Skip to main content

L'Aurore boréale - 8 décembre 2022

Page 1

Du 24 novembre au 3 dĂ©cembre s’est tenu le Festival des arbres Northwestel, l’évĂ©nement de collecte de fonds annuel de la Fondation des hĂŽpitaux du Yukon. Si la vente aux enchĂšres d’arbres de NoĂ«l est le moment phare du festival, la semaine est aussi animĂ©e de plusieurs activitĂ©s. La SociĂ©tĂ© de cirque du Yukon a fait une reprĂ©sentation le 27 novembre Ă  l’hĂŽtel Sternwheeler. Johanna Goossens y a prĂ©sentĂ© un numĂ©ro d’acrobatie aĂ©rienne.

No de convention : 4061051 Retour sur la COP 27 4 Vers une rĂ©forme du recyclage 5 Queer Yukon tient son AGA 6 Situation critique Ă  HaĂŻti 7 Ça jazz, avec Justin Ziegler-Giraud 11 LittĂ©rature inuite 15 Courir en hiver, c’est possible! 17 Chroniques 18-21 LE JEUDI 8 DÉCEMBRE 2022 | VOLUME 39 | NUMÉRO 22
Les jeunes francophones du Yukon plus impliquĂ©s que jamais  Camille Boyer Fournie PAGE 9 BibliothĂšque de Whitehorse : un nouveau lieu d’échanges  Laurie Trottier Laurie Trottier PAGE 2 À DÉCOUVRIR
Johanna Goossens

Un nouveau chapitre Ă  la bibliothĂšque de Whitehorse

Les bibliothĂšques n’accueillent pas que des lecteurs et lectrices; souvent, quand le mercure plonge, des personnes n’ayant nulle part ailleurs oĂč aller y trouvent refuge pour se rĂ©chauffer un peu. Pourquoi ne pas profiter de leur prĂ©sence pour faciliter des rencontres avec des Ă©quipes d’intervention sociales? C’est le pari qu’ont fait plusieurs bibliothĂšques Ă  travers le Canada ces derniĂšres annĂ©es. À Whitehorse, l’heure est encore aux essais.

Melissa Yu Schott, directrice des bibliothĂšques publiques du Yukon, le mentionne d’entrĂ©e de jeu : « nous prĂȘtons des histoires, mais nous en recevons aussi beau coup ». Mme Yu Schott voit tout le potentiel de cette institution qui incarne un important morceau du filet social d’une municipalitĂ©. Car si une partie de sa clientĂšle vient plonger le nez dans un roman, pour une autre partie de cette clientĂšle, c’est une tout autre histoire.

Un lieu de connexion communautaire

« Les gens utilisent les ordina teurs pour mettre Ă  jour leur curriculum vitae ou consulter les rĂ©seaux sociaux pour se connecter avec leurs familles. Et certaines personnes viennent parce qu’elles n’ont nulle part d’autre oĂč aller [
] pour rester au chaud, et c’est bien, ce sont toutes des utilisations lĂ©gitimes de la bibliothĂšque elle. Pour Melissa Yu Schott, la bibliothĂšque s’érige comme un lieu de connexion communautaire.

D’autres bibliothĂšques Ă  travers le Canada ont Ă©tendu ce dĂ©sir de communautĂ© jusqu’à avoir des travailleuses et travailleurs sociaux sur les lieux en tout temps

lors des heures d’ouverture. C’est le cas de la municipalitĂ© de London, en Ontario, qui s’est lancĂ©e dans cette initiative en avril dernier. À Whitehorse, un projet en collabo ration avec Safe at Home en est Ă  ses balbutiements.

Point d’entrĂ©e, point de contact social

Un petit kiosque, une Ă  deux personnes, une Ă©coute attentive. Depuis le printemps dernier, l’or ganisation Safe at Home assure une prĂ©sence bimensuelle devant la porte d’entrĂ©e de la bibliothĂšque de Whitehorse, les mercredis de 10 h Ă  midi. « Nous avons lancĂ© le projet pilote avec l’organisation et nous verrons comment ça se passe. L’idĂ©e, c’est de rencontrer des gens lĂ  oĂč ils se trouvent », prĂ©cise Melissa Yu Schott. Pour

abordable. « Il y a un Ă©cart entre les services offerts et cette clientĂšle, et c’est Ă  la bibliothĂšque que je m’en suis rendu compte. »

Anthony Boisvert, intervenant, a effectuĂ© quelques quarts de travail Ă  la bibliothĂšque, surtout cet Ă©tĂ©. Il affirme y avoir surtout rencontrĂ© des personnes qui connaissaient dĂ©jĂ  bien l’organisme. Selon lui, pour avoir davantage d’impact, le service devrait ĂȘtre offert plus frĂ©quemment.

Les bienfaits d’un visage familier

Pour Anthony Boisvert, le service pourrait aller encore plus loin. « Si c’est toujours la mĂȘme personne, qui est connue des gens, je pense que ça fait toute la diffĂ©rence. Le fait de reconnaĂźtre un visage, c’est beaucoup plus efficace que juste une pancarte ou un kiosque »,

[
] Avoir un travailleur social, ou mĂȘme du personnel formĂ© en santĂ© mentale ou en intervention de crise, ce serait un atout ».

Melissa Yu Schott affirme qu’environ 50 incidents se produisent chaque annĂ©e Ă  la bibliothĂšque de Whitehorse, nĂ©cessitant une intervention de la part du personnel. La majo ritĂ© d’entre elles proviennent de personnes en Ă©tat d’ébriĂ©tĂ© ou Ă©vanouies. Si le projet ne prĂ©voit pas de rendre disponible un ou une intervenante Ă  temps plein pour l’instant, reste que le besoin se fait sentir. « Nous aimerions ĂȘtre capables d’en faire plus. Notre personnel est trĂšs empathique

attentes », affirme Melissa Yu Schott, qui souligne du mĂȘme souffle que le rĂŽle d’intervention ne peut pas retomber uniquement sur les Ă©paules des bibliothĂ©caires. Plusieurs formations sont toutefois dĂ©jĂ  offertes au personnel, comme l’administration de la naloxone Ă  des personnes en surdose ou la dĂ©sescalade de conflits.

La bibliothĂšque de Whitehorse se dit ouverte Ă  davantage de col laboration avec diffĂ©rents parte naires, dans le but de mieux servir la clientĂšle. Melissa Yu Schott s’interroge ainsi : « Comment pouvons-nous tous nous rĂ©unir pour rĂ©pondre Ă  un besoin? Il y a beaucoup de potentiel. »

2 SCÈNE LOCALE
Melissa Yu Schott, directrice de la bibliothĂšque publique de Whitehorse, voit d’un bon Ɠil la collaboration avec Safe at Home. En tout, plus de 129 000 matĂ©riels ont Ă©tĂ© empruntĂ©s ou renouvelĂ©s Ă  la bibliothĂšque en 2021, dont plus de 12 000 en français.
Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
Laurie Trottier

sauf en juillet, mois de relĂąche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre Ă  1950 exemplaires.

Les textes publiĂ©s n’engagent que la responsabilitĂ© de leurs auteurs/autrices. L’Aurore borĂ©ale est membre de RĂ©seau.Presse et est reprĂ©sentĂ© par l’agence publicitaire Lignes Agates marketing : 905 599-2561

L’Aurore borĂ©ale est sociĂ©taire de l’organisme de charitĂ© Donatien-FrĂ©mont qui encourage les jeunes Ă  Ă©tudier en français dans le domaine des communications. Le journal est publiĂ© par l’Association franco-yukonnaise, Ă  Whitehorse, au Yukon. Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada. Avec respect, nous tenons Ă  reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la PremiĂšre nation des Kwanlin DĂŒn et du conseil des Ta’an KwĂ€ch’Àn.

L’ÉQUIPE

Maryne Dumaine

Directrice et rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca

Laurie Trottier

Journaliste, cheffe de pupitre 867 668-2663, poste 855 journalisme@auroreboreale.ca

Camille Boyer

Journaliste stagiaire 867 333-2932 camille@auroreboreale.ca

Kelly Tabuteau

Équipe

En pleine Coupe du Monde de la FIFA, partout Ă  travers le monde, les peuples mettent de cĂŽtĂ© leurs diffĂ©rences pour regarder dans la mĂȘme direction. Pourquoi? Pour suivre, encourager leurs Ă©quipes favorites et vibrer avec elles.

Quel thrill ça doit ĂȘtre d’ĂȘtre dans une Ă©quipe qui joue en Coupe du Monde! L’équipe qui reprĂ©sente un pays, c’est bien plus que les quelques athlĂštes qui courent aprĂšs le ballon : c’est un pays entier. Ce sont des gens qui rĂȘvent ou d’autres qui vivent de la fiertĂ© d’avoir vu la progression de la qualitĂ© de jeu. Des millions d’humains qui se sentent proches les uns des autres. L’équipe d’une Coupe du Monde, en fait, c’est une Ă©norme communautĂ©.

Au moment d’écrire ces lignes, je suis en plein MĂ©diarama Canada : le tout premier rassemblement du monde du journalisme professionnel francophone en milieu minoritaire. Le but : sortir plus forts pour conti nuer Ă  vous fournir de l’information fiable, de qualitĂ©, et qui vous touche.

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’aime bien faire partie d’une Ă©quipe. Ça m’a beaucoup nourri de travailler avec des gens d’une grande Ă©quipe pendant ces quelques jours. Non seulement j’étais dans le rĂ©seau des journaux francophones minoritaires, mais en plus, MĂ©diarama a Ă©tĂ© comme un coup d’envoi qui a donnĂ© une dimension coupedemondiale Ă  mon expĂ©rience : d’un seul coup, l’Aurore borĂ©ale s’est retrouvĂ©e Ă  faire Ă©quipe avec des radios et mĂȘme avec des mĂ©dias d’expres sion anglaise au QuĂ©bec! Dans le mĂȘme bateau.

En fait, on fait toutes et tous partie d’une Ă©quipe. Un couple, une famille, une organisation locale, rĂ©gionale, nationale, une Ă©quipe de sport, un club


Mais si c’est sympa d’ĂȘtre au sein d’une Ă©quipe, c’est encore plus plaisant quand c’en est une qui performe. Et pour avoir une Ă©quipe gagnante, qui atteint ses objectifs, je crois que c’est essentiel d’y culti

ver quelques Ă©lĂ©ments. L’entraide, l’inspiration, l’évolution des idĂ©es, les Ă©changes, les collaborations. Dans une Ă©quipe solide, on partage des discussions, on y dĂ©bat souvent certes, mais y on Ă©coute aussi. Les bonnes Ă©quipes se basent sur la curiositĂ© de la diffĂ©rence et l’ap prentissage, loin des jugements hĂątifs et des confrontations stĂ©riles.

Dans ce journal, on mentionne aussi les grandes victoires des Ă©quipes de sport de nos Ă©coles francophones : les jeunes du CSSC ont enflammĂ© les foules lors d’un tournoi de Volleyball tandis que l’école Émilie-Tremblay a remportĂ© la premiĂšre place « overall » aux tournois inter-Ă©coles des sports arctiques! En s’engageant indivi duellement Ă  donner leur meilleur d’eux et d’elles-mĂȘmes pour le groupe, ces Ă©lĂšves ont pu consta ter l’ampleur des rĂ©sultats que ça peut donner!

J’aime ça, moi, les belles Ă©quipes. Et en fait, pendant que je vis un moment privilĂ©giĂ© sur le territoire non cĂ©dĂ© de la Nation algonquine anishinaabe (Ottawa), une autre Ă©quipe se dĂ©marque : les employĂ©es du journal franco-yukonnais mettent les bouchĂ©es doubles pour accom plir mes tĂąches en plus des leurs, toute occupĂ©e Ă  rĂ©seauter que je suis. Les abeilles de l’Aurore borĂ©ale collaborent, apprennent et grandissent ensemble. Alors cette semaine, Ă©quipe AB, je ne vous envoie pas de fleurs mais je vous dĂ©die cet Ă©dito! Merci! J’aimerais aussi mentionner que je l’aime tellement, mon Ă©quipe, qu’au lieu d’un party des fĂȘtes, cette annĂ©e, nous sommes allĂ©es ensemble aux sources thermales. Ben oui mĂȘme les athlĂštes de haut niveau doivent se ressourcer un peu, des fois. « Quoi!? Pas juste!! » s’écrierait ma fille de 9 ans.

Meuh non!!... On ne garde pas ça rien que pour nous : cette semaine, on lance un concours de photos du temps des fĂȘtes. Il y a plein de cadeaux Ă  gagner, dont des entrĂ©es pour aller dans l’eau thermale! Parce qu’au final, notre plus belle Ă©quipe, c’est vous! Bonne lecture!

Merci à XXXXXX 3 ÉDITORIAL 3
Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca 302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1 867 668-2663 | TĂ©lĂ©copieur : 867 667-3511 auroreboreale.ca ABONNEMENT 30 $ , plus tx. par annĂ©e format papier* ou PDF. 150 $ Ă  l’étranger pour la version papier. 1,25 $ l’unitĂ© au Yukon. Par chĂšque L’Aurore borĂ©ale 302, rue Strickland Whitehorse, Yukon Y1A 2K1 Visa/Master Card 867 668-2663 poste 500
journal est publié toutes les deux semaines,
Le
Adjointe
direction redaction@auroreboreale.ca
Gestionnaire publicité infographie
pub@auroreboreale.ca Correspondant·e·s : Julie Gillet, Claude Gosselin, Nelly Guidici, AurĂ©lie Lacassagne, Yves Lafond, Karine Lavoie, AgnĂšs Viger RĂ©vision des textes et correction d’épreuves : Olivier Berger Distribution
Stéphane Cole Caricature
Annie Maheux CONCOU R S PHOTO Le temps de s f ĂȘ tes au Yukon À gagner : EntrĂ©es aux sources thermales Eclipse Nordic Spa, bouteille et tour de cou de l’Aurore borĂ©ale, certificat cadeau de Bullet Hole Bagel et des livres d’Yves Lafond et de Marielle Veilleux. RĂ©solution minimum de 500 ko. Indiquez une lĂ©gende et le nom de la personne qui a pris la photo. En envoyant vos photos, vous acceptez qu’elles soient diffusĂ©es par l’Aurore borĂ©ale, dans la version papier, numĂ©rique ou sur ses mĂ©dias sociaux. Si des personnes sont sur vos photos, assurez-vous d’avoir leur consentement. Participer : dir@auroreboreale.ca Date limite : 3 janvier 2023
Ă  la
Marie-Claude Nault
867 333-2931
:
:

Plus de 45 000 personnes ont participĂ© Ă  la COP 27, Ă  Charm el-Cheikh, en Égypte.

COP 27 : le Yukon mise sur le réseautage

Le Yukon a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ© de multiples façons lors de la COP 27, qui s’est tenue Ă  Charm el-Cheikh, en Égypte, du 6 au 18 novembre derniers.

« La conversation a vraiment Ă©voluĂ© ». La directrice du SecrĂ©tariat du changement climatique du Yukon, Rebecca Turpin, assistait Ă  sa troisiĂšme ConfĂ©rence des parties Ă  la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, surnommĂ©e COP. Pour elle, la confĂ©rence a pris un tournant plus inclusif : « Avant, on ne parlait pas des problĂšmes sociĂ©taux, de l’égalitĂ© entre les communautĂ©s, de soutenir les pays et les rĂ©gions les plus affectĂ©es », se rĂ©jouit la directrice, de retour Ă  Whitehorse.

Deux COP en une

Rebecca Turpin a beaucoup appris en Égypte : « il y a vraiment deux COP [
]. Il y a la COP des nĂ©gos (les ministres qui passent des heures dans des salles pour nĂ©gocier tous les aspects d’un accord), et la deuxiĂšme COP qui est le rĂ©seautage, les partenariats, l’apprentissage », explique-t-elle.

MĂȘme son de cloche pour

Emily Ross, coordinatrice du ComitĂ© jeunesse pour BYTE, un organisme yukonnais Ă  Whitehorse. « Nous n’étions pas dans des salles de nĂ©gociation. On se concentrait sur le rĂ©seautage, le renforcement des capacitĂ©s dans le Nord et la colla boration interrĂ©gionale », affirme la Yukonnaise. Emily Ross a Ă©tĂ© invitĂ©e par la Fondation Students on Ice (SOI), qui dĂ©veloppe des pro grammes Ă©ducatifs pour les jeunes. Celle-ci aurait toutefois souhaitĂ© voir un plus grand nombre de jeunes au cƓur des dĂ©libĂ©rations. « C’est notre droit de nĂ©gocier pour notre futur », rappelle-t-elle.

Carissa Waugh, de la PremiĂšre Nation des Kwanlin DĂŒn, a Ă©tĂ© agrĂ©ablement surprise par la reprĂ©sentation autochtone Ă  la confĂ©rence environnementale. « Le simple fait de pouvoir ĂȘtre lĂ  avec tous les peuples autochtones du monde entier, ressentir ce pouvoir », Ă©taient des points forts Ă  ses yeux. Elle estime cependant que la voix des peuples autochtones aurait dĂ» pouvoir se rendre jusqu’aux tables de nĂ©gociations.

ÉcoĂ©nergisez votre quotidien

Contrez

RĂ©cupĂ©rez de l’argent lorsque vous rĂ©novez votre habitation ou vos bĂątiments commerciaux, ou optez pour le transport Ă©lectrique, qu’il s’agisse d’un vĂ©hicule, d’un vĂ©lo ou mĂȘme d’une motoneige Ă©lectrique.

Il y a une foule de façons d’adopter des technologies Ă©coĂ©nergĂ©tiques et renouvelables Ă  la maison, au travail et sur la route. En plus de rĂ©aliser des Ă©conomies annuelles, vous rĂ©duirez vos Ă©missions de carbone.

Jetez un coup d’Ɠil aux remises offertes au yukon.ca/fr/remises-Ă©coĂ©nergie.

Plus d’avancĂ©es que l’an dernier

Les critiques se font nombreuses quant aux retombĂ©es rĂ©elles des COP. Cette annĂ©e, il Ă©tait minuit moins une lorsqu’un accord a Ă©tĂ© conclu, s’attardant sur le finance ment des pertes et prĂ©judices que subissent les pays vulnĂ©rables les plus touchĂ©s par la crise climatique. Emily Ross voit d’un bon Ɠil le fait que la limitation Ă  1,5 degrĂ© Celsius de l’augmentation de la tempĂ©ra ture mondiale ait Ă©tĂ© rĂ©itĂ©rĂ©e, mais le reste des rĂ©sultats a selon elle manquĂ© de mordant. La maniĂšre d’administrer les fonds pour les pays vulnĂ©rables n’a pas Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e et « le Canada n’a pas militĂ© pour l’in clusion de l’élimination progressive des combustibles fossiles ».

Rebecca Turpin n’est pas sur prise de cette position canadienne : « Au Yukon, on est encore en train de dĂ©velopper notre stratĂ©gie sur le net zĂ©ro. En ce moment, ce n’est pas clair qu’on a les solutions pour enlever complĂštement ces gaz. »

La crise sous toutes ses facettes

Toutes trois ont été trÚs impres sionnées par la qualité des panels et conférences qui se sont tenus au courant des deux semaines.

Carissa Waugh a particuliĂšrement aimĂ© ceux qui se concentraient sur le concept d’allié·e·s. « J’ai apprĂ©ciĂ© tous les panels qui exa minaient le changement climatique comme un symptĂŽme de tous les systĂšmes oppressifs dans lesquels nous vivons au lieu d’ĂȘtre le seul problĂšme », ajoute quant Ă  elle Emily Ross. Lors du panel auquel Liam Watts, un autre membre de la dĂ©lĂ©gation de la Fondation SOI, a participĂ©, elle en a beaucoup appris sur les solutions aux changements climatiques de la jeunesse de l’Arc tique et de l’Afrique en passant par le Pacifique. Rebecca Turpin affirme que son bureau a l’intention d’aller Ă  la prochaine COP, Ă  DubaĂŻ aux Émirats arabes unis, en 2023.

IJL – RĂ©seau.Presse L’Aurore borĂ©ale

4 ENVIRONNEMENT
Laurie Trottier
Fournie Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
Carissa Waugh (gauche) et Emily Ross (droite) ont pu y assister.
la flambĂ©e des prix et obtenez des remises en argent grĂące au programme ÉcoĂ©nergie.

Réduire, réutiliser, recycler et
 réformer

Le Yukon envisage de rĂ©former sa gestion du recyclage et demande Ă  la population de soumettre ses commentaires dans le cadre d’une consultation publique. L’adoption d’un systĂšme transfĂ©rant davantage de responsabilitĂ©s aux grandes entreprises est au cƓur du projet.

Le Yukon Ă©tudie la question d’adopter le modĂšle de la respon sabilitĂ© Ă©largie des producteurs (REP) pour assurer une meilleure gestion du recyclage au territoire. L’instauration d’un tel modĂšle est prĂ©vue d’ici 2025, selon la stratĂ©gie du Yukon sur les changements climatiques, l’énergie et l’économie verte, adoptĂ©e en 2018. Ce serait le premier territoire Ă  aller de l’avant avec la REP. Toutes les provinces canadiennes ont dĂ©jĂ  mis des systĂšmes similaires en place.

Qui produit, paie

La REP transfĂšre les responsabi litĂ©s en matiĂšre de recyclage aux grandes entreprises, explique Jennifer Dagg, du ministĂšre de l’Environnement. « Le finance ment et la gestion du recyclage reviennent aux producteurs des produits, par opposition Ă  un gou vernement municipal ou territorial », simplifie-t-elle.

Dans cette optique, le recy clage incomberait aux grandes entreprises Ɠuvrant au Yukon, comme Save-on-Foods ou Walmart. Le coĂ»t – des fractions de centimes, selon le gouverne ment – serait donc enfoui dans le prix de chaque produit ou aliment achetĂ©, et les entreprises paieraient pour le traitement et la collecte des matiĂšres recyclables. La consulta tion publique vise Ă  comprendre les intĂ©rĂȘts de la population yukonnaise quant aux cibles, Ă  la maniĂšre et Ă  la quantitĂ© de produits qu’il serait possible de recycler.

Mettre fin à la volatilité

Selon le gouvernement territorial, le systĂšme actuel, qui dĂ©pend des organisations comme Raven Recycling Society ou PNM Recycling, est fragile et insoute nable. VĂ©ritable cheville ouvriĂšre dans le domaine, l’organisation Ă  but non lucratif Raven Recycling Society gĂšre le dĂ©pĂŽt et traite les matiĂšres recyclables au territoire depuis plus de 30 ans. Depuis de nombreuses annĂ©es, l’organisa tion environnementale persĂ©vĂšre en permettant Ă  la population de recycler ses produits, mais a aussi dĂ» fermer Ă  plusieurs reprises.

En 2019, Raven Recycling a envoyĂ© une lettre au gouverne ment territorial, l’avisant que le mode de financement actuel ne lui permettait pas de poursuivre ses activitĂ©s. Selon la directrice Heather Ashthorn, c’est le marchĂ©

des matiÚres premiÚres qui pose problÚme : « le montant auquel on peut vendre [les matiÚres recyclées au dépÎt] ne couvre plus le coût de fonctionnement du programme. Aussi, le prix que nous obtenons pour ces produits change tout le temps ».

Pour Jennifer Dagg, la REP rÚgle cet enjeu : « C'est un modÚle d'utilisateur-payeur, par opposition à l'utilisation de l'argent des contri buables pour que tout le monde paie pour le recyclage. Plus vous utilisez de produits, plus vous payez pour le recyclage. Si vous utilisez moins de produits, vous payez moins. C'est plus équitable pour les citoyens et les consommateurs ».

À chacun son REP

Si la REP est devenue la norme dans la majoritĂ© des provinces, chaque modĂšle diffĂšre d’une rĂ©gion Ă  l’autre et Ă©tablit des exigences diffĂ©rentes. Jennifer Dagg affirme que le Yukon Ă©tudie le modĂšle de la Colombie-Britannique, la premiĂšre entitĂ© Ă  s’ĂȘtre dotĂ©e d’une REP, pour jeter les bases du programme yukonnais. « Ils ont plus d'expĂ© rience sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. En plus, ils sont nos voisins les plus proches et nous pouvons travailler avec eux, en particulier parce qu’ils desservent leurs communautĂ©s du Nord, comme Lower Post et Atlin », explique-t-elle.

Heather Ashthorn Ă©met des doutes quant Ă  ce modĂšle, puisque les grandes entreprises ont davan tage de contrĂŽle sur la quantitĂ© de tonnes de matiĂšres qu’elles sou haitent recycler que dans d’autres localitĂ©s canadiennes. Selon elle, une telle autonomie transforme la REP en une « politique de gestion de l’argent », plutĂŽt qu’une politique environnementale. Les cibles, soit le nombre de tonnes de matĂ© riaux recyclĂ©s souhaitĂ© par annĂ©e, deviennent de plus en plus faibles chez ce voisin du sud, selon la directrice. « Ça revient Ă  dĂ©termi ner quel pouvoir, quelle autoritĂ© et quelle autonomie les producteurs seront autorisĂ©s Ă  avoir dans ce systĂšme », met-elle en garde.

Raven Recycling Society a déjà fait part de la plupart de ses préoccupations au gouvernement yukonnais, toutes environnemen tales : « Faites ceci parce que c'est bon pour l'environnement, fixez des objectifs élevés pour que nous recyclions plus, faites en sorte que les producteurs doivent recycler tous les produits, ou qu'ils doivent compenser les communautés s'ils

ne le font pas, etc. », énumÚre Heather Ashthorn.

Les entreprises locales dans le néant

Si Raven Recycling Society et Blue Bin Recycling, une entreprise de collecte du recyclage en bordure de rue desservant les quartiers de Whitehorse, ont accueilli favo rablement le dĂ©veloppement d’un modĂšle de REP au Yukon, les deux organisations n’ont aucune idĂ©e du rĂŽle qu’elles pourront jouer une fois le systĂšme mis en place. Une fois les entreprises responsables de la collecte et du traitement des matiĂšres, elles pourront faire affaire avec les compagnies qu’elles dĂ©sirent.

« Ce que cela va changer, potentiellement, c'est que si la com pagnie qui va gĂ©rer [la REP] dĂ©cide qu'elle veut faire le ramassage en bordure de rue, nous pouvons potentiellement le faire pour elle, ou ne plus le faire du tout », sou ligne Daniel Lessard, directeur de Blue Bin Recycling. « Nous n’avons aucune certitude », mentionne quant Ă  elle Heather Ashthorn.

La consultation publique se dĂ©roule en ligne jusqu’au 27 janvier, sur le site Web du gouvernement du Yukon. Les gens peuvent notam ment donner leur opinion sur les produits ou sources de dĂ©chets spĂ©cifiques que la rĂ©glementation devrait viser; les attentes quant au niveau de service; les exemptions pour les petites entreprises; et la planification et l’approbation des programmes, indique le sondage. Une sĂ©ance d’information publique se tiendra en personne le mer credi 14 dĂ©cembre de 17 h 30 Ă  18 h 30, Ă  la BibliothĂšque publique de Whitehorse.

IJL – RĂ©seau.Presse –L’Aurore borĂ©ale

Changer la façon de recycler

Grande nouvelle! Le Yukon pense changer sa façon de faire du recyclage.

Si le projet est approuvĂ©, le Yukon deviendrait le premier territoire (toutes les provinces l’ont dĂ©jĂ  fait) Ă  dĂ©velopper le REP. Le REP, ça veut dire ResponsabilitĂ© Ă©largie des producteurs. Dans ce systĂšme, ce sont les entreprises qui sont responsables de gĂ©rer le recyclage des produits qu’elles proposent, au lieu que ce soit la responsabilitĂ© des gens qui les achĂštent. Ainsi, plus une compagnie crĂ©e des dĂ©chets, plus elle paie pour le recyclage.

Selon les personnes rencontrĂ©es pour Ă©crire l’article, ce systĂšme serait une bonne idĂ©e!

Voici un exemple : si on achĂšte du lait, un sac de pommes et une boĂźte de cĂ©rĂ©ales Ă  l’épicerie Ă  Whitehorse, avec le systĂšme REP ce serait Ă  l’épicerie de s’occuper du recyclage et donc de s’assurer que la bouteille vide, le sac et la boĂźte en carton soient recyclĂ©s au bon endroit. L’épicerie pourrait payer une entreprise pour organiser la collecte de recyclage si elle le souhaite. Mais ce serait Ă  elle de gĂ©rer ça, et non plus Ă  ses clients.

Plusieurs choses risquent de changer

En ce moment, il y a une consultation publique Ă  ce sujet sur le site Web du gouvernement du Yukon. Tout le monde peut donner son avis et ses commentaires, donc toi aussi!

Par exemple, est-ce qu’on veut dĂ©velopper un systĂšme de collecte du recyclage chez nous, comme pour le compost et les dĂ©chets Ă  Whitehorse? Est-ce qu’on veut recycler le verre, comme avant?

S’il y a beaucoup d’incertitude, Daniel Lessard mentionne que Blue Bin Recy cling est prĂȘte Ă  continuer son travail et Ă  adapter son modĂšle de gestion pour rĂ© pondre aux besoins des entreprises une fois la REP adoptĂ©e.

Si tu as des idĂ©es, c’est le moment de les partager. Le sondage est disponible en français sur le site du gouvernement du Yukon.

On a jusqu’au 27 janvier pour donner notre opinion.

5 ENVIRONNEMENT
Laurie Trottier Pour Raven Recycling Society, l’important est que le modĂšle de gestion du recyclage puisse permettre Ă  la population de recycler plus facilement, et qu’il encourage les entreprises Ă  rĂ©duire leurs dĂ©chets. Laurie Trottier Laurie
Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca

Revue de l’annĂ©e pour Queer Yukon Society

Queer Yukon Society a tenu son assemblée générale annuelle (AGA) en ligne et en présentiel le 29 novembre, précédée par une assemblée générale spéciale lors de laquelle les rÚglements de la société ont été actualisés.

Camille Boyer

Queer Yukon Society a dĂ©butĂ© son AGA en votant l’accĂšs gratuit aux nouveaux et nouvelles membres qui souhaiteraient se joindre Ă  la sociĂ©tĂ© cette annĂ©e.

La prĂ©sidence de la sociĂ©tĂ©, Britt O’Laney, a par la suite dĂ©butĂ© sur une revue de l’annĂ©e : « Cette annĂ©e fut une grosse annĂ©e pour le changement au sein de Queer Yukon Society. En tant que conseil d’administration, nous avons vu l’organisation passer Ă  travers plusieurs accrochages et dĂ©fis et avons soutenu notre personnel Ă  travers des transitions majeures ».

« Le comitĂ© d’embauche a confirmĂ© plusieurs choses que j’avais intuitivement tenues pour acquises Ă  propos du Yukon, dont le nombre de personnes dĂ©diĂ©es, intelligentes, radicales et gĂ©niales que l’on a dans notre communautĂ© », a fiĂšrement dĂ©clarĂ© Britt O’Laney.

Situation financiĂšre

Le bilan de l’annĂ©e financiĂšre 2021 2022 a Ă©tĂ© approuvĂ© et une proposition pour dĂ©placer la fin de l’annĂ©e financiĂšre au 31 mars a Ă©tĂ© validĂ©e pour se coordonner avec certaines subventions que la sociĂ©tĂ© reçoit.

Nouveaux rĂšglements

Cette annĂ©e, l’intĂ©gralitĂ© des rĂšglements de Queer Yukon a Ă©tĂ© revisitĂ©e pendant leur assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale spĂ©ciale, afin de se conformer Ă  la nouvelle Loi sur les sociĂ©tĂ©s qui impliquait deux principaux changements pour eux.

En premier lieu, la classification des sociétés a évolué. Ce change ment implique pour Queer Yukon Society une obligation différente face aux examens financiers que la société doit partager chaque année, comme la fréquence à laquelle elle doit remettre des rapports.

Ensuite, de nouveaux stan dards gĂ©nĂ©raux de rĂ©glementations sont maintenant requis, et Queer Yukon Society s’est conformĂ©e Ă  ces nouveaux dĂ©tails techniques. Les principaux changements apportĂ©s dans les rĂšglements de la sociĂ©tĂ© sont en lien avec les Ă©lections du conseil d’admi nistration et le dĂ©roulement des assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales.

DĂ©sormais, les membres du conseil d’administration sont Ă©lus sans ĂȘtre assignĂ©s Ă  un poste parti culier. AprĂšs avoir Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s, les membres dĂ©cident entre eux des fonctions qu’ils occuperont. « De cette façon, les membres du conseil d’administration jouissent d’une plus grande libertĂ© » explique Mona Luxion, directeurice de la sociĂ©tĂ©.

Il a également été voté que les membres de la société puissent maintenant participer et voter à distance, de façon virtuelle. Ce nouveau rÚglement permet à des membres de partout dans le Yukon de participer aux rencontres.

Les élections

Le conseil d’administration a reçu deux nouvelles candidatures Ă  l’AGA de cette annĂ©e, et elles ont toutes deux Ă©tĂ© acceptĂ©es. L’assemblĂ©e a Ă©lu Veronica Ryan et Arturo Calvo, qui se joignent Ă  Britt O’Laney et Cindy-Anne Naylor pour leur deu xiĂšme mandat cette annĂ©e.

XXXXXX 6 SCÈNE LOCALE 6 Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca N’arrĂȘtez jamais d’arrĂȘter! Fait : Nous fournissons 24 semaines de thĂ©rapie de remplacement de la nicotine, sans intermĂ©diaire. Fixez-vous des objectifs. AttĂ©nuez les symptĂŽmes de sevrage. Surmontez les difficultĂ©s. Le programme de soutien individuel gratuit Quitpath vous accompagnera Ă  toutes les Ă©tapes de votre dĂ©marche. Message texte : QUITPATH au 123456 TĂ©lĂ©phone : 866-221-8393 Courriel : info@quitpath.ca Site Web : quitpath.ca Tom F Bonjour Emily, Je suis Ă  l’extĂ©rieur de Whitehorse et je n’ai plus de timbres de nicotine. Pouvez-vous m’aider? Bien sĂ»r François, Nous pouvons vous les envoyer par la poste. Quitpath François

Crises Ă  HaĂŻti : Morgan Wienberg revient temporairement au Yukon

À HaĂŻti, la situation se dĂ©tĂ©riore. La perle des Antilles est ravagĂ©e par des crises humanitaire, politique et militaire qui paralysent la population. Pour Morgan Wienberg, une Yukonnaise qui a dĂ©mĂ©nagĂ© Ă  HaĂŻti il y a 10 ans, c’est du jamais vu.

La situation Ă  HaĂŻti est telle que Morgan Wienberg, directrice de Little Footprints, Big Steps (LFBS), a dĂ©cidĂ© de revenir au Yukon pour quelques mois, dans le but de protĂ©ger sa petite fille. RencontrĂ©e dans sa maison fami liale Ă  Riverdale, M me Wienberg affirme que rentrer fut une dĂ©cision crĂšve-cƓur pour elle, qui est Ă  la tĂȘte d’une organisation visant Ă  rĂ©unifier les familles haĂŻtiennes en faisant fermer des orphelinats insalubres. « J’ai un trĂšs grand sentiment d’appartenance envers ma communautĂ© et dans les moments difficiles, je veux ĂȘtre lĂ . Mais en tant que maman, je ne veux pas mettre mon enfant dans cette situation », ajoute-telle, consciente de ses privilĂšges. « Quand je suis ici, j’ai un Internet constant et une plus grande tran quillitĂ© d’esprit, je peux faire plus de travail pour expliquer aux gens ce qui se passe et militer. » Elle a d’ailleurs organisĂ© une sĂ©ance d’information publique le jeudi 1er dĂ©cembre pour tenter de sen sibiliser la population yukonnaise.

Escalade des conflits

À HaĂŻti, Morgan Wienberg vit Ă  Les Cayes, une ville au sud de la capi tale. Elle affirme que la situation s’est envenimĂ©e en aoĂ»t, quand des gangs criminels ont bloquĂ© le transport de carburant et de vivres, entraĂźnant une Ă©norme inflation du coĂ»t de la vie. Comme exemple, elle mentionne qu’elle payait environ 200 gourdes (2 $ CA) pour un sac de riz il y a six mois, et que les prix avoisinent maintenant les 1 500 gourdes (14 $ CA). La population peine Ă  s’alimenter, les Ă©coles ont Ă©tĂ© fermĂ©es pendant longtemps et les entreprises locales ont de la difficultĂ© Ă  fonctionner normale ment. Les Nations Unies ont fait le point sur cette situation alarmante le 30 septembre dernier.

« Le rĂ©seau national ne fournit plus que quelques heures d’élec tricitĂ© par jour et les rĂ©serves de carburant pour les systĂšmes d’ap point, principalement basĂ©s sur des gĂ©nĂ©rateurs fonctionnant au diesel, s’épuisent. Par consĂ©quent, des services essentiels tels l’accĂšs Ă  l’eau et les tĂ©lĂ©communications sont gravement compromis », a Ă©crit l’organisation sur son site Internet.

Le premier ministre Ariel Henry s’est emparĂ© du pouvoir aprĂšs

l’assassinat du prĂ©sident Jovenel MoĂŻse l’annĂ©e derniĂšre. Une partie de la population rĂ©clame que des Ă©lections se tiennent le plus rapi dement possible.

Aide canadienne dévoilée

De passage au Sommet de la Francophonie le 20 novembre, le premier ministre Justin Trudeau a annoncĂ© une aide de 16,5 M$ Ă  HaĂŻti, dans le but de « rĂ©ta blir l’ordre et de rĂ©pondre aux besoins humanitaires immĂ©diats des HaĂŻtiens », a soulignĂ© le gouvernement libĂ©ral par voie de communiquĂ©. La moitiĂ© de ces fonds seront allouĂ©s Ă  la sociĂ©tĂ© civile. Une enveloppe de 5 M$ est destinĂ©e Ă  vaincre la corruption en HaĂŻti, et les 3,5 M$ restants visent Ă  renforcer et « amĂ©liorer l’accĂšs Ă  l’aide juridique pour les

victimes de violence fondée sur le sexe ». En marge du Sommet, des sanctions visant des personnalités haïtiennes connues ont également été annoncées.

Pour Morgan Wienberg, l’im portant est de s’assurer que cette aide est durable. « Le soutien que le Canada apporte devrait crĂ©er des emplois et renforcer la capacitĂ© des HaĂŻtiens, comme construire des infrastructures et remettre sur pied des industries. », insiste-telle. « Nous ne pouvons pas garder HaĂŻti dans une situation oĂč elle doit demander de l’aide perpĂ©tuelle ment. » Selon M me Wienberg, la communautĂ© internationale ne peut pas considĂ©rer les propos du premier ministre haĂŻtien actuel comme la voix du peuple haĂŻtien. « Cela revient au fait que le gou vernement [haĂŻtien] doit ĂȘtre tenu responsable des conditions de la population. Le gouvernement

devrait protéger les gens contre cela », déplore-t-elle.

Continuer sa mission, coûte que coûte

Depuis 11 ans, Little Footprints, Big Steps sonne l’alarme sur la question des orphelinats, qui contribuent Ă  une industrie « dans laquelle les enfants sont traitĂ©s comme des attractions touristiques et, dans certains cas, victimes de trafic humain et d’exploitation », expose son site Internet. En raison de l’infla tion, les conditions de vie dans les orphelinats se sont dĂ©gradĂ©es dans la derniĂšre annĂ©e, selon Morgan Wienberg. « Les enfants sont de plus en plus nĂ©gligĂ©s. Il y a un risque accru que les gangs armĂ©s recrutent des enfants dans leurs rangs », avertit-elle. Mme Wienberg a dĂ©noncĂ© la situation devant le sous-comitĂ© des droits internatio

naux de la personne du ComitĂ© permanent des affaires Ă©trangĂšres et du dĂ©veloppement international, le 4 novembre, ajoutant que 700 orphelinats opĂ©raient toujours illĂ©galement, commettant des violations des droits des enfants. Cependant, pas question pour LFBS de baisser les bras. « Chaque employĂ© que nous sommes capables de garder, chaque famille que nous sommes capables d’aider, fait une diffĂ©rence. » Morgan Wienberg espĂšre retourner Ă  HaĂŻti en janvier 2023.

IJL – RĂ©seau.Presse L’Aurore borĂ©ale

7
yukon.ca/fr/securite-auto Prudenceetsécurité avanttout
De passage à Riverdale pour quelques mois, Morgan Wienberg tente de sensibili ser la population yukonnaise à la situation à Haïti. Elle souligne que plus de 100 000 personnes sont actuellement déplacées, en raison des tremblements de terre anté rieurs et de la hausse des violences.
SCÈNE LOCALE 
pourquetoutle monderentreen unseulmorceau T’ASCONSOMMÉ? CONDUISPAS. Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca
Laurie Trottier

LA FIERTÉ DU

Dans le cadre du programme Connexions, les Ă©lĂšves ont Ă©crit des fables lors de leur voyage en canot. Ils devaient s’inspirer de la justice sociale pour ce projet. Voici l’une de ces fables.

La mission du petit

saumon

Une petite crĂ©ature Ă  haute vitesse s’apprĂȘte Ă  monter une chute d’eau.

Durant sa montée de tristesse, le saumon pense à sa grande famille, qui a eu chaud.

Et qui est donc, décédée à cause des changements climatiques.

En escalade, le petit saumon sombre tombe jusqu’en bas de la chute Ă©nigmatique.

Le saumon, découragé, songe à abandonner sa mission.

Le natif de ces terres, qui cueille des baies, voit le saumon tomber de la chute en tourbillon.

L’indigùne commence à crier des mots d’encouragements au poisson de riviùre.

« GĂłok xĂĄat aade xÊŒĂĄax’, gakgeedlaak » *

Le saumon recommence Ă  monter, et arrive en haut grĂące aux belles priĂšres.

Le saumon voit un petit poisson, et pense que cela pourrait ĂȘtre un dĂ©licieux dĂźner.

Mais rĂ©alise qu’il vient de devenir le souper d’un pĂ©cheur obstinĂ©.

L’aborigùne monte la cîte, pour voir ce qui se passe en haut.

L’homme sage se fñche en voyant ce qui se passe dans l’eau.

« Wé xåat yeeshaadi, héen taadé yan satå, tlél gakgeexaayí, gunalchéesh » **

Crie l’homme rĂ©ïŹ‚ Ă©chi.

L’arrogant ne comprend pas ce qu’il raconte.

Le chasseur de poisson commence Ă  se moquer de l’homme prĂ©voyant.

« ArrĂȘte de parler une langue bizarre, si tu veux que je te comprenne, parle français. »

L’homme Premiùre nation se rappelle un peu du français qu’il a appris.

« S’il te plaĂźt remet le Chinook dans l’eau, ils sont en danger », rĂ©plique l’autochtone.

L’ignorant ressent de l’empathie, et remet le saumon dans la riviùre avec sympathie.

Rappelle-toi, de toujours respecter et Ă©couter tout le monde, mĂȘme s’ils sont di Ă©rents de toi.

*Vas-y petit poisson, tu peux le faire.

**Si tu ne veux pas le manger, relñche-le doucement dans l’eau. Merci.

Fable de Sabine et Zara

Sports

S’il y a un domaine dans lequel nos Ă©lĂšves se dĂ©marquent cette annĂ©e, c’est dans les sports! Ce semestre a d’ailleurs Ă©tĂ© marquĂ© par la participation et les victoires rĂ©pĂ©tĂ©es de nos Ă©quipes de volleyball en 7e, 8e, 9e et 10e annĂ©es.

Culturel

Cette annĂ©e, des clubs, nous avons plein : cuisine, lecture, radio, Japon, cinĂ©ma, théùtre et bien plus encore! Sans compter toutes les activitĂ©s diverses et autres Ă©vĂšnements spĂ©ciaux auxquels les Ă©lĂšves participent de maniĂšre active
 Nous avons mĂȘme un club de robotique visant des concours Ă  l’échelle canadienne! Quelle joie d’avoir autant de vie dans l’école!

Nouveauté

Au CSSC Mercier, nous avons bien compris que si nous voulons que les Ă©lĂšves se sentent impliquĂ©s dans la vie de l’école
 Il faut leur demander leur avis! C’est pourquoi nous avons mis en place des rĂ©unions culturelles chaque mois aïŹn qu’ils puissent faire entendre leur voix sur la façon dont ils envisagent la vie en français dans leur Ă©cole.

Concours

FĂ©licitations Ă  cette Ă©lĂšve de 8e annĂ©e qui, suite Ă  un concours d’écriture organisĂ© dans l’école, a vu sa nouvelle d’Halloween « DissimulĂ©e » publiĂ©e dans l’Aurore borĂ©ale!

Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca

La francophonie canadienne rayonne en Tunisie

Le Sommet de la Francophonie s’est dĂ©roulĂ© Ă  Djerba, en Tunisie, les 19 et 20 novembre derniers. La FĂ©dĂ©ration de la Jeunesse canadienne-française (FJCF) a eu l’opportunitĂ© de faire partie de la dĂ©lĂ©gation canadienne aux cĂŽtĂ©s de la FĂ©dĂ©ration des communautĂ©s francophones et acadienne du Canada et de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne lors de cette rencontre bisannuelle. La prĂ©sidente de la FJCF, Marguerite Tölgyesi, s’est rendue sur place.

Camille Boyer

« C’était assez incroyable », raconte la prĂ©sidente de la FJCF. « Je suis partie du Yukon le 15 pour finalement arriver Ă  Djerba le 18 au soir. Ça a Ă©tĂ© un long voyage », explique-t-elle. La dĂ©lĂ©gation a Ă©tĂ© trĂšs bien accueillie Ă  son arrivĂ©e en Tunisie. « On s’est fait prendre en charge par l’équipe d’affaires mondiales, mais c’était surtout des diplomates [
] et l’équipe de l’ambassade du Canada en France. »

Le déroulement

Pendant son sĂ©jour en Tunisie, la FJCF a eu l’occasion de participer Ă  des visites Ă©ducatives sur le territoire. « On a fait des excur sions plus culturelles », dĂ©taille Marguerite Tölgyesi. « On est allĂ© Ă  [
] une institution postsecondaire [l’Institut SupĂ©rieur des Études Technologiques de Djerba] qui a Ă©tĂ© en partie financĂ©e par le gouver nement du Canada [
] pour former les jeunes lĂ -bas. » « On n’avait pas accĂšs aux tables de discussion avec les hauts

dirigeants », regrette cependant la jeune femme franco-yukonnaise. La FJCF a tout de mĂȘme pu rencontrer quelques politiciens et politiciennes, dont MĂ©lanie Joly, ministre des Affaires Ă©trangĂšres du Canada, et Justin Trudeau, premier ministre. « C’est des rencontres assez rapides [
] parce qu’ils ont des horaires assez serrĂ©s », explique Marguerite Tölgyesi.

L’importance de se rĂ©unir

La représentante des jeunes fran

Reprise des événements jeunesse

Les rencontres de la FĂ©dĂ©ration de la jeunesse canadienne-française (FJCF), le Forum jeunesse pancanadien (FJP) ainsi que le parlement franco-canadien du Nord et de l’Ouest (PFCNO) ont repris leurs activitĂ©s en personne.

Camille Boyer

Du 24 au 27 novembre, pour la pre miĂšre fois en trois ans, la FJCF a tenu sa rencontre du conseil de direction en personne, Ă  Ottawa. Vincent BĂ©langer, le nouveau prĂ©sident du comitĂ© Jeunesse Franco-Yukon (JeFY) est allĂ© reprĂ©senter la jeu nesse franco-yukonnaise Ă  cette rĂ©union. « C’était l’occasion pour que les diffĂ©rents reprĂ©sentants des provinces puissent se rencontrer, avoir une formation sur comment bien gĂ©rer la FJCF et comment bien appliquer la gouvernance », explique-t-il.

Forum jeunesse pancanadien

Pour des raisons financiĂšres, la FJCF a pris la dĂ©cision cette annĂ©e de coller sa rencontre de direction Ă  celle du Forum jeunesse panca nadien (FJP), qui s’est donc tenue plus tard au cours de la mĂȘme semaine. Le FJP est un Ă©vĂšnement rĂ©current de la FJCF qui a lieu tous les deux ans. C’est l’occasion pour plusieurs jeunes Ă  travers le Canada de se rencontrer pour Ă©changer sur diffĂ©rents sujets concernant la francophonie. « PostpandĂ©mie : rĂ©imaginez le Canada par et pour les jeunes » Ă©tait la thĂ©matique traitĂ©e lors de l’édition de cette annĂ©e. Plusieurs membres du comitĂ© JeFY

ont participĂ© au Forum, qui s’est en grande partie dĂ©roulĂ© sous forme de discussions ouvertes.

« La premiĂšre journĂ©e, on est allĂ© au SĂ©nat et on a eu une dis cussion avec un sĂ©nateur et deux sĂ©natrices », raconte Victor Tölgyesi, participant au FJP et membre de JeFY. « On a parlĂ© d’environnement un peu, on a parlĂ© du futur et de beaucoup de sujets concernant la jeunesse francophone et l’insĂ©curitĂ© linguistique », prĂ©cise-t-il.

« AprĂšs cette discussion-lĂ , on n’était pas au SĂ©nat trĂšs longtemps. On est allĂ© au MIFO [Mouvement d’implication francophone d’Or lĂ©ans], qui est un centre franco phone en Ontario, et on a eu des discussions avec d’autres [jeunes] francophones », dĂ©veloppe Victor Tölgyesi. Les jeunes ont alors suivi une formation sur ce qu’est un Forum ouvert avant d’ĂȘtre amenĂ©s Ă  participer Ă  une telle activitĂ©.

« On Ă©tait dans une grande salle avec une dizaine de tables. Chaque personne pouvait s’avan cer et proposer une thĂ©matique de discussion pour sa table. On devait prendre des notes et [
] on essayait le lendemain de continuer les discussions, d’arriver Ă  des conclusions, des moyens d’agir, etc. », dĂ©taille Vincent BĂ©langer.

« Plusieurs thĂ©matiques ont Ă©tĂ© dĂ©battues, entre autres l’insĂ©curitĂ© linguistique, la vĂ©ritĂ©-rĂ©conciliation,

la santĂ© mentale [
] ou comment soutenir les arts en français, et en rĂšgle gĂ©nĂ©rale comment est-ce que les jeunes peuvent agir en politique », prĂ©cise le prĂ©sident du groupe des jeunes francophones du Yukon.

Parlement franco-canadien du Nord et de l’Ouest

Plus tĂŽt en novembre, le PFCNO, un parlement jeunesse annuel, a Ă©galement repris ses activitĂ©s en personne Ă  Victoria pour sa 31e Ă©dition. « Il y avait trois projets de loi et on devait les dĂ©battre en chambre en suivant les procĂ©dures parlementaires. C’était Ă  la fois pour dĂ©battre, mais c’était aussi pour apprendre comment ça marche un parlement, c’est quoi les for mules de politesse qu’il faut utili ser
 », partage Vincent BĂ©langer. Les jeunes ont eu l’opportunitĂ© de faire des rencontres et de crĂ©er des liens Ă  travers leur expĂ©rience enrichissante. « J’ai vraiment eu beaucoup de plaisir, j’ai rencontrĂ© beaucoup de nouvelles personnes », se rĂ©jouit Victor Tölgyesi.

Ce fut une fin d’annĂ©e trĂšs mouvementĂ©e pour la jeunesse franco-y ukonnaise, qui n’arrĂȘte pas de rayonner Ă  travers ses projets.

cophones du Canada soutient que la tenue du sommet Ă©tait perti nente, surtout pour l’occasion de rencontres entre les organisations francophones. « On n’a pas Ă©tĂ© nĂ©cessairement autour des tables de discussion avec les leaders, mais ça nous a vraiment donnĂ© l’opportunitĂ© de nous parler entre nous et de voir comment on peut travailler Ă  l’international entre organismes canadiens. »

La XVIIIe ConfĂ©rence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant comme point commun le français, connue sous le nom de Sommet de la Francophonie, est l’occasion de dĂ©finir les orien tations de la francophonie pour permettre son rayonnement dans le monde. « Je pense que c’est pertinent [de tenir cette rencontre], je pense que c’est important que la francophonie Ă©value ses valeurs en tant que groupe », estime Marguerite Tölgyesi.

« J’en ai tirĂ© que la vie de

La FJCF est une fédération constituée de onze jeunes de 14 à 25 ans, et dont le but est de rassembler la jeunesse franco-c a nadienne dans un esprit de développe ment identitaire.

politicien est beaucoup plus diffi cile qu’on le pense », lance-t-elle en riant. « Il y a un intĂ©rĂȘt pour la Francophonie de la part du Canada, Ă  l’international comme Ă  l’intĂ©rieur de notre pays. [
] La francophonie a une importance particuliĂšre pour le dĂ©veloppement du Canada, par ticuliĂšrement en matiĂšre d’immigra tion », termine la Franco-Yukonnaise sur une note plus sĂ©rieuse.

9 JEUNESSE

pourlessoupers troparrosĂ©sde Grand-Maman T’ASCONSOMMÉ? CONDUISPAS. Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca
Fournie

Des oiseaux animés avec Chantal Rousseau

L’artiste bilingue est en rĂ©sidence Ă  Dawson dans la maison historique Macaulay jusqu’à la fin du mois de dĂ©cembre.

AgnĂšs Viger

Chantal Rousseau a dĂ©butĂ© une rĂ©sidence en automne avec l’Ins titut de l’art et de la culture du Klondike (KIAC). La rĂ©sidence, en partenariat avec Parcs Canada, est un endroit qui permet aux jeunes artistes de dĂ©velopper leurs talents artistiques. L’artiste a pu proposer plusieurs ateliers sur l’animation, organiser des portes ouvertes Ă  la rĂ©sidence et crĂ©er des Ɠuvres inspirĂ©es du Yukon, notamment des peintures d’oiseaux et des GIFs animĂ©s.

Chantal Rousseau, crĂ©atrice contemporaine qui s’identifie comme une personne queer, est

originaire de MontrĂ©al. Artiste depuis plus de vingt ans, elle a Ă©tudiĂ© Ă  l’UniversitĂ© de Guelph et Ă  l’UniversitĂ© d’art et design Emily Carr. « J’ai commencĂ© en tant que peintre, notamment avec l’aquarelle, avant de me tourner vers les mĂ©dias temporels, les vidĂ©os, l’animation », partage-t-elle.

AprĂšs des rĂ©sidences artis tiques Ă  Terre-Neuve et sur l’üle Manitoulin, au Nord de l’Ontario, Chantal Rousseau a traversĂ© le Canada depuis la GaspĂ©sie pour rejoindre le Yukon. « J’ai toujours voulu dĂ©couvrir Dawson. C’est incroyablement inspirant ici, ma crĂ©ativitĂ© n’arrive pas Ă  suivre », s’émeut-elle.

TombĂ©e sous le charme de la communautĂ© dawsonienne, elle a dĂ©cidĂ© de s’y installer aprĂšs sa rĂ©sidence. « C’est un village dynamique et passionnant avec une beautĂ© sans cesse renouvelĂ©e. La lumiĂšre est si diffĂ©rente », ajoute l’artiste.

Les oiseaux et l’écosystĂšme au cƓur de son art

Chantal Rousseau s’inspire de l’environnement, comme une rela tion personnelle avec la Terre. « Je me concentre davantage sur les milieux dans lesquels je me trouve.

Nous appelons notre communautĂ© et le gouvernement du Yukon Ă  mettre en Ɠuvre ces 16 appels Ă  l'action pour crĂ©er une sociĂ©tĂ© plus sĂ»re pour tous et toutes. Ensemble, nous pouvons briser les barriĂšres systĂ©miques qui contribuent Ă  la violence basĂ©e sur le genre

1

2 Obtenir de meilleures donnĂ©es sur la violence fondĂ©e sur le genre au Yukon afin que nous puissions mettre en Ɠuvre des stratĂ©gies qui rĂ©pondent Ă  nos besoins uniques au territoire

3 Mettre en Ɠuvre la StratĂ©gie du Yukon sur les femmes, les filles et les personnes bispirituelles+ autochtones disparues et assassinĂ©es (FFADA2S+)

4 Élaborer une stratĂ©gie pour le Yukon afin de mettre en Ɠuvre le Plan d'action national pour mettre fin Ă  la violence fondĂ©e sur le sexe conjointement avec les organismes du Yukon travaillant Ă  la lutte aux inĂ©galitĂ©s des genres

5 Créer une stratégie d'éducation avec une approche communautaire en matiÚre de santé sexuelle dans les écoles du Yukon pour apprendre à la prochaine génération les fondements des relations saines

6 Mettre fin Ă  l'itinĂ©rance sur le territoire en mettant en Ɠuvre les 10 appels communautaires Ă  l'action de Safe at Home Society et en participant pleinement au processus de l'Ă©quipe coordonnĂ©e d'accĂšs au logement (CHAT)

7 Intervenir sur les politiques de logement du Yukon pour assurer aux personnes victimes de violence un logement salubre et sécuritaire et éviter les expulsions inutiles de ces derniÚres

8 Offrir une indĂ©pendance financiĂšre aux personnes fuyant une situation de violence en augmentant immĂ©diatement les montants d'aide sociale et en mettant en Ɠuvre un projet pilote de revenu minimum de base en partenaria

9 Mettre en Ɠuvre le plan d'action pour l'inclusion LGBTQ2S+ du gouvernement du Yukon afin de garantir que les personnes queer et trans ont accĂšs Ă  des services publics exempts de discrimination, de harcĂšlement et de violence, en particulier dans le domaine des soins de santĂ© et des services sociaux

10 Combattre la transmisogynie et combler les lacunes de notre systÚme actuel qui ne soutient pas les femmes trans confrontées à la violence sexiste

11 Réviser et mettre à jour toutes les lois sur le droit de la famille au Yukon pour veiller à ce que les personnes victimes de violence et leurs enfants puissent échapper à leurs agresseurs

12 Mettre en Ɠuvre la loi Keira au Yukon, une loi qui oblige les membres du personnel judiciaire de premiĂšre ligne de s’éduquer sur le contrĂŽle coercitif et qui s ’ assure que la violence fondĂ©e sur le genre soit prise en compte dans les cas de garde des enfants dĂ©terminĂ©e par un ou une juge

13 Dans les affaires familiales et pénales, veiller à ce que chaque personne ait accÚs à un avocat ou une avocate afin de bénéficier d'une procédure juste

14 Mettre à jour la Loi sur les coroners pour s'assurer que les décÚs par féminicide sont étiquetés de cette façon et que les données sur le féminicide sont partagées pour éclairer un changement efficace

15 Mettre en Ɠuvre un approvisionnement sĂ©curitaire et frĂ©quent en mĂ©dicament afin de prĂ©venir et agir plus rapidement sur les enjeux de mort par surdose au territoire

16 Créer des services de thérapie et des programmes de prévention et de sensibilisation pour les auteurs d'infractions à caractÚre violentes tout en mettant en place des options de justice réparatrice et de soutien psychologique pour les familles touchées

Avec les mesures sanitaires des derniĂšres annĂ©es, les relations humaines Ă©taient plus compli quĂ©es. J’ai beaucoup marchĂ© dans la nature, j’ai rencontrĂ© les oiseaux », explique-t-elle. Et cette fascination pour les oiseaux ne fait que grandir.

« Je suis obsĂ©dĂ©e par les corbeaux du Yukon, ce territoire incroyablement beau. En ville, Ă  la dĂ©charge publique, en pleine nature; tout le monde a une histoire avec ces corvidĂ©s. J’aime explorer la relation complexe entre l’humain et l’oiseau, entre le corbeau et les autres espĂšces, et les corbeaux entre eux ». L’artiste a peint plu sieurs aquarelles de corbeaux Ă  la dĂ©charge et aime s’y rendre pour observer les pygargues Ă  tĂȘte blanche. Elle projette de rencontrer des lagopĂšdes sur la route Dempster.

Le GIF comme moyen d’expression

Chantal Rousseau s’inspire de la culture populaire et numĂ©rique. Elle a d’abord créé des Ɠuvres en ajoutant des aquarelles Ă  des contenus trouvĂ©s sur Internet, puis s’est intĂ©ressĂ©e naturellement au GIF – un format d’image numĂ© rique animĂ©e en boucle. « Mon travail comporte un Ă©lĂ©ment narra tif trĂšs fort. Le GIF est court, cela me plaĂźt. Je suis une mauvaise raconteuse d’histoire, alors un rĂ©cit de moins de 10 secondes c’est cool! », explique l’artiste.

Le premier GIF qu’elle a Ă©laborĂ© Ă  Dawson relate une expĂ© rience qu’elle a eue lors d’une ran donnĂ©e dans le Klondike. FascinĂ©e par la multitude de champignons, elle les a reprĂ©sentĂ©s Ă  cĂŽtĂ© d’un tĂ©tras du Canada. « Animer, faire bouger les choses, c’est toujours

quelque chose de magique pour moi ». Ce moyen d’expression est devenu sa spĂ©cialitĂ©.

Des collaborations avec la communauté dawsonienne

Lors de sa rĂ©sidence, Chantal Rousseau a proposĂ© plusieurs ateliers de crĂ©ation de GIF Ă  KIAC et Ă  l’école Robert Service. « Cela permet aux enfants de dĂ©velop per leurs mondes artistiques », commente-t-elle. « L’atelier Ă  KIAC Ă©tait trĂšs amusant, huit personnes ont participĂ©, ĂągĂ©es de 11 ans et plus. Une prĂ©sentation a eu lieu sur grand Ă©cran la semaine suivante, avec du popcorn! » ajoute Chantal Rousseau. Elle a Ă©galement organisĂ© des portes ouvertes Ă  la maison Macaulay en collaboration avec la sculptrice Han et Tutchone du Nord Darcy Tara McDiarmid. Une trentaine de personnes Ă©taient prĂ©sentes. « J’avais fait une projection Ă©phĂ©mĂšre d’oiseaux animĂ©s Ă  l’extĂ©rieur, les gens ont apprĂ©ciĂ© », partage Chantal Rousseau.

Pendant sa rĂ©sidence, l’ar tiste espĂšre finaliser 5 GIFs en collaboration avec la population.

« Des personnes que je rencontre me racontent des histoires sur les oiseaux en Ă©change d’une aqua relle. Ces rĂ©cits restent entre elles et moi, c’est un cercle d’échange. J’utilise certains Ă©lĂ©ments pour crĂ©er un GIF animĂ© », s’enthou siasme-t-elle. Une autre collabo ration avec une artiste locale est en projet pour ce mois-ci. « Je vois ça comme une conversation, un enrichissement. À l’avenir, j’aime rais faire un projet collaboratif avec des personnes ayant une formation scientifique », conclut-elle.

10 CULTURE
Image fixe de Yukon Raven (Corbeau yukonnais), animation en boucle/GIF, 2022.
Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
Chantal Rousseau Veiller à ce que les organismes travaillant sur les inégalités des genres disposent d'un financement de base constant et suffisant et qu ils soient inclus de maniÚre significative les études comparatives sur le genre pour l'élaboration de politiques et de programmes

Un cabaret aprÚs le crépuscule

Les 17 et 18 décembre prochains se tiendra un spectacle de danse intime dans le Black Box Theater du studio Heart of Riverdale, co-organisé par Justin Ziegler-Giraud et Tori Beemer. Pleins feux sur un artiste franco-yukonnais qui place le jazz au centre de son art.

Justin Ziegler-Giraud est un danseur professionnel de jazz ori ginaire de France. Il travaille actuel lement au studio de danse Heart of Riverdale, Ă  Whitehorse, en tant qu’enseignant et responsable des opĂ©rations et de l’administration.

La danse, une histoire qui

remonte Ă  loin

Son intĂ©rĂȘt pour la danse s’est manifestĂ© trĂšs tĂŽt dans sa vie.

Justin Ziegler-Giraud a suivi ses tout premiers cours de danse dùs l’ñge de quatre ans.

Il soutient tout de mĂȘme que son choix de profession n’était qu’une question de circonstances. « Je suis devenu danseur un peu par hasard », affirme-t-il. « AprĂšs le lycĂ©e, je crois que c’est tout ce que je savais faire. »

Justin Ziegler-Giraud entame donc des Ă©tudes dans le domaine de la danse un an aprĂšs l’obtention

de son baccalauréat (équivalent français de la fin de la 12e année).

« Quand j’ai eu 19 ans, je suis rentrĂ© en formation technique intensive Ă  Toulouse Ă  l’Art dance internatio nal », raconte le danseur. « J’avais entre 20 et 30 heures de cours par semaine la premiĂšre annĂ©e. La deuxiĂšme annĂ©e, j’ai passĂ© les examens du conservatoire », dĂ©taille-t-il.

« AprĂšs, je suis rentrĂ© Ă  l’Institut National des arts du Music-hall. [ ] J’avais des cours la semaine et je faisais des spectacles la fin de semaine. »

À un certain point dans sa car riĂšre, Justin Ziegler-Giraud explique qu’il a dĂ» choisir dans quel style de danse il se spĂ©cialiserait, et son choix s’est arrĂȘtĂ© sur le jazz.

L’enseignement

Par la suite, il a dĂ©cidĂ© d’entrer en formation pour devenir professeur de danse. « Quand j’ai passĂ© ma formation pour ĂȘtre professeur

de danse [
] j’ai rencontrĂ© une professeure danseuse et cho rĂ©graphe, qui s’appelle Babeth Angelvin-Pons, et ça a Ă©tĂ© une rĂ©vĂ©lation pour moi [
] Elle m’a tout appris en jazz et j’ai compris en rencontrant Babeth pourquoi j’avais choisi le jazz, parce que sa mĂ©thode, sa technique, son style, son approche, ses choix musicaux, tout Ă©tait parfait. »

PassionnĂ©, il a ensuite terminĂ© ses Ă©tudes en danse Ă  l’institut supĂ©rieur des arts de Toulouse.

Pour Justin Ziegler-Giraud, ce qu’il y a de plus satisfaisant avec la danse, c’est de voir ses Ă©lĂšves se produire en spectacle. « Plus qu’enseigner ou performer moimĂȘme, je prĂ©fĂšre faire danser les gens. C’est ce qu’il y a de plus satisfaisant, en fait. Voir que les gens ont compris ce que j’attendais [d’eux] [
] et ont le plaisir de le prĂ©senter devant un public ».

Arrivé au Yukon en 2018, il a commencé à enseigner la danse au studio Heart of Riverdale trois

ans plus tard, en 2020. Selon lui, les opportunités à Whitehorse ne manquent pas.

Projet futur

L’artiste travaille prĂ©sentement, en collaboration avec sa collĂšgue Tori Beemer, sur son tout premier projet au Yukon, intitulĂ© After Dark : A Cabaret. « On monte un spectacle de toutes piĂšces en cinq semaines », prĂ©cise-t-il. Il s’agit d’un spectacle de cabaret intime auquel six artistes de la danse participeront, dont deux francophones : lui-mĂȘme et ValĂ©rie HerdĂšs, directrice artistique et enseignante Ă  la mĂȘme Ă©cole. La premiĂšre heure de l’évĂ©nement sera dĂ©diĂ©e Ă  la distribution de hors-d’Ɠuvre et l’écoute de musique live. La deuxiĂšme heure sera consacrĂ©e Ă  la danse.

Sensuel, drĂŽle, coquin et cheeky sont les mots d’ordre pour les deux soirĂ©es qui se tiendront Ă  la mi-dĂ©cembre.

11 CULTURE
Justin Ziegler-Giraud, danseur jazz et en seignant Ă  l’école Heart of Riverdale.
Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca Nous vous souhaitons un joyeux NoĂ«l ainsi qu’une annĂ©e 2023 saine et prospĂšre! De notre famille Ă  la vĂŽtre. ‱ 18 Chilkoot Way, Whitehorse ‱ canadiantire.ca ‱ (867) 668-3652
Camille Boyer
12 COUPS D’OEIL Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca
novembre, l’Association
emploi afy ca RĂ©daction, rĂ©visionet traduction deCV Conseils personnalisĂ©s Simulation d'entrevue DĂ©veloppement decarriĂšre Information surlemarchĂ© dutravail emploi? Àlarecherche d’un PlanifiezunerencontreĂ distance ouenpersonneavecnotreĂ©quipe! FinancĂ©par/Fundedby: AFY Le concours de crĂ©ation de courts mĂ©trages 48 Hour Film Challenge, organisĂ©
Yukon
débuté
Les équipes participantes ont dis
48
Les
Le 30
franco-yukonnaise a présenté
le
2e
volet
de Coup de cƓur fran
cophone, avec
des artistes du Yukon : Ellorie McKnight et Anneky. L’ambiance Ă©tait intimiste Ă 
saveur
folk, au Old Fire Hall.
par la
Film Society, a
le 18 novembre dernier.
posé de
heures pour remettre leur film court.
films ont été présentés au Yukon Theatre le 23 novembre, puis le 2 décembre.
L’équipe dirigĂ©e par Robert Brouillette, composĂ©e de 18 personnes, a proposĂ© une allĂ©gorie de Tragedy of Macbeth de Shakespeare. Le titre de leur film , Bad Fog Create Myth est d’ailleurs une anagramme du nom de l’Ɠuvre de Shakespeare. Mark Wu Mark Wu Mark Wu L’équipe menĂ©e par Florian Bosc, Maxime Lauwens et Mehdi Ait Ben Hida a proposĂ© un court mĂ©trage en français sous-titrĂ© en anglais. En plus d’eux-mĂȘmes, le film mettait en scĂšne Laura Collin, Pamela Battison et LĂ©onard Kaese. Mehdi Ait Ben Hida Mehdi Ait Ben Hida Mehdi Ait Ben Hida L’équipe d’Annie Maheux, Christophe Ballet, Mathieu Gingras, Anne Desjardins, AndrĂ© BeauprĂ©, Lyndi Proudfoot et June Kukina a prĂ©sentĂ© un film sur l’idĂ©e de consentement pour un test pharmacologique. Founie La francophone Marie Hammje et son amie Emily Sheff ont remportĂ© le prix du jury en mettant en scĂšne Erin Linklater, dans le court-mĂ©trage Blur. Les crĂ©atrices Ă©voquent une expĂ© rience d’avortement et les Ă©motions qui peuvent en dĂ©couler. Marie Hammje - Emily Sheff Fournie Fournie Mark Wu
AFY
13 COUPS D’OEIL Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca
Du 30 novembre au 2 dĂ©cembre, des compĂ©titions de sports arctiques se sont dĂ©roulĂ©es pour les Ă©coles de Whitehorse. L’École Émilie-Tremblay a terminĂ© en premiĂšre place au classement gĂ©nĂ©ral. CSFY CSFY CSFY L’artiste Françoise La Roche proposait ses crĂ©ations le dimanche 27 novembre au marchĂ© de NoĂ«l Cranberry Fair. Françoise La Roche Le 19 novembre dernier, lors du spectacle Queerlesque, Lau D’Arta et ChĂ©rie Coquette Ă©taient sur scĂšne. Vera Whiteclaw renaissait sous un nouveau nom : Joan Assmith. Jules Photography Studio Jules Photography Studio Jules Photography Studio ArtisaNord, le marchĂ© de NoĂ«l francophone organisĂ© par l’Association franco-yukonnaise, a attirĂ© prĂšs de 400 personnes la fin de semaine du 26 et 27 novembre. Camille Boyer Camille Boyer
À
la marche Reprenons la nuit, Les Essentielles et le centre pour femmes Victoria Faulkner ont lu 16 appels Ă  l’action pour lutter contre la violence genrĂ©e, dans le cadre de la campagne des 16 jours. Laurie Trottier Laurie Trottier Camille Boyer Camille Boyer

La fonte des glaciers pourrait engendrer un « débordement viral » en Arctique

Une Ă©tude rĂ©cente de l’UniversitĂ© d’Ottawa Ă©tablit un lien entre les changements climatiques et l’apparition de nouveaux virus. Le rĂ©chauffement des tempĂ©ratures pourrait faire en sorte de libĂ©rer des virus qui Ă©taient jusqu’à maintenant emprisonnĂ©s dans les glaces de l’Arctique et infecter de nouveaux hĂŽtes dans d’autres environnements.

Karine Lavoie, Le Nunavoix

Cosignée par les scientifiques

StĂ©phane Aris-Brosou et AudrĂ©e Lemieux, une Ă©tude de l’UniversitĂ© d’Ottawa dĂ©montre que la fonte des glaciers pourrait dĂ©clencher des pandĂ©mies dans l’Arctique.

Cette recherche a dĂ©butĂ© en 2017 alors que StĂ©phane ArisBrosou, professeur agrĂ©gĂ© au DĂ©partement de biologie de l’Uni versitĂ© d’Ottawa, et son collĂšgue Alexandre Poulin, microbiologiste, ont embauchĂ© Graham Colby, alors Ă©tudiant Ă  la maĂźtrise.

EntourĂ© d’une Ă©quipe de l’Al berta, l’étudiant s’est rendu au lac Hazenafin afin d’étudier les impacts des changements climatiques sur les communautĂ©s bactĂ©riennes.

Un peu comme la pĂȘche sur glace

L’idĂ©e d’utiliser le lac Hazen, qui

est le plus grand de l’Arctique, est qu’il est immense et qu’il est donc nourri par un certain nombre de glaciers de tailles diffĂ©rentes. Les glaciologues prĂ©disent que l’impact des changements climatiques dans cette rĂ©gion sera d’augmenter les dĂ©bits de ces glaciers.

En sĂ©lectionnant trois glaciers, un petit, un de taille intermĂ©diaire et un dernier de plus grande taille, il Ă©tait possible de voir quel sera l’impact potentiel des changements climatiques sur les communautĂ©s bactĂ©riennes.

Le travail d’échantillonnage a eu lieu en prĂ©levant des carottes, opĂ©ration que le professeur ArisBrosou compare Ă  la pĂȘche Ă  la glace.

« Ils font un trou dans la glace. Il y a un trĂ©pied qui est mis au-dessus du trou et qui sert en fait Ă  faire descendre une carotte, donc une sorte de tube, jusqu’au fond du lac et juste avec la gravitĂ©, le tube

“plonge” dans le sĂ©diment et il y a un systĂšme pour boucher le tube lorsque le tube est arrivĂ© au fond d’un mĂštre Ă  peu prĂšs, mĂȘme pas, puis le tube est remontĂ©. Ils font ça avec une motoneige », explique-t-il.

À son retour, Graham Colby a travaillĂ© Ă  faire l’extraction d’ADN et d’ARN. Le tout a ensuite Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  un centre de sĂ©quençage.

« C’est lĂ  oĂč moi j’entre en scĂšne, une fois que nous rĂ©cupĂ©rons les sĂ©quences oĂč il faut filtrer et amener des contrĂŽles qualitĂ© des sĂ©quences qui ont Ă©tĂ© gĂ©nĂ©rĂ©s avant de pouvoir faire quelque chose d’intĂ©ressant d’un point de vue biologique », affirme StĂ©phane Aris-Brosou.

Un heureux hasard provoqué par la pandémie

Au-delĂ  des rĂ©sultats de la recherche, StĂ©phane Aris-Brosou souhaite aussi mettre de l’avant l’aspect humain de cette recherche.

AudrĂ©e Lemieux a Ă©tĂ© embau chĂ©e par l’UniversitĂ© juste avant la pandĂ©mie. Elle Ă©tait Ă  ce moment Ă©tudiante au baccalaurĂ©at en biolo gie. En 2020, lorsque les labos ont fermĂ©, l’idĂ©e de rĂ©aliser des travaux avec les Ă©chantillons qui avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© analysĂ©s est apparue.

StĂ©phane Aris-Brosou, qui s’intĂ©resse aux aspects d’évolution virale, raconte que c’est l’aspect du hasard qui fait que le duo s’est intĂ© ressĂ© Ă  utiliser ces donnĂ©es. « Les donnĂ©es existaient, on les avait. Elles Ă©taient assises tranquillement dans une Ă©tagĂšre », rĂ©sume-t-il. Il salue le travail extraordinaire

de sa collĂšgue AudrĂ©e Lemieux qui, avec peu d’expĂ©rience dans le domaine de la programmation et de l’utilisation de l’ordinateur, a conduit de façon formidable cette recherche.

« Elle a vraiment tout appris en l’espace de trĂšs trĂšs peu de temps », souligne-t-il.

Les virus ne peuvent se rĂ©pli quer et se diffuser qu’avec l’aide d’un hĂŽte vivant : humain, animal, plante ou mousse.

Le duo s’est concentrĂ© sur ce qui existait en tant que virus et en tant qu’hĂŽtes dans ces Ă©chantillons. Pour ce faire, ils ont Ă©tĂ© obligĂ©s de mettre en place des outils spĂ©ci fiques pour identifier ce que sont ces virus et Ă  quoi ils ressemblent, et potentiellement identifier les hĂŽtes potentiels de ces virus.

Le professeur Aris-Brosou raconte que c’est Ă  ce moment qu’ils se sont rendu compte, en utilisant une approche un peu nouvelle, qu’il y avait en fait des interactions qui changeaient entre ces virus et ces hĂŽtes en fonction du dĂ©bit glaciaire.

« Les tendances montrent qu’avec le rĂ©chauffement clima tique, nous allons avoir beaucoup plus de chances d’avoir de ces dĂ©bordements viraux, c’est-Ă -dire des changements d’hĂŽtes de ces virus quand les tempĂ©ratures se rĂ©chauffent », dĂ©voile-t-il.

Peu de risque pour les humains

Le professeur se montre cepen dant rassurant auprĂšs des Nunavummiut, expliquant que ces dĂ©bordements viraux risquent d’ĂȘtre plus spĂ©cifiques aux plantes

et aux champignons et ont peu de chance d’affecter les humains.

« C’est peut-ĂȘtre un argument de plus, en effet, pour reconsidĂ©rer la façon dont nous interagissons avec notre environnement, surtout dans un environnement comme ça oĂč les changements clima tiques sont extrĂȘmement rapides Ă  comparer au reste de la planĂšte », dĂ©clare-t-il.

Le message qu’il veut en fait passer est que l’impact de nos activitĂ©s humaines n’est pas trĂšs positif sur tous ces changements climatiques.

À l’aide des mĂȘmes Ă©chantil lons, un travail est Ă  prĂ©sent rĂ©alisĂ© afin de procĂ©der Ă  l’identification de ces virus.

« Ce que nous sommes en train de faire, c’est de regarder de façon plus prĂ©cise Ă  quel degrĂ© de ressemblance ces virus sont sem blables, ou Ă  quel niveau de simi laritĂ© ces virus sont semblables Ă  ce que nous connaissons », affirme le co-auteur de l’étude qui ne peut toutefois pas en dire davantage pour le moment.

Le professeur Aris-Brosou trouvait important de participer Ă  l’entrevue afin d’avoir l’opportunitĂ© de retransmettre l’information vers les communautĂ©s oĂč les Ă©chan tillonnages ont Ă©tĂ© faits et oĂč les scientifiques ont travaillĂ©.

« Je pensais que c’était impor tant pour justement essayer de reconnecter les rĂ©sultats que nous avons obtenus vers les communau tĂ©s oĂč nous avons travaillĂ©, oĂč nous avons prĂ©levĂ© des Ă©chantillons », conclut-il.

14 ARCTIQUE Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
IJL – RĂ©seau.Presse Le Nunavoix
L’équipe de recherche perce des trous dans la glace au site H-Sed; en arriĂšre-plan, la rive nord du lac Graham Colby/UniversitĂ© d’Ottawa

Littérature inuite : une plume talentueuse qui fait froid dans le dos

Jamesie Fournier, auteur inuk originaire de Yellowknife, vient de publier un ouvrage inspirĂ© des his toires contĂ©es par sa mĂšre durant son enfance. Ayant toujours baignĂ© dans l’ambiance des contes inuits, c’est surtout l’aspect inquiĂ©tant, voire effrayant, de ces histoires qui ont attirĂ© l’auteur.

« J’ai grandi avec des histoires d’horreur. J’aime [ce genre littĂ©raire] et son cĂŽtĂ© obscur m’intĂ©resse vraiment », a-t-il expliquĂ© lors d’une entrevue.

The Other Ones ( Les autres ) est un recueil de deux histoires inspirĂ©es des mythes inuits, mais dans un paysage contemporain oĂč des ĂȘtres spirituels prennent vie dans un nouveau contexte imaginĂ© par l’auteur.

« J’aime explorer ces person nages parce que j’ai grandi avec eux », indique M. Fournier, qui s’est dĂ©marquĂ© dĂšs 2018 en Ă©tant finaliste pour le prix Sally Manning. Cette distinction, suspendue tem porairement en dĂ©but d’annĂ©e 2022

1 colonnes

Ă  la suite de problĂšmes financiers, avait pour but de reconnaitre la diversitĂ© des voix autochtones du Nord et, par la mĂȘme occasion, de saluer les auteurs de tout l’Arc tique canadien.

PubliĂ© par la maison d’édition Inhabit Media Ă  Iqaluit au Nunavut, l’ouvrage, Ă©crit en anglais, est en cours de traduction en inuktitut. L’illustration de la couverture, ainsi que celles qui accompagnent les deux rĂ©cits, ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es par Toma Feizo Gas, qui illustre des ouvrages de littĂ©rature inuite depuis plus de six ans au sein de cette maison d’édition.

Dans le second rĂ©cit, Before Dawn ( Avant l’aube ), un jeune garçon ne respecte pas l’une des consignes de sa mĂšre, qui sou haite que son fils ne s’éloigne pas au-delĂ  d’une certaine limite gĂ©o graphique. Souhaitant jouer avec son nouvel ami, qui l’invite Ă  aller de plus en plus loin, les deux enfants s’aventurent dans le lointain. Plus ils s’éloignent, plus l’ami se trans forme, jusqu’à devenir un ĂȘtre non humain. HorrifiĂ©, le garçon Ă©coute la

Campagne de Jusqu'au

proposition de la crĂ©ature : rentrer chez lui avant l’aube, ou ĂȘtre perdu Ă  jamais de l’autre cĂŽtĂ©.

Une collaboration des cinq mĂ©dias francophones des trois territoires canadiens : les journaux L’Aquilon, L’Aurore borĂ©ale et Le Nunavoix, ainsi que les radios CFRT et Radio TaĂŻga.

The Other Ones, le nouveau recueil de l’auteur inuk Jamesie Fournier, est un mĂ© lange tout Ă  fait unique d’histoires d’hor reur issues de la mythologie inuite dans un contexte contemporain.

Les donations recueillies seront réparties et distribuées entre plusieurs associations caritatives locales, selon leurs priorités et leurs besoins.

Points de dépÎts pour les dons matériels et alimentaires :

‱ Centre de la francophonie (302, rue Strickland)

‱ Les essentielles (3089, 3e Avenue)

‱ Garderie du petit cheval blanc (22, promenade Falcon)

‱ École Émilie-Tremblay (20, promenade Falcon)

‱ CSSC Mercier (1009, boulevard Lewes)

Suggestions de dons matériels :

‱ DenrĂ©es alimentaires non pĂ©rissables

‱ VĂȘtements d'hiver neufs pour femmes, enfants et jeunes adultes

‱ Produits de toilette et d’hygiĂšne de premiĂšre nĂ©cessitĂ©

‱ Équipement neuf pour la cuisine

‱ Chùques-cadeaux

15 ARCTIQUE Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
L’auteur inuk Jamesie Fournier. Courtoisie Jamesie Fournier
dons.afy.ca Commandité par En partenariat avec :
15
2022
décembre

Le CSSC Mercier fait la manchette

championnat yukonnais de volley-ball, auquel plusieurs Ă©quipes d’écoles

du 17 au 19 novembre.

l’école.

Camille Boyer

C’est en septembre 2021 que l’équipe Mercier A a vu le jour. Les Ă©lĂšves qui en faisaient partie Ă©taient alors encore trĂšs peu expĂ©rimentĂ©s pour la plupart. « L’annĂ©e passĂ©e, on ne savait presque mĂȘme pas comment jouer. Et passer de ça Ă  gagner le championnat, c’était quelque chose », partage Samuel Martin, capitaine de l’équipe.

« La beautĂ© de cette victoire-lĂ , c’est que ça ne peut pas reposer sur un seul joueur », confie Hugo Bergeron, entraĂźneur adjoint de l’équipe et conseiller pĂ©dagogique de l’école. Il soutient que c’est l’esprit d’équipe des joueurs qui leur a valu la victoire. « Il a fallu commencer Ă  la base », et c’est lĂ  la beautĂ© de leur exploit.

Les joueurs de l’équipe Ă©taient dĂ©terminĂ©s Ă  remporter la victoire. « Jeudi, au championnat yukonnais, ils se sont prĂ©sentĂ©s

Programme d’amĂ©lioration des bĂątiments

Obtenez

Vous pouvez obtenir jusqu’à 50 000 $ pour rĂ©duire la consommation d’énergie de votre maison. Les propriĂ©taires fonciers peuvent obtenir jusqu’à 100 000 $ pour rĂ©duire les Ă©missions de carbone de leurs immeubles commerciaux et institutionnels.

Pour savoir comment se qualifier au programme Programme d’amĂ©lioration des bĂątiments, visitez le yukon.ca/fr/amelioration-batiments.

Renseignements

Direction de l’énergie energy@yukon.ca 867-393-7063 ou 1-800-661-0408 (demandez Ă  ĂȘtre transfĂ©rĂ©)

et ont commencĂ© Ă  gagner leurs matchs », explique Hugo Bergeron avec beaucoup d’estime pour les jeunes et l’entraĂźneur de l’équipe, Alain Desrochers. Ils ont gagnĂ© la demi-finale contre F.H.-Collins et se sont trouvĂ©s en finale contre l’École secondaire catholique St. Francis of Assisi.

Mercier A a gagné le premier

set et l’École secondaire catholique St. Francis of Assisi a remportĂ© le deuxiĂšme. « On est allĂ© en prolon gation, c’était comme un film. Il y a eu un changement d’atmosphĂšre, on sentait vraiment la foule qui Ă©tait derriĂšre nous », se rappelle Hugo Bergeron. « Le championnat se dĂ©roulait Ă  l’école St. Francis et les gens dans les estrades criaient

“Mercier!” » Les points Ă©taient alors trĂšs serrĂ©s. « Finalement, quand on a fait le dernier point, c’était 15-17 pour nous. On s’est levĂ© et je me suis retournĂ© de bord. J’ai vu une centaine de personnes nous rejoindre sur le terrain! », partage le sportif, encore touchĂ© par les Ă©vĂ©nements. C’était la premiĂšre fois qu’une Ă©quipe junior du CSSC Mercier remportait le championnat. Hugo Bergeron souligne que les Ă©lĂšves de 8 e annĂ©e se sont Ă©galement dĂ©marquĂ©s grĂące Ă  un entraĂźnement rigoureux. Non seulement ils ont gagnĂ© le cham pionnat yukonnais dans leur division, mais en plus, ils l’ont fait sans aucune dĂ©faite. Plus tĂŽt en novembre, l’équipe de volley-ball de 7-8e annĂ©es du CSSC Mercier a remportĂ© la mĂ©daille d’argent lors d’un tournoi inter-Ă©coles.

16
Le secondaires du Yukon ont participĂ©, s’est tenu Contre toute attente, l’équipe Mercier A junior des 9-10 e annĂ©es du Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile Mercier (CSSC Mercier) a remportĂ© la banderole de victoire du tournoi, une premiĂšre pour la ligue junior de
un financement Ă  faible coĂ»t pour amĂ©liorer la consommation d’énergie de votre maison ou de votre
bĂątiment.
L’équipe Mercier A junior remporte la victoire au championnat yukonnais de volley-ball.
SPORTS
Fournie L’équipe
Mercier A
junior lors d’un match du championnat yukonnais de volley-ball.
Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca 30 $ Pour une annĂ©e Format papier* ou PDF En quĂȘte d’une idĂ©e cadeau qui sort de l’ordinaire? Un abonnement Ă  l’Aurore borĂ©ale : un cadeau qui dure toute l’annĂ©e! 867 668-2663, poste 500 ou reception@afy.ca *150 $ pour la version papier hors Canada.
Fournie

Faire un premier pas vers la course hivernale

Kelly Tabuteau

Tandis que les tempĂ©ratures des cendent Ă  vue d’Ɠil, certaines personnes se prĂ©parent pour des courses hivernales. L’ascension de la route du mont Grey, notamment, se fera le samedi 17 dĂ©cembre Ă  partir de 10 h.

Mais comment se prĂ©pare-t-on Ă  la pratique de la course Ă  pied dans des conditions extrĂȘme ment froides? C’est ce que nous expliquent plusieurs adeptes de ce sport.

« Tu dois juste prendre ton temps, tĂ©moigne d’entrĂ©e de jeu Mel Moya, adepte de la course hivernale. Tu n’as pas besoin de courir vite, tu dois juste commencer Ă  courir. »

La jeune femme a commencĂ© Ă  courir en octobre 2021, inspirĂ©e par les publications Instagram d’une Yukonnaise, Shailyn, suivie par plus de 10 000 personnes. « Ça avait l’air si amusant que ça m’a donnĂ© envie d’essayer. Depuis, je cours prĂšs de dix kilomĂštres par jour », continue Mme Moya.

Camille FrĂ©chette, quant Ă  elle, court depuis son adolescence. Elle aime particuliĂšrement la simplicitĂ© de la discipline. « [Ça] nĂ©cessite peu d’équipement et peu de prĂ© paration. Quand tu as un peu de temps, c’est toujours accessible! », explique-t-elle.

Anna Ly est davantage une coureuse estivale, mais a choisi le transport actif dans sa vie quotidienne. Elle effectue donc la majorité de ses déplacements en courant.

Les trois femmes ont livrĂ© Ă  l’Aurore borĂ©ale quelques conseils pour apprĂ©cier la course hivernale.

Se maintenir au sec

Avant de se lancer dans la course Ă  pied, Mel Moya a menĂ© beaucoup de recherches pour en apprendre davantage sur la discipline. Elle a aussi fait appel Ă  la communautĂ© locale pour rĂ©colter des sugges tions. « Tu passeras un bon moment seulement si tu es bien prĂ©parĂ©. Tu vas transpirer, mĂȘme s’il fait froid dehors. Et une fois mouillé·e, tu auras froid, d’oĂč l’importance de s’habiller en couches, la premiĂšre Ă©tant la plus fine. »

« Des Ă©tudes ont montrĂ© que, pour une activitĂ© de course Ă  pied, il faut s’habiller pour une tempĂ© rature de 10°C supĂ©rieure Ă  celle extĂ©rieure », renchĂ©rit Anna Ly.

Pour sortir Ă  n’importe quelle tempĂ©rature, l’important est de garder ses voies respiratoires couvertes, selon Camille FrĂ©chette. « Souvent, je remonte mon tour

de cou jusqu’au nez pour que l’air respirĂ© soit moins froid. »

Si le corps doit rester au sec, il est Ă©galement important que les pieds ne soient pas mouillĂ©s. L’astuce d’Anna Ly est de porter des guĂȘtres de cheville pour Ă©viter que la neige ne s’immisce dans les souliers de course.

Se chausser correctement

Les trois femmes s’accordent sur l’équipement de base de la course Ă  pied : des chaussures pour la course sur sentiers, avec des chaussettes d’hiver. Proposant une bonne adhĂ©rence, elles permettent d’éviter de glisser.

Anna Ly ajoute des crampons de traction (en forme de spirales), et Camille FrĂ©chette des mini pointes. « Je porte des nanospikes sur mes chaussures de sentier. C’est tout petit, ça m’évite ainsi de me tordre les chevilles. »

S’entraĂźner en sĂ©curitĂ©

Quand Mel Moya part courir, elle s’arrange tout le temps pour que ses proches sachent oĂč elle va et Ă  quelle heure elle devrait rentrer. « S’il m’arrive quoi que ce soit, je suis certaine que quelqu’un viendra Ă  ma rencontre pour m’aider », assure-t-elle. Anna Ly, pour ses sorties longues, emporte toujours un sac de bivouac de survie.

Camille FrĂ©chette, quant Ă  elle, s’assure de conserver son tĂ©lĂ©phone cellulaire proche de son corps pour Ă©conomiser la batterie et pouvoir appeler Ă  l’aide en cas de besoin.

Toutes les trois s’entendent pour dire que l’une des choses les plus importantes, c’est d’ĂȘtre visible des autres. Lampes fron tales et bandes rĂ©flĂ©chissantes sont donc des Ă©quipements Ă  ajouter au kit de la course Ă  pied hivernale. Des bandes rĂ©flĂ©chissantes sont d’ailleurs offertes gratuitement

sur demande par le Partenariat communauté en santé, pour les personnes intéressées.

Des défis pour cet hiver?

Les personnes passionnĂ©es de la course Ă  pied pourront s’es sayer Ă  l’ultramarathon Yukon Arctic Ultra en fĂ©vrier prochain. L’itinĂ©raire emprunte la piste de la course de traĂźneaux Ă  chiens de la Yukon Quest, depuis Whitehorse, et propose quatre distances allant de 42 kilomĂštres Ă  prĂšs de 700.

Pour une atmosphÚre moins compétitive, plusieurs organismes locaux organisent des événements.

C’est notamment le cas d’Ath letics Yukon qui, depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000, propose de gravir la route du mont Grey, en courant ou en marchant, pour cĂ©lĂ©brer le solstice d’hiver. Chaque annĂ©e, une quarantaine de personnes honorent leurs frais d’inscription en dons pour la Banque alimen taire de Whitehorse et s’élancent Ă  l’assaut de la montagne. « Ça avait commencĂ© avec la Jingle Bell Run dans Riverdale, puis c’est devenu la Winter Solstice Run and Walk », confie Bonnie Love, trĂ©soriĂšre d’Athletics Yukon. « J’encourage le plus de monde Ă  venir, on court vers le soleil levant tout en dĂ©couvrant les arbres momifiĂ©s au sommet », ajoute-t-elle.

Mel Moya a dĂ©cidĂ© de s’ins crire Ă  un dĂ©fi virtuel, le 2023 60° North Run Challenge. Chaque personne inscrite s’engage sur l’honneur Ă  parcourir 60, 120 ou 180 kilomĂštres au mois de janvier 2023. L’évĂ©nement est Ă©galement une collecte de fonds pour trois orga nismes caritatifs internationaux.

Au dĂ©but, Mel Moya courait 5 Ă  7 ki lomĂštres par jour, en plusieurs sorties. Pour elle, il est important de renforcer son corps pour s’amĂ©liorer. La course Ă  pied, ce n’est pas qu’un exercice cardiovasculaire.

17
Si l’idĂ©e de fouler les sentiers enneigĂ©s rebute quelque peu un certain nombre d’adeptes de la course Ă  pied, d’autres ne comptent pas laisser l’obscuritĂ© ni le froid venir Ă  bout de leur motivation.
SPORTS
ArrivĂ©e de MontrĂ©al en aoĂ»t 2022, Camille FrĂ©chette trouve le froid moins mordant Ă  Whitehorse. Elle court mĂȘme quand les tempĂ©ratures chutent en dessous de -20°C. Fournie Anna Ly est diĂ©tĂ©tiste sportive. Pour les sorties longues, elle conseille un bouillon avec des nouilles comme collation car il apporte tout ce dont le corps a besoin : la chaleur, le liquide, le sel et les glucides. Fournie

onn’estjamaistropvieux pourunesoirĂ©epyjama T’ASCONSOMMÉ?CONDUISPAS. Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca
Fournie

Coupe du monde de soccer au Qatar : se mobiliser pour les droits de la personne

La Coupe du monde de soccer s’est ouverte le 20 novembre au Qatar, et les nombreuses controverses entourant l’organisation de cet Ă©vĂšnement sportif majeur, si elles n’ont pas rĂ©ussi Ă  stopper cette folie en cours de route, s’amplifient ces derniers jours. Au-delĂ  du sport, il s’agit d’une occasion de s’interroger sur les enjeux politiques et Ă©thiques entourant ces grandes messes sportives.

habituel et courant » dans le pays. Est-il nécessaire de préciser que les francophones sont quasiment inexistants au Qatar?

Le Qatar, mais pourquoi?

Le Qatar est une petite monarchie du Golfe dont l’économie repose quasiment entiĂšrement sur l’expor tation du gaz et de pĂ©trole. Depuis deux dĂ©cennies, ce petit État (Ă  peine trois fois plus grand que la Ville du Grand Sudbury, en Ontario) a dĂ©veloppĂ© une diplomatie multivectorielle fort remarquĂ©e afin d’étendre son influence. C’est d’abord la crĂ©ation, en 1996, de la chaine d’information en continu, Al Jazeera, qui va faire connaitre ce pays.

Le Qatar a aussi rĂ©ussi un tour de passe-passe en obtenant – directement – le statut de membre associĂ© Ă  l’Organisation interna tionale de la francophonie sans d’abord y avoir Ă©tĂ© admis comme État observateur comme le veut la coutume, et sans respecter la rĂšgle selon laquelle le français doit ĂȘtre « d’ores et dĂ©jĂ  l’une des langues officielles ou d’un usage

Sur le plan de la diplomatie culturelle, les autoritĂ©s qataries ne sont pas en reste. Pour concurren cer le musĂ©e du Louvre Abu Dhabi, l’émir du Qatar a commandĂ© au cĂ©lĂšbre architecte français Jean Nouvel, la Rose des sables, qui accueille maintenant le MusĂ©e national du Qatar. Cette vitrine se veut un incontournable dans la stratĂ©gie des dirigeants du pays pour vendre une image de moder nitĂ© au reste du monde
 et aux touristes qui voyagent sur les ailes de Qatar Airways.

Or, l’instrument sur lequel l’émirat a le plus misĂ© est la diplo matie sportive, qui est considĂ©rĂ©e comme un enjeu stratĂ©gique pour le pays. Des milliards de gazodollars ont donc Ă©tĂ© investis dans l’achat de clubs de soccer prestigieux, comme le PSG, ou encore dans le tournoi de tennis de Doha.

Fortes de leur succĂšs dans la tenue des championnats du monde d’athlĂ©tisme en 2019 et aprĂšs leur Ă©chec Ă  devenir l’hĂŽte des Jeux

JOURNAUX

ÉCOLOS

Idée n° 9

PROTÉGER VOS MEUBLES

Lire un journal papier vous cause des cas de conscience? La solution : réutiliser ses pages aprÚs la lecture, et avant la mise au rebut.

La saison des soupers et des changements de décors approche.

Pour protĂ©ger votre table des grands jours ou vos beaux meubles envahis par fontaines, bougies et autres dĂ©cors Ă  potentiel salissant, rien de tel que de superposer plusieurs couches de papier journal en dessous d’une nappe. Le papier absorbera la chaleur, l’humiditĂ© ou la cire en cas de pĂ©pin.

Pour s’assurer que le papier reste bien sous la nappe, utilisez du ruban adhĂ©sif protĂšge-peinture.

Inutile de dĂ©valiser les prĂ©sentoirs de l’édition en cours : nous vous donnerons des journaux des Ă©ditions passĂ©es sur une simple demande Ă  dir@auroreboreale.ca

olympiques d’étĂ© en 2016 et 2020, les autoritĂ©s de Doha ont rĂ©ussi Ă  attirer la Coupe du monde de la FIFA 2022 aprĂšs une intense stratĂ©gie de lobbying et de trĂšs forts soupçons de corruption qui monopolisent les justices amĂ©ricaine, française et suisse. Rien de moins!

Alors oĂč est le problĂšme?

La tenue de la Coupe du monde de la FIFA au Qatar est tout d’abord un vĂ©ritable dĂ©sastre environnemental, puisque l’émirat a construit sept stades, une ville entiĂšre, des centaines d’hĂŽtels, un mĂ©tro et un nouvel aĂ©roport pour seulement trois semaines d’évĂšnements et 2,8 millions de rĂ©sidents (dont 90 % n’ont pas la citoyennetĂ© qatarie) qui Ă©taient dĂ©jĂ  bien lotis du point de vue des infrastructures. Bref, du bĂ©ton et de la pollution pour pas grand-chose.

Quelque 3,6 millions de tonnes Ă©quivalent CO2 Ă©mises pour rien qui contribueront au rĂ©chauffement de la planĂšte
 et du Qatar! Rappelez-vous les condi tions mĂ©tĂ©o extrĂȘmes pendant les Mondiaux d’athlĂ©tisme de 2019.

Pour ce Mondial de soccer, il a fallu que les joueurs usent de tout leur poids pour que la com pétition ne se déroule pas en été, mais sous un temps de novembre plus clément.

C’est ensuite un dĂ©sastre humanitaire puisque le Qatar, comme pour le reste de son Ă©co nomie au demeurant, repose sur une main-d’Ɠuvre Ă©trangĂšre venue principalement d’Asie du Sud qui est plus que piĂštrement traitĂ©e. En rĂ©alitĂ©, les mauvais traitements et les mauvaises conditions de travail de ces travailleurs n’ont cessĂ© de dĂ©frayer la chronique depuis l’attribution de la coupe au Qatar.

Je dis travailleurs, mais on a plutĂŽt Ă  faire Ă  de l’esclavage moderne, les salaires Ă©tant tel lement ridicules
 quand ils sont payĂ©s!

DĂšs 2014, Amnistie internatio nale avait tirĂ© la sonnette d’alarme en parlant de travail forcĂ©. Selon une enquĂȘte du Guardian, quelque 6 500 travailleurs Ă©trangers seraient morts sur les chantiers. Un cout humain Ă©norme qui s’ajoute aux 200 milliards de dollars amĂ©ricains dĂ©boursĂ©s pour l’organisation de ce Mondial.

Le sport comme outil de mobilisation des citoyens du monde

Toute cette situation est bien dommage, d’autant plus qu’elle fait suite aux controversĂ©s Jeux olym piques d’hiver de Sotchi et Ă  ceux d’étĂ© de Beijing. Nous sommes en droit de nous attendre Ă  ce que ces grands rassemblements sportifs ne soient pas, ou ne soient plus, de vĂ©ritables gabegies et autres dĂ©sastres Ă©cologiques et qu’ils soient respectueux des droits de la personne.

On le sait, le sport rassemble au-delĂ  des diffĂ©rences. Il permet la communion entre les peuples de la planĂšte. Plus d’un milliard de personnes (soit une personne sur huit) suivent les Jeux olympiques ou la Coupe du monde de soccer.

De tels Ă©vĂšnements sont les seuls moments donnĂ©s Ă  l’humanitĂ© partout sur la planĂšte de vivre une mĂȘme expĂ©rience. Leur potentiel Ă©mancipateur, de moteur de chan gement social, est donc colossal.

L’histoire retiendra plusieurs de ces grands moments. La Coupe du monde de rugby qui se dĂ©roule en Afrique du Sud en 1995 alors que le pays vient tout juste de connaitre ses premiĂšres Ă©lections libres. Mandela, fraichement Ă©lu, y verra lĂ  l’occasion unique de lancer la rĂ©conciliation. Et, dans ce sport de Blancs, les Springboks qui avaient tant incarnĂ© l’apartheid et son idĂ©ologie deviendront dĂ©sormais le symbole de la Nation arc-en-ciel. J’arrĂȘterai ici puisque Clint Eastwood a magistralement racontĂ© cette histoire dans son film Invictus (2009).

On peut Ă©galement penser au match de la Coupe du monde de la FIFA de 1998 qui a opposĂ© les États-Unis Ă  l’Iran et qui a fait plus en 90 minutes que 20 ans de diplomatie. Les joueurs des deux Ă©quipes nationales enverront paitre les dirigeants qui leur avaient interdit de fraterniser et s’en donneront Ă  cƓur joie lors d’une sĂ©ance photo qui a marquĂ© l’histoire.

Comme partisans ou tĂ©lĂ©s pectateurs, on n’en est pas moins citoyens. On ne peut pas faire abs traction des enjeux politiques et Ă©conomiques astronomiques de ces grandes messes sportives. Et c’est lĂ  oĂč chacun d’entre nous dĂ©tient une petite parcelle de pouvoir pour faire changer les choses.

Alors on regarde les matchs ou non?

Le Canada a trĂšs peu parlĂ© des problĂšmes Ă©thiques majeurs qu’a soulevĂ©s l’attribution de cette Coupe au Qatar. Nous sommes trop occupĂ©s Ă  discuter du fait que, pour la premiĂšre fois de notre histoire, nous nous sommes qualifiĂ©s pour cette Coupe, une victoire en soi.

Mais en mĂȘme temps, si nous voulons cĂ©lĂ©brer cet exploit et sou tenir notre Ă©quipe, nous ne pouvons rester silencieux devant le dĂ©sastre humain et environnemental de cette Coupe. Pour jouer un rĂŽle sur la scĂšne mondiale, le Canada n’a rien d’autre Ă  avancer que son identitĂ© d’État dĂ©mocratique modĂšle, res pectueux des droits de la personne.

Que faisons-nous face aux interrogations soulevées par ce Mondial? Les appels au boycottage se multiplient un peu partout sur la planÚte. De nombreuses villes européennes ont décidé de ne pas retransmettre les matchs sur écrans géants sur les places et dans les parcs publics.

Des Ă©quipes nationales sĂ©lec tionnĂ©es ont choisi de marquer chacune Ă  leur façon leur indigna tion : les joueurs danois porteront un kit noir pour dĂ©noncer les abus; l’équipe australienne de football y a Ă©tĂ© d’une vidĂ©o critiquant le Qatar et son traitement des tra vailleurs migrants.

Plusieurs capitaines d’équipe ont dĂ©cidĂ© de porter un brassard aux couleurs arc-en-ciel pour dĂ©noncer les lois homophobes du Qatar. Les joueurs anglais et nĂ©er landais rencontreront des ouvriers, et la fĂ©dĂ©ration des Pays-Bas vendra aux enchĂšres les maillots de sĂ©lection nationale pour rever ser les fonds Ă  des organisations travaillant auprĂšs des travailleurs migrants au Qatar.

Au-delĂ  du sport, il y a mille façons de manifester son oppo sition aux lois et politiques rĂ©tro grades de l’émirat qatari. On peut ĂȘtre fans et citoyens
 et faire preuve de crĂ©ativitĂ©!

AurĂ©lie Lacassagne est politicologue de formation et doyenne des FacultĂ©s de sciences humaines et de philo sophie de l’UniversitĂ© Saint-Paul Ă  Ottawa. Elle est membre du ComitĂ© de gouvernance du par tenariat Voies vers la prospĂ©ritĂ©.

18 CHRONIQUES
Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
AurĂ©lie Lacassagne, chroniqueuse – Francopresse

Payer le loyer

Je suis tombĂ© par hasard l’autre jour sur la chanson du groupe Midnight Oil, « Beds Are Burning (les lits brĂ»lent) ».

Comme il m’arrive souvent, aprĂšs n’en avoir retenu que quelques paroles seulement, j’ai toujours mĂ©sinterprĂ©tĂ© le sens de la chanson.

Pour moi, les mots « terre » et « il est temps de payer le loyer, de payer notre part, notre dĂ» » avaient comme thĂšme la pollution et le mal qu’on fait Ă  la planĂšte. Mais il s’agis sait en fait de remettre un certain territoire australien Ă  une premiĂšre nation, les Pintupi, qui leur avait Ă©tĂ© enlevĂ©. Noble cause s’il en est une, mais ça signifiait aussi que je m’étais encore plantĂ©. Mais qu’à cela ne tienne. J’ai dĂ©cidĂ© de faire un peu de millage sur cette ligne de pensĂ©e.

GrĂące et merci Ă  plusieurs religions, les chrĂ©tiennes surtout, avant on considĂ©rait la terre et tout ce qui s’y trouvait comme ayant Ă©tĂ© créé par Dieu pour servir l’humain.

Tout ce qui avait Ă©tĂ© mis sur terre l’avait Ă©tĂ© mis pour cette seule raison. La forĂȘt? On s’en servait pour nous construire, nous chauffer, nous nourrir grĂące Ă  la faune et la flore qu’elle abritait. Mais elle Ă©tait difficile Ă  contrĂŽler. Alors, quand on l’avait suffisamment siphonnĂ©e et mĂȘme avant, on la faisait disparaitre afin

de transformer son sol en champs beaucoup plus faciles Ă  dominer.

Il y avait et y aurait toujours plus de forĂȘts plus loin qui attendraient docilement le bon moment pour nous servir. Une fois transformĂ©es en champs, on profiterait du sol le plus riche qu’on puisse imaginer grĂące Ă  la dĂ©composition vĂ©gĂ©tale s’y Ă©tant accumulĂ©e depuis des centaines voire des milliers d’annĂ©es. C’était bien la preuve que tout ça avait Ă©tĂ© orchestrĂ© par la main divine ayant tout planifiĂ© pour nous depuis longtemps, bien avant qu’on soit lĂ .

La mer? MĂȘme affaire. À quoi d’autre pouvaient donc ĂȘtre utiles ces grosses patentes de baleines si ce n’était que de nous servir? La morue? Quand on s’inquiĂ©tait de la disparition de n’importe quelle espĂšce vĂ©gĂ©tale ou animale, c’était surtout parce qu’en fin de compte, ça risquait de nous crĂ©er un manque. C’était comment les protecteurs de l’environnement du temps nous avertissaient du danger Ă  trop abuser. Non pas que ça partait de mauvaises intentions ou qu’ils avaient tort, mais c’est juste pour dire que c’était toujours basĂ© sur le thĂšme de nous servir.

Il faut bien avouer par contre qu’on apprenait aussi que tout ĂȘtre vivant avait une utilitĂ© quelconque. Je n’ai jamais compris, dans cette ligne de pensĂ©e, oĂč le maringouin se situait. C’est la question que j’avais posĂ©e Ă  ce couple d’écologistes

amis rencontrĂ© lors d’un voyage de pĂȘche au Saguenay.

Ils Ă©taient probablement issus d’une des premiĂšres batch sorties de l’école avec ce diplĂŽme de cette nouvelle discipline appelĂ©e Ă©cologie. Peu avant de les connaitre, j’avais Ă©tĂ© tentĂ© par cette voie. Mais venant de la rĂ©gion de St-JĂ©rĂŽme, oĂč il fallait mettre rapidement un couvert sur la marmite bouillonnante des rĂȘves insensĂ©s, j’ai trĂšs vite abandonnĂ© cette idĂ©e. Qui allait nous engager? Personne. Ou Ă  peu prĂšs.

Le gouvernement en avait bien une poignĂ©e Ă  son service, mais ce devait ĂȘtre encore un de ces domaines oĂč il faudrait se battre bec et ongles dans une compĂ©ti tion sans merci avec des confrĂšres afin de mĂ©riter une place. Pas mon genre. J’ai ensuite presque regrettĂ© avoir renoncĂ© Ă  suivre cette voie quand j’ai rencontrĂ© ce couple en question. Ils travaillaient. Mais il faut bien avouer aussi qu’eux, c’était Hydro-QuĂ©bec leur patron.

C’était Ă  l’époque oĂč on avait l’impression que l’hydro, Ă©moustillĂ© par le succĂšs de la Baie James, n’avait qu’en tĂȘte d’inonder une partie du QuĂ©bec. Devant le dĂ©but de levĂ©es de boucliers de citoyens s’indignant, en tant qu’entreprise prĂ©voyante, ils mettaient sur la table des piles Ă©paisses comme ça de dossiers prouvant au contraire qu’ils n’affectaient en rien l’envi ronnement. Et eux, ils en avaient

de l’argent pour engager des Ă©co logistes. Finalement, je ne l’ai pas regrettĂ© longtemps.

Pour en revenir aux marin gouins, leur rĂ©ponse qu’ils Ă©taient « une banque alimentaire » m’avait plus ou moins convaincu. Je ne l’ai jamais su. Bof! On peut pas tout savoir. Ils sont lĂ  pis c’est toutte. Faut faire avec.

Il en va de mĂȘme pour d’autres espĂšces animales et vĂ©gĂ©tales. On sait pas toujours pourquoi elles sont lĂ , mais elles le sont. Il est grand temps qu’on arrĂȘte de se compor ter en propriĂ©taire. La terre n’est pas notre parterre. On n’en enlĂšve pas les pissenlits juste parce que ça dĂ©tonne avec le vert du gazon. Nous ne sommes que d’humbles locataires. Et pas des bons Ă  part ça. On est bruyant. On respecte pas nos voisins (les autres espĂšces) pis on est bien plus de monde dans la cabane que quand on est arrivĂ©.

On est sur le point de se faire Ă©vincer. C’est peut-ĂȘtre mĂȘme dĂ©jĂ  commencĂ©. Peut-ĂȘtre qu’il y a du meilleur ailleurs mais Ă  date, ça a l’air d’ĂȘtre loin en titi. Comme disait mon pĂšre, si on veut arriver, faudrait partir ben vite. Mais comme c’est pas le cas, faudrait se comporter en bons locataires et arrĂȘter de tout

dĂ©truire, non pas pour se ramasser dans la rue, mais dans nulle part. Je n’ai jamais vĂ©cu dans une grande ville. Donc les coquerelles, je ne pense pas en avoir tant vu que ça. Par contre les fourmis, ça je m’en rappelle par exemple. Autant on ne se lasse pas de les admirer pour leur maniĂšre de s’organiser, autant on va les diaboliser quand elles enva hissent notre maison. En fait, quand n’importe quelle bĂ©bitte ou bestiole envahit n’importe quoi que ce soit, ça devient un problĂšme majeur. Ça a l’air d’ĂȘtre une loi sur terre.

Quand ça arrive, il y a interven tion soit humaine soit environne mentale pour en diminuer la densitĂ© ou jusqu’à l’éliminer. Les exemples au cours de l’histoire, et surtout la prĂ©histoire, sont multiples. C’est pas nous qui l’avons implantĂ©e, cette loi. C’est comme ça depuis que la terre est terre. Nous, on ne fait que l’appliquer quand ça fait notre affaire. LĂ , Ă  voir, on le voit bien que c’est rendu nous la bĂ©bitte envahissante.

Faut se watcher! Parce que sinon, la terre, elle va s’en occuper, elle, de nous fomenter une sorte d’insecticide spĂ©cialement Ă©laborĂ© juste pour nous. Un jour, il va falloir penser Ă  le payer, le loyer.

19

parcequelepetitJimmy n’estpasuneoption T’ASCONSOMMÉ?CONDUISPAS. CHRONIQUES Dawn Bartsch, laurĂ©ate de l’Ordre de Polaris 2011, a contribuĂ© au dĂ©veloppement du transport aĂ©rien dans le Nord en cherchant Ă  briser la barriĂšre entre les sexes et en rendant rĂ©alisable le rĂȘve de devenir pilote que caressent les jeunes femmes d’aujourd’hui. Pour proposer un candidat ou une candidate Ă  l’intronisation au Temple de la renommĂ©e du transport du Yukon, visitez notre site Web, au https://yukon.ca/fr/intronisations-temple-renommee-transport-yukon ou communiquez avec nous au 867-667-5832 ou Ă  l’adresse thof@yukon.ca. *Date limite : le 31 dĂ©cembre 2021 Connaissez-vous quelqu’un qui a contribuĂ© de façon mĂ©morable Ă  l’industrie du transport au Yukon? Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca L'AURORE EN ONDES Les balados de l’Aurore borĂ©ale : disponibles en ligne! Pour Ă©couter les articles lus : soundcloud.com/lauroreboreale ou auroreboreale.ca

Des rencontres stimulantes

Rejoignez-nous!

Envisagez de siĂ©ger Ă  l’un des conseils ou comitĂ©s suivants :

■ ComitĂ© consultatif des physiothĂ©rapeutes

■ ComitĂ© consultatif des inïŹrmiĂšres et inïŹrmiers auxiliaires autorisĂ©s

■ ComitĂ© de discipline des inïŹrmiĂšres et inïŹrmiers auxiliaires autorisĂ©s

■ ComitĂ© consultatif des inïŹrmiĂšres et inïŹrmiers psychiatriques autorisĂ©s

■ ComitĂ© consultatif sur la profession de sage-femme

■ ComitĂ© consultatif de la pharmacie

Date limite : en tout temps

Renseignements : boards.plra@yukon.ca

■ Commission responsable des normes de construction

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Hector.Lang@yukon.ca

■ Commission des normes d’emploi

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Eva.Wieckowski@yukon.ca

■ Conseil d’administration de la SociĂ©tĂ© d’énergie du Yukon

Date limite : 31 décembre 2022

Renseignements : megan.yakiwchuk@yec.yk.ca

■ Conseil d’administration du Fonds pour la prĂ©vention du crime et les services aux victimes

■ Conseil de la magistrature

■ Conseil des services policiers du Yukon

■ Commission d’examen du Yukon

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Carla.Braun@yukon.ca

■ Bureau du Barreau du Yukon

Date limite : 28 février 2023

Renseignements : Carla.Braun@yukon.ca

■ ComitĂ© de rĂ©examen des rejets de plaintes du Barreau du Yukon

■ ComitĂ© de discipline du Barreau du Yukon

Date limite : 31 mars 2023

Renseignements : Carla.Braun@yukon.ca

■ ComitĂ© de contestation des soumissions Postes : membres

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : bccsecretariat@yukon.ca

■ ComitĂ© consultatif du Yukon sur l’aviation Postes : membres

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Leah Stone, 867-667-8270

■ Conseil des ressources renouvelables Alsek

■ Conseil des ressources renouvelables de Carcross/Tagish

■ Conseil des ressources renouvelables de Carmacks

■ Conseil des ressources renouvelables DĂ€n Keyi

■ Conseil des ressources renouvelables de Mayo

■ Conseil des ressources renouvelables du Nord du Yukon

■ Conseil des ressources renouvelables de Teslin

■ Commission de gestion de la faune aquatique et terrestre du Yukon

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Kelly.Gruber@yukon.ca

■ Conseil d’amĂ©nagement du territoire du Yukon Date limite : 31 mars 2023 Renseignements : Jerome.McIntyre@yukon.ca

Pour obtenir un formulaire de demande ou de plus amples renseignements, allez au yukon.ca/fr/repertoire-conseils

-comites-commissions ou téléphonez sans frais au 1-800-661-0408

Vous pouvez envoyer votre dossier de candidature par courriel Ă  boards.committees@yukon.ca

Une partie intéressante de mon travail à titre de commissaire du Yukon est la rencontre annuelle avec mes collÚgues pour discuter et échanger sur des enjeux communs dans chacune de nos régions.

En raison de la COVID-19, notre derniĂšre rencontre en personne remonte Ă  juin 2019, Ă  Toronto.

Du 30 octobre au 1er novembre, j’ai rencontrĂ© 10 de mes collĂšgues Ă  St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador. Merci Ă  l’honorable Judy Foote, lieutenante-gouverneure de TerreNeuve-et-Labrador, et Ă  son Ă©quipe, de nous avoir offert l’occasion de nous rencontrer malgrĂ© les reports.

La date originale de la rĂ©union Ă©tait prĂ©vue du 18 au 22 septembre, mais le dĂ©cĂšs de la reine Elizabeth II a occasionnĂ© une rĂ©organisation de l’évĂ©nement et trois de mes collĂš

gues ont Ă©tĂ© dans l’incapacitĂ© de se joindre Ă  nous (activitĂ© dĂ©jĂ  planifiĂ©e, maladie et blizzard au Nunavut).

J’ai eu la chance de faire la connaissance en personne de deux nouvelles collĂšgues : Brenda Murphy, lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick, et Anita Neville, la nouvelle lieutenante-gou verneure du Manitoba, qui a Ă©tĂ© assermentĂ©e le 24 octobre dernier.

Nous avons eu des rĂ©ceptions avec des membres du gouverne ment de Terre-Neuve-et-Labrador, des rĂ©unions d’affaires et des prĂ©sentations sur l’accueil des rĂ©fugiĂ©s ukrainiens, l’immigration, la santĂ© mentale, les changements climatiques et l’indigĂ©nisation des institutions, et des occasions de visites (Signal Hill, Cape Spear).

Un grand merci Ă  Keith et Ă  Frank, deux aides de camp de la lieutenante-gouverneure de Terre-Neuve-et-Labrador, de s’ĂȘtre

occupĂ©s de moi, de ma secrĂ©taire particuliĂšre, de la commissaire des Territoires du Nord-Ouest et de son mari Jim, le dimanche 30 octobre. Nous avons pu faire une visite personnalisĂ©e des environs de St. John’s.

Ce fut un plaisir de revoir tout le monde. Étant la plus jeune du groupe, de plusieurs annĂ©es, c’est toujours motivant pour moi d’ĂȘtre entourĂ©e de ces mentores qui m’inspirent tous les jours et qui font de l’excellent travail dans leurs rĂ©gions respectives.

J’ai hĂąte d’ĂȘtre en juin 2023, quand le Yukon sera l’hĂŽte de la confĂ©rence annuelle du gouverneur gĂ©nĂ©ral, des lieutenants-gouver neurs et des commissaires territo riaux. Nous planifions une rencontre remplie de discussions, d’informa tion et de dĂ©couverte du Yukon.

Angélique Bernard, commissaire du Yukon Notre groupe à Cape Spear.
XXXXXX 20
20 Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
Darek Nakonieczny
CHRONIQUES
Contribuez à façonner l’avenir du Yukon

Puisque la langue de travail du gouvernement du Yukon est l'anglais, veuillez soumettre tout document de candidature en anglais. info@auroreboreale.ca En quĂȘte d’une idĂ©e cadeau qui sort de l’ordinaire? Les livres de Marielle Veilleux et d’Yves Lafond sont en vente Ă  la rĂ©ception du Centre de la francophonie au prix de 20$

À quand la fin?

Le 25 novembre a marquĂ© la JournĂ©e internationale pour l’élimination de la violence Ă  l’égard des femmes, ainsi que le dĂ©but de la campagne des 16 jours d’activisme contre la violence fondĂ©e sur le genre. Seize jours pour tirer la sonnette d’alarme et passer Ă  l’action.

Cinq ans aprĂšs le dĂ©but de la vague de dĂ©nonciation #moiaussi sur les rĂ©seaux sociaux, qui a permis de libĂ©rer la parole de victimes de viol et d’agression sexuelle, oĂč en est-on? Pas bien loin.

Le sexisme et la misogynie se portent bien, merci. Retour sur quelques moments clĂ©s de l’annĂ©e.

Printemps 2022. Nous obser vons le lynchage mĂ©diatique de l’actrice Amber Heard lors de son procĂšs contre Johnny Depp. Un procĂšs pour diffamation dans le cadre de violence conjugale, relayĂ© Ă  la maniĂšre d’un divertissement par les mĂ©dias et dont la toile s’em pare pour laisser libre cours Ă  son antifĂ©minisme le plus primaire Ă  coup de mĂšmes sordides visant Ă  ridiculiser l’actrice.

Bien loin de profiter de l’oc casion pour soutenir les victimes de violence ou pour proposer des ressources afin de les aider, les internautes se dĂ©chaĂźnent pour discrĂ©diter les femmes victimes d’abus, sans jamais s’intĂ©res ser Ă  la nature systĂ©mique de cette violence.

ÉtĂ© 2022. Nous prenons conscience de l’ampleur du phĂ© nomĂšne Andrew Tate, alors que l’influenceur britannique se voit banni des principaux rĂ©seaux sociaux. Nous dĂ©couvrons avec effroi la misogynie et les discours haineux auxquels sont rĂ©guliĂšre ment confrontĂ©s nos jeunes en pleine construction identitaire, et notre incapacitĂ© Ă  les en protĂ©ger efficacement.

MalgrĂ© le racisme et la vio lence des propos de l’influenceur, il se trouve tout de mĂȘme des voix pour le dĂ©fendre, au nom de la sacro-sainte libertĂ© d’expression, bien sĂ»r.

Automne 2022. Nous voyons la fĂ©dĂ©ration canadienne de hockey continuer de dĂ©fendre ses dirigeants, malgrĂ© leur incapacitĂ© Ă  rĂ©pondre adĂ©quatement aux allĂ©gations d’agression sexuelle visant certains joueurs.

Nous mesurons Ă  quel point la culture du viol est institution nalisĂ©e au sein de la fĂ©dĂ©ration sportive lorsque nous dĂ©couvrons le nombre de plaintes Ă©touffĂ©es par l’entremise d’un fonds monĂ©taire créé Ă  cet effet.

« C’est simple, dans les 30

derniĂšres annĂ©es, plus d’actions ont Ă©tĂ© posĂ©es Ă  Hockey Canada pour Ă©touffer les plaintes de violence sexuelle que pour les empĂȘcher », explique un article du quotidien quĂ©bĂ©cois Le Devoir.

Encore et toujours, les agres seurs sont protégés. Encore et toujours, les victimes sont priées de se taire.

Une violence systémique et récurrente

Les violences fondĂ©es sur le genre ne cessent d’augmenter dans plusieurs provinces du pays, comme au Nouveau-Brunswick, qui a constatĂ© une hausse de 39 % du nombre d’actes de violence conjugale entre 2009 et 2021.

À la fin du mois d’octobre, 144 femmes avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© tuĂ©es au Canada cette annĂ©e, soit prĂšs d’une femme tous les deux jours. La moitiĂ© d’entre elles sont mortes sous les coups de leur compa gnon, dans leur propre maison.

Et les femmes autochtones continuent d’ĂȘtre largement sur reprĂ©sentĂ©es dans les cas de fĂ©minicides et de disparitions au Canada.

Il ne s’agit pas de chicanes de

couple, de malheureux accidents ou de drames passionnels, comme aiment les dĂ©crire certains mĂ©dias. Ces chiffres attestent d’une vio lence globale et rĂ©currente ciblant prĂ©cisĂ©ment les femmes.

Une violence qui s’inscrit dans une culture patriarcale bien vivace, maintenant et reproduisant l’oppression des femmes par les hommes dans toutes les sphùres de la vie, et ce depuis des siùcles.

Cette culture tolĂšre les blagues sexistes, le harcĂšle ment, les gestes dĂ©placĂ©s. Cette culture cherche des excuses pour l’agresseur avant mĂȘme que la victime ait fini de parler. Cette culture apprend aux femmes Ă  avoir peur la nuit, plutĂŽt que d’édu quer ses garçons. Cette culture permet aux hommes d’accĂ©der aux lieux de pouvoir de maniĂšre totalement disproportionnĂ©e.

C’est une violence perma nente, diffuse, qui s’instille dans les dĂ©tails de nos quotidiens, dans nos discours et dans les rouages de nos systĂšmes judiciaires. Une

violence qui dicte nos comporte ments et entrave nos libertés.

Une violence perpĂ©trĂ©e par les gouvernements eux-mĂȘmes, lorsqu’ils ne respectent pas les droits sexuels et reproductifs des femmes et des minoritĂ©s de genre. Ou lorsqu’ils refusent de prendre des mesures pour lutter contre la pauvretĂ©, contribuant de ce fait Ă  exacerber les inĂ©galitĂ©s et Ă  maintenir les femmes et les minoritĂ©s de genre en position de vulnĂ©rabilitĂ©.

Cette violence ne pourra prendre fin que le jour oĂč l’on dĂ©cidera enfin de la voir pour ce

qu’elle est : un enjeu systĂ©mique, que nous devons aborder de façon systĂ©mique. Un enjeu de santĂ© publique sur lequel nous avons le devoir d’agir lĂ , maintenant.

Pour que cesse cette guerre mondiale contre les femmes, pour reprendre les mots de la cĂ©lĂšbre activiste fĂ©ministe Silvia Federici. Pour que plus jamais les femmes n’aient peur de rentrer chez elles.

Julie Gillet est directrice du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick. Ses chroniques dans Francopresse reflÚtent son opinion personnelle et non celle de son employeur.

C’est le temps des arbres de NoĂ«l

Chaque annĂ©e, vous pouvez couper un sapin de NoĂ«l pour votre foyer sur des terres publiques vacantes Ă  l’extĂ©rieur des limites municipales, et dans certaines zones Ă  l’intĂ©rieur des limites de la Ville de Whitehorse.

Veillez respecter la propriĂ©tĂ© d’autrui, les rĂšglements municipaux et le zonage.

Pour connaĂźtre un endroit appropriĂ© oĂč couper votre arbre de NoĂ«l, visitez le site Web de la Direction de la gestion des forĂȘts, au yukon.ca/fr/arbres-de-noel

Vous pouvez Ă©galement tĂ©lĂ©phoner au 867-456-3999, ou passer au bureau d’Inspections et suivi de la conformitĂ© de votre localitĂ©.

Passez de trĂšs joyeuses fĂȘtes, en toute sĂ©curitĂ©.

21 CHRONIQUES 
pourdesFĂȘtes entoutesĂ©curitĂ© T’ASCONSOMMÉ?CONDUISPAS.
Julie Gillet, chroniqueuse – Francopresse Oleksandr Pidvalnyi-Pexels
Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca

Les étranges oscillations de Bételgeuse

En 2019, l’étoile BĂ©telgeuse avait connu un Ă©pisode de ce qu’on avait appelĂ© un grand assombrissement : sa luminositĂ© avait diminuĂ© d’au moins un quart. L’étoile a, depuis, repris sa brillance, mais elle continue d’avoir un comportement Ă©trange.

Ce qui s’était passĂ© Ă  l’au tomne 2019 Ă©tait l’expulsion par BĂ©telgeuse d’une Ă©norme quantitĂ© de matiĂšre – assez pour masquer Ă  nos yeux une partie de l’étoile, et donner l’impression de cette perte de luminositĂ©. Mais les causes de cette expulsion sont plus profondes

et expliquent sans doute que l’étoile n’ait pas encore rĂ©cupĂ©rĂ©.

L’évĂ©nement de 2019 serait survenu au moment oĂč l’étoile Ă©tait au sommet de son cycle de 400 jours, coĂŻncidant avec l’apparition d’une rĂ©gion plus chaude Ă  sa surface. L’expulsion de matiĂšre qui en avait rĂ©sultĂ© reprĂ©sentait des mil liards de fois ce que reprĂ©sentent les Ă©ruptions les plus massives de notre Soleil. Ce qui explique qu’elle soit apparemment, aujourd’hui encore, « dĂ©balancĂ©e » : elle a perdu son cycle de « battements » de 400 jours qu’on lui connaissait depuis deux siĂšcles. Ce rythme semble pour l’ins

tant s’ĂȘtre accĂ©lĂ©rĂ©. Et sa surface oscille d’une façon anormale, notent dans leur Ă©tude des astrophysiciens du Centre Harvard-Smithsonian d’astrophysique et d’institutions de deux autres pays.

Mais au-delĂ  de la curio sitĂ© astronomique que tout cela reprĂ©sente, BĂ©telgeuse n’est pas en bonne santĂ© : c’est une Ă©toile massive – une supergĂ©ante rouge – qui approche de son inĂ©vitable fin de vie. Certains thĂ©oriciens prĂ©disent qu’elle va mourir dans une explosion finale – une super nova – susceptible de survenir dans « seulement » 10 000 ans. D’autres

Météorites et briques de la vie

placent une date plus lointaine, ou spĂ©culent sur une mort moins spectaculaire. Dans tous les cas, le fait qu’elle soit dans notre voisi nage – Ă  peine 430 annĂ©es-lumiĂšre, dans la constellation d’Orion – offre une occasion rare d’observer ces phĂ©nomĂšnes Ă©tranges. Une autre expulsion massive de matiĂšre est ainsi prĂ©vue pour 2026.

Le scĂ©nario du pire – une super nova – ne reprĂ©sente pas un risque pour nous : il faudrait pour cela ĂȘtre 10 fois plus prĂšs. Mais le spectacle risque d’ĂȘtre impossible Ă  manquer dans le ciel.

sciencepresse.qc.ca

Quatre « briques » constituent les bases de toute forme de vie sur Terre. Deux avaient jadis Ă©tĂ© dĂ©couvertes dans des mĂ©tĂ©orites. Les deux derniĂšres viennent aussi d’ĂȘtre dĂ©couvertes dans des mĂ©tĂ©orites.

Agence Science-Presse

Pour ĂȘtre clair, il ne s’agit pas de « la » preuve que la vie sur Terre est apparue grĂące Ă  des mĂ©tĂ©orites. Les ingrĂ©dients de base Ă©taient peut-ĂȘtre dĂ©jĂ  sur notre planĂšte. Ou bien la vie aurait peut-ĂȘtre pu suivre un autre chemin que celui de ces quatre « briques » — les acides nuclĂ©iques qu’on dĂ©signe par les

lettres A, C, T, G, qui constituent « l’alphabet » gĂ©nĂ©tique de tous les ĂȘtres vivants sur Terre.

Mais c’est au moins une partie du casse-tĂȘte qui est complĂšte, assurent les chercheurs japonais et amĂ©ricains qui ont publiĂ© dans la revue Nature Communications Ils ont observĂ© le « C » (cytosine) et le « T » (thymine) dans trois mĂ©tĂ©orites. De plus, le ratio de ces

deux composĂ©s les distinguerait suffisamment de ce que l’on trouve dans les sols environnants pour que ces chercheurs excluent l’hypo thĂšse d’une « contamination » par le sol : autrement dit, ce C et ce T auraient une origine extraterrestre, et trĂšs ancienne, soit il y a plus de 4 milliards d’annĂ©es, quand ces mĂ©tĂ©orites se sont formĂ©es dans l’espace.

Tous les experts ne sont pas prĂȘts Ă  Ă©carter l’hypothĂšse de la contamination pour ces mĂ©tĂ©o rites-ci. Mais il n’en demeure pas moins que l’hypothĂšse d’un « ense mencement » par des mĂ©tĂ©orites, elle, est prise au sĂ©rieux depuis qu’on a dĂ©couvert, il y a une soixan taine d’annĂ©es, les deux premiĂšres briques (AdĂ©nine et Guanine) dans d’autres cailloux cosmiques.

Plusieurs chercheurs avaient simplement renoncé à la possibi

litĂ© de dĂ©couvrir les deux autres, en raison des minuscules quan titĂ©s impliquĂ©es. C’est dans ce contexte que la recherche dirigĂ©e par l’astrochimiste Yasuhiro Oba, de l’UniversitĂ© d’Hokkaido, suscite de l’intĂ©rĂȘt, parce qu’à dĂ©faut d’avoir apportĂ© une preuve, elle apporte une nouvelle mĂ©thode pour fouiller d’autres mĂ©tĂ©o rites, Ă  la recherche de traces jusque-lĂ  indĂ©tectables. sciencepresse.qc.ca

RÈGLES DU JEU :

22 SCIENCE
L’étoile BĂ©telgeuse fait partie de la constellation d’Orion.
Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
Pixabay
devez remplir toutes les cases vides en pla çant les chiffres 1 Ă  9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boĂźte de 9 cases. Chaque boĂźte de 9 cases est marquĂ©e d’un trait plus foncĂ©. Vous avez dĂ©jĂ  quelques chiffres par boĂźte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais rĂ©pĂ©ter les chiffres 1 Ă  9 dans la mĂȘme ligne, la mĂȘme colonne et la mĂȘme boĂźte de 9 cases. RÉPONSE DU JEU NO 505 JEU NO 505 La nuit tous les chats sont gris Sois visible À VÉLO, À PIED EN TROTTINETTE OU EN RAQUETTES Tu promĂšnes ton chien en soirĂ©e? Tu marches Ă  l’école en matinĂ©e? RESTE ACTIF.IVE EN TOUT SÉCURITÉ Demande ta bandouliĂšre rĂ©flĂ©chissante et ta lampe frontale gratuites. QuantitĂ©s limitĂ©es pcsyukon@francosante.org
Vous

Dans le cadre de son projet l’ABCdaire d’un cerveau en santĂ©, le PCS est Ă  la recherche de personnes intĂ©ressĂ©es par l’animation d’ateliers communautaires de sensibilisation et d’expĂ©rimentation des bienfaits de la musique pour le maintien des capacitĂ©s cognitives des adultes et personnes ĂągĂ©es.

Les animateurs et animatrices formé·e·s par le projet seront rémunéré·e·s pour leur animation qui débuteront dÚs janvier 2023 (grand public et milieux de soins).

À noter qu’il n’est pas nĂ©cessaire d’ĂȘtre un·e musicien·ne accompli·e pour animer, mais qu’il faut avoir un intĂ©rĂȘt et une sensibilitĂ© envers la musique et ses bienfaits sur la santĂ© et s’engager Ă  suivre la formation offerte. Formation des animateurs·trices SĂ©rie d’ateliers musique-santĂ© cognitive (cerveau) 14 dĂ©cembre 2022, 16 h Ă  18 h (zoom) Formateur : Olivier de Colombel, musicothĂ©rapeute associĂ© au projet.

23 COUPS D’OEIL
‱ Vous
‱ Vous
‱
Musique Mouvement et Mieux-ĂȘtre Au service d’un cerveau en santĂ© Animateurs.trices communautaires recherchĂ©es
ĂȘtes dynamique?
aimez animer des activités?
La musique, le mouvement et la santé vous intéresse?
NouveautĂ©s! Maintenant disponibles au centre de ressources en santĂ© du PCS Ce projet est menĂ© conjointement par les rĂ©seau santĂ© en frança is de la Saskatchewan et du Yukon (PCS). Emprunt gratuit auprĂšs de : pcsyukon@francosante.org Jeudi 8 dĂ©cembre 2022 auroreboreale.ca LA SÉRIE D’ATELIERS DE CUISINE EN DIRECT (ZOOM) Animatrice: Anna Ly, diĂ©tĂ©tiste SAMEDI le 17 dĂ©cembre 2022 de 10 h Ă  12 h (heure du Yukon) CÊŒest gratuit! Parents-enfants et grand public. Places limitĂ©es pour obtenir le sac dÊŒingrĂ©dients (Yukon). Inscriptions : 668-2663 poste 800 pcsyukon@francosante.org Cuisine festive
Morgan Wienberg et Antoinette GreenOliph, deux entrepre neures d’expression française, ont participĂ© Ă  la confĂ©rence portant sur le thĂšme de l’échec, dans le cadre de la semaine de l’innovation yukonnaise. Camille Boyer La deuxiĂšme capsule radio-théùtre Âge et Travail a Ă©tĂ© enre gistrĂ©e le 16 novembre au studio du CSSC Mercier. Elle met en scĂšne Patricia Brennan, Susan Newhall, RP Singh, Étienne Girard et Annie Maheux. Fournie

8 décembre

 19 h à 21 h : Match #9 de la Fabrique d’improvisation du Nord au Elks Lodge (401 rue Hawkins).

Les Verts affronteront les Jaunes. 10 $ à la porte (cartes-fidélité disponibles).

9 décembre

 12 h à 14 h : Atelier en prévention du suicide, animé par Jessica Nadon, intervenante sociale. Atelier en ligne gratuit. Inscr. : pcsyukon@ francosante.org

 17 h Ă  18 h 30 : Dernier cafĂ©rencontre de l’annĂ©e 2022! Venez cĂ©lĂ©brer le temps des fĂȘtes en famille ou entre amis et dĂ©gustez

PETITES ANNONCES

ARTS ET CULTURE

 RĂ©pertoire d’artistes francophones. Vous cherchez des artistes francophones pour un Ă©vĂ©nement? DĂ©couvrez le rĂ©pertoire qui met en avant des talents francophones de toutes disciplines au Yukon. Si vous souhaitez faire partie de ce rĂ©pertoire, contactez-nous sans plus attendre. Rens. : artistesfrancophones.afy.ca

COMMUNAUTAIRE

 Passez vos vƓux dans le journal. Dans le journal du 22 dĂ©cembre, nous vous proposons de publier un petit message (30 mots maximum) pour passer vos vƓux aux personnes que vous aimez. Une occasion de montrer Ă  « vos proches qui sont loin » que vous ne les oubliez pas pendant cette saison des fĂȘtes!

Rens. : dir@auroreboreale.ca

 SĂ©lection de livres pour le Salon du livre. La CSFY prĂ©pare la prochaine Ă©dition du Salon du livre. Cette annĂ©e, la CSFY souhaite offrir la possibilitĂ© Ă  la communautĂ© d’ajouter des titres Ă  la sĂ©lection de livres en vente. À noter que les livres ne seront pas mis de cĂŽtĂ© ou rĂ©servĂ©s. La CSFY ne peut garantir non plus que les titres seront disponibles auprĂšs des distributeurs lors de la commande. Écrivez vos suggestions Ă  info@csfy.ca avant le dĂ©but de janvier.

 Dons de matĂ©riel de couture Afin de mettre sur pied un atelier de confection en lien avec le Yukon Sourdough Rendezvous, l’AFY sollicite

de bons mets traditionnels dans une ambiance des plus festives. Centre de la francophonie. Payant. Inscr. : cafe.afy.ca

 19 h Ă  22 h 30 : Atelier d’initiation Ă  la danse Lindy Hop suivi d’une soirĂ©e dansante. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire. Payant. Inscr. : lindyhop.afy.ca

12 décembre

 19 h à 20 h 30 : Apprenez-en davantage sur les réalités du plein air au Yukon avec Stéphan Poirier. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire avant le 8 décembre. Payant. Inscr. : atelierpleinair.afy.ca

15 décembre

 15 h 15 Ă  17 h : LudothĂšque et jeux sur place. RĂ©cupĂšre tes jeux Ă  l’École Émilie-Tremblay et profites-en pour en essayer d’autres! PossibilitĂ© d’emprunter des livres de la bibliothĂšque de l’école. L’emprunt des jeux doit se faire en ligne avant le 13 dĂ©cembre Ă  csfy. ca/ludothe que Inscris-toi Ă  ludoyukon@gmail.com pour venir essayer de nouveaux jeux.  19 h Ă  21 h : Match #10 de la Fabrique d’improvisation du Nord au Elks Lodge (401 rue Hawkins). Les Bleus affronteront les Rouges. 10 $ Ă  la porte (cartesfidĂ©litĂ© disponibles). Dernier

match avant la pause des fĂȘtes. Reprise en fĂ©vrier.

Jusqu’au 15 dĂ©cembre

 Les organismes francophones du Yukon s’unissent pour soutenir des associations caritatives locales et venir en aide aux personnes les plus vulnĂ©rables de notre communautĂ©. Cinq points de dĂ©pĂŽt. Rens. : dons.afy.ca

Annoncer : redaction@auroreboreale.ca 867 668-2663

16 décembre

 18 h 30 à 20 h 30 : L’organisme

BYTE met gratuitement à disposition des jeunes des patins, des luges et des trottinettes des neiges pour qu’ils s’amusent au parc Shipyards. Des collations seront servies.

Rens. : sarah@ yukonyouth.com

RÉSEAUTAGE

la communautĂ© pour obtenir des dons de matĂ©riel de couture. Nous recherchons plus particuliĂšrement du fil, des aiguilles, du tissu, de la dentelle ou des rubans. Vous pouvez dĂ©poser vos dons Ă  la rĂ©ception du Centre de la francophonie durant les heures d’ouverture. Rens. : mbouchard@afy.ca

 Partagez vos anecdotes, photos, suggestions et bien plus avec l’Aurore borĂ©ale! L’Aurore borĂ©ale est le journal de votre communautĂ©. N’hĂ©sitez pas Ă  nous faire parvenir des photos, des suggestions, des petites anecdotes! Vos enfants ont participĂ© Ă  un concours, gagnĂ© une compĂ©tition, se sont dĂ©marquĂ©s par une initiative? Le journal soulignera leurs accomplissements! Rens. : dir@auroreboreale.ca

DIVERS

 Consultation publique. Le gouvernement du Yukon vous invite Ă  participer Ă  une consultation publique sur les services et communications en français qui aura lieu jusqu’au 17 dĂ©cembre. Vos commentaires permettront d’orienter ses efforts lĂ  oĂč ça compte le plus. Rens. : yukon.ca/fr/servicesFR



Cours de français langue seconde (FLS). Les inscriptions au cours de français langue seconde sont ouvertes! Vous avez jusqu’au 10 janvier 2023 pour convaincre votre entourage anglophone de s’inscrire. Évaluation gratuite de connaissance. Payant. Rens. : learnfrench.afy.ca

 L’Aurore en ondes. À chaque publication de l’Aurore borĂ©ale, quelques articles sont disponibles en format audio sur la plateforme SoundCloud. N’hĂ©sitez pas Ă  contacter le journal si vous souhaitez lire des articles Ă  haute voix.

 Fermeture du local de l’organisme Les Essentielles. Le local sera fermĂ© entre le 9 dĂ©cembre et le 16 janvier.

Rens. : info@lesessentielles.ca

 Réunion Alcooliques Anonymes en français. Tous les mardis, à 17 h. En ligne, sur Zoom.

Rens. : JPAwhitehorse@gmail.com

 Soutenez votre journal local Abonnez-vous ou abonnez vos proches. 31,50 $ pour une année en format papier (150 $ pour la version papier hors Canada) ou en format PDF.

EMPLOI

 Appel d’offres. L’Association franco-y ukonnaise est Ă  la recherche d’instructrices et d’instructeurs pour offrir des cours de français langue seconde aux adultes dĂšs la rentrĂ©e 2023. Contrats rĂ©munĂ©rĂ©s. Envoyez votre candidature avant le 19 dĂ©cembre. Rens. : appel-offres.afy.ca

IMMIGRATION

 Test d’évaluation de français (TEF). Les prochaines sessions d’examens pour passer le TEF auront lieu les vendredis 9 et 16 dĂ©cembre au Centre de la francophonie. Cette Ă©preuve

de français est officiellement reconnue dans le processus d’évaluation des compĂ©tences linguistiques en vue d’obtenir la rĂ©sidence permanente au Canada. Rens. : tef.afy.ca

 Vous venez d’immigrer au Yukon? L’Aurore borĂ©ale vous offre six mois d’abonnement (papier ou format numĂ©rique) au seul journal communautaire francophone du territoire. Rens. : info@auroreboreale.ca

JEUNESSE

 Mentorat pour jeunes talents « PĂ©pite d’art ». Votre enfant a le rythme dans la peau et ne peut s’empĂȘcher de bouger quand elle ou il entend de la musique? Ne limitez pas son talent Ă  des cours de Zumba! Notre service jeunesse JeFY offre gratuitement du mentorat artistique aux jeunes de 14 Ă  18 ans d’expression française qui souhaitent Ă©voluer dans leur art de prĂ©dilection et peut-ĂȘtre devenir un jour une pĂ©pite d’art! Inscr. : pepite.afy.ca

SANTÉ

 TAO Tel-Aide, ligne d’écoute tĂ©lĂ©phonique. Au Yukon, la ligne d’écoute empathique en français TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. N’hĂ©sitez surtout pas Ă  les contacter pour parler de vos craintes, vos sources d’anxiĂ©tĂ©, votre stress, votre solitude, ou de tout ce qui vous chamboule au quotidien. Ils sont lĂ  pour vous, 24 h/24.

Fait de constituer et d’entretenir des relations qui pourraient ĂȘtre utiles.

RÉFORMER

Apporter des modifications importantes pour améliorer.

DIRECTEURICE

Personne non-binaire qui dirige une entreprise, un établissement ou un organisme. Une personne non binaire peut se sentir ni homme ni femme, les deux, ou une combinaison des deux.

INSÉCURITÉ

LINGUISTIQUE

Sentiment que la façon dont on parle n’est pas lĂ©gitime ou valorisĂ©e par la sociĂ©tĂ©.

LYCÉE

En France, il s’agit de l’école secondaire.

24
COUP D’OEIL CALENDRIER COMMUNAUTAIRE
Jeudi 8 décembre 2022 auroreboreale.ca
flyairnorth.com OffrezdesrĂȘvesdevoyages NoschĂšques-cadeauxpeuventĂȘtreutilisĂ©spourdesvolsrĂ©guliersetdespasses aĂ©riennes.AidezvosĂȘtreschersĂ serapprocherd’unenouvelleaventure. Àpartirde25$surflyairnorth.com.

Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
L'Aurore boréale - 8 décembre 2022 by Aurore boréale - Issuu