la hausse des violences.
SCĂNE LOCALE âŠpourquetoutle monderentreen unseulmorceau TâASCONSOMMĂ? CONDUISPAS. Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca
Laurie Trottier
LA FIERTĂ DU
Dans le cadre du programme Connexions, les Ă©lĂšves ont Ă©crit des fables lors de leur voyage en canot. Ils devaient sâinspirer de la justice sociale pour ce projet. Voici lâune de ces fables.
La mission du petit
saumon
Une petite crĂ©ature Ă haute vitesse sâapprĂȘte Ă monter une chute dâeau.
Durant sa montée de tristesse, le saumon pense à sa grande famille, qui a eu chaud.
Et qui est donc, décédée à cause des changements climatiques.
En escalade, le petit saumon sombre tombe jusquâen bas de la chute Ă©nigmatique.
Le saumon, découragé, songe à abandonner sa mission.
Le natif de ces terres, qui cueille des baies, voit le saumon tomber de la chute en tourbillon.
LâindigĂšne commence Ă crier des mots dâencouragements au poisson de riviĂšre.
« GĂłok xĂĄat aade xÊŒĂĄaxâ, gakgeedlaak » *
Le saumon recommence Ă monter, et arrive en haut grĂące aux belles priĂšres.
Le saumon voit un petit poisson, et pense que cela pourrait ĂȘtre un dĂ©licieux dĂźner.
Mais rĂ©alise quâil vient de devenir le souper dâun pĂ©cheur obstinĂ©.
LâaborigĂšne monte la cĂŽte, pour voir ce qui se passe en haut.
Lâhomme sage se fĂąche en voyant ce qui se passe dans lâeau.
« WĂ© xĂĄat yeeshaadi, hĂ©en taadĂ© yan satĂĄ, tlĂ©l gakgeexaayĂ, gunalchĂ©esh » **
Crie lâhomme rĂ©ïŹ Ă©chi.
Lâarrogant ne comprend pas ce quâil raconte.
Le chasseur de poisson commence Ă se moquer de lâhomme prĂ©voyant.
« ArrĂȘte de parler une langue bizarre, si tu veux que je te comprenne, parle français. »
Lâhomme PremiĂšre nation se rappelle un peu du français quâil a appris.
« Sâil te plaĂźt remet le Chinook dans lâeau, ils sont en danger », rĂ©plique lâautochtone.
Lâignorant ressent de lâempathie, et remet le saumon dans la riviĂšre avec sympathie.
Rappelle-toi, de toujours respecter et Ă©couter tout le monde, mĂȘme sâils sont di Ă©rents de toi.
*Vas-y petit poisson, tu peux le faire.
**Si tu ne veux pas le manger, relĂąche-le doucement dans lâeau. Merci.
Fable de Sabine et Zara
Sports
Sâil y a un domaine dans lequel nos Ă©lĂšves se dĂ©marquent cette annĂ©e, câest dans les sports! Ce semestre a dâailleurs Ă©tĂ© marquĂ© par la participation et les victoires rĂ©pĂ©tĂ©es de nos Ă©quipes de volleyball en 7e, 8e, 9e et 10e annĂ©es.
Culturel
Cette annĂ©e, des clubs, nous avons plein : cuisine, lecture, radio, Japon, cinĂ©ma, théùtre et bien plus encore! Sans compter toutes les activitĂ©s diverses et autres Ă©vĂšnements spĂ©ciaux auxquels les Ă©lĂšves participent de maniĂšre active⊠Nous avons mĂȘme un club de robotique visant des concours Ă lâĂ©chelle canadienne! Quelle joie dâavoir autant de vie dans lâĂ©cole!
Nouveauté
Au CSSC Mercier, nous avons bien compris que si nous voulons que les Ă©lĂšves se sentent impliquĂ©s dans la vie de lâĂ©cole⊠Il faut leur demander leur avis! Câest pourquoi nous avons mis en place des rĂ©unions culturelles chaque mois aïŹn quâils puissent faire entendre leur voix sur la façon dont ils envisagent la vie en français dans leur Ă©cole.
Concours
FĂ©licitations Ă cette Ă©lĂšve de 8e annĂ©e qui, suite Ă un concours dâĂ©criture organisĂ© dans lâĂ©cole, a vu sa nouvelle dâHalloween « DissimulĂ©e » publiĂ©e dans lâAurore borĂ©ale!
Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
La francophonie canadienne rayonne en Tunisie
Le Sommet de la Francophonie sâest dĂ©roulĂ© Ă Djerba, en Tunisie, les 19 et 20 novembre derniers. La FĂ©dĂ©ration de la Jeunesse canadienne-française (FJCF) a eu lâopportunitĂ© de faire partie de la dĂ©lĂ©gation canadienne aux cĂŽtĂ©s de la FĂ©dĂ©ration des communautĂ©s francophones et acadienne du Canada et de lâAlliance des femmes de la francophonie canadienne lors de cette rencontre bisannuelle. La prĂ©sidente de la FJCF, Marguerite Tölgyesi, sâest rendue sur place.
Camille Boyer
« CâĂ©tait assez incroyable », raconte la prĂ©sidente de la FJCF. « Je suis partie du Yukon le 15 pour finalement arriver Ă Djerba le 18 au soir. Ăa a Ă©tĂ© un long voyage », explique-t-elle. La dĂ©lĂ©gation a Ă©tĂ© trĂšs bien accueillie Ă son arrivĂ©e en Tunisie. « On sâest fait prendre en charge par lâĂ©quipe dâaffaires mondiales, mais câĂ©tait surtout des diplomates [âŠ] et lâĂ©quipe de lâambassade du Canada en France. »
Le déroulement
Pendant son sĂ©jour en Tunisie, la FJCF a eu lâoccasion de participer Ă des visites Ă©ducatives sur le territoire. « On a fait des excur sions plus culturelles », dĂ©taille Marguerite Tölgyesi. « On est allĂ© Ă [âŠ] une institution postsecondaire [lâInstitut SupĂ©rieur des Ătudes Technologiques de Djerba] qui a Ă©tĂ© en partie financĂ©e par le gouver nement du Canada [âŠ] pour former les jeunes lĂ -bas. » « On nâavait pas accĂšs aux tables de discussion avec les hauts
dirigeants », regrette cependant la jeune femme franco-yukonnaise. La FJCF a tout de mĂȘme pu rencontrer quelques politiciens et politiciennes, dont MĂ©lanie Joly, ministre des Affaires Ă©trangĂšres du Canada, et Justin Trudeau, premier ministre. « Câest des rencontres assez rapides [âŠ] parce quâils ont des horaires assez serrĂ©s », explique Marguerite Tölgyesi.
Lâimportance de se rĂ©unir
La représentante des jeunes fran
Reprise des événements jeunesse
Les rencontres de la FĂ©dĂ©ration de la jeunesse canadienne-française (FJCF), le Forum jeunesse pancanadien (FJP) ainsi que le parlement franco-canadien du Nord et de lâOuest (PFCNO) ont repris leurs activitĂ©s en personne.
Camille Boyer
Du 24 au 27 novembre, pour la pre miĂšre fois en trois ans, la FJCF a tenu sa rencontre du conseil de direction en personne, Ă Ottawa. Vincent BĂ©langer, le nouveau prĂ©sident du comitĂ© Jeunesse Franco-Yukon (JeFY) est allĂ© reprĂ©senter la jeu nesse franco-yukonnaise Ă cette rĂ©union. « CâĂ©tait lâoccasion pour que les diffĂ©rents reprĂ©sentants des provinces puissent se rencontrer, avoir une formation sur comment bien gĂ©rer la FJCF et comment bien appliquer la gouvernance », explique-t-il.
Forum jeunesse pancanadien
Pour des raisons financiĂšres, la FJCF a pris la dĂ©cision cette annĂ©e de coller sa rencontre de direction Ă celle du Forum jeunesse panca nadien (FJP), qui sâest donc tenue plus tard au cours de la mĂȘme semaine. Le FJP est un Ă©vĂšnement rĂ©current de la FJCF qui a lieu tous les deux ans. Câest lâoccasion pour plusieurs jeunes Ă travers le Canada de se rencontrer pour Ă©changer sur diffĂ©rents sujets concernant la francophonie. « PostpandĂ©mie : rĂ©imaginez le Canada par et pour les jeunes » Ă©tait la thĂ©matique traitĂ©e lors de lâĂ©dition de cette annĂ©e. Plusieurs membres du comitĂ© JeFY
ont participĂ© au Forum, qui sâest en grande partie dĂ©roulĂ© sous forme de discussions ouvertes.
« La premiĂšre journĂ©e, on est allĂ© au SĂ©nat et on a eu une dis cussion avec un sĂ©nateur et deux sĂ©natrices », raconte Victor Tölgyesi, participant au FJP et membre de JeFY. « On a parlĂ© dâenvironnement un peu, on a parlĂ© du futur et de beaucoup de sujets concernant la jeunesse francophone et lâinsĂ©curitĂ© linguistique », prĂ©cise-t-il.
« AprĂšs cette discussion-lĂ , on nâĂ©tait pas au SĂ©nat trĂšs longtemps. On est allĂ© au MIFO [Mouvement dâimplication francophone dâOr lĂ©ans], qui est un centre franco phone en Ontario, et on a eu des discussions avec dâautres [jeunes] francophones », dĂ©veloppe Victor Tölgyesi. Les jeunes ont alors suivi une formation sur ce quâest un Forum ouvert avant dâĂȘtre amenĂ©s Ă participer Ă une telle activitĂ©.
« On Ă©tait dans une grande salle avec une dizaine de tables. Chaque personne pouvait sâavan cer et proposer une thĂ©matique de discussion pour sa table. On devait prendre des notes et [âŠ] on essayait le lendemain de continuer les discussions, dâarriver Ă des conclusions, des moyens dâagir, etc. », dĂ©taille Vincent BĂ©langer.
« Plusieurs thĂ©matiques ont Ă©tĂ© dĂ©battues, entre autres lâinsĂ©curitĂ© linguistique, la vĂ©ritĂ©-rĂ©conciliation,
la santĂ© mentale [âŠ] ou comment soutenir les arts en français, et en rĂšgle gĂ©nĂ©rale comment est-ce que les jeunes peuvent agir en politique », prĂ©cise le prĂ©sident du groupe des jeunes francophones du Yukon.
Parlement franco-canadien du Nord et de lâOuest
Plus tĂŽt en novembre, le PFCNO, un parlement jeunesse annuel, a Ă©galement repris ses activitĂ©s en personne Ă Victoria pour sa 31e Ă©dition. « Il y avait trois projets de loi et on devait les dĂ©battre en chambre en suivant les procĂ©dures parlementaires. CâĂ©tait Ă la fois pour dĂ©battre, mais câĂ©tait aussi pour apprendre comment ça marche un parlement, câest quoi les for mules de politesse quâil faut utili ser⊠», partage Vincent BĂ©langer. Les jeunes ont eu lâopportunitĂ© de faire des rencontres et de crĂ©er des liens Ă travers leur expĂ©rience enrichissante. « Jâai vraiment eu beaucoup de plaisir, jâai rencontrĂ© beaucoup de nouvelles personnes », se rĂ©jouit Victor Tölgyesi.
Ce fut une fin dâannĂ©e trĂšs mouvementĂ©e pour la jeunesse franco-y ukonnaise, qui nâarrĂȘte pas de rayonner Ă travers ses projets.
cophones du Canada soutient que la tenue du sommet Ă©tait perti nente, surtout pour lâoccasion de rencontres entre les organisations francophones. « On nâa pas Ă©tĂ© nĂ©cessairement autour des tables de discussion avec les leaders, mais ça nous a vraiment donnĂ© lâopportunitĂ© de nous parler entre nous et de voir comment on peut travailler Ă lâinternational entre organismes canadiens. »
La XVIIIe ConfĂ©rence des chefs dâĂtat et de gouvernement des pays ayant comme point commun le français, connue sous le nom de Sommet de la Francophonie, est lâoccasion de dĂ©finir les orien tations de la francophonie pour permettre son rayonnement dans le monde. « Je pense que câest pertinent [de tenir cette rencontre], je pense que câest important que la francophonie Ă©value ses valeurs en tant que groupe », estime Marguerite Tölgyesi.
« Jâen ai tirĂ© que la vie de
La FJCF est une fédération constituée de onze jeunes de 14 à 25 ans, et dont le but est de rassembler la jeunesse franco-c a nadienne dans un esprit de développe ment identitaire.
politicien est beaucoup plus diffi cile quâon le pense », lance-t-elle en riant. « Il y a un intĂ©rĂȘt pour la Francophonie de la part du Canada, Ă lâinternational comme Ă lâintĂ©rieur de notre pays. [âŠ] La francophonie a une importance particuliĂšre pour le dĂ©veloppement du Canada, par ticuliĂšrement en matiĂšre dâimmigra tion », termine la Franco-Yukonnaise sur une note plus sĂ©rieuse.
9 JEUNESSE
âŠpourlessoupers troparrosĂ©sde Grand-Maman TâASCONSOMMĂ? CONDUISPAS. Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca
Fournie
Des oiseaux animés avec Chantal Rousseau
Lâartiste bilingue est en rĂ©sidence Ă Dawson dans la maison historique Macaulay jusquâĂ la fin du mois de dĂ©cembre.
AgnĂšs Viger
Chantal Rousseau a dĂ©butĂ© une rĂ©sidence en automne avec lâIns titut de lâart et de la culture du Klondike (KIAC). La rĂ©sidence, en partenariat avec Parcs Canada, est un endroit qui permet aux jeunes artistes de dĂ©velopper leurs talents artistiques. Lâartiste a pu proposer plusieurs ateliers sur lâanimation, organiser des portes ouvertes Ă la rĂ©sidence et crĂ©er des Ćuvres inspirĂ©es du Yukon, notamment des peintures dâoiseaux et des GIFs animĂ©s.
Chantal Rousseau, crĂ©atrice contemporaine qui sâidentifie comme une personne queer, est
originaire de MontrĂ©al. Artiste depuis plus de vingt ans, elle a Ă©tudiĂ© Ă lâUniversitĂ© de Guelph et Ă lâUniversitĂ© dâart et design Emily Carr. « Jâai commencĂ© en tant que peintre, notamment avec lâaquarelle, avant de me tourner vers les mĂ©dias temporels, les vidĂ©os, lâanimation », partage-t-elle.
AprĂšs des rĂ©sidences artis tiques Ă Terre-Neuve et sur lâĂźle Manitoulin, au Nord de lâOntario, Chantal Rousseau a traversĂ© le Canada depuis la GaspĂ©sie pour rejoindre le Yukon. « Jâai toujours voulu dĂ©couvrir Dawson. Câest incroyablement inspirant ici, ma crĂ©ativitĂ© nâarrive pas Ă suivre », sâĂ©meut-elle.
TombĂ©e sous le charme de la communautĂ© dawsonienne, elle a dĂ©cidĂ© de sây installer aprĂšs sa rĂ©sidence. « Câest un village dynamique et passionnant avec une beautĂ© sans cesse renouvelĂ©e. La lumiĂšre est si diffĂ©rente », ajoute lâartiste.
Les oiseaux et lâĂ©cosystĂšme au cĆur de son art
Chantal Rousseau sâinspire de lâenvironnement, comme une rela tion personnelle avec la Terre. « Je me concentre davantage sur les milieux dans lesquels je me trouve.
Nous appelons notre communautĂ© et le gouvernement du Yukon Ă mettre en Ćuvre ces 16 appels Ă l'action pour crĂ©er une sociĂ©tĂ© plus sĂ»re pour tous et toutes. Ensemble, nous pouvons briser les barriĂšres systĂ©miques qui contribuent Ă la violence basĂ©e sur le genre
1
2 Obtenir de meilleures donnĂ©es sur la violence fondĂ©e sur le genre au Yukon afin que nous puissions mettre en Ćuvre des stratĂ©gies qui rĂ©pondent Ă nos besoins uniques au territoire
3 Mettre en Ćuvre la StratĂ©gie du Yukon sur les femmes, les filles et les personnes bispirituelles+ autochtones disparues et assassinĂ©es (FFADA2S+)
4 Ălaborer une stratĂ©gie pour le Yukon afin de mettre en Ćuvre le Plan d'action national pour mettre fin Ă la violence fondĂ©e sur le sexe conjointement avec les organismes du Yukon travaillant Ă la lutte aux inĂ©galitĂ©s des genres
5 Créer une stratégie d'éducation avec une approche communautaire en matiÚre de santé sexuelle dans les écoles du Yukon pour apprendre à la prochaine génération les fondements des relations saines
6 Mettre fin Ă l'itinĂ©rance sur le territoire en mettant en Ćuvre les 10 appels communautaires Ă l'action de Safe at Home Society et en participant pleinement au processus de l'Ă©quipe coordonnĂ©e d'accĂšs au logement (CHAT)
7 Intervenir sur les politiques de logement du Yukon pour assurer aux personnes victimes de violence un logement salubre et sécuritaire et éviter les expulsions inutiles de ces derniÚres
8 Offrir une indĂ©pendance financiĂšre aux personnes fuyant une situation de violence en augmentant immĂ©diatement les montants d'aide sociale et en mettant en Ćuvre un projet pilote de revenu minimum de base en partenaria
9 Mettre en Ćuvre le plan d'action pour l'inclusion LGBTQ2S+ du gouvernement du Yukon afin de garantir que les personnes queer et trans ont accĂšs Ă des services publics exempts de discrimination, de harcĂšlement et de violence, en particulier dans le domaine des soins de santĂ© et des services sociaux
10 Combattre la transmisogynie et combler les lacunes de notre systÚme actuel qui ne soutient pas les femmes trans confrontées à la violence sexiste
11 Réviser et mettre à jour toutes les lois sur le droit de la famille au Yukon pour veiller à ce que les personnes victimes de violence et leurs enfants puissent échapper à leurs agresseurs
12 Mettre en Ćuvre la loi Keira au Yukon, une loi qui oblige les membres du personnel judiciaire de premiĂšre ligne de sâĂ©duquer sur le contrĂŽle coercitif et qui s â assure que la violence fondĂ©e sur le genre soit prise en compte dans les cas de garde des enfants dĂ©terminĂ©e par un ou une juge
13 Dans les affaires familiales et pénales, veiller à ce que chaque personne ait accÚs à un avocat ou une avocate afin de bénéficier d'une procédure juste
14 Mettre à jour la Loi sur les coroners pour s'assurer que les décÚs par féminicide sont étiquetés de cette façon et que les données sur le féminicide sont partagées pour éclairer un changement efficace
15 Mettre en Ćuvre un approvisionnement sĂ©curitaire et frĂ©quent en mĂ©dicament afin de prĂ©venir et agir plus rapidement sur les enjeux de mort par surdose au territoire
16 Créer des services de thérapie et des programmes de prévention et de sensibilisation pour les auteurs d'infractions à caractÚre violentes tout en mettant en place des options de justice réparatrice et de soutien psychologique pour les familles touchées
Avec les mesures sanitaires des derniĂšres annĂ©es, les relations humaines Ă©taient plus compli quĂ©es. Jâai beaucoup marchĂ© dans la nature, jâai rencontrĂ© les oiseaux », explique-t-elle. Et cette fascination pour les oiseaux ne fait que grandir.
« Je suis obsĂ©dĂ©e par les corbeaux du Yukon, ce territoire incroyablement beau. En ville, Ă la dĂ©charge publique, en pleine nature; tout le monde a une histoire avec ces corvidĂ©s. Jâaime explorer la relation complexe entre lâhumain et lâoiseau, entre le corbeau et les autres espĂšces, et les corbeaux entre eux ». Lâartiste a peint plu sieurs aquarelles de corbeaux Ă la dĂ©charge et aime sây rendre pour observer les pygargues Ă tĂȘte blanche. Elle projette de rencontrer des lagopĂšdes sur la route Dempster.
Le GIF comme moyen dâexpression
Chantal Rousseau sâinspire de la culture populaire et numĂ©rique. Elle a dâabord créé des Ćuvres en ajoutant des aquarelles Ă des contenus trouvĂ©s sur Internet, puis sâest intĂ©ressĂ©e naturellement au GIF â un format dâimage numĂ© rique animĂ©e en boucle. « Mon travail comporte un Ă©lĂ©ment narra tif trĂšs fort. Le GIF est court, cela me plaĂźt. Je suis une mauvaise raconteuse dâhistoire, alors un rĂ©cit de moins de 10 secondes câest cool! », explique lâartiste.
Le premier GIF quâelle a Ă©laborĂ© Ă Dawson relate une expĂ© rience quâelle a eue lors dâune ran donnĂ©e dans le Klondike. FascinĂ©e par la multitude de champignons, elle les a reprĂ©sentĂ©s Ă cĂŽtĂ© dâun tĂ©tras du Canada. « Animer, faire bouger les choses, câest toujours
quelque chose de magique pour moi ». Ce moyen dâexpression est devenu sa spĂ©cialitĂ©.
Des collaborations avec la communauté dawsonienne
Lors de sa rĂ©sidence, Chantal Rousseau a proposĂ© plusieurs ateliers de crĂ©ation de GIF Ă KIAC et Ă lâĂ©cole Robert Service. « Cela permet aux enfants de dĂ©velop per leurs mondes artistiques », commente-t-elle. « Lâatelier Ă KIAC Ă©tait trĂšs amusant, huit personnes ont participĂ©, ĂągĂ©es de 11 ans et plus. Une prĂ©sentation a eu lieu sur grand Ă©cran la semaine suivante, avec du popcorn! » ajoute Chantal Rousseau. Elle a Ă©galement organisĂ© des portes ouvertes Ă la maison Macaulay en collaboration avec la sculptrice Han et Tutchone du Nord Darcy Tara McDiarmid. Une trentaine de personnes Ă©taient prĂ©sentes. « Jâavais fait une projection Ă©phĂ©mĂšre dâoiseaux animĂ©s Ă lâextĂ©rieur, les gens ont apprĂ©ciĂ© », partage Chantal Rousseau.
Pendant sa rĂ©sidence, lâar tiste espĂšre finaliser 5 GIFs en collaboration avec la population.
« Des personnes que je rencontre me racontent des histoires sur les oiseaux en Ă©change dâune aqua relle. Ces rĂ©cits restent entre elles et moi, câest un cercle dâĂ©change. Jâutilise certains Ă©lĂ©ments pour crĂ©er un GIF animĂ© », sâenthou siasme-t-elle. Une autre collabo ration avec une artiste locale est en projet pour ce mois-ci. « Je vois ça comme une conversation, un enrichissement. Ă lâavenir, jâaime rais faire un projet collaboratif avec des personnes ayant une formation scientifique », conclut-elle.
10 CULTURE
Image fixe de Yukon Raven (Corbeau yukonnais), animation en boucle/GIF, 2022.
Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
Chantal Rousseau
Veiller à ce que les organismes travaillant sur les inégalités des genres disposent d'un financement de base constant et suffisant et qu ils soient inclus de maniÚre significative les études comparatives sur le genre pour l'élaboration de politiques et de programmes
Un cabaret aprÚs le crépuscule
Les 17 et 18 décembre prochains se tiendra un spectacle de danse intime dans le Black Box Theater du studio Heart of Riverdale, co-organisé par Justin Ziegler-Giraud et Tori Beemer. Pleins feux sur un artiste franco-yukonnais qui place le jazz au centre de son art.
Camille Boyer
Justin Ziegler-Giraud est un danseur professionnel de jazz ori ginaire de France. Il travaille actuel lement au studio de danse Heart of Riverdale, Ă Whitehorse, en tant quâenseignant et responsable des opĂ©rations et de lâadministration.
La danse, une histoire qui
remonte Ă loin
Son intĂ©rĂȘt pour la danse sâest manifestĂ© trĂšs tĂŽt dans sa vie.
Justin Ziegler-Giraud a suivi ses tout premiers cours de danse dĂšs lâĂąge de quatre ans.
Il soutient tout de mĂȘme que son choix de profession nâĂ©tait quâune question de circonstances. « Je suis devenu danseur un peu par hasard », affirme-t-il. « AprĂšs le lycĂ©e, je crois que câest tout ce que je savais faire. »
Justin Ziegler-Giraud entame donc des Ă©tudes dans le domaine de la danse un an aprĂšs lâobtention
de son baccalauréat (équivalent français de la fin de la 12e année).
« Quand jâai eu 19 ans, je suis rentrĂ© en formation technique intensive Ă Toulouse Ă lâArt dance internatio nal », raconte le danseur. « Jâavais entre 20 et 30 heures de cours par semaine la premiĂšre annĂ©e. La deuxiĂšme annĂ©e, jâai passĂ© les examens du conservatoire », dĂ©taille-t-il.
« AprĂšs, je suis rentrĂ© Ă lâInstitut National des arts du Music-hall. [ ] Jâavais des cours la semaine et je faisais des spectacles la fin de semaine. »
Ă un certain point dans sa car riĂšre, Justin Ziegler-Giraud explique quâil a dĂ» choisir dans quel style de danse il se spĂ©cialiserait, et son choix sâest arrĂȘtĂ© sur le jazz.
Lâenseignement
Par la suite, il a dĂ©cidĂ© dâentrer en formation pour devenir professeur de danse. « Quand jâai passĂ© ma formation pour ĂȘtre professeur
de danse [âŠ] jâai rencontrĂ© une professeure danseuse et cho rĂ©graphe, qui sâappelle Babeth Angelvin-Pons, et ça a Ă©tĂ© une rĂ©vĂ©lation pour moi [âŠ] Elle mâa tout appris en jazz et jâai compris en rencontrant Babeth pourquoi jâavais choisi le jazz, parce que sa mĂ©thode, sa technique, son style, son approche, ses choix musicaux, tout Ă©tait parfait. »
PassionnĂ©, il a ensuite terminĂ© ses Ă©tudes en danse Ă lâinstitut supĂ©rieur des arts de Toulouse.
Pour Justin Ziegler-Giraud, ce quâil y a de plus satisfaisant avec la danse, câest de voir ses Ă©lĂšves se produire en spectacle. « Plus quâenseigner ou performer moimĂȘme, je prĂ©fĂšre faire danser les gens. Câest ce quâil y a de plus satisfaisant, en fait. Voir que les gens ont compris ce que jâattendais [dâeux] [âŠ] et ont le plaisir de le prĂ©senter devant un public ».
Arrivé au Yukon en 2018, il a commencé à enseigner la danse au studio Heart of Riverdale trois
ans plus tard, en 2020. Selon lui, les opportunités à Whitehorse ne manquent pas.
Projet futur
Lâartiste travaille prĂ©sentement, en collaboration avec sa collĂšgue Tori Beemer, sur son tout premier projet au Yukon, intitulĂ© After Dark : A Cabaret. « On monte un spectacle de toutes piĂšces en cinq semaines », prĂ©cise-t-il. Il sâagit dâun spectacle de cabaret intime auquel six artistes de la danse participeront, dont deux francophones : lui-mĂȘme et ValĂ©rie HerdĂšs, directrice artistique et enseignante Ă la mĂȘme Ă©cole. La premiĂšre heure de lâĂ©vĂ©nement sera dĂ©diĂ©e Ă la distribution de hors-dâĆuvre et lâĂ©coute de musique live. La deuxiĂšme heure sera consacrĂ©e Ă la danse.
Sensuel, drĂŽle, coquin et cheeky sont les mots dâordre pour les deux soirĂ©es qui se tiendront Ă la mi-dĂ©cembre.
11 CULTURE
Justin Ziegler-Giraud, danseur jazz et en seignant Ă lâĂ©cole Heart of Riverdale.
Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca Nous vous souhaitons un joyeux NoĂ«l ainsi quâune annĂ©e 2023 saine et prospĂšre! De notre famille Ă la vĂŽtre. âą 18 Chilkoot Way, Whitehorse âą canadiantire.ca âą (867) 668-3652
Camille Boyer
12 COUPS DâOEIL Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca
novembre, lâAssociation
emploi afy ca RĂ©daction, rĂ©visionet traduction deCV Conseils personnalisĂ©s Simulation d'entrevue DĂ©veloppement decarriĂšre Information surlemarchĂ© dutravail emploi? Ălarecherche dâun PlanifiezunerencontreĂ distance ouenpersonneavecnotreĂ©quipe! FinancĂ©par/Fundedby: AFY Le concours de crĂ©ation de courts mĂ©trages 48 Hour Film Challenge, organisĂ©
Yukon
débuté
Les équipes participantes ont dis
48
Les
Le 30
franco-yukonnaise a présenté
le
2e
volet
de Coup de cĆur fran
cophone, avec
des artistes du Yukon : Ellorie McKnight et Anneky. Lâambiance Ă©tait intimiste Ă
saveur
folk, au Old Fire Hall.
par la
Film Society, a
le 18 novembre dernier.
posé de
heures pour remettre leur film court.
films ont été présentés au Yukon Theatre le 23 novembre, puis le 2 décembre.
LâĂ©quipe dirigĂ©e par Robert Brouillette, composĂ©e de 18 personnes, a proposĂ© une allĂ©gorie de Tragedy of Macbeth de Shakespeare. Le titre de leur film , Bad Fog Create Myth est dâailleurs une anagramme du nom de lâĆuvre de Shakespeare.
Mark Wu
Mark Wu
Mark Wu
LâĂ©quipe menĂ©e par Florian Bosc, Maxime Lauwens et Mehdi Ait Ben Hida a proposĂ© un court mĂ©trage en français sous-titrĂ© en anglais. En plus dâeux-mĂȘmes, le film mettait en scĂšne Laura Collin, Pamela Battison et LĂ©onard Kaese.
Mehdi Ait Ben Hida
Mehdi Ait Ben Hida Mehdi Ait Ben Hida
LâĂ©quipe dâAnnie Maheux, Christophe Ballet, Mathieu Gingras, Anne Desjardins, AndrĂ© BeauprĂ©, Lyndi Proudfoot et June Kukina a prĂ©sentĂ© un film sur lâidĂ©e de consentement pour un test pharmacologique.
Founie
La francophone Marie Hammje et son amie Emily Sheff ont remportĂ© le prix du jury en mettant en scĂšne Erin Linklater, dans le court-mĂ©trage Blur. Les crĂ©atrices Ă©voquent une expĂ© rience dâavortement et les Ă©motions qui peuvent en dĂ©couler.
Marie Hammje - Emily Sheff
Fournie
Fournie
Mark Wu
AFY
13 COUPS DâOEIL Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca
Du 30 novembre au 2 dĂ©cembre, des compĂ©titions de sports arctiques se sont dĂ©roulĂ©es pour les Ă©coles de Whitehorse. LâĂcole Ămilie-Tremblay a terminĂ© en premiĂšre place au classement gĂ©nĂ©ral.
CSFY
CSFY
CSFY
Lâartiste Françoise La Roche proposait ses crĂ©ations le dimanche 27 novembre au marchĂ© de NoĂ«l Cranberry Fair.
Françoise La Roche
Le 19 novembre dernier, lors du spectacle Queerlesque, Lau DâArta et ChĂ©rie Coquette Ă©taient sur scĂšne. Vera Whiteclaw renaissait sous un nouveau nom : Joan Assmith.
Jules Photography Studio
Jules Photography Studio
Jules Photography Studio
ArtisaNord, le marchĂ© de NoĂ«l francophone organisĂ© par lâAssociation franco-yukonnaise, a attirĂ© prĂšs de 400 personnes la fin de semaine du 26 et 27 novembre.
Camille Boyer
Camille Boyer
Ă
la marche Reprenons la nuit, Les Essentielles et le centre pour femmes Victoria Faulkner ont lu 16 appels Ă lâaction pour lutter contre la violence genrĂ©e, dans le cadre de la campagne des 16 jours.
Laurie Trottier
Laurie Trottier
Camille Boyer
Camille Boyer
La fonte des glaciers pourrait engendrer un « débordement viral » en Arctique
Une Ă©tude rĂ©cente de lâUniversitĂ© dâOttawa Ă©tablit un lien entre les changements climatiques et lâapparition de nouveaux virus. Le rĂ©chauffement des tempĂ©ratures pourrait faire en sorte de libĂ©rer des virus qui Ă©taient jusquâĂ maintenant emprisonnĂ©s dans les glaces de lâArctique et infecter de nouveaux hĂŽtes dans dâautres environnements.
Karine Lavoie, Le Nunavoix
Cosignée par les scientifiques
StĂ©phane Aris-Brosou et AudrĂ©e Lemieux, une Ă©tude de lâUniversitĂ© dâOttawa dĂ©montre que la fonte des glaciers pourrait dĂ©clencher des pandĂ©mies dans lâArctique.
Cette recherche a dĂ©butĂ© en 2017 alors que StĂ©phane ArisBrosou, professeur agrĂ©gĂ© au DĂ©partement de biologie de lâUni versitĂ© dâOttawa, et son collĂšgue Alexandre Poulin, microbiologiste, ont embauchĂ© Graham Colby, alors Ă©tudiant Ă la maĂźtrise.
EntourĂ© dâune Ă©quipe de lâAl berta, lâĂ©tudiant sâest rendu au lac Hazenafin afin dâĂ©tudier les impacts des changements climatiques sur les communautĂ©s bactĂ©riennes.
Un peu comme la pĂȘche sur glace
LâidĂ©e dâutiliser le lac Hazen, qui
est le plus grand de lâArctique, est quâil est immense et quâil est donc nourri par un certain nombre de glaciers de tailles diffĂ©rentes. Les glaciologues prĂ©disent que lâimpact des changements climatiques dans cette rĂ©gion sera dâaugmenter les dĂ©bits de ces glaciers.
En sĂ©lectionnant trois glaciers, un petit, un de taille intermĂ©diaire et un dernier de plus grande taille, il Ă©tait possible de voir quel sera lâimpact potentiel des changements climatiques sur les communautĂ©s bactĂ©riennes.
Le travail dâĂ©chantillonnage a eu lieu en prĂ©levant des carottes, opĂ©ration que le professeur ArisBrosou compare Ă la pĂȘche Ă la glace.
« Ils font un trou dans la glace. Il y a un trĂ©pied qui est mis au-dessus du trou et qui sert en fait Ă faire descendre une carotte, donc une sorte de tube, jusquâau fond du lac et juste avec la gravitĂ©, le tube
âplongeâ dans le sĂ©diment et il y a un systĂšme pour boucher le tube lorsque le tube est arrivĂ© au fond dâun mĂštre Ă peu prĂšs, mĂȘme pas, puis le tube est remontĂ©. Ils font ça avec une motoneige », explique-t-il.
Ă son retour, Graham Colby a travaillĂ© Ă faire lâextraction dâADN et dâARN. Le tout a ensuite Ă©tĂ© envoyĂ© Ă un centre de sĂ©quençage.
« Câest lĂ oĂč moi jâentre en scĂšne, une fois que nous rĂ©cupĂ©rons les sĂ©quences oĂč il faut filtrer et amener des contrĂŽles qualitĂ© des sĂ©quences qui ont Ă©tĂ© gĂ©nĂ©rĂ©s avant de pouvoir faire quelque chose dâintĂ©ressant dâun point de vue biologique », affirme StĂ©phane Aris-Brosou.
Un heureux hasard provoqué par la pandémie
Au-delĂ des rĂ©sultats de la recherche, StĂ©phane Aris-Brosou souhaite aussi mettre de lâavant lâaspect humain de cette recherche.
AudrĂ©e Lemieux a Ă©tĂ© embau chĂ©e par lâUniversitĂ© juste avant la pandĂ©mie. Elle Ă©tait Ă ce moment Ă©tudiante au baccalaurĂ©at en biolo gie. En 2020, lorsque les labos ont fermĂ©, lâidĂ©e de rĂ©aliser des travaux avec les Ă©chantillons qui avaient dĂ©jĂ Ă©tĂ© analysĂ©s est apparue.
StĂ©phane Aris-Brosou, qui sâintĂ©resse aux aspects dâĂ©volution virale, raconte que câest lâaspect du hasard qui fait que le duo sâest intĂ© ressĂ© Ă utiliser ces donnĂ©es. « Les donnĂ©es existaient, on les avait. Elles Ă©taient assises tranquillement dans une Ă©tagĂšre », rĂ©sume-t-il. Il salue le travail extraordinaire
de sa collĂšgue AudrĂ©e Lemieux qui, avec peu dâexpĂ©rience dans le domaine de la programmation et de lâutilisation de lâordinateur, a conduit de façon formidable cette recherche.
« Elle a vraiment tout appris en lâespace de trĂšs trĂšs peu de temps », souligne-t-il.
Les virus ne peuvent se rĂ©pli quer et se diffuser quâavec lâaide dâun hĂŽte vivant : humain, animal, plante ou mousse.
Le duo sâest concentrĂ© sur ce qui existait en tant que virus et en tant quâhĂŽtes dans ces Ă©chantillons. Pour ce faire, ils ont Ă©tĂ© obligĂ©s de mettre en place des outils spĂ©ci fiques pour identifier ce que sont ces virus et Ă quoi ils ressemblent, et potentiellement identifier les hĂŽtes potentiels de ces virus.
Le professeur Aris-Brosou raconte que câest Ă ce moment quâils se sont rendu compte, en utilisant une approche un peu nouvelle, quâil y avait en fait des interactions qui changeaient entre ces virus et ces hĂŽtes en fonction du dĂ©bit glaciaire.
« Les tendances montrent quâavec le rĂ©chauffement clima tique, nous allons avoir beaucoup plus de chances dâavoir de ces dĂ©bordements viraux, câest-Ă -dire des changements dâhĂŽtes de ces virus quand les tempĂ©ratures se rĂ©chauffent », dĂ©voile-t-il.
Peu de risque pour les humains
Le professeur se montre cepen dant rassurant auprĂšs des Nunavummiut, expliquant que ces dĂ©bordements viraux risquent dâĂȘtre plus spĂ©cifiques aux plantes
et aux champignons et ont peu de chance dâaffecter les humains.
« Câest peut-ĂȘtre un argument de plus, en effet, pour reconsidĂ©rer la façon dont nous interagissons avec notre environnement, surtout dans un environnement comme ça oĂč les changements clima tiques sont extrĂȘmement rapides Ă comparer au reste de la planĂšte », dĂ©clare-t-il.
Le message quâil veut en fait passer est que lâimpact de nos activitĂ©s humaines nâest pas trĂšs positif sur tous ces changements climatiques.
Ă lâaide des mĂȘmes Ă©chantil lons, un travail est Ă prĂ©sent rĂ©alisĂ© afin de procĂ©der Ă lâidentification de ces virus.
« Ce que nous sommes en train de faire, câest de regarder de façon plus prĂ©cise Ă quel degrĂ© de ressemblance ces virus sont sem blables, ou Ă quel niveau de simi laritĂ© ces virus sont semblables Ă ce que nous connaissons », affirme le co-auteur de lâĂ©tude qui ne peut toutefois pas en dire davantage pour le moment.
Le professeur Aris-Brosou trouvait important de participer Ă lâentrevue afin dâavoir lâopportunitĂ© de retransmettre lâinformation vers les communautĂ©s oĂč les Ă©chan tillonnages ont Ă©tĂ© faits et oĂč les scientifiques ont travaillĂ©.
« Je pensais que câĂ©tait impor tant pour justement essayer de reconnecter les rĂ©sultats que nous avons obtenus vers les communau tĂ©s oĂč nous avons travaillĂ©, oĂč nous avons prĂ©levĂ© des Ă©chantillons », conclut-il.
14 ARCTIQUE Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
IJL â RĂ©seau.Presse Le Nunavoix
LâĂ©quipe de recherche perce des trous dans la glace au site H-Sed; en arriĂšre-plan, la rive nord du lac
Graham Colby/UniversitĂ© dâOttawa
Littérature inuite : une plume talentueuse qui fait froid dans le dos
Nelly Guidici
Jamesie Fournier, auteur inuk originaire de Yellowknife, vient de publier un ouvrage inspirĂ© des his toires contĂ©es par sa mĂšre durant son enfance. Ayant toujours baignĂ© dans lâambiance des contes inuits, câest surtout lâaspect inquiĂ©tant, voire effrayant, de ces histoires qui ont attirĂ© lâauteur.
« Jâai grandi avec des histoires dâhorreur. Jâaime [ce genre littĂ©raire] et son cĂŽtĂ© obscur mâintĂ©resse vraiment », a-t-il expliquĂ© lors dâune entrevue.
The Other Ones ( Les autres ) est un recueil de deux histoires inspirĂ©es des mythes inuits, mais dans un paysage contemporain oĂč des ĂȘtres spirituels prennent vie dans un nouveau contexte imaginĂ© par lâauteur.
« Jâaime explorer ces person nages parce que jâai grandi avec eux », indique M. Fournier, qui sâest dĂ©marquĂ© dĂšs 2018 en Ă©tant finaliste pour le prix Sally Manning. Cette distinction, suspendue tem porairement en dĂ©but dâannĂ©e 2022
1 colonnes
Ă la suite de problĂšmes financiers, avait pour but de reconnaitre la diversitĂ© des voix autochtones du Nord et, par la mĂȘme occasion, de saluer les auteurs de tout lâArc tique canadien.
PubliĂ© par la maison dâĂ©dition Inhabit Media Ă Iqaluit au Nunavut, lâouvrage, Ă©crit en anglais, est en cours de traduction en inuktitut. Lâillustration de la couverture, ainsi que celles qui accompagnent les deux rĂ©cits, ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es par Toma Feizo Gas, qui illustre des ouvrages de littĂ©rature inuite depuis plus de six ans au sein de cette maison dâĂ©dition.
Dans le second rĂ©cit, Before Dawn ( Avant lâaube ), un jeune garçon ne respecte pas lâune des consignes de sa mĂšre, qui sou haite que son fils ne sâĂ©loigne pas au-delĂ dâune certaine limite gĂ©o graphique. Souhaitant jouer avec son nouvel ami, qui lâinvite Ă aller de plus en plus loin, les deux enfants sâaventurent dans le lointain. Plus ils sâĂ©loignent, plus lâami se trans forme, jusquâĂ devenir un ĂȘtre non humain. HorrifiĂ©, le garçon Ă©coute la
Campagne de Jusqu'au
proposition de la crĂ©ature : rentrer chez lui avant lâaube, ou ĂȘtre perdu Ă jamais de lâautre cĂŽtĂ©.
Une collaboration des cinq mĂ©dias francophones des trois territoires canadiens : les journaux LâAquilon, LâAurore borĂ©ale et Le Nunavoix, ainsi que les radios CFRT et Radio TaĂŻga.
The Other Ones, le nouveau recueil de lâauteur inuk Jamesie Fournier, est un mĂ© lange tout Ă fait unique dâhistoires dâhor reur issues de la mythologie inuite dans un contexte contemporain.
Les donations recueillies seront réparties et distribuées entre plusieurs associations caritatives locales, selon leurs priorités et leurs besoins.
Points de dépÎts pour les dons matériels et alimentaires :
âą Centre de la francophonie (302, rue Strickland)
âą Les essentielles (3089, 3e Avenue)
âą Garderie du petit cheval blanc (22, promenade Falcon)
âą Ăcole Ămilie-Tremblay (20, promenade Falcon)
âą CSSC Mercier (1009, boulevard Lewes)
Suggestions de dons matériels :
⹠Denrées alimentaires non périssables
âą VĂȘtements d'hiver neufs pour femmes, enfants et jeunes adultes
âą Produits de toilette et dâhygiĂšne de premiĂšre nĂ©cessitĂ©
âą Ăquipement neuf pour la cuisine
âą ChĂšques-cadeaux
15 ARCTIQUE Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
Lâauteur inuk Jamesie Fournier.
Courtoisie Jamesie Fournier
dons.afy.ca Commandité par En partenariat avec :
15
2022
décembre
Le CSSC Mercier fait la manchette
championnat yukonnais de volley-ball, auquel plusieurs Ă©quipes dâĂ©coles
du 17 au 19 novembre.
lâĂ©cole.
Camille Boyer
Câest en septembre 2021 que lâĂ©quipe Mercier A a vu le jour. Les Ă©lĂšves qui en faisaient partie Ă©taient alors encore trĂšs peu expĂ©rimentĂ©s pour la plupart. « LâannĂ©e passĂ©e, on ne savait presque mĂȘme pas comment jouer. Et passer de ça Ă gagner le championnat, câĂ©tait quelque chose », partage Samuel Martin, capitaine de lâĂ©quipe.
« La beautĂ© de cette victoire-lĂ , câest que ça ne peut pas reposer sur un seul joueur », confie Hugo Bergeron, entraĂźneur adjoint de lâĂ©quipe et conseiller pĂ©dagogique de lâĂ©cole. Il soutient que câest lâesprit dâĂ©quipe des joueurs qui leur a valu la victoire. « Il a fallu commencer Ă la base », et câest lĂ la beautĂ© de leur exploit.
Les joueurs de lâĂ©quipe Ă©taient dĂ©terminĂ©s Ă remporter la victoire. « Jeudi, au championnat yukonnais, ils se sont prĂ©sentĂ©s
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Renseignements
Direction de lâĂ©nergie energy@yukon.ca 867-393-7063 ou 1-800-661-0408 (demandez Ă ĂȘtre transfĂ©rĂ©)
et ont commencĂ© Ă gagner leurs matchs », explique Hugo Bergeron avec beaucoup dâestime pour les jeunes et lâentraĂźneur de lâĂ©quipe, Alain Desrochers. Ils ont gagnĂ© la demi-finale contre F.H.-Collins et se sont trouvĂ©s en finale contre lâĂcole secondaire catholique St. Francis of Assisi.
Mercier A a gagné le premier
set et lâĂcole secondaire catholique St. Francis of Assisi a remportĂ© le deuxiĂšme. « On est allĂ© en prolon gation, câĂ©tait comme un film. Il y a eu un changement dâatmosphĂšre, on sentait vraiment la foule qui Ă©tait derriĂšre nous », se rappelle Hugo Bergeron. « Le championnat se dĂ©roulait Ă lâĂ©cole St. Francis et les gens dans les estrades criaient
âMercier!â » Les points Ă©taient alors trĂšs serrĂ©s. « Finalement, quand on a fait le dernier point, câĂ©tait 15-17 pour nous. On sâest levĂ© et je me suis retournĂ© de bord. Jâai vu une centaine de personnes nous rejoindre sur le terrain! », partage le sportif, encore touchĂ© par les Ă©vĂ©nements. CâĂ©tait la premiĂšre fois quâune Ă©quipe junior du CSSC Mercier remportait le championnat. Hugo Bergeron souligne que les Ă©lĂšves de 8 e annĂ©e se sont Ă©galement dĂ©marquĂ©s grĂące Ă un entraĂźnement rigoureux. Non seulement ils ont gagnĂ© le cham pionnat yukonnais dans leur division, mais en plus, ils lâont fait sans aucune dĂ©faite. Plus tĂŽt en novembre, lâĂ©quipe de volley-ball de 7-8e annĂ©es du CSSC Mercier a remportĂ© la mĂ©daille dâargent lors dâun tournoi inter-Ă©coles.
16
Le
secondaires du Yukon ont participĂ©, sâest tenu
Contre toute attente, lâĂ©quipe Mercier A junior des 9-10 e annĂ©es du Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Ămile Mercier (CSSC Mercier) a remportĂ© la banderole de victoire du tournoi, une premiĂšre pour la ligue junior de
un financement Ă faible coĂ»t pour amĂ©liorer la consommation dâĂ©nergie de votre maison ou de votre
bĂątiment.
LâĂ©quipe Mercier A junior remporte la victoire au championnat yukonnais de volley-ball.
SPORTS
Fournie
LâĂ©quipe
Mercier A
junior lors dâun match du championnat yukonnais de volley-ball.
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Faire un premier pas vers la course hivernale
Kelly Tabuteau
Tandis que les tempĂ©ratures des cendent Ă vue dâĆil, certaines personnes se prĂ©parent pour des courses hivernales. Lâascension de la route du mont Grey, notamment, se fera le samedi 17 dĂ©cembre Ă partir de 10 h.
Mais comment se prĂ©pare-t-on Ă la pratique de la course Ă pied dans des conditions extrĂȘme ment froides? Câest ce que nous expliquent plusieurs adeptes de ce sport.
« Tu dois juste prendre ton temps, tĂ©moigne dâentrĂ©e de jeu Mel Moya, adepte de la course hivernale. Tu nâas pas besoin de courir vite, tu dois juste commencer Ă courir. »
La jeune femme a commencĂ© Ă courir en octobre 2021, inspirĂ©e par les publications Instagram dâune Yukonnaise, Shailyn, suivie par plus de 10 000 personnes. « Ăa avait lâair si amusant que ça mâa donnĂ© envie dâessayer. Depuis, je cours prĂšs de dix kilomĂštres par jour », continue Mme Moya.
Camille FrĂ©chette, quant Ă elle, court depuis son adolescence. Elle aime particuliĂšrement la simplicitĂ© de la discipline. « [Ăa] nĂ©cessite peu dâĂ©quipement et peu de prĂ© paration. Quand tu as un peu de temps, câest toujours accessible! », explique-t-elle.
Anna Ly est davantage une coureuse estivale, mais a choisi le transport actif dans sa vie quotidienne. Elle effectue donc la majorité de ses déplacements en courant.
Les trois femmes ont livrĂ© Ă lâAurore borĂ©ale quelques conseils pour apprĂ©cier la course hivernale.
Se maintenir au sec
Avant de se lancer dans la course Ă pied, Mel Moya a menĂ© beaucoup de recherches pour en apprendre davantage sur la discipline. Elle a aussi fait appel Ă la communautĂ© locale pour rĂ©colter des sugges tions. « Tu passeras un bon moment seulement si tu es bien prĂ©parĂ©. Tu vas transpirer, mĂȘme sâil fait froid dehors. Et une fois mouillé·e, tu auras froid, dâoĂč lâimportance de sâhabiller en couches, la premiĂšre Ă©tant la plus fine. »
« Des Ă©tudes ont montrĂ© que, pour une activitĂ© de course Ă pied, il faut sâhabiller pour une tempĂ© rature de 10°C supĂ©rieure Ă celle extĂ©rieure », renchĂ©rit Anna Ly.
Pour sortir Ă nâimporte quelle tempĂ©rature, lâimportant est de garder ses voies respiratoires couvertes, selon Camille FrĂ©chette. « Souvent, je remonte mon tour
de cou jusquâau nez pour que lâair respirĂ© soit moins froid. »
Si le corps doit rester au sec, il est Ă©galement important que les pieds ne soient pas mouillĂ©s. Lâastuce dâAnna Ly est de porter des guĂȘtres de cheville pour Ă©viter que la neige ne sâimmisce dans les souliers de course.
Se chausser correctement
Les trois femmes sâaccordent sur lâĂ©quipement de base de la course Ă pied : des chaussures pour la course sur sentiers, avec des chaussettes dâhiver. Proposant une bonne adhĂ©rence, elles permettent dâĂ©viter de glisser.
Anna Ly ajoute des crampons de traction (en forme de spirales), et Camille FrĂ©chette des mini pointes. « Je porte des nanospikes sur mes chaussures de sentier. Câest tout petit, ça mâĂ©vite ainsi de me tordre les chevilles. »
SâentraĂźner en sĂ©curitĂ©
Quand Mel Moya part courir, elle sâarrange tout le temps pour que ses proches sachent oĂč elle va et Ă quelle heure elle devrait rentrer. « Sâil mâarrive quoi que ce soit, je suis certaine que quelquâun viendra Ă ma rencontre pour mâaider », assure-t-elle. Anna Ly, pour ses sorties longues, emporte toujours un sac de bivouac de survie.
Camille FrĂ©chette, quant Ă elle, sâassure de conserver son tĂ©lĂ©phone cellulaire proche de son corps pour Ă©conomiser la batterie et pouvoir appeler Ă lâaide en cas de besoin.
Toutes les trois sâentendent pour dire que lâune des choses les plus importantes, câest dâĂȘtre visible des autres. Lampes fron tales et bandes rĂ©flĂ©chissantes sont donc des Ă©quipements Ă ajouter au kit de la course Ă pied hivernale. Des bandes rĂ©flĂ©chissantes sont dâailleurs offertes gratuitement
sur demande par le Partenariat communauté en santé, pour les personnes intéressées.
Des défis pour cet hiver?
Les personnes passionnĂ©es de la course Ă pied pourront sâes sayer Ă lâultramarathon Yukon Arctic Ultra en fĂ©vrier prochain. LâitinĂ©raire emprunte la piste de la course de traĂźneaux Ă chiens de la Yukon Quest, depuis Whitehorse, et propose quatre distances allant de 42 kilomĂštres Ă prĂšs de 700.
Pour une atmosphÚre moins compétitive, plusieurs organismes locaux organisent des événements.
Câest notamment le cas dâAth letics Yukon qui, depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000, propose de gravir la route du mont Grey, en courant ou en marchant, pour cĂ©lĂ©brer le solstice dâhiver. Chaque annĂ©e, une quarantaine de personnes honorent leurs frais dâinscription en dons pour la Banque alimen taire de Whitehorse et sâĂ©lancent Ă lâassaut de la montagne. « Ăa avait commencĂ© avec la Jingle Bell Run dans Riverdale, puis câest devenu la Winter Solstice Run and Walk », confie Bonnie Love, trĂ©soriĂšre dâAthletics Yukon. « Jâencourage le plus de monde Ă venir, on court vers le soleil levant tout en dĂ©couvrant les arbres momifiĂ©s au sommet », ajoute-t-elle.
Mel Moya a dĂ©cidĂ© de sâins crire Ă un dĂ©fi virtuel, le 2023 60° North Run Challenge. Chaque personne inscrite sâengage sur lâhonneur Ă parcourir 60, 120 ou 180 kilomĂštres au mois de janvier 2023. LâĂ©vĂ©nement est Ă©galement une collecte de fonds pour trois orga nismes caritatifs internationaux.
Au dĂ©but, Mel Moya courait 5 Ă 7 ki lomĂštres par jour, en plusieurs sorties. Pour elle, il est important de renforcer son corps pour sâamĂ©liorer. La course Ă pied, ce nâest pas quâun exercice cardiovasculaire.
17
Si lâidĂ©e de fouler les sentiers enneigĂ©s rebute quelque peu un certain nombre dâadeptes de la course Ă pied, dâautres ne comptent pas laisser lâobscuritĂ© ni le froid venir Ă bout de leur motivation.
SPORTS
ArrivĂ©e de MontrĂ©al en aoĂ»t 2022, Camille FrĂ©chette trouve le froid moins mordant Ă Whitehorse. Elle court mĂȘme quand les tempĂ©ratures chutent en dessous de -20°C.
Fournie
Anna Ly est diététiste sportive. Pour les sorties longues, elle conseille un bouillon avec des nouilles comme collation car il apporte tout ce dont le corps a besoin : la chaleur, le liquide, le sel et les glucides.
Fournie
âŠonnâestjamaistropvieux pourunesoirĂ©epyjama TâASCONSOMMĂ?CONDUISPAS. Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca
Fournie
Coupe du monde de soccer au Qatar : se mobiliser pour les droits de la personne
La Coupe du monde de soccer sâest ouverte le 20 novembre au Qatar, et les nombreuses controverses entourant lâorganisation de cet Ă©vĂšnement sportif majeur, si elles nâont pas rĂ©ussi Ă stopper cette folie en cours de route, sâamplifient ces derniers jours. Au-delĂ du sport, il sâagit dâune occasion de sâinterroger sur les enjeux politiques et Ă©thiques entourant ces grandes messes sportives.
habituel et courant » dans le pays. Est-il nécessaire de préciser que les francophones sont quasiment inexistants au Qatar?
Le Qatar, mais pourquoi?
Le Qatar est une petite monarchie du Golfe dont lâĂ©conomie repose quasiment entiĂšrement sur lâexpor tation du gaz et de pĂ©trole. Depuis deux dĂ©cennies, ce petit Ătat (Ă peine trois fois plus grand que la Ville du Grand Sudbury, en Ontario) a dĂ©veloppĂ© une diplomatie multivectorielle fort remarquĂ©e afin dâĂ©tendre son influence. Câest dâabord la crĂ©ation, en 1996, de la chaine dâinformation en continu, Al Jazeera, qui va faire connaitre ce pays.
Le Qatar a aussi rĂ©ussi un tour de passe-passe en obtenant â directement â le statut de membre associĂ© Ă lâOrganisation interna tionale de la francophonie sans dâabord y avoir Ă©tĂ© admis comme Ătat observateur comme le veut la coutume, et sans respecter la rĂšgle selon laquelle le français doit ĂȘtre « dâores et dĂ©jĂ lâune des langues officielles ou dâun usage
Sur le plan de la diplomatie culturelle, les autoritĂ©s qataries ne sont pas en reste. Pour concurren cer le musĂ©e du Louvre Abu Dhabi, lâĂ©mir du Qatar a commandĂ© au cĂ©lĂšbre architecte français Jean Nouvel, la Rose des sables, qui accueille maintenant le MusĂ©e national du Qatar. Cette vitrine se veut un incontournable dans la stratĂ©gie des dirigeants du pays pour vendre une image de moder nitĂ© au reste du monde⊠et aux touristes qui voyagent sur les ailes de Qatar Airways.
Or, lâinstrument sur lequel lâĂ©mirat a le plus misĂ© est la diplo matie sportive, qui est considĂ©rĂ©e comme un enjeu stratĂ©gique pour le pays. Des milliards de gazodollars ont donc Ă©tĂ© investis dans lâachat de clubs de soccer prestigieux, comme le PSG, ou encore dans le tournoi de tennis de Doha.
Fortes de leur succĂšs dans la tenue des championnats du monde dâathlĂ©tisme en 2019 et aprĂšs leur Ă©chec Ă devenir lâhĂŽte des Jeux
JOURNAUX
ĂCOLOS
Idée n° 9
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olympiques dâĂ©tĂ© en 2016 et 2020, les autoritĂ©s de Doha ont rĂ©ussi Ă attirer la Coupe du monde de la FIFA 2022 aprĂšs une intense stratĂ©gie de lobbying et de trĂšs forts soupçons de corruption qui monopolisent les justices amĂ©ricaine, française et suisse. Rien de moins!
Alors oĂč est le problĂšme?
La tenue de la Coupe du monde de la FIFA au Qatar est tout dâabord un vĂ©ritable dĂ©sastre environnemental, puisque lâĂ©mirat a construit sept stades, une ville entiĂšre, des centaines dâhĂŽtels, un mĂ©tro et un nouvel aĂ©roport pour seulement trois semaines dâĂ©vĂšnements et 2,8 millions de rĂ©sidents (dont 90 % nâont pas la citoyennetĂ© qatarie) qui Ă©taient dĂ©jĂ bien lotis du point de vue des infrastructures. Bref, du bĂ©ton et de la pollution pour pas grand-chose.
Quelque 3,6 millions de tonnes Ă©quivalent CO2 Ă©mises pour rien qui contribueront au rĂ©chauffement de la planĂšte⊠et du Qatar! Rappelez-vous les condi tions mĂ©tĂ©o extrĂȘmes pendant les Mondiaux dâathlĂ©tisme de 2019.
Pour ce Mondial de soccer, il a fallu que les joueurs usent de tout leur poids pour que la com pétition ne se déroule pas en été, mais sous un temps de novembre plus clément.
Câest ensuite un dĂ©sastre humanitaire puisque le Qatar, comme pour le reste de son Ă©co nomie au demeurant, repose sur une main-dâĆuvre Ă©trangĂšre venue principalement dâAsie du Sud qui est plus que piĂštrement traitĂ©e. En rĂ©alitĂ©, les mauvais traitements et les mauvaises conditions de travail de ces travailleurs nâont cessĂ© de dĂ©frayer la chronique depuis lâattribution de la coupe au Qatar.
Je dis travailleurs, mais on a plutĂŽt Ă faire Ă de lâesclavage moderne, les salaires Ă©tant tel lement ridicules⊠quand ils sont payĂ©s!
DĂšs 2014, Amnistie internatio nale avait tirĂ© la sonnette dâalarme en parlant de travail forcĂ©. Selon une enquĂȘte du Guardian, quelque 6 500 travailleurs Ă©trangers seraient morts sur les chantiers. Un cout humain Ă©norme qui sâajoute aux 200 milliards de dollars amĂ©ricains dĂ©boursĂ©s pour lâorganisation de ce Mondial.
Le sport comme outil de mobilisation des citoyens du monde
Toute cette situation est bien dommage, dâautant plus quâelle fait suite aux controversĂ©s Jeux olym piques dâhiver de Sotchi et Ă ceux dâĂ©tĂ© de Beijing. Nous sommes en droit de nous attendre Ă ce que ces grands rassemblements sportifs ne soient pas, ou ne soient plus, de vĂ©ritables gabegies et autres dĂ©sastres Ă©cologiques et quâils soient respectueux des droits de la personne.
On le sait, le sport rassemble au-delĂ des diffĂ©rences. Il permet la communion entre les peuples de la planĂšte. Plus dâun milliard de personnes (soit une personne sur huit) suivent les Jeux olympiques ou la Coupe du monde de soccer.
De tels Ă©vĂšnements sont les seuls moments donnĂ©s Ă lâhumanitĂ© partout sur la planĂšte de vivre une mĂȘme expĂ©rience. Leur potentiel Ă©mancipateur, de moteur de chan gement social, est donc colossal.
Lâhistoire retiendra plusieurs de ces grands moments. La Coupe du monde de rugby qui se dĂ©roule en Afrique du Sud en 1995 alors que le pays vient tout juste de connaitre ses premiĂšres Ă©lections libres. Mandela, fraichement Ă©lu, y verra lĂ lâoccasion unique de lancer la rĂ©conciliation. Et, dans ce sport de Blancs, les Springboks qui avaient tant incarnĂ© lâapartheid et son idĂ©ologie deviendront dĂ©sormais le symbole de la Nation arc-en-ciel. JâarrĂȘterai ici puisque Clint Eastwood a magistralement racontĂ© cette histoire dans son film Invictus (2009).
On peut Ă©galement penser au match de la Coupe du monde de la FIFA de 1998 qui a opposĂ© les Ătats-Unis Ă lâIran et qui a fait plus en 90 minutes que 20 ans de diplomatie. Les joueurs des deux Ă©quipes nationales enverront paitre les dirigeants qui leur avaient interdit de fraterniser et sâen donneront Ă cĆur joie lors dâune sĂ©ance photo qui a marquĂ© lâhistoire.
Comme partisans ou tĂ©lĂ©s pectateurs, on nâen est pas moins citoyens. On ne peut pas faire abs traction des enjeux politiques et Ă©conomiques astronomiques de ces grandes messes sportives. Et câest lĂ oĂč chacun dâentre nous dĂ©tient une petite parcelle de pouvoir pour faire changer les choses.
Alors on regarde les matchs ou non?
Le Canada a trĂšs peu parlĂ© des problĂšmes Ă©thiques majeurs quâa soulevĂ©s lâattribution de cette Coupe au Qatar. Nous sommes trop occupĂ©s Ă discuter du fait que, pour la premiĂšre fois de notre histoire, nous nous sommes qualifiĂ©s pour cette Coupe, une victoire en soi.
Mais en mĂȘme temps, si nous voulons cĂ©lĂ©brer cet exploit et sou tenir notre Ă©quipe, nous ne pouvons rester silencieux devant le dĂ©sastre humain et environnemental de cette Coupe. Pour jouer un rĂŽle sur la scĂšne mondiale, le Canada nâa rien dâautre Ă avancer que son identitĂ© dâĂtat dĂ©mocratique modĂšle, res pectueux des droits de la personne.
Que faisons-nous face aux interrogations soulevées par ce Mondial? Les appels au boycottage se multiplient un peu partout sur la planÚte. De nombreuses villes européennes ont décidé de ne pas retransmettre les matchs sur écrans géants sur les places et dans les parcs publics.
Des Ă©quipes nationales sĂ©lec tionnĂ©es ont choisi de marquer chacune Ă leur façon leur indigna tion : les joueurs danois porteront un kit noir pour dĂ©noncer les abus; lâĂ©quipe australienne de football y a Ă©tĂ© dâune vidĂ©o critiquant le Qatar et son traitement des tra vailleurs migrants.
Plusieurs capitaines dâĂ©quipe ont dĂ©cidĂ© de porter un brassard aux couleurs arc-en-ciel pour dĂ©noncer les lois homophobes du Qatar. Les joueurs anglais et nĂ©er landais rencontreront des ouvriers, et la fĂ©dĂ©ration des Pays-Bas vendra aux enchĂšres les maillots de sĂ©lection nationale pour rever ser les fonds Ă des organisations travaillant auprĂšs des travailleurs migrants au Qatar.
Au-delĂ du sport, il y a mille façons de manifester son oppo sition aux lois et politiques rĂ©tro grades de lâĂ©mirat qatari. On peut ĂȘtre fans et citoyens⊠et faire preuve de crĂ©ativitĂ©!
AurĂ©lie Lacassagne est politicologue de formation et doyenne des FacultĂ©s de sciences humaines et de philo sophie de lâUniversitĂ© Saint-Paul Ă Ottawa. Elle est membre du ComitĂ© de gouvernance du par tenariat Voies vers la prospĂ©ritĂ©.
18 CHRONIQUES
Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
AurĂ©lie Lacassagne, chroniqueuse â Francopresse
Payer le loyer
Yves Lafond
Je suis tombĂ© par hasard lâautre jour sur la chanson du groupe Midnight Oil, « Beds Are Burning (les lits brĂ»lent) ».
Comme il mâarrive souvent, aprĂšs nâen avoir retenu que quelques paroles seulement, jâai toujours mĂ©sinterprĂ©tĂ© le sens de la chanson.
Pour moi, les mots « terre » et « il est temps de payer le loyer, de payer notre part, notre dĂ» » avaient comme thĂšme la pollution et le mal quâon fait Ă la planĂšte. Mais il sâagis sait en fait de remettre un certain territoire australien Ă une premiĂšre nation, les Pintupi, qui leur avait Ă©tĂ© enlevĂ©. Noble cause sâil en est une, mais ça signifiait aussi que je mâĂ©tais encore plantĂ©. Mais quâĂ cela ne tienne. Jâai dĂ©cidĂ© de faire un peu de millage sur cette ligne de pensĂ©e.
GrĂące et merci Ă plusieurs religions, les chrĂ©tiennes surtout, avant on considĂ©rait la terre et tout ce qui sây trouvait comme ayant Ă©tĂ© créé par Dieu pour servir lâhumain.
Tout ce qui avait Ă©tĂ© mis sur terre lâavait Ă©tĂ© mis pour cette seule raison. La forĂȘt? On sâen servait pour nous construire, nous chauffer, nous nourrir grĂące Ă la faune et la flore quâelle abritait. Mais elle Ă©tait difficile Ă contrĂŽler. Alors, quand on lâavait suffisamment siphonnĂ©e et mĂȘme avant, on la faisait disparaitre afin
de transformer son sol en champs beaucoup plus faciles Ă dominer.
Il y avait et y aurait toujours plus de forĂȘts plus loin qui attendraient docilement le bon moment pour nous servir. Une fois transformĂ©es en champs, on profiterait du sol le plus riche quâon puisse imaginer grĂące Ă la dĂ©composition vĂ©gĂ©tale sây Ă©tant accumulĂ©e depuis des centaines voire des milliers dâannĂ©es. CâĂ©tait bien la preuve que tout ça avait Ă©tĂ© orchestrĂ© par la main divine ayant tout planifiĂ© pour nous depuis longtemps, bien avant quâon soit lĂ .
La mer? MĂȘme affaire. Ă quoi dâautre pouvaient donc ĂȘtre utiles ces grosses patentes de baleines si ce nâĂ©tait que de nous servir? La morue? Quand on sâinquiĂ©tait de la disparition de nâimporte quelle espĂšce vĂ©gĂ©tale ou animale, câĂ©tait surtout parce quâen fin de compte, ça risquait de nous crĂ©er un manque. CâĂ©tait comment les protecteurs de lâenvironnement du temps nous avertissaient du danger Ă trop abuser. Non pas que ça partait de mauvaises intentions ou quâils avaient tort, mais câest juste pour dire que câĂ©tait toujours basĂ© sur le thĂšme de nous servir.
Il faut bien avouer par contre quâon apprenait aussi que tout ĂȘtre vivant avait une utilitĂ© quelconque. Je nâai jamais compris, dans cette ligne de pensĂ©e, oĂč le maringouin se situait. Câest la question que jâavais posĂ©e Ă ce couple dâĂ©cologistes
amis rencontrĂ© lors dâun voyage de pĂȘche au Saguenay.
Ils Ă©taient probablement issus dâune des premiĂšres batch sorties de lâĂ©cole avec ce diplĂŽme de cette nouvelle discipline appelĂ©e Ă©cologie. Peu avant de les connaitre, jâavais Ă©tĂ© tentĂ© par cette voie. Mais venant de la rĂ©gion de St-JĂ©rĂŽme, oĂč il fallait mettre rapidement un couvert sur la marmite bouillonnante des rĂȘves insensĂ©s, jâai trĂšs vite abandonnĂ© cette idĂ©e. Qui allait nous engager? Personne. Ou Ă peu prĂšs.
Le gouvernement en avait bien une poignĂ©e Ă son service, mais ce devait ĂȘtre encore un de ces domaines oĂč il faudrait se battre bec et ongles dans une compĂ©ti tion sans merci avec des confrĂšres afin de mĂ©riter une place. Pas mon genre. Jâai ensuite presque regrettĂ© avoir renoncĂ© Ă suivre cette voie quand jâai rencontrĂ© ce couple en question. Ils travaillaient. Mais il faut bien avouer aussi quâeux, câĂ©tait Hydro-QuĂ©bec leur patron.
CâĂ©tait Ă lâĂ©poque oĂč on avait lâimpression que lâhydro, Ă©moustillĂ© par le succĂšs de la Baie James, nâavait quâen tĂȘte dâinonder une partie du QuĂ©bec. Devant le dĂ©but de levĂ©es de boucliers de citoyens sâindignant, en tant quâentreprise prĂ©voyante, ils mettaient sur la table des piles Ă©paisses comme ça de dossiers prouvant au contraire quâils nâaffectaient en rien lâenvi ronnement. Et eux, ils en avaient
de lâargent pour engager des Ă©co logistes. Finalement, je ne lâai pas regrettĂ© longtemps.
Pour en revenir aux marin gouins, leur rĂ©ponse quâils Ă©taient « une banque alimentaire » mâavait plus ou moins convaincu. Je ne lâai jamais su. Bof! On peut pas tout savoir. Ils sont lĂ pis câest toutte. Faut faire avec.
Il en va de mĂȘme pour dâautres espĂšces animales et vĂ©gĂ©tales. On sait pas toujours pourquoi elles sont lĂ , mais elles le sont. Il est grand temps quâon arrĂȘte de se compor ter en propriĂ©taire. La terre nâest pas notre parterre. On nâen enlĂšve pas les pissenlits juste parce que ça dĂ©tonne avec le vert du gazon. Nous ne sommes que dâhumbles locataires. Et pas des bons Ă part ça. On est bruyant. On respecte pas nos voisins (les autres espĂšces) pis on est bien plus de monde dans la cabane que quand on est arrivĂ©.
On est sur le point de se faire Ă©vincer. Câest peut-ĂȘtre mĂȘme dĂ©jĂ commencĂ©. Peut-ĂȘtre quâil y a du meilleur ailleurs mais Ă date, ça a lâair dâĂȘtre loin en titi. Comme disait mon pĂšre, si on veut arriver, faudrait partir ben vite. Mais comme câest pas le cas, faudrait se comporter en bons locataires et arrĂȘter de tout
dĂ©truire, non pas pour se ramasser dans la rue, mais dans nulle part. Je nâai jamais vĂ©cu dans une grande ville. Donc les coquerelles, je ne pense pas en avoir tant vu que ça. Par contre les fourmis, ça je mâen rappelle par exemple. Autant on ne se lasse pas de les admirer pour leur maniĂšre de sâorganiser, autant on va les diaboliser quand elles enva hissent notre maison. En fait, quand nâimporte quelle bĂ©bitte ou bestiole envahit nâimporte quoi que ce soit, ça devient un problĂšme majeur. Ăa a lâair dâĂȘtre une loi sur terre.
Quand ça arrive, il y a interven tion soit humaine soit environne mentale pour en diminuer la densitĂ© ou jusquâĂ lâĂ©liminer. Les exemples au cours de lâhistoire, et surtout la prĂ©histoire, sont multiples. Câest pas nous qui lâavons implantĂ©e, cette loi. Câest comme ça depuis que la terre est terre. Nous, on ne fait que lâappliquer quand ça fait notre affaire. LĂ , Ă voir, on le voit bien que câest rendu nous la bĂ©bitte envahissante.
Faut se watcher! Parce que sinon, la terre, elle va sâen occuper, elle, de nous fomenter une sorte dâinsecticide spĂ©cialement Ă©laborĂ© juste pour nous. Un jour, il va falloir penser Ă le payer, le loyer.
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âŠparcequelepetitJimmy nâestpasuneoption TâASCONSOMMĂ?CONDUISPAS. CHRONIQUES Dawn Bartsch, laurĂ©ate de lâOrdre de Polaris 2011, a contribuĂ© au dĂ©veloppement du transport aĂ©rien dans le Nord en cherchant Ă briser la barriĂšre entre les sexes et en rendant rĂ©alisable le rĂȘve de devenir pilote que caressent les jeunes femmes dâaujourdâhui. Pour proposer un candidat ou une candidate Ă lâintronisation au Temple de la renommĂ©e du transport du Yukon, visitez notre site Web, au https://yukon.ca/fr/intronisations-temple-renommee-transport-yukon ou communiquez avec nous au 867-667-5832 ou Ă lâadresse thof@yukon.ca. *Date limite : le 31 dĂ©cembre 2021 Connaissez-vous quelquâun qui a contribuĂ© de façon mĂ©morable Ă lâindustrie du transport au Yukon? Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca L'AURORE EN ONDES Les balados de lâAurore borĂ©ale : disponibles en ligne! Pour Ă©couter les articles lus : soundcloud.com/lauroreboreale ou auroreboreale.ca
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Une partie intéressante de mon travail à titre de commissaire du Yukon est la rencontre annuelle avec mes collÚgues pour discuter et échanger sur des enjeux communs dans chacune de nos régions.
En raison de la COVID-19, notre derniĂšre rencontre en personne remonte Ă juin 2019, Ă Toronto.
Du 30 octobre au 1er novembre, jâai rencontrĂ© 10 de mes collĂšgues Ă St. Johnâs, Terre-Neuve-et-Labrador. Merci Ă lâhonorable Judy Foote, lieutenante-gouverneure de TerreNeuve-et-Labrador, et Ă son Ă©quipe, de nous avoir offert lâoccasion de nous rencontrer malgrĂ© les reports.
La date originale de la rĂ©union Ă©tait prĂ©vue du 18 au 22 septembre, mais le dĂ©cĂšs de la reine Elizabeth II a occasionnĂ© une rĂ©organisation de lâĂ©vĂ©nement et trois de mes collĂš
gues ont Ă©tĂ© dans lâincapacitĂ© de se joindre Ă nous (activitĂ© dĂ©jĂ planifiĂ©e, maladie et blizzard au Nunavut).
Jâai eu la chance de faire la connaissance en personne de deux nouvelles collĂšgues : Brenda Murphy, lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick, et Anita Neville, la nouvelle lieutenante-gou verneure du Manitoba, qui a Ă©tĂ© assermentĂ©e le 24 octobre dernier.
Nous avons eu des rĂ©ceptions avec des membres du gouverne ment de Terre-Neuve-et-Labrador, des rĂ©unions dâaffaires et des prĂ©sentations sur lâaccueil des rĂ©fugiĂ©s ukrainiens, lâimmigration, la santĂ© mentale, les changements climatiques et lâindigĂ©nisation des institutions, et des occasions de visites (Signal Hill, Cape Spear).
Un grand merci Ă Keith et Ă Frank, deux aides de camp de la lieutenante-gouverneure de Terre-Neuve-et-Labrador, de sâĂȘtre
occupĂ©s de moi, de ma secrĂ©taire particuliĂšre, de la commissaire des Territoires du Nord-Ouest et de son mari Jim, le dimanche 30 octobre. Nous avons pu faire une visite personnalisĂ©e des environs de St. Johnâs.
Ce fut un plaisir de revoir tout le monde. Ătant la plus jeune du groupe, de plusieurs annĂ©es, câest toujours motivant pour moi dâĂȘtre entourĂ©e de ces mentores qui mâinspirent tous les jours et qui font de lâexcellent travail dans leurs rĂ©gions respectives.
Jâai hĂąte dâĂȘtre en juin 2023, quand le Yukon sera lâhĂŽte de la confĂ©rence annuelle du gouverneur gĂ©nĂ©ral, des lieutenants-gouver neurs et des commissaires territo riaux. Nous planifions une rencontre remplie de discussions, dâinforma tion et de dĂ©couverte du Yukon.
Angélique Bernard, commissaire du Yukon
Notre groupe Ă Cape Spear.
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20 Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
Darek Nakonieczny
CHRONIQUES
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Puisque la langue de travail du gouvernement du Yukon est l'anglais, veuillez soumettre tout document de candidature en anglais. info@auroreboreale.ca En quĂȘte dâune idĂ©e cadeau qui sort de lâordinaire? Les livres de Marielle Veilleux et dâYves Lafond sont en vente Ă la rĂ©ception du Centre de la francophonie au prix de 20$
Ă quand la fin?
Le 25 novembre a marquĂ© la JournĂ©e internationale pour lâĂ©limination de la violence Ă lâĂ©gard des femmes, ainsi que le dĂ©but de la campagne des 16 jours dâactivisme contre la violence fondĂ©e sur le genre. Seize jours pour tirer la sonnette dâalarme et passer Ă lâaction.
Cinq ans aprĂšs le dĂ©but de la vague de dĂ©nonciation #moiaussi sur les rĂ©seaux sociaux, qui a permis de libĂ©rer la parole de victimes de viol et dâagression sexuelle, oĂč en est-on? Pas bien loin.
Le sexisme et la misogynie se portent bien, merci. Retour sur quelques moments clĂ©s de lâannĂ©e.
Printemps 2022. Nous obser vons le lynchage mĂ©diatique de lâactrice Amber Heard lors de son procĂšs contre Johnny Depp. Un procĂšs pour diffamation dans le cadre de violence conjugale, relayĂ© Ă la maniĂšre dâun divertissement par les mĂ©dias et dont la toile sâem pare pour laisser libre cours Ă son antifĂ©minisme le plus primaire Ă coup de mĂšmes sordides visant Ă ridiculiser lâactrice.
Bien loin de profiter de lâoc casion pour soutenir les victimes de violence ou pour proposer des ressources afin de les aider, les internautes se dĂ©chaĂźnent pour discrĂ©diter les femmes victimes dâabus, sans jamais sâintĂ©res ser Ă la nature systĂ©mique de cette violence.
ĂtĂ© 2022. Nous prenons conscience de lâampleur du phĂ© nomĂšne Andrew Tate, alors que lâinfluenceur britannique se voit banni des principaux rĂ©seaux sociaux. Nous dĂ©couvrons avec effroi la misogynie et les discours haineux auxquels sont rĂ©guliĂšre ment confrontĂ©s nos jeunes en pleine construction identitaire, et notre incapacitĂ© Ă les en protĂ©ger efficacement.
MalgrĂ© le racisme et la vio lence des propos de lâinfluenceur, il se trouve tout de mĂȘme des voix pour le dĂ©fendre, au nom de la sacro-sainte libertĂ© dâexpression, bien sĂ»r.
Automne 2022. Nous voyons la fĂ©dĂ©ration canadienne de hockey continuer de dĂ©fendre ses dirigeants, malgrĂ© leur incapacitĂ© Ă rĂ©pondre adĂ©quatement aux allĂ©gations dâagression sexuelle visant certains joueurs.
Nous mesurons Ă quel point la culture du viol est institution nalisĂ©e au sein de la fĂ©dĂ©ration sportive lorsque nous dĂ©couvrons le nombre de plaintes Ă©touffĂ©es par lâentremise dâun fonds monĂ©taire créé Ă cet effet.
« Câest simple, dans les 30
derniĂšres annĂ©es, plus dâactions ont Ă©tĂ© posĂ©es Ă Hockey Canada pour Ă©touffer les plaintes de violence sexuelle que pour les empĂȘcher », explique un article du quotidien quĂ©bĂ©cois Le Devoir.
Encore et toujours, les agres seurs sont protégés. Encore et toujours, les victimes sont priées de se taire.
Une violence systémique et récurrente
Les violences fondĂ©es sur le genre ne cessent dâaugmenter dans plusieurs provinces du pays, comme au Nouveau-Brunswick, qui a constatĂ© une hausse de 39 % du nombre dâactes de violence conjugale entre 2009 et 2021.
Ă la fin du mois dâoctobre, 144 femmes avaient dĂ©jĂ Ă©tĂ© tuĂ©es au Canada cette annĂ©e, soit prĂšs dâune femme tous les deux jours. La moitiĂ© dâentre elles sont mortes sous les coups de leur compa gnon, dans leur propre maison.
Et les femmes autochtones continuent dâĂȘtre largement sur reprĂ©sentĂ©es dans les cas de fĂ©minicides et de disparitions au Canada.
Il ne sâagit pas de chicanes de
couple, de malheureux accidents ou de drames passionnels, comme aiment les dĂ©crire certains mĂ©dias. Ces chiffres attestent dâune vio lence globale et rĂ©currente ciblant prĂ©cisĂ©ment les femmes.
Une violence qui sâinscrit dans une culture patriarcale bien vivace, maintenant et reproduisant lâoppression des femmes par les hommes dans toutes les sphĂšres de la vie, et ce depuis des siĂšcles.
Cette culture tolĂšre les blagues sexistes, le harcĂšle ment, les gestes dĂ©placĂ©s. Cette culture cherche des excuses pour lâagresseur avant mĂȘme que la victime ait fini de parler. Cette culture apprend aux femmes Ă avoir peur la nuit, plutĂŽt que dâĂ©du quer ses garçons. Cette culture permet aux hommes dâaccĂ©der aux lieux de pouvoir de maniĂšre totalement disproportionnĂ©e.
Câest une violence perma nente, diffuse, qui sâinstille dans les dĂ©tails de nos quotidiens, dans nos discours et dans les rouages de nos systĂšmes judiciaires. Une
violence qui dicte nos comporte ments et entrave nos libertés.
Une violence perpĂ©trĂ©e par les gouvernements eux-mĂȘmes, lorsquâils ne respectent pas les droits sexuels et reproductifs des femmes et des minoritĂ©s de genre. Ou lorsquâils refusent de prendre des mesures pour lutter contre la pauvretĂ©, contribuant de ce fait Ă exacerber les inĂ©galitĂ©s et Ă maintenir les femmes et les minoritĂ©s de genre en position de vulnĂ©rabilitĂ©.
Cette violence ne pourra prendre fin que le jour oĂč lâon dĂ©cidera enfin de la voir pour ce
quâelle est : un enjeu systĂ©mique, que nous devons aborder de façon systĂ©mique. Un enjeu de santĂ© publique sur lequel nous avons le devoir dâagir lĂ , maintenant.
Pour que cesse cette guerre mondiale contre les femmes, pour reprendre les mots de la cĂ©lĂšbre activiste fĂ©ministe Silvia Federici. Pour que plus jamais les femmes nâaient peur de rentrer chez elles.
Julie Gillet est directrice du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick. Ses chroniques dans Francopresse reflÚtent son opinion personnelle et non celle de son employeur.
Câest le temps des arbres de NoĂ«l
Chaque annĂ©e, vous pouvez couper un sapin de NoĂ«l pour votre foyer sur des terres publiques vacantes Ă lâextĂ©rieur des limites municipales, et dans certaines zones Ă lâintĂ©rieur des limites de la Ville de Whitehorse.
Veillez respecter la propriĂ©tĂ© dâautrui, les rĂšglements municipaux et le zonage.
Pour connaĂźtre un endroit appropriĂ© oĂč couper votre arbre de NoĂ«l, visitez le site Web de la Direction de la gestion des forĂȘts, au yukon.ca/fr/arbres-de-noel
Vous pouvez Ă©galement tĂ©lĂ©phoner au 867-456-3999, ou passer au bureau dâInspections et suivi de la conformitĂ© de votre localitĂ©.
Passez de trĂšs joyeuses fĂȘtes, en toute sĂ©curitĂ©.
21 CHRONIQUES âŠpourdesFĂȘtes entoutesĂ©curitĂ© TâASCONSOMMĂ?CONDUISPAS.
Julie Gillet, chroniqueuse â Francopresse
Oleksandr Pidvalnyi-Pexels
Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
Les étranges oscillations de Bételgeuse
Agence Science-Presse
En 2019, lâĂ©toile BĂ©telgeuse avait connu un Ă©pisode de ce quâon avait appelĂ© un grand assombrissement : sa luminositĂ© avait diminuĂ© dâau moins un quart. LâĂ©toile a, depuis, repris sa brillance, mais elle continue dâavoir un comportement Ă©trange.
Ce qui sâĂ©tait passĂ© Ă lâau tomne 2019 Ă©tait lâexpulsion par BĂ©telgeuse dâune Ă©norme quantitĂ© de matiĂšre â assez pour masquer Ă nos yeux une partie de lâĂ©toile, et donner lâimpression de cette perte de luminositĂ©. Mais les causes de cette expulsion sont plus profondes
et expliquent sans doute que lâĂ©toile nâait pas encore rĂ©cupĂ©rĂ©.
LâĂ©vĂ©nement de 2019 serait survenu au moment oĂč lâĂ©toile Ă©tait au sommet de son cycle de 400 jours, coĂŻncidant avec lâapparition dâune rĂ©gion plus chaude Ă sa surface. Lâexpulsion de matiĂšre qui en avait rĂ©sultĂ© reprĂ©sentait des mil liards de fois ce que reprĂ©sentent les Ă©ruptions les plus massives de notre Soleil. Ce qui explique quâelle soit apparemment, aujourdâhui encore, « dĂ©balancĂ©e » : elle a perdu son cycle de « battements » de 400 jours quâon lui connaissait depuis deux siĂšcles. Ce rythme semble pour lâins
tant sâĂȘtre accĂ©lĂ©rĂ©. Et sa surface oscille dâune façon anormale, notent dans leur Ă©tude des astrophysiciens du Centre Harvard-Smithsonian dâastrophysique et dâinstitutions de deux autres pays.
Mais au-delĂ de la curio sitĂ© astronomique que tout cela reprĂ©sente, BĂ©telgeuse nâest pas en bonne santĂ© : câest une Ă©toile massive â une supergĂ©ante rouge â qui approche de son inĂ©vitable fin de vie. Certains thĂ©oriciens prĂ©disent quâelle va mourir dans une explosion finale â une super nova â susceptible de survenir dans « seulement » 10 000 ans. Dâautres
Météorites et briques de la vie
placent une date plus lointaine, ou spĂ©culent sur une mort moins spectaculaire. Dans tous les cas, le fait quâelle soit dans notre voisi nage â Ă peine 430 annĂ©es-lumiĂšre, dans la constellation dâOrion â offre une occasion rare dâobserver ces phĂ©nomĂšnes Ă©tranges. Une autre expulsion massive de matiĂšre est ainsi prĂ©vue pour 2026.
Le scĂ©nario du pire â une super nova â ne reprĂ©sente pas un risque pour nous : il faudrait pour cela ĂȘtre 10 fois plus prĂšs. Mais le spectacle risque dâĂȘtre impossible Ă manquer dans le ciel.
sciencepresse.qc.ca
Quatre « briques » constituent les bases de toute forme de vie sur Terre. Deux avaient jadis Ă©tĂ© dĂ©couvertes dans des mĂ©tĂ©orites. Les deux derniĂšres viennent aussi dâĂȘtre dĂ©couvertes dans des mĂ©tĂ©orites.
Agence Science-Presse
Pour ĂȘtre clair, il ne sâagit pas de « la » preuve que la vie sur Terre est apparue grĂące Ă des mĂ©tĂ©orites. Les ingrĂ©dients de base Ă©taient peut-ĂȘtre dĂ©jĂ sur notre planĂšte. Ou bien la vie aurait peut-ĂȘtre pu suivre un autre chemin que celui de ces quatre « briques » â les acides nuclĂ©iques quâon dĂ©signe par les
lettres A, C, T, G, qui constituent « lâalphabet » gĂ©nĂ©tique de tous les ĂȘtres vivants sur Terre.
Mais câest au moins une partie du casse-tĂȘte qui est complĂšte, assurent les chercheurs japonais et amĂ©ricains qui ont publiĂ© dans la revue Nature Communications Ils ont observĂ© le « C » (cytosine) et le « T » (thymine) dans trois mĂ©tĂ©orites. De plus, le ratio de ces
deux composĂ©s les distinguerait suffisamment de ce que lâon trouve dans les sols environnants pour que ces chercheurs excluent lâhypo thĂšse dâune « contamination » par le sol : autrement dit, ce C et ce T auraient une origine extraterrestre, et trĂšs ancienne, soit il y a plus de 4 milliards dâannĂ©es, quand ces mĂ©tĂ©orites se sont formĂ©es dans lâespace.
Tous les experts ne sont pas prĂȘts Ă Ă©carter lâhypothĂšse de la contamination pour ces mĂ©tĂ©o rites-ci. Mais il nâen demeure pas moins que lâhypothĂšse dâun « ense mencement » par des mĂ©tĂ©orites, elle, est prise au sĂ©rieux depuis quâon a dĂ©couvert, il y a une soixan taine dâannĂ©es, les deux premiĂšres briques (AdĂ©nine et Guanine) dans dâautres cailloux cosmiques.
Plusieurs chercheurs avaient simplement renoncé à la possibi
litĂ© de dĂ©couvrir les deux autres, en raison des minuscules quan titĂ©s impliquĂ©es. Câest dans ce contexte que la recherche dirigĂ©e par lâastrochimiste Yasuhiro Oba, de lâUniversitĂ© dâHokkaido, suscite de lâintĂ©rĂȘt, parce quâĂ dĂ©faut dâavoir apportĂ© une preuve, elle apporte une nouvelle mĂ©thode pour fouiller dâautres mĂ©tĂ©o rites, Ă la recherche de traces jusque-lĂ indĂ©tectables. sciencepresse.qc.ca
RĂGLES DU JEU :
22 SCIENCE
LâĂ©toile BĂ©telgeuse fait partie de la constellation dâOrion.
Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
Pixabay
devez remplir toutes les cases vides en pla çant les chiffres 1 Ă 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boĂźte de 9 cases. Chaque boĂźte de 9 cases est marquĂ©e dâun trait plus foncĂ©. Vous avez dĂ©jĂ quelques chiffres par boĂźte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais rĂ©pĂ©ter les chiffres 1 Ă 9 dans la mĂȘme ligne, la mĂȘme colonne et la mĂȘme boĂźte de 9 cases. RĂPONSE DU JEU NO 505 JEU NO 505 La nuit tous les chats sont gris Sois visible Ă VĂLO, Ă PIED EN TROTTINETTE OU EN RAQUETTES Tu promĂšnes ton chien en soirĂ©e? Tu marches Ă lâĂ©cole en matinĂ©e? RESTE ACTIF.IVE EN TOUT SĂCURITĂ Demande ta bandouliĂšre rĂ©flĂ©chissante et ta lampe frontale gratuites. QuantitĂ©s limitĂ©es pcsyukon@francosante.org
Vous
Dans le cadre de son projet lâABCdaire dâun cerveau en santĂ©, le PCS est Ă la recherche de personnes intĂ©ressĂ©es par lâanimation dâateliers communautaires de sensibilisation et dâexpĂ©rimentation des bienfaits de la musique pour le maintien des capacitĂ©s cognitives des adultes et personnes ĂągĂ©es.
Les animateurs et animatrices formé·e·s par le projet seront rémunéré·e·s pour leur animation qui débuteront dÚs janvier 2023 (grand public et milieux de soins).
Ă noter quâil nâest pas nĂ©cessaire dâĂȘtre un·e musicien·ne accompli·e pour animer, mais quâil faut avoir un intĂ©rĂȘt et une sensibilitĂ© envers la musique et ses bienfaits sur la santĂ© et sâengager Ă suivre la formation offerte. Formation des animateurs·trices SĂ©rie dâateliers musique-santĂ© cognitive (cerveau) 14 dĂ©cembre 2022, 16 h Ă 18 h (zoom) Formateur : Olivier de Colombel, musicothĂ©rapeute associĂ© au projet.
23 COUPS DâOEIL
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Musique Mouvement et Mieux-ĂȘtre Au service dâun cerveau en santĂ© Animateurs.trices communautaires recherchĂ©es
ĂȘtes dynamique?
aimez animer des activités?
La musique, le mouvement et la santé vous intéresse?
NouveautĂ©s! Maintenant disponibles au centre de ressources en santĂ© du PCS Ce projet est menĂ© conjointement par les rĂ©seau santĂ© en frança is de la Saskatchewan et du Yukon (PCS). Emprunt gratuit auprĂšs de : pcsyukon@francosante.org Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca LA SĂRIE DâATELIERS DE CUISINE EN DIRECT (ZOOM) Animatrice: Anna Ly, diĂ©tĂ©tiste SAMEDI le 17 dĂ©cembre 2022 de 10 h Ă 12 h (heure du Yukon) CÊŒest gratuit! Parents-enfants et grand public. Places limitĂ©es pour obtenir le sac dÊŒingrĂ©dients (Yukon). Inscriptions : 668-2663 poste 800 pcsyukon@francosante.org Cuisine festive
Morgan Wienberg et Antoinette GreenOliph, deux entrepre neures dâexpression française, ont participĂ© Ă la confĂ©rence portant sur le thĂšme de lâĂ©chec, dans le cadre de la semaine de lâinnovation yukonnaise.
Camille Boyer
La deuxiĂšme capsule radio-théùtre Ăge et Travail a Ă©tĂ© enre gistrĂ©e le 16 novembre au studio du CSSC Mercier. Elle met en scĂšne Patricia Brennan, Susan Newhall, RP Singh, Ătienne Girard et Annie Maheux.
Fournie
8 décembre
19 h Ă 21 h : Match #9 de la Fabrique dâimprovisation du Nord au Elks Lodge (401 rue Hawkins).
Les Verts affronteront les Jaunes. 10 $ à la porte (cartes-fidélité disponibles).
9 décembre
12 h à 14 h : Atelier en prévention du suicide, animé par Jessica Nadon, intervenante sociale. Atelier en ligne gratuit. Inscr. : pcsyukon@ francosante.org
17 h Ă 18 h 30 : Dernier cafĂ©rencontre de lâannĂ©e 2022! Venez cĂ©lĂ©brer le temps des fĂȘtes en famille ou entre amis et dĂ©gustez
PETITES ANNONCES
ARTS ET CULTURE
RĂ©pertoire dâartistes francophones. Vous cherchez des artistes francophones pour un Ă©vĂ©nement? DĂ©couvrez le rĂ©pertoire qui met en avant des talents francophones de toutes disciplines au Yukon. Si vous souhaitez faire partie de ce rĂ©pertoire, contactez-nous sans plus attendre. Rens. : artistesfrancophones.afy.ca
COMMUNAUTAIRE
Passez vos vĆux dans le journal. Dans le journal du 22 dĂ©cembre, nous vous proposons de publier un petit message (30 mots maximum) pour passer vos vĆux aux personnes que vous aimez. Une occasion de montrer à « vos proches qui sont loin » que vous ne les oubliez pas pendant cette saison des fĂȘtes!
Rens. : dir@auroreboreale.ca
SĂ©lection de livres pour le Salon du livre. La CSFY prĂ©pare la prochaine Ă©dition du Salon du livre. Cette annĂ©e, la CSFY souhaite offrir la possibilitĂ© Ă la communautĂ© dâajouter des titres Ă la sĂ©lection de livres en vente. Ă noter que les livres ne seront pas mis de cĂŽtĂ© ou rĂ©servĂ©s. La CSFY ne peut garantir non plus que les titres seront disponibles auprĂšs des distributeurs lors de la commande. Ăcrivez vos suggestions Ă info@csfy.ca avant le dĂ©but de janvier.
Dons de matĂ©riel de couture Afin de mettre sur pied un atelier de confection en lien avec le Yukon Sourdough Rendezvous, lâAFY sollicite
de bons mets traditionnels dans une ambiance des plus festives. Centre de la francophonie. Payant. Inscr. : cafe.afy.ca
19 h Ă 22 h 30 : Atelier dâinitiation Ă la danse Lindy Hop suivi dâune soirĂ©e dansante. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire. Payant. Inscr. : lindyhop.afy.ca
12 décembre
19 h à 20 h 30 : Apprenez-en davantage sur les réalités du plein air au Yukon avec Stéphan Poirier. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire avant le 8 décembre. Payant. Inscr. : atelierpleinair.afy.ca
15 décembre
15 h 15 Ă 17 h : LudothĂšque et jeux sur place. RĂ©cupĂšre tes jeux Ă lâĂcole Ămilie-Tremblay et profites-en pour en essayer dâautres! PossibilitĂ© dâemprunter des livres de la bibliothĂšque de lâĂ©cole. Lâemprunt des jeux doit se faire en ligne avant le 13 dĂ©cembre Ă csfy. ca/ludothe que Inscris-toi Ă ludoyukon@gmail.com pour venir essayer de nouveaux jeux. 19 h Ă 21 h : Match #10 de la Fabrique dâimprovisation du Nord au Elks Lodge (401 rue Hawkins). Les Bleus affronteront les Rouges. 10 $ Ă la porte (cartesfidĂ©litĂ© disponibles). Dernier
match avant la pause des fĂȘtes. Reprise en fĂ©vrier.
Jusquâau 15 dĂ©cembre
Les organismes francophones du Yukon sâunissent pour soutenir des associations caritatives locales et venir en aide aux personnes les plus vulnĂ©rables de notre communautĂ©. Cinq points de dĂ©pĂŽt. Rens. : dons.afy.ca
Annoncer : redaction@auroreboreale.ca 867 668-2663
16 décembre
18 h 30 Ă 20 h 30 : Lâorganisme
BYTE met gratuitement Ă disposition des jeunes des patins, des luges et des trottinettes des neiges pour quâils sâamusent au parc Shipyards. Des collations seront servies.
Rens. : sarah@ yukonyouth.com
RĂSEAUTAGE
la communautĂ© pour obtenir des dons de matĂ©riel de couture. Nous recherchons plus particuliĂšrement du fil, des aiguilles, du tissu, de la dentelle ou des rubans. Vous pouvez dĂ©poser vos dons Ă la rĂ©ception du Centre de la francophonie durant les heures dâouverture. Rens. : mbouchard@afy.ca
Partagez vos anecdotes, photos, suggestions et bien plus avec lâAurore borĂ©ale! LâAurore borĂ©ale est le journal de votre communautĂ©. NâhĂ©sitez pas Ă nous faire parvenir des photos, des suggestions, des petites anecdotes! Vos enfants ont participĂ© Ă un concours, gagnĂ© une compĂ©tition, se sont dĂ©marquĂ©s par une initiative? Le journal soulignera leurs accomplissements! Rens. : dir@auroreboreale.ca
DIVERS
Consultation publique. Le gouvernement du Yukon vous invite Ă participer Ă une consultation publique sur les services et communications en français qui aura lieu jusquâau 17 dĂ©cembre. Vos commentaires permettront dâorienter ses efforts lĂ oĂč ça compte le plus. Rens. : yukon.ca/fr/servicesFR
Cours de français langue seconde (FLS). Les inscriptions au cours de français langue seconde sont ouvertes! Vous avez jusquâau 10 janvier 2023 pour convaincre votre entourage anglophone de sâinscrire. Ăvaluation gratuite de connaissance. Payant. Rens. : learnfrench.afy.ca
LâAurore en ondes. Ă chaque publication de lâAurore borĂ©ale, quelques articles sont disponibles en format audio sur la plateforme SoundCloud. NâhĂ©sitez pas Ă contacter le journal si vous souhaitez lire des articles Ă haute voix.
Fermeture du local de lâorganisme Les Essentielles. Le local sera fermĂ© entre le 9 dĂ©cembre et le 16 janvier.
Rens. : info@lesessentielles.ca
Réunion Alcooliques Anonymes en français. Tous les mardis, à 17 h. En ligne, sur Zoom.
Rens. : JPAwhitehorse@gmail.com
Soutenez votre journal local Abonnez-vous ou abonnez vos proches. 31,50 $ pour une année en format papier (150 $ pour la version papier hors Canada) ou en format PDF.
EMPLOI
Appel dâoffres. LâAssociation franco-y ukonnaise est Ă la recherche dâinstructrices et dâinstructeurs pour offrir des cours de français langue seconde aux adultes dĂšs la rentrĂ©e 2023. Contrats rĂ©munĂ©rĂ©s. Envoyez votre candidature avant le 19 dĂ©cembre. Rens. : appel-offres.afy.ca
IMMIGRATION
Test dâĂ©valuation de français (TEF). Les prochaines sessions dâexamens pour passer le TEF auront lieu les vendredis 9 et 16 dĂ©cembre au Centre de la francophonie. Cette Ă©preuve
de français est officiellement reconnue dans le processus dâĂ©valuation des compĂ©tences linguistiques en vue dâobtenir la rĂ©sidence permanente au Canada. Rens. : tef.afy.ca
Vous venez dâimmigrer au Yukon? LâAurore borĂ©ale vous offre six mois dâabonnement (papier ou format numĂ©rique) au seul journal communautaire francophone du territoire. Rens. : info@auroreboreale.ca
JEUNESSE
Mentorat pour jeunes talents « PĂ©pite dâart ». Votre enfant a le rythme dans la peau et ne peut sâempĂȘcher de bouger quand elle ou il entend de la musique? Ne limitez pas son talent Ă des cours de Zumba! Notre service jeunesse JeFY offre gratuitement du mentorat artistique aux jeunes de 14 Ă 18 ans dâexpression française qui souhaitent Ă©voluer dans leur art de prĂ©dilection et peut-ĂȘtre devenir un jour une pĂ©pite dâart! Inscr. : pepite.afy.ca
SANTĂ
TAO Tel-Aide, ligne dâĂ©coute tĂ©lĂ©phonique. Au Yukon, la ligne dâĂ©coute empathique en français TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. NâhĂ©sitez surtout pas Ă les contacter pour parler de vos craintes, vos sources dâanxiĂ©tĂ©, votre stress, votre solitude, ou de tout ce qui vous chamboule au quotidien. Ils sont lĂ pour vous, 24 h/24.
Fait de constituer et dâentretenir des relations qui pourraient ĂȘtre utiles.
RĂFORMER
Apporter des modifications importantes pour améliorer.
DIRECTEURICE
Personne non-binaire qui dirige une entreprise, un établissement ou un organisme. Une personne non binaire peut se sentir ni homme ni femme, les deux, ou une combinaison des deux.
INSĂCURITĂ
LINGUISTIQUE
Sentiment que la façon dont on parle nâest pas lĂ©gitime ou valorisĂ©e par la sociĂ©tĂ©.
LYCĂE
En France, il sâagit de lâĂ©cole secondaire.
24
COUP DâOEIL CALENDRIER COMMUNAUTAIRE
Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
flyairnorth.com OffrezdesrĂȘvesdevoyages NoschĂšques-cadeauxpeuventĂȘtreutilisĂ©spourdesvolsrĂ©guliersetdespasses aĂ©riennes.AidezvosĂȘtreschersĂ serapprocherdâunenouvelleaventure. Ăpartirde25$surflyairnorth.com.