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Revue internationale des adventistes du septième jour

Av r i l 2 01 1

Immersıon, ... emersıon et

après ?

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Leçons tirées de deux missions

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Un soi-disant prophète

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Recevoir le don promis


Av r il 2011

De la plume du rédacteur ........................... 3 Rapport mondial

K N E G E L S T E I N

3 Nouvelles et points de vue

Perspective mondiale

J E N I E N N E

8 Jeunes… et prêts !

S A N T É

E N

C O U V E R T U R E

Immersion, émersion… et après ?

Le choléra ........................ 11 Allan R. Handysides et Peter N. Landless

Wilona Karimabadi .................................................................... 16 L’enthousiasme de notre baptême mène inévitablement à des défis, à des surprises, et à une nouvelle relation avec Jésus. M É D I TAT I O N

Sa première Pâque Oliver Jacques ....................................... 12

Q U ’ E N

D I T

L A

B I B L E

?

Il ne fut plus ................... 26 Angel Manuel Rodríguez

Jésus : à la découverte du temple et de sa mission.

É T U D E V I E

A DV E N T I S T E

Leçons tirées de deux missions

Nancy Weber Vyhmeister ............................................................ 14 Qu’ont-elles donc laissé derrière elles ? C R OYA N C E S

F O N DA M E N TA L E S

Le baptême – bien plus que des mots

Marcus B. Witzig ......................................................................... 20 Faire l’expérience de la réalité de la nouvelle naissance. E S P R I T

D E

B I B L I Q U E

Recevoir le don promis .............................. 27 Mark A. Finley A U T O U R

D U

M O N D E

29 Courrier 30 Lieu de prière 31 Échange d’idées

P R O P H É T I E

Veillez et priez Ellen G. White ............................................... 22 Nous devons nourrir notre âme.

Lieu commun................. 32

PAT R I M O I N E

Margaret Rowen : la vie bizarre d’un faux prophète Michael W. Campbell ..................................... 24 Elle prétendait avoir le don, mais ses actions chantaient une toute autre chanson.

Mensuel publié par la Conférence générale des adventistes du septième jour et imprimé par Review and Herald, à Hagerstown, au Maryland, à l’usage de l’Église adventiste du septième jour.

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Adventist World | Avril 2011

En couverture : Le baptême marque le commencement d’une nouvelle vie en Christ. Mais ce n’est que le début ! T O D D

G E S S E L E / M I S S I O N

A D V E N T I S T E


L’Église au travail DE LA PLUME DU RÉDACTEUR Un accueil chaleureux

C

– Bill Knott W A R D

haque message d’un ami est apprécié, mais celui-ci l’a été plus encore. Un frère en Christ, avec qui j’ai servi il y a longtemps au sein d’une équipe de pasteurs et d’anciens, m’a écrit il y a six mois pour m’inviter à ce qu’aucun pasteur ne pourrait refuser : accepterais-je de rebaptiser sa fille que j’ai baptisée 20 ans auparavant ? L’histoire de cette femme est douloureuse mais familière : adolescente, elle a pris la décision de suivre Christ, une décision qu’elle a négligée pendant les dernières années de son adolescence et au début de sa vie de jeune adulte, au point de s’éloigner considérablement du Seigneur. Grâce à la persistance de l’Esprit et au soutien puissant d’amis et de membres de sa famille, elle va maintenant boucler une boucle longue de deux décennies. Enthousiaste mais nerveuse, rendue humble par la grâce de Dieu, elle désire que ce soit moi qui l’immerge dans l’eau tandis qu’elle confesse de nouveau Christ en tant que Seigneur et Sauveur. L’eau dans le baptistère est inhabituellement chaude en ce sabbat de janvier, un contraste frappant avec la tempête dont on entend les mugissements depuis les fenêtres de l’église. « Blizzard » a annoncé le météorologiste. L’air glacial et l’amoncellement de neige nous rappellent que les bonnes décisions ne sont pas toujours suivies d’un ciel bleu, d’un soleil radieux. Heureusement, il n’y a pas que l’eau qui soit chaude dans cette

église. Je me suis rarement senti aussi confiant de remettre un croyant aux bons soins du corps du Christ que ce sabbat-là. Si jamais une congrégation s’est penchée en avant pour voir un baptême, c’est bien lors de celui-ci. Si jamais une brebis perdue a semblée être la bienvenue dans le troupeau, c’est bien ce jour-là. Et moi, je suis un joyeux spectateur – disons, un témoin – de l’intention de la congrégation de s’assurer qu’un croyant renouvelé soit accueilli par une congrégation renouvelée. Anciens, diacres, famille, amis, tous entourent cette femme lors du repas en commun après le service, rompant le pain avec une joie à faire chavirer le cœur, une joie magnifique à voir. C’est de cette façon que le royaume grandit – une bonne décision à la fois, un cœur ravivé par la grâce et la bienveillance du peuple de Dieu. Tandis que vous lisez les histoires de renouveau dans la revue de ce mois-ci, faites en sorte que votre église soit un lieu qui accueille ceux que Dieu appelle – ou rappelle – à lui.

E D

RAPPORT MONDIAL En Europe, des laïcs adventistes prennent la tête de l’évangélisation

Le président de la Conférence générale sera l’orateur principal lors du prochain congrès d’ASI

Mark A. Kellner, rédacteur aux informations ■ Des laïcs adventistes prennent la tête de l’évangélisation partout en Europe. On prévoit célébrer cet accomplissement en juin prochain alors que les membres d’ASI (Association des entrepreneurs adventistes) de la région se réuniront lors du Congrès d’ASI, lequel se tiendra pendant quatre jours à Constance, en Allemagne, une ville située du côté ouest du lac de Constance, le plus grand lac de l’Allemagne. « Pour la toute première fois, nous

aurons le privilège d’avoir avec nous le président de la Conférence générale », a dit Ángel Duo, membre d’ASI Europe depuis 12 ans, et président depuis 2008. Exportateur de produits chimiques à Elche, dans la province d’Alicante, en Espagne, il est aussi président d’ASI Espagne. Selon Ángel Duo, la visite du pasteur Ted N. C. Wilson « est très importante, et pour cause : lors du congrès, nous présenterons des rapports de notre

investissement dans l’évangélisation laïque. En effet, nous avons formé des laïques à faire de l’évangélisation à l’aide de Nouveaux commencements, cet outil merveilleux dont nous nous servons dans les petits groupes. » Ángel Duo a annoncé que John Bradshaw, nommé récemment orateur/ directeur d’Il est écrit, sera aussi un orateur principal à l’occasion de ce congrès. Il a ajouté : « Des milliers de personnes ont été formées dans toute l’Europe. Au congrès, les délégués vont nous présenter des rapports sur les résultats de cette formation ainsi que sur tous les programmes Jeunesse pour Jésus qui ont été développés dans l’Europe tout entière. Ce sera vraiment passionnant d’entendre ces rapports. »

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L’Église au travail RAPPORT MONDIAL

UNE APPROCHE FRUCTUEUSE : Selon Ángel Duo, président d’ASI Europe, c’est à « l’évangélisation par l’amitié » (une approche qui consiste à inviter amis et voisins) qu’un bon 40 % de l’assistance a été attribuable lors de la campagne d’évangélisation d’Il est écrit, laquelle s’est tenue à Rome, en Italie. Sur cette photo, on aperçoit une partie de l’assistance lors de cette campagne par satellite dont on peut lire le compte rendu dans le numéro de juillet 2010 d’Adventist World. I I W

Bien que l’Église adventiste ait visé l’Europe comme premier champ missionnaire à l’extérieur de l’Amérique du Nord, l’Église dans la région a connu de grands défis ces dernières années. Le postmodernisme, lequel a balayé la majeure partie de l’Europe de l’Ouest et ses Églises traditionnelles, a eu aussi un impact sur l’adventisme : si les Européens modernes ne sentent pas leur besoin de Dieu, il peut être très difficile de les atteindre. Ángel Duo a dit que les membres d’ASI Europe – en grande partie des gens d’affaires qui prêchent Christ dans le monde des affaires – s’efforcent de relever ce défi. Leur tactique ? Le message adventiste de la santé, lequel trouve un écho dans une société archi-stressée. « Il n’est pas facile de partager sa foi dans un tel environnement. Cependant, nous découvrons de plus en plus que beaucoup de gens sont touchés par le

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P H O T O

Saint-Esprit, a-t-il dit dans une interview téléphonique. Quand on commence à travailler dans des petits groupes et qu’on attire les gens par le message de la santé, des portes s’ouvrent. Il faut faire preuve de beaucoup de sagesse. » « Le message de la santé nous permet vraiment de communiquer avec les gens », a-t-il ajouté. L’évangélisation par l’amitié, par laquelle des membres de l’église locale atteignent amis et voisins et leur donnent des études bibliques à la maison, est essentielle, a-t-il dit, surtout dans les préparatifs d’une campagne telle que « L’Apocalypse : s’agit-il vraiment de la fin du monde ? », laquelle s’est tenue à Rome, en Italie, en février 2010. « L’évangélisation par l’amitié est une approche incontournable. C’est ainsi que nous devons procéder. […] Nous devons former des laïcs pour qu’ils se fassent des

amis, pour qu’ils démarrent des petits groupes et qu’ils partagent leur foi », a dit Ángel Duo. Lors de la campagne qui s’est tenue à Rome, 40 % de l’assistance a été attribuable à de tels efforts et à Nouveaux commencements, un DVD d’études bibliques sponsorisé par ASI. Ángel Duo a expliqué que les défis d’ASI Europe sont semblables à ceux des deux divisions de l’Église que cet organisme dessert : la Division transeuropéenne et la Division eurafricaine. Dans les régions européennes de ces divisions, l’effectif grandit dans les pays moins riches, tandis que de nombreux pays de l’Europe de l’Ouest et de la Scandinavie maintiennent le niveau de leur effectif grâce à l’arrivée d’immigrants qui sont soit adventistes ou qui se joignent à l’Église adventiste dans leurs nouveaux pays. « Ce que nous observons à travers nos sections, c’est qu’ASI n’est pas aussi fort [dans certains endroits en Europe] qu’il l’est dans d’autres pays, a expliqué Ángel Duo. « On n’y trouve pas autant d’entrepreneurs. L’effectif est différent en Espagne ou au Portugal où il y a [davantage] de gens d’affaires. » Cependant, a-t-il ajouté, les sections d’ASI sont « établies dans 15 pays en Europe et prennent de l’expansion ». Par-dessus tout, Ángel Duo est optimiste au sujet de la croissance du mouvement adventiste en Europe. « Nos ministères en Europe se multiplient, prennent de l’expansion et atteignent de plus en plus de gens. En même temps, la perception que les dirigeants [de l’Église] ont de ces ministères, et d’ASI en particulier, change beaucoup : ceux-ci sont maintenant perçus comme soutenant fortement la mission de l’Église. » « Nos relations avec les deux divisions sont excellentes. Nous constatons que les ministères sont de plus en plus actifs et recevons davantage de soutien de la part du leadership. De grandes choses sont sur le point de se produire. Nous sommes sur la bonne voie ! Évidemment, les défis ne manquent pas, mais en travaillant ensemble, je n’ai aucun doute que les choses vont aller de l’avant », a conclu Ángel Duo.


RAPPORT MONDIAL

Des

adventistes s’impliquent à fond dans le

a été construit à partir des restes des matériaux utilisés dans la construction d’autres abris, a expliqué Paulo Lutke. Celui-ci a supervisé et coordonné les travaux au cours des trois semaines où l’on a construit 180 abris dans la collectivité Marie de Carrefour. Jusqu’ici, ADRA a fourni 2680 abris aux familles d’un bout à l’autre de Carrefour et de Petit-Goâve, deux des secteurs les plus durement frappés par le séisme. Avant que chaque membre de la famille ne soit appelé et ne reçoive son numéro d’abri, Yvon Jérôme, maire de Carrefour, s’est adressé aux centaines de personnes rassemblées à Carrefour au coucher du soleil, et leur a dit d’être reconnaissantes. « Une personne a créé les cieux, la terre et toutes choses. Nous devons d’abord rendre grâces à Dieu pour ce qu’il a fait. Nous ne sommes pas meilleurs que ceux qui sont morts. Ce n’est pas parce que votre vie a été épargnée que vous êtes meilleurs que les autres. Soyez reconnaissants. Seulement certains d’entre vous recevront un abri temporaire ce soir.

rétablissement des Haïtıens

À l’occasion de la célébration du premier anniversaire du séisme en Haïti, des rapports encourageants sont présentés au siège d’ADRA/Haïti Libna Stevens, directrice adjointe du Département des

enfants, de même que deux parents. « Je suis tellement heureux ! s’est exclamé Frenel. J’ai enfin un abri convenable, et j’en suis extrêmement reconnaissant à Dieu. » Frenel, 23 ans, a été sans abri depuis le séisme. Il a raconté que le 12 janvier 2010, il est allé au magasin avec un ami parce qu’il ne se sentait pas bien. C’est alors que le séisme a frappé. À son retour, sa maison n’était plus que ruine. « Beaucoup de membres de ma famille sont morts. Depuis ce séisme, j’ai dû me contenter de vivre sous une tente couverte d’une bâche, sur le terre-plein central. Maintenant, je ne craindrai plus que la pluie ne s’infiltre dans ma tente et ne l’inonde », a-t-il dit. Chantal et Frenel représentent quelque 180 familles qui vont s’installer à la collectivité Marie de Carrefour, un nouveau petit village avec vue sur l’océan. Ce village a été construit grâce à l’Agence de développement et de secours adventiste (ADRA) en partenariat avec des donateurs. Paulo Lutke, coordinateur d’ADRA pour les situations d’urgence et superviseur du projet d’abris temporaires de Carrefour : « ADRA a travaillé en collaboration avec la municipalité de Carrefour pour mettre sur pied ce village d’abris et pour y installer certaines des familles habitant sur le terre-plein de l’autre côté de la rue ». Ce village

L I B N A

D

ans la pénombre précédant l’aube, Chantal Petit Homme et deux amis s’appuient contre un abri en bois faisant environ 4 mètres carrés et portant le numéro 35. Comme elle ne peut emménager dans cet abri avant l’aube, elle monte la garde avec ses amis – et ce, pour une bonne raison. Jusqu’en novembre 2010, Chantal, 42 ans, et ses enfants ont vécu sur un terre-plein central à Carrefour, en banlieue de Port-au-Prince, en Haïti. Un an après le séisme dévastateur qui a détruit son ancienne demeure, elle a enfin l’occasion de repartir à zéro. En emménageant dans sa nouvelle demeure, son rêve deviendra réalité, dit-elle. « Je suis si heureuse, je me sens tellement mieux maintenant ; ce n’était pas normal du tout de vivre sous une tente. » Chantal est mère célibataire. Ses enfants ont entre 8 mois et 21 ans. Elle a dû faire sortir précipitamment sa famille de la tente après qu’une personne soit morte du choléra à quelques tentes de la sienne. Elle espère maintenant installer sa famille et reconstruire sa vie. Son souhait ? Retourner travailler comme vendeuse au marché extérieur, un travail qu’elle faisait avant le séisme. Frenel Milo se tient près de son abri en bois, lui aussi. On lui a donné le numéro 15. Cette structure peinte en turquoise les abritera, lui, sa femme, leurs deux jeunes

S T E V E N S / I A D

communications de la Division interaméricaine, dans un reportage depuis Port-au-Prince, en Haïti

UN ABRI ENFIN CONVENABLE : Chantal Petit Homme se tient devant son nouvel abri en bois avec deux de ses amis. Cet abri se trouve dans un nouveau village d’abris construit par l’Agence de développement et de secours adventiste (ADRA) un an après que le séisme de 2010 ait frappé Carrefour et d’autres banlieues de Port-au-Prince, en Haïti.

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L’Église au travail RAPPORT MONDIAL Nous remercions le personnel d’ADRA pour ce qu’il a fait », a-t-il ajouté tandis qu’il s’adressait à la foule depuis une estrade de 3 mètres de hauteur. Fritz Bissereth, directeur d’ADRA/ Haïti, a pris la parole à son tour. Il a déclaré qu’ADRA est l’amie de ceux qui sont dans le besoin. « Nous cherchons à aider le plus de gens possible. Soyez patients. Nous ne vous abandonnerons jamais. ADRA est ici pour vous aider. Il y a encore beaucoup à faire. » Tandis qu’il s’adressait à la foule, tous se sont mis à scander « ADRA, ADRA » et se sont ensuite recueillis pour la prière d’inauguration du nouveau village. Celui-ci est équipé de réverbères à énergie solaire, d’une station de pompage d’eau et de douzaines de latrines. Les 180 familles ont reçu un abri temporaire en bois construit sur un plancher en ciment, et doté d’une porte et de deux fenêtres. On leur a aussi fourni un kit pour la cuisine (casseroles et vaisselle), des couvertures, de minces matelas en mousse, et des contenants pour purifier l’eau. Pour célébrer la vie un an après le séisme, les dirigeants d’ADRA et les dirigeants locaux de l’Église adventiste ont organisé une cérémonie qui a duré toute la journée. Des centaines de familles ont assisté au programme spécial qui s’est déroulé au siège d’ADRA/Haïti. Ils y ont entendu des messages d’espérance, de la musique, des témoignages de bénéficiaires des abris, et des rapports de l’œuvre d’ADRA à Port-au-Prince et dans le reste d’Haïti. Theart St-Pierre, président de l’Église adventiste en Haïti, s’adressant à la foule : « Dieu est fidèle. Il essuie les larmes de nos yeux. Il nous aide à surmonter le séisme. Aujourd’hui, nous avons le grand privilège de remercier tous les hommes et les femmes qui sont venus du monde entier pour prêter main-forte à ADRA et aider nos collectivités ». Dans une initiative au nombre des multiples projets en faveur de la collectivité, le maire ainsi que des dirigeants de l’Église et d’ADRA ont procuré à des douzaines d’enfants des uniformes et des sacs à dos remplis de fournitures scolaires.

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ADRA a fait un rapport détaillé des projets qu’elle a complétés au pays en 2010 grâce à l’aide de quelque 23 pays de son réseau de l’Amérique du Nord, de l’Europe, de l’Asie, et du Pacifique Sud. D’autres organisations partenaires se sont jointes à ADRA dans des centaines de projets, dont la gestion du camp des personnes déplacées (IDP) à l’Université adventiste d’Haïti, où plus de 20 400 personnes ont trouvé refuge sur le campus de 17 hectares après le séisme. Selon les prévisions, les quelque 400 familles qui restaient dans ce camp pour les IDP devaient pouvoir s’installer ailleurs en février 2011, a expliqué Fritz Bissereth. ADRA a encore beaucoup à faire en Haïti, a-t-il continué. « Nous nous sommes engagés à aider les gens à reconstruire leur vie. » Voici un résumé de l’œuvre d’ADRA/ Haïti en 2010. Gestion du camp pour les IDP ■ À Carrefour, en banlieue de Port-auPrince, ADRA a dirigé un camp de plus de 20 000 Haïtiens déplacés. ■ Au nombre des activités, il y a eu la formation de dirigeants et de conseillers de la collectivité zonale, des programmes sur la sécurité, l’eau, la santé et l’aspect psychosocial, et la distribution de denrées alimentaires et de produits non alimentaires. Eau ■ Pendant la phase initiale des secours, ADRA et GlobalMedic, son partenaire au Canada, ont purifié plus de 130 000 litres d’eau par jour à Carrefour au moyen de 64 unités de purification d’eau, dont 62 unités mobiles alimentées par des moteurs de motocyclettes. ■ Des unités mobiles ont été envoyées à environ 50 sites par jour à Carrefour, à Port-au-Prince, à Jacmel, et à Cap-Haïtien. ■ Ont été aussi fournis plus de 5 millions de comprimés de purification d’eau, 110 000 sachets de purification d’eau, 55 000 sachets de sels de réhydratation par voie orale, et 86 000 Aquatabs, un don de l’UNICEF. ■ Depuis le séisme, ADRA a purifié plus de 18 millions de litres d’eau.

■ Un système de purification d’eau appelé Nomad continue de purifier l’eau et de fournir près de 50 000 litres d’eau potable chaque jour au camp d’ADRA à Carrefour.

Denrées alimentaires ■ En collaboration avec le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (WFP), ADRA a distribué 4 802 tonnes métriques de denrées alimentaires à plus de 776 000 personnes lors de trois distributions massives entre janvier et mars 2010. ■ L’Allemagne a fait un don de 16,5 tonnes d’aliments pour bébés. Ces aliments ont été distribués au camp d’ADRA, à Carrefour. Produits non alimentaires ■ ADRA a distribué plus de 50 000 produits non alimentaires aux survivants du séisme, dont des chaussures, des kits d’hygiène, des jerricanes, des kits de cuisine, des kits d’outils pour les abris, des kits d’éclairage solaire, des bâches, des kits d’outils, des médicaments, et des lampes de poche. Les distributions à venir incluent des couvre-matelas, des couvertures et des moustiquaires. Installations sanitaires et hygiène ■ En tout, 75 latrines ont été construites dans six camps, et une installation sanitaire permanente a été améliorée, au bénéfice de 3 396 familles. Le projet a aussi fourni du travail contre rémunération aux 86 personnes qui ont creusé les latrines. ■ ADRA a construit 95 nouvelles salles de bains et en a rénovée une dans huit camps afin de desservir 7 241 familles. ■ Grâce au soutien de l’UNICEF, ADRA a pu fournir 221 latrines mobiles et un service d’évacuation quotidienne des déchets de la mi-mars à la fin juin 2010. En juillet, ADRA a reçu 150 latrines mobiles de la Fondation Clinton au nom de l’UNICEF. ■ Une équipe de 50 éboueurs choisis parmi les habitants du camp a nettoyé les installations sanitaires deux fois par jour. ■ ADRA a construit deux fosses à ordures et a employé une équipe de 50 personnes du camp pour le ramassage quotidien des ordures.


Huit projets de travail contre rémunération ont été complétés pour le bénéfice de 169 ouvriers. ■ À Carrefour, il a fallu 15 chargements d’ordures pour nettoyer un camp. ■ Sept camps ont reçu des outils nécessaires pour les travaux de nettoyage. ■ En tout, 35 buanderies ont été construites pour la lessive. ■ ADRA a construit un pont pour améliorer la sécurité et pour faciliter la vie des résidents du camp qui doivent aller chercher de l’eau filtrée. ■

Santé ■ De janvier à la mi-avril 2010, ADRA a dirigé deux cliniques médicales de soins de santé de base gratuits dans le camp de Carrefour. L’une a été installée dans une tente mobile et l’autre dans une école primaire locale. Au cours de cette période, plus de 7 000 personnes ont reçu de l’assistance. Après avril, les deux cliniques mobiles ont été fusionnées en une seule. Plus de 5 500 patients y ont été traités jusqu’ici. ■ ADRA a dirigé une campagne de vaccination d’une durée d’un mois. Plus de 12 000 bébés, enfants et adultes ont été vaccinés grâce au matériel fourni par l’Organisation mondiale de la santé. ■ Les infirmières d’ADRA ont été affectées dans chacune des 12 zones désignées du camp de Carrefour. Elles ont été formées pour le triage, pour dépister la malnutrition infantile, et pour éduquer les mères quant à l’allaitement et à la nutrition optimale. ■ Un projet d’éducation quant à la prévention du choléra a permis de former des personnes de la collectivité de Carrefour sur les mesures de prévention et le traitement d’urgence de la maladie. Psychosocial ■ De février jusqu’au début d’avril 2010, ADRA a dirigé un espace adapté aux enfants dans le camp de Carrefour, de sorte que 200 enfants ont participé chaque jour à différents centres d’activité. Une seconde phase a ciblé 220 enfants dans deux autres camps.

■ ADRA a repéré des mineurs non accompagnés habitant dans le camp, et a soutenu les familles d’accueil qui se sont chargées de ces mineurs. ■ En mai 2010, un programme de formation pour formateurs a été donné dans deux camps additionnels de Carrefour, où ADRA a mis sur pied l’espace adapté aux enfants. ■ De février à avril 2010, une équipe de 50 conseillers a travaillé à Carrefour pour conseiller les familles à l’égard des problèmes post-traumatiques. Une autre équipe d’étudiants avancés en psychologie a fourni de l’assistance socio-psychologique individuelle et de groupe.

Éducation ■ ADRA a installé 30 tentes servant de salles de classe à 13 institutions scolaires et fourni 301 pupitres et 101 tableaux. Au total, 4 845 kits scolaires ont été distribués aux élèves. ■ De juin à août 2010, 250 enfants et adolescents non scolarisés du camp de Carrefour ont suivi des cours l’aprèsmidi. ADRA a fourni des tentes, des bancs, des uniformes, et des kits de fournitures scolaires. ■ Du matériel d’information, d’éducation et de communication a été distribué à Carrefour, dont des brochures qui, outre de l’information sur le séisme, expliquent comment utiliser les moustiquaires et rendre les abris étanches. ■ Plus de 120 adultes ont participé à un programme d’alphabétisation et d’apprentissage du calcul pour adulte de juin à août 2010. Abris ■ ADRA a fourni 900 tentes familiales d’un bout à l’autre d’Haïti, dont 453 à Carrefour. Au service des Haïtiens depuis 30 ans, ADRA/Haïti s’implique dans le rétablissement de leur pays. Des églises adventistes du monde entier ont également participé à un tel rétablissement. En Floride, les membres et les dirigeants de la Fédération du

sud-est (SEC) continuent d’assister Haïti dans ses efforts de reconstruction. Cette fédération compte beaucoup de membres haïtiens. Une semaine après le séisme, elle a envoyé une équipe de 41 professionnels de la santé dans la région sinistrée. Mandatée par Hubert Morel, président de la SEC, et dirigée par David Peay, directeur des secours de la SEC, ainsi que par Nicole Brisé, directrice du ministère des femmes de la SEC, l’équipe a fourni de l’assistance médicale aux victimes du séisme. Sept équipes composées de 151 professionnels de la santé se sont rendues à Haïti. Pour sa part, Nicole Brisé y est allée sept fois. Elle dirige actuellement le projet de reconstruction du Département d’obstétrique de l’hôpital adventiste ainsi qu’une levée de fonds destinée à payer les salaires des professionnels de la santé à l’hôpital pour une période d’un an. Jean-Allah Monestime, directeur des ministères haïtiens de la SEC, est allé deux fois à Haïti pour diriger la reconstruction de deux églises adventistes dans la région. De son côté, David Peay s’est rendu trois fois à Haïti. Secondé de Gerly Germain, pasteur de l’église française de Béthanie à Tampa, en Floride, il a dirigé une campagne en faveur des victimes d’Haïti. Grâce à cette campagne, la Fédération du sud-est a expédié quatre conteneurs de fournitures (vêtements, fournitures médicales, etc.), de même que suffisamment d’équipement dentaire pour équiper trois pièces d’un cabinet de dentiste en cours de construction à l’Hôpital adventiste d’Haïti. En partenariat avec la Fédération du sud-est, l’Hôpital adventiste de la Floride a envoyé des fournitures médicales, lesquelles ont été utilisées par les équipes médicales envoyées en Haïti par la fédération. À l’instar de la Fédération du sud-est, la Fédération du sud de l’Atlantique a expédié des fonds, des fournitures, et a envoyé des bénévoles à deux reprises en Haïti. – Avec un reportage additionnel de John Torres, ADRA, et de Robert Henley, Fédération du sud-est de l’Église adventiste

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L’Église au travail PERSPECTIVE MONDIALE

Jeunes ... et prêts ! Former et préparer ceux qui dirigeront l’Église de demain Ted N. C. Wilson

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l y a plus de 100 ans, Ellen White a écrit ceci : « Convenablement formée, notre jeunesse pourrait fournir une armée d’ouvriers capables de porter au monde entier, avec une rapidité inouïe, le message d’un Sauveur qui a été crucifié, qui est ressuscité et qui revient bientôt*. » Si jamais il y eut un temps où l’Église a eu besoin de l’énergie et de la créativité de l’armée qu’Ellen White évoque, c’est bien maintenant. Le devoir de former, d’engager et de garder les jeunes adultes dans le service revient à tous, et pas seulement au pasteur ou au directeur de jeunesse. Ainsi, que pouvons-nous faire, individuellement et en tant qu’Église, pour former le leadership de demain aujourd’hui ?

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Être un mentor Chacun de nous peut s’intéresser aux jeunes et aux jeunes adultes. Pourquoi ne pas faire leur connaissance et leur faire sentir que nous sommes là pour eux ? Si les parents sont des chrétiens authentiques capables de se mettre dans la peau de leurs enfants, alors ils seront les meilleurs mentors, bien que pas exclusivement. Mes parents ont été formidables pour moi. Croyant profondément en Christ, ils voulaient que ma vie spirituelle soit merveilleuse. Cependant, il a fallu beaucoup d’influences extérieures et d’individus pour m’aider en tant que jeune adulte à découvrir ma propre perspective du monde. C’est là qu’une succession constante de mentors s’avère indispensable. Il peut s’agir d’un M A R T I N

B O U L A N G E R


pasteur ou d’un ami intime. Dans mon cas, une personne s’est tout simplement intéressée à moi tandis que nous travaillions ensemble dans une campagne d’évangélisation. Elle a profondément influencé ma vie spirituelle. Les jeunes à la recherche d’un mentor commenceront probablement par leurs parents. Mais ensuite, ils se tourneront vers des gens qui leur semblent dignes de confiance. Ils regarderont non à des individus qui cherchent à épater la galerie ou à devenir célèbres, mais à ceux qu’ils estiment être des chrétiens humbles, authentiques, de qui ils peuvent apprendre quelque chose. Lorsqu’ils entrent en contact avec de telles personnes, ce n’est pas un sermon qu’ils désirent, mais un dialogue enrichissant. Dans nos rapports avec les jeunes adultes, il est primordial de faire preuve d’ouverture, de nous montrer constamment prêts à dialoguer, et d’être toujours disposés à les écouter. En ce qui me concerne, mon père était souvent absent de la maison à cause de ses fréquents voyages. Mais quand il était chez nous, il était toujours prêt à m’écouter et à me conseiller. Jamais il ne m’a repoussé. Chaque fois que j’avais besoin de lui, il était disponible. Ceux qui parmi nous sont parents doivent développer une bonne relation avec leurs enfants afin que ceux-ci sachent qu’ils peuvent venir à eux et recevoir leur soutien en tout temps. Je me souviens que mes parents (et particulièrement mon père) me disaient : « Je crois en toi. » Lorsque des jeunes adultes reçoivent ce genre d’affirmation, cela les aide non seulement socialement, mais encore spirituellement. Une telle affirmation leur permet de découvrir leur propre voie dans leur relation avec le Seigneur. Par conséquent, n’hésitons pas à leur faire sentir qu’ils peuvent toujours compter sur ceux qui ont vraiment à cœur de les aider. Cet aspect de l’éducation des enfants s’étend même à ceux qui ne sont pas parents, et inclut même les jeunes adultes qui ne sont pas nos enfants biologiques. En tant que membres de la famille de l’Église, montrons-nous tous ouverts à notre rôle de mentor

potentiel. Tandis que nous échangeons avec les jeunes adultes, efforçons-nous de connaître leur nom. Pourquoi ne pas chercher activement des occasions de les encourager ? Les soutenir, c’est leur donner le sentiment qu’ils font partie de la famille. Une telle attitude les touchera profondément. S’ils sentent vraiment qu’ils font partie de la famille, l’Église deviendra leur Église. Créer des occasions de servir De façon générale, la plupart des postes de leadership requièrent de l’expérience. Or, l’expérience est une denrée rare chez les jeunes adultes ! Si nous prenons notre mission au sérieux, nous devons, depuis l’église locale jusqu’à toutes nos organisations, servir de mentors aux jeunes adultes et les associer à ceux qui ont de l’expérience. L’Église a commencé avec des jeunes, et son œuvre s’achèvera avec des jeunes adultes enflammés pour le Seigneur, des jeunes qui font équipe avec ceux qui ont de l’expérience et qui n’ont pas perdu de vue le retour de Jésus. Quand j’étais aux études, j’ai été élu, de même que beaucoup d’autres jeunes, en tant qu’étudiant-ancien à une certaine église. Un jeune, ancien ? Paradoxal, n’est-ce pas, quand on considère qu’un ancien d’église est généralement censé être quelqu’un d’expérimenté ! Heureusement, ma congrégation locale a eu la sagesse de nous donner l’occasion de travailler aux côtés de chrétiens chevronnés, et donc, d’apprendre en tant qu’« étudiants-anciens » ou qu’« étudiants-diacres ». Cet exercice a été d’une valeur inestimable, car il nous a permis de gagner de l’expérience et des compétences dans le leadership. Leur faire confiance Je dois beaucoup aux dirigeants de l’église locale de ma jeunesse car ils n’ont pas hésité à investir dans leurs jeunes adultes. Aujourd’hui, je constate qu’il est vital que les dirigeants de l’Église à tous les niveaux comprennent l’urgence d’intégrer intentionnellement les jeunes adultes, de solliciter leurs opinions, de

se les associer, de leur confier différentes tâches, et de les inclure dans les comités. Généralement, les jeunes adultes ne sont guère friands des comités ! Ce qu’ils veulent, c’est agir. Par conséquent, les dirigeants doivent veiller à leur confier des responsabilités et à bien les équiper pour qu’ils puissent saisir pleinement leur mission. S’ils ont besoin d’aide, de direction dans l’élaboration d’un plan d’action, fournissons-leur cette aide au lieu de leur imposer un plan. Ensuite, laissons-les agir. Dirigeants et laïcs doivent être préparés à travailler avec eux dans l’accomplissement de l’œuvre de Dieu. Les occasions de faire de grandes choses pour Dieu ne manqueront pas à ces jeunes débordant de créativité, surtout s’ils sont branchés sur le Seigneur. Puisque nous avons nous-mêmes besoin de rester branchés sur le Seigneur, pourquoi ne pas prendre le temps de demander personnellement à Dieu de nous faire voir l’ensemble du tableau, et de nous faire comprendre quelle est notre place dans l’ordre des choses du scénario du temps de la fin – individuellement et en tant qu’Église ? Qu’est-ce que Jésus nous demande de faire ? Comment le faire de notre mieux et collaborer avec les autres, surtout avec les jeunes adultes, pour y arriver ? Ne pas craindre l’innovation Certains se sentent très menacés, semble-t-il, quand on intègre des jeunes adultes dans l’équipe et qu’on les encourage à s’impliquer dans le leadership. Leurs nouvelles idées ne risquent-elles pas de déranger l’ordre établi ? À vrai dire, cette tension entre la jeune et la vieille génération n’a rien de nouveau. Un coup d’œil sur les siècles

Ted N. C. Wilson est

le président de l’Église adventiste du 7e jour et l’heureux père de trois filles adultes.

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L’Église au travail PERSPECTIVE MONDIALE passés révèle des exemples où la jeune génération estime qu’elle a de meilleures idées que la vieille génération. Et il faut bien reconnaître que parfois, c’est vrai ! Cependant, une telle friction ne doit pas exister dans le corps du Christ. Les adultes ne devraient pas avoir peur d’impliquer les jeunes adultes, surtout dans les secteurs du service. Lorsque les jeunes adultes seront vraiment capables de servir les autres et de collaborer de façons très pratiques, ils ne tarderont pas à se rendre compte que l’expérience est tout aussi nécessaire dans d’autres aspects de l’Église.

c’est la combinaison des études religieuses, des choses spirituelles et du parcours scolaire choisi. Mais comment aider les jeunes adultes à obtenir la meilleure éducation possible ? Nous devons chercher continuellement de nouveaux moyens de rendre l’éducation adventiste abordable. Les jeunes adultes devraient être encouragés à travailler tout en étudiant. Certains croient qu’un prêt ou le soutien financier des parents permettrait aux étudiants de se consacrer totalement à leurs études. Cependant, un travail utile aide à équilibrer toute l’expérience éducative.

aussi appris que ceux qui font de belles promesses ne livrent la marchandise qu’au compte-goutte. Ce qu’ils veulent, c’est être témoins d’une foi vivante qui transforme la vie des gens. Nous parlons de réveil et de réforme dans différents programmes de notre Église, et c’est bien ; cependant, si nous en restons à la théorie, nous « vaccinerons » à coup sûr nos jeunes adultes – et même nous – contre un tel réveil et une telle réforme. Le réveil et la réforme ont pour but de nous amener à nous brancher davantage sur le Seigneur. Ceux qui nous entourent doivent constater que

Nous sommes tous appelés à développer une relation intime et merveilleuse avec le Seigneur. Lorsque les jeunes adultes nous posent des questions difficiles, ne craignons pas la critique, ne l’interprétons pas comme une insulte à notre personne. Notre valeur personnelle ne doit pas résulter des postes, des jeux de pouvoir, ou de la défense de ce qui est familier et éprouvé. Toutes ces choses peuvent nous empêcher de voir l’ensemble du tableau du temps de la fin parce que nous nous centrons sur notre petite personne. Le moi est, sans contredit, notre plus grand ennemi, quel que soit notre âge. Soutenir l’éducation adventiste Éduquons nos jeunes dans la réalité que quoi qu’ils fassent et où que le Seigneur les conduise, ils tiennent le rôle d’ambassadeurs de Dieu. Nous sommes tous appelés à développer une relation intime et merveilleuse avec le Seigneur, une relation qui nous permettra de mener à bien tout ce que Dieu nous appelle à faire. Les jeunes adultes ne doivent pas se contenter de tenir un rôle passif dans l’Église. C’est ici que l’éducation adventiste peut jouer un rôle déterminant. Ce qui donne à notre éducation sa qualité,

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Bien entendu, il ne s’agit pas de travailler au point de nuire à leurs notes ! Même si une personne a tout l’argent qu’il lui faut pour s’instruire, la formation d’une éthique de travail constitue une partie importante de toute éducation. Il y a des moyens par lesquels l’Église, l’étudiant, les parents, la congrégation locale et l’institution scolaire peuvent faire du parcours éducatif une merveilleuse expérience chrétienne tout en gardant les frais de scolarité à un minimum. Ainsi, l’éducation adventiste sera abordable. Pour être perçue comme étant différente (car en fait, elle doit être différente), l’éducation adventiste doit offrir beaucoup plus qu’une école du monde. Notre éducation doit être spirituelle aussi bien qu’académique pour que l’investissement financier en vaille la peine. Permettre au réveil de commencer par nous Les jeunes adultes ont grandi dans un monde de technologie et de battage publicitaire. Ils sont habitués à être sollicités sur le plan émotionnel, et croient en ce qui est clairement expliqué. Ils ont

le Saint-Esprit nous transforme de plus en plus à l’image de Jésus. Comme le dit Paul : « Ayez en vous la pensée qui était en Christ-Jésus » (Ph 2.5). D’abord, la pensée du Christ doit être implantée en nous par la puissance du Saint-Esprit. Puis, cette expérience transformatrice doit se manifester dans notre vie. Enfin, il nous faut tous être convaincus que nous sommes totalement justifiés par la justice du Christ. Prenons grand soin de ne jamais donner à nos jeunes adultes l’impression, par nos paroles ou nos actes, que nous essayons de mériter le ciel en nous cramponnant à une liste de choses à faire et à ne pas faire. Saisissons l’occasion que Jésus nous donne de devenir semblables à lui, car c’est ce qui importe le plus. La façon la plus efficace de former, d’engager et de garder les jeunes adultes dans le service à nos côtés pour achever la grande œuvre à laquelle nous, en tant qu’Église, nous avons été appelés à l’existence, c’est de laisser le Saint-Esprit faire de chacun de nous une « œuvre en chantier ». * Ellen G. White, Éducation, p. 279.


S A N T É

Le

choléra Allan R. Handysides et Peter N. Landless

Pourquoi le choléra se manifeste-t-il après des catastrophes telles que le séisme en Haïti ?

L

e choléra est une forme extrêmement grave de gastroentérite. Il est causé par un organisme appelé Vibrio cholerae, lequel provoque une diarrhée aqueuse. Le passage d’une diarrhée fréquente et volumineuse peut déshydrater très rapidement une personne et entraîner la mort. Les enfants sont plus à risque à cause de leur plus petite taille. Par conséquent, la mortalité infantile survient plus souvent. Vibrio cholerae survit bien dans l’eau – l’agent de transmission le plus commun. Dès qu’un membre de la famille en est infecté, il y a de fortes chances que tous ceux qui habitent sous le même toit le contractent eux aussi. La nourriture peut devenir contaminée. En outre, le choléra se répand là où les installations sanitaires sont insuffisantes. En 2010, l’épidémie de choléra en Haïti* n’a pas été pleinement anticipée parce qu’il n’y avait pas eu de cas de choléra depuis longtemps. On ne sait toujours pas comment l’organisme a atteint l’île. La perturbation de l’approvisionnement en eau et le manque de traitement et d’élimination des eaux usées constituent les conditions idéales pour une épidémie de choléra. La gravité et la rapidité d’une épidémie de choléra peut se mesurer à partir du fait qu’en Haïti, les premiers cas ont été rapportés le 21 octobre 2010 ; le 19 novembre, toutes les parties du pays avaient découvert des cas. Le 17 décembre, quelque 121 500 cas avaient été rapportés. L’impact de la diarrhée sur un pays déjà éprouvé a été terrible :

63 711 personnes ont été hospitalisées et 2 591 décès ont été rapportés. Il y a eu beaucoup d’autres cas depuis, à cause des voyageurs se rendant dans le pays frontalier, la République dominicaine, et dans l’État de la Floride, aux États-Unis. La réhydratation est la clé dans le traitement de toutes les diarrhées, mais dans le cas du choléra, c’est une question de vie ou de mort. Les cas ne sont pas tous identiques, et le traitement avec des antibiotiques peut ne pas toujours être requis. On a constaté que la doxycycline et la ciprofloxacine écourtent la maladie et l’éliminent plus rapidement. Il est important de noter que quiconque en visite dans un pays où le choléra est présent se retrouve avec des crampes abdominales, de la diarrhée et des vomissements, de la léthargie ou de la faiblesse, doit consulter un professionnel de la santé. Le risque de choléra et d’autres maladies diarrhéiques peut être de beaucoup réduit en buvant de l’eau potable. Pour stériliser l’eau, il faut la faire bouillir ou la traiter adéquatement avec du chlore. L’eau en boîte ou en bouteille est habituellement sûre quand elle provient d’une compagnie de bonne réputation. Voici un moyen de réduire le risque : ne manger que des aliments cuits et servis chauds. Autre facteur important : se laver les mains avec du savon et de l’eau potable, se stériliser souvent les mains avec une solution désinfectante. Il n’est pas sage du tout de se baigner dans des rivières ou des canaux parce qu’ils peuvent être contaminés par des eaux usées. Jusqu’à ce que tous les pays touchés soient débarrassés du choléra, les autres nations devront demeurer vigilantes. Comme les voyages sont fréquents et mondiaux aujourd’hui, la maladie

attrapée dans un certain coin du monde peut se manifester chez vous le lendemain. Le vaccin contre le choléra est décevant. On ne le recommande plus aux voyageurs américains, et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne le recommande pas. La prise d’antibiotiques à titre préventif n’est pas recommandée non plus, car il y a peu de preuve de leur efficacité. Bien que le choléra fasse la une et doive être craint, la plupart des cas de diarrhée grave ne sont pas causés par le choléra. Les causes virales de gastroentérites sont très courantes, et le pathogène E. coli est toujours une cause fréquente de diarrhée. Une diarrhée sanguinolente accompagnée de fièvre est plus grave et peut être le signe d’une infection avec des pathogènes bactériens dans les familles shigelle, salmonelle ou yersinia. La réhydratation orale constitue le pilier du traitement. On peut se procurer aisément des paquets de sels de réhydratation spécialement formulés à ajouter à de l’eau potable. Dieu certes nous protège ; cependant, il s’attend à ce que nous fassions notre part pour sauvegarder notre santé. * Morbidity and Mortality Weekly Report 59, n° 50, 24 décembre 2010.

Le Dr Allan R. Handysides est directeur du Ministère de la santé à la Conférence générale. Le Dr Peter N. Landless est directeur de la Commission internationale pour la prévention des dépendances et directeur adjoint du Ministère de la santé.

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M É D I T A T I O N

Sa première

Paque Oliver Jacques

Voici une question fascinante : Que savait Jésus au sujet de son ministère, et quand le sut-il ? Ce qui suit est un récit imaginaire de Jésus célébrant sa première Pâque au temple de Jérusalem en tant que « fils de la loi ». C’est là qu’il découvre le temple pour la première fois. Ce récit se base sur la description qu’Ellen White fait du temple, sur des écrits juifs de cette période, et sur une recherche actuelle portant sur l’architecture du temple. Joignezvous à ces pèlerins qui se rendent de Nazareth à Jérusalem et découvrez, avec Jésus, non seulement la beauté du temple, mais encore sa signification. – Les éditeurs.

J

ésus est au nombre des pèlerins qui se rendent de Nazareth à Jérusalem. Âgé de 12 ans, il est maintenant un « fils de la loi ». Pour lui, c’est beaucoup plus qu’un rite de passage : en fait, il va célébrer sa première Pâque à Jérusalem ! Tandis qu’il est en train de mûrir, il commence à se rendre compte que sa responsabilité ultime consiste à obéir à la loi et à son Père céleste. Les voyageurs s’arrêtent en des lieux ancestraux familiers : Dothan, Sychar, Béthel, tous riches en histoire. Parfois, ils passent la nuit dans une auberge, d’autres fois, sous les étoiles. Jésus apprécie l’air de la nuit, l’odeur de la moutarde sauvage, le roucoulement d’une colombe. Le cinquième jour, les pèlerins sont tout près de la métropole. Jésus est impatient de voir Jérusalem. « Pas aujourd’hui, dit Joseph. Nous allons passer la nuit chez des parents à Emmaüs. » « C’est juste, ajoute Marie. Nous devons prendre un bain et laver nos vêtements. » Emmaüs grouille de pèlerins. Certains voyagent à pied ou en bateau depuis des semaines. Ils viennent des nations voisines, de l’Égypte, et même de Rome pour voir « le plus bel édifice du monde » : le saint temple de Jérusalem ! « C’est ainsi que Gaïus, le Romain, l’a décrit », observe Joseph.

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Tandis que les pèlerins gravissent le mont des Oliviers, une femme se met à chanter : « Nos pieds s’arrêtent dans tes portes, Jérusalem ! […] Que la paix soit dans tes murs, et la tranquillité dans tes palais ! » (Ps 122.2-7) Et toutes les voix s’unissent dans ce psaume. Le mont des Oliviers n’a rien d’imposant, mais quelle vue il offre ! De son sommet, on aperçoit le temple dont la hauteur prodigieuse domine la cité. Ses murs recouverts d’or reflètent le soleil levant. Sa couronne de marbre blanc éblouissant touche le ciel. C’est absolument saisissant ! Toute son enfance, Jésus a entendu parler du temple. Partout, les Juifs s’enorgueillissent de sa beauté. Un grand rabbi le décrit comme « la lumière du monde » ! Mais même le langage le plus extravagant ne réussit pas à préparer les pèlerins à un tel spectacle. Un vieux prêtre vient à la rencontre du groupe de pèlerins. Il parle du temple avec passion. « Le roi Hérode a doublé la superficie du mont du temple, car il voulait redonner au temple sa splendeur des jours de Salomon. Il a augmenté les 60 coudées de hauteur données par Cyrus à 100 coudées1. Hérode a ajouté des pièces autour et au-dessus du sanctuaire, ainsi que de nouvelles cours et de nouveaux bâtiments pour les Gentils. Il a utilisé 10 000 maçons et charpentiers. Voyez-vous, Hérode voulait que le judaïsme soit une religion mondiale. Après tout, ne gouvernerons-nous pas le monde quand le Messie viendra ? Suivez-moi maintenant : d’ici, nous allons voir l’endroit où l’on brûle l’encens chaque jour : le lieu saint. » « Comme le temple est haut, Maman ! s’écrie Jésus. Regarde les piliers ! Et cette vigne en or ! Est-ce d’elle dont tu m’as parlé ? » « Oui, interrompt le prêtre. Chaque grappe de raisins est de la taille d’un homme. C’est un cadeau du roi Hérode ; cependant, des sujets de tout l’empire ont aussi contribué à la sculpture d’une feuille ou d’un raisin. Regardez bien de ce côté, J U A N

R .

C U A D R A


maintenant. Vous apercevrez le saint voile. Il mesure 40 coudées de longueur par 20 coudées de largeur. En fait, il y a deux voiles séparés d’une coudée. Le Jour des expiations, le souverain sacrificateur franchit le premier voile, marche entre les voiles en direction du second voile, et entre finalement dans le lieu très saint. Chaque année, 82 vierges soigneusement sélectionnées tissent de nouveaux voiles. Et pour les laver, il faut 300 prêtres ! » « Regardez ! s’écrie un pèlerin. Est-ce l’autel ? Il est immense 2 ! » « Immense, en effet ! répond le prêtre. De cette façon, tous peuvent voir les sacrifices. Et remarquez les brasiers : deux brûlent en permanence, et quatre les jours de fête. » Les gens convergent de toutes les directions vers les larges marches, lesquelles aboutissent à deux portes jumelles d’une grande magnificence, aménagées dans le mur côté sud. « C’est le sacrifice du matin, dit Marie. Dépêchons-nous ! » Franchissant la porte à droite, ils montent par un tunnel éclairé, magnifiquement orné, et émergent sur le mont du temple. Tandis que les Juifs se fraient un chemin vers le temple, les Gentils en visite se tournent vers la Stoa royale. Il y a un mur bas, le soreg, entourant la cour intérieure. Des écriteaux en trois langues avertissent les non-Juifs de ne pas entrer – « sous peine de mort ». Tandis qu’ils franchissent le portique de Salomon, Marie, Joseph et Jésus arrivent au trésor, aussi connu sous le nom de Cour des femmes. Pénétrant dans la vaste enceinte, ils aperçoivent un chœur de Lévites accompagné d’un orchestre, tous étant installés sur 15 marches semi-circulaires. D’une tour du temple, des hommes font sonner leur trompette d’argent pour appeler les adorateurs à célébrer le sacrifice du matin. Le chœur et l’orchestre interprètent le psaume choisi pour le premier jour. « À l’Éternel la terre et ce qu’elle renferme, le monde et ceux qui l’habitent ! » (Ps 24.1, LSG) La cour, dotée sur trois côtés de hauts balcons réservés aux femmes, comporte des troncs en forme de trompette. Les hommes restent au rez-de-chaussée. Depuis une magnifique porte, ils entrent dans la Cour des Israélites, où les agneaux sont sacrifiés en tant qu’offrande pour le péché. Joseph pose sa main sur l’épaule de Jésus. Celui-ci regarde tandis qu’on recueille le sang d’un agneau dans un bol pour ensuite le tendre à un prêtre. Dans une rangée de prêtres aux pieds nus, les bols de sang passent de mains en mains. On les échange contre des bols vides en vue des prochains sacrifices. Lorsque le prêtre le plus près de l’autel reçoit le sang, une trompette retentit tandis qu’il le répand sur le côté de l’autel. Jésus pleure. Se pourrait-il que l’Agneau de Dieu, ce soit lui ? Ici, il y a la grande cuve soutenue par 12 énormes lions. Les prêtres ont besoin d’eau pour se purifier et pour nettoyer le sang répandu dans la cour des prêtres. Cette cuve est remplie d’eau fraîche, laquelle se renouvelle chaque jour grâce à un magnifique aqueduc romain.

Un prêtre gravit les 12 marches du temple et allume l’encens d’un geste solennel, un service qu’il n’accomplira qu’une seule fois dans sa vie. « Les prières du peuple de Dieu », murmure Joseph. La hauteur de l’entrée du lieu saint – 20 mètres – étonne le Fils de Dieu. Tandis qu’il observe les lieux, des passages des Écritures se bousculent dans son esprit. Plus tard, Jésus apprend que les prêtres et les rabbis se rassemblent sur la terrasse du temple pour discuter des Écritures. Pharisiens et sadducéens n’en finissent plus d’argumenter. Se joignant à eux, il écoute attentivement, pose des questions, certaines d’entre elles poussant à la réflexion, d’autres soulevant une interrogation. Suite au sacrifice du soir, des prêtres élèvent les mains et prononcent l’antique bénédiction : « Que l’Éternel lève sa face vers toi […] » (Nb 6.24-26). Le sabbat de la Pâque, des milliers de pèlerins s’assemblent sur le mont du temple. Les trompettes annoncent le sabbat, le chœur chante, les fidèles adorent Dieu. C’est ainsi que, pendant une semaine passionnante, la famille de Nazareth s’imprègne de la majesté et de l’inspiration du saint temple. Que de choses à voir et à entendre ! Le souper de la Pâque est célébré avec les parents d’Emmaüs ; puis, ils retournent au mont du temple où des milliers remplissent les cours et la Stoa royale. Ils entendent plusieurs langues étrangères. Quand ils ont faim, ils achètent avec la monnaie du temple des dattes et du pain des marchés situés au pied du mur extérieur. En quête de solitude, Jésus ne reste pas avec ses parents, mais s’attarde plutôt dans les cours du temple. La Pâque est terminée. Les adorateurs prennent le chemin du retour. Joseph et Marie s’attendent à ce que leur fils se joigne à eux à la tombée de la nuit. C’est à ce moment-là qu’ils se rendent compte qu’il ne se trouve pas avec leurs compagnons de voyage. Le cœur serré d’angoisse, ils retournent à Jérusalem. Pendant trois longs jours, ils le cherchent sur le mont du temple. Finalement, ils le retrouvent entouré d’érudits ! Jésus est en pleine discussion théologique avec eux ! Marie ne peut retenir ses larmes et sa joie. Elle s’écrie : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Nous t’avons cherché avec angoisse pendant trois jours ! » « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ? » Joseph et Marie sont perplexes. Mais celle-ci n’oubliera pas cette réponse. Jésus sait qu’il est vraiment un « fils de la loi » et qu’il y a beaucoup à faire quant aux affaires de son Père. 1 2

Les érudits estiment qu’une coudée mesure entre 45 et 52 centimètres. À peu près 15 mètres par 15 mètres et 7,3 mètres de haut.

Oliver Jacques, maintenant à la retraite,

habite à Fallbrook, en Californie, aux États-Unis. Il a servi en tant que pasteur, évangéliste, missionnaire outre-mer, et administrateur.

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V I E

A D V E N T I S T E

S

uite à une récente invitation de la famille Vyhmeister à une réunion de famille, ma famille et moi nous rendons en Argentine. Au cours de notre agréable séjour, nous en profitons pour faire un peu de tourisme. Au nombre des attractions touristiques, deux missions très différentes retiennent notre attention. Nous commençons d’abord par San Ignacio Miní, une vieille mission jésuite dans la province de Misiones. Par un matin

maintenir un niveau de vie décent. En 1767, les autorités coloniales expulsèrent les Jésuites, de sorte que les Indiens durent retourner dans la jungle. Plus d’école, de messes, de travail, de mission. Les bâtiments furent détruits en 1817 et restèrent enfouis sous la végétation tropicale jusqu’en 1897. C’est en 1940 que débuta la restauration des ruines. San Ignacio Miní est maintenant considérée par

Leçons tirées de

deux

mıssıons glacial et brumeux, notre famille (parents, enfants, petits-enfants, pour un total de neuf) en visite les ruines. Ce qui caractérise cette ancienne mission, c’est son église imposante en grès rouge (74 mètres de long par 24 mètres de large) – un vrai bijou architectural orné de sculptures religieuses. Cette église est entourée de ce qui reste du monastère, des salles de classe, des différentes échoppes, et enfin, des petites habitations des Indiens locaux. Fondée par deux prêtres jésuites en 1610, San Ignacio Miní n’est pas la seule mission dans cette région. Ses deux fondateurs désiraient évangéliser les Indiens Guarani, leur apprendre à lire et à écrire, et leur inculquer des connaissances pratiques et des compétences. Au milieu du 18e siècle, quelque 3 000 Indiens habitaient dans cette mission. Ils assistaient chaque jour à la messe, s’initiaient à la construction et à l’agriculture, et menaient une vie chrétienne. Tant et aussi longtemps qu’ils restaient à la mission, ils étaient à l’abri des voleurs et arrivaient à

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l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) comme un site du patrimoine mondial. Tout au long de notre visite, nous tentons de reconstituer le passé. Ces Indiens étaient-ils vraiment devenus chrétiens ? Occupaient-ils des postes de direction dans la vie religieuse de la mission ? Qu’advint-il de leur christianisme une fois de retour dans la jungle ? Il semble bien que cette mission se soit éteinte suite au départ de ses dirigeants religieux en Europe. Environ une semaine plus tard, nous avons l’occasion de découvrir une deuxième mission : celle de l’Église adventiste en Argentine. Par un frais sabbat après-midi, nous visitons l’église et le musée à Crespo Campo, non loin de ce qui est aujourd’hui l’Université adventiste de la Plata (Universidad Adventista del Plata [UAP]). Établie en 1890 par Jorge Riffel et plusieurs autres familles du Kansas (États-Unis), cette mission n’a cessé de se développer. Voici son histoire. P H O T O S

:

Nancy Weber Vyhmeister

Dans la seconde moitié du 18e siècle, de nombreux allemands de foi luthérienne se réfugièrent en Russie sous Catherine la Grande. Un siècle plus tard, leur désir d’une vie meilleure s’intensifia tant et si bien que certains déménagèrent au Brésil, d’autres en Argentine, et d’autres encore aux États-Unis. Jorge Riffel et sa famille découvrirent le message adventiste au Kansas. Plus Jorge en apprenait, plus il brûlait de partager ses convictions avec ses amis en Argentine, un pays où il avait vécu pendant quelques années. Au début des années 1890, Jorge et les siens, de même que plusieurs autres familles firent voile pour Buenos Aires. De là, ils prirent un autre bateau qui descendait le fleuve Paraná jusqu’à la ville de Diamante. Un vendredi après-midi, Reinhardt Hetze, un ami, vint au port en chariot traditionnel russe pour y accueillir Jorge Riffel et son groupe. Tout le long de la route vers Camarero – à 25 kilomètres environ, un long trajet à cette époque – ils s’entreC O U R T O I S I E

D E

N A N C Y

W E B E R

V Y H M E I S T E R


De gauche à droite : RÉUNION DE FAMILLE : La famille Vyhmeister photographiée près de la pierre tombale des parents missionnaires de l’auteur, dans le cimetière situé près de l’Université adventiste de la Plata. UN BIJOU ARCHITECTURAL : Les ruines de l’église de San Ignacio Miní, une mission jésuite dans la province de Misiones, en Argentine. MUSÉE : La vieille église adventiste de Crespo, maintenant un musée, est située non loin de l’Université adventiste de la Plata (Universidad Adventista del Plata). MOYEN DE TRANSPORT : Un chariot russe miniature au musée adventiste de Crespo. tinrent du sabbat. Et avant même d’être arrivé chez lui, Reinhardt Hetze décida d’observer lui aussi le sabbat ! Jorge et Reinhardt se mirent à prêcher le message parmi les colons russo-allemands. Bientôt, un groupe de convertis vit le jour. Reinhardt baptisa les nouveaux croyants dans un ruisseau non loin de là. Ils commencèrent à se réunir régulièrement. Ce n’est qu’en 1894 que la Conférence générale envoya Frank Westphal pour organiser le groupe de 36 croyants en église. Ensuite, Frank partit fortifier d’autres croyants. De son côté, Reinhardt Hetze continua de prêcher et de baptiser. Les nouveaux membres construisirent une petite église, laquelle est aujourd’hui ce musée même que nous visitons. En 1896, environ 150 personnes assistèrent au premier camp-meeting à Crespo. En 1898, les membres d’église reçurent la visite du pasteur Westphal. Tandis qu’ils s’entretenaient avec lui, ils virent sur la route un jeune homme qui, tenant une valise, venait à leur rencontre. Il s’appelait

Luis Ernst. À leur grande surprise, Luis était parti de l’Uruguay pour s’inscrire à leur école et devenir pasteur ! « À notre école ? Mais nous n’avons pas d’école ! Eh bien, ceci veut dire que nous devrons en ouvrir une ! » Ce fut l’humble commencement de l’école adventiste de Camarero. Elle se développa si bien qu’elle devint plus tard l’Institut d’enseignement supérieur de la Plata, et finalement l’Université adventiste de la Plata. Cette université offre 30 programmes, dont la médecine et la théologie aux quelque 2 500 étudiants qui la fréquentent. De cette école, certains diplômés sont devenus des ouvriers de l’Église et se sont répandus partout en Amérique hispanophone. D’autres ont été en Afrique, en Asie, en Europe, et aux États-Unis. Outre ces ouvriers, des milliers d’autres diplômés ont soutenu l’Église en tant que laïcs. Aujourd’hui, les étudiants de l’UAP poursuivent la tradition missionnaire. La participation au programme missionnaire étudiant est encouragée, voire

requise dans certains programmes. Partout en Argentine, les membres d’église font de nouveaux convertis grâce à leur zèle missionnaire. En voici un exemple : le 31 juillet 2010, plus de 400 adventistes de Buenos Aires et de l’UAP se sont rendus dans la ville de Rosario pour aider les membres locaux lors de l’initiative « Impact Rosario ». Ce sabbat-là, quelque 120 000 livres ont été distribués partout dans la ville. Ensuite, les membres se sont réunis en après-midi pour célébrer les activités de la journée. Pendant notre sortie familiale à l’UAP, nous prenons le temps de visiter le cimetière local. De nombreux serviteurs fidèles de Dieu y reposent. Des missionnaires – étrangers, locaux, laïques – attendent l’appel du Christ. Nos yeux s’arrêtent sur une pierre tombale en particulier – celle de mes parents, Charles (directeur de la ferme de l’institution d’enseignement supérieur) et Hazel Weber (diététicienne de l’hôpital). Là, nous nous remémorons leur service désintéressé et nous nous engageons de nouveau, en tant que famille, à remplir le mandat évangélique que Dieu nous a confié. Deux missions. Mais qu’est-ce qui les différencie ? La participation laïque. Dans la mission jésuite, les prêtres étaient les seuls dirigeants religieux. Dans la mission adventiste, il n’y a eu que quelques pasteurs rémunérés pendant de nombreuses années, de sorte que la tradition de l’implication laïque a pris de l’ampleur. Aujourd’hui, peut-être nous faudrait-il nous souvenir dans le monde développé que le pasteur n’est pas l’église… L’église, c’est nous, les membres ! Pour plus d’information sur l’Université adventiste de la Plata (Universidad Adventista del Plata), visitez le site www.uapar.edu/es.

Nancy Weber Vyhmeister

est fille de missionnaires. Professeur émérite de l’Université Andrews, elle fait actuellement la promotion de la mission à Yucaipa, en Californie, où elle habite.

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E N C O U V E RT U R E

Immersıon, émersıon... et Des croyants se branchent vraiment sur Jésus après leur baptême

après ? Wilona Karimabadi

P

asser de l’état d’incroyant à celui de croyant n’est pas un parcours qui se termine toujours au baptistère. Si nous croyons que le plus grand but est atteint lorsqu’une personne témoigne publiquement de sa nouvelle naissance, alors nous nous trompons. Cette nouvelle naissance n’est, en fait, qu’un commencement. Et comme nous le savons tous, ceux qui prennent la décision de suivre le Christ n’empruntent pas un sentier toujours facile. Ellen White explique : « Que personne ne s’imagine que la conversion est le commencement et l’aboutissement de la vie chrétienne. Il y a une science du christianisme que l’on doit maîtriser. Il faut croître en grâce, c’est-à-dire progresser constamment. L’esprit doit être discipliné, formé, éduqué, car l’enfant de Dieu est appelé à servir son Créateur de façons qui s’opposent à ses inclinations naturelles. Ceux qui deviennent disciples du Christ constatent qu’ils sont animés d’une motivation nouvelle, que de nouvelles pensées

jaillissent, et qu’il doit en résulter de nouvelles actions*. » Les histoires suivantes nous racontent comment des croyants en sont venus à faire une expérience personnelle avec Jésus beaucoup plus profonde après leur baptême. J’imagine qu’elles comportent davantage de similitudes avec les nôtres que nous ne le pensons – même pour ceux d’entre nous qui sont issus de famille adventiste. Bien que non identiques, ces histoires ont toutefois un même un fil directeur : le Seigneur ne laisse jamais tomber ceux qui l’ont choisi. * Ellen G. White, Christian Education, Battle Creek, Mich., International Tract Society, 1893, p. 122.

Wilona Karimabadi est rédactrice en chef de

la revue KidsView et un précieux membre de l’équipe rédactionnelle d’Adventist World.

Veronica Montez Veronica (Ronni) Montez passait par un mauvais quart d’heure lorsque Dieu s’est manifesté à elle. Elle était malade – en profonde dépression – et n’arrivait pas à s’en sortir. Bien qu’élevée dans le catholicisme, elle ne connaissait pas grand-chose de la Bible ou de Dieu. Un jour, alors qu’elle était seule à la maison, elle a supplié Dieu de l’aider. Elle a ouvert une Bible d’étude et a lu le passage où Jésus se rend de Jérusalem à Golgotha. Le mot « sabbat » a retenu son attention. Qu’est-ce que

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c’est que ça ? a-t-elle pensé. « Ce mot ne cessait de me revenir à l’esprit, confie-telle. Je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire. » Piquée d’intérêt, elle s’est mise à faire des recherches. Par la suite, Ronni a tenté de trouver une église qui observait le sabbat, mais en vain. Un jour, lors d’une session de physiothérapie, elle a entendu l’une des physiothérapeutes dire qu’elle allait à l’église le samedi. « J’étais tellement nerveuse ! Quand elle est revenue pour continuer mon traitement, je l’ai interrogée au sujet du service religieux le sabbat, et lui ai demandé si elle accepterait que je l’accompagne à l’église. » Ronni et sa

physiothérapeute se sont vite liées d’amitié et ont commencé des études bibliques ensemble. Ayant enfin trouvé une église adventiste, Ronni a pu poser ses nombreuses questions.


Matthew Gamble Matthew Gamble est né au sein d’une famille catholique, aux États-Unis. Toutefois, les membres de sa famille allaient rarement à l’église. Ils ne lisaient jamais la Bible et ne priaient jamais ensemble. À l’âge de 16 ans, Matthew était déjà un grand consommateur de marijuana et s’intéressait au rastafarianisme. Trois ans plus tard, Matthew s’est rendu en Jamaïque. À son voyage de retour, il a pris un avion à destination de Miami avec un kilo de marijuana dans son sac… sans se faire prendre ! Et dire que c’est cette étrange tournure des événements qui lui a fait penser aux choses spirituelles ! Il s’est alors lancé dans une recherche personnelle des religions du monde pour découvrir la vérité. « Je priais Jésus, Haile Sélassié, Bouddha, Confucius, Abraham, et Mahomet ainsi : “Qui que tu sois, où que tu sois, je t’en prie, révèle-toi à moi.” » Le temps a passé. Un jour, Matthew a servi de garçon d’honneur lors d’un mariage célébré dans une église adventiste. Bien décidé à trouver des réponses à ses questions, il s’est adressé au pasteur. Celui-ci lui a donné une Bible et a prié avec lui. « Le lendemain, j’ai téléphoné à l’église adventiste locale de St. Augustine, en Floride (États-Unis), et le sabbat

suivant, j’étais là », raconte-t-il. Matthew a été baptisé en 1996 dans l’océan Atlantique. « J’ai demandé au pasteur à être seul quelques instants. Puis, je me suis tourné vers l’horizon. Là, on n’apercevait rien qui soit fait de main d’homme. Sachant que j’étais maintenant une nouvelle créature, j’ai demandé à mon Père céleste de prendre mes péchés et de les jeter au fond de la mer, selon sa promesse. » Après son baptême, Matthew s’est inscrit à l’Université Andrews en théologie. Quel a été l’impact de sa nouvelle foi sur les siens ? « Les membres de ma famille m’ont soutenu de façon formidable – surtout parce qu’ils ont vu combien Jésus a transformé ma vie, dit Matthew. Et il en est résulté que mes parents ont renouvelé leur foi. Ils viennent à l’église régulièrement, s’impliquent dans des projets d’aide, et suivent des études bibliques. Jésus est maintenant le centre de notre vie, et ça, c’est vraiment merveilleux ! » Aujourd’hui, Matthew sert à plein temps au sein de Vagabondservant International, un ministère à but non lucratif qui l’a conduit à parler de la vie et des enseignements de Jésus à travers le monde. Il est également conseiller en chef pour le Centre des études séculières et postmodernes du Bureau de Mission adventiste de la Conférence générale, de même que pour Center of Creative Ministries. Enfin, il est conseiller dans le conseil consultatif

des jeunes adultes de la Division nordaméricaine et dans le comité d’Adventist Christian Fellowship, un ministère pour les étudiants adventistes qui fréquentent les institutions d’enseignement supérieur et les universités séculières. Mais qu’est-ce qui le fait avancer dans sa marche chrétienne ? Le ministère. « Dieu appelle chacun d’entre nous à servir en son nom. Au début de mon cheminement avec Jésus, j’ai entendu quelqu’un dire que le ministère était son salut. Tout d’abord, je n’ai pas compris ce commentaire, mais maintenant, sa signification est très claire pour moi. Le ministère – c’està-dire représenter Jésus aux autres – m’a gardé branché sur Jésus. C’est grâce au ministère que je suis conscient que Jésus est le centre de toutes choses, et que je ne suis qu’un instrument. »

Son mari et ses enfants se sont joints à elle et finalement, tous sont devenus adventistes par baptême et par profession de foi en 1995. Cependant, des difficultés les attendaient au tournant. Ronni et son mari ont perdu leur emploi. Leurs difficultés financières étaient telles qu’ils ont reçu des avis d’expulsion. Comme si cela ne suffisait pas, la mère et la sœur de Ronni se sont éloignées de celle-ci à cause de son nouveau style de vie. Si c’est ça la vie chrétienne, je ne sais pas si je tiendrai le coup, s’est demandée Ronni. Mais, s’accrochant à leur nouvelle foi, ils ont

jeûné et prié. Bientôt, le vent a changé de direction. « Petit à petit, le Seigneur nous a délivrés », dit Ronni. Elle et son mari ont trouvé du travail. Ils se sont achetés des voitures et ont pu rester chez eux. Mais la dépression de Ronni n’était pas encore réglée. « J’étais tellement déprimée et découragée que j’ai désiré mourir », se souvient-elle. Mais Dieu a été le plus fort. « J’ai dit : “Très bien, Seigneur. Tu ne veux pas que je meure. Je remets ma vie entre tes mains.” Et c’est à partir de cet abandon que tout s’est mis à mieux aller. Un jour à la fois, les choses ont commencé à s’améliorer. »

Aujourd’hui, Ronni tient une garderie chez elle et intègre le style de vie chrétien dans sa routine quotidienne. Les Montez jouent un rôle actif dans leur église locale. Ils continuent d’étudier la Bible. Bien que sa fille baptisée en même temps qu’elle ne vienne plus à l’église, Ronni n’oublie pas que Dieu l’a conduite par le passé. Elle sait que le Seigneur répondra aussi à ses prières ferventes en faveur de sa fille. « Ma fille connaît et aime le Seigneur, mais elle le met de côté pour l’instant. C’est pourquoi je prie. Je sais, j’ai la conviction que Dieu agira en son temps. »

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E N C O U V E RT U R E

Alex Barrientos Alex Barrientos n’avait que 10 ans lorsque sa mère a accepté le message adventiste et a été baptisée. Il voulait faire comme elle, sauf que personne ne lui avait expliqué les tenants et aboutissants du baptême. L’enfant n’avait même pas une Bible. Alex et sa mère ont commencé à fréquenter l’église. Celui-ci aimait beaucoup l’École du sabbat. « Je participais régulièrement à l’École du sabbat. À l’église, les relations fraternelles étaient vraiment cool. Le jour de mon baptême, j’ai eu un accès de fièvre peu avant de me faire baptiser. Tout portait à croire qu’à cause de cela, mon baptême allait être reporté. Mais le pasteur a dit à ce moment précis : “Jetez-le dans le baptistère et sa fièvre va tomber !” Et c’est ce qui s’est produit : en sortant du baptistère, ma température est redevenue normale. Mon baptême

s’est résumé à cela pour moi », dit Alex. Ainsi, Alex Barrientos a été baptisé, mais sans savoir vraiment pourquoi ! Chose sûre, son baptême n’a été que le commencement de sa vie chrétienne. Quand est venu le temps d’entreprendre ses études secondaires, il a eu le sentiment très net qu’il ne devait pas fréquenter l’école publique locale. Ses parents l’ont donc inscrit à une école adventiste. Ensuite, il a fréquenté l’Académie adventiste de Takoma, au Maryland (États-Unis). « C’est la meilleure décision que j’aie jamais prise dans ma vie. C’est là que j’ai rencontré Jésus. » Chose ironique, Alex a fait une expérience personnelle avec Jésus lors

d’une retenue. « Je me souviens que nous devions lire la Bible, c’est tout. J’ai lu Matthieu 10, puis je suis allé demander à mon prof : “Qu’est-ce que ce chapitre veut dire ?” Et il s’est contenté de sourire et de me répondre : “Un jour, tu vas le savoir.” Je suis retourné à mon pupitre. C’est comme s’il m’avait dit : “Je ne vais pas te donner la réponse. Tu devras te creuser les méninges pour la trouver.” Et c’est ce qui m’a conduit à examiner tous les versets bibliques qu’on avait partagé avec moi depuis la 7e ou 8e année. » Plus tard, Alex a été invité à se joindre à l’équipe de prédication de son école. Et il s’y est impliqué à fond pendant ses trois dernières années de secondaire. Au milieu de ces trois années au sein de l’équipe de prédication, plusieurs questions l’ont assailli. « Qu’est-ce que la

Kaveh Khansari Nejad Kaveh est originaire de l’Iran. Il a été élevé dans la foi musulmane. Plusieurs années après la révolution islamique, il a immigré aux États-Unis. C’est sa femme Heather qui lui a fait découvrir l’adventisme. « J’ai rencontré Heather, raconte-t-il. Cette fille me plaisait vraiment beaucoup. Nous avons commencé à nous fréquenter régulièrement. Avec le temps, notre relation s’est développée au point où Heather a compris qu’elle devait me parler très franchement : “Kaveh, avant que nous n’allions plus loin dans notre relation, je me dois de te dire qu’il m’est

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impossible de fréquenter sérieusement un homme dont la foi est différente de la mienne.” » Kaveh a décidé de sonder la Parole de Dieu. Les corrélations entre Daniel et l’Apocalypse l’intriguaient beaucoup. Poussant plus loin son étude, il a découvert les écrits d’Ellen White et creusé plus profondément dans les prophéties. « C’est surtout les prophéties et leur précision qui m’ont conduit à croire que l’adventisme avait le bon message. » Et Kaveh a accepté le message adventiste ! Évidemment, cette décision a entraîné de profonds changements dans sa vie et ses relations. « Au début de ma marche

chrétienne, mes parents m’ont souvent répété : “C’est pour Heather que tu es devenu adventiste, n’est-ce pas ? Mais nous apprécions quand même


Bible, en substance ? Pourquoi est-ce que je ne prêche que sur le thème du livre Jésus-Christ ? Qu’est-ce qu’Ellen White représente pour moi ? » Alex a aussi développé un don particulier : l’appel à la fin d’un sermon. Il semble que ses appels touchaient vraiment ses auditeurs. « “Alex, tes appels vont droit au cœur”, m’a dit mon prof un jour. Et je lui ai répondu : “Ah bon… Pourtant, je ne fais que ce que vous me dites.” » C’est au cours d’une semaine de prière pendant sa dernière année de secondaire qu’Alex s’est totalement engagé envers Dieu. Suite à un acte dont il n’était pas fier, il est allé à la réunion du soir. À la fin de sa réflexion, le prédicateur a lancé aux jeunes un appel qu’il n’avait pas coutume de faire, un appel à devenir pasteur. « Je me suis approché de

la chaire et j’ai pleuré, raconte Alex. J’ai confessé mon péché devant tout le monde. J’ai dit à Dieu : “C’est au ministère que tu m’appelles depuis toujours.” Ça a été un moment pivot parce que jusqu’ici, j’envisageais plutôt d’étudier en médecine. » Après avoir fréquenté les universités locales, Alex a accepté l’invitation d’un ami à étudier la théologie à l’Université adventiste de la Plata, en Argentine. À son retour aux États-Unis, il s’est inscrit à l’Université adventiste Southern, puis à l’Université adventiste de Washington, où il recevra son diplôme à la fin de ce mois-ci. « Je pense qu’avant de lutter avec Dieu – de vraiment

lutter – on n’a rien vu, dit Alex. Je suis si heureux de l’avoir fait. Et cette lutte se poursuit, mais de façon saine et positive. C’est un apprentissage qu’on ne pourra jamais oublier, quoi qu’on fasse. Je suis donc vraiment très heureux d’avoir lutté avec Dieu. »

ton engagement, car grâce à lui, tu ne fumes plus et ne bois plus. Ton style de vie est plus sain, et tu ne sembles plus aussi stressé qu’avant.” » Plus tard, ils se sont adressés à Heather : « Sans ton influence, sans ce qu’il a appris depuis qu’il t’a rencontrée, et sans son style de vie sain que l’adventisme encourage, notre fils n’aurait probablement jamais connu une telle transformation. » Kaveh a été baptisé en octobre 2002. « Dans le baptistère, je me suis senti très ému. Je n’ai pu m’empêcher de pleurer. J’allais être une personne différente ; c’était comme si un lourd fardeau tombait de mes épaules et que j’étais soulagé de tous mes problèmes. » Malheureusement, Kaveh a perdu son travail à cause de sa nouvelle foi et

de son observation du sabbat. Encore un bébé dans la foi, comment a-t-il fait pour traverser cette épreuve ? « Tout comme la Bible dit “Goûtez et voyez combien l’Éternel est bon !”, dit Kaveh, j’ai vu Dieu intervenir miraculeusement dans ma vie. » Il se souvient particulièrement qu’une fois, après la perte de son emploi, sa femme lui a demandé son pronostic de l’avenir. « Chérie, je ne sais pas ce qui va se passer, a-t-il admis, mais je peux te dire que j’ai le sentiment que Dieu va nous bénir et prendre soin de nous. Ça va aller. » « Nous n’avons rien dit à personne. Une semaine plus tard, des amis sont venus chez nous. “Nous avons entendu dire que tu as perdu ton travail. Comme nous voulions t’aider, nous avons prié, et

nous nous sommes sentis poussés à faire quelque chose.” » Et ils lui ont tendu un chèque de 5 000 $ ! « Maintenant, je sais que je dois faire confiance à Dieu et lui obéir. Et ce faisant, j’ai l’assurance qu’il pourvoira à tous mes besoins. Le Seigneur me dit : “Je prends soin des lis des champs, pourquoi ne prendrais-je pas soin de toi ?” Et c’est ce qu’il fait ! Il s’est occupé de ma famille. Quand les épreuves se sont abattues sur nous, combien de fois je n’ai su que faire ! Et juste au bon moment, Dieu est intervenu. J’ai vu ses empreintes sur le sable. » Actuellement, Kaveh étudie à plein temps en soins infirmiers. Kaveh, Heather et leurs trois enfants habitent dans le Maine, aux États-Unis.

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C R O Y A N C E S

«

F O N D A M E N T A L E S

C

’est tellement plus facile d’être un parent ! On peut se coucher aussi tard qu’on veut, manger tous les bonbons qu’on veut, et décider si oui ou non on va se promener. » C’est là l’accusation que mon frère (4 ans) et moi (6 ans) avons portée contre nos parents il y a très longtemps, pendant les vacances. La suite vous intéresse ? « Très bien », répond Papa, et à notre grande surprise, il poursuit : « Puisque c’est comme ça, nous allons changer de rôle pendant les deux prochains jours. » Mon petit frère me lance un regard triomphant. Tope là ! Nos yeux pétillent tandis

NUMÉRO 15

Le

baptême Marcus B. Witzig

– bien plus que des mots

que nous « officialisons » ce marché inespéré en donnant une poignée de main à Papa. Frérot et moi entamons la première journée en savourant à l’avance nos « privilèges parentaux ». Mais bientôt, les choses prennent une tournure inattendue : pendant le petit déjeuner, Papa décide de barbouiller le visage de Maman avec un Shokokuss (littéralement « choco-bisou », une gourmandise typiquement allemande). Et la voilà qui s’amène à nous « en pleurant ». Aïe aïe aïe ! Dès ce moment, les choses se corsent progressivement. Nous devons ramener la paix, servir de négociateurs lors des bagarres, et en plus, préparer les repas et laver la vaisselle. À la fin de la journée, nous nous effondrons dans le grand lit de nos parents, totalement crevés, mais heureux d’avoir survécu à cette journée bien mouvementée. Nous tomberions immédiatement dans les bras de Morphée si nos « enfants » ne nous assaillaient de mille et une questions

Marcus B. Witzig est un pasteur pour les

jeunes dans le district d’Isny, dans le sud de l’Allemagne. Il a épousé Carmen.

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auxquelles ils désirent une réponse instantanée. Le deuxième jour, nous hissons le drapeau blanc et remettons volontiers le commandement à Papa et à Maman. C’est tellement plus facile d’être un enfant ! Ce que nous n’aurions pas compris avec des paroles sages ou des explications techniques, nous l’avons appris à travers une expérience combinant la théorie et la pratique. Images et enseignement Jésus enseigna de façon semblable. Tandis qu’il parlait aux gens, il utilisait des images qu’ils pouvaient comprendre. Il parla de semences et de différents types de sols, de mariages et de tenue de mariage convenable, aussi bien que de bergers et de leurs troupeaux. Aujourd’hui, beaucoup de ces images parlent encore à notre cœur. Nous comprenons très bien ce que Jésus voulait dire. Remarquez que certains des enseignements de Jésus sont si importants que le grand Maître ne se contente pas d’utiliser l’imagerie pour les expliquer : en fait, il nous appelle à participer à l’imagerie ou à la leçon1. Nous sommes alors stimulés non seulement spirituellement, mais aussi physiquement. Nous entendons, certes, mais nous passons aussi à l’action. Au lieu d’imaginer quelque chose, nous en faisons l’expérience. De cette manière, nous comprenons et intégrons ce que Jésus veut personnellement nous enseigner. M I C H A E L

F A E S / M O D I F I C AT I O N

N U M É R I Q U E


Le baptême tombe justement dans cette catégorie. Dès le début de son ministère, Jésus l’a souligné par son propre exemple (Mt 3.15) et a immédiatement instruit ses disciples de le pratiquer (Jn 3.22 et 4.1,2). Alors que son ministère terrestre tirait à sa fin, il commanda à ses disciples de faire à leur tour des disciples partout où ils iraient (Mt 28.19,20)2. Pour atteindre ce but, il souligna (1) le baptême et (2) l’enseignement. En d’autres termes, il est important que, dans nos efforts pour gagner des âmes, nous amenions celles-ci à manifester publiquement leur décision de suivre Dieu et que nous leur enseignions le christianisme pratique. Ceci dépasse de loin les mots. Participation active dans le baptême Le lien se rapprochant le plus du baptême se trouve dans le rituel du mariage (Ep 5.31,32). En effet, baptême et mariage sont tous deux construits sur le même principe. Les deux reposent sur une promesse – que ce soit entre Dieu et le croyant, ou entre un homme et une femme. Les deux rituels ont pour témoin Dieu et beaucoup d’amis. Le baptême, à l’instar du mariage, n’est pas d’ordre privé mais implique plutôt toute la collectivité. 1. Notre promesse. La promesse que nous faisons à Dieu est le premier point fort du baptême. Il ne devrait pas s’agir d’une simple formalité. Lorsque je confesse mon besoin, je montre à quel point Jésus est important pour moi et que ma vie devrait l’exprimer (Mt 10.32,33). Le jour du mariage, je promets sans réserve à ma femme de n’appartenir qu’à elle seule pendant toute la vie. Mon style de vie de même que la planification de mes activités hebdomadaires gravitent autour de cette décision. Ainsi en est-il du baptême. Je dis à Dieu : puisque tu as à cœur mes meilleurs intérêts, je veux en retour te plaire par ma vie (Jn 15.8). Quiconque s’approche de Dieu de cette façon découvrira une mine d’or de promesses et de bénédictions pouvant s’appliquer dans sa vie quotidienne (2 P 1.2). Ainsi, nous démontrons à travers notre confession publique que nous croyons qu’il est important de savoir qui Dieu est et ce qu’il attend de nous. 2. La promesse de Dieu. Vient ensuite la promesse de Dieu envers nous. La façon dont Jésus l’explique montre son importance pour notre nouvelle vie en Christ. Même si la confession publique n’est que verbale, nous y voyons cependant une imagerie dans laquelle nous pouvons participer activement. Au baptême, la promesse de Dieu se compose de deux éléments importants : notre immersion et notre émersion. Tandis que nous sommes immergés dans l’eau, Jésus promet de prendre notre passé coupable. Dans les termes de Paul, nous sommes baptisés dans la mort du Christ (Rm 6.3). Notre passé coupable est enterré sous l’eau, tout comme un corps est enterré sous la terre. Cet acte nous libère du spectacle paralysant de nos échecs passés. Notre passé est mort. Nous pouvons désormais diriger notre regard vers Jésus, lequel nous communique sa merveilleuse perfection. Puis, tandis que nous émergeons de l’eau, Jésus nous offre un avenir : « vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous

avez revêtu Christ » (Ga 3.27). Dieu ne nous abandonne pas dans notre misère, mais nous sauve en nous offrant de vivre en nous (Col 1.27). Il veut nous libérer de l’amertume, des dépendances, de l’orgueil, et remplacer ces choses par la joie, la paix, et l’humilité. Jésus nous promet la vie en abondance tandis que nous marchons dans ses voies. Il nous donne un avenir avec un but et nous transforme petit à petit à son image – et c’est ce que nous désirons réellement au plus profond de nous-mêmes (Rm 7.19 et 8.3). Ainsi, lorsque Satan m’accuse, je peux dire avec Martin Luther : Marcus Witzig est mort (immersion). Jésus-Christ vit maintenant ici (émersion) ! C’est là ce que Jésus promet à nous tous. Une vérité aussi importante ne se limite pas au baptême – elle doit accompagner le croyant tout au long de son cheminement spirituel grâce au service de lavement des pieds lors de la sainte Cène. Encore une image interactive ! Comme il serait merveilleux si l’on gardait cette magnifique leçon de choses continuellement en vue, si elle était toujours nouvelle et fraîche ! Le baptême touche à trois secteurs de notre vie : le passé, le présent, et l’avenir. Il est important de bien savoir qui est responsable de chacun de ces secteurs. Jésus a promis de se charger de notre passé et de notre avenir, car nous n’avons aucun pouvoir sur ceux-ci. Notre responsabilité consiste à le choisir et à décider de vivre avec lui. En comprenant ceci, nous sortirons du baptistère remplis d’une crainte respectueuse, car alors, nous saisirons combien Dieu désire faire de grandes choses pour nous dans cette nouvelle vie. 1 Jésus nous appelle à participer à l’imagerie ou à la leçon au moyen du rituel. Un rituel, c’est un événement répétitif soigneusement planifié dont les paroles et les actes sont spécialement conçus pour attirer l’attention des participants sur le contenu spécifique. 2 Dans le grec original, le seul impératif dans cette section, c’est « faites des disciples ». Les verbes qui suivent sont des participes subordonnés syntaxiques.

Le

baptême Par le baptême, nous confessons notre foi en la mort et la résurrection de Jésus-Christ, et nous témoignons de notre mort au péché et de notre décision de mener une vie nouvelle. Ainsi, reconnaissant le Christ comme Seigneur et Sauveur, nous devenons son peuple et sommes reçus comme membres par son Église. Le baptême est un symbole de notre union avec le Christ, du pardon de nos péchés et de la réception du Saint-Esprit. Il se célèbre par une immersion dans l’eau et implique une profession de foi en Jésus et des preuves de repentance. Il est précédé par une instruction fondée sur l’Écriture sainte et par une acceptation des enseignements qu’elle contient. (Rm 6.6 ; Col 2.12,13 ; Ac 16.30-33 ; 22.16 ; 2.38 ; Mt 28.19,20)

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E S P R I T

D E

P R O P H É T I E

Veillez

et priez

Ellen G. White

Prendre soin de notre âme et la nourrir «

S

oyez sur vos gardes, veillez et priez » : telles furent les paroles de notre Sauveur en rapport avec le temps de la fin et son retour, où il viendra chercher ses enfants fidèles pour les emmener à la maison. Veillez Premièrement, vous devez veiller. Veillez, de peur de parler avec précipitation, irritation et impatience. Veillez, de peur que l’orgueil ne trouve une place dans votre cœur. Veillez, de peur d’être vaincu par vos mauvaises passions. Veillez, de peur qu’un esprit de nonchalance et d’indifférence ne vous

Cet article a d’abord paru dans le Youth’s Instructor, le 1er mars 1856. Les adventistes du 7e jour croient qu’Ellen G. White (1827-1915) a exercé le don de prophétie biblique pendant plus de 70 ans de ministère public.

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envahisse au point de négliger votre devoir, de devenir frivole, insignifiant, et de dégager une odeur de mort au lieu d’une odeur de vie. Priez Deuxièmement, vous devez prier. Jésus ne vous aurait pas recommandé de prier sans nécessité. Il sait fort bien qu’il vous est impossible de vaincre les tentations de l’ennemi et les pièges qu’il vous tend. Dans cette lutte, loin de vous laisser seul, Jésus vous donne le moyen d’obtenir la victoire. C’est pourquoi il vous ordonne de prier. Prier correctement, c’est demander à Dieu ce dont vous avez besoin par la foi. Allez dans votre chambre ou en quelque lieu retiré, et demandez à votre Père, pour l’amour de Jésus, de vous aider. Oh, qu’elle est puissante la prière fervente de celui qui, bien que convaincu de ses propres faiblesses, soupire après la force divine ! Une telle

prière sera entendue et exaucée. Allez à votre Dieu, car il est puissant et aime entendre ses enfants prier. Même si vous vous sentez très faible, même si l’ennemi réussit parfois à vous terrasser parce que vous avez négligé la première recommandation de notre Sauveur, c’est-à-dire veiller, n’abandonnez pas la lutte. N’abandonnez pas Faites des efforts plus intenses qu’auparavant. Ne faiblissez pas. Jetez-vous aux pieds de Jésus, car il a été tenté et sait comment secourir ceux qui sont tentés. Confessez vos fautes, votre faiblesse, et demandez à Dieu de vous aider à vaincre, sans quoi, vous périrez. Ce faisant, croyez que Dieu vous entend. Au nom de Jésus, plaidez votre cause devant votre Père jusqu’à ce qu’avec confiance, vous vous en remettiez à lui pour obtenir de la force, jusqu’à ce que vous sentiez que R YA N

F O R K E L


Votre âme a tout autant besoin de nourriture spirituelle que votre corps de nourriture temporelle.

vous n’êtes pas seul pour remporter la victoire. Dieu vous aidera. Les anges veilleront sur vous. Faites d’abord tout ce qui est en votre pouvoir, puis Dieu vous accordera son aide. Veillez. Priez avec ferveur. Dites : « Je ne te laisserai point aller que tu ne m’aies béni. » Au moins trois fois par jour, arrêtez-vous pour prier. En dépit du décret du roi et de l’horrible fosse aux lions, Daniel ouvrait ses fenêtres et priait son Dieu le matin, le midi et le soir. Il n’avait ni peur ni honte de prier. Lorsqu’on le jeta dans la fosse aux lions, est-ce que Dieu oublia son fidèle serviteur ? Nullement ! Il fut avec lui toute la nuit. Il ferma la gueule des lions affamés, de sorte que ces bêtes féroces ne touchèrent pas à l’homme de Dieu en prière. […]

dépérirait et vous finiriez par mourir de faim. Votre âme a tout autant besoin de nourriture spirituelle que votre corps de nourriture temporelle. Il n’est pas exagéré de prier trois fois par jour pour puiser des forces

Nourrissez votre âme Vous ne pouvez vivre sans manger. Sans nourriture, votre corps

3. Sur qui devons-nous veiller et que devons-nous surveiller ? 4. En quoi « veiller » et « prier » sont-ils reliés ?

du ciel et pour vous nourrir de la sève du Christ, la vigne vivante. Lisez les paroles de notre Sauveur dans Matthieu 5.6 : « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés ! »

À

méditer

1. Selon vous, que se passerait-il dans votre vie si vous faisiez un effort conscient pour vous arrêter et prier trois fois par jour ? Nommez quelques moyens efficaces d’atteindre cet objectif.

2. Outre Daniel, quels autres personnages bibliques ont pris le temps de prier et ont été témoins des résultats extraordinaires de leurs prières ?

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P A T R I M O I N E

I

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les feuilles n’étaient pas perforées comme les autres documents du dossier, et aucun numéro de dossier n’y figurait. De plus, Ellen White n’était pas à St. Helena lorsque le document fut daté. Enfin, il était clair que la signature n’était qu’une contrefaçon. Mais comment ce document avait-il donc pu se retrouver dans les dossiers du White Estate ? Alors qu’Arthur White, le fils de W. C. White, n’avait que 12 ans, il fit visiter la voûte de Elmshaven contenant tous les écrits originaux d’Ellen White. Pendant la

Margaret Rowen : Michael W. Campbell

C O U R T O I S I E

D U

E L L E N

G .

W H I T E

E S T AT E

la vie bizarre d’un faux prophète

:

Une autre « messagère du Seigneur » ? Les dirigeants de l’Église de la Fédération du sud de la Californie et de l’Union des fédérations du Pacifique exhortèrent leurs membres à faire preuve de prudence « avant de se prononcer sur cette affaire ». Margaret Rowen publia certaines de ses premières visions dans une brochure intitulée A Stirring Message for This Time (Un message vibrant pour notre temps). Les adventistes de l’époque y découvrirent sans doute des signes d’alarme sur le plan théologique : selon ses visions, il y aurait sept ans entre chacune des sept dernières plaies, le trône du jugement se trouvait dans un temple en argent, et une « grande et terrible tempête » se lèverait juste après la fermeture de la porte de la grâce. En dépit de ces dissemblances, ses visions ressemblaient à s’y méprendre à la description eschatologique donnée par Ellen White dans La tragédie des siècles. En février 1917, l’Union des fédérations du Pacifique mit sur pied un comité ayant pour mission d’enquêter sur les prétentions de Margaret Rowen au don prophétique. Les membres de ce comité rendirent visite à cette dernière le 21 février 1917. Quelques jours plus tard, soit le 24 février, ils publièrent la déclaration suivante : ils n’avaient trouvé aucune preuve que « ces manifestations » étaient d’« origine divine »2.

Le manuscrit mystérieux En automne 1919, Margaret Rowen prétendit avoir eu la vision d’un document dans les dossiers du White Estate. Dans ce document daté du 10 août 1911, Ellen White aurait déclaré que madame Rowen serait la future messagère du Seigneur. W. C. White, fils d’Ellen White et secrétaire du comité du White Estate, chercha le document dans les dossiers, et il le trouva, effectivement. Au premier coup d’œil, il se rendit compte qu’il s’agissait d’un faux : la police était différente,

P H O T O S

l semble qu’Ellen White était à peine morte qu’une femme s’autoproclamait son successeur et revendiquait son manteau de prophète. Le 22 juin 1916, moins d’un an après la mort d’Ellen White, Margaret Rowen, une femme méthodiste récemment convertie à l’adventisme, commença à recevoir des visions. On rapporte que cette femme âgée de 35 ans se tenait « les mains croisées sur la poitrine, que ses yeux grands ouverts étaient levés au ciel et ne clignaient pas. […] Elle ne respirait pas, autant qu’on puisse dire, et ses membres étaient crispés1. » Dieu avait-il transféré le manteau prophétique ? Pendant la vie d’Ellen White, plusieurs faux prophètes s’étaient manifestés. Mais à présent, celle-ci n’était plus là pour distinguer son ministère de celui de ces imposteurs.


visite, les lumières s’éteignirent. Le jeune Arthur laissa les visiteurs seuls dans la voûte quelques instants pendant qu’il allait chercher une lanterne. Or, un filet de lumière éclairait l’un des classeurs. C’est dans un tiroir de ce classeur que l’on trouva plus tard le faux manuscrit d’Ellen White. Sans s’en rendre compte, le jeune Arthur contribua, dans un moment de négligence, à une controverse qui se poursuivrait pendant huit autres années. Il n’oublia jamais son erreur. Même dans ses dernières années de service, quand vint le temps de remplacer les portes de la voûte du White Estate, Arthur White apporta un lit de camp et dormit dans l’embrasure pour s’assurer de l’intégrité des dossiers du White Estate3. L’Église adventiste du 7e jour réformée Margaret Rowen s’entoura graduellement d’un petit groupe de loyaux disciples qui affirmaient qu’elle était une messagère du Seigneur. Mais sa congrégation adventiste locale (l’église adventiste South Side de Los Angeles) était loin d’être convaincue, semble-t-il, de ses prétentions. Le 15 novembre 1919, Margaret Rowen fut radiée de sa congrégation. Considérant leur dirigeante comme une véritable martyre spirituelle, ses disciples décidèrent d’établir une nouvelle Église et de lui donner le nom de « L’Église adventiste du 7e jour réformée de Los Angeles, en Californie ». D’aucuns surnommèrent ses membres « Rowénites ». Une fois organisée officiellement, l’Église réformée accepta les dîmes. Plus tard, certains se mirent à douter des

En haut, à gauche : FAUX PROPHÈTE : Margaret W. Rowen a prétendu être le successeur prophétique d’Ellen G. White. Ci-dessus : TRAHI : Le Dr Burt E. Fullmer, un des premiers supporters de Margaret Rowen, a été plus tard victime d’une tentative de meurtre perpétrée par cette femme. À gauche : FAUSSE SIGNATURE : La fausse signature d’Ellen White faite par Margaret Rowen présente une nette différence avec l’authentique.

origines de Margaret Rowen, si bien que celle-ci se mit à faire des déclarations insolites pour justifier son appel prophétique. En novembre 1923, elle annonça que la fermeture de la porte de la grâce se produirait le 6 février 1924, et que le Christ reviendrait en gloire le 6 février 1925. Cette annonce sensationnelle attira largement l’attention des médias et causa de l’embarras aux adventistes. Cependant, à la date prédite, Christ ne revint pas. Dès lors, la congrégation de Margaret Rowen commença à se disloquer. Confession et complot Burt E. Fullmer, un médecin de la région de Los Angeles, fut l’un des premiers supporters de Margaret Rowen et l’un de ses sponsors les plus importants. Peu après que les prédictions de « la messagère du Seigneur » se fussent avérées fausses, il découvrit que cette femme avait volé de l’argent à sa propre organisation. Désillusionné par un tel manque d’intégrité, il confessa le 12 mars 1926 que c’était lui qui avait inséré le faux document dans un tiroir ouvert d’un classeur de la voûte du White Estate. À l’époque où les médecins visitaient les malades à domicile, le Dr Fullmer reçut un appel tard le soir pour une consultation à un motel à proximité. Tandis qu’il entrait dans la chambre, un individu le frappa à la tête avec un bout de tuyau. Une bagarre s’ensuivit. À ce tapage, des clients contrariés du motel alertèrent la police. Une fois sur les lieux, les policiers aperçurent madame Rowen et deux conspirateurs. Les trois compères tentèrent de fuir mais furent rapidement arrêtés. Les policiers mirent la main sur une pelle, un sac en toile et une corde. Si, trois ans plus tôt, Margaret Rowen avait réussi à attirer l’attention des médias avec ses déclarations sur la fin du monde, eh bien cette fois, elle suscita un blitz médiatique de taille tandis que les journaux principaux couvraient le procès. Margaret Rowen et ses complices reçurent une sentence d’emprisonnement pour « assaut avec une arme mortelle, avec intention de causer des blessures graves ». Avant la tenue du second procès pour tentative de meurtre, le Dr Fullmer mourut. Environ un an plus tard,

Margaret Rowen fut relâchée de prison. Elle ne respecta pas les termes de sa libération conditionnelle et disparut de la vie publique. Des recherches récentes suggèrent qu’elle passa de nombreuses années en Floride avant de retourner dans la région de Los Angeles sous un pseudonyme. On croit qu’elle mourut vers la fin des années 1940. Ce qu’il faut retenir Dans l’un des épisodes les plus bizarres de l’histoire adventiste, nous constatons que l’Église commençait à se rendre compte qu’elle n’avait plus de prophète. Dieu accorderait-il le manteau prophétique à quelqu’un d’autre ? Des questions de ce genre surgirent abondamment chez les adventistes à la fin des années 1910 et au début des années 1920. Aujourd’hui, la question refait surface périodiquement tandis que tour à tour, des individus s’autoproclament successeurs prophétiques d’Ellen White. Certes, le White Estate examine avec soin chacune de ces déclarations. Bien qu’en tant qu’Église il soit important d’être ouverts à la possibilité de manifestations ultérieures du don de prophétie, il est essentiel, toutefois, de scruter tous les enseignements proposés à la lumière des Écritures. Comme le dit le dicton populaire, « la réalité dépasse la fiction ». Prisonnière de son inextricable tissu de mensonges, Margaret Rowen s’est enhardie à faire des affirmations de plus en plus spectaculaires jusqu’à ce que finalement, elle en arrive à prédire la fin du monde. Dans leur grand désir de croire cette dirigeante charismatique, de nombreux adventistes en sont venus à fermer les yeux sur ses incohérences. Michael W. Campbell, « Margaret Matilda (Wright) Rowen », dans Ellen G. White Encyclopedia, éd. Jerry Moon et Denis Fortin, Review and Herald, à paraître. 2 Claims Disproved, n.p., 1917. 3 Arthur L. White, « False Prophets I have Known », manuscrit non publié, N.d. 1

Michael W. Campbell

est pasteur des églises adventistes de Montrose et de Gunnison, dans l’ouest du Colorado.

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QU’EN DIT LA BIBLE ?

Dans Genèse 5.24, est-il vraiment dit qu’Hénoc a été enlevé au ciel ?

QUESTION :

S

i vous cherchez l’expression exacte « a été enlevé au ciel », la réponse est non ; ces mots ne figurent pas dans ce verset. Si nous nous en tenons aux mots qu’il utilise, l’expérience d’Hénoc est un peu floue. Pour y voir plus clair, nous allons d’abord examiner les mots eux-mêmes, puis explorer le contexte, et enfin, étudier ses relations intertextuelles, c’est-à-dire un autre passage traitant du même sujet. 1. Ambiguïté des expressions utilisées. Il nous faut décortiquer deux expressions principales : (1) « il ne fut plus » et (2) « Dieu l’enleva ». La première se dit en un seul mot en hébreu (w e’eynennû), ce qui pourrait se traduire littéralement par « et il pas là », le verbe « fut » devant être ajouté : « il ne fut plus là/il ne fut plus ». Elle pourrait signifier qu’Hénoc disparut ou mourut. Par exemple, Jacob dit au sujet de Joseph : « Joseph n’est plus » (Gn 42.36), c’està-dire « il est parti/mort » (voir aussi Jb 6.8 ; Ps 39.7). La seconde expression, « Dieu l’enleva », est ambiguë elle aussi. Elle pourrait signifier que Dieu « le prit » (Iaqah ’thô) dans le sens qu’il mourut (voir Ez 24.16 ; Jon 4.3), ou que Dieu le délivra/le préserva (Gn 7.2). De nombreux commentateurs chrétiens soutiennent que le passage dit simplement qu’Hénoc disparut parce qu’il mourut prématurément. La plupart du temps, cette interprétation se base sur leur conviction que l’Ancien Testament n’enseigne pas une résurrection débouchant sur une existence dans la présence de Dieu. Ils soutiennent que ce n’est que plus tard dans l’Ancien Testament qu’une telle idée commence à voir le jour. En ce qui me concerne, ce que je lis dans les Écritures me dit quelque chose de différent. 2. Évaluation contextuelle. Genèse 5 décrit la puissance de la mort sur les êtres humains, même sur ceux qui servent le Seigneur. Ce chapitre ressemble à une visite au cimetière où on lit les épitaphes des pierres tombales. La formule littéraire, c’est « X vécut xx ans, il eut des enfants, puis vécut xx ans après avoir eu des enfants, et enfin mourut » (voir versets 5,8,11,14,17,20,27,31). La formule ne s’applique pas à Hénoc ;

le verbe « mourut » ne se trouve pas dans son cas. Ainsi, l’expression « il ne fut plus » ne veut pas dire « il mourut » mais plutôt « il disparut ». Dans les cas où elle pourrait signifier la mort, le contexte, et non l’expression elle-même, l’établit. En d’autres termes, un individu peut disparaître parce qu’il meurt, ou parce que Dieu « l’enlève ». Le verbe « enlever » est utilisé ici dans l’absolu, c’est-à-dire qu’aucun endroit n’est mentionné. On retrouve cette même utilisation dans le cas d’Élie (2 R 2.3,5), indiquant ainsi que cela signifie « ravir ». C’est clairement ce que Genèse 5.24 dit. Le verbe est aussi utilisé pour désigner notre vie future avec le Seigneur (voir Ps 49.15 ; 73.23-25). Remarquez la structure de la phrase dans Genèse 5.24 : Hénoc (a) marcha avec Dieu, et (b) disparut, parce que (a) Dieu l’enleva. Ce récit traite de la relation profonde d’Hénoc avec le Seigneur, relation qui résulta en son départ/sa disparition, non en sa mort. L’explication donnée pour sa disparition, c’est que Dieu l’enleva, et non qu’il le tua ! 3. Hénoc dans le Nouveau Testament. Si vous avez encore des doutes, lisez Hébreux 11.5 : « C’est par la Angel Manuel foi qu’Hénoc fut enlevé [en Rodríguez grec : metatithe-mi, “changer quelqu’un d’endroit”, “être ravi”], de sorte qu’il ne vit pas la mort ; et on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait enlevé [en grec : tatithe-mi, “ravir”]. » On comprend donc que l’expression « il ne fut plus » utilisée dans Genèse 5.24 signifie qu’« on ne trouva plus » Hénoc, et que l’expression « Dieu l’enleva » veut dire qu’il fut ravi en un lieu céleste. Le changement de lieu signifie qu’il ne mourut pas. Finalement, Dieu est identifié comme celui qui le ravit ou l’enleva. L’histoire d’Hénoc fait naître l’espérance dans notre cœur parce qu’elle nous montre que grâce à Christ, nous vaincrons la puissance de la mort. Les bénéfices de la mort du Christ furent accordés à Hénoc par la foi. Sa sainte marche avec le Seigneur devrait nous toucher et nous pousser à faire constamment du Christ notre compagnon le plus intime dans notre pèlerinage chrétien.

Il ne

fut

plus

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Angel Manuel Rodríguez est directeur de l’Institut de recherche biblique de la Conférence générale.


É T U D E

B I B L I Q U E

Recevoir

le don promis

Mark A. Finley

Vous êtes-vous déjà senti trop faible pour faire face à la tentation ? Vous êtes-vous déjà demandé comment mener une vie chrétienne victorieuse ? Votre témoignage chrétien vous a-t-il déjà semblé dépourvu de puissance ? Il est très important de comprendre le ministère du Saint-Esprit. La clé, c’est la présence et la puissance de ce don céleste. Remplis de l’Esprit, nous pouvons vivre la vie à laquelle Dieu nous a destinés. Dans cette leçon, nous allons étudier la promesse de Jésus de nous accorder le Saint-Esprit.

1.

Juste avant son ascension, quel ordre Jésus a-t-il donné à ses disciples ? Pourquoi ?

« Et voici : j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis, mais vous, restez dans la ville, jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut. » (Lc 24.49) Jésus ordonna à ses disciples de

à Jérusalem.

Il leur promit qu’ils seraient

de la puissance d’en haut.

Les disciples devaient attendre avant d’aller. Ils devaient recevoir avant de donner. Jésus nous invite toujours à venir à lui avant d’aller pour lui. Il doit faire quelque chose en nous avant de faire quelque chose par nous.

2.

Quand les disciples recevraient-ils cette puissance d’en haut ?

« Mais vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. » (Ac 1.8) Les disciples recevraient cette puissance d’en haut quand le

-

surviendrait sur eux.

Jésus savait que le mandat évangélique tenait de l’impossible sans la réalisation de cette promesse. Ses disciples ne pourraient jamais remplir un tel mandat par leurs propres forces. À la Pentecôte, l’effusion du Saint-Esprit leur donna la puissance nécessaire à la proclamation de l’Évangile.

3. À la Pentecôte, comment les disciples se préparèrent-ils pour l’effusion du Saint-Esprit ? « Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, avec Marie, mère de Jésus, et avec ses frères. » (Ac 1.14) « Tous d’un

persévéraient dans la

».

Les disciples étaient unis dans la mission du Christ, laquelle consiste à proclamer l’Évangile au monde. Cette unité de dessein les conduisit à prier ensemble pour rechercher la puissance de Dieu. Tandis qu’ils s’unissaient dans la prière, Dieu agit puissamment. Il déversa sur eux le Saint-Esprit en abondance (voir aussi Ac 2.42 ; 4.31 ; 12.5). Avril 2011 | Adventist World

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4.

Qu’est-ce que Jésus révéla à ses disciples au sujet du désir de son Père céleste de les remplir de son Esprit ? « Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. » (Lc 11.13) Si nous savons donner de raison Dieu donnera-t-il le

à nos enfants, à combien plus forte -

à ceux qui le lui demandent !

La prière nous dispose à recevoir tout ce que Jésus a en réserve pour nous. Le Seigneur désire ardemment nous donner son Esprit. Il nous invite à prier, non parce qu’il est réticent à nous l’accorder, mais parce que nous ne sommes pas prêts à le recevoir.

5.

Pour recevoir le Saint-Esprit, quelle condition faut-il remplir ?

« Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous » (Jn 14.15,16, LSG). « Nous sommes témoins de ces choses, de même que le Saint-Esprit que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. » (Ac 5.32) Dieu sait que notre désir de recevoir le Saint-Esprit est sincère lorsque nous l’ et

ses commandements.

Le Saint-Esprit nous convainc de péché, nous révèle la vérité, et nous conduit à obéir à Dieu. Si nous refusons d’abandonner un péché mignon, ou si nous nous rebellons contre les incitations du Saint-Esprit, jamais Dieu ne pourra nous remplir de celui-ci. Un cœur qui prie et qui s’abandonne de même qu’une vie d’obéissance constituent la meilleure préparation pour recevoir la plénitude du Saint-Esprit. Convaincus par l’Esprit, guidés par l’Esprit et remplis de sa puissance, nous sommes conduits à obéir aux incitations de l’Esprit.

6. Que se passe-t-il lorsque nous cédons totalement à l’influence du Saint-Esprit en nous ? « Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Et vous n’avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! » (Rm 8.14,15) Nous recevons un Esprit d’

.

Quel privilège glorieux ! Par le Saint-Esprit, nous sommes délivrés de l’esclavage du péché, conduits par le Seigneur, et adoptés par la famille céleste en tant que fils et filles de Dieu. Tandis que nous nous inclinons devant le trône de Dieu pour lui demander le Saint-Esprit, que nous abandonnons notre vie à Dieu et que nous réclamons par la foi le don promis de l’Esprit, notre Seigneur exauce notre prière avec joie. Aujourd’hui, ouvrez votre cœur aux merveilleuses bénédictions de ce don promis. Dieu veut faire pour nous au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Il nous invite à « vivre » et à « marcher » chaque jour par l’Esprit (voir Ga 5.25). Puisse son Esprit se déverser sur vous aujourd’hui, vous attirer plus près de Jésus et vous rendre capable de vivre une vie de victoire et de témoignage.

Le mois prochain, nous poursuivrons notre série d’études sur le Saint-Esprit avec l’étude intitulée « Les symboles du Saint-Esprit au temps de la fin ». 28

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Autour du monde COURRIER Consacrée à l’Éternel Je suis entièrement d’accord avec l’article « Consacrée à l’Éternel » (janvier 2011), et avec la conclusion d’Angel M. Rodríguez : « la dîme est uniquement destinée aux personnes que l’Église reconnaît comme étant désignées par Dieu pour la proclamation de l’Évangile ». Si l’Église s’attend à ce que ses membres retournent fidèlement la dîme, ceux-ci sont en droit de s’attendre à ce que l’Église dans toutes ses subdivisions utilise les dîmes uniquement selon le mandat biblique, c’est-à-dire pour la proclamation de l’Évangile. Werner Lange Lunebourg, Allemagne Un don qui n’a pas de prix Quelle joie de recevoir des exemplaires d’Adventist World chaque mois sans débourser un sou ! C’est vraiment une bénédiction du Seigneur. L’histoire intitulée « Les champions de Dieu » de Chantal Klingbeil (rubrique En couverture, décembre 2010) m’a beaucoup inspiré. C’est formidable de lire des récits traitant de la puissance extraordinaire de Dieu dans la vie de ceux qui sont loyaux envers le Créateur, et de voir comment l’héroïne de l’histoire mentionnée plus haut est revenue à la vie grâce à la puissance de Dieu. Rodrigo Nogueira Xapuri-Acre, Brésil Remerciements de l’auteur Je vous remercie d’avoir publié mon article « Le piano “invisible” » (décembre 2010). Je vous soumets maintenant un autre article. Merci pour cette revue des plus intéressantes. Adventist World est une

véritable bénédiction pour nous tous au village des retraités Advent Haven. Nous sommes entourés des magnifiques collines de la réserve naturelle Suikerbosrand (Sugar Bush Hills). C’est si paisible ! On peut vraiment communier avec le Dieu de la nature dans ce décor ravissant. Quel privilège aussi d’habiter parmi des gens qui ont les mêmes croyances spirituelles ! Puisse Dieu continuer de bénir toute l’équipe d’Adventist World. Wilhelmina Dunbar Heidelberg, Afrique du Sud Commencer par soi Merci pour les messages et les défis de la part du Concile annuel et de Ted N. C. Wilson, notre président de la Conférence générale : « Ted N. C. Wilson exhorte les adventistes à se souvenir de leur nom », de Mark A. Kellner ; « À genoux, les membres du Concile annuel approuvent l’appel au réveil et à la réforme », de Mark A. Kellner ; « Une réalité virtuelle ? », de Ted N. C. Wilson (décembre 2010). J’ai passé de nombreuses années au siège de l’Église mondiale et j’y ai vu de nombreux documents et programmes. Mon souhait, c’est que ces messages et défis passent de la théorie à la pratique, bref, que nous, membres et ouvriers fidèles, nous nous les appropriions personnellement en vue d’un réveil et d’une réforme dans notre propre vie. Nous n’avons jamais vu des événements dans le monde comme ceux que nous voyons présentement. Allons de l’avant, préparons-nous et préparons notre peuple au retour de Jésus. Leo Ranzolin Sr. Estero, Floride, États-Unis

Conclusions, choix Merci pour l’article « Les chrétiens et Noël » d’Angel Manuel Rodríguez (décembre 2010). Je suis heureux des propos de l’auteur sur la façon dont les chrétiens devraient considérer une fête telle que Noël, même si ses racines peuvent être d’origine païenne. Des années auparavant, j’ai posé la question suivante : « En tant que chrétien, devrais-je célébrer les fêtes et les traditions dont les racines sont païennes ? » Ma recherche a commencé par Pâques, et à ma stupéfaction, j’ai appris que cette tradition chrétienne était loin de célébrer la résurrection de Jésus. Avant longtemps, je me suis rendu compte que si j’enlevais Pâques de mon calendrier, je devrais aussi enlever Noël, et que cela ne serait que le commencement ! En effet, les Jeux olympiques, et dans de nombreuses langues occidentales, les noms des mois de l’année et les noms des jours de la semaine ont tous des origines païennes. Je suis un chrétien qui adore Dieu le samedi, et pourtant, je ne suis pas pour autant disciple de Saturne, le dieu païen, en l’honneur duquel les Romains ont nommé ce jour ! De même, je n’adore pas une déesse païenne parce que j’appelle le jour où Jésus est ressuscité des morts Pâques (beaucoup croient que cette fête est d’origine babylonienne ou germanique). Et quand j’écris les noms juillet et août en français ou dans d’autres langues occidentales, je ne pense pas pour autant à Jules César ou à César Auguste ! Comme frère Rodríguez, je crois que cette question devrait être laissée « à la conscience de chaque individu ». Plutôt que d’essayer d’enlever ces traditions, je célèbre maintenant celles-ci à cause de la grandeur et pour la grandeur du Tout-puissant. Timothy Lemky West Kelowna, Colombie-Britannique, Canada

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Autour du monde COURRIER Rappel Merci pour le merveilleux travail que vous accomplissez. J’ai été touché par l’article intitulé « Mustaq », de Sudah Khristmukti (rubrique Échange d’idées, octobre 2010). Je comprends que lorsque nous ne sommes pas conscients de notre pauvreté spirituelle, nous maltraitons ceux qui sont pauvres matériellement. Nous nous écartons souvent de ceux qui ont besoin de notre aide. Charles Karorero Bujumbura, Burundi

une prise de conscience. Presque toutes les prophéties du temps de la fin sont accomplies. Faisons tout ce qu’il faut faire, sachant que cette planète n’en a plus pour longtemps. Jimmy Nkwambo Kampala, Ouganda

Des signes de son retour Je vous salue dans le nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Je vous écris à propos de l’article de William G. Johnsson intitulé « Adventistes et musulmans : cinq convictions » (février 2010). Je suis convaincu que le Seigneur a parlé à travers le cheik pour nous amener à

Un ajout à votre liste Notre fille reçoit la revue Adventist World en Pologne. Dernièrement, elle s’est mariée et a déménagé. Je n’ai donc plus l’occasion de la lire. J’aimerais tant la recevoir ! Pourriez-vous nous ajouter à votre liste d’envoi ? Hanna, ma femme, et moi la lisons et la partageons avec nos

COURRIER – Adresse : letters@adventistworld.org Les lettres doivent faire allusion à quelque chose ayant paru dans Adventist World. Rédigez-les clairement et tenez-vous en à l’essentiel, 250 mots maximum. N’oubliez pas d’indiquer le titre de l’article, la date de publication, et le numéro de page. Indiquez aussi votre nom, ainsi que la ville, la province, l’État, et le pays où vous habitez. Au besoin, les lettres seront modifiées pour des raisons de clarté et de longueur. Veuillez noter que nous ne pouvons les publier toutes, faute d’espace.

Je suis à la recherche d’un emploi permanent. Priez pour moi, s’il vous plaît. Demandez aussi à Dieu de m’aider à régler mes problèmes. Cynthia, Afrique du Sud

deux semestres à compléter. Mais voilà que des problèmes surgissent. Je veux croire que par vos prières, je pourrai m’inscrire pour le prochain semestre. Samwell, Ouganda

Je vous demande de joindre vos prières aux miennes en ce qui concerne mon mariage. Priez le Saint-Esprit de conduire ma vie maintenant et à jamais. Fitzgerald, Zambie

Nous venons juste d’ouvrir une école d’agriculture au Honduras. Il y a tant de jeunes gens intéressés que nous avons dû en refuser beaucoup. Si nous pouvions obtenir de l’équipement des États-Unis, nous pourrions développer le volet agriculture de notre ministère. S’il vous plaît, priez Dieu d’intervenir en ce sens. Jesse, Honduras

Je vous demande de prier pour six garçons pour qu’ils reviennent au Seigneur et qu’ils se préparent pour le royaume éternel de Dieu. Que Dieu vous bénisse. Cliff, Canada

Mon ami a subi une opération. Il est maintenant de retour chez lui. Priez Dieu de lui accorder un prompt rétablissement. J’ai la conviction que Dieu répond aux prières. Jewell, États-Unis

voisins d’expression anglaise. Que Dieu vous bénisse tous. Walter Kaczorowski Nadarzyn, Pologne Appréciation Félicitations pour Adventist World ! Nous avons là une véritable revue internationale de l’Église adventiste. Elle est une source d’enrichissement spirituel. David Likindikoki Arusha, Tanzanie

LIEU DE PRIÈRE

Grâce à vos prières, j’ai très bien réussi à l’école jusqu’à présent. Il ne me reste que

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Adventist World | Avril 2011

L’année dernière, nous avons baptisé 827 personnes grâce à nos campagnes d’évangélisation. Alléluia ! Cette année, nous visons 1 000 baptêmes. Nous comptons donc sur vos prières. Mark, Ghana

LIEU DE PRIÈRE – Adresse : prayer@adventistworld.org Faites-nous parvenir vos requêtes de prière et vos remerciements pour les prières exaucées. Soyez bref et concis, 75 mots maximum. Veuillez inclure votre nom et celui de votre pays. Au besoin, les requêtes seront modifiées pour des raisons de clarté et de longueur. Bien que nous priions pour chaque requête, nous ne pouvons cependant les publier toutes.


« Oui, je viens bientôt... »

vous ! L

a rubrique Autour du monde de cette revue est pour vous – et vous concerne, cher lecteur. Nous serions heureux de recevoir vos soumissions pour cette section dynamique d’Adventist World dans les catégories suivantes :

Lieu de prière – Adresse : prayer@adventistworld.org Faites-nous parvenir vos requêtes de prière et vos remerciements pour les prières exaucées. Soyez bref et concis, 75 mots maximum. Veuillez inclure votre nom et celui de votre pays. Au besoin, les requêtes seront modifiées pour des raisons de clarté et d’espace. Bien que nous priions pour chaque requête, nous ne pouvons cependant les publier toutes. Courrier – Adresse : letters@adventistworld.org Les lettres doivent faire allusion à quelque chose ayant paru dans Adventist World. Rédigez-les clairement et tenez-vous en à l’essentiel, 250 mots maximum. N’oubliez pas d’indiquer le titre de l’article, la date de publication, et le numéro de page. Indiquez aussi votre nom, ainsi que la ville, la province, l’État, et le pays où vous habitez. Au besoin, les lettres seront modifiées pour des raisons de clarté et de longueur. Veuillez noter que nous ne pouvons les publier toutes, faute d’espace. Lieu commun (dernière page) – Adresse : marank@gc.adventist.org La rubrique « Lieu commun », c’est, en quelque sorte, une corne d’abondance d’articles du monde entier, véritables petits morceaux de vie amenant les lecteurs à réfléchir, à rire et à apprécier davantage leur famille adventiste. Nous sommes à la recherche d’articles se classant dans les catégories suivantes : BOÎTE DE RÉCEPTION (réflexions brèves mais profondes sur des sujets spirituels – 100 mots maximum) CITATIONS ADVENTISTES (profondes ou spontanées) OÙ CELA PEUT-IL BIEN SE TROUVER ? (photos de bonne qualité de membres de par le monde) FAITES CONNAISSANCE ! (photos de bonne qualité de nouveaux membres baptisés avec courtes biographies, ou de membres adventistes engagés dans un service à la collectivité, ou de petits groupes entreprenant de nouveaux efforts d’évangélisation – 100 mots maximum)

Vous pouvez aussi nous envoyer vos soumissions comme suit : Par fax : 301-680-6638 Par la poste : World Exchange, Adventist World, 12501 Old Columbia Pike, Silver Spring, MD 20904-6600 USA.

Faites-nous parvenir vos plus belles pépites, puis découvrez avec plaisir celles de votre famille adventiste

Autour du monde !

A L F O N S O

Nous avons besoın de

R O M E R O

ÉCHANGE D’IDÉES

Nous avons pour mission d’exalter Jésus-Christ et d’unir dans leurs croyances, leur mission, leur vie et leur espérance les adventistes du septième jour de toute la planète. Éditeur Adventist World est une revue internationale de l’Église adventiste du septième jour. La Division Asie-Pacifique Nord de la Conférence générale des adventistes du septième jour en est l’éditeur. Éditeur exécutif Bill Knott Éditeur adjoint Claude Richli Directeur international de la publication Chun, Pyung Duk Comité de publication Ted N. C. Wilson, président ; Benjamin D. Schoun, vice-président ; Bill Knott, secrétaire ; Lisa Beardsley ; Daniel R. Jackson ; Robert Lemon ; Geoffrey Mbwana ; G. T. Ng ; Daisy Orion ; Juan Prestol ; Michael Ryan ; Ella Simmons ; Mark Thomas ; Karnik Doukmetzian, conseiller juridique Comité de coordination d’Adventist World Lee, Jairyong, président ; Akeri Suzuki ; Kenneth Osborn ; Guimo Sung ; Glenn Mitchell ; Chun, Pyung Duk Rédacteur en chef Bill Knott Rédacteurs basés à Silver Spring, au Maryland (États-Unis) Gerald A. Klingbeil (rédacteur adjoint), Sandra Blackmer, Stephen Chavez, Mark A. Kellner, Kimberly Luste Maran, Gina Wahlen Rédacteurs basés à Séoul, Corée Chun, Jung Kwon ; Choe, Jeong-Kwan Rédacteur en ligne Carlos Medley Directeur du marketing Claude Richli Coordinatrice technique Merle Poirier Rédacteur extraordinaire Mark A. Finley Conseiller principal E. Edward Zinke Assistante exécutive auprès du rédacteur Rachel J. Child Assistants administratifs Marvene Thorpe-Baptiste Alfredo Garcia-Marenko Services aux lecteurs Merle Poirier Direction artistique et graphisme Jeff Dever, Fatima Ameen Consultants Ted N. C. Wilson, Robert E. Lemon, G. T. Ng, Guillermo E. Biaggi, Lowell C. Cooper, Daniel R. Jackson, Geoffrey Mbwana, Armando Miranda, Pardon K. Mwansa, Michael L. Ryan, Blasious M. Ruguri, Benjamin D. Schoun, Ella S. Simmons, Alberto C. Gulfan Jr., Erton Köhler, Jairyong Lee, Israel Leito, John Rathinaraj, Paul S. Ratsara, Barry Oliver, Bruno Vertallier, Gilbert Wari, Bertil A. Wiklander Aux auteurs : Nous acceptons les manuscrits non sollicités. Adressez toute correspondance rédactionnelle au 12501 Old Columbia Pike, Silver Spring MD 20904-6600, U.S.A. Fax de la rédaction : (301) 680-6638 Courriel : worldeditor@gc.adventist.org Site Web : www.adventistworld.org Sauf indication contraire, les textes bibliques sont tirés de la Bible Segond révisée 1978 (Colombe). Adventist World paraît chaque mois et est imprimé simultanément dans les pays suivants : Corée, Brésil, Indonésie, Argentine, Allemagne, Australie, Autriche et États-Unis d’Amérique.

Vol. 7, No. 4

Avril 2011 | Adventist World

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Lieu

C MMUN OÙ CELA PEUT-IL BIEN SE TROUVER ?

VIE ADVENTISTE En décembre 2010, un de mes amis, Bruce Wickwire, a eu 95 ans, et Adèle, sa femme, 90 ans ! Dans le bulletin de Noël qu’ils ont envoyé à leurs amis au près et au loin, Bruce a écrit : « La garantie de certaines parties de nos corps a expiré. Quant à nos charnières, on entend quelques grincements. » – Charles Tidwell Sr., Collegedale, Tennessee, États-Unis P H O T O

CITATION

DU

:

S O U M I S E

PA R

C H A R L E N E

F.

N .

C L A R K E

MOIS

« Avec Dieu, tous nos vilains problèmes deviennent de merveilleuses métamorphoses ! »

– Isaac Milioti Daka, évangéliste et coordinateur de district du champ de l’est de la Zambie, en Zambie

FAITES CONNAISSANCE ! La première fois qu’Alexandre a mis les pieds dans une église adventiste à Tomsk, en Sibérie, c’était avec la ferme intention d’y créer des ennuis. Il n’avait qu’un but : sauver sa femme de

N M I S S I O

l’une des deux seules congrégations adventistes de cette ville d’un demi-million d’habitants. Il partage l’amour de Jésus avec les autres, mais sa toute petite église déborde déjà. Il n’y a pas de place pour les nouveaux membres. Le manque d’églises partout en Sibérie rend l’évangélisation très difficile. Priez s’il vous plaît pour que l’Église puisse fournir des églises en dur pour les nouveaux membres afin qu’ils puissent continuer de croître en Jésus et de toucher les autres par son amour. – Matériel et photo de « Compte rendu de la mission : un bulletin de Mission adventiste », www.adventistmission.org.

RÉPONSE : À Kingston, en Jamaïque, les candidats seniors catégories Jeunesse adventiste (AY), directeur de jeunesse (YL), chef-guide (MG), et chef-guide récipiendaire du Prix des dirigeants des Explorateurs de la Fédération de l’est de la Jamaïque de l’Église adventiste, se préparent pour la cérémonie d’investiture.

I S T A D V E N T

ce qu’il considérait comme une « secte dangereuse », car elle avait commencé à fréquenter régulièrement cette église. Mais à son grand étonnement, Alexandre a été reçu avec tant d’amour par les membres d’église que son cœur troublé a commencé à fondre. « J’étais aux prises avec l’alcool et le désespoir, dit Alexandre. Si ma femme et moi n’avions pas découvert le Christ, je serais mort. Je suis venu à cette église en ennemi. Mais Dieu m’a montré son amour à travers mes frères et sœurs adventistes. » Alexandre a accepté Jésus et a été baptisé. Aujourd’hui, c’est un ancien de l’église de Tomsk,


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Revue internationale des adventistes du septième jour Avril 2011

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