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Chapitre 17 – Enquête

… précédemment.


A la suite de cette rencontre, Aloÿs était plutôt désemparé. Que faire ? Devait-il rejoindre le MESS et agir avec lui ou devait-il au contraire entrer en action seul de son côté. Une chose était sure, il était nécessaire qu’il en sache un peu plus sur le fonctionnement du « Consortium » et sur ces élus qui pouvaient avoir reçu des pots de vin. Comme à chaque fois qu’il cherchait l’inspiration, il descendit retrouver les simbloks qui étaient avec lui à son arrivée. Son intuition était bonne. On aurait dit qu’il y avait une sorte de télépathie entre lui et les machines. Lorsqu’il pensait avoir besoin d’aide, elles lui présentaient une solution. En effet il découvrit une tablette portant un appareil dont il ne connaissait pas l’usage. L’écran apparut aussi mystérieusement que la fois précédente avec à nouveau ce visage blafard flottant au dessus de formes géométriques. Saluton al vi Aloÿs ken’Hathon, l’Eternel ! Voici une « caméra » telle que les sims la connaissent. Seulement, en ce qui te concerne, elle t’offrira une bonne couverture pour épier et découvrir les secrets des Sims. En effet, où que tu regardes et quoique tu aies besoin de savoir, colle ton œil dans l’œilleton et tu le verras. Fais en bon usage !

Paco kaj confido Aloÿs Ken’Hathon, l’Eternel !


Sitôt de retour dans son salon, il décida d’essayer sa trouvaille. Il pensa a Heather Crosby, le maire et colla son œil a l’appareil. Immédiatement elle surgit dans son viseur comme si elle s’était tenue juste devant lui.

La surprise fut telle qu’il en perdit l’équilibre et lâcha la caméra. Une fois qu’il eut reprit ses esprits, et qu’il se fut suffisamment fustigé de sa bêtise, il retourna a son observation.

Heather était en pleine conversation avec son mari, chez eux, dans leur cuisine.


Tu n’as pas l’air de comprendre…

Mais pourquoi tu t’inquiètes, tu n’as rien a te reprocher toi. Tu le voulais le nucléaire, non ?

Hypocrite ! Comme si tu t’en doutais pas un peu…

Je suis très inquiète, il semble beaucoup trop s’y intéresser…

C’est pas si simple que ça,… non, enfin oui, … mais je savais pas trop en fait…

T’as pas demandé d’où il venait le joli 4x4 tout neuf que je t’ai offert pour ton anniversaire, hein ?!! !

Et il y a ce maudit MESS qui essaye de le recruter…

… et puis, m’ont fait ce joli cadeau…

Serais-tu en train de me dire qu’ils… qu’ils t’ont « achetée » ?

Et môssieur fait moins le difficile quand Mme le Maire glisse un petit « message » aux critiques gastronomiques pour qu’ils fassent une bonne critique de son resto, hein, hein ?!!!


Excuse moi, je voulais pas te vexer…

C’est bon, c’est bon, calme toi, …

Attends une minute là, ne me dis pas qu’il y a des preuves…

C’est juste que… cet Aloÿs... Il m’a l’air tellement… je sais pas mais… je me méfie…

Ben… y a bien une liste des « cadeaux » offerts aux élus…

Oui…

C’est vrai qu’on ne sais pas trop quoi penser de lui…

Bah ! Je m’inquiète surement pour rien.

J’ai juste tellement peur… peur que quelqu’un découvre le pot au rose…

Mais… t’inquiète, elle est bien rangée au fond de mon coffre à la mairie ... Une liste !!!

Serre moi fort !


C’était incroyable ! En quelques minutes il venait d’apprendre tout ce qui était nécessaire au MESS. Qu’allait-il bien pouvoir faire de cette information. Devait-il la leur livrer comme ça, et les laisser se débrouiller avec ? Non, ce n’était pas une très bonne idée. Il craignait que tout retombe sur Heather Crosby qui, manifestement, avait été manipulée par le Consortium. Elle devrait probablement démissionner de son poste et Jenny lui en voudrait terriblement. Non, les responsables étaient le ComBâtSim ! C’est lui et lui seul qui devait payer. Il devrait donc continuer son enquête seul. Il pourrait faire intervenir le MESS uniquement si nécessaire et quand nécessaire. C’est ainsi qu’il décida qu’il devrait s’introduire dans le bureau de Heather et subtiliser la fameuse liste. Toutefois, il lui serait nécessaire d’ouvrir le coffre… Comme souvent, c’était dans le calme de son jardin, en harmonie totale avec la nature, qu’il menait le mieux ses réflexions à bien. Il faut que je fabrique un appareil qui me permettra d’ouvrir le coffre.


Il s’enferma le reste de la journée dans son atelier et s’attela à la fabrication de l’appareil en question.


Quand il fut enfin prêt, il le testa.

Un décharge lumineuse lui indiqua que l’engin devait fonctionner.

A suivre...


L'Eternel ! - Tome 1 - Chapitre 17-Enquête.