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N° 33 - Du 29 nov. 2013 au 15 fév. 2014

Journal d’humeur et d’information

La Tribune DE MARRAKECH

Another Editions - 194, rue Mohamed El Beqal - Guéliz - 40 000 Marrakech - Tél. : 05 24 42 02 49 - Fax : 05 24 43 90 04 - Directeur de la publication : Jean-Jacques Fourny - 15 Dhs

10, rue Oued el Makhazine Hivernage - Marrakech

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Réservations 05 24 43 38 90 - 06 62 17 82 67

B L A B L A B L A

C’EST PARTI POUR LE 13EME FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE MARRAKECH ! Du 29 novembre au 7 décembre

LES GRANDS PROJETS MARRAKCHIS…

le Musée de la Photographie et des Arts Visuels conçu par l’architecte britannique David Chipperfield

U Juliette Binoche

Martin Scorcesse

n parc de loisirs représentant le Maroc en miniature, un marché couvert au cœur du Guéliz pour reprendre plaisir à faire ses courses, un musée de la photo, le plus grand du monde, ou encore, un musée d'art contemporain africain… les projets pullulent à Marrakech, on vous les divulgue, pour certains, en avantpremière… Lire la suite page 06

Sharon Stone

Marion Cotillard

S

i la Haute Couture porte un nom lors du Festival du Film de Marrakech, c’est bien celui de la maison Dior, une foule de stars parées de robes de rêve de la marque icône feront encore une fois crépiter les flashs lorsqu’elles fouleront le tapis rouge lors de la cérémonie d’ouverture… Et cette année, c’est son égérie, Miss Marion Cotillard, qui siègera au Jury, aux côtés du Président de cette 13ème édition, Martin Scorcese, l’un des cinéastes les plus influents de sa génération… Evénement ! Voir notre dossier spécial page 26

DANS L’ATELIER DE…

Lalla Essaydi

Elsa Zylberstein

FOOTBALL :

Marrakech reçoit le monde t de 10 pour la Coupe du Monde des Clubs, une 10ème édition au goût de Tanjia et d’Amlou. Des mets auxquels un certain Ribéry, un certain Robben ou encore un certain Ronaldinho, goûteront probablement (mais modérément), car la Coupe du Monde des Clubs 2013 se déroulera à Marrakech et Agadir du 11 au 21 décembre… Lire la suite page 44

E

Clotilde Courau

PLANS FETES

DE FIN D’ANNEE Lire page 55

Lire page 21


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SOMMAIRE 04 : _______________________ CITY-BUZZ 12 : _______________________ ASSOCIATION 15 : _______________________ ECOLOGIE 16 : _______________________ CULTUROSCOPE 24 : _______________________ WEB CINE MUSIQUE 26 : _______________________ SPECIAL FIFM 32 : _______________________ 1001 NUITS 36 : _______________________ DECO 38 : _______________________ MODE & SEDUCTION 43 : _______________________ LOISIRS 44 : _______________________ SPORT 46 : _______________________ FOODING 52 : _______________________ SORTIR 55 : _______________________ LE TEMPS DES FETES 58 : _______________________ LE SAVIEZ-VOUS

QUELQUES DATES A RETENIR 1er décembre : Journée mondiale du Sida. 10 décembre : Journée internationale des Droits de l’Homme. 1er janvier : Nouvel an. 11 janvier : Manifeste de l’indépendance. 14 janvier : Fête de la naissance du Prophète (Mawlid). @MARRAKECH : 29 novembre au 7 décembre : La 13ème édition du Festival International du Film de Marrakech, présidée par Martin Scorsese rendra hommage au cinéma scandinave. (Voir notre cahier spécial page 26) 11 au 21 décembre : 10ème édition de la Coupe du Monde des Clubs aux Stades d’Agadir et de Marrakech, première à être disputée sur le sol africain. (Rendez-vous page 44) 11 au 14 décembre : Congrès annuel de la Société Francophone de Transplantation, une 13ème édition qui rassemble des experts internationaux pour faire le point sur les actualités dans le domaine de la transplantation d’organes. 12 au 13 décembre : IFC’2013, une première au Maroc. La Conférence Internationale sur les Stratégies Multisectorielles de la levée des fonds par les instruments de la finance islamique, 100 dirigeants venant de 20 pays. 12 au 15 décembre : FOOT EXPO. La 3ème édition du premier salon international du football en Afrique, sous le thème “l’Afrique, terre du football professionnel”. (Lire page 44) @CASABLANCA : 5 au 8 décembre : CONSTRUMAR 2013, salon international de la construction, du BTP, de la finition et de la décoration à l’Office des foires et expositions.

11 au 14 décembre : SISTEPMIDEST Salon international de la machine, outils et de la sous-traitance industrielle. Cette 7ème édition est au cœur des échanges entre l’Europe, le Maghreb, les Pays Arabes et l’Afrique de l’Ouest, à l’Office des foires et expositions. 15 au 18 décembre : 3ème édition de Terroirs Expo, un espace de rencontres et de promotion des produits du terroir à l’Office des foires et expositions. @RABAT : 18 au 20 décembre : 10ème CIMQUSEF Congrès International de Management de la Qualité dans les Systèmes d’Education et de Formation, sous le thème “Comment le management du changement favorise-t-il l’engagement des parties prenantes dans la réussite des réformes des SEF ?”. @AGADIR : 5 au 8 décembre : 10ème édition de Sifel Maroc, salon international de la filière fruits & légumes. 11 au 21 décembre : 10ème édition de la Coupe du Monde des Clubs aux stades d’Agadir et de Marrakech. @SALE : 13 janvier au 28 février : Cortège des cires. Précédant la fête du Mouloud, qui célèbre la naissance du prophète Mahomet, le cortège (ou Moussem) des cires anime les rues de Salé. @TAFRAOUT : 1er janvier au 28 février : La célèbre Fête des Amandiers en Fleurs et ses concerts. Les amandiers fleurissent, colorant la ville de Tafraoute de teintes vives et éclatantes, et donnent lieu à des célébrations avec danseurs, musiciens et conteurs.

la Tribune également dans les kiosques Si vous ne trouvez pas votre Tribune de Marrakech dans les 350 points de distribution habituels, vous pouvez toujours vous la procurer dans les meilleurs kiosques de Marrakech, Casablanca, Rabat, Essaouira et Agadir pour seulement 15 DH

Projecteurs, tapis rouges et pelouses vertes i le froid a délicieusement pointé son nez, cette saison, les coups de projecteurs qui s’annoncent déjà ont de véritables arguments pour réchauffer l’atmosphère. Car événements, il y a. Stars, il y aura ; et tapis prêts à être foulés, aussi.

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Le Festival International du Film ouvre le bal, dans cette 13ème édition, que du lourd, un casting qui explose le box office. Du 29 novembre au 7 décembre, on verra Martin Scorsese, en Président du Jury, entouré de Marion Cotillard, Paolo Sorrentino et Park Chan-Wook -pour ne citer qu’eux. Et tandis que James Gray, Nicolas Winding Refn et Abbas Kiarostami donneront des leçons de cinéma, Sharon Stone et Juliette Binoche recevront les hommages… Les flashs crépiteront même Place Jamaâ El Fna, où “Ram-Leela”, le film d’ouverture, sera projeté en XXL, en même temps qu’au Palais des Congrès… Une grande première dans l’histoire du Festival ! Allez, on troque les robes en soie, pochettes en galuchat et autres symboles du grand glamour hollywoodien contre maillots, baskets Samba et ballons Strike… Non, non, on n’est pas à la plage, mais à la Coupe du Monde des Clubs, et devinez où se déroule la 10ème édition de

LA TRIBUNE DE MARRAKECH : Publication éditée par la Sarl Another éditions Maroc. R.C. : 26 171. - Patente : 45191132. I.F. : 06520612. - CNSS : 7399464 Bureaux : 194-197, rue Mohamed El Beqal, résidence Firdaous, Guéliz, 40.000 Marrakech, Maroc. info@anothereditions.com. Tél : 05 24 44 97 09. Fax : 05 24 42 21 28 Dossier de presse : 07/14 Dépôt légal : 2007/0118 ISSN : 2028-2079. Tous droits de reproduction réservés (titres, textes et photos)

cette énorme manifestation internationale du ballon rond…? Et bien, c’est chez nous qu’un certain Ribery et un autre Ronaldinho se sont donnés rendez-vous, car, du 11 au 21 décembre, Marrakech et Agadir recevront la planète Foot entière… On vous invite à fouler la pelouse de ce grand événement. D’autres territoires se construisent en douceur, certains loin des spotlights, mais pour vous, nous les avons également foulés, pour vous dire quels sont ces grands projets qui se préparent à changer le paysage de notre ville. On termine enfin par un monde secret et intime avec “Harem revisited”, la dernière exposition de Lalla Essaydi, et surtout, allons découvrir son atelier, où nous avons eu la chance de la rencontrer pour un entretien exclusif. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de bonnes fêtes, vous inviter à profiter de nos plans pour le Réveillon… et à vous dire rendez-vous en 2014, pour de nouvelles aventures… En attendant, portez-vous bien !

Membres Fondateurs : Mouna Anajjar, Jean-Jacques Fourny. Directeur de la Publication : Jean-Jacques Fourny. jjf@anothereditions.com Directrice Générale Associée & Rédactrice en Chef : Mouna Anajjar. 05 24 44 97 09, mouna@anothereditions.com Assistante DG : Rajaa Chrif. 05 24 42 02 49, assistante@anothereditions.com Rédaction : Marie André-Carton, Soufiane Chakkouche, Pascale Fontesse, Stéphanie Jacob, Mélanie Polatova, Michel Roussel, Stéphane Roux, Katia Sahli, Yasmin Verdès, Reda Zaireg. Marketing & Publicité : Bénédicte Bataille. 06 61 52 43 46, benedicte@anothereditions.com Marketing : Hafed Aziz. hafed@anothereditions.com Direction Artistique : Habiba Machrouh. da@anothereditions.com Photographe : Othman Zine. Impression : Direct Print, Casablanca.


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TUK TUK ET BONNE ACTION Le Domaine Royal Palm ouvre ses portes à l’aube de la nouvelle année Beachcomber Hotels, premier groupe hôtelier mauricien, propriétaire de huit hôtels à l’Ile Maurice et un aux Seychelles, ouvrira à la fin de l’année sa première adresse en Afrique, Royal Palm Marrakech. Le domaine de 231 hectares, qui regroupe une centaine de villas ainsi qu’un très beau golf, ouvriront simultanément, ainsi que le groupe hôtelier l’a souhaité.

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ur la route d’Amizmiz, blotti dans une oliveraie centenaire, le resort est très attendu pour ses six catégories de villas contemporaines de plain pied, dont la déco est signée Karl & Olivier (Studio KO). Elles sont toutes pourvues d’un jardin paysager et d’une piscine privée, et ont la particularité d’offrir des espaces de vie généreux sans aucun vis à vis. Un service personnalisé et une prise en charge administrative, le spa et les restaurants de l’hôtel, le golf et sa vue imprenable sur l’Atlas…

Les atouts sont nombreux ! Pour ce qui est du Royal Palm, il a tout d’un palace mauricien, surtout lorsqu’on découvre sa piscine immense qui s’allonge tel un lagon, surplombant le golf, l’Atlas en toile de fond. Un panorama exceptionnel. L’ensemble de la restauration est piloté par Philippe Jourdin, un chef multi étoilé et Meilleur Ouvrier de France. En attendant l’ouverture des restaurants marocain et gastronomique, nous pourront découvrir sa cuisine à L’Olivier, le “restaurant de

plage” qui, à l’instar des hôtels mauriciens du groupe, fera déjeuner ses clients, non pas sous des bananiers, mais sous des oliviers, clin d’œil sympathique pour ce premier établissement que le groupe ouvre en dehors de l’Océan Indien. Le golf, lui, est réservé en priorité aux propriétaires de villas et aux clients de l’hôtel, mais sera évidemment accessible aux golfeurs extérieurs sur réservation. Suivront l’ouverture d’un spa et d’un fitness aux dimensions XXL, ainsi qu’un Kid’s Club qui s’annonce inédit, selon la philosophie de Beachcomber qui privilégie toujours les vacances en famille… Les premiers clients du Royal Palm auront la chance de passer les fêtes de fin d’année dans ce cadre sublime : une architecture de palace mauricien teintée d’inspirations berbères… Pour les autres, il faudra impérativement réserver avant de vous y rendre ! M.P. Km 12, route d’Amizmiz Tel : 05 24 45 87 46/47 www.domaineroyalpalm.com

ET 1/4 DE SIECLE POUR LE MARATHON DE MARRAKECH !

’est à une 25ème édition que le Marathon International de Marrakech convie

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environ 6.000 marathoniens des quatre coins de la planète, athlètes et amateurs passionnés de course, à conjuguer aventure humaine et dépassement de soi, le dimanche 26 janvier 2014. Ils parcourront un circuit de 42,195 kilomètres dans un cadre idyllique, entre palmiers, oliviers, orangers, le long des remparts de la ville, avec l’Atlas enneigé pour seul horizon. Ce marathon, qui, normalement au vu de la saison, devrait offrir des conditions climatiques idéales pour courir,

annonce un départ à 8h tapantes, avenue de la Ménara, derrière l’hôtel Sofitel. Et pour les moins téméraires, il y aura toujours la possibilité de s’inscrire au semi marathon qui ne fait que 21,097 km, et dont le départ est prévu le même jour à 9h15. Y.V. Inscriptions en ligne ouvertes jusqu’au lundi 20 janvier 2014 à minuit. Plus d’infos sur : www.marathon-marrakech.com

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’est tout chaud, tout nouveau à Marrakech. Les derniers-nés dans la série transport en ville sont les tuk tuk aux tons acidulés, qui embarquent Marrakchis et touristes pour d’originaux trajets dans la cité. Ces petits engins à moteur sont conduits par des chauffeurs handicapés, qui sont propriétaires du véhicule et empochent l’intégralité des dirhams récoltés. 7 tuk tuk en circulation, 4 places max, une

course à négocier suivant la distance, avec un prix de base de 5 DH la place. Ces tuk tuk, on les trouve juste en face de la Poste de la place Jamaâ El Fna. Locaux et touristes sont déjà mordus. Les seuls à ne pas apprécier la bonne nouvelle sont les chauffeurs de taxis et les calèches. Mais nous, on adore, car en plus d’offrir une course pour certains inédite, monter dans un tuk tuk revient à faire une bonne action ! S.J.

L’ART D’ETRE PROPRE

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près une première opération “coup de poing” de ramassage des déchets par les citoyens, la 2ème de Marrakech Propre est allée plus loin, en invitant l’art au programme de la sensibilisation. C’était un samedi de novembre, sur la place du 16 novembre, les enfants se sont vus remettre des manuels P’tit écolo en bandes dessinées, illustrant les bons gestes éco-responsables ; l’artiste Mohamed Mourabiti est venu encadrer un atelier de peinture sur des poubelles et Kenza Mouahidi a préparé une chorégraphie sur le thème “ramasser et jeter les

ordures au bon endroit”… Une journée réussie que Nadya Chamor (Nadav Event Management), compte évidemment réitérer : “Nous prévoyons des actions trimestrielles, en collaboration avec les autorités locales, et la participation des sociétés Ménara Holding, Bouderka, TecMed, MarEco… Prochaine étape : planter des arbres et des plantes pour transformer des terrains nettoyés par nos soins en espaces verts. Tous les bénévoles sont les bienvenus !” M.P. Facebook : Opération Marrakech Propre Tel : 06 99 39 44 13


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infos urbaines… P. 06

Les projets de la ville VISITER TOUT LE MAROC A MARRAKECH

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’est une vraie initiative pour l’élan donné au tourisme de loisirs, engagée par Ahmed BenabbésTaarji et Guy Marrache, à la tête du Groupe Tikida. MiniMaroc est le projet phare, prévu pour 2015, pour booster une industrie certes bien achalandée en terme hôtelier, mais pauvre en terme de loisirs. Ce parc, qui s’étendra sur 5 hectares au cœur de la Ville Rouge, dessiné comme la carte géographique du pays, nous proposera un tour d’horizon d’une centaine de lieux emblématiques du Royaume (56 représentations dès l’ouverture), entre monuments, sites naturels et scènes de vie quotidiennes.

Le concepteur du projet, Adnan Hayat, qui a visité 14 parcs miniatures étrangers, souhaite en faire un lieu “techniquement très nordique, pointu et efficace, dans une ambiance très méditerranéenne, où l’on s’amuse”. Découpée en dix thématiques, la visite de deux heures nous promène du Sahara aux plages d’Agadir, en passant par les villes impériales, l’Oriental, Tanger… La centaine de maquettes, réalisées en Europe, a demandé près d’un an de travail de recherche à l’architecte du projet et son équipe, Youssef Lahraichi. A l’échelle 1/25ème, la mosquée Hassan II de

Rabat va s’étaler sur une surface de 100m², et toutes ces maquettes vont demander de nombreuses heures de travail, car chaque détail sera minutieusement reproduit. Les figurines par exemple, que l’on trouve sur le marché, ne sont pas représentatives du peuple marocain. Il faudra donc les fabriquer à nos couleurs. Un projet dans le projet tant la tâche est titanesque. “Pour qu’un parc plaise au public, il faut du mouvement”, nous précise Adnan. Qu’à cela ne tienne, de l’interactif, il y en aura. La ligne ferroviaire, qui plaira aux férus de trains miniatures, et les wagons, pour promener petits et grands tout autour du MiniMaroc. Et bien sûr, pour tout comprendre de ce qui défile sous nos yeux, un système audio guide en plusieurs langues. Donc, on résume, cent représentations de lieux et monuments emblématiques, un petit train, des restos, des bassins, des jardins et une aire de jeux pour les enfants (enfin !), pédago-ludique s’il vous plaît. Abriter les richesses du Maroc en miniature est une sacrée aubaine pour Marrakech, choisie pour son titre de capitale touristique.

PORTRAITS DES FINANCIERS DU MINIMAROC L’avant-gardisme attitude Depuis 1968, Guy Marrache et Ahmed Benabbés-Taarji n’ont de cesse de croire au potentiel du Maroc. Leur réussite repose sur leur flair, leurs partenariats avec l’allemand TUI et l’espagnol RIU et leur amitié. Ils misent sur Agadir, après le tremblement de terre, où tout était à recommencer, et inaugurent en 1996 son 1er centre de thalasso. Ils seront les premiers plus gros transporteurs touristiques, et les premiers à croire au low cost en lançant Jet4You. Une success story made in Morocco qui dure depuis presque 46 ans. S.J.

ET BIENTOT, UN MARCHE POUR LE GUELIZ

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e Guéliz va bientôt se remettre à battre au rythme d’un marché. Un marché central, comme au bon vieux temps, une bonne nouvelle qui s’est faite attendre…

Après avoir commercialisé avec succès les 120 appartements de son complexe éponyme situé dans le centre même de Guéliz, la société City Garden, se lance dans un nouveau projet, un marché central couvert… Projet ambitieux, car ce sont 4.000m2 couverts, répartis en stands de 5 à 29m2, qui ont commencés à être commercialisés depuis début novembre. Un espace moderne et lumineux dans lequel on pourra faire ses courses, mais aussi profiter d’un food court conséquent et de commerces de proximité. Les commerçants démarchés sont triés sur le volet, ainsi du boucher au fromager, en passant par le fleuriste et le maraîcher, tous proposeront des produits agricoles frais, ce qui assurera un achalandage de qualité. Le marché, en plus d’être central, sera

très accessible, puisqu’il disposera de deux entrées, l’une piétonne, rue de Yougoslavie, et l’autre, située avenue Mohamed V, directement ouverte sur un parking de 160 places, exit donc les problèmes de stationnement. Pour ne pas nous déplaire, le cahier des charges prévoit des normes très strictes en matière d’hygiène et d’esthétique, ce qui permettrait d’ajouter la notion de plaisir à notre panier de courses. Tous les ingrédients semblent ainsi réunis pour faire de ce lieu un futur point de rencontre et de proximité incontournable, mais il nous faudra tout de même faire preuve d’un peu de patience, car le projet sera finalisé pour la fin de l’année 2014. En attendant, on peut rêver notre marché couvert dans les allées duquel il fera bon flâner. K.S. Contacts : Amine Benslimane (Tel : 06 17 00 00 00), Valérie Blaizat (Tel : 06 67 12 39 23) lemarchedugueliz@gmail.com

DE L’ART CONTEMPORAIN, EN VEUX-TU EN VOILA !

SAVE THE DATE : 2016, pour le plus grand musée photo du monde !

l faudra donc attendre deux longues années avant de pouvoir déambuler dans le Musée de la Photographie et des Arts Visuels de Marrakech, dont l’implantation est prévue tout près de la Ménara. Une fierté, c’est sûr, puisque ce sera le plus grand du monde. Conçu par l’architecte britannique David Chipperfield, spécialiste de l’architecture muséale, il s’étendra sur pas moins de 6.000 m². L’homme a déjà fait ses preuves, entre autres, dans le Missouri, en créant The Saint Louis Art Museum ,

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à Reims en France, avec le Musée des Beaux-Arts, ou en Chine en concevant le Liangzhu Culture Museum. Sa nouvelle réalisation, il la veut conforme au paysage de la Ville Rouge. Une architecture monolithique, faite de terre et de textures organiques, qui s’articule à la manière d’un riad, suivant les codes islamiques, autour d’un large patio central. Un vrai musée comme on les aime, mêlant les galeries d’exposition sur cinq niveaux à des espaces dédiés au public et à l’éducation. Au programme, une succession

d’œuvres photographiques et de vidéos d’artistes du monde entier, avec, en vedette, les talents du Maroc et du Maghreb, trop peu connus au goût du directeur du Musée, David Knaus. Des collections temporaires et permanentes, choisies autour de trois thèmes majeurs, l’architecture et le design, le photojournalisme, la mode et la culture, pour des périodes allant du XIXe siècle à nos jours. Autre caractéristique de taille proposée par le musée, un partenariat avec l’Université d’Arizona, qui finance des cours de muséologie. Les heureux étudiants marocains, bénéficiaires de ce programme, pourront se former dans les institutions du monde entier. Un avant-goût du ton voulu des expositions a permis la création d’un espace éphémère au Palais Badii. Pendant un mois, dix photographes marocains contemporains ont investi les lieux, avant de laisser la place à cinq artistes de la célèbre agence Magnum, et à l’exposition “Fame, Fashion, Celebrity” de Lewis Morley. Du grand art à admirer jusqu’au 1er février 2014. S.J. www.mmpva.org

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t de deux ! Après le plus grand espace au monde dédié à la photographie et aux arts visuels prévu pour 2016, c’est au tour du projet de Musée d’art contemporain africain d’Al Maaden, appelé Macaal, de s’annoncer pour 2016, voire 2017. Un permis de construire fraîchement obtenu pour ce bâtiment hors norme pour notre ville, signé par les architectes espagnols multi-primés de Nieto Sobejano, et Omar Alaoui, architecte marocain à l’origine notamment de l’ensemble de bureaux Casashore. Un projet qui se veut écologique (la grande tendance), à faible consommation d’énergie, où l’on pourra admirer une partie des d’œuvres d’artistes africains, parmi les milliers qui

composent la collection d’Alami Lazraq, président fondateur d’Alliances. C’est bien sûr la fondation qui met la main à la poche en posant ce musée sur son domaine immobilier Al Maaden. Comme un avant-goût de ce grand final, le lieu accueille déjà une collection de sculptures monumentales réalisées in situ par 12 artistes de 4 continents. Et comme s’il fallait encore obtenir des garanties, citons deux experts intervenants sur le projet, Brahim Alaoui, ancien de l’IMA à Paris, et Jean-Hubert Martin, l’ancien directeur du Musée national d’art moderne de la capitale française. What else ? S.J. Sidi Youssef Ben Ali, Marrakech


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Quand les étudiants jouent à l’ONU

DES CHIFFRES, ET ENCORE DES CHIFFRES ! Par : Yasmin Verdès • 440 certificats négatifs ont été délivrés par la Délégation du Commerce et de l’Industrie et le Centre Régional d’Investissement de Marrakech, en septembre dernier, pour la création d’entreprises, soit 90% des 490 demandes déposées. (Source : MAP) • 378.171 passagers ont foulé le sol de l’aéroport MarrakechMenara en octobre 2013, soit une hausse de 21,17% par rapport à la même période de l’année dernière, selon l’ONDA. (Source : www.medias24.com) • 0 En d’autres termes, aucun arbitre algérien n’a été désigné par la FIFA pour diriger les matchs de la 10ème édition de la Coupe du Monde des Clubs, prévue du 11 au 21 décembre à Agadir et Marrakech, selon la liste dévoilée par l’instance mondiale. (Source : www.lexpressiondz.com)

S

ophie Ghilan, présidente du World Youth Parliament (WYP), a eu l’envie d’amener le Model United Nations à Marrakech, qui ne se pratique nulle part ailleurs dans le monde arabe. Cette simulation des Nations Unies réunit des étudiants de différentes nationalités, et a pour objectif de les confronter à la diplomatie internationale. Comme le précise Sophie, “c’est également un bon moyen de vaincre sa timidité et d’apprendre à convaincre. Tout est en anglais, en cela aussi, c’est un bon exercice”. Pour cette 3ème édition, qui s’est tenue du 7 au 9 novembre, les

cinquante participants ont dû plancher sur la question du “trafic des êtres humains à l’échelle internationale”. Ces jeunes ultramotivés sont arrivés à des mesures pas forcément révolutionnaires, comme la nécessité du renforcement de la coopération Nord-Sud, mais l’intérêt n’était pas là. Il faut savoir que chaque étudiant s’est vu attribuer un pays, qui bien sûr n’est pas le sien. A lui ensuite de trouver le ton qui colle le mieux avec les intérêts qu’il doit défendre. Sophie nous donne un exemple parlant, “du temps de Khadafi, l’étudiant désigné pour la Lybie aurait dû entrer dans la

peau d’un personnage indiscipliné et fantasque, avec qui les autres pays devaient savoir composer”. Pour elle, c’est un véritable succès. “Je suis très fière de l’engagement et de la participation des étudiants marocains, qui représentent environ 60 % des participants.” Alors, si vous êtes jeune, bilingue et ouvert au monde, surveillez la 4ème édition sur le web. Et profitez de cette période pour vous imaginer en diplomate. S.J. Sophie Yasmeen Ghilan : sghilan.wyp@gmail.com Tel : 06 48 31 22 64 www.marrakechmun.com

• 912 DH par nuit ont été dépensés en moyenne par un touriste étranger à Marrakech au 2ème trimestre 2013, selon le Conseil Régional du Tourisme de la ville. Les Britanniques et les Allemands arrivent en tête, en dépensant respectivement 1.141 DH et 1.077 DH en moyenne par nuit, alors que les Marocains résidant à l’étranger ont déboursé environ 325 DH en moyenne. (Source : www.lematin.ma) • 8,3% de la richesse nationale est créée par la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz, selon les résultats des comptes régionaux de 2011. Et parmi les 16 régions que compte le Maroc, 4 créent près de 48,9%, avec en tête, la région de Casablanca qui contribue pour 19,8 %. (Source : villesdumaroc.com) • 503 projets socio-économiques, dotés d’un budget global de 982 millions DH ont été programmés, jusqu’au 31 juillet dernier, dans le cadre de l’Initiative Nationale de Développement Humain (INDH) au niveau de la province de Marrakech, dont 48 de lutte contre la pauvreté en milieu rural et 203 contre l’exclusion sociale en milieu urbain. (Source : www.lavieeco.com)


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C’EST ARRIVE SUR LA TERRE

Darija, oui ou non ? Mourad Alami répond

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es esprits s’échauffent… La Darija est au centre d’une polémique qui divise les intellectuels du Maroc. Faut-il apprendre aux enfants l’arabe littéraire ? Faut-il mettre à l’école dès le plus jeune âge l’apprentissage de la Darija ? L’universitaire marrakchi

Mourad Alami, spécialiste en analyse langagière du discours, s’est penché sur la question. Il est même le seul à avoir fait des recherches approfondies sur la “langue marocaine” et il est aujourd’hui l’un de ses plus éminents défenseurs. “Le rapport “arabe-darija” est comme il y a 500 ans en France, celui du latin/ français, langue d’élite / langue du peuple, explique le chercheur. Les détracteurs de la langue marocaine, tous des conservateurs de conviction, l’appellent “darija” ou même “dawarij”, comme s’il s’agissait d’une langue mineure, du n’importe quoi, de la langue des gueux. 1% seulement des élèves du primaire maîtrisent la langue française et 6% la langue

arabe. C’est une aberration. C’est pour cela qu’il faut absolument que l’enfant suive les cours dans sa langue maternelle, afin d’avancer plus vite, tout en s’ouvrant sur les langues étrangères depuis un âge précoce.” Une quarantaine de ses articles relatifs à l’écriture et à la langue marocaine sont publiés sur le site Maghress. Quant à son dernier ouvrage en Darija, il s’intitule en français “Les adieux. Une larme en voyage. OUT.” Une histoire entre le Maroc et l’Allemagne, sur le thème de l’émigration. Un roman qui explore la tendresse, l’amour, l’angoisse, la joie et qui pose l’éternelle question de l’être humain : qui suis-je et où vais-je ? M.R.

LE MEILLEUR AMBASSADEUR DE LA LANGUE MAROCAINE Mourad Alami a traduit en allemand des auteurs marocains comme Mohammed Choukri, Abdelkrim Ghellab ou Jabran Khalil Jabran et plus de 300 ouvrages pour le compte de sociétés germaniques touchant à des domaines économique, juridique ou technique. Il a également traduit “Hassan II, La Mémoire d’un roi”, écrit 7 ouvrages dédiés à la langue marocaine, le 8ème étant actuellement sous presse, sans compter quelques 300 poèmes, dont une bonne partie a été publiée dans des revues allemandes.

L’ECOLE DES SAVOIRS

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ciences, littérature, langues… Beaucoup d’enfants sont dépassés par certaines matières. Pour les soutenir dans leurs devoirs ou combler leurs lacunes dans des domaines spécifiques, voire les préparer au baccalauréat, L’école des savoirs propose des cours particuliers à domicile. Rachid Lidrissi, d’origine maroco-mauritanienne, vit en France où il enseigne l’anglais et l’espagnol depuis onze ans. Après avoir travaillé pour des spécialistes du soutien

scolaire en France, il vient de poser un pied à Marrakech, avec sa propre société, qui embauche des professeurs diplômés et testés préalablement sur le plan pédagogique, mais aussi des nounous triées sur le volet qui assurent les sorties d’école des plus petits. Une solution sur-mesure qui, du primaire au baccalauréat, permet aux enfants d’être soutenus sur le long chemin de la réussite scolaire. Les professeurs se déplacent à domicile, en attendant que

Rachid trouve le local idéalement situé pour accueillir tous les enfants et ados après l’école. Son rêve ? S’investir dans l’associatif, réunir les enfants du Maroc et de France autour d’un chantier, celui d’un centre sportif, car pour lui -basketteur semi-pro et bénévole dans le milieu du handisportpas de secret, un enfant sans dépense physique régulière ne peut s’épanouir correctement à l’école. A bon entendeur… M.P. www.lecoledessavoirs.com

Par : Michel Roussel

INCROYABLE MAIS... VRAI ! ECOSSE Cœurs de fantômes à prendre A défaut de rencontrer l’âme sœur, vous pourriez bien rencontrer une âme tout court ! Et pourquoi pas celle de Cléopâtre, Vercingétorix, MarieAntoinette ou Marilyn Monroe ? C’est l’idée -non, non, pas farfelue du tout- que propose Ghostsingle.com, un nouveau site sur le web : vous faire rencontrer des fantômes ! Vous mettre en relation avec des personnes mortes depuis des siècles ou plus récemment, c’est au choix… Ben voyons ! C’est simple, il suffit de remplir un formulaire comme si vous étiez dans une agence matrimoniale et hop, on a accès aux fiches des prétendantes ou prétendants qui, rappelons-le, sont tous passés à trépas. On peut y trouver toutes les âmes esseulées qui ont marqué l’histoire, des personnalités de tous bords, et le site propose donc un rendez-vous avec l’une d’entre elles. Si on se plaît, l’affaire est dans le sac ! Un clic et au diable le célibat, mais je me demande quand même ce que va penser ma mère quand je vais lui présenter la reine Hortense, Jackie Kennedy ou Simone de Beauvoir…

ETATS-UNIS Bijou, caillou, genou et calinou Ça existe déjà au Japon et ça débarque aux Etats-Unis : le “snuggle house”, littéralement “bar à câlins”. Mais n’allez surtout pas croire qu’il s’agit de prostitution. Pas du tout. L’établissement, qui ouvre ses portes à Madison dans le Wisconsin, propose aux hommes en manque d’affection de passer un moment de détente dans les bras de l’une des cinq hôtesses, elles ont entre 20 et 30 ans et on imagine qu’elles ont été sélectionnées pour leur potentiel intellectuel. On a bien dit détente, c’est-à-dire relaxation, sans aucune connotation sexuelle. D’ailleurs, les “chambres à câlins” sont équipées de caméras de surveillance et il y a même un bouton d’urgence pour que les demoiselles puissent appeler au cas où elles se retrouveraient aux prises avec un client trop entreprenant. Pour la bagatelle d’environ 60 euros la séance, divers services sont proposés : des caresses soft, du genre massage, ou des guiliguilis tout mignons. Pour un supplément de 10 euros, il est possible de se faire tapoter le dos pendant trois minutes ou de poser sa tête sur les genoux de la belle, mais pas plus ! Relaxation, on vous dit.

FRANCE Bon appétit ! Une idée pour fêter votre anniversaire de mariage ou mieux, pour demander sa main à votre dulcinée ? Un petit dîner en amoureux, dans ce nouveau resto parisien du quartier de Montmartre… Le chef s’appelle Elie Daviron, il a 26 ans et, bien sûr, il a en poche un CAP et un BTS de cuisine. Et surtout, il est très branché “nouvelle cuisine”, jugez-en : à la carte, des vers à soie aux petits pois, wasabi, concombres et pickles de gingembre ou encore des scorpions d’eau géants à l’ail noir fermenté de Corée avec poivrons confits, entre autres plats agrémentés de scarabées, vers et sauterelles en tous genres… Miam ! “Il y a longtemps que je pense aux insectes et que je cherche à proposer une nouvelle alimentation.” Mais oui bien sûr, une petite fricassée de guêpes en entrée, suivi d’un ragoût de scarabées… ça vous dit ?

NORVEGE Une idée lumineuse Il était une fois un petit village au fin fond de la Norvège qui n’avait pas un seul rayon de soleil pendant six mois de l’année… La Norvège est le pays qui possède le plus bas taux d’ensoleillement au monde, et Rjukan -c’est le village en question- vit carrément sans soleil du tout durant la moitié de l’année, parce qu’il est coincé au milieu des montagnes. Du coup, ses habitants ont trouvé une idée ingénieuse : ils ont placé de gigantesques miroirs en haut des montagnes qui réfléchissent les rayons de soleil et les redirigent vers le village. Et ça marche ! Le système -qui s’appelle Héliostatva suivre la course du soleil toute la journée et renvoyer la lumière en continu sur le village. Génial… Bon, à Rjukan, on est désormais mieux éclairé, mais, pour les bains de soleil, ce n’est pas encore idéal.

Où en est la Biennale 5 maintenant ?

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ès décembre, 27 artistes issus du Maroc, d’Afrique du Nord et Subsaharienne, d’Asie, des USA ou encore d’Amérique Latine démarreront la production de leurs œuvres pour la Marrakech Biennale 5, prévue du 26 février au 31 mars 2014. “Où somme-nous maintenant ?”, voilà le cadre de réflexion offert aux artistes des différentes disciplines : art visuel, littérature, art vivant, cinéma & vidéo et architecture. Une 5ème édition préparée pendant toute une année, par une équipe de choc -Vanessa Branson (Présidente), Amine Kabbaj (Vice-président), Alya Sebti (Directrice artistique), Stefan Holwe (Directeur général), Alia Radman (Directrice de production)…- qui invite chaque artiste à un voyage de recherche pour s’immerger dans l’histoire, l’architecture et la topographie de Marrakech. 90% des œuvres seront produites sur place et présentées sur deux sites principaux, la Kasbah et Guéliz. Beaucoup de nouveautés cette année, avec des installations sonores et des performances dans les rues de la ville. S’ancrer davantage dans la réalité marrakchia et offrir une plus grande accessibilité au public, voilà le pari de cette prochaine édition. P.F. www.marrakechbiennale.org


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association

j’ai rêvé d’un autre monde… P. 12

Pour un tourisme solidaire

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ls sont sept et cumulent ensemble presque une centaine d’années d’expérience. Ils peuvent vous emmener en haut des montagnes, traverser un désert, vous faire découvrir les coins les plus insolites, et vous feront rentrer de plain-pied dans la culture de leur pays. Ces jeunes guides de montagne sont tous du village d’Armed, qui se situe juste au-dessus d’Imlil, sur le chemin du Toubkal. Mais leur passion s’étend à l’ensemble du Maroc et ils ont déployé au fil de leurs activités un réseau de professionnels mais aussi d’habitants qui hébergent et nourrissent leurs clients. Ils viennent de créer l’association AMTD (Association Montagne Toubkal Développement). Tout part d’un simple constat : le trekking dans les trois Atlas marocains est toujours aussi prisé et attire tout autant les marcheurs sportifs que ceux

dilettantes. Pourtant, l’impact économique de ce tourisme est quasiment nul sur les villageois, alors que ”les agences de voyages s’en mettent plein les poches !”, déclare Mohamed Id Mensour, le président de l’association. Leur réponse ? Répartir les bénéfices et impliquer les voyageurs. En proposant des tarifs alignés sur ceux de la concurrence, ils ont décidé de reverser 70% de leurs bénéfices à l’association qui, elle, les utilisera pour réaliser des projets dans les régions qu’ils traversent. Leur premier souhait est de réunir environ 1.000 couvertures pour permettre aux habitants d’un village enclavé de passer l’hiver plus au chaud. Nous ne pouvons que souhaiter bonne route à cette jeune association… M.A.C. Association AMTD, Mohamed Id Mensour : 06 78 45 79 14

L’AIESEC recrute une centaine d’étudiants marrakchis

Ali El Akkad, président de la campagne

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ondée en 1948, l’AIESEC (Association Internationale des Etudiants en Sciences Economiques et Sociales), ouverte à tous les cursus -et la plus importante organisation étudiante dans le monde-, fut introduite au Maroc en 1986. Elle compte aujourd’hui près de 90.000 étudiants dans son réseau international et un million

d’anciens membres parmi lesquels les Prix Nobel de la Paix Kofi Annan (1999) et Martti Athisaari (2008). L’association propose chaque année quelques 10.000 échanges internationaux par le biais de stages en entreprises réservés aux jeunes diplômés. L’étudiant Ali El Akkad, 21 ans, est président de la campagne de recrutement 2013-2014 pour Marrakech, qui a débuté en octobre et qui se terminera début décembre par une journée d’intégration qui officialisera définitivement l’entrée à l’AIESEC des nouveaux étudiants marocains. Actuellement, 330 étudiants marocains appartiennent au réseau, dont une quarantaine à Marrakech. La campagne vise le recrutement de 500 nouveaux étudiants au Maroc, dont une centaine pour les universités et grandes écoles de Marrakech. “Notre objectif de cette année est ambitieux, reconnait Ali Akkad, mais il s’agit pour les

futurs étudiants de vivre une expérience internationale qui leur sera bénéfique sur le marché du travail marocain.” Mettant en avant sa propre expérience -il a effectué un stage l’année dernière en Turquie-, Ali Akkad parle de “responsabilité accrue, découverte de nouvelles cultures, vision étendue sur le monde du travail, constitution de nouveaux réseaux, élargissement du carnet d’adresses…” L’étudiant marrakchi avoue qu’il n’est plus un étudiant comme les autres, mais qu’il est devenu un citoyen du monde, avec une expérience associative qui va le rendre plus efficace dès ses premiers pas sur le marché du travail. Sans oublier que le stage en entreprise à l’étranger, inscrit sur le CV, est davantage convaincant pour un employeur qui hésite à recruter un jeune diplômé sans expérience professionnelle. M.R. Facebook : AIESEC Maroc

A VOT’E BON CŒUR !

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a période des fêtes est propice au partage et à l’engagement. Si vous êtes en manque d’idée d’actions, le Village d’enfants SOS à Aït Ourir est une solution. Le parrainage d’un enfant est à partir de 100 DH par mois, et lui assure sa place au sein de sa famille d’accueil. En échange, on reçoit tous les six mois, un petit compte-rendu sur sa vie au village. Une centaine

d’enfants y vivent dans de vraies maisons -pas question ici de dortoirs- choyés par une mère de substitution, formée pendant deux ans. Si ce parrainage mensuel n’est pas fait pour vous, faire un don est aussi une bonne action. S.J. SOS Villages d’Enfants, Souad : 05 22 77 72 85 parrainage@vesosmaroc.org www.sos-maroc.org

Plongée dans le monde des aveugles

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ersonne ne connaît vraiment l’Institut pour les non et malvoyants de Marrakech, Abou Abes Sebty. Et pourtant, le lieu, et ceux qui y vivent souhaitent sortir de l’ombre. Un coup de gueule lancé comme une bouteille à la mer pour mettre en lumière ce qui paralyse le système. Au lieu d’un jeu de chaises musicales à la direction et du peu d’intérêt général au profit de l’intérêt personnel, les enfants ont besoin, encore plus que les voyants, d’un encadrement dynamique et novateur. La confiance est leur moteur. Ces élèves, plongés dans le noir, qui vivent souvent loin de leur famille, espèrent de leurs enseignants, pour la plupart malvoyants eux-mêmes, plus de psychologie. Les 104 internes et externes de l’Institut, pour 200 places disponibles (!), suivent le programme de l’enseignement public marocain, de la première année de primaire à l’obtention du baccalauréat, avec 14 professeurs. Le taux de réussite au bac est un succès, avec une moyenne de 90 % de diplômés chaque année, depuis la création de l’institut en 1982. Leur fierté, des anciens élèves comme Oulhaj, qui travaille aujourd’hui à l’ONU, ancien interprète de Kofi Annan, ou Idyouss, qui enseigne les langues étrangères dans une université de Bruxelles. Alors une idée comme une autre nous vient à l’esprit. Que l’Institut s’associe à la Fondation du FIFM, dans ses actions de lutte contre la malvoyance. Pour qu’enfin les projecteurs se tournent vers les enfants d’Abou Abes Sebty. S.J. Boulevard Prince Moulay Abdellah


allez les verts… P. 15

Les agriculteurs du Haouz ont le vent en poupe

Un peu d’espoir pour nos poubelles oilà, c’est fait ! Le nouveau cahier des charges, qui laissait la mairie pieds et mains liés, a été approuvé par tous les élus le 28 septembre 2013. Ses nouvelles règles donnent de l’espoir aux habitants d’une ville dont les poubelles débordent depuis bien trop longtemps. Face à la mobilisation citoyenne et à la fin imminente en mars 2014 des contrats de gestion des concessionnaires Pizzorno et Tecmed, c’était le moment d’agir. Alors quoi de neuf ? Et bien déjà, un numéro à tarif réduit que les habitants, au lieu de se déchaîner sur les réseaux sociaux, pourront utiliser en cas de non ramassage

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e projet d’aide au développement mis en place dans la région du Haouz en 2012 dans le cadre du plan “Maroc Vert”, commence à porter ses fruits. Après un état des lieux qui a constaté les difficultés rencontrées par les petits producteurs, la Fondation Norsys, associée à l’Agence du Partenariat pour le Progrès Millenium Challenge Corporation, a mis en place le projet “Ourtan n’tamatilte” (à une soixantaine de kilomètres de Marrakech). Un projet destiné à développer de façon plus professionnelle les petites exploitations fruitières, en particulier les oliveraies et les plantations d’herbes

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aromatiques et médicinales. Au programme, des stages de formation, une aide au développement de filières de commercialisation et un accompagnement à la création de coopératives. Et les résultats ne se sont pas faits attendre pour les exploitants des oliviers qui ont vu leurs revenus mensuels grimper d’environ 35%. Du côté des plantes aromatiques et médicinales, les surfaces d’exploitation ont quasi doublé, passant de 3 à 6ha, avec une rentabilité accrue : la verveine se vendait 30 DH le kilo avant la mise en place du projet, contre 40 ou 50 aujourd’hui. “Nous leur avons assuré une formation technique,

explique Tariq Zidi, le président de la Fondation Norsys, sur la taille des oliviers, par exemple, ou sur les nouveaux systèmes de fertilisation et d’irrigation. Nous leur avons aussi fait connaître les méthodes agroécologiques, comme l’utilisation minimale de pesticides et les nouvelles solutions vertes indispensables à la lutte contre les maladies des arbres.” Les agriculteurs ne se contentent plus de cultiver et vendre leurs produits au petit bonheur la chance, mais ils sont entrés dans une stratégie business très pro qui garantit désormais le développement durable et équitable de l’agriculture de leur région. M.R.

de leurs poubelles, avec effet immédiat. Ce nouveau cahier des charges, à finaliser et à traduire en plusieurs langues, prévoit des délais de contrats de gestion plus courts, leur résiliation facilitée, des pénalités en cas de non-respect des modalités de partenariat et une nouvelle découpe des zones géographiques de la ville. Pour connaître les noms des nouveaux concessionnaires, il faut attendre les résultats de l’appel d’offre international, qui sera lancé à la fin de l’année. Après cette bonne nouvelle, reste maintenant à espérer… S.J. Allo Mouatine : 080 100 0008

FLASHBACK : LES INDISCRETIONS DE LA COURSE DES AUTOS SOLAIRES

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e rendez-vous était donné aux écolos le 14 septembre dernier pour une première au Maroc, le Moroccan Solar Race Challenge. A l’heure où le monde prend conscience que

les économies en général, et d’énergies en particulier, s’imposent, sept équipes marocaines et étrangères ont relié Marrakech à Benguérir, soit 72 km, à bord de voitures solaires. Si les Français et les

Turcs sont arrivés équipés de bolides déjà rodés, les étudiants marocains, sélectionnés sur concours, n’ont eu qu’à peine deux mois pour donner vie à leur prototype. Heureusement que l’important est de participer, car largement pénalisés face à leurs concurrents, ils sont arrivés en queue de peloton… ou sur une dépanneuse. Mais au diable les premières frustrations, le vrai intérêt de cette journée résidait dans le message porté par ces jeunes motivés, qui ont pu démontrer talent, ingéniosité et fair-play. S.J. iresen.org/solarrace/index.html

ET QUID DU TRI SELECTIF ? Il n’est pas obligatoire de sortir de Saint-Cyr pour comprendre que les tendances actuelles (qui datent quand même de quelques années) de gestion des ordures, vont rester aux portes de la ville, et bien au-delà. Et ce, pendant un bon moment. La question du tri sélectif n’est même pas abordée dans le nouveau cahier des charges de la mairie de Marrakech. “Comment pouvons-nous envisager des clauses à ce sujet, alors même que le ramassage des poubelles n’est pas correctement assuré ?”. Mais aussi, pour les responsables de la question, “la population elle-même n’est pas prête à cette démarche”. Si l’on ajoute à cela le budget nécessaire pour équiper la ville au tri sélectif, le mieux est effectivement d’éluder le sujet.


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Le V12 d’Eric Van Hove et ses artisans “V12 Laraki”, tel est le nom de l’œuvre qui sera présentée à la prochaine Biennale de Marrakech par Eric Van Hove, artiste contemporain d’origine belge, poète et voyageur. inscrire son œuvre dans un contexte à la fois marocain et universel, lui a donc donné ce nom qui symbolise la puissance par la réunion de savoirs-faire venus de différents horizons… Symbole, métaphore, c’est par des termes choisis, toujours puisés dans le langage spirituel, qu’Eric explique sa démarche emprunte d’un sens profond : redonner sa place d’excellence à l’artisanat, cet art de la main qui mélange maîtrise de la forme et de la matière, initiation et transmission. En l’inscrivant dans ce secteur industriel, qui en un siècle a remplacé l’homme par la machine, il veut démontrer la formidable capacité d’adaptation et de transformation de cette main humaine.

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’origine de cette création, un moteur V12 Mercedes, chef d’œuvre de la technologie industrielle, que l’on trouve sous le capot de la Fulgura, l’unique

voiture de sport made in Maroc (fabriquée par l’entreprise Laraki et dévoilée au salon de Genève 2004), créée il y a une dizaine d’années. Eric Van Hove, voulant

En voulant élever l’artisanat au niveau de l’industrie moderne, habité par le rêve d’un moteur hybride où pièces faites à la main et haute technologie s’imbriquent parfaitement, Eric Van Hove a réalisé une œuvre surprenante, une prouesse technique et humaine, un moteur fait entièrement à la main jusque dans ses moindres détails. Pour reproduire à l’identique les 465 pièces et 665 boulons de ce bijou de précision technologique, il a fallu 9 mois et 42 maîtres artisans qui ont façonné, dans

les 3 dimensions et au millimètre près, 53 matériaux utilisant toutes les techniques issues de l’héritage de l’artisanat marocain. Un vrai challenge relevé par des artisans d’exception, qui ont ainsi retrouvé la raison d’être de leur art auquel ils avaient parfois renoncé tant sa valeur s’était envolée au profit d’un marché de masse avec un seul critère, le prix de vente. Ciseler un bloc moteur en cèdre blanc de l’Atlas, un arbre à came en os de vache, poinçonner, marteler, 70 techniques différentes ont été utilisées, 15 types de bois et de pierres, 3 de métaux et de cuir, fossiles, osier, coton, zellige… Le “V12 Laraki” d’Eric Van Hove rend ainsi grâce à la prodigieuse richesse de l’artisanat du Maroc, incarnant l’unité retrouvée dans une dimension sacrée que chérissent aussi bien l’artiste concepteur que les maîtres artisans dont tous les noms sont gravés en son socle.

Nord, et au soutien de 26 chefs d’entreprise et collectionneurs européens. Aujourd’hui, Eric a également achevé la préparation d’un livre qui raconte cette belle histoire en 100 photos et 3 langues différentes (anglais français, arabe). Mais à nouveau, il lui faut trouver des sponsors pour l’aider à en financer l’édition. Souhaitons qu’il trouve ces soutiens au Maroc, ce serait un juste retour pour cette si belle mise en lumière d’un savoir-faire qui concerne plus de 3 millions de Marocains, soit 20% de la population du Royaume. P.F. www.transcri.be

Le projet d’Eric Van Hove a pu voir le jour grâce à la fondation SAM Art Projects, une initiative privée qui vise à promouvoir et défendre le travail d’artistes contemporains, tout en favorisant les échanges culturels entre la scène artistique française et celles de pays autres qu’Européens et d’Amérique du

AU MUSEE DE MARRAKECH La Marche Rose AVEC MEHDI DE GRAINCOURT de Tarfaya à Dakhla

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urant les 20 années que Mehdi de Graincourt a passé à Marrakech, il a été le témoin de la renaissance du quartier Ben Youssef, depuis l’ouverture du Musée de Marrakech : “On doit à la passion de Monsieur Omar Benjelloun la naissance de ce musée et la réhabilitation de la Medersa Ben Youssef. Cela a non seulement fait de notre quartier une place importante, mais a aussi participé au rayonnement de la Médina de Marrakech. Depuis cette époque, j’ai toujours fréquenté le musée assidument, à tel point que c’est devenu ma deuxième maison.” Ce que j’ai pu constaté en voyant

Mehdi pénétrer dans le musée comme chez lui… C’est pourquoi sa première exposition dans ces murs est si symbolique, et pourquoi la découvrir en sa compagnie est un privilège. Mehdi traduit la lumière en une explosion de couleurs primaires, fluorescentes, joyeuses, qui racontent son Maroc. En traversant les courants artistiques, de l’impressionnisme au street art en passant par le cubisme et le cloisonnisme -qui reste son expression favorite- Mehdi peint ses coups de cœur : la Ménara, la Kasbah Aït Ben Haddou, Sidi Kaouki, Bab Khemiss, Lalla Takerkoust… Les villes marocaines sont représentées de manière abstraite, tandis que

les peintres du Maroc reçoivent des hommages picturaux. Jacques Majorelle, dont le poisson rouge habite quelques toiles, Matisse, Delacroix… Tous ces artistes qui sont venus chercher la lumière du Maroc, sont au cœur de son inspiration. Mehdi de Graincourt est presque né dans un atelier, son grand oncle, Emile Bernard, ayant légué à sa famille le goût de la peinture. Mais il ne s’exprime pas seulement avec un pinceau, puisqu’il a signé les biographies de grandes figures de l’Islam, comme Ibn Al Arabi (XIIe siècle) et Ibn Battouta (XIVe siècle). Sa dernière publication, “Leur Maroc”, raconte 60 personnalités qui ont chéri le Royaume, parmi elles, Yves Saint Laurent, Joséphine Baker, Paul Bowles… Un livre épuisé dont il faudra attendre la réédition pour se le procurer ! Mais si vous êtes chanceux, comme moi, vous croiserez peut-être le chemin de Mehdi dans le quartier Ben Youssef, et vous partagerez un moment avec lui, une balade, une discussion… Car de tous les Maroc le sien est certainement l’un des plus passionnés et poétiques. M.P. “Mon Maroc”, au Musée de Marrakech jusqu’au 31 janvier 2014 Musée de Marrakech - Fondation Omar Benjelloun, Place Ben Youssef, Médina Tel : 05 24 44 18 93

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’aventure commence quand Rim Battal et Imane Djamil, deux photographes, se rencontrent à Casablanca. La première, ayant précédemment coordonné un voyage au sud du Maroc, avec l’une de ses amies, a dû annuler l’escapade mais n’a pas pour autant lâché l’affaire. Désir de voyage, sans savoir comment ni quand. Rim et Imane finissent par croiser la route de Lamia Belodi et échafaudent leur plan : ce voyage sera revendicatif de leur féminité, toutes trois, seules au désert. Débuta alors le projet de “La Marche Rose”: financé par le crowdfunding, il porta le trio de Marrakech à Tarfaya, avec

escales à Tantan, Laâyoune, Smara. Chaque kilomètre parcouru soudait leur amitié, elles qui ne se connaissaient que vaguement au début du voyage. Rencontres inopinées avec des femmes du Sud, gendarmes pointés, solitaires, vers la route, mourant de décrépitude et d’éloignement, paysages inattendus… Du périple, 18 photographies seront exposées à “The Souk” (au Jardin, le week-end du 30 décembre) novembre et 1er puis, accompagnées par des textes en prose et des poèmes, constitueront le livre “La Marche Rose - De Tarfaya à Dakhla”. R.Z.


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expos, livres, portraits… P. 18

Le tour des Expos 1- GALERIE 3020 Tel : 06 33 27 75 45 Samira Aït El Maalam, du 2 décembre au 18 janvier 2- DAVID BLOCH GALLERY Tel : 05 24 45 75 95 Steeve Mc Curry – “The lives we live”, du 5 décembre au 4 janvier 34 tirages numérotés emblématiques du célèbre photographe américain. 3- LE PALAIS NAMASKAR Tel : 05 24 29 98 00 Written Art Foundation – “Symbiose de deux mondes” Avis aux retardataires, vous avez jusqu’au 8 décembre seulement pour découvrir cette très belle exposition d’art moderne, qui présente les œuvres d’une quarantaine d’artistes du Maghreb et d’Europe. L’événement célèbre le 100ème anniversaire du voyage à Tunis de trois grands artistes européens : August Macke, Louis Moilliet et Paul Klee.

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4- MUSEE DE LA PALMERAIE Tel : 06 61 09 53 52 Diego Moya – “L’archéologue du temps”, jusqu’au 31 décembre 5- GALERIE BCK Tel : 05 24 44 93 31 Cali – “Bic me I’m famous”, du 6 décembre au 11 janvier GALERIE NOIR SUR BLANC Tel : 05 24 42 24 16 Collective – “Les enfances de l’art”, du 18 décembre au 31 janvier (Voir notre article p. 22)

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7- GALERIE DESIGN AND CO Tel : 05 24 33 50 47 Michèle Victor – “Vocalis”, peintures et bronzes, du 7 au 15 décembre 8- FOUR SEASONS Tel : 05 24 35 92 00 Alexis Vilar – “A la Recherche du Paradis Perdu”, du 14 décembre au 15 février (une séance de dédicace du livre de l’auteur aura lieu le 15 février) 9- GALERIE TINDOUF Tel : 05 24 43 09 08 Lalla Essaydi – “Bullets & Harem, Revisited”, du 28 décembre au 15 février (Voir notre article p.21) 10- DESIGN & CO AU SOFITEL MARRAKECH Tel : 05 24 33 50 47 Patrick Jolivet – “Cinéma”, du 4 décembre au 5 janvier A l’occasion du Festival du film, une exposition au sein de l’Art Lounge du Sofitel présente les œuvres de l’artiste Patrick Jolivet. Il dépeint la société de consommation à travers sa représentation des marques emblématiques de notre époque.

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Décembre fête la culture ! • Le Salon Littéraire du Grand Café de la Poste recevra Tahar Ben Jelloun le lundi 23 décembre pour son dernier ouvrage, “Lettre à Matisse”. • Le Riad 18 présente le travail du Mint Collective (un collectif londonien d’artistes en résidence à Marrakech pour quelques mois) sur le corps de la femme. Une exploration à travers la photographie, la gravure et la sculpture le samedi 14 décembre. Et le jeudi 19 décembre, le rendez-vous habituel du 18 avec la danse contemporaine : “Danse et autres expressions”, avec Aisha Sasha John, poète et danseuse contemporaine. Ci- dessus : Tahar Ben Jelloun

• Concert-lecture de poèmes au Palace Es Saadi avec Jean-Philippe Collard et Patrick Poivre d’Arvor, le lundi 30 décembre à 19h30.

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LE RENOUVEAU D’UN NID DE CREATION

râce à la venue de l’écrivain haïtien Lyonel Trouillot, le riad Denise Masson va vivre au rythme d’ateliers de théâtre, de lecture à voix haute et d’écriture, jusqu’en avril prochain. C’est une invitation aux jeunes étudiants et lycéens à venir essayer leur jeu, leur voix et leur plume. Ces ateliers donneront lieu à des rencontres avec l’écrivain, des représentations de théâtre et de lecture et une publication de leurs créations littéraires.

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Nichée au cœur des derbs de la Médina, le riad était jusqu’à présent réservé à la résidence d’artistes et accueillait quelques fois les habitants de Marrakech à des concerts. En devenant un espace de rencontres avec les jeunes, ce lieu tout en équilibre et harmonie, coin rêvé pour tout créateur, mais aussi maison traditionnelle d’accueil, s’intègre à nouveau dans son environnement. M.A.C. Plus d’info auprès de l’IFM, Tel : 05 24 44 69 30


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DANS L’ATELIER DE…

Lalla Essaydi Vous avez certainement déjà admiré l’une de ses œuvres dans une galerie ou un magazine. Le travail de Lalla Essaydi va bien au-delà de la photographie, il s’inspire des toiles orientalistes, s’écrit et se lit comme un livre, se façonne comme une installation d’art contemporain, se regarde comme une indiscrétion. A l’occasion de sa prochaine exposition à la galerie Tindouf, nous avons eu la chance de rencontrer Lalla Essaydi pour un entretien exclusif.

La Tribune de Marrakech : Vos œuvres sont bien plus que des photographies. Racontez-nous votre processus de création. Lalla Essaydi : Il faut savoir que pour préparer et réaliser un shooting, il me faut environ une année. Tout commence par l’écriture, la calligraphie que j’appose au henné sur le décor lui-même et les tissus qui feront partie de la mise en scène. Cela me prend plusieurs mois. J’ai besoin aussi de m’imprégner des lieux, pour raconter l’histoire des femmes marocaines, le fantasme orientaliste, l’oppression de la religion. Et enfin, je passe beaucoup de temps avec mes modèles, qui ne sont pas des professionnelles, mais des membres de ma famille ou des relations amicales, avec lesquels je cultive une intimité, une complicité qui sera révélée dans la photographie. Je les observe et les dessine pendant plusieurs jours jusqu’à trouver la bonne posture, et pendant ce huit clos, je leur demande leur point de vue, nous discutons ensemble jusqu’à l’aboutissement du shooting. T.D.M. : Vous vivez aux Etats Unis depuis plusieurs années. Pourquoi un atelier à Marrakech ? L.E. : C’est ma ville natale ! Je suis partie depuis longtemps mais j’ai beaucoup travaillé au Maroc. Aujourd’hui, mon atelier est installé dans les écuries d’une vieille maison, une incroyable propriété qui appartient à ma famille. Dans cet atelier, j’ai aménagé un espace où mes modèles se mettent à l’aise, afin que nos longues journées de préparation soient agréables, d’autant que le shooting est long et éprouvant. Autrefois, je me suis enfermée dans cette maison pour retrouver mes souvenirs, c’est à ce moment que j’ai commencé à écrire. Et à travers mes séries photos, je continue à écrire mon histoire et celle de ces femmes. Le fait d’écrire, que ce soit sur les murs, les tissus, les corps des modèles, a un aspect obsessionnel, presque thérapeutique. D’autant plus dans ce lieu, qui est celui de mon enfance, où je me sens en sécurité. T.D.M. : Comment la collection de caftans de M. Boubker Temli (propriétaire de la galerie Tindouf) est-elle devenue le thème central de votre dernière série “Harem revisited” ? L.E. : C’est une collection exceptionnelle, elle a déjà été exposée au Centre Kennedy de New-York. Des dizaines de caftans, ceintures et babouches, datant pour certains du XVIIIe siècle, qui ne pouvaient échapper à la thématique du harem, si récurrente dans mon œuvre. Le patriarche de la famille Temli a une véritable passion pour ces pièces rares qu’il collectionne depuis toujours. Parfois il m’appelle parce qu’une étoffe ancienne lui paraît idéale pour moi… Tous ces vêtements ont été enfermés de longues années dans un coffre, c’est un trésor qu’il faut manipuler avec précaution, je ne pouvais pas rêver mieux pour illustrer cette époque qui m’est si chère. M.P. “Harem revisited” à la Galerie Tindouf du 28 décembre au 15 février. 22, Boulevard Mohammed VI Tel : 05 24 43 09 08


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A la quête de l’enfant artiste C’est une véritable aventure que la Galerie Noir sur Blanc propose aux artistes en leur demandant de partir à la quête de leur art à travers les jeux de l’enfance. Rachid Bakkar, Mahi Binebine, Hicham Benohoud, Ahmed Ben Ismael, Salah Benjkane, Omar Bouragba, Tibari Kantour, My Youssef Kahfaï, Hassan Nadim et Nawal Sekkat ont accepté le défi.

st-ce que l’enfance est à la source de la vision d’artiste ? Picasso l’affirme : “Dans chaque enfant il y a un artiste, le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant.” Une exposition qui nous promet des surprises puisque tous les

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jeux y sont invités… ou presque. Du moins, ceux qui reflètent une tradition et une identité culturelle, ceux que l’on fabrique, comme cette poupée tressée en roseaux, la Tarounja, ou encore le tambourin, la Taârija. Il ne pourrait y avoir exposition sur

les jeux et l’art sans l’implication d’enfants, c’est pourquoi Rachid Bakkar, artiste peintre, accompagne des élèves du collège d’Ait Ourir dans la création de constructions gigantesques, exposées à côté des œuvres des artistes. On retrouve bien là l’esprit dans lequel la galerie évolue. Un espace de rencontres et d’échanges entre les créateurs et les amateurs d’art, qui a le souci d’impliquer la ville à ses projets. Un espace habité par la passion des trois femmes qui l’animent, Sophia, Samira et Aziza, dont le plus grand plaisir reste la découverte d’un artiste. A ne pas manquer : entre le 18 décembre et le 31 janvier, un rendez-vous entre l’art et l’enfance. M.A.C. Galerie Noir sur Blanc : Rue de Yougoslavie, Guéliz Tel : 05 24 42 24 16 www.galerienoirsurblanc.com

PRISE DE VUE DU COLLECTIF KECHLIGHT

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l’origine, un homme. François, dit Cisco, maître en light painting, établi par amour à Marrakech. Sa version moderne et lumineuse de son métier de photographe offre des réalisations originales et de nouveaux horizons. Cette âme généreuse ne pouvait pas rester longtemps seule. Alors naturellement, le collectif KechLight est né. Avec Zakaria Kacha, le spécialiste du painting, Akram, le light writer et Mohsine Adidou, le vidéo lighter, la joyeuse bande hante, à la tombée de la nuit, les ruelles de la Médina, pour des clichés aussi variés que les anecdotes et mésaventures de ces artistes illuminés. Les quatre compères s’essayent maintenant à d’autres paysages. Virées en montagne et dans le désert,

UNE ESCALE CULTURELLE PAISIBLE ET OUVERTE AU PUBLIC

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aviez-vous qu’en plein centre ville, il existe un vaste espace calme et lumineux où l’on peut trouver cinquante postes de lecture, deux pour l’audiovisuel et deux pour internet, et qu’il est en libre accès et gratuit ? La Bibliothèque Cervantes met aussi gracieusement à votre disposition immédiate 8.000 documents, magazines, dictionnaires, livres, musiques et films issus de la culture espagnole ou sud américaine. En devenant adhérent, vous avez également accès au million de documents répartis à travers le monde, un livre vous intéresse et se trouve à Tokyo, qu’à cela ne tienne, grâce au prêt interbibliothèques, on le fait venir du Japon pour vous. Susana Escalante, la chaleureuse et souriante bibliothécaire de l’Institut, se charge aussi de rechercher

toutes les informations pour ceux qui souhaitent voyager en Espagne, pour y faire des études ou un voyage d’agrément. “A Marrakech, nous n’avons pas de représentation consulaire et en raison de la crise en Europe, nous accueillons aujourd’hui des citoyens espagnols qui veulent s’installer ici et aussi des émigrés marocains de retour au pays qui veulent conserver leur niveau d’espagnol.” Lola Lopez, bien connue à Marrakech pour son dynamisme quand elle y dirigeait l’Institut, est de retour à temps partiel pour coordonner les activités. “Malgré les restrictions de budget, nous voulons conserver un programme culturel riche, puisé dans notre histoire partagée avec le Maroc”. Elle prévoit aussi en avril un grand spectacle de Flamenco. P.F.

AU PROGRAMME :

ils n’ont qu’une idée en tête, figer sur pellicule l’ensemble du Royaume. Cisco nous l’assure, la technique du lightpainting, qui a quelques maîtres dans le monde, offre un point de vue

unique sur la ville de Marrakech. Avis aux amateurs, un cinquième larron est recherché, pourvu qu’il excelle en calligraphie. S.J. www.lightpainting.ma

• “Gygabites de Piedra”, l’exposition de Diego Moya au Musée de la Palmeraie, jusqu’au 31 décembre. • Projection documentaire sur le joueur de football Ferenc Puskas “Puska Hongarie”, à la salle de projection de l’Institut, le 2 décembre à 18h30. • Exposition “Foodjects, Design et nouvelle gastronomie en Espagne”, à la salle des expositions de l’Institut, du 6 au 30 décembre. • “L’Enfant qui rêvait”, spectacle vivant de marionnettes, à la salle de spectacle de l’Institut, le 14 décembre à 11h00.


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the show must go on… P. 24

LES ARTISTES MAROCAINS SE MOBILISENT

Un promoteur marrakchi se lance dans le cinéma Une maison d’hôtes tenue par des Français dans la médina de Marrakech, des voisins marocains plutôt traditionnels mais assez déjantés, et un coq qui vient mettre la zizanie au milieu de tout ça… C’est l’histoire du film “Al Farouj” (le coq en français), qui doit sortir en mars au Maroc. Sa particularité ? Il est produit par le marrakchi Hassan Chaoui, un promoteur immobilier à succès, qui a décidé de se lancer dans le cinéma…

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n France, il y a les Restos du Cœur avec Les Enfoirés. Au Maroc, il y a désormais Atfal El Jibal -Les enfants de la montagne- avec une quinzaine d’artistes marocains, réunis autour de notre star marrakchia Sofia Mestari, du chanteur Barry et du producteur Elmahdi Benabdeljalil, associé du label Angels Records, créé pour l’occasion, et membre fondateur de l’association Baraka Angels, tous les trois à l’origine du projet. Myriam Sif, Saïda Charaf, Cheb Kader, Hatim Idar, H-Kayne, Joudia -une autre chanteuse de Marrakech… Tous ont répondu présents pour chanter en Darija, en français, en amazigh et en hassani “Atfal El Jibal” et sortir un premier single (dans les bacs à l’heure où nous mettons

sous presse), produit par Angels records. L’idée c’est de lancer une grande campagne de solidarité dès ce mois de novembre, dont les bénéfices seront reversés à l’association Baraka Angels au profit de plus de 2.000 familles dans des douars reculés de la province d’Ifrane qui vivent dans des conditions de précarité extrême. L’histoire démarre avec un drame de la pauvreté, un bébé retrouvé mort de froid durant l’hiver 2012 dans la région de Midelt. “Nous ne pouvions rester indifférents, expliquent en chœur Sofia Mestari et Elmahdi Benabdeljalil, et la meilleure façon de faire bouger les choses et mobiliser les Marocains était de réunir des stars qui ont toutes accepté de mettre leur notoriété au service de cette

cause nationale.” Outre la sortie du single et du clip que l’on peut déjà voir sur le web, il y a aussi le DVD du clip et plein de produits dérivés, comme des porte-clés, t-shirts, mugs… dont la première vente de novembre devrait aider les familles démunies -et les enfants de la montagne- à passer l’hiver dans de meilleures conditions. Et ce n’est que le début, puisque tous les artistes, producteurs et associations ont décidé de poursuivre leur action en organisant dès le début de l’année prochaine une tournée à travers tout le Maroc, dont un concert à Marrakech et le dernier de la tournée à Zagora. M.R. www.facebook.com/ angelsrecords

OBJECTIF : BOOSTER L’UTILISATION PRO DES RESEAUX SOCIAUX près Dakar, Chypre, et le Caire, c’est à Marrakech que s’est tenue, en octobre dernier, la 4ème Conférence internationale sur le management des réseaux sociaux. Plus de 200 participants en provenance de 15 pays, des conférenciers internationaux et des responsables d’activités multimédia et nouveaux médias d’entreprises européennes et de la région MENA, s’y sont retrouvés. “Au Maroc, les décideurs sont encore assez hésitants en ce qui concerne l’intégration des réseaux sociaux dans leur stratégie marketing, cette conférence les a aidés à découvrir les grandes tendances et challenges qui y sont associés”, explique Farid Yandouz, organisateur de la manifestation. Avec plus de 5 millions d’utilisateurs Facebook, le Maroc est classé au 36ème rang mondial, voilà des chiffres qui mettent bien en perspective le potentiel de ce type d’outil de communication. P.S.

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assan a déjà une première expérience avec un court métrage “Made in Morocco”, réalisé par Mjahed Abdelwahad, qui sort en avril prochain et qui sera présenté au Festival de Tanger 2014. Et cette fois, avec “Le coq”, il se lance dans la cour des Grands du 7ème art, d’autant qu’en têtes d’affiche, on retrouve des stars du cinéma marocain comme Ferkous, Fadila Benmoussa, Zineb Smaiki, Omar Elazzouzi, Mohammed Dahra Noureddine Bikr, parmi d’autres excellents comédiens. A l’affiche également, plusieurs comédiens français, dont Bernard Farcy que l’on connait surtout pour avoir été le commissaire dans les différents “Taxi” et Béatrice Bonnaire dont c’est la première apparition sur grand écran. “J’ai toujours eu envie de faire du cinéma, explique Hassan Chaoui. Les aléas de la vie m’ont conduit vers l’immobilier et aujourd’hui je prends cette liberté de me jeter dans la production

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cinématographique, tout en conservant ma casquette de promoteur. Mon rêve d’enfant devient réalité.” Hassan avoue qu’il a été très motivé et épaulé par son ami Ferkous, qui est à la fois comédien et le réalisateur du film. “J’ai fait confiance au scénario, poursuit le nouveau producteur, sur la réalisation et le talent de Ferkous ainsi que sur un excellent choix de comédiens. Je suis Marocain et je suis fier de pouvoir montrer toute la richesse que recèle le Maroc, mais aussi ses faiblesses et parfois ses incertitudes, qui deviennent autant de richesses quand elles sont dévoilées avec humour. Et c’est ce que le cinéma permet de faire.” Hassan Chaoui est tellement enthousiaste après cette première expérience qu’il envisage déjà de produire un deuxième long métrage, “Bon weekend”, avec la même équipe et dont le tournage est déjà prévu pour 2014. M.R.


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Du 29 novembre au 7 décembre

C’est parti pour le 13ème Festival International du Film de Marrakech ! L’événement, devenu au fil du temps un rendez-vous annuel important dans le monde du 7ème Art, souffle en 2013 ses 13 bougies. Cette année, le Festival rend hommage au cinéma scandinave pour une totale immersion dans l’imaginaire nordique ; invite à son jury un Président de taille -et de cœur- : Martin Scorsese ; accueille encore une fois d’illustres noms à ses Masterclass ; rend hommage à cinq grandes personnalités du cinéma ; et projette en simultané son film d’ouverture “Ram-Leela” au Palais des Congrès et sur la place Jamaâ El Fna : une grande une première dans son histoire ! Mais ce n’est pas tout, car le FIFM encourage aussi les jeunes réalisateurs avec la compétition des courts-métrages Cinécoles, présidée par Nour Eddine Lakhmari. Et donne la possibilité aux non-voyants et malvoyants de faire partie de la fête grâce à des films en audio-description. Que la fête commence !

Martin Scorcese est-il un heros ?

a

vec cette propension que nous avons, au Maroc, à nous approprier ceux qui nous font l’amitié de reconnaître nos qualités humaines et honorent notre beau pays de séjours à répétition, on pourrait presque dire, cette année, que le Président du Jury du FIFM est un gars de chez nous. A Marrakech, on se souvient comme si c’était hier de la ferveur de la place Jamaâ El Fna voyant débarquer Martin Scorcese en compagnie du beau Léonardo venu pour présenter le film “Aviator”. A Ouarzazate, on n’oubliera pas de sitôt les larmes des exilés tibétains devant tant de similitudes avec le panorama de leur enfance. Ni cette énergie mise dans la direction des scènes par ce réalisateur méthodique,

narjiss Nejjar, de la plume à la camera

e

lle est la seule Marocaine parmi les membres du jury : la réalisatrice Narjiss Nejjar, dont le 3ème long métrage “L’amante du rif” avait d’ailleurs été projeté lors de la soirée d’ouverture du FIFM 2011. Tangéroise d’origine, Narjiss a fait des études de cinéma à Paris avant de se consacrer à la réalisation de

qui scrute au millimètre chaque détail sur les moniteurs de son car-régie. Dans les hôtels de la ville, on raconte encore comment ce petit homme, nerveux et maniaque, prenait ses repas chaque soir en solitaire dans sa chambre, sauf le samedi où il dinait sur la terrasse, seul aussi la plupart du temps. Il faut dire qu’entre “Kundun” et “La dernière tentation du Christ”, il y a du divin dans les liens qui ont uni la terre de Ouarzazate et l’enfant de Little Italy. Alors, en l’apercevant sur le tapis rouge du Palais des Congrès, on aurait presque tendance à monter les marches pour lui taper sur l’épaule : “Labass Martin ?”, oubliant que Scorcese est l’un des réalisateurs les plus exceptionnels du cinéma américain et donc mondial. En 45 ans

Marion Cotillard, la star parisienne

courts métrages et de monter sa propre boîte de production. Avec son premier long métrage “Les yeux secs”, sorti sur grand écran en 2004, Narjiss Nejjar parle de la condition des femmes au Maroc, en particulier de leur émancipation face au regard et à la mainmise des hommes sur leur destinée. Elle souhaitait au départ en faire un documentaire avant de choisir la fiction : “J’ai senti une réticence de la part des femmes du village, et c’est ainsi que j’ai compris ce qui allait devenir la problématique de mon film, le regard de l’autre”. Le film -un premier gros succès-, salué par la critique, a même été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes. Narjiss est également écrivain puisqu’avant de troquer définitivement la plume contre la caméra et de devenir l’une des têtes d’affiche de la nouvelle vague du cinéma marocain, elle a signé un roman intitulé “Cahiers d’empreinte”. M.R.

Le festival 2013 en bref… Demandez le programme !

Marion Cotillard porte une robe bustier en soie multicolore de la collection Croisière Dior 2014 . (Présentation à Cannes du film “Blood Ties” de Guillaume Canet)

m Ci-dessus : Les actrices Juliette Binoche et Sharon Stone, ainsi que le réalisateur iranien Abbas Kiarostami

• C’est avec “Ram-Leela”, nouvel opus du réalisateur de “Devdas”, que le Festival ouvrira cette année le bal. Une projection sera donnée en avant-première le 29 novembre, en présence du réalisateur Sanjay Leela Bhansali et de la comédienne Deepika Padukone. • Les Hommages 2013 seront rendus à l’actrice française Juliette Binoche, au réalisateur japonais KoreEda Hirokazu, à l’acteur marocain Mohamed Khouyi, au cinéaste argentin Fernando Solanas et à la comédienne américaine Sharon Stone, en leur présence, lors de cérémonies qui leur seront dédiées. • Les Masterclass, rendez-vous incontournable du Festival, invitent encore une fois quelques-uns des plus grands réalisateurs au monde : Bruno Dumont (France), James Gray (USA), Abbas Kiarostami (Iran), Nicolas Winding Refn (Danemark), et l’écrivain et philosophe Régis Debray (France). • Le nouveau film marocain “Larbi” du réalisateur Driss Mrini (2011) vient d’être adapté en audiodescription par la Fondation du Festival du Film de Marrakech pour rendre accessible sa projection aux non-voyants et malvoyants. Les films Coup de Cœur montreront un cinéma marocain proche de la maturité, avec : “Derrière les portes fermées”, 2ème film de Mohammed Ahmed Bensouda, “Kanyamakan”, 1er film de Saïd C. Naciri, “SARA” de Saïd Naciri et “C’est eux les chiens”, 2ème film de Hicham Lasri.

de carrière, il ne s’est jamais départi de cette volonté de faire de ses films des rêves éveillés. Jamais il n’a lâché les projets qui lui tenaient à cœur, aussi controversés qu’ils soient, et même les pires périodes de vaches maigres n’ont pas pu le contraindre à renoncer à ce cinéma si personnel. Avec le temps, il a réussi à composer avec Hollywood et sa dimension mercantile, mais il est resté ce résistant, cet artisan d’art qui cisèle sa marque de fabrique sur chaque image. “Qu’est ce qu’un héros ? C’est la question que je pose dans la plupart de mes films”. Vous, Monsieur Scorcese, avons-nous eu envie de répondre dans cet article. P.F.

arion Cotillard est l’une des rares actrices françaises qui ont su séduire le public américain. Comme toutes les

victoires bleu, blanc, rouge, l’Oscar qu’elle a gagné à Hollywood lui a valu d’être hissée au rang de patrimoine national, lui assurant une place de choix dans le cœur des Français. En parcourant les différents blogs et forums qui lui sont consacrés sur la toile, on peut constater à quel point ses fans sont nombreux et fervents. Rien ne leur échappe, même pas ses sessions musicales qu’elle dissimule pourtant derrière un feutre masculin et un pseudo rétro : Simone (pas pour Signoret mais pour rendre honneur à sa grand mère maternelle). Mais quel que soit l’endroit ou l’accent avec lequel on prononce son nom, il résonne toujours comme symbolique de la Parisienne, dont elle incarne tous les archétypes. Belle, un peu gouailleuse, élégante même quand elle est sexy, dotée d’un caractère bien trempé, elle est une image d’Epinal de cette femme libre et chic, aussi à l’aise avenue Montaigne que sur la scène de la Cigale. Récemment, son engagement pour défendre les militants de Greenpeace emprisonnés en Russie, en s’enfermant dans une cage avec une pancarte affirmant “I am a climat defender”, a démontré encore une fois que sa position de star d’Hollywood et d’égérie de Dior ne l’empêchaient pas de s’exprimer haut et fort. Sa présence au FIFM ajoute bien sûr une note glamour supplémentaire aux festivités mais apporte aussi dans l’air de Marrakech une touche de liberté féminine. P.F.

Les 15 films qui se disputeront l’Etoile d’Or sont : • “AGAIN”, (Yurusenai Aitai), Junichi Kanai - Japon. • “BLUE RUIN”, Jeremy Saulnier - Etats-Unis. • “THE GAMBLER”, (Losejas), Ignas Jonynas - Lituanie et Lettonie. • “HOTELL”, Lisa Langseth - Suède. • “IDA”, Pawel Pawlikowski - Pologne & Danemark. • “MEDEAS”, Andrea Pallaoro - Etats-Unis, Italie et Mexique. • “TRAITORS”, Sean Gullette - Maroc et Etats-Unis. • “THE WISHFUL THINKERS”, (Los Ilusos), Jonás Trueba - Espagne. • “BAD HAIR”, (Pelo malo), Mariana Rondón - Venezuela, Pérou, Argentine et Allemagne. • “FEVERS”, (Fièvres), Hicham Ayouch - France & Maroc. • “HAN GONG-JU”, Lee Su-jin - Corée du Sud. • “HOW I LIVE NOW”, (Maintenant, c’est ma vie), Kevin Macdonald - Royaume-Uni. • “LA MARCHE”, Nabil Ben Yadir - France. • “THE SWIMMING POOL”, (La Piscina), Carlos Machado Quintela - Cuba et Venezuela. • “VIVA LA LIBERTA”, Roberto Andò - Italie.


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Le cinema scandinave, artistiquement Des heros made in Marrakech et humainement exceptionnel version jeunesse norvegienne La section audiovisuelle de l’école norvégienne Westerdals School of Communication a installé ses classes à Marrakech, sur la terrasse de l’hôtel Islane, pendant tout le mois de décembre. Objectif : réaliser 8 films documentaires de 25mn sur le quotidien de “héros locaux”.

d

l

e cinéma scandinave a donné au monde l’un des plus grands réalisateurs de l’histoire, Ingmar Bergman, dont l’œuvre a marqué à jamais les mémoires du public avec ses thèmes métaphysiques, son analyse des comportements du couple, son introspection psychologique ou encore familiale. Il a d’ailleurs été le premier cinéaste à obtenir la Palme des Palmes au Festival de Cannes en 1997. Mais le cinéma scandinave a une histoire bien plus longue derrière lui, dont il a su assurer la pérennité depuis plus d’un siècle. La société de production danoise Nordisk Film Company, fondée le 6 novembre 1906 par le réalisateur Ole Olsen, est d’ailleurs le plus ancien studio encore en opération aujourd’hui dans le monde. Un danois, Jans Poul Andersen aurait même pu occuper la place revenue à jamais aux célèbres Frères Lumières, car c’est lui qui inventa dès 1876 la première caméra transportable, mais

il ne trouva jamais les moyens de la transformer en affaire commerciale. Les Suédois, eux, faillirent inventer le cinéma parlant, mais le procédé mis au point en 1921 fut soigneusement écarté par les producteurs, craignant de voir leurs bénéfices péricliter avec des films parlant une langue comprise par moins de 10 millions de spectateurs dans le monde. Les qualités esthétiques du cinéma scandinave lui ont toujours valu une grande reconnaissance à travers le monde, principalement au cours de ses deux âges d’or : celui du muet (1910-1925) et celui du nouveau cinéma des années 60. L’école scandinave a atteint une perfection plastique difficilement égalée avec l’élégance sophistiquée de ses images noir et blanc. La grandeur de son cinéma réside aussi dans son contenu, son engagement dans le réel, qu’il soit social ou psychologique, qui met souvent la dignité de l’individu au centre de ses préoccupations. P.F.

ans un restaurant de la Place Jamaâ El Fna, Ole et son groupe ont découvert Mohamed, un jeune guitariste qui a appris à jouer en regardant des vidéos sur Youtube pendant deux ans. Il faut dire qu’avec un père joueur de Oud, il a l’oreille habituée aux subtilités musicales. Mais la guitare, il l’a apprise tout seul. Il chante en anglais, en français, en espagnol, mémorisant les paroles en phonétique et le résultat est étonnant. Mohamed est plein de rêves, il se projette dans un avenir étoilé de musicien célèbre. Sa vie quotidienne fera donc l’objet d’un film de 25 minutes, projeté sur les écrans d’une école norvégienne, voilà sans doute un signe déjà prometteur … Pour d’autres, le héros s’appelle Abderrahim, un jeune “traceur” de 17 ans, virtuose du “Parkour”, cet art du déplacement dans tous les types d’environnements, transformant les éléments du milieu urbain en obstacles franchis grâce à la course, au saut, à l’escalade, au déplacement en équilibre…

Il y a aussi une bande de Heavy metal, une negafa… Finalement, la conception du héros marrakchi pour un étudiant norvégien de 20 ans, c’est plutôt quelqu’un qui lui ressemble. “Nos étudiants ont envie de dresser un portrait du Maroc moderne”, explique Morten, le professeur qui les accompagne. “Ils ont été très surpris de retrouver tant de similitudes entre leurs préoccupations et celles des jeunes marocains et de se sentir si proches d’eux en dépit de la différence culturelle et sociale. Ils ont aussi été impressionnés par la cohésion de la cellule familiale, alors que la plupart de nos étudiants sont issues de parents divorcés et de familles éclatées.” Les films documentaires sur la vie des jeunes marrakchis seront présentés au public de l’école Westerdals d’Oslo en janvier prochain et devraient faire objet d’un reportage dans l’un des grands journaux norvégiens. Pour les étudiants, c’est avant tout une expérience humaine qui les aidera à porter sur le monde un regard où le préjugé n’a plus sa place. P.F. www.westerdals.no

Mohamed Layadi : fidele defenseur du cinema

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omme tous les ans, Le Colisée va accueillir le Festival du Film en proposant 6 séances par jour à 15 DH, pour que les cinéphiles de Marrakech aient accès aux films en compétition officielle et aux films “Coup de cœur”. “C’est un rendez-vous incontournable avec le cinéma, explique Mohamed Layadi, le directeur du Colisée, et les fidèles viennent chaque jour pendant toute la durée du Festival. Nous allons aussi accueillir des étudiants de la région de Lyon qui participent au Festival et qui visionneront les films au Colisée.” M. Layadi, qui se bat depuis des années contre la fermeture des

salles au Maroc, multiplie les actions pour booster leur fréquentation. Comme le projet en cours, qui sera mis en place dès le début 2014, intitulé “L’éducation par l’image”, qui s’adresse aux écoles publiques et privées de Marrakech, y compris les écoles française et américaine. Il s’agit de proposer deux films de fiction et deux documentaires, accompagnés d’un dossier pédagogique qui permettra aux enseignants de faire un travail sur le film avec leurs étudiants. A l’affiche, “Wajda”, le premier film réalisé par la cinéaste saoudienne Aïfaa Al Mansour dans un pays où le cinéma est interdit, et “Les chevaux de Dieu” de Nabil

Ayouche, tiré du roman de Mahi Binebine. Les documentaires concerneront l’écologie, en particulier la gestion de l’eau et l’énergie solaire… Deux sujets très actuels au Maroc. Mohamed Layadi, qui est également le président de MEDIS, un réseau du sud de la Méditerranée, réfléchit à mettre en place, pour les plus jeunes, un projet autour de dessins animés, au Maroc, en Jordanie et en Egypte. Autant dire que Mohamed Layadi est l’un des plus fidèles défenseurs du cinéma marocain et du cinéma en général. M.R. Le Colisée : 05 24 44 88 93


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Le Es Saadi et le cinema : une histoire d’amour

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Elisabeth Bauchet-Bouhlal entourée de Alexandra Lamy, Leila Bekhti et Sandrine Kiberlain

’histoire du Es Saadi avec le cinéma a commencé dès l’arrivée du Festival du Film de Marrakech, en 2001. “Ce fut une année terrible et décisive à la fois, raconte Elisabeth Bauchet-Bouhlal. Quand on commençait à préparer le Festival, il y eut l’attentat de New York et l’effondrement des Twin Towers. Du coup, tous les Américains se sont désistés, nous étions catastrophés. Mais le Roi a demandé à Daniel Toscan du Plantier de tout faire pout que le Festival ait lieu.” Et le premier FIFM a bien eu lieu cette année-là, grâce à une mobilisation générale d’énergies sous la houlette de Toscan du Plantier qui a fait appel aux acteurs du cinéma européen, français en particulier. Le Es Saadi a immédiatement

Momo, une demo de deco

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ohamed Khatiri, Momo pour les intimes, alias Monsieur décoration du Festival du film de Marrakech, et ce, pour la 3ème édition consécutive. Mais avant de fouler et entretenir le plus beau tapis rouge du monde, selon ses dires, Momo a dû gravir bien des marches. Né à Oujda il y a 47 ans, ce père de trois enfants a émigré dès son jeune âge en France où il passe beaucoup de temps à l’école buissonnière, mais réussi tout de même à décrocher un bac pro en électrotechnique. Du haut de ses 20 ans, il intègre la vie professionnelle comme salarié, puis crée sa propre entreprise de services. 2001, il rentre au Maroc avec bagages mais sans famille, préférant la laisser en France le temps d’assurer ses arrières. Il ouvre, dans un premier temps, une entreprise de menuiserie et se spécialise petit à petit dans la menuiserie décorative. Quelques petits marchés plus tard, notamment dans la décoration de plateaux télé, il accompagne la délégation marocaine au forum de Davos en 2009, où il mène à bien la lourde tâche de couvrir

une surface de 2.500m² de décoration, dont la salle de conférence principale. Sa façon de façonner le matériau plait, en 2011, il est sollicité par le scénographe Bruno Graziani pour occuper le poste de chef constructeur décoration. Les rênes en main, il commence par restructurer toute l’équipe, misant sur des matériaux et une main d’œuvre 100 % locaux. “Il faut arrêter de dire que la main d’œuvre et les artisans marocains ne savent faire que des bricoles, ils ont un grand savoir-faire, il suffit de bien les encadrer et d’y ajouter des technologies récentes comme la découpe laser ou numérique”, nous confie-t-il. Le pari semble gagné car, une fois encore, cette équipe qui compte désormais 150 personnes durant le montage, a respecté les délais. Quant à la nouveauté déco de cette année, Momo préfère garder le suspens entier, et nous invite à se rendre sur place pour découvrir ses nouvelles créations tant sur scène que dans les rues de la ville. S.C. khatiri66@yahoo.fr

proposé ses infrastructures pour aider au bon déroulement des manifestations, organisé des cocktails en urgence, dressé des buffets acheminés sous l’escorte de motards jusqu’au Palais Badiî où se tenaient la majorité des événements à l’époque, et même monté des décors pour les loges au Théâtre Royal. “Dès la première seconde de l’existence du FIFM, nous avons été partenaires, poursuit Elisabeth, parce que j’étais une amie de Daniel Toscan du Plantier d’une part -nous partagions la même passion pour le cinéma et pour la musique-, et parce qu’il a fallu organiser à Marrakech la meilleure façon d’accueillir l’événement.” Au fil des années, Elisabeth Bauchet-Bouhlal, entourée de toute son équipe, s’est impliquée pour le Festival, en recevant les stars bien sûr, et en mettant en place des événements comme l’incontournable soirée Dior ou, l’année dernière, l’expo du photographe Daniel Aron sur les décors du cinéma. Sans compter les petites anecdotes croustillantes des stars, pour lesquelles il faut “se mettre en quatre” pour satisfaire leur confort et leurs désirs : Sigourney Weaver, “extraordinaire grande dame”,

à qui il a fallu trouver en urgence un miroir en pied avant le tapis rouge ; Martin Scorsese, “maniaque de l’heure”, qui avait besoin de deux réveils ; Leonardo Di Caprio pour lequel on a du aménager une petite salle privée de poker au casino et qui a failli se faire refuser l’entrée, non reconnu par les vigiles à cause de ses lunettes noires et sa casquette ; Catherine Deneuve pour laquelle on a changé le mobilier de la chambre parce qu’elle ne trouvait pas son canapé très confortable… “Comme je n’ai plus trop le temps d’aller au cinéma, je suis heureuse de pouvoir vibrer comme toute la ville de Marrakech au rythme d’une semaine entière dédiée au 7ème art, conclut Elisabeth Bauchet-Bouhlal. Cette année promet encore de belles surprises, d’autant que le FIFM va rendre hommage au cinéma scandinave qui a tellement participé à l’histoire du cinéma d’aujourd’hui. Et le Festival reste un événement magique où se font les rencontres entre les vrais amoureux du cinéma.” M.R. www.essaadi.com

Elisabeth Bauchet-Bouhlal accompagnée de Christopher Walken et Victoria Abril

Votre portrait de star

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e studio Harcourt à Paris, c’est la haute couture du portrait d’art, la griffe des stars du monde entier depuis 80 ans. D’Edith Piaf à Michelle Morgan, d’Omar Charif à Alain Delon… Tous se sont fait tirer le portrait -en noir et blanc, c’est la spécialité- pour entrer dans une véritable mémoire collective qui s’inscrit dans un style inimitable. Harcourt sera à Marrakech à l’occasion du Festival du Film. Le studio propose les 1er et 2 décembre un shooting de votre portrait au palace Royal Mansour. Pour tous ceux qui veulent, le temps d’un cliché, entrer dans la légende Harcourt et repartir avec la fameuse photo noir et blanc qui fera de vous une star sur papier glacé, signé du plus célèbre studio photographique du monde. M.R. Tarifs et réservations : 06 19 69 96 52 ou 06 60 10 84 85


hôtels, riads, maisons d’hôtes, coup de cœur & tendances… P. 32

Le Palais Khum, une invitation au voyage TROIS QUESTIONS A CHRISTIAN LANGLADE Idéalement situé au début de la très passante rue de Dar el Bacha, le tout récent Palais Khum, magnifique ancien foundouk de 1.000m2, vient d’être restauré, avec un goût exquis, par le décorateur italien Adriano Pirani, installé depuis douze ans à Marrakech. Découverte en exclusivité.

C

haque meuble, tableau, bibelot, a été pensé, fait, ou chiné, partout au Maroc, et dans le monde. Des pièces de collection, comme un buffet Art déco Jules Leleu, ou encore des lithos de Picasso, des Ikats d’Asie-centrale, qui côtoient des pièces artisanales marocaines de grande beauté. Et, originalité du lieu, tous les objets sont à vendre, ce qui va donner une dynamique de renouveau à la décoration. Ici, tout respire le luxe, mais dans la sobriété et la pureté des lignes : le

bar aux murs blondis à la feuille d’or que vient illuminer un magnifique lustre en cristal ; le restaurant, avec sa piscine centrale -qui pénètre jusqu’aux pieds des tables- chauffée, couverte, ouverte sur les deux jardins du Palais, sa mosaïque représentant un monumental chakra ; le salon rétro, dénommé le Salon du Roi en hommage aux Rois du Maroc, entièrement tapissé de photos de nos souverains. Ce qui séduit aussi dans ce Palais, c’est qu’on ne vit pas retranchés derrière les hauts murs qui l’entourent, il a une vocation à

l’ouverture vers l’extérieur avec son hammam, son restaurant, sa future galerie, et notamment son Café Kremm, ouvert sur Dar el Bacha, qui propose foccacia, pizza, glaces italiennes, pâtisseries marocaines et italiennes, que vous dégusterez en rêvassant devant des photos japonaises des années cinquante. Derrière les fourneaux, une équipe italienne : Valério et Mathias, qui proposent une cuisine raffinée et variée, italienne, marocaine, internationale, mais aussi la très branchée cuisine vegan ! Enfin, les chambres aux noms évocateurs, celle du désert couleur sable et déco touareg, ou encore Al Hamra, majestueusement rouge aux tentures chatoyantes… Sans oublier la splendide suite El Bacha, grande de presque 100m2, avec une pièce entière réservée au dressing, et une salle de bain au marbre vert qui laisse rêveur… Il n’y a pas de doutes, ce beau palais n’a pas fini de faire parler de lui. K.S 2, derb Al Hamaria, Dar El Bacha Tel : 05 24 39 03 89

Après le Sereno à Saint-Barthélémy, le Ciragan Palace à Istanbul, ou encore l’Orient Express au Pérou, Christian Langlade est le nouveau directeur général du Selman Palace. La Tribune de Marrakech : Quelles sont vos priorités pour le Selman ? Christian Langlade : Il est essentiel de communiquer sur l’originalité de ce palace, c’est à dire son spa à vocation thérapeutique et la thématique des chevaux. Nous cherchons aussi à développer le marché dit “émergeant”, entre autres la Scandinavie, la Russie, la Turquie, le Turkménistan, l’Inde… T.D.M. : Comment comptez vous développer l’esprit équestre ? C.L. : La clientèle ciblée est tout naturellement l’élite de l’Europe et du Moyen-Orient, amoureuse du monde équestre. Nous voulons aussi attirer les plus jeunes avec des activités équestres et une initiation au monde du poney. Nos expériences à travers le spectacle d’art équestre, et l’exposition de purs sangs arabes amènent à l’idée d’une coopération avec d’autres haras à travers le monde. T.D.M. : Comment vivez-vous cette nouvelle destination ? C.L. : J’ai toujours collectionné les destinations de luxe. Marrakech a toujours été dans ma ligne de mire et j’espère qu’elle sera mon dernier trophée. Apres une vie nomade, Marrakech offre un environnement socio-culturel adéquat à ma vie de famille. M.P. Km 5 route d’Amizmiz - Tel : 05 24 45 96 00 www.selman-marrakech.com


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hôtels, riads, maisons d’hôtes, coup de cœur & tendances… P. 34

FELIX MURILLO AUX COMMANDES

KECH : LE NOUVEAU BOUTIQUE HOTEL

Félix Murillo est le nouveau directeur général du Four Seasons Resort Marrakech. Issu d’une famille madrilène propriétaire d’une épicerie fine, il a la passion de la restauration et de l’hôtellerie. La Tribune de Marrakech : Qui êtes-vous ? Félix Murillo : J’ai fait l’école hôtelière des Roches en Suisse et je fais partie du Groupe Four Seasons depuis 12 ans. Londres, Chicago, Mexico, Miami, Buenos Aires, Istanbul… Je parcours toutes ces destinations avec ma femme, également membre de Four Seasons, et nos deux enfants. T.D.M. : Quels sont vos projets pour le Four Seasons Resort Marrakech ? F.M. : Nous voulons devenir meilleurs jour après jour. Lorsque vous grimpez une montagne, aussi longtemps que le pic est en face de vous, vous vous déplacez toujours vers le haut. Nous ne voulons jamais sentir que nous avons atteint le sommet. Car une fois au sommet, vous ne pouvez que redescendre… Je prendrai comme exemple le Spa, une destination à part entière, que nous continuons à développer en envoyant notre directeur dans notre hôtel parisien, le Georges V. T.D.M. : Quelle est votre vision de Marrakech ? F.M. : Marrakech est fascinante ! Une ville qui est si proche de l’Europe et qui a tant de caractère, de lumière et d’énergie. Son autre particularité est qu’elle incarne une porte pour d’incroyables aventures et expériences, du désert aux montagnes de l’Atlas, en passant par l’océan Atlantique. Boulevard de la Ménara - Tel : 05 24 35 92 00 www.fourseasons.com/marrakech

Tassi habille Namaskar

C

’est le sémillant Karim Tassi que Namaskar a choisi pour relooker son personnel, car il fallait “un designer à son image, jeune, dynamique et chic.” Le créateur et son équipe déploient toute leur inventivité pour confectionner des uniformes pratiques mais élégants, avec une touche marocaine mais qui épouserait harmonieusement les tonalités des lieux… “J’ai pensé à un look simple, avec un code couleur taupe pour la journée et un autre

gris pour le soir. Pour répondre à des aspects techniques, nous avons choisi des matières faciles d’entretien mais d’aspect noble.”, nous révèle Karim au moment où il vient de livrer les looks des restaurants. On retrouvera donc, en vedettes, le Saroual avec la chemise col officier, et les jeunes femmes porteront de ravissantes tuniques sur des pantalons en satin. Le tout sera orné de détails minutieusement faits main par les artisans, Tassi’s touch oblige ! Y.V.

www.palaisnamaskar.com www.karimtassi.ma

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itué dans une zone paisible et facile d’accès, mais à seulement 5mn de la Médina, le Kech Boutique Hôtel & Spa, qui vient d’ouvrir ses portes, a déjà su séduire sa clientèle naissante grâce au confort cosy de ses installations et au dynamisme de sa sympathique équipe. Les 72 chambres, très bien équipées, sont claires et spacieuses, l’accès wifi est gratuit et les relais disposés partout dans les couloirs assurent une excellente connexion. La décoration moderne, d’un parti pris minimaliste, confère une atmosphère zen aux différents espaces communs. Très bien conçue, la piscine est agréable, grande et profonde. Le Spa propose toute une gamme de soins traditionnels utilisant les produits naturels marocains

de la marque Natus. Côté bar, le Kech a fait appel à un véritable mixologiste, qui maîtrise l’art du mélange pour réaliser des cocktails inventifs et parfaitement dosés. Côté restauration, il y a bien sûr le restaurant classique de l’hôtel et le snack piscine, mais dès janvier, une nouvelle table est annoncée, plutôt destinée à la clientèle extérieure, une brasserie à la française avec un chef reconnu dont le nom n’est pas encore dévoilé. Cerise sur le gâteau, les prix sont tout-à-fait raisonnables : 880 DH pour une nuit en chambre double avec petit déjeuner. P.F. Avenue Mohamed VI, zone touristique de l’Agdal Tél. 05 24 38 87 87 hotel-kech.ma


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SERÉNITÉ, PURETÉ, LUMIÈRE C E R TA I N S S E C R E T S S E M U R M U R E N T www.royalmansour.com


visions d’intérieurs… P. 36

Ali El Jabiry : L’homme de fer

DU CHIC DANS LA CUISINE DU BLED

Il est, selon l’appellation usitée, ferronnier d’art. Mais le mot artiste est le premier qui nous vient à l’esprit lorsque l’on découvre son travail. Ali El Jabiry, couronné du Prix de l’innovation de “Sanaât Bladi” en 2011, a également été élu meilleur artisan du Royaume, la même année, par le Ministère de l’artisanat… Et il n’a que 28 ans. Rencontre.

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out petit déjà, Ali aimait dessiner, et c’est à l’âge de 14 ans qu’il choisit une formation en ferronnerie. Sept ans plus tard, il a envie de s’exprimer, besoin de créer pour lui et non pour les autres, c’est alors qu’il ouvre son propre atelier : “Au début, j’étais obligé de réaliser ce que mes clients me demandaient, pour gagner ma vie. Des portes, des fenêtres… Mais au bout d’un moment, j’ai rencontré des gens qui m’ont encouragé dans la voie artistique. J’ai montré mes créations et, petit à petit, des clients m’ont fait confiance et j’ai pu laisser libre cours à mon imagination. C’est la famille Charaï (Casa Taos) qui m’a finalement permis de réaliser que j’étais un artiste à part entière !” Ali, grâce à la renommée de “Sanaât Bladi”, peut désormais se définir comme un designer et artiste libre, il dessine d’abord sa future réalisation, puis passe à l’acte : des tables, chaises et fauteuils

vraiment originaux, comme la thématique du rasoir qui a été décliné sous le nom Zazouar. “J’aime les formes compliquées, j’aime créer des nouvelles choses, inventer sans arrêt. J’ai travaillé toute la nuit pour vous montrer cette table aujourd’hui.» Une table basse qui paraît bien alambiquée et a dû demander de longues heures de réflexion et de calculs… «Je travaille sans réfléchir, mon inspiration est sans fin. C’est un don de Dieu.” Ali bascule alors la table qui, une fois debout, ressemble à une étagère… sa prochaine création ! Mais comme tout artiste, il ne s’arrêtera pas là, il a maintenant envie de travailler et mélanger d’autres matériaux comme le bois et la céramique. Talent à suivre ! M.P. Ses créations sont exposées au showroom Air Confort Ingénierie (voir notre article sur cette page). Tel : 06 61 70 51 01

Passion déco La déco, ce n’est pas seulement leur métier, c’est une passion : Brigitte Detrée et Dorothée Ricard, deux drôles de dames qui peuvent, en un tour de main, métamorphoser votre lieu de vie. Trois drôles de dames, faudrait-il dire, puisqu’elles viennent d’être rejointes par Sarah Lavoine, -oui oui l’épouse du chanteur Marc Lavoine en personne-, une référence du chic parisien et de l’art de vivre à la Française.

rigitte et Dorothée, c’est le bureau marrakchi d’architecture d’intérieur et de décoration BD, créé par Antoine Van Doorne qui leur a laissé les rennes avant de s’envoler pour une autre vie vers Montréal. Quand elle arrive au Maroc il y a 13 ans, Brigitte a le projet de se lancer dans la mode. Mais le destin en a décidé autrement : “On m’a demandé si j’étais chiche de réaliser un lustre en perles de verre, du genre monumental, explique-t-elle, et j’ai relevé le défi.” Résultat, une majestueuse pieuvre entièrement en perles de verre, qui fait 7 mètres de haut, qui a trouvé sa

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place dans un Riad d’Essaouira. “En réalité, je suis une autodidacte de la déco, avoue Brigitte, mais c’est très proche de la mode. Je me suis prise au jeu et j’ai appris sur le terrain. C’est une excellente école.” Quant à Dorothée, elle arrive au Maroc en 2006 avec un diplôme d’architecture d’intérieur décroché en Bretagne. “J’étais très attirée par ce pays, et c’est là que j’ai eu envie de faire mes premières armes professionnelles, raconte Dorothée. Et comme Brigitte, je suis passionnée par la richesse du patrimoine marocain et son artisanat.” Du coup, les deux s’associent, fortes de leur complémentarité. Brigitte

s’occupe des mises au point, des corrections, des textiles, et Dorothée est plus orientée sur les techniques de fabrication et la mise en œuvre. Leur style ? Difficile à expliquer, puisque la décoration ne surfe sur aucune mode particulière, plutôt moderne et surtout chaleureux. “Il faut que ce soit à la fois beau et confortable…” Leur clientèle est très diverse, leurs chantiers aussi, du petit resto convivial au palace 5 étoiles, avec surtout des villas de particuliers qui deviennent des amis puisqu’elles fabriquent un peu leur intimité… Actuellement, elles bûchent sur un énorme projet dans la région de Marrakech, une villa de 3.000m2 pour laquelle elles ont carte blanche. “Ça fait un an que nous travaillons, disentelles en chœur, pièce par pièce, du sol au plafond. Nous sommes là pour imaginer le moindre détail, des meubles aux rideaux, des boiseries, des couleurs, et même jusqu’au linge de maison et la vaisselle.” Deux drôles de dames qui redorent le blason de la décoration, un domaine qui avait un peu tendance à sombrer dans le tout et n’importe quoi à Marrakech. Bravo. M.R. Tel : 06 61 23 77 38

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ans le très élégant carré du Jardin Majorelle, un nouvel espace shopping vient faire la jonction entre le Kaowa et le 33. Une escale gustative et inventive, qui revisite les ustensiles de cuisine traditionnels et les ingrédients du terroir. “Keep calm and eat couscous”, voilà qui résume bien le programme proposé par Vanessa Di Mino et Nadia Noel, à travers la collection Chabi Chic, qui décline gobelets, théières, mugs, assiettes… dans cette matière magnifique et si rare sous nos cieux, le grès indestructible. C’est d’ailleurs design et matière qui font loi ici, bois d’olivier pour les couverts de service ou encore aluminium pour les ustensiles traditionnels marocains, mais aussi les choix de conditionnement ingénieux qui donnent une vie nouvelle à ces produits bien de chez nous. Le “Kit Tagine” qui, outre le plat, réunit dans son sac en toile tous les ingrédients nécessaires à la

préparation du poulet aux citrons confits, joliment présentés dans des bocaux de verre ; ou encore le “Kit Thé à la menthe”, voilà des idées cadeaux ludiques et unisexes à mettre au pied du sapin de Noël. A retenir aussi, dans la rubrique plaisir des papilles, tout un choix de fleurs de sel parfumées made in Maroc et des grands crus d’huile d’olive. P.F. 34, rue Rue Yves Saint Laurent (dans le salon du Kaowa et concept store 33 Majorelle) Tél : 06 42 84 17 65

UN SHOWROOM HIGH-TECH

lomberie, énergie solaire, climatisation, électricité, revêtements, sons et lumières… Air Confort Ingénierie, c’est tout ça à la fois. Implantée il y a 5 ans à Marrakech, la société vient d’ouvrir son showroom à Sidi Ghanem. Un lieu surprenant. D’abord par sa taille, immense, car tout ce que vend et installe Cédric Verbeke y est mis en situation : la cuisine, utilisée pour servir du café aux clients, est équipée de leds, et le revêtement est une innovation hydrofuge venue de Belgique, le mortex. Les toilettes sont équipées d’un lavabo et d’une douche high tech… Et tout le reste de l’espace présente les équipements tels qu’ils seront installés chez le client. Le système de clim dans le plafond est vitré, les tableaux électriques sont apparents, l’immense écran à leds est en perpétuel mouvement, le sol en granito reprend plusieurs motifs pour décliner toutes les possibilités… Autre particularité

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du lieu, tous les produits présentés sont éco-énergétiques, comme la climatisation qui utilise du gaz vert, et la très large gamme de leds dont la consommation est 5 fois plus faible qu’une ampoule ordinaire. Preuve à l’appui : Cédric nous montre sa consommation électrique qui s’affiche sur le tableau dernière génération, et elle est effectivement très basse pour un si grand espace où la lumière fuse de toutes parts. L’art y a aussi sa place, “Notre seul critère, c’est l’originalité des créations et leur aspect décoratif.” Comme les plafonds de plâtre sculpté par un Maâlem réputé, ou encore les meubles uniques du ferronnier Ali El Jabari… Ah oui, on découvre aussi un incroyable plafond éclairé en 3D. Et Cédric est ouvert à toutes les idées, du simple achat à la maison à imaginer de A à Z, il accompagne les rêves les plus fous. M.P. 16, Q.I. Sidi Ghanem Tel : 05 24 35 53 88


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Une vie cool et relax… une mode relax, car c’est ce que cette ville m’inspire.” Dans sa boutique, Marrakshi Life, on découvre une variation de pantalons et chemises 100% coton, résolument homewear, qu’hommes et femmes peuvent mixer avec un jean, un débardeur sexy, ou pourquoi pas, des pantoufles… Des coupes qui misent tout sur le confort et se prêtent impeccablement au style faussement décontracté. La collection de vêtements côtoie des oreillers XXL et des sacs unisexe toujours dans le même coton

tissé rayé, fraîcheur et originalité assurés, vu que le tissage n’est jamais le même. “Cette boutique est un laboratoire, je viens de l’ouvrir, je commence à peine à créer, et je sais que ce n’est que le début de l’aventure avec les artisans de la Médina…” La vie marrakchie selon Randall : cool & relax ! M.P. Tous les jours de 12h à 19h. Souk Cherifia, 1er étage au fond à gauche. Sidi Abdelaziz, Médina Tel : 06 59 74 73 54

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andall Bachner, photographe de mode new-yorkais, a vécu toute sa vie dans la Big Apple, avant d’avoir le coup de foudre pour Marrakech ; et en quelques mois seulement, le voilà installé dans sa petite boutique du Carré Créateur (Terrasse des Epices) où il expose ses inspirations marrakchies… “Dès que je suis arrivé ici, j’ai eu envie de créer des vêtements, ce qui est inédit pour moi ! Nous confie t-il. Mais je ne trouvais pas les tissus que je voulais, alors j’ai décidé de faire fabriquer mes propres tissages. Du coton tissé à la main exclusivement pour

AZUELOS ET LA SULTANA, UNE AFFINITE D’UNIVERS

résent uniquement à Rabat et Casablanca, Azuelos, le joaillier marocain, n’avait jusque là aucun point de vente à Marrakech, mais aujourd’hui c’est chose faite : un corner confidentiel vient d’ouvrir à La Sultana. Nous avons demandé à Sébastien Azuelos ce qui avait enfin décidé cette maison, qui symbolise trois générations d’expertise et de savoir-faire en joaillerie, à s’installer dans la Ville Rouge ? “Il nous fallait trouver le bon écrin, notre présence à Marrakech a été déclenchée par la possibilité d’être présent dans

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2 NOUVELLES ADRESSES SHOPPING A LA MAMOUNIA DESIR D’ORIENT Ici vous ne trouverez jamais plus d’une vingtaine de pièces par créateurs sélectionnés, annonce d’emblée Cédric, le très sympathique responsable de cette toute nouvelle boutique de la Mamounia. On y découvre, en exclusivité, des sacs qui mélangent cuir, vannerie, peau lainée avec une très belle finition, signés En Shalla, une marque trendy, coqueluche des londoniennes, qu’on ne trouve nulle part ailleurs au Maroc. Ou

encore, de magnifiques bijoux en argent massif, signés Luc Baille, et la collection de T-shirts de Valeria Julia Navarro, avec ses portraits de femmes berbères rebrodés.

AKBAR DELIGHTS Exclusivité aussi pour les produits proposés dans le magasin Akbar Delights qui vient de s’ouvrir dans le patio du palace. La collection que l’on trouve ici n’est pas vendue dans les deux autres boutiques de la marque en ville. “Pour échapper à

toute uniformité, nous voulons offrir une variété de styles à nos clientes qui s’harmonise avec le lieu, elles ne trouveront pas ces modèles ailleurs”, précise la responsable de la boutique. Comment ne pas craquer pour ces pochettes ou ces tuniques bijoux aux tissus chatoyants, somptueusement brodées ou ornées de pierreries. On y trouve aussi des coussins précieux et de très belles poteries traditionnelles noires et blanches aux arabesques d’inspiration persique. P.F.

un lieu comme La Sultana. Nous avons choisi les vitrines de cet hôtel car l’esprit qui règne entre ses murs correspond à notre identité joaillière, nous partageons ce même souci de faire valoir l’artisanat d’art et un luxe d’origine marocaine où l’attention est donné aux détails.” A noter que la maison Azuelos est également distributeur officiel de Rolex au Maroc, désormais on peut donc aussi trouver les montres de cette prestigieuse marque à Marrakech. P.F. lasultanahotels.com www.azuelos.ma


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MAROKISSIME HABILLE LA FIGUE DE BARBARIE D’OR ET DE BLANC

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arokissime Cosmetic est le dernierné d’Afrikissime. Cette nouvelle gamme de luxe aux emballages blancs et or, qui lui confèrent ce côté chic et sobre à la fois, a été conçue autour du dernier élixir de jouvence : la figue de barbarie. Elle se

décline entièrement autour d’un parfum “signature”, conçu par un nez français en collaboration avec les créateurs de la marque, Agnès et Gilbert Borelli. Ses senteurs épices et miel sont une véritable invitation au cocooning, avec un choix de produits ciblés et innovants, comme l’huile de douche qui laisse la peau délicatement satinée et parfumée. Ou encore l’eau micellaire démaquillante biphasée, le lait pour le corps pailleté or pour briller chaque jour, et enfin, une crème de jour aux huiles miraculeuses de barbarie et d’argan. Marokissime vient donc précieusement compléter les quelques cinq années de recherche et développement d’Afrikissime, cette marque 100% marrakchie qu’on adore. K.S. Show Room : avenue Mohamed VI, résidence Ali (entrée D1) Tel : 05 24 42 07 23 Boutique : 109, QI Sidi Ghanem - Tel : 05 24 35 59 59 www.cosmetic-horizons.com

Un showroom chargé d’Histoire d’un musée.” Cette demeure est d’ailleurs devenue l’extension du Riad 18, le centre culturel du quartier Riad Laârouss, car grâce à ses généreuses dimensions, elle pourra accueillir les grands événements et expositions, comme “The Souk”, dont la seconde édition se déroule le 30 novembre et le 1er décembre. Et pour découvrir la dernière collection d’Art C, dont le thème est l’histoire de sa maison, c’est bien évidemment sur rendez-vous ! M.P.

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e nouveau showroom du designer Art C n’est autre que la maison de famille de son père, construite dans le Mellah il y a 250 ans. “Cette maison est un cadeau de mon père”, nous raconte le styliste inclassable, seul de sa fratrie à avoir opéré ce retour aux sources (les parents d’Artsi Ifrach sont juifs marocains), après avoir vécu en Israël, en France, en Hollande, en Allemagne… “Cette maison fait partie de l’Histoire de Marrakech, elle n’a jamais été modifiée, identique à la bâtisse que ma famille a construite dans le Mellah de l’époque”. Ce qui est étonnant, en effet,

Federico Banzola fait son cinéma

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our célébrer le cinéma à l’occasion de cette 13ème édition du Festival du film de Marrakech (voir notre dossier spécial page 26), la maison de haute couture masculine Federico Banzola présente sa nouvelle collection baptisée 7ème Art. Avec “The Great Gatsby” pour icône, l’élégant tailor de Marrakech ne pouvait manquer cette occasion de

rendre hommage au grand écran. Federico a d’ailleurs signé tous les costumes masculins de “Death Squad”, le dernier court métrage du belge Olivier Merckx, il habille ainsi David Hallyday, Hafid Stitou et Christian Audigier, qui fait ses premiers pas devant la caméra… P.F. 29, rue Ibn Aïcha, Guéliz Tel 05 24 42 18 05

à part le fait de découvrir un coin populaire du Mellah, c’est l’âme séculaire de la bâtisse, ses volumes, ses carrelages, ses hauts plafonds… Un lieu extraordinaire à l’architecture et à l’ambiance Vintage préservées. Artsi a choisi cette adresse très particulière pour mettre en scène ses pièces les plus exclusives autour de quelques meubles et objets chinés, pour une équation délicatement surannée. “Quand mes clients viennent ici, ils n’achètent pas qu’un vêtement ou un objet, ils viennent passer un moment dans un lieu chargé d’histoire, un témoin du patrimoine marocain. Ce showroom a tout

Art C expose également au Carré Créateur (sous la Terrasse des épices). Tel : 06 60 03 62 46

EN DECEMBRE, LALLA LOVES PARME

BIENVENUE CHEZ L’HERBORISTE !

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es herboristeries, il y en a des dizaines et des dizaines à Marrakech. Ces boutiques qui vendent des produits de beauté et de santé à l’ancienne font partie du patrimoine marocain, la médecine par les plantes étant une médecine traditionnelle reconnue. Elles font aussi le bonheur des touristes qui y trouvent des idées cadeau, comme le rouge à lèvres berbère, la pierre d’alun... Nous avons été attirés par l’Herboristerie Majorelle, récemment ouverte dans le quartier Laksour. Mamadou nous a tapé dans l’œil, s’adressant aux passants dans de nombreuses langues, français, anglais, espagnol, italien, portugais… Il est temps, si ce n’est pas encore fait, de se familiariser avec ces herbes, plantes et épices en tous genres. “Nous proposons à notre clientèle de la soigner grâce à la médecine douce qui a fait ses preuves depuis des siècles, nous expliquent Youssef et Fayçal, les propriétaires. Tout vient du Moyen Atlas et souvent de coopératives féminines qui

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garantissent des produits 100% naturels.” Mamadou, le conseiller polyglotte, précise : “Les plantes ont des pouvoirs curatifs, nous avons de très bons résultats sur les maladies de peau, l’arthrose, l’asthme… Sans oublier les produits cosmétiques que les Marocaines utilisent depuis toujours.” De l’argan, de l’argile, des mélanges d’herbes, de l’huile de figue de barbarie… Tout y est. Testez les masques de beauté en live, ou

faîtes-vous masser la nuque, les pieds ou les épaules… pour 20 DH seulement. Une petite astuce pour nos lecteurs ? “Buvez de la verveine régulièrement : ça déstresse et ça nettoie le sang, c’est excellent pour la santé !” Merci, Dr Mamadou ! M.P. 21, Derb Laksour (2ème à droite en venant de Bab Laksour) Tel : 05 24 39 09 46

out au long de ce mois de décembre, et pour terminer l’année avec un supplément de raffinement, la charmante Laetitia invite Parme Marin, créatrice globetrotteuse, à partager son univers au Studio Lalla. La spécialité de Parme ? Des colliers plastrons à base de pierres, de cuir, d’os, ou même de plumes, que le New-York branché s’arrache et dont les rédactrices mode sont folles (on ne compte plus les parutions dans Vogue ou Elle). Car, “une fois essayés, ils deviennent une nouvelle obsession !”, nous avoue Laetitia.

Pour le Studio, les deux jeunes femmes ont sélectionné une trentaine de pièces, toutes uniques et faites à la main à Marrakech, tandis que les collections régulières de Parme Marin sont disponibles -également en exclusivitéà Lalla Bazaar, la nouvelle boutique Lalla au Souk Cherifia. Y.V. Du lundi au samedi, sur rendez-vous. Studio Lalla : 5, rue de La Liberté (2ème étage), Guéliz Tel : 05 24 44 72 23 06 61 477 228 www.parmemarin.com


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loisirs

bouffée d’air… P. 43

Les nouvelles salles : alors on danse ! JUST DANCE

enza Mouahidi a la danse dans le sang. Toute petite, alors qu’elle fréquentait les cours de danse classique de Babeth, elle se voyait danseuse étoile… Plus tard, elle partira à Paris pour suivre des études d’expert comptable, mais la danse la rattrapera. Elle se forme au Jazz, à la danse

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contemporaine et africaine, et lors de voyages en Turquie et en Inde, elle ressent un irrésistible appel de retour aux sources : l’Orient revêt un autre aspect, terriblement attractif. A tel point qu’elle choisit de rentrer à Marrakech, où elle enseigne la danse chez Dance Attitude puis Art Academy : “L’enseignement

a été une révélation. Cette relation privilégiée qui se crée avec les enfants et les ados, est devenue une évidence, un lien d’amour dont je ne peux plus me passer. Les corps me parlent !” Kenza vient d’ouvrir sa propre école, Just Dance, un bel espace lumineux composé d’une cafétéria et de deux salles de cours. Dès 3 ans, les enfants sont éveillés à la danse classique, à 7 ans, place au hip hop, et pour les ados et les adultes, le programme s’élargit : zumba, oriental, bollywood, latino… Une école à dimension humaine où les danseurs en herbe sont encadrés avec amour. 174, avenue Abdlekrim El Khattabi Tel : 05 24 44 90 98

BAB EL CIRK ET TEMPO DANSE

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nna (Tempo Danse) et Jérôme (Bab El Cirk) enseignent à Marrakech depuis quelques années, après l’Atelier Francis Goya et le Centre Cordoba, c’est désormais dans leur propre salle qu’ils reçoivent petits et grands : un bel appartement lumineux à deux pas du lycée français, où ils ont su apporter leur touche colorée et artistique. Deux salles, une petite et une grande, selon la taille des groupes, pour aborder toutes sortes de disciplines. Jérôme va enfin pouvoir installer son matériel fétiche pour l’initiation au cirque : trapèze fixe et fil de funambule… Anna, quant à elle, enseigne

devant de grands miroirs, à l’aide de barres fixes, sur un beau parquet idéal pour pratiquer la danse. Autour d’eux, une équipe de passionnés vient enseigner le karaté artistique (initiation à la capoeira), la danse créative, classique, orientale, la zumba, le yoga, le pilates… “Ce lieu est fait pour se retrouver autour d’une passion, notre équipe est le résultat d’amitiés et de rencontres, seules nos affinités nous ont réunies ici”, nous raconte Anna, cette férue de danse orientale, qui possède d’ailleurs sa compagnie, Roses des sables, et propose des spectacles de danse orientale… M.P.

LIBEREZ VOS EMOTIONS AVEC LA DANSE THERAPIE

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ischa (Dominik Figuières de Bres) a choisi la Gestalt comme approche thérapeutique. Somato-psychothérapeute de formation, elle est installée à Marrakech où elle propose plusieurs méthodes pour aborder les problèmes de confiance en soi et de névroses légères : “La Gestalt est une approche holistique, c’est à dire globale : corporelle, affective et mentale. Nous travaillons sur l’ici et maintenant, ce qui permet d’obtenir des résultats à court et moyen termes. La différence fondamentale de la Gestalt, c’est que le thérapeute a une relation d’empathie avec son client, un dialogue se crée, il a le droit d’être ému et d’échanger, et c’est ce qui me plaît dans cette méthode”.

La thérapie selon Tischa n’est pas qu’individuelle, puisque la Gestalt lui a fait découvrir une autre méthode passionnante : la danse thérapie. Cette “danse des cinq rythmes” se pratique en groupe, elle répond à une recherche de développement personnel. Le cours se passe en musique, les mouvements font culminer puis retomber les émotions refoulées, et le résultat est libérateur. Au départ, c’est un peu gênant d’entrer dans la danse, de laisser son corps s’exprimer, sans code, sans contrainte… Puis les tensions se relâchent, et certains arrivent même à écouter leurs sensations. Finalement, c’est un lâcher-prise total, qui après plusieurs séances, a un véritable effet relaxant et libérateur. Certains participants ont tellement peu l’habitude de laisser leur corps s’exprimer que l’effet est très fort sur le plan émotionnel. “La danse thérapie est une bonne approche pour ceux qui n’osent pas aller vers la thérapie classique”, nous raconte Tischa qui anime des cours de danse thérapie en France depuis plusieurs années, et propose désormais cette activité à Marrakech, un soir par semaine. Avis à ceux qui ressentent le besoin de libérer leurs émotions… M.P. Tel : 06 19 24 31 99

LE PASSE TEMPS, NOUVEL ATELIER D’ARTS CREATIFS

Le samedi 14 décembre, de 10h à 18h, Anna organise un petit marché de créateurs. On retrouve, parmi les exposants, les vêtements Simostyle de Simo, les sculptures en grillage d’Alban Marissal, l’univers pour enfants de Fée de Lune , les créations de Crazy Days et de Mr Michelin, ou encore les tableaux en fils de fer de Nathalie Rigoulet… Résidence Ali A, Camp El Ghoul (en face la crêperie) Tel : 06 44 48 63 32

nstallée depuis huit ans à Marrakech, Laure Lionnet a un véritable talent pour transformer tout type de matière en objet artistique. Depuis octobre dernier, elle a décidé de faire aussi profiter les autres de sa passion, en ouvrant un atelier de travaux manuels artistiques. “Ce que je préfère, c’est quand une nouvelle venue me dit : le problème c’est que j’ai deux mains gauches. Il y a tant de merveilles à réaliser avec ces deux mains là…” Reliure, scrapbooking, gravure, cartonnage, encadrement, papier travaillé, tableaux en sable coloré, poterie, bijoux… Mais toutes les suggestions d’activité supplémentaire peuvent également être étudiées. “C’est incroyable ce que l’on peut faire avec dix doigts, de la patience et un peu de technique, il n’est pas nécessaire de savoir dessiner,

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il faut juste connaître le mode opératoire, explique Laure. Quand j’ai achevé ma première reliure, elle n’était pas terrible du tout, alors j’en ai fait dix, vingt, trente et elles sont devenues parfaites. La main s’habitue à la précision et on progresse tous les jours.” L’atelier du Passe Temps est vaste, plein de couleurs et de clarté, rien n’y est figé, on peut choisir son activité au gré de ses envies, et Laure est un rayon de soleil à elle tout seule. P.F. Ouvert les matins, du mardi au vendredi, de 9h à 12h, et les après midi de 14h à 17h, du mardi au jeudi. Tarifs : une séance de 3h : 180 DH, un cours par semaine : 650 DH/ mois. 1, avenue Mohamed VI (2ème étage) Tel. 06 01 25 30 01 ou 06 76 98 89 51


il va y avoir du sport… P. 44

Football : Marrakech reçoit le monde Et de 10 pour la Coupe du Monde des Clubs, une 10ème édition au goût de Tanjia et d’Amlou. Des mets auxquels un certain Ribéry, un certain Robben ou encore un certain Ronaldinho, goûteront probablement (mais modérément), car la Coupe du Monde des Clubs 2013 se déroulera à Marrakech et Agadir du 11 au 21 décembre. La Tribune vous invite à fouler la pelouse de l’un des plus grands événements mondiaux du ballon rond. ’Histoire ne s’est heureusement pas répétée. Si le Maroc avait laissé filer sa chance pour organiser la Coupe du Monde des Nations en 2012, devant l’Afrique du Sud, il n’en est rien pour la Coupe du Monde des Clubs. Encore une fois, le pays des “bafana bafana” était en lice (avec l’Iran et les Emirats arabes unis, c’est dire le sérieux des candidats) contre le Maroc pour accueillir une compétition internationale. Mais cette fois, les membres de la FIFA ont préféré le dossier du Royaume chérifien, non pas pour une, mais pour deux éditions consécutives, 2013 et 2014. Les préparatifs vont donc bon train -à l’instar du stade d’Agadir-, les plus grands projets ont été achevés à temps, et contrairement au dossier de la Coupe du Monde des Nations, le Maroc a présenté à la FIFA une structure finie, en d’autres termes : “Voilà ce qu’on a fait” et non “Voilà ce qu’on va faire”, telle a été la différence. Sur les quatre villes proposées par la Fédération Marocaine (Casablanca, Tanger, Marrakech et Agadir), les émissaires de Sepp (Blatter, pour les non et futurs initiés), éternel président de la FIFA, ont retenu la Cité des Sept Saints et la Ville de la baie (Marrakech et Agadir, pour les non et futurs initiés).

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L’ENJEU DU JEU “Cet événement providentiel est une grande bouffée d’air pour tout le secteur, durant ces deux semaines, notre objectif est d’afficher complet”, nous confie le patron d’un grand

hôtel à Marrakech. En effet, ce ne sont pas juste quelques millionnaires en short qui courent derrière un ballon que la Ville Rouge se prépare à accueillir, mais plus de 100.000 visiteurs étrangers, 400.000 supporters et surtout, 700 journalistes qui couvriront l’événement pour 160 chaînes et produiront une centaine de reportages sur le Maroc et Marrakech. Voilà qui va faire plus que booster le tourisme et l’artisanat de la ville et ce, à court, à moyen et à long terme. A court terme, car selon une étude menée par le cabinet Capitale Consulting, chaque touriste dépensera en moyenne 800 dollars durant ce séjour. Le calcul est trivial, les lucarnes des hôtels et des commerces de la ville encaisseront quelques 80 millions de dollars, soit plus de 30 fois le budget annuel du Kawkab, de quoi en faire plein, des équipes. Quant au moyen et long terme, la couverture médiatique sans précédent dont bénéficiera Marrakech, fera office d’outil promotionnel efficace et durable pour cette destination. Tout est donc bénéf pour les Sept Saints.

(entraineur du Raja) devront se mesurer à la dream team brésilienne de l’Atlético Mineiro et sa star Ronaldinho, alias El fenomeno, dans une rencontre qui se déroulera au grand stade de Marrakech le 18 décembre. Reste à espérer que le Raja sera à la hauteur de l’événement et ne prendra pas 8 buts comme cela était le cas il y a quelques mois contre le FC Barcelone à Tanger. L’avenir proche nous le dira, et d’ici là, n’oubliez pas, dima dima Kawkab. S.C. fr.fifa.com/clubworldcup

ET LE FOOT DANS TOUT ÇA Au-delà des prévisions et des chiffres, une chose est sûre, pour les fans du ballon rond, le spectacle ne sera pas hors jeu. Et pour cause, cette compétition ne concerne que les équipes championnes de leur continent, à l’image du Bayern de Munich et de l’Atlético Mineiro. Bref, la crème de la crème, qu’à FC Barcelone (grand absent car non qualifié)

MARRAKECH DISCUTE AUSSI FOOT Le football n’est pas une question de vie ou de mort, c’est quelque chose de bien plus important que cela”, cette légendaire citation de Sir Bill Shankly, inimitable entraineur du Liverpool de jadis, est judicieusement arborée dans le site officiel du Foot Expo Forum 2013. Et pour cause, pour sa 3ème édition, ce rendez-vous international du ballon rond se tiendra à Marrakech, du 18 au 21 décembre. Dedans, on ne joue pas foot, ils parlent foot, on ne regarde pas ou peu, on écoute. On écoute des experts et des expérimentés de la discipline, tels

ne plaise. Côté Marocain, c’est le Raja de Casablanca qui défendra les couleurs du pays et nourrira entre ses pieds l’espoir de tout un peuple, un peuple trop longtemps déçu par les piètres résultats de son équipe nationale. Certes, les Verts ont été qualifiés d’office à cette coupe, car ils représentent le pays organisateur, mais ils devront passer par un tour préliminaire où ils affronteront la redoutable équipe néozélandaise d’Auckland City, avant de rencontrer en quart de finale la formation mexicaine de Monterrey. Une fois la victoire acquise au bout de ces deux matchs, les poulains de Mhamed Fakher

que Pierre Mankowsky, sélectionneur de l’équipe de France des moins de 20 ans, ou encore Nasser Larguet, directeur de l’Académie Mohammed VI de football. Pourquoi ? Pour mieux organiser ce sport en Afrique et traiter des grandes thématiques de son développement et sa professionnalisation dans le continent. Pour ceux qui préfèrent le geste à la parole, le jeu à la théorie, Marrakech accueille aussi la Coupe du Monde des Clubs (lire l’article sur cette page), du vrai foot quoi… S.C. www.footexpoforum.com

Ci- dessus : Le joueur Ronaldinho qui sera présent lors de cette Coupe du Monde des Clubs

Le Selman aux couleurs du Brésil

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’est le Selman que l’Atletico Mineiro a choisi pour lieu d’hébergement durant la Coupe du Monde des Clubs en décembre. L’hôtel marrakchi, sacré meilleur d’Afrique en 2013 par le Prix villégiature, offrira aux joueurs du club brésilien -populairement connu sous le nom d’O Galo (Le Coq)- le cadre paisible idéal pour que leur concentration soit au top. “La structure du Selman est une structure enviable pour préparer les joueurs au tournoi majeur”, cite Eduardo Maluf, le directeur de football de l’équipe. Y.V. www.selman-marrakech.com


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La Table d’Hervé et Martial

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ême si l’expression n’est pas heureuse en cuisine, avec l’arrivée

d’Hervé Paulus, c’est du lourd qui débarque sur la scène de la restauration marrakchia. Noté 15/20 chez Gault Millau, deux fois étoilé Michelin, issu de cette terre de gourmets qu’est son Alsace natale, Hervé Paulus a su séduire le monde très exigeant de la gastronomie française en mêlant recettes de tradition et techniques avant-gardistes, faisant de l’Auberge Paulus la meilleure adresse de l’Alsace gourmande. Heureusement pour nous, l’appel du soleil marocain et l’amitié d’un amoureux de Marrakech, Martial Blangenwitsch, son compère dans cette belle aventure qu’ils mèneront au restaurant du César hôtel, ont su le convaincre de venir chatouiller nos papilles avec une inventivité qu’il met au service de son grand respect pour les produits. Ici, pas d’assiettes gastro aux

portions congrues, mais une cuisine du terroir aux saveurs mixtes, tantôt françaises, tantôt marocaines. Le Tagine de homard côtoie la blanquette de veau ou le pot au feu, selon le marché du jour, pour n’offrir que des produits extra frais. Les prix sont très doux : 50 à 80 DH pour les entrées et 110 à 150 DH pour les plats, et l’ambiance bon enfant, on peut même venir juste y déguster une terrine maison accompagnée d’un bon verre de Bordeaux. Bien sûr, la cave est à la hauteur du contenu des assiettes, proposant une sélection de vins français et marocains et toujours à des prix raisonnables. Ouverture annoncée pour le 10 décembre, le soir uniquement. P.F. Route de l’Ourika, Zone Afguedal Tel : 06 41 92 43 66

LE FROMAGE ITALIEN DANS SA PURE TRADITION

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a tradition des maîtres fromagers italiens a trouvé ses représentants à Marrakech avec cette nouvelle fromagerie artisanale, Antica Mozzarella. Les fromages proposés sont ceux du Sud de l’Italie, de la région des Pouilles plus exactement, de laquelle sont originaires le casaro (maître fromager) et sa famille, qui travaillent quotidiennement à la production de fromages frais. Pour arriver à fabriquer des fromages de qualité selon les recettes traditionnelles, il faut tout d’abord du lait frais du jour. Il est récolté directement auprès des coopératives des environs et

est contrôlé à l’enlèvement. Les fromages sont ensuite entièrement façonnés à la main, filés et travaillés par le fromager. Ils sont chauffés par un procédé qui souffle de la vapeur d’eau, ce qui permet de conserver leur naturalité ; et fumés -lorsque la recette l’exige- au feu de bois d’olivier. Ce sont donc des produits nobles que Walid et Massimo, les deux associés à l’origine de ce projet, entendent offrir à la vente. Certains fromages artisanaux seraient difficiles à trouver, même en Italie : la Burrata fumée, le cœur de Ricotta et la Mozzarella fumée tressée et farcie au caviar… La maison propose aussi, en plus de

son service traiteur, un petit plus, lui aussi typique des régions du Sud de l’Italie : la possibilité de s’offrir, pour certains évènements, les services du fromager qui élabore sur place les fromages servis ultra frais. Un must. Buon appetito ! K.S. 520, lot Charaf, Almanar 3 Tel : 06 61 34 10 72

UN NOEL “SLOW FOOD” CHEZ PANNA

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ous connaissez déjà le glacier italien qui ne travaille que des matières premières naturelles. Mais saviez-vous qu’il est partenaire de l’organisation internationale Slow food ? Ce mouvement, qui s’oppose au concept Fast food, a pour objectif de sensibiliser les citoyens à l’éco-gastronomie et à l’alter-consommation. Pour cela, Panna s’engage à faire travailler les producteurs locaux : le safran, le sel, le cumin, et l’huile d’argan, bien sûr ! Dans cette même mouvance, Panna, qui est également devenue une enseigne de restauration, sert pour le déjeuner des recettes à base de produits régionaux, comme le fromage de chèvre d’Essaouira ou l’huile d’olive parfumée de la Kasbah Bab Ourika… Sans oublier les

bons produits italiens : la mozzarella réalisée au Maroc par une famille italienne, le jambon de Parme (cru ou cuit), les Macaronis au pesto rouge (à la tomate séchée !) et de véritables Paninis, qui n’ont rien à voir avec ceux que l’on trouve dans les snacks… Panna est aussi ouvert pour le petit déjeuner, avec des formules express et buffet (diététique entre autres), ainsi que le dimanche pour le brunch : un petit déjeuner complet agrémenté de tartes salées à 90 DH ! Tout au long du mois de décembre, Panna vous donne rendez-vous pour des évènements qui vous feront découvrir ses produits autour de différentes thématiques : la fête des enfants le 7décembre, after work le 13, l’atelier Floréal avec Floria le 14 et le Marché de Noël à l’Institut français le 15. Et comme c’est bientôt Noël, les desserts glacés vont côtoyer les Pannetone, biscuits de Noël à la cannelle et paniers “Slow Food” : des coffrets cadeau remplis de douceurs marocaines et/ou italiennes… Et cette année, grande nouveauté : Panna se déplace chez vous pour décorer votre sapin selon votre thématique couleur. Joyeuses fêtes ! M.P. Angle route de Targa et rue du Capitaine Arrigui, Guéliz Tel : 05 24 43 65 65

LA KUI-ZIN : NOUVELLE CANTINE EN MEDINA

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adia Asri et Hassan Amjahdi sont issus du métier de la restauration et de l’hôtellerie. Ils ont uni leurs savoir-faire respectifs pour ouvrir une nouvelle adresse en Médina : la Kui-Zin. La carte est aussi simple que le décor, pas de chichi, pas de fioriture, ici on va à l’essentiel : les bonnes choses. Du petit-déjeuner au dîner sans interruption, on peut venir goûter leurs recettes marocaines et méditerranéennes : beaucoup de plats végétariens (comme les lasagnes aux légumes, un régal), mais aussi une soupe du jour, et des spécialités marocaines. “Une amie italienne nous a aidé à mettre la carte en place, car nous faisons nos pâtes nous-même. Nous tenons à tout réaliser ici, le pain, les pâtisseries, et garantissons ainsi la qualité des matières premières, nous explique Nadia.

Pour la Pastilla par exemple, c’est ma maman qui la prépare, c’est sa spécialité ! Je tenais à servir la recette traditionnelle, pour faire découvrir aux étrangers ce plat de fête tel que nous le dégustons au Maroc, et non modifié pour le goût occidental.” Les tagines côtoient les bons produits italiens (mozzarella et parmesan) et le menu du midi est à 60 DH seulement. De quoi trouver des prétextes pour aller se balader en Médina et faire une pause dans la bonne Kui-Zin de Nadia et Hassan. Quant aux habitants du quartier, ils ont une belle carte disponible de plats à emporter. M.P. Du mardi au dimanche, de 10h30 à 22h30. Possibilité de réserver des ateliers de cuisine. 12, rue Amsefah, Sidi Abdelaziz, Médina Tel : 05 24 39 09 84


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Le bonheur du bio ien que le Marché des Saveurs n’ait que 3 ans d’existence, cela fait plus de 20 ans que ses fondateurs cultivent dans la région de Souihla des fruits et légumes issus d’une agriculture raisonnée ou biologique. 120 variétés sont cultivées tout au long de l’année, des produits de saison qui viennent directement du producteur, et des gages écologiques qui font le bonheur des gourmets engagés. On peut dire qu’ils sont en terre conquise. A tel point qu’ils ne cessent d’élargir leur gamme bio, des produits certifiés Ecocert et AB, pour proposer aujourd’hui plus d’une trentaine de variétés. La boutique n’a ouvert que cette année, et il faut dire que c’est un plaisir de se déplacer (jusqu’à Sidi Ghanem) pour garnir son panier dans cet univers végétal frais et coloré. On y trouve également un rayon bio de confitures, farines, semoules, huiles, fruits secs, miel… Et à la caisse, un choix de fromages de chèvre marocains succulents. Vous pouvez aussi commander votre panier sur internet, à la carte ou selon la récolte de la semaine, livré à domicile. M.P. Q.I. Sidi Ghanem Tel : 05 24 33 55 85/95 www.marche-saveurs.com

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UN DINER (PRESQUE) PARFAIT

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olange Kergreis adore les travaux manuels. Nous vous l’avions déjà présentée pour ses réalisations de boutis à l’ancienne, voilà qu’elle revient avec des cours de cuisine ! “Bricolage, origami, couture, cuisine… j’aime tout ce qui est manuel, et j’ai un penchant particulier pour la cuisine française. Dès que je peux, je m’inscris à des ateliers et stages en France, j’ai même participé à celui de Cyril Lignac…” Sa grande cuisine à Marrakech s’est donc tout naturellement transformée en laboratoire pour apprentis curieux et passionnés comme elle. On y apprend les bases et les astuces pour réaliser des tartes, des gratins, des soufflés, des plats en sauce… “Certaines de mes amies inscrivent leurs cuisinières marocaines afin qu’elles se mettent à la cuisine française à la maison. En 4 à 5 cours, les bases sont acquises.” Un exemple de menu que Solange propose de réaliser en une après-midi : Verrine de crabe à la mangue, Cailles farcies au foie gras sauce raisin, et Tarte meringuée au citron… On repart avec ses propres réalisations et les fiches techniques des

recettes. Et Solange est tellement passionnée qu’elle se fait un plaisir de venir cuisiner chez vous. Vous choisissez le menu, elle s’occupe du reste : courses, cuisine et service. De quoi ravir les amateurs de cuisine française. M.P. Tel : 06 41 09 91 08


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Des produits qui vous veulent du bien

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l’origine de l’aventure Idnature (que nous vous présentions il y a quelques années sur notre n°6), une sacrée femme, Ilham Ibrahimi, qui, depuis une dizaine d’années, a mis tout son savoirfaire, ses idées et son énergie au service du mieux-être et du “bien manger”. Car Ilham s’est lancée un défi : “permettre à toute la famille de manger autour d’une même table, malgré les régimes et les restrictions alimentaires, surtout les enfants, en offrant des aliments sains et issus du terroir”. Pari réussi, grâce à une véritable politique de recherche et développement qui a abouti

à des brevets venant protéger l’originalité des formulations, mais aussi un réseau de distribution de plus en plus conséquent -exclusivement en pharmacie et parapharmacie- et une gamme de produits toujours renouvelée et ouverte sur de nouvelles perspectives. Désormais, en plus de la biscuiterie, des céréales et des potages, on trouve également des gélules de spiruline 100% naturelle -ne provenant pas d’élevage et sans excipients chimiques- de la poudre de cactus à la formule brevetée, qui sera votre meilleur allier minceur en même temps qu’un régulateur du taux de mauvais cholestérol, des cosmétiques à base d’huile de figue de barbarie, pour régénérer votre peau… Et, notre produit chouchou, le couscous hyper protéiné stop graisse, qui synthétise parfaitement l’esprit derrière cette aventure : des produits du terroir, naturels et sains, qui permettent d’harmoniser le menu familial. K.S. Angle rue Sourya et Loubnane, résidence Kortoba Guéliz. Tel : 05 24 42 01 94 www.idnature.ma

DES PAINS TRES SPECIAUX

vec le 1er prix de meilleur boulanger au Maroc, voilà un lieu qui a gagné ses galons d’adresse à recommander. Trônant juste devant l’entrée, les larges miches de pains de campagne à la croute parfaitement dorées sont

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simplement irrésistibles. Raisins, olives, pavots, céréales ou encore fougasses, aucune combinaison des recettes boulangères ne semble avoir échappé au pétrin du Pain Quotidien. Mais le plus exceptionnel dans cette boulangerie pâtisserie,

c’est sa gamme de produits spécialement conçue sans gluten. On trouve ainsi des pains sans farine et totalement bio, à base de quinoa, sorgho, pomme de terre et même d’amarante, particulièrement recommandée pour les anémies. On peut aussi se faire plaisir avec des gourmandises 100% régime, composées de feuilletés à base de riz ou de crèmes sans beurre, où la stévia remplace le sucre. Certaines pâtisseries sont toujours en rayon, mais beaucoup d’autres sont faites à la demande. Certains pains sans gluten doivent également être commandés à l’avance. P.F. 5, bd Allal Al Fassi (7/7, 8h -19h) Tel : 05 24 31 40 29

L’Asie s’invite au Marché central

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uelle surprise lorsque, déambulant dans le marché central du Guéliz, on découvre une petite boutique qui ne se différencie extérieurement pas des autres, mais qui, pour les amateurs de cuisine asiatique, se révèle être une caverne d’Ali Baba ! Vous l’aurez compris une épicerie de produits venus de la lointaine Asie a levé son rideau, puisqu’ici

pas d’enseigne ni de porte, pas de chichi donc mais une gamme diversifiée venue du Japon, de Chine, en passant par le Vietnam, et la Thaïlande… Du lait de coco, des nouilles de toutes les tailles -des plus fines au plus larges-, du matériel de cuisine aussi, comme des petits paniers en bambou pour votre riz gluant, des sauces, des condiments, du vinaigre de riz et

du wasabi pour vos sushis. On a envie de dire : une surabondance de références, tellement on en manquait ! Et bien, désormais, vous pourrez concocter une bonne soupe tom yam kung maison, ou encore un curry vert ou rouge à votre guise, alors on vous dit, à vos recettes et préparez vos baguettes ! K.S


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LE MUST : UN COMPLEXE DE NUIT VERSION XXL

n n’en attendait pas moins de M. Abdelhadi Alami, qui après avoir érigé le premier Palais des Congrès de Marrakech 25 ans en arrière, ne pouvait qu’offrir à la Ville Rouge un complexe de nuit version XXL. Le Must ouvre ses portes début décembre, un lieu vertigineux qui nous emmène dans les étoiles… Entrez par la porte principale sertie de planètes, vous pénétrez alors dans l’univers du Must Space Club, la cabine du DJ imite celle d’un vaisseau spatial suspendu, tandis que la piste de danse fait scintiller des planètes. Des danseuses sexy animent la place, à la lumière des projecteurs, des écrans à leds et holocubes 3D… Un ascenseur vitré vous emmène au 2ème étage du Space Club, avec sa vue plongeante sur la piste et ses salons vêtus d’argent. Mais ce n’est pas tout, le complexe est

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gigantesque, au 3ème étage, le Must Lounge Bar vous convie autour de la scène où un spectacle de flamenco est programmé dès l’ouverture. Un grand comptoir étoilé accueille les prémices d’une longue nuit sous le thème de l’espace. Plus haut encore, c’est le Must Oriental Cabaret qui attend les amateurs de musique Live et Belly dance traditionnels. Mais le Must n’existe pas que la nuit, puisqu’il propose aussi une offre de restauration multiple. Une Brasserie française, un Restau Café et sa grande terrasse, et enfin, grande première à Marrakech, un Fast food ouvert 24h/24 ! Ce nouveau centre de loisirs incarne une nouvelle planète, et pas des moindres, qui vient agrandir notre beau système solaire marrakchi... M.P. Rue Camille Cabana (derrière le Palais des Congrès)

QUAND LE COMPTOIR ET LE THEATRO CONJUGUENT LEUR TALENT, IT’S PARTIE TIME !

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e ratez pas l’étonnant show de la troupe les Nuits Blanches au Comptoir, crazy perfomers, percu & Dj, tous les vendredis et samedis soirs à partir de 1h. Embarquez ensuite dans la calèche de luxe qui vous attend devant la porte pour vous offrir une arrivée super glamour au Theatro. Un voyage insolite pendant lequel vous pourrez siroter un Red Bull et qui vous assurera également un accueil privilégié et un service VIP dans le temple des nuits marrakchia. P.F. www.comptoirdarna.com www.theatromarrakech.com

FABRICE DAYAN AU BO-ZIN LE MARDI 7 DECEMBRE abrice Dayan, Dj résident au Raspoutine Paris, officie aussi depuis 3 ans à la Terrazza Martini du festival de Cannes, on l’écoute aussi dans des soirées privées et des événements mondains à Ibiza, Londres et Paris. Le 7 décembre, c’est au bô-zin qu’il diffusera son énergie unique, tandis qu’il sort son premier volume “Chez Raspoutine” et son single “My guitar” chez Yellow, label de Bob Sinclar. M.P. Réservations : 05 24 38 80 12

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Le César lance son Oriental Lounge

uvert depuis peu, le nouveau Lounge du César hôtel mise sur la fusion. Avec son design très contemporain inspiré des années 70 : tables blanches, chaises en plexi rouge, lustres aux formes arrondis… Dans cet environnement très moderne, un orchestre oriental live rythme les différentes

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parties de la soirée, accompagnant les ondulations de la danseuse du ventre, ou la voix envoûtante du chanteur chaâbi… avant que le DJ résident ne prenne le relai derrière ses platines, laissant libre cours à son inspiration pour nous faire danser jusqu’au bout de la nuit. La cuisine, elle aussi, est inspirée d’horizons divers, mixant Tagine et Tanjia avec Tempura de calamars, Spaghetti aux fruits de mer ou encore Nems au chocolat, pour terminer avec une note gourmande asiatique... A noter que les prix sont abordables : 220 DH pour un plat et une entrée ou un dessert, et 280 DH pour le classique : entrée-platdessert. Bien sûr, on peut également profiter de l’animation en venant simplement y prendre un verre. P.F. De 21h à 1h30. Route de l’Ourika Réservation : 05 24 36 99 00


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LE TEMPS DES FETES

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La haute saison est ouverte, il est temps pour la Ville Rouge de se vêtir de ses plus beaux atours pour une fin d’année mémorable. Choisissez votre programme…

LE PERE NOEL A MARRAKECH ! Le dimanche 15 décembre, le traditionnel Marché de Noël de Marrakech Accueil aura lieu à l’Institut Français de 10h à 18h. Faites le plein de gourmandises artisanales et d’idées cadeau sur les nombreux stands, avec un peu de chance, vous croiserez le Père Noël (il est annoncé vers midi…) Tel : 06 67 43 02 17 Du 16 au 22 décembre, visitez le Marché de Noël Impérial du Sofitel, un véritable Village de Noël pour s’imprégner d’une ambiance magique en se baladant entre les échoppes d’artisanat et de douceurs locales…

Au Es Saadi Gardens & Resort, les fêtes sont placées sous le signe de la famille. Une série d’ateliers sera mise en place pour les enfants : cirque, pâtisserie et musique, également ouverts aux non-résidents ! Mais aussi, des projections de films et dessins animés, avec dégustation de pop corn. Une séance est programmée à 17h30 les 24, 25, 28, 29 et 31 décembre ainsi que les 3 et 4 janvier (tarif : 50 DH). Et comme chaque année, le Père Noël rend visite aux enfants sages au Palace Es Saadi le 24 décembre de 16h à 18h30. Chaque enfant pourra repartir avec sa photo du Père Noël… Tel : 05 24 33 74 00

Au Sofitel, les enfants sont au cœur de toutes les attentions à la fameuse Kid Suite où des activités ludiques les attendent. Tel : 06 60 12 34 17 Le 24 Décembre à 16h, un Goûter de Noël Impérial en présence du Père Noël est offert aux enfants de moins de 12 ans. Et le 31 décembre, place au traditionnel Bal des petits Princes et Princesses : dîner, jeux et gourmandises à la Kid Suite… Les grands ne sont pas en reste : le 24 décembre, le So Lounge sera animé par un groupe live et un Dj pour danser jusqu’au bout de la nuit. Tel : 06 56 51 50 09

Le 25, ça se passe au Jardin des Senteurs, où le Chef réunira le top 10 des fêtes : Foie Gras, Huitres de Walidia, Chair d’araignée, Tartare de saumon en verrine, Bûches traditionnelles et revisitées (Tarif : 500 DH)… Tel : 05 24 42 56 00 Au Four Seasons, après un Dîner de Noël magistral (Homard, Dinde, Bûche glacée..) au Bleu d’Orange (690 DH), rien de tel qu’un Brunch de Noël, son buffet et sa musique live (les 25 décembre et 1er janvier : 590 DH) Tel : 05 24 35 92 00

A CHACUN SON 31 ! Le Pink Fashion Mood est la nouvelle thématique chromatique du Palais Namaskar. Au menu de cette saison rose, des sapins décorés par des designers de renommée, qui orneront les luxuriants jardins et majestueux espaces de l’hôtel ; un menu de fêtes concocté par les talentueux chefs du lieu et, pour la soirée du 31, la venue du célèbre groupe de musique Brown Sugar qui fera vibrer la Saint Sylvestre au son de rythmes soul & funk, à travers les plus grands tubes des années 1970. Plus tard, c’est le DJ résident Christo Z qui animera les premières heures de la nouvelle année… Tel : 05 24 29 98 00 A La Mamounia, les fêtes débuteront le 21 décembre avec des suggestions de Noël au menu de tous les restaurants. Le soir de la Saint-Sylvestre, les trois restaurants du palace -marocain, italien et français- afficheront un seul et même thème pour vous servir 7 plats représentant chacun la spécialité d’une région… Voyage garanti ! Pendant ce temps, un magicien en close- up et un caricaturiste passeront entre les tables. Plus tard, il sera temps de rejoindre la piste du Grand Salon, animée par la Dj norvégienne Marianne jusqu’au petit matin... (Brunchs du 25 décembre et du 1er Janvier : 1.500 DH Menus de la Saint Sylvestre : 3.500 DH). Tel : 05 24 38 86 00

Au Es Saadi Gardens & Resort, choisissez votre thématique. Jazzy à la Cour des Lions : fusion dans l’assiette, bercée par un duo de chanteurs (2.500 DH). Familiale au Lagon & Jardin : buffet Prestige pour les grands, buffet Princes et Princesses pour les plus jeunes... (1.900 DH, - 50% de 6 à 12 ans). Chaleureuse au Restaurant gastronomique (1.700 DH) et magique à l’Epicurien (1.300 DH). Le Theatro, non loin de là, attend les plus téméraires pour changer d’année en beauté (entrée + 2 consos : 500 DH) ! Tandis que le Brunch & Champagne du 1er janvier sera survolé par un ballet de faucons (650 DH)… Tel : 05 24 33 74 00 Au Sofitel, direction l’Art Lounge pour un Gala Impérial : soirée surprise avec orchestre et spectacle, évidemment ! Enfin le Brunch du 1er janvier, au son de quelques notes de piano, enchantera les papilles des gourmets, tandis qu’un espace de rêve sera réservé exclusivement pour les enfants. Tel : 06 60 14 71 45

de samba brésilienne, des chanteurs, un orchestre live et un Dj… Caliente ! (3.800 DH, vin et boissons soft compris). Tel : 05 24 35 92 00 Au Naoura Barrière, deux lieux, deux ambiances, deux budgets ! Dînez au Fouquet’s sur le thème de l’élégance, en compagnie de Dj UCF Bassini (945 DH) ou optez pour une nuit “Efervescencia” au Nuphar Bar, buffet de tapas et animation live du groupe Los Reyes (buffet + 1 conso : 620 DH)… Tel : 05 24 45 90 50 Pour une Saint Sylvestre orientale, deux lieux s’imposent. Le Azar et Le Comptoir vous serviront un dîner gastronomique (Foie gras, Saumon, Risotto de langouste, Pièce de Bœuf, Chocolat viennois…) dans une atmosphère orientale faite de shows et de live music. Dj et cotillons de rigueur. Azar : 1.800 DH. Tel : 05 24 43 09 20 Comptoir : 2.400 DH. Tel : 05 24 43 77 02

Le Four Seasons nous propose une Saint Sylvestre “Corcovado” à l’Agdal Room : un dîner de gala animé par des spectacles

Au bô-zin, toujours la même formule qui cartonne : grands classiques au menu (Saumon mi-cuit, Croustillant de foie gras, Filet de bœuf parfumé à la truffe, macaron et bouchon de chocolat… 2.000 DH par personne), accompagnés de deux très belles voix. Puis, dès 00h30,

Au restaurant le Verre Canaille, on peut commander sa terrine de foie gras et l’emporter dans son joli plat en céramique, dont on aura préalablement choisi la couleur ; et le tout est fait maison. La classe ! Compter 1.490 DH le kg (330g, 500g et 1kg). Les plats de fêtes sont sur demande… Tel : 06 50 92 97 42 ou 06 55 57 14 03

C’est nouveau : le traiteur Olivier Bearzatto ouvre une boutique éphémère dans son laboratoire pour les fêtes de fin d’année. On a donc le choix du shopping ou du service traiteur pour tous les produits festifs : saumon, huîtres, foie gras, charcuterie, fromage, pâtisseries… Tel : 05 24 45 82 40 ou 06 31 26 26 26 www.maisonbearzatto.ma

c’est “Live & Mix” (accès libre) : tous sur le Dancefloor ! Tel : 05 24 38 80 12 Au Lotus Club, on termine l’année en beauté avec les jolies filles de la revue “Oh lala !” et un dîner gastronomique. Animations surprises et ambiance garantie tout au long de la nuit (2.500 DH) Tel : 05 24 42 17 36 La fête battra son plein rue de la Liberté : Le Loft pour un réveillon version Brasserie décontractée (950 DH) et son voisin Mamma Mia version trattoria italienne(500 DH). Tel : 06 50 11 69 59 Et au Pointbar, les tapas se mettent sur leur 31 pour la soirée du Nouvel An à prix friendly ! Tel : 06 14 55 42 54 Chez Amaia, le menu festif est à seulement 680 DH, il fait défiler une liste de mets raffinés, dont le Ballottin de foie gras mi-cuit et son chutney à l’ananas, et les Ravioles de crabe et hachar de légumes… pour s’achever sur mignardises et cotillons. Tel : 05 24 45 71 81 Et n’oubliez pas la soirée dingue du Jackisback ! (Voir article page 57).

MIAM ! Si on aime autant les fêtes, c’est aussi et surtout parce que c’est la période à laquelle on a le droit, voire le devoir, d’être gourmands !

Nouveau aussi : les coffrets de chocolat Champs Elysées de Lindt et le Champagne Nicolas Feuillate sont désormais en vente dans les grandes surfaces au Maroc ! Et on n’oublie pas l’incontournable Jeff de Bruges, pour s’offrir un assortiment de chocolat et faire des cadeaux gourmands...


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LE TEMPS DES FETES

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LES FESTIVITES DU PGP

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ebelote pour une saison hivernale comme on les aime. Le Palmeraie Golf Palace redéploie sa patinoire, et avec elle, ses moniteurs pour éviter les chutes à nos enfants, et ses shows sur glace et en musique tous les soirs. Pour se réchauffer après l’effort, le marché de Noël se veut 100 % gourmandises. Bonbons, crêpes, chocolats et même kiosque à fromage et découverte des escargots de l’Atlas sont au programme. Le palace mise cette année sur les activités de haut vol. Des animations pour les ados et pour les grands enfants que nous sommes, autour de la sensation et de la hauteur. Les plus jeunes ne seront pas en reste, avec le gonflable géant, où se cache une dizaine de jeux différents, des tours en poney et en calèche, et des tas

d’animations, comme la fameuse lettre au père Noël. Et tout cela avec une seule ligne de conduite, rester abordable à tous, même si ce 5 étoiles vient de se refaire une beauté. Un rafraîchissement général qui apporte une touche contemporaine au cachet traditionnel d’origine. Autre nouveauté annoncée pour la période estivale 2014, l’activité cable-ski au Jardins de l’Atlas. Alors en attendant de faire du ski nautique à Marrakech, surfons sur la glace et goûtons aux joies de Noël. S.J. Marché de Noël ouvert tous les jours, du 15 décembre au 15 janvier. Palmeraie Golf Palace : 05 24 33 43 43

JACKISBACK NEW YEAR’S EVE a soirée dingue du Nouvel An c’est au Jackisback, pas de menu imposé mais une grande carte de fête et une ambiance encore plus survoltée que d’habitude. Alors si vous voulez vous embarquer pour la nouvelle année dans la joie et la bonne humeur du resto en vogue de Marrakech, sachant qu’on a déjà du mal à y trouver une chaise tous les jours de la semaine, un bon conseil, n’oubliez pas de réserver très vite ! 750 DH par personne hors boisson. P.F. 10 rue Oued el mahkazine, Hivernage Résa : 05 24 43 38 90

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DES CHOCOLATS FAITS MAISON

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ientôt Noël, le réveillon de la SaintSylvestre, les fêtes de fin d’année… Et bien sûr, comme tous les ans, tout le monde se rue sur le chocolat ! Pas de fêtes sans chocolat ! La Mamounia est l’un des seuls palaces au monde à fabriquer lui-même son chocolat : noir ou au lait, les chocolats de La Mamounia font fureur, d’autant qu’ils sont fabriqués à l’ancienne selon des méthodes traditionnelles, et jamais pendant

l’été puisqu’il est impossible de faire durcir le chocolat quand les températures extérieures grimpent à plus de 38°. Ce qui n’empêche pas le chocolatier de l’hôtel d’utiliser environ une tonne et demie de chocolat par an ! Les hôtes habitués du palace marrakchi, et tous les gourmands en général, ont l’embarras du choix quant à la vingtaine de parfums proposés chaque année : ça va des grands classiques -café, noir aux baies de genièvre, menthe, cannelle ou noix- à une dizaine de nouveautés proposées chaque mois en fonction des fruits de saison, comme fraisebasilic ou pêche-verveine ! J’ai bien essayé de me faire communiquer les recettes, mais en vain… Car les chocolats ici sont entourés du plus grand secret. On m’a juste dit qu’il fallait commencer par faire de la ganache, attendre que le chocolat se cristallise pendant 24 heures, le découper ensuite avec une guitare de confiseur (c’est une machine spéciale qui donne la taille et la forme souhaitée des bonbons). Ensuite il y a le trempage, l’enrobage… Bref... Le plus simple c’est encore de les manger tout faits pour entrer pour quelques secondes au paradis ! M.R. www.mamounia.com


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EX-MARRAKCHIS, QUE DEVIENNENT-ILS ? Hadrien Villedieu, notre Top Chef ! Pour inaugurer notre nouvelle rubrique “Ex-Marrakchis, que deviennent-ils ?”, nous avons décidé de prendre des nouvelles d’Hadrien Villedieu, ce jeune et talentueux chef, qui a passé 6 ans à Marrakech, d’abord au Ksar Char Bagh, dont il a dirigé les fourneaux et pour lequel il a développé un potager, puis au BAB Hotel, avant de devenir chef consultant.

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adrien nous a ensuite quittés, et pour ça, on lui en veut un peu. Mais, nécessité oblige. C’est sous un soleil encore plus écrasant et une clim’ à outrance (tant pis pour lui) qu’il a trouvé son bonheur. Direction Dubaï. “C’est une ville incroyable et en pleine expansion. Ici, tout est possible, mais on n’a rien sans rien, il faut faire ses preuves !” Et, ses preuves, il les a faites au sein d’une école

de cuisine qu’il supervise : The Top Chef Cooking Studio. Il y prodigue des cours pour enfants et adultes, assure la formation de professionnels et organise des workshops, événements, et autres team-building… Chaque mois, il réinvente les menus et écrit plus de 70 nouvelles recettes ! A la fin de sa semaine marathonienne, Hadrien profite de la douceur du Moyen-Orient “entre plage, surf, plongée sous-

marine, saut en parachute, sorties dans le désert et sorties entre amis, car la ville regorge d’endroits, de bars et de djs de qualité, sans compter la multitude de restaurants.” Bref, Hadrien est plein de ressources, et s’il est vrai que “l’ambiance d’un restaurant me manque, nous avoue t-il, la liberté que m’apporte cette nouvelle approche me permet de développer ma créativité… et des projets personnels qui vont très prochainement voir le jour”, mais chut ! C’est encore secret. Et pourtant, malgré cette nouvelle vie trépidante, Marrakech reste, nous dit-il, “ma ville de cœur, j’y ai appris, grandi, aimé, pleuré et beaucoup fait la fête, mais surtout, lié des amitiés hors normes. Marrakech je t’aime pour toujours.” Et bien, nous lui souhaitons une belle réussite, lui qui nous a marqué par son talent, sa gentillesse et sa bonne humeur. K.S. Sur Instagram : junkfoodman

Yocef Benarroch, le peintre inspiré

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ocef est un personnage qui séduit de prime abord, par sa gentillesse, son humour et son contact facile. Ce peintre globetrotter vit depuis quelques années à Montréal, il vient de poser ses bagages à Marrakech, car ici, nous dit-il, “Je sens que le temps est mon ami”. Ce peintre atypique, touche-à-tout, a trouvé une autre lumière dans notre ville, où il compte bientôt préparer une exposition, cette terre avec laquelle il a des liens très anciens, cette terre qui est aussi celle de sa

famille depuis des générations. Il a exposé dans plusieurs grandes villes, Amsterdam, Montréal et Los Angeles. Sa peinture colorée, mystique, pleine de vie, lui ressemble : éclectique et sincère. Il peint aussi sur commande, en s’adaptant à l’univers d’un lieu, d’une personne, pour mieux répondre aux désirs de ses commanditaires, mais il n’oublie jamais que seule son inspiration est aux commandes de son art. K.S. Tel : 06 24 95 19 91 www.iyocef.com

POUR DEVENIR PROF D’ANGLAIS

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’American Language Center de Marrakech propose, en plus de ses différents niveaux d’enseignement de la langue anglaise, un programme de formation certifiante, le Via Lingua CTEFL, une formation intensive sur quatre semaines, destinée à des personnes de langue anglaise maternelle (ou équivalent) souhaitant obtenir un diplôme reconnu internationalement et permettant de travailler dans des écoles de langue. Les prochaines dates : du 8 Janvier au 22 Mars (à mi-temps) et du 2 au 27 Juin (intensif). M.P. Tel : 05 24 44 72 59

DE BUGARACH A MARRAKECH i vous êtes fan de Dan Brown et de ses énigmes archéologico-mystiques, ou que vous avez rêvé de trouver l’arche d’alliance comme Indiana Jones, vous serez probablement séduit par le livre de l’archéologue Gérard Vincenzo de Santis. De passage à Marrakech, il nous a fait découvrir son livre, “Bugarach Odyssey”. D’un style assez simple mais truffé de mystères et de rebondissements, il vous emmène au pays merveilleux ou tout est

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possible, de Merlin l’Enchanteur, en passant par l’Abbé Saunière ; les fées y côtoient les immortels, Eugène Delacroix, et même un vaisseau extra-terrestre ! Avec comme toile de fond une fabuleuse chasse au trésor des Templiers, entre Rennes-le-château et le fameux pic de Bugarach, haut lieu mystique qui devrait survivre à la fin des temps. K.S. Exclusivement en vente sur lulu. com et amazon.fr

ON EN PARLE… “Tangier” de Josh Shoemake est une sorte de guide littéraire pour voyageurs passionnés et avertis, mais plus que cela, c’est un recueil d’Histoire et de littérature, remarquablement écrit et pensé, qui nous fait prendre du plaisir tout en (re)découvrant cette ville incroyable, car “Tanger est plus qu’une destination, une étape”, à travers les yeux et repères de grands écrivains qui ont marqué l’histoire de ses ruelles, d’Ibn Battuta à Alexandre Dumas, en passant par Mark Twain et, évidemment, Paul Bowles. Signature du livre par l’auteur au Ministero del Gusto, le 22 décembre, de 19 à 21h. Uniquement sur réservation Tel : 06 72 09 18 86

• LA “SEMAINE DU BIEN-ETRE” REVIENT AU ROYAL MANSOUR Elle y avait remporté un franc succès. En 2014, le rendez-vous est donné pour une 2ème édition du 20 au 26 janvier. Plusieurs thérapeutes, unanimement reconnus, y prodigueront leurs sages et précieux conseils. On retrouve ainsi, en vedette, le Dr Frédéric Saldmann, auteur de plusieurs best-sellers dont “Le meilleur médicament c’est vous”. Mais aussi David Tran, président de l’Institut franco-chinois de réflexologie de Paris depuis 1998. Enfin, Sandrine d’Agostino, masseuse-kinésithérapeute, donnera des conférencesdémonstrations sur des thèmes comme “Les postures justes pour le quotidien” ou “Comment lâcher prise à travers le corps ?”. Les conférences sont programmées le matin tandis que l’après-midi est consacrée aux rendez-vous individuels avec les thérapeutes. Demandez le programme ! Tel : 05 29 80 80 80 www.royalmansour.com

• ET DE 3 ! La boutique multimarques d’accessoires chics (Balenciaga, Louboutin, Marc Jacobs…), Le Studio 14, est sur le point d’inaugurer sa seconde boutique marrakchie -après le Plazza- à La Mamounia.

• Pour les fêtes, Lamia de Fashion Victim nous annonce l’arrivée de ses toutes dernières collections italiennes chics et sportswear branchées, avec une belle panoplie de sacs, accessoires, robes, bijoux… Le tout, à petits prix. Avis aux mordues de la mode ! Tél : 05 24 44 96 23 • Havaianas revient avec sa nouvelle collection de Rainboots. 100 % caoutchouc, elles sont indispensables en temps de pluie ! (650 DH pour adultes et 450 DH pour enfants). En vente à Almazar • Exit le Delano, welcome The Pearl Marrakech ! Car, depuis le 13 novembre dernier, le groupe Hivernage a repris la gestion de son dernier fleuron hôtelier. Tel : 05 24 42 42 42 • Bravo au bô-zin, où les plats sans gluten sont désormais indiqués sur la carte ! Mais en ces temps de fête, nous lorgnons plutôt sur le Black Cod, poisson rare et

exceptionnel, à goûter au moins une fois dans sa vie, une sacrée expérience gustative ! Tel : 05 24 38 80 12

•L’ostéopathe Antonin Vincent installe son nouveau cabinet à côté de la pédicure-podologue Carine Gilbert. Uniquement sur rendez vous, au 23 rue Moulay Ali (proche de la Boulangerie Paul) Tel : 06 50 38 61 50 • C’est un nouveau “The Souk” qui s’organise les 30 novembre et 1er décembre. Une 2ème édition, avec le même désir de mettre en lumière la jeune scène de créateurs contemporains marocains. L’événement réunira une trentaine de talents, émergents ou confirmés, que l’on pourra découvrir dans un espace où il fait bon flâner et faire du shopping… Parallèlement, un programme “off” sera doté d’un circuit artistique dans la Médina… Place donc à l’émerveillement, à la passion et à la curiosité ! Entrée libre. Restaurant Le Jardin : 32, souk El jeld. Sidi Abdelaziz, Médina • Rendez-vous samedi 14 décembre pour un grand videgrenier : vaisselle, meubles, objets déco... au passage de la Liberté (angle boulevard Mohammed V et rue de la Liberté). Si vous aussi avez des choses à vendre, les organisateurs proposent de vous réserver un espace… et de vous faire une petite place sous leur sapin géant ! Infos et Réservation Tel : 06 61 14 08 05 • DU NOUVEAU AU LOTUS PRIVILEGE Le bruit court que le Lotus Privilège nous réserve une bonne surprise pour la fin de l’année. On peut faire confiance à l’esprit d’inventivité de Réda Benjelloun et son équipe pour nous offrir des programmes inédits pour nos soirées de fête et il nous a révélé, en avant première, que le Lotus Privilège se refaisait une beauté et proposerait dès fin décembre un tout nouveau concept : un dîner spectacle marocain revisité, avec DJ, cracheurs de feu, gnaouas et belly dancers. Après le succès du Lotus Club et de son show “Oh lala”, aucun doute, la nouvelle version du Lotus Privilège devrait faire parler d’elle (on reviendra sur ce sujet dans notre prochain numéro). Derb Sidi Ali Ben Hamdouch 9 Medina Bab Doukkala Tel : 06 61 06 83 66


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