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L’ADN du courage

« Pourquoi nous, Seigneur ? »

Une croix pour les jeunes

Août 2019 L’Église à laquelle je désire appartenir est…

COURAGEUSE


Des héros pour nous tous BILL KNOTT

N Couverture David Njaaga, 51 ans, habite à Nairobi, au Kenya. Il vend du bois d’œuvre et des produits dérivés à un marché local. David, Mary, sa femme, Eva et Alvarjoe, leurs deux enfants, fréquentent l’église adventiste Gloryland, dans le Westlands de Nairobi. David nous dit : « Je suis heureux d’être adventiste parce que non seulement j’ai découvert d’importantes vérités bibliques, mais aussi comment vivre plus sainement, obéir à Dieu, et devenir un individu équilibré. » Photo : Njeri Gakuo

Seconde partie d’une série de douze

L’Église à laquelle je désire appartenir est…

COURAGEUSE 10 L’ADN du courage 13 Quand le coût en vaut la peine La Parole 18 L’argent ou la vie 27 La Bible répond Mon Église 16 Appelés à être courageux 22 Courage ! 24 Recueillir, préserver, interpréter 26 À l’ombre du Tout-Puissant Foi vivante 20 « Pourquoi nous, Seigneur ? » 28 « Je vais vous raconter… » 30 Foi en herbe – le coin des enfants

ous racontons les histoires des héros de la Bible avec les meilleures intentions. Nous voulons nous rappeler les uns aux autres, et rappeler particulièrement à nos enfants, la capacité incomparable de Dieu d’initier des événements transformant le monde grâce aux efforts et aux risques d’un individu consacré. Moïse, un personnage solitaire enveloppé de la nuée de la présence divine, gravit le mont Sinaï. David, enfin débarrassé de l’armure encombrante du roi Saül, marche dans la vallée des térébinthes pour affronter le géant avec lequel aucun de ses concitoyens n’ose se mesurer. Daniel, que les menaces de châtiment n’intimident nullement, prie trois fois par jour à l’endroit même où ses ennemis peuvent le voir, et passe une nuit avec les lions affamés. Marie accepte avec héroïsme sa destinée en tant que mère du Messie, même si elle lui apportera plus de souffrance qu’à toute autre mère. Mais remarquez avec moi que les actes courageux que nous applaudissons n’étaient pas seulement les actes solitaires d’individus solitaires, poussés par Dieu à faire ce que les autres ne feraient pas. Tous ces héros, dans leur contexte unique, accomplissaient leurs actes de bravoure en faveur du peuple de Dieu – pour le bien d’un plus grand nombre. Moïse intercède avec Dieu, devenant ainsi, même avec ses faiblesses, un type du Christ, le grand Souverain sacrificateur, qui intercède fidèlement pour nous devant le Père (He 4.14). David est le champion d’une armée tout entière. Il entre dans le combat personnel qui déterminera la destinée de tous les enfants d’Israël. Il se tient là, à leur place. Daniel, connu pour son habitude de prier trois fois par jour, nous dit dans ses prières : « Je confessais mon péché et le péché de mon peuple d’Israël » (Dn 9.20). Il est le représentant du peuple de Dieu, et pas seulement un héros solitaire jeté dans la fosse aux lions. Et dans sa prière extraordinaire (Lc 1.46-55), Marie évoque consciemment le choix qu’elle fait en faveur des générations tant passées que futures en donnant au monde un sauveur. Les histoires héroïques d’individus qui tiennent bon en dépit des pires obstacles sont à leur propre et juste place ; cependant, elles ne devraient jamais obscurcir le fait que le plan du salut concerne, toujours et inévitablement, le peuple de Dieu – l’Église – qu’il soit entrevu à travers l’ancienne fédération tribale d’Israël, exilé pendant la vie de Daniel, ou attestant la puissance de l’Esprit aux jours de l’Empire romain. Le courage auquel Dieu nous appelle consiste à accomplir davantage que des actes de bravoure personnellement significatifs. Ce courage consiste à réfléchir, à planifier, et à agir en faveur des enfants de Dieu tandis qu’ils attendent la rédemption finale d’un monde qui les cible en raison de leur fidélité et de leur loyauté envers Jésus. Tandis que vous lisez l’édition de ce mois-ci de Adventist World, demandez au Seigneur de vous rendre toujours plus conscient de la façon dont vos choix et vos actes viennent en aide aux fidèles qui attendent son apparition. Vous pourriez bien être la personne de courage dont nous avons besoin en cet instant même. L’Église à laquelle je désire appartenir est… courageuse.

Nous croyons en la puissance de la prière ! À Adventist World, nous nous réunissons tous les mercredis matin pour le culte hebdomadaire, au cours duquel nous prions pour les requêtes de prière qui nous ont été envoyées. Faites-nous parvenir les vôtres à prayer@adventistworld.org, et priez pour nous tandis qu’ensemble, nous travaillons à l’avancement du royaume de Dieu. 2

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Sur le vif

Des participants du Dîner annuel de la liberté religieuse de 2019, à Washington D.C., ont pris part à une réception précédant le dîner et les présentations. Organisé par l’Église adventiste, cet événement annuel attire des dirigeants du gouvernement et des défenseurs de la liberté religieuse des États-Unis et du monde entier. Photo : Adventist News Network

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En bref

100 000

« Pour moi, c’est une confirmation que la préparation dans l’éducation chrétienne peut encore procurer le succès dans le monde. » – David Williams, professeur de santé publique et président du Département des sciences sociales et comportementales de l’École de santé publique de l’Université Harvard, et professeur des études africaines et afro-américaines, ainsi que de sociologie à l’Université Harvard. David Williams a été élu récemment à l’Académie nationale des sciences aux États-Unis. Il s’agit du premier adventiste à recevoir cette distinction. David est titulaire de plusieurs diplômes de premier cycle et de troisième cycle d’institutions adventistes.

« La plus grande passion de Don Schneider était de présenter Jésus, son meilleur ami, à ses semblables. » – G. Alexander Bryant, secrétaire exécutif de la Division nord-américaine (NAD), dans une réflexion sur le legs de Don Schneider, ancien président de la NAD. Don Schneider s’est éteint le 23 mai 2019, à l’âge de 76 ans.

« C’est sans doute la plus grande entrave au développement économique. » – Jonathan Duffy, président de l’Agence de développement et de secours adventiste (ADRA), au sujet de la corruption lors d’un sommet international qui s’est tenu à Genève, en Suisse. Jonathan Duffy s’est joint à des centaines de dirigeants interreligieux pour discuter de l’encouragement à l’inclusivité et à contrer le discours haineux pour améliorer la protection des minorités religieuses, des réfugiés, et des migrants. Dans sa présentation, il a parlé de certaines des tendances mondiales en matière de migration et a souligné ce qui incite à la migration.

Le nombre de tracts spirituels distribués en un jour à Tokyo par 40 participants au Congrès Youth Rush, à l’église adventiste des jeunes à Setagaya, au Japon. Depuis 2011, 111 personnes ont participé au Congrès Youth Rush Japon – un programme de représentation évangélique pour les étudiants. Grâce à ce programme, de nombreuses personnes ont demandé des études bibliques, et plusieurs individus sont venus à l’église adventiste après y avoir été invités par les travailleurs étudiants.

52 000 Le nombre de personnes qui se sont rassemblées dans un stade sportif au Pérou pour participer aux célébrations du week-end marquant le 100e anniversaire de l’Université de l’Union péruvienne – une institution adventiste située à l’extérieur de Lima et comptant environ 12 000 étudiants. Pour célébrer cet événement marquant, l’université envoie 100 étudiants missionnaires dans le monde entier. 4

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Photo : courtoisie du compte Facebook du pasteur Ted Wilson


En bref

US$246 000 La somme des fonds recueillis par les participants de l’Association des entrepreneurs adventistes (ASI) Europe lors du Congrès ASI Europe 2019, à Paris, en France. L’offrande soutiendra 17 projets et initiatives missionnaires en Europe. Le congrès a réuni des participants de l’Europe, de l’Afrique, et des ÉtatsUnis. Lors de l’événement, les membres d’ASI ont partagé, édifié, et motivé les autres par des témoignages vivants de missionnaires, de ministères, et de gens d’affaires.

Les adventistes, le régime alimentaire, et le salut Source : Sondage de la Conférence générale de 2018 auprès de l’effectif adventiste mondial GCMS 2018 Q51.5, n=55,822

À la question « Le régime alimentaire et le style de vie contribuent-ils au salut ? », voici ce qu’ont répondu les membres d’église dans les pourcentages suivants : 0%

5%

10 %

15 %

20 %

Tout à fait d’accord

30 %

23 %

D’accord Incertain

25 %

24 % 15 %

En désaccord

19 %

Tout à fait en désaccord

19 %

Soyons clairs

« Si le stress dure pendant une longue période de temps, il augmentera aussi les chances de développer ou d’empirer une condition de santé physique ou mentale. » – Brian Distelberg, directeur de recherche du Centre de médecine comportementale de la santé de l’Université de Loma Linda. Brian cherche à découvrir l’impact du stress. Nous ne pouvons éviter complètement le stress, dit-il, mais nous pouvons le combattre en développant notre résilience par le biais d’un régime alimentaire équilibré, d’un sommeil suffisant, et de l’exercice.

« L’Église adventiste ne soutient en aucun cas la croyance que l’adhérence à son message de la santé assure tant soit peu le salut. Le salut est un don de Dieu. Le message adventiste de la santé met en valeur la santé physique, la santé mentale, le bien-être émotionnel, le soutien social, et les relations en tant que partie de la croissance spirituelle. […] Les pasteurs et les dirigeants de l’Église mondiale devraient prêter davantage d’attention pour clarifier les relations entre le salut et, entre autres choses, le message de la santé. » – Bureau des archives, des statistiques, et de la recherche

« De criminel endurci, il est devenu un homme qui s’occupe des autres, et qui cherche à partager l’espérance qu’il a trouvée en JésusChrist, son sauveur, avec ceux qui ne le connaissent pas encore. » – Ted. N. C. Wilson, président de l’Église adventiste, dans une lettre au gouverneur du Tennessee, aux États-Unis, demandant un sursis à exécution pour Donnie Johnson, lequel a été condamné pour le meurtre de sa femme en 1984. En prison, Donnie Johnson a été baptisé au sein de l’Église adventiste. Il a commencé un ministère envers ses compagnons de détention, et a été finalement consacré en tant qu’ancien de l’église locale. En fin de compte, Donnie Johnson a été exécuté le 17 mai 2019.

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Actualités

Un adventiste élu Premier ministre en Papouasie-Nouvelle-Guinée L’équipe de Adventist World et Jarrod Stackelroth, de Adventist Record

James Marape, un adventiste du septième jour âgé de 48 ans, a été élu Premier ministre – le huitième – de la Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) le 30 mai 2019, à Port Moresby, capitale du pays. Son élection succède à des semaines d’agitation qui ont ébranlé le gouvernement de la PNG pour aboutir finalement à la démission de l’ancien Premier ministre Peter O’Neill. Selon les nouvelles de la BBC, les législateurs ont voté massivement pour élire James Marape. Le service des nouvelles Al Jazeera a rapporté que le corps législatif a accueilli James Marape après que Job Pomat, président du Parlement, ait annoncé son élection en tant que Premier ministre par 101 voix contre 8. James Marape, ancien ministre des Finances du pays, est membre du Parlement pour l’électorat de Tari-Pori, dans la province d’Hela. Il est un ancien de l’église adventiste de Koro-

bosea, et a fréquenté l’École secondaire adventiste de Kabiufa, dans la province des Hautes-Terres orientales. Selon la page officielle du Parlement de la PNG où l’on trouve une liste des accomplissements de James Marape, ce dernier est titulaire d’une licence de l’Université de la Papouasie-Nouvelle-Guinée (UPNG – 1993), et d’un diplôme de troisième cycle spécialisé en science de l’environnement, également de l’UPNG (2000). Selon The Guardian, James Marape a dit dans son discours succédant à son élection qu’il s’efforcerait de résoudre le problème de l’économie chancelante. « Nous nous efforcerons de maximiser les bénéfices de ce que Dieu a donné à ce pays à partir de nos ressources naturelles », a-t-il dit en citant James Marape. « Ce gouvernement s’engage à remettre notre pays à la bonne place. » Dans un post sur Facebook après son élection, James Marape a écrit

Le 30 mai 2019, James Marape, membre et ancien de l’église adventiste de Korobosea, a été élu en tant que huitième Premier ministre de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Photo : Adventist Record 6

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que c’est un privilège d’être le chef serviteur de cette nation d’un millier de tribus. James Marape : « Je ne promets pas d’être [la] réponse à tous les problèmes de notre nation, mais je promets de donner le meilleur de moimême pour faire bouger les choses ! » James Marape a aussi loué Dieu de ce qu’il guide sa vie. « Sans Dieu, je ne serais jamais allé aussi loin à partir de rien. [Par conséquent,] le moins que je puisse faire, c’est de donner mon maximum pour les enfants de Dieu en Papouasie-Nouvelle-Guinée. » Glenn Townend, président de la Division Pacifique Sud, a dit que le leadership adventiste régional félicite James Marape et promet de prier pour lui dans ce rôle aussi important que nouveau. Glenn Townend : « La Division Pacifique Sud tient à féliciter l’Honorable James Marape, lequel est devenu le huitième Premier ministre de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Nous prions pour qu’il continue de recevoir les directives de Dieu tandis qu’il dirige cet important pays. Ses valeurs et son héritage adventistes le maintiendront en règle. » L’élection de James Marape marque une autre étape pour l’Église adventiste en Papouasie-Nouvelle-Guinée et dans le monde entier, alors que les trois hauts dirigeants du pays sont membres de l’Église adventiste. En plus de James Marape en tant que chef du pouvoir exécutif, le pouvoir législatif est dirigé par Job Pomat, président du Parlement. Gibbs Salika, juge en chef, et aussi adventiste, dirige le pouvoir judiciaire. Selon les dirigeants adventistes, c’est là un cas unique dans le monde.


Actualités

Taïwan : les adventistes sont prêts pour un changement

Après l’établissement de seulement 20 nouvelles églises en 55 ans, les campagnes d’évangélisation font partie d’un plan pour renverser cette tendance

Division Asie-Pacifique Nord, et Adventist World

Les dirigeants de la Division Asie-Pacifique Nord (NSD) de l’Église adventiste ont rencontré récemment les dirigeants de l’Église régionale à Taïwan, avant la campagne d’évangélisation de juillet 2019. Confrontés à une croissance stagnante à travers l’île, les adventistes de Taïwan travaillent d’arrache-pied pour renverser cette tendance. Photo : Service des nouvelles de la Division Asie-Pacifique Sud

Confrontés à des taux de croissance de l’Église lamentables au cours des cinq dernières décennies, les adventistes à Taïwan s’engagent à renverser cette tendance et à soutenir les efforts d’évangélisation à travers l’île, ont dit les dirigeants de l’Église régionale. L’une des premières étapes consistera à augmenter la coordination des activités d’évangélisation conjointes en juillet 2019. En 2018, lors d’une réunion qui s’est tenue à Sapporo, au Japon, les dirigeants de la Division Asie-Pacifique Nord (NSD) ont approuvé le projet Évangélisation Implication totale des membres 2019 pour Taïwan. Les dirigeants ont décidé de tenir une campagne d’évangélisation simultanément à 16 églises locales dans la région de la Fédération de Taïwan (TWC). Des officiers, des directeurs, et des membres du personnel de la NSD en seront les orateurs. Min Ho Joo, directeur de Mission adventiste de la NSD, a récemment organisé une séance plénière avec les pasteurs de Taïwan pour se préparer et prier ensemble en vue de l’Évangélisation Implication totale des membres (ITM) 2019. Vers la fin de février 2019, les 16 pasteurs locaux des églises impliquées dans cette

campagne d’évangélisation simultanée ont rencontré les directeurs et les membres du personnel de la NSD. Lors du culte d’ouverture, Noah Lai, président de la TWC, a parlé de la signification de la mission à Taïwan. Noah Lai : « À Taïwan, on compte encore très peu d’adventistes par rapport à la population de cette île. La croissance de l’Église adventiste à Taïwan a été lente. » Noah Lai a rapporté qu’en 1962, on trouvait à Taïwan 92 églises adventistes ; en 2017, on parlait de 112 églises. Ainsi, au cours des 55 dernières années, seulement 20 nouvelles églises adventistes ont été établies. Ceci montre, a-t-il souligné, que l’Église adventiste croît à peine sur cette île. Dans son sermon, Si Young Kim, président de la NSD, a parlé de la façon de proclamer l’Évangile aux Taïwanais. Il a rappelé à l’auditoire la méthode de travail efficace de Jésus pour atteindre les gens, et a dit que c’est là le modèle à suivre. « L’Église doit comprendre les besoins de ses semblables et y répondre », a-t-il ajouté. Joseph Ma, coordinateur de Mission globale de la TWC, a rapporté de quelle façon chaque église à Taïwan a été préparée pour Évangélisation TMI 2019. Il a parlé du processus

d’une évangélisation efficace, depuis les étapes de planification jusqu’à la campagne d’évangélisation elle-même. Min Ho Joo, lequel est aussi en charge du projet « Opération métropoles », a donné une présentation sur la façon de rendre l’évangélisation publique efficace et fructueuse. Il a introduit la combinaison d’une église à caractère missionnaire et d’une église attrayante. Min Ho Joo : « Une église à caractère missionnaire met en valeur son orientation et montre l’amour de Jésus en répondant aux besoins ressentis par les membres de la communauté. Une église attrayante se consacre à inviter les gens à venir et à voir. » En après-midi, chaque église locale a donné un rapport de ses plans pour la campagne d’évangélisation. Avant de terminer la réunion, Si Young Kim et tous les directeurs de la NSD ont mis une épingle sur la veste de chaque pasteur local. Les dirigeants de l’Église régionale ont aussi visité les églises locales pour en rencontrer les membres et s’entretenir avec eux, alors que les adventistes à travers le pays se préparent à renverser la tendance d’une faible croissance de l’Église à Taïwan.

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Coup d’œil sur… la Division Pacifique Sud (SPD)

522 523 Effectif de la SPD au 31 juillet 2018

1 600 Le nombre de personnes qui ont assisté à la soirée d’ouverture de la campagne d’évangélisation d’Il est écrit à Melbourne, en Australie. John Bradshaw et Eric Flickenger ont tenu cette campagne en quatre sites différents aux alentours de Melbourne. De ceux qui ont assisté à la campagne, au moins la moitié viennent d’autres contextes religieux ou d’aucun contexte religieux, ont dit les organisateurs.

« Cela peut être difficile parce que la Nouvelle-Zélande est un pays très sécularisé. Mais il y a des petites choses que nous faisons qui, à notre avis, peuvent faire avancer les choses. » – Jeremy Dixon, propriétaire du café Revive café, dans une discussion sur les moyens lui permettant de partager l’Évangile par son restaurant végétalien à Auckland, en NouvelleZélande. Les méthodes d’évangélisation incluent des exemplaires gratuits de la revue Signes des temps, ainsi que des démonstrations culinaires que le restaurant tient dans les églises locales. Jeremy fabrique aussi les Frooze Balls – le cassecroûte santé le plus vendu en Nouvelle-Zélande.

« La liberté religieuse est précieuse pour tous les adventistes. Il est presque inimaginable d’avoir sa vie écourtée parce que l’on rend un culte à Dieu. » – Glenn Townend, président de la SPD, suite à la fusillade à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui a fait 50 morts.

3 500 Le nombre de baptêmes par année à travers les îles du Pacifique, lesquels sont attribuables aux efforts des missionnaires bénévoles associés à Volunteers in Action (VIA) – un ministère de soutien indépendant fondé il y a plus de 20 ans. (^-)

160 Le nombre de participants au Congrès du leadership éducatif « Préparer le terrain » qui s’est tenu à Sydney, en Australie – une initiative adventiste qui se tient tous les deux ans. Les participants se sont attaqués aux défis croissants de la liberté religieuse pour les écoles adventistes en Australie. Figurait au nombre des présentateurs Michael Worker, directeur des Affaires publiques et de la liberté religieuse de la SPD. L’Australie est la seule démocratie occidentale dans le monde ne disposant d’aucune protection positive pour la liberté religieuse, a dit Michael Worker. C’est là une situation « vraiment inquiétante ».

Neil Watts, officier itinérant pour Volunteers in Action (VIA) (devant, au centre), et une équipe de VIA à Mendi, dans la province des Hautes-Terres méridionales, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Photo : Adventist Record 8

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Point de vue

Lee S. Berk, doyen adjoint de la Recherche à la Faculté des professions de la santé de l’Université de Loma Linda

Photo : Ben White

Le rire : une prescription infaillible Un expert partage la science derrière les bienfaits du rire Lorsque j’ai débuté ma carrière en soins de santé, j’avais l’habitude de souligner l’importance des facteurs physiques de la santé. Alors que ma carrière et ma connaissance progressaient, j’ai passé davantage de temps à découvrir de quelles façons les facteurs tels que le mode de vie, le régime alimentaire, la gratitude, la spiritualité, le comportement, et le pardon jouent aussi leurs rôles dans l’évolution de la santé et de la maladie. Mon idée d’étudier le rire a été aussi inspirée par la Bible. Proverbes 17.22 dit : « Un cœur joyeux est un bon remède, mais un esprit abattu dessèche les os. » Ce texte se réfère à la science médicale intégrative de la psychoneuroimmunologie énoncée en termes bibliques. C’est ce qui a constitué mon point de départ, et c’est le noyau des soins de l’esprit, du corps et de l’âme de toute la personne. Tout comme les gens en état de dépression ont davantage tendance à avoir un système immunitaire compromis, ma recherche a démontré que les gens qui font l’expérience d’un rire joyeux accusent le coup biologique qui peut influencer les réponses positives du système immunitaire. C’est un homme du nom de Norman Cousins qui, ayant reçu dans les années 1960 un diagnostic de maladie auto-immune, a le premier abordé ce sujet.

Éditeur de la revue Saturday Review, sa vie était bourrée de stress et de détresse importants. Il a alors émis l’hypothèse qu’il devrait produire du bon stress – l’eustress – pour voir s’il lui serait possible de renverser ce pronostic. J’ai fait la connaissance de Norman Cousins en 1989, lorsqu’il est venu à Loma Linda pour me demander s’il existait des bienfaits physiologiques connus du rire. Nous avons découvert que lorsqu’une personne rit, le système hormonal en bénéficie parce que le rire favorise le bon stress (eustress) et diminue le mauvais stress (détresse). Le fait que le corps soit un tout fait que chacun de ses processus a une conséquence biologique, bonne ou mauvaise. Tout comme le stress peut miner notre système immunitaire et entraîner la maladie, le rire peut avoir l’effet opposé en améliorant et en optimisant les composants du système immunitaire ainsi que la circulation sanguine, de sorte que nous sommes plus « résistants » aux maladies. Le rire provoque la libération des endorphines, l’analgésique naturel de notre corps ; de la sérotonine, notre antidépresseur naturel ; et des bons neuropeptides, les communicateurs chimiques. Il diminue aussi le cortisol, ce qui réduit ainsi le stress, abaisse la pression artérielle, augmente l’apport en oxygène, améliore le système immunitaire, et réduit le risque de maladies cardiaques ou d’un AVC. Dans les soins de santé, nous compartimentons souvent les différentes spécialités. Nous avons la physiologie, la biochimie, l’endocrinologie, et la neurologie, toutes enseignées séparément. Mais lorsque nous considérons la personne tout entière, nous pouvons

voir à quel point le corps humain est réellement interconnecté. Le rire entraîne aussi la production de substances neurochimiques clés, telles que la dopamine, laquelle produit des bienfaits apaisants, réduit l’anxiété, et nous procure plaisir et récompense. Il augmente aussi la fréquence des ondes gamma EEG dans le cerveau, ce qui synchronise les neurones cérébraux et contribue à l’amélioration de notre mémoire et de notre processus cognitif. Le rire a les mêmes avantages que l’exercice modéré. Il augmente aussi la fréquence des ondes gamma. La fréquence gamma – la fréquence la plus élevée – est responsable du traitement de l’information, de l’amélioration de la mémoire, et de la réduction du stress. En neuroscience, nous savons aujourd’hui que la fréquence gamma améliore les niveaux cognitifs du cerveau. La durée du rire n’est pas aussi importante que la raison derrière le rire. Le rire joyeux, contrairement au rire nerveux ou embarrassé, favorise le « bon » cholestérol (lipoprotéines de haute densité – HDL) et comporte une cascade de changements physiologiques bénéfiques favorables au bonheur – le bonheur étant la dopamine, la sérotonine, les endorphines. Le bonheur est la réponse optimale du système immunitaire. Riez aussi souvent et autant que vous en avez besoin, jusqu’à ce que vous vous sentiez bien ! Norman Cousins a écrit un jour : « De tous les dons accordés par la nature aux êtres humains, rire de bon cœur doit se trouver bien près du sommet. » Ce don de la joie et de la guérison est parfois ce qui peut nous rassembler et nous permettre de faire l’expérience du bonheur que Dieu nous souhaite. AdventistWorld.org Août 2019

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L’Église à laquelle je désire appartenir est…

COURAGEUSE

L’ADN du courage Défendre les valeurs du royaume

L

orsque le temps s’arrête et que des destinées se décident, nous en reconnaissons les moments clés. L’homme que Dieu avait choisi pour diriger son peuple dans le pays venait juste de faire l’expérience d’un tel moment – d’un moment qui fait battre la chamade, et d’une intensité telle qu’il produit la peur. Josué était agité. Les Israélites avaient établi leur campement à Guilgal, à environ 3 kilomètres au nord-est de Jéricho, après avoir traversé miraculeusement le Jourdain et être entrés dans la terre promise. Suite à la circoncision de tous les mâles d’une nouvelle génération, ils étaient sur le point de conquérir le pays – du moins, le pensaient-ils. Josué, lui, devait en être moins certain, car il avait envoyé des espions explorer Jéricho et les alentours. Comme il n’avait pas encore reçu ses ordres de marche du Seigneur (Jos 6.1-5), il voulut connaître les points faibles des défenses de Jéricho. Il n’y en avait aucun ! Soudain, ses pires cauchemars se concrétisèrent. Il aperçut un homme debout devant lui, son épée nue à la main, prêt à frapper (Jos 5.13). N’ayant pas le temps de dégainer la sienne, Josué Photo : Benjamin Davies


GERALD A. KLINGBEIL

décida de confronter l’étranger : « Es-tu des nôtres ou de nos ennemis ? » (v. 13) C’est une bonne question ! Lorsque nous faisons face à des situations difficiles, nous devons savoir qui est pour nous et qui est contre nous. Par conséquent, nous observons judicieusement, écoutons attentivement, anticipons avec prudence. « Non, répliqua l’homme, mais je suis le chef de l’armée de l’Éternel, j’arrive maintenant. » (v. 14) Josué n’eut pas besoin d’en entendre davantage. Il tomba face contre terre et l’adora. Il reconnaissait Dieu quand il le rencontrait. POUR OU CONTRE ?

Parfois, il est facile de distinguer qui est pour nous et qui est contre nous. Mais en d’autres circonstances, cette tâche s’avère de plus en plus difficile. Les questions sont épineuses, les situations, complexes. Nous nous retrouvons soudain dans l’une des zones grises de la vie, luttant pour discerner clairement la ligne divisant le bien du mal. C’est alors que nous devons rencontrer notre commandant en chef et prêter attention à ses ordres de marche. « Ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint. » (v. 15) C’est la première chose que Josué dut faire en ce jour fatidique. Aucune discussion élaborée sur les stratégies militaires. Aucune spécification sur la bataille imminente. Que pouvons-nous apprendre de cet épisode ? Lorsque nous rencontrons notre créateur, notre sauveur, et notre commandant en chef, arrêtons tout – et adorons-le. Reposons-nous en lui au lieu de faire les cent pas sans arrêt, nous demandant ce qu’il faut faire ensuite. Prêtons attention à la Parole (révélée dans les Écritures et communiquée par le ministère de l’Esprit), puis cherchons à comprendre les valeurs de Dieu et à discerner les moments où nous devons nous tenir courageusement debout.

POURQUOI NOUS ?

« Pourquoi nous, et pourquoi maintenant ? » était une question pertinente dans la Jérusalem du sixième siècle av. J.-C. Le monde changeait profondément, et on avait l’impression que Jérusalem était directement la cible de la catastrophe. Daniel et ses trois amis, tous des ados, étaient en route vers Babylone, arrachés à leur famille, à leur foyer, et à leur nation. Ils avaient été choisis pour être rééduqués et formés. Nebucadnetsar II – nouveau roi de Babylone – désirait bâtir sa propre élite administrative. Alors qu’ils franchissaient enfin la porte d’Ishtar à Babylone – une immense ville comparée à la Jérusalem provinciale, ces jeunes restèrent bouche bée. Là, tout était plus gros, plus fort, supérieur, semblait-il. À l’académie des sciences rattachée à la cour, on les accueillit chaleureusement. Ils seraient bien traités et on leur servirait des mets et du vin provenant de la table du roi. Daniel, Hanania, Mischaël et Azaria durent alors prendre une décision. Devaient-ils manger les aliments riches et abondants de la table royale dédiés aux dieux de Nebucadnetsar, et ainsi, se souiller, ou se démarquer des autres comme s’ils faisaient tache et risquer leur tête (Dn 1.3-10) ? Comment prenons-nous de telles décisions lorsque nous faisons face à des conséquences menaçant la vie ? Les quatre ados hébreux commencèrent par la prière. Puis ils approchèrent leur superviseur avec une étrange requête : « Éprouve tes serviteurs pendant dix jours, et qu’on nous donne des légumes à manger et de l’eau à boire » (v. 12). Dix jours pour marquer un point. Dix jours pour attendre que Dieu fasse l’invraisemblable. Mais comment 10 jours d’un régime alimentaire différent peuvent-ils faire une différence ? Cette épreuve de 10 jours leur donna raison : Dieu honora leur position, et leur foi fut fortifiée. En outre,

elle les prépara à d’autres circonstances où il leur faudrait davantage de courage. Les prochaines épreuves, en effet, seraient encore plus difficiles. TOUT EST BIEN QUI FINIT BIEN

Daniel 3 décrit l’une d’entre elles. Le roi Nebucadnetsar fit une immense statue, inspirée sans doute de celle qu’il avait vue dans son songe prophétique (Dn 2) – sauf que cette statue était entièrement couverte d’or ! Babylone ne passera jamais. Voilà le message que Nebucadnetsar voulait transmettre au monde. Ce défi clair à l’avenir révélé de Dieu représentait aussi un défi pour Hanania, Mischaël et Azaria, lesquels avaient été promus à des rôles de leadership provincial. On leur ordonna, ainsi qu’aux autres leaders au sein de l’Empire, de se prosterner devant la statue et de l’adorer au son d’un orchestre imposant. Faisant près de 28 mètres de haut et de 2,8 mètres de large, cette statue que l’on apercevait de très loin mettait au défi le Dieu du ciel. La musique retentit, et la foule se prosterna – mais les trois jeunes hommes restèrent courageusement debout. Nebucadnetsar entra alors dans une violente colère (Dn 3.13). Comment ces trois Hébreux osaient-ils braver le chef absolu de l’univers ? Ils le pouvaient – et ils le firent. Ils déclarèrent que l’adoration appartient à Dieu seul. Confrontés à un Nebucadnetsar furieux qui les menaçait d’une mort immédiate dans la fournaise ardente, ils prononcèrent ces paroles intemporelles : « Nous n’avons pas besoin de te répondre là-dessus. Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi. Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as élevée. » (v. 16-18) Évidemment, nous entendons ces paroles du point de vue de ceux qui connaissent la fin de l’histoire. Nous AdventistWorld.org Août 2019

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Prêtons attention à la Parole, puis cherchons à comprendre les valeurs de Dieu et à discerner les moments où nous devons nous tenir courageusement debout. savons que les trois jeunes Hébreux sortirent de la fournaise ardente parfaitement indemnes. Souvent, les dénouements heureux sont construits d’une certaine manière dans notre tissu culturel. Cependant, ils ne se trouvent pas seulement dans les fournaises ardentes. Ces dénouements, lorsque nous sommes appelés à faire preuve de courage, sont non seulement mesurés en termes de vie et de mort, mais aussi caractérisés par la fidélité, l’authenticité, la véracité, et un engagement inébranlable. Au cœur des camps de concentration et des morts insensées, le courage inspiré par les valeurs de Dieu se dresse – même en présence de la souffrance et de la perte. Tandis que la folie peut parfois n’être qu’un courage camouflé, Dieu, lui, n’agit pas de cette manière. LA MÉTHODE DE JÉSUS

Nous associons la fidélité, la véracité, la puissance, et la grâce au ministère de Jésus. Mais le Seigneur exprimait-il aussi le courage ? La prière de Jésus à Gethsémané offre une réponse potentielle à cette question cruciale : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » (Mt 26.39) En face de la souffrance et d’une séparation imminentes, Jésus était disposé à soumettre sa volonté à celle du Père. Cela exige du courage – et de la confiance. Dans le ministère de Jésus, il y a d’autres circonstances où l’on peut voir le courage du Seigneur à 12

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l’œuvre. Les valeurs principales de son royaume incluent le pardon, la persévérance, et la patience – tous des éléments caractéristiques du vrai courage. Si quelqu’un te force à faire un mille, enseigna Jésus à ses disciples, fais-en deux avec lui. (Mt 5.41). À maintes et maintes reprises, il présenta le pouvoir de contreculture du pardon (Mt 18.21-22). Par le précepte et par l’exemple, il encouragea ses auditeurs à aimer leurs ennemis (Mt 5.43-47). Et c’est avec des larmes dans la voix qu’il parlait de jugement aux chefs juif de son époque (Mt 23.1339)*. Tout en ne bronchant jamais devant leurs critiques incessantes, il soupirait après la transformation de leur cœur. C’est ce que fait le courage empreint de piété. Jésus fit aussi preuve de courage en accueillant des étrangers et ceux que la société considérait comme de moindre importance. Les femmes et les petits enfants se sentaient à l’aise en sa présence. Il touchait (et guérissait) les lépreux (Mt 8.1-4), et entrait dans les demeures des publicains méprisés (Lc 19.1-10). Il démontrait l’intérêt particulier de Dieu pour les pauvres, les veuves, les orphelins, et les étrangers. Et lorsqu’il racontait des histoires illustrant le royaume de Dieu, ce n’était pas le prêtre ou le lévite qui incarnait les valeurs du royaume, mais le Samaritain détesté (Lc 10.30-37). Bien que ne cherchant pas le conflit et ne s’intéressant pas à la controverse, Jésus ne reculait pas quand il fallait mettre le doigt là où ça fait mal. Lorsqu’il s’opposait, il le faisait avec bonté et compassion. La phrase clé de sa conversation avec le jeune homme riche propriétaire de grands biens commence par « Jésus, l’ayant regardé, l’aima » (Mc 10.21). Finalement, le jeune homme s’en alla tout triste. Son choix dut briser le cœur de Jésus. Nous souffrons tous lorsque ceux que nous aimons prennent de mauvaises décisions. Le courage, ici, signifie de continuer à les

aimer. Je voudrais bien connaître le reste de l’histoire… Quels choix le jeune homme riche fit-il suite au matin de la résurrection et à la Pentecôte ? LE COURAGE DONT NOUS AVONS BESOIN

À une époque de rectitude politique et de discours haineux, Dieu a besoin de gens qui peuvent imiter le courage au cœur de la persécution, de l’indifférence, et de l’insignifiance. Comme Daniel et ses amis, nous devons savoir quand il est temps d’être contreculturels. En ligne avec la rencontre de Josué avec le Commandant en chef, ce courage nous amènera à adorer et à aller de l’avant dans l’obéissance – même si les choses n’ont pas beaucoup de sens. Après cette rencontre avec Dieu sur les plaines de Jéricho, le courage de Josué grandit au fil de ses expériences avec lui. Parfois, il connut des revers et des défis – des moments où son courage était aussi mince et usé que les vêtements effilochés des Gabaonites (Jos 9.4). Mais Josué ne retourna pas en arrière. Tandis qu’il suivait le Commandant de l’armée du Seigneur, il put même commander au soleil et à la lune d’arrêter leur course (Jos 10.12-14) – et l’impossible devint possible ! Vivre courageusement et exercer un courage pieux tandis que nous exposons les valeurs du royaume à l’encontre de la culture dominante n’est pas toujours facile. Ce que nous disons et faisons peut ne pas toujours être bien reçu ou vivement acclamé, mais tandis que nous suivons notre chef courageux, nous pouvons jouir de la douceur de nous retrouver au cœur même de la volonté et de l’amour de Dieu. * Voir Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 620.

Gerald A. Klingbeil est rédacteur adjoint de Adventist World. Il prend courage en voyant la grâce immuable de Dieu dans ce monde.


L’Église à laquelle je désire appartenir est…

WILONA KARIMABADI

COURAGEUSE

Jean Weidner, décoré en 1946 de la Médaille de la liberté des États-Unis, et de la Palme d’or à La Haye, aux Pays-Bas.

Quand le coût en vaut la peine Nous sommes appelés à être braves – peu importe les conséquences

L

’histoire suivante comporte deux parties. Si l’une se termine bien, et l’autre pas, en revanche, les deux ont un dénominateur commun : Dieu nous appelle à faire preuve de courage en face d’épreuves horribles – même de la mort. Lorsqu’il nous confie une mission, il ne nous laisse jamais affronter les difficultés tout seuls. UN HOMME MARQUÉ

Jean Henri Weidner vit le jour en 1912 en Belgique, au sein d’une famille adventiste hollandaise. Son père était pasteur et enseignait le grec et l’hébreu à ce qui est aujourd’hui l’Université adventiste de Collonges-sous-Salève, en France, juste de l’autre côté de la frontière suisse non loin de Genève. Enfant, Jean passait une bonne partie de son temps à gravir les montagnes entourant ce campus pittoresque. Il découvrit les entrées et les sorties de la propriété et de sa frontière avec la Suisse. À cette époque, alors qu’il n’en savait rien, il glanait de précieuses connaissances

Photos : Adventist Review Ministries collection

de la région, lesquelles signifieraient tout pour l’œuvre qu’il entreprendrait des années plus tard. Après avoir complété une partie de ses études à Collonges-sous-Salève, Jean Weidner poursuivit des études en administration et en droit à Genève et à Paris. Il se lança finalement dans l’industrie textile, d’abord à Paris où il devint assez prospère. Plus tard, il étendit ses activités dans d’autres villes de la France. En juin 1940, comme l’armée allemande approchait, des parisiens fuirent Paris. Gabrielle, la sœur plus jeune de Jean, travaillait en tant que secrétaire du président de l’Union des fédérations franco-belges, alors domiciliée dans la capitale française. Les bureaux de l’union durent se relocaliser dans le sud de la France. Jean Weidner contribua à cette relocalisation. À cette époque, il travaillait à Lyon. C’est là qu’il mit bientôt sur pied un réseau de résistance appelé Dutch-Paris. Composé de plus de 300 « agents », ce réseau clandestin opérait une ligne de fuite des Pays-

Bas vers la Suisse neutre (utilisant la frontière près de Collonges-sous-Salève) par la Belgique et la France, ou d’Andorre vers l’Espagne par une route plus dangereuse à travers les Pyrénées. Ainsi, le réseau Dutch-Paris permit à 800 juifs, à plus de 100 aviateurs alliés, et à d’autres encore d’échapper à une mort certaine sous le régime nazi. « Quand la guerre a commencé, je me suis demandé, en tant qu’être humain, comment je pourrais aider mes semblables. Et j’ai trouvé un moyen de le faire. Si un Juif arrivait à atteindre la Suisse ou l’Espagne – deux pays neutres – il serait sauf. Le hic, c’était de trouver un moyen d’atteindre la Suisse depuis les PaysBas. La Gestapo, les SS, les soldats d’Hitler étaient partout ! Les frontières étaient fermées. Quant à la frontière entre la France et la Suisse, elle était lourdement gardée, parce que les nazis savaient que les Juifs essayaient d’atteindre la Suisse. Mais moi, je connaissais comme ma poche la frontière entre Collonges-sous-Salève,

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en France, et la Suisse depuis mes jours à cette institution », a expliqué Jean Weidner1. Il s’agissait, évidemment, d’une entreprise extrêmement risquée. Avant longtemps, Jean attira l’attention des nazis, se retrouvant luimême en tête de liste des individus les plus recherchés par la Gestapo. En trois occasions distinctes, on l’arrêta et le tortura. Il fut interrogé, dit-on, par l’infâme Klaus Barbie, surnommé « le boucher de Lyon ». Mais, de façon extraordinaire, il réussit chaque fois à échapper à la mort, parfois avec de l’aide, mais toujours dans des circonstances extrêmement pénibles. Finalement, une « agente » du réseau Dutch-Paris fut arrêtée et torturée. Pour des raisons encore inconnues, elle trahit le réseau en révélant les noms de près de 150 membres du réseau. En conséquence, un grand nombre furent envoyés dans des camps de concentration. On ne les revit jamais. Chose étonnante, Jean Weidner, lui, resta intouché. Après la fin de la guerre, Jean travailla pour le gouvernement hollandais pendant un certain temps, et lui apporta son aide pour retracer des collaborateurs nazis. Mais vers les années 1950, il décida de prendre un nouveau départ en Amérique, trouvant une merveilleuse partenaire adventiste en sa femme, Naomi. Se lançant dans une nouvelle carrière, il ouvrit une chaîne de boutiques d’aliments naturels prospère dans le sud de la Californie, sous le nom de Weidner Natural Foods. Il fut actif dans sa communauté et dans son église locale. Même s’il préférait ne pas parler de sa vie en Europe, ses efforts pendant la guerre ne passèrent pas inaperçus. En reconnaissance de son courage, il reçut la Médaille de la liberté des États-Unis, fut fait membre de l’Ordre de l’Empire britannique ainsi que de l’Ordre d’Orange-Nassau des Pays-Bas, et reçut la Médaille de la Résistance des Pays-Bas. La 14

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Jean Weidner (au centre) près de l’arbre planté en son honneur sur l’Allée des Justes à Yad Vashem, en Israël.

France lui remit la Croix de guerre, la Médaille de la Résistance, et la Légion d’honneur. La Belgique fit de lui un officier de l’Ordre du roi Léopold, et Israël l’honora en tant que Juste parmi les nations au mémorial de Yad Vashem – mémorial construit en Israël en mémoire des victimes de l’Holocauste. En 1993, il fut l’une des sept personnes choisies pour allumer des chandelles en reconnaissance des sauveteurs, lors de l’ouverture du Musée du mémorial de l’Holocauste des États-Unis, à Washington D. C. Un jour, Jean Weidner a dit : « Pendant notre vie, nous faisons tous face à un choix : ne penser qu’à soi, accumuler autant que l’on peut pour soi, ou penser aux autres, servir, et être utile à ceux qui sont dans le besoin. Je crois qu’il est très important de développer notre cerveau, d’acquérir des connaissances ; mais il est plus important encore de développer notre cœur – un cœur sensible à la souffrance des autres. En ce qui me concerne, je ne suis qu’une personne ordinaire, simplement quelqu’un qui veut aider son prochain. C’est la mission que Dieu m’a donnée : penser

Jean Henri Weidner, en uniforme militaire.

Gabrielle Weidner

Photos : Adventist Review Ministries collection


aux autres, agir de façon désintéressée. Je n’ai rien d’exceptionnel. Si j’ai été un héros, c’est que Dieu m’a aidé à remplir ma mission, à m’acquitter de mes devoirs, à faire ce que je devais faire2. » Jean Weidner s’est éteint en 1994 dans le sud de la Californie, après une vie vécue avec courage au service de son créateur. FERME JUSQU’AU BOUT

Parmi les 150 personnes dont « l’agente » du réseau Dutch-Paris divulgua les noms, l’une d’entre elle était très précieuse pour Jean : Gabrielle, sa sœur. Ceux qui la connaissaient la décrivaient comme une personne douce, docile, aux yeux magnifiques. Gabrielle habitait et travaillait à Paris la majeure partie du temps où son frère conduisait des gens en lieu sûr à travers les frontières, échappait à ses poursuivants, et s’évadait de la prison lorsqu’il s’était fait prendre. Tendrement aimée de son frère aîné quand ils étaient enfants, on ne sait pas exactement quel était son rôle dans le réseau Dutch-Paris. Mais quoi qu’elle sût au sujet des activités de son frère était un secret bien gardé qu’elle n’a jamais trahi. Le dernier sabbat de février 1944, des membres de la Gestapo arrêtèrent Gabrielle lors du service religieux à l’église adventiste de Paris. Ils la ramenèrent d’abord à son appartement, lequel se trouvait dans le même bâtiment que le siège de l’Union des fédérations et celui de la fédération. On lui permit de rassembler rapidement quelques articles personnels avant de l’amener à la prison de Fresnes, en banlieue de la capitale française. Malgré tous les efforts pour la faire relâcher, elle y resta jusqu’en août 1944. Vers la mi-août, les Alliés ne se trouvaient qu’à une soixantaine de kilomètres de Paris. Mais avant qu’ils n’entrent dans la ville pour la libérer, les Allemands embarquèrent Gabrielle à bord de l’un des derniers trains de déportés de Paris aux camps

de la mort. Elle arriva à l’infâme camp de Ravensbrück dans le nord de l’Allemagne le 21 août 1944. Les Alliés libérèrent Paris le 25 août 1944. De Ravensbrück, Gabrielle, classifiée en tant que prisonnière politique selon la carte d’identité qu’elle reçut au camp, et d’autres captifs français à la classification semblable furent transférés à Torgau, un camp satellite de Buchenwald. Elle fut condamnée aux travaux forcés, bref, à l’esclavage. À Torgau, les femmes étaient utilisées dans la production de bombes et de grenades. La santé de Gabrielle, qui n’avait jamais été robuste, se détériora rapidement. En octobre, on la renvoya à Ravensbrück, et ensuite à son camp satellite de Königsberg. Les registres rendus disponibles par le Musée de l’Holocauste des États-Unis confirment qu’elle arriva là le 29 octobre 1944. Le camp de Königsberg était essentiellement un camp d’extermination. Comme on peut s’y attendre, les conditions de vie étaient exécrables. Les femmes dormaient sur des couchettes en bois avec pour tout matelas des sacs remplis de papier. Il n’y avait presque pas de nourriture, et elles n’avaient que des haillons pour se protéger du froid. Quiconque était trop malade pour travailler était envoyé à l’infirmerie. C’est là que Gabrielle passa le reste de ses jours. Madeleine Billot, une amie de Jean Weidner, fut aussi déportée à Ravensbrück. C’est là qu’elle fit la connaissance de Gabrielle. Madeleine survécut, et après la guerre, elle put raconter le témoignage de la sœur de Jean dans le camp. « À Königsberg, Gabrielle témoignait merveilleusement de sa foi en Dieu. Elle ne cessait d’encourager les autres, même à l’infirmerie3. » En février 1945, comme la libération était imminente, les SS firent évacuer à pied les femmes encore capables de bouger dans une marche de la mort. Celles qui étaient trop faibles – comme Gabrielle – furent laissées là pour mourir. Les SS

répétèrent ce qu’ils avaient fait dans de nombreux camps de la mort aux derniers moments de la guerre : ils mirent le feu aux baraques et à l’infirmerie. De façon miraculeuse, Gabrielle fut retirée des flammes au tout dernier moment. Le camp fut libéré le 5 février 1945. Mais c’était trop tard. Bien que selon certains rapports elle s’éteignit le 15 février 1945, un document publié contenant les listes de tous les prisonniers de Ravensbrück déclare que sa mort eut plutôt lieu le 6 février4. La cause réelle de la mort de Gabrielle ne fut jamais consignée. Après la guerre, Jean Weidner essaya de trouver son lieu de repos final par le biais de Nethelands Tracing Mission, mais en vain. Seul le Seigneur sait où Gabrielle Weidner repose dans l’attente de la résurrection. LE COURAGE PERSONNIFIÉ

L’histoire de Jean Weidner et celle de Gabrielle Weidner ont une fin radicalement différente. Les deux furent élevés à suivre l’exemple de Jésus, ce qui influença clairement leur réponse envers le monde et les situations difficiles et horribles qu’ils affrontèrent. Leurs histoires servent encore d’exemples à chacun de nous, montrant que dans les pires circonstances, nous pouvons agir avec courage et marcher main dans la main avec notre sauveur, sachant que celui qui nous appelle ne nous oubliera jamais. Kristen Renwick Monroe, The Hand of Compassion: Portraits of Moral Choice During the Holocaust, Princeton University Press, 2004, p. 102, 103. 2 Carol Rittner et Sondra Myers, éditeurs, The Courage to Care, New York University Press, 1986, p. 65. 3 Herbert Ford, Flee the Captor, Hagerstown, Md., Review and Herald Pub. Assn., 1994, p. 352, 353. 4 Gedenkbuch für die Opfer des Konzentrationslagers Ravensbrück 1939-1945, édité par le Mahn- und Gedenkstätte Ravensbrück/Projekt Gedenkbuch, leadership scientifique par Bärbel Schindler-Saefkow, avec le concours de Monika Schnell, Berlin, Metropol, 2005, p. 655. 1

Wilona Karimabadi est rédactrice adjointe de Adventist World.

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Perspective mondiale

Appelés à être courageux…

même si l’univers s’écroulait

L

’une des promesses les plus encourageantes dans la Bible est la suivante : « Sois fort et courageux ! Ne t’effraie pas, ne sois pas terrifié, car le Seigneur, ton Dieu, est avec toi partout où tu iras1. » (Jos 1.9, NBS) Cette promesse, faite à Josué après la mort de Moïse, fut l’une des trois promesses que Dieu donna à son nouveau dirigeant. « Je serai avec toi, comme j’ai été avec Moïse ; je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point, lui assura le Seigneur. Fortifie-toi et prends courage […]. Fortifie-toi seulement et aie bon courage, en agissant fidèlement selon toute la loi que Moïse, mon serviteur, t’a prescrite […] afin de réussir dans tout ce que tu entreprendras. » (v. 5-7) Quatre décennies plus tôt, Josué avait démontré un courage à toute épreuve en face d’une forte pression, et même d’une mort possible. Douze dirigeants israélites avaient été chargés d’« explorer le pays de Canaan » (Nb 13.2). Après 40 jours, les espions étaient revenus avec des fruits succulents et des tas de choses à raconter. « Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés, rapportèrent-ils. À la vérité, c’est un pays où coulent le lait et le miel, et en voici les fruits. Mais, ajoutèrent-ils, le peuple qui habite ce pays est puissant, les villes sont fortifiées, très grandes » (v. 27,28). Ainsi, alors qu’ils décrivaient les dangers du pays, les espions soulevèrent la crainte et le découragement chez le peuple. Mais deux espions – Josué et Caleb – ne tinrent pas ce discours. Avec foi en les promesses de Dieu, Caleb déclara : « Montons, emparons-nous du pays, nous y serons vainqueurs ! » (v. 30) Mais les 10 rebelles insistèrent : « Nous ne pouvons pas 16

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monter contre ce peuple » (v. 31). En exagérant fortement, ils décrivirent la terre promise comme « un pays qui dévore ses habitants » (v. 32). Saisis d’une épouvantable frénésie, les Israélites voulurent choisir un autre chef pour les ramener en Égypte. Voyant la gravité de la situation, Caleb et Josué déchirèrent leurs vêtements et déclarèrent courageusement : « Le pays […] est un pays très bon, excellent. Si l’Éternel nous est favorable, il nous mènera dans ce pays […]. Seulement, ne soyez point rebelles contre l’Éternel, et ne craignez point les gens de ce pays, car ils nous serviront de pâture, ils n’ont plus d’ombrage pour les couvrir, l’Éternel est avec nous, ne les craignez point ! » (Nb 14.7-9) Plutôt que de croire au Seigneur, le peuple ramassa des roches pour lapider les deux espions courageux qui avaient dit la vérité. N’eût été de l’intervention divine, ils auraient perdu la vie. Le courage déployé par Caleb et Josué n’était pas une bravade présomptueuse, ni une invitation à accomplir une mission téméraire ! Ces deux hommes crurent plutôt à la parole de Dieu et exhortèrent leurs frères à obéir à ses ordres. Il en a toujours été ainsi pour le peuple fidèle de Dieu. D’AUTRES EXEMPLES

En voici un autre exemple : David affrontant Goliath. Imaginez : un géant, un guerrier expérimenté, équipé de la tête aux pieds, contre un jeune berger n’ayant pour toute arme qu’une fronde… La situation semblait carrément impossible ! Mais David savait ce que même Saül et ses soldats ne savaient pas : la bataille ne dépendait pas d’eux. « Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter Photo : Ricardo Gomez Angel


l’armée du Dieu vivant ? » demanda David (1 S 17.26). Avançant par une foi fondée sur une expérience précédente, ce courageux jeune homme déclara avec bravoure : « Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi, je marche contre toi au nom de l’Éternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée. Aujourd’hui l’Éternel te livrera entre mes mains […]. Et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ni par la lance que l’Éternel sauve. Car la victoire appartient à l’Éternel. Et il vous livre entre nos mains. » (v. 45-47) Plus de quatre siècles plus tard, quatre captifs hébreux à Babylone défendirent courageusement ce qu’on pourrait considérer comme une « petite chose ». En dépit de la pression des pairs, ils déterminèrent de ne boire et de ne manger que ce que Dieu approuvait, et le Seigneur récompensa leur fidélité. Sachant que « celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes » (Lc 16.10), Dieu permit à ces courageux jeunes hommes de faire face plus tard à des épreuves plus difficiles encore. Dans la vallée poussiéreuse de Dura, Shadrach, Méschac, et Abed-Nego restèrent debout alors que tous les autres se prosternaient devant la statue dorée. Les convoquant en sa présence royale, Nebucadnetsar les menaça d’une mort instantanée dans la fournaise ardente s’ils refusaient d’adorer sa statue. « Et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? » demanda-t-il (Dn 3.15) Ils répondirent avec bravoure : « Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi. Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as élevée. » (v. 17,18) Dieu délivra « ses serviteurs qui [avaient] eu confiance en lui » (v. 28). Des années plus tard, Daniel fut confronté, lui aussi, à une décision : cesser de prier ou servir de repas aux lions. Mais la menace d’être déchiré par des bêtes féroces ne l’empêcha pas de prier Dieu, comme d’habitude, depuis « les fenêtres de la chambre supérieure […] ouvertes dans la direction de Jérusalem » (Dn 6.10). Le roi ne pouvait sauver Daniel des lions, mais Dieu, lui, oui, comme le prouve le témoignage de Daniel le matin suivant : « Mon Dieu a envoyé son ange et fermé la gueule des lions, qui ne m’ont fait aucun mal, parce que j’ai été trouvé innocent devant lui » (v. 22). Plus loin, les Écritures précisent : « Daniel fut retiré de la fosse, et on ne trouva sur lui aucune blessure, parce qu’il avait eu confiance en son Dieu. » (v. 23)

nouvelle choc : elle serait la mère du Messie, bien qu’elle ne connût point d’homme. Comprenant que cet appel unique l’exposerait au ridicule et à la honte, Marie répondit humblement mais courageusement par ces paroles : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ! » (Lc 1.38) Jésus lui-même fit preuve de courage lorsqu’à Gethsémané, il pria : « Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. » (Lc 22.42) Étienne, un puissant prédicateur, fut lapidé à mort. Tous les apôtres, sauf un, subirent le martyre. Les autorités jetèrent l’apôtre Jean dans un chaudron d’huile bouillante. Leur cruelle tentative ayant échoué, ils l’exilèrent sur Patmos. Saul, le persécuteur, devint Paul, lequel « dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement » (1 Co 2.3) prêcha courageusement Christ crucifié jusqu’à ce qu’il soit exécuté par l’épée de Néron. Depuis lors, des millions ont courageusement suivi Christ, subissant souvent le ridicule, l’ostracisme, les coups, la torture, et parfois même la mort. Dieu peut ou non nous demander de mourir pour Jésus. Dans sa sagesse, il ne nous le révèle pas. Par contre, il nous appelle à faire preuve de courage aujourd’hui et chaque jour de notre vie. Il nous appelle à avoir le courage dans les « petites » et les « grandes » choses. Le courage de dire la vérité lorsque les autres se taisent. Le courage d’être seuls lorsqu’il est plus facile de nous mêler à la foule. Le courage de croire et de suivre la Parole de Dieu, même si on la qualifie de folle. Il nous faut du courage pour ne pas être de ceux « qu’on achète et qui se vendent », le courage d’être « profondément loyaux et intègres », le courage d’« appeler le péché par son nom », le courage d’avoir une conscience « aussi fidèle à son devoir que la boussole l’est au pôle », et le courage de défendre « la justice et la vérité même si l’univers s’écroulait »2. 1 2

Sauf mention contraire, toutes les citations des Écritures sont tirées de la version Louis Segond 1910. Ellen G. White, Éducation, p. 67.

Ted N. C. Wilson est le président de l’Église adventiste du septième jour. Des articles et des commentaires supplémentaires sont disponibles depuis le bureau du président sur Twitter : @pastortedwilson, et sur Facebook : @PastorTedWilson.

LE NOUVEAU TESTAMENT ET AU-DELÀ

Dans le Nouveau Testament, la jeune Marie reçut une AdventistWorld.org Août 2019

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Méditation

L’argent ou la vie S

elon une légende centenaire du manufacturier automobile Henry Ford, on attribue souvent à cet industriel l’étonnante phrase suivante au sujet des options de couleur du modèle T : « Vous pouvez avoir n’importe quelle couleur tant qu’elle est noire. » L’histoire nous apprend que cela n’a pas toujours été vrai. Pendant 12 des 19 années où les modèle T sont sortis de la chaîne de montage, tous étaient noirs ! Mais au début, de 1908 à 1913, et de nouveau à la fin de sa série en 1926 et 1927, il est arrivé que le modèle T soit aussi disponible en vert, rouge vif, bleu foncé, brun, marron, gris. Et les préférences de couleur 18

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étaient toujours en fonction d’une même raison : faire de l’argent. Ford a opté pour le noir parce que cette couleur séchait plus rapidement. Ce n’est que lorsque la concurrence s’est mise à offrir différentes couleurs et à s’accaparer une part du marché qu’il a, lui aussi, diversifié ses couleurs. L’ancien sage Socrate n’avait aucune influence du marché pour guider ses choix. Selon le personnage que Platon appelle Criton, Socrate n’avait que deux choix : le poison ou l’exil – la mort chez lui ou une vie en exil. VOUS, MOI, ET LES CHOIX

Nous avons plus souvent le choix entre les sports préférés, les politiciens moins préférés, les équipes de baseball autochtones, les destinations vacances lointaines, des préférences aux conséquences limitées pour l’éternité, et pourtant, des préférences pour lesquelles nous sommes connus pour nous battre, et même pour lesquelles nous sommes prêts à mourir1. Satan est parfaitement conscient de l’importance de choisir. Il s’irrite encore de son choix stupide de la misère plutôt que la lumière éternelle. Il se souvient de l’appel de Moïse qui, faisant ses adieux aux enfants d’Israël, leur présentait les options de vie et de prospérité, ou de mort et d’adversité (Dt 30.15). Il était là lorsque Josué, alors qu’il faisait à son tour ses adieux aux enfants d’Israël, leur dit qu’ils étaient libres de choisir comme bon leur semblait, mais que lui et sa maison serviraient l’Éternel (Jos 24.15). Il est au courant de l’appel que le Seigneur fit à une jeune femme nommée Ellen pour qu’elle transmette ses messages au peuple de Dieu des derniers jours, et de la


déclaration de celle-ci disant que la volonté « est la force qui permet à l’homme de gouverner »2. Satan sait tout ce que les humains savent sur l’importance de choisir. Et parce qu’il sait que nous croyons en la puissance de choisir, il colporte des choix multiples et variés d’apparence importante, à la sonorité cruciale, ainsi que des choix tape-à-l’œil et glamour. Il nous inonde de ces choix et ainsi, nous rend perplexes : nous ne savons plus si nous devons faire avancer l’ordre du jour rapidement, faisant peu de cas de questions qui, en fait, méritent davantage de temps, ou si nous devons prendre tout le temps que mérite chaque question, étirant nos sessions dans un sacrifice d’intempérance où la résolution finale est maladroitement synonyme de résistance aux objections et aux opposants. LES CHOIX ET LE TEMPOREL

Comment savoir que nous avons fait le bon choix ? Au nombre des millions de décisions que nous prenons chaque jour, laquelle est optionnelle parmi les options par ailleurs toutes bonnes : quelle robe acheter, ou porter, ou partager ? Quelle cravate donner ou jeter ? Quel homme pieux fréquenter ? Uber ou Lyft ? Laquelle de ces innombrables petites choses a rendu notre monde ou notre quartier tellement meilleur sans que nous nous en rendions compte ? Quelle somme de notre investissement en temps et en réflexion dans nos délibérations est bien avisée ? Quelle somme est imputable à ce que nous « [révérons] sans le connaître » (Ac 17.23, NBS) parce que nous nous sommes liés à cela à un niveau que le bon sens n’aurait guère pu lui attribuer ? La vie s’écoule avec le privilège de choisir la bonne couleur, le cantique approprié, le partenaire idéal. Le discernement, semble-t-il, vient de façon morcelée, un peu ici, un peu là, et plutôt avec parcimonie. Sa rareté se manifeste dans notre adoration. Parce qu’il y a tellement plus de passion que de discernement, nous sommes connus pour diviniser simplement les choses : les couleurs, les animaux, les positions politiques, les théories économiques. Notre passion spirituelle produit des structures saintes où la loi est inférieure ou supérieure à la grâce ; ou des échelles où les œuvres sont plus lourdes que la foi, et où la composition des comités dépend d’une force financière supérieure ou de plus grandes quantités de baptêmes. Le battage d’absurdités pour lesquelles nous luttons si désespérément expose la légèreté de notre vie par rapport aux options de poids éternel. Et pendant tout ce temps, l’ennemi de notre salut se réjouit de nous tenir continuellement préoccupés, soit par des petites affaires ou par des petits sujets éphémères sur lesquels une simple obéissance, et non une querelle rigoureuse, constitue notre seule option légitime, tous étant basés sur notre estimation élevée de l’importance de notre volonté. Parfois, Satan réussit à nous engager dans des pré-

occupations constantes qui « drainent les forces vitales » au point où nous oublions la voix tendre de Jésus, laquelle nous invite à nous « débarrasser de ce joug d’esclavage » et à accepter « son propre joug »3. Son joug est, bien entendu, « doux, et [son] fardeau léger » (Mt 11.30). DES CHOIX ÉTERNELS

Jésus offre la plus simple des propositions pour résoudre notre problème de prise de décisions. Au lieu de nous encourager à accumuler des choses dont nous nous inquiétons, il nous instruit dans une focalisation résolue. Il insiste sans cesse sur la simplification, c’est-à-dire chercher d’abord le royaume de Dieu, et rien ensuite (Mt 6.33). Il nous avise qu’« une seule chose est nécessaire » (Lc 10.42), soit avancer triomphalement alors que nous nous focalisons sur une chose : « oubliant ce qui est en arrière et [nous] portant vers ce qui est en avant » (Ph 3.13)4. Il insiste, disant que « ceux qui, par principe, placent le service et l’honneur de Dieu au-dessus de tout, verront s’évanouir leurs perplexités et s’ouvrir devant eux un sentier uni »5. La vie comporte davantage de complications que nous, tous ensemble, pouvons comprendre ou éclaircir. Cependant, elle n’est pas toujours aussi compliquée que nous nous la rendons. Certaines de nos délibérations nocturnes pourraient, semble-t-il, ne durer que cinq minutes, si tous les concernés étaient désireux de mettre de côté toute considération qui ne donne pas la suprématie au service et à l’honneur de Dieu. Qui sait ? « L’argent ou la vie ! » Je remercie la Providence pour la pauvreté et la grâce qui m’ont protégé des attaques des voleurs. Mais on m’a dit que ce sont là les options que les voleurs présentent habituellement à leurs victimes. Jésus ne se lasse jamais de nous confronter à des options tout aussi difficiles : l’argent ou la vie ; mammon ou l’éternité ; l’alternative de l’impuissance (Jn 15.5) ou lui, le seul Tout (Jn 14.6). Il est impossible de trop fixer les yeux sur Jésus. Le connaître, c’est la vie éternelle (Jn 17.3). L’argent ou la vie éternelle… Telles sont nos options. Quelle somme d’éternité repose sur le choix que nous ferons ? Voir « Town Asks, “Why?” After a Little-League Killing », www.nytimes.com/1993/05/23/us/town-asks-whyafter-a-little-league-killing.html. 2 Ellen G. White, Éducation, p. 321. 3 Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 321. 4 Sauf mention contraire, toutes les citations des Écritures sont tirées de la version Louis Segond 1910. 5 Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 321. 1

Lael Caesar, rédacteur adjoint de Adventist World, se réjouit de choisir, jour après jour, Jésus.

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Foi en action

« Pourquoi nous, Seigneur ? » Quelle somme de douleur pouvons-nous porter ?

A

vez-vous déjà reçu la pire nouvelle possible – une nouvelle qui changerait votre vie à tout jamais ? Nous, si. Nous sommes parents de quatre enfants – trois garçons et une fille. En 2007, Gabrielle, notre fille, voit le jour avec la partie inférieure de sa colonne vertébrale non développée. Cette anomalie congénitale dont nous ne connaissions absolument rien auparavant s’appelle spina bifida. La lésion dorsale, près du coccyx, est ouverte et visible. J’ai là, sous mes yeux, quelque chose sur le point de changer notre vie pour toujours. Le spina bifida est une anomalie congénitale du tube neural à la naissance qui empêche la colonne vertébrale de se développer normalement – ce qui entraîne, à différents degrés, des dommages permanents à la colonne vertébrale et au système nerveux. Une semaine après sa naissance, Gabrielle souffre d’hydrocéphalie – une accumulation de liquide céphalorachidien (LCR) dans les cavités des ventricules cérébraux ou entre les méninges.

Gabrielle à l’âge de deux semaines.

Cette anomalie du tube neural se produit au cours des quatre premières semaines de la grossesse, avant même que la plupart des femmes sachent qu’elles sont enceintes. Tout au long de ma grossesse, les résultats de mes tests étaient normaux. Ce n’est qu’à la naissance de notre fille que nous découvrons sa condition : Gabrielle souffre de la forme la plus grave du spina bifida, appelée myéloméningocèle. Comme vous pouvez l’imaginer, nous sommes sous le choc ! PRÉPARATION À LA CHIRURGIE

« C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien*. » (Ps 139.13,14) Gabrielle doit être opérée immédiatement pour réduire le risque d’infection et pour protéger sa moelle épinière de plus grands dommages. À cause de cette ouverture, les nerfs de sa colonne vertébrale peuvent être endommagés et ne pas fonctionner normalement. Pour traiter l’hydrocéphalie, il faut insérer en permanence un shunt dans son cerveau pour drainer le LCR. Notre cœur se brise en voyant notre fille si petite, si impuissante, subir deux chirurgies dans la première semaine de sa vie, et quand il nous faut ensuite écouter ses médecins nous parler des nombreuses incapacités avec lesquelles elle devra vivre. Quel affreux cauchemar ! Désespérée, je veux me réveiller dans un monde entièrement nouveau où l’on n’entendra jamais les mots « spina bifida ». Les nerfs endommagés affectent différentes parties du corps de Gabrielle. En raison d’une atonie vésicale avec incontinence, il faut procéder à un cathétérisme intermittent de la vessie. Gabrielle a aussi des problèmes aux jambes Photos : courtoisie de l’auteur


et aux pieds. Elle subit diverses chirurgies pour corriger ses pieds courbés. Au début, la peur m’assaille. Je me demande quelle sorte d’avenir aura ma fille. Une partie de moi désire vraiment s’accrocher à l’espoir qu’elle va s’en sortir. Mais de nombreuses pensées négatives finissent, hélas, par prendre le dessus. Pourquoi est-il aussi difficile de garder espoir ? S’AJUSTER À LA RÉALITÉ

« Je poussais des cris comme une hirondelle en voltigeant, je gémissais comme la colombe ; mes yeux s’élevaient languissants vers le ciel : Ô Éternel ! je suis dans l’angoisse, secours-moi ! » (Es 38.14) Lorsque nous obtenons la permission d’amener Gabrielle chez nous pour en prendre nous-mêmes soin, d’épouvantables craintes et d’horribles doutes me paralysent littéralement. Je ne cesse de demander à Dieu « Pourquoi moi ? » J’ai tant de questions à lui poser, et je veux des réponses ! Devenant la proie des folles montagnes russes des émotions, je me retrouve dans un cycle incessant de hauts et de bas. Un jour, j’ai même l’impression de ne plus arriver à respirer… Dans ma détresse, j’éclate en sanglots. L’instant d’après, je joue à coucou avec les pieds de Gabrielle pour qu’elle me sourie. Quelque chose en moi est brisé, je le sais, et j’ai besoin que mon Seigneur et sauveur répare ça d’une façon ou d’une autre. UN DOUX RAPPEL

« L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement. » (Ps 34.19) Un jour, après d’abondantes prières, quelque chose, comme une lumière, s’allume dans mon esprit. Avec douceur, Dieu me rappelle qu’il n’en a pas fini avec Gabrielle. Et alors, je me demande : « Dieu n’est-il pas celui qui a formé la terre au commencement et qui a insufflé la vie à tout le monde ? » Oui, il est le même Dieu qui a façonné Gabrielle dans

Gabrielle, lors de la remise de diplôme de sixième année.

mes entrailles, et qui nous a bénis d’une précieuse fille. Je dois cesser de me plaindre, de m’apitoyer sur mon sort, et poser une nouvelle question : « Pourquoi pas moi, Seigneur ? » Ici-bas, nous rencontrerons tous des difficultés qui, initialement, semblent insurmontables. Tandis que nous attendons une solution, la foi peut être tout ce que nous avons pour nous accrocher. Parfois, une assurance toute simple que les réponses viendront nous permettra de passer à travers ces moments les plus sombres. La clé pour aller de l’avant – même dans les moments difficiles – c’est de laisser notre vision de la vie être guidée non par ce que nous pouvons voir, mais par ce que nous pouvons imaginer. C’est ce qu’on appelle avoir la foi. Dieu est plus puissant que n’importe quelle difficulté. Je n’ai d’autre choix que de croire en lui et de me confier en son plan merveilleux pour notre famille. AVOIR CONFIANCE EN L’AMOUR DE DIEU

« Nous marchons par la foi et non par la vue » (2 Co 5.7). Gabrielle a maintenant 12 ans. Elle aime faire du sport, de la natation, et voyager. Tout au long de son parcours, les miracles – très nombreux – l’ont transformée en une jeune fille forte et magnifique. Jamais elle ne se dit incapable de quoi que ce soit, parce qu’elle sait que Dieu prend particulièrement soin d’elle. J’ai découvert que pour chacun de ses handicaps, Gabrielle a été bénie de nombreuses capacités lui per-

mettant de les surmonter. En ce qui me concerne, j’ai initialement fait l’erreur, par rapport aux handicaps de notre fille, de permettre aux pensées négatives de bloquer le magnifique avenir que Dieu avait en réserve pour elle. Mais je le remercie de ce qu’il ne m’ait pas abandonnée. Le Seigneur m’a montré tout ce qu’il me fallait connaître à travers la vie de Gabrielle. Chaque année a constitué une étape dans l’apprentissage et le développement de Gabrielle. Elle est, à coup sûr, une enfant du miracle. Et Dieu n’en a sûrement pas fini avec elle ! Dans son amour infini, il ne nous oubliera jamais. Au bout du compte, les pires choses concourent toujours au bien. Il y a de l’espoir même dans les pires circonstances, et cet espoir nous prouve que Dieu est toujours présent et nous entoure de son immense amour. En tant que famille, nous avons mis entièrement notre confiance en Dieu. Nous ne savons pas ce que l’avenir réserve à Gabrielle, mais parce que nous croyons en Jésus, nous savons qui tient son avenir entre ses mains. « Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. » (Jr 29.11) * Sauf mention contraire, toutes les citations des Écritures sont tirées de la version Louis Segond 1910.

Sharon Ennis est auteur, journaliste, et entrepreneur à Toronto, en Ontario, au Canada.

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Esprit de prophétie

Courage ! Le vrai courage exige une foi totale et une confiance absolue

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l n’y a aucune raison de vous décourager. La bonne semence est jetée en terre. Dieu veillera sur elle, la fera germer et produire une abondante moisson. Souvenez-vous que bon nombre des initiatives pour sauver les âmes ont, au début, été poursuivies au milieu de grandes difficultés. Je suis chargée de vous dire : Agissez avec prudence, faisant toujours ce que le Seigneur ordonne. Allez courageusement de l’avant, assuré que le Seigneur sera avec ceux qui l’aiment et le servent. Il travaillera en faveur de son peuple observateur de l’alliance. Il ne permettra pas qu’ils deviennent un objet d’opprobre. Il purifiera tous ceux qui s’abandonnent à lui, et fera d’eux un sujet de louange sur la terre. Rien au monde n’est aussi cher à Dieu que son Église. Il œuvrera avec puissance par le biais [d’hommes et de femmes] humbles et fidèles. Christ vous dit aujourd’hui : « Je suis avec toi. Je joins ma puissance à tes efforts fidèles et confiants, et je te donne de précieuses victoires. Je te fortifierai tandis que tu te sanctifies toi-même à mon service. Je couronnerai de succès tes efforts pour secouer les âmes mortes dans leurs fautes et leurs péchés. » Une foi inébranlable et un amour désintéressé surmonteront les

Photo : Lauren Lulu Taylor


difficultés qui surgissent dans le sentier du devoir pour entraver une guerre agressive. Tandis que ceux qui sont inspirés par cette foi vont de l’avant dans l’œuvre qui consiste à sauver des âmes, ils courent, et ne se lassent point, ils marchent, et ne se fatiguent point. […] DIEU EST NOTRE FORCE

Souvenez-vous que la source de votre force réside dans la prière. Un ouvrier ne peut s’attendre à réussir s’il bâcle ses prières et se précipite pour voir s’il n’a pas négligé ou oublié quelque chose. Il n’accorde alors que quelques pensées fugitives au Seigneur ; il ne prend pas le temps de penser, de prier, de compter sur Dieu pour renouveler ses forces physiques et spirituelles. Il se fatigue bientôt. Il ne sent pas l’influence ennoblissante et inspiratrice de Dieu. Il n’est pas vivifié par une vie nouvelle. Son corps et son esprit, harassés, ne sont pas soulagés par une communion personnelle avec le Christ.  « Espère en l’Éternel ! Fortifietoi et que ton cœur s’affermisse ! Espère en l’Éternel ! » « Il est bon d’attendre en silence le secours de l’Éternel. » (Ps 27.14 ; Lm 3.26) Certains travaillent tout le jour jusque tard dans la nuit pour faire ce qui leur semble devant être fait. Le Seigneur jette un regard de pitié sur ces porteurs chargés, fatigués, et leur dit : « Venez à moi, […] et je vous donnerai du repos. » (Mt 11.28) Les ouvriers de Dieu se heurteront aux troubles perpétuels, à l’inconfort, et à la fatigue. Parfois, incertains et distraits, ils se retrouvent presque dans le désespoir. Lorsque cette nervosité incessante se produit, puissent-ils se rappeler de l’invitation du Christ : « Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. » Le Sauveur « donne de la force à celui qui est fatigué, et il augmente la vigueur de celui qui tombe en défaillance » (Es 40.29).

LE COURAGE DE TENIR FERME

Des difficultés mettant votre foi et votre patience à l’épreuve surgiront. Affrontez-les bravement. Regardez au bon côté des choses. Si l’œuvre est entravée, assurez-vous de ne pas en être la cause, puis allez de l’avant en vous réjouissant dans le Seigneur. Le ciel déborde de joie. Il retentit de louanges envers celui qui a consenti à un sacrifice aussi merveilleux pour la rédemption de la race humaine. L’Église sur la terre ne devrait-elle pas déborder de louanges ? Les chrétiens ne devraient-ils pas publier dans le monde entier la joie de servir Christ ? Ceux qui se joignent au chœur angélique dans leurs cantiques de louanges doivent apprendre sur la terre le cantique du ciel, dont l’idéeforce est l’action de grâces. Ne permettez jamais à votre courage de vous abandonner. Ne prononcez jamais des paroles d’incrédulité parce que les apparences sont contre vous. Tandis que vous travaillez pour le Maître, vous sentirez une pression faute de moyens, mais le Seigneur entendra vos pétitions pour obtenir de l’aide et y répondra. Que votre cœur dise : « Mais le Seigneur, l’Éternel, m’a secouru ; c’est pourquoi je n’ai point été déshonoré, c’est pourquoi j’ai rendu mon visage semblable à un caillou, sachant que je ne serais point confondu. » (Es 50.7) Et s’il vous arrive de commettre une erreur, transformez votre défaite en victoire. MARCHER ET TRAVAILLER PAR LA FOI

La leçon que le Seigneur nous donne, si elle est appréciée, sera pour nous un secours au bon moment. Mettez votre confiance en Dieu. Priez beaucoup, croyez. En vous confiant dans le Seigneur, en croyant, en espérant en lui et en vous appuyant fortement sur sa puissance infinie, vous serez plus que vainqueurs. Les bons ouvriers marchent et

travaillent par la foi. Parfois, leur fatigue s’accroît lorsqu’ils voient la lenteur avec laquelle avance l’œuvre de Dieu et lorsque la bataille fait rage entre les puissances du bien et celles du mal. Mais s’ils refusent de faillir ou de se décourager, ils verront les nuées se dissiper et s’accomplir la promesse de la délivrance. Au travers du brouillard dont Satan les entoure, ils verront resplendir les rayons du Soleil de justice. Travaillez avec foi, et abandonnez les résultats au Seigneur. Priez avec foi, et les mystères de la providence divine vous seront dévoilés. Il peut sembler parfois qu’il vous est impossible de réussir ; mais travaillez et croyez, mettant dans vos efforts la foi, l’espérance et le courage. Après avoir fait tout ce que vous pouviez, remettez tout entre les mains du Seigneur, confessez sa fidélité, et il vous apportera le secours de sa Parole. Attendez, non avec une anxiété fébrile, mais avec une foi indomptable et une confiance inébranlable. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnerat-il pas aussi toutes choses avec lui ? Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? […] Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. »

Les adventistes du septième jour croient qu’Ellen G. White (18271915) a exercé le don de prophétie biblique pendant plus de 70 ans de ministère public. Cet extrait est tiré de Testimonies for the Church, Mountain View, Calif., Pacific Press Pub. Assn., 1948, vol. 7, p. 242-245. Les textes bibliques sont de la Bible Louis Segond 1910. AdventistWorld.org Août 2019

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Rétrospective

Recueillir, préserver, interpréter

Comment la tradition orale a sauvegardé le patrimoine adventiste en Afrique

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n éprouve un intérêt croissant pour l’histoire de l’Église adventiste en Afrique. Les sources disponibles de l’histoire peuvent être divisées en deux catégories : écrites et orales. En janvier 2018, un congrès des historiens adventistes ayant pour thème « Situer l’histoire adventiste » s’est tenu au siège de l’Église mondiale. Dans l’une des sessions, les historiens se sont penchés sur l’histoire orale. QU’EST-CE QUE L’HISTOIRE ORALE ?

L’histoire orale peut être définie ainsi : « Domaine d’étude et méthode pour recueillir, préserver, et interpréter les voix et les souvenirs des individus, des communautés, et des participants aux événements passés*. » De nombreux historiens ont utilisé cette méthode pour recueillir des informations sur l’histoire adventiste en Afrique. Des questions ont été soulevées sur la valeur de l’histoire orale. Dans cet article, nous examinerons quelques cas, lesquels nous aideront à comprendre la place que l’histoire orale occupe au sein de l’histoire de l’Église adventiste africaine. COMMENT L’HISTOIRE ORALE A-T-ELLE ÉTÉ ACQUISE ET PRÉSERVÉE ?

Dans les communautés orales où la tradition orale est un mode de vie, l’histoire est passée d’une génération à l’autre par le biais des récits et de la poésie. Lors d’événements familiaux, on désigne un historien ou un ancien de la famille – parfois une matriarche – pour raconter l’histoire de la famille. Les poètes s’introduisent souvent de façon spontanée par un chant de louange où ils racontent eux aussi l’histoire familiale, de sorte qu’elle est préservée. J’ai personnellement été témoin d’un cas. Dans l’auditoire, il y avait une 24

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matriarche. Un homme choisi pour l’occasion a raconté l’histoire de la communauté de l’Église, la façon dont l’Église a commencé. Pendant son récit, la matriarche se levait occasionnellement pour le corriger ou pour ajouter quelque chose, de sorte que la transmission de l’information était factuelle et exacte. Cette évaluation constante de l’exactitude s’enchâsse dans le système de la tradition orale. LA VALEUR DE L’HISTOIRE ORALE

J’ai revisité un site adventiste historique que j’avais visité quelques fois auparavant. Voici tout ce qui était dit de son emplacement : « Nous ne savons pas où le Sanatorium du Cap était spécifiquement situé. » Comme ce manque d’information me dérangeait, j’ai commencé à faire des recherches dans les archives nationales. J’y ai reçu des esquisses d’information, certes, mais rien qui me permette de situer le site. La seule preuve qui restait Photo : Henry Stober


du Sanatorium du Cap, c’était une route nommée Sanitarium Road à Kenilworth, en Afrique du Sud. Un matin, Eric Webster, un théologien adventiste à la retraite, est venu à notre Centre de recherche et du patrimoine Ellen G. White, à l’Institut d’enseignement supérieur d’Helderberg, au Cap. Il m’a invité à rencontrer un homme qui avait des informations sur le site du sanatorium. J’ai tout arrangé : appareils pour enregistrer et tout ce dont nous avions besoin pour recueillir le récit. Cependant, cet homme a dit qu’il nous donnerait ses informations seulement à condition de ne pas l’enregistrer. J’ai donc mis de côté mon équipement et ai simplement écouté mon hôte. Donald Jeffes était venu ici avec ses parents depuis l’Australie. Il connaissait bien la région. Je ne peux que mentionner une expérience où j’ai marché avec lui dans un certain quartier – une longue distance à partir du site que nous avions

visité le long de la Sanitarium Road. Il nous a montré des maisons servant de résidences pour les médecins et de demeures pour le personnel infirmier. Identifiant rue après rue, il nous a montré un modèle que nous n’aurions jamais connu sans sa connaissance et son expérience : tous les noms des rues dans ce coin étaient des noms américains – preuve de la présence du sanatorium dans cette communauté. Après le tour du site du sanatorium, nous sommes revenus chez Donald Jeffes, lequel nous a maintenant permis de l’enregistrer. Cet enregistrement oral se trouve au Centre du patrimoine à l’Institut d’enseignement supérieur Helderberg. Cette expérience illustre la valeur de l’histoire orale, pas seulement pour les communautés orales, mais aussi pour compléter les registres historiques supplémentaires et fournir le contexte. Une autre fois, j’ai travaillé avec John Enang, coordinateur de l’Esprit de prophétie à l’époque, et Felix Adetunji, directeur du Centre de recherche Ellen G. White de l’Université Babcock, pour identifier et lister les sites patrimoniaux au sein de la Division Afrique centre-ouest. Nous avons visité la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria, le Sénégal, et de nombreux autres pays de ce territoire. Pendant notre visite du nord du Nigeria, nous avons rencontré des familles de pionniers adventistes qui ont préservé des artéfacts et des histoires que l’on ne trouve dans aucun livre. La Division Afrique centre-ouest s’engage à préserver les sites patrimoniaux et les histoires. L’Université adventiste de l’Afrique, située à Nairobi, au Kenya, a établi un musée servant d’entrepôt aux artéfacts et aux histoires de la direction divine au début du développement de l’Église en Afrique. Ce musée recueille et préserve ces récits numériques de l’histoire orale locale pour le continent tout entier. L’HISTOIRE UNIQUE DE L’AFRIQUE

L’Afrique a une histoire à raconter.

La tradition orale qui caractérise les communautés africaines peut être exploitée de nombreuses manières. Les divisions de l’Église adventiste en Afrique assument la responsabilité de préserver leur histoire pour la prochaine génération d’adventistes. La génération plus jeune a perdu le sens de la narration des histoires autour du feu, dans un salon familial, ou lors d’une cérémonie. Ces occasions ont permis aux enfants de saisir la direction de Dieu dans le passé pour une famille ou pour l’Église. Aujourd’hui, des musées, des sites patrimoniaux, et des centres de recherche préservent ces histoires de la providence divine. Le Ellen G. White Estate a fait ce travail en partenariat avec le Ministère du patrimoine adventiste pendant de nombreuses années. De nombreux sites historiques ont été recréés pour que les visiteurs puissent faire l’expérience du début de l’histoire adventiste de façons tangibles. Il faut consolider cette œuvre dans le champ mondial ! Chaque division devrait disposer d’un centre qui préserve l’histoire de l’œuvre adventiste dans sa région. Chacun de nos plus de 25 centres de recherche et de centres du patrimoine adventiste dans le monde entier pourrait être utilisé à titre de dépositaire du début de l’histoire adventiste. Si nous n’avons personne pour raconter leurs histoires, les expériences et les perspectives seront perdues. L’histoire orale non seulement ajoute de la valeur aux autres sources de l’histoire, mais constitue aussi une importante méthode pour éduquer la génération future quant aux racines de notre foi. * www.oralhistory.org.

Michael Sokupa, titulaire d’un doctorat et d’un doctorat en théologie, originaire de l’Afrique du Sud, est directeur adjoint du Ellen G. White Estate, à Silver Spring, au Maryland.

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Place aux jeunes

À l’ombre du Tout-Puissant

J

’ai toujours aimé les arbres. J’ai lu de nombreux livres sur les arbres, et prononcé d’innombrables prières à l’ombre de leurs branches fournies. Un sabbat, je décide de passer l’après-midi dans un champ derrière mon église. C’est un endroit magnifique, paisible où je trouve toujours réconfort et paix, même dans les moments les plus difficiles. Je prends ma Bible, une pile de revues Adventist World, et m’asseye sous un eucalyptus. J’ai un calepin dans lequel se trouve une liste de requêtes de prières de gens des quatre coins du monde. Et je dis : Merci, mon Dieu, de me permettre de lire autant de livres et de revues publiés pour enrichir mon expérience personnelle avec toi et avec ceux qui m’entourent. J’attends avec impatience de rencontrer ces gens au ciel et de leur dire que j’ai prié pour eux, que ces publications m’ont permis de me sentir plus près d’eux et de toi en tant que membre d’une grande famille. Je te prie de m’aider à apporter toujours avec moi ta Parole écrite, où que j’aille, et à ne jamais oublier l’importance de la partager avec les autres. Oh, aide-moi à faire plus encore ! Je suis loin de me douter que quelques années plus tard, Dieu me donnera l’occasion de participer à ce ministère par le porte-à-porte, et finalement, en tant que stagiaire dans le département de lecture d’épreuves et d’édition d’une grande maison d’édition adventiste en Amérique du Sud. Bon nombre des livres qui m’ont été en bénédiction proviennent de cette maison d’édition. Je passe l’été dans un bureau tranquille, lisant les imprimés d’auteurs ayant consacré leur vie à Dieu. J’ai le privilège d’appartenir à l’équipe de traducteurs qui traduit l’Ellen G. White Encyclopedia en espagnol. Je suis fascinée par les histoires des assistants littéraires et des membres du personnel qui, bien qu’œuvrant dans l’ombre, rendent possible la publication de livres qui transforment la vie de milliers de personnes. J’ai aussi l’occasion de rencontrer certains de ceux dont j’ai lu à maintes reprises le nom sur les pages de copyright : des hommes et des femmes qui se consacrent à Dieu chaque matin avant de se mettre au travail, qui l’adorent tôt le matin, qui demandent son aide dans chaque étape de la rédaction de ces imprimés importants, depuis les tâches éditoriales jusqu’à

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l’impression sur des presses rotatives et autre machinerie lourde. Chaque tâche joue un rôle important et est nécessaire pour aboutir finalement à un produit fini qu’on tient dans ses mains. Ceci m’aide à mieux comprendre l’importance de mon rôle en tant que membre du corps de Christ. Un après-midi, je regarde par la fenêtre de mon bureau un arbre feuillu juste à côté. Je me souviens soudain de ma prière d’il y a de nombreuses années, et remercie Dieu d’y avoir répondu de façon aussi inattendue. En imagination, je peux voir la forme familière des arbres dans le champ derrière mon église. Je me souviens de la présence de Dieu dans ma vie, de sa miséricorde constante, et de l’espérance de la vie éternelle que nous avons à titre d’enfants de Dieu. Dieu répond encore à nos prières. « Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout Puissant. » (Ps 91.1) Trouvez un endroit pour le rencontrer personnellement. Réjouissez-vous dans le repos sous son ombre. Ouvrez-lui votre cœur, confiez-lui vos désirs les plus profonds, et jouissez de ses réponses et de ses bénédictions. Adorez-le alors même que vous passez par des épreuves. Priez pour votre famille étendue en Christ. Continuez à lire et à partager des pensées édifiantes. Remplissez votre esprit de l’Évangile, de la bonne nouvelle que nous devons partager avec ceux qui nous entourent. Nous jouons tous un rôle important dans cette mission que Dieu nous a confiée – même si ce rôle nous semble insignifiant. Parfois, il se peut qu’il nous faille un arbre pour apprendre cela, comme ça m’est arrivé, mais cette leçon prendra toujours vie « à l’ombre du Tout-Puissant » afin d’accomplir ce qu’il nous appelle à faire. Puisse-t-il nous trouver toujours sous son abri – à l’ombre du Tout-Puissant !

Carolina Ramos étudie la traduction, l’enseignement de l’anglais, et l’éducation musicale à l’Université adventiste de la Plata, en Argentine. Elle se passionne pour la mission et aime travailler avec les enfants et les ados.


La Bible répond

Questions et réponses Q

À la fin du livre de Job, pourquoi Dieu a-t-il posé autant de questions à Job ?

R

Selon la perspective traditionnelle, Dieu montrait à Job que c’est lui, et pas Job, qui est le souverain Seigneur du cosmos. Cette réponse, toutefois, pose problème, car Job n’a jamais prétendu rivaliser avec Dieu pour la souveraineté cosmique. Permettez-moi donc de vous présenter les suggestions suivantes. 1. QUESTIONS ET PROLOGUE

Pour obtenir une meilleure compréhension des deux discours de Dieu (Jb 38,39 ; 40,41), nous devons nous souvenir que Satan a accusé Dieu de ne pas gouverner le cosmos avec justice et amour. En outre, il a ajouté que Dieu étant le Pourvoyeur, il achète le service des êtres humains, de sorte que ceux-ci le servent par égoïsme (Jb 1,2). Dans le premier discours, Dieu discute de la création en général et en dit peu sur les êtres humains. Il se révèle en tant que Créateur de toutes choses : la terre (38.4), la mer (v. 8-11), et tout phénomène naturel (v. 12). Il a établi des limites à la création inanimée pour qu’elle fonctionne de manière ordonnée (v. 4-8,10,11,25) et a délimité le comportement animal (Jb 39.1,2,17). Il a aussi établi les ordonnances (lois) qui régissent le ciel étoilé (Jb 38.31-33). Dieu a établi la création non sur le fondement du chaos, mais de l’ordre. Il continue – même dans un monde de péché et de mort – de la préserver et de s’en occuper (voir Jb 39.1-3 ; 39.30-33 ; 38.17). 2. UN DIEU JUSTE ET AIMANT ?

Pourquoi Dieu s’occupe-t-il autant du monde naturel ? La question suggère qu’il en est ainsi parce que c’est ainsi qu’il est ; il entre dans sa nature de prendre soin de la création. Job ne pouvait certainement pas le faire parce qu’il n’était même pas présent lorsque Dieu commença à créer (Jb 38.4), et que dans tous les cas, il ne disposait pas de la puissance requise pour s’occuper

du monde naturel et le préserver (v. 34-38 ; 39.12,13,22). Aucune créature ne peut faire une telle chose ! Seul un Dieu de sagesse et d’amour s’occupe du cosmos. Il ne le fait pas pour quelque avantage personnel, comme Satan l’a suggéré, afin de satisfaire des besoins inassouvis dans son être intérieur, mais parce qu’il est bon et rempli de sollicitude. C’est de cette façon qu’il gouverne l’univers. Il prend soin des lieux déserts et arides, où personne n’habite, et envoie la pluie pour les agrémenter d’un tapis de verdure (Jb 38.26,27). Lorsque les corbeaux crient à Dieu pour leur nourriture, il la leur procure (39.3). L’implication théologique pour Job est que Dieu prend toujours soin de lui au cœur même de ses épreuves, et ce, au moins autant qu’il prend soin du monde naturel. Sa douleur et sa souffrance ne les ont pas séparés l’un de l’autre. C’est là la réponse implicite de Dieu aux inquiétudes de Job. Celui-ci, pour sa part, a démontré qu’il aimait Dieu inconditionnellement. 3. VICTOIRE FINALE DE DIEU SUR SATAN

À travers l’abondance de questions rhétoriques, Dieu montre à Satan qu’il prend soin de chaque aspect de sa création sans aucun mobile ultérieur, mais uniquement par amour – un amour dans toute sa pureté. Les amis de Job sont accusés d’avoir mal représenté Dieu en disant qu’il est pratiquement indifférent à la souffrance humaine, qu’il ne s’intéresse qu’à ceux qui lui obéissent, et que son courroux s’enflamme envers ceux qui s’opposent à lui. Il y a, certes, des méchants, mais lors du conflit cosmique, Dieu, parfois, utilise la nature pour remporter la victoire sur eux dans la bataille (Jb 38.22,23), annonce que la lumière révélera ultimement leur vrai visage (v. 13), et confirme leur défaite finale (v. 15). Ces idées sont développées davantage dans le second discours de Dieu (Jb 40,41), où il décrit sa domination sur l’hippopotame [béhémoth] et sa victoire sur le crocodile [Léviathan], symboles du mal au sein de sa création.

Ángel Manuel Rodríguez, maintenant à la retraite, a servi l’Église en tant que pasteur, professeur, et théologien. AdventistWorld.org Août 2019

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Une croix pour les jeunes P « Je vais vous raconter… » DICK DUERKSEN

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asteur, nous voulons une croix dans la chapelle des jeunes de la nouvelle église. » « Ouais, Pasteur. Pouvez-vous nous en dénicher une ? » « Il faut que ce soit une grosse croix, une vraie, comme si elle avait été ici depuis que Jésus a été cloué dessus. » Les enfants éclatent de rire ; mais bien vite, je me rends compte qu’ils sont sérieux. Ils veulent vraiment que moi, leur tout nouveau pasteur des jeunes, je leur trouve une croix pour le mur de la chapelle. Je suis terrifié ! D’abord, je n’ai aucune idée de l’endroit où je pourrais trouver une « vieille croix » ; ensuite, je sais que les membres du comité d’église et du comité du bâtiment ne recevront pas favorablement cette idée. C’est là un groupe d’enfants particulier, toujours en train de tester les limites – quelque chose que les membres plus mûrs trouveront sans doute de mauvais goût. Une croix dans la chapelle s’adapte parfaitement à cela ! J’essaie de les en dissuader, seulement pour me rendre compte qu’ils ont déjà pris leur idée à cœur. Ils font des recherches pour trouver le type de bois nécessaire, quelle taille il doit avoir, s’il a été scié ou coupé, et des tas d’autres détails que je n’ai jamais considérés. Je me joins à leurs recherches, et suggère même que l’ébéniste avait sans doute utilisé du bois mou puisque de nombreuses croix étaient rapidement brûlées. *** Je parle au pasteur Ken, mon pasteur en chef, de « la croix ». Il écoute attentivement, hoche la tête, pose de sages

questions. Puis il dit : « Le comité ne voudra jamais l’acheter. Plusieurs de nos membres adventistes principaux viennent d’une confession où les gens adoraient la croix, comme si elle était encore plus importante que le Christ ! Je ne crois pas qu’ils approuveront une croix suspendue au mur de la chapelle des jeunes. » Pas de croix. Je retourne vers les enfants avec la très mauvaise nouvelle. S’étant bien préparés, ils me donnent des détails sur la façon dont les Romains et les Juifs considéraient la croix, puis ajoutent ce que les disciples, Marie, et même Jésus ressentaient au sujet de la croix. Devant un tel enthousiasme, je retiens ma nouvelle jusqu’à ce qu’ils me donnent une citation d’Ellen White, cette dernière figurant parmi les premiers dirigeants de l’Église adventiste. « C’est en apprenant à nous repentir et à nous humilier au pied de la croix que nous serons finalement sauvés*. » Ce soir-là, nous avons une réunion de prière fervente. Puis, je demande au comité d’église et au comité du bâtiment s’ils sont prêts à considérer une requête des jeunes de l’église. Ils acceptent, et les jeunes (et le pasteur de la jeunesse) entreprennent une semaine de jeûne et de prière. À la réunion, je présente les jeunes, puis m’asseye pour écouter. Ils s’expriment clairement et font valoir leur point avec émotion. Les membres du comité écoutent poliment et leur posent quelques questions. Puis le plus âgé, le plus conservateur de l’église, se lève. « Si nos enfants désirent placer la croix de Christ devant et au centre de leur vie, je ne peux qu’être fier de leur zèle ! Ils peuvent compter sur mon vote. » Photos : Dick Duerksen


Nous quittons la réunion avec l’entière permission de faire l’impossible. Une fois la porte franchie, l’un des jeunes dit : « O. K., Pasteur, maintenant, à toi de trouver la croix ! » « Une vraie croix, une authentique croix en bois. Une croix faisant 4 mètres de haut et 2 mètres de large. Une croix qui a l’air vieille de 2 000 ans et qui a eu des centaines de chrétiens crucifiés dessus. » *** Je ne connais qu’un sculpteur sur bois qui puisse être à la hauteur de la tâche. À bord de notre vieille camionnette, j’emprunte l’étroit sentier de l’autoroute 60 jusque dans le désert. Alors que je franchis environ 100 kilomètres du parcours, ce que j’aperçois m’indique que Ralph est peutêtre encore chez lui. Ralph est un sculpteur sur bois, un homme des Premières nations dont la femme et deux jeunes enfants ont vécu avec lui dans une roulotte très usagée. Des parkinsonias (surnommés palos verdes) poussent comme des mauvaises herbes géantes autour de sa maison. Sous leur pauvre abri, Ralph sculpte et peint des statues en bois. Si quelqu’un a une boutique où il vend des cigarettes, des cigares, et autres produits du tabac, Ralph peut sculpter un cowboy, un Indien, un agent de police, un rhinocéros, un éléphant – ou autres êtres bizarres – grandeur nature, et l’installer devant sa boutique. « Tout le monde verra ses ventes augmenter ! » dit Ralph en riant. Sous les palos verdes, deux Indiens et un cowboy en bois fraîchement peints attendent des acheteurs. Ralph est là, à côté d’eux, comme s’il attendait mon arrivée. Nous sirotons des boissons gazeuses et parlons de la température. Ralph me demande comment va mon travail. « Pasteur ? J’ai jamais rencontré un vrai pasteur ! » s’écrie-t-il comme s’il crachait des dattes amères. « Eh bien, qu’est-ce que vous voulez, Pasteur ? » Je lui explique le projet de la croix. C’est pour lui une idée entièrement nouvelle. Je sors de la camionnette une chemise et pose mes papiers sur son établi. J’ai copié les parties du Calvaire des Évangiles de Matthieu, Marc, Luc, et Jean. Enfin, j’ai ajouté le chapitre sur le Calvaire de JésusChrist – un livre d’Ellen White sur la vie de Jésus. Ralph écoute très calmement.

« Une vraie croix. Une authentique croix en bois. Une croix d’au moins 4 mètres de haut et 2 mètres de large. Une croix qui a l’air d’avoir 2 000 ans, et qui a eu des centaines de chrétiens cloués dessus. Pouvez-vous faire ça pour les enfants, Ralph ? » « J’ai jamais entendu un truc pareil ! dit-il. J’promets rien, mais j’vais essayer. » Six semaines plus tard, une voix bourrue laisse un message sur la boîte vocale du téléphone de l’église. « Dites à votre pasteur de venir chercher sa croix. Elle bloque mon entrée. » J’emprunte un camion et prend quelques jeunes avec moi. La croix bloque, en effet, l’entrée de Ralph. « J’ai fait 400 kilomètres dans les montagnes avant de trouver l’arbre idéal, commence Ralph. Je l’ai coupé. Je l’ai apporté ici. Je l’ai taillé avec un ciseau bien aiguisé, comme l’aurait fait un Romain. Pas de scie. Je l’ai brûlé. Je l’ai martelé avec une clé, puis je l’ai brûlé de nouveau. Je l’ai enduit d’huile, puis encore brûlé. J’arrive pas à croire qu’on fasse ça à un homme. Bon, sortez-la d’ici ! » Nous sommes quatre à la soulever. Elle est si lourde que nous arrivons tout juste à la charger dans le camion. Après avoir payé Ralph, nous nous entassons dans le camion et nous préparons à partir. C’est alors que Ralph, de la main, me fait signe d’arrêter. « Hé, Pasteur, j’ai presque oublié, ment-il. Prenez ça. C’est pour suspendre au mur, juste à côté de la croix. J’ai trouvé les mots écrits sur l’un des documents que vous m’avez donnés. Est-ce correct si je garde ces documents ? J’arrive pas à croire qu’un homme endurerait tout ça pour moi ! » Ralph me tend une plaque en bois à travers la fenêtre du conducteur. Sur cette plaque se trouve gravé sur le même bois – et peint pour être bien vu – le message le plus difficile du Christ. « … et qu’il me suive » (Mc 8.34). * Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 67.

Éditeur Adventist World est une revue internationale de l’Église adventiste du septième jour. La Division Asie-Pacifique Nord de la Conférence générale des adventistes du septième jour en est l’éditeur. Éditeur exécutif/Directeur de Adventist Review Ministries Bill Knott Directeur international de la publication Chun, Pyung Duk Comité de coordination de Adventist World Si Young Kim, président ; Yukata Inada ; German Lust ; Chun, Pyung Duk ; Han, Suk Hee ; Lyu, Dong Jin Rédacteurs en chef adjoints/Directeurs, Adventist Review Ministries Lael Caesar, Gerald Klingbeil, Greg Scott Rédacteurs basés à Silver Spring, au Maryland (États-Unis) Sandra Blackmer, Stephen Chavez, Costin Jordache, Wilona Karimabadi Rédacteurs basés à Séoul, en Corée Chun, Pyung Duk ; Park, Jae Man ; Kim, Hyo-Jun Gestionnaire de la plateforme numérique Gabriel Begle Gestionnaire des opérations Merle Poirier Coordinatrice de l’évaluation éditoriale Marvene Thorpe-Baptiste Rédacteurs extraordinaires/Conseillers Mark A. Finley, John M. Fowler, E. Edward Zinke Directrice financière Kimberly Brown Coordinatrice de la distribution Sharon Tennyson Conseil d’administration Si Young Kim, président ; Bill Knott, secrétaire ; Chun, Pyung Duk ; Karnik Doukmetzian ; Han, Suk Hee ; Yutaka Inada ; Gerald A. Klingbeil ; Joel Tompkins ; Ray Wahlen ; membres d’office : Juan Prestol-Puesán ; G. T. Ng ; Ted N. C. Wilson Direction artistique et design Types & Symbols Aux auteurs : Nous acceptons les manuscrits non sollicités. Adressez toute correspondance rédactionnelle au 12501 Old Columbia Pike, Silver Spring MD 20904-6600, U.S.A. Numéro de fax de la rédaction : (301) 680-6638 Courriel : worldeditor@gc.adventist.org Site Web : www.adventistworld.org Sauf mention contraire, toutes les citations des Écritures sont tirées de la version Louis Segond 1910 (LSG). Avec Num. Strongs pour Grec et Hébreu. Texte libre de droits sauf pour les Strong. © Timnathserah Inc., - Canada Sauf mention contraire, toutes les photos importantes portent le © Getty Images 2018. Adventist World paraît chaque mois et est imprimé simultanément dans les pays suivants : Corée, Brésil, Indonésie, Australie, Allemagne, Autriche, Argentine, Mexique, Afrique du Sud, États-Unis d’Amérique Vol. 15, n° 8

Dick Duerksen, pasteur et conteur, habite à Portland, en Oregon, aux États-Unis. Il est connu dans le monde entier en tant que « pollinisateur itinérant de la grâce ».


Foi en herbe

Pages amusantes pour les plus jeunes

Le roi de « Killer Hill » Lorsque tu vis quelque chose d’assez terrifiant, sache que tu n’es pas seul !

N

otre arbre-forteresse est le plus super du coin ! De loin, il ressemble à un chêne normal, à l’exception que ses branches feuillues pendent jusqu’au sol. Quand on marche à travers ses feuilles, on se sent comme dans une forteresse préfabriquée ! Vues de l’intérieur, les branches de l’arbre sont disposées comme des marches. Ainsi, un enfant peut passer d’une branche à l’autre, et une fois tout en haut, il peut même sortir la tête de la cime ! La vie à l’arbre-forteresse est vraiment chouette. Mais celle sur « Killer Hill » est sensass !

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Seuls les plus braves tentent de conquérir cette « montagne ». Des enfants roulent à vélo en bas de cette colline ; d’autres la dévalent ; d’autres encore en sautent. Mon frère, Bruce, est l’un d’entre eux. Bruce, surnommé « Boochie », est un casse-cou. Un jour, Boochie décide de sauter de Killer Hill. Des enfants sont présents pour voir cet exploit. Boochie court à fond puis effectue son saut ! Mais à l’atterrissage, ses cris de « Tarzan » se transforment en cris de douleur. L’ambulance transporte Boochie à l’hôpital. Il a une jambe cassée. Maintenant, son nouveau défi

consiste à marcher avec des béquilles et un plâtre. Boochie n’a pas conquis Killer Hill, mais plutôt lui-même… Nous avons tous des « killer hills » à affronter. Ce peut être la mort d’un membre de la famille ou d’un ami ; des choses auxquelles nous aspirons mais qui ne se produisent pas ; des parents qui se disputent ; la maladie. Ce peut être des difficultés avec les devoirs, ou des frères et sœurs qui nous taquinent. Quelles que soient nos « collines », nous essayons de les conquérir, tout Illustration : Xuan Le


B O N I TA J O Y N E R S H I E L D S

Perle biblique « Soyez forts et courageux, n’ayez pas peur, ne tremblez pas devant eux. En effet, le Seigneur votre Dieu marchera avec vous. Il ne vous lâchera pas, il ne vous abandonnera pas. » (Deutéronome 31.6, Parole de vie)

comme mon frère a tenté de sauter de la colline. Mais à l’image de la jambe cassée de Boochie, on dirait que les collines vont nous blesser, et que parfois, elles semblent trop difficiles pour nous. La Bible dit : « Remplissez de terre le creux des vallées, abaissez les montagnes et les collines. Changez en plaines toutes les pentes, et les hauteurs en vallée*. » (Es 40.4) Dans les temps anciens, lorsqu’un roi voyageait dans son royaume, des hommes précédaient son chariot pour abaisser les collines et

remplir les trous, afin qu’il puisse voyager en tout confort. Ça serait cool si quelqu’un nous précédait pour que rien de mauvais ne nous arrive ! Même si ce n’est pas le cas, nous avons cependant quelqu’un qui reste toujours près de nous. Jésus nous aide à conquérir nos « killer hills ». Par sa puissance et sa force – même si nous ne le voyons pas – il abaisse, tout comme les hommes précédant le roi, les montagnes et aplanit le chemin. Tandis que nous cheminons avec Dieu et affrontons nos « killer

hills », nous savons qu’il sera avec nous. Il nous donne la foi de croire que même si nous avons été blessés et découragés par nos montagnes, ça va aller. Lorsque nous repensons à nos « killer hills » passés, nous nous rendons compte combien nous sommes petits et insignifiants, lorsque comparés à la grandeur de notre Dieu. * Sauf mention contraire, toutes les citations des Écritures sont tirées de la version Parole de vie.

Cet article a d’abord paru dans KidsView, février 2016.

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