Adventist World French - January 2022

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01/2022 Dire oui à Jésus Page 14 Pourquoi s’adressentils à nous ? Page 20 Adventist World en swahili Page 22

365 jours avec Jésus


Les Bibles que j’ai connues BILL KNOTT

10 365 jours avec Jésus Merle Poirier, Adventist World

14 Dire oui à Jésus Linda Mei Lin Koh Couverture : kwasny221 / iStock / Getty Images Plus / Getty Images

16 Esprit de prophétie Le Jésus qu’il nous faut connaître Ellen G. White 17 Place aux jeunes Une étude biblique sans Bible Carolina Ramos 18 Perspective mondiale Agir en tout temps avec sagesse Ted. N. C. Wilson 20 Méditation Pourquoi s’adressent-ils à nous ? Gerald A. Klingbeil 22 Foi en action Adventist World en swahili Penny Brink 24 Rétrospective La SID : division pionnière de l’Afrique Passmore Hachalinga

26 La Bible répond Samson : de la faiblesse à la force 27 Santé & bien-être Une voix qui change 28 « Je vais vous raconter… » Servir entièrement Jésus ! 30 Foi en herbe – Le coin des enfants Des fruits et des légumes amusants !

« Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. » (He 4.12) À l’aube, les mots qui s’élèvent dans l’obscurité de mon bureau résonnent sur le verre et le bois. Là, dans la pièce, ils émergent de mon appli d’écoute de la Bible comme s’ils étaient prononcés par un ami de confiance à mes côtés. Je les savoure de l’œil et de l’oreille, découvrant de nouveau que même les Écritures sur mon smartphone peuvent devenir un temple du sacré. Il fut un temps où je n’aurais pas accepté qu’elles soient présentées autrement qu’entre les couvertures en cuir d’un volume, qu’avec les pages à double colonnes, et les mots de Jésus surlignés en rouge. C’était là la Bible de mon enfance, celle que j’ai reçue lors de mon septième Noël et qui se trouve encore sur l’étagère de mon bureau. Les versions pour étudiants de la Bible ont rapidement remplacé l’édition reliée en cuir. Ces nouvelles versions, je les ai largement soulignées de plusieurs couleurs de stylo alors que je lisais et relisais les mots qui m’ont donné la vie. Les éditions dédiées aux études universitaires – trois d’entre elles, en fait, dont les reliures s’affaissent aux coins – sont largement annotées, soulignant les parallèles, les allusions et les passages émouvants que je ne me permettrais pas d’oublier. Les Bibles de mes nombreuses années pastorales sont à la fois très personnelles et marquées, elles aussi, pour les études bibliques, les sermons, et les présentations. En les lisant, je me souviens de tant d’autres matins où la Parole qui se trouvait devant moi sur mon bureau est devenue la Parole profondément ancrée dans mon cœur. Les versions abondent – Bible en français courant ; Nouvelle Bible Segond ; Segond 21 ; Semeur ; Parole de vie – chacune étant plus tranchante qu’une épée à deux tranchants, convaincante et cependant réconfortante, chacune me rappelant que la grâce n’est jamais totalement achevée dans mon cœur. Les Bibles de mes années de rédaction remplissent maintenant la majeure partie d’une étagère – nouvelles versions, meilleures reliures, éditions cadeaux, autres langues. Je tire mon édition française vers moi et me demande où un autre pasteur, au plus profond des collines d’Haïti ou de Provence, trouve la force et Jésus dans ces mots. Est-il ému par les choses qui m’incitent à aimer mon sauveur ? Répète-t-elle ces mots pour saluer le jour qui se lève ? Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique […] (Jn 3.16). Chaque nouvelle année commence, à juste titre, par un nouvel engagement à lire la Parole souvent – quotidiennement, oui – mais plus important encore, à la lire avec l’ouverture de cœur par laquelle la vérité se loge finalement dans notre esprit. Une partie sagement lue et profondément vécue est plus significative que 1 189 chapitres parcourus rapidement – surtout pour ceux qui viennent juste d’embrasser la foi. Dans cette édition de janvier, nous vous proposons donc un plan pour lire les Évangiles tout au long de cette année – un plan qui vous permettra d’approfondir les histoires, les paraboles, les sermons, et le sacrifice de notre sauveur. Si vous suivez un autre plan, soyez-en béni ! Si vous recherchez une relation nouvelle, plus riche avec Jésus, essayez le plan d’étude que nous vous présentons. Quelle que soit la langue dans laquelle vous lisez ou écoutez la Bible, la grâce de Dieu développera dans votre cœur un amour pour Jésus et pour sa Parole.

Nous croyons en la puissance de la prière ! À Adventist World, nous nous réunissons tous les mercredis matin pour le culte hebdomadaire, au cours duquel nous prions pour les requêtes de prière qui nous ont été envoyées. Faites-nous parvenir les vôtres à prayer@adventistworld.org, et priez pour nous tandis qu’ensemble, nous travaillons à l’avancement du royaume de Dieu.

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Janvier 2022 AdventistWorld.org


Sur le vif

Le 30 octobre 2021, à l’église adventiste Pedro Ludovico Central, des pasteurs de la Fédération du centre du Brésil ont imposé les mains à Rafel Hibner Hirle (à gauche) et à Carlos César Batista Alvino, lors de la cérémonie de consécration au ministère pastoral. Ces deux pasteurs ont exercé leur ministère auprès de congrégations dans l’État de Goiás, non loin de Brasilia, capitale du Brésil. Photo : Adventistas Goiás

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En bref

« Malgré la pandémie de COVID-19, les pasteurs, les ouvriers, les églises locales, les institutions et les membres de nos églises n’ont jamais baissé les bras. Dans la Division Asie-Pacifique Nord, nous avons pris en considération l’orientation des quatre aspects suivants : la mission dans les villes, l’évangélisation des jeunes et des enfants, la mission en Corée du Nord, et l’évangélisation numérique. » — Si Young Kim, président de la Division Asie-Pacifique Nord, lors des réunions de fin d’année de la division, lesquelles se sont tenues du 1er au 8 novembre dernier. Elles avaient pour thème « Atteindre le monde : J’irai, je ferai des disciples ! » Ces réunions annuelles se sont déroulées entièrement sur Zoom en raison de la pandémie en cours.

27 000

Le nombre de jeunes non-chrétiens qui ont contacté les instructeurs en ligne de l’Union des missions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENAUM) et ont complété au moins un cours d’étude biblique. En 2018, les dirigeants de MENAUM ont effectué un sondage sur la région. Ce sondage les a aidés à en identifier les habitants, la langue dans laquelle ils s’expriment, et la meilleure plateforme numérique pour entrer en contact avec eux. Un an plus tard, MENAUM a intégré la radio, la télévision, et l’évangélisation numérique. En outre, elle a recruté des instructeurs en ligne de l’Université du Moyen-Orient pour s’engager auprès des gens qui suivent des cours d’étude biblique.

Le culte familial -

Dans le cadre du sondage de 2017-2018 effectué auprès des membres de l’Église mondiale, les chercheurs ont posé la question suivante : À quelle fréquence faites-vous le culte du matin ou du soir avec les membres de votre famille ? 37 % — Tous les jours ou plus d’une fois par jour 17 % — Plus d’une fois par semaine 12 % — Environ une fois par semaine 13 % — Moins d’une fois par mois 21 % — Jamais Source : Équipe de recherche et d’évaluation ASTR, n=56,850 Photo : ThitareeSarmkasat / iStock / Getty Images Plus / Getty Images

Il y a 125 ans — Le 16 novembre 2021, l’Université Oakwood, située à Huntsville, en Alabama (États-Unis), a célébré son 125e anniversaire. Depuis plus d’un siècle, cette université a lancé des milliers de diplômés sur des orbites de service dans son secteur et dans le monde entier. L’Université Oakwood – un établissement adventiste d’enseignement supérieur traditionnellement pour les noirs – propose une éducation chrétienne de haute qualité. Dès le début, Ellen G. White, cofondatrice de l’Église adventiste, a défendu la cause de cette université. Dans une lettre (n° 313) écrite en 1904, elle a dit : « Il était dans le dessein providentiel de Dieu que la ferme de l’école de Huntsville soit achetée. »

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« Pour un établissement de santé, son personnel et sa communauté, les centrales d’oxygène représentent la sécurité et la confiance. Ceci veut dire que nous savons que nous pouvons compter sur une source vitale et que nous pouvons aussi servir efficacement la communauté. Nous avons des projets sociaux et communautaires que nous menons activement avec les gouvernements locaux. Cette centrale nous aidera à poursuivre le ministère de guérison de Jésus alors que nous réalisons ces projets. » — Cesar Valera, directeur financier de la Clínica Adventista Ana Stahl, au sujet de la nouvelle centrale d’oxygène, financée grâce aux contributions d’AdventHealth, de l’Agence de développement et de secours adventiste (ADRA) au Pérou, de la Fondation Rotary, et d’autres donateurs.


En bref

« Pour inciter les gens à aller à l’église, il faut d’abord leur montrer que nous les aimons, et ensuite, leur montrer que nous avons quelque chose de différent des autres Églises. Cet argent aura un impact sur le programme d’évangélisation de notre [centre d’évangélisation] à Bryant Park. » — Henry Beras, président de la Fédération du Grand New York, aux ÉtatsUnis, au sujet du Bryant Park Life Hope Center. Ce centre a pour mission de partager l’espoir, la plénitude, et le message des trois anges d’Apocalypse 14 avec les plus de 12 millions de personnes qui visitent le secteur chaque année. Le centre a reçu une subvention de Mission globale de la Conférence générale des adventistes du septième jour.

Il y a 50 ans Les membres de l’Église de St. Croix, dans les îles Vierges américaines, se sont réunis à l’automne 2021 pour commémorer l’aboutissement d’une campagne d’évangélisation historique qui s’est tenue sous une grande tente le 30 octobre 1971, soit il y a 50 ans. « Les îles Vierges étaient considérées comme un terrain difficile pour l’évangélisation, mais les dirigeants ont continué avec foi », a déclaré Thomas Rose, lequel dirige actuellement l’Église adventiste Central, à St. Croix. Cinquante ans plus tard, l’île compte six églises anglophones et deux églises hispanophones.

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« Le projet pilote de station d’eau alimenté par énergie solaire d’ADRA a nécessité plus de trois ans de travail acharné de la part de l’équipe dévouée d’ADRA Mozambique pour le perfectionner. L’innovation et le dévouement combinés ont permis à ADRA de développer un concept solide qui, s’il est développé, pourrait révolutionner l’approvisionnement en eau potable dans les communautés périurbaines où l’accès à des systèmes d’eau courante fiables est limité. » — Jason Brooks, conseiller technique en chef pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène à l’Agence internationale de développement et de secours adventiste (ADRA International), au sujet d’un projet qui s’est mérité le prix de l’Energy Globe Award pour ses stations d’eau alimentées par l’énergie solaire. Photo : Arjay Arellano AdventistWorld.org Janvier 2022

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Actualités

Inauguration d’une classe de médecine au Rwanda

Les dirigeants exhortent les étudiants à « poursuivre le ministère de guérison de Jésus »

Marcos Paseggi, Adventist World

Le 12 novembre dernier, 34 étudiants en médecine et de nombreux invités ont participé à la première cérémonie des sarraus blancs à la faculté de médecine adventiste de l’Afrique centre-est (ASOME) à Kigali, au Rwanda. Au nombre des invités, mentionnons des parents d’étudiants, des sponsors, des responsables de la santé et de l’éducation de l’Église adventiste, et des représentants du gouvernement rwandais. L’ASOME, située sur le campus de l’Université adventiste de l’Afrique centrale (AUCA), a été officiellement inaugurée en septembre 2019. Plus de deux ans plus tard, en raison de la pandémie, la faculté célèbre la première cohorte d’étudiants en médecine, lesquels devraient être diplômés en 2027. « Étudiants, vous êtes l’avenir ! Nous sommes des plus enchantés de vous avoir ici », a déclaré Eustace Penniecook, doyen fondateur de l’ASOME, alors qu’il souhaitait la bienvenue à la classe d’étudiants et aux invités. LA VÉRITÉ TELLE QU’ELLE EST EN JÉSUS

Dans une allocution spéciale adressée à la classe, Zeno Charles-Marcel, directeur adjoint du Ministère de la santé de l’Église adventiste, a rappelé aux étu-

diants qu’en tant que médecins, ils ont à leur disposition ce que la science a de mieux à offrir. « Mais parfois, la science peut être très froide », a-t-il reconnu. Les chrétiens, en revanche, « disposent du meilleur que le ciel puisse offrir. Et Dieu est un Dieu de la science ! C’est lui qui l’a créée. Nous ne sommes pas en opposition avec la véritable découverte scientifique. Lorsque vous portez votre sarrau blanc, vous dites que vous êtes à la poursuite de la vérité, où qu’elle vous mène. » Peter Landless, directeur du Ministère de la santé, a déclaré qu’il se sentait privilégié d’être présent à la cérémonie « pour être témoin de l’histoire ». Il a rappelé aux étudiants, aux dirigeants et aux officiels que l’éducation médicale adventiste n’est pas une simple franchise de l’éducation médicale. Au contraire, a-t-il dit, « c’est une éducation qui se focalise sur la formation de missionnaires médicaux selon le modèle du grand Médecin, pour étendre le ministère de guérison de Jésus ». Après avoir été investis de leur sarrau, les étudiants ont lu un engagement dans lequel ils ont promis de consacrer leur vie « à l’avancement du ministère de guérison et d’enseignement de Jésus-Christ ». Ils ont également promis « d’aller servir la

En tant que futurs médecins, les étudiants de la classe de 2027 s’engagent à suivre l’exemple de Jésus. Photo : courtoisie de Lisa Beardsley-Hardy 6

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communauté » en partageant leurs connaissances avec leur entourage. Après cet engagement, Patrick Ndimubanzi, directeur général du développement des ressources humaines du gouvernement du Rwanda, s’est adressé à la classe. Entre autres charges pour les aider à exceller dans leur mission, il a appelé les étudiants à être patients et humbles. « Pour être un bon médecin, il faut être un bon être humain », leur a-t-il dit. UN PARCOURS LONG ET DIFFICILE

Lisa Beardsley-Hardy, directrice du Département de l’éducation de la Conférence générale, a rappelé aux participants à la cérémonie que l’ASOME est la septième faculté de médecine adventiste dans le monde. Elle est également la deuxième sur le continent africain, après la faculté de médecine Benjamin Carson de l’Université Babcock, au Nigeria (fondée en 2012). Au nom de la Division de l’Afrique centre-est (ECD) – la région de l’Église mondiale comprenant 11 pays africains, dont le Rwanda – Blasious Ruguri, président de l’ECD, a remercié les parents et les sponsors qui permettent à ces étudiants de devenir des professionnels adventistes. Il a fait remarquer que les résultats qu’ils célèbrent aujourd’hui sont le fruit d’années de travail acharné. Blasious Ruguri : « L’établissement de cette faculté n’a pas été simple […]. Ça a été un très long parcours. Le fait d’être arrivé là où nous sommes aujourd’hui est un miracle en soi. » Il a terminé en s’adressant aux étudiants : « Classe de 2027, je vous lance le défi d’être nos pionniers ! Ne nous laissez pas tomber ! »


Actualités

La radio WGTS-FM rafle deux prix prestigieux

Le Marconi Radio Awards l’a proclamée station religieuse de l’année

La rédaction de Adventist World

Le personnel de la station de radio WGTS-FM, à Washington, D.C., célèbre l’obtention de deux prix nationaux. Photo : courtoisie de WGTS-FM

WGTS-FM à Washington, D.C. – une station de radio affiliée à la communauté adventiste – a récemment été nommée station religieuse de l’année lors du Marconi Radio Awards de la National Association of Broadcasters (NAB) de 2021. Les prix, qui récompensent l’excellence dans le domaine de la radio, ont été annoncés le 10 novembre dernier, lors de l’émission virtuelle du NAB Marconi Radio Awards. Selon les organisateurs, cette cérémonie visait à « célébrer les grands radiodiffuseurs américains pour leur excellence dans le domaine de la radio ». Lors de cette cérémonie, l’émission We Need to Talk, de la même station, a été nommée Meilleur podcast radio de l’année. Claude Jennings et Jerry Woods, animateurs de cette émission de WGTS, dirigent une discussion hebdomadaire sur les différences raciales, discussion que WGTS qualifie « d’ouverte, d’honnête, et parfois, d’inconfortable dans le but de favoriser la croissance et la compréhension entre les individus de toutes races ». Chaque semaine, les animateurs répondent à des questions, racontent des histoires, et discutent des progrès qu’ils constatent, incitant ainsi les gens à contribuer au changement. UN MOT SUR WGTS-FM

La station de radio WGTS a commencé à émettre en 1957 à titre de première station de radio non commerciale dans la région de Washing-

ton, D.C. Selon le Columbia Union Visitor, elle a été lancée dans le sous-sol du dortoir des hommes sur le campus de l’ancien Institut d’enseignement supérieur Washington Missionary à Takoma Park, au Maryland, avec un émetteur de 10 watts couvrant 1 kilomètre carré seulement. L’indicatif WGTS a repris la devise de l’institut, soit « Gateway to Service ». En 1982, WGTS a commencé à émettre 18 heures par jour, et en 1996, elle est passée à un format chrétien dynamique. En 2004, on a déplacé la tour de diffusion à Arlington, en Virginie, ce qui a contribué à élargir considérablement sa zone de couverture. En 2018, WGTS a été vendue à Atlantic Gateway Communications Inc. – une organisation à but non lucratif. On peut lire sur le site Web de WGTS la déclaration de mission de la station : « Encourager tout le monde [...] à faire un pas de plus vers Christ ». La culture de WGTS est fondée sur un engagement envers l’intégrité, le service, et l’excellence. Kevin Krueger, président directeur général de WGTS : « Servir la population par le biais de la radio musicale chrétienne a été une bénédiction tout au long de ma carrière. En outre, servir les auditeurs […] dans la capitale nationale est un honneur incroyable que je ne prends pas à la légère ; un honneur qui me touche au début de chaque journée. »

Kevin Krueger dit que selon certains, ce qu’il fait n’est qu’un simple travail de média, voire un divertissement. « Mais en réalité, ce que je fais transforme la vie des centaines de milliers de fois, alors que Dieu travaille dans le cœur des auditeurs […] à Washington D.C. et en ligne, dans le monde entier », a-t-il expliqué. Selon lui, c’est cet appel à parler de Dieu aux autres qui maintient le tout bien vivant. « Je m’imagine avec plaisir le jour où, au ciel, nous aurons une énorme réunion des auditeurs de WGTS 91,9 où chacun racontera comment Dieu a agi dans sa vie par le biais d’une chanson, d’une parole partagée – par le biais de ce ministère médiatique. » NAB

La National Association of Broadcasters est la principale association de défense des radiodiffuseurs américains. Elle permet aux radiodiffuseurs de mieux servir leurs communautés, de renforcer leurs entreprises, et de saisir les nouvelles possibilités de l’ère numérique. Selon des sources de la NAB, les finalistes ont été sélectionnés par un groupe de travail composé de radiodiffuseurs, et les gagnants ont été désignés par l’Académie de sélection du NAB Marconi Radio Awards. Les votes ont été comptabilisés par une société indépendante.

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Coup d’œil sur… la Division Asie-Pacifique Sud (SSD)

1 688 247 Effectif de la Division Asie-Pacifique Sud au 31 décembre 2020

« Nous vivons à une époque où l’évangélisation numérique est devenue courante. Il nous faut embrasser cette réalité et prendre l’initiative de maximiser son potentiel. » — Saw Samuel, président de la SSD, au sujet d’une clinique de santé qui a coïncidé avec de multiples sites en ligne diffusant des campagnes d’évangélisation. Plus de 800 personnes ont été baptisées sur l’île de Mindoro, aux Philippines.

« Creatures Teach Us donne aux enfants des occasions de briller pour Jésus alors que leurs talents sont optimisés au maximum de leur potentiel. Chaque épisode fait vivre aux parents et aux enfants une aventure avec six animaux différents que l’on trouve à Singapour. Les [téléspectateurs] peuvent apprendre des traits de caractère tels que la loyauté, l’empathie, le travail d’équipe, ainsi que des perspectives contextualisées, des choix prosociaux, et d’autres valeurs positives dans leur processus de formation du caractère chrétien. » — Les producteurs de Hope Channel Singapore à propos du nouveau programme pour les enfants. Allant au-delà de la vidéo, la série propose des divertissements et des activités éducatives adaptés aux familles. Les épisodes comprennent un pack de divertissement familial téléchargeable gratuitement, des articles sur l’art d’être parent, et des fichiers imprimables.

Session de 12 jours L’Agence de développement et de secours adventiste (ADRA) au Laos met en œuvre la phase II du projet de nutrition et de moyens de subsistance au Laos – l’un des pays les plus pauvres d’Asie du Sud-Est. Le projet est mis en œuvre dans la province de Xienkhouang, où la malnutrition aiguë atteint 10 pour cent, la malnutrition chronique 33 pour cent, et où plus de 12 pour cent des enfants de moins de 5 ans souffrent d’insuffisance pondérale. Le projet s’attaque à la sous-nutrition par le biais de diverses interventions, l’une d’entre elles étant la session d’alimentation de 12 jours. Chaque ménage rassemble les ingrédients dont il dispose, puis le personnel d’ADRA les prépare en un repas nutritif et équilibré pour les enfants souffrant de malnutrition.

« Cette construction a bravé 7,5 centimètres de cendres, trois séismes violents, deux cyclones tropicaux, plus de deux ans de confinement pandémique, et deux mois de pluies de mousson ininterrompues. En fin de compte, ce bâtiment a tout enduré et est resté fidèle à son objectif : être un phare d’espérance dans la communauté. » — Joseph Allan Deblois, trésorier de la SSD, lors de la cérémonie d’inauguration du Life Hope Impact Center. Ce centre abrite divers ministères de l’Église et offrira également des services à la communauté par son restaurant végétarien, son centre de fitness, son sauna, son centre de santé, sa salle de congrès, et ses installations pour les invités. Life Hope Impact Center se trouve à Silang, dans la province de Cavite, aux Philippines.

Photo : courtoisie d’ADRA Laos 8

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Point de vue

Dwight Nelson, pasteur en chef de l’église Pioneer Memorial de l’Université Andrews

Photo : fizkes / iStock / Getty Images Plus / Getty Images

Le téléphone sonne ! Et si c’était Dieu qui vous appelait depuis le début ? En octobre 2021, un individu décide de faire une randonnée d’un jour dans les magnifiques montagnes du Colorado, aux États-Unis. Ah, ces couleurs d’automne, ce ciel d’un bleu profond surplombant un terrain rocailleux grisâtre au milieu de conifères verts… Bref, c’est une journée idéale pour faire une randonnée ! Mais vers 20 h, quelqu’un appelle le Service de recherche et de sauvetage (SRS) local pour signaler que le randonneur aurait dû être revenu depuis longtemps. Pourrait-il aider à le localiser ? Toute la nuit, les équipes de recherche et de sauvetage passent les zones environnantes au peigne fin pour retrouver le randonneur disparu. « De multiples tentatives pour contacter le sujet par son cellulaire ont échoué », rapporte plus tard un communiqué du comté de Lake. Mais voilà, plus de 24 heures plus tard, le randonneur est de retour chez lui. « Dis donc, où est-ce que t’étais passé ? Tout le comté t’a cherché ! » Selon une déclaration du SRS, le

sujet a perdu son chemin vers la tombée de la nuit, a passé la nuit à le chercher, et l’a finalement retrouvé. Il est arrivé à sa voiture le lendemain matin. « Il était loin de se douter que le SRS était à sa recherche. » Mais la conclusion de ce reportage est un classique. On lit dans la même déclaration : « À retenir : le sujet a ignoré nos appels téléphoniques répétés parce qu’il ne reconnaissait pas le numéro. » Est-ce possible ? Le téléphone du randonneur a continué de sonner toute la nuit depuis un numéro de téléphone non reconnu. Comme il ne savait pas qui téléphonait, il a décidé de ne pas répondre. L’aide était à un coup de fil de distance – mais il n’a pas répondu au téléphone ! Lorsque les médias sociaux se sont mis à critiquer ce randonneur infortuné, le SRS a pris sa défense : « N’oubliez pas que ce qui semble avoir du bon sens après coup n’est pas évident pour un sujet au moment où il est perdu et paniqué »1. Je suis étonné de voir combien d’entre nous ont vécu l’énorme crise de cette pandémie conjuguée avec l’effondrement des mouvements politiques et des gouvernements, suivi les gros titres sur le changement climatique, déploré l’hémorragie morale de cette culture et l’effondrement de ses valeurs, et se sont plaints des perturbations des chaînes d’approvisionnement qui menacent un

mode de vie basé sur des dépenses incessantes. Mais pendant tout ce temps, nos téléphones ne cessent de sonner depuis un numéro non identifié… Quelqu’un a-t-il pensé que ce pourrait être Dieu à l’autre bout du fil ? Et que nous sommes peut-être plus perdus que nous ne le pensons ? Voici comment le Seigneur a formulé ça : « Faites donc bien attention, veillez sur vous-mêmes pour que vos esprits ne s’alourdissent pas à force de bien manger, de trop boire et de vous tracasser pour votre vie de tous les jours, sinon ce grand jour vous surprendra tout à coup. Vous serez pris au piège, car il s’abattra, comme un filet sur tous les habitants de la terre. Tenez-vous donc en éveil et priez, sans vous relâcher, pour que Dieu vous donne la force d’échapper à tous ces malheurs futurs, et pour que vous puissiez vous présenter debout avec assurance en présence du Fils de l’homme. » (Lc 21.34-36, PVV2) En d’autres termes, de grâce, répondez au téléphone ! Ou, dans les termes de l’auteur américain Ellen White : « Dieu des cieux, réveille-nous3 ! » Répondez au téléphone. Elisha Fieldstadt, « Hiker Lost for 24 Hours Ignored Rescuers’ Calls Because They ‘Didn’t Recognize the Number », www.nbcnews.com/ news/us-news/hiker-lost-24-hours-ignored-rescuers-calls-becausethey-didn-n1282381. 2 Sauf mention contraire, toutes les citations des Écritures sont tirées de la version Louis Segond 1910. 3 Ellen G. White, Événements des derniers jours, p. 27. 1

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INTRODUCTION 1/1

JC 9-17

1/2 1/3

Mc 1.1 Mt 1.1-17

Lc 1.1-4

Jn 1.1-18

JC 18-22

Lc 3.23-38

JC 23-29

Lc 1.5-80

JC 77-80

Lc 2.1-20

JC 30-34

Lc 2.21-38

JC 35-41

1/4 NAISSANCE DE JÉSUS 1/5 1/6 1/7 1/8

Mt 1.18-25

1/9 1/10 1/11

Mt 2.1-23

JC 43-50

1/12

Sous les projecteurs

1/13 Lc 2.39-40

JC 51-58

1/15

Lc 2.41-51

JC 59-67

1/16

Lc 2.52

JC 68-76

1/14

365 jours avec Jésus C O M P I L AT I O N D E M E R L E P O I R I E R , G E S T I O N N A I R E D E S O P É R AT I O N S D E ADVENTIST WORLD

ENFANCE DE JÉSUS

PREMIÈRE ANNÉE ET DEMIE DE MINISTÈRE 1/17

Mt 3.1-12

Mc 1.2-8

Lc 3.1-18

JC 81-89

1/18 1/19

Mt 3.13-17

Mc 1.9-11

Lc 3.21-23

JC 90-94

1/20

Mt 4.1-11

Mc 1.12-13

Lc 4.1-13

JC 95-113

1/21 1/22 1/23

L

’équipe de rédaction de Adventist World vous invite à passer davantage de temps avec Jésus en 2022. Ce plan de lecture unique d’étude de la Bible organise les quatre Évangiles en ordre chronologique, puis les regroupe en 365 lectures quotidiennes1. Des sélections correspondantes tirées de Jésus-Christ et de Les paraboles de Jésus – deux puissants ouvrages d’Ellen White – sont incluses pour approfondir votre compréhension du contenu de l’Évangile2. Certaines sélections se voient accorder deux, trois, voire quatre jours afin que chacune reste claire et accessible. Un rythme de lecture plus lent a été délibérément choisi pour laisser au lecteur le temps de contempler la vie de celui qui est venu donner sa vie pour nous. Nous prions, alors que vous passez du temps avec Jésus, pour que votre vie soit transformée jour après jour.

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Janvier 2022 AdventistWorld.org

JC 114-125

Jn 2.1-12

JC 127-137

Jn 2.13-25

JC 138-149

Jn 3.1-21

JC 150-159

Jn 3.22-36

JC 160-164

Jn 4.1-42

JC 165-177

Jn 4.43-54

JC 178-181

1/26 1/27 1/28 1/29 1/30 1/31

Mt 4.12

Mc 1.14

Lc 3.19-20

2/1 2/2 2/3

Lc 4.14-15 Mt 4.13-22

Mc 1.15-20

Lc 4.16-30

JC 219-227

Mt 8.14-17

Mc 1.21-38

Lc 4.31-44

JC 213-217

2/8

Mt 4.23-25

Mc 1.39

Lc 5.1-11

JC 228-234

2/9

Mt 8.1-4

Mc 1.40-45

Lc 5.12-16

JC 235-245

Mt 9.1-8

Mc 2.1-12

Lc 5.17-26

JC 246-256

Mt 9.9-13

Mc 2.13-17

Lc 5.27-32

JC 257-260

Mt 9.14-17

Mc 2.18-22

Lc 5.33-39

JC 260-266

2/4 2/5 2/6 2/7

2/10 2/11

Il existe de nombreuses versions permettant de lire les Évangiles de manière chronologique. Celle qui a servi de base ici a été produite par Rick Aschmann, avec quelques modifications. Vous serez peut-être intéressé par son travail approfondi. Consultez-le à l’adresse suivante : https:// aschmann.net/ BibleChronology/ChronologyOfTheFourGospels.pdf. 2 Il existe de nombreux tirages de ces deux ouvrages. Les numéros de page indiqués proviennent du site Web des écrits d’Ellen G. White. Les paraboles de Jésus, édition de 1900, et Jésus-Christ, édition de 1940, suivent la même numérotation. Vous pouvez trouver ces deux livres sur le site www. egwwritings.org. 1

Jn 1.19-51

1/24

2/12 2/13 2/14 2/15 2/16

Image : Jessica Wong


4/10

DEUXIÈME ANNÉE DE MINISTÈRE 2/17

PJ 106-110

4/11

Mt 8.18-22

2/18

4/12

Mt 8.23-27

Mc 4.35-41

Lc 8.22-25

JC 324-327

2/19

4/13 Mt 8.28-34

Mc 5.1-20

Lc 8.26-39

JC 328-333

Mt 9.18-26

Mc 5.21-43

Lc 8.40-56

JC 334-338

2/20

Jn 5.1-47

Mt 12.1-8

Mc 2.23-28

Lc 6.1-5

JC 183-198

JC 268-272

2/21

4/15

2/22

Mt 12.9-14

Mc 3.1-6

2/23

Mt 12.15-21

Mc 3.7-12

2/24 2/25

4/14

Lc 9.57-62

Mc 3.13-19 Mt 5.1-12

Lc 6.6-11

JC 273-276

Lc 6.12-16

JC 278-286

4/18

Lc 6.17-19

JC 287-295

4/19

4/16 4/17

2/26

4/20

Mt 9.27-34

2/27

4/21

Mt 13.53-58 Mt 9.35-38

Lc 6.20-26

Mc 6.1-6

2/28

Mt 5.13-16

JC 294-296

4/22

3/1

Mt 5.17-37

JC 295-301

4/23

Mt 10.1-4

Mc 6.7

Lc 9.1-2

3/2

4/24

Mt 10.5-15

Mc 6.8-13

Lc 9.3-5

JC 339-350

3/3

Mt 5.38-42

Lc 6.27-31

4/25

3/4

Mt 5.43-48

Lc 6.32-36

4/26

Mt 10.16-11.1

Mt 6.1-21

Lc 11.1-13, 33-36

4/27

Mt 14.1-12

Mc 6.14-29

Lc 9.6-9

JC 199-211

3/5

JC 301-302

3/6

4/28

3/7

Mt 6.22-24

3/8

Mt 6.25-34

3/9

Mt 7.1-6

Lc 6.37-42

4/29

3/10

Mt 7.7-29

Lc 6.43-49

4/30

3/11

Mt 8.5-13

Lc 7.1-10

JC 305-307

5/1

Lc 7.11-17

JC 308-310

5/2

Lc 7.18-35

JC 199-205

5/3

JC 301-303 JC 302-304

3/12 3/13

Mt 11.2-19

3/14 Lc 8.1-3 Mt 12.22-37

Mc 3.20-30

Lc 11.14-23

5/5 JC 311-318

3/17

Lc 9.10-11

Jn 6.1-4

JC 351-356

Mt 14.15-21

Mc 6.35-44

Lc 9.12-17

Jn 6.5-13

JC 357-365

Mt 14.22-33

Mc 6.45-52

Jn 6.14-21

JC 366-372

Mt 14.34-36

Mc 6.53-56 Jn 6.22-71

JC 373-386

5/7 Mt 12.38-42

Lc 11.29-32

3/19

Mt 12.43-45

Lc 11.24-28

5/9

3/20

Mt 12.46-50

Lc 8.19-21

5/10

Mc 3.31-35

3/21

5/8

Lc 11.37-54

3/22

5/11 PJ 11-14

5/12

PJ 14-17

5/13

PJ 21-26

5/14

3/25

PJ 26-30

5/15

3/26

PJ 31-35

5/16

3/27

PJ 36-41

5/17

3/28

PJ 42-46

5/18

3/29

PJ 53-57

5/19

3/23 Mt 13.1-23

Mc 4.1-20

Lc 8.4-15

Mt 13.24-30

3/30

Mc 4.21-25

3/31

Mc 4.26-29

4/1

Mc 6.30-34

5/6

3/18

3/24

Mt 14.13-14

5/4

3/15 3/16

TROISIÈME ANNÉE DE MINISTÈRE

Mt 13.31-32

Mc 4.30-32

Lc 8.16-18

Mc 7.1-23

JC 387-391

Mt 15.21-28

Mc 7.24-30

JC 392-397

Mt 15.29-39

Mc 7.31-38

JC 398-399

Mt 16.1-12

Mc 8.11-26

Mt 16.13-28

Mc 8.27-38

Lc 9.18-27

JC 405-415

Mt 17.1-13

Mc 9.1-13

Lc 9.28-36

JC 416-420

Mt 17.14-21

Mc 9.14-29

Lc 9.37-45

JC 422-427

Mc 8.1-10 JC 399-404

5/20 PJ 47-52

5/21

Lc 13.18-19

PJ 59-62

5/22

Lc 13.20-21

PJ 75-80

5/23

4/2

Mt 13.33

4/3

Mt 13.34-35

4/4

Mt 13.36-43

PJ 63-71

5/25

4/5

Mt 13.44

PJ 81-85

5/26

PJ 85-92

5/27

PJ 81-85

5/28

4/6

Mt 15.1-20

Mc 4.33-34

5/24

4/7

Mt 13.45-46

4/8

Mt 13.47-50

PJ 99-100

5/29

4/9

Mt 13.51-52

PJ 101-110

5/30

Mt 17.22-27 Mt 18.1-20

JC 428-431 Mc 9.30-50

Lc 9.46-50

JC 431-440 PJ 205-212

Mt 18.21-35

AdventistWorld.org Janvier 2022

11


5/31

Jn 7.1-15

JC 441-448

Jn 7.16-36

JC 449-456

6/1

7/24

6/2 6/3 6/4

Jn 7.37-8.11

JC 456-458

Jn 8.12-59

JC 459-468

6/5 6/7 Jn 9.1-41

JC 468-473

6/9

PJ144-148

7/27

PJ 148-151 PJ 130-133

7/31

PJ 133-136 Mt 19.3-15

Mc 10.2-16

Mc 10.1

Lc 9.51-56

Mt 19.16-22

Mc 10.17-23

JC 482-489

Lc 10.1-24

JC 489-492

6/14

JC 514-518 Lc 18.18-30

Lc 17.11-19

8/7 JC 319-323

8/8

JC 494-500

8/9

6/18

PJ 331-334

8/10

6/19

PJ 335-338

8/11

PJ 339-342

8/12

PJ 113-117

8/13

PJ 117-123

8/14

JC 474-480

8/15

Mt 11.20-30 Lc 10.25-42

6/20 Lc 11.1-13

6/22 6/23

PJ 347-351

Jn 10.1-30

PJ 352-355 Mt 19.23-30

Mc 10.24-31

PJ 343-346 PJ 346-348 PJ 348-351

Mt 20.1-16

PJ 352-355

Mt 20.17-28

Mc 10.32-45

Lc 18.31-34

Mt 20.29-34

10.46-52

Lc 18.35-43

6/24

8/16

6/25

8/17

Lc 19.1-10

8/18

Lc 19.11-28

6/26

Jn 10.31-42

6/27

Lc 12.1-12

6/28

Lc 12.13-21

8/19 PJ 213-219

6/29 6/30

Lc 12.22-59

7/1

Lc 13.1-9

7/2

Lc 13.10-17

7/3

Lc 13.22-33

7/4

Lc 14.1-11

7/5

Lc 14.12-24

PJ 179-184

PJ 185-188 PJ 193-197

7/8

PJ 197-201

7/10

Lc 15.1-10

PJ 155-159

7/11

PJ 160-163

7/12

PJ 163-166 Lc 15.11-32

PJ 167-170

7/14

PJ 171-174

7/15

PJ 175-177 Lc 16.1-18

PJ 321-324 PJ 325-329

7/17 Lc 16.19-31

PJ 221-224

7/19

PJ 225-229

7/20

PJ 229-231

7/21

Lc 17.1-10

7/22

Lc 17.20-37

12

Janvier 2022 AdventistWorld.org

Jn 11.47-54

JC 533-538 JC 540-545

JC 546-550 Jn 11.55-57

Mt 26.6-13

Mc 14.3-9

Lc 7.36-50

Jn 12.1-13

JC 551-563

Mt 21.1-11

Mc 11.1-11

Lc 19.29-44

Jn 12.14-19

JC 564-574

Mt 21.17-22

Mc 11.12-26

Mt 21.12-16

Mc 11.15-19

Mt 21.23-27

Mc 11.27-33

Lc 20.1-8

PJ 233-243

Mt 21.28-32

Mc 12.1-12

Lc 20.9-19

JC 590-596

8/22 8/23 8/25

7/7 Lc 14.25-35

JC 519-532

8/24

PJ 189-192

7/9

8/20

Jn 11.1-46

8/21

7/6

7/18

PJ 343-346

8/5 8/6

6/15

7/16

JC 508-513

Lc 18.15-17

8/3 8/4

6/13

7/13

PJ 125-129

Lc 18.9-14

7/29

8/2 Mt 19.1

6/12

6/21

PJ 141-144

7/26

8/1

6/10

6/17

PJ 137-140

7/30

6/8

6/16

Lc 18.1-8

7/25

7/28

6/6

6/11

7/23

JC 502-507

8/26 8/27

JC 575-582

8/28 8/29 8/30

Lc 19.45-48

JC 583-589

8/31 9/1 9/2

Lc 21.37-38

9/3 9/4 9/5 9/6 9/7

Mt 21.33-44

PJ 245-248

9/8

PJ 248-252

9/9

PJ 252-256

9/10

PJ 256-260 PJ 260-266

9/11 9/12

Mt 22.1-14

PJ 267-271

9/13

PJ 272-274

9/14

PJ 274-277


9/15

Mt 22.15-22

Mc 12.13-17

Lc 20.20-26

JC 597-599

9/16 9/17

Mt 22.23-33

Mc 12.18-27

Lc 20.27-38

JC 600-604

Mt 22.34-46

Mc 12.28-37

Lc 20.39-44

JC 604-606

Mt 23.1-39

Mc 12.38-44

Lc 20.45-47

JC 607-610

9/23 9/24

Lc 21.1-4

JC 610-613

9/25

Lc 13.34-35

JC 613-619

Lc 21.5-24

JC 627-630

Mt 24.1-22

Mc 13.1-20

11/14

11/17

9/28

Mt 24.23-51

Mc 13.21-37

JC 631-637

Lc 21.25-36

9/29 PJ 357-360

Mt 25.1-13

10/1

PJ 360-362

10/2

PJ 363-365

10/3

PJ 366-369 PJ 281-284

Mt 25.14-30

11/23

Jn 18.2-11

JC 694-698

Mt 26.57-68

Mc 14.53-65

Mt 26.69-75

Mc 14.66-72

Lc 22.54-65

Mt 27.1-10

Mc 15.1

Lc 22.66-71

Mt 27.11-23

Mc 15.2-14

Lc 23.1-23

Jn 18.28-38

JC 725-739

Mt 27.24-30

Mc 15.15-19

Lc 23.24-25

Jn 18.39-40

JC 739-743

11/27

10/7

PJ 290-294

11/30 12/1

10/8

PJ 295-298

12/2

10/9

PJ 298-302

12/3

10/10

PJ 303-307

12/4

10/11

PJ 308-312

12/5

10/12

PJ 312-316

12/6

10/13

PJ 317-319

10/14 Matt 25.31-46

JC 639-644

10/16

Jn 12.20-36

10/17

Mt 26.1-5

Mc 14.1-2

Lc 22.1-2

10/18

Mt 26.14-16

Mc 14.10-11

Lc 22.3-6

10/19 10/20 Mt 26.17-19

Mc 14.12-16

Lc 22.7-13

JC 620-626

11/29

12/7

JC 716-722

Jn 19.1-16 Mt 27.31-32

Mc 15.20-21

Lc 23.26-31

Jn 19.17

JC 745-747

Mt 27.33-44

Mc 15.22-32

Lc 23.32-38

Jn 19.18-24

JC 748-752

Mt 27.45-49

Mc 15.33-36

JC 753-756

Lc 23.39-43

Mt 27.50-66

Mc 15.37-47

Lc 23.44-45

Lc 23.46-56

Jn 19.25-29

JC 757-761

Jn 19.30

JC 762-770

Jn 19.31-42

JC 771-782

LES 40 JOURS DE LA RÉSURRECTION À L’ASCENSION

Jn 12.37-43

12/11 12/12

Jn 12.44-50

12/13 JC 645-655

Mt 28.1-4

Mc 16.1-4

Lc 24.1-2

Jn 20.1

JC 783-789

Mt 28.5-15

Mc 16.5-11

Lc 24.3-12

Jn 20.2-18

JC 791-796

Mc 16.12-13

Lc 24.13-35

Mc 16.14

Lc 24.36-48

12/14 12/15

10/22

12/16

10/23 Mt26.20-29

Mc 14.17-26

Lc 22.14-23

Jn 13.18-30

JC 656-665

10/25 10/27

Lc 22.24-34

Jn 13.31-38

JC 666-673

Lc 22.35-38

Jn 14.1-31

JC 673-677

10/28 10/29 10/30

JC 797-802

12/17 12/18 12/19

10/26

JC 711-715

12/8 12/9

12/10

Jn 13.1-17

Jn 18.12-27

11/28

PJ 287-290

10/15

JC 699-710

11/26

10/6

Jn 20.19-23

JC 803-807

12/22

Jn 20.24-29

JC 807-809

12/23

Jn 21.1-24

JC 810-817

12/20 12/21

12/24

10/31 Mt 26.30-35

Mc 14.27-31

JC 677-679

Lc 22.39-45

11/2 11/3

Lc 22.47-53

11/25

PJ 284-286

11/1

Mc 14.43-52

11/24

10/5

10/24

Mt 26.47-56

11/18 11/19 11/21 11/22

10/21

JC 687-695

11/15 11/16

11/20

10/4

Jn 18.1

11/13

9/27

9/30

Lc 22.46

11/11 11/12

9/22

9/26

Mc 14.32-42

11/9 11/10

9/20 9/21

Mt 26.36-46

11/8

9/18 9/19

11/7

Jn 15.1-27

11/4 11/5

Jn 16.1-33

11/6

Jn 17.1-26

JC 679-686

12/25 12/26

Mt 28.16-20

JC 818-831

Mc 16.15-18

12/27 12/28 12/29

Mc 16.19-20

Lc 24.49-53

JC 832-838

12/30

Jn 20.30-31

12/31

Jn 21.25

AdventistWorld.org Janvier 2022

13


LINDA MEI LIN KOH

Le culte familial : une pratique toute simple pour aider vos enfants à donner à Jésus la première place dans leur vie

Sous les projecteurs

Dire oui à Jésus

D

ésirez-vous amener vos enfants à acquérir une foi personnelle et solide en Jésus-Christ ? Les outiller pour qu’ils reconnaissent et célèbrent la présence de Dieu dans leur vie ? En ce cas, il vous faut nourrir régulièrement leur relation spirituelle avec Christ dans l’adoration, c’est-à-dire tenir un culte cohérent et intentionnel à la maison. Comme les familles d’aujourd’hui sont débordées – travail, activités scolaires, rendez-vous médicaux, autres activités – à la fin de la journée, les parents sont tout simplement exténués. Ont-ils vraiment le temps et l’énergie de rassembler la famille pour le culte familial et d’en faire un moment agréable ? La Bible est claire : les parents ont la responsabilité de transmettre leur foi à leurs enfants, comme le rappelle le commandement de Moïse au sujet des lois de Dieu : « Tu les inculqueras à tes enfants » (Dt 6.7), ainsi que la recommandation de Paul de les élever « en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur » (Ep 6.4). V. Bailey Gillespie, principal contributeur à l’étude ValueGenesis sur les jeunes adventistes de la sixième à la douzième année, a découvert le sérieux et l’importance de la mise en place d’un culte familial de qualité, significatif, et adapté aux enfants1. L’étude ValueGenesis effectuée dans la Division Pacifique Sud a confirmé que l’engagement chrétien des jeunes augmente directement avec la fréquence du culte familial. Cette relation est fort significative2. 14

Janvier 2022 AdventistWorld.org

Barna Research a mis en évidence les données de l’étude Household of Faith, lesquelles indiquent que les ménages qui s’impliquent dans des pratiques spirituelles (ils prient tous les jours ou tous les deux jours, lisent la Bible ensemble toutes les semaines) et dans des conversations spirituelles (ils parlent de Dieu et de la foi au moins une fois par semaine) sont, dans les termes de cette étude, « spirituellement vibrants »3. Dans son livre Child Guidance, Ellen White encourage fortement les parents à tenir régulièrement le culte familial : « Qu’il y ait dans chaque famille une heure fixée pour le culte du matin et du soir. N’est-ce pas une bonne chose que les parents réunissent leurs enfants autour d’eux, avant le petit-déjeuner, pour remercier le Père céleste de sa protection pendant la nuit, et lui demander qu’il les aide et les dirige pendant la journée ? Et

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lorsque le soir approche, n’est-ce pas bien également que les parents et les enfants se retrouvent une fois de plus devant Dieu pour le remercier des bénédictions reçues pendant la journée4 ? » CRÉER UN ENVIRONNEMENT FAVORABLE

Le culte familial doit être un moment agréable, sous le signe de la détente, où l’on se retrouve en famille pour échanger, pour parler de la journée et de la façon dont Dieu est intervenu dans la vie de chacun. Ainsi, trouvez le moment qui convient le mieux à l’emploi du temps de chacun. Si le matin, après le petit-déjeuner, ou le soir, après le dîner, convient à tout le monde, alors, mettez ces moments de côté. N’oubliez pas que le culte familial doit être bref – environ 10 à 15 minutes – et agréable. À cet effet, mieux vaut choisir une pièce tranquille ou trouver un coin retiré dans la nature. Les parents peuvent varier l’endroit du culte ou laisser les enfants choisir leurs endroits préférés. Le culte familial ne doit surtout pas être morne et ennuyeux pour les enfants ! Impliquez les vôtres dans des expériences multisensorielles en y allant de différentes approches. Donnez-leur des occasions de parler, de partager et d’appliquer les leçons apprises. Laissez-les poser des questions. Ils peuvent aussi faire la prière et diriger le moment du chant. Écoutez ce qu’Ellen White a à dire aux parents : « Parents, faites que l’heure du culte soit des plus intéressantes. Il n’y a aucune raison pour que ce moment ne soit pas le plus plaisant et le plus agréable de la journée. Si vous le préparez un peu, vous pourrez le rendre très intéressant et des plus profitables. De temps en temps, variez-en la forme. On peut poser des questions sur le passage qui a été lu, et faire des remarques appropriées. On peut chanter un cantique. La prière doit être courte et précise5. » IDÉES FACILES ET AMUSANTES POUR LE CULTE DE FAMILLE

Certaines idées pour le culte familial sont amusantes, engageantes, et n’exigent qu’un minimum de préparation et de temps. L’âge des enfants détermine aussi ce que vous pouvez utiliser. Voici quelques idées. DES OBJETS POUR ENSEIGNER LES LEÇONS

Pour enseigner les leçons bibliques, utilisez des objets que les enfants connaissent bien – pierres, plantes, coquillages, cordes, ou tout autre accessoire dont vous disposez. Essayez plusieurs de ces objets. Tomates écrasées – Mettez une ou deux tomates mûres dans un sac en plastique résistant. Demandez à votre enfant d’écraser les tomates en marchant sur le sac ou en le froissant avec ses mains. Puis demandez : « Est-ce qu’on peut encore utiliser ces tomates ? Est-ce qu’il faut les jeter ? » Laissez les enfants proposer des réponses – faire une sauce tomate pour les spaghettis ; de la salsa (ou une sauce) pour accompagner les tortillas, etc. Quelle leçon pouvez-vous tirer de cette activité ? Comme les

tomates écrasées, nous sommes écrasés, abîmés, nous faisons des erreurs à répétition, mais Dieu ne cesse de nous aimer et nous pardonne. Lisez ensuite Jérémie 1.5, Ésaïe 1.18, et Jean 3.16. THÉÂTRE, PANTOMIMES, CHARADES

Le culte familial ne doit surtout pas être morne et ennuyeux pour les enfants !

Les plus jeunes enfants peuvent mettre en scène des histoires bibliques. Les enfants plus âgés peuvent faire des charades bibliques que les membres de la famille devront deviner. Discutez ensuite des traits de caractère qui peuvent s’appliquer à chaque membre de la famille. HISTOIRES

Un enfant ou un parent peut lire une histoire biblique intéressante, puis lancer la discussion. Un enfant plus âgé peut raconter une histoire biblique, puis poser des questions. Chacun peut dire comment il appliquerait la leçon tirée de l’histoire biblique. Exemple : Aujourd’hui, à l’école, comment peux-tu être courageux comme David ? UTILISATION DES ÉCRITURES

Lisez ensemble un psaume et demandez à chaque membre de la famille de faire une prière ayant pour thème le verset qui a la plus grande signification pour lui. Ensuite, que chacun trouve une promesse biblique et dise pourquoi il l’aime. EN AVANT LA MUSIQUE !

Chaque membre de la famille choisit un chant préféré que tous vont chanter ensemble, et explique pourquoi il l’a choisi. Présentez l’histoire d’un cantique préféré et priez Dieu de montrer à tous la façon dont ils peuvent vivre ce message. Chers parents occupés, surchargés, si tout ça vous semble trop compliqué, ne perdez pas courage ! L’Évangile est puissant et sauve. Alors que vous dressez chaque jour votre autel familial devant le Seigneur, il vous suffit de faire preuve d’un peu de créativité et de temps, puis d’appliquer systématiquement ce que vous avez préparé. C’est ainsi que vous aiderez vos enfants à dire « Oui ! » à Jésus ! V. Bailey Gillespie, General Conference Studies Suggested Church Can Develop Faith in Its Young People, ANN, 3 mai 2010, en ligne sur le site https://adventist.news/news/studies-suggest-ways-church-can-develop-faith-in-itsyoung-people. 2 Division Pacifique Sud, Valuegenesis Study 1, Core Report (1993), p. 44, 45, http://circle.adventist.org/files/ download/VGCORERE.pdf. 3 Barna Group, « Opportunities for Faith Formation at Home », Family and Kids, 21 avril 2020, https://www. barna.com/faith-formation-at-home/. 4 Ellen G. White, Conseils à l’Église, p. 123. 5 Ibid. 1

Linda Mei Lin Koh est directrice du Ministère des enfants de la Conférence générale, à Silver Spring, au Maryland (États-Unis).

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Esprit de prophétie

Le Jésus qu’il nous faut connaître L’union avec Christ nous transforme

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uand Jésus-Christ revêtit la nature humaine, il se lia à l’humanité par des liens qu’aucune puissance, sauf la volonté de l’homme lui-même, ne peut rompre. Nous induire à briser ces liens, nous porter à nous séparer volontairement de Jésus, sera le but constant des séductions de Satan. C’est sur ce point que nous avons besoin de veiller, de combattre, de prier, afin que rien ne nous amène à choisir un autre maître, ce que nous sommes toujours libres de faire. Si nous avons les yeux constamment fixés sur Jésus, il nous gardera. En regardant à lui, nous sommes en sûreté. Rien ne peut nous arracher de sa main. En le contemplant sans cesse, « nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, par le Seigneur, l’Esprit. » (2 Co 3.18) UNE UNION EXTRÊMEMENT INTIME

C’est ainsi que les premiers disciples parvinrent à la ressemblance du Sauveur. Quand ils entendirent ses paroles, ils sentirent qu’ils avaient besoin de lui. Ils le cherchèrent, le 16

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trouvèrent et le suivirent. Ils vécurent avec lui à la maison, à table, dans les champs, comme des élèves avec leur maître, recevant chaque jour les vérités qui tombaient de ses lèvres. Comme des serviteurs, ils attendaient ses ordres. Les disciples étaient des hommes « de la même nature que nous » (Jc 5.17). Comme nous, ils devaient lutter contre le péché et avaient besoin de la grâce divine pour suivre le sentier de la sainteté. Jean lui-même, le disciple bien-aimé en qui l’image du Sauveur se trouve le plus parfaitement reproduite, ne possédait pas naturellement de dispositions particulières. […] Toutefois, à mesure que le caractère divin se révéla à lui, il eut conscience de ses imperfections et en fut humilié. La force et la patience, la puissance et la tendresse, la majesté et la douceur qu’il contemplait dans la vie quotidienne du Fils de Dieu remplissaient son cœur d’admiration et d’amour. Jour après jour, son âme était attirée vers lui et le « moi » absorbé par l’amour de son Maître. Son caractère susceptible et ambitieux céda à la puissance de Jésus. […] L’amour du

Sauveur transforma son caractère. C’est là le résultat certain de l’union avec Jésus. Il renouvelle tout l’être de celui dans le cœur duquel il habite. Son esprit et son amour touchent le cœur, subjuguent l’âme et élèvent les pensées et les désirs vers le Dieu du ciel. UNE PRÉSENCE CONSTANTE

Après l’ascension du Christ, ses disciples conservèrent le sentiment de sa présence. C’était une présence personnelle, pleine d’amour et de lumière. […] Pendant que son message de paix était encore sur ses lèvres et que les accents de sa voix frappaient encore leurs oreilles : « Voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28.20), il avait été accueilli par une nuée d’anges et était monté au ciel revêtu de notre humanité. Les disciples savaient que devant le trône de Dieu il était toujours leur ami et leur sauveur. Ils savaient que sa sympathie n’avait pas varié et qu’il s’identifiait toujours avec l’humanité souffrante. […] Aussi leur union avec lui était-elle plus intime qu’aux jours où il était personnellement au milieu d’eux. La lumière, l’amour et la puissance de Jésus les transfiguraient, et ceux qui les voyaient étaient dans l’étonnement, et les reconnaissaient « pour avoir été avec Jésus » (Ac 4.13). Tout ce que le Christ a été pour ses premiers disciples, il désire l’être aujourd’hui pour ses enfants. Il affirme dans sa dernière prière, faite au milieu du petit groupe des onze : « Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole. » (Jn 17.20)

Les adventistes du septième jour croient qu’Ellen G. White (1827-1915) a exercé le don biblique de prophétie pendant plus de 70 ans de ministère public. Cet extrait est tiré de son livre Vers Jésus, p. 112-116.

Image : Rodolfo Clix


Place aux jeunes

Une étude biblique sans Bible

À

mon arrivée dans un pays étranger, les choses ne se déroulent vraiment pas comme je les ai imaginées. En raison d’un problème avec mes papiers, on m’arrête ! Je me retrouve dans une cellule pendant une semaine, jusqu’à ce que le malentendu soit résolu. Avant de quitter la maison, j’avais le sentiment que ce voyage avait l’approbation de Dieu. Mais même si la tournure des événements dévie de mon plan initial, je sais que Dieu est toujours avec moi. J’ai l’assurance qu’une fois de plus, il fera en sorte que toutes choses concourent au bien. C’est de cette promesse que je me réclame avant de monter dans le camion de police. Pendant la procédure, on me fait attendre dans une pièce froide. Une jeune femme en T-shirt se tient non loin de moi. Comme je porte un pull et un manteau, je lui offre mon manteau. Au cours de notre conversation, je lui dis que je suis chrétienne. Ayant vécu de nombreuses situations difficiles, elle me demande : « Pensez-vous que Dieu m’aime encore ? » Je saisis cette occasion de partager ma foi. Je lui parle de l’expérience de Paul et de Silas en prison. À ma surprise, elle me demande de chanter ! Alors que je chante un ou deux cantiques, les larmes lui montent aux yeux. Peu après, on nous prend toutes nos affaires et on nous donne un uniforme de détenues. Puis quelqu’un nous guide vers la toute petite cellule. Dans cette cellule sans fenêtre, le Fils de la justice nous inonde de lumière. Cinq heures du matin. On nous sert le petit-déjeuner. Je demande à ma nouvelle amie si je peux prier. Et c’est la première d’une longue série de prières ! Je suis heureuse de constater qu’au fil des jours, elle décide, elle aussi, de prier. Cette cellule… Qu’est-ce qu’elle est froide ! Notre uniforme a des manches courtes, et nos couvertures sont minces. Nous n’avons rien d’autre à faire que d’attendre que quelqu’un nous appelle. J’espère qu’on me libérera d’ici le

sabbat, mais en vain. Personne ne vient me chercher. Je pense alors à Jean-Baptiste, à la solitude et à l’abandon qu’il a dû ressentir. Tandis que je suis allongée sur ma couchette et réfléchis à son histoire, je m’aperçois que les murs de notre cellule ont plusieurs versets bibliques et prières écrits dessus. Ainsi, d’autres avant moi se sont cramponnés à la Bible pour surmonter le désespoir, tout comme je le fais en ce moment ! Dans les moments les plus sombres, quand il semble qu’on nous a tout enlevé, je découvre qu’il y a quelque chose que personne ne peut me prendre – ma foi. Mardi. On me libère. Avant de franchir la porte de ma cellule, je serre ma nouvelle amie dans mes bras. Je sens que cette rencontre imprévue a été voulue de Dieu, qu’il s’est servi de moi pour bénir quelqu’un. Et soudain, son amour et sa volonté de venir ici-bas pour une seule personne, et ce que ça lui a coûté, deviennent plus réels pour moi. Bien des gens dans le monde doivent se déplacer pour différentes raisons. Ils perdent leur maison, leurs vêtements, et bien souvent, leurs espoirs. En étant appelée par un numéro et en portant un uniforme de prison tout sale, j’ai compris soudain tout ce que je peux faire pour quelqu’un d’autre simplement en l’appelant par son nom et en lui offrant un peu de réconfort. Lorsque Jean croupissait en prison, on lui a dit que Jésus faisait des miracles (Lc 7.22). À travers mon témoignage, j’ai pu partager la compassion et l’amour de Dieu avec une personne qui avait oublié qu’elle était, elle aussi, aimée. Un miracle a commencé dans cette cellule sans fenêtre. À l’aube d’une nouvelle année, maintenant que je peux de nouveau tenir ma Bible dans mes mains, je suis plus déterminée que jamais à graver dans mon cœur ces précieux versets qui m’ont donné de la force et m’ont aussi permis de partager l’espoir avec une autre personne en difficulté.

Carolina Ramos étudie la traduction, l’enseignement de l’anglais, et l’éducation musicale à l’Université adventiste de la Plata, en Argentine. AdventistWorld.org Janvier 2022

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Perspective mondiale

Agir en tout temps avec sagesse Des conseils inspirés pour réussir

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u début d’une nouvelle année, il est tout naturel de se demander ce qui nous attend. Que nous réservera cette nouvelle année ? Serons-nous confrontés à des défis semblables à ceux des deux dernières années ? Le coronavirus va-t-il enfin se résorber, ou devrons-nous continuer à vivre dans cette « nouvelle réalité » ? Et qu’en est-il de notre vie personnelle ? Y aura-t-il des décisions importantes, mais difficiles à prendre ? Des situations difficiles à gérer au travail ou à la maison ? Se pourrait-il que vous envisagiez une nouvelle orientation pour votre vie ? Par rapport à ces situations et à bien d’autres encore, ne serait-ce pas formidable s’il existait un moyen de savoir comment procéder ? De savoir comment prendre la meilleure décision ? De savoir comment agir avec sagesse en tout temps et en toutes circonstances ? Il y en a un, fort heureusement ! La clé se trouve dans la promesse suivante : « Ceux qui étudient la Bible, consultent Dieu, et s’appuient sur Christ seront capables d’agir avec sagesse en tout temps et en toutes circonstances1. » Quelle merveilleuse promesse que d’être capable « d’agir avec sagesse en tout temps et en toutes circonstances » ! Mais cette promesse ne peut s’accomplir qu’à certaines conditions. Examinons brièvement chacune des trois conditions énumérées dans ce texte. 1. Étudiez la Bible. Remarquez qu’il n’est pas dit que nous devons nous contenter de lire la Bible, mais plutôt que nous devons l’étudier. Pourquoi est-ce si important ? Simplement parce que c’est là que nous trouvons « la connaissance de Dieu ». Cependant, pour obtenir une telle connaissance, nous devons la chercher. Dans Proverbes 2.1-6, voici ce que Dieu dit à ses enfants : « [Si] tu reçois mes paroles, et si tu gardes avec toi mes préceptes, si tu rends ton oreille attentive à la sagesse, et si tu inclines ton cœur à l’intelligence ; oui, si tu appelles la sagesse, et si tu élèves ta voix vers l’intelligence, si tu la cherches comme l’argent, si tu la poursuis comme un trésor, alors tu comprendras la crainte de l’Éternel, et tu trouveras la connaissance de Dieu. Car l’Éternel donne la sagesse ; de sa bouche sortent la connaissance et l’intelligence ». Alors, comment devons-nous étudier la Bible ? Avec prière, avec un esprit et un cœur Image : Cottonbro


ouverts, en l’acceptant à titre de Parole de Dieu, laquelle transcende le temps et la culture. Voici ce que déclare le document officiel de l’Église adventiste intitulé « Méthodes d’étude de la Bible » : « La Bible est la Parole de Dieu, et constitue le moyen principal et faisant autorité par lequel le Créateur se révèle aux êtres humains2. » Plus loin, le document précise : « Bien que donnée à ceux qui vivaient dans un contexte ancien proche-oriental/méditerranéen, la Bible transcende ses antécédents culturels afin de servir en tant que Parole de Dieu pour tous les contextes culturels, raciaux et situationnels de toutes les époques3. » Dieu nous parle aujourd’hui à travers sa Parole, certes, mais nous devons mettre du temps à part pour l’écouter. Si vous ne savez ni où, ni comment commencer à étudier la Bible, je vous suggère le livre des Proverbes – un coffre au trésor rempli de perles de sagesse pratiques. Et il se trouve que les Proverbes comportent 31 chapitres – un pour chaque jour du mois ! 2. Consulter Dieu. La deuxième condition préalable, ou condition pour être capable « d’agir avec sagesse en tout temps et en toutes circonstances », c’est de « consulter Dieu ». Mais comment pouvons-nous, en tant qu’êtres humains, consulter le Dieu de l’univers ? Par le privilège de la prière ! Dans notre quête de sagesse, nous ne pouvons pas étudier la Bible avec précipitation. Il en va de même de la prière. Remarquez qu’il est dit de consulter Dieu. Cela implique non seulement de parler, mais aussi d’écouter. Dans le magnifique livre Vers Jésus, on nous avertit de ne pas prendre « conseil de nos doutes et de nos craintes, [de ne pas essayer de] résoudre tous les points qui pourraient nous paraître obscurs […] Mais si nous venons à Dieu dans le sentiment de notre impuissance et de notre dépendance ; si, avec une foi humble et confiante, nous

Si nous voulons « être capables d’agir avec sagesse en tout temps et en toutes circonstances », nous devons d’abord étudier la Bible et prendre le temps de consulter Dieu par la prière. exposons nos besoins à celui dont la sagesse est infinie, […] il entendra nos cris et […] fera briller sa lumière dans nos cœurs. Par la prière sincère, nous sommes mis en rapport avec la Sagesse infinie4. » Ainsi, par la prière sincère, nous sommes mis en contact avec l’esprit même de Dieu… Quelle pensée extraordinaire ! Et Jésus est notre exemple. Nous lisons dans Marc 1.35 que malgré son emploi du temps très chargé, « le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria. » Si nous voulons « être capables d’agir avec sagesse en tout temps et en toutes circonstances », nous devons d’abord étudier la Bible et prendre le temps de consulter Dieu par la prière. 3. S’appuyer sur Christ. La troisième condition pour être capable d’agir avec sagesse, c’est de « s’appuyer sur Christ ». Cela implique de reconnaître que par nous-mêmes, nous ne pouvons rien faire. Ésaïe 53.6 nous dit : « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ». Mais, Dieu soit loué, par Christ, nous pouvons être « plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance, écrit l’apôtre Paul dans son épître aux Romains, que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. » (Rm 8.37-39)

Lorsque nous saisissons vraiment à quel point Dieu nous aime, il nous est plus facile d’abandonner notre volonté à sa volonté omnisciente, pleine de sagesse et d’amour pour nous. Car pour vraiment s’appuyer sur Christ, nous devons cesser de nous appuyer sur nous-mêmes et lui remettre notre volonté en disant : « Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. » (Lc 22.42) Si nous nous appuyons entièrement sur Christ, celui-ci agira alors de façon merveilleuse. Voici sa promesse : « Lorsque, dans une foi humble, nous nous appuyons sur Christ, lequel est notre capacité, notre force, notre tout en tout, c’est alors que la puissance de Dieu repose sur notre œuvre5. » Ainsi, tandis que nous entamons cette nouvelle année, réclamons-nous de cette promesse pour nous-mêmes ! Acquérons la sagesse et les conseils que Dieu attend de nous donner pour que nous puissions, par sa puissance, atteindre le monde pour lui avec sagesse et enthousiasme ! Ellen G. White, Testimonies for the Church, Mountain View, Calif., Pacific Press Pub. Assn., 1948, vol. 5, p. 43. 2 « Methods of Bible Study », Official Documents, Seventh-day Adventist Church, https://www.adventist.org/documents/ methods-of-biblestudy/. 3 Ibid. 4 Ellen G. White, Vers Jésus, p. 147. 5 Idem., dans Gospel Herald, 1er mars 1901. 1

Ted N. C. Wilson est le président de l’Église adventiste du septième jour. Des articles et des commentaires supplémentaires sont disponibles depuis le bureau du président sur Twitter : @pastortedwilson, et sur Facebook : @PastorTedWilson.

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Méditation

Pourquoi s’adressent-ils à nous ? Des rencontres surprenantes

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ar une magnifique journée de sabbat, ma femme et moi accueillons des amis pour déjeuner, après le service de culte. Une fois le repas terminé, nous décidons tous de profiter d’une belle promenade dans l’ombre fraîche d’un parc à proximité. Le temps étant chaud et humide – comme c’est typiquement le cas dans l’État du Maryland – nous troquons nos habits de sabbat contre des vêtements de marche. Ce sera beaucoup plus confortable ! Nous empruntons le sentier ombragé du parc, et constatons que beaucoup d’autres ont eu la même idée. Nous croisons des jeunes familles et leurs enfants dans leurs poussettes, des couples plus âgés en pleine conversation, des familles plus nombreuses, et des ados marchant main dans la main. Environ 10 minutes plus tard, une femme d’une quarantaine d’années se dirige résolument vers moi et me demande quelle direction prendre pour se rendre à une attraction spécifique du parc. Connaissant ce parc comme le fond de ma poche, je lui en indique rapidement la direction. Cinq minutes plus tard, un homme âgé me demande comment se rendre à la serre du parc. Chantal, ma femme, le lui explique. Quinze minutes plus tard, une famille flanquée d’un gentil chien se dirige timidement vers nous et nous demande où se trouve le parc à chiens le plus proche. Comme je connais le meilleur chemin menant à ce parc, j’accompagne cette famille jusqu’au prochain tournant et la dirige vers sa destination. C’est alors que nos amis nous regardent, l’air étonné : « Pourquoi les gens qui ne savent quelle direction prendre s’adressent-ils constamment à vous ? Vous les connaissez ? » FAIRE OU ÊTRE ?

Pourquoi les gens qui ne savent quelle direction prendre s’adressent-ils constamment à nous ? Ma femme et moi avons tous deux remarqué ce phénomène lors de précédentes promenades dans notre parc préféré. Pourquoi les gens pensent-ils que 20

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nous connaissons le chemin ? Nous ne portons ni vêtements spéciaux, ni badges suggérant que nous sommes des employés du parc ! Avec nos shorts, nos T-shirts et nos chaussures de marche, nous ressemblons à la plupart des promeneurs. C’est donc une bonne question, et d’une certaine manière, elle évoque l’évangélisation. L’évangélisation est, à juste titre, un mot important du vocabulaire adventiste. Nous avons été appelés à partager la bonne nouvelle du retour imminent de Jésus avec un monde en souffrance qui se précipite vers la destruction. Parfois, nous avons compris ce mot en termes de faire, au lieu de réfléchir aussi de façon intensive sur notre être. Permettez-moi d’illustrer cette idée par l’expérience de l’Église chrétienne primitive. Après l’œuvre miraculeuse de l’Esprit à la Pentecôte (Ac 2-4) et la conversion de milliers de personnes, les dirigeants juifs ont commencé à s’intéresser à ce nouveau mouvement appelé « la voie du Seigneur » (Ac Photo : Anvesh R.


9.2, SEM). Cette focalisation ciblée a conduit à une persécution de plus en plus violente (Ac 8.1-3 ; 9.1,2), obligeant les croyants à se disperser rapidement au-delà de la Judée, de la Samarie, de la Syrie, et du reste de l’Empire romain. Des prédicateurs itinérants – Paul, Pierre, apôtres et dirigeants – se rendaient occasionnellement dans les grandes villes pour faire ce que nous qualifions d’évangélisation « publique ». Mais l’Église chrétienne s’est principalement développée grâce au ministère et au service des membres individuels de l’Église qui se réunissaient dans des petites églises de maison profondément enracinées dans leurs communautés locales. Leur compassion, leur attention et leur amour pour ceux qui avaient besoin de grâce et de soutien attiraient les gens. Leur focalisation sur Jésus, lequel sauve et transforme, a changé ces premiers chrétiens, leurs familles, et leurs voisins. POURQUOI S’ADRESSENTILS À NOUS ?

Notre expérience dans le parc m’a poussé à réfléchir davantage aux raisons pour lesquelles les gens se tournent vers les autres pour obtenir des conseils, une direction, ou même de l’aide. Voici trois raisons possibles qui peuvent sans aucun doute s’appliquer à notre façon d’aborder l’Évangile avec nos semblables. 1. Nous connaissons vraiment ce parc. Pourquoi connaissons-nous à fond ce parc ? Simplement parce que nous habitons depuis plus de 12 ans dans notre quartier. Nous parcourons ses sentiers avec confiance et détermination, ce qui attire généralement ceux qui ne savent pas comment s’orienter – sur un chemin ou dans la vie. L’application spirituelle est simple : si nous ne connaissons pas personnellement notre sauveur, si nous ne jouissons pas d’une relation vibrante et intime avec lui, nous ne serons pas en mesure de guider qui que ce soit. Les disciples connaissent leur Maître personnellement et intimement. Ils ne se contentent pas de communiquer des faits ou une liste de versets bibliques.

Ils ont marché avec leur Seigneur par-delà les vallées et les montagnes. Ils ont confiance en leur rédempteur et jouissent de l’assurance du salut. 2. Nous sommes accessibles. Lorsque nous nous promenons dans ce parc, en général, nous mettons de côté nos cellulaires et nos écouteurs. Nous regardons ce qui nous entoure ; nous remarquons les habitués que nous voyons semaine après semaine, et nous nous saluons mutuellement ; nous sourions aux gens et sommes prêts à nous faire de nouveaux amis. Au lieu d’arborer un air grave et sérieux, nous avons un look enthousiaste et joyeux. Jésus avait le don de s’engager auprès de toutes sortes de gens – érudits sérieux, journaliers fatigués, riches propriétaires terriens, enfants turbulents, ados timides, mères épuisées. Ceci dit, être ouvert envers nos semblables n’est pas synonyme d’être extraverti ! Jésus utilise des extravertis et des introvertis (et tous ceux qui se trouvent entre les deux). Ce que nous devons démontrer, c’est notre disponibilité et notre accessibilité. 3. Nous saisissons les occasions qui se présentent à nous. Chantal et moi n’avons jamais suivi de cours expliquant toutes les subtilités et possibilités de notre parc. Nous n’avons jamais reçu de formation pour être des guides du parc. Mais comme nous l’aimons et que nous y avons littéralement marché des milliers de kilomètres, nous pouvons offrir notre aide à ceux qui essaient de trouver leur chemin. Nous n’avons peut-être pas la réponse à toutes les questions, mais nous aidons du mieux possible. Je me demande quelles grandes occasions nous ratons de témoigner de la bonté de Dieu et de son plan pour notre monde en gardant notre témoignage pour nous, parce que nous estimons qu’il n’est pas assez « extraordinaire »… Combien de fois laissons-nous passer de grandes occasions parce que nous ne saisissons pas l’ouverture qui se présente à nous lorsque quelqu’un nous pose une question ?

Les disciples connaissent leur Maître personnellement et intimement. Ils ne se contentent pas de communiquer des faits ou une liste de versets bibliques. MARCHER TOUT LE LONG DU CHEMIN

Notre témoignage pour Jésus commence non par des mots, mais par une rencontre personnelle avec Jésus qui transforme notre vie. Dès que l’on connaît personnellement le Sauveur, on peut vivre dans l’assurance de son amour et être prêt à partager sa bonté avec ceux qui cherchent. Si nous ne connaissons pas toutes les réponses, en revanche, nous pouvons saisir chaque occasion de rendre service et de communiquer certaines des bénédictions que Dieu a déversées sur nous. Et puis, parfois, au-delà des indications et des réponses, nous pouvons accompagner ceux qui cherchent des réponses sur une bonne partie du chemin. Comme les disciples sur le chemin d’Emmaüs, il se peut que nous découvrions simplement que le fait de marcher en communauté avec d’autres gens et avec Jésus s’avère être une bénédiction qui fonctionne dans les deux sens. En aidant nos semblables, nous trouverons nous-mêmes un but dans ce monde apparemment confus et sans but.

Gerald A. Klingbeil est rédacteur adjoint de Adventist World.

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n octobre 2020, Adventist Review Ministries, en partenariat avec la Division Afrique centre-est (ECD), a écrit une page d’histoire : la première édition en swahili de la revue Adventist World a été diffusée en version numérique via WhatsApp, et ce, gratuitement. Pourquoi en swahili, et pourquoi sur une plateforme mobile ? LE SWAHILI

Le swahili est une langue bantoue indigène de l’Afrique de l’Est, dont environ 35 pour cent du vocabulaire provient de l’arabe en raison de 12 siècles d’histoire avec les peuples arabes. Elle est en train de devenir la lingua franca [langue véhiculaire] de l’Afrique de l’Est et de nombreuses régions d’Afrique centrale.

Certains peuvent reconnaître des mots du swahili – par exemple, safari, traduit par « voyage », et chai, traduit par « thé ». Le swahili utilise l’alphabet anglais, à l’exception des lettres X et Q. En swahili, ce que l’on voit écrit est ce que l’on dit phonétiquement. Le swahili utilise aussi des préfixes pour indiquer la personne, le nombre, et le temps. Il existe des conventions culturelles, dont voici deux exemples : on commence une demande par « s’il vous plaît » (tafadhali) ; on ne s’adresse jamais à quelqu’un par « tu » (wewe), mais uniquement par son titre, comme « mère » ou « oncle »1. Jusqu’en 2020, le swahili représentait le plus grand groupe linguistique de l’Église adventiste mondiale resté sans accès à la revue Adventist World. C’est pourquoi Adventist Review Ministries et les dirigeants de l’ECD souhaitaient depuis longtemps publier une édition

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Adventist World en swahili avec

l’aide de WhatsApp

en swahili de Adventist World, non seulement pour fournir du matériel traduit en swahili, mais aussi pour que jusqu’à 25 pour cent des articles soient écrits par des auteurs swahili originaires du territoire de l’ECD. Au sein de l’Église adventiste, la Division Afrique centre-est est la division la plus nombreuse et à la croissance la plus rapide2, suivie de près par la Division Afrique australe/océan Indien (SID). Elle dessert les pays suivants : Burundi, République démocratique du Congo (RDC), Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Kenya, Rwanda, Somalie, Sud-Soudan, Ouganda, République unie de Tanzanie. Six de ces pays (Tanzanie, Kenya, Ouganda, République démocratique du Congo, Burundi, Rwanda) communiquent en swahili, tout comme les habitants du nord de la Zambie, du Malawi, du Mozambique, et des îles Comores sur le territoire de la SID. Par ailleurs, de nombreuses personnes parlant le swahili font partie de la diaspora africaine. Chose surprenante, les défis de la pandémie de COVID-19 ont fourni l’occasion de mettre en œuvre le plan tant désiré pour Adventist World version swahili, et ce sur une plateforme unique – un canal WhatsApp. POURQUOI WHATSAPP ?

Selon les rapports sur l’économie mobile de la GSMA, d’ici 2025, 1 milliard d’individus auront accès à une connexion SIM en Afrique – on parle d’une augmentation de 3,7 pour cent par rapport aux statistiques de 2017. Une croissance de l’accès à la téléphonie mobile présente des occasions de croissance économique. La croissance de la téléphonie mobile au Kenya, laquelle est passée de 1 pour cent d’accès à la fin des années 1990 à 39 pour cent en 2014, en est un exemple. Cette croissance a joué un rôle majeur dans l’économie croissante du pays, aux côtés d’innovations technologiques passionnantes. À l’heure actuelle, le Pew Research Center estime que le Kenya et la Tanzanie ont un accès mobile de 80 et 75 pour cent respectivement, même si ces pourcentages sont encore nettement inférieurs au chapitre des smartphones3. WhatsApp – l’appli de messagerie actuellement considérée comme


la plus populaire au monde sur les plans personnel et professionnel – est particulièrement répandue dans l’hémisphère sud4. Elle fournit donc une plateforme supplémentaire à prendre en compte lors du partage de contenu avec les membres de notre Église en Afrique subsaharienne. En août 2020, le comité intercontinental des développeurs de projets a commencé à planifier sérieusement. Tandis que certains géraient la logistique de la traduction par la maison d’édition Ufunuo5 de l’Union des missions du sud de la Tanzanie, Digital Publications6 à Johannesburg, en Afrique du Sud, a conçu et assuré le développement technique de l’appli. On a collecté plus de 40 000 numéros de téléphone mobile auprès de membres d’églises et d’ouvriers volontaires ; ensuite, on leur a envoyé des SMS, les invitant à s’abonner via WhatsApp. Le 1er octobre 2020, le premier contenu a été publié sur le canal commercial Adventist World Swahili WhatsApp, et des notifications ont été envoyées à tous les abonnés. Au cours des 14 derniers mois, l’édition swahili de Adventist World a été livrée gratuitement chaque mois aux abonnés sur WhatsApp, ainsi que les GraceNotes hebdomadaires de Bill Knott, éditeur de Adventist World, traduites par Chacha Daniel Moseti, en Tanzanie. Les abonnés peuvent lire facilement Adventist World et GraceNotes en ligne, ainsi que toutes les éditions précédentes de ces deux publications. Ils peuvent envoyer des questions et des requêtes à l’équipe de Adventist World, lesquelles vont des questions doctrinales jusqu’aux demandes de matériel de l’École du sabbat et aux requêtes de prière. Les abonnés peuvent aussi partager ce matériel avec leurs amis par le menu du canal WhatsApp. L’Église produit du matériel dans le but de partager la bonne nouvelle de l’amour de Dieu, de son salut, et du retour imminent de Jésus. Le groupe Swahili WhatsApp est un nouveau moyen de le faire. UNE DIFFÉRENCE DÉJÀ NOTABLE

Samuel Garama, du Kenya, nous a récemment contactés pour nous

demander la permission de partager ce matériel avec ses élèves. Intriguée par cette requête, Lilian Mweresa, notre correctrice du Kenya, lui a téléphoné pour en découvrir davantage. Comment avez-vous découvert le groupe Adventist World Swahili WhatsApp ? En parcourant une édition imprimée de Adventist World, j’ai trouvé des instructions sur la façon de me joindre au groupe Swahili WhatsApp. J’ai ajouté aux contacts de mon cellulaire le numéro de téléphone fourni. Grâce à ce numéro, j’ai pu envoyer un message et me joindre au groupe. Ça a été très facile ! Je l’ai fait en un rien de temps. De quelle région venez-vous, et que faites-vous ? Je viens de Kilifi, une ville du comté de Kilifi, sur la côte du Kenya. Bien que je ne sois pas un enseignant professionnel, j’enseigne la Bible à l’école primaire de Majaoni. Comment le matériel de Adventist World vous aide-t-il à enseigner cette matière ? Adventist World me fournit des enseignements et de brèves histoires que je partage avec mes élèves sous forme de leçons bibliques. J’ai 246 élèves, sans compter ceux qui s’ajoutent actuellement. On parle d’une tranche d’âge située entre 8 et 15 ans. Comment en êtes-vous arrivé à enseigner la Bible à l’école ? L’école de Majaoni cherchait quelqu’un pour diriger le programme d’instruction pastorale (PIP). Comme l’église adventiste de Kilifi Est dont je suis membre se trouve non loin de l’école, et que la plupart des élèves de cette école sont dans ma classe à l’église, j’ai proposé d’assumer ce rôle. Recommanderiez-vous à vos amis de se joindre au groupe WhatsApp ? Absolument ! Le groupe WhatsApp m’a été très bénéfique. Je voudrais que mes amis apprécient les messages et en bénéficient eux aussi. Après avoir découvert l’existence du groupe Adventist World WhatsApp, je l’ai partagé avec mes enfants et mes amis, et ils m’ont dit tout le bien qu’ils en retirent. Du coup, ça m’a encouragé à le partager davantage ! Le mois dernier, j’ai pu le partager avec plus de 400 personnes, y compris les membres de mon église.

COMMENT S’ABONNER ET PARTAGER

Le groupe Adventist World Swahili WhatsApp compte actuellement près de 5 000 abonnés de 47 pays différents. Notre objectif : atteindre le chiffre de 100 000 abonnés. Pour vous abonner, consultez l’encadré « Comment s’abonner ». Vous pouvez aussi suivre et partager notre page swahili Facebook et nos posts, et afficher vos propres commentaires et suggestions sur le site Web suivant : https://www.facebook. com/AdventistWorldSwahili. « A Guide to Swahili: 10 facts about the Swahili language », https:// www.bbc.co.uk/languages/other/swahili/guide/facts.shtml, consulté le 3 octobre 2021. 2 L’effectif de la Division Afrique centre-est (ECD) est de 4 452 526 sur les 21 556 837 adventistes à l’échelle mondiale. La population régionale totale de cette division est de 419 926 000, soit un ratio de 1 adventiste sur 94 personnes ; voir https://documents.adventistarchives.org/Statistics/ASR/ASR2020A.pdf, consulté le 3 octobre 2021. 3 https://www.geopoll.com/blog/mobile-phone-penetration-africa/, consulté le 3 octobre 2021. 4 https://www.wilsonquarterly.com/quarterly/who-writes-the-rules/ africa-whats-up-with-whatsapp/. 5 https://www.facebook.com/ufunuoph. 6 https://www.digitalpublications.co.za. 1

Penny Brink est la coordinatrice régionale des éditions pour Adventist World.

Comment s’abonner et partager Première méthode : 1. Ajoutez le numéro +1 240-540-3000 à la liste de contacts de votre cellulaire. 2. Allez sur votre WhatsApp et envoyez un message quelconque au WhatsApp de ce numéro. 3. Vous recevrez un message en retour. Choisissez la langue de votre menu (le contenu est entièrement en swahili). 4. Suivez le menu en tapant dans la barre de message le numéro correspondant à l’item choisi, puis envoyez le message. De cette façon, vous pourrez choisir de lire Adventist World ou GraceNotes, d’envoyer un message à Adventist World, ou de partager le groupe avec un ami. Deuxième méthode : Scannez ce code QR et suivez les instructions. Troisième méthode : Cliquez sur ce lien pour regarder une animation en swahili au sujet du groupe WhatsApp et découvrir comment vous y abonner : https://www.facebook.com/AdventistWorldSwahili/videos/231863492245749.

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Rétrospective

La SID : division pionnière de l’Afrique

Éclairer le continent avec la vérité présente

La Division Afrique australe/ océan Indien (SID) a célébré son 100 e anniversaire en 2020. Cet article passe en revue certains aspects de l’œuvre adventiste dans cette division depuis son organisation. — La rédaction

L

e message adventiste a atteint l’Afrique du Sud en 1871, alors que le prospecteur minier William Hunt arriva à Kimberley dans le cadre d’une expédition de chasse aux diamants. Seulement trois ans auparavant, cet homme, originaire du Nevada, aux États-Unis, avait assisté à une campagne d’évangélisation dirigée par J. N. Loughborough à Healdsburg, en Californie. Ayant accepté les vérités bibliques présentées, il s’était joint aux croyants adventistes, promettant à Loughborough de partager le message de l’Évangile partout où il voyagerait. Fidèle à sa promesse, William Hunt confia la revue Signes des temps à J. H. G. Wilson, un prédicateur méthodiste local qui, avec sa femme, avait embrassé la foi adventiste. Une lettre de Wilson, publiée dans le numéro du 6 juin 1878 de la Review and Herald, rapportait que plusieurs personnes étaient devenues pleinement convaincues de la vérité enseignée par les adventistes.

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Les efforts de William Hunt pour témoigner auprès de George Van Druten et de Pieter Wessels, lesquels avaient commencé à observer le sabbat de manière indépendante, aboutirent à l’arrivée des missionnaires C. L. Boyd et D. A. Robinson à Kimberley en juillet 1887. Leur première congrégation, située à Beaconsfield, comptait 26 membres1. En 1889, une autre congrégation vit le jour au Cap. Peu après, la Fédération sud-africaine fut organisée par A. T. Robinson, lequel en devint le premier président. Au Cap, l’Église établit l’Institut d’enseignement supérieur Claremont de l’union, l’orphelinat de Plumstead, le sanatorium de Claremont et une petite imprimerie. Ensuite, elle organisa en 1902 l’Union des fédérations sud-africaines. L’Union des fédérations élargit ensuite son champ d’action en Afrique du Sud et dans les pays du nord connus aujourd’hui sous le nom de Malawi et de Zambie, en se donnant pour base la Mission Solusi à Bulawayo, au Zimbabwe. Cette croissance de l’Église en Afrique australe ouvrit la voie à l’organisation de la division. ORGANISATION DE LA DIVISION

Lorsque Elmer E. Andross, un

William H. Branson

vice-président de la Conférence générale, se rendit en Afrique du Sud en juillet 1919, l’Union des fédérations sud-africaines vota de demander à la Conférence générale d’envisager la possibilité d’organiser le champ africain en division2. La Conférence générale approuvant la requête, elle vota le 16 octobre 1919 la création de la Division africaine. William H. Branson fut élu vice-président de la Conférence générale en charge de la Division africaine3. En août 1920, il arriva avec les siens en Afrique du Sud pour assumer les devoirs de sa charge. Les bureaux de la division se trouvaient alors à Claremont, au Cap4, et l’effectif de l’Église, au nombre de 2 705, était réparti en trois unions. William Branson et d’autres dirigeants de l’Église visitèrent les départements du gouvernement et de l’État pour faire connaître aux autorités du pays les principes et idéaux de l’Église. On leur accorda la reconnaissance légale et le statut d’Église adventiste du septième jour dans la région5. MÉTHODES DE CROISSANCE

En 1901, William H. Anderson, l’un des premiers missionnaires en Afrique, déclara : « Toutes les sociétés missionnaires œuvrant en Afrique sont d’accord pour dire que les établissements scolaires sont le meilleur moyen d’atteindre les indigènes6. » Par conséquent, l’Église établit des écoles pour les jeunes adventistes, et invita les enfants de tous les milieux religieux à s’y inscrire eux aussi.


Bureaux actuels de la SID situés à Pretoria, en Afrique du Sud

L’Église établit des écoles pour les jeunes adventistes, et invita les enfants de tous les milieux religieux à s’y inscrire eux aussi.

Adolf Chitauro

Vue aérienne de l’Université Rusanga, en Zambie

Isaac Chiyokoma

En 1946, H. A. Morrison, un éducateur et administrateur adventiste, déclara : « La Division de l’Afrique australe a été une pionnière dans l’établissement d’écoles et, par leur intermédiaire, a converti des âmes à Dieu. En conséquence, ces écoles sont très fréquentées et l’œuvre s’est développée très rapidement7. » Aujourd’hui, il existe sept universités dirigées par l’Église, ainsi que plusieurs instituts d’enseignement supérieur et écoles dans tout le territoire. L’œuvre missionnaire médicale fut aussi une méthode pionnière. Ellen White a écrit : « L’œuvre missionnaire médicale doit être considérée comme une œuvre pionnière, et doit être le moyen d’abattre les préjugés. Tel le bras droit, elle doit ouvrir les portes au message de l’Évangile8. » Conformément à ce conseil, six hôpitaux et plusieurs dispensaires furent établis dans différents pays entre 1920 et 1940. Plus tard, deux hôpitaux durent fermer leurs portes, mais les autres fonctionnent encore aujourd’hui. Pour étendre leur prédication, les premiers adventistes distribuèrent des imprimés. En 1875, Ellen White y alla de ce conseil : « Dieu a mis à la disposition de son peuple les avantages que procure la presse qui, associée à d’autres actions, sera couronnée de succès en propageant la connaissance de la vérité. Selon les besoins, des brochures, des journaux et des livres devraient être répandus dans toutes les villes et dans tous les villages du pays9. » Les premiers colporteurs autochtones de la division furent Richard Moko en Afrique du Sud, David Kalaka au Basutoland, et Jim Mayinza en

Rhodésie du Sud. On améliora l’approvisionnement des imprimés grâce à la création de maisons d’édition régionales10. CONTRIBUTIONS DE LA DIVISION

La Division Afrique australe/océan Indien apporta plusieurs contributions à l’Église mondiale, notamment en pilotant le système départemental de l’Église en 1892, lequel fut adopté par la Conférence générale en 1901, et en lançant l’Association des enfants de pasteurs (Pakia), que l’on retrouve maintenant dans d’autres divisions. Les pionniers et leurs successeurs avaient pour motivation première d’achever la prédication de l’Évangile et d’être témoins du retour de Jésus (Mt 24.14). Les tombes trouvées dans des stations missionnaires telles que celle de Solusi, au Zimbabwe, attestent leur esprit de sacrifice. Aujourd’hui, plus de 100 ans plus tard, les dirigeants de la division continuent de marcher sur leurs traces en insistant sur le sacrifice pour la mission en tant que mode de vie, en se faisant champions de la liberté, de la

santé globale, de l’espérance en Jésus, et en restaurant l’image de Dieu en leurs semblables. C. L. Boyd, « South Africa », Review and Herald, 8 novembre 1887, p. 699. 2 L. Francois Swanepoel, « The Origin and Early History of the Seventh-day Adventist Church in South Africa, 1886-1920 », thèse de maîtrise, Université de l’Afrique du Sud, 1972, p. 150. 3 Dans les décennies qui suivirent, la Division africaine connut plusieurs réalignements territoriaux et changements de nom, depuis la Division africaine (1920-1930), la Division sud-africaine (19311964), la Division transafricaine (1964-1983), et la Division de l’Afrique de l’Est (1983-2003), jusqu’à la Division Afrique australe/océan Indien (2003 jusqu’à présent). 4 Plus tard, les bureaux ont été transférés à Harare, au Zimbabwe, avant de revenir à Pretoria, en Afrique du Sud, en 2007. 5 Charles L. Thompson, « A History of the Growth and Development of the Seventh-Day Adventist Church in Southern Africa, 1920-1960 », 1977, p. 2, 3. 6  William H. Anderson, On the Trail of Livingstone, Mountain View, Calif., Pacific Press Pub. Assn., 1919, p. 143 ; en 1913, C. P. Crager a déclaré : « J’attends avec impatience le jour où nous aurons des écoles confessionnelles dans toute l’Afrique du Sud, et où nos écoles auront un groupe d’étudiants qu’on formera pour travailler sur le terrain. » Voir C. P. Crager, « The Convention Paper on Educational Work », South African Missionary, 24 février 1913, p. 2. 7 H. A. Morrison, « The Department of Education », Advent Review and Sabbath Herald, June 10, 1946, p. 96. 8 Ellen G. White, Ellen G. White 1888 Materials, Washington, D.C., Ellen G. White Estate, 1987, vol. 4, p. 1738. 9 Idem., Évangéliser, p. 150. 10 Tels que Sentinel Publishing Company en Afrique du Sud (1916), Malamulo Publishing House (1926), Madagascar Publishing House (1930), Casa Publicadora Angolana (1937), et Zambia Adventist Press (1989). 1

Passmore Hachalinga, titulaire d’un doctorat en théologie et d’un doctorat en pastorale, est actuellement directeur du Centre de recherche et du patrimoine Ellen G. White, à l’Institut d’enseignement supérieur Helderberg, près du Cap, en Afrique du Sud.

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La Bible répond

Samson : de la faiblesse à la force

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Samson s’est-il suicidé ?

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Votre question sur les derniers moments de la vie de Samson – une question qui nous concerne, nous aussi – est importante. Camper le personnage de Samson dans Juges 13-16 n’est pas évident. Il faut dire que pour ceux qui lisent son histoire, l’évaluation de sa vie n’a rien d’encourageant. Son comportement ne fut, semble-t-il, qu’une suite d’échecs, le résultat de sa propre complaisance. Et cependant, le Nouveau Testament le cite parmi les héros de la foi de l’Ancien Testament (He 11.32) ! Il est au nombre de ceux qui « étaient faibles et devinrent forts » (v. 34, BFC). C’est là que réside le paradoxe de Samson, que nous décrivons d’habitude comme passant de la force à la faiblesse. 1. DES GRANDES ATTENTES À LA DÉSILLUSION

L’histoire commence par un dialogue entre une femme et un ange annonçant la naissance d’un enfant qui serait naziréen à vie (Jg 13.2-7 ; voir Nb 6.1-12). Par lui, le Seigneur allait commencer à vaincre les Philistins. Il donna donc des instructions précises sur la façon d’éduquer l’enfant – par exemple, ne pas boire de vin, ne pas lui couper les cheveux. Samson serait un enfant spécial par lequel Dieu ferait des merveilles ! Bien que Samson devînt fort sur le plan physique, il se montra faible sur le plan spirituel et moral. Contrôlé par le côté émotionnel de sa personnalité, il prit des décisions et agit dans une indépendance presque totale vis-à-vis de Dieu. Ceci dit, tout n’était pas mauvais. L’une des qualités rédemptrices de Samson est que, malgré les alliances qu’il avait conclues avec les Philistins, jamais il ne se livra à l’idolâtrie. À cet égard, il resta loyal envers le Seigneur. En outre, malgré l’esprit d’indépendance de son champion, le Seigneur se servit des problèmes de ce dernier avec les Philistins pour leur infliger de constantes défaites. On ne peut qu’imaginer ce que le Seigneur aurait pu accomplir à travers Samson si celui-ci lui avait été fidèle !

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2. DE LA FORCE À LA FAIBLESSE

L’histoire de Samson atteint son point culminant négatif lorsqu’il révéla le secret de sa force – couper sa longue chevelure – violant ainsi le dernier élément de son vœu de naziréat. L’Esprit du Seigneur ne pouvant plus l’utiliser, il lui retira sa force physique prodigieuse. Samson tomba aux mains de ses ennemis, lesquels lui crevèrent les yeux, le jetèrent en prison, et en firent leur esclave. Ils jubilaient devant ce qu’ils considéraient comme étant la défaite de Samson… et de son Dieu ! Là, dans les ténèbres de sa prison, Samson se livra à une réflexion profonde sur la qualité de sa vie et sur son échec envers Israël, sa famille, et son Dieu. Il devint enfin prêt pour une nouvelle chance dans sa vie. 3. DE LA FAIBLESSE À LA FORCE

Le Seigneur a le pouvoir de transformer les tragédies en victoires. Un jour, les Philistins se rassemblèrent pour célébrer la victoire de leur dieu Dagon sur Samson et son Dieu (Jg 16.23,24). Les princes des cinq royaumes philistins étaient présents, ainsi qu’une foule de plus de 3 000 convives. Au plus fort de la fête, ils firent amener Samson, histoire de se divertir et de se réjouir de leurs exploits. Se disant fatigué, Samson demanda à s’appuyer contre les deux colonnes qui soutenaient la structure. Puis, il murmura une prière, demandant au Seigneur de le fortifier pour qu’il fasse ce qu’il aurait dû faire depuis longtemps : infliger une défaite cinglante aux Philistins (v. 30 ; voir Jg 13.5). Dans sa prière d’engagement total envers le Seigneur, il remit sa vie entre les mains de ce dernier et exprima son désir de mourir à son service. S’il voulait venger la perte de ses yeux – une demande peut-être teintée d’égoïsme – il voulait aussi que Dieu soit justifié en démontrant sa puissance sur Dagon. Samson mourut ainsi comme un soldat sur le champ de bataille du conflit cosmique. La fin de sa vie fut pour lui un moment d’abandon absolu au Seigneur dans un acte de foi.

Ángel Manuel Rodríguez, maintenant à la retraite, a servi l’Église en tant que pasteur, professeur, et théologien.


Santé & bien-être

Une voix qui change Est-ce signe d’un problème ? Dernièrement, je me suis rendu compte que ma voix change. J’ai besoin de m’éclaircir la gorge fréquemment. Étant professeur, je parle beaucoup. Ce changement de voix est devenu plus évident en raison du long enseignement en ligne. Faut-il considérer un tel changement vocal comme un signe dangereux ? Les changements vocaux peuvent-ils être corrigés et prévenus ?

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lusieurs pathologies peuvent être associées à des changements de la voix. Les allergies, la production excessive de mucus, et les infections de la gorge (virales ou bactériennes) peuvent entraîner un enrouement ou une perte de voix temporaire. Certains médicaments contre la tension artérielle (inhibiteurs de l’ECA et de l’ARA)1 peuvent être associés à une toux persistante et à la sensation de devoir s’éclaircir la gorge. Une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie) peut entraîner un enrouement et un changement de la voix. La consommation de tabac sous toutes ses formes peut entraîner un cancer de la gorge et du larynx (boîte vocale), l’enrouement étant un symptôme précoce. La surutilisation de la voix par des encouragements, le chant ou des cris excessifs peut aussi entraîner un enrouement. Les chanteurs et les acteurs qui projettent leur voix pendant de longues périodes peuvent se retrouver avec un gonflement des cordes vocales accompagné de changements dans la qualité de la voix. Dans ce cas, il faut prévoir des périodes de repos vocal prolongées. Le reflux gastro-œsophagien (acidité) peut affecter la qualité de la voix. Les affections neurologiques telles que les AVC et les troubles du mouvement, dont la maladie de Parkinson, peuvent aussi affecter la voix. Une lésion du nerf laryngé ou des dommages causés par un traumatisme, une chirurgie de la thyroïde ou des maladies proches du larynx affectent la phonation. Les modifications de la voix peuvent signaler qu’on a un problème de santé potentiellement dangereux, voire une tumeur maligne. Un enrouement ou un changement de voix inexpliqué doit être évalué, généralement par un oto-rhino-laryngologiste, et les cordes vocales doivent être visualisées. Image : Anthony Shkraba

On peut prévenir les changements vocaux ! Il n’y a qu’à mettre en pratique les conseils d’« hygiène de la voix » suivants – une emphase sur la santé rarement abordée : ■ Évitez le tabac sous toutes ses formes, y compris le tabagisme passif. ■ Évitez l’alcool et la caféine, lesquels provoquent la déshydratation (entre autres effets négatifs sur la santé). ■ Évitez les aliments épicés. ■ Buvez beaucoup d’eau pure. ■ Apprenez la respiration abdominale/ diaphragmatique et exercez-la. Elle permet une production plus efficace de la parole, et donc une moindre tension sur la voix. ■ Évitez de crier, de parler à l’autre bout d’une pièce ou au milieu d’un bruit fort. Ces habitudes pleines de sens sont en corrélation avec les avantages du message de la santé étonnamment actuel contenu dans les écrits d’Ellen G. White : « Une bonne utilisation des organes vocaux favorisera la santé […]. Élargissez la poitrine et renforcez vos muscles. Laissez les muscles abdominaux jouer pleinement. […] En inspirant à fond, laissez la charge de vos mots venir de cette fondation soutenue par la respiration abdominale, [et] suivez les principes de santé relatifs à l’expansion des poumons et à la culture de la voix2. » Nous partageons avec vous cet encouragement : « L’expression orale est un talent que nous devrions cultiver avec le plus grand soin. De tous les dons que nous avons reçus du ciel, aucun ne se révèle plus bénéfique. Par la parole, on convainc et on persuade, on prie et on proclame les louanges de Dieu ; on fait part aux autres de l’amour du Rédempteur. Comme il est important de développer cette faculté en vue d’accomplir tout le bien possible3 ! » Inhibiteurs de l’ECA : inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, tels que le captopril ou l’énalapril. ARA : antagonistes des récepteurs de l’angiotensine, tels que le valsartan ou le losartan. 2 Ellen G. White, Christian Education, Battle Creek, Mich., International Tract Society, 1893), p. 132. 3 Idem., Les paraboles de Jésus, p. 290. 1

Peter N. Landless est cardiologue spécialisé en cardiologie nucléaire, et directeur du Ministère de la santé de la Conférence générale. Zeno L. Charles-Marcel, M.D., est directeur adjoint du Ministère de la santé de la Conférence générale.

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Servir entièrement Jésus ! A « Je vais vous raconter… » DICK DUERKSEN

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u Burkina Faso, un vieil arbre énorme doit être abattu avant qu’il ne cause davantage de dommages au toit de la maison du pasteur Gilberto, un missionnaire. Ce toit est plat, couvert de feuilles et de branches mortes, surtout à cause du vent et de la pluie. Et au Burkina Faso, son foyer africain, il pleut beaucoup. Pas de problème, pense Gilberto. Nos membres passent tous les jours pour me demander de l’argent pour s’acheter de quoi manger, ou pour voir si j’ai entendu parler d’un travail qu’ils pourraient faire. Je vais simplement leur dire que nous allons payer quelqu’un pour couper le vieil arbre. Il doit être abattu dans moins d’une semaine. Gilberto fait passer le mot. Tout le monde parle de l’énorme vieil arbre, mais curieusement, personne ne s’offre à le couper. Une, puis deux, puis trois longues semaines pluvieuses s’écoulent sans qu’une seule personne ne se montre intéressée par le travail ou l’argent. Gilberto demande alors à quelques dirigeants de l’église ce qui ne va pas. *** « Eh bien, Pasteur, chuchotent-ils, certaines personnes croient que peutêtre, hummm, eh bien, que peut-être il se pourrait que cet arbre soit un arbre appartenant aux esprits. S’il est coupé, on n’est pas vraiment sûr de ce que les esprits vont faire aux personnes coupables de ce « crime ». On ne peut pas en être certain, mais si quelqu’un de la famille tombe

malade, on saura alors que les esprits se vengent parce qu’ils ont coupé leur arbre. » « Ouais, c’est comme ça avec les esprits, renchérit l’un des anciens de l’église. On ne sait jamais ce qu’ils vont faire, mais ils vont faire du mal pour sûr. Probable que si on coupe leur arbre, on le trouvera encore debout le lendemain matin. » Le pasteur Gilberto écoute ses membres, discute avec eux de la puissance de Dieu sur les esprits démoniaques, et leur raconte même des histoires bibliques montrant que Dieu est plus fort que l’ennemi. Comme personne ne semble convaincu, il demande à un non-croyant de couper l’arbre. Deux jours plus tard, tout est fait. Pour de bon. L’arbre est débité en bois de chauffage, et constitue un témoignage fort de la grande puissance de Dieu. Le pasteur Gilberto et Glaucia, sa femme, sont venus du Brésil au Burkina Faso, désireux de guider les gens vers Jésus, cherchant tous les moyens possibles de montrer que Jésus est bien plus puissant que les esprits que les gens adorent depuis tant d’années. Avec leur jeune assistant, ils ont rendu visite aux membres et se sont fait de nouveaux amis. *** « S’il vous plaît, Pasteur, pourriez-vous rendre visite à ma voisine ? demande un membre d’église. Elle est clouée au lit et aimerait qu’un pasteur prie pour elle. » Il s’agit d’une femme d’affaires, d’une importatrice très prospère. Le Burkina Image : Richard Loader


Faso étant un pays enclavé, elle doit traverser le Togo voisin pour se rendre au port de Lomé afin d’acheter des marchandises pour son entreprise. Le problème, ce n’est pas le voyage ; ce qui la mécontente, ce sont les droits de douane qu’elle doit payer à son retour au Burkina. L’une de ses amies lui a suggéré d’aller voir un sorcier local. Qui sait, il pourrait peut-être l’aider à réduire ces fameuses taxes ! L’idée lui paraissant bonne, elle a rendu visite au sorcier et lui a décrit son problème. Il l’a écoutée attentivement, surtout lorsqu’elle lui a expliqué qu’elle voulait faire beaucoup d’argent avec ses importations et devenir une femme d’affaires très riche. « J’ai une solution à votre problème, une solution qui vous aidera à devenir très riche, a dit le sorcier. Prenez cette petite amulette en cuir. Vous devrez toujours la porter sur votre bras gauche. Chaque fois que vous arriverez à la frontière, vous tapoterez trois fois l’amulette avec votre main droite. Et vos achats deviendront immédiatement invisibles. Lorsque vous aurez franchi la frontière, vous la tapoterez de nouveau trois fois, et vos achats redeviendront visibles sur-le-champ. Faites comme je vous dis, et vous n’aurez jamais à payer les droits de douane. » Enchantée, la femme, a accepté l’amulette en cuir et l’a attachée à son bras gauche, sous ses tuniques. Plus tard, elle s’est rendue au port et a acheté une grande quantité de marchandises. Alors qu’elle retournait au Burkina Faso, en arrivant à la frontière, elle a fait ce que le sorcier lui a dit. Trois simples tapotements sur l’amulette, et soudain, tous ses achats ont disparu ! Elle est passée sans payer aucune taxe. Une fois dans le bus, elle a de nouveau tapoté l’amulette trois fois, et ses achats ont réapparu ! Elle a pu alors les vendre avec un gros profit. *** Le processus fonctionnant bien pendant plusieurs mois, Madame est devenue rapidement la femme riche de ses rêves. Mais un jour, elle a commencé à se sentir malade. Le sorcier, un sorcier-médecin et un médium lui ont donné des médicaments et des traitements pour la maladie. Ils lui ont exigé gros pour la guérison promise. Très vite, elle a dépensé presque tout son argent en

échange de traitements qui ne fonctionnaient pas vraiment bien. La maladie s’est aggravée ; la pauvre femme a fini par être confinée dans son lit, pouvant à peine bouger. Plus elle se rapprochait des esprits, plus sa vie devenait pénible. « S’il vous plaît, Pasteur, pourriez-vous rendre visite à ma voisine ? avait demandé un membre d’église à Gilberto par l’entremise du jeune assistant de ce dernier. Elle est clouée au lit et aimerait qu’un pasteur prie pour elle. » Le jeune pasteur vient la voir, lui parle de Jésus, et prie pour elle. Chaque jour, il lui apporte l’espoir qui naît de la confiance en la puissance de Dieu. Aimant ce qu’elle entend, elle accepte Jésus en tant que Sauveur personnel. Mais elle est toujours au lit, trop malade pour se lever. « Est-ce que Jésus peut me guérir ? » demande-t-elle. « Oui, Jésus peut vous guérir, mais vous devez lui faire entièrement confiance et renoncer totalement aux esprits. Vous ne pouvez pas servir Jésus et les esprits en même temps. » Elle comprend si bien qu’elle demande au pasteur de lui apporter la boîte qui se trouve dans le coin de sa chambre. « Dans cette boîte, il y a l’amulette et tous mes autres articles relatifs aux esprits, explique-t-elle. Nous devons l’apporter à votre église et brûler le tout. » Les membres d’église acceptent et, le lendemain, ils amènent la femme et sa boîte à l’église pour la brûler. Ensemble, ils prient, allument le feu, et chantent plusieurs chants de victoire et d’adoration. « Je ne veux qu’un seul Dieu, déclaret-elle pendant que la boîte brûle. Je veux servir entièrement Jésus. » Quelques semaines plus tard, la femme est suffisamment bien pour venir à l’église et être baptisée en tant que disciple de Jésus. « Je dois suivre entièrement Jésus, dit-elle. Je ne dois me confier qu’en la puissance de Jésus ! Plus je me rapproche de mon sauveur, plus je suis heureuse. »

Éditeur Adventist World est une revue internationale de l’Église adventiste du septième jour. La Division Asie-Pacifique Nord de la Conférence générale des adventistes du septième jour en est l’éditeur. Éditeur exécutif/Directeur de Adventist Review Ministries Bill Knott Directeur international de la publication Hong, Myung Kwan Comité de coordination de Adventist World Si Young Kim, président ; Joel Tompkins ; Hong, Myung Kwan ; Han, Suk Hee ; Lyu, Dong Jin Rédacteurs en chef adjoints/Directeurs, Adventist Review Ministries Lael Caesar, Gerald Klingbeil, Greg Scott Rédacteurs basés à Silver Spring, au Maryland (États-Unis) Sandra Blackmer, Wilona Karimabadi, Enno Müller Rédacteurs basés à Séoul, en Corée Hong, Myung Kwan ; Park, Jae Man ; Kim, Hyo-Jun Gestionnaire de la plateformes numérique Gabriel Begle Gestionnaire des opérations Merle Poirier Coordinatrice de l’évaluation éditoriale Marvene Thorpe-Baptiste Rédacteurs extraordinaires/Conseillers Mark A. Finley, John M. Fowler, E. Edward Zinke Directrice financière Kimberly Brown Coordinatrice de la distribution Sharon Tennyson Conseil d’administration Si Young Kim, président ; Bill Knott, secrétaire ; Hong, Myung Kwan; Karnik Doukmetzian ; Han, Suk Hee ; Gerald A. Klingbeil ; Joel Tompkins ; Ray Wahlen ; membres d’office : Paul Douglas ; Erton Köhler ; Ted N. C. Wilson Direction artistique et design Types & Symbols Aux auteurs : Nous acceptons les manuscrits non sollicités. Adressez toute correspondance rédactionnelle au 12501 Old Columbia Pike, Silver Spring MD 20904-6600, U.S.A. Numéro de fax de la rédaction : (301) 680-6638 Courriel : worldeditor@gc.adventist.org Site Web : www.adventistworld.org Sauf mention contraire, toutes les citations des Écritures sont tirées de la version Louis Segond 1910 (LSG). Avec Num. Strongs pour Grec et Hébreu. Texte libre de droits sauf pour les Strong. © Timnathserah Inc., - Canada Adventist World paraît chaque mois et est imprimé simultanément dans les pays suivants : Corée, Brésil, Indonésie, Australie, Allemagne, Autriche, Argentine, Mexique, Afrique du Sud, États-Unis d’Amérique Vol. 18, n° 1

Dick Duerksen, pasteur et conteur, habite à Portland, en Oregon, aux ÉtatsUnis.

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Foi en herbe

Pages amusantes pour les plus jeunes

Des fruits et des légumes amusants ! E

st-ce que tu sais quel est le moment idéal de prendre de nouvelles habitudes ? La nouvelle année ! On n’est jamais trop jeune pour faire des choses qui favorisent la santé et le bien-être. Aimes-tu les fruits et les légumes ? Qu’est-ce que tu préfères, les fruits ou les légumes ? On t’a sans doute déjà dit qu’il est important d’en manger tous les jours, mais est-ce que tu sais pourquoi ? Voyons ça ensemble ! Les fruits et légumes sont comme des médicaments naturels grâce à leurs vitamines et à leurs minéraux qui te protègent contre les maladies. Tu n’aimes pas prendre des médicaments qui ont mauvais goût ? Alors mange plus de fruits et de légumes – ils ont bien meilleur goût qu’une cuillerée de sirop contre la toux ! Pour bien grandir, les vitamines et les minéraux des fruits et des légumes sont très importants car ils aident ton corps à se développer au maximum de son potentiel. Alors, donne à ton corps le maximum pour pouvoir être au top de sa forme. En mangeant des fruits et des légumes, tu te protèges en plus contre les maladies des grands. Des preuves scientifiques solides 30

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indiquent qu’une consommation régulière de fruits et de légumes quand on est jeune peut aider à éviter de graves problèmes de santé plus tard. Les fruits et les légumes contiennent beaucoup de fibres naturelles, et ça, c’est vraiment bon pour ton système digestif (ton ventre et tes intestins). Si tu manges ces aliments, tu verras qu’il fonctionnera beaucoup mieux. Savais-tu que les fruits et les légumes ont différentes cou-

leurs ? C’est comme manger un arc-en-ciel ! Eh bien, ces belles couleurs ne sont pas là par hasard. Dieu a « colorié » les fruits et les légumes pour leur donner plein de vitamines et de minéraux qui sont vraiment super pour la santé. Pour en profiter au maximum, essaie de manger autant de couleurs que possible ! Encore une chose : si tu es allergique à certains fruits et/ ou légumes, évite-les. Mange les autres pour leurs grands bienfaits. Images : iStock/Getty Images Plus/serg78


WILONA KARIMABADI

Perle biblique « Donc, quand vous mangez, quand vous buvez, ou quand vous faites autre chose, agissez en tout pour la gloire de Dieu. » (1 Corinthiens 10.31, Parole de vie)

ACTIVITÉ

Sers-toi de ton imagination !

Avec un peu d’imagination, tu peux former toutes sortes d’animaux avec les fruits et les légumes. C’est une façon extra de les rendre amusants à manger ! Demande à tes parents si tu peux utiliser certains ingrédients (au cas où ils en auraient besoin pour autre chose). Demande-leur aussi de t’aider à couper les fruits et les légumes. Alors, quel animal vas-tu faire aujourd’hui ?


VOUS VOULEZ LIRE LA BIBLE ? NOUS VOUS FACILITONS LA TÂCHE.

GENÈSE 1 COMMENCE LE 14 JANVIER 2022 CROYEZ EN SES PROPHÈTES│ REVIVALANDREFORMATION.ORG/BHP

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