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Programme ART GOLD Maroc

l’appui et la participation de nos partenaires de la coopération internationale: l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID), le Bureau de la Coopération Italienne au Maroc et la Coopération Belge; et de la coopération décentralisée: le Fonds Andalous des Municipalités pour la Solidarité Internationale, l’Agence Catalane de Coopération au Développement, l’Institut de l’Emploi et du Développement Socioéconomique et Technologique – Province de Cadix, la Région Provence Alpes Côte d’Azur, la Région de Valence, la Région de Murcia, les Provinces de Huelva, Cordoba, et Sevilla, la Fondation Andalouse Fonds de Formation et d’Emploi, Medicus Mundi Andalousie, la Fondation pour le

Développement et l’Innovation d’Europe-Sud et de l’Afrique du Nord, la Fondation LABEIN, le Fonds Catalan de Coopération au Développement, le Fonds des Iles Baléares, la Région de Toscane, l’Agence de Développement Intégré du Pacte du Sud Calatino - Simeto, Sicile, les Provinces de Florence, Como, Prato, Reggio Emilia et Roma, la Municipalité de Florence, FELCOS Umbria, les Universités de Florence

et de Cordoue, ainsi que le projet Arrabt, Initiative Communautaire Interreg III-A, Espagne –Maroc, l’Université Internationale de l’Andalousie, l’Institute Européen de la Méditerranée IEMed, le Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes-CIHEAM/IAMM, la Conférence des Régions Périphériques Maritimes, l’Assemblée des Régions de l’Europe-ARE et les réseaux ART UNIVERSITAS et ART IDEASS.

Lignes Directrices en appui à la stratégie régionale pour la Coopération Internationale. REGION DE L’ORIENTAL

Le présent document n’aurait jamais pu être réalisé sans

LIGNES DIRECTRICES

en appui à la stratégie régionale pour la Coopération Internationale

REGION DE

L`ORIENTAL Programme des Nations Unies pour le Développement

Edition: Ministère de l’Intérieur Direction Générale des Collectivités Locales

Fondo Europeo de Desarrollo Regional Iniciativa Comunitaria Interreg- III A España - Marruecos

Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération


REMERCIEMENTS Nous tenons à remercier toutes les personnes et institutions qui ont rendu possible l’élaboration du présent document. Nous remercions d’abord, M. Noureddine BOUTAYEB, M. le Wali - Directeur Général des Collectivités Locales - Ministère de l’Intérieur, Mme Raja GHANNAM, Directrice de la Coopération Multilatérale du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération et M. Mourad WAHBA, Représentant Résidant du Programme des Nations Unies pour le Développement au Maroc. Nous tenons aussi à exprimer nos vifs remerciements à M. Mohammed IBRAHIMI,Wali de la Région de l’Oriental et Gouverneur de la Préfecture Oujda-Angad, à M. Tayeb RHAFES, Président du Conseil Régional de l’Oriental et à M. Mohamed MBARKI, Directeur Général de l’Agence de Développement de l’Oriental, pour la participation active de leurs institutions respectives à l’élaboration du document. Nos remerciements s’adressent également à M. Ahmed BENAINI, Président du Conseil Préfectoral de la Préfecture Oujda-Angad, M. Ahmed KADIRI BOUTCHICH, Gouverneur de la Province de Berkane, M. Mohammed HAJJI , Président du Conseil Provincial de la Province de Berkane, M. Abderrahmane ADDI , Gouverneur de la Province de Figuig, M.  Mohammed OUTIFA, Président du Conseil Provincial de la Province de Figuig, M. Abdelghani SABBAR , Gouverneur de la Province de Jerada, M Mohammed BOUABDALLAOUI , Président du Conseil Provincial de la Province de Jerada, M. Ou Ali HAJIR , Ex-Gouverneur de la Province de Taourirt, Gouverneur de la Province de Khenifra , M. Boutayeb KADYAOUI , Président du Conseil Provincial de la Province de Taourirt. Sans oublier nos partenaires quotidiens dans l’exécution du programme: M. Abdelouahed OURZIK, Directeur des Affaires Juridiques, des Etudes, de la Documentation et de la Coopération de la DGCL, Mme Amina BENOMAR, Chargée de mission auprès de M. le Wali DGCL, M. Mostafa AMEUR, Chef de la Division de la Direction de la Planification et de l’Equipement de la DGCL, M. Abdessalam ARIFI Chef de la Division des Activités Opérationnelles du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Abdesslam EL FTOUH, Directeur du Pôle Promotion Economique de la Fondation Hassan II pour les MRE, Mme Latifa ZITANE, Chef du Pôle Communication et Coopération de l’Initiative Nationale de Développement Humain et M. Abdelhakim YESSOUF, Spécialiste de Développement Rural de l’UNICEF Maroc. Enfin, un grand remerciement à Institut de l’Emploi et du Développement Socioéconomique et Technologique de la Députation de Cadix (IEDT) pour la traduction à l’espagnol et à l’arabe du présent document et son édition et publication.

L’Equipe du Programme ART GOLD Maroc – PNUD, Avril 2008 Myrième Zniber, Cristino Pedraza, Nisrine Qadouri, Milena Verrié-Biosca, Maria Frías, Sébastien Vauzelle, Julia Dequen, Benyounes Znasni et Clara Xifra




Programme ART GOLD Maroc

ELABORATION DU DOCUMENT Le contenu du document a été élaboré grâce à l’appui de la Direction Générale des Collectivités Locales du Ministère de l’Intérieur et la participation de 254 personnes en représentation des institutions suivantes:



Wilaya de la Région de l’Oriental, Conseil Régional de l’Oriental (CRO), Université Mohammed Premier Oujda (UMP Oujda), Agence de Développement Social (ADS), Agence pour la Promotion et le Développement Economique et Social de la Préfecture et des Provinces de la Région de l’Oriental (APDO), Centre Régional d’Investissement (CRI), Haut Commissariat au Plan (HCP), Délégation Régionale de l’Equipement, Inspection Régionale de l’Habitat, de l’Urbanisme et d’Aménagement de l’espace, Délégation Régionale du Commerce et de l’Industrie, Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences (ANAPEC), Agence du Bassin Hydraulique de la Moulouya (ABHM), Office Régionale de Mise en Valeur Agricole de Tafilalt (ORMVAT), Office Régionale de Mise en Valeur Agricole de la Moulouya (ORMVAT), Office de la Formation Professionnelle et du Promotion du Travail (OFPPT), Délégation Régionale de la Culture, Académie Régionale de l’Education et de la Formation (AREF), Direction Régionale de l’énergie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Direction Régionale de la Santé, Délégation Régionale de l’Artisanat, Délégation Régionale du Tourisme, Préfecture Oujda-Angad, Commune urbaine d’Oujda, Commune rurale de Sidi Boulanouar, Commune rurale de Mestferki, Commune Rurale Isly, Commune Rurale de Aîn Sfa, Délégation Préfectorale de l’Entraide Nationale, Délégation Préfectorale du Commerce et de l’Industrie, Délégation Préfectorale de l’Education et de la Formation, Institut National de Recherche Agronomique Oujda, Direction Préfectorale de l’Agriculture Oujda (DPA Oujda), Chambre de l’Agriculture d’Oujda, Chambre de l’Artisanat Oujda, Chambre de Commerce de l’industrie et des Services (CCIS), Association SAFAA, Association Aïn Ghazal 2000, Association Nature et Patrimoine, Réseau des Associations pour le Développement de l’Oriental (RADO), Association de Coopération pour le Développement de l’Oriental (ACODEC), Association des Ingénieurs du Secteur Agricole de l’Oriental, Union Nationale des femmes Marocaines d’Oujda, Fondation Moulay Slimane / ONG Africa’70, Province de Berkane, Commune Urbaine de Berkane, Commune Urbaine Sidi Slimane EchCherra, Commune Urbaine Ain Reggada, Commune Rurale de Boughriba, Commune Rurale Aghbal, Commune Rurale Rislane, Commune Rurale de Taforalt, Commune Rurale Zegzel, Commune Rurale de Madagh, Délégation Provinciale de l’Entraide Nationale – Berkane, Délégation Jeunesse et Sport –Berkane, Délégation de l’Artisanat, Délégation Provinciale de la Santé, Eaux et Forêts Berkane, Réseau Associatif d’Ahfir, Union des Femmes -Section Ahfir, Association de Protection de la Cigogne Blanche (APROCIB) Berkane, Association Joudour Afhir, Asosication Homme et Environnement, Association des Amis de Taforalt, Association Départ pour l’Education, la Communication et les Œuvres Sociales, Coopérative Chabab, Coopérative Ould Elbakay, Province de Figuig, Commune Urbaine de Figuig, Commune Urbaine de Bouarfa, Commune Rurale Ain Chouater, Délégation Provinciale de l’Entraide Nationale – Bouarfa, Délégation Provinciale de la Santé, Délégation Provinciale des Affaires Culturelles, Direction Provinciale de l’Agriculture (DPA Figuig), Chambre d’Agriculture de Figuig, Délégation Provinciale de l’Education Nationale, Service Provincial des Eaux et Forêts, Association Bouanane pour le Développement, Association ASSALA des métiers d’ART Figuig, Association de la Femme des Hauts Plateaux, Association ALMOSTAKBAL Figuig, Fédération Sud-Est pour le Développement Béni Tadjite, Association ASSAÂDA Figuig, Association TALSINT, Association TAWNAT pour le Développement et la culture Béni Tadjite, Association LOUDAGHIR Figuig, Association MADRAR pour le Développement Talsint, Association AÏT AMAR Talsint, Association KARAMA pour le développement, Province de Jerada, Commune rurale de Béni Mathar, Délégation Provinciale de la Santé, Délégation Provinciale de l’Entraide Nationale – Jerada, Subdivision principale de l’équipement – Jerada, Centre Culturel de Jerada, Délégation de l’Enseignement Jerada, Association Gafait pour la culture et l’environnement, Association Zraig pour le Développement et la coopération Guenfouda, Union Nationale des Femmes - Jerada, Association Enfance et Solidarité –Jerada, Association ISAAF, Association AWRACH, Association Jerada Entraide, Province de Taourirt, Municipalité de Taourirt, Municipalité El Aioun, Commune rurale de Machraâ Hammadi, Commune rurale de Melg El Ouidane, Commune rurale de Sidi Lahcen, Commune Rurale Mestegmer, Commune rurale de Sidi Ali Belkacem, Commune rurale d’Ain Lahjer, Commune rurale d’Oued Za, Commune rurale de Gteter, Délégation Provinciale de l’Education Nationale – Taourirt, Délégation de l’Enseignement – Taourirt, Délégation Provinciale de la Santé – Taourirt, Délégation Provinciale de l’Entraide Nationale – Taourirt, Arrondissement des Eaux et Forêts - Taourirt, Service ONEP (Office National de l’Eau Potable) –Taourirt, Subdivision de l’Equipement –Taourirt, Centre des Travaux – Taourirt, Centre des Travaux El Aioun Sidi Mellouk, Association Sidi Lahcen pour le développement et de la culture, Union féminine -Section Taourirt, Association AFAK pour la femme et l’enfant Mestegmer, Association pour le Développement de la Femme, Mestegmer, Réseau associations pour le développement, Association Mohammedia pour la promotion Sociale Section El Aioun, Association des Usagers des Eaux Agricoles « Ain Talouat », Association union Mokhtar Soussi, Association Flouche pour le développement et la coopération, Collectivité Ethnique Ouled Slimane, Association Lamssallak pour le Développement et la Solidarité Debdou.


Coordination générale:

Cristino PEDRAZA LOPEZ

Coordination exécutive:

Milena VERRIE BIOSCA

Equipe ART GOLD Maroc Rabat:

Myrième ZNIBER, Nisrine QADOURI, Maria FRIAS

Région de l’Oriental:

Julia DEQUEN, Benyounes ZNASNI

Equipe de rédaction: Groupe de Travail de l’Oriental:

Mohamed ZAOUI, Anass BOULOUIZ, et Mohamed ZEROUALI

Groupe de Travail d’Oujda - Angad:

Malika HEROUACHE

Groupe de Travail de Berkane:

Bachir MOKRANE

Groupe de Travail de Figuig:

Assou MAGOURI

Groupe de Travail de Jerada:

Hafid DEROUICH 

Groupe de Travail de Taourirt:

Tahar BACHIRI

Photographies:

Jean Michel ANDRE, février 2007

Correction:

Université de Mohammedia

Edition:

Digital Impresión, avec l’appui de l’IEDT

DL:

CA-128/2009

ISBN:

978-84-935999-9-7




TABLE DES MATIERES I. INTRODUCTION................................................................................................................. 9 II. CONCEPTION DU DOCUMENT............................................................................11 1. Objectif...................................................................................................................................... 13 2. Méthodologie............................................................................................................................. 13 3. Situation actuelle........................................................................................................................ 16 III. REGION DE L’ORIENTAL. DYNAMIQUES ET TENDANCES..................................17 La Coopération Décentralisée dans le cadre du Programme ART GOLD....................................... 23 Les Objectifs du Millénaire pour le Développement....................................................................... 25 Les mécanismes financiers dans la Région de l’Oriental.................................................................. 27 IV. PRESENTATION DE LA REGION DE L’ORIENTAL...............................................29 1. Situation sur la carte................................................................................................................... 31 2. Contexte historique.................................................................................................................... 31 3. Structure administrative.............................................................................................................. 32 4. Données principales.................................................................................................................... 33 5. Initiative Nationale pour le Développement Humain dans la Région.......................................... 35 6. Ressources naturelles et environnement...................................................................................... 36 7. Services Sociaux......................................................................................................................... 37 8. Développement économique...................................................................................................... 39 9. L’enfance et la jeunesse............................................................................................................... 44 10. La femme................................................................................................................................. 44 11. Les personnes âgées................................................................................................................... 45 12. Les flux migratoires................................................................................................................... 45 13. La Société Civile: associations et ONG locales.......................................................................... 45 14. La Coopération internationale dans la Région.......................................................................... 46 15. Les stratégies de développement de la Région........................................................................... 46 V. ANALYSE SWOT (Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces).......................................48 VI. LIGNES DIRECTRICES DE LA REGION................................................................51 VII. PREFECTURE D’OUJDA - ANGAD......................................................................61 1. Présentation de la Préfecture: Etat des lieux................................................................................. 63 2. Lignes Directrices de la Préfecture.............................................................................................. 75 VIII. PROVINCE DE BERKANE...................................................................................81 1. Présentation de la Province: Etat des lieux................................................................................... 83 2. Lignes Directrices de la Province................................................................................................ 94 IX. PROVINCE DE FIGUIG....................................................................................... 103 1. Présentation de la Province: Etat des lieux................................................................................. 105 2. Lignes Directrices de la Province.............................................................................................. 117 X. PROVINCE DE JERADA....................................................................................... 125 1. Présentation de la Province: Etat des lieux................................................................................. 127 2. Lignes Directrices de la Province.............................................................................................. 139 XI. PROVINCE DE TAOURIRT.................................................................................. 147 1. Présentation de la Province: Etat des lieux.................................................................................... 149 2. Lignes Directrices de la Province................................................................................................. 161




INTRODUCTION Le Programme ART GOLD Maroc s’inscrit dans le cadre des initiatives de coopération internationale promues par les Nations Unies pour aider les pays en développement à mettre en pratique les engagements souscrits lors de la signature des Objectifs du Millénaire pour le Développement et la Déclaration de Paris. Le Programme est entré dans une nouvelle étape, à partir de la signature du Document de Programme Multidonateurs en février 2007, entre les Ministères de l’Intérieur et des Affaires Etrangères du Maroc et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Cela a permis de mener à bien les actions programmées et de mobiliser des ressources et des soutiens bilatéraux de l’Espagne, de l’Italie, de la Belgique, et des quarante-deux partenaires oeuvrant dans le cadre de la coopération décentralisée. Actuellement, le Programme ART GOLD Maroc a terminé la première phase de programmation locale, qui consiste en la réalisation d’ateliers et cycles de formation au bénéfice des Groupes de Travail avec l’objectif de finaliser les Lignes Directrices. Le Programme a adopté une méthodologie qui assure une participation maximale des différents acteurs internationaux, nationaux et locaux. En effet, ceux-ci sont impliqués dans la création de mécanismes de renforcement des capacités locales de programmation et de gestion. L’objectif est de faciliter la mise en place, dans le cadre des politiques de développement locales et nationales, des engagements pris lors des différents Sommets promus par les Nations Unies, en particulier les Objectifs du Millénaire. Le Programme ART GOLD Maroc envisage la coopération comme un complément aux efforts que le Gouvernement et les institutions locales mettent en œuvre pour accomplir leur mission en matière de Développement Humain et atteindre les Objectifs du Millénaire. Dans ce sens, les Groupes de Travail provinciaux sont basés sur les mêmes structures et sont composés des mêmes personnes que les Comités de l’Initiative Nationale de Développement Humain (INDH). Ainsi, le Programme s’adapte à la réalité et aux structures existantes en les renforçant plutôt qu’en créant de nouvelles structures et donc en doublant les efforts de manière inutile. Les Groupes de Travail Régionaux et Provinciaux sont les structures locales sur lesquelles se basent les activités du Programme. Ce sont des Groupes de Travail multisectoriels et territoriaux qui garantissent la coordination des actions de la coopération internationale sur leurs territoires, devenant par là même des structures de référence au sein du processus de décentralisation en cours au Maroc. Le Maroc parie depuis quelques années sur la décentralisation et le dynamisme socio-économique au niveau local, comme le démontre le lancement en 2005 de l’INDH, ainsi que l’appui sur les investissements pour lutter contre l’exclusion sociale. Ainsi, le rôle du Programme ART GOLD est de mettre à la disposition des collectivités locales marocaines les expériences en matière de décentralisation du réseau de partenaires du programme. L’objectif est de réaliser des expériences innovatrices pilotes, à travers lesquelles le programme espère améliorer les capacités locales de gestion et de planification, afin d’accélérer dans le processus de décentralisation.




CONCEPTION DU DOCUMENT

Ministère de l’Intérieur Direction Générale des Collectivités Locales

Programme des Nations Unies pour le Développement

Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération


II. CONCEPTION DU DOCUMENT 1. Objectif Les “Lignes Directrices de la Région de l’Oriental en appui à la stratégie régionale pour la coopération internationale” est un document d’analyse et de synthèse des problématiques et des potentialités du territoire. Le document a été réalisé à travers la recherche et l’analyse des données et de la documentation existante dans la Région et dans les provinces et communes; des plans de Développement sectoriels au niveau des régions et des provinces; des programmes en cours dans les quatre axes prioritaires du Programme ART GOLD pour le développement humain. Des entrevues ont également été réalisées auprès de sources officielles lors de l’élaboration du document. L’analyse intersectorielle des données a représenté la seconde phase dans la définition des “Lignes Directrices”, dans l’optique de donner de meilleures réponses aux besoins locaux en termes de qualité, notamment en matière de ressources humaines et financières. Il s’agit d’une méthode que les acteurs marocains considèrent comme un apport fondamental du Programme ART GOLD. Le trait d’union entre ces différents aspects a été le caractère participatif. Toute la sélection de priorités s’est faite en conformité avec le processus de participation des institutions locales et de la société civile. Les “Lignes Directrices” contiennent:  Les principaux problèmes spécifiques du territoire en matière de développement humain; à savoir les indicateurs de chômage, de migrations internes, les domaines géographiques prioritaires et les groupes vulnérables.  Les ressources existantes et les potentialités locales non développées.  Les stratégies qui permettent d’apporter des réponses durables aux problèmes identifiés. L’objectif des “Lignes Directrices” est de présenter à la coopération européenne décentralisée qui souhaite travailler dans le cadre du Programme ART GOLD, la région et ses provinces, ainsi que les axes prioritaires de développement social et économique les plus propices au bon fonctionnement de la coopération internationale et à l’atteinte des Objectifs du Millénaire. 2. Méthodologie Le document a été élaboré en suivant un processus de programmation locale, à travers une série d’étapes que nous énumérons ci-après et qui supposent toutes le renforcement des capacités des acteurs locaux et de l’INDH, en ce qui concerne la planification territoriale et la gestion de la coopération internationale. Un certain nombre d’activités figurant dans ce document ont été mises en œuvre. Parmi celles-ci, les plus importantes sont les suivantes:  ATELIER 1: Méthodologie ART GOLD Maroc  Formation sur la Coopération Décentralisée  ATELIER 2: Compilation et analyse de données  ATELIER 3: Définition des priorités et formulation des Lignes Directrices  SYNTHESE REGIONALE

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Programme ART GOLD Maroc

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PARTICIPANTS AUX ATELIERS DU CYCLE DE PROGRAMMATION LOCALE POUR LA RÉALISATION DU DOCUMENT

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Programme ART GOLD Maroc

3. Situation actuelle Ceci est le premier document de “Lignes Directrices” élaboré par les Groupes de Travail Régional et Provinciaux de la Région de l’Oriental. Il s’agit d’un document qui se veut simple, pratique et facile à lire et qui a pour objectif de mobiliser la coopération décentralisée. Le document est présenté à la coopération décentralisée européenne pour stimuler la participation et l’échange de celle-ci avec la Région et ses provinces. Dans ce contexte et dans le cadre d’une stratégie de partenariat pour le Développement des projets seront alors mis en œuvre dans une logique de co-financement entre les acteurs locaux et leurs homologues de la coopération internationale. La validité du document sera de trois ans, à l’issue desquels le Cycle de Programmation Locale recommencera.

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REGION DE L’ORIENTAL. DYNAMIQUES ET TENDANCES

Ministère de l’Intérieur Direction Générale des Collectivités Locales

Programme des Nations Unies pour le Développement

Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération


III. REGION DE L’ORIENTAL. DYNAMIQUES ET TENDANCES La Région de l’Oriental est sans doute l’une des régions les plus intéressantes du Maroc par son histoire, sa géographie, ses habitants et ses énormes potentialités parfois sous-exploitées. Il s’agit cependant et jusqu’à aujourd’hui de l’une des régions les moins développées du pays et qui présente toute une variété de problèmes qui ont jusqu’à présent fait obstacle à son développement. Actuellement, l’Oriental est l’une des régions prioritaires pour le Gouvernement central. C’est pourquoi de gigantesques programmes structurels ont été lancés pour son développement. Il s’agit de programmes de développement touristique, comme le pôle de Saïdia, de programmes d’infrastructures et de communication comme la rénovation de l’aéroport, l’autoroute Fès-Oujda, les lignes de chemin de fer, et autres. Des pôles industriels et de recherche vont être mis en place selon les potentialités et la vocation de chaque province en suivant une logique régionale. De plus, la Région de l’Oriental est l’une des régions pionnières dans la mise en place d’un service de Santé déconcentré au niveau régional et d’une Direction régionale. A ceci il convient d’ajouter que la Région connaît l’un des flux d’émigration les plus élevés du pays. Enfin, la donnée préoccupante reste peut-être le taux d’analphabétisme, parmi les plus importants du Maroc (42,9%) et surtout le taux d’élus sans instruction (21%). A la lumière de ces données, il est possible de faire une première analyse. Il existe une réelle volonté de lancer des programmes structurels visant à améliorer les potentialités de la Région et par là même le niveau de vie de nombre de ses habitants. On sait que la principale cause de l’émigration est le manque d’opportunités et le faible niveau de développement. Peut-être de tels programmes pourront-ils ralentir ces tendances migratoires et donc permettre à la Région de disposer du capital humain nécessaire pour pouvoir participer à ces grands investissements. La clé sera sans doute la façon dont la population locale prendra part à ces programmes structurels et au développement de son territoire. C’est pourquoi sont en cours d’élaboration des plans de formation des travailleurs du secteur touristique en vue de permettre à la Région d’être préparée en ce sens. Le noeud du développement régional réside comme toujours dans la capacité de savoir conjuguer investissements économiques et investissements sociaux. De ce fait, le travail quotidien avec les élus de la Région reste le maillon le plus important pour garantir un processus transparent de gouvernance. Pour cela, il faut renforcer leurs capacités à gérer “la chose publique”, et les faire participer à la prise de décision quant aux dynamiques de développement de leur territoire, ce qui peut être considérée l’une des faiblesses du processus en cours. Ainsi, il est nécessaire de mettre en place une politique destinée directement à améliorer cette gouvernance territoriale naissante et il convient pour cela de commencer depuis la base, en prévoyant une formation adaptée aux élus en zones urbaines et rurales et en conformité avec la culture spécifique de la Région de l’Oriental, où cohabitent la dynamique urbaine dans les villes d’Oujda et de Nador et la tradition nomade dans le Sud, les espaces ouverts et les zones isolées. Si les études territoriales sont élaborées sans la participation des acteurs locaux, elles feront difficilement l’objet d’une appropriation satisfaisante. La tendance est trop souvent au recours aux bureaux d’études, car on considère en général qu’il n’existe pas de capacités au niveau local. Or il s’agit là d’un piège menant à un cercle vicieux. La Région de l’Oriental est également l’une des régions prioritaires de la nouvelle politique de voisinage de l’Union Européenne. La présence de la coopération internationale dans la Région est importante et active. On peut distinguer certaines interventions comme celle de l’UNICEF et ses programmes communaux. Malgré tout, la présence d’acteurs de la coopération internationale reste plus faible que dans de nombreuses autres régions du Maroc,

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Programme ART GOLD Maroc

par rapport à sa superficie et à sa position géographique. Dans certaines provinces, il n’existe que deux ou trois acteurs de la coopération internationale, ce qui facilite peut-être les activités de coordination menées par le du Groupe de Travail Régional multisectoriel mis en place dans le cadre du Programme ART GOLD. Or, le pari du programme dans la Région de l’Oriental est de profiter de la dynamique favorable que connaît cette région dans le cadre du processus de décentralisation, pour mobiliser les régions d’Europe et les acteurs de la coopération décentralisée qui font partie du réseau du programme. L’objectif est que ceux-ci mettent à la disposition de la Région leur expérience en matière de gestion de services territoriaux aussi bien économiques que sociaux. Ainsi, les échanges se feront entre collectivités locales, en innovant et en créant des possibilités de développement régional à travers l’appui au processus de décentralisation mené par le pays. Dynamiques:  Les grands investissements infrastructurels comme le Pôle touristique de Saïdia, la rénovation de l’aéroport, la construction d’autoroutes, l’amélioration du réseau ferroviaire, les pôles de recherche et développement, vont accélérer l’essor de la Région et son expansion vers l’extérieur.  Des investissements sociaux vont être réalisés pour permettre d’améliorer le niveau de vie des groupes qui risquent d’être exclus de l’expansion économique.  Le renforcement des capacités des élus devra être envisagé comme secteur prioritaire de formation afin de leur permettre de prendre part aux décisions à l’échelle régionale.

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 L’investissement croissant dans le secteur de la construction doit s’accompagner d’un contrôle environnemental, comme garant de la sauvegarde du patrimoine naturel de la Région. Le passage de la gestion d’une offre touristique naissante au développement d’un véritable pôle d’attraction dans ce domaine comporte d’importants risques de gâchis esthétique ou de dommages à l’environnement en général. La sauvegarde du patrimoine paysager naturel de la Région doit être son label de qualité. Autrement dit, il convient de faire d’importants investissements dans le domaine du tourisme dans une logique de respect de l’espace naturel, lequel finalement garantira la qualité de l’offre touristique. Le risque est de commettre la même erreur que de nombreuses régions européennes du littoral méditerranéen qui ont spéculé et surexploité ces richesses naturelles. La Région est sur le point de débuter un processus d’expansion touristique de qualité. Elle doit cependant respecter l’équilibre environnemental.  L’immensité du territoire fait en sorte qu’il y ait de trop nombreuses zones isolées.  L’existence de la contrebande est perçue comme une alternative économique au manque d’opportunités au niveau local et un moyen d’obtenir des ressources financières. L’économie parallèle représente une part importante des ressources de la Région. Pour réduire cette part, des politiques de lutte contre l’exclusion, de promotion de l’égalité et des opportunités pour les jeunes doivent être lancées.  La planification territoriale urbaine naissante doit tenir compte de l’expansion de la ville à moyen et long terme et permettre à des groupes aux besoins spécifiques, comme les handicapés, pour lesquels peu des facilités ont été prévues en matière de mobilité urbaine, de prendre part à celle-ci.


 La Région de l’Oriental jouit d’un excellent réseau de communications (terrestre, maritime et aérien) avec des infrastructures de bon niveau qui correspondent à la situation géographique unique de la Région et à son rôle économique et politique.  Le processus de décentralisation et la réflexion du pays au sujet de la gestion des compétences territoriales permettront peu à peu de percevoir la Région comme une entité territoriale et non plus comme un simple ensemble de collectivités locales.  Ainsi, il s’agit là de dynamiques positives mais qui comportent un risque de fracture entre équilibre économique et social. Les tendances:  La Région de l’Oriental est une région qui se caractérise par d’énormes contrastes, marquée d’une part par une réorientation vers le tourisme et l’industrie et d’autre part par une réalité rurale diversifiée mais riche. Si en Europe les efforts déployés pour produire « bio » sont importants et coûteux, dans la Région de l’Oriental presque toute production est biologique, parfois en raison du manque de moyens. Les produits du terroir et leur valorisation sur le marché doivent devenir les véritables priorités en termes de production dans les zones dédiées au tourisme.  La grande variété du patrimoine et de l’héritage de la Région permet de l’imaginer se convertir en l’une des zones touristiques les plus connues de la Méditerranée et du Nord de l’Afrique. Le Maroc est considéré comme un pays offrant une grande sécurité à ce type d’investissements. La création des Centres Régionaux d’Investissements permet aux entreprises de connaître les services et prestations offerts à l’investisseur par la Région, et de l’aider dans les différentes démarches qu’implique une installation.  La recherche de formations de travailleurs locaux permet de répondre au possible “boom” touristique. Le Ministère de l’Emploi et les Offices de Formation Professionnelle et de Promotion du Travail (OFPPT) au niveau local, ainsi que l’ANAPEC (Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi et des Compétences) ont mis en place des plans de formation dans ce sens. Il s’agit d’une tendance positive et pratique dans le cadre de laquelle la coopération internationale pourra appuyer la recherche d’alternatives comme le tourisme rural, écologique, ou récupérer les voies vertes.  L’Union Européenne considère la Région de l’Oriental comme prioritaire dans le cadre de sa politique et des instruments de voisinage. Si les programmes européens étaient jusqu’aujourd’hui faits en Europe, par l’Europe et pour l’Europe, et que les pays bénéficiaires extérieurs à l’UE étaient seulement invités, on observe heureusement un changement de tendance. A partir de la mise en pratique de la nouvelle politique de voisinage, les régions européennes devront travailler d’égal à égal avec la Région de l’Oriental. Pour faire face aux procédures compliquées de l’administration européenne, les collectivités locales de la Région doivent se doter de capacités de gestion d’une part, et d’instruments de transparence d’autre part. Cette nouvelle politique de voisinage stipule également que les actions doivent être cofinancées, ce qui obligera donc à réfléchir sur les financements des collectivités locales décentralisées et sur la gestion des compétences. Un tel débat existe au Maroc, mais il reste beaucoup à faire sur ce terrain.  Les Régions du Sud de l’Union Européenne tentent de se positionner dans la Région de l’Oriental pour pouvoir obtenir des positions privilégiées, et ainsi un accès aux fonds engagés. Il est nécessaire en tout cas de rechercher une cohérence dans les actions de ces Régions. Dans ce cadre, c’est la Région de l’Oriental qui doit jouer le rôle d’organisatrice de leurs interventions et ne pas laisser celles-ci s’organiser ou se réorganiser seules.  La Région de l’Oriental doit faire face aux changements promis par les grands investissements, mais elle ne doit pas pour autant perdre son identité ni sous-estimer l’immense richesse que peut apporter un secteur tertiaire bien géré, étant donné l’immense territoire qu’elle possède.

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Programme ART GOLD Maroc

 La lutte contre l’enclavement de certaines zones doit devenir une priorité car de leur communication avec l’extérieur dépend en grande partie leur développement. De même, le respect de la culture nomade et des autres cultures ancrées dans l’histoire de la Région est fondamental.  Les Provinces présentent toutes des caractéristiques spécifiques en plus d’être des facteurs de cohésion territoriale stratégique, de par leur plus grande proximité par rapport au citoyen.

Les stratégies, les instruments et les risques:

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 L’Agence de Développement de l’Oriental, à l’instar de l’Agence de Développement des Provinces du Sud et l’Agence de Développement des Provinces du Nord, mais qui est la seule dédiée spécifiquement à une région, a été créée pour faciliter et canaliser les investissements nationaux dans la région, dans l’optique d’améliorer son développement et de lui rendre tout son dynamisme. Bien que plus jeune que ses sœurs jumelles du Nord et du Sud, elle n’en est pas moins un instrument stratégique et utile pour l’augmentation du volume de fonds et la gestion de ceux-ci. L’Agence de Développement de l’Oriental bénéficie de partenariats avec de nombreuses agences de coopération, régions et institutions. Elle joue et doit continuer à jouer un rôle de premier plan dans la Région. Il faut ajouter à cela le fait que c’est une Agence régionale qui ne compte aucune représentation dans la région, ce qui semble difficile à comprendre a priori si l’objectif est de renforcer le rôle des régions et de lutter contre à la centralisation. De plus, les instruments de développement territorial doivent se situer sur le territoire même afin de bénéficier de l’appropriation nécessaire par les acteurs de celui-ci. De nombreuses Agences de développement européennes peuvent se mettre au service de l’ADO pour lui permettre d’acquérir une plus grande proximité. Les formules sont multiples et variées. Il est fondamental de toujours garder à l’esprit que, pour appuyer un processus de décentralisation il faut se baser sur le territoire et ses instruments.  La gestion du savoir et sa mise à la disposition du territoire devrait s’appuyer au maximum sur l’Université. Pôles de développement, pépinières d’entreprises et centres technologiques sont nécessaires par rapport au potentiel endogène du territoire. Peu d’investissements existent dans ce sens et cela laisse aux entreprises privées étrangères l’espace que pourraient occuper, en termes de compétitivité, les entreprises locales. La stratégie de ces centres est d’offrir des opportunités aux entrepreneurs locaux. Si en Europe, le principe est de demander l’arrêt des subventions à ces centres et surtout l’appui à la création d’entreprises, il est évident que toute coopération dans ce domaine devra porter comme cela a été le cas dans les pays européens, sur la création d’entreprises et surtout les accompagner, si nécessaire avec des subventions leur permettant d’atteindre un niveau raisonnable de compétitivité. Un fonds d’investissements a été créé dans la Région dans le cadre d’une stratégie de partenariat public-privé qui nous semble intéressant pour dynamiser le tissu économique.  Le secteur tertiaire continue d’être l’un des piliers du développement local, mais également l’un des oubliés en matière d’investissement. La possibilité de tirer profit des produits naturels et organiques de la zone tient au fait que ceux-ci obtiennent des labels de qualité, et jouissent d’une compétitivité sur les marchés internationaux. D’autre part, l’exploitation de l’énorme potentiel de la Région en matière de pêche maritime requiert des investissements non seulement pour la modernisation des embarcations, mais aussi pour la chaîne du froid et la commercialisation. Il semble que les investissements sont insuffisants dans ce sens, en particulier dans le domaine de la formation et la création d’espaces tendant à augmenter le champ des possibilités. La Province de Berkane est la zone de production d’agrumes la plus importante


de tout le pays avec des baromètres de qualité très élevés. Il est possible d’améliorer, dans la Province de Berkane comme dans la quasi totalité de la Région, les instruments et canaux de commercialisation.  La compétitivité de la Région doit se travailler en respectant la logique de son environnement: sorties rapides vers les marchés internationaux, facilités offertes aux jeunes au niveau local pour éviter les tentations de passage à l’économie parallèle. Le label territorial doit être une démonstration de fierté par ses potentialités écologiques et environnementales.  Le Code de la Famille a représenté un pas immense dans le lancement d’une politique par le Gouvernement du Maroc d’égalité entre les hommes et les femmes. Or, ce changement de normes requiert la mise en place d’instruments locaux réels de sensibilisation sur le thème de l’équité homme-femme. Le Conseil Régional ne compte aujourd’hui qu’une seule femme élue, ce qui souligne l’urgence d’une réflexion sur ce thème au niveau local, en tenant compte bien entendu de la culture, des possibilités et en comprenant qu’il s’agit de processus à moyen et long termes. La majorité des femmes travaillent dans les champs, même si ces dernières années une tendance positive apparaît par rapport au nombre de filles qui accèdent à l’université et qui peuvent ainsi bénéficier d’une insertion satisfaisante dans le monde du travail. La différence, dans ce domaine comme dans bien d’autres, se perçoit toujours de manière plus aiguë dans les zones rurales.  La canalisation des investissements des Marocains Résidant à l’Etranger doit se faire de manière à garantir la création de mécanismes susceptibles d’augmenter les possibilités de développement de leurs zones d’origine et pas uniquement des investissements dans le domaine de la construction. Il existe un grand nombre de possibilités et de moyens pour faire cela.  L’Initiative Nationale de Développement Humain, l’INDH, est un instrument adéquat s’il existe des bases pour en profiter et une planification adéquate. L’inexistence de plans de développement régionaux et la rareté des plans communaux intégrés dans une logique régionale sont un obstacle important dans l’obtention d’une articulation entre toutes ces instances régionales. Ainsi, la Province reste le niveau où s’installent les institutions représentant l’Etat et où se gère le territoire, mais se trouve coincée entre des communes possédant une réelle capacité d’exécution, et le niveau régional qui contrôle la vision globale (du territoire) nécessaire à la planification territoriale. De plus, toutes les Provinces et Préfectures possèdent leurs spécificités et identités, plus développées sans doute que l’appartenance régionale. De fait, beaucoup des citoyens ne voient pas la Région comme un moteur de développement mais au contraire comme un frein bureaucratique et institutionnel. C’est la raison pour laquelle il existe d’importantes difficultés à l’heure actuelle d’équilibrer le développement à l’échelle régionale. Il est donc difficile d’y établir des réseaux de biens et de services et d’y échanger de bonnes pratiques. La Coopération Décentralisée dans le cadre du Programme ART GOLD L’une des composantes les plus importantes du Programme ART GOLD Maroc est sans aucun doute l’immense réseau de partenaires de la coopération décentralisée dont il dispose. L’importance de la coopération décentralisée au Maroc,tout comme dans le reste du monde,connaît une progression fulgurante et devient fondamentale, car non seulement les fonds des institutions de la coopération décentralisée, mais également les capacités de ses acteurs et son organisation, se développement de façon exponentielle.

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Programme ART GOLD Maroc

Dans le cas du Maroc, la coopération décentralisée est perçue comme celle des entités locales étrangères avec leurs homologues marocains, les collectivités locales. Le Maroc s’est inscrit dans un processus de décentralisation intéressant et riche, et il convient de réévaluer à la hausse l’apport de la coopération décentralisée dans ce cadre, à travers l’échange d’expériences propres qui ont fait leurs preuves dans différents contextes. La coopération décentralisée que propose et met en œuvre le Programme ART GOLD correspond aux mêmes niveaux de décentralisation que ceux qui existent au Maroc; à savoir les niveaux régional, provincial et communal, avec leur éventail de nuances et de caractéristiques. C’est pourquoi le Programme met en contact, à la demande des territoires marocains, ce savoir-faire en matière de décentralisation et de gestion des services du territoire avec les institutions concernées et les instruments créés. Ainsi, l’expérience acquise dans le domaine de la gestion du système social de Santé et d’Education par les régions d’Espagne, de France ou d’Italie peut s’avérer stratégique dans l’appui aux processus en cours au Maroc.

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Un large éventail de possibilités permet d’éviter de faire l’erreur de restreindre l’efficacité de la coopération décentralisée au seul appui des projets: les réflexions comme celles que mène le Programme ART GOLD sur le rôle des travailleurs sociaux dans une société en croissance, qui doit couvrir les carences dans un domaine où l’INDH joue un rôle éminemment positif, la possibilité de travailler dans le cadre des programmes d’alphabétisation d’adultes avec des méthodes novatrices, l’éducation non formelle qui est déjà développée dans le pays à travers divers vecteurs, les processus de gestion transparente des institutions publiques, la gestion efficace et la lutte contre la bureaucratie grâce aux nouveaux outils, l’appui au tissu social associatif et son perfectionnement comme instrument de développement local, les études de chaînes de valeur de produits locaux. Ce sont là autant d’expériences qui peuvent s’avérer très fructueuses. On peut également faire entrer dans ce cadre toutes les structures locales créées en Europe pour gérer des territoires comme c’est le cas des Agences de Développement Local qui peuvent voir dans les grandes Agences du Nord et de l’Oriental un “vis à vis” de l’autre bord de la Méditerranée. D’autre part, les expériences relatives à la réalisation de plans régionaux stratégiques comme partie d’un processus de développement intégré, sont également des thématiques propres à la réalisation de projets conjoints. Les réseaux du Programme ART GOLD peuvent appuyer par ailleurs la réalisation de documents de Marketing du Territoire avec les Agences de Développement du Nord et de l’Oriental. Les institutions territoriales travaillant dans le domaine de l’environnement en Europe sont mises à la disposition des territoires marocains pour pouvoir réaliser des projets de gestion de l’environnement sous l’angle des compétences et de la création d’instruments de suivi et d’innovation, et de Systèmes d’Information Géographique. Il existe aussi des entités locales qui peuvent faciliter la réalisation de diagnostics territoriaux sur la situation de l’emploi, comme dans le cadre d’un projet qui va débuter dans la Région de l’Oriental, avec l’appui de la Fondation Andalouse de Formation et d’Emploi, qui accompagnera cette initiative du Ministère marocain de l’Emploi et mettra à sa disposition son savoir-faire. Les possibilités de mettre en place des réseaux d’acteurs dynamiseurs de l’économie locale sont multiples pour la création de réseaux de services régionaux et d’information à l’étranger, en profitant des structures régionales et locales marocaines créées à cette fin (Banques, Fonds de Crédit, CRI).


C’est le sens même du document des Lignes Directrices, qui a pour objectif de faire connaitre les stratégies des régions marocaines à tous les partenaires du Programme ART GOLD. L’objectif principal est d’éviter que les actions de coopération ne se restreignent à un seul secteur et de les intégrer dans le cadre d’une stratégie propre au territoire. C’est pour cette raison que sont partenaires du Programme ART GOLD Maroc des régions comme l’Andalousie, la Catalogne, la Communauté Valencienne et Madrid en Espagne, la Région Provence Alpes Côte d’Azur en France, la Toscane en Italie, tout comme la Conférence des Régions Périphériques Maritime de l’Europe qui regroupe 159 régions du littoral européen et qui permet au Programme d’acquérir une dimension lui offrant la possibilité de participer aux débats sur la régionalisation et les potentialités qu’elle implique au niveau méditerranéen notamment. La CRPM joue également un rôle fondamental, celui d’intermédiaire avec l’Union Européenne, ce qui facilite plus encore la participation à ces débats. C’est pourquoi l’objectif de la CRPM est d’adhérer à cette logique du Programme ART GOLD et d’appuyer le renforcement des capacités en matière de gouvernance territoriale, de compétitivité et de cohésion au service du processus de décentralisation dans les deux régions pilotes du Programme ART GOLD. Des fonds de coopération décentralisée, comme le très dynamique FAMSI ou celui de l’Ombrie, des fondations, des réseaux d’universités locales, des associations et des services économiques et sociaux, font partie des réseaux actifs du Programme. Ils apporteront, conjointement avec les acteurs locaux, une réponse homogène et coordonnée aux « Lignes Directrices en appui à la stratégie de la région pour la coopération internationale », qui sont des plans régionaux pour la coopération internationale. Cela démontre que l’action de la coopération vient toujours en complément des efforts menés par les institutions locales et qu’elle doit être articulée à des politiques nationales et bénéficier d’une nécessaire appropriation par les collectivités locales. C’est pourquoi la proposition du Programme ART GOLD d’appuyer la création de Groupes de Travail multisectoriels, à l’échelle régionale et locale, permet de rendre extensive cette vision de territoire, en opposition à une vision purement sectorielle. L’idée de fonder un groupe destiné à intégrer le processus de développement de son territoire, notamment à travers la réalisation de projets avec des entités de la coopération décentralisée, et à mettre en pratique des expériences novatrices de gestion des services ou des territoires, ne correspond pas seulement à une stratégie pour des pays en développement comme le Maroc, mais aussi à une logique qui s’impose à tous les pays et qui profite des expériences régionales dans le monde entier. Les groupes de travail sont des instruments clés de développement local, si tant est qu’on leur fait confiance et qu’on les appuie comme il se doit. Enfin, il ne s’agit pas seulement d’un flux d’expériences Nord-Sud auquel nous sommes habitués mais plutôt de la mise en valeur de toutes les bonnes pratiques marocaines en matière de développement local pour les mettre également à la disposition des partenaires du réseau ART GOLD. Ce n’est qu’ainsi que sera dépassé une fois pour toutes le paradigme « donateur-bénéficiaire » et que l’on pourra passer à une logique de partenariat, afin d’affronter les défis communs liés au développement. Les Objectifs du Millénaire pour le Développement Les Objectifs du Millénaire pour le Développement sont issus d’un accord conclu entre les Etats membres des Nations Unies, lors du Sommet du Millénaire de 2000, afin de lutter de façon conjointe contre la pauvreté au niveau mondial. Ils sont au nombre de 8 objectifs mesurables et devront être réalisés avant 2015.

  Rapport National de Développement Humain, Maroc 2005

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Programme ART GOLD Maroc

Le Maroc s’est engagé à réaliser ces objectifs à travers le lancement de mesures d’accélération de son processus de développement économique et social, et notamment l’Initiative Nationale de Développement Humain (INDH) en 2005. Ces mesures ont engendré une évolution notable des indicateurs de suivi des 8 objectifs depuis leur lancement en 2000, et laissent à penser que ces objectifs seront atteints progressivement et comme prévu en 2015. « Réduction de l’extrême pauvreté et de la faim ». La réalisation de cet objectif a connu un progrès très significatif, le taux de pauvreté relative ayant été réduit de 21% à14% entre 1985 et 2004. Cette réduction a été plus marquée dans le monde urbain que dans le monde rural, ainsi que dans les régions les plus développées. Pour atteindre cet objectif, le Maroc a mis en œuvre une politique gouvernementale focalisée sur le développement social et humain, à travers notamment l’Initiative Nationale de Développement Humain. « Assurer l’éducation primaire pour tous ». Cet objectif est caractérisé par deux volets: la généralisation de la scolarisation et l’analphabétisme. En ce qui concerne le premier volet, le taux net de scolarisation au niveau du primaire a connu une nette amélioration, passant de 52,4% en 1990 à 87% en 2004. Dans le même contexte, la scolarisation des filles en milieu rural, dont le taux est passé de 22,5% en 1990 à 78,5% en 2004, a bénéficié d’un progrès significatif. En ce qui concerne l’alphabétisation, le taux global est passé de 45% en 1994 à 57% en 2004. « Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ». La réalisation de cet objectif a connu des avancées notables grâce à la politique adoptée à l’égard des femmes, dans les domaines notamment du statut personnel, de l’éducation et de l’accès à l’emploi, des ressources, du champ politique et des centres de décisions. Dans ce contexte, et à titre d’exemple, le nombre de femmes diplômées de l’enseignement supérieur a triplé entre 1990 et 2004 et le taux d’activité est passé de 25,6% en 2001 à 28,4% en 2004. 26

« Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans ». Des progrès très significatifs ont été réalisés dans ce domaine, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans étant passé de 76%° en 1990 à 47%° en 2004. Ces progrès sont le résultat des campagnes de vaccination et de lutte contre les maladies infantiles et encore plus particulièrement de la stratégie de prise en charge intégrée des maladies de l’enfant. « Améliorer la santé maternelle ». Entre 1990 et 2003, le taux de mortalité maternelle est passé de 332 à 227 décès pour 100 000 naissances vivantes. En parallèle, la proportion des femmes qui ont subi une consultation prénatale ou un accouchement avec du personnel spécialisé a également évolué, passant respectivement de 33 à 68 et de 31 à 63 entre 1991 et 2003. Ces avancées résultent en grande partie des programmes nationaux de « maternité sans risques » et de « planification familiale ». « Combattre le VIH-SIDA, le paludisme et d’autres maladies ». Le Maroc a mis en place des politiques de lutte contre ces différentes maladies sous la forme de grands programmes mis en œuvre par le Ministère de la Santé, la société civile et l’ONUSIDA. A cet effet, le taux de prévalence du VIH SIDA représente moins de 0,1% de la population en 2003, alors que 57% des femmes infectées sont des femmes analphabètes. Par ailleurs, le taux d’incidence du paludisme a considérablement régressé passant de 7% en 1990 à 0,02 en 2004. « Assurer un environnement durable ». Dans le domaine de l’environnement, le Maroc a ratifié les trois conventions du processus de Río, a lancé la mise en œuvre du Plan national pour la protection de l’environnement (PANE) et a promulgué de nouvelles lois pour la préservation de l’environnement. Dans ce contexte et à titre d’exemple, la superficie des aires protégées pour préserver la biodiversité est passée de 49.000 en 1991 à 545.000 en 2005. « Mettre en place un partenariat mondial pour le développement ». L’analyse de l’état d’avancement de cet objectif dans le cadre du rapport de l’année 2005 est focalisée sur le budget de l’Etat et de l’aide extérieure


pour les Services Sociaux Essentiels (SSE). Dans ce contexte, il faut noter que la dépense moyenne annuelle consacrée aux SSE se basait sur une évolution de 17,8% en 1990 à 20% en 2006. Les mécanismes financiers dans la Région de l’Oriental La Région de l’Oriental dispose de différentes sources de financement qui pourraient être mises à la disposition des projets développés en réponse aux priorités des Lignes Directrices de la Région en partenariat avec les acteurs locaux de développement et de la Coopération Internationale. Les Collectivités Locales disposent en effet à l’échelle communale, provinciale et régionale, d’un budget annuel destiné à financer aux trois niveaux de déconcentration les actions développées dans le cadre du Plan de Développement Economique et Social. Par ailleurs, le Centre Régional d’Investissement de la Région de l’Oriental participe à la promotion du développement économique et social de la région dans le but de contribuer à la croissance de l’économie nationale en général et plus particulièrement encore à la création d’emplois par le biais des investissements faits dans la région. D’un autre côté, l’Agence de Développement de l’Oriental, est l’un des acteurs territoriaux les plus dynamiques en matière de stratégie économique à l’échelle régionale. Elle dispose de moyens financiers pour la mise en œuvre des programmes économiques et sociaux intégrés et des actions relatives à la réalisation des politiques sectorielles de promotion et de développement économique et social de la zone concernée. L’Initiative Nationale de Développement Humain (INDH) dispose d’une enveloppe budgétaire annuelle destinée à la réduction de la pauvreté, de la précarité et de l’exclusion sociale au niveau des Provinces, à travers des actions de soutien aux activités génératrices de revenus, le développement des capacités, l’amélioration des conditions d’accès aux services et infrastructures de base et le soutien aux personnes en grande vulnérabilité. L’Entraide Nationale dispose également d’un fond de subventions aux projets de développement liés à l’aide et à l’assistance sous toutes ses formes aux populations démunies, ainsi qu’à la promotion familiale et sociale. Cette institution peut être appelée à participer à la mise en place d’organismes et d’établissements destinés à faciliter l’accès au travail et l’intégration sociale des orphelins, des handicapés physiques et autres groupes de personnes relevant de son assistance. Le Fond d’investissement de la Région de l’Oriental a pour ambition de favoriser l’émergence d’un tissu économique compétitif à fort potentiel de croissance. Ses investissements se concentrent plus particulièrement sur les projets ayant un impact structurant sur la région, notamment en matière de création ou de maintien de l’emploi. Le Fonds d’investissement de la Région de l’Oriental devrait faire jouer les synergies entre l’ensemble des parties prenantes du développement économique et social. Le Fond Hassan II de développement économique et social, apporte un concours financier aux programmes d’habitat, d’infrastructure autoroutière, d’irrigation, d’aménagement du domaine forestier, de réalisation de structures d’accueil pour les investissements industriels et touristiques, de construction de complexes sportifs et culturels, de création d’infra-structures de petits ports de pêche et de développement des technologies de l’information; ainsi qu’aux actions de promotion de l’emploi notamment par les associations de micro- crédit et à tout projet contribuant à la promotion de l’investissement et de l’emploi. Le Fond Social de Développement (FSD) appuie les associations marocaines de développement par le financement de projets destinés à aider les populations économiquement et socialement exposées: pauvres de certaines zones rurales isolées, enfants des rues, personnes handicapées, jeunes chômeurs.

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Programme ART GOLD Maroc

L’Agence de Développement Social (ADS) contribue également par l’apport de subventions à des actions de formation dans le cadre de projets socio-éducatifs, de santé ou de renforcement des capacités des acteurs du développement. Ce financement, adapté aux activités génératrices de revenus, permet aux associations et autres coopératives de mobiliser l’épargne et de la réorienter vers des investissements productifs. Enfin, les entreprisses privés de la région disposent également de fonds pour la réalisation de projets de développement économique et social.

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REGION DE L’ORIENTAL

Ministère de l’Intérieur Direction Générale des Collectivités Locales

Programme des Nations Unies pour le Développement

Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération


IV. PRESENTATION DE LA REGION DE L’ORIENTAL 1. Situation sur la carte Située au Nord-Est du Maroc, la région de l’Oriental est bordée par la Méditerranée au Nord et le Pré-saharien au Sud, limitée par le Rif Central à l’Ouest et par la frontière avec l’Algérie à l’Est. Elle s’étend sur une superficie de 82 820 km2, soit 11,6% du territoire national, ce qui équivaut, par exemple à la superficie de l’Autriche ou la Corée du Sud. Elle possède une position géographique stratégique dans l’espace méditerranéen, en raison de sa proximité avec l’Europe, 200 km par la mer de la péninsule ibérique, ainsi que de son voisinage immédiat avec l’Algérie et le reste du Maghreb. La région est constituée par trois grandes unités à savoir les plaines de la Basse Moulouya, les Hauts Plateaux steppiques et le domaine montagneux. Le climat de la région est de type méditerranéen, caractérisé par des ambiances semi-arides au Nord, subhumides en moyennes montagnes, arides dans le couloir de Taourirt - El Aïoun - Oujda et sur les Hauts Plateaux, et présahariennes à sahariennes dans les zones méridionales. 2. Contexte historique La Région de l’Oriental a eu une place privilégiée dans la marche historique marocaine. Vu sa position stratégique, elle fut longtemps disputée entre les souverains de Fès et de Tlemcen puis, au XVIème siècle entre les dynasties Chérifiennes du Maroc et les Turcs d’Alger. Durant la période coloniale, elle fut un véritable creuset ethnique groupant Marocains, Algériens, Français et Espagnols. Après l’indépendance du Maroc, de nombreux changements politiques et institutionnels ont été impulsés par l’Etat marocain pour réorganiser la gestion de ces territoires. C’est ainsi que la Région de l’Oriental fut créée par le décret du 16 Juin 1971, puis, de multiples modifications internes furent introduites. Cependant, ses limites territoriales n’ont pas été modifiées. Actuellement, elle est régie par la loi N° 47-96 relative à l’organisation de la Région (Dahir n° 1-97-84 du 2 Avril 1997 et décret N°2-97-246 du 17 Août 1997) fixant leur nombre et leurs compétences territoriales.

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Programme ART GOLD Maroc

3. Structure administrative Sur le plan administratif, la région de l’Oriental est composée de la préfecture d’Oujda-Angad et des provinces de Berkane, Taourirt, Jerada, Figuig et Nador. Le nombre de communes s’élève à 113 dont 22 communes urbaines et 91 communes rurales.

Oujda, la capitale administrative, possède plusieurs fonctions d’ordre régional: siège des institutions et organismes régionaux, de l’Université, important centre industriel, sièges de banques, présence d’un aéroport international, centre commercial et de service de premier ordre dans la région. 32

La Région de l’Oriental possède une structure politico administrative bicéphale liée aux deux processus actuellement en cours au Maroc qui sont la déconcentration et la décentralisation: - Le Wali de la Région de l’Oriental, qui est également Gouverneur de la Préfecture d’OujdaAngad, ainsi que les Gouverneurs des Provinces de l’Oriental, sont les premières autorités territoriales et les représentants directs de l’Etat. Ils ont une qualité d’autorité déconcentrée et une qualité d’autorité exerçant la tutelle du Ministère de l’Intérieur sur les Collectivités Locales. Ils exécutent les délibérations du Conseil Régional, de l’Assemblée Préfectorale et des Assemblées Provinciales. Ils prennent les mesures nécessaires à cet effet après avis des Présidents de ces conseils. A un échelon intra territorial, les Pachaliks, les Cercles et les Caïdats relèvent du Wali et des Gouverneurs: - Le Pacha est l’autorité de contrôle de la circonscription au niveau urbain. - Le Caïd est l’autorité de contrôle de la circonscription au niveau rural. - Le Chef de Cercle coordonne et supervise les activités des Caïdats du cercle et assure aussi la fonction de conseiller et médiateur. - Le Conseil Régional, l’Assemblée Préfectorale et les Assemblées Provinciales sont les organes délibérant des collectivités locales. Les membres sont élus de manière démocratique et votent pour élire un bureau (président et vice-présidents). Les missions de ces assemblées sont principalement orientées vers la planification, la conception et la mise en cohérence du développement économique et social. - Dans les Communes Urbaines et Rurales, ce sont les Conseils Communaux qui gèrent les affaires publiques locales et décident des mesures à prendre afin de contribuer au développement économique, social et culturel de leurs collectivités. Ils engagent toutes les actions d’assistance, de soutien et de solidarité


et toute œuvre à caractère humanitaire et caritatif. Ces collectivités sont dotées de la personnalité morale et de l’autonomie financière. 4. Données principales 4.1. Générales La population de la Région de l’Oriental s’élève à 1 908 905 habitants (dont 51,3% de femmes), et représente 6,4% de la population totale marocaine. La pyramide des âges montre une population majoritairement jeune.

Source: Haut Commissariat au Plan, Direction régionale d´Oujda, 2004 33

Après avoir connu une quasi-stagnation des naissances entre 1980 et 1994, la Région de l’Oriental connaît une nette diminution du nombre de naissances entraînant un vieillissement général de la population (diminution du nombre de jeunes auquel s’ajoute l’accroissement de l’espérance de vie) et une baisse du nombre de personnes en âge de travailler à partir de 2010. La Région de l’Oriental est caractérisée par une faible densité de la population, soit 23 habitants/km2 contre 42 habitants/km2 au niveau national, et plus particulièrement par un dualisme spatial de sa population du Nord au Sud résultant principalement des conditions climatiques. Ainsi, l’espace Nord, le plus favorable à l’implantation humaine, connaît un important phénomène de littoralisation puisque _ de la population se concentre sur 1/10ème du territoire Régional, soit 1 476 062 personnes avec une densité moyenne de 177,83 habitants/Km2 en 2004. En revanche, dans les espaces steppiques et désertiques du centre et du sud ne vivent que 442 032 habitants, soit 23% de la population de l’Oriental sur 88% du territoire avec une densité moyenne  de 13 habitants/Km2 . Taux d’activité et taux de chômage de la population âgée de 15 ans et plus

  Source: Monographie de la Région de l’Oriental de 2004, Haut Commissariat au Plan- Direction Régionale d’Oujda, Décembre 2005


Programme ART GOLD Maroc

La population active âgée de 15 ans et plus est estimée à 536 388 individus en 2004, dont 45% travaillent dans le secteur du commerce et des services, 34% dans l’agriculture et 13,5% dans les emplois publics. Le taux d’emploi dans la région de l’Oriental se situe à 39,7% contre 46,9% à l’échelle nationale. Une analyse plus précise permet de montrer un faible taux d’activité des femmes comparé à celui des hommes, et ce, quel que soit le milieu de résidence. En ce qui concerne le taux de chômage, il s’établi à 15,3% contre 10,8% à l’échelle nationale en raison notamment de la faiblesse de l’offre d’emploi. Des études plus récentes montrent une légère augmentation du chômage, le taux d’ensemble passant de 15,3% en 2004 à 17,8% en 2006. Notons que l’analyse de l’activité et du chômage montre une situation sociale relativement précaire caractérisant la région ce qui explique les migrations internes et externes et la forte activité de contrebande. 4.2. Indice du développement humain Le taux d’analphabétisme Les efforts déployés dans le domaine de l’instruction durant ces dernières années ont permis de réduire le taux d’analphabétisme dans l’Oriental, pour l’établir en 2004 à 42,9% contre 52,8% en 1994, ce qui le place au même niveau que le taux national (RGPH 2004).

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Ce taux varie, d’une part, en fonction du milieu de résidence avec 33% d’analphabètes en milieu urbain et 60% en milieu rural, et d’autre part, en fonction du sexe, les femmes étant touchées par l’analphabétisme à 54,2% contre 30,8% pour les hommes. A noter que ce taux féminin est accentué en milieu rural puisque 7 femmes sur 10 ne savent ni lire ni écrire (RGPH 2004). La scolarisation n’a pas pu freiner l’analphabétisme surtout en milieu rural. Cette situation est due principalement à la charge économique qui pousse les enfants à interrompre les cours prématurément pour aller aider leurs familles dans les travaux de champs ou dans les tâches ménagères. Le taux de pauvreté Selon la nouvelle carte de pauvreté élaborée par le Haut-commissariat au Plan sur la base d’un recoupement de la dernière enquête nationale sur la consommation et les dépenses 2000-2001 et les résultats du RGPH de 2004, le taux de pauvreté dans cette région a atteint 24,8% en milieu rural et 13,8% en milieu urbain, soit une moyenne de 17,9%. Comparée avec le taux national de 14,2%, soit 7,9% en milieu urbain et 22% en milieu rural, la région de l’Oriental occupe ainsi le 5éme rang au niveau national en ce qui concerne le taux de pauvreté.

  Source: Enquête emploi 2006 - Haut Commissariat au Plan- Direction Régionale d’Oujda   Source: Recensement Général de la Population et de l’Habitat 2004


Une analyse plus précise permet de montrer de grandes disparités entre les provinces:

Ce graphique met en évidence les trois provinces les plus touchées c’est-à-dire Jerada, Taourirt et Figuig. Cette situation s’explique par la diminution des activités agricoles résultant de la détérioration de la végétation (sécheresse et surexploitation), et par le chômage industriel (fermeture des mines). Les indicateurs de qualité de vie: typologie et équipements des logements Les logements des ménages dans la Région de l’Oriental ont connu une évolution importante durant ces dernières années. Aujourd’hui, un ménage sur deux possède une maison marocaine moderne, et ce, tous milieu de résidence confondu. Notons que le taux d’habitat informel est relativement faible dans la région, seulement 3,6% au niveau régional contre 7,2% au niveau national (RGPH 2004). En ce qui concerne les équipements des logements, 75% des ménages ont accès à l’électricité, et plus de 50% à l’eau courante. Les logements ruraux sont les plus défavorisés: 13,7% des ménages ruraux n’ont pas l’eau courante et 40,2% seulement possèdent l’électricité. Par ailleurs, des améliorations restent nécessaires au niveau de l’assainissement de l’eau car 25% des habitations urbaines n’ont pas accès à un réseau public, et 97% en milieu rural (RGPH 2004). 5. Initiative Nationale pour le Développement Humain dans la Région L’Initiative Nationale pour le Développement Humain, lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans son discours du 18 mai 2005, constitue un référentiel stratégique pour le développement social et la consolidation des acquis en matière de démocratie et de décentralisation. Cette initiative s’appuie sur une démarche déconcentrée qui respecte les principes de la participation de tous les acteurs locaux de développement, la planification territoriale stratégique, le partenariat et la convergence des actions ainsi que la bonne gouvernance. Dans la Région de l’Oriental, de nombreux projets initiés par l’INDH figurent parmi les programmes ambitieux de lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion. Ainsi, pour l’année 2006-2007, une enveloppe budgétaire de l’ordre de 597 millions de dirhams a été consacrée aux projets et répartie comme suit: la Préfecture d’Oujda-Angad (125 millions DH), les Provinces de Berkane (30 millions DH), de Nador (132 millions DH), de Figuig (70 millions DH), de Jerada (60 millions DH) et de Taourirt (55 millions DH), outre des investissements de l’ordre de 126 millions DH alloués au programme régional de lutte contre la précarité et l’exclusion.

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Par ailleurs, plusieurs instances de participation et de concertation ont vu le jour suite au lancement de ce programme: • Le Comité Régional de Développement Humain (CRDH) est présidé par le wali de la région, et composé des gouverneurs des provinces, du Président du Conseil Régional, des présidents des conseils provinciaux et préfectoral, des services déconcentrés de l’Etat, des associations, de l’université et du secteur privé. Il joue plusieurs rôles: la mise en cohérence globale des initiatives provinciales de développement humain, la convergence avec les programmes de l’Etat, des établissements publics, des collectivités locales et le pilotage du programme. • Le Comité Provincial de Développement Humain (CPDH) qui est présidé par le gouverneur et composé des élus, administrations et société civile. - Son rôle vis-à-vis du niveau local est de valider des initiatives locales de développement humain (ILDH), élaborer des conventions de financement des ILDH avec les partenaires locaux, débloquer des fonds correspondant aux ILDH validées, superviser la mise en œuvre des programmes et assurer la maîtrise d’œuvre confiée aux services déconcentrés, institutions, etc. - Son rôle par rapport au niveau central est la consolidation provinciale des ILDH, la contractualisation annuelle avec le niveau central des ressources correspondant aux ILDH et le reporting des indicateurs de suivi des réalisations et de l’évolution des indicateurs de développement humain.

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• Le Comité Local de Développement Humain (CLDH), comprend les représentants des élus des communes, le président de la commission chargée du développement économique, social et culturel, les associations, les services techniques déconcentrés et l’autorité locale. Son rôle est d’élaborer l’Initiative Locale de Développement Humain (ILDH) avec possibilité d’appui et d’assistance technique externe, mettre en œuvre opérationnellement des projets retenus et réviser le Plan de Développement Économique et Social Communal. 6. Ressources naturelles et environnement La Région de l’Oriental possède un domaine forestier d’un superficie de 2 499 600 hectares (forêts naturelles 14%, Nappes alfatières 83% et Plantes artificielles 3%), une production fourragère très importante, un potentiel en plantes aromatiques et médicinales et une richesse biologique hautement représentative (11 Sites d’Intérêt Biologique et Ecologique) dont un site préhistorique. Les interventions dans le domaine forestier relèvent de de conservation de l’«existant» forestier, de la biodiversité et de l’environnement à travers des programmes de conservation des écosystèmes naturels, de lutte contre la désertification et la valorisation des produits forestiers ainsi que le développement du potentiel de production forestière, sylvopastorale, cynégétique et piscicole.

  Source : Direction Régionale des Eaux et Forêt d‟Oujda, 2006


Dans la Région de l’Oriental, le milieu naturel présente partout une fragilité notoire qui nécessite la prévention durable des divers risques environnementaux (aridité du climat, surexploitation, pollution, urbanisation, salinisation des sols, etc.). Dans ce sens, plusieurs initiatives ont vu le jour pour remédier à ces problèmes. Par exemple, le Programme National de Lutte contre la Désertification (PANLCD) qui tente d’empêcher la désertification des terres, de promouvoir l’amélioration de la productivité, de gérer les écosystèmes naturels et de valoriser les ressources naturelles à travers des actions d’appui et d’accompagnement, de soutien aux initiatives génératrices de revenus et de renforcement des systèmes d’observation. D’autres projets tels que les projets intégrés PDRTT (Projet de développement rural Taourirt-Taforalt), PDAJ (Projet de développement Agricole de Jerada), PDPEO (Projet de développement du Parcours et de l’Elevage dans l’Oriental) afin d’intégrer les activités forestières et agricoles dans la perspective de favoriser l’émergence de pôles de développement autour de la forêt et atténuer la pression qui s’exerce sur elle. 7. Services Sociaux 7.1. La Santé La Région de l’Oriental est l’une des Régions pionnières en matière de régionalisation du secteur de la Santé. Elle a fait l’objet d’une première expérience de déconcentration dans le cadre du Programme MEDA soutenu par l’Union Européenne, à travers le Projet d’Appui à la Gestion du Secteur de la Santé (PAGSS). Ce projet achevé en 2006, a servi de cadre à la mise en place de la Première Direction Régionale de la Santé (DRS) et a marqué une étape importante dans le processus de mise en œuvre de la politique de régionalisation prévue dans les stratégies sectorielles du Ministère de la Santé. Afin de permettre l’accessibilité aux soins pour la population, la Région de l’Oriental dispose de deux réseaux: ambulatoire qui constitue un système de soins de base pour la population et hospitalier, qui constitue le niveau de référence en matière sanitaire. Selon la Direction Régionale de la Santé, le système de soins de base est diversifié au niveau public et privé, avec 163 centres de santé, 105 chirurgiens dentistes, 20 laboratoires médicaux, 12 cabinets radiologiques et 403 pharmacies. Cependant, il est important de noter que sur les 163 centres de santé existants, seuls 158 sont fonctionnels, les autres restent non opérationnels par manque de ressources humaines. L’offre hospitalière est hétérogène, à la fois dans le secteur public et privé, avec une capacité total de 2000 lits, sur l’ensemble de la Région. Au niveau de sa répartition et à l’exception de la Province de Jerada, dont l’hôpital local est en cours d’achèvement, toutes les provinces disposent d’une structure sanitaire adaptée avec des plateaux techniques variables allant d’un hôpital régional à Oujda, à un hôpital local avec des disciplines de base (médecine chirurgie, obstétrique, pédiatrie). Par contre, l’offre hospitalière privée reste concentrée au niveau des Provinces d’Oujda, Nador et Berkane. L’analyse de l’offre de soins de santé publique et privée au niveau de la Région de l’Oriental permet de tirer les conclusions suivantes: -

Une répartition inéquitable de l’offre de soins entre les provinces de la Région L’absence de l’offre de soins au niveau de certaines communes, en dehors de certaines officines; A l’intérieur de la même province, l’offre reste concentrée au niveau des grandes agglomérations; Un certain nombre de structures sanitaires hospitalières et de base sont achevées mais restent non opérationnelles par manque de ressources humaines et matérielles; - L’offre de soin privée reste centrée au niveau des communes des centres urbains.   Source : Oriental.ma-N°1- Novembre 2007, « Santé Publique : L’expérience Pionnière de la Région de l’Oriental », Mohammed CHEIKH BIADILLAH-Ministre de la Santé 2002-2007.

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L’offre de soin publique de la Région est en train de s’organiser par l’introduction de nouveaux outils de la planification à savoir le Schéma Régional de l’Offre de Soins Publique dans un premier temps (SROS), les Projets d’Etablissement des Hôpitaux (PEH) déjà élaborés et la carte sanitaire qui est en cours de réalisation. Ces nouveaux outils permettront de réguler le système et rapprocher les indicateurs de couverture des communes. 7.2. L’Education, l’Enseignement et la Formation Professionnelle Levier de développement, l’éducation a une importance particulière compte tenu du rôle primordial qui lui revient dans la promotion économique, sociale et culturelle.

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Ainsi, des efforts soutenus sont déployés dans la région en vue de permettre l’accès à l’enseignement et à la formation et, par là, contribuer de manière effective au développement socio-économique du pays. Durant ces dernières années, les actions du Ministère de l’Education Nationale ont en effet permis de généraliser la scolarisation des enfants de 6 ans et diminuer les inégalités de chance d’accès à l’école, sexe et milieu de résidence confondus. Selon ce même Ministère, la mise à niveau des établissements scolaires et leur ouverture sur leur environnement constitue encore, et malgré les progrès, un défi que doit relever l’Académie Régionale de l’Education et de la Formation de la Région de l’Oriental. Pour 2006, le plan d’action focalisait sur le parachèvement du processus de généralisation de la scolarité aux niveaux des trois cycles d’enseignement, la lutte contre l’abandon scolaire et l’approfondissement de l’approche participative, afin de faire du domaine scolaire un véritable espace de coopération et de solidarité. Quantitativement, la région de l’Oriental comptabilise dans le secteur public, 500 établissements d’enseignement primaire, 99 secondaires collégiales et 55 secondaires qualifiants selon l’Académie Régionale. Au niveau des formations professionnelles, le nombre de bénéficiaires est en constante augmentation en raison des exigences du marché économique réclamant toujours plus de qualification et de spécialisation. Aujourd’hui, la région dispose de 14 centres de formation et d’une école hôtelière. Concernant l’enseignement supérieur, l’Université Mohamed Premier d’Oujda regroupe les Facultés des Lettres, des Sciences, des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales, ainsi que l’Ecole Nationale des Sciences Appliquées et l’Ecole Supérieure de Technologie. Par ailleurs, il existe une Ecole d’Ingénieurs, une Ecole Nationale Supérieure de Commerce et de Gestion et une Faculté de médecine qui est en cours de construction. 7.3. La Culture Des fouilles archéologiques (Ghafes, Guenfouda, Nador…) ont permis de démontrer que l’Oriental est véritablement une région au passé très riche. Le plus bel exemple fut la découverte de l’Homme de Tafoughalt. A Oujda, Debdou, Taourirt, Layoune, Saidia, Figuig, Selouane et dans d’autres localités, des monuments historiques présentant des particularités caractéristiques de la région sont visibles dans l’architecture des Ksours, des Kasbahs ou des mosquées. Des opérations sont en cours ou envisagées dans le but de sauvegarder ce patrimoine avec notamment la réalisation d’un inventaire, l’inscription et classement des biens, la restauration de plusieurs monuments et sites, la création de musées thématiques et la poursuite des fouilles archéologiques. Dans le domaine de l’animation culturelle, plusieurs manifestations artistiques considérées comme coutumes propres à l’Oriental sont à évoquer à savoir les festivals de Saidia, de la musique Gharnatie et le Festival   Source : Monographie de la Région de l´Oriental de 2004, Haut Commissariat au Plan- Direction Régionale d´Oujda, Décembre 2005


du Rai, les semaines et journées culturelles des villes de Jerada, Debdou, Oujda, Aïn Beni Mathar, Layoune et Ahfir, les manifestations théâtrales à Jerada et Oujda, ainsi que bien d’autres manifestations poétiques, musicales, d’arts plastiques, littéraires… Quant à l’infrastructure culturelle régionale, une grande carence existe concernant les bibliothèques, les conservatoires de musique, les théâtres, les musées, les salles d’exposition et de conférence, en particulier dans le milieu rural. En vue de pallier ce déficit, de nombreux projets sont mis en œuvre; un bel exemple est celui du soutien à la lecture publique qui aménage et équipe un réseau de bibliothèques et de médiathèques dans toutes les localités urbaines et rurales. Dans la perspective de faire des produits culturels et artistiques un des vecteurs de la croissance économique, la Délégation Régionale de la Culture s’est engagée à soutenir la création artistique qui passe actuellement par deux démarches parallèles, l’une d’elle se penche sur l’élargissement des infrastructures existantes et l’autre se base sur l’encouragement des artistes. 7.4. Le Sport et le Loisir Plus de 50% des installations sportives de la région concernent le football; l’athlétisme se place à la seconde position; viennent ensuite divers sport tels que la natation, basket-ball, hand-ball, volley-ball, rugby… Plus spécifiquement au niveau de la préfecture d’Oujda-Angad, selon la Délégation Régionale de la Jeunesse et Sport, le complexe Omnisports d’Oujda, situé à l’Oued Nachef, est le seul terrain de football à posséder une envergure nationale avec une capacité de 32 000 spectateurs. Par ailleurs, il existe deux principales pistes d’athlétisme (le complexe sportif d’Oujda et le centre d’athlétisme, au Parc Lalla Aïcha, à Oujda), trois piscines (la piscine couverte, la piscine du Golf et la piscine municipale), 55 établissements de sport de combat, 5 salles de billard, 3 salles de gym et 5 terrains de pétanque. De manière générale, l’Oriental dispose d’activités cinématographiques avec pas moins de 5 855 places de cinéma réparties dans neuf salles. 8. Développement économique 8.1. L’Agriculture et l’élevage L’activité agricole occupe une place prépondérante dans le tissu socio-économique de la Région de l’Oriental. Elle conditionne dans une large mesure les performances de l’économie régionale et fournit de l’emploi à 34% de la population occupée de la région. Il existe d’importantes disparités entre le nord et le sud. En effet, le climat, la valeur agricole des terres et les moyens de production utilisés participent conjointement à la persistance de ce déséquilibre agricole. L’élevage extensif des ovins et des caprins constitue l’activité agricole essentielle dans les Hauts plateaux du sud de la région. Au nord, par contre, on trouve des cultures variées profitant d’un climat plus favorable et d’une infrastructure hydro agricole moderne. Il s’agit des cultures céréalières, maraîchères et les plantations fruitières. Les productions sont importantes notamment dans les plaines s’étendant sur les deux rives de la Moulouya et sur les abords de l’Oued Za dans la région de Taourirt, grâce au nouveau barrage Hassan II. L’élevage intensif des bovins et des ovins constitue également une activité non moins importante pour les agriculteurs de cette zone.

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Au cours de la campagne agricole 2003-2004, la culture céréalière a occupé 435 mille hectares (orge, blé tendre et blé dur) et les cultures maraîchères ont atteint une superficie de 26,6 ha dont 5,5 mille ha occupés entièrement par la culture de pommes de terre. D’autres, légumes tels que les fèves, les petits pois, les haricots, les artichauts occupent une superficie non moins importante. En ce qui concerne les plantations fruitières, les agrumes et l’olivier constituent les principales plantations occupant 72% de la superficie globale estimée à 89 000 ha. Les autres espèces sont la vigne, l’abricotier, l’amandier, le pêcher, le néflier, le pommier et le cognassier. Il est important de souligner que la zone Moulouya est réputée pour la qualité et la saveur particulière de sa clémentine et de son navel cette zone est parmi les principales régions agrumicoles du Maroc avec une production évaluée à 15% de la production nationale des agrumes.

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Au titre de la même campagne agricole, la taille du cheptel a atteint 2 100 000 ovins, 500 500 caprins, 91 500 bovins et 49 000 animaux de lait. L’élevage ovin constitue une frange dominante du cheptel de la Région et permet de détenir la deuxième place sinon la première sur le plan de l’effectif du cheptel ovin disponible au niveau national. D’autre part, il est célèbre pour la qualité de sa viande et de ses laines due en grande partie à la race locale exceptionnelle “Bni Guil”, qui est une race endémique. Quand à l’élevage caprin, il occupe une très bonne position et constitue un grand appoint aux éleveurs des hauts plateaux. A côté de l’élevage des bestiaux, on rencontre également l’aviculture et l’apiculture notamment dans le bassin de la basse Moulouya. 8.2. La Pêche La flotte de pêche maritime dans les ports de Béni Ensar et de Ras Kabdana est constituée de 1 100 unités. Au cours de l’année 2004, la production halieutique dans ces deux ports a atteint 14 400 tonnes. La capture des poissons industriels notamment la sardine, les maquereaux et les chinchards constitue une part importante puisqu’elle a atteint pour la même année 7 100 tonnes, soit près de 50% du total des produits de la pêche. Pour l’année 2008, la construction d’un marché de gros de poissons est prévue sur un terrain d’une superficie totale de 1,14 ha. Fruit d’un partenariat entre l’Office National des Pêches et la commune urbaine d’Oujda, cette nouvelle structure comprendra notamment un espace de vente, des locaux sociaux et administratifs, ainsi que des parkings et permettra une plus grande maîtrise et régularité des approvisionnements et l’amélioration du rapport qualité/prix répondant aux attentes du consommateur. Elle aura également des retombées bénéfiques notamment sur les revenus de la collectivité et devra accompagner l’essor touristique régional par un meilleur approvisionnement des unités touristiques de la région en produits de la mer. La réalisation de ce marché de gros entre dans le cadre du plan d’action stratégique de l’ONP pour la période 2006-2010 visant le renforcement et la mise à niveau du circuit de distribution national et la promotion de la consommation intérieure des produits de la pêche. Toutefois, il faut rappeler que la pêche est un secteur menacé en raison de l’amenuisement du stock de poisson, de la concurrence des bateaux étrangers et de la dégradation de l’environnement marin.   Source: « Agriculture dans la Région de l’Oriental, un secteur au perspectives prometteuses », Avril 2006, Direction Provinciale de l’Agriculture d’Oujda


8.3. L’Industrie L’industrie dans la Région de l’Oriental regroupe des activités agroalimentaires, mécaniques et métalliques, textiles et maroquinerie, chimiques et parachimiques, et électriques et électroniques. Selon la Délégation du Commerce et de l’Industrie, pour l’exercice 2005, le PIB industriel régional représente 1 743 millions de Dirhams. Il ressort de l’étude de la structure régionale du PIB que le secteur des industries mécaniques et métallurgiques se taille la part du lion avec 60% du PIB industriel dans la Région, suivi des industries chimiques et para chimiques et les industries agroalimentaires avec 13% et en dernière position les industries textiles et les industries électriques et électroniques avec 1%. Pour l’année 2005, les secteurs à potentiel apparent sont d’une part, les secteurs de l’industrie métallique et mécanique qui battent des records en terme d’exportations, de chiffres d’Affaire, de production et de valeur ajoutée, alors qu’ils ne représente que 26% du total des établissements industriels (soit 76 unités) et d’autre part, le secteur de l’agroalimentaire généralement considéré comme un pôle d’attraction en termes d’investissement industriel. Il y a lieu de noter que le secteur des industries agroalimentaires a été retenu dans la stratégie industrielle baptisé plan « Emergence », parmi les secteurs à fort potentiel sur lequel devrait miser le Maroc dans les prochaines décennies pour se hisser au rang des pays industriels. Le secteur à promouvoir au niveau de la région est celui du textile et du cuir, très modeste, qui présente des contributions en deçà des attentes d’un développement soutenu (7% de la population occupée, 4% en termes d’établissements industriels et 1% au niveau du chiffre d’affaire, production et valeur ajoutée). La présence au niveau local d’une main d’œuvre abondante, bon marché et susceptible d’être qualifiée, constitue l’un des éléments incitatifs permettant de drainer des investissements dans ledit secteur et de le repositionner pour créer un secteur fer de lance de l’industrie de la région, contribuant ainsi à augmenter sa part au PIB, en produisant plus de richesses et en réduisant le taux de chômage. 8.4. Le Commerce Le secteur du commerce occupe une place stratégique puisqu’il est le canal principal entre le producteur et le consommateur. Selon la Délégation Régionale du Commerce et de l’Industrie, ce secteur est caractérisé par la prédominance du commerce individuel avec des structures plus ou moins traditionnelles et peu compétitives. La croissance continue du secteur du commerce est soutenue par l’évolution de la consommation, mais elle est liée également au phénomène accéléré de l’urbanisation et au changement des habitudes de consommation et d’approvisionnement qui sont actuellement à l’origine de profondes mutations dans le tissu commercial local. En raison de l’absence de données économiques régionales relatives au PIB et à la population occupée par le secteur commercial, nous nous contenterons des données statistiques relatives à l’infrastructure commerciale existante. Les différentes formes de commerce existantes localement sont les marchés de gros, les marchés municipaux, les centres commerciaux, les souks hebdomadaires et le commerce moderne. Le commerce moderne, à savoir les grands magasins spécialisés, les grands dépôts spécialisés, supermarchés, hypermarchés ou encore commerces en réseau ou de franchise, représentent une contribution très modeste dans le secteur du commerce intérieur global. Il est vrai que son installation dans la Région est très récente. Il est important de souligner que la prédominance du commerce informel, non organisé et caractérisé par une importante contrebande représente un handicap important dans le développement commercial de la Région de l’Oriental.

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8.5. L’Offshoring La région possède toutes les ressources nécessaires pour s’imposer comme un véritable pôle pour les centres de services, elle dispose d’excellentes potentialités dans le domaine linguistique (francophones et hispanophones). Il est certain que les Technologies de l’Information présentent un caractère stratégique, du fait non seulement de leur poids économique et de leur croissance élevée, mais également en raison de leur interpénétration croissante avec l’ensemble des secteurs de l’économie. Elles génèrent chaque jour de nouvelles activités, de nouveaux services et par conséquent, de nouvelles opportunités de création de richesse et d’emplois. La région entend offrir des postes dans les métiers de l’informatique, dans celui des prestations informatiques en plus de celui des « Centres d’Appel: Call Centers ». Actuellement, plusieurs promoteurs sont déjà intéressés, alors que deux centres de services sont déjà en fonction. 500 nouvelles positions seront créées par SQLI, l’un des plus sérieux concurrents de Cap Gemini dans le développement de logiciels. Le potentiel existe car les ressources humaines possèdent déjà les prédispositions à développer le créneau. Cependant, il faut assurer une formation qui sera en mesure de mettre sur le marché les compétences les mieux adaptées et encourager ce secteur porteur dans la Région Orientale. 42

8.6. Le Tourisme Selon la Délégation Régionale du Tourisme, la capacité d’accueil de la Région de l’Oriental se traduit par la présence de 41 hôtels classés d’une capacité de 1578 lits et 7 restaurants classés d’une capacité de 882 couverts. De plus, il existe 65 agences de voyage et de tourisme, 12 entreprises de transport touristique et 59 agences de location de voitures. Par ailleurs, au terme de l’année 2005, le nombre de nuitées touristiques à atteint 120 952, dans les hôtels classés de la région, contre 98 605 en 1995, soit une augmentation de 18,47% en dix ans. Dans le cadre du lancement de la politique touristique du Maroc « Vision 2010 », une nouvelle dynamique du développement touristique a débuté dans la Région de l’Oriental par la création d’une des plus grandes stations balnéaire du Royaume qui ouvrira ses portes cet été 2008. Pour accompagner cette vision, la Région de l’Oriental a lancé les premières études afin d’élaborer son Plan de développement Régional Touristique (PDRTO). Ce plan permet la synchronisation avec l’ensemble des secteurs dont le tourisme a besoin et les demandes et attentes générées par le tourisme. Par ailleurs, à l’initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, une nouvelle approche permettra de planifier le développement du tourisme de 2010 à 2020. L’originalité de la vision 2020 réside d’abord dans le fait qu’elle émanera de visions territoriales, plutôt que d’une vision nationale. Ainsi, à l’instar des 15 autres régions du Maroc, l’Oriental signera un contrat-programme précis, afin de poursuivre son développement touristique à l’horizon 2020. L’Oriental a quitté, depuis 2005, le rang des régions à présence touristique modeste pour s’installer progressivement parmi les leaders du tourisme national, statut qui lui sera définitivement acquis à l’horizon 2015.

  La Gazelle du Maroc, N°483, 31 juillet 2006, « Offshoring sur les traces de Casablanca et Tanger »   Source: Oriental.ma N°1 novembre 2007, Agence de Développement de l’Oriental


8.7. L’Artisanat L’artisanat est peu développé dans la région de l’Oriental, mais il constitue un secteur prometteur en raison des potentialités énormes du territoire. Des estimations fiables évaluent le nombre des artisans en activité, dans les différents centres de la région et toutes filières confondues, à plus de 50 000 personnes10. Ces artisans représentent 9,16% de la population active dont 40% de l’effectif exerce dans la branche textile, 25% dans les métiers du bâtiment, les 35% restant sont répartis entre les autres activités de service. La quasi-totalité des métiers sont représentés dans la région, avec toutefois une prépondérance de l’artisanat utilitaire et de service. Le tissage traditionnel (particulièrement le bernous de Figuig et les couvertures), les articles brodés en fils doré (Mejboud) et la robe Oujdi (Blousa) sont des produits typiques de l’Oriental. La région est également réputée pour les fusils de fantasia et la fabrication de selles traditionnelles de chevaux. La grande majorité de ces produits artisanaux locaux sont destinés au marché local, les autres sont exportés vers l’Espagne, la France, la Belgique, la Hollande, ou écoulés directement par les marocains résidant à l’étranger. La Délégation Régionale de l’Artisanat s’est engagée dans un processus d’animation économique en vue d’améliorer la performance et le développement de ce secteur: la création d’un village des artisans à Oujda, en tant qu’espace de production et de commercialisation des produits régionaux, et la mise en place de nombreuses formations par apprentissage en sont la meilleure illustration. D’autre part, la promotion de ce secteur est assurée grâce aux foires et expositions d’Oujda et Saidia. 8.8. Infrastructures générales Toute stratégie de développement économique et social passe par la mise en place d’infrastructures de base de qualité. Le réseau routier de l’Oriental est relativement bien desservi avec 5 011 km de routes représentant 13,6% des routes nationales du pays. Les deux principales lignes ferroviaires sont Oujda-Casablanca et Oujda-Bouarfa. Actuellement, de nombreux projets sont en cours de réalisation, notamment l’autoroute de 320kms reliant Fès et Oujda, la Rocade Méditerranéenne reliant Tanger et Saïdia et le dédoublement de la route Oujda-Nador sur 120 kms. Le réseau ferroviaire est un circuit à voie unique d’une longueur de 481 km lié au réseau algérien qui permet, outre le transport de passagers, d’expédier 470 000 tonnes de ciment et le clincker (les arrivages concernent les céréales et le sucre à hauteur de 40 000 tonnes)11. Il est à noter que la réalisation de la voie ferrée Taourirt-Nador reliant Nador et son port à l’ensemble du réseau ferroviaire national sera achevée prochainement. Les infrastructures aériennes se composent de trois aéroports internationaux: l’aéroport de Oujda-Angad, Al Aroui de Nador et celui de Bouarfa avec 5 liaisons hebdomadaires vers Paris, Marseille, Bruxelles, Francfort, 10  Sources: Données de la Délégation Régionale de l’Artisanat d’Oujda, 2006 11  Source: Monographie de la Région de l’Oriental de 2004, Haut Commissariat au Plan- Direction Régionale d’Oujda, Décembre 2005

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Amsterdam. Le trafic commercial occupe l’essentiel des mouvements aériens à près de 80% du total enregistré pour toute la région. Il est à noter que 3,9% des voyageurs par voie aérienne au Maroc transitent par l’un des deux aéroports de la région dont plus de _trois quarts sont des échanges avec l’Europe. Enfin, l’Oriental dispose principalement de deux grandes infrastructures maritimes à Nador, port international en terme de voyageurs et de marchandise, et Ras Kebdana qui se consacre essentiellement à la pêche côtière. 9. L’enfance et la jeunesse L’enfance et la jeunesse est un thème central dans le développement, car l’avenir de cette catégorie de population est déterminant pour l’avenir de la société toute entière. Si l’on considère les chiffres transmis par la Délégation Régionale de la Jeunesse et du Sport de Oujda, en ce qui concerne les infrastructures liées à l’enfance, il existe un certain déficit au niveau de la région de l’Oriental. La préfecture d’Oudja-Angad compte, par exemple, un nombre de garderies d’enfants insuffisant par rapport au nombre d’habitants. D’autre part, ces garderies semblent souvent peu entretenues, sous équipées par rapport aux besoins réels (jouets éducatifs) et souffrent d’une insuffisance en matière du personnel d’encadrement. Le même phénomène s’observe pour les infrastructures de la Jeunesse. En effet, la préfecture d’OujdaAngad comprend seulement trois maisons de Jeunes et un seul centre d’accueil, ce qui ne semble pas pouvoir absorber le public adolescent, à la fois en nombre d’établissement et en équipements (matériel informatique, didactique, audio-visuel et pédagogique). 10. La femme 44

La population féminine de la Région est de 980 763 femmes, à savoir le 51,4% de la population total selon le RGPH 2004. Malgré les réformes et les politiques engagées au Maroc, visant à plus d’équité dans les droits entres les sexes et plus de participation féminine au développement, les femmes marocaines et plus particulièrement celles de l’Oriental souffrent toujours de marginalisation dans le travail et l’éducation. Cette situation peut, dans une certaine mesure, être mise en lumière par le conservatisme de la société orientale qui encourage la femme à se consacrer essentiellement au travail domestique. De plus, les difficultés économiques et sociales, dont souffre le Région, ont beaucoup plus d’impact sur les femmes que sur les hommes. Cette situation peu être analysée à travers plusieurs indicateurs; le taux d’activité féminine est un des exemples de cette situation, il est de 13,8% face au 54,5% du taux d’activité masculine, ce taux est un peu plus élevé pour les femmes en milieu urbain (14,9%) qu’en milieu rural (12%). Le taux d’analphabétisme est un autre exemple de cette situation, ce taux est de 54,2% pour les femmes, contre 30,8% pour les hommes. il es à signaler que le taux d’analphabétisme des femmes rurales atteint 72,6%. D’un autre côté, la participation des femmes à la vie politique à la Région de l’Oriental est très réduite, le nombre de femmes aux conseils communaux de la Région selon les données des Collectivités Locales en Chiffres 2004 est de 8 face à 1710 hommes (répartis comme suit: 2 à Oujda, 1 à Jerada, 1 à Berkane, 2 à Taourirt, 1 à Figuig et 1 à Nador).


11. Les personnes âgées L’augmentation de la population des personnes âgées au Maroc constitue l’une des tendances démographiques les plus importantes qui se traduit par une forte augmentation de la demande en services et infrastructures sanitaires et sociales. Le même phénomène s’observe au niveau de la Région de l’Oriental car la part des personnes âgées (60 ans et plus) est passée de 7,1 % en 1994 à 9% en 2004 (RGPH), soit une évolution de deux points. Ce phénomène devrait connaître une amplification importante durant les prochaines années en raison du vieillissement général de la population. Cette situation nécessite bien évidemment une politique volontariste de la part des pouvoirs publics afin d’assurer à cette catégorie de population un avenir respectable. 12. Les flux migratoires L’Oriental est la région du Maroc où l’immigration vers l’étranger est la plus intense. En effet, selon la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services d’Oujda, il apparaît que 28,3% des marocains résidant à l’étranger (MRE) sont originaires de cette région et dont la majorité sont du milieu rural. Cette situation résulte pour une large part, de la faible disponibilité en ressources naturelles et de la prédominance d’activités extensives agricoles qui limitent l’opportunité d’emploi. Cette caractéristique démographique très singulière, quasi structurelle dans l’évolution de la société orientale, conditionne dans une certaine mesure le développement économique de toute la région. En effet, l’apport financier considérable des MRE principalement orienté vers la consommation et la construction, appuie également certains investissements locaux comme la création de micro-entreprises familiales. 13. La Société Civile: associations et ONG locales Le tissu associatif joue un rôle important dans la mobilisation des énergies disponibles et constitue un facteur efficace dans la promotion du développement. Dans la Région de l’Oriental, celui-ci a connu un essor important durant les dernières années, comptant aujourd’hui à peu près 6000 associations selon les services de la Division de l’Action Sociale. De nombreuses associations se sont développées à travers la création de partenariats avec des établissements nationaux ou dans le cadre de la coopération décentralisée. Au niveau de la typologie, les associations de l’Oriental ont un champ d’intervention très étendu qui touche au domaine du développement social, culturel et sportif ainsi que des activités d’ordre économique. Les associations à but social constituent la majorité des associations du territoire. Leur objectif principal est d’améliorer les conditions de vie des populations en travaillant de manière conjointe avec les pouvoirs publics afin de permettre un accès plus large aux services sociaux de base pour la population. Elles apportent un soutien aux personnes les plus démunies (les femmes, les jeunes, les chômeurs…) et accordent une importance particulière à l’égalité des droits entre les hommes et les femmes, la lutte contre l’analphabétisme, la délinquance juvénile, le chômage, etc. D’autres associations moins nombreuses se consacrent principalement au sport et à la culture. Elles organisent des manifestations (matches de football, représentations artistiques de danse, concerts, théâtre…), et cherchent à créer une animation du territoire pour le bien-être général de la population. Enfin, les associations contribuent à la nouvelle GouvernanceTerritoriale en accompagnant l’Initiative Nationale pour le Développement

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Programme ART GOLD Maroc

Humain (INDH) et en contribuant à l’amélioration du cadre de vie des populations démunies en vue d’assurer un développement durable. 14. La Coopération internationale dans la Région Au niveau du Maroc, une carte de la coopération décentralisée est en train de se réaliser par l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) et le PNUD. Cette carte présentera une image générale de la coopération internationale dans toutes les régions du pays, ce qui facilitera la coordination de l’ensemble d’acteurs. Un des acteurs pilote de la Coopération Internationale dans la Région de l’Oriental est l’ARCOD, l’Agence Régionale de Coopération et de Développement (anciennement IRCOD), qui réalise diverses actions de développement durable, local, économique et humain, pour le compte des Conseils Régionaux de l’Oriental et de Champagne Ardenne. Par ailleurs, il est important de noter que la région de l’Oriental entretient des relations de coopération avec certaines Agences des Nations Unies telles que l’UNICEF, le FNUAP, le CNUCED, l’ONUDI, le PAD MAROC et le PNUD, notamment à travers le Programme ART GOLD Maroc et le Programme de Développement Local Intégré de l’Oriental (DELIO), et des partenaires internationaux comme l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID), l’Italie, la Belgique, les Collectivités françaises, le Fond Catalan pour la Coopération au Développement (FCCD) ainsi que de très nombreuses ONG. 15. Les stratégies de développement de la Région

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Le discours Royal de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du 18 mars 2003 à Oujda à été l’acte fondateur de la stratégie de développement de l’Oriental12. Cette région dispose en effet, d’une vision de développement intégré qui la positionne en tant que grand pôle de développement émergeant à l’Est du Maroc «Med Est ». En plus, le potentiel de développement est prometteur et est lié à différentes filières, à savoir le tourisme et les activités liées, l’agriculture, l’agroalimentaire et les produits de la mer, l’offshoring, les mines, l’énergie, le transport et la logistique. Après avoir mis à niveau ses infrastructures de communication (Rocade méditerranéenne Saïdia-Al Hoceima, Autoroute Fès-Oujda, Ligne Ferroviaire Taourirt-Nador, nouvel Aéroport d’Oujda, Aérodrome de Bouarfa, doublement de Voie Oujda-Nador), la région a initié son programme de développement touristique en lançant « Méditérania Saïdia ». Ce projet structurant pour la région va positionner à partir de 2008 la Région Orientale comme l’une des premières destinations touristiques du Maroc, voire de la Méditerranée (120.000 lits en prévision de l’investissement touristique pour l’horizon 2012). Le deuxième secteur fondateur de cette vision est le développement du potentiel industriel de la région de l’Oriental. Dans cet esprit et tout en s’alignant sur les grands axes dessinés par le Plan Emergence13 lancé par le gouvernement marocain et qui mise sur les «pôles de compétitivité et d’excellence du Maroc», l’Agence pour la promotion et le développement de l’oriental a lancé une étude portant sur le développement de la région. Suite à cette initiative et en réponse au discours royal du 18 mars, une étude pour la mise en œuvre d’un Pôle de Développement Industriel dans la région, menée par des cabinets internationaux, est en cours de finalisation. Cette étude qui a pour objectif de promouvoir des zones prioritaires à l’accueil des entreprises et de mettre en place des facteurs d’attractivité pour les investisseurs, a sélectionné les sites et leurs filières par rapport au plan Emergence, afin d’assurer un accompagnement adéquat et faire bénéficier ces sites des mesures prévues par ce plan. 12  Toutes les sources d’information: Trimestriel d’information de l’agence de l’oriental, N°1 Novembre 2007 « la région sur la voie rapide », Profil économique régional –Région de l’Oriental- USAID Maroc, Document fourni par le Centre d’Régional Régional (orientations stratégiques de la région de l’oriental) 13  Projet de portée nationale qui promeut le développement régional au travers de la création de « Pôles de compétitivité et d’excellence »


La région a vocation à devenir progressivement une des grandes portes du Maroc, sur les voies terrestres et maritimes, une capitale administrative et tertiaire et le centre de valorisation des productions de toute la partie orientale du Maroc (y compris Taza, une partie du Moyen Atlas et de la Zone oasis) et une des zones touristiques les plus importantes du pays. La nouvelle vocation de la Région est tournée vers: • Les activités tertiaires d’encadrement territorial, de logistique et de services à la production agricole et industrielle autour du port de Nador en complémentarité avec la province de Taourirt. En plus de projet d’envergure tournant autour de l’économie de connaissance; • Le développement de zones franches et d’accueil industriel et d’une plate-forme logistique, à travers le programme de développement industriel de l’Oriental, ayant pour objectif la complémentarité interrégionale avec les zones Tanger-Med; • Le développement de la filière agro-alimentaire, notamment par la valorisation des produits après récolte (pôle agro-industriel de Berkane, pôle élevage et filière caprine autour de Bouarfa et Figuig, diffusion de filières basées sur les produits du terroir à forte valeur ajoutée: plantes médicinales, oléiculture, olives biologiques, truffes, etc. dans les régions de Taourirt, Bouarfa et Figuig); • Le développement d’un véritable complexe touristique autour de la station de Saîdia avec des ramifications (pôle touristique autour de Saïdia et du tourisme «d’arrière pays»: Figuig, Bouarfa, Béni Znassen, Jerada; tourisme culturel, tourisme de montagne, tourisme rural, etc.)

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FAIBLESSES  Une situation excentrée et frontalière de la Région qui a contribué à son retard économique et social par rapport aux foyers vitaux;  Une présence de la contrebande, qui a pris une ampleur inquiétante, avec un effet perturbateur sur l´économie locale;  Un décalage entre l´offre et la demande en termes de qualification de la main-d´oeuvre;  Un environnement urbain menacé et caractérisé par une urbanisation fougueuse et incontrôlée;  Une situation financière handicapante et un manque de visibilité sur les terrains potentiellement disponibles pour l´accueil de projets d´investissement;  Un déficit hydrique, dû aux aléas climatiques et aux sécheresses fréquentes, et d´autant plus préoccupant qu´il y a une rude concurrence pour l´eau entre l´irrigation, la consommation urbaine et l´industrie.  Absence d´une réelle coordination entre les interventions des différents acteurs de la coopération Internationale.  Un investissement concentré au niveau des grandes agglomérations urbaines engendrant de fortes disparités dans le milieu urbain et entre l´urbain et le rural.  Un taux d´analphabétisme dans la région parmi les plus haut du pays et qui touche notamment les élus.  Une faible intégration et participation des femmes dans la politique et la prise des décisions et le manque d´une politique d´insertion sociale.  Une répartition inégale au niveau de la Région des services sociaux en faveur de la population et une méconnaissance de ces services et leur intérêt notamment par les populations défavorisées. la femme, les enfants et les jeunes.

FORCES

 Une Situation géographique stratégique entre le désert et la Méditerranée, entre l’Algérie et le reste du Maroc; et au-delà, elle s´ouvre sur tout le Maghreb et le Sud de l’Europe (Carrefour euroméditerranéen et euromaghrébin);  La région offre un accès direct et rapide aux marchés Français, espagnol et algérien, à des coûts ultra-compétitifs. En effet la région de l´oriental est la partie la plus proche de Valencia, Barcelone, Marseille et de Gênes qui sont des pôles de croissance importants du bassin de la Méditerranée Occidentale et qui feront partie du même ensemble économique dès 2011, après la mise en vigueur complète des accords d´association avec l´Union Européenne;  Une façade maritime Méditerranéenne s´étalant de l´embouchure de Nekor à l´Ouest à celle du Kiss à l´est, sur plus de 200 km, permettant le développement des activités économiques liées à différents secteurs (pêche, tourisme balnéaire, transport maritime…);  Une très grande diversité et richesse naturelle: la mer au nord, les montagnes au centre et le désert et les oasis au sud. En plus d´importantes superficies de forêts et parcours pastoraux;  De fortes potentialités de développement notamment dans les secteurs du tourisme: douceur du climat, richesse des domaines forestiers, montagnards et steppiques, sites archéologiques, stations thermales, oasis, etc.  Un poids démographique (environ 2 millions d´habitants soit 6,6% de la population au niveau National), une population Jeune et un tissu associatif dynamique ainsi qu´un important réseau de qualification et de développement en ressources humaines (Université, Etablissements de Formation Professionnelle)  Une multitude d´intervenants oeuvrant pour le développement de la région de l´oriental (Etat, acteurs locaux, Coopération Décentralisée et Internationale, Programme de Solidarité Internationale, ONG.)

V. ANALYSE SWOT (Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces)

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 Une initiative Royale pour le développement de la Région, porteuse d´une nouvelle stratégie du développement régional, axées sur une vision innovante plus large que maghrébine, à la fois euro-méditerranéenne et saharienne, visant une économie régionale moderne et compétitive;  Existence de plusieurs accords au niveau International: accord d´association avec l´Union Européenne (2012), accords de libre échange avec la Turquie et avec plusieurs pays du monde Arabe (Egypte,Tunisie, Jordanie) et l´accord d´Agadir. Ces accords offrent de nouvelles opportunités économiques et commerciales pour notre pays et permettront à la Région, de mettre à profit ses avantages de proximité géographique et culturelle avec les pays de l´Europe et plus largement de la Méditerranée, pour valoriser son potentiel;  Une volonté politique et un fort engagement de l´Etat et des acteurs locaux de développement pour revivifier la région Orientale et inciter les opérateurs économiques à venir créer des entreprises et pour faire de la région un véritable pôle de développement économique et une destination touristique par excellence grâce notamment aux stratégies de l´Administration des douanes et impôts indirects, des Agences de Développement et du Centre Régional d´Investissement;  Existence de plusieurs pôles de développement en chantier du Nord au Sud de la Région: pôle portuaire et maritimo-industriel dans la Province de Nador, pôle touristique à Saïdia, dans la Province de Berkane, pôle agro-industriel à Berkane, pôle universitaire orienté sur l´économie du savoir et des nouvelles technologies à Oujda, pôle de reconversion de l´économie minière (en déclin dans le Sud de la Région à Jerada, Bouarfa et Figuig) réorienté sur l´économie oasienne, le tourisme de niche, l´élevage et la valorisation des produits de terroir (alfa, dattes, oléiculture, apiculture, filière caprine et bovine, produits de l´artisanat..Etc.), pôle logistique de transport à Taourirt;  Un Développement intégré de la région et un désenclavement avancé grâce à la connexion de la région au réseau autoroutier national, le raccordement de la ville de Nador, dotée d’un grand port moderne, ces dernières années, au réseau ferroviaire, via Taourirt;

OPPORTUNITES

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 Retombées socio-économique de la Contrebande qui est une composante de l´économie de la Région et qui est pratiqué sur deux fronts : du côté Nord avec l´enclave espagnole de Melilia et du côté Est avec l´Algérie;  Une économie de la Région, en particulier en milieu urbain, caractérisée par la prolifération d´un secteur informel groupant de petits métiers et commerces de survie;  Tissu industriel à faible capacité d´emploi comptant environ 300 établissements et se limitant à de petites industries dans le milieu urbain dans les zones industrielles d´Oujda, Nador et Berkane;  Importante épargne financière grâce notamment aux transferts monétaires des MRE. Cependant ces capitaux déposés dans les villes de la région, en particulier à Oujda et Nador, sont sous-utilisés à des fins d´investissements productifs;  Faible valorisation des productions régionale et menaces pesant sur la fragilité des ressources naturelles;  Epuisement des ressources minières et énergétiques: fermeture des gisements de manganèse de Bouarfa en 1967, de plomb et de zinc de Boubker et Touissit respectivement en 1969 et 2002, de fer de Ouichane (Beni Bou Ifrour) en 1997 et d´anthracite de Jerada en 2001;  Un courant migratoire de main-d´oeuvres qualifiée (surtout dans le secteur agricole) à destination de l´Europe occidentale (Espagne, France, Belgique Allemagne et Pays Bas);  Complexité et redondance des interventions au niveau local (diversité des projets de développement et diversité des acteurs impliqués);  Les vicissitudes géopolitiques depuis l´indépendance de l´Algérie en 1962, en fonction du climat qui prévaut sur les rapports bilatéraux, la frontière maroco-algérienne a connu des cycles de fermetures- ouvertures totalisant sur 45 ans plus de 25 années de fermeture: en 1963, de 1975 à 1988 et de 1994 à aujourd´hui.

MENACES


 Un Pôle d’attraction par excellence des investissements notamment dans l´immobilier, le commerce et services grâce aux chantiers d’infrastructures de base (rocade, voie ferroviaire, Port,..) lancés par l’Etat ainsi que les grands projets touristiques en cours de réalisation par des groupes étrangers et grâce notamment à la volonté existante de renouvellement de la base économique régionale et les sources de revenus de l´Oriental;  Un effet entraîneur des grands projets touristiques (station touristique de Saïdia) qui implique la création de filières de formation adaptées, le développement d´activités économiques de biens et services (industrie agroalimentaire, ameublement et équipement de maisons et des unités hôtelières, transport touristique, location de véhicules, agence de voyages…) et qui stimule l’investissement et favorise la création de petites et moyennes entreprises par les jeunes.  Une mobilisation des différents acteurs nationaux et locaux en faveur du développement de l´Oriental, induite par l´Initiative Royale de développement de la Région de l´Oriental;  Une Initiative pour la création d´une convergence entre les actions conduites par les différents acteurs de développement au niveau de la région (locaux et internationaux) et une forte motivation pour concrétiser les ambitions de la région en matière de développement, en s´appuyant sur la formation en général et l’université en particulier afin de répondre aux besoins de plus en plus importants qu’imposent les projets aussi bien touristiques, industriels, agricoles ou dans les centres de services;  Une tendance vers la fixation de la population rurale dans un environnement naturel générateur d´emploi et de bien-être et amélioration des conditions de vie des citoyens, à travers les Activités Génératrices de Revenus pour la population et la promotion du secteur pastoral, de l´artisanat et de l´agriculture,  Un Développement local en harmonie avec l´esprit de l´INDH, basé sur une approche participative encourageant l´implication des populations bénéficiaires dans la définition et la réalisation des projets envisagés.

OPPORTUNITES

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MENACES


Elus, Décideurs, Société civile et personnel administratif

Citoyens, structures de la gouvernance et acteurs de la coopération

Décideurs et cadres des collectivités locales et différentes administrations, Population locale,

Renforcer la communication entre les différentes structures régionales et provinciales à travers la mise en réseau des acteurs et le développement des partenariats

Appuyer les structures déconcentrées et accélérer les procédures administratives pour une meilleure efficacité par la modernisation et l’introduction des NTIC dans des administrations locales

Bénéficiaires potentiels

Améliorer la gestion des plans stratégiques par la mise en place d’un système continu de formation et de renforcement des capacités des élus et du personnel administratif (des conseils régional et provinciaux), ainsi que le développement des Systèmes d’Information Géographique pour faciliter la prise de décisions

LIGNES DIRECTRICES RÉGION Gouvernance et Décentralisation

VI. LIGNES DIRECTRICES DE LA REGION

ODM3 ODM8

ODM8

OMD3 OMD8

ODM

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Ressources humaines, Locaux des acteurs impliqués,

Documents, Etudes, Ressources humaines, Université

Etudes, OFPPT

ART GOLD, INDH, APDO, HCP, Collectivités locales, ONG et services déconcentrés, Coopération Italienne

Université et instituts, APDO, CRO, Ecole de formation, chambre professionnelle, Offices, Services Extérieurs, ART GOLD, ONG, AECID

Ressources disponibles

DGCL, Collectivités locales, APDO, ADS, OFPPT, Université, Instituts, Offices, Coopération Italienne, AECID

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Savoir-faire, Appui technique, Financement et échange entre institutions locales et leurs homologues étrangers

Appui technique et Financier

Echange d´expériences et de savoir-faire, Encadrement technique et appui financier

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Les démunis et chômeurs (hommes et femmes)

Femmes, surtout femmes rurales Collectivités locales, Société civile et toute la région

Décideurs locaux, Elus et cadres des collectivités locales, Opérateurs privés, population locale

Population locales notamment les femmes et les enfants

LIGNES DIRECTRICES RÉGION Gouvernance et Décentralisation

Soutenir les efforts en matière d’insertion socio-économique des hommes et des femmes à travers un diagnostic des besoins en emploi et la création de centres de formation professionnelle qualifiante

Améliorer les conditions de la femme rurale à travers des programmes de formation et de sensibilisation pour les hommes et les femmes sur : le code de la famille « Moudouana », l’analyse et le diagnostic des conditions de vie.

Promouvoir et renforcer le territoire par l’appui à la réalisation d’un Document de Marketing Territorial.

Sensibiliser la population par la mise en place d’un programme d’éducation à la Citoyenneté, au Genre, à la Démocratie et aux Droits Humains

DGCL, Collectivités locales, APDO, ADS, CRI, ONG et différents services déconcentrés de l´Etat,

Ministères, DGCL, Collectivités locales, autorités, ONG, ADS, APDO, OFPPT, université, entraide nationale, AECID, Coopération Italienne

OMD3 OMD8

APDO, Conseil Régional, Collectivités locales, ADS, Université, AECID, UNIFEM

Ministère des -affaires sociales, Entraide nationale, Autorités locales, Délégation de la Jeunesse et du sport, Ministère et Délégation régionale de l´Artisanat, OFPPT, ADS, APDO, ONG, Coopération Belge

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

OMD8

OMD3 OMD7 OMD8

OMD1 OMD3

ODM

52 Ressources Humaines, programmes en cours INDH, locaux et structures des partenaires locaux

Ressources humaines, fond documentaire et études réalisées ou en cours de réalisation

Ressources humaines, Structures étatiques (Education nationale, Entraide nationale, centre de formation et d´éducation, Office de formation

Ressources humaines, nouveaux besoins du marché de travail

Ressources disponibles

Appui technique Financier

et

Expertise, Encadrement et Financement

Centres de qualification, Infrastructures pour l´amélioration des conditions de la femme et de l´enfant (Dar Taliba, Dar Al Oumouma …)

Financement des formations Assistance technique Outils socio-économique,

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Population des zones lointaines enclavées (femmes et enfants)

Femmes, enfants, personnes âgées et toute la population locale en général, particulièrement dans le monde rural

Femmes particulièrement dans les communes rurales

LIGNES DIRECTRICES RÉGION Services Sociaux

Améliorer la couverture sanitaire et étendre les services de santé à travers la création d’unités mobiles dans les zones lointaines enclavées, et la création des unités décentralisées de diagnostic

Améliorer la qualité des prestations sanitaires à travers la mise à niveau des établissements de santé et le renforcement des capacités du personnel médical et paramédical.

Augmenter le taux d’accouchement en milieu surveillé, à travers l’information, la sensibilisation et l’éducation, notamment des femmes en zones rurales.

OMD4 OMD5 OMD6

OMD4 OMD5 OMD6

OMD4 OMD5 OMD6

ODM

53

Ressources disponibles

La stratégie locale, personnel qualifié relevant du Ministère de la Santé

Centres de santé existants, ressources humaines, cadre de la santé, de l´institut de formation aux carrières de santé, centre de formation, stratégie existante, faculté de médecine et CHU Centres de santé existants, ressources humaines

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine Ministère de la Santé, ONG, ADS, coopération internationale, ADO, conseil régional, faculté de médecine, les autorités et les collectivités locales, Coopération Belge, AECID, OMS Ministère de la Santé, ONG, ADS, ADO, Coopération internationale, Conseil Régional, Autorités et Collectivités Locales, INDH, OMS, faculté de médecine Coopération Belge

Ministère de la Santé, ONG, ADS, coopération internationale, ADO, conseil régional, les autorités et les collectivités s locales, INDH, Coopération Belge et Italienne, OMS, UNIFEM

Moyens financiers, assistance technique

Expertise technique, Moyens financiers, assistance technique

Moyens logistiques et ressources financières

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

enfants 6 - 15 ans le corps enseignants

Enfants tant au niveau urbain que rural

Population locale

Handicapés au niveau de la Région

LIGNES DIRECTRICES RÉGION Services Sociaux

Améliorer la qualité de l’enseignement à travers la mise à niveau des établissements scolaires et le renforcement de la formation aux formateurs.

Généraliser l’enseignement de base à travers la création d’écoles communautaires, l’appui à l’éducation informelle et le transport scolaire en milieu rural

Lutter contre la déperdition, l’abandon et le retard scolaire, à travers la sensibilisation de la population et l’appui social à la scolarisation, plus particulièrement pour la fille rurale.

Améliorer la situation des personnes handicapées et notamment des enfants par la mise en place de centres d’accueil, d’écoute et d’assistance.

OMD1 OMD2

OMD1 OMD2 OMD3

OMD2

OMD1 OMD2 OMD3 OMD4 OMD5 OMD6

ODM

54 ONG, ADS, coopération internationale, ADO, conseil régional, les autorités et les collectivités locales, INDH, Coopération Belge, AECID

MEN, Etablissements scolaires existants, DGCL, APDO, ADS, Coopération Italienne, AECID, Coopération belge

MEN, Etablissements scolaires existants, DGCL, APDO, ADS, AECID, Coopération Belge et Italienne, UNICEF

MEN, ONG, APMTE, ADO Coopération Internationale, ADS, Collectivités Locales, Coopération Belge , UNICEF

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Ressources humaines, locaux,

Structures et ressources humaines

Structures et ressources humaines

Infrastructure existante, personnel, secteur associatif mobilise

Ressources disponibles

Appui technique et financier, expertise et savoir faire, échange d´expériences, équipement des centres existants pour handicapés

Moyens financiers, assistance technique

Appui technique Equipements

Equipements Formation

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Travailleurs sociaux Population locale

Population Jeunes

Enfants Adolescents Jeunes

Bénéficiaires potentiels

Population locale et régionale, artisans (femmes), artistes, commerçants, jeunes opérateurs économiques

LIGNES DIRECTRICES RÉGION Services Sociaux

Appui aux processus locaux de mise en place de l’Initiative Nationale de Développement Humain à travers la formation de travailleurs sociaux

Valoriser et préserver le patrimoine culturel a travers la réhabilitation et qualification des monuments et kasbahs de la Région

Encourager les activités entre les enfants et les jeunes de la Région, à travers l’organisation des manifestations sportives et le renforcement des structures existantes

LIGNES DIRECTRICES RÉGION Économie Locale

Promouvoir le tourisme solidaire et culturel, ainsi que l’artisanat local, par l’organisation d’activités commerciales et des zones d’activités économiques.

OMD 1 OMD 3 OMD 7 OMD 8

ODM

OMD2 OMD3

OMD7 OMD8

OMD1 OMD2

ODM

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Ressources naturelles, Patrimoine naturel et culturel, ressources humaines et savoir-faire local

Ressources humaines

ONG, ADS, coopération internationale, ADO, les autorités et les collectivités locales, AECID, UNICEF

Services d´Etat, chambres professionnelles, ADS, APDO, Université, ONG, Coopératives, Collectivités locales, CRI, Coopération Italienne

Patrimoine historique Ressources humaines

ONG, ADS, coopération internationale, ADO, les autorités et les collectivités locales, UNIVERSITAS, Coopération italienne

Ressources disponibles

Ressources humaines, Locaux

ONG, ADS, coopération internationale, ADO, les autorités et les collectivités locales, INDH, UNIVERSITAS, AECID

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Ressources disponibles

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Echange d´expériences, Formation, Financement

Ressources nécessaires

Appui technique Equipements Echange d´expériences

Expertise, Formation, Echange d´expériences, Ecoles Ateliers

Appui technique Echange d´expériences

Ressources nécessaires


Acteurs concernés (agriculteurs éleveurs, ONG, coopératives..), collectivités locales et services déconcentrés

Les artisans mineurs, les jeunes diplômés, les communes rurales de la Région

Toute la population

Renforcer la petite industrie minière à travers des échanges d’expériences et la formation spécialisée, ainsi que l’appui à la création des AGR.

Développer les principales lignes d’investissement régional (tourisme, industrie, etc.) à travers la mise en réseau des structures d’appui à l’économie locale (CRI, Institutions micro-financières…)

Bénéficiaires potentiels

Développer l’agriculture (filières ovine, oléicole, agrumicole) à travers l’appui à l’économie de l’eau et la valorisation des produits de terroirs (notamment les plantes aromatiques et médicinales).

LIGNES DIRECTRICES RÉGION Économie Locale

OMD 8

OMD 1 OMD 3 OMD 8

OMD 1 OMD 3 OMD 7 OMD 8

ODM

56 CRI, Institutions microfinancières, ADO, ADS, Coopération italienne et belge, AECID

Services des mines, collectivités locales, ONG, Association du micro-crédit, APDO, ADS, Coopération Italienne, AECID

Services de l´Etat, ORMVAM, ORMVAT, les trois Chambres d´Agricultures, les trois DPA, APDO, ADS, ONG, Coopération italienne et belge, AECID

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Ressources humaines, structures créées

Ressources naturelles, humaines et savoir faire local

Ressources humaines et naturelles, savoir faire local, terrains de grande valeur agronomique, parcours et conditions climatiques favorables

Ressources disponibles

Appui technique et échange d´expériences nationales et internationales

Accompagnement et échange d´expériences, Formation, Financement

Accompagnement et échange d´expériences, Formation, Financement

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Populations locales, associations, PME, PMI

Collectivités locales, Jeunes diplômés, PME, PMI

Les jeunes diplômés, les bureaux d´études, secteur privé, université, ONG et établissements de formation

LIGNES DIRECTRICES RÉGION Économie Locale

Promouvoir la commercialisation et valorisation des produits du terroir à travers la création des AGR, notamment par les MRE, ainsi que l’introduction des labels de qualité

Appui aux grands projets structurels de la Région à travers la réalisation des diagnostics sur la situation de l’emploi et la formation

Améliorer les capacités de gestion des agents de développement par la promotion de la recherche, l’appui à la formation et l’encouragement de l’implication de la femme notamment en matière de création des AGR.

OMD 1 OMD 3 OMD 8

OMD7 OMD8

OMD 1 OMD 8

ODM

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Ressources disponibles

Ressources humaines, projets INDH, Produits terroirs (race ovine de Béni Guil, miel, huile d´olives, Alfa, truffes, dattes..), Projet IGP (indicateurs géographiques protégés) Ressources humaines, études,

Ressources humaines, savoir et savoir faire local, institutions de recherche en place

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine CRI, associations locales, ONG, ADO, ADS, INDH, collectivités locales, Coopération italienne, AECID, Coopération belge

CRI, associations locales, ONG, ADO, ADS, INDH, collectivités locales, Coopération italienne, AECID, Coopération belge Université, laboratoires de recherche, Observatoire Régional de Développement, HCP, secteur privé, ONG, ADS, coopération internationale, ADO, conseil régional, les autorités et les collectivités locales, INDH, Coopération italienne, AECID, Coopération belge

Echange d´expériences similaires, Formation, Financement, Observatoire pour collecter et analyser les bases de données dans ce domaine,

Formation, assistance technique pour la réalisation de diagnostics, équipement

Ingénierie, expertise, Appui financier, échanges d´expériences

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Population, Communes rurales et urbaines. Littoral et zones humaines (communes littorales)

Provinces du Sud de la Région (Figuig, Jerada…), les Hauts Plateaux

Toutes les collectivités locales (CU et CR)

Les étudiants, cadres, ingénieurs, population en général, Communes, Provinces, entreprises, coopératives, associations…

LIGNES DIRECTRICES RÉGION Environnement

Assurer une gestion durable des ressources naturelles et des écosystèmes, à travers la lutte contre la dégradation des sols, forêts, parcours et la gestion intégrée du littoral et des zones humides.

Lutter contre la désertification à travers l’élaboration d’un diagnostic des zones menacées, le reboisement, l’échange d’expériences et la formation des experts

Améliorer la qualité du milieu à travers la lutte contre la pollution et la gestion intégrée des déchets liquides, solides et gazeux.

Promouvoir la recherche et le développement en matière d’environnement (création de bases de données, observatoire de l’environnement…) et la mise en réseau des chercheurs régionaux, nationaux et internationaux

OMD7 OMD8

OMD7 OMD8

OMD1 OMD7 OMD8

OMD7 OMD8

ODM

58 Université, INRA, Services de l´Etat, Départements concernés, les associations, les centres de recherche de formation, APDO, AECID, Coopération belge…

Département chargé de l´Environnement, CL, Communes, entreprises, ONG, Associations de l´Environnement, ONEP, Université, ONE, APDO, Ministère de l´Industrie, AECID, Coopération belge

Etablissements de l’Université, Centre de recherche, base de données de projet d’étude…

Projets pilotes de gestion de déchets de la ville d’Oujda, Etude d’assainissement existantes (Saida..), potentiel humain, steppes Taourirt, Berkane, et Nador, CET d’Oujda

Ressources financières, échange d’expérience, coopération internationale, ingénierie, expertise…

Ressources financières, échange d’expérience, coopération internationale, ingénierie, formation…

Ressources financières, appui technique, coopérations…, échange d’expériences…

Ressources humaines, pépinières, coopératives pastorales, ressources naturelles, programmes et études existantes…

Eaux et Forêt, INRA, Ministère de l´Agriculture, ABHM, ONG, ONEP, Collectivités locales, AECID, Coopération belge

Ressources financières, échange d’expérience, coopération internationale, ingénierie…

Ressources hydriques existantes, faune, flore, ressources naturelles de la Région

INRA, Ministère de l´Agriculture, Eaux et forêt, ONG, PDO, ORMVAM, Université, Agence du Bassin Hydraulique, Associations Usagers de l´Eau Agricole, AECID

Ressources nécessaires

Ressources disponibles

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine


Bénéficiaires potentiels

population, les établissements scolaires (Académie), les responsables, les associations…

Population essentiellement rurale, communes rurales, PME, Femmes, associations

Collectivités locales, PME, ONE, Agriculteurs pour biogaz, coopératives, associations Collectivités locales et toute la population

LIGNES DIRECTRICES RÉGION Environnement

Promouvoir les bonnes pratiques et la culture environnementale à travers la sensibilisation de la population par l’information, l’éducation et la communication.

Valoriser le patrimoine naturel par la promotion de l’écotourisme et le développement de certaines filières naturelles comme les plantes aromatiques (romarin…)

Développer la culture d’épargne d’énergie par la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables (éolien, solaire, biogaz, géothermie…)

Prévenir des risques naturels (inondation, mouvements de terrain…) et industriels (incendie, pollution…) par l’élaboration des stratégies de suivi et d’évaluation

OMD1 OMD3 OMD7 OMD8

OMD1 OMD3 OMD7 OMD8

OMD1 OMD3 OMD7 OMD8

OMD7 OMD8

ODM

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Ressources nécessaires

Ressources financières, échange d´expériences, coopération internationale, appui technique, formation…

Ressources financière, échange d´expériences, coopération internationale, appui technique, formation pour les guides, création des gîtes, parcs naturels,

Ressources financière, échange d´expérience, coopération internationale, appui technique, Appui technique et financier

Ressources disponibles

Ressources naturelles, éducation et études existantes, expérience de terrain, expériences des associations Projets réalisés au niveau des AGR, Etudes existantes, ressources naturelles, études de repérage de sites, gîte touristiques, info-kiosque, paysages naturels Ressources humaines, potentialités naturelles

Ressources humaines

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine Les universitaires, les départements concernés, les acteurs publics, les PME, ADPO, AECID

Office duTourisme, OFPPT, Ministères Agriculture / Eaux et Forêt/ Tourisme/ Artisanat, CRI, Agence de l´Oriental, Conseil Régional du Tourisme, ADS, Associations, artisans, coopératives

Ministère de l´énergie, Délégation régionale, collectivités locales, CRI, ADS, APDO, ONG, AECID DGCL, Collectivités locales, APDO, Université, AECID


PREFECTURE D’OUJDA - ANGAD -

Ministère de l’Intérieur Direction Générale des Collectivités Locales

Programme des Nations Unies pour le Développement

Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération


VII. PREFECTURE D’OUJDA - ANGAD 1. Présentation de la Préfecture: Etat des lieux 1.1. Situation sur la carte et Contexte historique Créée en 1994 en application au décret Royal du 24 janvier 1994, la Préfecture d’Oujda-Angad se situe au sein de la Région de l’Oriental dont le chef lieu est la ville d’Oujda. Elle est limitée par la province de Taourirt à l’Ouest, au Nord par la province de Berkane, au Sud par la province de Jerada et à l’Est par les frontières marocoalgériennes. La préfecture d’Oujda-Angad s’étend sur une superficie de 1714 Km2 et sa population est estimée à 477100 habitants selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 2004. Elle jouit de grands atouts économiques, sociaux et culturels, d’une importante infrastructure de transport (réseau routier, réseau ferroviaire, aéroport international), d’atouts naturels incontestables et d’un riche noyau universitaire. L’espace géographique de la Préfecture se caractérise par un relief peu contraignant. Il est formé essentiellement de plaines (Angad, Bsara et Naima), tandis que les chaînes montagneuses se localisent dans sa partie Nord. Les Monts de « Beni Snassen » occupent la commune rurale d’Ain Sfa et se prolongent vers l’Est sur la partie Nord de la commune rurale de Bni Khaled. La ville d’Oujda, Cité millénaire, a été construite en l’an 994; elle connût une histoire mouvementée du fait de sa position frontalière. 1.2. Structure administrative Le nombre de communes dans la Préfecture d’Oujda-Angad s’élève à 11 dont 3 Communes Urbaines et 8 Communes rurales, réparties sur 3 pachaliks, 2 cercles, 15 arrondissements et 4 Caïdats. Le nombre d’élus est de 173 dont 2 femmes seulement. Les conseils préfectoral et provinciaux sont constitués de 22 membres; les membres issus des conseils communaux sont au nombre de 19 et ceux des chambres professionnelles sont de 3.

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Programme ART GOLD Maroc

1.3. Données principales a) Générales Selon les résultats du RGPH de 2004, la population de la Préfecture d’Oujda - Angad a atteint 477 100 habitants, représentant ainsi 24,9% de la population totale de la Région de l’Oriental. Le taux d’accroissement se situe à 1,2% dans la Préfecture contre 0,8% dans la Région.

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Il ressort du tableau ci-dessus que le taux d’accroissement de la population varie d’une commune à l’autre dans la Préfecture d’Oujda-Angad. En effet, le taux le plus élevé est enregistré dans la commune d’Isly (9%), par contre, la commune de Naima enregistre le taux le plus faible soit -3,5%. Cette situation peut être expliquée par l’émigration de la population rurale des communes les plus pauvres et leur installation dans les communes limitrophes de la ville d’Oujda. Age de la population

Population provinciale par groupe d’âges et

Source: RGPH 2004


La population de la Préfecture d’Oujda-Angad est une population jeune puisque 54,8% a moins de 30 ans. En effet, la population ayant une tranche d’âge de (0 à 14 ans) représente le taux le plus important en atteignant 27,6% en 2004. Actuellement, cette catégorie connaît un rétrécissement notamment à cause de la diminution du taux de fécondité. En revanche, la population en âge d’activité de (15 à 59 ans) a connu un accroissement puisque le taux est passé de 60,5% en 1994 à 62,7% en 2004. Notons également que la population du 3ème âge (65 ans et plus) est en croissance puisqu’elle est passée de 7,7% en 1994 à 9,7% en 2004 b) Indice du Développement Humain L’Indice de Développement Humain (IDH) dans la Préfecture d’Oujda-Angad est de 0,61 contre 0,52 au niveau régional et 0,53 à l’échelle nationale. Au sein de la Région, cet indice varie d’une Province à l’autre (0,53 à Berkane, 0,50 à Nador, 0,48 à Taourirt, 0,29 à Figuig et 0,43 à Jerada).

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Au niveau de la Préfecture, le taux de pauvreté est de 12,66% contre 17,9% au niveau de la Région et 14,2 % à l’échelle nationale. L’analyse des résultats de la pauvreté montre l’existence de fortes disparités entre les différentes communes. Les communes rurales les plus touchées sont: Mestferki, Sidi Boulenouar et Labsara. En revanche, en termes d’indice de vulnérabilité, les écarts sont beaucoup plus atténués, le taux le plus faible étant enregistré dans la commune de Naima (14.70 %).

» Taux d’analphabétisme Le taux d’analphabétisme au niveau de la Préfecture est de 30% contre 42,9% au niveau régional. Il est important de noter que ce taux varie selon le sexe, aggravant la situation des femmes. En effet, l’analphabétisme touche beaucoup plus les femmes que les hommes puisque les résultats enregistrés sont respectivement de 39,10% et 20,10%.


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» Taux de chômage Le taux de chômage enregistré dans la Préfecture est de 20,8% contre 15,3% au niveau de la Région, soit une différence de 5,5 points. Le taux à l’échelle nationale est de 10.8%. En milieu urbain, le taux de chômage enregistré est nettement supérieur à celui enregistré en milieu rural; l’écart est de 16,5 points.

» Indicateurs de qualité de vie En termes d’indicateurs de qualité de vie, la Préfecture d’Oujda-Angad semble assez bien dotée en équipements par rapport au reste de la Région. En effet, les ménages disposent de l’eau courante à 81,3%, 87,2% pour l’équipement en électricité et 93,1% pour l’équipement en WC. c) Situation de la femme La population féminine de la Préfecture d’Oujda-Angad est de 243 334 (dont les 51,3% de la population totale). D’après les résultats du RGPH 2004, le taux de population féminine (51.3%) a dépassé celui de la population masculine (48,7%) de 2.6 points, alors que cet écart ne dépassait pas 0.4 points en 1994. Ces résultats peuvent être expliqués par l’accroissement du taux de population féminine qui a atteint 1.6% en moyenne durant la période 1994 à 2004 contre un accroissement de 1.1% durant la même période. Malgré ces donnés, la situation de la femme dans la préfecture d’Oujda-Angad, comme dans le reste des provinces de la Région, est plus précaire que celui de l’homme; les femmes souffrent plus des difficultés d’insertion socioprofessionnelle et de participation dans le développement local. Dans ce contexte, le taux d’analphabétisme est déjà un exemple de ces difficultés; ce taux est du 39,10% pour les femmes, face au 20,10% pour les hommes et il peut arriver au 66,5% au milieu rural. Malgré les disparités entre les sexes, le taux d’analphabétisme total et par milieu rural des femmes de la préfecture d’Oujda-Angad, est le plus bas de toute la Région.

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D’un autre côté, le taux d’activité féminin est du 15,9%, face au taux masculin du 43,1%, malgré les disparités, le taux d’activité féminin de la préfecture d’Oujda-Angad est le plus élevé de la Région. En ce qui concerne la participation politique des femmes, les disparités sont très importantes, selon les Collectivités en Chiffres 2004, il y a seulement 2 femmes conseillers à la Préfectures d’Oujda-Angad, face à 171 hommes. d) Situation de l’enfance et de la jeunesse Le pourcentage des enfants et des jeunes de la préfecture d’Oujda-Angad âgés de moins de 24 ans est de 221 998 (dont 109 832 sexe féminin) ce qui représente 46,8% de la population totale. Bien qu’ils constituent presque la moitié de la population totale, les jeunes ne bénéficient pas d’infrastructures d’accueil et de centres culturels: seulement 5 maisons de jeunes, 1 centre d’accueil, et deux garderies. D’ailleurs le taux d’analphabétisme des jeunes âgés entre 15 et 24 ans représente 13% (dont 17% femmes). D’un autre côté, le taux de scolarisation, qui est de 89,8% (dont 90,4% masculin et 89,2% féminin) au niveau de la préfecture d’Oujda-Angad, est le plus élevé dans toute la Région Orientale.


e) Situation des personnes âgées Le pourcentage des personnes âgés de 60 ans et plus est de 45 804 (dont 24 812 femmes) ce qui représente 9,7 % de la population totale. De ce chiffre, 5 096 (dont 2743femmes) ont un handicap. La population en âge de 65 ans et plus est en accroissement, puisqu’elle est passée de 7.7% en 1994 à 9.7% en 2004. Pour accueillir et soigner cette catégorie de la population, la préfecture d’Oujda-Angad ne dispose d’aucune infrastructure d’accueil ou d’hébergement. f) Flux migratoires L’émigration est un phénomène ancien dans la Préfecture depuis le début des années 60. A cette époque, le flux migratoire de main-d’œuvre s’orientait en direction de l’Europe (France, Allemagne, Belgique, PaysBas) pour connaître un développement rapide jusqu’au milieu des années 1970. A la suite des effets de la crise économique de 1974, les Etats Européens ont adopté des mesures pour freiner l’émigration étrangère (verrouillage des frontières, instauration de visas). Devant ces restrictions, l’émigration revêtit de nouveaux aspects: recherche d’autres débouchés (Espagne, Italie), regroupement familial, émigration clandestine. 1.4. Services Sociaux a) La Santé En matière d’infrastructure de santé, la Préfecture d’Oujda-Angad possède trois principaux établissements ayant un rayonnement régional, qui sont l’Hôpital Alfarabi, l’Hôpital Errazi de Psychiatrie et l’Hôpital Hassane avec une capacité totale de 767 lits en plus des centres à rayonnement local. En Outre, le secteur privé ne cesse de se développer par l’implantation de nouvelles cliniques. L’offre hospitalière publique et privée dans les différentes communes est plutôt bonne au niveau de la couverture surtout pour l’offre publique de base, à l’exception des deux communes d’Isly et de Sidi Moussa Lamhaya où les structures ne sont pas encore opérationnelles, faute de personnel suffisant. On souligne également la concentration de l’offre privée au niveau de la commune d’Oujda au détriment des autres communes. En matière d’offre médicale, une forte disparité spatiale existe entre les communes de la Préfecture, allant de l’absence de médecin à Naima à 1 médecin pour 17800 habitants dans la commune d’Ahl Angads. Enfin, on note l’absence de chirurgiens dentistes, en dehors de la commune d’Oujda. b) L’Education, l’Enseignement et la Formation Professionnelle La Préfecture d’Oujda-Angad est dotée, dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle, d’une infrastructure assez diversifiée. Celle-ci est concentrée surtout en milieu urbain. Le secteur privé est développé au niveau de la ville mais l’enseignement public garde toujours une place prépondérante en ce qui concerne les effectifs des établissements et du nombre d’élèves bénéficiaires.

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c) Enseignement supérieur: La préfecture d’Oujda- Angad dispose d’une Université (Mohamed Ier) qui englobe 3 facultés à savoir: - La faculté des sciences accueillant 4327 étudiants encadrés par 284 enseignants, - La faculté de droit qui accueille 10 815 étudiants encadrés par 178 enseignants, - La faculté des lettres ayant accueilli 4555 étudiants encadrés par 174 enseignants, - L’école supérieure de technologie dont l’effectif des étudiants est de 458 et le nombre d’enseignants est de 44 d) Formation professionnelle La formation professionnelle est assurée par 68 établissements dont 52 relevant du secteur privé. Les effectifs des stagiaires recensés au titre de l’année scolaire 2004-2005 ont atteint 4000 dans les différentes spécialités. e) La Culture

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La Préfecture d’Oujda-Angad dispose d’un important patrimoine matériel et immatériel riche et diversifié. En effet, les monuments historiques de la ville d’Oujda (ancienne médina, grande mosquée, kasbah et portes Bab Algharbi et Bab Sidi Abdelwahab, etc.) sont le témoin du talent des architectes qui ont réalisé les grands monuments de la ville. Les troupes folkloriques, les arts culinaires, la diversité des habits traditionnels, la richesse des métiers artisanaux font d’Oujda-Angad une Préfecture attractive dans le domaine touristique. L’infrastructure culturelle est également mieux développée par rapport aux autres Provinces, en particulier pour les bibliothèques, les conservatoires de musique, l’espace enfant, le Centre Orient- Occident. Quant à l’animation culturelle, plusieurs manifestations artistiques et culturelles sont organisées au cours de l’année, à savoir les festivals de musique « Gharnatie », le festival du Rai, le festival du cinéma, les semaines et journées culturelles, les expositions de livres, etc. En vue de pallier le déficit enregistré dans les différentes facettes de l’action culturelle, une conception visant la mise en place de projets culturels et artistiques d’une dimension ambitieuse s’est imposée à travers: - lLa sauvegarde et la réhabilitation du patrimoine:réalisation d’un inventaire, inscription et classement des biens patrimoniaux, restauration de plusieurs monuments et sites ayant une valeur historique ou présentant des particularités architecturales ou destinés à abriter des missions muséologiques (cas des écoles Charquot et Lavoisier et du parc Lalla Meryem), - Le renforcement des infrastructures culturelles et artistiques, - Le soutien à la création artistique.


f) Le Sport et le Loisir La Préfecture d’Oujda-Angad comprend cinq maisons de jeunes qui s’occupent des activités culturelles, sportives et artistiques et 1 centre d’accueil pour les jeunes d’une capacité de 80 lits. Quant au domaine des femmes et de l’enfance, la Préfecture compte 2 garderies d’enfants et 5 foyers féminins, ce qui est relativement faible par rapport à la population existante. Ces établissements souffrent d’un manque de matériels et d’équipements (machines à coudre, piqueuses, ordinateurs, équipements de bureautique, jouets éducatifs pour les enfants). Dans le domaine sportif, la Préfecture possède une salle omnisports d’une capacité de 3 000 spectateurs, de plusieurs terrains de football dont le principal est le complexe sportif (32 000 spectateurs) et de 9 terrains de plein air dans différents quartiers de la ville dont les principales activités sont le handball, le volleyball; le basketball et le rugby. Enfin, il existe dans la Préfecture d’Oujda-Angad un centre d’athlétisme implanté au parc Lalla Aicha doté de 6 couloirs d’une longueur de piste de 400 m, 2 piscines couvertes et 1 piscine de plein air. 1.5. Développement économique L’économie au niveau de la Préfecture repose essentiellement sur le secteur tertiaire, à savoir le commerce et les services et sur l’agriculture qui est liée aux aléas climatiques. A l’instar des autres territoires de l’Oriental, la Préfecture d’Oujda-Angad, après avoir vécu principalement des activités commerciales, s’oriente actuellement vers l’industrialisation. a) L’Agriculture et élévage Le secteur agricole constitue l’activité principale en milieu rural. La Superficie Agricole Utile (SAU) est de 103 517 Ha, composée d’une zone bour de 97 917 Ha et d’une zone irriguée de 5 600 Ha. En zone de bour, la céréaliculture constitue la culture dominante et occupe annuellement et en moyenne près de 50 000 Ha. La productivité y est généralement médiocre, en raison notamment de la faiblesse de la pluviométrie et de la pauvreté des sols. Les cultures maraîchères sont pratiquées en zone irriguée. Elles couvrent annuellement environ 1 000 Ha et sont dominées par la pomme de terre, l’oignon et la tomate. La superficie globale occupée par l’arboriculture fruitière est estimée à 5 356 Ha avec une majorité d’oliviers et d’amandiers. Toutefois, les conditions climatiques influent sur le rendement de ces cultures qui fleurissent en fonction de la pluviométrie et de la saison. Les forêts dans la préfecture d’Oujda-Angad occupent une superficie de 21 269 Ha, constituées essentiellement de forêts naturelles (13 180 Ha), reboisements (4 519 Ha) et de nappes alfatières (4 000 Ha). L’élevage occupe une place prépondérante dans l’activité agricole, les effectifs du cheptel sont estimés à 220 640 têtes constitués de bovins, ovins et caprins. b) L’Industrie

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Il ressort du tableau relatif à la structure provinciale du PIB que les industries chimiques et para-chimiques et les industries agroalimentaires accaparent respectivement 37% et 36% du PIB industriel, suivi des industries mécaniques et métalliques avec 23% et des industries électriques et électroniques avec 4%. La part du PIB des industries métalliques et mécaniques, estimée à 60% au niveau régional se trouve amputée de 37 points lorsqu’elle est estimée au niveau de la préfecture, où elle ne contribue qu’à hauteur de 23%. Cette disparité s’explique par l’effet du mastodonte de la sidérurgie métallique SONASID qui dope la valeur ajoutée dans ce secteur. S’agissant du pourcentage de population occupée, le secteur des industries chimiques et para-chimiques, celui des industries mécaniques et métalliques et celui des industries agroalimentaires regroupent 88% des emplois enregistrés au niveau régional et environ 82% au niveau préfectoral. De grandes disparités sont observées entre les hommes et les femmes: - 85% pour les hommes contre 15% pour les femmes à l’échelle régionale - 86% pour les hommes contre 14% pour les femmes à l’échelle préfectorale c) Le Tourisme La préfecture d’Oujda-Angad jouit d’importants atouts touristiques grâce à sa proximité avec les marchés touristiques européens et maghrébins, l’existence d’une infrastructure appropriée (réseau routier, réseau ferroviaire, aéroport international) et l’existence d’un potentiel naturel, culturel et historique. 70

En ce qui concerne le tourisme vert, la préfecture présente des caractéristiques qui en font un pôle de première importance. Non loin de la ville d’Oujda, le site d’Ain Sfa est un exemple de ces espaces ruraux et montagneux, avec ses vallées verdoyantes et ses sommets facilement accessibles qui offrent un cadre de détente, de promenade et d’escalade. De plus, les ressources faunistiques (sangliers, lièvres, pigeons) font d’Ain Sfa un lieu très fréquenté par les amateurs de chasse. La ville d’Oujda dispose d’atouts touristiques considérables comme son ancienne médina construite en 994 qui conserve un cachet traditionnel avec ses remparts construits en 1297, ses petites ruelles et ses souks attrayants. Les visiteurs désirant découvrir les monuments, constatent que la ville se compose de quartiers modernes entourant l’ancienne médina située au sein d’un rempart comportant quatre issues principales. Elle possède aussi des jardins dont les plus importants sont le musée Lalla Meryem et le parc Lalla Aicha créé en 1935. D’autre part, la source thermale de Benkachour constitue à elle seule un richesse touristique, en raison de sa réputation de guérison des maladies cutanées grâce à son eau chaude (T° 50°C) fortement minéralisée. Enfin, la ville d’Oujda recèle une importante infrastructure hôtelière. Le nombre d’hôtels classés est de 20 avec une capacité de 1 495 lits. Dans le cadre de la “Vision 2010” matérialisée par un projet touristique national visant à accueillir 10 millions de touristes, la Région de l’Oriental mise, d’une part, sur le tourisme balnéaire et d’autre part sur le tourisme de niche. En effet, 32 sites touristiques à potentiel diversifié ont été identifiés dont 4 au niveau de la Préfecture (médina d’Oujda, l’Oasis de Sidi Yahya, El Kahf d’Ain Sfa et Ain Almou d’Ain Sfa).


d) L’Artisanat Le secteur de l’artisanat est très présent dans l’économie régionale. Des estimations fiables évaluent le nombre des artisans en activité dans les différents centres (toutes filières confondues) à plus de 50 000 personnes. La Préfecture d’Oujda Angad compte l’effectif le plus important estimé à 21 894 artisans. La délégation régionale de la ville d’Oujda s’est engagée dans un processus d’animation économique de la Préfecture, en vue d’améliorer la performance et le développement au profit des mono artisans et des entreprises artisanales, et ce par: - La création d’un village des artisans, - La formation professionnelle - Appui aux mono-artisans par l’aide au financement de leur activité et à la commercialisation de leurs produits. e) Le Commerce Au niveau de la Préfecture d’Oujda-Angad, le secteur du commerce intérieur se caractérise par la prédominance du commerce non organisé qui se développe de façon continue et qui se traduit par la prolifération des commerçants ambulants et de la contrebande constituant ainsi un handicap majeur pour le développement commercial intérieur de la préfecture d’Oujda-Angad. A l’échelle nationale, le tissu commercial dégage un déséquilibre de la desserte commerciale résultant d’un sous-équipement des infrastructures et des implantations commerciales et d’une évolution non maîtrisée et mal organisée des implantations commerciales. En effet, les principaux handicaps au développement du commerce se résument à travers le manque de compétences, les freins opérationnels et réglementaires, les freins institutionnels, la vétusté et l’insuffisance des infrastructures. f) Le Transport La préfecture d’Oujda-Angad dispose d’un réseau routier de 374,88 km constitué de 273,70 km revêtues et 101,18 km de pistes. Il représente 7,5% du réseau routier régional. Les routes nationales s’étendent sur une superficie de 108 45 km et permettent la liaison entre la préfecture et les autres provinces. Les principaux axes sont: la route nationale N°2 entre Oujda et Nador, la route nationale N°6 entre Oujda et Salé et la route nationale N°17 entre Oujda et Figuig. La Préfecture dispose du réseau routier le plus dense au niveau régional, soit 224,1 km pour 1000 km2 suivie de près par le Province de Berkane (197 km). Dans la perspective de créer une nouvelle dynamique de développement et de renforcer l’infrastructure de base, il a été lancé le projet de l’autoroute Fès-Oujda qui a pour but de drainer le trafic routier directement à partir d’Oujda vers le centre du Royaume. La préfecture d’Oujda est desservie par un réseau ferroviaire de 436 km assurant le transport de voyageurs et de marchandises. Ce réseau est exploité en traction diesel et est caractérisé par une liaison au réseau national et algérien. En ce qui concerne le transport aérien, la Préfecture dispose d’un aéroport international (aéroport Oujda-Angad) situé à 11km au Nord de la ville. Sa superficie est de 550 Ha et le nombre de passagers annuel est de 500 000 personnes. Les liaisons assurées sont très largement dominées par l’Europe à hauteur de 70%, la part de vols internes représente 27% et le reste se fait vers l ‘Afrique et l’Asie. Le projet d’extension de l’aéroport Oujda- Angad est parmi les grands projets lancés au niveau de la préfecture.

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1.6. L’INDH dans la Préfecture Depuis le lancement de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain en mai 2005, le Comité Préfectoral de Développement Humain de la préfecture d’Oujda-Angad ainsi que l’ensemble de ses partenaires ont franchi plusieurs étapes dans la réalisation de nombreuses actions structurantes visant la promotion du développement humain dans toutes ses dimensions économique, sociale et culturelle. Ces efforts se sont traduits par la réalisation de 33 projets en 2005, le lancement de 124 projets en 2006 et prés de 100 projets en 2007 totalisant un montant de 345 000 000 Dh sur les trois années. Ces projets qui ont ciblé 140 000 bénéficiaires vivant dans des conditions de grande précarité dans les 2 communes rurales et les 10 quartiers urbains les plus pauvres de la préfecture d’Oujda-Angad avaient pour objectifs: - l’amélioration de l’accès aux infrastructures de base et aux équipements sociaux; - le soutien au développement des activités génératrices de revenus, à la formation et à l’insertion des jeunes dans la vie active; - le renforcement du réseau des structures d’accueil des personnes en grande précarité. La conception des programmes INDH se révèle être pertinente car elle favorise une appropriation et une mobilisation forte des acteurs au niveau local, à savoir les populations concernées, les associations, les élus et les services déconcentrés de l’Etat. Des progrès rapides et conséquents ont pu être constatés sur le terrain grâce à la création d’instances de gouvernance (comités locaux, provinciaux et régionaux de développement humain) qui ont joué un rôle important dans la définition et la mise en œuvre de nombreux projets de développement. Répartition des projets selon le programme et l’année: 72

1.7. Société Civile La préfecture d’Oujda–Angad compte beaucoup d’associations dont les activités sont diversifiées comme le montre le tableau résumé suivant:


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1.8. Coopération Internationale dans la Préfecture La Préfecture d’Oujda-Angad possède 4 partenariats: - Coopération entre le Conseil Préfectoral de la préfecture d’Oujda-Angad et le Conseil Général de l’Isère Grenoble: Ce partenariat qui porte sur des échanges d’expériences dans le domaine économique social et culturel attend d’être institutionnalisé depuis 2004. - Coopération entre la Commune Urbaine d’Oujda et la ville d’Aix-en-Provence: La convention cadre de partenariat entre la ville d’Aix en Provence et la Commune Urbaine d’Oujda a été signée le 29 avril 1998, un programme d’actions de coopération «1998-2004» a été conclu entre les deux parties notamment dans le domaine de l’eau, l’assainissement, la circulation et déplacement urbain, le patrimoine culturel et le domaine associatif. Le principal projet retenu dans le cadre du PAD est un projet de développement urbain dont les objectifs se résument en: - Structuration des services concernés, - Renforcement des capacités du personnel chargé de la gestion du secteur, - Elaboration d’un schéma directeur de la circulation et de transport d’Oujda.


Programme ART GOLD Maroc

- Coopération entre la commune urbaine d’Oujda et la ville de Lille: Suite au jumelage Lille-Oujda le 27/07/2005, des commissions thématiques, composées d’élus municipaux, de forces vives lilloises, de représentants de la communauté marocaine de Lille et de responsables des services de la ville de Lille se sont constituées. Elles portent sur les domaines suivants: - santé publique et coopération hospitalière; - solidarité, action sociale et lutte contre la précarité; - urbanisme, développement durable, transport; - échanges économiques; - échanges culturels et touristiques; - échanges éducatifs et universitaires; - échanges sportifs. - Coopération entre la commune urbaine d’Oujda et la commune de Molenbeek Saint Jean: Après la signature de la convention de jumelage le 27/02/2002, plusieurs actions ont été prévues, parmi ces actions: - Echanges de fonctionnaires des deux communes en vue de l’amélioration du fonctionnement des services communaux. 74

- Espace enfant: qui vise à offrir à des enfants d’un quartier populaire d’Oujda une infrastructure sportive, sociale et culturelle. - Projet romarin: qui a pour objectif la lutte contre la mauvaise gestion des cultures de romarin et les risques de désertification. 1.9. Plans Stratégiques de Développement existants Un ambitieux programme de décollage et de désenclavement des provinces de l’Oriental est en cours de réalisation. Ce programme est axé sur la stimulation de l’investissement, la création des petites et moyennes entreprises par les jeunes, l’équipement de base, l’encouragement des grands projets à titre prioritaire, la promotion et la qualification des ressources humaines qui sont au cœur de tout processus de développement. Au niveau de la Préfecture d’Ouda-Angad un nombre important de projets structurants est actuellement en cours: - Extension de l’aéroport Oujda-Angad - Renforcement du réseau routier par la mise en place de l’autoroute Fès-Oujda (350km); et réfection de la route reliant Nador, Oujda et Figuig; - Alimentation en eau potable de la ville d’Oujda; - Renforcement du pôle formation par la construction d’une faculté et d’un centre hospitalier universitaire à Oujda; - Mise à niveau urbain de la ville d’Oujda.


OMD8

OMD3 OMD8

Élus et personnel administratif, services déconcentrés

Communes, collectivités locales,

8 Communes rurales

Femmes élues et l´ensemble de la population locale

Appuyer la modernisation des administrations, à travers l’informatisation (réseaux internet et informatique).

Promouvoir la coordination entre les intervenants locaux par la création d’un système de communication et de convergence au sein des Collectivités Locales

Promouvoir les actions de coopération décentralisée dans le domaine de la gouvernance démocratique, en faveur essentiellement des communes rurales par la formation et la création des partenariats

Encourager l’implication de la femme dans le processus de gouvernance et de décentralisation, à travers la formation continue et la sensibilisation

OMD8

OMD1 OMD7 OMD8

OMD1 OMD3 OMD7 OMD8

Elus, Acteurs publics, cadres, associations

Renforcer les capacités des acteurs locaux dans la gestion des affaires publiques plus particulièrement les communes rurales, à travers des programmes d’échange et de formation d’élus

ODM

Bénéficiaires potentiels

LIGNES DIRECTRICES OUJDA - ANGAD Gouvernance et Décentralisation

2. Lignes Directrices de la Préfecture

75

Logistique, encadrement et apport financier

Savoir-faire en matière de contrats de plan Etat-Région, expertise

Formation, création de partenariats, relais, moyen financiers

Potentiels humains, locaux des administrations

Existence d´un cadre législatif, Documents, Etudes, Ressources humaines, Compétences locales, cadre législatif et administratif

Ressources humaines

DGCL, Université, OFPPT, Services de l´Etat, Coopération Internationale, société civile, entreprise, ART GOLD Maroc, Coopération Italienne, AECID Dép. ministériels, établissements publics, population locale, secteur privé

DGCL, Union européennes, communes, Wilaya, coopération italienne, Programme ART GOLD Maroc

Gouvernements, partis politiques, associations de femmes, AECID

Sensibilisation et formations et législation

Coopération internationale, assistance technique pour le diagnostic et les définitions des axes prioritaires, experts internationaux, ressources financières

Ressources nécessaires

Formateurs, Ressources humaines et matérielles

Ressources disponibles

Université, centres de formation, DGCL, ADS, APDO, coopération décentralisée et coopération internationale, OFPPT, Coopération italienne, AECID

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine


OMD 2 OMD 3

OMD 1 OMD 2 OMD 3

OMD 4 OMD 5 OMD 6

Elèves et Etudiants (du primaire à l´Université), enseignants, personnel administratif et Formateurs Jeunes diplômés, Enfants âgés de 1217 ans, conseillers et inspecteurs en orientation scolaire Toute la Population de la Préfecture Oujda-Angad, plus particulièrement celle des Huit communes rurales

Conseils administratifs des coopératives et associations

Améliorer la qualité de l’enseignement et introduire les nouvelles technologies de l’information et communication (NTIC) par la mise à niveau des équipements et la formation de formateurs

Assurer une orientation et une formation qualifiante pour les enfants du collégial et du secondaire par l’appui aux Centres de Conseil et d’Orientation (CCO)

Améliorer la qualité de vie et l’accès de la population aux différents services de la santé (fond pour prise en charge de certaines maladies chroniques) par la création des unités mobiles et l’encadrement des professionnels de la santé

Qualifier les coopératives et associations existantes, à travers la mise en réseau et la spécialisation des organisations

OMD 1 OMD 8

OMD 2 OMD 3

ODM

Enfants (filles et garçons) des communes rurales et des quartiers défavorisés,

Bénéficiaires potentiels

Généraliser l’enseignement des enfants (tranche d’âge : 4-6 à 12-15 ans) et lutter contre l’abandon scolaire, notamment dans le milieu rural, par la création des espaces mobiles de formation et la sensibilisation des familles

LIGNES DIRECTRICES OUJDA - ANGAD Services Sociaux

76 INDH, ADS, OFPPT, CRI, DAS ANAPEC, Entraide Nationale, Université, APDO et CL, coopération internationale

Délégation Régionale de la Santé, Croissant Rouge, Protection civile, Agences de développement (ADS, APDO) et ONG, AECID, Coopération italienne

OFPPT, AREF, établissements de formation privés, CRI, Autorités locales, APDO, AECID, Coopération italienne

AREF, Coopération Andalouse, Programme Génie, AECID, coopération italienne

AREF, DAS, ONG, UNICEF, OFPPT, Collectivités Locales, Entraide National, AECID, Coopération italienne

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Ressources humaines et programmes de coopération et de solidarité existants

Moyens Humains et établissements sanitaires existants (Hôpitaux, Centres de Santé et Dispensaires)

Infrastructures CCO

Ressources humaines, établissements scolaires publics et privés

Humaines, ONG (partenariats), Locaux

Ressources disponibles

Appui financier Création d´un centre préfectoral (pôle de compétences) Formateurs spécialisés

Appui financier et technique, échange des expériences (secourisme, lutte préventive, moyens d’alerte, d´évacuation et d´assistance, sensibilisation et dépistage),

Equipement des CCO en salles multimédia et internet, Formateurs, logistique pour la diffusion de l´Information

Formation et échange d´expériences Échanges parascolaires Equipement : (Salles multimédia, internet…)

Equipement Appui technique

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Population locale notamment les femmes et les petits agriculteurs des 8 communes rurales

Population locale, Jeunes diplômés, jeunes entrepreneurs, investisseurs étranger, associations, coopératives Population locale plus particulièrement les femmes, Artisans, petites, entreprises, coopératives artisanales, opérateurs touristiques

Toute la population de la préfecture, professionnels

Agriculteurs et éleveurs de niveau de vie faible Femmes et jeunes ruraux

LIGNES DIRECTRICES OUJDA - ANGAD Economie Locale

Développer et valoriser l’agriculture en banlieue par l’appui à l’économie de l’eau et la création des AGR, notamment par des femmes et les petits agriculteurs

Améliorer la gestion des zones d’activité économique et reconvertir le secteur informel (contrebande) par l’aménagement de plates-formes commerciales et la création de pépinières industrielles

Promouvoir les secteurs de l’artisanat et du tourisme à travers la mise en valeur des sites touristiques et des produits artisanaux

Renforcer la commercialisation des produits locaux par la promotion et l’organisation des transports (plans de circulation, marchandise)

Soutenir et développer des AGR /PGR en milieu rural et urbain, à travers la création et l’appui de coopératives spécialisées dans les secteurs apicoles, cunicoles, ovin et plantes médicinales

OMD 1 OMD 7

OMD 1 OMD 7 OMD 8

OMD 1 OMD 3 OMD 7 OMD 8

OMD 1 OMD 7 OMD 8

OMD 1 OMD 7

ODM

77

Lauréats dans différents métiers, associations, coopératives et zones industrielles

Ressources humaines (environs 21000 artisans), structures existantes, Sites touristiques existants

Ressources humaines, programmes de coopération et de solidarité existants

OFPPT, ONG, ODECO, ADS, Wilaya, CRI, CUO, Agence Urbaine, Chambre de commerce, secteur privé, Coopération italienne et belge, AECID Ministères de tutelle, Délégations régionales, chambre de l´artisanat, Agence urbaine, ONG, secteur privé, programmes de coopération, ADS, APDO, Coopération italienne Collectivités Etat, privé, italienne

DPA, CCIS, ONG, INDH, Coopération belge et italienne

Terrains et espaces, potentialités favorables

Humaines, savoir-faire local, terrains agricoles

Chambre d´Agriculture, DPA, Coopératives agricoles et d´élevage, Agence du bassin Hydraulique de la Moulouya, secteur privé, ONG, Coopération belge

locales, Coopération

Ressources disponibles

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Expertise et élaboration des Bisness plans AGR /PGR

Appui financier et Encadrement

Création d´une zone d´activité de 3ème catégorie, Formation en Design, Réaménagement et mise en valeur Financement

Formation, échange d´expertise, stratégie d´intégration, moyens financiers et techniques,

Appui financier et technique

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Enseignantschercheurs, étudiants, cadres, ingénieurs, collectivités locales, coopératives, entreprises, associations, population Gestionnaires dans le domaine : ABHM, ONEP, Communes, RADEEO, INRA, UNIVERSIT2, Eaux et Forêts, entreprises et population Lauréats des filières professionnelles de l´eau et environnement, université, OFPPT, Population Agriculteurs des communes rurales

LIGNES DIRECTRICES OUJDA - ANGAD Environnement

Renforcer les stratégies environnementales par la promotion de la formation et la recherche-développement dans le domaine des sciences et technologies de l’eau et des sciences de l’environnement

Promouvoir la culture du partage de l’information par la mise en place d’un réseau « Eau et Environnement » (base de données, projets...)

Appuyer les actions de préservation de l’environnement par le développement des entreprises spécialisées dans le domaine de l’environnement et la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables (éolienne, solaire, biogaz…)

Renforcer les principales pépinières de la Préfecture par l’aménagement des piémonts de la chaîne des Béni Snassen et la recherche des espèces et variétés adaptées aux conditions locales

DPA, DREF, Associations professionnelles, Coopération italienne et belge

Etablissement de l´université, OFPPT, Préfecture, CRI, Ministère de l´énergie, DREF, ONG, CR, privé, AECID

OMD1 OMD7 OMD8

OMD1 OMD7

Université, ABHM, Collectivités locales, DPA, RADEEO, ONEP, INRA, ONG, Eaux et Forêts, coopération belge…

Université, OFPPT, ABHM, DPA, RADEEO, ONEP, INRA, Coopération belge

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

OMD7 OMD8

OMD 7 OMD8

ODM

78 Grandes surfaces non exploitées, savoir faire local, subventions de l´Etat, programme MEDA

Services : CRI, Université, OFPPT Ressources humaines et naturelles

Base de données sur les projets environnement au niveau de la Préfecture, Ressources humaines

Etablissements des différentes institutions, base de données de projets au niveau de la préfecture

Ressources disponibles

appui par la recherche, financement, encadrement

Ressources financières, expertise, ingénierie… matérielles, encadrement

Ressources financières, expertise, système d´information, réglementation pour la création de réseau provincial

Ressources financières, expertise, ingénierie, transfert de technologies et de savoir-faire

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Agriculteurs, Collectivités Locales, population

Population rurale de la préfecture, agglomérations et villes

Populations locales et touristes nationaux et internationaux

Population, collectivités locales

LIGNES DIRECTRICES OUJDA - ANGAD Environnement

Rationaliser l’utilisation des eaux souterraines et lutter contre l’utilisation des eaux usées en agriculture par l’introduction des technologies de l’économie de l’eau

Lutter contre l’érosion par l’élaboration d’un projet intégré en matière de reconstitution des écosystèmes forestiers,

Valoriser le secteur éco-touristique des milieux ruraux, notamment par la création des AGR et la promotion des produits écologiques

Améliorer la gestion des déchets solides et liquides, à travers l’appui au recyclage et la sensibilisation de la population en matière de gestion des déchets

OMD7 OMD8

OMD1 OMD7 OMD8

OMD7

OMD1 OMD7

ODM

79

Expériences capitalisées en matière de reconstitution des écosystèmes naturels

Expériences capitalisées, ressources naturelles

Ressources humaines, expériences pilotes au niveau de la préfecture

DREF, environnement et eau, collectivités locales, ONG, Coopération belge

RADEEO, Privé, Université, département chargé de l´environnement, Coopération italienne et belge

Ressources en eau et terrains agricoles de grande valeur agronomique Fonds de subvention pour les techniques d´économie de l´eau,

Ressources disponibles

Collectivités locales, DREF, DPA, Chambre d´agriculture, ONG, Coopération belge et italienne

DPA, CT, ONEP, chambre d´agriculture, privé, Collectivités locales, Associations, coopération belge et italienne

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Ressources financières, appui technique

Moyens financiers et matériels, encadrement et accompagnement

Ressources financières, encadrement

Encadrement, vulgarisation, expertise et savoir-faire, financement Ressources hydriques souterraines mobilisables, ressources humaines qualifiées pour l´encadrement des opérations

Ressources nécessaires


Population, collectivités locales

Population, communes ONG

Améliorer l’environnement urbain, à travers la création et l’appui à la gestion des espaces verts urbains

Appuyer les stratégies de réhabilitation des terrains périurbains dégradés, à travers les plantations et le reboisement rurales,

Bénéficiaires potentiels

LIGNES DIRECTRICES OUJDA - ANGAD Environnement

OMD7

OMD7 OMD8

ODM

80 INRA, DREF, Autorités locale, ONG, DPA, Coopération belge

Secteur Privé, Université, département chargé de l´environnement, Entraide Nationale

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Ressources humaines, expériences pilotes au niveau de la préfecture

Ressources humaines et naturelles

Ressources disponibles

Ressources financières, appui technique Échange d´expériences

Ressources financières, appui technique Échange d´expériences

Ressources nécessaires


PROVINCE DE BERKANE

Ministère de l’Intérieur Direction Générale des Collectivités Locales

Programme des Nations Unies pour le Développement

Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération


VIII. PROVINCE DE BERKANE 1. Présentation de la Province: Etat des lieux 1.1. Situation sur la carte et Contexte historique Créée le 24 janvier 1994, la Province de Berkane s’étend sur une superficie de 1985 km2 (soit 2,4 % de la superficie totale de la région de l’Oriental). Elle est limitée au Nord par la Méditerranée, à l’Est par la frontière Maroco-Algérienne et la Préfecture d’Oujda-Angad, à l’Ouest par la Province de Nador et au Sud par la Province de Taourirt. Elle présente une situation géographique d’altitude basse et peu montagneuse où les massifs des Beni Znassen isolent la basse plaine de Triffa, qui s’étend sur 39 060 hectares. La province tire son nom de la ville de Berkane fondée au début du siècle sur les anciennes ruines d’un village historique et baptisée du nom de l’érudit et Saint Homme Sidi Ahmed Aberkane, mort en l’an 868 de l’hégire. La population est originaire de la localité de Béni-Snassen qui regroupe plusieurs communautés ethniques: Béni Ourimech, Béni Mengoudh, Béni Khaled et Arabes de Triffa. 1.2. Structure administrative La division politico-administrative: La division administrative de la province de Berkane s’aligne au découpage administratif institué au niveau national, en effet cette entité qui se situe au deuxième niveau de la décentralisation après la région, est l’intermédiaire entre le pouvoir central et les 16 communes urbaines et rurales (6 urbaines et 10 rurales totalisant 262 Conseillers Communaux). Les instances de gouvernement de la province: La province de Berkane dispose d’un Conseil Provincial et de Services déconcentrés de l’Etat. Au niveau de sa représentation, elle possède 3 députés au Parlement, 1 conseiller à la Chambre des Conseillers, 13 Membres au Conseil Régional, 19 Membres au Conseil Provincial (y compris les 4 représentants des chambres professionnelles) et 262 Conseillers Communaux. Les instances de participation citoyenne: Depuis 2005, des instances de concertation ont été créées au niveau provincial et communal, suite au lancement de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH); il s’agit du Comité Provincial du Développement Humain (CPDH) et deux Comités Locaux du Développement Humain (CLDH), au niveau de deux communes cible de ce grand chantier - Commune Rurale Sidi Bouhria et la Commune rurale de Taforalt.

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Programme ART GOLD Maroc

1.3. Données principales a) Générales Selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 2004, la province de Berkane compte une population totale de 269 824 habitants (137 981 femmes et 131 843 hommes) dont 51% habitent en milieu urbain et 49% en milieu rural. La densité moyenne de la population est la plus forte de la région soit 136,2 habitant/km2. Il est important de préciser que cette densité est inégale sur le territoire, avec 63 habitants/ km2 dans le milieu rural, et 3 874 habitants/km2 dans le milieu urbain. Le taux d’accroissement de la population est de 0,8%, contre 10,5% au niveau régional et 1,4% au niveau national. Ce taux est remarquablement faible dans les communes d’Ahfir (-0,5%), Ain Reggada (0,8%), Boughriba (-0,6%), Rislane (-1,4%), Sidi Bouhria (-0,9%) et Taforalt (-1,8%). Cette situation résulte essentiellement du faible taux de fécondité des femmes (l’indice synthétique de fécondité est de 1,9 dans la province contre 2,1 au niveau de la région et 2,5 au niveau national) ainsi que de l’exode rural et l’immigration à l’étranger qui constituent des facteurs déterminants dans l’évolution démographique de la population. La population active La population active dans la Province de Berkane représente 95 124 personnes, ce qui correspond à un taux d’emploi de 35,3 %, contre 33,6 % au niveau de la région et 35,9 % au niveau national. A souligner que le secteur qui absorbe le plus de main-d’œuvre reste l’agriculture et les secteurs d’activités qui lui sont liés. b) Indice du Développement Humain Le taux d’analphabétisme de la population âgée de 10 ans et plus est de 41,3 % dont 28,6 % de sexe masculin et 53,1% de sexe féminin, contre 42,9 % au niveau régional et 43 % au niveau national.

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Il est à noter que l’analphabétisme touche en particulier 61061 femmes soit 53.1 %, les groupes d’âge les plus concernés sont compris entre 35 et 49 ans avec un taux d’analphabétisme de 68,6% et entre 25 et 34 ans avec un taux de 47,9 % et entre 15 et 24 ans avec un taux de 27,1%. Quant au groupe d’âge de plus de 50 ans ce taux est de 90,2 %. La Délégation Provincial du Ministère de l’Education Nationale a déployée des efforts importants en matière d’alphabétisation en collaboration avec la société civile; ainsi 15998 bénéficiaires (des femmes rurales, en l’occurrence) ont suivi des cours durant l’année 2006- 2007. D’après le RGPH 2004, la population âgée de 10 ans et plus, selon le niveau d’études, est repartie comme suit:

La majorité de la population possède un niveau scolaire entre le primaire et le secondaire collégial soit 52,8%, avec environ 60% de sexe masculin et 40% de sexe féminin. Le nombre d’individus qui atteint un niveau d’études supérieures est faible et représente seulement 3,9% dont une majorité d’hommes (4,8%).


Le taux de pauvreté au niveau de la province est de 14,17% et le taux de vulnérabilité est de 18,8%. Les communes les plus atteintes sont les communes rurales de Tafoughalt avec respectivement 39,13 % de pauvreté et 24,02% de vulnérabilité, Sidi Bouhria (23,70% et 23,41%), Rislane (21,36% et 23,90%) et Chouihia (16,11% et 20,79%). En raison d’un taux considérablement élevé, les Communes de Tafoughalt et de Sidi Bouhria ont été ciblées par l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) afin d’engager un certain nombre d’actions pour lutter contre la pauvreté et la précarité. Par ailleurs, la sévérité de la pauvreté au niveau provincial atteint 1,42%. Les communes les plus touchées sont celles précédemment citées. c) Situation de la femme La population féminine de la province de Berkane est de 137 981 (dont le 51,1% de la population total) selon le RGPH 2004. Les femmes de la Province de Berkane, comme dans le reste de la région, souffrent plus des difficultés que les hommes dans l’accès aux ressources du territoire et notamment dans l’insertion socioprofessionnelle. Dans ce contexte, le taux d’activité féminin est de 14,4% face au taux masculin d’activité qui est de 57,1%. D’ailleurs le taux d’analphabétisme des femmes de la province âgées de 10 ans et plus (53,1% face au 28,6% des hommes) est déjà un autre handicap pour leur participation dans le développement local. Ce taux peut atteindre pour les femmes jusqu’à 75% dans certaines communes rurales de la province. D’un autre côté, la participation de la femme dans la vie politique est très faible. Selon les données des Collectivités Locales en Chiffres 2004, il y a une seule femme élue aux conseils communaux de la province, face à 258 hommes. Dans le cadre de l’implication effective des femmes, notamment les femmes rurales, dans leur environnement économique et social, des actions sont menées par les institutions publiques et les associations afin d’améliorer leurs conditions de vie, notamment à travers la lutte contre l’analphabétisme, l’encadrement professionnel et l’animation culturelle. Les structures abritant ces activités sont, entre autres, les 4 foyers féminins de la province et les espaces des associations. Par ailleurs, il convient de souligner que l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), met en exergue, l’approche genre, dans chacune de ses démarches, et insiste plus particulièrement sur le rôle de la femme rurale dans l’équilibre social, qui passe par le développement des activités génératrices de revenus et la lutte contre l’analphabétisme. A cet effet, de nombreuses associations œuvrent dans ce sens à travers des actions de sensibilisation et d’information. d) Situation de l’enfance et de la jeunesse Selon le RGPH 2004, les jeunes de moins de 30 ans représentent 62,58% de la population, dont 44,5% d’hommes. Pour satisfaire cette catégorie de population, la Délégation de la Jeunesse et du sport organise de nombreuses manifestations et a créé 2 maisons de jeunes dont le nombre des bénéficiaires s’élève à 600 jeunes/jour, ainsi qu’une colonie de vacances. Ces activités sont complétées par des activités organisées par des associations culturelles et artistiques.

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Programme ART GOLD Maroc

e) Situation des personnes âgées Les personnes âgées sans ressources représentent environ 146 individus sur l’ensemble de la Province. Les problèmes liés à la gestion, au respect et à l’accueil de cette catégorie de population ont incité le Comité Provincial de Développement Humain (CPDH) à opter pour la construction d’un centre spécialisé qui est actuellement en cours d’achèvement (L’état d’avancement est de 80 %). f) Flux migratoires La province de Berkane a la particularité de connaître des flux migratoires depuis plusieurs générations, et d’être à la fois terre d’accueil des migrants de l’intérieur du Maroc et zone d’émigration vers l’Europe. C’est un carrefour d’immigration interne et externe. Il est important de noter que la province est aussi un espace de transition des migrants clandestins subsahariens et algériens qui se dirigent vers Nador et puis vers Melilla pour atteindre les côtes de l’Europe. 1.4. Services Sociaux a) La Santé Placé au cœur des préoccupations des responsables de la Province, le secteur de la santé a connu une amélioration durant ces dernières années.

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Au total, la province de Berkane compte 18 centres de santé, 2 dispensaires dont 1 est non opérationnel faute de personnel, 7 maisons d’accouchement et 4 cliniques privées. Ce réseau est renforcé par 3 structures d’appui: le centre de traitement de la tuberculose et des maladies respiratoires, le laboratoire provincial de l’hygiène du milieu et le laboratoire provincial du paludisme. En ce qui concerne les ressources humaines, le service public est assuré par 50 médecins généralistes et 14 spécialistes dont 1pédiatre et 1 cardiologue. Ainsi, le nombre des médecins du secteur public est insignifiant par rapport au nombre d’habitants (4040 Habitants /1 Médecin). Le secteur privé renforce ces services par 33 médecins concentrés au niveau urbain, un seulement au niveau rural et 25 médecins spécialisés. Par ailleurs, l’effectif global du personnel infirmier est de l’ordre de 210 infirmiers et infirmières dont 33 sage femmes (1 sage femme pour 154 naissances attendues) et 177 infirmiers infirmières, toutes catégories confondues, soit 1 infirmier pour 1300 habitants. Il est important de noter que des efforts restent à accomplir pour permettre un accès aux soins pour tous. Une politique visant l’installation de nouvelles infrastructures sanitaires et l’emploi d’un large personnel médical et paramédical est nécessaire. Par exemple, la capacité d’accueil du Centre Hospitalier Provincial Edderrak reste faible (136 lits soit une densité litière de 2020 Habitants/1 lit) et plus particulièrement pour les services de pédiatrie, réanimation, urgences et pour la maternité. De plus, il existe une distribution inégale des équipements sanitaires sur le territoire provincial, par exemple, pour les maisons d’accouchement dans les communes rurales. b) L’Education, l’Enseignement et la Formation Professionnelle Le taux de scolarisation au niveau de cette province est de 84 %. Pour l’année scolaire 2005-2006, la population scolarisée représente 51614 élèves (dont 46,34% de filles) tous niveaux d’enseignement confondus (du préscolaire à l’enseignement secondaire), ce qui représente un peu plus de 19,12 % de l’ensemble de la population totale. Au niveau des structures éducatives, la province compte 93 établissements scolaires publics et 7 établissements privés, dont 51 en milieu urbain.


Des carences existent au niveau de l’infrastructure scolaire: - Faiblesse d’équipements en eau, électricité et sanitaires des établissements scolaires dans le milieu rural. - Manque d’internats dans les établissements du premier cycle de l’enseignement fondamental en milieu rural. - Capacité d’accueil des internats insuffisante. Il en est de même pour les cantines, parfois totalement absente de certains établissements ruraux. Dans la province, pour l’année 2006, l’effectif total des élèves qui fréquentent les établissements de formation professionnelle, tant publics que privés, est de l’ordre de 1 952 individus. La formation professionnelle est assurée par 3 instituts relevant de l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT) et 4 centres publics qui concernent les domaines de l’industrie artisanale, du tourisme et de l’agriculture. c) La Culture Le domaine culturel dans la province de Berkane se distingue par l’organisation du festival de Saidia. Depuis sa création en 1980, ce festival est voué à la promotion du patrimoine culturel et artistique riche et varié que recèle l’Oriental. Les premières éditions étaient centrées sur l’Art Gharnati. Au fil du temps, le palais du festival a abrité une multitude de mélodies d’airs et de chants marocains, maghrébins et méditerranéens (folklore local, raï, flamenco, etc). Les organisateurs souhaitent faire du festival de Saidia un espace de convergences et de rencontres interculturelles méditerranéen, à travers l’art et ses différentes formes d’expression qui contribue à dynamiser les échanges entre les peuples. d) Le Sport et le Loisir Ce secteur est pris en charge par la Délégation de la Jeunesse et du Sport qui organise des manifestations surtout au profit des jeunes et des enfants. Ses activités sont complétées par des événements organisés par des associations culturelles et artistiques. Au niveau des équipements, il existe deux maisons de quartiers, deux bibliothèques, deux terrains de sport, deux salles omnisports et 1 colonie de vacances qui s’occupe de 7 600 enfants durant la saison estivale. A noter qu’une maison de citoyen est programmée dans la cadre le l’INDH au titre de l’exercice 2007.

Pour conclure, des besoins importants et pressants existent dans le domaine du sport et du loisir. Citons, par exemple, l’aménagement et l’équipement de terrains de sports, le renforcement des infrastructures sportives, le sponsoring des clubs sportifs ainsi que l’équipement et la réhabilitation des maisons de jeunes et des bibliothèques.

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Programme ART GOLD Maroc

1.5. Développement économique a) L’Agriculture L’activité productive de la Province de Berkane repose essentiellement sur l’agriculture. En effet, l’équipement hydraulique existant et l’importance de la superficie irriguée (39 000 hectares) favorisent une culture intensive et diversifiée. L’agriculture dans la province de Berkane est déterminée par deux types de culture relative au mode d’exploitation et de gestion du sol. La production agricole irriguée est caractérisée par une grande diversité avec une prédominance des plantations fruitières, des céréales et du maraîchage. Les zones de « bour » occupent de très vastes superficies non irriguées où se cultivent principalement les céréales. Les principales productions agricoles de la province de Berkane: - Les espèces agrumicoles comme la clémentine (périmètre 1 331 ha) et arboricoles comme l’olivier, vigne, abricotier (Superficie totale de 2850 H), constituent les principales cultures et jouent un rôle socio-économique vital. 88

- Les céréales se cultivent sur une superficie annuelle moyenne de 20 000 ha: le blé tendre (60%), le blé dur (15 %) et l’orge (24%). La production moyenne annuelle des céréales est estimée à 60 000 tonnes dont 65 % de blé tendre. - Maraîchage: pomme de terre, tomate, artichaut, haricot sec, melon, pastèque, etc. occupent une superficie de 9 620 ha produisant une moyenne de 160 190 tonnes par an. - Culture sous abri serres: tomate, poivron, concombre, melon, haricot vert, courge, pastèque occupent une superficie de 44 ha avec une production moyenne de 3 610 tonnes. - Culture industrielle: la betterave à sucre et les autres cultures industrielles occupent une superficie de 4 660 ha produisant 243 840 tonnes par an. - Arganier: la superficie provinciale hébergeant cette essence, dénommée ‘’Ilot de Béni-Snassen’’, situé dans la commune rurale de Chouihia, s’étend sur 300 hectares et compte près de 1 000 arbres. Les problèmes du secteur agricole peuvent être résumés comme suit: - La sécheresse et le déficit de ressources en eaux d’irrigation, en plus du problème de l’envasement du barrage Mohammed V. - Le faible rendement en zone dite « bour » notamment pour la céréaliculture. - Les difficultés de commercialisation des produits agricoles liées aux exigences des marchés extérieurs, à la forte concurrence, et à la non organisation du marché intérieur notamment pour les fruits et légumes.   Arbre spécifiquement marocain, endémique du sud-ouest du pays, classé par l’UNESCO en 1998 ‘Patrimoine culturel international de l’Humanité’’ est présent dans la Province de Berkane.


- Le retard accusé par l’homologation du projet de remembrement (plus de 20 ans) constitue un blocage pour les investissements. - La dégradation des forêts due à la surexploitation et au manque de moyens humains et matériels pour préserver ce patrimoine. b) L’Elevage Le cheptel bovin est constitué d’animaux de race améliorée. Il est conduit en grande partie dans le périmètre irrigué selon un système intensif. Le cheptel ovin et caprin, localisé dans les zones bour, est conduit en majorité en système extensif. L’effectif des bovins est de 34000 têtes, les ovins: 445 000, les caprins: 87 000 et les équidés: 23 000 têtes. c) L’Industrie L’activité de ce secteur encore relativement faible doit son existence et son développement à trois facteurs importants: l’existence abondante de matières premières d’origine agricole, une situation géographique privilégiée et la présence d’une main d’œuvre qualifiée. En tant que zone de commandement du riche périmètre irrigué de la Moulouya, la province a engagé un effort réel pour valoriser ses ressources agricoles. En effet, l’industrie agroalimentaire est en pleine expansion. On dénombre 20 stations de conditionnement d’agrumes au service de l’exportation, une cave vinicole et d’autres unités industrielles, non mois importantes, toutes au service de l’irrigation. En plus de ces unités agroindustrielles, le secteur est renforcé par d’autres unités dans différents domaines (textile et cuir, mécanique, etc.). 89

Consciente de l’importance de l’extension du tissu productif et sa densification, la province adopte une stratégie de développement industriel bien définie en favorisant l’extension des activités existantes et l’encouragement d’implantation de nouvelles unités organisées en zones industrielles ou en zones d’activités économiques dans le sens de l’établissement des complémentarités entre unités et la création d’un système productif compétitif. Dans cette optique, il a été décidé la création d’une zone industrielle. Les études détaillées du projet achevées en 2002 ont permis de finaliser le dossier. Cependant, et suite à la visite de Sa Majesté le Roi à Oujda le 18 mars 2003, et dans le but de concrétiser les Orientations Royales et de matérialiser la politique du Gouvernement, il a été décidé d’intégrer la zone industrielle de Berkane dans le Pôle de Développement Industriel de l’Oriental (PDIRO). d) Commerce Les activités commerciales et de services sont bien développées dans la province. De plus, le secteur agricole a des effets induits sur les activités de commerce car il constitue une part importante dans l’économie locale. Les deux atouts majeurs du commerce sont d’une part, le pouvoir d’achat relativement élevé de la population par rapport au reste de la Région, et d’autre part, les transferts des Marocains Résidents à l’Etranger (MRE). En effet, par son ancienneté et son volume, l’émigration est une composante essentielle de l’économie de toute la région. L’importance des transferts des MRE, en tant que source de revenu et de dépenses, influence sensiblement et positivement le commerce. En revanche, l’éloignement des centres d’approvisionnement en produits alimentaires et manufacturés, ainsi qu’en biens d’équipement est une limite au développement du secteur. e) Le Tourisme Le tourisme dans la province de Berkane est de plusieurs types:


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• Un tourisme balnéaire en pleine expansion notamment grâce au littoral et à la station balnéaire de Saidia qui accueille chaque année des milliers d’estivants. Dotée d’une plage de sable fin de 14 km, Saidia possède des infrastructures touristiques d’une capacité de 27000 lits qui s’étendent sur 700 hectares. • Un tourisme rural peut être développé avec les montagnes et forêts du Mont Beni Snassen qui possèdent une végétation et une faune riche et diversifiée. Dans la vallée de Zegzel, la grotte du chameau, partiellement aménagée, pourrait constituer un lieu d’attraction pour le tourisme de montagne et la grotte des pigeons, à 7 km de la grotte du chameau, est un site préhistorique à valoriser. Cependant, plusieurs problèmes existent pour la mise en valeur de ce patrimoine: accès et aménagement limité, insuffisance d’infrastructures d’accueil, d’auberges et d’équipements des campings et des gîtes. • Un tourisme vert encore embryonnaire avec les Sites d’Intérêts Biologique et Ecologique (SIBE) comme celui de l’embouchure de la Moulouya, le site des Beni Snassen et le site de la cigogne blanche qui constituent une capital touristique d’ordre écologique.

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Les contraintes du secteur touristique relèvent d’une part, de la situation juridique des terrains (la grande partie des terrains ouverts à l’habitat susceptibles d’abriter des projets touristiques relève du domaine forestier. Toute demande d’acquisition de ces terrains passe généralement par une procédure relativement longue et fastidieuse) et d’autre part, du caractère saisonnier des flux touristiques. Compte tenu de ses potentialités, le secteur touristique sera appelé à jouer un rôle majeur dans le développement économique de la province en raison des richesses du territoire et de la diversité des paysages. Pour dynamiser ce secteur des améliorations doivent être envisagées en matière d’infrastructures de base, d’assainissement et de structures d’accueil. f) L’Artisanat Les produits de l’artisanat locale offrent une variété appréciable d’articles tels que couvertures, tapis, djellabas, robes et caftans au style Oujdi (mansouj), et produits de vannerie, ainsi que différents autres objets à base d’Alfa (paniers,…), ce sont de véritables œuvres d’art reflétant la créativité et la sensibilité des artisans de cette région.   SIBE de l’Embouchure de la Moulouya: Sur une superficie de 2700 Ha, un site naturel particulier sans équivalent sur la côte méditerranéenne orientale en matière de biodiversité, en particulier pour l’Herpétofaune et l’Avifaune, avec la présence de nombreuses espèces menacées et remarquables.   SIBE des Béni Snassen: Massif montagneux culminant à 1532 m à Ras Foughal, relief imposant qui offre l’unique paysage sylvatique de grande qualité pour toute la Province depuis les 300 mètres, orné d’escarpements, de grottes et de cours d’eau attrayants.   Site de la cigogne blanche: on y dénombré 33 nids juchés en haut de vieux et grands eucalyptus témoins silencieux de l’évolution et de l’extension de cette agglomération. Cette colonie est l’une des deux plus importantes du Maroc après celle des murailles de Dar El Kbira de Méknes (42 nids). Ce site constitue, d’ailleurs, l’un des rares points de concentration où ces grands échassiers se reproduisent normalement.


g) Infrastructures générales A. Eau potable La demande globale en eau potable croît à un rythme rapide du fait de l’évolution démographique, de l’urbanisation, de l’amélioration du niveau de vie des populations et des impératifs du développement économique et social. Actuellement, le taux global de desserte est de 96%. B. Electricité L’ONE assure actuellement la couverture en énergie électrique des différentes agglomérations de la Province à hauteur de 98% en milieu urbain et 79 % en milieu rural. Par ailleurs le programme d’électrification rural global (PAGER) prévoit d’atteindre une couverture à 90 % en 2005 et de continuer à améliorer ses services pour généraliser la desserte des populations en cette énergie vitale. C. Télécommunication En matière de télécommunication, l’ensemble du territoire de la province est couvert par le réseau téléphonique automatique; le taux de couverture du réseau GSM est de 98%. 1.6. Ressources naturelles disponibles: environnement La forêt couvre une superficie de 47.928 hectares, soit près de 24% de la superficie totale du territoire provincial. Elle se compose essentiellement de Thuya (29 100 ha) et de Chêne vert (3 800 ha) accompagnés d’une végétation luxuriante et variée reflétant les nuances bioclimatiques régnant dans la région et présentant de nombreux atouts en rapport avec sa diversité biologique et son impact sur les équilibres écologiques et socio-économiques. D’autre part, concernant la faune actuelle, on recense 40 espèces de mammifères. Il faut préciser que trois espèces ont disparu depuis les années 1960: le mouflon, la gazelle de cuvier et la hyène rayée. 1.7. L’INDH dans la Province Le bilan de l’INDH au niveau de la province de Berkane montre que 72 projets ont été validés par le CPDH de 2005 à 2007. Le bilan des réalisations peut être résumé comme suit:

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La participation de l’INDH durant les exercices 2005 - 2006 et 2007 représente 65 % du coût global des projets, tous programmes confondus. Ainsi, l’ensemble des projets réalisés au titre de l’année 2005, 2006 et 2007 concerne principalement les trois axes suivants: - Soutien à l’accès aux équipements et services sociaux de base, - Soutien à l’animation sociale, culturelle et sportive, - Soutien aux Activités Génératrices de Revenus (AGR). Il convient de souligner que l’INDH prend en considération dans toutes ses démarches l’approche genre et insiste sur l’implication de la femme rurale dans la vie sociale notamment à travers les activités génératrices de revenus et la lutte contre l’analphabétisme. 1.8. Société Civile La Province de Berkane compte une ONG (croissant rouge marocain) et 578 associations (avec un effectif de 4 046). Ces associations qui œuvrent dans le domaine social, culturel, environnemental et sportif ne jouent pas pleinement leur rôle faute de moyens et d’encadrement. A noter que 6% seulement sont actives dont 50% dans le domaine social. 1.9. Coopération Internationale dans la Province

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La coopération internationale est présente au niveau de plusieurs communes. Les pays concernés par cette coopération au Nord de la méditerranée sont l’Espagne, la Hollande, la France et la Belgique. Plusieurs projets sont actuellement en cours: - Une étude sur la gestion des déchets (décharge publique) entre la Commune Urbaine de Berkane et la Commune Hollandaise de Zeist. - Un projet de coopération économique et commerciale entre la Province de Berkane et la ville de Perpignan. Ce projet a pour objectif le développement d’initiatives et d’actions de collaboration dans le domaine économique. - Un projet euro-méditerranéen pour l’environnement SMAPIII/Volet Maroc 1.10. Plans Stratégiques de Développement existants • Le Schéma de Développement et d’Aménagement Régional de l’Oriental (SDAR) constitue le cadre de référence de la région en matière de planification et d’aménagement du territoire, qui définit trois espaces de projets pour la province de Berkane (Berkane, Saidia et Tafoghalt). • Le Pôle du développement industriel de l’Oriental initié par Agence pour la Promotion et le Développement Économique et Social des Préfectures et Provinces du Nord du Royaume du Maroc. L’objectif de ce pôle est de: - Développer la région de l’Oriental dans la perspective de permettre un équilibre spatial et une répartition équitable des infrastructures d’accueil et de l’intégrer ainsi dans l’économie nationale et internationale.


- Créer des projets structurants pour contribuer au développement des provinces de la région de l’Oriental et des autres régions avoisinantes (la province de Berkane devrait abriter selon ces études une zone industrielle à Boughriba d’une superficie globale de 67 hectares). Plans sectoriels • Il existe un Plan de Développement Economique et Social de la province de Berkane pour la période 1999-2003, dont l’actualisation est prévue au cours de l’année 2007. • Un plan de développement local a également été élaboré dans le but de promouvoir la province, son agriculture, la protection de l’environnement, le développement du monde rural, l’urbanisme, l’aménagement urbain, la promotion de l’emploi et le secteur socio-éducatif. • Le plan de développement agricole de 2007-2009 pour le périmètre de la Moulouya vise le renforcement des organisations professionnelles en vue d’une plus grande implication dans le processus de modernisation et de compétitivité du secteur agricole , le soutien du programme de recherche appliquée et de transfert de technologie dans le domaine de la production, la commercialisation et l’amélioration de la qualité des produits agricoles , la restructuration et la modernisation des entreprises agro-industrielles, la réforme et la réorganisation des structures de commercialisation.

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Les élus, les fonctionnaires et la société civile

Les jeunes (filles et garçons) des communes rurales et urbaines.

Les associations et les coopératives

Appuyer la mise en place d’une politique d’animation au profit des jeunes des quartiers à travers la création de centres multimédia.

Renforcer et consolider les capacités de la société civile à travers des programmes de formation, de sensibilisation et d’implication.

Bénéficiaires potentiels

Renforcer les capacités des cadres administratifs par la sensibilisation des élus locaux et décideurs à travers : • la formation continue basée sur un diagnostic des besoins prioritaires • la sensibilisation des élus pour une bonne gouvernance locale (échange d’expériences) • la qualification des élus • l’échange d’expériences entres les élus des deux rives de la méditerranée

LIGNES DIRECTRICES BERKANE Gouvernance et Décentralisation

2. Lignes Directrices de la Province

OMD3 OMD7 OMD8

OMD2 OMD4 OMD6

OMD3 OMD7 OMD8

ODM

94 ONG, Collectivité locale, université, Ministère de la jeunesse et du sport, les collectivités locales, les structures INDH, Coopération italienne, AECID, PASC

Collectivités locales, APDO, ADS, ONG, Entraide Nationale, Coopération décentralisée et Internationale, UNICEF

Collectivités locales, Ministère de la modernisation des secteurs publics, Ministère de l´intérieur (DGCL), université, les Offices de Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail, Agence National des Promotions des Compétences (ANAPEC), Centre de formation, INDH, Coopération italienne, AECID

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Une société civile prédisposée et engagée.

Tissu associatif et jeunes dynamiques

Ressources Humaines Ressources financières

Ressources disponibles

Des profils qualifiés, moyens financiers et Programmes d´accompagnement

Expertise et échange de jeunes, Encadrement, Formation, appui technique et financier

Une expertise en la matière, Echanges intercommunaux et inter institutions internationales.

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Femmes et hommes de la province

Les administrations publiques, les collectivités locales, les citoyens et les partenaires (province de Berkane)

La société civile, les investisseurs et les partenaires

Les communes urbaines et rurales et le conseil provincial

LIGNES DIRECTRICES BERKANE Gouvernance et Décentralisation

Encourager la participation des femmes à la vie politique et l’insertion professionnelle par le biais de mesures incitatives.

Appuyer la création des systèmes d’information au profit des intervenants locaux (utilisation des TIC, mise en place d’un SIG, informatisation …)

Mettre en place un plan de marketing territorial pour la mise en valeur des potentialités territoriales à travers la réalisation de documents de marketing adéquats.

Appuyer la réalisation des plans stratégiques de développement local.

OMD1 OMD2 OMD3 OMD7 OMD8

OMD8

OMD3 OMD7 OMD8

OMD3 OMD8

ODM

95

Ressources disponibles

Une politique nationale et locale affichée, L´adoption de l´INDH de l´approche genre comme un axe transversal Des structures organisationnelles productrices d´information de développement local, Des cadres compétents en gestion informatique

Un riche potentiel territorial, Des ressources humaines

Existence de plans sectoriels

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine ONG, Entraide nationale, Parties politiques des collectivités locales, ministère de l´emploi, Office de Formation Professionnelle, secteur privé, UNIFEM, AECID

Ministère de la modernisation des secteurs publics, Collectivité locale, Ministère de l´intérieur, Instituts supérieurs, Ministère de communication, Agence National de Réglementation des Télécommunications, AECID Les collectivités locales, Ministère du Tourisme, Centre Régional d´Investissement, Opérateurs touristiques privé, ADPPO, ADO

Les collectivités locales, Agence du Développement de l´Oriental, Université, Haut Commissariat du Plan, Programme ART GOLD Maroc

Qualification des ressources humaines, appui technique et financier

Une étude de l´existant avec priorisation des axes à mettre en valeur ; Création d´un site Web professionnel de la province, production documentaire adéquate.

Un système de collecte, de stockage de traitement et de diffusion de l´information Une expertise en matière d´informatisation des services locaux notamment ceux des collectivités locales.

Manque des ressources humaines, sensibilisation de la femme, moyens financiers pour mettre en oeuvre les stratégies d´appui.

Ressources nécessaires


OMD2 OMD3

-Filles (âge de la scolarisation) -Filles ayant abandonnés le système scolaire (rural)

-Les analphabètes (notamment les femmes issues des communes rurales) -Les enfants non scolarisésdéscolarisés

Lutter contre la déperdition scolaire notamment au profit des filles rurales à travers : - la création des internats dans les écoles fréquentées par les filles issues des zones enclavées (Dar Taliba) - mise ne place d’un système de transport scolaire - l’organisation de campagnes de sensibilisation pour les parents

Renforcer les programmes d’alphabétisation et d’éducation non formelle des couches sociales vulnérables à travers la création des classes spécifiques, les programmes d’alphabétisation et la formation des formateurs

OMD1 OMD2 OMD3

OMD2 OMD3

ODM

Garçons et filles (4-6 ans) (toutes les communes)

Bénéficiaires potentiels

Promouvoir l’enseignement préscolaire des filles et garçons entre 4 et 6 ans à travers la création des établissements adéquats, la création des classes préscolaires et l’organisation de campagne de sensibilisation des parents.

LIGNES DIRECTRICES BERKANE Services Sociaux

96 Ministère de l´éducation nationale Entraide nationale Jeunesse/sport, Coopération Belge, AECID, UNICEF

Ministère de l’éducation nationale, Collectivités locales ONG, Ministère de la jeunesse, Coopération belge, AECID, UNICEF

Ministère de l’éducation nationale, collectivités locales ONG, Ministère de la jeunesse, Coopération belge, AECID, UNICEF

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Recensements Programme national d´alphabétisation, Formateurs, supports scolaires, Associations et coopératives actives

Locaux dans les établissements publics, Terrains, Formateurs

Locaux dans les établissements publics, Terrains, Formateurs

Ressources disponibles

Fournitures scolaires Paiement des formateurs

Equipements Moyen de transport Internat

Equipements/ matériels Formations Enseignants Locaux

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Les démunies et chômeurs (hommes et femmes)

Les handicapés toute catégorie

Femmes

Hommes et femmes en milieu rural

LIGNES DIRECTRICES BERKANE Services Sociaux

Soutenir les efforts en matière d’insertion socio-économique des hommes et des femmes à travers un diagnostic des besoins en emploi et la création de centres de formation professionnelle qualifiante

Appuyer l’insertion des personnes à besoins spécifiques à travers la qualification et la formation professionnelle et les programmes spécialisés pour les jeunes handicapés.

Améliorer la prise en charge sanitaire des femmes rurales via la création des maisons d’accouchement dans les communes rurales et la formation d’accoucheuses traditionnelles exerçant dans les zones enclavées.

Appuyer l’élaboration d’un plan de communication et de sensibilisation en matière de santé (usage des TIC) et l’organisation des opérations de diagnostic des MST et des maladies chroniques.

OMD4 OMD5 OMD6

OMD3 OMD4 OMD5

OMD1 OMD3 OMD8

OMD1 OMD3

ODM

97

Ressources disponibles

Ressources humaines, nouveaux besoins du marché de travail

Centre en voie de construction (pour handicapés mentaux)

Personnel Médical

Service d´I.E.C. M.E.N.

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine Ministère des -affaires sociales, Entraide nationale, Autorités locales, Délégation de la Jeunesse et du sport, Ministère et Délégation régionale de l´Artisanat, OFPPT, ADS, APDO, ONG, Coopération belge Ministère de la santé, Communes, Entraide nationale, ONG, O MS, Coopération belge et AECID Ministère de la santé, Communes, Ministère Entraide nationale, ONG, Coopération belge, Coopération italienne, UNIFEM, OMS Ministère de la santé, Communes et ONG, Ministère des affaires sociales, Ministère de l´Entraide nationale, OMS, Coopération italienne, AECID, Coopération belge

Equipement Formations Moyens de transports

Centre d´accouchement (maison des mères) Equipement Assistance….

Formation Equipement Assistance

Financement des formations Assistance technique Outils socioéconomique,

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

-Femmes en âge de reproduction -Enfants (moins de 5 ans)

Jeunes (hommes et femmes) de 10à 24 ans

Malades d´insuffisance rénale, cancéreux..

LIGNES DIRECTRICES BERKANE Services Sociaux

Appuyer l’amélioration des prestations sanitaires au profit des mères et des enfants à travers : - la vulgarisation des centres de santé notamment dans les zones rurales - mise en place d’un système de cliniques mobiles dans les zones enclavées

Promouvoir la santé des jeunes et des adolescents entre 10 et 24 ans à travers: • Le renforcement des structures de santé dans les quartiers • La vulgarisation des services de la santé scolaire et le renforcement de ceux existants •L’organisation des compagnes de sensibilisation notamment en matière des MST et l’usage des drogues …

Soutenir la prise en charge de personnes nécessiteuses souffrant de maladies chroniques (insuffisance rénale, cancer, etc.) à travers : • La création d’un centre d’hémodialyse • La création d’un centre de dépistage du cancer des seins • L’encadrement et accompagnement des patients OMD6

OMD6

OMD4 OMD5

ODM

98 Ministère de la santé ONG Collectivités Coopération belge OMS

Ministère de la santé, Ministère de la Jeunesse et sport, Autorités, Collectivités, Coopération belge, UNICEF

Ministère de la santé Communes et ONG, Ministère des affaires sociales, Ministère de l´Entraide nationale, OMS, Coopération Italienne, AECID, Coopération belge

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Existence d´une structure au sein de l´hôpital provincial

Personnel Educateurs

Personnel Equipement

Ressources disponibles

Extension locale Equipement Prise en charge financière

Moyens financiers et expertise

Formation Equipement

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

LIGNES DIRECTRICES BERKANE Economie Locale

Communes Rurales

Petits agriculteurs + familles

Enfants abandonnés

Appuyer la prise en charge des enfants abandonnés à travers la création des centres d’accueil

Appuyer la production et la commercialisation des produits des principales filières agricoles (arboriculture, apiculture, élevage) par la création des AGR et la formation des porteurs de projets en matière de montage de projets et de plans d’entreprise.

Enfants scolarisés garçons et filles (6-12 ans)

Bénéficiaires potentiels

Promouvoir les activités sportives, notamment dans les établissements scolaires et les espaces d’animation à travers la mise en place de programmes spécifiques et l’organisation des manifestations.

LIGNES DIRECTRICES BERKANE Services Sociaux

OMD1 OMD3 OMD7 OMD8

ODM

OMD1 OMD4

OMD2 OMD3

ODM

99

Associations, coopératives ORMVAM, DPA, Chambre d´agriculture Agence du Développement Social, Direction Régionale des Eaux et Forets, ADO, Coopération italienne et Belge, AECID

Ressources humaines

Ressources naturelles

Ressources disponibles

Service d´assistance sociale (santé)

Ministère de la santé Entraide nationale jeunesse/sport communes ONG, Coopération belge, AECID, UNICEF

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Société civile Autorité locale

Ressources disponibles

M.E.N. ONG Communes AECID

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Ressources financières

Equipement

Ressources nécessaires

Equipement Locaux Pôle de compétence

Cadres Equipement Formation Terrains/Locaux

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Agriculteurs + familles Communes Rurales

Jeunes diplômés Femmes rurales

Agriculteurs Industriels Jeunes promoteurs

LIGNES DIRECTRICES BERKANE Economie Locale

Assurer une gestion rationnelle des eaux d’irrigation à travers la mise en place de systèmes d’irrigation localisée notamment dans les terrains de moins de 5 H.

Encourager la création des PME et les Activités Génératrices de Revenus par : • le coaching à la création des MPE • mise en place d’un système de microcrédit souple. • réalisation des diagnostics participatifs pour la reconnaissance des besoins en matière des AGR

Appuyer le développement de la production agroalimentaire et valoriser les produits de terroir à travers: • la modernisation des procédés de production • la création des zones d’activités commerciales • la reconversion des profils pour répondre aux besoins des nouveaux marchés

OMD1 OMD3 OMD8

OMD1 OMD3 OMD8

OMD7

ODM

100 CRI, Agence Nationale de la Promotion de l´Emploi, Associations, coopératives, Chambres de commerce, ORMVAM, DPA, Chambre de l´agriculture, AECID

CRI, Agence Nationale de la Promotion de l´Emploi ONG et coopératives Chambres de commerce de l´industrie et des services, Coopération belge, AECID

Associations, coopératives, Associations des Usagers des Eaux Agricoles, Agence Hydraulique de la Moulouya, Centres Agricoles, ORMVAM, Direction Provinciale de l´Agriculture, Chambre d´agriculture, ADS, Direction des eaux et forets, ADO, Coopération italienne et belge

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Existence d´une infrastructure importante

Production agricole diversifiée

Ressources humaines Un nouveau marché émergeant (tourisme).

Ressources naturelles

Expériences réussies.

Sources

Nappes phréatiques

Barrage

Ressources disponibles

Déboucher Zone industrielle Ressources financières

Zones d´activités économiques

Ressources financières

Aménagement et équipement

Ressources nécessaires


Population locale notamment les femmes sans ressources

Associations et coopératives Jeunes promoteurs Femmes rurales

Bénéficiaires potentiels

Municipalité Berkane/Saidia/Ahfir CR du Madagh et de laâtamna

Renforcer les capacités des ressources humaines par la formation et la mise en place d’un réseau d’information entre les différents acteurs

LIGNES DIRECTRICES BERKANE Environnement

Assurer une gestion convenable des déchets solides et liquide à travers : la promotion et l’encouragement des investissements dans le domaine de recyclage et de tri des déchets, l’aménagement des dépotoirs, ou décharges selon les ratios universels, la création des stations d’épuration et la sensibilisation de la population en matière de gestion des déchets

Bénéficiaires potentiels

Promouvoir le tourisme en développant l’artisanat local, les produits agricoles de terroir, la valorisation des stations thermales, la mise à niveau des sites archéologiques et la promotion de l’écotourisme.

LIGNES DIRECTRICES BERKANE Economie Locale

OMD7

ODM

OMD3 OMD8

OMD1 OMD3 OMD8

ODM

101

Collect. locales ONEP IE RADEO ADO MEN ONGs Acteurs privés. Coopération belge

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Offices de formation Chambres professionnelles Administrations publiques et collectivités locales ADS, APDO Organismes professionnels, Coopération italienne et belge

Ministère tourisme Associations et coopératives Chambre de l´artisanat, Coopération belge

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Fonds locaux Partenariat Berk Zeist

Ressources disponibles

Ressources humaines (Associations, coopératives, autres, etc.)

Ressources humaines

Production artisanale diversifiée

Ressources naturelles

Ressources disponibles

Fonds externes Matériel Appui technique

Ressources nécessaires

Ressources humaines qualifiées Ressources financières

Assistance technique et financière

Ressources nécessaires


CRs. de la zone de Trifa CR de Boughriba CR de Ahfir C de Aghbal

CR Tafoughalt CR Zegzel CR Madagh CR Fezouan CR Aghbal

Producteurs agricoles Coopératives

Cr. Laâtamna Cr.Tafoughalt Cr.Zegzal Cr.Madagh Cr.Fezouan Cr.Aghbal

Assurer un environnement durable et sauvegarder la biodiversité naturelle à travers : la réhabilitation des écosystèmes forestiers dégradés par la plantation et la restauration du couvert végétal naturel par des espèces autochtones

Promouvoir les bonnes pratiques agricoles à travers: l’utilisation rationnelle des pesticides, la vulgarisation des cultures moins consommatrices d’eau d’irrigation

Promouvoir l’éco-développement à travers le développement des AGR sans impact sur l’environnement (Artisanat, écotourisme, agriculture biologique, pêche artisanale…) et la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables dans les systèmes de production

Bénéficiaires potentiels

Assurer une gestion rationnelle des ressources hydriques à travers: l’amélioration du système d’irrigation gravitaire par sa conversion en irrigation locale, l’encouragement des recherches en économie d’eau et la sensibilisation

LIGNES DIRECTRICES BERKANE Environnement

OMD7

OMD7

OMD7

OMD7

ODM

102 ADS. ADEO, DREFO, ORMVAM, DPA, Province, ONG Collectivités locales, AECID, Coopération belge

ORMVAM.DPA, ORG, Prof, Chambre d´agricultures, Coopération Italienne, Coopération belge

Collectivités locales EF, IPE, ONG ORMVAM, DPA, MEN, CR, AECID

Collectivités locales ORMVAM. ABHM, MEN ,DPA, ONG, Coopération belge

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

-Budget de l´état -Programme INDH

Budget de l´état

Projet de Gestion des Aires Protégées fonds de l´état et des collectivités locales Budget des CRINDH

Programme national de l´économie de l´eau Subvention de l´irrigation locale

Ressources disponibles

-Budget de l´état -projets financés

Projets financés Dons Appui technique aux agriculteurs

Fond externes Appui technique

Subvention et dons Appui technique

Ressources nécessaires


PROVINCE DE FIGUIG

Ministère de l’Intérieur Direction Générale des Collectivités Locales

Programme des Nations Unies pour le Développement

Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération


IX. PROVINCE DE FIGUIG 1. Présentation de la Province: Etat des lieux 1.1. Situation sur la carte et Contexte historique La province de Figuig a été créée en 1974 par le Dahir portant loi N° 1/74/08 du 14 janvier 1974. Elle est située à l’extrême sudest du Royaume du Maroc et au sud de la région orientale. Elle est limitée au nord par la province de Jerada, au nord-ouest par la province de Boulemane, à l’ouest par la province d’Errachidia et au sud et à l’est par la frontière maroco-algérienne. Sa superficie est très étendue et couvre 55 990 km2, soit 67,69 % de la superficie de la région, et 7,92 % du total de la superficie du royaume. Selon le RGPH 2004, sa population représente 129.430 habitants, dont 66.271 sont des ruraux. Elle connaît une des plus faibles densités du Royaume avec 2,31 habitants/km2, contre 23,2 habitants/km2 au niveau régional. La province de Figuig est constituée par deux principaux types de reliefs, à savoir: - Les hauts plateaux au Nord qui occupent plus de la moitié de la superficie et sont couverts en grande partie par l’Alfa (Macrochloa tenacissima), - Une chaîne montagneuse constituée par une zone centre à l’extrémité orientale du grand Atlas, une zone Est et Sud qui se compose respectivement des chaînes montagneuses de jbel Grouz et Ghels et du Bassin de Guir et Hammadat de Guir (les pieds de ces montagnes renferment trois oasis Figuig, Bouanane et Aïn-Chouatter) et une zone Ouest renfermant des montagnes dont les altitudes sont très variables (le point culminant est Jbel Masrouh (2714 mètres). 1.2. Structure administrative La province de Figuig est composée sur le plan administratif de deux Pachaliks, deux Cercles, sept Caïdats, deux Communes Urbaines et dix Communes Rurales, Le siège social de la province se trouve à Bouarfa, la distance qui sépare la ville du siège de la Wilaya de l’Oriental (Oujda) et de la Capitale du Royaume (Rabat) est respectivement de 265km et plus de 750 km. Les institutions politiques La province est dotée d’un Conseil Provincial constitué de 14 élus des conseils communaux, des chambres professionnelles et de la Chambre d’Agriculture. Quant à la Chambre de l’Artisanat et celle du Commerce de l’Industrie et des Services, elles sont localisées à Oujda et auxquelles s’ajoute une présence forte des Services Déconcentrés de l’Etat. Au niveau régional et national, la Province est représentée par trois députés à la Chambre des Représentants, un conseiller à la Chambre des Conseillers et 11 élus au Conseil Régional de l’Oriental.

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1.3. Données principales a) Générales L’évolution de la population de la province de Figuig est soumise à des effets naturels et migratoires. Selon les données du RGPH 2004, elle compte 129 430 habitants dont 51,67% de femmes, soit presque 7% de l’ensemble de la population légale de la Région de l’Oriental. Le taux d’accroissement est de l’ordre de 1,014% alors que la moyenne au niveau régional n’est que de 0,8%. La population est majoritairement jeune. En effet, la tranche d’âge 15-59 ans représente presque 57% de l’ensemble de la population et 35,1% pour les moins de 14 ans, ce qui dépasse les taux régional et national. Parmi cette population, 52,7% sont analphabètes, soit presque 10 points en plus qu’au niveau national, sachant que ce taux s’élève en milieu rural à 74,8% et 30,7% en milieu urbain et atteint 91% dans la commune rurale de Bouchaouene. Les principales caractéristiques de la population de la Province de Figuig

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Le taux d’activité est estimé à 30,7% pour l’ensemble de la population, contre 33,6% dans la Région de l’Oriental et 35,9% dans l’ensemble du Maroc. Le problème de l’emploi se pose avec acuité dans la province notamment en raison de la faiblesse des débouchés professionnels et des activités industrielles. Le secteur privé, représenté dans diverses branches (mines, élevage, agriculture, commerce, etc.), est soumis aux influences de la nature et de la conjoncture économique nationale et régionale, qui ne lui permettent plus de répondre à la demande d’emploi toujours croissante. Cette situation a donné naissance à des dés��quilibres et une amplification du chômage auxquels les administrations publiques et les collectivités locales ne peuvent pas non plus répondre. Il est possible de retenir les indicateurs suivants: - Le taux de chômage est de 19,1% dont 29,2% en milieu urbain. - Le taux de l’emploi agricole est de 49,5%. - Le taux de l’emploi non agricole est de 50,50 %. - Le taux de l’emploi public est de 15,9 %. Il est important de signaler que le chômage des jeunes diplômés s’est aggravé au cours de ces cinq dernières années en raison d’une part, de l’inadéquation de la formation par rapport aux besoins du marché de l’emploi local et d’autre part, de l’absence d’opportunités d’embauche dans les secteurs public et privé.


b) Situation de la femme La population féminine de la province de Figuig est de 65 667 femmes, soit plus de la moitié de la population totale (51,67%) selon le RGPH 2004. L’indice synthétique de fécondité de la province est le plus élevé de la Région 2,9 enfants/femme contre 2,1 enfant/femme au niveau régional. Ceci peut être expliqué en partie par l’âge précoce au mariage. La situation de la femme dans la province de Figuig est la plus précaire de toute la Région. Le rôle de la femme dans la province est notamment lié au rôle reproductif, son insertion socioprofessionnelle est très difficile et sa participation dans la vie publique est très réduite. Dans ce contexte, le taux d’activité des femmes est le plus bas de toute la région (12,2%) par rapport au taux d’activité masculin qui représente le 50,4%, mais également par rapport au taux d’activité féminin régional (13,8%) et national (17,6%). Plus précisément, 42,2% d’entre les femmes de Figuig ont une activité professionnelle relative à l’aide familiale, alors que 15,7% et 15,4% sont des salariés respectivement dans le secteur public et privé. L’élevé taux d’analphabétisme que suppose le 60,2% de la population féminine face aux 44,5% de la population masculine, est un des handicaps qui empêche la participation des femmes au développement local. Notons que ce chiffre varie selon le milieu de résidence et s’élève à 82% des femmes en milieu rural. D’un autre côté, la participation politique des femmes dans la province de Figuig est très faible, selon les données des Collectivités Locales en Chiffres 2004, il y a une seule femme aux conseils communaux de la province, face à 162 hommes. c) Situation de l’enfance et de la jeunesse La catégorie âgée de moins de 14 ans dépasse le (1/3) de la population totale soit 35% contre 29,5% au niveau régional. En milieu rural, ce pourcentage atteint 39%, avec un taux de fécondité de 3,9 qui s’explique par plusieurs facteurs notamment les coutumes et traditions locales. Dans la province de Figuig, les infrastructures d’accueil pour les enfants sont modestes et leur capacité d’accueil semble très limitée surtout dans le monde rural. Largement plus faible qu’à l’échelle régionale et nationale, le taux de scolarisation reflète ce phénomène car il est en partie la conséquence de la vétusté, ou parfois même de l’inexistence d’infrastructures dans certaines zones reculées du territoire. L’enseignement de base reste donc le défit majeur à relever pour assurer aux enfants l’accès à l’école, en particulier dans le préscolaire. Il est important de souligner que le travail des enfants persiste encore dans la province, et d’une manière relativement dépendante du mode de vie des différentes tribus. Il consiste le plus souvent en tâches liées à l’aide familiale. d) Situation des personnes âgées La population âgée de 60 ans et plus représente 8,4% de la population totale de la province, contre 8,1% et 9,1% respectivement au niveau national et régional.

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La proportion de la population ayant plus de 75 ans ne dépasse pas 2,2%. Cette tranche de population est généralement prise en charge par sa propre famille, elle souffre d’une absence de services et d’infrastructures d’accueil dan le domaine social, sanitaire et culturel. e) Flux migratoires La province se caractérise par l’accentuation de trois grands types de flux migratoires: • Une migration à l’intérieur de la province: - L’exode rural qui entretient des courants migratoires vers les centres urbains existants et constitue un tournant remarquable durant cette dernière décennie. Ce flux résulte de problèmes relatifs à l’enclavement prononcé du territoire, à l’aridité et la sécheresse persistante, ainsi qu’à la faiblesse des équipements de toute nature. - Mouvement migratoire saisonnier des pasteurs nomades, à la recherche d’eau et de pâturage pour le cheptel. • Une migration inspirée par les grandes villes du royaume en premier lieu Oujda. Ceci est la conséquence des opportunités présentes dans le domaine de l’emploi notamment dans le secteur informel et le commerce.

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• Une migration vers l’étranger devenue une réalité vécue par la quasi-totalité des familles, notamment les jeunes. Au lendemain de l’indépendance, les pays de destination étaient ceux de l’Europe occidentale: la France, la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas. Actuellement, les destinations sont plus diversifiées, avec en premier lieu l’Espagne. Ces départs vers l’étranger sont très importants pour les familles des ressortissants, en raison des transferts monétaires qu’ils génèrent. Néanmoins, ceux-ci sont essentiellement consacrés à la consommation, aux dépens des domaines d’investissement. 1.4. Services Sociaux a) La Santé L’état sanitaire de la population est loin d’être satisfaisant dans la province de Figuig. En ce qui concerne les équipements de base et les ressources humaines relevant du secteur public, il existe seulement un hôpital et deux centres de santé avec une capacité respectivement de 120 lits et 53 lits, ce qui représente 1 lit pour 763 habitants. Le nombre des établissements de soins de santé de base (Centres de Santé et Dispensaires) est de 19, le nombre de maisons d’accouchement est de 6, dont 2 non fonctionnelles. L’effectif total du personnel exerçant au niveau de la Délégation Provinciale de la Santé est de 253, représentant 67% du total du personnel lié au réseau de soins de base et 32% du réseau hospitalier. Le nombre de médecins internes est de 47, dont 5 spécialistes chinois et 3 spécialistes marocains, ce qui représente 1 médecin/2 808 habitants, alors qu’au niveau national il existe 1 médecin/1782 habitants. Le nombre d’infirmiers s’élève à 118, soit 1 infirmier/1 119 habitants. Le secteur de la santé dispose aussi d’une cellule provinciale pour la surveillance épidémiologique, une cellule d’éducation pour la santé, une cellule de surveillance de la santé de la mère et de l’enfant et une cellule pour la formation continue médicale, ainsi qu’une banque de sang. Au niveau du secteur privé, le nombre des médecins ne dépasse pas 5 généralistes et un dentiste. Le nombre de pharmacies est de 17. Il n’existe pas de clinique et de laboratoire d’analyse.


b) L’Education, l’Enseignement et la Formation Professionnelle Le secteur de l’éducation correspond à trois cycles: l’enseignement primaire, l’enseignement secondaire collégial et l’enseignement secondaire qualifiant. Selon le réajustement de la carte scolaire 2007/2008, l’effectif des élèves du primaire a atteint 17391 élèves dont 7695 filles, réparti sur 10 communes. Au total, 5856 dont 2817 filles au milieu urbain (34% du total de l’effectif des élèves du primaire), et 11436 dont 4879 filles au milieu rural (66% des élèves du primaire). Les filles représentent globalement 44% des scolarisés de l’enseignement primaire. Le taux de scolarisation de la tranche d’âge 6-11 ans est de l’ordre de 75% dont 69% de filles. Quant au préscolaire, les taux de scolarisation sont encore très bas et ne dépassent pas dans les meilleurs cas 30%. Une expérience novatrice a connu le jour depuis la rentrée scolaire 2004/2005, il s’agit de l’école communautaire Khalid Ibn Walid, au niveau de la Commune Rurale de Maâtarka. Ce projet a contribué à l’amélioration des conditions de scolarisation des enfants des nomades et à la généralisation d’un enseignement de qualité, tout en réduisant le coût pour les familles. Les résultats sont satisfaisants au terme des trois années pilotes, ce qui montre l’intérêt que peut apporter la généralisation de cette expérience dans d’autres communautés nomades. En ce qui concerne l’enseignement secondaire collégial, l’effectif des élèves est de 5494 dont 2439 filles, soit 2741 élèves en milieu urbain (49.9%) et 2753 en milieu rural (50.1%). Il est à noter que les filles rurales ne représentent que 44.8% de l’ensemble des filles scolarisées dans l’enseignement collégial. D’autre part, l’effectif des élèves de l’enseignement secondaire qualifiant est de 2897 dont 1553 filles, 58% du total des élèves du qualifiant se trouvent en milieu urbain, alors que 42% seulement en milieu rural. Quant aux infrastructures d’accueil, le tableau suivant résumé la situation au niveau de la province:

En conclusion, la province est dotée de services et d’équipements socio-éducatifs et sanitaires insuffisants, malgré les efforts déployés par les autorités compétentes et la mobilisation de la société civile. La formation professionnelle dans la province est assurée par 02 établissements publics relevant de l’OFPPT, 01 du Ministère de la jeunesse et du sport et 08 établissements privés. Les niveaux de formation sont – spécialisation, qualification, technicien et technicien spécialisé –. Cependant le taux d’emploi et d’insertion des lauréats de la formation est très faible et représente respectivement 13,50% et 19%. L’effectif total des élèves qui fréquentent les établissements de formation professionnelle, tant publics que privés, est de l’ordre de 657 individus en 2007/2008.

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c) La Culture Le taux de couverture de la province par les infrastructures et les équipements culturels est très faible avec seulement sept bibliothèques (2 à Bouarfa, 2 à Figuig, 1 à Bouanane, 1 à Beni Tadjit, et 1 à Ain- Chouatter) et un musée municipal non équipé à Bouarfa. L’infrastructure culturelle est aussi déficitaire en terme de conservatoire, complexe culturel, cinéma, salle d’expositions et musée. En revanche, il y a une Maison de la Culture en projet de construction à Figuig. La province possède un patrimoine archéologique et architectural à valoriser. Plusieurs sites archéologiques d’une grande importance existent surtout dans les communes de Abbou- Lakhal, Beni-Guil et Talsint (gravures rupestres, peintures rupestres, sites …) mais ces sites ne sont pas protégés. Le patrimoine architectural correspond à une architecture en terre qui remonte à la [période islamique] et qui fait partie de l’architecture des ksours et des kasbah (Figuig, Bouanane, Ain Chair). Ce patrimoine n’est pas classé et il n’est l’objet d’aucune intervention de sauvegarde ou de réhabilitation malgré son intérêt culturel certain. Par ailleurs, la province connaît une très grande diversité dans le domaine des arts populaires: - Un Art culinaire très riche et atypique, - Des danses et chants (Laalaoui, Houbi-Houbi, Ahidous, Alaalma…). Les troupes participent à de nombreuses manifestations provinciales et nationales mais soufrent d’un manque d’organisation et d’équipement. d) Le Sport et le Loisir 110

La province de Figuig est équipée de 8 maisons de jeunes, 2 centres d’accueil, 23 associations sportives, 11 écoles de sport, 56 équipes et 5 colonies de vacances. Il est à signaler que l’infrastructure sportive et de loisir demeure d’une part, sous-équipée et mal entretenue et d’autre part, insuffisante par rapport aux besoins réels des jeunes qui souhaitent des complexes sportifs, des salles omnisports couvertes, des piscines, des centres d’accueil et des associations bien encadrées. 1.5. Développement économique L’économie de cette province se base essentiellement sur les secteurs de l’élevage et des mines, en raison d’une part, des vastes étendues de terrain de parcours couvert en grande partie par l’Alfa qui offrent d’immenses espaces à l’élevage extensif, et d’autre part, de l’existence de ressources minières diversifiées que recèlent le sol et le sous-sol comme la barytine, le zinc, le plomb, le fer, etc. Les autres secteurs tels que l’agriculture, l’artisanat, le commerce et le tourisme sont de moyenne importance et ne contribuent qu’à de faibles proportions au développement économique. Cependant, ils présentent des potentialités dont la valorisation est de nature à dynamiser l’économie de la province. a) L’Agriculture La situation géographique de la province lui confère plusieurs caractéristiques défavorables: un climat aride, une pluviométrie insuffisante et irrégulière d’une année à l’autre, des températures annuelles ayant des écarts importants entre le mois le plus froid (-5°c en Décembre) et le mois le plus chaud (43°c en Juillet) et des vents violents, froids en hiver, chauds en été, conjugués souvent à des tempêtes de sable.


Pour toutes les raisons précitées, l’activité agricole est limitée à des petites parcelles de terrain au niveau des oasis, côtoyant les oueds et par certaines dépressions entièrement consacrées aux cultures céréalières. La surface agricole utile (SAU) est estimée à 117658 hectares. La céréaliculture –notamment l’orge- est pratiquée dans des zones d’épandage de crues dispersées sur des superficies dérisoires, alors que les plantations fruitières composées principalement du palmier dattier et de l’olivier sont concentrées au niveau des oasis réparties selon l’occupation du sol comme suit: - Céréales: 16 770 hectares - Maraîchages: 231 hectares - Arbres fruitiers: 3.285 ha (Palmiers/dattiers 254 377 pieds - Oliviers 349 612 pieds) - Légumineuses: 214 hectares - Fourrages: 617 hectares - Cumins: 72,2 hectares - Jachères: 96 173 hectares Le mode d’exploitation agricole est traditionnel, entraînant par conséquent une production faible qui est destinée en majorité à l’autoconsommation. C’est un secteur qui souffre de plusieurs facteurs contraignants: - la rareté des sols cultivables assis dans certains bassins, oasis et vallées. - la complexité du statut foncier et des droits d’eau, on distingue les terres “ Melk “ qui se trouvent en grande partie dans les zones irriguées et les palmeraies, avec une superficie moyenne par famille ne dépassant guerre 0,5 hectares, et les terres collectives situées dans les zones de bours. - la diminution de l’utilisation de l’eau d’irrigation en raison des insuffisances pluviométriques enregistrées. - La désertification, l’ensablement et les crues des oueds. b) L’Elevage Les conditions climatiques ont eu pour conséquence de développer des zones à vocation pastorale. Ainsi, l’élevage de petit ruminant occupe une place primordiale dans l’économie de la province,et constitue la principale activité génératrice de revenus pour environ 80 % des habitants. Cet élevage de type extensif (transhumance), est favorisé par l’étendu des parcours et de la nappe alfatière qui occupe environ 2,5 millions d’hectares, soit 45% de la superficie de la province. L’effectif du cheptel est estimé à 793 648 têtes, réparti comme suit: - Ovins: 603500 têtes - Bovins: 11640 têtes - Caprins: 177500 têtes

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- Camelins: 1000 têtes En tant que base économique traditionnelle et source de revenus indispensable pour beaucoup de ménages, le secteur de l’élevage mérite un accompagnement soutenu notamment par une série de mesures permettant d’augmenter son rendement tout en protégeant l’environnement: - l’encadrement des éleveurs par le biais des coopératives, - l’extension des cultures fourragères pour améliorer l’élevage des ovins afin de préserver les parcours du surpâturage, - l’amélioration des conditions sanitaires des animaux et la disponibilité en points d’eaux, - les aliments de bétail en périodes de sécheresse, - la valorisation des viandes rouges par la création d’un abattoir moderne permettant l’exportation des viandes hors de la province. c) L’Industrie Ce secteur est quasiment absent au niveau de cette province. Il est représenté par des petits ateliers modernes éparpillés localement qui concernent des activités diverses dont, à titre d’exemple, le centre emplisseur de gaz butane (bouteilles de 3 kg et de 12 kg), d’une capacité de remplissage maximale moyenne mensuelle de 1 400 tonnes. d) Le Tourisme 112

Le tourisme représente une activité d’avenir pour cette province, car les différentes localités regorgent de ressources et de sites touristiques riches et variés. Ces potentialités sont illustrées notamment par la disponibilité d’un milieu naturel attrayant (palmeraies de Figuig et de Bouanane, Ain Chair et Ain -Chaoutter), l’existence des monuments historiques et de ksours, la richesse du patrimoine cynégétique et une médecine traditionnelle pour le traitement du rhumatisme par les cures de sable. Néanmoins, toutes ces potentialités sont peu exploitées et l’activité dans le secteur reste d’une moindre importance, notamment en raison de la faiblesse des infrastructures d’accueil.Ainsi, la province compte seulement 8 hôtels non classés d’une capacité de 159 lits et 1 hôtel classé trois étoiles qui possède 40 lits. Enfin, plusieurs atouts sont susceptibles de dynamiser le secteur touristique local: la situation géographique de la province qui en fait l’oasis la plus proche de l’Europe, la construction d’un aéroport de liaison par les Emirats Arabes Unies à Bouarfa, la création d’un circuit touristique pouvant relier les oasis du territoire à celles du sud notamment de Draa et de Tafilelt et au nord avec la station balnéaire de Saïdia et l’organisation de safaris à travers les grands espaces. e) L’Artisanat L’artisanat constitue une activité originale dans la province. En effet, le territoire de Figuig est réputé pour la confection de ses djellabas, de ses burnous et de ses tapis de qualité, qui repose sur une matière première locale abondante (alfa, laine ...). Cependant, l’artisanat se caractérise par l’absence d’esprit coopératif et reste limité au niveau des foyers et exercé par la femme, ce qui ne concourt que faiblement à l’essor de l’économie locale. En dépit de ses énormes potentialités, ce secteur emploie actuellement 2125 artisans, dont 1197 dans les activités de service et 928 pour la production.


La promotion de ce secteur est indispensable pour créer de l’emploi, valoriser des produits agricoles ou naturels locaux, tels que le conditionnement des dattes et la transformation des plantes aromatiques, médicinales ou cosmétiques et appuyer le secteur touristique. f) Secteur Minier L’activité minière occupe la seconde place dans l’économie de la province. Elle est favorisée par l’importance des ressources locales en Plomb, Alquifoux, Calamine (Zinc) et Barytine. C’est une activité artisanale dont l’exploitation se réalise de manière individuelle ou dans le cadre des coopératives. La collecte et la commercialisation de la production sont assurées par la Centrale d’Achat et de Développement de la Région Minière de Tafilalet et de Figuig (CADETAF). Parallèlement à cette activité, il y a lieu de signaler l’exploitation d’un des plus grands gisements de la Barytine Pétrolière au Maroc, la mine de Zelmou, située dans la commune de Bouanane et exploitée par la Compagnie Marocaine de Barytine (COMABAR). La totalité de la production est destinée à l’exportation. De même, il existe d’autres gisements de manganèse, de cuivre, d’oxyde de fer et d’antimoine mais ils ne sont pas exploités actuellement. Leur exploitation pourrait donner de l’emploi à une partie de la population notamment en raison de l’augmentation de leurs cours sur les marchés mondiaux, mais nécessite des investissements dans les domaines de la recherche, de la valorisation et de l’encadrement. g) Le Commerce Ce secteur prend de plus en plus d’importance dans le tissu économique de la province avec une prédominance du commerce de détail sur le commerce de gros. Ce dernier évolue faiblement à cause des ressources limitées des ses travailleurs indépendants. Ainsi, le commerce des produits alimentaires demeure le plus répandu en raison de son importance dans la consommation courante des citoyens. L’approvisionnement du marché des centres de la province en produits et marchandises est assuré à partir des villes d’Oujda, d’Errachidia, de Meknès, de Casablanca et de Berkane. h) Infrastructures générales La province de Figuig est dotée d’un réseau routier classé d’une longueur de 1791,14 km représenté par: - 562,17 km dont 50,7 km non revêtus des trois routes nationales (N10 ,N17 et N19). - 369,422 km dont 152,422 km non revêtus des routes régionales (R601, R602, R604 et R708) - 859,177 km dont 620,675 km non revêtus des routes provinciales. En ce qui concerne le transport ferroviaire, il est représenté par une voie ferrée reliant la ville de Bouarfa à celle d’Oujda sur une longueur de 303 kilomètres, qui assure le transport du minerai de barytine pétrolière vers la ville de Taourirt, pour être ensuite exporté par le port de Nador vers l’Europe.

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Le transport des marchandises est assuré soit par des sociétés privées, soit par l’Office National du Transport. Le transport public des voyageurs se réalise par cars, desservant les lignes reliant les villes d’Oujda, d’Errachidia, de Fès, de Meknès, de Rabat, de Casablanca et d’Agadir. Quant au transport assuré par les taxis, 64 licences d’exploitation ont été attribuées. Notons que ce secteur sera renforcé après l’achèvement des travaux de construction d’un aéroport de liaison à Bouarfa par l’Etat des Emirats Arabes Unis. 1.6. Ressources naturelles disponibles: environnement La Province de Figuig est caractérisée par sa biodiversité à la fois faunistique (gazelle, sangliers, mouflons, perdrix, outarde, rapace et lièvre), constituant un potentiel important pour la chasse, et floristique grâce à l’existence des parcours riches en espèces végétales surtout en alfa, plantes médicinales et aromatiques et produits du terroir (truffes et champignons). En raison des menaces qui pèsent sur le milieu naturel (la faune et la flore subissent des pertes énormes en raison de la sécheresse et de l’érosion qui résultent de la surexploitation), des mesures de protection ont été engagées par les autorités dans le but de préserver les espèces en voie de disparition (création de trois réserves d’une superficie globale de 1 362 800 ha). D’autre part, un Site d’Intérêt Biologique et Ecologique (SIBE) a été édifié, il s’agit de la réserve de Jbel Krouz relevant de la commune rurale d’Abbou-Lakhal.

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Au sein des agglomérations urbaines ou rurales, on signale le manque, voire même l’absence totale de réseaux d’assainissement et de stations de traitement de l’eau potable qui conduit la population à utiliser des eaux non saines, sources de maladies et d’infections multiples. Une seule station d’épuration des eaux domestiques est implantée à Bouarfa et a été réalisée grâce au financement de la banque allemande KFW. D’autre part, on remarque des carences en matière de gestion des déchets solides dues à l’absence de décharge contrôlée et un manque d’espaces verts. 1.7. L’INDH dans la Province Pour la période 2006/2010, la province de Figuig a bénéficié de trois programmes: • Le Programme de lutte contre la pauvreté en milieu urbain qui vise 9 communes rurales où le taux de pauvreté se situe entre 31,67% et 66,85%, selon la carte de la pauvreté de 2005, établie par le Hautcommissariat au Plan. A propos, cette carte place la province de Figuig à la 7ème position par rapport aux provinces les plus pauvres du royaume, et la 3ème au niveau de la région de l’Oriental, avec un taux de pauvreté moyen qui dépasse 27,09%. • Le Programme transversal qui intéresse le territoire de la commune rurale de Ain-Chouatter, les quartiers des deux communes urbaines (Bouarfa et Figuig) et les 4 centres urbains non-ciblés par les deux programmes de lutte contre la pauvreté en milieu rural et l’exclusion sociale en milieu urbain. • Le Programme de lutte contre la précarité, couvre l’ensemble de la province, dans le but d’améliorer la qualité des prestations offertes par les associations et les institutions publiques pour atteindre les standards de qualité qui garantissent les conditions de dignité humaine, et favorise autant que possible l’insertion familiale et professionnelle des personnes concernées en créant des capacités supplémentaires d’accueil là ou cela s’avère nécessaire pour répondre aux besoins de la population en situation précaire. Il concerne essentiellement la mise à niveau des structures d’accueil existantes selon leurs besoins en aménagement, équipement et extension, la création des nouveaux établissements, de centres d’insertion et de formation des personnes handicapées et de centres d’accueils des personnes vulnérables.


L’enveloppe budgétaire pour les trois programmes de l’INDH:

En conclusion on peut dire que, malgré les efforts déployés ces dernières années par les autorités locales, les communes de la province souffrent de l’absence d’infrastructures de base (équipement en eau potable, électricité, routes, assainissement, éducation, santé et activités socio-éducatives) résultant de l’insuffisance des budgets destinés à ces projets. Ces secteurs demeurent donc en deçà des aspirations des populations. A cet effet, le processus de développement humain doit mobiliser tous les acteurs, les collectivités locales, les Conseils, Régional et Provincial, les services déconcentrés de l’Etat, les Agences de Développement Economique et Social, la coopération internationale, les ONG, le tissu associatif et la population, dans ce grand chantier. 1.8. Société Civile La province possède un nombre élevé d’associations soit 532 sur l’ensemble du territoire. Cependant, les résultats atteints par la société civile ne comblent pas encore toutes les attentes des populations et les ambitions des acteurs associatifs eux-mêmes. Ceci en raison d’une part, des carences en matière de qualification des ressources humaines et d’autre part, de l’insuffisance des moyens et ressources financières. Toutefois, les associations locales et particulièrement celles qui concernent directement le développement et la protection de l’environnement déploient beaucoup d’efforts pour tenter de répondre au défit de la lutte contre la pauvreté et la préservation de l’environnement par le biais notamment, de partenariats avec des ONG nationales et internationales. Le tableau suivant illustre la répartition des associations selon leurs domaines d’activités:

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1.9. Coopération Internationale dans la Province La Coopération Internationale dans la province a commencé à voir le jour ces dernières années touchant un grand nombre de domaines d’intervention: - La Coopération Décentralisée de collectivité locale à collectivité locale comme par exemple entre la municipalité de Figuig et le Conseil Général de Seine Saint Denis, ainsi que la ville de Stains en France. - La coopération entre les associations locales et organisations non gouvernementales avec les collectivités locales. - La coopération entre les associations locales et organisations non gouvernementales avec des Services des Ambassades (Japon,Allemagne et France), signalant une forte présence de la coopération espagnole (CIPIE, MON 3, FSUB, AECI…) et française (CCFD, IDD, SCAC, etc.). Néanmoins, il est nécessaire de signaler la faiblesse parfois même l’absence, de coordination entre les différentes actions de la coopération et le manque de suivi et d’évaluation des expériences menées sur le territoire. D’autre part, à l’exception de la municipalité de Figuig, il existe très peu de liens partenariaux dans la province, ce qui peut être mis en lumière, dans une certaine mesure, par l’insuffisance de formation appropriée pour les élus des conseils communaux et les cadres des associations.   Depuis le 8 juin 2000, la Municipalité de Figuig entretient des liens de coopération avec le Département de la Seine Saint-Denis qui concerne principalement trois axes d’intervention prioritaires: participation et citoyenneté, santé et prévention, environnement, urbanisme et développement local. D’autre part, elle a signé des accords de partenariat avec de nombreux ministères et administrations à l’échelle du pays mais aussi des universités, l’Agence espagnole de coopération internationale, (A.E.C.I.), la Ville de Stains, une O.N.G. italienne (AFRICA 70), des partenaires belges et hollandais. La Municipalité entretient également des liens étroits avec l’Institut français de l’Oriental (Oujda) et le service de coopération de l’Ambassade de France.


Bénéficiaires potentiels

Population, Quartier et Douars

Elus, services techniques

Elus, techniciens, services extérieurs, ONG

Associations, coopératives, services extérieurs et collectivités locales, chambres professionnelles, administrations d’Etat, CRI, Associations, Coopératives

LIGNES DIRECTRICES FIGUIG Gouvernance et Décentralisation

Renforcer la communication entre communes et la participation des populations dans les affaires publiques locales par l’amélioration de l’accès à l’information et la mise en réseau des communes rurales

Améliorer la gestion communale par le biais de la formation des formateurs dans les domaines de la planification stratégique, la gestion des ressources humaines et financières, la gestion des conflits et l’approche participative.

Appuyer la planification locale en assurant une formation des élus, des techniciens, des services extérieurs et des ONG dans le développement local

Appuyer la gestion en matière de développement local, national et international par la capitalisation, l’échange d’expériences et la création d’une banque de données

2. Lignes Directrices de la Province

OMD1 OMD3 OMD7 OMD8

OMD1 OMD3 OMD7 OMD8

OMD1 OMD3 OMD7 OMD8

OMD1 OMD3 OMD7

ODM

117

Humaines

Locaux

Humaines

Humaines et locaux

ONG, conseil provincial, AECID

Association, communes, services extérieurs, AECID, Coopération italienne

Associations, coopératives, services extérieurs et communes, ONG

Ressources disponibles

Associations, Coopératives, collectivités locales, services extérieurs et le programme INDH (cellule), Coopération Italienne, AECID

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Frais des activités d’échange, Moyens techniques

Moyens techniques, Moyens financières et savoir faire

Frais de formation

Animateurs, Animatrices et Autres moyens

Ressources nécessaires


Les enfants de 4 à 6 ans et les enfants des nomades de tranche d’âge (6 à 11 ans)

Généraliser l’enseignement de base (6 à 11 ans) de qualité et l’enseignement préscolaire dans le milieu rural et l’appuyer en milieu urbain par la création de centres, la formation de formateurs et la sensibilisation de la population

Bénéficiaires potentiels

LIGNES DIRECTRICES FIGUIG Services Sociaux Population analphabète de 15 ans et plus

association, coopératives, jeunes femmes rurales

Renforcer le rôle de la femme dans le développement local (domaine associatif, AGR, Coopérative, représentation diverses), à travers l’appui à la formation et la participation

Renforcer les programmes d’alphabétisation par l’encouragement, la mobilisation et la formation des bénéficiaires et des animateurs

ONG

Bénéficiaires potentiels

Am��liorer la communication et les capacités techniques et financières des ONG, à travers leur mise en réseau

LIGNES DIRECTRICES FIGUIG Gouvernance et Décentralisation

OMD2 OMD3

OMD1 OMD3 OMD4 OMD5

ODM

OMD1 OMD2 OMD3 OMD4

OMD1 OMD8

ODM

118 Ministère de l’Enseignement Nationale, communes locales, Associations des parents et tuteurs d’élèves, ONG, Coopération belge, AECID

Ministère de l’Education Nationale, Secrétariat d’Etat Alphabétisation et Education Non formelle, Entraide Nationale, Privé, ONG, Collectivités Locales et ADS, AECID, Coopération belge

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Services de l´Etat, Communes, toute structure féminine, AECID, Coopération belge

ONG, AECID

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Ressource humain et infrastructure Encadrement du MEN

Programmes d’alphabétisation existants, infrastructures

Ressources disponibles

Locaux

Humaines et Financières

Ressources disponibles

Infrastructure (internats…), équipement et formation

Mise à niveau des infrastructures existantes, formation des animateurs, Encouragement et mobilisation des bénéficiaires

Ressources nécessaires

Moyens financiers et moyens matériels

Locaux Moyens matériels et financiers

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Elèves concernés dans tous les cycles d’enseignement et surtout les filles

Enfant de 0 à 14 ans, les femmes de 15 à 44 ans

population locale

les jeunes relevant de la province les associations

Les femmes et des filles relevant de la province

LIGNES DIRECTRICES FIGUIG Services Sociaux

Lutter contre la déperdition et l’abandon scolaire à travers l’amélioration des conditions de scolarisation, notamment la mise à niveau des infrastructures.

Réduire le taux de mortalité infantile et maternelle en milieu rural par la mise à niveau des infrastructures existantes, la création de nouveaux équipements et la formation des professionnels

Renforcer la surveillance épidémiologique pour lutter contre les maladies émergentes (renforcement des moyens de diagnostic et de mobilité) par l’encadrement des professionnels et la sensibilisation de la population

Développer le secteur du sport et de la jeunesse à travers la création de terrains omnisports, les équipements, les espaces de jeunes et écoles de sport

Insérer la femme dans le processus de développement humain à travers la formation, la qualification, l’alphabétisation fonctionnelle

OMD3 OMD6

OMD3 OMD5

OMD4 OMD5 OMD6

OMD4 OMD5

OMD2 OMD3

ODM

119

Ressource humaine, infrastructure de base, coopération internationale Ressource humaine, infrastructure du ministère de la santé Ressource humaine, infrastructure et équipement du ministère de la santé Ressource humaine, infrastructures existantes Ressource humaine, infrastructures existantes,

Ministère de la santé, OMS, collectivité locale, ONG, Coopération belge…

Ministère de la santé, collectivité locale, ONG, services de l’Etat, ADS, Coopération italienne, AECID...

Ministère de la jeunesse et du sport, ONG, collectivités locales, ADS… ONG, ADS, collectivité locale, Entraide nationale, jeunesse et sport…

Ressources disponibles

MEN, CL, ADS, ONG, Associations des Parents d´élèves, Coopération belge…

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Mise à niveau des infrastructures et création autres équipement, formation, appui à la généralisation des infrastructures

Mise à niveau des infrastructures et création autres équipement

Appui technique et financier, échange d´expériences et de savoir faire, encadrement

Equipement Formation

Appui social aux familles (cantine scolaire, internat, fourniture scolaire) Améliorer et entretenir les infrastructures existantes

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Communes, Acteurs locaux, province, les jeunes diplômés, les jeunes promoteurs PME, PMI

Communes Acteurs locaux, province, secteur privé les jeunes diplômés, population locale, jeunes promoteurs

Encourager l’investissement dans les domaines de l’élevage, du tourisme rural et de l’agriculture à travers l’appui à la création de PME-PMI, notamment par les jeunes diplômés

Promouvoir le tourisme rural, culturel et solidaire par la création des circuits touristiques et la mise en valeur des produits locaux

Les personnes à besoins spéciaux

Améliorer les conditions de vie des personnes de besoins spéciaux par leur formation, leur insertion dans la vie active et la sensibilisation.

LIGNES DIRECTRICES FIGUIG Economie Locale

Les familles démunies de la province

Bénéficiaires potentiels

Améliorer les conditions de vie des familles démunies en milieu rural par la création des activités génératrices de revenus

LIGNES DIRECTRICES FIGUIG Services Sociaux

OMD1 OMD3 OMD7 OMD8

OMD1 OMD7 OMD8

ODM

OMD2

OMD1 OMD2

ODM

120 CRI, APDO, ADS, Office du tourisme, délégation du tourisme, Associations locales, Associations de crédit, secteur privé, Coopération italienne

CRI, ADS, APDO, délégation de commerce et de l´industrie, Fondation Med V, ITA Bouarfa, Associations de Micro crédits, Réseau Moukawalati, institution, ONE, Coopération Italienne

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

ONG, ADS, collectivité locale, services de l’Etat, AECID, Coopération belge…

ONG, ADS, collectivité locale, services de l’Etat, AECID, Coopération belge…

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

potentiel naturel et humain et patrimoine culturel très riches et diversifié

potentiel naturel et humain, ressources minières

Ressources disponibles

Ressource humaine

Ressource humaine, infrastructure existantes, tissu associatif

Ressources disponibles

Financement, Formation et échange d’expériences réussis et similaires

Financement Assistance ce technique et Formation

Ressources nécessaires

Infrastructure d’accueil, formation et accompagnement

création des activités génératrices de revenus, la formation

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Communes, acteurs privés et publics, jeunes diplômés, jeunes promoteurs, population locale vulnérables Communes, acteurs locaux, province, secteur privé, jeunes diplômés, jeunes promoteurs

Les artisanats miniers, les coopératives, la commune, la province, la population locale, jeunes diplômés

LIGNES DIRECTRICES FIGUIG Economie Locale

Valoriser les productions agricoles de la province (agriculture, filière ovine, olive, dattes, , truffes…) par le transfert de technologie et la formation des agriculteurs

Valoriser la production artisanale locale (laine, vannerie, Alfa et marbre) à travers la formation des artisans traditionnels, l’échange d’expériences, la création des réseaux et partenariats

Promouvoir les activités minières par l’encadrement des artisans miniers et l’appui à la création des AGR

OMD1 OMD3 OMD7 OMD8

OMD1 OMD3 OMD7 OMD8

OMD1 OMD3 OMD7 OMD8

ODM

121

Ressources disponibles

Potentiel agricole à mettre en valeur, un savoir-faire local important, tissu institutionnel déjà en place, Patrimoine naturel et humain (savoirfaire local)

potentiel humain et richesse naturelle (plomb, zinc, barytine)

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine Ministère de l´agriculture, APDO, ADS, CRI, secteur privé, chambre d´agriculture, ONE, Coopération Italienne, Coopération belge CRI, APDO, ADS, chambre de l´agriculture, secrétariat d’état chargé de l’Artisanat, Associations locales et coopératives, Coopération Italienne et belge CADETAF, Ministère de l’énergie et mine, secteur privé, associations coopératives, AECID, Coopération Belge

Financement, Appui technique, Formation et échange d’expériences,

Financement, Formation, Appui technique transfert de technologie, échange d´expériences, partenariat et déboucher commercial

transfert de technologie, Formation, Appui technique, Financement, Echange d’expériences similaires, Accompagnement

Ressources nécessaires


La population urbaine

Population des douars non électrifiés

Eleveurs et riverains des zones montagneuses Toutes les communes de la province de Figuig et surtout les zones montagneuses et les Haut plateaux

Valoriser les énergies renouvelables par la réalisation des études et le renforcement technique des professionnels du domaine

Assurer une gestion rationnelle des ressources forestières et pastorales à travers: • la création des réserves biologiques • la plantation des arbustes fourragères et l’adoption des techniques de réhabilitation des espèces autochtones • le reboisement des espèces forestières • l’adaptation des systèmes et techniques d’élevage au potentiel des parcours et forêts • l’intégration des bénéficiaires dans les processus de protection de l’environnement • l’appui technique et matériel aux coopératives • la sensibilisation et formation de la population à l’environnement

Bénéficiaires potentiels

Améliorer l’environnement urbain à travers l’adduction en eau potable et la création des espaces verts

LIGNES DIRECTRICES FIGUIG Environnement

OMD1 OMD7 OMD8

MD1 OMD7 OMD8

OMD7

ODM

122 ONGS, Coopératives et Associations locale, AECID

Communes rurales

services extérieurs DPA, ORMVAT, EAUX FORET

ONE, communes et bénéficiaires

ONEP, Bénéficiaires et communes rurales, Coopération belge

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Potentiel forestier et pastoral, Organisation professionnelles très dynamique, Programmes et projets en cours de réalisation (PDPEOII, projet de lutte contre la désertification et la pauvreté, INDH, programmes SAPAN/ADS, Programme Agribusness et Agriculture Intégrée/USAID..)

Vents Soleil

Existence des petits réseaux Existence des stations d’épuration

Ressources disponibles

Etudes, financement et Appui technique

Etudes, financement et Appui technique

Etudes, financement et Appui technique

Ressources nécessaires


Améliorer la gestion des déchets liquides au niveau des agglomérations à travers la réalisation des réseaux d’assainissement et la généralisation des stations d’épuration

Eleveurs, agriculteurs et transhumants

Assurer la sauvegarde, économie et valorisation des ressources en eau par: • la mobilisation des eaux de surface, • appui aux associations de gestion des points d’eau, • adaptation des techniques et systèmes d’irrigation qui permettent l’utilisation rationnelle de l’eau • protection des eaux des oasis de la pollution

Population des agglomérations urbaines et rurales

Toutes les communes de la province de Figuig

*Eleveurs, agriculteurs et la population locale (usagers d’infrastructures) *Toutes les communes de la province de Figuig

Bénéficiaires potentiels

Lutter contre la désertification et l’érosion (hydrique et éolienne) à travers des mesures contre l’ensablement, protection des berges des oueds, sauvegarde des oasis ainsi que l’aménagement en amant des bassins versants

LIGNES DIRECTRICES FIGUIG Environnement

OMD7

OMD1 OMD7 OMD8

OMD1 OMD7 OMD8

ODM

123

Points d’eau, Eau de surface, Nappes phréatiques Programmes et projets en cours de réalisation: PDPEOII, projet de lutte contre la désertification et la pauvreté, Projet KFW etc, Existence des petits réseaux

ONEP, Equipement, Agences du bassin hydraulique, DPA et la Météo Les associations de l´environnement, les coopératives Communes rurales Coopération belge

ONEP, Bénéficiaires et communes rurales, Coopération belge

Existence des stations d’épuration

Associations et coopératives dynamiques, Programmes et projets en cours de réalisation : PDPEOII, , INDH, programmes SAPAN/ADS, programme Agribusness et agriculture Intégrée/USAID

Ressources disponibles

* Eaux et forets, DPA, ORMVAT * Communes rurales * Coopératives et associations - AECID

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Etudes, financement et Appui technique

Etudes, financement et Appui technique

Etudes, financement et Appui technique

Ressources nécessaires


PROVINCE DE JERADA

Ministère de l’Intérieur Direction Générale des Collectivités Locales

Programme des Nations Unies pour le Développement

Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération


X. PROVINCE DE JERADA 1. Présentation de la Province: Etat des lieux 1.1. Situation sur la carte et Contexte historique La Province de Jerada a été créée par le décret du 24 Janvier 1994, mais le décret du 9 avril 1997 a induit une modification au niveau de ses limites en lui retranchant le cercle de Debdou annexé à la province de Taourirt nouvellement créée. Elle s’étend sur une superficie de 9300 km2 et est géographiquement située au Nord-Est du Royaume. Elle fait partie de la région de l’Oriental et est limitée par la préfecture d’Oujda-Angad au Nord, la province de Figuig au Sud, la frontière Maroco-Algérienne à l’Est et la province de Taourirt à l’Ouest. L’histoire de Jerada est profondément liée à la découverte de son bassin houiller. Cette découverte est le fruit d’un grand nombre de recherches effectuées par des géologues de la société belge « Ougré Marihay », lors d’une prospection générale au Maroc Nord Oriental. C’est en effet, en janvier 1927 que J. Horry fût le premier géologue à signaler la présence de houilles à Jerada. Il a fallu attendre dix mois de recherches pour que la rentabilité de l’exploitation de cet unique gisement au Maroc ne soit plus l’objet d’incertitude. En janvier 1929, avec l’accord de la société « Ougré Marihay », fût constituée « la Société Chérifienne des Charbonnages de Jerada «S.C.C.D». En 1942, une convention de gérance d’Etat fut conclue. Ce n’est qu’en 1946 que l’ensemble de l’exploitation fut transférée à une nouvelle société dénommée « Charbonnages Nord-africains » (C.N.A) qui comptait comme principaux actionnaires: l’Etat belge, l’Etat français et l’Etat marocain. Après l’indépendance, l’Etat marocain acheta la part de l’Etat Français et participa au capital de la société à 48 %. En 1964, cette part atteint le taux de 54,22%. En novembre 1972, l’Etat racheta les parts des sociétés belge et française et contrôla ainsi 99% du capital de la société. En Juin 1981, la dénomination de la société devînt « Charbonnages du Maroc » (C.D.M). 1.2. Structure administrative La province est composée de 3 Communes Urbaines (Jerada «chef lieu de la province »,Ain Béni Mathar et Touissit) et 11 Communes Rurales (Sidi Boubker,Tiouli, Ras Asfour, Guenfouda, Laâouinate, Guafait, Labkhata, Béni Mathar, Mrija, Ouled Ghziel et Ouled Sidi Abdelhakem). 1.3. Données principales a) Générales Selon le RGPH 2004, la population de la province compte 105 719 habitants, ce qui représente seulement 5,51 % de la population régionale (64 764 d’urbains et 40 955 de ruraux), alors qu’en 1994 cette population se chiffrait à 117 696 habitants dont 79 066 urbains et 38 630 ruraux, soit une régression de l’ordre de 10%, due notamment au déclin du secteur minier qui offrait auparavant de l’emploi à plus de 5 500 personnes. La densité moyenne est de 11 habitants/Km2. C’est l’une des densités les plus faibles du Royaume.

127


Programme ART GOLD Maroc

Sur les 105 719 habitants, 64 764 vivent en milieu urbain et 40 955 en milieu rural, soit un taux d’urbanisation de 61,26 % (RGPH 2004). Les minorités non indigènes sont quasi-insignifiantes puisqu’on a recensé seulement 271 étrangers. Le nombre de ménages est estimé à 18 468 répartis en 12 107 foyers urbains et 6361 ruraux. L’évolution de la population urbaine a été beaucoup plus rapide que celle en milieu rural. En effet, la prépondérance des urbains, qui représentent 67,17 % de la population totale de la province, s’explique essentiellement par l’exode rural qu’ont connu les communes urbaines de Jerada, Touissit et Ain Béni Mathar, notamment à cause du phénomène de sécheresse. La structure démographique de la population est dominée par les jeunes. En effet, plus de la moitié de la population a moins de 30 ans, ce qui constitue une valeur ajoutée en faveur du développement socioéconomique, si toutefois, cette tranche d’âge, dont la plupart sont actuellement inactifs, est intégrée dans la vie active. Recensement de la population

128

Les ménages sont composés en moyenne de 5,72 personnes (contre 5,2 au niveau régional), avec des écarts importants entre les communes. En effet, la taille des ménages des communes du Sud de la province est plus importante que dans le Nord (près de 8 personnes dans chaque famille à Ouled Ghziel, contre 4,8 personnes à Touissit). Ces différences s’expliquent en partie par l’histoire et la géographie. En effet, les communes situées plus au Nord sont plus proches de la ville d’Oujda, chef lieu de la Région, donc les modes de vie ont tendance à se rapprocher des modes de vie urbains qui se caractérisent par un faible nombre d’individus par ménage. Par ailleurs, les communes du Nord ont développé une économie industrielle, tandis que celles du Sud, éloignées des influences urbaines, ont gardé une économie plus traditionnelle, fondée sur l’agriculture dont l’élevage constitue la principale activité. b) Indice du Développement Humain Selon le RGPH 2004, le nombre total de personnes en âge de travailler qui sont à la recherche d’un emploi est de 32 128 dont 77,9% de sexe masculin et 22,1% de sexe féminin. Le taux d’activité est passé de 26,1% en 1994 à 30,4% en 2004, ce qui rend compte d’une certaine amélioration de la situation économique de la province. Ce taux dépasse actuellement de 3.2 et 5.5 points celui observé au niveau régional et national. Le taux d’activité féminin est passé de 5.9% à 12,8% au titre de la même période.


Taux d’activité (en %) selon le milieu et le sexe

La province de Jerada se caractérise par un fort taux de pauvreté. D’après la Carte de la Pauvreté réalisée en 2004 par le Haut Commissariat au Plan, la moyenne provinciale est de 31,68%, contre 17% pour la région de l’Oriental et 14% pour l’ensemble du Maroc. Les indicateurs ayant déterminé cette moyenne provinciale se présentent comme suit: • Taux de vulnérabilité: 21,52 % avec: • Indice de sévérité de la pauvreté: 4,60 % • Indice de l’inégalité: 36,01 % • Indices communaux de développement (Humain: 0,52 et Social: 0,42 % concernant uniquement les communes rurales) Les communes les plus touchées par la pauvreté sont Ouled Ghziel (+ de 60%), Labkhata (50%), Lamrija (43%), Tiouli (42%) Beni Mathar (38%), Ras Asfour (33%), Ouled Sidi Abdelhakem (32%), Guenfouda (31%) et Laaouinate (29%). Pour l’année 2005/2006, des taux importants de déperdition scolaire ont été enregistrés. L’évolution de la déperdition scolaire du primaire au lycée, en passant par le collège, n’est pas linéaire par rapport au taux observé au niveau national. Le graphique ci-dessous montre que la déperdition scolaire dans la province est inférieure à la moyenne nationale jusqu’au collège, puis le phénomène s’inverse au stade du secondaire (lycée) pour aboutir au stade post-secondaire à un taux de 12% dans la province contre 7% au niveau national. En conséquence, il y a lieu de prendre des mesures adéquates pour lutter contre ce phénomène, comme, par exemple, le renforcement des services du transport scolaire, la généralisation des cantines scolaires dans le monde rural et la création d’écoles communautaires.

129


Programme ART GOLD Maroc

Analphabétisme L’un des enjeux majeurs de la province est l’éradication de l’analphabétisme, qui concerne les femmes beaucoup plus que les hommes, surtout en milieu rural. En 2004, le taux d’analphabétisme atteint 63,4% dans la province soit 10 points de plus par rapport au taux régional, et 20% par rapport au taux national qui est de 43%.

Selon la Délégation de l’Education Nationale de Jerada, ce taux d’analphabétisme a diminué depuis 2004, notamment grâce aux opérations lancées par l’Etat et relayées par le tissu associatif local. Actuellement, le taux d’illettrisme est estimé à 40%. c) Situation de la femme La pyramide des âges de la province montre un net décalage entre la population masculine et féminine, en particulier entre les âges de 20 et 35 ans. Selon le RGPH de 2004, le nombre des femmes est supérieur de 11% à celui des hommes (femmes: 55 580; hommes: 50 139). 130

La situation de la femme dans la province est en général plus précaire que celle de l’homme dans les aspects socio-économiques et sa participation dans la vie publique est plus réduite. Selon le RGPH 2004, le taux d’activité des femmes dans la province est de 12,8%, face au taux masculin de 49,9%. Ce taux féminin est un peu plus élevé dans le milieu urbain (13,9%) que dans le milieu rural (11,1%). %). Le taux baisse avec l’âge, atteignant des scores très faibles pour la tranche d’âge des 20-24 ans qui se consacre essentiellement aux tâches familiales. En ce qui concerne l’analphabétisme, le taux féminin (55,9%) est plus élevé que le masculin (34,7%) et il peut arriver au 75,6% dans le milieu rural. D’un autre côté, la participation des femmes à la vie publique de la province est également très limitée. Selon les donnés des Collectivités Locales en Chiffres 2004, il y a une seule femme conseiller communal dans la province face à 172 hommes.


Pour ces différentes questions, le sort des femmes a toujours été au cœur des préoccupations de l’Autorité Provinciale et des associations féminines très actives qui œuvrent pour l’amélioration de leurs conditions de vie (cours d’alphabétisation, développement d’Activités Génératrices de Revenus, artisanat, élevage, etc.) d) Situation de l’enfance et de la jeunesse La province compte environ 35 000 enfants et adolescents de moins de 14 ans, et 30 000 jeunes de 15 à 30 ans. On constate qu’une partie de ces enfants quitte prématurément l’école pour aider leur famille dans les travaux des champs ou les tâches ménagères, plus particulièrement les filles. D’autre part, la jeunesse de la population implique des investissements importants au niveau sanitaire, social et culturel de la part des pouvoirs publics. e) Situation des personnes âgées La population âgée de plus de 60 ans représente le 7,8% en 2004, contre le 5,6% en 1994. La part des personnes âgées a donc augmenté du fait de l’amélioration relative des conditions de vie. Cette augmentation nécessite le développement de projets adaptés. Traditionnellement, les gens âgés sont pris en charge par leur famille, car la majorité ne dispose pas de retraite. Actuellement, des projets sont en cours afin d’accueillir et d’encadrer ces personnes. Par exemple, le centre d’accueil créé à Jerada conjointement par l’Entraide Nationale et le Conseil Provincial de Jerada qui possède une capacité de 45 lits. 1.4. Services Sociaux a) La Santé La province de Jerada dispose d’un certain nombre d’infrastructures de base, qui permettent de répondre aux besoins de santé primaire de la population. En effet, l’ensemble du territoire est couvert par 17 unités sanitaires dont 6 sont équipées d’un module accouchement. Par ailleurs, une polyclinique provinciale est en cours d’achèvement à Jerada, avec une capacité de 45 lits. Un certain nombre de spécialités y seront pratiquées comme la gynécologie, la chirurgie, la cardiologie, la pneumologie et la radiologie, etc. Cet établissement va faciliter l’accès aux soins pour la population, qui devait auparavant se rendre à Oujda pour bénéficier de soins spécialisés. Le taux de couverture médicale est d’un médecin pour 2800 habitants, contre un médecin pour 4600 habitants au niveau national.

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Programme ART GOLD Maroc

Les principaux problèmes de la population sur le plan de santé sont encore la maladie de la silicose atteignant les mineurs qui exerçaient au fond au profit de la société des Charbonnages du Maroc. De même, 60% des accouchements se font sans contrôle médical (contre 40% au niveau national). Ceci est dû à des facteurs multiples, à savoir: - Difficulté d’accès aux maisons d’accouchement: 40% des femmes habitent à plus de 3km des maisons d’accouchement. - Facteurs socioculturels: traditionnellement, les femmes accouchent chez elles. Des campagnes de sensibilisation sont organisées régulièrement afin d’inciter les femmes à suivre médicalement leur grossesse. Ainsi, pour pallier cette situation, un projet de « Dar El Oumouma » sera lancé très prochainement dans la Commune Urbaine d’Ain Béni Mathar, en partenariat entre l’UNICEF et l’Agence de Développement de l’Oriental, afin d’accueillir les femmes rurales des 5 communes de Lamrija, Ouled Ghziel, Béni Mathar, Ouled Sidi Abdelhakem et d’Ain Béni Mathar, avant et après leur accouchement. b) L’Education, l’Enseignement et la Formation Professionnelle Le tableau suivant fait ressortir la situation de l’enseignement public dans cette province au cours de l’année scolaire 2007-2008:

132

Etant donné les efforts déployés par le Ministère de l’Education Nationale en collaboration avec la province de Jerada, tous les centres urbains et ruraux sont couverts au niveau des établissements scolaires primaires (soit 33 établissements avec 13757 élèves répartis en 609 classes). Cependant, cette infrastructure reste modeste et insuffisante au niveau de l’enseignement préparatoire. En effet, au titre de l’année 2007/2008, 5590 élèves étaient répartis dans 9 établissements souffrant d’une insuffisance au niveau des équipements éducatifs (terrains de sports, sanitaires, bibliothèques, murs de clôture, salles multimédias …etc.). Pour remédier à cette situation et rendre ces établissements adéquats aux normes pédagogiques, il est indispensable de prendre des mesures relatives à l’aménagement et l’équipement de ces établissements (eau potable, électrification, sanitaires, murs de clôture, etc.).


Au niveau de l’enseignement privé, les établissements recensés dans la province sont: - L’Institut “Pigier” à Jerada avec un effectif de 40 élèves qui assure une formation dans les branches de la comptabilité et de l’Informatique, - L’établissement “ Ibn El Khatib” à Jerada avec ses 33 élèves dont 15 de sexe féminin, - L’école privée “El Irfane” à Jerada (40 élèves), - L’école de coiffure à Jerada (40 bénéficiaires). Les établissements de formation professionnelle sont représentés comme suit:

Il existe deux centres de formation dans la province dont l’école pratique des mines et un centre de qualification professionnelle. Cette infrastructure d’enseignement est insuffisante. c) Le Sport et le Loisir Une attention particulière est accordée à ce secteur pour renforcer les équipements existants à même de permettre aux jeunes d’exploiter leur temps à bon escient et faciliter leur encadrement physique et moral. La Province de Jerada compte plusieurs infrastructures socio-éducatives dont 5 foyers féminins, 6 maisons des jeunes et 19 garderies d’enfants. Une salle omnisport est en cours de réalisation à Jerada. Elle pourrait constituer un espace de divertissement pour les jeunes. 1.5. Développement économique L’activité socio-économique est également dominée par le secteur commercial avec une prédominance du commerce de détail. L’existence de quelques 10 000 ressortissants marocains à l’étranger (MRE) dont la majorité habitent en Espagne, constitue un transfert de revenus non négligeable qui dynamise l’économie locale. La province de Jerada recèle plusieurs potentialités, forestière (374 874 ha), et hydrique (8 milliards de m3). Elle bénéficie également de ressources pastorales importantes, avec un cheptel de l’ordre de 500 000 têtes et d’atouts touristiques importants, en l’occurrence les produits de niche non encore exploités et qui sont considérés comme étant des mesures d’accompagnement au grand projet touristique de Saidia (FADESA). a) L’Agriculture Secteur clé de l’économie locale, l’agriculture fait vivre environ 40 000 personnes de manière directe, mais reste dépendante des conditions climatiques. Ainsi, sur 113 890 hectares utiles, seuls 28 063 sont exploités, soit 69,90% de la surface totale. La productivité à l’hectare ne dépasse guère 9,5 quintaux durant les bonnes campagnes agricoles et est caractérisée par des équipements archaïques.

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Programme ART GOLD Maroc

Quant au périmètre irrigué, il ne couvre que 3 093 hectares. La forêt totalise une superficie de 358 950 ha dont 276 120 de nappes alfatières et 58 500 ha de forêts naturelles. Outre la faiblesse des superficies agricoles utiles et le faible volume des précipitations (soit une moyenne de 84,56 mm au cours des quatre dernières années), l’agriculture est fortement handicapée par d’autres facteurs notamment le gel, la mauvaise qualité des sols, le morcellement de la propriété privée (63% moins de 10 ha) et le poids et l’importance du régime foncier des terres à prédominance collective (soit 58% de la superficie totale). b) L’Elevage L’élevage est une activité répandue dans la province (au total 500 000 têtes, dont 350 000 ovins et 70 000 caprins). Cependant, elle est affectée par de nombreuses carences et dysfonctionnements. Ainsi, les ressources de pacage sont limitées en raison de l’aridité et la qualité des pâturages. Le surpâturage et les défrichements ont sérieusement dégradé le couvert végétal, ce qui expose dangereusement les rares sols disponibles à la désertification. La production animale, malgré son importance (la production laitière a dépassé les 3 millions de litres en 2006, principalement destinée à la consommation locale; les quantités de viande rouge commercialisées en 2006 ont dépassé les 734 000 tonnes), demeure à son tour limitée et très variable en raison des aléas climatiques, des fluctuations des prix et de la médiocrité des équipements des éleveurs, avec une utilisation dérisoire des produits dérivés qui n’animent qu’un faible commerce et ne donnent que rarement lieu à de petites transformations locales. Ceci engendre un manque à gagner non négligeable, aussi bien pour les éleveurs que pour les communes concernées.

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c) L’Industrie Hormis la Centrale Thermique de Jerada et la Fonderie de Plomb de Zellidja à Oued El Heimer, le tissu industriel de la province est faible et reste dominé soit par des stations avicoles ou par des sociétés issues de l’externalisation de certaines activités annexes de la Société des Charbonnages du Maroc, installées dans le même carreau industriel que ces dernières. d) Le Tourisme Les caractéristiques naturelles de la province en font une zone particulièrement intéressante pour le développement d’un écotourisme durable et solidaire. Bien que cette province dispose de potentialités touristiques importantes en l’occurrence les sites de Tissourine, de Guafait, Ras Asfour, le Site d’intérêt biologique et écologique (SIBE) de Chekhar, d’Ain El Karma et les plateaux d’Ain Béni Mathar, l’activité touristique reste encore embryonnaire. Les projets de création d’un musée minier à Jerada et de 5 gîtes touristiques (accueil chez l’habitant) à Guafait par « l’association Guafait pour la Culture et le Développement», dans le cadre d’un partenariat avec le Fond Social de Développement, constitueraient d’autres atouts complémentaires au grand projet de Saïdia.


e) Le Secteur Minier Le déclin de l’activité minière au niveau des trois ex-sites miniers de Sidi Boubker (en 1975), de Touissit (en 2002) et de Jerada (en 1998) conjugué au licenciement de 150 personnes (sur 503) opérée par la Fonderie de Zellidja d’Oued El Heimer en 2004 reste à l’origine des principaux problèmes ayant directement affecté l’économie locale. Cet impact négatif a eu pour conséquences directes:  Un net déséquilibre du marché de l’emploi de par le nombre important des personnes congédiées (soit au total 5 700).  Aggravation du taux de chômage, considéré par le recensement de 1994 comme étant le plus élevé à l’échelon de la Région de l’Oriental (soit 28,9 %), qui a encouragé l’activité d’extraction illicite de l’anthracite et des résidus du plomb aux alentours des centres précités. Ce secteur informel procure près de 1000 emplois.  Une chute considérable du pouvoir d’achat de la population, compte tenu de l’importance de la masse salariale réinjectée localement (plus de 300 millions de dirhams par an).  Quoique la libération de ce personnel ait été accompagnée par l’allocation d’importantes indemnités, l’injection de cette ressource financière n’a pas donné lieu à d’importants projets d’investissements, exception faite des 7 projets issus de l’externalisation de certaines activités annexes de la société des Charbonnages du Maroc qui emploient actuellement 140 personnes.  L’assistanat et l’omniprésence de la société des Charbonnages du Maroc, qui assuraient outre l’exploitation minière, la gestion d’autres activités annexes et services gratuits au profit de ses employés, ont eu un impact négatif sur des investissements tant publics que privés au niveau de la ville de Jerada.  Le dégrèvement substantiel des ressources des communes de Jerada, Laâouinate et Guafait qui étaient antérieurement constituées principalement des recettes fiscales versées par les Charbonnages du Maroc, soit respectivement 71%, 97% et 95%.  En revanche, il importe de souligner les aspects positifs induits par l’arrêt de l’activité des Charbonnages du Maroc: • Sur le plan de la santé publique: arrêt de la propagation de la maladie de la silicose qui affecte tout ouvrier travaillant dans le fond. • Sur le plan des mentalités: mobilisation collective pour une auto prise en charge du développement humain et local, au lieu du système d’assistanat qui prévalait durant les 7 décennies d’exploitation minière (scolarité, transport, eau potable, électricité, logements, etc.). • Sur le plan du peuplement: les villes de Jerada et de Touissit ont gardé 90% de la population recensée en 1994, contrairement aux expériences similaires vécues sur le plan international. En général, la disparition des agglomérations est simultanée avec l’arrêt de l’activité minière.

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Programme ART GOLD Maroc

Dans la province de Jerada, l’Etat n’a pas réservé un traitement exceptionnel et spécifique pour ces centres, au titre de la promotion de l’emploi (chantiers permanents de l’emploi). f) Zones économiques Dans l’optique d’encourager et d’attirer les investissements potentiels, trois Zones d’Activités Economiques sont en cours de réalisation dans la province, afin d’inciter l’implantation de nouvelles entreprises (à Jerada, Ain Béni Mathar et à Guenfouda). Un carreau industriel transféré par la Compagnie Minière de Touissit à la Municipalité de Touissit est mis à la disposition d’investisseurs potentiels. g) Infrastructures générales L’eau potable La province de Jerada est actuellement alimentée à partir de grands forages situés dans la commune rurale de Béni Mathar connue par son grand potentiel hydrique. Géré par l’Office National d’Eau Potable (ONEP), ce secteur s’est développé grâce au transfert de la gestion du réseau d’eau potable à des sociétés minières qui étaient en activité et qui prenaient en charge sa gestion au profit de leurs personnels. Au titre des années 2006/2007, certains projets sont en cours pour améliorer l’infrastructure de base (Travaux de forages, réhabilitation du réseau, adduction de l’eau potable, études d’assainissement et l’alimentation du monde rural en eau potable). Aujourd’hui, le taux de desserte connaît une nette amélioration puisqu’il atteint 84%.

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Électrification Les projets réalisés dans le cadre de l’électrification au titre de la même période ont permis de faire passer le taux d’électrification de 10% en 2002 à 75% en 2007. Bientôt, avec l’installation des kits solaires au niveau des villages de certaines communes rurales, ce taux atteindra 90%. D’autre part, le Programme d’Electrification Rural Général (PERG) a permis l’extension du réseau électrique principalement dans le monde rural (électrification de 36 villages et d’un centre rural) ainsi que la rénovation, l’extension, la réhabilitation et le renforcement du réseau en milieu urbain. 1.6. Ressources naturelles disponibles: environnement La ressource la plus importante est la nappe phréatique d’Ain Béni Mathar qui est estimée à prés de 8 milliards de m3 étendue sur une superficie de 7000 Km2. Son alimentation atteint prés de 60 millions de m3 contre 55 millions de m3 pour les sorties, destinées essentiellement à des exutoires naturels (sources de Ras El Aïn, et de Guafait) et à des activités d’irrigation, d’eau potable et industrielle. Malgré la présence de ce potentiel important, son impact économique demeure très limité car les infrastructures hydrauliques ne sont pas en mesure de diversifier et d’intensifier les productions végétales et animales et de générer une valeur ajoutée pour ce secteur.


Par ailleurs, les forêts constituent un potentiel important, car elles occupent une superficie totale de 374 874 hectares dont 294 407 hectares de nappes alfatières. Les problèmes de l’environnement les plus aigus se posent au niveau des ex-sites miniers de Jerada, de Touissit et de Sidi Boubker qui sont caractérisés par l’existence de digues de terrils, de charbon ou de plomb. Le traitement de ces terrils ne pourra se faire d’une façon efficace qu’au moyen d’une revégétation des montagnes de terrils par plantation et apport de terre végétale. 1.7. L’INDH dans la Province L’Initiative Nationale pour le Développement Humain est venue à point nommé pour pallier certains déficits sociaux en mettant en synergie les actions des différents acteurs de développement (collectivités locales, associations, entreprises, etc). Au niveau de la province de Jerada, le programme d’urgence 2005 a concerné trois communes rurales et deux quartiers urbains. L’enveloppe budgétaire totale allouée pour cette année était de 1 500 000 dirhams. Pour la période 2006-2010, le Programme INDH se décline en 3 composantes: • Le programme transversal: l’enveloppe budgétaire totale allouée est de 20 000 000 dhs, dont 5 000.000 dhs au titre de l’année 2006 et 5 500 000 dhs, au titre de l’année 2007. • Le programme de lutte contre la précarité: l’enveloppe budgétaire totale allouée par la Wilaya de la région de l’Oriental est de 3 086 250 dhs en 2006 et 3 395 300 dhs en 2007. • Le programme de lutte contre la pauvreté en milieu rural: il concerne neuf communes rurales dont le taux de pauvreté dépasse 30%. L’enveloppe budgétaire total allouée à ce programme est de 40 000 000 dhs, dont 11 250 000 dhs pour de l’année 2006 et 12 375 000 dhs pour l’année 2007. 1.8. Société Civile La province de Jerada dispose d’une société civile active et participative qui s’est développée durant ces dernières années. Elle possède également un potentiel humain majeur de par sa vocation agricole et pastorale et une main-d’œuvre qualifiée héritée de l’époque des grands chantiers miniers. 1.9. Coopération Internationale dans la Province Au niveau de la province de Jerada, le développement de la coopération internationale prend son origine notamment dans les efforts déployés par le tissu associatif. Ainsi, le champ d’action de la coopération est axé principalement sur le domaine social par le biais de subventions pour la réalisation des projets montés principalement par les associations et les coopératives locales. 1.10. Plans Stratégiques de Développement existants Après l’arrêt définitif du secteur de l’exploitation minière de l’anthracite et du plomb en 2001, conjugué à la fermeture définitive en 2000 de la Compagnie Minière de Touissit spécialisée dans l’extraction et le traitement du Plomb, de nombreux problèmes sociaux sont apparus avec la crise de l’emploi.

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Programme ART GOLD Maroc

Il est évident que la reconversion de l’économie locale exige la réorientation de l’activité mono sectorielle (basée autrefois sur l’exploitation des mines) vers une économie diversifiée à partir d’une stratégie cohérente au service d’un développement intégré dans l’environnement régional. C’est dans cette optique que s’inscrit le plan de développement économique, conçu par les Autorités Provinciales en coordination avec les pouvoirs publics, en vue de renforcer l’infrastructure existante, stimuler les investissements et promouvoir le secteur de l’emploi. Ainsi, les projets réalisés, ou en cours de réalisation dans divers secteurs se chiffrent au titre de l’année 2006, aux alentours de 4 600 000 000 dirhams dont 4 milliards de dirhams seront destinés au grand projet de création d’une station thermo solaire à Béni Mathar.

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Communes, Population, Coopératives, Société Civile

personnel des collectivités, ONG, élus, population

ONG, population, élus, communes

Renforcer les capacités locales à travers la formation du tissu associatif et du personnel des collectivités locales (cadres et élus), notamment sur le montage technique et financier des projets)

Capitaliser les expériences en matière de développement local, à travers l’échange de bonnes pratiques entre différents acteurs à l’échelle nationale et internationale.

Bénéficiaires potentiels

Appuyer la planification stratégique au niveau des communes par des méthodologies participatives et par la généralisation d’un Système Informatique Communal (SIC)

LIGNES DIRECTRICES JERADA Gouvernance et Décentralisation

2. Lignes Directrices de la Province

OMD1 OMD7 OMD8

OMD3 OMD7 OMD8

OMD7 OMD8

ODM

139

Ressources humaines des communes, de la Province, des Services Extérieurs et Intervenants concernés

Potentiel humain

Potentiel humain

Ministère du Développement Social, DGCL, Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, UNICEF, ADS, coopération Italienne, AECID Ministère du Développement Social, DGCL, Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, UNICEF, ADS…etc.

Ressources disponibles

Services Extérieurs, Agences de Développement de la Préfecture et des Provinces de l’Oriental, ADS, HCP, Université, Communes, Ministère de l’Intérieur (DGCL), Services Extérieurs, APDO, UNICEF, ONG, Coopération Italienne, AECID

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Budget de formation, d’encadrement et d’accompagnement

Budget de formation, encadrement et accompagnement

Financement d’enquêtes et études qualitatives Budget d’équipement et de formation

Ressources nécessaires


Province de Jerada

Appuyer les programmes de développement local de la Province par la création d’un Observatoire Provincial de Réflexion

Les enfants, notamment au monde rural

Handicapés

Lutte contre l’abandon scolaire, notamment en milieu rural, par la mise à niveau des infrastructures de base et des équipements, la formation des enseignants, et la mise en place d’un réseau de transport scolaire

Améliorer la situation sociale des handicapés, à travers la création de centres socioculturels pour assurer leur intégration dans la société

Bénéficiaires potentiels

Femmes et enfants

Améliorer les conditions de vie et la participation de la femme et de l’enfant aux activités provinciales par la réalisation des programmes de formation et de sensibilisation de la population

LIGNES DIRECTRICES JERADA Services Sociaux

Bénéficiaires potentiels

LIGNES DIRECTRICES JERADA Gouvernance et Décentralisation

OMD2 OMD6

OMD2

ODM

OMD8

OMD3 OMD8

ODM

140 Ministères (Santé, Education Nationale, Jeunesse et sports), Entraide Nationale, Conseil Provincial, INDH, APDO, ADS, UNICEF, Organismes internationaux, AECID, Coopération belge, ONG

Ministère de l’Education Nationale, DGCL, Collectivités locales, Jeunesse et Sports, Entraide Nationale, APDO, ADS, ONG, ,INDH, UNICEF, AECID, Coopération belge…etc.

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

APDO, ADS, Université, Experts, AECID… etc.

Ministère de tutelle, DGCL, UNICEF, APDO, AECID, etc.

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Terrain, Encadrement, Subventions

Infrastructures de base

Ressources disponibles

Potentiel humain

Potentiel humain

Ressources disponibles

Financement pour la création d’un centre pour les handicapés, équipements et assistance technique

Matériel technique, Financement, Ressources humaines et Formation

Ressources nécessaires

Budgets de soutien, Assistance et encadrement

Budgets de soutien, Assistance et encadrement

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Jeunes de la Province

Femmes et enfants

Jeunes et adolescents

LIGNES DIRECTRICES JERADA Services Sociaux

Renforcer et adopter une formation professionnelle adéquate au marché du travail par la création des centres de formation spécifique aux potentialités locales (Agriculture, Tourisme, Artisanat… etc.)

Améliorer la santé maternelle et infantile et assurer l’accès aux soins primaires par la mise en place d’unités mobiles pour chaque commune et par le développement du transport sanitaire

Promouvoir la santé des jeunes et des adolescents par la création d’espaces santé jeunes (ESJ) et la sensibilisation

OMD5 OMD6

OMD5 OMD6

OMD1 OMD8

ODM

141

Ressources humaines

disponibilité de formations sanitaires, et des corps médical et paramédical

disponibilité de formations sanitaires et des corps médical et paramédical

Ministères (Santé, Développement Social de la Famille et de la Solidarité Intérieur,), Collectivités Locales, APDO, ADS, ONG (UNFM, OMS, UNISEF, USAID) Ministères concernés (Santé, Intérieur, Développement Social de la Famille et de la Solidarité, Éducation Nationale, Jeunesse et Sports), Collectivités Locales, APDO, ADS, ONG (UNFM, OMS, UNISEF, USAID), Coopération belge

Ressources disponibles

Ministères (Emploi et Formation Professionnelle, Éducation Nationale, Tourisme, Artisanat, Commerce) Chambres professionnelles, Université, Associations, coopératives, Secteur privé, OFPPT, AECID, Coopération belge

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Logistiques, Expertises, Formation et Encadrement

Logistiques, Expertises, Formation, Encadrement

Financement Appui technique

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Jeunes promoteurs, investisseurs, porteur de projet

Éleveurs, coopératives pastorales

Communes concernées

Communes, coopératives, PME

LIGNES DIRECTRICES JERADA Economie Locale

Améliorer et encourager les structures d’accueil pour l’investissement par la valorisation des produits locaux et l’appui à la création des PME

Valoriser la filière ovine à travers la préservation des terres de parcours et la création d’un abattoir à vocation régional

Promouvoir le tourisme rural et culturel par la mobilisation des sites, la formation des intervenants et le développement des partenariats, ainsi que la commercialisation du potentiel touristique

Promouvoir les AGR par la formation à la valorisation des produits de terroir (élevage, plantes aromatiques et médicinales, miel, laine et alfas ...etc.) et la création des chaînes de valeur

OMD1 OMD7 OMD8

OMD7 OMD8

OMD1 OMD7 OMD8

OMD1 OMD7 OMD8

ODM

142 Ministère de l’Agriculture, Conseil Régional de l´Oriental, APDO, ADS, Eaux et Forêts, coopératives, Associations, université, INRA, CRI, Coopération belge

Conseil Régional, Ministère du Tourisme, Conseil Régional du Tourisme, Professionnels communes concernés, programmes de coopération bilatérale et multilatérale

Ministère de l´Agriculture, agriculteurs, ONG, coopératives pastorales, l’Agence de Développement de la Préfecture et des Provinces de l´Oriental, projet FIDA, Projet de coopération décentralisée IGP

Les collectivités locales, ONE, ONEP, l’Agence de Développement de la Préfecture et des Provinces de l’Oriental, Coopération Belge et Italienne, AECID

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Potentiel important (plantes, miel, laine, alfa, etc.)

5 Sites d’intérêts touristiques et 1 site d’intérêt biologique et écologique de Chekhar et un projet de création d’un musée minier à Jerada

cheptel important, parcours, ressources hydriques, potentiel humain

Existence de 3 zones d’activité économique en cours de réalisation,

Ressources disponibles

Appui technique et financier, transfert du savoir-faire, formation etc.)

Assistance technique Echange d´experiences

Formation, appui et assistance technique,

Appui technique et financier, commercialisation

Ressources nécessaires


Jeunes diplômes porteurs d´idées de projets, Promoteurs

Bénéficiaires potentiels

Renforcer la formation professionnelle pour encourager la Petite et Moyenne Entreprise et la création des AGR, notamment par des jeunes diplômés

LIGNES DIRECTRICES JERADA Environnement Ville de Jerada et Communes de : Touissit, Sidi Boubker, Tiouli, Guenfouda et Laâouinat

Population locale et acteurs économiques locaux

Appuyer le processus de reconversion de l’économie locale, notamment du secteur minier, à travers des échanges d’expériences similaires avec les acteurs de la coopération internationale et décentralisée

Améliorer l’aspect environnemental et les anciens centres miniers, à travers le traitement des digues sous- équipées et terrils et la restructuration et mise à niveau des quartiers

Bénéficiaires potentiels

LIGNES DIRECTRICES JERADA Economie Locale

OMD7

ODM

OMD1 OMD3 OMD7 OMD8

OMD1 OMD3 OMD7 OMD8

ODM

143

Potentiels humains

Ressources disponibles

Commerce et Industrie, Chambre du commerce et Industrie, CRI, Collectivités Locale, APDO et ADS, Coopération belge

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Ressources humaines et certaines études existantes,

Potentialités naturelles (cheptel, ressources hydriques, potentiel humains, Potentiel touristique, Forêts)

Énergie et mines, OFPPT, Commerce et industrie, écoles professionnelles, université, collectivités locales, tissu associatif, DPA, Département du Tourisme, coopération italienne, AECID

collectivités Locales, Département Ministériel chargé de l’environnement, Eaux et Forêts, ONG, Associations d’environnement, Département Ministériel chargé de l’Habitat, APDO, coopération belge

Ressources disponibles

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Ingénierie, Ressources financières et transfert de technologie

Ressources nécessaires

Accompagnement et Formation

Partenariat, échange d´expériences similaires, accompagnement à la gestion, formation

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Communes des hauts plateaux, population

Population

Associations des usagers d’eau, Direction Provinciale de l’Agriculture, collectivités locales

Collectivités locales, population

LIGNES DIRECTRICES JERADA Environnement

Lutter contre la désertification des hauts plateaux à travers le reboisement par des espèces acclimatées

Assurer un environnement durable, à travers le traitement des eaux usées domestiques et des rejets liquides, solides et gazeux

Appuyer les pratiques agricoles en faveur de l’environnement par la gestion rationnelle des ressources en eau d’irrigation et la promotion de l’usage de l’énergie renouvelable

Aménager les bassins versants moyennant la sensibilisation de la population sur la problématique de déforestation, le reboisement et le traitement mécanique de ces versants

OMD1 OMD7

OMD1 OMD7

OMD6 OMD7

OMD7

ODM

144 Eaux et Forêts, Direction Provinciale de l’Agriculture, Associations, APDO, Direction Régionale de l’Équipement, Coopération belge

Ministère de l’Agriculture, Communes, APDO, Agence du Bassin Hydraulique de l’Oriental, Associations, Coopération belge et italienne

DGCL, collectivités locales, départements concernés, APDO, ONG, Société Civile, ONEP, ONE, Unités industrielles, Coopération belge et italienne

collectivités Ethniques, Département Ministériel chargé de l’Environnement, Eaux et Forets, Ministère de l’Agriculture, INRA, Université, Coopération belge

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Certaines études préliminaires existantes, Ressources humaines

Ressources humaines, PMH existantes, ressources Hydriques existantes,

Études préliminaires d’assainissement de certains centres disponibles

Ressources humaines et Coopératives pastorales

Ressources disponibles

Ingénierie et Ressources financières

Ingénierie et Ressources financières,

Ressources financières

Ingénierie, Ressources financières et Transfert de technologie

Ressources nécessaires


Améliorer la gestion des risques naturels et industriels (inondation, mouvement de terrain, incendie) par échange technique avec les partenaires internationaux et le renforcement des moyens de protection.

LIGNES DIRECTRICES JERADA Environnement Communes et population

Bénéficiaires potentiels

OMD7 OMD8

ODM

145

Protection civile, Unités industrielles, Eaux et Forêts, Direction Régionale de l’Équipement, Délégation Provinciale de la Santé, Agence du Bassin Hydraulique de l’Oriental et le Croissant Rouge Marocain et l’APDO, AECID

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine Les études disponibles portant sur les risques naturels et la lutte contre les inondations, Ressources humaines

Ressources disponibles

Ressources financières, formation, transfert de technologies

Ressources nécessaires


PROVINCE DE TAOURIRT

Ministère de l’Intérieur Direction Générale des Collectivités Locales

Programme des Nations Unies pour le Développement

Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération


XI. PROVINCE DE TAOURIRT 1. Présentation de la Province: Etat des lieux 1.1. Situation sur la carte et Contexte historique La province de Taourirt est une collectivité locale de l’administration déconcentrée. Elle a été crée le 9 Avril 2007 dans le cadre du nouveau découpage administratif du Royaume. Cette province bénéficie d’une situation géographique privilégiée, elle est située dans la région orientale sur la route reliant Oujda à Fès, à 125 km du port de Nador et à 103 km de l’aéroport d’Oujda. Elle est délimitée au Nord par les provinces de Berkane et de Nador, à l’Est par la province de Jerada, à l’Ouest par la province de Taza et au Sud par les provinces de Boulmane et Figuig. Elle occupe une superficie de 8752 km2, soit 10,7% de la région et 1,2% de la superficie du Royaume et s’étend sur de larges plaines entourées de deux chaînes montagneuses: Bni Snassen et les Horsts. Peuplée par des tribus en majorité nomades, la province de Taourirt était connue surtout par son élevage extensif pratiqué par les habitants sur des terres réputées par leur potentiel agro-pastoral. Une partie de ces tribus a profité de la disponibilité des eaux de l’oued Za pour valoriser les terrains fertiles existants sur ses rives. 1.2. Structure administrative Sur le plan administratif, la province de Taourirt est administrée par le Gouverneur, agent d’autorité représentant de l’Etat qui veille à l’application des décisions du gouvernement et à la gestion des services locaux des administrations centrales. La province de Taourirt est composée de trois Pachaliks, trois cercles, six caïdats, deux arrondissements urbains et quatorze communes dont onze rurales et trois urbaines. Cette province est représentée au parlement par quatre députés dont deux à la chambre des conseillers et par neuf élus au conseil régional. L’assemblée provinciale comprend treize représentants. De même, les chambres professionnelles relevant de la willaya d’Oujda accueillent onze représentants de la province de Taourirt. 1.3. Données principales a) Générales Selon le dernier recensement de 2004, la population légale de la province est de 206762 habitants, avec un taux de croissance net de 1,4%. Le milieu urbain concentre 119387 habitants. Le taux d’urbanisation est passé respectivement de 1994 à 2004 de 52% à 58%.

  La loi n° 79-00 relative à l’organisation des collectivités préfectorales et provinciales

149


Programme ART GOLD Maroc

La pyramide des âges met en évidence la jeunesse de la population, dont 62% a mois de 30 ans avec un faible pourcentage de personnes âgées (+ de 60 ans) qui ne représentent que 8% de la population. La population de la ville de Taourirt, chef-lieu de la province, s’est multipliée par 48,4% et elle a doublé tous les dix ans depuis 1960. Selon l’enquête d’emploi de 2005, le taux de chômage est respectivement de 19% et 11,9% en milieu urbain et rural, soit un total de 14,9%. Les résultats du RGPH de 2004 montrent que la population économiquement active est de 66 715 personnes, soit 32,4%. L’emploi agricole représente 40,5% contre 9,9% pour les emplois publics. Les jeunes diplômés demandeurs d’emploi sont au nombre de 6 000 dans la province, dont 3000 pour le cercle de Taourirt et 2000 pour le cercle d’El Aioun. En conséquence, le taux de chômage, plus fort en milieu urbain, reflète la problématique du développement en milieu rural qui doit avoir comme objectif de fixer la population qui ne peut, dans l’état actuel des choses, trouver un débouché professionnel en ville. b) Indice du Développement Humain

150

Dans la province, le taux d’analphabétisme s’élève à 53,1%, contre 52% au niveau national. Le taux de scolarisation qui avoisine 51,7% dans les villes, peut descendre à 5,5% dans les zones rurales éloignées. De ce fait, avec un taux d’analphabétisme plus élevé que la moyenne nationale, et un faible niveau de scolarisation, la province connaît un handicap pour son développement local. Par ailleurs, la forte disparité entre garçons et filles en matière de scolarisation, surtout en milieu rural, réduit le rôle économique de la femme dans le tissu socioéconomique local. Certes, durant ces dernières années, beaucoup d’indicateurs de développement humain ont montré des améliorations significatives. Les taux de mortalité infantile et de malnutrition, par exemple, ont diminué, alors que l’espérance de vie à la naissance et le taux d’alphabétisation ont augmenté. Les indices communaux de développement humain et social, sont respectivement de l’ordre de 0,485 et 0,368. Mais les progrès restent inégaux et cachent des disparités. Les déficits sociaux accumulés depuis des décennies, surtout dans le milieu rural, sont devenus inquiétants, et la pauvreté, en tant que phénomène global, a pris de l’ampleur, notamment dans les communes rurales: Oulad M’hammed, El Atef, Sidi Ali Belkassem, Sidi Lahsen et Tancherfi. Elle touche de plus en plus les populations rurales enclavées et sans instruction. Les raisons profondes de cette détérioration des conditions de vie des populations rurales s’expliquent par une sécheresse persistante. La dernière estimation du taux de pauvreté dans la province est de 27,29 % et celle du taux de vulnérabilité est à 22,84 %. c) Situation de la femme La population féminine de la Province de Taourirt est de 106 665 (soit 51,8% de la population totale) selon le RGPH 2004. Pour les autorités provinciales, la lutte contre la pauvreté est désormais un combat de tous les jours. Cet objectif figure en première ligne de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain. Dans ce cadre, de

  Il s’agit du taux de chômage des trois provinces Berkane, Taourirt et Nador


nombreuses mesures sont prises en faveur des femmes, notamment pour celles vivant dans le milieu rural qui souffrent, entre autres, d’un taux d’analphabétisme le plus élevé (82,1%). D’un autre côté, la femme rurale, en plus de son occupation ménagère, contribue à la production agricole, à travers la pratique des cultures légumières, le désherbage, la moisson des céréales et la cueillette des olives. Elle s’occupe également du bétail et du petit élevage. Dans ce contexte, le taux d’activité féminin est du 12,9%, face au taux masculin du 53,4%, et il arrive au 14,1% dans le milieu urbain. Dans le but d’intégrer la femme rurale dans le développement, des centres d’animation féminine ont été construits et équipés au niveau de la Province de Taourirt. Ces centres servent de support pour la lutte contre l’analphabétisme, la formation professionnelle et l’orientation des femmes rurales vers des actions génératrices de revenus. Ces efforts sont conjugués à ceux déployés par la coopération internationale pour lutter contre la pauvreté et assurer le développement humain. Il est à noter que la coopération internationale constitue un levier primordial de développement, non seulement au niveau de l’appui financier, mais surtout sur le plan de l’échange d’expérience, de savoir-faire et d’expertise. D’un autre côté, la participation des femmes à la vie politique est très faible; selon les données des Collectivités Locales en Chiffres 2004, il y a deux femmes membres aux conseils communaux de la province, face à 193 hommes. d) Situation de l’enfance et de la jeunesse Le pourcentage des enfants et des jeunes de la province de Taourirt âgés de moins de 24 ans selon le RGPH 2004 est de 110 848 (dont 55 308 femmes), à savoir 53,9% de la population totale. Malgré l’ampleur de cette population, la province souffre d’un déficit en termes d’équipements et des infrastructures pour les jeunes, elle ne dispose en effet que de 3 maisons des jeunes et 3 garderies pour enfants. Le taux de scolarisation total est de 70,9 % (66,7% pour les femmes et 74,8% pour les hommes) mais le taux en milieu rural est de 49,3%, un chiffre inquiétant marquant les grands défit des politiques locales d’éducation, en plus de l’abandon scolaire, qui est considéré parmi les questions les plus préoccupantes des autorités provinciales. D’un autre côté, la situation des jeunes dans la province est marquée par un nombre élevé de jeunes demandeurs d’emploi (6 000 jeunes diplômés). D’ailleurs le taux d’analphabétisme avoisinant 38% (avec 48% pour les femmes) dont souffrent les jeunes âgés de 15 à 24 ans, est également une autre question importante. e) Situation des personnes âgées Selon le RGPH 2004 le pourcentage de personnes âgées de 60 ans et plus dans la province de Taourirt est de 17 283 (dont 9 165 femmes) soit 8,4% de la population totale. De ce pourcentage 1658 (dont 798 femmes) ont un handicap.

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La province de Taourirt ne dispose d’aucune infrastructure d’accueil, d’hébergement et de soin pour ces personnes âgées, qui sont comme dans la plupart des autres provinces, prises en charge par leurs enfants. f) Flux migratoires L’immigration constitue un phénomène très répandu dans la province. Cette immigration, qui concernait uniquement les hommes dans les années 50, touche actuellement les femmes. Les migrations externes en Europe constituent un prolongement des migrations internes. Dans les années 1960-1970, des centaines de paysans et d’ouvriers agricoles ont émigré, sous des formes différentes, principalement vers la France, la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas. En revanche, l’Espagne et l’Italie sont des pays d’immigration récente. Plus généralement, les apports des MRE dans la Région, représentent 33% des transferts MRE reçus par l’économie nationale. En adoptant une approche participative permettant d’impliquer toutes les parties concernées directement ou indirectement par la question de l’immigration, les immigrés sont appelés à contribuer au rapprochement entre le Nord et le Sud et à créer des espaces de dialogue et d’échanges interculturels. 1.4. Services Sociaux a) La Santé

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L’infrastructure hospitalière de la province reste encore modeste malgré les efforts déployés dans ce domaine par les pouvoirs publics. Elle est constituée d’un hôpital provincial, de 10 centres de santé dont 6 communaux, de 4 dispensaires ruraux et de 3 maisons d’accouchement. L’hôpital de Taourirt a connu une extension qui a permis d’élever sa capacité à 46 lits et la création de services hospitaliers, tels que le service des urgences, maternité, chirurgie, pédiatrie, bloc opératoire, radiologie et laboratoire. Parmi le personnel médical exerçant dans les établissements sanitaires de la province, on compte 43 médecins, 77 infirmiers, 15 techniciens, 24 sages-femmes et 116 cadres paramédicaux. La province connaît actuellement une insuffisance marquée en matière de couverture sanitaire notamment en milieu rural, ainsi qu’une faible capacité d’accueil de l’hôpital provincial (46 lits pour 200 000 habitants). Le personnel médical exerçant à titre privé dans la Province est au nombre de 83 dont 16 médecins généralistes, 8 chirurgiens dentistes, 53 pharmaciens et 4 opticiens. Afin de promouvoir cette infrastructure, le projet de la construction de « Dar Al Oumouma», dans la ville de Debdou, est en cours de réalisation dans le cadre d’un partenariat avec l’UNICEF. b) L’Education, l’Enseignement et la Formation Professionnelle Les établissements scolaires publics sont au nombre de 69 (dont une annexe pour le lycée) totalisant 1 199 salles, et accueillant prés de 37 000 élèves dont 50% sont des filles. L’effectif des enseignants est de 1 552. L’enseignement primaire privé compte 4 établissements, soit 23 salles, accueillant près de 539 élèves.

  Maison d’accouchement


Par ailleurs, il y a 4 internats scolaires pour 614 bénéficiaires et 120 restaurants pour 11 147 bénéficiaires. La formation professionnelle est assurée actuellement par 9 établissements dont 7 relevant du secteur privé, qui assurent à la fois la formation des stagiaires dans différentes spécialités et le perfectionnement professionnel des ouvriers. Ces établissements offrent une capacité d’accueil de 689 places dont 385 relèvent du secteur privé. c) La Culture Longtemps réputés pour leur hospitalité, les habitants de la Province de Taourirt sont connus par la diversité de leurs plats culinaires. Parmi les arts traditionnels communs à toutes les tribus de la Région de l’Oriental figurent les chants et danses folkloriques que les habitants de cette province ont imprégné de leur patrimoine culturel et qui sont marqué d’un style particulier lié notamment à leurs habitudes et coutumes. Les principales danses folkloriques sont de type “Nhari- El Mangouichi – Laalaoui- Haydous” pratiquées par des troupes appartenant aux Tribus des Bni Bouzeggou, Bni Chbel, Bni Oujgel et Zoua, et Ouled Amar. La constitution de ces troupes folkloriques en associations culturelles a permis l’épanouissement de cet art traditionnel qui s’est également traduit par l’émergence de paroliers et poètes populaires dont les paroles sont chantées à l’occasion des fêtes religieuses et nationales. Parallèlement à cet art, la Fantasia constitue également un sport traditionnel légué par les anciennes générations qui est pratiqué à l’occasion des fêtes nationales et familiales. En ce qui concerne le patrimoine historique, de nombreux sites présentent un intérêt certain dans la province comme les Kasbahs: • La Kasbah de Taourirt: elle a été construite par le Sultan Mérinide Abou Yacoub Youssef en 1295 qui y installa une garnison militaire dénommée «Béni Asker». En 1680, le Sultan Moulay Ismail la restaura et y mit 500 hommes de sa garde noire afin d’assurer la sécurité de la route Oujda-Fès. De nos jours, les descendants de la garde noire, vivent encore dans la tribu des Krarma, près de la Kasbah. Historiquement, celle-ci joua un rôle de forteresse qui permit à Taourirt, jadis appelée Dar Chaoui, de rester attachée au pouvoir central des Mérinides de Fès, malgré la volonté des Abdelouadites de Tlémcen de l’annexer à leur Etat. • La Kasbah d’El Aioun: Construite par le Sultan Moulay Ismail au 16ème siècle, elle joua un rôle important dans la sécurité des autochtones et la sécurité des routes des caravanes commerciales qui traversaient la région. • La Kasbah de Debdou: Édifiée par les Mérinides à une époque lointaine de l’histoire de la région, elle représente l’un des plus importants monuments historiques de la région.

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d) Le Sport et le Loisir Dans ce domaine la Province compte 3 maisons de jeunes accueillant des adhérents regroupés dans 35 associations culturelles et sportives. L’action de la Délégation Provinciale de la Jeunesse et des Sports se diversifie selon les besoins des jeunes. Quant à la promotion professionnelle féminine, elle est assurée par 3 centres regroupant 242 adhérentes. Dans le but de contribuer à l’encadrement de la jeunesse, la Province de Taourirt dispose d’un ensemble d’établissements socio-éducatifs. Deux terrains de football sont implantés au niveau de cette Province respectivement aux villes de Taourirt et d’El Aioun où évoluent 3 équipes dont 2 en deuxième division amateur à El Aioun et Taourirt et 1 en troisième division Amateur à El Aioun. Les garderies d’enfants existantes dans la Province sont au nombre de 3 pour 68 bénéficiaires. 1.5. Développement économique a) L’Agriculture La Province de Taourirt recèle d’importantes ressources. L’agriculture constitue une activité économique essentielle. Les parcours pour l’élevage sont importants ainsi que les surfaces irriguées et les forêts. L’agriculture représente la principale activité en milieu rural et se divise en deux zones: • La zone bour d’une superficie de 116 864 Ha où se pratique la céréaliculture. 154

• La zone irriguée d’une superficie de 7 797 Ha où se pratique la culture maraîchère, l’arboriculture et les cultures fourragères. La répartition de la SAU fait ressortir une prédominance de la micro-propriété. Les terres collectives occupent 209 843 hectares. Il s’agit essentiellement des parcours et des terres de cultures. Les sols sont généralement pauvres, à l’exception des sols situés au niveau des périmètres de PMH. Sur le plan physico-chimique, les sols en zones de PMH sont assez riches en calcaire. Ils présentent généralement une texture limoneuse et une faible stabilité structurale.

Source: Annuaire statistique de la Région de l’Oriental Année 2005   Terre agricole non irriguée   Superficie Agricole Utile   Petite et Moyenne Hydraulique


Le « bour » défavorable est largement représenté dans la Province de Taourirt et est dominé par la jachère. Dans ce système de culture, les céréales représentent 95% des superficies. Les superficies irriguées représentent 12% de la SAU et sont concentrées particulièrement dans la vallée d’Oued Za. L’olivier est le principal produit végétal transformé au niveau de la Province de Taourirt. En effet, la Province dispose de plus de 76 unités de traitement des olives de table dont 2 unités modernes. Ces unités traitent environ 75 % de la production oléicole dont 25 % est destinée à la trituration des huiles d’olives par le biais de plus de 50 unités dont 4 unités modernes. La quantité d’huile extraite annuellement est évaluée entre 5 000 et 9 000 hectolitres. En plus des unités de transformation des produits de l’olivier, le tissu agro-industriel de la province de Taourirt se présente comme suit: • • • • • •

2 conserveries végétales (Abricot); Une conserverie d’anchois; Une unité de traitement et de transformation de lait (Oued Za); Une unité de stockage des céréales (600 tonnes par an); 5 centres de collecte de lait; 1 abattoir municipal et 2 tueries communales d’une capacité de 180 tonnes/an.

Les organisations professionnelles existantes se présentent selon leurs activités comme suit: • • • • •

24 coopératives dont 10 apicoles, 6 de service, 5 pastorales et 3 laitières; 1 association des producteurs d’olives; 18 associations des usagers des eaux agricoles et 1 Fédération des AUEA; 1 association d’élevage d’ovins et caprins; 3 associations d’animation féminine.

b) L’Elevage Le cheptel bovin est conduit en grande partie dans les périmètres de PMH, selon un système semi intensif; la race améliorée constitue 95% de l’effectif total du troupeau bovin. Les ovins et les caprins sont conduits en système extensif et localisé généralement dans les zones bour. La race ovine dominante est la Beni Guil, alors que les caprins sont constitués de la race locale. Les terrains de parcours hors forêts couvrent une superficie de 141 318 ha et constituent la principale ressource fourragère pour les ovins et les caprins. Cependant, ces dernières décennies, l’état des parcours n’a pas cessé de se dégrader, sous l’effet des facteurs anthropiques (défrichement, surpâturage, ...) ainsi que de la pérennité de la sécheresse que connaît la région. La production laitière totale au niveau de la Province de Taourirt est estimée à 5,5 millions de litres par an. La quantité de lait usinée est 2,7 millions de litres; soit près de 50% de la quantité produite au niveau de la Province. La production de viande rouge est estimée à 5 793 tonnes.

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c) L’Industrie La vocation agricole de la Province a engendré par le passé la multiplication des unités agro-alimentaires de conditionnement d’olives et d’abricots implantées uniquement dans les quartiers populaires. Cependant et conformément aux Hautes Directives Royales, la commune urbaine de Taourirt a réalisé avec l’appui de la province le projet de la zone industrielle dans le cadre de l’incitation à la création d’un environnement favorable à la libre entreprise. Implantée comme une première assise promotionnelle pour l’impulsion des investissements créateurs d’emplois, cette zone s’étend sur une superficie de 72 Ha avec un coût de 24 299 560,00 dirhams. Elle est située à 2Km du centre de la ville de Taourirt sur l’axe routier Taourirt –Debdou sur un terrain domanial acquis par la municipalité. Le secteur d’unités industrielles y occupe une superficie de 50 Ha. Cette partie de la zone est répartie sur 146 lots destinés aux activités suivantes: l’agro-alimentaire, la fabrication de matériaux de construction et la confection artisanale. Actuellement, il y a lieu de signaler que 33 unités sont opérationnelles dont 21 dans les activités liées à la transformation et conservation des olives. La cimenterie de l’Oriental (CIOR), installée au cercle d’El Aioun, à 16 km sur la route d’Oujda, est une exception dans le paysage industriel local par son importance à l’échelle nationale et les critères de fonctionnement qu’elle applique. L’entreprise emploie 390 personnes et produit 1 242 000 tonnes de ciment par an. d) Le Tourisme 156

La Province recèle d’importantes potentialités en mesure de relancer le secteur du tourisme, à savoir, les forêts, les réserves de chasse et une faune très variée, ainsi que d’autres opportunités qu’offrent les lacs artificiels que forment les barrages de Mohamed V, Machraa Hammadi et celui de Hassan II. De même, un complexe touristique à la station d’estivage de Tafrant relevant de la Municipalité de Debdou renferme des structures d’accueil (chalets, café-Restaurant, Piscine, Cours de Tennis, Camping, Réserve de Chasse) permettant de répondre aux besoins du tourisme. Par ailleurs, un projet d’équipement et de mise en valeur de la source thermale de Sidi Chafi est à l’étude en plus de l’aménagement des piscines de Taourirt et El Aioun. Toutefois, on assiste à une carence en matière d’infrastructure d’accueil. Les deux hôtels existants sont modestes et non classés. Le secteur touristique n’a qu’un faible impact sur l’économie, en raison de la sous-exploitation des potentialités locales. Pourtant, ces potentialités constituées de Kasbahs historiques, montagnes, forêts, sources thermales, réserves de chasse et de pêche, ainsi que la cascade représentent des atouts qui pourraient être exploités, afin d’en faire des sites attractifs pour les touristes. En conséquence, la restauration des 3 Kasbahs relavant de cette province s’avère indispensable. e) L’Artisanat Le secteur artisanal à Taourirt est constitué par plus de 5000 artisans répartis dans plusieurs métiers. La production artisanale répond essentiellement aux besoins locaux notamment en milieu rural. La valorisation de cette production et sa commercialisation au niveau du marché national restent encore très limitées. Cette Province dispose d’un complexe artisanal qui regroupe 17 associations dans différents corps de métiers et un centre spécialisé dans l’estampillage qui rassemble 15 apprentis travaillant pour leur propre compte.


Ainsi, les préoccupations de la Délégation Régionale de l’Artisanat portent en premier lieu sur le recensement et l’identification des difficultés que connaît ce secteur. f) Infrastructures générales La Province de Taourirt dispose d’un réseau routier de 811,775 km, composé de 489,975 km revêtus et 321,800 km à l’état de piste. Ce réseau représente 31 % de la longueur totale du réseau routier de la Wilaya d’Oujda. Le maillage routier est constitué des routes principales qui relient la Province de Taourirt aux villes voisines (Oujda-Taza-Nador). A l’intérieur de la Province, ce sont les pistes qui permettent avec les routes secondaires de desservir la plupart des centres ruraux. Des projets nécessaires pour le développement économique et social ont été réalisés tels que la RN 19 reliant Nador à Taourirt et les dessertes intercommunales. La Province de Taourirt est traversée par une ligne ferroviaire de 103,3 km. Pour renforcer la capacité de cette infrastructure ferroviaire, un projet de liaison de chemin de fer Taourirt –Nador sur une longueur de 110 km avec un coût total de 2,5 milliards de dirhams et un délai de réalisation de 4 ans est en cours de réalisation (date d’achèvement 2008). Ce projet entre dans le cadre d’un partenariat entre l’Office National des Chemins de Fers (ONCF) et l’Agence pour la Promotion et le Développement des Préfectures et Provinces du Nord du Royaume. La réalisation de cet important projet aura des retombées économiques et sociales de grande envergure en raison de ses conséquences sur les activités socio-économiques ainsi que le désenclavement des préfectures et des provinces du Nord et la promotion des échanges avec les autres régions du Royaume. Dans le domaine de l’électrification, les projets réalisés dans le cadre du Programme d’Électrification Rural Général (P.E.R.G) ont permis d’élever le taux de couverture en électricité à 96% en milieu urbain et à 93% en milieu rural. Le P.E.R.G. a permis, plus particulièrement, l’électrification des zones périphériques des communes urbaines, ainsi que plusieurs communes rurales.A cet effet, 6601 foyers ont bénéficié de l’alimentation en électricité. La Province de Taourirt trouve les sources en eau potable dans les forages et les puits exploités par l’ONEP qui détient le monopole de production et de distribution.L’attention particulière consacrée à l’amélioration du réseau d’eau potable s’est traduite par le lancement du programme d’alimentation groupée en eau rural PAGER (1996-2002) qui consistait en l’équipement de 31 points d’eau, à l’aménagement de 5 sources et à l’extension du réseau d’eau sur 350km. Ainsi, le PAGER a assuré l’alimentation de 109 agglomérations en eau potable et le taux de desserte est passé de 22% en 1995 à 95% aujourd’hui. En matière de télécommunication, la Province de Taourirt a connu de grands projets de renforcement du réseau téléphonique fixe et mobile. Actuellement, d’autres projets d’extension et de réaménagement du réseau sont programmés. La construction de supports de transmission AMRT a permis la desserte de nombreuses communes rurales.   Grâce à ce programme ambitieux (90 000 000 00dh), qui a été cofinancé par l’Agence pour le Développement Économique et Social des Préfectures et Provinces du Nord du Royaume, l’ONE et les Communes concernées avec la participation des bénéficiaires, la production de l’électricité à haute tension est assurée par 2 postes alors que la distribution en moyenne et basse tension est assurée par 135 postes. Le nombre de clients atteint actuellement 27 996 abonnés en basse tension, 58 en moyenne tension et 1 abonné en haute tension.   Office National des Eau Potable

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L’habitat et l’Urbanisme Le Département de l’Habitat a réalisé un ensemble de projets visant la satisfaction de la forte demande manifestée par la population en matière d’habitat, notamment par les M.R.E. En effet, les projets réalisés en collaboration avec holding Al Omrane ont permis la création de cinq lotissements sur une superficie globale de 53,26 Ha et ont offert 1985 lots. Le coût global de ces projets s’élève à 83 950 000,00 dhs. D’autres projets en cours de finalisation permettront l’équipement de 4 223 lots, ce qui participera à réduire le problème du logement au niveau de cette Province. Toutefois, il y a lieu de signaler que cette province accuse un retard significatif en matière d’infrastructures de base aussi bien au niveau urbain que rural et un disfonctionnement en matière d’urbanisme et d’habitat. Dans les centres urbains et en particulier dans la ville de Taourirt, il existe une prolifération d’habitat non réglementaire, une fragilité dans les constructions ainsi qu’une forte dégradation du bâti et de l’environnement. Cette situation nécessite des solutions appropriées et urgentes pour éviter que les centres urbains de la Province, en particulier la ville de Taourirt, ne perdent leur identité et ne jouent plus leurs rôles de cité à savoir offrir un cadre de vie propice au développement économique. Dans cette perspective, un programme de mise à niveau urbain et rural a été lancé par les services de la province en concertation avec les services de l’Etat concernés afin d’atténuer les problèmes architecturaux, fonciers et environnementaux rencontrés et favoriser une dynamique économique et sociale positive. 1.6. Ressources naturelles disponibles: environnement

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Deux grandes formations végétales occupent le territoire de la province : la steppe dans les plaines et les hauts plateaux et la forêt dans les massifs montagneux. La faune steppique est très riche en oiseaux nicheurs, hivernants rares comme l’outarde, mammifères et reptiles. La dégradation de l’environnement est la conséquence de phénomènes naturels (sécheresse, fortes précipitations) qui provoquent des crues catastrophiques en un ruissellement dévastateur des sols en pente, et de phénomènes anthropiques. Dans ce sens, des efforts de reboisement ont été effectués pour ralentir les effets de l’érosion éolienne et du ruissellement. La désertisation a pris une ampleur considérable en quelques décennies à la suite d’une exploitation industrielle des nappes alfatières, de la sédentarisation autour des chantiers et points d’eau, de l’extension de la culture en « bour » et de l’élevage. Par ailleurs, la pollution touche surtout les centres urbains et leurs environs. Elle est à l’origine de problèmes de santé publique, notamment par la contamination des eaux potables. Actuellement, le problème environnemental majeur dans la province est celui de l’érosion due à l’insuffisance de la couverture végétale. La désertification s’accélère sur le territoire provincial. Ces préoccupations environnementales doivent faire partie intégrante des actions de la coopération décentralisée, et ce dans la perspective de mener des opérations de sensibilisation, aussi bien que d’assistance, afin de régler des problèmes plus ciblés, telles la gestion des déchets solides et liquides, la restauration et protection de la forêt, la gestion des espaces naturels ainsi que toutes les questions liées à l’eau et l’assainissement. Dans la Province de Taourirt, les forêts, qui occupent une superficie de 123931ha, présentent une grande diversité végétale leur permettant de jouer des rôles multiples sur le plan écologique, économique et social. Cependant, elles sont soumises à des contraintes d’origines diverses (prélèvement excessif du bois de feu, défrichement, incendies, surpâturages, etc.)


1.7. L’INDH dans la Province Le bilan des réalisations des programmes de l’INDH dans la Province de Taourirt porte sur: Le Programme prioritaire 2005: doté d’un budget de 2 915 000,00 dirhams, il a permet de réaliser six projets avec la participation de l’INDH (2 500 000,00 dirhams), des collectivités locales (295 000,00 dirhams) et des associations (120 000,00 dirhams). Le Programme INDH 2006: il a permis d’identifier plus de 115 nouveaux projets avec un investissement de 14 924 462,04 dirhams. Ces projets se repartissent entre les trois programmes retenus à l’échelle de la province comme suit: - Programme transversal: 51 projets avec un coût global de 10 876 530,24 dirhams; - Programme de lutte contre la précarité: 5 projets avec un coût global de 4 047 931,80 dirhams; - Programme de lutte contre la pauvreté en milieu rural: 59 projets avec un coût global de 9 750 000,00 dirhams. Le bilan pour l’année 2005 et 2006 est largement positif en terme d’appropriation de l’Initiative par la population, de participation du secteur associatif et de mobilisation des élus. Le Programme INDH 2007: ce programme en cours de réalisation porte sur 116 projets, avec une contribution de 20 554 205,00 dirhams de la part de l’INDH. 1.8. Société Civile Durant les deux dernières décennies, l’émergence et la croissance de la société civile sur le territoire de la province, ont été l’une des tendances les plus significatives dans le développement social local. Les organisations de la société civile n’ont pas seulement émergé en tant qu’acteurs importants dans le débat global sur le développement, mais elles sont aussi devenues une composante essentielle du capital humain du territoire. On estime aujourd’hui le nombre d’associations à plus de 400 dans la province. Leur domaine d’intervention sont diversifiés et portent essentiellement sur: le développement, les droits de l’homme et de la femme et de l’enfant, la culture, l’éducation, l’environnement, le développement durable, etc. Ces associations ont pour objectif d’offrir un cadre de conseil, d’appui et de formation aux différentes catégories sociales et plus particulièrement aux populations défavorisées, en milieu urbain comme dans le monde rural. Au titre des années 2005, 2006 et 2007, environ 160 d’entre elles (associations et coopératives) ont pu devenir des porteuses de projets dans le cadre des programmes de l’INDH. 1.9. Coopération Internationale dans la Province La coopération internationale constitue un levier important pour améliorer le niveau de vie des populations et réduire les inégalités socio-économiques, selon une approche qui s’exprime en termes de développement humain. La province de Taourirt, a développé des relations de coopération privilégiées avec un certain nombre d’institutions de développement à l’échelle régionale et internationale. Ces institutions ont participé activement à la concrétisation des plans et programmes d’action. Leurs contributions ont pris plusieurs formes de soutien à la fois financier et technique. Les principaux partenaires sont l’Union Européenne (EU), le Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA), mais aussi des institutions proches au continent africain comme la Banque Africaine de Développement (BAD) et des fonds et banques arabes.

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Le FIDA, en coopération avec le gouvernement marocain et l’appui d’autres partenaires (BAD et FAD), a mis en place deux importants projets de développement rural. Il s’agit de: • Projet de développement des parcours et de l’élevage dans l’Oriental (PDPEO), concernant 4 communes rurales dans cette province, ayant pour objectif d’améliorer les conditions socio-économiques des éleveurs et diversifier le matériel végétal pour une meilleure gestion et conservation des parcours. Le coût de ce projet est estimé à 412 millions de dirhams. • Projet de développement rural de Taourirt-Tafoghalt (PDRTT), concernant 7 communes rurales de la province, ayant pour objectif d’améliorer les conditions de vie de la majorité des paysans et des femmes en milieu rural par l’augmentation de la production agricole et pastorale, fondée sur une exploitation plus rationnelle des ressources disponibles et sur l’encouragement de l’innovation technologique. Concernant la coopération allemande, on citera le projet PMH financé par la KFW qui concerne les aménagements hydro agricoles. Ainsi, 2640 hectares ont été aménagés dans le périmètre de l’Oued Za, avec la création de 20 AUEA. Les aménagements ont consisté en la réhabilitation de 8 seuils de dérivation y compris les ouvrages annexes, plus de 81 Km de canaux principaux et des ouvrages d’arts. De même, dans le cadre de la coopération bilatérale entre le Maroc et les Etats-Unis, l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) a mis en place dans la province de Taourirt le projet ALEF qui vise à accroître l’employabilité des jeunes en renforçant la qualité et la pertinence de l’enseignement primaire et secondaire collégial et de la formation professionnelle. De nombreux établissements scolaires ont bénéficié de ce projet. 1.10. Plans Stratégiques de Développement existants 160

La province de Taourirt dispose de potentialités d’investissement importantes. La présence de l’olivier, comme potentiel agricole et de développement, de sa transformation à sa commercialisation, a connu un développement quantitatif et surtout qualitatif majeur qui répond actuellement aux critères exigés par le marché national et international. De même, pour le potentiel de transformation des produits de l’élevage et l’exploitation des plantes naturelles, la province espère encore attirer des investisseurs. La présence de la zone industrielle de Taourirt et des locaux professionnels constituent un facteur encourageant les entrepreneurs à s’y installer sous forme de PME-PMI semi-industrielles. Les investissements en matière d’artisanat consistent à sauvegarder, réhabiliter et adapter les techniques de fabrication traditionnelle, afin d’insérer les productions dans un circuit commercial et touristique. Ces investissements sont soutenus par l’existence de la matière première utile à la création artisanale contemporaine, qui est disponible en potentiel suffisant.

  Associations des Usagers des Eaux Agricoles


Bénéficiaires potentiels

14 communes, présidents des communes rurales et urbaines

Familles rurales (femme, fille, garçon, enfant, homme) grands parents

Fonctionnaires, élus, membres des associations -gestionnaires publics, personnel des moyens et petites entreprises « PME »

LIGNES DIRECTRICES TAOURIRT Gouvernance et Décentralisation

Renforcer les stratégies de bonne gouvernance par l’échange des expériences entre les communes de la région et des communes étrangères (bonnes pratiques, base de données en formation, planification, suivi et évaluation des projets).

Améliorer les conditions de la femme rurale, à travers des programmes de formation et de sensibilisation pour les hommes et les femmes sur : le code de la famille « Moudouana », l’analyse et le diagnostic des conditions de vie

Appuyer la gestion locale par le renforcement des capacités des ressources humaines des administrations locales, de la petite et moyenne entreprise et du tissu associatif.

2. Lignes Directrices de la Province

OMD8

OMD3

OMD8

ODM

161

Ressources disponibles

Ressources humaines, comités INDH, ressources financières de l´INDH

Ressources humaines, Structures étatiques (Education nationale, Entraide nationale, centre de formation et d´éducation, Office de formation professionnelle et de la promotion d´emploi. Existence des locaux et des moyens logistiques, Etablissements scolaires

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine Direction générale des collectivités locales, Agence de développement social, INDH, coopération italienne, AECID, Programme ART GOLD Maroc Conseils régional et provincial, Délégation éducation nationale Délégation entraide nationale, Délégation santé, AECID

Agence de développement social, Université, services déconcentrés de l´Etat, Coopération italienne, AECID

Formation continue, renforcement de capacités, échange d´expérience au profit des entreprises et fonctionnaires de l´état

Centres de qualification, Infrastructures pour l´amélioration des conditions de la femme et de l´enfant (Dar Taliba, Dar Al Oumouma …)

Echange avec les collectivités locales étrangères sous forme de jumelages efficaces et coopération décentralisée

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Fonctionnaires, Elus, société civile, entreprises locales

femmes rurales

Communes rurales et urbaines, jeunes femmes en quête d´emploi, jeunes diplômés chômeurs

LIGNES DIRECTRICES TAOURIRT Gouvernance et Décentralisation

Améliorer la communication et la gestion au sein de l’administration et entre administrations, communes et établissements publics par le renforcement de la technologie et la mise en place des centres de formation et de qualification au niveau des communes

Encourager l’implication de la femme au processus de développement local, à travers la création des guichets au profit des femmes pour les orienter, les conseiller et promouvoir leur rôle dans le système électoral

Assurer la transparence, la diffusion des informations et l’économie du temps par la mise en place d’un système de communication intercommunal, entre communes et services extérieurs

OMD8

OMD3 OMD5

OMD7 OMD8

ODM

162 Conseils provincial et régional, Agence de développement social, Agence pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces de la région de l’Oriental, Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi et des Compétences, coopération Internationale

Agence de développement social, Agence pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces de la région de l’Oriental, AECID

Communes rurales et urbaines, Institut supérieur de technologie appliquée (ISTA), Coopération Italienne et AECID

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Ressources financières INDH,

Jeunes formés et porteurs de projets, Coopératives et Associations féminines

techniciens formés dans le domaine de l´informatique, ressources humaines, moyens financiers INDH

Ressources disponibles

Encouragement de la création des syndicats de communes, technologies informatiques, experts management, coopération internationale

Emancipation du rôle de la femme, opportunités d´emploi,

matériels informatiques et bureautiques,

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Comité provincial de développement humain, Comités locaux de développement humain, division provinciale de l´action sociale, équipes d´animation communales Communes urbaines et rurales

Province de Taourirt

LIGNES DIRECTRICES TAOURIRT Gouvernance et Décentralisation

Renforcer les capacités du tissu associatif pour une bonne gestion des projets de développement, notamment par la formation sur montage de projets sociaux, à travers la coordination des actions du Comité Provincial de Développement Humain

Appuyer la planification stratégique par l’accompagnement des collectivités à la réalisation d’un diagnostic participatif et des plans stratégiques

Appuyer la durabilité des actions de développement et le transfert des informations par la création d’un Observatoire provincial de développement local

OMD8

OMD8

OMD7 OMD8

ODM

163

Ressources disponibles

Ressources financières INDH

Ressources humaines et financières des communes et de l´INDH

Ressources humaines dotées de compétence, de savoir faire et d´expérience.

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine Réseaux experts INDH, Agence de développement social, Coopération Internationale

Agence de développement social, Agence pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces de la région de l’Oriental, Coopération Internationale

Agence de développement social, Agence pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces de la région de l’Oriental, Université d´Oujda, Coopération Internationale

Cellule d´appui et de réflexion auprès du Gouverneur, expériences étrangères

Accélérer la représentation des services déconcentrés de l´état dans la province, Formation des hommes en charge de responsabilités publiques dans leur tâche d´intérêt public et de service auprès des citoyens.

Techniques managériales, montages de projets,

Ressources nécessaires


Les enfants du milieu rural

Les élèves qui ont bondonné l´école

La femme et l´enfant

La population de la province

Lutter contre la déperdition scolaire et renforcer la formation professionnelle au profit des élèves déscolarisés par l’appui aux programmes d’orientation professionnelle et formation continue, et par la sensibilisation de la population

Améliorer la santé maternelle par l’appui aux structures d’accès des femmes et des enfants aux services sanitaires de base, notamment dans le domaine du contrôle de la grossesse, de l’accouchement et de la vaccination

Lutter contre les maladies émergentes, renforcer le contrôle épidémiologique et améliorer les conditions de diagnostic par la formation des professionnels de la santé et la facilitation de l’accès à des services prioritaires.

Bénéficiaires potentiels

Généraliser l’enseignement de base dans le monde rural, à travers l’équipement des infrastructures et la formation des formateurs.

LIGNES DIRECTRICES TAOURIRT Services Sociaux

OMD4 OMD5 OMD6

OMD4 OMD5

OMD2

OMD2

ODM

164 Délégation de la santé, Collectivité locales, ONG, AECID, Coopération italienne et belge

Délégation de la santé, Association de société civile, collectivités locales, AECID, Coopération italienne et belge

OFPPT, ADS, DPA, ORMVAM, Délégation de la jeunesse et des sports, Coopération belge et italienne, AECID

Délégation de l’éducation nationale, collectivités locales, Agence de développement social, INDH, délégation entraide nationale, Coopération belge, AECID

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Infrastructure hospitalière provinciale

Infrastructure hospitalière provinciale

Centre de formation professionnelle de Taourirt

Unités scolaires, Bâtiment en cours de réalisation dans le cadre de l’expérience de l’école communautaire

Ressources disponibles

Accès facilité à des services prioritaires de santé, renforcement, sensibilisation

système de transport adapté pour les urgences, encouragement à la formation sanitaire de base (secourisme, accouchements, premiers soins …)

Échange d´expérience et du savoir-faire, Sensibilisation et orientation professionnelle, Formation continue, Coopération Internationale

Appui financier pour étendre et équiper les structures dans le rural

Ressources nécessaires


Population locale et associations

Jeunesse de la province

Population de la province

Encourager l’encadrement des jeunes dans les domaines sportifs et culturels par la mise à niveau des infrastructures sportives.

Protéger, valoriser et classer le patrimoine culturel par la réhabilitation, qualification et aménagement des kasbahs et des monuments historiques et l’encouragement du folklore local.

Bénéficiaires potentiels

Appuyer les programmes d’alphabétisation, à travers la formation des enseignants et l’appui aux programmes existants, notamment pour des femmes.

LIGNES DIRECTRICES TAOURIRT Services Sociaux

OMD1 OMD7

OMD3 OMD7

OMD2

ODM

165

Locaux des établissements scolaires et de l´entraide nationale Infrastructure sportive de la province, maison de jeunes, centres de promotion féminine, associations sportives Traditions culturelles et artistiques, patrimoine culturel, historique et architectural de la province

délégation de sports et de jeunesse, collectivités locales, Associations sportives

Délégation de la culture, collectivités locales’ associations culturelles, Coopération Italienne

Ressources disponibles

Agence de développement social, Délégation de l’entraide nationale, AECID, Coopération belge et italienne

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Assistance Technique Formation des professionnels

Infrastructure d’activités sportives favorisant une meilleure insertion des jeunes et des femmes

Appui technique Formation

Ressources nécessaires


Agriculteurs, Communes rurales

Agriculteurs des zones irriguées Agriculteurs des zones pluviales

Eleveurs, Commerçants, Jeunes promoteurs

Jeunes diplômés, Entrepreneurs, Population locale

Valorisation des produits locaux par l’extension des superficies des plantations arboricoles (notamment l’olivier et l’amandier) et l’appui à la commercialisation.

Développer la filière d’élevage, valoriser la production laitière et apicole et ses produits par la mise à niveau des unités de transformation et l’introduction des nouvelles technologies.

Valoriser les produits de terroir de la province par l’introduction des techniques commerciales et par la création des PME et AGR, notamment par des jeunes entrepreneurs.

Bénéficiaires potentiels

Promouvoir l’agriculture locale durable par la mise en relief des potentialités hydriques de la zone et les possibilités d’extension des périmètres irrigués à travers la proposition de projets hydro-agricoles.

LIGNES DIRECTRICES TAOURIRT Economie locale

OMD1 OMD3

OMD1 OMD4 OMD5 OMD7

OMD1 OMD8

OMD1 OMD7 OMD8

ODM

166 Associations, Coopératives, Jeunes promoteurs, Chambre de commerce, Agences de microcrédits, Agence de développement social, Agence de la promotion du développement économique et social de l´oriental, Centre régional d´investissement, Coopération belge et italienne

Coopératives d´élevage, Coopératives laitières, Communes rurales, Direction Provinciale de l´Agriculture, ORMVAM, Coopération belge et italienne

Associations agriculteurs, Coopératives, Communes Rurales, Naibs des terres collectives, Direction provinciale de l’agriculture, ORMVAM, Coopération belge et italienne

Association agriculteurs, Communes rurales, Direction provinciale de l’agriculture, office régional de mise en valeur agricole, Coopération belge et italienne

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

Matières premières et naturelles

Ressources naturelles disponibles, Effectif du cheptel important, Production laitière importante

Savoir-faire local, Unité de transformation, Existence de périmètre irrigué, Existence de pépinières

Ressources humaines et naturelles

Ressources disponibles

Assistance technique et financière, Soutien coopération internationale en matière de commercialisation.

Equipement unités de transformation, Assistance technique et financière, Investisseurs

Assistance technique et financière, Soutien logistique et matériel

Ressources matérielles, Coopération internationale, Assistance technique et financière

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Artisans locaux (la femme en particulier)

Commerçants, Population de la ville de Taourirt

Communes rurales et populations

Population de la ville d´El-Aioun

LIGNES DIRECTRICES TAOURIRT Economie locale

Promouvoir le secteur de l’artisanat (Alfa, tissage, tapisserie, poterie..) par le renforcement des artisans locaux, notamment la femme rurale, à travers la formation et l’appui aux initiatives de commercialisation.

Appui à l’aménagement urbain par la mise à niveau urbanistique, commerciale et sociale de la ville de Taourirt.

Encourager les projets intégrés pour valoriser les potentialités agricoles, touristiques, artisanales et agro-industrielles par l’introduction de chaînes de valeur notamment dans le milieu rural.

Appuyer les investissements et renforcer les structures économiques de la ville d’El-Aioun par la qualification des professionnelle et la promotion des partenariats.

OMD1 OMD7

OMD7 OMD8

OMD1 OMD7

OMD1 OMD3

ODM

167

Ressources disponibles

Complexe artisanal, Centres de l´entraide nationale, Ressources financières INDH existence du premier souk régional avec une dominance des ovins et friperie, situation de la province « carrefour ». zone industrielle, centre de qualification professionnelle, existence de la matière première pour la création d´artisanat (laine et argile …) Potentialité économique de la ville d´El-Aioun

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine Délégation d’artisanat, collectivités locales, Chambre d´artisanat, Associations crédits, ADS, Entraide, Coopération belge et italienne Associations jeunes promoteurs, Chambre de commerce, d´industrie et de service, Agence urbaine, Municipalité, Province

Direction Provinciale de l´Agriculture, Office régional de mise en valeur agricole de la Moulouya, Délégation régionale du tourisme, Délégation régionale de l´artisanat

Municipalité d´El-Aioun, Coopération Belge

Qualification professionnelle des jeunes, jumelage de la ville, coopération décentralisée.

Valorisation du savoir-faire local, assistance technique et financière, coopération internationale.

Amélioration du paysage urbanistique de la ville de Taourirt, coopération décentralisée

Échange d´expériences et savoir-faire, formation et encadrement, appui financier

Ressources nécessaires


Bénéficiaires potentiels

Population des Communes urbaines Taourirt El Aioun et Debdou

Communes rurales

Populations relevant des communes urbaines et rurales

LIGNES DIRECTRICES TAOURIRT Environnement

Améliorer l’assainissement liquide et solide, à travers la dépollution de la zone industrielle, la création de décharges contrôlées, le traitement des eaux usées et l’extension des réseaux d’assainissement.

Lutter contre la désertification à travers l’intensification des reboisements (forêts, berges des barrages) et la conservation de l’eau et du sol.

Renforcer la préservation de l’environnement par la promotion du secteur des énergies renouvelables et assurer la sensibilisation et la formation continue des acteurs locaux en matière de préservation de l’environnement.

Direction provinciale de l´agriculture, direction régionale des eaux et forets, Agence du bassin hydraulique de Moulouya.

ONG et associations, Délégation régionale énergie et mines, Communes urbaines et rurales, Délégation de l´Education Nationale, AECID

OMD7

Office National de l´eau potable, communes urbaines concernées, la province et le ministère chargé du secteur, Coopération belge et italienne

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine

OMD7 OMD8

OMD7

ODM

168 Potentialités naturelles de la province (forêts, terrains de parcours, potentiel solaire et éolien, …), ressources financières de l´INDH

Participation des communes et des directions chargées du secteur, pépinières des eaux et forets, forêts, terrains destinés à l´élevage nomade

Réseau d´assainissement, schémas directeurs d’assainissement, Participation des communes et des populations bénéficiaires

Ressources disponibles

Contribution coopération internationale, assistance financière et technique

Contribution Coopération Internationale et des bénéficiaires

Appui technique et financier.

Ressources nécessaires


Communes rurales et populations

-communes rurales notamment celles relevant du cercle de Debdou et de Taourirt

Communes urbaines et rurales

Promouvoir le secteur de l’écotourisme dans la province, à travers la conservation et la protection des SIBE et de la biodiversité, la création, la promotion des circuits touristiques et la valorisation du patrimoine culturel naturel et des produits du terroir.

Améliorer la qualité de l’eau, à travers le traitement de l’eau potable et la rationalisation de l’utilisation des produits chimiques dans l’agriculture.

Bénéficiaires potentiels

Assurer une gestion rationnelle des ressources naturelles, à travers l’amélioration des pratiques d’exploitation et de gestion des parcours pastoraux et forestiers.

LIGNES DIRECTRICES TAOURIRT Environnement

OMD7

OMD1 OMD7 OMD8

OMD7 OMD8

ODM

169

Ressources disponibles

grandes étendues peu peuplées et sites naturels encore peu dégradés, Faune et flore riches en espèces rares et endémiques, qualité des paysages. Potentialités touristiques de la province (kasbahs, cascade, source thermale sidi chafi, montagnes …)

Eaux utilisées à des fins agricoles et domestiques

Organisations qui peuvent travailler dans ce domaine Direction provinciale de l´Agriculture, direction régionale des eaux et forets, Office régionale de mise en valeur agricole de la Moulouya et associations, Coopération belge et italienne

Délégation régionale du tourisme, direction régionale des eaux et forêts, associations, AECID

Office national de l´eau potable, Agence du bassin hydraulique de moulouya, Délégation de la santé, coopération belge

Assistance technique et financière, coopération internationales

Savoir-faire en matière de l´écotourisme, Contribution bailleurs de fonds

Coopération Internationale

Ressources nécessaires


Programme ART GOLD Maroc

SIGLES

170

ADO

Agence de Développement de l’Oriental

ADO

Agence de Développement de l’Oriental

ADS

Agence de Développement Social

AECID

Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement

AGR

Activité Génératrice de Revenu

ANAPEC

Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences

AREF

Académie Régionale de l’Education et de la Formation

AUEA

Association des Usagers de l’Eau Agricole

BAD

Banque Africaine de Développement

CADETAF

Centrale d’Achat et de Développement de la Région Minière de Tafilalet et de Figuig

CCFD

Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement

CCIS

Chambre de Commerce, de l’Industrie et des Services

CHU

Complexe Hospitalier Universitaire

CIPIE

Centre d’Investigation et de Promotion Ibéro Espagnol

CL

Collectivité Locale

CLDH

Comité Local de Développement Humain

CNC

Comité Nacional de Coordinación

CNUCED

Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement

COSTE

Centre de l’Oriental de Science et Technologie de l’Eau

CPDH

Comité Provincial de Développement Humain

CR

Commune Rurale

CRDH

Comité Régional de Développement Humain

CRI

Centre Régional d’Investissement

CRO

Conseil Régional de l’Oriental


CRPM

Conférence des Régions Périphériques Maritime

CU

Commune Urbaine

DELIO

Programme de Développement Local Intégré de l’Oriental

DGCL

Direction Générale des Collectivités Locales

DMT

Document de Marketing du Territoire

DPA

Direction Provinciale de l’Agriculture

DREFO

Direction Régionale des Eaux et Forêts d’Oujda

FAD

Fonds Africain de Développement

FAFFE

Fondation Andalouse de Formation et d’Emploi

FAMSI

Fonds Andalous des Municipalités pour la Solidarité Internationale

FCCD

Fonds Catalan pour la Coopération au Développement

FIDA

Fonds International de Développement Agricole

FNUAP (UNFPA)

Fonds des Nations Unies pour la Population

FSUB

Fondation de Solidarité de l’Université de Barcelone

GSM

Système Globale de Communication Mobile

GTP

Grupo de Trabajo Provincial

GTR

Grupo de Trabajo Regional

HCP

Haut Commissariat au Plan

IDD

Immigration Développement et Démocratie

IDH

Indice de Développement Humain

IEC (Service)

Projet Information, Education et Communication pour les jeunes

IGP

Indication Géographique Protégée

ILDH

Initiative Locale de Développement Humain

INDH

Initiative Nationale pour le Développement Humain

INRA

Institut National de Recherche Agronomique

171


Programme ART GOLD Maroc

172

IRCOD

Institut Régional de Coopération et de Développement

ITA (Bouarfa)

Institut de Technologie Appliquée

KFW

Coopération Financière Allemande

MEN

Ministère de l’Education Nationale

MRE

Marocains Résidents à l’Etranger

MST

Maladie Sexuellement Transmissibles

NTIC

Nouvelle Technologie de l’Information et de Communication

ODECO

Office de Développement de la Coopération à Rabat

OFPPT

Office pour la Formation Professionnelle et la Promotion du Travail.

OMD

Objectif du Millénaire pour le Développement

OMS

Organisation Mondiale de la Santé

ONCF

Office National des Chemins de Fer

ONE

Office National de l’Electricité

ONP

Office National des Pêches

ONEP

Office National de l’Eau Potable

ONG

Organisation Non Gouvernementale

ONUDI

Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel

ORMVAM

Office Régional de la Mise en Valeur Agricole de la Moulouya

ORMVAT

Office Régional de Mise en Valeur de Tafilalt

PAD MAROC

Programme d’Appui à la Décentralisation au Maroc

PASC

Programme d’Appui à la Société Civile –PNUD

PGR

Projet Générateur de Revenu

PIB

Produit Intérieur Brut

PME

Petite et Moyenne Entreprise

PMH

Petite et Moyenne Hydraulique

PMI

Petite et Moyenne Industrie


PNUD

Programme des Nations Unies pour le Développement

MEDA

Mesures d’accompagnement financières et techniques à la réforme des structures économiques et sociales dans le cadre du partenariat euro-méditérannéen

SMAP III

Programme Régional Euro méditerranéen pour l’Environnement

RADEO

Régie Autonome de Distribution d’Eau et Electricité Oujda

RGPH

Recensement Général de la Population et de l’Habitat

SAU

Surface Agricole Utile

SCAC

Service Coopération et Action Culturelle

SIBE

Site d’Intérêt Biologique et Ecologique

SIG

Système d’Information Géographique

UE

Union Européenne

UNFM

Union Nationale des Femmes Marocaines

UNICEF

Fonds des Nations Unies pour l’Enfance

UNIFEM

Fonds des Nations Unies pour la Femme

UNIVERSITAS

Réseau des Echanges d’Universités

USAID

Agence des Etats Unis pour le Développement

VNU

Volontaire des Nations Unies

173


Programme ART GOLD Maroc

l’appui et la participation de nos partenaires de la coopération internationale: l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID), le Bureau de la Coopération Italienne au Maroc et la Coopération Belge; et de la coopération décentralisée: le Fonds Andalous des Municipalités pour la Solidarité Internationale, l’Agence Catalane de Coopération au Développement, l’Institut de l’Emploi et du Développement Socioéconomique et Technologique – Province de Cadix, la Région Provence Alpes Côte d’Azur, la Région de Valence, la Région de Murcia, les Provinces de Huelva, Cordoba, et Sevilla, la Fondation Andalouse Fonds de Formation et d’Emploi, Medicus Mundi Andalousie, la Fondation pour le

Développement et l’Innovation d’Europe-Sud et de l’Afrique du Nord, la Fondation LABEIN, le Fonds Catalan de Coopération au Développement, le Fonds des Iles Baléares, la Région de Toscane, l’Agence de Développement Intégré du Pacte du Sud Calatino - Simeto, Sicile, les Provinces de Florence, Como, Prato, Reggio Emilia et Roma, la Municipalité de Florence, FELCOS Umbria, les Universités de Florence

et de Cordoue, ainsi que le projet Arrabt, Initiative Communautaire Interreg III-A, Espagne –Maroc, l’Université Internationale de l’Andalousie, l’Institute Européen de la Méditerranée IEMed, le Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes-CIHEAM/IAMM, la Conférence des Régions Périphériques Maritimes, l’Assemblée des Régions de l’Europe-ARE et les réseaux ART UNIVERSITAS et ART IDEASS.

Lignes Directrices en appui à la stratégie régionale pour la Coopération Internationale. REGION DE L’ORIENTAL

Le présent document n’aurait jamais pu être réalisé sans

LIGNES DIRECTRICES

en appui à la stratégie régionale pour la Coopération Internationale

REGION DE

L`ORIENTAL Programme des Nations Unies pour le Développement

Edition: Ministère de l’Intérieur Direction Générale des Collectivités Locales

Fondo Europeo de Desarrollo Regional Iniciativa Comunitaria Interreg- III A España - Marruecos

Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération


MAROC - Oriental