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Agriculture du Maghreb N째 56 - Dec.2011 Janv. 2012






Agriculture du Maghreb N째 56 - Dec.2011 Janv. 2012


Edito

Edito EDITIONS AGRICOLES Sarl de presse Au capital de 100 000,00 dhs R.C.: 127029 I.F.: 01006251 Patente N° : 35870166 Autorisation : SP04 22 bis, rue des Asphodèles Résidence Zakia - Beauséjour Hay Hassani - 20200 Casablanca Tél. : 212 (0) 522 23 62 12 212 (0) 522 23 82 33 Fax : 212 (0) 522 25 20 94 agriculturemaghreb@gmail.com www.agriculturedumaghreb.com

Directeur de publication Gérard COUVREUR

Rédacteur en Chef Ingénieur Agronome Abdelhakim MOJTAHID

Journalistes Ingénieurs Agronomes Abdelmoumen Guennouni Soumia EL MAHDAOUI Hind ELOUAFI

Ont participé à ce numéro : Prof. M’hamed Hmimina Prof. SRAÏRI Prof. Bouzrari Prof. A.Bamouh Prof. A. Ezzahouani Prof. A. Chamekh Dr. Abbès Tanji

Facturation - Abonnements Khadija EL ADLI

Conception Graphique Yassine NASSIF

Imprimerie PIPO

Régie publictaire France Idyl SAS. 1154 Chemin du Barret 13839 ChâteauRenard Tél. 04 90 24 20 00 Contact : Mme. Brigitte SENECHAL bsenechal@idyl.fr

Tous droits de reproduction autorisés avec mention impérative et complète du journal.

2012

Pour que notre développement ne soit pas qu’un vœux pieux Il y a quelques jours, en une seconde, nous sommes passés de 2011 à 2012 - serpentins, flon flon et bonne année ! - laissant derrière nous de nombreux problèmes dont l’énoncée aurait bien quelque chose d’inquiétant, si nous n’avions cette extraordinaire capacité à rêver, au moins l’espace d’une soirée. Davantage ne serait pas sérieux ! Car franchement, les quelques orientations des activités humaines dans le monde, recueillies ces derniers mois, justifieraient bien de vraies réflexions pour tenter d’en inverser le cours. Cette nouvelle année en est une belle occasion. Voici donc que la population augmente. La stabilisation du nombre d’habitants à 9 milliards de terriens en 2050 est selon l’ONU, loin d’être acquise. Et déjà vers la fin du mois d’août, quelques naissances anonymes ont fait franchir à l’humanité le cap des 7 milliards d’habitants. Autre sujet d’inquiétude dans le monde ! Les zones sèches représentent actuellement 40% des terres émergées, tandis que plus de 50% des terres agricoles, dont l’Afrique du Nord, offrent des signes plus ou moins sévères de désertification alors que le niveau de nos ressources aquifères non renouvelables diminue. Que dire aussi de la machine climatique qui s’emballe et que les négociateurs à Durban

ont à peine réussi à calmer. Une augmentation de 2 petits degrés Celsius par rapport aux températures préindustrielles seraient déjà un désastre, souligne le climatologue James Hansen, alors que le monde se dirige comme un somnambule vers des températures supérieures. Et puis, sans rapport de cause à effet, « coup de chaud » sur nos importations alimentaires en hausse de plus de 30% fin 2011 ! En cause, la faiblesse d’un secteur agroalimentaire, alors que le Maroc est loin d’avoir exploité tout le potentiel concurrentiel dont il dispose. En revanche, « coup de froid » climatique cette fois sur nos productions d’agrumes et de tomates (un peu de frilosité sur les prix aussi), mais qui ne devrait pas avoir d’incidence fâcheuse sur le résultat de nos exportations. Un point de satisfaction enfin à propos de la nomination de Monsieur Aziz Akhannouch à la tête du ministère de l’agriculture, qui va ainsi pouvoir continuer le développement du Plan Maroc Vert dont il est l’initiateur. Toute notre équipe vous souhaite une excellente nouvelle année !

Gérard Couvreur

Directeur de publication Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012






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77 59 60 75 67 11 89 90 41 81 25 55 79 21 73 82-83 22 18 80 28 65 17 7 99 36 37 61 19 71 103 35 27 26 13 70 22 15 37 57 22 67 29 2 23 104 108 14 69 97 91 105 63 93 107 4 16 24

PETITES ANNONCES 106

SIFEL Agadir

43

Agro Expo Filaha à Alger

50

Professionalisme, internationalisation Forte participation marocaine

Conduite culturale du fraisier au Maroc

54

Agrumiculture méditerranéenne

62

Désherbage du blé et de l’orge

72

Interview

84

Les oléagineuses

85

La confusion sexuelle

88

Tracteur agricole

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Une campagne quasi stationnaire Campagne clémentine dans le Gharb et dans le Souss Bilan de 2010-11 Recommandations pour 2011-12

M. André Goig, Directeur régional EAME Syngenta

Des cultures à promouvoir pour la sécurité alimentaire du Maroc

Un tournant phytosanitaire pour répondre à l’urgence et penser au long terme Prévention des risques d’accidents

Charançon rouge du Palmier

100

L’élevage ovin au Maroc

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Situation actuelle au Maroc

Evolutions récentes et perspectives

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Actu Monde

Surconsommation alimentaire

Le vrai risque pour l’avenir Les Nations Unies ont annoncé que le genre humain vient de franchir la barre des 7 milliards. Les terriens deviennent-ils trop nombreux pour leur planète aux ressources limitées ? Tout dépend d’une autre cause autrement plus terrifiante : la surconsommation. L’impact environnemental de l’être humain dépend du niveau de sa consommation de ressources naturelles et de sa production de déchets. Voila donc les deux grands leviers à considérer, si l’on souhaite limiter la dégradation de l’écosystème planétaire. Or, c’est la gourmandise des consommateurs plutôt que leur nombre qui représentent le principal défi écologique de notre temps. Pourtant, les 7 milliards

d’humains ont déjà commencé à s’attaquer au problème démographique. Dans les soixante dernières années, le nombre d’enfants par femme est passé d’environ 6 à 2,5. Une tendance qui laisse espérer un monde où la population continuera de croitre de moins en moins, jusqu’à atteindre un plateau avoisinant les 10 milliards d’habitants vers 2100. Le problème est que la consommation est loin de montrer le même genre

Bille Gates

L’agriculture peut réduire la pauvreté Invité du G20 à Cannes, le milliardaire philanthrope fondateur de Microsoft, plaide pour un renforcement de l’aide au développement. Bill Gates a reçu le prix de la branche américaine du Prog-



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gramme Alimentaire Mondial (PAM), pour son engagement dans la lutte contre la faim. Choqué qu’au XXIe siècle, la planète souffre encore de la faim et de la pauvreté, il livre un plaidoyer en faveur de l’aide aux programmes agricoles, gage de « stabilité et de croissance ». A ce jour, la fondation Bill Gates a versé

d’essoufflement. Tous visent (même les plus riches), une croissance économique maximale et infinie. D’ici à 2050, la taille de l’économie mondiale pourrait tripler. Et si l’on peut compter sur la fin de l’accroissement des effectifs qui composent l’humanité – amélioration de l’accès à l’éducation et autres mesures qui favorisent la baisse de la natalité- aucune halte à la croissance économique n’est même envisagée. Les plans d’action font défaut et, en vérité, rares sont ceux qui voient une limite à l’enrichissement infini. Il faut dire que ralentir le train de vie de l’humanité sans

enfermer les pauvres « qui font des enfants » dans la misère, nécessiterait certains sacrifices des riches « qui n’en font plus ». C’est ce monstre là qui est le plus terrifiant.

5,8 millions d’euros à six organnisation de secours d’urgence qui opèrent en Ethiopie, Kenya, Somalie… pour améliorer les sols, acheter des semences performantes… « La Banque mondiale, précise Bill Gates, a montré que le meilleur invv vestissement pour réduire la pauvreté est en fait l’agriculture. Pour presque toutes les récoles en Afrique, précise le Président de la Fondation, on peut doubler la productivité, mais tout cela prend du temps. L’une des initiatives les plus prometteuses concerne le maïs résistant à la sécheresse. Nous avons financé les rechercv ches et 2 millions de paysans en profitent déjà en Afrique de l’Est. Et grâce à ce maïs, les rendements vont augmenter de 30% d’ici 2016 pour 40 millions de personnes et pour 13 pays de l’Afrique subsaharienne. Nous ne pouvons pas, et nous ne devons pas nous détourner des plus pauvres. C’est un message que j’ai porté à Cannes au G20. Je voudrais donner l’exemple de la Chine et du Brésil qui sont des

exemples de pays qui recevaient de l’aide et qui ont réussi à réduirv re la pauvreté de manière spectv taculaire. Tous les deux ont une expertise significative : le riz pour la chine, le soja pour le Brésil. Dans mon rapport, j’appelle les dirigeants à tenir leurs promessv ses, même en ces temps difficiles. Nous pouvons mettre en place des outils qui agiront de manière efficace. Qu’il s’agisse de taxes sur le tabac, le carburant aérien, ou encore les transactions financv cières. » A une question concernant l’implication des hommes d’afffaires, Bill Gates répond : « Je ne dirige pas le monde et je n’y aspire pas. Mais je pense qu’i serait sain qu’une partie des hommes politiques ait l’expérv rience du monde des affaires. Il y a des leçons à en tirer. Le fait que je connaisse la loi du profit et les entreprises à caractère scientifv fique, m’a aidé à la tête de ma fondation. La philanthropie peut bénéficier de ce mélange. Il en va de même pour les gouvernants. »

Depuis 1820, le nombre d’humains a plus que quintuplé tandis que le revenu par habitant a été multiplié par plus de huit. Produire de la nourriture consommée par une personne en une journée sur la base d’un régime alimentaire carné, typique en occident, demande environ 5.000 l d’eau, contre 2.700 l pour un végétarien.

Source : Le Monde


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Actu PRODUIT

L’Arganier se dote de son congrès international L’arganier était au cœur des débats lors du premier congrès international organisé à Agadir du 15 au 17 décembre, sous le thème : « Acquis et Perspectives de la Recherche Scientifique sur l’Arganier », par l’Agence Nationale de Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA), en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture, le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et l’INRA. Plus de 400 personnes ont pris part à cet événement qui deviendra désormais annuel (institutionnels, associations, enseignants, chercheurs...). Au programme de la rencontre, les acquis et perspectives de la recherche scientifique sur cet arbre endémique de la région. Cette première édition avait pour objectifs de renforcer le partage de connaissances scientifiques et techniques entre les spécialistes de la communauté scientifique



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nationale et internationale, les gestionnaires forestiers, les acteurs économiques et les utilisateurs ainsi que la contribution à la consolidation du plan d’action visant le développement d’une filière arganier sur des bases scientifiques solides. En effet, fascinés par l’arganier, plusieurs chercheurs marocains et étrangers se sont penchés depuis plusieurs années sur l’étude des aspects liés à sa biologie, ses exigences

éco-géographiques, son environnement socioculturel et ses vertus. Différentes recherches scientifiques ont ainsi porté sur les aspects liés à la variabilité génétique, la caractérisation morphologique et physiologique, l’évaluation de la diversité génétique sur la base de marqueurs moléculaires, la germination, la production de plants, la culture in vitro, la tolérance au stress abiotique, la domestication de cette espèce endémique, la valorisation de son huile, les impacts socioéconomiques et de développement durable. Cependant, la mise en application des résultats de ces recherches sur le terrain est confrontée à des difficultés dues à l’absence de coordination entre les différents acteurs. D’où l’organisation de ce congrès qui ambitionne d’apporter une solution à cette problématique en vue d’une meilleure coordination des programmes de recherche dans ce domaine.

Principales recommandations - La création d’un pôle d’excellence de la recherche sur l’arganier et son écosystème assurant une meilleure synergie entre les différents partenaires. - La modernisation des pépinières, pourquoi pas des pépinières agrégées comme ce qui se fait pour les autres espèces. - La création de laboratoires de culture in vitro. Une technique qui nécessite une plus grande implication des chercheurs pour résoudre un certain nombre de problèmes. - Les connaissances sur les techniques avancées sont fragmentaires et nécessitent une intégration et des compléments pour améliorer le référentiel technique à adopter sur le terrain - La création d’un réseau d’experts sur la qualité des produits de l’arganier - La mise au point d’un kit rapide de détection de l’adultération de l’Huile d’argan - L’obligation de fournir les bulletins d’analyse à l’échelle nationale comme à l’export pour la sécurité du consommateur - Le Transfert de l’information scientifique aux intervenants de la filière, notamment en ce


qui concerne l’impact de l’adultération de l’huile d’argan - l’élargissement des études cliniques sur l’impact de l’huile d’argan sur les pathologies cardiovasculaires à un plus large panel pour une meilleure significativité - La mise en place d’études du type Coût/ Bénéfice, mettant en évidence l’importance socioéconomique, sensorielle et habitudes alimentaires impliquant une sélection variétale garantissant une durabilité de la production concurrentielle - Des institutions nationales et étrangères, particulièrement le CIRAD ont exprimé leur souhait de développer davantage leur collaboration, de mettre en place de nouveaux projets de recherche et de trouver les financements pour leurs réalisations. - En ce qui concerne l’utilisation des sous produits de l’arganier dans l’alimentation animale, le débat a porté sur l’encouragement de la recherche dans ce domaine. En effet, Il été démontré que le rapport bénéfice/coût était largement en faveur de l’utilisation des tourteaux d’argan. - La tolérance à la sécheresse est conditionnée, entre

autres, par la richesse des feuilles et des fruits en cires. Il a été noté que la composition et la richesse en cires varient avec le site et l’organe (fruits et feuilles). D’autres recherches sont nécessaires pour mieux comprendre le rôle des cires et des autres composés dans la résistance à la sécheresse et aux maladies et ravageurs. - Les études sur la valorisation de la pulpe des fruits sont très limitées et doivent être encouragées. Il a été démontré par exemple que la forme des fruits et le degré de leur maturité influencent la composition chimique de la pulpe. De même, dans de telles études, toute la chaine de production, du ramassage à l’extraction, doit être prise en considération. Par ailleurs, l’impact de l’infestation des fruits par Ceratitis capitata sur la qualité des produits de l’arganier n’est pas connu. Des programmes de recherche sur ce ravageur doivent être développés. - L’utilisation de produits de l’arganier est très prometteuse pour la lutte contre les maladies infectieuses aussi bien humaines qu’animales. Un nouvel outil, la bioinformatique, a été présenté pour évaluer l’efficacité de différentes molécules. Ces recherches sont à leur début et doivent par conséquent être encouragées. - La fondation Mohamed VI a exprimé sa volonté de

collaborer avec toutes les institutions de formation et de recherche pour trouver d’autres sources d’énergies susceptibles de réduire la consommation du bois de l’arganeraie, comme le Biogaz - La nécessité de conduire des études du milieu humain, son évolution et ses interactions avec les ressources naturelles (anthropologie)  Evaluation des coûts du travail, de la dégradation, des biens et services ; Dans le cadre de l’économie verte (développement durable), l’exemple de l’Arganier peut être très illustratif ; Etude de la filière « huile argane » de l’amont à l’aval : production durable de la matière première, sa transformation (qualité) et sa valorisation ; Etude des interactions Marché-Développement durable (pressions); - La nécessité d’entamer des recherches sur les aspects technologiques : concassage, extraction de l’huile, etc.

Signature de deux conventions Le congrès était l’occasion de la signature de deux conventions portant sur l’organisation de la filière arganier. - La première entre le ministtère de l’agriculture, le Haut Commissariat aux eaux et forrêts, l’Agence nationale pour le développement des zones

oasiennes et de l’argganier (ANDZOA), la Fédération marrocaine interprofesssionnelle de l’argane, d’une part et la Fédération maroccaine des associattions des ayants droit usagers de l’arganier, d’autre part. Elle vise la mise à niveau des connaissances enfants des ayants droit, leur accompagnement et leur formation dans l’objectif de moderniser et améliorer les performances socioéconommiques, environnementales et techniques de la filière de l’arganier. - La seconde convention, entre l’ANDZOA et la Féddération interprofessionnnelle marocaine de l’Argane, s’inscrit dans le cadre du Plan Maroc Vert en vertu duquel les principales filièrres agricoles font l’objet, pour leur développement, d’une contractualisation des relations entre l’Etat et les interprofessions respectives. Elle définit les engagements des deux parties : ceux inhérents à la profession, représentée par FIMARANE, pour l’accroissement de la production, des investissements et des emplois, et ceux incombbant à l’admministration, représentée par l’ANDZOA, consistant à créer un cadre juridique et économique permettant l’exercice de l’activité agricole dans les meilleures conditions possibles. Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012




Actu Produit

Dessalement d’eau de mer au Maroc Le dossier de dessalement d’eau de mer dans la région d’Agadir est en gestation depuis 2007. La baisse du niveau des nappes phréattiques et les sécheresses engendrant des taux de empplissage irréguliers des barrrages, imposent largement un tel investissement. Brahim Sadik, directeur régional de l’ONEP a récemmment annoncé le lancement d’un appel d’offre pour l’aménagement d’une stattion de dessalement située entre Taghazout et Tanuri et pouvant générer un débit de 100.000 m3/jour pour un investissement estimé à 1,2 milliards de dh. Une seconde tranche devrait doubler le débit, soit 200.000 m3/jour

à l’horizon 2030. Les travaux de la première tranche devvraient être achevés en 2015. Un dossier de dessalement à Tan-Tan est également bien avancé et pourrait renforccer dès 2014 l’alimentation en eau potable de la ville. Financée par le Fond arabe de Développement Econommique et Social, l’opération nécessitera un investissemment de 190 millions de dh et générera un débit de 8.600 m3/jour.

Les importations européennes sont source de pénurie d’eau Selon l’ONG « Les amis de la terre », les réserves monddiales d’eau douce sont mennacées par les importations europpéennnes. Le rappport préccise qu’en Europpe, la

Climat

« On ne eut pas négocier avec la nature » Le président des Maldives, Mohamed Nashed met les pays riches et émergents face à leurs responsabilités. Les Maldives, un chapelet

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de quelques 1.200 iles à fleur d’eau dans l’océan Indien, est l’un des pays les plus vulnérables au réchauffement. « Un jour,

consommation domestique est de l’ordre de 1.500 l/jour/ personne, en précisent touttefois que cela ne tient pas compte de la consommation indirecte et notamment, l’eau utilisée dans la producttion de marchandises importtées (café, fruits et légumes, autres). Aussi, la consommattion quotidienne/jour/perssonne, serait réellement de 4.750 l d’eau.

40 millions de m3/jour d’eau dessalée dans le monde. La capacité mondiale de production d’eau potable est de 500 millions de m3/jour, dont 75 % est destinée à la consommation humaine et le reste à usage industriel et agricole. 8% de cette quanttité, soit 40 millions de m3, sont produits par les 15.000 unités de dessalement de l’eau de mer (30 millions

à New York, ils verront de l’eau dans leur salon et ils se diront : tiens, le changement climatique est une réalité ». A terme, le réchauffement, même s’il ouvre de nouvveaux espaces où peuvvent s’acclimater certains animaux ou végétaux, « il représente un risque sérieux d’extinction pour au moins

de m3/j) réparties dans 120 pays. A noter que dans certtains pays du golf, 60% des besoins en eau sont satisfaits par le dessalement d’eau de mer. La plupart des Etats du pourttour méditerranéen ont opté pour cette solution, afin de faire face au déficit en eau : l’Algérie dispose d’une cappacité installée de 600 m3/j, l’Espagne 2,5 millions de m3/j, la Lybie 900.000 m3/j et Malt 150.000 m3/j (le desssalement offre 60% de l’eau potable de l’ile).

10% des espèces mondv diales » préviennent les chercheurs, « il y aura des gagnants et beaucoup de perdants ». Pour l’heure, la dégradation des milieux naturels constittue la plus forte menace pour une faune et une flore déboussolées.


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Actu Campagne

Céréales Sérieuses menaces sur la campagne Abdelmoumen Guennouni

Après deux années bien arrosées, les agriculteurs ont l’impression cette campagne de revivre le cauchemar des années sèches. En effet, le mois de décembre n’a pas enregistré les précipitations nécessaires au démarrage des cultures et la poursuite du cycle céréalier normal. De même, des problèmes de disponibilité de semences et enggrais ont empêché la plupart des agriculteurs de procéder à la mise en place des cultures à temps. En conséquence, on note cette année, une hétérogénéité jamais observée à travers le pays et une baisse importante des superficies emblavées. En début de cette campagne, les seules précipitations significatives se sont produites autour de la mi-novembre et sont le principal critère permettant de faire le distinguo sur l’état des cultures. Ainsi, les semis précoces effectués avant les précipitations de la deuxième décade de novembre (10-15% des superficies emblavées) sont dans un bon état végétatif dans la Chaouia, le Gharb, … L’état actuel (fin décembre) des champs varie entre 2-3 feuilles et tallage dépassé, avec des plantes d’une hauteur de 20 cm environ et présentent une bonne densité (taux de tallage élevé, bonne couverture du sol). Certains agriculteurs qui se trouvent dans ces cas, ont commencé le désherbage chimique, même si ça présente quelques risques en période de manque de précipitations. Cependant, selon ces céréaliculteurs, les brumes nocturnes et matinales assurent une humidité suffisante pour

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éviter tout risque de phytotoxicité. A remarquer aussi que dans les sols lourds des zones d’accumulation d’eau, de petites superficies ont été ressemées et se développent normalement en raison de l’état d’humidité du sol dans ces

endroits. Il faut signaler aussi qu’un grand nombre d’agriculteurs ont semé sans apports d’engrais de fond, vu le manque d’engrais à ce moment et les prix qu’ils avaient atteint. De même, on note un début de jaunissement dans les semis les plus précoces sur les parcelles ayant eu comme précédent soit des céréales ou des légumineuses et qui ont moins résisté que les jachères travaillées Par contre, les semis effectués après ces précipitations (la majorité des superficies céréalières emblavées, certains parlent

germination et une grande irrégularité de levée. Le peu de grains ayant germé a arrêté sa croissance par insuffisance d’humidité dans le sol (Ouled Saïd, Ouled Hariz, …). Certaines régions à sol sablonneux et à faible capacité de rétention (Doukkala, …) ont connu un manque de germination quasi généralisé et certains agriculteurs vont jusqu’à accuser les semences Sonacos d’avoir des problèmes de germination. D’autres régions au sud d’une ligne passant par Settat (Rhamna, …), habituées à semer après les précipitations automnales

de 90% et plus) n’ont pas été suivis de pluies et ont peu germé. Les travaux d’installation des cultures ont desséché la partie superficielle du sol dans laquelle se trouvent les grains entraînant un très faible pourcentage de

n’ont pas pu le faire vu que la faible pluviométrie tombée en novembre n’a pas suffi à ameublir un sol trop dur et tassé par le pâturage estival. Par ailleurs, par ci par là, des agriculteurs sont encore en train de semer sur des


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Actu Campagne

parcelles éparpillées à travers l’ensemble des régions céréalières.

Cas des multiplicateurs Dans cet ordre d’idées, il est important de souligner le cas particulier des multiplicateurs contractuels avec la Sonacos, susceptibles d’assurer les semences de la campagne 2012-13. En effet, ces céréaliculteurs habitués à être les premiers à semer n’ont reçu les semences de base (G4) qu’en fin novembre-début

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décembre (retard dû aux analyses…) et n’ont pu semer qu’en décembre. Actuellement, les grains sont dans le sol, mais sans aucune chance de germination si les pluies n’arrivent pas, mettant en danger non seulement le résultat de cette année, mais aussi les semences de la campagne suivante. A signaler que certains agriculteurs ont commencé à arroser soit au moyen de pivots ou d’asperseurs, s’ils en sont équipés, soit en ayant recours à un arrosage

par inondation à l’aide de gaines en plastique.

Suite de la campagne  A quoi faut-il s’attendre? Si l’état actuel se poursuit (ce qui est fort probable à cause de l’anticyclone des Açores), les semis considérés comme tardifs ne pourront pas continuer longtemps à résister, surtout avec la vague de froid et les gelées. Par ailleurs, même en cas de survenue de pluies,

il faut rappeler qu’on est en janvier, donc un raccourcissement du cycle de plus de 2 mois çàd le tiers est perdu. Il faudra s’attendre dans le meilleur des cas à un rendement hectare diminué d’au moins la moitié. Prévoyant ce risque, de nombreux producteurs prévoient de reprendre leurs champs en légumineuses tardives (pois chiches), si les conditions ne s’améliorent pas. Il faut rappeler que le semis des pois chiches s’effectue


Météo D’après la météorologie nationale, les cumuls enreggistrés au cours des deux premières décades de déccembre montrent un déficit par rapport à la normale d’au moins 50% sur l’enssemble du pays. Elle rappelle aussi que les normales pluviométriques du mois de décembre osccillent - entre 200 et 100 mm sur l’extrême Nord Ouest - entre 50 et 100 mm sur le reste de la région Nord - autour de 40 à 70 mm sur le centre - sur les autres régions les quantités sont parfois beaucoup plus faibles De même, les prévisions à moyenne échéance de la météorologie nationale ne prédisent pas de pluies jusqu’au 5 janvier 2012.

généralement vers la fin de l’hiver selon les régions. Autre indicateur des craintes des éleveurs de la survenue d’une mauvaise campagne, les prix de la paille commencent à grimper, accentuées par un manque de l’offre dû au phénomène de rétention par les agriculteurs ou

les intermédiaires qui attendent de voir venir (spéculation, augmentation plus importante). La botte de paille qui se vendait entre 7 dh et 7,50 avant la mi-décembre atteint aujourd’hui le double et risque de poursuivre sa hausse. Concernant la poursuite

des travaux, tout est en stand-by dans l’attente de la clémence du ciel. Habituellement, c’est la période où les agriculteurs procèdent au désherbage chimique et à l’apport d’engrais azotés de couverture, opérations impensables dans l’état actuel de pluviométrie.

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Actu

Irrigation par centre pivot Le pivot est l’un des systèmes d’irrigation modernes utilisés en agriculture pour mieux valoriser les ressources en eau, particculièrement dans les régions arides de grande culture. L’effet améliorant de l’irrigation par le pivot sur la productivité est incontestable aussi bien dans l’absolu que par rapport à l’irrrigation gravitaire. Cet effet est fonction de nombreux facteurs dont l’étage climatique, le type de sol et la conduite technique. Mais d’une manière générale, la productivité sous pivot reste meilleure et comparable à celle d’une bonne aspersion mobile. Ce sont les caractéristiques du terrain (forme géométrique, supperficie, pente, obstacles,…) qui déterminent le nombre, le type et la taille des pivots à installer. Pour que le projet puisse préssenter un intérêt, il doit permetttre d’irriguer un maximum de surface et ne laisser que peu de «chutes» de terrain sans irrigattion ou pouvant être compléttées avec les autres systèmes. Pour un projet d’envergure, il faut une maîtrise parfaite de la

technologie des pivots par le personnel amené à s’occuper de l’entretien par la suite. Le monttage est justement l’occasion pour la formation de ce perssonnel, d’autant plus que pour les premiers pivots, l’opération est réalisée avec l’assistance du fabricant. Le pilotage de l’irrigation par le pivot peut être réalisé dans la pratique en utilisant divers moyens simples, comme la technnique des micros lysimètres, 16

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le bac type classe A, les tensiommètres ou le calcul d’ETP. Mais d’une manière générale, dans beaucoup d’exploitations agriccoles, c’est surtout le pilotage à vue autour des valeurs de restittution de référence (1 à 7 mm/j), fonction de l’époque de l’année (hiver, printemps, été), de l’étage climatique, de l’exigence et du stade de la culture, qui est le plus souvent pratiqué. Comme pour les autres systèmmes (aspersion, gaine, goutte à goutte), la qualité de l’irrigation d’un pivot dépend entre autres, de la qualité de l’étude hydraullique et du plan de busage proposé par le fournisseur. Que l’étude des pivots soit réalisée par le fournisseur lui-même (projet clé en main), ou par l’utilisateur, il faut des données fiables sur les caractéristiques du terrain (plat, pente), la structture de l’appareil (longueur, distance entre cannes) et les données hydrauliques (débit, pression) pour optimiser le plan de busage. Dans beaucoup de domaines

l’introduction du pivot a apportté des changements profonds aux systèmes de culture et de production existants. Ainsi, le système de monoculture d’orge ou de blé des zones arides et semi-arides a cédé sa place aux cultures irriguées avec un progrès spectaculaire sur la productivité. De même, il a été possible d’introduire des culturres dérobées d’été comme le maïs ensilage en plus de l’élevvage intensif.


Medfel 2012 24/25/26 Avril 2012

Perpignan - France Organisé par Sud de France Développement et la Région Languedoc-Roussillon, le salon international d’affaires des fruits et légumes, du transport et de la logistique de l’Euro-Méditerranée (Medfel) met cette année l’Italie à l’honneur et place la tomate en vedette. Le Medfel contribue aux échanges commerciaux entre les différents acteurs de la filière fruits et légumes des pays de la zone EuroMéditerranée. Ce salon qui reste à taille humaine permet d’organiser 3 000 rendez-vous d’affaires entre acheteurs et entrepreneurs du monde entier. Ces rendezvous B to B débouchent sur des résultats concrets pour les 300 exposants et 5000 acheteurs internationaux attendus sur place. Sud de France Développement y soutient les producteurs, les metteurs en marchés, et les chargeurs (dont les petites entreprises) du Languedoc-

l’économie des pays de la zone méditerranéenne. Des plateaux TV, retransmis en direct sur le salon, renforcent aussi sous forme de débats et de conférences, la connaissance des filières fruits et légumes dans l’Euro-Méditerranée à travers différentes thématiques liées à l’actualité. C’est pourquoi, le Medfel constitue un événement fruits et légumes singulièrement pluriel. Il revêt une dimension économique et géopolitique à part, même si le fil rouge de cette édition reste le business entre les différents acteurs de la filière fruits et

Roussillon dans leur prospection de débouchés à l’export. Le Medfel consolide ainsi les partenariats euroméditerranéens autour des fruits et légumes, secteur de première importance pour l’agriculture et

légumes, de la production à la commercialisation en passant par le secteur de la logistique du froid et du frais. Pour participer au salon, les dossiers d’inscription sont à télécharger sur le site: http://www.medfel.com Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

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Actu Salon

Le salon leader du Bio Le Biofach, le salon leader mondial du bio, ouvrira ses porttes du 15 au 18 février 2012 à Nuremberg en Allemagne. Sous le thème « Journées des Visionnaires », les organisatteurs mettront en avant la force d’innovation du secteur du bio et des exposants au niveau international. Avec ses propres événements au Japon, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, en Chine et en Inde, le BioFach est présent sur ​​5 continents, et constitue la plate forme princcipale pour les professionnels impliqués dans la production et le commerce des produits biologiques : frais et transformés, d’origine végétale et animale, boissons, huiles, ingrédients… Comme chaque année, le salon abritera le concours de la meilleurre huile d’olive biologique. Plus de 250 producteurs d’huiles d’olives

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Conjointement avec le Vivanness, le salon leader mondial du cosmétique naturel, BioFFach attire près de 2500 expossants, dont les deux tiers de l’étranger et presque 45.000 visiteurs de 130 pays. L’Inde sera le pays à l’honneur de l’édition 2012. Avec 40 expposants sur plus de 1.000 m², le pavillon indien représentera l’ensemble de cette nation qui compte 677.000 petits agricult-

principales régions en producttion biologique bénéficient de subventions pour l’élargisssement des leurs activités et pour leur marketing à l’internnational. Quant aux pays du Maghreb, l’édition 2012 connaîtra la partticipation de l’Algérie avec 4 exposants et la Tunisie avec 14 exposants. Le salon regrette cependant l’absence totale d’exposants marocains.

Les marchés biologiques - Marché mondial : croissance de + 5%, atteint 55 milliards USD - Marché des Etats-Unis: le plus grand marché du monde avec 24,5 milliards USD - L’Allemagne est le plus grand marché en Europe et le 2e marché mondial avec 6 milliards d’Euro de chiffre d’affaires provenant de 25 pays sont attenddus à cette compétition.

teurs biologiques. A noter que depuis 1998, l’Organisation Indienne pour la Promotion des Exportations Agro-alimenttaires s’est engagée dans le développement du secteur. Un travail qui a visiblement donné ses fruits puisque le standard biologique indien est actuellement reconnu par les pays importateurs au même titre que les standards de l’UE et des Etats-Unis. A noter que l’Inde a égalemment mis en place son propre système d’accréditation et de contrôle des certificateurs, et un système informatique de traçabilité pour les produits issus de l’agriculture biologiqques. Par ailleurs, les étudiants en agriculture peuvent suivvre une formation spéciale pour obtenir un diplôme en agriculture biologique et les

23.12.11 10:53

Le salon Biofach en chiffre 2011 - 2.500 exposants de 84 pays - 40.000 m² surface d’exposittion - 45.000 visiteurs de 130 pays - 160 conférences et ateliers

Voyage organisé au salon Biofach Pour les producteurs et exporttateurs marocains, qui veulent profiter de l’événement pour nouer des contacts avec le marché bio international, Growing Markets, l’agence pour la promotion de l’agribbusiness, propose un voyage organisé du 14 au 17 février. Pour plus d’information, contacter info@growing-markkets.com. Date limite d’inscripttion : 20 janvier 2012.


Fruit Logistica

Berlin, du 8 au 10 Février 2012 Fruit Logistica, la plus importante manifestation internnationale de la filiale des fruits et légumes avait réuni en 2011 pas moins de 2.400 sociétés exposantes de 120 pays et 56.000 décideurs et acheteurs. Ce salon présente, en efffet, un tour d’horizon complet des produits et des services offerts par l’ensemble de la filière Comme chaque année, la participation marocaine sera organisée par Maroc Export, en collaboration avec les associations professionnellles ASPAM, ASPEM, APEFEL et AMCEF. Pour l’édition 2012, et dans le cadre de la consollidation des actions promottionnelles entreprises sur le marché allemand pour dévellopper nos exportations sur le marché Européen, Maroc Export a réservé un pavillon de 1200 m² pour l’exposition

d’une gamme variée de fruits et légumes frais qui reflète le véritable potentiel de l’origgine Maroc. En effet, pour les groupes exportateurs marocains, Fruit Logistica est un rendez-vous incontournabble et une opportunité pour communiquer sur le potentiel productif marocain en plus de nouer des contacts proffessionnels avec les importatteurs du monde entier. Un programme de conférences de haut

niveau, qui se déroulera parallèlement au salon, apportera des informations précieuses sur les défis et les tendances de l’ensemble de la filière. De même, en marge du salon, se tiendra sur le même site d’exposition le salon FRESHCONEX, spécialisé dans les produits convenience (4eet 5e gammes), techniques de préparation, emballages spécifiques, etc. Autre moment fort du salon, le concours des innovations ‘’Fruit Logistica Innovation Award’’ le plus convoité du secteur et qui suscite un énorme écho médiatique dans le monde entier. Les dix meilleures innovations seront présentées du 8 au 10 février aux visiteurs professionnels

sur une surface d’exposition spécialement aménagée à cet effet. www.fruitlogistica.com

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Actu Produit

Tomate

Une segmentation par le goût ! La tomate est le second légume consommé en France et en Europe. Présente toute l’année sur les étals, elle exige cependant une valorisation qualitative permanente pour conserver l’estime des consommateurs. L’arrivée de tomates cerise, cocktail ou de variétés anciennes sur le marché a permis d’offrir une segmentation de l’offre et de modifier l’image d’un produit qui était banalisé. Le distributeur dispose aujourd’hui d’un large éventail de segmentation de son produit en rayon. Reste que la diversité sensorielle demeure toujours difficile à rendre identifiable auprès du consommateur.

En effet, beaucoup de professionnels pensent que la différenciation et la segmentation horizontale du produit tomate, par la

variété, la forme ou encore la couleur, sans repérage gustatif, ont jusqu’à présent surtout contribué â noyer le consommateur sans forcément générer une croissance stable du marché. Or, le consommateur, toujours plus exigeant, attend que ce produit gagne en qualité gustative et lui apporte des garanties nutritionnelles (richesse en antioxydants par exemple). Cependant, vendre des tomates avec du goût à prix accessible nécessite

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d’améliorer la production, ce qui reste difficile en l’absence de références agronomiques sur les variétés potentiellement intéressantes. En France, beaucoup de producteurs se sont tournés vers des variétés anciennes, manquant de fermeté, mais réputées gustatives et dont les caractéristiques sont peu connues. On sait aussi que, selon le mode de culture la variété n’exprimera pas son potentiel gustatif de la

même façon. Il est donc nécessaire d’avancer dans la connaissance de ces interactions. Des chercheurs de l’INRA en France ont ainsi comparé 43 variétés anciennes ou hybrides plus récentes et évalué leur comportement agronomique (rendement, défauts apparents, échelonnement des récoltes, sensibilité aux maladies, etc) et leur qualité gustative dans différentes conditions de restrictions d’intrants (eau, azote). Résultat : la qualité s’améliore avec la baisse des rendements de 15 à 45 %. Cette relation s’exprime cependant de manière contrastée d’une variété à l’autre. Ainsi, certaines tomates anciennes réputées peu productives peuvent produire plus que des hybrides. A l’inverse, selon les conditions de culture, certaines d’entre elles ne sont pas meilleures que les hybrides les plus goûteux. Les essais concernent également les modes de conduite à définir pour obtenir un rendement intéressant, en déterminant les rotations de cultures les plus appropriées aux différentes situations pédoclimatiques et en

fonction des risques de maladie. Car l’apparition de maladies liées au sol (corky root, fusariose...) est favorisée par la répétition des mêmes cultures sur les parcelles. Par ailleurs, la tomate est produite dans des conditions environnementales très variées (de la serre hors sol en production intensive et continue à la culture estivale de plein champ) et s’achemine jusqu’aux consommateurs via des canaux diversifiés. A noter que la qualité gustative de la tomate dépend également des conditions de maintien de la qualité après récolte. C’est pour cette raison que les approches génétiques et agronomiques doivent être couplées à des recherches pour maintenir la qualité du produit après récolte auprès des distributeurs. En effet, les conditions de stockage le long du circuit de distribution sont souvent préjudiciables à la préservation des arômes et de la texture du produit, qualité à laquelle les consommateurs sont attachés. Dans cet objectif, un travail sur différents génotypes a été mené, révélant des variations dans l’intensité de l’impact positif des basses températures sur la préservation de la texture et négatif sur les arômes. Enfin, l’analyse économique de l’évolution des prix des différents segments de la tomate a révélé des résultats prometteurs


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Actu Produit qui permettent d’envisager une segmentation plus fine du marché de la tomate sous son aspect gustatif, dans un souci de répondre conjointement aux producteurs désireux de valoriser économiquement l’originalité de leurs produits et à une demande sociale de produits de qualité. La phase qui précède la maturation de la tomate est très importante. Le calibre des fruits par exemple dépend à la fois du nombre de cellules, qui est fixé dans les premiers jours qui suivent la fécondation, et de leur taille qui n’évolue plus dès que la maturation commence. Le goût et les arômes sont également très influencés par cette phase car elle conditionne l’accumulation des sucres et des acides organiques mais aussi de certains précurseurs d’arômes. Les chercheurs travaillent sur les mécanismes biochimiques et moléculaires qui régissent ces phénomènes.

Parallèlement, nous identifions aussi des gènes qui interviennent dans la transition fleur-fruit et dans la croissance du fruit, très liée à la division cellulaire. La tomate a la capacité de faire grossir ses cellules en continuant à y synthétiser de l’ADN tout en bloquant leur division. Certaines d’entre elles peuvent avoir des milliers de fois leur taille initiale.

Comment la tomate nous protège-t-elle ? Les maladies cardiovasculaires et les cancers sont les premières causes de mortalité dans les pays développés. Or, de nombreuses études épidémiologiques font ressortir une relation inverse entre l’incidence de certaines de ces pathologies et la consommation d’antioxydants contenus dans les fruits et 22

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légumes, en particulier la tomate. Cependant, les mécanismes en question ne sont pas encore assez documentés pour améliorer les recommandations nutritionnelles ou concevoir des aliments plus protecteurs. Le sujet est complexe et les nombreuses molécules à analyser nécessitent un gros effort de recherche.

Depuis quatre ans, le projet européen Lycocard s’attache à comprendre et quantifier les effets protecteurs du lycopène, le pigment qui

donne sa couleur rouge intense à la tomate, contre les maladies cardiovasculaires. Regroupant quinze partenaires parmi lesquels des scientifiques de plusieurs disciplines, des industriels transformateurs et une association de patients, ce consortium développe l’approche globale qui a fait défaut jusqu’ici pour comprendre les effets biologiques de ce puissant antioxydant. Deux unités de l’Inra France y participent. L’UMR Nutrition lipidique et prévention des maladies métaboliques de Marseille réalise des études in vitro et in vivo sur l’activité biologique du lycopène ainsi que des études cliniques. A Avignon, l’UMR Sécurité et qualité des produits d’origine végétale (SQPOV) se focalise sur les propriétés physicochimiques de la molécule et de ses dérivés. Au niveau fondamental, il s’agit de comprendre le métabolisme et les mécanismes moléculaires impliqués dans les effets protecteurs du lycopène. Ces résultats donneront ensuite des applications finalisées. Un transfert de ces résultats vers les industriels permettra de produire des aliments à la valeur santé améliorée tandis que les pouvoirs publics et les associations de patients accèderont à des recommandations nutritionnelles plus précises et fondées scientifiquement. D’ores et déjà, Lycocard

Producteur de semences

Potagères

Tomates, petits pois, courgettes, oignons, navets, etc.

Florales

Gazon

SOMBRAGRASS, RUSTIGRASS, COSTAGRASS, etc. Mélanges pour toutes les situations SEMILLAS E HIDROSIEMBRAS ALAVESAS, S.L. (SHAL) Av. de los Olmos, 1 Ed.B Pab.5 (Inbisa) Pol.Ind. Gamarra 01013 Vitoria-Gasteiz (Álava) Espagne Tél. +34 945.122.725 - Fax. +34 945.122.708 - www.shal.es Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

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Actu Produit

a permis de nettes avancées. Ainsi, l’équipe de l’unité SQPOV a pu synthétiser et purifier de nombreux dérivés du lycopène qui diffèrent par leur structure chimique. Ils ont ensuite été testés

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sur différents modèles expérimentaux afin d’établir une relation entre la structure des molécules et leur activité antioxydante. De son côté, l’équipe de Marseille a permis

de mieux comprendre la biodisponibilité du lycopène. Les chercheurs ont démontré qu’un transporteur intestinal intervenait dans le transport jusqu’au sang des antioxydants. Par la suite, ils ont observé un lien entre la concentration en antioxydant dans le sang et les variations du gène codant pour ces transporteurs. Cela pourrait expliquer les différences de capacité d’absorption entre individus et ouvrir la voie à des conseils nutritionnels plus ciblés. Par ailleurs, les effets de la transformation des tommates (sauces, conserves, plats cuisinés) sur les tenneurs et la biodisponibilité du lycopène sont égallement analysés par des

partenaires de Lycocard. La molécule est en effet plus facilement absorbbée sous forme de purée ou de sauce que depuis une tomate fraîche. Une plateforme industrielle de transfert de connaisssance a vu le jour et déjà trois produits aux qualités nutritionnelles améliorées sont en cours de test épidémiologique à Marseille. Les pistes de recherches à explorer sont encore nombreuses. Ainsi, en plus de son activité anttioxydante, le lycopène a également des effets sur la capacité des cellules à communiquer entre elles. Ce qui pourrait être un autre mécanisme biollogique important dans son rôle protecteur.


L’agrégation selon Copag Après les filières lait, viandes rouges et agrumes, la coopérative de Taroudant vient de signer une quatrième convention d’agrégation dans la filière maraichère primeurs. L’accord implique Copag, l’Agence pour le Développement Agricole (ADA) et la direction régionale de l’agriculture DRA, et regroupe près de 80 agriculteurs, représentant une surface cultivée de 397 ha : tomates, courgettes, haricots, … A termes la convention vise à réserver 70% de la production à l’export. Copag s’engage ainsi à approvisionner les

dirhams, dont 56 millions pour l’acquisition de la station de conditionnement Azro dont la capacité de traitement s’élève à 40.000 t/an. A noter que la convention vise à faciliter aux producteurs l’accès au financement auprès des organismes financiers. C‘est l’agence pour le développement agricole (ADA) qui devrait prendre les dispositions nécessaires auprès de Tamwil El fellah (Credit Agricole) pour permettre aux agriculteurs agrégés d’accéder au financement. L’ADA s’engage également à

Depuis 1963, grâce à l’implication de ses collaborateurs et le choix réussi de ses partenaires, BADRA a su se positionner comme pionnier dans le domaine de la semence.

Nouvelle variété de concombre

Khaled

producteurs en intrants : engrais, pesticides, semences, plants greffées de tomates et autres semences de légumes. La coopérative devra également assurer la formation des agriculteurs et si besoin, l’analyse des sols et des eaux. La coopérative s’engage à investir 80 milliards de

faire bénéficier agrégateur et agrégés des aides financières prévues dans le cadre du Fond de développement agricole. A l’Horizon 2020, la convention a pour objectif de porter la superficie totale cultivée à 230 ha pour atteindre une production totale de près de 40.000 t.

concombre épineux, multi-pistilé, parthenocarpique avec une tolérance intermédiaire à l‘oiduim et une résistance au CVYV Seeds from Spain for the world Siège : 106, Bd Abdellah Ben Yacine – Casablanca Tél.: 0522-44-71-28/29 Fax: 0522-44-71-30 Agence Agadir Lot A157, zone Industrielle Ait Melloul – Agadir Tél.: 0528-24-59-22/33 Fax: 0528-24-70-18 - Email. : badra@badra.ma Site web : www.badramaroc.ma

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Actu Internationale

Allemagne

Une ferme Bio sur le toit Sur le toit d’une usine désaffectée, une ferme produira des légumes permettant aux Berlinois de manger bio et local. Les créateurs du projet «Frisch vom Dach» («Frais du toit») ont choisi une ancienne usine de malt dans le sud de la ville de Berlin. Une surface de 7 000 mètres carrés permettra de faire pousser choux, tomates et salades bios. Les 22 cuves

qui servaient à brasser le malt seront reconverties en bacs à poissons. Un circuit fermé vertueux est prévu. Les légumes seront fertilisés avec les déjections des poissons. L’eau sera purifiée par des végétaux et pourra retourner dans les bacs à poissons. Pour les responsables du projet, le procédé n’a que des avantages : économie d’eau, production saine sans

La Russie, Adhère à l’OMC L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a donné son accord à l’adhésion de la Russie qui était en pourparlers depuis 1993. La cérémonie d’adhésion a eu lieu devant la 8ème conférence ministérielle de l’OMC réunie à Genève. Cet accord d’accession devra

Tunisie Exportations en hausse

Agitée sur le plan politique, l’année qui se termine a été

plutôt favorable pour les exportations tunisiennes. Les chiffres publiés par l’Institut national de la statistique montrent que les exportations tunisiennes ont

ajout de fertilisants et de pesticides. Les créateurs de «Frisch von Dach» souhaitent devenir les N°1 de l’agriculture urbaine et prévoient même de commercialiser le procédé. 

L’ECF (efficient city farm) reprendrait ces principes sous la forme d’une serre montée sur un container. Cette ECF pourrait être installée sur des bâtiments existants, partout dans le monde.

être ratifié par la Douma, le Parlement russe, dans quelques mois. Ensuite la Russie sera membre à part entière de l’OMC. Par cette adhésion, la Russie

a accepté de prendre des engagements importants pour ouvrir son régime commercial et accélérer son intégration dans l’économie mondiale. Les échanges devraient nettement progresser, certains analystes estiment qu’ils pourraient même doubler d’ici 5 ans.

progressé de 7,3% en valeur, pour atteindre 22,8 MDT à fin novembre 2011. Les produits agricoles et agroalimentaires ont enregistré le meilleur taux de progression +39,8%.

Quant aux importations, elles progressent de 5,8% par rapport à 2010. Et là encore, ce sont les importations de produits agricoles qui ont le plus augmenté +28,7%.

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Actu Nationale

L’agroécologie

Une alternative agricole Soirée verte dans l’amphithéâtre du Groupe des Domaines, où l’association Amabio et Terre & Humanisme Maroc, recevaient Monsieur Pierre Rabhi initiatteur du mouvement « pour la Terre et l’humanisme », inventeur également du concept « Oasis en tous lieux » et l’un des pionniers de l’agroécologie. Etonnant ce petit homme – à peine 1,70 m comme il le confie lui-même - qui commmence son intervention par le parcours de sa vie, depuis sa naissance en Algérie. Au décès de sa mère à l’âge de 5 ans, Pierre Rabhi est confié à un couple européen. Il reçoit une éducation française mais conserve l’héritage de sa culture d’origine. Quinze ans plus tard, jeune ouvrier dans une entreprise parisienne, il n’apprécie guère les valeurs de compétition de la modernité qui s’imposent à lui. Avec sa femme, il quitte alors la capitale et s’installe en Ardèche où il fait la découvertte de l’agriculture biologique et ne cesse depuis, d’initier et de transmettre son expérrience agroécologique. Après cette introduction sur les origines de sa démarche, Pierre Rabhi entre rapidemment dans le vif du sujet et si on pouvait en douter, par la modestie de son départ, on découvre un homme affuté à toutes les grandes questtions agricoles auxquelles le monde actuel est confronté et engagé dans une démarcche qui ne doit rien au hasard, mais à une véritable passion pour comprendre, développer et transmettre. « Le sol est vivant, rappelle Pierre Rabhi (1 milliard de microorganismes au gramme), alors que nous avons orienté l’agriculture vers l’utilisation de substances nocives avec les résv sultats que nous connaissons. Notre dépendance à l’égard de l’alimentation impose une nouvelle façon de penser, de produire et de consommer. En fonction des risques de pénurv rie grave, les peuples doivent

Monsieur Rabhi

s’autonomiser, de façon à produire et consommer localv lement. Car au-delà des grandes questv tions sur la façon de produire, les millions de kilomètres pour transporter un produit hors saison jusqu’à nos tables, est une hérésie totale. Ainsi, l’agroécologie est aussi un véritable projet sociétal et se rapproche de l’environnement lui-même car l’environnement n’est pas une question optionnv nelle mais stratégique». « Issue d’une démarche scientifique attentive aux phénomènes biologiques, l’agroécologie associe le dévveloppement agricole, à la protection-régénération de l’environnement naturel. »

Qu’est-ce que l’agroécologie ? C’est une alternative agricole naturelle et globale, réponddant à des enjeux planétaires. L’agroécologie propose un ensemble de pratiques accesssibles à tous, adaptable à tous les terroirs, fruit des savoir-fairre ancestraux et des connaisssances les plus actuelles. Concrète et réaliste, socialemment responsable, écologiqquement durable, économiqquement viable, l’agroécollogie est pour Pierre Rabhi

Mme. Fetouma Ben Abdenbi, Co-Présidente de l’association Terre et Humanisme Maroc

bien plus qu’une alternative agronomique. Elle est liée à une dimension profonde du respect de la vie et replace l’être humain dans sa responssabilité à l’égard du vivant. Ethique de vie et véritable projet de société, l’agroécologgie inspire toutes les sphères de l’organisation sociale : éduccation, santé, économie, aménnagement du territoire … Association AMABIO Créée en avril 2010, l’association constitue l’interprofession des acteurs de l’agriculture biologique au Maroc et œuvre pour le développement et la promotion des productions biologiques à l’échelle nationale et internationale. Parmi ses principales missions. TERRE ET HUMANISME MAROC Depuis près 10 ans, l’association Terre et Humanisme Maroc œuvre pour un avenir écologiquement durable, socialement responsable et économiquement viable. Engagée dans une démarche agroécologique essentielle, les valeurs de Terre et Humanisme Maroc sont liées à une dimension profonde du respect de la vie.

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Actu Nationale

Palmier dattier Base du développement des oasis au Maroc Le développement des oasis au Maroc s’appuie essentiellement sur le contrat programme palmier dattier, signé entre le gouvernement et la profession. L’objectif vise la réhabilitation totale d’ici 2020 de 48.000 ha dans les oasis traditionnelles – dont 16.000 ha sont actuellement en action – avec une extension de 17.000 ha. privés et coopératives La démarche retenue seront inclus dans des consiste à développer GIE qui seront chargés de de grands projets sur gérer la valorisation et la de grandes superficies, commercialisation de la afin d’assurer des masses production. critiques de production. Par ailleurs, en fonction du Une douzaine de grands décalage entre la période projets de développement de production et les fortes solidaire ont ainsi été périodes de consommation identifiés (Figuig, Tafilalet, comme le Ramadan, et Drâa, …), couvrant quelques pour réduire les besoins 42.000 ha. Opérateurs en importations, des

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complexes frigorifiques seront mis en place pour assurer la consommation nationale. L’objectif global, est d’assurer une qualité optimale, qui doit permettre de consommer le produit tout au long de l’année. Un tel développement, s’appuie sur un programme national de plantation, pour atteindre entre 500.000 et 1 million de vitro plants d’ici 2014 et 3 millions d’ici 2020. Pour en garantir la réalisation, l’INRA assurera la production des souches qui iront ensuite aux laboratoires privés pour

produire les vitro plants. D’autres actions ont également été mises en place, notamment l’accompagnement et la formation des jeunes agriculteurs dont le rôle est essentiel pour le développement de cette production. Progressivement, l’image d’un secteur traditionnel cède la place à une activité moderne qui répond parfaitement aux exigences du commerce alimentaire international : qualité du produit, packaging adapté, marketing efficace…


Meknès Agropolis Opérationnel en avril 2012

Lancé en 2008, le programme d’aménagement des Agropolis est en marche. Sur les six sites programmés dans le plan, les deux devant être aménagés à Meknès et Berkane seront bientôt livrés. D’un coût de 560 Mdh, Meknès Agropolis sera en principe opérationnel en Avril 2012 à l’occasion du prochain SIAM. Il s’agit d’une zone d’activité à vocation industrielle, dédiée aux entreprises de production agroalimentaire et qui devra engendrer la création de 18.000 emplois directs et indirects.

qui intègre l’espace réservé aux industries, la plateforme logistique et le pôle recherche et développement et contrôle de qualité. L’autre composante du projet est la cité intelligente qui regroupe les fonctions de support à l’industrie agroalimentaire. S’inscrivant dans la cadre de la déclinaison régionale du Plan

Le projet intègre aussi un pole de concentration des compétences, constitué de laboratoires spécifiques et d’espaces communs : centre de conférences, restaurants, centre d’accueil, zone d’hébergement, … La principale composante du projet est l’Agroparc

Maroc Vert et du programme Emergence, l’Agropolis de Meknès vise à renforcer la place de la région en tant que pôle d’excellence dans les domaines agricoles et agro-alimentaires. Selon Hassan Bahi, directeur du CRI, l’objectif recherché est de faire de la région le principal pôle de l’agroalimentaire au Maroc. Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

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Actu Nationale

Huile d’olive Le panel de EACCE agréé par le COI

L’Etablissement Autonome de Contrôle et de Coordination des Exportations (EACCE), vient de décrocher auprès du COI (Conseil Oléicole International), l’accréditation de premier jury à l’échelle nationale pour la dégustation de l’huile d’olive. Cette reconnaissance constitue un atout considérable pour le dévveloppement des exportations des huiles d’olive marocaines. Pour en savoir plus sur cette distinction, nous avons rencontré Dr. Zine El Alami, Directeur des Laboratoires de l’EACCE. « Pour le classement des huiles d’olive, la réglementation internnationale en matière de qualité impose deux types d’analyses:

- les analyses physico chimiques : Pour ce type d’analyses, les laboratoires de l’EACCE ont été accrédités à l’échelle internattionale par le Comité Français d’Accréditation COFRAC.

- les analyses sensorielles : L’Etablissement a mis en place un panel de dégustation qui s’est inscrit à des circuits de comparaisons à l’échelle internnationale d’analyses sensoriell-

les pour s’assurer de sa capacité de maîtrise de l’appréciation qualitative de l’huile d’olive. Après  des résultats très probbants, l’EACCE, par l’interméddiaire du Ministère de l’Agricculture, a posé sa candidature pour l’agrément de son panel auprès du Conseil Oléicole International (COI). Ce dernier ayant accepté  l’éligibilité du panel à l’agrément, des échanttillons tests  ont été soumis par le COI au panel afin de s’assurer de sa fiabilité à l’appréciation sensorielle. C’est ainsi que le panel de l’Etablisssement a été agréé officiellement par le COI au niveau international. C’est le premier panel officiel reconnu au Maroc et le second en

Communiqué

ONSSA et CETIA

Signature d’une convention L’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA) et le Centre Technique des Industries AgroAlimentaires (CETIA) ont signé, le mardi 13 décembre 2011 à Casablanca, une convention spécifique de partenariat relative à l’accompagnement

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des entreprises agroalimentaires pour la mise en application de la loi 28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires. Cette convention triennale s’inscrit dans le cadre de la mise à niveau sanitaire des entreprises industrielles agro-alimentaires

Dr. Zine El Alami, Directeur des Laboratoires de l’EACCE.

Afrique après la Tunisie. Cette reconnaissance va contribbuer à l’amélioration du posittionnement de l’origine Maroc sur le plan qualitatif, et ainsi accompagner le développement des exportations dans le cadre du Plan Maroc Vert. J’ajouterais que l’Etablissement s’est également équipé d’un laboratoire dédié a la  de dégustation de l’huile d’olive sis à Meknès. Le panel est constitué de 12 personnes (50% de femmes, 50% d’hommes), toutes issues de l’Etabblissement, et animé par un chef du jury, Monsieur ADI  Abdelkrim. La norme COI exige en effet un minnimum de 8 personnes par panel. Cette reconnaissance vient donc compléter les efforts de

marocaines, nécessaire à la protection de la santé du consommateur et au renforcement de la compétitivité des entreprises marocaines. Elle vise à définir les engagements, les conditions et les modalités de partenariat entre les deux parties en matière d’accompagnement des entreprises agroalimentaires à l’application des

l’EACCE, déjà largement engagé dans la reconnaissance de la qualité de ses prestations par : - L’accréditation de ses laborratoires selon le référentiel ISO 17025/ 2005, - La certification de ses servvices conformément a l’ISO 9001/2008, -  L’agrément international de son panel de dégustation. Trois étapes qui confirment la  détermination de l’Etablissemment à poursuivre sa politique d’amélioration continue de la qualité de son système de contrôle pour promouvoir les exportations des produits alimmentaires ».

dispositions de la loi 2807. A cet effet, les deux parties s’engagent à conjuguer mutuellement leurs efforts et à mobiliser les moyens dont elles disposent pour contribuer à une mise en œuvre efficiente et progressive de ladite loi à tous les segments de marché de l’agro-alimentaire (TPE, PME, grands groupes industriels).


Actu Entreprise

Le Président Brahim Zniber honore le professeur Najib Serhini Au cours d’un magnifique déjeuner offert par le Président Brahim Zniber en l’honneur du départ du Professeur Serhini, Directeur Général des Domaines Brahim Zniber, les allocutions d’usage ont pris une dimension émouvante, tant le Président et son Directeur Général, ont eu l’un pour l’autre, des mots qui marquent non seulement le respect de chacun, mais aussi entre les mots, les plaisirs respectifs d’une période qui a marqué l’entreprise et également la vie de celui qui part avec la bénédiction du Président.

Allocution de M. Brahim Zniber « C’est avec une grande émotion que nous honorons aujourd’hui le professeur Najib Serhini, directeur général des Domaines Brahim Zniber. Il a passé plus de 30 ans de sa vie à enseigner à l’école nationale d’agriculture de Meknès, où il a participé à la formation des centaines d’ingénieurs dont certains occupent d’ailleurs ici des postes de responsabilité. Considéré comme une autorité dans le secteur agricole, il a fait profiter nos Domaines de son expérience et n’a cessé de nous prodiguer des conseils qui ont participé largement à faire des Domaines Brahim Zniber, ce qu’ils sont aujourd’hui dans le paysage agricole marocain. J’ai partagé avec le

professeur Serhini des moments de bonheur et d’autres un peu plus difficiles, mais je dois dire que son expertise nous a souvent permis de faire des choix décisifs pour l’entreprise. Il a eu le mérite, entre autres, de la mise en place de la plus performante des pépinières du Maroc en matière de production de plants hors sol. Aujourd’hui, il a souhaité développer un cabinet conseil et je lui souhaite de continuer une longue et passionnante carrière professionnelle. Nous allons vous regretter professeur et vous resterez toujours l’un des nôtres. Merci et encore bonne chance ».

Allocution de M. Najib Serrhini « Les mots ne suffiront pas pour exprimer mes

A droite M. Brahim Zniber en discussion avec M. Najib Serrhini et son épouse

sentiments à l’égard de notre président et de son équipe dont j’ai fait partie pendant près de 10 ans. J’étais un simple universitaire et j’ai continué à progresser à l’université Brahim Zniber. Comme disait le philosophe Alain, j’ai été là où il y a la science mère de toutes les sciences, qui est le bon sens. Il y a un mot en arabe qui qualifie le patron, que l’on appelle le Maalem. Avec le président Brahim Zniber, j’ai appris le réalisme, chose indispensable à toute œuvre, mais aussi l’humanisme et le respect du droit de tous. J’ai toujours vu le président respecter le doit des autres, avant même ceux de l’entreprise. J’ai eu une position particulière dans ma proximité avec le président et je sais son attachement profond à l’agriculture. J’ajouterai à ses différentes

qualités, celle d’une grande capacité d’écoute, qui lui a sans doute permis de prendre les bonnes décisions. Je suis fier d’avoir servi dans cette grande entreprise. Je voudrais remercier monsieur et madame Zniber et aussi monsieur Leyth Zniber pour cette cérémonie qui m’honore. Je remercie également tous mes collègues et collaborateurs avec lesquels nous avons réalisé un excellent travail. J’ai appris beaucoup d’eux, j’espère qu’ils ont appris de moi. Je voudrais aussi remercier mon épouse qui m’a toujours soutenu dans le travail que j’ai réalisé. J’honore ces valeurs de la famille qui font avec celles de la vie professionnelle, l’équilibre et la richesse d’une vie bien remplie ». Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

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Actu ENTREPRISE Les nouvelles de la biotechnologie du Groupe BASF

Pomme de terre OGM

Une nouvelle variété résistante au mildiou (Phytophtora infestans) «L’introduction sur le marché est prévue pour 2014 ou 2015», a précisé un porteparole de BASF, qui a développé ces dernières années ses activités dans le domaine des OGM. «La prochaine étape du processus d’autorisation consiste pour l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) à en tester la sécurité pour les humains, les animaux et l’environnement».

des récoltes annuelles de pommes de terre dans le monde. Pour y faire face, BASF est parvenue à utiliser

Dérivée des pommes de terres «Fontane», l’une des variétés les plus utilisées pour la fabrication de frites, Fortuna résiste au Mildiou, une maladie cryptogamique dévastatrice pour les cultures de pomme de terre et qui fut notamment l’une des causes de la grande famine irlandaise au XIXème siècle. Selon le groupe Allemand, ce champignon détruit encore jusqu’à 20%

A noter que, outre Amflora, le Maïs MON810 de la multinationale américaine Monsanto est le seul autre OGM cultivé à des fins commerciales en Europe.

Agro Spray Technic

Un voyage d’information en France Afin d’offrir aux arboriculteurs marocains l’occasion d’échanges techniques avec leurs homologues français, la société Agro Spray Technic et son partenaire Sumiagro ont organisé un voyage d’étude dans le sud Ouest de la France. Lors des différentes visites programmées, les professionnels marocains ont pu rencontrer des techniciens et arboriculteurs français afin d’échanger leur expérience sur la conduite des vergers en général et plus spécifiquement sur la lutte par confusion sexuelle, utilisant le produit Ginko. La visite des domaines de Castang en Dordogne a permis de constater l’efficacité de la lutte par confusion sexuelle sur

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des vergers de plus de 300 Ha. En effet, cette méthode de lutte originale utilisée depuis près de 10 ans a donné d’excellents résultats et une grande satisfaction des gérants. Les échanges ont également porté sur les choix de différentes variétés de pommiers adaptées à la production au Maroc. Une visite chez un producteur de prunes et de vigne, M. Durand, a suscité un grand intérêt auprès du groupe de visiteurs, en raison de la grande

deux gènes de résistance au mildiou prélevés sur une variété sauvage de patate sud-américaine. Rappelons que BASF a déjà obtenu l’autorisation européenne d’une première pomme de terre OGM, Amflora, destinée à plusieurs usages: - industriel (amidon pour la pâte à papier), - alimentation animale (la pulpe)

diversité de ses produits et de la qualité d’organisation des débouchés. Autre fait marquant de ce voyage, les rencontres avec les instituts techniques du CTIFL de Bergerac et du CEFEL à Montauban, en plus de la coopérative Novacoop, qui ont donné lieu à de nombreux échanges sur la fiabilité de la méthode de lutte basée sur la confusion sexuelle moyennant Ginko. A noter que l’équilibre de la faune auxiliaire dans les vergers permet également une lutte naturelle contre les acariens dans la majorité des situations. Différents systèmes de filets ont également été présentés et des programmes d’éclaircissage ont été largement détaillés,

notamment en ce qui concerne les associations ANA + 6BA qui permettent une réduction importante du travail manuel. Le programme s’est terminé par la visite du salon SIAD à Agen, salon international du bio et de l’agriculture durable, qui concerne l’ensemble des cultures. Agro Spray Technic et Sumiagro (Groupe SUMITOMO) remercient les domaines Zniber, Arbor, Mamou et Ghoulhiane pour leur participation active dans cet échange.


Une participation remarquée au SIFEL Agadir Basée à Valencia, TECNIDEX est une entreprise espagnole spécialisée dans le traitement en post-récolte, qui s’est fixé comme objectif d’aider les producteurs à obtenir la meilleure qualité de leurs fruits et légumes. Créée en 1980, l’entreprise opère actuellement dans plus de 25 pays sur les 5 continents. En 2007, dans le cadre de son expansion internationale, TECNIDEX implantait sa filiale Marocaine TECNIDEX MAR FRUIT. Profitant de la participation de TECNIDEX au SIFEL Agadir, nous avons réalisé un entretien avec son Président, Monsieur Manuel García-Portillo autour de l’évolution de l’entreprise au Maroc et de ses perspectives d’avenir.

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Depuis la création de TECNIDEX, notre mission principale a été de permettre aux producteurs des différents pays de commercialiser leurs fruits et légumes partout dans le monde, en leur assurant une qualité et une sécurité qui leur permettent de répondre aux exigv gences de tous les marchés. Nous permettons ainsi la circulation de fruits sans pourriture, sans tâches et sans déshydratation, avec un aspect très attractif, identique à la qualité initiale du produit à la récolte, et ce en prolongeant leur durée de vie. Si je devais faire une comparaison, il ne serait pas du tout exagéré d’affirmer

Nos interventions s’opèrent à plusieurs niveaux, qui ont cependant un objectif commun: garantir la sécurité alimentaire, la qualité organoleptique et la présentation attrayante. Nos différentes activités englobent aussi bien les produits chimiques, les équipements technologiques ainsi que les services du conseil correspondants, qui permettent d’éliminer les risques pour la santé publique au moyen de pratiques, de technologies et de produits conformes aux exigences légales et environnementales. Nous avons plusieurs marques phares, notamment :

post-récolte, avec pour objectif d’éliminer les résidus de leur surface, contrôler les pourritures et la fraîcheur, et même améliorer le contrôle des tâches et l’évolution de la couleur des fruits. - CONTROL-TEC® : des équipements et systèmes de dosage et d’application permettant une utilisation correcte des traitements de post-récolte et de la toute dernière technologie pour l’épuration et la réutilisation des eaux résiduelles phytosanitaires, générées dans les stations de conditionnement.

Équipe TECNIDEX présente au SIFEL Agadir. 8-11 décembre 2011 que nous prenons soin des fruits et légumes, tout comme un médecin se soucie de la santé humaine. En fait, notre force réside dans la compréhension des attentes de nos clients et même de leur clientèle (producteurs, stations, chaîne de distribution…). Nous pouvons ainsi préconiser des solutions adaptées à l’ensemble des besoins. Nous contribv buons de cette manière à conserver, sur l’ensemble des maillons de la chaîne, des valeurs aussi importantv tes que la confiance, l’éthique et bien sur la sécurité alimentaire.

- Textar®: un grand choix de traitements “fongicides” et de désinfectants “biocides” spécialement conçus pour la désinfection des emballages, des chambres, de l’atmosphère, des surfaces et milieux de la station de conditionnement, du matériel ainsi que pour le traitement des eaux de lavage, du transport et des processus au niveau des stations. - Teycer®: une large gamme de cires, recouvrements et détergents, spécialement conçus pour la propreté des fruits et légumes en

- VÍA-VERDE® : service de conseil biologique, chimique, législative, environnemental, électromécanique proposant un large choix de services adaptés à chaque situation.

Répondre aux besoins spécifiques Le Maroc est un marché très important pour TECNIDEX. Nous y sommes présents depuis le début des années 80, mais afin de mieux servir notre clientèle et apporter des réponses encore plus rapides, nous avons décidé d’installer notre filiale

TECNIDEX MAR FRUIT en 2007. Il faut savoir que les besoins globaux de nos clients sont pratiquement les mêmes, mais il existe des spécificités selon les cas. Et le secret de notre succès réside justement dans la définition juste des besoins spécifiques de chaque station et notamment en fonction du marché de destination. Chaque situation est particulière car le fruit passe par tellement d’étapes entre la récolte et le consommateur final (traitements, stockage, lavage, conditionnement et transport) et il existe tellement de facteurs qui interviennent et qui font que ces attentes sont différentes. Il faut donc faire le diagnostic juste pour donner la solution adaptée. Nous sommes actuellement en cours de certification ISO9000 et ISO14000 et petit à petit, nous complétons notre gamme avec des homologations successives de nouveaux produits. Nous venons d’ailleurs d’apprendre que 4 produits ont été homologués ces derniers jours par l’ONSSA. Ainsi, dès 2012, nous serons désormais en mesure d’assurer un service complet couvrant les trois activités de l’entreprise: Conseil et Accompagnement, Équipement Technologique et Produits Chimiques, avec la gamme la plus complète sur le marché. En plus des agrumes, 1er produit exporté depuis le Maroc, nous couvrons tous types de Fruits et légumes : tomate, pomme, pêche, nectarine, fruits exotiques, légumes… Nous tenons enfin à mettre en garde les producteurs contre le commerce illégal de produits non conformes qui peuvent paraître attrayants, à cause d’un prix inférieur, mais qui présentent en fait un grand danger pour l’utilisateur, le consommateur, la qualité du fruit et l’environnement. Il est important pour le producteur de choisir un partenaire fiable et d’utiliser des produits chimiques surs, sains, garantis et homologués. La dernière crise d’Echerichia Coli est encore présente dans les esprits pour rappeler à tous les dangers de la non maîtrise des processus de post-récolte. Par ailleurs, en plus du choix de produits adéquats, il faut en assurer un usage correcte moyennant la bonne technologie, afin de garantir une bonne répartition des produits et assurer la réussite de l’opération . Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

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Actu ENTREPRISE

Labomag, Journée portes ouvertes Le Laboratoire Marocain d’Agriculture, 1er laboratoire privé accrédité au Maroc pour les analyses du sol, des résidus de pesticides et des analyses microbiologiques, a organisé le 20 décembre 2011, une journée portes ouvertes pour faire connaître les services qu’il peut offrir à l’agriculture marocaine. Devant un auditoire de responsables qualité dans diverses stations de conditionnement du pays, la journée a débuté par des présentations sur : - les bases de la fertilisation, les types d’engrais, les outils de diagnostic et les engrais à appliquer en relation avec la gestion de la fertilité des sols - la connaissance des nématodes parasites du sol au Maroc, leur répartition, leur déplacement, leur mode d’infection, … pour une lutte raisonnée et intégrée - les risques sanitaires dans les stations de conditionnement, les dangers microbiens, les intoxications alimentaires, les vecteurs potentiels des microorganismes pathogènes ainsi que les moyens d’éviter la contamination La journée s’est poursuivie par la visite des différents départements du laboratoire :

Département de microbiologie Il a été créé en 2006 et accrédité pour l’analyse de l’eau et tous les germes dans les aliments (produits d’origine animale et végétale) provenant des exploitations agricoles, de restaurants, de l’industrie agroalimentaire, etc. L’extension de ce département a permis la mise en place d’un laboratoire de phytiatrie (nématodes) ainsi que d’un laboratoire environnement (eaux usées).

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Département d’agronomie Les analyses concernent aussi bien des échantillons de sol que des fruits, des feuilles, du bois de taille etc. Le laboratoire s’est équipé en 2007-08 d’un Photomètre d’absorption atomique pour l’analyse des métaux lourds, des macro et oligoéléments, et des bases échangeables, ainsi que d’un appareil de nouvelle génération : autoanalyseur à flux continu, permettant de mesurer, par colorimétrie, 10 paramètres à la fois (Nitrates, bore, calcium, magnésie, chlore, phosphore, …)

M. Mustapha Tarhy, directeur des laboratoires LABOMAG

Département résidus des pesticides : Le laboratoire est accrédité pour rechercher les résidus de pesticides dans les fruits, légumes, sol et eau. Actuellement, il est possible de déterminer 72 molécules dans les agrumes et 200 en maraîchage. Pour ces dernières cultures, le nombre de molécules peut aller jusqu’à 500 grâce au nouveau matériel réceptionné il y moins de deux mois. Ce matériel est constitué d’un chromatographe en phase liquide et en phase gazeuse (simple et triple quad). Il permet de déceler les contaminants organiques et les résidus à l’état de traces sous forme de molécules volatiles ou non volatiles. M. Mustapha Tarhy, directeur des laboratoires, exprime la fierté du laboratoire d’être le premier à l’échelle nationale

à posséder un matériel pareil. Même en Europe, moins de 40% des laboratoires en sont équipés. De même, le laboratoire a été accrédité pour effectuer les analyses nécessaires des produits bio. Ces analyses doivent révéler l’absence totale de tout résidu dans le

produit concerné. Sans oublier, élément important, la rapidité de l’exécution des travaux qui caractérise ce matériel à la pointe de la technologie. Ainsi, selon des conditions de l’arrivée des échantillons et les analyses à effectuer, les résultats peuvent être obtenus en 24 à 48 heures maximum.


Groupe CMCP Prix de l’excellence C’est lors du dernier TROFEL (Trophées de la Filière Fruits et Légumes au Maroc) qui s’est tenu à Agadir en marge du SIFEL, que le prix de l’Excellence a été décerné au Groupe CMCP-International Paper dans la catégorie Para-Agricole. Il s’agit d’une reconnaissance de la part des opérateurs du secteur agricole envers ce groupe qui ne cesse d’innover et de mettre tout son savoir-faire en matière d’emballages cartons et papier au service de ce secteur et bien d’autres. Par ses solutions optimisées d’emballages adéquats, le Groupe CMCP a toujours accompagné ses clients agricoles au Maroc ainsi que

pour toutes leurs opérations d’export effectuées vers différents marchés, parmi lesquels la Russie et le Canada. Cette distinction vient donc étoffer le palmarès de grands prix glanés par CMCP. « Nous sommes heureux de cette récompense de la part de nos clients qui témoignent de leur estime envers notre groupe. Ceci nous encourage à déployer encore plus d’efforts

pour être toujours les plus performants sur le marché… » a commenté Bertrand LAPLAUD, Président Directeur Général du Groupe. Rappelons que le Groupe CMCP qui emploie quelques 1350 collaborateurs, est une

filiale à 100% d’International Paper. Il dispose au Maroc de trois sites de productions situés dans des zones stratégiques : Kénitra, Casablanca et Agadir.

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Actu ENTREPRISE

Ligne Maritime Agadir-Dunkerque DUNFRESH, un service complet En partenariat  avec le Port de Dunkerque, DUNFRESH, la filiale du groupe nordiste Conhexa, spécialisée dans  la logistique des fruits et légumes, était présente au Sifel d’Agadir. « Nous tenons à marquer notre implication pour la région d’Agadv dir et notre engagement pour le développement de la ligne CMACGM  Agadir/Dunkerque »  expliqque  Luc Van Holzaet,  Directeur Général du groupe. « La ligne Agadir/Dunkerque apporte une altv ternative indispensable  au transpv port routier. Le transport maritime permet  en effet une réduction des coûts  et, si le transport par bateau demande une journée de plus, le déchargement,  le dédouanement  et le chargement sont réalisés plus rapidement, le jour même de l’arrivée du bateau au port.  En outre,  l’alternative maritime est très avantageuse en matière de

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développement durable, ce qui constitue un argument de poids face à la pression des distributeurs et à leur demande d’étiquetage de l’empreinte carbone sur les emballv lages  fruits et légumes ». Troisième port français, le  port de Dunkerque est  le premier port de l’hexagone pour l’importation de fruits en containers. Douze départs chaqque jour vers la Grande Bretagne génèrent au retour une offre compétitive en matière de transpport routier reefer vers toute l’Europe. Pour la 3ème année consécutive, le Port de Dunkerqque participe à la campagne d’importation en Europe de prim-

meurs et d’agrumes du Maroc, avec une desserte hebdomadairre et un transit-time de 5 jours. « Agadir est idéalement située et les opérateurs marocains doivent tirer parti de l’emplacement stratv tégique et des structures performv mantes que le Port de Dunkerque met à leur disposition.» estime Luc Van Holzaet. « Avec DUNFRESH, nous proposons un service logistv tique complet  ou à la carte, dès l’arrivée de la marchandise sur les quais dunkerquois : déchargement, dédouanement, contrôle de la qualv lité, calibrage, conditionnement et entreposage sous températures dirv rigées positives ou négatives. Pour la distribution, nous disposons de nos camions et d’un réseau de partenaires transport. Nous couvv vrons toute la gamme alimentaire, du produit frais ou sec au produit congelé, et cela  grâce à nos filiales spécialisées.  Le positionnement « bord à quai » de nos entrepôts est un atout incomparable. De plus, en  transférant outillage et manutv tention au secteur privé, le Port de

Dunkerque s’est assuré depuis de nombreuses années déjà fiabilité et régularité ».

Le groupe Conhexa en chiffres :

- 5 filiales :   - Dunfresh : plateforme logisttique portuaire, 28 000 m² pour produits frais sous températures     dirigées - Dunfrost : entrepôt frigorifiqque, 40 000 m3, - 25° - Packpro , notre partenaire conditionnement,  1500m2 de surface, sur le même site que  Frigo A25  - Frigo A25 : stockage et distribbution, 100 000 m3, - 25° - Hexatrans : transport produits frais et surgelés   - 120 personnes :  Une structure familiale, des équipes expérimentées.   - 36 années d’expérience dans le domaine de la logistique 


Syngenta Multiplie les actions de vulgarisation

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idèle à sa politique de proximité qui a été renfforcée par la nouvelle organnisation, et consciente que les relations qui la lient à ses clients dépassent la simple commercialisation des prodduits, Syngenta a organisé en décembre dernier six journées de vulgarisation dans les zones de Zaër, Souk Larbaa, Kariat Ba Mhamed et Ain Orma, Selfat et Had Kurt. Objectif : senssibiliser les cérréaliculteurs sur les bonnes prattiques agricoles et les techniques d’application des pesticides moyennant des démonstrations sur le terrain. Dans le cadre de sa nouvelle stratégie, et pour sortir du cadre théorique, Syngenta a plutôt opté pour l’organissation de ce genre de journnées chez les agriculteurs pour plus de proximité et

d’efficacité. Pas moins de 700 céréaliculteurs ont ainsi pris part à ces 6 journées. L’occasion pour Syngenta de donner des informations sur les principales espèces d’advventices et les maladies fonggiques foliaires du blé, avant de présenter ses nouvelles solutions : Traxos : herbicides antigraminées,

trise des moyens de protecttion. C’est pour cette raison que les ingénieurs de Synggenta ont organisé pendant ces journées des séances

Comodor : fongicide cérréalier Dialen Super : anti-diccotylédones En plus de la qualité des produits utilisés, l’un des points clés pour la réussite de la protection des céréales est la bonne maît-

pratiques sur les techniques d’application afin de monttrer aux agriculteurs : les mesures de sécurité à prendre au cours de l’usage des pesticides la quantité de bouillie à calculer et à mettre au niv-

veaux des pulvérisateurs à dos et tractés, les composantes des apppareils de traitements, les réglages des buses et des tracteurs Rappelons que le recours au pulvvérisateur tracté permet de traiter rapidement les parcelles, en évittant les contrainttes habituelles liées à la gestion de la main d’œuvvre et au contrôle de la qualité du traitement. Très bien accueillie par les céréaliers, cette initiative qui souligne encore une fois l’engagement de Syngenta envers l’agriculture, sera étendue à d’autres régions céréalières.

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Actu ENTREPRISE

SILOS CORDOBA

Un complexe de 350.000 tonnes !! SILOS CORDOBA a signé avec succès, un contrat très important avec l’entreprise des Emirats Arabes Unis, COOLING ENGINEERING FZCO pour la réalisation d’une installation de stockage de céréales, intégrant l’automatisation et le projet d’exécution de la fondation.

En symbiose avec le Maghreb Grâce à sa gamme riche et diversifiée qui compte près de 400 variétés de semences pour le maraîchage, l’ornemental et les plantes aromatiques, la société semencière Semillas e Hidrosiembras Alavesas (SHAL), répond aussi bien aux besoins du petit agriculteur que des amateurs de jardinage.

Stand Shal au Salon Agroexpo-FILAHA Algérie

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comme une référence incontournable pour toute la région. www.siloscordoba.com

tard nous envisageons d’étendv dre notre présence jusqu’au moyen Orient, a expliqué Monsieur Abdelhafid. Nos exportations ont commencé il y a près de 7 ans et représentv tent actuellement près de 30% de l’activité de Shal. Et preuve de l’importance accordée à ce créneau, 5 sur les 12 personnes que compte l’entreprise sont entièrement dédiées à l’export de nos semences vers les pays où nous sommes présents. La diversité de notre gamme nous permet de répondre aux attentes des professionnels et des particuliers dans les diffv férents secteurs (maraîchage, élevage, espaces verts,…). A titre d’exemple, les professionnv nels disposent de variétés hybv brides, notamment de piment, tomate, courgette, carotte, etc. Nous avons aussi des variétés standard bien équilibrées, qui présentent l’avantage que les résistances ne sont pas cassées au bout de quelques années. Nous mettons égalv lement à la disposition des éleveurs une large gamme de cultures fourragères comme la luzerne, le trèfle, le Raygrass, la vesce, l’avoine, la fèverole... Pour les espaces verts, qu’ils soient privés, publics ou des terrains de sport, SHAL propv pose un gazon de première qualité, dont le mélange judicv

cieux permet une adaptation au climat et aux conditions spécifiques du terrain de chaqv que région. Au Maroc, certaines espèces connaissent un grand succès auprès des producteurs. C’est le cas de la fève par exemple, mais aussi les navets qui se vendent actuellement dans tout le pays. Quant à la gamme de haricots Shal, elle inclue un large choix de variétés à gousses vertes, jaunes, marbrées, de forme cylindrique, plate, large, etc, répondant aux besoins des agriculteurs du Maghreb et s’adaptant facilement à tous les climats et régions » conclut Monsieur Abdelhaffid.

Le complexe a une capacité totale de 350.000 tonnes, réparties en 48 silos destinés au stockage des oléagineuses pour un traitement postérieur d’extraction d’huile. L’installation se situera dans le port d’Iman Jomeini, l’un des ports commerciaux les plus grands et les plus

Shal

Au Maroc, la marque SHAL est de plus en plus connue et l’entreprise multiplie les participations aux salons professionnels (SIFEL, SIAM,…) en plus de la communication dans les supports spécialisés. En Algérie, l’entreprise suit les mêmes pas avec cette première participation au salon Agroexpo-FILAHA Algérie qui s’est tenu du 21 au 24 novembre dernier. Une participation que Monsieur

importants de la région. Il sera le plus grand projet de ce genre dans les pays du Golfe et sera considéré

Abdelhafid, responsable Maghreb de Shal qualifie de très positive, compte tenu du nombre et de la qualité des visiteurs reçus sur le stand. « Shal devient désormais une société internationale avec une très bonne image de marqv que. Etant basés en Espagne, nous sommes bien placés pour communiquer aussi bien avec les marchés du nord que ceux du sud. Pour le moment, nous attaquons les marché les plus proches, mais plus

Persuadée de l’importance de combiner qualité des semences et aspect extérieur des emballages, Shal a conçu des sachets très attractifs, idéaux pour répondre aux impératifs d’un commerce spécialisé en semences. Rappelons, qu’afin de proposser un service plus personnallisé à ses clients marocains, SHAL prévoit l’ouverture en 2012 d’un nouveau bureau dans la banlieue de Casabblanca. www.shalmaroc.ma


CLAUSE Communiqués

Une nouvelle étape au Maroc Depuis le 1er juillet 2011, HMCLAUSE distribue sa gamme de semences potagères professionnelles au Maroc à travers son propre réseau commercial. Ainsi, la majorité des variétés commercialisées au Maroc sous différentes marques, l’est désormais sous marque unique CLAUSE. Grâce à sa recherche performante, HM-CLAUSE

SULTAN et KARMAN La saveur s’exporte ! Depuis deux ans, CLAUSE propose une nouvelle génération de melons charentais longue conservation (LSL) pour le Maroc : SULTAN en précoce et KARMAN en saison. Ces deux melons sont des produits uniques. Leur écorce

propose une offre variétale riche et variée, adaptée aux conditions et exigences locales de culture. Des équipes Développement et Ventes, dédiées exclusivement à HMCLAUSE, couvrent largement le territoire marocain et assurent une présence locale accrue. La création de ce réseau commercial permettra aux variétés CLAUSE d’occuper une position forte et durable au Maroc, marché d’avenir à fort potentiel. claire et leur excellente saveur les distinguent des autres variétés à longue conservation à robe plus foncée, sucrées mais peu aromatiques. Particulièrement adaptées à l’exportation grâce à leur réelle capacité de conservation, SULTAN et KARMAN sont une véritable innovation dans le paysage du melon charentais.

Ils sont le fruit d’un long travail de sélection sur la présentation du produit, tant sur le plan de la qualité interne que celui de l’aspect extérieur. SULTAN et KARMAN ont été très bien accueillis à la fois par les producteurs et les consommateurs dès cette campagne. Ils vous permettront de vous

démarquer auprès de vos clients.

société a terminé un plan d’investissement dans ses usines en Estonie et Lettonie. Avec ces nouvelles mesures, KEKKILÄ a réussi à augmenter sa capacité de production dans les pays baltes, en veillant à préserver et garantir la qualité de ses produits. Enfin, la société a travaillé avec l’équipe technique

d’AGRIN Maroc sur le développement d’un substrat de propagation spécifique pour la région d’Agadir. Ce nouveau produit nommé KEKKILÄ TSM sera mis sur le marché début 2012, et sera disponible en sacs de 70 litres et en Big Bag.

L’équipe commerciale et technique est à votre disposition pour vous apporter des conseils variétaux adaptés. Tél: +212 (0)5 22 40 03 68 Fax: +212 (0)5 22 40 03 69 E-mail: ventes.maroc@ hmclause.com

KEKKILA

inaugure sa nouvelle usine en Finlande L’année 2011 a été marquée par une activité frénétique de la société finlandaise de substrats KEKKILÄ Oy, entreprise connue au Maroc, essentiellement grâce aux 2 références que sont KEKKILÄ TRAY SUBSTRATE et KEKKILÄ DSM. Au mois de Juin, sa nouvelle usine pour la production de substrats dans la région de Eurajoki, Finlande, a été officiellement inaugurée. Grâce à cette nouvelle fabrique, la société compte

aujourd’hui sur une technologie avant-gardiste pour la fabrication de substrats. L’événement a connu la participation des principaux distributeurs dans plus de 30 pays sur les 5 continents. Le Maroc fut représenté par M. Mouhssine Chami, Président Directeur Général d’AGRIN Maroc, distributeur officiel des produits KEKKILÄ au Maroc. Rappelons qu’au cours de l’année 2011, la

www.kekkila.com Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

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Actu ENTREPRISE

MARIVER Une gamme de fertilisants à la carte Consciente qu’une nutrition équilibrée est l’assurance d’un bon rendement et d’une bonne qualité des fruits et légumes, la société MARIVER s’est spécialisée depuis sa création, en 2008, dans l’étude, la conception et la formulation d’engrais performants qui répondent aux besoins nutritionnels de toutes les cultures. Afin de se distinguer des autres gammes disponibles sur le marché, cette jeune mais ambitieuse entreprise constituée d’ingénieurs agronomes et industriels, s’est même lancée dans la fabrication de fertilisants sur mesure en

fonction des besoins de la culture et en tenant compte des caractéristiques du sol, de l’eau d’irrigation... En effet, pour qu’elles puissent exprimer pleinement leur potentiel, certaines cultures comme l’olivier, le maïs ou encore

Séminaire de formation Réussir l’application des produits phytosanitaires et des fertilisants foliaires sur la culture de betterave a sucre Depuis la reprise des sucreries SUTA, SUBM, SUNAT par la COSUMAR, ce groupe a toujours veillé à l’introduction de nouvelles techniques de production qui contribuent à l’amélioration de la productivité et par conséquent des revenus des producteurs de betterave. Pour assurer un encadrement de proximité des betteraviers, la COSUMAR a recruté des techniciens et des ingénieurs, notamment pour le suivi et la vulgarisation des nouvelles techniques culturalles suite à l’introduction des variétés monogermes, connues pour leur rendement élevé et leur besoin de mécanisation. C’est d’ailleurs dans cet esprit que COSUMAR/SUTA, en parttenariat avec l’un de ses princcipaux fournisseurs d’intrants agrochimiques, la société ARZZAK S.T, ont invité un expert en pulvérisation foliaire des prodduits phytosanitaires, M. DANIEL JANER connu depuis plusieurs années pour ses interventions de formation au niveau des grands domaines agricoles. M.JANER a ainsi animé à Beni Mellal une formation relative à la réussite de l’application des produits de protection de la betterave à sucre, qui a connu la participation de l’équipe de 40

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direction agronomique de la SUTA, ainsi que les ingénieurs et techniciens de l’ORMVA, DPA, ONSSA, APBT, intervenants au niveau de cette culture. L’usage correct de matériel tracté est l’un des points clés pour la réussite d’une bonne pulvérisation. Partant de ce constat, et afin d’aider les pettites propriétés à profiter des avantages de la mécanisation, la COSUMAR a contribué à

Stand MARIVER au SIFEL Agadir 2011

le pois chiche, nécessitent des formulations spéciales qui répondent mieux à leurs spécificités. Chose qui reste impossible avec les engrais standards L’entreprise étend progressivement sa présence aux différentes régions agricoles. Sa gamme comprend : bio-stimulants, oligo-éléments, correcteurs de carences, NPK, acides humique et amendements organiques, régulateurs de pH, inducteurs de résistances, produits

la création de 25 sociétés de service « jeunes prometteurs » spécialisées dans la location d’équipements agricoles aux petits producteurs (tracteurs, pulvérisateurs, semoirs, épanddeurs d’engrais, récolteuses, etc). A terme, ces moyens visent à la généralisation de la mécannisation de la betterave à sucre pour la ramener aux standards européens. En addition à l’introduction de nouvelles variétés, la générallisation de la mécanisation et l’encadrement des producteurs, il faut également noter la prommotion de l’irrigation localisée par la mise en place d’une nouvvelle politique de gestion et de rationalisation des ressources hydriques du Royaume. Financé conjointement par la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement, ce projet prévoit de remplacer les canaux d’irrigation en béton par des adducteurs enterrés. Rappelons que les producteurs de better-

spéciaux … La commercialisation se fait principalement à travers des distributeurs tandis que les ingénieurs de MARIVER s’occupent plutôt du développement et de l’encadrement des producteurs pour l’application des bonnes pratiques de fertilisation. En effet, l’élaboration d’un programme de fertilisation adapté permet d’obtenir des rendements satisfaisants et des produits de bonne qualité sans pour autant porter préjudice à l’environnement.

rave qui optent pour la micro irrigation bénéficient d’une subvention étatique pouvant attteindre 80% du montant investi dans l’équipement.

Actions de la Cosumar/ Suta(CTRB) au niveau du Tadla : • Mise en place des CDA (jeunes prometteurs) pour la proximité de la disponibilité des intrants. • Choix des variétés à haut potentiel de production, introduction des semences monogermes • Sensibilisation des productteurs à l’irrigation au goutte à goutte • Choix des produits phytosannitaires efficaces • Choix des meilleures soluttions fertilisantes • Mécanisation de plusieurs opérations de la conduite de culture


SOCAPRAG

Au service de la Bio Agriculture Parce que l’agriculture au Maroc constitue une source d’emploi et de revenus pour un marché essentiellement exportateur vers l’Europe. Parce que le marché de produits frais sans résidus a augmenté rapidement en réponse à la demande croissante des consommateurs. Parce que Les producteurs ont de nombreuses décisions difficiles à prendre par rapport aux intrants de production. L’éventail des options de protection des cultures est large et chaque produit a ses propres forces et faiblesses et ses exigences d’application. « Socaprag s’est engagée ces dernières années dans le domaine naissant de la Bio Agriculture » explique Monsieur Mahfoud Jalab, directeur de Socaprag. L’entreprise commercialise et développe des bio-

pesticides efficace et surs pour l’utilisateur, le consommateur et l’environnement, comme solution de rechange aux pesticides basés sur des pratiques agricoles traditionnelles. La gamme

Equipe technique et commerciale Socaprag présente au SIFEL Agadir

actuelle de Bio-pesticides de Socaprag comprend : - Kaligreen & CSC 80% Thiosperse: Bio-fongicides contre l’oïdium - Cinnacure : Bio-insecticide contre la mouche blanche - Acaritouch : Bio-acaricide de contact « Les producteurs ont adopté rapidement des programmes de lutte intégrée afin de répondre à ces préoccupations et

continuent à chercher des solutions de protection novatrices. Les Bio pesticides ne sont pas là pour écarter les pesticides chimiques, mais il faut les utiliser en complément ou en alternative, selon les cas ». conclut M. Jalab.

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Actu ENTREPRISE

BASF-SIPP SERENADE AS : Un nouveau fongicide biologique sur fraisier

Ces dernières années, le Maroc s’est considérablement investi dans la consolidation de sa réputation en tant que fournisseur de fruits et légumes de grande qualité, et notamment la fraise. C’est ainsi que les exportateurs marocains suivent de près les évolutions du marché international et déploient constamment de nombreux efforts afin de répondre à la demande du consommateur en termes de qualité et de sécurité alimentaire. Consciente de ces enjeux, la société BASF vient de compléter sa gamme de fongicides déjà très riche par un nouveau produit biologique : SERENADE à base de Bacillus subtilis, pour la réduction des dommages causés sur les fraises par la pourriture grise, Botrytis cinerea. Utilisable en production conventionnelle et biologique, ce produit se distingue par un Délai Avant Récolte de zéro, une absence totale de résidus et un mode d’action multisite, ce qui réduit le risque de développement de résistances. Lors de la journée de lancement organisée à Moulay Bouselham le 13 décembre dernier, M. El Mehdi Zaimi, DG de la SIPP, distributeur du Serenade au Maroc, a précisé que le choix de la région de Larache pour l’organisation de cette journée n’est pas fortuit, c’est en effet la principale zone de production de la fraise au Maroc. Ce fruit étant principalement destiné à l’export, les producteurs sont constamment soumis à des normes de production plus contraignantes, notamment en ce qui concerne les résidus de pesticides utilisés. « Ce constat nous a poussés à chercher une nouvelle solution biologique pour aider les producteurs à mieux répondre aux attentes de l’ensemble de la chaîne», a expliqué M. Zaimi. A son tour, M. Mohamed 42

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Chetouani, Regional Manager Maghreb-Crop Protection BASF, a précisé que ce produit qui a déjà été utilisé par les fraisiculteurs lors de la précédente campagne a donné entière satisfaction, surtout dans les conditions actuelles de restrictions sur la liste des produits phytosanitaires utilisés sur la fraise. « C’est pour cette raison que nous avons complété notre gamme de fongicides chimiques performants par un nouveau produit biologique qui ouvre même la voie vers la production de la fraise en Bio, surtout avec le succès soutenu que connaissent les produits biologiques depuis une dizaine d’année dans le monde». D’ailleurs, pour donner un aperçu sur les attentes de

ce marché en expansion (croissance annuelle de 10%, tous secteurs confondus), les organisateurs de cette journée ont tenu à inviter M. Moha Daoud, de la société Ecocert Maroc, spécialisée dans le contrôle et la certification des produits biologiques. Lors de son intervention, M. Daoud a expliqué, entre autres, que la protection des cultures Bio repose sur plusieurs principes, notamment : - Le choix des espèces et des variétés (avec le plus de résistances) - La pratique des rotations - La préservation des insectes auxiliaires, véritables alliés du

consommateur final. Suite à différents essais qui ont concerné différentes cultures maraîchères, BASF recommmande désormais pour un maximum d’efficacité, la combbinaison de produits chimiqques et biologiques dans le cadre d’un programme de lutte intégrée, à positionner efficacement selon le stade de la culture (Smart protection). En effet, des tests ont prouvé que les produits chimiques seuls n’assurent qu’une prottection modérée. Mais l’efficcacité est trois fois supérieure lors de la combinaison de fongicides chimiques et du Serenade (même quantité de

producteur - Le désherbage mécanique - En cas de dangers menaçants, on peut uniquement recourir à des produits naturels autorisés, généralement à base d’extraits de plantes ou de bactéries (cas du Serenade). Les explications techniques autour du nouveau produit ont été fournies par M. Christtof Floerchinger de BASF Allemagne. Grâce à sa grande flexibilité (DAR de 0), Serennade permet une protection sure aux différents stades de la culture, jusqu’au moment de la récolte. Ceci se traduit par un meilleur rendement et des fruits sans résidus, ce qui permet de répondre aux exigences de l’ensemble de la chaîne, du producteur au

résidus). Or, si l’on veut atteinddre la même efficacité par la multiplication des interventtions chimiques, on abouti à un taux de résidus beaucoup plus important. Pour tirer plein profit de ce produit, il faut plutôt l’utiliser en préventif avant l’apparition de la maladie, avec un intervvalle de 7 jours maximum. Mais si la pression du botrytis est trop importante, il est recommandé de commencer par les traitements chimiques et de garder Serenade pour la fin (DAR de 0). Enfin, ce prodduit étant applicable par pulvvérisation foliaire, il est importtant d’utiliser le bon volume d’eau et de choisir l’adjuvant adéquat pour en augmenter l’efficacité.


SIFEL Agadir 2011 La neuvième édition du SIFEL aura été celle des nouveautés. Ainsi, après huit éditions sous le nom de SIFEL Maroc, le salon portera désormais le nom de SIFEL Agadir, une nouvelle dénomination clairement soutenue par les autorités locales. Objectif : renforcer le rôle de ce salon dans le développement de la plus importante région exportatrice de produits maraîchers au Maroc, en profitant de son image à l’étranger.

A

utre fait marquant de cette 9e édition, la reconduction pour 4 ans (20112014) de la conventtion de partenariat entre l’IEC et l’APEFEL, respectivement organissateur et support officiel du salon. Par ailleurs, force est de constatter que l’évènement a drainé des professionnels du monde entier et pour preuve, le Chili et la Chine participaient pour la première fois au SIFEL (voir encadré). En fait, toutes nationalités confonddues, plus de 300 exposants ont pris part au Sifel Agadir cette année (200 directs et 100 co-exp-

posants), sur une surface d’expossition de 30.000 m2. Dès l’ouvertture du salon, les stands étaient pris d’assaut par des agriculteurs en quête des dernières innovattions et technologies en matière de conduite des cultures et de conditionnement (semences, ferttilisants, produits phytosanitaires, irrigation, conditionnement, serrres, logistique, pépinières, machinnes…). Selon les organisateurs, le salon a connu la présence de 46.424 visitteurs badgés pendant les 3 jours professionnels (visiteurs de 40 nattionalités), le 4e jour étant réservé au grand public. Cette édition a

aussi été marquée par la présence de plusieurs délégations étrangèrres. A noter que les exposants ont particulièrement apprécié le fait que le visitorat soit exclusivement composé de professionnels, dont la répartition par catégories était comme suit: - 32% de producteurs, agricultteurs. - 27% de cadres et dirigeants d’enttreprises. - 14% de commerciaux services et logistique. - 11% d’ingénieurs et techniciens. - 9% d’institutionnels. - 4% de centrales d’achats. - 3% Autres. Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

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SIFEL sais d’exportation vers la Chine. Les opérateurs italiens ont égalemment été approchés par le SIFEL, ce qui a donné lieu pendant le salon à une importante réunion avec des importateurs et distributeurs italliens.`

SIFEL-APEFEL Partenariat renforcé « L’APEFEL et le SIFEL viennent de renouveler une convention de partenv nariat qui implique une vraie concertv tation à l’aube de la 10ème édition du salon et aussi conforter le rôle de cettv te grande manifestation qui doit être inscrite dans l’avenir agricole de la région, explique M. Mohamed Kabbbaje, Secrétaire général APEFEL. Au cours de l’inauguration, Monsieur le Wali a d’ailleurs rappelé les 3 pôles de ce développement régional : agricv culture, pêche et tourisme. Et tous les opérateurs économiques de la région le reconnaissent, le SIFEL est devenu un évènement phare impliqv

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quant pendant les 4 jours du salon une belle activité économique pour la ville d’Agadir. Sur le plan purement agricole, l’implication de l’APEFEL dans le développement du SIFEL suppose des responsabilités, et aussi un rôle possible d’initiateur de développpement d’idées. En fonction de la nouvelle convention, le SIFEL est impliqué dans le développement de la production de fruits et légummes et bien sûr des exportations. Cela signifie que le SIFEL doit jouer son rôle dans le développement régional agricole par des actions directes comme ce salon et même indirectes. A titre d’exemple, je citterai l’implication du salon dans la mission initiée vers le Chili. C’est ainsi que, nous avons reçu cette année au SIFEL, toute une déléggation chilienne, que nous avions convaincue de l’intérêt de cette manifestation lors d’une précéddente visite au Chili. La délégation a d’ailleurs prévu une réunion très importante avec les représentants de 3 ministères : l’Agriculture, les Affaires Etrangères et le Commerce Extérieur, en présence de l’ambasssadeur du Chili. Ils avaient d’ailleurs le choix pour créer une plate forme d’échanges avec l’Algérie, la Tunissie, l’Egypte et la Turquie, mais je pense qu’ils vont choisir le Maroc. Il est évident que le SIFEL est un point de dynamisme très fort dans le développement de nos relations agricoles internationales. Je prenddrais l’exemple des chinois qui sont déjà présents sur ce salon, alors que nous faisons nos premiers ess-

J’ajouterai enfin que dans le cadre du développement de nos exporttations, il serait souhaitable de metttre en place un partenariat entre le SIFEL, Maroc Export et l’APEFEL. Je suis convaincu que le dynamisme de ces rapprochements autour et avec le SIFEL ne peut qu’être bénéffique pour le produit Maroc.

Participation internationale La campagne de promotion menée par le SIFEL à l’étrangger a visiblement porté ses fruits. En effet, avec 35% d’exposants internationnaux, le salon conforte sa notoriété internationale. De quoi permettre aux opératteurs marocains d’établir des relations commerciales avec de nouveaux partenairres dans le secteur agricole. La 9ème édition a ainsi connu la participation d’une quinzzaine de pays avec une forte présence d’entreprises franççaises, espagnoles et italliennes, auxquelles se sont ajoutés cette année pour la première fois la Chine et le Chili.

La Chine

Pour les exposants chinois, la partticipation au Sifel Agadir était une première approche du marché marocain, dont le but est de nouer des contacts directs avec les opérrateurs marocains. L’objectif est de pouvoir exporter directement vers le notre pays des produits comme


AGADIR 2011

La délégation chilienne sur le stand de l’APEFEL l’ail blanc et le gingembre (frais, poudre), sans devoir passer par des intermédiaires.

Le Chili Une délégation chilienne représsentée par l’Association des Exporttateurs Chiliens de Fruits (ASOEX) a fait le déplacement au SIFEL Agadir afin de consolider les partenariats maroco-chiliens, notamment pour la mise en place d’une zone de libre échange favorisant de nouvelles opportunités commerciales et éconnomiques. Il serait ainsi question de créer à Tanger une plate forme de réexpédition vers l’Afrique.

Conférence animée par Mme Fatiha Charradi, présidente d’OCP Innovation Fund For Agriculture

Visite d’un stand chinois lors de l’inauguration du SIFEL

Conférences et ateliers L’ouverture du salon a été marquée par l’organisation d’un atelier sur la formattion, le conseil agricole et le transfert de savoir-faire sur le terrain, initié et animé par le ministère de l’Agriculture. Au programme également, des exposés et

Conventions

La cérémonie inaugurale de cette édittion a également été ponctuée par la signature de deux conventions rellatives à la mise en oeuvre de projets d’agrégation dans la filière maraîchage de primeurs : - une convention signée entre l’Agence de Développement Agricole, la direct-

débats sur plusieurs thématiques liées notamment à la commercialisation et la distribution des fruits et légumes, aux moyens d’accompagnement financier des unités de conditionnement dans la filière fruits et légumes, au capital-risqque, comme outil de promotion et de développement des investissements agricoles au Maroc… tion régionale de l’agriculture de la réggion du Souss Massa Drâa et la société NT Consulting. - une convention signée entre l’Agence de Développement Agricole, la directtion régionale de l’agriculture de la région du Souss Massa Drâa et la cooppérative COPAG.

Signature d’une convention de mise en oeuvre d’un projet d’agrégation dans la filière maraîchage de primeurs. A droite M. El-Oultiti, président de la coopérative agricole Copag. A gauche M. Hilali, directeur de la DRA SMD. Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

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SIFEL AGADIR 2011

Parole aux visiteurs Visite d’agriculteurs algériens

Importante délégation algérienne sur le stand d’Agriculture du Maghreb

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Organisée chaque année par le groupe algérien ACI, la visite au Siffel a rassemblé pour cette édition, une quarantaine de producteurs algériens et quelques revendeurs représentant la société ACI, totallement pris en charge. M. Rabah Allam PDG du groupe a exprimé sa satisfaction des vissites des édvitions précédentes du Sifel, et en veut pour preuve qu’il ne raterait cette opportunnité pour aucune raison. ‘‘Nous revenons chaque année à Agadir et l’objectif pour nous est d’établir des contacts avec les opérateurs marocv cains et de consolider les relations des deux côtés des frontières en espv pérant que celles-ci seront ouvertes bientôt, dans l’intérêt de tous les intervenants et de tout le Maghreb arabe’’ nous a-t-il confié. Les visiteurs algériens effectuent des tournées au salon et à des exploitations de la région afin d’y découvrir les nouvelles technologgies et variétés susceptibles d’être

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introduites en Algérie, ainsi que des informations sur la conduite des cultures. Leur intérêt porte particulièrement sur les agrumes, la vigne, le maraîchage ainsi que les pépinières maraîchères et arbboricoles. Nos agriculteurs veulent s’inspirer de ce qui se fait au Maroc et nous demandent (en tant que distributv teur de produits phytosanitaires, intrants, … matériel d’irrigation goutte à goutte, fertigation) de leur fournir des produits ou fournitures vus au Sifel. Ils espèrent ainsi profv fiter de ces visites pour participer à la modernisation de l’agriculture algérienne, a ajouté M. Allam. De même, lors des visites aux expploitations du Souss, les agricultteurs ont été impressionnés par les serres multichapelles, les renddements obtenus par les variétés maraichères et arboricoles, les systèmes de fertigation, la taille des exploitations (en Algérie, les exploitations sont très exigües

et morcelées, d’après les productteurs) etc.

Présentation Le groupe algérien ‘‘ACI’’ agro consulting international, représsentant de Monsanto, Vilmorin, etc. en Algérie, a été créé en 1994 et compte aujourd’hui 140 empployés (contre 3 au démarrage), dont 50 ingénieurs en contact régulier avec les agriculteurs (encadrement et vulgarisation). Il dispose aussi de 10 bureaux à l’échelle nationale, de 40 commmerciaux et 600-700 revendeurs dans les différentes régions algérriennes de production. Il bénéficie de la confiance de grandes multinationales, ce qui lui a permis d’offrir un panel de produits et de solutions des plus complètes aux agriculteurs algérriens. Ainsi, il s’occupe de l’approvvisionnement du marché national en différents intrants agricoles, et apporte savoir faire et technicité. Dans le proche avenir, ACI prévvoit d’optimiser et améliorer les moyens et méthodes déjà mises en place et de se lancer dans la production agricole de qualité, utilisant les dernières technologgies (céréales, agrumes, vignes).


M. Bouselham Bendaif Distributeur d’intrants et producteur de banane dans le Gharb Fidèle au salon depuis sa création, M. Bouselham vient au sifel tous les ans accompagner des groupes de producteurs du Gharb. Au proggramme : visite du salon pour déccouvrir les nouveautés et établir des contacts avec les agrofournisseurs exposants, puis visite sur le terrain pour découvrir les techniques de productions qui pourraient être adoptées dans la région du Gharb. « Je trouve qu’au fil des éditions, le Sifel gagne en professionnalisme, l’organisation est bien maîtrisée et l’offre est ciblée maraîchage. Les prodv ducteurs se sont particulièrement intéressés aux machines agricoles

susceptibles de faciliter leur travail, car le problème de la main d’œuvre se pose avec de plus en plus d’acuité dans le Gharb connu par la diversité de ses cultures, dont beaucoup sont gourmandes en main d’œuvre (fraisv se, tomate, haricot vert…). De plus, les terrains y sont occupés en permanv nence, ce qui augmente encore plus les besoins ». En tant que distributeur d’intrants, ce salon est pour moi l’occasion de renouer contact avec mes fournissseurs de semences, engrais, produits phytosanitaires…, de voir leurs nouvveautés et de redéfinir les stratégies de collaboration avec eux.

M. Oumar Samba Sow (Sénégal) Agro-zootechnicien, conseiller agricole Venu accompagner le PDG de la société Diowol Food Company pour voir les possibilités de parttenariat offertes par le salon, M. Oumar Samba Sow a pu établir des contacts très intéressants avec des semenciers, des sociétés spécialisées dans l’irrigation GàG, etc. Il qualifie d’ailleurs de salutairres les actions de subvention des différents intrants agricoles misses en place par le gouvernement marocain et notamment pour les machines agricoles. « Le parc des machines au Sénégal est malheurv reusement obsolète. Il serait temps que les agriculteurs sénégalais puissv sent tirer profit des avantages de la mécanisation, notamment pour les travaux qui précédent le semis du riz, culture très importante au Sénégal. Pour l’instant beaucoup de productv teurs font l’impasse sur ces opératv

tions, ce qui se traduit par une baisse de la productivité. Ce genre de subvv ventions permettrait donc de dynamv miser les ventes de machines et aux agriculteurs de réaliser les travaux à temps, d’augmenter les surfaces et les rendements ». En plus de la visite du SIFEL, M. Samba Sow a profité de son séjjour pour visiter une serre de prodduction de tomate, une station de conditionnement et une pépinière professionnelle. « La création de pépv pinières professionnelles au Sénégal serait un atout de taille qui permettv trait aux agriculteurs maraîchers d’utiliser des plants certifiés, sains et de qualité, pour réussir la première étape vers des productions exportabv bles » rajoute M. Oumar. Rappelons qu’au Sénégal, très peu de domaines sont tournés vers l’export, avec une bonne maîtrise

Enfin, au nom des professionnels du Gharb, je me permets d’affirmer que nous aimerions bien qu’une foire comme celle-ci soit initiée dans notre région. Nous estimons que le Gharb, importante région agricole avec une grande diversité des cultures le mérite amplement.

de la conduite. La plupart des cultures maraîchères exportées son cultivées en plein champ et très peu sous serres (10-15%) : tommate cerise, courgette, maïs doux, melon jaune et piment. Le pays jouit d’avantages comme la main d’œuvre bon marché et la disponibbilité de l’eau d’irrigation.

A droite M. Oumar Samba Sow

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SIFEL AGADIR 2011 Interview de M. Samir Tazi Commissaire général du salon A l’aube du 10e anniversaire du SIFEL, véritable carrefour d’échanges de la filière fruits et légumes, le commissaire général du salon réaffirme le véritable besoin des agriculteurs de réajuster régulièrement leurs outils de production, confirmant ainsi la légitimité de cette manifestation dont le rayonnement national et international n’est plus à prouver. Pouvez-vous dresser un bilan sur l’évolution du salon depuis sa création ? L’évolution du SIFEL a dépassé nos esppérances. Ce salon qui s’adressait au départ aux producteurs de la région Souss Massa Drâa, a eu rapidement un rayonnement national : il apportait un grand nombre de réponses aux demmandes exprimées par les opérateurs

du secteur. Il va de soit que l’implicattion des autorités locales, de la ville d’Agadir, du Conseil régional, de l’APEFFEL et surtout des Ministère de l’Agricculture et du Commerce Extérieur, ont favorisé la dynamique et l’évolution positive de ce salon. Très tôt, il a fallu à nos équipes au sein du groupe IEC, multiplier les efforts pour satisfaire autant les exposants que les visiteurs, qu’ils soient opérateurs ou institutionn-

Les tombolas Autre nouveauté qui a marqué cette 9eme édition du salon, l’organisation de deux tombbolas. La première a fait le bonheur d’un vissiteur/producteur de la région du Haouz qui a remporté une voiture Volkswagen offerte par IEC et Volkswagen Agadir. La seconde, orgganisée à l’occasion du 10ème anniversaire 48

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nels. Aujourd’hui, le SIFEL AGADIR s’est inscrit dans les agendas professionnnels du secteur des fruits et légumes sur quatre continents. Tout d’abord l’Europe, marché de proximité et zone principale d’approvisionnement, puis, l’Afrique, l’Asie, le Moyen Orient, l’Amérrique du Nord et maintenant l’Amériqque du Sud. Le SIFEL AGADIR, dont la légitimité n’est plus à prouver, a atteint une matturité dont la profession peut se réjouir. Ce qui est important à relever, c’est la confiance que témoignent les expossants depuis le démarrage de ce salon. La première édition s’est déroulée sur 5.000 m2, avec des stands modulaires, puis les surfaces se sont multipliées pour atteindre actuellement 30.000 m2, avec prés de 60% de stands personnallisés. Je voudrais également mentionnner que le SIFEL AGADIR a initié plussieurs évènements satellites pendant toute sa durée. De même, il a permis le développement d’un tourisme d’affairres important que la ville d’Agadir ne connaissait pas auparavant. Jusqu’à présent, nous avons fait un travail structurant en donnant à l’évènnement un rayonnement national et international, en axant nos efforts sur la qualité des prestations que ce soit du côté des exposants ou des visiteurs. Tout cela a fait que SIFEL Agadir est aujourd’hui référencés parmi les plus grands salons professionnels des fruits et légumes au niveau international.

du salon, a été l’occasion pour IEC d’offrir des stands à des exposants pour la prochaine édition du Sifel. Les gagnants sont : - PRIM’ATLAS : un stand de 40 m². - SOMMA/GROUPE AUTO HALL : un stand équipé de 20 m². - SAUDI DRIP : un stand équipé de 12 m².

Quelles sont les actions prévues pour dynamiser les prochaines éditions ? Nous souhaitons accorder beaucoup plus d’importance à l’innovation et en faire un axe primordial dans nos acttions de communications. Pour cela, nous comptons créer des alliances avec des experts afin de bien cibler les nouveautés, qu’elles soient d’orddre technologique, biotechnologique ou tout simplement biologique. Nous comptons d’ailleurs explorer ces pistes et bien d’autres (que je ne divulguerai qu’en temps opportun) dès le mois de janvier. Mais ce qui est sûr c’est que la communication prendra une grande place dans nos stratégies pour dynammiser davantage le SIFEL AGADIR dans ses éditions futures. J’ajouterai que nous réservons chaque année un important budget pour la loggistique en faveur des petits et moyens producteurs. Dans ce sens, je rends vissite au moins une fois par an aux directteurs des ORMVA et DPA ou leurs colllaborateurs à l’échelle nationale, afin de mobiliser les producteurs n’ayant pas les moyens financiers ou nécessittant des visites accompagnées, et à la demande, nous mettons un autocar à la disposition de ces organismes. Par ailleurs, en fonction de la position du Park Expo d’Agadir, nous avons mis en place des navettes pour desservir diffférents points du centre de la ville, permmettant des correspondances ente les transports en communs et le salon. Pour les prochaines éditions, nous envisageons aussi d’organiser des demi-journées, sous la tutelle des ORMMVA et DPA, avec des producteurs de chaque région pour les inciter à venir découvrir les nouveautés ou bien cherccher des réponses à leurs problématiqques spécifiques, toujours dans le caddre professionnel du secteur des fruits et légumes.  Pour conclure, toute l’équipe IEC et moi même en tant que commissaire générral du SIFEL AGADIR, vous donnons rendez-vous pour fêter ensemble le dixième anniversaire de ce salon proffessionnel des fruits et légumes.


Groupe Crédit Agricole du Maroc

Mme Fatiha Berrima, directrice Pôle Vert du Crédit Agricole du Maroc

Présence remarquable au SIFEL La 9ème édition du SIFEL a été marquée par la tenue d’un atelier sur la formattion et le conseil agricole ainsi que des exposés et débats sur plusieurs thémattiques liées notamment à la commerccialisation et la distribution des fruits et légumes, aux moyens d’accompaggnement financier, aux outils de condittionnement, etc. Des trophées et des distinctions ont été remis aux meilleurs opérateurs du secteur lors d’une cérémonie marquée par un débat sur le thème «Capital-risqque et développement des investissemments agricoles» animé notamment par la Banque d’affaires du Crédit Agricole du Maroc : HOLDAGRO. Un hommage particulier a d’ailleurs été rendu au Crédit Agricole du Maroc par la remise d’un Prix d’Honneur et d’Exccellence. En marge du SIFEL, le Crédit Agricole du Maroc a organisé le 1er Forum de l’Investissement dans la filière Fruits

et Légumes, le vendredi 9 décembre 2011. La matinée a été consacré à des conférences qui avaient pour objectif de mettre en avant le fort potentiel d’investissement dans la filière avec des interventions pointues sur : - l’importance socio-économique de la filière et ses perspectives de croisssance (APEFEL - FIFEL), - l’agrégation, fondement stratégique du Plan Maroc Vert : cas de la filière marraîchère (ADA), - le secteur exportateur des fruits et légumes et son potentiel d’investissemment (EACCE), - le rôle de la Certification Qualité dans la recherche de nouveaux marcchés (IAV Hassan II), - l’accompagnement et le financemment de la filière par le Groupe Crédit Agricole du Maroc  Au terme de ces interventions, un débbat a été ouvert avec l’assistance, qui

Coup de cœur: iPhyto

Première application Mobile destinée aux agriculteurs marocains Considéré parmi les grandes nouveauttés du SIFEL de cette année, iPhyto a eu un grand succès de par son caractère innovant, mais surtout sa grande utilité pour les professionnels du secteur des fruits et légumes. Cette application proposée gratuitemment par la société Agridata Consultting (spécialisée dans les systèmes d’information agronomiques) est un outil intuitif qui répertorie tous les produits phytosanitaires autorisés au niveau national. L’agriculteur, le technnicien, le qualiticien, etc. peut à tout moment, à partir de son Smartphone (iPhone ou Android) effectuer une reccherche des pesticides selon différents critères : nom commercial, culture, ennnemi, matière active, société de commmercialisation. Il peut également faire des comparatifs entre les teneurs en matière active, les doses d’utilisation et les DAR. L’option d’affichage des prix publics des produits est également

a été l’occasion d’un échange autour des différentes thématiques abordées et des problématiques de la région en matière de production agricole : eau, main d’œuvre qualifiée, etc. Dans l’après-midi, un espace de renccontre avec les responsables de la banqque a été mis à la disposition des prodducteurs et investisseurs dans la filière.

offerte pour les entreprises qui le déssirent. iPhyto est aussi un catalogue des socciétés qui sont autorisées à distribuer les pesticides à l’échelle nationale ainsi que leurs revendeurs. La force de cet outil réside aussi dans la mise à jour continue des données : les inttroductions ou retraits de pesticides, les nouvelles homologations, les changgements de données techniques, les nouveaux distributeurs, etc. le tout en temps réel « Nous avons opté pour une applicatv tion qu’on peut installer et utiliser en mode déconnecté afin de permettre à l’utilisateur de consulter iphyto même en l’absence du réseau 3G », précisent les jeunes dirigeants de Agridata qui promettent que iPhyto offrira égalemment aux agriculteurs, à partir du 1er Février 2012, la possibilité de suivre la météo, l’actualité agricole nationale et internationale, les cours des fruits et léggumes, etc.

A noter que le développement de cette application a été réalisé en partenariat avec la société Neoxia Maroc, cabinet d’experts en systèmes d’information. Et selon l’équipe Agridata, iPhyto n’est que la première d’une série d’applicattions qui seront mises très prochainemment sur le marché. Rappelons qu’en 2011 Agridata s’est vue décerner le trophée de l’excellencce INNOFEL, organisé par la revue Agricculture du Maghreb, pour son Logiciel de Gestion Intégrée LGA ALL IN ONE. Véritable outil d’aide et d’accompaggnement aux producteurs, ce logiciel regroupe, traite, analyse et valorise l’infformation collectée au niveau des expploitations agricoles afin d’en optimisser la gestion. A noter que depuis 2006, plus de 120 exploitations agricoles ont été équipées en logiciels de gestion mis au point par Agridata.

Contact : Tél. : (212) 528 82 84 44 Email: contact@agridataconsulting.com Site web: agridata-consulting.com

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SALON

Agro Expo Filaha à Alger

Forte participation marocaine Dans une ambiance extrêmement cordiale et presque festive, M. Rachid Benaissa, ministre algérien de l’agriculture et du développement rural et son homologue marocain M. Aziz Akhannouch ont inauguré fin novembre la 7ème édition du Salon International de l’Agricultture « Agro Expo Filaha 2011 » à Alger. Agro Expo qui a accueilli quelques 200 exposants sur une surface de plus de 1.200 m2, avait réservé une place d’honneur au pavillon marocain, où une trentaine de sociétés parmi les leaders des secteurs agricole et agroindustriel représentaient la production nationale marocciane. Premier jour du salon, salle combble pour le forum algéro-maroccain, montrant s’il en était encorre besoin, les attentes de rapprocchement entre les agricultures (… et agriculteurs) algérienne et marocaine et par delà ce secteur stratégique, un retour attendu vers l’avènement d’un ordre magghrébin nouveau. A noter qu’en marge de la réunnion extraordinaire sur la Syrie le 16 novembre dernier à Rabbat, monsieur Tayeb Fassi Fihri et sa son homologue algérien monsieur Mourad Medelci sont convenus de convoquer une réunion du conseil des ministres de l’UMA. Engageant les interventions, monsieur Rachid Benaissa a rapppelé « qu’il y a une dynamique dans le domaine agricole entre les deux pays et les producteurs veulent travailler en partenariat pour le renforcement de l’économv mie maghrébine et la création dès maintenant des conditions d’un développement durable. Ce salon est une occasion pour renforcer les relations entre les opérateurs éconv nomiques des deux pays » a souliggné M. Rachid Benaissa. Dans son 50

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allocution M. Aziz Akhanouch a notamment rappelé que « l’Algv gérie et le Maroc ont les mêmes challenges pour assurer une sécurv rité alimentaire dans les pays du Maghreb. Nous devons accélérer les échanges entre nos deux pays pour mettre fin à cette menace de dépendance alimentaire ». Dans ce même esprit le Forum a été l’occasion de la signature de trois conventions. La première entre les organisations interproffessionnels des deux pays : Ahmmed Ouyach pour la Comader et M. Bachir Seraoui pour le CIFA algérien. La seconde convention a été signée entre M. Aboulal, président de la Fimap et coté alggérien M. Mahmoud Lekhal préssident de la Faaa. Elle visait le dévveloppement de l’apiculture et surtout la protection de l’abeille jaune et noire du Maghreb. La troisième convention signée entre messieurs Tarik Sijilmassi président du SIAM et Amine Bensemmane, président de la Fondation Filaha, avait pour objjectif d’instaurer une étroite colllaboration entre les deux salons.

A noter qu’un mémorandum d’entente et de coopération dans le domaine de l’agriculture et du développement durable avait été signé entre messieurs Benaissa et Akhannouch en avril dernier lors du SIAM. Bref, de nombreux signaux de rapprochement qui augurent d’’une normalisation des relattions entre les deux pays. Dans un premier temps, il faudra sans doute attenddre la réunion des ministères des afffaires étrangères des pays membbres du Maghreb pour faire aboutir le processus de dégel. Un processus bien engagé mais pas encore abouti, puisque le mattériel d’agencemment du pavillon marocain a quand même été obligé M. Rachid Benaissa, ministre algérien de l’agriculture et son homologue marocv de subir le circuit cain M. Aziz Akhannouch lors de l’inauguration du Salon

du commerce triangulaire et transiter par le port de Marseille. Maintenant que l’Algérie et le Maroc disposent l’un et l’autre de stratégies de développement agricole : - programme de renouveau éconnomique, agricole et rural algérrien, - plan Maroc Vert, les questions se posent en termmes de marché, les deux proggrammes s’articulent sur les mêmes fondamentaux socioéconomique et convergent vers les mêmes objectifs, afin de faire de l’agriculture, le moteur de développement économique et social du maghreb. « Ambitions partagées », dira Ahmed Farouki, secrétaire génnéral du ministère algérien de l’agriculture. « C’est le ciment du développement maghrébin », répond Moha Marghi son homollogue marocain. Nous avons d’ores et déjà à nourrrir une population algérienne et marocaine comptant près de 70 millions d’habitants. Bonne raisson pour harmoniser nos efforts vers l’ouverture des frontières.

il y a une dynammique dans le domaine agricole entre les deux pays et les producteurs veulent travailler en partenariat pour le renforcement de l’économie maghrébine et la création dès maintenant des conditions d’un développement durable.

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SALON

Monsieur Rachid Benaissa, Ministre algérien de l’Agriculture et du développement rural

«

La crise alimentaire mondiale de 20072008 a été une période difficile pour beaucoup d’acteurs dans le domaine de l’agriculture. Cela a entraîné des révoltes contre la faim, que l’on penssait révolues, mais permettant dans le même temps une grande prise de conscience. Soucieuse de ses responssabilités, l’Algérie où près de 40% de la population vit en milieu rural, a initié une politique nationale de renouveau agricole et rural, annoncée officiellemment par le Président de la république,

toires sans avenir mais seulement des territoires sons projets. C’est pourquoi, il s’agissait de déterminer les capacités et les forces de chaque territoire sur les plans : agricole, forestier, élevage et touristique. c/ Enfin, 3ème grand principe, le rural est synonyme d’avenir et de potentiel à valoriser. Cela fait évidement appel à tous ceux qui ont une connaissance applicable dans ce développement. L’Etat dégage près de 1 milliard de dolllars par an, pour permettre le développpement de projets ruraux, autorisant ainsi de multiplies désenclavements. Dans la période 2005/2009, il y a eu la construction de 500.000 logements ruraux et 900.000 en cours pour la pérriode de 2010/2015. Nous voyons bien qu’il s’agit ici d’une vision d’avenir, enggagée dans le mouvement universel du développement durable. Si j’osais initier un slogan je dirais « le rural c’est l’avenir ».

2- Mise en place du pilier agricole

Il y a 3 niveaux dans le cas de la politiqque qui est en cours :

lors d’une conférence qui a réuni tous les acteurs du secteur. Nous nous sommmes ainsi engagé dans une politique construite sur 3 grands piliers.

1- Renouveau du développement rural

Ce renouveau qui s’est développé sellon trois grands principes. a/ Tout d’abord, il est clair que le dévveloppement durable doit être durabble pour tous, et entraînant la prise en compte des spécificités de chaque réggion sur le plan économique et social. Notre ambition est de réaliser 12.000 projets d’ici 2014, dont 10.000 sont déjà en place et concernent environ 5 millions d’habitants. b/ Conséquemment à ce que viens de dire, j’ajouterai qu’il n’ya pas de territ52

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a/ Tout d’abord régler la question du foncier agricole. - nous confirmons avec force la proppriété privée. Nous avons un million 100 milles exploitations agricoles. L’Etat ne détient que 174 fermes. - les terres du domaine de l’Etat sont octroyées sous forme de concession de 40 ans renouvelables. - possibilité dans le grand sud, pour ceux qui invertissent dans leur projet, de s’approprier les terres qu’ils metttront en valeur. Nous avons d’ailleurs un grand programme en cours de transfert d’eau du nord au sud. b/ mettre en place le financement de l’agriculture. - crédit de campagne -crédit d’investissement à taux zéro pour les 3 premières années. - Mise en place de nombreux soutiens. c/ renforcer la relation naturelle entre

l’agriculture et l’industrie agroalimenttaire qui doit être le moteur de la moddernisation de l’agriculture algérienne. Nous avons d’ailleurs créé des conseils interprofessionnels dans les différentes filières entraînant la mise en place d’offfices : céréales, lait, fruits et légumes et viandes. 3- Programme de renforcement des capacités humaines Il s’agit bien ici d’assistance technique et de soutien organisationnel envers les actteurs. Si nous voulons que l’agriculture se développe, il faut que les acteurs soient formés, et que la technologie arrive dans les lieux les plus reculés du pays. Ce grand programme ouvert depuis 2010 a été accompagné d’une série de mesures en février 2011, pour tenter d’élargir la base productive qui compprend 8,5 millions d’hectares de SAU. Le processus engagé doit permettre d’encourager de nouvelles créations agricoles. L’identification de 350.000 ha a déjà été faite. Sur décision du Président de la Réppublique, l’Etat a dégagé un montant minimal de 3 milliards de dollars, afin d’accompagner le développement de cette politique. Et bien sûr avec des possibilités d’extension si la dynamiqque se confirme. Je crois qu’il faut également préciser que les pays du Maghreb ont en commmun la limitation de nos ressources aquifères, autour desquelles nous devvons travailler en collaboration. Nous avons engagé en Algérie un grand programme d’économie d’eau et mis en place plusieurs unités de desssalement d’eau de mer. Nous avons 1 million d’hectares de terres irriguées (comprenant 250.000 ha organisés en économie d’eau) avec l’objectif de 1,5 millions d’hectares. Notre politique de « Renouveau agriccole » comporte - et cela ma parait bien logique – de nombreuses similitudes avec le Plan Maroc Vert. J’ajouterai que nous avons des données communnes avec le Maroc, celles de nourrir 70 millions de personnes. Et je crois que tout rapprochement de nos démarches agricoles ne peut être que bénéfiques. Nous voulons construire un avenir durrable et toute coopération dans ce dommaine est à encourager. Nous sommes très heureux du processsus engagé depuis quelques mois avec toutes les conventions que nous avons signées avec le Maroc. Et cette présencce de nombreuses entreprises agricolles et agroalimentaires marocaines au salon est un signe fort dont nous nous réjouissons.


le Forum a été l’occasion de la signature de trois conventions pour renforcer la coopération entre les deux pays dans le domaine agricole.

Monsieur Mohamed Bouhdyar Président de la Chambre Nationale d’Agriculture permettre aux exploitants d’amélv liorer leurs revenus et relever le défi de la sécurité alimentaire. Le programme de développement rural lancé par notre président monsieur Bouteflika et soutenu par le ministère de l’agriculture, est l’élément clé de ce mouvemv ment. Nous allons tout prochainement réunir les membres du conseil d’administration, afin de mettre en place une feuille de route pour les actions à venir et notamment, une collaboration avec l’agro alimv mentaire dont le secteur est, vous le savez, complémentaire à celui de l’agriculture. Vous voyez que mes premières actv tions de président de la chambre nationale d’agriculture sont déjà bien engagées, .. et loin d’être termv minées. »

M. Messaoud Guemari Président de la Chambre d’Agriculture de Biskra Messaoud Guemari est également membre du conseil d’Administtration de la chambre nationale d’agriculture et directeur général d’une coopérative spécialisée dans les intrants agricoles (semences, films pour serre, etc) à Biskra. « Biskra est une zone très active en agriculture, notamment avec 3.500 ha de maraichage sous serre, plus le plein champ, ce qui nous permet d’approvisionner 38 wilaya durant les mois d’octobre à décembre. Nous

avons par ailleurs une palmeraie avec 4.600.000 palmiers de variété Deglet Nour, ainsi que de belle unités de conditionnement qui permettent une commercialisation efficace. Je vois un vrai développement dans notre région de serres multi-chapellv les et canariennes, ce qui nous amènv ne à considérer le développement d’une saine collaboration avec nos frères marocains. Je crois que notre présence commune sur ce salon est porteuse de beaucoup d’espoir ».

Stands d’entreprises algériennes exposantes au salon

«

Le ministre de l’Agriculture et du développement rural, M. Rachid Benaissa a procédé à l’installattion officielle du président de la Chambre National d’Agriculture ainsi que du nouveau Conseil d’Administration. « Je préside depuis peu la chambv bre nationale d’agriculture qui comprend 48 chambres dans les wilaya et qui regroupe toutes les filières. Nous comptons bien sûr assurer tous les objectifs en cours et notv tamment consolider les organisatv tions professionnelles ainsi que le système coopératif. Selon les souhaits de M. Rachid Benaissa, nous voulons également encourager la création de groupv pement professionnel (filière par filière) dans l’objectif principal de développer la production afin de

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A.Bamouh, A. Ezzahouani, A. Chamekh, IAV Hassan II Rabat

Le secteur de la fraise est certainement l’un des secteurs d’exportation les plus impportants au Maroc et plus précisément dans les périmètres irrigués du Loukkos et du Gharb. L’objectif de cette étude est de diagnostiquer la conduite culturale du fraisier adoptée par les agriculteurs dans ces deux régions afin de mettre en évidence les diffférentes décisions techniques et les choix opérés pour chaque stade de la culture, de la plantation jusqu’à la récolte.

L

e travail sur le terrain a été réalisé à travers des enquêtes auprès des fraisiculteurs. Les questionnaires ont été conçus de façon à traiter chaque étape de la conduite pour connaîttre d’une part le choix de l’agricculteur, et d’autre part la justificcation qu’il en donne. Les choix peuvent être reliés aux résultats quantitt a -t

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tifs et qualitatifs, tandis que la justtification permet de déterminer quelle est la part des décisions liées au savoir-faire, et celle liée au contexte de l’exploitation. L’échantillon a porté sur 20 expploitations choisies sur la base de leur représentativité géographique (80% pour

le Loukkos et 20 % pour Gharb), leur taille (de 5 à 87 ha) et leur statut (familiale ou entreprise). Au moment du suivi, la superficie totale des exploitations enquêttées était de 455 ha dont la supperficie consacrée au fraisier était de 375 ha. La superficie moyenne consacrée au fraisier au sein de ces exploitations était de 18,7 ha, avec une forte variation d’une exploitation à l’autre. Cette hétérrogénéité dans la répartition des superficies peut être réduite si on regroupe les agriculteurs en 3 classes en fonction de leurs superficcies : - 60% avec une surface inférieure à 15 ha - 25% avec une surfface comprise entre 15 et 30 ha


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les variétés précoces en mottes conduites sous grand tunnels, permettant d’entrer en producttion en même temps que les cultures de 2ème année, avec des fruits de bonne qualité et un bon rendement.

Aménagements et préparation du sol

Ces dernières années, les fraisiculteurs ont délaissé la fraise de 2è année au profit de nouvelles variétés précoces en mottes conduites sous grand tunnels.

- 15% avec une surface supérieurre à 30 ha La superficie totale consacrée à la fraise de 2è année est de 42 ha, soit 11% seulement de la superfficie couverte par cette culture chez les agriculteurs enquêtés. Ceci s’explique par le fait que les agriculteurs qui ont recours à ce mode de reconduite, ne le font pas systématiquement et régullièrement, mais ils limitent la supperficie en fonction surtout de leur trésorerie. En effet, ce choix a pour but de réduire en partie les frais de production. A la fin de la campagne, l’agriculteur procède à la taille de la plante, qui dévelloppe les jeunes pousses qui sont aptes à fructifier précocement à partir de mi-novembre. Cette préccocité d’un mois permet à l’agricculteur de vendre sa production à un prix intéressant, mais avec une qualité inférieure et un renddement très faible qui atteint à peine 0,5 kg/plant. Les agricultteurs qui n’adoptent pas ce type de culture confirment que le renddement et la qualité obtenus ne justifient pas la reconduite de la culture pour une deuxième annnée surtout avec les problèmes phytosanitaires et les problèmes de malformation des fruits. Ainsi, ces dernières années, les fraisiculteurs ont délaissé la fraise de 2è année au profit de nouvell-

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A l’exception d’un seul agricultteur qui opte uniquement pour les grands tunnels, les petits tunnnels nantais existent chez tous les agriculteurs. Quatre agricultteurs parmi les enquêtés posssèdent des grands tunnels. Leur absence chez les autres est due à leur coût d’installation élevé par rapport au tunnel nantais. D’une manière générale, les grands tunnnels sont réservés aux variétés précoces alors que les tunnels nantais sont utilisés plutôt pour les autres variétés comme Camarrosa. Ceci s’explique par le fait que les grands tunnels favorisent la précocité : - l’inertie thermique de l’abri s’accroît avec sa dimension, limittant ainsi le refroidissement noctturne. - l’effet de bordure qui provoque un retard de quelques jours est moins marqué sous les grands tunnels. L’aération des tunnels est un moyen qui permet de contrôller relativement les paramètres climatiques à l’intérieur de la serre (température, humidité relative...), elle a pour but de : - Atténuer les amplitudes thermmiques ; - Réduire la température diurnne excessive sous abri ; - Renouveler l’air autour de la plante ; - Réduire le développement des pathogènes.

Préparation du sol Les travaux de préparation du sol réalisés avant la plantation sont similaires chez l’ensemble des exploitations enquêtées. Ils sont

en somme mécanisés et suivent en général le même calendrier. Ainsi, la préparation du sol dans les différentes exploitations enqquêtées est suivie d’une manière similaire à ce qui est recommanddé par les services techniques de l’agriculture. La quantité moyenne de fumier apporté en début du cycle est de 42 t/ha avec une forte variabillité selon les exploitations. D’un autre côté, 15 agriculteurs parmi les enquêtés ont opté pour l’appplication du fumier bovin tandis que le reste applique soit le comppost végétal, le fumier avicole ou bien un mélange de fumier bovin et avicole.


La différence des quantités de fumier apportées est justifiée d’un côté par le fait que la quanttité apportée est plus faible chez

les agriculteurs qui complètent l’apport par des engrais minérraux de fond, alors qu’elle est relativement élevée chez ceux qui se contentent seulement du fumier comme fumure de fond. D’un autre côté, la nature du fummier joue un rôle essentiel dans le raisonnement des quantités à apporter. Ainsi les plus grandes quantités apportées sont enreggistrées pour le fumier d’origine bovine. D’autre part, la plupart des agricculteurs enquêtés se basent dans la décision de la quantité de fummier à apporter sur l’état de ferttilité du sol jugé sur la base de l’expérience personnelle du gérrant et des habitudes culturales et non sur les résultats et recommmandation avancés lors des anallyses du sol ni sur les recommanddations de la bibliographie. Pour l’ensemble des agriculteurs enquêtés, seuls 3 appliquent, en

plus du fumier, les engrais de fond sur la base des analyses du sol dans le but de ramener les sols au niveau d’entretien qui couvre mieux les besoins de la culture. Enfin, dans toutes les exploitattions enquêtées, la désinfection du sol se fait à base du Metam Sodium, injecté à travers une rampe d’irrigation.

Plants et variétés L’approvisionnement en plants se fait à travers des pépinières espagnoles qui ont des représenttants locaux marocains ou espaggnols. Ceci influence fortement cette opération en intervenant dans la détermination de la date et l’échelonnement de la planttation ainsi que dans le choix variétal. En effet, les agriculteurs marocains préparent leurs sols pendant l’été en prévoyant la plantation en octobre. Mais la date exacte de la plantation déppend de la réception des plants.

la plupart des agriculteurs enquêtés se basent dans la décision de la quantité de fumier à apporter sur l’état de fertillité du sol jugé sur la base de l’expérience personnelle du gérant et des habitudes culturales et non sur les résultats et reccommandation avancés lors des analyses du sol ni sur les recommanddations de la bibliographie.

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gation goutte à goutte alimenté principalement par des puits. Le recours à la construction de bassins d’accumulation des eaux n’est rencontré qu’au niveau de 5 exploitations.

Les plants en motte généralemment conduits sous grands tunnels présenttent l’avantage d’assurer une précocité de 15 jours à un mois. Néanmoins, leur prix élevé, le double de celui des plants à racines nues, réduit fortemment leur acccessibilité pour la plupart des producteurs.

Ainsi l’agriculteur, qui doit attenddre la livraison des plants pour commencer à planter, est souvent confronté à des retards, compte tenu du nombre de fraisiculteurs. D’autre part, la quantité exigée n’est jamais satisfaite en une seulle fois, mais échelonnée sur 3 ou 4 livraisons. Deux types de plants sont utilissés par les agriculteurs enquêtés, à savoir les plants en motte et les plants à racines nues qui restent les plus abondants. Les plants en motte généralement conduits sous grands tunnels présentent l’avantage d’assurer une précoccité de 15 jours à un mois. Néanmmoins, leur prix élevé, le double de celui des plants à racines nues, réduit fortement leur accessibilité pour la plupart des producteurs. Par ailleurs, tous les agriculteurs enquêtés utilisent à 100% des plants frais. En effet, l’expérience a montré que les inconvénients des plants frigo ont fait que leur utilisation s’est dégradée au fil des années, principalement, à cause du faible calibre de leurs fruits et leur sensibilité aux maladdies cryptogamiques. La plantation commence au mois de septembre pour les variétés précoces et au début du mois

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d’octobre pour la variété Camarrosa (variété clé dans l’ensemble des exploitations enquêtées) et s’étend sur tout le mois d’octobbre voir jusqu’à début novembre. Toutefois, les dates de plantation varient d’un producteur à l’autre et d’une parcelle à une autre au sein d’une même exploitation. Ceci est lié en grande partie à la date de livraison des plants par les pépiniéristes espagnols, mais aussi à la volonté des agricultteurs d’être en mesure de couvrir toute la campagne du frais et du surgelé. La plantation se fait toujours en lignes jumelées avec une denssité moyenne de 60.000 à 65.000 plant/ha.

Irrigation

Dans l’intégralité des exploitattions enquêtées, on procède, juste après la plantation, à une irrigation par aspersion durant, en moyenne, les 3 jours suivants. L’objectif principal est de mainttenir le sol humide afin d’assurer une bonne installation des racinnes, conserver une humidité du sol suffisante (éviter les dessècchements des plants) et mettre en contact les racines et le sol. L’ensemble des exploitations est équipée d’un réseau d’irrig-

La détermination des apports en eau est basée uniquement sur les observations du responsable de l’irrigation ou du gérant. En effet, la gestion de l’irrigation n’est pillotée par aucun outil scientifique (pas de tensiomètres), ni d’appliccation de formules empiriques, ni d’aide d’avertissement en irriggation par les autorités agricoles, malgré les essais et les rechercches réalisés dans la région. D’une manière générale, les appports d’eau sont compris entre 800 et 1.000 mm par an, avec une moyenne de 864 mm (8.640 m3/ ha). Cependant, malgré la divergence entre les agriculteurs dans la gesttion de l’irrigation et l’aléa qui carractérisent le réseau d’irrigation, on ne constate qu’une faible varriabilité des apports totaux entre les différents cas. Ceci s’explique par le fait que la gestion de l’irrrigation se base essentiellement sur la longue expérience des respponsables acquise dans ce dommaine.

Fertilisation de couverture

Le type et les doses des fertilissants à appliquer dans une fraiserraie dépendent essentiellement de la nature du sol, de sa richesse et des stades de développement végétal. Les éléments minéraux fondamentaux pour le fraisier sont : l’azote (N), la potasse (K2O), le phosphore (P2O5) auxquels doivvent être associés le calcium (Ca), le magnésium (Mg), le souffre(S) ainsi que d’autres oligoéléments. Par ailleurs, lors de cette enquête, on a constaté que la déterminattion des besoins de la culture en éléments fertilisants se fait en se basant sur la taille et la structure de l’exploitation en question. En fait, on distingue, à ce niveau, trois différentes classes d’exploit-


pour chaque stade de la culture. Ces agriculteurs reçoivent deux visites de techniciens de laborattoires pour les analyses du sol en début du cycle et des analyses foliaires sont effectuées au mois de Mars. En fonction des résultats obtenus, les agents des laboratoirres préparent un calendrier déttaillé des quantités d’engrais (et non des éléments) à apporter. - 3ème classe :   les agriculteurs reçoivent un programme de ferttilisation établi par la station de conditionnement à laquelle ils livrent leur production sans avoir recours aux analyses.

tations : - 1ère classe : la fertilisation se fait par étude et expérience. Ainsi, en connaissant les équilibres et les besoins de la plante en éléments fertilisants et en se basant sur les analyses du sol, de l’eau et des feuilles, les agriculteurs concern-

nés sont en mesure de déterminner les quantités d’engrais à appporter à la plante pendant tout le cycle. - 2ème classe : les agriculteurs ont un programme préétabli des quantités d’engrais à apporter

malgré la divergence entre les agriculteurs dans la gestion de l’irrigation et l’aléa qui caractérisent le réseau d’irrigation, on ne constate qu’une faible variabilité des apports totaux entre les différents cas.

Premier constat : à l’opposé de la gestion de l’irrigation basée uniquement sur l’expérience des gérants, la gestion de la fertilisattion chez 15 agriculteurs parmi les enquêtés est basée, d’une manière ou d’une autre, sur des données scientifiques pour la détermination des besoins de la

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Exploitation de Monsieur Mohamed ZABTE dans la région de Dlalha

plante en éléments fertilisants. Ceci prouve, d’une part, le souci des agriculteurs face aux troubbles physiologiques que peuvent causer les carences ou l’excès en ces éléments dans la plante et leur importance pour un meilleur rendement et, d’autres part, le coût élevé de ces engrais qui

Efficacité préventive, curative et éradicante contre l’oïdium : -Sécurité d’efficacité préventive : cadence 10 jours -Sécurité d’efficacité curative : sécurise en association et renforce un programme de traitements - Sécurité d’efficacité éradicante : rattrape des situations difficiles Mode d’action unique parmi les fongicides antioïdiums Fongicide de contact et pénétrant, résistant au lessivage Utilisable en mélange avec d’autres pesticides Risque de développement des résistances considéré comme négligeable .Excellent outil de gestion de la résistance. Faible dose de substance active par hectare (175 à 210 g/ha) par apport aux autres produits de contact comme

pousse les agriculteurs à raisonnner leurs apports pour alléger la charge due à leurs achats. A signaler que dans l’ensemble des exploitations enquêtées, l’apport des éléments fertilisants est réalisé par fertigation. Touteffois, on a enregistré une grande dispersion concernant le matériel de fertigation utilisé et la concepttion de la station de tête. L’évolution des apports en élémments fertilisants suit d’une mannière générale la même allure chez l’ensemble des agriculteurs enquêtés. En effet, l’azote est appporté en grandes quantités dans les premiers stades car il favorise le développement du feuillage ainsi que durant la récolte. Le potassium est par contre appporté en grandes quantités durrant tout le cycle de la culture, il favorise le développement des racines et le grossissement des fruits. Sa quantité devient nettemment plus élevée au stade de la maturité du fait de son rôle remmarquable dans l’amélioration de la couleur et de la qualité gusttative. Les apports en phosphore sont plus importants durant les premmiers stades de la culture en vue d’induire un bon développement du système racinaire. Il est aussi élevé durant la récolte car il accéllère la maturité des fruits et intervvient aussi dans la floraison et la fécondation.

souffre. Application possible entre 5 °C et 35 ° C. Aucune incidence négative sur les qualités organoleptiques demi-vie courte dans l’environnement respectueux de la faune auxiliaire comme les typhlodromes et utilisable dans des programme de lutte raisonnée

Maière active : meptyldinocap 350g /l. Formulation concentrée émulsionnable Dose : * 50 cc/hl contre l’oïdium du Pommier, Tomate, Melon et Concombre * 0,6 l/ha contre l’oïdium de la Vigne DAR : * Tomate, Melon et Concombre : 3 jours * Vigne et Pommier : 21 jours

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Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

Quant aux apports en calcium, ils sont très importants en phasse de grossissement et de réccolte du fait qu’une carence en cet élément rend les fruits plus vulnérables aux attaques fonggiques et limite leur aptitude à la conservation. Toutefois, les excès de calcium par rapport au potassium entraînent une baissse de l’acidité et de la teneur en sucre des fruits et tendent à limmiter la productivité. En général, la fertilisation sembble être bien gérée malgré certtaines défaillances de gestion


et d’économie des intrants. Elle repose en grande partie sur l’expérience de l’agriculteur, mais le rendement et la qualité pourraient être nettement amélliorés si des essais de la rechercche adaptative sont conduits dans ces régions. On se rapproccherait ainsi des potentialités

de production des variétés utillisées.

Autres soins culturaux Le désherbage manuel est régulièrrement réalisé dans l’ensemble des exploitations enquêtées pour gardder toujours la fraiseraie propre et

éviter toute compétition et contaminnation. Il consiste également à éliminner les feuilles basales qui touchent le sol et qui peuvent constituer un pont pour les agents pathogènes. A noter que les meilleurs moments pour l’effeuillage sont le début et la fin de la journée lorsque la plante devient turgescente et cassante.

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Agrumiculture

méditerranéenne Une campagne quasi stationnaire

Abdelmoumen Guennouni

Chaque année en début de campagne, le CLAM (comité de liaison de l’agrumicculture méditerranéenne) se réunit et établit les prévisions de production des pays méditerranéen producteurs et exportateurs d’agrumes.

P

our la campagne 2011-12, la production agrumicole méditterranéenne totale prévue par le CLAM s’élèverait à 20,8 Mt, enregistrant ainsi une légère baisse de 0,7% par rapport à la campagne précédente. Le Maroc arrive en 5ème position et assure, selon les années, entre 6,5 et 9% avec une production variant entre 1,1 (2001-02) et 1,88 Mt (2011-12). 62

Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

Répartition par variété La production méditerranéenne prévvue par variétés se répartit comme suit: - Oranges : production prévue 11,5 Mt, en légère baisse par rapport à la camppagne précédente, qui était une camppagne record - Petits fruits : production prévue 5,5 Mt, enregistrant une baisse de 4% par rapport à la dernière campagne


Agriculture du Maghreb N째 56 - Dec.2011 Janv. 2012

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Agrumiculture

Source : CLAM

- Citron : importante production annnoncée de 3 Mt, soit + 3% par rapport à la campagne précédente. A signaller que le Maroc produit peu de cittrons avec 50-70.000 t, dont 90% sont consommés localement, essentiellemment pendant le ramadan. De même, avec seulement 6-7.000 t, l’export marrocain de citron est aussi très faible. - Pomelo : production prévue 745.000 t, soit + 15% par rapport à la campagne précédente (681.000 t).

Production par pays

Par pays, la production continue d’augmmenter au Maroc, en Turquie et Tunnisie ainsi qu’en Italie et Israël (qui avaient connu une baisse sensible la campaggne précédente et reviennent à un niv-

teur et exportateur mondial, s’élèvent à 3,6 Mt soit près de la moitié des expportations totales des pays méditerrranéens. A rappeler que la production du bassin méditerranéen dépasse la moitié des exportations mondiales d’agrumes.

Conjoncture

ve a u normal de producttion). La Grèce se maintient à son niveau normal (moyen). Seule la production espagnole connaîtrait un recul sensibble tout en restant à un niveau élevé (5,7 Mt cette campagne contre 6,6 Mt en 2010-11, soit une baisse globale de 13,6% avec -10% pour les petits fruits et -20% pour les oranges). Cette baissse s’explique principalement par les conditions climatiques (pluies, gelées) qu’a connues la péninsule ibérique pendant la campagne précédente. Quant aux exportations totales des pays relevant du CLAM, les prévissions tablent sur 7,3 Mt, présageant une baisse de 3% par rapport à la camppagne précédente. Sur ces tonnages, le Maroc assure 7,8% avec 571.000 t prévvues contre 530.000 en 2010-11, soit une augmentation de 8%. A signaler que les prévisions d’exportatation de l’Esppagne, p r e m-

mier p r o dd u c t-

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Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

Selon M. Ahmed Derrab, secrétaire génnéral de l’ASPAM (Association des Prodducteurs d’Agrumes au Maroc), la pluppart des marchés importateurs sont en crise avec une baisse du pouvoir d’achat susceptible d’entrainer une baisse de la demande et des prix, accompagnée par une baisse des tonnages exportés. Il fait remarquer aussi qu’en cette pérriode de fin d’année la demande des ménages se déplace vers

d e s produits festifs (chocolat, huitres, foie gras, …), enttraînant une baisse de la demande en fruits frais. De même, une partie des ménages se déplace (fêtes en famille, voyages, …) d’où une accalmie sur le marché due à la baisse de la consommmation. En conséquence, les exportateurs, habittués à une dizaine de jours d’accalmie (entre le 22-23/12 et 3-4/1 de chaque année), espèrent pouvoir se rattraper sur les périodes suivantes, surtout en cas de faibles précipitations. En effet les fortes pluies provoquent des déggâts importants sur les fruits (clémenttine essentiellement) qui sont encore sur les arbres.

Le C. L. A. M.

Mission : Piloter l’agrumiculture méditerranéenne Deux types de pays produisent les agrumes et assurent l’approvisionnemment des pays importateurs sur toute l’année : - Les pays du bassin de la méditerrannée, dont la production s’étale entre octobre et fin juin - Les pays de l’hémisphère Sud (Afrique du Sud, Argentine, Brésil, …), produissant à contre saison de fin juin à miseptembre Le 24 mars 1950, la dizaine de pays médditerranéens, producteurs et exportatteurs d’agrumes (Chypre, Egypte, Espaggne, France (corse), Grèce, Israël, Italie, Maroc, Tunisie, Turquie), ont institué une organisation professionnelle intternationale appelée C.L.A.M. (Commité de Liaison de l’Agrumicultture Méditerranéenne). Commme ces pays ont la même prodduction, les mêmes marchés et les mêmes calendriers, le comité doit coordonner et échanger les informmations pour assurer un approvisionnement harmonieux et un bon équilibre des prix. Les membres du Clam se réunissent au début de chaque campagne, chaque fois dans un pays différent du bassin méditerranéen pour : - échanger les prévisions de producttion et d’exportation pour la campaggne à venir - essayer d’établir le bilan de la camppagne précédente (avoir les appréciattions) Dans ce sens, la dernière réunion (octtobre 2011) a eu pour ordre du jour de réguler l’offre pour organiser l’écoulemment, sachant que si l’offre augmente, il y a un risque de baisse des prix et invversement. Idem pour la qualité.


CITROSOL DU MAROC

Aujourd’hui, des solutions avancées en post récolte au plus près des exportateurs marocains. CITROSOL est une entreprise dédiée à la technologie et au traitement post récolte des fruits et légumes. Nous possédons différentes délégations en Espagne, plusieurs entreprises et distributeurs dans le monde. Nous sommes présents au Maroc depuis longtemps. Ceci nous a permis de connaître vos besoins spécifiques et de vous accompagner dans votre développement. Ainsi, depuis plusieurs mois nous avons créé CITROSOL DU MAROC à Agadir, dirigée par Monsieur Said KOUCHA. L’exportation marocaine de fruits et légumes a évolué très positivement ces dernières années, atteignant des marchés toujours plus exigeants et plus lointain. Il est devenu indispensable d’assurer la qualité des fruits et légumes frais dans les différents marchés cible. Les traitements post récolte sont l’un des outils permettant de maintenir la qualité et la vie commerciale jusqu’aux rayons des ventes fruits et légumes. C’est pour cela que Citrosol a décidé de s’installer au plus près des exportateurs marocains. A travers sa propre filiale marocaine CITROSOL DU MAROC elle développe ses solutions avancées en post récolte grâce à son équipe expérimentée dans le pays et suivant sa propre philosophie. Ces dernières années, Citrosol a développé et introduit de nouveaux produits et systèmes ouvrant la voie à la technologie post récolte, tels que :

Citrosol A S UE

cire à séchage rapide pour agrumes. Elle permet de réduire considérablement les températures élevées dans les tunnels de séchage, par conséquent elle permet de diminuer considérablement la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre (émissions de CO2).

Système Citrosol Vertido Cero®

maintient une efficacité maximum et homogène pour le traitement drencher sans générer de rejets. Le système développé permet de maintenir l’efficacité initiale du traitement fongicide en drencher et dans les bassins de traitement. Il évite de traiter les résidus de traitements, puisque qu’ils restent inaltérés. Cela permet une réutilisation des eaux de bouillie du premier au dernier jour de traitement pour toute une campagne agrumicole. Ce système est, sans aucun doute, une amélioration radicale qui augmente la qualité et la condition de traitement des agrumes, contribuant de plus au respect de l’environnement.

Système Citrocide®

Il permet d’améliorer et de prolonger la vie commerciale des légumes. Il est spécialement recommandé pour le contrôle des pourritures sur poivron et piment sans laisser de résidu.

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est un phytofortifiant hautement efficace contre les pourritures et les tâches. Ce produit augmente les défenses naturelles du fruit, améliore sa fermeté et réduit l’incidence des tâches post récolte.

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Ces produits et systèmes sont déjà disponibles au Maroc à travers notre filiale Citrosol du Maroc.

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Agrumiculture

Région du Gharb Avis d’un producteur : M. Ouzine Mehdi, EMC Land

plus élevées que les estimations sur pied, permettent une comppensation des prix bas obtenus sur les marchés grâce au surplus enregistré par les tonnages réels. Ceci, par ailleurs, est très révélatteur des marges réalisées par les intermédiaires, surtout quand les prix de vente sont favorables,

Au Gharb, la campagne des petits fruits précoces (clémentine) tire à sa fin et celle des tardifs (Nova) prend la relève. Sur le plan de la commercialisation de la clémenttine, la tendance a été la vente sur pied (surtout pour les grandes expploitations). Le contexte caractérissé par la succession de mauvaises ventes et la faiblesse des acompttes avancés par les acheteurs, ont pesé sur la trésorerie et incité les grands producteurs à opter pour le choix de vendre sur pied. Cette option permet aux vendeurs de sécuriser leur production contre la fluctuation des prix et les callamités météorologiques. Ainsi, rares sont les grandes structurres qui ont tenté l’expérience de la vente directe au marché de gros, vu le grand risque encouru. Cependant, alors que les marcchés de gros (Tétouan, Tanger, Casablanca) ont été très rémunérrateurs lors du démarrage de la campagne (vers la fin Oct 2011) avec des nets producteur de l’orddre de 3,70-4 dh/kg, les prix de vente se sont effondrés brusquemment après l’Aïd et ont oscillé entre 2,50 et 3.50 Dh/kg aux différrents marchés de gros, soit un net producteur de 2,40 dh en moyennne. Ainsi, par exemple, la clémenttine de saison Sidi Aïssa n’a pas dépassé 2,20 dh/kg tout au long de la période allant de fin octobre à mi décembre. L’avantage de la vente directe cette campagne n’a pas été tant les prix, mais le décompte réel du tonnage sorti-ferme. Ce dernier est souvent sous-évalué lors des ventes sur pied alors que la vente directe permet de chiffrer exactemment les tonnages réels écoulés. En effet, les quantités vendues, 66

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d’autant plus qu’ils sont passés maitres dans l’art de minimiser les frais d’approche au marché de gros. Il faut signaler dans ce sens, que les prix n’ont jamais été aussi bas que cette année. Mais le réel problème au Gharb c’est l’absence de station de conditionnement pouvant faire contrepoids à la vente sur pied, puisqu’il n’existe qu’une seule stattion de faible capacité. Pour livrer à d’autres stations il faut s’adressser à Casablanca, Berkane ou enccore Agadir avec tous les frais de transport qui en découlent. Ce problème sera intensifié lors de l’entrée en production des nouvvelles plantations dans la région, en l’absence de stations susceptibbles d’absorber tout ou partie de la production. Il faut rappeler que la clémentine du GHARB reste très appréciée, gustativement parlant, malgré la difficulté d’obtenir un tonnagge important de bonne qualité, et qu’on retrouve de moins en moins cette qualité dans les fruits issus des nouvelles variétés et porte greffes.


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Agrumiculture

Région du Souss M. Hicham Sabri, responsable technique de la coopérative Zaouia Selon M. Hicham Sabri, la campaggne clémentine a connu de nombbreuses difficultés dont les princippales sont :

fait qu’au moment de la nouaison (fruits sensibles), des vents forts, parfois même chargés de sable, ont entraîné des frottements des fruits avec les feuilles et les branches. Nous avons aussi fait face cette annnée à un sérieux problème d’acarriens. La dernière campagne a connu l’arrivée pour la première fois de l’acarien Orientalis (voir enc-

1- Le ralentissement des exportations Par rapport à la campagne précéddente, le rythme des expéditions a été ralenti pour deux raisons : - Les défauts de coloration : à la sorttie des chambres de déverdissage, beaucoup de fruits récoltés au stade vert foncé ont conservé leur couleur verte et sont donc automatiquemment passés aux écarts de triage. Ce phénomène concerne princippalement la variété Orogrande qui remplace progressivement la Nules, du fait qu’elle offre une meilleure précocité. La solution a été de laissser les fruits plus longtemps sur les arbres en attendant l’arrivée des températures basses qui favorisent le passage à la couleur vert clair qui convient le mieux au déverdissage.

D’où le retard des expéditions. - La qualité interne : après les quelqques problèmes de qualité signalés sur certains marchés lors de la préccédente campagne, la profession et l’EACCE, en commun accord, ont déccidé de placer la barre un peu plus haut en fixant pour cette campagne un brix supérieur à 9, un taux de jus > 40% et un rapport E/A >8. Ceci a freiné la cadence des récoltes, en atttendant que les clémentines sur les arbres atteignent les niveaux souhhaités. A noter que les problèmes de l’année dernière ont principalement concerné la variété Nules. Il ne s’agit pas d’une variété précoce, elle n’arrivve à maturité qu’en novembre, mais dès le mois d’octobre elle atteint déjà un bon calibre. C’est ce qui a encouragé des producteurs à la réccolter alors que la qualité interne n’était pas encore aux normes. Il est donc impératif de bien respecter le calendrier de chaque variété.

2- Les écarts plus élevés par rapport 2010/11 En plus du défaut de coloration préccédemment mentionné, beaucoup de fruits ont été écartés à cause de marbrures très prononcées. Un phénomène qui s’explique par le 68

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cadré) dans le Souss, affectant quelqques vergers seulement. Mais cette année, le nouveau ravageur s’est visiblement bien installé, provoqquant des dégâts à grande échelle. Habitués à des acariens peu mobilles, les producteurs ont été pris de court, car ils ignoraient tout de ce nouveau venu dont la longueur des pattes lui facilite le dissémination par les vents. A l’approche des récolttes, beaucoup de producteurs, déccouragés par l’importance des DAR de la plupart des acaricides disponnibles et l’interdiction du Dicophol, ont tout simplement abandonné la lutte, ce qui a amplifié les dégâts. Un autre phénomène qui a marqqué ce début de campagne, est la présence de pépins dans les fruits. Ces derniers ne sont pas considérés comme des écarts, mais pour certtains marchés comme les Etats Unis et l’Angleterre ça peut poser un probblème. En effet, ces marchés sont certes plus rémunérateurs, mais ils sont aussi très exigeants en qualité et attentifs à ce détail. D’ailleurs en parlant de marchés, nous expédions le plus gros de notre production en Russie (>50%) et au Canada (25-30%). Or, les exportateurs,


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Agrumiculture

de plus en plus préoccupés d’éviter de mettre tous les œufs dans un seul panier, commencent à chercher de nouveaux marchés, notamment en Afrique. L’Europe étant actuellement bien tenue par l’Espagne, les exporttateurs marocains ont un peu de mal à reconquérir ce marché.

3- Rendements faibles Les estimations de récoltes à l’échellle nationale prévoient une producttion en hausse de 6%, principalemment grâce à l’entrée en production des jeunes plantations. Cependant,

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Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

pour le verger adulte, le tonnagge a été plus faible à cause des périodes de chaleur. En mai, une première vague avait provoqué une légère chute des fruits, mais c’est surtout la vague de cherggui qui a duré une vingtaine de jours pendant le mois de juin qui a généré le plus de chutes, surtout pour les variétés grefffées sur bigaradier. Mais ce phénnomène a également concerné des variétés sensibles comme Sidi Aissa (dans les conditions semi arides du Souss), la clémenttine Cadoux (ancienne variété avec beaucoup de problèmes), mais aussi la Nour, du fait que le chergui a coïncidé avec la phase sensible de nouaison des fruits. Résultat : sur certaines parcelles, les rendements ne dépassaient guère les 10-12 t/ha.

4- Problème de main d’œuvre La disponibilité en main d’oeuvre se réduit d’année en


année. D’une part, les nouvelles exttensions de vergers d’agrumes dans le cadre du PMV drainent de plus en plus d’ouvriers et d’autre part, la pérriode de récolte coïncide avec celle des cultures maraîchères primeurs et de l’olivier. Le problème se pose avec encore plus d’acuité les années de forte pluviométrie, qui connaisssent des pics de demande du fait que les producteurs cherchent tous à récolter rapidement. Ce n’est pas le cas cette année, car les pluies tarddent à arriver. La période coïncidant avec l’Aid El Kébir est la plus délicate car les ouvriers sont absents penddant 7-10 jours pendant lesquels les fruits restent sur l’arbre, exposés au risque de pluies que les producteurs craignent par-dessus tout (surtout au stade sensible de la coloration tournante). A noter que pour éviter les pénurries, de plus en plus d’opérateurs songent sérieusement à ramener la main d’œuvre des pays d’Afrique sub saharienne lors des prochaines campagnes.

L’Acarien E. orientalis L’Acarien rouge oriental E. orienttalis est arrivé au Maroc au printtemps 2008 dans les régions de Marrakech puis Béni-Mellal (voir Agriculture du Maghreb N°35 et 50). Facilement transporté par le vent à cause de ses longues pattes, cet acarien s’est étendu à partir de 2009 et 2010 à toutes les régions du Maroc, du Souss à Berkane en passant par le Gharb et Larache, nécessitant des intterventions acaricides durant la période été-automne. Cet acarien occasionne des déggâts sur la face supérieure des feuilles d’agrumes entraînant des décolorations du parencchyme foliaire avec des poncttuations blanchâtres. Les dommmages sont particulièrement localisés sur feuilles, mais dans les cas de fortes infestations, des dommages sur fruits sont constatés : coloration jaune-

orange avec des ponctuations microscopiques noires après vérraison du fruit A l’approche de la récolte (mi septembre) les mesures de lutte doivent être essentiellement basées sur : - le lavage à l’eau+savon pottassique à forte pression pour descendre les acariens au sol. Ils n’ont pas le temps de remonter et la production est ainsi éparggnée. - les huiles minérales légères

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CÉRÉALITCULTURE

Désherbage du blé et de l’orge Abbès Tanji, abbestanji@gmail.com

Bilan de 2010-11 et recommandations pour 2011-12

Une large gamme d’herbicides est actuellement homologuée au Maroc pour le désherbage du blé et de l’orge. Ainsi, différentes solutions sont offertes aux céréaliculteurs, mais le choix des herbicides dépend essentiellement de la culture et de son stade, des adventices préddominantes, des conditions climatiques et même des cultures prévues après la récolte des céréales traitées.

I

l faut savoir que l’objectif du désherbage est de réduire les infestations des adventices à un niveau tellement faible qu’il n’affecte ni le rendement ni la qualité du produit récolté. En tout cas, il est nécessaire d´intervenir dès les stades jeunes des adventices avec

des produits convenables. En effet, le désherbage précoce au stade tallage permet d’arrêter tôt la concurrence des adventices vis-à-vis des cultures, alors que le désherbage au stade montaison des céréales serait considdéré tardif ou plutôt une opération complémentaire pour contrôler les

adventices insensibles aux traitemments précoces.

Rappel des principales adventices Les principales adventices du blé et de l’orge sont les graminées en premmier lieu et ensuite les dicotylédones. Les principales graminées annuelles les plus compétitives sont : l’avoine stérile (Avena sterilis), le brome rigide (Bromus rigidus), les alpistes (Phalaris minor et P. brachystachys) et l’ivraie raide (Lolium rigidum). Les principales dicotylédones annnuelles les plus compétitives sont : l’émex épineux (Emex spinosa), le chrysanthème des jardins (Glebionis coronaria), la mauve à petites fleurs (Malva parviflora), le coquelicot (Papv paver rhoeas), l’aneth des moissons (Ridolfia segetum), le chardon de Marrie (Silybum marianum), la moutarde des champs (Sinapis arvensis), la vescce commune (Vicia sativa), etc… Les lecteurs intéressés par les plantes adventices sont encouragés à consultter le livre « Adventices du blé et de l’orge au Maroc » en vente dans tous les centres de l’INRA.

Bilan du désherbage en 2010-2011 En 2010-11, les 3 céréales (orge, blé tendre et blé dur) ont occupé 4,9 mill-

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CÉRÉALITCULTURE

L’avoine stérile (Avena sterilis)

Le brome rigide (Bromus rigidus)

lions d’hectares. Comme d’habitude, les blés ont été relativement bien conduits et bien entretenus, mieux que l’orge. Et malgré les précipitations en pérriode de désherbage, pendant les mois de décembre 2010 et janvier 2011, environ 1,5 million d’ha de blé aurait été traité avec les herbicides anti-dicotylédones (la moitié aurait été traitée avec les phytohormones 2,4-D ou 2,4-D + MCPA) et environ 150.000 ha traités avec les herbicides anti-graminées + anti-dicotylédones.

L’ivraie raide (Lolium rigidum)

L’alpiste mineur (Phalaris minor)

Ces chiffres ne sont qu’indicatifs en absence de chiffres officiels de la part de l’ONSSA, de Croplife ou autres. La campagne précédente a été pluvvieuse et l’excès des pluies a, dans certains cas, rendu l’accessibilité aux terrains argileux difficile voire imppossible pour faire le désherbage à temps. A noter que le gros lot des parcelles traitées avec les herbicides serait sittué dans les périmètres irrigués et dans les régions de bour favorable comme la basse Chaouia et le Saïs.

Les multiplicateurs de semences certtifiées pour SONACOS ont systématiqquement fait le désherbage chimique suivi par l’épuration manuelle pour éliminer les quelques adventices qui ont « échappé » aux traitements herbbicides. Les prix des herbicides anti-graminnées ou anti-graminées + anti-dicottylédones ont varié entre 500 et 700 DH/ha. Ces montants sont considérés comme élevés pour de nombreux producteurs de céréales. Il n’était donc pas étonnant de voir les parcell-

Tableau 1: Herbicides anti-graminées disponibles pour le désherbage du blé et de l’orge au Maroc en 2011-2012. Matière active (concentration)

Spécialité commerciale (dose)

Sélectivité aux cultures

Efficacité sur les adventices

Blé

Orge

T

S

S

T

S

T

Remarques

Ivraies

Bromes

S

S

T

S

S

S

S-MS

S

S

S

S

S-MS

T

MS

S

S

S

T

T

MS

S

S

S

T

T

T

S

MS-T

S

T

Avoines

Alpistes

Herbicides contre les graminées et les dicotylédones Fénoxaprop-p-éthyle (64 g/l) +Iodosulfuron (8 g/l)

HUSSAR (1 L/ha)

Mésosulfuron (0,6%) ATLANTIS (500 g/ha) + Iodosulfuron (3%) Mésosulfuron (7,5 g/l) COSSACK (1 L/ha) + Iodosulfuron (7,5 g/l) Herbicides contre les graminées annuelles TALLIS (250 ml/ha), TOPIK (750 Clodinafop propargyle ml/ha) Clodinafop propargyle (22,5 g/l) TRAXOS (1,2 L/ha) + Pinoxaden (22,5 g/l) Diclofop méthyle (360 g/l) ILLOXAN (2,5 L/ha) Diclofop méthyle (250 g/l) + Fénoxaprop-p-éthyle (20 g/l)

DOPLER (2 L/ha)

T

MS

S

MS-T

S

T

Pyroxsulame (45 g/l)

PALLAS (500 ml/ha)

T

S

S

S

S

S-MS

Flucarbazone (70%)

EVEREST (43 g/ha)

T

S

S

S

S-MS

S-MS

Sulfosulfuron (75%)

APYROS (26,6 g/ha) + MIROWET (0,5 L/ha)

T

S

S

S

MS-T

S-MS

Tralkoxydime (250 g/l)

MAJOR (1 L/ha) + ATPLUS (1 /ha)

T

T

S

MS-T

S

T

S : sensible, MS : moyennement sensible, T : tolérante.

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Traiter de préférence les adventices au stade jeune

Traiter de préférence les adventices au stade jeune

Traiter de préférence les adventices au stade jeune L’addition d’un adjuvant est nécessaire


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CÉRÉALITCULTURE

Le chrysanthème (Glebionis coronaria)

L’émex épineux (Emex spinosa)

La vesce commune (Vicia sativa)

Plantules de brome rigide (Bromus rigidus) 4 semaines après traitement avec les herbicides. Noter l’irrégularité de l’efficacité et la reprise des plantules traitées. les de blé infestées par les graminées au printemps. Des subventions pour les herbicides anti-graminées du blé encourageraient les céréaliculteurs à employer davantage, le cas échéant, ces produits pour contrôler les gram-

minées et améliorer les rendements. Les prix des anti-dicotylédones ont varié en général entre 70 et 100 DH/ ha. Ce sont des prix qui demeurent encore « bon marché » pour la pluppart des agriculteurs.

Plantules d’ivraie raide (Lolium rigidum) 4 semaines après traitemment avec les herbicides. Noter la différence entre plante sensible aux herbicides à gauche et plante résisttante à droite.

Moins de 10% des superficies réservvées à l’orge seraient désherbés avec les herbicides anti-dicotylédones. L’orge est en général semée dans les sols marginaux, sans engrais et sans désherbage.

T ableau 2: Herbicides anti-dicotylédones disponibles pour le désherbage du blé et de l’orge au Maroc en 2010-2011. Matière active (concentration)

Spécialité commerciale (dose)

Remarques

Herbicides pour le désherbage précoce : début tallage à fin montaison Dicamba (120 g/l) + 2,4-D (344 g/l)

DIALEN SUPER (1 L/ha)

Florasulame (6,25 g/l) + 2,4-D (300 g/l)

MUSTANG (600 ml/ha)

Florasulame (75 g/l) + Flumetsulame (100 g/l)

DERBY (50 ml/ha)

Métosulame (6 g/l) + 2,4-D (360 g/l)

FACTOR (1 L/ha)

Metsulfuron (20 à 60%)

DEFT (30 g/ha), METSY (30 g/ha), MEZZO (30 g/ha), STARKEM (10 g/ha), TARZAN (10 g/ha)

Thifensulfuron (50%) + tribénuron (50%)

HARMONY EXTRA (20 g/ha)

Aminopyralid (30%) + florasulame (15%)

LANCELOT (33 g/ha)

Triasulfuron (4,1%) + Dicamba (65,9%)

LINTUR (150 g/ha)

Tribénuron méthyle (75%)

GRANSTAR (12,5 g/ha)

Efficacité bonne à excellente sur de nombreuses dicotylédones annuelles essentiellement au stade plantule.

Herbicides pour le désherbage tardif : fin tallage à fin montaison 2,4-D

plusieurs

2,4-D + MCPA

plusieurs

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Efficacité bonne à acceptable sur de nombreuses dicotylédones annuelles et vivaces comme les liserons.


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CÉRÉALITCULTURE

Plantules d’avoine stérile (Avena sterilis) 4 semaines après traitement avec les herbicides. Noter la sensibilité des plantules traitées.

Plantule de moutarde des champs (Sinapis arvensis) 4 semaines après traitement avec les herbicides.

En 2011, les subventions accordées au petit matériel de traitement ont été à tort supprimées, alors que les grands agriculteurs ont continué de bénéficier des subventions pour les pulvérisateurs à tracteurs. Ainsi, les paysans qui devaient payer avant 2011 la moitié du prix des pulvérissateurs à dos (environ 300 DH par pulvérisateur à dos) ont été obligés de payer le montant total sans subvvention (environ 600 DH). Cette messure a été mal perçue, et le retour des subventions pour les pulvérisateurs à dos ne serait que justice rendue aux paysans et petits agriculteurs qui repprésentent, faut-il le préciser, 80% du nombre total d’agriculteurs. En 2010-11, le problème d’adventices résistantes aux herbicides a rendu le désherbage compliqué dans certainnes situations. C’est le cas de l’ivraie raide (Lolium rigidum) résistante aux herbicides, en particulier aux « fops », dans le périmètre irrigué des Doukkalla. Depuis son apparition en 2000 jusqqu’à maintenant, environ 100.000 ha irrigués aux Doukkala (blé, betterave, etc.) seraient infestés avec cette nouvvelle population d’ivraie résistante. A Sefrou, une population de coquelicot 78

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Plantule d’émex épineux (Emex spinosa) 4 semaines après traitement avec les herbicides.

(Papaver rhoeas) résistante à divers herbicides, en particulier aux Sulfonnylurées, a été également observée ces dernières années.

Solutions de désherbage pour 2011-12 Herbicides contre les bromes Pour le contrôle du brome en post-levvée, six herbicides sont actuellement homologués au Maroc sur les blés : APYROS, ATLANTIS, ATTRIBUT, COSSSACK, EVEREST et PALLAS. Aucune solution n’existe pour combattre les bromes dans l’orge et l’avoine. Les efficacités sur les bromes sont très incconsistantes et irrégulières puisque certaines plantules de brome traitées peuvent reprendre leur croissance et produire des panicules et des semencces viables. Pour obtenir les meilleurs résultats possibles, il conviendrait d’appliquer ces produits dans les meilleures conditions possibles : - bromes ayant 1, 2 ou 3 feuilles de préférence, - sol humide en surface, - hygrométrie élevée le jour du traittement,

- utilisation d’adjuvant pour optimisser l’efficacité. Les doses efficaces pour chacun de ces produits sont les doses homologguées.

Herbicides contre les alpistes, les avoines et les ivraies Certains produits efficaces sur les bromes sont également efficaces sur les alpistes, les ivraies et les avoinnes. C’est le cas de : APYROS, ATLANTTIS, COSSACK, EVEREST et PALLAS, à condition de bien traiter dans les meilleures conditions pré-citées. D’autres produits comme AXIAL, HUSSAR, ILLOXAN, MAJOR, TALLIS, TOPIK, TRAXOS, etc… sont également efficaces sur les alpistes, les avoines et les ivraies.

Herbicides contre les graminnées et les dicotylédones Certains produits ont un large specttre d’efficacité, à tel point qu’ils sont efficaces sur un grand nombre d’advventices graminées et dicotylédones. D’ailleurs, ces produits sont appelés «one pass» puisqu’avec un seul trait-


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CÉRÉALITCULTURE Herbicides contre les dicotylédones

En 2011, les subventions accordées au petit matériel de traitement ont été à tort supprimées, alors que les grands agriculteurs ont continué de bénéficier des subventions pour les pulvérisateurs à tracteurs.

tement, on peut faire un désherbage total (ou presque) du blé. C’est le cas de : ATLANTIS, COSSACK et HUSSAR. Il faut préciser que le mélange de ces trois herbicides avec les herbicides anti-dicotylédones pourrait, dans certains cas, améliorer l’efficacité sur certaines espèces adventices dicotyllédones difficiles. A signaler que HUSSSAR n’a aucun effet sur les bromes. Le mélange des anti-graminées (AXIAL, DOPLER, ILLOXAN, MAJOR, TALLIS, TOPIK, TRAXOS, etc…) avec les anti-dicotylédones reste égalemment possible, à condition de choisir les produits compatibles et de les appliquer dans les meilleures condittions pré-citées. De même, l’applicattion des anti-graminées en premier lieu suivie par les anti-dicotylédones reste une option valable.

METSY

Les herbicides contre les adventicces dicotylédones, sont connus de la plupart des agriculteurs et sont disponibles chez les revendeurs de produits phytosanitaires. Certains produits sont à utiliser dès le stade début tallage : DEFT, DERBY, DIALEN, FACTOR, GRANSTAR, HARMONY, LANCCELOT, LINTUR, MUSTANG, STARKEM, TARZAN, METSU, MEZZO, etc. Les phytohormones comme le 2,4-D ou 2,4-D + MCPA sont utilisables au stade tallage ou montaison des cérréales. Ils sont efficaces sur de nombbreuses dicotylédones, essentiellemment quand les traitements ont lieu avant la floraison des adventices.

Tenir compte de la rotation La maîtrise du désherbage dans la rottation s’appuie sur une réflexion globbale et passe par la mise en œuvre de la lutte intégrée : désherbage chimiqque, utilisation alternée d’herbicides à modes d’action variés, pratiques culturales et agronomie. La lutte contre les adventices ne peut être réussie à moyen terme qu’en utillisant tous les moyens agronomiques possibles pour diminuer le potentiel semencier. Si le type de sol le permet, le labour reste la solution la plus effficace contre les adventices par rappport aux traitements herbicides. Il a

pour fonction immédiate d’enfouir profondément les graines de certainnes adventices et donc d’empêcher leur germination dans la culture suivvante. Mais, il peut également faire remonter des graines d’adventices qui survivent en profondeur. Le pâtturage ou le labour des bordures est important avant grenaison des adventices. L’utilisation d’herbicides non sélectifs et non résiduels avant le semis des cultures est possible. Dans le choix des herbicides, la culturre suivante est à prendre en compte puisque certaines cultures sont senssibles au reliquat du désherbant (betterave, légumineuses, cultures maraichères, etc.). Concernant les associations d’herbicides persistants à base de sulfonylurées, il faut suivvre les recommandations des firmes concernant les cultures suivantes.

Gérer les cas de résistance Apparue depuis 2000 dans le périmmètre des Doukkala, la résistance du ray-grass aux herbicides de la famille des anti-graminées foliaires “fops” et autres herbicides (AXIAL, DOPLER, ILLOXAN, MAJOR, TALLIS, TOPIK, TRAXOS, etc.) impose une stratégie particulière. Dans ce cas précis, le salut est dans l’application d’un proggramme à base de BOXER (en prélevvée du blé) et de ATLANTIS, COSSACK

20%

de Metsulfuron Méthyl

Excellente Efficacité

contre les dicotylédones D

80

os e

:3 0g /H a

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80, rue des oudayas, la villette , Casablanca. Tel: 0522 62 37 15 - 0522 62 36 64 . Fax : 0522 62 39 04 Email : calimaroc@menara.ma . Site web : www.calimaroc.ma


et HUSSAR (en post-levée du blé). Dans le cas du coquelicot résistant aux sulfonylurées, il faut utiliser d’autres produits ayant des modes d’action différents, comme par exempple les phytohormones (2,4-D ou 2,4D + MCPA). Dans tous les cas de résistance des adventices aux herbicides, il ne faut pas oublier le rôle du semis tardif après une pré-irrigation et destructtion des plantules d’adventices résisttantes après leur germination. Retardder l’implantation des cultures peut s’avérer intéressant si l’on veut éviter que les levées des adventices coïnciddent avec celles des cultures. En efffet, le retard de la date de semis est connu pour bien réguler les populattions d’adventices. Toutefois, l’inconvvénient est la réduction de la durée du cycle de la culture. Dans tous les cas, afin de ne pas pénaliser le rendemment final, cette décision devra être accompagnée d’un choix de variétés adaptées (cycle court) en prenant en compte les conditions pédo-climatiqques.

Conclusions Une large gamme de désherbants est donc disponible chez les revenddeurs de produits phytosanitaires. Tous ces herbicides sont valables pour répondre aux différentes sittuations observées au Maroc. Mais, il faut identifier la ou les adventices à combattre avant d’entreprendre le désherbage. Toutefois, il faut considérer la lutte intégrée contre les adventices comme un outil inddispensable pour : a) réduire les infestations, b) éviter l’apparition d’adventices résistantes aux herbicides,

c) augmenter les rendements, et d) améliorer la qualité du produit (grain et paille) récolté. Il convient aussi de respecter scruppuleusement les stades ou les époqques du désherbage. Le désherbbage précoce (dès le stade début tallage) a des avantages : les déshherbants contrôlent bien un grand nombre de plantules d’adventices, ce qui permet la conservation de l’humidité et des engrais au profit des cultures. De même, la récolte (mécanique ou manuelle) des cérréales désherbées est plus facile, et les rendements sont meilleurs et de bonne qualité.

Dans le choix des herbicides, la culture suivante est à prendre en compte puisque certaines cultures sont sensibles au reliquat du désherbant (betterave, légumineuses, cultures maraichères, etc.).

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Bayer CropScience Un Accompagnement continu sur l’utilisation des produits de protection des plantes

C

onsciente de son rôle en tant qu’acteur majeur et responsable au niveau de l’agriculture marocainne, Bayer CropScience multiplie les efforts d’accompagnement, de formation et de sensibilisation auprès des producteurs et agricculteurs sur la bonne utilisation des produits de protection des plantes. Dans ce cadre Bayer CropScience a établi un programme d’accomppagnement des agriculteurs axé sur 3 points principaux : • Des actions ciblées • Des partenariats publics et privés • Des solutions innovantes A cet effet, Bayer CropScience organise chaque année des journnées de formation couvrant l’enssemble des régions au Maroc et ciblant des producteurs dans différents secteurs : maraîchage, agrumes,…. Ces formations ont pour princcipaux objectifs de s’assurer du respect des meilleures pratiques agricoles ainsi que de réduire les effets défavorables sur l’humain et l’environnement. A ce jour, 4500 opérateurs ont été formés au Maroc entre 2009 et 2011 sur plusieurs thèmes dont ; • Les Bonnes pratiques agricoles • La manipulation des produits

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de protection des cultures • La protection des utilisateurs de produits de protection des cultures • Les mesures à prendre en cas d’urgence • Le management sur la santé et de la sécurité en milieu agricole Bayer CropScience fournit égalemment des kits de protection compprenant gants, lunettes et combinnaisons de traitement ainsi que des supports de communication adaptés en arabe et en français. Au-delà de ces formations qui s’inscrivent dans un programme continu réalisé tout au long de l’année, Bayer CropScience organnise également des actions poncttuelles de communication telle que la « caravane port de gants » avec le partenariat du Centre Anttipoison. Bayer CropScience établit égalemment des partenariats avec des prestataires de services externes notamment les médecins de travvail. Ces derniers nous accomppagnent durant les journées de formation et interviennent au nivveau de la sensibilisation sur les mesures d’urgences et les méthoddes de secourisme. Enfin, et pour une meilleure gesttion des effluents phytosanitaires, Bayer CropScience accompagne également les producteurs à travvers des formations sur le Phytob-

bac, innovation patentéeet développée à cet effet. A ce jour 29 Phytobacs ont été installés sur différentes régions du royaume. Promouvoir une agriculture durable respectueuse de l’environnement est une priorité de Bayer CropScience. Les actions réalisées sur le terrain sont une composante essentielle de notre activvité et reflètent nos valeurs ainsi que nos principes.


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Interview traitements raisonnés.

M. André Goig Directeur régional EAME Syngenta Les succès des 10 premières années de Syngenta ont permis de placer des bases solides, sur lesquelles l’entreprise s’appuie aujourd’hui pour franchir une nouvelle étape logique dans son développement en adoptant une toute nouvelle stratégie, le but étant que les agriculteurs puissent avoir accès à une offre entièrement intégrée : Protection des Cultures, Semences et Auxiliaires. Pour en savoir plus sur cette nouvelle organisation, nous avons rencontré M. André Goig, Directeur régional EAME Syngenta. ADM : la première question qui nous vient à l’esprit c’est: pourquoi cette intégration et pourquoi maintenant ? M. Goig : Tout d’abord, je tiens à préciser que l’idée de l’intégration des activités de Syngenta n’est pas nouvelle, c’est le résultat d’une prise de conscience des différents chalenges d’ordre: - démographique, puisque nous sommes actuellement plus de 7 milliards de personnes, et nous ne tarderons pas à franchir le cap des 8 milliards d’ici 2030. Ce qui va imposer de nourrir 1 milliard de personnes en plus dans tout juste 18 ans. - environnemental : les changements climatiques, le risque de pénurie d’eau, la limite des terres arables,… sont autant de défis à relever pour l’agriculture. Actuellement, un hectare nourrit 4 personnes, mais dans 18 ans, il devra en nourrir 5. - professionnel : lié à l’agriculteur lui même, puisque ce dernier évolue dans un mode de production assez complexe, régi par des réglementations

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contraignantes, des soucis d’optimisation des coûts, la volatilité des prix, ... Aujourd’hui, Syngenta dispose du savoir faire et de la technologie nécessaires pour proposer des solutions adéquate à ces différents challenges.

ADM : Quelle est la nouvelle conception de Syngenta du développement durable et de la protection de l’environnement ? Il y a juste une vingtaine d’années, les agriculteurs utilisaient des dizaines de kilos de produits agrochimiques par hectare, puis ce volume s’est progressivement réduit pour atteindre à peine à une centaine de grammes. Actuellement, on mesure les produits chimiques au gramme. Ceci prouve que maximiser le potentiel d’une plante, tout en préservant l’environnement c’est bien possible, dans le cadre d’une agriculture intensive et durable. Nous avons d’ailleurs fait de cela un leitmotiv, grâce à une combinaison judicieuse entre des semences à fort potentiel et un programme de

ADM : Syngenta annonce désormais une offre complète, comment cela se traduira t-il concrètement au niveau du producteur ? Dans notre nouvelle démarche, nous nous sommes fixé comme objectif principal de raisonner comme l’agriculteur, pour comprendre son fonctionnement et répondre ainsi à ses attentes. Pour cela, nous avons mis sur le terrain des experts, qui seront un lien permanent entre Syngenta et l’agriculteur (dans certains cas ce sont même des agriculteurs ou fils d’agriculteurs), et qui sont dotés de moyens de recherches et de développement que l’agriculteur n’a pas. Nous avons aussi mis en place des experts par culture qui gagneront, grâce à leur grande connaissance des différentes espèces, la confiance de l’agriculteur. Nous pouvons ainsi aider l’agriculteur à atteindre ses objectifs de maximiser le rendement et améliorer la qualité du produit, grâce à notre maîtrise de la technologie nécessaire. Ceci ne peut évidemment pas se faire sans l’aide de nos distributeurs. D’ailleurs, aujourd’hui même, nous les avons réunis pour, tout d’abord, les remercier de leur confiance, et ensuite, leur expliquer notre nouvelle stratégie et les différents partenariats envisageables entre nous. Nous sommes tout à fait conscients que nous ne pouvons renforcer notre présence sur le terrain sans

l’appui de notre réseau de distribution.

ADM : Dans sa nouvelle stratégie, comment Syngenta prend-elle en considération les spécificités de l’agriculture marocaine ? Au Maroc, deux types d’agriculture coexistent, avec des différences très prononcées. Notre vocation est de servir les deux, avec deux approches différentes et bien adaptées à chacune d’entre elles : - Une approche de petite agricculture : basée sur une présencce rapprochée, avec l’animattion de journées thématiques et de vulgarisation, ainsi que différents partenariats avec les organismes du ministère : DPA, ORMVA, CT, … Il faut dire que le Maroc disppose d’un grand potentiel de croissance qui repose sur le développement de la petite agriculture, et qui nécessite une forte consolidation de ces petits agriculteurs dans différentes filières. Syngenta est d’ailleurs complètement en phase avec les objectifs du Plan Maroc Vert dont l’ambittion est d’encourager cette consolidation. - Une approche grands comptes: destinée aux grandes exploitations avec un niveau de technicité plus élevé, et qui dédie un commercial à chaque client.

Syngenta a réuni ses distributeurs pour leur expliquer sa nouvelle stratégie.


Grandes cultures

Les oléagineuses Des cultures à promouvoir pour la sécurité alimentaire du Maroc Azeddine El Brahli, Consultant, NADAR, aelbrahli@hotmail.com

Les oléagineuses sont des cultures annuelles qui ont la caractéristique essentielle végétale pour la consommation humaine avec un sous produit, le tourteau, riche en tion animale. Il s’agit essentiellement des soja, tournesol, colza, arachide, lin et, avec coton et le carthame. Les trois premières espèces sont les plus répandues à l’échelle ductivité, la qualité de leurs huiles et la richesse en protéines des tourteaux après soja reste la culture qui a reçu le plus d’attention vu qu’elle s’adapte le mieux aux des zones tropicales d’Amérique du sud, en particulier le Brésil qui produit plus de la zone continentale d’Amérique du Nord, avec une production qui avoisine les 70

A

u Maroc, le soja peut être semé durant la saison d’été dans les régions de Doukkala et du Gharb. Effectivvement, il a été expérimenté avec succès mais sans possibilités de développement vus ses besoins en eau trop élevés durant la période estivale et sa faible compétitivité en matière de coût de production et des prix maintenus relativement hors concurrence par les pays qui en cultivent de grandes étendues rien qu’en conditions pluviales. Cependant, le tournesol et le colza, du point de vue agro-écologique, présentent un potentiel réel de s’inssérer dans les systèmes de cultures pluviales des principales zones bour du Maroc.

et de mécanisation appropriée, etc, sa diffusion et son adoption ont été très rapides. L’engouement envers cette culture à l’époque a été expliqqué d’une part, par la garantie du débouché, l’organisation de la colllecte par la COMAPRA, et surtout les prix soutenus par l’Etat et justifiés par la considération des huiles commme aliments de base équivalant aux sucre et la farine. D’autre part, cette culture a été mécanisable comparrée aux légumineuses et convenait comme tête de rotation céréalière.

Cependant, chute des des annpoussé publics ger de soutien ture du conséqd i r e c tun rétment des supet le

de produire de l’huile protéine pour la nutritun moindre degré, le mondiale de par leur prodextraction des huiles. Le conditions climatiques 50 millions de tonnes et de millions de tonnes.

l’importante prix à la fin ées 90 a p les pouvoirs à se désengagla stratégie de et à l’ouvertmarché. Les uences d es étaient u récis s emebrusque erficies e retour à

Bref historique des oléagineuses au Maroc Le tournesol, principale oléagineusse au Maroc, a connu son apogée au début des années 90, avec une superficie qui a atteint 200.000 ha. Il s’était substitué à presque toutes les autres cultures dans la rotation, au point qu’on ne voyait que très peu de légumineuses, de corianddre ou de jachère dans les plaines du Saïs et du nord de Zaer. Malgré une faible performance attribuée à un manque de matériel génétique adapté, une absence de fertilisation Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

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Les oléagineuses Champs de Colza

Il faut noter que les prix des oléagineuses ont maintenu leur tendance haussière, principalement en fonction de l’usage d’une partie des huiles comme biocarburants et la demande croissante observée en Chine durant ces dernières années.

l’état d’usage du tournesol comme produit de bouche et de rattrapage dans les zones inondées, ne dépasssant que rarement les 20.000 ha lors des programmes de support conjoncturels, tels les aides aux inondations du Gharb. Les huileries se retournèrent ainsi vers l’importation du grain et certainnes se sont converties totalement au conditionnement et à la mise en bouteille des huiles de soja qui représentent aujourd’hui l’essentiel de l’huile végétale consommée au Maroc.

Flambée des prix et changements des données La hausse vertigineuse des prix en 2008 a bouleversé les stratégies et politiques de la sécurité alimentaire dans le monde et plus généralemment dans les pays qui vivent une insuffisance croissante en aliments de base étant donné leur croissance démographique, les changements climatiques et la dégradation des ressources en sol qui réduisent d’année en année leur potentiel de production. Il faut noter que les prix des oléagineuses ont maintenu leur tendance haussière, principalement en fonction de l’usage d’une partie des huiles comme biocarburants et la demande croissante observée en Chine durant ces dernières années. Cette tendance devrait inciter les pouvoirs publics à penser sérieussement à une production locale pour garantir la sécurité alimentaire et éviter les fluctuations et l’ajusttement des prix avec les cours du marché et de la monnaie, et éviter les pénuries d’approvisionnement 86

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Importance économique de la filière - Le Maroc reste vulnérabble et dépendant des cours mondiaux en ces denrées de base. Les besoins en huile de table ne sont couverts qu’à moins de 20% et la producttion d’huile d’olive ne peut substituer qu’une faible parttie de ces besoins croissants. - Le coût annuel en devises s’élève à presque 7 milliards de dirhams. - La nutrition animale en protéines est aussi importtante que la consommation humaine d’huile. Le développpement de la filière viande et lait que le Plan Maroc Vert met au devant pour couvrir des besoins nutritionnels inélastiques est entièrement dépendant des protéines isssues des tourteaux de soja. - La production nationale des légumineuses qui sont aussi une source de protéinne ne couvre même pas la consommation en l’état. - Le Maroc est actuellement un grand importateur d’huille et de tourteaux de soja. Celle-ci est la source de 90% des importations en ces denrrées stratégiques. et les tensions sociales qui peuvent être générées. Ainsi, le développemment de la filière oléagineuse au Maroc s’impose à plusieurs égards.

Intérêts agronomiques La monoculture des céréales tend à dominer les systèmes de production au Maroc. La SAU totale des grandes cultures avoisine l’emblavement annuel en céréales, blés et orges, et seulement quelques centaines de milliers d’hectares sont occupés par les autres cultures. Les limites des céréales sont bien connues des agronomes et des agriculteurs. La stratégie d’intensification de la prodduction céréalière se base entièremment sur l’usage, tous azimuts, des

intrants et le support de la producttion en matière de prix et de subvventions accordées ici et là. L’espoir d’arriver à stabiliser une production de sept millions de tonnes fait que ces pratiques sont le fer de lance des programmes de développemment de la céréaliculture. Or, cette agriculture qui date de la révoluttion verte est aujourd’hui mise en cause vu les coûts des intrants et les conséquences sur l’environnement par la pollution et la dégradation des ressources naturelles ainsi que par l’accumulation du parasitisme et ses résistances. Pour preuve, au Maroc par exempple, les rendements stagnent et ne dépassent guère la moyenne de 17 qx/ha en année très pluvieuse, inddiquant une faible productivité qui était auparavant souvent attribuée à la sécheresse. En réalité, c’est l’enssemble du système de culture qui devrait être mis en examen pour une meilleure efficience d’utilisattion des intrants et des ressources sol et eau. Des cultures tête de rottation sont la clé de voûte pour l’agriculture pluviale exposée aux grands risques des changements climatiques et du marché.

Potentiel des cultures oléagineuses L’attention est particulièrement portée sur le tournesol et le colza qui ont connu ces dix dernières annnées un progrès technologique et commercial important, dont devrait bénéficier le développement de cette filière au Maroc.

Le tournesol Le tournesol oléique est aujourd’hui plus productif et plus riche en huile de qualité qu’il y a vingt ans, ce qui présente un potentiel certain dans les zones qui reçoivent plus de 400 mm de pluies comme les régions du Loukkos, le Gharb et le Saïs. Une conduite basée sur les techniques de conservation de l’eau et la bonnne efficience de son utilisation, est à envisager pour une meilleure prodductivité et stabilité de la producttion. Ainsi, un semis direct précoce en mi-Janvier avait donné d’excelllents résultats, même en année rellativement sèche. L’usage de matér-


Graines de Soja

Gousses de Soja riel génétique performant ne peut être utile sans une fertilisation adéqquate, une lutte efficace contre les mauvaises herbes et une mécanisattion des opérations. Un minimum d’efforts dans l’encadrement et la formation est donc nécessaire. Mais ça reste aujourd’hui possible avec les changements institutionnels et les investissements que le secteur agricole est entrain de connaître.

Le colza Le colza est actuellement la culture qui connaît la plus grande expanssion. Sa production dans le monde a été multipliée par dix depuis les années 70. Il s’agit de la deuxième culture après le soja en production d’huile et de tourteau. L’huile de colzza est classée comme produit haut de gamme. C’est une huile riche en acides gras essentiels polyinsaturés avec une proportion importante en acide oléique, en oméga 3 et 6. Une proportion adéquate de ces deux éléments (oméga 6/oméga 3) partic-

Moisson de Colza

culière au colza, est recherchée dans l’équilibre alimentaire, car exposant moins les consommateurs aux probblèmes cardiovasculaires. L’huile de colza contient aussi des quantités adéquates de vitamine E. La culture du colza devrait présentter un intérêt encore plus grand que le tournesol. C’est une culture d’hiver qui se cale parfaitement avec la saison pluvieuse et les exiggences des nouvelles variétés sont similaires aux céréales. Le colza peut ainsi s’implanter du Loukkos à Oum Errabia au sud. Les zones irriguées ne sont pas à exclure, du fait que les performances de cette culture pourraient générer une meilleure productivité de l’eau. L’introduction du colza en tête de rotation avec les céréales permetttra de contribuer à résoudre les problèmes de la monoculture. Plus

encore, elle constituera pour les agriculteurs des zones pluviales un revenu sûr, similaire à celui perçu par leur homologues qui cultivent les plantes sucrières en irrigué. Il s’agit d’une culture où le progrès technologique a été investigué par de grands pays producteurs comme le Canada, la France et l’Australie. Le matériel génétique diversifié va de simples variétés aux hybrides et OGM. La disponibilité d’une panopplie d’herbicides permet de résouddre les problèmes aussi bien pour le colza que les céréales. Enfin, en mattière de mécanisation, le parc disponnible assurera le travail moyennant quelques ajustements. En résumé, un paquet technologique facile à transférer. En conclusion, on peut dire que l’amélioration des rendements et la réduction des coûts sont des éléments importants dans le processus de production qui permmettent de maîtriser l’inflation galopante due à la hausse des prix des denrées alimentaires. La diversification dans le système de production agricole par l’inttroduction des oléagineuses est l’une des voies à explorer pour mieux adapter le développement agricole aux besoins des populattions.

L’attention est particulièrement portée sur le tournesol et le colza qui ont connu ces dix dernières années un progrès technologique et commercial important, dont devrait bénéficier le développement de cette filière au Maroc.

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Protection des vergers

La confusion sexuelle Prof. M’hamed Hmimina

Un tournant phytosanitaire pour répondre à l’urgence et penser au long terme

Aujourd’hui, la lutte classique garantissant une protection continue de la production des pommes et des poires durant toute la période dominée par le risque suscité par les ravageurs clés, nécessite plus de neuf traitements anti-carpocapse, auxquels il faut ajouter encore plus de trois applications acaricides. Dans les mêmes conditions, la lutte dirigée, basée sur les avertissements et les notions de seuils ne permet plus malheureusement d’améliorer cet état. A ce stade, il demeure mal-à-propos de remarquer que les applications acaricides sont en expansion (minimum 3- maximum 7) et corollairement leur efficacité de moins en moins sûre en raison des résistances des tétranyques. Ces constats imposent aux producteurs d’adhérer aux principes de la protection intégrée et à remplacer les interventions polyvalentes par des méthodes biologiques, biotechniques et chimiques spécifiques ou tout au moins sélectives de manière à soutenir activement la normalisation des populations des déprédateurs par les auxiliaires. L’une de ces techniques est la confusion sexuelle et son application devrait permettre, outre le contrôle du carpocapse, la baisse voire l’abandon total des traitements acaricides à plus ou moins brève échéance.

C

ependant, le système verger est si complexe qu’en matière de protection on ne peut précconiser des solutions globalles et durables. Il faut en toute circonstance être capable de s’adapter et de se défendre adroitement face à des conditions en perpétuel changement. C’est dans l’objectif d’actualiser la prottection du verger que nous avons, penddant deux ans avec confirmation durant l’été 2011, accommodé et éprouvé un programme intégré centré autour de la confusion sexuelle et pouvant être mis

en pratique par les arboriculteurs en bute avec les contrariétés occasionnées par l’altération de l’efficacité des pesticcides et les préjudices du Carpocapse. Nous présentons compendieusement les orientations de cette expérrience ciaprès.

Produits sélectifs utilisables en lutte intégrée en verger de pommier

1. Anti-carpocapses Malgré les fréquents pointages qu’elle exige et l’attentive technicité qu’elle reqquiert, la confusion sexuelle était très atttendue par nos professionnels. A présent homologuée, cette méthode, compatible avec une agriculture durable, permet la suppression des pulvérisations d’insecticcides anti-carpocapse, la réduction de la charge en pesticides des agrosystèmes, l’innocuité des fruits et le renforcement de leur image auprès des consommatteurs, la réduction des dangers liés à l’utilisation des pesticides par les travvailleurs agricoles, l’augmentation de la biodiversité et la diminution des risques de résistance. Ces avantages constituent des atouts substantiels pour la gestion phytosanitaire du verger. D’après les premiers résultats de l’essai conduit en grande parcelle à Azrou, nous soutenons que les diffuseurs de vapeur du type Ginko (mélange phéromonal à base de E, E-8, 10-dodécadiène-1-ol (52,4 %), 1-dodécanol (30,6%), 1-tétradécanol (7,1%) ont une durée d’efficacité suffissante pour couvrir en une seule pose toute la saison. Eu égard aux conditions climatiques locales caractérisées par des chaleurs estivales peu avantageuses, ce résultat est décisif en faveur de la vulgarissation de la technique. Demeure mainten-

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Arboriculture fruitière de deux mois avant que nous ne prenions conscience de ce résultat m a g n i fi q u e . Quant à l’effficacité de la méthode, elle s’est révélée très bonne. Les taux d’atttaque sont demmeurés inférrieurs à 2% et Fruits endommagés par le Carpocapse pour ainsi dire comparables nant l’efficacité proprement dite au reste du vergdu procédé et dont il est question ger traité conventionnellement ci-après. (dix applications). Compte tenu Sachant qu’au-delà d’un niveau du problème acarien, de plus en d’attaque, il faut proscrire la plus contraignant et vis-à-vis desqconfusion comme seul moyen de quels des différences importantes protection, nous avons tenu à la d’efficacité entre acaricides pour tester dans une parcelle de Gold- ne pas dire des échecs patents den hébergeant une forte popul- ont été observés ça et là, nous lation mais en prenant soin de la estimons que même lorsque les consolider avec des traitements conditions initiales nécessaires au de sauvetage. Pour cela deux int- bon fonctionnement de la confusterventions intervenues de façon sion demeurent quelque peu défcontinue sur la première génér- ficients (isolement suffisant des ration ont été pratiquées mais cultures, densité de ravageurs faibsomme toute vite reconquises en ble à moyenne), il est recommandapplications acaricides puisque dable d’y recourir lorsqu’on dispcette parcelle en fut étonnamm- pose sur le terrain d’observateurs ment exemptée. Est-ce une simple rodés pour les contrôles suivants : coïncidence (veine du débutant !) estimation du risque immédiat, ou un réel avantage de l’allègem- surveillance du vol, vérification ment de la lutte, nous n’avons pas des pénétrations et estimation entrepris d’observations précises des populations nymphales. En dans ce sens, car il s’est passé plus tout état de cause, compte tenu

Tableau 1. Ravageurs clés et époques d’intervention

Phénologie/ Périodes

Traitements

Carpocapse Confusion Virus granulose ICI - RCI - Indoxacarbe Spinosade Thiaclopride Organophosphorés/Pyréthroïdes

Puceron vert Puceron cendré Puceron lanigère Acarien rouge Pou de san José 90

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B

C

D

E


vérification de la qualité dans une station

du durcissement des interventtions contre le Carpocapse (6 avant 1986, 8 depuis 1988, 10 enttre 1999 et 2003, 11 entre 2004 et 2011), il est illusoire d’escompter briser cette fâcheuse corruption de la protection sans en rénover les principes. En conséquence, la confusion apparaît pour l’instant comme la seule voie indiquée pour conjurer cette regrettable escalade. Lorsque les populations du Carppocapse sont manifestement faibles, la confusion seule peut suffire. Néanmoins elle doit être accompagnée d’une surveillance régulière du verger afin d’éviter toute surprise et rectifier s’il y a lieu ses effets incidents favorables

F

G

H

I

J

Juin

au retour de certains ravageurs secondaires. Ces résurgences qui ne sont pas forcément synonymmes d’échec de la technique doivvent être interprétées en fonction des circonstances locales, car les effets secondaires de la confusion font que certains ravageurs minneurs sont favorisés par l’absence des traitements insecticides et d’autres, les tétranyques notammment, sont maîtrisés par la réappparition des auxiliaires. A supposer que l’on désire se lanccer dans la confusion, il est à rapppeler que la pression du carpocapsse dans un verger est fortement corrélée à l’attaque de l’année précédente. Préliminairement, il faudrait donc engager une bonne estimation des populations larvairres qui vont hiverner au moyen de bandes-pièges de carton onddulé placées avant le 15 août de l’année qui précède la mise en œuvre de la technique. Quel que soit le mode de lutte appliqué, la pose de 40 bandes par parcelle (30 à l’intérieur et 10 en bordure) permet d’estimer les populations du ravageur et d’effectuer une prévision d’attaque. Ces bandespièges sont contrôlées après la récolte. La prévision d’attaque pour la première génération de l’année suivante est basée sur les prises globales des larves diappausantes. Le seuil d’attaque de 1% sera théoriquement atteint si les captures totalisent 7 larves/40 bandes et pour une charge de 100

Juil.

Août

Sept.

Oct.

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Arboriculture fruitière Tableau 2. Place de quelques spécialités dans un verger sous confusion sexuelle Groupes pour l’alternance entre générations de carpocapse Organophosphorés

Durs

Organophosphorés Oxadiazines Chloronicotinéide Pyréthrinoïdes

Doux

Régulateurs de croisance (RCI)

Inhibiteurs de mue Analogue HJ Activateur de la mue (mimétique de l’ecdysone)

Exemples de spécialités Toutes situations Vergers sans résistance Dursban, Azinkothion Imidan, Zolone Avaunt Calypso Nombreuses spécialités Cascade Insegar Confirm

Remarques En début du cycle ou dans les périphéries des parcelles confusées

1 application/an 1 application/an

Virus de la granulose

Carpovirusine

Seule si populations faibles ou avec confusion si populations fortes

Spinosade

Tracer

Pas plus de 2 applications/an

fruits/arbre. Pour ainsi dire, il est possible de tolérer jusqu’à 35 larves dormantes si les arbres portent une charge moyenne de 500 fruits chacun.

a pression du carpocapse dans un verger est forttement corrélée à l’attaque de l’année précéddente. Préliminnairement, il faudrait donc engager une bonne estimattion des popullations larvaires qui vont hiverner au moyen de bandes-pièges de carton ondulé

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Quant à la conduite de la technique sur le terrain, les documents accompagnant les diffuseurs sont bien explicites à cet égard. Pour rappel, nous en condensons l’essentiel : les diffuseurs doivent être suspendus dans le tiers supérieur des arbbres au début du vol dans les vergers isollés. Si l’isolation n’est pas certaine, il faut envisager une protection des bordures exposées à l’arrivée des papillons du voissinage par des traitements insecticides. Les ravageurs à risque, les périodes crittiques de traitement et les insecticides susceptibles d’accompagner la confusion sont ceux figurés successivement dans le tableau 1 et 2. Les produits sont retenus pour leurs faibles effets secondaires sur les auxiliaires. En effet, si l’on considère le cas des RCI, la métamorphose des insecttes est régie par un équilibre hormonal complexe dans lequel l’hormone juvénile (HJ) joue un rôle remarquable. Au dernier stade larvaire, la teneur en HJ est particullièrement faible dans l’hémolymphe de l’insecte. Si un régulateur de croissance d’insectes (RCI) - un mimétique de l’HJ comme Insegar - est appliqué à ce momment-là, la mue nymphale est perturbée provoquant des altérations morphogénnétiques caractéristiques. La teneur en HJ est également très faible dans les œufs fraîchement pondus. Les traitements aux RCI peuvent par conséquent perturber le développement embryonnaire du carppocapse et autres espèces et agir ainsi en ovicides. D’ailleurs, après quelques années d’expérimentation et d’exploitattion des RCI dans les vergers européens, il s’avère que l’utilisation de ces produits peu toxiques, sélectifs et peu nocifs pour la faune utile, constitue une amélioration considérable pour le développement de la lutte intégrée.

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Le recours aux autres anti-carppocapses peut être conçu comme signalé dans le tableau 2, mais la confussion doit rester la méthode de base. Dans la lutte chimique complémentaire qui l’accompaggnera, il faudra se considérer comm- Mal appliquée, la lutte contre les acariens est malaisée et complexe. me d’ores et déjà ● En hiver, examiner 50 bois de 2 yeux et en présence de populations résistantes aux différents groupes d’insecticides et comptage des œufs sur 2 obstacles/bagagir en conséquence en pratiquant néc- guette ; ème cessairement une alternance des group- ● Au printemps, récolter 100 feuilles (2 feuille d’une pousse proche du vieux pes d’une génération à l’autre. bois ; ● En été, récolter 100 feuilles prises au 2. Acariens milieu de la végétation. Sur ces échantillons, on détermine le et acaricides Chaque année, deux acariens préoccup- pourcentage de feuilles occupées par un pent rudement les producteurs par leurs acarien ou plus. Les seuils de tolérance pullulations massives : l’acarien rouge en vigueur sont de 5 œufs/bourgeon et (Panonychus ulmi) et l’acarien jaune 50% de bourgeons occupés en hiver, 40 (Tetranychus urticae). La lutte contre à 50% de feuilles occupées au printemps ces deux tétranyques est malaisée et et 30% en été. complexe. Mal appliquée, elle conduit Les interventions sont possibles avant la à l’élimination de nombreux auxiliaires floraison sur les œufs d’hiver de l’acarien (Thyphlodromes) toujours prêts à rebond- rouge en utilisant des huiles. Plus tard, au dir pour peu qu’on leur laisse l’occasion printemps et en été, les acaricides éventde se rétablir. Chacun sait la raison de la tuels seront sélectionnés en fonction de faiblesse de leur action : elle tient tout la composition de la population et selon entière, justement, dans la lutte conduite une rotation stricte des groupes acaricidsans le moindre aménagement contre le des. En effet, des résistances sont relevées carpocapse et qui fait d’eux des cibles ici et là et pour développer la lutte biologtoutes désignées. Il est pourtant de l’intér- gique contre les acariens phytophages, rêt des arboriculteurs que ces auxiliaires il faut procéder à des lâchers d’auxiliairsoient bien épargnés car ils sont bien sûr res acquis par achat ou par transfert de pousses, de feuilles, bois ou bandes-feutl’espoir de la lutte intégrée. Les contrôles et les seuils de tolérance tre les hébergeant issus de vergers bien ont été maintes fois développés, nous en pourvus. Si le programme traitement est évoquons pour mémoire brièvement le convenablement élaboré (produits resppectueux des auxiliaires), les prédateurs principe :


se réinstalleront naturellement mais lenttement. Toutefois quelques précautions basiques doivent être observées : ● Eviter les insecticides très rémanents (pyréthrinoïdes, méthidathion…) et les thiocarbamates purs en traitements réppétés (mancozèbe, propinèbe…) et les soufrages à haute dose ; ● Se conformer aux doses homologuées et être attentifs aux produits utilisés et les effets secondaires qui en découlent ; ● Comme le phénomène de résistance tend à se développer, on peut admettre que la plupart des Thyphodromes qui revviennent au verger ou demeurent actifs sont peu susceptibles aux préjudices de divers esters phosphoriques.

3. Pucerons et aphicides

Les conditions climatiques de l’année influencent grandement le développemment des pucerons particulièrement en vergers à forte croissance végétative. Lorsque le printemps est sec, les pucerons verts, cendrés et lanigères apparaissent massivement nécessitant souvent une ou plusieurs applications spécifiques. - Le puceron cendré, ravageur dangerreux autant par son pouvoir de multipplication que par sa grande capacité de colonisation et dont seuil de tolérance

l’éfficacité de la confusion sexuelle contre le Carpocapse n’est plus à démontrer

se résume à sa seule présence, cause au végétal et au fruit des dégâts d’une exttrême gravité. Dans les vergers sujets aux attaques précoces par cet aphide, il est profitable d’appliquer un traitement préfloral au moyen d’un aphicide spécifique ou d’un insecticide à action aphicide, choisi en fonction des autres ravageurs présents ou prévisibles. - Le puceron vert, très dangereux en cas de pullulation, déforme les feuilles et les pousses entraînant ainsi la croissance des rameaux. Abondant et actif dans les vergers à forte poussée végétative, son développement cesse à la fin du printtemps. Le seuil d’intervention admis est de 15% de pousses occupées, mais génnéralement les traitements exécutés en

pré-floraison contre le puceron cendré suffisent à le contrôler. - Le puceron lanigère apparait au printtemps par petites colonies sur les plaies de taille et les jeunes rameaux et qui peuvent pulluler dangereusement en Le puceron lanigère

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Arboriculture fruitière

Arboriculture fruitière

Lors des traittements, pour garantir une bonne efficaccité de certains produits, il faut prendre la précaution d’y ajouter un mouillant et de bien faire pénéttrer la bouillie à l’intérieur de la couronne.

été. Le principal ennemi de ce puceron est Aphelinus mali souvent très actif en verger mais se manifestant généralemment un peu tard ou étant peu épargné par les traitements pour circonscrire les populations du puceron à un niveau accceptable. Au sujet de la lutte contre ces ravageurs, l’Admiral, le Calypso, le Pirimor et le Confidor bien placés constituent d’exccellentes spécialités contre eux. Pour garantir une bonne efficacité au Pirimor, il faut prendre la précaution d’y ajouter un mouillant et de bien faire pénétrer la bouillie à l’intérieur de la couronne.

4. Cochenille et coccides

La cochenille la plus affligeante est le pou de san José (Quadraspidiotus perniciosus). Face à sa pression et à sa polyphagie, certains producteurs renccontrent des difficultés comme ils n’en avaient pratiquement jamais connu avec d’autres bioagresseurs. Dans les vergers infestés, la lutte contre ce pou si elle n’est pas raisonnée peut porter un coup aux efforts consentis et marquer un recul dans le progrès tant convoité. Parmi les procédures de suivi, la proggnose hivernale, qui consiste à observer 100 rameaux par variété et établir le pourcentage d’infestation, est vivement recommandée. La décision d’interventtion avec une huile d’hiver repose sur les éléments pratiques du tableau 3.

l’hôte de nombreux ennemis naturels à même de contraindre ses populations à des niveaux relativement bas si les principes d’une lutte intégrée en verger sont respectés. Les plus fréquents sont les Coccinelles (Chilocorus) et quelques Hyménoptères (Aphitis, Encarsia …) très sensibles aux insecticides à large specttre d’action utilisés en période végétattive contre d’autres ravageurs. Ces auxilliaires se signalent par des trous de sorttie aisément visibles dans les boucliers, même à l’œil nu. Pour les épargner, nous conseillons d’utiliser exclusivement un insecticide régulateur de croissance durrant la période végétative. Au printemps et en été, la surveillance du verger au moyen de pièges sexuels aide à suivre l’évolution des populattions sans nécessairement déterminer si un traitement est indispensable ou non. Une meilleure réponse à l’habittuelle question « faut-il intervenir ou pas », peut être obtenue par des banddes adhésives fixées sur les branches, bien à l’abri des vents, dans la cage des arbres et à des endroits accessibles à l’observation. La mise en place des pièg-

Le pou de san José

Il existe normalement une bonne corréllation entre les rameaux infestés et les fruits envahis. Toutefois, avant tout traittement, il y a lieu de tenir compte de la présence des parasites dans les échanttillons. En effet, le pou de San José est Tableau 3. Eléments d’estimation de la dangerosité des populations hivernales Seuil de traitement

Traitement

En dessous de 5%

Pas de traitement

5 à 10%

Application d’huiles avant fin janvier

> 10%

Huiles mélangées avec un IGR (ex. pyriproxyfène) avant fin février

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ges sexuels et des bandes adhésives a lieu dès début mars et début avril. Pour le pommier nous conseillons infaillibblement le stade bouton rose. Nous reccommandons de noter régulièrement les captures et les dates des émissions larvaires pour disposer d’une banque de données propre à l’exploitation, très utile à la gestion des populations dans le temps. En matière de lutte proprement dite, comme cela a été rapidement indiqué auparavant, il faut retenir que deux grandes périodes se présentent : le traitement d’hiver et les traitements de saison. Les traitements d’hiver sont à base d’huile de pétrole. Ces substances, appliquées dans certaines conditions peuvent causer quelques brûlures sur les jeunes pousses, voire tout le plant en particulier lors des années sèches, lorsqque les arbres ont été éprouvés par un stress hydrique, ou ont récemment été exposés à des températures gélives. En saison, si, après dépistage, un traitement printanier est requis, il est fondamental d’utiliser un volume de bouillie élevé (1500-2000 litres/ha) pour garantir une meilleure couverture. Les insecticides retenus à cet effet sont les organophospphorés (ex. dursban) et les régulateurs de croissance (ex. admiral) ou d’autres insecticides reconnus coccides.

Conclusion La décision de se lancer dans la confussion contre le carpocapse est une opttion de poids qui revêt d’autant plus d’importance dans ses implications qu’elle est la seule du genre à faire sortir le verger de l’enlisement actuel. L’efficacité de cette technique, à condittion que les parcelles traitées soient suffisamment étendues ; les populattions de Carpocapse pas trop fortes, n’est plus à démontrer. Les insecticides de synthèse pouvaient difficilement faire mieux avec les effets secondaires en plus ! En cas de fortes infestations, un appoint chimique est indispensable l’année de démarrage. Dans de bonnes conditions, la conjonction confusion sexuelle/insecticide permet d’assurer une incorruptible protection sur la base du modèle phénologique de prévision des risques. Néanmoins, une surveillancce régulière est toujours nécessaire, ce qui nous amène à la conseiller bon gré mal gré dans l’ensemble des vergers commerciaux, à l’exception de ceux où l’on ne pratique aucun suivi.


Machinisme

Tracteur agricole Prévention des risques d’accidents Pr. Bouzrari B. - IAV Hassan II – Rabat.

Cet article se veut pour mission de sensibiliser les utilisateurs du tracteur agricole aux périls latents qui les guettent, à tout moment, lors de son utilisation. Il tente aussi de présenter quelques conseils susceptibles d’aider à prévenir les risques d’accidents en vue de réduire les lourds coûts socioéconomiques qu’ils causent à la société. Le travail du sol sur un terrain en pente est souvv vent la cause de renversement des tracteurs

L

a conception et la constructtion du tracteur agricole avaient atteint au début des années 1960 un degré de développement sans précédent dans l’histoire de son existence. A partir de cette période, les travaux d’amélioration ont princcipalement porté sur la facilité de la

conduite, le confort et la sécurité au travail, sur route et à l’entreposage. La réalisation du confort a fait appel à l’ergonomie et à la réduction de facteurs de nuisance comme le son, les vibrations, la chaleur, la poussière, … La conduite a été facilitée par la conception d’organes de commande ergonomiques, l’introduction de la technologie de l’électronique embarqquée et celle de l’informatique. On est passé de simples détecteurs commme la lampe témoin indiquant l’état de charge d’une batterie ou l’alarme sonore signalant la marche arrière à des détecteurs plus sophistiqués permettant le guidage automatique ou la réalisation de travaux donnés sans l’intervention de l’homme. En matière de sécurité, les problèmes d’utilisation des engins agricoles lors de ces 4 ou 5 dernières décennies ont aidé à développer un large savoir dans le domaine de la prévention des accidents et celui de la protecttion. En effet, le progrès réalisé dans les domaines de la mécanique de

précision, de la résistance des matérriaux, de l’hydraulique industrielle, de l’électronique embarquée, de l’informmatique,… a permis la conception de tracteurs relativement sécurisés et a très fortement contribué à réduirre les risques des accidents les plus fréquents. Néanmoins, le conducteur, par son savoir faire, son expérience, son habileté, son réflexe, …, continnue d’occuper une place importante dans la prévention des accidents. A noter que les accidents peuvent être dus : - à l’engin même (état mécanique défectueux ou inadapté, éléments de commande non ergonomique), - au milieu dans lequel on travaille (pente, route mal entretenue, accès difficile aux parcelles, …), - au conducteur (non maîtrise de la conduite et/ou de l’entretien de l’enggin, ignorance du danger, …) - à son comportement (paresse, néggligence, inattention, oubli, …).

Tester la sécurité

Banc d’essai d’apprentissage de conduite et de mesure d’angles de renversement des engins agricoles (Centre de formation agricole de Tomobi, Tsukuba, Japon)

Les accidents liés à l’utilissation du matériel agriccole existent dans tous les pays du monde. Ils sont certes variables d’un milieu à l’autre, mais leurs causes resttent pratiquement les mêmes et tous les ans plusieurs personnes laissent leur vie en travvaillant avec le matériel agricole. Ceci a poussé les pays avancés, souc-

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Tracteur agricole

le cabrage prend 3/4 de secondes pour s’accomplir et le renversement 1,5 secondes. Il est mortel dans pratiquement 50% des cas.

Il ne faut jamais porter de passagers à coté du conducteur sur le garde-boue ou derrière, debout, sur la flèche ou les bras d’attelage.

cieux de la sécurité dans le travail à développer les moyens de tester la sécurité au laboratoire et directemment sur le terrain. Ainsi, au laborattoire, un banc d’essai à jauges de contraintes mesure la résisttance à la déformmation provoqquée par vérins hydrauliques puissants. Sur le terrain, on proccède au renverssement d’engins pour constater et mesurer la résisttance de la structture protectrice. Il existe aussi d’autres essais appelés essais d’endurance ou de résistance à la torture. Au Maroc, les études et les données sur les accidents avec le tracteur agriccole sont quasi inexistantes. L’une des rares études à laquelle on peut faire référence est celle effectuée dans une petite zone de Settat et préssentée au séminaire sur la sécurité en agriculture organisé à l’I.A.V. Hassan II en 2004. L’enquête menée sur une période de 20 ans (1982 – 2004) a pu identifier : 47 cas d’accidents dont 6 se sont produits avec des tracteurs agricoles et 6 avec des pulvériseurs à disques (cover-crop).

Comment prévenir les risques d’accidents

Pour éviter les accidents il faut s’arm96

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mer de beaucoup de prudence, toujjours être vigilent et bien se concenttrer sur la tâche entreprise. Le cerveau humain peut difficilement penser à plusieurs choses, mêmes simples, à la fois. Il éprouve, parfois, des difficulttés à penser à une seule chose. Dès lors, si l’utilisateur est préoccupé par un problème, son esprit sera distrait et ceci peut être dangereux. Il vaut mieux perdre quelques secondes à réfléchir à ce que vous devez faire que perdre la vie ou risquer un handiccap physique ou mental permanent. Les points présentés ci-dessous réssument quelques conseils essentiels qu’il faut respecter pour éviter les risqques d’accidents lors de l’utilisation du tracteur agricole :

De manière générale :

• Il ne faut jamais conduire quand on est fatigué, malade, quand on ressent des maux quelconques, ou quand on a des soucis familiaux ou des ennuis au travail. • Il faut porter des habits de travail et les équipements de protection personnels qui s’imposent. • Ne jamais monter dans un tracteur avant de s’assurer de l’existence à bord d’une boite à pharmacie, une boite à outils et un extincteur en état de fonctionnement. • Il ne faut jamais démarrer le motteur ou engager des commandes (vitesse, prise de force, …) sans être correctement assis sur le siège de pillotage et en position de conduire. Il faut commencer par adapter le siège et sa suspension au poids du conductteur et aux conditions de travail. • On ne monte ni descend du tractteur que lorsqu’il est à l’arrêt. • Toujours se servir des marchepieds pour monter ou descendre du tractteur. • Il faut être bien familiarisé avec le fonctionnement et l’utilisation des commandes (prise de force, blocage de différentiel, tirette d’arrêt, pédalles, …) • Il ne faut jamais démarrer le motteur ou actionner un organe quelcconque avant de s’assurer qu’il n’y ait personne dans l’entourage du tractteur (enfants, femmes, travailleurs, animaux, …). • Ne jamais laisser les enfants jouer à proximité du tracteur ou monter desssus. • Contrôler le serrage de tous les boulons et vis de fixation et plus partticulièrement ceux des roues arrière

qui doivent être serrés à la clef dynnamométrique suivant la valeur du couple de serrage indiqué dans le manuel de réparation. • Nettoyer les marchepieds, les poiggnées, les pédales et les mains courrantes de toutes traces d’huile ou de graisse et remplacer périodiquement les balais des essuie-glaces. • Les pneus avant et arrière doivent être assortis et à des pressions égalles. • Essuyer toutes traces de combustibble versé lors du remplissage du résservoir • Vérifier tous les circuits de fluides (huile, eau, carburant, air) et procéder immédiatement à la correction néccessaire en cas de fuite ou d’endommmagement. • Vérifier, régulièrement, le niveau d’huile de la direction assistée. • Réparer les organes défectueux pour éviter toutes complications futtures susceptibles de conduire à des accidents qui peuvent être graves. • Eviter le bricolage : attache avec fil de fer, boulons ou clous au lieu des goupilles, utilisation de bande de caoutchouc pour stopper les fuites de liquide, …). • Porter des chaussures avec semellles plates et adhérente et des vêtemments ajustés pour éviter d’être happpés par les mécanismes tournants (prise de force, arbre à cardans, courrroie, …). • Faire vérifier périodiquement le parallélisme du train avant. • Des freins non équilibrés risquent, lorsqu’ils sont couplés, de renverser l’engin. • Tester l’efficacité du freinage à vittesse d’avancement réduite. • Remplacer les embrayages de la prise de force car ils deviennent partticulièrement dangereux lorsqu’ils sont usés. NB : Il est strictement interdit de perccer, de souder quoi que ce soit sur la structure du tracteur ou de redresser à coup de marteau des éléments de structure de protection déformés. Cela risque de l’affaiblir dangereussement et causer des accidents qui peuvent être mortels.

Lors de l’attelage des machines et outils:

Bon nombre de personnes sont morttes ou ont été grièvement blessées lors de l’opération d’attelage. Ci-desssous quelques précautions à observ-


ver en exécutant cette opération : • L’aide doit se trouver à l’écart lorsqque le conducteur fait fonctionner le relevage hydraulique des bras inférrieurs ou du chargeur frontal. • Le risque de happement de l’opérrateur par l’arbre de transmission à cardans est grand et grave. • Le protecteur de l’arbre de transmmission doit être remplacé quand il est usé. Sachez que sa durée de vie n’est malheureusement pas égale à celle de l’arbre qu’il protège. • Le couvercle de la prise de force doit être remonté lorsque celle-ci n’est pas utilisée. • Toute poulie auxiliaire doit être protégée par son carter de protecttion lorsqu’elle n’est pas utilisée.

Sur voie publique :

• Respecter le code de la route. • Bien se tenir à droite et conduire à une vitesse permettant de s’arrêter efficacement et en sécurité lorsqu’un arrêt d’urgence s’impose. • Eviter d’appeler ou de répondre au téléphone portable pendant la conduite à moins de stopper et se garer dans un endroit sûr.

• Utiliser un gyropphare bien visible dans toutes les dirrections pour se signaliser de jour comme de nuit. • Ne jamais tentter de rétrograder lorsque le tracteur est en pente car il risque de se trouvver en roue libre et de prendre de la vitesse, ce qui rend son contrôle imposssible. • Opter, lors du choix, pour un tractteur avec cabine et structure protectrice robuste sans oublier que cette dernière n’est pas suffisante pour vous protéger en cas de retournement du tracteur. • Le rétroviseur doit être installé sur le tracteur et le conducteur doit s’habbituer à l’utiliser. • s’attendre à ce que la rupture de la liaison tracteur-outil puisse se prodduire à n’importe quel moment. • Ne jamais porter de passagers à

coté du conducteur sur le gardeboue ou derrière, debout, sur la flècche ou les bras d’attelage.

Pour la réparation des tracteurs, il est important de s’adresser à des sociétés spécialisées.

Pendant le travail :

• Lors des arrêts de travail pour efffectuer n’importe quelle opération de réglage ou de maintenance : il est impératif de serrer le frein de stationnnement, désengager la prise de force, abaisser l’outil attelé au sol et arrêter le moteur. Lors du stationnement,

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Machinisme répéter ces différentes séquences et retirer la clé de contact. • Respecter les valeurs des pressions des roues prescrites pour diverses utilisations (chargeur frontal, masse de lestage, travail difficile, conduite sur routes, … Dans le cas de labour en planches, la pression du pneu devant se trouver sur le guéret peut être réduite d’une valeur de 10%. • Bien développer votre réflexe à réagir au cabrage tout à fait à son débbut. Selon le Centre d’Etudes du Macchinisme Agricole, du Génie Rural, des Eaux et des Forêts (C.E.M.A.G.R.E.F), le cabrage prend 3/4 de secondes pour

Poulie arrière fixée sur prise de force sans protection. [Région de Khémisset]

Remplacement de la goupille d’arrêt par une soupape de moteur

Remplacement de la goupille d’arrêt par un boulon Protection de l’arbre à cardans Carter de protection de la prise de force

s’accomplir et le renversement 1,5 secondes. Il est mortel dans pratiquemment 50% des cas. • Penser au lestage pour éviter le cabbrage et le renversement du tracteur et éviter les pentes dangereuses. • Le contrôle et le réglage des freins doivent se faire régulièrement et partticulièrement lors des travaux avec remorques lourdes. • Garder les pédales de frein jumellées sauf quand un freinage indéppendant des roues est nécessaire. Ne découpler les freins que pour améliorrer la manoeuvrabilité de l’engin en conditions de travail difficiles. • Respecter la vitesse de travail de chaque outil utilisé. • S’assurer du bon fonctionnement du déblocage du différentiel. • Regarder toujours derrière lorsqu’il s’agit de relever ou abaisser un outil attelé derrière le tracteur. De même, il faut doubler de vigilance en manippulant la pelle ou la fourche du charggeur frontal. • En terrain accidenté, il est recommmandé pour des questions de sécurrité et des considérations agronomiqques de travailler suivant les courbes de niveau. Néanmoins, s’il faut travvailler en travers aux coteaux, il faut respecter les instructions suivantes : - Travailler en montant et en descenddant, partout où cela est possible. - utiliser la voie la plus large possible qui puisse convenir le mieux à l’outil d’accompagnement attelé au tractteur. Utiliser des roues jumelées en cas extrêmes. - Mettre des masses d’alourdissemment additionnelles appropriées - Ne jamais tenter de changer de vittesses en côte. - Tourner en montant et très lentemment - Ne relever l’outil que très peu dans les tournières, mais sans qu’il touche le sol. - S’assurer de l’égalité des pressions des roues arrières. - En travail à plat avec charrue réverssible, commencer en haut de la pente pour avoir la roue de dessus dans le sillon, ce qui réduirait l’angle d’inclinnaison du tracteur.

Au garage et à l’entreposage : Prise de force et arbre à cardans avec leurs protections. Chaîne de sûreté

98

Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

Le tracteur doit être mis dans un abri clos, de préférence, pour empêcher les enfants, les animaux et toute perssonne étrangère d’y accéder.

En synthèse Les causes des accidents sont dues à l’imprudence, au non respect des règles de sécurité, au manque de qualification des opérateurs, à l’insuffisance des mesures de sécurrité, à l’état du matériel, au milieu. Il n’existe pas de méthode infaillible pour éliminer ou prévenir les risqques d’accidents Toutefois, on peut y arriver en se protégeant par les moyens de protection individuels ou collectifs et en restant toujours éveillé, en pensant constamment aux risques que peut entraîner toute action non réfléchie entrepprise lors de la conduite du tractteur agricole. Le choix du tracteur, la sensibilisation et la formation continue des utilisateurs sont les éléments clés pour limiter les risqques d’accidents qui font disparaîttre, touts les ans à travers le monde, un nombre non négligeable de vies humaines : • Lors du choix du tracteur agriccole, on doit être exigent quant aux performances mécaniques exemple simple : les éléments de commande (leviers, boutons, …) doivent être disposés, de point de vue accessibilité, de façon optimale pour offrir une bonne sécurité de commande. De nos jours, l’électronnique embarquée et la mécatronnique ont fortement banalisé ce genre de dispositifs. • Régionalement, les autorités compétentes doivent sensibiliser, par tous les moyens disponibles, les utilisateurs et le grand public (conducteurs de voitures ou d’animmaux, écoliers, cyclistes, bergers, charretier, …) sur les risques qu’il y a lorsqu’on croise, dépasse ou s’approche des engins agricoles. C’est en identifiants et recensant les cas d’accidents ayant eu lieu régionalement, en mesurant leurs fréquences et leurs gravités, en les décrivant, les analysant et en les divvulguant qu’on arrive à aider à les faire éviter. Cela permet de réfléchir aux solutions et mesures spécifique qui s’imposent (choix de matériel adapté, formation, élaboration de normes et de réglementation, …). • La formation des ressources hummaines reste, et pour toujours, l’élémment clé dans la prévention des accidents.


NEW HOLLAND Gold Sponsor de la

Conférence Action Climat NEW HOLLAND AGRICULTURE était au rendez-vous de la conférence officielle organisée par Action Climat en partenariat avec l’UNEP (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) qui s’est tenue le 7 décembre dernier à Durban, en Afrique du Sud, parallèlement à la 17e Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (COP17). Cette conférence a rassemblé les décideurs de l’industrie, les responsables gouvernementaux et ministres de l’environnement du monde entier. Achim Steiner, Directeur exécutif de l’UNEP et soussecrétaire général des Nations Unies a inauguré la manifestation à laquelle NEW HOLLAND AGRICULTURE, en sa qualité de sponsor, était représenté par New Holland South Africa. Ce parrainage au sommet de la lutte contre le changement climatique symbolise l’engagement de New Holland pour une agriculture plus performante et plus respectueuse de l’environnement. Cette implication est à l’origine du leadership de New Holland dans le domaine de la recherche sur les énergies propres et notamment les biocarburants, sur les technologies

peu polluantes Tiers 4, sur le tracteur à hydrogène NH2™, sur le concept « Exploitation Indépendante en Energie » ou encore sur la réduction de l’empreinte carbone et la biomasse. « Notre avis est que le rôle des fabricants de matériel agricole est primordial dans le cadre d’une agriculture durable pour les générations futures », a commenté Franco Fusignani, PDG de New Holland Agriculture et de CNH International. « Grâce à ce parrainage, nous avons pour objectif de soutenir Action Climat en fournissant un centre de dialogue permanent entre les entreprises et les gouvernements. Nous croyons que l’agriculture joue un rôle central dans la recherche de solutions pour lutter contre le Changement Climatique et nous prenons nos responsabilités en tant que constructeur de matériel agricole. » Les deux tracteurs présentés sur le site de la conférence, un T8.360 et le

www.newholland.com

NH2™ reflétaient bien l’état d’esprit de la firme et son engagement pour le développement durable de l’agriculture. La série T8, récemment lancée, est équipée de la dernière technologie ECOBlue™ SCR, alliant à la fois puissance, économie de carburant et réduction des émissions. Le NH2™ est le premier tracteur hydrogène prêt à entrer en service. Il utilise la technologie des piles à combustible qui transforment l’hydrogène en électricité pour l’alimentation des moteurs pour la traction et la prise de force. Il fournit les mêmes performances qu’un tracteur diesel conventionnel de même taille, mais avec zéro émission – hormis chaleur et vapeur d’eau. Sa mise en service est prévue pour l’été 2012 dans la banlieue de Turin en Italie, sur l’exploitation agricole « La Bellotta », première Ferme Indépendante en Energie.  

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Phytosanitaire

Charançon rouge du Palmier Situation actuelle au Maroc BOUTALEB JOUTEI Abdelmalek, Boutaleb10@yahoo.fr KHALKI Yassine, MERROUAL Naziha Ecole Nationale d’Agriculture-Meknès

En décembre 2008, le Charançon Rouge du palmier (CRP) Rhynchophorus ferrrugineus a été détecté pour la première fois à Tanger. Originaire d’Asie du SudEst, cet insecte baptisé également tueur des palmiers est considéré comme le ravageur le plus destructeur des palmiers à travers le monde. En effet, il a proggressé dans les pays phœnicicoles d’Extrême et du Moyen Orient, d’Afrique et d’Europe, et s’attaque à 17 espèces des palmacées cultivées et ornementales. Cependant, le palmier des Canaries Phoenix canariensis L et le palmier datttier Phoenix dactylifera L, demeurent les espèces les plus vulnérables.

C

ompte tenu de sa capacité de mobilité et de son cycle biologique, qui s’effectue à l’intérieur de l’arbre, le charançon rouge représente une menace très sérieuse pour l’ensemble des villes marocaines et, à terme, pour les oas-

Le cycle de développement de R. ferrugineus

Trou d’insertion du Cocon nymphal à la base de la palme du Maghreb 100 Agriculture N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

sis sud-atlasiques qui constituent le berceau du palmier dattier national. Vu ses caractéristiques qui en font un organisme très difficile à combbattre, deux études ont été lancées en collaboration avec l’Office Réggional de Mise en valeur Agricole

Symptômes visibles du CRP pour P. canariensis

de Ouarzazate (ORMVAO) et l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA) de Tanger :

Etude réalisée dans la vallée de Draâ Cette étude a été réalisée sous formme d’enquêtes auprès des agricultteurs de 4 palmeraies de la vallée de Draâ (Mezguita, Fezouata, Tinzoulline et Ternata) et de prospection de palmiers dans les mêmes sites. Elle avait pour objectif d’évaluer les posssibilités de mise en place d’un plan de prévention de la vallée de Drâa contre une éventuelle attaque du charançon rouge du palmier datttier tout en analysant les atouts et les contraintes de la zone d’étude et les possibilités d’implication des agriculteurs enquêtés à la mise en place de ce plan de prévention. Les résultats de l’analyse des données d’enquête ont permis d’identifier : • Les atouts de la zone d’étude à la mise en place de ce plan de préventtion, à savoir : la contribution importtante de la phœniciculture à la formmation des revenus des agriculteurs enquêtés (cas des 70%), ainsi que la possession des terres Melk par tous ces agriculteurs, ce qui leur permet d’être l’unique organe de prise de décision pour s’engager dans un tel plan. • Les contraintes de la zone d’étudde face à la mise en place de ce plan de prévention telles que : - La faiblesse du niveau d’instruction des agriculteurs enquêtés (87%), - La micropropriété (superficie ≤ à 5ha pour 60% des exploitations enqquêtées) - Le morcellement accentué des superficies phœnicicoles (nombre de parcelles/exploitation > à 5 pour 55% des agriculteurs enquêtés), - L’adoption de système d’irrigation « gravitaire » dans la zone d’étude, - La présence des mouvements de matériel végétal (plants, arbres, palmmes et troncs) à l’intérieur de cette zone - La faiblesse d’encadrement étatiqque (40% de l’échantillon bénéficcient de l’encadrement) - L’éloignement des Centres de Mise en Valeur.


A la lumière de ces résultats un plan de prévention a été établi pour la vallée, accompagné d’actions néccessaires à sa mise en place. Il s’agit principalement d’actions de sensibbilisation des agriculteurs, ainsi que la création des comités de veille au niveau provincial et au niveau de chaque palmeraie. Ces comités serront chargés de la coordination et de la supervision des étapes du plan de prévention. Les actions doivent être suivies par la mise en place pour les palmeraies de la vallée d’un dispositif de surveillance basé sur des pièges à phéromones avec une densité de 1 piège/2ha, soit 1 piège/200 pieds. Le suivi, le contrôle et l’entretien de ces pièges doivent être accompagnés par des prospecttions sur le terrain afin de faciliter la détection précoce de l’infestattion. Parallèlement, ce dispositif de surveillance doit être renforcé par l’application d’une quarantaine et d’une prophylaxie strictes.

Etude réalisée dans la wilaya de Tanger La deuxième étude réalisée par la suite dans la Wilaya de Tanger, avait pour objectif d’abord de suivvre l’avancement des opérations de lutte engagées par l’ONSSA au niv-

veau de cette ville. Elle devait ensuite évaluer les réalisations de la stratégie de lutte et contribuer à son améliorattion via des essais sur le piégeage de masse, des essais de lutte chimique aussi bien en laboratoire que sur le terrain, ainsi que des prospections des palmiers sur le terrain. En matière de piégeage de masse, la stratégie de lutte intégrée engagée par l’ONSSA de Tanger a permis de réduire le taux de captures d’environ 85% entre 2009 et 2010. L’évolution périodique des captures aux pièges indique la présence des adultes du charançon rouge du palmier durant toute l’année avec un pic de la poppulation en septembre. La déterminnation du sex-ratio révèle que les pièges capturent plus de femelles (65%) que de mâles (35%). Les essais d’amélioration de la quallité du piégeage ont permis de déggager que les pièges ayant capturé le maximum de CRP sont ceux de couleur blanche ou bleue, à quatre ouvertures latérales et contenant la phéromone « RHYLURE LAT-400 » ou la Phéromone « FERROLURE 400mg », et qui ont les dattes commme matériel végétal. Concernant le traitement chimique, la comparaison de la Dose létale 50 des trois produits étudiés révèle que, le produit à base d’Imidacloppride est le plus toxique contre les adultes du CRP. Les résultats des prospections des palmiers sur le terrain ont permis d’estimer un pourcentage de déggâts d’environ 3,44%. L’évolution du nombre de palmiers inspectés, du nombre de palmiers infestés et celui des palmiers détruits pendant l’annnée 2010, révèle l’intérêt d’intensiffier les prospections afin de détecter précocement les infestations et met en évidence le rôle du traitement chimique dans la réduction du taux d’infestation. A noter que la stratégie de lutte inttégrée adoptée à Tanger, a réduit le nombre de palmiers détruits d’envirron 40% entre 2009 et 2010. La carttographie des sites selon l’intensité de captures constitue un bon indiccateur pour orienter les prospect-

Photos KHALKI et BOUTALEB, 2010

Les résultats de l’analyse typologiqque des exploitations enquêtées font ressortir que les agriculteurs de la palmeraie de Mezguita (13% de l’échantillon enquêté) peuvent se lancer facilement dans la mise en place de ce plan de prévention en comparaison avec ceux de la palmeraie de Fezouata (50%), dont l’implication dans un tel plan nécesssite certaines actions. L’engagement des agriculteurs de la palmeraie de Tinzouline et de la palmeraie de Ternnata (37%) restera limité. Par ailleurs, les prospections des palmiers sur les 4 palmeraies de la vallée ont révélé l’absence des éléments caractérisant la présence d’un foyer du charançon rouge sur le terrain (adultes, larves, cocons nymphaux et affaissement des palmmes centrales).

Une lance de traitement chimique

Piège du charançon rouge du palmier

Palmier sévèrement infesté

tions des palmiers au niveau de la zone d’action à Tanger. Vu le statut de nuisibilité du charrançon rouge à l’échelle internattionale, et bien que beaucoup d’effforts soient déployés par l’ONSSA et que rien n’a été signalé pour le moment dans les palmeraies de la vallée de Draâ objet de cette étudde, la vigilance est de rigueur sur tout le territoire national. Il faut repérer la moindre attaque pour réagir le plus vite possible. Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

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ELEVAGE

L’élevage ovin au Maroc

Evolutions récentes et perspectives Pr. SRAÏRI Mohamed Taher, IAV Hassan II, Rabat, Maroc, mt.srairi@iav.ac.ma Le Maroc est mondialement connu pour la diversité de ses ressources génétiqques ovines, due à la variété de ses écosystèmes agraires (montagne, piémonts, plaines, oasis, etc.) et à une tradition d’élevage pastoral séculaire. Aussi, à l’avènnement de la période du Protectorat, le cheptel ovin et ses productions (viande, laine et peaux) ont-ils été l’objet de forte convoitise. En effet, au début du 20ème siècle, l’important effectif ovin assurait des rôles socio-économiques fondamenttaux. Dans un pays à relief accidenté où près de 26 % de la surface sont situés à plus de 1 000 m d’altitude, les ovins se caractérisent, en comparaison aux bovins, par des déplacements plus faciles dans des zones escarpées. Cela les rend intimemment associés à la mise en valeur et au contrôle de vastes espaces pastoraux.

L

es statistiques démontrent aussi que jusqu’à la fin des années 1950, la viande ovine constituait l’essentiel de l’alimentation carnnée, sachant que ni l’aviculture industrielle et ni l’élevage bovin intensif n’avaient encore pris leur essor. Toutefois, en raison des évolutions sociales récentes du pays et de leurs conséquences sur les habitudes de consommation, ainsi que des choix de politiques d’élevage qui ont été opérés, les rôles traditionnels du cheptel ovin ont été bouleversés. Cet articcle fait le point sur les différents facteurs qui ont affecté l’élevage ovin au Maroc et sur leurs conséquences quant à l’organnisation de ses systèmes de production et tente d’esquisser des scénarios pour l’avenir de cette spéculation.

Évolutions sociales récentes et effets sur l’approvisionnement en produits carnés Systèmes Agro Pastoraux

Le Maroc a connu des changements démographiques notables, puisque la

population a presque triplé (de 12 à 32 millions d’habitants) entre 1960 et 2010. Par ailleurs, cet accroissement s’est acccompagné d’une urbanisation massive. Ainsi, environ 58 % de la population vit aujourd’hui dans des agglomérations de plus de 30 000 habitants, contre moins de 29 % en 1960. Par conséquent, dès la fin de la période du Protectorat, conscientes des défis que représentaient ces changemments démographiques et leurs conséqquences prévisibles sur la consommation de produits animaux, les autorités ont plannifié l’instauration de programmes d’inttensification de l’élevage pour sécuriser les approvisionnements. Aussi, sous l’imppulsion d’investisseurs privés, l’aviculture industrielle n’a-t-elle pas tardé à s’implantter et a connu un essor marqué à l’abord des grandes villes du littoral atlantique, surtout près du port de Casablanca. En parallèle, les autorités en charge de l’agricculture, avec l’aval de bailleurs de fonds internationaux, ont lancé une ambitieuse politique en faveur de la paysannerie, qui va surtout concerner l’élevage bovin, plus

particulièrement la production laitière. Ce sera le “Plan Laitier” de 1975, qui va entraînner des changements radicaux dans la structure génétique du cheptel bovin. En revanche, pour l’élevage ovin, aucune action de pareille envergure n’est envissagée. Certes, dès la fin des années 1960, l’organisation professionnelle du secteur est encouragée, avec la constitution de l’Association Nationale Ovine et Caprine (ANOC). Mais, en accord avec les conclussions des premiers travaux de recherche menés sur les ovins du Maroc, du temps du Protectorat, il n’a pas été prévu d’acccroissement significatif des niveaux de productivité. Tout simplement car le millieu d’élevage est très aléatoire (affecté par le climat et ses caprices interannuels) et que les races existantes sont surtout remmarquables par leur rusticité et n’offrent que peu de marges d’amélioration. Les efffectifs de cette espèce sont d’aileurs très fluctuants (de 9 à 18 millions), en relation avec les niveaux et la répartition des préccipitations et leurs effets sur le disponible fourrager dans les parcours. De même ils chutent drastiquement en cas de sécherresse prolongée – cas des débuts des annnées 1960 et 1980 - (figure 1). En outre, les évolutions de la société et de ses modes de vie, avec l’urbanisation et la consommation plus fréquente des repas à l’extérieur du domicile, ont vite fait d’imposer une évidence majeure : la viande ovine perd progressivement sa place de premier pourvoyeur de produits carnés au profit de la volaille industrielle, nettement moins chère (à peine la moitié du prix du mouton) et, à un niveau moinddre, du bœuf. Il faut dire que les viandes blanches, les œufs et les laitages se prêttent plus à des préparations de type “fast food” (sandwiches, pizzas, etc.), qui ont tendance à supplanter le tagine et autres méchoui dans les habitudes alimentaires courantes. Par ailleurs, le goût marqué du mouton ne serait plus apprécié par une majorité de consommateurs, tandis qu’une croyance largement répandue, mais qui reste à prouver, lui attribue aussi un taux élevé en cholestérol. Aussi, même si les niveaux de consommattion de tous types de viande par individu augmentent, la ventilation par espèce révèle-t-elle une régression relative marqquée du mouton (Tableau 1). Ce dernier semble néanmoins avoir acquis une dimmension festive en raison de sa consommmation quasi obligatoire lors des occassions religieuses (à commencer par le jour de l’Aïd El Adha) et familiales.

Des systèmes de production divers surtout focalisés sur l’Aïd El Adha Le Maroc ne dispose pas de race ovine laitière, à la différence des pays du Macchrek (où l’influence ottomane a favordu Maghreb 102 Agriculture N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012


Effectifs (en millions)

Tableau 1. Evolution de la consommation des viandes au Maroc 1960 1970 1980 1990 2000 2010 Toutes viandes (kg per capita/an) Viande ovine (% Total viandes)

13,8

13,1

12,4

18,3

19,3

25,0

40

35

30

27

25

18

D’après FAO STAT (2011) Figure 1. Evolution des effectifs d’ovins au Maroc (1961/2009) D’après FAO STAT (2011)

risé les fromages avec du lait de brebis) et de la rive Nord de la Méditerranée. La sélection ovine pratiquée, en conformmité avec les caractéristiques des différrents environnements agraires du pays, aura surtout ciblé le phénotype et les facultés naisseuses (reproduction et viabilité des nouveaux-nés puis croisssance) et à un degré moindre, la laine. Cette dernière a représenté des siècles durant un produit fondamental de l’élevvage ovin, utilisé pour la literie et l’habbillement et allant jusqu’à constituer un placement pour l’épargne dans de nombreuses familles. Les développemments sociaux récents montrent clairemment qu’elle est considérée aujourd’hui comme un co-produit encombrant, diffficile à écouler, car non compétitif par rapport aux fibres synthétiques. Quant aux produits artisanaux à base de laine

(djellabas, tapis, etc.), surtout destinés au tourisme de masse, leur marché s’avère étriqué en raison de prix prohibbitifs. Par conséquent, la production de viande est devenue la principale vocattion de l’élevage ovin, outre la valorisattion et le contrôle de vastes terrains de parcours et de leurs ressources. Les systèmes naisseurs distingués sont marqués du sceau de la diversité des races et de la végétation qu’elles consomment. Plus de six sont dûment identifiées (Béni Guil, Béni Hssen, Boujjaâd, D’man, Sardi et Timahdite) dans des zones bien spécifiques dénommées « berceaux de race », sans omettre un ensemble de populations locales peu caractérisées, surtout dans les hautes montagnes. La majorité des races ovines marocain-

nes affichant un anœstrus saisonnier de janvier à avril, cela induit des agnelages groupés en automne, au moment où le disponible fourrager sur pied est à son plus faible niveau. Il en résulte des perfformances contrastées, avec parfois des taux élevés de mortalité des nouveauxnés lorsque des stocks alimentaires ne sont pas constitués pour soutenir les brebis allaitantes.

Atelier d’enggraissement ovins Timahdite

Agriculture du Maghreb N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

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ELEVAGE Transport des ovins

Ovins Dman oasis

Trois systèmes Schématiquement, trois types de systèmmes d’élevage ovin ont été définis : - l’élevage pastoral et/ou sylvo pastoral, surtout dans les zones de montagne et de piémont, avec des animaux alimentés en priorité à base de ressources issues des parcours et des forêts, c’est-à-dire une véggétation naturelle spontanée quasi grattuite, mais dont l’exploitation nécessite un dur labeur de suivi et gardiennage des troupeaux dans des conditions pénibles - l’élevage agro-pastoral, en régions de plaines à céréaliculture pluviale et aux abords des zones irriguées, où les trouppeaux reçoivent, outre les produits des pâtturages naturels, une complémentation à partir des parcelles cultivées, notamment les résidus de céréales (son, paille, chaummes, etc.) et parfois des fourrages (avoine, orge, luzerne, etc.).

- l’élevage oasien, où l’existence d’une race mondialement connue pour sa prollificité (la D’man) couplée à des aliments spécifiques (résidus de dattes et luzerne irriguée) ont imposé un mode de prodduction remarquable. Le caractère proliffique de la D’man résulte souvent en des poids limités à la naissance, constituant une réelle contrainte pour assurer la viabilité des agneaux. Celle-ci nécessite une conduite zootechnique améliorée, qui passe parfois par un allaitement artifficiel. Aussi, dans les oasis, les troupeaux de la race D’man sont-ils généralement de petite taille (2 à 3 brebis et leur desccendance). Les éleveurs les conduisent en « zéro pâturage », étant donné l’exiguïté de l’espace et les limites du disponible fourrager.

Toutefois, la caractérisation précise des performances technico-économiques de la majorité des systèmes ovins demeure inachevée. Certes, des essais menés en station de recherche sur les différentes races ovines nationales ont effectivement permis d’en cerner les potentiels producttifs. Mais ils ne renseignent en aucun cas sur les performances réelles des animaux dans des exploitations agricolles conventionnelles. En effet, l’absence d’identification des Y.N. ANTONIADES & SONS LTD animaux, l’importance des effCHEVRES DAMASCUS (SHAMI) - CHYPRE fectifs et la dispersion des troupLe compromis idéal pour la production de lait et de viande peaux ainsi que leurs fréquents Semence Congelée pour l’Export déplacements signifient des Alexandre le Grand difficultés marquées à récolter une information fiable (agnelagMâle de la race Damascus (Shami) ges, mortalité, intrants utilisés, vitesse de croissances des Race très prolifique avec un taux de 2,3. Grande aptitude à la production de lait : 850 kg de lait en 305 jours. Performances comparables à celles des races agneaux, etc.) pour caractériser purement laitières. Production de viande : taux de croissance des jeunes les résultats des élevages ovins. comparable à celui des races purement bouchères. Les jeunes peuvent atteindre une moyenne de 35 kg en 4 mois. Par ailleurs, la complexité des modes de faire valoir (avec de fréquentes associations entre propriétaires des troupeaux et ceux qui en ont la charge quottidienne) et les variations interrannuelles des pratiques adopttées empêchent de définir des trajectoires des élevages ovins sur le long terme. De plus, l’inttervention dans la chaîne d’élevvage ovin d’opérateurs très disttincts (éleveurs naisseurs, enggraisseurs, bergers, chevillards, intermédiaires, fournisseurs Ils peuvent atteindre Les filles d’Alexandre le Grand d’intrants et de services etc.) une moyenne de sont de grandes productrices rend encore plus compliquée 15 kg en 55 jours Sa mère, Aphrodite était de lait; la nouvelle championne produisant 9 litres par jour notre ex-championne l’analyse globale des systèmes produisant 8.5 litres de lait de production et de leur efficpar jour (2 traites par jour) cience technique et économiqVos contacts : Nicolas Antoniades, Neoclis Antoniades que. P.O. Box 51611 Limassol - Chypre, 3507 Mobile : 00357 99 489 432 - 00357 99 474 413 En parallèle, les évolutions socTél. : 00357 25 39 22 22 - Fax : 00357 25 39 0885 ciales récentes ainsi que les info@shamigoats.com.cy - www.antoniadesfarm.com

du Maghreb 104 Agriculture N° 56 - Dec.2011 Janv. 2012

politiques en charge du secteur des productions animales ont imposé des changements majjeurs pour l’ovin. Il s’agit, dans de nombbreux contextes, de s’affranchir de la déppendance climatique, ce qui s’est accomppagné par un surplus d’aliments achetés, particulièrement lors d’épisodes longs de sécheresse. Cette tendance a été exacerbbée par les programmes de sauvegarde du cheptel instaurés par l’Etat à partir des années 1980, en cas de campagne agricole à mauvaise pluviométrie, qui ont généralisé l’usage d’aliments composés. Aussi, les systèmes purement pastoraux sont-ils en régression, étant donné la pénnibilité des modes de vie qu’ils imposent (transhumance ou même nomadisme) et leurs marges économiques aléatoires, liées au climat. De plus, l’émergence du marché de l’Aïd El Adha comme le princcipal débouché de cet élevage, a signifié la concentration de l’essentiel des efforts sur la production d’antenais finis pour cette fête. Cette manifestation draine en effet plus de 50 % des abattages annuels d’ovins. Elle donne lieu à un réel transfert de fonds vers le monde rural ainsi que d’intenses transactions commerciales sur les animaux, qui n’ont été que peu analyssés à leur juste valeur. A cette occasion, la symbolique des cornes est fondamentale, en conformité avec les textes religieux régissant ce rite. Pour la majorité des ménnages, l’achat d’un animal sans cornes est tout simplement impensable ... Les éleveurs ayant saisi l’importance de l’Aïd El Adha pour l’écoulement de leurs produits essaient de s’y conformer en mettant sur le marché des animaux qui plaisent aux acheteurs, que ce soient les consommateurs finaux ou les engraissseurs qui vont approvisionner les marcchés. Ainsi, ils ciblent des marchés spéccifiques où un phénotype particulier est apprécié des ménages. Dans les agglomérations du Nord (Tanger et Tétouan), les races à gueule de couleur acajou originaires du Moyen Atlas et de l’Oriental (la Timahdite et la Béni Guil) sont les plus prisées, tandis qu’au niveau du Maroc atlantique, surtout aux abords de l’agglomération de Casablanca, c’est la Sardi qui est la plus estimée. Il faut voir dans ces tendances d’achat des rémminiscences d’habitudes anciennes de consommation, car l’urbanisation du pays a ramené en ville un ensemble d’habituddes préétablies. Au final, l’ovin sacrifié le jour de l’Aïd El Adha acquiert plus qu’une dimension festive, atteignant carrément un statut identitaire. Cela explique la surrenchère dont il fait l’objet pour l’achat d’une bête onéreuse et répondant au maximum à des canons esthétiques bien précis.


Défis futurs pour l’élevage ovin au Maroc La gestion de la richesse génétique ovine apparaît comme dépassée par rapport à la rapidité de ces évolutions. L’enjeu fonddamental représenté par l’Aïd El Adha ne semble pas encore suffisamment intégré dans les actions menées pour la sélection des animaux ou la vulgarisation des prattiques d’élevage adaptées à cette fête. Plus grave, la recherche zootechnique semble totalement ignorer ces éléments de contexte, et s’inspirant de schémas théoriques d’amélioration génétique des animaux, elle propose des solutions inadaptées. Par exemple, reprenant les théories des bienfaits du croisement, elle a érigé la race prolifique D’man comme stratégique pour l’amélioration de l’effficacité pondérale (poids des nouveaux nés sevrés par femelle mise à la reproducttion) des troupeaux. Or, ces produits de croisements ont toutes les chances d’être dépourvus de cornes ou avec un cornage ridicule, comme l’est la race D’man. Cela les élimine automatiquement du marché primordial de l’Aïd El Adha. Par ailleurs, ce genre d’ovins croisés compporte une part d’inconnu sur le type de conduite zootechnique à lui réserver : faut-il les alimenter en priorité sur des parcours ou les confiner en bergerie, commme la D’man en oasis ? Or, les ressources alimentaires consommées par les ovins assurent un goût et une qualité de viande spécifiques, contribuant à la renommée de chaque race et aux termes de sa commmercialisation : la Béni Guil de l’Oriental nourrie en steppe alfatière et dont les caractéristiques organoleptiques étaient réputées jusqu’en France, du temps du Protectorat, sous l’appellation « agneau petit Oranais », la Sardi nourrie sur les pâturages des plaines céréalières de la Chaouia, ou encore la Timahdite sur les parcours forestiers du Moyen Atlas, etc. Eu égard à la régression relative de la consommation de viande ovine, sa certif-

fication selon les races qui la produisent et les terroirs spécifiques dont elle émane serait salutaire pour augmenter les revvenus des éleveurs. Il faudrait, pour cela, viser en particulier les élevages extensifs des régions pastorales où le bilan fourragger est basé sur des ressources végétales bien précises, et non pas les ceintures suburbaines où l’engraissement intensif d’antenais croisés repose principalement sur des aliments concentrés achetés.

En conclusion

L’élevage ovin au Maroc a connu au cours des 50 dernières années une stabilité génnétique remarquable par rapport aux bovvins, qui ont été soumis à d’intenses schémmas de croisement. Les ressources généttiques ovines locales, réputées pour leur rusticité, demeurent importantes dans de nombreux agro écosystèmes. Même si leur contribution à l’approvisionnement en viandes a chuté, elles demeurent inttensément associées à la mise en valeur de zones marginales où elles fournissent des opportunités de travail et de revenus pour des populations souvent démunies. L’élevage ovin se caractérise cependant par de rares travaux de recherche qui en précisent exactement les performances technico-économiques dans des expploitations agricoles conventionnelles. La dispersion spatiale des troupeaux et leurs déplacements fréquents, parfois aux confins frontaliers du pays, ainsi que la complexité des contrats d’association auxquels ils donnent lieu ne facilitent pas leur étude. La promotion de l’ovin à un statut festif, surtout lors de l’Aïd El Adha et, à un degré moindre, pendant les fêtes familiales a certainement été l’évolution majeure de cette spéculation. Elle impose aux éleveurs la nécessité de s’adapter à une demande spécifique où l’apparence externe de l’animal a autant, voire plus, d’importance que son poids. Cela renvoie inexorablement au cornage des animaux,

Enfin, étant donné l’ampleur des effectifs concernés et la dispersion de l’ovin dans la quasi-totalité des systèmes agraires du pays, une nécessaire prise en compte de ses effets sur l’environnement physique serait souhaitable. Car peu de travaux évaluent précisément les effets des varriations interannuelles de la charge ovine dans différents écosystèmes sur l’état des parcours et des forêts ainsi que ses tenddances d’évolution sur le long terme. mais aussi à l’aspect de la carcasse et ulttérieurement au goût de la viande. Pour la promotion de l’élevage ovin et pour la contribution à l’amélioration des revenus de ceux qui s’y adonnent, un recentrage sur les desiderata des consommateurs à l’occasion des fêtes s’avère nécessaire. A cet égard, la certification des viandes ovinnes selon les races qui les produisent et les ressources alimentaires pastorales qu’ellles ont consommé est plus qu’urgente, pour garantir de meilleurs prix de vente aux éleveurs qui respectent des cahiers de charges stricts, préalablement établis. Il pourrait en être de même pour des prodduits artisanaux typés à base de laine ou de peaux ovines. Cela suppose donc de concevoir des programmes de développpement multidisciplinaires (biochimie, écologie, économie, pastoralisme, sociologgie, zootechnie, etc.) en partenariat entre tous les opérateurs concernés par la chaînne d’approvisionnement ovine, particulièrrement pour l’Aïd El Adha : des éleveurs naisseurs et les associations qui les représsentent aux consommateurs, en passant par les gestionnaires des ressources issues des espaces pastoraux, les engraisseurs, les bouchers et les chevillards. Il y va du maintien de cet élevage et de ses conséqquences sur l’amélioration des conditions de vie de ceux qui le pratiquent et en commercialisent les produits, ainsi que de la mise en valeur de vastes espaces, certes marginaux, mais cruciaux pour les grands équilibres régionaux du pays.

Les éleveurs ayant saisi l’importance de l’Aïd El Adha pour l’écoulement de leurs produits essaient de s’y conformer en mettant sur le marché des animaux qui plaisent aux acheteurs, que ce soient les consommateurs finaux ou les engraisseurs qui vont approvisionner les marchés. Ainsi, ils ciblent des marchés spécifiques où un phénotype particulier est apprécié des ménages.

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