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Agriculture du Maghreb N째 59 - Avril 2012





Agriculture du Maghreb N째 59 - Avril 2012

EDITIONS AGRICOLES Sarl de presse Au capital de 100 000,00 dhs R.C.: 127029 I.F.: 01006251 Patente N° : 35870166 Autorisation : SP04 Groupe DERHEM - PUECH 22 bis, rue des Asphodèles Résidence Zakia - Beauséjour Hay Hassani - 20200 Casablanca Tél. : 212 (0) 522 23 62 12 212 (0) 522 23 82 33 Fax : 212 (0) 522 25 20 94 agriculturemaghreb@gmail.com www.agriculturedumaghreb.com

Directeur de publication Gérard COUVREUR

Rédacteur en Chef Ingénieur Agronome Abdelhakim MOJTAHID

Journalistes Ingénieurs Agronomes Abdelmoumen Guennouni Soumia EL MAHDAOUI Hind ELOUAFI

Ont participé à ce numéro : Dr. Badre El Himdy Dr. Abbès Tanji Dr. SRAÏRI Mohamed Taher Essadik Chakir A.  EL BAZ Mohammed LAHKIM BENNANI Laila LOUDDI Ali ZAHRI Larbi GRIMIT Zeddou N E. H. Baali Germaine Brun Zaoui Azim Khalid Mimouni Abdelaziz, SAHNOUNI Bouchaib

Facturation - Abonnements Khadija EL ADLI

Conception Graphique Yassine NASSIF

Imprimerie PIPO

Régie publictaire France Idyl SAS. 1154 Chemin du Barret 13839 ChâteauRenard Tél. 04 90 24 20 00 Contact : Mme. Brigitte SENECHAL bsenechal@idyl.fr

Tous droits de reproduction autorisés avec mention impérative et complète du journal.

Edito

Edito

Cultivez, prenez de la peine, c’est le fond qui manque le moins

C’est un vaste domaine que celui de la recherche et de l’innovation en agriculture, thème de cette 7ème édition du SIAM. Cela englobe quasiment l’ensemble de tous les secteurs liés à l’organisation, au fonctionnement et bien sûr au développement : semences, engrais, phyto, irrigation, machinisme, mais aussi commercialisation et même développement humain. Des liens éminemmentv naturels qui appellent à la coordination des efforts et à propos desquels, des opérateurs ont même souligné la possibilité d’une coordination plus large encore et notamment avec les départements ministériels tels que les finances, l’énergie, l’eau et même l’intérieur. En fait sur ce grand thème, nous voyons bien que le plus important c’est la recherche qui doit être permanente avec évidemment l’opportunité d’une innovation confirmée. Le problème, c’est que faute de moyens humains et financiers, les organisations professionnelles tout comme la recherche d’ailleurs piétinent, souligne Ahmed Ouayach, président de la COAMDER. Pourtant, les financements, à l’image de ce qui se fait en France avec le CTIFL dont l’intérêt du fonctionnement n’est plus à prouver, sont largement envisageables. Il suffirait d’établir un prélèvement direct sur les ventes de produits agricoles à l’export et aux marchés de gros, dont les prélèvements actuels vont … à la ville. Monsieur Aziz Akhannouch,

ministre de l’agriculture, est d’ailleurs assez remonté contre le laxisme qui entoure l’assainissent des circuits locaux de commercialisation des produits agricoles, clé de voute de la stratégie : loi sur l’interprofession ainsi que l’agrégation, la réforme des marchés de gros et des abattoirs. Des textes qui sont remis en cause, … dans les nouveaux circuits d’adoptions. En fait, et en fonction de leur importance, des sujets qui seront probablement en embuscade derrière la recherche et l’innovation, le jour des assises, ce qui ne remet d’ailleurs pas en cause l’intérêt des thèmes choisis pour cette 7ème édition du SIAM. Une recherche et innovation dont les succès ne manqueront probablement pas d’être utiles dans les prochaines années, si les déficits en pluies continuent de menacer les cultures, malgré l’annonce de taux de remplissage rassurants des barrages, mais qui ne tiennent pas compte de l’envasement. Recherche et innovation enfin, dans le soutien de cette nouvelle économie verte qui, non seulement recèle un potentiel important en terme de richesses et de création d’emploi, et dont le développement représente un enjeu majeur pour l’avenir de notre pays.

Gérard Couvreur

Directeur de publication Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012





Agriculture du Maghreb N째 59 - Avril 2012

Sommaire Sommaire

Nos annonceurs ACHTAL Pép. 68-69 AFEPASA 18 AGRATOR 35 AGREMBAL 119 AGRIMATCO 61 AGRIMATCO 83 AGRIPHARMA 55-59 AGRIPHARMA 110 AGRITUBEL 171 AGRO-CHALLENGE 76 AGROPIMAR 93 AGROSEM 45 AGROSEM 63 AGROSEM 157 Al BASSIR 150 ALTERECO 76 ANTONIADES 173 Aquamag 72 ATLANTICA AGRICOLA 91 AVR 152 BADRA 99 BASF 85 BAYER CS 23 BAYER CS 57 BAYER CS 75 BAYER CS 81 BEILLARD 44 BERANA 101 BERANA 160 BERTHOUD 19 BODOR 24 BODOR 28 BODOR 77 BODOR 167 CASTANG Pép. 95 CHARAF Corp. 31 CMF 115 CMGP 176 CNH 1 CNH 165 COGEPRA 90 Crea Link 44 Crédit Agricole 15 CROPLIFE 125 DELASSUS 37 DIMATEQ 13 ESSIEUX BOURGOGGNE 53 Etb SLAOUI 117 Etb SLAOUI 129 EUROGAN 172 EUROP SERVICE INDUSTRIE 20 EUROPEPINIERE 100 FERTIMA 31 FLORAGARD 146 GENETICS & LIVESSTOCK 173 GHETTI 26 GILLOUAYE 8 Gonzalez y Martinez 161 GREEN HAS 79 GRIMME 155 GROWING MARKETS 29 HARNOIS 66 HERCULANO 51

HIB AGRICOLE 113 HORTECH 62 HORTISUD 140 IDICAM 73 IDICAM Pép 111 IRRISYS 21 ISAGRI 41 JBT BIO 154 LAFOND Pép. 96 LCA Laboratoire 133 LEAL & SOARES 130 LINDSAY EUROPE 52 MAKATO 159 MAMDA 7 MASSO QUIMICA 78 MEDFEL salon 137 MFB 11 NOVAKOR 32 NUNHEMS 103 ONSSA 121 ORTIFLOR 105 OTECH 127 PHYTOCONTROL 44 PIERALISI 87 PROMAGRI 17 PULVERISATION S21 158 RAISAGRI 132 RAYGREEN 140 RGDMAPE 64 RODA MAROC 55 SAICA PACK 33 SAKATA Seeds 143 SAOAS 67 SAOAS 163 SCPC SAPEL 131 SETOP 27 SIAM salon 39 SIBERLINE 139 SIFEL Agadir 49 SILOS CORDOBA 126 SINCLAIR 58 SINPEC 25 SIRWA Pép. 145 SONAMIA 148 STAR EXPORT Pép. 97 SYMAGA 9 SYNGENTA 114 SYNGENTA 153 TECNIFRIO 94 TESSENDERLO 65 TIMAC 175 TODOLIVO 2 TORO 107 / 109 TREFILADOS 44 UBIFRANCE 123 UNIMAGEC 4 URBINATI 147 VALMONT 141 VERT ATTITUDE 104 VILMORIN 149 VIVEROS VERON 34 WEBER 169 YARA 71 ZNIBER Compost 89 ZNIBER Pépinière 135

-

Actualités

6

Céréales

50

6ème campagne la plus faible en un quart de siècle

Nouveauté irrigation

112

PSM : Plant Self Management

Performances énergétiques des entreprises agricoles

116

Agrumiculture

54

Les légumineuses alimentaires 120

Tomate

60

Le raisonnement de la fertilisation 128

- Berkane, campagne agrumicole 2011-2012 - Béni Mellal, avancement de la campagne

La salinité et le goût

Phosphatée, potassique et magnésienne

La fertilisation des cultures 70 Place à l’integration

La phénologie des arbres fruitiers 80 Un indicateur biologique des changements climatiques au Maroc

Le pommier et la tavelure   84 De vieux compagnons de route

Espagne

86

L’huile d’olive marocaine inquiète

Oliviers

A la recherche d’un itinéraire technique adéquat

88

Nutrition minérale et régularité de la production

Optimisation du compostage dans la région du Souss Massa 134

Un enjeu agro-économique à caractère environnemental

L’eau en Méditerranée 138 Gérer la demande plutôt que l’offre

Poivron

142

Carotte

148

Déroulement de la campagne Mécanisation des opérations

Récolte mécanisée de la pomme de terre

152

Pulvérisateurs à rampe

156

Système Todolivo Oliveraie en Haie

92

Arboriculture

Pomme de terre 162 94   gestion intégrée des adventices

progression soutenue au Maroc

- Quel avenir pour le développement de

Contrôles et réglages

l’entreposage frigorifique dans les exploitations agricoles - La qualité des pêches - Les générateurs anti-grêle, quelle protection ?

Artichaut

Elevage

102

Les semences remplacent les boutures

Les cerises

166

- Centres de collecte de lait au Maroc

108

Levier pour le marketing territorial d’Ain Leuh

Faisabilité de l’application de deux techniques d’économie d’énergie pour le refroidissement du lait -L’élevage bovin face à l’aléa climatique Effets et possibilités d’intervention

Petites annonces 174

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Actu Recherche

Alimentation durable

Quelles pistes pour aujourd’hui et demain ? La durabilité de l’alimentation est aujourd’hui en questtion, au regard de ses effets sur l’environnement, la santé, l’équité sociale et l’économie. En particulier, assurer à la population mondiale une alimentation répondant à ses besoins qualitatifs et quantitatifs, dans un contexte de pression sur les ressources et de changement climatique, constitue un défi majeur. Des experts se sont mobilisés pour dresser l’état des lieux des systèmes alimentaires à l’échelle de la planète, en étudiant spécifiquement la transformation, la distribution et la consommation.

celui des femmes (3658 eqCO2/j). En revanche, les experts ont noté une faible relation entre la quallité nutritionnelle de l’alimentattion et son impact carbone. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre associées à l’alimmentation, une baisse des quanttités totales ingérées pourrait donc être plus efficace qu’une modification du type d’aliments consommés. Ces premiers réssultats, qui vont à l’encontre de bien des idées reçues, se doivent d’être vérifiés par des recherches approfondies.  

C

omment nourrir le monde aujourd’hui et dans la perspective démographique du XXIe siècle  tout en intégrant la notion de « durabilité » dans cette réflexion ? L’étude qui a mobilisé 125 experts académiques, institutionnels et privés, a permis de dresser un état des lieux des déterminants majeurs qui ont présidé aux évolutions passées des systèmes alimentaires, d’identifier les points critiques de ces systèmes, et enfin, de dégager des questions à la recherche pour de futurs programmes.  

Etudier l’aval des systèmes alimentaires

La réflexion menée couvre les systèmes alimentaires depuis la sortie de la ferme jusqu’à la consommation et l’élimination des déchets. De nombreuses questions ont été examinées : la consommation alimentaire avec l’augmentation des calories d’origine animale et ses conséquences, l’organisation des systèmes alimentaires en liaison avec les productions de chimie et d’énergie renouvelables, les pertes et gaspillages, l’impact des marchés internationaux sur la consommation, les insuffisances des méthodes d’évaluation et de leurs critères d’appréciation de la durabilité. Trois sujets originaux apportent un éclairage neuf sur certaines controverses : 

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1-Evaluer l’impact carbone des consommations alimentaires des Français selon leur qualité nutritionnelle La question de la relation enttre la qualité nutritionnelle de l’alimentation et son impact carbone** s’avère plus complexe qu’il n’y paraît. A partir d’une enquête sur les consommations alimentaires des français, les experts ont observé que plus les quantités d’aliments ingérées chaque jour par un individu sont importantes, plus l’impact carbonne associé à ces consommations est élevé. C’est ainsi que l’impact carbone de l’alimentation des hommes (4725 eqCO2/jour) est significativement supérieur à

2-Repenser les filières industrielles alimentaires Le système alimentaire dominant des pays industrialisés a reposé sur une réduction de la gamme des matières premières agricoles produites et sur une spécialisattion des opérateurs des filières sur deux étapes successives : le fractionnement de cette matière première, puis une reformulation pour aboutir à une grande diverssité d’aliments. Cette évolution butte aujourd’hui sur de nouvellles contraintes, dans un contexte de marges de manœuvre réduites au niveau industriel. Par ailleurs,  les aléas auxquels la production agricole fait face se traduisent par une plus grande variabilité des prix qui va conduire  les filières à développer des systèmes de

production plus flexibles et plus robustes. Enfin, l’intégration des exigences environnementales rend nécessaire des évolutions profondes, tant au niveau des procédés industriels qu’au niveau de l’organisation des filières et des relations entre les différents opérateurs des chaines alimenttaires.  

3-Alimenter les villes

Quels enjeux pour le développpement durable ? Plus de la moitié de la population mondiale vit aujourd’hui en ville. Selon la FAO, nourrir une agglommération de 10 millions d’habitants nécessite environ 6000 tonnes de nourriture chaque jour, correspondant à 3 millions d’hectares de terre agricole. Il existe ainsi une vérittable logique de localissation des productions agricoles à proximité des lieux de consommmation. Pourtant, faut-il  favoriser l’agricculture à proximité des grandes villes ? La réponse, d’un point de vue énergétique et environnemental, est loin d’être évidente. Sur le plan de la distribbution, ce qui se joue dans les 5 derniers kilomètres est ce qui pèse le plus en matière d’impact sur l’environnement, ce qui, de ce point de vue, remet en question les avantages des circuits courts. Emission de gaz à effet de serre, processus d’intenssification des terres agricoles près de villes, pollutions des nappes phréatiques, autant d’exemples qui mettent en question le déplaccement de la production agricole vers le lieu de consommation et la possibilité d’un développemment local durable. *Pour une alimentation durable. Réflexion stratégique duALIne. * L’estimation de l’impact carbone des aliments désigne, en équivalent CO2, la quantité de gaz à effet de serre émis par la production, la transformation et le transport des produits.

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Actu Recherche

Blé résistant au sel Testé et approuvé Les terres irriguées sous des climats chauds peuvent souffrir d’une augmentation de la salinité du sol. Le sel absorbé par les végétaux perturbe alors la photosynthèse. Inexorablement, le rendement agricole diminue. Une nouvelle souche de blé non OGM a été produite et testée durant deux ans. Elle tolère le sel et reste rentable quoi qu’il puisse arriver. Cette découverte est des plus importantes tandis que la population mondiale ne cesse d’augmenter.

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lus de 40 % de la production vivrière mondiale provient de terres agricoles irriguées. Or, l’irrigation est responsable d’un problème préoccupant



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dans les régions semiarides ou arides : elle peut provoquer une augmentation de la salinité des sols. Les sels sont alors puisés par les plantes et

s’accumulent dans les feuilles où ils perturbent la photosynthèse. Ce processus se traduit souvent par une perte de rendement. Chaque année, 1 à 2 % des terres irriguées seraient affectées et perdraient de la valeur. L’augmentation de la salinité serait principalement liée à de mauvaises techniques d’irrigation. Naturellement, les roches et sols sont érodés par l’eau. De petites quantités de sel sont emportées vers les fleuves et les nappes aquifères où l’eau des systèmes d’arrosage est puisée. Un épandage insuffisant cause une incrustation du sel dans le sol suite à l’évaporation rapide de l’eau. Une irrigation trop importante peut quant à elle provoquer une remontée du niveau des nappes phréatiques. Le sol aspire alors l’eau par capillarité. L’évaporation agit à nouveau et le sel

se concentre autour des racines. L’Australie est le deuxième exportateur mondial de blé dur, une espèce particulièrement sensible au sel. Or, les deux tiers du pays sont soumis à un climat au mieux semiaride. Une équipe de l’université d’Adélaïde a réussi à produire une nouvelle variété de blé non OGM tolérant la présence de sel. Testé en conditions réelles d’exploitation, son rendement s’avère supérieur de 24 % à celui de la souche mère en présence de sel. Les mécanismes génétiques et physiologiques en jeu ont également été décrits.

Un nouveau blé rentable avec ou sans sel Le blé dur, Triticum turgidum ssp. durum, a subi de très nombreuses hybridations durant son histoire. Il est même devenu polyploïde et contient deux génomes complets, nommés A et

B. Il a acquis de nombreux caractères avantageux, mais en a perdu d’autres, tels que la résistance au sel. Un gène codant pour une exclusion du sodium des feuilles a été trouvé chez une espèce ancestrale, T. monococcum. Cette espèce ne possède qu’un seul génome, le A. Les chercheurs ont donc effectué des croisements entre ces deux espèces. Les cultivars descendants Tamaroi [+] ont fait l’objet d’analyses permettant de détecter et confirmer la présence du gène souhaité

dans la nouvelle souche. Ils ont ensuite été mis en culture, avec des espèces ou cultivars témoins, durant deux ans à l’Est de l’Australie, dans des sols à la salinité variable. Avec de faibles quantités de sel, les différents cultivars ont présenté les mêmes rendements, notamment en nombre de grains. La souche possédant le gène de résistance au sel n’est donc pas pénalisée. En revanche, lorsque la concentration en sel a augmenté, les variantes dépourvues du gène ont vu leurs rendements chuter de 50 % (environ 1,2 tonne par hectare) contre 36 % pour le Tamaroi [+]. Ce cultivar a produit plus de 300 kg supplémentaires par hectare par rapport aux autres en présence de sel. Sa productivité est supérieure de 24 %, principalement grâce à un nombre plus important de grains sur les épis.

Bloquer le sel dès son absorption L’action du gène de tolérance qui code pour une protéine de transport uniport spécifique au sodium, permet de réduire d’environ 50 % le transport de sel vers les feuilles en bloquant son entrée dans le

réseau envoyant l’eau et les nutriments vers les parties aériennes de la plante. Cette équipe a donc produit un nouveau blé particulièrement adapté à la culture dans les zones irriguées des régions chaudes. Puisqu’il ne s’agit pas d’un OGM,

il peut être planté sans aucune contrainte. Cette découverte est importante puisque la demande en nourriture devrait fortement augmenter dans le futur suite à la croissance de la population mondiale. Source : Futura sciences

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Actu Recherche

Les abeilles

Désorientées par une faible dose d’insecticide Pour la première fois, une équipe de recherche française a mis en évidence le rôle d’un insecticide dans le déclin des abeilles, non pas par toxicité directe, mais en perturbant leur orientation et leur capacité à retrouver la ruche. Pour réaliser leur étude, les chercheurs ont collé des micropuces RFID sur des centaines d’abeilles. Ils ont ainsi pu constater l’importance du non-retour à leur ruche des butineuses préalablement nourries en laboratoire avec une solution sucrée contenant de très faibles doses d’un insecticide de la famille des « néonicotinoïdes », utilisé pour la protection des cultures contre certains ravageurs, notamment par enrobage des semences.

L

es questions sans réponse aujourd’hui sur le déclin des populations de pollinisateurs, qui touche les abeilles domestiques comme leurs homologues sauvages (bourdons, osmies, etc.), ont conduit tous les acteurs concernés à unir leurs forces. Ainsi, chercheurs et ingénieurs des filières agricoles et apicoles en France ont étudié le rapport entre l’ingestion de l’insecticide et la mortalité des butineuses. Leurs travaux montrent que l’exposition à une dose faible et bien inférieure à la dose létale de cette molécule entraîne une disparition des abeilles deux à trois fois supérieure à la

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normale. Pour réaliser leur étude, les scientifiques ont utilisé une méthodologie innovante : des micropuces RFID ont été collées sur le thorax de plus de 650 abeilles, ce qui a permis de contrôler individuellement leur entrée ou leur sortie de la ruche grâce à une série de capteurs électroniques. La moitié des individus a été nourrie avec une solution sucrée contenant une dose très faible d’insecticide, comparable à celle que les abeilles peuvent rencontrer dans leur activité quotidienne de butinage de nectar sur une culture traitée. L’autre moitié, le groupe témoin,  a reçu une solution sucrée sans insecticide. L’ensemble des 650 butineuses a ensuite été relâché à 1 kilomètre de leur ruche, une distance habituelle de butinage chez les abeilles domestiques. En comparant les proportions de retours à la ruche des deux groupes d’abeilles, les chercheurs ont évalué le taux de disparition imputable à l’ingestion du

produit testé. L’équipe a mis en évidence un taux significatif de non-retour à la ruche des abeilles, par un phénomène de désorientation dû à l’intoxication à faible dose. Lorsqu’elle est combinée à la mortalité naturelle, cette disparition liée à l’insecticide aboutit à une mortalité journalière de 25% à 50% chez les butineuses intoxiquées, soit jusqu’à trois fois le taux normal (environ 15% des butineuses par jour). Afin d’évaluer l’impact de l’augmentation du taux de mortalité en période de floraison, ces valeurs ont été introduites dans un modèle mathématique simulant la démographie des colonies d’abeilles. Les résultats montrent que si la majorité des butineuses étaient contaminées chaque jour, l’effectif de la colonie pourrait chuter de moitié pendant le temps de la floraison – et jusqu’à 75 % dans les scenarios les plus pessimistes. Ce déclin démographique serait critique, à une période où la population de la colonie devrait atteindre

un maximum, un préalable nécessaire au stockage de réserves alimentaires et à la production de miel. Cette désorientation a donc le potentiel de déstabiliser le développement normal de la colonie, ce qui peut en outre la rendre vulnérable aux autres facteurs de stress que sont les pathogènes (Varroa, Nosema, virus) ou les variations de la disponibilité des ressources florales naturelles. Cette étude indique ainsi qu’une exposition des abeilles butineuses à un insecticide néonicotinoïde pourrait affecter à terme la survie de la colonie, même à des doses bien inférieures à celles qui conduisent à la mort des individus. À court terme, les chercheurs mèneront des expérimentations en grandeur réelle, dans les conditions des pratiques culturales y compris pour la phase d’administration de l’insecticide, en utilisant cette même technologie RFID de suivi individuel des abeilles. Source : INRA France - ACTA - ITSAPInstitut de l’abeille - CNRS

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Actu Recherche

Flux d’azote liés aux élevages Réduire les pertes, rétablir les équilibres Que sait-on aujourd’hui des flux d’azote liés aux élevages et de leur devenir dans l’environnement ? Quels leviers permettraient de réduire les émissions polluantes ? A la demande des ministères chargés de l’agriculture et de l’écologie en France, l’Inra a conduit une expertise scientifique collective, associant plus de 20 chercheurs d’horizons disciplinaires et institutionnels divers, basée sur l’analyse de plus de 1300 publications. A partir d’un diagnostic sur les flux, les experts ont examiné les pistes pour réduire les fuites d’azote, à l’échelle des exploitations agricoles ou des territoires.

D

ans un premier temps, les experts ont réalisé le bilan des connaissances scientifiques sur les émissions d’azote liées à l’élevage. Celui-ci consomme de l’azote (en France,  ¾ de l’azote sont utilisés pour la production d’aliments destinés aux animaux) et en restitue sous forme d’effluents qui peuvent être utilisés comme engrais pour les cultures. Du fait de la concentration territoriale des élevages, les effluents dépassent parfois largement les capacités d’absorption des surfaces agricoles sur lesquelles ils sont épandus. L’azote en excédent se transforme (nitrate, ammoniac, protoxyde d’azote) et migre dans l’eau, le sol, l’air et l’atmosphère. La littérature scientifique est abondante sur la question du nitrate. En revanche, la

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mise en évidence de la part importante de l’élevage dans les émissions d’ammoniac dans l’air (sa contribution est supérieure à 75%), avec des effets négatifs sur la santé humaine, est plus récente. Les impacts dépendent cependant de la sensibilité et des modes d’occupation des territoires.

Des pistes pour réduire les émissions azotées La première piste de réduction des émissions consiste à améliorer la capacité des systèmes d’élevage à transformer l’azote qui entre dans l’exploitation en protéines animales (c’est-à-dire l’efficience du système en matière d’azote). Des marges de progrès importantes résident dans  les modalités de gestion des effluents

(épandage, stockage) et leur recyclage par  les cultures.  Des innovations sont d’ores et déjà disponibles pour mettre en œuvre ces leviers et limiter les émissions, en particulier celle de l’ammoniac, encore peu pris en compte en France : par exemple, la maîtrise de la température ou la ventilation des bâtiments, la couverture des fosses et des techniques d’épandage localisé. Des améliorations du bilan azoté  peuvent être obtenues également par le développement des prairies à base de légumineuses et une gestion adaptée de ces surfaces (retournement peu fréquents, optimisation de la valorisation des reliquats azotés par la culture suivante). Le rôle des cultures intermédiaires pièges à nitrate (Cipan) et des rotations pour réduire les risques de fuite du nitrate est avéré depuis longtemps. Une approche plus radicale consiste à réduire très fortement les entrées d’azote (systèmes à bas intrants, dont l’agriculture biologique). Des possibilités plus importantes existent à l’échelle des territoires. Ainsi, le traitement des effluents d’élevage au sein des régions en excédent pourrait permettre d’exporter des engrais organiques normalisés vers d’autres régions, notamment de grande culture, où ils pourraient se substituer en partie aux engrais industriels. Sur des territoires vulnérables à fort enjeu environnemental, des expériences de réorganisation des activités avec un développement de la forêt, des prairies, des

systèmes à bas intrants,  ont permis des réductions très significatives de la concentration en azote dans l’eau. La déconcentration des élevages, avec une relocalisation partielle des productions, est encore peu étudiée dans la littérature. Enfin des résultats récents proposent une notion de charge critique pour apprécier la capacité d’absorption de l’azote dans un territoire et montrent qu’une démarche d’aménagement des territoires, par exemple à travers les infrastructures paysagères, peut renforcer cette capacité.

Des besoins de recherche identifiés Il s’agit notamment de mobiliser les connaissances et d’acquérir des données pour faciliter la gestion de l’azote à l’échelle des élevages, et d’approfondir la compréhension de la dynamique  des flux d’azote dans les systèmes de production agricole, pour mieux les quantifier. D’autres travaux sont nécessaires pour la conception et l’évaluation agronomique, environnementale et économique de systèmes fourragers et culturaux permettant de réduire les intrants. Il apparaît également intéressant de construire et évaluer des scénarios à l’échelle des territoires ou des filières. Enfin, les études sur les instruments économiques à mobiliser pour conduire des politiques de réduction des émissions pourraient être  approfondies.

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Actu Recherche Quelles priorités pour l’agriculture de demain ? En 2050, la Terre comptera 9 milliards d’habitants. La production agricole devra augmenter pour répondre aux besoins mondiaux, et ce dans un contexte de changement climatique. L’agriculture influe sur le changement climatique et ce de différentes façons : elle est la source d’importantes émissions de gaz à effet de serre (GES) à travers l’utilisation inappropriée d’engrais, et la déforestation notamment. Une agriculture visant à réduire les émissions de GES, préserver les ressources naturelles et l’environnement, et assurer une sécurité alimentaire mondiale est à promouvoir. Depuis quelques années, le changement climatique a eu un impact important sur la sécurité alimentaire. Les sécheresses et les inondations ont été extrêmes dans certaines régions du monde. En y associant une pauvreté déjà existante, des conflits et des prix très favorables, cela conduit à des épisodes de famines plus fréquents. La Commission sur l’agriculture durable et le changement climatique, créée à l’initiative du Groupe consultatif sur la recherche internationale en agriculture (CGIAR), a produit des recommandations afin de répondre à ces défis. Avant la dernière Conférence des Parties (COP-17) de la Conventioncadre des Nations Unies sur le changement climatique (UNFCCC) qui s’est déroulée 14

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à Durban fin 2011, la Commission a publié ses premières conclusions à l’intention des décideurs, entre autres : l’intégration de la sécurité alimentaire et de l’agriculture durable dans les politiques nationales et internationales l’augmentation de l’investissement pour l’agriculture l’intensification durable de la production agricole tout en diminuant les émissions et autres impacts environnementaux la réduction des pertes et gaspillages à tous les stades de la chaine d’approvisionnement… Pendant la conférence de Durban, le « Durban Platform for Enhanced Action » a été adopté, qui pose un cadre légal pour la réduction des émissions de GES d’ici 2015, et où il a

été question d’agriculture. Les auteurs de l’article rapportent que cette avancée réelle mais trop modeste peut s’expliquer par diverses inquiétudes de la part des gouvernements. En effet, les régions du monde sont affectées de manière différente par le changement climatique. Les auteurs remarquent également que l’adaptation au changement et la réduction des GES sont traitées séparément au sein de la Convention, ce qui perturbe les opportunités pour discuter d’agriculture alors qu’elle offrirait des perspectives dans les deux domaines. Enfin, pour certains pays les changements à apporter sont trop conséquents pour les formaliser dans un accord. En regard des conclusions de Durban, les auteurs de

l’article ont identifié des priorités pour l’avenir. « En développant la connaissance des pratiques agricoles qui apportent de multiples bénéfices et celle du lien entre agriculture et la forêt, les scientifiques peuvent faire une contribution majeure à ces initiatives ». Les auteurs suggèrent que le Fond Vert pour le Climat pourrait aussi servir à l’investissement dans l’agriculture intégrée en vue d’une adaptation et d’une réduction des GES. Des plans d’action à l’échelle nationale sont également nécessaires. Les auteurs appellent de leurs voeux un programme de travail et des accords sur l’agriculture, l’adaptation au changement climatique et la réduction des émissions de GES, à la prochaine conférence COP18 au Qatar.

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Actu National CropLife Maroc est une association à but non lucratif, représentant l’industrie phytopharmaceutique. Elle est constituée de 23 sociétés, des plus connues au Maroc, qui commercialisent environ 90% des produits utilisés par le secteur agricole. L’association prône une gestion éthique et responsable de ses produits, et milite en faveur du respect de la santé des utilisateurs, des consommateurs et de l’environnement, par une utilisation raisonnée et judicieuse des produits phytopharmaceutiques.

Assemblée générale Les membres de l’association CropLife Maroc ont tenu leur assemblée génale ordinaire, le mardi 20 mars 2012, à l’Hôtel Hyatt Regency de Casablanca. Au cours de cette réunion, les membres présents ont passé en revue les actions de l’association durant l’exercice 2011. Parmi les principales réalisations, il y a lieu de citer :

Volet législation et réglementation L’association a initié, participé et contribué activement à différents projets réglementaires, notamment: - Projet TCP/Morocco/facility de la FAO/ONSSA sur l’évaluation de la législation des pesticides - Projet d’établissement du répertoire national phytosanitaire - Projet sur l’externalisation des essais d’homologations - Projet sur les Limites Maximales de Résidus au Maroc - Projet d’établissement de la liste des cultures et des usages mineurs - Procédures d’homologation

Communication Croplife à participé, animé et communiqué son point de vue, lors de plusieurs événements, entre autres : - Atelier de travail CropLife-

SONACOS du 28 février 2011 à Rabat - Symposium sur la protection intégrée en rosacées fruitières organisé par l’AMPP le 23 Mars 2011 à l’ENA de Meknès. - Colloque scientifique Pesticides et Santé organisé par le Centre Anti Poison et de pharmacovigilance du Maroc, le 27 avril 2011 à Rabat - Atelier sur la lutte intégrée organisé par l’Agence du Partenariat pour le Progrès (APP) le 26 mai 2011 à Rabat Par ailleurs, l’association a procédé à la rénovation et la mise à jour de son site qui est devenu plus dynamique et plus convivial.

Vulgarisation des bonnes pratiques phytosanitaires L’association a: - lancé une campagne de communication, par la conception et la diffusion de capsules audio sur les ondes de

Radio MedinaFM. - participé à l’émission radio de MedinaFM sur l’utilisation des pesticides au Maroc, diffusée le 19 mai 2011. - Publié son point de vue sur différentes questions, o Présentation du marché phytosanitaire marocain o Point de vue de l’association sur la culture intégrée o Point de vue de l’association sur la publicité des pesticides o Conseils sur les erreurs commises lors de l’application des phytosanitaires - Continué à publier les affiches de sensibilisation dans ces mêmes magazines pour lutter contre la contrebande et la contrefaçon des pesticides. Par ailleurs l’association a organisé et participé à plusieurs réunions pour clarifier ou défendre les positions de ses membres, telles : - Réunion avec la DCQ de

Casablanca pour clarifier les procédures de contrôle à l’importation - Réunion avec les membres de la commission de L’UE pour défendre la position de notre pays, eu égard à nos exportations agricoles, réunion tenue à Agadir le 9 février 2011. - Réunions au niveau du ministère de l’environnement, au sujet de la publicité sur les pesticides et la mise en œuvre du SGH. Par ailleurs, les participants ont eu à statuer sur une nouvelle demande d’adhésion, en l’occurrence celle de la société ACI Equipments qui a été admise au sein de l’association, portant ainsi le nombre des sociétés membres de CropLife Maroc à 23.

Nouveau bureau Ensuite les participants ont procédé à l’élection du nouveau bureau de l’association, comme suit :

Membre

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Fonction

Karim Ben Brahim

Président

Samira Amellal

Vice Président

Mounir Sefiani

Vice Président

Fayçal El Houssaini

Secrétaire Général

Ahmed Badaoui

Secrétaire Général Adjoint

Bentayebi Mazaz

Trésorier

Mahfoud Jalab

Trésorier Adjoint

Mohamed Chetouani

Assesseur

Khalid Mimi Lahlou

Assesseur

Mustapha Lamsalek

Assesseur

Mohamed Zouini

Assesseur

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Actu Recherche

La vigne Cartographie de l’évapotranspiration à l’échelle régionale Le statut hydrique de la vigne est connu pour avoir une influence déterminante sur la production viticole, tant en termes de quantité que de qualité. Des chercheurs français ont mis au point une méthode simple de cartographie de l’évapotranspiration de la vigne à partir d’images satellites. La combinaison de cartes de températures de surface et de taux de couverture du sol par la végétation, obtenues avec une résolution spatiale de 90 mètres, permettent d’estimer l’évapotranspiration journalière des parcelles de vigne avec une précision d’un milimètre/jour, à l’échelle de petites régions viticoles. Cette méthode pourra être utilisée pour la quantification des besoins en eau de la vigne et la gestion spatialisée de pratiques viticoles.

Si les méthodes de déterminnation du statut hydrique de la vigne sont opérationnelles à l’échelle de la parcelle, il existe un besoin important pour sa quantification à l’échelle de petites régions - quelques dizaines de km² - aussi bien pour la gesttion d’aires de production (conduite des vignes, récolte,

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irrigation…) que pour se prépparer à faire face à l’action du changement climatique (moddifications de la répartition temporelle de la pluviométrie par exemple). Les recherches menées depuis plusieurs dizaines d’années par différrentes équipes dans le monde ont permis la mise au point de méthodes de cartographie

de l’évapotranspiration des couverts végétaux à partir d’images de télédétection dans l’infrarouge thermique. Toutefois, ces méthodes n’avaient jamais été utilisées de manière probante sur des couverts viticoles, en grande partie à cause de leur compplexité géométrique (cultures en rangs). Ceci a motivé le

lancement d’un projet de recherche visant la cartograpphie de l’évapotranspiration de la vigne à partir d’images satellite, dans la région Langguedoc-Roussillon. Cette région présente en effet deux caractéristiques a priori favor-

rables : - la vigne y est une quasi-monnoculture - son alimentation hydrique est fortement limitée lors de la saison estivale, habituellemment très sèche.

L’étude a porté sur la basse vallée de la Peyne où la vigne occupe plus de 70 % de la surface. Au cours de la pérriode de juillet 2007 à octobre 2008, douze images satellites ont été acquises. Les images de température de surface ont été converties en cartes d’évapotranspirations journallières.  Pour valider ces cartes d’évappotranspiration, un dispositif de mesures a été mis en place sur sept parcelles de vigne. D’une part, des mesures dirrectes de l’évapotranspiration ont été réalisées sur deux de ces parcelles. D’autre part, un suivi régulier de l’évolution de l’humidité des sols et du niveau des nappes (mesures piézométriques), conduit sur les sept parcelles, a permis d’évaluer avec précision leur évapotranspiration journalièrre. Les cartes d’évapotranspir-

ration issues des images satelllites ont ainsi pu être validées avec succès. De plus, les cartes d’évapotranspiration ainsi obtenues présentent une structure spatiale stable dans le temps.  Outre l’utilisation de ces cartographies de l’évapottranspiration des vignes pour l’estimation de leurs besoins en eau, par exemple pour l’irrigation, les perspectives de

ce travail portent sur la gesttion spatialisée de pratiques viticoles (par exemple aptittude à l’enherbement). Elles constituent par ailleurs une information potentiellement mobilisable pour la cartograpphie des propriétés hydrodynnamiques des sols.    Rédacteur :  INRA France

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Actu Agro-alimentaire Recherche L’Agro-alimentaire au Maroc Potentiel à l’export L’agro alimentaire est l’un des secteurs moteurs de l’économie marocaine. Il contribue à hauteur d’un tiers du PIB industriel et 8% du PIB national pour une production de plus de 5,4 milliards d’euros et dégage 1,6 milliards d’euros de valeur ajoutée.

L

e secteur est en forte croissance grâce à la très bonne tenue de la demande aussi bien intérieure qu’a l’exportation. Ceci s’explique en grande partie par le changement des habitudes gastronomiques marocaines, induisant une amélioration de la consommation au niveau national. Avec la dynamisation du secteur agricole et les mesures prises dans

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le cade du Plan Maroc vert, le royaume a suivi une nouvelle démarche pour l’élaboration d’une politique agricole ambitieuse. Au titre d’agrégation, les opérateurs ont signé des contrats programmes avec les pouvoirs publics afin de participer au développement de l’amont, permettant de sécuriser l’approvisionnement des industriels en matières premières. Soulignons que le secteur

agricole marocain dispose d’un certain nombre d’atouts liés notamment à la compétitivité en termes de coûts de main d’œuvre, à la proximité géographique du marché européen, aux avantages comparatifs liés à sa situation agroclimatique favorable pour les fruits et légumes frais, ainsi qu’au développement

d’une industrie de transformation de produits agro-alimentaires potentiellement compétitive. A noter également l’organisation des filières en interprofession, à l’image de la FIAC (Fédération Interprofessionnelle des Activités Céréalières) qui regroupe agriculteurs, semenciers, minotiers, opérateurs pates et couscous, boulangers, pâtissiers... Enfin, les politiques ambitieuses de l’Etat marocain, pour le développement d’un secteur aussi stratégique que l’agroalimentaire, ont permis la mise en place de différents plans : Maroc Vert, Halieutis, Emergence, la création d’un réseau d’Agropôles ainsi que la stratégie nationale de développement et de promotion.

Association ANIPHOP Assemblée générale Communiqué de presse Dans un climat convivial et chaleureux et en présence d’une audience nombreuse, l’Association Nationale des Ingénieurs Phytiatres, Horticoles et Paysagistes (ANIPHOP) a tenu son assemblée générale ordinaire le 30 Mars 2012, à l’Hôtel TIMOULAY à Agadir. Au cours de cette assemblée, un débat entre nouveaux et anciens lauréats s’est ouvert à propos de la place que doit occuper l’ingénieur agronomme dans le contexte actuel et les grandes difficultés de recrutement que vivent les nouveaux lauréats, ainsi que le rôle que l’ANIPHOP doit jouer à ce niveau. Ensuite, les rapports moral et financier ont été présentés et approuvés, l’ancien burreau a présenté sa démission puis il y a eu élection d’un nouveau bureau composé des membres ci-bas : Cette assemblée a égalemment été l’occasion d’honorrer deux anciens membres et figures incontestées de la profession, en l’occurrence:

1- Mr Ahmed Dliou: Ingénieur d’état Agronome, option protection des végéttaux, lauréat de l’IAV Hassan II et de l’INA Paris-Grignon (promotion 1976). 2- Mr Lahcen Akrim: Ingénieur d’état Agronome, option Horticulture, laurréat de l’IAV Hassan II et de l’ENSH de Versailles (promottion 1977). Par la suite, l’assistance a été invitée à une soirée débat sous le thème : « Le conseil agricole privé, une opportunn nité de création d’emploi pour l’ingénieur agronome », animmée par M. Hassan Touibi de la DERF/DV et modérée par M. Lahcen Jaby de la DRA du Souss Massa Draa.

Mais le coup de cœur de cette assemblée a certainnement été le fait que, pour la première fois, les sponsors étaient composés exclusivement de sociétés créées par des ingénieurs agronomes membres de l’association ANIPHOP. Le cocktail dînatoire servi à l’issu de cet évènement été l’occasion d’échanges intéressants sur les misssions du nouveau bureau de l’ANIPHOP. Ce dernier invite d’ailleurs tous les ingénieurs agronomes à adhérer à cette association, à exprimer leurs attentes du bureau élu et participer au renforcement du statut de l’ingénieur agronome Marocain à travers cette association qui cherche à mieux les représenter. Le corps des ingénieurs agronomes souhaite égallement que le Ministère de l’Agriculture parraine cette Association qui englobe des cadres de l’agriculture du 3ème millénnaire et les cadres du Plan Maroc Vert.

Membres du nouveau bureau

1- Président 2- 1er Vice-Président 3- 2ème Vice-Président 4- Secrétaire Général 5- Secrétaire Général adjoint 6- Trésorier 7- Trésorier adjoint 8- Assesseur 9- Assesseur 10- Assesseur 11- Assesseur 12- Assesseur 13- Assesseur

: Mr Kamal BENNIS : Mr Mohamed EL AISSI : Mr Mohammed Karim BENMOUSSA : Mr Youssef CHARHABAILI : Mme Habiba ZGAID : Mr Rachid ELAINI : Mr Lahcen El YOUSSFI  : Mme Fatima SAFIRI  : Mr Samir JBALI  : Mr Ahmed MAJIDI : Mr Amine FOUAD : Mr Abdelfatah JEBARI : Mr Toufik SALHI

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Actu Recherche La pomme de terre et la biotechnologie De nouveaux outils de biologie moléculaire et de culture cellullaire ont permis aux scientifiques de mieux comprendre commment les plants de pommes de terre se reproduisent, poussent et produisent leurs tubercules, comment ils interagissent avec les parasites et les maladies, et comment ils s’adaptent au stress de l’environnement. Ces progrès ont ouvert de nouveaux débbouchés pour l’industrie de la pomme de terre en améliorant les rendements, la valeur nutritionnelle, et en ouvrant la voie à toute une gamme d’utilisations non alimentaires de la fécule de la pomme de terre, comme la production de polymères plasttiques biodégradable (barquettes…).

Produire du matériel de multiplication de qualité Contrairement à d’autres granddes cultures de plein champ, les pommes de terre se reprodduisent par voie végétative (comme des clones), ce qui garantit une multiplication stable. Toutefois, les tubercules issus de plants malades transmmettent également la maladie à leurs descendants. Pour éviter ce problème, le plant doit être produit dans des conditions rigoureusement contrôlées. Mais c’est une charge financière qui vient s’ajouter au coût du matériel de multiplication et en limite la disponibilité pour les agriculteurs des pays en dévelloppement. La micropropagation ou propaggation in vitro offre une solution économique au problème des

pathogènes dans les pomme de terre de semence. Les planttules peuvent être multipliées à l’infini, en les coupant en boutures uninodales pour enssuite les repiquer soit dans des conteneurs, où on provoque le développement de petits tubercules, soit au champ, où elles poussent en donnant des plants indemnes de maladies et à faible coût. Cette technique est très répandue et utilisée couramment pour les cultures commerciales dans un certain nombre de pays en développemment (Vietnam).

Protéger et étudier la diversité de la pomme de terre La pomme de terre détient la plus grande diversité

génétiqque de toutes les planttes cultivvées. Dans les Andes d’Amériqque du Sud, ses ressources généttiques sont notammment les plantes sauvages apparentées, les espèces indigènes cultivées, les variétés mises au point par les agriculteurs locaux, et les hybrides de plantes cultivées et sauvages. Elles renferment une infinité de traits précieux, comme la résistance aux ravvageurs et aux maladies, la valeur nutritionnelle, le goût et l’adaptation aux conditions climmatiques extrêmes. Des efforts continus sont déployés pour les recueillir, les caractériser et les conserver dans des banques de gènes, tandis que certains de leurs traits ont été transférés par croisement aux lignées commerciales. Pour protéger les collections de variétés ainsi que les planttes apparentées et les parents sauvages contre d’éventuelles maladies et insectes nuisibles, les scientifiques utilisent une multitude de techniques de micropropagation pour conserver stérilement des échantillons in vitro. Les entrées sont étudiées à l’aide de marqqueurs molécullaires, les séquencces identifiables d’ADN à certains sites chromosomiqques sur le génome et transmises par les lois de l’hérédité.

Obtenir des variétés améliorées La génétique et l’hérédité de la pomme de terre sont complexxes, et la mise au point de varriétés améliorées par les croisemments traditionnels est difficile et prend du temps. La sélection assistée par marqueurs et autres techniques moléculaires

est déssormais très répandue pour compléter les approches traditionnellles. En aidant à identifier les traits désirés, les marqueurs moléculaires simplifient la sélection des variétés amélliorées. Ces techniques sont actuellement appliquées dans un certain nombre de pays en développement, et des variétés commerciales devraient être mises sur le marché au cours des prochaines années.

Centre d’origine

Dans la région andine, des générrations entières d’agriculteurs ont domestiqué des milliers de variétés de pomme de terre. Aujourd’hui encore, jusqu’à 50 variétés y sont cultivées. Dans la réserve de biodiversité de l’archipel de Chiloé au Chili, les populations locales cultivent environ 200 variétés de pommmes de terre indigènes grâce à des pratiques agricoles qui leur ont été transmises oralemment au fil des générations, essentiellement par les femmes agricultrices.

La diversité bien gardée Le Centre international de la pomme de terre au Pérou détient la plus grande banque mondiale de ressources génétiques de la pomme de terre, dont quelque 1 500 échantillons d’environ 100 espèces sauvages recueillies dans 8 pays d’Amérique latine, et 3 800 pommes de terres traditionnelles cultivées dans les Andes. La collection est détenue et administrée selon un accord avec l’Organe directeur du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, et, comme toutes les collections pouvant bénéficier des financements du Fonds fiduciaire mondial pour la diversité des cultures, elle est mise à la disposition des sélectionneurs du monde entier sur demande.

Source : FAO 22

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Actu Produit AMABIO

Communiqué de presse

L

’Association Marocaine de la Filière des Productions Biologgiques (AMABIO), créée en 2008, a tenu sa deuxième assemblée générale ordinaire le 29 Mars 2012 à Casablanca au siège de l’Association. L’ordre du jour a porté sur la présentation du rapport moral et financier pour l’année 2011, le contrat proggramme signé avec le Ministère de l’Agriculture et de la pêche Maritime et le plan d’action pour l’année 2012. Quarante quatre personnes représentants tous les maillons de la filière y ont répondus présents. Après lecture du rapport moral et financier qui ont été entérinés à l’unanimité, le débat a porté essentiellement sur le contrat programme que l’Association avait auparavant signé avec les instances de tutelle pour un montant global de 5 millions

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de dirhams. A ce titre, les membres de l’association ont salué à l’unanimité les efforts déployés par le bureau dans l’élaboration et la signature de ce contrat programme qui porte sur quatre volets: La Recherche & Développement, la Promotion de la Commercialisation et de l’Export, la Formation et l’Encaddrement et la Mise à niveau de la Filière «Bio». L’assemblée a également discuté des projets de parttenariat initiés avec d’autres organisations processionnelles de France, d’Italie, d’Allemagne et d’Espagne et des séminaires et atelier. Des propositions pour renforcer ce type de partenariat ont été formulées par les membbres de l’association. A l’échelle nationale, l’année précédente a été également marquée par la réalisation de plusieurs activités de rayonnem-

ment professionnel comme la participation au séminaire sur l’agriculture solidaire organisé par l’Ambassade de France à l’occasion du SIAM 2011, l’atelier de concertation sur le cadre législatif et réglementaire organisé en collaboration avec le Ministère de l’Agriculture et la chambre de commerce allemande et la conférence sur l’agriculture « Bio » et le défi d’une économie verte organisée en collaboration avec l’associattion Terre et Humanisme. Concernant les priorités pour l’année 2012, les participants ont mis l’accent sur la nécesssité de doubler les efforts pour améliorer la communication et la visibilité des actions de l’Assocciation vis-à-vis des professionnnels et du grand public, le lanc-

cement d’une série de sessions de formation sur l’agriculture biologique, le renforcement de la présence de l’association dans les principales régions agricolles du Maroc et la réalisation d’une étude sur les potentialités du marché national pour les aliments biologiques. La documentation concernant les activités de l’AMABIO ainsi que les annonces concernant l’état d’avancement du contrat programme seront consultables sur le site de l’association www.amabio.org Les commentaires et recommmandations concernant les activités de l’AMABIO peuvent être adressés à : amabio.maroc@gmail.com

5 bonnes raisons de manger des radis Il existe de très nombreuses variétés de radis, les plus connues étant les rouges. Ils sont réputés pour leurs qualités antibactériennes, alors nhésitez pas à en griggnoter plusieurs fois dans la semaine. Le radis est un aliment sain dans la mesure où il est peu calorique et bourré de vitamines C, B, potassium et sodium. Riche en fibres, c’est également un excelllent antioxydant pour notre organisme.   1. Les radis aident à purifier notre organisme: ils sont très bons pour l’estomac et le foie. Ils aident également à fluidifier la circulation du sang dans le corps en augmmentant la quantité d’oxyg-

gène dans le sang. 2. ils sont excellents pour lutter contre la rétention deau (jambes lourdes, les doigts qui gonflent facillement, la formation de cellulite...). Contre ce fléau, il faut lutter en soignant notre alimentation. Boire beauccoup deau dabord et privillégier des aliments comme les radis sont les premiers reflexes à avoir. 3. Les radis facilitent la diggestion: grâce à leur richesse

en fibres et minéraux, ils aident l’estomac à améliorer le transit. 4. Les radis sont conseillés en cas de régime alimenttaire: ils font partie de ces aliments qui ont la capacité de nous aider à diminuer la quantité totale des calories ingurgitées durant un repas. Ils englobent une partie des graisses dans lestomac et aident à les digérer directem-

ment, sans passage par les tissus graisseux. 5. Les radis sont bons pour la peau: véritable atout beauté, les radis aident à améliorer l’hydratation de la peau. Ils peuvent aider à réduire les rougeurs qui apparaissent sur les peaux sensibles. Cet aliment aide également à lutter contre les infections grâce à ses qualités antibacttériennes.

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Actu Produit

Melon charentais

Le froid retarde l’entrée en production Les melons disponibles sur le marché local sont exclusivement représentés par les types Galia, ananas et jaune canari, les plus appréciés par le consommateur marocain. Cependant, le charentais, issus des écarts de triage, a déjà fait son apparition sur le marché intérieur, les précédentes campagnes, dans les magasins, mais aussi sur le bord des routes. On voit aussi de plus en plus dans les rayons des grandes surfaces et les épiciers spécialisés des grandes villes, de véritables melons charentais « qualité export », de bon calibre et même stickés à la marque. Une démarche qui vient compléter celle déjà engagée avec les légumes pré-emballés ou en barquettes. Ce sont, sans doute, là les premiers développements du marché intérieur, qui aura quand même bien besoin d’une sérieuse organisation. Au Maroc, le melon charentais est produit

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principalement dans les régions de Marrakech, Agadir, Dakhla et Kénitra. Destiné principalement au marché français, le charentais jaune est développé au Maroc par quelques spécialistes seulement (Marrakech). En effet, sa conduite est beaucoup plus compliquée, mais il est mieux valorisé.

Les producteurs doivent assurer une bonne maitrise de l’irrigation et de la nutrition minérale pour éviter l’éclatement des fruits. Mais le plus difficile reste de déterminer le stade optimal de récolte et le suivi en post récolte car il s’agit d’un melon à conservation limitée et tout retard peut affecter la tenue, et donc la qualité interne. D’où le besoin d’une parfaite maîtrise de la logistique.  Pour les producteurs de charentais vert (longue conservation), de nouvelles techniques de pilotage de l’irrigation, une fertilisation plus raisonnée et des techniques de conduite ont été adaptées afin de résoudre dans la parcelle les problèmes rencontrés en post-récolte. « Les producteurs doivent faire

attention à la qualité des produits qu’ils mettent sur le marché, explique un grand producteur de Marrakech, il existe dans notre région une hétérogénéité de producteurs qui ne sont pas tous concentrés de la même façon sur la qualité. Certains ne disposent pas de l’expérience nécessaire et n’assurent pas un bon suivi technique de leurs cultures. Les risques sur le marché

sont grands (mauvaise qualité et prix cassés), ce qui peut perturber les prix de l’ensemble de l’offre ».

serres tunnels assurant une meilleure précocité sont entrées en production avec une quinzaine de jours d’avance par rapport au plein champ. Cependant, en fonction de la surface relativement limitée couverte par ce type d’abris, les producteurs ont toujours des difficultés à remplir les camions et recourent généralement aux groupages. A noter que le plus grand avantage des grandes serres reste la précocité et les vbons prix en début de campagne, mais la densité de plantation est pratiquement la même.

Photo Seminis

Cette année, dans la région de Marrakech, les melonniers ont misé sur la précocité. Et fin janvier, tout le monde avait déjà pratiquement terminé la plantation. Cependant, en raison des températures basses qui ont régné en janvier et en février, un retard de production d’environ 10 jours a été enregistré par rapport à la campagne précédente, avec peu d’accroche de la floraison et plus de fleurs mâles que de fleurs femelles. Même à Agadir, qui entre habituellement en production plus précocement, les producteurs ayant planté le 15 décembre n’avaient pas encore commencé à récolter début avril. Les

« Le choix d’un film de couverture des petits tunnels assurant une bonne thermicité est très important surtout en année froide comme celle-ci (gain de quelques degrés)», explique un producteur de Chichaoua.

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Actu Produit

Berrechid

Capitale de la carotte C’est bien connu, Berchid est la capitale de la carotte par excellence. La superficie actuelle dans la région est estimée à 4.000 ha et les rendements en racines peuvent dépasser 100t/ha. Tous les grands producteurs spécialisés y sont installés de même qu’une main d’œuvre expérimentée. De l’avis de plusieurs productteurs, la carotte est une culture rentable surtout avec la mécanissation du semis qui, combinée à des semences de bonne qualité, permet des rendements impportants, une bonne qualité et une diminution des frais de prodduction, notamment grâce à la réduction de la main d’œuvre au moment du semis et l’élimination de l’opération de l’éclaircissage (indispensable dans le cas de semis traditionnel à la volée). Rappelons qu’au Maroc, l’évollution des variétés populations vers les variétés hybrides a été une vraie bénédiction pour les

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producteurs. En effet, les carottes hybrides présentent de nombbreux avantages: rusticité, tolérrance aux grandes variations de températures, bonne uniformité de calibre (longueur, diamètre), coloration plus soutenue, bonne résistance à l’éclatement, rendemment important et meilleure réssistance aux maladies fongiques. Mais l’adoption de ces nouvelles variétés impose aux producteurs une évolution des techniques de production : mécanisation, meilleure maîtrise de la nutrition hydrique et minérale… « Attirés par le bénéfice, beaucoup d’intermédiaires intervenant dans

la commercialisatn tion de la carotte se sont eux aussi lancn cés dans la productn tion. Ils contrôlent ainsi l’ensemble de la chaine, depuis la production jusqu’à la commercialisatn tion, puisqu’ils ont l’expérience et les moyens logistiques nécessaires, expliqque un producteur de la région de Jakma (Berrechid). Force est de constatn ter que le manque d’organisation ne permet pas une bonne évolution du secteur. Il n’existe pour l’instant aucune association qui regroupe les producteurs de la carotte, aussi nombreux soient-ils » déplore-t-il. A noter que les terrains lourds qui caractérisent la région retiennent bien l’eau, mais ils nécessitent une bonne préparation au départ pour éliminer tous les obstacles qui pourraient entraver le bon développement des racines. Ils

présentent aussi l’inconvénient de la prolifération des maladies fongiques (humidité). Pour le moment, rares sont les producteurs qui recourent à des machines de récolte et l’opérattion demeure pour l’essentiel manuelle. Cependant, la maitrise progressive du travail du sol par du matériel adapté et la mécanisation du semis, ouvrent aux producteurs dans l’avenir la possibilité d’accéder à la récolte mécanisée.

Actu Coopération L’Allemagne au SIAM Un grand potentiel pour l’agriculture made in Germany Sur une surface de 300 m², 14 entreprises allemmandes présenteront leurs technologies et leur savoir-faire, notamment dans l’élevage et la production végétale. Sous la tutelle du Ministère fédéral de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des Consommateurs, l’Allemmagne sera présente en force au SIAM 2012 pour la cinquième fois. « Nous sommes très heureux que notre engaggement au SIAM réponde aux intérêts des sociétés allemandes, » se félicite Andreas Kottwitz, Conseiller pour l’agricculture à l’Ambassade d’Allemagne au Maroc. « Le fait que des exposants allemmands reviennent au SIAM et que nous en accueillons d’autres, qui exposent au salon pour la première fois, démontre qu’il existe au Maroc un grand potentiel pour l’agriculture ‘made in Germany’». Parmi les nouveaux exposants allemmands au SIAM, figure la DLG – la Société Allemande de l’Agriculture, qui vient à Meknès pour faire connaître aux professionnels de l’élevage son événement phare, en l’occurrence le salon EuroTier. « Le secteur de l’élevage au Maroc a atteint un niveau de professsionnalisme lui permettant de profiter de la génétique, de la technologie et de l’équipement d’élevage innovants que nous présentons à EuroTier. Nous serrions très heureux de pouvoir accueillir une première délégation marocaine à Hanovre en novembre prochain », déclare Almut Schmidt, la représentante de la DLG. D’autres sociétés allemandes bien établies au Maroc disposeront égalemment d’un stand au pavillon allemand, comme la société Petkus fournisseur et installateur d’équipement de stockage, de conditionnement et de traitement des grains. « Nous avons une longue histoire au Maroc, nos équipements de nettoyage de céréales et des léguminneuses ainsi que la préparation de la semence sélectionnée répondent à toutes les capacités de production. Notre originalité, c’est aussi la mise sur le marché marocain d’unités mobiles de conditionnement et de traitement » explique Moulay Abdallah Alaoui, Directteur technique de PETKUS Maroc. Au-delà de l’exposition, l’Allemagne

saisit l’occasion du SIAM pour présenter son dernier projet de coopération avec le Maroc, à savvoir le centre d’excellence marocco-allemand pour l’agriculture. « Il s’agit d’un projet à caractère pionnier dont l’objectif est de booster le niveau de formation et le professionnalisme dans l’agriculture marocaine. J’invite tous les professionnels du sectteur agricole marocain à venir découvrir les détails et la portée de ce centre d’excellence », dévoile M. Kottwitz.

La présentation aura lieu le jeudi 26 avril à 16 heures dans la salle Palmiers du parc des expositions du SIAM. Tous les événements allemands, qui se dérouleront au SIAM, sont organisés par Growing Markets, une nouvelle agence pour la promotion de l’agribusiness, spécialisée dans le marketing et la communication, les événnements professionnels et la commercialisation à l’échelle internationale.

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Actu Produit

Filière des fruits rouges Journée d’étude en faveur des professionnels

Le secteur des fruits rouges a commencé un développement rapide avec la culture du fraisier début des années 90 et a atteint aujourd’hui près de 3.000 ha et une producttion dépassant 100.000 t/an. Cette activité est localisée dans les régions du Gharb et du Loukos où se trouvent plus de 20 unités modernes de conditionnement et de traittement des fruits rouges. Cette filière exportatrice représente une importante activité économique et sociale assurant plus de 4 millions de journées de travail direct et rappportant au pays plus de 1,5 milliards de dirhams en devises et vient en troisième posittion après les primeurs et les agrumes. Sur le plan de l’organisation professionnelle les opérateurs du secteur ont constitué l’AMCEF (Association marocaine des conditionneurs et exportateurs de fraises) et procédé à la restructuration de l’AMPFR (Association marocaine des producteurs de fruits rouges). Ces deux associations ont intégré la FIFEL, de création récente. Le 28 mars dernier, à la salle des conférences de L’ORMVAL, les deux associations l’AMPFR et l’AMCEF ont organisé une journée à l’attention de leurs membres sous le thème : «l’environnement social des entreprises agricoles et les bonnes pratiques agricoles », à laquelle ont été conviés les représentants : - des directeurs de l’Ormval et de l’Ormvag - de la Cnss - du ministre de l’emploi - des ministres de Industrie et du commerce - de l’EACC - de l’Inra - de l’Oxfam (confédération internationale de 15 organisations qui travaillent ensemble pour trouver des solutions durables à la

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pauvreté, aux injustices et aux inégalités). - Plus de 140 agriculteurs et représentants des stations de conditionnement

Principales recommandations Suite aux deux ateliers organisés, les principales recommandations émises étaient : Atelier des bonnes pratiques agricoles - aménager un espace de ramassage des déchets plastiques en fin de cycle et définir une procédure de collecte et d’élimination de ces déchets. - organiser d’autres ateliers sur le Plan Maroc Vert et en particulier sur l’agrégation et les bénéfices qu’elle peut apporter aux petits agriculteurs. - demander aux associations de défendre auprès de l’autorité la possibilité de subventionner l’achat et l’installation de petites unités frigorifiques dans les fermes pour améliorer la qualité du produit et augmenter sa durée de vie - proposer dans le contrat programme avec le

gouvernement de rechercher une formule pour l’octroi à des petits et moyens producteurs de fruits rouges des terres agricoles en partenariat public privé - recherche des moyens de financement pour aider les groupements ou coopératives à

se certifier dans le domaine des bonnes pratiques agricoles. Atelier sur l’environnement social - adoption du plan action social - créer un atelier de travail pour réfléchir sur les termes de références d’une étude pour améliorer le système actuel de transport des ouvrières - élaborer une fiche technique simplifiée en arabe pour déterminer le coût à l’hectare des petits fruits rouges pour assurer la couverture sociale - rechercher un moyen de couverture sociale pour les familles des petits producteurs des fruits rouges. - Oxfam est prête à collaborer

matériellement avec les deux associations pour avancer la mise à niveau sociale des employés du secteur - Ministère du commerce et d’Industrie : disponibilité des fonds de 1 million de DH par entreprise pour sa mise à niveaux (y compris le volet social) - Négocier avec nos partenaires commerciaux étrangers un plan de collaboration pour la mise à niveau sur le plan social du secteur des baies rouges : une sorte de contrat programme - Possibilité de promouvoir

des sociétés d’intérêt pour la cotraitance de la main d’œuvre clé en main A noter que les deux associations ont élaboré deux documents en arabe pour les agriculteurs : l’un sur les bonnes pratiques agricoles et l’autre sur le plan d’action social qui ont été diffusés largement pendant cette journée. En conclusion, l’assistance a manifesté son intérêt pour l’organisation de journées techniques plus fréquentes pour une meilleure communication entre les membres des deux associations.

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Actu National Festival de la Fraise de Moulay Bousselham Organisée du 22 au 24 mars dans la ville de Moulay Boussselham, la deuxième édition du Festival de la Fraise, initié par la Fondation Nalsya pour le développement, l’envirronnement et l’action sociale, est sans doute une belle occasion pour découvrir cette culture sous toutes ses formes. Le festival qui a choisit pour cette année le thème  « l’assurr rance, un soutien fondamental du développement agricole » a connu la participation d’une vingtaine d’exposants, spécialisés dans la fertilisation, la protection des cultures ou encore le matériel agricole, de même que la présence de plusieurs représentants de chancelleries diplomatiques accréditées au Maroc : Egypte, Palestine, Yémen, Argentine, Pérou, Venezuela et Malaisie. Présenter les nouvelles techniques de production et de conservation de la fraise, sensibiliser les producteurs de la fraise sur la nécessité de l’économie d’eau et de la protection de l’environnement,

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faire connaître les régions du Gharb et du Loukous, sont les objectifs de ce festival et que M. Naamane Abdelkrim, président de la Fondation Nalsya porte à cœur. Le festival était aussi une occasion pour les producteurs de rencontrer des investisseurs. « Suite à cet évènement, nous avons reçu plusieurs visites d’invr vestisseurs étrangers venus voir les possibilités de coopération avec les producteurs locaux pour produire la fraise dans la région» affirme Naamane. « Cette célébration annuelle fait la part belle à ce fruit très appr précié, mais également à toutes les potentialités de la région de Moulay Bouselham, connue également pour le développemr ment croissant des petits fruits

rouges : framboises, myrtilles, etc », ajoute un producteur de fraise en visite au festival.

Vers une meilleure gestion de l’eau

En marge de ces trois jours du festival, les agriculteurs ont pu profiter d’ateliers animés par des experts, portant sur la nécessité de la préservation de l’environnement et l’importr tance du recours aux techniqr ques permettant d’économiser l’eau, notamment l’utilisation du tensiomètre pour mesurer

l’humidité disponible pour la plante surtout dans les sols sableux de la région. « L’irrigatr tion exige une bonne gestion. Il faut appliquer les bonnes quantités d’eau au bon momr ment, pour éviter tout excès ou stress hydrique, préjudiciables pour la culture, et des pertes d’eau et de fertilisants dans l’environnement. Dans ce sens, l’utilisation du tensiomètre dans une parcelle de fraise permet une économie de 30% d’eau, explique M. Naaman qui rajoute : il est indispensable

de connaître les besoins de la culture et leurs variations en fonction des stades de développr pement. Mesurer régulièrement la teneur en eau du sol permet de déterminer le moment propr pice pour déclencher l’irrigation en fonction du type de sol et du besoin de la culture ».

La fraise se porte bien

Selon les estimations des professionnels, plus de 3.300 ha ont été plantés cette année dans la région du Gharb et du Loukkos, soit une augmentatr tion de 20% par rapport à la campagne précédente, avec un rendement moyen de 42 t/ha. A noter que contrairement aux autres cultures pratiquées dans la région, la fraise n’a pas trop souffert de la vague de gel qui a sévit en début du mois de févr vrier. Seules quelques fleurs du

fraisier ont été brulées ou avortr tées, du fait que la fraise est une culture qui tolère le froid. Sur les 3.300 ha plantés, la variété Camarosa occupe 15%, Festival 40%, le reste étant réparti entre : Splendor, Venisia, Sabrina, Losa, etc. Fier du niveau de technicité atteint par les producteurs de la fraise dans la région, M. Naamane dépr plore cependant le manque de recherche et d’initiative concernr nant la production de plants de fraisier localement (importés à 100%). « Notre pays dispose des conditions climatiques nécr cessaires pour la production de plants de fraisier, mais malheurr reusement le volet recherche fait défaut.  Sachant que le prix d’un plant varie de 1 à 1,30 dh pour les plants à racines nues et entre 2 et 2,2 dh pour les plants en motte, et en fonction

A droite, M. Naamane Abdelkrim organisateur du Festival

d’une densité moyenne de 70.000 plant/ha, le cout reste très important en charges de production et en sortie de devr vises. J’ai récemment contacté un laboratoire spécialisé dans la culture in vitro de plants de bananier et de palmier dattier, qui s’est montré intéressé par la production de plant de fraisier localement. Espérons qu’une production nationale verra bientôt le jour » affirme M. Naamane.

Les petits fruits rouges en progression

Stand de producteurs de fraises.

Le festival était également l’occasion pour mettre en avant les petits fruits rouges, notamment les framboises et

les myrtilles, qui connaissent un grand succès depuis leur installr lation dans la région en 2007. La superficie actuelle est estimr mée à 256 ha pour les myrtilles et 206 ha pour la framboise. Destinée essentiellement au marché de l’export, la production de fruits rouges à forte valeur ajoutée, comme la framboise et la myrtille, présente une belle opportunité pour le développement de cette région dont les conditions climatiques et pédologiques s’y prêtent parfaitement. « Nous avons, dans le cadre d’un partenariat avec l’université Ibnou Toufail, réservé un stand au prochain SIAM, qui sera dédié à la promotion de la filière des petits fruits rouges dans la région du Gharb, vu les opportunités que peuvent offrir ces deux cultures, notamment en matière de création d’emploi».

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Actu Entreprise Gillouaye SAS Le spécialiste des silos métalliques Gillouaye SAS est spécialisé depuis plus de 40 ans dans le montage, la conception et la réalisation de silos métalliques : silos à grain, centres de stockage de céréales et réalisation d’unités de production. Sa clientèle est composée de coopératives, de minoteries, d’exploitations agricoles, d’industries agroalimentaires, de négociants, de fabricants d’aliments pour animaux…. Son bureau d’étude intégré maîtrise calculs de structures et élaboration du projet ; les plans sont ensuite validés

par un bureau de contrôle extérieur. L’atelier, d’une surface de 10 000 m², est le siège de la découpe de la tôle, du perçage, de la serrurerie-métallerie, de la chaudronnerie et de la charpente : le personnel qualifié est très spécialisé et le parc de machines récentes à commandes numériques est performant. Les équipes de montage interviennent quant à elles aussi bien en France qu’à l’export. Leur savoir-faire est indispensable pour assurer l’assemblage, le soudage des panneaux, la pose de la charpente

et de la toiture du silo. Gillouaye SAS, véritable « constructeur – ensemblier situé au cœur de l’une des plus grandes régions agro-alimentaire d’Europe – la Bretagne, a choisit le SIAM pour exposer ses compétences

à l’agriculture et à l’industrie agroalimentaire marocaines. GILLOUAYE SAS – Pavillon France au SIAM. Site : www.gillouaye.com

Europ Service Industrie Kénitra a été choisie en 2006 par Europ Service Industrie pour l’implantation de sa filiale Europe Service Industrie Afrique. Cette entreprise est spécialisée dans la conception, la construction, l’installation de machines et de lignes complètes de production dans les secteurs de l’agroalimentaire (fabriquant d’aliments pour animaux, sucreries, distilleries, équarrissage), des énergies nouvelles (scieries, fabriquant de particules à bois, fabriquant de granulés à combustibles, fabriquant briquettes) et de la biomasse. Elle assure également la maintenance industrielle des installations, la fourniture de pièces d’usures et de rechange des machines toutes marques. Europ Service Industrie effectue également toutes réparations sur les machines tournantes (broyeurs, presses à granuler, mélangeurs, malaxeurs, tamiseurs, sécheurs….). Parmi les nouveautés proposées par le fabricant originaire de la Région Parisienne : le broyeur à sarments qui permet de valoriser les sarments de

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vigne, les noyaux d’olives, les coques d’amandes ou encore les enveloppe de riz en combustible vert. Après avoir conçu plusieurs installations d’envergure au Maroc, en Algérie et en Afrique de l’ouest, Europ Service Industrie conforte sa position et maintient sa croissance à l’export avec plusieurs projets d’installation complète d’usines d’aliments pour bétail et volailles en Afrique du Nord et en Afrique. Europ Service Industrie vient à la rencontre des fabricants d’aliments pour volailles et bétail, des agriculteurs qui veulent valoriser la luzerne ou les sarments de vignes… EUROP SERVICE INDUSTRIE Pavillon France SIAM. www.esi-agro.fr

AGRITUBEL Matériel tubulaire innovateur pour l’élevage des bovins, ovins, caprins et équins En l’espace de 20 ans, AGRITUBEL est devenu un leader mondial de l’équipement tubulaire en acier galvanisé pour l’élevage. En effet, les produits AGRITUBEL sont présents sur les 5 continents. Ce succès est dû à l’esprit permanent d’innovation et de développement qui anime l’ensemble des équipes techniques et commerciales. La recherche constante de l’efficacité optimale

a conduit l’entreprise à créer les systèmes les plus efficients du marché en matière de sécurité, de résistance et de confort des animaux et de l’éleveur. AGRITUBEL concentre, sur un seul site de 9 ha dont 4 couverts, des moyens de production ultra performants qui lui garantissent une très haute qualité des produits fabriqués. De la conception des prototypes à la réalisation

des produits sur des outils de production robotisés, puis des contrôles et tests jusqu’aux finitions dans une unité de galvanisation à chaud font que la société AGRITUBEL est réactive aux évolutions constantes de l’élevage moderne. Par son réseau mondial de distributeurs et clients, AGRITUBEL propose aux éleveurs de la planète une large gamme de produits d’équipements standards ou personnalisés, qui offrent des solutions nouvelles pour un élevage plus performant, en toute sécurité. Quand AGRITUBEL innove c’est l’élevage qui progresse.

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Actu Entreprise Le Groupe Delassus présente ses talents à l’occasion du SIAM 2012

« Nous voulons pour cette édition du SIAM 2012 mettre le capital humain sur le devant de la scène. Nous voulons donner à voir, la diversité et la mixité de ce capital qui est constitué d’hommes et de femmes, de diplômés et de sans diplômes, d’anciens et de nouveaux, de citadins et de ruraux, de marocains et d’européens…». Kacem Bennani Smires, PDG du Groupe Delassus. Delassus a organisé un concours photo auquel ont participé une centaine de collaborateurs du Groupe. Le thème des photos devait reffléter la richesse et la diversité de l’agriculture tournée vers

l’exportation tout en mettant en scène l’Individu. Les salariés de Delassus qui se sont inscrits au concours ont bénéficié d’une formation spéciale donnée par deux photographes professionnels.

Le professeur Serrhini

Crée le cabinet conseil Optim Agri On ne présente plus le professeur Najib Serrhini dont la diversité des expériences professionnelles toujours orientées sur l’excellence, lui a permis d’acquérir cette fine perception de la production agricole, où la nécessité d’un résultat économique satisfaisant ne l’a jamais emporté sur une autre nécessité tout aussi vitale, de protéger cette nature nourricière, mère de tout développement

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humain. C’est ainsi qu’après des études d’agronomie, un doctorat en protection de l’environnement, devait marquer définitivement cette orientation. Chercheur à la station des agrumes de l’INRA, puis enseignant chercheur de 1988 à 1995 à l’Ecole Nationale d’Agriculture de Meknès, Najib Serrhini met ensuite son expérience au service de la production agricole du Groupe Brahim Zniber, dont il devient le directeur général des domaines. Puis finalement chez cet homme de conscience, le goût du service collectif reprend le dessus. Najib Serrhini crée début 2012 le cabinet «Optim Agri». Premier objectif, faire réussir les cultures avec l’implication d’un certain nombre de normes dont l’une des

Chacun des participants a proposé trois photos à un jury composé de photographes de renom tels que Mr Wahid Tijani et Nacer Mazili. Sur les 250 photos présentées, 30 photos ont été finalement séllectionnées pour avoir respectté le thème désigné et pour avoir respecté également les critères techniques tout en ayant un intérêt artistique. Ces 30 photos exceptionnellles seront exposées sur le

premières tient à l’avenir de notre planète. « La production agricole nous le savons, précise le professeur Najib Serrhini, est une fonction à plusieurs variables dont il est nécessaire de préciser, conserver et garantir les équilibres. Selon un diagnostique de la situation actuelle, on se rend compte d’un grand nombre de déperditions, dûes à une mauvaise utilisation des intrants au delà ou en deçà des besoins : - méconnaissance des besoins de la plante, - ignorance des équilibres environnementaux, - manque de moyens ou soucis d’économies dont on connaît « in fine » les mauvais résultats. L’objectif de Optim Agri est de garantir la meilleure rentabilité possible des cultures dans le cadre d’une vision respectueuse de l’environnement et de la pérennité des cultures. Ce qui entraine deux grandes orientations : - Accompagner une réflexion : Choix d’une production en

stand du Groupe Delassus. L’événement s’intitule « Le Cappital humain sous les projectteurs». Durant les trois jours d’exposition réservés aux professionnels, les visiteurs seront invités à affecter un point à la photo qui les aura le plus séduits en glissant dans une urne mise en place pour l’occasion, le numéro de la photo de leur choix. Le dépouillement des tickets se fera au siège de Delassus, en présence des participants. Les 3 gagnants remporteront des prix dont un Ipad, un Iphone et un Ipod. De plus, à l’issue du Salon, une tombola sera organisée. Chaque visiteur qui déposera ses coordonnées à l’accueil du stand de Delassus aura une chance de gagner un Ipad.

fonction de la situation agroclimatique, Processus de production en considérant le respect de l’appareil productif. - Accompagner les opérateurs publics ou privés : Optimiser la production par la régulation de l’utilisation des intrants, Considération de la partie commerciale d’une même production, fruits ou légumes. Enfin, précise le professeur Najib Serrhini, il faut être conscient de la préservation de l’intérêt général, la production n’est souvent orientée qu’économiquement. Une production équitable, est une production qui doit être respectueuse de l’environnement et qui restitue leur dû, aux différents partenaires qui ont participé à cette production ». Contact : 06 61 43 71 35

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Actu Entreprise Communiqué

Ets HUON et RAISAGRI

Unis pour une agriculture durable ! Située à Bégard, à proximité de la Côte de Granit Rose, la société Huon est proche de la nature. C’est pour cela qu’elle a choisi de vous aider à cultiver le naturel. Riches de l’historique de l’entreprise et de leur professsionnalisme, nos techniciens mettent tout en œuvre pour vous offrir des équilibres agronomiques personnalisés et de très haute qualité. Tout ceci est possible grâce à la technologie de nos équippements et à leur informattisation, garantissant ainsi la précision des équilibres annoncés. Un fabricant avec plus de 40 ans d’expérience, c’est rassurant ! Transmise de père en fils, la société Huon vous donne

toute la garantie de son expérience et de son savoirfaire. Grâce à ses techniciens, elle vous propose des formules parfaitement adaptées à votre terroir et aux besoins de vos cultures (aussi bien conventionnelles que bio). Les fertilisants organiques Huon sont conçus dans le plus grand respect de la nature. Le choix des matières premières se fait avec la plus grande attention. Les bases de la plupart de nos fertilisants organiques sont conformes au cahier des charges de l’agriculture biologique. Notre méthode de composttage (avec montée en temppérature à 70°C), ainsi que la granulation à froid, nous

gamme Huon qui dénote son état d’esprit... RAISAGRI se met à votre dispposition pour vous transmetttre toutes les informations

assure une hygiénisation de nos fertilisants organiques, tout en préservant la vie microbienne, qualité indisppensable à leur vocation première (faire vivre le sol). De ce fait, nos améliorants orgganiques présentent toutes les garanties en matière de phytotoxicité, métaux lourds et innocuité quant à la santé humaine. Une traçabilité de toute la

utiles sur la gamme des enggrais et amendements organniques HUON, dans le cadre de vos besoins en cultures maraîchères, fruitières, pour vos activités en pépinière et terrains de sports.

marché des emballages pour la filière fruits et légumes et de l’industrie agroalimentaire. Tout ceci est démontré par les 300 machines et lignes automatisées qu’a installées RGDMAPE depuis 1995. Au Maroc, la société NETPACK distribue les machines

RGDMAPE en exclusivité et propose également un service technique qualifié.

Contact : Alain ABINADER Tél. : 05.22.94.93.58 GSM : 06.51.72.29.35

RGDMAPE

machines de conditionnement RGD MAPE est une entreprise spécialisée dans le domaine de la fabrication et de l’innovation pour les lignes de conditionnement. Créée en 1975 par son Président, Gian Domenico Rigon, son siège social est basé à Séville (Espagne) et elle se spécialise dans la fabrication des lignes d’ensacheuses horizontales, principalement, alors qu’une deuxième usine à Vérone (Italie) fabrique les lignes d’ensacheuses verticales. Depuis 37 ans, la principale motivation de l’entreprise est de permettre à ses clients d’atteindre leurs objectifs actuels et futurs. Pour cela, RGD 38

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MAPE a fait le pari d’apporter des solutions performantes grâce à des machines de qualité et des lignes de production à fort rendement, en automatisant et simplifiant les travaux au moyen de tous types de flow-pack, emballeuses verticales, rétracteuses, thermosoudeuses, thermo-formeuses, fins de lignes, peseuses, trieuses pondérales, etc. Actuellement, la marque RGDMAPE est commercialisée dans les 5 continents, grâce à un large réseau de distributeurs et de services techniques officiels. Dans la zone du Maghreb la société a une présence solide sur le

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Actu Entreprise

AGRIMATCO

Journée tomate et porte-greffes tomate Le 28 Mars, la société AGRIMATCO a organisé une journée portes ouvertes à sa station expérimentale à Agadir au cours de laquelle près de 300 professionnels ont pu visiter les essais relatifs aux différentes variétés de tomate et porte-greffes tomate du semencier Monsanto Vegetable Seeds.

Monsieur Mazaz, directeur général d’AGRIMATCO

Après un mot d’accueil de M. Mazaz, directeur général d’AGRIMATCO, les professionnels invités ont suivi avec attention les exposés qui ont traité différents sujets en relation

avec les performances variétales. Ainsi, M. Chaouki de la société Monsanto a présenté les résultats des essais menés sur les porte-greffes avec un double objectif :

faire une comparaison quantitative et qualitative des performances des principaux porte-greffes de tomate utilisés dans la région d’Agadir et étudier le comportement de 3

nouveaux porte-greffes.

Résultats porte-greffes Ainsi, les résultats préliminaires ont montré que : - Beaufort, Maxifort et Multifort confirment leurs supériorités en termes de performance par rapport aux autres porte-greffes témoins - Les 3 nouveaux portegreffes DSO 2004,  DRO 138 et DRO 141 sont caractérisés par : * DSO 2004 : vigueur moyenne à forte, productivité et calibre des fruits * DRO 138 et DRO 141 : forte vigueur, associant précocité et performance M. Chaouki a rajouté que les porte-greffes De Ruiter Seeds se distinguent également par leur grande capacité de régénération des racines en cas d’attaque

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par les nématodes, ce qui se répercute positivement sur le rendement final.

Résultats variétés de tomate Pour sa part, M. Benachir de la société AGRIMATCO, a mis l’accent sur les résultats des essais menés à la station de l’entreprise sur 4 variétés de tomate ronde indéterminée. Il s’agit des variétés : - SV8098TH (ex DSW 8098) : caractérisée par une prédominance de calibres 2 et 3, une bonne tolérance au TYLCV, une floraison groupée, une excellente capacité de nouaison et une qualité exceptionnelle du fruit (très ferme avec une couleur rouge attractive). - VENTERO : cette tomate calibre 3 pour récolte en grappe et individuelle, offre de nombreux avantages : bonne tolérance au TYLCV, production importante et continue de calibre 3. Fruits de couleur rouge intense et brillante avec une bonne tolérance aux microfissures et au gold speck. - MAYORAL : il s’agit d’une tomate grappe

calibre 3 qui a montré une bonne tolérance au TYLCV. Elle se distingue par une plante vigoureuse, une bonne capacité de nouaison et des fruits dotés d’une bonne fermeté et d’une excellente homogénéité de coloration sur la grappe.

de suivi : SV8098TH, VENTERO et MAYORAL. Ces données de suivi (conservation et qualité de fruit) sont communiquées aussi bien en interne qu’au niveau des producteurs, importateurs et partenaires

de la grande distribution dans les différents marchés d’exportation. Le déjeuner offert aux invités à l’issue de ces exposés était l’occasion de continuer les discussions en toute convivialité.

- NIAAMA : souple de conduite, cette variété est caractérisée par sa productivité élevée avec des rafles fraîches et régulières et des fruits fermes, de couleur attractive et un maintien de calibre 3. A noter que les 4 variétés présentaient un taux d’écarts inférieur par rapport aux témoins. Lors de son exposé, M. Guillaume Lacarrière de la société Monsanto Vegetable Seeds a mis le point sur l’importance du bon suivi des variétés de la phase des essais jusqu’au client final. Le processus consiste à récolter et expédier les tomates issues des différentes variétés en essai dans des conditions habituelles. A leur arrivée à Perpignan, les variétés sont évaluées. Ainsi au cours de cette saison, trois variétés ont fait l’objet Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

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Actu Entreprise SONAMIA Basée en France, près de Nantes. SONAMIA est spéccialisée dans la fourniture de roues standard et sur mesure en première monte ou en remplacement, d’esssieux sans freins ou freinés (homologués CEMAGREF et TUV), d’équipements du châssis comme attelages, béquilles, crics… SONAMIA s’adresse aux constructeurs et aux distributeurs sur tous les créneaux du marché des véhicules : secteur agricole, travaux publics, remorques, manutention, loisir, caravanning… Toujours au fait des dernièr-

res innovations, les équipes de SONAMIA sillonnent le monde entier. Avec plus de 11000m² de surface de stockage, 9 quais de chargement, une rationalisation éprouvée et une solide expérience des échanges nationaux et internationaux, SONAMMIA apporte à ses clients conseils, données techniqques, informations sur les règlementations, délais et prix. L’usine MONROC, société sœur, fabrique les essieux. Grâce à un ses équipements modernes, en usinage et

Photo aérienne Siège SONAMIA

montage, cette unité fabriqque une gamme d’essieux agricoles et industriels standard et sur mesure. Sur le marché Marocain et l’Afrique du Nord en général, SONAMIA propose depuis les années 70 une offre globale : essieux, roues

complètes et accessoires, adaptés aux remorques et citernes fabriquées sur place. Expérience, experttise, maitrise logistique et documentaire : SONAMIA dispose de sérieux atouts pour conforter son image de ce côté de la Méditerranée.

basée non seulement sur ses conceptions de qualité, mais aussi sur les compétences et la passion que les deux frères mettent en œuvre pour répondre aux besoins de leurs clients et conquérir de nouveaux marchés tels que le Brésil, les Emirats Arabes Unis, le Honduras, et beaucoup d’autres. Au fil des années, le groupe a acquis une usine de plusieurs milliers de mètres carrés, divisée en trois unités : menuiserie, assemblage et peinture. Ceci lui permet de garantir une

livraison rapide et précise. La société teste également ses matériels dans ses champs adjacents à la propriété. L’objectif du Groupe Ortiflor est de devenir et de rester le premier choix de ses clients et futurs clients, conscients que le talent, la capacité, la détermination, le courage et la fiabilité sont des éléments clés pour la réussite de l’entreprise.

ORTIFLOR Le GROUPE ORTIFLOR est une société italienne créée par Antonello ALESSI. En 1997, il conçoit et fabrique une machine capable d’enfouir les pierres, les mottes de terre, la végétation de surface et de préparer le lit de semence propre et nivelé. Avant lui, son père et son grand-père ont mis au point la «Charrue réversible» et la «Fraiseuse» (brevet international en 1960). En 1999, grâce aux essais du matériel, la société acquiert de l’expérience, spécialement dans le domaine de la préparation

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des sols en maraîchage, horticulture et pépinières pour le marché italien. Une croissance rapide a été également constatée en France et en Espagne, grâce cette innovation permettant de travailler dans de multiples conditions et sur différentes largeurs tout en exécutant un travail délicat et d’une grande précision en une seule étape. En 2002, Cristian Alessi rejoint le GROUPE ORTIFLOR en tant que Directeur des ventes et développe les marchés danois et allemand. Les années suivantes la société s’est

Pour plus d’informations : info@ortiflorgroup.191.it www.ortiflorgroup.it

SAS WEBER

Présent au SIAM 2012 Les Etablissements Weber est une entreprise française, spécialisée dans la commercialisation de bovins sur pieds. Elle est composée de dix huit personnes. Chaque semaine, la société commercialise 600 à 700 taurillons de six mois à un an, de race Charolaise et Limousine pesant entre 300 kg et 500 kg. Les animaux collectés dans les régions Centre, Bourgogne, Pays de Loire, Poitou Charente et Limousin, sont dirigés vers un centre d’allotement proche de Nevers. Ils sont contrôlés aux niveaux

traçabilité et sanitaire, puis ventilés dans des parcs selon leur race, leur sexe et leur poids avant de partir pour leur destination finale, selon la demande des clients. Pour les pays du Maghreb, une quarantaine est obligatoire pour mettre les animaux en conformité

Ghetti

Commercialisation de fruits et légumes La société Ghetti srl a été fondée en 1998 et s’est spécialisée dans l’importexport et l’expédition des fruits et de légumes vers les supermarchés de la grande distribution. Ghetti srl travaille également avec les grossistes,  les entreprises de restauration et restauration gastronomique ainsi qu’avec les industries de transformation dans le monde

entier. L’opérateur dispose de 2 plateformes logistiques situées à Vérone et à Bologne et se positionne comme généraliste, tous produits pendant toute l’année. La principale origine est l’Italie et depuis 2011 les importations du Maroc, de Tunisie, d’Egypt et de Turquie sont en net développement. Début avril, l’entreprise a démarré sa

AVR Arracheuses

de pommes deterre AVR est très certainement le plus ancien fabricant d’arrracheuses de pommes de terre,  puisque la société a été créée en 1849 en Belgique, petite forge spécialisée dans la fabrication d’outils agraires.  Aujourd’hui, la gamme d’AVR est essentiellement composée

de machines pour la culture de la pomme-de-terre et autres plantes à bulbe : préparation du lit de plantation, fraisage, effanage et arrachage.  AVR proppose des arracheuses tractées et automotrices, des machines avec trémie ou élévateur de 1 à 4 rangs. L’entreprise conçoit,

avec la réglementation de chaque pays. Le centre d’allotement de l’entreprise est visible tous les mardis et mercredis de chaque semaine.

Les Etablissements Weber sera présente au SIAM Meknès dans le POLE ELEVAGE, Pavillon Ubifrance, emplacement N.

campagne fruits d’été avec le melon et la pastèque, la fraise, l’abricot, la cerise, la pêche/nectarine d’origines Maroc, Tunisie et Egypte. Les débouchés principaux sont l’Europe, la Russie et les pays arabes. « En ce qui concerne la commercialisation vers les pays du Maghreb, l’objectif est de proposer des fruits et légumes italiens de la meilleure qualité, notamment pour la pomme (toutes variétés), le raisin, le kiwi ou la poire, dont nous sommes spécialistes », explique Youness ELORCH, directeur export de

GHETTI srl. « Nous pouvons aussi élargir notre offre en fonction de la demande. Nous pouvons proposer tous les types de conditionnement. Nous sommes des spécialistes de la logistique camion et/ou bateau et pouvons livrer partout nos clients y compris à l’intérieur du pays. »

fabrique et assure le suivi de ses machines. Si un quart du chiffre d’affaires est réalisé en Belgique, la production d’AVR est principalement dédiée à l’export vers l’Europe de l’ouest et de l’est, les pays scandinaves, le Canada et l’Amérique du sud, l’Afrique du Sud, l’Austtralie ou encore la Chine. AVR poursuit son dévelloppement à l’export et propose aujourd’hui aux marchés d’Afrique du

Nord une gamme de matériels adaptés  aux conditions de travvail et aux besoins spécifiques de chaque client. Pour plus de précisions : www.avr.be

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Actu Entreprise Agrosem Journée portes ouvertes à Agadir Dans l’objectif de promouvoir ses nouvelles variétés de tomate, la société Agrosem, en collaboration avec son partenaire Monsanto, a organisé une journée portes ouvertes dans sa station expérimentale à Agadir afin de présenter les résultats des différents essais et le comportement des nouvelles variétés de tomate dans les conditions locales. Plus de 200 producteurs et exportateurs ont participé à cette rencontre.  « En plus des essais effectués dans notre station, d’autres essais ont parallèlement été menés dans différents sites de la région notamment la station expérimentale de Monsanto et chez des prodn ducteurs, afin d’observer le comportement des variétés dans différentes conditions agronomiques et pouvoir

se rendre compte de leurs performances », explique M. Jamal Benssy, Directeur d’Agrosem. La journée a commencé par des visites des essais en petits grouppes afin de faciliter aux visiteurs l’assimilation des explications sur les variétés et mieux répondre à leurs interrogations. A la fin des

Ikmat Talib, M°6, CASABLANCA 20190 crea.link@yahoo.fr Tél.: 05 22 89 05 98 - Fax : 05 22 89 05 98 GSM : 06 64 24 21 21

Conception - Impression 44

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visites, M. Mohamed Barki d’Agrosem a présenté les descriptifs des nouvelles variétés en essai dans la région de Souss Massa, nottamment :

SV7841TH Il s’agit d’une nouvelle variétté de tomate TYLCV (IR) qui

se distingue par sa vigueur et sa capacité de nouaison à froid lui conférant un potenttiel de productivité export élevé. D’une fermeté excepttionnelle, le fruit, centré sur le calibre 1 et gros 2 (77-102 mm), présente un excellent shelf life adapté à une longgue logistique (résultats des essais d’expédition pendant

A droite M. Mohamed BARKI Agrosem

M. Jamal Benssy, Directeur d’Agrosem

3 ans). Ainsi, de par ses quallités cette variété convient à la conduite en lutte intégrée et sécurise la production même en conditions défavvorables, favorisant ainsi un approvisionnement régulier en quantité et calibre de fruit. Résistances : HR ToMV:0‐2/TSWV/Fol:0,1/ For/Va:0/Vd:0 IR TYLCV/Ma/Mi/Mj

KAWTAR Rustique et vigoureuse, cette variété se distingue par des entre-nœuds courts, apporte une production régulière élevée de fruits de calibre petit 2 – gros 3 (57‐77mm) de très bonne fermeté pour une qualité export exceptionnelle avec en plus une combinaison de résistances très appréciée (TYLCV et Cladosporiose) qui lui permet de se posittionner également sur le créneau Biologiques. Résistances : HR ToMV:0‐2/Ff:A‐E/Fol:0,1/ Va:0/Vd:0

IR TYLCV/Ma/Mi/Mj

RUBIMAR Variété de tomate cerise grappe TYLCV (IR), producttive et vigoureuse, présenttant des entrenœuds courts, des rafles fraiches uniformes portant 18 à 22 fruits de 2530 mm de diamètre, à taux de sucre élevé lui conférant une bonne saveur. Résistances : HR ToMV:0‐2/Fol:0,1/Va:0/ Vd:0 IR TYLCV/Pst :0/Ma/Mi/Mj

SANTAWEST Variété de tomate cerise allongée TYLCV (IR), prodductive pour une récolte en vrac, tolérante au froid avec une bonne capacité de nouaison. Fruits de calibre régulier tout au long du cycle de production, de coulleur rouge attractive avec un brix élevé et une bonne aptitude à la conservation. Résistances : HR Fol:0,1 IR TYLCV

Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

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Actu Entreprise

LABOMAG Poursuit la stratégie de développement de son laboratoire

D

epuis sa création, Labomag a vu son effectif ainsi que son activité considérablement augmenter. Pour améliorer la fonctionnalité de son laboratoire, une extension de 300 m2 a donc été réalisée fin 2011, celui-ci passant d’une superficie de 1 200 m2 à 1 500 m2. Ces aménagements répondent toujours aux exigences de  la certification ISO 9001 version 2008 et  à l’accréditation ISO 17 025 version 2005. L’objectif de cette extension

est d’accompagner le développement des départements d’agro-alimentaire et d’environnement. D’autre part, le laboratoire de microbiologie a étendu la portée de l’accréditation ISO 17 025 à l’ensemble des germes alimentaires (y compris la légionelle.) L’objectif 2012 est de continuer le développement de ses compétences en sécurité sanitaire des aliments avec la réalisation d’analyses d’aflatoxines, d’histamine,

Les nouveautés BERTHOUD Twist’air Berthoud complète sa gamme de pulvérisateurs pneumatiques portés et traînés avec le Twistair, nouveau modèle de pulvérisateur semi porté. Constitué d’une cellule portée sur le 3 points du tracteur et d’une cuve remorquée, le Twist’air est proposé en 3 capacités (600, 800 et 1000l) et peut recevoir la

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Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

voûte hydraulique Vitiflex ou la voûte manuelle Vitiset Le Twist’air a été conçu de manière à apporter non seulement une maniabilité maximale (angle de braquage jusqu’à 90°, garde au sol importante, stabilité), mais aussi qualité d’application (nouvelle ventilation, nouveaux diffuseurs Airmist Duo et trio, nouveau canon Twinmist) et confort d’utilisation (panneau de mise en œuvre Berlogic, incorporateur de poudres, rince bidons, etc) La voûte Vitiflex, à dépliage et écartement hydrauliques permet de s’adapter facilement à des vignes de largeurs différentes. Elle est destinée à des vignes de largeur comprise entre 1m40 et 3m50. La

de métaux lourds…   Le développement des analyses va de paire avec un matériel adapté. Le laboratoire a donc fait l’acquisition d’un GC/MS/ MS, matériel de pointe dans la recherche de résidus de pesticides et des autres contaminants organiques.

nouvelle voûte manuelle Vitiset, dotée d’un système de repliage manuel indexé (option repliage hydraulique) et réglable en largeur (2 plages de travail), permet de traiter des vignes de 1m40 à 2m50 de largeur.

Twinmist Berthoud a développé un nouveau modèle de canon pour voûtes pneumatiques, le canon Twinmist qui permet d’augmenter la hauteur de couverture tout en améliorant la qualité de pulvérisation. La forme du canon Twinmist a été étudiée de manière à obtenir des vitesses d’air homogènes sur toute la hauteur du spectre de pulvérisation et ainsi de favoriser la pénétration dans le feuillage et les grappes.

Celui-ci, conjugué avec le LC/MS/MS déjà présent au laboratoire, permet l’analyse de la quasi totalité des molécules utilisées dans l’agriculture marocaine. Pour plus d’informations : www.labomag.ma Tél.: 05 22 34 68 90/95

CG Expert Les modules CG Expert sont de nouveaux modules de pulvérisation pneumatique pour le traitement face par face par le dessus des vignes étroites (0m90 à 1m60). Ces modules comportent plusieurs évolutions majeures - augmentation de la hauteur de couverture, répartition homogène entre étages de végétation, réalisation de traitements localisés, réglages simplifiés- qui contribuent à la fois à une meilleure qualité d’application, un plus grand respect de l’environnement et une souplesse d’utilisation accrue.

SAKATA-SAOAS Journée porte-greffe poivron

Le semencier Sakata Seeds et son distributeur au Maroc SAOAS, ont choisi la région de Houara pour l’organisation d’une journée sur les avantages du greffage du poivron. Le choix du site n’est pas fortuit, puisqu’il est très représentatif des conditions réelles de production dans la région et des difficultés rencontrées par les producteurs : vieux sol lourd (infesté de phytophtora parasitica and capcisi) et culture en intercalaire dans des serres de bananier. Une trentaine de professionnels ont été conviés à cette journée, principalement des producteurs, des pépiniéristes et des revendeurs, qui ont assisté à une présentation du nouveau porte greffe poivron Power F1 de Sakata. Ensuite, accompagnés par les équipes Sakata et Saoas, les invités ont pu visiter les essais de comparaison menés sur 1 ha entre un poivron greffé sur Power F1, un poivron franc et un poivron greffé sur un porte-greffe très connu sur le marché.

« Les essais menés sur Power au Maroc ont montré qu’il répond à beaucoup de critères actuellement demandés par notre clientèle, explique M. Aziz Ahlafi, Business manager area Maroc et export market

A gauche M. Ali El Ouafi (Groupe SAOAS), à droite, M. El Arabi Selmani (SAKATA)

Pompe centrifuge normalisée série FG

avancées garantit une très haute qualité du produit. Grace à leur capacité et leur fiabilité, les pompes Série FG sont largement utilisées dans le secteur civil, agricole et industriel : installation anti-incendie, lavage, appprovisionnement en eau et irrigation. Leurs caractères de construction offrent une garrantie contre la formation de rouille et l’oxydation. Leur débit peut atteindre jusqu’à 6000I/min (360m3/ h) avec une hauteur manométrique de 95m.

Pour répondre à la demande du marché, PEDROLLO lance un nouveau produit : les pompes série FG. L’adoption de solutions techniques plus

Pour découvrir notre gamme complète, visiteznous au SIAM Stand A70 pôle agro-fourniture.

HIB AGRICOLE Communiqué Spécialisée dans l’importtation de matériel agricole et industriel, HIB AGRICOLE se charge de la distribution de ces équipements sur tout le territoire Marocain.

Plus de puissance Groupes électrogènes de 15 à 200 KVA Leader dans le domaine de l’assemblage des groupes électrogènes, HIB AGRICOLE a le plaisir de vous informer qu’elle est maintenant en mesure d’assembler des

(Tunisie et Sénégal) de Sakata. Les variétés greffées sur Power ont fait preuve d’une très bonne reprise après froid, puisqu’il améliore la capacité de la plante à résister aux grandes variations de

groupes électrogènes allant jusqu’à une puissance de 200 KVA dans son siège à Kénitra. Ces groupes électtrogènes sont équipés de moteurs  au choix (Deutz, Cummins ou Kirloskar) et d’alternateurs Linz ou Stamford.

A droite, M. Aziz Ahlafi explique les avantages du greffage sur Power F1

températures. Par ailleurs, il a permis de maintenir une bonne vigueur et des entre nœuds uniformes même dans des conditions difficiles. Résultat : productivité plus importante et régulière sur tout le cycle et maintien d’un calibre commercial plus important en comparaison avec les témoins». Mais le point fort de Power réside sans doute dans son système racinaire robuste qui lui permet une haute tolérance à plusieurs virus ( PVY et TMV ) et maladies racinaires qui occasionnent aujourd’hui de gros dégâts sur la culture du poivron dans le Souss, notamment le phytophtora et les nématodes.

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Actu Entreprise MAKATO Spray Sep

Spécialiste de la pulvérisation MAKATO est une société espagnole fabricant des atomiseurs, des nébulisateurs arboricoles et viticoles ainsi que des équipements et rampes céréaliers. Elle commercialise également une large gamme de pièces détachées pour ces matériels. L’entreprise a été créée en 1973 à Balaguer (Espagne). En 2003, elle

s’est déplacée à Rosselló, dans une installation de 6 500 m². Créée par Don Josep Martínez Sánchez, Makato est devenue l’une des entreprises phares dans le domaine de la protection et de l’entretien des cultures dans le monde. L’objectif de Makato est de fournir à ses clients une technologie performante et un service après-vente de

SAICA PACK  SAICA PACK  est l’un des principaux leaders européens sur le marché de l’emballage et du containeur en carton ondulé ou compact. SAICAPACK compte plus de 40 sites de production situés en Espagne, au Portugal, en France, en  Italie, au Royaume-Uni et en Irlande.

Grâce à ces implantations qui lui permettent de travailler en étroite collaboration avec ses clients et à un service de recherche, développement et innovation performant, SAICA Pack répond aux demandes les plus spécifiques dans tous les domaines d’activité. 

VIVEROS VERON

Culture de plants en pépinière Créée en 1917, Viveros Verón est une entreprise espagnole spécialisée dans la culture de plants en pépinière. Située à Catalayud dans la région d’Aragon, sa production se répartit sur 450 000 m² où sont produits plus de 1 500 000 plants. Viveros Verón cultive 3 types de plants : - Arbres fruitiers : CERTIFIES SANS VIRUS, la société propose une large gamme d’abricotiers, d’amandiers, de cerisiers, de prunniers, de pommiers, de pêchers, de nectariniers, de poiriers ainsi 48

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que des porte-greffes. - Arbres ornementaux : à Catallayud, le climat est continental, donc très froid en hiver et très chaud et sec en été. La gamme d’arbres qu’elle produit est très forte et résistante, elle s’adapte parfaitement aux régions froides. - Plantes ornementales en contenneur : la production se centre principalement sur les plantes aromatiques, les conifères et les plantes grimpantes. Pour plus d’informations www.viverosveron.com

qualité, tout en préservant l’environnement par une réduction de la consommation de pesticides. En 2009, Makato acquiert la marque SPRAYSEP afin d’assurer une pérennité à la marque SEP. Elle continue à assurer un service de vente, de réparation, de fourniture de pièces détachées d’origine, un service aprèsvente. Le projet Agrimerkat

SAICA FRESH PACK propose au secteur des fruits et légumes une gamme d’emballages résistants aux conditions de transport et de conservation extrêmes. Le cartonnier répond aux exigences de la production et de la grande distribution en respectant un standard international et propose des solutions d’emballage intégrales avec la mise à

a été lancé en 2011 à Vilafranca del Penedes, avec pour objectif d’offrir un service complémentaire au client en offrant la possibilité d’acquérir tout type d’engin ou de pièces de rechanges agricoles. Pour plus d’informations: www.makato.es

disposition de machines monteuses.  SAICA FRESH PACK mise sur le respect du développement durable  tout en privilégiant l’optimisation des coûts. www.saica.com

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Céréaliculture

Céréales

6ème campagne la plus faible en un quart de siècle Abdelmoumen Guennouni

A un mois du début des moissons, les spéculations vont bon train sur la production à attendre de nos céréales d’automne cette année. La conjonction sécheresse-froid a sérieusement affecté ces cultures et a tiré vers le bas les espoirs de tous les professionnels du secteur, essentiellement les agriculteurs. Avec des superficies amputées, un rendement par hectare diminué et une estimattion de 35 Million de quintaux, cette campagne serait la 6ème la plus faible depuis 25 ans ou la 9ème depuis 43 ans.

S

elon le bilan établi par la météo nationale au 7 avril dernier : - le Sud-Est et l’Oriental sont excédentaires par rapport à la moyenne avec un excédent allant de 2% à Ouarzazate jusqu’à 44% à Bouarfa, - au Tadla et le Saïs, la situation est quasi normale, - ailleurs, les autres régions accussent un déficit entre 10% et plus de 60% (passant par -26 à -45% pour la Chaouia). Cependant, la météo nationale a

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prévu une remontée tropicale qui devrait apporter des précipitations dans différentes régions du pays qui pourraient éventuellement changer la donne. Malheureusement, et de l’avis général, ces pluies, survenues en avril, même si elles sont les bienvenues, arrivent trop tard pour la majeure partie des 4,7 Mha emblavés cette campagne. Nul ne l’ignore, la campagne marocaine a vécu une sécheresse qui a sévi penddant quatre mois et demi environ avec une vague de froid exceptionnelle. La conjonction de ces deux aléas climat-

tiques, a perturbé le fonctionnement de la plante, entraîné un long arrêt de croissance de l’ensemble des céréalles d’automne et causé des dégâts irréversibles chez plus de 60% des superficies emblavées. En effet, l’orge qui représente habituellement 40% des cultures céréalières est sinistrée à 95%, d’après M. Mohamed MIHI Préssident de l’AMPP. Pour sa part, le blé dur représentant 20% des superficies et traditionnellement semé après le blé tendre n’a pas bénéficié des précippitations de novembre et les champs qui résistaient encore à mi mars sont peu nombreux. On ne peut par conséqquent compter que sur une partie du blé tendre précoce en bour favorable et l’irrigué. Concernant les céréales irriguées, les études menées par M Abbès Tanji chercheur bien connu en malherbbologie, estiment leurs superficies à 330.000 ha dans les 9 périmètres, dont l’orge dans 2 périmètres (Ouarzzazate, Rachidia). Leur part reste faible et ne dépasse pas 7% de l’ensemble des superficies emblavées cette camppagne (4,7 Mha). En dehors des périmètres irrigués de nombreux producteurs se sont rués vers une irrigation d’appoint en reccourant à différents moyens (rampes avec enrouleurs, asperseurs, gaines plastiques perforées manuellement, …). Dans ces cas le rendement serait d’autant plus intéressant que l’équippement est plus performant et que les arrosages ont commencé plus tôt et se sont poursuivis régulièrement.

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Céréaliculture

Les pluies tardives entraînent la pousse de mauvaises herbes dans les champs et la prolifération de maladies fongiques sur les épis

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Etat des lieux A l’instar de toutes les précipitations printanières, les dernières qu’a enrregistré notre pays, étaient variables selon les régions et à l’intérieur de chacune d’elles. Elles donneront un répit aux céréaliculteurs qui se sont engagés dans l’irrigation de leurs champs et apporteront un léger plus aux cultures grâce à la bonne qualité de l’eau venant du ciel. Elles permetttront aussi de sauver une partie des champs bour encore verts et les aider à terminer le cycle (remplissage des grains du maitre brin et l’épiaison des talles qui pourront donner des grains si les conditions favorables se pourssuivent). Les premiers à profiter de ces précipittations tant attendues sont : - les semis précoces effectués avant les pluies de novembre, avec comme préccédent des cultures irriguées (pomme de terre, …), une jachère travaillée ou des légumineuses bien conduites, - les producteurs ayant respecté un bon itinéraire technique, malgré les

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conditions défavorables, - les sols lourds à forte capacité de réttention - les régions côtières qui ont profité d’une humidité élevée de l’air - les sous-régions ayant bénéficié d’averses localisées. Par contre, ne profiteront pas les plantes chétives, les champs ayant subi des dégâts irréversibles, jaunis et desséchés avant maturité (un peu partout à travers le Maroc), sans parler des sinistrés : champs broutés (semis tardifs, sols légers, précédent céréales, …).

Campagne moins que moyenne En tout état de cause, les 330.000 ha irrigués, les champs ayant bénéficié d’irrigation d’appoint et les semis préccoces ayant bénéficié du maximum de précipitations ne permettront pas de dire que la campagne est ‘’normalle’’. En effet, ces superficies, réduites par rapport aux autres campagnes, ne

permettront pas d’obtenir des rendemments à l’hectare dans les fourchettes habituelles. Par ailleurs, vu les conditions de dérroulement de la campagne, les agricculteurs, sauf exception dont les granddes exploitations, n’ont pas assuré les soins nécessaires à leurs cultures (déshherbage, engrais de couverture, traittements fongicides). Par conséquent, on aura probablement des problèmes de qualité, de poids spécifique, poids des 1.000 graines, taux élevé d’écarts et chutes, … Concernant la production nationale cette campagne, de nombreuses prévvisions ont été avancées et le seront d’ici les moissons, allant des plus pesssimistes jusqu’aux plus optimistes. Cependant, le résultat final dépendra dans une large mesure des conditions atmosphériques du mois qui nous sépare des moissons ainsi que de la finition que les agriculteurs apporterront à leurs blés et essentiellement les traitements fongicides sur les champs encore en bon état végétatif. Un chiff-

fre de 35 millions de quintaux parait raisonnable comme prévision avec un faible % en plus ou en moins, ce qui fait de cette campagne la 6ème la plu faible depuis 25 ans. A rappeler que les 5 récoltes les plus basses enregisttrées au cours de cette période étaient de 17 Mqx en 1995, 18,5 en 2000, 23,5 en 2007, 26,4 en 1992 et 26 en 1993, et que la moyenne des 40 dernières campagnes est aux alentours de 50 Mqx.

Pénurie de semences pour la prochaine campagne ? A l’instar de la production céréalière, les quantités prévues en semences certifiées ne seront pas atteintes,

même si une orientation de leur prodduction vers l’irrigué a été accentuée. On pourrait prévoir une production semencière d’au mieux 700-800.000 qx, et pour compléter les besoins il faudra ajouter du bon à semer. Sachant que le programme de multtiplication prévoyait plus de 1,2 Mqx, un risque de pénurie plane déjà sur la campagne 2012-13. D’autant plus que les multiplicateurs sont méconttents. Nombreuses sont les raisons de ce mécontentement, mais la plus importante est le retard de livraison des semences de base qui a entrainé la perte d’une partie du cycle et un semmis tardif non suivi de précipitations. Pour faire face aux conditions de cette

campagne, les multiplicateurs ont du pour la plupart, recourir à l’irrigation de leurs champs (faute de quoi aucunne production n’aurait été possible) avec un surcoût qui s’ajoute aux frais de production habituels, augmentant le coût de production. Par conséquent, les multiplicateurs sont unanimes : ne pas livrer les semences à la Sonacos (wait and see) et attendre pour voir si le prix proposé est satisfaisant. La pénurie menace d’autant plus qu’il ne faut pas compter sur l’importation pour compenser le manque au niveau national. En effet, nos fournisseurs produisent uniquement les semencces de base de variétés spécialement destinées à être multipliées dans les conditions de notre pays et n’ont pas de disponible en semences R1 ou R2 à nous fournir en cas de campagne difficile. Les céréaliculteurs sont donc dans l’expectative attendant l’annonce des prix de référence qui seront fixés par le ministère de tutelle et des prix de semences établis par la Sonacos, le multiplicateur national, ainsi que des mesures d’aide à ce secteur en partie sinistré.

En dehors des périmètres irrigués de nombreux producteurs se sont rués vers une irrigation d’appoint en recourant à différents moyens (rampes avec enrouleurs, asperseurs, gaines plastiques perforées manuellement, …).

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Agrumiculture

Berkane

Campagne agrumicole 2011-2012 Saïd Aourchane et Mohammed Jouadi du Service de la Production Agricole de l’ORMVAM Avec une superficie de 17 300 Ha (65% de clémentine sans pépins et 30% de navel) dont 10 000 Ha équipés en système d’irrigation localisée, l’agrumiculture constitue la principale culture pratiquée dans le périmètre irrigué de la Moulouya. En effet, elle représente près de 25% de la superficie irriguée dans le périmètre et 48% des plantations arboricoles. Les agrumes sont localisés à 88 % au niveau de la Province de Berkane.

S

ur le plan biologique, la campagne agrumicole 2011-2012 a été caractérisée par une floraison hétérogène au début de cette phase et par une forte intensité de la chute physiologique des fruits notament chez la clémentine sans pépins à cause des fortes chaleurs survenues durant cette phase. La production totale des agrumes dans le périmètre a été estimée à 255 000 T contre 220 000 T pour la campagne précedente et sa distribution par variété se présente comme suit : L’augmentation de la production agrumicVariétés - Clône clémentine de Berkane - Nouveaux clônes de la clémentine - Navel - Maroc late - Divers TOTAL

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Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

cole de 16 % par rapport à la campagne précedente est due essentiellement à l’augmentation de la superficie équipée en système d’irrigation localisée, l’entrée en production des plantations à forte denssitée ainsi qu’aux rendements importants réalisés par la navel, estimés à 24 T/Ha.

Campagne export

La campagne d’exportation de la clémenttine a démarré avec le départ du 1er bateau sur le port de Nador le 26 octobre 2011 et a pris fin le 20 janvier 2012, contre le 22 octtobre 2010 pour le début de la campagne

Production 20112012 (T)

Production 2010-2011 (T)

125 000 7 900 106 600 8 000 7 500 255 000

120 400 7 200 80 000 5 300 7 100 220 000

Rapport (%) 4 4 33 51 6 16

précedente. L’opération de déverdissage a débuté le 8 octobre et le conditionnement le 19 octobre 2011. Le tonnage exporté jusqu’au 20 février 2012 s’élève à 34 500 T dont 27 860 T de clémentine sans pépins contre 55 500 T, dont 50 660T de clémentine sans pépins, la campagne précédente. Les exportations ont concerné différentes destinations, principalement la Russie (64%), les pays de l’Union Européenne(31%) et le Canada (5%). La moyenne des écarts de triage a été de 40 à 45% en début de campagne et 60 à 70% après la chute des pluies de fin novembre 2011, contre 25% la campagne écoulée. Il faut noter que la campagne d’exporation 2011-2012 s’est déroulée dans des condittions très difficiles pour les raisons suivaantes : - la conjoncture économique et financière difficile que connaissent les pays importatteurs ; - le marché Russe devenu de plus en plus exigeant ; - la concurrence acharnée sur les marchés entre les pays exportateurs d’agrumes ; - la faible qualité de la production notammment le calibre recherché pour l’export. A cela s’ajoute la dépréciation des fruits suite aux fortes précipitations survenues fin novvembre 2011 ; - Contrôle rigoureux de la qualité de prodduction aussi bien au niveau des vergers qu’au niveau des stations de conditionnnement, notamment par le Groupe Kanttari Berkane (GKB) qui s’est chargé de la logistique d’exportation dans la région de l’Oriental à compter de cette campagne 2011-2012.

Région de l’Oriental Il convient de signaler que dans le cadre du Plan Vert de la Région de l’Oriental, quatre projets d’agrégation des agrumes autour des stations de conditonnement ont été lancés en 2010 et 2011. Le PAR vise l’intenssification et l’augmentation de la superficie des agrumes pour améliorer à terme la production agrumicole de 164 % au niveau des zones à haut potentiel de production (périmètre de grande hydraulique) et ce, à travers l’accélération du rythme de rajeunnissement des vergers et d’équipement en irrigation localisée. Parmi les 15 projets prévus dans le PAR d’ici 2020 pour la filière agrumicole dans la région de l’oriental, 3 sont lancés avec un coût global de 708,3 MDH et concernent une superficie de 4 780 Ha et 344 agrégés. Cependant, force est de constater que la région de l’Oriental, malgré les efforts fournnis, connaît un faible taux de réalisation des projets.

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Agrumiculture

Béni Mellal

Avancement de la campagne Abdelmoumen Guennouni

Selon M Berhil Abdelkebir (technicien responsable ASPAM à Béni Mellal), la campagne actuelle a bien débuté sur le plan climatique jusqu’à mi novembre avec des pluies bien réparties et abondantes dépassant de 60% la campagne précédente. Depuis, et jusqu’au début mars, la région a connu, à l’instar de tout le pays, une quasi absence de précipitations et une vague de froid qui a enregistré des basses températures ayant atteint 0°C et même un pic de -6°C sur une courte période. Dernièrement la région a connu des précipitations qui ont atteint au 5 avril, 40-50 mm redonnant espoir aux agriculteurs affecttés par la sécheresse.

C

ependant, la particularrité de cette année est que les basses temppératures ont persisté plus que d’habitude. En effet, les arbres se sont acclimattés aux basses températures, mais qui habituellement durent jusqqu’au 15 janvier, alors que cette annnée elles ont duré du 15 décembre au 15 février, soit un mois de plus. Le froid a causé des dégâts impportants en brûlant les extrémités

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Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

des grands arbres allant dans certtains cas extrêmes jusqu’à 100% pour les exploitations se trouvant dans les couloirs gélifs. La Maroc Late a été la plus touchée avec autour de 40% de fruits affectés alors que, pour les autres variétés (petits fruits tardifs, Navvel normale et Late) la plus grande part de la production a été récoltée et les dégâts ont

concerné 5-10%, avec essentielllement une chute des fruits en surmaturation (restés sur les arbbres) et une certaine perte de jus. Il faut rappeler que la campagne agrumicole comprend la prodduction du 1er juin au 31 mai de l’année suivante et que l’Aspam ne prend en considération dans ses statistiques que la production exportable, c.à.d. qui passe par les stations de conditionnement et ne comptabilise pas les récoltes desttinées au marché intérieur.

Baisse de la production Sur le plan de la production globbale de la région, ce manque a été compensé en partie par l’entrée en production de nouvelles jeunnes plantations. Cependant, globbalement la campagne en cours a enregistré une baisse significative de production par rapport à 201011 toutes variétés confondues. Ainsi, les prévisions de producttion ont été estimées à 144.000 t, soit 24% de moins que les réalisattions de la campagne précédente qui avaient atteint 190.000 t. Par ailleurs, cette vague exceptionnnelle de froid a eu comme autre conséquence un rallongement de la phase de repos végétatif des arbres et un retard de 3-4 semmaines dans la reprise (sortie des boutons floraux) de tous les agrummes au même titre que toutes les espèces fruitières dans la région Ce retard de son côté a fait qu’aujourd’hui on assiste à une floraison intense et groupée, phén-

Agriculture du Maghreb N째 59 - Avril 2012

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Agrumiculture n o m-

ène qui se produit h habituellement après des conditions d e

stress. Ainsi, l a concurrence qui va se produire entre ce grand nombre de fleurs va accentuer la chute d’une bonne partie de celles que l’arbbre ne pourra pas alimenter. Comme solution à cette contraintte les agrumiculteurs ont recours à l’acide gibbérellique pour aider à l’accrochage des fruits lors de la nouaison de la clémentine. Pour

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Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

cette campagne, vu la concentrattion de la floraison, un seul passsage est prévu à 50% de floraison, mais quelquefois un deuxième passage est nécessaire pour les autres 50% quand la floraison est étalée dans le temps. Cependant, pour réussir ce traitement, les producteurs doivent être très vigilants afin de ne pas rater la période propice qui ne dure que quelques jours (en relattion avec la température) et au maximum une semaine.

Nouvelle station de conditionnement Pour la première fois dans la réggion une station de conditionnemment, dont le besoin était crucial depuis longtemps, vient d’être construite dans le cadre du PMV par l’un des trois agrégateurs de la région. Elle participera ainsi au développement de cette région, grande productrice d’agrumes : - création de postes de trav-

vail pour la main d’œuvre - apport de valeur ajoutée localemment - valorisation de la production des petits producteurs ciblés par cette infrastructure. En effet, jusqu’à présent aucune station de conditionnement n’existtait dans la région et les grandes unités de production avaient reccours à leurs propres stations, mais ailleurs (Casablanca, …). Avec une capacité de 20 t/heure toutes variétés confondues, cette station sera fonctionnelle en octtobre prochain et, selon le nombre d’agriculteurs inscrits, il est prévu d’autres chaines supplémentairres pour augmenter la capacité en cas de besoin. Afin d’estimer les besoins de cette unité, des tournées commenceront plus tard vu que la production ne peut être visible qu’en juin-juillet.

Irrigation goutte à goutte L’équipement de l’agrumiculture

de la région en irrigation goutte à goutte économe en eau, se poursuit à une cadence soutenue avec pour objectif une couvertture à 100% du verger. Ainsi, la superficie équipée a atteint cette année 11.509 ha, soit 76% du tottal agrumes qui s’élève à 15.200 ha, et a enregistré une augmenttation de 44% par rapport à la campagne précédente (8.000 ha).

Pour la première fois dans la région une station de conditionnement, dont le besoin était crucial deppuis longtemps, vient d’être construite dans le cadre du PMV

Cependant, déplore M. Berhil, sur le plan technique la région souffre d’un manque aigu d’encadrement des petits agrumiculteurs (environ 50% des producteurs), sachant que les grandes exploitations ont leurs propres équipes de techniciens et ingénieurs pour la conduite des vergers. De grands espoirs sont fondés sur les agrégateurs qui ont pour tache dans le cahier des charges d’assurer l’encadrement des agrégés.

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Nutrition

Tomate, La salinité et le goût

Photo Bayer

Certaines régions méditerranéennes spécialisées dans la production de tomate, notamment en Italie et en Espagne, sont réputées pour produire des fruits de très bonne qualité gustative. L’ingrédient secret serait l’irrigation avec des eaux saumâtres puisées dans la nappe. Des études menées en Europe pendant trois ans ont confirmé que la fertigation moyennant des solutions nutritives à fortes salinités permet d’obtenir des tomates de meilleure qualité (goût, coloration).

D

ans certaines zones de production au Maroc, la salinité de l’eau d’irrigation due à l’infiltration de l’eaau de mer dans la nappe, est perrçue comme un handicap. Mais elle pourrait bien se transformer 60

Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

en avantage grâce à la maîtrise de la conduite de l’irrigation. Pour donner un exemple, les régions de Pachino en Sicile et de Nijar en Anddalousie où les producteurs irrigueent avec des eaux saumâtres, ont même fait l’objet d’identifications géographiques protégées (IGP).

Effets généraux de la salinité Les essais ont été menés sur plussieurs types de tomate cocktail, cerise et ronde. Les effets les plus flagrants de la forte salinité sont: - une réduction du calibre des frui-

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‫ﻗﻮة اﳌﺒﻴﺪ اﳊﺸﺮي ﺿﺪ ﺗﻮﺗﺎ أﺑﺴﻮﻟﻴﺘﺎ‬ ‫و اﻟﺪود اﻟﻠﻴﻠﻲ ﻓﻲ زراﻋﺔ اﻟﻄﻤﺎﻃﻢ و اﻟﻔﻠﻔﻞ‬ ‫و اﻟﻜﺎرﺑﻮﻛﺎﺑﺲ ﻓﻲ زراﻋﺔ اﻟﺘﻔﺎح‬ La force insecticide contre Tuta absoluta et les noctuelles de la tomate et du poivron et le carpocapse du pommier

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Tomate, La salinité et le goût

its et une perte de poids pouvant atteindre 30% en fonction du nivveau de salinité. - une forme plus régulière et moins côtelée - une coloration rouge plus marquée des fruits - une réduction de la végétation (certaines variétés montrent une meilleure tolérance que d’autres) - une teneur plus importante en matière sèche, en sucre (plus de

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Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

20%), en acide et en vitamine C. Ces teneurs, proportionnelles au niveau de salinité de la solution nutritive, s’expliquent notamment par une diminution des flux d’eau vers les fruits. - l’épaisseur de la peau des fruits est plus importante. - la fermeté de la chair : les résultats sont contradictoires. Dans certains cas, on remarques un manque de fermeté, dans d’autres le problèmme ne se pose pas. Ces disparités seraient dues aux différences d’éqquilibres minéraux adoptés dans chaque exploitation agricole. - des phénomènes d’éclatement pour les fruits de petits calibres dans le cas de fortes salinités. - la sensibilité à la nécrose apicale dépend des variétés et est atténuéée par le greffage.

Effet sur la croissance Les niveaux élevés de salinité rédduisent la production de biomassse aérienne de la plante et influeencent sa croissance sur plusieurs

niveaux : - la surface foliaire est réduite - Les longueurs des plantes sont significativement inférieures avec des nœuds plus courts - La vigueur est également affecctée par la salinité

- La vitesse de floraison est peu affectée Cette réduction globale de la végétation handicape les variétés à gros fruits. Les variétés à petits fruiits ont affiché une bonne tolérance aux fortes salinnités. Même avec des enttrenœuds courts, elles ne perdent pas trop de leur vigueur et la nouaison est satisfaisante.

Effet sur le rendement Le rendement est affecté aussi bien par la perte de calibre (poids moyen des fruits) que par la diminutioon du nombre de fruits nouués. A noter qu’en fonction des variétés, la perte de viggueur due à la salinité peut induire des problèmes de nouaison. L’effet sur le renddement est amplifié pour les variétés sensibles avec l’apparition de nécroses apicales.

Sensibilité à la nécrose apicale Certes, la salinité favorise l’apparition de la nécrose apicale, mais les conditions climatiques y contribuent également. En effet, en hivver on a constaté une nettte réduction du nombre de fruits avec nécrose apicale par rapport aux essais mennés au printemps et en été. Par ailleurs, les variétés à petits calibres ont montré une moindre sensibilité à la nécrose. La perte de renddement enregistrée pour ces variétés est plutôt liée à la perte de poids moyen des fruits. Pour maintenir un niveau de production correct, il est vivement recommandé de choisir une variété peu sensible à la nécrose apiccale et d’utiliser des plants greffés.

L’effet du greffage est détterminant pour la sensibbilité à la nécrose apicale. L’utilisation d’un portegreffe vigoureux doté d’un puissant système racinaiire a permis de réduire le nombre de fruits atteints à 6,5% contre 34% pour les plants non greffés. Cela s’eexplique par une meilleure assimilation du calcium au niveau des fruits et une meilleure alimentation hyddrique.

Conseils de conduite Selon les chercheurs, il est difficile de recommander une solution nutritive et un niveau de salinité pour obtenir une tomate très gustative et des rendemments satisfaisants pour le producteur. La solution nuttritive doit être enrichie en NaCl pour obtenir un équiilibre sucre/acide satisfaissant. Les essais ont montré qu’une augmentation de la salinité obtenue par ajouut de nitrate ou chlorure de potasse et de nitrate de chaux donnait des fruits plus riches en matière sèchhe mais trop acides. Enfin, pour ne pas rejeter des solutions riches en nitrates et en chlorure de sodium dans le milieu natturel ou le sol, l’utilisation des solutions nutritives à forte salinité ne doit être pratiquée qu’en système de conduite hors-sol incluaant un recyclage des drainnages. Les conséquences pour le sol seraient une acccumulation d’ions chlorure et sodium rendant difficile la culture d’autres espèces plus sensibles à la salinité. Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

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Tomate, La salinité et le goût Avis des consommateurs

Des séances de dégustations ont clairement démontré que les consommateurs perçoivent des différences de saveur, et préfèrent les fruits issus des essais à forte salinité. Par ailleurs, les différences perçues le sont d’autant plus que la variété est à l’origine peu gustative. L’explication réside dans le fait que sur les variétés à petits fruits

comme e s tomates cocktail, qui offrent un niveau de sucres plus important, les différences sont moins perceptibles. Il est également à signaler qu’avec les fortes salinités, les dégustateurs ont relevé une diminution du caractère farineux de la chair des fruits ainsi qu’une plus grande persistance de la peau. l

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Mécanismes de tolérance

Quelques aspects de la tolérance de la Tomate à la salinité ont été étudiés sur des plantes obtenues en hydroponie, le milieu salin étant enrichi ou pas en substances susceptibles d’affecter positivement le niveau de tolérance. Les modifications métaboliques se produisant en réponse au NaCl chez les jeunes plantes montrent leur sensibilité à l’absorption et l’accumulation rapides des ions toxiques (Na+ et Cl−) dans les différents organes. Chez les plantes traitées par le NaCl à un stade plus avancé de leur vie végétative, d’autres caractères s’expriment et conduisent à la séquestration privilégiée de Na+ et Cl− dans les feuilles les plus âgées. Ceci y induit un état précoce de sénescence, et les jeunes feuilles bénéficient alors d’une protection accrue. Celles-ci en contrepartie accumulent des sucres solubles et de la proline qui contribuent à leur ajustement osmotique. Accumulés à des niveaux différents, ces

composés paraissent intervenir secondairement dans la reprise de la croissance, lorsque les plantes sont transférées dans un milieu dépourvu de sel. Le rôle protecteur des solutés accumulés dans les tissus foliaires de tomate dans un milieu salin a pu être mis en évidence. En effet, l’apport exogène de myo-inositol, composé déjà présent dans les tissus de la tomate, surtout en traitement précédant l’application du NaCl,permet de limiter les effets nocifs du sel. De plus, la fourniture de proline au niveau racinaire, provoque l’augmentation de la teneur interne de cet acide aminé ce qui favorise l’ajustement osmotique. Par ailleurs, le silicium apporté sous forme de silicate est capable de jouer un rôle dans la construction de la plante, en contribuant au renforcement de la lignification des tissus. La réduction de l’intensité transpiratoire provoquée par la silice pourrait être à l’origine de la tolérance accrue des plantes au chlorure de sodium quand le silicate est ajouté au milieu salin.

La tomate de DAKHLA Un gout exceptionnel En plus de son activité halieutique, la région de Dakhla est devenue depuis quelques années également connue pour ses cultures maraîchères de haute qualité. De grands opérateurs du Souss s’y sont installés et y produisent sous serre tomate cocktail et melon cantaloup sur des sites bénéficiant d’un climat exceptionnellement ensoleillé et de températures douces toute l’année. Des conditions particulièrement favorables pour le développement des cultures maraîchères. Mais l’ingrédient secret s’est avéré être la salinité de l’eau d’irrigation qui confère aux fruits leur qualité gustative exceptionnelle.

E

n effet, l’eau est ricche en soufre mais surtout elle présente une teneur en sel de 1,5-1,9 g/l (chlorure de sodium), soit une EC (conducttivité électrique) de 2,7-3, voir même 3,3 pour certains sites, et

qui augmente avec l’ajout des engrais. Cependant, cette carractéristique perçue au départ comme un handicape s’est vite révélée comme le meilleur atout de la région, car favorable à la production de fruits et légumes très gustatifs.

Les espèces qui peuvent être cultivées avec succès à Dakhla sont nombreuses. Cependant, la tomate cocktail et le melon charentais vert sont sans doute celles qui expriment le mieux les atouts de la région (qualité, prodductivité, précocité) et offrent la meilleure aptitude à la valorisattion. Concernant la tomate, les variéttés sont choisies surtout en foncttion de leur rendement et leurs résistances à certaines maladies, au dégrappage et à la salinité. A noter qu’en plus du gout, la salinnité de l’eau d’irrigation permet de produire des tomates présent-

Des séances de dégustations ont clairement démontré que les consommateurs perçoivent des différences de saveur, et préfèrent les fruits issus des essais à forte salinité.

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La tomate de DAKHLA, Un gout exceptionnel supérieurs de 40-60% à ceux réallisés dans le Souss, avec moins d’écarts de triage: tomate cockttail 80-90t/ha, tomate cerise 100110t/ha, en fonction de la techniccité des opérateurs.

Gérer la salinité

tant une meilleure fermeté et une bonne conservation lors du transport et des manipulations. En effet, les produits récoltés travversent 1250km en camion frig-

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gorifiques (22 heures) pour être conditionnés dans les stations à Agadir. Eu égard aux différents atouts de la région, les rendements sont

Le plus grand défis pour les prodducteurs était donc de surmonter le problème de la salinité de l’eau d’irrigation. La salinité de l’eau impose une bonne gestion de la fertigation (utilisation de produit désalinisants). Pour contrecarrer les effets du sodium, ils jouent sur l’acidification de la solution fertilisante et l’ajout de grandes quantités de calcium. L’Ec est systématiquement contrôlée et analysée après chaque irrigation afin de procéder à un lessivage du sol à chaque fois que la salinnité dépasse un certain seuil crittique.

Rappelons qu’une bonne maîttrise de l’irrigation et de la nutrittion permettent de contrôler les aspects végétatif et génératif de la culture selon les objectifs de production. « Une fois maitrisée, la salinité est devenue un atout : fermeté, gout, qualité, conservatn tion et résistance à la manipulatn tion et au transport » explique le gérant d’une exploitation. « Il me parait aussi important de souligner que la salinité n’engendn

dre pas une baisse de rendement. Nous n’avons pratiquement pas d’écarts de triage et pas de fruits creux» rajoute-t-il. Des essais en hors sol ont égallement été menés et ont donné entière satisfaction. Selon les techniciens, cette technique permmet de mieux gérer le problème de la salinité et de maîtriser la nutrition minérale, ce qui se tradduit par un meilleur rendement des cultures.

L’eau facile

Avec la pénurie de l’eau, il est indispensable d’exploiter les sources non conventionnnelles d’eau notamment les eaux usées épurées et les eaux saumâtres. « Le temps de la croissance exponentielln le de la demande est terminé. L’eau facile, c’est terminé. Nous devons entrer dans des politiques de régulation de la demande .  Depuis plus de 50 ans, les politiques de l’eau dans le monde entier ont consisté à apporter toujours plus d’eau. On ne s’est absolument pas soucié de la consommation d’eau qui a pris des proportion ons de gaspillage éhonté dans certains pays  » explique un chercheur.

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Un porte-greffe

entièrement biologique

pour la tomate et l’aubergine sans traitement de sol

10 Bonnes raisons pour le choisir

ACHTAL, pépinière toujours à la recherche de nouveautés et d’amélioration technologiques et variétales, a pu introduire au Maroc, en collaboration avec des chercheurs turcs, une nouvelle génération de porte-greffes issus de plantes sauvages pour la tomate et l’aubergine. Dans le cas de la tomate, ce porte-greffe révolutionnaire présente au moins 10 avantages par rapport à tous les portegreffes existant sur le marché :

8. Avec ce porte-greffe, et en comparaison aux autres, la prodduction est augmentée au moins de 25% avec une bonne fertilisation.

1. Ce porte greffe est résistant aux maladies du sol les plus importantes : Nématodes, Verticilium, Fusarium.

9. Aucun traitement chimique du sol n’est nécessaire.

2. Pas besoin d’hormones de pollinisation avec ce portegreffe. 3. Par sa constitution, ce porte-greffe résiste mieux que tous les autres au froid. 4. Ce porte greffe peut supporter : a. 2-4 tiges pour les variétés à gros calibre accompagné d’un programme de fertilisation adéquat. b. 2-6 tiges pour les variétés à petit calibre accompagné d’un programme de fertilisation adéquat. 5. L’effet sur la floraison est très important : elle augmente de 20-30% 6.Ce porte-greffe confère aux fruits un effet bénéfique sur la couleur, le goût, ainsi que sur la résistance au transport : Le shelf-life est augmenté. 7. Ce porte greffe peut rester en production pendant deux années durant lesquelles la production ne s’arrête pas.

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10. Plusieurs avantages liés à son enracinement pivotant. Pour l’aubergine, les même résultats ont été obtenus avec un porte-greffe spécifique. D’autant plus que le plant obtenu sur ce porte-greffe peut rester productif pendant plussieurs années consécutives. A noter que ces variétés ont fait l’objet d’inscription au cataloggue officiel turc en 2007 et sont en cours d’inscription au catallogue officiel marocain. Les dossiers sont d’ores et déjà dépossés au Maroc. Aussi, plusieurs essais de production à grande échelle ont été entrepris depuis trois années déjà au niveau d’une exploitation à Agadir afin de vérifier ces résultats. Des recherches et études sont en cours de collaboration avec l’IAVH2 à Agadir afin d’appporter plus de preuves et de statistiques. La production est visible actuellement sur le terrain au domainne ALAMI, à Chtouka Ait Baha, Khemiss Ait Amira, et les essais de production sont ouverts à tous ceux qui en sont intéressés.

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La fertilisation des cultures Place à l’integration E.Zaoui et G.Brun, bureau d’étude agro-challenge, brunzaoui@menara.ma

La fertilisation a beaucoup évolué ces dernières années profitant de l’avancée des connaissances scientifiques et agronomiques sous l’impulsion des objectifs de renddement, de qualité et de protection de l’environnement. Actuellement l’agriculteur dispose d’un arsenal diversifié de solutions qui rend le choix difficile. Toutes les solutions proposées sont utiles et apportent des avantages considérabbles quand elles sont bien utilisées. L’objectif est de profiter de toutes les solutions en réalisant le bon choix et en combinant les avantages procurés pour bien tirer profit des différentes situations de culture.

constitué de 80% d’azote sous formme de N2. Les engrais azotés sont fabriqués par la fixation de l’azote atmosphérique et sa transformattion en ammonium. Cependant, il faut noter l’existencce de quelques dépôts minéraux d’azote sous forme de nitrate de soude tel le cas du salpêtre de chili.

Cet article ne traite que des élémments majeurs. Le soufre, malgré qu’il fait partie des éléments majjeurs n’est pas traité puisqu’il est apporté avec les autres éléments par les engrais sous forme sulfattes.

être utilisés à l’état brut après simpple broyage (on parle d’engrais minéraux) ou transformés par réaction chimique et à ce moment là on parle d’engrais chimiques.

Les différents types de fertilisants

Par les engrais simples, on désigne les engrais qui sont utilisés pour apporter aux cultures un seul élémment.

Type d’engrais azoté simple : L’ammonium obtenu par transformmation de l’azote atmosphérique est transformé à son tour en diffférents types d’engrais chimiques azotés (Tableau 1). Ces engrais contiennent l’azote sous forme nittrique ou ammoniacale.

1-Les engrais minéraux ou chimiques Les engrais minéraux sont d’origgine minérale (sels, roche, atmospphère pour l’azote). Ils peuvent 70

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Les engrais simples

Les engrais azotés La principale source de l’azote est l’atmosphère. En effet, l’air est

Les engrais phosphatés : Le phosphore provient de roches phosphatées qui sont essentiellemment des apatites formées par des phosphates de calcium. Les plus grands gisements se trouvent au Maroc, en Tunisie, aux Etats Unis

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La fertilisation des cultures, Place à l’integration Tableau 1 : différents types d’engrais chimiques azotés Engrais

Forme d’azote

Engrais naturel Salpêtre du chili Engrais chimique de synthèse Sulfate d’ammoniaque Ammonitrate Nitrate de soude Urée Urée formol

15%

Nitrate

20,5% 33,5% 16% 45% 40%

Ammonium Ammonium/ Nitrate Nitrate Uréique Uréique

Types d’engrais phosphatés simples : Tableau 2 : différents types d’engrais chimiques phosphatés Engrais naturel Phosphate naturel Engrais chimique de synthèse Superphosphate simple Superphosphate concentré Superphosphate triple Acide phosphorique

Teneur en phov sphore (P2O5)

Forme du phosphore

32%

minérale

16 à 18% 25 à 32% 44 à 48% variable

minérale minérale minérale minérale

d’Amérique et en Russie. Ces roches peuvent être utilisées comme engrais sous forme brute (phosphate naturel) ou comme matière première pour fabriquer différents types d’engrais phospphatés après attaque des phosphat-

tes naturels par l’acide sulfurique. Les engrais potassique simples : Le potassium provient des dépôts de sels marins riches en potasssium. La fabrication des engrais potassiques consiste à séparer le potassium des autres sels. Il faut, cependant noter, que le premier engrais potassique utilisé est fabriqqué à partir de la cendre de bois.

Type d’engrais potassiques simples : Les engrais potassiques simples diffèrent par la forme du sel de potasse et leurs teneurs en potasssium (Tableau 3). Engrais calcique Le calcium provient de roches qui peuvent être utilisées directement comme source de calcium (chaux,

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Tableau 3 : différent type d’engrais chimique potassiques Engrais

Teneur en potassium (K2O)

Forme de potassium

28 à 30%

Sulfate de potassium

Engrais naturel Patenkali Sylvinite

40%

Chlorure de potassium

Kainite

13 %

Chlorure de potassium

Cendre végétale

Variable

Carbonate de potassium

Engrais chimiques de synthèse Sulfate de potassium Chlorure de potassium

48,5%

Sulfate de potassium

60%

Chlorure de potassium

Tableau 4 : différents types d’engrais chimiques calciques Engrais Engrais naturel Chaux Gypse Engrais chimiques de synthèse Sulfate de calcium Chlorure de calcium

gypse) ou traitées chimiquemment pour fabriquer des enggrais calciques. Type d’engrais calcique  Les engrais calciques sont classés en fonction de la forme du sel de calcium et en fonction de leur solubilité dans l’eau (Tableau 4). Les engrais Magnésiens Le magnésium provient de dépôts de sels et des roches magnésiennes qui contiennnent souvent, en plus du magnésium, du calcium et du potassium (Tableau 5).

Teneur en calcium

Forme du calcium

variable 23%

Carbonate Sulfate

23% 10%

Sulfate Chlorure

Les engrais composés Les engrais composés sont ceux qui contiennent 2 ou plusieurs des éléments cités plus haut (Azote, Phosphore, Potassium, Calcium, Magnéssium). Ils sont fabriqués par simple mélange ou par réacttion chimique à partir des diverses matières premières ou d’engrais simples fournisssant les différents éléments. Les combinaisons les plus fréquentes sont : - Azote – phosphore (NP) - Azote – potassium (NK) - Azote - calcium (N Ca) - Azote – magnésium (NMg)

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La fertilisation des cultures, Place à l’integration riches et des formules plus stables et plus adaptées aux besoins de la culture. Dans le cas des engrais organo-minnéraux compatibles avec le cahier de charge de l’agriculture biologiqque, la matière minérale provient obligatoirement de roche ou de sels bruts qui n’ont subit aucun traitement chimique.

4-Activateur de la nutrition végétale

Tableau 5 : différents types d’engrais chimiques magnésiens Engrais Engrais naturel Chaux dolomitique Silicate Kieserite Engrais chimiques de synthèse Sulfate de magnésium Chlorure de magnésium Oxyde de magnésium

Teneur en magnésium

Forme du Magnésium

variable 12 10 à 17

carbonate Silicate sulfate

16 8 42

sulfate Chlorure oxyde

Tableau 6 : les types standards d’engrais chimiques composés Engrais composés

N

Nitrate de chaux

15,5%

Phosphate monoammonique (MAP) Phosphate diammonique (DAP)

P205

60%

21%

48 à 50%

13%

Ammonium super phosphate (ASPv)

4%

MgO

15% 28 à 30% 18%

Le Magnésium est présent naturelllement avec du phosphore et du potassium. De ce fait, des engrais phosphaté ou potassique utilisés essentiellement pour apporter du phosphore ou du potassium peuvent apporter également du Magnésium en quantité non néggligeable.

2-Engrais Organiques 44 à 46%

Patenkali Superphosphate simple

CaO 35%

12%

Nitrate de potasse

K2O

- Phosphore – potassium (PK) - Phosphore – calcium (PCa) - Potassium - calcium (KCa) - Azote – potassium – phosphore (NPK)

8à 10% 14%

Les engrais organiques sont ceux dont les éléments fertilisants provviennent de matière organique d’origine animale ou végétale. Ces engrais ont l’avantage d’apporter, en plus des éléments fertilisants, de la matière organique qui joue un rôle très important dans la ferttilité des sols et l’efficience de la fertilisation. Ils apportent souvent plusieurs éléments à la fois. Les enggrais organiques composés avec une formule NP, NPK, sont obtenus par mélange de matières premièrres différentes.

3-Engrais Organo-minéraux Ils sont obtenus par mélange d’enggrais minéraux, ou de matière premmière apportant des éléments minnéraux et des matières organiques. Ils ont l’avantage, par rapport aux engrais organiques, d’offrir la posssibilité d’avoir des produits plus 74

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Plusieurs autres intrants sont utilissés dans la gestion de la nutrition des plantes sans pour autant qu’on puisse les considérer comme des engrais. Ces produits augmentent l’efficacité des engrais par différrente manière : Activation de la physiologie de la plante Elle permet de valoriser au maximmum les unités fertilisantes apporttées par les engrais. Les produits connus pour leur action d’activatteur sont : - Extrait d’algue. - Acide aminé au sens large - Acide humique au sens large - Facteurs anti stress, osmorégullateurs, et activateur de la phottosynthèse et de l’immunité des plantes : proline, glycine bétaine, silicium, etc Activateur de l’assimilabilité des éléments nutritifs Plusieurs facteurs peuvent limiter l’assimilation des éléments nutrittifs apportés par les engrais (rétroggradation et précipitation, lessivagge, perte par volatilisation, antagonnisme, mauvais enracinement, faibble capacité d’échange). Plusieurs agents permettent d’augmenter l’assimilabilité des éléments nutrittifs en luttant contre ces facteurs, notamment : - chélation et complexation - augmentation du pouvoir adsorbbant - stimulation de l’enracinement des plantes - enrobage et régulation de la libérration des éléments nutritifs Les produits connus pour l’activat-

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La fertilisation des cultures, Place à l’integration Tableau 7 : quelques matières premières rentrant dans la fabrication d’engrais organiques. Teneur en potassium

Teneur en azote

Teneur en phosphore

Guano d’oiseaux Farine animal (sang, viande, plume, corne, os, poisson, etc.) Fiente de volaille

16%

20%

6 à 12 %

6 à 16%

2à4%

2 à 4%

2 à 4%

Tourteau végétaux (ricin, neem, etc.)

4 à 6%

2 à 4%

2 à 4%

Engrais naturel

2% négligeable

45 Vinasse de betterave

2

50

négligeable

tion de l’assimilabité des éléments nutritifs sont : - Enracineurs - Acides humiques - Quelques acides aminés qui agissent en tant que compplexant - Agent de chélation et de complexation d’origine synthéttique - Acidifiant dans le cas des sols calcaires

Agro-challenge Etude des sols, assisatance technique et formation en fertilisation et gestion de la fertilité des sols Formation sur application de la méthode pilazo au Melon, Pomme de terre, Fraisier et Tomate sous abri.   Vente de matériel de pilotage de l’azote

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Activateurs des fonctions physico-chimiques et biologiques du sol La structure, le pH, la salinité, l’activité biologique et capaccité cationique du sol conditionnent de manière significattive l’assimilation des éléments nutritifs apportés par les engrais. Les intrants qui permettent l’amélioration de ces paramètres augmentent l’efficacité des engrais aussi bien chimiques, qu’organiques. Ces agents sont : - Amendements organiques. - Amendement minéraux (gypse pour les sols salins, argile pour les sols sableux etc.) - Acidifiants pour les sols calcaires - Alcalinisant pour les sols acides - Microorganismes qui agissent pour l’augmentation de l’activité biologique du sol dont la minéralisation, la myccorhisation, la contribution au bon fonctionnement de la rhizosphère…

5-Les engrais de nouvelle génération Actuellement, on assiste à l’apparition de produits qui combbinent entre les caractéristiques des engrais chimiques ou organiques dans leurs apports d’unité fertilisante et les acttivateurs de la nutrition végétale dans leurs optimisations de l’assimilation des éléments fertilisants. Ces produits sont obtenus par de nouveaux procédés qui permettent d’intéggrer dans un même produit les éléments fertilisant d’origgine organique ou minérale et les agents d’activations cité plus haut. Parmi ces engrais on trouve : - Les engrais retards ou à libération contrôlés : formulattion d’engrais chimiques fabriqués selon des procédés qui permettent une libération graduelles des éléments fertilissants. - Les Humates : formulations obtenues par des procédés qui permettent d’intégrer des éléments fertilisants dans des molécules d’acides humiques. - Engrais chélatés ou complexés par des agents de synthèsse.

- Engrais organiques et organo-minéraux auxquels sont inttégrés des microorganismes (bactéries, champignon, etc.). - Engrais chimiques auxquels sont intégrées des molécules organiques (acides aminés, anti stress, enzyme, régulateur de croissance, etc.). On parle même de produits dynamisés qui permettraient de redynamiser les fonctions naturels du système sol-plantte. C’est le cas des solutions biodynamiques utilisées dans l’agriculture biodynamique.

Quelques élements de choix La hausse des prix des fertilisants, l’augmentation des exiggences en matière de protection de l’environnement et de qualité des produits agricoles, la perte progressive de la ferttilité des sols rendent la fertilisation de plus en plus délicate. Il faut trouver un compromis entre plusieurs objectifs : - Assurer un bon rendement en quantité et qualité. - Minimiser les coûts de production. - Augmenter ou au moins maintenir la fertilité des sols. - Protéger l’environnement contre les diverses pollutions liées aux usages des engrais. Entre toutes les solutions qui se proposent, il faut savoir choisir celle qui est la plus adaptée aux diverses situations en termes d’efficacité, de coût et d’effets à court et à long terme sur la fertilité du sol et la qualité de l’environnemment. Il est difficile de proposer des critères de choix très précis. Néanmoins, il y a des critères qui donnent les grandes dirrections qu’il faut affiner en fonction des situations renconttrées :

Critère de choix des engrais chimiques : - La qualité - Le coût de l’unité fertilisante - L’effet sur le pH - L’effet sur la salinité du sol - L’effet sur la structure du sol - L’espèce végétale Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

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La fertilisation des cultures, Place à l’integration

- Le stade physiologique et le compportement des plantes - Le mode d’application - Le type de culture (irriguée ou pluviale (Bour))

- L’effet sur le pH - La teneur en éléments fertilissants

Critère de choix des engrais organiques

L’utilisation des fertilisants, autres que les engrais, doit viser à apportter une valeur ajoutée à ces dernniers et à résoudre les problèmes qui persistent malgré leur bon usage. Donc, le premier critère de

- La qualité - Le coût de l’unité fertilisante - La vitesse de la minéralisation de l’azote

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Critères de choix des autres types de fertilisants

choix est la pertinence vis-à-vis de l’objectif visé. Les autres critères de choix sont : - La qualité - La teneur en principes actifs reccherchés - L’absence d’effet indésirable. Par exemple, les hormones permetttent d’activer quelques fonctions physiologiques de la plante, mais parfois provoquent des perturbattions de son métabolisme.

vers une fertilisation intégrée La fertilisation intégrée est une fertilisation qui permet de tirer profit de l’ensemble des solutions qui se proposent en les intégrant dans un seul programme. Le choix des solutions et leur place dans le programme doivent être basés sur un diagnostic précis de la sittuation. Les éléments qui peuvent intervenir dans l’élaboration du programme sont : - Le sol - L’eau - Le climat - la physiologie de la plante (bessoin en élément nutritif, sensibilité, cinétique d’absorption d’élément, stade phénologique). Ci-dessous un exemple d’itinéraire de fertilisation intégrée :

En fond Amendement organique compplété d’engrais organique ou

Organo-minéraux Ou Amendemment riche Ou Engrais organiqque rééquilibré avec des engrais chimique Le type d’amendement organiqque, d’engrais organique ou minnéral sera choisit en fonction de la situation. Nous pouvons choisir d’utiliser des engrais spéciaux (les engrais retards, les produits organniques inoculés avec des microorganismes ou les engrais chimiqques complémentés avec des activvateurs), seulement si situation le demande.

En couverture Engrais chimique standard comme apport régulier - Avec apport ponctuel d’engrais très assimilable à des moments précis en fonction de la cinétique d’absorption des éléments propre à l’espèce considérée. - Avec apport ponctuel d’engrais foliaire en fonction du climat et l’état des racines.

- Avec apport ponctuel d’activatteur de la physiologie à des stades bien définis en fonction du climat et de la physiologie de la plante. Pour bien profiter de l’apport de fond et ajuster les apports de couverture au fur et à mesure de l’avancement de la culture, il faut réaliser des analyses du végétal et de la solution du sol de manière régulière le long du cycle.

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Arboriculture

La phénologie des arbres fruitiers :

Un indicateur biologique des changements climatiques au Maroc Dr OUKABLI Ahmed et Mme IBNOU Ali EL Alaoui Meriem, INRA, Centre Régional de Meknès

Les reconstitutions et les prédictions climatiques convergent pour confirmmer l’accroissement des températures (réchauffement, températures maximmales) et de la variabilité spatio-temporelle des précipitations (sécheresses, inondations). Plus de phénomènes extrêmes et une variabilité climatique accrue constitueraient d’autres composantes à considérer dans ce phénommène de changement. Le réchauffement du système climatique est donc sans équivoque et on note déjà, à l’échelle du globe, une hausse des temppératures moyennes de l’atmosphère et de l’océan, une fonte massive de la neige et de la glace et une élévation du niveau moyen de la mer.

L

a période située entre 1995 et 2006 couvre les douze années les plus chaudes depuis 1850, date à laquelle ont débuté les relevés instrumentaux de la température à la surface du globe. On esttimait à 0,6°C la tendance linéaire au récchauffement entre 1901 et 2000, la valeur établie pour 1906–2005 a atteint 0,74°C. Les températures ont augmenté presqque partout dans le monde. Ce réchaufffement est également préoccupant au Maroc qui est situé au centre des chang-

Source : Legave et Oukabli, 2011

gements climatiques. Un accroissement moyen de la température annuelle de + 0.7 °C a été enregistré à Meknès, contribbuant à accroître la douceur du climat. Au niveau du contexte annuel, des différencces saisonnières de réchauffement sont notamment plus accentués en hiver (J, F, M) qu’en automne (O, N, D).

Evidence biologique Dans ce contexte changeant et incerttain, l’arboriculture fruitière paraît être confrontée à un défi d’adaptation à l’évollution climatique, face à des demandes commerciales exigeant plus de régularité des productions. Elle présente cependant des caractéristiques de vulnérabilité. L’évolution variétale est malheureusemment peu orientée vers l’adaptation climmatique de l’arbre dans son ensemble. Sur le plan des caractéristiques socioéconomiques, l’arboriculture fruitière se caractérise souvent par des liens forts entre un produit et un bassin. Les changgements variétaux pouvant être difficile à accepter en remetttant en cause des avantages sociaux et économiques. Chez le pommier par exemple, le dépplacement de sa culture en altitude constitue déjà une forme d’adaptation qui s’appuie aussi sur un profil variétal particulier. La phénologie des arbres fruitiers (étudde des variations des phénomènes pérriodiques de la vie végétale en relation avec le climat) constitue un indicateur biologique fiable de ces changements climatiques. Les événements phénologiqques sont des marqueurs du climat, mais aussi des éléments-clé de l’adaptation du végétal aux variations climatiques. La mise en évidence du réchauffement climatique, avec ses effets de plus en plus perceptibles est désormais une compossante majeure du développement durrable à l’échelle mondiale. A ce titre des travaux réalisés en Europe ont montré la vulnérabilité des arbres fruitiers de climat tempéré face à ce changement climatiqque. Une mise en évidence des impacts du réchauffement (étude de séries chronnologiques) pour des caractères essenttiels (floraison, fructification) en précisant leurs différences régionales d’intensité (bases des stratégies locales d’adaptattion). Depuis plus de deux décennies, le

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Arboriculture avancées phénologiques et par une ferttilité réduite dans d’autres pays comme la France.

Impacts et conséquences sur l’arboriculture fruitière 

A long terme, les changements climatiques constituent un nouveau défi à prendre en compte en arboriculture fruitière. Des mesures de sa vulnérabilité en fonction des prédictions climatiques sont de nature à caractériser les enjeux de l’arborriculture en termes d’impacts et de conséquences pour optimmiser la répartition écologique des espèces fruitières.

réchauffement climatique commence à perturber de plus en plus sérieusement le déroulement du cycle végétatif des rosacées fruitières notamment au niveau de l’existence des conditions optimales pour une dormance normale. En effet, la réduction des quantités de froid hivernal (températures basses situées entre 5 et 10 °C) agit fréquemment sur la fructificattion de certaines espèces exigeantes en froid comme le pommier. Ce phénomène de manque de froid se traduit par un étallement excessif de la période de floraison, par la conversion des boutons à fleurs en bourgeon à bois et par une grande hétérrogénéité du calibre des fruits. Tout ceci se traduit par une fructification insuffissante et un dénudement apparent. Au Maroc, les années 1984, 1999, 2001 et 2008 ont été les plus frappantes par le manque de froid et au cours desquelles l’évolution des bourgeons du pommier a été erratique pour ne donner que des pousses végétatives. Cette anomalie de développement, observée au niveau des principales zones de production, a conduit à une baisse considérable des rendements. Cette réaction traduit la forte sensibilité de cette espèce d’origine tempérée aux changements climatiques. Les effets de ces augmentations des temppératures suscitent des interrogations inqquiétantes chez les professionnels. Des modifications du comportement des arbres fruitiers, dues au réchauffement, ont aussi été mises en évidence par des 82

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La température est le facteur majeur qui influence la phénologie. Elle contribue pour une part essentielle à la délimitattion des aires de culture des espèces et variétés fruitières. Ce facteur climatique joue un rôle modulateur et déclenche le progrès visible de la phénologie, comme le débourrement des bourgeons chez les espèces fruitières et la coloration des feuilles pour de nombreuses espèces ornnementales (Körner et Basler, 2011). Dans le cadre de la problématique des effets du réchauffement climatique sur le compportement des plantes, la phénologie est devenue, depuis ces dernières années, une voie de recherche majeure dans la communauté scientifique internationale. Le réchauffement climatique constitue une forte pression sur la phénologie des arbres fruitiers, qui est à l’origine de nombbreuses réponses adaptatives. Au vu des nouvelles conditions environnementales nous devrions voir apparaître de nouvellles adaptations permettant aux espèces de subsister, sur le long terme. Les différences dans les réponses tempporelles de la phénologie des arbres aux récents changements climatiques sont dues à des différences de leur sensibillité à ces événements. En conclusion, le changement climatique a changé la phénnologie des espèces fruitières dans notre bassin méditerranéen et les événements du printemps sont modifiés plus que les événements en automne car ils sont plus sensibles et ils subissent également les plus grandes altérations du climat par rapport aux autres saisons.

L’époque de floraison joue un rôle impportant sur la régularité de la production car les conditions climatiques, durant ce stade influent, directement ou indirecttement, sur les composantes majeures de l’élaboration du rendement en fruits (sensibilité au gel, concordance de florraison, pollinisation). De nombreuses études rapportent des tendances phénnologiques reflétant les réponses au récchauffement climatique récent. Par ailleurs, des recherches menées sur le pommier en vue de caractériser les modifications des stades phénologiques résultant du changement climatique ont permis de constater un avancement des dates de floraison. Le phénomène n’a pas été graduel et une rupture autour de la fin des années 80 a été observée. Cela signifie qu’il existe de forts impacts des changements de température (interacttion de température x cultivar). Habituellement la floraison du pommier (variété Golden Delicious) se produit durrant le mois d’avril avec des dates d’apparrition des premières fleurs situées entre la première décade et la 3ème décade. Ce stadde phénologique a évolué dans le temps pour se situer, pendant les 10 dernières années, durant la 3ème décade du mois de mars. Les effets des changements climattiques sur le pommier, qui est une espèce des zones tempérées, apparaissent déjà sur son comportement phénologique. En effet, les dates de début floraison monttrent que cette dernière survient de plus en plus précocement (figure 1). Cette tenddance semble se manifester à partir des années 92. Elle a été précédée par une période de floraison caractérisée par des alternances très marquées. Les irrégularittés inter-annuelles de floraison sont devvenues moins importantes durant les dix dernières années. En 2008, la floraison a été tardive et très étalée dans le temps. Un retard dans le développement des structures internes des bourgeons est le résultat de ce changgement. Les anomallies de différenciattion observées sur le pommier seraient liées à des élévations de températures en période automnale associées à une dormmance perturbée. Ces deux facteurs ont probablement agit en interaction sur le cortège du développpement floral.

Efficacité préventive, curative et éradicante contre l’oïdium : -Sécurité d’efficacité préventive : cadence 10 jours -Sécurité d’efficacité curative : sécurise en association et renforce un programme de traitements - Sécurité d’efficacité éradicante : rattrape des situations difficiles Mode d’action unique parmi les fongicides antioïdiums Fongicide de contact et pénétrant, résistant au lessivage Utilisable en mélange avec d’autres pesticides Risque de développement des résistances considéré comme négligeable .Excellent outil de gestion de la résistance. Faible dose de substance active par hectare (175 à 210 g/ha) par apport aux autres produits de contact comme souffre. Application possible entre 5 °C et 35 ° C. Aucune incidence négative sur les qualités organoleptiques demi-vie courte dans l’environnement respectueux de la faune auxiliaire comme les typhlodromes et utilisable dans des programme de lutte raisonnée

Maière active : meptyldinocap 350g /l. Formulation concentrée émulsionnable Dose : * 50 cc/hl contre l’oïdium du Pommier, Tomate, Melon et Concombre * 0,6 l/ha contre l’oïdium de la Vigne DAR : * Tomate, Melon et Concombre : 3 jours * Vigne et Pommier : 21 jours

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Arboriculture

Le pommier et la tavelure :

De vieux compagnons de route A l’INRA d’Angers-Nantes, les chercheurs ont retracé l’histoire évolutive du champignon responsable de la tavelure du pommier, principale maladie rencontrée dans les vergers. Par des études génétiques, ils montrent que ce champignon aurait émergé d’Asie Centrale à partir de forêts constituées de l’ancêtre du pommier cultivé. Les auteurs montrent que la domestication du pommier a joué un rôle dans la différenciation génétique de l’agent de la tavelure, l’obligeant au fil de l’histoire à s’adapter à son nouvel hôte. Cette analyse souligne les formidables capacités adaptatives du champignon qui devront être prises en compte pour créer des variétés résistantes et concevoir une gestion durable de ces résistances.

rencontrée sur les pommiers cultivés et des pommiers sauvvages proches des habitations humaines et des zones agriccoles ; une population plus restreinte géographiquement, retrouvée uniquement sur des pommiers sauvages, Malus sieversii, dans les forêts des montagnes du Kazakhstan Est. Leur étude révèle que cettte dernière population serait restée isolée depuis environ 5000 ans, époque à laquelle

A

nalyser l’impact de la domesticattion des plantes sur les populattions pathogènnes qui lui sont associés offre la possibilité de comprendre pourquoi et comment des malladies émergent. A l’INRA d’Angers-Nantes, une équipe de chercheurs s’est inttéressée à identifier le centre d’origine et les caractéristiqques génétiques des populattions de l’agent de la tavelure, Venturia inaequalis, en réponsse à la domestication de son hôte, le pommier. Pour cela, ils ont prospecté en Asie Centrale dans le centre de diversité de Malus sieversii, l’ancêtre du pommier cultivé. Les prospections ont porté à la fois sur des forêts de Mallus sieversii au Kazakhstan et en Chine ainsi que sur des pommiers cultivés dans des vergers en Iran, Azerbaïdjan et Chine. Les caractéristiques 84

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génétiques de ces populattions ont été comparées à celles prélevées en Europe dans des vergers ainsi que sur le pommier sauvage Européen Malus sylvestris. A partir de l’étude génétique des échantillons collectés, les chercheurs identifient trois populations différentes du champignon Venturia inaeqqualis : une grande population européenne rencontrée sur les pommiers sauvages et cultivés; une population d’Asie centrale

a débuté la domestication du pommier. Le champignon responsable de la tavelure vivvait alors dans de véritables forêts de pommiers sauvages (Malus sieversii) à partir desqquelles ont été sélectionnées par l’homme les variétés de pommier cultivé (Malus dommestica). La domestication du pommier se serait donc accompagnée d’une adaptattion du pathogène Venturia inaequalis à son nouvel hôte à l’occasion d’un transfert de la

maladie sur l’espèce de pommmier domestiquée. A l’Antiquité les pommiers ont ensuite migré en Europe au travers de la route de la Soie, par le biais des activités humaines. La transmission de la tavelure s’est alors faite par l’apport de pommiers dommestiques infectés. Le champpignon a alors pu contaminer les pommiers sauvages europpéens qui étaient indemnes de cette maladie avant son inttroduction par l’homme. Au cours de l’Histoire, l’agent de la tavelure a ainsi dû s’adaptter de nombreuses fois à son hôte et à son nouvel environnnement, au gré de ses péréggrinations. L’agriculture et les habitats très différents qui se sont succédés ont en effet impposé différentes pressions de sélection sur les populations de pathogènes. A partir de la population isollée dans les montagnes du Kazzakhstan, qui peut être considdérée comme une relique de la population ancestrale du pathogène, cette équipe de chercheurs travaille maintennant à détecter des traces de signatures de domestication dans le génome du champiggnon et à mesurer les modificcations génétiques qui lui ont permis à la fois d’infecter de nouveaux hôtes et de s’adaptter à un environnement très différent de ses forêts d’origgine. Cette analyse rétrospective permettra d’élucider les méccanismes d’adaptation chez le pathogène, voire d’identifier des gènes déterminants dans le développement de la malladie. Ces informations assocciées à des études épidémiollogiques aideront à optimiser la construction des variétés réssistances (Coll. GenHort) ainsi que leur déploiement dans les vergers de manière à retarder l’adaptation du pathogène. Source : INRA France

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Oléiculture

Espagne L’huile d’olive marocaine inquiète En Andalousie, la production d’huile d’olive est une activité cruciale, faisant vivre plus de 200.000 producteurs dans 300 villages. En effet, la région assure 80% du tottale de la production d’huile d’olive espagnole, mais la concurrence croissante de la production marocaine commence à inquiéter. En ligne de mire des agriculteurs espagnols, l’accord signé en février, visant à libéraliser davantage les échanges commmerciaux agricoles entre l’Union européenne et le Maroc.  « Cet accord avec le Maroc, est un pas de plus vers la ruine des productteurs espagnols d’huile d’olive », se lamente Lope Ruiz Lopez, car « nous passons d’un quota de 52.000 tonnnes (d’huile) que pouvait exporter le Maroc pour toute la communauté européenne à la possibilité pour eux d’exporter toute leur production », souligne ce gérant d’une exploitattion de 40 hectares à Iznajar, village cerné de collines d’oliviers entre Cordoue et Grenade. Dans l’immédiat, l’Espagne n’a rien à craindre: elle est championne du monde du secteur, fournissant 50% de l’huile mondiale, et la production devrait grimper cette année à un nouveau record historique : 1,6 milllion de tonnes. Côté marocain, ce sont seulement 130.000 à 140.000 tonnes qui sont fabriquées chaque année. « Mais à moyen et long terme, cela met en danger la production espagnole »,

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affirme Miguel Cobos Garcia, seccrétaire général de l’Union des petits agricultteurs (UPA) à Cordoue: « ils vont planter 700.000 hecttares d’olivviers, c’est le double de ce qu’il y a autour de Cordoue ». L’huile qui provviendra, dans quelqques années, de ces nouvelles plantations « sera en concurrence directe avec la prodduction andalouse, car  le Maroc a un climat très semblable à celui de l’Andalousie, il est juste de l’autre côté de la Méditerranée », rappellet-il, et «il vise le même  marché, europpéen». Surtout, les conditions y sont très différentes. « Au Maroc, le salaire

d’un employé est de 6 à 8 euros la journée, pour 8 à 9 heures de travvail. En Espagne en revanche, le sallaire s’élève à 45 euros, plus 14 ou 15 euros pour la sécurité sociale, soit un coût de 60 euros par jour, pour 6 heures de travail ». Selon les opérateurs espagnols, la concurrence marocaine, de surcroît, s’invite dans un secteur qui se plaint déjà de prix en chute, sous la presssion notamment de la grande distribbution. « Dans les meilleures années, il y a 4-5 ans, le prix était au-dessus des 3 euros par litre, se souvient Miguel Cobos Garcia. Aujourd’hui nous en sommes à 1,80  euro ». «Le prix

auquel on nous achète notre produit, un produit d’une telle quallité qu’est l’huile d’olive extra vierge, couvre à peine les dépenses de prodduction», raconte Lope Ruiz Lopez, dont l’exploitation compte quelque 3.000 arbres, certains de plus de 200 ans. La région, est celle qui souffre le plus du chômage en Espagne, avec un taux de 31,23%. « Ici tout le monde vit directement ou indirectement de l’huile », note Lope Ruiz Lopez, donc si les problèmes qu’a actuellement le secteur ne se résolvent pas à court terme, pour Iznajar et les autres villlages alentour, la survie va être très compliquée dans les prochaines annnées ». « Si la culture de l’huile d’olive disparraît, les habitants de ces villages devvront émigrer vers une grande ville ou un village plus grand », renchérit Miguel Cobos Garcia, pour qui la sollution est de moderniser encore les méthodes de travail, afin de produirre plus et de «se battre sur le terrain de la qualité».

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Olivier

Nutrition minérale et régularité de la production A.  EL BAZ, Directeur Délégué, Laboratoire LCA Maroc

Face à un problème d’irrégularité de production de l’olivier (alternance), il est important de bien analyser ce phénomène. S’agit-il d’un phénomène lié à un manque de fleurs, à des fleurs de mauvvaise qualité, à des problèmes précoces de nouaison ou à des chutes physiologiques plus ou moins tardives ?

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Manque de fleurs :

Fleurs mal formées :

- La présence de fruits l’année n enggendre des phénomènes hormonaux qui limitent ou annulent la mise à fruit pour l’année suivante. La tendance est d’autant plus marquée que le nombre de fruits de l’année est élevé. - Comme toutes les plantes pérennes, l’olivier a trois types de besoins : bessoins végétatifs, besoins pour la prodduction de l’année et besoins pour la préparation de l’année suivante. L’exccès de consommation de l’un de ces axes, comme un nombre trop importtant d’olives, va pénaliser, hormonalemment, mais aussi nutritionnellement les autres, notamment la préparation n+1.

- On a ici souvent les mêmes origines que le cas précédent, mais ce problèmme peut aussi être provoqué par des accidents parasitaires ou climatiques pendant les périodes de différenciattion florale. - Des défauts de nutrition hydrique ou minérale (niveaux, équilibres…) pendant cette phase peuvent aussi provoquer ce phénomène.

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Chutes de fleurs ou de très jeunes fruits : - On part du principe, dans ce cas, que la préparation de la fleur a été correcte. Ce phénomène peut être lié

à un problème climatique, à un stress végétatif (à-coup de vigueur…). Une mauvaise mise en réserve organique l’année antérieure (= manque de résserves glucidiques) provoque égalemment ce phénomène. - Les causes minérales, sont assez bien répertoriées : excès d’azote en tant que tel, manque de phosphore ou calcium, rapport N/P, N/K, N/Ca trop élevé, déficit en bore ou en zinc, etc. - le diagnostic foliaire est un bon moyen permettant de diagnostiquer les risques d’alternance ayant des causes minérales. Nous citons dans ce sens deux cas de profil minéral d’arbbres conduisant à l’alternance, illustrés par l’analyse foliaire :

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Oléiculture Analyse de feuille type arbres conduisant à l’alternance Premier cas : Analyse folaire : Mois de juin / arbres d’oliviers ELEMENTS MAJEURS

APPRECIATION

DETERMINATIONS

 

Azote Total Phosphore Potassium Magnésium Calcium

N P K Mg Ca

unités % de MS % de MS % de MS % de MS % de MS

OLIGO-ELEMENTS

Résultats 1,50 0,09 0,79 0,22 1,80

Résultats

Zinc Cuivre Manganèse Fer Bore

Zn Cu Mn Fe B

mg/kg mg/kg mg/kg mg/kg mg/kg

Faible

7 8,9 46 106 10

Satisfaisant

<======= <======= <========    

Faible

==> ==>

Satisfaisant <======= <===== <====   <=======

Elevé

 

Elevé

      ==>  

La mininéralité réduite ici ne permet pas à l’arbre d’assumer à la fois : - La charge potentielle de l’année n (chute physiologique accentuée), - et la préparation de l’année n+1 : les phénomènes d’induction et de différencciation seraient fortement pénalisés, conduisant à un très faible potentiel fructtifère l’année n+1.

Deuxième cas

Analyse folaire : Fin Février/arbres d’oliviers ELEMENTS MAJEURS

APPRECIATION Résultats

DETERMINATIONS Azote Total

 

Faible

unités % de MS

2,40

 

Phosphore

P

% de MS

0,09

<=======

Potassium

K

% de MS

1,10

<==

Mg

% de MS

0,23

 

Ca

% de MS

1,00

<======

Magnésium Calcium

OLIGO-ELEMENTS

Résultats

==>  

Satisfaisant

Elevé

Zn

mg/kg

6

Cuivre

Cu

mg/kg

13,0

<▐

Manganèse

Mn

mg/kg

60

 

Fe

mg/kg

90

<==

 

B

mg/kg

10

<=======

 

Bore

- Ici, le niveau soutenu de l’azote en tant que tel (disponibilité soutenue en azote en fin de cycle de l’année n (fertilisation azotée ou minéralisation de la matière organique) ; - les rapports N/P, N/Ca très élevés et Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

Faible

Elevé =======>

Zinc

Fer

90

Satisfaisant

N

<===============

  ▌> ==>

les teneurs réduites en Bore et Zinc, sont tous des facteurs qui pénalisent et fragilisent la floraison et la nouaison (risque de forte chute de fleurs et de petit fruits l’année en cours). - A noter que le déséquilibre entre

l’azote et le phosphore, potasssium ou calcium, comme le manque de bore ou zinc, sont aussi la conséquence d’une forte charge l’année antérieeure. Il est donc parfois difficcile d’apprécier si les éléments minéraux sont la cause ou la conséquence du problème observé. Par contre, il est clair que tout déséquilibre de nuttrition l’année de forte charge va accentuer la tendance natturelle à l’alternance. - Un excès d’azote direct, par les apports, ou indirect, par l’eau, (ou un manque de phospphore, calcium ou potassium..) pendant une campagne à rendement élevé, accentue la variabilité pluriannuelle de la production. Il en est de même pour un manque d’azote

l’année de faible charge, la nuttrition azotée étant déjà diffficile du manque d’appel par les olives. - Il faut voir l’impact des élémments minéraux sous deux approches : causalité directe des chutes physiologiques ou, plus fréquemment, augmmentation de la sensibilité des arbres aux éventuelles difficultés climatiques (il en est de même pour les réserves glucidiques). - On voit ainsi que l’azote, en niveau ou en équilibre, reste à la base d’une réflexion sur la régularité de la production. Il faut également y associer le magnésium, fer et mangannèse en tant qu’éléments inddispensables à la valorisation interne de l’azote.

Chutes tardives :

- il faut vérifier avant tout si l’origine n’est pas climatique ou liée à un stress nutritionnel (à-coup végétatif, excès instantané d’azote, stress hydrique…). Sinon, ce cas est à relier à un déficit glucidique ou azoté, l’olivier adaptant sa charge à son potentiel nutritionnel. - On observe le plus souvent ce phénomène dans les sols froids, à réchauffement difficile où le manque de précocité de mise en route du système racinaire ne permet pas de compenser un manque de mise en réserve ou un épuisement de ces réservves. Face à un problème d’irrég-

de facteurs. La bonne approc-

gularité de production, la

che est de veiller à ce que la

première étape est donc

conduite de la nutrition (hyd-

toujours de vérifier à quel

drique, minérale…) n’accent-

type d’alternance on est

tue pas la tendance naturelle

confronté, même si, le plus

de l’olivier et sa sensibilité

souvent, il s’agit d’un cumul

aux aléas climatiques. Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

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Oléiculture

Système Todolivo Oliveraie en Haie Progression soutenue au Maroc Interview avec M. Martin Navarro, directeur technique Afrique du nord Todolivo Quelle est la surface totale actuellement plantée par Todolivo au Maroc? Plus de 3 500 Ha d’oliviers sont déjà plantés, principalement dans les réggions de Meknès-Fès, Béni-Mellal et Marrakech, parmi lesquels 2.000 ha sont déjà en production. Cette année, 130 ha supplémentaires entreront également en production. Il faut savoir qu’avec notre système de plantation et de gestion, les oliveraies peuvent entrer en production avant même d’avoir atteint l’âge de trois ans. Pour la campagne en cours, nous envisageons de planter 320 ha supplémentaires sur les régions de Meknès et de Tamellalt.

Quels sont les avantages du système Todolivo pour les prodducteurs marocains ? - Adaptation aux différents contextes et facilité de conduite : utilisable pour les petites et les grandes fermes, irrigguées ou non irriguées. - 100 % des huiles obtenues sont extra vierges. - Récolte mécanique rapide. - Production trois ans seulement après la plantation. - Productions élevées et constantes.

Quels sont les facteurs pris en considération lors de la réalissation d’une plantation? A vrai dire, très peu de facteurs pourrraient nous empêcher d’implanter nottre système. Cependant, il faut d’office exclure les exploitations ayant une pente supérieure à 25%, parce que la récolte mécanique y serait impossible, alors que c’est l’objectif même de la conduite en haie. Mis à part ce cas particulier, notre système peut s’adapter à différentes conditions, aussi bien pour les terrains en irrigué qu’en bour. En effet, nous sommes la première et la seule socciété capable d’adapter la conduite de 92

Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

l’olivier en haie même sur des terrains avec une disponibilité d’eau réduite. C’est d’ailleurs le cas de certains projjets réalisés au Maroc, où nous avons adapté les densités de plantation à des exploitations ayant des ressources en eau limitées. Apres l’étude de toutes les caractérristiques du terrain, il est possible de déterminer la variété qui s’y adapte le mieux ainsi que la densité optimale de plantation. En utilisant les techniques les plus avancées, la plantation clé en main est réalisée sous la supervision de nos ingénieurs spécialisés dans ce type de conduite. Mais notre rôle ne se s’arrête pas ici, nous sommes toujours aux cotés du client pour l’aider à réusssir son projet, grâce à une assistance technique pour tous les aspects de la gestion : irrigation, taille, traitements phytosanitaires, désherbage…

Quelles sont les variétés s’adaptant le mieux au Systtème Todolivo? Actuellement, nous pouvons affirmmer avec certitude que trois variétés s’adaptent le mieux à notre Système : Arbequine, Arbosana et Koroneki. Déterminer la variété qui convient le mieux à un sol donné et la densité de plantation optimale, sont des paramèttres fondamentaux pour la réussite de l’oliveraie. Pour la conduite en Haie, les

caractéristiques requises d’une variété d’olivier sont : flexibilité, précocité, vigueur réduite et surtout peu de varriation interannuelle de production (alternance). Et ces trois variétés réppondent d’ailleurs parfaitement à ces exigences. En fait, c’est toujours au client de choissir la variété en fonction de ses objecttifs commerciaux. Mais chez Todolivo, nous conseillons de planter différentes variétés afin de diversifier le produit obtenu et bien sûr pour échelonner la récolte dans les grandes exploitations, puisque chaque variété a une date de récolte différente. Par ailleurs, il faut savoir que nous avons un programme de Recherche et Développement en collaboration avec l’Université de Cordoue pour l’obtenttion de nouvelles variétés s’adaptant encore mieux au système. Une nouvellle variété nommée Sikitita est née de ce partenariat et après de nombreuses années d’essais, elle va bientôt pouvvoir figurer parmi les variétés à utiliser dans les grands projets. Sikitita possède les caractéristiques idéales pour la conduite en haie et la qualité de son huile est exceptionnnelle. D’ailleurs, il est très important de continuer à trouver de nouvelles variétés pour pouvoir proposer des produits différents répondant aux préférences de chaque marché.

Y a-t-il une conduite spéciale en fonction de chaque variété ? Au départ la conduite est pratiquemment identique : plantation, taille de formation, traitements, etc. Cependant, au bout de la première année, certains détails diffèrent, comme par exemple le programme de la nutrition qu’il faut adapter en fonction de la variété. A noter que le rendement dépend en grande partie de la densité pratiquée (la conduite en haie est adaptée en fonction du terrain de chaque agricultteur), comme le montrent les chiffres : - En bour (pas d’irrigation) : entre 950 et 1.370 Kg d’huile d’olive/Ha. - Irrigation d’appoint (250 -800 m3/ Ha) : entre 1.100 et 1.700 Kg huile d’olive/Ha. - Irrigation (1.000 à 2.000 m3/Ha) : enttre 1.500 et 2.700 Kg/huile d’olive/Ha.

Quelles sont les mesures adoptées pour raisonner l’usage de l’eau et des fertilisants ? En fait, nous essayons d’adapter ce type de conduite au maximum d’agric-

culteurs. Pour les projets en irrigué, nous utilisons le système goutte à goutte qui permet de maîtriser les apports d’eau et de fertilisants, et de fournir aux oliviers juste les quantités nécessaires. Pour les exploitations en bour ou en irrigation d’appoint, l’usagge de l’eau est raisonné.

Quels sont les avantages de la récolte mécanisée ? Aujourd’hui, la mécanisation de la réccolte est fondamentale pour être préssent sur le marché. Force est de constatter qu’au Maroc actuellement, il est de plus en plus en difficile de trouver suffisamment de main d’œuvre pour réaliser la récolte manuellement. Sans la mécanisation, il serait impossible de récolter de grandes surfaces au stade de maturation idéal des olives afin de produire des huiles répondant aux normes internationales de qualité. La grande vitesse de récolte assurée par les enjambeurs (2,5 heures/ha) réduit le délai entre la ceuillette et la trituration, ce qui favorise l’obtention d’une huile d’olive vierge extra.

Avec l’augmentation de la production marocaine, est-ce que vous aidez vos clients à trouver de nouveaux marchés pour leurs produits ?

Plantation mécanisée guidée par GPS

Aujourd’hui, l’huile d’olive s’est globallisée. Beaucoup de pays sont devenus de grands producteurs, alors qu’il y a quelques années à peine, l’olivier n’y existait pas. Dans ce contexte, notre système permettra aux producteurs marocains de produire une huile d’olivve de qualité, en quantités suffisantes pour rester compétitifs sur le marché. Il est vrai que nous aidons nos clients à trouver d’éventuels acheteurs pour leurs produits. Mais la meilleure aide que l’on puisse leur fournir est d’installler un système performant et durable Pour plus qui leur permette de rester compétitd’informations : tifs, et de jouir des mêmes atouts que les grands producteurs mondiaux. www.todolivo.com

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Arboriculture

Nouvelle réglementation des aides de l’état : Quel avenir pour le développement de l’entreposage frigorifique dans les exploitations agricoles M. Mohammed LAHKIM BENNANI *

Nul ne pourrait contester aujourd’hui la nécessité de développper la capacité du secteur agricole marocain en unités frigorifiqques pour la conservation des fruits et légumes. Le but recherché est de protéger la production agricole nationale, de réguler les prix et d’éviter autant que possible le recours aux importations des prodduits agricoles qui sont nécessairement faites en devises fortes.

P *Juriste, arboricculteur. Président de l’association agricole de lutte contre la grêle et les aléas climatiqques de Sefrou (ALACS)

our ce qui est des fruits en particulier, la récolte de la quasi totalité des fruits à pépins et à noyaux suscceptibles d’être conservés dans des entrepôts frigorifiques se déroule au cours des mois de septtembre et octobre de chaque année. Ces fruits, s’ils ne sont pas entreposés dès leur cueillette dans des unités friggorifiques, perdent en grande partie leurs qualités gustative et commercciale et finissent par pourrir à plus ou moins brève échéance, entrainant une lourde perte pour les producteurs et pour l’économie nationale. De plus,

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les besoins nationaux en fruits sont à ce jour loin d’être couverts et nous sommes toujours acculés à l’importtation, d’une année à l’autre et sellon le volume de la récolte réalisée, d’une partie plus ou moins importtante de la consommation nationale. Les entreprises qui investissent à titre commercial dans l’entreposage des fruits et légumes, se voient exonérés de la TVA et de l’IS pendant les 5 premmière années du démarrage de leur activité. Par contre les arboriculteurs qui équipent leur exploitation en froid, sont à ce jour assujettis à la TVA qui est de l’ordre de 20% des sommes invest-

ties dans la construction et l’équipemment de leurs entrepôts frigorifiques alors qu’ils sont déclarés, selon les textes légaux, exonérés d’imposition. Ainsi les services fiscaux refusent de délivrer aux arboriculteurs un certtificat d’exonération de la TVA au prétexte que la construction d’un entrepôt frigorifique ne rentre pas à proprement parler dans l’activité agricole mais dans le domaine agroalimentaire. Ceci est une aberration car la construction par l’exploitant agricole d’un entrepôt frigorifique sur le site de son exploitation, dans le but de conserver sa production fait partie intégrante de l’activité agricole. Ainsi, les arboriculteurs contestent le bien fondé de la position de l’administtration fiscale car lorsque la loi a exonnéré l’agriculteur de l’impôt, elle n’a pas limité l’exonération à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés. Par ailleurs, l’arboriculteur qui investit pour équiper son exploitation en froid depuis 2009 se trouve doublement pénalisé. En effet, si l’aide que l’Etat lui accordait était de 330Dh /m3 de froid construit (prime et subvention

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Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

confondues), soit environ 25% du prix de revient de l’investissement (ce qui lui permettait au moins de récuppérer la TVA) l’aide en question a été réduite en 2010 à 10% du prix total de l’investissement ce qui ne couvre désormais que la moitié de la TVA. Les choses étant ce qu’elles sont, la majorité des arboriculteurs qui projetaient d’équiper leur exploittation en froid ont renvoyé l’exécuttion de leur investissement à des jours meilleurs. Ceci va se traduire par un ralentissement des investisssements dans le domaine agricole. Nous allons donc continuer à assistter à la chute des prix des fruits au lendemain des récoltes suite à l’enggorgement des marchés par les fruits fraichement récoltés et à l’augmenttation des prix au cours des mois qui suivent, sans oublier la recrudescence des importations pour couvrir les besoins de la population. J’estime que les agriculteurs en général, sont exonérés par la loi en vigueur de toute imposition quelle qu’elle soit. Par ailleurs, il est à noter qu’une unité frigorifique, même inférieure à

1000 tonnes, est rarement achevée dans l’année du démarrage du projjet. L’étude préliminaire, l’établissemment des plans, l’autorisation adminnistrative et l’accord du crédit sont rarement réalisés et obtenus dans l’année. L’exécution du génie civil, plate forme, charpente, isolation thermmique et équipements frigorifiques nécessitent une deuxième année. Par conséquent, ceux qui ont démarré leur projet en 2009 avec l’espoir de bénéficier de l’aide étatique de 330 DH /m3 de froid construit, ont été étonnés et déçus de voir l’administtration réduire ladite aide à 10% du coût total de l’investissement. Les DPA ont informé les exploitants agric-

coles intéressés que les projets inittiés en 2009 ne pouvaient bénéficier que d’une aide de 10% du prix de revient du projet, ce qui serait considdéré comme une application rétroacttive de la nouvelle règlementation. J’estime donc, que les projets initiés en 2009 bénéficient de la règlementtation en vigueur au cours de ladite année et non de la règlementation postérieure promulguée en 2010. Je suis convaincu par ailleurs, qu’il est nécessaire de revenir à l’ancienne règlementation pour encourager le développement de la capacité frigoriffique dans les exploitations agricoles.

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Arboriculture

La qualité des pêches La qualité gustative des pêches est un enjeu important pour les différents acteurs de la filière fruits (producteurs, coopératives de collecte, grandes surfaces…). Pour comprendre ce qui détermine la composition des pêches et donc leur qualité, des chercheurs français étudient la croissance des fruits et l’accumulation des sucres et des acides. Ils utilisent à la fois les mesures au champ, les expérimentations et la modélisation sur ordinateur. Ils ont montré que la composition du fruit était très liée à sa croissance: au sein de l’arbre, les fruits les plus gros sont aussi les meilleurs.

Des variations surprenantes La qualité des pêches varie beaucoup entre les fruits issus d’un même vergger. La teneur en sucres peut varier de 2 à 12 % selon la position du fruit dans l’arbre : les fruits les plus sucrés se trouvvent dans les parties de l’arbre les plus favorables à leur croissance : zones bien éclairées, présentant une surface foliairre suffisamment importante.

Les plus grosses pêches sont les meilleures La taille des pêches est un critère esssentiel de leur qualité : les plus gros

fruits sont les plus sucrés et les plus ricches en acide malique, molécule favorrable au plan gustatif. Environ 50% du poids sec du fruit est constitué de succre (saccharose surtout). Celui-ci s’acccumule dans le fruit surtout durant le dernier mois, d’autant plus fortement que la croissance du fruit est importtante. Un travail récent a par ailleurs montré qu’une forte croissance favorrisait l’acide malique aux dépens des autres acides.

Comment la croissance du fruit détermine sa qualité Ce sont les concentrations en sucres et en acides qui déterminent pour une part importante la qualité de la pêche. Ces concentrations dépendent de trois processus, tous liés à la croissance du fruit : - les apports en éléments carbonés (esssentiellement sucres) par la sève, - leur transformation par le métabol-

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Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

de l’arbre) et de la demande du fruit. En cas de déficit hydrique, ce flux est ralenti.

L’intérêt d’une modéllisation

lisme en différents sucres et acides - la dilution de ces composés dans l’eau du fruit. La pêche est reliée au rameau par son pédoncule. Elle reçoit par ce biais la sève élaborée par la plante. Les produits de cette sève sont utilisés par le fruit pour fabriquer toutes les substtances dont il est constitué (arômmes, sucres, acides, parois celllulaires …). Cette alimentation carbonée du fruit dépend de l’offre de l’arbre et aussi du flux d’eau, agent transporteur. De plus, elle varie beaucoup dans l’arbre. Ceci explique la variation de qualité observée entre les fruits d’un même arbre. Les proggrammes de recherche en cours s’attachent à mieux caractériser cette variation. C’est aussi par le pédoncule que la pêche reçoit la sève brute, qui lui fournit de l’eau et des éléments minéraux. Les besoins en eau du fruit sont importants : une grande partie de l’eau (50 à 80 %) qu’il reçoit par la sève est transpirée au travers de son épiderme. Le flux d’eau entrant dépend de ce que l’arbre est cappable de fournir (état hydrique

Le fonctionnement global de l’arbre est complexe. Les flux carbonés dépendent de la phottosynthèse qui assure la fabricattion de la matière première et les flux d’eau dépendent de la transpiration foliaire. Les fruits ne sont pas les seuls consommmateurs de sucres nutritifs et d’eau. Feuilles et rameaux doivvent survivre et croître. Dans ce contexte, l’emploi de la simulattion informatique est essentiel. C’est elle qui permet de relier les connaissances sur la croissance des différents organes, d’apppréhender les circulations dans l’arbre, d’expliquer pourquoi tel site de l’arbre reçoit des flux plus importants que tel autre et, en définitive, de comprendre les relations de compétition au sein de l’arbre. C’est elle aussi qui intègre les connaissances sur les processus d’élaboration de la qualité afin de raisonner, plutôt que par critères séparés, en « profil de qualité » tenant compte de l’antagonisme ou au contraire de la concordance entre les différents processus à l’œuvre dans l’arbre. La modélissation doit également permetttre d’étudier l’effet sur la quallité des techniques de culture : éclaircissage des fruits, irrigattion, taille.... Avec les modèles, on peut réaliser des expérimenttations virtuelles avec toutes sortes de scénarios combinant des opérations culturales, des conditions environnementales variées, des événements : éclairccissage à telle date suivi tant de jours après par une attaque parasitaire réduisant la surface foliaire, ou semaines alternées d’irrigation pléthorique et de restriction hydrique, par exempple. Les modèles élaborés pourrront être adaptés à d’autres esppèces végétales que le pêcher (des recherches sont en cours sur la tomate et le manguier). Enfin, ils sont actuellement coupplés avec la carte génétique du pêcher en vue d’une utilisation pour la sélection variétale en favveur de la qualité. Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

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Arboriculture

Les générateurs anti-grêle Quelle protection ? M. Mohammed LAHKIM BENNANI* Le secteur de l’arboriculture fruitière constitue un maillon important du tissu économique marocain, importance qui se traduit tant par les millions de journnées de travail qu’il dispense à la main d’œuvre locale que par la fixation des populations rurales sur leurs régions natales et la valeur ajoutée qu’il réalise par la production de fruits, denrées indispensables, qui rentrent dans la consommmation quotidienne de la population nationale. Mais ce secteur qui requiert de lourds investissements reste soumis à deux risques majeurs, à savoir, le gel et la grêle. *Juriste, arboricculteur. Président de l’association agricole de lutte contre la grêle et les aléas climatiques de Sefrou(ALACS)

Cas du gel Les arboriculteurs sont insuffissamment informés et sont acculés pendant les périodes à risques à passer des nuits blanches, les yeux rivés au thermomètre afin de décclencher, lorsque le stade critique est atteint, les moyens primitifs dont ils disposent pour réchauffer l’atmosphère. En effet, si on exceptte certaines grandes exploitations qui disposent de moyens de lutte sophistiqués, entre autres éoliennnes, chaufferettes à gasoil équippés de dispositifs d’alerte et de

déclenchement automatique du système, la quasi totalité des arborriculteurs sont réduits à la mise à feu des monceaux de bois de taille et des pneus usagés qu’il ont acccumulés sur certains sites de leurs exploitations avec tout ce que cela constitue comme danger d’incenddie pour toute l’exploitation et le voisinage.

Cas de la grêle Les tempêtes de grêle ne constittuent pas seulement un danger pour la production fruitière ann-

nuelle qui est souvent mise à néant, mais aussi un danger pour les arbres fruitiers eux mêmes. Parffois, la gravité des dégâts est telle que les arbres sont condamnés à l’arrachage. Le cas de Midelt il y a quelques années, ainsi que celui d’Oujda en 2010 sont là pour l’atttester. L’expérience prouve qu’il n’y a guère de meilleure protection que les filets anti-grêle. Mais, ceux-ci requièrent de lourds investissemments qui restent hors de portée de la majorité des professionnels. Conscient de la gravité des enjeux, l’Etat marocain a bien voulu subvventionner l’installation des filets à concurrence de 60.000 DH maximmum par hectare couvert. La FEDDAM aurait aimé plus, car le coût de revient d’un travail de qualité est de 160.000 DH à l’hectare. Seul les plus nantis peuvent donc faire face à un tel investissement alors que les autres en sont incapables, même en bénéficiant de la subvvention étatique. On estime donc que dans les annnées à venir, les espoirs ne peuvent dépasser 10% du verger national à bénéficier de la protection des fillets anti-grêle. La seule alternative qui reste aux arboriculteurs est de souscrire une police d’assurance anti-grêle qui reste aussi coûteuse bien que subventionnée partiellemment par l’administration.

Générateurs anti-grêle Protection relative Dans cet état de choses, le seul recours possible reste d’assurer 98

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BADRA Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

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Arboriculture L’expérience prouve qu’il n’y a guère de meilleure protection que les filets antigrêle. Mais, ceuxci requièrent de lourds investissements

aux agriculteurs une protection relative par le développement du réseau national des générateurs anti-grêle. Il s’agit réellement d’une protection toute relative car les générateurs eux même ne sont plus efficaces lorsqu’ils sont trop éloignés les uns des autres ou lorsqque le réseau n’est pas mis en marcche dans sa totalité à cause de la défectuosité d’un ou plusieurs apppareils ou encore lorsque l’intenssité des bourrasques et des vents est excessive et que les grêlons dépassent un certain volume. Avant de rentrer dans les détails, il est rappelé que l’administration marocaine avait initié l’expérience de la lutte anti grêle en installant des générateurs sur les sites des centres de travaux agricoles. Mais il s’est vite avéré que les essais n’étaient point concluants car les CT sont fermés pendant les fins de semaines et les jours fériés. Par ailleurs, les CT ne sont ouverts que pendant les horaires officiels de travail. Or, la nature n’est assujetttie à aucun horaire et les orages peuvent survenir à n’importe quel moment et alors que les centres de travaux sont fermés. Pour bien gérer les générateurs en

du Maghreb 100 Agriculture N° 59 - Avril 2012

CHAUFFRETTES

question, il aurait fallu assurer une permanence après la fermeture des bureaux et pendant les jours fériés. Ce qui aurait nécessité une équipe de trois techniciens par CT devant se relayer toutes les huit heures et pendant toute l’année sans considérations de congés de fin de semaine ou de jours fériés. Il fallait donc rechercher une alternnative que l’administration a trouvvée en suscitant la création des associations de lutte anti grêle sur lesquelles elle s’est déchargée du fardeau de la gestion continue des générateurs. Lesdites associations se sont donc engagées à gérer le parc de générrateurs qui ont été installés chez certains de leurs membres sur les sites névralgiques, ce qu’on apppelle communément les couloirs de la grêle, couloirs qui ont été traccés par les techniciens des services météorologiques sur la base des statistiques établies sur la foi de dizaines d’années d’observation. Des conventions de partenariat ont été signées entre l’administrattion représentée par les Directions régionales de l’agriculture et les Directions régionales des services météorologiques, d’une part, et les

associations, d’autre part. Selon les termes de ces conventions l’adminnistration s’est engagée à assurer la maintenance et la fourniture du gaz propane et du mélange indisppensables pour le fonctionnement des générateurs.

Une gestion difficile Après trois années de partenariat effectif, au cours desquelles les techniciens des services météorrologiques se sont chargés de la maintenance et des réparations des générateurs, leurs directions se sont considérées libérées de tout engagement. Elles avancent qu’elles ne disposent point de piècces de rechange et qu’il leur est impossible de déléguer leurs technniciens pour procéder aux réparat-

Les filets restent pour l’instant la meilleure protection contre la grêle tions nécessaires. L’Association agricole d’alerte et de lutte anti-grêle et les aléas climmatiques de Sefrou (ALACS), entre autres a fait l’effort de tenter de s’approvisionner en pièces de recchange mais le fournisseur qu’on lui a désigné a reconnu qu’il ne disposait d’aucun stock et qu’il falllait passer des commandes et pattienter des mois pour importer les pièces nécessitées par la réparattion des générateurs défectueux. Or, selon les connaissances en la

matière l’efficacité relative des générateurs n’est assurée que si le réseau installé sur une région donnée est fonctionnel dans sa tottalité. Par ailleurs, il est établi que la protection relative assurée par un générateur donné ne profite point à cause des vents qui accompaggnent les orages à l’exploitation sur laquelle il est installé, mais aux exploitations sises en aval. Les membres de l’association qui ont accepté de gérer l’un des générateurs le savent et continnuent malgré tout à supporter à longueur d’année le salaire de l’employé qu’ils ont chargé de la surveillance et la mise en marche de l’appareil, ainsi que l’achat et le transport du gaz propane. Mais l’association ALACS ou n’impporte quelle autre association n’a ni les moyens pour s’attacher les services d’un technicien spécialisé pour la maintenance des appareils, ni pour l’importation ou l’achat sur

un marché local hypothétique des pièces de rechange. Ce qui est sûr, c’est que la protecttion de l’agriculture marocaine contre la grêle est un devoir de l’administration, un service public qu’elle a délégué aux associations dans le cadre des conventions de partenariat. Les membres des asssociations continuent donc à gérrer bénévolement les générateurs. L’administration devrait de son coté continuer à assurer le coté technique et la maintenance desdits appareils, à fournir les pièces de rechange ainsi que le mélange et le gaz propane indisppensables pour leur fonctionnnement. Par ailleurs, elle devrait penser à acquérir de nouveaux appareils afin d’assurer une effficacité accrue des réseaux déjà en place.

Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

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Artichaut

Les semences remplacent les boutures

Une petite révolution est en train de se produire dans le secteur de l’artichaut. Les semences hybrides remplacent progressivement le bouturage avec les drageons, longtemps pratiqué dans les régions de production au Maroc.

L

a superficie totale consacrée à l’artichaut dans notre pays est estimée à un peu plus de 4000 ha, les principales réggions de production étant le Gharb (plus de 80%), la Basse Moulouya, le Saïs et le Haouz. Généralement cultivvée dans des petites parcelles familliales caractérisées par un système de production associé à l’élevage, cette culture demeure conduite sellon des pratiques traditionnelles et reste bien en deçà de son potentiel : - multiplication par voie végétattive (bouturage) : le matériel végéttal localement utilisé est restreint et provient de populations faiblemdu Maghreb 102 Agriculture N° 59 - Avril 2012

ment productives, hétérogènes, sensibles au froid et de qualité médiocre. En effet, la majorité des producteurs renouvellent leurs cultures à partir des boutures prélevées des souches issues des vieilles plantations. De plus, cette pratique occupe trop le sol et génnère des opérations supplémenttaires et coûteuses, - techniques culturales peu perfformantes - rendement moyen faible et très variable - faible qualité des capitules (ouverts,…) - Mauvais controle des mauvaises

herbes (utilisées pour l’alimentattion du bétail). - Le mode d’irrigation dominant (gravitaire) et les propriétés physiqques des sols, notamment dans le Gharb (80% de la surface), gênent la germination des boutures et rendent leur taux de reprise faible (mortalité 20-30%) et le peuplemment mal maîtrisé. De plus, aujourd’hui, les productteurs doivent faire face au problèmme du manque de main d’œuvre, notamment pour la préparation des drageons pour la plantation, le dédrageonnage et la récolte étallée dans le temps.

Agriculture du Maghreb N째 59 - Avril 2012

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Artichaut, les semences remplacent les boutures

De gauche à droite : M. Mohamed Ali Lyaziri (producteur) et M.Hadria (Nunhems). Dans son exploitation située dans la commune de Mejjat (province de Chichaoua), M. Lyaziri a réservé près de 7 ha à la culture de l’artichaut. Les capitules issus des trois variétés cultivées (vert et violet) sont écoulés sur le marché local.

Les semences d’artichaut En fait, il existe depuis longttemps des variétés d’arttichaut qui peuvent être multipliées par graines. Ceppendant, cette multiplication est très délicate et, de plus, ces variétés conservent les caractéristiques des variétés traditionnelles d’artichaut: vigueur moyenne, manque d’uniformité, etc. Apres plus de 10 ans de recherches inttensives, le semencier Nunhhems a développé les premmières variétés d’artichaut hybrides de semences. Issues de croisements entre lignées soigneusement sélectionnnées, ces variétés sont très fructifères et présentent des capitules uniformes et de très bonne qualité commerciale, qu’elles soient destinées au marché local ou à l’exporttation. Les rendements sont également plus élevés que pour les cultures issues des boutures. Actuellement, la gamme de Nunhems comporte aussi bien des hybrides verts comme Symphony et Madriggal que des hybrides violets, du Maghreb 104 Agriculture N° 59 - Avril 2012

notamment Opal et Opera. « Ces variétés conviennent parfaitement pour une large gamme de conditions de culture (sol, climat...). Après les résultats spectaculaires obtenus suite aux essais menn nés en 2009 et en 2010 dans le Gharb, l’Oriental et le Haouz, les cultures à grande échelle ont commencé à voir le jour dans ces différentes régions », confirme M. Larbi Hadria de Nunhems.

Avantages des hybrides Par rapport aux cultivars traditionnels à multiplicat-

tion végétative, les variétés qui se multiplient par graine présentent des avantages multiples : - possibilité de semer et planter à n’importe quel momment, - matériel végétal sélectionnné, homogène et répondant aux exigences du marché. - bon contrôle de la densité - plants vigoureux et très productifs avec des têtes coniques, compactes et bien fermées. A noter que la forte vigueur diminue la sensibillité au froid et au gel - absence de transmission de malladies, de parasites et de virus. - libération du sol dès que la récolte n’est plus nécessaire. - possibilité d’évolution du secteur de l’artichaut de l’état conventionnel à l’état structuré par l’adoption à grande échelle des semencces graines des variétés hybbrides - diversité des usages (frais, transformation).

Techniques de culture Cultiver des variétés d’articchauts hybrides nécessite la mise en œuvre de pratiques culturales spécifiques. Ainsi

vu l’introduction relativemment récente de ces semencces et grâce à sa grande exppérience du terrain, M. Laarbi Hadria fournit aux clients les conseils et l’accompaggnement nécessaires pour la conduite adéquate de la culture et l’obtention de renddements élevés. Plusieurs points clés doivent ainsi être pris en compte : - le semis et l’élevage des plants doivent être réalisés par des pépiniéristes spéciallisés disposant de structures adaptées (froid), pour garanttir à l’agriculteur une bonne reprise et des parcelles d’une grande uniformité. Le semis se fait généralement vers fin mai et la plantation entre juillet et aout. - la densité conseillée est de 6000-7000 plants/ha en fonction des variétés, en veillant à maintenir un écarttement suffisant entre les lignes pour une meilleure aération et un meilleur état sanitaire de la culture. - L’artichaut est exigeant en eau. En plus du système du goutte à goutte, la préparattion du sol revêt une importtance capitale pour éviter les

Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

105

Artichaut, les semences remplacent les boutures ché de frais (local ou export) ou de transformation. Les capitules sont ramassés avec une partie de leur pédoncule dans des caisses et les ventes se font majoritairement au niveau de la parcelle. « Le prix des semences est compensé par une meilleure rentabilité grâce à l’augmentation des rendements et une meilleure valorisation sur le marché puisque les artichauts issn sus de variétés hybrides sont mieux payés que ceux issus de boutures » explique M. Hadria. De droite à gauche M. Larbi Hadria (Nunhems) et M. Azeddine Lamzef, gérant d’une exploitation dans la région Chichaoua, relevant du groupe Vendelice, spécialisé dans la production de melon charentais jaunissant et qui a décidé de mettre à profit son expérience et sa structure de conditionnement pour diversifier son offre à l’export. Une dizaine d’hectares sont ainsi consacrés à la culture d’artichaut violet, très apprécié sur le marché français.

zones de stagnation d’eau. Les appports en engrais et en eau doivent être adaptés aux besoins spécifiqques de chaque variété et ajustés en fonction des stades phénologgiques de la plante. A noter que certaines des variétés d’artichaut Nunhems tolèrent des niveaux de

salinité élevés (eaux chargées). - Certaines mauvaises herbes constituent un vrai danger pour la culture (compétition et hébergemment de ravageurs). Pour une lutte efficace contre les adventices, il convient de combiner des technniques culturales appropriées (binnage et buttage) avec l’utilisation de désherbants. - il est fortement déconseillé d’utilliser le paillage plastic pendant la période estivale. - pour satisfaire le besoin physiollogique de l’artichaut et assurer une bonne précocité (gain de 1-2 mois), des applications foliaires d’acide gibbérellique AG3 (régulatteurs de croissance) sont préconissées à des doses précises en foncttion des variétés.

Récoltes et commercialisation Les récoltes commencent fin novvembre et s’échelonnent d’une manière progressive pour décroîttre durant les dernières récoltes vers fin avril. Le rendement moyen fréquent est de l’ordre de 15-20 tonnes/ha et les opérations de récolte et de post-récolte dépenddent en grande partie de la destinnation finale des artichauts : marcdu Maghreb 106 Agriculture N° 59 - Avril 2012

La gamme Nunhems Plusieurs variétés sont disponibbles, principalement en fonction des conditions de culture (sol, climat...) et des objectifs commmerciaux du producteur : local (vert), export (violet), industrie (compacte et dense). Certaines sont précoces, d’autres tardives et beaucoup de producteurs optent pour un panache de varriétés.

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Pour plus d’informations contacter : M. Larbi Hadria, Coordinateur Technique pour le Maghreb Nunhems Tél. : 06 61 95 94 96

Agriculture du Maghreb N째 59 - Avril 2012

107

Arboriculture

Les cerises

Levier pour le marketing territorial d’Ain Leuh Melle Laila LOUDDI, M. Ali ZAHRI et M. Larbi GRIMIT DRA Meknès Tafilalet

Le cerisier, espèce arboricole fascinante par la splendeur de sa floraison abondante et généreuse au printemps, a été initialement introduit à Aîn Leuh (province d’Ifrane) par les colons en tant qu’arbre ornemental, puis adopté et multiplié par la population locale pour l’autoconsommation. La superficie plantée a atteint 100ha en 1991 et actuellement, cet arbre a gagné plus d’inttérêt dans la région. Conduit en irriguée (Petite et moyenne hydraulique), il est planté sur une superficie de l’ordre de 440 hectares, répartie entre la commune de Ain Leuh (85 %) et la commune de Sidi El Mekhfi (15%). Les renddements réalisés sont compris entre 4 et 20 T/ha avec une moyenne estimée à 10 T/Ha (soit une production moyenne de 4.400 T/an correspondant à 40% de la production nationale).

C

oncernant le profil variétal, il existe un large spectre de variétés dont la cueillette s’étale sur la période allant de mi-avril jusqu’à fin juin, ce qui permet d’écouler la production dans des conditions favorables de néggociation. La vente sur pied est prédomminantes (70 % de la production). Le reste est commercialisé directement sur les marchés de gros des grandes villes (Meknes, Casablanca et Oujda) à un prix largement plus intéressant allant jusqu’à 30Dhs/kg. A noter que ces dernières années, on assiste à un début d’intérêt des industriels aux cerises d’Aîn Leuh, ce qui renforce la notoriété de ce produit et augmente sa part de marché. Du point de vue écologique, et à l’invverse des autres plantes fruitières, le

du Maghreb 108 Agriculture N° 59 - Avril 2012

cerisier est moins exigeant en traitement phytosanittaire. De plus, l’installation des vergers de cerisier, notamment sur les terrains en pente, c o n t r i -b bue à la r é d u c -t tion de l’érosion hydrique. C’est aussi un arbre qui valorise l’eau en zones d e montagne. Cependant, la filière fait face à certainnes contraintes qui limitent son dévelloppement, entre autres : - Le foncier : avec des statuts juridiqques peu adéquats et une flambée des prix des terres avec l’arrivée d’investtisseurs provenant d’autres régions du Maroc; - Les aléas climatiques : surttout le risque de la gelée et la grêle avec une fréquencce d’une année sur quatre; - Le tissu des organisations professionnelles

actif, mais peu performant. Or, ces orgganisations sont amenées à jouer le rôle de relais pour dynamiser et faire adhérer les agriculteurs aux projets de développement de la filière ; - Les niveaux faibles et variables des rendements, ce qui rend nécessaire la concentration des efforts d’améliorattion de la conduite technique; - La commercialisation : la vente  sur pied aux intermédiaires diminue la marge bénéficiaire des producteurs et extériorise la valeur ajoutée du prodduit hors de la zone de production.

Stratégie de développement de la filière cerise Ain leuh Vision stratégique d’appui au développement  Dans le cadre de l’accompagnement de ses différentes structures, la Directtion Régionale de l’Agriculture Meknès Tafilalet a mis en place un programme régional d’encadrement et de suivi des actions relatives au partenariat et appui au développement de la région. Ce programme, a pour objectif, dans un premier temps, d’insttaurer un dispositif permettant d’assurer la proximité avec les différents acteurs et structures intervenant dans la mise en œuvre des projets du Plan Marroc Vert. Ensuite, il permettra la mise en commun des connaissances et bonnes pratiques et le partage et la diffusion des expériences réussies à l’échelle de la région via un système de réseautage des différents acteurs et entités (organisations professionnnelles, établissements de formation professionnelle, etc). Cette vision stratégique d’appui au dévveloppement s’est basée en premier lieu sur un diagnostic global touchant divers volets (OPA, fils d’agriculteurs, femmes rurales, etc) et qui a intéressé la filière, les acteurs et le territoire. Ce travail est destiné à produire la mattière première constituant la base de données indispensable pour l’élaborration de programmes d’action terrritorialisés par province et par zone agroécologique homogène.

Mise en œuvre d’un projet pilier II du Plan Maroc Vert En plus du patrimoine du cerisier existtant au niveau d’Ain Leuh, et dans le

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Arboriculture

cadre du Plan Maroc Vert, un projet pillier II, étalé sur quatre ans, est en cours de réalisation. Il consiste en la reconvversion de la sole céréalière en cerisier à travers les composantes suivantes : - La plantation de 100 Ha pour 60 arbboriculteurs - Des actions d’appui et de sensibilisattion, la formation technique et managgériale  - La mise en place d’une unité de conditionnement et équipement de stockage. Ce projet permettra, entre autres, la valorisation adéquate des terres, la contribution à la préservation des ressources naturelles, la lutte contre l’érosion dans les zones de piémont, la stabilisation de la trésorerie des agricculteurs et la création de nouvelles acttivités génératrices de revenus.

du Maghreb 110 Agriculture N° 59 - Avril 2012

L’association ANAROUZ des productteurs de cerises est l’organisation professionnelle porteuse de ce projet. Après les 2 premières années de l’insttallation du projet, elle aura la charge: - en amont : d’encadrer et d’accomppagner les agriculteurs pour la bonne gestion des vergers et l’adoption de bonnes pratiques de récolte en plus de la facilitation de l’approvisionnemment en facteurs de production; - en aval : d’assurer la commercialisattion du produit, la gestion de l’unité de conditionnement et éventuellement la commercialisation du produit fini. Dans un souci de réussite et de pérennnisation du projet pilier II, la Direction Régionale de l’Agriculture Meknès Taffilalet a eu recours à l’assistance technnique qui va accompagner la mise en place et/ou la mise à niveau de l’orgganisation professionnelle des agric-

culteurs bénéficiaires de ce projet de reconversion des céréales en cerisier. Ce travail a été réalisé avec l’appui des structures de proximité (DPA d’Ifrane et CT de Ain Leuh).

Projet de valorisation  unité de fabrication de la confiture Afin d’atténuer le caractère périssabble de la production et de valoriser le savoir faire local de la coopérative Ajaabou en matière de la fabrication de la confiture des cerises, la Direction Régionale de l’Agriculture Meknès Tafilalet envisage la modernisation du processus de fabrication de cette coopérative dans le but de le rendre conforme aux exigences d’hygiène et de salubrité. Cette coopérative qui a débuté son activité en 2000 avec des moyens modestes, a pu se positionnner sur ce marché de niche avec une

production annuelle de 1500 Kgs. Les composantes de ce projet, qui s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement des organisations professionnelles agricoles des produits de terroir, sont : - la construction d’un local servant d’unité de transformation de la cerrise ; - l’achat du matériel technique de production ; - la formation.

Marketing territorial  Festival des cerises d’Ain leuh Le marketing territorial se base, entre autres, sur la promotion et la valorisattion des produits du terroir, l’encouraggement du processus de labellisation, la promotion de l’économie sociale et solidaire et la sensibilisation des actteurs agissant dans ce domaine quant à l’importance de l’accompagnement des petits producteurs en vue de leur adhésion aux organisations professsionnelles déjà existantes ou celles à créer. La question cruciale est : « Commment faire bénéficier la région de la valeur ajoutée que lui procurent les produits locaux, comme atout distinct-

tif d’un territoire pour un marketing stratégique ?». En effet, la valorisation d’un produit de terroir phare comme la cerise dans la région Meknès Tafilalet permet plussieurs gains, notamment : - L’augmentation de la valeur ajoutée du produit de terroir ; - La redistribution de cette valeur ajoutée, surtout pour l’intérioriser à la localité d’origine, et amortir l’intervvention des intermédiaires à travers l’organisation de la filière ; - La mise en valeur du terroir en le liant à son produit local ; - L’ancrage des populations dans leurs régions d’origine.

La 3ème rencontre de la cerise d’Ain Leuh, organisée sous le thème « Pour le développement des zones de montagnes», s’est dérroulée dans une ambiance festivve et conviviale, et a connu une forte participation de la population loccale, d’agriculteurs, d’agents de développement, de la société civile. Le programme était diversifié comportant des séminaires, ateliers, jeux et circuit touristique, etc. Cette année, les préparatifs de la 4e édition sont en cours dans l’objectif de réaliser un grand événement autour de la cerise comme produit de terroir spécifique à Ain Leuh.

Dans cette perspective de promotion des produits de d’Aïn Leuh en tant que terroir de production de la cerise, un festival est organisé chaque année deppuis 2009 par l’association «Anarouz» des producteurs de cerises à Aïn Leuh (Province d’Ifrane) en partenariat avec la Direction Régionale de l’Agriculture Meknès Tafilalet, la Direction Provincialle de l’Agriculture d’Ifrane et l’Institut National de Recherche Agronomique.

Pépinière spécilisée en plants d’olivier, raisin de table et arbres fruitiers

Plants certifiés Porte-greffes sélectionnés Nouvelles variétés

OLIVIER

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Irrigation

Nouveauté irrigation PSM : Plant Self Management Le PSM est un concept innovant de technologie et de culture pour optt timiser la nutrition des plantes et leur croissance. Il s’agit d’un automt mate de gestion d’irrigation utilisable sur tous types de cultures.

G

énéralement, l’irrigattion s’effectue par un système de programmmation permettant de définir la quantité d’eau apportée dans la journée ou pendant une semaine, si le climat ne change pas. Sinon les risques de chergui, de pluies, de nuages, d’ensoleillement… peuvent affectter les cultures. Les questions qui se posent dans ce cas sont : - Quelle quantité d’eau doit-t-on apporter ? - Quels sont les apports d’enggrais ?

- Quelle est la fréquence d’irrigattion ? Les réponses à ces questions sont déduites à l’aide de calculs qui font intervenir plusieurs paramèttres liés au climat et à la plante : le rayonnement solaire, l’évapotransppiration, le coefficient cultural,…. Le nouveau système PSM va compplètement changer toutes ces habitudes dans la mesure où il ne prend compte à aucun moment de ce qui se passe à l’extérieur (pluie, chergui, soleil….). Les seuls paramètres qui sont pris en considdération se trouvent au niveau

du système racinaire de la plante. C’est en quelque sorte la plante qui va demander au système PSM une irrigation. En effet, le PSM calcule plusieurs paramètres au niveau racinaire dont le plus impportant est le pourcentage d’oxyggène disponible dans le sol pour la plante. L’oxygène se dissout seulemment dans l’eau et est absorbé par la plante par l’intermédiaire des poils des racines. La disponibilité de l’oxygène est un facteur très important pour la croissance optimmale des plantes car il conditionne une assimilation efficace des nutrimments.

Comment va réagir ce système pour mettre toujours le système racinaire et la plante en conditions optimales ? Le point fort du système réside dans le fait qu’il va irriguer 24H sur 24, jour et nuit, par des microirrigations selon les besoins de la plante. En effet, il analyse les donnnées reçues à partir de sondes pour déterminer les besoins de la plante toutes les deux minutes. L’avantage de ces multiples irriggations est de développer un exccellent système racinaire muni de nombreux poils absorbants pour une consommation immédiate sur les 15 premiers centimètres du sol (tapis de racine). Le PSM est considdéré comme une sorte de balance qui va permettre d’équilibrer tous du Maghreb 112 Agriculture N° 59 - Avril 2012

Agriculture du Maghreb N째 59 - Avril 2012

113

Nouveauté irrigation

les éléments essentiels à la plante sans excès et maintenir le système racinaire en conditions optimales pour les quantités d’eau et d’enggrais disponibles, le pH, la T° et l’Ec.

Le PSM à travers le Monde Ce système a été mis en applicat-

du Maghreb 114 Agriculture N° 59 - Avril 2012

tion depuis 4 ans déjà dans beauccoup de pays et sur différentes cultures et dans diverses structtures et conditions. Exemples de pays : Australie, Malaisie, Inde, Turqquie, Jordanie, Israël, Maroc, Espaggne, Angleterre, Etats-Unis, Pérou, Colombie, Equateur. Exemples de cultures : olivier, amandier, citronnnier, vigne, poivron, tomate, fraisier, plantes en pot, rosier et autres. 200

systèmes sont déjà installés à travvers le monde.

Avantages du PSM Avantages agro-techniques : - Équilibre de la solution du sol (niveaux d’engrais, d’eau et d’oxyggène) ; - Optimisation de la nutrition de la

plantte ; - Rejet des exccès de sels ; - Augmentation de la temppérature du sol au cours des périodes froides. Avantages économiques : - 40 à 60% d’économie d’eau ; - 50 à 70% d’économie d’engrais ; - Réduction de 30% à 40% de frais de placement du système d’irrigation ; - Amélioration de la qualité de la plante et des fruits/ fleurs ; - Optimisation de la récolte ; - Accélération de la maturattion de la plante et du fruit ; - Réduction de la période enttre la plantation et la récolte. Avantage environnemental - Réduction remarquable de la contamination du sol et de l’eau souterraine ;

Résultats de l’expérience marocaine Les résultats obtenus aujourd’hui au Maroc avec ce système, installé pour la première fois par la socciété SAOAS, sur une planttation de 1,5 Ha de tomate (12/08/2011) par rapport à une culture conventionnelle, sont : - 37% d’économie d’eau ; - 49% d’économie d’engrais ; - Augmentation de 18% du rendement ; - 7 jours de précocité sur la

récolte ; - Meilleure qualité des fruits ; - Une économie de 40 à 50 000 Dh/Ha à la fin du cycle ; - Sur le plan environnementtal, une diminution de 90% de drainage des engrais qui contaminent la nappe phrréatique ; - Possibilité d’application en culture en sol et hors sol. Il convient de signaler que le PSM a été également insttallé sur 32 ha d’agrumes en janvier 2012 par la société SAOAS qui compte commmencer la commercialisation de ce système à partir de mai 2012. « La seule contrainte du systn tème PSM est qu’il exige impérn rativement un goutteur autorn régulant et anti-drainant et la présence d’une alimentatn tion électrique constante au niveau de la station, Expliqque M. Felipe Ulpiano de la société SAOAS. Tous les grands groupes de la région du Souss suivent avec grand intérêt l’évolution et les résultn tats obtenus par ce nouveau système. SAOAS a déjà des commandes pour la campagn gne prochaine. Ce qui augure des perspectives intéressantn tes quant à l’utilisation de ce système innovant pour une meilleure gestion des ressourcn ces et une amélioration des performances au niveau des exploitations ». Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

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Performance

Performances énergétiques des entreprises agricoles Zeddou N et E. H. Baali

Dans un contexte national caractérisé par une forte dépendance énergétique de l’étranger, la consommation énergétique du secteur agricole enregistre une croissance de 5% depuis l’année 2008. Une croissance parallèle au rythme de la dynamique de développement que connait tout le secteur et qui vise à améliorer sa productivité et à renforcer son rôle socioéconomique. Cette situation soulève plusieurs questions sur le rôle que l’énergie peut asssurer dans ce processus de développement, sur les impacts attendus sur la consommation énergétique, et sur les voies de rationalisation de la consommation énergétique du secteur agricole.

L

e bilan national de la consommmation finale de l’énergie pubblié en 2009, classe l’agriculturre comme 3ème consommateur d’énergie avec 19,9%, derrière le transport (35,6%) et l’industrie (24,8%). Les secteurs du tertiaire et de l’habitat quant à eux se positionnent en dernier lieu avec une part totale de 19,6%. Sellon les statistiques de la même année, du Maghreb 116 Agriculture N° 59 - Avril 2012

le secteur agricole consomme à lui seul 24% du tonnage total en GPL (propane et butane), 35% de la quantité totale des carburants et 8% de la consommattion totale en électricité. Ces statistiques ne concernent que l’énergie directe consommée par l’agriculture, alors que la partie indirecte n’est pas identifiée. Les parts que représente chaque forme d’énergie dans la consommation finale du secteur agricole auront tendance à augmenter. Une hausse qui résultera de la dynamique de développement que connait le secteur grâce au Plan Maroc Vert (PMV). En effet, ce dernier considdère la modernisation des systèmes de production comme étape indispensable pour renforcer la part de l’agriculture dans le PIB et passer ainsi de 70 à 100 milliards de Dh. Par conséquent, et afin d’assurer la modernisation des entreprisses agricoles, le PMV à travers le Fond du Développement Agricole (FDA) octroie des aides financières au profit des agricculteurs pour faciliter l’accès à la mécannisation, à l’eau d’irrigation, aux intrants agricoles, à la valorisation et à la commerccialisation, qui peuvent atteindre 100% dans certains cas. Ainsi, des projections mettent le point sur des hausses à l’horizzon 2020 de +53% du parc des tracteurs, de +360% de terre équipée d’installattions d’irrigation localisée et de +78% du taux d’utilisation des engrais. Ces trends haussiers, ne passeront pas inaperçus au niveau de la demande énergétique du secteur agricole en entier.

En contrepartie, le développement de l’agriculture peut être limité par plussieurs paramètres. D’abord, la protecttion de l’environnement en général, et en particulier les émissions en Gaz à Effet de Serre (GES). En effet, le CO2, le N2O et le CH4 sont tous des GES dégagés dans l’atmosphère à partir de l’élevage, de l’utilisation d’engrais azotés ou encore de la combustion des carburants au nivveau des moteurs des tracteurs, soit des émissions fortement liés à la consommn mation de l’énergie. Un autre paramètre est celui des coûts de l’énergie qui, en relation avec la conjoncture énergétique internationale, connaissent des hausses continues impactant ainsi les charges de production au niveau des entreprises agricoles. Cet aspect tire son importance du fait que le Maroc n’est pas un pays producteur d’énergie fossile d’où un approvisionnement énergétique depuis l’étranger pour satisfaire tous ses besoins sectoriels dont ceux du secteur agricole. En dernier lieu, et dans le souci de garanttir une sécurité alimentaire, les systèmes de production doivent s’inscrire dans un processus de durabilité avec une faible dépendance énergétique. Pour ce faire, des performances énerggétiques devront être associées aux entreprises agricoles. Ces performancces permettent d’assurer un suivi-évalluation des productions et d’identifier des potentiels significatifs d’économie d’énergie ou des possibilités de remplaccement par des énergies renouvelables

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Performance dernière représente 70% des frais payés pour couvrir les besoins énergétiques de l’entreprise en question. Ainsi, l’analyse énergétique sur terrain de la consommation en électricité a permmis de mettre en évidence les postes de consommation représentés par la figure 1.

Pompage, gros consommateur d’électricité!

Figure 1 : répartition de la consommation d’électricité

Figure 2 : station de pompage

Figure 3 : station de production de froid

tout en contribuant dans la mitigation des changements climatiques à travers la réduction des émissions en Gaz à Effet de Serre (GES).

L’Analyse énergétique globale, un outil valable pour toutes les formes de l’énergie En effet, grâce à l’analyse énergétique la consommation globale de toute forme d’énergie peut être analysée et par la suite optimisée, cela concerne bien l’énergie dirrecte et l’énergie indirecte. Dans le cadre de l’optimisation de sa consommation en énergie directe, une enttreprise agricole dans la région de MeknèsTafilalet, spécialisée dans l’arboriculture, la céréaliculture et l’olivier et disposant de sa propre pépinière et station de conditionnnement a réalisé une analyse énergétique de sa consommation d’électricité. Cette

du Maghreb 118 Agriculture N° 59 - Avril 2012

Indispensable pour l’irrigation de l’arborriculture et de l’olivier, le pompage est le premier poste de consommation d’électtricité pour ce type d’entreprises. Toutes les pompes sont électriques et foncttionnent avec différentes performances énergétiques selon un calendrier de mise en marche manuelle élaboré selon les saisons et les jours. En effet, les anciennes pompes dépploient une moyenne de 0,76 kWh par m3 d’eau pompée et injectée dans les résseaux d’irrigation alors que les pompes de nouvelles générations n’utilisent que 31% de cette énergie soit 0.22 kWh/m3. Par conséquent, par une simple réforme de pompes, l’exploitant pourra économisn ser 69% d’électricité consommée au déppart par les anciens équipements.

Production et distribution de froid, deux fonctions énergivores ! Comme signalé avant, l’entreprise disppose de sa propre unité de conditionnnement et de stockage qui contient 20 chambres froides avec des conditions atmosphériques optimales. Par conséqquent, 32% de la consommation totale d’électricité sont destinés à produire et à distribuer le froid. La production de froid se fait à travers un groupe de froid qui se compose de 6 compresseurs dont le fonctionnement est en cascade. Alors que la distribution se fait via des canaux et des ventilo-convectteurs. L’ensemble des équipements est très bien géré et son fonctionnement est conditionné par la température atteinte au niveau des chambres de stockage. Grâce au régime de fonctionnement en cascade des compresseurs, l’analyse énerggétique du groupe de froid n’a pas reflété de dysfonctionnements. Ceci est dû au fait que les équipements contiennent des réggulateurs intégrés qui permettent d’ajustn ter la puissance électrique de fonctionnemment aux besoins nécessaires au niveau des chambres de stockage. Toutefois, la seule remarque qui a été soulevée suite à l’analyse énergétique, est que le système de production de froid sur place a été

surdimensionné par rapport aux besoins de l’entreprise, d’où un investissement lourd mais qui n’était pas nécessaire.

L’énergie comptabilisée au niveau des entreprises agricoles, n’est pas forcément destinée à l’activité agricole ! Une part de la consommation d’électriccité est destinée à l’usage domestique. Ce dernier consomme 19% et corresppond aux besoins en électricité qui ne sont pas destinés directement à l’activité agricn cole. Dans ce cadre, on peut citer comme exemple les consommations engendrées par les habitations d’ouvriers ou celle des résidences qui se trouvent sur place.

Voies d’amélioration Ainsi, l’analyse des postes de consommmation a permis de proposer des voies d’amélioration de l’usage de l’électricité. Ces solutions ont permis de réduire la facture d’électricité de 13% / an, soit annnuellement 146 339 KWh et 284 470 Dh HT. Du point de vue environnemental, les économies pouvant être réalisées permettront d’éviter de dégager 112 T de CO2 par an. L’analyse énergétique est un outil de développement qui permet d’améliorrer continuellement les performances énergétiques globales des entreprises agricoles. L’analyse énergétique des entreprises agricoles se caractérise par deux atouts. D’abord, un atout socio-économique qui permet en plus de réduire la consommatn tion d’électricité, et de générer des économn mies financières qui peuvent être orienttées pour satisfaire d’autres besoins. Deuxièmement, l’atout environnementtal de l’analyse énergétique qui réside dans la protection de l’environnement à travers la rationalisation quantitative et qualitative de l’usage des produits chimiqques et la réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). D’une manière générale, tous les acteurs doivent adopter des comportements économes en énergie. Préférer les équipn pements dont les performances énergétn tiques ont été prouvées, sensibiliser les producteurs et les professionnels, installer une comptabilité énergétique qui permettn tra d’avoir la traçabilité de l’évolution de la consommation énergétique, ne sont que des exemples d’actions que chaque actteur agricole peut prendre en considérattion au niveau de son entreprise.

Agriculture du Maghreb N째 59 - Avril 2012

119

FILIERE

Les légumineuses alimentaires A la recherche d’un itinéraire technique adéquat Abdelmoumen Guennouni

Les résultats atteints par les légumineuses alimentaires sont en deçà des attentes et, malgré leur importance agronomique, économique et sociale, ainsi que de l’ampleur des contraintes elles n’ont bénéficié que de programmes limités. Ainsi, de l’aveu même du ministère de l’agriculture, ‘‘les actions d’encadrement et de vulgarisation, le développement de la recherche, etc. sont restés très timides et souvent localisés ne s’intégrant pas dans une stratégie globale et à long terme’’.

A

près avoir été l’un des plus grands exportatteurs mondiaux de légumineuses alimenttaires, le royaume est devenu un importateur régulier pour satisfaire les besoins des consommateurs marocains. En effdu Maghreb 120 Agriculture N° 59 - Avril 2012

fet tous les indicateurs montrent une tendance baissière régulière, surtout depuis 1976. Ainsi, les superficies ont fluctué entre un maximum de 617.000 (75-76) et un minimum de 295.000 ha (8182). De même la production est passée de près de 5 Mqx (75-76) à

670.000 qx (80-81) entraînant des importations variant entre 100.000 et 360.000 qx selon les années En plus du Manque de maitrise de l’itinéraire technique, du fléau apppelé orobanche (voir Agriculture du Maghreb, N° 57 Février 2012), les aides et soutien insuffisants, la

Agriculture du Maghreb N째 59 - Avril 2012

121

Les légumineuses alimentaires

Un semis manuel à la charrue peut être effectué pour les petites parcelles.

faible rentabilité, la concurrence internationale, etc. sont pointées du doigt (voir Agriculture du Magghreb N° 58, mars 2012). Sur le terrain, au niveau des exploittations, la conduite des cultures reste traditionnelle et l’application de paquet technologique complet reste encore très faible notamment en termes d’utilisation des semencces améliorées, de la fertilisation, de traitement chimique contre l’orobanche et les principales malladies et de mécanisation des opérrations de semis et de récolte (travvail manuel). Partant de ce constat, il est nécessaire d’adopter un itinéraire technnique performmant en définnissant les princcipales séquencces techniques appropriées, pouvant faire l’objet d’une large diffusion auprès des petits agriculteurs

Assolement L’occupation du sol par les légummineuses alimentaires ne dépasse pas 3-5% de la SAU (3 à 400.000 ha/an au cours des 15 dernières années), ce qui reste trop faible pour leur permettre de prendre leur place dans l’assolement et de jouer leur rôle dans la rotation avec des céréales qui représenttent autour de 60% de la SAU avec autour de 5 Mha par an. De même, la réduction de l’aire des légumdu Maghreb 122 Agriculture N° 59 - Avril 2012

mineuses ne fait qu’accentuer le problème d’appauvrissement des assolements dans les zones favorrables.

Travail du sol et fertilisation Le travail du sol doit être réalisé le plus tôt possible après la culture précédente. Il est préférable de rédduire le nombre des interventions et de procéder à un labour moyen suivi par un ou deux passages du cover crop en fonction de la naturre du sol et du précédent cultural. Ces opérations permettront l’emmmagasinage des précipitations précoces dans le sol et la bonne préparation du lit de semences, de même qu’il est recommandé de procéder à un roulage pour les agriculteurs qui prévoient une réccolte mécanique. La fertilisation quant à elle, est souvent négligée par les agricultteurs, alors qu’un apport phosphoppotassique est nécessaire pour la production et pour le maintien de la fertilité du sol. Selon le type de sol, sa richesse, les objectifs de renddement, etc. un apport moyen de 40 unités de P2O5 et de 10 unités de potasse sont nécessaires. Les engrais azotés généralement ne donnent pas de résultats significattifs, vu la capacité des légumineusses à fixer l’azote atmosphérique, ne font qu’augmenter les coûts de production et réduire la rentabillité.

Semences (matériel végétal) La plupart des agriculteurs utilise des semences communes originair-

res de populations locales issues des récoltes précédentes. De plus, le nombre de variétés inscrites restte très faible, et la production de semences certifiées (boudées par les agriculteurs), insuffisante pour satisfaire la demande. Ainsi, sur la dernière décennie, la Sonacos a assuré un disponible de moins de 3.500 qx/an en moyenne dont 33% seulement ont été vendus aux producteurs. Rapporté aux bessoins des superficies actuellement ensemencées, ce disponible représsente moins de 1%. Sauf pour le pois chiche de printtemps, encore pratiqué dans certtaines régions (Chaouia) les semis précoce ou de saison (Oct-mi Nov) permettent d’agencer le cycle avec les régimes hydrique et thermmique. A signaler que les semis de décembre et janvier coïncident généralement avec des périodes climatiques défavorables (froid lors de la germination et chaleur lors de la floraison) et ne permetttent pas l’obtention d’un bon renddement. Le peuplement préconisé est de 15-25 pl/m² pour la fève, 100-120 pl/m² pour la lentille et 25-35 pl/ m² pour le pois chiche. Pour arriver à ce résultat, la dose de semis (par hectare) doit être comprise entre 1 et 1,5 qx pour les fèves, 40 et 60 kg pour les lentilles et 70 et 100 kg pour le pois chiche (doses souvent dépassées par les agriculteurs). Il est préférable d’effectuer un semmis mécanisé qui apporte de nombbreux avantages dont la possibilité de binage mécanisé (désherbage) aux premiers stades de la culture. Un semis manuel à la charrue peut être effectué pour les petites parccelles. En plus, l’utilisation des semences certifiées garantissant l’origine varriétale, l’absence d’orobanche, … est essentielle. Cependant, pour les agriculteurs qui veulent utiliser des semences communes celles ci doivent être obtenues à partir de parcelles indemnes d’orobanche, bien préparées (tamisage, traitemments) et stockées dans de bonnnes conditions. Il y a lieu de noter, indique le min-

Agriculture du Maghreb N째 59 - Avril 2012

123

propre à la céréale suivante, faute de quoi elle sera entièrement inffestée par un grand nombre d’advventices. NB : si le semis est mécanisé (régullarité des interlignes), les premiers binages peuvent être facilités par le recours au tracteur avec du mattériel à dents.

Les légumineuses alimentaires

Stockage nistère de l’agriculture, que les prix des semences certifiées de légumineuses alimentaires sont libres et sont arrêtés en début de chaque campagne selon les dispponibilités et la demande pour ces semences.

Aspects phytosanitaires L’Orobanche est le principal obsttacle à la culture de la plupart des légumineuses (voir Agriculture du Maghreb, N° 57 Février 2012). Ceppendant, la lutte contre ce fléau ainsi que contre les parasites, les maladies, les ravageurs et les advventices reste insuffisante. Les produits de traitement sont dispponibles et efficaces à condition de faire le bon diagnostic et de respecter les instructions d’utilisattion. - Les principales maladies présenttes au Maroc sont les taches choc-

colat sur fève (Botrytis fabae), la rouille (Uromyces spp) et l’antracnnose du pois chiche - Les nématodes (Ditylenchus dipsaci) prennent de plus en plus d’importance et, actuellement, la plupart des champs de fève en sont infestés. - Les pucerons, les mineuses, les bruches et les sitones constituent les principaux insectes causant des dégâts importants. - Adventices : En cas d’infestation par les mauvaises herbes, l’appliccation de traitements chimiques est inévitable, d’autant plus que les désherbants sélectifs pour les légumineuses sont disponibles. De même 2 binages sont nécessairres 4 semaines après levée (stade début de ramification) et juste avant floraison. Le désherbage est une opération primordiale aussi bien pour le rendement de la léggumineuse que pour laisser un sol

En plus d’une faible production, d’importantes pertes sont occassionnées durant le stockage dans les exploitations et qui reste tradittionnel chez les petits et moyens agriculteurs. Il est cependant posssible, en l’absence d’unités moddernes, de minimiser les dégâts en améliorant la qualité de la prodduction avant stockage (tamisage, triage, élimination des impuretés, lots à calibres homogènes). De même, l’utilisation du plastique permet de réduite les pertes caussées par les insectes et ravageurs dans les locaux de stockage.

Mécanisation  La forte exigence en main d’œuvvre (semis, désherbage, récolte, battage, nettoyage, …) constitue l’un des freins majeurs devant le développement des légumineusses. Pourtant le matériel nécesssaire existe et, pour l’essentiel, est disponible dans toutes les exploit-

Production et utilisation des semences certifiées en quintaux  

Disponible

Ventes

%

01-02

2 930

395

13,5

02-03

4 324

796

18,5

03-04

5 300

364

6,9

04-05

4 200

967

23,0

05-06

3 600

2 570

71,4

06-07

3 200

1 800

56,2

07-08

2 060

1 500

72,8

08-09

1 685

682

40,5

Moy

3.412

1.134

33,2

Prix des semences certifiées (dh/ql) SAM4-9 Semences

02-03

03-04

04-05

05-06

06-07

07-08

08-09

Lentille

880

500

680

680

685

685

1.320

Fève

510

510

515

525

525

525

735

Pois chiche

890

810

780

780

785

785

905

Tableaux d’après les données du Ministère de l’agriculture du Maghreb 124 Agriculture N° 59 - Avril 2012

tations équipées pour la culture de céréales (semoirs en ligne, mattériel à dents, faucheuses, …). Les moissonneuses batteuses aussi sont disponibles dans toutes les régions du pays, en location pour ceux qui n’en possèdent pas. En

Agriculture du Maghreb N째 59 - Avril 2012

125

Les légumineuses alimentaires plus, les grandes exploitations peuvent aussi s’équiper en semoirs de précisions (monograins). Malgré cette disponibilité la méccanisation est insuffisante essenttiellement par manque d’encadremment et de formation. En effet il est nécessaire de former les utillisateurs de matériel aux opérations de mise en place, de traitement et de récolte. Leur utilisation nécessite des réglages adapttés pour l’efficacité des traitements et la bonne réalisation des semis, la fauche et pour éviter la casse avec les moissonneuses batteusses.

Encadrement Historiquement, la vulgarisation dans le domaine des légumineusses alimentaires est passée par plusieurs étapes, depuis les activvités de masse (réunions de prod-

du Maghreb 126 Agriculture N° 59 - Avril 2012

ducteurs, films, spots TV) et démmonstrations sur le terrain. Suivit le désengagement de l’état des activités de prestation, la mise en place du plan directeur de vulgarrisation (1990-94) et du comité de transfert de technologie (1994), … Cependant, ces approches n’ont pas donné les résultats escompttés et se sont même avérés contre productives. ‘‘Les contraintes technn niques et économiques et le manque de résultats de recherche pouvant être facilement adoptés par les agricn culteurs ont fait que les messages sont restés généraux, répétitifs et souvent non appliqués par les agricn culteurs et leur impact insignificatif’’ indique un rapport du ministère.

Utilisation et rentabilité Au niveau des producteurs, les légumineuses alimentaires sont utilisées essentiellement comme aliment de bétail dans les grandes exploitations alors que pour les petites et moyennes l’utilisation est orientée en partie vers la vente

et l’autre vers l’autoconsommattion. Quand à la rentabilité des différrentes légumineuses elle dépend essentiellement des prix de vente

visibilité et ne sait pas à l’avance la fourchette des prix à laquelle il pourrait écouler sa production. Différentes études de la rentabilité des légumineuses ont été effecttués mais les chiffres avancés sont ponctuels et ne font pas l’unanimmité. On peut cependant retenir que les marges brutes, dépendant du rendement et de l’itinéraire technique adopté, sont plus élevvées pour le pois chiche suivies par la lentille puis par la fève. Au contraire le coût de production d’un quintal de fève est plus élevé que la lentille et le pois chiche.

qui connaissent de grandes flucttuations intra annuelles et d’une année à l’autre, ainsi que des supperficies mises en place. Par conséqquent l’agriculteur manque de

De leur côté les autorités devraient accorder une importance toute particulière aux légumineuses alimmentaires par des mesures énerggiques visant essentiellement le long terme en encourageant : - La recherche et l’obtention de varriétés, le soutien aux semences et leur mise à la disposition des agricultteurs à des prix proches du commun - L’équipement en matériel agric-

cole adapté à même de réduire la dépendance d’une main d’œuvvre constituant un des freins à ces cultures - La formation et la vulgarisation permettant le transfert des technnologies - Les aides et subventions ainsi que l’intervention sur les prix de vente permettant une certaine visibilité au producteur et l’amélioration de la compétitivité de la production par rapport aux importations - La production sous contrat, qui devrait être équitable pour éviter le non respect des engagements par les parties contractantes si les prix sur le marché sont trop éloiggnés de ce qui a été convenu. - L’organisation professionnelle : La participation des agriculteurs à travers leurs organisations proffessionnelles et des autres intervvenants, au financement et à la réalisation des activités de vulgarrisation est indispensable.

Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

127

Le raisonnement de la fertilisation

Phosphatée, potassique et magnésienne Germaine Brun Zaoui

Avec l’augmentation du coût des fertilisants, les préoccupations environnementales croissantes et la nécessité de se conformer aux exigences des cahiers des charges (Global Gap), le raisonnemment de la fertilisation devient une nécessité. Dans cet article nous aborderons le raisonnement de la fertilisation phosphatée (P), potassique (K) et magnésienne (Mg).

Principe de raisonnement Il s’agit de satisfaire les besoins des cultures, en offrant une alimentattion non excessive, sans être limittante pour atteindre l’objectif de production. Cette alimentation doit tenir compte des exigences de la culture et de la richesse du sol. Les besoins de la plante sont évalués comme suit : Besoin = rendement x exportattions par unité de rendement La détermination de la quantité du Maghreb 128 Agriculture N° 59 - Avril 2012

de fertilisant à apporter pour satisffaire aux besoins de la culture, est régie par quatre critères, appelés critères du coefficient multiplicatteur : - l’exigence de la culture - la fourniture du sol - l’historique de la fertilisation - la gestion des résidus de récolte La quantité d’engrais à apportter est donc fonction: du rendemment, des exportations par unité

de rendement et des critères du coefficient multiplicateur. 

1. Exigences de la culture Dans le cas d’un manque de K, de P, ou de Mg, on observe une baisse importante de rendemment et une réponse rapide à l’apport de fertilisant. Le classemment des cultures en fonction de leur degré d’exigence vis-àvis de K, de P ou de Mg est surttout le résultat d’observations

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Le raisonnement de la fertilisation Tableau I : Classement de quelques cultures en fonction de leur degré d’exigence vis-à-vis de K, de P ou de Mg Exigence

Potassium

Phosphore

Magnésium

Forte

Betterave à sucre Pomme de terre

Betterave à sucre Pomme de terre Melon

Betterave à sucre Pomme de terre Melon Maïs grain

Maïs grain Melon Blé dur

Moyenne Faible

Blé dur Maïs grain

de leur comportement sur le terrrain. Les différences de comporttements observés sont liées à

Blé dur

minée par l’analyse de sol. Trois facteurs sont à prendre en considdération : - la quantité ou réserves du sol susceptibles d’être mises à dispossition de la culture. - la capacité du sol à maintenir une concentration optimale en éléments nutritifs dans la solution du sol même en cas de demande importante. - l’intensité : traduit la pression du prélèvement par la culture.

plusieurs facteurs: la physiologie du végétal, l’architecture du systtème racinaire, la durée du cycle cultural…

Dans un sol qui fonctionne normallement, les éléments de la réserve du sol sont mis à la disposition des plantes par solubilisation à l’aide de l’eau, des enzymes et des aciddes organiques libérés par les racinnes et par les microorganismes du sol. La détermination de la quanttité d’un élément est réalisée au

2. Fourniture du sol La quantité d’éléments disponibbles pour une culture est déterm-

laboratoire par l’extraction à l’aide des réactifs chimiques. A noter que les méthodes d’extraction ont été développées pour reproduire au mieux les phénomènes de solubillisation naturelle décrits ci-dessus. On détermine ainsi le phosphore assimilable, le potassium et le maggnésium échangeables. Les deux autres facteurs (capacité et intensité) peuvent être contrôllés par l’analyse de l’extrait à l’eau qui donne la composition de la sollution du sol à un instant donné. L’interprétation de ces différents paramètres permet de déterminer les valeurs seuil de teneurs en élémments nutritifs qui vont définir les actions à entreprendre : - Teneur impasse : teneur au dessus de laquelle l’impasse est possible (absence d’apport de fertilisant). Toutefois l’impasse est déconseillée pour les cultures exiggeantes même si les teneurs sont élevées. - Teneur renforcement : teneur au dessous de laquelle il est nécesssaire d’apporter une fertilisation supérieure aux besoins, appelée

Tableau II : Coefficient d’utilisation des éléments fertilisants  Quantité d’éléments utilisable en % de l’apport

Elément fertilisant

Fertilisant organique

Fertilisant minéral

Culture suivant l’apport

Arrière effet cultures suivantes

Total utilisable

Culture suivant l’apport

Arrière effet cultures suivantes

Total utilisable

Azote

20 à 70

10 à 60

70 à 80

60 à 80

0

60 à 80

Phosphore

20 à 35

5 à 30

40 à 65

5 à 25

0 à 15

25 à 40

Potassium

60

0 à 20

60 à 80

60

0 à 20

60 à 80

Magnésium

60

0 à 20

60 à 80

60

0 à 20

60 à 80

du Maghreb 130 Agriculture N° 59 - Avril 2012

‘’fumure de redressement’’. Toutefois cette fumure n’est pas apportée pour les cultures faiblement exiggeantes ou pour les sols présentant un très fort pouvoir de fixation.

3. l’historique de la fertilisation Lorsqu’on apporte un enggrais, la culture n’en utillisera qu’une partie dans l’année qui suit. Le rapport entre la quantité apportée et la quantité utilisée déttermine le coefficient d’utillisation. Ce coefficient varie en fonction de l’élément considéré et du type de fertilisant apporté.  Selon le tableau, on constatte une différence entre l’arrière-effet de l’azote et du phosphore, selon que l’apport est fait sous forme organique ou minérale. En effet, leur libération se fait graduellement par minnéralisation de la matière organique. L’effet des enggrais organiques est ainsi plus étendu dans le temps et leur arrière effet est plus important.

4. la gestion des résidus de récolte Deux cas se présentent : - lorsque les résidus de réccolte sont exportés (venddus, alimentation bétail…), ils doivent être comptés dans les exportations de la culture. - lorsqu’ils retournent au champ (enfouis, brûlés, compostés), ils doivent être considérés comme des restitutions, en particullier pour le potassium. Exemple pratique Raisonnement de la fertillisation potassique pour une culture du melon avec un précédent melon, sur un sol sablo- argileux. Besoins de la culture - Objectif de rendement : 35 T/ha - Besoins en K2O par unité de rendement : 6,3 kg/T - Besoins totaux de la culturre = 35 x 6,3 = 221 kg/ha ou unités. - Exportations par les fruits = 35 x 4,5 = 158 kg/ha ou unités.

Appréciation de la fourniture du sol : Eléments

Teneur renforcement

Teneur impasse

Appréciation du sol en question

K 2O

180 ppm

320 ppm

Teneur moyenne

MgO

120 ppm

320 ppm

Impasse*

P2O5

50 ppm

90 ppm

Renforcement

* dans le cas du melon, culture exigeante en Mg, on ne peut faire impasse mais seulement diminuer la dose d’apport. Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

131

Le raisonnement de la fertilisation

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Données de l’analyse de sol : - Texture : Argile = 12,5%, limon = 23%, sables = 63% - pH : 8,2 - K2O échangeable : 280 ppm - MgO échangeable : 321 ppm - P2O5 assimilable (Olsen) : 15 ppm

Appréciation de la fourniture des résidus de culture: - Résidus exportés fourniture = 0 Kg/ha. - Résidus enfouis fourniture = (221(1) – 158(2)) x 60%(3) = 38 besoins totaux de la culture exportations par les fruits (3) coefficient d’utilisation du K2O, Identique pour les engrais et les réssidus de cultures (tableau II). (1) (2)

L’exemple traité ci-dessous montre que pour un même sol, la quanttité de K2O à apporter varie de 270 à 370 unités, en fonction des prattiques culturales, soit une différence de 100 unités par hectare. Le même principe de calcul peut être appliqué pour le raisonnement des apports de P2O5 et de MgO.

Tableau III : calcul de la dose de K2O à apporter en fonction des différents scénarios. Exigence de la culture

Fourniture des résidus Devenir

K2O fourni en kg/ha

Exportés

0

Fourniture de la fertilisation Dernière fertilisation - de 1 an 2 ans ou plus

Moyenne Enfouis

(221-158) x 60% = 38

- de 1 an

2 ans ou plus

du Maghreb 132 Agriculture N° 59 - Avril 2012

Appréciation de la fourniture des fertilisations précédentes - Dernière fertilisation à moins d’un an 20 Kg/ha (tableau II) - Dernière fertilisation à moins de 2 ans et plus 0 Kg/ha (tableau II) Calcul de la dose de K2O à apporter : Pour la culture du melon moyennnement exigeante en potassium avec une teneur du sol satisfaisantte en K2O (entre seuil de renforcemment et seuil d’impasse), la dose à apporter est calculée comme suit : Dose K2O en Kg/ha = (besoin de la culture – fourniture des résidus – fourniture de la fertillisation de l’année précédant la culture) / coefficient d’utilisattion du K2O par la culture.

de données telles que l’exigence des cultures, le coefficcient d’utilisation d’engrais, la fournitture des résidus de récolte et la fournniture du sol qu’on ne peut obtenir, en absence de référrentiels, qu’après de longues années de pratique.

Conclusion Le raisonnement de la fertilisattion peut aboutir à plusieurs objjectifs: - l’augmentation de l’efficience des engrais et l’économie qui en découle, - l’amélioration de la qualité de la récolte, - la maîtrise de la gestion de la fertilité des sols - la protection de l’environnemment. Néanmoins, la méthode de raissonnement nécessite de dispposer de suffisamment d’expérrience afin d’intégrer tout les parramètres nécessaires. Il faut égallement disposer d’un ensemble

passée. K2O fourni en kg/ha 20 0

Dose d’engrais à apporter 221-20 = 200 / 60% =330 kg/ha 221 / 60% =370 kg/ha

20

221 – 38 – 20 = 163 / 60% = 270 kg /ha

0

221-38 =183 / 60% = 305 kg/ha

Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

133

Valorisation

Optimisation du compostage dans la région du Souss Massa Un enjeu agro-économique à caractère environnemental Azim Khalid, Mimouni Abdelaziz, INRA-Centre Agadir

Partout à travers le monde, l’intensification des systèmes de productions agricoles entraîne une producttion de plus en plus importante de déchets. Au Canada par exemple, la production de fumier est passée de 156 265 t/an en 1981 à plus de 180.000 t/an en 2006, soit un accroissement de 16%. Au Maroc, dans le Souss Massa, les productions de sous produits végétaux sont estimées à 406 045 tonnes/an, auxquels s’ajoutent plus de 400 000 tonnes/an de bois de taille des agrumes. Ces déchets agricoles qui ne sont actuellement pas bien gérés, peuvent entraîner de gros problèmes aussi bien sanitaires qu’environnementaux. Ils constittuent en effet des sources de pollution des sols, de l’air et des eaux, mais aussi des sources de nuisances olfactives et de dégradation du paysage.

A

u Royaume uni, sur la période 1979-95, la teneur des sols en matières organiques a globalement diminué de 0,5% par an en moyenne. Dans la région du Souss Massa, la teneur en matière organique stable ne dépassse pas dans les meilleurs cas 0,5%. De plus, en raison du réchauffement climatique, survient une minéralissation importante de la matière orgganique du sol, qui est par ailleurs épuisée par les cultures intensives. L’apport des déchets agricoles élabborés serait un bon moyen de resttitution de la fertilité dégradée des sols de la région, appauvris en mattière organique et permettra d’amélliorer ses caractéristiques physicochimiques. Ceci se traduira par une amélioration de  la nutrition et de la croissance des plantes et, surtout une augmentation du potentiel de survie de ces sols en période de sécheresse. Diverses méthodes ont été mises en place pour la gestion de ces déchets et leur valorisation et ce, à travers par exemple la prodduction de biogaz et le composttage. Cette dernière méthode de valorisation est la plus répandue dans notre région d’étude qui est le Souss Massa Drâa. A noter que ce mode de valorisation peut entraîner du Maghreb 134 Agriculture N° 59 - Avril 2012

d’autres problèmes environnementtaux, si certaines normes ne sont pas bien respectées.

Valorisation des déchets Dans la région du Souss Massa on produit principalement les cultures maraîchères, les agrumes et le bannanier, de manière très intensive, ce qui entraîne une importante prodduction de déchets organiques. Se pose donc avec acuité le problème de la gestion et de la valorisation de ces déchets. Issu d’une technique basée sur la décomposition des constituants organiques des sous-produits, le compost est un produit riche en composés humiques destiné à la fertilisation des cultures. Ce proccédé biologique consiste en une fermentation aérobie avec élévattion de température et permet de convertir la matière organique en un produit hygiénique utilisable comme amendement organique des sols. Les changements des proppriétés chimiques et microbiologiqques du sol, suite à l’amendement du compost, sont souvent associés à un changement direct ou indirrect de propriétés physiques. Ainsi, l’augmentation de la matière orgganique, la stabilisation du pH, du contenu en calcium, ainsi que de

Bio-compost Brahim ZNIBER

Un compost de qualité pour une nature saine et fertile

Parfaite maturité et faibble taux d’humidité 

Proche de l’humus, le compost joue un rôle primordial dans la fertilité du sol. Les recherches sont, en effet, unanimes sur les retombées bénéfiques de l’utilisation du compost sur l’agriculture et l’environnement: - stimulation de la croissance des plantes - amélioration des caractéristiques physico-chimiques du sol  - bioprotection contre les nématodes  et les maladies telluriques - réduction de la pollution environnementale par le recyclage des déchets agricoles et des sous produits agro-industriels.

criblage du compost

Un process bien maîtrisé Prenant conscience du rôle capital du compost, le Groupe Brahim Zniber, a installé deppuis 2004, une unité de compostage qui se caractérise par : - des infrastructures modernes et en perpétuelle amélioration - un personnel doté d’un capital technique permettant d’obtenir un produit fini conformme aux normes internationales - des matières premières diversifiées issues de nos différentes unités de production (arboricoles, vitivinicoles et oléicole)  - un process de production bien maîtrisé et conforme aux recommandations internnationales  - des analyses physico-chimiques et biologiques régulières assurées par notre laborratoire et des établissements autonomes et accrédités, avant, pendant et après le compostage

Machine retournnant un andain

Des avantages indéniables Tous ces atouts permettent à la Compostière Brahim Zniber de produire annSuivi des nuellement 10.000 tonnes de biocompost avec des formulations diversifparamètres au cours fiées. Conforme aux exigences d’une agriculture biologique, ce biocompdu compostage post se démarque nettement des produits concurrents par : - sa parfaite maturité et son faible taux d’humidité  - sa richesse en éléments fertilisants multiples et à teneur connue, Broyage de la matière première facilitant ainsi l’établissement de votre plan de fertilisation  - l’absence de métaux lourds  - sa granulométrie adaptable selon les usages 

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Optimisation du compostage dans la région du Souss Massa

Dans la région du Souss Massa on produit principalement les cultures maraîchères, les agrumes et le bananier, de manière très intensive, ce qui entraîne une importante production de déchets

la biomasse microbienne et de son activité, s’accompagnent aussi de la formation d’agrégats plus stables. Les recherches menées ces quatre dernières années dans la Station Exppérimentale de l’INRA Agadir monttrent que l’apport de compost aux cultures améliore relativement les paramètres de croissance, de dévelloppement et de rendement d’une part, et d’autre part, le taux de mattière organique du sol pour atteind-

du compost comme produit final dépend de plusieurs paramètres techniques, structuraux et organissationnels. L’étude approfondie de cette technique dans les conditions marocaines pourrait contribuer à la pérennisation du compostage comme solution à la gestion des décchets agricoles organiques, viable du point de vue environnemental, agronomique et économique. C’est dans cette optique qu’un proj-

dre une teneur stable de 1,5% en sol sablo-limoneux.

jet de recherche et développement a été mise au point par l’INRA-CRRA d’Agadir en partenariat avec les professionnels des primeurs dans la région du Souss Massa, et dont l’objjectif est de contribuer à la gestion et la valorisation à grande échelle des déchets agricoles organiques à travers :

Adaptation aux conditions locales Compte tenu de l’impact environnnemental des déchets agricoles organiques bruts, de la volonté des pouvoirs publics et des opérrateurs privés, ainsi que des normmes internationales de qualité, la valorisation à grande échelle de ces déchets s’impose, moyennant la technique du compostage. Les recherches menées dans de nombbreux pays montrent que la qualité

- l’optimisation des paramètres de démarrage du processus - l’étude de la persistance et la bioddégradation des résidus de pesticiddes dans les déchets organiques - la cinétique de suppression des agents phytopathogènes. Pour parvenir aux objectifs de ce travail, plusieurs méthodes doivent sont adoptées : diagnostics des compostières, analyses des matièrres premières et composts produits, tests de mélanges et de paramétragges du processus, etc. Cette étude pourrait aussi contribbuer à la valorisation des déchets par l’extraction, après compostage, d’une matière organique liquide facilement utilisable en système

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d’irrigation localisée en cours de culture. La qualité de la conduite des différentes étapes du composttage, la maîtrise des débouchés du compost produit et l’implication des agriculteurs, sont autant d’assurrances d’une valorisation conforme aux besoins environnementaux et agronomiques. Le respect de ces fondements conditionnera la pérrennité de cette solution de valorissation des déchets organiques.

Informations pratiques Suite au diagnostic effectué dans la région du SM au niveau d’un échanttillon de 7 compostières, les résulttats suivants ont été obtenus: - besoin de résoudre principalemment le problème du compostage des déchets de la tomate mélangés avec les ficelles et les fils de fer, en plus du problème de l’assainissemment contre les nématodes, les malladies bactériennes et fongiques ; - Seulement 14% des compostières enquêtées produisent un compost mûr ; - Seulement 27% des compostières enquêtées traitent les déchets organniques serricoles, les autres utilisent du fumier plus les grignons d’olive - Le compostage des déchets organniques agricoles peut générer un chiffre d’affaire de plus de 30 000 000 dh par la vente directe ; - La restitution des déchets organiqques sous forme de compost peut engendrer une économie de plus de 60 000 000 dh/an d’engrais.

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Irrigation

L’eau en Méditerranée Gérer la demande plutôt que l’offre

Pendant longtemps, c’est en diversifiant et en augmentant l’offre que l’on s’est attaché à résoudre les difficiles questions liées à l’eau. Aujourd’hui, tous les scénarios montrent que sans modification de nos modes de consommation, les ressources hydriques disponibles ne suffiront pas dans les prochaines années à couvrir l’ensemble des besoins de nos populations.

Toujours moins d’eau Les demandes en eau en Méditerranée

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ont considérablement augmenté au cours des dernières années. Avec 63% de la demande totale, l’agriculture restte le premier secteur consommateur avec toutefois une répartition contrasttée entre le Nord et le Sud du bassin : pays de la rive nord moins de 50% et ceux du sud plus de 80%. Au cours des 20 prochaines années, la demande totale devrait s’accroître encore pour satisfaire une population en croissance continue ainsi que les 135 millions de touristes supplémentaires attendus dans la région d’ici 2025. Aujourd’hui, l’un des principaux enjeux est d’assurer une bonne répartition de l’eau entre ses différents usages, et de faire en sorte que l’eau soit utilisée de façon efficace. Actuellement, les perttes liées aux transports, aux fuites, à la mauvaise utilisation de l’eau sont trop importantes. C’est dire le formidable potentiel d’économie existant et les efforts à engager pour accroître l’efficcience de l’utilisation de l’eau.

Pour palier l’irrégularité des précipitattions, beaucoup de pays de la région ont opté pour la construction d’ouvragges d’amenée d’eau. Mais la mobilissation n’est pas toujours possible, car les ressources disponibles ne sont pas forcément exploitables par les techniqques hydrauliques. A titre d’exemple, en Egypte grâce à l’aménagement du lac Nasser, il est possible de mobiliser la quasi-totalité des eaux du Nil. Par contre, en France, en Turquie et en Esppagne ce n’est pas toujours le cas en raison de contraintes techniques (toppographie), environnementales (normmes empêchant des prélèvements exccessifs) ou géopolitiques (existence de pays en aval n’autorisant pas de trop grands prélèvements, à l’instar de la Turquie). Dans un contexte de forte tenssion, les pays du bassin méditerranéen font face à des débats plus ou moins vigoureux sur l’allocation des ressourcces en eau. Depuis 30 ans, la Turquie a construit de nombreux barrages sur le

Photo Hortisud

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ans sa globalité, le bassin méditerranéen ne souffre pas d’un manque d’eau. Mais du fait d’une mauvvaise répartition spatiale des précipitations, les rives Sud et Est font face à un déficit évident. Avec une disponibilité située entre 500 et 1000 m³/habitant/an certains pays comme le Maroc, l’Egypte et la Syrie sont en situation de tension. D’autres, avec moins de 500 m³/habitant/an, comme la Palestine, la Jordanie, la Tunisie et la Libye, sont déjà en situation de pénurrie. Par ailleurs, ce manque de ressourcces est souvent doublé d’une pollution des eaux souterraines et superficielles, ce qui réduit encore plus l’accès à une eau de bonne qualité. Très souvent, les populations rurales sont les moins lotties notamment en Tunisie, au Maroc et en Syrie.

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Irrigation Tigre et l’Euphrate en amont de l’Irak. Le débit de l’Euphrate n’est plus que d’un quart de ce qu’il était en 2000. Les agriculteurs n’ont pas assez d’eau pour affronter la sécheresse, et les autorités irakiennes ont demandé à Ankara d’acccroître le débit d’eau des fleuves.

Toujours plus de prélèvements Sous la pression démographique, les Etats ont multiplié les barrages, les

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pompages et les infrastructures d’amennée d’eau. Cette mobilisation de la resssource permet d’assurer avec plus ou moins d’efficience les besoins en eau potable, industrielle et agricole. Depuis 1970 jusqu’à ce jour, les prélèvements dans la région méditerranéenne ont augmenté de 45%. Cette croissance a cependant été plus modérée pour les pays européens où l’intensification agricole a atteint ses limites, et aussi pour certains pays de la rive Sud où la demande de l’eau est soumise à des contraintes techniques et politiques (Chypre, Malte, Israël et Egypte). A l’exception de pays à fort potentiel comme la Turquie ou ceux très en rettard dans la mise en place de retenues d’eau (Liban, Algérie), pour la plupart des pays méditerranéens, les opporttunités pour la grande hydraulique s’amenuisent. Cependant, les atteinttes à l’environnement suscitées par certains grands barrages interrogent notamment sur le caractère durable d’un développement axé sur la grande hydraulique. Ainsi, par exemple, si le barrage d’Assouan a permis de diminnuer la facture alimentaire égyptienne et d’augmenter les revenus agricoles, il

n’est pas sans conséquences sur l’envvironnement (diminution du débit en aval, prolifération d’agents pathogènnes, raréfaction des poissons, accélérattion de l’évaporation). A noter que l’eau utilisée à des fins agricoles constitue l’essentiel des préllèvements. C’est surtout le cas au Sud et à l’Est du bassin (80-85%), où l’essor démographique impose l’élévation de l’offre alimentaire, par le recours à l’irriggation. A noter qu’entre 1981 et 2001, la Syrie a augmenté la superficie irriguée de 124%, l’Algérie (114%), la Jordanie et la Libye (109%).

Gestion de la demande Désormais, compte tenu des limites de la politique de gestion de l’offre, il faut dorénavant tabler sur une gestion efficcace de la demande. Cependant, à quelques exceptions près, les pays méditerranéens ont beaucoup de retard dans ce domaine. Les politiqques de l’offre sont perçues plus immmédiatement efficaces, sans compter que les grands ouvrages peuvent avoir une fonction de légitimation politique. Quant à la gestion de la demande, elle suppose des choix politiques, économ-

Il est necessaire d’évoluer vers les techniques plus économes en eau. miques, institutionnels, juridiqques et techniques qui peuvvent donner lieu à des débats internes très tendus. Ainsi, se pose la problématique de la compétition entre les différrents secteurs (urbains, agriccoles…). Sur le plan technique, les posssibilités d’économie d’eau sont évidentes, certains pays faisant déjà des économies substanttielles par un recours massif à l’irrigation localisée (Israël, Jorddanie, Tunisie). D’autre part, la demande peut être minimisée par l’amélioration significative des réseaux d’adduction dont les pertes sont aujourd’hui impportantes. Il est également important de comprendre qu’une meilleure gestion de la demande apppelle à une mobilisation et une responsabilisation des acteurs et décideurs et qu’en la matière la sensibilisation du public et les actions d’éducattion à l’environnement sont essentielles.

Spécialiser les cultures Beaucoup pensent qu’il faut choisir les cultures qui valorissent le plus chaque m³ d’eau utilisé. Ainsi, un kilogramme de blé a demandé moins d’eau pour sa production qu’un litre de lait. Pourquoi dès lors ne pas produire du blé plutôt que du lait pour un pays qui manquerait d’eau? Cette éviddence, qui semble appeler une spécialisation des rives de la Méditerranée, ne doit pas masquer le fait que la reconvversion des économies agric-

coles est délicate parce qu’elle a des implications sociopolitiqques évidentes.

Diversifier les ressources Il faut savoir que l’exploitation des ressources en eau renouvvelables dépasse déjà 75% dans de nombreux pays du sud et de l’est de la Méditerrannée. En 2025, on prévoit même que les besoins de certains d’entre eux auront dépassé les ressources renouvelables disponibles. Dans le domaine du dessalement certains pays sont en pointe: - Israël devrait d’ici 2010 couvvrir la moitié des besoins en eau potable, - Chypre a mis en place des unités de dessalement pour faire face aux besoins en eau dans les zones touristiques, - l’Algérie accorde une place importante à ces unités dans son schéma national de l’eau (2005-2040). - L’Espagne s’est lancée dans cette voie depuis 2004. Cependant, même si leur coût tend à diminuer avec les innnovations technologiques, ces procédés ne peuvent pas être largement appliqués à l’agriculture. Pour ce secteur on peut exploiter d’autres resssources non conventionnelles comme les eaux usées épurrées et le drainage déjà très utilisé en Egypte, Israël, Syrie et Tunisie. Mais le dessalement et le recyclage ne sont pas non plus une solution miracle. On estime leur apport à l’horizon 2025 à moins de 8 % de la demmande globale en eau.

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Maraîchage

Poivron

Déroulement de la campagne Hind Elouafi

Globalement, l’actuelle campagne poivron est jugée bonne par rapport à la précéddente. Le marché était rémunérateur dès le départ avec des prix moyens de l’ordre de 1,2 euros/kg à l’export pour le piment fort et de 5 Dh/Kg sur le marché local. Le poivron doux s’est également très bien vendu avec des cours de l’ordre de 1,3 euros/kg à l’export et de 70-80 Dh/caisse sur le marché local. Concernant le poivron carré, les prix à l’export étaient moyens à faibles, le kilo oscillant entre 1,3 à 1,6 euros, tandis que sur le marché local ils variaient entre 7 et 9 Dh. Vers le mois de janvier, le froid, qui a réggné dans la région du Souss, a entrainé un manque de production. En effet, pendant 45 jours la température minimmale était inférieure à 7°C, ce qui expliqque les problèmes de mauvaise nouaisson rencontrés cette année. En fait, c’est l’ensemble de la plante qui a été affecté : enracinement limité, croissance très lente ou carrément bloquée, feuillagge affecté, etc. Résultat : le tonnage est légèrement plus faible par rapport à la précédente campagne. Cette baisse de production a entraîné une hausse des prix puisque les piments forts ont atteint 7,5 Dh/Kg sur le marché local et 1,5 euros à l’export. Vu le manque de pluie cette année, la culture de 174 a été exposée à une attaque sévère d’oïdium, sauf pour le

poivron cultivé en intercalaire dans les serres de bananier. Les variétés de poivvron carré ont connu un problème de fissures sur fruit, dû à une grande ampplitude thermique. Avec les températurres exceptionnellement basses de cette année, beaucoup de dégâts ont été relevés au niveau des pépinières allant jusqu’à la mort des plants. A Zagora, les températures sont tombée à -3°C, ce qui a entrainé un dépérissement total des plants francs, alors que pour les plants greffés, les dégâts étaient de 20% seulemment. A noter que pour les agriculteurs qui ont installé une double paroi hermmétique, les dégâts étaient de 5% seullement. Pour ceux qui ont opté pour des doubles parois mais avec du plastic perfforé placé en dessous d’un autres non perforé (circulation du courant d’air qui

permet d’augmenter la température), aucun dégât n’a été enregistré.

Profil variétal

La production du poivron au Maroc se distingue par la grande diversité des types exportés, du fait que les exporttateurs se sont spécialisés en fonction des marchés de destination. Chaque segment étant dominé par un certain nombre de variétés :

Piment fort :

Il a occupé cette année une surface de 230 Ha, en diminution par rapport à la campagne précédente (300 ha), à cause des mauvais résultats commerciaux (prix de vente bas). Ce marché est domminé par la variété Sahem de Syngenta (130 ha), suivie des variétés Starter (63 ha) et Capel hot (30 ha) de Petoseeds.

Type blocky

(carré court ou california wonder): A raison de 3 à 4 dh/la graine et d’une densité de 17 000 à 20 000 plants/ha (sans greffage), il est considéré comme le segment le plus rémunérateur. Il existe une vingtaine de variétés sur le marché pour le rouge, le vert et le jaune, couvrant une surface totale de 330 ha, contre 200 Ha l’an dernier. Ce type est dominé par : - Canon (65 ha) de Semapro, Ferrari (65 ha) et Scirocco (40 ha) d’Enza Zaden pour le poivron rouge ; - Limone (20 ha), Rapido (15 ha) de Synggenta et Fiesta (24 ha) d’Enza Zaden pour le poivron jaune.

Type Lamuyo vert et rouge 

(carré long): Il s’agit d’un marché stable (100 Ha), dominé par les deux variétés : Drago avec 75 ha et Roldan avec 10 ha de Synggenta.

Type corne de bœuf  : 

Appelé également type doux italien, il occupe 440 ha sous abris serres, princippalement dans la région d’Ouled Taima. Il est dominé par la variété Coach de De Ruiter seeds avec 350 ha, suivie de Atira et Wassila de Syngenta avec 30 ha chacune. La culture en plein champ ne dépasse pas les 150 ha. D’après les producteurs, la campagne est meilleure que la précédente, et les prix étaient bons dès le départ (60 à 70 Dh/caisse de 13 Kg).

Type hongrois

(blanc conique)  Avec 170 ha, il est dominé surtout par la variété Century de Rijk Zwaan suivie du Maghreb 142 Agriculture N° 59 - Avril 2012

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Poivron, déroulement de la campagne des variétés Cyclone et Dimentio de Syngenta. Il s’ait d’un marché stable aussi du fait qu’il fait toujours l’objet de contrats spéciaux pour les pays de l’Est, notamment la Hongrie.

Type kappy :

La superficie est de 200 ha sous abris serre cette annnée, dominée par la varriété Kappy de RZ avec 150 ha suivie de Recio de Phyto avec 20 ha. C’est un marché stable, destiné spécialement pour les populations turqques de l’Allemagne.

A noter que ces différents types de poivron sont principalement desttinés à l’export. Les écarts de triage sont écoulés sur le marché local, sauf pour le doux italien dont la moitié de la production est destinée à l’export et l’autre au marcché local.

Le greffage du poivron

Quel intérêt ?

En général, les princippaux pathogènes du sol sont surtout : phyttophthora capsici, pythium, rhizoctonia solani, les némattodes, les fusarioses et la verticilliose, qui entraînnent la fatigue des sols. Les moyens de protecttion disponibles sont : les rotations culturales,

La majorité des cultures de poivron se localisaient dans la région de Taroudant, principalement dans les régions de Hmar et Boutmass. Il s’agit d’une zone haute connue pour la qualité de son poivron car son sol caillouteux se réchauffe rapiddement. Cependant, ces dernières années à cause du phythophtora (ennemi n°1 dans cette zone), beaucoup de producteurs ont réduit les superficies cultivées. Dans la zone de Chtouka, c’est plutôt le problème des nématodes qui se pose avec acuité. Par ailleurs, avec les basses températures enregistrées ces dernières années dans la région, cette culture s’est avérée particulièrement sensible au froid, qui peut même entraîner la mort totale des plants francs. C’était justement le cas durant cette campagne. les variétés résistantes, la désinfection du sol, la culture hors sol et le greffage. Dans le cas du poivron, le Phytophthora et les nématodes sont les parasites les plus redoutables. Pour y faire face, le greffage du poivron est possible sur des porte-greffes piment/poivron, qui sont des lignées hybrides généralement dottées de tolérances aux : - virus : TmV, PVY, CMV - champignons : phytophthora capsici, rhizoctonia solani - nématodes Cette année la superficie greffée est estimée à environ 200 ha, dominés par les porte-greffes : Robusto de Syngenta, Capital de Rijk Zwaan, Snooker de Synggenta, Trésor de Vilmorin et Power de Sakata. De l’avis de beaucoup de prodducteurs interrogés, en culture de poivvron greffé : - contrairement à la tomate greffée dont on peut augmenter le nombre de bras par plante, le surcoût occasionné par le greffage du poivron ne peut pas être compensé par une diminution de densité de plantation. - La plupart des porte-greffes actuellemment utilisés ne sont pas vigoureux. Ils apportent certes des résistances, mais pas de vigueur supplémentaire. En efffet, en sol fatigué, les racines sont saines mais les plants greffés seraient moins

Poivron conduit en intercallaire dans une serre de bananier du Maghreb 144 Agriculture N° 59 - Avril 2012

vigoureux que les plants francs en sol désinfecté. Mais de l’avis de certains opérateurs, ces problèmes sont plutôt le résultat du manque de maitrise de la conduite du poivron greffé par beaucoup de prodducteurs.

Recommandations pour une maitrise de la conduite

En plus du greffage, deux opérations sont recommandées : - La désinfection du sol par un fumigant, l’aération et le chaulage de la serre, l’élimmination des mauvaises herbes avant et après la plantation. Ensuite, il faut rédduire l’irrigation pour diminuer le pourccentage d’infestation par phythophtora qui sera minime (1% environ). - Certains ingénieurs et techniciens appliqquent une nouvelle technique qui consistte à apporter la tourbe autour des plants de poivron (environ 10 sacs/Ha, pour 20 à 22 000 plant/Ha), mais le problème des nématodes reste toujours présent. Les causes principales de phythophtora capsici sont l’excès de chaleur et une hygrométrie élevée au niveau du collet pendant le mois d’août et septembre. Le recours à un porte-greffe tolérant à ce champignon reste la solution la plus adaptée dans la zone de TaroudantOuled Berhil où les superficies sont impportantes. A noter que pour encourager les producteurs les premiers essais de greffage ont été effectués dans différrentes régions (Ouled dahou, Boutmass et Ouled berhil), sur un porte-greffe résistant aux nématodes et présentant un très fort développement racinaire en conditions chaudes et froides. Dans ces régions la désinfection du sol se faisait au métam sodium, mais avec l’excès de chaleur l’effet ne dure pas longtemps. De plus, le métam sodium a un bon effet fongicide, mais pas d’effet nématicide. Pour l’instant le seul remède à ces deux problèmes majeurs du poivron : le phytthophtora et les nématodes reste le greffage. M. Farid EL Farhani, Directeur de MED.Commerce International, reccommande de ne recourir au greffage que dans les zones où ces deux problèm-

Agriculture du Maghreb N째 59 - Avril 2012

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Poivron, déroulement de la campagne mes se posent, car le greffage du poivron est couteux. En effet, avec les porte-greffes disponibbles actuellement, le grefffage n’apporte une vraie valeur que dans les sols à gros problèmes parassitaires. Des essais menés par la pépinière Janah Salam en 2009/10 ont abouti aux recommandattions suivantes pour réussir la conduite du poivron greffé: - le sol doit être drainant et filtrant (exemples : sol sablonneux à Chtouka et sol caillouteux à Boutmass). Dans le cas de sols lourds (cas d’Ouled dahou et Ouled berhil), il faut assurer un bon drainage sinon le problème de maladdies sera présent, donc dans ce cas la conduite est tout à fait différente. La conduite doit être optimale : - Le collet ne doit pas toucher le sol - Le sol ne doit pas toucher la souddure du greffage sinon il y a un risque d’émission de nouvelles racines à partir de la variété qui est sensible (affranchisssement de la greffe).

du Maghreb 146 Agriculture N° 59 - Avril 2012

- La conduite verticale doit être à trois bras avec une densité de 20 000 plant/ ha à condition d’éliminer le premmier fruit du rez de chaussée pour favoriser le bon développement et la croissance des trois bras. Il faut également éliminer les fruits du 1er et du 2e étages pour laisser le temps au développement du système radicculaire du plant afin qu’il supporte la charge du troisième étage et avoir un rendement équilibré. En effet, le greffage ralentit le développement du système radiculaire contrairement à un plant franc. - Pour la plantation du poivron, la serre doit être chaulée depuis la plantation jusqu’à la floraison du 3e étage pour réduire la transpiration. Passée cette phase, il faut procéder au déchaulage. En conclusion, deux conditions princippales pour profiter pleinement du grefffage du poivron : - le sol doit être infesté de phythophttora et de nématodes - assurer une conduite adéquate du plant greffé. Pour plus de détails techniques, contactter M.Farid EL Farhani, Société Med. Commerce International au 06 66 40 05 98 ou 06 61 09 52 87. 

Plant franc et un plant greffé

Comportement en conditions difficiles Les conditions climatiques exceptionnnelles de cette campagne ont clairemment démontré la différence entre un plant franc et un plant greffé de poivvron. En effet, les températures basses durant deux mois successifs (le nombbre d’heure de froid où les températtures minimales ont été inférieures à 7 °C a dépassé les 120 heures), n’ont pas affecté les plants greffés, pour les prodducteurs qui ont respecté la technique de conduite optimale citée ci-dessus (élimination des premiers fruits du rez de chaussé, du premier et du deuxième étage). En effet, le plant n’a pas arrêté sa croissance d’où l’effet sur la producttivité. Par ailleurs, et contrairement au plant greffé, de fortes carences en maggnésium ont été observées au niveau des feuilles des plants francs, induites par une faible assimilation du phospphore par les racines (synergie entre le phosphore et le magnésium). A noter que le greffage a retardé l’enttrée en production par rapport au plant franc. L’élimination des premiers fruits des trois étages (cas du poivron carré) permet d’obtenir des fruits homogèn-

nes, de bonne qualité Plant de avec une réduction poivron greffé des écarts de triage (moins de 10%). Le plant greffé donne plus de fleurs, et la nouaison et la fructificcation sont plus rapides, à condition bien sur de respecter la conduite recommmandée, sinon le plant franc sera meilleur du point de vue calibre, rendemment et qualité. - Le greffage permet également une tolérance à la salinité de l’eau et du sol pour une eau inférieure ou égale à 4 mmhos/cm à 25°C et un sol inférieur ou égal à 1 mmhos/cm à 25°C (1/5), sinon la nécrose apicale fait son apparition. - le greffage bien conduit a également permis des résistances aux maladies et une bonne vigueur. - Les observations ont également révélé que la pollinisation par les abeilles dommestiques permet une meilleure fructiffication par rapport aux bourdons. - des différences ont été relevées entre les porte-greffes : pour une plantation du mois d’août, un plant de poivron sur un porte-greffe donné est arrivé au 22ème étage vers fin mars, alors qu’un plant greffé sur un autre porte-greffe

est arrivé au 21ème étage à la même date, tandis qu’un plant franc n’est arrivé qu’au 17ème étage. Le greffage permet donc une accélération de la croissance par rapport au franc, ceci grâce toujours à l’élimination des premiers fruits des différents étages. D’après M. Farid EL Farhani, le seul inc-

convénient du plant greffé réside dans sa sensibilité à l’asphyxie radiculaire dans un sol lourd, surtout pendant le premier mois qui suit sa plantation. Il s’agit donc de bien maîtriser les besoins en eau depuis la plantation jusqu’à la récolte du premier fruit.

Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

147

Carotte

Carotte,

Mécanisation des opérations Selon les estimations des semenciers, la superficie totale consacrée à la carotte cette campagne serait de l’ordre de 9500 ha (hybride, Nantaise standard, Muscade). Répartition de la production

- Centre : 7000 ha, dont 70%

Produite un peu partout au Marroc, la carotte est répartie est comme suit : - Nord : 1000 ha (600 Nantaise standard, 400 ha hybride)

(5000 ha hybride, 1000 ha Musc-

du Maghreb 148 Agriculture N° 59 - Avril 2012

dans la région de Berrechid

500 ha Muscade type Brazylia)

taise standard)

Evolution des techniques de production

- Sud : 1500 ha (500 ha hybride,

C’est bien connu, Berrechid est

500 ha Muscade Multipliée

la région de production de la

cade Multipliée et 1000 ha Nant-

de la conduite qui leur permet d’atteindre des rendements en racines qui dépassent les 120 tonnes/ha. Dans cette région, les terrains lourds retiennent bien l’eau, mais ils nécessitent une bonne préparation au départ pour éliminer tous les obstacles. Ils présentent aussi l’inconvénient de la prolifération des maladies fongiques (humidité).

Préparation du sol carotte par excellence. Les surffaces cultivées y sont importtantes et les techniques adopttées par les producteurs en évolution constante : variétés performantes, mécanisation du semis, meilleure maîtrise de la nutrition… Une maitrise

La préparation du sol revêt une importance capitale. La carotte est cultivée sur une profondeur ne dépassant pas 30 cm, il est donc inutile de procéder à un travail profond. Par contre, il est important de procéder à une préparation de bonne qualité

(déchaumage, labour, cultiratteau pour la finition et éviter la présence de matière organique non décomposée). Cependant, il faut éviter de multiplier inutillement les passages pour éviter le compactage du sol.

Résultat du semis mécanique

Semis mécanique de la carotte Dans beaucoup de régions, la carotte demeure malheureusem-

Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

149

Carotte ment conduite selon la méthodde traditionnelle qui débute par un semis à la volée, souvent associé à l’irrigation gravitaire. Cependant, de plus en plus de producteurs ont adopté le sem-

mis mécanisé grâce à l’utilisattion des semoirs pneumatiques qui permettent de positionner la graine à la bonne profonddeur du sol et avec un espacemment qui lui permet de se dévvelopper en minimisant la compétittion avec les autres planttules pour l’eau, les nuttriments et la lumière (moindre inccidence des maladies). Dans ce sens, les productteurs doivvent veiller à

acquérir des lots de semences homogènes en calibre et en performances, ce qui permet de garantir une culture homoggène. « En plus de la réduction des coûts de main d’œuvre et de la quantité de semences utilisées, le semis en ligne me permet de profiter des avantages du goutte à goutte et de la fertigation » témoigne un producteur de la région de Berrechid, qui ajoute, « les producteurs qui sèment à la main et irriguent en gravitaire font face à plusieurs problèmes: l’excès de semences entraîne une grande densité et engendre des carottes minces. Quant à l’excès d’eau, il entraîne des maladies, une mauvaise coloration et une

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La Récolteuse de carotte Temps de récolte très réduit et grande du Maghreb 150 Agriculture économie de- Avril main2012 d´oeuvre. N° 59

forme fourchue des racines. Le semis mécanique supprime également l’éclaircissage, une opération coûteuse en temps et en argent, mais indispensabble en cas de semis à la main. Tous ces avantages se traduissent par une meilleure qualité et un meilleur rendement qui passe de 50-60 tonnes/ha pour le semis traditionnel à 80-100 tonnes/ha pour le semis mécannique.

Mécanisation de la récolte La mécanisation de la récolte présente des avantages inccontestables par rapport à la méthode traditionnelle, qui mobilise un nombre important d’ouvriers pour les différentes

tâches: récolte, ramassage, couppe des feuilles. En effet, il faut compter près de 150 ouvriers pour la récolte d’1 hectare. De plus, les petits outils d’arrachagge utilisés engendrent beauccoup de casse. Manipulée par un seul opératteur, la récolteuse effectue simmultanément ces différentes opérations. Les carottes récolttées sont directement dépossées dans une benne ou au sol, selon le choix du producteur, avant d’être expédiées dans les stations spécialisées en lavage. Cette machine permet de réccolter jusqu’à 0,5 hectare par jour, soit pratiquement 40 tonnnes. Cependant, son utilisation impose une conduite adaptée de la culture dès le départ:

- Travail adéquat du sol sur 2530cm, pour assurer une bonne homogénéité des carottes. - Semis de précision grâce à un semoir adapté - Respect de distances entre les lignes pour faciliter le travail de la récolteuse par la suite.

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Agro-équipement

Récolte mécanisée

de la pomme de terre La récolte de la pomme de terre est une opération qui doit être menée avec soin en évitant de blesser les tubercules, de les laisser trop longtemps au soleil et de stocker une récolte trop humide.

S

elon le type de culture, la récolte se fait à un stade de maturité différent, par temps sec, lorsque les tubercules ont atteint la grosseur voulue. La pomme de terre de prim-

meur est récoltée avant maturité alors que la peau des tubercules se desquame encore, et par conséqquent se conserve mal. Au contrairre la pomme de terre de saison, destinée à être conservée plus ou moins longtemps, ne doit être récoltée qu’à maturité complète (peau subérifiée). A noter que contrairrement à la pomme de terre de grande consommation, récolttée à maturité compplète une fois que les fanes sont desséchées, la récolte de la pomme de terre de primeur néccessite l’élimination de la partie aérienne de la plante (tiges et feuilles) avant l’arrachage. Cette opération est nécessairre pour éviter la propaggation des maladies et pour faciliter la récolte. Elle peut être : - mécanique : manuelle ou par des broyeurs - physique : thermique par brûleurs

du Maghreb 152 Agriculture N° 59 - Avril 2012

- chimique par pulvérisation de défanants (déshherbants).

Manuelle ou mécanisée ? Les deux princippaux facteurs qui doivent guider le producteur dans son choix de la méthode de récolte sont d’une part le niveau d’investissement qu’il peut se permmettre, et d’autre part la tolérance des variétés vis-à-vis de la récolte de type mécanique. En effet, certtaines variétés supportent bien la cueillette mécanique. D’autres peuvent au contraire être très afffectées par un tel traitement. La récolte traditionnelle se fait manuellement par l’utilisation de houes ou sapes à trois dents. Cette pratique, la plus répandue chez les producteurs marocains, mobilise un nombre important d’ouvriers aussi bien pour le l’arrachage que pour le ramassage. De plus, les outils utilisés engendrent beauccoup de dégâts sur les tubercules. Une bonne récolte se prépare dès la mise en place de la culture. La

Etapes de la récolte -l’arrachage : commence après le défanage, qui se fait par découpe et soulèvement des buttes grâce à des socs et des organes annexes (disques tranchant la terre des deux côtés de la butte, rouleau apppelé diabolo, écrasant les mottes). - le tamisage : se fait grâce à des organes de séparation de la terre (convoyeurs à barreaux, grilles osc-

cillantes, tambours de nettoyage, tablier secoueur, …) différents sellon les types d’arracheuses. L’élimmination des pierres et des motttes se fait en partie au cours du tamisage. Cependant la difficulté d’élimination concerne les pierrres et mottes dont le calibre est identique à celui des tubercules. Leur élimination peut se faire soit manuellement (tablier horizontal) ou mécaniquement (tapis roulant avec doigts en caoutchouc, …). Ce

plantation doit se faire dans un bon alignement, à faibble profondeur et avec un bon buttage ultérieur en évitant la formmation de mottes. De même, les tuberculles de pomme de terre étant enfouis dans le sol, la qualité du terrain (léger, meubble) est déterminante aussi bien pour la culture (grossissement, …) que pour la qualité de l’arrachage mécanisé. Ce dernier peut se faire par des arracheuses simples ou par des machines combinées, réglabbles. Les arracheuses de pomme de terre peuvent être montées sur des motoculteurs, des micro-tracteurs, ou attelées à des tracteurs d’autant plus puissants que l’arracheuse est plus importante. Mais elles peuvent aussi être automotrices. La mécanisation de la récolte assurre une grande rapidité d’arrachage et une réduction considérable de la main d’œuvre nécessaire. Le renddement est également amélioré puisqu’aucun tubercule n’échappe à cette machine. Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

153

Récolte mécanisée - le chargement : est la dernnière étape qui peut s’effectuer soit par réception en trémie intéggrée à l’arracheuse, vidée régulièrrement par l’intermédiaire d’un convoyeur, soit par évacuation simultanée, au fur et à mesure de l’arrachage dans une remorque avançant en parallèle.

Principales arracheuses

Récolte traditionnelle

dernier système permet en même temps l’effanage final, c’est-à-dire l’élimination des fanes desséchées mélangées à la terre et aux tuberccules, ainsi que les mauvaises herbbes. - Le triage : consiste à séparer les tubercules des mottes de terre de densité et forme voisines et qui n’ont pas été séparées lors du tammisage. Le système de triage peut se présenter sous la forme d’un déterreur (rangées de rouleaux, d’écartement réglable, entre lesqquelles passent les mottes et les pierres) ou d’un tapis incliné à téttines, fonctionnant sur la base de différence de poids entre tuberccules et pierres. D’autres systèmes plus perfectionnés et automatisés (rayons X, …) peuvent exister sur les machines ou à poste fixe.

du Maghreb 154 Agriculture N° 59 - Avril 2012

On trouve actuellement sur le marché différents types d’arraccheuses: - Les Arracheuses-aligneuses : sont les plus simples et réalisent l’arrachage et le nettoyage, puis rejettent les tubercules en ligne sur le sol derrière elles. - Les arracheuses combinées : Tractées ou parfois portées (1 ou 2 rangs), elles sont plus importantes et plus complètes et assurent l’enssemble des opérations élémentairres (y compris le triage). - Les arracheuses chargeuses qui peuvent stocker les tubercules dans une trémie devant être viddangée régulièrement ou les chargger dans une remorque avançant en parallèle. - Les arracheuses automotrices : tous les organes de récolte sont rassemblés sur un châssis automot-

teur, l’effaneuse étant positionnée à l’avant. Elles peuvent récolter 2 à 4 rangs en même temps et effecttuer toutes les opérations en un seul passage. A noter que certaines de ces macchines peuvent en plus effecttuer d’autres opérations comme le calibrage, la mise en sacs, etc.

Mécanisation de la plantation Combinée à une bonne conduite, la mécanisation de la plantation permet une augmentation importtante du rendement par rapport au mode traditionnel. La mécanissation de la plantation réduit à 3 seulement le nombre d’ouvriers nécessaires et facilite considérrablement leur tâche. De plus, le travail est exécuté proprement et dans les délais, d’où une meilleure rentabilité à l’hectare. La planteusse permet d’assurer la plantation des tubercules, la confection des billons et même la mise en place du système d’irrigation goutte à goutte. La régularité des lignes est d’ailleurs bien remarquable. Par ailleurs, la planteuse permet

Les machines GRIMME assurent une mécanisation totale de la culture et garantissent une qualité et un rendement plus importants.

d’augmenter la densité

En fonction de la région et

tout en maintenant une

du choix du producteur, il

distance régulière entre les

est possible de régler aussi

tubercules, ce qui garantit

bien la distance entre les

un bon développement et

tubercules sur la ligne que

des calibres homogènes.

l’espacement interligne. 

Les pommes de terre font l’objet d’un calibbrage manuel ou mécanique, puis elles sont stockées. Les tubercules doivent être conservvés dans un local aéré, sec et à l’abri de la lummière ou dans des locaux spéciaux. La durée de stockage est très variable selon la variété, l’état des pommes de terre et les conditions de température.

Economie de main d´oeuvre Economie de temps de travail Réduction des coûts de revient AL BASSIR Représentant exclusif de la Société GRIMME : Hay Ezzahar 159-169 - Avenue Hassan Ibnou Tabit 26100 Berrchid Tél.: +212 5 22 32 80 28 - Fax : +212 5 22 32 80 44 Email : rbassir@albassir.com

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Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

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Agro-équipement

Pulvérisateurs à rampe SAHNOUNI Bouchaib Enseignant à l’I.T.S.M.A.E.R de Bouknadel

Contrôles et réglages

Dans la pratique, il n’est pas rare de voir échouer un traitement du fait que l’appareil utilisé n’est pas en bon état de fonctionnement. Les agriculteurs ignorent souvent l’importance de l’étalonnage, du réglage et de la maintenance de leurs pulvérisateurs. Ce guide apporte donc, aussi bien au technicien qu’au praticien, des données techniques et pratiques nécessaires à la réussite des traitements des cultures basses. Un bon traitemment est synonyme d’un meilleur rendement.

L

es observations que l’on peut faire dans la pratique montrent qu’un pourcentage relativement élevé de matériels de traitement des cultures est loin d’être en bon état technique, certains faisant

même parfois plus de dégâts. Le traitement chimique est aujourd’hui indispensable pour obtenir des rendements élevés et des récoltes de bonne qualité. L’effficacité et la rentabilité de ce traittement supposent un dosage préccis et une bonne répartition des matières actives, ce qui exige un réglage contrôlé des appareils et permet en même temps de limiter ou d’éviter les effets secondaires, tels qu’une trop forte dérive, de trop grandes pertes par gouttage et des niveaux élevés de résidus.

Contrôle et vérification des pulvérisateurs à rampe Contrôle général (surtout le circuit de pulvérisation)  Le contrôle de la cuve est obliggatoire, sans oublier le bouchon de remplissage, l’indicateur de niveau, les tuyaux et les colliers de serrage, les filtres, la rampe, les buses (notamment le contrôle des jets de pulvérisations). Contrôle de la pompe  La première chose à faire c’est de démonter les pistons et les clapets pour vérifier s’ils sont usés par les produit chimique ou non. Ensuite, il faut contrôler le débit avec un QUANTITEST et le comparer avec du Maghreb 156 Agriculture N° 59 - Avril 2012

le débit mentionné sur la plaque signalétique de la pompe. Il faut aussi contrôler le niveau d’huile et la pression dans la cloche d’air. Contrôle du manomètre de pression  Le contrôle se fait par un appareil appelé MANOTEST, il permet de comparer les manomètres au mannomètre de test. La comparaison est effectuée, d’une part, lorsque la pression augmente et, d’autre part, lorsqu’elle diminue. Contrôle des buses  Il faut s’assurer que toutes les busses utilisées sont du même type et de la même couleur, et qu’elles ne sont pas usées. Rampe de pulvérisation  Le banc d’essai des buses DOSITTEST permet de vérifier la distribbution transversale du liquide de pulvérisation par la rampe.

Réglage pour cultures basses (à jet projeté) Attelage de l’appareil sur le tracteur Avant de régler la pulvérisation, il faut s’assurer que : - le pulvérisateur est en bon état et prêt à fonctionner  - le circuit du liquide de l’appareil est parfaitement propre 

Remplissage de la cuve par l’eau du lac, et préparation de la bouillie sans aucun vêtement de protection.

Plusieurs opérations impportantes doivent être réalisées, qu’il s’agisse d’un matériel neuf ou d’une remise en route, après l’hivernage. Il faut tout d’abord s’assurer : - du bon état des tuyauterries, des joints, des colliers de serrage et des disposittifs antigoutteux  - de la lubrification de la pompe (niveau d’huile…)  - Du graissage des transmmissions, des articulations et des mécanismes de susppension des rampes (s’ils existent), des pièces mobilles du distributeur  - Si l’appareil contient une solution antigel, ne pas oublier de la vidanger  - Rincer dans tous les cas le circuit de pulvérisation à l’eau claire. - Soigner l’horizontalité du pulvérisateur (régler l’aplomb transversal et l’aplomb longitudinal par les chandelles et par le bras supérieur) car l’horizzontalité de la rampe en dépend. - Rigidifier les bras inférrieurs à l’aide des stabilissateurs  - Vérifier les débattements mini et maxi pour le coullissement des tubes  - Chercher à rendre l’arbre de transmission parallèle par rapport au sol 

- Régler la pression des pneus.

Formules de calcul Calcul du volume par hectare, détermination du débit (par étalonnage), vitesses d’avancement, et concentration Il faut savoir que dans le cas de ces pulvérisateurs et si l’on désire apporter la dose voulue, le débit doit rester constant : - buses d’un diamètre donné, - pression constante, - vitesse d’avancement riggoureusement constante, - pas de variation de réggime du moteur, - pas de changement de rapport de boite de vitessse au cours du traitement.

Les opérations à effectuer sont : - Choix provisoire de la dose en l/ha Le choix de la dose doit être en fonction du type de culture, du stade de véggétation (densité), du type de traitement et du pulvérrisateur choisi. - Choix du type de calibbre des buses Dans le cas des cultures Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

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Pulvérisateurs à rampe

1. Manomètre pour mesurer la pression dans la cloche à air de la pompe et des pneus du tracteur

montées sur une rampe fournisssent une pulvérisation supérieure, 2. L’arbre de transmles buses à miroirs sont très importmission sans système tantes à appliquer car elles s’adaptde protection, et les chevilles d’attelage tent à des pressions de 1 à 2,5 bars sont sans goupilles. (uniquement pour les pulvérisatIls utilisent les stabilisateurs pour le teurs à dos). Les buses à turbulencfreinage. ce sont bien adaptées aux traitemments fongicides et fonctionnent à des hautes pressions (de PULVÉRISATION S21 – France 5 à 20 bars). basses, le choix des buses dépend de la nature du traitement. A titre d’exemple, les herbicides seront appliqués à basse pression (entre 3 et 5 bars) et avec des buses de pulvérisation ne générant pas de gouttelettes fines de façon à éviter les embruns. Les buses à jet plats

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du Maghreb 158 Agriculture N° 59 - Avril 2012

- Détermination du débit de la rampe Elle s’effectue par étalonnage si sa valleur n’est pas connue avec précision après avoir réglé la presssion. Pour ce faire, on peut : - monter les buses ou les pastilles que l’on désire utiliser - faire fonctionner l’appareil au régime de 540 t/min  - régler la pression à une valeur moyennne suivant le type de traitement - fermer l’alimenttation des buses et remplir la cuve à ras bord, puis ouvrir l’alimmentation des buses pendent une minute  - remplir de nouveau

la cuve à ras bord. Le volume avec lequel on a compensé la cuve corrrespond au débit. Ou bien, mesurer le débit de chaqque buse par une éprouvette gradduée pendant une minute, puis faire la somme des débits des busses qui donne le débit total de la rampe (Q). -Détermination de la vitesse d’avancement d’après la relation fondamentale :

Q= (D x L x V )/600 Soit V= (600xQ)/(DxL) Avec : Q : le débit de la rampe en l/ min. V : la vitesse d’avancement du tractteur en Km/h. D : la dose à appliquer en (l/ha). L : largeur de travail en m. Le choix de la vitesse d’avancemment idéale doit tenir compte des conditions de travail (état du terrain, culture à traiter, stade de végétation, capacités maximale de l’appareil et débit de la rampe). Une vitesse très élevée pourrait entraîner un dépassement de ces capacités et engendrer un sous dosage, même si l’appareil est bien étalonné. Mesure au champ de la vitesse d’avancement réelle. - Remplir la cuve à la moitié de sa capacité 

- Gonfler les pneus du tractteur à la pression préconissée  - Baliser dans les conditions moyennes de travail (terrain agricole), une distance (d), à l’aide d’un décamètre - Lancer le moteur au régimme et au rapport choisi  - Déclencher le chronomèttre au passage du premier repère et l’arrêter au passsage du second repère.

P’ = (Q2r) / (Q2 x P)

La vitesse d’avancement en km / h : V = (d x 3,6) / t

La quantité d en kg ou en littre, à mettre par ha de produit commercial étant connue, la concentration Cc en kg/ l est :

Avec : V : vitesse d’avancement du tracteur en Km/h ; d : Distance Parcourue en m ; t : Temps de parcours en s. Exemple : On a parcouru 100 m en 50 secondes :

V= (100 x 3,6) /50 Soit V = 7,2 Km/h Si la valeur de la vitesse réelle est différente de la vitesse calculée : • On peut maintenir la valeur de la dose préalablement choisie, mais il faut rectifier le débit de la rampe, Qr à la place de Q.

Qr = ( D x L x Vr) / 600 Q = K √P et Qr = K √P’ Donc, On doit modifier la pression P par sa nouvelle valeur P’ 

• On peut au contraire ajuster la dose à la nouvelle vitesse de V réelle sans modifier le débit de la rampe, par la formmule :

D 1 = (600 x Q1r) / ( V1r x L1w) Détermination de la concenttration Cc de la bouillie dans la cuve de capacité C en litre :

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Cc = d/D

La quantité Qpc à mettre dans la cuve est :

Qpc = Cc x C

La valeur de D’ calculer ci-desssus est sustentée à celle de d entrainant la Cc et la Qpc.

Application de l’opération de traitement Il faut faire l’application tout en respectant : - la largeur de travail pour éviter les manques - arrêt du traitement à la fin de chaque passage d’une façon précise  - ne pas arrêter l’agitation à la fin de la parcelle  - contrôler l’opération de la pulvérisation pour éviter le bouchage des buses et du circuit  - toujours maintenir la vitess-

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L’inclinaison de la rampe (pas d’horrizontalité) cause une mauvaise homogénéité de répartition

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Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

159

Pulvérisateurs à rampe

Le dispositif anti goutte ne fonctionne pas à l’arrêt, ce qui permet le dépôt du produit chimique sur la culture. La crépine d’aspiration est entourée par un morceau de tissus pour mieux filtrer l’eau du lac. Le débit de remplissage est faible

se d’avancement constante.

Marquage de la largeur de travail : En grande culture, seul un jalonnemment exact permet de conserver la bonne distance de passage établie selon la largeur des rampes. - Si la distance de passage est infférieure à la largeur de travail des rampes, la dose est doublée dans les zones de recouvrement des passages.  - Si la distance de passage est suppérieure à la largeur optimale, la partie située entre les passages n’est pas correctement traitée. En effet, toute erreur de jalonnemment peut avoir des répercussions négatives pour la culture et l’envirronnement. Les jalonnements appproximatifs doivent être proscrits. Le jalonnement au pas est impréc-

du Maghreb 160 Agriculture N° 59 - Avril 2012

cis et est à l’origine de nombreusses erreurs. Il est possible de procéder à un jallonnement de prélevée ou à un jallonnement de post levée, lors d’un semis par un semoir en ligne. On obtient ainsi pour un tracteur un couloir de circulation bien visible, même dans le cas des cultures à végétation haute.

Marche à suivre pour le traitement des cultures basses  Après l’attelage et la vérification du tracteur et du pulvérisateur pour la mise en marche, on proccède à l’opération comme suit : - Remplir la cuve à moitié avec de l’eau propre, par le tamis  - Faire tourner la pompe à la vitessse nominale de 540t/min et ouvrir

les distributeurs pour l’alimentattion des buses  - Régler la pression de travail à la valeur désirée - Observer les angles des jets de pulvérisation et nettoyer les buses bouchées, en utilisant une brosse à dents (ne pas utiliser un fil ou une aiguille) et garder les tuyaux d’alimentations des buses loin des jets et non coudés - Régler la hauteur de la rampe sur son support selon le type de buses utilisées (angles du jet) et la presssion d’utilisation  - Fermer les distributeurs d’alimmentation de la rampe  - Laisser la pompe et l’agitation fonctionner  - Contrôler le dispositif de réaspirration et le dispositif anti-goutte ; - Dans le cas de poudres solubles dans l’eau, verser la poudre diss-

soute dans le réservoir par l’intermmédiaire du tamis de remplissage  - En cas d’utilisation d’un mouillant, mélanger la poudre dans un sceau et verser lentement cette suspension dans le réservoir  - En cas de mélange de différents produits, ajouter tout d’abord le mouillant, puis les solutions ou émulsions  - Remplir la cuve d’eau et laisser tourner l’agitation pendant envirron 5 minutes pour que le tout soit bien mélangé  - Ouvrir brièvement les distributteurs d’alimentation des tuyaux et les conduites d’alimentation des buses (ne pas opérer au voisinage de points d’eau ni de cultures peu résistantes)  - Avancer jusqu’au début du champ et enclencher la vitesse correspondant à la vitesse de trav-

vail recherchée. Toujours démarrrer 4 mètres avant le début de la culture pour atteindre la bonne vitesse d’avancement au début du traitement  - Faire accélérer le moteur à l’aide de la manette d’accélération jusqqu’à ce que la prise de force tourne à 540tr/min, puis lâcher la pédale d’embrayage  - Lorsque la rampe arrive au nivveau des cultures, ouvrir la manettte d’alimentation des buses  - Contrôler immédiatement si la pression indiquée par le manomèttre correspond bien à la pression réglée au départ, sinon la corriger  - Continuer d’avancer à la même allure, sans jamais changer de vittesse  - Contrôler de temps en temps le manomètre et les jets de pulvérissation 

- Dés que la rampe atteint la fin du champ, fermer l’alimentation des buses  - Chercher le couloir suivant de manière à ne pas traiter deux fois la même surface, pour que des bandes ne soient pas oubliées, ceci ne pose pas de difficultés dans les cultures en lignes, même s’il n’y pas de marquage  - Dans le cas des céréales et de cultures ensemencées à la volée, marquer auparavant les couloirs à suivre par le tracteur au moyen de piquets  - A la fin du traitement, vidanger la bouillie restante dans des bidons fermés pour qu’elle soit éventuelllement utilisée le lendemain, et rincer à l’eau propre tout le circuit en faisant fonctionner la pompe  - Nettoyer tous les filtres.

Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

161

Conduite

Pomme de terre

gestion intégrée des adventices Abbès Tanji, Spécialiste du désherbage abbestanji@gmail.com

Dans la culture de pomme de terre, les adventices utilisent l’humidité, les éléments fertilisants, et la lumière, et par conséquent réduisent le rendemment, déprécient la qualité des tubercules, et maintiennent une humidité favorable au développement des maladies (en particulier du mildiou) et des ravageurs. La stratégie la plus valable consiste à appliquer des herbiccides de pré-levée (avant l’émergence de la pomme de terre et des adventtices), des herbicides de post-levée et faire par la suite une ou plusieurs opérations de binage-désherbage ou de buttage-désherbage.

R Parcelle de pomme de terre très infestée par le souchet (Cyperus rotundus)

appel des principales adv-

sanguinalis), l’avoine stérile (Avena

ventices

sterilis), le brome rigide (Bromus rigid-

Les adventices de la pomm-

dus), les alpistes (Phalaris minor et P.

me de terre se répartissent

brachystachys), l’ivraie raide (Lolium

en trois groupes : les gram-

rigidum), etc…

selle bourse à pasteur (Capsella bursa pastoris), l’émex épineux (Emex spinnosa), la mauve à petites fleurs (Malva parviflora), le coquelicot (Papaver rhoeas), la moutarde des champs (Sinnapis arvensis), etc… - Les vivaces : comme le souchet rond (Cyperus rotundus), le chiendent piedde-poule (Cynodon dactylon), le liserron des champs (Convolvulus arvenssis), etc…

Désherbage de pré-levée Linuron, métribuzine et prosulfocarbe sont des herbicides homologués au

minées annuelles, les dicotylédones

- Les dicotylédones annuelles : comm-

annuelles et les vivaces.

me les chénopodes (Chenopodium

vée des adventices et de la culture. Ces

- Les graminées annuelles : comme

album, C. opulifolium, C. murale, C.

herbicides agissent sur les semences

les repousses de céréales, le pâturin

vulvaria), les amarantes (Amaranthus

des adventices en cours de germinat-

annuel (Poa annua), la sétaire (Setar-

blitoides, A. deflexus, A. retroflexus),

tion. Il ne faut pas oublier que l’applic-

ria verticillata), la digitaire (Digitaria

l’ortie brûlante (Urtica urens), la caps-

cation de ces herbicides de pré-levée

Maroc pour le désherbage de pré-lev-

Efficacité des herbicides de pré-levée

du Maghreb 162 Agriculture N° 59 - Avril 2012

Ortie

Chénopode des murs

Pâturin annuel

nécessite :

produit est efficace sur les très jeunes

sur la pomme de terre, il ne faut pas

- un sol bien travaillé (sans mottes),

plantules adventices (de préférence 1

traiter en cas de forte chaleur (≥ 25°C).

- une humidité de sol suffisante,

à 2 feuilles). L’humidité de sol favorise

De même, il ne faut pas traiter s’il y a

- un matériel de traitement bien réglé.

l’absorption racinaire de l’herbicide.

un vent fort qui favorise la dérive et le

L’irrigation après les traitements pourr-

Plusieurs anti-graminées sont disponib-

déplacement des gouttelettes d’herb-

rait améliorer l’efficacité des traitem-

bles chez les revendeurs : cléthodime,

bicides sur les cultures adjacentes sensibles.

ments herbicides. Le risque de phytot-

cycloxydime, fluazifop, haloxyfop, prop-

toxicité de ces herbicides sur pomme

paquizafop, quizalofop, etc… Ces désh-

de terre n’existe que si la pulvérisation

herbants sont efficaces sur différentes

est trop proche de la levée de la cultur-

graminées annuelles. L’efficacité est

Binage-désherbage manuel

re, surtout si l’application est suivie

excellente sur les jeunes plantules de

Le binage a lieu en général pendant le

d’une irrigation ou de précipitations

graminées. Mais, attention à l’effet par-

premier mois après la levée de la pomm-

abondantes.

rapluie de la culture : toutes les plantul-

me de terre. Il est réalisé avec la sape

Désherbage de post-levée

les adventices cachées sous le feuillag-

ou avec la charrue à traction animale.

ge de la culture ne vont pas recevoir

Il vise l’aération du sol, la circulation de

Rimsulfuron contrôle plusieurs gramin-

une dose létale des herbicides.

l’eau d’irrigation, et la destruction des

nées et dicotylédones adventices. Ce

Pour éviter la toxicité des herbicides

adventices (en particulier celles non

La capselle bourse à pasteur

Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

163

Pomme de terre

Binage-buttage à traction animale

contrôlées ou partiellement contrôllées par les herbicides). En tout cas, il faut biner dans des conditions sèches et quand les adventices sont jeunes. Le binage avec le tracteur est possible, mais il faut - équiper le tracteur de pneus étroits, - régler la bineuse de façon à éviter tout dégât aux feuilles, racines ou stollons, ce qui retarde le développement de la culture et augmente le risque de maladies,

Buttage-désherbage manuel Le buttage a lieu en général pendant le deuxième mois après la levée de la culture. Il est réalisé avec la sape ou avec la charrue à traction animale. Il vise essentiellement a) la formation des buttes autour des plantes de pommme de terre pour éviter l’exposition des tubercules en cours de formation à la lumière, et b) la destruction des

adventices. En tout cas, il faut butter dans des conditions sèches pour permmettre le dessèchement des plantes adventices extirpées ou sectionnées. Comme le binage, le buttage avec le tracteur nécessite un tracteur équipé de pneus étroits et un butteur réglé afin d’éviter les dégâts aux feuilles, raccines ou stolons.

Collecte des adventices en fin de cycle L’arrêt des opérations de binage et de buttage à partir du troisième mois de la culture favorise dans certains cas le dévveloppement des adventices vers la fin du cycle de la culture. En cas de forte inffestation par les adventices, le recours à l’arrachage manuel (ou avec la faucille) des adventices et des tiges aériennes de la pomme de terre sont nécessaires pour faciliter la récolte. La biomasse colllectée est généralement utilisée pour l’alimentation du cheptel.

Buttage-désherbage avec la sape

Conclusion Le désherbage a pour but de minimiser la concurrence des adventices pour les éléments minéraux, l’eau et la lumière, et de faciliter la récolte.Tous les herbicides homologués pour le désherbage de la pomme de terre ne sont pas résiduels, et différentes cultures peuvent être installées après la récolte. La combinaison du désherbage chimique, du binage et du buttage permet d’avoir des parcelles de pomme de terre propres. Cependant, la gestion des adventices doit se pratiquer sur l’ensemble de la rotation. Les adventices vivaces (souchet, chiendent, liserrons, morelle, etc…) sont détruites plus facilement et plus économiquement en absence de cultures grâce à l’utilisation d’herbicides non sélectifs, systémiques et non résiduels comme le glyphosate. Parcelle de pomme de terre juste après une opération de buttage-désherbage avec la sape

Liste des herbicides homologués au Maroc pour le désherbage de la pommme de terre selon l’Index Phytosanitaire Maroc 2012. Epoque d’application Pré-levée anti-dico Pré-levée anti-dico et antigraminées Post-levée anti-dico et antigraminées

Post-levée anti-graminées

Parcelle de pomme de terre juste après une opération de buttage-désherbage du Maghreb 164 Agriculture N° 59 - Avril 2012

Herbicides Linuron

AFALON 50 L (1,5 L/ha), DAKA (1,5 kg/ha), LAFALOUNE (1 à 2,5 kg/ha), PROLINURON (1 à 2,5 kg/ha)

Métribuzine

METRIPHAR, REVIVO, SENCOR (1 kg/ha)

Prosulfocarbe

BOXER (5 L/ha)

Rimsulfuron

TITUS (60 g/ha) + TREND (200 ml/ha)

Cléthodime

AKODIM, SELECT SUPER (1 L/ha)

Cycloxydime

FOCUS ULTRA, STRATOS ULTRA (1 à 1,5 L/ha)

Fluazifop

FUSILADE FORTE (0,750 L/ha)

Haloxyfop

GALLANT SUPER (0,5 L/ha)

Propaquizafop

AGIL (0,5 L/ha)

Quizalofop

PANTERA (0.8 à 1 L/ha), SECTOR (0,4 L/ha)

NEW HOLLAND

lance les tracteurs Compacts TT au Maroc et en Tunisie New Holland Agriculture a introduit la nouvelle série TT Compact sur les marchés marocains et tunisiens. Avec trois modèles de 35 à 47 CV, les tractteurs TT Compact combinent une grande polyvalence avec une puisssante performance, une économie de carburant exceptionnelle et de faibbles émissions. Disponibles en 2 ou 4 roues motrices, ces tracteurs sont très faciles à utiliser et à entretenir. Ces machines passe-partout et fiables sont idéales pour les agriculteurs qui recherchent des tracteurs manœuvvrables et polyvalents : ils sont utilissables pour la préparation des sols, pour manœuvrer des outils, tirer des remorques et pour le transport d’une parcelle à l’autre.

Conçus pour la productivité Le siège et le tableau de commandes sont conçus pour assurer un maximum de confort lorsque l’opérateur doit passer de longues heures sur le siège conducteur. La conception permet également de faciliter la montée et la descente. Les leviers ont été positionnnés sur le côté, de telle manière que le conducteur puisse facilement et conforttablement changer les vitesses. La nouvvelle conception du tableau de bord comprend un compte-tours, un horommètre numérique, une jauge de carburrant, une jauge de température de l’eau et des voyants lumineux pour la charge de la batterie et la pression de l’huile. Le capot arrière en une seule pièce, avec

charnières et à ouverture latérale offre une meilleure visibilité à l’opérateur.

Puissance, économie de carburant et faibles émissions Les moteurs 3 cylindres délivrent une puissance de 35 Cv, 42 Cv et 47 Cv et sont économes en carburant et génèrrent de faibles émissions. Ils sont munis d’un épurateur d’air avec un pré filtre sous le capot et d’une double rotation sur les filtres avec une cuve de décanttation facultative, ce qui leur permet de travailler dans les environnements les plus difficiles. New Holland, leader en Energie Propre, conduit une stratégie faisant la promotion active des carburrants renouvelables, des systèmes de réduction d’émissions et de la technollogie agricole durable. Les tracteurs de la série TT compact bénéficient de toute l’expérience de New Holland en terme de faibles émissions.

Des options pour s’adapter à chaque besoin La série des tracteurs New Holland TT Compact offre le choix entre 2 types de transmission : 8 x 2 en standard ou 8 x 8 en option. La transmission mécanique à prise constante 8 x 8 permet de passer facilement de la marche avant à la marcche arrière. En plus de la prise de force de 540 rpm PTO indépendante avec vittesse d’avancement proposée en série. il existe également une prise de force de

www.newholland.com

540/540E rpm PTO, en option, pour les agriculteurs qui ont besoin d’une prise de force à 2 vitesses.

Une fiabilité intégrée L’essieu avant constitué d’une pièce coulée robuste et étanche assure une durée de vie plus longue même dans les conditions les plus extrêmes. L’essieu arrrière, droit et très résistant avec réductteur épi cyclique réalise les meilleures performances dans les domaines de l’agriculture et du transport. Les freins à disque humide se distinguent par leur efficacité et leur durabilité. Le capot s’ouvre par le haut permettant l’accès aux zones de maintenance. Aucun pannneau ni aucune grille n’entrave l’accès, facilitant ainsi les opérations d’entretien courantes.

Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

165

ELEVAGE

Centres de collecte de lait au Maroc Faisabilité de l’application de deux techniques d’économie d’énergie pour le refroidissement du lait Badre El Himdy* et Essadik Chakir**

Pour l’industrie de la transformation du lait, les centres de collecte constituent des instruments d’organissation des producteurs, des moyens de collecte d’un produit altérable (le lait), et d’offre de réfrigération rapide pour la préservation du produit avant son transfert à l’usine. Depuis le démarrage du plan laitier en 1975, les centres de collecte de lait se sont multipliés dans une multitude de zones du pays. Selon les statistiques de 2009, le nombre de ces centres au Maroc se situait à 1245 centres, offrant une capacité globbale de réfrigération de 2 661 tonnes/jour. Parmi les différentes régions du Maroc, celle de Doukkala - Abda présentait, toujours en 2009, le nombre de centres de collecte le plus élevé. Pour leur fonctionnement, ces centres utilisent de l’énergie électrique pour refroidir le lait à 4°C dans des bacs réfrigérants. * Enseignantchercheur, Départtement d’Energie et Agroéquipemment, IAV Hassan II, Rabat ** Ingénieur à l’Agence du Bassin Hydraulique de Souss Massa et Draa – Guelmim

Avec la demande croissante en énergie électrique à l’échelle nattionale, la recherche-développemment en économie d’énergie est un des axes prioritaires développé au sein du département ‘Energgie et Agroéquipement’ de l’IAV Hassan II. Dans ce cadre, les technnologies d’économie d’énergie, disponibles mondialement, pour le refroidissement du lait pourrraient contribuer à la réduction de

Centre de collecte et réception du lait

du Maghreb 166 Agriculture N° 59 - Avril 2012

la consommation électrique et à améliorer l’efficacité énergétique au niveau des centres de collecte de lait au Maroc. Dans ce contexte, une étude a été menée durant l’année académique 2008-2009 afin de caractériser les consommmations énergétiques dans deux centres de collecte dans la région de Doukkala et d’étudier les possibbilités d’application de deux technniques d’économie d’énergie pour

la réfrigération du lait à savoir : le pré-refroidissement et la récupérration de chaleur. Les résultats de ce travail méritent d’être connus par un public proffessionnel très large et c’est à cette fin que nous en présentons ici une partie. Le professionnel intéressé par le développement des centres de collecte de lait pourra toujours consulter le mémoire de fin d’étudde de Mr. Chakir intitulé ‘Efficience

Température du lait à la réception et coût énergétique de la réfrigération au niveau des centres de collecte

réception au centre (mattin et soir) consignés par l’usine ne sont pas toujours respectés et sont largement dépassés (Tableau 1). Il est aisé de remarquer que la durée théorique de récepttion est limitée à 2 heures que ce soit pour le matin ou pour le soir, alors que la durée réelle de réception est, selon les centres, de 3 à 5 heures le matin, et 1 heure 15 à 1 heure 45 minutes le soir.

Rythme de réception du lait La consommation énergétiqque lors du refroidissement du lait est liée au rythme de remplissage des bacs qui est lié, à son tour, au rythme de réception quotidien de lait par le centre. Pour cet aspect, la réalité du terrain montre que les horaires de

Température du lait à la réception et coût énergétique de la réfrigération Il est connu qu’un lait fraicchement trait, à partir d’une vache saine, indique une température de 35°C, et qu’il refroidit plus ou moins lentement selon la tempérrature ambiante. Théoriquem-

énergétique de la réfrigérattion du lait dans les centres de collecte et possibilités de récupération de chaleur, 2009’ disponible au centre de documentation de l’IAV Hassan II.

Tableau 1 : Horaire de réception du lait dans les centres (Chakir, 2009) Consigne de l’usine Pratique sur le terrain

Période de la journée Matin Soir

Centre 1

Centre 2

7h – 9h 17h – 19h

Matin

7h30 – 10h30

6h15 -11h15

Soir

18h15 – 20h

19h – 20h15 Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

167

ELEVAGE

ment, les producteurs livrent le lait au centre après chaque traite (le matin et le soir). Les livraisons du soir correspondent à un lait qui vient d’être trait, les moyennes de température obtenues sur des sérries de mesures lors des réceptions du soir dans les deux centres indiqquent des valeurs se situant entre 27 et 30 °C. Par ailleurs, une partie des producteurs, généralement éloignés des centres de collecte, ne livrent leur lait qu’une seule fois par jour, le matin. Il s’agit dans ce cas, d’un mélange de lait trait le soir précédent avec celui obtenu le matin même. Les moyennes de température obtenues sur des sérries de mesures lors des réceptions du matin dans les deux centres inddiquent des valeurs se situant enttre 20 et 26 °C. Les moyennes quotidiennes (mattin et soir) de température du lait du Maghreb 168 Agriculture N° 59 - Avril 2012

à la réception ont été de 24°C et de 23°C, respectivement au niveau des centres 1 et 2 étudiés. La temppérature du lait réceptionné dans les centres de collecte est largemment inférieure à la température du lait au moment de la traite. Ces valeurs de température du lait à la réception, obtenues en milieu réel, sont importantes d’un point de vue strictement énergétique. Le coût énergétique de la réfrigérration du lait relevé dans les deux centres étudiés est de 11 Wh/l pour le premier et 17 Wh/l pour le second. Ces valeurs sont, à nottre connaissance, les premières obtenues dans les conditions nattionales de réfrigération du lait au niveau des centres de collecte.

Possibilités d’application des techniques d’économmie d’énergie dans les centtres de collecte de lait Les technologies classiques d’éconnomie d’énergie dans le secteur du refroidissement du lait, en dehors des bonnes pratiques d’utilisation des groupes frigorifiques, se résumment à deux principales technologgies, le pré-refroidissement du lait et la récupération de chaleur. Faisabilité du prérefroidissement du lait dans les centres de collecte Le pré-refroidissement du lait à l’aide d’échangeur tubulaire ou à

plaques utilisant de l’eau fraiche est préconisé de par le monde afin de réduire l’énergie nécessaire au refroidissement à 4°C du lait. Plussieurs auteurs, travaillant dans les conditions de l’Angleterre et de la Nouvelle Zélande, indiquent des économies d’énergie possibles proches de 30 à 35% pour un lait à 34°C et de l’eau fraiche à 12°C penddant le mois le plus chaud. Les résultats obtenus lors de cette étude montrent que pour le cas des centres de collecte au Maroc, le différentiel de température enttre le lait à la réception au centre (23 à 24°C) et l’eau (16 à 17°C en mars-avril, période de l’étude) ne permettrait qu’un gain énergétiqque négligeable. Ce résultat concerne les centres de collecte uniquement. Il ne devvrait pas nous occulter les persppectives intéressantes d’économmie d’énergie par installation de pré-refroidisseur dans les bacs à lait au niveau des exploitations laittières où le lait est effectivement à une température de 34-35°C, et où les possibilités d’économie d’énergie par pré-refroidissement pourraient être bien réelles. Nous rappelons à cet effet que Newell (1980) a rapporté une économie de 45%, et que Parkinson et Fisher (1982) ont observé une réduction des charges de réfrigération qui peut atteindre 88% dans le cas d’un pré-refroidissement à 10°. Récupérateur de chaleur, dimensionnement et installation Parmi les éléments de mise en œuvre des bonnes pratiques d’hyggiène indispensables dans le cas de manipulation de lait, chaque centre de collecte de lait doit normmalement disposer d’eau chaude en quantité suffisante pour le netttoyage des bacs, bidons et instrumments servant à la réception et refroidissement du lait. Actuellemment, la situation est telle que les meilleurs centres de collecte sont dotés d’un chauffe-eau électrique fonctionnel. L’installation d’un récupérateur de chaleur dans un circuit frigorifique

Tableau 2 : Possibilités de production d’eau chaude par récupération de chaleur (Chakir, 2009) Bac Bac 1 Bac 2

Capacité en litres

T° du lait réceptionné °C

Temps moyen de fonctionnement

T° entrée de l’eau °C

T° sortie de l’eau °C

Eau chaude capacité (litres)

1600 2000

27 26

4h45 3h20

16 17

55 55

357 430

d’un bac à lait permet de récupérrer la chaleur sensible du fluide frigorigène (laquelle chaleur est extraite du lait) pour produire de l’eau chaude. Une telle installattion sur les bacs réfrigérants des centres de collecte pourrait aider à produire de l’eau chaude, et rédduire les consommations énergéttiques des chauffe-eaux. Les données recueillies au cours de cette étude mettent en évidencce une très grande opportunité de production d’eau chauffée à 55°C dans les centres. Ainsi, des bacs réfrigérants de 1600 litres et 2000 litres de capacités de refroidissemment permettraient une producttion d’eau chaude de 357 et 430 litres respectivement (Tableau 2).

Le nettoyage des équipements des centres de collectes tel que réalisé actuellement pourrait être nettement amélioré par une dispponibilité d’eau chaude à 55°C, qui servirait aussi à l’hygiène du perssonnel. Par ailleurs, un chauffage d’appoint de quantités d’eau plus faibles porterait l’eau de 55°C à des températures plus élevées, ce qui permettrait à moindre coûts de procéder à des nettoyages parfaits des bacs, bidons et instruments de mesures.

capacités de production d’eau chaude dépasseraient largemment les besoins des centres. D’autres possibilités de dévveloppements de l’utilisation d’eau chaude produite dans les centres de collecte sont en cours d’étude actuellement.

Enfin, il est important de soulligner que compte tenu du fait que les centres de collecte sont généralement équipés de plussieurs bacs réfrigérants, leurs

Remerciemments : Les auteurs remercient Pr. Hossaïni-Hilalli Jamal pour une relecture de l’article avant sa soummission à la revue.

ste

iali Spéc

Les établissements WEBER Président : M. Jean-Paul WEBER est une entreprise avec 30 années d’expérience dans le Négoce du Bétail Vivant. Veaux charolais, Limousins, croisés charolais ou limousins, Veaux montbéliards (mâles et femelles de 15 jours à 3 semaines), Broutards charolais, limousins, croisés charolais ou limousins (mâles et femelles de 6 à 12 mois),

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d’expérience, spécialisée dans le négoce de bovins issus principalement des races à viande et races mixtes (broutards de 6 à 18 mois). Race Charolaise, Limousine, Salers et croisées de ces races. Livraison par camion de 55 à 60 bovins.

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Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

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ELEVAGE

L’élevage bovin face à l’aléa climatique  effets et possibilités d’intervention Dr. SRAÏRI Mohamed Taher, IAV Hassan II - mt.srairi@iav.ac.ma L’élevage bovin représente une composante importante de l’agriculture au Maroc. Il est intensément lié aux terroirs agraires, dont il valorise les fourrages et les sous-produits de cultures (adventices, chaumes, paille, son, feuilles et collets de betterave, etc.) en lait et viande. En outre, il assure dans près des 700 000 exploitations agricoles qui le pratiquent un rôle économique majeur de capitalisattion des récoltes excédentaires, lors des années fastes, par l’augmentation des effectifs. De même, il permet de couvrir les dépenses courantes par les revenus quotidiens du lait, et mêmes exceptionnelles (semailles, investissements dans du matériel, etc.) par des ventes d’animaux.

L

’élevage bovin, dans la diversité de ses systèmes de production (les races et les ressources alimenttaires mobilisées ainsi que les orientations lait et/ou viande) est caractérisé par la dominance d’une multitude d’exploitations agricoles de petite taille (près de 80 % reposent sur moins de 5 ha) et à effectifs limités (souvent moins de 5 animaux). Celles-ci représentent des acteurs incontournables dans les filières lait et viande bovins. Par conséquent, l’approvisionnement des consommateurs en ces produits stratégiques demeure tributaire surtout des performances de ces exploitations. Les évolutions des productions bovines démont-

du Maghreb 170 Agriculture N° 59 - Avril 2012

trent la vulnérabilité de cet élevage face à l’aléa climatique. Le niveau annuel des précipitations et leur répartition saisonnière ont en effet une incidence directe sur le couvert végétal, qui se répercute sur la dispponibilité fourragère et donc sur les performances des élevages bovins. C’est cette thématique que se proppose d’aborder cet écrit.

Aléas climatiques et incertittude économique L’aléa climatique est une donnée intangible de l’agriculture au Marroc. Les épisodes de sécheresse ont ponctué l’histoire du pays, allant même jusqu’à représenter un péril pour la survie des populations hum-

maines lorsqu’ils se conjuguaient avec des troubles sociopolitiques (guerres et conflits) ou sanitaires (épidémies). Plus récemment, les séccheresses des années 1980 et 1990 ont eu pour conséquence une chutte des effectifs du cheptel, et aussi un ralentissement des dynamiques d’augmentation des volumes de lait et de viande. L’intervention des pouvoirs publics dans pareilles circonstances a souvent consisté à prodiguer un appui ciblé au sectteur de l’élevage bovin. Cela s’est concrétisé par le lancement de camppagnes de sauvegarde du cheptel, basées sur de la distribution d’alimments subventionnés aux éleveurs des zones les plus affectées. Parfois, les autorités ont aussi essayé

d’améliorer la couverture sanitaire du cheptel par l’intensification des campagnes de vaccination contre certaines épizooties. Toutefois, ces interventions, si elles permettent de réduire l’ampleur des abattages des animaux, sont incapables d’enrayer la chute des performances. En effet, les exploittations d’élevage semblent ne pas avoir assimilé les risques des aléas climatiques et continuent de se

comporter de manière spéculative, assumant qu’il faut toujours dispposer d’un maximum d’animaux pour valoriser les pousses d’herbe des années favorables, plutôt que de prévoir les stocks alimentaires nécessaires pour faire face à une séccheresse de longue durée. Aussi, dès que le couvert végétal est affecté, les cours des animaux sur le marché s’effondrent-ils tandis que les prix des intrants, surtout les aliments

stratégiques faciles à transporter comme les pailles, foins, ensilage de maïs et les concentrés flambent. Par exemple, le prix de la botte de paille a évolué lors de l’hiver 2011/2012, de moins de 10 DH (soit 1 DH/kiloggramme – 2 DH/UFL) en décembre à près de 35 DH en mars (3,50 DH/ kilogramme - 7 DH/UFL). Il va sans dire que ces augmentations spectacculaires des prix des intrants ne sont pas compensées par un mécanisme d’ajustement des prix des produits animaux « départ ferme » en cas de conjoncture de sécheresse, et qu’elles sont encore plus difficiles à supporter par les exploitations n’ayant pas de stocks alimentaires conséquents et qui ont de surcroît accru leurs effectifs. L’ampleur de la spéculation sur la paille dévoilée par cet exemple, ne doit cependdant pas faire oublier que cette ressource alimentaire est de valeur très limitée. Aussi, des élevages avec des animaux à fort potentiel de prodduction (races spécialisées en lait ou viande), sont-ils confrontés à un véritable dilemme pour accéder à

Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

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Les exploitations agricoles familiales tablent sur davantage de travail en vue d’essayer de diminuer les effets de la pénurie alimentaire issue de la sécheresse. Ainsi, les membres de la famille se mobilisent pour chercher des adventices des parcelles cultivées. De même, toute végétation spontanée susceptible d’être utilisée par les animaux sera exploitée (fauchée ou pâturée lorsque les animaux peuvent y accéder).

des nutriments de meilleure qualité et à coût abordable pour garantir la stabilité de leurs performances, sans affecter durablement l’économie de la production. Ainsi, pour des sourcces de fibres plus digestibles (luzernne déshydratée) et des concentrés riches en protéines (tourteaux de protéagineux) ou en énergie (grains de céréales, pulpes sèches de betterrave, etc.), la solution de facilité qui consistait à s’adresser aux marchés mondiaux pour disposer de ces nuttriments est aujourd’hui dépassée. Tout simplement, car les évolutions récentes des marchés de ces denrrées montrent un renchérissement poussé, suite à une demande monddiale en plein essor, en particulier du fait des pays émergents (la Chine, l’Inde, etc.), dont les habitudes alimmentaires évoluent vers davantage de lait et de viande. Aussi, outre l’aléa climatique et ses conséquencces, l’élevage bovin doit-il composer avec une incertitude économique

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pesante, qui fait que les intrants se renchérissent, tandis que les prix des produits « départ ferme » sont difficcilement négociables (lait) quand ils ne chutent pas drastiquement (animaux sur pied). Cela a, bien enttendu, des incidences directes sur la rentabilité des exploitations, qui à la longue, peuvent pousser certaines à se désengager totalement de l’élevvage bovin.

Pratiques d’élevage et résilience des exploitations bovines Face à la sécheresse, certaines expploitations agricoles affichent des pratiques qui évoluent et qui converggent vers la résilience de l’activité d’élevage, à la base d’un minimum de revenus, à un moment où les cultures (surtout les céréales) sont sinistrées. Les exploitations agriccoles familiales tablent à cet égard sur un de leur maître atout : davanttage de travail en vue d’essayer de diminuer les effets de la pénurie alimentaire issue de la sécheresse. Ainsi, les membres de la famille se mobilisent pour chercher des advventices des parcelles cultivées, quelles soient exploitées par la famille ou par des voisins ou procches, qui gagnent en échange un désherbage gratuit … De même, toute végétation spontanée suscceptible d’être utilisée par les animaux sera exploitée (fauchée ou pâturée lorsque les animaux peuvent y accéder), comme des pousses d’herbe dans des bordurres de route, des parcelles laissées en jachère, etc. Lorsque la sécherresse perdure, de la main-d’œuvre est aussi mobilisée pour la mise en valeur de ressources non conventtionnelles, comme l’enlèvement des épines de raquettes de cactus et leur découpe, l’arrachage de

branches d’arbres dont le feuillage est mis à la disposition des bovins ou la récolte de glands dans les subéraies. Certes, toutes ces tâches ont un coût en temps de travail et en pénibilité (fauchage, transport sur de longues distances) considérable pour un revenu souvent modique, mais au moins permettent-elles de garantir la pérennité du troupeau bovin jusqu’à des temps meilleurs. En revanche, dans les exploitations de plus grande taille, avec des investtissements conséquents en bétail et en intrants, la flexibilité d’usage de la main-d’œuvre familiale et même salariée n’est pas aussi évidente et les effets économiques négatifs de la sécheresse, lorsqu’elle perdure, peuvent déboucher sur l’abandon de l’élevage. La sécheresse a aussi pour conséqquence, sur le long terme, d’imposser des orientations stratégiques aux exploitations d’élevage. C’est notamment le cas du type de mattériel génétique bovin. Il apparaît ainsi que dans les régions semi ariddes les plus affectées, les races localles et leurs produits de croisement à la première génération (F1) avec des bovins importés sont les plus adaptés. Ce même constat expliqque que les niveaux d’adoption de races de type laitier soient les plus élevés dans les zones irriguées, qui représentent aujourd’hui près de 60 % des volumes de lait. Mais, même dans ces régions de grande hyddraulique, la sécheresse a des effets visibles ; l’irrigation ne prodiguant qu’un filet de sécurité pour l’entrettien du bétail, mais incapable d’asssurer des productions fourragères suffisantes par rapport aux potenttiels des animaux. L’émergence récente de programmmes de croisements industriels enttre des vaches de races locales ou laitières et du bétail viandeux dans le paysage génétique des bovins au Maroc n’a d’ailleurs peut-être pas intégré à sa juste valeur les effets

des aléas climatiques. Il faut dire que le lancement de ces programmes, appuyés par de conséquentes subventions, a coïncidé avec une période de grâce climatique (trois campagnes agricoles successsives avec une pluviométrie supérieure à la moyenne, dans la majorité des régions du pays), qui a été favorable à la croissance des veaux isssus de ces croisements. Touttefois, avec des ressources alimentaires rares et chères issues d’une sécheresse de longue durée, il est logique de se demander si ces veaux pourront continuer à afficher des performances élevées. De même l’attrait pour ces croisements risque d’être forttement revu à la baisse en cas de suspension des subventtions qu’ils laissent miroiter pour les éleveurs. Cette questtion devra être résolue dans un contexte où les éleveurs seront confrontés à un choix stratégique douloureux : privvilégier les vaches, support indispensable à toute prodduction (aussi bien de lait que de viande) ou favoriser les croissances de veaux lourds. Ceci fait appel à des arbitragges entre reproduction/lait et viande, qui risquent d’être difficiles à trancher, surtout avec des intrants onéreux.

Conclusion La sécheresse a des conséqquences dramatiques pour de nombreuses exploitations pratiquant l’élevage bovin. Elle déprécie fortement la valeur du bétail, impose de lourds sacrifices en termes de travail pour sauvegarder le troupeau et rebondir en cas d’amélioration de la conjonctture climatique, et augmente

les dépensses alimenttaires du fait de la forte spécculation sur de nombbreuses matières p re m i è re s (aussi bien les fourrages que les concentrés). Néanmoins, la domination de la producttion bovine par un tissu très dense de petites exploitattions, avec une main-d’œuvre flexible, assure un minimum de résilience de l’élevage. Au vu du caractère structurel de la variabilité du climat au Maroc et étant donné les évollutions récentes des marchés internationaux, une nécesssaire réflexion sur les moyens d’atténuer les effets de la séccheresse sur l’élevage bovin doit être entreprise. Plus que jamais, l’accent doit être mis sur la promotion de l’autonommie fourragère dans les expploitations agricoles. Cela va de pair avec l’option de systtèmes fourragers et de stocks alimentaires qui intègrent l’éventualité d’épisodes de sécheresse et qui soient callés sur les besoins prévisionnnels des animaux. De même, le choix de types génétiques doit intégrer la variabilité du climat, ce qui devrait octroyer, sur le long terme, plus d’oppportunités aux races bovines locales dans les stratégies de développement de l’élevage, notamment dans les régions les plus sèches. Enfin, l’appui technique dans les exploitattions agricoles, en dépit de leur diversité et leur disperssion géographique, aussi bien pour des questions tactiques (bonnes pratiques de valorissation de l’eau et de producttion des fourrages ainsi que le rationnement) que stratéggiques (bilan fourrager prévissionnel sur plusieurs campaggnes) devrait sûrement être payant pour composer avec les effets de la sécheresse. Il reste à en étudier les modallités pratiques ainsi que le finnancement. Agriculture du Maghreb N° 59 - Avril 2012

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