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ENCORE TROP D’ÉVÉNEMENTS TRAGIQUES

En date du 1 er décembre 2025, une fillette de 10 ans, aujourd’hui décédée, était victime d’un tragique accident à un passage piéton à Meyrin. Le 28 janvier 2026, c’est une femme de 88 ans qui décédait dans un accident dans le Haut-Valais, également à un passage piéton. Le 30 janvier 2026, un homme de 30 ans succombait en tant que piéton suite à un choc avec un véhicule à Martigny. Enfin, le 2 février dernier, c’est une femme qui se retrouvait grièvement blessée à Genève après un accident, ici encore, à un passage piéton.

Quand bien même les progrès en matière de sécurité routière ont été indéniables durant ces dernières décennies, il est difficile de rester de marbre et sans réaction face à de tels événements regrettables qui sont, bien souvent, évitables. La sécurité routière est au cœur des missions de l’Automobile Club de Suisse. Elle demeure toutefois l’affaire de tous, en particulier de tous les usagers de la route. Compte tenu du caractère largement moins vulnérable du conducteur face notamment aux piétons et cyclistes, la tâche d’éviter ce genre d’accidents revient prioritairement à l’automobiliste, ce quand bien même un autre usager «aurait fait faux». Et malheureusement, force est de constater que ce sont bien souvent les automobilistes qui sont en tort et à l’origine du drame.

Personnellement, en tant que président de section et avocat régulièrement actif dans la circulation routière, je constate de plus en plus une forme de relâchement au volant, autrement dit une baisse de l’application, de l’attention et de la volonté de maintenir les enseignements reçus lors de l’obtention du permis de

Sommaire

Simone Gianini, président central de l’ACS

Transports ’45 - Les projets de mobilité du CF 5

Portrait

Gilles Sommer : passion et parcours 6-7

Politique des transports

Véhicules électriques et contribution 8-9

Rallye

Olivier Burri, Monsieur 82 % 10-11

Develier - Les Rangiers : 100 ans ! 12-13

Critérieum jurassien : emblématique ! 15

Sport automobile

Masterclass de Louis Delétraz 16-17

M. Beche et K. Rabin à l’honneur 18

Page juridique

Contrat de leasing et abus de confiance 19

Immersion

ACS Genève : réunion d’intérêts 20-21

Technique

Carburtants alt ernatifs : HVO100 22-23

Xavier de Haller, président de l’ACS Vaud

A-t-on encore besoin d’une voiture ? 24

Pages des sections ACS 25-30

conduire. Sans compter les comportements tout simplement illicites et intentionnels, à l’image de l’utilisation omniprésente du téléphone portable au volant et des excès de vitesse en localité. Une fois encore, les règles et les messages de prévention ne sont pas là sans raison. Tout doit être suivi et respecté au maximum. Il est possible de ne jamais avoir de frayeur ou d’accident pendant des années, jusqu’au jour où. Ce que l’on nous enseigne lors de la formation d’élève conducteur doit demeurer le plus possible intact dans notre manière de nous comporter au volant. En particulier, et il s’agit de fondamentaux, l’attention et l’observation au volant doivent être constantes. Si ces deux aspects se voient accorder toute l’importance voulue et suffisante, il est alors certain que des faits divers malheureux pourront être évités.

Je relève encore un élément déplorable et incompréhensible dans le cadre des accidents susmentionnés : pour deux d’entre eux, soit le 50 %, un délit de fuite est survenu. Ainsi, comme un certain nombre de conducteurs desservent totalement le monde de l’automobile et les autres conducteurs et usagers de la route – qui tôt ou tard feront également l’objet d’un tour de vis des autorités en raison du comportement inadmissible d’une minorité –, surtout n’hésitez pas à vous annoncer aux autorités si vous avez été témoin d’un tel accident, en particulier si celui-ci a été suivi d’un délit de fuite. Ce type d’événement n’est malheureusement pas rare. Comme indiqué, il y va de la sécurité de tous et de l’intérêt de l’automobile en général.

Amicalement,

Johann Fumeaux, président ACS Valais

TRANSPORTS ’45 – LES PROJETS

DE MOBILITÉ DU CONSEIL FÉDÉRAL

Chères lectrices, chers lecteurs,

Le Conseil fédéral a défini à la fin janvier 2026 les grandes lignes de l’aménagement des infrastructures nationales de transport jusqu’en 2045 et les a présentées au public. Il s’appuie pour cela sur l’expertise du professeur Dr Ulrich Weidmann, de l’École polytechnique fédérale de Zurich, ainsi que sur les analyses des deux offices fédéraux compétents. Le Conseil fédéral vise un développement ciblé et coordonné du rail, de la route et du trafic d’agglomération. Dans le cadre de ses projets d’expansion, il mandate le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) d’élaborer une procédure de consultation correspondante. Elle devra être disponible d’ici à la fin juin 2026. La procédure de consultation «Transports ’45» vise à augmenter les capacités du trafic sur le rail, réduire les goulets d’étranglement sur le réseau routier national et promouvoir les projets de transport dans les agglomérations. Pour la première fois, le Conseil fédéral ambitionne de regrouper le développement des infrastructures de transport pour tous les modes de transport dans un projet commun. C’est un procédé stratégique qui paraît logique, après le rejet du programme d’aménagement des routes nationales PRODES 2030 en novembre 2024, et qui devrait augmenter les chances d’obtenir l’approbation du peuple suisse. Cela notamment parce que, pour le développement de l’infrastructure ferroviaire,

le Conseil fédéral prévoit un cadre budgétaire de 24 milliards de francs (environ 10 milliards de plus que le fonds d’infrastructure ferroviaire correspondant, le FIF, mettrait normalement à disposition). Pour la même période, il prévoit un budget de 9 milliards de francs pour l’élimination des goulets d’étranglement sur les routes nationales et dans les agglomérations. Il s’agit du montant présumé, non encore garanti, qui devrait se trouver dans

le Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA).

Afin de financer les projets d’extension ferroviaire prévus, le Conseil fédéral envisage de prolonger le pour-mille de TVA, qui expire en 2030, et par là même d’alimenter le FIF d’ici 2045 avec quelque 10 milliards de francs supplémentaires. Le financement des projets pour les routes nationales et le trafic d’agglomération, cependant, serait assuré par les prélèvements prévus dans FORTA. Pour la planification des fonds nécessaires, le Conseil fédéral compte sur l’entrée en vigueur prévue de la redevance sur les véhicules électriques en 2030. On peut pourtant douter de la mise à disposition de ces fonds à cette date déjà. Surtout si l’on tient compte des voix qui se sont élevées à la fin de l’année dernière lors de la procédure de consultation.

Les projets du Conseil fédéral pour maîtriser des besoins futurs en mobilité dans le cadre de «Transports ’45» aussi bien que celles visant à introduire une taxe sur les véhicules électriques alimenteront encore beaucoup les conversations au sein et en dehors du Parlement. L’ACS s’engagera pour que, dans les deux cas, la meilleure solution pour les automobilistes soit trouvée.

Votre président central Simone Gianini

PASSION ET PARCOURS

De la mécanique courante à la restauration, en passant par la case compétition, ainsi se résume le riche parcours de Gilles Sommer, dirigeant du nouvel atelier G-Sport. Un parcours professionnel qui pourrait aussi bien s’intituler «Quand la passion automobile devient un art de vivre».

Dans ces vastes et lumineux locaux de Denges, le silence règne, à peine troublé par le cliquetis des outils. Parquées sur leur place de travail, quelques voitures anciennes, de route comme de compétition, attendent patiemment de retrouver leur splendeur originelle. En ces lieux, il n’y a guère de place pour des travaux répétitifs, ou des réparations expéditives. Non, dans ce temple du patrimoine automobile, chaque action requiert minutie et précision. Maître d’œuvre de ce nouveau projet mûri pendant qu’il dirigeait l’atelier qui l’employait précédemment, Gilles Sommer a atteint le but qu’il s’était fixé de créer son propre espace dédié à la restauration automobile, ainsi qu’à la gestion en piste de voitures anciennes de compétition.

Fraîchement établi, Gilles Sommer n’est pas un nouveau venu dans le monde de l’automobile, bien au contraire. Son parcours s’inscrit dans une longue histoire de moteurs, de compétition et d’exigence technique, forgée au fil des années

passées dans l’univers de la technique et du sport automobile. Très tôt attiré par la mécanique, Gilles fait ses premières armes comme apprenti mécanicien dans un garage pas comme les autres. Pas comme les autres, tout d’abord parce qu’il est une agence Maserati, mais aussi et surtout par la personnalité de l’homme qui le dirige. Ancien pilote devenu préparateur, Sandro Plastina sera ce patron qui accompagnera Gilles Sommer sur les rails de sa passion.

QUELQUES ANNÉES PLUS TARD…

Nous n’irons pas jusqu’à dire que Gilles Sommer est un habitué de ces colonnes, mais on se souviendra qu’il avait déjà retenu notre attention il y a une dizaine d’années. Une saga sur laquelle nous revenons avec le désormais patron de sa propre structure, G-Sport.

Rappelle-nous les étapes de ta carrière. Au début des années 2000, avant de devenir spécialiste de la marque, j’étais apprenti mécanicien au Speedy Garage de Sandro Plastina, alors agent Maserati. Ensuite, pour faire court, j’ose dire que ma fidélité professionnelle peut être soulignée, étant donné que j’ai suivi le mouvement lorsque Sandro Plastina a vendu son affaire à Alexandre

Pesci. J’étais déjà baigné de l’atmosphère sport automobile avec Sandro, mais les proportions ont radicalement évolué dans le cadre du «nouveau» Speedy Garage, devenu rapidement Rebellion Motors, renommé par le nouveau propriétaire. En sport automobile, tout a commencé avec la marque Spyker, que Rebellion engageait en course. Je me souviens être allé à l’usine en Hollande pour monter les premières GT de compétition. Nous étions en 2007, ma première saison comme mécanicien de course.

Cette première phase a rapidement pris de l’ampleur ?

Très vite, l’équipe est montée en puissance avec l’engagement de prototypes Lola LMP2, puis LMP1. D’abord avec des châssis Lola puis Oreca, avant que Rebellion engage ses propres voitures sous son nom. Une époque absolument folle, durant laquelle je passais environ trois mois de mon temps en voyage sur les circuits, une autre partie chez les constructeurs et partenaires techniques, en parallèle de mon activité de mécanicien au garage de Romanel-sur-Lausanne.

Un nouvel angle marquant de ta carrière ?

Je ne sais pas si c’est marquant, mais c’est effectivement quelque chose de nouveau, pour moi, comme pour le garage avec la

création de Rebellion Classic. Une initiative dont modestement je suis un peu à l’origine. Nous avions la représentation de différentes marques du groupe Fiat, telles qu’Alfa Romeo, Lancia ou Maserati. Parfois, nous avions d’anciens modèles que nous entretenions, voire que nous restaurions. Cette activité tellement spécifique prenant de l’ampleur, j’avais proposé à mon patron Alexandre Pesci de créer une entité dédiée. C’est comme ça qu’est né Rebellion Classic en janvier 2015.

Un virage dans ta trajectoire ?

À trois cent soixante degrés si on le compare au sport automobile. Passer de la haute technologie des voitures de compétition à la complexité de travailler à l’ancienne sur les anciennes. J’ai pris la responsabilité de cet atelier pour lequel j’ai engagé les collaborateurs qualifiés en mécanique/ électricité, en sellerie, et rapidement s’est ajoutée la carrosserie en 2017, l’année où j’ai stoppé mon implication sur les courses. Cette activité, je l’ai assumée jusqu’en avril 2025, lorsque j’ai pris la décision de «voler de mes propres ailes».

Quel a été le déclic ?

Je savais au fond de moi que je n’avais pas l’intention de rester toute ma carrière dans une seule société. Après 23 ans dans le même cadre, même par principe, je voulais voir et faire autre chose. Il me fallait un nouveau challenge, tout s’est fait de manière naturelle, spontanément, sans forcer. C’était le bon moment pour partir de ce local vide de Denges.

Tout s’est fait très vite ?

En effet, lorsque j’ai quitté mon emploi, je n’avais pas encore de point de chute, mais j’ai rapidement trouvé ces locaux pour démarrer au 1er mai 2025. Tout s’est enchaîné, avec la mise en place et l’installation de l’atelier, ainsi qu’un petit showroom.

Parlons de l’activité de cette nouvelle entité, G-Sport.

Nous partons à peu près de zéro avec mon mécanicien qui a également quitté Rebellion Classic pour me suivre dans cette aventure. Maintenant, nous nous concentrons sur ce que nous savons faire, c’est-à-dire la restauration et

l’entretien de voitures classiques et anciennes, qu’elles soient de route ou de compétition. Et, petite particularité, nous assurons le transport et le suivi sur circuit de voitures de clients engagés en compétitions historiques.

À ce sujet, on peut relever le succès de l’un de nos clients, qui a remporté un championnat au volant de sa Porsche 356.

Quels sont les projets 2026 ?

Nous continuerons à développer nos activités d’entretien et de restauration en atelier, comme sur les circuits, en assurant le suivi de nos clients engagés en compétitions historiques.

VÉHICULES ÉLECTRIQUES :

LES USAGERS DOIVENT APPORTER

Le nombre croissant de véhicules électriques provoque une diminution des recettes en provenance de la taxe sur les huiles minérales. Selon le Conseil fédéral, afin d‘assurer l’entretien et l’extension de nos routes nationales à long terme, ces pertes devront être compensées par une taxation des véhicules électriques, appelée «redevance sur les véhicules électriques».

En automne de l’année passée, le Conseil fédéral a ouvert une procédure de consultation concernant la redevance prévue sur les véhicules électriques. Deux variantes différentes ont été proposées pour le prélèvement de la redevance correspondante : la variante «prestations kilométriques» et la variante «courant de recharge». Bien entendu, dans le cadre de la procédure de consultation, l’ACS a fait part de sa position.

En principe, l’ACS se positionne en faveur du principe selon lequel tous les usagers doivent contribuer à l’entretien et au développement de la route, quel que soit le type de propulsion de leur véhicule. Du point de vue de l’ACS, la redevance envisagée doit uniquement servir à compenser les pertes de recettes subies par la Confédération du fait de l’électrification du parc automobile, et ne peut donc être

utilisée qu’à titre de compensation de la diminution des recettes issues de la taxe sur les huiles minérales.

De surcroît, nous pensons qu’une redevance doit être prélevée au moyen d’un système simple et économique, garantir la protection des données et ne pas fournir de base pour l’introduction d’un roadpricing. L’ACS refuse catégoriquement ce dernier depuis toujours. La redevance prévue doit être équilibrée également au regard d’autres objectifs liés à la décarbonisation. Elle ne devra pas être à charge des importateurs de voitures, pénalisés aujourd’hui par des taxes supplémentaires s’ils ne vendent pas suffisamment de véhicules électriques.

Dans notre prise de position, nous avons refusé catégoriquement la variante «prestations kilométriques», proposée par le Conseil fédéral. De notre point de vue, elle représente la base pour l’introduction d’un «roadpricing» ou pourrait en être l’équivalent. Comme mentionné plus haut, l’ACS refuse depuis toujours un «roadpricing» unilatéral. Nous sommes – en principe – plus favorables à la deuxième variante proposée, la variante «courant de recharge», car la redevance serait acquittée lors du «ravitaillement», donc à la station de recharge, de la même manière que pour les véhicules à propulsion fossile qui font le plein à la pompe. De notre point de vue, cependant, cette variante est très complexe et coûteuse à mettre en œuvre. Pour cette raison, elle ne devrait pas recueillir la majorité des suffrages. Étant donné que les deux variantes proposées par la Confédération se heurteront à une opposition de divers

LEUR CONTRIBUTION

côtés, nous estimons qu’il faudrait élaborer une variante alternative, telle qu’une taxe forfaitaire, au moins pendant une phase transitoire.

Au Parlement aussi, les propositions du Conseil fédéral concernant la redevance sur les véhicules électriques feront l’objet de discussions tendues. Une solution concernant le Quoi, Comment et Quand ne sera probablement pas trouvée rapidement, d’autant plus que la variante «prestations kilométriques» et la variante «courant de recharge» risqueront de faire face à une opposition issue notamment des rangs de la gauche au Parlement. Dans ce contexte, l’objectif fixé par le Conseil fédéral d’une introduction d’ici à 2030 paraît peu réaliste.

En principe, l’ACS est favorable à un report de la date d’introduction au-delà de 2030. Nous pensons qu’un report sera indispensable si l’introduction n’est pas réalisée d’ici à 2030 en raison de l’opposition aux deux variantes proposées. L’ACS soutiendrait aussi un report de la mise en œuvre si la date prévue de 2030 s’avère préjudiciable à d’autres objectifs en matière de décarbonisation. Nous sommes toutefois opposés à ce que la date d’introduction dépende du pourcentage de véhicules électriques par rapport à l’ensemble du parc automobile en Suisse.

Si l’introduction de la redevance prévue sur les véhicules électriques est réellement reportée dans le temps, cela remettrait en cause la planification financière du Conseil fédéral pour l’extension des routes nationales et des programmes d’agglomération, ainsi que pour l’entretien ordinaire du réseau routier national, dans le cadre de la gestion des besoins futurs en matière de mobilité, à savoir «Transports ’45», que le Conseil fédéral a décidé et présenté au public à la fin janvier. Car pour le financement de ces projets, le Conseil fédéral mise en effet sur le fait que ces moyens supplémentaires seront

à la disposition du Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA) à partir de 2030 et compenseront ainsi la baisse des recettes provenant de l’impôt sur les huiles minérales. Dans le cadre du débat parlementaire sur le financement du réseau routier national également, l’ACS défendra les intérêts de ses membres, afin de garantir que des moyens suffisants seront disponibles à l’avenir pour son entretien et son développement. Un réseau routier intact, l’élimination des goulets d’étranglement et donc la garantie de notre mobilité figurent au sommet de nos priorités.

Café du Levant

Un restaurant au cœur du village d’Aire-la-Ville, avec un cadre «bistrot», une véranda, et une terrasse charmante.

Rue du Vieux-Four 53 │1288 Aire-la-Ville

Réservations : 022 757 71 50 ou à The Fork (la Fourchette)

Ouvert du mercredi au samedi, midi et soir

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OLIVIER BURRI, MONSIEUR 82 %

Rallye Monte-Carlo : En terminant vingt-septième de sa vingttroisième participation en 28 départs, le multiple champion de Suisse n’est pas revenu les mains vides de l’édition la plus impitoyable qu’il ait vécue.

«Mon Monte-Carlo 2026 ?

Wouahouuuuu !» Olivier Burri ne laisse échapper qu’une onomatopée bien sentie à l’évocation de la première manche du Championnat du monde des rallyes WRC 2026. «Très compliqué… poursuit-il. Je crois que celui-ci, c’est le Bon Dieu qui a vraiment voulu qu’on le finisse. Compte tenu de toutes nos mésaventures, on aurait dû abandonner dix fois !»

Le décor est planté : «Tout a commencé par un épais brouillard dans la première spéciale, le jeudi soir», se remémore le Jurassien, qui faisait équipe pour la première fois avec Stéphane Fellay sur sa Toyota Yaris WRC2. «Il s’est levé en cours d’épreuve, après que les premiers avaient profité d’une bonne visibilité, mais malgré ça, notre chrono était quand même bon. Malheureusement, on a tapé dans la deuxième épreuve : je suis arrivé trop vite sur un piège, on a encaissé 5G de décélération dans un bloc en béton que le choc a poussé dans la rivière ! Curieusement, la voiture était peu endommagée et – deuxième coup de bol – la troisième spéciale a été annulée, à cause du brouillard, ce qui nous a permis de limiter les dégâts.»

TROIS RALLYES EN UN !

Le lendemain, vendredi matin, c’est plutôt la pluie qui accueillait les concurrents : «On a bien roulé dans les deux premières spéciales et puis on s’est encore plantés dans la troisième !» déplore Burri. «Il y avait un gros trou caché dans une flaque d’eau, à la corde d’un virage, ça nous a tirés dans le caniveau. On a perdu huit minutes avant qu’on réussisse à nous remettre sur

la route. À ce stade, moi, je voulais abandonner, mais je me suis fait remonter les bretelles par les gars de mon équipe et les copains qui s’étaient déplacés : ‹On n’est pas venus jusqu’ici pour ne pas te voir passer, alors tu remontes dans ta caisse et tu continues !› J’ai obéi… le soir, on s’est encore pris une tempête de neige incroyable, aussi soudaine qu’intense, alors qu’une fois de plus les premiers étaient passés juste avant ! C’était tellement épais qu’on ne voyait plus la route, je roulais en feux de croisement pour ne pas être aveuglé par le reflet de nos propres phares sur les flocons, c’était de la survie…»

Même le parcours routier menant à la spéciale suivante était problématique : «On roulait sans rien y voir, on a pris sept minutes de retard, mais on n’était pas les plus mal lotis. J’ai réclamé auprès des commissaires, qui ont constaté les faits, et la direction de course a décidé d’annuler toutes les pénalités pour les concurrents concernés. Parce que, derrière, les derniers sont passés après la tempête, la course a été transfigurée en 30 minutes ! En fait, c’est comme s’il y avait eu quasi trois rallyes en un.»

«JAMAIS CONNU ÇA»

Burri-Fellay n’étaient toutefois pas au bout de leur peine, alors que tout s’annonçait au mieux pour la dernière étape, dimanche matin : «Le col du Turini, c’était le rêve, avec 20 cm de neige fraîche, un paradis !» s’enthousiasme le Jurassien, généralement à l’aise dans ces conditions. «Mais hélas, c’était aussi l’enfer : la voiture a décroché brutalement dans le ‹slush›, ce mélange de soupe de neige fondue qui en a piégé plusieurs, on a tapé les deux roues gauches, on s’est arrêtés au sommet pour les changer, et on a roulé sans attaquer dans toute la descente, parce qu’on avait deux centimètres de pince à l’arrière gauche. Heureusement pour nous, le deuxième passage dans le col de Braus a été

annulé, ça nous a aidés, et on a traîné notre spleen jusqu’à l’arrivée.»

Avec, au bout de la route, une vingt-septième place au classement général et la quinzième de la catégorie WRC2 : «Quatre jours de course en pneus cloutés, je n’avais encore jamais connu ça !» constate Olivier Burri. Des pneus qui ont d’ailleurs valu des critiques unanimes au manufacturier unique – le Coréen Hankook – imposé par la FIA: «C’est pas difficile, on a utilisé quatre pneus neige et six pneus cloutés de tout le rallye !» évoque Burri. «Je pourrais même les réutiliser l’année prochaine, les clous commencent seulement à sortir et donner leur adhérence. C’est dommage, parce que cela aurait été un plaisir indescriptible, dans ces conditions d’enneigement, avec de vrais pneus…» Pour un spectacle, aussi, qui aurait pu être nettement meilleur, la moyenne générale de l’épreuve étant une des plus basses enregistrées depuis très longtemps. «Au bout du compte, ce fut un Monte-Carlo incroyable, et il y avait un monde fou, malgré la météo», résume Burri. «On a retrouvé le niveau de spectateurs des grandes années où le rallye passait par l’Ardèche, là où les chemins d’accès sur les spéciales sont plus nombreux que dans les Alpes.»

«LAISSEZ-NOUS DIGÉRER !»

C’est donc un bilan en demi-teinte que dresse le Jurassien : «Cette année, on a galéré comme les autres ! dit-il. Jusqu’ici, dans chaque Monte-Carlo, il y avait deux ou trois spéciales dans lesquelles on avait réussi à faire quelque chose de bien, mais pas cette année.» Les explications existent : «Je pense que je suis resté un peu en dedans au niveau de la prise de risque», admet-il. «Les 5 G encaissés dans la deuxième spéciale m’ont secoué. Je me

suis dit à moi-même : ‹T’as commencé sur un rythme qui n’était pas le tien.› Et la Yaris, on continue à la découvrir, tant les possibilités de réglages sont vastes. Si on repartait aujourd’hui, je changerais quelques trucs…» Enfin, Olivier Burri a dû composer avec son nouveau navigateur, Stéphane Fellay : «Il connaissait l’épreuve pour l’avoir courue en 2025 avec Jonathan Michellod (n.d.l.r. : vingt-septième également, sur Škoda Fabia WRC2), mais on a vraiment trouvé l’osmose dans le dernier jour, il y a un temps d’adaptation incompressible. Cela dit, on termine vingt-septièmes, mais on n’aurait pas fait mieux que vingt-deuxièmes…» Ce qui, compte tenu du niveau de l’adversité et de la somme de mésaventures subies, reste remarquable.

Et puis, il y a un autre chiffre dont Olivier Burri est fier : «Avec 23 arrivées en 28 participations, soit un peu plus de 82 % de réussite, on est devant dans les statistiques de fiabilité du WRC», relève-t-il.

La question se pose alors : y en aura-t-il une vingt-neuvième ou même une trentième ? Le chiffre, magique, est tentant. «Mais avant de penser à 2027, il faut déjà nous laisser digérer celui-ci ! Ça nous a pris tellement d’énergie… je ne sais pas si le jeu en vaut encore la chandelle.»

AU CRITÉRIUM JURASSIEN EN FAMILLE ?

La réponse tombera plus tard, comme souvent. En attendant, Burri ne restera pas inactif, puisqu’il pense déjà aligner la Yaris WRC2 au prochain Critérium jurassien, manche d’ouverture du Championnat de Suisse, les 27 et 28 mars : «Avec départ et arrivée à Moutier, et les contrôles techniques au garage Burri, c’est plus que tentant : presque une obligation !» sourit le Jurassien. Et il est aussi question que Michaël, le fiston, champion de Suisse 2024, soit également au départ, sur la précédente Škoda Fabia WRC2 que Burri n’a pas revendue. Sous conditions, toutefois : «Depuis le 1er janvier, Mick a repris la direction de mon garage de Belprahon, en plus de celui de Tavannes, dont il s’occupait déjà. Et il vient de monter une société qui importe des élévateurs chinois, il est donc très occupé.»

Sans compter qu’il devra aussi faire avec le souvenir cuisant de son énorme sortie de route du Rallye du Valais 2024. «Il a remis le casque récemment sur un petit rallye en France, avec une Alpine», précise papa Olivier, «et il s’est rendu compte que ce n’était pas évident…»

Affaire à suivre !

Seul autre équipage Suisse à l’arrivée, Stefano Mella - navigué au dernier moment par Veronica Tramontin - hissent leur Skoda Fabia RS à la 37e place (et la 21e de la catégorie WRC2)
Déjà vainqueurs surprise du Rallye d’Estonie 2025 pour leur première sortie en WRC1 chez Toyota, Oliver Solberg - Elliot Edmonson et leur Yaris GR récidivent au terme d’une domination sans faille dans un Monte-Carlo impitoyable

DEVELIER – LES RANGIERS :

CENT ANS DE PASSION

En 1926, sur la route sinueuse qui relie Develier aux Rangiers, une poignée de passionnés d’automobile et de mécaniques donnaient le coup d’envoi de la course de côte Develier – Les Rangiers, l’une des plus anciennes épreuves de course de côte en Suisse. Par Gérard Vallat

L’origine de cette belle aventure remonte au 6 décembre 1924, lorsque des amoureux du volant imaginent de créer une section de l’Automobile Club de Suisse dans le Jura bernois. Quelques mois plus tard, le 25 mai 1925, elle est admise au sein de l’ACS. Ensuite, il ne faudra pas attendre longtemps avant que ces «dingues» de la première heure créent le 16 mai 1926 la course de côte entre Develier et Les Rangiers. Cette toute première édition, réservée exclusivement aux membres du naissant Automobile Club de Suisse Jura, sera suivie avec ferveur par un nombreux public composé «d’amateurs d’automobiles», étant donné que l’on ne parlait pas encore à cette époque de «sport automobile». Inscrivant son nom sur la première ligne de l’histoire des vainqueurs, Joseph Fleury, de Porrentruy, remportait l’épreuve

au volant de sa Panhard-Levassor, après avoir gravi les 7500 mètres du parcours en 6’24’’. Par la suite, l’épreuve gagnera rapidement en notoriété pour obtenir dès 1930 le label de Championnat suisse de la montagne, obligeant les pilotes visant un classement national à se rendre à Develier une fois l’an. Une évolution qui attirera désormais pilotes locaux et étrangers sur les pentes abruptes des magnifiques paysages du Jura.

NOUVEAU TRACÉ

Au fil des décennies, cette route dont la vocation première était de relier l’Ajoie à Delémont ou aux Franches-Montagnes ne pouvait plus être fermée le temps des courses. Un problème de logistique qui imposa un déplacement du tracé sur un nouveau parcours. En conséquence, c’est le 3 septembre 1955, après onze éditions seulement de l’édition originelle, en raison de divers événements, dont la Seconde Guerre mondiale, que les organisateurs ont dit au revoir à Develier et bonjour à SaintUrsanne, pour inaugurer la première édition sur ce nouveau parcours. C’était alors la douzième Course de côte organisée par

l’ACS Les Rangiers. Depuis cette année 1955, que l’on n’oubliera jamais, en raison du dramatique accident des 24 Heures du Mans, qui sonnera notamment le glas des compétitions en circuit sur notre territoire, la course intitulée Saint-Ursanne – Les Malettes, deviendra Saint-Ursanne – Les Rangiers. Ce nouveau parcours, plus technique encore, s’est imposé comme l’un des plus rapides du championnat européen. Une réputation toujours d’actualité. Cent ans plus tard, cette compétition emblématique, née à Develier, continue d’attiser l’intérêt et la passion de pilotes et spectateurs réunis chaque mois d’août à la grand-messe des Rangiers.

RETROUVER LES ODEURS ET LES SENSATIONS DU PASSÉ

Pour cette année 2026, les organisateurs préparent un programme spécial pour célébrer le centième anniversaire de la première course Develier – Les Rangiers. En lieu et place d’une compétition chronométrée, une course historique non chronométrée organisée les 23 et 24 mai prochains rassemblera les voitures d’époque, celles qui ont façonné la légende de l’automobile

Edouard Probst, Bugatti 1927.

sportive avant l’ère moderne. Cette initiative marque aussi la volonté de rendre hommage aux pionniers et aux bénévoles qui, depuis un siècle, ont porté cette aventure mécanique, rappelant une époque où les moteurs rugissaient encore sans calculateur ni aides électroniques. Mais l’histoire de cette course ne se limite pas aux seuls jalons sportifs. Elle reflète également les mutations du sport automobile et de la société jurassienne. Dès ses débuts, la course a contribué à forger une culture locale autour de la vitesse et de l’innovation, attirant des pilotes d’exception et façonnant des parcours qui resteront gravés dans les mémoires comme des défis techniques hors du commun. À l’aube de son centenaire, Develier – Les Rangiers n’est plus seulement un anniversaire, mais la célébration vivante d’une tradition qui perdure, un rendez-vous pour les passionnés de mécanique, pour les familles venues encourager les pilotes, mais aussi pour les jeunes générations qui découvrent aujourd’hui, en spectateurs ou en concurrents, l’âme de la

PROGRAMME

SAMEDI 23 MAI 2026

10 h à 12 h :

Accueil des participants devant l’Hôtel des Rangiers. Contrôles techniques des voitures et exposition.

Paddock entre l’hôtel des Rangiers et les Quatre-Vents

14 h :

Reconnaissance : deux manches d’essais

17 h 30 : Parade

19 h : Partie officielle – grand buffet des 100 ans et animations pour tous

DIMANCHE 24 MAI 2026

9 h à 12 h : Deux manches commémoratives

Dès 14 h :

Suite des manches commémoratives

17 h 30 : Fin de la manifestation

PILOTES ET COMMISSAIRES RECHERCHÉS !

Pour en savoir plus : https://memorial.rangiers.ch/fr

Souvenirs

Énormément d’événements et anecdotes ont jalonné l’histoire de cette course.

6 décembre 1924

Création de la section de l’Automobile Club de Suisse à l’Hôtel du Soleil de Delémont.

16 mai 1926

Première édition de la course de côte Develier – Les Rangiers. Vainqueur Joseph Fleury sur Panhard Levassor en 6’24’’.

25 décembre 1927

Record battu par Édouard Probst sur Bugatti, qui pulvérise le temps de Joseph Fleury en 5’03’’. Un exploit qu’il renouvellera l’année suivante avec la même Bugatti. Nouveau record en 4’56’’.

1er juin 1930

Inscrite au calendrier national, la course de côte des Rangiers est obligatoire pour être classé au championnat suisse.

23 juillet 1939

Le monde est en guerre, la situation politique limite la participation aux pilotes suisses et s’interrompt pour une durée indéterminée.

20 juillet 1947

À la fin des hostilités, les organisateurs ont remis sur pied la course qui a repris son éclat avec une importante participation de pilotes étrangers. Au volant de sa Maserati d’avant-guerre, Ernest Hurzeler s’est imposé en 3’47’’.

17 juillet 1949

Pilote star de ces années-là, Toulo de Graffenried remporte la course au volant de sa Maserati double compresseur en 1’33’’.

3 septembre 1955

Adieu Develier, bienvenue Saint-Ursanne. La course est déplacée en raison de difficultés de circulation sur le tracé initial.

13 septembre 1959

Énorme succès de la course qui attire 130 pilotes sous les yeux avertis des 15 000 spectateurs.

23 août 1965

Affiche extraordinaire aux Rangiers, avec l’engagement des pilotes de F1 Jo Siffert, Jim Clark et Jo Bonnier. À l’issue des montées, c’est Siffert qui, en 2’09’’, impose sa Brabham à la Lotus de Jim Clark venu en droite ligne d’Indianapolis et à l’autre Brabham F1 du Suédois Jo Bonnier. À noter que le Fribourgeois s’est imposé quatre fois aux Rangiers en 1965/66/67/68.

Etc.

course automobile en montagne.
Toulo de Graffenried, Maseratti en 1949.

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CRITÉRIUM JURASSIEN UN RALLYE EMBLÉMATIQUE !

Créé en 1978, il est le rendez-vous incontournable avec des champions, des bolides, des passionnés et des paysages. Son parcours serpente à travers le canton du Jura et s’aventure jusqu’en France voisine.

Chaque année, plus de 100 véhicules s’élancent sur ces routes sinueuses, répartis en trois catégories :

• Démonstration : les légendaires Slowly Sideways, véritables icônes du rallye.

• Vitesse : les Véhicules historiques de compétition (VHC), suivis des bolides modernes.

• Régularité : les Véhicules historiques de régularité sportive (VHRS) et leurs équivalents modernes (VMRS).

Cette 47e édition proposera un parcours de près de 330 km, dont environ 135 km d’épreuves spéciales exigeantes, rythmées et spectaculaires. Dès le vendredi, les essais et premières confrontations

ouvriront le bal, avant une journée de samedi intense, ponctuée d’épreuves techniques et décisives. L’événement s’achèvera sur une remise des prix conviviale, moment privilégié de rencontre entre pilotes, organisateurs et passionnés.

2026 revêt une signification particulière pour les Jurassiens, Moutier ayant rejoint officiellement le canton du Jura. Le Critérium a souhaité marquer cette transition en faisant de Moutier son quartier général. Ce choix est à la fois symbolique et naturel : cette région constitue l’un des plus grands viviers de pilotes suisses, une terre de sport automobile où la passion se transmet depuis des générations.

Ce Critérium sera à la fois une compétition de haut niveau et un symbole fort de cohésion territoriale et d’excellence régionale. Les vendredi 27 et samedi 28 mars 2026, à Moutier, le Critérium jurassien écrira une nouvelle page de son histoire. Nous vous invitons à vivre cette aventure avec nous,

à en relayer les valeurs, à en faire un écho au-delà des frontières du Jura.

POUR EN SAVOIR PLUS : criterium-jurassien.ch

JULES BALLINARI, JEUNE ESPOIR DU KARTING SOUTENU PAR L’ACS

Àseulement 9 ans, Jules Ballinari s’est déjà fait remarquer dans le karting suisse. En 2025, il a disputé sa première saison complète en Rotax Micro, marquée par des succès, une épreuve difficile et une remarquable maturité. Il fait partie des jeunes talents soutenus par l’Automobile Club de Suisse (ACS).

Le sport automobile fait partie de sa vie depuis toujours : son père Ivan, champion suisse des rallyes en 2018 et 2019, est aujourd’hui son mécanicien, tandis que sa mère Laura l’accompagne à chaque course. En dehors des circuits, Jules aime le football et le hockey, mais c’est en piste qu’il révèle toute sa concentration et son talent.

Le choix de la Rotax reflète une philosophie d’équité : même matériel pour tous, seule la conduite fait la différence. Dès sa première course à Franciacorta, Jules crée la surprise en remportant la victoire. Peu après, lors du championnat italien Rotax, il

signe la pole position et gagne une manche avant d’être victime d’un violent accident qui lui fracture le poignet. Opération, trois mois d’arrêt et rééducation. Une période difficile, avec un seul objectif en tête : revenir. Le retour a lieu à Lévier (F), lors du championnat suisse : Jules revient… et gagne.

La dynamique se poursuit en Italie : pole et victoire sous la pluie à Ala di Trento, puis Sarno, dans un contexte international relevé. Nouvelle pole position, sixième au classement général et premier des pilotes indépendants, sans équipe.

UNE GRANDE FIERTÉ POUR SA FAMILLE

La saison se termine à Jesolo, sur le circuit de l’accident. Malgré l’émotion, Jules transforme la tension en énergie et s’impose à nouveau. Bilan : six pole positions en six courses, cinq victoires et une sixième place. En 2026, l’objectif est le passage en catégorie Mini, sans oublier l’école : «Si les notes ne sont pas bonnes, on ne court pas.» Avec, en ligne de mire, un rêve : les Rotax Grand Finals.

Par son engagement et sa détermination, Jules incarne parfaitement les valeurs que l’ACS souhaite transmettre aux jeunes : passion, équité et persévérance. Un talent à suivre, course après course.

MASTERCLASS DE LOUIS DELÉTRAZ

Champion 2025-2026 Asian Le Mans Series – ALMS, Louis Delétraz

ajoute un septième

Genevois

titre à son palmarès. Une performance qui fait du

l’indéniable roi actuel de la catégorie LMP2

Survolant les débats depuis 2021 au volant des Oreca 07 LMP2 des équipes WRT, Prema Team, Tower Motorsport, AO by TF et CrowdStrike Racing, Louis Delétraz a mis en caisse dix-sept victoires et sept titres de champion. Dans cet extraordinaire palmarès, manque pourtant la consécration aux 24 Heures du Mans. Une cerise sur le gâteau perdue en 2021, après une panne électrique dans les trois dernières minutes de la classique mancelle, qui a

ruiné le travail des pilotes et de toute l’équipe. Un souvenir douloureux qui trotte toujours dans la tête du Genevois, qui espère bien dissiper un jour cette page sombre, en remportant la grande course, objet de convoitise des meilleurs pilotes d’endurance de la planète.

DÉMONSTRATIONS MAGISTRALES À

DUBAI ET ABU DHABI

Partageant le volant avec Malthe

Jakobsen et George Kurtz, sur l’ensemble des six courses de quatre heures de ce championnat ALMS, Louis Delétraz avait la mission de terminer le travail entamé par ses équipiers. Au «boulot» dans les 80 à 90 minutes de ses relais, le Genevois croisait le fer avec les meilleurs pilotes de la planète LMP2.

Six missions qu’il a parfaitement accomplies en amenant l’Oreca CrowdStrike sur la plus haute marche du podium à trois reprises.

Campagne américaine avec Cadillac.

MATHIAS BECHE ET KEVIN RABIN

À L’HONNEUR

Également engagé sur ce championnat d’hiver, Mathias Beche a lui aussi marqué les esprits en remportant la dernière manche du rendez-vous d’Abu Dhabi. Un vainqueur très marqué par une mauvaise grippe, ce qui donnait un relief particulier à cette victoire. Finalement quatrième de ce championnat, Mathias Beche poursuivra sa saison en LMP2. Autre pilote suisse engagé en LMP2, le Jurassien Grégoire Saucy prend le septième rang final de cette série. Et pour conclure avec ce championnat, relevons comme il se doit le titre LMP3 du jeune Kevin Rabin, qui pilote une Ligier JSP3 du team suisse CLX, dirigée par Nicolas Lapierre. Vainqueur à deux reprises cette saison, à Sepang et Abu Dhabi, le junior de 17 ans n’a pas fini de faire parler de lui.

Kevin Rabin, Ligier LMP3.
Mathias Beche, Oreca 07.
Mathias Beche.
Kevin Rabin, ses équipiers et Nicolas Lapierre.

CONTRAT DE LEASING, QUAND CELA VIRE À L’ABUS DE CONFIANCE

Nous souhaitons aborder ici un thème particulier, soit celui de l’abus de confiance, qui peut survenir dans le cadre d’un contrat fortement répandu dans le monde automobile, à savoir le contrat de leasing. Par Johann Fumeaux, avocat au barreau, président de l’ACS Valais

Dans la mesure où l’abus de confiance rentre dans la catégorie des crimes selon la définition posée par le Code pénal (art. 10 CP) et qu’il est poursuivi d’office (sauf cas d’abus de confiance commis au préjudice des proches ou familiers) avec une peine privative de liberté pouvant aller jusqu’à cinq ans, cette question peut revêtir de l’importance.

Avant toute chose, voici un rappel succinct des éléments essentiels du contrat de leasing et des droits et obligations des parties.

Le contrat de leasing, également appelé crédit-bail, est un contrat par lequel une personne cède à une autre, pour une période déterminée, l’usage et la jouissance d’une chose mobilière ou immobilière acquise auprès d’un tiers, moyennant le paiement de redevances périodiques.

Le contrat de leasing met en présence trois entités : premièrement, il y a le donneur de leasing (société de leasing) qui va acquérir le véhicule auprès d’un tiers-fournisseur puis le mettre à disposition d’une seconde personne, soit le preneur de leasing. Le preneur de leasing est la personne (le détenteur du véhicule) qui va pouvoir utiliser le véhicule contre paiement d’une redevance périodique qu’il doit verser au donneur de leasing. Enfin, troisièmement, il y a le tiers-fournisseur (vendeur automobile) qui transfère la propriété de la chose au donneur de leasing contre un prix de vente qu’il reçoit de ce dernier.

Dans une telle configuration, il sied de rappeler que le preneur de leasing a pour obligation principale de payer les redevances. Par ailleurs, il existe également l’obligation d’entretien du bien, à savoir que le preneur doit conserver la substance économique du véhicule, ce qui suppose notamment qu’il l’utilise conformément à sa destination et qu’il évite tout usage

excessif. À noter enfin que le preneur de leasing, à l’expiration de la durée du contrat, a un devoir de restituer le véhicule à la société de leasing.

Il est nécessaire de rappeler que la chose, en l’occurrence le véhicule, reste la propriété du donneur de leasing pendant toute la durée du contrat.

Ce rappel étant fait, pourquoi et comment peut-on en présence d’un tel contrat en arriver à une situation d’abus de confiance qui serait commis par le preneur de leasing ? En pratique, il arrive régulièrement que, pour une raison ou une autre, le preneur de leasing soit en défaut de paiement. Pour rappel, l’obligation de payer les redevances à la société de leasing demeure essentielle et se situe au cœur du contrat. En cas de défaut de paiement, le donneur de leasing dispose d’un droit de mettre fin au contrat, droit qui repose sur le Code des obligations (ou la loi fédérale sur le crédit à la consommation) mais qui est souvent expressément prévu et rappelé dans le contrat et les conditions générales du donneur de leasing. Quant au véhicule, pour rappel propriété du

donneur de leasing mais dont l’usage est laissé au preneur de leasing, il a valeur de chose confiée (d’où la notion d’abus de confiance). En cas de fin du contrat de leasing, le preneur de leasing doit restituer le véhicule à un endroit désigné par la société de leasing. C’est précisément dans l’hypothèse d’une absence de restitution du véhicule après résiliation du contrat et du maintien de son usage de manière illicite que naît le plus souvent l’abus de confiance. En effet, il arrive que le preneur de leasing décide tout de même de conserver l’usage du véhicule, malgré ses impayés et ce en dépit de ses obligations contractuelles. Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est qu’une fois arrivé à ce stade, il n’est plus simplement question d’aspects civils et financiers. Il s’agit bel et bien d’aspects pénaux. L’absence de paiement a provoqué la fin du contrat et a fait naître l’obligation de restituer une chose confiée. Cette chose n’étant pas restituée, la société de leasing dénoncera la personne pour abus de confiance. C’est donc bien ici qu’il faut être conscient de ses obligations et des risques. Ne pas payer est une chose, conserver le véhicule en est une autre.

RÉUNION D’INTÉRÊTS

C’est une réunion inattendue, mais aucunement improbable, qui a rassemblé sous le même toit la section genevoise de votre club avec un des plus importants négociants de voitures de prestige et sportives de la place de Genève.

Finalement rien de nouveau sous le soleil des membres d’un club automobile qui fédère des milliers d’amateurs passionnés et de collectionneurs de voitures. Cette décision stratégique traduit la volonté du club d’allier tradition et modernité, passion et excellence, tout en offrant à ses membres un lieu à la hauteur de leurs ambitions mécaniques. À une enjambée d’un arrêt de tram, dans un lieu très accessible en voiture, votre section ACS Genève, sa secrétaire Catherine Locca, tout comme Philippe Soares et David Romero, de Classica Motors, se feront un plaisir de vous recevoir.

CATHERINE LOCCA, FIGURE DE LA SECTION GENEVOISE

Depuis quand occupez-vous ce poste ?

Cela risque d’être un peu long à chiffrer, mais je suis fidèle au poste depuis octobre 1991 et dans ces murs depuis le mois d’avril 2025. Si je calcule bien, cela fera 35 ans en avril !

Vous avez connu différents locaux occupés par l’ACS ?

Oui, l’adresse a changé quelques fois, mais l’esprit et la mission sont invariables. De tous les lieux dans lesquels j’ai exercé la fonction, celui-ci est selon moi le plus proche de ce que le club représente.

Non seulement vous travaillez au secrétariat du club, mais également au garage ?

Effectivement, je partage mon activité entre les deux, mais le rôle de secrétariat reste assez proche, et surtout cela à l’avantage d’assurer une présence à la journée au service des membres, en cas d’urgence. J’ai d’ailleurs eu plusieurs fois l’occasion de mettre en pratique ce confort, étant donné que le secrétariat présentiel est assuré à mi-temps, l’autre partie étant assurée par une permanence téléphonique.

En quoi consiste l’activité du secrétariat ACS ?

Je suis seule, il faut le préciser, donc les taches sont on ne peut plus variées. De la permanence téléphonique à la comptabilité, en passant par toutes demandes diverses et variées, les nouvelles adhésions, urgences dépannages, etc. Je ne m’ennuie jamais.

Comment se porte cette section de Genève ?

Plutôt bien, et encore mieux depuis l’entrée en fonction il y a maintenant deux ans de notre dynamique présidente Florence Lhuillier. Nous avons organisé diverses manifestations, dont le «Rallye des élégantes», qui a eu énormément de succès, ce qui nous a incités à le rééditer, et nous avons d’ores et déjà inscrit cet événement au calendrier de cette année. Tout comme nous organiserons également un «Rallye des élégants».

Nous avions souvent mijoté des idées ces dernières années, malheureusement sans parvenir à les réaliser. Ce n’est plus le cas désormais, avec l’implication de notre présidente, qui est très attachée au sport automobile.

Qu’en est-il de l’effectif des membres ?

On peut toujours espérer davantage, mais nous enregistrons l’adhésion de 10 à 15 nouveaux membres chaque mois. Les avantages donnés par l’adhésion sont intéressants et on peut rappeler notamment le dépannage inclus dans toute l’Europe pour tous les véhicules de la famille, la couverture annulation voyages, la protection juridique, etc.

Par comparaison, avec un contrat d’assurance, ces couvertures incluent tous les véhicules et tous les membres d’une famille, au prix d’une seule cotisation.

PHILIPPE SOARES,

AUX COMMANDES DE CLASSICA MOTORS

Faisons un petit historique

Le garage créé par Manuel Nicolaïdis existe depuis 2008, et nous l’avons repris en 2020, suite au décès de son fondateur. Très peu de choses ont changé, mis à part la renonciation à la concession Lotus pour différentes raisons, dont l’abandon des véhicules emblématiques de la marque pour faire le pas vers la transition électrique. Mis à part l’Emira, une très belle voiture qui reste pour l’instant thermique, l’esprit de la marque s’estompe.

Quelle est la philosophie de Classica Motors ?

Nous sommes concentrés sur la seconde main récente, peu kilométrée, que nous pouvons proposer et livrer à nos clients dans des conditions très proches du neuf.

On voit beaucoup de Porsche ?

Difficile de dire que nous n’avons pas un petit penchant pour cette marque. Effectivement, Porsche représente l’essentiel de notre stock, mais nous avons toujours un choix de Ferrari, Lamborghini, Bentley, Aston Martin, BMW, etc. Nous nous concentrons sur la voiture plaisir, pas essentiellement sportive. Je dirais, pour résumer, la voiture dont on n’a pas forcément besoin, mais qui fait du bien au moral.

Comment se porte le marché ?

J’ai envie de dire en dents de scie depuis

un certain temps déjà. Le marché actuel n’a pas de stabilité, nous vivons des mois superbes, quand d’autres sont très calmes. Il n’y a plus tellement de règles, on peut vendre une voiture ultrasportive en plein hiver, alors que l’on s’attendrait davantage à livrer des SUV et des véhicules quatre roues motrices. Le marché est étrange.

Est-ce que le contexte de morosité actuel et les contraintes qui pèsent sur l’automobile ont une influence sur l’intérêt de la clientèle ?

Pas vraiment, en fonction du genre de véhicules que nous proposons, l’empreinte carbone et les conséquences de pénalités qui en découlent ne sont pas vraiment une barrière. Nos clients viennent à notre rencontre à la recherche de plaisirs. Presque toujours pour des modèles emblématiques, mais aussi souvent à la recherche de voitures qui les ont fait rêver, dans une période de leur vie qui les empêchait d’acquérir cet objet qui n’était alors qu’un rêve.

Vous restez optimiste ?

Nous vendons du plaisir et du rêve. Il est bien réel, on part à son volant pour en profiter.

DAVID ROMERO, LE CONTACT CLIENT

Malgré votre apparente jeunesse, vous êtes un vieux briscard de l’automobile ?

On pourrait dire ça, après 30 ans passés dans ce métier au sein de nombreuses marques de concessionnaires. Maintenant, les choses ont changé avec

la palette de modèles très différents que nous proposons. J’ai la chance d’évoluer dans une atmosphère liée au plaisir de l’automobile.

À ce sujet, on relève de très belles illustrations murales.

Ces illustrations Art Strips, dont nous sommes représentants exclusifs pour la Suisse, sont tirées des ouvrages Michel Vaillant. Elles représentent diverses scènes de l’automobile et du sport automobile et sont disponibles en différents formats sur deux supports, papier et plexiglas. Comme on peut le voir, elles participent beaucoup à l’ambiance des lieux.

Pour parler ancienneté, qu’en est-il de la fidélité de la clientèle ?

Je m’attache toujours à créer la meilleure relation possible avec la clientèle en étant toujours davantage conseiller que vendeur. Ces liens perdurent généralement et les gens reviennent lorsqu’ils changent de voiture, ou lorsqu’ils ont un rêve automobile à réaliser. D’ailleurs, au fil du temps, il arrive que les enfants d’anciens clients me contactent pour les questions relatives à leur besoin en matière de voiture.

Quel est le secret ?

Il n’y a pas de secret, simplement comprendre et répondre au besoin de la personne, ne pas vouloir vendre à tout prix. Il me vient l’exemple de cette dame qui voulait m’acheter une Ferrari California, qui est repartie avec une Tesla. En fonction de ses besoins, c’est ce véhicule qui lui convenait.

Carburants alternatifs : H V O100 pour moteurs diesel

La transition vers la mobilité électrique coûte très cher. Mais désormais, les conducteurs de véhicules diesel peuvent eux aussi

réduire considérablement leurs émissions de CO2 sans changer de véhicule. Le mot magique est HVO100

Tex te et images Martin Schatzmann

La mobilité électrique est sans aucun doute l’une des technologies clés pour atteindre les objectifs climatiques de 2050, mais le chemin vers la transition s’avère plus difficile que prévu. Si les ventes de véhicules électriques augmentent rapidement, elles restent toutefois en deçà de l’objectif intermédiaire de la feuille de route suisse pour la mobilité électrique (part des nouvelles immatriculations de véhicules rechargeables à seulement 34 % fin 2025 au lieu des 50 % visés). Mi-janvier, auto-suisse a donc de nouveau appelé à une révision urgente de la politique automobile nationale.

La mobilité électrique n’est toutefois pas le seul facteur contribuant à la réduction de l’empreinte carbone. D’un point de vue scientifique, la technologie utilisée pour se déplacer n’a en effet aucune importance, ce qui compte, c’est que l’énergie utilisée provienne d’une source durable. Si un moteur à combustion utilise un carburant

durable, la voiture est plus respectueuse de l’environnement qu’une voiture électrique chargée avec de l’électricité produite à partir de charbon, par exemple. Avec le HVO100, un tel carburant alternatif pour le diesel est désormais de plus en plus disponible en Suisse.

90 % DE CO2 EN MOINS AVEC LE HVO100 Si le HVO100 n’a jusqu’à présent guère attiré notre attention, c’est parce qu’il est encore récent : la première station-service où l’on peut se procurer du HVO100 à tout moment n’a été ouverte qu’en février 2025 chez André König à Lyss. Depuis, le réseau de stations-service s’est développé et compte aujourd’hui une bonne cinquantaine de stations dans le Mittelland suisse, avec une tendance à la hausse.

HVO signifie «Hydrotreated Vegetable Oils» (huiles végétales hydrotraitées) et est basé sur des huiles alimentaires usagées, des graisses animales provenant

de l’industrie alimentaire et de la transformation du poisson, mais aussi sur des déchets issus de la production de cellulose. De la production à la combustion (du puits à la roue), le HVO100 a une empreinte carbone inférieure de 85 à 90 % à celle du diesel fossile. D’autres polluants, tels que les oxydes d’azote et les particules fines, sont également présents en quantités nettement inférieures. Les 10 à 15 % de CO2 restants sont générés lors de la production et du transport. La première raffinerie de HVO étant encore en construction en Suisse, notre HVO provient pour l’instant de Finlande et d’Asie.

POUR QUELS MOTEURS ?

«D’un point de vue technique, rien ne s’oppose à l’utilisation du HVO dans les moteurs diesel», explique Christian Bach, chef du département Sources d’énergie chimiques et systèmes automobiles à l’Empa. À l’heure actuelle, la plupart des constructeurs automobiles ont homologué leurs moteurs pour le HVO. Le HVO est un carburant dit «drop-in», qui peut être utilisé sans aucune précaution particulière et dans n’importe quel rapport de mélange avec le diesel. Le HVO100 désigne le HVO pur, c’est-à-dire sans mélange de diesel. Le HVO est principalement composé d’hydrocarbures saturés, avec une teneur en oxygène extrêmement faible, et ne contient ni soufre ni composés aromatiques. Le HVO offre ainsi plusieurs avantages par rapport

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réduction massive des émissions

au diesel fossile et au biodiesel (FAME). Avec une consommation pratiquement inchangée, le HVO est très résistant au vieillissement et peu sensible aux basses températures (pas de problème de diesel été/hiver). De plus, le HVO ne dégage aucune odeur, ni lors du ravitaillement, ni lors de la combustion. Et sa très faible teneur en oxygène réduit la suie lors de la combustion, de sorte que les filtres à gaz d’échappement s’encrassent moins et que les chambres de combustion, les soupapes et les injecteurs ne s’encrassent plus.

PROTECTION ACTIVE DE L’ENVIRONNEMENT

«Le problème du HVO réside dans l’origine des matières premières utilisées», explique Christian Bach, soulignant que le HVO ne doit être produit qu’à partir de déchets. C’est également ce que souhaite garantir le législateur, qui exige en Suisse et en Europe une certification d’origine

pour les carburants importés. Alors qu’une seule certification suffit en Europe, la Suisse exige une deuxième certification supplémentaire. Dans notre pays, le HVO n’est soumis à la taxe sur les huiles minérales que s’il répond à la double certification Swiss Finish. Cela permet notamment de garantir que le HVO ne concurrence pas la production alimentaire en Suisse. Ces matières premières issues de déchets donnent d’ailleurs naissance à une nouvelle économie circulaire, dans laquelle les ressources usagées sont réutilisées au lieu d’être éliminées à grands frais.

Cette durabilité incite les entreprises à réduire les émissions de CO2 de leur parc automobile existant avec du HVO, en plus de l’électrification des nouveaux véhicules. La société Daktiv AG, active dans le domaine de l’événementiel et disposant d’une flotte de camionnettes, en est un exemple. Depuis début 2025, la station-service de

ACS Fribourg

l’entreprise est passée au HVO100, ce qui réduit les émissions de CO2 (scope 1+2) d’environ 75 %. Outre la réduction des émissions de CO2, Martin Moser, directeur général de Daktiv, cite d’autres avantages du HVO, tels que sa durabilité, son odeur moins forte et sa consistance moins «huileuse». Daktiv n’a pas constaté d’effets négatifs, tels qu’une baisse des performances du moteur, dans la pratique.

SUPPLÉMENT DE PRIX

Martin Moser considère que le seul inconvénient est son prix légèrement plus élevé. En Suisse, il coûte environ 7 à 20 centimes de plus par litre que le diesel conventionnel à la pompe. Agrola justifie cela, entre autres, par une production plus coûteuse et des normes de durabilité plus strictes. Néanmoins, ceux qui alimentent leur voiture diesel avec du HVO100 réduisent dès aujourd’hui leur empreinte carbone de 85 à 90 % sans investissement supplémentaire. En ce qui concerne l’essence, il faut encore faire preuve de patience, car les carburants alternatifs à l’essence ne seront pas disponibles en grandes quantités pour le moment.

Outre le fournisseur d’énergie New Process Energies, basé à Felben-Wellhausen (TG), qui approvisionne également la station-service André König et la société Daktiv AG, le HVO est disponible dans un nombre croissant de stations-service, telles qu’Agrola, Socar/Tamoil, Volenergy et Voegtlin-Meyer. Une carte des stations-service HVO constamment mise à jour pour la Suisse et toute l’Europe, ainsi que de nombreuses informations sur le HVO, sont disponibles en ligne : https://hvo100.team

A-T-ON ENCORE BESOIN

D’UNE VOITURE ?

Dans

les débats

politiques, la question de la nécessité de disposer d’une voiture revient régulièrement. Certains acteurs martèlent

sans cesse que l’on n’en a plus besoin. Cette allégation toute générale apparaît douteuse.

Selon l’intelligence artificielle, «la nécessité d’une voiture en Suisse dépend fortement du lieu de résidence et du style de vie. Grâce à un réseau de transports publics exceptionnel (trains, bus, tramways), il est tout à fait possible de vivre sans, surtout en ville. Cependant, une voiture reste pratique, voire indispensable en zone rurale, pour les familles ou les loisirs.» S’il est concevable que le besoin d’une voiture en ville puisse diminuer, cette affirmation demeure sujette à caution. En effet, si le développement de la mobilité douce dans les zones urbaines apparaît opportun et potentiellement efficace, il n’en demeure pas moins que chacun doit pouvoir choisir son mode de transport en fonction de ses besoins et de ses circonstances propres. Par ailleurs, la mobilité est sujette à des contraintes totalement différentes lorsque

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l’on sort des villes. Dans les zones rurales, se passer de la voiture est difficile. La voiture offre plus de flexibilité pour se rendre au travail, pour les courses et pour les déplacements avec de jeunes enfants. En outre, la voiture est nécessaire pour les loisirs. En effet, pour accéder facilement à des zones de montagne ou faire des excursions spontanées, la voiture offre un confort supérieur. Dans les zones rurales et périurbaines, la desserte en transports publics ne répond ni à la demande ni aux

besoins spécifiques. Il est illusoire de croire que la mobilité douce (transports publics et vélos notamment) va répondre aux besoins économiques, sociaux et de loisirs de la population. Ainsi, il apparaît manifeste que la voiture reste et restera un moyen nécessaire de mobilité. Dès lors, il est essentiel de développer des politiques publiques fondées sur une véritable multimodalité et au service de la population et non des programmes politiques dogmatiques.

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ÉLECTION COMPLÉMENTAIRE AU CONSEIL D’ÉTAT, PAROLE À JEAN-FRANÇOIS THUILLARD

L’ACS représente les intérêts de ses membres et des automobilistes en général en matière de politique des transports. Le club déploie ses efforts pour garantir une importance durable du transport individuel motorisé dans la mobilité future. L’ACS veut assurer que le libre choix des moyens de transport et la fluidité du trafic soient garantis à tout instant. Pour l’élection complémentaire au Conseil d’État vaudois, l’ACS Vaud donne la parole à Jean-François Thuillard, candidat de l’Alliance vaudoise.

La mobilité, c’est la liberté : celle d’aller travailler, de faire tourner une entreprise, d’amener les enfants à l’école, de livrer des marchandises, de faire vivre nos régions. Dans un canton comme le nôtre, entre villes, villages et campagnes, la voiture reste indispensable. On ne la choisit pas par confort, mais souvent par nécessité. Cela dit, je veux le dire clairement : opposer les modes de transport est une erreur. Nous avons besoin de routes solides et sûres, mais aussi de transports publics efficaces. Ce n’est pas l’un contre l’autre. C’est l’un avec l’autre.

Mais il faut regarder la réalité en face : nos infrastructures routières n’ont pas suivi la croissance démographique. La population augmente, les besoins augmentent… mais les routes restent les mêmes. Résultat : bouchons, stress, temps perdu, carburant gaspillé. La route, qu’on le veuille ou non, reste l’épine dorsale de notre système de transport : sans route, pas de livraisons, pas d’artisans, pas de commerce, pas de tourisme, et pas d’agriculture moderne.

C’est pourquoi je refuse les mesures chicanières et punitives contre les automobilistes : augmentation des taxes, suppression d’axes, multiplication des radars, zones 30 sur des routes de transit, suppression de places de parc. Sur le papier, cela fait bien. Sur le terrain, c’est une politique de la contrainte, payée par les familles, les pendulaires, les PME et les habitants des campagnes. Je défends une mobilité multimodale, oui. Mais je défends surtout le libre choix, sans mise sous tutelle par l’État. Chacun doit pouvoir choisir son moyen de transport selon ses besoins, son lieu de vie, ses horaires, sa réalité.

Concrètement, je m’engage pour des routes sûres et adaptées, pour une vitesse maintenue à 50 km/h au minimum sur les axes principaux, contre l’éviction de la mobilité individuelle des villes, et pour une application équitable des règles, y compris pour les cyclistes. Je parle ici en homme de terrain : en tant qu’agriculteur et transporteur, je sais que quand les capacités ne suivent pas, ce sont nos produits qui n’arrivent pas à temps, nos clients qui attendent, nos entreprises qui perdent. Voilà ma vision : une mobilité efficace, équilibrée, réaliste, au service de la liberté, de l’économie et des gens.

Jean-François Thuillard, syndic et député Candidat à l’élection complémentaire au Conseil d’État Froideville

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L’Union Vaudoise des garagistes propose un réseau de professionnels performant et défend les intérêts de chacun. upsa-vaud.ch

Vaud

Valais

MA VOITURE ME PARLE (ET ELLE ME COMPREND ENFIN) : LA RÉVOLUTION INVISIBLE

Imaginez : vous montez dans votre voiture un lundi matin pluvieux. Sans que vous n’ayez à toucher un seul bouton, elle détecte votre fatigue à la simple inclinaison de vos paupières. «Bonjour Marc, vous semblez fatigué. Voulez-vous que je prenne le relais sur l’autoroute A1 pendant que vous terminez votre café ?» Ce scénario, qui relevait de la science-fiction il y a trois ans, est devenu la réalité des routes helvétiques en 2026.

L’IA :

LE NOUVEAU CERVEAU

SOUS LE CAPOT

L’innovation majeure de cette année ne se trouve pas dans le moteur, mais dans ce que les experts appellent l’IA embarquée. Jusqu’ici, pour vous répondre, votre voiture envoyait votre voix sur de lointains serveurs internet, créant des latences ou des erreurs de compréhension agaçantes.

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle est intégrée directement dans les circuits du véhicule. Elle fonctionne comme un véritable copilote capable de dialoguer naturellement. Elle ne se contente plus d’exécuter des ordres simples comme «baisse le chauffage» ; elle comprend le contexte. Si vous dites «j’ai faim et je suis pressé», elle analyse votre itinéraire, les bornes de recharge disponibles et les restaurants sur votre route pour vous proposer la meilleure option.

BON À SAVOIR

POUR LE CONDUCTEUR SUISSE

Depuis le 1er mars 2025, la législation suisse (ordonnance sur la conduite automatisée) autorise :

• Sur autoroute : Le lâcher du volant en «niveau 3», à condition de pouvoir reprendre le contrôle dès que le système le demande. Dormir ou quitter son siège reste interdit.

• Au parking : Le «Valet Parking» (la voiture se parque seule sans personne à bord) dans les zones signalées.

• Responsabilité : En cas d’accident avec un système activé, la «boîte noire» de la voiture déterminera si la faute revient au logiciel ou au conducteur qui n’a pas réagi à une alerte.

Plus impressionnant encore, la conduite de niveau 3 est une réalité légale en Suisse depuis mars 2025. Sur certains tronçons d’autoroute, vous pouvez désormais légalement lâcher le volant. La voiture utilise ses «yeux» (des radars et lasers ultrapuissants) pour surveiller l’environnement bien plus vite qu’un humain.

UN PROGRÈS QUI POSE QUESTION

Pourtant, cette intelligence «sur roues» ne va pas sans zones d’ombre. Le premier défi est celui de la sobriété. Ces cerveaux électroniques sont extrêmement gourmands en électricité. À l’heure où l’autonomie

des batteries est cruciale, les constructeurs doivent réussir l’exploit de rendre les voitures plus intelligentes sans réduire la distance qu’elles peuvent parcourir.

Enfin, il reste la question de la confiance. Sommes-nous prêts à déléguer notre sécurité à un logiciel ? Si l’IA sauve des vies en freinant plus vite que nous, elle doit encore prouver sa fiabilité totale face à des situations imprévues, comme un marquage au sol effacé par la neige ou une météo alpine extrême.

Edita Fumeaux

Directrice de l’ACS Valais

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ACS VALAIS

le jeudi 7 mai 2026 à 18 h 30

Provins │Rue de l’Industrie 22 │ 1951 Sion

L’assemblée sera suivie d’un apéritif gourmand dans un cadre accueillant.

INSCRIPTION OBLIGATOIRE : par e-mail à acsvalais@acs.ch ou par téléphone au 027 322 11 15 (horaires de 8h-30 à 11h30)

Au plaisir de vous accueillir, nous vous adressons, chers membres, nos meilleures salutations.

ORDRE DU JOUR

1. Procès-verbal de l’AG de 2025

2. Nomination des scrutateurs

3. Rapport du Comité

4. Comptes 2025

5. Rapport des vérificateurs et approbation des comptes.

6. Modification des statuts

7. Budget 2027

8. Élections statutaires

9. Distribution des distinctions

10. Divers

Vaud

DÉSENGORGER LE 1er NŒUD AUTOROUTIER DE SUISSE ROMANDE : SIGNEZ LA PÉTITION !

Le grand projet de suppression du goulet d’étranglement de Crissier sur l’A1 fait face à de bruyantes oppositions. Or, la majorité silencieuse soutient ce projet et en a besoin… signez et faites signer la pétition en ligne !

Avec plus de 118 000 véhicules par jour, le nœud autoroutier de Crissier dans l’Ouest lausannois est le carrefour le plus emprunté de la Romandie. Les heures de bouchons y sont particulièrement intenses et péjorent la sécurité des usagers de l’autoroute : travailleurs pendulaires, automobilistes en transit, véhicules de livraison ou vacanciers. L’engorgement et le trafic dépassent largement l’autoroute et ruissellent quotidiennement dans les communes de l’Ouest lausannois.

La Confédération l’a bien compris et a planifié, depuis 2005 déjà, la suppression du goulet d’étranglement de Crissier. Il s’agit d’un grand projet de l’Office fédéral des routes (OFROU) visant à désengorger l’autoroute A1 dans l’Ouest lausannois, à fluidifier les entrées et sorties sur l’autoroute et à améliorer la qualité de vie dans les communes environnantes. En bref, l’autoroute doit pouvoir jouer son rôle fondamental : canaliser le trafic, assurer la sécurité et désengorger le réseau secondaire.

UN PROJET DÉJÀ FINANCÉ, MAIS BLOQUÉ

Ce grand projet déjà financé implique de nouvelles jonctions à Ecublens, Chavannes-près-Renens ainsi qu’un complément à Malley. L’accord signé entre la Confédération, le Canton de Vaud et les 8 communes de l’Ouest lausannois a malheureusement été dénoncé par la commune de Chavannes. Cette dernière s’oppose à une nouvelle jonction sur son territoire et cela compromet l’ensemble du projet.

UN NŒUD STRATÉGIQUE MULTIMODAL

La suppression du goulet d’étranglement de Crissier implique aussi l’apaisement du trafic d’agglomération d’une région qui compte bientôt 100’000 habitants. Ainsi, afin de faciliter l’arrivée de nouveaux transports publics actuellement bloqués par ce goulet, les communes de l’Ouest

lausannois ont déjà largement investi dans leurs infrastructures. La population attend désormais que ces travaux avancent concrètement.

LES POLITIQUES PRIÉS DE PRENDRE LEURS RESPONSABILITÉS

Sans se prononcer sur le détail du projet, les pétitionnaires demandent au Conseil fédéral et au Conseil d’Etat vaudois de mettre tout en œuvre pour résoudre, au plus vite, la problématique du goulet d’étranglement de Crissier, supprimer les bouchons dans l’Ouest lausannois et dans ses communes asphyxiées par le trafic. Lancée par l’Entente de Centre-droite de Bussigny et le Centre Droite Crissier (CDC), la pétition est adressée à la commission des pétitions du Grand Conseil vaudois ainsi qu’à celle du Parlement fédéral.

VOUS ÊTES AUSSI CONCERNÉ

Quel que soit votre canton de domicile, que vous soyez usager occasionnel ou régulier de l’autoroute A1, vous êtes concerné et vous pouvez signer. Signez et faites signer la pétition en ligne pour mettre la pression sur le Conseil fédéral.

DÉCOUVRIR LE PROJET DE L’OFROU https://a1-goulet-crissier.ofrou.ch

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE www.stop-bouchons.ch

Neuchâtel

OJOURNÉE IDYLLIQUE POUR NOTRE ROULAGE SUR GLACE

n peut dire que le succès y était pour notre traditionnelle journée de roulage sur le circuit de glace à Flaine du samedi 31 janvier 2026 !

Les conditions exceptionnelles, avec du soleil et un circuit de glace optimal, ont permis à tous les participants de profiter au maximum des plaisirs de la glisse. Merci à tous pour cette magnifique ambiance et vos nombreux retours positifs !

COURS DE

NASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2026

SAVE THE DATE

Sortez vos agendas et réservez la date du :

jeudi 4 juin 2026

pour notre 118e assemblée générale ordinaire !

Les informations concernant le lieu et le programme vous parviendront tout prochainement.

CONDUITE ACTUELLE

ous reconduisons à nouveau cette année, pour vous, nos cours de conduite actuelle. Pour rappel, ils s’adressent à toute personne titulaire d’un permis de conduire et qui souhaite remettre sa conduite à niveau. En collaboration avec l’ACS Neuchâtel, vous pouvez suivre un cours accompagné par un professionnel moniteur et instructeur du Conseil suisse de la sécurité routière.

Vous serez ainsi assurés d’être à jour avec toutes les nouvelles lois et règles de la circulation routière !

NOUVELLE ANNÉE, NOUVEAU BUREAU !

Afin de mieux vous servir, nous avons déménagé ! Nous vous accueillons désormais au rezde-chaussée du même bâtiment (avenue de la Gare 2, 2013 Colombier), où notre visibilité est accrue grâce à de belles vitrines visibles depuis l’extérieur. Au plaisir de vous accueillir prochainement et de vous faire découvrir ce nouveau lieu !

2026 !

Profitez d’un tarif exceptionnel de 50 francs si vous êtes membre ACS et domicilié dans le canton de Neuchâtel !

Le cours de conduite actuelle est au prix de 220 francs, réduction de 50 francs pour les membres ACS et remise de 120 francs du SCAN pour les personnes domiciliées dans le canton de Neuchâtel.

AU PROGRAMME DE CETTE MATINÉE

• 60 minutes de théorie, conduite d’aujourd’hui, giratoires, zones 30, trottoirs

traversants et conduite écologique.

• 2 x 20 minutes de pratique sur un parcours mixte.

• Bilan de la mise en pratique et réponses à vos questions.

• Collation offerte.

• Attestation de cours.

DATES 2026

Mercredi 11 mars

Mercredi 1er avril

Mercredi 6 mai

Mercredi 3 juin

Mercredi 19 août

Si vous êtes intéressés par un cours de conduite actuelle, vous pouvez nous joindre par téléphone au 032 725 81 22 ou par e-mail en écrivant à acs.neuchatel@ acs.ch. Vous trouverez également plus d’informations sur notre site internet en scannant ce code QR.

NOS ÉVÉNEMENTS RACING EN 2026

Vous souhaitez entrer dans la peau d’un pilote et conduire sur les plus beaux circuits d’Europe ? Alors ces journées sont faites pour vous ! En collaboration avec notre partenaire en sport automobile Sports-Promotion, l’ACS Neuchâtel vous propose différents événements de roulage et d’entraînement pour monoplaces, voitures de course et GT sportives :

7 ET 8 MARS 2026

Circuit Paul Ricard Le Castellet

2 ET 3 AVRIL 2026

Circuit SPA-Francorchamps

5 ET 6 MAI 2026

Circuit Dijon-Prenois

26 ET 27 MAI 2026

Circuit Hockenheimring

7 ET 18 AOÛT 2026

Circuit de Nevers Magny-Cours (piste GP)

7 ET 8 SEPTEMBRE 2026

Circuit Ledenon

21 SEPTEMBRE 2026

Stage de pilotage monoplace

– Circuit Club de Magny-Cours

Ces journées sont idéales pour améliorer sa conduite avec les conseils des instructeurs expérimentés et tout cela dans un environnement sûr et organisé de manière professionnelle.

Les membres ACS Neuchâtel bénéficient d’un rabais spécial de CHF 100.– sur chaque événement (maximum deux fois par membre) !

Retrouvez toutes les informations sur la page de nos événements via le code QR ou contactez directement notre partenaire Sports-Promotion par téléphone au 032 842 26 49 ou par mail à info@sports-promotion.ch.

Les Rangiers

DE SCEPTIQUE À CONVAINCU : MA DÉCOUVERTE DE LA VOITURE

ÉLECTRIQUE AVEC LA CUPRA BORN VZ

Pendant longtemps, j’ai regardé la voiture électrique d’un mauvais œil, en la critiquant ouvertement. En cause : son autonomie, son côté écologique difficilement mesurable et surtout le plaisir de conduire.

La découverte de la Cupra Born VZ, dans sa version la plus puissante de 326 Ch, a profondément bousculé ma vision. À peine assis derrière le volant, voilà que tout ce que l’on pensait acquis est bouleversé. Je me sens rassuré, mes élèves le sont tout autant en découvrant leur nouveau «salon» pour les leçons de conduite ! Des sièges réglables électriquement, la commande d’essuie-glace à gauche du volant, tandis que le levier de vitesses, placé à droite, a volé l’emplacement de la commande d’essuie-glace. Alors que je cherchais en vain le bouton «start», il suffit d’appuyer sur la pédale de frein pour réveiller la voiture, prête à partir dans un silence presque irréel.

Je dois avouer que je ressens un peu de gêne à dire que j’apprécie cette voiture. En tant qu’amateur de voitures sportives, je ne pensais pas pouvoir prendre du plaisir dans une voiture silencieuse, extrêmement assistée et orientée vers le confort.

ET POURTANT…

Le confort de conduite, avec de très beaux sièges Sabelt, permet de circuler de façon fluide et reposante. Après une journée de travail, je recompte à deux fois, pensant m’être trompé dans mes calculs, car ma facture d’électricité frise le ridicule, comparée aux coûts d’un véhicule thermique.

Mais aujourd’hui, j’entre surtout dans un autre univers : celui des assistances à la conduite. Un monde longtemps inconnu pour moi, mais que je dois désormais enseigner à mes élèves, puisque ces systèmes font partie des nouvelles exigences d’examen depuis le 1er juillet 2025. Certains regrettent ma bonne vieille Clio RS, mais très vite ils s’habituent à ces technologies : Lane Assist, Travel Assist, régulateur de vitesse adaptatif, détecteurs d’angles morts, aide au parcage. Pas sûr que ce soit bénéfique pour la formation des élèves

La voiture électrique est une voiture idéale pour les trajets du quotidien, assurant de longs trajets sans recharge. Mais elle ne remplacera aucunement mes petites sportives, celles que j’utilise pour aller rouler entre amis ou pour une sortie circuit de temps à autre. Elle représente l’avenir de l’automobile.

L’ACS Les Rangiers a le plaisir de vous inviter à sa 100e assemblée générale.

Assemblée générale annuelle de l’ACS Les Rangiers Inscription à retourner jusqu’au 13 avril 2026

Mercredi 24 avril dès 18 h 30 │Raiffeisen Parc, rue Émile-Boéchat 87, 2800 Delémont.

Nom, prénom :

Nombre de personnes : Portable :

Adresse :

E-mail : @

À retourner à : ACS Les Rangiers, avenue de la Gare 50, 2800 Delémont ou à l’adresse courriel : acs.lesrangiers@acs.ch conducteurs… La voiture nous avertit à l’approche d’un giratoire ou d’une limitation de vitesse et nous demande de lever le pied, puis elle va ralentir à la place du conducteur.

https://www.acs.ch/fr/avantages/voyager-vacances/sixt.php

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