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Revue internationale des adventistes du septième jour

O c tob re 2 01 7

Sur les lieux de la

ĂŠforme


O c tob re 2017

Revue internationale des adventistes du septième jour

O c tobre 2017

Sur les lieux de la

éforme

E N

C O U V E R T U R E

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Retour aux principes fondamentaux Gerald A. Klingbeil

Nous avons une dette envers ceux qui ont déclenché la Réforme.

19 L’assurance du salut Jiří Moskala

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M É D I T A T I O N

Le sanctuaire : une histoire qui finit bien

Sylvia et Werner Renz

Une partie de l’Évangile consiste en le rétablissement divin de toutes choses.

14  « La source de tous les biens » C R O YA N C E S F O N D A M E N T A L E S

Lazlo Gallusz

On l’appelle « salut par la foi » pour une raison.

Comment la Réforme a troqué le désespoir contre l’espérance.

21 Mémento de la Réforme

22  Les éléments d’une éducation réussie

Justin Kim

On ne peut étouffer le son d’une cloche !

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P E R S P E C T I V E

M O N D I A L E

La conscience individuelle et la Réforme

Ted N. C. Wilson

Tout tourne autour des Écritures.

À L A D É C O U V E R T E D E L’ E S P R I T D E P R O P H É T I E

Lisa M. Beardsley-Hardy

Les meilleures pratiques au monde sont soulignées dans les conseils d’Ellen White.

24 GLOW : 10 ans déjà ! V I E

A D V E N T I S T E

Caron Oswald

Un outil tout simple nous permet de donner facilement la lumière au monde.

D É PA RT E M E N T S 3 R A P P O R T

M O N D I A L

10 Chat éclair

11 S A N T É Brosse à dents et fil dentaire

26 L A B I B L E R É P O N D Étrangers et voyageurs

27 É T U D E B I B L I Q U E Christ, l’incomparable 28 D E S À

I D É E S PA R TA G E R

www.adventistworld.org Disponible en ligne en 10 langues Mensuel publié par la Conférence générale des adventistes du septième jour et imprimé par Pacific Press Publishing Association, à l’usage de l’Église adventiste du septième jour.

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Adventist World | Octobre 2017

C O U V E R T U R E :

G E R A L D

A .

K L I N G B E I L


La réforme personnelle

N

otre amour des anniversaires n’a de pair que notre habitude de nous focaliser sur les caractéristiques externes de l’événement dont nous nous souvenons.

Marcos Paseggi, Adventist World

Ce que l’évolution théiste dit de

Dieu

Le congrès Foi et science explore la création biblique P I E T E R D A M S T E E G T / D I V I S I O N N O R D - A M É R I C A I N E

À partir de vieilles boîtes de chaussures et d’archives poussiéreuses, nous ressortons des photos de mariage d’il y a 40, 50, ou même 60 ans. En remarquant combien les époux avaient l’air jeune et à quel point le style vestimentaire a changé, nous esquissons un sourire. Et que dire de nos photos de cérémonie de remise de diplômes ! De manière semblable, elles nous rappellent principalement l’endroit où cette cérémonie s’est tenue. Et la bizarrerie de nos toques universitaires juchées sur des coiffures démodées depuis longtemps nous redisent, une fois de plus, combien nous avions l’air jeune… En racontant les histoires du passé, nous en retrouvons inévitablement les moindres éléments essentiels – les charrettes tirées par des chevaux ; les chapeaux haut-de-forme que portaient certains ; le marteau avec lequel Luther enfonça des clous dans la porte d’une église. Cependant, toutes ces histoires racontent avant tout un événement humain substantiel, sacré même – la promesse d’un homme et d’une femme de partager une vie d’amour et de fidélité ; le serment d’un diplômé d’utiliser la connaissance acquise pour servir le monde ; l’engagement d’un individu à vivre la vérité et la liberté de l’Évangile envers et contre tout, juste parce que la Bible l’enseigne. Soulignées à travers cette édition de Adventist World, nos célébrations légitimes du 500e anniversaire de la Réforme protestante ne doivent en aucun cas passer à côté des vérités personnelles et transformatrices que Luther, Calvin, Zwingli, et Knox nous ont rappelées. C’est la relation entre vous et le Père – votre confiance dans le salut accompli par Jésus ; votre dépendance de ses mérites comme étant votre promesse de la vie éternelle – qui rend la Réforme digne d’être célébrée. À la fin, les grandes parties changeantes et politiques de l’histoire du monde disparaîtront. Il ne restera alors qu’une histoire ayant pour thème ce que vous avez pensé de Jésus, et jusqu’à quel point vous vous êtes confié en lui pour vous sauver – pour faire de vous un être nouveau, et pour vous amener dans les lieux célestes où, enfin, vous vivrez avec lui.

RAPPORT MONDIAL

Le premier jour complet du Congrès Foi et science, lequel s’est tenu à St. George, en Utah, aux États-Unis, les participants écoutent les présentations.

P

lus de 330 adventistes – professeurs de sciences et dirigeants pastoraux – de la Division nord-américaine (NAD) se sont réunis à St. George, en Utah, aux États-Unis, pour le Congrès Foi et science, lequel à débuté le 6 juillet 2017. Sous le thème « Proclamer la création », cet événement régional a été parrainé par le Bureau de l’éducation de la NAD, le Conseil Foi et science de l’Église mondiale, et l’Institut de recherche Geoscience (GRI). Lors de ce congrès, on a exploré les questions bibliques, théologiques et philosophiques qui modèlent la compréhension adventiste des origines, de même que les problèmes et les réponses que les disciplines scientifiques spécifiques présentent à une compréhension biblique de l’histoire de la terre. Leonard Brand, érudit chevronné et professeur de biologie et de paléontologie à l’Université de Loma Linda, figurait parmi les scientifiques adventistes invités. Leonard Brand a effectué des recherches sur les processus de fossilisation et sur les facteurs géologiques qui influencent la préservation des fossiles. Bien que doté d’un parcours professionnel impressionnant, lequel inclut des dizaines d’articles révisés par des pairs et plusieurs livres, il a expliqué des concepts difficiles sous une forme attrayante pour tous les auditeurs. C’est l’une ou l’autre Leonard Brand a expliqué pourquoi le temps géologique est important pour une compréhension des origines fondée sur la Bible. « Il y a deux propositions, a-t-il dit. Soit nous croyons en l’histoire biblique d’une création littérale et récente, soit nous acceptons les périodes évolutionnaires

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Octobre 2017 | Adventist World

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La parabole des deux propriétaires de chien « Il y a un loup dans le quartier, prêt à tuer les chiens qu’il rencontre, a raconté Leonard Brand. Le premier propriétaire se dit : “Eh bien, je vais élever des tas de chiots. Beaucoup souffriront et mourront, mais le plus fort d’entre eux survivra.” « Le second propriétaire choisit une autre option. Il installe une clôture et enseigne à son chien à rester à l’intérieur de la clôture. Si son chien saute par-dessus la clôture, le propriétaire se précipite immédiatement dehors et se bat pour le sauver. Il subit de graves blessures, mais qu’importe : il a sauvé son chien. » Cette parabole illustre les deux versions de la création, a ensuite expliqué Leonard Brand. « Selon l’évolution théiste, la souffrance et la mort font partie du plan de création de Dieu. Le mal étant ce qu’il est, il n’y a pas à en sortir : Dieu est responsable du mal. » La question clé est de déterminer si nous avons suffisamment d’éléments pour choisir un système plutôt que l’autre, a-t-il conclu. n

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Adventist World | Octobre 2017

E S T I L

en termes de millions d’années. » Selon lui, il est clair que les deux propositions exigent, au bout du compte, la foi. Les scientifiques sécularisés, a-t-il poursuivi, prennent bien des choses pour acquises. Ils ont dit : « Ça s’est passé comme ça, et ça doit être comme ça. » Et l’avantage créationniste ? « Nous pouvons comparer les deux suppositions et prendre ensuite une décision éclairée. » De nombreux chrétiens affirment croire en la Bible, mais en même temps, ils adhèrent à l’évolution théiste – la croyance que Dieu a utilisé les processus décrits par les théoriciens évolutionnistes pour modeler sa création. La combinaison des deux, cependant, n’est pas qu’une question de biologie et de géologie, puisqu’elle affecte aussi notre compréhension du caractère de Dieu, a dit Leonard Brand. Pour illustrer ce point, il s’est servi d’une parabole.

É C R I T

RAPPORT MONDIAL

John Bradshaw, orateur/directeur d’IEE, est entouré de dirigeants de l’Église et de la collectivité, lors de la cérémonie d’inauguration des travaux du nouveau siège de ce ministère.

Annalyse Hasty, Il est écrit

Inauguration des travaux du nouveau siège

’Il est écrit d Ce bâtiment inclura un bureau,

un studio, et un musée missionnaire

U

ne cérémonie d’inauguration des travaux du nouveau siège d’Il est écrit (IEE) s’est tenue le 10 juillet 2017. Plus de 300 personnes ont assisté à l’événement qui s’est déroulé à Collegedale, au Tennessee (États-Unis). Figuraient au nombre des invités des représentants d’IEE, des dirigeants du gouvernement local et d’entreprises, et des dirigeants de l’Église adventiste, dont Dan Jackson, président de la Division nord-américaine (NAD) ; Gordon Pifher, vice-président des médias de la NAD ; Ed Wright, président de la Fédération Georgia-Cumberland ; et Katie Lamb, mairesse de Collegedale. Les orateurs invités ont applaudi l’établissement du siège de ce ministère à Collegedale. Ben Wygal, assistant du président de l’Université adventiste Southern : « Il est écrit apporte un leg d’espérance et de vie à des millions de personnes à l’échelle mondiale ; et maintenant, ça se

centralise ici-même, à Collegedale ». Pendant l’événement, John Bradshaw, orateur/directeur d’IEE, a raconté l’histoire de ce ministère des médias novateur, et a expliqué comment le nouveau siège permettrait à l’Évangile de toucher davantage de gens. Ayant originellement son siège en Californie, le ministère qui a maintenant 61 ans a déménagé au Tennessee en 2014. Il a loué de l’espace pour un bureau et pour un entrepôt à Chattanooga. En 2016, IEE a choisi comme endroit permanent une propriété d’environ trois hectares à Collegedale, en raison de sa proximité avec l’Université adventiste Southern – une partenaire solide du ministère. Le bâtiment de deux étages fera environ 3 800 mètres carrés. Il logera un bureau, le studio, et un entrepôt. Le nouveau siège d’IEE comptera aussi un centre de conditionnement physique, une boutique de ressources, et un musée missionnaire. n


dimension mondiale

Asian Aid USA devient Child Impact International

T

stratégie audacieuse pour satisfaire les besoins de milliers d’enfants nécessiteux et pauvres, et pour procurer d’urgence un soutien nécessaire aux écoles missionnaires adventistes », a écrit Jim Rennie, directeur général de l’organisation, dans un communiqué officiel annonçant le changement de nom. Le conseil d’administration, le personnel, l’emplacement des bureaux et les règlements resteront les mêmes, ont dit les dirigeants de l’organisation. Mais on s’attend à ce que le nouveau nom soutienne l’exécution de projets en cours et futurs. « [Nous croyons] que Child Impact International permettra à notre organisation de grandir », a dit John Truscott,

i Man, un garçon d’âge scolaire habitant au Myanmar, a perdu son père récemment. Sa mère n’ayant aucun revenu, il risquait de mourir de faim. Mais maintenant, Ti Man fréquente une école missionnaire adventiste où il est nourri tous les jours, grâce à Asian Aid USA (AAUSA) – un ministère de soutien de l’Église qui a éduqué des dizaines de milliers d’enfants dans des écoles missionnaires pendant plus de 50 ans. Dernièrement, Asian Aid USA a annoncé un changement de nom. Cette organisation caritative domiciliée à Ooltewah, au Tennessee (États-Unis), s’appelle désormais Child Impact International. « Ceci fait partie d’une nouvelle

I N T E R N AT I O N A L

une organisation au bénéfice des enfants prend une

I M PA C T

Grâce à un changement de nom,

C H I L D

Marcos Paseggi, Adventist World

Child Impact International (anciennement Asian Aid USA) est un ministère de soutien financé par des dons. Il fournit de la nourriture et une éducation à des enfants de plusieurs pays du monde.

président de Child Impact International. « Il lui donnera l’élan nécessaire pour venir en aide à des milliers de nouveaux enfants nécessiteux. » L’organisation sponsorise plus de 3 500 enfants dans des écoles missionnaires adventistes en Inde, au Népal, au Bangladesh, et au Myanmar, selon les dirigeants de cette organisation caritative. Elle sponsorise également une école pour les aveugles, une autre pour les sourds, et quatre orphelinats – des institutions dirigées par l’Église. Au nombre des autres projets, mentionnons de l’aide aux écoles de bidonvilles, la lutte contre la traite des enfants, et le développement des écoles missionnaires adventistes. n

Service des Nouvelles de la Division Intereuropéenne, et Adventist World

Le directeur d’ADRA Allemagne élu

A D R A

A L L E M A G N E

président d’une

Christian Molke, directeur d’ADRA Allemagne, a été élu récemment président de Together for Africa – un consortium d’organismes à but non lucratif qui cherchent à améliorer les conditions de vie partout en Afrique.

organisation-cadre humanitaire Christian Molke dirigera les organisations de secours focalisées sur l’Afrique

A

DRA Allemagne – l’Agence de développement et de secours adventiste – a rapporté dernièrement que Christian Molke, son directeur général, a été élu président de Together for Africa, soit l’alliance des bénévoles inscrits des organisations de secours. L’élection de Christian

Molke en tant que président du conseil d’administration a eu lieu lors de l’assemblée générale de l’organisation de secours en juin 2017. Together for Africa est une organisation-cadre coordonnant les efforts de plus de 20 organisations caritatives, dont Suite e n p age 6

Octobre 2017 | Adventist World

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RAPPORT MONDIAL ADRA Allemagne, focalisées sur l’aide au continent africain. Sa mission consiste à améliorer les conditions de vie. « L’Europe a la réputation de nourrir des préjugés envers l’Afrique, ce qui n’est ni juste, ni vrai », a dit Christian Molke après avoir été informé des résultats de l’élection. « Pour les habitants de l’Allemagne, Together for Africa a un rôle important à jouer. » Il a expliqué que cette alliance fait de son mieux pour changer cette perception. Christian Molke : « Nous espérons [partager] une perspective équilibrée de ce grand continent. Ici, l’activité bénévole touche la mission principale d’ADRA Allemagne. Il est clair pour moi

que cette tâche peut être mieux achevée uniquement [si nous travaillons] de concert avec d’autres organisations. » Together for Africa Together for Africa fonctionne à travers 20 organisations de secours. Cette organisation-cadre se sert de campagnes, d’événements, de dons, et d’initiatives éducatives pour attirer l’attention sur les conditions et les occasions actuelles. Toutes les organisations participantes, dont ADRA Allemagne, Johanniter Accident Assistance, UNO Refugee Aid, et Islamic Relief Germany, sont engagées à améliorer les conditions de vie en Afrique. Domiciliée à Weiterstadt, ADRA Alle-

Un nouveau film

Tatiane Virmes, Agence de presse sud-américaine

adventiste tourné dans

la jungle amazonienne

A G E N C E

D E

P R E S S E

S U D - A M É R I C A I N E

Ce film servira d’outil missionnaire

Les membres de l’équipe de production se rencontrent pour discuter du nouveau film d’évangélisation devant être tourné dans la jungle amazonienne, dans le nord du Brésil.

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Adventist World | Octobre 2017

E

n juillet 2017, l’Église adventiste en Amérique du Sud a lancé la production d’un nouveau moyen métrage dont la sortie est prévue en mars prochain, juste avant la semaine de Pâques 2018. La production audiovisuelle Libertos tournera les scènes dans certains endroits de la forêt amazonienne, dans le nord du Brésil. Ce nouveau film, un moyen métrage, fera partie de la mission de l’Église adventiste. Il promouvra des stratégies à un moment de l’année où les habitants de nombreux pays chrétiens se souviennent du sacrifice du Christ et sont particulièrement ouverts à l’Évangile. Jefferson Nali, réalisateur du film : « Cette nouvelle production sera

magne concentre la plupart de ses efforts sur la famine en Afrique de l’Est, a rapporté l’agence, laquelle fait partie d’ADRA International – l’agence humanitaire mondiale de l’Église adventiste. Entre autres initiatives sur le continent, ADRA Allemagne s’est focalisée spécifiquement sur la gestion des projets nutritionnels au Soudan du Sud, au Kenya, et en Éthiopie. ADRA International apporte du secours et de l’aide au développement à des individus dans plus de 130 pays, peu importe leur ethnie, leur affiliation politique, ou leur association religieuse. L’organisation s’associe souvent avec des collectivités, des organisations, et des gouvernements dans le développement et les initiatives de secours. n

différente de [The Rescue, Salvation to the Edge], le film dont la première a eu lieu en 2017. Son objectif, cependant, sera le même : avoir un impact sur la vie des gens. » Le 16 juillet, les participants à la production du film ont eut leur première assemblée générale, ce qui leur a permis d’être informés des détails du processus de tournage et de s’y familiariser. « On a demandé aux acteurs professionnels qui joueront dans ce film de lire L’histoire de la rédemption et certains chapitres de Jésus-Christ », a dit Luciana Costa, scénariste, en référence à deux des dizaines de livres d’Ellen G. White, cofondatrice de l’Église adventiste. Ces livres présentent des aspects importants du plan rédempteur divin à partir d’une perspective biblique, et fournissent des détails sur le ministère terrestre de Jésus en faveur de l’humanité. La version portugaise de The Rescue a été vue plus de 600 000 fois sur le canal officiel YouTube de l’Église adventiste en Amérique du Sud. Jefferson Nali a parlé des perspectives pour le nouveau film : « Notre équipe vise un résultat supérieur à celui du film précédent. » n


Teresa Costello, Division Asie-Pacifique Sud et Adventist News Network

1 000 personnes reçoivent gratuitement des soins médicaux Plus de

Au Cambodge, des foules affluent aux églises adventistes

D

ans le nord-ouest du Cambodge, des adventistes de l’église adventiste de Battambang ont offert des soins médicaux gratuits à plus de 1 000 personnes pendant cinq jours, en partenariat avec une équipe médicale de l’Université de Loma Linda domiciliée en Californie, aux États-Unis. De concert avec des membres de l’église locale, sept médecins, deux membres du personnel infirmier et quatre étudiants en médecine ont installé une clinique dans l’église de Battambang du 29 mai au 2 juin 2017. Dès la première journée, ils ont été submergés par la foule qui a afflué. La réponse de la collectivité a été si forte qu’ils n’ont pu traiter tous les malades. Au départ, les organisateurs voulaient tenir des cliniques dans les zones rurales près de Battambang. Mais comme l’approbation du gouvernement local se faisait encore attendre au premier jour de l’événement, les gens ont afflué à la clinique de l’église principale. Certains malades ont reçu pour la première fois des soins médicaux professionnels. Les adventistes ont prié Dieu de leur permettre d’ouvrir les cliniques rurales. Le lendemain, ils ont enfin reçu l’approbation attendue depuis longtemps. Ils ont rapidement ouvert des cliniques rurales dans de petites églises adventistes et dans une école adventiste d’alphabétisation anglaise. Tous les matins, dès l’arrivée des équipes aux cliniques rurales, des files d’attente se sont formées – exactement comme à l’église principale. Le dernier jour, il y

avait tellement de gens qui ne voulaient pas rater leur dernière occasion de recevoir des soins médicaux que le nombre de patients a pratiquement doublé. M. C. Shin, un missionnaire dans le nord-ouest du Cambodge : « Ce n’est que par la grâce que de nombreux patients ont pu être traités. Il a tellement plu que l’entrée de l’église a été inondée. […] Les pieds et les vêtements tachés de boue, les membres de l’équipe ont travaillé avec ardeur pour administrer les meilleurs soins possibles à tous les patients […]. Ils ont [même] traité des patients après les heures d’ouverture de la clinique. » En plus d’administrer des soins médicaux sur le terrain, l’équipe de Loma Linda a aussi versé des fonds aux dirigeants et aux membres de l’église pour qu’ils assurent le suivi des soins par des visites, des tests de dépistage d’hypertension artérielle et de diabète, et un service de transport aux installations médicales les plus près, au besoin. Avec la permission du Département local de la santé, l’équipe médicale a fourni aux cliniques des médicaments d’une valeur de plusieurs milliers de dollars. M. C. Shin et d’autres adventistes rêvent d’établir une clinique au Centre d’influence urbain de Battambang, dont l’ouverture est prévue pour bientôt. Ils espèrent aussi offrir une clinique mobile, mais ont encore besoin d’un médecin et/ou d’un(e) infirmier(ère) bénévole pour servir dans cette région à prédominance bouddhiste. Bien que la construction du centre ne soit pas encore achevée, des cours de

musique et d’anglais ont tout de même débuté et ont reçu une réponse positive de la collectivité. L’assistance aux services religieux adventistes a augmenté à un point tel que la petite église est devenue trop petite ! Les dirigeants et les membres prient car ils désirent offrir bientôt un centre de lecture, lancer et diriger une ferme biologique, ouvrir une industrie d’aliments naturels, et même établir un institut d’enseignement supérieur. Mais pour que ces rêves se réalisent, il faut des bénévoles disposés à servir à court et à long termes. Tandis qu’ils attendent que des bénévoles à l’esprit missionnaire se joignent à eux, les membres d’église visitent les malades et conservent leurs coordonnées pour les aviser dès l’ouverture des cliniques. Ils les réfèrent aussi aux soins médicaux administrés dans la région. M. C. Shin : « Notre prière et notre objectif ne sont pas seulement d’apporter une guérison spirituelle, mais aussi une aide physique, tangible, à nos collectivités […], et ainsi, leur partager l’amour de Jésus.  « Nous louons Dieu pour toutes les précieuses personnes que nous avons pu toucher. Dieu ne s’est pas contenté d’envoyer des ressources pour aider les pauvres et les nécessiteux ; il a envoyé Jésus lui-même pour qu’il touche les malades et les guérissent. Tandis que nous […] touchions les malades et les nécessiteux, nous avons été attirés à Jésus, et l’avons vu dans les yeux des malades et des pauvres. […] Notre participation à cette initiative a été, pour nous, une grande leçon d’humilité. » n

Octobre 2017 | Adventist World

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Deux croyances centrales Allant à l’encontre des enseignements courants de l’époque, Luther présenta deux croyances centrales : 1. Sola scriptura : la Bible seule est l’unique règle de foi et de pratique. 2. Les êtres humains sont sauvés par la foi, non par les œuvres. La croyance de Luther en l’importance des Écritures – et en la nécessité de les rendre accessibles à tous – était si forte qu’en moins de 11 semaines, depuis sa cachette dans le château de la Wartbourg, il traduisit le Nouveau Testament en allemand courant. La formulation linguistique qu’il utilisa pava la voie à la version actuelle et couramment utilisée de la Bible en allemand.

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Adventist World | Octobre 2017

F E R D I N A N D

I

l n’y a pas longtemps, j’ai eu le privilège de me tenir devant le château de Wittenberg, en Allemagne, où il y a 500 ans ce mois-ci, Martin Luther lança une réforme puissante en placardant son document révolutionnaire à la porte de cette église. Les portes originales n’existent plus, mais la Réforme qui débuta le 31 octobre 1517 est toujours vivante aujourd’hui, soit un demi-millénaire plus tard. Lorsque Luther placarda sa « Dispute sur la puissance des indulgences » (les 95 thèses), il avait l’intention de lancer un débat universitaire, non une révolution. Ce document commence humblement : « Par amour pour la vérité et dans le but de la préciser, les thèses suivantes seront soutenues à Wittenberg, sous la présidence du Révérend Père Martin LUTHER, ermite augustin, maître ès Arts, docteur et lecteur de la Sainte Théologie. Celui-ci prie ceux qui, étant absents, ne pourraient discuter avec lui, de vouloir bien le faire par lettres. Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Amen1. »

W I L L E M

PA U W E L S

P E R S P E C T I V E M O N D I A L E

La conscience

individuelle et la

Ted N. C. Wilson

Réforme

Nous sommes liés par la Parole de Dieu

La puissance et la force de la Réforme ramenèrent les individus à la vérité simple, et cependant profonde, de la Bible. Adoptant le sens évident des Écritures, Luther put enseigner ces vérités bibliques avec éloquence et en toute clarté. Il embrassa sola scriptura, découvrant que les Écritures s’authentifient par ellesmêmes, sont claires pour les lecteurs rationnels, s’interprètent elles-mêmes, et constituent d’elles-mêmes l’autorité finale de la doctrine chrétienne2. Dans le livre La tragédie des siècles, Ellen White écrit que la doctrine reposant sur les Écritures qu’enseignait Luther « sapait la suprématie du pape. Elle contenait le principe vital de la réforme »3. Sola scriptura ou prima scriptura ? Plus tard, une autre doctrine, connue sous le nom de prima scriptura, fit son entrée dans certaines Églises protestantes. Cette doctrine enseigne

que « tandis que les Écritures ne sont pas l’unique règle de foi dans l’Église, elles en sont l’autorité principale. Elle se réfère à la primauté des Écritures, c’est-à-dire à la prééminence des Écritures sur les traditions et les décisions ecclésiastiques, bien que ces dernières soient sur un même pied d’autorité4. » Aussi bon que le concept prima scriptura paraisse, il s’oppose aux principes de la Réforme parce qu’il ne place pas toujours la Parole de Dieu, en tant qu’autorité ultime, au-dessus de la tradition ou des enseignements de l’Église. Ellen White commente la position de Luther : « Voyant combien il est dangereux d’accorder plus de crédit aux théories humaines qu’à la Parole de Dieu, Luther attaquait hardiment l’incrédulité spéculative des savants, et combattait à la fois la philosophie et la théologie qui, en Europe, dominaient les esprits. Il dénonçait ces études non seulement comme inutiles, mais comme


Luther permettait aux Écritures d’imprégner sa conscience et ses actes. Il doit en être ainsi pour nous. pernicieuses, et s’efforçait de détourner ses auditeurs des sophismes des docteurs pour attirer leur attention sur les vérités éternelles exposées par les prophètes et les apôtres5. » Ceux qui embrassent sola scriptura et les méthodes scripturaires de l’étude de la Bible sont parfois qualifiés – à tort – de naïfs, mal informés, et étroits d’esprit par ceux qui considèrent la Bible comme un livre d’origine humaine et ont recours à des méthodes critiques pour l’étudier. Le document officiel intitulé « Méthodes d’étude de la Bible », voté par le comité exécutif de la Conférence générale, explique : « Comme il est impossible pour ceux qui n’acceptent pas la divinité du Christ de comprendre le dessein de son incarnation, il est aussi impossible pour ceux qui considèrent la Bible simplement comme un livre humain de comprendre son message, aussi consciencieuses et rigoureuses que soient leurs méthodes d’étude. « Même les érudits chrétiens qui acceptent la nature divino-humaine des Écritures, mais dont les approches méthodologiques les amènent à s’appuyer largement sur ses aspects humains, risquent de vider le message biblique de sa puissance en le reléguant à l’arrière-plan tout en se concentrant sur l’instrument. Ils oublient que l’instrument et le message sont inséparables, et que l’instrument sans le message n’est qu’une coquille vide qui ne peut aborder les besoins spirituels vitaux de l’humanité. » Les chrétiens engagés « utiliseront seulement les méthodes qui rendent entièrement justice à la double et inséparable nature des Écritures, qui améliorent [leur] capacité de comprendre son message et de l’appliquer, et qui renforcent la foi »6.

La conscience individuelle et les Écritures Lorsque Luther fit sa fameuse déclaration à la diète de Worms, il fonda ses actes non sur la tradition, la culture, ou l’opinion personnelle, mais sur les Écritures, sa conscience étant imprégnée de celles-ci. « Si donc je ne suis convaincu par le témoignage des Écritures ou par des raisons évidentes ; si l’on ne me persuade par les passages mêmes que j’ai cités, rendant ainsi ma conscience captive de la Parole de Dieu, je ne puis et ne veux rien rétracter, car il n’est pas prudent pour le chrétien de parler contre sa conscience7. » Tandis qu’on exhortait Luther à se soumettre aux demandes de l’Église et de l’État peu importe ce que la Bible disait, il dit on ne peut plus clairement que sa conscience était gouvernée par les Écritures. « Je consens de grand cœur, dit-il, que l’empereur, les princes, et le plus chétif des chrétiens examinent et jugent mes écrits, mais à une condition, c’est qu’ils prennent la Parole de Dieu pour règle. Les hommes n’ont pas autre chose à faire qu’à lui obéir. Ma conscience est sa prisonnière, et je dois lui être soumis8. » Luther permettait aux Écritures d’imprégner sa conscience et ses actes. Il doit en être ainsi pour nous. L’essence même de la Réforme est une relation personnelle avec Dieu par sa Parole et par une foi vivante. Une Réforme à poursuivre La Réforme n’a pas commencé et ne s’est pas terminée par Luther. « Elle doit se poursuivre jusqu’à la fin de l’histoire de l’humanité », a écrit Ellen White9. Tout au long de l’histoire, Dieu a préservé sa vérité par les Écritures et, avec l’illumination du Saint-Esprit, a révélé de nouvelles vérités par elles. Il est vital que lorsque nous considérons une

« nouvelle vérité », nous adhérions au test scripturaire d’Ésaïe 8.20 (LSG) : « À la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, Il n’y aura point d’aurore pour le peuple. » Les Écritures ont été au cœur de la Réforme, et doivent être au cœur de notre vie aujourd’hui. Nous devons être des messagers de sola scriptura (l’Écriture seule), sola fide (la foi seule), sola gratia (la grâce seule), solus Christus (le Christ seul), et soli Deo gloria (à la gloire de Dieu seul). La Réforme est-elle terminée ? Non ! Puissions-nous la poursuivre, parce qu’à la toute fin des temps, notre témoignage doit continuer de se fonder seulement sur la Parole de Dieu. Demeurons fidèles à Dieu et à sa Parole, afin que lorsque le temps viendra où nous serons éprouvés, nous puissions, comme Luther, prendre position, notre conscience étant « prisonnière » des Écritures. n 1 https://www.info-bible.org/histoire/reforme/95theses.htm. 2 Voir « What the Bible and Lutherans Teach », wels.net/aboutwels/what-we-believe/. 3 Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 133. 4 Voir « Prima Scriptura, Sola Scriptura and Sola Ecclesia », www.orthodoxevangelical.com/2014/02/26/prima-scripturasola-scriptura-and-sola-ecclesia/. 5 Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 133. 6 « Methods of Bible Study », document approuvé et voté par le comité exécutif de la Conférence générale à Rio de Janeiro, au Brésil, le 12 octobre 1986. Pour une lecture du document intégral, consulter le site www.adventist.org/en/information/ official-statements/documents/article/go/-/methods-of-biblestudy/. 7 Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 168. 8 Ibid., p. 174. 9 Ibid., p. 158.

Ted N. C. Wilson est le président de l’Église adventiste du septième jour. Des articles et commentaires supplémentaires sont disponibles depuis le bureau du président sur Twitter : @pastortedwilson, et sur Facebook : @PastorTedWilson. Octobre 2017 | Adventist World

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CHAT ÉCLAIR

CHILD IMPACT INTERNATIONAL

Asian Aid USA devient Child Impact International CHAT ÉCLAIR est une chronique/entrevue mensuelle sur les

A S I A N

A I D

I N S TA G R A M

ministères, pour Adventist World.

Jim Rennie

Ce mois-ci, nous avons eu l’occasion d’interviewer Jim Rennie, président d’Asian Aid – l’un des ministères de soutien les plus anciens de l’Église adventiste. Jim a occupé le poste de directeur général d’Asian Aid pendant un peu plus de 10 ans. Il dirige actuellement les opérations de transition de cette organisation, laquelle portera désormais le nom de Child Impact International.

Pour en découvrir davantage, visitez le site www.asianaid.org.

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Adventist World | Octobre 2017

Asian Aid jouit d’une longue et riche histoire ! Pourriez-vous nous brosser un tableau de ce ministère au fil des années ? Asian Aid a démarré en Australie il y a un peu plus de 50 ans. L’activité principale de ce ministère consiste à sponsoriser des enfants démunis pour qu’ils aillent à des écoles adventistes en Inde, au Népal, au Bangladesh, et maintenant au Myanmar. Il procure aussi à des orphelins et à des enfants souffrant de cécité ou de surdité des foyers spécialisés en Inde dirigés par l’Église. « La religion pure et sans tache, devant Dieu le Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se garder des souillures du monde. » (Jc 1.27) À Asian Aid/ Child Impact International, nous considérons ce message biblique comme un mandat à remplir. Pendant toutes ces années, ça a été un honneur pour moi de servir au sein d’Asian Aid, et une bénédiction de voir des dizaines de milliers d’enfants recevoir une éducation chrétienne. Asian Aid USA – une organisation distincte d’Asian Aid Australia – a été établie il y a plus de 15 ans et ne cesse de croître. Asian Aid USA a poursuivi son programme de parrainage, et de ce fait, compte maintenant plus de 3 500 enfants parrainés dans des écoles et des foyers de Mission adventiste. Au cours des dernières années, cette organisation a établi un partenariat avec l’Hôpital adventiste Scheer, au Népal, dans le cadre de mesures d’urgence après un certain séisme, et a lancé Operation Child Rescue, dont la mission consiste à délivrer les filles victimes de l’industrie du sexe en Inde.

Pourquoi Asian Aid USA change-telle de nom ? Nous croyons que le nouveau nom – Child Impact International – nous donnera un dynamisme propre à aider des milliers d’enfants démunis en plus. Nous croyons aussi que ce nouveau nom procure des avantages tels que : ■ refléter plus exactement l’œuvre essentielle de l’organisation dans son impact sur la vie des enfants ; ■ insuffler du dynamisme à notre nouvelle stratégie de croissance ;

■ nous aider à éviter la confusion avec les pays participants en Asie ; ■ nous distinguer d’Asian Aid Australia, une organisation bien distincte ; ■ nous aider à améliorer notre communication avec les donateurs ; ■ nous permettre d’étendre nos activités au-delà de l’Asie et d’avoir une plus grande efficacité à l’échelle internationale.

S’agit-il d’une nouvelle organisation dotée d’un personnel différent ? Non, nous voulons simplement grandir et mieux faire les choses ! Le conseil d’administration, le personnel, l’emplacement des bureaux et les règlements resteront les mêmes.

Tandis que l’on découvre votre nouveau nom et votre passion, il conviendrait également de connaître vos plus grands besoins. Comment peut-on vous aider ? Actuellement, nous avons plus de 500 enfants sans parrainage en Inde et au Myanmar. Ces enfants sont gravement démunis. Les supporters peuvent sponsoriser un enfant spécifique ou contribuer financièrement au Unsponsored Child Funds. Les sponsors qui parrainent un enfant peuvent communiquer et correspondre régulièrement avec lui. Sponsoriser un enfant est très gratifiant ; par ce geste, on fait bouger les choses tous les jours dans le champ missionnaire.

Quel avenir envisagez-vous pour Asian Aid ? Ce changement de nom auquel nous procédons avec enthousiasme constituera la pierre angulaire de notre croissance. Il nous permettra d’aider des milliers de démunis, et du coup, apportera un soutien accru aux écoles de Mission adventiste. Nous nous sentons appelés à atteindre un seul but : donner de l’espoir aux enfants et procurer des fonds urgents directement aux écoles de Mission adventiste. Mais par-dessus tout, nous présentons Jésus à ces enfants. C’est ça qui importe le plus.


Brosse à dents et fil dentaire

S A N T É

Se pourrait-il que la santé dentaire ne protège pas que nos dents ?

La santé dentaire a-t-elle un impact sur notre santé générale ?

L

a santé dentaire, ou orale, est un aspect de la santé totale souvent négligé. Des dents et des gencives saines font davantage que de nous donner une belle apparence ; elles favorisent, en fait, la santé. Dans le cas contraire, le corps tout entier est à risque. La douleur dentaire, ou orale, ou la difficulté à manger, à mâcher, à sourire, et à communiquer en raison de dents manquantes ou de dents et de gencives malades peut affecter gravement la vie quotidienne et le bien-être d’une personne. Au cours des dernières années, des recherches ont suggéré fortement que la santé orale et la santé générale sont intimement liées. Selon les preuves actuelles, il existe un lien certain entre la maladie des gencives et les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, des résultats de grossesse défavorables, et l’ostéoporose. Les maladies courantes des gencives impliquent un processus inflammatoire dans les tissus entourant les dents en réponse à la prolifération bactérienne, appelée aussi plaque dentaire, sur les dents. Tandis que les bactéries s’accumulent dans de petites poches autour des dents, elles causent de l’inflammation, laquelle peut varier de légère à sévère. La gingivite dans sa forme la plus bénigne affecte environ 75 pour cent des adultes aux États-Unis. Elle occasionne de la rougeur, de l’enflure, et un saignement des gencives, surtout lorsqu’on se brosse les dents. Aux États-Unis, environ 30 pour cent des adultes souffrent d’une gingivite modérée, et 10 pour cent d’une gingivite avancée. À l’échelle mondiale, les formes les plus sévères affectent environ 15 pour cent de la population. L’atteinte des tissus parodontaux superficiels et profonds avec perte d’attache, ou parodontite, prépare le terrain aux réactions inflammatoires dans tout le corps. On P H O T O S

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A AT I K TA S N E E M

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estime que c’est ainsi que les conditions orales affectent la santé générale. Dans l’autre direction, toute condition médicale systémique qui déclenche les mécanismes de défense immunitaire – diabète, VIH/ SIDA, troubles des globules blancs, par exemple – peut favoriser la parodontite. Comme pour de nombreuses parties du corps, des bactéries vivent dans la bouche. Ces bactéries sont généralement sans danger et ne provoquent aucune gêne. En présence d’une hygiène inadéquate, cependant, les colonies bactériennes peuvent atteindre des niveaux de concentration pouvant mener à des infections orales, telles que la carie dentaire et la parodontite. Certains médicaments utilisés pour traiter des problèmes de santé systémiques peuvent réduire le débit de salive, et ainsi, limiter la capacité du corps de chasser des particules alimentaires orales, ce qui peut ralentir la neutralisation des bactéries et de l’acide dans la bouche – des processus naturels qui protègent la bouche de la prolifération et même de l’invasion microbiennes. On retrouve, au nombre de ces médicaments, les analgésiques, les antihistaminiques, les décongestionnants nasaux, les diurétiques, et les antidépresseurs. Une infection bactérienne progressive et chronique des gencives peut aussi entraîner une perte osseuse autour des dents, une destruction des ligaments de soutien des dents, et finalement, une perte de dents. Un style de vie comportant des habitudes malsaines – régime alimen­ taire déséquilibré, nutrition déficiente, hygiène orale insuffisante, tabagisme, consommation d’alcool – peut accroître le risque de parodontite. D’autres contributeurs peuvent inclure la grossesse, les stéroïdes, un contraceptif oral, les médicaments contre l’épilepsie, des agents chimiothérapiques pour le cancer (bien qu’une hygiène dentaire rigoureuse améliore la protection pendant la grossesse et

F R E E I M A G E S . C O M

lorsque les médicaments précédemment mentionnés sont nécessaires), des ponts fixes mal ajustés, des dents mal alignées, et des obturations endommagées. Outre de mauvaises conditions de vie, la disponibilité ou l’accès limités à des soins dentaires peut favoriser une mauvaise santé dentaire. Le tabac sous toutes ses formes en combinaison avec la consommation d’alcool est responsable de nombreux cas de cancer oraux et de plus de la moitié des cas de maladies des gencives chez les adultes. La mastication de noix d’arec, de concert avec l’alcool et le tabac, augmente même le risque de cancer. Pour protéger et promouvoir notre santé dentaire, et pour prévenir une souffrance inutile, il est important de développer de bonnes pratiques hygiéniques orales quotidiennes : se brosser les dents deux fois par jour avec un dentifrice approprié et une bonne brosse à dent ; passer le fil dentaire tous les jours, de préférence avant le coucher ; éviter les casse-croûte et les boissons sucrées, le tabac, et les produits chimiques acides ; consulter régulièrement un dentiste (examen et nettoyage dentaires). L’investissement dans l’hygiène orale rapporte des dividendes dans la santé orale et du système tout entier. Une bonne santé orale est essentielle à une bonne santé d’ensemble ! n

Peter N. Landless est cardiologue spécialisé en cardiologie nucléaire, et directeur du Ministère de la santé de la Conférence générale. Zeno L. Charles-Marcel, M.D., est

directeur adjoint du Ministère de la santé de la Conférence générale.

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Dans une conversation de style entrevue, Sylvia Renz et Werner, sa femme, relient l’une des découvertes clés de l’époque de la Réforme, « la justification par la foi seule », au sanctuaire – une leçon de choses de Dieu en matière de justice et de salut. Sylvia : Dans Hébreux, nous lisons que Jésus est « toujours vivant pour intercéder » en notre faveur (He 7.25). Pourquoi cette intercession est-elle nécessaire ? Je pensais que le Seigneur avait déjà tout accompli sur la croix. Werner : La mort de Jésus sur la croix a posé le fondement juridique de notre salut. À ce moment-là, Dieu, alors que nous étions encore ses ennemis, nous a réconciliés avec lui-même (Rm 5.10). Mais ce n’est pas encore le dénouement heureux de l’histoire. Je suis d’accord. Les nouvelles nous rappellent constamment cette réalité. Mais alors, que s’est-il passé exactement lorsque Jésus est mort sur la croix ? Quand Jésus s’est écrié « Tout est accompli », la réponse d’en haut a été immédiate : le voile du temple s’est déchiré en deux, depuis le haut jusqu’en bas (Mt 27.51). Le voile symbolisait le Christ ; par sa mort, nous avons eu de nouveau accès à Dieu le Père (He 10.20). Le cri de Jésus « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27.46) a

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Le

Sylvia et Werner Renz

sanctuaire :

une

histoire qui

finit bien montré clairement que le péché nous coupe de la source de la vie. Conformément à la volonté de Dieu le Père, Dieu le Fils a été déchiré par notre péché. Il a subi la seconde mort pour nous, accomplissant ainsi sa mission (Ga 4.4). Et quelle était cette mission ? Par sa vie, Jésus nous a montré qui est vraiment Dieu. En subissant notre mort – le châtiment pour le péché – il a payé le prix de notre rachat. Étant lui-même sans péché, la mort ne pouvait le retenir captif. Jésus est ressuscité et a vaincu la mort. Il nous a ainsi procuré une justice éternelle (Dn 9.24). Maintenant, Dieu nous considère comme ses enfants bien-aimés. En même temps,

Jésus, en tant que Souverain sacrificateur, nous rend capables de mener une vie juste, à son exemple. De quelle façon est-ce que ça fonctionne ? Le Saint-Esprit, en tant que représentant de Jésus, crée une « connexion en ligne » entre nous et Jésus dans le sanctuaire céleste. Grâce à cette connexion, il fait en sorte que la vie parfaite de Jésus devienne une réalité dans notre vie, tant et aussi longtemps que nous sommes désireux de recevoir ce don. Ainsi, grâce à la mort et à la vie de Jésus, nous sommes acceptés de Dieu. Si je comprends bien, Jésus a payé le billet d’entrée au ciel pour tous les êtres

I L L U S T R AT I O N

:

G O O D N E W S I N T E R N AT I O N A L / C O L L E G E P R E S S P U B L I S H I N G


M É D I T A T I O N

Le sanctuaire céleste est le sanatorium où la maladie du péché est traitée. humains. Mais on dirait qu’un grand nombre préfèrent ne pas y aller. Vivre avec un Dieu d’amour ne semble pas les attirer. Ne connaissant pas Dieu, ils ne lui font pas confiance, et préfèrent plutôt suivre leurs propres idées. Lucifer, le plus magnifique de tous les anges, s’est retourné contre Dieu à cause de son égoïsme et de sa méfiance envers son créateur. Il en est résulté la maladie mortelle du « péché ». On peut la traiter uniquement parce que Dieu, dans son amour, a sacrifié son Fils pour nous. Son offre de réconciliation est disponible pour tous. Malheureusement, certains ne l’acceptent pas. L’amour et la confiance ne s’imposent pas ! Est-ce là la raison pour laquelle Jésus intercède constamment en notre faveur et est à notre recherche ? Oui. Il veut ardemment nous aider (He 2.18). Le sanctuaire céleste est le sanatorium où la maladie du péché est traitée. Après la chute, les êtres humains ont appris que Dieu avait ouvert un chemin menant au salut (Gn 3.15). Chaque fois qu’ils confessaient leur culpabilité et qu’un animal innocent mourait à leur place, ils se souvenaient de ce chemin. Mais pourquoi a-t-on crucifié Jésus au lieu de le lapider, la lapidation étant le type habituel d’exécution ? Jésus a rappelé à Nicodème une scène de l’Ancien Testament : « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut, de même, que le Fils de l’homme soit élevé » (Jn 3.14 ; Nb 21.4-9). Il a fait également la prédiction suivante : « Moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous (les hommes) à moi. Il disait cela pour indiquer de quelle mort il devait mourir. » (Jn 12.32,33) Suspendu à la croix, il a relié le ciel et la terre. Ici, la verticale céleste croise l’horizontale de l’histoire. Ce signe « plus » est un symbole de notre salut. Il constitue le fondement de notre justification par la foi, et par conséquent, le fondement de notre doctrine de la sanctification.

On a posé une fois la question suivante au plus célèbre traqueur de serpent en Australie : « Quand un serpent est-il le plus dangereux ? » « Quand on ne le voit pas », a-t-il répondu. Christ a rendu visible « le serpent sur la perche » et l’a vaincu. La tête de ce serpent a été écrasée dans une terrible bataille spirituelle. Bien que Satan soit toujours en vie, il n’a aucune puissance sur nous lorsque nous croyons que Christ a vaincu le serpent sur la croix. La mort du Christ a confiné, attaché et exposé le serpent sur la croix. Ceci désamorce tout mal en nous. Le mal n’a aucun pouvoir sur nous aussi longtemps que nous vivons et croyons ceci : le serpent est suspendu à la perche, alors, levons la tête et vivons ! Jésus vainc aussi le mal en nous et toute la crainte qui l’accompagne. C’est là l’expérience de la justification par la foi ! C’est extraordinaire ! Mais pourquoi Dieu n’a-t-il pas mis un terme à tout ceci peu après l’ascension de Jésus ? Dieu veut sauver autant d’âmes que possible. Selon sa promesse à Abraham, il veut remplir le ciel avec les rachetés, « comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est au bord de la mer » (Gn 22.17). Mais il ne prendra au ciel que ceux qui le laissent les « guérir » et qui lui font confiance. Puisque Dieu connaît tous les êtres humains, puisqu’il sonde l’esprit et le cœur de chacun d’eux, dans quel but les livres sont-ils ouverts au ciel ? Tous les êtres doués d’intelligence peuvent consulter les dossiers. Les mobiles les plus secrets d’un individu ne deviennent clairs que par le biais de son comportement. Tous sont évalués selon une échelle objective, c’est-à-dire, les dix commandements. Dieu veut que nous l’aimions par-dessus tout et que nous aimions notre prochain comme nous-mêmes. Seuls ceux qui veulent

vivre de cette manière et soupirent après la guérison sont prêts pour le ciel. Je comprends. Mais ensuite, une audience publique en présence des anges montre qui sera sauvé par Jésus et qui ne le sera pas. Ceci doit déjà être clarifié avant son retour. Comment Dieu traitera-t-il nos questions lorsque que nous constaterons que certains de nos êtres chers ne sont pas là ? En effet, il se pourrait que de nombreux gens bien n’y soient pas. Dieu prendra tout le temps nécessaire pour nous l’expliquer. Après les 1 000 ans, le millenium, tout le monde comprendra et appréciera le jugement divin. Toutes les créatures intelligentes s’uniront dans ce cantique final : « Tes voies sont justes et véritables » (Ap 15.3). Ce n’est que lorsque tout sera complètement clair que les événements finaux se tiendront. Satan et ses suppôts démontreront une dernière fois qu’ils ne désirent aucunement la paix et la confiance. Ils désireront vaincre Dieu et tuer ses enfants. Mais cela ne se produira pas. Satan et ses agents devront porter les conséquences de leur propre décision. Ils mourront de la maladie du péché lors de la destruction finale par le feu. Après quoi, Dieu sèchera nos larmes et nous consolera. Il créera un nouveau ciel et une nouvelle terre. Ce sera la fin heureuse de l’histoire ! n

Sylvia et Werner Renz profitent à fond

d’une retraite active près du Centre européen des médias situé à Alsbach-Hähnlein, en Allemagne. Parents de trois enfants, ils passent maintenant de merveilleux moments avec Milo, leur petit-fils.

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C R O Y A N C E S F O N D A M E N T A L E S

« La

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a Réforme du 16e siècle fut l’épicentre de changements profonds, lesquels n’étaient pas attribuables au pouvoir social ou économique. Les questions centrales étaient de nature théologique. Les théologiens protestants de première génération avaient conclu que l’Église et la théologie scholastique avaient enterré l’Évangile sous des couches de traditions humaines. Ce qui était en jeu, c’était la compréhension de la façon dont on pouvait être sauvé – une question de vie ou de mort, puisque l’Église avait prescrit un système de salut dans lequel la grâce était reléguée au statut d’un article qu’on pouvait mériter. Un retour aux principes fondamentaux La nouvelle compréhension de l’Évangile au 16e siècle apporta des changements d’une étendue telle que Diarmaid MacCulloch, un érudit bien connu écrivant sur le thème de l’histoire de la Réforme, les résume comme étant un changement de paradigme qu’il qualifie de « toutes choses nouvelles »1. La contribution fondamentale que Martin Luther apporta à la théologie fut la reconnaissance que le salut est un don gratuit de la grâce divine, et que les êtres humains ne peuvent rien faire pour l’obtenir, si ce n’est de le recevoir par la foi seule. C’était là une idée révolutionnaire, puisqu’elle s’opposait vigoureusement à la compréhension médiévale du salut dans laquelle le concept du mérite jouait un rôle crucial. Le péché était, croyait-on, un problème de l’être auquel seul un processus de transformation pouvait remédier. Par conséquent, on croyait que le salut s’obtenait en devenant « une personne sainte au moyen d’une coopération avec

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source de

Le changement de paradigme que nous la grâce par tous les moyens possibles »2. Un tel système impliquait donc que pour obtenir le salut, les êtres humains devaient ajouter tous leurs efforts à l’œuvre de la grâce, puisque la vie éternelle constituait la récompense de la coopération humaine avec la grâce divine. Le purgatoire, un concept considéré comme le fondement théologique d’une vaste entreprise de l’Église dans la période médiévale (incluant l’acquisition du salut par l’achat d’indulgences), devint pour les réformateurs le symbole de tout ce qui était erroné dans cette vision du salut. La « théologie de la croix » repose au cœur de l’argument de Luther. Elle souligne la centralité de la miséricorde divine en dépit du péché humain, au lieu d’exiger des âmes la vertu comme condition préalable à la grâce. La justice de Dieu Dans la pensée de Luther, l’expression clé, c’est la « justice de Dieu » (iustitia Dei). Dans Romains 1.18-3.20, Paul déclare que tous les individus sont coupables, et que par conséquent, le problème de l’humanité consiste à faire face à la justice de Dieu. Dans la théologie d’avant la réforme, la « justice de Dieu » équivalait au châtiment infligé par le Juge divin. Luther s’opposa à cette vision suite à son étude des Psaumes, de l’épître aux Romains et aux Galates entre 1513 et 1517, tandis qu’il donnait un cours sur ces écrits à l’Université de Wittenberg. Luther établit bibliquement que la iustitia Dei ne doit pas être comprise en termes de justice de Dieu par laquelle

Dieu est lui-même justifié, mais en tant que justice par laquelle il justifie les pécheurs. La justice est un don de Dieu au bénéfice de l’humanité – don par lequel il déclare les croyants justes, même s’ils ne sont pas justes en eux-mêmes. Cette nouvelle définition de la justice exalte Dieu comme étant la source de tous les biens3. La croix révèle « un Dieu pleinement heureux qui met sa gloire à partager son bonheur. Il n’est ni un avare, ni un matérialiste, mais plutôt un Dieu qui met sa gloire à déverser sa grâce4. » C’est ce que révèle l’argument décisif de Paul en faveur de la justification par la foi dans Romains 4.25 : « [Jésus notre Seigneur] a été livré à la mort à cause de nos péchés et Dieu l’a ramené à la vie pour nous rendre justes devant lui. » Après avoir expliqué la nécessité de la justification (Rm 1-3) et la façon dont elle fonctionne (Rm 4), l’apôtre Paul souligne ses conséquences dans Romains 5.1-11. Dans ces textes, il décrit à quel point le peuple de Dieu a été béni en recevant les nouveaux statuts en Jésus-Christ. La déclaration fondamentale de ce passage vient dès le début : « Ainsi, nous avons été rendus justes devant Dieu à cause de notre foi et nous sommes maintenant en paix avec lui par notre Seigneur Jésus-Christ. » (v. 1) Par le sacrifice de Jésus-Christ, Dieu s’est donné lui-même à nous en vue de la réconciliation : il nous a offert son amitié, laquelle constitue le fondement de l’espérance et le motif de la joie. Selon Romains 5.1-11, la caractéristique principale des croyants est la P H O T O

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P I X A B AY


NUMÉRO 10 Laszlo Gallusz

tous les biens »

appelons la Réforme

joie en Dieu : en adorant Dieu et en cherchant sa gloire dans notre vie, nous trouvons un bonheur profond, satisfaisant. Les chrétiens ont une bonne raison de se réjouir en dépit des circonstances de la vie, parce que Dieu a agi en leur faveur, les a délivrés de l’esclavage du péché, et leur a accordé une vie nouvelle en Jésus-Christ. Nous pouvons être remplis d’assurance malgré nos faiblesses, parce que Dieu nous justifie sur le fondement de notre foi en l’œuvre salvatrice du Christ, même si nous ne contribuons en rien à ce salut. Bien que la foi produise de bonnes œuvres dans la vie d’une personne, le salut n’est pas le résultat de la foi plus les œuvres, selon la vision catholique du salut.

L

C’est vraiment personnel La justification par la foi est une doctrine à la signification existentielle profonde. Puisque cette expérience nous transforme au cœur même de notre être et détermine notre destinée éternelle, pour les théologiens protestants du 16e siècle, la doctrine de la justification par la foi constituait « le résumé de la doctrine chrétienne », « l’article sur lequel l’Église reste debout ou chute ». Au fil des 500 dernières années, bien des choses ont changé, alors que l’Europe était en feu à cause de ces importantes questions théologiques. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une focalisation encore plus intense sur le principe de la Réforme, soit la justification par la foi. Cet enseignement biblique a le potentiel de nous donner une expérience renouvelée de l’œuvre, de la puissance, de la sagesse, de la force, du

salut, et de la gloire de Dieu dont on a tant besoin dans la culture postmoderne sécularisée. La Réforme – même 500 ans plus tard – joue toujours un rôle de premier plan. n 1 Diarmaid MacCulloch, All Things Made New: The Reformation and Its Legacy, Oxford, Oxford University Press, 2016. 2 Roger E. Olson, The Story of Christian Theology: Twenty Centuries of Tradition and Reform, Downers Grove, Ill., InterVarsity, 1999, p. 373. 3 Alister McGrath, Iustita Dei: A History of the Christian Doctrine of Justification, 3e éd., Cambridge, Cambridge University Press, 2005, p. 222. 4 Michael Reeves et Tim Chester, Why the Reformation Still Matters, Wheaton, Ill., Crossway, 2016, p. 209, 210.

Laszlo Gallusz, titulaire d’un doctorat, est chargé de cours dans les études du Nouveau Testament au Séminaire de théologie de Belgrade, en Serbie.

L’expérience du salut

e Christ, qui n’a pas connu le péché, Dieu, dans son amour infini et sa miséricorde insondable, l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. Sous l’influence du Saint-Esprit, nous devenons conscients de notre nécessité, nous reconnaissons notre condition de pécheurs, nous nous repentons de nos transgressions et nous exerçons notre foi en Jésus, en tant que Seigneur et Sauveur, comme notre substitut et notre exemple. Cette foi qui accepte le salut vient de la puissance divine de la Parole ; c’est un don de la grâce de Dieu. Par le Christ, nous sommes justifiés, adoptés comme fils et filles de Dieu, et délivrés de la domination du péché. Par l’Esprit, nous

naissons de nouveau et nous sommes sanctifiés ; l’Esprit régénère nos esprits, grave la loi d’amour de Dieu dans nos cœurs, et nous recevons la puissance nécessaire pour vivre dans la sainteté. En demeurant en lui, nous devenons participants de la nature divine, nous avons l’assurance du salut, pour maintenant et au jour du jugement. (Gn 3.15 ; Es 45.22 ; 53 ; Jr 31.31-34 ; Ez 33.11 ; 36.25-27 ; Ha 2.4 ; Mc 9.23,24 ; Jn 3.3-8,16 ; 16.8 ; Rm 3.21-26 ; 5.6-10 ; 8.1-4,14-17 ; 10.17 ; 12.2 ; 2 Co 5.17-21 ; Ga 1.4 ; 3.13,14,26 ; 4.4-7 ; Ep 2.4-10 ; Co 1.13,14 ; Tt 3.3-7 ; He 8.7-12 ; 1 P 1.23 ; 2.21,22 ; 2 P 1.3,4 ; Ap 13.8)

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E N C O U V E RT U R E

Retour

prin

P

ar un après-midi étouffant de juillet, je grimpe un sentier escarpé menant au château de la Wartbourg, lequel surplombe la ville d’Eisenach, en Allemagne. Ceux qui m’entourent sont en pleine conversation. Soudain, j’imagine la façon dont un autre homme – connu des habitants du château sous le nom de Junker Jörg (chevalier Georges) – se rendit à la forteresse où il habiterait pendant 10 mois. En y pensant, un sentiment de tranquillité m’envahit. Cet homme, c’est Martin Luther. Après la conclusion décisive de la diète de Worms et le Bann, de même que l’excommunication prononcée par le pape Léon X devant son refus de rétracter ses positions sur les Écritures et le salut, Luther fut enlevé par ordre de Frédéric le Sage et emmené en lieu sûr. Quel endroit idéal ! me dis-je. Suite à des années d’étude et à un contact étroit avec la Parole de Dieu en grec, en hébreu, et en latin, Luther compléta sa traduction du Nouveau Testament en allemand en 11 semaines seulement. Et ces 11 semaines de travail assidu changèrent la face de l’Allemagne – et du monde – à tout jamais. Les Écritures, dont les gens avaient été privés pendant des siècles, embrasèrent le cœur des lecteurs et des auditeurs qui, pour la première fois, entendaient Dieu parler en allemand. Nous pouvons voir la puissance de la Parole tandis qu’elle se répandait en Europe, inspirant des traductions dans d’autres langues et un mouvement de réforme qui transforma le monde connu d’alors. J’apprécie la description d’Ellen White des mois que Luther passa au château de la Wartbourg : « Du haut de son rocher de Patmos, il [Luther] continua, pendant près d’une année, de proclamer l’Évangile et de dénoncer les erreurs de son temps*. » Notre tour sur les lieux la Réforme ne dure que deux jours. Nous nous asseyons dans la chapelle du monastère augustinien à Erfurt, où le jeune Luther essaya désespérément de trouver un Dieu miséricordieux. Et quelle énergie il y mit… pour se rendre compte, à maintes reprises, de ses défauts et de l’inutilité de ses efforts. Nous marchons dans les rues de la vieille ville d’Erfurt, où le réformateur avait étudié avant d’entrer au monastère.

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fonda Un tour sur les lieux

P H O T O

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G E R A L D

A .

K L I N G B E I L


aux

Gerald A. Klingbeil

ncipes

mentaux de la Réforme

En 1521, le château de la Wartbourg, à Eisenach, en Allemagne, a servi de refuge au réformateur allemand Martin Luther.

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E N C O U V E RT U R E

Nous visitons sa demeure à Wittenberg – l’endroit même où la Réforme prit d’abord racine lorsqu’il placarda ses 95 thèses, connues aussi sous le titre « Dispute de Martin Luther sur la puissance des indulgences ». Cinq cent ans après ce moment charnière dans l’histoire du christianisme en 1517, je m’asseye dans la Wittenberg’s Stadtkirche (l’église de la ville), où Luther prêcha souvent. J’y aperçois un tableau de l’autel de la Réforme peint par Lucas Cranach l’Ancien et Lucas Cranach le Jeune, montrant Jésus sur la croix, au centre de l’image. Le salut par la foi devint le cri de ralliement de la Réforme. Jésus était affiché sur sa bannière. La déclaration « Le juste vivra par la foi » (Rm 1.17) aida Luther à reconnaître son besoin profond de la grâce. Les théologiens résument ceci en ces termes : sola gratia (« la grâce seule »), et sola fide (« la foi seule »). En y ajoutant sola scriptura (« l’Écriture seule »), ces expressions posent le fondement même de la Réforme – et continuent de le faire pour l’Église adventiste. Tandis que je regarde les différentes expositions et marche dans les rues où ces premiers réformateurs ont marché, je sens, de nouveau, la douce invitation de Dieu de le laisser accomplir ce que je ne peux faire pour moi-même : me reposer en lui comme un petit enfant blotti dans les bras du Père ; entendre l’Esprit parler à travers sa Parole même. C’est un retour aux principes fondamentaux – soli Deo gloria. n

Gerald A. Klingbeil est né

et a grandi en Allemagne. Il est rédacteur adjoint de Adventist World. Il habite, avec sa famille, à Silver Spring, au Maryland (États-Unis).

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Ci-dessus : On aperçoit ici l’intérieur de la Stadtkirche (l’église de la ville), à Wittenberg, lieu où Luther avait coutume de prêcher la Parole en allemand.

P H O T O S

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G E R A L D

A .

K L I N G B E I L


L’assurance du salut

Jirˇí Moskala

Oui, une telle chose existe

L Ci-dessus : Une vue idyllique de la cour intérieure du monastère augustinien, à Erfurt. À gauche : Exemple d’une lettre d’indulgence du 16e siècle, garantissant le pardon des péchés.

Ci-dessous : Vue de la maison restaurée de Luther, laquelle lui servit de demeure.

’assurance du salut est enseignée clairement dans les Écritures. Dieu déclare que nous pouvons avoir une confiance totale et une ferme assurance lorsque nous sommes en Christ1. Considérez les textes suivants : « Dites à ceux qui ont le cœur troublé : Prenez courage, ne craignez point ; voici votre Dieu, la vengeance viendra, la rétribution de Dieu ; il viendra luimême, et vous sauvera. » (Es 35.4, LSG2) « Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui, afin qu’au moment où il sera manifesté, nous ayons de l’assurance, et qu’à son avènement, nous n’ayons pas honte devant lui. » (1 Jn 2.28) « Voici comment l’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement » (1 Jn 4.17). L’apôtre Paul souligne que lorsque nous sommes en Christ, nous lui appartenons, et que personne ne peut s’opposer à cela ou séparer les croyants de l’amour de Dieu : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus » (Rm 8.1 ; voir aussi v. 31-39 ; Ep 2.4-7). L’apôtre Jean proclame : « Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. Cela, je vous l’ai écrit, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. » (1 Jn 5.12,13 ; voir aussi Jn 1.12 ; 3.16,17,36 ; 5.24 ; 6.47 ; 10.28,29 ; Rm 5.1-5 ; Ep 2.1-14 ; 1 Jn 1.7-9 ; 2.1 ; 3.1) Deux extrêmes Certains chrétiens n’ont qu’une faible assurance du salut, voire aucune. Ils sont en proie à des luttes, des doutes, des frustrations, et des craintes. D’autres ont une assurance du salut exagérée, dormant sur l’oreiller de la confiance en soi et de l’auto-illusion3. Et l’équilibre dans tout ça ? Socrate a fait cette déclaration

célèbre : « Une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue4. » L’apôtre Paul encourage une saine introspection : « Examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? À moins peut-être que l’épreuve ne soit pour vous un échec. » (2 Co 13.5 ; voir 1 Co 11.28) Ellen White a décrit avec éloquence l’assurance du salut des disciples du Christ : « Si vous vous donnez à lui et si vous l’acceptez comme votre Sauveur, quelque coupable que votre vie ait pu être, vous êtes, à cause de lui, considéré comme étant juste. Le caractère de JésusChrist est substitué à votre caractère, et vous avez accès auprès de Dieu comme si vous n’aviez jamais péché5. » Cependant, elle a insisté sur le fait qu’on ne doit pas vivre dans une fausse assurance, c’est-à-dire croire qu’on est sauvé tout en désobéissant aux commandements explicites de Dieu. « Seule la sainte loi de Dieu nous permet de savoir si oui ou non nous marchons dans ses voies. Si nous désobéissons, nos caractères ne sont pas en accord avec la règle morale du gouvernement de Dieu, et c’est mentir que d’affirmer : “Je suis sauvé6.” » Elle nous a mis en garde contre une grâce bon marché7 : « Ceux qui disent : “Je suis sauvé !” […] mais n’obéissent pas aux commandements de Dieu, font reposer leur salut sur une fausse espérance, un faux fondement. Nulle personne dotée d’une connaissance intelligente des exigences divines ne peut être sauvée dans la désobéissance8. » Elle a aussi donné l’explication suivante : « L’Évangile n’affaiblit pas les droits de la loi ; il l’exalte, au contraire, et la rend honorable. Sous le Nouveau Testament, rien de moins n’est exigé que ce qui l’était sous l’Ancien. Que personne n’entretienne l’illusion si chère

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E N C O U V E RT U R E Ci-contre : Reconstruction de l’une des cellules utilisées par les moines au 16e siècle. C’est dans une telle cellule que le jeune Luther chercha désespérément un Dieu miséricordieux.

au cœur naturel, que Dieu se contentera de la sincérité, […] car Dieu exige de son enfant une obéissance parfaite9. » Plus tard, elle a souligné qu’en matière de salut, nous ne pouvons pas nous fier à nos sentiments. Nous sommes sauvés parce que Dieu l’a dit, et non parce que nous nous sentons bien. Elle a écrit : « Ils sont nombreux ceux qui concluent qu’ils sont sauvés simplement parce qu’ils sont animés de bonnes impressions ; mais ceci ne suffit pas. L’affection toute entière doit être rénovée10. » Par ailleurs, Ellen White a aussi déclaré que les disciples du Christ doivent avoir l’assurance du salut : « Il est indispensable d’avoir foi en Jésus, de croire qu’on est sauvé par lui »11. Elle a décrit la joie des Gentils lorsqu’ils répondirent à la prédication de l’Évangile par l’Église primitive : « L’Esprit de Dieu accompagnait les paroles de Paul, et les cœurs étaient touchés. […] Et les paroles de l’orateur, affirmant que la bonne nouvelle du salut était aussi bien pour les Gentils que pour les Juifs, apportèrent la joie et l’espérance à tous ceux qui n’étaient pas considérés comme les enfants d’Abraham selon la chair12. » Une tension équilibrée En tant que disciples du Christ, nous devons vivre dans une tension équilibrée : une pleine assurance en Christ, et une pleine défiance de nous-mêmes. Nous devons nous focaliser constamment sur Jésus (Jn 15.5 ; Ph 4.13 ; He 12.2) et non sur nous-mêmes. C’est alors que nous portons le fruit qui résulte naturellement de l’entretien d’une relation intime avec lui. Comme l’a décrit Ellen White : « En communion étroite avec Jésus-Christ, ils seront rendus sages à salut. Ils produiront des fruits de justice13. » Malheureusement, bien des croyants n’ont pas l’assurance de leur salut en Christ. Nous devons savoir comment

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Ci-dessus : Un coffre utilisé pour recueillir l’argent provenant de la vente des indulgences. À gauche : Exemple d’une lettre d’indulgence du 16e siècle, garantissant le pardon des péchés. La réforme inachevée : Image de l’unique entrée du donjon (10 mètres de profondeur) dans la tour sud du château de la Wartbourg. C’est là qu’en 1548, l’anabaptiste Fritz Erbe préféra mourir plutôt que de renoncer à ses convictions. Que se passe-t-il lorsque les persécutés deviennent persécuteurs à leur tour ?

vivre en toute conscience dans une réalité constante du « déjà » et du « pas encore ». Nous avons la vie éternelle, mais pas encore ; nous sommes parfaits en Christ, mais pas encore ; nous nous asseyons avec Christ à la droite du Père céleste, mais pas encore. Ainsi, nous faisons l’expérience de la vraie joie du salut. Attendons le retour du Christ ! En ce jour glorieux, nous verrons Jésus face à face. Alors, notre espérance de rédemption présente deviendra une réalité tangible. 1 Pour plus de détails, voir mon article intitulé « The Gospel According to God’s Judgment: Judgment as Salvation », Journal of the Adventist Theological Society 22, n° 1, 2011, p. 28-49. 2 Sauf mention contraire, toutes les citations des Écritures sont tirées de la version Segond, dite à la Colombe. 3 Gregg A. Ten Elshof, I Told Me So: Self-Deception and the Christian Life, Grand Rapids, Eerdmans, 2009.

4 http://dicocitations.lemonde.fr/citations/citation-45464.php. 5 Ellen

G. White, Vers Jésus, p. 95. Messages choisis, vol. 1, p. 369. grâce n’est jamais bon marché, puisque Christ s’est donné lui-même pour nous la donner. Mais certains la traitent comme si elle était bon marché. Voir Dietrich Bonhoeffer, The Cost of Discipleship [« Vivre en disciple : le prix de la grâce »], New York, Macmillan, 1959, p. 43-49. 8 Ellen G. White, dans Signs of the Times, 28 décembre 1891. 9 Idem., Messages choisis, vol. 1, p. 438. 10 Idem., Signs of the Times, 18 août 1890. 11 Idem., Messages choisis, vol. 1, p. 438. 12 Idem., Conquérants pacifiques, p. 152. 13 Idem., Daughters of God, Hagerstown, Md., Review and Herald Pub. Assn., 1998, p. 16. Voir aussi Ellen G. White, JésusChrist, p. 678-686. 6 Ibid., 7 La

Jirˇí Moskala est doyen

du Séminaire adventiste de théologie, à l’Université Andrews.

P H O T O S

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Un globe au marché central de Wittenberg, soulignant l’impact mondial de la Réforme.

Justin Kim

Mémento de la

éforme

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vez-vous remarqué les phrases en latin émaillant les écrits de la Réforme protestante ? Le catholicisme jugeant essentiel qu’elle soit la lingua sacra (« la langue sacrée ») de la liturgie, les protestants ont également immortalisé les grands idéaux intemporels de leur mouvement dans le latin ecclésiastique. Ces idéaux étaient tellement puissants qu’ils ont divisé le christianisme en une myriade de confessions protestantes aujourd’hui. Les protestants modernes peuvent ne pas comprendre le latin, mais nous sommes assez familiers avec les thèmes unificateurs de sola scriptura, sola fide, sola gratia, solo Christo, et soli Deo gloria. En moins d’un demi-siècle après le premier affichage des 95 thèses de Luther, ces expressions ont représenté les idéaux impératifs suivants : les Écritures, la foi, la grâce, le Christ, et la gloire de Dieu, respectivement. Aucune confession protestante ne dévie d’eux – ou aucune, du moins, ne le devrait. Ceci dit, tout idéal est dangereux, car il a le potentiel de changer son monde. Pour l’époque de la Réforme, le monde de l’Église fut altéré. Les sermons, les présentations, les théologies, et les séminaires furent remaniés. La musique, la musicologie, les cantiques, les congrégations, l’art et l’architecture furent transformés. Même les familles, le mariage, la sexualité et les enfants en furent affectés. Non seulement le monde de l’Église, mais encore le monde plus vaste à l’extérieur de l’Église fut altéré, P H O T O

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affectant le travail, la main-d’œuvre, le gouvernement, l’économie, et la culture. Il n’était pas question ici de changement pour le changement ; l’expression latine ecclesia, reformata, semper reformanda, ou « l’Église réformée doit toujours être réformée », en fut caractéristique. Le contexte historique dans lequel l’Église réside change de façon dynamique de siècle en siècle. Ainsi, l’Église dut s’adapter continuellement à un monde en évolution constante, avec des menaces toujours nouvelles pour la Réforme. Ces adaptations sont en elles-mêmes des témoignages de notre foi et l’espérance que cette réforme se poursuivra jusqu’au retour de Jésus. L’actualisation de ces idéaux ne se produira que lorsque nous verrons le Seigneur face à face. D’ici-là, l’Église changée doit changer constamment. Cette Église réformée doit poser des questions, répliquer, se défendre, et s’opposer au statu quo du monde. À une époque où l’on glorifie la rébellion, jusqu’où l’Église, l’unique objet sur lequel Dieu jette un suprême regard, doit-elle se rebeller contre l’erreur clairement démasquée par les Écritures ? En tant qu’héritiers modernes de la Réforme, nous avons été appelés à témoigner contre des entités tant religieuses que sécularisées. La réforme du 21e siècle, c’est mettre en doute l’extravagance des organisations religieuses au détriment des pauvres. C’est tenir théologiquement responsables toutes ces organisations qui ont rejeté les doctrines bibliques du sabbat, de la

justification par la foi, de la création ex nihilo (« la création à partir de rien »), une anthropologie biblique authentique, le sanctuaire céleste, etc. C’est rejeter une spiritualité apathique et synthétique, ainsi que des traditions théologiques indifférentes et non bibliques. Au 21e siècle, en quoi consiste donc la réforme ? À rejeter la corruption et l’exploitation à tous les niveaux de gouvernance ; à prêcher la justice désintéressée et la miséricorde ; à nous débrancher de notre dépendance aux philosophies humanistes de gestion, de la réforme morale simpliste, et de la modification du comportement organisée ; à prêcher la libertas (« liberté »), la iusticia (« justice »), et la veritas (« vérité ») ; à préserver la valeur de l’imago Dei dans les discours publics. Que ce soit en hébreu, en grec, en latin, ou en toute autre langue, nous sommes appelés aujourd’hui à élever les idéaux de la Réforme. C’est le moment où l’on devrait nous trouver semper fidelis (« toujours fidèles ») envers la vérité immuable au sein de cette Église changeante. n

Justin Kim est assistant

du directeur de l’École du sabbat et des Ministères personnels, et rédacteur en chef du Guide d’étude biblique pour jeunes adultes, à la Conférence générale, à Silver Spring, au Maryland (États-Unis).

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À

L A

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Les

éléments d’une

éducation réussie Lisa M. Beardsley-Hardy

Comment le meilleur de ce qu’offre le monde est reflété dans les conseils d’Ellen White

L

e Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) fournit un rapport des connaissances et des compétences des étudiants essentielles à la participation adulte dans la société. Tandis qu’on approche du terme de la scolarité obligatoire, on évalue entre 4 500 et 10 000 étudiants de 72 pays. Les classements se fondent sur la performance en lecture, en mathématiques et en sciences. Récemment, les meilleures notes ont été obtenues par des pays géographiquement petits, tels que Singapour, ainsi que par des villes en Chine telles que Shanghai, Hong Kong, Macao, et Taipei. La Finlande compte parmi les pays en tête du classement dans le monde. En 2011, corroborant les résultats de PISA, la Finlande a produit plus de scientifiques et d’ingénieurs que tout autre pays dans le monde (7 000/million d’habitants), et ce, malgré un investissement beaucoup moins élevé dans la recherche et le développement que celui des pays suivants : États-Unis, Japon, Allemagne, Chine, Corée du Sud, Royaume-Uni, France, et de nombreux autres1. Les notes les plus élevées du PISA de la Finlande ont stimulé la recherche et occasionné la visite d’éducateurs étrangers. Ma propre carrière en enseignement a commencé en Finlande, tout d’abord dans une école primaire, puis au secondaire, et enfin, à l’université. Ces expériences ont modelé ma perspective personnelle de certaines des raisons de son succès. La recherche expérimentale est, habituellement, la façon d’identifier les meilleures pratiques. Les écrits inspirés d’Ellen White en sont une autre. Ses conseils en matière d’éducation ne manquent pas.

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Qu’est-ce qui caractérise l’éducation finlandaise ? En Finlande, l’éducation est gratuite et égalitaire pour tous les enfants. L’État finlandais et les municipalités consacrent entre 11 et 12 pour cent de leurs budgets à l’éducation. Les enfants commencent l’école à l’automne de l’année où ils ont 7 ans. Ceci leur donne plus de temps pour jouer, mûrir, utiliser leur imagination, et développer un attachement solide avec leurs parents avant d’aller à l’école. Le programme officiel comprend un déjeuner chaud gratuit, de même que des leçons sur la santé et la nutrition. Certaines écoles offrent des repas végétariens et biologiques dans une ambiance amicale. Les professeurs sont des professionnels qualifiés, respectés, et dignes de confiance. Les professeurs au primaire (1ère à 6e année) enseignent toutes les matières et sont titulaires d’une maîtrise en éducation avec concentration en enseignement. Les professeurs du secondaire sont titulaires d’une maîtrise dans leurs domaines respectifs et ont complété des études supplémentaires en sciences de l’éducation. Bien qu’il y ait des objectifs éducatifs normalisés et un comité national d’examens d’entrée à l’université, les professeurs choisissent des méthodes d’enseignement selon leur évaluation des besoins des étudiants. Tant le programme scolaire que les professeurs soutiennent une croissance et un développement équilibrés des étudiants. Les jours d’école sont plus courts en Finlande que dans la plupart des pays ; et même si une partie du pays se trouve au nord du Cercle polaire, les étudiants ont une récréation à l’extérieur chaque jour – qu’il pleuve, fasse soleil, ou neige. Des soutiens P H O T O

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spéciaux sont fournis aux étudiants au besoin. Le programme inclut des disciplines artistiques. Tous les étudiants reçoivent des soins de santé et des soins dentaires gratuitement. En quoi ce système est-il à la hauteur ? Au sujet de l’accès universel à l’éducation, Ellen White a écrit : « Tous nos jeunes doivent avoir la possibilité de profiter des bénédictions et des privilèges d’une instruction dans nos écoles afin d’entendre l’appel à devenir ouvriers avec Dieu. Tous ont besoin d’être éduqués en vue d’une œuvre efficace, qualifiés pour des postes de responsabilité à la fois dans le secteur privé et public2. » Au sujet de leur entrée à l’école, elle a donné le conseil suivant : « N’envoyez pas vos enfants à l’école trop tôt. Les mères doivent faire preuve de prudence en confiant la formation du caractère de leurs enfants aux autres. Les parents devraient être les meilleurs enseignants de leurs enfants jusqu’à ce qu’ils aient atteint huit ou dix ans. Leur salle de classe doit être le plein air, au milieu des fleurs et des oiseaux, et leur manuel, le trésor de la nature3. » Les enfants finlandais qui commencent l’école à 7 ans sont donc en harmonie avec ce conseil inspiré. Les conseils d’Ellen White sont encore plus spécifiques à l’égard des qualifications personnelles et spirituelles des professeurs : « Nos écoles d’église ont besoin de maîtres qui possèdent de hautes qualités morales en qui l’on puisse avoir confiance, qui sont fermes dans la foi »4. Elle poursuit : « Seuls des femmes et des hommes pleinement dévoués au Seigneur, aimant les enfants et voyant en eux des âmes à sauver, devraient être choisis pour devenir enseignants dans les écoles d’église5. » La messagère du Seigneur comprenait la puissance des modèles et la théorie de l’apprentissage social. Elle a exhorté ses lecteurs en ces termes : « Les enseignants doivent faire davantage pour leurs élèves que leur communiquer une simple connaissance livresque. Leur position de guides et d’instructeurs leur confère des responsabilités, car il leur appartient de façonner l’esprit et le caractère. Qu’ils aient des manières raffinées, une allure soignée, des habitudes soigneusement mûries, ainsi que cette courtoisie typiquement chrétienne qui gagne la confiance et le respect. L’enseignant doit être à l’image de ce qu’il attend de ses étudiants6. » Les qualifications universitaires devaient s’équilibrer avec la capacité des professeurs d’encourager un développement d’ensemble. « Les habitudes et les principes d’un maître devraient être considérés comme plus importants que ses connaissances professionnelles. Si c’est un chrétien sincère, il sentira la nécessité de s’intéresser également à l’éducation physique, mentale, morale et spirituelle. Pour exercer une bonne influence, il lui faut avoir une parfaite maîtrise de soi et son cœur doit être plein d’amour pour ses élèves, un amour qui se manifestera dans ses yeux, ses paroles et ses actes7. »

La formation de comportements sains et une compréhension intelligente de la façon dont on doit prendre soin de la santé sont essentielles. « De nombreux étudiants sont dans une ignorance déplorable quant à l’influence puissante qu’exerce l’alimentation sur la santé8. » Ellen White approuverait certainement l’inclusion de repas chauds gratuits dans le programme, les leçons de nutrition et de santé, et une journée scolaire moins longue. En plus de l’exercice en plein air, elle a donné ce conseil : « On ne devrait pas permettre aux étudiants d’entreprendre un si grand nombre de branches d’étude qu’il ne leur reste plus le temps nécessaire pour s’occuper de leur développement physique. On ne saurait se maintenir en santé sans prendre chaque jour de l’exercice au grand air. […] Maintenez un équilibre entre les efforts de l’esprit et ceux du corps ; ainsi le cerveau de l’étudiant sera soulagé. Si le sujet est malade, l’exercice physique favorisera souvent sa guérison. Quand les étudiants quittent leur établissement scolaire, ils devraient jouir d’une meilleure santé et mieux comprendre les lois de la vie que lorsqu’ils y sont entrés. Il faudrait veiller aussi jalousement à la préservation de la santé qu’à l’intégrité du caractère9. » Dans chaque facette de l’éducation, les étudiants devraient sortir de l’école meilleurs que lorsqu’ils y sont entrés. Point de départ En s’appuyant sur les écrits d’Ellen White, l’éducation finnoise récolterait la note « A » à l’égard de la préparation de l’étudiant « à la joie du service qui sera le sien dans ce monde ». Cependant, l’éducation finnoise est dépourvue de l’objectif rédempteur qu’Ellen White envisageait pour diriger chaque étudiant vers Christ, et par conséquent, le préparer « à la joie plus grande encore du vaste service qui l’attend dans le monde à venir »10. n 1 World

of R&D 2011. Source : Battelle, R&D Magazine, International Monetary Fund, World Bank, CIA World Factbook, OECD. http://www.rdmag.com/articles/2011/12/2012-global-r-d-fundingforecast-r-d-spending-growth-continues-while-globalization-accelerates. 2 Ellen G. White, Conseils aux éducateurs, aux parents et aux étudiants, p. 38. 3 Idem., Conseils à l’Église, p. 168. 4 Ibid., p. 167. 5 Idem., Conseils aux éducateurs, aux parents et aux étudiants, p. 135. 6 Ibid., p. 54. 7 Ibid., p. 65. 8 Idem., Conseils sur la nutrition et les aliments, p. 188. 9 Idem., Fundamentals of Christian Education, Nashville, Southern Pub. Assn., 1923, p. 146, 147. 10 Idem., Éducation, p. 15.

Lisa M. Beardsley-Hardy, titulaire d’un doctorat, ainsi que d’une maîtrise en santé publique, est directrice du Département de l’éducation au siège mondial de l’Église adventiste.

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A D V E N T I S T E

Caron Oswald

ans déjà ! 1O

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Et les histoires foisonnent !

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LOW (Giving Light to Our World – Donner la lumière au monde) a commencé en 2007 avec une idée toute simple : tous les membres d’église emportent des tracts GLOW partout où ils vont et les distribuent – gratuitement – chaque fois que l’occasion se présente. Au cours des 10 dernières années, 85 millions de tracts GLOW ont été imprimés dans plus de 60 langues, avec 40 titres, pour 45 pays. Jeunes, moins jeunes, et vieux forment une « armée » qui grandit rapidement. Ils transportent ces tracts faciles à distribuer et se laissent diriger par Dieu. C’est, pour eux, un style de vie. GLOW a pris pour modèle les pionniers du mouvement adventiste. Dans une vision en 1848, Dieu donna à Ellen White un message pour James, son mari : « Tu dois commencer à imprimer un petit journal et le répandre parmi le peuple. […] Il m’a été montré que de ce petit commencement des flots de lumière inonderaient le monde1. » Ce message se référait au journal qu’ils intitulèrent Present Truth, et plus tard, Advent Review and Sabbath Herald ; le principe, cependant, est le même pour les tracts GLOW.

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M E T Z

Ce groupe a distribué des tracts GLOW en Roumanie et en Ukraine avant une campagne d’évangélisation devant se tenir dans ces deux pays. Aux Fidji, une femme compare l’information d’un tract GLOW avec sa Bible.

En cet instant précis, quelque part dans le monde, quelqu’un offre des tracts GLOW. Voici quelques brèves histoires racontant des expériences GLOW. États-Unis Septembre 2015. Le pape François visite Philadelphie, en Pennsylvanie. Le concert du samedi attire une foule estimée à 500 000 auditeurs. Quant à la messe du lendemain, on s’attend à plus de 1 million de personnes. Les dirigeants de GLOW en profitent pour organiser un voyage missionnaire de 10 jours à Philadelphie. Objectif : distribuer 1 million de tracts. Un après-midi, un jeune adulte bénévole distribue des tracts GLOW dans un stationnement. Il en offre trois à un monsieur. « Où est l’autre homme ? » demande-t-il. « Quel homme ? » répond le bénévole. Deux semaines plus tôt, explique le monsieur, il a rêvé qu’un homme blond, de grande taille, lui avait remis trois tracts GLOW – les mêmes


qu’il vient juste de recevoir ! Il a vu aussi deux autres tracts, et il en donne les titres. Le bénévole ne croit pas avoir ces tracts dans son sac, mais il vérifie tout de même. Et ils y sont – un de chaque ! Le monsieur remercie le bénévole et s’en va. Ce dernier n’est toujours pas certain de l’identité de l’homme aux cheveux blonds que ce monsieur a vu dans son rêve. Kenya Du Kenya, Moses nous raconte son expérience par courriel. « Bien que n’étant pas adventiste, je lis Adventist World et j’en découpe les tracts GLOW 2. J’ai donné le tract intitulé “Les secrets d’une bonne santé mentale” à un patient sur son lit de mort. Après l’avoir lu, ce patient a donné sa vie à Christ avant de mourir. Je désire obtenir d’autres numéros de votre revue et d’autres tracts GLOW. » Pays-Bas L’action se passe, cette fois, aux Pays-Bas. Danny est chez sa coiffeuse. Quelques semaines auparavant, elle lui a dit qu’elle était chrétienne. Tous les deux se sont mis à parler du sabbat. Soudain, elle lui a posé une question : « Pourquoi vas-tu à l’église le samedi alors que tout le monde y va le dimanche ? » Danny lui a laissé quelques versets bibliques et un exemplaire de La tragédie des siècles, d’Ellen White. Quand vient le temps d’une autre coupe de cheveux, il échafaude un plan. Tandis qu’il s’installe sur la chaise, il lit les notes qu’il a écrites dans les marges de sa Bible. Curieuse, sa coiffeuse lui demande ce qu’il lit. « Je lis des textes sur le sabbat dans le livre des Actes », lui répond-il. Il lui en montre quelques-uns et elle les lit à voix haute. Surpris, un autre client s’approche pour voir ce qui se passe. La coiffeuse lui résume avec enthousiasme tout ce qu’elle a entendu et lu. Maintenant, elle est convaincue que le samedi est le sabbat et veut le dire à son mari. Danny lui montre alors d’autres tracts GLOW. Comme elle manifeste le désir de les partager avec ses clients, il lui en laisse une bonne pile. Il espère que ses cheveux pousseront rapidement, et qu’il reviendra bientôt les faire couper ! États-Unis Un jour, alors que Liz vaque à ses occupations quotidiennes chez elle, quelqu’un frappe à la porte. Elle ouvre, mais comme elle a un peu tardé, elle aperçoit un jeune homme qui se dirige déjà vers une autre maison. Elle l’appelle et lui dit qu’elle est là. Il revient sur la véranda et lui tend un tract GLOW. « J’en ai le frisson ! dit Liz. Il n’y a pas longtemps, j’ai rêvé que deux pasteurs venaient chez moi et me donnaient des imprimés. » À l’ouïe de son rêve, David est électrisé ! Sauf qu’il est tout seul chez cette dame. Au même instant, Taylor, son collègue, arrive. Il vient voir David parce qu’il est à court de tracts. Maintenant, il y a deux « pasteurs » à la porte de Liz !

Liz regarde David et Taylor. « Je crois que cela vient de Dieu. Dans mon rêve, j’ai vu deux pasteurs à ma porte qui venaient m’apporter l’espoir. Et alors, j’ai entendu une voix du ciel disant : “C’est ta dernière chance. Je reviens bientôt !” S’il vous plaît, priez pour moi. J’ai vraiment besoin de Jésus dans ma vie. » Philippines Aux Philippines, un membre d’église fait personnellement l’expérience d’un exemple visuel de GLOW. Un après-midi, il distribue des tracts GLOW dans plusieurs quartiers. Dans cette ville, les habitants ont l’habitude de faire des petites piles d’ordures, puis de les placer au bord du chemin pour les brûler. Non loin de l’endroit où le membre d’église tend des tracts, quelqu’un allume une pile d’ordure. Un passant voit un papier s’échapper de cette pile dans un coup de vent. Mais il ne brûle pas. Intrigué, l’homme le ramasse et essaie d’y mettre le feu – sans succès. Il interpelle quelques individus pour qu’ils soient témoins de cette chose étrange. Bouche bée, la petite foule regarde ses vaines tentatives de brûler le tract. De l’autre côté de la rue, le membre d’église remarque la foule. Il s’approche pour voir ce qui se passe. Stupéfait, il dit aux gens que c’est lui qui a distribué ces tracts et les invite à une campagne d’évangélisation qui se tient à l’église ce même soir. Certains ne viennent qu’à une réunion ; d’autres assistent à la campagne jusqu’à la fin. Plusieurs de ceux qui se font baptiser ont été témoin du tract qui ne brûlait pas ! « J’aime les histoires », dit Nelson Ernst, directeur de GLOW de la Fédération des églises adventistes du centre de la Californie, aux États-Unis. « Comme celles, par exemple, où un enfant laisse tomber un tract du deuxième étage d’un centre commercial, et que ce tract tombe dans le sac à mains ouvert d’une femme ! Ou lorsque qu’un individu décide de ne pas se suicider grâce à un tract GLOW qu’on lui a tendu juste au bon moment. Cependant, mes histoires préférées sont sans doute celles qui parlent de membres d’église enthousiastes parce qu’ils ont, en vérité, participé à l’évangélisation par les tracts, et fait l’expérience de la satisfaction et du sentiment d’accomplissement résultant d’un service désintéressé. » Pour en découvrir davantage sur GLOW, visitez le site suivant : www.sdaglow.org. Pour regarder des témoignages GLOW sur vidéo, consultez le lien suivant : http://vimeo.com/user13970741. n 1 Ellen 2 Des

G. White, Premiers écrits, p. XXIII. tracts GLOW ont été imprimés dans quelques numéros précédents de Adventist World.

Caron Oswald, maintenant retraitée, a servi en tant que vice-présidente des communications de la Fédération du centre de la Californie. Octobre 2017 | Adventist World

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R É P O N D

Étrangers et

voyageurs

L’expression « voyageurs sur la terre » est rarement utilisée en référence aux croyants. Cette expression a N’est-ce pourtant pas toujours été une image une excellente image biblique précieuse pour désigner le peuple biblique ? de Dieu. Aujourd’hui, on a plutôt tendance à parler d’un « parcours » – une idée moins religieuse ayant affaire, je présume, avec le sécularisme et le « politiquement correct ». Par conséquent, on parle de « mon parcours de vie », lequel constitue une affaire privée. Permettez-moi d’explorer certaines des composantes principales de l’image biblique des enfants de Dieu en tant que voyageurs. 1. Des individus en mouvement. Il semblerait que c’est dans le contexte de la chute que les images de voyageurs ont été utilisées dans la Bible. Suite à la rébellion de l’humanité, Dieu « renvoya […] l’homme du jardin d’Éden » – loin de l’arbre de vie (Gn 3.23). Il est même déclaré que le Seigneur « le chassa » (v. 24, LSG). Le verbe garash (« chasser ») est le même verbe par lequel on se réfère à l’action divine consistant à chasser les Cananéens de leur pays (voir Ex 33.2 ; Jos 24.18 ; Ps 78.55). Après la chute, les êtres humains perdirent leur pays et se retrouvèrent dans un pays hostile et presque improductif (Gn 3.17-19). Deux chérubins « [gardaient] le chemin de l’arbre de vie » (v. 24). Dès lors, les êtres humains vécurent en tant que voyageurs, ou étrangers, dans le pays qui n’était originellement pas le leur. Cette image s’applique particulièrement aux patriarches (Gn 15.13 ; 35.27 ; 47.9) et aux Israélites sortis d’Égypte. Même après qu’ils eurent habité dans le pays de Canaan, le Seigneur les décrivit comme étant des étrangers dans le pays qu’il leur avait donné (Lv 25.23, LSG). David réaffirma cette réalité (1 Ch 29.15 ; Ps 39.13). Dieu avait l’intention de leur donner un pays meilleur, ce qu’Ésaïe appellerait plus tard « de nouveaux cieux et une nouvelle terre » (Es 65.17). 2. Les voyageurs et l’identité. Il est difficile pour des étrangers de cacher leur identité. Ils diffèrent des autochtones dans leurs vêtements, leur langage, et leur nourriture. Appliquée aux croyants, cette image transmet l’idée que les enfants de Dieu sont particuliers parmi les nations de la terre. Ce sont des voyageurs parce que Christ, au prix de sa mort sacrificielle, les a appelés à le devenir ; à être dans le monde sans appartenir au monde ; à être saints (He 11.8 ; 1 P 1.17,18 ;

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Jn 17.14-17). Voyageur par excellence, le Seigneur devint le « style » de vie des voyageurs (Jn 14.6). En tant que citoyens de la cité céleste, les chrétiens sont appelés à représenter, de toutes les façons possibles, les valeurs de leur demeure céleste par leur comportement. En tant qu’étrangers et voyageurs, ils ne doivent pas être contrôlés par les désirs charnels (1 P 2.11), mais avoir plutôt « une bonne conduite » au milieu des païens (1 P 2.12). Au cours de leur voyage dans un pays de péché et de souffrance, ils subissent des épreuves mais sont encouragés à persévérer (1 P 1.6,7). 3. Les voyageurs et l’espérance. L’image du peuple de Dieu en tant que voyageurs a aussi une composante des derniers jours. Le voyage n’en est pas un d’aventure ; il a une destination précise. Abram « attendait la cité qui a de solides fondations, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (He 11.10). La destination finale des voyageurs, c’est la demeure de Dieu – l’endroit qui oriente tous les autres endroits. Les voyageurs attendent le jour où ils se retrouveront au centre cosmique du culte pour adorer Dieu en se prosternant devant lui, le cœur rempli de reconnaissance envers leur créateur et rédempteur. Ceci se produira au retour du Christ. En ce grand jour, il accomplira la promesse faite à ses disciples de les emmener à la maison de son Père (Jn 14.1-3). Pour l’instant, les voyageurs se dirigent vers une patrie meilleure, la cité céleste (He 11.16), possédant cette destination spécifique par la foi en les promesses divines. Quant aux voyageurs précédents, il est dit qu’ils n’ont pas « obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre » (He 11.13). Les voyageurs se cramponnent aux promesses de Dieu dans une confiance absolue. En même temps, ils disent à leurs semblables qu’ils sont des voyageurs ici-bas, et les invitent à se joindre à eux dans leur voyage à destination de la demeure de Dieu, au cœur même du cosmos. n

Ángel Manuel Rodríguez est maintenant à la retraite. Il a servi l’Église en tant que pasteur, professeur, et théologien.


É T U D E

B I B L I Q U E

Mark A. Finley

Christ,

l’incomparable

J

ésus est divin. Il existe de toute éternité (Jn 8.58). Il n’a jamais eu de commencement et n’aura jamais de fin. Son origine remonte aux jours de l’éternité (Mi 5.2). La nature éternelle du Christ est intimement liée à sa capacité de racheter l’humanité. Étant des êtres créés, les anges ne peuvent nous racheter. Comme ils n’ont pas la vie éternelle en eux-mêmes, il leur est impossible de nous la donner. Si Jésus n’était pas éternel, il n’aurait pas l’autorité de nous donner la vie éternelle. Après avoir lu des textes bibliques disant que Jésus est « le commencement de la création de Dieu », « le premier-né de toute la création », le « Fils unique venu du Père », certains concluent à tort qu’il est né quelque part dans les temps anciens, et donc, qu’il n’est pas éternel. Dans notre leçon de ce mois-ci, nous examinerons attentivement ces passages.

1

Quel titre Jean, le révélateur, utilise-t-il pour décrire Jésus ? Lisez Apocalypse 3.14. Certains s’interrogent sur l’expression « le commencement de la création de Dieu ». Jésus fut-il le premier être créé ? Dans ce passage, le terme grec pour « commencement » est arche. Il signifie littéralement l’auteur, la cause principale, celui qui a commencé la création de Dieu. Jésus est le commencement de la création de Dieu dans le sens où il a créé toutes choses (Ep 3.8,9).

2 En décrivant Jésus en tant que Créateur, quel terme l’apôtre Paul utilise-t-il ? Lisez Colossiens 1.15, 16. Dans la Bible, le « premier-né » avait le privilège, en tant que représentant de son père, de recevoir l’héritage. Il héritait de la richesse et de la propriété paternelles. Il arrivait que le terme premier-né ne se rapportât pas toujours au temps de la naissance d’un individu, mais à sa position privilégiée. Par exemple, David fut appelé premier-né alors qu’il était, en fait, le plus jeune des fils d’Isaï. Il avait la prééminence sur toutes les tribus d’Israël. Jésus est appelé le « premier-né » d’entre les morts (Ap 1.5). Bien que plusieurs soient ressuscités des morts avant lui, il a la prééminence sur la mort parce qu’il a vaincu la tombe.

3 Comment Hébreux 1 révèle-t-il la nature éternelle de Jésus ? Lisez les versets 1-3. Jésus est « le reflet » de la gloire du Père, « l’empreinte de sa personne ». Ces deux expressions présentent avec puissance la relation éternelle du Christ avec le Père.

4 Pourquoi la Bible utilise-t-elle l’expression « fils unique » pour décrire Jésus-Christ ? Comparez les textes suivants : Jean 1.14, 3.16, et 1 Jean 5.1. L’expression « Fils unique » décrit le rôle unique de Jésus en tant que divin Fils de Dieu né dans ce monde. Personne dans l’univers n’est comme lui. Il est à la fois Fils de Dieu et Fils de l’homme. « Unique » est utilisé pour présenter la nouvelle naissance (1 Jn 5.1). Lorsque nous sommes nés de nouveau, nous sommes enfants « uniques » de Dieu. Ceci ne veut pas dire que nous existions auparavant, mais révèle simplement le caractère unique de notre nouvelle naissance lorsque notre vie a été régénérée.

5

Lorsque l’ange révéla à Marie qu’elle donnerait naissance à l’enfant qui serait le Christ, en quels termes décrivit-il Jésus ? Lisez Luc 1.31-35.

6 Si Jésus et le Père existaient de toute éternité, pourquoi Jésus est-il appelé le « Fils de Dieu », et pourquoi déclare-t-il que le Père est plus grand que lui ? Comparez les passages suivants : Luc 19.10, Jean 14.28, et Philippiens 2.5-9. Les paroles de Jésus « le Père est plus grand que moi » ont été prononcées à la lumière de son incarnation. Lorsque Jésus revêtit la nature humaine, il mit de côté ses privilèges et ses prérogatives d’égal de Dieu. Il « s’est dépouillé lui-même », ou, comme le rendent de nombreuses traductions, il « s’est vidé de lui-même ». Jésus a volontairement renoncé à ses droits divins pour nous racheter. Seul un être égal au Père pouvait révéler l’amour du Père pour l’humanité perdue, représenter le Père à l’humanité déchue, et nous racheter du châtiment et de la puissance du péché. Jésus est unique ! Dans l’univers, personne n’est comme lui. Il est le Fils éternel de Dieu et coexiste avec le Père depuis l’éternité. Pour cette raison, il a la capacité de nous sauver. Louons Dieu pour son amour extraordinaire ! n

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DES IDÉES À PARTAGER

50 de

M U S É E N AT I O N A L G E R M A N I Q U E

ans

réforme

1517

1518

Martin Luther, un moine allemand, placarde 95 thèses (propositions) pour réformer l’Église catholique romaine.

Le prédicateur suisse Ulrich Zwingli se joint à cet appel à la réforme.

Henri VIII, roi d’Angleterre, fit de la

S C E A U :

S T O C K U N L I M I T E D

Réforme une excuse pour divorcer sa femme, Catherine d’Aragon, afin d’épouser Anne Boleyn, et pour établir l’Église anglicane.

PrièreW

R O I

LOUANGE

Ce semestre, j’ai besoin de vos prières pour réussir mes cours. Morris, par courriel S’il vous plaît, priez Dieu de me sortir de mon esclavage financier. Monique, par courriel Mon mari et moi prions pour avoir un bébé. Nous comptons sur vos prières ! Arina, par courriel Ayez la bonté de prier pour moi. Tout semble aller de travers dans ma vie. Il est temps pour moi de faire des changements importants. Tamary, par courriel

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Le Seigneur m’a mis à cœur de lancer ma propre entreprise pour servir les aînés dans le besoin. Priez pour que je m’humilie devant Dieu et pour que j’aie confiance en son plan pour ma vie. Dominique, par courriel S’il vous plaît, priez pour Gail M., une survivante du cancer du sein. Elle doit maintenant subir une biopsie en raison d’une mammographie suspecte. Gail, par courriel Priez pour moi, s’il vous plaît. Je lutte actuellement dans ma marche avec Christ et essaie de renouveler mon intelligence. Tiffany, par courriel

H E N R I

:

G O O G L E A R T P R O J E C T C A D R E : P I X A B AY

Veuillez prier Dieu de délivrer ma fille de l’alcoolisme. Cheryl, par courriel Je vous demande de prier pour que mes parents et moi jouissions d’une bonne santé. À cette étape de mon adolescence, j’ai besoin que l’on m’aide à choisir le bon sentier pour ma vie. Thabisile, par courriel Jésus, je t’en prie, pardonne mes nombreux péchés et guéris-moi. Michael, par courriel Je vous remercie beaucoup pour vos prières. J’ai passé mon examen de licence pour enseignants professionnels ! Alyssa, Philippines


P O S S I B L E M E N T H A N S H O L B E I N

PA R

1541 1545

1560 1562 1568

Jean Calvin L’Église catholique fonde une Église romaine lance la protestante à Contre-Réforme. Genève, en Suisse.

John Knox fonde l’Église protestante d’Écosse.

Le cantique « C’est un rempart que notre Dieu » de Martin Luther est considéré comme « l’hymne de bataille de la Réforme ».

Catholiques et protestants s’affrontent violemment en France.

Les protestants hollandais dirigent une révolte contre l’Espagne catholique.

PLASTIQUE prolifique

822 000 T O U R S E I F F E L

80 MILLIONS DE BALEINES BLEUES

Je demande vos prières pour un ami en butte à un problème assez grave. Il a besoin de l’intervention divine dans ces moments difficiles. Eliezar, par courriel

25 000 E M P I R E S TAT E B U I L D I N G S

Priez pour ma femme et moi, et pour notre vie spirituelle. Puisse Dieu nous donner la puissance de vaincre la tentation et le péché, et la capacité de nous confier en lui. Tinei, par courriel M T I B Â

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1MILLIARD D’ÉLÉPHANTS

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Source : USA Today

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Prière & louange – Soyez bref et concis, 50 mots maximum. Veuillez inclure votre nom et celui de votre pays. Au besoin, les requêtes seront modifiées pour des raisons de clarté et de longueur. Bien que nous priions pour chaque requête, nous ne pouvons cependant les publier toutes. Faites-nous parvenir vos requêtes de prière et vos remerciements pour les prières exaucées par courriel : prayer@adventistworld.org ; par fax : 1-301-680-6638 ; ou par la poste : Adventist World, 12501 Old Columbia Pike, Silver Spring, MD 20904-6600 U.S.A.

Depuis les années 1950, 8 255 381 134 000 kilos de plastique ont été produits dans le monde. La Chine, les États-Unis et l’Europe sont les plus grands producteurs de plastique. Une étude publiée par le journal Science Advances dit qu’environ 9 pour cent seulement de plastique a été recyclé. Les meilleurs recycleurs sont la Chine et l’Europe.

L

IM IT

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DES IDÉES À PARTAGER

K E V I N

E N G

Il y a

L

565 ans

e 30 septembre 1452, la première section de la Bible de Gutenberg fut terminée à Mainz, en Allemagne, par Johannes Gutenberg. Les anciens livres furent d’abord écrits sur des rouleaux. Au second siècle apr. J.-C., cependant, le codex – une liasse de pages manuscrites reliées ensemble, véritable innovation – nous a donné le format de livre auquel nous sommes habitués aujourd’hui. Les premiers codex furent produits à la main par des moines dans des scriptoriums. Ils copiaient les manuscrits à la plume et à l’encre, page par page. Un livre de la taille de la Bible avec de nombreuses illustrations hautes en couleur prenait des années à copier. Le génie de Gutenberg fut de séparer chaque élément de l’écriture gothique calligraphique (utilisée couramment par les scribes) dans ses composantes les plus fondamentales – minuscules et majuscules, ponctuation, ligatures rattachées standard de la calligraphie médiévale. Ces près de 300 formes différentes furent toutes fondues en quantité et assemblées pour former des mots, des lignes, et des pages remplies de texte. Il inventa aussi une presse d’imprimerie. Gutenberg produisit environ 180 exemplaires de la Bible. Cent quarante-cinq furent imprimés sur du papier fait main importé d’Italie, et le reste, sur du papier vélin – plus luxueux, et donc plus cher. Il ne reste que quatre douzaines de Bibles imprimées par Gutenberg, et de celles-ci, seulement 21 sont complètes. Les contemporains de Gutenberg appelèrent sa presse d’imprimerie « l’art de multiplier les livres ». Cette presse fut un catalyseur important pour la Renaissance, la révolution scientifique, et la Réforme protestante. Source : The Writer’s Almanac

bleue

La population qui jouit des artères les plus saines dans le monde se trouve parmi les Tsimanes, dans l’Amazonie bolivienne. Les hommes de cette ethnie sont actifs pendant six à sept heures par jour, et les femmes, de quatre à six heures. Leur régime se compose de 72 pour cent d’hydrates de carbone non transformées, riches en fibres (riz, noix, fruits) et de 14 pour cent de protéines. Près de 90 pour cent des Tsimanes âgés entre 40 à 94 ans n’ont eu aucun risque de maladies cardiaques, comparé à seulement 14 pour cent de ceux qui habitent dans des milieux industrialisés.

– C. S. Lewis (1898-1963)

Luther

Il est possible que Luther ait placardé ses 95 thèses le 31 octobre, parce que

la Toussaint, était un jour férié. Elles seraient donc exposées à un plus grand public.

La Journée de la Réforme (31 octobre) est un congé national au Chili.

Source : The Lancent/The Rotarian B A N A N E S

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Je crois au christianisme comme je crois que le soleil s’est levé : non seulement parce que je le vois, mais parce que par lui, je vois tout le reste.

le lendemain,

Une nouvelle zone

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P L A N TA I N : M O R G U E F I L E B O L D E R I Z   : P I X A B AY


DITES-LE EN

5O M O T S . . .

Ma

promesse biblique... préférée

Ma promesse biblique préférée me vient d’Ésaïe, mon livre préféré de la Bible : « À celui qui est ferme dans ses dispositions, tu assures la paix, la paix, parce qu’il se confie en toi. » (Es 26.3)

n

– Roberto, San Juan de Pasto, Colombie

Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et voici la victoire qui triomphe du monde : notre foi. » (1 Jn 5.4) Dieu ne veut pas d’enfants faibles, mais d’enfants animés d’une foi puissante en Jésus.

n

– Tuxtla, Chiapas, Mexique

« Que votre cœur ne se trouble point. […] Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. […] Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » (Jn 14.1-3, LSG)

n

– Sarah, par courriel

« Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, […] ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. » (Rm 8.38,39, LSG) Cette merveilleuse promesse nous dit que Dieu est toujours avec nous.

n

– Samir, par courriel

La prochaine fois, nous vous invitons à nous parler, en 50 mots ou moins, de votre cantique préféré. Donnez-nous le titre de ce cantique, la raison pour laquelle vous le préférez entre tous, votre nom, et l’endroit où vous habitez. Envoyez-nous le tout à Letters@AdventistWorld.org. Inscrivez dans la ligne Objet : « Dites-le en 50 mots… ».

« Oui, je viens bientôt... »

Nous avons pour mission d’exalter Jésus-Christ et d’unir dans leurs croyances, leur mission, leur vie et leur espérance les adventistes du septième jour de toute la planète. Éditeur Adventist World est une revue internationale de l’Église adventiste du septième jour. La Division Asie-Pacifique Nord de la Conférence générale des adventistes du septième jour en est l’éditeur. Éditeur exécutif et rédacteur en chef Bill Knott Directeur international de la publication Pyung Duk Chun Comité de publication Ted N. C. Wilson, président ; Benjamin D. Schoun, vice-président ; Bill Knott, secrétaire ; Lisa Beardsley-Hardy ; Daniel R. Jackson ; Robert Lemon ; Geoffrey Mbwana ; G. T. Ng ; Daisy Orion ; Juan Prestol ; Michael Ryan ; Ella Simmons ; Mark Thomas ; Karnik Doukmetzian, conseiller juridique Comité de coordination de Adventist World Jairyong Lee, chair; Yutaka Inada, German Lust, Pyung Duk Chun, Suk Hee Han, Dong Jin Lyu Rédacteurs basés à Silver Spring, au Maryland (États-Unis) André Brink, Lael Caesar, Gerald A. Klingbeil (rédacteurs en chef adjoints), Sandra Blackmer, Stephen Chavez, Costin Jordache, Wilona Karimabadi Rédacteurs basés à Séoul, Corée Pyung Duk Chun, Jae Man Park, Hyo Jun Kim Gestionnaire des opérations Merle Poirier Rédacteurs extraordinaires Mark A. Finley, John M. Fowler Conseiller principal E. Edward Zinke Directrice des finances Kimberly Brown Assistante d’édition Marvene Thorpe-Baptiste Conseil de gestion Jairyong Lee, president ; Bill Knott, secrétaire ; P. D. Chun ; Karnik Doukmetzian ; Suk Hee Han ; Yutaka Inada ; German Lust ; Ray Wahlen ; D’office : Juan Prestol-Puesán ; G. T. Ng ; Ted N. C. Wilson Direction artistique et graphisme Jeff Dever, Brett Meliti Consultants Ted N. C. Wilson, Juan Prestol-Puesán, G. T. Ng, Leonardo R. Asoy, Guillermo E. Biaggi, Mario Brito, Abner De Los Santos, Dan Jackson, Raafat A. Kamal, Michael F. Kaminskiy, Erton C. Köhler, Ezras Lakra, Jairyong Lee, Israel Leito, Thomas L. Lemon, Solomon Maphosa, Geoffrey G. Mbwana, Blasious M. Ruguri, Saw Samuel, Ella Simmons, Artur A. Stele, Glenn Townend, Elie Weick-Dido Aux auteurs : Nous acceptons les manuscrits non sollicités. Adressez toute correspondance rédactionnelle au 12501 Old Columbia Pike, Silver Spring MD 20904-6600, U.S.A. Fax de la rédaction : (301) 680-6638 Courriel : worldeditor@gc.adventist.org Site Web : www.adventistworld.org Sauf indication contraire, les textes bibliques sont tirés de la Bible Segond révisée 1978 (Colombe). Adventist World paraît chaque mois et est imprimé simultanément dans les pays suivants : Corée, Brésil, Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Indonésie, Mexique et États-Unis d’Amérique.

Vol. 13, nº 10

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AW Français - Octobre 2017  

Sur les lieux de la Reforme

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