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4 - R.I.P - USA par patoche - photo Christian vanhanja

Eigo Sato

Bien que ces dernières années furent marquées par une explosion des sports extrêmes, elles furent aussi écorchées par la perte de nombreux d’entre nous… Nous tenions à rendre un dernier hommage à une des légendes du freestyle motocross mondial, en la personne d’Eigo Sato parti bien trop tôt alors qu’il s’entraînait pour un prochain événement. Pour ceux qui n’avaient pas eu la chance de rencontrer Eigo, ce virtuose japonais était à lui seul un symbole d’ouverture d’esprit et de gentillesse incarnée. Eigo aura participé grandement à l’avancée de son sport et c’est avec le cœur serré que je me contrains à lui dire au revoir. Tu resteras à jamais dans nos cœurs et nous tenions à te remercier d’être toujours resté le même et d’avoir véhiculé ta passion et ta sagesse à travers le monde. On se verra de l autre côté, j’en suis certain ! Nous apportons bien entendu tout nôtre soutien à sa famille et ses proches. Ride In Peace Eigo and fly free.


8 - edito par patoche - photo Bartek Wolinski / Red Bull Content Pool

Nous voici de retour pour le second opus de la version web de ART BMX !! Notre surprise fut grande quant au nombre de lecture qui a tout simplement dépassé nos espérances et pour cela nous tenions à vous remercier pour vôtre soutien une fois de plus sans faille. Sortir un webzine mensuel avec un contenu complet est un véritable challenge mais nous aimons relever les défis et nous espérons que vous prendrez du plaisir une fois de plus à nous lire. Ce magazine qui est le vôtre avant tout a pour but de traiter toutes les scènes mondiales, sans oublier les différentes scènes locales ; tous ces riders qui font de notre sport une discipline hors normes et sans limites. Beaucoup se retrouvent surpris du départ de certaines firmes mondiale qui se retirent du bmx mais au final, n’oublions pas que nôtre sport est nourri par la passion que nous partageons et que personne ne pourra nous voler nôtre âme !!! N’hésitez pas à partager nôtre travail avec vos amis et à faire découvrir le bmx à encore plus de monde. Ce n’est qu’en étant unis, que nous en sortirons grandis une fois de plus, le BMX doit rester la propriété des riders.

cover : Mike Saavedra, motocross, Los angeles. photo bereflex


Dawid Godziek - barcelona


10 - programme photo JAMES CASSIMUS

RIP eigo sato Rendez-vous Shopping Musique patocherie Moana words Max Terrasson bike BD’MX Chase & Kevin Flat Kings Bérenger Cordier Guillaume Ducreux Cedrine Tretout Gumball 3000 Yvan Lapraz Bob Haro Anthony Allard Kevin Nikulski Red Bull Ramparanoia Winter National Mateus Beckmann Eric Rothenbusch Exoskull tattoo Ucchie flip FURTHER Asia trip Bruno Faucon RedBull Roast it Nigel Sylvester Scene Pelissanne Derek Sipkoi Steven Cisar Costa Rica trip Masters of Dirt Peka Devé TPG Bercy Starlight in Oman Simple Session BOB haro, 80ies

4 12 14 16 18 20 22 26 30 32 38 48 52 56 58 68 70 74 78 82 84 86 88 90 98 104 108 110 120 124 126 138 142 152 158 160


12 - rendez-vous FISE Xperience Marseille / France / 16-17.03.2013 COA PRO 4 / Jupiter, FL / USA / 16.03.2013 G-shock Bmx Day / Warsaw / Poland / 24.03.2013 Mini FATJAM / Aarle-Rixtel / Netherlands / 30.03.2013 Pegs Less jam 6 / Val d’Orge / France / 30.03.2013 Coupe de France BMX Race / Pernes Les Fontaines / 30-31.03.2013 Wild Night Contest / Lille / France / 5.04.2013 Inmortale 2 Bmx contest / The Promise / Netherlands / 7.04.2013 TPG Bowl de la Muette / Paris / France / 13.04.2013 Trans Jam BMX Contest Series # 1 / Charlotte, NC / USA / 13.04.2013 FISE Xperience Reims / France / 13-14.04.2013 X Games Brazil / Foz do Iguacu / Brazil / 18-21.04.2013 UCI SX WC Manchester / UK / 19-20.04.2013 FISE Xperience Canet en Roussillon / France / 20-21.04.2013 Astrolabe / France / 27-28.04.2013 BMX Base Contest / Frejus / France / 27-28.04.2013 Trans Jam BMX Contest Series # 2 / Athens, GA / USA / 27.04.2013 Streetwize XL / Belgium / 3.05.2013 UK Vert Series / Northamptonshire / UK / 5.05.2013 FISE 2013 / Montpellier / France / 8-12.05.2013 X-Games Barcelona / Barcelona / Spain / 16-19.05.2013 Trans Jam BMX Contest Series # 3 / Raleigh, NC / USA / 18.05.2013 King of Ground Round 1 / Japan / 18-19.05.2013 Red Bull Dirt Conquers / Mexico / 24-26.05.2013 TPG Paris EGP 18 / Paris / France / 25.05.2013 Voodoo Jam / New Orleans / USA / 1.06.2013 X Games Munich / Munich / Germany / 27- 30.06.2013 BMX Worlds / Germany / Cologne / 12-14.07.2013 NASS / UK / 12-14.07.2013 X Games LA / Los Angeles / USA / 1.08.2013 Vigo Contest / Vigo / Spain / 9-11.08.2013 Trophée des Melons de Cavaillon / France / 24.08.2013 King of Ground #2 / Japan / Kobe / 24-25.08.2013


14 - shopping selection par alain massabova Autum ABC demolition trooper Shadow Sano superstar compass

Autum Escobar

Armourdillo

sunday slim

avaianas

supra skytop

wrung

Shadow

KHE fat Exhib Eclat Sniper sunday banana wax Animal PH Wax

aggro rag book

S&M CREDENCE

Badass Jewelry

Subrosa Hold Tight

Hutch

haro

cult

pull-in star wars Badass Jewelry

Eddie Fiola PROFORMER pull-in

Ares savage

Casio G-shock Nigel Sylvester


16 - musique selection de mars par Stefanger

01 - Mogwai - Hungry Face http://www.youtube.com/watch?v=BYSdLYmfQG4 Le groupe de Rock écossais est responsable de la bande originale de la série “Les revenants” diffusée en fin d’année dernière sur la chaine Canal +. Ce titre est tout à fait représentatif de l’ambiance de la série, mélancolique, inquiétant et pesant mais également très beau. L’ensemble de l’album qui est sorti le mois dernier est dans cette esprit.... un ensemble de morceau qui prend tout son sens lorsque on l’écoute un jour de ciel gris. 02 - James Blake – Retrograde http://soundcloud.com/frutalis/sets/james-blake-retrograde James Blake est de retour avec un nouveau single annonciateur d’un second album qui devrait être plus vocal que le précédent. On retrouve ici la voix de crooneur de James sur un morceau à la rythmique minimaliste et aux envolées de synthés ultra mélancoliques. Tout ceci n’augure que du bon pour cet album qui sortira donc en Avril. 03 - CocoRosie – Gravediggress http://soundcloud.com/larealcocorosie/cocorosie-gravediggress Nouveau single des sœurs Cassidy qui reste toujours dans le veine electrofolk que creuse Bianca et Sierra depuis leur début. Une ritournelle au piano, des onomatopées faites à la bouche en guise de rythmique et la voix haut perchée et pincée des deux sœurs font de ce morceau un titre efficace qui donne envie de se blottir auprès de son/sa chéri(e) pour une session cocooning ! 04 - Villagers - The Waves http://soundcloud.com/radio3fach/villagers-the-waves-ab-the Un Titre issue du très bon album “Awayland” sorti en Janvier. Ce titre oscille entre simplicité et complexité, Puissance et fragilité, Il débute calmement pour finir dans un déluge de guitares saturées. Ce n’est pas le single le plus récent issu de l’album mais c’est à coup sûr la meilleure porte d’entrée pour découvrir l’univers du songwriter à la tête de cette formation : Conor O’Brien, et c’est pour cette raison que vous le retrouver sur la compil de ce mois ci. 05 - Woodkid - I Love You http://soundcloud.com/mrsebp/woodkid-i-love-you Enfin !!!!! Plus d’un an après son fabuleux EP “Iron” Woodkid dévoile le premier single de son album “The golden Age” qui sortira le 21 mars prochain après avoir été repoussé à plusieurs reprises. Le clipper de génie qui s’est avéré être également un compositeur hors pair nous livre là un morceau dans un esprit proche des précédents, rythmique percussive, envolées de violons et la voix calme et chaleureuse de l’artiste. Si vous avez aimez Iron alors vous aimerez forcément “I love you” 06 - The Postelles - Pretend It’s Love (Feat. Alex Winston) http://soundcloud.com/thepostelles/pretend-its-love Ce groupe est un quatuor New Yorkais dont l’album a été produit en parti par Albert Almond Junior (Membre des Strokes) et ça s’entend sur ce titre efficace qu’est “Pretends it’s love”. Un titre pop rock qui vous met de bon humeur au réveil, tout en douceur... La voix féminine d’Alex Winston interagit parfaitement avec celle du chanteur du groupe et donne une couleur plus pop à ce titre déjà accrocheur. 07 - Girls Names - The New Life http://soundcloud.com/slumberland-records/10-the-new-life SI la bonne musique des années 80 vous manque, alors ce groupe Irlandais est fait pour vous !! Les “Girls Names” délivrent une Cold Wave qui rappelle les morceau de groupes comme The Cure ou The Smith ou encore Joy Division. L’album vient de sortir.... Quand à vous, vous n’avez plus qu’à ressortir vos habits de corbeau ! 08 - Fauve – Kane http://soundcloud.com/fauvecorp/kane Alors là il s’agit de la session de rattrapage ! Ce titre est sorti il y plus d’un an mais j’ai découvert ce groupe il y a quelques mois et je ne pouvais pas ne pas vous le faire découvrir !! SI vous n’avez pas encore entendu parler de ces jeunes Parisiens, sachez que leur musique peut s’avérer déroutante à la première écoute. Leurs mélodies sont délicates et mélancoliques ce qui contraste avec leurs paroles (non chantées mais parlées) qui sont profondes et acérées. Comme le disait récemment une de leur fan sur leur page FB “Fauve c’est la dextérité dans la langue française, la justesse du mot, la place du verbe, l’inspiration et l’aspiration musicales, l’extrême choix de la musicalité, la justesse du ton, la valeur du son, tout est frisson et pure admiration” Et moi je dis : “Pas mieux” !!!! 09 - Foals – Inhaler www.youtube.com/watch?v=qJ_PMvjmC6M&feature=player_embedded Leur nouveau single “My Number” a beau avoir commencé à tourner en boucle depuis quelques semaines, je n’arrive pas à me lasser du précédent sorti à l’automne dernier. Inhaler est un morceau Funky à mort qui décolle à grand coup de guitares saturées à chaque refrain, le genre de titre qui vous colle la pêche et ne vous quitte plus de la journée. Le clip est d’ailleurs bourré d’images de skate et de BMX, preuve que ce titre était fait pour paraitre dans la playlist de votre mag !! 10 - The Strokes - One Way Trigger http://soundcloud.com/thestrokes/the-strokes-one-way-trigger On a bien cru qu’on ne les reverrais plus tous ensemble, au vu de leurs différents side-project mais SI !!!! Les Strokes sont enfin réunis et ils reviennent très en forme !!! Deux singles ont fait leur apparition sur la toile en février mais c’est surtout celui ci qui a retenu mon attention. Niveau musique pas de révolution on est bien chez les Stokes mais au niveau de la voix, alors là..... Julian Casablanca nous la joue voix de tête et falsetto et ça fait toute la différence, cela rend le morceau irrésistible et hyper catchy !! 11 - Phoenix – Entertainment http://soundcloud.com/phoenix/entertainment 4 ans se sont écoulées depuis le dernier album de Phoenix. Ils nous reviennent ce mois ci avec un premier single “Entertainment”. Alors soyons clair tout de suite, pas de grosse révolution dans leur son, si ce n’est un petit air japonisant sur ce single et la production efficace de Philippe Zdar pour faire vrombir le tout. Un seul bémol toutefois, où que vous alliez écouter ou télécharger le morceau, celui ci semble complètement saturé durant les refrains et les envolées de synthé, ce qui je l’avoue, m’échappe un peu venant d’un ingé-son comme Zdar ! 12 - Little Daylight – Overdose http://soundcloud.com/littledaylight/overdose Un redoutable tube Pop se cache derrière ce morceau !!! le genre de titre qui porte bien son nom puisqu’à mon avis on l’écoutera vraiment jusqu’à l’overdose. Ce single est réellement calibré pour cartonner en radio, ça vous accroche le cerveau et ça ne vous quitte plus de la journée, En tout cas moi ça me le fait régulièrement depuis quelques semaines. C’est le premier véritable single de ce groupe New Yorkais qui s’est fait connaitre par le biais de remix pour des artistes Pop l’an dernier. Gageons que cela risque de ne pas être le dernier. 13 - MS MR – Fantasy http://soundcloud.com/msmrsounds/fantasy Nouveau single avant la sortie de l’album d’un groupe que j’ai découvert l’an dernier avec un premier EP juste fabuleux “Candy Bar Creep Show”. Le titre Fantasy est basé sur une rythmique qui n’est pas sans rappeler celui d’une fanfare mais qui serait plutôt sous acide, vu la cadence du morceau. la voix de la chanteuse est puissante et rappelle par moment celle de Florence Welsh. Bref, jetez vous sur leur travaux existants et sur le futur album car ce groupe est Highly Recommanded !!! 14 - &ME & Rampa & Nomi Ruiz and NR& - Broken Toy http://soundcloud.com/mistarak/nr-nomi-rampa-me-broken-toy PURE DEEP HOUSE SOUND !!!!!! Ce truc est juste une tuerie ! UN morceau beau à pleurer !!! L’association de trois producteur Berlinois au service de la voix du New-Yorkais Nomi Ruiz. C’est Soulful, c’est chaud, ça groove, ça donne envie de se frotter à son partenaire..... Oh ?? vous êtes encore là ??? Mais vous devriez déjà être parti l’écouter..... 15 - Bondax - Gold (Moon Boots Remix) http://soundcloud.com/bondax/bondax-gold-moonboots-remix Bondax est un groupe Anglais de Lancaster qui fait de la Soul Electronique Matinée d’une pointe de R’n’B. Ils sont ici remixé par Moon Boots pour notre plus grand bonheur, car le morceau y a gagné en groove et et efficacité ! Impossible de ne pas vouloir se trémousser sur la version du groupe Américain.

16 - Moullinex - Darkest Night (Xinobi Remix) http://soundcloud.com/xinobi/moullinex-darkest-night-xinobi On retrouve ici le second single issu du premier Album de l’artiste Moullinex sorti sur le label Goma. Le remix du Portugais Xinobi est orienté Deep House et met beaucoup plus en valeur la voix de la chanteuse notamment lors du break. Un titre parfait pour commencer la soirée avant d’attaquer le genre de chose que vous découvrirez plus bas dans la Playlist. 17 - John Grant – Blackbelt http://soundcloud.com/partisan-records/john-grant-blackbelt Un artiste américain qui fut le leader d’un groupe de Folk Rock par le passé et qui sort ce mois ci son second Album. Sauf que ce coup ci il a élu domicile en Islande et s’est acoquiné avec le producteur Birgir Borarinsson du groupe Gus Gus. Résultat : une mutation électronique qui colle très bien à la voix et au songwriting de Grant. 18 - Chk Chk Chk – Slyd http://soundcloud.com/yestefindeque/chk-chk-chk-slyd Premier titre du nouvel album du groupe !!! (Chk Chk Chk) qui paraitra en Avril sur le célèbre label Warp. Comme d’hab, on retrouve ici un morceau calibré pour le dancefloor, bien funky a souhait et composé de Samples enregistré par le groupe lui même. On retrouve également des membres du groupe Out Hud au chant. 19 - Taras Van De Voorde – Manila http://soundcloud.com/ec-hey-records/taras-van-de-voorde-manila De la Tech-House bien Pumpin’ ! Vous allez vous surprendre à monter le son et à bouger les meubles pour vous mettre à danser dans votre salon... Des synthé puissants et une ligne de basse qui groove en sautillant rendent le morceau de cet artiste Hollandais tout simplement irrésistible. C’est simple on se croirait dans un set de Laurent Garnier pendant le Peak time au Rex. Et pour les plus anciens d’entre vous la basse me rappelle un classique des années 90 : Gat Decor avec Passion. 20 - Harvard Bass - Plex (Dubfire Rework) http://soundcloud.com/povilas-1/harvard-bass-plex-dubfire La version originale du Mexicain est une pure tuerie de Techno Dancefloor et pourtant le remix de Dubfire est encore largement un cran au dessus !!! Vous imaginer donc la capacité à retourner un Dancefloor que possède cette version. On a le droit ici à un beat aride, une basse surpuissante qui vrombit tout le long, des samples de rechargement d’armes à feu et un titre qui évolue très peu et qui pourtant ne cesse de monter. En clair ça vrille la cervelle et on en redemande !!! 21 - Teddy Killerz - The Exorcist (Original Mix) http://soundcloud.com/teddykillerz/teddy-killerz-the-exorcist Direction la Russie et l’Ukraine avec les Teddy killers et leur titre “The Exorcist”. Un morceau de breakbeat lancinant avec un soupçon de basse à tendance Dubstep qui monte et qui descend. Tout ce qui faut pour danser sur les friches d’une vieille centrale nucléaire abandonnée. 22 - Surfing Leons feat. Miss Eaves – Banga http://soundcloud.com/enchufada/surfing-leons-feat-miss-eaves Alors ici nous avons un producteur Belge Mathieu Fonsny aka Surfing Leons, une rappeuse Américaine : Miss Eaves, le tout mixé par un Français membre du groupe “Club Cheval”. A l’arrivé on a un son dans la lignée des dernières productions de M.I.A ou Santigold, soit de quoi faire une bonne séance de Booty Shake !! 23 - Scrufizzer - Rap Rave http://soundcloud.com/scrufizzer/scrufizzer-rap-rave Un rappeur Anglais avec un flow qui fait penser à celui de Dizee Rascal ! UN morceau complètement hybride à mi chemin entre du “Grime” (le Rap Anglais) et des sonorités old school rave à la Bloody Beetroots. La rythmique fait quand elle référence à celles des Neptunes. Si vous êtes fan de ce genre, sachez que cet artiste fait partie de la nouvelle génération montante de la scène Grime Londonienne. Et si vous avez encore besoin de référence, il a été signé par Def Jam UK. Dont acte ! 24 - Hanni El Khatib – Family http://soundcloud.com/radio3fach/hanni-el-khatib-family-ab-head Extrait de son prochain Album produit par Dan Aueurbach des Black Keys (au cas où vous ne l’auriez pas deviné en l’écoutant) voici le nouveau single d’Hanni El Khatib. Du rock à l’état pur !!! 2:27 minutes de pur intensité !!! L’album “Heads in the Dirt” sortira en Avril prochain. J’en vois déjà au fond qui commencent à Pogoter..... 25 - The Delta Riggs - Rah Rah Radio http://soundcloud.com/thedeltariggs/rah-rah-radio Un groupe de Rock Australien qui envoie du bois !! La preuve que les Australiens ne font pas que de l’Electro pop comme on aurait pu le croire ces dernières années. Préparez vous donc à affronter leur musique taillé pour la danse qui sonne un peu comme un vieux tube de l’âge d’or du Rock’n’roll à mi chemin entre Rock et Blues. 26 - The Knife - Full Of Fire http://soundcloud.com/brille-records/the-knife-full-of-fire Si vous êtes fan de musique barré et que vous ne connaissez pas encore le groupe culte Suédois The Knife, alors jetez vous sur leur nouveau single, vous ne serez pas déçu !! Plus de 9 minutes de rythmes électro déjantés, de sons qui vont et viennent dans tous les sens, de voix déformées et étouffées, de sonorités angoissante, bref..... le bonheur. Et je ne vous parle même pas du clip qui est lui aussi bien déglingué !!! 27 - Lone - AM Portal http://soundcloud.com/lone-1/am-portal Matt Cuttler aka Lone est un producteur Anglais. Son nouveau morceau autoproduit et téléchargeable gratuitement est un petit bijou de Drum & Bass cotonneuse qui vous donne la sensation d’être caressé au petit matin par les rayons du soleil qui se faufilerait entre les volets. Une sensation de quiétude et de bien être bien plus agréable que le traditionnel buzzer du radio réveil. 28 - Bo Keeney - Don’t You Worry http://soundcloud.com/bokeeney/bo-keeney-dont-you-worry Ce jeune californien bercé par le rock durant son enfance Californienne a décidé de partir vivre en Angleterre. Bien lui en a pris puisque cela a du avoir une influence non négligeable sur sa musique. Le morceau ici présent démarre comme un Rock bluesy assez classique avec section de cuivre et guitare puis soudain arrive le refrain... Et là, on se retrouve catapulté directement au cœur de Londres sous un déluge de rythmique Drum & Bass et de basse synthétique. L’ensemble des titres de son premier EP baptisé du même nom que ce single est dans le même esprit mêlant éléments blues, soul et dubstep. 29 - High Contrast - Some Things Never Change http://soundcloud.com/dnb-69/high-contrast-some-things Vous en avez marre de la grisaille et du froid ??? High Contrast est là pour vous !!! De la Drum & Bass qui fout la banane et vous donne envie de sautiller partout avec ses samples de voix bien happy et sa ritournelle entêtante sur fond de rythmique datée année 90, à l’époque où on parlait encore de Jungle et non de D&B. Ce titre est sorti sur le label Hospital Records, qui bien évidemment est un label Anglais qui ne sort que ce style de musique. Ils viennent d’ailleurs de sortir une compilation regroupant les sorties de ces derniers mois sous le nom de Hospitality Drum & Bass 2013. La bande son idéale pour vos soirée Londonienne. 30 - Optiv & BTK feat. Sam Wills – Understand http://soundcloud.com/d-n-b-25/optiv-btk-feat-sam-wills Encore du UK Sound of London !!! Oui je sais, je vous inonde de Drum & Bass mais que voulez vous, je porte ce style de musique dans mon cœur depuis 20 ans et depuis quelques temps, la scène Anglaise est très en forme et ça mérite qu’on en parle. Et puis comment résister à ce genre de morceau.... Sorti sur le label Anglais Shogun Audio dans le cadre de mini compilations regroupant 4 titres d’artistes différents, cette pépite est pourtant produite par 2 artistes Suisses. Comme quoi il semblerait que l’on puisse sonner comme les Anglais même de l’autre côté des Alpes.


18 - patocherie par patrick guimez - photo Paco Reich

Nôtre sport va t-il trop vite ? Enfin, nous commençons à sortir de cet hiver très rude et les contests ou shows ont repris ! Quel plaisir de retrouver ses potes et de partager à nouveaux de bons moments ensemble, c’est là que l’on voit à quel point nôtre sport est riche en partage et qu’il n’aurait pas le même goût si nous le pratiquions tout seul dans nôtre coin. Que ce soit dans les bons ou mauvais moments, lors d’un gros crash par exemple, on peut se rendre compte de nôtre unité. Lors du dernier show Masters of Dirt à Vienne, que vous retrouverez dans ce numéro, j’ai vraiment pris conscience de l’évolution du BMX freestyle et du niveau impressionnant des riders. C’est tout simplement magique de voir à quel point chacun repousse ses limites et ainsi fait progresser la discipline. Cependant, j’arrive à avoir des craintes parfois quand je vois les accidents de plus en plus fréquents. Je ne blâmerai personne puisque je ne vois mon sport qu’à travers son évolution mais j’arrive à me demander si nous n’allons pas trop vite ? En l’espace de trois ans, le monde du bmx a été bouleversé et ce que nous pensions réservé uniquement aux jeux vidéos s’avère être réalisable ! Je me contenterai d’encourager tout le monde à pousser le sport de la manière dont il le souhaite mais surtout de toujours garder en tête que nous faisons nôtre sport pour nous et non pas pour une quelconque gloire ou alors pour satisfaire une marque. Poussons le bmx par amour et non pas par intérêt !!! A travers ce texte j’envois toutes mes plus belles pensées à tous les riders blessés et à qui nous souhaitons un retour rapide et bien entendu je garde au fond de mon cœur tous ceux qui nous ont quitté bien trop vite et qui ont énormément participé à l’histoire de nôtre sport. Ps : big up à mon frère de cœur Markus Hampl qui a chuté lourdement à Vienne mais qui très vite sera à nouveau au devant de la scène pour nôtre plus grand plaisir ! You’re the man bro !


20 - Mot-Ana show par Moana Moo-Caille - photo bereflex

Le rêve américain ! De retour des Etats-Unis, j’ai décidé de consacrer cet édito au «rêve américain» après m’être rendu pour la cinquième fois en Californie. Et oui, les Etats-Unis c’est bien, mais la Californie c’est mieux du moins dans notre petit univers BMX’istique. Pourquoi me demanderez-vous ? Tout simplement car la Californie est l’essence même du BMX, c’est à cet endroi t!! Certes ce n’est plus ce que c’était lorsqu’il y a encore 15 ans une grande majorité des Pros vivait tous au sud de Los Angeles et avait pour habitude de se retrouver sur le trail de Sheep Hills ou sur la mythique piste d’Orange County. Elle faisait alors office de terre promise pour les riders

du monde entier à l’heure où l’industrie du BMX était à son paroxysme. On y ressent toujours ce lifestyle typiquement californien et il fait bon y aller pour « livin’ the dream» à sa manière. La Californie illustre donc historiquement pour nous, chers BMX’er, «the place to be». Maris Stromberg, Sam Willoughby, Marc Willers, Brian Kirkham, Sifiso Nhlapo, et plus récemment Joris Daudet ont pris la relève des superstars de l’époque tels que Christophe Lévèque, Thomas Allier, Dale Holmes, Neil Wood, Christian Becerine ou encore Bob De-Wilde... La Californie incarnera donc toujours ce rêve américain alors n’hésitez pas une seconde à mettre votre argent de côté pour vous offrir un trip inoubliable ! Livin’ the dream !


22 - my bike photos Arnaud Wolff

Max Terrasson

CADRE Tempered Treason 21.25 GUIDON Tempered Datura 9” POIGNEES Demolition Rob Wise FOURCHE Primo POTENCE Tempered topload SELLE Dub ROUES Eclat PNEUS Demolition momentum 2.35 PEDALIER Foudation PEDALES Demolition pc COURRONNE Tempered PEGS Demolition dumbchunk Tes meilleures pièces : J’aime beacoup la couronne Tempered pour son design unique avec l’encre marine, qui plait énormément en général. Les pneus Demolition Momentum sont vraiment les meilleurs pour moi et ils quinent ! Sinon, tout le reste est du très bon matos.


30 - Flatland - worldwide par Alain massabova - photos chase by Bart DeJong

Flat Kings Les Flat Kings continu avec Chase Gouin et Kevin Jones ! Les 2 noms qui résonnent comme les dieux du flat. Kevin, l’inventeur du flat moderne, le créateur de tous les tricks et Chase, celui qui a repoussé les limites du flat au maximun, le pionnier du riding brakeless. Une seule question, qu’est-ce que le Flat, le vrai Flat ? Chase Gouin: Certaines philosophies existentielles nous dit que nous ne pouvons pas agir comme si quelqu’un n’était pas là quand nous sommes en effet conscients de sa présence. Cela signifie que nous sommes tous conscients de soi, à des degrés divers et cela va changer nos motivations et nos comportements. Être au courant de cela signifie que nous avons une chance de contrôler l’envie de toujours s’inquiéter face à des personnes impressionnantes. Je suis très conscient et anxieux, mais cela est surtout en rapport avec mes propres attentes de moi-même depuis que je me suis fait une idée du niveau auquel je devrais être. Cela dit, c’est pourquoi ma pratique personnelle se compose généralement d’expérimentations / d’essais et d’erreurs de ma part. Je ne devrais pas avoir peur d’échouer, parce que l’échec est quelque chose de nécessaire lorsqu’on tente nouvelles choses au lieu de rester dans la zone de confort / sécurité des mêmes routines. La plupart des riders serait d’accord à dire que le Flatland est une forme d’expression créative personnelle. La différence avec moi, c’est que je ne peux pas me détacher de cet état d’esprit qui me pousse à vouloir être parfait et à impressionner les gens. La définition du véritable Flat pour moi est, l’expression des manifestations de mes idées... calquée sur la réalité dans le but de voir si je peux transformer une pensée en terme physique dans le monde extérieur. Ce n’est pas grave si quelqu’un le voit ou si elle n’est pas documentée. En général, je pense que c’est le processus de base qui donne aux Flatlanders un tel rush et de grands sentiments. C’est comme une drogue naturelle qui libère les envies qui nous poussent à continuer. Il s’agit d’un sentiment d’accomplissement personnel... et quelque chose que nous travaillons dur dont le résultat est une véritable décharge émotionnelle. Je crois que nous pouvons tous être d’accord avec cette idée. La seule chose que je peux ajouter à cela est que si il ya des flatlanders qui se considèrent véritablement comme des flatlanders, alors il n’y a pas de honte à s’identifier comme tel. Sûrement qu’un certain flatlander «famous» se la joue en disant qu’il défie tous les autres de se limiter à l’image du flatlander de base. Mais autres semblent être d’accord avec cette idée, mais seulement de façon superficielle en montant par exemple leur bike d’une certaine manière, et chercherons à transcender les prétendues «restrictions» d’être un simple flatlander. Cela suggère qu’ils se considèrent comme des riders pluridisciplinaires Street et Flat, mais en réalité, ils ne font pas beaucoup de choses différentes sur leur bmx. Le plus ironique est de les voir monteur leur bike avec un

Kevin Jones, 80ies

look street pour paraître plus polyvalents, alors qu’ils sont souvent eux-mêmes limités lorsqu’il s’agit de faire une plus grande variété de tricks spécifiques au flatland. Si vous vous êtes sentis Flatlander il ya quelques années, et que maintenant vous préférez suivre la tendance actuelle, demandez-vous si il ya vraiment des tricks «mixtes» que vous ne pouvez absolument pas faire avec un véritable bike de Flatland. Peut-on encore faire un bunny whip, un bunny 360 ou un bunny barspin avec un bike de Flatl? Je pense que la réponse est oui. Avez-vous besoin d’un cadre à tubes droits, d’un guidon très haut et d’une selle super basse ou avez-vous juste besoin de bien vous sentir sur votre bmx? Permettez-moi de donner un exemple concret. Les marques de BMX qui font des pièces de Flat spécifiques ont maintenant peur de faire des pièces spécifiques parce qu’ils craignent que les riders ne les achètent plus. Apparemment aujourd’hui les flatlanders demandent des pegs de street en acier... Peut-être que je me trompe, peut-être que vous êtes capable de grinder sur un ledge et faire un steamroller en même temps. J’ai été interrogé sur le Real Flatland... et c’est ce que j’en pense. Sur une note finale, pour ceux qui ne le savent pas, au début des années 1980 tout ceux qui roulaient en BMX ont été généralement considérés comme un Freestyler BMX (avant scission dans des disciplines spécifiques comme le flat, le street, le dirt, le park et la rampe). Mais maintenant plus de 30 ans plus tard, de nombreux Flatlanders sont très préoccupés par leur image et veulent être considérées comme des riders polyvalents (à savoir flatlander et streeter). Toute cette argumentation sur la old et new school semble être drôlement ironique quand, en quelque sorte, de nombreux Flatlanders modernes dégagent à coup de pied le oldschool. La seule différence est qu’à l’époque les riders aimaient vraiment rider différentes disciplines du BMX et le BMX lui-même reflète cette diversité. Maintenant, de nombreux Flatlanders veulent juste avoir l’air plus polyvalent que ce qu’ils sont réellement. What clones around comes around ! Kevin Jones: Qu’est-ce que le véritable flat pour moi? Hmmm... Pour moi le flatland est quelque chose qui me donne du plaisir tout en essayant d’apprendre de nouveaux tricks et de faire preuve de créativité dans la mesure du possible. Old school, mid school, new school... ils font tous partie de la famille du Flatland et je crois qu’il n’ y aurait pas de Flat de nos jours sans les pionniers du début, donc s’il vous plaît ayez un profond respect pour tous les pros oldschool.


1994, Huntington Beach, california. Chase gouin invents the floatland (brakeless)


32 - face - france par patoche - photos bereflex

Bérenger Cordier Bérenger est de loin l’un des riders les plus sous estimés de sa génération. Il fait parti des rares personnes qui ne se soucient pas du lieu ou du type de discipline du moment qu’il fait du Bmx. Un gars avec des valeurs et un grand cœur mais aussi une folie intérieure qui font de lui une personne unique. À vous d’en savoir plus sur le Guilb !!!

Bérenger “Guilb” Cordier Himself


Présentation Bérenger CORDIER, 32 ans, de LA CIOTAT, 26 années de riding, sponso SHAPE BYCICLES, KITCHEN BIKE, VANS via Julien SHEUBEL, TROYAN GLOVES via Markus HAMPL, FRENCHYS DISTRIBUTION via Lilian CONRY. Ces trois derniers m’aident dès que j’ai besoin donc je tenai à les remercier aussi. Pourquoi Guilb ? Vieille histoire de diminutif en déformation de prénom ça a donné ça : Bérenger/Ber/Gilbert/Guilbert/GUILB tes 5 meilleurs souvenirs sur ton bike depuis tes débuts ? - Les WORLDS à Cologne en 2000 avec une belle équipe, Alex DROPSY, Patrick GUIMEZ, Nicolas BERTHIER, Pascal GUERARD. - Un ROAD TRIP en 2004. Direction la Californie avec les frères CONRY, Romuald “Bibi” NOIROT et Alex DROPSY. On a pu profter d’un bon contest à Huntinghton BEACH, Park et DIRT. A l’américiane quoi. Très bon moment. Plus balade à Las Vegas et un peu de ridin dans des concrets parks. Et bien sur un petit tour à WOODWARD WEST qui a bien changé depuis mais qui nous a amplement satisfait à l’époque. - Les WORDLS à PRAGUE avec une belle équipe de sudiste (Romuald “Bibi” NOIROT , Cédric CARREZ , Chris DIETSCHY , Nicolas BERTHIER , Patrick GUIMEZ) , et quelques anecdotes qui resteront la bas. - VANS Barak Invitational 2007 et 2008.

Guilb lutte contre le vent au Tuttle’s trail

- Trip BIG IN BAVARIA (MUNICH) et WORLDS (COLOGNE) en 2010. - VANS Kill The Line 2009 / 2010 / 2011 / 2012 5 sports que tu pratique ? - Bmx - Surf - Tennis - Squash - vélo de course 
 
 top 5 des spots que tu rides ? - PEYNIER - Le trail de Elian TORNIOR qui est simplement génial - MARSEILLE, le bowl du PRADO - WISLEY et LEATHERHEAD en Angleterre. Ridé deux jours lors d’un trip avec Maxime BIMAR et Justin FOUQUE cette année ou on s’est vraiement gatté. Très bon trail de VTTiste. Shape de dingue et mec super cool. - La piste de RACE de TRETS qui est super. Y a de tout, du gros saut du tech, etc.. L’équipe du club est très accueuillante et certains racers viennent aussi rouler à Peynier donc c’est un plaisir d’allé rouler avec eux sur la piste. Surtout avec le groupe des “vieux”, ils se reconnaîtront!! haha

Petit moment de détente après avoir shapé chez Stephen Murray. Guilb valide la session avec son mythique Toboggan


Jurupa Park: entre dessert et montage, Guilb s’en ai donné à cœur joie avec ce “flatty” Table.


les 5 objets dont tu ne te sépares jamais lors d un voyage ? - Carte Bleue - Carte d’identité et passeport “VALIDES” - IPod - GoPro - Tel Top 5 de tes prochaines destination ? - trip aux Etats Unis avec le légendaire Moana MOOCAILLE, en Californie. Beaucoup de trail sont roulables autour de Los Angeles, et WOODWARD WEST n’est qu’a deux heures de là. - Tossifornia - WORLDS à Cologne. - LEOGANG en saison hivernale pour allé manger de la neige avec Markus HAMPL qui commence à shaper dans les snows park maintenant. Attention gros level en ski aussi... SERVUS - Des vacances au soleil sans vélo..just cruisin’ Guilbert dans 10 ans ca sera ? Oula, on y est pas encore mais ca sera certainement avec un vélo entre les jambes. Sans plaisanter, je souhaiterai continuer de m’occuper de Peynier si possible. Nous bénéficions par le biais de la mairie d’un terrain à titre gratuit et qui n’est pas des moindres. Par les temps qui courrent, il est assez difficile d’obtenir de l’espace. La compréhension des voisins, des élus et leurs soutiens dans notre pratique nous permet aujourd’hui par le biais de l’association PeynierBMX de pratiquer, d’organiser le VANS Kill The Line, d’enseigner et de faire perdurer le spot. Cela représente une bonne occupation pour les années à venir.. Sinon une bonne petite barak avec une petite famille, sans oublier les hectares de jardin pour faire pousser quelques bosses de dirt dessus. Dans l’esprit de la Barak. Ton avis sur la nouvelle génération ? La nouvelle génération est très prometteuse, le niveau augmente de jour en jour. De plus en plus de marque sportive et extra sportive s’intéressent au BMX aujourd’hui. Les moyens pour le développement et la communication de ce sport ne cesse d’accroître. Grâce à tout cela, le nombre de pratiquants explosent. Le BMX n’est plus qu’un effet de mode. Il est devenu un sport reconnu. La race au J.O a beaucoup intéressé le grand public cette année. Grâce à cela les inscrits dans les clubs vont accroître. Les pratiquants pourront par la suite s’orienter sur le “free”. Sans oublier que certaines structures proposent déjà des cours de free. Cela est bien différent de la pratique du BMX que j’ai pu connaître il y a plus de 20 ans. Bref.. la nouvelle génération profite de l’expérience, du savoir-faire, de la passion d’anciens praticants et passionnés mettant leur professionalisme sur table. Avec tout cela réuni, cette nouvelle génération profite par le biais d’évènements, matos, fringue, mag etc... Donc merci les anciens.. tes projets 2013 ? Dans un premier temps, repartir sur l’organisation du VANS Kill The Line 5eme Edition. Essayer de rouler plus que cette année 2012 et bouger sur certains events et spots en Europe. Voir Outre Atlantique. une journée idéale pour toi c est ? Une journée idéale pour moi serait lever par trop tard, petit dej bien copieux histoire de charger ce corps pour le restant de la matinée. Si les potes sont dispos pour allé se plonger un petit coup dans la flotte pour essayer de chopper deux trois vagues (novice encore c’est pour ça que je dis essayer de chopper deux trois vagues). Un bon petit dwich sur la plage de la ciotat et direction le trail pour une bonne session. Après ça, un bon petit apéro bien frais pour se récompenser de la journée de sport pour finir sur un rougaille saucisse de Moana pour reprendre des forces et la je serai bien... Si tu n avais pas fait du bmx , dans quoi te serais tu plongé ? Sans le BMX je pense que j’aurai bossé dans la restauration. J y ai beaucoup travaillé plus jeune pendant mes études et ce la ne me déplaisait pas. Les blessures et le bmx t en dis quoi ? Les blessures, et ben..je vais te dire que j’en ai eu quelques unes. Personne n’est a l’abris, mais il est toujours possible d’éviter les gros coups. Il ne faut pas trop s’emballer sur le vélo, savoir écouter son corps et son esprit. Un message à faire passer ? Que chacun suive ses convictions. Des remerciements ? ART pour cette ITW et le report sur le KTL 2012. Les personnes qui me soutiennent pour le BMX, VANS - SHAPE BYCICLES - KITCHEN BIKE - FRENCHYS DISTRIBUTION / FIGURE pour le soutien sur le KTL 2012. Le Peynier Crew, les kids de Peynier aussi qui nous gattent à chaque session. Les partenaires qui nous soutiennent pour le KTL.


California love... Bérenger aura profité des dernières lueurs du jours pour shooter ce Turndown chez Heath Pinter.


Guillaume Kolly


39 - photos - france

Guillaume Ducreux


Maxime Noen


Hugo Dadou


Chris Gallo

« Guillaume Ducreux 33 ans. Je vis à Lyon. Je me suis mis à la photo il y a 5 ans. Je travaille sur deux axes principaux. D’un côté il y a les sports extrêmes. C’est un milieu dans lequel je baigne depuis tout petit. C’est ce qui m’a fait franchir le cap il y a 5 ans. Lyon est une ville très active et l’envie grandissante de fixer des sessions m’a poussé à acheter un boitier. D’autre part je me suis assez vite tourné vers le photo-reportage. Cette pratique devient de plus en plus importante dans ma vie et dans mon approche de la photographie. J’aime aborder des sujets qui touchent de près ou de loin à l’humain et à son environnement. L’interaction du milieu et la compréhension

de l’autre sont des moteurs puissants qui me conduisent à sillonner les routes dès qu’un sujet m’interpelle. J’ai co-fondé en 2011 le collectif de photo-reportage C2X, entité permettant de réunir nos univers et nos compétences. Je travaille sur différents supports. Autodidacte dans les différents sports ainsi que dans la photographie, j’ai toujours été curieux et je travaille sur différents supports: du reflex numérique au sténopé en passant par le moyen ou grand format argentique. J’ai tendance à être un boulimique photographique. » http://irisetchimere.4ormat.com/


Maxime Gormand


Maxime Gormand

mimi granieri


mimi granieri


49 - girlz - france par Luis Elías Benavides - photos Stephane Nadin

Cédrine Trétout Cédrine est une fille, elle est superbe ET elle fait du BMX. N’estce pas la fille rêvée de tout rider ? Elle a été suffisamment sympa pour donner de son temps pour répondre à mes questions, alors s’il vous plaît prenez le temps de lire ce qu’elle a à dire sur son mode de vie en tant que rideuse de BMX. Bonne lecture !


Salut Cédrine, peux-tu te présenter s’il te plaît. Bonjour, je m’appelle Cédrine, je suis une rideuse française. Je vis dans le sud de la France en ce moment mais je bouge beaucoup ! Depuis combien de temps rides-tu et pourquoi ? Je ride depuis 2 ans, un petit peu moins peut-être. J’ai commencé en empruntant les vélos de mes amis et en ridant dans la cuvette près de chez moi. J’ai adoré ça donc je me suis achetée mon propre vélo. Et maintenant je ride tout autour du monde avec. Quel est ton rider préféré ? Mon rider préféré est Randy Taylor, ce gars est juste une légende, sérieusement, pour moi personne n’est meilleur que lui. J’ai sa signature encadrée et une affiche de lui dans ma chambre, je suis trop fan de lui ! C’est difficile d’être une fille dans le BMX ? As-tu eu des commentaires te disant que tu ne peux pas rider puisque t’es une fille ? Bien sûr que c’est vraiment dur de faire du BMX quand tu es une fille. Certains mecs te soutiennent vraiment et d’autres te disent juste “Tu es une fille, va plutôt danser.” Je ne comprends pas cette mentalité, mais ce n’est pas ce qui va m’arrêter de rider ! Parfois c’est difficile de rester motiver mais il y a toutes ces personnes géniales avec qui je ride, filles et garçons, qui me soutiennent et je ne pourrais jamais assez les remercier. Le pire que j’ai jamais entendu était un truc du genre : “Elle ride pour se taper des mecs”. J’ai pensé genre, “sérieusement les mecs ?” As-tu des sponsors ? Je n’ai pas de sponsors ; je pense que je ne suis pas suffisamment bonne pour ça. Bien sûr ce serait super d’avoir un sponsor pour me soutenir mais je n’en ai pas encore eu l’occasion, peut-être un jour ? J’ai quand même la chance de rider dans des parks privés comme le park de Yums au Texas, grâce à Taylor !

Participes-tu à des compétitions ? Oui, j’aime les compétitions pour une raison ; c’est l’occasion de rider avec d’autres filles ! Et on prend tellement de plaisir toutes ensemble. Je me souviens du FISE il y a 2 ans, c’était génial. Je vais aussi à la Simple Session en Estonie au mois de mars. J’ai trop hâte d’avoir ce park pour moi seule! C’est le truc le plus dingue concernant les compétitions : avoir le park entier pour toi toute seule ! Aimes-tu voyager ? Si oui, où aimerais-tu aller ? J’adore énormément voyager. J’ai ridé à travers toute la France, en Floride dans différents parks, au Texas à Dallas et Forth Worth. C’était absolument énorme, j’adore rencontrer des personnes qui viennent de partout à travers le monde. Je suis vraiment impatiente d’aller en Estonie et je voudrais rider en Californie aussi ! Un jour, j’espère ! Préfères-tu rider avec des garçons ou avec d’autres filles ? Ah, choix difficile… garçon ou fille… je vais dire que ça dépend des gars ou des filles, en fait. Rider avec des filles reste encore occasionnel donc c’est toujours génial et cool, on fait un petit peu les folles ensemble genre “essayons-ci, essayons-ça !”, c’est plus facile car on a à peu près le même niveau et on peut s’entraider sur différentes figures. Les garçons me motivent tellement aussi : ils me donnent toujours plein d’avis et de conseils, mais parfois j’ai l’impression qu’ils n’ont même pas le temps de rider avec moi car je ne suis pas aussi bonne qu’eux. Mais encore une fois, ça dépend des personnes. Je suis tellement reconnaissante que les gars soient là à chaque session, on s’éclate tellement. Des remerciements ? J’aimerais remercier tout le monde pour leur soutien, tous mes amis ; ma mère, de me conduire partout pour rider et me soutenir, Steven, Chloé, tout le monde du Palais de la Glisse. Et les filles, si vous voulez rider, ne laissez personne vous juger, tant que vous aimez être sur votre vélo, faites-le !


52 - report - worldwide par Chris DietSchy

Gumball 3000 Présentation Je m’appelle Romuald Clariond, je vis sur la Côte d’Azur. Je pratique le snowboard depuis l’âge de 9 ans. Skater aussi. Mais par-dessus tout j’aime la course automobile. Je me suis rendu compte un peu tard que c’est ce que je voulais faire de ma vie et que j’en ai les capacités, c’est pour ça que j’ai créé le site MyRacingDriver.com, qui n’a rien à voir avec ma participation au Gumball mais que j’espère être le premier programme de sport automobile financé en ligne. Car plus que partout ailleurs, dans le sport auto, le budget est le nerf de la guerre et on ne fait rien sans argent. Explique-nous ce qu’est le Gumball 3000 ? Le Gumball 3000 est un rallye, et non une course sur routes ouvertes comme la plupart des gens le croient. Il s’inspire des films “The Gumball Rally” (1976) et “The Cannonball Run” (1981), qui eux narraient des courses underground d’une côte à l’autre des Etats-Unis. On part d’un point A pour aller à un point B en une semaine et 3.000 miles (environ 5.000 kilomètres). Par exemple, en 2012, nous avons réalisé le parcours de “The Gumball Rally”, entre New York et Los Angeles. Via Toronto, Indianapolis, Kansas City, Santa Fe et Las Vegas. En 2011, on partait de Londres pour arriver à Istanbul, et en 2013 ce sera de Copenhague à Monaco. Chaque soir on fait une petite (ou une grosse) fiesta, et on repart le lendemain matin. C’est presque aussi physique que les 24 Heures du Mans ! Il n’y a pas de vainqueur chronométrique puisqu’il n’y a pas de chronométrage, mais les vainqueurs sont ceux qui reçoivent un Award à l’arrivée. LE vainqueur est l’équipage qui reçoit le Spirit of Gumball Award, décerné au team qui a le plus déconné et fait le show sur le rallye, le tout couplé à une voiture folle, bien sûr. Il y a aussi d’autres Awards, dont les intitulés sont la plupart du temps décidés en fonction du déroulement du rallye. Cette année par exemple, mon team a reçu le Help Max Award, parce qu’on a filé un coup de main à mon pote Maximillion Cooper, le fondateur du Gumball. Sa Cobra Shelby avait des soucis, alors on leur a prêté à lui et Eve, sa co-pilote, notre deuxième Rally Fighter. Il paraît qu’on aurait dû avoir le Spirit of Gumball Award... Qui peut y participer, comment ? Tout le monde peut participer pour peu d’être accepté par l’organisation. Et d’avoir un peu de cash, car l’inscription a explosé au fil des ans... si c’était $8.500 en 2004, c’était £25.000 en 2012. Si la plupart des voitures sont des supercars, le spectre va de la Bugatti Veyron ou l’Aston Martin One-77 au van VW dans lequel on a mis un moteur de Porsche ou à la 2CV. C’est d’ailleurs une 2CV “General Lee” qui a remporté le Spirit of Gumball Award en 2004 ! Mais il y a aussi des trucs encore plus fous, comme cette année l’Audi R8 tout carbone et 710 chevaux avec une boîte à skis sur le toit de mon pote Jon Olsson (le skieur) ou mon Rally Fighter, qui est la première voiture conçue en open-source par Local Motors. Cette année, je pense qu’on a mis tout le monde d’accord ! Je pensais avoir ce qui se rapproche le plus de la Batmobile, mais j’ai des amis qui sont en train de faire construire une réplique de la Tumbler de Batman pour 2013 ! L’esprit du Gumball ? La liberté. Profiter de chaque instant, vivre l’aventure avec style, conduire toute la journée et faire la fête toute la nuit. Ton histoire personnelle avec le Gumball ? Je suis un incurable Gumballer... La plupart des participants sont des rockstars, des acteurs, des stars du sport, des milliardaires, des entrepreneurs, qui participent avec leurs voitures. En 2004 m’était venu l’idée de participer avec un constructeur automobile, car pour moi l’événement est une formidable plateforme pour communiquer. J’avais donc proposé à Gildo Pallanca-Pastor, qui possède la marque Venturi, de faire quelque chose comme ça. Avec les voitures électriques de Venturi, c’était pas possible de faire 700 bornes par jour... Mais l’idée m’est restée, et j’ai fini par arriver à mettre ça en place en 2011 avec Peugeot, et en 2012 avec Local Motors, qui a construit la première voiture conçue en open-source. Quand nous avons vu vu le Rally Fighter, j’ai dit à ma copine : “Cette année, je fais le Gumball avec ça !”. J’ai contacté Local Motors, je leur ai expliqué ce que je faisais, et on l’a fait ! La voiture que tu conduis ? Pourquoi ? Comment ? En 2012, je conduisais le Rally Fighter, première voiture conçue en open-source, construite par Local Motors. Le constructeur a, en gros, sa Recherche & Développement en ligne, avec 20.000 personnes. Si toi, tu t’y connais en suspensions ou autre, tu peux bosser dessus. Pour le design, LM a organisé un concours doté, et c’est un dénommé Sangho Kim qui a gagné et a eu la chance de voir son design se concrétiser et construit à ce jour à une cinquantaine d’exemplaires. Je dirais que ça ressemble à un coupé américain croisé avec un Hummer. C’est une propulsion, animée par un moteur Corvette LS3 de 450 chevaux. C’était parfait pour traverser les States ! Et

dans le désert, j’ai pu couper, comme on peut le voir sur Internet ! Ça, tu peux pas le faire avec une Lambo ! Le parcours ? Les limitations, les flics, les soirées ? Le parcours varie tous les ans. En 2011, on a fait Londres-Paris-Barcelone-MonacoVenise-Belgrade-Istanbul. En 2012, c’était New York-Toronto-Indianapolis-Kansas City-Santa Fe-Las Vegas-Los Angeles. Et en 2013 ce sera Copenhague-StockholmHelsinki-Saint-Pétersbourg-Riga-Varsovie-Vienne-Monaco, où nous arriverons le vendredi avant le Grand Prix pour y fêter l’arrivée de la quinzième édition du Gumball jusqu’au lundi matin. Le rallye n’étant pas une course et sur le réseau routier, nous sommes bien sûr tenus de respecter le code de la route et Max l’explique d’ailleurs chaque année dans son speech avant le départ. Bon, ça veut pas dire que tout le monde s’y tienne, hein... J’ai moi-même écopé de trois prunes cette année en traversant les States, dont une pour “Criminal Speeding”... tout de suite les grands mots ! Le rapport avec les sports dits alternatifs ? Les riders connus qui y ont participé ? Le Gumball cristallise un peu tout ce qui fait la culture automobile, musicale, télé, ciné, ou encore ce qu’on appelle les sports alternatifs. Il y a donc des gens comme les Dirty Sanchez ou les Jackass qui ont participé, mais aussi effectivement pas mal de riders. Comme Tony Hawk, Jon Olsson, Danny Kass, Tina Basich, Rob Dyrdek, Ken Block, Terry Kennedy, Travis Pastrana, Elias Ambühl... et niveau BMX, il y a eu Dave Mirra, et cette année, Nigel Sylvester. Jamie Lynn, snowboarder légendaire, est aussi très chaud pour le faire avec moi. Il a failli être avec moi dans le Rally Fighter en 2012. Si c’était pas avec lui, j’adorerais faire le Gumball avec Kimi Räikkönen ! Côté célébrités non riders, il y a eu Adrien Brody, Darryl Hannah, Danii Minogue, Jason Priestly ou encore Kim Schmitz, que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de Kim Dotcom. Le Gumball est partenaire de plusieurs gros contests de skate et BMX. Tu peux nous parler de ça ? Comme le Gumball a dans son ADN les sports alternatifs, l’organisation développe des partenariats avec des contests, comme c’est le cas avec le Air & Style Tirol en snowboard ou la Simple Session en BMX. Les vainqueurs des contests gagnent leur place sur le rallye. Raconte-nous en quelques mots l’ambiance… L’ambiance, c’est du grand n’importe quoi ! Plusieurs dizaines de milliers de personnes au départ, des milliers tout au long du parcours, les Dudesons ou les Dirty Sanchez qui font les cons en slip panthère... David Hasselhoff qui donne le départ... Mon co-pilote, Saba, déguisé en Cheik arabe avec les fringues de vrais Cheiks parmi nos potes, que ce soit Amro, alias Cheik Gumball, ou Moe Al Thani... Des flics qui t’arrêtent et te mettent une prune avant de te demander des stickers et une photo... C’est assez indescriptible comme ça, mais c’est un truc qui se vit ! Des anecdotes ? C’est une succession d’anecdotes épiques ! Récemment, je suis tombé sur YouTube sur la vidéo qu’un Français a faite au départ de Times Square cette année. Le mec explique qu’il est venu voir la Bugatti Veyron, la voiture “la plus tout” du monde. La Veyron passe, puis arrive derrière Jon avec sa R8 tout carbone de 710 chevaux, avec une boîte à skis sur le toit, puis sa Lamborghini Gallardo derrière que conduisait Elias Ambühl, aussi avec une boîte à skis sur le toit. Déjà, c’est monté d’un cran... Puis Pritchard et Dainton qui gueulaient dans leur Mustang décapotable... Le mec commente tout ça et s’arrête d’un coup : “Ah... Et ça... C’est... Je sais pas ce que c’est, c’est un extraterrestre !”. C’est nous qui arrivons, avec mon co-pilote Saba fringué en Cheik, qui grimpe à moitié sur le toit en gueulant “Gumbaaaaaaaaaaaaall !!!!!!!!!!!!!”... Le vidéaste est pas venu pour rien... il comprenait plus rien ! Une autre ? Cette année, pour rendre hommage à Carol Shelby qui est décédé, Max et Eve avaient une Cobra Shelby. Une Cobra capricieuse qui nécessitait déjà de passer la nuit dessus à Toronto. Puis au check-point de Saint-Louis, bloquée en cinquième, Max me dit : “Romu, tes gars peuvent jeter un œil?”. Mes gars, c’étaient des gars de chez Local Motors, qui me suivaient avec un pick-up et une remorque sur laquelle on avait un deuxième Rally Fighter. Je lui ai dit que oui, mais que vu le peu d’outillage, s’il y avait un souci, ils n’avaient qu’à mettre la Cobra sur la remorque et prendre le deuxième Rally Fighter. Ce qui a ravi Eve, qui ne conduit pas des boîtes manuelles et qui en avait un peu marre de rouler décapoté aux quatre vents. Et ils ont rallié Los Angeles avec. Plus tard le même jour, on s’arrête à une station-service avec une dizaine de potes, et Jens Byggmark a sa Camaro qui cale en faisant des burns. Transmission cassée ! On a appelé la remorque où il y avait encore une place,


photo peka devĂŠ


et Adam et Buddy sont arrivés à Kansas City avec la Cobra ET la Camaro, qui a pu être réparée dans la nuit. Une sacrée journée... heureusement qu’on avait amené cette remorque ! On peut voir des marques présentes dans les sports alternatifs être sponsors de l’événement. Que penses-tu de l’image véhiculée par ce rallye ? L’image est un peu bad-ass en France, et les gens ne voient malheureusement pas plus loin que “la course des milliardaires sur routes ouvertes” que leur a servie M6. D’ailleurs ils m’avaient contacté quand ils préparaient ce sujet - j’avais gentiment décliné. Il y a tout cet imaginaire autour, mais heureusement il y a des gens qui le

perçoivent comme il se doit. C’est le cas dans les pays scandinaves par exemple, où le Gumball est très populaire. Pour ce qui est des sponsors dont tu parles, qui ont été au fil des ans DC, Vans, Birdhouse, Spy ou encore Nixon, je pense que c’était une belle vitrine pour eux. L’événement est une plateforme parfaite pour communiquer... c’est bien pour ça que j’ai eu l’idée de faire ça avec des constructeurs ! Remerciements ? Local Motors, qui m’a fait confiance. Mon co-pilote Saba Aberi. Les gens qui ont donné pour le programme MyRacingDriver.com pour que je réalise mon rêve de courir, même si on est encore loin du compte. Et mes parents.


56 - Racing - France / USA par moana moo caille / photos Bereflex

Yvan Lapraz Yvan Lapraz est un nom connu dans l’univers de la Race. Plusieurs fois vainqueur du Challenge européen et mondial depuis son plus jeune âge,Yvan se lance aujourd’hui dans une nouvelle aventure complémentaire à sa vie de Pro Rider. Cela ne nous a pas laissé indifférent et nous avons souhaité prendre des nouvelles du petit Suisse. Salut Yvan, tu es venu t’installer aux Etats-Unis il y a plusieurs mois, dis nousen un peu plus à ce sujet ? Je suis venu me poser aux Etats-Unis depuis fin juin pour profiter un maximum de ce que la Californie pouvait m’apporter: le soleil, des sessions avec les pilotes les plus rapides du monde etc... Finalement je suis ici pour me préparer car je n’ai pas pour objectif de faire la saison américaine dans sa totalité. J’ai prévu de rentrer en Europe fin mars, après avoir participé à la Gator National à Oldsmar. Tu viens de créer ta propre marque «Royalty BMX», quelles ont été tes motivations pour te lancer dans un tel projet ? Cela faisait un petit moment que l’idée me trottait dans la tête ! Pour être franc avec toi, la marque pour laquelle je roulais ces dernières années n’a jamais pris en compte l’avis de ses riders pour faire évoluer leurs produits, de plus je n’ai pas eu d’opportunités intéressantes en matière de sponsoring pour cette saison. Créer ma propre marque est donc apparue comme une évidence pour moi. Ainsi, je peux décider de la géométrie des cadres, du design des tenues et des produits Royalty de façon général. Même si cela me demande beaucoup de travail, c’est quelque chose de très intéressant d’autant plus que c’est quelque chose que l’on ne fait pas lorsque l’on est pilote factory. De quels pilotes se compose ton team ? Mon team est tout petit pour le moment, seul Renaud Blanc et moi-même roulons pour Royalty BMX. C’est un team 100% Suisse donc, même si ce n’était pas quelque chose de recherché au départ. Je souhaitais un 3ème pilote mais ceux que j’avais contacté étaient soit déjà sous contrat ou soit trop chers pour une petite structure qui se lance.

Après avoir était plusieurs fois vainqueur du Challenge mondial dans les catégories amateurs, tu es devenu Champion du Monde Junior en 2007, quelles sont les raisons qui expliquent que ce soit plus compliqué depuis ? A vrai dire, mes trois premières saisons Elite (2008/2009/2010) se sont bien déroulées avec, de manière générale, de bons résultats. J’ai commencé à avoir des problèmes d’épaule en 2011. Elle se déboîtait continuellement et j’ai pris la décision de ne pas me faire opérer tout de suite pensant que les choses s’arrangeraient. Ce fût une grosse erreur de ma part... Cependant je me suis fait opérer juste après les Championnats du Monde de Copenhague. Après 6 mois d’arrêt j’ai enfin pu reprendre l’entrainement mais alors que j’étais remonté sur mon vélo depuis 2 mois, j’ai plié la greffe osseuse en tombant lourdement sur cette épaule fragile lors d’une séance de technique. Les choses se sont finalement réglées courant juin 2012... Désormais mon épaule est complètement guérie, j’ai donc hâte de démarrer la saison 2013 pour faire le Championnat d’Europe dans sa totalité. Quels sont donc tes objectifs sportifs et professionnels pour cette année 2013 ? Clairement je reste focalisé sur l’aspect sportif avant l’aspect professionnel. Je souhaite avant tout être performant et faire un maximum de compétition. Mes objectifs sont donc de réaliser un podium au Championnat d’Europe Elite cette saison, rentrer des finales en Coupe du Monde et faire les meilleurs résultats possibles. Professionnellement, comme j’ai pu le dire auparavant, cela me demande beaucoup de travail mais je ne me suis pas fixé d’objectifs particuliers, je préfère prendre mon temps. Remerciements ? Merci à toutes les personnes qui m’ont soutenu ou aidé à un moment de ma carrière, à tous ceux qui ont cru en moi et en mon idée de marque dès le début, ainsi qu’ à mes sponsors qui ont été tout de suite motivés à soutenir ma marque et le team avant même d’avoir vu les produits que je voulais faire. Mais aussi, merci à ART BMX pour cet interview.


59 - LEGEND - USA PAR SEB RONJON – PHOTOS JAMES CASSIMUS & DEAN BRADLEY - TRADUCTION CHRISTOPHE GENTIZON

Bob Haro

Pour les anciens, ce nom résonne comme une légende, celle du premier rider qui a sorti le BMX des pistes en terre battue, à la fin des années 70, pour en faire une forme d’art plus urbaine. Bob a inventé le freestyle ! En 1982, il est le premier a avoir créé un vélo totalement dédié à la discipline, le “Haro Freestyler”. Mais pour les plus jeunes, Haro est avant tout une marque associée, entre autre, aux exploits de Dave Mirra aux X-Games. Trente ans après la création du premier BMX de free, il est temps de refaire le point avec “The Father of Freestyle”…


Aujourd’hui, tous les jeunes BMXers connaissent la marque “Haro Bikes”, notamment grâce à Dave Mirra aux X-Games, mais les plus jeunes ne connaissent pas son histoire. Peux-tu nous résumer ton parcours dans le BMX dans ses grandes lignes ? Ma carrière dans ce sport vient de ma passion pour le BMX, pour les sports extrêmes, leur culture et leur art. J’ai eu la chance d’être impliqué dès le début du BMX et j’ai eu l’opportunité de contribuer à ce sport de beaucoup de manières… Pas seulement comme un rider, mais aussi comme un designer, un homme d’affaires et un ambassadeur, pour ce sport que j’aime et dont je suis fier de faire partie. On te considère comme le pionnier du BMX freestyle, que serait devenu ce sport sans Bob Haro ? Et quelle a été l’influence de Bob Osborn ? (NDLR : fondateur des mythiques magazines “BMX Action” et “Freestylin”)? Je pense qu’il y aurait eu un autre Bob Haro si ça n’avait pas été moi. Il se trouve juste que j’étais au bon endroit au bon moment avec tout ce qu’il fallait pour ce sport. Je pouvais rider. Je pouvais créer des produits, je pouvais dessiner et illustrer le sport avec ma vision de rider. C’était top. Le BMX fourmille de personnes talentueuses et créatives, donc si ça n’avait pas été moi, quelqu’un d’autre aurait pris ma place. Pour ce qui est de Bob Osborn, nous, les BMXers, lui devons beaucoup puisqu’il a donné au BMX une base qui existe toujours. Il avait une vision de ce que pourrait être le sport, et aussi à quoi il ressemblait graphiquement en photos et images. Les photos d’Osborn ont donné le ton et sont toujours emblématiques. Quel est le détail qui a fait qu’un jour tu as pensé “freestyle”? Le skateboard m’a complètement influencé, car comme tout enfant ayant grandi en Californie du Sud, j’ai skaté. A un kilomètre de chez moi il y avait un skatepark où j’allais rouler. Quand le park était fermé, on balançait nos bikes par-dessus le grillage et on y ridait. Il arrivait que des parks autorisent les bikes, mais à cette époque skaters et BMXers ne s’appréciaient pas trop.

Pour moi, le freestyle a été une progression naturelle. Je n’étais pas vraiment un racer, j’étais bien meilleur pour faire des figures et les montrer, avant que ceci ne devienne un sport, le freestyle. Entre les manches, je faisais des démos sur les parkings pour les autres riders et durant les entraînements sur piste, je faisais des figures en sauts. Je pense que c’était inévitable. Ce qui a changé la donne pour moi a été de déménager à Los Angeles après le collège. Bob Osborn m’a pris comme coloc et je suis devenu le dessinateur de “BMX Action Magazine”. C’est là que j’ai montré à Bob et à RL mes premiers tricks. Bob Osborn a shooté et publié les premières photos de moi faisant des figures. Le reste fait partie de l’histoire. Le terme actuel de “Freestyle” vint de mon ami D. David Morin. Il m’aidait à écrire mon bouquin “Freestyle Moves” et le mot a été officialisé à ce moment-là. Tu as inventé de nombreuses figures comme l’aerial, le 360, le fackie, le roll back… Qu’est ce que ça te fait de savoir que 30 ans après ce sont encore des tricks de base pour des milliers de kids ? Je suis très fier de ma contribution à ce sport et de voir que tous les tricks de base que j’ai amené sont toujours utilisés aujourd’hui. J’ai toujours pensé, alors que le sport évoluait, que bon nombre des tricks fondamentaux seraient toujours utilisés. Je pense même que ces tricks originels sont encore plus chouettes quand des riders newschool les rentrent. Etait-ce facile pour toi d’inventer des tricks ? Si on revient en arrière, les tricks avaient l’air plus facile, mais ils étaient plus durs car on inventait tout à ce moment-là. Il n’existait rien à cette époque, pas comme maintenant où les riders peuvent regarder des vidéos et apprendre. Nous les améliorions constamment puisque nous ridions tous les jours, en concourant les uns contre les autres pour se surpasser. On s’éclatait... T’entrainais-tu beaucoup ? Comment le public te percevait-il ? On s’entraînait beaucoup puisque nous ne faisions que rider nos BMX. Nous étions super passionnés par ce que nous faisions. Tous mes amis faisaient du


bike ou du skate alors on ridait dans la rue ou, en ce temps-là, dans les skateparks comme Marina Del Ray à L.A. ou Del Mar Skateranch à San Diego. J’ai aussi construits mes propres rampes, je les amenais et les installais au park ou à la plage et ridais durant des heures en face de gens qui n’en croyaient pas leurs yeux. C’était excellent et vraiment cool ! Etais-tu un extra-terrestre du BMX ? As-tu converti de nombreux racers ? Au départ, les racers étaient de grands supporters du freestyle et je pense que c’est juste devenu plus une compétition entre les deux quand le freestyle a explosé et est devenu plus gros que la race. De toutes façons, je pense que les BMXers sont des BMXers et que chacun respecte l’autre et ce qu’il peut faire sur un bike. Le film “E.T.” a été un tremplin médiatique mondial pour le BMX. Je me souviens de ton article dans BMX Plus de Octobre 1982… Peuxtu nous résumer cette folle aventure et ce qu’elle a changé pour toi et notre sport ? “E.T.” a été un grand tournant pour le BMX, car notre sport a été présenté au monde entier à travers ce film. Ce qui est montré n’est pas très spectaculaire, mais le fait que le film présente le BMX comme un truc de kids, ajouté à la mythique scène de poursuite, en font un truc qui résonne encore aujourd’hui. Même maintenant, quand je dis aux gens que j’ai participé au film, beaucoup d’entre eux me racontent comment ils aiment ce film et connaissent la scène du BMX. Un vrai classique. Et pourquoi n’es-tu pas crédité au générique de fin du film ? Je n’ai pas été mentionné au générique parce que je n’étais pas membre du Screen Actors Guild (NDLR : association professionnelle des acteurs de cinéma). C’est complètement par chance que j’ai été pris et merci encore à celui qui a soufflé mon nom au réalisateur pour qu’il m’appelle et me demande si je voulais faire partie du film. J’ai rappelé à contre cœur et je me suis présenté aux auditions à Porter Ranch, au nord de Los Angeles. Après quelques tests en passant sur des jumps et après d’âpres négociations sur le salaire pour faire des cascades chaque jour, on a trouvé un deal. Je suis

tournage du film E.T.

tellement heureux d’avoir répondu à cette offre ! Comme je détesterais dire “Hé ouaih… J’ai failli participer au film E.T.!” Quand as-tu arrêté de rouler ? Pour quelle raison ? J’ai arrêté en 1988 quand je me suis blessé au genou gauche. Il est devenu mon talon d’Achille et lâchait facilement. J’ai voulu revenir en forme, m’entraîner et bam,… il a lâché à nouveau et j’étais bon pour m’arrêter 2 mois, à essayer de me remettre en forme à nouveau. J’avais 27 ans et je commençais à réaliser que des riders plus jeunes comme Mike Dominguez et Mat Hoffman arrivaient. Je me suis investi plus dans mon business et j’ai créé mon entreprise et le team emblématique qu’on a eu dans les années 80. Es-tu remonté sur un BMX depuis ? Non, juste du VTT pour le fitness. Mon genou est trop fragile pour le BMX. Durant les années 80, d’excellents riders ont rapidement fait partie de ton team, les Mc Coy, Wilkerson, Blyther ou encore Hoffman, et la progression a été fulgurante. N’as-tu pas eu le sentiment d’avoir été rapidement dépassé par le niveau et le succès du sport ? N’as-tu pas eu peur d’avoir créé un truc hyper dangereux devenu incontrôlable ? Pas vraiment. Je connaissais ma contribution et aussi je savais qu’il était temps de laisser la place à la nouvelle génération de ce sport. C’était stratégique d’arrêter comme je l’ai fait car je ne voulais pas devenir de plus en plus mauvais et que les gens ne retiennent que ça de moi et de mon riding. Tous ces riders font partie de l’héritage Haro des années 80. C’est quelque chose que nous avons construit avec mon frère Ron et Bill Hawkins, notre team manager à cette époque. J’ai jeté les bases et les nouveaux riders les ont amenées de plus en plus haut depuis lors. Quel est ton meilleur souvenir de toute cette époque “oldschool” ? Mon meilleur souvenir est l’innocence du moment et comme c’était cool de faire partie d’un truc qui était beaucoup plus grand que nous l’étions. Faire connaître le freestyle autour du monde était incroyable et j’ai eu la chance d’être cette personne et de changer l’attitude des jeunes dans


le bon sens. Je reçois des mails de riders du monde entier, oldschool et newschool, qui me disent de grandes choses au sujet de cette contribution et je suis heureux d’avoir été la bonne personne au bon moment et d’avoir fait ce que j’ai fait. Et si tu pouvais retourner dans le passé, que changerais-tu ? Rien, réellement. Peut-être aurais-je pris plus de vidéos de moi ridant pour les partager et montrer aux autres ce à quoi le sport ressemblait à ses débuts et comme il a progressé. En 1988, tu as vendu “Haro Bikes” à la société “Derby”. As-tu gardé des liens avec la société Haro aujourd’hui ? Quel est ton regard làdessus ? Je suis très ami avec Joe Hawk, l’actuel PDG, et les autres chez Haro Bikes. Je ne suis pas toujours d’accord de ce qu’ils font avec la firme aujourd’hui, mais ce n’est pas à moi de juger puisque j’ai vendu la compagnie et fini d’y travailler en 1993. La bonne chose, c’est que c’est toujours la marque n°1

bob et le nouveau concept ikonix

des ventes et bien qu’ils soient moins novateurs que quand j’en avais la direction créative, l’équipe en place a fait un bon boulot en maintenant ce nom qui m’est cher. 2012 a été une année prolifique... Tu as créé Ikonix, ta nouvelle marque de BMX. Peux-tu nous en dire plus ? Ikonix est une nouvelle marque que j’ai créé et que je suis entrain de développer en ce moment. Cela englobera à la fois du matériel de free et de race. Pas de vélo complet pour l’instant, juste des pièces très haut de gamme comme des cadres, des fourches, des guidons et d’autres pièces et accessoires. Les produits seront ultra-design et de grande qualité, et la plupart seront fabriqués exclusivement aux Etats-Unis ! Je suis toujours super passionné par le BMX et me sentir à la fois ancien rider et designer me motive à m’investir encore plus dans le sport. Mon approche consiste à collaborer avec d’autres talents qui peuvent m’aider à faire avancer la cause et les produits que nous développons. Le sport et le riding ont tellement évolué depuis mon époque à la fin des années 70


que collaborer avec des riders actuels sera la clé du succès futur de Ikonix. Et perso, j’aime les deux aspects du BMX. Bien sûr mes racines sont dans le free mais j’ai également eu l’habitude de faire de la race, et je prends toujours plaisir à assister à des courses aujourd’hui. C’est super cool que le BMX soit sport Olympique, et que le CIO (NDLR : Comité International Olympique) envisage que le free soit également Olympique en 2016 ! J’espère vraiment que ça va se réaliser ! Courant 2012, l’exposition “Béton Hurlant” au Musée National du Sport à Paris t’a largement mis en avant, en tant que pionnier du BMX freestyle, et tu as été invité à venir raconter ton histoire dans le cadre d’une conférence formidable et hors du temps. Comment as-tu vécu ce moment ?

“Béton Hurlant” a été un grand événement et j’ai été très honoré de faire partie de l’exposition. Je pense que cela a été la meilleure exposition BMX et skate jamais réalisée, ou que j’ai jamais vu ! Félicitations à Seb Ronjon, Alain Massabova et Franck Belliot d’avoir organisé tout cela avec le Musée National du Sport et à tous ceux qui ont rendu cela possible. Pour moi également, l’expérience a été fantastique car j’ai pu passer du temps avec les héros du BMX français que je ne connaissais qu’à travers les magazines américains ou Bicross Mag. Tous ces riders oldschool réunis comme si le temps n’avait pas avancé... Encore une fois un excellent moment et une très chouette expérience ! En 2012, tu as été très présent en Europe avec Béton Hurlant, les Jeux Olympiques, le Redbull Revolution, les BMX Worlds, la barre chocolatée Shokomonk... Parles-nous de cette aventure... Je pense que 2012 sera difficile à battre au niveau de ma participation dans la scène BMX, tant au niveau du design, de l’art, du sport que des événement. J’ai été très heureux et honoré d’avoir été invité à participer à tous ces projets et j’espère faire plus dans un futur proche. Toi qui a tout connu dans le BMX freestyle, comment vois-tu son avenir aujourd’hui ? Je pense que le BMX freestyle va continuer à évoluer et grandir, comme jusqu’à maintenant. Ce que font les riders actuels, leurs tricks sont tellement incroyables. J’ai souvent pensé comme il doit être difficile d’être un top rider aujourd’hui, tellement les tricks sont énormes et techniques. Je crois qu’on verra bientôt le freestyle BMX aux JO. Personnellement, je trouve que le BMX est le sport le plus progressif et le plus excitant de tous les sports extrêmes présents aux X Games et sur le Dew Tour. Je le dis à cause de l’aspect technique du riding, de la complexité et des variations des tricks que les riders envoient. J’en suis époustouflé.

Bob Haro @ Béton Hurlant, le film ici : https://vimeo.com/55226610


68 - new pusher - france par Chris DietSchy

Anthony Allard Presentes toi ? Salut je m’appelle Anthony Allard,j’ai 20 ans, j’habite eguilles, un petit village du sud de la France. niveaux jobs c’est la galère avec mon cap peintre en carrosserie.

qui font parti du crew Exitvision. Apres bien-sur je ride avec Nougat hah! Micka zimbardo le gangsta et le Réré et tout les rouyas du sud. Big-up a Louis Deféraudy le caméraman du crew.

Tu roules depuis combien de temps Ça fais maintenant 5 ans que je ride.

Explique nous une journée type Ma journée type elle commence tard elle fini plus que tard je pence ahah. Je me leve vers les coups de 12H je regarde un peux sur pole emploi mais bizarrement il n’y a jamais rien . Du coup je descends manger parce-que comme tout le monde c’est l heure ou on n’as les crocs, après sa j ‘attend 1 heure et sa se rejoins chez le Soisson pour savoir ou sa ride cette apreme vue les énorme parks du sud ... puis une fois trouver après 1 heures de réflexion session jusqu’à la nuit tombante une journée de ride avec tout le monde sa fais toujours plaisir toujours beaucoup de conneries pas 1 pour rattraper l’autre c’est énorme.

Comment a tu commencé J’ai commencé a faire du vélo dans mon chemin avec mon voisin qui savais déjà faire des bunny up a partir de la j’ai commencé a creuser ma première boss a tricks qui n’étais pas vraiment énorme mais ça m’a permis d apprendre les tricks de base comme les no foot les one hands les x-up etc.Puis je me suis lancé dans le skate park de mon village a Eguilles, de la j’ai rencontré plusieurs personnes avec qui je pouvais rider et développer mon ride. La rencontre de Christophe Soisson a changé ma vision du vélo, je comencais a peine, j’avais 15 ans il en avait 21 et beaucoup plus d expériences que moi, il m’a pris sous son aile m’a fait découvrir de nouveaux parks des nouveaux potes , ce qui m’a vraiment ouvert au monde du vélo. Maintenant voila je ne peux plus décrocher j’en n’ai besoin c’est devenue une drogue ça c’est sûr ! Tu roules ou? avec qui? Je ride à Eguilles, Lambesc, Salon, Aix, Palais de la glisse et la majeur partie des parks du sud et puis 1 fois par an je pars en road trip en dehors de la France avec la famille: Christophe Soisson ,Thibaut Weber,Bruno Faucon,Guillaume Vidal,Tom Deville

tes influences... Mes influences Garrett Reynolds, Chad kerley, Simone Barraco et d’autres qui déchire de partout dans le monde. Remerciement Je tient a remercier Chris Dietschy pour son interview et ses photos. Merci a Christophe Soisson et Thibaut Weber de me supporter tous les jours que sa sois dans le ride ou dans la vie de tout les jours merci les bro sa fais plaisir!Et je remercie aussi ma petite femme qui me laisse rider quand je veux sans raler ahah!


71 - face - allemagne par alain massabova - Portrait Charlotte Bona - photos riding fritz fechner / www.fritz-fechner.de

Kevin Nikulski La tempête vient d’Allemagne, un new pusher, new school plein d’énergie. Kevin arrive sur la scène pro Flat et se fait déjà remarquer sur les gros contests. Son style est sa force. Ce jeune talent promet une belle carrière sur son BMX. Bienvenue dans le Flat Kevin !


Presentation Mon nom est Kevin Nikulski, je viens de Dortmund (Allemagne). Dans le passé, je jouais au football depuis me 13 ans. Ensuite, j’ai acheté un bmx et c’est devenu ma vie ! Qu’est ce que tu aime le plus dans le Flat ? Quand je suis sur le spot, j’aime rider l’esprit en paix. Quel est ton style, ta façon de rider ? Jesse dit que mon style est hadcore. J’aime les spinning rapides et les gros jumps sur l’avant ou l’arrière. Je pense que c’est le new school flatland, c’est tout ! Tu sais pourquoi tu ride ? quell est ton but ? J’ai appris vraiment vite et j’ai démarré les contests très tôt. Mon premier but était d’être pro mais après 3 ans, mon rêve est devenu réalité. Mon but maintenant est de devenir le meilleur du monde ! Je sais que c’est pas facile mais je m’entraine fort.

Que fais-tu de tes journées ? Je vais travailler jusqu’à 15h30 and ensuite je vais rider dans mon spot pour une bonne session. Je roule tous les jours, 4-5 heures après le boulot. Le weekend, Je fais des grosses sessions du matin au soir. Je ride pas le dimanche, je bois trop le samedi soir… Qui te motive ? ton rider favori ? Mon inspiration c’est Mike S. c’est le Tony Hawk dans le monde flatland. J’aime sa façon de rider à son âge et il a trop de bon tricks. Mon autre inspiration, c’est Jesse Puente, c’est un mec vraiment bien, un très bon ami. On a passé beaucoup de temps ensemble dans les contests et toujours fou. Tu as des sponsor ? Tu en cherche d’autre ?
 Je ride pour KHE bikes et j’en suis très heureux. Je cherche un sponsor energy drink comme Redbull, ça serait le top pour moi. Merci ?
 Je remercie mes amis et les personnes qui m’ont soutenu dans le passé. J’espère que ça va continuer. Big up à KHe bikes et O’motion!


74 - report - argentine par daniel dhers - photos Luis Vidales / Red Bull Content Pool

Red Bull Ramparanoia

I単aki Maza, Red Bull Ramparanoia, Campo de Piedra Pomes, Catamarca, Argentine - Decembre 2012


Alors un jour, j’ai reçu un appel de l’équipe Red Bull Argentine, me disant qu’ils avaient un endroit dans lequel ils aimeraient amener le BMX… Ils m’expliquent qu’il s’agit d’une sorte de rampes naturelles au milieu de nulle part et ils ajoutent qu’ils me rappeleront avec plus d’informations. Les mois passent sans rien de nouveau jusqu’à ce jour où je reçois un mail avec les photos les plus démentielles d’une carte indiquant où les “rampes” sont situées et ce qu’il y a autour, et qui n’est rien d’autre que du sable et des volcans. On avance rapidement de quelques mois et ils envoient Ricky Roich et plus tard Andy Zeiss avec Axel Jurgens pour donner l’accord final et fixer la liste totale des riders, bien que ces derniers n’avaient pas beaucoup d’informations à part le fait qu’il y avait de la mousse de lave en forme de rampes, la majorité des riders ont donné leur accord pour y aller et rider quelque chose de plutôt unique. Enfin, c’était un euphémisme ! Andy nous a envoyé un mail genre une semaine ou deux avant le voyage nous disant de nous préparer à ne pas avoir internet ou d’électricité de 23h à 15h, d’apporter un conteneur de crème solaire, pour nous rappeler de rester bien hydratés puisque c’était à 4000 mètres d’altitude et

d’être même prêts à manger du lama à un moment donné… Nous avons pris un avion de Buenos Aires à Catamarca, puis un avion privé de Red Bull, utilisé pour le saut en parachute sans siège, ni pression, un masque à oxygène pour 14 personnes, pour rejoindre le lieu près de La Piedra Pomes. Après que Tobias ait vomi au milieu du vol et que moi, j’ai pissé dans le bidon d’eau de quelqu’un (désolé), nous avons atterri dans l’endroit probablement le plus isolé au monde, tu pouvais regardé autour de toi à 360° et ne voir rien d’autre que l’horizon rempli de volcans, de sable, de rochers et des riders excités. Après avoir conduits pendant une heure jusqu’à la ville la plus proche sur des chemins de terre, puis une autre heure de plus jusqu’à notre hôtel, nous sommes finalement arrivés à ce qui allait être notre base pour les prochains jours, une Posada plutôt confortable avec des personnes très charmantes et un cadre chaleureux. Nous avons eu une journée pour nous habituer à l’altitude, nous relaxer, dîner et fêter le fait d’y être arrivé, puis extinction des feux avant un réveil à 7h du mat’ pour rider le lendemain.


Tobias Wicke


Une fois tout le monde dans le 4x4, nous sommes descendus jusqu’au spot, après une heure de route sur des chemins de terre, construits une semaine avant notre arrivée, nous y sommes finalement arrivés et on n’a pas été déçus, en fait, nous avons été sur le cul ! Cela ressemblait au plus grand skatepark que tu n’as jamais vu, sauf que celui-là était constitué de lave pétrifiée il y a 500 000 ans. Dès qu’on est arrivés là-bas, tout le monde a commencé à rider et les trouvailles ont commencé à venir… La surface n’était pas super fluide, en fait, c’était plutôt rugeux et si tu tombais, tu risquais d’être déchiqueté. Au début, rider cette surface était difficile, je suis habitué à rider avec 100 PSI de pression et j’ai fini par dégonflé mes pneus à 50-40 PSI de pression pour pouvoir rider de façon un peu plus confortable. Nous avons aussi eu Axel tendant d’aplanir la roche avec une gigantesque ponceuse, quand elles avaient du potentiel mais qu’elles étaient trop rugueuses pour rider. Le riding a été plutôt dément étant donné les conditions, tout le monde a fait de son mieux pour s’adapter et était assez excité de rider sur quelque chose que personne, je suppose, n’imagine rider dans sa vie! C’est difficile de raconter tout ce qu’il s’est passé, donc vous allez devoir regarder les photos et les vidéos mais les trucs qui m’ont le plus marqués sont : Bas boostant son Hip jusqu’à la Lune (si on n’y était pas déjà), Inaki Massa, un rider argentin de 14 ans se balançant dans des endroits où aucun homme n’a jamais été, Tobias exécutant un nosepick down whip

sur cette roche lugubre et Ben Hennon détruisant tout ce qu’il touche, je ne sais pas si c’était fait pour lui ou s’il était fait pour ça mais une chose est certaine, c’est qu’il a incontestablement ridé totalement cet endroit ! Les photos ne rendent pas justice à ce que ça a été de vivre là-bas pendant 3 jours, la chaleur était insensée et le blanc de la mousse de lave aurait brûlé notre peau assez rapidement si on s’était pas préparé, presque tous les gars portaient des lunettes de soleil la majeure partie du temps pour se protéger les yeux et les enlevaient de temps en temps pour certaines photos, on s’est rendu là-bas en hélicoptère une journée pour ne pas être trop fatigués du voyage en voiture et pouvoir rider plus longtemps et en effet, nous avons mangé du lama un jour… Une fois que tout le riding ait été dit et fait, nous avons eu 8 heures de route pour retourner à l’aéroport le plus proche étant donné que les conditions n’étaient pas parfaites pour que l’avion privé nous récupère (ballers), Inaki a été obligé de nous quitter plus tôt car il souffrait de l’altitude mais on s’est tous retrouvés à Buenos Aires pour fêter ce trip de fou, l’endroit était incroyable et l’expérience a été exceptionnelle. Un grand merci à l’équipe Red Bull pour avoir créer un événement aussi dingue, et à Ricky Roich, Axel Jurgens et Andy Zeiss pour s’être occuper aussi bien de nous !

Daniel Dhers


78 - Event - USA par moana moo caille - photos Bereflex

Winter National


Depuis toujours le Championnat américain est le Championnat le plus relevé de la planète. Sa renommée attire les meilleurs pilotes du monde et les courses y sont toujours d’une grande intensité. La Winter National est une course mythique qui prend place sur la piste de Black Mountain à deux pas de Phoenix, capitale de l’Arizona. Cette année, elle faisait office de «season opener» après un break s’étalant du Grand National (finale du Championnat USA BMX se déroulant chaque année à Tulsa courant novembre) jusqu’ au premier weekend de Mars. Cette première course était donc très importante dans la course au titre, car à la suite de cette dernière s’enchaineront deux autres week-end de compétition avec de gros points à la clef.

Le système américain est très différent de celui que l’on peut retrouver en Europe. Un week-end de compétition aux Etats-Unis se résument pour des centaines voire des milliers de pilotes de tous niveaux (novices, intermédiaires et pro) qui se retrouvent dans une foire du BMX dont le but est avant tout de permettre à l’USA BMX de s’en mettre plein les poches. On retrouve donc des catégories telle que les 45 et + novice femme cruiser, les 4 ans et moins, côtoyant l’Elite mondial. Autres caractéristiques désolantes d’un système qui s’enracine malgré le mécontentement de beaucoup, le délais entre chaque manche est en moyenne de 2h30, pas de bloc donc 500 races qui s’enchainent, les pros attendent dans leur véhicule faute de mieux ou vont se poser au macdo le plus proche pour bénéficier du WIFI. Pour faire simple c’est un bordel sans nom... Quoiqu’il en soit, c’est toujours bon d’être chez l’Oncle Sam, l’on y ressent une véritable culture «extrême» et un profond respect pour les disciplines alternatives.


Chez les Pros, la finale se coure en 3 manches sur les courses non-UCI. La course du samedi aura été dominé par Nic Long qui gagne deux des trois manches. Le pilote Haro est très en forme en ce début de saison, il faudra donc compter sur lui pour la course au titre cette année. Connor Fields s’octroie la seconde place tandis que Sam Willoughby complète le podium. A noter la prestation de Corben Sharrah qui est lui aussi très impressionnant. Sa non qualification olympique lui a surement donner les crocs, en tout cas, le tout nouveau rider Haro a gagné en puissance tout en gardant son style très «smooth». Le dimanche, Nic signe à nouveau le holeshot dans la première manche suivie de Sam «I AM». Joris Daudet est lui aussi en finale mais le frenchy tout juste installé aux USA aura quelques difficultés à s’imposer en première ligne droite. Lors de la seconde manche, Sam claque le meilleur départ et ne sera jamais embêté par Nic positionné en seconde place. Tout s’est donc joué dans la dernière manche, et c’est bien la première fois du week-end que j’ai pu observer le public attentif et impatient de voir ce qu’il aller se passer. Sam et Nic sont à égalité de points et celui qui franchira la ligne en tête remportera les 3 500$ et de précieux points. Sam placé à la grille n°6 pulvérise tout simplement la première ligne droite tandis que Nic à la grille n°2 ne pourra rien faire à part tirer un trait sur son envie de réaliser le «double double» ce week-end. Maris Stromberg ne semble pas bien en forme en ce début de saison. The Machine est toujours aussi impressionnant au départ, mais il faut croire que

pour le moment il n’a pas de quoi inquiéter les deux vainqueurs. Quant à Joris Daudet qui vient tout juste de se lancer dans «The American Dream» a besoin encore d’un peu de temps pour trouver ses repères avant d’aller poser sa french touch sur les podiums. Brian Kirkham installé lui aussi aux USA depuis quelques mois est toujours aussi consistant malgré un style qui laisse à désirer. Carlos Oquendo, médaillé de bronze à Londres, se sera casser la clavicule lors de sa première manche en chutant dans le premier virage. Moana Moo-Caille était quant à lui en Trip et a profité de l’occasion pour reprendre contact avec la compétition et l’entrainement après un long break. Bubba Harris n’a pas besoin d’accélérer pour accéder en finale. L’ancien triple champion ABA (2005/2006/2007) qui après s’être détruit la cheville aux pré-olympiques de Pékin en 2007 et qui aura mis plusieurs années à revenir, est tout simplement le plus rapide sur la piste et possède une vision de course hors du commun. Un véritable exemple en la matière. La dutch Army vient de passer 6 semaines de préparation au centre olympique du Chula Vista. Autant dire que la Fédération hollandaise donne les moyens à leurs équipes nationales de réussir ou du moins de mettre toutes les chances de leurs côtés. De nombreux pilotes américains ne participeront pas aux Coupes du Monde qu’ils jugent comme trop dangereuses et pas assez avantageuses en terme de rémunération. Winter National is done ! BMX IS SO RAD !


82 - new pusher - brazil par Luis Elías Benavides - Photos by Tony Hoffmann

Mateus Beckmann Mateus Beckmann est le nouveau prodige du monde du flatland. A seulement 17 ans, ce jeune Brésilien a une belle routine de tricks, ce qui n’est pas commun dans le flatl aujourd’hui. Ne dormez pas sur ce mec! Peux-tu s’il te plaît nous en dire un peu plus sur toi? Mon nom est Richard Mateus Beckmann, je suis né le 3 Novembre 1995, et je vis dans la ville de Santa Rosa - Brésil, et j’adore le flat! Quand as-tu commencé à rouler? Pourquoi le flat? J’ai commencé à rider en Juin 2009. Je rider en dirt, street et je faisais des tricks qui ressemblaient à du flatland, mais je n’avais aucune idée de l’existence de cette discipline, alors j’ai commencé à chercher les vidéos de Bike Stunts sur Internet et j’ai trouvé la vidéo de Simon O’Brien avec son vélo jaune, après ça, j’ai su ce que le flat était et je suis tombé amoureux de cette discipline. La scène brésilienne semble être l’une des plus fortes de l’Amérique latine. Qu’en penses-tu? Oui, la scène au Brésil est forte et elle s’agrandit. Le flat a de plus en plus de soutien de la part des entreprises d’ici et il nous donne une plus grande reconnaissance internationale. Quels riders t’inspirent le plus? Simon O’Brien, Martti Kuoppa, Viki Gomez, Kevin Jones, Chase Gouin, Hiroya Morizaki, Bruno Zébu, Ederson Ferreira, Marcos de Jésus, Patrick Coelho, Léon Claro et Sergio Balu.

Tu es assez jeune et tu as une mentalité qui est telle que tu ne suis pas ce que font les autres, mais tu crées de nouveaux tricks et des combos. Est-ce vraiment important pour toi d’être original? Je pense qu’être original est l’un des plus grands défis du flat, car il est difficile de créer de nouveaux tricks, mais l’idée de créer ses propres tricks est tellement fun, et ce serait vraiment top que tout le monde essaie aussi. Quels sont quelques-uns des nouveaux tricks que tu es en train de travailler? C’est difficile à expliquer, j’ai tellement de tricks à travailler et à composer, de grandes idées viennent dans ma tête chaque semaine, en particulier les sauts de la roue avant à la roue arrière et aussi les decade, je garde tout en tête pour le moment. Si tu pouvais donner aux jeunes riders un conseil, ce serait quoi? Mon conseil serait: il suffit de faire ce que vous aimez faire, ce que vous pensez qu’est bon pour vous et non pas ce que les autres pensent, suivez votre propre chemin et votre propre style. Ce sont les choses les plus cool d’un flatlander. As-tu des commentaires supplémentaires? Je tiens à remercier Luis Benavides Elias et ART BMX de m’avoir donner la parole, mais aussi Ricardo Lima, Ederson Ferreira, Marcos de Jésus, Tony Hoffmann et Viki Gomez, ces gens m’ont toujours apporté leur soutien, mes sponsors Vélos Master et Casa dos Concertos, tous mes amis et ma famille qui me poussent à rider.


84 - oldschool - france PAR SEB RONJON

Eric Rothenbusch

Entretien avec Monsieur Buisson Rouge, fondateur d’un des sites web de référence dans le monde du BMX oldschool, la bible “23mag” !

Petit CV rapide ? Je suis un gentil garçon né en 1974 à Valence où j’ai grandi et découvert le BMX. J’ai étudié à Grenoble et je suis devenu enseignant à Lyon puis je suis revenu dans ma Drôme Ardèche natale pour y mener une vie tranquille avec mes enfants, ma chérie, mon vélo et le 23mag. Quelles sont les grandes lignes de ton vécu de BMXer ? J’ai commencé à rouler sur un BMX en 1986 sur un beau bicross de supermarché. Mon père a soudé des tubes sur des rondelles pour me faire mes premiers repose-pieds. J’ai alors appris à pédaler assis sur le guidon et à faire des sauts de lapin debout sur mes pegs arrières. J’ai heureusement fait des rencontres et découvert que le free ne se limitait pas à ça. J’ai donc peu à peu été initié au flatland moderne, au plaisir de détourner le mobilier urbain et de sauter sur les bosses ou des modules qu’on a soimême construit. Quel est ton plus grand souvenir « oldschool » lié au BMX ? Il n’y en a pas un particulier qui sorte du lot. Je suis en fait un escroc du oldschool. Bien qu’ayant commencé à rouler au milieu des années 80, je suis resté de nombreuses années à pratiquer dans mon coin avec pour seule information sur ce qui se passait ailleurs dans le monde les deux ou trois Bicross Magazine que m’avaient achetés mes parents. Je ne connaissais ni le matériel, ni les gens, ni les figures. Nous faisions notre vie dans notre coin avec le président du club qui gérait les entrainements, nous laissait croire que nous étions bons et nous organisait des démonstrations sur les parkings des supermarchés avec notre quart de rampe sur remorque décoré d’un énorme logo MBK. Mes souvenirs les plus marquants ne sont donc pas si oldschool que ça. Reste quand même une compétition locale organisée à Mours à la fin des eighties. Ma plus grosse cascade était alors un “Poulet Joyeux” (NDLR : Funky Chicken) dont j’étais très fier mais que j’avais du mal à enchaîner. Un groupe de lyonnais est arrivé et nous a assassiné à coup de “Camions de la Mort” (NDLR : Death Truck) et de Fakie Wall avec leurs vélos sortis d’un autre monde. J’ai ainsi commencé à appréhender l’étendue du BMX freestyle et tout ce que j’avais encore à découvrir. Quelle est la genèse du projet www.23mag.com ? On m’avait fait croire qu’on pouvait tout trouver sur internet mais je me suis rendu compte qu’il en manquait quand même un peu. Le chantier 23mag a donc débuté en l’an 2000 avec un livre emprunté à la bibliothèque qui expliquait le html (le langage de base pour la création de pages web), un vieux PC (300Mhz, 3.2Go de disque dur), le bloc-note Windows pour taper le code et une connexion internet gratuite (Oreka pour ceux qui se souviennent). J’ai ainsi mis en ligne les premières pages du site en documentant notre fanzine valentinois (le 23mag) et en publiant quelques résultats de contests. La maladie mentale gagnant, je me suis ensuite mis à tout archiver frénétiquement : magazines, infos people, marques, vidéos... Le www.23mag.com est alors devenu un inventaire organisé d’informations sur le BMX Freestyle : les évènements, les figures, les marques, les médias, les gens qui ont fait et font le BMX.

Où trouves-tu les informations ? Ma névrose obsessionnelle me conduit à collectionner tout document en rapport, parfois même lointain, avec le BMX. J’ai donc un premier réservoir d’informations avec les magazines. Il y a ensuite tout ce que je copie et colle sur internet. J’essaie au maximum de citer mes sources et personne ne m’a encore fait de reproches. Note qu’étant voleur moi-même je m’offusque rarement d’être volé trouvant ça plutôt flatteur. Il y a quelques camarades qui m’aident en me confiant leurs documents ou en les scannant. Les visiteurs enfin sont assez nombreux à m’écrire pour compléter les pages ou corriger les informations. Impressionne-nous par quelques chiffres : nombre de pages du site ? nombre de magazines référencés ? nombre de visiteurs ? etc... Entre 500 et 1000 visiteurs par jour déambulent parmi les 1261 pages du site qui totalise aujourd’hui 6242 fichiers tous créés à la main par 1 administrateur depuis déjà 12 ans. Plus de 10000 pages de magazines ont été numérisées par les différents contributeurs au site constituant ainsi une incroyable base de données pour alimenter le 23mag. Tout ceci coûte 0 euro aux utilisateurs grâce au nom de domaine et à l’excellent hébergement offert par mes amis de chez www.anazys.com. Du côté du forum, plus de 400 membres ont été inscrit un à un sur la base de données et j’ai 4 à 5 nouvelles demandes d’inscription par mois. Depuis l’origine, les membres ont déjà posté plus de 120000 messages. Le site est devenu une référence internationale. Kevin Jones et Eddie Fiola le mentionnaient encore il y a quelques jours… Comment expliques-tu cet engouement ? Le site est une gigantesque collection de tout et n’importe quoi mais les informations sont classés en ordre alphabétique, bien rangées en tableaux, des sources variées sont citées. Le tout doit donc avoir un aspect formel. Le gentil moteur google me fait de plus l’amabilité de placer le site en bonne position pour de nombreuses recherches sur le thème du BMX. Tout ça m’a permis de faire croire que le 23mag était une référence sur l’historique de notre sport et qu’une puissante et officielle organisation gérait et contrôlait tout ce qui y était publié. Du coup, c’est vrai que ça fait plaisir de voir nos pères mentionner le site ou m’écrire pour partager des informations. As-tu des anecdotes par rapport à ça ? Je range les biographies de nos héros par mois de naissance et pendant plusieurs années, le magazine américain BMX Plus a utilisé ce contenu pour une rubrique qui s’appelle “Month at a glance and pro birthdays” qui regroupe sur un calendrier tous les événements importants du mois à venir avec en particulier les anniversaires à fêter. Le rédacteur qui a trouvé pratique de faire un copier/coller du 23mag ne s’est pas rendu compte que mon nom et celui de quelques amis se glissaient au milieu de ceux des superstars. Des milliers de lecteurs ont probablement du se demander qui était ce Eric Rothenbusch dont leur magazine préféré annonçait qu’il fallait fêter l’anniversaire.


Quel est ton sentiment sur la vague “oldschool” grandissante ? C’est plutôt sympathique et pratique. On peut aussi gagner beaucoup d’argent juste en vendant du vieux matériel qui ne sert à rien. On se sent aussi moins seul et on peut devenir vieux tranquillement en restant fier de rouler sur un petit vélo. Que serait le BMX oldschool en France (et ailleurs) sans www.23mag. com, et comment vois-tu le site dans 10 ans ? Sans 23mag… il n’y aurait pas grand chose de différent. Je jouerais un peu moins à l’ordinateur et d’autres copains auraient documenté l’histoire de notre jeu autrement. Il y a d’ailleurs beaucoup d’initiatives sur ce thème que je trouve excellentes. Dans dix ans, je ne vois pas pourquoi le site ne serait plus là. Ce sera probablement comme aujourd’hui un énorme chantier sans fin pour occuper mes vieux jours. Le forum 23mag complète le site et fait surtout la joie des passionnés de vieilles pièces, peux-tu nous en dire plus ? En 1995, je me suis décidé à juxtaposer un forum au site sans trop comprendre comment cela fonctionnait. Je voulais que les visiteurs du site puissent partager des anecdotes qui viendraient se greffer à l’accumulation de faits en complétant le côté inventaire du 23mag par un peu plus

d’humain. Qu’ils partagent leurs documents, qu’ils racontent le contest qui les a marqué, le magazine qu’ils ont gardé précieusement pendant toutes ces années, la vidéo qui a changé leur façon de voir le BMX, la pièce de vélo sans laquelle le BMX ne serait pas ce qu’il est, leurs rencontres... Aujourd’hui, le forum s’est éloigné de cet objectif initial. En effet, je ne contrôle que très peu ce qui s’y passe, il n’y a pas de modérateur et il vit sa vie quasiment tout seul ; ce sont les utilisateurs qui en font ce qu’il est. Les restaurateurs de vieux vélos étant les plus nombreux, c’est ce thème qui prédomine donc maintenant. Des projets fous qui se sont concrétisés ? Je ne suis pour rien dans la réalisation des projets qui se sont concrétisés au travers du forum mais je suis fier qu’il ait pu servir de lieu de communication et de rencontre pour des choses aussi dingues que l’exposition Béton Hurlant et les rencontres oldschool de Messigny, St Avold ou Longuenesse pour lesquelles des riders ont traversé la France juste dans l’idée de partager une journée ensemble. Bravo d’ailleurs aux différents et gentils organisateurs. Une autre question que tu aurais aimé que je te pose ? Non, mais merci d’avoir demandé. Bisous les copains, à bientôt.


88 - tricks - jap0n par Alain massabova & yasuyuki takeo - photo Saioh

The Ucchie Flip

Après avoir remporté le titre de champion du monde 2012, est-ce ta vie a changé ? Le titre a été mon but mais maintenant je me concentre plus à repousser mes limites plutôt que le résultat des contests. J’essai toujours d’être comme un challenger. Parles nous de ton nouveau tricks, ce fameux half bike flip? Tu veux lancer un nouveau style ? J’avais peur, c’était vraiment dur et dangereux ! Le bike flip n’est pas vraiment nouveau. Je voulais juste apporter des tricks de skate vers le bmx. J’ai été très surpris du retour, de l’importance que ça prend, on est juste à la moitié ce que ça doit être. J’ai hâte de voir ce que ça donnera quand je ferais le tour complet. Comment tu vois le futur du flat ? Pour la scène japonaise, il y a de plus en plus de riders et le le business grossi. Nous avons des gros contests et le BMX a vraiment sa place. Mais pour le flat, beaucoup de riders vont essayer le street, park, dirt. Le fait de ranger le flat dans une catégorie peut limiter l’imagination des riders. J’espère que ça devienne plus “freestyle“, pour être plus créatif et surtout ne plus être mis de côté dans une catégorie. Dernier mot ? Merci pour me donner l’opportunité de m’exprimer. Merci aux riders qui liront cette interview. À bientôt quelque part sur Terre ! Merci ! La vidéo du half bike flip ici : https://vimeo.com/59671875


90 - travel - asiE par caroline roos

Further South East Asia Trip

Brad, Kuala Lumpur


Further trip en Asie du Sud Est Cela faisait un moment qu’un groupe de riders, sans sponsors commun, parte quelque part ensemble... Il était donc grand temps de prendre 5 riders venant de pays différents, avec des origines et des styles de riding différents, et de les envoyer vers des destinations inconnues juste voir ce qu’il allait se passer: le Chaos, l’anarchie, ou du bon temps? A vrai dire, sans doute un peu de tout, mais dans l’ensemble: une putain d’aventure !


Ainsi, courant Janvier Devon Smillie, Brad Simms, Jason Phelan et David Budko - qui n’étaient encore jamais allés sur un trip ensemble auparavant ont décollé direction Singapour pour leur premier «stop». Jason Phelan, qui est arrivé le premier ne pouvait pas vraiment voir ce qui s’y passait: tout le monde parlait l’anglais, les voitures roulées à gauche comme au Royaume-Uni et il y avait un skate park juste à côté de la plage. Bref, tout ce que vous pourriez souhaiter? Les gars n’ont pas perdu de temps et juste après avoir atterri, ils ont commencé à rider les rampes bien smooth du Xtreme Skatepark à East Coast Park qui ne demandait pas beaucoup d’efforts pour aller vite et haut: un skate park qui peut facilement rivaliser avec les meilleurs au monde. Brad, qui avait déjà été à Singapour, a montré au reste du groupe les nombreuses options «street» possibles autour de la ville moderne . C’était la première visite en Asie

pour Devon qui était visiblement impressionné par la ville et ses spots ainsi que par la manière dont Jason mangait des pattes de poulet au petit déjeuner... Après avoir entendu quelques histoires de street riding effrayantes, comme la prison ou le matériel vidéo cassé, on était tous sur nos gardes au début, mais heureusement, les gardiens de sécurité étaient plus intéressés à garder le sol dépourvu de feuilles qu’à nous prêter attention. Les gardiens de sécurité étaient un problème résolu, une fois que le groupe avait traversé la frontière vers le prochain pays, la Malaisie, où JB Peytavit nous a rejoint. Après Singapour, une version relativement light de l’Asie, Kuala Lumpur était bruyant, bondé, et coloré. Terminé les plages tranquilles, elles ont été remplacées par des marchands ambulants, des restaurants, des bars et des salons de massage éclairés par des néons

David - Bali

David, 3.6 gap - JakartA


JB, flip whip- Putrajaya


clignotants avec malgré tout quelques spots décents à rider. Mais pour passer de «décent» à «incroyablement fumant» cela nous a seulement pris 30km... Putrayaja, la nouvelle capitale économique récemment sortie de terre, possède non seulement un skate park incroyable de classe mondiale, mais aussi des bosses de dirt et beaucoup de spots de street avec en prime aucun gardiens de sécurité! Un endroit où il fait bon y rester des semaines... Malheureusement, il était temps déjà temps de partir pour la prochaine destination: l’Indonésie. Une fois arrivé à Jakarta, nous sommes plongés profondément dans l’Asie du Sud-Est. Les rues étaient remplies de milliers de motos, certaines transportant jusqu’à 5 personnes, les voitures et les bus chargés de tout et n’importe quoi comme des canapés ou des poulets, transformant les routes en un seul embouteillage géant et par dessus tout bruyant. On n’a pas l’habitude de voir ça en Europe ou aux Etats-Unis! Pour réduire ce chaos de la circulation et de la pollution, la ville ferme les portes de l’une de leur principale route chaque dimanche et les riders locaux ont donc eu l’occasion d’organiser cette fois-ci une jam. Donc le premier arrêt à Jakarta était un «Dimanche sans voiture» pour rencontrer les habitants, faire le tour de

Jason - Bali

la ville et découvrir les différents spots. Et le moins que l’on puisse dire, est que Jakarta possède énormément de spots! Mais en raison du chaos quotidien à cause du trafic, nous n’avons pas eu assez de temps pour tous les checker. La ville mérite donc une seconde visite! Bienvenue au paradis! Après le bruit et le chaos de Jakarta c’était génial d’arriver dans un lieu plus tranquille: plages de sable blanc, une mer turquoise et un ciel bleu. Et pour couronner le tout: plein de spots variés à rider! A commencer par les escaliers au pied du monument national, un bowl au milieu d’un petit village perdu dans la jungle et les escaliers et corniches d’un parc d’attractions abandonné qui accueillerait, dit-on, des crocodiles vivants. Mais même après une vérifications approfondies des lieux, les gars n’ont malheureusement rien trouvé à part quelques spots bien cools! Malheureusement, il était déjà temps de dire “au revoir” à Bali car tout le monde devait rentrer à la maison. Ces 3 semaines sont passées à une vitesse hallucinante malgré les bornes parcourues. Il y a encore tellement de choses à découvrir et des spots à rider. La prochaine fois alors... See ya ! Plus sur facebook.com/vfurther. La première de la vidéo sera au Bicycle Film Festival de Tallinn.


96 - attitude - france PAR chris dietschy

Exoskull Tattoo Salut Ripley, Presentes toi... AUDREY MULLER AKa RIPLEY’, 35 ans, profession : pimp.. tattoo artist d’ou vient ton surnom: J’ai été baptisé et adopté par les TKO à partir de 1999, s’en ait suivit une periode pigmentairement parlant tres active. Du ”viol mural” ! Quand as tu décidé de monter ton propre shop?: Quand plus personne ne me supportait! Petit rappel technique pour les néophytes, comment est fait un tattoo (outils, encres, règles d’hygiène...) ? Un de pâte, un peu d’suc’... naaan, sur toutes sur les règles d’hygienes, oui j’aurai un truc à dire. Si ton tatoueur n’a pas le même rituel que Dexter (niveau cellophane ), si les aiguilles et le dessin sentent la moule, deux mots: barres toi ! Pour ceux qui veulent un “marquage” à pas cher et devenir un vrai ”serial scratcheur“, fais dessiner le motif par ta “meufartiste” un dimanche puis commande dés aujourd’hui un kit de tatouage sur E-bay! C’est sur, aujourd’hui c’est tentant de devenir tatoueur autodidacte, je l’ai fait moi même il y a 13 ans mais par obligation. Depuis, le Snat, les formations en hygiene existent. Le milieu s’est ouvert, ainsi qu’un large panel de bons tatoueurs. De mon humble avis,”être” tatoueur, ça s’aprends auprés de gens confirmés et d’experience. Parle nous de ton style, les influences, les inspirations... (exemple de dessins ou de pièces) L’image, la musique, prédomine de nos jours, on s’en prends plein la gueule, au point que cela deviennes presque uniforme, tendance à plutot observer les “Pères”. Essayer de décoder pourquoi certains chefs-d’oeuvres ont passés les ages et apprendre à le retranscrire pour affiner nos petits dessins.. Une Speciale dedicace à Leonard de Vinci, et à  Keuns de Poitier sans qui rien ne serait possible! Ton tatouage préféré sur toi ? Aucun et tous, je peux pas te repondre, chaque piece de ma collection represente un tatoueur estimé en mon nom, et de bons et mauvais cap qui de toute façon ont été franchit avec succé puisqu’il sont encrés, un peu comme une collection de trophés sur ta cheminée! Pratiques anciennes ? Je penses, si tu me le demande, qu ‘aujourd’hui, tout le monde croit que

tout s’achète ou se vend. La tradition du tatouage se perdra si trop de gens continuent à le commercialiser comme un accessoire de mode. Je partage et je vis tatouage, mais je ne suis pas à vendre, si je passe autant de temps à apprendre et à faire passer un savoir, c’est par gout du “Sacré”. J’aime à penser, que l’on porte les tatouages que l’on merite. Et face au “J’achètes, donc Je suis, ambiant”, je me fais fière de refuser les demarches compulsives. En tatouage tu ne mens pas, beaucoup s’en rendent comptent en commençant de vrai projet. Il ne s ‘agit pas que d’un échange mercantile, tu paies de ta sueur, de ta patience (selon le tatoueur!) et de ton temps. Au final c’est intimement humain lorsque c’est bien fait. Hors du temps. Hors normes. Penses-tu que le tatouage est plus qu’un art? Dans les anciens temps ou dans certain endroits du monde, c’était (ou c’est) un art qui se méritait, les tatouages etaient des signes distinctifs d’un rang social tel que les guerriers ou certain comme en Asie ou en Polynésie représentaient des protections divines, des symboles mystiques. Est ce que tu penses qu’il y a encore un lien avec ses croyances aujourd’hui (dans certains courant...) ou penses tu que ce n’est que décoratif? As-tu deja tatoué avec les techniques artisanales ?  Non, Je boss avec des becanes traditionnelles “Hand Made”, et parfois je cèdes à la rotative lorsque cela s’y prete.   Avec ou sans alcool ? Les deux. Bahamas ou Alaska ? Alaska of course ! Jours ou nuit ? Nuit. Homme ou Femme ? Homme, de preference petit, poilus et charismatique ! Remerciements ? je remercie mon fils spirituel, Guillaume pour son brillault! Boris et Fred Inkvader Sète, mes Parrains, Filou mon ancien pimp, et Keuns qui reste mon Master en tatouage, ainsi que Paul Motta Gardanne, Mistericol Toulon, Cedric Charpentier Toulon.


99 - face - france PAR chris dietschy

Bruno Faucon , froid, soleil, qui poussent depuis le premier jours, qu’il fasse chaud Il fait parti de ceux qui ne compte jamais, de ceux Faucon is a Bruno que dire vous peux je , cotés ses e d’année passé a comme un qu’il neige, il sera sur son bike…. Apres un dizain ride BF veau, renou ame, un riding très original sans cesse en les rues Man! C’est l’un des riders emblématique de l’exog dans s image ues quelq faire de temps le al. Nous avons prit artiste peint sa toile, il cherche et trouve en génér POY-POY!! du sud de la france, je vous demande d’accueillir


Presentation, meme si on ne te présente plus. Yep, je m’appelle Bruno Faucon je vis à Aix en provence, je travaille en interim en ce moments. je suis toujours cuisinier et je roule pour Colony / unleaded, Phenix Bike, Maniable Co, Etnies , Exit-Vision Crew. Tu roules depuis longtemps, parle nous de l’évolution du sport et de ton riding? Je ride depuis 9 ans ça passe trop vite, profité à fond les jeunes ! Le bmx à beaucoup changé, quand j’ai commencé et toi aussi ! Avec des vélos de 18 kg environ tu faisais 3 whips, tu étais mort ! Maintenant les vélos pèsent environ 10 Kg du coup c’est vraiment mieux tu peux rouler plus longtemps et ton vélo est beaucoup plus maniable.. Au début on avait pas internet on regardait les vidéos en cassette Vhs izy, fallait les acheter dans des shops, puis les dvd sont arrivés c’était déjà mieux, maintenant tu bouges plus de chez toi tu as tout direct sur le net et à volonté ça t’aide beaucoup dans le riding de regarder des vidéos... il y a des modes, qui vont qui viennent, qu’en penses tu ? J’en pense que chacun fait ce qui veut, en mode de riding frein pas frein chacun fait ce qui l’aime selon ses influences. Niveau vestimentaire je porte de tout je mets ce que j’aime c’est pour ça que tu as pu me voir rider en jogging dans la ten clips colony izy life le confort avant tout quel conseil donnerais tu a un jeune qui veut devenir pro? Un conseil à un jeune : si il a du talent il faut viser des gros sponsor.  Mais si tu n’es pas admis dans la famille, oubli.. Il y a pas d’argent ici, va voir ailleurs. Faut pas penser à tous ça, faut penser au session avec les potes, du chill, des trips. Il y a que tes bros qui sont vrai... C’est ça le bmx ! C’est tellement dur en France, on est pas pris au sérieux mais on mérite beaucoup plus... et c’est tout. Une fois la session fini, comment vis tu le bmx? J’essai de vivre à fond tout c’est moments ça passe tellement vite, en général je me bois une bière et je fume un ha avec la famille, ,je matte le couché de soleil de la south. On parle avec jojo (Jorge Palma) on refait le monde. Si tu tombes sur Kevin Guerner, tu te bois un pastis, sur George Armand smoke week, le crew de Pélissane avec nougat, tu finis dans une soirée ados au bord d’une piscine... c’est ça !


Tu fais du son, es tu inspiré par quoi ? Le Bike? yes ça fait 4 ans que je mixe et 3 ans que je produis de la techno, ça mets venu comme ça, c’est vraiment ma deuxième passion, je trouve ça énorme de produire des sons,j’adore les films d’horreur je fais des sons dark, j’aurai jamais cru qu’un jours j’arriverai à faire une track j’ai toujours aimé la musique c’est vraiment quelque chose qui me porte dans ma vie dans mes soucis, mes joies, j’écoute de tout quand j’écoute pas de la techno j’écoute du hip hop sinon j’écoute de tout. Mais la techno n’est pas trop connu ou apprécié dans le sud de la France, les gens suivent les modes de musique écoute la radio, ils essaient pas de chercher plus loin, j’aimerai vraiment que les gens comprennent que la musique élèctronique à une âme... Meilleur spot roulé de tout les temps? New York city Meilleur tricks de tout les temps? Un rail en kink très couillu Meilleur repas de tout les temps? Un repas de famille ou un quick avec exit-vision starfala Meilleur son de tout les temps Guizmo - le café ça me rappel ma jeunesse quand je trainais à Venelles.

Meilleur tattoo? Mon bras gauche, trop de souvenir.. Meilleur contest de tout les temps? “Concrete waves jam 2“, un gros big up au 80100 skate park et au rouya du nord. Des gens comme ça il en faut beaucoup plus... ”Session volcanique” à Aurillac, “Pegless jam” à Villier-sur-orge, “Roots jam” à Albi, les “bunnys” Monptellier... C’est des petits jam contests qui sont vraiment cool, il y en a pas beaucoup en France, il ne faut pas les oublier ! Remerciements Je remercie ma famille, ma mère, mon père, mon bro, Unleaded, les mecs de chez Colony, mon bon JB Maniable et la team MA, Dimitri Ivanov, Etnies, Alexi Laurent qui va être papa (les temps sont loin ou tu nous disais “bon on se casse la”), Laurent et Geo de Phenix bike, Thibault Weber les barbercues, Anthony Allard, Soax, kasato, Dehix, Syap, Fradé, Nougat, Dadiou de Cyclery légend à Cavaillon, Florian Robert Sophie et Nenette, Natchou, ,Justin Fouque, Jonnefoy, les potes de Paris ! Thomas Caillard de Clandé, Pélissane, tous les potes et les riders d’Aix de Venelles, tous ceux que j’ai oublié, merci à toi Chris, on a vraiment passé des bons moments, à ART magazine et je dédicace cette interview à mon grand père qui est parti récemment, tu vas nous manquer Papy...


Mike “Hucker” Clarke, Red Bull Roast It, Queenstown, New Zealand, Mars 2013


105 - event - Nouvelle ZĂŠlande par patoche - photos Graeme Murray / Red Bull Content Pool

RedBull Roast It


Il y a un an, chacun d entre vous s est décroché la mâchoire en voyant ce Trail sorti tout droit d’un rêve de digger ! La Roast-it jam est revenue en 2013 et le moins que l’on puisse dire, c’est que les riders prennent leur pieds sur ce spot taillé au couteau dans la forêt Neo zélandaise. Mike Clark s’empare du titre de rider du weekend alors que le local Jed Mildon, prend la meilleure ligne ! Si vous n avez pas vu l’edit officiel, dépêchez vous de le visionner, ça vous donnera des idées pour votre prochaine session creusette !!!!

Kye Forte

Brandon Dosch


Anthony Napolitan


108 - Attitude - usa par Ksenia Kozlitina - photo peka devé

Nigel Sylvester On peut-être surpris comme parfois, le gens sont des sources d’inspirations. Nigel Sylvester en est une à lui tout seul. Dans le monde du BMX et en dehors de celui-ci, cette personne à son propre style, sa philosophie et sa facon de rendre les choses possibles. Il vous met au défi d’essayer, de vivre, de faire des expériences en y prenant du plaisir.

Première fois J’ai 25ans. J’avais à peu près cinq ou six ans quand j’ai commencé le vélo. La première fois où j’en ai fait, c’était chez ma grand-mère, à Queens. Je n’étais qu’un enfant super aventurier et je voulais tout le temps aller le plus vite possible. J’allais donc très vite quand soudainement pour je ne sais quelle raison j’ai freiné de la roue avant et fait un dérapage. En me voyant, mon cousin le plus âgé m’a dit : “Oh mon dieu c’est trop cool! Refais le!” J’ai donc recommencé à faire des dérapages. C’est le souvenir le plus ancien que j’ai de moi sur un vélo, en fait, c’est le souvenir le plus ancien que j’ai de mon enfance tout court, je ne me souviens pas du tout de ce qui s’est passé dans ma vie avant cela. Je me rappelle de ce sentiment de liberté et d’adrénaline grâce à la vitesse et c’est encore ce que je ressens et que j’adore maintenant. Je suis toujours à la poursuite de ces sensations. Ma plus grande motivation Durant longtemps, ma mère de ne comprenait pas. J’ai décidé d’abandonner les études après être parti en road trip parce qu’une fois de retour chez moi je ne parvenais plus à suivre l’école. J’ai donc décidé d’arrêter et de me concentrer sur le vélo. Ma mère n’était pas du tout d’accord, elle rêvait que j’aille à l’université et que je devienne un avocat, un docteur, un pompier ou n’importe quoi. Donc quand j’ai décidé d’abandonner l’école elle ne l’a pas du tout compris. Je me souviens de la période ou je commençais à réellement être payé pour le BMX, une période ou ma mère et moi nous nous disputions chaque jour. Et cela a été une immense motivation pour moi. Je me suis dit : Je ne baisserai jamais les bras, je ne laisserai jamais ma mère tomber, je ne peux pas échouer. Il faut que je m’entraine deux fois plus pour être sûr que cela arrive. Elle est désormais fière de moi malgré les moments difficiles du passé. C’est en 2008 quand j’ai participé à la campagne Nike et que j’étais sur tous les panneaux d’affichages du monde entier qu’elle a vraiment changé d’avis. Il y’en avait un à New York, proche de chez elle, je lui ai dit de s’y rendre et de voir l’affiche. Lorsqu’elle m’a appelé, si fière et si heureuse, cela ma donné envie de continuer de travailler encore plus dur pour réussir. Maintenant elle adore me voir poursuivre mon rêve. Le riding Jusqu’a mes 12ans, je ne connaissais rien à la culture du BMX. J’aimais juste les vélos, j’aurais roulé n’importe quel vélo entre mes mains : MTB, BMX, des petits vélos d’enfants... À 12ans je suis tombé sur les X-Games pour la première fois. J’y ai vu Dave Mirra et c’est comme ca que j’ai choisi le BMX. Il roulait des immenses rampes que je j’aurais rêvé de rouler, c’est pourquoi il fallait que je réfléchisse comment réaliser de telles rampes. J’ai donc pris une ponceuse et du bois et crée un module. Je passais des heures à faire des sauts en vélo. C’était mon introduction au BMX puis j’ai découvert le team Animal. Ces gars étaient mes héros. Rien d’autre ne comptait à part eux. J’essayais de faire tout ce qu’ils faisaient. Ils roulaient les park locaux. Quand j’ai eu 17ou 18ans j’ai été sponsorisé par Animal. Je n’arrivais pas à y croire, j’étais si heureux de faire parti de ce team, c’était un sentiment incroyable. Grandir à Queens, où le riding n’était pas du tout populaire me motivait encore plus à continuer ce que faisais. Ca ma aidé à dépasser les critiques. Le street riding existe depuis bien plus longtemps que moi mais je le faisais juste à MA FACON. Peu importe ce que j’avais en face de moi, j’essayais de faire en sorte que ca fonctionne et de progresser dans cela. Maintenant je suis capable de voyager dans le monde entier et de rider. Pas de contests Maintenant, je suis un rider professionnel, c’est ce que je fait pour vivre. Avec internet, il n’est plus nécessaire d’être présent sur les contests pour etre un top rider. Il y’a plein de riders incroyable avec un super niveau qui ne participent plus au contests. Dans les sports traditionnels, tu n’as pas à être en compétition pour être un des meilleurs. Je n’ai pas grandi en participant à toutes les compétitions. En étant un street rider de New York, je fais plus de vidéo parts mais aussi des shooting photo. Mes parents n’avaient pas énormément d’argent pour me soutenir dans ma passion, donc j’ai du faire avec ce que j’avais. Le BMX c’est un monde à part entière, un style de vie et on s’exprime à travers ce sport. On peut aller au park locaux, y rouler, filmer nos amis. Internet a explosé, désormais, il ya des sites de BMX ou l’on peut mettre des vidéos en ligne et où le

monde entier peut les regarder. C’est grâce à cela que j’ai été contacté par des marques et regardez ou j’en suis maintenant, je donne une interview ici à Paris. J’essaye de garder un niveau élevé, de faire des tricks que personne d’autre ne ferait et d’être un modèle pour certains enfants. J’ai envie de faire évoluer ce sport. D’après moi, participer au contest a été jusqu’a présent l’unique façon de réussir et c’est cette règle que j’aimerais changer. J’essaye toujours de faire quelque chose qui n’a pas été fait auparavant. Le BMX est un art J’accorde beaucoup d’importance à l’art et à la création d’objets. Pour préparer une vidéo par exemple, une semaine ou deux avant nos sessions on prend un moment pour discuter d’un concept original. Notre entourage entier est une source d’inspiration. Nos sponsors investissent beaucoup d’argent dans nos vidéos nous voulons donc absolument faire quelque chose qui sort de l’ordinaire. J’aime réaliser des mini films qui affectent les gens, ou ceux-ci se disent :” Wow ce n’est pas juste un gamin qui ride, c’est quelque chose de vraiment bien pensé” On tourne avec de très bonnes caméras et on a de très bons crews qui nous suivent de partout. J’aime tout ce qui se passe entre A et B, le point de départ jusqu’a la fin avec tous les détails qui rendent un projet réel. Je travaille actuellement sur un projet vidéo qui est très important pour moi. Je dédierai approximativement 6 ou 7 mois de l’année à filmer ce projet pour le publier par la suite sur Itunes. Bien sûr, de temps en temps je posterai des vidéos sur youtube. Réussir ou échouer NY est un endroit ou l’homme vit ou survit avec toute son énergie. Dans cette ville, tout le monde fonctionne avec l’attitude du “réussis ou échoues” : Si je réussis ici, je réussirai n’importe ou. Tout va très vite là-bas, des tas de choses se passent et tu n’as pas une seconde pour réaliser ce qu’il t’arrive. C’est cette attitude que j’ai depuis mon enfance et je compte continuer à entretenir cela. C’est une ville si complexe et en mouvement, il ya tant de choses à comprendre, j’aime cet état d’esprit. Mais c’est aussi une ville magnifique et reposante à la fois. Rider à New york est incroyable. Les paysages y sont splendides. Les différents voisinages sont comme différentes villes, chacun d’entre eux à quelque chose à vous offrir. Tu n’as pas besoin de voiture, d’après moi la meilleure façon de découvrir une ville c’est en vélo : tu peux t’arrêter des que tu le souhaite, changer de route, apprécier les paysages de New York... C’est NYC qui m’a fait tant aimé le street. Cette ville est ancrée dans la culture urbaine. En grandissant nous n’avions pas beaucoup de skatepark oû aller (le plus proche de chez moi était à deux heures de train) donc j’ai appris à rouler les spots à ma disposition, des bancs par exemple. J’utilisais tout ce que je pouvais trouver dans les rues de New York City pour créer mon style. A côté du vélo À part le riding, je passe du temps avec ma famille. Mon frère a récemment eu un enfant donc je profite de mon neveu. C’est le plus jeune de ma famille à présent donc j’aime le voir, jouer avec lui, le toucher, l’embrasser, le porter. C’est une facette de moi que je ne connaissais pas. Il est si attendrissant et proche de moi. A part ca, je traine avec mes amis, je profite de la vie en tant que jeune adulte, je m’épanouis.. J’en apprends chaque jour plus sur les choses que j’aime et que je n’aime pas, j’ai d’ailleurs découvert récemment que j’adorais les jus frais. J’ai d’ailleurs décidé de ne plus manger ni bœuf ni poulet afin d’être en meilleure santé du coup je mange plus de poissons, de jus frais et de légumes. Je vieillis et je veux être sur de pouvoir rider le plus longtemps possible. Malgré tout, je passe la plupart de mon temps à rider. Je planifie ce que je vais faire par la suite, et quels seront les prochains tricks par exemple. Un message Ma famille n’avait pas assez d’argent pour me soutenir dans ma passion mais j’ai quand même réussi. Je me souviens de tous les jours où j’allais rouler dans les rues aux alentours de chez moi. Je ne m’adresse pas seulement aux jeunes riders mais à tous les jeunes en général. Il faut poursuivre vos rêves, vos envies et ne jamais perdre espoir. J’ai du bosser dur pour tout ce que j’ai aujourd’hui et je l’apprécie d’autant plus. Je souhaite vraiment continuer réussir autant qu’il ya 10ans. Ma volonté de faire partie de cette culture n’a pas changée. J’aime ce que je fais et je vais continuer.


110 - scene - france PAR chris dietschy

Pelissanne

J’ai vu naitre la moitié de ces spots, j’en ai crée, détruit et recréé… Et des années plus tard, après avoir parcouru le monde et fais pleins d’autre chose me revoilà au sources, là ou tout a commencé… C’est avec un grand plaisir que je vous propose ce scène report, un papier un peu spécial parce que c’est la ville ou j’ai grandi, ridé et bien rigolé… J’ai vu ces kids devenir grand et aujourd’hui, c’est à eux de prendre la relève… Bienvenu dans le pays du chill, je vais vous raconter l’histoire d’une bande de pote qui ponce leur bike depuis un paquet de temps sous le soleil de Provence… Camera, Light, Action!!!


Arnaud Palmade Salut, présentes toi Bonjour, PALMADE Arnaud, 8 ans de ride en street, park et dirt ma discipline favorite, je suis de Pelissanne mais je vis à Salon de Provence. Parles-nous des spots ou tu roules, tes potes… Je roule habituellement à Pelissanne avec “jimjim”, “tibtib”, “joulia”, “ficer”, “moustak” et “niknik”mais aussi à Rognac avec les rouyas “nougat” Rom’s MAUREL et la “tsé” Florien ROBERT, sinon à Salon de Provence, Cazan, St Remy... Parle nous de l’évolution du sport avec toutes ces années…. Ça fait à peu prés dix ans que je roule et le BMX c’est que du pur bonheur, scéance de chill avec les rouyas, les bonne grosse session à Rognac ainsi que le canal to st Martin to st Remy en été les sessions posées sans prise de tête!! Sachant que l’ambience sur les contest n’est pas forcément bonne, je n’y vais plus trop... Sinon à fond dans la photo, les voyages et les montages vidéo pour les potes... Vous avez un Crew? Pas vraiment, la South BMX Connexion à mon gout... L’inspiration, dans les vidéos? des riders ? Pour ce qui est de riders qui m’inspirent, y a Dennis Ennerson, Sergio Layos, Mark Webb ainsi qu’Harry Main et Dan Lacey, classique quoi! Ils cassent tout ces types ! Ton rève le plus fou sur un bike? Pas vraiment de réve le plus fou hormis de voyager tous les jours avec mon bike et parcourir le monde et de ridé un maximun de park!! Comme tous je pence!! Mais dans le sud, on a la belle vie quand méme !! Remeciement Je remercie tous mes potes, les Rouyas pour nous invité sur leur spot, ma famille, tous les riders, toi Chris pour cette article mon premier en dix ans et tout ceux que j’ai oublier... Merci la vie! Merci le bike, je kiff sa mére!!

Arnaud

Thibaud Bulliot Salut présentes toi. Hey moi c’est Thibaud Bulliot, je viens de Pelissanne , ça fait 7 ans que je ride ! Parles nous des spots ou tu roules, tes potes… On a tous commencer à rider au skatepark de Pelissanne où on roule toujours d’ailleurs, c’est notre spot principal, mon préféré. Je ride souvent avec Abba, jm, le lil pado, mustack, joulia, ficer, le niknik, brice, l’équipe des skateurs, mc rappeurs. On ride souvent au Birdgang chez le nougat et la tsé vraiment des méchantes session avec tous les Rouyas à venelles aussi avec le Reno jojo 8.6 le bf et le zimakeou on ride aussi à St. Rémy, le palais de la glisse “ziiiip”, le barbeuk Trail le cazanis avec le bon George Armand, la phénix backyard de géo qui déchire! Le spot de gerland à Lyon avec le Gerdner 8.6 represent! Et tous les gars de Gerland que je remercie au passage pour l’accueil .   Parle nous de l’évolution du sport avec toutes ses années…. L’évolution du BMX ? Des tricks toujours plus fou, de nouveaux style de riding, de nouvelles têtes, pas mal de multinationales qui s’intéressent au BMX, du commercial haha.. après bien heureusement il y a l’état d’esprit qui reste funny. Times friends, je pense que le principal c’est d’aimer ce que l’on fait sur son vélo et de le partager avec ses amis et les autres riders, de faire la session et la soirée qui suis avec. Vous avez un Crew? Pelissanne c’est un CREW ! L’inspiration, dans les vidéos? des riders ? Haha ouais, Harry Main me fait bien péter un plomb à chaque nouvelle webvid! Les gens aussi avec qui je ride ça me motive pour apprendre de nouveaux trucs. Il y as aussi pas mal de riders ricains comme Dennis Enarson, Rob Armour, Pat Casey le type qui ride les practices de la même manière que son run hallucinant ce type ! Ton rêve le plus fou sur un bike? One foot to tail tap drop, one hand to hangfive ! Remeciement Je tiens à remercier mes parents qui on toujours compris que j’aimais le BMX et qui ont toujours été là pour que je puisse rider comme je le voulais, Gilles de wheels clothing, le Zimbardo pour m’avoir héberger tout le temps sur Marseille, le Steeven blacko aussi ! Tous les gars qui m’ont accueilli sur leurs spots et chez eux. Tous mes potes qui nous ont amené rider sur tous ces spots, le Dams et tous les autres, parce qu’à Pelissanne, on ne passe pas le permis, Chris pour faire cet article, retour aux sources.. 8.6 bavaria pour les sessions et les soirées... Et petite dédicace à tous les pelissannais qui se reconnaîtront “OH DUURR!”


Thibaud


Jean-mathieu Toullec Salut, présentes toi. Jean-mathieu Toullec “Mahaaaaa”, 20 ans, 8 années de ride dans les chicos sur Peloche city my man! Je suis de Pelissanne et le petit velo c’est la vie.. Parles nous des spots ou tu roules, tes potes… J’ride beaucoup trop à Pelissanne mais j’aime bien bouger sur des spots cool avec les potes! Et l’été ça ride le canal to st Rémy avec les rouyas et le brotha ficer! Parle nous de l’évolution du sport avec toutes ces années…. Depuis que je ride la mentalité a beaucoup changé, les vrais ont arrêté ou ride moinsle bike, ce qui est vraiment le bad! Mais comme tout sport, ça change donc je continue de rouler, poser avec la famille! Vous avez un Crew? Non pas de crew générale avec vidéo et tout mais un bon groupe de potes qui aiment se retrouver et faire la session tranquille et t’chiller en fin de ride South Connexion! L’inspiration, dans les vidéos? Des riders ? L’inspiration vient en regardant les potes roulé, en mattant les vidéos de Sean Sexton, Aitken (never forget), Ruben Alcantara, Dennis Enarson, Mattroe, Corey Bohan, Dane Searls (r.i.p), Randy Taylor... Ton rève le plus fou sur un bike? Mon reve en bike, j’pense un beau oppo 3 6 invert one foot to lookback sur une braaave section! et aussi hangfive to front bus manual to 180... Remeciement J’remercie le Chris Dietschy pour l’article ça fait plaiz, la famille de pelissanne et salon, la famille des alentours: Nougat, la Tsé, Cazanis, BF, Réré, Zimbrakoo, Dadioo, jojo 8.6, antho allard, thibaud weber, Soisson Sisiii.

Jérémie JOULIA Salut, présentes toi. Salut je m’appel Jérémie JOULIA j’ai 23 ans,le petit vélo et l’une de mes passions la deuxiéme pour étre exacte, ,je pratique le bmx depuis une disaine d’années sur Pélissanne et les alentours Parles nous des spots ou tu roules, tes potes… Je roule surtout surtout sur Pélissanne, Salon de temps en temps au palais à Marseille mais j’ai un petit coup de coeur pour le park de st rémy. C’est l ocasion de se retrouver avec les potes et passer de bons moment et surtout de bien chiller! Parle nous de l’évolution du sport avec toutes ces années…. Depuis dix ans que je roule le sport a vraiment changé selon moi, les mentalitées changent, ça devien un peu “chamo compéte”, c’est surment pour ça que je roule moin. Aprés niveau infrastructure, matos ça a vraiment bien évoluer, ça change des cailloux ;) Vous avez un Crew? Un crew, je c’est pas si on peux appeler ça comme ça, c’est surtout une bonne bande de potes avec qui on trip depuis des années c’est la famille . L’inspiration, dans les vidéos? des riders ? L’inspiration, je la trouve en regarden des vidéos mais aussi en regardant mes potes rouler, on se motives ensemble, les riders que j’aiment bien et qui ont fait que je prenne gout au vélo, sont Ryan NYQUIST et Morgan WADE, du lourd! Ton rève le plus fou sur un bike? Mon rêve le plus fou sur un bike bonne question... je sait pas, un frigo pour la petite teille mdr... Remeciement Un grand merci à Chris qui est revenu à ces sources pour nous choutter !

Jeremie


jean mathieu


Aurelien


Aurelien Tellier Salut, présentes toi. Hey, Aurélien, ou mouss, moustak, ça va faire presque 10 ans que je ride maintenant et un peu partout où on peut se faire plaisir, en park en trail. Parles nous des spots ou tu roules, tes potes… Pour faire simple, ça ride le plus souvent aux alentours de salon et de peloch au park, ou “au barbec” qui est un bon petit spot en terre qu’on a repris où on peut rider et chiller tranquille entre potes... on va desfois aussi faire des sessions dans de bon spots “fait mains” à rognac, cazan, alleins. Quand ca ride c’est toujours entre potes avec la bande des fifous de pelissane et salon, mention spéciale a ficer qui n’a pas pu être là (le salaud passe du bon temps en Nouvelle Zélande éhéhh) pour ces journées, qui a beaucoup donné en creusant avec les autres. Ce qui est top, c’est qu’on se prends pas la tête, tu vois tes potes, tu rides, tu rigoles, quoi de mieux... Parle nous de l’évolution du sport avec toutes ces années…. Ça a bien évolué depuis les débuts ou j’ai commencé avec un bon vieu Trek tr 30 de quasi 17 kg, a l’époque avec chaine de mobylette aussi mdr, il y avait pas trop de spot, mais on rigolais bien quand même, mais ca fait plaisir de voir que le sport évolue on voit apparaître de plus en plus de park, ou de ghetto spots. Les gens se motivent c’est cool, et le matos a bien changé aussi, ça offre de nouvelles possibilitées et on se fait plus plaisir. L’inspiration, dans les vidéos? des riders ? Ce qui m’inspire pas mal ces les vidéos qu’on a pu voir et qui m’ont marqué comme la fitlife, la mythique forward, la odyssey euro tour, la roadfool 14 et 15, et surtout les friends aussi quand on se motive à essayer quelques trucs les uns les autres et qu’on se dit oh t’as vu ça ? Allé vas-y essaye lol. Je dois dire aussi que Mike Aitken m’ a beaucoup inspiré car c’est un rider qui se fesait vraiment plaisir et surstylééééééé à l’époque et avait un riding comme je les aimes, il y a aussi les Mat roe, Dan foley, Randy taylor r.i.p et bien d’autres. Ton rève le plus fou sur un bike? Mon rêve le plus fou sur un bike serait de partir faire un bon gros road trip sur la côte ouest en Californie avec les potosss pour chiller dans des endroits de fous, rider de pure spots et de la libertééé et de l’ouverture d’esprit ! Remeciement Alors je voudrais tout d’abord remercier mes parents qui ont toujours été la pour moi, qui m’ont soutenu notamment lors de cette putin de fracture des malléoles, et bien évidemment tous mes potes Arnaud,JM,Thibaud, DDjjoullliiiaaa le fadaa, nico, et surtout à Ficer qui est en ce moment au chaud en Nouvelle Zélande, alex,grok et les collégues du sud qui nous accueille dans leurs spot,et qui sont bien sympa; et toi pour les photos, et l’esprit que tu en as!! Ride for fun! Live fast ride faster.

Nico

Nico baudonnait Salut, présentes toi. Nico Baudonnait, 21ans, année de ride : 7ans, de Pelissanne région Paca. Parles nous des spots ou tu roules, tes potes… Ride principalement au park de Pelissanne et essaye de bouger le plus possible sur tout les spots de la région avec la family ! Des parks commencent a fleurir un peu de partout ce qui est plutot cool pour nous! Avec en autres Lambesc, Salon de provence, Aix, Fos, Saint rémy , Marseille... Parle nous de l’évolution du sport avec toutes ces années…. Le bmx est un sport qui est sans cesse en évolution, avec quelques années de rides derrière moi je peux affirmé qu’il y a belle et bien eu une forte évolution ! Que ce soit tout d’abord dans les pieces de vélo en constante recherche pour les améliorer (plus résistant, plus léger, meilleures caractérisques de taille etc...). Et cela se voit par la suite dans la facon de rider qui en une dizaine d’années, est passé à un tout autre level que ce soit en street, park ou dirt ! Aprés je dirais petit bémol pour la mentalité qui a quelque peu mal grandis, la compétition se fait de plus en plus ressentir et je trouves que la belle mentalité de rider avec ses potes et se faire plaisir, péris quelques fois ! Mais l’essence même du bmx est toujours encore là et j’espère pour encore trés longtemps ... Vous avez un Crew? On n’a pas vraiment crew, on ride et chill ensemble ! Mais pour faire officiel je vais citer south bmx connection :) L’inspiration, dans les vidéos? des riders ? L’inspiration est partout ! Le suivis des actualités du bmx est vraiment importante pour moi ! Je matte des videos et lis des articles tous les jours, que ce soit la derniére vidéo d’un pro à la video d’un local de la région. Grace à internet, et la mise de videos sur internet, la vie médiatique a bien changée et on peux suivre tout ce que fais un rider professionnel pratiquement en direct ! La bonne époque de se regarder un bon dvd acheter à ton shop avec tes potes dans le canap et pratiquement résolus (maintenant on s’envoie la video et hop on matte ça vite fais bien fait). Mais grâce à tout ça le point positif et que le bmx ce fais de plus en plus ressentir, des gamins peuvent tomber par hasard sur une video et se mettre au vélo ! La famille du petit vélo ne cesse de grandir et l’inspiration aussi (pour ma part, tout m’inspire), et tous les riders apportent quelque chose à ce sport ! Ton rève le plus fou sur un bike? Je pense ma réponse va être classique mais c’est ce qui me ferais le plus kiffé : partir à l’étranger pour un pur road trip avec tout mes potes ! Remeciement Je remercis Chris Dietschy pour sa personne, sa bonne humeur et le temps qu’il nous a accordé ! MERCI!


Aurelien


120 - Racing - USA par moana moo caille - photos Bereflex

Derek Sipkoi Derek Sipkoi ! «Qui c’est celui-là ?» Voici donc la question que je me suis posé il y a deux ans après être tombé sur une web-vidéo qui a faite parler d’elle. On y découvrait alors un rider californien tatoué de la tête aux pieds, se pavanant en Audi S6 et possédant (rien que ça) sa propre piste Supercross dans un recoin de son immense propriété. «Ah OK, en attendant on le voit pas sur les UCI Supercross...» Et bien si ! On a pu le découvrir cette saison d’ailleurs. Le californien d’origine canadienne a participé l’année dernière à plusieurs Coupes du Monde après avoir intégré l’équipe nationale du Canada profitant de sa double nationalité en vu d’obtenir une qualification pour les Jeux de Londres. De plus, il «whip» toutes les doubles qu’il peut s’envoyer et possède un style bien engagé. «Ouais mais bon, son clip est un vieux remake d’un clip gangsta de rappeurs US...» À première vu, on peut se demander si il n’a pas trop surjoué dans sa web-vidéo, mais après avoir passé plusieurs jours avec lui, je peux vous garantir que c’est un des riders les plus cool du circuit. Très ouvert et avenant, il est toujours partant pour partager une session dans son backyard et s’envoyer de bons gros jumps.


Sa piste est extraordinaire, perchée sur une petite colline dans la propriété familiale, de quoi accueillir un Redbull Revolution sans problème. Villa de rêve, garage rempli de jouets en tout genre: Audi, Monster truck Dodge, moto-cross, pitbike... Bref le garçon a de quoi s’amuser. «Et à part chiller dans sa Audi et «whipper» sa piste, il fait quoi d’autre ?» Monsieur Derek «Sippy» Sipkoi est un business man dans l’âme. Fondateur il y a quelques années de la marque de pièces Alius, et dernièrement de sa marque de cadre DKOI, Derek passe énormément de temps devant son laptop et reste accroché au téléphone pendant des heures. Néanmoins, il sait lier l’utile à l’agréable et passe le reste de son temps sur son bike pour tester ses nouvelles pièces. De plus, il est en collocation avec un des rider les plus stylés des 10 dernières années: Mr Steven Cisar. Perdu de vue depuis 2 ans, le voici de retour aux côtés de son homie avec le riding comme unique préoccupation. Derek est donc une figure atypique en Californie. Cool, posé, et déterminé, «Sippy» ride, développe ses propres marques de BMX, vit avec son meilleur pote Steven Cisar et possède une piste SX. L’expression «Leaving the dream» lui va comme un gant !


Tes débuts : J’ai commencé le BMX à 6 ans. Je n’ai pas fait de courses avant 8 ans car j’adorais le skateboard et aussi le motocross. J’étais juste un enfant hyper actif. J’ai commencé la compétition à l’âge de 10 ans et immédiatement j’ai décidé de m’engager dans le BMX, rien que le BMX. Quand j’ai commencé à conduire, j’ai repris la moto et aussi fait des courses dans cette displicine pendant un petit moment... toute ma vision repose sur le style MX : des sauts immenses, une vitesse élevée, des parties techniquements difficiles, propres et nettes, comme on peut avoir dans le super- cross. J’adorais gagner des courses en tant qu’amateur et rider pour des gros team mais aucun patron n’était prêt à m’engager professionnellement pour promouvoir leurs produits. C’était tellement frustrant : quand tu travailles dur pour être un pro et que tu le fais bien mais la marque que tu représentes est juste prête à te coller un sticker là où ils ont besoin. Et bien, j’ai donné le maximum, j’ai voyagé et j’ai vécu mon rêve, que je n’ai jamais abandonné d’ailleurs. Quand j’ai réalisé que j’avais besoin d’argent et que la compétition ne payait pas la totalité de mes factures, j’ai pensé : quel meilleur moyen que de développer une nouvelle marque qui contribuera à mon univers que j’aime tant. J’ai tellement d’amis qui m’aident et qui sont complètement enthousiastes, c’est dingue. Tes marques : J’adore être aidé par d’autres riders et avoir leurs sentiments sur les produits que je développe, et faire sans arrêt de nouveaux prototypes. Tous les jours je vais dans mon garage pour préparer mon vélo et tester des nouveaux trucs. J’aime être un précurseur de tendances et non un suiveur. Avoir ma propre compagnie est tellement plus risqué en terme de temps, d’argent, de réputation, etc. mais je veux m’y impliquer à 100%. C’est toute ma vie.

Les compagnies sont séparées, de ce fait les cadres et les bmx complets sont développés sous la marque Dkoi Bikes et la marque de composants freestyle et race que nous avons créé se nomme Alius. Plus de la moitié des produits sont fabriqués localement aux Etats-Unis et nous commençons à travailler pour faire en sorte de réaliser les opérations en interne. Tous les bénéfices réalisés sont réinjectés directement dans les marques et nous continuerons à développer l’excellente gamme de la partie BMX. Il n’y a pas un seul de nos employés qui ne soient pas passionnés de BMX. Pour moi, c’est ce qui fait la grosse différence entre ma marque et les 300 autres pour lesquelles aucun rider ne sait à qui elles appartiennent. Une autre chose importante qui aide à donner de la visibilité à la marque est que nous allons accueillir des riders BMX de tous les styles dans notre team ! Je me suis lancé dans le BMX étant gamin et je ne vais pas l’oublier. Ici, pas de gros tocard assis derrière un bureau essayant d’avoir le monopole de ce sport. Juste de la passion pour une industrie qui se développe. Ton team : Au niveau du Team, nous avons Steven Cisar qui a repris la compétition, en bonne santé et complètement prêt à rider comme un fou. Nous travaillons pour faire en sorte que deux riders Freestyle rejoignent notre famille et ainsi nous développer dans cette discipline. Nous adorons le soutien de nos familles et de nos amis et nous souhai- tons aussi connaitre les réactions de tous les clients. J’ai regardé la façon de faire de Powerlite et de GT à la fin des années 90. Ils apportaient aux pros une telle médiatisation et les dis- tinguaient d’une telle façon qu’ils pouvaient briller et être perçus comme des stars. Ta home track : Quand j’étais petit je rêvais d’avoir la plus grande piste de BMX et surtout la plus flippante. Qui ne rêverait pas d’un tel projet... il y a 2 ans mon rêve est devenu réalité après que ma famille ait déménagé. J’ai eu la chance de posséder une parcelle de terrain et de pouvoir me lâcher et faire quelques aménagements de sorte à me créer mon propre terrain de jeu. J’ai passé un an à négocier avec la ville afin de faire approuver les permis et finalement, après de nombreux maux de têtes, j’y suis parvenu. J’ai travaillé non stop avec quelques amis proches pendant deux semaines d’affilées, puis quand la était terminée et tassée, nous nous sommes préparés et nous avons commencé à rider comme des fous à partir du sommet. Ceux qui étaient là peuvent expliquer à quel point ça a pu être intimidant. Ta vision de la vie : Dans l’immédiat, j’adore juste rider. Peu importe que ce soit en compétition, à l’entraînement, des sauts, du skatepark ou faire des ses- sions street, je veux juste être sur mon vélo. Si un nouveau saut ou un nouvel endroit n’a pas encore été conquis, ça m’éclate trop d’être le premier. Dans notre groupe de potes, on adore être les premiers à emprunter des sentiers ou une piste et attaquer une courbe flippante sans échauffements, ça nous maintient sur nos gardes. Quand vous vivez en Californie et qu’il fait chaud 90% du temps, c’est décevant que de nombreux mecs ne veuillent pas rider. Les riders qui font de la compétition et les pros du coin veulent juste faire de la «muscul». Piètre façon d’être un BMX rider. Mon crew et moi même, on adore rider sur un nouveau terrain tous les jours et je ne pourrais pas être plus comblé. Localement mon sponsor vêtement WAR (We All Ride) m’a aidé en faisant des vidéos, en prenant des photos et en me soutenant pendant les courses et les événements. Je suis super soulagé avec ça car je ne veux pas subir la pression de devoir juste faire des courses. J’aime être soutenu en tant qu’un véritable rider qui se donnera à fond. Il y a tellement de marques qui sont derrière moi et la seule chose qu’elles me demandent est de vivre mon rêve. Promouvoir le BMX, le BMX et encore le BMX... Utopia Worldwide pour les lunettes de soleil et de protection et Blessed Individuals boxers qui veulent juste que je sois à mon meilleur niveau. Mon truc, c’est les sauts immenses et ça, ça me motive bien pour rider. Quand mes mains deviennent moites et que mon coeur commence à battre vite, je sais que je vais me régaler. Et puisqu’on ne vit qu’une seule fois, autant vivre de façon enivrante. J’adore rider avec de nouvelles personnes. J’ai été super chanceux de voir venir chez moi beaucoup de riders étrangers pour rider avec moi. Permettez-moi de remercier tous ceux qui sont venus, qui ont passé un bon moment et ont donné un coup de main. Cela fait trooop de bien. Merci à tous mes sponsors pour l’aide apportée. La majorité d’entre vous me soutiennent depuis quelques années. Merci à mes fans car vous faites en sorte que ce soit cool de faire le show. Et merci à ma famille et mes amis, je vous aime de soutenir encore et toujours mon rêve d’enfant.


124 - Racing - USA par moana moo caille - photos Bereflex

Steven Cisar

Steven, tu as été l’un des riders les plus stylés au monde, pour les jeunes riders qui ne te connaissent pas encore, quels ont été tes résultats ? Merci pour le compliment sur le style. Au cours de ma carrière, j’ai fait quelques podiums en Supercross, lors de ma participation aux championnats du monde UCI, j’ai fait 3 finales 3 années d’affilée en élite homme : 6ème en 2006 au Brésil, 4ème au Canada en 2007 et second en 2008 en Chine. J’ai aussi fait partie de l’équipe olympique américaine et participé aux Trials à Chula Vista. Tu as arrêté ta carrière pro il y a quelques années, que s’est-il passé ? J’ai arrêté les compétitions de BMX pendant un ou deux ans car cela n’était plus ma priorité absolue. J’ai fait de mauvais choix qui m’ont conduit à vivre des situations difficiles. J’ai énormément appris de cette période et ça a fait de moi une meilleure personne et je peux dire que je suis beaucoup plus fort maintenant. J’adore à nouveau la vie et le BMX est à nou- veau un plaisir. A présent, je me focalise sur moi-même en travaillant dur et en essayant de devenir un meilleur rider et une meilleure personne. Maintenant que tu es de retour sur ton vélo et que tu rides pour la marque de ton pote, comment ça se passe ? Aujourd’hui je suis de retour sur mon vélo et j’adore chaque seconde passée à rider. J’ai l’énorme opportunité de rider pour mon meilleur pote Derek Sipkoi et sa compagnie DKOI Bikes. Tous les jours, nous nous concentrons sur le BMX, soit en ridant, soit en faisant progresser la compagnie. Derek et moi sommes au même niveau de riding, du coup ça nous pousse à donner le meilleur de nous-mêmes chaque jour. Je suis si reconnaissant d’avoir un ami comme Derek qui m’aide à chaque pas, il est la principale raison pour laquelle je ride à nouveau. Quels sont tes objectifs maintenant ? Faire en sorte de revenir au meilleur niveau, un bon rider élite, être le meilleur rider que je puisse être, et puis espérons-le, participer à quelques épreuves dans le futur. J’aimerais participer à quelques Coupes du Monde encore si je trouve le financement pour le faire, ça coûte tellement cher mais voilà, trouver des financements quelque part et avoir quelques bons soutiens autour de moi et voir ce que ça donne ! Remerciements: À Derek Sipkoi, mon meilleur ami, il m’aide énormément quelque soit la situation, à mes parents qui ont toujours été là pour moi, à Mike Redman et à tous mes fans et supporters.


126 - travel - costa Rica par alain massabova, Luis Elías Benavides & Pablo Soto Cruz - Photos by Esteban Seniska Hernandez, Eduardo Reyes Paniagua & Johan Herra

La Pura Vida Trip Quand il fait froid à Paris, il reste qu’une chose à faire, partir au soleil. Faut s’en donner les moyens, oublier la crise et laisser la passion prendre le dessus. Le Costa Rica nous paraît une bonne destination pour profiter au max et rester dans le bmx. Luis Elias s’occupe de tout, on sait que le trip sera un succès. Le Nico de la Cremerie se laisse tenter et s’embarque dans le trip direction l’Amérique Latine. Au programme, 2 contests de bmx (flat et park), du soleil, des plages et des animaux sauvages...


CĂŠsar Quesada


La Pura Vida par Alain Massabova - photos Eduardo Reyes Paniagua & Alain Massabova

Après une escale de 24h à New York pour voir le Armen, acheter des Flights et passer au Dah shop de Tyronne, on atterri à Nicoya. Si vous êtes comme moi ex AA, ne cherchez pas le bar, il y en a pas à Nicoya ! C’est un village familiale qui vie tranquillement et simplement. La plage est à une heure donc pas de soucis, les bars, les cocktails et les bikinis sont bien là ! Le point central de Nicoya (en dehors de Luis Elias), c’est le parc. Un beau jardin, la place principale du village avec des bancs, 5 marches et une sorte de grand kiosque qui se transforme en spot de flat et street la nuit. Tous les riders s’y retrouvent forcément pour rider. Le spot est très simple mais le niveau est haut, ça envoie du lourd juste pour le plaisir. Pendant la session, des flics nous virent du spot. Un de flic est un fliquette, genre bomba latina qui ne rigole pas. Le lendemain, pour la fête du village, la saint Valentin, un bal prend place dans toute la ville. Et on voit notre fliquette en talon aiguille qui fait chavirer le cœur des plus dures en dansant la salsa : voila encore le Costa Rica...

wild horses on samara beach

bmx session at nicoya

On arrive direct pour la War Jam, organisée parfaitement par Luis Elias. Beaucoup de riders rident comme des oufs de partout. En flat et sur un park de fortune, les riders prennent du plaisir à se balancer sous 40 degrés. Pas de distance ou de racisme entre flat et park, ici les riders font du bmx sans étiquette pour une discipline. L’ambiance est trop cool. L’ami Pablo fait des hamburgers et des hotdogs XL. Les filles sont sexys et font tourner la tête. Que demander de plus ? Une piscine ? A 10 mètres du contest une piscine olympique nous attend pour se rafraichir... Le niveau est exceptionnel, sur des modules bricolés de 1 metre de haut, les mecs envoient du flip, du bus to condor ou du double whip ! En flat, les mecs sont top aussi, originaux et maitrisent les tricks sur un sol chaud et pas facile. Encore une fois, on prend un claque nous autre européens si difficile. On repère deja les futures stars du bmx qui sortent du lot et qui méritent vraiment de se faire connaitre.


Olman Sรกnchez at nicoya


Le bmx c’est sympa mais la plage et la Pina colada nous appelle. Direction Samara beach pour se jeter dans les vagues du Pacifique. L’eau est chaude, y a des bikinis, un iguane, des chevaux sauvages, un écureuil, du guacamole, on est bien ! Ça chill grave la journée à la plage et on se retrouve tous pour une bonne session le soir. Voilà la Pura Vida ! On se fait un tour aussi dans une plage style spring break avec plein d’américains qui découvrent la vie pour la première fois. C’est à Tamarindo beach que Luis et le Pablo nous embarque dans son gros 4x4 style Monster. On fête comme il se doit l’anniversaire de Nico en mode jamaïcaine, il en sortira différent... Après un massage sur la plage et un sunset de ouf, on repart vers Nicoya sachant qu’une partie de nous est restée sur cette plage. Il est temps d’aller à San José, la capitale du Costa Rica ou un contest de park et la célèbre Ticos jam nous attendent. On arrive donc dans la grande ville aux allures d’Amérique Latine. La jam de flat nous attend mais déja plus de 50 riders sont chauds. La Ticos jam est un contest amateur et expert. Les mecs arrivent de partout, du Mexique au Panama, ils viennent représenter leur pays. On avait déjà vu les top riders du Costa Rica mais là, on tombe sur une bande du Panama qui casse la baraque. Le niveau est ouf, les mecs suivent la tendance et assure les tricks les plus hard sur un sol assez glissant. Je n’ai, pour ma part, pas pu m’y faire, avec un vélo trop light, le vélo ne tient pas sur ce sol. Mais un mec s’en fou complètement ! Un mexicain. Le mec y va sans tricher, il se balance en spinning nohand à fond et ça marche. C’est Miguel Martinez, Il est fou

mais au top. Un régal à voir. Il assure un run de qualif de fou. Merci mec ! Les autres du Panama, plus prudent, sont aussi de la partie. Et les Costa ricains ne se laissent pas faire. C’est la fête, ça envoie du lourd. En tant que juge, c’est un spectacle que je vois. Le flat a encore de beaux jours devant lui... Et quelle ambiance ! Des riders qui rident pour le plaisir. J’avais oublié ce concept. Á force de rester avec des mecs qui rident pour les sponsors et les shows - j’en fais surement parti maintenant, on en oublierait presque les vraies valeurs du bmx freestyle. L’Europe et les US ont encore beaucoup à apprendre des ces pays. C’est donc en force que le Panama a conquit ce contest avec Jorge Vasquez dans un run propre et efficace devant Gilberto Perez plus original mais trop brouillon. Jonathan Venegas n’est pas loin mais trop juste pour les juges. Notez aussi le nom de Jaime Perez qui sortira bientôt du lot. Et tant d’autres qui méritent d’être un peu plus sous les projecteurs. Mais le résultat importe peu, tout le monde gagne dans ce genre de contest sans gros price money. Pas de pro, pas de stress, pas d’embrouille... Le retour à Paris va être dure, sans parler du froid et des têtes de con parisiennes. C’est surement la Pura Vida qui va nous manquer. La vie simple entre le Pacific et les Caraïbes. Sans stress, ni guerre, tranquille et heureux. Merci les mecs, merci Luis Elias, Pablo, Esteban, tous les streeters de Nicoya, tous les flatlanders du Mexique au Panama, la bière Imperial et le fan club de Black cat. Hasta la vista ! Will be back in 2014 ! On apprend l’espagnol, la salsa et c’est reparti...

ticos jam family

Jaime Pérez from Panamá

Miguel Martínez from México


Gilberto Pérez_Panamá


BMX WAR Jam par Luis Elías Benavides - Photos by Johan Herra, Black Cat & Alain Massabova

Malgré tous les problèmes que j’ai eu à gérer pour l’organisation de la BMX WAR Jam, cela a été, de loin, le meilleur événement que j’ai organisé. Contacter et négocier avec les sponsors a été la partie la plus difficile. Certains de nos anciens sponsors avaient réduit leur budget, et j’ai dû accepter ce qu’ils voulaient bien nous donner ; je n’avais littéralement pas le choix. Cette année, cependant, un comité de de la municipalité locale faisait partie de l’organisation, ce qui a rendu plus aisé la recherche d’argent et de prix pour la compétition. Bref, laissons de côté les maux de tête et focalisons nous sur l’événement. Comme d’habitude, nous avons débuté avec la compétition de street. Même s’il y avait au moins 40 riders de street, seulement 24 d’entre eux ont voulu participer. Ici, je dois remercier mes amis de Nicoya qui pratiquent le street car ils étaient chargés de construire les rampes, les rails et les obstacles qui ont été utilisés lors de ce contest. Merci les potes ! Après deux séries et le final jam, Kenneth Tencio a pris la première place, suivi de Luis Barrantes et d’Allan Chavarria. Ensuite, la compétition de Flatland a eu lieu au milieu d’un public euphorique qui a nourri l’enthousisame des riders. C’est la première fois depuis le FISE au Costa Rica que je vois autant de spectateurs pour le flatland. C’était incroyable, et tous les riders étaient déchaînés. Les résultats finaux : Jonathan Venegas termine premier avec son style super fluide ; le Panaméen Jorge Vasquez a pris la deuxième place et Alonso Rodriguez arrive troisième. Félicitations aux vainqueurs dans les deux disciplines ! Les deux derniers contests étaient juste pour le plaisir ; Carlos Sotelo a gagné le contest de Bunny Hop et Alonso Rodriguez a réalisé le plus long Peg wheelie. Je voudrais, d’abord, remercier Alain et Nico d’être venus de France ; je me suis éclaté avec vous les mecs ! Je voudrais aussi remercier tous les sponsors de l’événement car, sans leur aide, ce jam n’aurait pas eu lieu : Ciclo Aro, S&M bikes, On Wheels, Onda Brava Radio, ART Magazine, Maxxx Energy, Supermercado Valle Verde, Wau Hot Dogs, Aro20, Falcon Alarm Monitoring, Flatlandfuel, Uba shop, Optimist, Sidual, Ranas Surf Shop, Librería Ayales, Haro Bikes, Ciclo Corea, Hotel Jenny, tienda Swish, Marketing Digital et Rótulos Olé. A l’année prochaine !

Kenneth Tencio


Jonathan Venegas

Jorge Vรกsquez


BMX Park Contest Heredia Par Pablo Soto Cruz - Photos by Eduardo Reyes Paniagua

Pour la troisième année consécutive, le contest BMX Park s’est avéré être l’une des meilleures compétitions de BMX de la saison, mais cette année, contrairement aux autres, il ya eu beaucoup de changements et de surprises qui l’ont conduit à être un véritable succès. Cette édition a eu lieu à Heredia, plus précisément à San Joaquin. Le contest avait généralement lieu dans un park local avec des rampes construites par les organisateurs lors des éditions précédentes, mais cette année, ils ont décidé de l’organiser dans le stade municipal et de construire un park spécialement réalisé pour l’occasion. Une des grandes surprises est que nous avons eu la présence du crew Demolition (Connor Lodes, Aaron Smith, Ronnie Napolitan, et Drew Hosselton) qui ont voyagé des Etats-Unis pour faire un tour à travers les meilleurs spots du pays et filmer le prochain edit qui sortira très bientôt. Il est très rare de voir des contests de cette ampleur dans ce pays et dans toute l’Amérique centrale, c’est pourquoi, il y eu au moins 600 spectateurs et 100 concurrents, parmi lesquels se trouvaient les meilleurs riders du pays, et peut-être de l’Amérique centrale. L’événement a débuté vers 9 h, avec la catégorie amateur dans lequel environ 60 riders du pays ont participé. La compétition s’est déroulée en 2 runs d’une minute par groupe de 3 concurrents pour faire leur meilleure performance. Dans cette catégorie, les riders tels que Joe Varela, Marvin Sánchez, et Waldin Hernández ont gagné les applaudissements et l’admiration de beaucoup. Ils se sont respectivement placés premier, deuxième, et troisième. Cependant, il est plus que certains que ces trois riders doivent arrêter de concourir dans cette catégorie en raison de leur niveau et de participer au concours pro, de cette manière, ils donneront la chance

aux plus jeunes de se distinguer. L’organisation doit faire face à ces détails pour les compétitions à venir. La catégorie amateur a été suivie par la catégorie des filles. Cette catégorie a été ouvert récemment, et a été créé avec l’intention de voir plus de filles s’intéresser au BMX. Pour cette édition, nous avons eu la participation de Rebeca Abarca, Estefanía Campos, Franciny Cerdas, et Alexandra Vargas, qui roulent malgré le fait qu’il s’agisse d’un sport dominé par les hommes depuis de nombreuses années. Dans la catégorie Pro, nous avons vu le meilleur niveau du pays, un niveau qui a évolué d’une manière inimaginable depuis le FISE au Costa Rica. Les organisateurs utilise la même logique qu’avec les amateurs (deux runs d’une minute en groupe de trois). Les riders ayant réalisé les lignes les plus dingues étaient Francisco Matamoros, Lou Uba, Pablo Mora, Luis Barrantes, Jeudy Valverde, Gilbert Sanchez, Pablo Rojas, et Kenneth Tencio, mais seulement trois pouvaient se qualifier pour les finales. La première place est allé à Kenneth Tencio, suivie par Lou Uba et Francisco Matamoros. Cet événement était le résultat de la coordination des différentes marques et entreprises intéressées par notre sport. Avec cet événement, il est devenu clair que la discipline continue de croître, non seulement au niveau de l’organisation d’événements, mais aussi en ce qui concerne le niveau des riders aussi bien physiquement que techniquement. Il est clair qu’un événement de cet ordre par an ne suffit pas, il est nécessaire de continuer à organiser de tels événements à l’échelle nationale afin que les riders puissent continuer à développer leurs capacités et réfléchir quant au développement du BMX en Amérique Latine.


Nicoya street scene Par Luis Elías Benavides - Photos by Luis Elías Benavides, Esteban Seniska

La scène street à Nicoya est apparue à la fin des années 90 lorsque les autres avaient déjà testé toutes les disciplines (street, dirt et flat ). À ce moment là, Diego Gutierrez, Randall Rojas, Melvin Aguirre et quelques autres, étaient les pionniers du sport. La seconde et actuelle génération de street rider a émergée au début des années 2000 alors que la première éclatait pour des raisons diverses. A présent les street riders de Nicoya sont Olman Sanchez , Cesar Quesada, Carlos Sotelo et quelques jeunes qui viennent juste de s’impliquer dans le sport. Le principal spot où les gars roulent est le jardin public de la ville (pas un skatepark mais plutôt un park municipal). Comme la plupart des villes dans

Pablo Chapman

César Quesada

le monde, les riders font face aux problèmes avec la police et la seule chance de pouvoir rider dans le parc est de déjouer la surveillance des policiers. Quoi qu’il en soit, nous travaillons avec la ville sur un projet de skatepark orienté street et tout cela pourrait être la fin de nôtre combat. Nicoya est un endroit tranquille et sans risque, les gens y sont très accueillants et les riders ont les pieds sur terre et surtout seront enchantés de passer du temps avec des nouveaux arrivants . Si vous souhaitez visiter le Costa Rica , assurez vous de venir visiter Nicoya et de rider avec les locaux, vous ne le regretterez pas !!!


Carlos Sotelo


138 - event - autriche par patoche - photos Alex Boyce & Ricky Monti

Masters of Dirt


MASTERS OF DIRT VIENNA 2013, the next level ! Toute l’équipe des Masters of Dirt nous avez promis un show inoubliable en cette nouvelle année et le challenge fut remporté avec succès. On se demandait l’an dernier, comment ils auraient pu faire mieux, mais croyez moi, cette année restera dans les annales !!!! Pas moins de 50 riders, toutes disciplines confondues et un niveau tout simplement hallucinant. Les mots ne seront pas assez forts pour décrire tout ce week end, donc nous avons hâte que vous découvriez le clip officiel de ce show unique au monde. Une organisation tout simplement parfaite et une mise en scène millimétrée, sans oublier des soirées venues d’un autre monde. Le Masters of Dirt crew a vraiment atteind le “next level“ !! Pour revenir sur le show, un spot incroyable et des bosses de bmx plus hautes que

the Hucker

les sauts de FMX permettant aux riders de repousser les lois de la gravité. Un Jed Mildon qui a tout simplement retourné le stadium avec ces tricks uniques et bien entendu tous les autres démons comme Nicholi, Hucker, Tj, Dawid et bien d’autres qui ont mis le feu chaque soir. Grosse surprise 2013, avec la venue de Jimmy Blaze qui a réalisé un backflip en buggy !!!! Quoi qu’il en soit je ne parviendrais pas à vous décrire la qualité du show avec ce texte, donc il va falloir vous y rendre l’an prochain si vous ne voulez pas rater le show de l’année. UN grand merci une fois de plus à toute l‘équipe de Georgy Fechter pour leur travail et leur accueil ; MOD est bien plus qu’un show, c est une véritable famille !!! MASTERS OF WHAT ???


142 - photos - france

Peka Devé Issue de la bonne école, Peka Devé a fait ses armes en tant qu’assistant photographe. Depuis sa province toulousaine, il monte à Paris donner un coup de main au BMX. Aujourd’hui photographe de mode, de musique, de voiture ou d’action, son talent est reconnu dans le monde de la presse. Une partie de son œuvre vous est présentée dans ce portfolio. Enjoy !


edouard martin - egp 18 Paris


Claire


moto - barcelona

kotaro - barcelona


jimmy

beou, dropsy & bibi

dominik

bob haro


estevan

jey


isaac

izia


Marie Laetitia

Gonzalo


Coco & Breezy - courchevel

jb & bibi


isaac


Arnaud Wolff & Max Terrasson


153 - event - france par fred mairet - photos christian vanhanja

TPG Bercy

Ouzeubossofpanamagueule ? TPG 2013 BERCY 1ère récolte ... Cru ! Cru ! Je le dis haut et fort ! Car c’est l’adjectif qui convient, que ce soit dans l’Art ou la Manière !


Mars 2013, n’est pas le temps des cerises ni celui des vendanges, et pourtant... Le Domaine de Bercy nous ouvre ses portes chaque année avec la ferveur des Maitres d’hôtes «Time2ride». Ils dressent de grandes tables et font scintiller l’argenterie qui embellie le Bon BMX du Terroir Parisiens. Mal référencé par les soi-disant meilleurs guides du rider Français, PARIS, et ses domaines d’exploitations BMXicole, fera de 2013, un Grand Cru, que dis-je... Un Millésime ! Cette première récolte en dit long sur le potentiel des différents cépages qui composent notre BMX à Paris. Le Public et les amateurs assoiffés ont répondu à l’appel de la substance licite tout en chantant les louanges de nos Cultivateurs d’ambiance Zack et Ludo ! Le Freestyle coule à flots, ainsi, les jeunes bikers ouvrent la session et les zones de cultures pour nous extraire un jus stylé, technique et passionné ! à l’image de Cyprien Charbonnier qui puisa en sa force et son caractère rugueux pour se voir décerné la 12 ème place au classement avec les Grands. Du haut de ses 15 ans la jeune souche a complètement inondé la terre de transfert en Whip, Bus to Bus, Truck Driver, avec une amplitude insolente ! Toumany Traore, du même âge se retrouve 20ème et clos le classement avec un niveau goutu et efficace. Air Bus driver, Condor en courbe et street etc... Entrons maintenant dans le rayon des grandes réserves ou la robe est plus racé. Quelques nouvelles variétés émergent cette année comme Hugo le Guen et Daniel Mouradian, respectivement 18 et 19ème. Bastien Thomelin fait mesure de nouveauté avec un flux talentueux très techniques et bien sur «Brakeless», histoire de

Arnaud Wolff

laisser couler son breuvage couleur street ! Il fini 15 ème derrière Un Maxime Teton très épicés, qui a gorgés son run de Soleil ! Jordan Thibault prend la 13 ème place avec une incroyable montée de rail interminable en axel grind avec sortie BusDriver ! Il nous fera en retour un axel grind sur rail en sortie 180 hardway Over. A noter la 11ème place de Florent Lobato, qui nous a fait le plaisir d’une dégustation forte en émotion puisque ce jeune Homme ne connait plus l’attraction de la terre que ce soit en Condor transfert ou en air Bus ! Coté Cuvée d’excellence, Samy Djail nous sort sa meilleur bouteille ! Du grand Samy pour plus de spectacle avec quelques essais de FrontFlip en «Fly Out» et réception à 2 gouttes de la table des Juges, déja bien arrosés de Freestyle . Il est 10 ème et mérite largement ça place dans le TOP 10 du riding. La récolte portugaise en la personne de Tony Carneiro explose les fûts et s’épanouie dans les airs, la saveur est exquise et l’ivresse au rendez-vous du Public ! La robustesse enlacée par l’originalité nous éclate en bouche, Tony Casse le vignoble en BackFlip Whip, puis il fini par s’écraser 2 fois de suite. Une véritable révélation tant au niveau de ses transfert en whip, superman etc, qu’au niveau de sa gentillesse La distillerie Ezco à fait le déplacement grâce aux terroirs provinciaux avec la présence de Maxime Terrasson et d’Arnaud Wolff. Déception impossible avec ces 2 valeurs sûr de la scène Street ! Arnaud a fait tremblé le park sous la pression des transfert manual sorti Bus 180, d’une rampe à l’autre. Le rail de Bercy connu pour être aussi interminable qu’un lendemain de fête bien arrosé s’est vu grindé en Ice


Tony Carneiro


Pick sur sa quasi-totalité par max Terrasson qui avait décidé d’éponger les fonds de bouteilles avec des tooth pick grind over sorti 180, des Feeble grind sorti 360 etc... Arnaud termine 6ème et Max 8ème. Michael Grossi prend le relais en jouant aux apprentis oenologues avec un style qui attaque le palet et remu les particules. Les plaques de métal qui forge le park ont tremblé et selon un Ivrogne du riding anonyme les rampes auraient même bougé d’un mètre sous l’atterrissage du transfert Double Whip Volcano avant de finir à la 7ème place ! Nous entrons maintenant dans le TOP 5 du Calice ! Antoine Mallier s’amuse avec les différents produits de la terre ! Que ce soit du rouge du blanc ou de la poire, il enchaine ses tricks avec une facilité déconcertante, un Jacky Chan ambidextre utilisant la technique de l’homme saoul ! Antoine s’arrête à la 5ème place sous l’emprise des vapeurs d’alcool... Baptiste Hudry s’enivre d’un Riding extrême où la raison n’a plus lieu d’être et les cieux vous accueil avec leurs meilleurs voeux ! Que dire de sa prestation à part, Merci pour le spectacle ! Truck Driver to Condor satellisé par la puissance psychédélique de l’eau de vie. Il fini 4ème à 0,5 gramme derrière son frère. Romain Hudry se dévoile entièrement cette année, en espérant que cette première récolte ne soit que le début d’un grand quelque chose. Areial Down side Whip, gros transfert 360 tailwip et transfert décade en orbite ! Romain est le rider qui aura le mieux géré l’espace et son utilisation ! La Grèce était présente ce jour là avec notre ami Panos Pananas! Un riding explosif, fruité et condensé. Il enchaîna les volcanos les uns

Baptiste Hudry

à la suite des autres, en lookback, 360 turndown, truck driver, condor en feu. Il se blessera malheureusement en alley hoop wall tap sur une barrière ! Le copain venu de loin voit sa prestation récompensée par une très belle 2ème place au coude à coude avec le détonant Michel Dos Santos ! Ce dernier, s’est enivré de l’ ambiance chaleureuse avec le public en délirium trémens ! Acclamé et poussé par les Runs de Panos, Michel a répondu à chaque tricks du Grecque avec une flopée de flairs et d’aerials superman. Véritable vignerons du riding, il peaufinera toutes ses lignes et sabrera le champagne en fakie Front Flip dans la rampe ! Malheureusement, il ne plaqua pas proprement cette ligne, mais honnêtement son riding était le plus engagé voir carrément enragé ! Merci Michel, tu nous as bien régalé et nous sommes réparti de Bercy avec assez gamma gt pour être joyeux jusqu’à la prochaine étape, à La Muette ! Il faut préciser que cet évènement n’est que la première étape des Trophées Parisiens de Glisse mis en Bouteille par la Cave Coopérative Time2ride ! Et soutenu par la grande Distillerie Clandé, partenaire sur la totalités des étapes. Ainsi que La Crémerie BMX Shop, ArtBmxmag, Soulbmxmag. Nos amis fidèles Zoo York , Pago et Monster Énergie ! Avec la participation de la Mairie de Paris ! Remerciement à tous les bénévoles de L’Association, Zacko, Djzu, 2fré, Ludo, Maxime Dequen, Cypriens Jean-Charles, François Garnier, Arnaud Rollet, Tous les riders présents, Bérric 61, Nico, Flo, Kaleprod et bien sur Mr Kawibeen Judith, gardien du domaine de Bercy !!!


Samy Djail


158 - TRAVEL - Oman par gérard garcia

Starlight Show La saison commence bien cette année pour le team STARLIGHT, avec pour le mois de Février, du show Bmx Français au Sultanat de Oman, situé entre le Yemen et l’Arabie Saoudite, un pays pas très connu ou tout reste à faire ! Il est 7h du mat, aéroport de Marseille, on s’apprête à prendre l’avion,

direction Oman, et plus précisément la capitale Muscat pour une série de démo. L’équipe du mois : Jérôme Vormbrock, Gael Robert, Didier Debbouze et moi-même Gérard Garcia avons hâte d‘arriver pour voir les modules fabriqués sur place pour l’occasion !!!


Après des heures de vol, nous sommes enfin sur le sol aride et chaud de ce pays plein de soleil ou l’essence ne coûte rien (8 euros le plein !!!) où les grosses voitures inondent les routes, où les hommes sont vêtus de tuniques blanches et d‘un petit béret, où les femmes sont amies avec Batman, où l’alcool est interdit et les dromadaires se baladent sur la plage tranquille… Arrivée sur le lieux des shows, quelques modifications sur la courbe du fun box et c’est parti pour 3 démos par jour, pendant 15 jours, le rythme est physique et effréné pour un spectacle de Bmx réglé comme une horloge. Tour à tour ça se balance entre le flat et le park, avec des runs intensifs de Jérôme, de l’overall pour ma part, avec un mélange de flat/rampe, de

tricks en synchro et du fameux frame drop sur la box. De bons tricks sur les modules avec Gael et Didier qui n’hésitent pas à coup de back flip, 360, tail whip, front et autres cascades à enflammer le public venu en masse assisté à ces spectacles qui ont fait grande sensation, tant la dynamique et la maîtrise du 20 pouces était présente, animé par 2 jeunes filles locales aux commentaires anglais et arabe. Ce périple oriental fût une fois de plus le constat que les shows de Bmx font une grosse promotion de notre sport et que la joie et l’envie de faire de ce petit vélo ne s’arrête jamais, et ça c’est plutôt cool à vivre…


160 - event - ESTONIE par maureen montuori - photos maureen montuori & Maxim Kotsyumakha

Simple Session Pour beaucoup, la 13eme édition de la Simple Session était mal partie : certains ont dû passer la nuit à l’aéroport en raison de la météo, d’autres, près d’une quarantaine de riders, se sont vu annoncer la perte de leur vélo, il fallait, en plus de cela, s’acclimater au -15°C estoniens. Après avoir franchi la porte de l’immense Saku Hall où se déroulait l’événement, tout ceci n’etait alors plus que des details. Des milliers de spectateurs ainsi que 104 riders du monde entier étaient au rendez vous. L’ambiance était absolument incroyable grâce au public mais surtout aux deux remarquables speakers Darryl & Catfish. Comme pour le RebBull Skylines, le park a été designé par Nate Wessel. Un park innovant adapté à tous les styles de riding comprenant des modules variés tels que des ledges, walls, rails ainsi que des hips, des boxes. Tout

ceci facilitait un riding créatif. Le choix de mélanger street et park a été critiqué car il était impossible de comparer deux disciplines si différentes. Devon Smillie et Bruno Hoffman, ont terminés à la 7ieme et 9ieme place avec un niveau street plus qu’incroyable. Anthony Perrin est le seul à avoir représenté la France en finale du haut de ses 18ans et nous a impressioné avec son 180 bus en gap. C’est Stevie Churchill qui termine en premiere position du Best Trick contest avec un 360 bar to smith to 180 to halfcab barspin, Trey Jones en faisant un sprocket nose 360 finit second et Dan Foley les a rejoint sur le podium grâce à un 180 gap to backward manual. Avec un riding très propre, un sourire permanent lors de ses runs, mixant park et street comprenant des tricks extremement difficiles incluant un su-


perman seatgrab, un énorme 360 downside tailwhip ainsi qu’un air double decade, Kevin Peraza mérite et remporte la première place. L’australien Michael Beran a fini second et s’est envoyé en 360 bikeflip to tailwhip. Puis, le fameux Harry Main a terminé en troisième position. Kyle Baldock lui, a fait preuve d’une obstination à la limite du raisonnable. En effet celui-ci s’est blessé en double flair mais, encouragé par ses “amis” il souhaite continuer à rider au risque de mettre sa santé en danger et tout cela à l’encontre des recommandations médicales ce qui l’a finalement emmené à l’hopital. Mark Webb doit etre fier de ses poulains car 4 d’entre eux ont fini dans le top ten! La Sister Session est aussi un élément qui rend la Simple unique. Quelques unes nous ont surpris cette année encore : Shanice Silva Cruz s’est envoyée

en frontflip sans succes. Camilla Harambour remettait son titre en jeu et a de nouveau fini en premiere position. Angie Marino termine sans surprise seconde et Georgia Wheaty de Total BMX (une fois de plus) troisieme. Il ne faudra pas seulement retenir le niveau élevé de la Simple Session mais toute l’atmosphere autour de cet événement.. L’avant premiere Subrosa au cinéma ou encore les soirées plus délirantes les unes que les autres avec des estonniennes égales à leur réputation pour le plus grand bonheur de tous mais aussi les magnifiques paysages estoniens. La remise des prix sonnait la fin de cet événement et la nostalgie se faisait deja ressentir par tous. Il ne reste donc plus qu’a attendre une longue année pour revivre un tel week end, cependant, la Simple Summer Session à Helsinki en août peut-être une bonne alternative...


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redacteur en chef Patrick Guimez pat@artbmxmag.com

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ART CREW Moana Moo Caille moana@artbmxmag.com Bereflex julien@artbmxmag.com Luis Elías Benavides luis@artbmxmag.com

CORRECTION Laurène Larré

traduction Marjorie Glais Christophe Gentizon

MUSIQUE Stefanger

TEAM Christian VanHanja Manu Sanz Chris Dietschy JC Pieri Peka Devé Chase Gouin Yasuyuki Takeo Seb Ronjon Franck Belliot Nicolas Curie Viki Gomez Chad Johnston Karim Bel Bachir Jesse Puente Maureen Montuori

Guests Caroline Roos Kevin Jones Gérard Garcia Bartek Wolinski James Cassimus Tony Hoffmann Saioh Paco Reich Arnaud Wolff Luis Vidales Graeme Murray Ricky Monti Pablo Soto Cruz Esteban Seniska Hernandez

Eduardo Reyes Paniagua Bart DeJong Stephane Nadin Fritz Fechner Daniel Dhers Fred Mairet Johan Herra Alex Boyce Ksenia Kozlitina Maxim Kotsyumakha


ART BMX Webzine #1 - FR  

ART BMX Webzine #1 Version française Mars 2013 166 pages

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