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No. 33 Juillet / Août 2017

MAGANAC Le Magazine de l‘ANAC

4ème Semaine AFI de l’aviation au Botswana :

(ǺRUWVFRRUGRQQpVSRXUUHOHYHUOHV GpîVHQPDWLqUHGHVpFXULWpHWGHV€UHWp

Le MTL visite les installations aéroportuaires de Libreville


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DANS CE NUMÉRO: Mentions légales

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A LA UNE 4ème Semaine AFI de l’aviation au Botswana

A LA UNE Libreville / Port Gentil : le MTL visite les installations aéroportuaires

ANAC INTERNE L’Inspection générale des services du MTL visite l’ANAC

ANAC INTERNE Formation IGEMA

ANAC INTERNE Première réunion du CNSAC

AFRIQUE Addis Abeba : inauguration du plus grand terminal cargo d’Afrique

INTERNATIONAL Les drones et les cyber-attaques inquiètent l’EASA

INTERNATIONAL Etats-Unis : la TSA teste un scanner de tomodensitométrie

ACTUALITÉS EN BREF

INSOLITE

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Avions sans pilote : le futur n’est pas si loin, mais… CHÈRES lectrices, chers lecteurs, Alors qu’actuellement, les compagnies aériennes font déjà face à un besoin aigu en pilotes de ligne et que les recrutements s’accélèrent, Airbus indique dans une récente étude que le secteur de l’aviation commerciale aura besoin d’ici 20 ans, de 530.000 pilotes. Son concurrent américain Boeing de son côté prédit qu’il faudra en recruter 617.000 supplémentaires d’ici à 2035 pour répondre à la hausse du WUDîFDpULHQPRQGLDO8QJURVHǺRUW de formation s’avère donc nécessaire. Mais le constructeur s’inquiète des capacités à former les compétences nécessaires et nous présente sa solution à lui : l’avion sans pilote. Lors d’une réunion en marge du salon aéronautique du Bourget, le vice-président de Boeing en charge du développement des produits, Mike Sinnett a indiqué vouloir mener des expérimentations en ce sens, soulignant plein d’enthousiasme qu’avec les drones autonomes, les premières briques technologiques existeraient déjà. Ainsi, Boeing veut d’abord tester les algorithmes dans un simulateur

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cet été pour procéder aux premiers essais déjà en 2018 - mais sans aucun passager à bord -, en vue d’envoyer ses premiers avions autonomes dans les airs en 2019. Des projets d’avenir risqués qui soulèvent beaucoup d’interrogations. - Ces avions autonomes devront surmonter les obstacles réglementaires pour répondre aux normes des régulateurs, la sécurité étant un enjeu crucial dans l’aérien ; ou alors la réglementation devra s’y adapter pour coller avec l’ère du temps. - Le pari de cette technologie étant aussi d’éviter l’erreur humaine, on devra tout de même se demander si FHVLQWHOOLJHQFHVDUWLîFLHOOHVVHURQW capables par exemple des mêmes prouesses que le pilote qui avait réussi à faire amerrir un A320 sur l’Hudson River en 2009, où les actions du pilote dans les secondes qui ont suivi le début de l’incident jusqu’à sa résolution ont permis de sauver la vie de toutes les personnes présentes à bord de l’avion ce jour-là. En d’autres termes : est-ce l’homme ou l’automate qui serait le plus pertinent pour éviter les erreurs ou anticiper des solutions ? Le challenge est donc de réussir à SURJUDPPHUXQHLQWHOOLJHQFHDUWLîcielle qui de manière générale, puisse

faire face à une situation n’ayant pas été préprogrammée. - Les logiciels des robots en charge du bon déroulement du vol devront être programmés de sorte qu’aucune tentative de piratage dans un but terroriste ne soit possible. - Organiser des vols sans pilote soulèverait forcément des questions de nature juridique, notamment de la part des compagnies d’assurance. - Mais le plus gros obstacle pour ces avions autonomes reste bien le passager lui-même, le facteur psychologique. Alors qu’embarquer dans un DYLRQHǺUDLHHQFRUHGHQRVMRXUVGH nombreuses personnes, devoir voler à une dizaine de kilomètres du sol sans aucun pilote ferait sans doute peur à plus d’un. Certes, les pilotes automaWLTXHVHǺHFWXHURQWGHVWUDMHFWRLUHV répétitives et ultra-précises, ne voleront pas ivres, ne se fatigueront pas, ne se laisseront pas distraire, mais on peut s’interroger si les clients seront aussi emballés que le VP de Boeing quand il s’agira de monter à bord d’un appareil automatisé …

Dominique OYINAMONO 'LUHFWHXU*pQpUDOGHOª$1$&


0DUN6DPSVRQÂ&#x153;,OHVWUHJUHWWDEOH TXHODPLVHHQ¤XYUHGHODGpFLVLRQ GH<DPRXVVRXNURVRLWWUqVOHQWHÂ?

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4Ă&#x2C6;ME SEMAINE DE Lâ&#x20AC;&#x2122;AVIATION AFRIQUE ET OCĂ&#x2030;AN INDIEN (AFI) :

Des progrès continus en matière de conformitĂŠ aux normes de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI indispensables au dĂŠveloppement socio-ĂŠconomique africain (WDWVSDUWLFLSDQWVGRQW GLUHFWHXUVJpQpUDX[GÂŞDXWRULWpV GÂŞDYLDWLRQFLYLOHHWRUJDQLVDWLRQV LQWHUQDWLRQDOHVHWUpJLRQDOHVVH VRQWUpXQLVDX*DERURQH,QWHUQDWLR QDO&RQYHQWLRQ&HQWUH *,&& GX DXPDLj*DERURQHFDSLWDOH GX%RWVZDQDGDQVOHFDGUHGHOD TXDWULqPHVHPDLQHGHOÂŞDYLDWLRQ HQ$IULTXHHW2FpDQLQGLHQ $),  &HWWHDQQpHODVpULHGHUpXQLRQVD pWpRUJDQLVpHSDUOHJRXYHUQHPHQW GX%RWVZDQDHWOÂŞ2$&,VRXVOH WKqPHÂ&#x153;5HQIRUFHUOÂŞDYLDWLRQFRPPH PRWHXUGXGpYHORSSHPHQWpFR QRPLTXHHWVRFLDOHQ$IULTXHÂ?/D GpOpJDWLRQJDERQDLVHpWDLWFRQGXLWH SDU0'RPLQLTXH2<,1$0212 GLUHFWHXUJpQpUDOHWpWDLWFRPSRVpH GH0PH1DGLQH$1$72GLUHF WHXUGHOÂŞH[SORLWDWLRQ05RPXDOG 6281*28GLUHFWHXUGHODVÂ&#x20AC;UHWp HWGHODIDFLOLWDWLRQHW0PH,QJULG $28$1(UHVSRQVDEOHFRPPXQLFD WLRQWRXVjOÂŞ$1$& Le programme se composait de quatre rencontres : â&#x20AC;˘ Le 4ème symposium AFI sur la sĂŠcuritĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation ; â&#x20AC;˘ Le 2ème symposium AFI sur la sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation ;

â&#x20AC;˘ La 19ème rĂŠunion du comitĂŠ directeur du plan rĂŠgional de mise en Ĺ&#x201C;uvre complet pour la sĂŠcuritĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation ; â&#x20AC;˘ La 5ème rĂŠunion du comitĂŠ directeur du plan rĂŠgional de mise en Ĺ&#x201C;uvre complet pour la sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation et la facilitation (Plan AFI SECFAL). A lâ&#x20AC;&#x2122;ouverture de la rĂŠunion dans la matinĂŠe du 22 mai 2017, le PCA de lâ&#x20AC;&#x2122;AutoritĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;Aviation civile du Botswana (CAAB), le capitaine Mark John Sampson a particulièrement dĂŠplorĂŠ le retard observĂŠ par rapport Ă la mise en Ĺ&#x201C;uvre de la dĂŠcision de Yamoussoukro : ÂŤ Selon des recherches rĂŠcentes, lâ&#x20AC;&#x2122;aviation fournit dĂŠjĂ  6,9 millions dâ&#x20AC;&#x2122;emplois et contribue Ă  plus de 80 milliards de dollars au PIB en Afrique. Il est regrettable que la mise en Ĺ&#x201C;uvre de la dĂŠcision Yamoussoukro soit très lente privant ainsi lâ&#x20AC;&#x2122;Afrique et ses habitants dâ&#x20AC;&#x2122;un marchĂŠ libre. Tant que nous travaillons individuellement, cela restera une utopie Âť, a-t-il averti. ÂŤ Sans lâ&#x20AC;&#x2122;OACI, lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile du Botswana ne serait pas ce quâ&#x20AC;&#x2122;elle est, et nous lâ&#x20AC;&#x2122;en remercions Âť, a-t-il conclu.

La SecrĂŠtaire gĂŠnĂŠrale de la CAFAC, Mme Iyabo Sosina, a ensuite pris la parole, suivie de la SecrĂŠtaire gĂŠnĂŠrale de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI, Mme Liu qui a fait observer que depuis la dernière semaine de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation AFI, un nombre croissant dâ&#x20AC;&#x2122;Etats ont acceptĂŠ les plans dâ&#x20AC;&#x2122;action de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI, et que la mise en Ĺ&#x201C;uvre de ces plans sâ&#x20AC;&#x2122;est traduite par une augmentation du nombre dâ&#x20AC;&#x2122;Etats ayant atteint ou dĂŠpassĂŠ la cible minimale GÂŞ(,ĂŽ[pHjGDQVOH3ODQ2$&, pour la sĂŠcuritĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation dans le monde. Dans ce contexte, elle a soulignĂŠ lâ&#x20AC;&#x2122;importance de lâ&#x20AC;&#x2122;initiative ÂŤ Aucun pays laissĂŠ de cĂ´tĂŠ Âť de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI et le soutien apportĂŠ par les bureaux rĂŠgionaux en vue de rĂŠaliser les objectifs en matière dâ&#x20AC;&#x2122;assistance et de renforcement des capacitĂŠs, tout en reconnaissant les contributions GX%RWVZDQDHQWDQWTXHFKHIGHĂŽOH rĂŠgional pour ce qui est des questions de dĂŠveloppement de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation. La 6HFUpWDLUHJpQpUDOHDSURĂŽWpGHOÂŞRF casion pour remettre au Botswana un FHUWLĂŽFDWGHUHFRQQDLVVDQFHGX3Up sident du Conseil de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI pour ses HÇşRUWVUpFHQWVHWSRXUOHVUpVXOWDWV obtenus en 2016 durant le cycle du Programme universel OACI dâ&#x20AC;&#x2122;audits de supervision de la sĂŠcuritĂŠ.

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9XHSDUWLHOOHGHVSDUWLFLSDQWV /H0LQLVWUH2QNRNDPH.LWVR0RNDLOD DYHFOD6*GHOÂŞ2$&,0PH/LX

Le Ministre du transport et de la communication du Botswana, M. Onkokame Kitso Mokaila, en poste depuis octobre dernier seulement, DSURFpGpjOÂŞRXYHUWXUHRǸ FLHOOH de la rĂŠunion en remerciant son prĂŠdĂŠcesseur pour le travail accompli et en promettant de renforcer la CAAB pour quâ&#x20AC;&#x2122;elle puisse travailler convenablement, dans le but de faire avancer lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile du pays qui constitue un secteur clĂŠ vu le fait que le tourisme occupe la deuxième place dans les revenus de lâ&#x20AC;&#x2122;Etat. Par la suite, le rapport dâ&#x20AC;&#x2122;avancement sur la crĂŠation et la mise en Ĺ&#x201C;uvre du fonds volontaire de dĂŠveloppement des ressources humaines (HRDF) en Afrique a ĂŠtĂŠ prĂŠsentĂŠ et les prochaines ĂŠtapes examinĂŠes. En rappel, lâ&#x20AC;&#x2122;objectif du HRDF crĂŠĂŠ en septembre 2014 par lâ&#x20AC;&#x2122;OACI est de fournir un mĂŠcanisme qui

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permet la collecte et lâ&#x20AC;&#x2122;utilisation de contributions volontaires des Etats HWGÂŞDXWUHVGRQDWHXUVSRXULGHQWLĂŽHU et dĂŠvelopper les opportunitĂŠs de renforcement des capacitĂŠs en aviation civile dans les Etats africains, DĂŽQGHOHVDLGHUjPLHX[VDWLVIDLUH aux besoins en ressources huPDLQHVQpFHVVDLUHVSRXUOÂŞHǸ FDFLWp opĂŠrationnelle et la mise en Ĺ&#x201C;uvre continue des normes et pratiques recommandĂŠes (SARP) et dâ&#x20AC;&#x2122;autres activitĂŠs du programme. Les contributions volontaires au HRDF sont actuellement utilisĂŠes pour garantir que lâ&#x20AC;&#x2122;on dispose du personnel quaOLĂŽpQpFHVVDLUHjODIXWXUHHǸ FDFLWp opĂŠrationnelle et Ă la mise en Ĺ&#x201C;uvre continue des SARP de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI, ainsi quâ&#x20AC;&#x2122;Ă  dâ&#x20AC;&#x2122;autres activitĂŠs de programme dans le secteur de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile. Une initiative qui, selon Mme Liu, revĂŞt dâ&#x20AC;&#x2122;une grande importance pour le secteur de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile en Afrique, et les Etats, les partenaires de lâ&#x20AC;&#x2122;industrie et les autres parties intĂŠressĂŠes sont encouragĂŠs Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;appuyer. En reconnaissance de leurs importantes contributions, elle DGpFHUQpGHVFHUWLĂŽFDWVDX[(WDWV africains membres de lâ&#x20AC;&#x2122;ASECNA ainsi quâ&#x20AC;&#x2122;Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;Arabie saoudite, la Chine, le Kenya, le NigĂŠria, la Tanzanie, les Seychelles, le Soudan et la Turquie.

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(QĂŽQOÂŞDVVHPEOpHDSUR cĂŠdĂŠ Ă lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠlection du bureau des deux symposiums : 1. PrĂŠsident : le Botswana sur proposition de la CĂ´te dâ&#x20AC;&#x2122;Ivoire, soutenu par le Swaziland, 2. Vice-PrĂŠsident : le Gabon sur proposition du Kenya, soutenu par la Gambie. Cette Semaine de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation AFI 2017 a permis dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvaluer conjointement les GpĂŽVDX[TXHOVIDLWIDFHODUpJLRQ$), et dâ&#x20AC;&#x2122;exploiter les occasions dâ&#x20AC;&#x2122;atteindre les objectifs mondiaux et rĂŠgionaux. Les participants ont reconnu que plusieurs Etats avaient amĂŠliorĂŠ leur niveau de conformitĂŠ aux normes et pratiques recommandĂŠes (SARP) de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI et quâ&#x20AC;&#x2122;un certain nombre dâ&#x20AC;&#x2122;entre eux avait pris des engagements et des mesures pour remĂŠdier aux prĂŠRFFXSDWLRQVVLJQLĂŽFDWLYHVGHVpFXULWp (SSC) et de sĂťretĂŠ (SSeC) constatĂŠes lors dâ&#x20AC;&#x2122;audits OACI de supervision de la sĂŠcuritĂŠ et de la sĂťretĂŠ. Revenir ici sur tous les aspects des rĂŠunions et symposiums dĂŠpasserait, cela va de soi, lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtendue de notre article. Tous ceux dĂŠsireux dâ&#x20AC;&#x2122;en connaĂŽtre tous les dĂŠtails sont invitĂŠs Ă  consulter le compte-rendu de mission en ligne sur notre site sous le lien ci-après : http://anacgabon.org/ site/wp-content/uploads/2017/06/ compte-rendu-mission-gaborone.pdf.


$XPLFURGH0$*$1$&0+DOLGRX 0RXVVDGpOpJXpGHOÂŞ$6(&1$ DXSUqVGHOÂŞ2$&,j0RQWUpDOHW SUpVLGHQWGXFRPLWpGHSLORWDJHGX SODQ$),QRXVGRQQHGHVLQIRVGH IRQGHWUHYLHQWVXUFHUWDLQVDVSHFWV GHODUpXQLRQ 00RXVVDSUpVHQWH]YRXVj QRVOHFWHXUVÂ&#x17E; Je suis Halidou Moussa, ingĂŠnieur de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile diplĂ´mĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;EAMAC. Je suis actuellement dĂŠlĂŠguĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;ASECNA auprès de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI Ă MontrĂŠal et je suis membre de la commission de la navigation aĂŠrienne de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI, ĂŠlu au compte des Etats membres de lâ&#x20AC;&#x2122;ASECNA, et par la mĂŞme occasion jâ&#x20AC;&#x2122;ai ĂŠtĂŠ nommĂŠ prĂŠsident du comitĂŠ de pilotage du plan pour la sĂŠcuritĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation en Afrique appelĂŠ ÂŤ plan AFI Âť. Je suis nigĂŠrien. 3RXYH]YRXVQRXVGRQQHUGHVSUpFL VLRQVSDUUDSSRUWDXSURJUDPPH$), EXWFUpDWLRQHWFHWQRXVIDLUHXQ ELODQGHVUpXQLRQVSUpFpGHQWHV" Le plan pour la sĂŠcuritĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation en Afrique a ĂŠtĂŠ adoptĂŠ lors de la 36ème session de lâ&#x20AC;&#x2122;assemblĂŠe de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI en 2007. La mise en Ĺ&#x201C;uvre du plan a commencĂŠ en 2008. Quels sont ses objectifs ? Dâ&#x20AC;&#x2122;abord suite aux audits menĂŠs par lâ&#x20AC;&#x2122;OACI, un certain nombre de dĂŠfaillances majeures a ĂŠtĂŠ dĂŠtectĂŠ

dans le système de supervision de la sĂŠcuritĂŠ en Afrique. Il se trouvait que pendant 10 ans, de 1997 Ă 2006, le nombre dâ&#x20AC;&#x2122;accidents dâ&#x20AC;&#x2122;avions ne faisait quâ&#x20AC;&#x2122;augmenter en Afrique, et câ&#x20AC;&#x2122;est devenu inquiĂŠtant pour la communautĂŠ aĂŠronautique internationale. Il fallait agir rapidement, et câ&#x20AC;&#x2122;est pour cela que le plan a ĂŠtĂŠ mis en place pour renforcer les autoritĂŠs de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile en ce qui concerne leur capacitĂŠ de supervision de la sĂŠcuritĂŠ et ensuite accroĂŽtre la conformitĂŠ aux normes internationales ĂŠdictĂŠes par lâ&#x20AC;&#x2122;OACI et augmenter le nombre de SHUVRQQHOVTXDOLĂŽpVSRXUPHQHUOHV inspections au niveau des aĂŠroports et des avions pour sâ&#x20AC;&#x2122;assurer quâ&#x20AC;&#x2122;il y a une certaine conformitĂŠ dans la mise en Ĺ&#x201C;uvre de lâ&#x20AC;&#x2122;exploitation et ensuite amĂŠliorer bien sĂťr la formation du personnel parce quâ&#x20AC;&#x2122;il est ĂŠtabli par les audits que OÂŞ$IULTXHVRXÇşUHGXPDQTXHGHSHUVRQQHOVTXDOLĂŽpVGDQVOHGRPDLQH de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation. /HVDFTXLVHWOHVUpDOLVDWLRQV" Pour la mise en Ĺ&#x201C;uvre du plan, on a mis en place 3 domaines dâ&#x20AC;&#x2122;intervention. Le 1er domaine est dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtablir et de maintenir un système de la supervision de la sĂŠcuritĂŠ durable pour les Etats, mais ĂŠgalement dâ&#x20AC;&#x2122;aider Ă  rĂŠsoudre les lacunes LGHQWLĂŽpHVSDUOHVDXGLWVHWELHQVÂ&#x20AC;U

dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠliorer la culture de la sĂŠcuritĂŠ. Il faut quâ&#x20AC;&#x2122;en Afrique on arrive au niveau de lâ&#x20AC;&#x2122;ensemble des experts, nous puissions avoir cette culture de sĂŠcuritĂŠ, aussi bien au niveau des administrations des avions civiles, quâ&#x20AC;&#x2122;au niveau des fournisseurs. 0DLQWHQDQWTXHOVVRQWOHVDFTXLV" Le premier acquis est que le nombre dâ&#x20AC;&#x2122;accidents qui ĂŠtaient LGHQWLĂŽpVDXGpSDUWGHSXLV ne fait que diminuer en Afrique. Comme je lâ&#x20AC;&#x2122;ai prĂŠsentĂŠ lors du symposium, en 2013 par exemple nous avons eu zĂŠro accident mortel, en 2015 la mĂŞme chose. Le nombre dâ&#x20AC;&#x2122;accidents mortels diminue dâ&#x20AC;&#x2122;annĂŠe en annĂŠe. Ce qui veut dire que nous assurons la communautĂŠ internationale quâ&#x20AC;&#x2122;il y a la sĂŠcuritĂŠ en Afrique. Le deuxième acquis est quâ&#x20AC;&#x2122;il y a une mesure ĂŠtablie par lâ&#x20AC;&#x2122;OACI que tous les Etats du monde devraient arriver Ă un ĂŠtat de mise en Ĺ&#x201C;uvre des normes et pratiques UHFRPPDQGpHVGHOÂŞ2$),GH &HWDX[GHTXDQGQRXVDYRQV commencĂŠ, - avant le plan - il nâ&#x20AC;&#x2122;y avait quâ&#x20AC;&#x2122;une dizaine dâ&#x20AC;&#x2122;Etats africains qui ĂŠtaient conformes Ă  ces $XMRXUGÂŞKXLQRXVDYRQV Etats africains qui sont au-dessus. Il y a des Etats comme le Togo, qui HVWDXMRXUGÂŞKXLjGHPLVHHQ Ĺ&#x201C;uvre. Ce qui veut dire que les Etats africains travaillent dans le

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cadre de la notion de la sĂŠcuritĂŠ. Un autre ĂŠlĂŠment, en 2010 nous DYRQVLGHQWLĂŽpFHTXÂŞRQDSSHOOHGHV prĂŠoccupations majeures de sĂŠcuritĂŠ. Il y a des Etats dans lesquels la sĂŠcuritĂŠ ĂŠtait compromise. Donc Ă travers le plan AFI, nous avons aidĂŠ les Etats Ă  rĂŠsoudre très rapidement ces problèmes de carences. Par exemple quand vous avez au beau milieu dâ&#x20AC;&#x2122;une piste dâ&#x20AC;&#x2122;atterrissage, un trou qui nâ&#x20AC;&#x2122;est pas fermĂŠ. On considère ça comme une prĂŠoccupation majeure de sĂŠcuritĂŠ. Nous en avons LGHQWLĂŽpXQHYLQJWDLQHDXMRXUGÂŞKXL il nâ&#x20AC;&#x2122;y en plus que 3. Et nous y travaillons pour rĂŠgler cela pour que lâ&#x20AC;&#x2122;Afrique soit complètement exempte de ce que nous appelons prĂŠoccupation majeure de sĂŠcuritĂŠ. /HVUpVXOWDWVGHFHWWHqPHUpXQLRQ OHVTXHOVVRQWOHVSOXVLPSRUWDQWV GÂŞDSUqVYRXV" Ce quâ&#x20AC;&#x2122;on relève dans cette 4ème rĂŠunion, câ&#x20AC;&#x2122;est quâ&#x20AC;&#x2122;il y a une prise de conscience des administrations des aviations civiles de lâ&#x20AC;&#x2122;importance de la sĂŠcuritĂŠ et au niveau de nos gouvernements, on se rend compte TXÂŞHÇşHFWLYHPHQWFHWWHSULVHGH conscience est devenue une rĂŠalitĂŠ parce que les gouvernements sont en train de mettre des moyens aux administrations des aviations civiles pour fonctionner. 0DLV\HQDTXLVHSODLJQHQW quand mĂŞme ! Oui, mais on peut dire que globalement cette prise de conscience de la sĂŠcuritĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation est devenue une rĂŠalitĂŠ. Elle nâ&#x20AC;&#x2122;est pas tout Ă 

fait complète, mais elle progresse dans la mesure oĂš lâ&#x20AC;&#x2122;OACI recommande dans la pratique que lĂ oĂš nous avons une administration autonome de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile, il est beaucoup plus facile de mettre en Ĺ&#x201C;uvre les dispositions pertinentes de la sĂŠcuritĂŠ. Deuxièmement, lâ&#x20AC;&#x2122;engagement de lâ&#x20AC;&#x2122;ensemble des experts Ă  amĂŠliorer dâ&#x20AC;&#x2122;avantage la sĂŠcuritĂŠ. Les Etats ont pris lâ&#x20AC;&#x2122;engagement que dâ&#x20AC;&#x2122;annĂŠe en annĂŠe, on va se rĂŠunir chaque annĂŠe avec des rĂŠsultats positifs. Aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui les Etats sont en train dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŞtre ĂŠvaluĂŠs SDUOÂŞ2$&,'ÂŞLFLODĂŽQGHOÂŞDQQpH on aura au moins une dizaine de SD\VTXLYRQWVÂŞDMRXWHUDX[2Q sâ&#x20AC;&#x2122;est donnĂŠ comme objectif dâ&#x20AC;&#x2122;ici 2020, que la majoritĂŠ des Etats, sinon tous les Etats africains vont DUULYHUj-HVDLVTXÂŞLO\DGHV problèmes. Il y a des pays qui sont WUqVEDVTXLVRQWjPRLQVGH dDFÂŞHVWXQGpĂŽSRXUQRXVGH mise en Ĺ&#x201C;uvre de normes internationales, câ&#x20AC;&#x2122;est vraiment criard. Mais on mettra donc tous les moyens en place avec le plan AFI qui a la contribution de tous les Etats. Les bureaux rĂŠgionaux de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI sont lĂ  avec les experts pour aller dans ces Etats, les assister, avoir lâ&#x20AC;&#x2122;engagement politique dâ&#x20AC;&#x2122;abord parce que quand vous voulez inciter quelquâ&#x20AC;&#x2122;un il faut que cette personne puisse montrer sa disponibilitĂŠ. Donc on travaille sur ça et on espère que dâ&#x20AC;&#x2122;ici ODĂŽQGHOÂŞDQQpHQRXVDOORQVDYRLUOH nombre dâ&#x20AC;&#x2122;Etats dont je vous parle et quâ&#x20AC;&#x2122;Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;horizon 2020, la majoritĂŠ des Etats africains franchiront le cap des (WFRPPHMHGLVWRXMRXUVRQ /D7XUTXLHÂ&#x17E;

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sâ&#x20AC;&#x2122;est engagĂŠ Ă maintenir la tendance de diminution des accidents. Ă&#x2021;a veut dire que nous allons accroĂŽtre la capacitĂŠ des inspecteurs de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile Ă  inspecter les avions quand ils arrivent chez nous, Ă  inspecter les gestionnaires de lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport, Ă  inspecter les services de la navigation aĂŠrienne. Donc toute la chaĂŽne va ĂŞtre inspectĂŠe par les experts pour que nous puissions continuer Ă  rĂŠduire diminuer le nombre dâ&#x20AC;&#x2122;accidents et dâ&#x20AC;&#x2122;incidents dans notre rĂŠgion. 3RXYH]YRXVH[SOLTXHUjQRVOHFWHXUV OHVREMHFWLIVFLEOHVGÂŞ$EXMD",O\HQ DTXLRQWpWpUHSRUWpVDXFRXUVGH FHWWHVHPDLQH$),MHYRXGUDLVVDYRLU SRXUTXRLHWSXLVQRPPH]QRXV TXHOTXHVREMHFWLIVPDMHXUVTXLRQW pWpUHSRUWpV Les objectifs de sĂŠcuritĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;Abuja ont ĂŠtĂŠ ĂŠlaborĂŠs par la rĂŠunion ministĂŠrielle tenue Ă  Abuja en juillet 2012. Il y a eu une dĂŠclaration politique des Etats africains pour amĂŠliorer la sĂŠcuritĂŠ. En plus de la dĂŠclaration gĂŠnĂŠrale, il y a eu des objectifs cibles que de 2012 Ă  2017, que nous aurions dĂť mettre en Ĺ&#x201C;uvre. On nâ&#x20AC;&#x2122;a pas pu atteindre tous les objectifs. Par exemple, je vous GLVDLVTXHODFLEOHGHWRXVOHV Etats africains devraient arriver Ă  0DQLIHVWHPHQWRQQÂŞHVWSDV capable de le faire. 3RXUTXRL" Parce que dans certains pays il manque lâ&#x20AC;&#x2122;engagement politique et deuxièmement le niveau de dĂŠpart ĂŠtait si bas quâ&#x20AC;&#x2122;en cinq ans on ne SRXYDLWSDVDPHQHUOHV(WDWVj Â&#x17E;HWOÂŞ$UDELH Saoudite UHFHYDQWOHXU FHUWLĂŽFDW


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Les ministres avaient lâ&#x20AC;&#x2122;ambition de très rapidement rĂŠgler les questions dâ&#x20AC;&#x2122;accidents pour rĂŠduire le nombre dâ&#x20AC;&#x2122;accidents mais amĂŠliorer la sĂŠcuritĂŠ de manière gĂŠnĂŠrale. Nous ne sommes pas arrivĂŠs Ă cela, mais ça ne veut pas dire quâ&#x20AC;&#x2122;il nâ&#x20AC;&#x2122;y a pas la sĂŠcuritĂŠ. Globalement aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui il est ĂŠtabli quâ&#x20AC;&#x2122;il y a la sĂŠcuritĂŠ dans nos espaces aĂŠriens au niveau de la fourniture des services de la navigation aĂŠrienne. Puisque lâ&#x20AC;&#x2122;aviaWLRQDVHVGLÇşpUHQWHVSDUWLHV1RXV nâ&#x20AC;&#x2122;avons pas de problèmes dans le domaine de la navigation aĂŠrienne. Nous avons la sĂŠcuritĂŠ au sol. Le problème câ&#x20AC;&#x2122;est la capacitĂŠ des Etats Ă  superviser. Ce que nous visons câ&#x20AC;&#x2122;est que les Etats devront avoir la capacitĂŠ de pouvoir contrĂ´ler, superviser, mettre en Ĺ&#x201C;uvre les normes internationales. Quand on a les opĂŠrateurs, on doit leur dire que ce que vous ĂŞtes en train de faire nâ&#x20AC;&#x2122;est pas conforme Ă  notre règlementation, donc imposer la règlementation de sĂŠcuritĂŠ Ă  tous les niveaux. Câ&#x20AC;&#x2122;est ça que nous nâ&#x20AC;&#x2122;avons pas rĂŠussi Ă  faire en cinq ans parce que dans certains pays il fallait reprendre le code de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile et lâ&#x20AC;&#x2122;adapter aux nouvelles normes internationales. Pour le faire il faut un engagement gouvernemental. 0DLVHVWFHTXHOÂŞ2$&,SHXWHOOH LQWHUYHQLUTXDQGOÂŞHQJDJHPHQWGH OÂŞ(WDWODLVVHjGpVLUHU" Si, lâ&#x20AC;&#x2122;OACI est mĂŞme intervenue dĂŠjĂ . Le PrĂŠsident du conseil de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI et sa SecrĂŠtaire gĂŠnĂŠrale, chaque fois quâ&#x20AC;&#x2122;ils ont lâ&#x20AC;&#x2122;occasion de rencontrer les chefs dâ&#x20AC;&#x2122;Etat et les ministres lors des missions ils

leur parlent de ça. Dans certains pays ça a donnĂŠ des fruits. Ă&#x2021;a a ĂŠtĂŠ automatique. Dès que les ministres ont parlĂŠ, dès que le PrĂŠsident du conseil de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI a fait la mission ou la SecrĂŠtaire gĂŠnĂŠrale, mais dans les mois qui suivent les choses changent. Il faut parler Ă un niveau plus ĂŠlevĂŠ. Quand ça reste au niveau des directeurs gĂŠnĂŠraux ça ne porte pas beaucoup, mais quand ça arrive au niveau des chefs dâ&#x20AC;&#x2122;Etat câ&#x20AC;&#x2122;est vite fait. Je pense que câ&#x20AC;&#x2122;est la stratĂŠgie quâ&#x20AC;&#x2122;on est en train dâ&#x20AC;&#x2122;adopter justement. Demander au PrĂŠsident du conseil de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI et Ă  la SecrĂŠtaire gĂŠnĂŠrale de faire le plus de missions possibles en Afrique pour avoir cet engagement politique. Donc cet REMHFWLIGHSRXUOÂŞHQVHPEOH des Etats qui est un objectif dâ&#x20AC;&#x2122;Abuja TXÂŞRQGHYDLWĂŽQDOLVHUHQDpWp reportĂŠ Ă  2022. Deuxièmement, les prĂŠoccupations majeures de sĂŠcuritĂŠ sont des objectifs dâ&#x20AC;&#x2122;Abuja avec lesquels on GHYDLWĂŽQLUGHjDXPD[Lmum. A la date de 2017, ils nous en restent encore trois. Mais on a fait GHVHÇşRUWVGHQRXVHQVRPPHV arrivĂŠs Ă  trois. Nous travaillons pour faire disparaitre celles-ci. Ă&#x2021;a ĂŠgalement câ&#x20AC;&#x2122;est un objectif que nous avons reportĂŠ mais pas de loin. On a mis 2018. On se donne le reste de 2017 et lâ&#x20AC;&#x2122;annĂŠe 2018 pour quâ&#x20AC;&#x2122;on ne parle plus de prĂŠoccupation majeure de sĂŠcuritĂŠ. Mais ce qui est important : si on arrive Ă  rĂŠsoudre les prĂŠoccupations actuelles de sĂŠcuritĂŠ, il faut que tous les Etats sâ&#x20AC;&#x2122;engagent Ă  ne plus en avoir, sinon ça fait un cycle de rĂŠpĂŠtition. On a

un autre objectif de sĂŠcuritĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;Abuja quâ&#x20AC;&#x2122;on a reportĂŠ qui dit que tous les Etats africains devraient avoir une administration autonome de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile. Cette autonomie nâ&#x20AC;&#x2122;a pas ĂŠtĂŠ comprise dans beaucoup dâ&#x20AC;&#x2122;Etats parce que les administrations civiles dĂŠpendent du ministre des transports. Lâ&#x20AC;&#x2122;objectif câ&#x20AC;&#x2122;est de travailler pour que les Etats comprennent lâ&#x20AC;&#x2122;autonomie. dDDXVVLFÂŞHVWXQGRPDLQHR OÂŞ2$&,GHYUDLWLQWHUYHQLUDXSUqVGHV FKHIVGÂŞ(WDWVÂ&#x17E; Exact. Pourquoi lâ&#x20AC;&#x2122;autonomie parce que pour construire la supervision de sĂŠcuritĂŠ, Ă la base, vous devriez avoir du personnel compĂŠtent VXǸVDQWPXOWLGLVFLSOLQDLUHSDUFH que dans lâ&#x20AC;&#x2122;aviation, vous avez la gestion des aĂŠroports, la gestion de lâ&#x20AC;&#x2122;espace aĂŠrien, la navigation aĂŠrienne, lâ&#x20AC;&#x2122;exploitation technique des avions, notamment la maintenance des avions, la navigabilitĂŠ des aĂŠronefs, est-ce que tous les avions qui viennent chez vous sont en ĂŠtat de voler, est-ce quâ&#x20AC;&#x2122;ils nâ&#x20AC;&#x2122;ont pas dâ&#x20AC;&#x2122;histoire dâ&#x20AC;&#x2122;accident, est-ce que la maintenance est bienfaite ? Donc il faut des spĂŠcialistes pour les contrĂ´ler, il faut des spĂŠcialistes de la mĂŠtĂŠorologie. Il faut mettre tout ça lĂ  dans un package et pour le faire, pour avoir ces inspecteurs, ça SUHQGGHVUHVVRXUFHVĂŽQDQFLqUHV,O faut recruter des personnes, il faut les former. Ă&#x2021;a on nâ&#x20AC;&#x2122;a pas rĂŠussi et on dit que câ&#x20AC;&#x2122;est ça quâ&#x20AC;&#x2122;il faut faire. Donc quand tu mets du personnel lĂ , ensuite il faut leur donner GHVUHVVRXUFHVĂŽQDQFLqUHV6LFHV ressources doivent venir du trĂŠsor

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national qui est une cagnotte publique, le DG de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile va demander ses besoins, mais on va lui rĂŠpondre que lâ&#x20AC;&#x2122;aviation nâ&#x20AC;&#x2122;est pas une prioritĂŠ. Par contre si vous lui donnez une autonomie, lui il va utiliser les moyens pour avoir son personnel compĂŠtent, mais ĂŠgalement pour ĂŠlaborer le code de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile et lâ&#x20AC;&#x2122;adapter rĂŠgulièrement aux normes internationales. La lĂŠgislation va dĂŠpendre de lui. Il fait de la documentation, il la met en Ĺ&#x201C;uvre, mais il fait ĂŠgalement des procĂŠdures dâ&#x20AC;&#x2122;exploitation pour les opĂŠrateurs du pays et que par la suite il va faire contrĂ´ler. Ă&#x2021;a câ&#x20AC;&#x2122;est quâ&#x20AC;&#x2122;on appelle le système de supervision de la sĂŠcuritĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;un Etat. Câ&#x20AC;&#x2122;est ça lâ&#x20AC;&#x2122;autonomie que nous cherchons. On nâ&#x20AC;&#x2122;a pas rĂŠussi Ă la faire pour tous les pays. Dans certains ça a marchĂŠ, et ça ĂŠgalement on lâ&#x20AC;&#x2122;a reportĂŠ Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;horizon 2020. Câ&#x20AC;&#x2122;est ambitieux mais on va essayer de voir si on peut le faire. -XVWHPHQWMÂŞDLFRQVWDWpTXHGDQV WRXWHVOHVSUpVHQWDWLRQVHWGLVFRXUV LO\DYDLWXQĂŽOURXJHODIRUPDWLRQ /ÂŞLPSRUWDQFHGHODIRUPDWLRQYRXV

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HQDYH]GpMjSDUOp0DLVLO\DXQH FKRVHTXLPÂŞLQWULJXHFRPPHQW OÂŞ$IULTXHVÂŞRUJDQLVHWHOOHSRXU DWWpQXHUODIXLWHGHVFHUYHDX[SDUFH TXÂŞLO\DXQJUDQGULVTXHTXDQGOHV JHQVVRQWELHQIRUPpVHWTXHVÂŞLOV WURXYHQWDLOOHXUVRLOVVHURQWPLHX[ SD\pVLOVYRQWSDUWLU Câ&#x20AC;&#x2122;est une excellente question. On DYXHÇşHFWLYHPHQWFHVGHUQLqUHV annĂŠes, des pilotes africains, des contrĂ´leurs de la circulation aĂŠrienne africains, des ingĂŠnieurs tĂŠlĂŠcoms quitter le domaine de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation pour aller travailler dans dâ&#x20AC;&#x2122;autres rĂŠgions. Par exemple au 0R\HQ2ULHQWRQDLGHQWLĂŽpGHV pilotes africains, des contrĂ´leurs aĂŠriens, des maintenanciers. Personnellement jâ&#x20AC;&#x2122;ai rencontrĂŠ en Inde un pilote que je connais. Câ&#x20AC;&#x2122;est parce quâ&#x20AC;&#x2122;ils considèrent que les conditions de rĂŠmunĂŠration ne sont pas allĂŠchantes chez nous. Donc pour ĂŠviter cette fuite de cerveaux, nous avons pris en main le volet renforcement des capacitĂŠs. Comment on renforce les capacitĂŠs ? On dit quâ&#x20AC;&#x2122;il faut arriver Ă recruter des bonnes personnes, sur des bases transparentes, sur la

EDVHGHVTXDOLĂŽFDWLRQV3XLVLOIDXW pouvoir les maintenir, les entretenir, les motiver. Cela amène nĂŠcessairement encore Ă la question de lâ&#x20AC;&#x2122;autonomie. Si les ingĂŠnieurs que vous recrutez sont payĂŠs sur des bases de fonction publique, ils ne resteront pas longtemps. Ils vont partir. Câ&#x20AC;&#x2122;est pour cela quâ&#x20AC;&#x2122;on dit quâ&#x20AC;&#x2122;il faut donner une autonoPLHĂŽQDQFLqUHDX[DGPLQLVWUDWLRQV de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile avec un statut particulier. Comme ça ils gardent les bonnes personnes. Ils ont des bonnes rĂŠmunĂŠrations pour ne pas partir. La 3ème chose, il faut leur faire des plans de carrière. Quand vous recrutez un ingĂŠnieur tĂŠlĂŠcom par exemple, il est spĂŠcialiste dans les communications. Vous le prenez sans lui donner un bon salaire, il ne voit pas en perspective son ĂŠvolution, mais il va aller peut-ĂŞtre quelque part dans une sociĂŠtĂŠ de tĂŠlĂŠcommunication oĂš il a le double du salaire. Quand vous prenez par exemple un ingĂŠnieur informaticien, lâ&#x20AC;&#x2122;aviation a besoin dâ&#x20AC;&#x2122;informatique aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui. Tout est informatisĂŠ. Donc aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui les informaticiens sont recherchĂŠs. Si vous prenez


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un ingĂŠnieur informaticien, vous le mettez dans une administration de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile, sâ&#x20AC;&#x2122;il nâ&#x20AC;&#x2122;est pas bien rĂŠmunĂŠrĂŠ, il va partir aussi. 'RQFQRWUHGpĂŽDXMRXUGÂŞKXLHVWGH recruter les bonnes personnes, les payer bien, les maintenir, leur faire un dĂŠveloppement de carrière pour quâ&#x20AC;&#x2122;ils puissent rester. Câ&#x20AC;&#x2122;est pour ça que nous avons dĂŠcidĂŠ au cours de FHWWHUpXQLRQGHĂŽQDOLVHUODIHXLOOH de route de la formation. Son ĂŠlaboUDWLRQDpWpFRQĂŽpHjOÂŞDVVRFLDWLRQ des centres de formation aĂŠronautiques africains qui est basĂŠe Ă Addis-Abeba en Ethiopie. Elle est mise en place avec lâ&#x20AC;&#x2122;aide de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI. Donc tous les centres de formation aĂŠronautique africains sont regroupĂŠs dans une association dont le directeur gĂŠnĂŠral de lâ&#x20AC;&#x2122;EAMAC, M. TCHAGBELE SADAMBA ĂŠtait le prĂŠsident. Maintenant la prĂŠsidence est assurĂŠe une Sud-africaine. Il y a eu des sondages qui ont ĂŠtĂŠ faits. On a envoyĂŠ des lettres Ă  tous les (WDWVSRXULGHQWLĂŽHUOHXUVEHVRLQVGH formation. Les besoins de formation sont connus aussi bien de lâ&#x20AC;&#x2122;industrie que des Etats. Ils mettent des besoins. Puis nous avons dit quâ&#x20AC;&#x2122;en fonction des objectifs de notre plan de formation, on dĂŠgage les prioritĂŠs. Les prioritĂŠs ĂŠtant connues, oĂš est ce quâ&#x20AC;&#x2122;on va faire les formations ? Quels sont les centres spĂŠcialisĂŠs et les types de formation que nous allons faire ? Donc ce plan qui est la feuille de route de la formation en Afrique, on a donnĂŠ dĂŠlai que dâ&#x20AC;&#x2122;ici 2018, cette feuille de route soit disponible de manière Ă  ce que les Etats, les exploitants, tous les partenaires internationaux qui veulent aider lâ&#x20AC;&#x2122;Afrique en matière de formation vont ouvrir le document

03URVSHU=RÂŞR0LQWRÂŞR'LUHFWHXUUpJLRQDODGMRLQWSRXU OÂŞ$IULTXHRFFLGHQWDOHHWFHQWUDOHGHOÂŞ2$&,DXEXUHDX UpJLRQDOGH'DNDUHWOH'*GHOÂŞ$1$&*DERQ

et sauront quelles sont les prioritĂŠs de formation que nous avons. Quels sont les domaines dans lesquels nous nâ&#x20AC;&#x2122;avons pas dâ&#x20AC;&#x2122;expertise ? Et on donne la prioritĂŠ Ă ces formations pour quâ&#x20AC;&#x2122;on ne forme pas pour former mais en fonction des besoins de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile africaine. Donc cette feuille de route de la formation a fait lâ&#x20AC;&#x2122;objet de discussions et nous avons demandĂŠ Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;OACI dâ&#x20AC;&#x2122;assister cette association. $VVLVWDQFHĂŽQDQFLqUHDXVVL" Financièrement câ&#x20AC;&#x2122;est le plan AFI qui va les aider. Dans le plan AFI dont je suis le prĂŠsident il y a des Etats TXLFRQWULEXHQWDXĂŽQDQFHPHQW du plan au niveau de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI. Donc dans ce cadre-lĂ  on a dĂŠcidĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;aider cette association Ă  ĂŠlaborer ce plan de formation que nous appelons la feuille de route de la formation. Pour vous dire que de cette rĂŠunion il y a un engagement fort sur le besoin de renforcement des capacitĂŠs notamment en matière de formation parce quâ&#x20AC;&#x2122;on se rend FRPSWHTXÂŞRQQÂŞDSDVVXǸ VDPPHQW dâ&#x20AC;&#x2122;expertise. Surtout dans des domaines assez pointus. Et ça historiquement ça sâ&#x20AC;&#x2122;explique. Parce que si vous prenez par exemple la partie Afrique francophone on avait une compagnie africaine quâ&#x20AC;&#x2122;on appelait Air Afrique. Les domaines comme la navigabilitĂŠ des aĂŠronefs, ou lâ&#x20AC;&#x2122;exploitation technique des avions, pWDLHQWFRQĂŽpHVjFHWWHFRPSDJQLH multinationale. Les Etats en leur sein nâ&#x20AC;&#x2122;avaient pas les capacitĂŠs. Et lorsquâ&#x20AC;&#x2122;elle est tombĂŠe, les Etats ĂŠtaient obligĂŠs de se lever pour aller chercher des compĂŠtences. Donc vous voyez, la partie francophone a ĂŠtĂŠ dĂŠstabilisĂŠe parce quâ&#x20AC;&#x2122;il fallait

reprendre les activitĂŠs que faisait le bureau Veritas pour le compte des Etats. Et ça prend des annĂŠes pour le construire. Donc il y a des domaines, par exemple les licences du personnel navigant, dans lesquels il faut avoir quelquâ&#x20AC;&#x2122;un qui a fait pilotage ou qui connait le domaine pour pouvoir dire que les documents de bord sont valides ou pas etc. Pour la maintenance des avions il faut quelquâ&#x20AC;&#x2122;un qui est formĂŠ Ă la mĂŠcanique dâ&#x20AC;&#x2122;avion. Il faut trouver les personnes quâ&#x20AC;&#x2122;il faut et les former en permanence. Donc la formation est aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui la base de toutes nos discussions. Comment former et avoir des personnes compĂŠtentes ? Si nous nâ&#x20AC;&#x2122;avons pas ces personnes compĂŠtentes, on va toujours ĂŞtre en dĂŠphasage par rapport aux normes et pratiques recommandĂŠes ĂŠdictĂŠes par lâ&#x20AC;&#x2122;OACI. (ia)

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EN MARGE DU SYMPOSIUM :

Entretien DG ANAC Gabon Peter Bombay â&#x20AC;&#x201C; Yves Koning /HPDLMÂŞDLHXXQHQWUHWLHQDYHF 03HWHU%RPED\DGMRLQWGXFKHI GÂŞXQLWpVpFXULWpGHOÂŞDYLDWLRQjODGL UHFWLRQJpQpUDOHÂ&#x153;PRYHÂ?GHOÂŞXQLRQ HXURSpHQQHHWSUpVLGHQWGXFRPLWp Â&#x153;6DIHOLVWÂ?GHOÂŞ8(&ÂŞHVWOXLTXL GpFLGHGÂŞLQVFULUHRXQRQXQSD\VRX XQHFRPSDJQLHDpULHQQHVXUODOLVWH QRLUH0<YHV.RQLQJGHOÂŞ($6$ DVVLVWDLWjOÂŞHQWUHWLHQ La rĂŠunion avec lâ&#x20AC;&#x2122;Union europĂŠenne en marge du comitĂŠ directeur du plan AFI portait sur lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtat des lieux du

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Gabon dans son projet dâ&#x20AC;&#x2122;atteinte des REMHFWLIVGÂŞ$EXMDQRWDPPHQWGH conformitĂŠ aux normes et standards de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI, avec pour consĂŠquence lâ&#x20AC;&#x2122;examen par lâ&#x20AC;&#x2122;union europĂŠenne du dossier du Gabon en vue de la sortie de la liste noire. Jâ&#x20AC;&#x2122;ai donc fait part Ă M. Peter Bombay de notre situation actuelle, Ă  savoir que nous avons mis en place un projet dâ&#x20AC;&#x2122;assistance avec lâ&#x20AC;&#x2122;appui du fond Safe de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI, que nous avons dĂŠjĂ  accompli la première partie qui consistait en une revue documentaire. Au moment

RQRXVDWWHLJQLRQVODĂŽQGHFHWWH première partie, le processus a ĂŠtĂŠ perturbĂŠ par les suites de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠlection prĂŠsidentielle du mois dâ&#x20AC;&#x2122;aoĂťt. Ce qui nous a retardĂŠs de 3 Ă 4 mois. Les missions de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI dans le cadre de ce projet nâ&#x20AC;&#x2122;ont repris quâ&#x20AC;&#x2122;en dĂŠcembre. Ă&#x20AC; ce jour, la 1ère partie est aboutie. La seconde partie qui consiste en des formations sur le terrain a dĂŠbutĂŠ et est dĂŠjĂ  accomplie dans les domaines PEL (licences), OPS (opĂŠrations aĂŠriennes), ANS (navigation aĂŠrienne) ;


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il reste Ă accomplir AIR, (navigabilitĂŠ des aĂŠronefs). M. Bombay a dit que lâ&#x20AC;&#x2122;Union europĂŠenne suit nos activitĂŠs et souhaite ĂŞtre informĂŠe rĂŠgulièUHPHQWGHQRVDYDQFpHVDĂŽQGH pouvoir anticiper la programmation de lâ&#x20AC;&#x2122;examen du dossier du Gabon devant la commission ÂŤ safe list Âť, le cas ĂŠchĂŠant. Jâ&#x20AC;&#x2122;ai saisi cette occasion pour demander dans quelle mesure lâ&#x20AC;&#x2122;UE peutelle nous aider, parce quâ&#x20AC;&#x2122;atteindre la conformitĂŠ aux standards de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI ne relève pas seulement des actions de lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC. Plusieurs sous-domaines nĂŠcessitent lâ&#x20AC;&#x2122;implication dâ&#x20AC;&#x2122;un certain nombre dâ&#x20AC;&#x2122;autres administrations, telles que la recherche et le sauvetage (SAR) oĂš le partenaire le plus important est lâ&#x20AC;&#x2122;armĂŠe, les enquĂŞtes et accidents oĂš le partenaire est le BEIAA qui relève du cabinet du ministère chargĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile.

Leurs actions positives permettront de fermer plusieurs questions de protocole et donc dâ&#x20AC;&#x2122;engranger des points. Le SAR par exemple compte Ă lui seul pour un bon quart de questions de protocole du domaine ANS. Vu les coĂťts ĂŠlevĂŠs de la formation et les besoins ĂŠnormes dans ces domaines entre autres, jâ&#x20AC;&#x2122;ai demandĂŠ dans quelle mesure lâ&#x20AC;&#x2122;union europĂŠenne pouvait nous aider. Pour mĂŠmoire, lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC a dĂť envoyer deux missions Ă  LomĂŠ au Togo lâ&#x20AC;&#x2122;un des pays en Afrique le plus avancĂŠ en matière de SAR. Les deux missions ĂŠtaient composĂŠes chaque IRLVGÂŞXQRǸFLHUGHOÂŞDUPpHH[SHUW du bureau SAR, accompagnĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;un expert de lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC. La première mission sâ&#x20AC;&#x2122;est dĂŠroulĂŠe auprès de lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC Togo qui nous a donnĂŠs accès toute sa documentation, tandis que la

deuxième a permis la participation du Gabon Ă une rĂŠunion OACI des ĂŠtats africains sur le SAR. /HVGHX[PLVVLRQVRQWpWpHÇşHFtuĂŠes aux frais de lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC. Et câ&#x20AC;&#x2122;est comme ça que ça marche. Tous les directeurs gĂŠnĂŠraux dâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile avec lesquels jâ&#x20AC;&#x2122;ai eu lâ&#x20AC;&#x2122;occasion dâ&#x20AC;&#x2122;en SDUOHUPÂŞRQWDǸUPpHQHÇşHWTXÂŞLO faudrait que lâ&#x20AC;&#x2122;autoritĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile sâ&#x20AC;&#x2122;implique, y compris en matière budgĂŠtaire. Câ&#x20AC;&#x2122;est dans ce sens que nous avons sollicitĂŠ lâ&#x20AC;&#x2122;aide de lâ&#x20AC;&#x2122;UE. Nous avons ĂŠgalement informĂŠ M. Bombay que nous ĂŠtions en discussion avec le bureau rĂŠgional de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI pour lâ&#x20AC;&#x2122;Afrique du centre et de lâ&#x20AC;&#x2122;ouest basĂŠ Ă  Dakar, sur la programmation GÂŞXQH,&90H[DPHQĂŽQDOSRXUYDOLGHU les avancĂŠes issues du projet. (oyn)

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/ÂŞpTXLSHGÂŞLQVSHFWLRQDYHFOH'*$GHOÂŞ$1$& HjGU HWOH GLUHFWHXUGHVDpURSRUWVHWpTXLSHPHQWVGHOÂŞ$1$& HUjJ 

'DQVOHFDGUHGHODĂŽQDOLVDWLRQGH ODUpGDFWLRQGXPDQXHOGHVSURFp GXUHVGX0LQLVWqUHGHV7UDQVSRUWV HWGHOD/RJLVWLTXH 07/ OÂŞ,QVSHF WLRQ*pQpUDOHGHV6HUYLFHV ,*6  FRQGXLWHSDU01JXpPD2ZRQR 3DWULFHDHÇşHFWXpOHPDLXQH YLVLWHjOÂŞ$1$&&HOOHFLDYDLWSRXU REMHWGHUHFXHLOOLUOHVPDQXHOVHW SURFpGXUHVGHWUDYDLOHQYLJXHXU GDQVFHWWHHQWLWp(WHQFDVGH QRQGLVSRQLELOLWpGHVGLWVGRFX PHQWVGHFROOHFWHUOHVGRQQpHV XWLOHVSRXUOHXUFRQFHSWLRQHWOD UpGDFWLRQGHV3URWRFROHV$GGLWLRQ QHOV6HFWRULHOV 3$6 

$ODĂŽQGHFHWWHYLVLWHQRXVDYRQV WHQGXQRWUHPLFURDXFKHIGHGpOp JDWLRQ01JXHPD2ZRQR3DWULFH LQVSHFWHXUGHVVHUYLFHVDX07/ 4XÂŞDWWHQGH]YRXVGH/ÂŞ$1$&" Lâ&#x20AC;&#x2122;Inspection gĂŠnĂŠrale des services que je reprĂŠsente, est une instance de contrĂ´le, dâ&#x20AC;&#x2122;audit, de conseil, dâ&#x20AC;&#x2122;orientation et dâ&#x20AC;&#x2122;assistance dont la mission est la recherche de la performance de lâ&#x20AC;&#x2122;administration publique et le renforcement des

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principes de bonne gouvernance. Par consĂŠquent, nous attendons de lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC quâ&#x20AC;&#x2122;elle soit un organisme SHUIRUPDQWHǸ FDFHHWHǸ FLHQW dans lâ&#x20AC;&#x2122;atteinte de ses objectifs et la rĂŠalisation des missions qui lui sont assignĂŠes, notamment de veiller au respect et Ă la mise en Ĺ&#x201C;uvre des engagements de lâ&#x20AC;&#x2122;Etat en matière dâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile.

9RWUHVHQWLPHQWJpQpUDOjOÂŞLVVXHGH ODYLVLWHÂ&#x17E; Nous avons ĂŠtĂŠ accueillis Ă lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC par le Directeur gĂŠnĂŠral, M. Domininique OYINAMONO, qui nous a mis en relation avec le Directeur gĂŠnĂŠral adjoint 1, M. Arthur Nkoumou DELAUNAY. Lequel sâ&#x20AC;&#x2122;est attachĂŠ avec ses collaborateurs, Ă  nous expliquer le fonctionnement de lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC et les activitĂŠs rĂŠalisĂŠes en son sein. Il nous a ĂŠgalement fait part du besoin manifeste en SHUVRQQHOTXDOLĂŽpHWGHODVXEYHQ tion que lâ&#x20AC;&#x2122;Etat alloue Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC, en constante diminution. La visite des locaux que nous avons HÇşHFWXpHDSUqVODUpXQLRQGHWUDYDLO

01JXHPD2ZRQR3DWULFHLQVSHFWHXU GHVVHUYLFHVDX07/

nous a permis de rencontrer le personnel et dâ&#x20AC;&#x2122;apprĂŠcier la comprĂŠhension et leur maitrise des procĂŠdures et processus pratiquĂŠs par lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC. 4XHOOHVHUDODVXLWH" Nous avons pu procĂŠder Ă la collecte des documents nĂŠcessaires Ă  la rĂŠdaction du Manuel de ProcĂŠdures du Ministère. Il nous a ĂŠtĂŠ fourni les statuts, le manuel de SURFpGXUHVDGPLQLVWUDWLIHWĂŽQDQFLHU et lâ&#x20AC;&#x2122;organigramme de lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC, ainsi quâ&#x20AC;&#x2122;un ensemble de textes rĂŠglementaires qui organisent lâ&#x20AC;&#x2122;Agence. Nous serons appelĂŠs Ă  vous contacter de nouveau pour des points prĂŠcis, en cas dâ&#x20AC;&#x2122;incomprĂŠhension ou pour complĂŠmĂŠnt dâ&#x20AC;&#x2122;inIRUPDWLRQ$FHWHÇşHWOH'LUHFWHXU GĂŠnĂŠral Adjoint 1 nous a assurĂŠs de sa disponibilitĂŠ ainsi que de celle de ses collaborateurs. Câ&#x20AC;&#x2122;est pour moi aussi, ici, lâ&#x20AC;&#x2122;occasion de remercier toute la hiĂŠrarchie de lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC pour son accueil et sa convivialitĂŠ. (rsm)

Fotolia: panthesja

Lâ&#x20AC;&#x2122;Inspection gĂŠnĂŠrale des services du MTL en visite Ă lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC


ANAC :

Les grands dĂŠfis face aux changements

Fotolia: LeonART

/HVGLULJHDQWVUHVSRQVDEOHV

/HVDVVLVWDQWHVGHGLUHFWLRQOHV FKHIVGHVHUYLFHHWGHEXUHDXHWOHV UHVSRQVDEOHVGLULJHDQWVGHOÂŞ$1$& RQWSULVSDUWjWURLVVHVVLRQVGH IRUPDWLRQDQLPpHVSDUOHFDELQHW ,*(0$/DSUHPLqUHLQWLWXOpH Â&#x153;/HVVWUDWpJLHVGÂŞDPpOLRUDWLRQGHOD SUDWLTXHGXPpWLHUGHVHFUpWDLUHHW GÂŞDVVLVWDQWHGHGLUHFWLRQG\QDPLTXH GHFROODERUDWLRQDYHFOHVPDQDJHUV SUDWLTXHGHVUHODWLRQVKXPDLQHVHW PDQDJHPHQWVGHVDFWLYLWpVÂ?VÂŞHVW GpURXOpHGXDXPDLUpXQLVVDLW WRXWHVOHVDVVLVWDQWHVGHGLUHFWLRQGH OÂŞDJHQFH/DGHX[LqPHGXDX PDLDYHFSRXUWKqPHÂ&#x153;0DQDJHPHQW SDUWLFLSDWLIFRQGXLWHGXFKDQJHPHQW JHVWLRQGHODPRWLYDWLRQHWSUDWLTXHV GHOÂŞpYDOXDWLRQGHVUHVVRXUFHVKX PDLQHVÂ?VÂŞDGUHVVDLWjWRXVOHVFKHIV GHVHUYLFHHWGHEXUHDX(WHQĂŽQ GXPDLDXMXLQFÂŞpWDLWDXWRXU GHVGLULJHDQWVUHVSRQVDEOHVGÂŞrWUH IRUPpVVXUOHPDQDJHPHQWSDUWLFL SDWLIHWODFRQVWUXFWLRQGHVpTXLSHV ODFRQGXLWHGXFKDQJHPHQWHWOD SUDWLTXHGHOÂŞpYDOXDWLRQ Quel rĂ´le joue une assistante de direction dans la performance dâ&#x20AC;&#x2122;une

organisation ? Comment amĂŠliorer la pratique du mĂŠtier dâ&#x20AC;&#x2122;une assistante ? Quelle est la dynamique de collaboration secrĂŠtaire-manager et gestion des relations humaines et management du stress ? M. MandĂŠ ThĂŠophile GOUBA, lâ&#x20AC;&#x2122;animateur, sâ&#x20AC;&#x2122;est entretenu sur ces GLÇşpUHQWHVSUREOpPDWLTXHVDYHFOHV participantes qui ont un rĂ´le clef dans lâ&#x20AC;&#x2122;organisation de la vie administrative de leur directeur. Cette formation leur a permis de se familiariser avec les missions fondamentales et les missions dâ&#x20AC;&#x2122;une assistante de direction dans une organisation, dâ&#x20AC;&#x2122;acquĂŠrir les qualitĂŠs exigibles et les compĂŠtences nĂŠcessaires inhĂŠrentes Ă chacune de ces fonctions ; de sâ&#x20AC;&#x2122;approprier les stratĂŠgies dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠlioration de leur performance par la maĂŽtrise des techniques dâ&#x20AC;&#x2122;organisation et de management des activitĂŠs ; GHFRQFHYRLUHWRÇşULUXQHYpULWDEOH UHODWLRQGÂŞDVVLVWDQFHHWGHFRQĂŽDQFH DYHFOHXUVPDQDJHUVHWHQĂŽQGÂŞDPp liorer leurs pratiques en matière de gestion des relations humaines avec les collègues et les usagers.

Puis le tour est venu au collège des chefs de service et de bureau de se former Ă la culture du management participatif. Comment faire foncWLRQQHUHǸ FDFHPHQWOÂŞ$1$&GDQV un environnement professionnel en constante ĂŠvolution ? ProblĂŠmatique discutĂŠe Ă  travers le thème management participatif, vue comme la meilleure recette pour faire face aux contraintes de lâ&#x20AC;&#x2122;environnement car il fait appel aux qualitĂŠs et compĂŠtences de toute la ressource humaine. Il a pour objectif la participation des membres de lâ&#x20AC;&#x2122;organisation aux GLÇşpUHQWHVIRQFWLRQVGXPDQDJHPHQW Lâ&#x20AC;&#x2122;animation a portĂŠ sur quatre modules : les principes de base du management des organisations et pratique du management participatif ; la culture du changement organisationnel ; la conduite et lâ&#x20AC;&#x2122;animation du changement et motivations des ĂŠquipes ; et la pratique de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvaluation du personnel. Globalement cette formation avait pour but dâ&#x20AC;&#x2122;aider les apprenants

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/HVFKHIVGHVHUYLFHHWGHEXUHDX

Après avoir animÊ les membres du comitÊ de direction sur la pratique du management participatif, des attestations de formation ont ÊtÊ remises à tous les participants. /H'LUHFWHXUJpQpUDOGHOª$1$&0 2<,1$0212QRXVDGRQQpVRQ DYLV 4XHOVVRQWOHVREMHFWLIVGHFHVGLI IpUHQWHVVHVVLRQVGHIRUPDWLRQ"

Cette formation a portĂŠ de façon gĂŠnĂŠrale sur la gestion de la ressource humaine ; mĂŞme si notre domaine est très technique, force est de relever que la vie nâ&#x20AC;&#x2122;est pas faite que de technique. Quand on gère une organisation, il faut se donner les moyens de gĂŠrer les ĂŞtres humains, car la ressource humaine est ce quâ&#x20AC;&#x2122;il y a de plus difficile Ă manager. Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŞtre humain est imprĂŠvisible, Ă  la diffĂŠrence de la machine qui peut ĂŞtre programmable. Donc cette formation a pour objectif de donner Ă  tous les collaborateurs Ă  tous les niveaux, des assistantes aux chefs de service et de bureau et enfin au comitĂŠ de direction, les outils de se gĂŠrer entre nous et dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠliorer nos rapports humains. Cette formation portait aussi sur la prĂŠparation Ă  une innovation que nous prĂŠvoyons dâ&#x20AC;&#x2122;introduire dans notre administration, Ă  savoir lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvaluation du personnel ; câ&#x20AC;&#x2122;est une pratique courante du management moderne que nous nâ&#x20AC;&#x2122;avons pas encore mise en Ĺ&#x201C;uvre ; il est temps que nous nous y mettions. Pour nous

ĂŠviter de faire de saut dans le vide, on a voulu se doter des moyens pour prĂŠparer cet exercice de façon correcte selon les normes internationales. $SUqVFHWWHIRUPDWLRQTXHOOHVHUDOD SUHPLqUHSUDWLTXHTXHYRXVPHWWUH] HQSODFH" Lâ&#x20AC;&#x2122;objectif immĂŠdiat câ&#x20AC;&#x2122;est lâ&#x20AC;&#x2122;implĂŠmentation du processus dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvaluation du personnel. Pour le reste, pour tout ce quâ&#x20AC;&#x2122;on nous a enseignĂŠ, notamment le management participatif, je pense que câ&#x20AC;&#x2122;est Ă chacun dâ&#x20AC;&#x2122;entre nous dans son poste de lâ&#x20AC;&#x2122;appliquer dans sa position et dâ&#x20AC;&#x2122;essayer dâ&#x20AC;&#x2122;en tirer le maximum. Mais en termes de mise en Ĺ&#x201C;uvre immĂŠdiate, la première chose qui va ĂŞtre mise en place de façon formelle câ&#x20AC;&#x2122;est lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvaluation du personnel, une chose quâ&#x20AC;&#x2122;on nâ&#x20AC;&#x2122;a pas faite depuis lâ&#x20AC;&#x2122;existence de lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC. $SURSRVGXFDELQHW,*(0$ Câ&#x20AC;&#x2122;est un Institut dâ&#x20AC;&#x2122;Innovation en Gestion et Management (IGEMA) qui a ĂŠtĂŠ crĂŠĂŠ en 1998, au Burkina Faso pour apporter aux entreprises, aux organisations du secteur public et privĂŠ, et aux Etats du continent africain, le savoir-faire et le savoir ĂŞtre pour une rĂŠelle compĂŠtitivitĂŠ. Lâ&#x20AC;&#x2122;institut est reprĂŠsentĂŠ dans douze pays dâ&#x20AC;&#x2122;Afrique. Il a pour activitĂŠs lâ&#x20AC;&#x2122;assistance et le conseil, les placements et recrutements et les ĂŠtudes. (rsm)

Les assistantes

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Fotolia: LeonART

Ă amĂŠliorer le management de leur organisation et la pratique de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvaluation. Mais aussi dâ&#x20AC;&#x2122;amener chaque sĂŠminariste Ă  sâ&#x20AC;&#x2122;approprier les principes, les compĂŠtences de base du management des organisations ; de maĂŽtriser les outils et techniques du management participatif ; de sâ&#x20AC;&#x2122;approprier la conduite du changement ; dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠliorer la gestion de la motivation des ĂŠquipes et culture du OHDGHUVKLSGHPDvWULVHUOHVGLÇşpUHQWV systèmes et mĂŠthodes dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvaluation du personnel, dâ&#x20AC;&#x2122;acquĂŠrir les techniques dâ&#x20AC;&#x2122;organisation et de conduite de lâ&#x20AC;&#x2122;entretien dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvaluation.


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LIBREVILLE / PORT GENTIL :

Le MTL visite les installations aĂŠroportuaires /H0LQLVWUHGHVWUDQVSRUWVHWGHODOR JLVWLTXH 07/ 0PH)ODYLHQQH0IRX PRX2QGRDUpFHPPHQWHÇşHFWXpXQH YLVLWHGHVLQVWDOODWLRQVDpURSRUWXDLUHV GH/LEUHYLOOHHW3RUW*HQWLO

Photos: souvenir ¡ Fotolia: pico, bloomicon

Accueillie Ă son arrivĂŠe Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC par le Directeur gĂŠnĂŠral M. Dominique Oyinamono, elle a dâ&#x20AC;&#x2122;abord prĂŠsiGpXQHUpXQLRQDYHFOHVGLÇşpUHQWV partenaires de la plateforme aĂŠroportuaire, au cours de laquelle M. Daniel Lefèbvre, Directeur gĂŠnĂŠral dâ&#x20AC;&#x2122;ADL, gestionnaire de la plateforme a fait une prĂŠsentation globale de la structure quâ&#x20AC;&#x2122;il dirige, et du schĂŠma de la zone aĂŠroportuaire. Le Ministre a mentionnĂŠ lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠrĂŞt pour elle de venir dĂŠcouvrir et apprĂŠcier le fonctionnement des structures SODFpHVVRXVVDWXWHOOHHWGÂŞHÇşHFWXHU la visite des installations et des ĂŠquipements du site. La première ĂŠtape de la visite a conduit le Ministre et les personnes qui lâ&#x20AC;&#x2122;accompagnaient Ă  la centrale ĂŠlectrique de lâ&#x20AC;&#x2122;ASECNA. Cette centrale alimente tous les ĂŠquipements

ĂŠlectriques et installations dâ&#x20AC;&#x2122;aide Ă la navigation aĂŠrienne. ConstituĂŠe de deux groupes ĂŠlectrogènes dâ&#x20AC;&#x2122;une puissance nominale de 400 kva chacun, elle est calibrĂŠe pour prendre instantanĂŠment le relais en cas de dĂŠfaillance de la fourniture par la SEEG.

La dĂŠlĂŠgation sâ&#x20AC;&#x2122;est ensuite rendue Ă lâ&#x20AC;&#x2122;extrĂŠmitĂŠ nord de la piste oĂš elle a visitĂŠ le VOR (VHF omnidirectionnal range), un ĂŠquipement de guidage des aĂŠronefs. Objet dâ&#x20AC;&#x2122;un calibrage annuel par un aĂŠronef de lâ&#x20AC;&#x2122;ASECNA, le VOR donne aux avions le cap Ă  suivre pour rallier lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;arrivĂŠe, et au dĂŠpart, celui pour rejoindre lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport de destination, ou au besoin, un autre VOR, ceci dans un rayon de 370 km. Au service de sauvetage et de lutte contre lâ&#x20AC;&#x2122;incendie (SSLI), Mme le Ministre et sa dĂŠlĂŠgation ont apprĂŠciĂŠ le travail des pompiers de lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport. Lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport de Libreville est classĂŠ en catĂŠgorie 8 sur une ĂŠchelle de 9 en matière de lutte contre lâ&#x20AC;&#x2122;incendie, compte tenu des ĂŠquipements

disponibles. Le SSLI de Libreville est HQHÇşHWGRWpGHFDPLRQVLQFHQGLH dâ&#x20AC;&#x2122;une capacitĂŠ globale de 38200 litres dâ&#x20AC;&#x2122;eau, 4600 litres dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠmulseur et de 1650 kilos de poudre. Il est ĂŠgalement ĂŠquipĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;un vĂŠhicule de secours et de premiers soins pour la prise en charge avant transfert dans un ĂŠtablissement hospitalier, dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠventuels blessĂŠs en cas de sinistre. Par suite dâ&#x20AC;&#x2122;une panne de lâ&#x20AC;&#x2122;ascenseur, la dĂŠlĂŠgation nâ&#x20AC;&#x2122;a pu se rendre Ă la vigie ; elle a en revanche visitĂŠ le CCR oĂš elle a pu suivre la prise en charge des avions survolant notre territoire sans y atterrir. Ă&#x20AC; lâ&#x20AC;&#x2122;extrĂŠmitĂŠ sud de la piste, soit donc du cĂ´tĂŠ de la ville, le ministre a visitĂŠ les installations du localizer et du glide, deux ĂŠquipements qui composent lâ&#x20AC;&#x2122;ILS (instruments landing system) en donnant aux avions Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;atterrissage, lâ&#x20AC;&#x2122;axe de la piste et la pente de descente. La zone de fret, le bloc technique, et les services installĂŠs dans lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠrogare ont constituĂŠ les dernières ĂŠtapes de cette tournĂŠe. Au bloc technique de lâ&#x20AC;&#x2122;ASECNA, il fut question des services de gestion de

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9LVLWHGHOD]RQHIUHW

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01JQDPDNDOD 'LUHFWHXUSDULQWpULPGHOD3$) H[SOLTXHOH(9LVD

La visite a durĂŠ près de quatre heures ! Cette visite tombait Ă point nommĂŠ, car le Gabon fera lâ&#x20AC;&#x2122;objet en aoĂťt prochain dâ&#x20AC;&#x2122;un audit de sĂťretĂŠ, au cours duquel, lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport de Libreville sera 0PHOH0LQLVWUHDYHFOHGLUHFWHXUJp QpUDODGMRLQWGÂŞ$'/GDQVODVDOOHGHV RSpUDWLRQVGÂŞ$'/

particulièrement scrutĂŠ; câ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait donc lâ&#x20AC;&#x2122;occasion de sâ&#x20AC;&#x2122;assurer en temps rĂŠel du respect des mesures de sĂťretĂŠ des installations aĂŠroportuaires et GÂŞpYDOXHUODSHUWLQHQFHHWOÂŞHǸ FDFLWp GHOHXUPLVHHQ¤XYUHSDUOHVGLÇşp rents acteurs, dans la mise en Ĺ&#x201C;uvre des recommandations issues des inspections de lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC, et des recommandations de la mission APEX. Dans le mĂŞme ĂŠlan, le ministre en charge de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile a visitĂŠ le 21 juillet, les installations aĂŠroportuaires de lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport de Port-Gentil, oĂš le scĂŠnario fut quasiment le mĂŞme ; dâ&#x20AC;&#x2122;abord une sĂŠance de travail au cours de laquelle a eu lieu une prĂŠsentation du site par la dĂŠlĂŠgation

de lâ&#x20AC;&#x2122;ASECNA aux activitĂŠs aĂŠronautiques nationales du Gabon, gestionnaire des installations, puis une visite de la nouvelle aĂŠrogare, suivie des installations techniques notamment OH925OHORFDOL]HUHWOHJOLGHHWHQĂŽQ le pavillon prĂŠsidentiel fraĂŽchement construit et en attente de rĂŠception. Lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport de Port-Gentil classĂŠ en catĂŠgorie 6 et ouvert H18, dispose pour sa part de 2 groupes de 250 KVA. Sa capacitĂŠ totale en matière de protection contre lâ&#x20AC;&#x2122;incendie est de 16000 litres dâ&#x20AC;&#x2122;eau, 1800 litres dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠmulseur et 750 kg de poudre ; 1 vĂŠhicule de premiers secours est ĂŠgalement disponible.

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Fotolia: pico, bloomicon

lâ&#x20AC;&#x2122;information de vol et de mĂŠtĂŠorologie aĂŠronautique, tandis que dans lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠrogare, Mme le ministre et sa dĂŠOpJDWLRQRQWWRXUjWRXUpWppGLĂŽpVVXU les services de la douane, dâ&#x20AC;&#x2122;inspection ĂŽOWUDJHGHVSDVVDJHUVHWGHVEDJDJHV ainsi que sur e-gate, la solution informatique implĂŠmentĂŠe par la PAF permettant lâ&#x20AC;&#x2122;automatisation des formalitĂŠs dâ&#x20AC;&#x2122;immigration Ă lâ&#x20AC;&#x2122;arrivĂŠe, prĂŠsentĂŠe par M. Bernard Ngnamankala assurant lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠrim du directeur de la police de lâ&#x20AC;&#x2122;air et des frontières.

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Première rÊunion du CNSAC

'HJjGU05RPXDOG 6RXQJRXGLUHFWHXUVÂ&#x20AC;UHWp HWGHODIDFLOLWDWLRQ$1$& 03DXO1]LQ]LLQVWUXFWHXU QDWLRQDOFHUWLĂŽpHQVÂ&#x20AC;UHWp 0PH6RODQJH1GRXQD '*$

Le Ministre des transports et de la logistique, Mme Flavienne MFOUMOU ONDO a prĂŠsidĂŠ le 09 juin 2017, la première rĂŠunion du comitĂŠ national de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile (CNSAC), procĂŠdant ainsi au lancement des activitĂŠs, de cet organisme. Le Gabon a des obligations internationales qui doivent reposer sur un cadre juridique VROLGHSHUPHWWDQWODPLVHHQDSSOLFDWLRQHǸFDFHGHVQRUPHVFÂŞHVWOHFDVHQPDWLqUHGHVÂ&#x20AC;UHWpGHOÂŞDYLDWLRQFLYLOH Le CNSAC est la structure gouvernementale chargĂŠe de coordonner les activitĂŠs des services, des exploitants aĂŠriens, des organisations et des personnes impliquĂŠes dans la mise en Ĺ&#x201C;uvre des mesures de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile. La mise en place dâ&#x20AC;&#x2122;un comitĂŠ national de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile est une exigence de lâ&#x20AC;&#x2122;Organisation de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile internationale (OACI), qui selon la norme 3.1.5 de lâ&#x20AC;&#x2122;Annexe 17 demande Ă chaque ĂŠtat membre lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtablissement dâ&#x20AC;&#x2122;un CNSAC. Depuis sa crĂŠation par dĂŠcret n°1944/ PR/MT du 18 novembre 1984, puis sa rĂŠorganisation par dĂŠcret 1493/PR/ MT du 29 dĂŠcembre 2011, aucune rĂŠunion nâ&#x20AC;&#x2122;avait eu lieu ; un dysfonctionnement qui avait ĂŠtĂŠ relevĂŠ lors de lâ&#x20AC;&#x2122;audit de sĂťretĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;avril 2010. Ont pris part Ă  la rĂŠunion, le Ministre GpOpJXpDX[DÇşDLUHVpWUDQJqUHV les reprĂŠsentants des Ministres de la dĂŠfense nationale, de lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠrieur, du budget, du secrĂŠtaire gĂŠnĂŠral du conseil national de la sĂŠcuritĂŠ, le dĂŠlĂŠguĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;ASECNA aux activitĂŠs aĂŠronautiques nationales, les reprĂŠsentants des compagnies aĂŠriennes, le Directeur gĂŠnĂŠral de lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC et le SecrĂŠtaire permanent de la Haute AutoritĂŠ etc.

&LQTSRLQWVpWDLHQWLQVFULWV DXSURMHWGÂŞRUGUHGXMRXU â&#x20AC;˘ La prĂŠsentation du CNSAC ; â&#x20AC;˘ lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtat de la règlementation au Gabon ; â&#x20AC;˘ les moyens de supervision, de coordination et de mise en Ĺ&#x201C;uvre ; â&#x20AC;˘ lâ&#x20AC;&#x2122;audit de sĂťretĂŠ du Gabon par lâ&#x20AC;&#x2122;OACI ; â&#x20AC;˘ les points sur les questions de facilitation ; â&#x20AC;˘ les divers. Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtablissement dâ&#x20AC;&#x2122;un CNSAC fonctionnel permet de rĂŠpondre aux questions de protocole y relatives, au cours du prochain audit USAP-CMA programmĂŠ en aoĂťt 2017. Câ&#x20AC;&#x2122;est un organe consultatif qui a pour mission dâ&#x20AC;&#x2122;assister le gouvernement : â&#x20AC;˘ en ĂŠmettant des avis sur la politique de sĂťretĂŠ dans le domaine de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile ; â&#x20AC;˘ en recommandant des mesures et des procĂŠdures de sĂťretĂŠ ; Â&#x2021; HQpWXGLDQWOÂŞHǸFDFLWpGHOÂŞDSSOLFDtion des mesures de sĂťretĂŠ tout en

assurant la coordination entre tous les organismes chargĂŠs des divers aspects du programme national de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile. /H&16$&HVWFKDUJp notamment de : â&#x20AC;˘ faire ĂŠlaborer un programme national de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile (PNSAC) en application des règlements et recommandations de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI, et de sâ&#x20AC;&#x2122;assurer de leur mise Ă jour rĂŠgulière ; Â&#x2021; GpĂŽQLUOHVSULRULWpVGHVPHVXUHVGH sĂťretĂŠ ; â&#x20AC;˘ veiller au respect par toutes les parties concernĂŠes des mesures de sĂťretĂŠ et dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvaluer la pertinence et OÂŞHǸFDFLWpGHOHXUPLVHHQ¤XYUH Â&#x2021; LGHQWLĂŽHUHWUHFKHUFKHUOHFDV ĂŠchĂŠant, des solutions aux problèmes qui pourraient naĂŽtre pour les autoritĂŠs, les opĂŠrateurs ou les utilisateurs suite Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;application des règlements ou recommandations internationales en matière de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile ;

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0PH5RVLQH 2\DQH 2EDPHFKHI GHVHUYLFH LQWpULPDLUH HQVÂ&#x20AC;UHWpjOD +DXWH$XWRULWp

Le SecrĂŠtaire permanent de la Haute AutoritĂŠ, le gĂŠnĂŠral de brigade Antoine Francis MBOU : 0RQVLHXUOH6HFUpWDLUHSHUPD QHQWGHOD+DXWH$XWRULWpTXÂŞDW WHQGH]YRXVGHFHWWHUpXQLRQ" Ce que jâ&#x20AC;&#x2122;espère câ&#x20AC;&#x2122;est quâ&#x20AC;&#x2122;Ă lâ&#x20AC;&#x2122;issue de cette première rĂŠunion du comitĂŠ national de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation, la problĂŠmatique de la mise en Ĺ&#x201C;uvre des mesures de sĂťretĂŠ trouve un dĂŠbut de solution. Pour ce qui concerne la Haute AutoritĂŠ, câ&#x20AC;&#x2122;est surtout le problème des ĂŠquipements, mais aussi il faut quâ&#x20AC;&#x2122;il y ait des moyens pour la formation du personnel car les deux vont ensemble, et ĂŠventuellement que les textes qui rĂŠgissent les missions de la Haute AutoritĂŠ soient adoptĂŠs, pour quâ&#x20AC;&#x2122;on sâ&#x20AC;&#x2122;occupe de tous les aĂŠroports du Gabon, parce que le risque ne concerne pas seulement lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport de Libreville. Par exemple un passager qui voyage dans un aĂŠroport de lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠrieur du pays peut embarquer avec lui des ĂŠlĂŠments prohibĂŠs qui arrivent Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport de Libreville et on va dĂŠplorer ce quâ&#x20AC;&#x2122;on ne souhaite pas. Donc oui, on a rĂŠpondu Ă  une exigence statutaire en tenant cette première rĂŠunion. Mais comme lâ&#x20AC;&#x2122;a dit Mme le ministre, il faut bien que les rĂŠsolutions qui seront prises poussent le gouvernement Ă  rĂŠpondre rapidement Ă  la prĂŠoccupation de sĂťretĂŠ.

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â&#x20AC;˘ proposer des mesures spĂŠciales ou VXSSOpPHQWDLUHVQpFHVVDLUHVDĂŽQGH rĂŠagir Ă des menaces particulières Ă  la sĂťretĂŠ des installations aĂŠroportuaires et des opĂŠrateurs desservant les aĂŠroports du Gabon ; â&#x20AC;˘ veiller Ă  ce que les exigences et considĂŠrations en matière de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile soient prises en compte lors de la conception, de la construction dâ&#x20AC;&#x2122;infrastructures aĂŠroportuaires nouvelles ou de la PRGLĂŽFDWLRQGHFHOOHVH[LVWDQWHV Lâ&#x20AC;&#x2122;arsenal juridique du Gabon en matière de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile qui se compose du code de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile, du programme national de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile, des programmes nationaux de formation, GHFHUWLĂŽFDWLRQGHVSHUVRQQHOVHWGH contrĂ´le qualitĂŠ en sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviaWLRQHVWHQFRUHHQDWWHQWHGHUDWLĂŽFD tion de quatre instruments juridiques internationaux. Dans la suite du CNSAC, deux principaux organismes sont impliquĂŠs dans la mise en Ĺ&#x201C;uvre de la supervision et la coordination des mesures de sĂťretĂŠ. /HU{OHGHOÂŞ$JHQFH1DWLRQDOHGH OÂŞ$YLDWLRQ&LYLOH $1$&  AutoritĂŠ compĂŠtente de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile chargĂŠe de la supervision de la mise en Ĺ&#x201C;uvre des mesures de sĂťretĂŠ sur lâ&#x20AC;&#x2122;ensemble du territoire QDWLRQDOOÂŞ$1$&GpĂŽQLWHWUpSDUWLWOHV tâches puis coordonne les activitĂŠs entre les entitĂŠs ayant des responsabilitĂŠs dans la mise en Ĺ&#x201C;uvre du programme national de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile. /ÂŞ$1$&HVWFKDUJpHGH â&#x20AC;˘ Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠlaboration et la tenue Ă  jour des

programmes citĂŠs plus haut (PNSAC, PNCQ, PNFSAC). â&#x20AC;˘ La promulgation des règlements nĂŠcessaires Ă la mise en Ĺ&#x201C;uvre de la politique nationale de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation. Â&#x2021; /DIRUPDWLRQHWODFHUWLĂŽFDWLRQGHV personnels du domaine AVSEC, ainsi que lâ&#x20AC;&#x2122;habilitation des organismes externes de formation avec lesquels les exploitants peuvent ĂŞtre amenĂŠs Ă  travailler â&#x20AC;˘ La conduite des activitĂŠs de contrĂ´le qualitĂŠ : audit, inspection et test. /D+DXWH$XWRULWpGH6Â&#x20AC;UHWpHWGH )DFLOLWDWLRQ +$6)  Organisme de mise en Ĺ&#x201C;uvre des mesures de sĂťretĂŠ Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport international LĂŠon MBA, la HASF rĂŠpond aux exigences de la norme 3.2.2 de lâ&#x20AC;&#x2122;annexe 17. Elle est responsable de lâ&#x20AC;&#x2122;application des mesures de sĂťretĂŠ aĂŠroportuaire. Ă&#x20AC; ce titre, elle ĂŠlabore le PSA et assure la coordination de la mise en Ĺ&#x201C;uvre par lâ&#x20AC;&#x2122;entremise du comitĂŠ local de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport LĂŠon MBA. Plusieurs autres organismes sont impliquĂŠs dans la mise en Ĺ&#x201C;uvre des mesures de sĂťretĂŠ Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport de Libreville, notamment le gestionnaire de lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport de Libreville (ADL), la dĂŠlĂŠgation aux activitĂŠs aĂŠronautiques de lâ&#x20AC;&#x2122;ASECNA pour les aĂŠroports de Franceville, Port-Gentil et Oyem ; la Brigade de la Gendarmerie des Transports AĂŠriens (BGTA) qui a la mission dâ&#x20AC;&#x2122;assurer les contrĂ´les des points dâ&#x20AC;&#x2122;accès des vĂŠhicules et des personnels hors aĂŠrogare ; la surveillance et la protection des aĂŠronefs, lâ&#x20AC;&#x2122;interpellation et les poursuites judiciaires des intrus, lâ&#x20AC;&#x2122;organisation des


'HJjGU'pOpJXpDX[DFWLYLWpVQDWLRQDOHVDpURQDXWLTXHV $6(&1$'LUHFWHXUJpQpUDO$'/UHSUpVHQWDQWVHFUpWDLUH JpQpUDOGX&RQVHLO1DWLRQDO6pFXULWpUHSUpVHQWDQW0LQLVWUH GHOÂŞpFRQRPLHQXPpULTXHODFRPPXQLFDWLRQHWGHODFXOWXUH

patrouilles pĂŠdestres et motorisĂŠes en ZSAR, les services des douanes de lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport etc. /HVDFWLYLWpVGX&16$&VRQWĂŽQDQFpHVSDUOHEXGJHWGX Ministère des transports et de la logistique (MTL), (article n°12 du dĂŠcret 1493 du 29 dĂŠcembre 2011). La tenue de cette première du CNSAC tombait Ă point QRPPp(QHÇşHWHQYXHGHOÂŞDXGLW86$3&0$SURJUDP mĂŠ du 22 au 31 aoĂťt 2017, il devenait urgent de le rendre fonctionnel. Cet audit consistera en un examen approfondi de lâ&#x20AC;&#x2122;application de tous les aspects de la mise en Ĺ&#x201C;uvre du PNSAC. Nous serons auditĂŠs sur lâ&#x20AC;&#x2122;ensemble des normes du domaine de la sĂťretĂŠ et de la facilitation, soit 85 normes de lâ&#x20AC;&#x2122;annexe 17 et 15 normes de lâ&#x20AC;&#x2122;annexe 09, consistant en plus de 465 questions de protocole. Lâ&#x20AC;&#x2122;audit permettra ainsi de mesurer la capacitĂŠ de supervision Ă  travers lâ&#x20AC;&#x2122;analyse des ĂŠlĂŠments cruciaux : audit D[pVXUODVXSHUYLVLRQODYpULĂŽFDWLRQGHODSHUIRUPDQFHj WUDYHUVOHGHJUpGHFRQIRUPLWp(OOHFRQVLVWHjYpULĂŽHUVLOHV mesures appliquĂŠes permettent de satisfaire les normes 2$&,YpULĂŽFDWLRQGHWRXVOHVGRPDLQHVOHVLQGLFDWHXUV de supervision et de conformitĂŠ. Outre lâ&#x20AC;&#x2122;exigence de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtablissement dâ&#x20AC;&#x2122;un CNSAC par lâ&#x20AC;&#x2122;OACI aux ĂŠtats membres, il est demandĂŠ ĂŠgalement aux Etats dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠlaborer un programme national de facilitation du transport aĂŠrien (PNFTA), dont lâ&#x20AC;&#x2122;objectif est de fournir un cadre pour guider lâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠlioration et lâ&#x20AC;&#x2122;optimisation des mouvements dâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠronefs, des membres dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquipage, des passagers et des marchandises Ă  travers les aĂŠroports, et partant lâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠlioration de la qualitĂŠ de service aux usagers GHVDpURSRUWVHWODVLPSOLĂŽFDWLRQGHVSURFpGXUHVGÂŞHQWUpH et de sortie. Des questions ont ĂŠtĂŠ soulevĂŠes portant notamment VXUODGLÇşpUHQFHHQWUHVÂ&#x20AC;UHWpGHOÂŞDYLDWLRQHWVpFXULWpGH lâ&#x20AC;&#x2122;aviation. Ă&#x20AC; lâ&#x20AC;&#x2122;issue des ĂŠchanges, onze rĂŠsolutions ont ĂŠtĂŠ prises DĂŽQGHUpVRXGUHOHVSUREOqPHVTXLPLQHQWOHERQIRQF WLRQQHPHQWGXV\VWqPHQDWLRQDOGHVÂ&#x20AC;UHWp(QĂŽQXQ engagement a ĂŠtĂŠ pris par le prĂŠsident du CNSAC de veiller dĂŠsormais au fonctionnement rĂŠgulier du CNSAC conformĂŠment Ă  ses textes. (rsm)

AU MICRO DE MAGANAC :

Dominique OYINAMONO, DG de lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC 0OH'LUHFWHXUJpQpUDOSRXUTXRLFHWWHUpXQLRQ" Câ&#x20AC;&#x2122;est une exigence de lâ&#x20AC;&#x2122;OACI qui veut que chaque ĂŠtat mette en son sein un comitĂŠ national de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile et ĂŠgalement un comitĂŠ national de la facilitation. Aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui câ&#x20AC;&#x2122;est le comitĂŠ national de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile qui se rĂŠunit pour la 1ère fois. 4XHOOHHVWOÂŞLPSRUWDQFHGHFHFRPLWpSRXUOHVXVDJHUVGH OÂŞDYLDWLRQ" Ce comitĂŠ est le relais entre le gouvernement et toute la partie exĂŠcution et mise en Ĺ&#x201C;uvre. Câ&#x20AC;&#x2122;est lui qui reprend les objectifs du gouvernement et les assigne Ă lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile ainsi quâ&#x20AC;&#x2122;aux organismes de mise en Ĺ&#x201C;uvre. Câ&#x20AC;&#x2122;est un comitĂŠ consultatif qui donc a pour mission de superviser toute la chaĂŽne de traitement de la sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile. (VWFHTXHFÂŞHVWSDUFHTXHFHFRPLWpQHVÂŞpWDLWSDVHQFRUH UpXQLTXHODSOXSDUWGHVFRPSDJQLHVDpULHQQHVJDERQDLVHV pWDLHQWEODFNOLVWpHVSDUH[HPSOHSDUOÂŞXQLRQHXURSpHQQH" Non, non pas du tout. Ă&#x2021;a nâ&#x20AC;&#x2122;a rien Ă  voir. Ce comitĂŠ ne sâ&#x20AC;&#x2122;est pas rĂŠuni parce que les modalitĂŠs pratiques nâ&#x20AC;&#x2122;avaient pas ĂŠtĂŠ rassemblĂŠes jusque-lĂ . Faut dire que le comitĂŠ a ĂŠtĂŠ crĂŠĂŠ en 1984 selon le contexte de lâ&#x20AC;&#x2122;environnement Ă  cette ĂŠpoque. Les ĂŠvènements de septembre 2001 sont venus changer la donne en matière de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation. Ce qui a permis Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtat de prendre un nouveau dĂŠcret en 2011, et de se mettre au goĂťt du jour. 4XÂŞHVWFHTXLYDFKDQJHUDSUqVFHWWHUpXQLRQ" La 1ère chose est quâ&#x20AC;&#x2122;il y a de nouveaux canaux pour faire monter lâ&#x20AC;&#x2122;information aux dĂŠcideurs politiques. Ce comitĂŠ est composĂŠ de 07 ministres du gouvernement quand mĂŞme qui vont dĂŠsormais ĂŞtre au plus près de lâ&#x20AC;&#x2122;action de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile, ça câ&#x20AC;&#x2122;est dĂŠjĂ  une bonne chose, la 2ème câ&#x20AC;&#x2122;est la prise en compte des prĂŠoccupations de la base de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation dans son fonctionnement et la mise en Ĺ&#x201C;uvre des procĂŠdures de sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation pour le cas de la sĂťretĂŠ, demain la mise en Ĺ&#x201C;uvre des procĂŠdures de facilitation pour le cas de la facilitation. (ITV rĂŠalisĂŠe par Yves Laurent Goma)

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/H30jOÂŞRXYHUWXUH

/H30pWKLRSLHQ+DLOHPDULDP 'HVDOHJQ OXQHWWHV HW7HZROGH*HEUH PDULDP jGU 3'*GÂŞ(WKLRSLDQ $LUOLQHVjODFRXSXUHGXUXEDQ

ADDIS ABBEBA :

Inauguration du plus grand terminal cargo dâ&#x20AC;&#x2122;Afrique /DFRPSDJQLHDpULHQQH(WKLRSLDQ $LUOLQHVDFpOpEUpOH-XLQ OÂŞRXYHUWXUHGHVRQQRXYHDXWHUPLQDO GHIUHWjOÂŞDpURSRUWGÂŞ$GGLV$EHED/H V\VWqPHHVWOHUpVXOWDWGÂŞXQHMRLQW YHQWXUHDOOHPDQGHHQWUH$PRYDHW 8QLWHFKQLN YRLU0$*$1$&1R SDJH&RQFHSWLRQGXQRXYHDXWHU PLQDOIUHWj$GGLV3DVEHVRLQGÂŞrWUH JUDQGSRXUGpSRWHU HWFRQVWLWXH OHSOXVJUDQGGHVRQJHQUHVXUOH FRQWLQHQWDIULFDLQWRQQHV GHPDUFKDQGLVHVSDUDQ\VHURQW WUDLWpHVSDU(WKLRSLDQ$LUOLQHVGDQV OÂŞDYHQLU(QYLURQLQYLWpVGX PRQGHSROLWLTXHGHVDÇşDLUHVHWGH OÂŞLQGXVWULHGXIUHWDpULHQRQWSULV SDUWjODFpUpPRQLHGÂŞRXYHUWXUH 3DUPLOHVSUHPLHUVjIpOLFLWHUOH 3UHPLHUPLQLVWUHpWKLRSLHQ+DLOH PDULDP'HVDOHJQ Dans leurs discours, Hailemariam Desalegn et Tewolde Gebremariam, PDG de la compagnie Ethiopian Airlines, ont soulignĂŠ lâ&#x20AC;&#x2122;importance de lâ&#x20AC;&#x2122;investissement aussi bien pour le pays que pour la compagnie aĂŠrienne. Environ 110 millions dâ&#x20AC;&#x2122;euros ont ĂŠtĂŠ investis dans la construction.

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Le terminal est non seulement le plus grand mais aussi le plus moderne du continent africain, et rĂŠvolutionnaire Ă la fois en termes de degrĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;automatisation, ainsi que par rapport aux normes de sĂŠcuritĂŠ. Avec une capacitĂŠ de traitement de 600.000 tonnes pendant la phase initiale, le terminal crĂŠe une base importante pour ĂŠtablir lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport dâ&#x20AC;&#x2122;Addis-Abeba en tant que plaque tournante internationale pour la manutention de marchandises. Ainsi, en plus de servir Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;importation et lâ&#x20AC;&#x2122;exportation du pays lui-mĂŞme, OÂŞDpURSRUWVHUYLUDGRUpQDYDQWDXĂŻX[ global des marchandises. Selon lâ&#x20AC;&#x2122;opĂŠrateur Ethiopian Airlines, son expansion Ă  hauteur dâ&#x20AC;&#x2122;une capacitĂŠ maximale de 1,2 million de tonnes par an est prĂŠvue dans un proche avenir. ([FHOOHQWHFRRSpUDWLRQJHUPD QRpWKLRSLHQQH En tant quâ&#x20AC;&#x2122;entrepreneur gĂŠnĂŠral, câ&#x20AC;&#x2122;est lâ&#x20AC;&#x2122;entreprise familiale Unitechnik TXLpWDLWUHVSRQVDEOHGHODSODQLĂŽFD tion de tous les terminaux et la mise en Ĺ&#x201C;uvre des ĂŠquipements techniques, en particulier lâ&#x20AC;&#x2122;installation

logistique. Amova a contribuĂŠ Ă lâ&#x20AC;&#x2122;ensemble du mĂŠcanisme du système de manutention de fret. Le noyau de ce système constitue deux entrepĂ´ts automatiques pour des conteneurs de fret aĂŠrien (unitĂŠs de dispositifs de charge, ULD) avec un espace disponible pour 1000 conteneurs de 10 pieds avec un total de quatre ĂŠlĂŠvatrices de transfert (VTE). La moitiĂŠ du complexe de halles de 38.000m² est prĂŠvue pour la manipulation de produits frais qui VRQWUHIURLGLVjjÂ&#x192;&Â&#x153;3ODQLĂŽHU et rĂŠaliser un tel projet complexe est toujours une tâche passionnante. En particulier, la bonne coopĂŠration avec la sociĂŠtĂŠ de construction locale QRXVDSHUPLVGHUHOHYHUOHVGpĂŽV liĂŠs Ă  la mise en Ĺ&#x201C;uvre rĂŠussie. Nous sommes heureux aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui de cĂŠlĂŠbrer lâ&#x20AC;&#x2122;ouverture de ce terminal qui stimulera de manière considĂŠrable lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠconomie et lâ&#x20AC;&#x2122;infrastructure ĂŠthiopienne Âť, a dĂŠclarĂŠ Torsten Ley, gĂŠrant dâ&#x20AC;&#x2122;Unitechnik Systems, Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;occasion de la mise en service. (ia) /HVHQWUHS{WVDXWRPDWLTXHVSHXYHQW DFFXHLOOLUFRQWHQHXUV


Les drones et les cyberattaques inquiètent lâ&#x20AC;&#x2122;EASA /ÂŞ$JHQFHHXURSpHQQHGHODVpFXULWp DpULHQQH ($6$ DSXEOLpUpFHPPHQW OÂŞpGLWLRQGHVRQUDSSRUWDQQXHO VXUODVpFXULWp6LOHELODQVWDWLVWLTXH UHOqYHSHXGÂŞDFFLGHQWVHWGHGpFqVHQ DYLDWLRQOpJqUHHWFRPPHUFLDOHXQH DWWHQWLRQWRXWHSDUWLFXOLqUHHVWSRUWpH DX[GURQHVGRQWOHVVLJQDOHPHQWV SRWHQWLHOOHPHQWGDQJHUHX[RQWEDWWX GHVUHFRUGVHQ

sur la pĂŠriode 2011-2015. ÂŤ 2016 a ĂŠtĂŠ lâ&#x20AC;&#x2122;occasion dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠliorations continues dans la sĂŠcuritĂŠ dans presque tous les domaines opĂŠrationnels Âť se fĂŠlicite Patrick Ky, directeur de lâ&#x20AC;&#x2122;EASA, qui nuance toutefois son propos : ÂŤ Cependant, la nature complexe de la sĂŠcuritĂŠ DpULHQQHHWOHVQRXYHDX[GpĂŽVTXL\ sont liĂŠs imposent de maintenir une vigilance constante. Âť

Le rapport 2017 de lâ&#x20AC;&#x2122;EASA sur la sĂŠcuritĂŠ aĂŠrienne a ĂŠtĂŠ publiĂŠ il y a peu sur le site de lâ&#x20AC;&#x2122;organisme europĂŠen. Ce rapport de 117 pages dresse lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtat des lieux statistique de la sĂŠcuritĂŠ aĂŠrienne dans les pays membres de lâ&#x20AC;&#x2122;EASA en 2016. Il sera lâ&#x20AC;&#x2122;occasion de propositions de mesures en faveur de la sĂŠcuritĂŠ aĂŠrienne, qui seront prĂŠsentĂŠes en dĂŠcembre de cette annĂŠe dans un Plan europĂŠen pour la sĂŠcuritĂŠ aĂŠrienne.

Lâ&#x20AC;&#x2122;EASA est ainsi particulièrement vigilante quant aux nouvelles donnĂŠes de sĂŠcuritĂŠ aĂŠrienne quâ&#x20AC;&#x2122;imposent les drones et les menaces de cyber-attaques. Lâ&#x20AC;&#x2122;organisme europĂŠen a ainsi ĂŠmis rĂŠcemment des recommandations quant Ă lâ&#x20AC;&#x2122;usage des drones de moins de 25 kg. En 2016, 1.400 signalements ont ĂŠtĂŠ recensĂŠs, dont 7 FRQĂŻLFWXHOVDYHFXQDXWUHWUDĂŽF

Il ressort de ce rapport 85 accidents fatals ayant entrainÊ le dÊcès de 145 personnes. Plus de 1.400 drones ont Êgalement ÊtÊ signalÊs, contre 606

Par ailleurs, lâ&#x20AC;&#x2122;EASA dĂŠveloppe actuellement la mise en place dâ&#x20AC;&#x2122;un Centre europĂŠen pour la cybersĂŠcuritĂŠ en Europe. (ab)

ETATS-UNIS :

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La TSA teste un scanner de tomodensitomĂŠtrie /D7UDQVSRUWDWLRQ6HFXULW\$GPLQLV WUDWLRQ 76$ HQFROODERUDWLRQDYHF $PHULFDQ$LUOLQHVWHVWHDFWXHOOHPHQW XQVFDQQHUGHWRPRGHQVLWRPpWULHj OÂŞXQHGHVILOHVGHVpFXULWpGX7HUPL QDOGHOÂŞDpURSRUWLQWHUQDWLRQDOGH 3KRHQL[6N\+DUERU Le dĂŠploiement de ce scanner - dĂŠjĂ utilisĂŠ en milieu mĂŠdical â&#x20AC;&#x201C; vise Ă  amĂŠliorer les capacitĂŠs de dĂŠtection des menaces potentielles contenues dans les bagages cabine grâce Ă  une image en 3D qui peut ĂŞtre analysĂŠe sous tous

les angles de vue, pour une ĂŠvaluation plus approfondie. Concrètement, le scanner de tomodensitomĂŠtrie prend des centaines dâ&#x20AC;&#x2122;images des bagages cabine avec une camĂŠra Ă rayons X qui tourne autour du tapis roulant. Le système sâ&#x20AC;&#x2122;appuie sur des algorithmes sophistiquĂŠs pour la dĂŠtection dâ&#x20AC;&#x2122;explosifs, dâ&#x20AC;&#x2122;armes Ă  feu et des autres objets et substances interdits Ă  bord. ÂŤ Nous utilisons dĂŠjĂ  cette technologie pour les bagages de soute. Nous pensons que ces machines, plus petites, installĂŠes DX[SRVWHVGÂŞLQVSHFWLRQĂŽOWUDJHGHV

passagers, vont permettre le mĂŞme niveau ĂŠlevĂŠ de sĂŠcuritĂŠ pour les bagages Ă main Âť, explique Huban Gowadia, un administrateur de la TSA. $XĂŽQDOFHWWHWHFKQRORJLHGHVFDQHQ 3D pourrait permettre aux compagnies aĂŠriennes dâ&#x20AC;&#x2122;autoriser les passagers Ă  laisser liquides, gels et aĂŠrosols, ainsi quâ&#x20AC;&#x2122;ordinateurs portables, dans leurs bagages cabine Ă  tout moment. Ce qui SHUPHWWUDLWHQUHWRXUGHĂŻXLGLĂŽHUOHV ĂŽOHVHWOHVFRQWU{OHV de sĂŠcuritĂŠ. Si le test en cours donne des rĂŠsultats positifs, la TSA et American Airlines pourraient dĂŠployer cette technologie Ă  dâ&#x20AC;&#x2122;autres aĂŠroports amĂŠricains.

(aj)

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UEMOA :

CrĂŠation dâ&#x20AC;&#x2122;une agence de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile communautaire en vue

Le ÂŤprojet de rèJOHPHQWĂŽ[DQWOHV statuts, lâ&#x20AC;&#x2122;organisation et le fonctionnement de lâ&#x20AC;&#x2122;Agence communautaire de supervision de la sĂŠcuritĂŠ et de la sĂťretĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile (ACSAC)Âť a ĂŠtĂŠ examinĂŠ et adoptĂŠ par les ministres des pays de lâ&#x20AC;&#x2122;UEMOA chargĂŠs de lâ&#x20AC;&#x2122;Aviation civile.

Ils ont pris cette dĂŠcision lors dâ&#x20AC;&#x2122;une rĂŠunion au siège de lâ&#x20AC;&#x2122;UEMOA, Ă Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, selon un communiquĂŠ reçu de cette organisation. ÂŤLâ&#x20AC;&#x2122;objectif principal de lâ&#x20AC;&#x2122;ACSAC est de promouvoir le dĂŠveloppement sĂťr et HǸFDFHGHOÂŞDYLDWLRQ civile, en contribuant Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtablissement et au maintien dâ&#x20AC;&#x2122;un niveau uniforme ĂŠlevĂŠ de sĂŠcuritĂŠ, de sĂťretĂŠ et de protection de lâ&#x20AC;&#x2122;environnement au sein des Etats membres de lâ&#x20AC;&#x2122;UEMOAÂť, explique la mĂŞme source.

EMIRATES :

Rupture du partenariat avec la compagnie angolaise /DFRPSDJQLHDpULHQQH(PLUDWHV DDQQRQFpDYRLUPLVXQWHUPHj VRQSDUWHQDULDWDYHFODFRPSDJQLH DQJRODLVH7$$*HQUDLVRQGÂŞXQ GLÇşpUHQGUpFXUUHQWVXUOHUDSDWULH PHQWGHVHVUHFHWWHVGHSXLVOHSD\V SpWUROLHUDIULFDLQHQFULVH Le transporteur aĂŠrien basĂŠ Ă DubaĂŻ a ĂŠgalement fait savoir quâ&#x20AC;&#x2122;il rĂŠduisait de cinq Ă  trois le nombre de ses liaisons hebdomadaires entre son hub et Luanda. Emirates dessert la capitale angolaise depuis 2009 et a assurĂŠ depuis 2014, en vertu dâ&#x20AC;&#x2122;un accord de partenariat signĂŠ en 2014, la gestion de la compagnie TAAG. Plusieurs compagnies aĂŠriennes se sont rĂŠcemment plaintes de GLǸFXOWpV

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similaires, dues au manque de devises ĂŠtrangères dans un pays dont lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠconomie traverse une crise depuis la chute prolongĂŠe des cours de lâ&#x20AC;&#x2122;or noir, sa principale ressource. ÂŤCette question est restĂŠe sans solution, malgrĂŠ de nombreuses demandes adressĂŠes aux autoritĂŠsÂť, a dĂŠplorĂŠ Emirates, espĂŠrant toutefois que la question soit ÂŤrĂŠsolue le plus rapidement possible, afin que les opĂŠrations commerciales puissent reprendreÂť. La baisse Ă partir de 2014 des prix du pĂŠtrole, dont il est le principal producteur dâ&#x20AC;&#x2122;Afrique subsaharienne avec le Nigeria, a plongĂŠ lâ&#x20AC;&#x2122;Angola dans une sĂŠvère crise ĂŠconomique. (ja)

AFRIQUE DE Lâ&#x20AC;&#x2122;OUEST :

Nouvel eldorado ? /DFUpDWLRQGÂŞ$VN\LO\DDQVj /RPp (WKLRSLDQHVWDFWLRQQDLUHj KDXWHXUGH HWVRQHVVRUUDSLGH FRPPHOHDGHUVXUOHPDUFKpGX WUDQVSRUWUpJLRQDODWWLVHOHVFRQYRL WLVHV/DFRQFXUUHQFHHVWGDQVOHV VWDUWLQJEORFNV $LU&{WHGÂŞ,YRLUH GXFDSLWDOHVW dĂŠtenu par Air France) avec 6 Airbus et 4 turboprop Dash 8 connaĂŽt une forte expansion avec un rĂŠseau semblable Ă celui dâ&#x20AC;&#x2122;Asky. 'ÂŞLFLODĂŽQGHOÂŞDQQpH$LU6pQpJDO6$ dĂŠbutera ses opĂŠrations. Elle vient dâ&#x20AC;&#x2122;acquĂŠrir 2 ATR 72-600 neufs pour 50 millions dâ&#x20AC;&#x2122;euros. Les appareils seront livrĂŠs en novembre. Dâ&#x20AC;&#x2122;autres commandes dâ&#x20AC;&#x2122;Airbus pourraient suivre. Elle envisage parallèlement une alliance commerciale avec Air &{WHGÂŞ,YRLUHSRXUGHQVLĂŽHUVRQ rĂŠseau rĂŠgional dès son lancement. &HVGHX[FRPSDJQLHVYRQWDÇşURQWHU directement Asky dans une rĂŠgion oĂš elle ĂŠtait presque seule pendant des annĂŠes, mais oĂš elle conserve une longueur dâ&#x20AC;&#x2122;avance. Preuve que la desserte des capitales de lâ&#x20AC;&#x2122;Afrique de lâ&#x20AC;&#x2122;Ouest et de lâ&#x20AC;&#x2122;Afrique centrale est un marchĂŠ juteux. (rot) Photos: Gaurang Patkar, Asky

Lâ&#x20AC;&#x2122;Union ĂŠconomique et monĂŠtaire ouest-africaine (UEMOA) a annoncĂŠ avoir adoptĂŠ jeudi 06 juillet un texte fixant les statuts, lâ&#x20AC;&#x2122;organisation et le fonctionnement dâ&#x20AC;&#x2122;une future agence communautaire dĂŠdiĂŠe Ă la sĂŠcuritĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile dans ses huit pays membres.


MAROC :

Lâ&#x20AC;&#x2122;OACI renouvelle la certification de lâ&#x20AC;&#x2122;AIAC

CONGO - BRAZZA :

Coopération étendue avec la Turquie /ª$FDGpPLHLQWHUQDWLRQDOH0RKDP PHG9,GHOª$YLDWLRQ&LYLOH $,$& OD SULQFLSDOHpFROHGªDYLDWLRQGX0DURF VªHVWYXHDWWULEXHUSDUOª2$&,XQHQRX YHOOHFHUWLîFDWLRQHQWDQWTXHFHQWUH GªH[FHOOHQFHUpJLRQDOGHIRUPDWLRQ Interviewé par lâ&#x20AC;&#x2122;Agence Maghreb Arabe Presse (MAP), Abdellah MENOU, Directeur de AIAC a fait VDYRLUTXHFHWWHFHUWLîFDWLRQHVW valide pour une période de trois ans.

Elle atteste du niveau des formations dispensées au sein de lâ&#x20AC;&#x2122;AIAC ainsi que de la qualité des moyens pédagogiques et infrastructures déployés au sein de lâ&#x20AC;&#x2122;institution. Lâ&#x20AC;&#x2122;Académie internationale Mohammed VI de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile (AIAC) est membre à part entière du Programme « Trainair Plus » de lâ&#x20AC;&#x2122;Organisation de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile internationale (OACI).

CÃ&#x201D;TE Dâ&#x20AC;&#x2122;IVOIRE :

Ouverture dâ&#x20AC;&#x2122;une ligne directe vers trois pays européens

Photos: AIAC

/HJRXYHUQHPHQWLYRLULHQDDGRSWp WURLVGpFUHWVSRUWDQWOªpWDEOLVVHPHQW GªDFFRUGVUHODWLIVDX[VHUYLFHVDp ULHQVDYHFOD)UDQFHOH3RUWXJDOHW OD6XLVVHGDQVOªRSWLTXHGªXQHRX YHUWXUHGHOLJQHVDpULHQQHVGLUHFWHV DYHFFHVSD\VDQQRQFHXQFRPPX QLTXpGªXQFRQVHLOGHVPLQLVWUHV

Â&#x153;/DUDWLîFDWLRQGHFHVDFFRUGV SHUPHWWUDGHUHG\QDPLVHUOHWUDîF aérien entre notre pays et les pays signataires et contribuera à renforcer le statut de hub aéronautique de la sous-région de lâ&#x20AC;&#x2122;aéroport international Félix Houphouët-Boigny dâ&#x20AC;&#x2122;Abidjan » souligne le document.

$SUqVOD)UDQFHOD%HOJLTXHOD &KLQHOD5pSXEOLTXH6XG$IULFDLQH HWOª(WKLRSLHXQHPLVVLRQFRQGXLWH SDU0DUFHOOXV%RQLIDFH%21*+2 'LUHFWHXUJpQpUDODGMRLQWDDXPRLV GHMXLQj,VWDQEXOHW$QNDUDHQ YXHGHODQpJRFLDWLRQHWVLJQDWXUH GªXQSURWRFROHGªDFFRUGWHFKQLTXH &HSURWRFROHGª$FFRUGHVWFRQFOX SRXUJDUDQWLUODVXUYHLOODQFHFRQWL QXHGHVRUJDQLVPHVGHPDLQWH QDQFHGHVDpURQHIVRXGHVFHQWUHV GHIRUPDWLRQDpURQDXWLTXHYDOLGpV SDUOª$1$&&RQJRHWTXLVRQWVRXV OªDXWRULWpGHOª$XWRULWpGHOª$YLDWLRQ &LYLOHGH7XUTXLH '*&$  Au terme des échanges très fructueux et riches en enseignements, les deux parties ont convenu dâ&#x20AC;&#x2122;étendre, le cas échéant, leur coopération dans les domaines de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile telles que, la formation, la maintenance, la manutention au sol, les opérations aéroportuaires et dâ&#x20AC;&#x2122;autres domaines similaires. Ils ont, par ailleurs, envisagé de renforcer ce genre dâ&#x20AC;&#x2122;échanges et surtout, pour la partie turque, de faire parvenir très prochainement les programmes dâ&#x20AC;&#x2122;inspections annuelles en vue de possibles missions dâ&#x20AC;&#x2122;immersion des inspecteurs de lâ&#x20AC;&#x2122;ANAC pour des formations en On Job Training (OJT). La situation de la desserte de la République du Congo par lâ&#x20AC;&#x2122;opérateur Turkish Airways a aussi été abordée. (anaccongo)

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LOS ANGELES : Il mord une hĂ´tesse et saute Un terminal rĂŠservĂŠ aux stars de Hollywood et autres cĂŠlĂŠbritĂŠs hors de lâ&#x20AC;&#x2122;avion /ÂŞDpURSRUWLQWHUQDWLRQDOGH/RV$Q dâ&#x20AC;&#x2122;immigration pour les passagers inJHOHV /$; YLHQWGÂŞLQDXJXUHUÂ&#x153;7KH SULYDWH6XLWHÂ&#x153;XQWHUPLQDOTXDVLSUL YpUpVHUYpDX[VWDUVGHFLQpPDHW GXVKRZEL]]TXLVRXKDLWHQWSUHQGUH GLVFUqWHPHQWOÂŞDYLRQVDQVrWUHKDUFH OpVSDUGHVIDQVHWGHVSDSDUD]]LV

Lâ&#x20AC;&#x2122;avion, un Canadair Regional Jet &5-TXLGHYDLWHÇşHFWXHUODOLDLVRQ entre lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport international Douglas de Charlotte et lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport rĂŠgional Coastal Carolina de New Bern (Carolien du Nord) ĂŠtait prĂŞt au dĂŠpart, vers 9h30, heure locale, toujours sur les parkings, lorsquâ&#x20AC;&#x2122;un passager, Tun Lon Sein, a essayĂŠ de quitter lâ&#x20AC;&#x2122;appareil en ouvrant la porte dâ&#x20AC;&#x2122;accès. Il en a ĂŠtĂŠ empĂŞchĂŠ par une hĂ´tesse. Tun Lon Sein lâ&#x20AC;&#x2122;a alors mordue avant dâ&#x20AC;&#x2122;ouvrir la porte et de sauter sur le bĂŠton du parking. Deux employĂŠs de lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport lâ&#x20AC;&#x2122;ont pourchassĂŠ avant quâ&#x20AC;&#x2122;il nâ&#x20AC;&#x2122;atteigne un taxiway et attrapĂŠ avant que la police nâ&#x20AC;&#x2122;arrive et ne procède Ă son arrestation. Lâ&#x20AC;&#x2122;homme a ĂŠtĂŠ brièvement placĂŠ en dĂŠtention avant dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŞtre transfĂŠrĂŠ dans le dĂŠpartement psychiatrique de lâ&#x20AC;&#x2122;hĂ´pital de Charlotte, rapporte le site crashaerien.

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The Private Suite est gĂŠrĂŠ par Gavin de Becker & Associates, une sociĂŠtĂŠ spĂŠcialisĂŠe dans la protection rapprochĂŠe des stars de Hollywood, leur fournissant des gardes du corps. Il a coĂťtĂŠ 22 millions de dollars au gestionnaire de lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport de Los Angeles. Ticket dâ&#x20AC;&#x2122;entrĂŠe dans au The Private Suite par passager : 7.500 dollars lâ&#x20AC;&#x2122;abonnement annuel auquel il faut ajouter 2.500 dollars pour un vol intĂŠrieur et 3.000 dollars pour un vol international.

REPAS Ă&#x2030;CO AIR INDIA :

VĂŠgĂŠtarien ou rien ! /DFRPSDJQLHDpULHQQH$LU,QGLD DGpFLGpGHPHWWUHVHVSDVVDJHUV GHFODVVHpFRDXUpJLPHOHVSODWV VHUYLVjOÂŞDUULqUHGHOÂŞDYLRQVXUOHV URXWHVLQWpULHXUHVpWDQWGpVRUPDLV XQLTXHPHQWYpJpWDULHQV Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit pour la compagnie nationale indienne de faire des ĂŠconomies : le PDG dâ&#x20AC;&#x2122;Air India Ashwani Lohani explique avoir pris ÂŤ consciemment la dĂŠcision de plus servir en classe ĂŠco TXHGHVSODWVYpJpWDULHQVDĂŽQGH rĂŠduire les coĂťts et le gaspillage tout en amĂŠliorant le service et ĂŠliminant les possibilitĂŠs dâ&#x20AC;&#x2122;erreur Âť. Pour le GLULJHDQWODPHVXUHTXLQÂŞDÇşHFWHTXH les vols intĂŠrieurs nâ&#x20AC;&#x2122;est pas un vrai problème, les repas en classe ĂŠco nâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtant ÂŤ quâ&#x20AC;&#x2122;un service additionnel Âť.

Les premières rĂŠactions ont parlĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;une dĂŠcision politique, la compagnie de Star Alliance ĂŠtant dĂŠtenue par un gouvernement aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui très pro-Hindou ; ces derniers sont plus volontiers vĂŠgĂŠtariens que les Musulmans. Puis on sâ&#x20AC;&#x2122;est souvenu que ce mĂŞme gouvernement vient de donner le feu vert Ă la privatisation dâ&#x20AC;&#x2122;Air India, dont la dette approche les 8 milliards de dollars. Pour ĂŠviter la privatisation totale, une des alternatives ĂŠvoquĂŠes par le ministère de lâ&#x20AC;&#x2122;aviation civile est la vente de ses ĂŽOLDOHVDĂŽQGHJpQpUHU immĂŠdiatement de la trĂŠsorerie. (aj)

Fotolia: Roman Stetsyk, iMarzi

&KDUORWWH &DUROLQHGX1RUG86$  XQDYLRQGHODFRPSDJQLHDpULHQQH UpJLRQDOHDPpULFDLQH-HWVWUHDP ,QWHUQDWLRQDO$LUOLQHVTXLHÇşHFWXDLW XQYROSRXUOHFRPSWHGHODFRPSD JQLHDpULHQQHDPpULFDLQH$PHULFDQ $LUOLQHVDpWpOHFDGUHGÂŞXQpYp QHPHQWLQKDELWXHOVXUOÂŞDpURSRUW LQWHUQDWLRQDOGH&KDUORWWH &DUROLQH GX1RUG86$ ORUVTXÂŞXQSDVVDJHUD PRUGXXQHK{WHVVHGHOÂŞDLUDYDQWGH VDXWHUKRUVGHOÂŞDYLRQ

SituĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;autre cĂ´tĂŠ des pistes, complètement isolĂŠ, ce terminal VIP permet Ă ses usagers dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠviter les embouteillages quasi-permanents Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;entrĂŠe de lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠrogare de Los Angeles. Le bâtiment, surveillĂŠ par des agents de sĂŠcuritĂŠ armĂŠs, est composĂŠ de 13 suites ĂŠquipĂŠes chacune dâ&#x20AC;&#x2122;une salle de bains et dâ&#x20AC;&#x2122;un lit. Un service de massage et de manucure est disponible sur place. Le terminal dispose de son propre service de douane et

ternationaux. A lâ&#x20AC;&#x2122;approche du dĂŠcollage, un agent de lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport sâ&#x20AC;&#x2122;occupe de lâ&#x20AC;&#x2122;enregistrement des bagages et une berline conduit le passager VIP jusquâ&#x20AC;&#x2122;Ă lâ&#x20AC;&#x2122;avion.


POUR Sâ&#x20AC;&#x2122;OPPOSER Ă&#x20AC; SON RAPATRIEMENT :

Un Camerounais dĂŠfèque dans lâ&#x20AC;&#x2122;avion $ORUVTXHFHGHUQLHUDYDLWpWp PHQRWWpHWPLVGDQVOÂŞDYLRQSRXU UHWRXUQHUGHIRUFHGDQVVRQSD\VLO DHXODSHWLWHLGpHGHGpIpTXHUVXU VRQVLqJHTXHVWLRQGHIDLUHDQQXOHU OHYROHWGHFRQWUDLQGUHOHVUHVSRQ VDEOHVGHODFRPSDJQLHjIDLUHGHV FHQGUHOHVSDVVDJHUVGHOÂŞDYLRQ Selon Afrik Mag qui relaie cette information, les faits se sont produits, il y a quelques semaines dans une compagnie française de transport aĂŠrien. Les autoritĂŠs françaises avaient pris la dĂŠcision de rapatrier un jeune Camerounais dans son pays. Dès lâ&#x20AC;&#x2122;instant oĂš le jeune homme a dĂŠfĂŠquĂŠ, apprend-on, lâ&#x20AC;&#x2122;odeur insoutenable des dĂŠchets sâ&#x20AC;&#x2122;est rĂŠpandue dans lâ&#x20AC;&#x2122;avion, ce qui a conduit les passagers Ă descendre immĂŠdiatement.

Visiblement, le coup de ce dernier a marchĂŠ. Dans une vidĂŠo, lâ&#x20AC;&#x2122;on peut entendre le jeune Camerounais crier ÂŤjâ&#x20AC;&#x2122;ai gagnĂŠâ&#x20AC;Ś Ah oui ouiÂť. Une façon de dire quâ&#x20AC;&#x2122;il a rĂŠussi Ă faire annuler le vol, et par consĂŠquent, son rapatriement a ĂŠchouĂŠ. Le jeune homme a par ailleurs fait savoir aux responsables de ladite compagnie et aux agents de police quâ&#x20AC;&#x2122;il recommencera au cas oĂš lâ&#x20AC;&#x2122;on tenterait encore de le rapatrier. Dâ&#x20AC;&#x2122;ailleurs il a indiquĂŠ quâ&#x20AC;&#x2122;il est ÂŤun guerrier, un enfant du quartier ÂŤNew-BellÂť, un quartier rĂŠputĂŠ ĂŞtre SDUPLOHVTXDUWLHUVOHVSOXVGLǸFLOHV de la ville de Douala. Finalement, le jeune homme a ĂŠtĂŠ rapatriĂŠ. Le service sanitaire en collaboration avec les agents de la police lui a administrĂŠ une injection qui lâ&#x20AC;&#x2122;a fait dormir jusquâ&#x20AC;&#x2122;Ă  son arrivĂŠe au Cameroun.

POUR BĂ&#x2030;NIR Lâ&#x20AC;&#x2122;AVION :

Une grand-mère jette des pièces dans le rÊacteur

Photos: Handout ¡ Fotolia: Zamurovic, Syda Productions

8QYROGHODFRPSDJQLHDpULHQQH &KLQD6RXWKHUQ$LUOLQHVHQWUH6KDQ JKDLHW*XDQJ]KRXDGpFROOpDYHFSOXV GHFLQTKHXUHVGHUHWDUGOHWHPSVGH UHWLUHUGÂŞXQPRWHXUOHVSLqFHVGHPRQ QDLHMHWpHVSDUXQHSDVVDJqUHSRXU VRXKDLWHUERQQHFKDQFHjVRQDYLRQ Lâ&#x20AC;&#x2122;incident rapportĂŠ par le South China Morning Post sâ&#x20AC;&#x2122;est dĂŠroulĂŠ Ă lâ&#x20AC;&#x2122;aĂŠroport de Shanghai-Pudong, oĂš lâ&#x20AC;&#x2122;Airbus A320 de la compagnie chinoise devait opĂŠrer le vol 380 Ă  destination de Guangzhou-Baiyun. Une passagère dâ&#x20AC;&#x2122;environ 80 ans a ĂŠtĂŠ aperçue en train de jeter des pièces de monnaie dans le moteur gauche de lâ&#x20AC;&#x2122;appareil depuis lâ&#x20AC;&#x2122;escalier, dans un rituel ÂŤ pour bĂŠnir son vol Âť. Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquipage a ĂŠtĂŠ averti par les autres passagers, et neuf pièces de

PRQQDLHRQWĂŽQDOHPHQWpWpUHWURXvĂŠes, dâ&#x20AC;&#x2122;une valeur totale de 1,7 yuan (environ 20 centimes dâ&#x20AC;&#x2122;euro). Le commandant de bord a alors permis aux passagers de remonter Ă bord, MXVWLĂŽDQWOHUHWDUGHQH[SOLTXDQWTXH si les pièces en question avaient ĂŠtĂŠ ingĂŠrĂŠes par le moteur, elles auraient pu provoquer une explosion. La passagère, Ă  la mobilitĂŠ rĂŠduite qui ĂŠtait accompagnĂŠe de son mari, VDĂŽOOHHWVRQEHDXĂŽOVDpWpLQWHUrogĂŠe par la police. Elle nâ&#x20AC;&#x2122;a pas ĂŠtĂŠ autorisĂŠe Ă  remonter dans lâ&#x20AC;&#x2122;avion.

Une chaĂŽne de tĂŠlĂŠ russe offre des billets dâ&#x20AC;&#x2122;avion (sans retour) aux homosexuels 8QHIRLVGHSOXVOD5XVVLHIUDSSH IRUWFRQWUHODFRPPXQDXWp/*%7 8QHFKDvQHGHWpOpYLVLRQUXVVH SURSRVHDX[FRXSOHVKRPRVH[XHOV XQYR\DJHWRXVIUDLVFRPSULV8QH RIIUHÂ&#x153;JpQpUHXVHÂ?QRQSDVSRXU VÂŞHQYROHUYHUVXQHvOHSDUDGLVLDTXH PDLVSRXUTXLWWHUOHSD\V%LHQ HQWHQGXOHUHWRXUQÂŞHVWSDVLQFOXV GDQVFHWWHSURSRVLWLRQ RepĂŠrĂŠe par Slate, cette annonce a ĂŠtĂŠ faite par la chaĂŽne religieuse Tsargrad TV, qui entend dĂŠfendre et promouvoir les valeurs orthodoxes. En une minute, montre en main, le prĂŠsentateur Andrei Afanasyevle GpELWHXQĂŻRWGHSURSRVKRPRSKREHVGÂŞXQHYLROHQFHHÇşDUDQWH InspirĂŠ par une soi-disant initiative de la Californie visant Ă faciliter lâ&#x20AC;&#x2122;accès aux personnes homosexuelles russes sur le territoire amĂŠricain, Andrei Afanasyevle lance :ÂťEncore rĂŠcemment, la Californie â&#x20AC;&#x201C; lâ&#x20AC;&#x2122;Etat qui est par ailleurs le plus libĂŠral des Etats-Unis â&#x20AC;&#x201C; a proposĂŠ de faciliter lâ&#x20AC;&#x2122;accès Ă  une green card pour les pervers russes. Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquipe de Tsargrad TV soutient cette initiative.Âť Sur cette vidĂŠo, Andrei Afanasyevle insulte sans gĂŞne la communautĂŠ LGBT russe. Pire encore, il explique ouvertement que, pour pouvoir gagner ce ÂŤvoyageÂť, les couples dĂŠsireux de partir du pays devront fournir un certiĂŽFDWPpGLFDOSURXYDQWOHXUVSUDWLTXHV sexuelles. ÂŤNous sommes prĂŞts Ă  payer un aller simple pour quiconque prĂŠvoit dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠmigrer en toute honnĂŞteWpHWTXLSRXUUDIRXUQLUXQFHUWLĂŽFDW mĂŠdical prouvant quâ&#x20AC;&#x2122;il est sodomite ou Ă  dâ&#x20AC;&#x2122;autres formes de perversions. Nous voulons vraiment que vous dĂŠmĂŠnagiez lĂ -bas, oĂš vous pourrez commettre vos pĂŠchĂŠs ouvertement.Âť

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AGENCE NATIONALE DE L’AVIATION CIVILE BP 2212 Libreville, Gabon Tel.: +241 (0) 1 44 46 54 / 44 46 58 Fax: +241 (0) 1 44 54 01

Agence Nationale de l’Aviation Civile

Site: www.anacgabon.org Email: contact@anac-gabon.com

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No. 33 de MAGANAC, le magazine de l'ANAC GABON

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