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Mag Le

d’AmeriSud

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Hiver 2012

Les sorties de l’automne : Nicole, Thanksgiving ... Et aussi la suite de la saga Imperial : 1957-1959, l’âge d’or.


Mag Le

d’AmeriSud

#04 Hiver 2012

Bulletin d’information du club des américaines du sud AmeriSud 53, rue Abbé Brémond 64000 Pau

Président : Philippe Courant Secrétaire : Gilbert Molto Trésorier : Didier Hardy Directeur de publication : Philippe Courant Rédacteur en chef : Frédéric Mardon Publicités dans le Mag : didier.hardy8@orange.fr

Welcome !

Bienvenue chez AmeriSud, le club des américaines du sud, et plus particulièrement du sud-ouest de la France ... En effet vous remarquez que flottent au vent deux drapeaux, le “American flag” (le Stars & Stripes) et la “croix occitane” car on peut aimer à la fois les voitures US et la région “sud”. Nous n'existons que depuis 2010 mais nous roulons en US depuis des dizaines d'années ... N'hésitez pas à nous rejoindre, virtuellement via le forum par exemple ou chaque premier dimanche du mois à l'espace Quartier Libre à Lescar (64230). Nous vous accueillerons volontiers aussi lors de nos sorties (voir la rubrique calendrier sur le site web du club ou ici même dans le bulletin), mais attention, certaines sorties sont en priorité réservées aux adhérents !!! Par ailleurs, qui dit adhérent dit adhésion ... Rendez-vous sur la page “Adhérer” ou au “Store” du web pour adhérer en ligne. L’indice du numéro 3 ne vous a pas aidé ? C’était fait exprès. La voiture qui se reflétait sur les flancs de la Cadillac DeVille (cabriolet) était une ... Buick Roadmaster 1956 en carrosserie berline avec montants et deux tons pour la peinture (bleu et blanc). En 1956, Buick offrait une large gamme de voitures dans un nombre incroyable de combinaisons de teintes et de selleries. La production dépassa les 550.000 exemplaires.

Magazine imprimé par PixartPrinting

Site Internet d’AmeriSud : www.amerisud.fr - Forum Internet d’AmeriSud : www.amerisud.fr/forum LES COORDONNÉES DU CLUB


Au Sommaire Dans ce numéro, vous retrouverez : - 02 - Les infos du club, avec le calendrier 2012. A vos agendas ! - 04 - Les Fiches : Dodge Daytona IROC R/T 1992-93. - 06 - Les Fiches : Cadillac Eldorado Brougham 1957-58. - 08 - Les sorties de cet automne : Nicole, Aurignac, Sadirac, Thanksgiving. - 19 - Imperial 1957-59 : l’âge d’or de la marque. - 28 - Cars & People : Packard Eight de 1930. - 30 - La suite des rencards : la foire d’Artix et les 10 ans de Quartier Libre. - 32 - Quelques photos d’époque ... Youhou ! L’édito du chef étant plus court, je dispose de 16 millimètres de zone de texte en plus ici pour quelques infos sur le sommaire. Tout ça pour dire qu’on vous a mis une tartine sur les Imperial de 1957 à 1959. Et il va y en avoir autant sur les années 1960 à 1963 (dans un prochain numéro). Je vous conseille également la lecture de la nouvelle rubrique Cars & People où vous pourrez découvrir une Packard Eight de 1930 et sa propriétaire qui a franchi le cap du siècle. Enfin, dans le prochain numéro, vous aurez les comptes-rendus des derniers événements de 2011 (comme le Téléthon). Bonne lecture, et bonne année à tous ! Le rédac’ en chef, Frédéric Mardon (alias Mopar58)

Le mot du Chef This is the last ... Savez-vous que vous tenez entre vos mains un collector ? Le dernier numéro du “Mag d’AmeriSud” ! En effet, si vous n’avez pas readhéré au club, il n’y aura plus de revue dans votre boîte aux lettres et c’est bien dommage pour vous et pour nous. Bon il vous reste encore quelques semaines pour renvoyer le bulletin joint et ne pas interrompre l’adhésion. Etant adhérent vous pensiez être à l’abri, que nenni !!! “Le mag d’AmeriSud” disparaît à partir du numéro 5 et devient “Le Mag”. Drôle d’idée de changer un titre complet mais c’est pour votre bien : le Mag deviendra la revue commune de CINQ clubs : AmeriSud mais aussi American Feeling 31 de Toulouse, Route 62 du Nord, US Cars Club Normandy d’Evreux et le V8-Forever de la région lyonnaise. - Rassurez-vous, vous retrouverez toute l’actualité AmeriSud, les fiches, les articles informatifs, les pubs d’époque, comme dans ce numéro. - Réjouissez-vous, votre revue passant progressivement à 60 pages, vous découvrirez les reportages des autres clubs, avec de nouvelles voitures en photo (on tournait un peu en rond actuellement), des idées de rencontres lors de vacances dans l’Orne ou en RhôneAlpes, des écrits d’autres “journalistes” et un collectif de clubs d’américaines, on est toujours plus fort quand on est nombreux et motivé par la passion.

Longue vie au “Mag” ! Philippe Courant WWW.AMERISUD.FR

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Le Calendrier 2012 4 mars : exposition et repas “de printemps”, Lescar “Quartier Libre” (64). 13/14/15 avril : sortie-rallye touristique en “Aragon” (Espagne). 21/22 avril : “Oyster Road” (47). 26/27 mai : country festival de Lannemezan (65). 24 juin : pique-nique et visite de Lucq de Béarn (64). 6/7/8 juillet : Rural Country festival d’Aramits (64). 4/5 août : week-end basco-américain à Ahetze (64). 1/2 septembre : Festival Rock’abilly et rock’n’ roll de Nicole (47). 14 octobre : AG du club. 20/21 Octobre : 2ème “Thanksgiving day” à Gurs (64). Participations aux sorties de Bobby (Lavaur 2/3 juin et Réalmont 21/22/23 juillet) et du M.O.C (Beaucaire fin juillet). Et tous les 1er dimanches du mois, rendez-vous à Lescar (64) pour le rencard mensuel ...

Le calendrier sera complété au fur et à mesure.

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News de Detroit En attendant le salon de Detroit ...

La nouvelle XTS est très proche du concept portant le même nom, et vient équipée des dernières technologies automobiles. Dans les showrooms cet été.

Voici quelques nouveautés prochai- l’actuelle DTS aux ventes confidennement dans les concessionnaires tielles. américains... à défaut de les voir traverser l’Atlantique. Chez Lincoln, on fait quelques petites retouches sur la MKS (et la On commence par la Cadillac XTS, MKT), en tant que modèle 2013 (il va qui va remplacer la STS, et s’inter- donc falloir patienter encore un calle donc entre la CTS et la DTS peu...). En parallèle, Ford a présenté (ex-DeVille). D’ailleurs, avec la fin le futur Escape, qui s’appellera Kuga des dinosauresques concurrentes à chez nous. la FoMoCo, on peut se demander quelle sera l’espérance de vie de F.M.

... et qui sait peut-être un jour ... Le Ciel n’est pas une maquette, mais bien un véhicule en état de marche.

Voici un bel objet sous la forme d’un concept présenté par Cadillac, le “Ciel”. 45 ans après le dernier cabriolet 4 portes (Lincoln 1967), Cadillac présente une auto reprenant les mêmes canons : un berline 4 portes décapotable, un “yacht” de la route superbement décoré en matériaux nobles, portes arrière type “suicide” ... De quoi faire renaître les grandes classiques des années 30 si ce produit était mis en production ... WWW.AMERISUD.FR

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Les Fiches

Dodge Daytona IROC R/T 1992-1993

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Marque commerciale : Dodge Modèle : Daytona Iroc R/T Années : 1992-1993 Carrosserie : coupé 2 portes hatchback Groupe d’appartenance : Chrysler Corporation Fabricant : Dodge *** Bref historique : Si le modèle de base “Daytona” ne mérite que peu de figurer dans les fiches, les modèles “sportifs” sont beaucoup plus intéressants ... Notamment les Shelby de la fin des années 1980 avec le 4 cylindres Turbo de 174 chevaux. Mais pour un fan de Daytona, les “most desirables” restent les rares IROC R/T. IROC pour International Race Of Champions car la Daytona a remplacé entre 1990 et 1993 la Camaro dans ce type de courses (où il n’y a qu’un type de voiture mais des préparations différentes ...). R/T pour Road & Track, histoire de la différencier de l’IROC “normale” avec V6. Evidemment la Daytona de circuit a un V8 355ci mais le modèle commercialisé n’est pas en reste avec presque 225 chevaux et des performances décoiffantes : le 0-60 mph est abattu en 6,3 secondes !!! Et comme d’habitude il n’y aura que très peu de clients, pas plus que pour les fabuleuses Charger 1969 du même nom !! Technique : Moteur : 4 cylindres DOHC (double arbre à cames en tête) de 2,2 litres Turbo III, culasse développée par Lotus, 4 soupapes par cylindre. Injection multipoint. 224 chevaux @ 6000 tr/min. Tranmission : aux roues avant. Boîte manuelle renforcée à 5 rapports. Freins : disques AV et AR avec antiblocage en option en 1992, de série en 1993. Suspensions : ressorts hélicoïdaux + barres stabilisatrices AV et AR. Pneus : P205/55ZR16 sur jantes alu “Ninja wheels”. Dimensions : - Empattement : 2,46 m . - L x l = 4,54 x 1,76m. Poids : 1260 kg. Vitesse max = 237 km/h. 1/4 mile abattu en 14,8 secondes à 148 km/h

Ce sont les années 90. Le chrome est absent, la ligne est banale, et le plastique à tous les étages. 20 ans après, elles ont pris un sacré coup de vieux !

Evolution : Pour 1993, dernière année des Daytona et ceci expliquant cela, les changements sont ... 2 couleurs supplémentaires en plus du noir, rouge ou blanc : “emerald green” et seulement 8 “electric blue”, et l’antiblocage devient standard ! Par la même occasion on lui colle 600$ d’augmentation. Et c’est tout pour les changements.

Cote : (en état concours US) 7.000$. C’est peut-être le moment d’en acheter une et de la mettre de côté. Enfin, il faut aussi la trouver ... (puis l’immatriculer ... ou patentier le temps d’avoir une CG collection ...). Club : Pas de club “réel” mais du virtuel : http://autos.groups.yahoo.com/group/shelbydodgedaytonaclub/ par exemple ... Production : 1992 : 250 exemplaires à 18.532$. 1993 : 181 exemplaires à 19.185$. 04

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Les Fiches

Dodge Daytona IROC R/T 1992-1993

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Une Daytona Iroc R/T dans sa jeunesse en concession (photos www.flickr.com).

On peut trouver ici ou là dans les casses des Iroc R/T. Mais attention, extérieurement, on peut maquiller une Daytona IROC en IROC R/T assez facilement... Le plus important est la mécanique, 4 cylindres, au lieu du V6 Mitsubishi standard sur les IROC non R/T.

Celle-ci a perdu ses badges latéraux spécifiques (ou c’est une IROC tout court ...) WWW.AMERISUD.FR

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Les Fiches

Cadillac Eldorado Brougham 1957-1958

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Marque commerciale : Cadillac Modèle : Eldorado Brougham Années : 1957-58 Carrosserie : berline 4 portes sans montant Groupe d’appartenance : General Motors Fabricant : Cadillac Division *** Bref historique : Harley Earl tient ses promesses : deux ans après le “dream car” du Motorama, Cadillac dévoile “la plus avancée des automobiles jamais construites”, la plus luxueuse aussi, l’Eldorado Brougham. A tel point que même aujourd’hui certains équipements n’existent pas sur les voitures actuelles ! Dessinée par Robert Scheelk c’est la voiture des superlatifs ne serait-ce que par le prix, double d’une “populaire” Eldo Biarritz ou Lincoln Continental Mark II, pourtant déjà exclusives. Passons sur les petites attentions (6 verres magnétiques, parfum Arpège, répertoire etc ...) pour s’attarder sur l’équipement pléthorique : suspension à air, sièges à mémoire, démarrage automatique, coffre à ouverture et fermeture automatique, toit en inox ... Problème : même à 13000$ la Brougham n’est pas rentable, loin s’en faut. Aussi en 1959 on fera plus sobre et on utilisera moins de pièces spécifiques (pensez que les 57/58 ont un châssis exclusif !!!).

Photographie par Roger Zimmermann

Technique : Moteur: V8 365ci (5980 cm3) - 1957 : 325 ch, 2 carbus 4 corps - 1958 : 335 ch, 3 carbus 2 corps Transmissions : aux roues AR. Boîte automatique à 4 rapports Hydra-Matic. Freins (assistés) : tambours. Suspensions : “air ride suspension” (pneumatique avec compresseur électrique) sur les 4 roues. Pneus : 8.40 x 15 Dimensions : Empattement: 3,20 m. L x l : 5,50 x 1,97 m. Poids : 2420 kg.

Photographie par Rex Gray

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Question options, rien, car TOUT est de série, de la clim aux déflecteurs électriques en passant par la sécurité de démarrage, le cruise-control ou l’Autronic-Eye !!! 44 couleurs de cuir (ou tissus), 15 teintes extérieures, moquette en mouton ou karakul “at no cost” ... Evolution : Après tant d’innovations (ne pas oublier que c’est la première voiture avec double phares / suspension à air / pneus à petit filet blanc / verrouillage centralisé etc ... en même temps), les 58 ne changent guère : nouveaux enjoliveurs, nouvelle carburation, quelques couleurs supplémentaires ; la calandre est conservée contrairement aux 58 “normales”. Les portes AR “suicide” seront abandonnées en 59, tout comme le pare-brise panoramique. Les 57-58 resteront l’archétype de l’Ultra-Luxe, la dernière folie d’Harley. Cote : (en état concours US) 150.000$ si ce n’est plus ... Production : - 1957 : 400 exemplaires à 13.074$. - 1958 : 304 exemplaires à 13.074$.

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Photographie par Rex Gray

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Par comparaison, l’Eldorado Biarritz coûtait “seulement” 7.500$, et seule l’Imperial Crown Imperial limousine par Ghia coûtait plus, à 15.075$. Aucune Lincoln n’atteignait ce prix.


Les Fiches

Cadillac Eldorado Brougham 1957-1958

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Clubs : Brougham Owner's Association Inc. P.O. BOX 254 Berea, OH 44017 Site oui avec des publications : http://www.eldoradobrougham.com/ 1958 Cadillac Owner's Association David Becker Director 54 Parkside Avenue Braintree, MA 02184 http://www.1958cadillac.com/ Cadillac - LaSalle Club, Cadillac & LaSalle Club P.O. Box 360835 Columbus, OH 43236-0835 Tél. : (614) 478-4622. Fax: (614) 472-3222. http://www.cadillaclasalleclub.org/

Avec autant d’équipements, le faisceau électrique est bien fourni en câbles et connecteurs divers, sans parler des assistances hydrauliques et pneumatiques. A cela rajoutez le compresseur de climatisation, les carburateurs et les filtres à air, vous obtenez un moteur qu’on distingue à peine ! VAQ

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Photographie par Bill Lee III.

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Nicole, Number Five !

Dallas ? Non, Nicole !

Déjà la cinquième édition du festival Nicol’ and Roll. La météo joua des tours, mais rendez-vous est déjà pris pour 2012 !

Le début septembre est synonyme de deux “dates incontournables”, pour moi du moins, le festival Nicol’and Roll et … la rentrée scolaire ! Je ne m’attarderai pas sur cette dernière pour plutôt revenir sur le week-end lot-et-garonais que “Boulevard fifties” et son charismatique président “Gégène” organisent depuis 2007 dans ce petit village coincé entre Garonne et nationale Agen- Bordeaux.

Retour sur le stade où les places “vides” sont comblées par des véhicules sans trop de rapport avec l’esprit du festival, un filtrage efficace à l’entrée semble impératif si on veut conserver une expo cohérente et “américaine”. Un grand merci à Boulevard Fifties, les festivités nicolaises, Pascal et ses voltigeurs (encadrement cruising) .

Météo à l’orage et pluies diluviennes le vendredi, l’entrée du stade n’est pas au mieux Et Gégène, à bientôt pour préparer 2012 … le samedi mais le temps semble s’améliorer et restera clément les deux jours. NéanPhilippe Courant moins les prévisions pessimistes de MétéoFrance auront raison d’un nombre indéterminé de véhicules … L’après-midi emmènera les “cars & bikes” à Buzet, visite traditionnelle des Caves et passage obligé par le magasin avant un retour bruyant via Aiguillon. AmeriSud offre l’apéro habituel du samedi soir (et pas qu’aux membres) puis Emer & the Giant Affair, Jake Calypso, Ervin Travis & the Virginians vont se charger de mettre le feu dans une ambiance survoltée, les danseurs ne lâchant prise que très très tard … Difficile donc d’émerger et de trouver des motivés pour le cruising du dimanche jusqu’à Damazan où la municipalité offrit un bien sympathique apéritif sous un soleil retrouvé. Promis, on reviendra … 08

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Nicole - 02-04/09/2011


Une Américaine ? Presque. Il s’agit d’une Opel Kapitan. Avec la Ford Vedette, ou encore le petit V8 latéral Ford, elle fait partie de ces véhicules qui avaient été prévus pour une après-guerre de marasme. L’histoire fut tout autre, avec un boum économique qui ne laissait guère de place pour de petites voitures aux USA. Et l’Europe récupéra alors ces projets jugés “inadéquats” pour l’Amérique ... jusqu’à ce qu’une Volkswagen ne sème le trouble outre-atlantique.

Nicole - 02-04/09/2011

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Lors du Festival Nicol’ and Roll, l’occasion est donnée d’écouter divers groupes musicaux : Emer & the Giant Affair, Jake Calypso, Ervin Travis & the Virginians. De quoi agrémenter les cruisings et l’exposition statique avec de belles sonorités.

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Nicole - 02-04/09/2011


Nicole - 02-04/09/2011

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Aurignac sous pression

Aurignac (pas loin de St Gaudens, dans le 31) est plus connu pour ses découvertes préhistoriques et son “âge” que pour sa passion pour les bikers et la bière mais ça va changer, avec “Aurignac sous pression”, nom de l'association organisant cette journée. Nous avons maintenant une sortie qui devrait perdurer les années à venir. Cette journée est axée autour des brasseries artisanales, eh oui, même dans le sud-ouest il y a des petites entreprises offrant des bières originales et attrayantes, voisinant avec des spécialités plutôt alsaciennes que toulousaines ... C'est la 3ème édition et pour la première fois l’assoc’ invite les voitures US d'AmeriSud à s'exposer avec nos amis de l’American Feeling 31. Les bikers (plus de 150 a priori ..) cruiseront dans les environs sous un magnifique soleil pendant que nous nous lézardions à l'ombre d'un chêne aurignacien ... Lien web : www.aurignacsouspression.fr 12

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Aurignac - 02/10/2011


Le “Silver Tiag” de Sadirac (33) c’est l’ambiance country, alliée aux boutiques tendance US, l’esprit westerners et amérindiens, le tout renforcé par la présence des deux magnifiques trucks Kenworth et leurs sympathiques chauffeurs, Jean-Marc (rouge et blanc) et Daniel (jaune) sans oublier bien sûr la présence de nombreuses motos de toutes marques, mais surtout Harley Davidson, Honda GoldWing, trikes, ainsi que plusieurs berlines et 4x4 made in US (Corvette, Pontiac, GMC, etc ...). Une touche particulière était donnée par la présence d’acteurs vêtus de façon typique des années 1850 et au-delà, avec cavaliers, cow-boys, indiens, mexicains ... A noter les tirs réalisés au canon, et la minute de silence respectée après le tir de l’après-midi en mémoire aux victimes des attentats du 11 septembre 2011 à New York. Nul doute que ce festival country est bien lancé et que l’ édition 2012 est déjà en préparation.

Retrouvez d’autres photos sur : https://picasaweb.google.com/11630640117798667 6028/GWCACountryASadirac1011092011

Ambiance Western ! Sadirac - 09-11/09/2011

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Silver Tiag

Tout en haut, un des trucks avec sa décoration époustouflante !


Thanksgiving sauce béarnaise

Voici comment on célèbre Thanksgiving dans le Béarn : V8, line dance, musique country et beaux lieux. L’histoire ne dit pas combien de plumes les dindes y ont laissé ce jour-là.

Le week-end du 29 et 30 octobre, nous d’un verre offert par le maître des lieux, en avons célébré (avec un peu d’avance) le effet, Jacques Pedehontaà est aussi le “Thanksgiving Day” à Gurs, un petit village maire de Laas. du Béarn. La suite du cruising nous a alors menés à Cet événement était organisé en collabora- Castetnau-Camblong où, grâce à Aldo Vasti tion avec le club country Ruralcountry repré- qui en est le propriétaire, nous avons pu “visenté par Pierre “Lucky Luke” et Françoise siter” une “pièce de musée” : la Rolls-Royce “M’a Dalton” et le Comité des fêtes de Gurs. de Luis Mariano, conservée dans un état parfait. Ainsi, le samedi 29 à 14h30, les premiers représentants d’AmeriSud ont commencé à Enfin, une dernière étape fut un magnifique envahir l’emplacement réservé à bord de point de vue sur le gave d’Oloron depuis les leurs “chariots” rutilants et débordants de remparts de la cité fortifiée de Navarrenx. chromes. Cette première journée touchant à sa fin, Après le mot de bienvenue prononcé par le nous avons rejoint Gurs et sa salle des fêtes premier magistrat de la commune, Louis pour l’apéritif traditionnel et l’excellent dîner Costemalle, le convoi, augmenté de préparé par les membres du comité des passagères et passagers danfêtes que nous avons dégusté au son seurs, a entamé un cruising qui de la musique country. nous a menés, après avoir traversé quelques agglomérations de la campagne béarnaise, dans le magnifique parc du château de Laas où Jacques Pedehontaà, conseiller général des Pyrénées Atlantiques, nous a accueillis et confiés aux bons soins des guides du château pour une visite commentée du monument. Après cette visite fort intéressante, nous nous sommes retrouvés autour

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La Rolls Silver Cloud III de Luis Mariano Thanksgiving Day - 28-29/10/2011


Les danseurs de Ruralcountry et les autres ont occupé la piste jusque fort tard dans la nuit.

Un véhicule hippomobile d’une puissance de deux chevaux flashé en excès de lenteur ...

Après une nuit de repos, courte pour certains, nous nous sommes retrouvés pour un petit-déjeuner avant de partir pour une visite du “Camp de Gurs” sous la houlette de Louis Costemalle. Après le parcours pédestre de ce lieu chargé d’histoire, de mémoire, d’émotion et riche d’enseignements, le retour à Gurs a sonné l’heure de la séparation sur la promesse de retrouvailles l’année prochaine. Je voudrais remercier les “bénévoles” que je n’ai pu citer, danseurs et aides anonymes, les membres de RURALCOUNTRY, l’ensemble du comité des fêtes de Gurs avec une mention particulière pour les officiants de la cuisine pour la qualité de leur prestation, les représentants de la commune et du Conseil Général et enfin, les membres d’AmeriSud. Tous ont fait de ce week-end une réussite et... à l’année prochaine ! Didier Hardy

Ci-contre, une Facel Vega, la plus américaine des françaises, avec sa puissante mécanique Chrysler.

Thanksgiving Day - 28-29/10/2011

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Imperial Crown 1959


Le tableau de bord (de 1958, presque identique à celui de 1957), la version “single headlight” avec des phares richement décorés, les vitres latérales courbes ... Tout cela fait de l’Imperial 1957 une voiture toute nouvelle par rapport à 1956, et fort différente des autres productions Mopar.

Coupé Crown hardtop de 1957 (extrait du catalogue “Prestige”, en deux tons bleus et intérieur cuir, mais phares simples.


1950s

1957-1959 - L’AGE d’OR Aujourd’hui en 2011, quand on parle d’automobiles de 1957, on se souvient avant tout de la production de la General Motors, et Chevrolet ayant fêté ses 100 ans, la première qui nous vient à l’esprit est la Bel Air. Surcotées malgré une production pléthorique, on en vient à oublier que 1957 est avant tout l’année Chrysler à Detroit. Les créations de Virgil Exner vont véritablement renvoyer tous les designers de Detroit à leurs planches à dessin, et GM reverra tous les plans en cours …

Pour la première fois, Imperial avait tout pour réussir : un style propre, une gamme complète, bref, tout ce qu’il fallait pour contrer Cadillac, leader incontesté du luxe américain depuis la débandade chez Packard. Depuis 1955, Imperial est donc une marque à part entière. Cependant, pour ses deux premières années d’existence, elle partageait beaucoup d’éléments communs avec les Chrysler. C’était une voiture de luxe, certes, mais l’intérieur était commun, la caisse aussi (à quelques décorations près), et il manquait un cabriolet. Et de plus, elle partageait sa calandre avec la Chrysler 300, ce qui n’arrangeait rien pour la différencier totalement de la gamme Chrysler.

Chez Plymouth, le slogan sera “Suddenly it’s 1960”. Dodge annoncera fièrement son “Swept-wing design” pendant que chez Imperial, ce sera “the finest expression of the Forward Look”. En cela, par son design, l’Imperial de 1957 méritait bien ce qualificatif. 1957 allait voir tout cela changer radicalement. Tout d’abord, le style et Le V8 Hemi, mécanique connue chez Chrysler depuis 1951, est porté la carrosserie des Imperial se à 392ci (6425 cm3). Il développe 325ch (note : les couleurs de l’illus- différencient désormais totaletration sont totalement farfelues, le moteur étant en réalité gris). ment de la gamme Chrysler. Sur les chaînes de montage à Jefferson Avenue, les deux marques partageaient certes les lieux, mais les processus de fabrication étaient séparés, comme la peinture et la carrosserie. Extérieurement, la marque affiche une magnifique berline, qui comme le modèle 1955, avait reçu la plus grande attention de la part de Virgil Exner. On peut même dire que Imperial plus que toute autre est la Imperial 1957-1959

Après une mise en bouche avec les modèles 1955 et 1956, voici le plat de résistance de la saga de la marque Imperial : les années 1957 à 1959. Exner, aux commandes du style de la Chrysler Corporation, signe là son chef d’oeuvre qui fera date dans les annales de Chrysler et de Detroit en général ... Harley Earl, à la GM, fut contraint de revoir tous ses plans !

Imperial 1955-1975 : partie II

Imperial Crown Southampton coupé 1957 : style totalement nouveau et lignes flamboyantes !

Exner à son apogée ...

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ment panoramique (allant sur les côtés et aussi remontant assez haut, arrivant presque à plat permettant une jointure de belle facture avec le toit, contrairement aux autres modèles du groupe qui conservaient des “mini-casquettes”, cabriolets exceptés). De plus, la marque fut la première automobile US à incorporer des vitrages latéraux bombés. Avec la ligne du toit des berlines avec montants et 6 glaces latérales (une grande courbe partant du pare-brise pour mourir sur le coffre), ou encore sur les berlines Southampton avec leur “Landau”, la silhouette de l’Imperial était reconnaissable entre toutes, y compris au sein de la gamme Mopar. A l’avant, Imperial abandonne sa face avant création intégrale d’Exner. Le Forward Look, divisée en deux parties. On retrouve désorou le regard vers l’avant (mais aussi le futur) mais une large calandre horizontale, moest censé donner un air de mouvement aux derne, faite de rectangles aux arêtes de Les couleurs pour 1957. Que de choix ! voitures, même à l’arrêt. Et sur l’Imperial 1957, Exner signe là l’interprétation la plus pure. Les ailerons sont inclinés vers l’avant 8, 9 : la suspension arrière reste classique, avec des ressorts à lames. et légèrement vers l’extérieur, tout en démarrant pratiquement au milieu de la voiture. Il est impossible d’imaginer la voiture sans 4 : boîtier de direction assistée, de série sur toutes ses ailerons qui font partie intégrante de son les Imperial (de série aussi : freins assistés et boîte design (contrairement à une Cadillac 1959 automatique TorqueFlite à 3 rapports). par exemple). De plus, alors que sur les autres voitures du groupe Chrysler, les ailerons sont “bouchés” par les feux arrière, ils sont un tout, et ne sont “interrompus” que par les feux “en collimateur” émergeant gracieusement sur leur partie haute. 1 : châsssis en échelle sur tous les modèles sauf caJoliment décorés de part briolet, berline hardtop et limousine (châssis en X). et d’autre par des pointes et des demi-lunes chromés de grande élégance, ces lu- 2, 3, 5, 6, 7, 10 : la suspension avant à barre de torsions, mières rouges n’étaient plus conférant à la voiture une tenue de route grandement “posées” sur les ailes comme améliorée. en 1955-56. Ces ailerons élevés et bien inté- 11 : pneumatiques 9.50 x 14 de série, mais les flancs grés au profil étaient encore blancs restent une option sur le bas de gamme. mieux mis en valeur par la courbe plon10, 11 : freins assistés “Total Contact” ... pas très faciles à régler. geante du coffre qui partait de la lunette arrière pour se finir en une courbe unique sur le pare-chocs : d’ailleurs c’est pour cela que la roue de secours est couchée dans le coffre, et que l’espace pour les bagages n’a rien d’exceptionnel. Petite touche Exner, fan de certaines décorations inutiles, la tôle de coffre pouvait recevoir un embouti de fausse roue de secours au centre en aluminium poli. Bien lui en a pris, car plus des deux tiers des clients commandèrent cet accessoire ! Cette décoration à part, l’Imperial se dénote de la concurrence par sa relative sobriété en termes de chromes. On retrouve des poignées de portes intégrées à la carrosserie, une fine baguette qui fait tout le tour de caisse … et c’est tout ! Sur les berlines avec montants, les cadres de vitres sont en aluminium poli, et sur les Southampton (dénomination des hardtops), quelques lèvres chromées soulignent la découpe de la partie arrière typée “Landau”. Par rapport à 1956, la voiture reçoit une surface abondante de vitrage, avec un pare-brise double20

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Tous les détails qui font de l’arrière de l’Imperial une sculpture unique. Imperial 1957-1959


imperial by Ghia

Crown Imperial

Ghia, carrossier italien, collaborait avec Chrysler pour une série de travaux concernant la fabrication de modèles spéciaux, que ce soit des show-cars ou des toutes petites séries. Pour la limousine 1957, Chrysler fera appel à ce carrossier pour lui confier la fabrication de ces modèles rallongés, estimant que cela lui reviendrait moins cher que de fabriquer sur le sol américain. Chrysler envoyait des coupés hardtops à moitié finis et incomplets (sans vitres, ni portes), et Ghia se chargeait ensuite de la transformation : rallonge du châssis (de 20 pouces !), rajout des portes arrière, et équipement complet de l’intérieur. Le coupé expédié avait un châssis de cabriolet (en X) pour plus de rigidité), et quelques pièces annexes : des portes de berlines, les montants centraux de berlines, tous les câblages spéciaux, les unités d’air conditionné, bref, tout ce qu’il fallait pour que Ghia n’ait qu’à “monter” l’ensemble, le plus gros du travail étant la modification des portes, la rallonge du châssis et des planchers, et surtout, la fabrication du toit. Chrysler envoyait un coupé car c’était la carrosserie qui demandait le moins de retouche sur les ailerons – on peut résumer la limousine comme une berline 4 portes coupée juste derrière la porte arrière, à laquelle on aurait rajouté tout l’arrière d’un coupé depuis le début des ailerons. Ghia monta 36 limousines pour 1957, 31 pour 1958 et à peine 7 pour 1959. Il y eut une limousine cabriolet. Il faut dire que le prix de plus de 15.000$ devait en refroidir plus d’un ! Elle était plus chère qu’une Eldorado Brougham 1957-58. Enfin, ces Ghia arborent une ornementation particulière, avec plein de petits éléments chromés qui leur sont spécifiques. Ce ne serait pas drôle pour le collectionneur qui restaure la sienne si tout était disponible sur n’importe quelle épave de LeBaron ou de Crown … 1

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4 2

1 : le coupé qui sert à la construction de la limousine. 2 : les premières étapes de construction avec la rallonge générale. 3 : la structure en bois servant à former le toit (à la main). 4 : la carrosserie prête. 5 : on pourrait croire à de la grande série, mais ce n’est qu’illusion !

1957

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1957

1958

La limousine était très particulière : baguette latérale spécifique, anticipation de la calandre 1958 (sur les limousines 1957), portes très hautes avec empiètement sur le toit, lèvre chromé sur tout le bas de la voiture et les découpes d’ailes ... Pour corser le tout, ies 3 années apportent de légères modifications ici ou là, comme la baguette chromée latérale qui s’élargit vers l’arrière en 1958 (voir ci-dessus). Imperial 1957-1959

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différentes épaisseurs. La forme du haut des ailes reprend des formes vues sur les automobiles des années 30 (une espèce de dos de cuillère), qui sont d’autant plus mises en valeur par la discrète jointure chromée avant en leurs centres, en pointe (voir illustration dans ces pages). Plus en bas sur la face avant, on retrouve un pare-chocs qui là aussi reprend un thème des années 30, à savoir les doubles lames. Plutôt complexe (et coûteux), le pare-chocs se dédouble à partir de sa section centrale pleine (où se met la plaque d’immatriculation), avec des clignotants insérés entre les lames aux extrémités. Cependant, dû à sa conception et aux nombres de pièces, le pare-chocs avant est plutôt vulnérable aux chocs.

de direction, on ne retrouve aucune commande, car même le clignotant est délocalisé, sous les boutons de la TorqueFlite. Une idée certes esthétique, mais peu pratique, surtout avec la commande de 1957, où c’est un bouton type interrupteur : en haut pour tourner à gauche, en bas pour aller à droite. On a eu mieux comme idée !

L’intérieur est richement décoré, avec des selleries multiples (tissu, vinyle ou cuir) dans divers coloris. A une époque où bon nombre d’automobiles affichent des panneaux de porte plats, ceux des Imperial sont tout en courbes, donnant un aspect cossu à l’ensemble, avec un accoudoir vide-poche très pratique sur certains modèles. Une incongruité toutefois : pour avoir un tableau de bord “net”, le rétroviseur est placé au pied du Et les phares ? Ah les phares … Pour 1957, pare-brise, plutôt qu’en haut, entre les paredeux versions étaient disponibles : les sim- soleil. Autant dire que la vision arrière est ples, ou les doubles, et cela à cause de la plutôt médiocre. législation qui n’autorisait pas partout les doubles phares (ce qui n’a pas empêché Ca- La gamme, initialement prévue avec deux dillac de sortir son Eldorado Brougham en modèles, en a finalement trois (voire quatre, doubles phares …). si l’on inclut la limousine). Le modèle de base, Imperial, n’a donc pas de nom. Le miA l’intérieur, Imperial reçoit un design spéci- lieu de gamme s’appelle désormais Crown, fique, avec quelques particularités voulues par Exner. On retrouve donc deux énormes blocs ronds aux cerclages chromés (compteur et jauges), avec sur la gauche la commande de boutonspoussoirs de la TorqueFlite (de série) et sur la droite la tirette de chauffage. Sur la colonne Le cabriolet et son glamour inimitable : “the flying saucers have finally landed”, s’exclama Elvis Presley ...

Chiffres de production *** 1957 *** Imperial IM1-1 4d sdn $4838 htp sdn $4838 htp cpe $4736

5654 7527 4885

Imperial IM1-2 Crown 4d sdn $5406 htp sdn $5406 htp cpe $5269 conv cpe $5598

3642 7843 4199 1167

Imperial IM1-4 LeBaron 4d sdn $5743 htp sdn $5743

1729 911

Imperial Crown Imperial 4d limo $12000 *** 1958 *** Imperial LY1-L 4d sdn $4945 htp sdn $4945 htp cpe $4795

1926 3306 1801

Imperial LY1-M Crown 4d sdn $5632 htp sdn $5632 htp cpe $5388 conv cpe $5759

1240 4146 1939 675

Imperial LY1-H LeBaron 4d sdn $5969 htp sdn $5969 Imperial Crown Imperial 4d limo $15075

501 538

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*** 1959 *** Imperial MY1-L Custom 4d sdn $5016 htp sdn $5016 htp cpe $4910

2071 3984 1743

Imperial MY1-M Crown 4d sdn $5647 htp sdn $5647 htp cpe $5403 conv cpe $5774

1335 4714 1728 555

Imperial MY1-H LeBaron 4d sdn $6103 htp sdn $6103 Imperial Crown Imperial 4d limo $16000

Moteurs: - 1957 : V8 392ci 325ch - 1958 : V8 392ci 345ch - 1959 : V8 413ci 350ch *** Imperial 1957-1959

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510 622

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la route (enfin, pour une américaine de l’époque), et laissait la concurrence sur le bas-côté qui ne pouvait suivre (tant en style qu’en performance). Avec 37.593 exemplaires produits, Imperial explose ses chiffres de vente. La recette a pris, et la clientèle semble souscrire aux choix d’Exner. Malheureusement, ce succès et Chrysler ressuscite un nom de son passé, ne sera que de courte durée. Et 1958 anLeBaron, pour le modèle le plus cher. Le trai- noncera l’échec à venir … tement est assez différent en fonction des séries. Si la Crown est celle qui a le plus de Pour l’année suivante, Imperial ne change carrosseries disponibles (berlines avec ou presque pas ses sans montants, coupé sans montant et ca- voitures. Malgré la briolet), la LeBaron se distingue par sa pro- mode de l’époque duction en berlines uniquement, avec un qui voulait que traitement intérieur très sobre. Le modèle de tout change d’un base reçoit une sellerie plus simple compa- millésime à l’aurée à la Crown, et n’existe pas en cabriolet. tre, il faut reconCela nous donnait en tout 21 couleurs exté- naître qu’il y rieures et 121 combinaisons d’intérieurs/ex- avait peu de térieurs. A part, on retrouvait la limousine chose à retoufabriquée par Ghia en Italie, au prix astrono- cher sur le momique (voir encadré), et au nom très pertur- dèle 1957 qui bant : Crown Imperial (d’où un nom complet comme on l’a de Imperial Crown Imperial). A tous ces dit, était en choix possibles, on pouvait néanmoins com- avance sur mander sa voiture sur mesure et demander son temps (le une teinte ou une sellerie spéciale. “Suddenly it’s 1960” pouvait Sous cette sublime robe on retrouvait une s’appliquer à mécanique partagée avec les Chrysler : une toutes les toute nouvelle suspension Torsion Aire Ride Mopar en (à barres de torsion), et le V8 hémisphérique fait). porté désormais à 392 ci et 325 chevaux (partagé avec la Chrysler New Yorker). Tou- A l’extérieur, tefois, l’Imperial a un châssis qui lui est pro- les quatre phares sont désorpre, ainsi que quelques autres particularités mais de série, le pare-chocs avant est simpénibles pour le collectionneur d’aujourd’hui: plifié (mais d’un aspect plus massif), ainsi réservoir d’essence spécifique, arbres de que celui de l’arrière, qui incorpore moins de roues particuliers, tambours et jantes qui lui pièces. Le coffre, dans sa version dépouillée sont propres … La voiture était rapide, tenait (sans le Flitesweep decklid) reçoit désormais un long sabre chromé terminé par un écusson qui habille cette surface tôlée géante. Pour le reste, la voiture est pratiquement identique, même à l’intérieur, ou le seul changement notable est le rapprochement du rétroviseur vers le conducteur. La commande des clignotants est revue (à bascule gauche droite), et les selleries sont toutes nouvelles, la LeBaron étant toujours traitée “soft” alors que la Crown reçoit un tissu à motifs plutôt tape-à-l’œil.

En 1958, la poignée de coffre de 1957 laisse la place à un grand sabre tout en finesse, sur les versions sans l’embouti. En 1959, ce sera un gros écusson, pas très esthétique.

Bouts d’aile et double banane de pare-chocs sur Cord L-29.

r e ç o i v e n t quelques innovations, qui aujourd’hui sont devenues presque de série sur toutes les voitures. Tout d’abord, la fermeture centralisée (par solénoïdes), que conducteur ou passager avant pouvaient commander, et permettre ainsi la fermeture des quatre portes. Autre innovation qui aura du succès au fil des ans, le régulateur/limiteur de vitesse (dénommé Auto-Pilot). Sous le capot, le carburateur reste un Carter mais est désormais un AFB (Aluminum Four Barrel) à la place du WCFB, et le Hemi sort désormais 345 ch (bruts). La production s’écroule de plus de la moitié. L’année voit en effet une récession dite “récession Eisenhower”, et tous les constructeurs boivent la tasse, même ceux qui avaient lancé de nouvelles voitures comme la Ford Motor Company avec son ultra-géantissime et massive Lincoln au style sans nul autre pareil ! “Longer lower wider*” disaiton à l’époque, mais là, ce fut “too much**” ! * plus long, plus large, plus bas ** de trop

Techniquement parlant, les modèles 1958

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Imperial 1957-1959


Afin de redonner un peu d’élan, les modèles seront un peu plus revus pour l’année suivante. Pour 1959, si certaines mises à jour sont discutables, d’autres furent les bienvenues. Au chapitre des changements malvenus, on retrouve l’avant des Imperial qui reçoit une calandre plus massive à dents avec des phares désormais alignés sur elle (et les espaces créés par la descente des phares remplis par plus de chromes) et des flancs chromés sur le bas des ailles arrière. A l’intérieur, la disparition des cadrans ronds cerclés de chrome à la faveur d’un compteur et de jauges linéaires dénote un certain manque d’inspiration. Enfin, les LeBaron reçoivent des doubles demi-lunes arrière pas forcément du meilleur goût (et pour un coût non négligeable, car ces “rings” étaient tous différents à cause de la forme de la tôle à cet endroit). Au chapitre des améliorations esthétiques et d’équipements, l’Imperial 1959 reçoit un pare-chocs arrière en forme d’ellipse, d’une pureté stylistique à se demander pourquoi il n’avait pas été lancé sur les modèles 1957. A l’intérieur, le client peut commander des sièges avant pivotants, fort pratiques pour s’extraire de la voiture avec moins de peine, ou encore le Mirrormatic (rétroviseur jour/nuit automatique). La sellerie est toujours aussi richement décorée, avec des options tout cuir de toute beauté. Par exemple, les LeBaron étaient proposées en 23 combinaisons d’intérieur (laines, soies, cuirs), avec même des inserts imitation bois sur les panneaux de portes, pour un intérieur plus cosy. Une autre avancée majeure pour 1959, mais invisible pour les clients, était le transfert de la production des Imperial dans une usine dédiée, à l’été 1958 (mais ça, on en parlera plus en détail dans un prochain numéro).

Des trois années, 1959 est celle qui offre le plus d’options de style et de confort. A l’extérieur, on retrouve sur les hardtops Southampton 5 propositions de toit : le toit peint classiquement, le toit peint en deux tons, le toit avec la partie Landau dans un texture noire granuleuse imitant le vinyle (Landau Roof), le toit avec la section avant recouverte d’un feuille d’acier inoxydable brossé (Silvercrest Roof) et le toit combinant l’imitation vinyle et l’inox (Silvercrest Landau Roof).

Les trois images en noir et blanc ci-contre montre la pose d’un Silvercrest roof, avec les différentes étapes, de la colle à la feuille inox, en passant par la “sous-couche”. Dernière étape, le décollage de la feuille protectrice.

Le tout nouveau V8 413ci “Wedge” de 1959 développant 350 chevaux.

A l’extérieur, pour les clients cherchant un peu de kitsch (ou de classe), le toit des Southampton pouvait être traité en “Silvercrest Landau Roof” : la section “landau” recevait un traitement noir imitant le grain d’un vinyle, et la section avant (plate) recevait une décoration intégrale en acier inoxydable brossé. Très joli à l’œil, mais attention à la grêle ! Ces deux éléments (la section en inox et la partie landau en noir) pouvaient être commandés séparément, et s’appelaient respectivement Silvercrest Roof et Landau Roof. Sous les capots des Mopar 1959, on ne retrouve plus aucun Hemi, définitivement mis au placard, car trop cher à produire. On retrouve donc un gros V8 de 413ci de cylindrée, dit “Wedge”, les chambres de combustion étant en “coin” (et non plus hémisphériques). Réglé à 350 chevaux, il est Imperial 1957-1959

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perial avait pour elle sa qualité de fabrication (somme toute en ligne avec les standards de l’époque, malgré le boom de la production pour 1957), son style en avance sur son temps mais sans extravagances, des mécaniques performantes … En fait, le plus probable vient du concurrent lui-même : Cadillac, bien établi, était la marque repère. Et pourquoi alors payer autant pour une Imperial, alors qu’on pouvait s’offrir une Cadillac, symbole ultime de la réussite sociale ? Une LeBaron 1959 avec ses doubles anneaux ca- Jim Nance (Packard) s’était cassé les dents ractéristiques. quelques années auparavant (et la marque venait d’encore plus haut), et Lincoln ne fit plus compact, et, grande amélioration, a l’al- non plus jamais d’ombre à Cadillac. Il en lumeur désormais devant lui, et non plus au sera de même avec Imperial : son existence fond coincé entre le moteur et la cloison sera en toute discrétion, sans même attirer l’attention de Cadillac, la marque vivotant pare-feu. jusqu’à sa disparition fin 1975 … Malgré tous ces efforts, la production plafonne à 17.269 exemplaires. A la décharge Les années 1957-1959 représentent donc de Chrysler, la corporation dut affronter une pour Imperial un âge d’or où des ingénieurs grève de 116 jours chez les producteurs de toutes sortes motivés, un bureau de style d’acier, ainsi qu’une autre grève de 134 jours doué et enthousiaste, tous ensemble, purent chez le fournisseur de vitres (Pittsburgh un temps créer un produit capable de chalPlate Glass). Enfin, 1959 vit la riposte de Ca- lenger le leader suprême Cadillac. Tout cela dillac avec des ailerons qui cette fois-ci ridi- fait que les Imperial 1957-1959 sont bien efculisaient ceux des Imperial de par leur fectivement l’expression la plus raffinée du hauteur (même si certains diront que l’es- Forward Look (“Finest Expression of the Forthétique de ceux des Cadillac laissent à dé- ward Look”). sirer …). On vous dit au prochain chapitre pour les Mais alors, pourquoi le déclin de la marque, modèles 1960 ! amorcé à l’époque la plus flamboyante du Adaptation pour Le Mag : F.M. style Exner, ne put jamais être contré ? Im-

Au fil des ans, la jointure au dessus des phares grandira pour prendra la forme d’un aigle stylisé aux grandes ailes en V. Une petite couronne dorée chapotte cette décoration sur les Crown et LeBaron.

On vous laisse compter les cabriolets !

Nouveauté pour 1959, les sièges avant pivotants permettant un accès facilité. Le client peut désormais aussi choisir les jantes 15”, les codes/phares automatiques, le rétroviseur jour/nuit automatique, la suspension arrière pneumatique (catastrophiquement pas fiable), mais aussi comme auparavant le régulateur de vitesse ou la climatisation double-unité. 26

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Imperial 1957-1959


Publicité de 1959 vantant la nouvelle usine dédiée aux Imperial. Le modèle présenté possède des roues de 14 pouces (reconnaissables par l’absence de trous de ventilation sur le pourtour des enjoliveurs. Avec une peinture noire brillante, des chromes plus abondants, on pouvait en effet comme cet enfant voir son reflet en entier dans la carrosserie, les pare-chocs ...


Cars & People : Packard 1930

Le New York Times nous fait rencontrer ici deux grandes dames : une charmante centenaire, et sa Packard Eight de 1930, qu’elle conduit et entretient toujours. Un instant rare de bonheur. Quand Margaret Dunning avait 10 ans, elle a perdu le contrôle du véhicule familial de ses parents, percutant une grange et en fracassant quelques planches. “Je suis rentré dedans, et rien n’a bougé” dit-elle, du haut de ses 101 ans.

Le bonheur automobile 28

ce sont de vrais chevaux sauvages que tu dois contrôler”. “Et c’est comme cela qu’il m’a expliqué les chevaux vapeurs” ajoute-telle. “Et j’ai bien tout compris”.

Après cela, Mademoiselle Dunning, fille unique, a conduit tout ce qui pouvait être “Cette voiture devait être habitée” dit-elle. “Et conduit à la ferme familiale, y compris un caje ne suis pas grande, donc j’avais des diffi- mion Maxwell et même les tracteurs. cultés à atteindre correctement la pédale de frein et d’appuyer suffisamment pour ralentir A ses 12 ans, son père mourut, et la Ford T la voiture. Elle m’a tout simplement échap- de son père devint la sienne. Sa mère, atpée.“ teinte d’arthrite aux pieds, ne pouvant pas conduire, lui obtint un permis de conduire Peu de temps après pourtant, elle a repris le pour ses 12 ans et la pris comme chauffeur volant, écumant les routes secondaires de pour tous ses déplacements. “Avec un peu Redford Township, un peu à l’ouest de Dé- de connaissance, un peu de fil et des épintroit, où sa famille possédait une ferme agri- gles, vous pouvez la faire tourner sans procole. A cette époque, cela faisait déjà 2 ans blème”, dit-elle en parlant de sa vieille Ford qu’elle conduisait. Avant l’accident de la T. “C’est la petite voiture qui a fait l’Amégrange, le père de Mademoiselle Dunning rique”. laissait souvent sa jeune fille tenir le volant pendant qu’il avait les pieds sur les pédales Elle adorait se balader seule en voiture, senet les mains aux commandes. Un jour, il la tant les parfums dans le vent sur les routes laissa faire seule non sans lui avoir fait la de campagne. On pouvait entendre les gens leçon. dire sur son passage “je crois que je viens de voir passer Margaret dans son nuage de “Tu sais ce que tu as entre les mains ?” dit- poussière”. elle, se souvenant des paroles de son père. “Tu connais la puissance que tu as sous le A cette époque, il y avait quelque chose de pied ?”. “Il m’a expliqué pourquoi, à la ferme, spécial dans l’air, une sorte d’excitation, de il était préférable parfois d’avoir plusieurs frénésie engendrée par l’industrie automochevaux pour exécuter certaines taches” dit- bile naissante. Henry Ford n’a pas seuleelle. “Mais à la minute où tu ne les tiens plus, ment été à l’origine de cela, c’était un voisin

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Cars & People


et un ami des Dunning, vivant à quelques minutes de là. “J’entends encore papa dire ‘Et bien Henry est dehors et je lui ai demandé de rester dîner’” dit-elle. “Maman faisait de la tarte aux airelles et lui en offrait parfois”. “Il disait que c’était sa tarte préférée - je crois surtout qu’il était très poli, mais il était adorable à se comporter comme cela”. Et elle ajoute : “Il portait tout le temps un chapeau à large bord avec une bande noire, chapeau qu’il ôtait systématiquement quand il vous adressait la parole, vous regardant droit dans les yeux”. Mademoiselle Dunning ne s’est jamais mariée, est allée à l’école à Wellesley dans le Massachusetts, pour rejoindre plus tard l’université du Michigan, afin d’y suivre des études de commerce. “Quand j’étais petite, maman m’a demandé ce que je voudrais faire plus tard. Je lui ais dit ‘acheter et vendre’, je pense que ça l’a surprise”. Elle arrêta les études lors de la grande dépression pour aider sa mère dans ses activité immobilières et finit dans la banque avec un grand succès. Tout ce temps, elle n’a jamais quitté ni Plymouth, sa ville adorée, ni même la maison où elle a vécu depuis ses 13 ans. Dans les années 40, elle et sa mère ont donné à la communauté ce qui est devenu aujourd’hui la bibliothèque Dunning-Hough. Elle a aussi offert plus d’un million de dollars au Plymouth Historical Museum. Son amour pour les voitures n’a jamais diminué. En 1943 elle a conduit un camion de la Croix Rouge comme volontaire et a possédé de nombreuses voitures de collection. Elle garde toujours chez elle une Ford A de 1931, une Cadillac DeVille de 1966 - qu’elle présente souvent lors de concentrations, une Cadillac Eldorado convertible et sa voiture de tous les jours, une DeVille de 2003. Le volant de sa vieille Ford T est toujours en bonne place, servant de butée de porte pour son garage. Mais son vrai amour est une Packard 740 roadster couleur crème de 1930, véhicule qu’elle possède depuis 1949. C’est cette voiture qu’elle a présentée au Concours d’Elégance of America à Plymouth l’été dernier. “J’ai vu la photo sur une petite annonce et j’ai couru droit pour l’acheter” dit-elle. “Le gars m’a dit que sa femme voulait une voiture fermée parce qu’ils allaient avoir des enfants. Il pleuvait ce jour-là à Detroit lorsque elle est arrivée sur sa remorque, je m’en souviens très bien. Mademoiselle Dunning ne se souvient plus combien elle l’a payée, ni combien de miles avait déjà fait le 8 cylindres en ligne de sa Packard. Elle n’avait pas été spécialement bien entretenue mais un ami l’a totalement restaurée. “Elle avait roulé sur les champs de manoeuvre sur une base militaire pendant la seconde guerre mondiale” expliqueCars & People

t-elle. “A cette époque, les soldats avaient avec les vieilles voitures : vous êtes tellebesoin d’un véhicule pour aller et venir du ment concentré à surveiller tout le reste que camp militaire à la ville, se la partageaient, vous en oubliez l’essence”. faisaient les fous avec”. Elle nous a dit avoir hâte de participer au Depuis sa restauration, la Packard est sur- concours de cet été parce qu’elle n’avait pas tout un show car, bien que Mademoiselle sorti sa Packard depuis des années. “Et puis Dunning s’en est servie bien plus que les 3 c’est juste un plaisir de revivre de vieux souou 4 sorties par an qu’elle lui consacre au- venirs et de revoir des gens qu’on n’a pas vu jourd’hui. “Cela a toujours été une voiture à depuis longtemps”. Ayant vécu l’époque de part, que j’ai différenciée des autres”, ajou- la carriole à chevaux et de la Ford T, Madetant qu’elle a eu quelques autres Packard. moiselle Dunning est étonnée par la techno“Elles sont vraiment faites de nobles maté- logie et le style des voitures modernes. Elle riaux” dit-elle. “J’adore le moteur, c’est vrai- a l’intention de s’acheter une nouvelle voiment du beau, du très beau travail de ture, mais ne sait pas quel modèle encore. finition”. “C’est tellement plus facile de conduire maintenant avec la direction et le freinage assisPackard, une marque haut de gamme pro- tés”, dit-elle. duite entre 1899 et 1958, a apporté de nombreuses innovations dans le design, comme “Avec les vieilles voitures, vous devez utilile volant moderne. Le roadster de Made- ser ce que j’appelle ‘la direction bras-musmoiselle Dunning a été construit à Detroit clés’. Mais avec une voiture comme la dans un complexe conçu par Albert Kahn, à Packard, c’est un vrai plaisir. J’aime vrail’abandon aujourd’hui, qui couvrait 32,52 ment beaucoup cette voiture ... enfin je veux hectares et a employé 40.000 ouvriers. En dire ... je l’aime quoi”. plus de luxueux véhicules, l’usine a fabriqué des avions de chasse pendant la seconde The New York Times guerre mondiale [NDLR : nous en parlerons Article : Mary M. Chapman. Crédits Photos & Vidéo : Fabrizio Costantini, & Channon probablement dans Le Mag en 2012]. Hodge. Mademoiselle Dunning continue à faire ses vidanges toute seule, mais confie surtout l’entretien de sa voiture à une petite équipe de techniciens maintenance dont l’un est un ami de 90 ans. “Il a des mains magiques” ditelle. Sa voiture a des ailes noires, un intérieur cuir rouge, un allume-cigare, une veilleuse liseuse de carte et une boîte à gants des deux côtés du tableau de bord. Le pare-brise se rabat sur l’avant, la banquette arrière rabattable devance un coffre extérieur. La boîte est une quatre rapports manuelle bien sûr. Pendant toutes ces années, Mademoiselle Dunning a conservé la même clé, l’originale. Ce n’est que récemment que, pour son anniversaire, ses amis lui en ont fait faire une copie avec son porte-clés si particulier. “J’ai été ravie d’en avoir une autre”, dit-elle. “Si j’avais perdu mon originale avant d’avoir cette copie, le serrurier aurait du passer une semaine pour me la refaire et encore, il n’aurait pas pu me refaire le porte-clés à l’identique”.

Retrouvez d’autres photos et une vidéo sur www.thefoudre.com (voir encadré ci-dessous).

Mademoiselle Dunning qui est membre de nombreux clubs, y compris le Michigan Region Classic Car Club of America, dit que sa Packard ne lui a jamais vraiment causé d’ennuis, saufs quelques problèmes avec le bouchon du réservoir d’essence lorsque celle-ci était chaude : elle s’évaporait avant le carburateur. “Vous attendez qu’elle refroidisse, vous redémarrez et c’est reparti” dit-elle. “Je ne suis jamais tombée en panne d’essence avec”, dit-elle en souriant. “C’est classique Cet article est une petite perle trouvée sur le New York Times par Denis Eveillard (alias The Foudre), traduit par ses soins : http://www.thefoudre.com/une-packard-et-sa-jeune-pilote-nee-en-1910-597-whatsup.html WWW.AMERISUD.FR

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Expo à la foire

La communauté des communes de LacqArtix (64) avait invité AmeriSud à s'exposer, le thème 2011 de la foire étant ... l'Amérique ! Un temps magnifique, la victoire de la France en rugby (c'était la 1/2 finale...) et un public nombreux ont contribué au succès de ce week-end d'octobre.


10 ans de Quartier Libre !

La météo n’est pas toujours au rendez-vous. Tant pis, on vient quand même !!! Tout a débuté il y a 10 ans lors d’une conversation entre Jean, Stéphane et Guillaume, l’idée de créer un rassemblement mensuel ouvert à tous les amateurs de véhicules anciens, de sport ou de prestige, une rencontre libre et informelle dans un site capable de rassembler un grand nombre de véhicules. Sitôt dit, sitôt fait … ou presque : le premier “rencard” sur le Parking de Quartier Libre à Lescar (64) ne rassemblait que 25 voitures, celles des protagonistes de l’événement et de leurs amis proches pour l’essentiel.

Au rencard, on voit de tout. Récentes, anciennes, flower power, populaires européennes, luxe anglais, italiennes ...

Convivial et éclectique, le “rencard” est très vite devenu un rituel incontournable pour de nombreux passionnés et il n’est pas rare aujourd’hui de voir 100 à 150 véhicules exposés parmi lesquels l’automobile américaine est très largement représentée … et cela ne doit rien au hasard : Philippe Courant, Président d’AmériSud, est non seulement un “fidèle” de la première heure mais aussi l’interlocuteur “officiel” de tous les passionnés d’US Cars dans le cadre du rencard. Les protagonistes et les piliers de ce rassemblement sont aussi en majorité amateurs de véhicules “Made in USA” et sont tous aujourd’hui membres d’AmériSud … Pas de hasard, vous dis-je ! NB : pour suivre l’actu de notre rassemblement, il suffit de se rendre sur le web à l’adresse suivante : http://h.margolles.free.fr/le_rencard/le_rencard.htm

Rencard Story

Jean Robert Quartier Libre - 06/11/2011

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Les temps anciens

Deux photos pour ce mois-ci, d’époque ... Tout d’abord un joli embouteillage par temps très froid et neigeux, où la conduite de “early Fifties” devait être quelque chose d’assez “rock’n’roll”. Ci-dessous, un parking à New York au début des années 50. Trouvez-nous les 2 Packard ! Les photos de Life Magazine peuvent se retrouver sur Google en rajoutant “source:life” au(x) critère(s) de recherche.

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Rendez-vous au prochain numéro ...


Le Mag d'AmeriSud #04  

Le Mag d'AmeriSud #04

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