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DE MARRAKECH

N° 36 - Du 15 juin au 30 septembre 2014

Journal d’humeur et d’information

La Tribune

Another Editions - 194, rue Mohamed El Beqal - Guéliz - 40 000 Marrakech - Tél. : 05 24 42 02 49 - Fax : 05 24 43 90 04 - Directrice de la publication : Mouna Anajjar - 15 Dhs

SPECIAL ESSAOUIRA Notre escapade de l’été

Venez découvrir ou redécouvrir Essaouira, au ciel aussi bleu que ses barques. Ville envoûtante, surprenante, attachante, avec sa plage où les kites surf disputent le ciel aux mouettes, sa médina pleines de belles adresses, sa campagne aux collines parsemées d’arganier… Allez à la rencontre de ses habitants, figures incontournables de la vie souirie. Grimpez sur ses remparts chargés d’histoire, scène grandiose d’Otello comme de Game of Thrones. Vibrez au rythme de ses festivals de musique, explorez ses galeries d’art, ses boutiques, et rencontrez ses producteurs locaux. Enivrez vous de liberté en galopant à cheval sur la plage ou en parcourant les pistes sur un quad… Lire la suite page 21

DES PISCINES POUR TOUS LES GOUTS uand les températures grimpent, et c’est en général ce qu’elles font l’été à Marrakech, on est bien heureux de pouvoir faire trempette dans un cadre sympathique… Nous avons sélectionnés des piscines pour tous les goûts et des ambiances pour toutes les humeurs. Vous Plongez ? Lire la suite page 39

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L’événement Salsa de la rentrée

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a salsa est une sauce épicée qui ne laisse personne sur sa chaise. Danse sensuelle mais d’abord genre musical, aussi large que le rock ou le jazz Lire la suite page 20


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QUELQUES DATES A RETENIR 21 29 24 28 30 14 20 21

juin : Fête de la Musique. juin : 1er jour du mois de Ramadan. juillet : Lailat al Qadr (Fête de la révélation du Coran). juillet : Aïd el Seghir (Aïd El Fitr). juillet : Fête du Trône. août : Journée de Oued Ed-Dahab. août : Fête de la Révolution du Peuple et du Roi. août : Anniversaire de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et Fête de la jeunesse.

MARRAKECH : 24 au 28 juin : Sun Fest’Lab, en attendant le Sun Festival qui a été reporté à septembre prochain. 04 au 08 septembre : 7ème édition du World Salsa Congress Marrakech. (Voir notre article page 20) AGADIR : 18 au 21 juin : 11ème édition du Festival Timitar. Manifestation qui se décrit comme une «mondialisation musicale», dans une idée de partage, d’échanges et de découvertes via la musique, langage universel. www.festivaltimitar.ma CASABLANCA : 03 au 29 juillet : Pour sa 30ème édition, la foire commerciale du Ramadan donne rendez-vous à 150 exposants proposent vêtements, ameublements, accessoires, bijoux, électroménager et produits d’alimentation. SALE : 21 Au 31 août : 8ème édition de Karacena à Salé, avec un thème : “Le génie des lieux”. Sous l’égide de l’AMESIP et portée par l’école nationale de cirque Shems’y, l’événement tisse un lien entre histoire, mémoire, patrimoine, architecture et création contemporaine. www.karacena.net FES : Jusqu’au 21 juin : Le Festival des Musiques Sacrées du Monde soufflera sa 20ème bougie. Un des principaux événements de la Fondation Esprit de Fès, le thème cette année : “La conférence des oiseaux”. TANGER : 26 au 28 juin : 3ème édition du Festival Tanjazoom, organisé dans la ville depuis 2012. Cet événement est passé d’une simple rencontre éducative des associations de jeunes autour du journalisme social, à un vrai festival de cinéma social et lieu de rencontres entre amateurs et professionnels, à la fois du cinéma et du secteur associatif. 10 au 14 septembre : 15ème Tanjazz, l’événement de jazz au niveau international à ne pas manquer ! Au programme cette année, un nouveau thème : “Légendes d’hier et de demain”… www.tanjazz.org OUJDA : 08 au 16 août : Pour sa 8ème édition le Festival International du Raï d’Oujda vous accueille cette année sous le thème de “La musique sans frontières”. www.festivalraioujda.com

Du sable, du vent et le bruit des vagues… andis que dans d’autres pays, villes, on retrouve les beaux jours avec l’envie irrépressible de se promener enfin dans les ruelles dehors; à Marrakech, on ne peut lutter contre celle de prendre le large ou de l’altitude. Dans une ambiance un brin flottante, on abandonne toute velléité de résistance, pour se laisser guider là où la fraîcheur nous appelle.

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D’abord, il y a les piscines. Dans ce numéro d’été, nous avons recensé une flopée d’idées pour vous permettre de passer de belles journées piscine. En ville ou à la campagne, il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges. Puis, il y a la montagne, du côté de la vallée de l’Ourika, où l’on vous emmène découvrir Tafza, ce petit village de potiers… Ou, sur les premières marches du Haut Atlas, pour vous livrer aux activités à sensations fortes, à un trek ou à des méditations en silence, autour des canyons de terre rouge. Mais si votre envie est plutôt transgressive, et que les cloisons de la Ville Rouge et ses environs vous brûlent l’épiderme et resserrent le champ de votre périmètre oculaire, suivez-nous, on orientera vos pas là où le bleu de l’horizon s’unit aux reflets métalliques de l’océan. Du sable, des mouettes, des barques bleues, du vent aussi, et une mer baignée de lumière. Les ruelles d’une médina aux mille échoppes odorantes et le son du guembri qui résonne… Nous sommes bien à Essaouira, et avec ce dossier spécial, nous vous en livrons le meilleur. Pour que la cité portuaire à l’aura singulière vous ouvre ses portes secrètes. Côté mer, médina comme campagne, vous serez au fait des bonnes adresses -tables gourmandes, hôtels de charme, boutiques sympa…- et surtout, vous connaitrez un peu mieux les personnalités qui font cette ville. Je vous laisse à présent parcourir les pages qui vont suivre, et vous souhaite à tous, chers lecteurs, où que vous alliez, un très bel été ! A très vite pour les nouvelles de la rentrée.

SOMMAIRE CITY-BUZZ _________________________________________________________ 04 ASSOCIATION _______________________________________________________ 12 ECOLOGIE __________________________________________________________ 13 CULTUROSCOPE ____________________________________________________ 14 THE SHOW MUST GO ON ______________________________________________ 20 SPECIAL ESSAOUIRA _________________________________________________ 21 1001 NUITS _________________________________________________________ 33 DECO ______________________________________________________________ 34 MODE & SEDUCTION _________________________________________________ 36 LOISIRS ____________________________________________________________ 38 SPECICAL PISCINES __________________________________________________ 39 MONDES PARALLELES________________________________________________ 41 SPORT _______________________________________________________________ 42 FOODING ___________________________________________________________ 44 SORTIR _____________________________________________________________ 48 LE SAVIEZ-VOUS _____________________________________________________ 50

Membres Fondateurs : Mouna Anajjar, Jean-Jacques Fourny. - Directrice de la Publication et de la Rédaction : Mouna Anajjar. Tel : 05 24 44 97 09, mouna@anothereditions.com - Assistante DG : Rajaa Chrif. Tel : 05 24 42 02 49, assistante@anothereditions.com - Rédaction : Marie André-Carton, Soufiane Chakkouche, Pascale Fontesse, Stéphanie Jacob, Nathalie Rigoulet, Alain Roels, Michel Roussel, Yasmin Verdès - Ont participé à ce numéro : Marco Strullu - Photographe : Marco Strullu - Marketing & Publicité : Bénédicte Bataille. Tel : 06 61 52 43 46, benedicte@anothereditions.com Direction Artistique : Habiba Machrouh. da@anothereditions.com - Impression : Direct Print, Casablanca - LA TRIBUNE DE MARRAKECH : Publication éditée par la Sarl Another éditions Maroc - R.C. : 26 171. - Patente : 45191132. - I.F. : 06520612. - CNSS : 7399464 - Bureaux : 194-197, rue Mohamed El Beqal, résidence Firdaous, Guéliz, 40 000 Marrakech, Maroc info@anothereditions.com. Tél : 05 24 44 97 09 - Fax : 05 24 42 21 28 - Dossier de presse : 07/14 - Dépôt légal : 2007/0118 - ISSN : 2028-2079. Tous droits de reproduction réservés (titres, textes et photos).


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La vie rêvée de l’Université privée de Marrakech

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nnonce après annonce, l’Université privée de Marrakech (UPM) n’en finit pas de déployer ses talents. Ses chanceux étudiants en management et gouvernance vont voir leurs programmes s’étoffer à la sauce américaine. En effet, l’établissement vient de signer un partenariat avec l’Université Darden School

of Business de Virginie. Accueil mutuel d’intervenants, programme d’échange pour les étudiants du 3ème cycle, développement des qualifications, conférences et séminaires organisés sur les deux rives atlantiques sont autant de bénéfices à cet accord. Autre bonne nouvelle, cette rencontre signe la création d’une

faculté de recherche commune et une licence pour publier des contenus académiques communs. Ce rapprochement avec les Etats-Unis ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin, d’autres universités sont également sur le coup. A suivre… Récemment, l’UPM a ouvert son 6ème et nouveau pôle dédié aux arts, à la culture, aux médias et à l’audio-visuel. Pour fêter cela, des stages d’été sont proposés en ce mois de juin, menés par le célèbre Cours Florent parisien. L’occasion pour les étudiants d’approcher le monde du cinéma, du théâtre et de l’improvisation, et de jouer dans la cour des grands. Image et imaginaire, de quoi amorcer au mieux les grandes vacances. S.J. www.upm.ma

MARRAKECH ACCUEILLE LE GOTHA MONDIAL DE LA PUB ’est une première pour Marrakech, pour le Maroc et pour l’Afrique, le Global Marketer Week, événement annuel de référence pour tous les professionnels du marketing et de la publicité de la planète, se tiendra à la Ville Rouge en mars 2015. Selon un communiqué du GAM (Groupement des Annonceurs du Maroc), plus de 500 acteurs de 30 pays y sont attendus, ainsi que tous les grands noms de la WFA (Fédération mondiale des annonceurs), qui, pour rappel, est la seule institution officielle mondiale défendant les intérêts des annonceurs et qui regroupe à elle seule 80% des investissements médias mondiaux, soit l’équivalent de 700 milliards de dollars annuellement. Reste à espérer que les professionnels marocains du secteur en prendront de la graine, pour nous éviter dans un futur proche de voir sur les panneaux publicitaires de nos rues, des piètres slogans tels que “Koun Sba3 oukoulni” (“Sois un lion et manges moi”), ou encore “Impostahil” et on en passe… S.C.

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Heliconia s’envole pour l’international n avril dernier, lors de la 4ème édition du Marrakech Air Show, Heliconia, leader et unique opérateur dans le domaine de la prestation de service par hélicoptère au Maroc, a annoncé deux nouveaux partenariats à l’international. Le premier est un contrat pour l’achat de deux appareils AW139 pour l’exploration pétrolière du Royaume. Le second place

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Heliconia comme revendeur officiel du constructeur d’hélicoptères anglo-italien Augusta Westland. Depuis sa création en 2008, il est à noter que le groupe propose une grande diversité de prestations comme l’évacuation sanitaire, le transport de personnel et VIP, le frêt ou encore la prise de vues aériennes. M.S.

24 bombes à Marrakech ! a risque de faire du bruit : vingt-quatre bombes qui s’éclatent à Marrakech entre le 31 août et le 15 septembre. Eh oui, les 24 candidates sélectionnées en France lors des castings régionaux pour Miss Nationale, la compétition concurrente des Miss France, débouleront à Marrakech à la fin de l’été pour y être filmées pendant deux semaines dans leurs activités au quotidien. Au programme, des rencontres avec des couturiers créateurs, des essayages de robes de soirée, des ballades à dos de chameau, des défilés de mode, des sorties en boîte, des cocktails, des visitessurprises de personnalités, des séances photos, des épreuves

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sportives… Le tout, devant les caméras qui vont enregistrer le portrait de chacune d’entre elles pour que le public puisse voter sur le web. Pour décider bien sûr, laquelle sera Miss Nationale 2015 -les votes du public comptent à 50% dans le résultat-, lors du grand show final télévisé qui aura lieu le samedi 13 décembre en direct du Royal Variétés d’Arras dans le nord de la France. Après avoir été couronnée par Norma Julia, la Miss Nationale 2014, qui on s’en souvient avait été destituée de son titre de Miss Roussillon et n’avait pu prétendre à la couronne de Miss France pour avoir posé nue, la nouvelle Miss Nationale se verra offrir une voiture luxe

DAOUIA, DE LA LUMIERE A L’OUBLI Par : Soufiane Chakkouche

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l y a tout juste une pige de cela, jour pour jour à l’heure de ces mots, je pigeais ma première chronique où il s’agissait de pain et de polo. Un printemps plus tard, je ne pige toujours pas pourquoi je n’avais pas choisi comme sujet, le plus beau et le plus compliqué des Hommes : la femme. De ce pas, de cette page, ce tort sera réparé et c’est Daouia qui s’y colle. Oui Oui Daouia, ce petit nom de Femme qui attire la raillerie de bien d’hommes et de femmes. Rien qu’à l’ouïr, cela suscite le rire. Aujourd’hui, ce prénom fait fuir les ménages, il est synonyme de ringardise et de “beldi”, alors que dans le jadis proche de nos grands-mères, il était porté partout et par toutes, avec fierté. Cette affirmation, n’est pas le fruit d’une piètre narration, elle est la parole des chiffres. En effet, selon un sondage mené par l’association française Etudiants du Monde, Daouia ne figure pas dans le top 100 des prénoms les plus appréciés des Marocains. Plus que cela, en 2009, aucune famille n’a daigné baptiser sa fille Daouia, pourtant, trente ans plus tôt, les bébés Daouia se comptaient par centaines. C’est indéniable, de nos jours, Daouia est honnie. Mais honni soit qui mal y pense, car ce prénom est à des années lumière de la laideur, il est lumière. Littéralement, pour Molière, Daouia signifie “celle de qui émane la lumière”, si c’est cela être “beldi”, alors oui, je suis “beldi”, et nous devrions tous l’être. Pourquoi alors un tel acharnement sociétal à vouloir faire sombrer l’éclat dans les couloirs sombres de l’oubli ? Ce soir, la question me tourmente jusqu’à l’insomnie, mais demain j’aurai une réponse, demain je mènerai encore une fois l’enquête de l’insignifiant. A demain. Ça y est, on est demain, on est même à la fin de demain, dans sa nuit. L’enquête de la journée m’a éclairé. Assez de

suspens qui ne pince aucune curiosité, j’ai contacté mes vrais et faux amis de sexe masculin et de différents âges et milieux, et ce, pour leur faire part d’un questionnaire fait d’une question : Si vous avez devant vous deux sœurs jumelles, belles, l’une se nomme Rayhana (qui au passage, est un prénom arabe) et l’autre Daouia, avec laquelle aimeriez-vous partager un diner aux chandelles ? Sur les 35 mâles interrogés, aucun n’a choisi la pauvre Daouia, l’étude disait donc vrai. Mais au nom du créateur aux 99 prénoms, pourquoi ? Peut être que la réponse est d’ordre phonétique, peut être que le son grave que dégage ce prénom est désagréable à l’oreille. Et si c’est vrai, pourquoi nos aïeux ne l’entendaient pas de cette oreille ? La perception des sons aurait-elle changé comme une éphémère mode vestimentaire ? Le désir et la passion se limitent-ils à une simple histoire sonore ? Trop de questions sans réponse, sans lumière. Non, je ne m’arrêterai pas là, je ne suis pas de ceux qui baissent les bras et le froc quand il s’agit d’une sérieuse enquête sur l’insignifiant. Je vais rappeler mes vrais et faux amis pour leur poser la même question, mais en traduisant les deux prénoms en français, qu’à la Rédaction ne plaise. 35 allo et 5 boites vocales plus tard, j’ai eu mon graal. A ma grande feinte surprise, 75% de mes cobayes ont opté pour “celle de qui émane la lumière”, plutôt que pour “celle de qui émane un parfum de basilic”. Aveuglant, non ? Daouia passe donc beaucoup mieux en français qu’en arabe. Si tel est le cas, la futile question de Daouia est plus grave, plus signifiante qu’il ne parait, car cela voudrait dire que le vrai problème est celui du reniement de toute une langue par toute une génération ! A bon entendeur, Salaaamoualikoum.

“ALLO MOATINE, ALLO, ALLO, ALLO…”

Q avant de poursuivre sa nouvelle carrière d’ambassadrice de la beauté qu’elle aura débuté à Marrakech cet été. Mais je ne vous dirais pas où exactement… M.R.

u’elle belle et courageuse initiative que celle de la mairie de Marrakech. En effet, la commune urbaine de la Ville Rouge a mis à disposition du citoyen un numéro économique (0801000008) pour dénoncer entre autres toute demande ou tentative de corruption de la part des fonctionnaires communaux. Curiosité journalistique oblige, la Tribune a appelé pour en savoir plus, et voici la réponse : “Le numéro que vous demandez n’est pas attribué actuellement, blablabla”. Soit, c’est l’intention qui compte, n’est ce pas ? S.C.


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Rama Yade s’engage auprès des Français de Marrakech Personnalité politique française hors du commun, Rama Yade -vice-présidente de l’UDI- a fait le déplacement à Marrakech pour soutenir la liste de Jean Pozzo di Borgo, candidat aux élections consulaires qui viennent d’avoir lieu. Nous l’avons rencontrée dans la salle Jean Bauchet du Palace Es Saadi.

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es élections ont mis en place vingt et un élus conseillers consulaires pour le Maroc, dont trois à Marrakech. Bon, la liste conduite par Jean Pozzo di Borgo n’arrive qu’en quatrième position, malgré le soutien de Rama Yade, qui, on s’en souvient, avait été nommée secrétaire nationale chargée de la Francophonie. “Je suis allée au Sénégal, mon pays d’origine, pour également soutenir une liste pour ces mêmes élections, dit-elle, et du coup je me suis arrêtée au Maroc où je suis déjà venue plusieurs fois lorsque j’étais dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy. J’aime ceux qui s’engagent pour leur communauté et la liste que j’ai

soutenue à Marrakech m’a semblé être celle qui ressemblait le plus aux expatriés du Maroc, une liste nouvelle génération, innovante et dynamique.” Connue pour son franc-parler et aujourd’hui dans l’opposition, Rama Yade poursuit les combats qui ont toujours été le fer de lance de ses engagements politiques qu’elle raconte dans son dernier livre “Carnets du pouvoir 2006-2013”, éditions du Moment. Une sorte de journal intime que l’ex-ministre a commencé à écrire en attendant son premier rendez-vous avec Sarkozy. “J’ai senti qu’il allait se passer quelque chose ce jour là et j’ai éprouvé le besoin d’écrire mes impressions. Lorsque j’ai été nommée au gouvernement, j’ai continué l’écriture de ce journal intime, un peu pour figer la mémoire, pour parler des rencontres extraordinaires que j’ai pu faire, comme Mandela, des coulisses du pouvoir, des accords, des alliances, de ma découverte du monde politique et du monde en général...” A Marrakech -qu’elle a particulièrement aimé pour sa “chaleur humaine et son ouverture vers les autres”-, Rama Yade nous a assuré qu’elle n’avait pas changé malgré le poids des responsabilités, qu’elle voulait rester la même, fidèle aux idées pour lesquelles elle s’était engagée. Elle a tout de même avoué qu’entre 30 et 35 ans, elle n’avait pas vieilli de cinq ans, mais de vingt, avant d’annoncer qu’elle briguait fin juin la présidence du Parti Radical pour succéder à JeanLouis Borloo.

Les nouveaux élus pour les Français de Marrakech Résidant à Marrakech depuis 1997, ancienne Présidente de l’Association Français du Monde-ADFE, co-fondatrice d’une association de parents d’élèves du lycée Victor Hugo, conseillère à l’Assemblée des Français de l’Etranger sortante, membre fondateur de l’association Bénévoles Sans Frontière à Marrakech, Bérengère El Anbassi conduisait une liste pour les élections consulaires, soutenue par Français du Monde-ADFE. Elle a été largement élue avec plus de 34% des voix, suivie de Max Georgandelis, soutenu par l’UFE, et Geneviève Euloge de l’UMP. Trois nouveaux conseillers consulaires pour Marrakech qui vont s’impliquer dans les commissions consulaires qui concerneront les bourses scolaires, les aides sociales, l’emploi ou les formations pour les expatriés français, entre autres exemples. “Engagée auprès de la communauté française du Maroc depuis 15 ans, déclare Bérengère El Anbassi, entourée de colistiers impliqués, solidaires et généreux, je

A Marrakech depuis 15 ans, Bérengère El Anbassi élue conseillère consulaire

continuerai à soutenir les plus fragiles, à informer sur tous les thèmes qui concernent les Français de Marrakech, l’enseignement, la protection sociale, la fiscalité… Et serai, comme toujours, à leurs côtés pour les épauler dans toutes les démarches administratives.” M.R.

C’EST ARRIVE SUR LA TERRE Par : Michel Roussel

MONDE Tueurs en série

INCROYABLE MAIS... VRAI !

Qui l’eut cru ? L’animal le plus dangereux du monde serait… le moustique, bien devant les requins, serpents, scorpions, loups ou autres ours polaires ! A tel point que le milliardaire Bill Gates s’implique dans un nouveau combat en créant sur son propre blog “La semaine du moustique”, destinée à sensibiliser un maximum de personnes sur cette véritable “catastrophe sanitaire“. En effet, le moustique est un tueur redoutable, le pire prédateur que la terre ait connu : porteur de maladies comme le paludisme, la malaria, ou encore la dengue, il décime chaque année près de 720.000 personnes, alors que, par exemple les serpents n’en tuent que 50.000. “La plus petite morsure du monde est aussi la plus mortelle”, déclare le milliardaire sur son blog, qui fait de sa lutte contre le moustique un nouveau cheval de bataille. Et devinez quel autre animal talonne l’insecte au hit parade mortel ? Eh bien c’est l’homme lui-même qui massacre chaque année quelque 475.000 de ses congénères ! Je n’imagine pas le génocide général si l’homme et le moustique se mettaient à faire alliance…

MAROC L’araignée gymnaste C’est dans le désert marocain que le professeur allemand de bionique Ingo Rechenberg a fait une incroyable découverte : une araignée jusque là inconnue de tous les manuels de sciences, qui se déplace à une vitesse de 200 cm par seconde dans le désert du Sahara, en utilisant à la fois ses pattes mais aussi son corps qu’elle fait rouler sur elle-même. Une araignée gymnaste en quelque sorte, que le professeur baptise Cebrennus Rechenbergi, une nouvelle espèce dont la découverte va permettre aux chercheurs d’analyser les informations récoltées pour développer de nouvelles inventions technologiques. “J’ai fondu en larmes en découvrant cette nouvelle espèce, a déclaré le professeur, c’est un grand moment pour la recherche et une occasion formidable pour réaliser d’énormes progrès.” Quant à l’araignée gymnaste, elle va bien, sauf qu’elle doit ménager ses efforts de déplacement puisqu’on sait déjà qu’elle ne peut accomplir ces drôles de roulades que 5 à 6 fois par jour pour cause de grande fatigue entrainant la mort. Heureusement, la bêbête utilise sa technique seulement quand elle se sent menacée.

ETATS-UNIS La barbe à tout prix Dans Brooklyn, le quartier très branché de New York, la mode est à la barbe ! Surtout si l’on veut être Hipster, c’est-à-dire un jeune urbain branché à la décontraction très étudiée, le genre look dépenaillé, ombrageux, l’artiste dans le vent quoi ! Du coup, quelques chirurgiens esthétiques new-yorkais surfent sur la mode et proposent de nouveaux services à la carte : les implants de barbe. Et ça fait fureur. “Je traite environ 4 à 5 clients par semaine, explique le docteur Yael Halaas qui a pignon sur rue à Manhattan, alors que je n’en traitais que 10 par an il y a dix ans. En général, ce sont les 20-30 ans, qui appartiennent au monde du spectacle ou qui travaillent à la télé ou dans les arts visuels, mais de plus en plus de “Monsieur tout le monde”, des hommes d’affaires, des pompiers, des culturistes…” Et ce n’est pas donné, puisque pour vous faire rajouter quelques poils au menton, il vous en coûtera entre 2 et 8.000 dollars. Dommage si la mode change d’ici l’année prochaine et que le top sera d’être totalement imberbe… Surtout si l’on compare avec le prix d’un rasoir jetable…

BRÉSIL La raison sous la jupe Les températures grimpent et ce n’est pas toujours évident d’aller bosser en costume cravate par 40°… Un employé d’une société juridique basée à Rio de Janeiro a trouvé une astuce pour aller travailler à l’aise : il s’est pointé au bureau en jupe ! En réalité, André voulait venir en bermuda, mais le règlement interdit le port du bermuda -c’est même banni par le tribunal qui stipule que les magistrats de l’Etat de Rio doivent porter pantalon long et chemise à manches longues au bureau, costume cravate de rigueur pour les audiences. Alors ni une ni deux, André a piqué une jupe à sa femme -une longue jupe noire à losanges blancs-, et s’est rendu à son bureau. Le gardien a bien tenté de refouler André à l’entrée, mais arguant du fait que le règlement n’interdit pas les jupes à qui que ce soit, André a obtenu gain de cause et a fait sensation auprès de ses collègues. “Les gens finissent par obéir à des règles sans même savoir d’où elles viennent, a-t-il déclaré à un quotidien local. Le système air conditionné est en panne depuis des lustres et n’a toujours pas été réparé, du coup, la chaleur frise les 40° et c’est insupportable…” Ben oui, ingénieuse l’idée, et il parait même qu’André ai trouvé la jupe si confortable qu’il ai menacé de ne jamais la rendre à sa femme.

POLOGNE Le miracle de Ronaldo L’histoire est magique : un jeune polonais de 14 ans est sorti du coma où il était plongé depuis plus de trois mois grâce à un but marqué par Cristiano Ronaldo ! Il n’y avait pas beaucoup d’espoir du côté de la médecine pour sauver David, dans le coma après une mauvaise chute à vélo. Pourtant, les médecins prennent une initiative étonnante : diffuser à l’aide d’écouteurs à l’ado un match de foot lors duquel joue l’attaquant du Real Madrid Cristiano Ronaldo dont David est fan. L’objectif est de stimuler le cerveau pour que le jeune se réveille. Et c’est lorsque le double ballon d’or marque un but que le miracle se produit : David ouvre les yeux et sort de son coma profond ! En plus, comme le joueur a entendu parler de cette histoire, il a invité David et sa famille pour assister à un match au stade de Madrid. L’adolescent a donc pu rencontrer son idole et son sauveur… Il vit aujourd’hui un rêve éveillé !


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Il était une fois, Tamansourt

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otre belle capitale touristique étend ses racines au gré d’une population de plus en plus nombreuse. Tamansourt était présentée comme un nouvel eldorado. Autant certaines banlieues ont réussi à attirer les foules, autant cette cité nouvelle, sortie de terre en 2005, au Nord-Ouest de Marrakech, semble toujours reposer en paix. Pourtant, le compteur affiche plus de 50.000 habitants, qui doivent composer avec une infrastructure dont on ne cesse de parler au conditionnel ou au futur. Même neuf ans après, restons sur ce fameux adage que Paris ne s’est pas fait en un jour… Alors fermons les yeux et imaginons le rêve : une cité toute équipée, à seulement 15km de Marrakech, reliée par la voie express, et qui sait marier urbanisation et environnement, avec plus de 300ha réservés aux espaces verts. Vous y êtes ? Imaginez encore, des centres de santé, un hôpital, des

terrains de sport, des maisons des jeunes, et des activités génératrices de revenus. En clair, les termes du plan de sauvetage 2014-2018, financé à hauteur de 1,3 milliard de DH. Même si du côté de l’éducation, la ville possède déjà plusieurs écoles, c’est ici que Cadi Ayyad lance son extension avec un campus universitaire, des écoles d’ingénieurs et des facultés. De quoi alléger les amphis de son établissement marrakchi, qui croulent sous le poids des étudiants, toujours plus nombreux chaque année. Mais le réveil fait mal, car des logements à Tamansourt, il y en a, mais ce qui doit aller avec est encore fébrile. Equipements, infrastructures, voiries, ramassage des ordures (oui oui là-bas aussi !), transport urbain, peinent à satisfaire les habitants. Tous espèrent que ce plan de relance fera passer la ville, en seulement 4 ans, du rêve à la réalité. S.J.

DES CHIFFRES, ET ENCORE DES CHIFFRES ! Par : Yasmin Verdès • 600 agents de voyage investiront Marrakech en 2015 lors du “Asta Destination Expo”, les assises de l’American Society of Travel Agents (Asta). Le chiffre d’affaires sde cette organisation professionnelle tourne autour de 17 milliards de dollars, belle victoire que cette opération pour L’Office National du Tourisme Marocain. (Source : www.espace-maroc.com) • 1.500 consultations et 11 opérations chirurgicales ont été effectuées au profit de la population de la capitale malienne par la caravane médicale “MarrakechTombouctou” qui s’est rendu au Mali fin avril dernier. (Source : www.medias24.com) • 575 millions de DH bénéfice net ont été réalisés par l’Office National Des Aéroports (ONDA), soit près du double de celui de l’année précédente. Un trafic qui a atteint 16,5 millions de passagers, grâce principalement à la poussée des aéroports de Marrakech (+13,5 % à 3,5 millions de passagers), Fès (+21% à 791 000 passagers) et Oujda (+13% à 505 000 passagers). (Source : www.infomaroc.net) •1978 c’est l’année à laquelle a été créée l’Université Cadi Ayyad (UCA), qui couvre 4 villes universitaires : Marrakech, El Kelaâ des Sraghna, Essaouira et Safi ainsi que deux régions du royaume, Marrakech-Tensift-Al Haouz et Doukkala-Abda. (Source : fr.starafrica.com) • 750.000 Marrakchis peuvent à présent profiter d’un meilleur réseau Méditel, amélioré de 20%, car l’opérateur a mis en place une nouvelle infrastructure, déployée dans le cadre de son programme de renouvellement des équipements réseau. (Source : lobservateurdumaroc.info)


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© Marco Strullu

Les Marrakchis préfèrent le cash

our Kech, c’est cash, les Marrakchis ont un sérieux penchant pour le cash money. Ce constat Tribune de Marrakech émane d’une analyse du récent rapport d’activité annuel du GSIMT (Groupement

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pour un Système Interbancaire Marocain de Télécompensation) qui fait office de baromètre annal pour tout le secteur. En effet, en épluchant (jusqu’à l’aube) les 44 pages du document, il s’est avéré que durant l’année 2013,

la Ville Rouge avait enregistré 2,7 millions de transactions bancaires via les chèques, les virements, les lettres de change et les avis de prélèvement, pour un montant total avoisinant les 66 milliards de DH. Cependant, comme dans tout système financier, toute valeur y est relative, et pour preuve, même avec pareille somme, Marrakech ne représente que 4,7% du volume des échanges interbancaires de tout le pays. Pris tel quel, ce chiffre peut paraitre insignifiant, mais si on “s’amuse” à le croiser avec la variable nombre de population par ville (triviale pirouette statistique que les banquiers ont omis de faire), il devient très bavard. Ainsi,

la ville d’Agadir dont la population est deux fois moins élevée que celle de Marrakech, connait plus d’opérations interbancaires avec un montant annuel de 82 milliards. Quant à la capitale économique, elle affiche 10 fois plus de transactions que Marrakech, avec seulement 4 fois plus d’habitants, curieux non ? Pourquoi tant de disparité ? Une seule explication à cela, l’espèce marrakchie préfère l’espèce, autrement dit, pour régler et se faire régler, les résidents de la ville aux sept saints encensés, chérissent l’argent et sa senteur.

ADIOS LE FLOUZE ?

TOUTES AU DEPISTAGE ! e traitement du cancer du sein ou du col de l’utérus a toutes les chances d’aboutir à une fin heureuse, si la maladie est détectée à temps. Une bonne nouvelle donc que l’ouverture d’un centre de référence de santé dans le quartier populaire de

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Massira, équipé de salles de consultation, d’échographie, mammographie, colposcopie… Le vaste programme de dépistage national concerne quelque 3,4 millions de femmes. A Marrakech et dans ses régions, ce ne sont pas moins de 166.000 femmes,

entre 45 et 69 ans, attendues pour le dépistage du cancer du sein, et 122.000 âgées de 30 à 49 ans pour le cancer du col de l’utérus. Une initiative qui espère motiver les femmes à ne plus attendre le stade avancé de la maladie pour se faire soigner. S.J.

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es femmes en casques et uniformes sur de grosses cylindrées, voici ce que les yeux des Marrakchis vont devoir s’habituer à voir dans les jours à venir. Et pour cause, la première unité de police féminine sur deux roues du pays, vient d’être créée par la DGSN (Direction Générale de la Sûreté Nationale). A Marrakech, elles seront une dizaine de gardiennes de la paix à patrouiller, avec comme objectifs : intervenir en cas d’agression, escorter des convois spéciaux, surveiller le

bon déroulement de la circulation et effectuer des opérations de sauvetage... Mais ce n’est là qu’un premier jet. Au final, elles seront 43 motardes à sillonner les rues de 4 villes : Marrakech, Rabat, Fès et Casablanca. Et elles se nommeront invariablement : Faucons. Brigade faucons donc. Alors gare aux gars, gaillards, chauffards et machos, il n’y a pas plus rapide qu’une Faucon, et pas plus incorruptible qu’une femme. A moto. S.C.

© Marco Strullu

Femmes, flics et motardes

Certains de ceux qui ne poussent pas le raisonnement jusqu’au certain, pourront assimiler ce comportement à de la cupidité ou encore à une méfiance de la part des citoyens à l’égard des agences bancaires climatisées de la ville. Mais le plus probable, et par la même le plus inquiétant du point de vue économique, c’est qu’à Marrakech, le taux des échanges interbancaires demeure bas à cause de l’informel ou ce qu’on appel à faux titre le “black”, mais ça, c’est une autre paire de bourses. S.C.

Faissal Khdiri de MasterCard Africa

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e monde de demain serat-il sans cash ? Aux orties les billets de banque et les espèces sonnantes et trébuchantes qui servent aujourd’hui à 85% des transactions mondiales, contre seulement 15% par paiement électronique ? C’est sur ce sujet que plus de 500 professionnels des technologies de paiement sont venus plancher à Marrakech au Forum Cartes Afrique, organisé par i-conférences. Au menu en particulier, le développement des dernières technologies en matière de paiement électronique. “Avec une population qui dépasse le milliard d’individus, l’Afrique représente une énorme opportunité, en particulier dans la mise en place de solutions qui permettent l’accès aux services financiers formels aux communautés non bancarisées

et défavorisées“, a déclaré Faissal Khdiri, vice-président et directeur régional de MasterCard pour l’Afrique du Nord, et l’Afrique sub-saharienne francophone. Chez MasterCard, il y a même un spécialiste de l’innovation, Kevin O’Connell, qui a présenté un outil révolutionnaire en matière de paiement réalisé par Google : Googleglass, des lunettes connectées à Internet, avec caméra et écran qui retransmet des images. “Le produit est encore à l’état de prototype, a-t-il expliqué, mais il devrait être disponible pour le consommateur avant la fin de l’année.” Disponible également très bientôt, le téléphone mobile avec carte de paiement intégrée, qui permettra à son utilisateur de régler de petites sommes. Quant au Maroc, il n’est pas en reste du côté de l’innovation : une carte émise par une banque de la place propose une dotation touristique, c’est-à-dire une carte de débit adossée d’un prépayé pour le voyage. Idée intéressante si l’on sait que le tourisme représente l’une des premières mannes du Royaume. Super les progrès de la technologie, mais bon, le temps d’équiper banques et consommateurs, le cash ne va pas disparaître demain matin. M.R.


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association

j’ai rêvé d’un autre monde… P. 12

Une maison pour les “DYS”

MAROCK’JEUNES FAIT PEAU NEUVE

Le 9 mai dernier a été inauguré la Maison de l’espoir, un lieu dédié à l’accompagnement des enfants atteints de troubles de l’apprentissage ou subissant des retards mentaux légers, les DYS.

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es dysphasies, les dyspraxies, les troubles neurovisuels, ceux de l’attention et des fonctions exécutives sont appelés les DYS. Ces maladies sont à l’origine de retards scolaires conséquents ou d’incapacité à avoir une vie autonome dans la société. Quand ces troubles se cumulent à l’indigence, cela devient catastrophique pour les enfants et bien sûr les adultes atteints de ces maladies. L’association Enfance Espoir a ouvert un lieu pour accompagner les enfants “DYS” de famille démunie, La Maison de l’Espoir. Une belle villa aux grandes

baies lumineuses, entourée d’un jardin dans un quartier calme, dont deux étages voués au soutien de ces enfants. Trois éducateurs spécialisés, un orthophoniste et un psychomotricien reçoivent les enfants, répartis selon leur âge mental dans trois classes d’apprentissage. Des ateliers de cuisine, d’arts plastiques, de musique et de jardinage complètent le programme d’accompagnement. Souad El Ahmadi, la présidente de l’association, nous confie que leur objectif n’est pas de faire de cet espace une voie de garage, mais un moyen efficace “d’apporter des

solutions de réinsertion scolaire des enfants ou d’acquisition d’autonomie.” Le troisième étage de la maison est, lui, réservé à l’hébergement des enfants et de leurs mamans qui viennent à Marrakech pour recevoir des soins de traitement cancérologique. Souvent, en effet, ces familles n’ayant pas les moyens de se payer une chambre en ville, passent leurs nuits d’attente dans la rue. Vingtdeux chambres claires, décorées dans les tons pastel, apparaissent comme un havre de calme à l’abri de la tempête humaine extérieure. Un beau projet qui a vu le jour grâce au soutien financier de la fondation suisse Sol Lucet sous l’égide de l’association Enfance Espoir. Créée en 1995, cette association déclarée d’utilité publique, a mené des actions de secours aux bébés abandonnés. Des actions pertinentes et reconnues dans le milieu hospitalier puisqu’en 2002, est née la Crèche de l’Espoir grâce au formidable dynamisme de l’association. M.A.C Tel : 05 24 33 54 52 Facebook : Maison-despoirmarrakech

Quand l’art instaure la culture de bientraitance

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u soleil, des sourires d’enfants, des parents tout fiers et une équipe associative ultra motivée. Il n’en fallait pas tant pour réussir ce Souk des Arts, organisé à l’Institut Français de Marrakech début mai. Depuis un peu plus de dix, la Fondation Fourtou soutient les domaines culturel et humanitaire au Maroc. Par le biais de l’art, les or-

phelins de Dar Tifl, les enfants trisomiques de Malaika, ceux des rues du Centre Fiers et Forts et du rural de l’école Tizfrit, s’épanouissent autour d’espaces d’échange et de création. Le point fort du programme : la formation des encadrants aux subtilités du métier d’éducateur spécialisé. S.J. www.fondationfourtou.org

Mounir Aznail, président de Marock’Jeunes

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réée en 2007, l’association Marock’Jeunes est l’une des plus actives dans ses engagements autour de projets socioculturels qui impliquent la jeune génération pour construire le Maroc de demain. Depuis sa création, elle a mené quelque 120 projets dont le nombre de bénéficiaires est incalculable. Elle compte aujourd’hui 380 membres et recense plus de 400 artistes et sportifs dans l’idée de donner aux jeunes Marocains la possibilité d’exprimer leurs attentes dans des domaines aussi différents que la culture, le sport, les arts ou l’humanitaire et pour qu’ils puissent participer à l’édification d’un Maroc en mouvement. Et Marock’Jeunes c’est le Sun Festival ou le Madjazz… Comme les enjeux de l’association vont de pair avec l’évolution du pays, Marock’Jeunes lance de nouveaux défis et souhaite encore davantage faire entendre la voix de la jeunesse. “Nous mettons en place de nouvelles stratégies pour encourager les jeunes marocains à participer au développement du Maroc,

explique Mounir Aznail, le président de Marock’Jeunes. Et les enjeux sont de taille puisque nous allons nous attacher à offrir une meilleure éducation, du primaire à l’université, à éveiller une conscience citoyenne, à promouvoir le système de santé accessible à tous, entre autres exemples. Bien sûr, nous poursuivons nos actions humanitaires, comme la réinsertion des sans-abris dans la société et, pourquoi pas, tenter de réconcilier les citoyens avec les pouvoirs publics et l’administration marocaine. Quant à la culture, elle sera comme nous l’avons toujours décidé, une façon de laisser les jeunes s’exprimer et s’épanouir.” Nouveau logo, nouveau site web et nouveaux projets, comme la création d’une franchise Marock’Jeunes qui devrait s’installer un peu partout au Maroc. Pas de changement de cap, mais la volonté de devenir un pilier incontournable de la scène associative marocaine. Bon vent ! M.R. Tel : 06 61 08 58 82


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La Palmeraie souāe son XXe siècle Tout Marrakech en parle… Longtemps laissés à l’abandon, les palmiers reviennent sur le devant de la scène. Alors, amoureux de l’environnement, tour d’horizon d’une Palmeraie trop longtemps sacrifiée sur l’autel des promoteurs en tout genre, de la sécheresse et des insectes.

Le premier bébé de l’aéronautique marocaine s’appellera LH-10 M

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râce à l’élan pour sa sauvegarde relancé par le Roi Mohammed VI en mars 2007, la coordination du programme a été confiée à la Fondation Mohammed VI pour l’Environnement, présidée par la Princesse Lalla Hasnaa. Il s’agit, avec l’aide active des populations et associations locales, de reconstituer son écosystème, repenser la gestion de la ressource en eau et limiter l’urbanisation. Au total, depuis le début du programme, ce sont 542.000 jeunes palmiers qui ont été plantés, 160.000 palmiers adultes soignés, 1.500 palmiers morts enlevés et 8.000 palmiers dattiers plantés dans le cadre du programme “compensation volontaire carbone”. Aujourd’hui, sur les 12.000 hectares de palmeraie, on dénombre quelque 100.000 touffes de palmiers. Pour arroser tout ce petit monde, une prise d’eau sur la conduite forcée qui alimente les golfs de Marrakech a permis, en 2013, un premier essai réussi d’irrigation de 1.500 palmiers. Une solution qui sera généralisée au secteur Abiad. Le financement est tel qu’il est découpé en deux phases pour, à l’horizon 2024, couvrir 990 hectares, soit

400.000 palmiers, avec une économie de 1.450.000 m3 d’eau prélevés sur la nappe phréatique. Pour les arbres plus éloignés de ce réseau d’irrigation, 14 puits ont été creusés et seront équipés en énergie solaire d’ici 2016 pour un pompage écolo. Afin de garder un œil sur ce patrimoine naturel et sur le déversement illégal de gravats, une cavalerie de 12 agents des forces auxiliaires a été spécialement créée en mars dernier, logée en plein cœur du site. Les populations installées font partie intégrante du projet. En marge de leur éducation à la préservation de cet écosystème, la Fondation Mohammed VI inclut au programme une formation qualifiante pour les femmes et la mise à niveau des écoles, des douars et du centre de santé. Une vaste opération de comm’ est lancée à Marrakech pour sensibiliser à la question et faire connaître le bilan du programme, le troisième depuis son lancement. On a pu ainsi voir depuis quelques semaines un chemin pédagogique dans les jardins El Harti. Des modules et outils pour promouvoir les bonnes pratiques environnementales, qui devraient rejoindre la palmeraie une fois la place

idéale trouvée. Quads et dromadaires ne sont plus les uniques loisirs à touristes puisque le projet de circuit pédestre continue son petit bonhomme de chemin. 5,5 km sont déjà opérationnels, avec, sur 800m, un équipement d’éclairage solaire. En raison de sa faune et de sa flore, le marais de l’Oulja, au nord ouest de la palmeraie, devrait être classé Site d’Intérêt Biologique et Ecologique (SIBE). Cette zone marécageuse de 250ha réunit des espèces rares d’oiseaux, des mammifères et des reptiles. Nous saurons en fin d’année si ce classement est accepté, permettant ainsi à ce marais de devenir le premier SIBE classé au Maroc. Cette zone encore préservée grâce à l’interdiction de construire, dénote avec les zones sèches. Ici, il y a de la vie, entre terres agricoles et élevages, nécessaires à la bonne santé de la terre. Mettons ce programme au bénéfice des citoyens d’aujourd’hui, mais aussi à ceux de demain, car il faudra attendre trente ans pour que la palmeraie de Marrakech retrouve la splendeur de ses fastes années. S.J.

’est à l’occasion du dernier Marrakech Air Show que le 1 er avion entièrement made in Maroc a été présenté au monde. Né du mariage entre Mohassine Bennani-Karim, magna du textile et de l’immobilier, avec LH Aviation, jeune constructeur français basé à Melun et spécialisé dans l’aviation légère, le LH-10 M devrait bientôt compter de nombreux petits frères enfantés sur le territoire marocain à partir de janvier 2015. Assemblé intégralement dans une usine greenfield ultramoderne implantée sur la zone de l’Aéropôle de Casablanca, juste en face de Bombardier, le LH-10 M dont la structure comporte plus de 90 éléments, sera le 1 er appareil 100% en composite fabriqué en totalité au Maroc. Capable de décoller sur de courtes distance et des pistes sommaires, très peu couteux, 80 euros par heure de vol comprenant le carburant, les pièces de rechange et l’amortissement (contre 1500 euros pour une heure d’hélicoptère), cet avion léger bi-place de 270kg a

un rayon d’action de 760 miles avec une autonomie maximale de 6 heures pour une vitesse allant de 118 à 342km/h et une hélice placée à l’arrière qui permet une visibilité parfaite. Equipé de caméra, il est destiné à des missions civiles comme la surveillance des frontières, la lutte contre le terrorisme, ou le sauvetage en cas de catastrophe naturelle. Mais il peut aussi être doté de quatre roquettes TDA Thales, qui en font un joujou beaucoup plus offensif. L’objectif de LH Aviation Maroc est de servir uniquement les marchés locaux, sa base marocaine lui offrant une situation privilégiée pour viser l’Afrique et le Moyen Orient. Représentant un investissement de 10 millions d’euros entièrement financé par le partenaire marocain, la première tranche de cette unité de fabrication, opérationnelle début 2015, aura une capacité de 80 appareils par an et pourrait à terme doubler sa production. P.F. www.lhaviation.com

AVIS AUX LECTEURS !

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ous avez quelque chose à nous raconter ? Une envie de sujet ou de rubrique, un coup de cœur ou un coup de gueule à exprimer… des photos à partager… Nous ouvrons une fenêtre pour vous, si vous désirez être publié, et serions heureux de recevoir vos commentaires par mail. N’hésitez pas à nous contacter sur info@anothereditions.com


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© Leila Alaoui

Balade à Majorelle avec… Quito Fierro Le passage de la Cigogne

La Tribune De Marrakech : Qui sont les visiteurs du Musée Berbère ? Quito Fierro : Autant le Jardin Majorelle reçoit un fidèle échantillon de tous les touristes de passage à Marrakech, Japonais, Espagnols, Australiens, Chinois… mais surtout une grande majorité de francophones, autant le Musée Berbère, qui a accueilli 115.000 personnes en 2013, intéresse particulièrement les Anglo-Saxons. Au sens large du terme, car de nombreux visiteurs viennent des pays du Golf. Suivant nos prévisions, nous attendons pour 2014 plus de 150.000 personnes, soit 23 % d’augmentation. Et dans ces 150.000, il y en a plus de 17 % qui sont des citoyens marocains. T.D.M. : Sur quoi repose, d’après vous, un tel engouement ? Q.F. : Le Jardin est un lieu magique, qui possède l’âme de Jacques Majorelle et d’Yves Saint-Laurent, mais c’est aussi le fruit d’un travail rigoureux et quotidien pour en faire un endroit d’exception, ouvert tous les jours de l’année. Lors de son acquisition en 1980 par Yves SaintLaurent et Pierre Bergé, le Jardin ne ressemblait pas du tout à ce qu’il est aujourd’hui. On pouvait le visiter pour 2 DH, et les Marocains y venaient pour des rendez-vous amoureux car c’était le seul jardin privé de la ville. C’est d’ailleurs de cette période que datent les bambous tagués. T.D.M. : Quelles sont les différentes actions de la Fondation Majorelle ? Q.F. : Avec les ressources du Jardin, de sa billetterie, nous payons bien sûr toutes les dépenses et les 85 employés qui y travaillent, nous investissons chaque année pour son entretien et pour l’acquisition de nouvelles pièces pour le musée, ensuite une partie du surplus est versée à la Fondation Majorelle. Ces subventions aident notamment l’Ecole de Cinéma, Dar Al Mamoun, l’Ecole Américaine

Passer de la finance à la culture, c’est tout l’art de Quito Fierro. Une prise de conscience qui le fait démissionner d’une grande banque d’affaires pour travailler avec Pierre Bergé à l’Opéra Bastille de Paris, où il crée le premier département du partenariat et du mécénat. Plus tard, il enchaîne avec le Metropolitan de New-York et la maison de couture parisienne, avant de s’établir professionnellement à Marrakech. Car cette ville, il la connaît depuis 1967, grâce à sa mère, la célèbre décoratrice Jacqueline Foissac, à qui l’on doit l’engouement du pisé dans l’architecture contemporaine. Pour lui, Marrakech est une ville unique, qui malgré les constructions, sait se préserver. Une belle et longue histoire d’amour avec le Maroc.

de Marrakech, l’Orchestre Philharmonique de Rabat, un programme sur plusieurs années d’aide à la réinsertion des enfants, ou encore la Cinémathèque de Tanger. La Fondation participe également au financement de bourses à destination d’étudiants marocains pour les envoyer aux Etats-Unis se former aux métiers du musée. T.D.M. : Comment, d’après vous, motiver les jeunes générations à se rendre dans les lieux culturels ? Q.F. : Tout d’abord, il est utile de préciser qu’un musée est à la fois un projet architectural et un projet muséal, qui demande une grande rigueur scientifique, un comité scientifique, toute une procédure portée par un conservateur, un régisseur… Ce n’est pas un simple espace où l’on accroche. Tout cela demande une visibilité à long terme. Le label “musée” est tellement galvaudé à Marrakech. Mais surtout, il faut partir de la base. On ne peut pas ouvrir des lieux culturels sans investir dans l’éducation des jeunes à l’art, qui reste, pour eux, un concept abstrait. A notre niveau, nous accordons un tarif réduit aux étudiants et une gratuité aux groupes scolaires et associations. Mais la route est encore longue. Dans le discours officiel, tout le monde est d’accord, mais quand il s’agit de passer à la pratique, aucun établissement

Chaque année, les Instituts Français du Maroc organisent le festival de La Cigogne Volubile. Du 15 au 17 mai derniers, des enfants ont rencontré des auteurs et des illustrateurs de la littérature jeunesse. Le plaisir était au rendez-vous des deux côtés. Retour sur ces moments.

scolaire ne souhaite s’engager dans des visites culturelles régulières. T.D.M. : Parlez-nous du Musée Berbère, de ses origines et du choix de ce thème. Q.F. : Les contraintes tenaient à l’espace, petit, de cet ancien atelier de Majorelle, avec 200 m² au sol. Il ne s’agissait pas de créer une aile et d’empiéter sur le Jardin. Au départ, Pierre Bergé y avait provisoirement installé une petite collection d’art islamique. Quand l’idée d’un musée s’est imposée, l’art islamique étant déjà représenté ailleurs, il a opté pour l’art berbère, lui-même collectionneur, et a eu l’occasion d’acquérir une exceptionnelle collection de 2.000 pièces. Tout cela s’est décidé avant la nouvelle constitution, dans un contexte un peu délicat sur ce sujet. L’inauguration du Musée est arrivée, sans que cela ne soit prévu, l’année où a été reconnue l’identité berbère. En parallèle, nous organisons des colloques sur le monde berbère à l’Institut Français de Marrakech, où sont invités des intervenants suivant les thématiques. Un compte-rendu de ces travaux est ensuite publié dans les cahiers du Musée Berbère. Une manière de contribuer à l’enrichissement des écrits sur ce patrimoine et à figer un peu l’histoire. S.J. www.jardinmajorelle.com

our sa 2ème édition, La Cigogne Volubile a connu un vrai succès à Marrakech, puisque plus de 2.000 élèves de 29 écoles, publiques et privées, ont participé à des rencontres, représentations et ateliers. Il faut dire qu’il y avait du beau monde qui les attendait. Outre l’auteur célèbre des “Triplés”, Nicole Lambert, treize intervenants sont venus partager leur expérience, parler de leur métier, se prêter à des séances de signatures ou encore animer des ateliers. Lecture, illustration, écriture, cinéma, slam et théâtre étaient au programme. Nous avons rencontré des auteurs et illustrateurs qui ont bien voulu nous confier leur ressenti sur cette expérience. Michaël Escoffier, auteur de livres pour jeunes enfants, s’étonne : “Plus je voyage et plus je me rends compte que les enfants sont pareils quels que soient leur pays, leur culture. Ils ont le même émerveillement, les mêmes demandes.” Cécile Hudrisier, illustratrice, a rencontré “des enfants attentionnés, méticuleux, qui repartent fiers de leurs créations. Ces ateliers permettent de sortir les élèves du cadre scolaire, les élèves en échec prennent confiance en eux alors que les plus doués se mettent à douter.” Jean-françois Chanson, auteur

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d’albums et scénariste de bandes dessinées, s’interroge : “La BD au Maroc, ça ne marche pas ! La représentation, l’image est trop liée à la censure de la religion. Pourtant l’impact de l’image est fort, le dessin touche beaucoup plus les enfants.” Tous les intervenants sont d’avis à multiplier ces interventions pour transformer la lecture en plaisir. Le livre est trop souvent considéré comme un outil et représente un objet de tortures pour la majorité des élèves. Et pourtant, l’écrit devient la clé de voûte d’une réussite professionnelle, ce qui fait la différence à la fac ou sur le marché de l’emploi. M.A.C. Institut Français de Marrakech Tel : 05 24 44 69 30


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BERNARD GANGLER, ENTRE PARFUM ET ART

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ernard Gangler a réussi un tour de force peu ordinaire. Il a, dans un premier temps, réussi à populariser le parfum, à le mettre à la portée du plus grand nombre. Ensuite, il a transformé le flacon de parfum, objet basique, en véritable objet de collection. Bernard Gangler et le parfum, c’est une histoire qui commence en 1968, lorsqu’il est recruté comme directeur commercial de la maison Vigny. Il est plongé dans un bain dont il ne sortira plus. Trois ans plus tard, il décide de voler de ses propres ailes en fondant sa première parfumerie, Galaxie. Il s’installe à Paris, dans le 18ème arrondissement. Trois autres boutiques viendront

agrandir l’enseigne, toujours dans la capitale française. Il sera le premier à vendre ses parfums aux comités d’entreprise à des prix discount, jusqu’à 1.000 comités clients... Au cours d’un séjour d’étude à New York, il a l’idée d’implanter une grande surface dédiée entièrement aux parfums. C’est la naissance d’Espace Parfumerie sur 500m2. Sa réussite commerciale pousse plusieurs grandes marques françaises, comme Lancôme ou Dior, à le recruter comme conseiller marketing. C’est au contact de ces maisons historiques qu’il commence à s’intéresser au contenant autant qu’au contenu. Il se penche sur les flacons et s’intéresse

aux grands fabricants, comme Lalique. Bernard Gangler a alors l’idée d’ouvrir une galerie d’exposition de ces flacons et autres miniatures. Immédiatement, son idée séduit. La presse s’intéresse à ses objets, les collectionneurs affluent. Et les commissaires-priseurs commencent à organiser des ventes aux enchères en faisant appel à lui comme expert. C’est à Lyon que sera organisée la première vente. Nantes suivra et, consécration, Drouot à Paris. Depuis dix ans, notre expert a établi les catalogues de plus de 120 ventes aux enchères en France. La dernière a eu lieu fin mai chez Drouot, elle a vu des flacons atteindre des sommes étonnantes : 17.000 euros pour un flacon de Caron, 7.000 euros pour un coffret de Paul Poiret. “On peut dire que les flacons et les miniatures de parfum, objets de collection, sont devenus de véritables placements”, assure Bernard Gangler. Ce spécialiste a été sollicité par Hachette pour réaliser en 2011 un premier ouvrage aux prestigieuses éditions du Chêne : “Parfums de collection : Deux siècles parfumés”. Suite au succès remporté par l’ouvrage, Le Chêne en publie un second en 2013 : “Miniatures de parfums de

Driss MaarouÄ, plus vrai que nature

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es dessins vous interpellent. Le portrait du fiston ou de la grand-mère qu’il a dressé à coup de crayon ou de pastels est plus vrai que nature. Driss Maaroufi est un dessinateur réaliste talentueux ! A 25 ans à peine, cet autodidacte venu de Tafraout el-Mouloud aurait dû être chef de rayon dans un supermarché de Casablanca ou de Tanger. C’est en tout cas ce à quoi le destinait ses études de commerce à Agadir. Mais c’était sans compter sur cette passion ancienne qui le tenaillait jusque

sur les bancs de l’école. On ne sait pas comment elle naît. C’est comme ça... Rien ni personne dans l’entourage de Driss ne l’incitait pourtant à devenir artiste. Bien au contraire ! Sa famille ne voyait pas spécialement d’un très bon œil les gribouillis qui envahissaient les cahiers de cours. Driss, lui, savait depuis son plus jeune âge que sa voie était tracée. Diplôme de commerce en poche, il part tout de même à la conquête de la grande distribution. Pour se dire qu’il aura essayé. Pendant

un an, il met en rayons de la nourriture puis des accessoires d’outillage. Et le soir, il... dessine ! Il commence à faire des portraits dans la rue. Mais ça ne lui suffit pas. “Quand on ne donne pas suffisamment de temps à l’art, on ne peut pas progresser”, explique-t-il. C’est à Marrakech que se produit le déclic. Un jour, place Jamaâ El Fna, il pose son chevalet et quelques-uns de ses dessins. Une famille s’arrête et lui donne trois photos à reproduire au crayon. Driss pense qu’il a eu de la chance ; en réalité c’est son talent qui a été reconnu. Depuis cette date, le dessinateur a décidé de s’installer à Marrakech pour s’y livrer à son art. Après le crayon, il est passé au pastel puis à l’acrylique et il invente de nouvelles techniques, se servant de matériaux improbables comme le café... Réalistes, voire hyperréalistes, les portraits de Driss Maaroufi sont devenus plus que des souvenirs pour ceux qui les lui commandent : ce sont de véritables œuvres d’art. A.R. Tel : 06 80 24 99 50 facebook.com/driss.maaroufi

collection : De 1800 à nos jours”. Ayant le sentiment d’avoir réussi une partie de sa mission, “transmettre et pérenniser ce

qu’on a pu apprendre”, Bernard Gangler est tombé sous le charme de Marrakech il y a deux ans. Entre deux expertises en France, des conseils pour l’implantation de musées à Hiroshima, à Barcelone ou encore en Andorre, cet amoureux de la lumière, des couleurs et des odeurs trouve à Marrakech la sérénité qui lui permet d’écrire. A.R. Le samedi 20 septembre à 18 heures, il viendra signer son dernier ouvrage à la librairie L’Ivre d’Images. Avec la styliste Fadila El Gadi, ils échangeront sur l’importance du parfum dans la mode.

Le roman des lycéens de Tahannaout

Les lycéens, avec Mohamed Nédali, Frédéric Roussel et Youssef Nait Belaid de l'Académie du Haouz

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n se souvient de “Racontemoi la ville rouge”, un très joli recueil de contes et nouvelles tout droit sorti de l’imagination d’une poignée de jeunes du lycée La Koutoubia de Marrakech. Forts du succès remporté à la fois pour cette initiative et le talent de conteurs des lycéens, l’association française Au Delà Des Mers (ADDM), l’Académie du Haouz et l’Institut Français de Marrakech se sont unis pour poursuivre cette aventure magique dans d’autres lycées marocains, en particulier en zones rurales. Dès lors, de nouvelles rencontres littéraires sous forme d’ateliers “Dire, Ecrire, Lire” ont eu lieu avec des lycéens d’Essaouira, de Mejjat, de Tahannaout et de Benguérir, qui ont donné comme résultat des productions littéraires pour le moins exceptionnelles. La dernière en date étant la sortie du roman “George Sand, le rêve de Fatima”, publié aux éditions Afaq. C’est l’histoire de Fatima, une jeune montagnarde dont le rêve est de devenir écrivaine. Douée pour les études, la jeune fille sait qu’elle ne pourra accéder à son rêve qu’en allant au lycée. Mais un élément perturbateur va venir s’interposer, alors que tout semblait aller pour le mieux… Né de l’imagination de

dix sept élèves du lycée Toubkal de Tahannaout, le roman se lit “un peu, beaucoup, passionnément”. Le lecteur qui s’en empare ne pourra le lâcher sans en connaître l’issue. “Ce roman est sans doute un cas unique dans l’histoire de la littérature française, écrit dans la préface Mohammed Nédali, un des lauréats du Prix La Mamounia et qui n’est autre que le prof de Français des lycéens de Tahannaout. Sous la plume de Frédéric Roussel, c’est là le fruit d’un travail long et ardu, qui n’avait pour tout soutien que la persévérance de l’écrivain français et la ferme détermination des élèves qui lui ont insufflé l’histoire.” “George Sand est un roman qui puise sa vitalité dans les rêves de quelques lycéens de la région du Haut-Atlas, conclut Frédéric Roussel. Toutes les leçons apprises depuis leurs premiers pas à l’école ont alors pris un sens. Chacun a raconté sa vie, son ambition, ses blessures d’enfant, ses joies d’adolescent… Il nous restera ce livre, cette histoire, ces héros… Nous formulons le vœu qu’ils entrent dans l’éternité par la grande porte de la postérité.” M.R. “George Sand, le rêve de Fatima”, Editions Afaq.


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SAVE THE DATE ! Galerie 3020

Voice Gallery

Four Seasons

Galerie 127

Galerie Noir sur Blanc

L’INSTITUT FRANÇAIS DE MARRAKECH Jusqu’au 28 juin “Je ne m’appelle pas noir” : l’Institut français s’associe à “Papier pour tous” pour montrer les affiches réalisées à cette occasion. Tel : 05 24 44 69 30

GALERIE 127 Jusqu’au 30 juin “J’ai posé mon regard sur ton rivage”, écrit le photographe. Exposition collective des 8 photographes qui ont en commun pour thème d’inspiration, non seulement le Maroc, mais dans le cas présent, les villes côtières du royaume chérifien. Tel : 05 24 43 26 67

CAFÉ LITTÉRAIRE DAR CHERIFA Jusqu’au 31 août Dar Cherifa accueille dans ses murs l’exposition “Dessins” de l’artiste aux multiples facettes -il est peintre, graveur, lithographe et sculpteur-, My Youssef Elkahfai. Tel : 05 24 42 65 50

VOICE GALLERY Jusqu’au 30 septembre “Walk Straight”, un projet complexe, composé de deux installations de l’artiste japonaise Megumi Matsubara : le premier groupe d’œuvres se dispose le long de l’axe vertical de vision du visiteur qui entre dans la galerie ; puis, l’installation vidéo qui est, elle, orientée sur un axe orthogonal au premier. Les deux installations se croisent en compliquant les références, les regards et en entrelaçant les points de vue. Tel : 05 24 33 67 70

SOFITEL MARRAKECH LOUNGE & SPA Jusqu’au 30 juin Exposition de l’artiste Ahmed Haizoune. Depuis sa tendre enfance il côtoie les chevaux. C’est à l’âge de 13 ans qu’il commence alors à dessiner cet animal avec lequel il fusionne totalement. Le support participe aussi à la recherche de la qualité de ses réalisations. Tel : 05 24 42 56 00 GALERIE 3020 Jusqu’au 30 juin “Caterina ou la vie en gris” : exposition de l’artiste Caterina avec ses grands formats, elle revisite les tons gris. Tel : 06 33 27 75 45

INSTITUT CERVANTÈS Jusqu’au 12 juillet L’Institut Cervantès de Marrakech accueille l’exposition “Le Grand Théâtre Cervantès de Tanger”, qui retrace toute l’histoire du théâtre de la ville de Tanger. Tel : 05 24 42 20 55

DAVID BLOCH GALLERY Jusqu’au 10 septembre “Summer Group Show” : exposition collective qui permettra de découvrir ou redécouvrir les artistes résidents de la galerie. Les thèmes mis à l’honneur seront “La lettre et la calligraphie”, “L’art optique et cinétique” et “L’abstraction et l’imaginaire”. Tel : 05 24 45 75 95

GALERIE NOIR SUR BLANC Jusqu’au 31 août Rétrospective de tous les artistes exposés durant la saison 2013-2014, ainsi que les artistes programmés pour 2015. Tel : 05 24 42 24 16

HÔTEL ROYAL MANSOUR Jusqu’au 15 septembre Exposition “Invisible light” de Qotbi et Yahya, elle comporte 17 œuvres uniques mettant en avant l’héritage calligraphique des arts de l’Islam. Tel : 05 29 80 80 80

Jusqu’au 1er septembre : “Documenting Morocco”

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e Palais Baldi accueille actuellement, et jusqu’au 1er septembre, l’exposition collective que présente le Musée de la Photographie et des Arts Visuels de Marrakech, “Documenting Morocco”. On y retrouve les œuvres de 6 photographes, Brahim Benkirane, Abdelghani Bibit, Mohammed Mali, Fatima Mazmouz, Rachid Ouettassi et Miloud Stira. Chacun questionne la vie de tous les jours, les relations entre l’homme, son environnement et sa mémoire. Si à travers les clichés de Brahim Benkirane, nous sommes

confrontés à cette recherche de la perspective -normal pour un diplômé en ingénierie et design industriel-, on retrouve en plus le penchant indéfectible pour le noir et blanc qui tatoue sa sensibilité à travers des portraits et reportages dans différentes contrées du Royaume. Fatima Mazmouz, historienne d’art, zoome son œil aiguisé sur le patrimoine de Casablanca. A voir et à revoir. M.S. Tel : 05 24 38 57 21

FOUR SEASONS Jusqu’au 30 juin Le Four Seasons accueille l’exposition collective “Lumières” avec les œuvres des peintres Mohamed Jaamati et Said Qodaid. A partir du 1er septembre “Explosion minérale”, exposition des peintures de l’artiste Wafaa Mezouar. Tel : 05 24 35 92 00

Café Clock : demandez le programme !

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’idée de base de Mike Richardson était de créer un lieu de rencontre et de partage où les visiteurs étrangers puissent découvrir la culture marocaine. En 2007, il s’installe dans un Riad de la Médina de Fès. Chez le sympathique Mike on se sent comme chez soi, rapidement, sa maison est transformée en ce lieu où convergent toutes les nationalités à la recherche d’échanges culturels avec les habitants de Fès, le Café Clock est né. Maître d’hôtel pendant 15 ans dans un restaurant chic de Picadilly, mais aussi diplômé en Design, Mike Richardson conjugue

cuisine et arts en tous genres, faisant du Café Clock un endroit incontournable de la vie fassie. Quand l’occasion lui est donnée par un nouvel investisseur de s’installer aussi Marrakech, il n’hésite pas et choisit le quartier vivant et populaire de Derb Chtouka pour implanter son nouveau Café Clock. Ouvert à l’occasion de la dernière Biennale qui l’intègre dans son parcours, le lieu confie ses murs aux artistes de street art qui viennent compléter la déco à base d’objets chinés un peu partout. La programmation est basée sur les échanges culturels et la promotion des jeunes artistes. Jam session où chacun peut apporter son instrument chaque mercredi, duo entre un conteur traditionnel marrakchi et une traductrice anglaise le jeudi soir, concerts Live tous les samedis, mais aussi des cours de yoga, de darija, de oud, de calligraphie ou de danse orientale… On peut dire qu’à toute heure il se passe quelque chose au Café Clock ! P.F. 224, Derb Chtouka Tel : 05 24 37 83 67 www.cafeclock.com


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ciné, web, musique, danse… P. 20

Save the date : L’événement Salsa de la rentrée L a salsa est une sauce épicée qui ne laisse personne sur sa chaise. Danse sensuelle mais d’abord genre musical, aussi large que le rock ou le jazz dont les origines nous projettent sur le Malecone de La Havane des années 30. La salsa et ses rythmes ont bien évolué au cours des années, à travers les mouvements migratoires des cubains vers les US, pour devenir cette performance latine qui enflamme aujourd’hui les scènes du monde entier. Avec la salsa, le spectacle est toujours au rendezvous, à Marrakech il est fixé du 4 au 8 septembre avec la 7 ème édition du World Salsa Congress Marrakech. Pendant 4 jours, plus de 30 artistes venus de New York, Cuba, Los Angeles, Santo Domingo, Londres ou Milan vont animer de leurs rythmes fous chaque recoin

du Palmeraie Resort. Des cours de danse organisés simultanément dans cinq salles, des shows inédits, des pool parties, des soirées 100% latines, ce voyage à l’autre bout du monde qui sera en septembre aux portes de notre ville est l’un des plus grands rassemblements du genre. Il est bien sûr possible de participer à la totalité de l’événement en achetant un pass qui donne accès à toutes les festivités organisées

(vendu sur place 1.600 DH). Mais aussi de sélectionner une soirée particulière ou un show (de 220 à 320 DH). Une occasion d’admirer des danseurs hors pair et de bouger son popotin dans la joie et la bonne humeur, idéale pour embarquer loin des préoccupations de la rentrée. P.F. Information et réservation : salsacongress-marrakech.com

SUR LES POINTES DU HIP HOP

La star libanaise Diana Haddad chante en darija

Diana Haddad et son producteur Zâd

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a Fiesta ! C’est le tube actuel de la chanteuse libanaise Diana Haddad que les radios passent en boucle. Et pour cause, Diana chante en darija -avec un petit accent sympa qui ajoute

du charme à la chanson. Et c’est une Première pour une chanteuse non marocaine. L’idée vient de son producteur, le Marocain Zâd, installé en France avec son label Yein, qui a décidé de faire de Diana Haddad l’ambassadrice de la darija marocaine au Moyen Orient.

A star is born?

’événement est original : le Festival de chant et de musique pour les jeunes

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talents scolarisés ! Organisé par l’association Le Grand Atlas qu’on ne présente plus, en collaboration avec l’Académie régionale d’éducation et de formation, le Festival vient d’avoir lieu pour la quatrième fois. La compétition met à l’honneur une multitude de jeunes talents marocains qui se retrouvent sous les feux des projecteurs l’espace d’une scène, juste le temps de se faire remarquer et -pourquoi pas- d’embrasser une carrière de chanteur pro… Les stars de demain donc ! C’est un jeune

Et ça cartonne, la chanson est déjà classée number one dans de nombreuses radios du Maghreb. “Chanter en darija est un vrai bonheur, déclare la star libanaise, parce que l’accueil du public marocain a été particulièrement enthousiaste et j’ai fait le pari d’ajouter cette prestation à ma carrière.” Le vidéo clip de “La Fiesta”, qui a d’ailleurs été tourné à Marrakech, passe sur de nombreuses chaînes musicales du Moyen Orient. Fort de ce succès, Zâd continue son challenge avec d’autres artistes marocains, histoire de mettre les projecteurs sur des talents qui ont parfois du mal à sortir de l’ombre. On devrait les découvrir très bientôt. M.R.

Marrakchi qui a remporté cette année le Premier prix sur la scène du Théâtre Royal : Limaâd El, qui avait déjà été remarqué pour ses prouesses vocales, puisqu’il avait été le coup de cœur du jury de la Tournée en or, dont le casting avait sélectionné des candidats chanteurs à Marrakech pour une série de galas en France avec Sheryfa Luna. Limaâd n’avait pu faire la tournée française. Qu’à cela ne tienne, sa tournée en or à lui, ça a été ce prix Grand Atlas. En marche vers la gloire ? M.R.

l est un autodidacte de la danse, mais surtout, il est le premier à l’avoir rendue accessible aux Marrakchis. Pourtant, rien ne prédisposait Amine Bjiouate à se lancer dans une carrière artistique : diplômé en gestion-comptabilité, puis en cuisine, Amine comprend que sa passion c’est la danse, le hip hop en particulier. Quand il n’a que 14 ans, il regarde une émission à la télé où se produit un groupe allemand les “Flyng Steps”. C’est le déclic ! “C’était difficile au début pour apprendre, raconte t-il, il n’y avait rien à Marrakech, ni école de danse, ni structure spéciale, ni You Tube sur le web… Avec une poignée de potes qui partageaient la même passion, on a commencé dans la rue. On organisait des mini spectacles avec des cassettes audio, mais on devait affronter la police qui nous virait à chaque fois parce que c’était interdit. En 1998, date à laquelle je me suis lancé dans le hip hop, ma vie a changé, grâce à un discours du roi qui demandait de laisser les jeunes Marocains s’exprimer librement sur le plan artistique…” Depuis, à force de volonté et de discipline -la qualité primordiale qu’il exige de ses élèves-, Amine a fait bien du chemin. Il est aujourd’hui prof de hip hop chez Elite Danse, après avoir été danseur et prof de danse à l’IFM. “J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir vivre ma

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passion, grâce à Gisèle Bouab qui a quitté l’IFM depuis et qui m’a permis d’enseigner le hip hop et de faire mes premières scènes en public. Une autre opportunité s’est présentée : le casting organisé pour le spectacle “Menara Reflets et Merveilles” pour lequel je suis devenu à la fois danseur et coordinateur artistique.” Depuis, il est sollicité par les écoles de danse qui poussent comme des champignons à Marrakech, fait l’ouverture de Danse Attitude à Targa, celle d’Art Academy, celle de Just Danse, met en place des stages et des ateliers pour les jeunes dans différentes écoles, donne des cours particuliers. Il trouve encore le temps de créer des animations, comme cette année “The robot dancer show”, illuminé de 200 leds, ou de s’essayer au design de costumes avec la compagnie Kech Crew… Chez Elite Danse, il enseigne le hip hop aux touts petits à partir de 4 ans -le baby hip hop-, aux enfants, aux ados et aux adultes. “Ce que j’aime c’est partager ma passion de la danse, mais pour apprendre, une seule règle : la discipline. Ensuite, j’enseigne les bases et les techniques et je laisse mes élèves improviser et s’exprimer à leur façon. Et, qui sait, faire naître de nouvelles vocations ?” M.R. Tel : 06 33 61 29 05


Spécial Essaouira Par Bénédicte Bataille et Pascale Fontesse

Notre escapade de l’été

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enez découvrir ou redécouvrir Essaouira, ce ciel aussi bleu que ses barques. Ville envoûtante, surprenante, attachante, avec sa plage où les kites surf disputent le ciel aux mouettes, sa médina pleines de belles adresses, sa campagne aux collines parsemées d’arganier… Allez à la rencontre de ses habitants, figures incontournables de la vie souirie. Grimpez sur ses remparts chargés d’histoire, scène grandiose d’Otello comme de Game of Thrones. Vibrez au rythme de ses festivals de musique, explorez ses galeries d’art, ses boutiques, et rencontrez ses producteurs locaux. Enivrez vous de liberté en galopant à cheval sur la plage ou en parcourant les pistes sur un quad… A peine deux heures de route et vous apercevrez l’étendue bleue de l’océan, les maisons blanches et les murailles de la cité des alizés. La route bordée d’eucalyptus vous amènera jusqu’au rond point de la plage où vous attendent déjà les garçons aux clés. Ce ne sont pas celles de la ville bien sûr, mais peut-être celles d’un joli Riad ou plus surement d’un appartement un peu glauque, dites vous seulement que ces clés qui s’agitent vous souhaitent la bienvenue dans la ville de la liberté et de la tolérance et qu’elles vous conduiront aux trésors de la belle Mogador.

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Spécial Essaouira

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COTE PLAGE Océan Vagabond & Club Mistral :

Un duo qui surfe sur la vague du succès mieux adapté à votre niveau et aux conditions. Renouvelées chaque année, les planches ou les voiles comportent les dernières innovations techniques. Le Club Mistral est aussi un acteur de la vie associative d’Essaouira, qui accueille les enfants de l’Association Cœur de l’Amitié pour leur faire découvrir les joies de la glisse. Partenaires de Surfrider Foundation, les deux entités veillent sur leur

uand il y a une quinzaine d’année, Sébastien a installé sa cabane en bois, sur la plage d’Essaouira pour y accueillir les fans de glisse, pas sûr qu’il s’imaginait que le petit coin resto où Marie faisait le service, deviendrait the place to be des déjeuners souiris. Toutes les générations se retrouvent aujourd’hui autour des tables en bois de la terrasse plantée de mimosas, l’ardoise du jour, composée selon l’inspiration et les étales du marché par le chef Jean-

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Michel, propose une cuisine fraîche et légère. Les basiques de la carte ne manquent pas non plus de saveur, pizzas au feu de bois, hamburger au bacon de canard ou encore tout un choix de brochettes servies sur de longues piques suspendues au dessus de l’assiette. Mitoyen au restaurant, le Club Mistral accueille les adeptes de la glisse dans tous ses états, surf, paddle, wind-surf ou kite, 25 profs sont sur place en été, pour vous initier ou pour vous aider à choisir le matériel le

> ET AUSSI …

environnement, une attitude éco-responsable qui ne lésine pas sur les moyens, allant jusqu’à l’utilisation de produits de nettoyage matériel usagés en tongs très rigolotes, vendues dans le Shop du Club. Rond point d’Agadir Tel Restaurant 05 24 78 39 34 Tel Base Nautique 05 24 78 39 34

Beach & Friends : Le bon spot pour chiller en terasse ou sur des beds, dès 11h au soleil et à l‘abri du vent. Ardoise du jour, pizzas, salades, le tout servi en continu jusqu‘à 23h. A l’heure de l’apéro l’ambiance s’anime : cocktails, tapas et live music ou DJ, les lueurs du coucher de soleil faisant place à celles du brasero. Ront point D’Agadir Tel : 05 24 47 45 58


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MGallery Le Medina Thalassa sea & spa : entre charme et authenticité

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epuis 2012, Le Medina Essaouira (ex sofitel) a intégré la collection d’ hôtels MGallery qui regroupe les adresses haut-de-gamme de charme du groupe Accor. A deux pas des remparts et face à l’océan, Le Médina est une adresse de charme, chic et élégante pour les voyageurs en quête d’évasion et de tranquillité. L’hôtel abrite aussi derrière sa

façade couleur pourpre le seul Institut Thalassa sea & spa de la ville. Vous y trouverez diverses cures courtes ou longues pour satisfaire vos envies: remise en forme, cocooning, minceur, laissez vous tentez. Information précieuse : la piscine intérieure à l’eau de mer chauffée est idéale pour des séances d’aquagym en groupe ou seul avec les conseils du coach.

Côté gastronomie, Le Medina vous propose 3 restaurants dont le fameux Côté Plage face à l’océan qui rend hommage aux produits de la Mer. Une carte fraiche et saine avec pour plat signature Le Bar que le Chef Younes prend plaisir à préparer tous les jours dans le respect des traditions. Bd Mohamed V Tel : 05 24 47 90 00

> ET AUSSI … L’Atlas Essaouira & Spa, avec sa belle façade arrondie, son SPA Daniel Jouvence, sa plage privée et son restaurant devant l’océan. Bd Mohamed V, Tel : 05 24 47 79 99, www.hotelsatlas.com


Spécial Essaouira

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COTE MEDINA

Villa Maroc et ses Jardins… la retrouve désormais dans une autre oasis, pas au bord de la mer, celle-ci, mais en pleine campagne, au milieu d’une forêt de thuyas. Aucun bruit ne vient troubler la quiétude de ce lieu de détente bordé d’oliviers et d’arganiers. La maison, réservée à l›habitation jusqu›à l›an dernier, a été réaménagée et décorée pour devenir un espace polyvalent, havre de sérénité. Les séjours y sont exclusifs puisqu’elle ne comporte que deux chambres et une vaste suite donnant sur le patio central, qui est au cœur de la maison, pouvant également être privatisée. Au bord de la piscine, la terrasse lounge offre une vue

ui ne connaît pas Villa Maroc ? Le premier Riad au Maroc à avoir ouvert ses portes au public pour offrir la possibilité à des hôtes de passage d’y séjourner. Ce concept original a lancé la mode et l’on trouve aujourd’hui ce type d’hébergement de charme dans tout le pays, et même au delà de ses frontières. Au fil des années, Cornelia Hendry et Abderrahim Ezzaher ont su perpétuer cet art de vivre et d’accueillir, sans luxe ostentatoire. Un raffinement fait de détails et d’objets traditionnels marocains mis en valeur par le blanc dominant,

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mais aussi d’un service personnalisé où le client se sent choyé. La cuisine servie au restaurant est aussi à la hauteur du lieu, dont elle respecte l’esprit, traditionnelle et à base de produits bio cultivés dans une ferme de la région. Avec ses murs chargés d’histoire, Villa Maroc jouit d’une situation exceptionnelle, avec une terrasse panoramique face à l’Atlantique, qui permet de voir vivre à ses pieds la médina et le port de pêche d’Essaouira. Cette atmosphère élégante et intime, on

Dar L’Oussia : Une histoire de famille

L’Heure Bleue Palais, la somptueuse escale n Relais et Châteaux à Essaouira c’est évidemment synonyme de luxe et de tradition, l’Heure Bleue est donc l’escale prestigieuse de la ville. Il faut absolument pousser la porte, bleue évidemment, de cette ancienne demeure du XIXe siècle, ne serait-ce que pour admirer le travail remarquable effectué par les artisans souiris, faisant de chaque détail une magnifique mise en valeur du savoir-faire traditionnel. Ce somptueux Riad transporte ses hôtes dans un univers intemporel et sans frontières, d’inspiration plutôt coloniale,

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n ne peut pas savourer tout le plaisir d’un séjour à Dar L’Oussia sans en connaître l’histoire. Ancien foundouk, l’entrepôt de L’Union Commerciale Indochinoise et Africaine, a été acheté par Monsieur Pélissier en 1949, pour y installer sa famille. C’est là que son fils Yves nait en 1952. Quelques années plus tard la famille doit regagner la France et la maison est abandonnée et laissée aux squatteurs. Il faudra des années de procédure au petit Yves, qui a bien grandi, pour reprendre possession de ce bien familial. Après 4 ans de travaux, L.U.C.I.A devient Dar L’Oussia et accueille ses premiers clients pour

splendide sur le jardin méditerranéen et sur la forêt de thuya. Cette annexe de la Villa Maroc a également son restaurant, avec le même souci de fraîcheur et de saveurs dans les assiettes. Des barbecues y sont organisés chaque midi. Le site se prête aussi parfaitement à l’organisation d’événements. Villa Maroc : 10, rue Abdellah Ben Yassine Tel : 06 27 09 28 17 www.villa-maroc.com Les Jardins de la Villa Maroc : Km 10, route Essaouira-Marrakech Tel : 06 61 20 70 53 www.lesjardinsdelavillamaroc.com

le réveillon de l’année 2005. C’est Yves Pélissier, lui même, qui est aujourd’hui votre hôte dans cette maison familiale qui l’a vu naître. Une bien belle histoire n’est ce pas ? Cette grande demeure à quelques pas des remparts est remplie d’humanité, avec sa terrasse qui domine toute la région, son restaurant aux magnifiques portraits berbères et son patio largement ouvert, on s’y sent comme chez soi. 4 suites et 20 chambres pleines de charme vous y attendent ainsi qu’un Hammam et une salle de massage. 4, rue Mohamed Ben Messaoud Tel : 05 24 78 37 56 www.dar-loussia.net

la décoration fait aussi bien appel aux couleurs de l’Afrique, de l’Orient que de l’Occident. Donnant sur le patio, les 30 suites ont chacune leur identité propre avec en commun un raffinement extrême. La table est excellente, et l’espace bien-être superbe, avec son hammam aux murs de marbre noir. Sur le toit, la grande piscine procure le plaisir rare de nager dans l’eau, toujours bleue, tout en profitant du coucher de soleil sur la médina. Que dire de plus ? Rue In Battouta, Tel : 05 24 78 34 34 – www.heure-bleue.com


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Toutes les couleurs de Didier Spindler

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i vous demandez à Didier Spindler quel est son métier, il vous répondra : magicien du bonheur. Si vous trouvez que cela prête à sourire, vous avez raison et c’est bien l’objectif de cet artiste dans l’âme, vous offrir du plaisir et de la bonne humeur. Peintre à l’inspiration fertile d’où jaillissent les couleurs, il a fait de la vie sous l’arc-en-ciel son crédo. Que ce soit dans sa galerie d’Essaouira, en Guadeloupe ou à Paris, chacune de ses expositions est un moment de fête ; et ses restaurants, une invitation au voyage sensoriel. Quand il parle de Dar Adul, sa table et maison d’hôtes, comme d’un nid romantique pour une demande en mariage et la nuit de noce qui suit, on a tout de suite envie de tomber amoureux et d’aller regarder le soleil se coucher sur les remparts depuis la terrasse de la maison du bonheur. A Caravane Café, c’est toute la saveur de la couleur qui envahit les palais. Salons et ambiances chamarrées se succèdent à tous les étages de ce Riad étonnant, où rien n’est banal ni attendu. Grand buddha dans le patio, lampes et fauteuils des années 70 côtoyant des canapés baroques, et partout, les peintures de Didier qui absorbent le regard, on finit

vite par ne plus trop savoir si on est dans ses tableaux ou dans son restaurant. La carte est bien sûr parsemée d’escales exotiques et pleines des parfums que Didier a rapportés des Antilles, où il a vécu longtemps avant de s’installer à Essaouira. L’Assiette berbère fréquente ainsi l’Assiette antillaise et le Poisson à la tahitienne, le Wok de calamars rencontre le Magret de canard caramel au beurre salé et la Charlotte coco met tout le monde d’accord. La caravane fait la fête tous les soirs, avec musiciens et magicien faisant le tour des tables. Le personnel est souriant et aux petits soins. Reconnaissable entre tous dans ses chemises aux multiples couleurs de son univers, Didier Spindler jette un œil attentif et pétillant sur tout son petit monde, heureux de retrouver de ce “presque rien, je ne sais quoi” qui font de des soirées passées dans ses établissements un vrai moment de magie. Tel Caravane Café 05 24 78 31 11 Tel Dar Adul 05 24 47 39 10 www.daradul.ma

Jack’s Apartment & Suites… avec vue ! Riad Baladin, l’éloge de la simplicité our Jack, la Médina d’Essaouira n’a aucun secret, il connaît l’histoire de chaque pierre. Un clocher va bientôt s’effondrer au fond d’une ruelle, dans l’indifférence générale semble-t-il. “C’est l’ancienne église, dit-il, dommage que ce soit si compliqué, on aurait pu en faire un beau projet”. Et il sait de quoi il parle Jack, il en a restauré des vieilles bâtisses ! Il a sélectionné soigneusement les plus belles vues le long des remparts pour son réseau d’appartements de charme. Des lofts, duplexes et suites, toujours originaux et décorés avec beaucoup de goût. D’une capacité d’hébergement de deux à dix personnes, les appartements de

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Jack sont tous différents et toujours impeccablement entretenus avec un panorama plongeant sur la mer. Equipés de wifi gratuit, de TV à écran plat, mais aussi de draps, serviettes, sèche-cheveux, coffre-fort, ils offrent un véritable service hôtelier. Coup de cœur pour les suites bohémiennes, avec leurs couleurs acidulées et leur confort absolu. “Collect moments not things”, écrit au dessus la porte, résume bien la philosophie de ce loueur pas comme les autres. 1, Place Moulay Hassan Tel : 05 24 47 55 38 06 61 09 63 71 www.jackapartments.com

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out proche de la Skala, le Riad Baladin est composé de trois maisons reliées entre elles par un patio et une succession de petits salons, mais aussi trois étages plus haut, par une série de terrasses de différents niveaux qui, bien sûr, dominent la mer. La décoration est d’inspiration marocaine, mais avec un parti pris de simplicité qui confère une atmosphère de fraîcheur au lieu. Toutes différentes, les chambres ont en commun les lits entourés de madriers en bois brut où sont suspendus des voiles blancs, leur donnant des airs de baldaquins champêtres, et les salles de bain en tadelakt. Elles portent toutes des noms de couleur, à l’exception de la

chambre des amoureux, qui bien entendu est rouge, et de la chambre terrasse. Mention spéciale toutefois pour la chambre blanche, spéciale voyage de noce, pleine de charme avec sa cheminée et sa baignoire dans la chambre, même sans contrat de mariage c’est un choix judicieux. Le jacuzzi dans le centre du patio est aussi une promesse de moment romantique à passer avec l’élu de son cœur. La terrasse est, elle, équipée de transats où l’on peut flâner au soleil et le wifi est disponible gratuitement dans tout le Riad. 9, rue Sidi Magdoul Tel : 06 42 44 81 36 06 61 60 45 04 www.riadbaladin.com


Spécial Essaouira Madada : Un voyage, 3 escales…

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l existe dans l’univers de Madada un “petit quelque chose” que l’on a du mal à qualifier de prime abord. Un raffinement un peu à part que l’on attribue d’abord au lieu, une vaste maison adossée aux antiques remparts où l’on peut admirer l’océan sur une grande terrasse blanche et bleue abritée du vent. En y regardant de plus près, on décèle dans la décoration sobre et chaleureuse l’adjectif qui manquait pour décrire cette touche particulière : féminine. Une impression confortée par le sourire accueillant de Christine Dadda, qui parle de sa maison comme d’une personne aimée, pour laquelle on a surmonté toutes les difficultés. Il lui a fallu affronter les tracasseries administratives et plus de 4 ans de travaux pour donner à ce beau Riad confort et élégance. Mais aujourd’hui ses efforts sont largement récompensés par la réputation d’être l’une des plus belles maisons d’hôtes de la ville et la fidélité d’une clientèle à ses chambres pleines de charme avec terrasse sur la mer. Mais pour qu’un séjour à Essaouira soit parfait, il faut savoir s’occuper les jours de vent. La cuisine marocaine étant l’une des meilleures du monde, et sa cuisinière l’une des

meilleures du Maroc, Christine et son frère Pacha ont eu l’idée d’organiser L’Atelier pour apprendre à ses hôtes à préparer le parfait dîner marocain. Chaque matin, à partir de 10h30, des cours de cuisine sont donc dispensés dans un espace aménagé avec goût. On y trouve tout à portée de main pour préparer de la pastilla, du zaâlouk, du couscous ou autre spécialité qui sera dégustée pendant le déjeuner. Et enfin, pour parfaire une journée made in Madada, La Table, étape gastronomique incontournable pour une soirée réussie. La salle est superbe, avec cette ambiance raffinée qui est la signature maison, sur la carte, une cuisine qui met en valeur les produits de la mer, toute proche. Araignée gratinée, Rizotto aux gambas, Brochettes de thon rouge, le tout frais et délicieux. On peut également prendre un verre accompagné de tapas maison pour profiter du duo de guitaristes et de l’atmosphère intime, pur moment de bonheur garanti. Madada Mogador 5, rue Youssef El Fassi Tel : 05 24 47 55 12 www.madada.com www.lateliermadada.com

Pasta Baladin, bar à pâtes

Elizir : Le restaurant élixir

ans ce petit restaurant de 28 couverts, tout est moment de bonheur, depuis l’accueil souriant réservé par Abdellatif, concepteur de l’endroit, jusqu’aux saveurs raffinées des assiettes, en

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passant par chaque détails des objets uniques qui composent le décor au charme si particulier d’Elizir. Il faut dire qu’Abdellatif Gharbaoui, l’enfant du pays, a réussi à créer un cadre hors du temps, qui rassemble, dans une étrange alchimie, meubles et luminaires vintage, objets anciens en bois zouaké, récup chinée ça et là. Abdellatif aime raconter l’histoire de chaque pièce, parfois dénichée jusque dans les carrioles des “vieux habits”. Si le regard ne se lasse pas de voyager de détail en détail dans les trois salles

qui composent ce restaurant intime, la cuisine, elle aussi, est une invitation à la découverte. Les cuisinières d’Elizir bousculent les classiques de la cuisine marocaine dans une recherche de saveur, texture et odeur, qui font de chaque plat un véritable bonheur des sens. Tajine d’agneau aux poires ou Tajine de poulet beldi aux figues et gorgonzola, tout est frais, délicieux, de qualité et témoigne de l’exigence du maître des lieux en matière de gastronomie. 1, rue d’Agadir Tel : 05 24 47 21 03

> COUP DE COEUR : Le Bistro 55 : Un nouveau lieu et une nouvelle ambiance où vous retrouverez le duo franco-norvégien. A 5mn de la médina et à quelques mètres de la plage, ce resto-bar chaleureux affiche sur la carte concoctée par le Chef Vincent Gillot, de l’Araignée de mer farcie, de la Terrine de Foie de volaille ou du Riz au lait caramel et beurre salé… Ouvert tous les jours (sauf dimanche midi) midi et soir Tel : 05 24 47 64 97 / 06 62 80 99 19 One up : C’est là-haut que ça se passe, voici une nouvelle adresse à l’étage qui joue l’originalité avec sa déco vintage pleine de clins d’œil et sa carte visitée par Damien Durand, chef du Zinc de Marrakech, qui propose une majorité des plats déclinés en portion dégustation, mini-burger de confit de canard, canelloni de calamars aux piments doux... Tel : 06 34 92 02 01 – www.oneup-essaouira.com Le Patio : L’adresse de référence pour déguster la pêche du jour, mais aussi un restaurant plein de charme, avec un cadre romantique à souhait et des alcôves éclairées aux chandelles, idéal pour un dîner en amoureux. 28 bis, rue Moulay Rachid – Tel : 05 24 47 41 66

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quelques pas du riad du même nom, au milieu des galeries d’art, pâtes et huiles d’olive sont fièrement exposées dans une vitrine, c’est celle de Pasta Baladin, un Pasta Bar comme en Italie. Simple et sympa avec ses grandes tables- comptoir, ce restaurant sans chichi propose cinq sortes de pâtes italiennes au choix que l’on peut accompagner de dix sauces différentes. Tous les classiques du genre sont à

la carte : Bolognaise, Pesto, Carbonara, Gorgonzola, Fruits de mer, Thon mais aussi Seppia, à base de ces petits calamars délicieux. Les prix sont très raisonnables entre 40 et 60 DH. Pour 25 DH, on peut également ajouter à son menu une Salade Caprese et pour 25 DH de plus, un excellent Tiramisu. Ouvert de 12h à 14h et de 19h à 23h. 48, rue Laalouj – Tel : 06 42 44 81 36 / 06 61 60 45 04 www.riadbaladin.com


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Le Taros et son gentleman pas à son flegme britannique, Alain est originaire du sud de la France, Aix-en-Provence pour être précis. De cet ancien café littéraire, acheté en 2002, il a fait l’endroit le plus couru d’Essaouira. C’est là où se donnent les plus belles fêtes de la ville, pas un événement ne passe par les remparts de Mogador sans faire escale au Taros. Si l’Express, le New York Times ou le Daily Mail connaissent un seul nom

e Taros est un vent du nord vénéré par les pêcheurs, voilà sans doute un nom prédestiné pour un lieu vers lequel sont poussés inexorablement tous ceux qui visitent Essaouira. Il faut dire que la situation unique, avec vue sur mer de cette grande terrasse joliment aménagée en restaurant et en lounge bar, en fait un point de rendezvous immanquable. Si vous voulez connaître la “crème” d’Essaouira, que ce soit des personnalités du monde du spectacle ou des affaires, les résidents huppés ou les artistes de la ville, direction le Taros. Mais le secret de la notoriété internationale de cette adresse désormais mythique, n’est pas uniquement dû à son emplacement privilégié. Avec un peu d’attention vous remarquerez un homme élégant et discret, toujours présent et installé un peu à l’écart sur la gauche du bar. Il s’appelle Alain Fillaud, gentleman d’Essaouira et maître du Taros. Ne vous fiez

L

à Essaouira, c’est celui du Taros. Quand on demande à Alain Fillaud le nom des personnalités qu’il a vu passer sur sa terrasse, il répond avec le sourire que la liste est bien trop longue, et quand il s’agit de savoir laquelle l’a le plus marquée, son sourire s’allonge malicieusement : “Angelina Joly”, répond-t-il. Place Moulay Hassan Tel : 05 24 47 64 07 www.taroscafe.com

Le Sirocco : Table amicale et musicale

U

n petit air de caveau musical, quelques tables rondes conviviales, des arcades sculptées avec des petits coins intimes, Le Sirocco c’est un peu le resto où l‘on s‘abonne pour passer des soirées entre potes. Les prix sont raisonnables, 40 DH pour une soupe de poisson, 80 DH pour un couscous. La carte propose aussi tout un choix de plats traditionnels français, comme les ris-de-veau ou la blanquette d’agneau, selon les recettes d’Annie, la créatrice du Sirocco et figure emblématique d’Essaouira. C’est aujourd’hui Catie qui assure la direction

du restaurant, n’hésitez pas à lui parler vagues, c’est une spécialiste de la houle et elle vous indiquera, avec le sourire, les meilleurs spots des environs. Ici les soirées sont toujours musicales version groupes Live, les jeunes artistes talentueux du coin en ont ainsi fait une étape obligée du parcours nocturne de la ville. Les Kim Samba, par exemple, qui se produisent sur la scène du Festival Gnaoua, viennent régulièrement partager leur joie et leur rythme au Sirocco. 15, rue Ibn Rochd Tel : 05 24 47 23 96

> BY NIGHT, NOS SUGGESTIONS POUR TERMINER LA SOIREE EN BEAUTE : - Danser sur la plage au Beach & Friends, DJ tout l’été. - Prendre un verre en écoutant du Live sur la célèbre terrasse du Taros. - Terminer la nuit au So Night Lounge du Sofitel Mogador, profiter des étoiles sur la terrasse extérieure, pour ensuite se déhancher sur les accords du groupe Live, et oublier le temps jusqu’à l’aube sur le dance floor.


Spécial Essaouira COTE CAMPAGNE

Sofitel Essaouira Mogador Golf & Spa : Un hymne à la nature

Vous pouvez faire le tour du monde, vous ne trouverez pas de plus beau coucher de soleil qu’à Essaouira”» Difficile de contredire Edoardo Giuntoli, directeur général du Sofitel d’Essaouira, quand on est face au panorama éblouissant qu’offre le lobby. L’œil glisse sur la piscine surplombant la forêt et la mer jusqu’à l’horizon, dans un mouvement fluide que rien ne vient altérer. L’hôtel semble avoir été posé délicatement au cœur de ce site naturel. Intérieur et extérieur se confondent, mur végétal, bois brut, galets, pierre sèche, la décoration n’est qu’une continuité de la nature environnante. En harmonie avec les lignes épurées des bâtiments, le mobilier contemporain s’inscrit

dans un part pris de sobriété et d’élégance, avec quelques éléments remarquables comme

le bar composé de 50.000 pièces de verre assemblées à la main. L’hôtel dispose de 147 chambres et suites et de 28 villas avec piscine privée dont deux on été aménagées par Lacoste, le célèbre designer

au crocodile. Les restaurants mettent en valeur les produits locaux et bien sûr le poisson, avec une carte qui privilégie la cuisine santé. 1.300m2 ont été dédiés au bien-être, avec cabines de soin, hammam traditionnel, bassins et piscine à vague, auxquels s’ajoute l’étonnante cascade du Spa Lounge. Les soins sont prodigués avec les produits de deux experts de la beauté : Clarins et 5 Mondes. Pour les noctambules, le So Lounge propose une sélection d’artistes

et de l’Atlantique. Dessinés par Gary Player, légende vivante du golf, les deux parcours de 9 trous sont harmonieusement intégrés dans le paysage, les reliefs naturels, la rusticité végétale et les embruns océaniques, partie intégrante

du plaisir et du jeu . Enfin, ceux qui souhaitent développer leur technique peuvent profiter des cours de l’Académie de golf, qui accueille également les enfants. Domaine de Mogador Tel : 05 24 47 94 00

qui se produisent en Live chaque soir. Au cœur de ce vaste domaine naturel préservé de 600 hectares, le Golf Mogador offre une expérience unique au contact des dunes, de la forêt

Le Jardin des Douars, maison de tous les bonheurs

A

u bout d’une piste de terre sèche, dans un décor naturel sculpté par l’Oued Ksob au fil du temps, les murailles rouges d’un Ksar dominent la colline. Vous voici arrivés au Jardins de Douars, havre de paix et de gentillesse où vous serez accueillis par Greg et Nanie, un couple de Chtis “avec le soleil dans le cœur”, comme dit la chanson. Au cœur d’un immense jardin luxuriant, s’élève la maison construite dans le plus pur respect des traditions et matériaux locaux. Dès la porte franchie, le charme raffiné de la décoration et le souci du détail expriment tout le soin apporté par Greg et Nanie pour faire du Jardin des Douars un cadre enchanteur.

Outre les très jolies chambres et suites classiques, on peut également séjourner

dans de véritables maisons privatives disposant de leur

propre jardin et piscine. Elles peuvent accueillir jusqu’à 10 personnes et permettent d’allier confort du service hôtelier et indépendance. Ici chaque hôte est “cocooné” par l’équipe, qui connaît son nom et ses habitudes. Grâce à l’espace bien paysagé, les enfants ont tout un royaume à explorer sans pour autant déranger les adultes, une piscine leur est plus particulièrement dédiée, la seconde étant réservée aux moments de détente dans le calme. Les enfants ont aussi leur programme du soir, tandis qu’un espace plus intimiste peut accueillir les plus grands. Les chefs du Jardins de Douars proposent une cuisine du marché typique de la région et aussi une carte raffinée d’inspiration française. Mais l’expérience la plus unique qu’offre peut-être le Jardin des Douars, c’est son Spa. Comme la maison est entourée d’une forêt d’arganiers, ce sont les femmes des coopératives d’Essaouira qui cueillent les fruits des arganiers alentour,

en arrachent l’écorce pour chauffer les hammams, retirent la pulpe d’argan et la malaxent pour vos gommages. Enfin, elles pressent le fruit et en extraient une huile d’argan qui est ensuite filtrée, c’est cette huile toute fraîche qui est à la base de tous les soins et massages traditionnels prodigués dans le Spa. Douar Sidi Yassine, Ida Oueguerd Tel : 05 24 47 40 03 info@jardindesdouars.com www.jardindesdouars.com


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Sidi Yassine : Marque d’excellence pour l’huile d’argan Tout comme les barques bleues et les mouettes sont l’emblème d’Essaouira côté océan, côté terre, c’est l’arganier qui est le symbole de l’activité économique de la zone rurale de toute la région.

L’huile d’Argan, or liquide et trésor des femmes berbères

e petit épineux, noueux et trapu ne pousse nulle part ailleurs qu’ici, sur une bande côtière qui s’étend d’Agadir à Essaouira. On a bien essayé de l’implanter dans d’autres parties du monde, mais peine perdue, il lui faut cette alchimie entre le sol aride et riche du Maroc, l’air de l’Atlantique et le soleil de l’Afrique. Si son fruit encore vert rappelle l’olive, c’est son noyau qui dissimule le plus précieux trésor des femmes berbères. Elles seules connaissent les secrets de cet or liquide. Un savoir-faire transmis de génération en génération depuis la

C

nuit des temps. Une fois ramassés, les fruits doivent être séchés au soleil, puis dépulpés doucement entre deux pierres. La noix dégagée est ensuite concassée, en deux ou trois autres petits coups de pierre, qui nécessitent une adresse incroyable, pour libérer l’amandon qui sera broyé dans un moulin traditionnel. La purée épaisse obtenue doit enfin être malaxée longuement pour que la pâte se solidifie et laisse surgir l’huile précieuse. Ce procédé traditionnel demande trois jours de travail par litre d’huile produite. L’arganier a toujours joué un rôle

important dans la vie des femmes berbères, et depuis quelques années, il est devenu le véhicule de leur émancipation. Afin de valoriser l’arganeraie menacée par la sécheresse et l’utilisation abusive des arbres comme bois de chauffage, une scientifique, Zoubida Charrouf, a eu l’idée de promouvoir les coopératives féminines, donnant ainsi aux femmes les moyens d’avoir un revenu substantiel, fruit de leur savoir-faire et de leur travail. Année après année, elles grignotent ainsi la suprématie masculine pour gagner leur autonomie.

Sidi Yassine, une success story suisso-marocaine epuis une dizaine d’année, Ulysses Müller, originaire de Suisse et ancien directeur de création des grands noms de la pub internationale, et son épouse marocaine, ont dédié leur vie à la production d’huile d’argan. Faisant de Sidi Yassine la signature de référence pour les marchés étrangers. Leurs exigences n’étant pas compatibles avec le mode de fabrication traditionnel, il a été remplacé par un système d’extraction semi-automatisé, substituant des machines de pression à froid au moulin manuel. Mais toute la première phase, du ramassage au concassage des noix, est restée la même et fait appel à la dextérité des femmes de l’arganeraie. Ce sont elles qui fournissent les grands sacs d’amandons : “Nous opérons des contrôles stricts à chaque étape de la fabrication, de la récolte des fruits dans des forêts contrôlées jusqu’à l’embouteillage. Seuls les fruits possédant encore leur pulpe sont ramassés, garantissant qu’ils n’ont pas transité par les chèvres. Les analyses se poursuivent tout au long du processus de production”, explique Ulysses Müller, qui a su faire de la société Zit Sidi Yassine une référence internationale en terme de qualité et de traçabilité. “Notre huile est 100 % bio et un rapport d’analyses accompagne chaque livraison, cette exigence est le prix de la confiance que nous accorde de grands groupes

D

cosmétiques comme l’Occitane.” La composition unique de l’huile d’Argan en fait une des huiles les plus précieuses, comme huile alimentaire ainsi qu’une huile thérapeutique et cosmétique. Elle régénère les cellules, combat les inflammations, facilite la circulation sanguine, a un effet rajeunissant, diminue le mauvais cholestérol et prévient des risques de cancer. Sidi Yassine a développé ses propres lignes de produits bio, avec deux huiles alimentaires, une toastée avec un goût de noisettes plus prononcé et l’autre crue qui peut-être utilisée à la place de toute huile de salade. Mais aussi une gamme cosmétique qui, outre l’huile pure, propose aussi des gommages, des baumes et des huiles pour les corps délicieusement parfumées aux essences naturelles. Douar Harazine Tel : 05 24 47 21 31 www.sidiyassine.com


Spécial Essaouira MAIS AVANT DE PARTIR...

Azur SPA : De l’art à tous les étages Institut Phélia

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n peut le dire, Essaouira ça décoiffe. Au lieu de laisser le vent vous faire la tête qu’il veut, confiez la plutôt à Charlotte. Connue dans toute la ville pour son fameux coup de peigne “à la française” et ses talents pour le relooking cette super coiffeuse est également esthéticienne. Soins de beauté, manucure, pédicure, épilation

D

errière l’arcade d’une toute petite ruelle, à deux pas de la place Moulay Hassan, se cache un espace hors du commun, une galerie d’art dédiée au bien-être. Le regard est absorbé, dès l’entrée du Spa, par une sélection d’œuvres originales, mises en valeur par la clarté de l’espace. Peintures, sculptures et photographies sont exposées dans la galerie du rezde-chaussée, mais aussi réparties un peu partout, à chaque étage de ce Riad-Spa qui mélange décoration contemporaine et matériaux traditionnels. Au menu : relaxation, beauté du corps et paix de l’esprit, avec des soins originaux prodigués dans un environnement raffiné à l‘hygiène parfaite. Laissez-vous

tenter par un bain lyrique, secret de beauté de la légendaire Reine Cléopâtre, suivi d’un massage relaxant aux pierres chaudes. Dans le hammam, le reflet irisé des bougies sur le tadelakt sombre confère une aura magique au rituel traditionnel. Pour reprendre vos esprits,

ou encore massages à l’huile d’argan, Charlotte et l’équipe de l’institut Phelia connaissent tous les secrets pour vous rendre plus belle. L’institut vous reçoit 7 jours sur 7 de 9h à 19h et sur rendez-vous le dimanche. Rue Ichbilia Bin Elaârassi Tél : 06 61 11 99 60 06 71 61 14 16

n’hésitez pas à grimper sur la terrasse pour déguster un thé à la menthe, allongés sur le sofa arrondi, abrités du soleil par un dais de voiles blancs que le vent agite doucement. 15, rue Khalid Ben Walid Tel : 05 24 78 57 94 www.azur-essaouira.com

Trésors d’Essaouira : La perle dans tous ses états

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i vous avez une déclaration d’amour à faire, à votre moitié ou à vous-même, vous trouverez sans aucun doute le précieux cadeau aux Trésors d’Essaouira. De ses voyages dans les îles lointaines, JeanPaul of Saint Bart a rapporté une passion pour les bijoux

inspirés par la mer, et surtout pour les perles de Tahiti. Montées à la main sur de la passementerie ou de fins liens de cuir, elles composent ainsi des sautoirs à nouer, des colliers ou des bracelets aux fermoirs d’argent. 5, rue Ibn Rochd Tel : 06 76 21 83 52

Petite halte chez Abderrazzak, le fromager philosophe

A

u carrefour d’une piste qui serpente entre les arganiers, deux panneaux d’indication : à gauche La Fromagerie, à droite le reste du monde. Bientôt les murs blancs de plusieurs petites bâtisses et les sourires joyeux d’Abderrazzak le fromager et de Jaouad le cuisinier signalent qu’on est bien arrivé de l’autre côté du monde. “Voulez-vous faire une halte dans notre café “laitiraire” ? Notre bibliothèque est ouverte à

tous, mais loin d’être complète, alors si vous avez des livres en trop pensez à nous…” Voilà qui donne le ton, nous ne sommes pas chez un fromager ordinaire ! Ancien professeur d’université résident au Canada, Abderrazzak Khoubane a rencontré le fromage comme une évidence s’imposant dans sa vie. Un jour il a plongé ses mains dans le lait, et de manière tout-à-fait inexplicable, racontet-il, il a compris instinctivement ce qu’était le fromage. De retour chez lui, il a annoncé à sa femme et à sa belle-mère qu’il allait quitter l’enseignement pour devenir fromager. Et pour convaincre sa dubitative bellemère allemande, il lui a proposé un blind test avec son fromage préféré. Pari gagné, c’est celui fabriqué par Aberrazzak qu’elle a retenu, et non l’original. Il décide alors de regagner sa terre natale : la campagne souirie, pour faire du fromage de chèvre. D’abord installé dans la kasbah familiale, il choisit finalement l’indépendance et s’installe en pleine campagne, sur une terre où les chèvres se nourrissent de

romarin, de sariette, de mimosa ou de feuilles d’arganier en fonction des saisons. Chaque matin, les femmes des environs lui apportent leur lait dont il a fixé arbitrairement le tarif au litre : 7 DH, le double du prix du marché. Il se retire alors dans l’atelier pour procéder à l’alchimie qui donnera naissance à ses fromages, sur lesquels il veillera ensuite, en les retournant soigneusement tout le temps de l’affinage. La fromagerie est aussi un bel endroit pour déjeuner au soleil et déguster la délicieuse cuisine de Jaouad à La Table Champêtre (sur réservation) ; Tomates confites aux clous de girofle, Courge à l’orange, tajine de cabri aux petits pois frais... Tout est bio et délicieux ! Et pour finir, bien entendu, des fromages maison que l’on peut aussi emmener chez soi pour prolonger le plaisir. Et lors de votre prochain passage, n’oubliez pas de lui confier vos vieux livres ! La Fromagerie Km 1 route côtière de Safi Tel : 06 58 83 99 99 06 66 23 35 34

SHOPPING POUR TOUS LES GOUTS Si vous êtes du genre à ne pas pouvoir quitter Essaouira sans un souvenir dans vos bagages, faites un tour du côté de nos adresses coups de cœur : Histoire de filles, vous ne résisterez pas à la sélection pointue de ce concept-store féminin, bijoux, accessoires, fringues, meubles, vaisselle ou objets de déco, tout est chic, joli et original. 1, rue Mohamed Ben Messaoud, Tel : 05 24 78 51 93 Avis aux gourmets ! Avant de prendre la route, direction Patachou, l’incontournable boulangerie-pâtisserie française de la ville. Un petit croissant pur beurre, une bonne baguette tradition, une tarte au chocolat ou plutôt un Foly’s, vous y trouverez toutes ces folies bonnes pour le palais et le moral, à défaut de la ligne… 802, Lot Azlef, Tel : 06 59 29 28 95 Si vous voulez mettre dans votre pain quelque chose de plus, direction Les Caprices d’Ines. Bleu d’Auvergne, Saint Nectaire et autres fromages du terroir se partagent les vitrines avec les jambons de pays, la rosette de Lyon, sans oublier le rayon traiteur avec ses suggestions du jour. Rue du Four à Pain, Tel : 05 24 78 49 54 Votre truc c’est plutôt le poisson ? Alors vous trouverez ce qu’il vous faut aux Fumaisons d’Essaouira. Saumon bio de Norvège, haddock, espadon, ombrine ou sardine, tout ici est fumé artisanalement au bois de hêtre. Tel : 05 24 47 35 79 / 06 61 34 72 51


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DEJA L’ENVIE DE REVENIR... Plus aucun doute, Essaouira vous séduira et vous rappellera. Alors si vous décidez d’y poser vos valises quelques temps, ou même de vous y installer durablement, vous trouverez votre bonheur. Passez par L’Immobilière d’Essaouira, Natacha et Stéphane vous y aideront, choisissez la bonne déco et faites coincider votre prochain voyage avec l’un de ses nombreux festivals..

Essaouira et la musique

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chambre en avril, le Festival des Jeunes Talents en août et le Festival des Musiques Andalouses fin octobre. L’histoire d’amour qui lie Essaouira et la musique est aussi présente au quotidien avec de jeunes musiciens pleins de talent rythmant les soirées un peu partout dans la ville.

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as besoin de vous creuser la tête pour décorer et aménager votre prochain pied-à-terre... En nous ouvrant les portes de son dernier chantier, JeanBaptiste Liotard, “designer d’espaces” installé à Essaouira depuis 7 ans, nous assure “que ce soit pour réaliser

Festival Gnaoua © Youssef Amchir

ujourd’hui on ne plus parler d’Essaouira sans évoquer le Festival Gnaoua, connu et reconnu dans le monde entier, il a été le principal vecteur de notoriété de la ville début juin. Sur son sillage d’autres événements musicaux sont venus s’inscrire sur le calendrier : Le Printemps des Alizés et sa musique de

Essaouira et la déco

des meubles au design contemporain ou des travaux de décoration, les artisans locaux mobilisent leur talent et leur savoir-faire pour réaliser un travail soigné”. JBL Design Tel : 06 69 58 91 09 facebook.com/jbldesign

C’est d’ailleurs à Essaouira que Philippe et Sabine Luciani puisent leur inspiration et font réaliser la plupart des meubles que vous trouverez dans leur boutique-showroom de Marrakech. Ardevivre 437, Q.I. de Sidi Ghanem Tel : 05 24 33 66 10

L’Immobilière d’Essaouira : La référence

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u’il s’agisse d’acquérir un bien ou de louer une maison de vacances à Essaouira, depuis 10 ans, la référence de l’immobilier dans la région, c’est l’agence de Natacha Schoppe et Stéphane Laurent. Savoir-faire et savoir-être, voilà les deux règles d‘or qui leur ont valu le respect unanime de leurs clients. Natacha et Stéphane se répartissent les tâches, toutes les transactions, démarches administratives ainsi que le suivi de chantier sont la spécialité de Stéphane, tandis que Natacha se charge de la décoration, de

la valorisation des biens mis sur le marché et des services liés à la location. C’est elle qui notamment assure la gestion commerciale des villas du Golf Mogador, mais aussi de tout un parc d’appartement, de Riads ou encore de villas de luxe. Elle ne se contente pas de donner les clés, mais elle offre un véritable service personnalisé à ses locataires. Elle peut assurer le transfert depuis l’aéroport, remplir le frigo, mettre à disposition le personnel nécessaire et même organiser les loisirs de ses clients pendant leurs vacances. Côté transaction, la parfaite connaissance du marché immobilier local est complétée par une expérience

de ces biens d’exception, qui sont une exclusivité de l’agence. L’Immoblière d’Essaouira

reconnue en matière de travaux de construction. L’Immobilière d’Essaouira peut ainsi intervenir dans la bonne réalisation et

l’exécution minutieuse de chaque étape technique : conception architecturale et définition précise du projet, coordination technique, choix des matériaux et des procédés constructifs, adaptés à chaque projet, que ce soit à la campagne ou en ville. La clientèle est accompagnée depuis son accession à la propriété jusqu’à son installation ou encore la gestion locative de son bien. Si vous cherchez une demeure de prestige, n’hésitez pas à consulter l’agence, qui dispose d’offres hors marché, exemptes de toute publicité, afin de préserver le caractère unique

802-01 Lot Azlef immobiliere-essaouira.com contact@immobiliere-essaouira.com Tel : 06 73 01 82 01


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hôtels, riads, maisons d’hôtes, coup de coeur & tendances… P. 33

Room-Service :

“Le Es Saadi, c’est chez moi”

Dans chaque numéro, nous vous vous ouvrons les portes des plus beaux établissements hôteliers de Marrakech, et vous faisons visiter en exclusivité notre chambre coup de cœur. Pour ce numéro, la suite 137, tout fraîchement rénovée, des Jardins de la Médina.

LA CHAMBRE 137 DES JARDINS DE LA MEDINA

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ultane nichée au fond des divins jardins de cet hôtel cousu de charme -ancien lieu de villégiature de la noblesse marocaine-, la suite 137, tout juste rénovée, offre une bulle de douceur et de confort. D’abord, il y a le jardin-terrasse privatif où il fait bon siroter un jus de fruits Alain Milliat sur le transat au pied du palmier. Ensuite, il y a la chambre, aux proportions idéales, à laquelle l’architecture XIXe confère cette belle hauteur sous plafond. Le décor est baigné de lumière, s’y superposent mobilier chiné ça et là par

le dynamique directeur des lieux Luc Fougère -comme ce meuble télé et le ventilateur trouvés au Magasin Général-, é q u i p e m e n ts modernes -télévision grand écran, enceintes pour iPod, machine Nespresso…- et matériaux d’origine -bejmats, tadellakt, boiseries et plâtres. Capsules Nespresso, thés Harney & Sons à souhait, fruits frais de saison, pâtisseries marocaines, et, en cadeau, un bon cru marocain, sont autant d’attentions qui décuplent confort et plaisir. On s’y sent vite comme chez soi. Une mention spéciale pour le hamac que l’on découvre dans

le “panier piscine” qui nous attend au pied du lit. Il n’y a qu’à demander, on vous l’installe où vous voudrez… Détendez-vous et profitez. Le choix, dès l’arrivée, de son parfum d’oreiller parmi des effluves de gingembre, ambre ou fleur d’oranger est un autre plus. Mais avant de rejoindre le moelleux de votre lit king size, je vous conseille de faire un tour du côté du restaurant, quelques bigaradiers plus loin... La Tangia de la Chef Sana Gamasse vaut véritablement le détour. M.A. Tel : 05 24 38 18 51 lesjardinsdelamedina.com

Offrez-vous le monde dans le tout nouveau jet privé Four Seasons

e propre du voyage de luxe, c’est d’offrir, de la première à la dernière seconde, une expérience rare et parfaite à la clientèle la plus exigeante. Le Jet qui porte les couleurs et les valeurs Four Seasons est un Boeing 757, entièrement réaménagé, qui peut accueillir 52 passagers, où -bien sûr- le service est assuré par le personnel hôtelier de la chaîne. Ne voilàt-il un mode de déplacement qui permet d’explorer le

L

monde dans des conditions de confort optimal ? Seattle, Tokyo, Beijing, les eaux transparentes des Maldives, le Parc National Serengeti en Tanzanie, Istanbul, SaintPetersbourg, Marrakech, New York, on se promène ainsi de continent en continent, avec à chaque fois trois jours d’escale dans un hôtel Four Seasons, un vrai joli rêve. Imaginez que vous embarquez à bord d’un Jet conçu comme un hôtel 5 étoiles, avec un concierge qui

prend en charge vos moindres désirs. Vous voilà installé dans un fauteuil-lit en cuir artisanal, devant vous, un excellent repas accompagné d’un grand cru de Bourgogne. Grâce à la connexion wifi, vous consultez la liste des produits de beauté disponibles au Matsumoto Kiyoshi le plus proche de votre hôtel à Tokyo… Avant de dormir, n’oubliez pas le petit selfie à poster sur votre réseau favori. Mais il vous faudra attendre l’été 2015 (du 16 août au 8 septembre) avant de pouvoir vous embarquer pour ce voyage en tapis volant. Le temps de faire vos économies : 119.000 $, soit plus de 980.000 DH de chez nous, mais comme on dit, quand on aime, on ne compte pas. P.F. www.fourseasons.com/ aroundtheworld

Elle n’est pas milliardaire et pourtant elle vit comme une star ! Et des stars, ça fait quasiment trente ans qu’elle en croise tous les jours : parce qu’Adinda Pauwels vit à l’hôtel Es Saadi à longueur d’année. Rencontre avec une dame qui a la tête dans les étoiles et les pieds bien sur terre…

C’est ma maison, dit-elle avec humour, je suis un peu comme Coco Chanel qui habitait au Crillon à Paris, mais je suis une Coco sans le Chanel !” Au Es Saadi, où elle est connue comme le loup blanc, elle est Madame Adinda, sans que personne n’ait vraiment découvert qui se cache derrière les lunettes noires dont elle ne se sépare que rarement. Le soir peut-être… A Marrakech depuis une trentaine d’années, Madame Adinda vit à cent à l’heure ! Surtout ne pas imaginer qu’elle flâne toute la journée au bord de la piscine de l’hôtel. Dès le matin, elle se rue jusqu’à l’entreprise de prêt-à-porter, Clicking Fashion, qu’elle a créée et dirige avec quelque 200 employés sous ses ordres. Les stylistes lui envoient des modèles du monde entier et c’est ici à Marrakech qu’elle les confectionne, pas loin de 200.000 pièces, robes, jupes, chemisiers, vestes ou pantalons qui partent chaque année pour l’Europe. “Je travaille pour des marques connues françaises ou belges, dit elle avec humilité, et mon nom n’apparaît pas sur les vêtements que nous fabriquons ici à Azli. Mais ça m’amuse d’imaginer les Européennes qui portent mes vêtements sans se douter d’où ils arrivent…” Si elle a été l’une des premières à commercialiser les tissus faits main au Maroc, qu’elle a découvert à Essaouira, Adinda n’a pas toujours navigué dans les sphères de la mode. Jeune étudiante en Belgique, elle a fait les Beaux-arts, se maria très tôt avec un photographe de renom et donna naissance à deux enfants, Hilse, artiste peintre et Bert, coach de tennis, avant de se lancer dans le mannequinat et les photos de mode. Puis

elle s’essaie au cinéma, décroche quelques rôles et s’envole pour Los Angeles où elle vivra cinq ans, juste avant de débarquer au Maroc. Au Es Saadi, “puisqu’à l’époque, il n’y avait guère que trois hôtels convenables à Marrakech et que je connaissais déjà Elisabeth Bauchet-Bouhlal, qui m’a accueillie avec beaucoup de gentillesse. Dès le début, Elisabeth et son mari m’ont soutenu dans tous les projets que je voulais monter au Maroc.” Adinda n’a jamais quitté le Es Saadi : “C’est mon petit luxe à moi, je ne suis ni fan de bijoux, ni de fringues de marque… Je préfère vivre dans un endroit exceptionnel, y recevoir mes enfants et petitsenfants, sans les contraintes domestiques du quotidien. Et puis ici, c’est comme à la maison, les chefs connaissent mes goûts depuis le temps. Et je me sens protégée. D’ailleurs, ils s’inquiètent à la réception s’il m’arrive de rentrer très tard” s’exclame-t-elle en riant. En regardant sa montre, Adinda s’excuse de devoir déjà partir : “J’ai le salon du prêt-à-porter dans un mois à Paris et toutes les collections doivent être prêtes…” C’est presque en courant qu’Adinda conclut l’entretien : “Ah oui, j’ai un grand projet pour la rentrée : ouvrir une école de formation couture dans mes ateliers, parce qu’on ne trouve plus beaucoup de gens qualifiés sur les techniques de couture machine… Alors autant les former nous-mêmes avant de les engager… mais je ne serai pas la prof parce que je ne sais même pas coudre un bouton !” M.R. Tel : 05 24 34 01 83


visions d’intérieurs… P. 34

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es amateurs de beaux encadrements visitent un jour ou l’autre le showroom De Bouche à Oreille de Séverine Chaperot qui, depuis déjà plus de dix ans, met tout son cœur à mettre en beauté toiles, dessins, photos, affiches, bijoux anciens.... Très régulièrement, ses clients -amoureux de belles choses- lui font part de leur envie de trouver des cadeaux originaux, personnalisés, des œuvres uniques, encadrées avec soin à prix accessibles. Séverine a bien une petite idée... si elle faisait appel à ses connaissances et amis artistes pour réaliser une collection d’œuvres singulières. Ces dernières semaines, la petite idée qui trotte a pris forme, installée dans un charmant petit espace lumineux dans son show-room à Sidi Ghanem. Le ton est donné ! Vous vous laissez séduire et embarquer par ce qui

ressemble à s’y méprendre à la naissance d’un véritable petit Cabinet de Curiosités où se côtoient de sublimes petits crânes dorés à la feuille d’or du doreur parisien Damien de Laage, des insectes en bronze

poli d’un saisissant réalisme de Bernard Schmidt, des dessins et toiles petits formats des artistes Philippe Deltour et Sybille Baltzer, des animaux et insectes en fil de fer et papiers de Nathalie Rigoulet mais également de beaux timbres marocains, dessins, photos ou documents chinés, sans oublier les très belles boites en noyer incrustées d’os et de fil de laiton imaginées par Séverine et réalisées par ses artisans. Pour ces petites curiosités, comptez entre 150 et 5.000 DH, à vous de dénicher l’insolite. N.R. 280, Q.I Sidi Ghanem (en face du restaurant le Zinc) Tel : 05 24 33 66 55 06 60 40 36 12

La céramique dans la peau

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riginaire de Fès, Farej Achchattei a choisi Marrakech il y a 5 ans pour diversifier ses c o nna is s a nc e en céramique “J’apprends beaucoup ici, beaucoup de rencontres de créateurs, de cultures différentes, un enrichissement qui m’aide énormément”. A l’âge de 15 ans, Farej passe toutes ses vacances dans un atelier à

Fès, il touche à tout, fabrique de la vaisselle, du zellige, des objets déco, prend goût à ce métier, il continue, aime ça et finit par consacrer tout son temps à sa nouvelle passion. Dès son arrivée à Marrakech il trouve un emploi dans une société qui fabrique de la vaisselle. Un beau jour, le designer Hicham El Madi se présente pour une commande et remarque le

doigté de Farej, lui demande de réaliser une théière décalée, un succès ! Cette rencontre signe le début d’une belle collaboration qui perdure encore aujourd’hui. En 2011, Ferej participe à l’émission Bladi design sur 2M, il est élu Lauréat dans la catégorie Céramique avec la très belle réalisation de son fameux tajine étoile, une belle reconnaissance qui lui donne des ailes ! Il s’installe dans son propre atelier, passe un diplôme de concepteur d’art et peaufine ses techniques, en invente d’autres, crée ses propres mélanges, terre, argile, herbes, peinture, applique du verre sur ses céramiques… Une recherche sans fin, pour des pièces uniques qu’il réalise selon l’inspiration ou sur commande pour certains créateurs ou particuliers, alors n’hésitez pas à le contacter. N.R. Route de Safi, douar Aït Massaoud n°1550 Tel : 06 65 84 35 60

OMAR BENJELLOUN A DU NEZ

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n langue berbère, Ulili signifie le laurier rose. Joli nom pour cette marque marocaine de création de senteurs lancée par Omar Benjelloun en 2011, qui propose une dizaine de bougies parfumées et façonnées à la main dans un atelier casablancais. Mais Ulili, c’est le fruit d’une rencontre à Grasse en France -le pays des parfums-, entre la parfumeuse Marianne Nawrocki et Omar Benjelloun, amoureux du patrimoine naturel et historique du Maroc. Amoureux à tel point qu’il a associé sa marque à une ONG suisse, Matter of Act, pour lancer le projet “Yagour Project”, destiné à préserver le patrimoine préhistorique du site du Yagour dans le HautAtlas marocain. “Ces trésors du néolithique sont aujourd’hui gravement menacés, explique Omar, car ils ne sont pas protégés. C’est pourquoi j’ai décidé de reverser 10% des recettes de la bougie baptisée Talist -la neige en berbère-, pour aider cette association dans son combat pour la préservation du patrimoine naturel des montagnes du Haut-Atlas.” Inspirée par les textes d’Omar,

Marianne s’attache quant à elle à retranscrire dans le langage magique des senteurs les rêveries olfactives du créateur de la marque. Pour illustrer ces bougies pas comme les autres, de véritables petits chefs d’œuvre, Ulili a fait appel à Zineb Benjelloun. Formée au cinéma et à l’art plastique, l’artiste marocaine s’inspire des jeux et des souvenirs d’enfance de son pays pour donner vie aux bougies sous les traits de personnages que l’on retrouve sur les cartes à jouer espagnoles, populaires depuis plusieurs générations au Maroc. Chacune des bougies invite au voyage et à la rêverie : M’Goum, à la mûre sauvage, rose de Damas et géranium, Tazarine, figuier, romarin et cèdre de l’Atlas, Lalla Mira, néroli, thuya et oliban, Oum Rabie, fleur d’oranger, laurier et cardamone… Une collection rare qui propose de découvrir toute la richesse de l’imaginaire olfactif marocain. Enivrant. M.R. Tel : 06 20 69 80 80. Une dizaine de points de vente à Marrakech, dont le 33 Majorelle.

DU NOUVEAU POUR VOTRE EXTERIEUR

© Marco Strullu

Cabinet de curiosités

oon Garden lance le coussinage et la création de rideaux sur-mesure. Tout est personnalisable, de la couleur à la texture, en passant par les broderies, réalisées dans leur nouvel atelier de 300m2,

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niché près des 1000m2 du showroom. Mais pour ceux déjà équipés, sachez qu’il est possible, à partir de son mobilier existant, de se faire confectionner les coussins et protections adéquats. Plusieurs grandes enseignes ont déjà fait appel à leur savoir-faire pour leurs aménagements extérieurs, notamment le groupe Accor, avec le Sofitel, mais aussi les plus beaux palaces marrakchis, tel le Selman et le tout-nouveau Mandarin qui ouvrira ses portes prochainement. Dans leur showroom, on vient découvrir les tendances de cet été et on fait confiance à Michelle et son équipe de Home Staging pour nous aider à sublimer notre salon d’été ! M.S. 310, Q.I. Sidi Ghanem Tel : 05 24 33 55 88


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belle & zen… P. 36

Fabriquer soi-même ses produits de beauté 100% bio

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l suffit de quelques mètres carrés à Rachid Jaafari pour qu’il vous transporte sur sa “Terre d’éveil”. Naturopathe, magnétiseur, sourcier, il respire la nature et diffuse ses bienfaits avec le sourire. Après avoir vécu 25 ans à Londres où il s’est initié à cette science de vie qu’est la médecine ayurvédique, il part étudier à l’Ecole Lyonnaise de Plantes Médicinales. Son parcours le mène dans différents coins du monde, il finit par poser ses valises à Marrakech et choisit de s’installer dans une toute petite boutique sans enseigne, dissimulée derrière la Place des épices. Vêtu d’un tablier de jardinier, il manie avec soin

les produits naturels de toutes sortes qui remplissent ses étagères, huiles essentielles, beurre de karité, huile d’argan, argile, cire d’abeille, miel… Rachid est un passionné qui aime partager, il décrit les propriétés de chaque produit pour que chacun puisse choisir la recette qui convient à son estomac ou à sa peau et repartir avec une tisane, un soin pour les cheveux, une crème, un baume… le tout 100% bio et sur-mesure. A partir de 4 personnes, il propose un atelier pour apprendre à fabriquer soi-même ses cosmétiques. On commence par mélanger l’huile végétale et l’eau florale de son choix, on leur ajoute de

Founoon... selon Kenza

vec sa façade blanche et noire, impossible de rater la boutique Founoon (les arts), nouvelle adresse de prêt-à-porter, maroquinerie et accessoires imaginée par Kenza, une jeune femme de Marrakech très attachée au savoir-faire et à l’artisanat de qualité de son pays. Après des études de management et tourisme en France, Kenza rentre à

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Marrakech où elle suit les cours du Collège Lasalle, elle se découvre des talents et se lance dans la création de sacs et de vêtements. Les choses s’accélèrent, elle décide de créer sa propre marque et d’ouvrir sa boutique. On y trouve des tuniques (entre 400 et 940 DH) ; des gandouras, djellabas, jabadors et sarouels ; des combinaisons en coton ou satin brodées

à la main ou perlées, mais aussi pantalons, gilets, vestes et blousons en cuir et daim avec de belles finitions et des doublures liberty… Côté accessoires, des paniers à franges en daim (1.060 DH), des sacs en tissu et cuir brodés, des étoles tissées en coton, une série de pochettes, ceintures… Une multitudes d’articles fabriqués par les artisans choisis par Kenza que complètent des objets déco, le tout, de belle facture, car la maîtresse des lieux souhaite avant tout allier avec justesse tradition, simplicité et raffinement. Kenza expose aussi des articles coups de cœur tels les cadres photos impression zellige Clairfontaine et une ancienne collection de chaussons d’intérieur en cuir de la craquante marque pour enfants Easy Peasy. N.R 119, rue Mohamed El Bekkal (à côté Chatr créations, à deux pas boucherie La Fonda) Tel : 05 24 44 88 41 06 61 60 24 03

© Marco Strullu

la cire venue des ruches de Rachid. Chauffée légèrement, la préparation devient onctueuse, on peut alors ajouter les huiles essentielles : géranium rosat pour illuminer le teint, Ylang Ylang pour régénérer les cellules ou lavande fine aux 300 vertus. L’atelier dure environ deux heures, qui comprennent la présentation des matières premières et de leurs bienfaits, la préparation d’une crème et d’une émulsion, le tarif est de 500 DH par personne. On peut également acheter des produits finis, ou les commander sur-mesure, il faut compter entre 200 et 300 DH pour une crème, le prix variant selon les composants. Avant de quitter cette oasis de paix, prenez 3 minutes pour faire le plein d’énergie en vous offrant un “bol d’air” devant la machine inventée par le Docteur Jacquier, pour améliorer naturellement l’oxygénation cellulaire. A découvrir absolument, effet reboostant garanti pour tout le reste de la journée. P.F. Terre d’éveil, Place de épices (rue derrière la pharmacie) Tel : 06 73 46 02 09

POUR HOMMES

i les adresses shopping pour hommes se font rares à Marrakech, au Carré Eden, on note toutefois la présence de nouvelles ens ei gnes qui pour r aient inverser cette tendance. D’abord, il y a Gant, la marque américaine de prêt-à-porter, c’est sa première boutique à Marrakech, on y trouve des chemises button down, polos, pantalons chinos et autre articles masculins élégants et décontractés… De son côté, Lacoste innove avec un nouveau style de boutique, lumineuse,

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l’agencement est très épuré, on remarquera les portants en acier ultra design, uniques au Maroc. Le polo est le haut impératif pour ces saisons printanières et estivales, il y a longtemps que la marque au crocodile en a fait son emblème ! Enfin, si vous cherchez du sportwear ou des chaussures, rendez-vous au niveau -1, chez Step In, ce magasin multimarques offre une panoplies de modèles pour petits et grands à des prix très raisonnables. M.S. carreedenshoppingcenter.com

T’AS DE BEAUX YEUX TU SAIS…

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uelle est la femme qui ne rêve pas de poser un regard sublime sur le monde qui l’entoure ? Voilà un concept dans l’air du temps, qui a bien étudié la question. Tout commence avec la restructuration des sourcils avant de s’attaquer aux cils, qui peuvent être rehaussés par des patchs en silicone sur lesquels ils s’accrocheront ensuite. Pour que l’effet soit torride night and day, rajoutez le mascara semi-permanent (1.200 DH les deux). On peut

aussi opter pour l’extension de cils… Et celles qui veulent être impeccables au réveil, iront jusqu’à l’eye liner permanent qui intensifie le regard (1.700 DH). L’institut propose aussi des maquillages de fête, des soins de beauté visages et corps avec les produits Talgo et l’épilation de chaque poil superflu. P.F. Sublime regard : 2 résidence Al Batoul, bd Mohamed V Tel : 05 24 43 34 36 www.sublimeregard.ma

STANDING OVATION POUR ARTSI ’est sous une pluie d’applaudissements que notre fashion designer marrakchi, Artsi Ifrach, a présenté sa toute dernière collection aux Docks Cité de la Mode et du Design à Paris, lors des défilés organisés dans le cadre de la 8ème édition du salon Labo Ethnik en mai dernier. Une collection, pétillante, originale et aboutie, qu’il a entièrement conçue en Inde. Pas étonnant qu’elle ait fait l’unanimité parmi le public venu nombreux suivre les 11 défilés de jeunes talents du monde entier. Y.V. Artsi Ifrach : 06 60 03 62 46

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Terres d’Amanar : il y en a pour tous les goûts et tous les âges

es vacances approchent, youpi ! Et ils sont de plus en plus nombreux ceux qui organisent leurs vacances au dernier moment… A quelques encablures de Marrakech, il existe un lieu magique, en lisière de la réserve du Toubkal : les Terres d’Amanar. Là-bas, tout le monde peut y trouver son bonheur, en famille, entre amis et même tout seul ; adultes, enfants et ados. Le domaine propose trois villages, avec chacun son type d’hébergement bien particulier : du village écolodge au bivouac,

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en passant par les tentes lodge, l’ensemble imaginé dans la plus pure tradition berbère. “Il s’agit de faire vivre au visiteur la vie traditionnelle des Berbères, explique Jean-François Fiquet, le PDG des Terres d’Amanar. Nous avons opté pour le concept “nature et découverte”, avec trois restaurants, deux piscines et une multitude d’activités en rapport avec la nature, des randonnées sous toutes les formes, à pied, en vélo ou à cheval, de l’accro branches pour les jeunes, des émotions fortes avec les tyroliennes -unique

au Maroc et c’est vraiment impressionnant.” Important également, les ateliers cuisine ou d’artisanat local, histoire de vivre des expériences chargées d’émotion. Nouveauté depuis cette année, le développement de l’activité équestre, avec la construction d’un premier club et une cavalerie composée d’une vingtaine de chevaux, sans oublier les poneys pour les plus jeunes. “Désormais, les Terres d’Amanar proposent des séjours ou des journées équestres, poursuit JeanFrançois Fiquet, avec à l a cl é des randonnées exceptionnelles.” En projet, le relooking du parc enfants-pour les 3 à 8 ans-, avec des jeux qui vont permettre à nos chères petites têtes brunes ou blondes de s’épanouir dans un contexte ludique. Mais bien sûr, la voilà la bonne idée vacances ! C’est la garantie d’un instant magique où chacun pourra se ressourcer et renouer avec la nature. Le rêve quoi, à 35 minutes de Marrakech. M.R. Tel : 05 24 43 81 03 www.terresdamanar.com


bouffée d’air… P. 39

UNE BELLE JOURNEE A LA PISCINE… Quand les températures grimpent, et c’est en général ce qu’elles font l’été à Marrakech, on est bien heureux de pouvoir faire trempette dans un cadre sympathique… Nous avons sélectionné des piscines pour tous les goûts et des ambiances pour toutes les humeurs. Vous Plongez ? ENVIE 100% PISCINE… Palace Es Saadi Le “Blue Pass limited” vous ouvre les portes de l’une des plus grandes piscines de la ville, au cœur d’un parc de 8 hectares où s’élèvent rosiers, bougainvilliers, bananiers et arbres centenaires. On se relaxe dans les canapés “coquillage” autour de la piscine extérieure, en savourant l’un de leurs délicieux cocktails de fruits frais (500 DH). Exclusivement sur réservation. Tel : 05 24 33 74 00 Les Jardins de la Médina Dans un environnement de verdure luxuriante, il vous est possible, sur réservation, de vous détendre une journée autour de la piscine et profiter également du restaurant dans un cadre luxuriant sous le magnifique jacaranda centenaire. Accès piscine : 100 DH + déjeuner à la carte. Si l’envie d’un massage surgit, le spa vaut le détour. Tel : 05 24 38 18 51 ENVIE DE SPA Four Seasons Resort Le Spa vous accueille avec son nouveau rituel dédié aux couples “Escapade Romantique”. Un moment en toute intimité avec différents massages, vous terminez votre séance de relaxation par un bain de fleurs parfumé accompagné d’une tisane. (2.500 DH par couple). Vous êtes en famille, vous pouvez déposer vos enfants au kids club (220 DH, déjeuner compris). Tel : 05 24 35 92 40 Le Selman Pour la période estivale, le “Chill in pass”, donne accès à la piscine avec la formule déjeuner piscine du lundi au vendredi (entrée + plat ou plat + dessert) à 500 DH, et le week-end à 800 DH (entrée + plat + dessert). Un Day Pass SPA est aussi disponible, il permet de bénéficier de l’espace vitalité Chenot (1.500 à 2.000 DH selon formule).Tel : 05 24 45 96 00 A l’Atlas Golf, le Day Spa vous propose la formule soin du visage Gemelogy d’1h, déjeuner et farniente au bord de la piscine, massage relaxant d’une heure et manucure (ou pédicure) avec pose vernis. En semaine, le “Pass Farniente”

vous offre transat, déjeuner au bord de la piscine et massage du dos de 20mn (400 DH). Tel : 05 24 37 66 66

au Menzeh, avec une pâtisserie ou une glace. Prix : 1.200 DH (hors boissons). Tel : 05 24 38 86 00

ENVIE DE BRUNCH Palais Namaskar En plein cœur de la Palmeraie, cet oasis est un véritable lieu d’apaisement, avec ses piscines logées entre l’architecture orientale et les palmiers, vous serez accueilli avec un délicieux cocktail (688 DH sunbed et serviettes inclus). Le dimanche, un brunch exceptionnel vous attend avec au menu du Saumon fumé, Assortiment de sushis, des Brochettes, une Sélection de douceurs… Compter 788 DH. Il est conseillé de réserver ! Tel : 05 24 29 98 00

JOURNEE RELAX A LA CAMPAGNE Beldi Country Club Toujours de nouveaux aménagements dans ce lieu verdoyant devenu incontournable pour ses déjeuners savoureux et sa grande piscine idéale pour faire des longueurs… Formule déjeuner piscine à 370 DH. Le spa jouxtant le jardin aromatique saura parfaire cette parenthèse enchanteresse, pensez à réserver votre massage ! Tel : 05 24 38 39 50

Jardin d’Inès En semaine, on déjeune à la carte au bord de la piscine : des Sandwichs club, Croque monsieur et madame, Assiette de fruits de saison découpés, Carpaccio... Le samedi et le dimanche, le Brunch vous est proposé dans une ambiance musicale agréable. Accès piscine en semaine à 150 DH, le week-end à 250 DH. Tel : 05 24 33 42 00 LA TOTALE ! “Pool Lounge” au Sofitel “Relax, Swim, Eat & Drink” résume parfaitement l’univers outdoor du Sofitel. Vous avez l’embarras du choix pour vous détendre, entre le hamac, le Fat bed ou encore le lit à baldaquin. Et pour vous rafraîchir, vous pourrez même choisir la température de l’eau, piscine fraîcheur à 20° ou piscine chauffée à 30°… Ou encore le spa. Petite faim et grosse flemme ? La formule déjeunerpiscine à 600 DH (300 DH pour les -10 ans) comprend les services bord de piscine : passage de la masseuse, brochettes de fruits, un shooter, l’essuyage des lunettes… Tel : 05 24 42 56 00 La Mamounia L’Escale Estivale revient du 21 juin au 21 septembre. Un “Day Pass” qui permet de passer une journée inoubliable dans ce palace mythique, avec accès aux piscines et aux installations sportives. Un déjeuner méditerranéen au bord de la piscine, puis une délicieuse pause sucrée

Manzil la Tortue : Vous êtes installé sur un transat ou un lit balinais, près de l’immense piscine, il ne reste plus qu’à vous relaxer dans une ambiance familiale, calme et très cosy… Enfin arrive l’heure de passer à table, place aux plats “spécial fraîcheur”, comme le toutnouveau Gaspacho andalou et le Filet de dorade sauce citronnée. Formules déjeunerpiscine : 290 DH (150 DH pour les - de 11 ans) du mardi au dimanche. Tel : 05 25 11 88 86 Palais Clementina Vous écoutez tranquillement le chant des oiseaux loin du tumulte de la ville et laissez la détente vous submerger autour de cette piscine à la température idéale. Un havre de paix encore très préservé, accessible sur réservation (150 DH). Il est bien entendu possible de s’y restaurer; soit avec le menu express à 210 DH (sandwich beldi accompagné de frites et d’une salade) ou le menu gourmand(entrée, plat, dessert) à 300 DH. Tel : 05 24 39 00 41 Le Bled de Gre Au bout d’une piste et avec une vue dégagée sur l’Atlas, une Kasba conviviale et familiale vous attend avec sa vaste piscine, son parc magnifiquement arboré et ses animaux en liberté. Venez prendre votre bol d’air à la campagne en profitant d’un bon repas préparé par les soins de Philippe et Grenadine ! (180 DH : accès piscine et déjeuner). Tel : 06 61 45 17 90 et 06 61 15 17 90

APPRENDRE LES LANGUES EN JOUANT

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’est bien connu, plus tôt on apprend une langue étrangère, plus l’acquisition est facile et durable. Abrakadabra est un concept pédagogique moderne, développé en Europe depuis 1997, qui s’appuie sur une méthode d’apprentissage ludique : chansons, rimes, images, histoires et mouvements permettent aux enfants de développer le sens des langues étrangères, leur apportant des

fondations solides utiles à leur future acquisition. A l’atelier Abrakadabra de Marrakech, Michaela Webhofer et son équipe d’animateurs diplômés prennent en charge les enfants à partir d’un an et peuvent les initier au français, à l’anglais, à l’espagnol, à l’arabe et l’allemand. Ils se déplacent aussi à domicile avec un principe de “parent hôte” qui accueille copains et copines de son cher petit pour apprendre

en s’amusant, histoire de joindre l’utile à l’agréable. Et si vous n’avez pas encore décidé du programme d’été de vos enfants, Abrakadabra organise une colonie de vacances à Ras el Ain du 30 juin au 4 juillet. Au programme, 4 heures de cours quotidiens en anglais, français et allemand, des jeux, du bricolage, de la peinture, du modelage, de la cuisine, du sport, des bains dans la piscine,

des barbecues, des feux de camps… Le plein d’activités de plein air ainsi que le logement dans une auberge typique de la région, la pension complète, et le transport vous coûteront 2.700 DH par enfant (de 5 à 14 ans) pour la semaine. P.F. Tel : 06 61 99 48 72 05 24 39 51 33 www.abrakadabra-maroc.com

APRES LE SPORT, LE RECONFORT Fitness Club Entre détente et entraînement, il n’y a qu’un pas. Avec le Pass journée découverte, le Fitness Club vous propose l’accès à l’Univers Aquatique (jacuzzi, piscine de 34 mètres, transat et parasols) et à l’Univers Sportif (Espace 100% mixte et espace 100% femmes équipés de cardio-training, spinning, musculation, circuit minceur…) et tout cela pour 150 DH. Tel : 05 24 49 62 01 La Vie en Rose Pour les fans de chevaux, cette véritable maison de campagne abrite un centre équestre dans un bel écrin de verdure, et propose des balades à cheval et de sympathiques journées piscine, tout au long de l’été. Déjeuner/piscine : 150 DH, Cheval/déjeuner/piscine : 350 DH (balade à cheval 1h30 + déjeuner + piscine), Cheval/ apéro/piscine : 300 DH (balade à cheval 1h30, un apéritif accompagné d’une grande assiette de tapas). Tel : 06 61 30 86 12 JE FAIS PLAISIR AUX ENFANTS… ET A MOI AUSSI ! Oasiria : Le paradis des enfants avec ses 6 grandes piscines, ses toboggans et ses attractions, ils ne verront pas le temps passer. Quant aux parents, ils pourront se détendre dans un espace vert planté d’oliviers, bordant une grande piscine calme où les plongeons sont interdits… Rare en cette saison ! Tel : 05 24 38 04 38 Ambiance champêtre à Jnane Tihihit Dans cette ferme traditionnelle nichée dans un douar au-dessus du Barrage, on se nourrit des légumes du jardin, des œufs et volailles de la basse cour et du lait des vaches de la propriété. Une délicieuse cuisine du terroir que l’on savoure dans des jardins d’oliviers, orangers, grenadiers et vignes. Les enfants adorent rendre visite aux animaux… Les activités sont nombreuses. Formule incluant déjeuner, accès au domaine, visite de la ferme, accès piscine, serviettes de bain (250 DH adulte, 150 DH enfant). Tel : 05 24 38 73 52


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mondes parallèles

viens, je t’emmène… P. 41

Tafza, Terre d’argiles

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l’entrée de la vallée de l’Ourika, se dresse sur la route un village bardé de ses étals de poteries, tapis, miroirs, lampes et tout le reste, amoncelés comme des kasbah accrochées à la montagne. Tafza, un village tout en petites ruelles raides où s’enfouissent les portes de ses maisons, est surtout visité pour son écomusée berbère. Si vous y allez, faites quelques pas de plus, et découvrez sa diversité qui s’épanouit grâce à sa mono activité séculaire : la poterie. Tafza est un village de potiers, chaque maison s’orne de bacs de décantation, de terrasse de séchage et de fours à bois, à gaz ou électrique. Chacun y va de son savoir-faire ou de sa création. Il y a ceux qui reproduisent les mêmes gestes depuis des générations et tournent tajines et kanouns,

comme Ahmad Amdjar, selon rythme mensuel immuable : aller chercher les argiles, les traiter, produire, sécher, et apporter aux vendeurs, pour 15 à 30 DH la pièce. Il y a ceux qui font les cendriers, les lampes, les assiettes et tout le toutim, qui produisent pour d’autres et ceux qui ont les moyens d’émailler, ceux qui ont les réseaux et sortent des pièces à trois cents euros. Il y a Hassan, qui a trouvé l’inspiration en rapportant un trophée de chasse sur son dos. Le seul à braver un interdit, puisqu’il produit des sangliers de toutes les tailles. Il y a l’artiste, Ahmed Aouzal, qui anime des stages de poteries et crée des décors de cinéma. Mais il a surtout sorti la première Koutoubia et introduit la technique du moule en plâtre, technique reprise pour

la fabrication des kasbah. Tafza vit depuis toujours grâce aux deux sources d’argile où ses habitants vont puiser la manne de leur activité économique. Ils les mélangent selon les besoins et y rajoutent l’argile blanche de l’oued Issil, si l’objet est dédié à la cuisson. Ils répètent à l’unisson selon les personnalités et les particularités, ces gestes transmis de père en fils, qui jusque-là n’étaient que la garantie d’une survie et qui maintenant deviennent sources de richesse. Les jeunes restent au village et choisissent le tour de potier aux métiers de la ville, ils deviennent les nouveaux alchimistes de l’Ourika. Le village change, s’enrichit depuis quelques années et je me demande quand la première imprimante 3D va y faire son apparition. M.A.C

Vendeuse de pain

icha, le prénom qu’elle a choisi le temps de cet article, vend du pain depuis 25 ans au même endroit, à Bab Doukkala. Elle a bien voulu nous parler d’elle, de sa vie mais c’est en fait pour toutes les femmes qui tiennent leur famille à bout de bras qu’elle s’adresse à nous. Dans ce visage de plus de 50 ans, résonne un regard ouvert et chaleureux aussi doux que la peau de ses joues et sa voix fluette. Sur une petite table recouverte d’une nappe aux carreaux rouge et blanc, elle a disposé des pains différents, des rghaif, des batbout, des baghrir, qu’elle a confectionnés. Levée chaque matin avant la première prière, elle met la main à la pâte, pour se trouver à Bab Doukkala au tout début de la journée, qui va durer pour elle jusqu’à la vente du dernier pain et, s’il le faut, jusqu’à minuit. Son mari ne travaille pas, son fils aîné s’est marié, ses quatre autres fils sont à la maison malgré un bac et des études universitaires. C’est elle qui n’a

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jamais mis les pieds dans une école et sa fille, qui fait des ménages, qui assurent le pain quotidien de la famille. Pendant notre entretien, un homme est intervenu : “Vous avez demandé l’autorisation pour faire des photos ? Vous avez donné de l’argent ?” C’est un homme de la sécurité, un peu virulent. Est-il là pour protéger les femmes ou les vendeurs de la rue ou estil là pour soutirer quelques dirhams ? Je pencherais pour la deuxième supposition, surtout que chaque vendeur installé devant les boutiques y va régulièrement d’une pièce de 10 DH pour conserver son commerce de trottoir. Car la sécurité ici n’est pas synonyme de stabilité, garantie d’emploi ou de sécurité sociale, elle est la promesse de se faire chasser de l’endroit pour quelques temps. Ainsi vont les jours à Bab Doukkala et Aicha se tourne vers moi : “Il faut trouver une solution pour nous !” M.A.C


il va y avoir du sport… P. 42

Yasser Elbount, ou graine de champion Yasser Elbount, retenez bien ce nom, car il pourrait bien s’agir dans l’avenir du Garry Kasparov marocain. Et pour cause, pour sa première participation au Championnat National d’Echecs des moins de 8 ans, la victoire était au bout. Portrait d’un petit-grand champion.

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la question “que veuxtu devenir à l’avenir ?”, Yassir répond avec cette brillante lueur dans les yeux, propre aux personnes douées : “Je veux devenir champion du monde d’Echecs”, voilà un “Monsieur” qui sait ce qu’il veut ; et il a les capacités pour l’avoir. En effet, du haut de ses 7 ans et des poussières, l’enfant prodige du Menara Echecs Club de Marrakech, s’est imposé au Championnat du

Maroc qui s’est déroulé en avril dernier au complexe Moulay Rachid de la jeunesse et de l’enfance à Bouznika. L’histoire avait débuté il y a deux ans, à l’époque où Yasser était encore turbulent en classe. Alors qu’il se promenait un jour de vacances avec son père dans le souk d’Essouira, il s’arrêta net devant un petit échiquier en thuya qu’il confondit avec un jeu de dames. Il demanda à son père de le lui acheter, une

nouvelle vocation était née, et elle ne coûta que 20 DH. Dès lors, il substitua ses soldats en plomb pour des pions en bois, et se consacra au plus noble des jeux, les Echecs. Cependant, d’autres temps obligent -et ne pouvant pas demander de conseils à ses parents ou à ses deux sœurs ainées, car aucun membre de la famille ne jouait aux Echecs-, c’est en utilisant l’informatique, en jouant contre un automate, qu’il peaufina ses stratégies et finit par mater le Roi, tous les Rois. Côté études, pour le père de Yasser, depuis que son enfant pratique ce jeu, il s’est assagi et a même fini par être premier de sa classe de CE2. Peut-être que le môme avait établi une nouvelle stratégie sur une classe en guise d’échiquier, et une institutrice pour reine à prendre. Quoi qu’il en soit, le talent et le sens tactique sont bel et bien là, et il convient de les protéger, car pour le petit Yassir, la partie ne fait que commencer. S.C.

NORIA GOLF CONJUGUE LE SWING AU FEMININ

LA CHRONIQUE FOOT Par : Soufiane Chakkouche

Merci les gars C

e qui devait arriver n’arriva point pour quelques malheureux points (10 au total). Dans notre dernier numéro, le rêve était encore permis, car le Kawkab était encore en course pour remporter le championnat national, un titre synonyme d’une participation à la Coupe du Monde des Clubs qui, rappelons-le, aura lieu à Marrakech et à Rabat du 10 au 20 décembre prochains, et qui connaitra la participation du Real Madrid et sa récente Décima. Cependant Nikê, déesse de la victoire, en a décidé autrement, mais pas seulement, le perceptible relâchement des joueurs en fin de saison y est aussi pour beaucoup. En effet, à deux orteils, un tibia et trois points du leader MAT (Moghreb Athlétic de Tétouan), presque tout au long de la saison, les poulains de Hicham Dmii ont levé le pied au cours du troisième tiers de la Botola, par fatigue probablement, par erreur de jeunesse certai nement . Pas de Coupe du Monde donc

pour le KACM, ni de Ligue des Champions d’Afrique, pas même un billet pour la Coupe de la Confédération Africaine, car les Marrakchis se sont fait littéralement chiper la troisième place, lors de la dernière journée, par le FUS (Fath Union Sport) de Rabat. Le Kawkab s’est donc contenté d’une très honorable quatrième place au terme de la Botola. Toutefois, le vrai exploit ne réside que peu dans ce classement, mais dans le parcours du Kawkab depuis sa remontée la saison dernière de la deuxième division. Le club ne s’est pas limité à se maintenir au milieu du classement ou à éviter la relégation, comme le font la majorité des équipes (même européennes) qui débarquent en première division, à peine arrivé, il a joué pour remporter le titre, que de volonté, que de courage, que de dignité. Alors déçu certes, mais fier de vous, au nom de moi et de mon cœur en forme de ballon : MERCI les gars, vivement la saison prochaine et dima dima Kawkab.

Droits télé de la coupe du monde, les enturbannés raflent tout

A n tout nouveau parcours de golf a ouvert début avril, le Noria Golf Marrakech. Situé face à l’oasis de Noria, le Center Parc du promoteur Pierre et Vacances dont les travaux débuteront à la rentrée, ce jeune parcours de 18 trous semble avoir déjà séduit plusieurs golfeurs par son dessin tactique et ses trous d’eau, même si le club house n’est pas encore terminé. Réalisé par la CGI dans le cadre d’un future projet immobilier axé sur le golf, la gestion a été confiée à Braemer,

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une société spécialisée dans l’exploitation golfique dont le siège se troue à Saint Andrews en Ecosse, difficile de trouver une référence plus mythique. Braemer gère d’ailleurs l’ensemble des golfs du groupe CGI : Saidia, le Golf Royal de Fès, Casa Green, ainsi que le golf de Taghazout qui devrait ouvrir au public un parcours de 9 trous en octobre prochain. Les adhérents au club de Marrakech peuvent donc profiter de conditions préférentielles dans l’ensemble de ces golfs. A Noria comme

ailleurs, signes particulier made in Braemer, pas de caddy mais des chariot électriques. Mais ce que l’on trouve uniquement qu’à Marrakech, c’est l’atelier féminin, une idée d’Estelle Boissieu, la directrice, pour inciter les femmes à venir perfectionner leur swing ou autre geste technique hors des regards masculins. 100 DH pour une heure de complicité féminine, voilà un plaisir à s’offrir sans sourciller. P.F. Tel : 06 20 05 22 04 www.noriagolfclub.com

défaut de la jouer, les footballeurs, et le peuple marocain dans sa globalité, vont se contenter de la suivre à la télévision, et même cela n’est pas si sûr. Et pour cause, les enturbannés ont mis le pied sur les droits de diffusion télé, privant ainsi des millions de personnes d’un plaisir qui ne dure qu’un mois, mais attendu durant 4 ans. En effet, et à l’instar de la Ligue des Champions, la chaine privée qatarie, BeIng Sports, à sa tête Nasser Al-Khelaïfi (qui est aussi président du PSG), a racheté à TF1 en mars dernier les droits de diffusion télé des 64 matchs que comptera la Coupe du Monde, dont 36 en exclusivité. Autrement dit, pour regarder l’intégralité de la compétition, il faut s’abonner à BeIng et rejoindre les 2 millions de clients de la chaîne,

ce qui peut se résumer à “for watching, Be BeIng”. Toutefois, petite consolation pour les téléspectateurs, TF1 garde le droit de diffuser 28 rencontres aux côtés de BeIng, dont celles de l’équipe de France, les huitièmes et quarts de finale, les deux demi-finales et la finale. Il est donc révolu le temps où la Coupe du Monde était diffusée partout et par toutes les chaînes, cette coupe qui, comme son nom l’indique, appartient au monde et à tout le monde, elle qui fait vibrer des millions de démunis à travers la planète en leur offrant le sentiment d’appartenir à une famille, à une nation, à l’humanité. Alors pourquoi les Qatartis veulent les en priver ? Eux qui ne sont et ne se sont jamais qualifiés à aucune Coupe du Monde. S.C.


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Quand l’huile d’olive est un grand cru

e Domaine Arije vient de coiffer au poteau les grands domaines oléicoles du nord en remportant pour la deuxième année consécutive le Trophée de la meilleure huile d’olive extra vierge, décerné au Salon international de l’Agriculture de Meknès par le Ministère de l’agriculture et de la pêche maritime. Il faut dire que depuis 2012, l’huile Arije rafle sur son passage toutes les récompenses que ce soit en Allemagne, en Italie ou aux USA. Pourtant, quand il acquiert en 2004 ce domaine de 20 hectares, situé au Sud de Marrakech dans la Plaine du Haouz, Frank Robbez-Masson, industriel du secteur du luxe, ne connaît rien aux olives, il fait alors appel aux conseils de son ami Marco Magelli, qui est un grand spécialiste italien de l’huile d’olive. Il plante 4.500 arbres de la variété picholine du Languedoc, se dote d’un matériel de haute technologie et se lance dans la production de 4 variétés d’huile

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extra vierge : la picholine, l’arquebina, la beldi et un mélange picholine arquebina. Franz Robbez-Masson s’attache alors à apporter un soin méticuleux à chaque étape de la production. Le premier secret d’une huile de qualité est de réduire au maximum le temps de stockage. Idéalement, les olives doivent arriver au moulin immédiatement après la récolte, dans la même journée, sinon le processus de fermentation s’engage et le goût des olives s’altère rapidement. Au Domaine Arije, les olives sont ramassées à la main et traitées à peine deux heures plus tard. En outre, l’utilisation d’une technologie de pointe permet d’obtenir un taux de polyphénol particulièrement élevé. Comme disait Hypocrate, notre nourriture peut être notre meilleur médicament et les polyphénols sont reconnus pour leur activité anti oxydante, il préviennent l’obésité, les maladies cardio–vasculaire, diminuent les risques de cancer. Enfin pour que rien n’altère sa qualité, l’huile Arije est conservée dans une cuve en inox avec une température contrôlé et mise en bouteille au Domaine avec un verre filtrant les UV à 98%. “Aujourd’hui, notre huile a gagné la reconnaissance des spécialistes un peu partout dans le monde, dit Frank RobbezMasson, mais nous souhaiterions qu’elle soit aussi présente sur les tables des bons restaurants de Marrakech dont nous sommes heureux et fiers de valoriser le terroir.” Un appel aux chefs de notre ville que nous n’hésitons pas à relayer… Pour l’instant, l’huile du Domaine Arije est en vente au restaurant Bougainvillier dans la Médina, la Picholine est la plus corsée et l’Arquebina, la plus douce, a un petit parfum d’Italie. P.F. http://domaine-arije.blogspot.com

MARRAKECH, DESTINATION GOURMANDE DE LA TULIPE AU MENU…

our la seconde édition du trophée Marrakchef, du 12 au 14 juin il a fallu un vrai tour d’Europe pour sélectionner quatre chefs “avec la patate”, des chefs qui bougent, incarnant une cuisine jeune et décomplexée, avec une culture du partage et une bonne connaissance

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RENCONTRE AVEC MOHA, PRESIDENT DU JURY DE MARRAKCHEF

L’OLIVIER, SAVEURS D’ETE AU ROYAL PALM

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ffrez-vous une escapade fraîcheur tout en saveurs au bord de la piscine lagon de l’hôtel Royal Palm. Avec la nature omniprésente et l’Atlas qui se reflète dans l’eau bleue, le restaurant L’Olivier est un cadre tout indiqué pour les déjeuners ou les dîners d’été. Sous la direction du Chef Philippe Jourdin, meilleur ouvrier de France en 1993, L’Olivier propose une cuisine légère sans lésiner sur les moyens pour vous offrir le meilleur des produits du Maroc. Dans votre assiette, des poissons ou des homards péchés à Essaouira le jour même. Ne croyez pas pour autant qu’ils soient préparés de manière classique, car Philippe Jourdin puise son inspiration sur différents territoires. La sardine prend ici

l’accent sicilien, elle est farcie puis rôtie et accompagnée de miettes de pommes charlotte et de poivrons confits. L’entrecôte, elle, est bien française avec une vraie béarnaise. Parfumé au sésame et au soja, le saumon côtoie le wok de légume. Mais c’est une brise plutôt méditerranéenne qui souffle sur l’ensemble des entrées. Le soir, la piscine et les jardins s’illuminent, lanternes et bougies confèrent au lieu une atmosphère de douceur propice aux dîners romantiques et la lune fait évoluer la carte vers des compositions plus exotiques. P.F. Km 12, route d’Amizmiz Tel : 05 24 48 78 00

des saveurs du Maroc. Ce trophée, créé l’an dernier par Ludovic Antoine de l’excellent Riad Monceau, photographe et spécialiste culinaire, auteur d’un très beau livre d’images et de recettes, met donc en compétition cette année des chefs emblématiques sur leur territoire : Richard Toix (1* Michelin) pour la France, Pascale Aussignac (1* Michelin) pour l’Angleterre, Damien Bouchery pour la Belgique et Felix Manso pour l’Espagne. Les plats et les desserts présentés comprennent exclusivement les produits des meilleurs producteurs locaux, rassemblés à cette occasion pour un marché gourmand organisé au Naoura Barrière, exception faite de deux denrées introuvables sous nos cieux : la morue salée et… la tulipe ! Le vainqueur du trophée laissera-t-il une recette en héritage sur les cartes du Naoura Barrière et du Riad Monceau ? Pourquoi pas ? Sauf la morue et la tulipe, on trouve de tout chez nous. P.F.

près une école hôtelière à Genève et des premières armes aux fourneaux de plusieurs restaurants en Suisse, Moha, qu’on ne présente plus, rentre au Maroc et ouvre en 1998 à Marrakech Dar Moha, devenue l’une des tables les plus renommées de la gastronomie marocaine revisitée et originale. Normal donc qu’il ait été choisi comme président du jury de la seconde édition de “Marrakchef” qui se prépare au Palace Naoura Barriere et au Riad Monceau, alors que nous sommes sous presse. Ce trophée original a mis en compétition quatre chefs de renommée internationale dont le défi a été de réaliser un plat et un dessert à consonance marocaine. Moha était

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entouré d’un jury qualifié, composé de chefs venus de Marrakech, bien sûr -Zakia Aïtboulahcen de Dar Rhislane, Issam Rhachi du Naoura Barrière et Rachida Sahnoune du Riad Monceau-, mais aussi de personnalités marocaines ou étrangères, toutes ayant un rapport avec les plaisirs de la table : Ayoub El Ouadi de Tanger avec Art et Gourmet, Myriam Ettari pour Masterchef 2M, Nasser Jeffane du Mandarin Oriental de Genève, Rachid Maftouh du Kenzi Tower de Casablanca et Laury Zioui de L’Eveil des Sens à Montignies le Tilleul en Belgique. “J’ai été très honoré d’avoir été choisi en tant que président du jury, a confié Moha entre deux tournages de l’émission télévisée Master Chef Morocco qu’il tourne actuellement à Casa, parce que cette compétition, “Marrakchef”, a mis la cuisine marocaine à l’honneur, et en plus dans ma ville ! La rencontre avec ces grosses pointures de la gastronomie -Richard Toix de Poitiers (1 étoile Michelin), Pascal Aussignac de Londres (1 étoile Michelin), Felix Manso pour l’Espagne et Damien Bouchery pour la Belgiqueest pour moi une sorte de récompense, parce que vous savez que j’ai été le premier au Maroc à faire une fusion entre la cuisine marocaine et la cuisine internationale.” “Marrakchef” est devenu un ambassadeur de choix dans la promotion du tourisme gastronomique au Maroc et à Marrakech en particulier. Le rendez-vous est déjà pris pour une troisième édition. M.R. www.marrakchef.com


les bonnes tables… P. 45

Les douceurs du Ramadan

DEUX STYLES, PLUSIEURS POSSIBILITES…

On ne peut parler du Ramadan sans évoquer les petites douceurs qui accompagnent cette période conviviale, comme les fameuses Chebbakias, Slilous, Fekkas ou encore les Briouates. Petit tour des bonnes adresses.

quelques minutes du centre-ville, direction le Marrakech Golf City de Prestigia, pour découvrir le Montgomerie, son nouveau club house monumental au design contemporain. Au premier étage, un hall tout en transparence nous invite à deux ambiances, au gré des envies. Le O’Mammy Burger, pour dévorer des burgers revisités -Rossini, Men in black…-, des salades généreuses, des milkshakes, smoothies gourmands et autres Ice-teas maison, le service est assuré de midi à minuit. Autre possibilité, la cuisine fusion “méditerrasiatique” de la brasserie

Saveurs d’Orient Il ne sert plus à rien de faire l’éloge des cornes de gazelle de la pâtisserie de Madame Ben Brahim, car tout bon Marrakchi qui se respecte le sait, ses spécialités sont parmi les meilleures de la ville. Tous ces gâteaux élaborés dans la pure tradition, et avec des produits sélectionnés avec soin, ne feront que des heureux. Sur plateau ou en coffrets, vos invités se régaleront. Pour la reine des tables du F’tour, la Chebbakia, comptez 150 DH/Kg. Mais attention, n’oubliez pas de passer commande à l’avance. Tel : 05 24 43 58 67 Pâtisserie Al Jawda Cette pâtisserie est depuis 30 ans une institution à Marrakech. L’emblématique Madame Alami n’a jamais changé ses recettes, peut-être est-ce cela la clé de son succès ? Pas de secret pour créer de bonnes Chebbakias (140 DH/Kg), il faut du miel véritable, des amandes, de la farine, du beurre, du vinaigre, du sésame, de l’anis, de la cannelle, des œufs et une petite touche de fleur d’oranger. Al Jawda est également traiteur et vous propose plusieurs mets salés comme les pastillas ou encore le couscous. Tel : 05 24 43 38 97

Amandine La qualité et la fraicheur sont les mots d’ordre dans cette boutique familiale nichée rue Mohamed El Beqal depuis 1997. Pour le Ramadan, les pâtisseries traditionnelles faites à la main vous y attendent, entre les fameuses Chebbakias (130 DH/Kg), les S’lilous, les Batbouts et les pastillas, vous n’aurez que l’embarras du choix. Et pas besoin de réserver, ils produiront suffisamment pour tous les jours du mois sacré. Tel : 05 24 44 96 12 Amoud L’histoire de la maison Amoud a démarré à Casablanca en 1982. Une success story à la marocaine qui a vu fleurir depuis d’autres belles adresses (des pâtisseriesboulangeries dans plusieurs villes du Royaume, mais aussi un restaurant à Casa). En plus de leurs nombreuses spécialités habituelles, durant le Ramadan, une collection salée viendra enrichir les vitrines, comme les briouates maison. Quant à l’indispensable Chebbakia, comptez 150 DH/kg. Tel : 05 24 45 72 08 M.S.

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Cocotte, qui nous pose bien des dilemmes : comment choisir entre un Tataki de thon rouge, un Black Cod Miso et des Fettucini al dente au pesto de roquette ? Pas facile, mais gardez quand même une petite place pour un dessert : Pain perdu, Sphère au chocolat ou Feuilleté aux bananes… La vraie bonne idée, c’est que les plats peuvent être servis en portion tapas. C’est sûr, on y reviendra. L’équipe, souriante et serviable, nous accueille dès 7h pour le petit-déjeuner et jusqu’à 1h du matin. Y.V. Club House Montgomerie Marrakech Golf City, Bvd Mohammed VI Tel : 06 44 00 07 00


les bonnes tables… P. 46

La success story marocaine de Nespresso Rencontre avec Pierre Bayle Orient Afrique et Caraibes, avait fait le déplacement jusqu’à Marrakech, nous l’avons donc interrogé sur l’activité de Nespresso au Maroc. La Tribune De Marrakech : Quelle part représente le Maroc dans votre activité ? Pierre Bayle : Le Maroc est dans le top 5 des pays de la zone avec des résultats en progression constante, l’ouverture de la boutique de Marrakech est une marque de notre volonté de continuer à accroître notre présence dans les villes du Royaume, notre ambition est de continuer dans les mois qui viennent avec de nouvelles ouvertures à Agadir ou encore à Tanger.

Pour sa quatrième boutique sur le territoire marocain, Nespresso a choisi le cadre chic et urbain du Carré Eden. Donnant directement sur l’avenue Mohamed V, 45 m2 sont dédiés à l’univers de la marque. On y trouve les 22 grands crus chers à George, machines et accessoires avec plein de promotions à ne pas manquer, what else…. A l’occasion de l’inauguration, Pierre Bayle, Directeur Régional pour la zone Moyen

T.D.M. : Quelle est la position de Marrakech sur le marché marocain ? P.B. : Marrakech arrive juste après la zone de Casablanca et Rabat concernant la vente directe au consommateur mais est en tête de la vente aux professionnels. Nous sommes présents dans tous les hôtels 5 étoiles, par exemple. Nous souhaitons maintenant développer notre présence dans les bureaux, où le café est un élément important qui rythme la journée de travail. T.D.M. : Comment expliquezvous le succès de la marque au Maroc ? P.B. : Par le respect du business

modèle qui a fait le succès de Nespresso dans le monde et le service que nous apportons à nos clients, notamment à travers le Club. Aujourd’hui, vous pouvez aussi vous faire livrer votre café à domicile en quelques clics grâce à notre boutique en ligne. T.D.M. : On vous a reproché de ne pas avoir opté pour la capsule biodégradable, que pouvezvous dire pour votre défense concernant la préservation de l’environnement marocain ? P.B. : Notre capsule est entièrement en aluminium, c’est une matière riche et totalement recyclable. A partir de l’an prochain nous allons mettre en place, au Maroc, un système de collecte. Nous ramasserons les capsules usagées dans les hôtels, cafés, restaurants et dans nos boutiques pour qu’elles soient ensuite dirigées vers un recycleur. Nous étudions également la possibilité d’une collecte chez les particuliers lors de la livraison à domicile. T.D.M. : Pourriez-vous me donner le numéro de Georges Clooney s’il vous plait ? P.B. : Et bien non, je ne l’ai pas… mais vous pouvez essayer de voir avec le club Nespresso ! P.F. Carré Eden Avenue Mohamed V nespresso.com/ma/fr

MINI JACK, NIGHT AND DAY… Le Jackisback ferme les trois dernières semaines de Ramadan, mais il promet de rouvrir, avec une petite surprise à la clé : le Mini Jack, à la place de la crêperie mitoyenne, avec un service assuré midi et soir. A suivre ! Y.V. 10, rue Oued El Makhazine, Hivernage Tel : 06 62 17 82 67

DAMIEN DURAND, SUPER TRAITEUR !

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amien Durand, notre traiteur marrakchi, propriétaire du restaurant Le Zinc à Sidi Ghanem, s’apprête à recevoir le Prix International Star for Leadership in Quality. Et c’est Jose E. Prieto en personne, le fondateur de Business Initiative Directions (B.I.D.), organisation mondiale qui depuis 28 ans récompense la culture de la qualité dans les entreprises, qui lui remettra son Trophée au Hyatt Regency à Paris le 20 juin. Bravo Monsieur ! Y.V.

PALAIS JAD MAHAL, ESCALE FEERIQUE

es inconditionnels des soirées raffinées connaissent bien le Palais Jad Mahal, situé à deux pas du Sofitel et de

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la Mamounia. Escale envoûtante dans ce décor indo-marocain féérique, diner savoureux alliant gastronomie marocaine, thaï et occidentale tout en subtilité, et ambiance assurée par des danseuses orientales et un live band déchaîné… à découvrir absolument la nouvelle terrasse à l’étage, chic et cosy ! Les noctambules prolongeront cette soirée exceptionnelle au Silver pour continuer la fête jusqu’à l’aube. Fontaine de la Mamounia, Bab Jdid, Hivernage Tel : 05 24 43 69 84

La nouvelle table du Palais Mehdi

La Villa Oscar, l’escale bistronomique qui s’impose

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ans cette belle villa sur la route de l’Ourika, au décor soigné et à l’ambiance cosy-chic, tout invite à la dégustation et aux dîners raffinés. L’ardoise est composée chaque jour par le chef en fonction des étals du marché et de ses envies. On a craqué pour la Déclinaison autour du foie gras maison servi

avec sa Tatin de saison aux épices, le Risotto à la truffe, les Penne à la salsiccia, le plateau fromages AOC sélectionnés par le Maître fromager Eric Meignat… Mais, gardez une place pour le dessert, la Coupe Amarena (glace vanille, griottes Amarena et amandes grillées) est à tomber. Et ne manquez pas le buffet à discrétion tous les

dimanches à partir de 12h, 180 DH par personne (hors boisson). Y.V. Ouvert tous les jours à partir de 19h00 (sauf lundi). km8, route de l’Ourika (3km après le circuit automobile) Tel : 06 97 85 33 83 Facebooklavillaoscarmarrakech

© Marco Strullu

VOILA L’ETE ! P

renez les escaliers au fond, montez ces magnifiques marches jusqu’au deuxième étage, puis installez-vous et commandez votre cocktail préféré. Les tapis et voilages ont été ôtés ? Normal, le Salon du Café de la Poste est passé en mode été... Vous venez de remarquer que le velours rouge qui vous servait d’assise a cédé place au rotin, plus qu’à scanner le ciel étoilé à travers le Sky dôme et à savourer votre Virgin Mojito… Vive l’été ! Y.V. Tel : 05 24 43 30 38 www.grandcafedelaposte.com

vec un style Gatsby, version mille et une nuits, le restaurant lounge du Palais Mehdi, le Palais M, où nous accueille Ludovic Schorpion et son équipe, offre un espace à la fois sobre et majestueux, avec une belle hauteur sous plafond qui permet à l’air de circuler allègrement, derrière un bar de 12m de long où le “Cocktailman” manie adroitement le shaker. Le service est soigné, les assiettes raffinées, et les cuissons parfaites, aussi bien pour les poissons que les pâtes fraîches maison. A ne pas manquer : la Buratta, les Parpadelles aux cèpes et les Penné à la vodka, juste magnifiques. La tendance

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générale de cette cuisine est plutôt méditerranéenne et le rapport qualité-prix mérite une mention spéciale. Dans ce cadre, on vient écouter Soukeina Boukris, bien connue des fans de la Star Ac le jeudi, le samedi elle partage aussi le micro avec Marouane El Bekry, “the voice” tendance rock. Plus la nuit avance, plus l’ambiance s’affole. Et quand le DJ abandonne ses platines au big boss, alias Mom, on prend des standards vintage plein les oreilles pour notre plus grand plaisir. P.F. Circuit de la Palmeraie Tel : 06 73 39 40 44 06 57 39 96 75


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ON FETE LA MUSIQUE AVEC L’ORCHESTRE PHILARMONIQUE DU MAROC Marrakech on a de la chance, c’est un jardin qui est le cadre des plus beaux concerts classiques, pas n’importe lequel bien sûr, celui de l’hôtel Es Saadi. L’amour pour la musique de la famille Bauchet-Boulhal n’est un secret pour personne à Marrakech. Mais savez-vous qu’elle remonte aux années 40, quand Monsieur et Madame Bauchet se sont rencontrés, dans la classe de Lucien Muratore, fameux ténor de l’Opéra de Paris ? Une passion qui s’est transmise de génération en génération, puisqu’aujourd’hui

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encore, à l’hôtel Es Saadi, toutes les occasions sont bonnes pour faire rayonner la grande musique sous le ciel étoilé de la Ville Rouge. Pour la première nuit de l’été, ce sont les 80 musiciens de l’Orchestre Philarmonique du Maroc, sous la direction Laurent Noguès, qui célébreront la fête de la musique. Au programme, Strauss, Berlioz, Strauss, Dvorak mais aussi des pièces de compositeurs moins connus du grand public tels que Grieg ou Moussorgski Massirah. Une bien belle soirée en perspective que l’on ne peut annoncer

Que le show commence !

sans avoir une pensée reconnaissante pour Henriette Bauchet, disparue cette année, après avoir offert à Marrakech tant de grands moments musicaux. P.F. Le concert débutera à 19h30 le 21 juin et sera suivi d’un cocktail dinatoire dans les jardins du Palace. Tarif unique : 500 DH pour l’ensemble de la soirée. Billets en vente au 05 24 33 74 00 ou par mail : evenement@essaadi.com

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écidemment, le Montgomerie revêt bien de multiples facettes. C’est à l’heure du dîner, sur la terrasse juchée sur le toit, que les surprises commencent. La vue panoramique surplombant le golf et les villas provoque un effet “Waouh”, et le décor soigné du JSet by Jeep, mixe bois brut et métal pour se fondre dans le paysage. Un nouveau lieu donc, mais surtout, un diner-spectacle qui invite une revue sur des rythmes flamenco, tango, bollywood, danses africaines et

streetdance… Si la température monte, une petite pause fraicheur de 20mn au Icebar, ses sculptures de glace et ses -10° vous donneront le coup de boost qu’il faut. Y.V. JSet dîner spectacle (menu 6 entrées + 7 plats + desserts) : 390 DH/personne (hors boisson). Club House Montgomerie, Marrakech Golf City, Boulevard Mohammed VI Tel : 06 44 00 07 00


itinéraire noctambule… P. 49

© Pascal Montary

Extase en plein air

e bô-zin, qui vient de fêter ses 10 ans (déjà !) le 31 mai dernier, est toujours ce lieu unique lorsque la fête se veut en plein air. Le jardin, sublime, a rouvert ; c’est de saison, et c’est agréable ! Le lieu est également quasi unique à Marrakech lorsqu’il s’agit de trouver à la carte le fameux Black

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Cod, cet excellent poisson de fond, pêché au large des côtes d’Alaska. Ici, il est délicatement mariné au Mizo et accompagné d’un riz Vénéré et d’une salade de choux au gingembre… Extase ! Y.V. Tel : 05 24 38 80 12 bo-zin.com

UN ETE FESTIF ET MUSICAL AU COMPTOIR DARNA !

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et établissement qui, depuis sa création en 1999, a fait de la fusion Orient Occident plus qu’un crédo, un engagement, continue de faire scintiller les nuits marrakchies. Au restaurant, comme au club qui se situe à l’étage, les danseuses virevoltent, autant de Shahrazade se faufilant langoureusement entre les tables, renouvelant chaque soir la magie, avec des tableaux différents : danse orientale, show libanais, Flamenco, Bollywood... Ne loupez pas leur passage : 22h30 au restaurant et minuit au Club. Tout au long du Ramadan, nous retrouverons également à l’étage, à partir de 23h, un Live oriental, entre expérience ganouia et une fusion de styles… Car c’est bien sûr la spécialité de la maison, qui, au passage, vous scande “Entrée libre & bonne humeur exigée !”. Y.V. Tel : 05 24 43 77 02/10 www.comptoirdarna.com

Portrait d’une Reine de la nuit marrakchie

l faut sans aucun doute avoir une sacrée personnalité pour être une femme -marocaine- professionnelle de la nuit au Maroc. A l’instar des Régine, Olivia Valère ou Cathy Guetta, Bouchra de Peretti a fait de l’organisation de soirées son métier. Première croupière marocaine, elle a participé à la création d’un casino en Autriche avant de choisir de s’installer à Marseille. Devenue rapidement l’égérie

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des nuits marseillaises, elle a réussit la prouesse d’organiser un événement dans le très sélect club des nageurs, ce qui lui a valu un passage vedette dans l’émission Zone Interdite sur M6. Mais la fille des remparts de Marrakech a le mal du pays. De retour dans sa ville natale, elle devient organisatrice des séjours de ces amis VIP, avec son mari Jean-François, elle décide de créer B2P, agence spécialisée dans la réception de personnalités. En février dernier, elle prend la direction des relations publiques du Mariinski. Elle a l’œil partout, un mot gentil pour chacun, très à l’aise dans son rôle de reine de la nuit, elle l’assume pleinement : “Oui la nuit c’est mon métier et je le fais bien, Marrakech est une ville de vacances et de fête, elle a bien besoin de professionnels dans ce secteur si particulier et je suis heureuse d’être Marocaine et de contribuer à cette industrie des loisirs si précieuse pour mon pays.” Voilà qui est dit, bravo Bouchra ! P.F. Contact : mariinski.net


c’est dans l’air… P. 50

Une grande roue a Marrakech…

EX-MARRAKCHIS, QUE DEVIENNENT-ILS ?

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CONSTANCE BERTHELOT : “JE REAPPRENDS A VIVRE EN FRANCE”

es grandes capitales touristiques du monde ont toutes leur grande roue, Singapour, Hong Kong, Paris, Londres, Madrid... Il y en a 87 au total, et voilà la 88ème qui arrive à Marrakech, et qui sera d’ailleurs la seule sur le continent africain. L’initiative vient de Bruno-Alexandre Pons, un spécialiste des attractions foraines, qui a convaincu la maire de Marrakech d’installer très prochainement la roue panoramique quelque part dans la Ville Rouge. 40m de hauteur, c’est dire la vue sur Marrakech qu’on aura de là haut, 27 nacelles de 6 places appelées gondoles… Le tout,

monté par 8 techniciens qui veillent aux normes drastiques de sécurité. En attendant la décision du lieu de l’installation, la grande roue est pour l’instant en pièces détachées dans 16 immenses containers. “C’est aujourd’hui une attraction quasi incontournable pour le tourisme, explique Bruno-Alexandre Pons. Il a semblé évident qu’une grande roue vienne à Marrakech qui appartient au cercle très fermé des capitales touristiques du monde. Du reste, elle sera habillée aux couleurs du Maroc avec une multitude de petits drapeaux.” Outre le côté divertissement pour les touristes et les Marrakchis, Bruno Alexandre souhaite aussi accompagner sa roue d’un projet mensuel à vocation sociale. Premier événement prévu : «Un tour de roue» gratuit aux enfants de l’orphelinat Noor Najma de Massira. Quant aux tarifs, ils demeurent abordables, entre 35 et 40 DH pour les adultes et 10 DH pour les enfants, avec bien des émotions à la clé et une vue imprenable sur la ville. M.R.

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’est une fille du Nord, alors bien sûr, quand elle débarque à Marrakech en 2006 après des études en Angleterre, elle est un peu déboussolée, Constance Berthelot ! Elle qui aime l’ordre, la ponctualité et la rigueur, elle ne comprend pas tout de suite “l’ordre désordonné” de la Ville Rouge. “Un mouvement permanent, et dans tous les sens, dit-elle,

un désordre tous azimuts et une logique qui m’échappait au début, et en plus, je ne connaissais personne de mon âge… Alors, la première année, j’ai du m’adapter à une nouvelle culture et franchir les obstacles de l’incompréhension pour apprendre.” Comme elle bosse beaucoup, elle s’intègre rapidement et se fait un solide groupe d’amis, expatriés et marocains. Elle crée avec sa maman -Claude KestelynMaison Rouge, une agence immobilière à Sidi Ghanem, avant de se retrouver chef de pub chez nous à la Tribune de Marrakech. “Une super expérience, au cours de laquelle j’ai appris à travailler en équipe, et fait des rencontres fabuleuses de tous bords, entrepreneurs, hôteliers, décorateurs, artisans… A chaque rendezvous, j’avais l’impression de partir à l’aventure.” Tombée amoureuse du pays, de la ville et de ses habitants, Constance restera ici 6 ans, séduite par

la lumière, les odeurs et les imprévus mais surtout par l’accueil et les sourires. “A Marrakech, il faut apprendre à prendre le temps… Savoir où se situe l’essentiel. Marrakech bouge, mais à son rythme, il faut prendre le temps d’en comprendre le fonctionnement, aidé par ses habitants qui sont avenants. Si tu es généreux la ville te le rend bien.” C’est parce qu’elle a éprouvé le besoin de se frotter au reste du monde, que Constance est repartie en France. Elle est aujourd’hui à Paris, chef de pub d’IDEAT, le magazine déco et lifestyle. Tiens tiens, on dirait bien que Marrakech lui a donné des idées… Marrakech où elle revient régulièrement en vacances retrouver les nombreux amis qu’elle y a laissés. “D’ailleurs, j’aimerais développer un projet en rapport avec les voyages, les rencontres et peut-être le Maroc… Je n’en dis pas plus. Pour l’instant je réapprends à vivre en France…”


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