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Adventist World October 2023 French

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Savoir résister aux esprits séducteurs

10/2023 Les sĂ©ductions des derniers jours Page 10 À la rencontre des esprits Page 14 La question la plus grande Page 16

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Les séductions des derniers jours

13 Quand les esprits parlent

Aimer Dieu de toute notre pensée

Imaginez qu’un mari dise Ă  sa femme (ou vice versa) : « Je t’aime, mais je ne veux rien savoir de toi. Je t’aime, mais je ne veux rien entendre de ce que tu dis. » Il y a lĂ  quelque chose de grave ! C’est un peu comme dire : « Je t’aime, mon Dieu, mais je ne veux rien savoir de ta doctrine. Je veux une relation avec toi, mais je ne veux rien entendre de ta thĂ©ologie. »

14 À la rencontre des esprits

Les adventistes ont parfois Ă©tĂ© accusĂ©s d’ĂȘtre trop axĂ©s sur la doctrine. Il est toujours dangereux de donner la prioritĂ© Ă  la doctrine de façon Ă  exclure les autres aspects de la foi et de la vie. Mais je suis convaincu que reconnaĂźtre et chĂ©rir la doctrine de façon Ă©quilibrĂ©e n’exige pas une telle exclusion. Il se pourrait que nous ayons parfois corrigĂ© Ă  l’excĂšs, au dĂ©triment du discipulat de l’esprit


16 La question la plus grande

18 Sous les projecteurs

Possession démoniaque ou maladie mentale ?

Torben Bergland

19 Place aux jeunes

Des morts-vivants !

Frederick Kimani

20 Perspective mondiale

La Parole de Dieu, un fondement sûr

Ted N. C. Wilson

22 Foi en action

« Je serre ta Parole dans mon cƓur »

Barbara L. Newton

24 À la dĂ©couverte de l’Esprit de prophĂ©tie

Conseils pratiques d’Ellen G. White

Chantal Klingbeil

26 La Bible répond

Idées préconçues et aveuglement

27 SantĂ© & bien-ĂȘtre

La santé bucco-dentaire des nourrissons et des enfants

28 « Je vais vous raconter  »

El Nañito Feo – Nañito, le laid

30 Foi en herbe

Un ami à tes cÎtés

La thĂ©orie et la pratique sont indissociables. La foi sans les Ɠuvres est morte (Jc 2.26). La thĂ©orie sans la pratique l’est aussi. Par ailleurs, si on a la pratique sans la thĂ©orie, qu’est-ce qu’on pratique, au fond, et pourquoi ? La pratique sans la thĂ©orie est, au mieux, aveugle et, au pire, morte d’une autre maniĂšre, ou contribuant Ă  la mort spirituelle. La thĂ©orie contre la pratique est donc un faux choix.

Ceci dit, il existe sans doute un meilleur mot que thĂ©orie. Ce mot, c’est « foi ». La foi et la pratique devraient ĂȘtre unies et se complĂ©ter mutuellement. Dieu veut que nous nous consacrions entiĂšrement Ă  lui et Ă  sa mission : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cƓur, de toute ton Ăąme, de toute ta force, et de toute ta pensĂ©e » (Lc 10.27, c’est nous qui soulignons).

Ce numĂ©ro de Adventist World se focalise sur un pilier de la foi adventiste – l’état des morts. Cette doctrine comporte de nombreuses implications pratiques, qu’il s’agisse de faire face aux sĂ©ductions des derniers jours ou de la maniĂšre dont nous vivons et apprĂ©cions la vie ici et maintenant. Ce que nous croyons vraiment se manifeste dans notre maniĂšre de vivre, en particulier dans les moments difficiles.

Ne mettons donc pas l’accent sur la doctrine au dĂ©triment de la vie de notre foi. Mais ne nĂ©gligeons pas non plus la tĂąche tout aussi vitale d’aimer Dieu de toute notre pensĂ©e – en Ă©tudiant ce qui le concerne, en apprenant Ă  le connaĂźtre, en façonnant nos visions du monde pour qu’elles s’harmonisent davantage avec les enseignements bibliques, et en nous efforçant d’amener « toute pensĂ©e captive Ă  l’obĂ©issance de Christ » (2 Co 10.5).

Comme l’a Ă©crit Ellen White : « La question se pose : “Qu’est-ce que la vĂ©ritĂ© ?” [
] Il faut creuser pour trouver la vĂ©ritĂ©, comme si c’était un trĂ©sor cachĂ©. DĂ©couvrez oĂč se trouve le trĂ©sor, et puis retournez chaque pouce du terrain pour trouver les joyaux. Creusez dans la mine de la vĂ©ritĂ© pour trouver de nouvelles pierres, de nouveaux diamants, et vous les dĂ©couvrirez*. »

Nous croyons en la puissance de la priĂšre ! À Adventist World, nous nous rĂ©unissons tous les mercredis matin pour le culte hebdomadaire, au cours duquel nous prions pour les requĂȘtes de priĂšre qui nous ont Ă©tĂ© envoyĂ©es. Faites-nous parvenir les vĂŽtres Ă  prayer@adventistworld.org, et priez pour nous tandis qu’ensemble, nous travaillons Ă  l’avancement du royaume de Dieu.

* Ellen G. White, La foi et les Ɠuvres, p. 95. Takunda Karl Kubvoruno Mark Finley Timo Flink Couverture : ajijchan / iStock / Getty Images Plus / Getty Images Marcos Blanco
2 Octobre 2023 AdventistWorld.org

Le 27 juillet, lors du camporee des Explorateurs de la Division transeuropéenne, un Explorateur loue Dieu en chantant lors du culte du soir. Plus de 2 600 Explorateurs ont participé au camporee, lequel a eu lieu à Sopron, en Hongrie.

Sur le vif
3 AdventistWorld.org Octobre 2023
Photo : Tor Tjeransen / AME (CC BY 4.0)

— Zeno Charles-Marcel, directeur adjoint du MinistĂšre de la santĂ© de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale, s’adressant aux dirigeants et dĂ©fenseurs de la santĂ© de l’Église lors du Symposium sur la santĂ© de la Division interamĂ©ricaine, lequel s’est tenu Ă  Miami, en Floride, le 29 juillet 2023. La prĂ©sentation de Zeno Charles-Marcel s’est penchĂ©e sur ce que les responsables de la santĂ© adventiste appellent « le sanatorium du 21e siĂšcle », c’estĂ -dire des centres de services de mode de vie oĂč les praticiens de la santĂ© peuvent partager certaines des connaissances que l’Église adventiste a acquises depuis plus d’un siĂšcle.

Plus de 400 000

Le nombre de membres de l’Église adventiste en Papouasie-NouvelleGuinĂ©e. C’est la premiĂšre fois dans l’histoire de l’Église dans ce pays que l’effectif de l’Église dĂ©passe ce chiffre. On attribue cette croissance Ă  l’engagement profond des membres Ă  s’impliquer et Ă  partager leur foi. Depuis 2020, plus de 6 000 nouvelles Ă©glises ont vu le jour dans ce pays.

L’état des morts

On a demandĂ© aux membres de l’Église s’ils croyaient que l’ñme est une partie distincte et spirituelle d’une personne qui continue Ă  vivre aprĂšs la mort.

48 % Pas du tout d’accord

11 % Pas d’accord

8 % Pas sûr

14 % D’accord

19 % Tout à fait d’accord

N=55,997

Le nombre d’annĂ©es oĂč l’Église adventiste a Ă©tĂ© active aux Fidji. Le 3 aoĂ»t, la mission des Fidji a commĂ©morĂ© ce jalon et reconnu le sacrifice des pionniers et des missionnaires de l’Église Ă  la fin des annĂ©es 1800. La cĂ©lĂ©bration s’est dĂ©roulĂ©e au siĂšge de la mission Ă  Suvavou, en prĂ©sence de missionnaires retraitĂ©s, de reprĂ©sentants du village de Suvavou, de membres d’église, ainsi que du personnel de la mission des Fidji et de l’Union des missions transpacifiques.

« Au cours des trois annĂ©es de la pandĂ©mie, de nombreuses inquiĂ©tudes et de nombreux doutes ont Ă©tĂ© exprimĂ©s quant Ă  la possibilitĂ© d’organiser une campagne d’évangĂ©lisation. Mais Ă  travers cette expĂ©rience, nous avons repris confiance et sommes trĂšs reconnaissants de ce que la passion pour la mission a Ă©tĂ© ravivĂ©e. »

— Min-Seop Kim, pasteur de l’église Xindien, Ă  propos de la campagne d’évangĂ©lisation qui s’est tenue dans 21 Ă©glises des rĂ©gions de TaĂŻwan suivantes : Taipei, Taitung, Taichong, et Kaohsiung. Des dirigeants de la Division Asie-Pacifique Nord et de l’Union des fĂ©dĂ©rations corĂ©ennes en ont Ă©tĂ© les orateurs, tandis que des Ă©quipes de service et des Ă©quipes d’évangĂ©lisation de diverses institutions, Ă©glises et organisations, y compris l’UniversitĂ© Sahmyook de la CorĂ©e du Sud, ont dirigĂ© cette campagne simultanĂ©ment.

Plus de 21 000

Source : Sondage 20172018 de l’Église mondiale auprĂšs des membres DonnĂ©es fournies par le Bureau des archives, des statistiques, et de la recherche de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale.

Le nombre de nouveaux membres que l’Église adventiste du Mexique a accueillis au cours des six premiers mois de l’annĂ©e 2023. Les efforts d’évangĂ©lisation intenses Ă  travers ce pays se sont terminĂ©s par une campagne d’évangĂ©lisation nationale en ligne depuis Mexico, au Mexique. Cette campagne de huit jours – il s’agissait de la troisiĂšme campagne d’évangĂ©lisation nationale annuelle en ligne – a vu des milliers de dirigeants et de membres d’église partager l’Évangile dans les villes et les communautĂ©s Ă  travers les cinq unions du Mexique, ou rĂ©gions ecclĂ©siastiques majeures, avant mĂȘme le dĂ©but de l’annĂ©e.

En bref
« L’objectif du message de la santĂ©, c’est l’ñme, autrement dit, tous les aspects de la personne. Celle-ci devrait fonctionner parfaitement bien, comme Dieu avait prĂ©vu qu’elle fonctionne. »
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4 Octobre 2023 AdventistWorld.org

Zukowski, directeur des Explorateurs pour la Division sud-amĂ©ricaine, Ă  propos du projet de loi votĂ© par la commission de l’éducation et de la culture du SĂ©nat brĂ©silien. Selon ce projet de loi, la JournĂ©e des Explorateurs aura lieu le 20 septembre chaque annĂ©e.

« Nous rendons hommage Ă  Dieu pour l’impact que nous avons eu sur la communautĂ©. Les progrĂšs ont Ă©tĂ© Ă©tonnants. Nous recrutons des bĂ©nĂ©voles parmi les membres d’église et les non-membres. Ces bĂ©nĂ©voles servent avec passion, amour et compassion. J’invite les autres pasteurs Ă  trouver des moyens d’entrer en contact avec la communautĂ©. C’est ainsi que les Ă©glises prospĂšrent. C’est ainsi qu’elles se dĂ©veloppent et ont un impact sur la sociĂ©tĂ©. »

— Dion Henry, pasteur de l’église d’Altamonte, en Floride (États-Unis), Ă  propos de la distribution hebdomadaire de nourriture. Chaque mardi, des voitures remplissent le parking de l’église. Certains bĂ©nĂ©ficiaires arrivent plusieurs heures avant le dĂ©but de la distribution. Alors que les voitures font la queue, les bĂ©nĂ©voles disposent sur les tables des fruits et des lĂ©gumes frais, du fromage, des Ɠufs, des conserves, du pain et des pĂątisseries, des aliments pour animaux domestiques, et de l’eau.

Plus de 4 500

Le nombre de jeunes qui se sont rassemblĂ©s pour le troisiĂšme camporee des Explorateurs de l’IndonĂ©sie. Les Explorateurs se sont rendus Ă  Buperta, Ă  Cibubur, dans l’est de Jakarta, pour participer au camporee organisĂ© conjointement par les Ă©glises adventistes des rĂ©gions de l’IndonĂ©sie de l’Ouest et de l’IndonĂ©sie de l’Est. Cet Ă©vĂ©nement, qui avait pour thĂšme « Niscala », ce qui signifie « calme » et « fermeté », a laissĂ© une impression durable dans le cƓur des participants.

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En bref
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Photo : Carlos Medley
« Étant un Explorateur engagĂ©, et aimant les clubs des Explorateurs, j’ai Ă©tĂ© absolument enchanté ! En assistant aux dĂ©libĂ©rations, j’ai pensĂ© Ă  chaque directeur de club, Ă  chaque conseiller, Ă  chaque parent d’un Explorateur, Ă  chaque Explorateur qui s’efforce d’ĂȘtre reconnu et valorisĂ©. C’est voté ! DĂ©sormais, nous aurons une journĂ©e de commĂ©moration trĂšs spĂ©ciale : la JournĂ©e nationale des Explorateurs ! Il s’agit du premier pays au monde Ă  avoir une telle journĂ©e. »
— Udolcy
5 AdventistWorld.org Octobre 2023

En Australie, le CongrÚs Foi et science en met plein la vue

Dans les histoires pour les enfants, ceux-ci aiment beaucoup l’image familiĂšre de l’arche de NoĂ© – un bateau rond en bois avec des girafes, des Ă©lĂ©phants, des zĂšbres, des pandas sortant tous la tĂȘte par les fenĂȘtres. Deux question se posent, toutefois : cette image n’illustre-t-elle qu’une histoire pour les enfants ? Y a-t-il vraiment eu un dĂ©luge universel ?

Le CongrĂšs Foi et science 2023, organisĂ© par la Division Pacifique Sud (SPD) de l’Église adventiste, s’est penchĂ© sur cette question. Du 3 au 6 juillet dernier, plus de 160 personnes se sont rĂ©unies Ă  Surfers Paradise, sur la Gold Coast en Australie, pour explorer l’historicitĂ© du rĂ©cit du DĂ©luge biblique et les questions gĂ©ologiques qui s’y rattachent. Jusqu’à 290 personnes ont regardĂ© sur Facebook une ou plusieurs vidĂ©os des prĂ©sentations.

Au nombre des prĂ©sentateurs de ce congrĂšs figuraient Stacie Hatfield et Richard Davidson de l’UniversitĂ© Andrews ; Michael Oard et Tasman Walker de Creation Ministries International ; Birgir Óskarrson de l’Institut islandais d’histoire naturelle ; et Limoni Manu de l’Institut adventiste d’enseignement supĂ©rieur et UniversitĂ© Fulton. Étaient Ă©galement prĂ©sents Suzanne Phillips et Leonard Brand de l’UniversitĂ© de Loma Linda,

et Joses Imona de l’UniversitĂ© adventiste du Pacifique.

Les orateurs ont prĂ©sentĂ© des tas de preuves bibliques et scientifiques fascinantes, et ont mis en Ă©vidence les Ă©lĂ©ments qui soutiennent un dĂ©luge inondant le globe. Ils ont convenu que les croyances d’une personne doivent se fonder sur la Bible, et que l’utilisation de la position biblique comme point de dĂ©part permet de poursuivre une meilleure science. Ils ont aussi reconnu les zones d’incertitude, ainsi que la nĂ©cessitĂ© de poursuivre la recherche et de faire progresser la comprĂ©hension.

Jean Carter, directrice des Ă©coles adventistes en Australie : « Le fait de voir comment la science soutient Ă  maintes reprises le rĂ©cit biblique n’a fait que renforcer ma conviction que la Bible est vraiment la Parole de Dieu. J’ai aussi beaucoup apprĂ©ciĂ© l’honnĂȘtetĂ© des rapports scientifiques prĂ©sentĂ©s par les confĂ©renciers. »

Darius Jankiewicz, secrĂ©taire itinĂ©rant de la SPD : « Ce congrĂšs a fourni une excellente occasion d’examiner les progrĂšs rĂ©cents de la science de la crĂ©ation, offrant ainsi une alternative Ă  la vision naturaliste du monde adoptĂ©e par la science sĂ©culiĂšre. »

Malcolm Coulson, directeur de l’éducation de la SPD, a notĂ© que

Les preuves apportées ont aidé les participants à renouveler leur confiance dans le récit biblique

« l’éducation adventiste a toujours promu l’importance de la pensĂ©e critique et du dialogue continu pour faire progresser notre comprĂ©hension de l’interface foi-science ».

Les participants ont dit apprĂ©cier cette occasion d’apprendre et d’approfondir leur confiance en la Bible.

Dayne Habermann, pasteur Ă  l’école adventiste d’Ipswich : « Le CongrĂšs Foi et science m’a fourni, en tant qu’aumĂŽnier d’école, des preuves et des rĂ©ponses pour Ă©tayer ce que la Bible enseigne sur les origines et, en particulier, sur le DĂ©luge universel.

Steven Simmons, de l’Institut adventiste d’enseignement supĂ©rieur Mountain View, Ă  Doonside, en Nouvelle-Galles du Sud (Australie), est d’accord. « J’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© le culte intĂ©grĂ© au programme. Du point de vue d’un professeur de sciences adventiste dans une Ă©cole secondaire, ça a Ă©tĂ© formidable d’apprendre comment je peux ancrer les Ă©tudiants dans une relation plus forte avec Dieu et sa Parole. »

Laura Lecciones, professeur adventiste Ă  l’Institut d’enseignement supĂ©rieur Swan Christian, Ă  Perth, en Australie occidentale : « Le fait de voir que la gĂ©ologie d’aujourd’hui confirme le rĂ©cit biblique du DĂ©luge a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lateur. Je suis repartie encouragĂ©e et Ă©quipĂ©e pour partager en quoi la Parole de Dieu est tout aussi actuelle aujourd’hui qu’il y a des millĂ©naires. »

Les participants se sont montrĂ©s trĂšs favorables Ă  l’organisation d’un autre congrĂšs sur la cosmologie, lequel formerait une trilogie de sujets relatifs Ă  la foi et Ă  la science. Selon les organisateurs, l’utilisation de l’intelligence artificielle pour la mission adventiste est aussi un sujet d’intĂ©rĂȘt dans le domaine de la foi et de la science.

Actualités
Sven Östring, Adventist Record, et Adventist World Photo de groupe des participants au Congrùs Foi et science de la SPD, lequel s’est tenu en Australie.
6 Octobre 2023 AdventistWorld.org
Photo : Adventist Record

On peut surmonter le chaos

relationnel familial

« Si l’apĂŽtre Paul Ă©tait clinicien, il suggĂ©rerait pour notre Ă©poque le diagnostic suivant : le chaos relationnel », a lancĂ© Morgan Medlock, millĂ©niale adventiste expĂ©rimentĂ©e, psychiatre formĂ©e Ă  Harvard, et experte en politique sanitaire, dans son exposĂ© principal lors du rĂ©cent CongrĂšs adventiste 2023 de la recherche et de la pratique familiales.

Cet Ă©vĂ©nement, lequel s’est dĂ©roulĂ© entiĂšrement en ligne, s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre le D Ă©partement d u MinistĂšre de la famille de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale de l’ Église adventiste et trois entitĂ©s de l ’UniversitĂ© Andrews : le D Ă©partement du discipulat dans l’éducation permanente au SĂ©minaire adventiste de thĂ©ologie, l’École de travail social, et l’Institut pour la prĂ©vention de la toxicomanie. Ce congrĂšs s’intitulait Families and Emotional Health ( Familles et santĂ© Ă©motionnelle ) et avait pour thĂšme « Hope, Heal, and Thrive! » (Esp Ă© rer, guĂ©rir, et prospĂ©rer !).

Dans son discours d’ouverture, Morgan Medlock, Ă©galement titulaire d’une maĂźtrise en thĂ©ologie du SĂ©minaire adventiste de thĂ©ologie, s’est penchĂ©e sur la situation sociale telle que dĂ©crite par Paul dans 2 TimothĂ©e 3.1-5. L’apĂŽtre a Ă©crit : « Dans les derniers jours, [
] les hommes seront Ă©goĂŻstes ». Morgan Medlock a ensuite fait le lien avec les effets persistants de la pandĂ©mie de COVID-19 sur les familles, avant de partager les principes bibliques qui peuvent aider les familles Ă  se rĂ©tablir et Ă  passer « de l’effondrement au relĂšvement »

Selon Morgan Medlock, la pandémie a mis au jour des troubles relationnels dans nos familles. « Nous avons

constatĂ© une augmentation des expĂ©riences adverses de l’enfance. Nous avons aussi constatĂ© une augmentation de l’anxiĂ©tĂ© et de la dĂ©pression, des crises de l’ñge mĂ»r, de la dĂ©tresse et des traumatismes parentaux, des mĂ©nages en dĂ©sarroi. »

Elle a expliquĂ© que mĂȘme les auteurs sĂ©culiers reconnaissent le chaos qui rĂšgne dans de nombreuses familles contemporaines, ainsi que ses effets dĂ©sastreux sur les institutions et la sociĂ©tĂ© en gĂ©nĂ©ral.

UNE FAMILLE CHOISIE

Selon des auteurs sĂ©culiers, la solution au chaos relationnel familial consiste Ă  adopter une famille « choisie » ou, comme l’a dĂ©fini un expert, « les personnes qui seront lĂ  pour vous, quoi qu’il arrive »

D’un point de vue spirituel, a expliquĂ© Morgan Medlock, « nous avons une famille choisie, [laquelle] n’est pas créée par des relations artificielles avec des individus Ă  la dĂ©rive. Cette famille choisie ne vient de nul autre que du Fils, JĂ©sus-Christ, lequel a dit : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis. »

Morgan Medlock a poursuivi son explication : « La vision biblique de la famille choisie est la suivante : alors qu’on dĂ©veloppe l’intimitĂ© avec JĂ©sus-Christ, on est en fait capable de participer Ă  l’intimitĂ© qu’il a avec le PĂšre ». JĂ©sus nous aime comme il est aimĂ© du PĂšre, a-t-elle dit en citant Jean 15.9. C’est cette base-lĂ  qui nous permet d’aimer les autres, a-t-elle ajoutĂ©.

DES FAMILLES TRANSFORMÉES

Suivre ce modÚle transformera nos familles, a souligné Morgan Medlock.

Family Research and Practice présente des solutions fondées sur la Bible

Lorsque nous acceptons de faire partie de la famille choisie de Dieu, l’Esprit nous donne la puissance d’aimer nos familles comme le Fils nous aime.

Morgan Medlock : « Cette intimitĂ© que nous avons avec le PĂšre, le Fils et le Saint-Esprit nous permet d’aimer les autres non pas en fonction de notre histoire familiale, mais de notre histoire spirituelle. Par la puissance de l’Esprit de Dieu [
], le chaos relationnel de notre Ă©poque perd son emprise sur nous. [
] Nous pouvons maintenant pardonner aux autres comme nous avons Ă©tĂ© pardonnĂ©s. Nous pouvons maintenant avoir une famille enracinĂ©e dans la responsabilisation – une famille qui intervient pour bĂątir la confiance et inspirer nos familles Ă  ĂȘtre ce Ă  quoi Dieu les a destinĂ©es Ă  ĂȘtre lors de la crĂ©ation. Le plus grand besoin de nos familles n’est pas une mĂ©thode, mais une personne, JĂ©sus-Christ, pour les faire passer de l’effondrement au relĂšvement. »

Actualités
Photo : Département du MinistÚre de la famille de la Conférence générale
7 AdventistWorld.org Octobre 2023

L’IRLA cĂ©lĂšbre 130 ans de dĂ©fense de la libertĂ© religieuse

Du 21 au 23 aoĂ»t dernier, prĂšs de 200 dirigeants, universitaires et dĂ©fenseurs de la libertĂ© religieuse du monde entier se sont rĂ©unis pour le 9e CongrĂšs mondial de l’Association de la libertĂ© religieuse (IRLA). Cet Ă©vĂ©nement international, lequel s’est tenu Ă  Silver Spring, au Maryland, a invitĂ© les participants Ă  discuter « d’une comprĂ©hension globale de la libertĂ© de religion ou de croyance en tant que droit humain fondamental », ont dit les organisateurs. Dans son allocution d’ouverture du 21 aoĂ»t, Ted N. C. Wilson, prĂ©sident de l’Église adventiste, a souhaitĂ© la bienvenue aux participants, leur rappelant la focalisation historique de l’Église sur le sujet. Ted N. C. Wilson : « Les pionniers adventistes [
] ont vu dans la libertĂ© religieuse une valeur incontestable sans laquelle notre humanitĂ© mĂȘme risquerait d’ĂȘtre diminuĂ©e et altĂ©rĂ©e, [embrassant ainsi] la valeur inestimable de la libertĂ© religieuse et le fondement de la libertĂ© elle-mĂȘme. » Il a ensuite racontĂ© comment les pionniers adventistes ont luttĂ© contre l’oppression extĂ©rieure, l’esclavage, et les premiĂšres tentatives d’instauration des lois du dimanche. « Les dirigeants adventistes ont officiellement adoptĂ© une solidaritĂ© avec l’ensemble de la famille humaine Ă  travers la dĂ©fense de la libertĂ© religieuse », a-t-il rappelĂ© aux participants.

Le programme d’ouverture comprenait aussi un discours de l’ambassadeur John Nay, prĂ©sident de l’IRLA. Il a appelĂ© ses auditeurs Ă  rĂ©flĂ©chir aux

implications du soutien apportĂ© Ă  la libertĂ© religieuse. John Nay : « Nous disons que nous croyons en la libertĂ© religieuse pour tous. Mais y croyonsnous vraiment au plus profond de notre cƓur ? » Il leur a ensuite lancĂ© un appel Ă  dĂ©passer le soutien Ă  la libertĂ© religieuse uniquement pour notre propre groupe et Ă  adopter un plaidoyer qui prenne en compte chaque ĂȘtre humain.

Ganoune Diop, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’IRLA, a abondĂ© dans le mĂȘme sens en Ă©voquant une comprĂ©hension globale de la libertĂ© religieuse, qu’il a dĂ©finie comme Ă©tant « le droit de professer, de pratiquer et de propager ses croyances sans coercition, intimidation, ou manipulation ».

La libertĂ© religieuse, a dit Ganoune Diop, c’est « la libertĂ© de ne pas ĂȘtre contraint de faire quelque chose qui va Ă  l’encontre de ses convictions profondes ou de sa conscience. C’est une piĂšce maĂźtresse qui occupe une place centrale parmi les droits et libertĂ©s. »

Il a ensuite soulignĂ© que la crĂ©ation de l’IRLA il y a 130 ans « est liĂ©e Ă  la conviction que la libertĂ© religieuse est un impĂ©ratif moral [qui] fait partie de l’image de Dieu dans l’homme ». Il a soulignĂ© que « la libertĂ© est constitutive de ce que nous sommes censĂ©s ĂȘtre. Sans libertĂ©, nous sommes incomplets... [Et] la dĂ©termination Ă  faire prendre conscience de la libertĂ© de pensĂ©e, de conscience et de croyance est nĂ©cessaire Ă  ce que

Le 9e CongrÚs mondial de la liberté religieuse : un encouragement à réfléchir et à agir

signifie ĂȘtre un ĂȘtre humain. »

Les sessions en petits groupes ont permis aux participants de rĂ©flĂ©chir Ă  l’histoire, aux dĂ©fis actuels et aux occasions pour les dĂ©fenseurs de la libertĂ© religieuse. Des discussions ont eu lieu sur le nationalisme religieux, les attitudes Ă  l’égard des minoritĂ©s religieuses, et des idĂ©es d’actions proactives. Les participants ont aussi pris part Ă  une visite du MusĂ©e des archives nationales dans le centre de Washington D.C., ainsi qu’à un banquet de clĂŽture et Ă  une cĂ©rĂ©monie de remise de prix dans un lieu non loin de la Maison Blanche.

Parmi les autres orateurs principaux, mentionnons Son Excellence Adama Dieng, ancien sous-secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies et conseiller spĂ©cial du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral pour la prĂ©vention du gĂ©nocide ; l’ambassadeur Sam Brownback, ancien ambassadeur itinĂ©rant des États-Unis pour la libertĂ© religieuse internationale ; et Knox Thames, ancien conseiller spĂ©cial des États-Unis pour les minoritĂ©s religieuses au dĂ©partement d’État amĂ©ricain.

UN MOT SUR L’IRLA

L’IRLA a Ă©tĂ© fondĂ©e en 1893 par un groupe d’adventistes prĂ©occupĂ©s par la persĂ©cution et la discrimination religieuse. Cette organisation a Ă©tĂ© créée pour dĂ©fendre la libertĂ© religieuse de tous les ĂȘtres humains, quelles que soient leur foi et leur origine. « L’IRLA s’occupe des questions de libertĂ© religieuse et fournit du soutien et des ressources aux individus et aux communautĂ©s confrontĂ©s Ă  la persĂ©cution, ont dit les dirigeants de l’organisation. Elle encourage aussi le dialogue et la coopĂ©ration entre les personnes de diffĂ©rentes confessions et persuasions philosophiques.

Actualités
On aperçoit ici les participants au 9e CongrĂšs mondial de l’IRLA suivant les dĂ©bats Ă  Silver Spring, au Maryland, le 21 aoĂ»t dernier.
8 Octobre 2023 AdventistWorld.org
Photo : Marcos Paseggi, Adventist World

Gros plan sur la mission

L’Union

au Laos

Le groupe de jeunes STORMCo étend sa portée au-delà du Pacifique Sud

L’Église adventiste en Australie a emmenĂ© un petit groupe de sept bĂ©nĂ©voles en voyage missionnaire STORMCo au Laos.

Service To Others Really Matters (STORMCo) est une initiative du MinistĂšre de la jeunesse de l’Union des fĂ©dĂ©rations australiennes (AUC), laquelle Ɠuvre depuis plus de 30 ans au niveau international et dans toute l’Australie.

Se dĂ©roulant du 7 au 21 juillet, ce voyage missionnaire Ă©tait le premier du genre Ă  se dĂ©rouler au Laos, dans le cadre du Programme de partenariat de Mission globale de l’AUC. Le groupe a Ă©tĂ© accueilli par l’école bilingue Namtipsavan de Phonsivan – une Ă©cole maternelle et primaire (jusqu’à la 3e annĂ©e) et un centre de langue anglaise situĂ©s dans la province de Xiangkhouang. Sur place, l’équipe a menĂ© un programme STORMCo/EBV pour les quelque 70 jeunes et ados prĂ©sents.

Murray Hunter, directeur des projets mĂ©dias et directeur adjoint de l’Association pastorale de l’AUC : « Chaque jour, les membres de l’équipe s’immergeaient d’abord dans les salles de classe pour enseigner et aider Ă 

enseigner l’anglais. Le programme d’enseignement du matin Ă©tait suivi d’un aprĂšs-midi rempli de chants, d’histoires, de jeux, de dĂ©fis physiques, de bricolage. Par ailleurs, l’équipe a dĂ©couvert les points les plus fins de la cuisine traditionnelle laotienne !

« Cette premiĂšre mission de STORMCo a connu un succĂšs retentissant malgrĂ© les dĂ©fis qui se dressent quand on exerce ce ministĂšre dans un pays dont 95 pour cent des habitants ne sont pas chrĂ©tiens. Nous espĂ©rons que ce voyage sera le premier d’une longue sĂ©rie qui quittera nos cĂŽtes pour aider l’Église Ă  rĂ©pandre la bonne nouvelle de l’Évangile avec respect et sensibilitĂ© dans un pays foisonnant d’occasions et de possibilitĂ©s. »

Pour la participante Tulip Nguyen, le temps passĂ© Ă  l’École bilingue Namtipsavan a Ă©tĂ© un moment fort. Tulip Nguyen : « Chaque jour, nous avons eu l’occasion de travailler dans les salles de classe, de discuter Ă  l’heure du dĂ©jeuner, d’avoir un match de football amical, de mettre en Ɠuvre notre programme STORMCo, et d’enseigner l’anglais l’aprĂšs-midi.

« Cependant, la vĂ©ritable bĂ©nĂ©diction dans tout ce que nous avons fait a Ă©tĂ© de forger des amitiĂ©s. MalgrĂ© les diffĂ©rences culturelles et religieuses, nous avons pu dĂ©velopper des liens et apporter un peu de joie et d’espoir Ă  la communautĂ©. »

L’AUC a commencĂ© Ă  planifier trois voyages missionnaires STORMCo au Laos pour 2024. On vise Ă  envoyer chaque annĂ©e des bĂ©nĂ©voles dans

la rĂ©gion, afin d’étendre la portĂ©e de leurs programmes communautaires.

UN MOT SUR

STORMCO

Selon le site Web de STORMCo, Storm Company a vu le jour dans le Queensland, en Australie, aprĂšs qu’un aumĂŽnier d’école secondaire ait constatĂ© que des Ă©tudiants chrĂ©tiens voulaient faire quelque chose plutĂŽt que de se contenter d’entendre parler du christianisme. Ils avaient envie de mettre leur foi en pratique. Ils se sont mis en route pour Moree, en Nouvelle-Galles du Sud, sans aucun plan, si ce n’est celui d’apporter leur aide par tous les moyens possibles.

La premiĂšre Ă©quipe a Ă©tĂ© lancĂ©e en 1992. Cette expĂ©rience a changĂ© la vie de ces jeunes, et en a inspirĂ© d’autres. Les Ă©quipes ont adoptĂ© le nom de STORMCo en 1993 et ont commencĂ© Ă  visiter d’autres communautĂ©s de l’arriĂšre-pays.

En l’espace de quelques annĂ©es, des Ă©quipes STORMCo ont vu le jour dans tous les États australiens. RĂ©digĂ© en 2000, le « Guide STORMCo » consigne les fondements qui ont permis Ă  STORMCo de travailler en Australie, en Nouvelle-ZĂ©lande, en Europe, en AmĂ©rique du Nord, en Afrique, et dans le Pacifique Sud.

Selon les dirigeants de l’organisation, les voyages de STORMCo continuent de se multiplier dans le monde entier. C’est lĂ  un hommage Ă  l’Esprit de JĂ©sus-Christ reprĂ©sentĂ© dans ceux qui choisissent humblement de se donner dans une aventure au service des autres, ont-ils conclu.

Kimberley
Adventist Record, et Adventist World
McMurray
Ici, des enfants de l’école au Laos apprennent Ă  prendre soin de leur corps en faisant de l’exercice physique.
des fédérations australiennes lance son premier voyage missionnaire
9 AdventistWorld.org Octobre 2023
Photo : Adventist Record

Sous les projecteurs

Les séductions des derniers jours

La doctrine biblique de l’état des morts : un bouclier contre les supercheries de Satan

Araya Netsawang / iStock / Getty Images Plus / Getty Images 10 Octobre 2023 AdventistWorld.org

La comprĂ©hension de l’état des morts est une doctrine fondamentale qui constitue depuis longtemps une pierre angulaire de la thĂ©ologie adventiste. Cette doctrine a des implications significatives pour notre comprĂ©hension du caractĂšre de Dieu, de la nature des ĂȘtres humains, et des sĂ©ductions des derniers jours. Dans cet article, nous examinerons briĂšvement ce que la Bible enseigne sur l’état des morts et la pertinence de cet enseignement dans le discernement des tromperies au temps de la fin.

LA MORT : UN SOMMEIL

La Bible dĂ©crit la mort comme un Ă©tat de sommeil inconscient. Lorsqu’une personne meurt, son corps retourne Ă  la poussiĂšre, et son souffle (esprit), Ă  Dieu (Ec 12.7). Elle reste dans un Ă©tat de repos en attendant la rĂ©surrection. Ellen White a fait de nombreuses dĂ©clarations pertinentes sur le sujet. Dans son livre ConquĂ©rants pacifiques, elle rĂ©sume avec justesse l’enseignement de la Bible sur ce point. Elle Ă©crit :

« Or l’Écriture dĂ©clare que “les morts ne savent rien”. Leurs pensĂ©es, leur amour, leur haine ont pĂ©ri1 »

L’IMMORTALITÉ DE L’ÂME

Lorsque Dieu forma l’ĂȘtre humain Ă  partir des Ă©lĂ©ments de la terre, tous les organes – cƓur, poumons, reins, foie, rate, cerveau, etc. – Ă©taient prĂ©sents, parfaits, mais sans vie. Le CrĂ©ateur insuffla alors dans cette matiĂšre inanimĂ©e le souffle de vie, et « l’homme devint un ĂȘtre vivant ».

L’équation scripturale est simple : la poussiĂšre du sol (les Ă©lĂ©ments de la terre) + le souffle de vie = un ĂȘtre vivant, ou Ăąme vivante. L’union des Ă©lĂ©ments de la terre avec le souffle de vie donna naissance Ă  un ĂȘtre vivant (ou Ăąme). Ce « souffle de vie » ne se limite pas Ă  l’homme. Toute crĂ©ature vivante le possĂšde. La Bible, par exemple, reconnaĂźt que les animaux qui sont montĂ©s dans l’arche de NoĂ© et ceux qui n’y sont pas montĂ©s avaient, eux aussi, le souffle de vie (Gn 7.15,22).

Le terme hĂ©breu de GenĂšse 2.7 qu’on a traduit par « ĂȘtre vivant » ou « Ăąme vivante », c’est nephesh chayyah. Il est important de noter que la Bible dit que l’homme devint une Ăąme vivante. Rien dans le rĂ©cit de la crĂ©ation n’indique que l’homme a reçu une Ăąme. L’ñme n’est pas une sorte d’entitĂ© sĂ©parĂ©e qui, lors de la crĂ©ation, a Ă©tĂ© unie au corps humain. On ne saurait trop insister sur l’importance du rĂ©cit de la crĂ©ation pour bien comprendre la nature de l’humanitĂ©. En soulignant cette unitĂ© organique, les Écritures dĂ©crivent l’ĂȘtre humain comme un tout.

Comme nous l’avons dĂ©jĂ  mentionnĂ©, dans l’Ancien Testament, le terme « Ăąme » est une traduction de l’hĂ©breu nephesh. Dans GenĂšse 2.7, il dĂ©signe l’humanitĂ© comme un ĂȘtre vivant aprĂšs que le souffle de vie ait pĂ©nĂ©trĂ© dans un corps physique formĂ© Ă  partir des Ă©lĂ©ments de la terre. De mĂȘme, une nouvelle Ăąme vient Ă  l’existence chaque

fois qu’un enfant naĂźt, chaque « Ăąme » Ă©tant une nouvelle unitĂ© de vie unique et distincte des autres unitĂ©s similaires. Cette qualitĂ© d’individualitĂ© dans chaque ĂȘtre vivant, lequel constitue en fait une entitĂ© unique, semble ĂȘtre l’idĂ©e soulignĂ©e par le terme hĂ©breu nephesh. Lorsque utilisĂ© dans ce sens, le terme nephesh n’est pas une partie de la personne, mais plutĂŽt est la personne et, dans de nombreux cas, est traduit par « personne ». La nephesh n’est pas immortelle, mais sujette Ă  la mort (cf. Ap 16.3). Elle peut ĂȘtre dĂ©truite (cf. Mt 10.28).

Contrairement Ă  de nombreuses confessions chrĂ©tiennes qui enseignent l’immortalitĂ© de l’ñme, les adventistes croient l’enseignement biblique selon lequel l’immortalitĂ© est un don accordĂ© aux justes lors de la rĂ©surrection. Le concept d’une Ăąme immortelle est une influence paĂŻenne, non biblique, qui s’est glissĂ©e dans la thĂ©ologie chrĂ©tienne. En fait, l’allĂ©gation et l’insinuation selon lesquelles l’homme pourrait vivre Ă©ternellement en dehors de Dieu est un mensonge qui, profĂ©rĂ© pour la premiĂšre fois par Satan, a conduit Ă  la chute d’Adam et Ève (cf. Gn 3.4).

« C’est le grand sĂ©ducteur qui a promis Ă  Adam la vie dans la dĂ©sobĂ©issance. La dĂ©claration du serpent Ă  Ève : “Vous ne mourrez certainement pas”, fut le premier sermon sur l’immortalitĂ© naturelle de l’ñme. NĂ©anmoins, cette dĂ©claration, qui ne repose que sur l’autoritĂ© de Satan, est rĂ©pĂ©tĂ©e du haut des chaires chrĂ©tiennes et reçue par la plus grande partie de la famille humaine aussi avidement que par nos premiers parents2. »

LA RÉSURRECTION

« Les morts ne savent rien » (Ec 9.5).

« Et leur amour, et leur haine, et leur envie, ont déjà péri » (Ec 9.6).

Il n’y a pas d’existence consciente entre la mort et la rĂ©surrection. Par consĂ©quent, personne ne fait l’expĂ©rience du paradis ou de l’enfer immĂ©diatement aprĂšs sa mort. Le prochain moment de conscience pour le dĂ©funt se produira Ă  la rĂ©surrection. Le retour de JĂ©sus-Christ marquera la rĂ©surrection des justes. Ceux qui ont acceptĂ© JĂ©sus en tant que sauveur ressusciteront pour la vie Ă©ternelle. Les impĂ©nitents, eux, ressusciteront aprĂšs le millĂ©nium et subiront la seconde mort, soit l’anĂ©antissement complet et Ă©ternel du corps et de l’ñme. Comme le dit Ellen White :

« Alors les justes décédés ressusciteront et les justes vivants seront changés3. »

« À la fin des mille ans aura lieu la seconde rĂ©surrection, celle des mĂ©chants, qui comparaĂźtront devant Dieu pour l’exĂ©cution du “jugement Ă©crit”4 »

LES SÉDUCTIONS DE SATAN DANS

LES DERNIERS JOURS

La comprĂ©hension de l’état des morts est primordiale pour quiconque dĂ©sire discerner les tromperies des derniers jours. Dans le contexte du temps de la fin, on s’attend Ă  ce que de nombreux faux enseignements et de nombreuses tromperies surgissent. En s’en tenant Ă  l’enseignement

11 AdventistWorld.org Octobre 2023

de la Bible sur l’état des morts, les croyants peuvent Ă©viter de tomber dans des piĂšges doctrinaux et rester focalisĂ©s sur les vĂ©ritĂ©s bibliques. Voici quelques exemples de la maniĂšre dont cette doctrine joue un rĂŽle dans les tromperies au temps de la fin.

Le spiritisme et la nĂ©cromancie. Le spiritisme, lequel consiste Ă  croire que l’on peut communiquer avec les morts, est une tromperie trĂšs rĂ©pandue Ă  notre Ă©poque. En adhĂ©rant Ă  l’enseignement biblique selon lequel la mort est un sommeil, nous Ă©vitons d’ĂȘtre induits en erreur par de prĂ©tendus messages provenant d’ĂȘtres chers dĂ©cĂ©dĂ©s. Au lieu de cela, nous cherchons notre direction et notre rĂ©confort uniquement dans la Parole de Dieu et la prĂ©sence du Saint-Esprit.

L’immortalitĂ© de l’ñme De nombreux faux enseignements mettent l’accent sur l’immortalitĂ© innĂ©e de l’ñme, amenant les gens Ă  croire Ă  l’existence d’une Ăąme Ă©ternelle qui perdure aprĂšs la mort. Cette notion est en contradiction flagrante avec la doctrine biblique et ouvre la porte Ă  des interprĂ©tations erronĂ©es du salut, du jugement, et de la destinĂ©e Ă©ternelle.

« Le tentateur s’est prĂ©parĂ© de longue main pour cet assaut final. Il a jetĂ© les fondements de son Ɠuvre dans l’assurance donnĂ©e Ă  Ève : “Vous ne mourrez point. Le jour oĂč vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.” (Gn 3.4,5) Petit Ă  petit, il a prĂ©parĂ© le terrain pour son chef-d’Ɠuvre de sĂ©duction : le spiritisme5 »

« Deux grandes erreurs : l’immortalitĂ© de l’ñme et la saintetĂ© du dimanche vont ĂȘtre les moyens par lesquels Satan fera tomber le monde dans ses piĂšges. Tandis que la premiĂšre jette les bases du spiritisme, la seconde Ă©tablit un lien de sympathie avec Rome6 »

Des apparences trompeuses. La Bible nous prĂ©vient que dans les derniers jours, de faux christs et de faux prophĂštes apparaĂźtront, faisant des signes et des prodiges au point de sĂ©duire, si possible, mĂȘme les Ă©lus (voir Mt 24.24). En affirmant que les

morts sont dans un Ă©tat de sommeil inconscient, les adventistes sont moins susceptibles d’ĂȘtre trompĂ©s par de faux miracles attribuĂ©s Ă  des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es.

« Satan apparaĂźtra sous la forme d’un ange de lumiĂšre, avec une grande puissance et une gloire cĂ©leste, et prĂ©tendra ĂȘtre le Seigneur de toute la terre. Il dĂ©clarera que le sabbat a Ă©tĂ© changĂ© du septiĂšme au premier jour de la semaine ; et en tant que seigneur du premier jour de la semaine, il prĂ©sentera ce faux sabbat comme un test de loyautĂ© Ă  son Ă©gard7 »

Ces citations tirĂ©es des Ă©crits d’Ellen White montrent le lien entre l’état des morts et les sĂ©ductions des derniers jours. Ses enseignements mettent l’accent sur la comprĂ©hension biblique de la mort en tant que sommeil, et nous mettent en garde contre la sĂ©duction du spiritisme et des faux enseignements qui dĂ©forment les vĂ©ritĂ©s de la Parole de Dieu Ă  la fin des temps.

La croyance adventiste sur l’état des morts est profondĂ©ment enracinĂ©e dans la vĂ©ritĂ© biblique et joue un rĂŽle crucial dans notre comprĂ©hension du caractĂšre de Dieu et de la nature de l’humanitĂ©. Elle constitue une dĂ©fense solide contre les supercheries des derniers jours, guidant les croyants Ă  rester fermes dans leur foi et Ă  s’appuyer sur l’autoritĂ© de la Parole de Dieu. Alors que nous naviguons dans les complexitĂ©s des derniers jours, accrochons-nous Ă  cette doctrine essentielle, lui permettant de façonner notre vision du monde et de nous protĂ©ger des piĂšges subtils du mensonge.

1 Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 256.

2 Idem., La tragédie des siÚcles, p. 581.

3 Ibid., p. 348.

4 Ibid., p. 718.

5 Ibid., p. 610.

6 Ibid., p. 637.

7 Idem., Manuscript Releases, Silver Spring, Md., Ellen G. White Estate, 1993, vol. 19, p. 282.

Takunda Karl Kubvoruno est un juriste au Zimbabwe et l’ancien en chef de l’église adventiste Emmanuel de l’Union des fĂ©dĂ©rations de l’ouest du Zimbabwe.

En s’en tenant Ă  l’enseignement de la Bible sur l’état des morts, les croyants peuvent Ă©viter de tomber dans des piĂšges doctrinaux et rester focalisĂ©s sur les vĂ©ritĂ©s bibliques.
12 Octobre 2023 AdventistWorld.org
Photo : Annie Spratt

Quand les esprits parlent

L’une des grandes stratĂ©gies du diable consiste Ă  tromper des millions de personnes par le spiritisme. Pourquoi le spiritisme est-il aussi attrayant pour tant de gens ? Qui sont ces esprits ? D’oĂč viennent-ils ? Comment pouvons-nous Ă©viter d’ĂȘtre trompĂ©s par les ruses du diable ? Notre Ă©tude biblique d’aujourd’hui nous fournira des rĂ©ponses solides et bibliques Ă  ces questions.

1. Comment l’apĂŽtre Paul dĂ©crit-il la lutte spirituelle que chaque chrĂ©tien doit mener ?

« Car nous n’avons pas Ă  lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autoritĂ©s, contre les princes de ce monde de tĂ©nĂšbres, contre les esprits mĂ©chants dans les lieux cĂ©lestes. » (Ep 6.12)

La guerre du chrétien se livre contre

2. Quel conseil Dieu donne-t-il Ă  IsraĂ«l Ă  l’égard de l’astrologie, de la magie, de la divination, et de la sorcellerie ?

« Car quiconque fait ces choses est en abomination Ă  l’Éternel ; et c’est Ă  cause de ces abominations que l’Éternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. » (Dt 18.12)

Notre Seigneur condamne les agents du spiritisme sans ménagement. Selon la Bible, ils sont en __________________________ à ______________________________.

3. Est-il possible pour les morts de parler à ceux qui sont encore vivants ? Résumez votre réponse.

« Les vivants, en effet, savent qu’ils mourront ; mais les morts ne savent rien ». (Ec 9.5)

« Comme la nuĂ©e se dissipe et s’en va, celui qui descend au sĂ©jour des morts ne remontera pas ; il ne reviendra plus dans sa maison, et le lieu qu’il habitait ne le connaĂźtra plus. » (Jb 7.9,10)

« Car ce sont des esprits de démons, qui font des prodiges » (Ap 16.14).

« Et cela n’est pas Ă©tonnant, puisque Satan lui-mĂȘme se dĂ©guise en ange de lumiĂšre. » (2 Co 11.14)

La véritable force qui se cache derriÚre chaque manifestation spirite est __________________ , car ce sont vraiment des esprits de ___________________.

Le diable est un ange dĂ©chu, un ennemi rusĂ© et sournois. Il a la capacitĂ© d’imiter l’esprit d’un ĂȘtre cher dĂ©cĂ©dĂ©. Il utilise la puissance du spiritisme pour nous tromper.

5. Dans les derniers jours, Satan utilisera-t-il le spiritisme pour tromper des multitudes ? Lisez le texte suivant et encerclez ceux qui seront trompés par le diable.

« La lumiĂšre de la lampe ne brillera plus chez toi, et la voix de l’époux et de l’épouse ne sera plus entendue chez toi, parce que tes marchands Ă©taient les grands de la terre, parce que toutes les nations ont Ă©tĂ© sĂ©duites par tes enchantements » (Ap 18.23).

La « lumiÚre de la lampe » représente la Parole de Dieu (Ps 119.105). Lorsque nous tournons le dos aux vérités limpides de la Parole de Dieu, notre esprit devient vulnérable aux illusions spirites.

6. Comment pouvons-nous nous protĂ©ger contre les tromperies du malin ? OĂč pouvons-nous trouver la sĂ©curité ? Lisez le texte suivant et soulignez les deux choses qui nous protĂšgent contre les tromperies du diable.

« Si l’on vous dit : consultez ceux qui Ă©voquent les morts et ceux qui prĂ©disent l’avenir, qui poussent des sifflements et des soupirs, rĂ©pondez : un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu ? S’adressera-t-il aux morts en faveur des vivants ? À la loi et au tĂ©moignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, Il n’y aura point d’aurore pour le peuple. » (Es 8.19,20)

La loi de Dieu rĂ©vĂšle ses principes Ă©ternels de vie. Le tĂ©moignage de la Bible rĂ©vĂšle JĂ©sus dans toute sa plĂ©nitude. Chaque vĂ©ritĂ© de la Bible concerne JĂ©sus ; les Écritures tĂ©moignent de lui (Jn 5.39). En JĂ©sus, par sa Parole, les artifices du diable n’ont pas d’emprise sur nous.

7. Quelle est la priĂšre de JĂ©sus Ă  l’égard de ses enfants ?

« Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité. » (Jn 17.17)

Jésus prie pour que nous soyons sanctifiés par la ____________________ de Dieu.

Le diable peut tenter de nous tromper. Il peut nous confronter avec des signes puissants et la divination. Il peut jouer sur nos sympathies en apparaissant sous les traits d’un ĂȘtre cher dĂ©cĂ©dĂ©. Mais en remplissant notre esprit de la Parole de Dieu, nous serons en sĂ©curitĂ©. Tous les dĂ©mons de l’enfer ne peuvent nous tromper lorsque nous nous accrochons Ă  JĂ©sus et Ă  sa Parole.

JĂ©sus est plus fort que le diable. Il a chassĂ© Satan du ciel et l’a vaincu sur la croix. JĂ©sus a conquis la mort. En lui, nous sommes en sĂ©curitĂ©, maintenant et Ă  jamais.

4. Qui sont les « esprits » du spiritisme ?

biblique 13 AdventistWorld.org Octobre 2023
Étude

Je suis nĂ© dans une famille luthĂ©rienne de nom seulement dans ma Finlande natale. TrĂšs jeune, j’ai lu plusieurs fois Les belles histoires de la Bible d’Arthur Maxwell1 et j’ai consacrĂ© ma vie Ă  JĂ©sus. Ado, j’ai promis au Seigneur de le servir en tant que pasteur luthĂ©rien. Mais plus tard, j’ai bifurquĂ© vers l’informatique. À l’époque, l’industrie des ordinateurs personnels en Ă©tait Ă  ses balbutiements, et ce domaine me fascinait.

UN DÉMON DANS LA PIÈCE

Quelques annĂ©es plus tard – j’avais alors 21 ans – j’ai dĂ» habiter loin de chez moi en raison de mes Ă©tudes en informatique. Je faisais activement partie d’un groupe local de jeunes adultes luthĂ©riens. Certains d’entre nous ont créé des liens plus serrĂ©s, et j’étais de leur nombre. Nous avons dĂ©cidĂ© de former notre propre petit groupe pour prier ensemble et Ă©tudier les Écritures. À ce moment-lĂ , j’étais loin de me douter que parmi mes nouveaux amis, Amy2 Ă©tait une ancienne spirite. MĂȘme si elle croyait en JĂ©sus, elle continuait de communiquer avec les esprits. Lucy, notre autre amie, Ă©tait croyante.

C’est le mĂȘme raisonnement que l’on entend aujourd’hui. Si vous contactez vos proches dĂ©cĂ©dĂ©s, ils vous aideront Ă  rĂ©ussir et Ă  prospĂ©rer dans la vie. Amy a suivi ce raisonnement parce qu’il lui semblait bon
 alors qu’en rĂ©alitĂ©, il ne l’était pas. C’est un leurre puissant, une tromperie qui ruine hommes et femmes. Ces esprits sont, en fait, des dĂ©mons qui se font passer pour des ĂȘtres chers dĂ©cĂ©dĂ©s. Les dĂ©mons s’emploient Ă  dĂ©truire tous ceux qui ne se doutent de rien. C’est pourquoi le Seigneur a interdit tout contact avec les morts (Dt 18.10-12). Ah, si seulement tout le monde connaissait cette simple vĂ©ritĂ© biblique selon laquelle les morts ne savent rien, et que du coup, nous ne pouvons communiquer avec eux, ni eux avec nous (Ec 9.5-6,10) !

Un soir de l’étĂ© 1994, Lucy et moi sommes allĂ©s chez Amy. Alors que nous priions et discutions des problĂšmes de la vie, un dĂ©mon a subitement attaquĂ© Amy. Alors qu’il tentait de s’em-

Sous les projecteurs

À la rencontre des esprits

Un tĂ©moignage tirĂ© de l’expĂ©rience

Photo : Clem Onojeghuo
14 Octobre 2023 AdventistWorld.org
TIMO FLINK

parer d’elle, Lucy et elle ont toutes deux poussĂ© un cri. Moi, je n’ai rien vu, mais je sentais bien qu’il y avait quelqu’un d’autre dans la piĂšce. Et j’en ai eu la chair de poule. Je n’avais jamais rien vĂ©cu de tel auparavant ! Au mĂȘme instant, une seule chose m’est venue Ă  l’esprit : prier immĂ©diatement le Seigneur d’intervenir. Pendant ma priĂšre d’intercession, Amy et Lucy ont vu un ange entrer dans la piĂšce et chasser le dĂ©mon. La menace ayant disparu, une merveilleuse paix m’a envahi.

Le lendemain, Amy m’a racontĂ© que l’ange s’est assis au bout de son lit pendant qu’elle s’endormait. Il est restĂ© dans sa chambre toute la nuit. Chose curieuse, nous avons appris qu’au moment mĂȘme oĂč le dĂ©mon attaquait Amy, quelqu’un s’est suicidĂ© prĂšs du lieu oĂč nous Ă©tions.

MON CHOIX PERSONNEL

Bien que membre de l’Église luthĂ©rienne, j’avais de nombreuses questions thĂ©ologiques qui restaient sans rĂ©ponse. Je les ai posĂ©es Ă  nos pasteurs, mais je n’ai reçu aucune rĂ©ponse satisfaisante. Le Seigneur a rĂ©pondu Ă  mes questions en me donnant accĂšs Ă  un exemplaire de La tragĂ©die des siĂšcles d’Ellen G. White. Dans ce livre, j’ai trouvĂ© toutes les rĂ©ponses dont j’avais besoin. J’ai alors envisagĂ© sĂ©rieusement de me joindre Ă  l’Église adventiste.

Une nuit, vers la mĂȘme Ă©poque, je me suis rĂ©veillĂ©. J’avais le sentiment trĂšs net qu’il y avait quelqu’un dans ma chambre. Et pourtant, il n’y avait personne ! Je crois que cela avait un rapport direct avec mon dĂ©sir d’ĂȘtre baptisĂ©. Pendant un moment, j’ai eu l’impression que quelqu’un essayait de mettre la main sur moi. Tout ce que je pouvais faire, c’était prier. Le sentiment de menace s’est progressivement dissipĂ©, et j’ai de nouveau ressenti la paix comme la premiĂšre fois. Malheureusement, comme auparavant, j’ai appris plus tard que quelqu’un s’était suicidĂ©, Ă  peu prĂšs au moment oĂč j’ai subi cette attaque. Nul ne peut jouer avec les esprits sans consĂ©quences. Il semble que

chaque fois, ça a Ă©tĂ© le mĂȘme scĂ©nario – c’est lĂ  une leçon pour nous tous. Ces deux expĂ©riences effrayantes ont fait, en quelque sorte, le choix pour moi. J’ai compris qu’il y a une vĂ©ritable guerre entre Dieu et le diable. La communion avec les prĂ©sumĂ©s esprits des morts dĂ©truit les gens. En ce qui me concerne, personne n’a besoin de me convaincre de la grande controverse entre le bien et le mal, car je l’ai constatĂ©e par moi-mĂȘme. Peu aprĂšs cet incident, je me suis fait baptiser et me suis joint Ă  l’Église adventiste. Et j’ai eu le grand bonheur de voir Amy se faire baptiser elle aussi !

LES AUTRES CROYANTS ET LA PRIÈRE

AprĂšs avoir obtenu mon diplĂŽme d’ingĂ©nieur en informatique, je me suis mariĂ©. Ensuite, je suis allĂ© Ă©tudier la thĂ©ologie, d’abord Ă  l’Institut d’enseignement supĂ©rieur Helderberg, en Afrique du Sud, puis Ă  l’Institut d’enseignement supĂ©rieur Newbold, en Angleterre.

Plusieurs annĂ©es se sont Ă©coulĂ©es depuis ces attaques des dĂ©mons. J’étais loin de me douter qu’il y en aurait une autre. Alors que j’étais stagiaire pastoral et me rendais Ă  une confĂ©rence avec un groupe de pasteurs sur un ferry reliant la Finlande Ă  la SuĂšde, je me suis rĂ©veillĂ© dans ma cabine pendant la nuit avec le sentiment puissant que des dĂ©mons se trouvaient Ă  proximitĂ©. J’ai mĂȘme entendu des rires diaboliques, mais je n’ai vu personne. Sachant cette fois ce qui se passait, j’ai passĂ© un long moment Ă  prier.

Le lendemain matin, un pasteur est venu me demander si j’allais bien. Le Seigneur l’avait rĂ©veillĂ© pendant la nuit pour qu’il prie pour moi. Un autre pasteur est arrivĂ© et a dit qu’il a senti l’urgence d’aller marcher sur le pont au beau milieu de la nuit. Il y a trouvĂ© un homme qui Ă©tait sur le point de mettre fin Ă  ses jours en sautant par-dessus bord. Heureusement, ce pasteur est intervenu Ă  temps et l’a aidĂ©. Un autre pasteur a dit avoir fait un cauchemar. Il a vu un

lion rugissant sur le point de dĂ©vorer quelqu’un (1 P 5.8), puis le Lion de Juda l’a arrĂȘtĂ© (Ap 5.5). Tout ça m’a semblĂ© tellement familier – le sentiment d’une prĂ©sence malĂ©fique et la menace d’un suicide Ă  proximité 

UNE LEÇON POUR TOUS

Mes expĂ©riences m’ont appris quelque chose d’important pour mon propre ministĂšre pastoral : nous devons prier Dieu de nous venir en aide (Mt 17.21 ; Mc 9.29) et prier aussi les uns pour les autres. Ce n’est pas en vain que Paul nous recommande de revĂȘtir toute l’armure de Dieu (Ep 6.11). Nous ne luttons pas contre la chair et le sang, mais contre les puissances cosmiques et les forces spirituelles du mal (Ep 6.12). La grande controverse est bien rĂ©elle et fait rage.

La recherche de conseils auprĂšs des esprits est trĂšs populaire dans le monde moderne, mĂȘme dans l’Occident sĂ©cularisĂ©. Cette tromperie se prĂ©sente sous de nombreuses formes – Nouvel Ăąge, spiritisme, culte des ancĂȘtres, et j’en passe. Cependant, toutes reposent sur le mĂȘme mensonge : Ă  la mort, l’ñme ne meurt pas. Ce fondement a Ă©tĂ© posĂ© en Éden lorsque Satan a dit : « Vous ne mourrez point » (Gn 3.4). Mais c’est un mensonge ! C’était un mensonge en Éden, et ça l’est encore aujourd’hui.

L’heure est venue d’enseigner Ă  nos semblables la vĂ©ritĂ© sur l’état des morts. Outre l’intervention directe de Dieu, c’est notre seule protection contre les esprits trompeurs qui se font passer pour ceux qui sont morts. Nous sommes au seuil de la Canaan cĂ©leste ; proclamons donc la vĂ©ritĂ© au monde entier !

1 Arthur Maxwell, Les belles histoires de la Bible, collection de 10 volumes, Pacific Press Publishing Association, 1953. 2 Dans cet article, tous les noms ont Ă©tĂ© changĂ©s. Timo Flink est directeur des communications et directeur de Hope Channel Finlande pour l’Union des fĂ©dĂ©rations des Ă©glises adventistes de la Finlande.
15 AdventistWorld.org Octobre 2023

Sous les projecteurs

La question la plus grande

Notre compréhension de la mort a un impact sur notre façon de vivre le présent

Alors qu’il Ă©tait dans la cinquantaine, LĂ©on TolstoĂŻ a traversĂ© une crise existentielle qui l’a conduit au bord du suicide. Cet Ă©crivain russe a profitĂ© de ce moment dramatique de sa vie pour Ă©crire l’une de ses Ɠuvres les plus impressionnantes : Ma confession (1882). Dans ce livre, il dĂ©taille les doutes, les incertitudes, les craintes et les espoirs de son Ăąme, tout en exposant les raisons pour lesquelles il est tombĂ© dans la crise de foi qui a failli mettre fin Ă  ses jours.

Au cours de cette expĂ©rience, TolstoĂŻ s’est posĂ© ce qu’il a appelĂ© « la question la plus grande »

« Ma question – celle qui, Ă  l’ñge de 50 ans, m’a conduit au bord du suicide – Ă©tait la plus simple des questions, celle qui se trouve dans l’ñme de chaque homme
 une question sans rĂ©ponse avec laquelle on ne peut pas vivre.

C’était : “Que va-t-il advenir de ce que je fais aujourd’hui ou demain ? Qu’adviendra-t-il de toute ma vie ? Pourquoi devrais-je vivre, pourquoi souhaiter quoi que ce soit, ou faire quoi que ce soit ?” On peut aussi l’exprimer ainsi : “Y a-t-il un sens Ă  ma vie qui ne soit pas dĂ©truit par la mort inĂ©vitable qui m’attend1 ?” »

Hormis l’angoisse existentielle liĂ©e Ă  l’absence totale de sens, cette citation fait rĂ©fĂ©rence Ă  la mort, cette ennemie de l’humanitĂ© qui non seulement limite son existence dans le temps, mais aussi soulĂšve toute une sĂ©rie de questions. En plus de la perplexitĂ© que la mort gĂ©nĂšre chez tous ceux qui s’y attardent, je m’intĂ©resse Ă  la relation que TolstoĂŻ Ă©tablit entre la mort et notre façon de vivre notre vie aujourd’hui : « Y a-t-il un sens Ă 

ma vie qui ne soit pas dĂ©truit par la mort inĂ©vitable qui m’attend ? »

En effet, l’idĂ©e que nous nous faisons de l’état des morts est Ă©troitement liĂ©e Ă  ce que nous sommes aujourd’hui et Ă  la maniĂšre dont nous vivons notre rĂ©alitĂ©. En ce sens, elle va bien au-delĂ  du fait de savoir si ceux qui sont morts sont maintenant au paradis, en enfer, ou endormis jusqu’au retour de JĂ©sus.

Par consĂ©quent, abordons au prĂ©alable le concept de la mort, puis analysons la maniĂšre dont l’idĂ©e que nous en avons peut changer la perspective de notre vie aujourd’hui.

LE

DESSEIN ORIGINEL

Pour comprendre le concept de la mort, le point de dĂ©part des chrĂ©tiens est le rĂ©cit biblique de la crĂ©ation de la vie – puisque nous considĂ©rons intuitivement la mort comme Ă©tant la cessation de la vie. Se rĂ©fĂ©rer Ă  la crĂ©ation de l’homme dans GenĂšse nous aide Ă  savoir comment l’ĂȘtre humain a Ă©tĂ© formĂ© : poussiĂšre de la terre + souffle de vie = ĂȘtre vivant (Gn 2.7 ; Jb 33.4).

Les Écritures nous rĂ©vĂšlent aussi que notre existence est attribuable Ă  un dessein originel

Ce dessein originel inclut la possibilitĂ© d’avoir une existence Ă©ternelle, par opposition Ă  l’immortalitĂ© de l’ñme2. L’idĂ©e du dessein originel de Dieu implique que l’ĂȘtre humain n’est pas un accident. Nous ne sommes pas destinĂ©s Ă  naĂźtre, Ă  souffrir, puis Ă  disparaĂźtre Ă  jamais. De plus, dans ce dessein originel, notre corps matĂ©riel a Ă©tĂ© conçu en tant que composante insĂ©parable de notre existence3

MARCOS BLANCO
16 Octobre 2023 AdventistWorld.org
Photo : Silviu Zidaru

En concevant l’ĂȘtre humain comme un tout indissociable (l’ñme n’a pas d’existence sans la vie physique)4, nous comprenons que la mort ne sĂ©pare pas le corps de l’ñme. Au contraire, la mort est la fin ultime de toute vie ; aucune fonction de la vie humaine ne survit Ă  la mort.

L’IMPACT DE LA MORT SUR NOTRE VIE QUOTIDIENNE

Les Ă©crits bibliques montrent clairement que notre anatomie est adaptĂ©e Ă  ce dessein originel : « [Dieu] crĂ©a l’homme et la femme » (Gn 1.27). En ce sens, le corps et son anatomie sont aussi transcendants que la « vie intĂ©rieure » (l’ñme et l’esprit) pour prĂ©server non seulement la vie prĂ©sente, mais aussi pour transcender vers la vie Ă©ternelle (don immĂ©ritĂ© de la grĂące de Dieu).

En revanche, la sociĂ©tĂ© d’aujourd’hui considĂšre le corps comme un Ă©lĂ©ment mallĂ©able et adaptable que l’on peut modifier pour transformer notre vie intĂ©rieure. Ressentons-nous le passage du temps ? Pas de problĂšme ! Un ou deux liftings ou chirurgies esthĂ©tiques, et le tour est jouĂ©. Vous n’ĂȘtes pas satisfait de votre genre ? Un « changement de sexe » ou une chirurgie de modification biologique peut y remĂ©dier. Mais de mĂȘme que quelques opĂ©rations de chirurgie esthĂ©tique ne peuvent pas arrĂȘter la dĂ©tĂ©rioration biologique ou nous rendre immortels, la mutilation du corps ne modifiera pas non plus le dessein originel de notre sexualitĂ©, dessein inscrit dans notre ADN.

Ainsi, la Bible affirme qu’une comprĂ©hension correcte de la mort (la rĂ©alitĂ© future qui nous attend tous) nous conduit

Ă  apprĂ©cier et Ă  valoriser notre vie prĂ©sente. Et cette apprĂ©ciation et cette valorisation impliquent non seulement de faire la paix avec le corps que Dieu nous a donnĂ© dans le cadre de son dessein originel, mais aussi de respecter ce plan originel en en prenant soin et en le fortifiant, de maniĂšre Ă  protĂ©ger et Ă  promouvoir notre bien-ĂȘtre gĂ©nĂ©ral. Nous vivons, certes, dans un monde de pĂ©chĂ© et souffrons dans notre corps, notre Ăąme et notre esprit. Mais trĂšs bientĂŽt, Dieu Ă©radiquera la mort de l’univers (1 Co 15.26 ; Ap 20.14 ; 21.8). Lors de sa seconde venue, pour tous ceux d’entre nous qui ont vĂ©cu selon cette espĂ©rance en communion avec JĂ©sus, Dieu transformera enfin notre corps, l’amenant Ă  la perfection du dessein originel. Alors, la douleur, la maladie et la mort ne pourront plus nuire Ă  notre existence Ă©ternelle. En attendant ce moment glorieux, nous pouvons trouver la vie, l’épanouissement et le bien-ĂȘtre intĂ©gral en respectant ce dessein originel et en en prenant soin.

17.25,28 ; Col 1.16,17).

3 Il est clair que chaque ĂȘtre humain est une unitĂ© indivisible. Le corps, l’ñme et l’esprit fonctionnent en Ă©troite collaboration, rĂ©vĂ©lant une relation d’interdĂ©pendance intense entre les facultĂ©s spirituelles, mentales et physiques d’une personne (Lc 1.46,47 ; Mt 10.28 ; 1 Co 7.34 ; 1 Th 5.23).

4 L’esprit, rĂ»aj dans l’AT et pnĂ©uma dans le NT, retourne au Seigneur Ă  la mort, mais n’a pas d’existence propre indĂ©pendante du corps (Ps 146.4 ; Ec 12.9 ; Jb 34.14 ; Lc 23.46 ; Ac 7.59).

Marcos Blanco, titulaire d’un doctorat, est rĂ©dacteur en chef de la maison d’édition espagnole de l’AmĂ©rique du Sud, en Argentine.

1 LĂ©on TolstoĂŻ, A Confession, Mineola, NY, Dover Publications, 2005, p. 21. 2 L’homme a reçu la vie de Dieu, mais il n’a pas la vie en lui-mĂȘme (Ac
17 AdventistWorld.org Octobre 2023
L’idĂ©e que nous nous faisons de l’état des morts est Ă©troitement liĂ©e Ă  ce que nous sommes aujourd’hui et Ă  la maniĂšre dont nous vivons notre rĂ©alitĂ©.

Possession démoniaque ou maladie mentale ?

Réflexion sur une question courante

Lorsque je voyage dans le monde et que, en tant que psychiatre, je parle de santĂ© mentale avec des adventistes, il y a une question qui, presque sans exception, surgit : Quelle est la diffĂ©rence entre les troubles mentaux et les possessions dĂ©moniaques ? Question intĂ©ressante, n’est-ce pas, mais pas Ă©vidente du tout ! Dans la Bible, nous lisons des histoires d’individus possĂ©dĂ©s par des dĂ©mons et dĂ©livrĂ©s par JĂ©sus. En tant qu’adventistes, nous croyons en l’existence d’ĂȘtres surnaturels dĂ©moniaques qui cherchent activement Ă  contrĂŽler les vies humaines. Nous croyons qu’il est possible aujourd’hui que des individus soient la proie des dĂ©mons, comme c’était le cas Ă  l’époque biblique. Se pourrait-il donc que ce que les professionnels de la santĂ© mentale diagnostiquent comme des troubles mentaux soient parfois des possessions dĂ©moniaques ?

En tant que psychiatre, j’ai reçu une formation d’expert en problĂšmes de santĂ© mentale. Par contre, je ne suis pas un expert en matiĂšre de possessions dĂ©moniaques, et je n’ai jamais chassĂ© de dĂ©mons. Si nous disposons d’un grand nombre de recherches et d’expĂ©riences qui nous aident Ă  comprendre les troubles mentaux, en revanche, les possessions dĂ©moniaques, elles, sont beaucoup moins Ă©tudiĂ©es. Je ne suis donc pas en mesure de vous dire comment faire clairement la diffĂ©rence entre les deux. Par contre, je vais vous faire part de rĂ©flexions qui peuvent vous aider Ă  traiter cette question difficile.

En premier lieu, je vous conseille d’ĂȘtre trĂšs prudent. L’un des principes directeurs des soins de santĂ© est le suivant : « D’abord, ne pas nuire. » Ce principe Ă©thique peut ĂȘtre Ă©tendu Ă  tous les aspects de nos relations avec les autres. Tout ce que nous disons ou faisons doit « d’abord, ne pas nuire » aux autres. Si nous sommes d’accord sur ce point, alors je poserai les questions suivantes : « Quand risquons-nous de nuire davantage ? En qualifiant une possession dĂ©moniaque de trouble mental et en le traitant comme tel ? Ou en qualifiant un trouble mental de possession dĂ©moniaque et en la traitant comme telle ? »

Si nous qualifions la possession démoniaque de trouble mental et que nous la traitons avec des méthodes conventionnelles, telles que le soutien social, les interventions relatives au mode de vie, la thérapie et les médicaments, que se passera-t-il ? En fait, pas grand-chose ! Les démons ne réagissent pas aux antidépresseurs ou aux antipsy-

chotiques. Peut-ĂȘtre que certaines de ces interventions aideraient quand mĂȘme la personne, mais elles ne rĂ©gleraient pas directement le problĂšme des dĂ©mons. La personne continuerait trĂšs probablement Ă  ĂȘtre tourmentĂ©e par le dĂ©mon, mais au-delĂ  de ça, nous ne lui aurions pas tellement nui. On pourrait alors passer au traitement de la possession de façons appropriĂ©es.

Maintenant, quelles seraient les consĂ©quences de coller Ă  tort l’étiquette de possession dĂ©moniaque Ă  une personne alors qu’en rĂ©alitĂ©, elle souffre d’un trouble mental ? Primo, un trouble mental est dĂ©jĂ  un lourd fardeau Ă  porter. Ajouter Ă  tort l’idĂ©e de possession dĂ©moniaque Ă  la lutte et Ă  la souffrance de la personne non seulement sera inutile, mais aussi nuira de façon considĂ©rable. Secundo, les avantages des stratĂ©gies de traitement Ă©prouvĂ©es et utiles qui pourraient apporter un soulagement et une guĂ©rison seraient au mieux retardĂ©s, et au pire, complĂštement nĂ©gligĂ©s. La personne serait encore plus stigmatisĂ©e Ă  ses propres yeux et Ă  ceux des autres. Faire passer un trouble mental pour une possession dĂ©moniaque est un grave abus spirituel.

En cas de doute, nous devrions choisir le moindre des maux potentiels. Si j’avais des doutes sur la question de savoir s’il s’agit d’une possession dĂ©moniaque ou d’un trouble mental, je prĂ©fĂ©rerais me tromper en Ă©tiquetant la chose de trouble mental et en fournissant un soutien et un traitement appropriĂ©s, jusqu’à ce qu’il y ait des preuves en faveur d’une approche diffĂ©rente.

Nous croyons que le diable et ses anges dĂ©chus sont actifs partout dans le monde. Au-delĂ  des possessions dĂ©moniaques typiques, il existe de nombreux moyens par lesquels le pĂ©chĂ© et le mal s’installent dans nos vies. Les puissances du mal ne se soucient sans doute pas tant de la façon dont elles nous contrĂŽlent que du fait qu’elles parviennent, d’une maniĂšre ou d’une autre, Ă  nous soumettre au mal et Ă  la destruction du pĂ©chĂ© et du mal. Par consĂ©quent, nous avons tous besoin d’ĂȘtre sauvĂ©s. Nous avons tous besoin du Sauveur et de sa puissance de guĂ©rison dans nos vies.

Torben Bergland, M.D., est psychiatre et directeur adjoint du Département du MinistÚre de la santé de la Conférence générale.
Sous les projecteurs
18 Octobre 2023 AdventistWorld.org
Photo : Shaun Menary / Lightstock

Des mortsvivants !

Tu sais quoi ? J’ai pris la dĂ©cision de ne plus regarder des films de science-fiction ou d’aventures. »

Je n’en crois pas mes oreilles ! C’est bien la derniĂšre dĂ©claration Ă  laquelle je m’attendais de la part d’Ayub, mon copain de cinĂ©ma de longue date. À cheval entre la gĂ©nĂ©ration du millĂ©naire et la gĂ©nĂ©ration Z, Ayub est un fan inconditionnel des aventures de super-hĂ©ros des bandes dessinĂ©es – dans les sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es et les films Ă  grand spectacle. Il est toujours au courant des derniĂšres sorties en salle.

« Pour moi, il s’agit plus d’une conviction spirituelle qu’autre chose. Je t’en dirai davantage quand j’en aurai le temps », poursuit-il en me laissant mijoter dans la marmite qu’il vient de remuer.

Je m’arrĂȘte alors pour rĂ©flĂ©chir aux films sortis de Hollywood ces derniĂšres annĂ©es. Un thĂšme commun les imprĂšgne : la mort et la vie aprĂšs la mort. Il y a le hĂ©ros qui perd un ĂȘtre cher et qui rencontre son fantĂŽme, lequel lui lance une pĂ©pite de sagesse, nargue les vivants, ou donne un aperçu de l’avenir. Se pourrait-il que ces scĂšnes communes aux diffĂ©rents genres cinĂ©matographiques cherchent Ă  normaliser la magie noire et la communion avec les « morts-vivants » ? Les rĂ©alisateurs promeuvent-ils par inadvertance un ordre du jour spirite subtil mais Ă©tonnamment coordonnĂ© ?

Le thĂšme du spiritisme – la mort et la vie aprĂšs la mort – n’a rien de nouveau. Le mĂȘme scĂ©nario a Ă©tĂ© jouĂ© par diffĂ©rents acteurs au fil des siĂšcles. Il y a des annĂ©es, le chef d’une nation de l’AntiquitĂ© avait besoin de conseils de toute urgence pour Ă©viter une invasion militaire de grande envergure de la part d’une nation hostile. Malheureusement pour ce roi cĂ©lĂšbre, son conseiller de confiance Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ©. Cependant, il estimait qu’il n’avait personne d’autre vers qui se tourner. Dans une tournure d’évĂ©nements surnaturels, le fantĂŽme de son conseiller, lors d’une apparition sinistre, prĂ©dit la dĂ©faite de la nation ainsi que la mort du roi le jour suivant. Tel que prĂ©dit, le roi SaĂŒl mourut le lendemain

(1 S 28 ; 31). Comment un mort pouvait-il parler ? Et surtout prédire un événement avec une telle précision ?

Cette histoire devrait nous faire bondir de nos siĂšges et nous laisser pantois face Ă  un Ă©vĂ©nement aussi inhabituel. Mais nous avons Ă©tĂ© tellement bombardĂ©s d’images qui aseptisent les rapports avec les morts que nous en sommes devenus dĂ©sensibilisĂ©s. De nombreuses personnes de notre gĂ©nĂ©ration ne considĂšrent pas comme une abomination la sorcellerie, les magiciens et leur magie qui s’entrelace avec le royaume des morts. En fait, de nombreuses sĂ©ries prĂ©sentent de « bonnes » sorciĂšres et de « bons » sorciers qui sauvent la situation et de ce fait, deviennent de vĂ©ritables hĂ©ros. Pourtant, la Parole du Seigneur reste ferme dans sa position contre le spiritisme.

En Éden, le serpent a trompĂ© Ève par ces paroles sĂ©duisantes : « Vous ne mourrez point » (Gn 3.4). Aujourd’hui, il perpĂ©tue ses mensonges, laissant entendre qu’il n’y a pas de jugement ou de mort Ă©ternelle. Nous avons-lĂ  le mĂȘme diable, mais une gĂ©nĂ©ration diffĂ©rente Ă  laquelle il prĂ©sente un rĂ©cit bien orchestrĂ© Ă  travers les mĂ©dias que nous consommons.

En rĂ©flĂ©chissant Ă  la dĂ©cision d’Ayub, j’en suis venu Ă  penser qu’il avait raison. Dans ma marche avec Christ, je dois moi aussi rejeter « tout fardeau, et le pĂ©chĂ© qui nous enveloppe si facilement » (He 12.1). Pour beaucoup d’entre nous, il peut s’agir de se dĂ©barrasser des mĂ©dias qui propagent le mensonge.

Nous sommes exhortĂ©s Ă  nous considĂ©rer nous-mĂȘmes « comme morts au pĂ©chĂ©, et comme vivants pour Dieu en JĂ©sus-Christ » (Rm 6.11). Qui plus est, « comme vous avez reçu le Seigneur JĂ©sus-Christ, marchez en lui » (Col 2.6). Morts au pĂ©chĂ© mais marchant en JĂ©sus
 De vrais morts-vivants ! Efforçons-nous d’ĂȘtre ces « morts-vivants » dĂ©crits par l’apĂŽtre Paul.

Frederick Kimani est médecin consultant à Nairobi, au Kenya
19 AdventistWorld.org Octobre 2023
Le thĂšme du spiritisme – la mort et la vie aprĂšs la mort – n’a rien de nouveau. Le mĂȘme scĂ©nario a Ă©tĂ© jouĂ© par diffĂ©rents acteurs au fil des siĂšcles.

Perspective mondiale

La Parole de Dieu

Un fondement sĂ»r – 1Ăšre partie

Depuis ses dĂ©buts, l’Église adventiste a fondĂ© toutes ses croyances uniquement sur la Bible. Nous reconnaissons que la Bible constitue le fondement de toute croyance et de toute pratique, et prenons au sĂ©rieux notre appel Ă  proclamer au monde le retour imminent de notre Seigneur et sauveur JĂ©sus-Christ. Dieu a bĂ©ni ce mouvement d’une maniĂšre puissante et a agi Ă  travers des hommes, des femmes, des jeunes et des enfants dans un but prĂ©cis : atteindre le monde pour lui.

Cependant, la grande controverse qui a commencĂ© dans le ciel continue Ă  faire rage sur cette terre. Les paroles prophĂ©tiques d’Apocalypse 12.17 s’accomplissent : « Et le dragon fut irritĂ© contre la femme, et il s’en alla faire la guerre aux restes de sa postĂ©ritĂ©, Ă  ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le tĂ©moignage de JĂ©sus. »

UN MESSAGE ET UNE MISSION UNIQUES

L’Église adventiste mondiale est aujourd’hui confrontĂ©e Ă  un certain nombre de prĂ©occupations, de dĂ©fis et de points chauds. Nous croyons pleinement que l’Église adventiste est l’Église du reste de Dieu ; qu’elle est un mouvement unique, dotĂ© d’un message et d’une mission uniques. Elle a pour fondement le Christ et la mission qu’il nous a confiĂ©e. Elle s’enracine dans la Bible – sainte Parole de Dieu – et est instruite par l’Esprit de prophĂ©tie.

RĂ©cemment, des membres de l’Église se sont demandĂ© quelle Ă©tait la position de l’Église adventiste mondiale sur diverses questions ou dĂ©fis. Cet article a pour but d’inspirer la confiance en nos croyances bibliques et d’affirmer notre engagement envers elles. Nous croyons rĂ©solument en la Bible, ainsi qu’aux conseils que Dieu nous donne par l’intermĂ©diaire de l’Esprit de prophĂ©tie tels que prĂ©sentĂ©s dans les Ă©crits d’Ellen G. White, et nous nous y conformons avec confiance.

LES DÉFIS ACTUELS

Dans cet article, le premier d’une sĂ©rie de deux, nous aborderons les dĂ©fis auxquels sont confrontĂ©s les membres de l’Église aujourd’hui. Dans le deuxiĂšme article, nous examinerons huit autres dĂ©fis ainsi que les rĂ©ponses que nous offre la Parole de Dieu. Veuillez noter les dĂ©clarations de croyances et de pratiques de l’Église adventiste Ă  la suite de chaque point abordĂ©. Pour une Ă©tude plus approfondie, je vous invite Ă  consulter les rĂ©fĂ©rences citĂ©es dans chaque section.

1Comment interpréter la Parole de Dieu

L’Église adventiste croit pleinement Ă  l’authenticitĂ© et Ă  l’autoritĂ© de la Parole de Dieu, la Sainte Bible. Elle la reconnaĂźt en tant que Parole vivante qui transcende le temps et la culture, et qui s’applique Ă  tous, partout dans le monde. Comme l’affirme son document officiel intitulĂ© « MĂ©thodes d’étude de la Bible1 », l’Église adventiste n’accepte que la mĂ©thode historico-biblique (historico-grammaticale) d’interprĂ©tation des Écritures, laquelle permet Ă  la Bible de s’interprĂ©ter par elle-mĂȘme – ligne sur ligne, verset sur verset, prĂ©cepte sur prĂ©cepte (Es 28.10). La mĂ©thode historico-critique ou toute autre mĂ©thode d’interprĂ©tation biblique est inacceptable pour les adventistes parce qu’elle se focalise non sur Dieu, mais sur l’homme. Les membres engagĂ©s de l’Église laissent humblement le Saint-Esprit les guider dans la comprĂ©hension des Écritures.

L’Esprit de prophĂ©tie indique que nous devons comprendre la Bible textuellement. Ellen White Ă©crit : « LĂ  oĂč il n’y a ni figures ni symboles, il faut donner aux termes de la Bible leur sens le plus Ă©vident2 » Elle ajoute : « Tous ceux qui mettent leurs opinions au-dessus de la rĂ©vĂ©lation divine, qui altĂšrent le sens clair et Ă©vident des Écritures en vue de se procurer un avantage particulier ou afin de se conformer au monde, prennent sur eux une redoutable responsabilitĂ©3 » Malheureusement, certains ignorent, dĂ©nigrent ou dĂ©prĂ©cient la Parole de Dieu. L’Église adventiste et ses dirigeants s’appuient fermement sur une comprĂ©hension et une acceptation claires de la Parole de Dieu dans son ensemble.

POUR UNE ÉTUDE PLUS APPROFONDIE, VOIR :

(->) Ps 119.105 ; Pr 30.5,6 ; Es 8.20 ; Jn 17.17 ; 1 Th 2.13 ; 2 Tm 3.16,17 ; He 4.12 ; 2 P 1.20,21.

(->) Croyance fondamentale n° 1, « Les saintes Écritures » : https://sdaqc.org/ les-croyances-fondamentales/

Photo : Sixteen Miles Out
20 Octobre 2023 AdventistWorld.org

La Trinité

2Les adventistes croient qu’il n’y a qu’un seul Dieu, et que ce Dieu unique est composĂ© de trois personnes coĂ©ternelles travaillant de concert dans l’unitĂ©. Nous adhĂ©rons pleinement Ă  notre croyance fondamentale n° 2, laquelle indique que le PĂšre, le Fils et le Saint-Esprit ont toujours Ă©tĂ© et seront toujours. Le Dieu trinitaire travaille Ă  l’unisson, d’éternitĂ© en Ă©ternitĂ©. Notre

Dieu trin a mis et met en Ɠuvre le plan du salut pour chacun d’entre nous.

En tant qu’ĂȘtres humains, nous ne comprenons pas entiĂšrement comment cela fonctionne. Les Écritures se contentent de nous rĂ©vĂ©ler seulement ce que nous avons besoin de savoir :

« Les choses cachĂ©es sont Ă  l’Éternel, notre Dieu ; les choses rĂ©vĂ©lĂ©es sont Ă  nous et Ă  nos enfants, Ă  perpĂ©tuitĂ©, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi. » (Dt

29.29)

POUR UNE ÉTUDE PLUS APPROFONDIE, VOIR :

(->) Gn 1.26 ; Dt 6.4 ; Es 6.8 ; Mt 28.19 ; Jn 3.16 ; 2 Co 1.21,22 ; 13.14 ; Ep

4.4-6 ; 1 P 1.2.

(->) Croyance fondamentale n° 2, « La Trinité » : https://sdaqc.org/ les-croyances-fondamentales/

La sexualité humaine

La Bible indique que Dieu a créé les ĂȘtres humains en tant qu’homme et femme (Gn 1.27). JĂ©sus a affirmĂ© cela : se rĂ©fĂ©rant au rĂ©cit de la GenĂšse, il a soulignĂ© que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme : « Dieu fit l’homme et la femme ; c’est pourquoi l’homme quittera son pĂšre et sa mĂšre, et s’attachera Ă  sa femme, et les deux deviendront une seule chair. » (Mc 10.8)

Nous devons faire preuve d’amour, de respect et d’attention Ă  l’égard de tous les ĂȘtres humains. Les Écritures sont claires en ce qui concerne le dessein de Dieu sur la sexualitĂ© humaine. Elles indiquent que le mariage ne peut exister qu’entre un homme et une femme. Les aberrations en matiĂšre de sexualitĂ© humaine, y compris l’adultĂšre, l’homosexualitĂ©, la licence, la bestialitĂ© et d’autres activitĂ©s sexuelles non bibliques, sont inacceptables pour Dieu.

Malheureusement, certaines personnes dĂ©forment aujourd’hui des passages de la Parole de Dieu, tels que Romains 1.18-32, dans le but de nier ce que le texte dit rĂ©ellement et d’affirmer ce qu’il ne dit pas. Ne vous pliez pas Ă  ceux qui utilisent mal la Bible et ses instructions cĂ©lestes contenues dans des passages tels que Romains 1.18-32 et les autres passages mentionnĂ©s ci-aprĂšs en vue d’une Ă©tude plus approfondie.

Selon les lignes directrices officielles de l’Église adventiste en rĂ©ponse Ă  l’évolution des attitudes culturelles concernant les pratiques homosexuelles et autres pratiques sexuelles alternatives, « il est incompatible avec la comprĂ©hension qu’a l’Église de l’enseignement scripturaire d’admettre ou de maintenir au sein de son effectif des personnes pratiquant des comportements sexuels incompatibles avec les enseignements bibliques. Il est Ă©galement inacceptable que des pasteurs adventistes ou des Ă©glises adventistes offrent des services de mariage Ă  des partenaires de mĂȘme sexe, ou leur fournissent des installations pour la cĂ©lĂ©bration de leur mariage4 »

Avec amour et animĂ© des sentiment qui sont en Christ, dĂ©fendez fermement ce que JĂ©sus, par l’intermĂ©diaire de ses prophĂštes, a indiquĂ© comme Ă©tant la vĂ©ritĂ© biblique sur ce sujet. Comme pour toute pratique pĂ©cheresse dĂ©crite dans la Bible, nous devons aider nos semblables Ă  venir au pied de la croix pour y trouver le plein pardon et une nouvelle vie en Christ (2 Co 5.17). Manifestons aux personnes qui viennent dans nos Ă©glises l’amour et le respect que Christ leur accorderait, tandis qu’elles comprennent que la puissance de Dieu peut vaincre tout pĂ©chĂ©, et nous amener Ă  Ă©tablir une relation juste avec Christ par sa grĂące –par sa justice qui nous justifie et nous sanctifie.

POUR UNE ÉTUDE PLUS APPROFONDIE, VOIR :

(->) Rm 1.18-32 ; Lv 18.22 ; Lv 20.13 ; Gn 19.111 ; Jude 1.5-8 ; Jg 19.22-23 ; I Tm 1.8-11 ; Mc 10.6-9 ; I Co 7.2 ; I Co 6.9-11 ; 2 Co 5.17.

(->) Croyance fondamentale n° 6, « La création » : https://sdaqc.org/ les-croyances-fondamentales/

(->) Croyance fondamentale n° 7, « La nature de l’homme » : https://sdaqc. org/les-croyances-fondamentales/

(->) Croyance fondamentale n° 10, « L’expĂ©rience du salut » : https://sdaqc.org/ les-croyances-fondamentales/

(->) Croyance fondamentale n° 11, « Croßtre en Christ » : https://sdaqc. org/les-croyances-fondamentales/

(->) Croyance fondamentale n° 23, « Le mariage et la famille » : https://sdaqc. org/les-croyances-fondamentales/

1 « Methods of Bible Study », 1986, https://www.adventist.org/ documents/methods-of-bible-study/.

2 Ellen G. White, La tragédie des siÚcles, p. 649.

3 Ibid., p. 288.

4 « Guidelines for the Seventh-day Adventist Church in Responding to Changing Cultural Attitudes Regarding Homosexual and Other Alternative Sexual Practices », 2014, adventist.org/guidelines/responding-to-changing-cultural-attitudes-regarding-homosexual-and-other-alternative-sexual-practices.

Ted N. C. Wilson est le prĂ©sident de l’Église adventiste du septiĂšme jour. Des articles et des commentaires supplĂ©mentaires sont disponibles depuis le bureau du prĂ©sident sur Twitter : @pastortedwilson, et sur Facebook : @PastorTedWilson.

3
21 AdventistWorld.org Octobre 2023
L’Église adventiste est l’Église du reste de Dieu ; elle est un mouvement unique, dotĂ© d’un message et d’une mission uniques.

« Je serre ta Parole dans mon cƓur » :

« Je serre ta parole dans mon cƓur, afin de ne pas pĂ©cher contre toi. » (Ps 119.11)

Ceux d’entre nous qui ont grandi au sein de l’Église adventiste se souviennent que le 13e sabbat, les monitrices de l’École du sabbat conduisaient les enfants de leurs classes devant toute l’assemblĂ©e pour qu’ils rĂ©citent de mĂ©moire les 13 versets appris au cours du trimestre.

Parents et monitrices avaient travaillĂ© dur et longtemps pour ce grand jour ! Ils Ă©taient trĂšs fiers des efforts que nous avions faits. Ils savaient que la Parole de Dieu avait le pouvoir de changer les vies et que rĂ©citer ces versets par cƓur serait une bĂ©nĂ©diction pour nous. Aujourd’hui, cette pratique semble ĂȘtre en perte de vitesse dans de nombreuses Ă©glises locales.

Je prĂ©sume que lorsque JĂ©sus et ses frĂšres et sƓurs Ă©taient enfants, toute la famille consacrait du temps Ă  l’étude des Écritures. Marie et Joseph connaissaient ce fameux proverbe : « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s’en dĂ©tournera pas. »

(Pr 22.6) Lorsque JĂ©sus a atteint l’ñge adulte, il ne s’en est pas dĂ©tournĂ©. Il a continuĂ© Ă  mĂ©moriser, Ă  retenir, Ă  appliquer et Ă  partager les Écritures (voir, par exemple, Mt 4.4).

Si pour JĂ©sus, le Fils immaculĂ© de Dieu, c’était un « must » de mĂ©moriser les Écritures pendant son sĂ©jour terrestre, ne devrions-nous pas, en tant qu’ĂȘtres humains dĂ©chus, suivre son exemple ? Le foyer, l’église et l’école doivent avoir recours Ă  la priĂšre, s’unir, ĂȘtre crĂ©atifs, intentionnels et cohĂ©rents afin d’aider les familles Ă  serrer la

Parole de Dieu dans leur cƓur. On peut rendre cette tĂąche importante facile et amusante grĂące Ă  l’aide du Saint-Esprit et Ă  de bons outils. Quels que soient le matĂ©riel et la technique utilisĂ©s, tout doit ĂȘtre basĂ© sur la Bible et adaptĂ© Ă  l’ñge des enfants.

UNE EXPÉRIENCE PERSONNELLE

Personne n’est un Ăźlot spirituel ! Lorsque j’analyse ma propre vie, je constate que par le biais de la mĂ©morisation, de la rĂ©tention et de l’application, mon foyer, mon Ă©glise et mon Ă©cole ont jouĂ© un rĂŽle important dans ma prĂ©paration pour le royaume de Dieu et pour le service.

Quand j’avais cinq ans, mes parents rĂ©unissaient les 15 membres de notre famille autour du radiateur pour chanter, mĂ©moriser des versets bibliques, et dĂ©couvrir des histoires bibliques. Une fois ce culte familial terminĂ©, nous nous attelions Ă  nos diffĂ©rentes tĂąches. Papa choisissait au hasard un ou deux d’entre nous et, pendant que nous travaillions ensemble, nous discutions avec lui de ce que nous avions appris dans les Écritures.

Alors que nous imprimions plus profondĂ©ment les versets bibliques dans notre mĂ©moire, cette approche physique, mentale et spirituelle nous a aidĂ©s Ă  Ă©largir notre comprĂ©hension et Ă  renforcer nos efforts de mĂ©morisation. Ces versets Ă©taient toujours lĂ , prĂȘts Ă  ĂȘtre utilisĂ©s en cas de besoin. Telle Ă©tait la mĂ©thode de JĂ©sus : enseigner par des paraboles en puisant dans les objets familiers qui l’entouraient. GrĂące Ă  cette mĂ©thode, il consolida ses messages chez ses auditeurs, en sorte que, longtemps aprĂšs son dĂ©part, ils se souvinrent d’eux et de leur impact positif.

en
les puissants avantages spirituels de la mĂ©morisation des Écritures
Foi
action
Lightstock 22 Octobre 2023 AdventistWorld.org
Photo : Pearl /

Jean 14.16

On ne peut surestimer les avantages spirituels

Écritures.

Une fois devenue ado, j’ai Ă©tĂ© bĂ©nie d’ĂȘtre encadrĂ©e et guidĂ©e par de jeunes adultes qui aimaient Dieu, sa Parole et les jeunes. Ils ont inventĂ© des jeux de mĂ©morisation de versets bibliques, des sketchs, du bricolage et diffĂ©rentes activitĂ©s de formation et d’évangĂ©lisation pour nous aider Ă  mĂ©moriser, Ă  retenir, Ă  appliquer et Ă  partager des versets et des histoires bibliques. Ces jeunes adultes Ă©taient entourĂ©s de dirigeants chrĂ©tiens compĂ©tents et remplis d’amour, donnant de leur temps et de leurs ressources pour aider les enfants, les jeunes, et mĂȘme les adultes dans ce parcours. Dieu a continuĂ© Ă  me fournir des moyens, mĂȘme Ă  l’ñge adulte, non seulement pour mĂ©moriser, retenir, appliquer et partager les Écritures, mais aussi pour aider d’autres familles par le biais de mes Ă©tudes Ă  l’UniversitĂ© Oakwood et Ă  l’UniversitĂ© Andrews. J’ai eu un merveilleux instructeur en la personne de feu T. Marshall Kelly – un pasteur que Dieu a utilisĂ© pour m’inspirer Ă  dĂ©marrer un ministĂšre de mĂ©morisation des Écritures.

DE PUISSANTS AVANTAGES

Alors que nous sommes confrontĂ©s Ă  des problĂšmes prĂ©sents et futurs, rien ne peut nous apporter plus de rĂ©confort et de paix, tout en nous protĂ©geant de l’ennemi et en nous fournissant des armes efficaces pour le combattre, que la Parole de Dieu. Devant de tels avantages sacrĂ©s, immĂ©diats et puissants Ă  notre disposition, prenons le temps de mĂ©moriser, d’appliquer et de partager la Parole de Dieu.

Le Saint-Esprit nous rappellera les versets lorsque nous en aurons besoin, comme il l’a promis dans Jean 14.26 : « Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le PĂšre enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. »

Barbara L. Newton, titulaire d’une maĂźtrise, est Ă©vangĂ©liste-chanteuse, auteur et fondatrice de 3M dans HIM Ministries

Essayez ces jeux crĂ©atifs pour mĂ©moriser les Écritures !

Voici l’objectif du « Jeu de mĂ©morisation des versets bibliques » : ĂȘtre la premiĂšre Ă©quipe Ă  associer le plus grand nombre de cartes de versets bibliques Ă  leurs justes rĂ©fĂ©rences. Vous aurez besoin d’une pile de cartes d’index, de feutres, et d’une carte ou d’une feuille de score. Avec un feutre, Ă©crivez un verset biblique sur une carte, et sur une autre carte, la rĂ©fĂ©rence correspondante. Faites ainsi pour tous les versets choisis. Placez toutes les cartes sur une table ou le sol (le cĂŽtĂ© Ă©crit doit ĂȘtre cachĂ©). Divisez votre classe ou votre famille en deux Ă©quipes. Les Ă©quipes doivent, tour Ă  tour, essayer de faire correspondre les cartes. L’équipe qui obtient le plus grand nombre de cartes correspondantes gagne !

Une autre façon amusante de mĂ©moriser et de retenir les Écritures est d’illustrer ou de mettre en scĂšne les versets bibliques. Dessinez des versets pour crĂ©er des cartes postales que vous partagerez ensuite avec les autres Ă  titre d’outil de tĂ©moignage. Vous pouvez aussi jouer Ă  « Gagner, perdre ou dessiner », ou encore Ă  « Pictionary », oĂč les Ă©quipes illustrent tour Ă  tour des versets bibliques et tentent de deviner de quel verset il s’agit.

Laissez votre imagination s’envoler tandis que vous explorez de nouvelles façons de mĂ©moriser les Écritures et de les serrer dans votre cƓur !

de la mémorisation des
23 AdventistWorld.org Octobre 2023

À la dĂ©couverte de l’Esprit de prophĂ©tie

Conseils pratiques d’Ellen G. White pour trouver le bon partenaire de vie

Les relations amoureuses, les relations professionnelles, et mĂȘme notre relation avec Dieu peuvent, bien souvent, ĂȘtre dĂ©routantes ! Comme le besoin d’une oreille attentive peut se faire sentir sur de tels sujets, Ellen White a Ă©crit de nombreuses lettres remplies de conseils pratiques. Ses contemporains venant rapidement Ă  apprĂ©cier ses conseils, elle reçut bientĂŽt des lettres dans lesquelles on lui posait toutes sortes de questions, allant de la plus profonde Ă  la plus ridicule1

Cependant, Ellen White se gardait bien de donner toutes les rĂ©ponses. « Elle voulait que les chrĂ©tiens cessent de s’appuyer sur elle pour prendre des dĂ©cisions rapides et infaillibles au sujet de leur vie. Elle les encourageait plutĂŽt Ă  renforcer leur relation avec Dieu alors qu’il leur parlait individuellement2 »

Dans ses Ă©crits, elle a prĂ©sentĂ© des Ă©tudes de cas oĂč les lecteurs peuvent trouver les principes impliquĂ©s dans les relations pour ensuite les appliquer dans un esprit de priĂšre. Au 21e siĂšcle, de tels principes en matiĂšre de relations sont toujours actuels. Avant de nous pencher sur l’un d’entre eux, examinons le contexte des relations amoureuses et du mariage Ă  l’époque d’Ellen White.

LA ROMANCE AU DÉBUT DU 19 E SIÈCLE

Au dĂ©but du 19e siĂšcle, l’idĂ©e de « suivre son cƓur », de « trouver l’ñme sƓur » ou mĂȘme de tomber amoureux Ă©tait un concept Ă©tranger. À cette Ă©poque, les frĂ©quentations Ă©taient censĂ©es ĂȘtre une affaire relativement peu Ă©motionnelle. On considĂ©rait les facteurs tels que le statut social et les finances beaucoup plus importants pour un mariage convenable qu’un cƓur amoureux battant la chamade.

Mais au dĂ©but du 20 e siĂšcle, ce concept s’est mis Ă  changer rapidement. Les Ă©normes changements sociaux et Ă©conomiques aux États-Unis ont eu un impact profond sur la sociĂ©tĂ© – et mĂȘme sur les relations amoureuses et le mariage. La focalisation sur les frĂ©quentations a fait volte-face : dĂ©sormais, il fallait tomber amoureux plutĂŽt que de trouver un bon parti. Bien qu’en gĂ©nĂ©ral les parents Ă©taient encore consultĂ©s, les jeunes hommes et les jeunes femmes ont commencĂ© davantage Ă  dire leur mot dans leur choix d’un partenaire.

N’empĂȘche que toute frĂ©quentation avait pour objectif le mariage. Quel contraste saisissant avec ce qui se passe aujourd’hui ! En effet, on peut se frĂ©quenter pendant des annĂ©es sans aborder le

Photo : Brett Meliti

sujet du mariage. Les fiancés, eux, ne voient souvent pas la nécessité de fixer une date de mariage3

L’imprimerie devenant moins chĂšre, les romans d’amour sont devenus trĂšs populaires. Et l’amour romantique, plutĂŽt que la convenance, est venu en tĂȘte de liste quant Ă  l’objectif des frĂ©quentations. Ellen White a dĂ©conseillĂ© la lecture de ce genre de littĂ©rature parce qu’il encourage le « sentimentalisme amoureux » et rend difficile l’identification et la croissance du vĂ©ritable amour. La plupart de ces romans se concentraient sur diffĂ©rents scĂ©narios exotiques de sĂ©duction, puis se terminaient par un mariage oĂč les deux personnages Ă©pris d’amour, miraculeusement transformĂ©s par les vƓux de mariage, commençaient l’étape de la vie « Et ils vĂ©curent heureux jusqu’à la fin des temps ». La messagĂšre du Seigneur elle, avait une vision plus rĂ©aliste du mariage.

« Personne autant qu’un mari ne peut dĂ©truire le bonheur et l’efficience d’une femme, et faire de son existence un vĂ©ritable crĂšve-cƓur ; et, pour ce qui est de refroidir les espoirs et les aspirations d’un homme, de paralyser ses Ă©nergies et de ruiner son influence et son avenir, personne n’y parvient aussi bien que sa propre femme. Pour beaucoup d’hommes et de femmes, leur rĂ©ussite ou leur Ă©chec, et leurs espĂ©rances Ă©ventuelles pour la vie Ă  venir remontent au jour de leur mariage4. »

C’est dans le contexte de cette culture des frĂ©quentations qu’Ellen White a exposĂ© de nombreux principes bibliques pour aider Ă  choisir un partenaire de vie. L’importance de ce sujet se reflĂšte dans le nombre important de lettres qu’elle a Ă©crites Ă  des personnes en quĂȘte de conseils. Le livre Le foyer chrĂ©tien consacre une section entiĂšre au thĂšme des frĂ©quentations et du mariage (p. 43-48). À titre d’exemple, examinons un seul de ces principes.

À LA RECHERCHE DE L’AMOUR

Notre culture assimile l’amour Ă  une impulsion soudaine d’attirance passionnĂ©e. Mais le chrĂ©tien, lui, sait bien qu’une passion dĂ©vorante n’est pas forcĂ©ment synonyme d’amour vĂ©ritable. PlutĂŽt que d’attendre d’ĂȘtre emportĂ© par l’amour, il examine attentivement les partenaires potentiels. Ellen White dĂ©finit l’amour comme un principe, et non comme un sentiment.

« L’amour est un don prĂ©cieux que nous recevons du ciel. L’affection pure et simple n’est pas un sentiment ; c’est un principe. Ceux qui sont guidĂ©s par un vĂ©ritable amour ne sont ni aveugles, ni dĂ©raisonnables5. »

Remarquez que l’affirmation ci-dessus ne signifie pas que le vĂ©ritable amour est dĂ©pourvu de sentiments, mais plutĂŽt qu’il a une bonne comprĂ©hension de la rĂ©alitĂ© et connaĂźt la personne qu’il choisit d’aimer. Voici une autre citation dans laquelle Ellen White dĂ©finit l’amour :

« L’amour
 n’est pas quelque chose de dĂ©raisonnable et d’aveugle. Il est pur et saint, alors que la passion d’un cƓur irrĂ©gĂ©nĂ©rĂ© est toute diffĂ©rente. Tandis qu’un amour pur soumet tous ses projets Ă  Dieu et recherche une harmonie parfaite avec l’Esprit de Dieu, la passion, elle, se montre entĂȘtĂ©e, irrĂ©flĂ©chie, dĂ©raisonnable, ne souffrant aucune contrainte, idolĂątrant l’objet de son choix. La grĂące de Dieu se manifeste dans tout le comportement de celui qui est animĂ© d’un vĂ©ritable amour. Toutes les dĂ©marches qui prĂ©cĂšdent le mariage sont marquĂ©es par la modestie, la simplicitĂ©, la sincĂ©ritĂ©, la moralitĂ© et la religion. Ceux qui se placent sous de telles influences ne se laisseront pas Ă©loigner des rĂ©unions de priĂšre et des services religieux par l’intĂ©rĂȘt qu’ils ont l’un pour l’autre6. »

VoilĂ  une dĂ©claration intĂ©ressante ! Ellen White y souligne que lorsque nous faisons de l’autre personne une idole, le danger nous guette. Une idole, c’est toute chose ou

mĂȘme toute personne qui prend la place de Dieu dans nos premiĂšres affections. En matiĂšre de recherche d’un partenaire de vie, il s’agit d’un concept important qui contrebalance les attentes irrĂ©alistes poussĂ©es par les mĂ©dias et la culture.

Ceci dit, Ellen White nous propose le test suivant pour dĂ©couvrir ce qu’est la croissance de l’amour vĂ©ritable dans une relation. Si on se dĂ©sintĂ©resse des choses spirituelles, on a sans doute affaire Ă  une passion malsaine motivant la relation, et pas Ă  l’amour. Une relation dans laquelle les deux partenaires se rapprochent de Dieu et l’adorent ensemble offre un bon point de dĂ©part pour la croissance de l’amour.

CONCLUSION

De nos jours, bien des gens dĂ©cident, avant mĂȘme de les avoir lus, que les Ă©crits d’Ellen White ne sont plus actuels. Faute d’espace, nous ne pouvons inclure ici toutes les contributions utiles que ses Ă©crits peuvent apporter pour trouver un partenaire de vie qui complĂšte l’autre au lieu de le diminuer. La seule façon de dĂ©couvrir ces idĂ©es et ces principes est de commencer Ă  lire pour soimĂȘme les conseils d’Ellen White.

1 Voir Ellen G. White, « Our Supply in Christ », General Conference Bulletin, 4 avril 1901.

2 Herbert E. Douglass, Messenger of the Lord, Nampa, ID., Pacific Press Pub. Assn., 1998, p. 419, 420.

3 B. Bailey, From Front Porch to Back Seat: Courtship in Twentieth Century America, Baltimore, John Hopkins University Press, 1989.

4 Ellen G. White, Le foyer chrétien, p. 43.

5 Ibid., p. 49.

6 Ibid.

Chantal Klingbeil a été directrice adjointe du Ellen G. White Estate pendant plus de 10 ans. Elle et sa famille habitent actuellement en Allemagne.

25 AdventistWorld.org Octobre 2023

Idées préconçues et aveuglement

Pourquoi Judas a-t-il trahi Jésus ?

Vous vous interrogez sans doute sur les forces internes qui ont motivĂ© et finalement poussĂ© Judas Ă  livrer JĂ©sus aux chefs juifs. MĂȘme si on peut dire plusieurs choses lĂ -dessus, il est cependant difficile de donner une rĂ©ponse dĂ©finitive Ă  votre question.

1. UN LONG PROCESSUS

Judas, semble-t-il, se joignit aux disciples en raison du caractĂšre affectueux du Christ et de la puissance que ce dernier dĂ©ployait dans l’exercice de son ministĂšre (Mt 10.4). Comme les autres disciples, il vint Ă  JĂ©sus avec ses propres dĂ©fauts ; malheureusement, jamais il ne rĂ©ussit Ă  les surmonter. L’avarice – son dĂ©faut le plus pernicieux – l’aveuglait sur la vĂ©ritable nature de l’Ɠuvre du Christ ( Jn 12.6 ; Mt 26.15). On peut supposer qu’aprĂšs environ un an passĂ© avec JĂ©sus, Judas se mit Ă  exprimer discrĂštement ses frustrations aux disciples, et peut-ĂȘtre mĂȘme Ă  critiquer le travail de JĂ©sus (cf. Mc 10.14). C’est ce qui conduisit JĂ©sus Ă  poser une question rhĂ©torique aux disciples : « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze ? Et l’un de vous est un dĂ©mon ! [diabolos, “calomniateur, adversaire”] » (Jn 6.70) À ce moment-lĂ , Judas ne pensait pas encore Ă  le trahir (v. 71 ; cf. Lc 6.16).

La frustration de Judas monta d’un cran aprĂšs que Marie eĂ»t oint JĂ©sus d’un parfum coĂ»teux. Il tenta de dissimuler son vĂ©ritable motif de contestation, mais en vain : JĂ©sus rĂ©vĂ©la son Ă©goĂŻsme et le rĂ©primanda avec bontĂ© (Jn 12.5-8). Pour Judas, c’en Ă©tait trop ! Il « alla vers les principaux sacrificateurs, afin de leur livrer JĂ©sus » (Mc 14.10 ; Mt 26.14). Au moment de la sainte CĂšne, « le diable avait dĂ©jĂ  inspirĂ© au cƓur de Judas [
] le dessein de le livrer » (Jn 13.2). Le point de non-retour se produisit lorsque, au cours du repas dans la chambre haute, JĂ©sus

le désigna en tant que traßtre : « Satan entra dans Judas » (v. 27). Ce dernier « se hùta de sortir. Il était nuit. » (v. 30)

2. LE MOBILE

On peut affirmer sans se tromper que Judas Ă©tait contrĂŽlĂ© par son Ă©goĂŻsme et son avarice, et que ces deux travers l’incitĂšrent Ă  trahir JĂ©sus. PremiĂšrement, on peut supposer qu’il croyait, comme le reste des disciples, que JĂ©sus Ă©tait un Messie politique qui dĂ©livrerait le peuple des Romains. En se joignant Ă  lui, il s’assurerait un rĂŽle important dans le royaume de JĂ©sus. DeuxiĂšmement, il se rendit bientĂŽt compte que la vision que JĂ©sus avait de son royaume Ă©tait de nature spirituelle et non militaire – ce qui le rendit dĂ©pitĂ© (Jn 6.26-71). Lorsque la multitude essaya de couronner JĂ©sus roi de force, mais en vain, Judas en Ă©prouva un dĂ©pit plus grand encore. DĂšs lors, il se mit Ă  se demander s’il devait demeurer loyal Ă  JĂ©sus (6.14-15,7071). TroisiĂšmement, il n’apprĂ©cia certainement pas que JĂ©sus annonce sa mort – une idĂ©e complĂštement incompatible avec le Messie militaire qu’il s’imaginait (cf. Marc 14.8,10). QuatriĂšmement, il espĂ©rait qu’en livrant JĂ©sus, ce dernier, comme en d’autres occasions, se sauverait (Mt 27.3). Ceci prĂ©cipiterait peut-ĂȘtre la manifestation du « Messie militaire ». Lors de son arrestation, JĂ©sus aurait pu, certes, s’échapper, mais il s’en garda bien (Jn 18.5-8). La dĂ©monstration qu’il donna de sa puissance prouvait que c’était lui, et non les soldats ou Judas, qui contrĂŽlait son avenir. Lorsque Judas se rendit compte que JĂ©sus ne faisait rien pour se sauver, il essaya d’arrĂȘter ce qu’il pensait avoir mis en branle (Mt 27.3-4). Mais c’était trop tard : JĂ©sus Ă©tait venu pour mourir. RongĂ© par un sentiment de culpabilitĂ© intolĂ©rable, le traĂźtre se retira et se suicida (v. 5). Aspirant Ă  une haute situation dans le royaume militaire du Christ pour son profit personnel, mais pas dans le royaume spirituel, Judas ne comprit jamais que la mission de JĂ©sus consistait Ă  donner sa vie pour ceux qui feront partie de son royaume Ă©ternel.

Ángel Manuel Rodríguez a pris sa retraite aprÚs avoir servi en tant que pasteur, professeur, et théologien.

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26 Octobre 2023 AdventistWorld.org

La santé buccodentaire des nourrissons et des enfants

Des mesures toutes simples pour la dentition future

Les dents de lait sont relativement temporaires et, fort heureusement, remplacĂ©es au fur et Ă  mesure par des dents d’adulte quelque part entre l’ñge de 5 et 12 ans environ. C’est ainsi que le CrĂ©ateur nous donne une nouvelle occasion d’avoir une dentition parfaite malgrĂ© les accidents et les caries pouvant se produire au cours de l’enfance. Dans ce bref article, nous allons passer en revue les mesures simples mais importantes que nous pouvons prendre pour aider nos enfants Ă  conserver une bonne santĂ© dentaire pendant l’enfance, et pour prĂ©parer une denture future saine et esthĂ©tique.

Il arrive que la ou les premiĂšres dents tardent Ă  se montrer. Certains parents s’en inquiĂštent. Les dentistes pĂ©diatriques, eux, se prĂ©occupent rarement des calendriers d’éruption dentaire car, Ă  moins que les dents se dĂ©veloppent anormalement, cela n’a aucune importance, et que de toute façon, il n’y a pas grand-chose Ă  faire pour changer la situation. En gĂ©nĂ©ral, vers l’ñge de 2 ou 3 ans, quelques dents de lait, voire jusqu’à 20 dents de lait sont sorties. Il est rare que l’élĂ©vation de la tempĂ©rature, l’agitation et la bave pouvant accompagner l’éruption des dents soient suffisamment graves pour nĂ©cessiter un traitement – ce qui, le cas Ă©chĂ©ant, inquiĂšte les mamans !

Le plus important consiste Ă  veiller Ă  ce que ces mignonnes petites dents soient exemptes de caries. Tout aliment ou boisson contenant des calories peut ĂȘtre le substrat dans lequel les bactĂ©ries prolifĂšrent et provoquent des caries. Il est donc trĂšs important de nettoyer les dents du bĂ©bĂ© qui dort avec le doigt recouvert d’un chiffon, ou d’un enfant plus ĂągĂ© avec une brosse Ă  dents – et ce, chaque fois que l’enfant s’endort le soir et au moins une fois au cours de la journĂ©e.

Les enfants qui dorment habituellement avec des parcelles de nourriture et mĂȘme avec du lait maternel sur les dents sont beaucoup plus susceptibles d’avoir de grosses caries. Celles-ci peuvent entraĂźner des douleurs, des infections et la perte de dents. Il est particuliĂšrement important de bien laver et soigner les premiĂšres molaires permanentes (les premiĂšres dents arriĂšre de l’adulte) qui font Ă©ruption vers l’ñge de 6 ans.

La plupart des enfants sont trop jeunes pour se brosser les dents euxmĂȘmes. Parfois, les parents se plaignent que les enfants ne les laissent pas leur brosser les dents. Il incombe inĂ©vitablement aux parents d’établir une

stratĂ©gie qui fasse d’une hygiĂšne bucco-dentaire adĂ©quate une expĂ©rience quotidienne cohĂ©rente, attendue et qui ne se discute pas. Parfois, il suffit de l’associer Ă  une histoire, Ă  un moment de bonheur « ensemble », ou Ă  une petite rĂ©compense non-alimentaire.

Au fur et Ă  mesure que les bĂ©bĂ©s grandissent, les tĂ©tĂ©es doivent ĂȘtre moins frĂ©quentes et, dĂšs que possible, il faut rĂ©server une pĂ©riode de deux heures, le matin et l’aprĂšs-midi, oĂč l’on ne leur donne que de l’eau. Les tasses Ă  bec contenant du jus de fruit sont trĂšs apprĂ©ciĂ©es des enfants, mais en rĂ©alitĂ©, ces tasses sont trĂšs mauvaises pour les dents. Leur utilisation constante et l’utilisation prolongĂ©e du biberon, de la sucette, ou encore la succion du pouce et l’habitude de se fourrer quelque chose dans la bouche pour se rĂ©conforter peuvent entraĂźner le dĂ©placement des dents dans des positions non naturelles, bien que gĂ©nĂ©ralement corrigibles, ce qui peut compliquer plus tard la mise en place des dents permanentes. Les avantages psychologiques de ces dispositifs doivent ĂȘtre Ă©valuĂ©s par rapport aux dommages qu’ils peuvent causer Ă  la dentition. Un professionnel des soins dentaires, en particulier un dentiste pĂ©diatrique, peut aider Ă  rĂ©soudre tous ces problĂšmes. Une « maison adaptĂ©e aux soins dentaires » oĂč l’enfant se familiarise avec une bonne hygiĂšne bucco-dentaire (avant qu’un traitement ne soit nĂ©cessaire) est encore le meilleur moyen d’assurer Ă  long terme le bien-ĂȘtre de la bouche et des dents.

Photo : PeopleImages / iStock / Getty Images Plus / Getty Images
Santé
27 AdventistWorld.org Octobre 2023
Doyle Nick est docteur en prosthodontie au Koppel Special Care Dentistry, à Loma Linda, en Californie, aux États-Unis.

El Nañito Feo –Nañito, le laid

Bras musclĂ©s, biceps saillants, mains Ă©normes et puissantes, poitrine massive
 On dirait un boxeur ou un gardien de but ! Bref, pendant la plus grande partie de sa vie, il a un corps de rĂȘve que les autres envient. Les gens le remarquent et, remplis d’admiration, le saluent en souriant.

Enfin, jusqu’à ce qu’ils remarquent ensuite le reste de son corps.

à voix basse derriÚre des portes closes. Leur analyse finale est brÚve. « Il sera toujours comme ça. Petit. Difforme. Fort. Faible. Moche. Et il ne marchera jamais. »

Qu’est-ce qu’il est laid ! On dirait que son visage a Ă©tĂ© façonnĂ© dans une plantation d’arachides – crĂąne large rĂ©trĂ©cissant au niveau des joues, et large de nouveau au niveau de la mĂąchoire. Ses jambes sont pires encore – affreuses ! Au lieu d’ĂȘtre musclĂ©es comme ses bras, elles sont filiformes et pendantes, comme si elles n’avaient pas d’os. On dirait de simples bandes de chair reliĂ©es Ă  des pieds minuscules et inutiles.

Les gens se dĂ©tournent, lĂ©gĂšrement dĂ©goĂ»tĂ©s par cette crĂ©ature qui ne ressemble que trĂšs peu Ă  un ĂȘtre humain.

SANS ABRI DANS LE VIEUX SAN JUAN

Nañito voit le jour quelque part prĂšs de San Juan, Ă  Porto Rico, dans une famille qui l’aime beaucoup, mais qui n’a aucune idĂ©e de la façon de l’élever. Il mange bien et ses bras et sa poitrine semblent grandir normalement. Mais le reste de son corps, alors
 C’est comme si rien ne colle !

Des experts mĂ©dicaux l’examinent, le piquent avec une dizaine d’aiguilles, prĂ©lĂšvent des Ă©chantillons de tout, et discutent

Pour son quatriĂšme NoĂ«l, son pĂšre lui offre un cadeau. Ce n’est pas grand-chose : juste un morceau de contreplaquĂ© avec des roues de patins Ă  roulettes clouĂ©es dessous. Sa mĂšre place un coussin au centre, un peu comme un siĂšge de moto, et son pĂšre lui montre comment se pousser et se tirer avec ses mains. Nañito est ravi de son nouveau moyen de transport et s’exerce pendant des heures dans les rues animĂ©es de son quartier.

Le jour oĂč ses parents constatent qu’il se dĂ©place avec aisance, ils lui donnent un sac que sa mĂšre a rempli de toutes sortes de bonnes choses. Ensuite, son pĂšre l’emmĂšne, lui et sa planche, en bus. AprĂšs un long trajet, ils descendent au « Terminal de Guaguas », prĂšs du palais du gouverneur dans le vieux San Juan. Son pĂšre lui achĂšte de quoi manger Ă  un vendeur ambulant, puis s’agenouille Ă  cĂŽtĂ© de sa planche.

« Nañito, dit-il, on ne peut pas aller plus loin. Ta mĂšre et moi t’aimons beaucoup, mais nous ne savons plus comment t’élever. Je t ’emmĂšne ici, au centre de la vieille ville, et je prie Dieu de prendre soin de toi Ă  partir de maintenant, d’ĂȘtre toujours avec toi. »

Et alors, il le serre trĂšs fort dans ses bras, puis reprend le bus, le salue de la main, et sort de sa vie.

Nañito reste longtemps assis là, observant les bus qui arrivent, se vident de leurs passagers, se remplissent à nouveau, puis repartent vers une quelconque destination.

« Je vais vous raconter
 »
/ iStock / Getty Images Plus / Getty Images 28 Octobre 2023 AdventistWorld.org
Photo : Gangis Khan

Comme il ne peut aller nulle part, il pousse sa planche et fait le tour de quelques pĂątĂ©s de maisons jusqu’à la rue Fortaleza, la principale voie d’accĂšs et de sortie du vieux San Juan.

À environ sept blocs de lĂ , il peut apercevoir le toit du Palacio de Santa Catalina, oĂč habite le gouverneur. Des vendeurs ambulants ont installĂ© de petits stands et des tables des deux cĂŽtĂ©s de la rue, vendant aux touristes des vĂȘtements de fantaisie, de la nourriture et des bibelots. Nañito pagaie un peu, puis s’arrĂȘte pour manger les aliments que son pĂšre lui a achetĂ©s. Ensuite, il s’installe sous un arbre et s’écroule, Ă©puisĂ© aprĂšs son premier jour dans sa nouvelle demeure : une rue de sans abri dans le vieux San Juan.

DES CHAUSSURES ET DES LIVRES

Le lendemain matin, un vendeur ambulant lui donne de l’eau et du pain, le dirige vers les toilettes et le renvoie chez lui. Nañito parcourt la rue toute la journĂ©e, s’arrĂȘtant chez presque tous les vendeurs, les saluant, apprenant leurs noms, cherchant Ă  savoir s’il peut faire quelque chose pour se payer un repas.

Un cordonnier attire son attention. Cet homme chante en rĂ©parant les semelles et en polissant le cuir. « Ça alors ! Cet homme est le plus heureux de la rue ! » se dit Nañito. Et il dĂ©cide de s’en approcher.

« Salut fiston ! Ça te dirait de cirer des chaussures ? »

Que cette voix est aimable ! Nañito « le laid » accepte rapidement son offre. Tout l’aprĂšs-midi il polit, et polit encore. À chaque nouvelle paire de chaussures Ă  cirer, il dĂ©veloppe et amĂ©liore ses compĂ©tences.

« Nañito, je rentre chez moi par le prochain bus, dit le cordonnier. Mais tu peux dormir dans mon stand si tu veux. »

Nañito apprend les techniques du cordonnier et ses chansons – toutes ses chansons. Sa prĂ©fĂ©rĂ©e, c’est « Mas Alla Del Sol » – une chanson remplie d’espĂ©rance.

« Au d’lĂ  du soleil », chante-t-il, tout en polissant, martelant et coupant. Et c’est ainsi qu’il devient un excellent cordonnier. Presque aussi bon que son maĂźtre.

Un sculpteur sur bois perfectionne sa planche et ses roues, et un autre vendeur lui donne une natte de couchage

moelleuse. Le cordonnier l’emmĂšne Ă  l’église, lui apprend Ă  connaĂźtre Dieu et le conduit au baptĂȘme.

Un jour, le cordonnier n’arrive pas dans son bus habituel. Un autre vendeur s’approche de Nañito. Il lui tend les outils du cordonnier et un sac rempli de cuir.

« Je suis dĂ©solĂ©, Nañito, dit l’homme. Le cordonnier est mort la nuit derniĂšre. Il m’a dit que tu es devenu un trĂšs bon cordonnier et qu’il est fier de ce que tu prends la relĂšve. Il veut que je te donne toutes ses affaires, et aussi cette boĂźte. »

La boĂźte est remplie des livres du cordonnier : une Bible usĂ©e Ă  force de lecture, un exemplaire du livre JĂ©susChrist, et une pile Ă©paisse d’exemplaires du petit livre Vers JĂ©sus. Nañito connaĂźt dĂ©jĂ  ces livres parce que le cordonnier lui parlait toujours de Dieu, de JĂ©sus, du sabbat, et de la bienheureuse espĂ©rance. Nañito sait particuliĂšrement ce qu’il faut faire des Vers JĂ©sus. Il doit en glisser un exemplaire dans chaque paire de chaussures soigneusement rĂ©parĂ©es et cirĂ©es, comme le cordonnier le lui a appris.

Nañito travaille au stand du cordonnier pendant plus de 12 ans, mesurant, martelant, coupant, chantant, et polissant pour les pieds les plus fins de Porto Rico. MĂȘme le gouverneur a choisi Nañito « le laid » Ă  titre de cordonnier personnel ! Mais il y a plus : les clients trouvent toujours un exemplaire de Vers JĂ©sus ou un livre de la Bible dans leurs chaussures bien cirĂ©es.

Un hiver, Nañito attrape une toux qui persiste. Un mĂ©decin lui dit qu’en fait, il a une pneumonie. Un autre lui dit que c’est un cancer. Il se trouve que les deux ont raison. Le lit d’hĂŽpital est le lit le plus beau dans lequel Nañito ait jamais dormi, et Armando, l’infirmier qui lui est assignĂ©, se rĂ©jouit des Ă©tudes bibliques qu’il lui donne.

Le soir de sa mort, Nañito demande au mĂ©decin de veiller Ă  donner sa boĂźte Ă  l’infirmier. « Ma Bible s’y trouve, dit-il. Et aussi mes derniers exemplaires de Vers JĂ©sus. Armando en aura besoin ! »

Dick Duerksen, pasteur et conteur, habite à Portland, en Oregon, aux États-Unis

Éditeur

Adventist World est une revue internationale de l’Église adventiste du septiĂšme jour. La Division Asie-Pacifique Nord de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale des adventistes du septiĂšme jour en est l’éditeur.

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Vol. 19, n° 10

29 AdventistWorld.org Octobre 2023

Un ami à tes cÎtés

Il y a longtemps, un jeune garçon nommĂ© Tommy habitait dans un petit village pittoresque nichĂ© dans les montagnes. Tommy Ă©tait un enfant au grand cƓur et Ă  l’imagination dĂ©bordante. Par contre, il Ă©tait anxieux et avait souvent peur – surtout lorsqu’il Ă©tait confrontĂ© Ă  de nouveaux dĂ©fis. Chaque fois, ses grands yeux se remplissaient d’inquiĂ©tude et son cƓur s’emballait comme un cheval au galop.

Un matin ensoleillĂ©, alors que Tommy joue prĂšs de la riviĂšre, il entend une voix douce l’appeler. En se retournant, il aperçoit M. Elijah, un vieil homme sage au sourire chaleureux et au visage amical. M. Elijah est bien connu dans le village pour ses histoires.

« Bonjour, mon p’tit homme, dit gentiment M. Elijah. Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu as l’air bien inquiet ! Qu’est-ce qui te tracasse ? »

Tommy hĂ©site un instant. « J’ai peur, Monsieur. J’ai peur des nouvelles choses, du noir, et mĂȘme d’essayer de nouveaux jeux avec mes amis. Je voudrais tellement ĂȘtre courageux comme les hĂ©ros des histoires que vous nous racontez ! »

M. Elijah rit doucement et tapote l’épaule de Tommy. « Tu sais quoi, Tommy ? Être courageux, ça ne veut pas dire qu’on n’a pas peur ! Être courageux, c’est affronter ses peurs et croire qu’on n’est pas tout seul. Laisse-moi te raconter l’histoire d’une fille qui est devenue courageuse grĂące Ă  l’aide d’un ami spĂ©cial. »

Tommy est tellement enthousiaste qu’il Ă©carquille les yeux. Il s’assied immĂ©diatement pour Ă©couter l’histoire de M. Elijah.

« Il Ă©tait une fois, dans un pays lointain, une jeune fille qui s’appelait Lily. Elle avait peur de beaucoup de choses, tout comme

toi. Elle tremblait intĂ©rieurement lorsqu’elle entendait des bruits Ă©tranges la nuit, ou lorsqu’elle devait parler devant des gens. Un jour, Lily reçut un cadeau spĂ©cial : un joli cadre dans lequel se trouvait une image de JĂ©sus entourĂ© d’un groupe d’enfants. Pour Lily, ce cadeau devint trĂšs prĂ©cieux. Lorsqu’elle sentait la peur venir, elle regardait la photo, fermait les yeux et murmurait : « JĂ©sus, sois avec moi. »

«  Et tu sais quoi, Tommy ? Chaque fois qu’elle faisait ça , elle sentait une prĂ©sence apaisante autour d’elle, comme une caresse de quelqu’un qui se souciait profondĂ©ment d’elle.

MĂȘme si ses peurs ne disparaissaient pas complĂštement, elle savait qu’elle n’ Ă©tait pas seule Ă  les affronter. »

Tommy est impressionnĂ©. C’est comme si une lueur d’espoir s’allumait dans son tunnel de peur. « Et

Foi en herbe Pages amusantes pour les plus jeunes
Illustration : Mugi Kinoshita 30 Octobre 2023 AdventistWorld.org

moi, M. Elijah ? Comment est-ce que je peux sentir que Jésus est avec moi ? »

M. Elijah sourit.

« Eh bien, c’est une question de foi et de confiance. Tout comme Lily, tu peux avoir une relation spĂ©ciale avec JĂ©sus. Chaque fois que tu as peur ou que tu es anxieux, ferme les yeux, respire profondĂ©ment, et imagine que JĂ©sus est Ă  tes cĂŽtĂ©s, qu’il te tient la main. Parle-lui comme tu parles Ă  ton meilleur ami. Dis-lui tes inquiĂ©tudes et demandelui de te rendre fort et courageux. Tu vas ressentir une merveilleuse paix et l’assurance que tu n’es jamais seul. »

Tommy rĂ©flĂ©chit au conseil de M. Elijah et dĂ©cide d’essayer. Cette nuit-lĂ , alors qu’il est au lit, l’obscuritĂ© de sa chambre lui fait peur. Au lieu de se cacher sous les couvertures, il ferme les yeux et pense Ă  JĂ©sus. « JĂ©sus, sois avec moi », murmure-t-il.

Soudain, Tommy se sent plus calme et ses craintes commencent Ă  se dissiper. Il se sent entourĂ©, protĂ©gĂ©, comme s’il Ă©tait enveloppĂ© d’une couverture confortable. À partir de ce jour, il prend l’habitude de parler Ă  JĂ©sus chaque fois qu’il a peur.

Peu aprĂšs, les amis de Tommy remarquent qu’il a changĂ©. Il n’a plus peur d’essayer de nouvelles choses, ni de se porter Ă  la dĂ©fense de ce qui est bien, mĂȘme quand ce n’est pas facile.

« HĂ© Tommy, t’es tellement courageux maintenant ! Comment tu fais ? »

Tommy leur rĂ©pond en souriant. « Je suis courageux parce que j’ai un ami qui est toujours avec moi. JĂ©sus est mon ami spĂ©cial. Je sais que je ne suis jamais seul, quoi qu’il arrive. »

Tommy a appris que c’est JĂ©sus, son ami, qui lui donne le courage d’affronter n’importe quel

dĂ©fi ou n’importe quelle peur. Il a dĂ©couvert qu’ĂȘtre courageux ne veut pas dire qu’on n’a jamais peur, mais qu’on a l’assurance que JĂ©sus est lĂ  pour nous guider et nous protĂ©ger. Depuis ce jour, il mĂšne une vie remplie de joie, sachant qu’il a le meilleur ami qu’on puisse demander – JĂ©sus, celui qui est toujours avec lui. Et c’est pareil pour toi !

La Bible nous donne une promesse extraordinaire dans DeutĂ©ronome 31.8 (Nouvelle Bible Segond) : « Le Seigneur lui-mĂȘme marche devant toi ; il sera lui-mĂȘme avec toi ; il ne te dĂ©laissera pas, il ne t’abandonnera pas ; n’aie pas peur, ne sois pas terrifiĂ©. » La prochaine fois que, comme Tommy, tu auras peur, rappelle-toi ce verset. JĂ©sus veut plus que tout nous donner sa paix. Alors, vas-y, mets ta confiance en celui qui ne te quittera jamais !

BETH THOMAS
31 AdventistWorld.org Octobre 2023

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